Archive pour la Catégorie 'environnement'

Pollution de l’air: le danger des particules ultra fines

Pollution de l’air: le danger des  particules ultra fines

Les conséquences sanitaires de l’exposition aux particules fines sont déjà connues. Selon l’agence Santé publique France, elle entraîne chaque année 48.000 morts prématurées dans le pays. Mais il existe aussi des particules ultra fines qui ont des effets au niveau respiratoire ou cardiovasculaire: elles vont dans l’arbre respiratoire, jusqu’aux alvéoles et elles rejoignent la circulation sanguine.  L’agence Anses recommande par conséquent de « cibler en priorité, dans les politiques publiques concernant l’air, trois indicateurs particulaires non réglementés: les particules ultra fines, le carbone suie et le carbone organique, en complément des indicateurs de particules PM2,5 et PM10 (les particules fines) actuellement en vigueur ».L’Anses recommande aussi de mieux documenter les effets d’autres sources de pollution que sont l’agriculture, le transport maritime et l’activité portuaire. L’Agence a aussi développé différents scénarios concernant la composition du parc de véhicules et son évolution à 2025. Les évolutions technologiques, comme les filtres à particules sur les véhicules diesel, « permettent une diminution des émissions de particules mais sont insuffisantes pour améliorer durablement la qualité de l’air d’après Anses

« 

« Rendre inopérante la production de fausse science » (Dominique Méda)

« Rendre inopérante la production de fausse science » (Dominique Méda)

 

Seuls des chercheurs indépendants et bien payés peuvent s’opposer aux « marchands de doute » qui dissimulent la nocivité de produits industriels pour la santé et l’environnement, explique la sociologue, Dominique Méda, dans sa chronique au « Monde ».

 

«  L’enquête récente consacrée par Le Monde aux méthodes employées par Coca-Cola pour s’exonérer de toute responsabilité dans la pandémie mondiale d’obésité et de diabète a pleinement confirmé ce que les sociologues de sciences ont établi de manière rigoureuse depuis plusieurs années : les procédures nécessaires pour contrôler et réguler les pratiques des grandes entreprises, mais plus généralement pour protéger les consommateurs et les citoyens d’informations fausses ou biaisées, font encore cruellement défaut.

Un livre publié en 2010 par Naomi Oreskes et Erik M. Conway, traduit en 2012 sous le titre Les Marchands de doute (éditions Le Pommier), a magistralement démontré, au terme de plusieurs années d’enquête, comment de grandes entreprises, souvent soutenues par des groupes d’intérêt et des organisations farouchement hostiles à l’idée même de régulation, étaient parvenues à mettre massivement en doute les résultats scientifiques les mieux établis, qu’il s’agisse des méfaits du tabagisme, des agents chimiques (CFC) responsables du trou d’ozone, ou du CO2. De nombreux travaux ont depuis été consacrés à la mise en évidence de ces pratiques, par exemple celle des industriels de l’amiante dans Ignorance scientifique & inaction publique (Emmanuel Henry, Les Presses de Sciences Po, 2017).

Dans tous les cas, les méthodes des semeurs de doute sont les mêmes : profiter du fait qu’il n’est scientifiquement pas toujours possible d’affirmer qu’un fait A est de manière absolument certaine, exclusivement et à 100 %, la cause d’un fait B (le soda de l’obésité, le tabac du cancer, l’activité humaine du réchauffement climatique…), c’est-à-dire profiter de ce qui caractérise précisément l’éthique scientifique pour remettre massivement en cause les résultats de la science. Il suffit alors de disposer des voix de quelques scientifiques égarés, non spécialistes de la discipline, aveuglés par une idéologie ou plus rarement corrompus, qui soutiendront des positions contraires immédiatement surmédiatisées, de requalifier l’ensemble en « controverse » au sein de laquelle les différentes positions apparaîtront pourvues de la même légitimité, puis de focaliser l’attention, grâce au financement de chercheurs embarqués dans ces croisades, sur d’autres causes probables des problèmes (l’absence d’activité physique, la teneur en goudron, le soleil…). ….»

Plasticroûte : nouvelle pollution

Plasticroûte : nouvelle pollution

 

Les  experts  de l’environnement ont remarqué l’apparition d’un nouvel effet dû aux rejets massifs de plastique dans les eaux : le « plasticroûte ». Ces fines paillettes de plastique, incrustées dans les roches au bord de l’eau, ont été repérées à Madère au Portugal. Réputée pour ses paysages verts, ses volcans, ses plages et ses falaises, l’archipel de quatre îles doit désormais compter le « plasticroûte » à ses particularités. Le matériau aurait déjà recouvert 9,46 % des roches de Madère selon les travaux de plusieurs chercheurs publiés dans le journal spécialisé Science of the total environnement. Ces scientifiques, qui font partie du MARE, le Centre de sciences environnementales et marines de Lisbonne, ont commencé à observer ce changement sur les côtes il y a plusieurs années, en 2016. « Nous sommes retournés sur le site plusieurs fois entre 2017 et 2019, et nous avons constaté que les micros morceaux de plastique étaient toujours plus nombreux. C’est pourquoi nous avons lancé une surveillance rigoureuse du phénomène », explique Ignacio Gestoso García, biologiste marin, dans une interview donnée à nos confrères de CNN.

Après plusieurs tests réalisés sur des échantillons prélevés sur place, les scientifiques ont réussi à identifier la composition exacte de cette croûte de plastique. Il s’avère qu’elle est contient principalement du polyéthylène, l’un des types de plastiques les plus utilisés dans le monde. On retrouve le polyéthylène dans les emballages plastique mais aussi les matériaux de construction ou encore les équipements médicaux. (Lu dans sciences et avenir)

Climat : En 2050, Londres comme à Madrid

Climat : En 2050, Londres comme à Madrid

Selon une  étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l’université ETH Zurich, en 2050 Londres connaitra le climat de Madrid.  Les villes de l’hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d’aujourd’hui qui se trouvent 1.000 km au sud. Celles qui se trouvent à l’équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies. Les auteurs de l’étude concluent que 77% des villes de la planète verront leur climat changer de façon « frappante », tandis que le reste sera confronté à des conditions « nouvelles ».L’Europe aura des étés et des hivers plus chauds de 3,5°C et 4,7°C, respectivement, en moyenne. L’un des auteurs, Jean-François Bastin, est de nationalité belge. Il dit à l’AFP qu’il n’est pas certain qu’en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l’activation des semences de blé. »L’objectif de l’article est de faire comprendre à tout le monde les conséquences du changement climatique », dit-il.

En 2050, le climat à Londres comme à Madrid

En 2050, le climat à Londres comme à Madrid

Selon une  étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE et menée par des chercheurs de l’université ETH Zurich, en 2050 Londres connaitra le climat de Madrid.  Les villes de l’hémisphère nord ressembleront en 2050, en termes climatiques, à celles d’aujourd’hui qui se trouvent 1.000 km au sud. Celles qui se trouvent à l’équateur ne subiront pas de réchauffement majeur, mais en revanche, elles auront plus de sécheresses et de pluies. Les auteurs de l’étude concluent que 77% des villes de la planète verront leur climat changer de façon « frappante », tandis que le reste sera confronté à des conditions « nouvelles ».L’Europe aura des étés et des hivers plus chauds de 3,5°C et 4,7°C, respectivement, en moyenne.

L’un des auteurs, Jean-François Bastin, est de nationalité belge. Il dit à l’AFP qu’il n’est pas certain qu’en 2060 son pays voie encore le mercure passer sous zéro, une condition nécessaire à l’activation des semences de blé. »L’objectif de l’article est de faire comprendre à tout le monde les conséquences du changement climatique », dit-il.

CESE: pour une augmentation de la fiscalité contribution climat énergie

CESE pour une augmentation de la fiscalité  contribution climat énergie

Dans un document intitulé « Climat, énergie, biodiversité : contribution du CESE à la Convention citoyenne pour la transition écologique »,le  conseil économique regrette les retards en matière de transition écologique, recommande à juste titre une approche plus globale et plus cohérente.  le CESE rappelle que la France est d’ores et déjà en retard sur ses engagements, puisque ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ont augmenté en 2015, 2016 et 2017. Par contre il adhère  à l’augmentation de la fiscalité au motif que le pourcentage de cette fiscalité ( autour de 5 % du PIB) serait inférieur à celui de pays voisins. Or le problème central en France c’est que les prélèvements obligatoires détiennent déjà le record du monde et que c’est la grande confusion quant à l’affectation de la plupart de la fiscalité. Il a d’ailleurs été démontré qu’en France la plupart des ressources provenant de la fiscalité dite écologique pour au moins les deux tiers finissaient dans le trou du budget et non en direction de la transition environnementale. Par contre le conseil économique a raison quand il souligne  la nécessité d’un changement de modèle et le besoin d’une approche écosystémique et concertée. Le conseil économique a encore raison quand il constate l’écart  entre les constats relatifs à la dégradation de la biodiversité aux multiples causes (surexploitation des ressources, artificialisation des sols, destruction des habitats, extension de l’agriculture, pêche et agriculture intensives, pollutions, changement climatique, etc.) et les politiques mises en œuvre . Il est enfin raison d’insister sur la nécessité d’une politique autrement plus volontariste au plan européen. Mais le conseil économique encore une fois acteur de s’appuyer sur son analyse pour justifier une enveloppe annuelle de 50 à 70 milliards parents au service de la transition écologique. Certes aujourd’hui l’enveloppe prévue à cet effet de l’art de 4 milliards paraît ridicule mais ce n’est pas une raison pour avancer des chiffres totalement illusoires au demeurant qui amalgament  des préoccupations environnementales et sociales, sans doute pour faire plaisir à la composition du conseil économique et social mais dont la pertinence reste à démontrer. En effet , le levier central de la transition écologique ne passe pas nécessairement la l’augmentation de la fiscalité, loin s’en faut, mais par une régulation qui permette une offre alternative compétitive dans les différents secteurs économiques surtout concernés.

L’environnement : baisse des investissements

L’environnement : baisse des investissements

Cette baisse constatée par l’INSEE concerne les entreprises pour 2017, une baisse de 2 % qui succède à celle des 13 % en 2016. Il est clair que la politique environnementale ne peut résulter de la seule volonté de l’État. Certes l’État assume une responsabilité. Il vient d’ailleurs d’être aussi critiqué par le nouveau Haut conseil de l’environnement pour le décalage entre ses discours et ses actions concrètes. Mais cette responsabilité doit aussi conjointement être assurée par les entreprises et les consommateurs. Pour l’instant la problématique environnementale relève encore souvent du slogan pour les entreprises et ne ce traduit pas assez en modification substantielle du processus de production et de localisation. D’une certaine façon, c’est même le contraire qui se passe avec la multiplication de flux parasites du fait de l’atomisation du processus de production dans des zones géographiques de plus en plus éloignées. «En 2017, 38% des établissements industriels employant 20 salariés ou plus ont réalisé des investissements ou des études pour protéger l’environnement», selon l’Institut national des statistiques qui précise que ces entreprises y ont consacré au total 1,4 milliard d’euros. Les deux tiers de ces dépenses sont concentrées dans quatre secteurs, l’énergie, la chimie, les industries agroalimentaires et la métallurgie, tandis que 40% des montants investis visent à protéger l’air ou le climat.

En 2017, si les investissements, qui constituent 79% du total, soit 1,1 milliard d’euros, ont diminué de 3%, les montants alloués aux études ont en revanche progressé de 4%.

Les dépenses antipollution croissent avec la taille des entreprises: 84% des entreprises de 500 salariés ou plus en font mais seulement 27% des établissements de 20 à 49 salariés. La moitié des dépenses est consacrée au traitement de la pollution, tandis que 37% concernent sa prévention, le reste étant consacré au tri et à la valorisation des déchets ou encore à la mesure et au contrôle des nuisances occasionnées, précise encore l’Insee.

Une écotaxe sur les vols intérieurs

Une écotaxe sur les vols intérieurs

Une écotaxe aérienne qui renaît pour ne pas appeler la nouvelle fiscalité taxe carbone. Une taxe pour répondre aux fortes critiques sur la politique de transition énergétique du gouvernement. Elle concernera les vols intérieurs et intra européen entre parenthèses et territoires français d’outre-mer). Une écotaxe de 1,50 à 18 euros qui  s’appliquera à toutes les compagnies. Pour les vols intérieurs et intra-européens, elle s’élèvera à 1,50 euro en classe économique et 9 euros en classe affaires, selon la ministre, et pour les vols hors Union européenne à 3 euros en classe économique et 18 euros en classe affaires. Décidée mardi lors d’un deuxième Conseil de défense écologique présidé par le chef de l’Etat Emmanuel Macron, l’écotaxe ne s’appliquera qu’aux vols qui partent de France et non à ceux y arrivant.

Le deuxième Conseil de défense écologique : pour quoi faire ?

Le deuxième Conseil de défense écologique : pour quoi faire ?

On sait que la France est plus prolixe en matière de discours et de création de machin administratif qu’en matière de mesures efficaces pour lutter contre la dégradation environnementale. Récemment a été créé un conseil de défense écologique qui réunit notamment les principaux ministres concernés. Une structure qui fait doublon avec beaucoup d’autres notamment aussi le récent Haut conseil pour le climat, lequel par parenthèse vient de souligner l’insuffisance des mesures prises par l’État. Pourquoi un haut conseil ? Si on comprend que ce concept soit utilisé pour la défense compte tenu souvent de l’urgence des réflexions et des décisions, il n’en va pas de même pour l’écologie dans la prise en compte doit s’inscrire sur le long terme. Chaque secteur d’activité, chaque champ d’intérêt général pourrait aussi justifier la création d’un Haut conseil. La vérité c’est qu’il s’agit simplement d’une réunion interministérielle sur l’écologie comme il en existe sur nombre d’autres champs économiques ou sociaux au sens large. Notons d’ailleurs que le premier au conseil de défense écologique qui s’est tenue le 23 mai n’avait pas décidé grand-chose,  se contentant de rappeler des banalités ou des choses déjà entendues 1000 fois. On avait surtout entendu parler de la création de cet autre machin : le conseil de participation citoyenne, organisme national composé de 150 citoyens tirés au sort est placé sous l’aile du conseil économique social et environnemental. C’est ce conseil de citoyens qui doit révolutionner la politique environnementale aux dires du gouvernement, il doit notamment dire  s’il faut par exemple rétablir la taxe carbone ! La vérité c’est que tout cela relève du cirque médiatique, que les discours succèdent, les hauts conseils s’ajoutent aux conseils mais que concrètement l’environnement se dégrade. Et ce n’est pas l’accord commercial passé, le Mercosur, entre l’union européenne et les pays d’Amérique du Sud qui va encore améliorer la situation. Car cela va contribuer à créer encore davantage de flux parasites qui dégradent  le climat et même la santé.

Loi antigaspillage : un texte cache sexe

Loi antigaspillage : un texte cache sexe 

 

 

La loi anti gaspillage est une sorte de texte qui ne s’attaque pas aux vrais enjeux. On y traite des déchets surtout mais pas du mode de production ou de consommation. La question n’est en effet pas seulement celle du recyclage des emballages notamment. Pour les emballages, c’est l’existence de certains qui doit être prise en compte et même interdite (par exemple le commerce de l’eau en bouteille plastique). Pour le gaspillage,  il s’agit effectivement de favoriser autant que possible l’économie circulaire qui rapproche les lieux de production des lieux de consommation. Alors dans le même temps la France soutient des accords commerciaux comme le CETA  ou le Mercosur qui vont multiplier certains échanges de marchandises complètement inutiles et nuisibles à l’environnement. Encore une fois,  le gouvernement manifeste dans ce domaine ses contradictions. Et ce n’est pas le bla-bla de la secrétaire d’État à la transition écologique qui peut nous convaincre de la cohérence du gouvernement (interview dans le JDD).

 

« Vous présenterez votre loi antigaspillage mercredi en Conseil des ministres. En quoi changera-t-elle notre quotidien?
Notre rapport à nos déchets en dit beaucoup sur nous et sur notre civilisation. Il est temps de passer d’une société du tout-jetable à une société économe de ses ressources et respectueuse de l’environnement. Il faut réduire la consommation, supprimer les emballages inutiles, encourager le réemploi et le recyclage. C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire : aujourd’hui, on produit, on utilise, on jette. L’économie circulaire, c’est tout l’inverse : on conçoit mieux les produits, on les utilise, on les répare, on les réemploie, on les recycle. C’est une réponse au débat stérile entre croissance et décroissance. Donc oui : cette loi marquera un vrai tournant écologique.

 

Nicolas Hulot a claqué la porte il y a dix mois sur le constat que la politique de transition écologique n’était pas possible. Il s’est trompé, ou quelque chose a changé?
J’ai beaucoup appris aux côtés de Nicolas Hulot, mais je crois que la question n’est pas de savoir si vous faites des petits ou des grands pas. Plutôt de savoir combien vous en faites et à quelle vitesse. On y travaille avec François de Rugy. »

 

NDLR : la question de savoir si les pas sont  petits ou grands mais sont faits en avant ou en arrière ! »

Plan restriction d’eau : de la rigolade

Plan  restriction d’eau : de la rigolade

Officiellement des mesures drastiques auraient été prises dans 32 départements pour réguler l’utilisation de l’eau. Comme d’habitude sans doute,  une grande rigolade. On  va se focaliser sur le lavage des voitures, des terrasses ou encore des douches de plage. Il y aura  des restrictions voire des interdictions pour les prélèvements à destination de l’agriculture (80% de l’eau). . Mais des mesures qui sont rarement respectées quand on constate par exemple que des maïs sont encore arrosés en plein midi (à peine 20 % de cette eau  bénéficie à la plante). Il est clair que ce plan est loin d’être à la hauteur des enjeux concernant une ressource de plus en plus précieuse avec en particulier l’élévation des températures. Exemple de mesures prises sur le département de Vendée. La Vendée est en alerte renforcée ou en niveau de crise sur une large partie de son territoire. « Ces derniers jours, le département de la Vendée a fait face à de très fortes chaleurs et aucune précipitation significative n’a été constatée », souligne la préfecture dans un communiqué, en invitant chaque utilisateur d’eau à « agir afin de maîtriser sa consommation ». À partir de samedi, les prélèvements sont interdits totalement ou partiellement dans plusieurs cours d’eau pour les agriculteurs, particuliers, industriels et collectivités territoriales.  Le préfet de Loire-Atlantique a également annoncé des restrictions vendredi soir avec notamment des interdictions de « remplissage et mise à niveau des plans d’eau et des piscines, nettoyage des véhicules, des bâtiments, des terrasses et des voiries, alimentation des fontaines et douches de plage » sur une partie du département. Bref, des mesures parfois dérisoires, d’autres plus significatives mais qui seront peu ou pas appliquées. À quand par exemple la fin de la culture du maïs dans nombre de départements qui ne sont absolument pas adaptés au climat nécessaire à cette plante ?

Prime à la casse : victime de son succès ou mal adaptée

Prime à la casse : victime de son succès ou mal adaptée

 

 

  • La question brutale,  c’est de savoir si cette prime à la casse est destinée à soutenir le marché automobile ou à lutter contre les émissions polluantes. D’après le gouvernement,  la prime à la conversion serait victime de son succès. Mais peut-on parler vraiment de succès environnementales quant à cette prime arrose tout les candidats à l’achat d’une voiture neuve ou d’occasion y compris le diesel ! La vérité c’est que cette mesure prise à la hâte est particulièrement mal ficelée notamment lorsqu’elle permet d’acheter des véhicules haut de gamme qui forcément polluent davantage que les autres ou encore des diesels relativement polluants. N’oublions pas que le marché automobile est entré dans une phase baissière inquiétante qui va sans doute durer plusieurs années d’où des mesures de soutien ambigu qui s’abrite sous le parapluie environnemental. Le dispositif a été lancé en janvier 2018 et renforcé en janvier 2019 en réponse à la crise des Gilets jaunes. Le montant de la prime dépend du véhicule acheté et de la situation fiscale du foyer. Elle est comprise entre 1.000 et 5.000 euros.  Le problème pour le gouvernement est que le nombre de primes à la conversion a explosé. Au 30 juin, plus de 220.000 demandes avaient été déposées. Pratiquement autant que sur toute l’année 2018. Il risque de manquer 300 millions d’euros à l’Etat pour honorer ses promesses. Mais si le dispositif a réellement une dimension écologique pourquoi alors limiter l’enveloppe budgétaire. Finalement cette question renvoie la contradiction entre les discours sur le climat et la politique réellement menée.

 

Pollution: la justice condamne à nouveau l’Etat

Pollution: la justice condamne à nouveau l’Etat

 

 

C’est la seconde  condamnation de l’État par un tribunal pour la  pollution de l’air en Ile-de-France. On se souvient que lors du dernier G20 à Tokyo, Macron avait sermonné l’ensemble de la planète pour l’insuffisance des mesures prises vis-à-vis des émissions polluantes et plus généralement du climat. Or le même jour, un  tribunal avait reconnu la responsabilité de l’État de la pollution de l’air en Île-de-France. Macron s’en était alors tiré comme d’habitude par une pirouette en indiquant qu’on allait continuer les efforts (par  parenthèse l’accord de libre-échange Mercosur avec les pays de l’Amérique latine vont exactement à l’inverse dans la mesure où on va favoriser des transports parfaitement inutiles de certaines marchandises (fruits, viande, légumes, alimentation du bétail etc.). Après le tribunal de Montreuil, c’est le tribunal de Paris qui condamne donc à nouveau l’Etat. “Les valeurs limites de concentration en particules fines et en dioxyde d’azote ont été dépassées de manière récurrente en Ile-de-France pour la période comprise entre 2012 et 2016”, résume le tribunal dans un communiqué. Le plan de protection régional de l’atmosphère du 7 juillet 2006, révisé en 2013 et 2018, prévoit une diminution des seuils de pollution d’ici à 2020 et un passage sous les valeurs limites européennes à l’horizon 2025.Or, “eu égard à la persistance des dépassements observés dans la région, ce plan et ses conditions de mise en œuvre ne permettent pas de réduire le plus rapidement possible les valeurs de dioxyde d’azote et de particules fines dans l’air, en méconnaissance des objectifs européens repris par le code de l’environnement”, selon le tribunal. Il estime que l’Etat a ainsi commis une faute de nature à engager sa responsabilité.

Juin 2019 : le plus chaud dans le monde

Juin 2019 : le plus chaud dans le monde

Selon les données du service européen Copernicus sur le changement climatique, le mercure est monté au mois de juin 0,1°C plus haut que le précédent record pour un mois de juin (2016), mais c’est surtout l’Europe qui a eu chaud, avec une température d’environ 2°C  Plusieurs records ont été battus la semaine dernière dans plusieurs pays européens étouffés par la chaleur en raison notamment d’un air chaud venu du Sahara. Les températures ont dépassé les normales saisonnières de 10°C en Allemagne, dans le nord de l’Espagne et de l’Italie, et en France, qui a atteint le record absolu de 45,9°C vendredi. L’équipe de Copernicus a noté qu’il était difficile d’attribuer ce record « directement » au changement climatique, mais une équipe de scientifiques qui s’est penchée sur la canicule française a conclu mardi qu’elle était « au moins cinq fois plus probable » que si l’Homme n’avait pas altéré le climat. Combinant des données satellite et des données historiques, le service européen Copernicus a estimé que la température du mois de juin en Europe a été de 3°C supérieure que la moyenne entre 1850 et 1900.

Eau potable : 23 mesurettes de de Rugy contre le gaspillage

Eau potable : 23 mesurettes de de Rugy contre le gaspillage

 

François de Rugy a présenté lundi 23 mesurettes concernant l’usage de l’eau potable. Il  va surtout autoriser l’augmentation des tarifs et de ressortir le fantôme du gaspillage de l’eau pour laver les voitures ; (en fait 20 l suffisent !). Bref on ressort le signal prix cher aux économistes libéraux alors que c’est la régulation qui devrait s’imposer pour l’usage de ce bien précieux qu’est l’eau potable.  Les collectivités pourront faire varier les tarifs en fonction de la consommation, des saisons ou pour les résidences secondaires. En clair, le prix de l’eau augmenterait à partir de certains seuils pour pénaliser les gros consommateurs ayant une piscine ou lavant souvent leurs voitures ! En contrepartie, la mise en place d’une tarification sociale de l’eau pour les ménages les plus modestes, pour l’instant au stade de l’expérimentation, devrait être généralisée. « On propose de faire évoluer la tarification pour tout le monde », aussi les usagers agricoles et industriels, a assuré la secrétaire d’État à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon. Une autre piste envisagée est de faciliter les usages des eaux de pluie, des eaux retraitées par les stations d’épuration ou encore les eaux domestiques dites « grises » (douche, lavabo, lave linge…) pour arroser des pelouses. A partir de 2022, les bâtiments neufs devraient intégrer « une exigence en matière d’économie d’eau ».  Des retenues d’eau pourront être créées, mais uniquement si elles répondent à plusieurs besoins. « Il n’y a absolument rien d’obligatoire, de contraignant, les agences de bassin étant seulement « invitées » à prendre en compte les incitations aux économies d’eau dans leurs taux de redevance » pour l’agriculture et l’industrie, regrette Alain Bazot, président d’UFC-Que Choisir. « Le financement de la politique de l’eau (est) actuellement payé à 86% via la facture des consommateurs », rappelle-t-il. L’association demande que les agriculteurs paient pour la dépollution d’eau potable.

Réchauffement climatique : 80 millions d’emplois menacés (OIT)

 Réchauffement climatique : 80 millions d’emplois menacés (OIT)

Catherine Saget, cheffe d’équipe au département de la recherche de l’OIT qui vient de sortir un rapport sur les conséquences du réchauffement climatique s’explique dans uen interview à   franceinfo.

 

 Est-ce que le réchauffement climatique va nous coûter cher ?

 

 

Catherine Saget : Il nous coûte déjà cher ! On estime qu’en 1995, la perte des heures travaillées atteignait déjà 1,4%, un chiffre très élevé. En 2030, le réchauffement climatique va engendrer la perte de 80 millions d’emplois. On peut comparer aux 170 millions de chômeurs dans le monde à l’heure actuelle… Sachant que c’est une estimation globale, mais il y a des pays qui sont extrêmement touchés. Or ce sont déjà des pays qui ont un déficit de travail décent, qui n’ont pas de système de sécurité sociale développé. Les pays les plus pauvres vont être aussi les plus impactés.

Comment avez-vous calculé ?

Pour tous les travailleurs, on connaît le secteur d’activité, mais aussi le niveau de température de la localité du travailleur. On sait aussi globalement de combien baisse la productivité pour chaque niveau d’effort et de température. On peut donc agréger les pertes de productivité pour tous les travailleurs. Par exemple, pour un travailleur agricole, la productivité baisse de 50% vers une température de 35°C. Il perd donc une demi-heure de travail toutes les heures. C’est comme cela qu’on arrive à cette estimation mondiale de 2,2% d’heures travaillées en moins en 2030. On commence à ralentir à 24°C et à 39°C, on ne peut tout simplement plus travailler.

Quelles sont les régions du monde qui seront les plus touchées ?

Les deux régions les plus touchées sont l’Asie du Sud et l’Afrique de l’Ouest, où la perte d’heures travaillées atteint 5%. Les pays occidentaux et l’Europe seront beaucoup moins touchés. On a très peu d’impact, sauf peut-être pour un pays comme l’Espagne. En revanche, en ce qui concerne les pics de chaleur ponctuels et les épisodes de canicule, là l’Europe est concernée. Pour un pays comme la France, l’effet resterait assez marginal, mais il y a quand même un effet très désagréable, avec ces vagues de chaleur de plus en plus régulières et intenses.

 

Gestion de l’eau : des mesurettes par de Rugy

Gestion de l’eau : des mesurettes   par de Rugy 

Comme pour la prise en charge globale de l’écologie, François de Rugy ministre de l’environnement va se satisfaire de mesurettes  concernant la gestion de l’eau. Un dossier qui ressort curieusement après une période de canicule.

Selon le ministère de la Transition écologique, le débit moyen des cours d’eau français devrait diminuer de 10 à 40% à horizon 2050-2070 comparé à aujourd’hui. Face à la raréfaction attendue de cette précieuse ressource, le gouvernement veut faire baisser les prélèvements de 10% d’ici cinq ans et de 25% d’ici 15 ans, par rapport aux 16 milliards de m3 prélevés annuellement pour l’agriculture et les usages domestiques. L’amalgame entre agriculture et usage domestique témoigne déjà de l’enfumage. En effet, 70 à 80 % de l’eau sont utilisés pour l’agriculture. Mais comme d’habitude dans les solutions on retrouvera l’histoire du lavage des voitures ! Le plus grand scandale dans l’usage de cette ressource précieuse,  c’est l’utilisation d’eau potable aussi bien pour l’agriculture que pour les particuliers (exemple l’utilisation de l’eau potable pour les WC.). Un autre scandale consiste à arroser en pleine chaleur et en plein jour des plantes comme le maïs dont les racines ne reçoivent en fait que de leur de 20 % de l’eau compte tenu de l’évaporation immédiate. Du coup le maïs qui il y a 50 ans était surtout localisé dans le sud-ouest s’est développé partout au détriment des  plantes de substitution beaucoup moins gourmandes en eau. Pour les particuliers la vraie révolution consisterait à mettre en place un double réseau, un réseau pour l’eau potable consommée pour l’alimentation, un réseau pour les autres usages. Les mesures prévues par le ministère pourraient être complétées par une augmentation de la tarification. Une manière de faire rentrer de l’argent dans des collectivités locales en difficultés de financement. Notons qu’on s’attaquera peu à la pollution de l’eau liée notamment aux épandages massifs de produits chimiques de toutes sortes car cela remettrait en cause le modèle industriel de l’agriculture.

Développement durable : un slogan

Développement durable : un slogan

 

Le relatif immobilisme de la France en matière de climat a été dénoncé par le Haut comité mis en place par Macron lui-même. Du coup peut-être que pour redorer l’image du pays en matière de développement durable peut-être est-il sortir quelques chiffres qui rendent les résultats du pays un peu plus présentables. Ce que vient de faire la docile INSEE qui curieusement sort de  curieux indicateurs de développement durable qui se fonde sur des critères sociaux, sur l’espérance de vie sur l’insertion professionnelle ou encore l’accès aux transports publics. Autant d’éléments qui peuvent être liés effectivement avec la prise en compte d’une politique durable. Mais des indicateurs beaucoup trop partiels pour constituer un thermomètre de la prise en compte par le pays du développement durable. Pour tout dire ces chiffres représentent un peu n’importe quoi et ont sans doute été ramassés à la va-vite pour contrebalancer les critiques dont a été victime Macron quant au décalage entre ses discours sur le climat et son action réelle. Notons que la justice française vient même de condamner l’État pour son inaction concernant la qualité de l’air à Paris. Bien sûr certains indicateurs avancés par l’INSEE peuvent être intégrés ; il y a effectivement des interactions entre des aspects environnementaux, sociaux, sanitaires et sociétaux. Mais à trop vouloir prouver, on ne prouve rien du tout surtout quand ces chiffres et cette analyse sorte que tout droit d’un institut aussi peu indépendant que l’INSEE qui est à la botte du gouvernement. L’INSEE et surtout d’autres organismes plus indépendants auraient intérêt à travailler sur de  véritables indicateurs rendant compte effectivement des avancées et des reculs en matière de développement durable. Les chiffres et les analyses de l’INSEE constituent une vaste rigolade pour traiter sérieusement de l’évolution de la problématique en cause. Extrait :

« D’une façon générale, la France est en position moyenne au sein de l’UE », selon l’Institut national des statistiques. Par rapport au reste de l’Union « la pauvreté et les inégalités y sont relativement contenues » en 2017, avec 17,1% de personnes « en risque de pauvreté ou d’exclusion sociale » contre 22,4% en moyenne dans l’Europe des 28.

Avec 82,7 ans d’espérance de vie à la naissance, la France se situe au-dessus de la moyenne qui est 80,9 ans, au troisième rang derrière l’Espagne (83,4 ans) et l’Italie (83,1 ans). Mais la part de ceux qui se perçoivent comme étant en bonne santé n’est que de 67,4% chez les Français, contre 69,7% en moyenne européenne. La France se classe mal pour le nombre de tués sur la route avec 5,2 personnes sur 100.000 en 2016 contre 5,0 dans l’UE ainsi que pour les accidents du travail, avec 2,7 tués sur 100.000 contre 1,7 dans l’UE.

Pour l’éducation et l’insertion professionnelle, les résultats hexagonaux ne sont guère brillants: le taux d’emploi des diplômés récents est de 74,4% contre 80,2% en moyenne, tandis que la part de jeunes de 15 ans ayant une maîtrise insuffisante en lecture, mathématiques et sciences est aussi supérieure à la moyenne.

La part des jeunes âgés de 15 à 29 ans qui ne travaillent pas et ne suivent aucune formation s’élève à 13,9% en France, contre 13,4% dans l’UE. Sur ce critère, la France est plus proche de la médiane des pays d’Europe de l’Est et du Sud que de celle des pays d’Europe du Nord et de l’Ouest, qu’elle rejoint sur la plupart des autres critères. Les résultats sont meilleurs en 2016 pour les progrès accomplis en matière de consommation d’énergie, l’hexagone faisant  »partie des pays émettant le moins de gaz à effet de serre par habitant » grâce à la part du nucléaire dans la production d’électricité, relève l’Insee. L’accès aux transports publics est plutôt bon avec seulement un Français sur huit qui éprouve des difficultés en la matière. Mais la part du train et des voies d’eau navigables dans le transport de fret est très inférieure à la moyenne européenne, avec 13,7% contre 23,6% du total. »

Plastique: la suppression ….pas le recyclage

Plastique: la suppression ….pas le recyclage

 

A propos du plastique on assiste comme un contournement de la problématique. Ce plastique est un véritable poison tant pour la santé que pour l’environnement et au lieu de prioritairement le supprimer, on essaye de s’en sortir avec des solutions de recyclage. Or pour nombre de produits notamment de consommation le plastique pourrait être purement et simplement supprimé. Pour mémoire on utilisait il y a un peu plus de 50 ans essentiellement des sacs en papier. Pour le liquide les bouteilles étaient consignées. On ce demande encore pourquoi on tolère encore le scandaleux commerce de bouteilles d’eau en plastique alors qu’il est démontré que la qualité de ses taux n’est pas supérieure à celle du robinet. Pourrait citer bien d’autres exemples. Comme l’indiquait   Luc Jacquet)

Réalisateur de document sur l’environnement, on  constate le manque de courage pour luter contre le plastique.

« La question du plastique est particulière car il s’agissait d’une substance moderne, l’expression du génie de l’homme capable de transformer à volonté cette matière dont on peut faire à peu près n’importe quoi. Et d’un coup on se rend compte qu’elle est en train de se retourner contre nous et que son utilisation abusive nous étouffe littéralement sous des continents de détritus. On a du mal à l’admettre parce qu’il y a quelque chose qui va à l’encontre de ce qu’on a appelé le progrès. Les images de l’expédition Tara [qui vise à observer les effets du changement climatique] montrent que le travail de morcellement du plastique par les éléments naturels, notamment les courants dans les océans, a pour conséquence qu’on en trouve partout! ….Comment faire machine arrière en très peu de temps? On a interdit le sac en plastique mais il suffit d’inscrire dessus la mention réutilisable pour qu’il passe de banni à autorisé. Tout le monde adore boire un cocktail en terrasse avec une paille quand il fait chaud. Sauf que ça a un prix. La quantité d’ordures produite par les fast-foods est hallucinante. Il faut lutter contre le suremballage des fruits et légumes dans la grande distribution. J’ai la chance de vivre à la campagne et d’avoir un accès direct à la matière première sur les marchés. L’enjeu se situe au niveau d’une éducation de la société. Des pays sont plus en avance que d’autres au niveau du recyclage : en Europe, le Nord est très rigoureux et le Sud n’y prête pas attention, les Etats-Unis ne font rien du tout, l’Amérique du Sud non plus. Mais si on regarde de près, il y a une nébuleuse d’initiatives prises par les petites entreprises qui se mobilisent, notamment en France. Il faut des mesures courageuses pour provoquer un élan général. Au niveau individuel, on a pris conscience de l’urgence, mais l’action collective semble insurmontable. … » En cause surtout les lobbies qui ne veulent pas changer leur mode de production et de distribution, aussi le comportement individuel.

 

 

Canicule : décaler les déplacements en novembre (ministère des transports)

Canicule : décaler les déplacements en novembre (ministère des transports)

 

La problématique de la canicule a été prise à bras-le-corps par le gouvernement et chaque ministre s’est fendu de longs communiqués pour faire face à un phénomène assez inhabituel. Certaines mesures sont utiles voir nécessaires d’autres particulièrement fantaisistes par exemple quand on conseille de donner à boire aux gens qui vivent dans la rue entre parenthèses un abri serait plus utile). Beaucoup de ministres ont ajouté leur propre page d’incompétence comme par exemple la ministre des transports (qui a pourtant travaillé un court moment à la SNCF mais on se demande où ?) Qui a déclaré que notre réseau ferroviaire n’était pas conçu pour de telles températures. Elle demande donc à tous les voyageurs qui le peuvent de décaler leurs déplacements … » Pourtant c’est la même technique qui permet la circulation des trains dans des pays beaucoup plus chauds. (Etats-Unis, Australie, Afrique etc.). Un peu la même argutie que lorsqu’il y a un cm de neige sur les voies en hiver. Quand à la recommandation de ne pas se déplacer, c’est remplacer le concept de mobilité par celui d’immobilité, un vrai progrès scientifique et technique.

12345...43



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol