Archive pour la Catégorie 'environnement'

Manifestation climat à Paris : perturbée par les Black blocs

Manifestation climat à Paris : perturbée  par les Black blocs

 

La manifestation pour le climat à Paris a compté entre 15 000 et 30 000 personnes selon les sources. De toute manière, une participation bien moins importante que dans d’autres pays comme en Allemagne près d’un million de personnes se  sont mobilisées. Cette relative faiblesse de participation est sans doute attribuée à la peur de dérapages. Des dérapages qui ont effectivement eu lieu du fait de  Black blocs infiltrés dans les défilés et dont la présence discrédite tout y compris les manifestations des gilets jaunes. C’est sans doute la peur de ces débordements qui a freiné la venue d’un nombre plus important de militants du climat. En même temps,  il faut signaler que cette journée paraissait relativement confuse en raison de la diversité des manifestations. Une manifestation au service du climat, mais aussi une manifestation de gilets jaunes par ailleurs peu nombreux, sans parler des quelques milliers de manifestants réunis par le syndicat FO et cette présence de Black blocs. Certains font observer que cette diversité correspond à la convergence des luttes souhaitées par certains. La vérité, c’est que pour l’instant il n’y a nullement de convergence de luttes mais addition de mécontentements par ailleurs souvent contradictoires notamment en matière d’environnement. Il y aura sans doute du ménage à faire pour clarifier des mobilisations qui d’une certaine manière s’annulent au lieu de s’additionner de manière cohérente. On ne peut pas considérer qu’une participation de l’ordre de 20 000 personnes à Paris constitue réellement un succès. En tout cas la crainte de dérives et les contradictions ont privé la manifestation de troupes significatives. De ce point de vue,  la mobilisation en France pour le climat est encore très loin d’être à la hauteur des enjeux. À noter que Macron a quand même été la cible de nombre de manifestants.

Une effigie d’Emmanuel Macron en “roi du blabla” a été transportée sur le parcours puis une banderole a été déployée sur le pont de Tolbiac où l’on pouvait lire, en anglais: “Macron polluter of the Earth (pollueur de la Terre)”. Le président français se rendra dimanche à New York où il participera notamment au sommet sur le climat organisé par l’Onu.

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

Grosse mobilisation mondiale pour le climat

 

Grosse mobilisation partout dans le monde. En Europe aussi bien sûr avec en particulier un important défilé de presque 100 000 personnes à Berlin qui vient de décider un plan de 100 milliards sur 10 ans pour sauvegarder le climat Au total, plus de 5.000 événements étaient prévus sur toute la planète et Greta Thunberg, qui défilera à New York, a appelé jeudi dans une vidéo la jeunesse à s’approprier le combat. « Tout compte. Ce que vous faites compte », a déclaré celle qui est devenue le symbole d’une jeune génération convaincue que ses aînés n’en font pas suffisamment pour lutter contre le réchauffement.

Alors que le soleil se levait sur le Pacifique, des élèves ont lancé la journée au Vanuatu, aux Salomon ou aux Kiribati. « Nous ne coulons pas, nous nous battons, » scandaient des jeunes de ces atolls, menacés notamment par l’élévation du niveau des eaux.

En Australie, plus de 300.000 personnes – jeunes, parents et autres – se sont rassemblées dans plusieurs villes. Plus du double qu’au mois de mars, lors d’un premier mouvement similaire. « Nous sommes ici pour envoyer un message aux personnes au pouvoir, pour leur montrer que nous sommes sensibilisés et que cette question est importante pour nous », a déclaré à Sydney Will Connor, 16 ans. « C’est notre avenir qui est en jeu. »

« Nous sommes l’avenir et nous méritons mieux », a déclaré à Bangkok Lilly Satidtanasarn, 12 ans, surnommée la Greta Thunberg de Thaïlande pour son combat contre le plastique. Les adultes « ne font que parler, mais ils ne font rien. Nous ne voulons pas d’excuses ».

Des milliers de personnes ont défilé aux Philippines, un archipel également gravement menacé par l’élévation des océans. « Beaucoup de gens ressentent déjà ici les effets du réchauffement climatique, et notamment des typhons », a déclaré à Manille Yanna Palo, 23 ans.

« C’est pour votre futur, pour votre existence et pour votre vie même. Si vous n’êtes pas dans la rue vous perdez votre temps, où que vous soyez dans le monde », a lancé Aman Sharma, un étudiant manifestant à Delhi.

En Afrique du Sud, environ un demi-millier de personnes ont défilé dans la matinée à Johannesburg. « Notre école nous a autorisés à partir pour la manifestation. Si on ne fait pas quelque chose rapidement, ça sera le début de l’extinction humaine », s’inquiétait Jonathan Lithgow, collégien de 15 ans.

Cette journée doit donner à New York le coup d’envoi de deux semaines d’actions, avec notamment samedi le premier sommet de la jeunesse sur le climat organisé par l’ONU. Outre Greta Thunberg, 500 jeunes sud-américains, européens, asiatiques et africains y sont attendus.

Et vendredi 27 septembre, pendant l’Assemblée générale de l’ONU, aura lieu une autre grève mondiale coordonnée. Le sommet spécial climat lundi à l’ONU doit réunir une centaine de chefs d’Etat et de gouvernement, dont Emmanuel Macron et Angela Merkel.

A quelques exceptions notables, comme le président américain Donald Trump ou son homologue brésilien Jair Bolsonaro, nombre de dirigeants internationaux souscrivent à l’idée d’une urgence climatique. Mais ils sont attendus sur les détails concrets de leurs plans climatiques.

Pour avoir une chance de stopper le réchauffement du globe à +1,5°C (par rapport au XIXe siècle), il faudrait que le monde soit neutre en carbone en 2050, selon le dernier consensus de scientifiques mandatés par l’ONU.

 

Allemagne–Climat : 100 milliards d’investissements en 10 ans

Allemagne–Climat : 100 milliards d’investissements en 10 ans

Au moment où près de 100 000 manifestants se sont réunis à Berlin dans le cadre de la défense du climat, la coalition gouvernementale a décidé un vaste plan de 100 milliards sur 10 ans articulant des objectifs environnementaux et des objectifs sociaux. Un investissement socio-écologique  où la pression de la rue n’est pas étrangère mais qui correspond aussi à la nécessité pour l’Allemagne de doper sa consommation et ses investissements pour relancer une économie particulièrement atone. La croissance pourrait en effet être limitée à 0,5 % cette année et le PIB pourrait frôler la récession en 2020 du fait en particulier de l’écroulement des exportations. L’annonce intervient alors que des dizaines de milliers de manifestants, 80.000 selon les organisateurs, s’étaient rassemblés à Berlin à l’emblématique Porte de Brandebourg, en ce jour d’un mouvement mondial de grève pour la défense du climat. La mobilisation devrait être particulièrement bien suivie en Allemagne, où les écologistes ont le vent en poupe et enchaînent les succès électoraux.

 

Au total, des manifestations doivent avoir lieu dans 575 villes allemandes, «du jamais vu», a estimé la porte-parole allemande du mouvement FridaysforFuture, Luisa Neubauer dans un tweet.

Selon le projet d’accord en discussion, des investissements d’«un montant à trois chiffres en milliards d’euros», soit au moins 100 milliards d’euros, sont prévus d’ici à 2030. Les partis se sont particulièrement disputés sur son financement, rendu extrêmement compliqué par le fait que le gouvernement refuse de contracter de nouvelles dettes, conformément à sa politique d’orthodoxie budgétaire du «Schwarze Null». Ceci étant, la problématique pourrait être contournée avec la création d’institutions spécifiques hors budget dont les emprunts et les déficits éventuels ne viendraient pas obérer les comptes officiels de l’Allemagne.

Les négociations achoppaient en particulier sur un modèle de tarification des émissions de CO2, où l’essence, le diesel, le gaz de chauffage ou le fioul pourraient être intégrés dans un marché national de certificats et voir leur prix monter, d’environ 11 centimes par exemple pour le litre de diesel.

 

Question centrale: où fixer le curseur pour à la fois avoir un prix suffisamment élevé afin d’inciter les consommateurs à opter pour les solutions les moins polluantes, mais en même temps ne pas provoquer de levée de bouclier de l’opinion, à l’exemple du mouvement des gilets jaunes en France ? Il est question dans les discussions de prix plancher et plafond sur ce marché. Concrètement, la stratégie du gouvernement comprend aussi une panoplie de mesures destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans l’énergie, le bâtiment, l’agriculture, l’industrie et les transports. Cela va de la promotion des transports publics et des trains, à l’augmentation du prix des voyages en avion en Allemagne, ou à diverses subventions pour le développement des voitures électriques ou pour des chauffages individuels efficaces et propres.

 

« La politique fiscale sur l’énergie est inefficace » (le Monde)

 « La politique fiscale sur l’énergie est inefficace » (le Monde)

Antoine Reverchon, journaliste au « Monde », démontre que la fiscalité sur l’énergie est inefficace pour la transition énergétique. (Le Monde extraits)

 

 

« . Les chercheurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont répertorié toutes les taxes et droits pesant sur l’énergie dans les 44 pays les plus riches du monde (les membres de l’OCDE, plus ceux du G20 et quelques autres), qui représentent à eux seuls 80 % de la consommation énergétique mondiale et… 80 % des émissions de CO2.

Or, les économistes le disent et le répètent, la fiscalité est l’un des meilleurs outils de lutte contre le réchauffement : si l’on taxe les énergies carbonées (charbon, pétrole…), consommateurs et entreprises se tourneront vers les alternatives décarbonées (éolien, solaire, biomasse…). Les pays signataires de l’accord de Paris de 2016, par lequel ils s’engageaient à réduire leurs émissions, se retrouvent, lundi 23 septembre, à New York, au Sommet action climat. L’étude de l’OCDE, publiée le 20 septembre, tombe à point nommé : joignent-ils l’acte fiscal à la parole climatique ?

Le moins qu’on puisse dire est que les taxes et droits perçus sur l’énergie sont, en moyenne, totalement incohérents avec les objectifs environnementaux affichés par ailleurs. Alors que les économistes estiment à 30 euros par tonne de CO2 le palier à partir duquel les comportements peuvent changer, ce seuil n’est atteint ou dépassé que pour les émissions du transport routier (diesel et essence). Or, 80 % des émissions de CO2 ne sont pas d’origine routière, mais viennent de l’agriculture, de l’industrie, du transport non routier et, surtout, de la production d’électricité : ces émissions-là sont fort peu taxées, voire pas du tout.  …. »

Fiscalité carburant : un impôt qui ne sert pas la transition énergétique

Fiscalité carburant : un impôt qui ne sert pas la transition énergétique

 

La Cour de comptes vient d’affirmer que la taxe carbone devait être rétablie sur le carburant. La  Cour des Comptes bénéficie en général d’une bonne image de marque quant à ses capacités d’expertise sur les données financières du pays. Par contre, quand elle s’éloigne parfois de son champ  habituel d’intervention elle a un peu tendance à fumer la moquette. Témoin la  prise de position de la Cour des Comptes pour rétablir la « taxe carbone »-« La France ne peut faire autrement si elle veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, » explique un rapport. Ces  « experts »  resservent donc le plat  de cette fiscalité. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Quant à celle de la cour des comptes, elle se limite –et ce n’est pas rien- aux comptes financiers du pays.

Taxe carbone : la Cour des comptes à côté de ses pompes

Taxe carbone : la Cour des comptes à côté de ses pompes

 

 

La Cour des Comptes bénéficie en général d’une bonne image de marque quant à ses capacités d’expertise sur les données financières du pays. Par contre, quand elle s’éloigne parfois de son champ  habituel d’intervention elle a un peu tendance à fumer la moquette. Témoin la  prise de position de la Cour des Comptes pour rétablir la « taxe carbone »-« La France ne peut faire autrement si elle veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, » explique un rapport. Ces  « experts »  resservent donc le plat  de cette fiscalité. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Quant à celle de la cour des comptes, elle se limite –et ce n’est pas rien- aux comptes financiers du pays.

 

Pollution : Trump veut interdire de protéger l’environnement à la Californie

Pollution : Trump veut interdire de protéger l’environnement à la Californie

 

 

« L’administration Trump révoque l’exemption fédérale de la Californie sur les émissions, afin de produire des voitures bien moins chères pour les consommateurs, tout en améliorant sensiblement la sûreté des véhicules », a tweeté le président républicain.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, avait anticipé l’annonce fédérale, qualifiée de «vendetta politique», s’engageant à défendre bec et ongles la dérogation dont son Etat bénéficie, accordée en vertu d’une loi sur la qualité de l’air. «Nous ne pouvons pas nous permettre de revenir en arrière dans notre combat contre le changement climatique», a réagi le procureur général de Californie, Xavier Becerra. Photo datée de 1958 à l’appui, il a ajouté sur Twitter que «la Californie a commencé à légiférer sur la qualité de l’air car la pollution était si importante que certaines personnes portaient des masques à gaz à l’extérieur». Il y a fort à parier que le contentieux ira jusqu’à la Cour Suprême.

Mais le gouverneur Newsom a battu en brèche les arguments de Donald Trump selon lesquels la mesure allait non seulement bénéficier aux consommateurs, mais aussi aux constructeurs et à l’économie américaine en générale. « Vos normes vont coûter aux consommateurs 400 millions de dollars. Aboutir à la combustion et au rejet dans l’air de 1,2 milliard de litres de pétrole supplémentaires. Et nuire à la capacité des entreprises automobiles à être compétitive sur les marchés mondiaux. C’est mauvais pour notre air. Mauvais pour notre santé. Mauvais pour notre économie », a critiqué le responsable démocrate.

A la demande du gouvernement, l’EPA a engagé l’annulation des normes plus strictes qui avaient été adoptées sous la présidence de Barack Obama pour les modèles de voitures allant jusqu’à 2025. Mais la Californie avait décidé de maintenir le cap et négocié cet été un accord de principe avec les constructeurs Ford, Honda, Volkswagen et BMW pour adopter des normes uniques, une entente immédiatement attaquée par l’administration Trump qui a déclenché une enquête.

 

 

 

Pesticides : le combat archaïque de la FNSEA

Pesticides : le combat archaïque de la FNSEA

La FNSEA et ses Jeunes agriculteurs  se manifestent une nouvelle fois par un archaïsme déroutant sans parler de la mauvaise foi. D’abord la FNSEA procèdent à un amalgame de entre la situation économique désastreuse cette année de nombre d’exploitations et l’image des agriculteurs qui serait déconsidérée. Si effectivement on peut souscrire au cri d’alerte concernant la situation particulièrement dramatique cette année dans beaucoup de secteurs de l’agriculture par contre contrairement à ce qu’affirme la FNSEA l’image des agriculteurs est loin d’être dégradée. Au contraire d’une certaine manière, culturellement les Français se sentent de plus en plus proche d’un modèle de civilisation rurale tuée par la folie des grandes métropoles. En réalité, la FNSEA à dessein mélange tout en se positionnant contre la mise en place de zones de non-traitement (ZNT) de pesticides avec une mobilisation générale contre la «déconsidération» du monde paysan le 22 octobre. On sait depuis longtemps que la FNSEA a largement soutenu et développé un modèle industriel qui fait un large recours à la chimie et en particulier aux pesticides. Que de manière ambiguë la FNSEA a en permanence entretenu la confusion entre les intérêts des gros agriculteurs qui possèdent plusieurs milliers d’hectares avec les petits paysans qui n’en possèdent que quelques dizaines. Pour être crédible la FNSEA ferait mieux de proposer un processus de transition vers une autre agriculture moins chimique et davantage porteuse de valeurs ajoutées. Par contre la FNSEA à raison d’être méfiant et même de s’opposer aux accords commerciaux internationaux qui vont largement conduire à détériorer encore un peu plus l’environnement. La FNSEA encore raison de critiquer le futur l’accord UE-Mercosur. Malheureusement on ne sent pas un grand enthousiasme de la FNSEA pour le développement de circuits courts de produits ou plus sains. Il y a de toute évidence un manque de vision et un manque de clarté de la part de l’organisation professionnelle

Crise écologique : le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

Crise écologique : le réemploi à privilégier par rapport au recyclage

 

La lutte contre la pollution plastique est la grande absente du projet de loi sur l’économie circulaire, dénoncent, dans une tribune au « Monde », les responsables des ONG engagées dans la transition écologique et solidaire. (Extraits)

 

Tribune. 

 

En préambule de la loi antigaspillage et économie circulaire qui est débattu, mardi 17 septembre au Sénat, le gouvernement a établi le constat suivant : « Les citoyens français sont en colère contre le gaspillage des ressources, la surconsommation de plastiques, l’obsolescence programmée des produits et l’impossibilité de réparer leurs biens. »

Pour les ONG engagées dans la transition écologique et solidaire, ce texte présenté comme un véritable tournant écologique du quinquennat, n’est pour l’instant pas à la hauteur des enjeux. Elles appellent les parlementaires à ne pas réduire l’économie circulaire au recyclage des matériaux et à agir pour une économie inclusive qui préserve véritablement nos ressources et permette de lutter contre le dérèglement climatique.

Depuis la présentation du projet de loi, le gouvernement communique largement sur deux mesures emblématiques : le retour de la consigne sur les bouteilles et l’interdiction de destruction des invendus non alimentaires. Sur la consigne, les Français plébiscitent le retour du modèle qu’ils ont connu, qui permet le réemploi de l’emballage en verre et donc la réduction de la production de déchets. Nous souhaitons que la loi donne la priorité au réemploi et sommes opposés au modèle visant uniquement le recyclage des bouteilles en plastique et canettes en aluminium, qui nous maintient dans l’ère du tout jetable.

Le gouvernement communique sur des objectifs ambitieux de « 100 % de plastiques recyclés » et de « zéro plastique rejeté en mer d’ici 2025 », mais il n’inscrit pas ces objectifs dans la loi

Concernant l’interdiction de détruire les invendus non alimentaires, nous déplorons que le projet actuel laisse la porte ouverte au recyclage de produits neufs au lieu d’en assurer la réutilisation de façon systématique. Ces mesures se veulent emblématiques mais ne répondent pas à l’urgence d’endiguer le gaspillage de nos ressources et de lutter contre le changement climatique.

Par ailleurs, le réemploi est en mesure de favoriser le lien social et l’inclusion autour d’activités locales. La seule réponse industrielle ne peut suffire à produire les leviers nécessaires pour faire face à la crise écologique. Ce texte doit favoriser et accompagner la puissance de l’engagement local des citoyens, privilégier des projets porteurs de sens plus que de bénéfices, et œuvrer à la réduction des inégalités par le développement d’associations impliquées sur les questions environnementales et sociales.

Echec de la bataille climatique (Yann Arthus-Bertrand)

  • Echec de la bataille climatique  (Yann Arthus-Bertrand)
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Interviewé sur Europe 1 à propos des perceptives d’augmentation des climats de 2 à 7° d’ici 2100 le  président de la fondation GoodPlanet Yann-Arthus Bertrand s’est montré résigné, estimant qu’il fallait « avoir le courage d’admettre qu’on a perdu la bataille contre le changement climatique ».

Tout l’été, j’ai été appelé par les radios, les télés pour parler de la chaleur, de la fonte des glaces, des incendies en Sibérie et en Alaska, de l’Amazonie… », déplore le septuagénaire. « On est dans une espèce de déni collectif, on ne veut pas croire ce qui est en train de se passer. C’est toujours de la faute des autres, c’est de la faute du président brésilien, c’est la faute des lobbies, des politiques. Mais par exemple sur l’Amazonie, on déforeste pour le soja, pour nourrir notre agriculture industrielle. L’agriculture intensive française est responsable, en partie, de cette déforestation. »

Quant aux solutions avancées par certains scientifiques – des mesures permettant la diminution immédiate des émissions de CO2 -, Yann-Arthus Bertrand estime qu’elles « sonnent un peu faux ». « Cela fait vingt ans qu’on entend ça », souligne-t-il. Et de reconnaître : « Ce n’est pas facile à dire, que l’on va vers une fin du monde si on continue comme ça. On est tellement accro à ce pétrole qui nous fait vivre… C’est la croissance qui paye les écoles auxquelles vont mes petits-enfants, c’est la croissance qui paie les hôpitaux qui vont me soigner bientôt, à 73 ans. C’est la croissance qui nous fait vivre tous. Et cette croissance n’est pas bonne pour l’environnement. On vit dans une espèce de banalité du mal. »

« Le Graal de tout homme politique aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat et préserver les emplois », appuie le photographe. « Je pense que l’écologie arrive loin derrière. L’homme politique a une vision électorale, une vision à court terme, alors que l’écologie, c’est une vision à très long terme. (…) Personnellement, je crois qu’il faut réinventer un nouveau monde. Chaque effondrement, il y a une renaissance après. Il faut s’y préparer. »

 

Climat: une hausse de 2 à 7 degrés d’ici 2100

Climat: une hausse de 2 à 7 degrés d’ici  2100

 

Il semble bien que l’accord climat adopté à la COP 21 à Paris soit déjà dépassé même si certains le défendent encore. On ne peut que constater le relatif immobilisme des pays signataires mais aussi l’obsolescence des  prévisions d’évolution de la température. Certains scientifiques prévoient en effet que la température pourrait évoluer de 2à 7 % d’ici 2100

Selon les deux modèles français de prévisions climatiques, la température  progresserait au mieux de 2 °C et dans le pire des cas de 6,5 °C à 7 °C, par rapport à la période 1880-1919, d’après le modèle élaboré à Toulouse par le Centre national de recherches météorologiques (CNRM) et celui conçu en Île-de-France par l’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL). Ce dernier institut rassemble neuf laboratoires dont celui de météorologie dynamique de Sorbonne Université et du CNRS, et d’autres laboratoires hébergés notamment à l’École polytechnique et au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

Antonio Guterres, le secrétaire général de l’Onu, lui-même, a reconnu pratiquement l’échec de l’accord de Paris même s’il espère encore une réaction hypothétique des Etats et des sociétés. «Je voudrais voir toute la société accroître la pression sur les gouvernements pour qu’ils comprennent qu’ils doivent aller plus vite, car nous sommes en train de perdre la course», a-t-il déclaré dans une interview à une collaboration de dizaines de médias internationaux, Covering Climate Now.

Samedi, Antonio Guterres accueillera un sommet de la jeunesse sur le climat à New York à l’ONU, puis lundi un sommet spécial climat avec des chefs de gouvernements et d’Etats, appelés à revoir leurs engagements à la hausse, pour limiter le réchauffement du globe à 1,5°C ou 2°C, par rapport à la période préindustrielle, au 19e siècle.

«La recherche scientifique nous dit que ces objectifs restent atteignables», a dit Antonio Guterres, en admettant que l’inaction des pays membres de l’ONU pouvait, au moins partiellement, être compensée par d’autres acteurs non-étatiques – en particulier aux Etats-Unis, où les Etats fédéraux comme la Californie prennent le relais.

«L’un des aspects les meilleurs de la société américaine est que c’est un pays fédéral, et que les décisions sont décentralisées», a-t-il dit. «Je serai donc toujours favorable à ce que les décisions relatives au changement climatique soient toujours aussi décentralisées que possible». Si l’avenir du climat dépend des politiques des états, elle dépend en effet tout autant des les institutions locales et de la société tout entière, des consommateurs et des citoyens.

 

Colombie: comme en Amazonie la même logique pour la destruction de la forêt

Colombie: comme en Amazonie la même logique pour la destruction de la forêt

Comme au Brésil, c’est la même folie destructrice qui encourage la multiplication des feux de forêt. C’est le même objectif : défricher par le feu pour consacrer les terres à l’industrie agricole. Ainsi plus de 2.200 feux de forêts ont été enregistrés cette année en Colombie, soit le nombre d’incendies le plus élevé depuis vingt ans, une hausse attribuée au réchauffement climatique et aux brûlis effectués pour les cultures agricoles, ont indiqué lundi les autorités.

«Les incendies (…) ont énormément augmenté comparativement aux autres années», a déploré Eduardo Gonzalez, directeur de l’Unité pour la gestion du risque de catastrophes (UNGRD), lors d’une conférence de presse à Bogota.

 

Depuis le mois de janvier, 2.217 feux ont été répertoriés dans le pays, affectant environ 128.777 hectares, notamment dans les départements du Tolima, du Cundinamarca, de Huila (centre), du Cauca et du Nariño (sud-ouest). La majorité de ces incendies «ont été provoqués de la main de l’homme afin de préparer des terrains à la plantation de produits» agricoles, a dénoncé M. Gonzalez. De son côté, le capitaine German Miranda, directeur national des pompiers, a ajouté que le réchauffement climatique était un facteur aggravant et compliquait en outre la lutte contre les incendies.

 

«Avant, les niveaux de température de l’environnement nous permettaient de contrôler les incendies plus rapidement. Aujourd’hui, nous affrontons jusqu’à 42-43 degrés. Cela fait qu’ils se propagent avec beaucoup plus de force, affectent de plus importantes superficies et sont plus fréquents», a-t-il déclaré à l’AFP. Le chiffre enregistré à ce jour est «le pic le plus élevé» depuis le début du registre des incendies en 1999, a-t-il ajouté.

 

En Bolivie, les feux ont dévasté plus de 1,7 million d’hectares de forêts et de prairies depuis mai, dont des aires protégées, selon des chiffres officiels.

Éoliennes : dangereuses pour la défense nationale

 

Éoliennes : dangereuses pour la défense nationale

 

 

On vient de voir en Arabie Saoudite les terribles conséquences que pourraient provoquer d les attaques aériennes par des drones. La multiplication de parcs éoliens pourrait encore compliquer la surveillance de ses engins.  D’une manière générale, la Défense nationale est mis en cause par ces éoliennes qui perturbent les radars voire les ignorent.

Environ 50%  des projets éoliens font déjà l’objet d’un recours en justice.

Mais ce qui inquiète le plus les professionnels du secteur, ce sont les contraintes militaires. Secteur d’entraînement à très basse altitude de la défense, réseau très basse altitude de défense, zones de vols tactiques pour hélicoptères de combat, zones interdites, zones dangereuses… « FEE estime qu’environ 6 500 MW de projets sont gelés par l’armée. Mais le pire est peut-être à venir, si l’on en croit M. Grandidier.

Les  contraintes militaires et des centrales nucléaires ont explosé. Elles interdisaient 12,3 % du territoire métropolitain au développement des éoliennes en 2013, 50,25 % en 2016 et ce pourcentage pourrait monter à 86 % dans un proche avenir, réduisant en « confettis » les territoires autorisés à en accueillir en cumulant l’ensemble des obstacles.

En cause, un projet d’extension de la zone tampon autour des radars militaires d’un rayon de 30 km (norme actuelle) à 70 km. Les éoliennes sont dans le collimateur de l’armée car elles renvoient un signal qui, pour résumer, peut faire prendre à un radar des éoliennes pour des avions ou lui empêcher de détecter un avion qui passerait derrière un champ d’éoliennes.

S’ajoutent maintenant les dangers que peuvent représenter drones évoluant à très basse altitude et difficilement détectables.

Les réserves de la défense nationale sur les éoliennes sont sérieuses. D’après   le général Pierre Reutter, directeur de la circulation aérienne militaire (Dircam), qui rend les avis sur les projets éoliens au nom du ministère de la Défense » les éoliennes peuvent constituer un obstacle à la réalisation de nos missions en réduisant notre capacité de détection des menaces voire en les annihilant, poursuit le patron de la Dircam. Est-ce bien raisonnable aujourd’hui ? »

Il y a incompatibilité entre les impératifs de la défense et la politique énergétique du gouvernement. »

Mais avec le caractère particulièrement destructif de certains drones utilisés notamment en Arabie saoudite se repose de manière urgente la question de la protection de l’espace à basse altitude, encore faudrait que les éoliennes déjà énergétiquement contestables, ne viennent pas faite obstacle à leur détection.

Martinique : 40% des sols infectés par le chlordécone pour 700 ans

Martinique : 40% des sols infectés par le chlordécone pour 700 ans

En Martinique, 40% des terres agricoles sont contaminées par cet insecticide suspecté d’être cancérigène et utilisé dans les bananeraies jusqu’en 1993. Une contamination qui peut durer 6 à 700 ans !

 

D’après Sciences et avenir, le chlordécone (ou la chlordécone si on parle de la molécule) est toujours présent dans les sols antillais, où il peut rester jusqu’à 600 ans. Sa molécule contamine particulièrement les légumes-racines (patates douces, carottes, ignames, etc.) en remontant dans la plante.

Bien que le produit ne soit plus utilisé, la population antillaise reste exposée, surtout quand elle s’alimente par les circuits informels (autoproduction, bord de route), qui peuvent provenir de zones contaminées, prévient l’Anses.

Le chlordécone peut aussi aller dans les eaux de captage et les eaux marines, et contaminer les produits de la pêche, ce qui a obligé les autorités à mettre en place des zones d’interdictions de pêche.

Les effets néfastes du produit ont été dénoncés par des lanceurs d’alerte dans les années 2000, qui ont conduit à la mise en place de trois plans successifs de prévention, depuis 2008. Le dernier plan court de 2014 à 2020 (30 millions d’euros investis).

Selon les résultats d’une étude de l’agence Santé publique France rendus publics en janvier, « plus de 90% de la population adulte » en Guadeloupe et Martinique, soit « la quasi totalité », est contaminée par le chlordécone.

Le produit est soupçonné d’être responsable notamment d’une explosion des cancers de la prostate aux Antilles, comme l’a révélé l’étude de l’Inserm « Karuprostate » (de Karukera, nom caribéen de la Guadeloupe) en 2010.

En 2012, l’étude « Timoun » portant sur l’impact du chlordécone sur la grossesse et le développement des enfants a aussi mis en évidence des troubles de comportement des enfants, des pertes de motricité et « des pertes de QI de 10 à 20 points ».

Le produit augmente également le risque de prématurité, selon une étude de l’Inserm rendue publique en 2014.

Enfin, l’exposition de souris au chlordécone nuit à la production de spermatozoïdes de plusieurs générations de mâles, même s’ils n’ont pas été exposés eux-mêmes, selon une étude de l’Inserm, qui précise toutefois que ces conclusions ne peuvent pas automatiquement s’appliquer à l’homme.

Une nouvelle recherche sur le lien entre cancer de la prostate et pollution des sols doit être lancée, a récemment promis la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Fort légitimement les Antillais s’inquiètent lorsqu’ils consomment des produits locaux. Dans les grandes surfaces comme sur les marchés, les aliments sont régulièrement contrôlés. Leur taux de chlordécone ne doit pas dépasser les seuils réglementaires.

Il y a 15 ans, Abdul Djiré a acheté un terrain pour faire pousser des légumes. À sa grande surprise, il était contaminé. Le maraîcher a dû repartir de zéro et remplacer les légumes par des fruits. « La molécule ne migre pas vers le haut, c’est-à-dire qu’au-delà d’une certaine hauteur, elle ne monte pas. Ce serait dû à sa lourdeur« , explique Abdul Djiré. Comme lui, beaucoup d’agriculteurs ont de l’adapter leurs cultures. Le chlordécone peut survivre 700 ans dans les sols.

Allemagne : Des milliers de manifestants à vélo contre l’automobile

Allemagne : Des milliers de manifestants à vélo contre l’automobile

 

Des milliers d’opposants aux voitures et à la pollution qu’elles engendrent ont défilé samedi à vélo à Francfort à l’occasion du salon international l’automobile, signe que même en Allemagne l’automobile n’est plus une vache sacrée. Entre 15.000 et 25.000 manifestants, selon la police et les organisateurs, ont réclamé en début d’après-midi une « révolution des transports », point culminant de la contestation d’une ampleur inédite. La plupart d’entre eux ont rallié le parc des expositions à vélo depuis plusieurs villes de la région, empruntant deux tronçons d’autoroutes fermés aux voitures pour l’occasion.

« Le salon de l’automobile représente le siècle passé », explique Christoph Bautz, directeur du groupe Campact, qui a co-organisé la manifestation. Il poursuit: « Nous voulons que l’avenir appartienne aux bus, aux trains et aux vélos – on n’en veut plus de ces gros SUV et voitures qui consomment beaucoup! »

La « génération climat » prend pour cible une branche fragilisée depuis l’éclatement en 2015 du scandale des moteurs diesel truqués chez Volkswagen, et le salon de Francfort cristallise les critiques adressées à ce secteur au moment où l’urgence climatique s’invite dans le débat public.

« L’industrie automobile est sous pression, elle n’a plus le soutien de la société comme il y a quelques années, car elle a raté des évolutions », explique Tina Velo, porte-parole sous pseudonyme du collectif « Sand im Getriebe » (« Du sable dans les rouages »), qui tentera dimanche de bloquer le salon.

Cette combinaison d’actions légales et illégales caractérise le mouvement de défense du climat qui progresse depuis des mois en Europe, et prend désormais pour cible une industrie longtemps intouchable par son importance pour l’économie allemande.

« L’industrie automobile n’a toujours pas compris la crise du climat », a déclaré Benjamin Stephan, militant de l’ONG. « Les constructeurs doivent en finir avec ces chars d’assaut urbains et arrêter les moteurs à combustion ».

CONVENTION CITOYENNE SUR LE CLIMAT : du pipeau

Le  gouvernement tente de réanimer son projet de convention citoyenne sur le climat. Une convention citoyenne qui sera composée de 150 citoyens tirés au sort bien encadrés par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macon relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe.

Pas question pour autant de tomber dans le travers du débat permanent, souligne-t-on à l’Elysée, où l’on précise qu’à l’heure actuelle aucune concertation citoyenne ou grand débat n’est prévu sur la délicate question de l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA), mesure contenue dans le projet de loi bioéthique qui sera examiné à partir du 24 septembre à l’Assemblée nationale.

Fukushima : l’eau radioactive versée dans l’océan !

Fukushima : l’eau radioactive versée dans l’océan !

 

 

Le Japon étonnera toujours par ses particularismes économiques, technologiques et culturels. Certes le dynamisme de ce pays est incontestable mais le nationalisme qu’il cultive dans nombre de domaines ne me ne peut qu’inquiéter (voir l’affaire Nissan ou l’affaire des baleines dernièrement). Ainsi le Japon s’affranchit-t-il de toute règle internationale en décidant de déverser de l’eau radioactive de Fukushima directement dans l’océan Pacifique, a annoncé mardi le ministre japonais de l’Environnement.

Après le séisme et le tsunami à Fukushima, Tepco a stocké dans les réservoirs des sites dévastés plus d’un million de tonnes d’eau contaminée provenant des conduites de refroidissement utilisées pour empêcher la fonte du combustible.

La société a affirmé que les sites manqueront d’espace d’ici à 2022 pour stocker l’eau radioactive. Technologiquement la question du retraitement de ses taux est forcément complexe mais la solution qui consiste à la reverser directement dans l’océan est particulièrement scandaleuse. Pourtant c’est ce qu’a déclaré le ministre japonais de l’environnement.

 

Glyphosate et perturbateurs endocriniens : interdits dans tout les départements du Val-de-Marne

Glyphosate et perturbateurs endocriniens : interdits dans tout les départements du Val-de-Marne

La décision du président du département constitue une sorte de symbole de la révolte contre l’État qui autorise encore ces produits dangereux. Il s’agit d’une décision à caractère politique qui sera sans doute condamnée par la justice administrative mais l’objectif est de médiatiser la nécessaire lutte contre des substances qui mettent en cause la biodiversité et menace la santé.

« La société évolue, il y a une prise de conscience des habitants sur le problème que posent ces produits. Nous espérons avec cet arrêté donner une impulsion à d’autres départements », ajoute-t-elle.

Si le département reconnaît être un territoire « urbain », il estime que les pesticides sont aussi utilisés sur les autoroutes et plus exclusivement sur les terres agricoles. Cette initiative fait suite aux arrêtés pris par plusieurs maires de France.

Pionnière, la ville de Langouët (Ille-et-Vilaine) avait pris le 18 mai un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques « à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d’habitation ou professionnel ». Ce texte a depuis été suspendu mardi par le tribunal administratif de Rennes, saisi par la préfète d’Ille-et-Vilaine.

Depuis, l’initiative a fait des émules un peu partout en France. Comme à Aubenas-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence) ou Pierrelaye (Val d’Oise). Dans le Val-de-Marne, plusieurs villes ont aussi franchi le pas. C’est le cas des villes de Cachan et d’Arcueil.

Coûts des déchets nucléaires sous-estimés ?

Coûts des déchets nucléaires sous-estimés ?

Pour Greenpeace, il manquerait une vingtaine de milliards pour  la gestion des matières radioactives stockées. Pourtant, les couts de cette gestion sont déjà estimés à hauteur de près de 75 milliards dont 25 pour le site  d’enfouissement profond  Cigeo.  La différence porte sur la nature des déchets à stocker et leur volume. De toute manière, cela ne change pas la situation financière catastrophique d’EDF  qui traîne déjà un déficit de l’ordre de 35 milliards et qui aura dans les années à venir des besoins de financement de 200 milliards environ notamment pour le grand carénage, le démantèlement des vieilles centrales et la gestion des déchets.

 

Greenpeace estime que les volumes de déchets de haute activité à vie longue sont cinq à sept fois supérieurs aux chiffres officiels (…) Cela signifie qu’il faudrait a minima doubler les dimensions du projet Cigéo», a déclaré Florence de Bonnafos, de Greenpeace France.

 

Pour l’ONG anti-nucléaire, un certain nombre de substances radioactives, comme le combustible usé entreposé dans les piscines de La Hague, devraient être classées comme déchets et non pas comme matières (substances pour lesquelles une utilisation ultérieure est prévue ou envisagée).

Dans un rapport publié en juillet, la Cour des comptes avait déjà noté les «limites» et l’«ambiguïté» de cette classification pour certaines substances, comme le MOX usé et l’uranium de retraitement ré-enrichi (URE) dont la réutilisation est liée à l’hypothétique développement de réacteurs de 4e génération à protons rapides. Une perspective qui s’est éloignée avec l’abandon, au moins à moyen terme, du projet de réacteur prototype Astrid.

«Le coût du seul stockage éventuel des MOX et URE usés dans Cigéo est évalué à plus de 5 milliards d’euros», soulignait la Cour.

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Mais Greenpeace plaide pour requalifier en déchets davantage de types de matières et l’ONG en arrive au total à une estimation «conservatrice» de 18 milliards d’euros supplémentaires pour leur gestion, dont 15 milliards à la charge d’EDF, déjà endetté à hauteur de 33 milliards d’euros.

Cette passe d’armes intervient à deux semaines de l’issue du débat national sur la gestion des matières et déchets radioactifs lancé en avril, sujet sensible et très clivant dans un pays qui possède le deuxième parc de réacteurs nucléaires au monde.

Après le bilan de ce débat qui sera publié d’ici à la fin novembre, le gouvernement présentera le 5e Plan national de gestion des matières et déchets radioactifs (PNGMDR).

 

Deux pesticides nocifs pour les abeilles seulement interdits

Deux pesticides nocifs pour les abeilles bientôt interdits

  •  Deux pesticides prochainement interdits par le gouvernement pour protéger les abeilles. C’est un pas positif mais bien insuffisant car il existe des dizaines voire des centaines de pesticides, certains nuisibles à la faune et aux humains. Pour les abeilles, c’est une véritable hécatombe. 40% d’apiculteurs en moins en 20 ans et moitié moins d’abeilles. Le dépérissement des abeilles est observé depuis les années 90, mais le premier signal d’alarme remonte à l’automne 2006 : les abeilles commencent alors à disparaître de manière inquiétante aux Etats-Unis avec plus de la moitié des états touchés et des pertes de population comprises entre 30 % et 90 %, on parle alors de « syndrome d’effondrement des colonies  » (« colony collapse disorder » ou CCD). Ce phénomène très inquiétant, qui a débuté progressivement deux ans plus tôt, ne cesse de s’intensifier : les abeilles quittent leurs ruches, vraisemblablement pour aller mourir un peu plus loin, laissant derrière elles la reine et quelques jeunes. Loin de rester localisé, ce phénomène est observé en Europe (Grande-Bretagne, France, Belgique, Italie, Allemagne, Suisse, Espagne, Grèce, Pologne, Pays-Bas…) depuis le début des années 2000. Là aussi, certaines colonies d’abeilles perdent jusqu’à 90% de leurs population… Par exemple, en Italie, de nombreuses ruches sont restées désespérément vides selon rancesco Panella, président du Syndicat des apiculteurs professionnels italiens, du jamais vu… En Grande-Bretagne, le plus important apiculteur a perdu plus de la moitié de ses ruches, sans qu’une confirmation du phénomène n’ait été donnée pour l’ensemble du pays. Dans de nombreuses régions du monde, les populations d’abeilles sont en fort déclin, avec des variabilités suivant les années, mais la tendance est lourde et inquiétante depuis quelques années. Les conséquences sont désastreuses pour la pollinisation qui permet, depuis des millions d’années, d’assurer la reproduction des plantes à fleurs. De plus, 35 % de notre nourriture dépend de la pollinisation : fruits et légumes. Les fameux aliments conseillés par tous les nutritionnistes… D’ailleurs, dans certaines régions du monde comme au Sichuan (Chine), la disparition d’insectes pollinisateurs oblige les agriculteurs à poliniser manuellement, tous les insectes pollinisateurs ont été décimés par les pesticides … La mortalité a déjà beaucoup frappé les abeilles ces dernières années mais on devrait battre des records cet hiver. Les apiculteurs s’inquiètent en effet de la diminution importante de leurs colonies. En Charente et en Charente-Maritime, la mortalité peut aller jusqu’à 100% dans certaines ruches. Isabelle Garnier, apicultrice charentaise, constate le drame en ouvrant une de ses ruches : « En tapant sur ma ruche, je devrais entendre un bourdonnement et je ne l’entends pas ». « Maintenant, en l’ouvrant, normalement, sur l’hivernage, j’ai 10 à 15.000 abeilles alors que là, il me reste 100 abeilles dans ma ruche », poursuit-elle. Pour elle, « généralement, l’hiver se passe bien avec 5% de mortalité ». Aujourd’hui, elle déplore « 66% », « 80% » et parfois « 100% » de mortalité.   Et le recensement ne fait que commencer. Le président du syndicat apicole de la Charente-Maritime, Christian Girodet, est inquiet : « nous pensons qu’elles sont probablement mortes intoxiquées durant l’automne ». « Durant cette période, les apiculteurs ont constaté que des traitements ont été faits sur la vigne notamment et aussi sur certaines céréales qui avaient des pucerons et l’abeille va souvent butiner après les pucerons », explique-t-il à Europe 1. Les abeilles « absorbent alors l’insecticide et meurent sur le coup puisque ce sont des produits très puissants », ajoute-t-il. Cette surmortalité inédite est un nouveau coup dur pour les apiculteurs français qui produisent déjà de moins en moins. En 1995, ils ont fabriqué 32.000 tonnes de miel. En 2011, la production est tombée à 20.000 tonnes et en 2013, ils n’en fournissaient plus que 15.000 tonnes.  Les apiculteurs sont par conséquent de plus en plus nombreux à mettre la clef sous la porte. En 1994, on comptait en France près de 85.000 apiculteurs. En 2010, ils n’étaient plus que 42.000, soit une baisse de 40% en 20 ans. Et pour l’environnement, la conséquence est tout aussi dramatique. Les abeilles sont les maîtres d’œuvre principaux de la pollinisation dont dépendent pourtant les agriculteurs.  Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), sur les 100 cultures qui produisent 90% de l’alimentation mondiale, 71 dépendent du travail des abeilles.
  • Le gouvernement publiera mercredi un décret interdisant l’utilisation de deux nouvelles substances néfastes pour les pollinisateurs comme les abeilles, a annoncé mardi la ministre de la Transition écologique et solidaire. Il s’agit du sulfoxaflor et de la flupyradifurone, deux substances agissant comme des néonicotinoïdes, les molécules jugées responsables de la surmortalité d’insectes pollinisateurs, précise-t-on au ministère.

“On a annoncé qu’on voulait réduire de 50% l’utilisation partout des pesticides d’ici 2025. Et il faut aussi interdire des substances qui ont un impact plus important sur l’environnement”, a déclaré Elisabeth Borne sur BFM TV.

Cinq molécules ne peuvent déjà plus être utilisées depuis le 1er septembre 2018 : l’acétamipride, l’imidaclopride, le clothianidine, le thiaclopride et le thiaméthoxame. Mais il y a d’autres produits nocifs continueront d’être utilisé

 

Les différents pesticides selon leurs objectifs (source Wikipédia)

 

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