Archive pour la Catégorie 'environnement'

CETA : contestation des ONG

CETA : contestation des ONG

 

L’accord de libre-échange entre l’union européenne et le Canada appliqué dès le 21 septembre fait l’objet d’une forte contestation de la part des ONG.  Rebondissant sur le rapport remis le 8 septembre par une commission d’évaluation au gouvernement français qui émet plusieurs réserves, une cinquantaine d’organisations demande au président Macron d’en «tirer les conséquences» et «d’exiger sa suspension immédiate». Un curieux objet juridique ce CETA,  accord de libre-échange entre l’union européenne et le Canada.  Le CETA a été ratifié par le Parlement européen. Ce traité de libre échange  supprime 99 % des droits de douane. Ce  CETA de libre-échange est  destiné à dynamiser le commerce et l’emploi. Cet accord signé par l’union européenne doit cependant être ratifié par les Etats. Mais en attendant on le mettra discrètement et provisoirement en application ! On pourra surtout exporter davantage d’automobiles allemandes aussi de fromages français alors qu’à l’inverse le Canada pourra exporter davantage ses productions agricoles.  Le CETA va faire disparaître les tarifs douaniers sur près de 99% des marchandises. Les bénéficiaires en seront, par exemple, les constructeurs automobiles et l’industrie textile de l’UE, sur les produits desquels les droits de douane canadiens peuvent se monter à 18% jusqu’à présent. Le Canada, de son côté, bénéficiera à l’exportation de quotas plus importants pour ce qui est du porc, du bœuf et du blé vers les marchés de l’UE. L’UE pourra exporter vers le Canada plus du double du volume actuel autorisé de fromages de « haute qualité ». Les sociétés de services pourront aussi tirer parti du CETA et les entreprises de l’UE seront autorisées à répondre à des appels d’offres pour des contrats publics au niveau des provinces et des municipalités du Canada, ce qui sera une première. Le CETA fait figure de tremplin vers un accord plus large entre l’UE et les Etats-Unis, appelé TTIP (traité de libre-échange transatlantique).  Les partisans du CETA font valoir que cet accord va faire bondir de 20% le commerce entre le Canada et l’UE et doper l’économie européenne de l’ordre de 12 milliards d’euros par an, et l’économie canadienne de 12 milliards de dollars canadiens (8,15 milliards d’euros). Une disposition est particulièrement controversée : celle qui concerne le tribunal permanent d’arbitrage.  Les litiges commerciaux qui ne relèveront plus de la responsabilité des systèmes juridiques nationaux. Le tribunal permanent créé par le CETA sera composé de 15 juges professionnels nommés par l’UE et le Canada. Toutes les auditions seront publiques et il sera possible de faire appel. Plusieurs ONG, elles, craignent que ces « pseudo-juges » soient des avocats d’affaires liés à des cabinets privés. Le fameux tribunal d’arbitrage sera cependant en suspens jusqu’à l’adoption définitive du texte, qui pourrait ne survenir que dans plusieurs années. Enfin cela risque de bousculer les normes environnementales définies par l’union européenne mais que nombre d’Etats peinent  à mettre en œuvre comme par exemple la pollution de l’air. Suite au rapport d’experts, «Les risques sur le plan économique, social, démocratique et écologique ont été confirmés», écrivent les associations dans un communiqué. Les signataires regroupent à la fois des professionnels des filières d’élevage comme la Confédération paysanne, des associations de consommateurs telles que UFC-Que choisir, des syndicats de travailleurs avec la CGT et la CFE-CGC ainsi que des associations environnementales et solidaires, entre autres, le WWF France, Greenpeace, Max Havelaar France ou CCFD-Terre solidaire. Depuis plusieurs mois, le CETA a soulevé des vagues de protestation dans plusieurs pays européens, pointant le risque d’abaissement des normes sanitaires et environnementales.  Le rapport, commandé au début de l’été par Édouard Philippe auprès d’experts indépendants, de la santé, l’environnement, du commerce et du droit international, est assez sévère. Il est en particulier écrit que «l’accord CETA ne donne pas la priorité aux préoccupations liées à la protection de l’environnement ou de la santé». Sur le volet environnement, les experts dénoncent entre autres l’absence de tout «engagement contraignant». Lors d’un point presse, la semaine dernière, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État aux Affaires étrangères, qui suit les négociations commerciales, a précisé que des améliorations, s’inspirant du rapport, seraient proposées à Bruxelles. Sans remettre en cause la date du 21 septembre.

 

Le mini plan climat de Hulot

Le mini plan climat de Hulot

Un plan climat qui n’est pas inutile mais relativement partiel qui se traduit surtout par quelques  primes pour l’automobile et le chauffage. Par contre pas un mot sur le nucléaire (maintien ?, réduction ?  Remplacement par quoi ?) , pas de décision non plus en matière fiscale ou sur les normes.  Du coup,  il s’agit plutôt d’un mini plan qui se résume à une prime à la casse auto étendue, un chèque énergie pour les plus pauvres, un  crédit d’impôt transformé en prime et un coup de pouce pour changer de chaudière. Un peu court pour mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat. Des mesures qui pourraient d’ailleurs presque être soutenues par les climatoseptiques La première mesure, «c’est la prime à la conversion des véhicules. Pour ceux qui veulent passer d’un vieux véhicule polluant à une voiture thermique à faible émission de CO². À partir de 2018, la prime de 500 euros à 1000 euros qui existait uniquement pour les ménages à revenus modestes, et qui ne fonctionnait pas bien, sera généralisée à tous les Français propriétaires de véhicules essence d’avant 1997 ou diesel d’avant 2001 (…) Et pour tous ceux qui souhaitent passer à l’électrique, la prime à la conversion sera de 2500 euros». Cette prime s’ajoute au bonus de 6000 euros pour les véhicules électriques. Selon des informations des Échos de ce lundi, le malus qui s’applique lors de l’achat de véhicules polluants va d’ailleurs être renforcé par le gouvernement, avec des montants plus élevés et un seuil d’application abaissé de 127 à 120 grammes de CO² par kilomètres. La deuxième mesure concerne le «chèque énergie» qui après avoir été expérimenté dans quatre départements va être «étendu». «Il devrait permettre d’aider 4 millions de ménages aux revenus très bas à payer leur facture d’énergie». Le ministre cite les 4 millions de foyers concernés, touchant moins de 16.100 euros annuels dans le cas d’un couple avec deux enfants, ou 7500 euros annuels pour un célibataire. Pour gagner en simplicité d’accès, «le chèque sera versé automatiquement, selon un barème allant de 48 à 227 euros par an. Le montant moyen visé s’élève à 150 euros environ. À compter de 2019, il sera revalorisé et passera à 200 euros par an en moyenne.  En 2019, le «crédit d’impôt pour la transition énergétique (Cite)» sera «transformé en prime, versée dès que les travaux seront achevés». Le Cite est une aide au financement de travaux d’amélioration énergétique. Nicolas Hulot souligne le décalage qui existe actuellement entre les travaux payés et la réduction d’impôts auxquels ils donnent droit. Pour régler ce problème de trésorerie pénalisant surtout les petits revenus, l’aide sera transformée en prime, versée dès l’achèvement des travaux. La dernière des quatre mesures concerne l’énergie de chauffage, avec un coup de pouce «donné aux ménages aux moyens les plus modestes qui veulent changer une chaudière au fioul très polluante, à condition de passer aux énergies renouvelables, comme le bois ou les pompes à chaleur», détaille le ministre de la transition énergétique, qui ne donne cependant pas de barème ou de seuil de revenus applicables. Le montant de l’aide pourra atteindre 3000 euros. Autant de mesures qui sont loin d’être inutiles amis qui sont loin d’être un plan climat suffisant. 

Ouragans : le réchauffement climatique responsable ?

Ouragans : le réchauffement climatique responsable ?

 

Nombre  d’experts considèrent qu’on ne constate pas forcément une hausse du nombre d’ouragans mais qu’il faut par compte noter une très forte augmentation de l’intensité. Une intensité pourrait bien être liée au réchauffement climatique même si certains  experts soulignent  l’insuffisance de données dans le temps pour établir avec certitude le lien de causalité.  Interrogée par le JDD, Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe des sciences physiques du climat du Giec, établit un lien direct entre intensification des phénomènes climatiques et réchauffement climatique. Selon la chercheuse, invitée à réagir sur l’ouragan Harvey, ces manifestations extrêmes ont « une importance naturelle, mais leur puissance de destruction est multipliée par le changement climatique ». Le coupable? Les gaz à effets de serre générés par l’activité humaine qui ont « conduit à des océans plus chauds ». Pour preuve, l’ouragan Harvey est survenu alors que la température de l’océan Atlantique était « un degré plus élevée que la moyenne de ces trente dernières années », relève-t-elle. Cette intensification future des ouragans semble faire consensus. Dans un rapport publié en 2013, le Giec estime ainsi « probable » que les futurs cyclones « deviendront plus intenses, avec des vents maximum plus forts et des précipitations plus fortes » en raison là encore de « l’accroissement en cours de la température à la surface des mers tropicales ». Fabrice Chauvin, chercheur à Météo-France, va dans le même sens : le réchauffement de l’atmosphère permet une « plus grande capacité à contenir de l’humidité » et engendre ainsi une plus grande source d’énergie pour le cyclone grâce à une « chaleur latente », explique-t-il

 

Climat: Les Etats-Unis dans ou hors de l’Accord de Paris ?

Climat: Les Etats-Unis  dans ou hors de l’Accord de Paris ?

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que la position des États-Unis est loin d’être claire. La première hypothèse, c’est que les États-Unis se retirent purement et simplement de l’accord de Paris en contestant tout de cet accord. La seconde consisterait à y rester mais à condition de obtenir des les aménagements pour les États-Unis. La troisième hypothèse serait de mettre en place un plan spécifique pour et par  les États-Unis contribuant à l’accord de Paris- “Le président a déclaré qu‘il était ouvert à la recherche de conditions permettant que nous restions engagés aux côtés des autres sur ce que nous considérons tous comme un problème à résoudre”, a déclaré le secrétaire d‘Etat Rex Tillerson. Donald Trump a annoncé en juin son intention de faire sortir les Etats-Unis de l‘Accord de Paris sur le climat. Mais, avait-il alors ajouté, les Etats-Unis vont entamer des négociations, ou bien pour revenir dans l‘accord, ou bien pour “entrer dans une nouvelle transaction sur des termes qui soient équitables pour les Etats-Unis, leurs entreprises, leur salariés, leur population, leurs contribuables». Selon Rex Tillerson, c‘est Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, qui est chargé de la question de l‘Accord de Paris. “Je pense que l‘idée, c‘est que Cohn envisage d‘autres moyens, par lesquels nous pouvons coopérer avec les partenaires de l‘Accord de Paris sur le climat. Nous voulons être productifs. Nous voulons être utiles”, a dit Tillerson. Le même son de cloche est venu, dimanche, de la chaîne ABC où le conseiller américain à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a dit lui aussi que Donald Trump était ouvert à “toute discussion qui nous aidera à améliorer l‘environnement”.

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

Impact du glyphosate : l’Europe a recopié le rapport de Bayer !

En général,  l’agence européenne de sécurité alimentaire s’inspire largement des études des producteurs industriels pour formuler son avis mais cette fois elle est accusée d’avoir recopié 100 pages d’une étude du chimiste allemand, dans son dossier d’évaluation du produit de 2015. Selon les quotidiens The Guardian et La Stampa (respectivement britannique et italien) qui ont révélé cette curiosité, même s’il ne s’agit que d’une centaine de pages sur un document qui en fait 4 300, le «copier-coller» concerne «les parties les plus controversées, qui ont été au centre du débat ces derniers mois, notamment sur la génotoxicité, le risque cancérogène et celui de toxicité pour la reproduction», déplorent les deux quotidiens. Le rapport de l’Efsa aurait donc repris des études scientifiques sur la santé humaine, sélectionnées par Monsanto dans un ancien rapport, et aurait mis de côté deux études qui auraient été négatives pour le produit. Récemment, l’Efsa s’était défendu d’être mis en cause pour 2 articles sur plus de 700 références scientifiques. En  2015, un groupe de travail international de 17 experts de 11 pays du Circ (Centre international de recherche sur le cancer), «a classé le glyphosate comme probablement cancérogène pour l’homme», après avoir constaté des risques de lymphome non hodgkinien chez l’homme et une génotoxicité probable (c’est-à-dire des lésions chromosomiques et sur l’ADN de mammifères y compris sur des cellules humaines, selon des expériences conduites in vitro). Une précédente étude du Circ avait été plus mesurée. Lors du vote qui devra intervenir avant la fin de l’année, la France a l’intention de voter contre le renouvellement pour dix ans du glyphosate, notamment en raison du principe de précaution. Une majorité qualifiée est nécessaire pour prolonger le droit d’utilisation de l’herbicide, c’est-à-dire le vote d’au moins 16 pays représentant près des deux-tiers de la population de l’Union européenne.

VW : 20 milliard d’investissement dans l’électrique

VW : 20 milliard d’investissement dans l’électrique

20 milliards au lieu de 10 prévus pour financer  80 nouveaux modèles électriques dans les différentes marques du groupe d‘ici 2025, et non plus une trentaine, et proposer une version écologique de chacun de ses 300 modèles d‘ici 2030. “Une société comme Volkswagen doit montrer la voie et non pas suivre”, a déclaré le président du directoire Matthias Müller à la presse, à la veille de l‘ouverture du salon automobile de Francfort. “Nous préparons le terrain à la percée finale de l‘e-mobilité.” Le modèle baptisé I.D. de Volkswagen sera en concurrence avec la moins chère des voitures de Tesla, la Model 3, commercialisée au prix de 35.000 dollars (29.245 euros).de son coté,  Daimler a annoncé ce même lundi s’être fixé comme nouvel objectif d’économiser quatre milliards d‘euros d‘ici 2024-2025, le constructeur automobile allemand espérant par là compenser le manque à gagner lié à sa décision de basculer plus franchement dans les véhicules électriques. BMW a annoncé jeudi dernier être prêt à lancer la production de masse de véhicules électriques d‘ici 2020 et qu‘il disposerait dans son catalogue de 12 modèles entièrement électriques d‘ici 2025. Tesla a commencé en janvier la production massive de composants de batteries dans sa propre usine du Nevada, dont l‘objectif est d‘atteindre une capacité de production de batteries de 35 gigawatt-heure. VW annonce  la production significative  en 2020 d‘une compact électrique  dans le style de la Golfe dotée d‘une autonomie de 600 km. D’ici 10 à 15 ans environ le marché d’électrique prendra nettement le pas sur les véhicules à combustion classique dans le monde.

Ouragan Irma : un coût de plus d’120 milliard d’euros

 Ouragan Irma : un coût de plus d’120 milliard d’euros  

 

 

120 milliards de dollars pourraient être le prix de la facture des conséquences de l’ouragan Irma.  D’après la Caisse centrale de réassurance (CCR), sur les seules iles es îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy,  le coût des dommages provoqués par l’ouragan Irma sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy s’élève à 1,2 milliard d’euros. Un coup assez considérable pour la France compte tenu des populations concernées à savoir 35 000 habitants à Saint-Martin et 10 000 à Saint-Barthélemy. Le plus inquiétant concerne la dérive probable des catastrophes naturelles provoquées par l’homme. En cause l’augmentation du nombre de catastrophes mais surtout leur intensité. Aussi la croissance de la valeur des biens assurés. Au total, la facture pourrait bien doubler d’ici 2050. Conséquence, il faut s’attendre à des réajustements forcément en hausse des tarifs d’assurance sans doute dès l’année prochaine mais aussi les années suivantes. Sur les vingt-cinq dernières années, le coût total des aléas climatiques a atteint près de 50 milliards d’euros en France, selon la FFA. Et les professionnels estiment que l’impact financier de ces évènements va gonfler à l’avenir. La CCR voit ainsi doubler le coût annuel des catastrophes naturelles – hors tempêtes en France métropolitaine qui font l’objet d’une garantie spécifique – d’ici 2050.

 

PSA : le faux débat des moteurs truqués

PSA : le faux débat des moteurs truqués

 

 

Une à une,  les marques sont accusées puis poursuivies pour dépassement des normes. Cette fois, c’est PSA  qui est mis en accusation par la Direction de la répression des fraudes (DGCCRF). Cette accusation fait suite aux travaux de la commission dite Ségolène Royal. En fait,  la grande majorité des véhicules tous types et toutes marques dépassent les normes euro 4, euro 5 ou Euro 6  aussi bien concernant le CO2 que Nox. Les proportions varient selon les types et les constructeurs. Pas vraiment une découverte car il y a longtemps qu’on sait que la plupart des véhicules homologués dépasse les normes de pollution. En cause surtout, le fait que l’homologation se fait évidemment sur des véhicules neufs dans des conditions qui n’ont rien à voir avec les conditions réelles d’utilisation et d’entretien des véhicules. Certes certains constructeurs  ont fait davantage d’efforts sur certains modèles que sur d’autres pour diminuer les émissions polluantes mais globalement c’est le concept même de diesel qui est en cause et au-delà celui de l’automobile en général y compris utilisant de l’essence même si la nature et le volume dé pollution varie selon qu’il s’agit d’essence ou de gasoil. Pour se sortir de cette situation au moins sur le plan juridique, la plupart des marques ont choisi des émissaires en désignant à plusieurs ingénieurs comme responsables alors qu’on sait t bien que les directions étaient parfaitement informées que structurellement les véhicules ne pouvaient que dépasser les normes en condition réelle d’utilisation. L’accusation portée précisément sur PSA est un peu surréaliste voir irresponsable. À peu près toutes les marques ont vendu et fabriqué des moteurs qui fraudaient, nombre de constructeurs sont déjà poursuivis juridiquement dans différents pays. La liste va innover s’allonger. Le vrai courage ne consiste pas à stigmatiser tel ou tel constructeur, accessoirement à le mettre en danger sur le plan financier mais à décider d’abord la fin du diesel d’ici une quinzaine d’années puis celle de l’automobile à essence d’ici 20 ou 25 ans afin de prendre le relais avec des  véhicules électriques dont le concept doit par ailleurs être revu pour être adapté à la réalité de la mobilité. Notons que l’automobile actuelle est conçue pour supporter le poids de 5 à 10 passagers (500 à 1000 kgs) quand en moyenne chaque automobile ne transporte qu’1.2 passagers. Une incohérence économique et écologique.

Réchauffement climatique et politique énergétique

Réchauffement climatique et politique énergétique

 

Rares  sont aujourd’hui les experts qui contestent l’influence des activités humaines sur le réchauffement climatique. Un réchauffement climatique qui entraîne notamment la fonte des glaces, la montée du niveau des mers,  le dérèglement climatique notamment des ouragans de plus en plus violents. Des phénomènes liés  à la question des émissions de gaz à effet de serre et à la politique énergétique. Bien entendu cette problématique est mondiale mais on va se limiter ici à la dimension française, c’est-à-dire celles sur laquelle on peut avoir un pouvoir d’influence plus importante  qu’ailleurs.

 

En 2013, la part des émissions de GES dues à l’utilisation de l’énergie représente 71,5 % des émissions totales, soit 351,1 Mt équivalent CO2

- Part des transports : 38 %, dont 95 % incombe aux transports routiers de voyageurs et de marchandises ;
– Part de l’industrie manufacturière et de la construction : 18 % ;
– Part du résidentiel (chauffage, climatisation…) : 17 % ;
– Part de l’industrie de l’énergie : 16 %, dont 79 % incombe à la production d’électricité et au chauffage urbain et 16 % au raffinage ; la faiblesse du point de la production d’électricité dans les émissions de GES en France s’explique par l’importance de la production électrique d’origine nucléaire ;
– Part du tertiaire (chauffage, climatisation…) : 8 % ;
– Part de l’agriculture : 4 %.

D’une certaine manière,  la part de chaque secteur est assez proportionnelle à sa consommation d’énergie.

Les secteurs consommateurs  d’énergie primaire :

-Résidentiel et tertiaire : 45 %

–transports : 33 %

–industrie e 20 %

–agriculture 3 % PIB japonais révisé à la baisse au deuxième trimestre

L’objectif est donc d’agir en direction des secteurs les plus énergétivores et qui émettent le plus de gaz à effet de serre.

 Il est évident que condamner certaines énergies gadgets comme les éoliennes au rendement énergétique insignifiant et très coûteuses (sans parler des coûts sociaux indirects qu’elles entraînent) ne cautionne pas pour autant  le développement du nucléaire qui présente des dangers non maîtrisables. La première question qui se pose c’est de savoir qu’il ne convient pas d’abord de réduire de manière drastique notre consommation d’énergie primaire. Certes l’énergie est indispensable pour un développement économique et social mais ce développement doit être aussi durable. On peut d’abord s’interroger sérieusement à propos des gaspillages d’énergie dans les différents secteurs. Un seul exemple, l’automobile qui constitue un véritable contresens économique et écologique. Des voitures lourdes, encombrantes, surmotorisées et qui consomme 2 à 3 fois plus que nécessaire alors que chaque voiture en moyenne est occupée par 1.2 personnes soir de l’ordre de 100kgs quand elles sont conçues pour transporter 500 à 1000 kg et  quand elle sont motorisés pour rouler à 160 ou 200 km/h (pour des vitesses limitées à 130 ou 90). Autre exemple l’éclairage public des grandes villes.   La fin des gaspillages et la recherche plus d’une grande efficacité énergétique permettraient sans doute d’économiser de l’ordre de 50 % de l’énergie primaire d’ici 2050 et de 20 % d’ici 15 ans. L’objectif est de s’attaquer aux secteurs les plus énergétivores et les plus polluants. Conclusion :

Engager une  politique énergétique réaliste visant en particulier à :

 

–réduire de manière drastique les gaspillages

–rechercher une meilleure capacité énergétique pour les besoins réels  qui restent

- privilégier les transports collectifs,  le véhicule électrique et revoir la conception de l’automobile

- développer des bâtiments à énergie neutre ou positive grâce notamment aux solaires

- développer d’autres filières rentables notamment Hydro électriques, géothermie (chaleur et électricité), la  méthanisation (cohérente avec les ressources agricoles qui créent de l’emploi).

Une telle politique permet d’abord de diminuer rapidement les gaz à effet de serre liée à l’activité humaine et   d’envisager progressivement la réduction du parc nucléaire.

 

Réchauffement climatique : Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Réchauffement climatique : Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

 

Ce qui ressort d’une étude menée par le CREFACS en collaboration avec Météo-France. Interview de Beatrice Colin qui a participé à la recherche (parue dans le Monde).

La France a connu plusieurs épisodes de canicule cet été, ce qui est inédit depuis la création des plans de vigilance. Vont-ils s’amplifier au cours du siècle ?

Les projections climatiques au cours du XXIe siècle montrent que les activités humaines sont responsables d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en Europe. Selon l’ensemble des travaux de recherche rassemblés dans le dernier rapport du GIEC nous pouvons conclure que les canicules estivales devraient s’amplifier dans le futur si le niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre continue d’augmenter au rythme actuel. De plus, nos récents travaux ont montré que le nombre de records de chaleur battus chaque été sur le territoire européen a déjà augmenté dans les dernières décennies et devrait fortement augmenter au cours du XXIe siècle.

A partir de quand ces pics de chaleur deviendraient réguliers ?

Comme en témoignent les observations, les canicules estivales sont déjà de plus en plus fréquentes avec pour conséquence des étés de plus en plus chauds. En effet, selon Météo France, les trois étés les plus chauds jamais enregistrés depuis 1901 sont celui de 2003, avec 2 épisodes caniculaires, puis celui de 2015 avec 3 épisodes caniculaires et enfin celui de 2006 avec une importante canicule en juillet. L’été 2017 devrait aussi se faire remarquer parmi les étés record en termes de chaleur.

 

On a remarqué cette année que le phénomène caniculaire a débuté en juin et s’est poursuivi tard dans l’été. Est-ce que ce serait récurrent à l’avenir ?

Une saison caniculaire plus longue pourrait effectivement être une des conséquences du réchauffement climatique, mais la confiance autour de ces résultats est moins importante que celle autour d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en été au cours du XXIe siècle.

Dans notre étude nous montrons cependant que sous le scénario étudié, il serait possible, à la fin du XXIe siècle, de vivre une canicule au moins aussi intense que celle que nous avons vécu en 2003 en termes d’anomalies de température journalière maximale, mais dans un climat futur relativement plus chaud (entre 5 °C et 6 °C en moyenne dans les dernières décennies du XXIe siècle) et plus sec.

 

Si rien ne change et rien n’est fait, la France dépassera le seuil des 50 °C régulièrement.

Il est important de rappeler ici que les températures supérieures à 50 °C indiquées dans notre étude sont les températures maximales en été d’ici 2100. Nous n’avons pas étudié la fréquence des événements caniculaires menant à des températures journalières maximales supérieures à 50 °C. Autrement dit, dans une région particulière, des températures supérieures à ce seuil pourraient être établies de manière régulière lors de canicules futures alors que pour une autre région une seule canicule au cours de plusieurs décennies pourrait suffire à atteindre ce même seuil des 50 °C d’ici 2100.

Selon Météo France, le record actuel de température maximale enregistré en été est de 44,1 °C dans le Gard, à Conqueyrac, ainsi qu’à Saint-Christol-lès-Alès. Ainsi, si à ce record de plus de 44 °C nous ajoutons un réchauffement moyen des températures estivales de l’ordre de 5 à 6 °C d’ici à la fin du siècle, selon le scénario le plus pessimiste, alors des températures maximales supérieures à 50 °C en été ne semblent pas irréalistes. Mais si on s’intéresse au scénario qui a été voté lors des accords de Paris, alors le réchauffement des températures estivales moyennes serait de 2 °C en France, limitant ainsi l’ampleur des températures extrêmes.

 

Mais selon vos projections, il y aura des différences entre les régions. Pourquoi le bassin méditerranéen, l’endroit connu pour être le plus chaud à l’année, verrait ses températures maximales augmenter moins que celles de l’Est ou du Nord ?

Dans notre étude nous étudions principalement les résultats d’un seul modèle de climat régional (le modèle Aladin développé au CNRM, Centre national de recherches météorologiques), même si nous prenons le soin de comparer les températures extrêmes futures à un large ensemble de modèles climatiques globaux provenant de la communauté internationale. Dans cette simulation une canicule future en particulier a fortement influencé la carte des anomalies de température journalière maximale ajoutées aux records observés d’ici à la fin du siècle.

Cette canicule est centrée sur le Nord-Est de la France, qui présente de fortes anomalies négatives du contenu en eau des sols cette année-là. Nous montrons que les températures maximales pendant la canicule sont influencées par le contenu en eau des sols avant la canicule, ce qui explique ainsi des anomalies de températures particulièrement importantes dans ces régions Est et Nord. Bien sûr l’effet modérateur de la mer pourrait aussi jouer un rôle clé pour le futur du climat méditerranéen. Mais il faut aussi noter que même si nous montrons des anomalies de température relativement plus faibles sur le pourtour méditerranéen, les températures extrêmes futures restent importantes, supérieures à 50 °C, car les records actuels y sont actuellement supérieurs.

Quels pourraient être les conséquences ?

La gestion de l’eau risque d’être un enjeu pour le futur à l’échelle du pays. Les projections, selon ce même scénario pessimiste, montrent un assèchement des sols et des débits en été au cours du XXIe siècle, ce qui est en partie expliqué par une diminution des précipitations en été. La ressource en eau pourrait ainsi être fortement diminuée.

C’est le scénario du pire. Mais si les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites, les pics atteindraient quel niveau ?

Il est effectivement important de rappeler que nous avons étudié des projections selon le scénario le plus pessimiste envisagé par le GIEC, le scénario du « laisser-faire ». Dans cette étude nous n’avons pas envisagé d’autres scénarios pour lesquels les futures températures estivales les plus intenses restent donc à être déterminées. Le scénario étudié considère un niveau des émissions globales de gaz à effet de serre qui continuerait d’augmenter au rythme actuel au cours du XXIe siècle. Les décisions politiques et les mesures appliquées dans les prochaines décennies restent déterminantes pour le climat de la deuxième moitié du XXIe siècle.

Ouragans : la faute au réchauffement climatique ?

Ouragans : la faute au réchauffement climatique ?

Nombre  d’experts considèrent qu’on ne constate pas forcément une hausse du nombre d’ouragans mais qu’il faut par compte noter une très forte augmentation de l’intensité. Une intensité pourrait bien être liée au réchauffement climatique Interrogée par le JDD, Valérie Masson-Delmotte, co-présidente du groupe des sciences physiques du climat du Giec, établit un lien direct entre intensification des phénomènes climatiques et réchauffement climatique. Selon la chercheuse, invitée à réagir sur l’ouragan Harvey, ces manifestations extrêmes ont « une importance naturelle, mais leur puissance de destruction est multipliée par le changement climatique ». Le coupable? Les gaz à effets de serre générés par l’activité humaine qui ont « conduit à des océans plus chauds ». Pour preuve, l’ouragan Harvey est survenu alors que la température de l’océan Atlantique était « un degré plus élevée que la moyenne de ces trente dernières années », relève-t-elle. Cette intensification future des ouragans semble faire consensus. Dans un rapport publié en 2013, le Giec estime ainsi « probable » que les futurs cyclones « deviendront plus intenses, avec des vents maximum plus forts et des précipitations plus fortes » en raison là encore de « l’accroissement en cours de la température à la surface des mers tropicales ». Fabrice Chauvin, chercheur à Météo-France, va dans le même sens : le réchauffement de l’atmosphère permet une « plus grande capacité à contenir de l’humidité » et engendre ainsi une plus grande source d’énergie pour le cyclone grâce à une « chaleur latente », explique-t-il sur le site The Conversation. Des dispositions idéales pour le renforcement des ouragans.

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

Voiture électrique : encore trop cher et trop peu autonome

 

Si le marché électrique demeure un marché de niches c’est à raison de plusieurs facteurs explicatifs. Le premier facteur est le prix relativement bas du pétrole qui rend la voiture électrique peut compétitive. Le second élément tient au manque d’autonomie. Exemple la nouvelle voiture de Nissan qui sera en vente au Japon à partir du 2 octobre, et dans les autres pays en janvier 2018, a une autonomie de 150 milles (240 km) selon les estimations de l‘autorité américaine de régulation de l‘environnement, grâce à une batterie plus puissante de 40 kWh. Le précédent modèle disposait d‘une autonomie de 170 km environ. Dernier élément le prix qui tourne en général au moins autour de 30 000 €. Or d’après les analystes pour que la voiture électrique connaisse un véritable développement il conviendrait que le prix ne dépasse pas 25 000 € et que l’autonomie atteigne 400 km. Certes des progrès sont réalisés concernant ces deux aspects mais à petite vitesse car les constructeurs craignent de ne pas dégager autant de profits que sur les véhicules à essence et gasoil dont le renouvellement est forcément plus rapide que sera celui des véhicules électriques.

 

Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Ce qui ressort d’une étude menée par le CREFACS en collaboration avec Météo-France Interview de Beatrice Colin qui a participé à la recherche (parue dans le Monde).

La France a connu plusieurs épisodes de canicule cet été, ce qui est inédit depuis la création des plans de vigilance. Vont-ils s’amplifier au cours du siècle ?

Les projections climatiques au cours du XXIe siècle montrent que les activités humaines sont responsables d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en Europe. Selon l’ensemble des travaux de recherche rassemblés dans le dernier rapport du GIEC nous pouvons conclure que les canicules estivales devraient s’amplifier dans le futur si le niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre continue d’augmenter au rythme actuel. De plus, nos récents travaux ont montré que le nombre de records de chaleur battus chaque été sur le territoire européen a déjà augmenté dans les dernières décennies et devrait fortement augmenter au cours du XXIe siècle.

A partir de quand ces pics de chaleur deviendraient réguliers ?

Comme en témoignent les observations, les canicules estivales sont déjà de plus en plus fréquentes avec pour conséquence des étés de plus en plus chauds. En effet, selon Météo France, les trois étés les plus chauds jamais enregistrés depuis 1901 sont celui de 2003, avec 2 épisodes caniculaires, puis celui de 2015 avec 3 épisodes caniculaires et enfin celui de 2006 avec une importante canicule en juillet. L’été 2017 devrait aussi se faire remarquer parmi les étés record en termes de chaleur.

 

On a remarqué cette année que le phénomène caniculaire a débuté en juin et s’est poursuivi tard dans l’été. Est-ce que ce serait récurrent à l’avenir ?

Une saison caniculaire plus longue pourrait effectivement être une des conséquences du réchauffement climatique, mais la confiance autour de ces résultats est moins importante que celle autour d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en été au cours du XXIe siècle.

Dans notre étude nous montrons cependant que sous le scénario étudié, il serait possible, à la fin du XXIe siècle, de vivre une canicule au moins aussi intense que celle que nous avons vécu en 2003 en termes d’anomalies de température journalière maximale, mais dans un climat futur relativement plus chaud (entre 5 °C et 6 °C en moyenne dans les dernières décennies du XXIe siècle) et plus sec.

 

Si rien ne change et rien n’est fait, la France dépassera le seuil des 50 °C régulièrement.

Il est important de rappeler ici que les températures supérieures à 50 °C indiquées dans notre étude sont les températures maximales en été d’ici 2100. Nous n’avons pas étudié la fréquence des événements caniculaires menant à des températures journalières maximales supérieures à 50 °C. Autrement dit, dans une région particulière, des températures supérieures à ce seuil pourraient être établies de manière régulière lors de canicules futures alors que pour une autre région une seule canicule au cours de plusieurs décennies pourrait suffire à atteindre ce même seuil des 50 °C d’ici 2100.

Selon Météo France, le record actuel de température maximale enregistré en été est de 44,1 °C dans le Gard, à Conqueyrac, ainsi qu’à Saint-Christol-lès-Alès. Ainsi, si à ce record de plus de 44 °C nous ajoutons un réchauffement moyen des températures estivales de l’ordre de 5 à 6 °C d’ici à la fin du siècle, selon le scénario le plus pessimiste, alors des températures maximales supérieures à 50 °C en été ne semblent pas irréalistes. Mais si on s’intéresse au scénario qui a été voté lors des accords de Paris, alors le réchauffement des températures estivales moyennes serait de 2 °C en France, limitant ainsi l’ampleur des températures extrêmes.

Mais selon vos projections, il y aura des différences entre les régions. Pourquoi le bassin méditerranéen, l’endroit connu pour être le plus chaud à l’année, verrait ses températures maximales augmenter moins que celles de l’Est ou du Nord ?

Dans notre étude nous étudions principalement les résultats d’un seul modèle de climat régional (le modèle Aladin développé au CNRM, Centre national de recherches météorologiques), même si nous prenons le soin de comparer les températures extrêmes futures à un large ensemble de modèles climatiques globaux provenant de la communauté internationale. Dans cette simulation une canicule future en particulier a fortement influencé la carte des anomalies de température journalière maximale ajoutées aux records observés d’ici à la fin du siècle.

Cette canicule est centrée sur le Nord-Est de la France, qui présente de fortes anomalies négatives du contenu en eau des sols cette année-là. Nous montrons que les températures maximales pendant la canicule sont influencées par le contenu en eau des sols avant la canicule, ce qui explique ainsi des anomalies de températures particulièrement importantes dans ces régions Est et Nord. Bien sûr l’effet modérateur de la mer pourrait aussi jouer un rôle clé pour le futur du climat méditerranéen. Mais il faut aussi noter que même si nous montrons des anomalies de température relativement plus faibles sur le pourtour méditerranéen, les températures extrêmes futures restent importantes, supérieures à 50 °C, car les records actuels y sont actuellement supérieurs.

Quels pourraient être les conséquences ?

La gestion de l’eau risque d’être un enjeu pour le futur à l’échelle du pays. Les projections, selon ce même scénario pessimiste, montrent un assèchement des sols et des débits en été au cours du XXIe siècle, ce qui est en partie expliqué par une diminution des précipitations en été. La ressource en eau pourrait ainsi être fortement diminuée.

C’est le scénario du pire. Mais si les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites, les pics atteindraient quel niveau ?

Il est effectivement important de rappeler que nous avons étudié des projections selon le scénario le plus pessimiste envisagé par le GIEC, le scénario du « laisser-faire ». Dans cette étude nous n’avons pas envisagé d’autres scénarios pour lesquels les futures températures estivales les plus intenses restent donc à être déterminées. Le scénario étudié considère un niveau des émissions globales de gaz à effet de serre qui continuerait d’augmenter au rythme actuel au cours du XXIe siècle. Les décisions politiques et les mesures appliquées dans les prochaines décennies restent déterminantes pour le climat de la deuxième moitié du XXIe siècle.

Montée du niveau des mers

Montée du niveau des mers

 

  (Anny Cazenave, CNRS)

L’enregistrement réalisé en continu depuis la dernière décennie sur l’ensemble des océans montre une augmentation régulière du niveau moyen des mers dont l’origine est actuellement attribuée au réchauffement climatique global. Régionalement cependant les océans montrent une évolution plus complexe, avec l’existence de zones où le niveau baisse.

 

La mer monte à cause du réchauffement climatique

Lors de la dernière glaciation, il y a environ 20 000 ans, le niveau de la mer était en moyenne 120 m plus bas qu’aujourd’hui. Avec la fonte des grandes calottes glaciaires qui recouvraient alors le nord de l’Amérique et de l’Europe, le niveau de la mer est remonté pendant plusieurs millénaires puis s’est stabilisé, entre -6 000 et -3 000 ans. Grâce à des observations géologiques et archéologiques, nous savons que depuis cette date le niveau moyen de la mer a peu varié (moins de 0.1 mm par an globalement).

 

  Depuis la fin du 19e siècle, le niveau de la mer est mesuré par des marégraphes, instruments installés dans les ports et développés à l’origine pour surveiller les marées. L’analyse de ces enregistrements indique que depuis quelques décennies, la mer monte de façon significative, à une vitesse de l’ordre de 2 mm par an, soit 20 fois plus vite qu’au cours des derniers siècles. Cette hausse du niveau de la mer, d’environ 20 cm au total au cours du 20e siècle, est une des conséquences du réchauffement climatique observé depuis plusieurs décennies. L’origine de l’élévation de la température moyenne de la planète durant les dernières décennies semble aujourd’hui comprise et est attribuée à l’augmentation de la concentration dans l’atmosphère terrestre, des gaz dits à «effet de serre» (gaz carbonique principalement) suite à l’utilisation des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel) par les activités humaines.

Depuis le début des années 1990, les satellites altimétriques, en particulier Topex-Poseidon et Jason, surveillent en permanence les variations du niveau de la mer, avec une précision remarquable et une couverture globale. Ces nouvelles observations montrent qu’au cours des 12 dernières années, le niveau moyen global de la mer s’est élevé de près de 3 mm par an (figure 1), valeur significativement supérieure de celle mesurée par les marégraphes au cours du 20e siècle.

 

  Mais cette vitesse d’élévation est loin d’être uniforme : dans certaines régions, la mer a monté plus vite que la moyenne (jusqu’à 20 mm/an), dans d’autres, elle a même baissé (figure 2) atteignant parfois une baisse de plus de 10 mm/an. Nous savons depuis peu (voir ci-dessous) que ces variations régionales des vitesses de variations du niveau de la mer sont causées par la distribution non uniforme du contenu thermique de l’océan, avec les régions plus chaudes coïncidant avec les régions de hausse du niveau de la mer et les régions plus froides coïncidant avec les régions de baisse de niveau. Grâce aux observations spatiales, on mesure en effet les variations du niveau de la mer sur tout le domaine océanique et non plus seulement le long des côtes comme le font les marégraphes.

 

L’océan se réchauffe et les glaces fondent…

Quels sont les phénomènes responsables des variations actuelles du niveau moyen global de la mer ? On peut les ranger en deux catégories :

  • les changements du volume des océans résultant de variations de la densité de l’eau de mer, elles-mêmes causées par des variations de la température de l’océan;
  • les changements du contenu en eau des océans (donc des masses d’eau) résultant d’échanges d’eau avec les autres réservoirs (atmosphère, réservoirs d’eaux continentales, glaciers de montagne, calottes polaires). Ces échanges d’eau avec l’atmosphère, se produisent par évaporation et précipitation. Les échanges avec les continents résultent de variations d’écoulement d’eau vers les océans via les réseaux hydrographiques. Enfin les modifications de la masse des glaciers de montagne et des calottes polaires (le Groenland et l’Antarctique) constituent une troisième source d’échanges d’eau avec les océans.

 

Quelle est la part respective de tous ces facteurs à la hausse observée du niveau de la mer ?

L’analyse récente de données de température de l’eau de mer collectées au cours des 50 dernières années, nous apprend que l’océan, tout comme l’atmosphère, s’est réchauffé de façon importante au cours des dernières décennies. La chaleur accumulée dans l’océan, jusqu’à des profondeurs de l’ordre de 1000 mètres, induit une dilatation thermique de la mer, ce qui fait monter son niveau. Les calculs montrent que le réchauffement de l’océan explique environ 25% de la hausse du niveau de la mer des 50 dernières années (0,4 des 1.8 mm/an observés).

Le réchauffement climatique est aussi responsable de la fonte des glaces continentales. La plupart des glaciers de montagne de la planète ont perdu une quantité considérable de leur volume au cours des dernières décennies. La fonte de ces glaciers est ainsi responsable de d’environ 0,5 mm/an de la hausse du niveau de la mer observée pour la période 1950-2000. Il n’existe hélas aucune estimation quantitative de la contribution des calottes polaires à la hausse du niveau de la mer des dernières décennies. Remarquant que la somme de l’expansion thermique de l’océan et la fonte des glaciers n’expliquent que ~ 1 mm/an sur les 1,8 mm/an observés, on peut alors proposer une fourchette pour la contribution des calottes polaires. Il faut toutefois mentionner une autre contribution potentielle : les changements des stocks d’eaux continentales liés à la variabilité climatique et aux activités humaines dont la valeur est hautement incertaine.

 

Qu’en est-il pour les années récentes ?

La contribution de la dilatation thermique de la mer (due au réchauffement de l’océan) a triplé au cours de la dernière décennie (~1,5 mm/an pour la période 1993-2005, soit une contribution de l’ordre de 50% à la hausse observée). La fonte des glaciers de montagne s’est aussi accélérée. Des observations récentes indiquent que leur contribution atteint 1 mm/an pour ces dernières années.

Alors que pour les dernières décennies, on ne dispose d’aucune observation fiable sur la contribution du Groenland et de l’Antarctique à la hausse du niveau de la mer, de nouvelles observations par satellites montrent une fonte importante des régions côtières du sud du Groenland. Le phénomène semble même s’accélérer, contribuant pour environ 0,2 mm/an à la hausse du niveau de la mer des années récentes. En revanche l’Antarctique n’a pour l’instant qu’une contribution négligeable. En effet, si on observe bien une fonte significative de l’Antarctique de l’Ouest, sur la partie Est du continent, la glace s’accumule à cause d’une augmentation des précipitations neigeuses (comme cela est d’ailleurs prévu dans le contexte d’un réchauffement climatique). Ainsi le bilan total indique, qu’au moins pour la dernière décennie, la hausse moyenne du niveau de la mer est assez bien expliquée par le réchauffement de l’océan et la fonte des glaces continentales.

 

Au cours des prochains siècles ?

Des prévisions de l’élévation du niveau des mers au cours des prochaines décennies peuvent être faites à partir de simulations numériques de l’évolution future du système climatique, pour différents scénarios plausibles d’émissions de gaz à effet de serre et d’expansion démographique. Quel que soit le scénario, la hausse du niveau de la mer se poursuivra au cours des prochains siècles à une vitesse dépendant du scénario étudié, mais en général supérieur à ce que nous connaissons aujourd’hui.

 

Denis de Kergorlay : «Très chères éoliennes !» (Denis de Kergorlay)

Denis de Kergorlay : «Très chères éoliennes !» (Denis de Kergorlay)

 

Dans uen tribune du Figaro, le président exécutif d’Europa Nostra* estime que  les éoliennes non seulement détruisent le patrimoine, mais sont inutiles d’un point de vue climatique et très coûteuses pour les investisseurs comme pour les consommateurs. La polémique autour de la multiplication des éoliennes sur le territoire français ressemble à une version contemporaine de la querelle entre «anciens» et «modernes». Se réclament des «modernes» toutes celles et tous ceux qui, s’étant engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique, souhaitent une transition énergétique qu’assureraient des énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse…). Se retrouvent catalogués au rang des «anciens» (voire des obscurantistes…), pêle-mêle, les climato sceptiques, les défenseurs du nucléaire, ainsi que les défenseurs des paysages et des monuments historiques. Et si, pour une fois, on parlait faits et chiffres, sans fantasmes ni parti pris idéologiques? L’atteinte aux paysages ou aux monuments est indéniable et croît de manière exponentielle. Quelques exemples: à Coutances (Manche), une éolienne a été implantée à 3 kilomètres de la cathédrale, merveille du gothique ; à Avignonet (Haute-Garonne), douze engins, dont certains à 750 mètres seulement, se profilent derrière le clocher octogonal du XIVe siècle ; les vieilles pierres de Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), dont l’abbaye royale est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, souffrent du voisinage de cinq engins… Avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet. Et ce n’est qu’un début. Dans le parc naturel régional du Haut-Languedoc, riche en points de vue remarquables, il a été décidé d’implanter jusqu’à trois cents engins, et les derniers projets tendent à dépasser ce chiffre. À quoi bon créer des parcs naturels, si c’est pour les rendre industriels? Le préfet des Ardennes vient d’autoriser 63 éoliennes de 200 mètres de haut (chacune représentant deux tiers de la tour Eiffel!) à une trentaine de kilomètres de Reims. Si l’on continue à ce train, avant vingt ans, les campagnes françaises auront cessé d’être des campagnes. Le cadre de vie des Français aura été bouleversé, sans débat démocratique préalable sur ce sujet, puisque ni les enjeux ni les alternatives possibles n’auront jamais été clairement exposés et débattus. À entendre les «modernes», ces considérations relatives au riche patrimoine culturel de notre pays sont de peu de poids au regard de la nécessité de réduire les émissions de CO2. Bien évidemment, il faut les réduire, mais ne nous trompons pas de cible: en France, les éoliennes n’ont aucun rôle significatif à jouer dans ce combat, et c’est autrement qu’il faut agir. En France, en effet, la part de notre électricité issue de sources fossiles est déjà très faible (sans doute de 3 % à 4 % l’an prochain) et ne peut tomber plus bas, compte tenu de la nécessité de compenser l’extrême irrégularité de la production éolienne. Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance L’implantation de nouvelles éoliennes, loin d’abaisser encore cette proportion, ne pourrait que la relever. Compte tenu en effet de l’intermittence du vent, ces machines ne fonctionnent en moyenne, sur l’année, qu’à 24 % de leur puissance (les 76 % restants correspondant aux arrêts et aux ralentis). Pour assurer aux consommateurs une alimentation relativement régulière, les éoliennes doivent nécessairement être couplées avec des turbines à gaz, qui émettent du CO2… Le diable, décidément, se niche partout! Le vrai motif du développement éolien est en réalité de compenser la baisse de la production nucléaire d’électricité, dès lors que l’objectif politique constant, de Hollande à Macron, est de faire passer celle-ci de 75 % de la production totale à 50 % d’ici à 2025, objectif clairement indiqué dans la loi de transition énergétique votée en 2015. Mais ce qui reste méconnu de l’opinion publique, c’est le coût réel d’un tel choix. L’investissement nucléaire, réalisé dans les années 1970, est largement amorti. Comme le montre notamment l’exemple des États-Unis, la vie de ces centrales peut être prolongée d’une vingtaine d’années, voire davantage, par des travaux dits «de grand carénage», nécessaires pour renforcer encore la sécurité. Si l’on renonce à cette prolongation pour un tiers des outils existants, en leur substituant, comme l’indique la loi sur la transition énergétique de 2015, des installations éoliennes et accessoirement photovoltaïques, cela coûtera, en termes d’investissement, un surplus de 93 milliards d’euros (estimation par un groupe d’experts indépendants sur la base de celle de la Cour des comptes). Encore ce chiffrage laisse-t-il de côté un élément fort important: dans le cas des centrales actuelles, le réseau de transport du courant est en place, tandis que pour desservir les 17.000 grandes éoliennes supplémentaires qui résulteraient de l’application de la loi sur la transition énergétique, il serait nécessaire de déployer de nouvelles lignes à haute tension dans tout le pays, avec le cumul d’inconvénients que l’on connaît, paysagers, sanitaires, financiers. Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2 À qui appartiendrait-il de supporter cet énorme surcoût? Comme d’habitude, à chaque consommateur final d’électricité, c’est-à-dire chacun d’entre nous, par le biais, d’une part, de la CSPE qui figure au bas de nos factures d’électricité et augmente sans cesse, d’autre part, de prélèvements nouveaux, déjà décidés, sur tous les combustibles et carburants. Le président Emmanuel Macron a annoncé un doublement du nombre des éoliennes durant son quinquennat. En pratique, cet objectif est déjà atteint, du fait des implantations décidées avant son élection, qui seront mises en service d’ici à 2022. Il s’agit donc de «coups partis», dont les consommateurs ne pourront malheureusement pas éviter de faire les frais. Le véritable enjeu, ce sont les engins supplémentaires que l’on voudrait décider à partir de maintenant, d’une grande hauteur, et en très grand nombre, pour une mise en service après 2022. C’est ce gigantesque gaspillage aujourd’hui programmé qu’il faut absolument éviter. Au lieu d’affecter des dizaines de milliards d’euros à ces milliers d’éoliennes, la France aurait tout intérêt à consacrer cet argent au financement de vrais projets de réduction des rejets de CO2, tels que l’isolation des bâtiments, la promotion de la voiture électrique ou hybride, la promotion, à l’exemple de pays d’Asie, des scooters électriques et la recherche-développement dans d’autres secteurs d’énergies renouvelables comme la filière bois, la biomasse industrielle, la récupération de la chaleur des eaux usées… La taxe carbone, aujourd’hui à l’étude, aurait l’avantage de frapper le CO2 là où il est effectivement dégagé, notamment dans les transports et le chauffage des bâtiments, plutôt que de continuer à le chercher dans la production d’électricité, alors qu’il n’y est plus que de manière résiduelle. Les prochains mois seront sans doute décisifs. Allons-nous amplifier le gâchis éolien actuel, par habitude, par idéologie et/ou par prévarication, ou bien serons-nous capables de mener un combat courageux, efficace et technologiquement d’avant-garde contre la dégradation du climat?

Désormais il faut choisir, la France n’ayant pas les moyens de faire les deux à la fois.

* La fédération européenne des associations de protection et de mise en valeur du patrimoine culturel.

Dieselgate : un lampiste de Volkswagen durement condamné

Dieselgate : un lampiste de Volkswagen durement condamné

 Comme d’autres groupes allemands, Volkswagen a désigné un nouveau lampiste rendu responsable du scandale des logiciels visant à réduire les émissions polluantes lors des contrôles. Comme si quelques techniciens pouvaient être uniquement rendus responsables d’une pratique érigée en véritable stratégie chez Volkswagen, comme chez Mercedes et bien d’autres. Aux États-Unis comme en Allemagne tente donc de circonscrire la responsabilité autour de quelques poilus car cette affaire risque de coûter une vingtaine de milliards au groupe. Nombre  de constructeurs ont installé des logiciels afin de limiter l’ampleur des émissions polluantes lors des contrôles. Mercedes est aussi dans l’œil de la justice mais comme Volkswagen,  Ford aux États-Unis, Mercedes a décidé de s’en tirer en désignant des boucs émissaires. En fait on accuse un ou deux techniciens qui seraient seuls responsables de la manipulation alors que de toute évidence la direction non seulement était  au courant mais a encouragé le système truqueur. D’une certaine manière c’est le système classique de défense des grandes sociétés comme par exemple la Société générale qui a désigné un lampiste Jérôme Kerviel comme responsable de toutes les dérives spéculatives. Un système de défense évidemment scandaleux qui bénéficie en outre de la complicité de la justice qui accepte de faire porter le chapeau à quelques individus quand toutes les directions sont en réalité impliquées  Les constructeurs automobiles ont en fait misé une ambiguïté du droit européen pour neutraliser les systèmes à basse température. Dès lors, les ingénieurs ont dû installer un logiciel afin d’enclencher ou non les systèmes de dépollution, ce qui n’est pas sans rappeler la triche fomentée par le groupe Volkswagen. À ceci près que dans ce dernier cas, le logiciel servait à activer les systèmes de dépollution uniquement en cas de contrôle extérieur. « L’entreprise de Stuttgart aurait pendant presque une décennie, de 2008 à 2016, vendu en Europe et aux États-Unis des voitures avec un niveau d’émissions polluantes élevé et non autorisé », écrit le quotidien Süddeutsche Zeitung, qui a collaboré avec les chaînes régionales NDR et WDR. Quelque lampiste vont payer et notamment un  ex-ingénieur de Volkswagen, James Liang, a été condamné vendredi par un tribunal de Detroit à 40 mois de prison et 200.000 dollars d’amende pour son rôle dans le « Dieselgate », a-t-on indiqué de source judiciaire à l’AFP. Après sa libération, il sera également soumis à un régime de liberté surveillée pendant deux ans et pourra en outre être expulsé vers l’Allemagne, a-t-on précisé de même source. James Liang, 63 ans, avait plaidé coupable en septembre et encourait une peine maximale de 5 ans de prison et 250.000 dollars d’amende. Mais comme il avait choisi de coopérer avec la justice américaine dans l’enquête, l’accusation n’avait requis que trois ans de prison et 20.000 dollars d’amende. Au total, sept dirigeants et ingénieurs de VW ont été inculpés aux Etats-Unis. James Liang, qui est le premier à être condamné, avait été basé en tant qu’ingénieur de 1983 à 2008 à Wolfsburg, le siège de VW en Allemagne, où il travaillait au département en charge du développement du diesel.

 

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

Démantèlement d’une éolienne jusqu’à 850 000 euros aux frais du propriétaire du terrain

 

 

Un article d’Economie matin souligne le danger financier d’une éolienne pour le propriétaire du terrain. Les USA comptent 14 000 éoliennes abandonnées, information dans « AmericanThinker » à l’occasion des désastres environnementaux des gigantesques fermes éoliennes dévastées de Kamaoa,  de Tehachapi, et bien d’autres. Les sociétés qui les possédaient se sont évanouies. Les recherches de responsabilité sont difficiles ou impossibles.  Ce scandale encore peu connu arrive très vite en France car les techniques utilisées sont les mêmes chez nous, puisque ce sont très souvent de mêmes fonds de pension qui possèdent ces éoliennes. Les propriétaires ont loué leurs terrains aux promoteurs éoliens qui leur ont assuré tout prendre en charge et restituer le terrain « en l’état ». Des élus locaux et parfois des fonctionnaires ont aussi « rassuré » ces propriétaires aux côtés des promoteurs. Ils ignorent souvent que les éoliennes sont en fait revendues dès leur mise en service et simplement gérées par les promoteurs. Les promoteurs éoliens constituent  pour chaque projet des sociétés coquilles au capital minimum de quelques milliers d’euros dont les actionnaires changent au fil des années, selon des ramifications infinies en France et à l’étranger y compris dans les paradis fiscaux. La recherche de toute responsabilité en cas de problème risque de ne jamais aboutir. Alors que la finance n’hésite pas à abandonner des entreprises avec du personnel, il est encore plus facile d’abandonner des éoliennes. Les propriétaires subissent deux énormes menaces qui sont des bombes à retardement sur leur patrimoine et leur situation personnelle. Ils devraient faire relire leur bail par des experts ou des avocats indépendants avant qu’il ne soit trop tard. Les jurisprudences les menacent à chaque instant selon la règle « pollueur-payeur » qui frappe le propriétaire des terrains.

La plupart du temps les contrats de location de terrain signés avec les promoteurs éoliens l’ont été à l’amiable, sans la présence d’un expert indépendant ou d’une association agréée de consommateurs. Il existe d’ailleurs de nombreux doutes sur la légalité de ces opérations par rapport à la législation sur la vente à domicile par des professionnels rappelée par la DGCCRF. De nombreux baux risquent d’être non valables en cas de litige. Deux menaces importantes les concernent : tout d’abord la défaillance pure et simple de la société avec laquelle ils ont contracté, et donc des provisions de démantèlement qui les couvrent.  Malgré les dispositions légales contraignantes et le Code de Commerce, la plupart de ces sociétés ne publient même pas leurs comptes. De ce fait, il est souvent impossible de vérifier que les provisions légales de démantèlement sont constituées. Plusieurs défaillances sont déjà survenues. L’un des principaux promoteurs éoliens français ne vient il pas de faire l’objet d’une opération financière atypique sur son parc éolien, devenu la propriété majoritaire d’une curieuse banque égyptienne jusqu’ici inconnue en Europe, et tout cela géré depuis l’étranger ?

L’autre menace est dans les socles en béton dont les propriétaires restent à vie responsables Par un subterfuge, le démantèlement est prévu au ras du sol selon le Décret 2011-985 du 23 aout 2011. Mais cette astuce occulte les obligations bien plus importantes et réelles des articles L162-9 et suivants de la loi n° 2008-757 du 1er août 2008. Or chaque éolienne nécessite 2 à 3000 tonnes de béton souterrain, parfois plus. Ce béton et ses ferrailles sont d’importantes menaces de pollution ou de perturbation du sol et des nappes phréatiques. A la moindre alerte, à la moindre sommation, c’est donc le propriétaire du terrain et non le promoteur éolien, qui sera recherché, par exemple par la police de l’eau, par un syndicat intercommunal, ou par une association de protection de la nature. Et de toute façon il faudra restituer le site dans son état initial à la fin du bail. Le coût complet de démantèlement d’une éolienne est chiffré par les entreprises spécialisées de 650 à 850 000 €. Les sommes provisionnées, quand elles le sont, ne sont pas de ce niveau. Le coût d’enlèvement de leur socle en béton hautement ferraillé n’est pas inférieur à 250 000 €, et encore s’il n’y a pas de pollution par les huiles des éoliennes. Chaque éolienne contient 600 litres d’huiles industrielles dont plusieurs fuites ont été observées. Il suffit de dix litres d’huile pour polluer le sol en milieu naturel et atteindre un taux critique.

L’éolien a cessé d’être prioritaire dans les énergies renouvelables avec les leçons décevantes de l’expérience sur 10 ans. Désormais les taxes et les aides vont décliner avec la réforme intervenue en Europe et en France à partir de 2017.  Les tarifs de démarrage sont ramenés au niveau du marché, très inférieur, ainsi que vient de le confirmer le 20 avril 2017 une délibération de la Commission de Régulation de l’Energie. Bill Gates a confirmé au Financial Times qu’il doublait à 2 milliards ses investissements dans les énergies renouvelables mais qu’il excluait à présent tout investissement dans l’éolien, non efficace et non rentable. Malgré de gros investissements, son ami Warren Buffett a tout juste retrouvé sa mise dans l’éolien grâce à une défiscalisation massive mais avec un déficit industriel de 35%, et des subventions déjà fortement réduites sous Obama qui n’iront pas mieux avec Trump.  La Californie ou Hawaï sont envahis d’éoliennes rouillées abandonnées. L’Ecosse, ou l’Allemagne, figurent parmi les premiers pays face au casse-tête d’assumer une quantité très importante de déchets de pales d’éoliennes dans les dix prochaines années, car les pales ont une durée de vie limitée et deviennent cassantes. Les seuls déchets de plastique de pales d’éoliennes atteignent 225 000 tonnes par an au niveau mondial selon Scottish Natural Heritage et le département spécialisé des systèmes industriels de l’Université d’Iowa USA (2016). Personne n’avait pensé à ce bilan carbone calamiteux. En fait, les propriétaires ont hérité en pleine propriété des immenses socles en béton implantés dans leur terrain, sans les voir, et sans le savoir. De toute façon, même si le démantèlement atteint son terme, ce qui est très aléatoire et hypothétique pour de nombreux cas, l’enlèvement du socle béton restera à leur charge, soit 250 000 euros par éolienne. Les baux de location signés par les promoteurs ne le disent pas, la plupart du temps. A la moindre pollution, ce coût sera multiplié par trois. Si le promoteur fait défaillance et disparait, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge du propriétaire…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder son terrain !

Déforestation Amazonie: encore 4 millions d’hectares sacrifiés

Déforestation Amazonie: encore 4  millions d’hectares sacrifiés

 

 

Le président brésilien Michel Temer, accusé de corruption et de conflit dinterêt avec le lobby agricole  a abrogé le statut de réserve naturelle de près de quatre millions d’hectares de forêt amazonienne, qui pourront être exploités à l’avenir par des entreprises minières. Plusieurs mouvements écologistes ont accusé le président brésilien Michel Temer de prendre des mesures qui menacent la forêt amazonienne pour s’assurer le soutien du puissant lobby de l’agro-business au Parlement face à des accusations de corruption. Le chef de l’État a notamment mis en place récemment un programme qui prévoit de régulariser l’occupation illégale de terres dans de vastes zones de protection environnementale. Pour les écologistes, cette mesure pourrait stimuler la déforestation, également favorisée par des projets de loi visant à rabaisser le niveau de protection de sanctuaires naturels. M. Temer est aussi critiqué pour avoir donné son aval au gel de la cession de titres de propriété destinés à des Indiens d’Amazonie et de descendants d’esclaves venus d’Afrique. « Nous faisons face à une offensive du lobby de l’agro-business au Parlement », explique à l’AFP Elis Araujo, chercheuse à l’Institut de l’Homme et de l’Environnement en Amazonie (Imazon). « Ce lobby tente de réduire le niveau de protection de nombreux territoires et de dresser des obstacles à la reconnaissance de territoires pour les communautés traditionnelles. Ils ont beaucoup d’influence au gouvernement », déplore-t-elle. Pour Mme Araujo, la protection de l’environnement est devenue « une monnaie d’échange ». Premier président brésilien en exercice mis en accusation pour corruption, M. Temer se livre depuis plus d’un mois à d’intenses tractations politiques pour sauver son mandat. Il doit éviter à tout prix que deux tiers des députés (342 voix sur 513) décident de renvoyer son cas vers la Cour suprême, qui peut décider de l’inculper et de l’écarter du pouvoir pour six mois. Le vote doit avoir lieu la semaine prochaine et le lobby de l’agro-business est constitué de 211 parlementaires selon les estimations de la presse brésilienne, un nombre suffisant pour tirer M. Temer d’affaire. Pour les écologistes, la légalisation de l’occupation de terres, présentée par le gouvernement comme une possibilité de régulariser l’activité de petits paysans, peut aussi stimuler la violence de la part de gros propriétaires.

Automobiles : une prime à la casse inutile

Automobiles : une prime à la casse inutile

 

 

La dernière invention écologiste de Nicolas Hulot risque de relever du gadget tant du point de vue environnemental que du point de vue industriel. Jusque-là d’ailleurs les dispositifs toujours en cours se révèlent être un véritable bide. La question se pose de l’intervention de l’État vis-à-vis de la pollution automobile. De ce point de vue, les mesures de régulation avec des normes progressives de plus en plus restrictives concernant les émissions polluantes des véhicules neufs sont certainement plus efficaces que des primes au demeurant insuffisantes pour encourager l’achat de véhicules moins polluants. Dans l’hypothèse même où ces primes seraient efficaces on peut se demander si ces vraiment les rôles de l’État de financer l’achat d’automobile surtout content tenu de l’état des finances du pays. Cette prime n’est cependant pas une nouveauté. Une prime à la conversion existe déjà. Or, elle a montré ses limites en juin. L’actuelle prime à la conversion ne s’applique en effet qu’à l’achat de voitures neuves, et s’ajoute alors au bonus écologique: 4000 euros pour un véhicule électrique, 2500 euros pour un modèle émettant entre 21 et 60 grammes de CO2 par kilomètre, en échange d’un diesel d’avant 2006. Une prime de 500 à 1000 euros maximum, réservée plus spécifiquement aux ménages non-imposables, est également en vigueur. Elle porte sur l’achat d’un véhicule d’occasion récent: une essence Euro 6, datant donc au maximum de mi-2014, ou Euro 5, âgée au maximum de 8 ans. Trois voitures sur quatre vendues en France sont des véhicules d’occasion. Et pourtant, ce marché échappe en grande partie aux professionnels. Selon des chiffres publiés par La Tribune, les deux tiers des transactions se passent entre particuliers, via notamment les petites annonces sur internet.

 

Nucléaire : doutes sur les composants du Creusot

Nucléaire : doutes sur les  composants du Creusot

 

Curieux cette décision de L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui a annoncé mercredi demander à EDF de passer en revue d’ici le 31 décembre 2018 l’ensemble des composants d’équipements nucléaires fabriqués par l’usine Creusot Forge (groupe Areva). Une demande qui avait déjà été faite pour la nouvelle centrale de Flamanville mais qui cette fois est généralisée. Finalement pour Flamanville,  il a été convenu qu’EDF suivrait attentivement  la sûreté du couvercle  du réacteur et qu’un remplacement de ce couvercle aurait lieu d’ici quelques années. On ne voit pas quel autre type de décision pourrait être prise pour toutes les autres centrales à moins évidemment d’arrêter tous les réacteurs. Il s’agit là d’un nouvel épisode interminable de la décomposition d’Areva dans l’essentiel de l’activité réacteurs est prir désormais en charge par EDF. Areva qui constitue une véritable catastrophe financière et dont dépend l’usine Creusot forge qui fournit des les éléments métalliques douteux des réacteurs. La question se pose de savoir s’il y a de véritables interrogations concernant la sûreté des éléments fournis par Le  Creusot ou si  l’agence  de sûreté nucléaire ne cherche pas à se mettre à l’abri pour le cas où ! De toute évidence cette demande de l’agence de sûreté nucléaire ne manque pas d’ambiguïté. Dans un projet de décision publié sur son site internet, l’ASN ne précise pas si EDF devra arrêter ses réacteurs en attendant leur examen, mais précise que les revues devront avoir lieu pendant que les réacteurs sont arrêtés pour être réapprovisionnés. L’ASN précise qu’EDF devra lui transmettre au plus tard le 31 octobre 2017 son programme de revue. EDF a indiqué à Reuters que cette demande de revue n’aurait pas d’impact sur la production nucléaire. « C’est intégré dans notre échéancier d’arrêt de tranches », a déclaré une porte-parole du groupe français.

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