Archive pour le Tag 'encore'

Chine: Xi Jinping encore pire que Mao ?

Chine: Xi Jinping encore pire que Mao ?

Le mythe Xi Jinping qui voudrait être plus grand que Mao et imposer son modèle au monde entier est en train de s’écrouler non seulement sur le plan démocratique mais aussi sur les plans économiques, sanitaires et sociétalux. Par Michel Santi, économiste (la Tribune)

En qualifiant à de nombreuses reprises Marx de « plus important penseur de l’Humanité », Xi et le Parti communiste chinois (PCC) lancent, en fait, une mise garde à leurs détracteurs sommés de comprendre que la Chine et ses valeurs ne seront jamais absorbées ni diluées dans un Occident qu’ils estiment en décadence. Tout le contraire en réalité, tant l’accès chinois au système et aux organisations internationaux est utilisé comme levier pour expliquer et pour démontrer aux nations lasses d’une certaine arrogance occidentale qu’une autre voie existe.
Une croyance mystique au modèle

Comme Xi et le PCC considèrent que leur modèle surpasse largement tout ce qui se pratique de par le monde, ils ambitionnent de faire adhérer « le genre humain » à une «communauté de destin» en reproduisant à l’infini – en tout cas sur Terre – leur propre système, et ce, à l’aide d’un projet supérieur qui sauvera l’Humanité. Ce messianisme chinois, qui passe évidemment par la mise en place d’un autoritarisme étatique au-dessus duquel trônera un tout-puissant Parti communiste chinois, n’a que mépris pour la démocratie, car – selon Xi – une « gouvernance globale est impossible sans guider la manière dont pensent les gens », selon un document récemment publié par le Comité central.

Ce credo communiste exhorte à la prédation du marché libre et du capitalisme afin d’aboutir à une situation d’unification « organique » entre l’État et le marché et où les différentes cultures et ethnies sont priées de fusionner sous une houlette chinoise censée homogénéiser cet ensemble disparate. Dès lors, la haine des communistes chinois à l’encontre du mode de vie occidental largement influencé par le modèle américain peut se comprendre et ne leur laisse d’autre alternative que la « victoire totale », selon leur propre expression.

Les Chinois devront pourtant revoir leur copie, à tout le moins remettre sérieusement en question leurs processus décisionnels, tant les mesures hasardeuses et autres expérimentations décrétées depuis 2020 risquent fort de rappeler à la mémoire de leurs ambitions démesurées la présence de la gravité, laquelle est sur le point de les ramener sur terre de manière brutale.

Confinements éternels accompagnés depuis peu de brutalités policières, virus ayant fui, selon certaines hypothèses, d’un laboratoire avec des répercussions universelles désastreuses, marché immobilier national effondré sous le poids de leurs maladresses, chasse aux sorcières à l’encontre de leurs fleurons technologiques, PIB négatif, État déficient : autant de chocs qu’il sera très compliqué d’expliquer – non à un monde extérieur qui considère désormais la Chine avec un étonnement amusé – mais à une opinion intérieure qui trépigne voire qui étouffe.
En tout état de cause, le Parti communiste chinois démontre – tant à l’intérieur qu’à l’extérieur – que son omnipotence et son infaillibilité n’étaient que mythes.

Journée d’action CGT du 10 novembre : encore une très faible mobilisation

Journée d’action CGT du 10 novembre : encore une très faible mobilisation

Globalement, la participation à la journée d’action décidée unilatéralement par la CGT le 10 novembre a été encore assez anecdotique. Plusieurs raisons à cela, d’une part une action décidée sans concertation avec les autres organisations syndicales, d’autre part la multiplication de journées qui usent la mobilisation.

Une stratégie qui ne sert pas la cause des salariés quand les organisations syndicales affichent une telle faiblesse. À noter que la participation a surtout concerné des fonctionnaires et assimilés ( secteurs nationalisés).

Selon la CGT, la mobilisation a rassemblé, jeudi, quelque 10.000 personnes dans la capitale, et «plus de 100.000» dans l’Hexagone. Des chiffres bien plus élevés que ceux des autorités : à Paris, les forces de l’ordre ont dénombré 2400 manifestants, contre 300 à Bordeaux, 650 à Lille, un millier à Lyon et 30.400 dans tout le pays. Des chiffres, là aussi, faibles, alors que les autorités s’attendaient à un léger regain du nombre de participants, entre 40.000 et 50.000 manifestants au niveau national, et «moins de 5000 à Paris», selon l’AFP. Le bilan est tout de même en légère hausse par rapport à la mobilisation du 27 octobre, lors des vacances scolaires : ce jour-là, selon la police, les défilés avaient rassemblé 14.000 manifestants en province et 1360 à Paris. La CGT, quant à elle, n’avait pas donné de chiffre.

Cet activisme de nature un peu gauchiste de la CGT s’inscrit dans la perspective du remplacement de Bruno Martinez avec une lutte entre la ligne radicale et la ligne plus modérée

Secrétaire général de Force ouvrière, Frédéric Souillot a récemment fustigé la multiplication des journées de manifestation «saute-mouton», estimant que cette stratégie «non seulement c’est contre-productif, deuxièmement ça fait peu bouger les choses, troisièmement ça use les troupes».Quant aux syndicats réformistes ils considèrent ces actions comme de l’agitation.

Métro RATP : Encore la grève

Métro RATP : Encore la grève

Il faut vraiment que le débat social soit d’une grande nullité en France pour que régulièrement se développent des grèves dans le service public qui finalement handicape surtout les moins favorisés qui n’ont pas de moyen de substitution.

On peut évidemment comprendre la revendication des salariés de la RATP qui comme d’autres subissent les conséquences de l’inflation sur leur pouvoir d’achat.

On comprend mal cependant comment les partenaires sociaux se montrent incapables d’organiser la concertation et de favoriser la négociation pour trouver un compromis qui évite la paralysie du secteur.

Certes la grève constitue un droit, elle est dans totalement légal mais c’est le moyen qu’on doit utiliser en dernier recours. D’une certaine façon, la multiplication de ces grèves témoigne bien de la pauvreté des relations sociales dont sont responsables les gouvernements, les directions d’entreprises mais aussi certains syndicats.

La moitié des lignes de métro seront à l’arrêt jeudi, les RER A et B fortement perturbés. Aucun métro ne circulera sur les lignes 2, 3bis, 5, 8, 10, 11 et 12 du métro, selon les prévisions de trafic publiées par la RATP.

Cette journée de mobilisation était prévue de longue date à la RATP. Les initiateurs du mouvement réclament une augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail, via des recrutements. L’appel à la grève a été relayé par tous les syndicats, qui avaient fixé un objectif clair : « zéro métro, zéro RER ».

Cop 27: Encore d’ilusoires promesses ?

Cop 27: Encore d’ilusoires promesses ?


Comme la Cop 21, il est possible que la Cop 27 27 se traduise encore par de pieuses promesses. En effet depuis la Cop 21, rien n’a vraiment changé en termes de résultats mêmes si des évolutions sont en cours mais elles ne sont pas à la hauteur des enjeux et il faudra du temps pour qu’elle puisse donner des résultats
.

La France en particulier n’a pas tenu ses objectifs en termes d’émissions polluantes et sans doute pour les faire oublier Macron émet le souhait qu’on augmente les contributions financières aux pays en voie de développement qui n’ont pas les moyens pour investir dans la lutte contre le changement climatique et qui en subissent pourtant les conséquences. Un voeu qui n’engage pas grand-chose, d’abord parce qu’il ne sera pas tenu, ensuite parce que le financement sera surtout assuré par tous les autres pays développés.

Au sommet dimanche et lundi, le locataire de l’Élysée devrait notamment mettre sur la table la question de la compensation financière pour les « pertes et dommages », déjà subis par les pays les plus pauvres en raison du changement climatique.

Mais les pays développés sont très réticents, et n’ont accepté l’an dernier que la création d’un « dialogue » sur la question, prévu jusqu’en 2024. Les pays riches s’étaient pourtant engagés en 2009 lors de la COP 15 à porter à 100 milliards de dollars par an en 2020 leur aide financière pour aider les plus pauvres à baisser les émissions et s’adapter aux effets du réchauffement.

Le contexte de crises mondiales ne devrait pas aider, entre guerre en Ukraine, tensions inflationnistes, spectre de récession mondiale et vives tensions énergétiques.
De quoi reléguer au second plan une crise climatique pourtant « existentielle, primordiale et omniprésente », selon les mots du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui présidera les discussions.

Les rapports alarmants se sont multipliés depuis la COP26 à Glasgow en 2021, quand près de 200 pays s’étaient solennellement engagés à « maintenir en vie » l’objectif le plus ambitieux de l’accord de

À l’époque, les dirigeants du monde entier s’étaient engagés à limiter le réchauffement à 1,5 degré par rapport à l’ère pré-industrielle, période où les humains ont commencé à brûler à grande échelle les énergies fossiles (charbon, pétrole ou gaz) qui émettent les gaz à effet de serre responsables du réchauffement.

Même si tous les pays tenaient leurs promesses, ce qui n’est encore jamais arrivé, le monde serait sur une trajectoire de hausse de 2,4 degrés d’ici la fin du siècle. Le dernier rapport du GIEC table désormais plutôt sur une hausse des températures de 2,8 degrés, un chiffre jugé « catastrophique » par de nombreux scientifiques.
Des relations entre la Chine et les États-Unis capitales
Il n’est pourtant pas certain que la COP27 débouche sur de vraies avancées en la matière, même si la présidence égyptienne vante une « conférence de la mise en œuvre ».

Cop 27: Encore de pieuses promesses ?

Cop 27: Encore de pieuses promesses ?

Comme la Cop 21, il est possible que la Cop 27 27 se traduise encore par de pieuses promesses. En effet depuis la Cop 21, rien n’a vraiment changé en termes de résultats mêmes si des évolutions sont en cours mais elles ne sont pas à la hauteur des enjeux et il faudra du temps pour qu’elle puisse donner des résultats.

La France en particulier n’a pas tenu ses objectifs en termes d’émissions polluantes et sans doute pour les faire oublier Macron émet le souhait qu’on augmente les contributions financières aux pays en voie de développement qui n’ont pas les moyens pour investir dans la lutte contre le changement climatique et qui en subissent pourtant les conséquences. Un voeu qui n’engage pas grand-chose, d’abord parce qu’il ne sera pas tenu, ensuite parce que le financement sera surtout assuré par tous les autres pays développés.

Au sommet dimanche et lundi, le locataire de l’Élysée devrait notamment mettre sur la table la question de la compensation financière pour les « pertes et dommages », déjà subis par les pays les plus pauvres en raison du changement climatique.

Mais les pays développés sont très réticents, et n’ont accepté l’an dernier que la création d’un « dialogue » sur la question, prévu jusqu’en 2024. Les pays riches s’étaient pourtant engagés en 2009 lors de la COP 15 à porter à 100 milliards de dollars par an en 2020 leur aide financière pour aider les plus pauvres à baisser les émissions et s’adapter aux effets du réchauffement.

Le contexte de crises mondiales ne devrait pas aider, entre guerre en Ukraine, tensions inflationnistes, spectre de récession mondiale et vives tensions énergétiques.
De quoi reléguer au second plan une crise climatique pourtant « existentielle, primordiale et omniprésente », selon les mots du ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui présidera les discussions.

Les rapports alarmants se sont multipliés depuis la COP26 à Glasgow en 2021, quand près de 200 pays s’étaient solennellement engagés à « maintenir en vie » l’objectif le plus ambitieux de l’accord de

À l’époque, les dirigeants du monde entier s’étaient engagés à limiter le réchauffement à 1,5 degré par rapport à l’ère pré-industrielle, période où les humains ont commencé à brûler à grande échelle les énergies fossiles (charbon, pétrole ou gaz) qui émettent les gaz à effet de serre responsables du réchauffement.

Même si tous les pays tenaient leurs promesses, ce qui n’est encore jamais arrivé, le monde serait sur une trajectoire de hausse de 2,4 degrés d’ici la fin du siècle. Le dernier rapport du GIEC table désormais plutôt sur une hausse des températures de 2,8 degrés, un chiffre jugé « catastrophique » par de nombreux scientifiques.
Des relations entre la Chine et les États-Unis capitales
Il n’est pourtant pas certain que la COP27 débouche sur de vraies avancées en la matière, même si la présidence égyptienne vante une « conférence de la mise en œuvre ».

Production électrique : EDF déraille encore !

Production électrique : EDF déraille encore!


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation n’aide pas EDF à promouvoir l’indispensable électricité nucléaire.D’une certaine manière dès voudrait discréditer le nucléaire qu’elle ne s’y prendrait pas autrement avec les retards d’entretien et les grèves Le constat est terrible 29 des 56 réacteurs nucléaires en France sont à l’arrêt. Des facteurs explicatifs externes à l’entreprise mais aussi des responsabilités internes.

Ainsi la production a été retardée après la nécessité de remettre aux normes la quasi-totalité des réacteurs. Une opération de grand carénage retardé par le Covid qui a neutralisé l’action des agents EDF et des sous-traitants. EDF n’a cependant rien fait pour développer une stratégie de rattrapage de cet entretien.

Récemment, il y a eu aussi une grève qui a paralysé les réacteurs en cours d’entretien. Il aura fallu attendre des semaines pour que syndicats et direction se mettent d’accord sur une revalorisation des salaires.

On ne peut s’empêcher de s’interroger sur les retards de production. Certains ont des raisons objectives mais certains pourraient constituer des formes de pression d’EDF pour obtenir de nouveaux financements en particulier concernant la construction EPR. Outre les questions techniques l’entreprise doit faire face à un management défaillant.Le groupe français a donc annoncé jeudi avoir abaissé sa prévision de production nucléaire en France pour 2022, en raison de l’impact des grèves sur la maintenance de ses réacteurs et l’allongement de la durée d’arrêt de 4 réacteurs nucléaires. . Résultat : la production nucléaire ne sera pas comprise entre 280-300 TWh (térawattheures) en 2022 comme l’énergéticien français l’envisageait jusqu’ici, mais devrait se situer dans une fourchette allant de 275 à 285 TWh (térawattheures).

Le groupe a confirmé ses estimations de la production nucléaire en France pour 2023 et 2024, soit respectivement 300-330 TWh et 315-345 TWh. Pour rappel, la capacité du parc français avoisine les 460 TW.

Cet environnement encore dégrader les résultats financiers du groupe. Par ailleurs se pose la question récurrente de la situation financière de l’entreprise qui traîne un lourd boulet d’endettement alors qu’elle doit aussi faire face au financement des nouveaux EPR.

Production électrique : EDF dérape encore!

Production électrique : EDF dérape encore!


Le moins que l’on puisse dire, c’est que la situation n’aide pas EDF à promouvoir l’indispensable électricité nucléaire. Le constat est terrible 29 des 56 réacteurs nucléaires en France sont à l’arrêt. Des facteurs explicatifs externes à l’entreprise mais aussi des responsabilités internes.

Ainsi la production a été retardée après la nécessité de remettre aux normes la quasi-totalité des réacteurs. Une opération de grand carénage retardé par le Covid qui a neutralisé l’action des agents EDF et des sous-traitants. EDF n’a cependant rien fait pour développer une stratégie de rattrapage de cet entretien.

Récemment, il y a eu aussi une grève qui a paralysé les réacteurs en cours d’entretien. Il aura fallu attendre des semaines pour que syndicats et direction se mettent d’accord sur une revalorisation des salaires.

On ne peut s’empêcher de s’interroger sur les retards de production. Certains ont des raisons objectives mais certains pourraient constituer des formes de pression d’EDF pour obtenir de nouveaux financements en particulier concernant la construction EPR. Outre les questions techniques l’entreprise doit faire face à un management défaillant.Le groupe français a donc annoncé jeudi avoir abaissé sa prévision de production nucléaire en France pour 2022, en raison de l’impact des grèves sur la maintenance de ses réacteurs et l’allongement de la durée d’arrêt de 4 réacteurs nucléaires. . Résultat : la production nucléaire ne sera pas comprise entre 280-300 TWh (térawattheures) en 2022 comme l’énergéticien français l’envisageait jusqu’ici, mais devrait se situer dans une fourchette allant de 275 à 285 TWh (térawattheures).

Le groupe a confirmé ses estimations de la production nucléaire en France pour 2023 et 2024, soit respectivement 300-330 TWh et 315-345 TWh. Pour rappel, la capacité du parc français avoisine les 460 TW.

Cet environnement encore dégrader les résultats financiers du groupe. Par ailleurs se pose la question récurrente de la situation financière de l’entreprise qui traîne un lourd boulet d’endettement alors qu’elle doit aussi faire face au financement des nouveaux EPR.

Prévisions météo : encore un hiver doux ?

Prévisions météo : encore un hiver doux

Météo France prévoit une fin d’année avec des températures relativement au-dessus de la moyenne et un hiver conforme aux normes de saison. Traduction un hiver comme les années précédentes sans longue période de froid. Des précisions toutefois hypothétiques car si on peut établir des scénarios , on peut difficilement faire des prévisions sérieuses Pour Météo-France, « le scénario le plus probable pour le trimestre novembre – décembre 2022 – janvier 2023 est la prédominance de conditions anticycloniques, avec un temps calme et sec, sur le continent européen. Les perturbations auront tendance à être rejetées plus au nord de l’Europe ou au sud-ouest de la Méditerranée ».

L’institut s’est penché sur trois scénarios: un avec des températures plus froides qu’à l’accoutumé, un avec des températures plus chaudes, et un où les températures seraient en adéquation avec les normales. C’est ce dernier scénario qui est le plus à même de se produire, affirme Météo-France, avec une probabilité de 50%. Des températures plus chaudes ont, elles, 30% de chance de se manifester, 20% pour des températures plus froides.

Mais malgré un hiver qui s’annonce en adéquation avec les normales saisonnières, Météo-France « n’exclut pas des épisodes ponctuels avec des températures pouvant être localement inférieures aux normales ».

Météo-France s’est également penchée sur les précipitations envisagées en France cet hiver. Selon l’institut de prévisions, il y a 50% de chances que les mois de novembre, décembre et janvier s’annoncent plus secs que la normale dans le Nord-Est de la France, 50% de chances qu’ils soient plus humides sur la Méditerrannée occidentale.

« Un scénario plus sec que la normale est probable de la Méditerranée orientale à l’Europe centrale et au Nord-Est de la France, tandis qu’un scénario humide est plus probable sur le nord de l’Europe et la Méditerranée occidentale », écrit Météo-France, précisant que pour le reste de l’Hexagone, aucun scénario ne se distingue.

Total: Encore un bénéfice en très forte hausse

Total: Encore un bénéfice en très forte hausse

La nouvelle annonce du bénéfice pour le troisième trimestre de Total va sans doute alimenter encore en France voire ailleurs la question des superprofits. En effet Total vient d’annoncer ce troisième trimestre une hausse de 43 %, pour un bénéfice net de 6,6 milliards de dollars. Et cela juste au moment où Macron il y a deux jours à la télévision a confirmé qu’il se posait toujours à une fiscalité spécifique sur ces profits.

Il est évident que les oppositions au pouvoir vont se saisir de ce nouveau chiffre pour critiquer la politique gouvernementale et sa proximité avec les intérêts économiques et financiers privés. Notons toutefois que ce bénéfice est essentiellement réalisé au plan international qu’il est largement le résultat d’une spéculation mais aussi d’une exploitation des ressources dans les pays producteurs.

TotalEnergies a enregistré au troisième trimestre un résultat net ajusté de 9,9 milliards de dollars (contre 4,8 milliards au T3 2021), un Ebitda ajusté de 19,4 milliards (+74%) et une marge brute d’autofinancement de 11,7 milliards (+46%), avec une production d’hydrocarbures de 2,669 millions de barils par jour (Mb/j), en repli de 5%. Le groupe a aussi confirmé l’augmentation de 5% de ses acomptes sur dividende pour 2022 en proposant un montant de 0,69 euro par action au titre du troisième trimestre, en ligne avec sa politique de hausse présentée en février.

Il table toujours sur des investissements nets de l’ordre de 16 milliards de dollars cette année, dont 25% consacrés aux « énergies décarbonées », et a réitéré sa stratégie d’allocation de 35% à 40% de son cash-flow à ses actionnaires, après avoir précédemment annoncé au moins 7 milliards de rachats d’action pour 2022.

En France il y a toujours eu une grande proximité entre les intérêts pétroliers et les intérêts politiques. Ainsi Total a-t-il pu absorber Elf suite au scandale politico financier.

Les révélations de Loïk Le Floch-Prigent ( ancien président d’ELF ) , lors d`un entretien au Figaro et Aujourd`hui en France en 2001, révèle tout un système mis en place en 1967, dès la naissance d’Elf:

 » En créant Elf à côté de Total, les gaullistes voulaient un véritable bras séculier d’État, en particulier en Afrique (…). Une sorte d’officine de renseignements dans les pays pétroliers. Sous la présidence de François Mitterrand, le système est resté managé par André Tarallo (P-DG d’Elf Gabon), en liaison avec les milieux gaullistes (…). Les deux têtes de pont étaient Jacques Chirac et Charles Pasqua (…). L’argent du pétrole est là, il y en a pour tout le monde. (…)
Un grand nombre de personnes au sein de l’État étaient parfaitement au courant des sommes en jeu et des dangers de cette procédure. Tous les présidents de la République, tous les secrétaires généraux étaient informés des montants et des pays destinataires. Les ministres des Finances étaient également au courant des détails les plus importants. Au final, pour chaque opération, une quarantaine de personnes savaient tout, et en temps réel (…). Sur ce sujet, pas un homme politique, pas un, ne peut jouer les Saint-Just. Ça suffit. (…)
L’affaire Elf ne porte pas sur les années 1989-1993 mais sur la période 1973-2001. On ne peut réellement le comprendre qu’à la lumière des relations complexes entre la société pétrolière, le pouvoir politique en place et les différents États concernés.  » Complexité réelle, mais dont la finalité est simple en ce qui concerne le continent africain : Elf fut et reste une pièce essentielle du dispositif néo-colonial mis en place par Paris, quelques années après les indépendances, afin de maintenir sa tutelle économique et politique sur les pays de son ancien pré carré formellement émancipés. Les « soleils des indépendances », pour reprendre le titre de l’écrivain africain Ahmadou Kourouma, étaient par avance brouillés. »

Total »: Reprise et encore une grève qui se termine mal

« Total »: Reprise et encore une grève qui se termine mal

Officiellement, la grève est suspendue dans les trois établissements de Total encore en arrêt. Traduction la grève s’effilochait de jour en jour, elle n’est pas suspendue mais terminée. Comme d’habitude, elle finit mal avec des assemblées générales dites démocratiques qui rassemblent de moins en moins de salariés et finissent en eau de boudin. Cette grève par ailleurs ne bénéficiait pas bien de l’opinion publique. D’autant plus que les salariés en grève affichent des revenus mensuels de 5000 €. ( (Le résultat d’un quasi-monopole des sociétés pétrolières).

Elle a été prolongée essentiellement pour des motifs politiques, participation à la manif de Mélenchon et surtout à la manif aussi ratée de la CGT de mardi.

De nombreux salariés en grève ont donc décidé de suspendre leur mouvement dans les raffineries, a-t-on appris ce mercredi auprès de la CGT, qui affirme toutefois que les travailleurs « restent déterminés. »

La mobilisation des grévistes des sites pétroliers de TotalEnergies a nettement reflué mercredi avec la levée de la grève dans trois sites, quand deux autres ont décidé de poursuivre leur bras de fer avec la direction, le gouvernement martelant de son côté que la situation « continue à s’améliorer » sur le front des carburants avant les vacances.

Mercredi à 13 heures, 20,3% des stations-service connaissaient des difficultés d’approvisionnement sur au moins un carburant (contre 24,8% mardi), selon les chiffres du ministère de la Transition énergétique.

« Le déballement des salaires a épuisé moralement » les grévistes, indiquait un membre de la CGT Mardyck à BFMTV peu après l’annonce de la suspension de la mobilisation, évoquant une « fatigue psychologique. »

Quelques grèves persistent dans le secteur pétrolier mais elles sont par avance condamnée. TotalEnergies a en effet rappelé qu’un accord avait été conclu vendredi avec les deux syndicats majoritaires du groupe, la CFE-CGC et la CFDT. Un texte que la CGT n’a pas signé. « Les négociations sont donc terminées », a déclaré le groupe à l’AFP.

L’accord prévoit une hausse générale de 5% des salaires, assortie de hausses individuelles et d’une prime exceptionnelle comprise entre 3000 et 6000 euros. La CGT réclamait une augmentation des salaires de 10% pour compenser l’inflation et profiter des revenus exceptionnels engrangés par le groupe.

Grève CGT: une action qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical

Grève CGT: une action qui discrédite encore un peu plus le mouvement syndical

Une nouvelle fois l’action irresponsable des syndicats de l’ultra gauche contribueà discréditer le mouvement syndical. Non seulement la manifestation de mardi a été peu suivie (autour de 100 000 personnes en France) mais le nombre de grévistes a été assez insignifiant.Soit un deuxième échec après celui de la manifestation de Mélenchon

Du coup il s’agit davantage d’une action éteignoire que d’une action de lancement d’une grève générale.

Le problème fondamental c’est que pour ces organisations de l’ultra gauche l’objectif politique à caractère pseudo révolutionnaire domine et de très loin l’objectif social.

Le phénomène n’est pas nouveau mais la sociologie des salariés évolue progressivement. Des salariés de plus en plus éduqués, de plus en plus qualifiés, de plus en plus informés et qui donnent leur préférence au syndicat réformiste comme la CFDT, l’ UNSA ou encore la CGC. La CGT a d’ailleurs perdu son monopole de représentation de ce fait et la CFDT est devenue le premier syndicat en France.

Le sondage Elabe pour BFMTV publié mardi matin sur le climat social Confirme la méfiance de l’opinion vis-à-vis de l’ultra gauche syndicale et politique. Selon l’enquête, 49 % des Français désapprouvent cette mobilisation interprofessionnelle et 39 % approuvent.

Pour autant, les Français soutiennent largement l’urgence de la revalorisation des salaires par rapport à l’inflation. Mais ils ne sont pas prêts pourtant à se jeter dans les bras de ceux qui promettent le grand soir. Promesse déjà faite dans le passé qui aboutit à donner le pouvoir à la gauche et qui rapidement fait une politique de droite. Et ils sont encore moins prêts à se faire d’illusion sur l’avènement d’un régime révolutionnaire qui dans tous les pays a d’ailleurs abouti à des dictatures.

Conflit SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et inefficace

Conflit SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et inefficace

Encore une proposition de grève reconductible irresponsable de la part du syndicat gauchiste »Sud ». On voudrait tuer l’entreprise qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Une entreprise contrainte d’abandonner régulièrement nombre d’activités du fait de son manque de productivité, de rentabilité voire de qualité.

La SNCF est engagée depuis des dizaines d’années dans un processus de contraction liée à son environnement économique mais aussi social. En dépit d’une prise en charge de son déficit historique, la société traîne encore un boulet de l’ordre de 40 milliards. Une situation ingérable que veulent complètement ignorer les syndicats gauchistes.

Ainsi non seulement des cheminots vont participer à la grève générale de la CGT de mardi 18 octobre mais pour en rajouter le syndicat gaucho-corpo Sud propose une grève reconductible qui serait décidée par les salariés
.
On voit mal concrètement comment les salariés pourraient voter. Historiquement ils n’ont jamais été consultés pour le lancement d’une grève. Par contre, ce sont des assemblées générales de grévistes très minoritaires qui décident la prolongation ou l’arrêt.

La plupart du temps les grèves s’arrêtent d’elles-mêmes par épuisement des participants. Bref une véritable politique syndicale de suicide. C’est cette politique qui a contribué à l’abandon de nombre d’activités (les envois express, les envois de messagerie, les lignes secondaires, le trafic de marchandises). Cette politique de fuite en avant a aussi provoqué la suppression du statut de cheminot. Bref, un suicide économique et social pour l’entreprise.

Le syndicat Sud-Rail, troisième organisation représentative à la SNCF, va donc proposer aux cheminots de reconduire la grève, alors que les vacances scolaires commencent en fin de semaine prochaine, et qu’elles sont forcément un pic d’activité pour l’entreprise.

« On fera des assemblées générales le mardi 18 octobre un peu partout en France et on posera la question de la grève reconductible », a indiqué dimanche à l’AFP Fabien Villedieu, délégué syndical Sud-Rail, confirmant une information de BFMTV. « Le juge de paix, ce sera le cheminot. Si le cheminot dit « une journée ça suffit », on fera une journée, si les cheminots disent majoritairement « on reconduit », on partira en grève reconductible », a-t-il ajouté. Selon lui, ce mouvement reste conditionné au succès de la grève de mardi, mais il anticipe que le mouvement soit reconduit jusqu’à mercredi. En jeu, comme chez TotalEnergies, une demande de hausse des salaires. Plus précisément, le syndicat demande « 400 euros nets en plus par mois » pour chaque employé.
Déjà deux augmentations concédées par la SNCF en 2022

Si les syndicats obtenaient une augmentation, ce sera la troisième cette année. Le 6 juillet, la direction de la SNCF avait octroyé une augmentation moyenne de 3,7% pour les petits salaires (environ 70.000 employés) et 2,2% pour les cadres (aussi 70.000 employés) à l’issue d’une unique journée de grève qui avait perturbé les départs en vacances d’été. Le mouvement avait été important, suivi par 20% des salariés au niveau national et même jusqu’à plus de 35% parmi les conducteurs.

Puisque les employés avaient déjà obtenu une augmentation de 2,7% en début d’année, la direction de la SNCF rappelait alors qu’elle avait fait « un effort de l’ordre de 5,8% » sur l’ensemble de l’année. Mais malgré ces deux victoires successives, la CGT et SUD-Rail (premier et troisième syndicats) annonçaient dès cet été que pour eux, la revalorisation n’était pas suffisante au regard de l’inflation qui sévit en France.

Comme d’autres salariés en France les cheminots sont évidemment fondés à réclamer des augmentations de pouvoir d’achat compte tenu de la dérive de l’inflation. Ils peuvent aussi bien sûr utiliser le droit de grève mais à condition que cela correspond à la volonté de la majorité du personnel ( et non dans des assemblées dites générales non représentatives.) et à condition contiennent aussi compte de la situation économique de l’entreprise. À moins de vouloir encore accélérer son dépérissement voir un jour sa suppression

SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et qui finira en eau de boudin

SNCF : encore une proposition de grève reconductible irresponsable et qui finira en eau de boudin

Encore une proposition de grève reconductible irresponsable de la part du syndicat gauchiste »Sud ». On voudrait tuer l’entreprise qu’on ne s’y prendrait pas autrement. Une entreprise contrainte d’abandonner régulièrement nombre d’activités du fait de son manque de productivité, de rentabilité voire de qualité.

La SNCF est engagée depuis des dizaines d’années dans un processus de contraction liée à son environnement économique mais aussi social. En dépit d’une prise en charge de son déficit historique, la société traîne encore un boulet de l’ordre de 40 milliards. Une situation ingérable que veulent complètement ignorer les syndicats gauchistes.

Ainsi non seulement des cheminots vont participer à la grève générale de la CGT de mardi 18 octobre mais pour en rajouter le syndicat gaucho-corpo Sud propose une grève reconductible qui serait décidée par les salariés
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On voit mal concrètement comment les salariés pourraient voter. Historiquement ils n’ont jamais été consultés pour le lancement d’une grève. Par contre, ce sont des assemblées générales de grévistes très minoritaires qui décident la prolongation ou l’arrêt.

La plupart du temps les grèves s’arrêtent d’elles-mêmes par épuisement des participants. Bref une véritable politique syndicale de suicide. C’est cette politique qui a contribué à l’abandon de nombre d’activités (les envois express, les envois de messagerie, les lignes secondaires, le trafic de marchandises). Cette politique de fuite en avant a aussi provoqué la suppression du statut de cheminot. Bref, un suicide économique et social pour l’entreprise.

Le syndicat Sud-Rail, troisième organisation représentative à la SNCF, va donc proposer aux cheminots de reconduire la grève, alors que les vacances scolaires commencent en fin de semaine prochaine, et qu’elles sont forcément un pic d’activité pour l’entreprise.

« On fera des assemblées générales le mardi 18 octobre un peu partout en France et on posera la question de la grève reconductible », a indiqué dimanche à l’AFP Fabien Villedieu, délégué syndical Sud-Rail, confirmant une information de BFMTV. « Le juge de paix, ce sera le cheminot. Si le cheminot dit « une journée ça suffit », on fera une journée, si les cheminots disent majoritairement « on reconduit », on partira en grève reconductible », a-t-il ajouté. Selon lui, ce mouvement reste conditionné au succès de la grève de mardi, mais il anticipe que le mouvement soit reconduit jusqu’à mercredi. En jeu, comme chez TotalEnergies, une demande de hausse des salaires. Plus précisément, le syndicat demande « 400 euros nets en plus par mois » pour chaque employé.
Déjà deux augmentations concédées par la SNCF en 2022

Si les syndicats obtenaient une augmentation, ce sera la troisième cette année. Le 6 juillet, la direction de la SNCF avait octroyé une augmentation moyenne de 3,7% pour les petits salaires (environ 70.000 employés) et 2,2% pour les cadres (aussi 70.000 employés) à l’issue d’une unique journée de grève qui avait perturbé les départs en vacances d’été. Le mouvement avait été important, suivi par 20% des salariés au niveau national et même jusqu’à plus de 35% parmi les conducteurs.
Puisque les employés avaient déjà obtenu une augmentation de 2,7% en début d’année, la direction de la SNCF rappelait alors qu’elle avait fait « un effort de l’ordre de 5,8% » sur l’ensemble de l’année. Mais malgré ces deux victoires successives, la CGT et SUD-Rail (premier et troisième syndicats) annonçaient dès cet été que pour eux, la revalorisation n’était pas suffisante au regard de l’inflation qui sévit en France.

Comme d’autres salariés en France les cheminots sont évidemment fondés à réclamer des augmentations de pouvoir d’achat compte tenu de la dérive de l’inflation. Ils peuvent aussi bien sûr utiliser le droit de grève mais à condition que cela correspond à la volonté de la majorité du personnel ( et non dans des assemblées dites générales non représentatives.) et à condition contiennent aussi compte de la situation économique de l’entreprise. À moins de vouloir encore accélérer son dépérissement voir un jour sa suppression

Inflation : encore plus forte en 2023 en Allemagne

Inflation : encore plus fort en 2023 en Allemagne

L’inflation déjà forte en 2022 affectera encore davantage l’Allemagne que la France en 2023. En Allemagne on craint une inflation de 7% en 2023, selon les dernières prévisions dévoilées par le gouvernement, mercredi 12 octobre.

Pour la France, d’après la Banque de France, en 2023 l’inflation d’ensemble se situerait à 4,7 % en moyenne sur l’année, avec une inflation sous-jacente à peu près inchangée à 3,8 %. En effet, du fait de diminution progressive du bouclier tarifaire, l’inflation de la composante énergétique repartirait à la hausse. La hausse des prix des biens alimentaires et des produits manufacturés ne se normaliserait que progressivement et demeurerait élevée en 2023, traduisant une persistance liée à la diffusion des hausses de coûts, avec en particulier des prix de gaz et d’électricité élevés anticipés par les marchés à terme. La hausse des prix des services serait entretenue par la nette progression des salaires, mais serait contenue par l’effet du plafonnement de l’indice de référence des loyers (IRL) à 3,5 % entre juillet 2022 et juin 2023.

En 2024, dans un contexte d’accalmie sur les prix des matières premières énergétiques et alimentaires et d’ancrage des anticipations d’inflation de long terme, l’inflation totale se replierait à 2,7 % en moyenne annuelle, compte tenu d’une inflation sous-jacente qui reviendrait à 2,5 %.

Concernant la croissance la tendance baissière affectera aussi davantage l’Allemagne que la France.

Berlin table également sur une récession de 0,4%. En outre, la croissance pour 2022 a été revue à la baisse, à 1,4%, et l’inflation à la hausse, à 8%.

Le FMI voit la première économie européenne basculer dans la récession en 2023 (-0,3%), alors qu’il prévoit pour la France une croissance en hausse de 0,7% l’an prochain.
« Sans l’effet du blocage des prix du gaz, l’inflation aurait été nettement plus élevée en 2023″, a précisé le ministère allemand de l’Economie dans un communiqué.
L’Allemagne a dévoilé fin septembre un plan de 200 milliards pour subventionner, jusqu’en 2024, les prix de l’énergie consommée par les ménages et entreprises, ce qui freinera l’inflation en 2023. Avant l’annonce de ce dispositif, les principaux instituts économiques allemands disaient s’attendre à une nouvelle poussée d’inflation de 8,8% pour 2023.
La baisse, puis l’arrêt début septembre, des livraisons de gaz russe à l’Allemagne, plombe le pays. L’Allemagne, qui s’approvisionnait à 55% en Russie avant la guerre en Ukraine, doit se fournir ailleurs, à des prix beaucoup plus élevés. Ces tensions ont fait exploser le prix du gaz et de l’électricité en Europe, provoquant une flambée de l’inflation et du coût de production de l’industrie, moteur de la croissance allemande.

Le travail est-il encore une valeur ?


Le travail est-il encore une valeur ?

Si le débat sur la « valeur travail » divise tant, c’est qu’il témoigne de l’intrinsèque polysémie et de l’ambivalence de la notion de « travail ». Par Davy Castel, Université de Picardie Jules Verne (UPJV)

Une tribune intéressante qui clarifie un peu les concepts de travail et d’activité. Reste que cette tribune n’insiste pas assez sur le caractère structurant du travail qui permet de faire société comme l’école, le service militaire ou encore l’activité associative. Sans parler de sa contribution évidemment essentielle à la richesse collective et au progrès NDLR

Le débat sur la « valeur travail » a été récemment relancé suite aux propos du secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et député Fabien Roussel – qui avait déjà mobilisé ce sujet dans sa campagne électorale – mais aussi dans une moindre mesure ceux du député François Ruffin qui n’ont pas manqué de diviser la gauche française. La députée Sandrine Rousseau a ainsi pris ses distances tout comme Jean-Luc Mélenchon, et d’autres, avec les propos de Fabien Roussel. François Ruffin lui-même a souhaité marquer ses divergences avec ce dernier.

Au-delà des polémiques partisanes, si le sujet divise tant c’est qu’il témoigne de l’intrinsèque polysémie et de l’ambivalence de la notion de « travail », particulièrement lorsqu’il s’agit de comprendre son rôle, à la fois positif et négatif, en matière d’épanouissement individuel et collectif.
Emploi ou activité ?

Une partie de la controverse vient sans doute de la confusion qu’entretient le terme « travail » entre emploi et activité. C’est une vieille litanie qui a traversé les siècles : les sans-emploi sont supposés être inactifs et oisifs. Or, la distinction des deux termes apparaît indispensable pour faire avancer le débat. L’activité, au sens de la possibilité de dédier une partie de son temps de vie à des réalisations jugées socialement utiles, est indispensable à l’épanouissement humain.

Ce besoin de pouvoir être utile, de « faire quelque chose de sa journée et de ses dix doigts » alimente la quête de sens de chaque individu conscient et le conduit à structurer et à chercher à faire bon usage de son temps de vie disponible. Une chose est sûre : se sentir utile conduit à se sentir légitime, reconnu et à « faire société ». Y renoncer, ne pas s’en sentir capable, se percevoir ou être perçu comme inutile, détruit l’estime de soi et nourrit toutes les formes de dépression.

Oui mais voilà : être sans emploi ne signifie pas forcément être inactif. On peut être au chômage et bénévole, on peut être retraité et s’occuper de ses petits-enfants, on peut être parent au foyer et s’occuper de ses enfants afin de les préparer, eux-mêmes, à apporter une contribution utile à la société. À l’inverse, avoir un emploi n’implique pas systématiquement de pouvoir être actif au sens de se sentir utile. Nombreuses sont les situations où les personnes sont « placardisées » et où on ne leur confie rien à faire d’utile ou celles où, bien qu’occupées toute la journée, elles peinent à percevoir l’utilité réelle de leur activité. Ces situations sont d’ailleurs sans doute sous-estimées, tant cela s’accompagne d’un sentiment de honte qui peut conduire les personnes à ne pas en parler et rendre ces situations difficiles à chiffrer. D’importantes études ont néanmoins été conduites à ce sujet et l’Institut national de recherche et de sécurité alerte régulièrement sur l’impact de l’ennui au travail sur la santé et le bien-être.

Défendre le travail et sa valeur ne peut donc simplement se réduire à défendre l’emploi. Cela implique d’agir d’une part pour la reconnaissance de toutes les activités socialement utiles et d’autre part pour la création d’emplois permettant réellement aux personnes d’apporter une contribution à la société.
Le travail entre aliénation et émancipation

Au-delà de sa polysémie, si le travail génère tant de débats c’est également parce qu’il entretient des rapports profondément ambivalents avec l’accomplissement humain : si pour certains l’émancipation passe par le travail, pour d’autres (et parfois pour les mêmes), le travail est synonyme d’aliénation.

Ce qui semble en jeu ici c’est le rapport du travail à la dignité humaine et à l’indépendance. En ce qui concerne les rapports entre travail et dignité, ces derniers sont sans doute trop complexes pour pouvoir affirmer que le travail est la source de toute dignité ou qu’au contraire tout travail est indigne.
La question est essentiellement déterminée par les modalités d’organisation du travail plus encore que par la nature intrinsèque de l’activité réalisée. La clé de voûte réside dans le pouvoir d’agir dont disposent les professionnels pour peser sur les finalités et modalités de leur propre activité ou dont ils sont au contraire privés par des formes d’organisation du travail, empreintes de bureaucratie et de néo-taylorisme, qui les dépossèdent de tout droit de regard sur ces sujets.

Quant au rapport du travail à l’indépendance, il est essentiellement régi par une convention sociale, celle qui consiste à lier les moyens de subsistance à l’exercice d’un emploi, convention qui détermine également en grande partie l’impact du chômage, et de la privation d’emploi, sur l’épanouissement individuel.

Ce qui apparaît en creux du débat récent sur la « valeur travail » ce sont les représentations de l’impact du chômage sur les vies humaines. Ce dernier produit inévitablement des dégâts sur le bien-être psychologique, et plus globalement sur la santé, lorsqu’il devient synonyme d’inactivité.

Mais comme nous l’avons vu le chômage n’est pas nécessairement synonyme de non-travail au sens d’absence d’activité. Ce qui produit tant de malheur, ce n’est peut-être pas tant que le travail, au sens de l’emploi, manque : ce serait à la fois nier la dimension aliénante de certaines formes d’emploi et considérer qu’en dehors de l’emploi il n’y aurait point de salut possible.
Le chômage produit surtout des dégâts car il est synonyme d’isolement et de stigmatisation, précisément à cause de la confusion entre chômage et inactivité et du procès en inutilité sociale qui est fait à toute personne n’occupant pas d’emploi sans raison que d’aucun jugera « valable » ou acceptable : invalidité, vieillesse, maternité…

Nous ne sommes pas tout à fait sortis de la vision du chômage comme une infirmité qui prévalait jusqu’au XIXe siècle et le passage progressif de l’assistance (seuls les inaptes, infirmes et vieillards, sont aidés, les autres, considérés comme des fainéants ou des profiteurs, doivent se débrouiller seuls) à l’assurance (les travailleurs sont assurés, individuellement et collectivement, contre le chômage perçu comme un risque à travers les cotisations sociales et patronales).

Or, cette représentation du chômage comme une tare dont les individus seraient eux-mêmes responsables conduit inévitablement les personnes sans emploi à se replier sur elles-mêmes (qui voudrait s’exposer sur la place publique en sachant qu’il y sera décrié ?), et donc à être inactives, et à transformer en « profiteurs » des personnes déjà fragilisées socialement et psychologiquement. Le cercle vicieux se referme.

L’analyse des récentes prises de position publiques précédemment évoquées, une fois dégorgées des malentendus et des « buzz » que ces derniers nourrissent, semble aller dans le sens d’une volonté du personnel politique, ou du moins d’une partie de celui-ci, non pas de supprimer la solidarité nationale permettant à la fois la survie individuelle et la cohésion de la société, mais de permettre un égal accès au travail pour toutes et tous et de s’y épanouir.

Cela impliquerait d’abord de ne plus confondre emploi et activité, de ne plus stigmatiser le non-emploi mais aussi de garantir des modes d’organisation du travail permettant d’associer emploi et dignité. L’organisation apprenante, qui vise à structurer l’organisation autour du développement de ses membres, ou encore l’holacratie, qui organise le travail autour d’équipes de travail à la fois autonomes et interdépendantes, constituent des repères utiles dans cet objectif.

Cela reposerait tout autant sur le fait de ne plus nourrir des contre-vérités, comme celle consistant à laisser entendre que les personnes seraient au chômage par choix alors qu’elles le vivent la plupart du temps comme une épreuve, voire comme un traumatisme (auquel s’ajoute le poids stigmatisant de telles contre-vérités).
Cela signifierait également combattre le chômage par le développement de l’emploi de qualité plutôt qu’en réduisant les revenus de remplacement et en contraignant les personnes à accepter la première offre reçue, ce qui fragilise de fait l’idée de dignité par et dans le travail.

Cela appellerait enfin à ne plus nommer « assistanat » ce qui ne relève pas de l’aumône ou de l’assistance publique mais bel et bien de l’assurance, les allocations chômage étant la résultante d’un droit que les personnes ont acquis et auquel elles ont elles-mêmes contribué à travers les cotisations prises sur leur salaire lorsqu’elles étaient en emploi.
Mais ensuite : comment y parvenir ? Comment appliquer, enfin, le droit au travail prévu dans notre constitution ? Faut-il parler de garantie d’emploi ? De garantie d’activité ? Faut-il distinguer moyens de subsistance et emploi ? Faut-il, plutôt, répartir l’emploi à travers la répartition du temps de travail ? Faut-il envisager la rémunération des activités socialement utiles au-delà de l’emploi ?
Les communistes eux-mêmes, à l’origine de cette malheureuse polémique qui révèle en réalité la nécessité du débat proposaient en 2017 la « sécurité emploi-formation » qui consistait déjà à dissocier, d’une certaine façon, emploi, activité et rémunération : gageons que cette proposition, toujours d’actualité, soit source de terrain d’entente.
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Par Davy Castel, Maitre de conférences en psychologie sociale et psychologie du travail, Université de Picardie Jules Verne (UPJV).
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Politique- « La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

Politique- « La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

En rachetant « La Provence », le PDG du troisième armateur mondial se place dans la lignée de Gaston Defferre et de Bernard Tapie, anciens propriétaires du journal et hommes d’influence. M. Saadé dit vouloir « participer au rayonnement » de Marseille, mais ses intentions restent floues.

Une sorte de continuité de nature politique. Le patron de la CMA avait considérablement grossi en rachetant à bon compte la CGM grâce aux décisions de Juppé et à ses relations particulières avec le RPR. Aujourd’hui 80 % de la grande presse est détenue par des financiers sans doute pas pour des motifs philanthropiques ou démocratiques mais évidemment pour peser sur l’opinion. Pas étonnant si la plupart des grands médias se ressemblent et se caractérisent par des lignes électorales globalement proches du pouvoir et des grands intérêts NDLR

« Je ne veux ni racheter l’OM ni devenir maire de Marseille. » Les propos datent de janvier 2022, tenus au détour d’un entretien accordé au Monde par Rodolphe Saadé, dans son bureau au 30e étage de la tour CMA CGM, vue imprenable sur le port. Depuis, le président-directeur général du troisième armateur mondial a livré un duel acharné et arraché à un autre milliardaire, Xavier Niel [actionnaire à titre individuel du Monde], le journal La Provence, principal quotidien du Sud-Est. Pour 81 millions d’euros – une goutte dans l’océan des bénéfices vertigineux de plus de 15 milliards d’euros que réalisera son groupe en 2022 pour la deuxième année d’affilée – « Citizen Saadé », 52 ans, fait ses premiers pas dans le monde des médias. Et figurait dans la liste des candidats au rachat de la chaîne de télévision M6, que Bertlesmann a renoncée à vendre, lundi 3 octobre.

Rodolphe Saadé ne rêve ni de l’Olympique de Marseille ni de l’hôtel de ville. Mais en reprenant La Provence, il se place, qu’il le veuille ou non, dans les traces d’un ex-président du club de football, Bernard Tapie, et d’un ancien maire, le socialiste Gaston Defferre. Si ce dernier, historique propriétaire du Provençal et du Méridional, fusionnés en 1997 dans le titre actuel, utilisait les journaux pour contrôler l’expression politique dans sa ville et faire écho à sa propagande de campagne, l’homme d’affaires, lui, n’aura finalement pas mis son média au soutien d’un come-back électoral. La maladie l’a emporté le 3 octobre 2021.

A l’aune de ce passé récent, le rachat du grand quotidien marseillais par le premier employeur privé de Marseille – 2 900 des 150 000 salariés mondiaux de la CMA CGM y travaillent – pose la question du rôle de ce nouveau mastodonte dans les rapports de force politiques de la ville. En 2022, La Provence ne tire plus qu’à 70 000 exemplaires et a perdu près de 15 millions d’euros en deux ans. Sa stratégie numérique est confuse. Mais, même exsangue financièrement, forcé de vendre son siège historique début 2021 pour se renflouer, le quotidien reste un lieu de pouvoir.
Incontournable puissance locale

Si le plan de relance imaginé par Rodolphe Saadé, qui prévoit d’y injecter 50 millions d’euros, porte ses fruits, il peut récupérer rapidement une partie de son influence. Pour quel usage ? Difficile de le pronostiquer aujourd’hui. Le patron balaye tout objectif politique. Les « chicayas » marseillaises, stigmatisées par Emmanuel Macron dans son discours du 2 septembre 2021, semblent loin des préoccupations quotidiennes d’un entrepreneur qui, ces derniers mois, a finalisé l’acquisition d’un terminal maritime dans le port de Los Angeles, de 9 % du capital d’Air France-KLM et racheté le leader européen de la logistique automobile Gefco.

Covid France 7 octobre 2022 : encore 65 537 supplémentaires en 24h

Covid France 7 octobre 2022 : encore 65 537 supplémentaires 24h

On enregistre jeudi 6 octobre 2022 : encore 65 537 supplémentaires en 24h, 155.369 morts au total, +50 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.165 (+5) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 126.204 (+45 en 24h).
Le taux de reproductivité R est de 1,24 le taux d’incidence à 494,91 et la tension hospitalière à 17,9 %. Le taux de positivité est à 0,0 %.
La France compte actuellement 16.428 (+474) personnes hospitalisées et 907 (+46) malades en réanimation.

Bilan des régions :
• Ile-de-France : 4.659 (+90) hospitalisées, 323 (+7) en réanimation et +6 décès en 24h
• Grand Est : 1.495 (+24) hospitalisés, 75 (+6) en réanimation et +7 décès en 24h
• Hauts de France : 1.410 (+80) hospitalisés, 90 (+13) en réanimation et +3 décès en 24h
• Auvergne Rhône Alpes : 1.719 (+84) hospitalisés, 71 (+10) en réanimation et +5 décès en 24h
• Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.204 (+36) hospitalisé, 50 (+3) en réanimation et +3 décès en 24h
• Bretagne: 512 (+21) hospitalisés, 27 (-3) en réanimation et +2 décès en 24h
• Normandie : 888 (+21) hospitalisés, 30 (+3) en réanimation et +2 décès en 24h
• Nouvelle-Aquitaine : 1.171 (+16) hospitalisés, 76 (+1) en réanimation et +3 décès en 24h
• Pays de la Loire : 317 (+24) hospitalisés, 18 (+3) en réanimation et +2 décès en 24h
• Occitanie: 1.045 (0) hospitalisés, , 50 (-6) en réanimation et +3 décès en 24h
• Centre-Val de Loire : 835 (+6) hospitalisés, 32 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
• Bourgogne-Franche-Comté : 875 (+80) hospitalisés, 47 (+7) en réanimation et +3 décès en 24h

Covid France 6 octobre 2022 : encore à un haut niveau

Covid France 6 octobre 2022 : encore à un haut niveau

Il se confirme que le brassage des populations pendant l’été puis depuis la rentrée scolaire ont favorisé le développement du virusEn France,Le niveau décontamination ce situe à un très haut niveau. On enregistre au moins +66.564 mercredi 5 octobre 2022, +47 morts en 24h soit 155.319 au total.
Le nombre total de décès en EHPAD et EMS fait état de 29.160 (+6) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 126.159 (+41 en 24h). 53.677.369 personnes sont totalement vaccinées contre la covid-19 en France.

« La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

« La Provence » : encore un journal racheté par un grand financier

En rachetant « La Provence », le PDG du troisième armateur mondial se place dans la lignée de Gaston Defferre et de Bernard Tapie, anciens propriétaires du journal et hommes d’influence. M. Saadé dit vouloir « participer au rayonnement » de Marseille, mais ses intentions restent floues.

Une sorte de continuité de nature politique. Le patron de la CMA avait considérablement grossi en rachetant à bon compte la CGM grâce aux décisions de Juppé et à ses relations particulières avec le RPR. Aujourd’hui 80 % de la grande presse est détenue par des financiers sans doute pas pour des motifs philanthropiques ou démocratiques mais évidemment pour peser sur l’opinion. Pas étonnant si la plupart des grands médias se ressemblent et se caractérisent par des lignes électorales globalement proches du pouvoir et des grands intérêts NDLR

« Je ne veux ni racheter l’OM ni devenir maire de Marseille. » Les propos datent de janvier 2022, tenus au détour d’un entretien accordé au Monde par Rodolphe Saadé, dans son bureau au 30e étage de la tour CMA CGM, vue imprenable sur le port. Depuis, le président-directeur général du troisième armateur mondial a livré un duel acharné et arraché à un autre milliardaire, Xavier Niel [actionnaire à titre individuel du Monde], le journal La Provence, principal quotidien du Sud-Est. Pour 81 millions d’euros – une goutte dans l’océan des bénéfices vertigineux de plus de 15 milliards d’euros que réalisera son groupe en 2022 pour la deuxième année d’affilée – « Citizen Saadé », 52 ans, fait ses premiers pas dans le monde des médias. Et figurait dans la liste des candidats au rachat de la chaîne de télévision M6, que Bertlesmann a renoncée à vendre, lundi 3 octobre.

Rodolphe Saadé ne rêve ni de l’Olympique de Marseille ni de l’hôtel de ville. Mais en reprenant La Provence, il se place, qu’il le veuille ou non, dans les traces d’un ex-président du club de football, Bernard Tapie, et d’un ancien maire, le socialiste Gaston Defferre. Si ce dernier, historique propriétaire du Provençal et du Méridional, fusionnés en 1997 dans le titre actuel, utilisait les journaux pour contrôler l’expression politique dans sa ville et faire écho à sa propagande de campagne, l’homme d’affaires, lui, n’aura finalement pas mis son média au soutien d’un come-back électoral. La maladie l’a emporté le 3 octobre 2021.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Rodolphe Saadé, la révolution de l’héritier
A l’aune de ce passé récent, le rachat du grand quotidien marseillais par le premier employeur privé de Marseille – 2 900 des 150 000 salariés mondiaux de la CMA CGM y travaillent – pose la question du rôle de ce nouveau mastodonte dans les rapports de force politiques de la ville. En 2022, La Provence ne tire plus qu’à 70 000 exemplaires et a perdu près de 15 millions d’euros en deux ans. Sa stratégie numérique est confuse. Mais, même exsangue financièrement, forcé de vendre son siège historique début 2021 pour se renflouer, le quotidien reste un lieu de pouvoir.
Incontournable puissance locale
Si le plan de relance imaginé par Rodolphe Saadé, qui prévoit d’y injecter 50 millions d’euros, porte ses fruits, il peut récupérer rapidement une partie de son influence. Pour quel usage ? Difficile de le pronostiquer aujourd’hui. Le patron balaye tout objectif politique. Les « chicayas » marseillaises, stigmatisées par Emmanuel Macron dans son discours du 2 septembre 2021, semblent loin des préoccupations quotidiennes d’un entrepreneur qui, ces derniers mois, a finalisé l’acquisition d’un terminal maritime dans le port de Los Angeles, de 9 % du capital d’Air France-KLM et racheté le leader européen de la logistique automobile Gefco.

Après le Mali, La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso

Après le Mali, La Russie encore derrière le coup d’État au Burkina Faso

Après les manipulations de la Russie au Mali, c’est au tour du Burkina Faso de connaître les mêmes turbulences avec encore un coup d’État. Des manifestations hostiles aussi près de l’ambassade de France. À peu près le même processus qu’au Mali. Tout cela sans doute orchestré par la Russie qui pousse ses pions en Afrique histoire de déstabiliser l’Occident. Pas très compliqué d’organiser une manifestation de rue. On trouve un manifestant rémunéré pour une bière ou 500 francs CFA.

Le problème c’est que la France a dû lamentablement reculer au Mali. Après avoir sauvé ce pays d’une invasion de terroristes, la France a été chassée de façon pitoyable. En cause aussi une politique de défense complètement inadaptée non seulement sous dimensionnée mais qui est négligée les problématiques de sécurité des populations et de développement. En outre l’Europe se désintéresse totalement de ce continent où la Russie et la Chine ne cesse de pousser leurs avantages politiques et économiques.

Au lendemain du putsch, l’ambassade de France au Burkina Faso a donc été la cible de manifestants.

Ces attaques « sont le fait de manifestants hostiles, manipulés par une campagne de désinformation à notre encontre », a estimé l’ambassade : « Toute atteinte à nos emprises diplomatique est inacceptable. Nous appelons les parties prenantes à assurer la sécurité, conformément aux conventions internationales. » Quant aux ressortissants français, ils ont reçu les consignes suivantes : faire preuve de la plus grande vigilance et rester à leur domicile.La plus grande confusion règne au sein même de l’armée

«Les putschistes inscrivent très explicitement leurs actions dans un clivage Russie versus France», relevait samedi Yvan Guichaoua, expert de la région à l’université de Kent, à Bruxelles. «Très étonnant de voir les putschistes déclarer leur flamme si vite à leur  »partenaire stratégique »» privilégié. «On aurait pu imaginer qu’ils prennent le pouvoir d’abord puis fassent monter les enchères», ajoutait-il sur Twitter.

Et l’expert de poser deux hypothèses : «soit bosser avec les Russes était le projet depuis le début et on a affaire à un plan de déstabilisation mûrement réfléchi, soit on invoque de manière opportuniste le clivage France/Russie pour galvaniser les soutiens parce que le projet tangue». Samedi l’ambassade de France à Ouagadougou a donc même été attaquée. La claque est d’autant plus rude pour Paris qu’elle s’inscrit dans une tendance lourde.

«À qui le tour ?» s’interrogeait pleine d’ironie, une source sécuritaire ouest-africaine à l’AFP, en évoquant le coup d’État au Burkina. «Au Sénégal et en Côte d’Ivoire, c’est à bas bruit, mais le vent  »France dégage » souffle également». À terme, la France pourrait devoir quitter le Burkina. Quelque 400 soldats y sont présents avec la force Sabre, des forces spéciales qui forment des soldats burkinabés près de Ouagadougou.

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