Archive pour le Tag 'encore'

Commerce extérieur : encore davantage plombé !

Commerce extérieur : encore davantage plombé !

Le commerce extérieur véritable thermomètre de la compétitivité française est toujours structurellement dans le rouge depuis des années. En moyenne au moins 50 milliards de déficits par an. Un déficit accru avec la crise sanitaire et qui atteint 20,4 milliards d’euros au deuxième trimestre, soit 6,9 milliards de plus qu’au premier trimestre, après un mois de juin qui enregistre un déficit commercial mensuel record de 8 milliards d’euros, ont indiqué les Douanes dans un communiqué.

Ce déficit commercial trimestriel est proche du niveau record connu ( 2011).

 

BHL fait encore son cirque en Libye

BHL fait encore son cirque en Libye

 

BHL qui a largement contribué par son exhibitionnisme médiatique a entraîné la France dans la catastrophe libyenne réitère.IL  a voulu retourner comme en 2011 en Libye pour dit-il rééquilibrer les positions de la France. trop favorable aux forces d’Haftar, l’ami des Emirats, de l’Egypte, de la Russie . En fait un voyage en forme de fiasco puisque l’intéressé a été obligé de repartir rapidement rejeté d’ailleurs par les deux camps qui s’opposent en Libye.

 

Dommage car comme à son habitude BHL avait pris  le soin d’être accompagné d’une cohorte de journalistes et de caméramans. Ce qui est lui a permis de publier un grand reportage dans le dernier numéro de Paris Match ainsi qu’un article dans le Wall Street Journal, retraçant ses récentes mésaventures.

 

BHL davantage homme d’affaires que philosophe ( une fortune de quelque 150 millions grâce à ces différentes sociétés ), plus activiste des médias que militant humaniste s’est encore planté. Cette fois c’est moins grave que lorsque la France a contribué à déstabiliser complètement le pays pour éliminer

l’exécrable colonel Kadhafi mais qui avait l’avantage de tenir le pays aujourd’hui engagé dans la division et la guerre sans fin.  Un voyage inutile, ridicule, une nouvelle forme d’exhibitionnisme de la part de ce philosophe aux conceptions un peu trop simplistes et binaires du fait notamment qu’il consacre l’essentiel de son temps au business et aux représentations médiatiques.

Coronavirus : encore 1.346 nouvelles contaminations

Coronavirus : encore 1.346 nouvelles contaminations

 

1.346 cas supplémentaires de contamination au coronavirus en l’espace de 24 heures, portant à 187.919 le nombre de cas confirmés depuis le début de l’épidémie, a annoncé vendredi soir la direction générale de la santé (DGS).

Onze décès supplémentaires ont par ailleurs été enregistrés en 24 heures, portant le bilan global de l’épidémie à 30.265 morts, selon les données centralisées par la DGS.

La France, au coeur de l’été, observe une accélération de la diffusion du virus depuis le milieu de la semaine dernière avec une moyenne de l’ordre de 1.060 nouveaux cas par jour depuis le 22 juillet contre 560 sur les 21 premiers jours du mois.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection Covid-19 continue de baisser, à 5.298 vendredi contre 5.375 la veille, et revient au niveau du 20 mars.

Dans les services de réanimation, les chiffres sont également repartis à la baisse avec 371 lits occupés. Jeudi, la DGS avait relevé un lit occupé de plus en réanimation, à 381 contre 380 la veille, interrompant un recul constant depuis le pic atteint le 8 avril.

Un conducteur de bus encore attaqué à Orléans

Un conducteur de bus encore attaqué à Orléans

 

Nouvelle attaque d’un chauffeur de bus par un usager (après celle de Bayonne où le conducteur a été massacré). On peut supposer qu’une fois de plus le ministre de l’intérieur ou un sous ministre se rendra à Orléans pour exprimer sa compassion et menacer de sanctions l’auteur d’une violence qu’il jugera intolérable puis on passera à une autre actualité  sans avoir pris autant de mesures efficaces pour lutter contre ces incivilités comme dirait Macron ( alors qu’il s’agit de délits, de meurtres et de crimes). Un mineur a en effet été interpellé et placé en garde à vue jeudi 30 juillet pour avoir frappé mardi à Orléans un conducteur de bus qui lui avait demandé peu auparavant de porter un masque dans le véhicule, a indiqué le parquet d’Orléans. L’agresseur présumé, sans casier judiciaire mais connu de la justice, a été placé en garde à vue «pour violence sur personne chargée d’une mission de service public».

Le conducteur de Tao (réseau des transports en commun de la Métropole d’Orléans, groupe Keolis) s’est vu prescrire quatre jours d’ITT (incapacité totale de travail) en raison, notamment, d’une blessure à un œil. «Il (l’agresseur présumé, NDLR) monte dans le bus au niveau de la gare routière. Le chauffeur lui fait remarquer que le port du masque est obligatoire. Il remonte alors son T-shirt au niveau de son visage et se dirige vers le fond du bus. Il revient quelques instants plus tard, cette fois avec un masque et assène plusieurs séries de coups au conducteur», a révélé le parquet.

Croissance Chine: l’activité sort encore du rouge

Croissance Chine: l’activité sort encore du rouge

 

La croissance du secteur manufacturier seront encore du rouge en juillet. Pour l’ensemble de l’activité la Chine pourrait bien être un des rares pays à afficher une croissance légèrement positive de l’ordre de 1 %. On est cependant loin des 6 à 7 % absolument nécessaires en Chine pour éviter la crise économique et sociale.

L’indice PMI manufacturier officiel a progressé à 51,1 en juillet contre 50,9 le mois précédent, à un plus haut depuis mars, alors que les analystes anticipaient un ralentissement de l’activité avec un indice à 50,7.

Berceau de la pandémie de coronavirus, la Chine est parvenue à quasiment contrôler la crise sanitaire pour procéder au déconfinement après des semaines de paralysie économique, même si elle fait désormais face à un regain des infections sans précédent depuis plusieurs mois.

Les nouvelles commandes à l’exportation ont à nouveau décliné, mais à un rythme moins important qu’au cours des derniers mois, soulignant les pressions continues sur la demande étrangère.

Une enquête officielle distincte, dont les résultats ont aussi été communiqués vendredi, montre que l’activité du secteur des services a elle ralenti en juillet, avec un indice PMI de 54,2 contre 54,4 en juin.

Encore une caricature du plan en France

Encore une caricature du plan en France

 

Thierry Aimar ,docteur en sciences économiques, sollicite Hayek pour démolir de façon caricaturale le concept de plan en général et en France en particulier qui serait même menacé de dictature ! L’économiste n’y va pas de main morte affirmant  le plan serait porteur de tares cognitive, éthique, politique. Un hymne un peu simpliste au marché comme réponse à tous les problèmes de la société.

L’économiste libéral Friedrich Hayek était contre la planification. Que lui reprochait-il ?

L’organisme de planification est confronté à un problème cognitif. Pour atteindre ses objectifs économiques, il lui est nécessaire d’obtenir, de centraliser et de contrôler un ensemble d’informations qui se trouvent dispersées dans une multiplicité de cerveaux individuels. Dans une société aussi complexe, dynamique et innovante que la nôtre, exigeant une réactivité et des réajustements permanents pour coordonner de manière efficace les activités, ce type de planification est destiné à échouer. Pour réussir, les planificateurs auraient besoin de plus d’informations qu’ils ne peuvent épistémologiquement en obtenir.

« L’ordre spontané » permis par la liberté d’initiative des individus incarne une richesse cognitive et une puissance de coordination avec laquelle aucune organisation planifiée ne saurait rivaliser, malgré tous les moyens technologiques désormais à disposition

 

Il ne faut pas confondre l’information transmissible par des canaux et le savoir tacite. Celui-ci est constitué par les savoir-faire, les représentations subjectives, les anticipations des différents acteurs individuels construites à partir de leur propre histoire individuelle et locale. Or, ce n’est pas le langage ou des procédures de communication formalisées qui permettent de transférer cette connaissance enfouie dans leur cerveau. Le Plan est donc incapable d’y avoir accès. C’est seulement en respectant la liberté d’initiative des individus et en laissant cours à leurs activités entrepreneuriales, qu’elles peuvent être socialement mobilisées.

Ces multiplicités d’intelligences décentralisées se cristallisent alors dans des prix, des règles, des traditions qui, en se diffusant dans le corps social, donnent lieu à ce que Hayek appelle un « ordre spontané ». Celui-ci incarne une richesse cognitive et une puissance de coordination avec laquelle aucune organisation planifiée ne saurait rivaliser, malgré tous les moyens technologiques désormais à disposition. Il constitue le seul moyen de gérer la complexité et de coordonner des millions d’activités dans un univers globalisé et toujours plus imprévisible.

C’était d’ailleurs au nom de ce savoir tacite, cette connaissance non formalisable que Hayek avait anticipé dès l’entre-deux-guerres l’inefficacité toujours plus grande des systèmes d’économie planifiée de l’URSS, appliqués à toute l’Europe de l’Est après la Seconde Guerre mondiale. Débordés par la complexité de l’information nécessaire à la réussite de la planification, ces systèmes ont fini par imploser.

Le problème de la planification est-il seulement cognitif pour Hayek ?

Il est aussi politique et éthique. La planification impose de la rigidité aux agents qui les empêche d’adapter leurs activités aux changements inévitables d’informations qui affectent leur environnement. Si le Plan devait laisser aux individus leur pleine liberté d’action et d’initiative, cela l’obligerait à réviser continuellement ses objectifs sans pouvoir espérer les réaliser un jour. Tout Plan exige du statisme. Il fige la décision et place ainsi les agents économiques dans des carcans. Pour Hayek, c’est justement parce que ses objectifs sont continuellement challengés par des initiatives privées qui le débordent, que le plan a besoin d’étendre son contrôle sur toutes les activités individuelles « dissidentes ». Si on le laisse développer ce contrôle, c’est toute l’économie de marché qui doit disparaître. Pour Hayek, cette logique conduit à la fameuse Route de la servitude qu’il dénonçait dès 1944. Le Plan n’est pas la réponse aux écueils du marché ; au contraire, c’est le Plan qui augmente les inefficacités du marché en l’empêchant de s’auto-organiser de manière efficace.

La crise a créé beaucoup d’angoisse, et par atavisme, beaucoup de gens pensent que la solution viendra de l’autorité politique qui apparaît de nouveau comme un ange gardien censé veiller sur notre sécurité et assurer une stabilité éternelle en nous protégeant du marché

La crise du coronavirus n’a-t-elle pourtant pas révélé que nous avions besoin de nous organiser si nous voulions garder en France la fabrication de médicaments par exemple ?

La Covid-19 est l’exemple d’un événement imprévisible. Geler des ressources en fonction d’un événement dont la probabilité ne peut pas être définie n’est pas synonyme d’efficacité économique globale, bien au contraire. Si on applique un raisonnement par l’absurde, anticiper la possibilité qu’un jour des extraterrestres cherchant à nous détruire devrait nous conduire à consacrer la majeure partie du PIB mondial à la défense militaire. Quand on parle de la Covid-19 comme le signe d’un échec de la mondialisation et de l’absence de décision politique, on se trompe totalement de combat. Le politique n’a pas plus d’informations que le marché pour prévoir des événements imprévisibles. Au contraire, ce serait plutôt grâce au marché que l’on réussit à s’ajuster le moins mal possible aux événements imprévisibles en libérant les initiatives et en multipliant les adaptations locales et décentralisées. La Covid-19 reprend en Chine. Il n’y a donc pas de gestion ou de prévision plus efficace dans un pays dirigiste. En revanche, la privation de liberté est beaucoup plus grande que dans les pays régis par les règles de marché.

Pourquoi le Plan revient-il aujourd’hui, les gens ont-ils besoin d’être rassurés ?

C’est en effet pour des raisons psychologiques. La crise a créé beaucoup d’angoisse, et par atavisme, beaucoup de gens pensent que la solution viendra de l’autorité politique qui apparaît de nouveau comme un ange gardien censé veiller sur notre sécurité et assurer une stabilité éternelle en nous protégeant du marché. C’est évidemment une pure utopie qui fait abstraction de l’immense littérature qui a démontré depuis un siècle les limites cognitives ainsi que les dégâts politiques d’une gestion étatique et planifiée de l’économie. C’est d’autant plus vrai aujourd’hui dans le cadre d’une société qui se caractérise par des changements technologiques et institutionnels gigantesques. Le mythe de l’Etat paternaliste qui débarrasse les citoyens du risque a historiquement mené au totalitarisme. Il est sans doute temps de relire Hayek.

Acharnement juridique : Patrick Balkany encore poursuivi

Acharnement juridique : Patrick Balkany encore poursuivi

Il y a l’acharnement thérapeutique qui maintient en vie de manière un peu artificielle mais il y a aussi l’acharnement juridique qui maintient en état d’accusé permanent. Balkany en est encore victime. On lui reproche injustement sans doute d’avoir utilisé trois ou quatre fonctionnaires qui lui servaient de chauffeur y compris pendant ses vacances aux Antilles. La justice évidemment ne comprend pas qu’un maire de Levallois ne peut conduire lui-même sa voiture même lorsqu’il est en vacances aux Antilles. Dans d’autres affaires Balkany aurait aussi utilisé certains fonctionnaires dans ses différents résidents pour des besoins privés . Balkany pourrait très bien justifier que lui-même et ses anciens fonctionnaires pratiquaient le télétravail depuis longtemps.

 

L’accusation de détournement de fonds publics paraît surprenante puisque l’épouse de l’ancien maire de Levallois-Perret a toujours affirmé avec force : « que pas un sou d’argent public n’avait été détourné . En la circonstance il s’agit d’un faux détournement d’agent public pour un déplacement professionnel dans une commune voisine …. aux Antilles . En dépit de cela, « L’ancien maire de Levallois-Perret Patrick Balkany a de nouveau été mis en examen pour détournement de fonds publics, a appris ce vendredi franceinfo de source judiciaire, confirmant une information du journal Le Parisien. Cela concerne l’emploi de quatre salariés de la mairie de la commune qu’il dirigeait dans les Hauts-de-Seine – trois policiers municipaux et un agent contractuel – qui lui servaient de chauffeur pendant son mandat.

 

L’affaire a débuté en 2012 quand le parquet de Nanterre a reçu une lettre dénonçant des dérives dans le fonctionnement de la police municipale de Levallois-Perret. Une instruction a été ouverte un an et demi plus tard.

En 2013, après des perquisitions de la PJ à l’hôtel de ville, Patrick Balkany s’était justifié sur Facebook en affirmant qu’un « policier municipal est, en toute légalité et conformité administrative, détaché au cabinet du maire pour assurer les fonctions de chauffeur de sécurité ». Alors que l’ancien maire était accusé d’avoir utilisé deux policiers comme chauffeurs privés notamment lors de vacances aux Antilles, il a assuré avoir invité « sur [ses] deniers personnels » un policier.

Encore un avenir pour l’industrie française ?

Encore un avenir pour l’industrie française ?

C’est l’interrogation d’Olivier Minaud, Directeur des opérations chez Wilo France dans une chronique de la tribune.

La part de l’industrie manufacturière dans l’économie française a diminué de moitié, de 22,3 % à 11,2 %, alors que sur la même période le secteur tertiaire a, à l’inverse, pris davantage de poids dans l’économie française. La diminution de la part de l’industrie dans le PIB a surtout été marquée entre 2000 et 2007 en raison notamment de la baisse des prix des biens de l’industrie qui nécessitent de moins en moins de travail humain, et entre 2007 et 2014 car l’industrie manufacturière, en particulier traditionnelle comme la sidérurgie, les chantiers navals, a été durement touchée par la crise économique.

« En tant qu’industriels, nous figurons parmi les professionnels les mieux préparés à une crise sanitaire. La gestion des risques et la protection des équipes font partie intégrante du quotidien. C’est pourquoi il a été possible de rapidement mettre en œuvre des mesures sanitaires pour assurer la santé des collaborateurs, puis s’adapter pour maintenir une activité. Ce fut le cas de l’ensemble des industries de première nécessité, mais aussi de nombreuses industries de « seconde ligne », celles produisant des biens d’utilité publique et qui ont décidé de maintenir leur usine ouverte pour continuer de respecter leurs engagements sociétaux et économiques.

Dans la gestion de cette crise, la confiance apparaît comme le premier facteur clé de réussite pour de nombreux industriels. La confiance dans un réseau de partenaires d’abord, qu’il s’agisse de fournisseurs de composants ou bien de sociétés de services et de maintenance, qui a permis d’adapter intelligemment et de concert les niveaux d’activité. Mais aussi, la relation de confiance nouée avec les collaborateurs, les partenaires sociaux et les instances représentatives du personnel, sans laquelle il aurait été difficile de faire respecter des mesures, parfois strictes, dans le but de préserver la santé tout en maintenant l’activité. C’est cette même confiance qui permet la bonne gestion des cas personnels de chaque collaborateur lorsque nécessaire et la mise en place d’organisation du travail plus flexible. Enfin, la confiance accordée par les clients en l’entreprise, ses valeurs et ses capacités de production et livraison, est cruciale pour sécuriser les carnets de commandes.

Cette confiance est issue d’une culture d’entreprise qui se bâtit dans le temps et s’appuie sur la cohérence économique, sociale et environnementale du projet. Elle constitue une base stable et solide et semble être un facteur sine qua non pour traverser les possibles crises.

Le deuxième facteur clé de réussite, mis en exergue par cette nouvelle crise, est l’agilité. Les méthodes de travail doivent être repensées en ce sens. Dans des marchés si tendus, l’hyperréactivité est de mise et elle ne se fera pas sans polyvalence. D’un côté, les directions doivent être en mesure d’adapter les organisations de travail aux conditions en temps réel et, de l’autre, les collaborateurs doivent être formés et acquérir les compétences nécessaires afin de pouvoir s’adapter à un environnement de travail plus flexible mais aussi afin de préserver leur employabilité dans une industrie en pleine transformation.

 

L’agilité, c’est également ce qui a permis à de nombreuses entreprises non-familières avec le télétravail de déployer des accès distants robustes et sécurisés en un temps record. Il a souvent été dit que le monde du travail, tel que nous le connaissions jusqu’ici, est d’ailleurs devenu obsolète depuis l’instauration massive du télétravail. Mais cela mériterait d’être nuancé. Penser que le télétravail fonctionnera forcément sur le long terme, car il a su le faire pendant un trimestre ne reflète pas la complexité du monde du travail. Pour éviter un possible décrochage, nous devons à présent nous mettre autour de la table pour savoir comment utiliser l’expérience de ces derniers mois afin de mieux travailler et collaborer à l’avenir. Notre économie est déconfinée peu à peu, il faut à présent déconfiner le travail de manière progressive, en prenant du recul sur la situation pour allier technologie, collaboration et lien social.

La régionalisation des productions est depuis plusieurs années déjà une tendance importante, pour des raisons aussi bien économiques qu’écologiques. La crise que nous connaissons est venue accentuer cette tendance via une prise de conscience forte des citoyens quant aux enjeux environnementaux et aux enjeux de sécurité d’approvisionnement national et européen. Pour relever ce défi et respecter ses responsabilités, l’industrie française, et plus largement européenne, doit s’adapter afin d’éviter une récession.

Le secteur industriel français est marqué par la présence de grands groupes renommés, mais il est également porté par une multitude d’entreprises de tailles intermédiaires, ainsi qu’un maillage de petites entreprises spécialisées dans le secteur des services industriels (laverie, entretien, etc.). Et c’est précisément ce maillage que nous avons la responsabilité de préserver aujourd’hui. En temps de crise, les industriels tendent à réduire, voire annuler, certains contrats auprès de partenaires externes afin de se concentrer sur leur cœur de métier. Une récession pourrait venir mettre à mal temporairement cet écosystème d’emplois et causer la fermeture de certaines entreprises de petites tailles.

Pour éviter cela, la vie industrielle doit reprendre son cours au plus tôt, en respectant les mesures de gestion du risque sanitaire. À ce titre, reprendre dès à présent les recrutements est primordial, y compris les contrats d’apprentissage. L’attrait pour une industrie plus responsable est un facteur clé pour le recrutement des nouvelles générations. Pour faire prospérer l’industrie française, la formation est donc l’un des enjeux majeurs. Pourtant, elle risque d’être mise à mal par les difficultés financières des industriels. Toute une génération d’apprentis ne pourrait, potentiellement, pas être formée dans de bonnes conditions.

Cette crise a entraîné une prise de conscience face à la nécessité d’apporter plus de cohérence dans nos politiques et nos projets industriels. De nouvelles vocations vont naître de ce terreau fertile. Les métiers industriels sont des métiers d’avenir. Animés par des enjeux en matière d’amélioration de conditions de travail, d’impact environnemental ou encore de sécurité d’approvisionnement, ils sont porteurs de sens.

À la crise sanitaire va probablement se succéder une crise économique et, à terme, une crise écologique. L’industrie pourrait cascader de crises en crises si nous n’agissons pas. Les plans nationaux de relance sont, sans nul doute, nécessaires sur le court terme, mais ils ne sont pas suffisants ou fiables sur le long terme. Pour faire face à de grandes puissances industrielles étrangères ayant établi des stratégies claires, les gouvernements européens doivent s’engager sur des plans d’investissement visant à résoudre les problématiques actuelles tout en dessinant l’industrie de demain. Un véritable projet industriel européen doit naître, axé sur la sécurité, la réduction de l’impact climatique et le respect des valeurs humanistes qui nous définissent.

Fusillade à Nice: encore des promesses

Fusillade à Nice: encore des promesses

 

C’est le rituel habituel, après des crimes très médiatisés, le ministre -voire le Premier ministre -se rend sur place pour manifester sa compassion et promettre qu’à l’avenir cela ne se reproduira pas. Après la fusillade en plein jour à Nice entre bandes de trafiquants, d’armada n’a pas failli à la tradition. Un petit tour sur place, des mesurettes et la promesse que tout va changer. La vérité,  c’est que l’État de droit a disparu depuis longtemps dans certains quartiers sensibles abandonné complètement à l’économie de drogue et à l’insécurité. Une nouvelle fois les propos du ministre paraissent bien désuets  “L’ensemble des élus et tous les citoyens sont partout chez eux en République. Il n’y a pas de zones de non-droit, il n’y a pas d’endroits où on ne va pas en République”, a déclaré Darmanin devant la presse.

“Je viens là où la police fait son travail, parfois un travail difficile, reprendre des mètres carrés aux trafiquants de drogue qui empoisonnent la vie des quartiers.”

Gérald Darmanin a précisé que le Premier ministre Jean Castex se rendrait samedi dans la métropole de la Côte d’Azur, accompagné de lui-même et du ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti, et qu’il “ferait des annonces” dans le domaine de la sécurité.

Roundup-États-Unis : Bayer encore condamné

Roundup-États-Unis : Bayer  encore condamné

 

Bayern n’a sans doute pas fini avec l’héritage judiciaire de l’affaire du round up. Une affaire qui pourrait lui coûter encore beaucoup plus cher qu’initialement. Bayer avait racheté le round up à Monsanto pour la somme faramineuse de 63 millions de dollars mais a récupéré en même temps toutes les poursuites judiciaires engagées dans plusieurs pays notamment aux États-Unis , au total la facture risque d’être très salée. Ainsi suite à l’action en justice d’un seul plaignant, le jury de San Francisco a confirmé une forte indemnisation.

La cour a toutefois réduit de 74%, à 20,5 millions de dollars, les indemnités que Bayer devra verser au plaignant Dewayne Johnson, qui s’était vu accorder 289,2 millions de dollars d’indemnités par un jury de San Francisco en août 2018.

Cette affaire ne règle pas tous les contentieux de Bayer à propos du Roundup et est distincte de l’accord à hauteur de 10,9 milliards de dollars conclu le mois dernier par le groupe allemand pour mettre fin à près de 100.000 litiges aux Etats-Unis.

Bayer a hérité lors du rachat de Monsanto pour 63 milliards de dollars, en 2018, des poursuites engagées contre le Roundup et d’autres produits à base de glyphosate.

Dans un communiqué, le groupe a qualifié la décision de lundi de “pas dans la bonne direction” mais a fait savoir qu’il pourrait saisir la Cour suprême de Californie, estimant le verdict en contradiction avec les preuves et la loi.

Bayer continue de considérer que le Roundup ne présente pas de dangerosité pour ses utilisateurs.

La cour d’appel a estimé que le plaignant avait présenté des preuves “abondantes” montrant que le glyphosate, de même que d’autres ingrédients composant les produits Roundup, était à l’origine de son cancer.

Dans sa décision de 86 pages, elle a toutefois estimé que le montant des indemnités devait être réduit car la loi californienne ne prévoyait pas d’attribution de dommages et intérêts pour une espérance de vie raccourcie.

L’avocat de Johnson a qualifié la décision de la cour de victoire majeure pour son client malgré tout.

BAC France: un Taux de réussite de 91,5% a-t-il encore un sens ?

BAC France: un Taux de réussite de 91,5% a-t-il encore un sens ?

Un taux de réussite qui a progressé de près de 14.points avec un succès de 91,5 %. Evidemment une satisfaction pour les élèves mêmes si certains ont bénéficié de l’effet du Coronavirus. Un effet qui s’est traduit par une modification de l’évaluation qui repose désormais surtout sur le travail continu de l’élève. La question est de savoir si le bac ne va pas s’orienter définitivement vers cette formule de contrôle continu.-Deuxième interrogation, celle concernant l’avenir d’un certain nombre d’élèves récompensés mais qui n’auront peut-être pas tout à fait le niveau poursuivre des études supérieures. Avec aussi le problème de la capacité des universités à accueillir autant de monde. Le taux d’admission au baccalauréat 2020, marqué par la crise du coronavirus, atteint cette année 91,5% avant rattrapage, soit 657.300 des 718.000 lycéens qui ont pu présenter des notes de contrôle continu pour toutes les épreuves obligatoires, a annoncé mardi le ministère de l’Education nationale.

“Au total, 657.300 candidats sont reçus à l’issue du premier groupe, soit 92.800 de plus qu’en juin 2019. Le taux d’admis à l’issue du premier groupe atteint 91,5%. Il est en hausse de 13,7 points par rapport à celui de juin 2019”, a précisé le ministère dans un communiqué.

Le nombre de candidats ajournés est de 19.700 candidats (2,7%, soit 5,2 points de moins qu’en juin 2019). Celui des candidats qui passeront les épreuves de rattrapage s’élève à 40.900, a-t-il ajouté.

Transport aérien : catastrophe encore à venir

Transport aérien : catastrophe encore à venir

« La phase de sommeil a coûté beaucoup d’argent, mais nous avons su l’encaisser. La phase de redécollage, en revanche, peut tuer des compagnies car personne ne sait combien de temps elle va durer », explique Marc Rochet, le responsable du pôle aérien du Groupe Dubreuil, maison mère d’Air Caraïbes et de French Bee. Le problème est en effet celui du point d’équilibre avec sans doute une fréquentation qui va mettre plusieurs années avant de revenir à son niveau de 2019. En attendant les compagnies vont perdre de l’argent.

 

Frappé de plein fouet, le transport aérien a vécu un printemps cauchemardesque, avec son cortège d’avions cloués au sol, ses aéroports fantômes et ses frontières fermées. Un scénario ubuesque, dont les chapitres les plus sombres restent, hélas, à écrire. Car aussi désastreux fut-il, cet incroyable « shutdown » ne sera pourtant pas la période la plus douloureuse pour les compagnies aériennes. Le pire est à venir. Même si les recettes ont été réduites à néant, même si 62 milliards de dollars de cash ont été brûlés par l’ensemble des transporteurs aériens d’avril à fin juin, même si les plans sociaux s’enchaînent, les mesures de soutien prises par un grand nombre d’États ont permis d’éviter des faillites en série. La reprise s’annonce beaucoup plus périlleuse.

Municipales Strasbourg : encore une écolo à la tête de la mairie

  • Municipales Strasbourg : encore une écolo à la tête de la mairie
  • Phénomène relativement nouveau en France: encore une femme et une écolo qui prend la tête d’une grande ville. Jeanne Barseghian est devenue samedi officiellement la première maire écologiste de Strasbourg, déclarant «l’état d’urgence climatique» pour la ville alsacienne dont elle veut faire «la capitale européenne de la transition écologique, sociale et démocratique».
  •  «Je porterai de manière indissociable la réponse aux trois grands défis qui sont devant nous: le défi écologique, le défi social et le défi démocratique», a déclaré la nouvelle maire, après avoir obtenu 53 votes favorables. Onze conseillers se sont abstenus. «Notre environnement nous envoie des signaux de plus en plus forts et de plus en plus fréquents et il n’est plus question de détourner le regard. C’est le moment de regarder le monde tel qu’il est et de poser des actes forts, ambitieux et collectifs», a affirmé la juriste de 39 ans.
  • Jeanne Barseghian a présenté, dès ce premier conseil municipal, une déclaration d’«état d’urgence climatique» pour Strasbourg, comme l’ont déjà fait certaines villes comme Paris ou Barcelone. «Cette déclaration marque mon ambition en matière de transition écologique du territoire», a-t-elle expliqué. Émue aux larmes en fin de discours en s’adressant à sa famille présente dans l’hémicycle du conseil municipal, la nouvelle maire de Strasbourg a reçu l’ovation debout de l’ensemble des conseillers municipaux, y compris d’opposition.

Sarkozy : les révélations du parquet financier vont encore enfumer les dossiers Sarkozy

Sarkozy: les révélations du parquet financier vont encore enfumer les dossiers Sarkozy

Il est clair que la révélation d’enquête menée auprès d’avocats par le parquet national financier va complexifier le dossiers Sarkozy. En droit en effet,  l’institution juridique, parquet national financier ou non, ne peut en effet faire des investigations dans le dossier des avocats. Du coup, cette affaire va plutôt arranger Sarkozy qui pourra se prévaloir d’un délit d’illégalité dans  des affaires dans lesquelles il est impliqué. Les avocats ne vont pas manquer médiatiquement d’étouffer le fond par cette erreur d’investigation judiciaire.

Du coup le parquet financier national pourrait même mais être mis en cause avoir échappé aux règles de droit concernant la défense Un péché originel que le parquet national financier (PNF) n’a pas fini d’expier. Il en est finalement du parquet national financier comme de la cour de justice de la république réservée aux membres du gouvernement. Ces institutions judiciaires n’échappent pas en faite aux pressions politiques au financières qu’elles sont pourtant en charge de juger. Six ans après sa création, le voici englué par les deux affaires politico-financières qui ont fait sa gloire médiatique et désormais le marquent au fer rouge : celles des écoutes de l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy et des emplois fictifs concernant son ancien premier ministre François Fillon. L’une, à quelques mois de son procès, l’autre à quelques jours d’un verdict très attendu.

Après les déclarations de son ex-dirigeante, Éliane Houlette, sur des pressions de sa hiérarchie lors de la dernière présidentielle, Le Point révèle que lors de l’affaire Sarkozy, le PNF a exploité les fadettes des ­cabinets des plus grands pénalistes, à savoir Hervé Temime, Éric Dupond-Moretti - qui annonce porter plainte -, Jean Veil, Pierre Haïk, Jacqueline Laffont.

Sondage popularité : Macron encore en baisse, Philippe encore en hausse

Sondage popularité : Macron encore en baisse, Philippe encore en hausse

 

Lee Président perd un point et ne compte que 38% de Français satisfaits de son action, le Premier ministre gagne 4 points et atteint les 50% de satisfaits. Douze points de différence donc. « C’est un tournant, estime Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop dans notre baromètre pour le mois de juin. Sauf en octobre 2018, jamais l’écart n’a jamais été aussi important. Philippe vit un petit état de grâce ». Alors que beaucoup annoncent un vaste remaniement entre le 29 juin et le 14 juillet, se séparer de Philippe devient de plus en plus compliqué.

Certaines baisses du chef de l’Etat sont spectaculaires. Macron perd 14 points chez les 18-24 ans (il passe de 59% à 45%), sans doute en cause du décalage entre les manifestations contre le racisme qui tranchent avec sa mise en garde contre le « séparatisme ». Il chute également chez les commerçants, artisans et chefs d’entreprise. De 46 % de satisfaits, il tombe à 27%.  Autre mauvaise nouvelle : le chef de l’Etat ne récolte plus que 60% d’opinions favorables chez sont alliés du Modem. C’est encore un bon socle mais, il y a encore un mois, ce chiffre était de 78%. La question de la gestion des masques et de la sincérité de sa parole est souvent soulevée par les sondés et fait perdre des points à Macron. « Rien de positif ne lui est attribué sur la déconfinement », relève Dabi.

Avec la crise sanitaire, Macron avait gagné 11 points dans le baromètre Ifop-JDD. Depuis, il ne cesse de baisser. Philippe, lui, progresse de mois en mois. « L’image de Philippe se construit en décalque avec celle d’Emmanuel Macron », souligne Dabi. Seuls les sympathisants LREM insistent sur la complémentarité plutôt que sur les antagonismes.

Côté Philippe, le bond est particulièrement notable dans les secteurs de la population qui votent généralement le plus à droite : il prend 12 points chez les plus de 65 ans et 8 points chez les retraités. Logiquement, il gagne 7 points chez les sympathisants de droite (de 64 à 71% de satisfaits). « Il est incontournable à droite, note Dabi. C’est la pierre angulaire de l’édifice macronien et du changement de base électorale qui a s’est produit pendant le quinquennat ». « Son courage » et son « parler-vrai » reviennent souvent quand les sondés évoquent la crise.

France: une situation encore plus grave qu’ailleurs

France: une situation encore plus grave qu’ailleurs

 

 

Tous les indicateurs sont au rouge en France aussi bien en ce qui concerne les perspectives de croissance avec une baisse au moins égal à 10 % pour le PIB Une augmentation du chômage qui passerait à près de 12 % sans parler de la détérioration considérable des comptes publics avec un endettement de 120 % du PIB. La France sera sans doute l’un des pays les plus touchés au monde du fait un particulier de mesures de confinement à la fois trop tardive et mal adaptées.

 

Pour l’INSEE, les prévisions sont en ligne avec celles du gouvernement, les économistes tablant sur un effondrement du produit intérieur brut (PIB). L’activité économique, profondément abîmée par huit semaines de confinement, se replierait de 10,3 % cette année.

Alors que le pic du choc est désormais derrière nous, les entreprises redémarrent doucement, constate désormais l’institution. «Alors qu’il y a un mois nous avions estimé à environ – 27 % la perte de PIB sur une semaine-type de confinement en avril par rapport au niveau d’avant crise, notre nouvelle estimation pour une semaine-type d’activité fin mai se situe autour de – 17 %», écrivent les économistes de la banque centrale. «Les perspectives sur les prochains mois sont en amélioration » mais l’institut reste très prudent car les incertitudes sont très grandes notamment concernant l’évolution de la confiance des investisseurs, des entreprises et surtout des ménages qui manifestement pour l’instant je les en partie leur épargne plutôt que de consommer en prévision des jours sombres qui s’annoncent notamment concernant l’emploi et le pouvoir d’achat. Pourquoi une telle situation aussi dramatique au plan économique et social cela d’autant plus que le gouvernement avait pris à sa charge une grande partie du chômage partiel. Sans doute du fait de décisions technocratiques prises sans considération des réalités locales sectorielles et professionnelles.

Bref luttait partout de la même manière dans tous les secteurs en dépit des considérations géographiques, humaines et économiques. Du coup la France détient l’un des principaux records de contaminer avec en plus une économie à plat.

 

Industrie automobile : la crise a durer 10 ans

 

Selon les consultants du cabinet AlixPartners., près un pic des ventes à 2,7 millions de véhicules en 2019, celles-ci vont tomber à 1,8 million en 2020. Elles retrouveraient en 2022 leur niveau de 2016, soit 2,4 millions d’unités vendues. Le retour de la croissance n’étant pas attendu avant 2030. Le marché «ne devrait pas être en croissance malgré le maintien des lancements de nouveaux véhicules», estime Laurent Petizon, le directeur associé d’AlixPartners.

La France ne se relèvera pas au même rythme que l’Europe, dont les ventes devraient croître de 7,7 % par an de 2020 à 2025. D’après les prévisions d’AlixPartners, le marché sera soutenu par les ventes de SUV – électrifiés pour la plupart – qui devraient en 2030 représenter 43 % du marché, contre 21 % en 2015. Autre effet de la crise du Covid-19, le volume de production dans l’Hexagone va plonger à 1,5 million d’unités (2,2 millions en 2019) et se stabiliser à 1,8

 

Plusieurs concertations ont lieu avec les partenaires pour soutenir l’emploi, dont une sur les modalités d’un dispositif d’activité partielle, qui sera mis en place par un accord collectif d’entreprise ou de branche. Il donnerait lieu à une indemnisation en contrepartie du maintien dans l’emploi.

En avril, 8,6 millions de salariés étaient au chômage partiel, a rappelé la ministre, qui n’a pas encore les chiffres de mai.

Depuis le début de la crise en mars, le gouvernement a mis en place un régime exceptionnel de chômage partiel pour éviter les licenciements.

Depuis le 1e juin, la prise en charge par l’État et l’Unedic a baissé de 100% à 85% de l’indemnité versée au salarié, à l’exception des secteurs faisant l’objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

« Ce dispositif permettra de garder son emploi, à l’entreprise de garder ses compétences », a expliqué la ministre.

 

Parmi les contreparties pour l’entreprise, le maintien dans l’emploi mais aussi,  »s’il y a une baisse de salaire pendant la crise (à l’issue de la crise, NDLR), on fait plus d’intéressement. Ce sera négocié dans l’entreprise ».

 

La BCE : va augmenter encore son plan de relance

La BCE : va augmenter encore son plan de relance

interrogé devant le Parlement européen, Christine Lagarde ,s’était défendue avec un certain talent pour défendre la politique très accommodante de la banque centrale européenne. Elle avait même indiqué qu’elle était prête à apporter toutes les assurances voulues à la très contestataire Bundesbank. Mais l’opposition entre ces deux institutions n’est sans doute pas terminée dans la mesure où la BCE va sans doute encore accroître son volume d’intervention. L’objectif est de limiter le plus possible une baisse de croissance qui devrait être d’environ 8 % pour l’ensemble de l’union européenne; une baisse qui aura forcément de graves conséquences économiques notamment en termes de défaillance mais aussi en terme social avec des vagues inédites de licenciement qui vont  peser sur la demande., donc sur la croissance

.

L’enquête réalisée par Reuters entre le 8 et 11 juin, donc après la levée des mesures de confinement dans la majorité des pays de la zone euro, montre que les trois quarts (31 sur 41) des économistes pensent que la banque centrale ne s’arrêtera pas là.

La BCE devrait encore gonfler son programme de rachats de dette d’ici la fin de l’année, d’après 23 économistes, dont neuf prévoient une telle annonce entre juillet et septembre.

D’autres estiment que la BCE pourrait étendre ses achats à des obligations d’entreprises tombées en catégorie spéculative pendant la pandémie, ajuster les paramètres de la modulation du taux de dépôt négatif ou octroyer des prêts aux banques commerciales à des taux encore plus bas qu’aujourd’hui.

“Nous pensons que le PEPP sera maintenu pendant encore très longtemps, ce qui est crucial car les Etats émettront davantage (de dette) pour soutenir leurs économies. La BCE devra donc en acheter davantage”, a déclaré Marco Valli, responsable de la recherche macro chez UniCredit.

“Nous nous attendons à un rebond économique assez fort au second semestre après un très mauvais premier semestre. La plupart des gens sous-estiment probablement l’ampleur de la contraction au deuxième trimestre”, a ajouté Marco Valli.

La contraction du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays ayant adopté la monnaie unique est attendue à 12,5% au deuxième trimestre selon l’enquête de Reuters, contre une précédente prévision de -11,3%.

Le PIB devrait ensuite rebondir de 7,9% au troisième trimestre puis de 3,1% au quatrième.

Sur l’ensemble de l’année, le PIB de la zone euro devrait ressortir en baisse de 8,1% d’après l’enquête réalisée auprès de 90 économistes, avant un rebond de 5,4% en 2021. Une projection par ailleurs tout à fête approximative car elle reposera surtout sur la confiance des investisseurs, des entreprises et des ménages. À ce degré de précision rebond de 5,4 % en 202, on tutoie le calcul de coin de table mais cela donne au moins l’impression d’évaluation scientifique sérieuse

Coronavirus : Emmanuel Macron encore sous pression

Coronavirus : Emmanuel Macron encore sous pression

D’une certaine manière le président actuel pourrait être considéré comme maudit car il a eu à affronter nombre de crises qui n’étaient pas forcément prévisibles et dont il n’est pas entièrement responsable. Il y a eu d’abord  l’affaire Benalla qui a bien mal débuté le quinquennat. Puis rapidement, c’est la révolte des gilets jaunes qui a pris le relais avec un mode de concertation pour le moins contradictoire et épisodique. La contradiction la plus évidente , c’est quand le pouvoir a été est obligé de lâcher ce qu’il aurait pu faire dès le départ. Ensuite est venu cette question sanitaire venue d’ailleurs, de Chine sans doute, pour laquelle la France était particulièrement mal préparée eu égard à l’état général de ses hôpitaux par rapport à l’Allemagne par exemple. Dernièrement , vient de s’ouvrir la polémique à propos des dernières affaires policières, de la déontologie et des principes dans ce domaine. Il ne pourra pas éviter la question des conséquences économiques et sociales du déconfinement puisque le ministre de l’économie lui-même a annoncé 800 000 chômeurs d’ici la fin d’année. Avec une dégradation parallèle évidemment de la croissance et des grands équilibres financiers ( budget et dettes.). Il devra sans doute s’expliquer ou faire semblant sur la manière d’amortir une telle somme de dettes. Une situation économique et sociale qui lui comportera un volet social très douloureux Avant l’allocution télévisée du chef de l’Etat, dietmanche, la défiance à l’égard de l’exécutif repart à la hausse, dans le sondage quotidien OpinionWay & Organ’Ice pour « Les Echos ». L’inquiétude des Français, bien qu’au plus bas depuis le début de l’épidémie, reste élevée. À propos du Corona virus l’opinion publique est loin d’être sereine. Appelés à placer sur une échelle de 0 à 10 leur niveau d’inquiétude à propos du coronavirus, « pour eux ou pour leurs proches », les Français l’évaluent à 6,2 en moyenne dans le baromètre quotidien CoviDirect OpinionWay-Organ’Ice pour « Les Echos ».

C’est certes le point le plus bas depuis le début de la crise, avec 1,3 point de moins que le pic de la fin mars (7,5). Mais « un mois tout juste après le début du déconfinement et alors que de plus en plus de gens se détendent dans leurs comportements, c’est un niveau élevé », souligne Bruno Jeanbart, le directeur général adjoint de l’institut de sondages.

« Il y a beaucoup d’attentes et beaucoup d’interrogations. Pour les Français, la crise du Covid n’est pas terminée. L’inquiétude de l’opinion disparaît moins vite que le virus », observe-t-il, tout en relevant que la progression du nombre de « peu inquiets » (35 % du total, contre 46 % d’« assez inquiets » et 16 % de « très inquiets ») ne facilite paradoxalement pas la décision politique sur ​la suite du déconfinement​, tant les avis divergent.

. Huit Français sur dix (81 %) estiment que la situation de l’économie française« va se dégrader » et 43 % que leur situation financière personnelle va faire les frais de la crise. 45 % des salariés pensent par ailleurs que la situation de leur entreprise va se détériorer.

« Interrogations »

La pression qui pèse sur les épaules d’Emmanuel Macron est d’autant plus forte que la défiance s’accroît à nouveau. Pas moins de 54 % des Français affirment ne pas faire confiance à l’exécutif « pour limiter les effets » de l’épidémie de coronavirus . Si elle s’est un peu atténuée depuis le début du mois de mai (lorsqu’elle atteignait 60 %), la défiance est repartie à la hausse, faisant un bond de 3 points en une semaine. Elle reste de 8 points supérieure à ce qu’elle était lors du lancement de ce baromètre, fin mars. « Les Français sont passés du sentiment que le gouvernement a trouvé le bon rythme sur le déconfinement à des interrogations sur une trop grande prudence », analyse Bruno Jeanbart.

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

 

C’est presque quotidiennement qu’on nous annonce la sortie d’un nouveau traitement voire d’un nouveau vaccin.

Moderna est engagée dans les médecines transformatrices basées sur l’acide ribonucléique messager (ARNm). Elle a créé une plateforme pour améliorer les propriétés pharmaceutiques sous-jacentes des médicaments à base d’ARNm. Cette plateforme se compose de trois domaines : les technologies ARNm, les technologies d’administration et les processus de fabrication. Elle poursuit la science de l’ARNm

Afin de minimiser l’activation indésirable du système immunitaire par l’ARNm et de maximiser la puissance de l’ARNm une fois dans les cellules cibles, elle a fait progresser en parallèle un pipeline de développement diversifié de 21 programmes, dont 10 sont entrés dans des études cliniques et trois autres ont des IND ouvertes.

La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Ses programmes de développement de thérapies et de vaccins couvrent les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et les maladies génétiques rares.

Dernière phase des essais cliniques sur 30.000 volontaires, c’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

 

Moderna est, avec l’université d’Oxford qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10.000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, partie parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin. La biotech a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain. Elle a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (ici, 8), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 μg) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et « possiblement jusqu’à 1 milliard ».

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un besoin dun caccuin  dans les jours qui viennent !

 

La société est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération « Warp Speed » (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d’Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021.

 

Et encore 2,6 milliards pour les transports parisiens

Et encore 2,6 milliards pour les transports parisiens

chaque secteur se économique, social voire sociétal s’efforce de mettre en lumière les graves conséquences de la crise sanitaire et chiffre les dégâts souvent en milliards. C’est le cas aussi d’Île-de-France mobilités pilotée par Valérie Pécresse qui estime que le manque à gagner de 2,3 milliards doit être  compensés par l’État. On ne peut nier qu’effectivement le réseau parisien a subi de graves pertes de recettes, de même que l’autre réseau important ( pour parties membres du réseau parisien à savoir la SNCF qui réclame aussi plusieurs milliards. De nombreux secteurs économiques peuvent légitimement faire état de graves pertes de recettes alors que des couts ont continué de courir même avec la prise en charge du chômage partiel; difficile aujourd’hui de faire l’addition de tous les besoins financiers des secteurs économiques et sociaux .A Un moment donné le ministre de l’économie avait parlé une facture de 500 milliards. Hier il a plutôt évoqué un montant près de 400 milliards. La différence est importante mais là taille est  telle qu’on ne voit pas comment on pourrait amortir cette dette car il s’agit bien d’une dette nécessitant des emprunts en une plusieurs années. Le problème c’est que de très gros opérateurs vont différer le paiement de sous-traitants qui eux-mêmes en difficulté devront jouer sur la variable d’ajustement que représente l’emploi. Sans doute une baisse généralisée du pouvoir d’achat touchant aussi si bien d’ailleurs des salariés que des épargnants.

« Aujourd’hui, les pertes sont abyssales pour tous les transports publics, explique-t-elle. Nous avons quatre milliards de pertes sur toute la France et 2,6 milliards rien que pour l’Île-de-France. » Un trou occasionné par la pandémie : pendant la période, les recettes voyageurs ont fondu d’1,6 milliard dans la région capitale car les touristes n’étaient pas au rendez-vous ni les voyageurs du quotidien. À cela, il faut ajouter un manque à gagner d’un milliard sur le versement mobilité acquitté par les employeurs franciliens. Calculée sur la masse salariale des entreprises, cette taxe a généré moins de rentrées avec le chômage partiel.

La situation de et transports d’Île-de-France est indiscutable mais c’est la situation de nombre d’entreprises privées ou publiques. Avec une différence de taille les PME ne bénéficiant jamais d’une aide aussi substantielle que celle des grandes entreprises. Ce sont les PME et les jeunes embauchés qui vont surtout payer la facture Valérie Pécresse tend la sébile et se tourne vers l’État. « Nous sommes littéralement en situation de cessation de paiement (…), précise-t-elle. Je demande la compensation intégrale des pertes de recettes subies par les transports publics à cause du Covid, du confinement, de la distanciation physique, de la crise économique », précise-t-elle.

Le projet de loi de finance rectificatif présenté ce mercredi prévoit bien une compensation financière par l’État des EPCI (Établissement public de coopération intercommunale) pour le versement mobilité. Mais IDFM qui n’a pas ce statut ne peut en bénéficier. « La demande de compensation d’IDFM me paraît légitime, affirme Jean-Marc Zulesi, député LREM spécialiste du transport. Je réfléchis à un amendement pour qu’IDFM bénéficie des mêmes avantages que les EPCI. » Quant à la compensation de la perte de recettes, la France a bon espoir que cela soit financé par l’Europe au travers du plan de relance européen. Mais cela risque de prendre des mois. Et les besoins en cash sont immédiats.

La RATP suit le dossier de près : « La mobilisation de l’État pour aider les autorités organisatrices et les opérateurs de transport sera essentielle pour l’avenir et la viabilité du secteur à moyen terme, estime-t-on à la Régie. L’impact de la pandémie sur le résultat net du groupe RATP est estimé à ce stade entre 300 millions et 350 millions d’euros. »

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