Archive pour la Catégorie 'environnement'

La poubelle mondiale chinoise ferme

La poubelle mondiale chinoise ferme

 

 

Une grosse partie des déchets industriels et de consommation ne pourront plus être dirigés vers la Chine qui en refuse désormais l’importation. La Chine était devenue la poubelle du monde. En cause, le fait que ce pays dispose de peu de matières premières en regard de ses besoins et qu’elle retraitait ces déchets. Pourquoi un tel changement de position de la part de la Chine ? D’abord parce qu’elle a décidé de rééquilibrer sa croissance entre exportations et consommation intérieure au profit de la demande interne. Ensuite parce que les Chinois ont décidé eux aussi de pratiquer des politiques de tri et de récupérer leurs propres déchets pour alimenter leur industrie. Enfin parce que d’une certaine manière ces  cohérent avec les préoccupations mondiales en matière d’émissions polluantes puisque le bilan carbone de ces déchets était particulièrement négatif. Le problème c’est que les pays développés ne sont pas prêts à traiter ces déchets en tout cas à les  reconvertir. Mais peut-être cela peut-il être l’occasion d’une prise de conscience sur l’absolue nécessité de réduire le gaspillage des matières premières et des emballages. Reste que la Chine, fait peser le risque d’un « scénario-catastrophe » pour l’environnement dans les pays riches… et met dans la panade sa propre industrie de la récupération. Depuis le 1er janvier, la porte du géant asiatique est fermée à 24 catégories de déchets solides, dont certains plastiques, papiers et textiles, une mesure annoncée seulement six mois plus tôt par Pékin, qui avance des motifs écologiques. Ce redessinage du marché planétaire des déchets s’avère problématique pour les industriels américains et européens, habitués à voir une Chine avide de matières premières absorber la majeure partie de leurs déchets pour les recycler, et qui disposent de très peu de temps pour se retourner. « C’est un séisme » et « on a toujours l’onde de choc. Cela a mis notre industrie en situation de stress car la Chine est tout simplement le premier marché mondial pour l’exportation de matières recyclables », se désole Arnaud Brunet, directeur du Bureau international du recyclage (BIR) basé à Bruxelles.

Pêche électrique interdite par l’Europe

 Pêche électrique interdite par l’Europe

La pêche électrique a pour objet d’envoyer des impulsions électriques dans la couche sédimentaire qui couvre le fond marin, afin de déloger les poissons plats qui y vivent: sole, barbue, turbot et plie. Etourdis, les animaux sont ensuite facilement ramassés. Quand un chalutier ainsi outillé passe, toute la faune trépasse. Selon une synthèse réalisée en 2016 par le CIEM (Conseil international pour l’exploitation de la mer) beaucoup de cabillauds ont notamment la colonne vertébrale fracturée après avoir été pris de convulsions. Les députés européens réunis mardi en séance plénière à Strasbourg ont mis un terme à « l’expérimentation » de la pêche électrique. Ils se sont opposés à une dérogation proposée par la Commission, qui veut autoriser la pratique à une plus large échelle dans la mer du Nord. Le bras de fer opposait notamment les Pays-Bas, qui défendaient la pratique et la France, qui la récusait. Si elle est généralement interdite depuis 1998 dans les zones maritimes communautaires, la pêche électrique restait cependant autorisée « à titre expérimental », dans la zone la plus méridionale de la mer du Nord. Concrètement, la réglementation européenne autorisait 5% de la flotte de chalutiers à perche d’un Etat membre à utiliser la technique. Si beaucoup de pays s’y refusaient, notamment la France et l’Allemagne, les Pays-Bas vantaient au contraire les mérites d’une pêche qui permettrait une économie de gazole, tout en n’ayant qu’un impact négligeable sur l’environnement. Actuellement, détaille Libération, 84 de leurs bateaux sont équipés de filets électrifiés, soit 28% du total. Et sans qu’aucune remontrance de la Commission ne les frappe. Les eurodéputés ont donc jugé que la pêche électrique représente un danger pour la ressource halieutique.

 

 

Notre-Dame-des-Landes : une clause léonine au profit de Vinci

 

 

Pour Notre-Dame des Landes, les responsables locaux nantais n’ont pas hésité à utiliser une clause quasi  léonine compte de tenu de la disposition prévoyant un avantage excessif et disproportionné à Vinci en cas de renoncement. Grosse ficelle d’un cout qui pourraiat atteindre 350 milliards millions pour les pouvoirs publics. Pourquoi une somme aussi importante ? D’abord pour forcer le gouvernement à se prononcer en faveur du projet. On peut comprendre éventuellement que dans le cas de l’écotaxe,  l’indemnité promoteur ait été importante,  le promoteur avait déjà réalisé de nombreux investissements très coûteux. Ce n’est pas le cas dans le cadre de Nantes car les investissements pour l’essentiel se limitent à des études notamment techniques. Il se pourrait bien que des accords tacites étaient dépassés entre la société Vinci et les élus socialistes nantais. Comme souvent dans les marchés TP,  tout n’est pas toujours clair il y a parfois des clauses de retour non  écrite. D’une certaine manière les élus notamment socialistes se retrouvent un peu pris au piège en faveur de leur engagement en faveur d’un projet qui était moins aéroportuaire qu’urbanistique.  Du coup,  le gouvernement pourrait demander l’annulation du contrat qui lie l’État au groupe Vinci pour la construction et l’exploitation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), révèle franceinfo, vendredi 12 janvier. Alors que le Premier ministre, Edouard Philippe, doit annoncer d’ici la fin du mois si l’aéroport sera construit ou non, l’exécutif étudie la possibilité de contester le contrat sur le plan juridique, en raison d’une « clause bizarre ». L’accord signé en décembre 2010 prévoit que le groupe Vinci construise et exploite la future plateforme aéroportuaire pour 55 ans. En cas d’abandon du projet, l’État devrait verser jusqu’à 350 millions d’euros d’indemnités. Cette clause est « tellement favorable au concessionnaire » qu’elle en est suspecte, assure un ministre interrogé par franceinfo mais qui souhaite rester anonyme. Il avance deux motifs juridiques d’annulation du contrat : « L’enrichissement sans cause » et « L’aide directe à une entreprise »« Il y aura débat », précise ce membre du gouvernement. « Rien n’est décidé », rappelle l’exécutif ces derniers jours. Edouard Philippe reçoit, vendredi après-midi, les élus locaux membres du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, notamment la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et le président PS du département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. Ce sera le dernier rendez-vous de discussion avant la décision finale.

Notre-Dame-des-Landes : une clause bizarre ? Non, une combine léonine

Notre-Dame-des-Landes : une clause bizarre ? Non, une combine léonine

Pour le projet de Notre-Dame des Landes, les responsables locaux nantais n’ont pas hésité à utiliser de grosses ficelles pour forcer la main du gouvernement. Une clause quasi  léonine compte de tenu de la disposition prévoyant un avantage excessif et disproportionné à Vinci en cas de renoncement. Grosses ficelles d’un cout de 350 milliards millions pour les pouvoirs publics. Pourquoi une somme aussi importante ? D’abord pour forcer le gouvernement à se prononcer en faveur du projet. On peut comprendre éventuellement que dans le cas de l’écotaxe,  l’indemnité promoteur ait été importante,  le promoteur avait déjà réalisé de nombreux investissements très coûteux. Ce n’est pas le cas dans le cadre de Nantes car les investissements pour l’essentiel se limitent à des études notamment techniques dont le coût ne peut même pas atteindre le 10e de la somme. Il se pourrait bien que des accords tacites étaient dépassés entre la société Vinci et les élus socialistes nantais. Comme souvent dans les marchés TP,  tout n’est pas toujours clair il y a parfois des clauses de retour non  écrite. D’une certaine manière les élus notamment socialistes se retrouvent un peu pris au piège en faveur de leur engagement en faveur d’un projet qui était moins aéroportuaire qu’urbanistique.  du coup,  le gouvernement pourrait demander l’annulation du contrat qui lie l’État au groupe Vinci pour la construction et l’exploitation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), révèle franceinfo, vendredi 12 janvier. Alors que le Premier ministre, Edouard Philippe, doit annoncer d’ici la fin du mois si l’aéroport sera construit ou non, l’exécutif étudie la possibilité de contester le contrat sur le plan juridique, en raison d’une « clause bizarre ». L’accord signé en décembre 2010 prévoit que le groupe Vinci construise et exploite la future plateforme aéroportuaire pour 55 ans. En cas d’abandon du projet, l’État devrait verser jusqu’à 350 millions d’euros d’indemnités. Cette clause est « tellement favorable au concessionnaire » qu’elle en est suspecte, assure un ministre interrogé par franceinfo mais qui souhaite rester anonyme. Il avance deux motifs juridiques d’annulation du contrat : « L’enrichissement sans cause » et « L’aide directe à une entreprise ». « Il y aura débat », précise ce membre du gouvernement. « Rien n’est décidé », rappelle l’exécutif ces derniers jours. Edouard Philippe reçoit, vendredi après-midi, les élus locaux membres du Syndicat mixte aéroportuaire du Grand Ouest, notamment la maire PS de Nantes, Johanna Rolland, et le président PS du département de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet. Ce sera le dernier rendez-vous de discussion avant la décision finale.

 

Sondage -Notre-Dame-des-Landes : un Français sur deux contre les écolos gauchistes

Sondage -Notre-Dame-des-Landes : un Français sur deux contre les écolos gauchistes

Il est clair que les Français, en tout cas un français sur deux, ont envie de bouffer de l’écolo gauchiste. Ils sont  favorables à un recours « à la force », évoqué par le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, pour déloger les zadistes qui occupent la zone du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).  Selon un sondage* Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié jeudi 4 janvier. 43% des personnes sondées y sont quand m^me opposées. En fait  la demande sociale ne porte peut-être pas tellement sur l’affaire de l’aéroport de Notre-Dame des Landes puisque vraisemblablement le gouvernement va se résoudre à moderniser les l’aéroport actuel. Il s’agit en réalité d’une demande d’ordre, de rétablissement de l’autorité de l’État qui dépasse et de loin sans doute la question locale de l’infrastructure nantaise. Cette légitimation du recours à la force est soutenue par 56% de la population, quel que soit l’âge, la catégorie socioprofessionnelle ou le lieu de résidence. Seuls les sympathisants de gauche s’y montrent hostiles (59%), voire très hostiles (70%) pour ceux d’extrême gauche, toutes les autres tendances politiques y étant largement favorables. Pourtant on peut légitimement s’interroger sur l’intérêt d’une opération forcément dangereuse pour faire évacuer une zone sur laquelle plus rien ne sera construit. Il suffirait de réaffecter les terrains acquis par l’État aux agriculteurs et progressivement les zadistes  iront s’installer sur d’autres lieux de contestation. Mais comme il faut faire avaler l’abandon du projet à des élus forcément mécontents en compensation on va sans doute développer une opération de police spectaculaire qui n’est pas par ailleurs sans risque. Si par malheur cette opération de police devait prendre une tournure dramatique, il n’est pas leur impossible que l’opinion se retournerait alors. Comme quoi la démocratie ne saurait se  résumer  à une addition de sondages dont les motivations sont parfois multiples (affaire de l’Etat bafoué par l’agression de policiers à Champigny par exemple) voire contradictoires.

 

Ivoire : vente interdite en Chine

Ivoire : vente interdite en Chine

La Chine, premier importateur mondial de défenses d’éléphants, va interdire totalement les ventes d’ivoire à partir de dimanche, une mesure applaudie par les organisations de protection de la nature et des espèces vulnérables. Jusqu’ici, Pékin autorisait le commerce d’objets en ivoire acquis avant l’adoption en 1975 de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), à condition qu’ils s’accompagnent des certificats adéquats. La Chine, premier importateur mondial de défenses d’éléphants, va interdire totalement les ventes d’ivoire à partir de dimanche, une mesure applaudie par les organisations de protection de la nature et des espèces vulnérables. Le braconnage est un facteur majeur du déclin rapide du nombre d’éléphants d’Afrique, dont 30.000 individus sont abattus chaque année, selon les ONG. D’après le WWF, il restait fin 2016 autour de 415.000 éléphants sur le continent africain, contre trois à cinq millions au début du XXe siècle. L’éléphant est classé désormais parmi les espèces vulnérables.

Environnement : la folie de Shanghai

Environnement : la folie de Shanghai

 

Trop d’habitants, trop d’entreprises, trop de pollutions de toutes natures voilà ce qui caractérise la mégalopole Shanghai ville la plus peuplée de Chine qui veut limiter sa population à 25 millions d’ici une vingtaine d’années.  Il est clair que la super concentration est ingérable non seulement concernant la gestion des eaux usées mais aussi la qualité de l’eau, de l’air sans parler des questions de transport du bruit et du rapport à l’espace  La cité proprement dite s’étend sur 280,45 km2 (…) (soit 4,4 % de la municipalité de Shanghai). La densité est l’une des premières du monde mais coïncide avec un vieillissement dramatique du parc urbain et une insuffisance des équipements élémentaires (….) (…) Au cœur même de la cité, les densités deviennent encore plus importantes: près de 50 000 hab. /km2! Il y a donc surpeuplement dans la mesure où les logements sont devenus très insuffisants : la surface habitable par personne est très réduite. (…). La croissance industrielle désordonnée a contribué à dégrader le centre (…). Dans ces conditions, la principale cause de déséquilibre provient de la trop grande concentration des industries au cœur de la ville, mêlant résidences et usines sur de petits espaces. La plupart des entreprises sont en effet localisées dans les vieux arrondissements très peuplés, soumis à la pollution, aux rejets de fumées, aux déchets, aux eaux usées. (…) de meilleures conditions de logement (…).Shanghai notamment, ville la plus peuplée de Chine et hub économique croissant de l’Empire du Milieu, vient donc  de se faire taper sur les doigts par les autorités nationales. Après une enquête d’un mois menée fin 2016 par une équipe d’inspection du gouvernement, c’est un « relâchement » dans les politiques municipales que le ministère de Protection environnementale a dénoncées mercredi sur son siterapporte l’agence Reuters. Des 259 échantillons d’eau analysés, 88 se sont révélés être inadaptés y compris à une utilisation industrielle ou agricole. Globalement, l’équipe d’enquête a signalé une dégradation significative de la qualité de l’eau dans certains quartiers depuis 2013, ajoute Reuters.« La qualité environnementale reste un important point faible qui affecte le développement global de la ville », soulignent les autorités nationales. Shanghai n’est toutefois pas le seul pécheur en Chine. Les contrôles menés autour du pays l’année dernière ont révélé que malgré quelques progrès dans la lutte contre la pollution de l’air – qui préoccupe significativement la population -, la qualité de l’eau se dégrade dans plusieurs régions, lit-on dans les rapports officiels publiés en novembre et cités par Reuters.

Décorations de Noël : et le climat ?

Décorations de Noël : et le climat ?

Si l’on se fie aux dépenses somptuaires de certaines villes enluminées à l’occasion de Noël, c’est au moins 100 millions qui auront été dépensé. Certes la fête de Noel mérite sans doute quelque décorations mais sans nécessairement une telle  folie d’illumination dont le coût ne paraît guère raisonnable et par ailleurs bien peu exemplaire pour  illustré une politique d’énergie plus ’économe. Nice par exemple a prévu  un budget de près de 900.000 euros pour ses illuminations de fin d’années. Une somme supérieure à celle de Paris, avec 700.000 euros. Des fusées lumineuses, un sapin fusée de 20 mètres de haut et les palmiers de la Promenade des Anglais sont notamment en habit de lumière. Un choix justifié par la mairie, qui explique que ces ornements sont devenus «une marque de fabrique à Nice». Puteaux (Hauts-de-Seine) n‘a pas restreint non plus ses frais pour les fêtes de fin d’année. D’après Ouest-France, la maire LR Joëlle Ceccaldi-Raynaud a dépensé au moins 23.000 euros pour le sapin de Noël, 400.000 euros pour une patinoire éphémère (voire 784.000 euros d’après l’opposition) et 500.000 euros pour les illuminations. Une véritable «folie des grandeurs», selon l’opposition.

Un sapin de Noël de 18 mètres de haut et décoré de 200 boules de Noël a suscité une vive polémique à Belgrade (Serbie). Installé dans la principale rue commerçante, l’arbre artificiel a coûté pas moins de 83.000 euros. Révélé par le site d’investigation Pistaljka.rs  («Sifflet»), son prix a créé la colère de la population. L’opposition a ironisé en invitant les Belgradois à laisser au pied du sapin en plastique leurs vœux de cadeaux pour une valeur de 83.000 euros.

Bio : un discours du gouvernement mais pas d’aide

Bio : un discours du gouvernement mais pas d’aide

Édouard Philippe a annoncé que la part du bio, qui occupe actuellement 6,5% de la surface agricole du pays, passera à 15% en 2022, puis à 30% en 2030. Mais pour  la Fédération nationale de l’Agriculture biologique. «M. Travert ampute de 5 ans les aides ouvertes aux producteurs bios, marquant ainsi un recul historique et revenant à la situation déséquilibrée d’avant 2010. Mais le gouvernement ne s’arrête pas en si mauvais chemin: non content de supprimer l’aide au maintien, il prévoit également de réduire à 3 ans l’aide à la conversion, selon les contacts de la FNAB en Région. (…) En 3 mois, les agriculteurs qui souhaitent passer en bio ont donc perdu 7 ans de soutien financier, et le gouvernement a perdu la confiance des producteurs bio», souligne la fédération.  «Pour l’instant, dans la réalité, le gouvernement est plutôt en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique (au titre de rémunération pour service environnemental rendu, NDLR). À partir de 2018, je ne toucherai plus cette aide, de 160 euros par an et par hectare, alors que je devais en bénéficier jusqu’en 2020. Au total, je vais perdre plus de 29.000 euros d’aides alors que j’avais anticipé mes remboursements en fonction. Je vais devoir freiner mes investissements et geler les embauches prévues», souligne Thomas Lafouasse, céréalier et maraîcher bio en Essonne, à la tête d’une exploitation de 180 hectares. «Moi, je peux m’en sortir mais il y a des fermes qui n’auront pas cette chance», ajoute celui qui a diversifié son exploitation et propose des produits transformés comme des soupes, des plats ou des pâtes artisanales.

 

Ce qui manque à Hulot : un peigne et….. Une cohérence

Ce qui manque à Hulot : un peigne et….. Une cohérence

 

Nouveau changement de posture de Nicolas Hulot qui vient d’avaler une nouvelle couleuvre avec les états  généraux de l’alimentation. Il a d’abord indiqué que les résultats n’étaient pas à la hauteur des enjeux. Avant de se  raviser  ensuite d’affirmer qu’il n’avait aucune divergence avec le gouvernement et le Premier ministre. On peut s’interroger sur le positionnement du ministre de l’écologie. Il semble lui manquer  beaucoup de choses. D’abord sans doute un peigne car sa frange à la Jeanne d’Arc entretenue de façon méthodique pour affirmer sa marginalité auprès des écolos paraît un peu ridicule à l’âge qu’il a.  le look ado rebelle ne peut qu’alimenter le manque de sérieux de l’individu. Au-delà de l’apparence, se pose surtout la question des compétences d’un ministre qui est surtout le produit des médias habitués à traiter de tout  mais en surface et surtout de manière irréaliste et contradictoire. Un peu dans la veine de Ségolène Royal avec le côté poète mal-aimé en plus. L‘ancien animateur de télévision, a à plusieurs reprises depuis six mois étalé ses doutes sur certains choix écologiques du gouvernement et  a reconnu dans une interview diffusée vendredi par Le Monde qu‘il avait refusé d‘y participer parce que les résultats n’étaient “pas à la hauteur”. “Le compte n‘y est pas, ce n’était pas suffisamment conclusif et, donc, ce n’était pas pour moi le temps de conclure” ce grand rendez-vous de la filière agroalimentaire, déclare Nicolas Hulot dans cette interview. Le ministre de l‘Agriculture et de l‘Alimentation, Stéphane Travert, a défendu vendredi la méthode de ces Etats généraux. Nicolas Hulot “n‘est pas venu, très bien. Je pense qu‘il avait certainement d‘autres choses à faire. Mais d‘autres collègues étaient là pour porter les enjeux, la méthode a été saluée par l‘ensemble des participants”, a-t-il déclaré sur RTL. Richard Ferrand, président du groupe LREM à l’assemblée nationale et proche d‘Emmanuel Macon, a estimé sur LCI que le refus de Nicolas Hulot n’était pas constructif. D’où ce revirement ce nouveau revirement de Nicolas pour dire qu’il est en plein accord sur le sujet avec le premier ministre

Fin des hydrocarbures en France : une hypocrisie

Fin des hydrocarbures en France : une hypocrisie

 

 

Les jets écolos se réjouissent évidemment que l’Assemblée nationale ait  adopté  un texte décidant la fin de l’exploitation des hydrocarbures en France d’ici 2040. Et le ministre de l’écologie, Nicolas Hulot de se réjouir : «La fin des énergies fossiles est en train de s’écrire, et l’Assemblée est en train d’en écrire la première page». Mais  une position pleine de contradictions car peu importe que l’exploitation  du pétrole soit réalisé en France ou ailleurs. Le vrai combat est celui qui consiste à diminuer progressivement l’utilisation du pétrole afin de réduire la pollution et le réchauffement climatique. Or de ce point de vue même si le gouvernement a manifesté des intentions comme  interdire les moteurs thermiques des automobiles vers 2030 2040, pour l’instant il n’a encore pris aucune décision. Ce type d’orientation prise par la France témoigne de son ambiguïté voire de ses contradictions vis-à-vis de l’environnement. Un peu comme les grandes déclarations de Macron concernant le climat ;  des déclarations certes utiles mais qui relèvent davantage des intentions que de l’action. Par exemple concernant  caractère déjà obsolète de l’accord de Paris sur le climat. Faut-il rappeler que la France est dépendante à 99 % de ses importations d’hydrocarbures. Comment faire croire que l’action exemplaire sur 1 % de la consommation pourra influencer les autres pays ? La production d’hydrocarbures en France est complètement marginale,  la quasi totalité du pétrole est importée. D’une certaine manière, c’est un moyen d’externaliser la pollution et de se donner bonne conscience à bon compte. Heureusement,  Nicolas Hulot reconnaît aussi que la décision de l’Assemblée nationale n’a pas beaucoup de sens si en même temps et surtout on ne se préoccupe pas de la réduction de consommation des énergies fossiles.la contagion vertueuse que souhaite la socialiste Delphine Batho  parait un peu désuète/ . La socialiste Delphine Batho s’est en effet  réjouie d’une «loi très importante», espérant qu’elle soit «contagieuse» au niveau mondial, mais regrettant «que la droite ait définitivement oublié qu’elle avait été à l’origine du Grenelle de l’Environnement».

Notre-Dame-des-Landes : Ferrand (LREM) pour

Notre-Dame-des-Landes : Ferrand (LREM) pour

 

 

Sans doute par solidarité avec les élus bretons, Ferrand se prononce sans doute par solidarité pour NDDL.  Richard Ferrand président  du groupe parlementaire la république en marche soutien le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes. D’une certaine façon, Richard Ferrand ménage aussi ses intérêts électoraux puisqu’ils siègent au conseil régional de Bretagne. Ce n’est pas forcément une indication de la future décision d’Emmanuel Macron. Emmanuel macros qui a retardé cette décision d’environ un mois à fin de tester un peu plus les deux hypothèses : soit la modernisation de l’aéroport actuel, soit la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes. Implicitement Richard Ferrand indique aussi que l’orientation finale retenue par le gouvernement tiendra forcément compte du poids politique de Nicolas Hulot : “C‘est un ministre extrêmement précieux pour porter les combats qui sont les siens”, a dit Richard Ferrand. “Ce ne serait pas la première fois que tel ou tel ministre ne se reconnaîtrait pas dans telle ou telle décision. Mais pour autant, compte tenu de son utilité, de sa pertinence, resterait dans son gouvernement”. Reste que Nicolas Hulot ne pourra éternellement avaler toutes les couleuvres du gouvernement et que la création d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes pourrait soit justifiée son départ, soit gravement entaché son image d’écolo. En cas d’annulation du projet de Notre-Dame des Landes on sent que Richard Ferrand serait prêt à se résigner : “Moi, personnellement, je n‘en ferai pas une histoire même si je vous ai indiqué comment j‘analysais avec des collègues de Bretagne, des Pays de la Loire, avec les maires des grandes villes, ce qui me paraîtrait être le bon choix”, a-t-il ajouté.

Pollution : 9 millions de morts par an

Pollution : 9 millions de morts par an

Selon un rapport publié  dans la revue médicale britannique The Lancet, les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 – soit 16 % de l’ensemble des décès dans le monde », souligne ce rapport, issu de deux ans de travail d’une commission associant la revue, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.  Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », ajoutent ses auteurs.  La pollution de l’air – extérieur et intérieur – est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive. L’eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d’infections parasitaires. La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800 000, via l’exposition à des substances toxiques ou cancérigènes. Et cette évaluation est « probablement sous-estimée », ajoute The Lancet, compte tenu « des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier ». Le phénomène touche en premier lieu « les populations pauvres et vulnérables », note le rapport, avec 92 % de ces décès localisés dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées. Dans les pays en voie d’industrialisation rapide comme l’Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu’à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

 

 

«La pollution n’est plus acceptable» Erik Solheim, ONU

«La pollution n’est plus acceptable» Erik Solheim, ONU

 

 

Dans une interview réalisée par Euractiv, et diffusée par plusieurs grands médias Erik Solheim, le directeur exécutif du Programme des Nations Unies estime que la pollution n’est plus tolérable:

 

 

Vous avez déclaré que cette édition de l’Assemblée sur l’environnement avait pour but de faire de la pollution une priorité politique. Est-ce réussi ?

ERIK SOLHEIM - L’Assemblée pour l’environnement constitue un tournant, mais sa portée dépendra bien sûr des actions concrètes qui seront entreprises. Nous avons essayé de faire quelque chose de très ambitieux en nous penchant sur tous les aspects de la pollution lors d’un seul sommet. À présent, les 193 États membres doivent relayer les résolutions adoptées dans leur pays et les transformer en actes.

La question de la pollution marine, et particulièrement des plastiques, est un bon exemple. Aucun pays dans le monde n’a pour politique de jeter des déchets plastiques dans l’océan, pourtant ces rejets ont lieu à une échelle énorme. Jusqu’ici le sujet n’a jamais été envisagé de manière sérieuse, mais cette fois-ci nous avons présenté des données et la dimension scientifique du problème. J’espère sincèrement que cela poussera les États membres à agir et à combler le vide politique.

Sommes-nous donc arrivés à un point de basculement, dans le monde occidental, où la pollution n’est plus une facette acceptable de la vie de tous les jours ?

Certainement. La pollution est une conséquence évidente d’un développement débridé et je suis convaincu que les citoyens du monde occidental aspirent aujourd’hui à plus qu’une aisance pleinement matérielle. Ils exigent aussi un environnement sain. La pollution n’est plus une conséquence acceptable de la richesse matérielle.

Au début de l’Assemblée, vous avez souligné la nécessité de discuter de l’interdiction de produits comme le plastique, mais aussi que vous espériez que nous n’aurions pas besoin de ces mesures. Que voulez-vous dire par là ?

Je veux être clair sur un point : le problème n’est pas le plastique, mais ce que nous en faisons. Les plastiques et polymères sont aussi des éléments essentiels de l’économie verte, ils sont notamment utilisés dans les panneaux solaires, les turbines éoliennes ou les châssis légers qui permettent une plus grande efficacité énergétique d’un grand nombre de véhicules. Même au niveau le plus fondamental, les boites en plastique permettent notamment de réduire le gaspillage alimentaire.

Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un changement de comportement généralisé, ainsi que d’une meilleure gestion des déchets. Ce changement de comportement doit impliquer les consommateurs, mais surtout les producteurs et vendeurs. Ceux-ci doivent assumer les responsabilités liées à leurs produits et à leurs emballages. Si ce changement peut se produire rapidement grâce à des incitatifs et à la sensibilisation, c’est une bonne chose. Dans certains cas, une législation pourrait cependant être nécessaire. Il n’existe pas de panacée.

Pensez-vous que certaines questions environnementales, comme les déchets marins ou l’intoxication au plomb, pourraient faire l’objet d’une mobilisation internationale, comme pour le  mercure (Convention de Minamata) ou la couche d’ozone (protocole de Montréal) ?

Absolument. D’ailleurs nous faisons de notre mieux pour tirer la sonnette d’alarme. Tout comme la couche d’ozone, le temps presse : nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre que nos océans disparaissent sous le plastique. Je pense que nous sommes arrivés à un tournant sur certaines de ces questions, parce qu’il y a quelques années, peu de gens en étaient conscients. Tant le Protocole de Montréal que la Convention de Minamata sont la preuve qu’une action mondiale est possible.

L’Assemblée a été en mesure d’adopter quelques projets de résolution, dont l’un a été déposé par votre pays, la Norvège, sur les déchets marins et la pollution plastique. Les observateurs ont été déçus de constater qu’elle n’était pas juridiquement contraignante et qu’elle impliquait trop les entreprises. Était-ce le mieux que l’on pouvait espérer à ce stade?

Aucune des résolutions de l’Assemblée des Nations Unies sur l’environnement n’est contraignante. Je ne vois pas nécessairement cela comme un problème majeur, même si, dans un monde idéal, nous aurions des engagements contraignants auxquels chaque État membre souscrirait volontiers. Nous, nous avons plutôt des objectifs ambitieux et un appel à l’action. Encore une fois, c’est à chaque État membre de les ramener dans sa capitale et de les transformer en actions concrètes.

Je crois fermement que l’ONU doit impliquer les entreprises et le secteur privé, et il était encourageant de voir autant d’entreprises qui veulent agir et qui veulent participer aux discussions. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’exclure ces entreprises du processus, et il est également important qu’elles voient les énormes possibilités qu’offre le passage à un modèle plus durable.

Des dirigeants du monde entier étaient à Nairobi la semaine dernière. Pensez-vous que l’on pourrait faire plus si les Nations unies travaillaient davantage avec des blocs, comme l’UE ou l’Union africaine, plutôt qu’au niveau de chaque pays?

Nous essayons de travailler en étroite collaboration avec des blocs comme l’UE, l’Union africaine ou les petits États insulaires en développement, et lorsque nous élaborons des résolutions, nous faisons de notre mieux pour forger des positions communes – et la plupart des négociations qui ont conduit à l’Assemblée de l’environnement ont été menées par des blocs particuliers, formels ou informels. Au final, le résultat final est le même : nous devons parvenir à un consensus et faire preuve de souplesse.

Lorsque vous accueillerez à nouveau les délégations dans deux ans, quelles mesures concrètes espérez-vous avoir vu se concrétiser ? L’interdiction des pailles en plastique ?

L’interdiction des pailles serait une mesure symbolique forte, mais on pourrait en dire autant de celle des microplastiques dans les cosmétiques, les couverts en plastique ou le polystyrène utilisés dans les emballages. Le meilleur résultat, bien sûr, serait que les chiffres aient considérablement changé. Nous rejetons chaque mois près d’un million de tonnes de plastique dans les océans. Il faut ramener ça à zéro.

Pensez-vous que les enjeux de l’action environnementale  soient perçus  de la même manière que le sont aujourd’hui les problèmes liés au changement climatique?

Les attitudes changent, et nous devons en remercier la société civile et les médias. Par exemple, la série Planète Bleue II de la BBC a vraiment fait le tour des dangers auxquels nos océans sont confrontés. Sky News a fait campagne sur les déchets plastiques, et même le Daily Mail a récemment mis ce sujet en une. Il y a aussi de très bons reportages sur l’environnement, et j’ai l’impression que dans de nombreuses salles de rédaction, le monde de la science et de l’environnement n’est plus considéré comme une niche.

Nous avons cependant encore beaucoup de chemin à parcourir. Les gens doivent être capables de voir les liens entre la pollution et leur propre santé, et la santé de leurs enfants. C’est donc aussi une question de droits de la personne. Le secteur privé doit voir les possibilités d’innovation et de débouchés, ce qui fera bouger le marché. Les gouvernements doivent se sentir encouragés à en tirer parti et à agir avec fermeté. Pendant trop longtemps, l’environnement a été présenté comme un problème, alors qu’il ne s’agit que d’une énorme opportunité. Si vous examinez chaque question environnementale, il n’y en a pas une que nous ne pouvons pas sortir de l’impasse!

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Par Sam Morgan depuis le Kenya, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

 

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Sommet climat : 1,5°C ? On rêve ! (JEAN JOUZEL )

Sommet climat : 1,5°C ? On rêve !  (JEAN JOUZEL )

À juste titre le climatologue Jean Jouzel  s’interrogeait dans le Parisien sur le sérieux des 1,5° retenus dans le document final de la COP 21. Un objectif qui serait évidemment souhaitable mais complètement illusoire car il faudrait très rapidement abandonner toute les utilisations des énergies fossiles. Même l’objectif de 2° sera difficile à atteindre compte tenu de l’aspect non contraignant et du flou de l’accord de la 21. En tant que scientifique, quel regard portez-vous sur l’accord à Paris?
JEAN JOUZEL. L’accord, dans son architecture, répond aux critères de succès annoncés par la présidence française (de la COP21): un accord universel et ambitieux, avec l’objectif de températures, une référence au prix du carbone, le fait que soient mentionnés les 100 milliards (de dollars par an, promis par les pays développés pour aider les pays les plus pauvres). Mais c’est essentiel d’agir aussi avant 2020 et il n’y a pas de réelle ambition sur ce point-là. L’accord n’impose pas de révision des engagements actuellement pris par les pays (qui placent le monde sur une trajectoire de trois degrés) avant 2025. Ce sera trop tard pour le 1,5°C et très difficile pour le 2°C. Le seul espoir, c’est qu’il y a une invitation à remonter l’ambition avant 2020, mais c’est une simple invitation…

L’objectif de tenter de contenir le réchauffement à +1,5°C, chiffre figurant aux côtés de l’objectif officiel de 2°C, est-il réaliste?
J.J. – Le 1,5°C c’est un rêve, c’est certainement trop ambitieux mais cet objectif est vraiment légitime pour les pays les plus vulnérables. Ils sont menacés par la hausse du niveau de la mer, des cyclones qui risquent de devenir plus intenses, des récifs coralliens mis à mal. 1,5°C au lieu de 2°C pour eux, ça compte. Mais cet objectif paraît irréaliste, cela voudrait dire qu’on aurait le droit à cinq ou dix ans d’émissions au rythme actuel au maximum… J’aimerais mieux qu’on fasse tout pour se mettre sur une trajectoire de 2°C, qui est déjà un objectif difficile. Mais c’est l’objectif à tenir si on veut pouvoir s’adapter aux effets du changement climatique.

Vous étiez à Copenhague en 2009, où la communauté internationale avait échoué à s’entendre. Qu’est-ce qui, cette fois, a permis un accord à Paris?
J.J. – Ce qui a changé fondamentalement, c’est qu’on parlait à Copenhague des solutions mais qu’on ne les entrevoyait pas. Désormais, les énergies renouvelables se sont développées et deviennent compétitives dans certains pays. Les voitures électriques, dont on souriait parfois, avancent. Il y a un espoir de voir les émissions de CO2 commencer à stagner cette année au niveau mondial, parce que la Chine s’est lancée dans les renouvelables et l’efficacité énergétique. J’espère juste que l’Inde (où les émissions sont en forte croissance) pourra prendre le même chemin que la Chine.

 

 

Pollution- Gaz à effet de serre : l’objectif de COP 21 illusoire d’ici 2040

Alors que Cop 21 a prévu de limiter la température à 1,5° il est plus vraisemblable qu’on attendra le double soit 3°. Pour atteindre l’objectif illusoire de Cop 21 il faudrait dès maintenant -compte tenu des délais d’adaptation- décider de n’utiliser que 20 % des les énergies fossiles (à l’origine de 80 % des émissions polluantes). En effet l’organisme américain EIA  (L’Energy Information Administration, agence américaine indépendante rattachée au ministère américain de l’Energie). estime que les émissions de gaz à effet de serre vont encore augmenter d’un tiers d’ici 2040. Cette évaluation ne tient que très partiellement compte de l’engagement des Etats, reconnait l’EIA. L’organisme a eu du mal à évaluer l’apport réel des contributions nationales à l’effort commun de réduction. Ces engagements varient en effet énormément entre réduction réelle des émissions de CO2, volonté d’atteindre un pic d’émissions à plus ou moins long terme, prise en compte des puits de carbone comme les forêts, etc. Mais malgré ces restrictions, l’EIA parie pour une croissance continue des émissions qui rend illusoire l’objectif de limiter les températures à 1,5°C pour arriver plutôt à 3°C. Dans le détail, les Américains estiment que la part de la consommation des énergies fossiles va reculer de 82% en 2012 à 78% en 2040 devant la poussée des énergies renouvelables. Les changements d’utilisation des énergies fossiles devraient également permettre de réduire l’intensité carbone (c’est à dire les émissions de CO2 par bien produit). La part du charbon –le plus polluant- va descendre de 28% en 2012 à 22% en 2040 et celle du fuel de 33 à 30% tandis que la part du gaz montera de 23 à 26%. La quantité d’énergie pour fabriquer un bien (ou efficacité énergétique), devrait baisser de 0,4% par an. Des progrès qui sont insuffisants vis-à-vis de la hausse de la consommation de biens et des besoins des pays en voie de développement. Car le message principal de l’administration américaine, c’est que la part des émissions des 34 pays les plus riches membres du club de l’OCDE diminue face à la croissance des pays émergents. Dans un rapport que l’OCDE vient a publié à la demande du G7 , cette tendance est confirmée par l’utilisation des matières premières dans le monde. Si les pays les plus développés voient leur consommation stagner, celle des pays émergents continue de suivre la courbe du PIB mondial.

 

« One Planet Summit » : opération climat ou com ?

« One Planet Summit » : opération climat ou com ?

C’est la question légitime qu’on peut ce poser avec ce sommet sur le climat qui s’est  déroulé en dehors du  cadre des négociations onusiennes dont le dernier round – la COP23 – s’est déroulé à Bonn en novembre. Certes ces réunions ne sont pas utiles mais elles sont loin d’être à la hauteur des enjeux d’autant que la COP 21 elle-même paraissait malheureusement assez illusoire dans ses objectifs. L’ambition de contrôler la température à 2° constitue déjà une perspective très difficile à atteindre ; quand à la perspective des 1,5°, c’est tout à fait utopique car cela supposerait d’abandonner très rapidement toutes les énergies fossiles. On observera surtout que le document final est marqué par grand volontarisme mais reste très théorique dans la mesure où les moyens n’ont pas été clairement définis. L’accord de Pais n’est nullement juridiquement contraignant puisqu’il ne prévoit aucune disposition prévoyant de façon précise les modalités de contrôle ; en outre et surtout aucun dispositif juridique de sanction n’est prévu. Pour résumer la communauté internationale prend conscience de l’enjeu du réchauffement climatique provoqué par les émissions polluantes mais chaque pays se fera ce qu’il voudra ou pourra. Cet accord  fixe pour objectif de contenir l’augmentation de la température moyenne de la planète « bien en deçà de 2°C et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C. » L’accord prévoit que les 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement promis en 2009 par les pays développés pour 2020, année d’entrée en vigueur de l’accord, devront être un « plancher » pour l’après-2020. « Un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard d’ici 2025. Mais finalement l’accord se révèle très flou sur les questions financières.  À travers ce type de sommet,  Macron soigne son image de marque et l’avoue : « Il s’agit, pour la France, de prendre le leadership sur le terrain climatique après le retrait américain. Ce sommet était donc là pour le montrer. C’est en effet un certain tour de force diplomatique d’avoir fait venir à Paris autant de chefs d’Etat et de gouvernement pour un cadre « informel » » En discours de clôture du sommet, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une « coalition des acteurs », le « One Planet Coalition », appelée à se réunir plus régulièrement pour « des chantiers de travail ». Reste à savoir ce qu’il en restera de concret, au-delà du symbole. « Le One Planet n’est pas un sommet où on va négocier une déclaration, mais un sommet où il y a les gouvernements, la société civile, les fonds souverains, les assurances, les banques, les entreprises, les ONG, les scientifiques… C’est-à-dire tous les acteurs de cette transformation », a assuré Emmanuel Macron à la tribune mardi. . Mais le « One Planet Summit » est aussi l’arbre qui cache la forêt, le sujet central restant le financement de la lutte contre le changement climatique, avec cette question, qui demeure : comment compenser le retrait américain? Ainsi en va-t-il du Fond vert pour le climat, censé transférer 100 milliards de dollars des pays les plus avancés aux plus vulnérables. Sur ce sujet évidemment aucune décision ne peut être prise en dehors de l’ONU.

Du bio de plus en plus importé !

Du bio de plus en plus importé !

La demande de produits bios vise  évidemment à obtenir des produits de qualité et à préserver l’environnement. Or de plus en plus de produits bios sont importés. Du coup, l’empreinte carbone de ces produits est évidemment plus importante que celle d’une production locale en raison notamment du transport mais pas seulement. L’autre interrogation concerne le véritable caractère bio de produits vendus comme tels. La consommation de produits bios relève d’une tendance heureusement structurelle mais aussi d’un effet de mode qui autorise certaines contrefaçons compte tenu du déséquilibre offre demande. Coface, le leader tricolore de l’assurance-crédit. «La consommation du bio augmente plus vite que l’offre depuis 2016 et la France a recommencé à importer», soulignent les auteurs de ce travail, Sarah N’Sondé, responsable des analyses sectorielles, et Bruno de Moura Fernandes, économiste. En 2016,  l’Hexagone a importé en effet plus de la moitié des fruits, des boissons et des produits d’épicerie bio qu’il a consommés, plus du quart des légumes et moins de 10 % des produits laitiers. La France est actuellement le troisième marché mondial du bio avec un chiffre d’affaires en croissance de près de 13 %, à 8 milliards d’euros pour l’année en cours. Elle se situe derrière les États-Unis (11 milliards) et l’Allemagne (9 milliards) mais devant la Chine et le Canada. Avec 6,5 % des surfaces agricoles dédiées au bio en France, contre 8 % en moyenne en Europe, la marge de progression est importante. Du coup compte tenu du déséquilibre offre demande, la France importe y compris des produits qui n’ont de bios que le nom. Un exemple celui des carottes qui a fait l’objet d’une enquête de France 3.  Certaines carottes non bios afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros. Les mêmes tricheries peuvent être constatées sur d’autres produits.

 

 

Notre-Dame-des-Landes: décision définitive …pour garder Hulot ?

Notre-Dame-des-Landes: décision définitive …pour garder Hulot ?

Il y aura prochainement une décision définitive concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes a déclaré ce matin  le porte-parole du gouvernement. Une décision qui pourrait être influencée par le souci de Macron de conserver Hulot  au gouvernement. D’après certaines informations,  il se pourrait en effet que le gouvernement choisisse de reporter à plus tard la création d’un deuxième aéroport nantais. La solution qui serait choisie consisterait à accroître les capacités de l’aéroport actuel. Dans cette affaire,  il y a longtemps que les cartes sont biaisées. En effet si le gouvernement devait annoncer le lancement définitif d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes, la crédibilité de Nicolas Hulot serait alors complètement affectée au point sans doute qu’il n’aurait d’autre solution que de quitter le gouvernement. Ce que ne souhaite pas macro car Nicolas Hulot est sa caution écolo. Jusque-là le ministre actuel de l’écologie a avalé de nombreuses couleuvres et pas seulement sur le nucléaire. Il lui faut donc une victoire symbole qui témoigne de sa sincérité à l’égard de ses anciens engagements concernant l’environnement. Pas étonnant si Jean-Marc Ayrault fervent  défenseurs du projet considère que passer outre le référendum organisé en Loire-Atlantique serait un déni de démocratie  Alors que le gouvernement doit prendre d’ici la fin de l’année une décision au sujet de cet aéroport controversé, prévu près de Nantes, l’ancien maire de la ville affirme que si cette décision était de ne pas le construire« cela voudrait dire que l’Etat de droit n’a pas prévalu ».  « Ce projet a fait l’objet de toutes les concertations possibles. Plus de 180 recours ont été déposés par les opposants, tous ont été perdus. Le projet a donc été approuvé juridiquement et démocratiquement puisque le référendum organisé par le président Hollande a validé le transfert de l’aéroport à plus de 55 % », soutient-il. « Aujourd’hui, la question de NDDL n’est plus abordée de façon rationnelle. C’est devenu un totem. On veut un scalp, regrette-t-il. Est-ce que le président de la République prendra le risque d’aller contre l’intérêt général et la prise en compte des besoins du Grand Ouest et des métropoles de Nantes et Rennes, en plein développement ? C’est un test, et un rendez-vous extrêmement important. ». Reste que l’argument démocratique reposant sur un référendum sur une zone aussi réduite que la Loire atlantique est d’une grande fragilité car il ne s’agit pas d’un aéroport d’intérêt local mais d’intérêt national et international.

 

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