Archive pour la Catégorie 'environnement'

Présidentielle 2022 : 55% des Français estiment que le projet pour la société d’Europe écologie les Verts n’est pas réaliste

Présidentielle 2022 : 58% des Français estiment que le projet pour la société d’Europe écologie les Verts (EELV) n’est pas réaliste

Selon le sondage Odoxa réalisé avec Backbone Consulting pour Le Figaro

58% des Français estiment que leur projet pour la société n’est pas «réaliste», et 54% jugent qu’il n’est pas «crédible». Ancrés par tradition dans la «contre-culture», les écologistes veulent prouver qu’ils sont désormais mûrs pour décrocher le pouvoir. Ce sera donc un des chantiers à poursuivre pour le futur vainqueur de la primaire des écologistes. «S’ils veulent dépasser les 5% qui constituaient jusqu’à présent leur score record à ce scrutin, les écologistes doivent changer leur image de ‘gentils babacools’, pas capables de gouverner», note d’ailleurs Gaël Sliman, le président d’Odoxa.

De fait, une majorité de Français estiment que les Verts feraient moins bien que le gouvernement actuel sur «la politique économique et sociale» (62%), sur «la sécurité» (74%) ou sur la «politique internationale». En revanche, 72% jugent que les écologistes feraient mieux sur «l’environnement».

Environnement–Climat et marché : quelle compatibilité ?

Environnement–Climat et marché : quelle compatibilité ?

Face à l’idée prônée par le Prix Nobel Jean Tirole que la « bonne » économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers, Benjamin Coriat , Économiste, développe dans son essai un modèle qui permettrait d’organiser une gestion durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous.( analyse du Monde, extrait)

 

 L’économiste Benjamin Coriat est l’un des principaux commentateurs et diffuseurs en France des idées d’Elinor Ostrom. L’Américaine, décédée en 2012, avait reçu le prix Nobel d’économie en 2009 pour ses travaux théoriques et empiriques sur la façon dont les communautés humaines gèrent ce que les Anglo-Saxons appellent les commons, et que l’on traduit en français de façon ambiguë soit par « les biens communs » (la nature, l’air, l’eau, le climat, l’énergie – tout objet dont l’appropriation par les uns prive les autres), soit par « le bien commun » au singulier (tout ce qui fait progresser le bonheur de l’humanité). Aussi son sang n’a-t-il fait qu’un tour lorsque Jean Tirole a publié, en 2016, Economie du bien commun (PUF), un essai dans lequel il tente de mettre ses travaux à portée du public. Pour le Prix Nobel d’économie (2014) en effet, « l’économie est au service du bien commun ; elle a pour objet de rendre le monde meilleur ».

Mais le fil rouge de son approche du bien commun n’en reste pas moins l’idée que la bonne économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers. Or comme chacun cherche à obtenir un optimum de richesse pour lui-même, ce bien commun ne peut être atteint que sous ce que Tirole appelle le « voile de l’ignorance », qui empêche chacun d’agir rationnellement au mieux de ses intérêts, et permet aux marchés régulés d’atteindre un optimum collectif. Par exemple en incitant consommateurs et entreprises à accomplir la transition énergétique en organisant un marché du carbone où s’échangeraient des quotas de CO2.

C’est précisément ce que réfute Benjamin Coriat, pour qui le jeu, même régulé, des intérêts égoïstes ne peut que conduire à la catastrophe, et pour qui la justification de la recherche du bien commun par le « voile de l’ignorance » n’est qu’une pirouette rhétorique. Il est vrai que le cas du marché carbone européen tel qu’il a fonctionné jusqu’ici, décortiqué par l’auteur, n’est pas convaincant.

Aussi l’économiste préfère montrer que les solutions proposées par Elinor Ostrom restent le meilleur moyen d’éviter la catastrophe climatique. A savoir un modèle d’économie « polycentrée », qui permettrait à chaque niveau de collectivité humaine d’organiser à son échelle une gestion sobre, durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous, sans qu’aucune appropriation privée ni aucun niveau politique supérieur ou aucune « règle de marché » surplombante ne vienne l’entraver, mais plutôt l’appuyer.

Environnement : Pas de Green Deal sans régulation des importations

Environnement :  Pas de Green Deal  sans régulation des importations 

 

L’expert en notation sociale et environnementale Sylvain Guyoton observe, dans une tribune au « Monde », que la France, qui prend la présidence de l’UE à compter du 1er janvier, dispose d’un atout pour faire adopter la directive sur le devoir de vigilance en matière environnementale et de droits humains dans les chaînes de valeur.( extrait)

 

Tribune. «

 

 Pas de Green Deal sans nucléaire » déclarait, le 26 août, Thierry Breton, le commissaire européen au marché intérieur. L’inclusion du nucléaire dans la liste des activités « vertes » (taxonomie) reste le plus vif débat depuis le lancement en 2019 du pacte Vert, le programme législatif visant à accompagner la transformation de l’Union européenne (UE) vers une économie durable.

Mais l’ambition de l’UE ne sera atteinte que si elle considère aussi les enjeux sociaux et environnementaux auxquels sont confrontées les chaînes d’approvisionnement en dehors de ses frontières. En clair, pas de Green Deal sans devoir de vigilance qui sécurise les importations au sein de l’UE.

 

Pour combattre le dumping social, il ne suffit pas d’ériger des barrières douanières. A un protectionnisme aveugle, opposons une version intelligente qui trie le bon grain de l’ivraie et tire vers le haut les entreprises quel que soit leur pays d’origine, une alternative qui intègre les systèmes de diligence, à savoir les précautions prises au sein même des transactions commerciales pour prévenir les violations des droits de l’homme chez les fournisseurs.

A une « approche pays » comme celle des Etats-Unis vis-à-vis de la Chine, nous préférons une « approche valeur », soutient Maria Arena, députée au Parlement européen. Avec la future directive sur le devoir de vigilance en matière environnementale et de droits humains dans les chaînes de valeur (fournisseurs), la Commission européenne veut mettre les entreprises sur cette voie.

Mais sachant que l’autorégulation seule ne fonctionne pas, l’exécutif souhaite rendre la vigilance obligatoire. à l’instar de ce qui a déjà été promulgué sur les importations de bois. Les entreprises leaders, qui depuis longtemps ont déployé des contrôles de leurs partenaires au sein des processus d’achat, devraient partager avec leurs consœurs les plus réticentes les bénéfices apportés par ces pratiques.

Le Baromètre 2021 sur les achats responsables publié par la Stanford Graduate School of Business et EcoVadis révèle que 81 % des 159 directions d’achat de groupes mondiaux interrogées ont augmenté leur engagement dans les trois dernières années ; 51 % ont une politique d’achat responsable en 2021 alors qu’elles n’étaient que 38 % en 2019.

Par ailleurs, 63 % considèrent que la surveillance les a rendues plus résilientes lors de la crise du Covid. Et quand les actions sont menées au niveau sectoriel, les fournisseurs progressent plus vite, comme le montre une étude pour le compte du ministère du travail en Allemagne. Porté par deux commissaires, Didier Reynders (justice) et Thierry Breton (marché intérieur), le texte de la directive, attendu à l’automne, rencontre néanmoins de fortes résistances.

Climat et marché : quelle compatibilité ?

Climat et marché : quelle compatibilité ?

Face à l’idée prônée par le Prix Nobel Jean Tirole que la « bonne » économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers, Benjamin Coriat , Économiste, développe dans son essai un modèle qui permettrait d’organiser une gestion durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous.( analyse du Monde, extrait)

 

 L’économiste Benjamin Coriat est l’un des principaux commentateurs et diffuseurs en France des idées d’Elinor Ostrom. L’Américaine, décédée en 2012, avait reçu le prix Nobel d’économie en 2009 pour ses travaux théoriques et empiriques sur la façon dont les communautés humaines gèrent ce que les Anglo-Saxons appellent les commons, et que l’on traduit en français de façon ambiguë soit par « les biens communs » (la nature, l’air, l’eau, le climat, l’énergie – tout objet dont l’appropriation par les uns prive les autres), soit par « le bien commun » au singulier (tout ce qui fait progresser le bonheur de l’humanité). Aussi son sang n’a-t-il fait qu’un tour lorsque Jean Tirole a publié, en 2016, Economie du bien commun (PUF), un essai dans lequel il tente de mettre ses travaux à portée du public. Pour le Prix Nobel d’économie (2014) en effet, « l’économie est au service du bien commun ; elle a pour objet de rendre le monde meilleur ». 

Mais le fil rouge de son approche du bien commun n’en reste pas moins l’idée que la bonne économie consiste à combiner le jeu des intérêts particuliers. Or comme chacun cherche à obtenir un optimum de richesse pour lui-même, ce bien commun ne peut être atteint que sous ce que Tirole appelle le « voile de l’ignorance », qui empêche chacun d’agir rationnellement au mieux de ses intérêts, et permet aux marchés régulés d’atteindre un optimum collectif. Par exemple en incitant consommateurs et entreprises à accomplir la transition énergétique en organisant un marché du carbone où s’échangeraient des quotas de CO2.

C’est précisément ce que réfute Benjamin Coriat, pour qui le jeu, même régulé, des intérêts égoïstes ne peut que conduire à la catastrophe, et pour qui la justification de la recherche du bien commun par le « voile de l’ignorance » n’est qu’une pirouette rhétorique. Il est vrai que le cas du marché carbone européen tel qu’il a fonctionné jusqu’ici, décortiqué par l’auteur, n’est pas convaincant.

Aussi l’économiste préfère montrer que les solutions proposées par Elinor Ostrom restent le meilleur moyen d’éviter la catastrophe climatique. A savoir un modèle d’économie « polycentrée », qui permettrait à chaque niveau de collectivité humaine d’organiser à son échelle une gestion sobre, durable et partagée des biens nécessaires à la vie de tous, sans qu’aucune appropriation privée ni aucun niveau politique supérieur ou aucune « règle de marché » surplombante ne vienne l’entraver, mais plutôt l’appuyer.

Climat : changer les habitudes alimentaires

Climat : changer les habitudes alimentaires

 

Changer les habitudes alimentaires, ce que propose dans le Figaro (extrait) Sylvain Pellerin ,directeur de recherche Inrae et chef adjoint du département AgroEcoSystem.

 

- En France, quelle part représente l’agriculture dans nos émissions de gaz à effet de serre?

 

L’agriculture stricto sensu représente 19 % des émissions françaises mais contrairement aux autres secteurs, elle rejette assez peu de CO2, ce dernier provenant surtout de l’utilisation des engins agricoles. En effet, 51 % des émissions sont du méthane (un puissant gaz à effet de serre émis par les ruminants et par le stockage des effluents d’élevage), et 46 % du protoxyde d’azote dus à l’usage d’engrais azotés.

 

Pourra-t-on nourrir la France en 2050 tout en réduisant drastiquement ces émissions?

La France s’est dotée d’une stratégie visant la neutralité carbone en 2050, l’objectif étant alors de ne pas émettre plus que ce que les écosystèmes peuvent absorber. Cette stratégie est déclinée par secteurs: pour l’agriculture, il s’agit de réduire de moitié les émissions .

Changement climatique : plus de 200 millions de personnes appelées à migrer

Changement climatique : plus de 200 millions de personnes appelées à migrer

 

D’après un rapport de la banque mondiale, Le réchauffement climatique pourrait forcer jusqu’à 216 millions de personnes à quitter leur région d’ici 2050, faute d’eau disponible ou d’une production agricole suffisante. . «Le changement climatique est un moteur de migration de plus en plus puissant», notent des experts de l’institution dans un rapport publié lundi, relevant «l’urgence à agir» alors que «les moyens de subsistance et le bien-être humain sont de plus en plus mis à rude épreuve».

«Si les pays commencent maintenant à réduire les gaz à effet de serre, les écarts en matière de développement, à restaurer les écosystèmes vitaux et aider les gens à s’adapter, la migration climatique pourrait être réduite d’environ 80%, à 44 millions de personnes d’ici 2050», explique la Banque mondiale.

Transition écologique: La question du financement

Transition écologique: La question du financement

 

Alors qu’ils vantent une société moins inégalitaire, un rapport apaisé à la nature et une consommation sans gaspillage, les candidats à la primaire écologiste restent en revanche coupablement évasifs sur le financement de leurs propositions.( une papier du Monde , extrait )

 

Qui va payer le coût de la transition écologique ? Longtemps considérée comme différable, la question est devenue centrale pour les Etats, qui se retrouvent aujourd’hui au pied du mur. Pour atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050, les dirigeants européens n’ont plus d’autre choix que d’agir vite et fort.

Deux voix se sont récemment élevées pour prévenir que les toutes prochaines années ne seront pas un chemin bordé de roses. Dans la revue Le Grand Continent, l’économiste Jean Pisani-Ferry pronostique un « choc d’offre négatif » : des équipements vont disparaître, des usines fermer, des salariés perdre leur emploi. Pour compenser cette perte, un volume important d’investissements va devoir être engagé, ce qui aura pour effet mécanique de réduire la part de la consommation dans la croissance.

 

Les finances publiques, déjà largement sollicitées par la crise sanitaire, vont être de nouveau mises à rude épreuve en raison du montant des compensations sociales à établir : les unes seront nécessaires pour atténuer l’impact social des restructurations, les autres pour lisser l’impact de la forte hausse du prix de l’énergie sur les dépenses contraintes (logement, transports). Ces dernières pèsent déjà considérablement dans le budget des ménages les plus modestes.

Alors que l’espoir d’une adaptation progressive de notre modèle de croissance a longtemps fait illusion, l’idée d’un ajustement brutal émerge, ce dont prend acte une seconde voix, celle de Daniel Cohn-Bendit. Dans un récent entretien aux Echos, l’écologiste s’exclame, non sans malice : « Si les Verts pouvaient parler vrai, ils diraient : Votez pour nous, et tout sera plus difficile !’’ »

La primaire des écologistes, qui va départager cinq candidats d’ici au 29 septembre, montre à quel point ce langage de vérité est difficile à assumer. De Yannick Jadot à Sandrine Rousseau en passant par Delphine Batho, Eric Piolle et Jean-Marc Governatori, tous s’emploient à populariser une utopie. Avec plus ou moins de nuances, ils vantent une société plus inclusive, moins inégalitaire, plus humaine, garantissant une meilleure qualité de vie, un rapport apaisé à la nature, une bonne alimentation et une consommation sans gaspillage.

Aucun ne lésine sur le montant des dépenses (éducation, culture, santé, aides sociales et augmentations salariales…). Tous restent en revanche coupablement évasifs sur le financement de leurs propositions : la taxe carbone, impôt indispensable à la transition écologique, mais insoutenable dans sa forme actuelle, reste en suspens. Depuis le mouvement des « gilets jaunes », elle fait figure d’épouvantail.

L’emprunt et la mise à contribution des nantis sont en revanche largement mis en avant. Or, si les possibilités de recours au premier existent, elles sont obérées par le niveau très élevé de l’endettement public, auquel il faudra tôt ou tard s’attaquer. Quant au slogan « Faire payer les riches », il reste électoralement payant, mais ne permettra pas de financer la totalité des dizaines de milliards d’euros de dépenses promises.

Entre le parler-vrai et la promesse d’un monde qui chante, les écologistes ont choisi l’option la plus facile, mais pas la plus éclairante. L’angle mort qu’ils cultivent sur le financement de la transition écologique renvoie aux difficultés qu’ils éprouvent à questionner l’efficacité des politiques sociales actuelles au regard des nouveaux enjeux. Elles témoignent aussi de leur gêne à définir clairement les termes du nouveau contrat social dans une société vieillissante, où les dettes à l’égard de la jeunesse ne cessent de s’accumuler. Plus l’exercice de vérité sera différé, plus le choc sera rude.

Biodiversité et business minier

Biodiversité et business minier

 

Tribune.

 

Au terme d’un long processus de dialogue entre les membres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), cent vingt-huit résolutions et recommandations relatives à la protection et à la gestion de la biodiversité seront définitivement adoptées. A ce jour, cent dix ont déjà été validées par vote électronique. Les autres ont été soumises à discussion lors du congrès, dont la motion 67 portant sur la réduction des impacts de l’activité minière sur la biodiversité, adoptée le vendredi 10 septembre.

Les activités extractives sont par essence sources de perturbations sociales et environnementales, a priori peu compatibles avec les notions de durabilité ou de préservation. Or, revers de la mise en place, encore bien trop timide, de politiques énergétiques décarbonées, la demande en métaux croît exponentiellement, et particulièrement dans les pays du Sud où les gisements sont abondants, tandis que les grands fonds marins aiguisent les appétits des Etats et des entreprises.

Les ressources minérales non renouvelables jouent un rôle économique majeur dans quatre-vingt-un pays producteurs (la moitié de la population mondiale dont près de 70 % vit en extrême pauvreté) et représentent un quart du produit mondial brut. Les ressources naturelles énergétiques (minières et pétrolières) peuvent être un moteur de croissance, de développement et de réduction de la pauvreté et leur exploitation jouer un rôle économique majeur si les pays entrent dans une logique de contrôle et de redistribution équitable de la rente minière et réussissent à utiliser ces revenus pour sortir d’une trop forte dépendance à ces ressources.

Dans le cadre de la mise en place d’une nouvelle économie décarbonée, l’Amérique latine est en excellente position pour répondre à la demande en métaux (principalement cuivre, fer, argent, lithium, aluminium, nickel, manganèse et zinc) ; l’Afrique se positionne aussi sur le marché par ses réserves en platine, manganèse, bauxite et chrome.

En revanche, sur ces deux continents et au-delà, de vastes espaces, dont les territoires de peuples autochtones, sont défigurés par les activités d’orpaillage, légaux ou illégaux, à petite ou grande échelle, et aux pratiques le plus souvent artisanales sans contrôle des rejets et déchets miniers, ainsi que par le gigantisme de l’activité extractive de grandes industries dont les « bonnes pratiques » sont encore trop souvent cosmétiques, dictées par des objectifs de communication et générant de nombreux conflits et des effets d’exclusion locale parfois démultipliés par des pratiques mal conçues de compensation écologique.

Biodiversité : pour des« changements radicaux

Biodiversité : pour des« changements radicaux 

« La réussite économique ne saurait plus se faire aux dépens de la nature », martèle l’Union internationale pour la conservation de la nature dans son « manifeste de Marseille ». Rédigé à l’issue du Congrès mondial de la nature qui s’est clos ce vendredi dans la cité phocéenne, ce texte s’accompagne de motions adoptées par les 1.400 membres de l’UICN , dont 90 Etats et des centaines d’ONG, agences gouvernementales, peuples autochtones et associations d’entreprises. (article des Echos, Extrait)

 

« Il y a une tâche monumentale pour inverser la courbe de destruction de la biodiversité d’ici à 2030, qui est l’objectif qui a été poursuivi à l’UICN. Nous ne sommes qu’au début, mais ce congrès nous permet de confirmer qu’une partie de la société a compris le problème. La prise de conscience s’est accentuée », souligne Pierre Cannet.

Une coalition menée par la France et le Costa Rica veut ainsi fédérer les pays autour d’un but : protéger au moins 30 % des terres et des océans d’ici 2030 au niveau mondial. Un objectif repris par la Convention sur la biodiversité biologique. L’UICN a par ailleurs adopté une motion indiquant que selon les avancées de la science, « il sera probablement nécessaire de protéger, conserver et restaurer au moins la moitié de la planète, voire plus » et invitant ses membres à soutenir « au minimum, un objectif d’au moins 30 % » sur terre et en mer. Le manifeste de Marseille appelle par ailleurs à la création d’un réseau d’aires protégées « ambitieux, interconnecté et efficace ».

Pour l’UICN, la pandémie de Covid « met en lumière le caractère insoutenable de notre rapport à la nature ». Ses membres ont ainsi adopté une motion visant à prévenir les pandémies. « Pendant la pandémie, nous avons changé nos comportements afin de protéger notre santé. Des changements radicaux sont une fois de plus nécessaires », exhorte l’UICN.

Alors que l’urgence environnementale peine à se hisser au niveau de l’urgence climatique au plan politique, la pandémie de Covid-19 a empêché de réelles avancées en obligeant les négociations internationales pour la COP15 à se tenir en ligne.

Environnement : « Les entreprises pas encore à la hauteur »

Environnement : « Les entreprises pas encore à la hauteur »

 

par Philippe Moati, Professeur d’économie à l’Université de Paris, cofondateur de l’ObSoCo

Depuis l’épidémie de Covid-19, l’économiste Philippe Moati, qui s’appuie sur les données du Baromètre de l’engagement, constate dans une tribune au « Monde » que les Français estiment très insuffisante la prise en compte des impacts environnementaux par les entreprises.

 

Tribune.

La crise sanitaire a renforcé le désir de nombre de consommateurs de donner une dimension politique à leurs actes d’achat. Si la prise en compte des impacts environnementaux était déjà largement engagée, la singularité du contexte a donné un élan au désir de soutenir le tissu économique local en consommant français ou en privilégiant les circuits courts et les commerces de proximité.

Parallèlement, les Français attendent de plus en plus des entreprises qu’elles aillent au-delà de la fourniture de biens et de services compétitifs : qu’elles veillent à réduire leurs impacts négatifs, voire qu’elles contribuent positivement aux grands enjeux de notre époque.

L’évolution récente du contenu des publicités semble indiquer que les marques en ont pris acte. Pourtant, au vu des résultats de la première édition du Baromètre de l’engagement L’ObSoCo/Trusteam Finance, le moins que l’on puisse dire est qu’il leur reste beaucoup à faire pour s’aligner sur les attentes des consommateurs.

L’étude confirme l’inclinaison des Français en faveur de la consommation responsable. Par exemple, pour 62 % des personnes interrogées l’impact environnemental est un critère d’achat important. Encore faut-il que l’offre existe, de même que l’information permettant de la signaler aux consommateurs. Les marques ont donc, évidemment, un rôle à jouer. Mais seulement 15 % des répondants estiment qu’elles leur rendent plus facile l’adoption de comportements de consommation responsable.

 

Plus encore, interrogées sur les catégories d’acteurs auxquels incombe en priorité la responsabilité d’agir afin de résoudre les problèmes environnementaux, sociaux et sociétaux de notre époque, les personnes sollicitées classent les grandes entreprises en deuxième position, derrière l’Etat, mais devant les consommateurs/citoyens. Mais visiblement, aux yeux des Français, les actions des entreprises ne paraissent pas à la hauteur de cette responsabilité.

Seulement 15 % des répondants estiment que les entreprises sont suffisamment impliquées dans la réponse à la crise écologique ou aux grandes questions sociales et sociétales. Près d’un sur quatre considère qu’elles ne le sont pas du tout. Significatif : seuls 16 % des personnes interrogées ont été en mesure de citer au moins une entreprise leur paraissant « particulièrement engagée en faveur de l’intérêt général et dont l’action contribue à produire un impact positif sur la société et l’état du monde ».

La taxe carbone aux frontières de l’UE

La  taxe carbone aux frontières de l’UE

 

Gerassimos Thomas, Directeur Général à la Fiscalité et à l’Union douanière évoque les conditions de mise en œuvre de la taxe carbone aux frontières de l’union économique (dans la Tribune, extrait)

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L’Europe assume déjà le rôle de fer de lance du combat climatique. Nous nous sommes fixé l’objectif juridiquement contraignant de devenir le premier continent à atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 et de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’UE d’au moins 55% à l’horizon 2030. Les dirigeants des 27 États membres ont inscrit cet engagement dans la loi afin de rendre tout retour en arrière impossible. Il reste que la lutte contre le changement climatique planétaire exige une action à l’échelle mondiale. Si nos partenaires ne se joignent pas à nos efforts, le projet de l’UE est condamné à n’être qu’un travail de Sisyphe.

Le 14 juillet dernier, la Commission européenne a présenté un ensemble de mesures visant à concrétiser le pacte vert pour l’Europe et à transformer l’économie de l’UE afin qu’elle puisse réaliser ses ambitions climatiques, une proposition audacieuse qui se caractérise par une approche globale du changement climatique. Ces mesures prévoient notamment des réformes en matière d’énergie, d’échange de quotas d’émission, d’utilisation des sols et de taxation, toutes cohérentes et complémentaires entre elles. La Présidence Française du Conseil de l’Union européenne qui débute cet hiver aura un rôle décisif pour faire avancer ces négociations et portera, j’en suis sûr, au plus haut ces initiatives européennes.

Le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) fait partie de cet ensemble de mesures. Son objectif est double :

  • réduire le risque de fuite de carbone pour l’industrie européenne;
  • éviter une augmentation des émissions mondiales liée au remplacement des produits européens par des importations à plus forte intensité de carbone, ou à la délocalisation de production de l’UE vers l’étranger à mesure que nos exigences en matière d’émissions deviennent plus strictes.

Les producteurs des pays tiers devront payer le même prix que les entreprises de l’UE pour leurs émissions de carbone et seront traitées de la même manière que celles-ci.

Mais surtout, ce mécanisme incitera les producteurs des pays tiers à adopter des processus de production économes en émission de carbone et leurs gouvernements à mettre en place des législations plus ambitieuses. Son fonctionnement prendra en effet en compte les émissions réelles de chaque producteur des pays tiers et le prix payé par chacun reflétera toute réduction des émissions associées à la production. Ce système récompensera les efforts déployés par les entreprises pour réduire leur empreinte carbone. Tout prix du carbone payé à l’étranger sera aussi entièrement déduit, ce qui incitera les Etats tiers à mettre en place des taxes carbone ou des mécanismes de marché de facturation du carbone utilisé.

Pour l’UE, la compatibilité du mécanisme avec les règles du commerce international revêt une importance capitale. Nous avons tout mis en œuvre pour concevoir un mécanisme qui respecte strictement les règles de l’OMC. Il sera donc appliqué de manière équitable, sans discrimination arbitraire envers les producteurs de pays tiers ni restriction injustifiée des échanges commerciaux.

Le mécanisme s’appliquera dans un premier temps à un nombre limité de produits – ciment, fer, acier, aluminium, engrais et électricité, c’est-à-dire les secteurs responsables de 45% des émissions de CO2 de l’ensemble des secteurs exposés au risque de fuite de carbone. Les importations concernées représentent 1,5% du total des importations françaises. Le champ sectoriel du mécanisme est amené à augmenter: l’instrument a été conçu de façon à pouvoir être facilement étendu à d’autres produits dès 2030.

Compte tenu de la difficulté à mesurer les émissions réelles pour chaque produit et chaque producteur, le mécanisme n’entrera pas en vigueur immédiatement. Une période transitoire de trois ans débutera en 2023, au cours de laquelle les importateurs devront seulement déclarer les émissions attribuables à leurs produits et n’auront pas encore à s’acquitter d’un ajustement financier. Nous réexaminerons le mécanisme en 2025 et le paiement des charges d’ajustement sera progressivement mis en place à partir de 2026 jusqu’en 2035. Cette phase de transition combinée à la mise en œuvre progressive sur une période de 10 ans garantit aux entreprises et aux autorités une visibilité de long terme, qui leur permettra de se préparer et de planifier les investissements nécessaires.

La hausse des prix du carbone est aujourd’hui une réalité qu’il nous faut accepter. Il est fondamental que l’industrie européenne adhère à l’objectif climatique de réduction des émissions de 55% et que les entreprises s’adaptent. Loin d’être une mission impossible, le pacte vert offre au contraire d’immenses possibilités économiques et commerciales.

Les émissions de gaz à effet de serre de l’UE ont diminué de 24% entre 1990 et 2019, alors que l’économie a connu une croissance d’environ 60% sur la même période. Les entreprises ont d’ailleurs réduit leurs émissions plus rapidement que prévu ces dernières années, ce qui montre qu’elles ont déjà entamé leur transition.

La réforme et l’extension du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) associées au MACF sont les outils qui aideront l’industrie à atteindre ces nouveaux objectifs ambitieux. L’allocation de quotas à titre gratuit sera progressivement supprimée, afin de nous permettre de respecter notre engagement. Le Fonds pour l’innovation financera de nouveaux investissements de l’industrie dans des technologies à faibles émissions, soutenant ainsi la transition. En outre, la facilité européenne pour la reprise et la résilience garantit des investissements verts sans précédent dans les États membres, qui profiteront à toutes les entreprises de l’UE.

La tarification du carbone comme instrument

L’intérêt particulier du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières réside dans le fait qu’il s’agit d’un instrument basé sur le marché. Il permet au secteur privé d’organiser « l’écologisation » de ses processus de la manière la plus adaptée à ses modèles économiques et à son environnement d’investissement. Parallèlement, la politique de partenariat international de l’UE consacre des ressources considérables au changement climatique afin de garantir aux producteurs des pays moins avancés un financement adéquat et le temps nécessaire pour réaliser les investissements qui leur permettront de rattraper leur retard sur les producteurs des pays développés. Pour les cinq secteurs de la première vague, les flux commerciaux avec les producteurs des pays moins avancés sont minimes. Pour les rares d’entre eux qui jouent un rôle important dans l’économie de ces pays, un effort d’assistance coordonné est actuellement mis en place par l’UE afin que l’impact global soit positif.

Un moteur Safran qui réduit jusqu’à 80% les émissions de CO2

Un moteur Safran qui réduit jusqu’à 80% les émissions de CO2

Safran Helicopter Engines, leader mondial des turbines d’hélicoptères, et Safran Tech ont réalisé ces dernières semaines à Bordes (Pyrénées Atlantiques), une première mondiale : la rotation au banc d’essai BEARCAT (1) mis au point par Safran Tech, d’un moteur d’hélicoptère (Makila 2) avec 100 % de carburant d’aviation durable (SAF) durant une campagne d’essais au sol, qui a débuté le 24 août et a duré une trentaine d’heures, dont une vingtaine d’heures avec 100% de SAF.

Avec une incorporation de 100%, ces carburants permettraient de réduire jusqu’à 80 % les émissions de CO2, grâce à un bilan carbone réduit sur l’ensemble de leur cycle de vie, assure Safran.

Non aux entreprises sans bilan carbone (maire de Bordeaux )

Non aux entreprises sans bilan carbone (maire de  Bordeaux )

« Le bilan carbone sera désormais un critère décisif pour les entreprises qui souhaitent s’installer à Bordeaux », déclare le maire de Bordeaux..( intreview La Tribune (extrait)

 

Nous voulons attirer des entreprises bas carbone, celles qui ont un impact positif sur le territoire y compris sur le plan environnemental. Et pour attirer ces entreprises vertueuses nous devons bien sûr montrer l’exemple en matière de transition écologique, de végétalisation, d’accessibilité. Je veux notamment développer les activités portuaires qui sont en pleine transition en abandonnant les activités pétrolières pour des métiers comme le retrofit, la remotorisation au gaz naturel liquéfié, ou encore la production d’hydrogène vert. L’économie sociale et solidaire (ESS) est aussi un secteur que nous promouvons activement activement par une convention avec trois autres collectivités, une feuille de route votée le 8 juin dernier et trois appels à projets en cours sur la coopération, les formes innovantes d’emploi, et l’économie circulaire et la low tech. Nous avons soutenu Citiz et nous soutenons le projet ïkos et le développement de la monnaie locale, la MIEL. Vous savez, je préfère l’ESSisation de l’économie que l’Uberisation de l’économie ! Je défends l’idée de Gaël Giraud de « l’économie du bien commun » qui s’inspire des principes de l’ESS, de l’économie circulaire et de gestion sobre des ressources.

On comprend donc que, par exemple, une entreprise du secteur pétrolier ou du type d’Amazon n’est pas la bienvenue à Bordeaux…

Oui, tout à fait ! Je ne veux pas qu’on attire des entreprises polluantes ou qui ne s’interrogent pas sur leur bilan carbone. Ce n’est pas à nous d’encourager ce type d’activités même si on ne pourra bien évidemment pas les interdire. Nous ne pourrons pas réussir la transition écologique du territoire sans les entreprises. J’ajouterai que le monde économique a compris qu’il n’y a pas de salut en dehors d’un changement de modèle radical. J’étais au Medef cet été et eux-mêmes parlent de « la nécessaire conversion de nos modes de production ». La RSE et les coûts climatiques sont aujourd’hui de vrais sujets pour et dans les entreprises !

Donc, je le dis : le bilan carbone sera désormais un critère décisif pour les entreprises qui souhaitent s’installer à Bordeaux et nous allons également l’intégrer dans nos marchés publics. L’emploi reste évidemment un critère important et il est compatible avec le bilan carbone parce qu’il faut se poser les bonnes questions : pourquoi attirer à Bordeaux des entreprises qui n’ont pas compris que le sens de l’histoire c’est la décarbonation de l’économie et qui sont donc condamnées ?

Depuis votre élection vous n’avez pas souhaité incarner en tant que maire un rôle économique. Avez-vous changé d’avis ?

Oui, j’ai évolué là-dessus, je le reconnais ! Quand un chef d’entreprise bordelais vient me voir, c’est mon rôle de l’écouter, de lui répondre et de l’accompagner, y compris dans ses démarches de décarbonation. Ce n’est pas de ma compétence mais, oui, c’est bien ma responsabilité et je n’ai pas l’intention de m’y dérober, sans me renier ! Et, en, tant qu’ancien avocat à mon compte, je comprends mieux le langage et les enjeux de l’entreprise que bien d’autres responsables politiques.

Qu’est-ce qui a changé dans le quotidien des habitants et des salariés bordelais ?

Je trouve amusant que ceux qui nous disent qu’on n’en fait pas assez pour le climat sont précisément ceux qui n’ont rien fait pendant des années ! Mais, soyons honnêtes, je suis le premier à être convaincu qu’on n’en fait pas suffisamment. Nous travaillons pour adapter le territoire à la transition climatique et nous allons insister dans les prochains mois sur les mobilités pour rééquilibrer le partage de l’espace public qui est aujourd’hui trop favorable à la voiture. Nous parlons d’une ville apaisée en passant la ville à 30 km/h, pas seulement l’hyper-centre, en rendant la rue aux enfants près des écoles bordelaises et en continuant à développer le vélo. L’autre sujet c’est l’urbanisme avec notre politique de zéro artificialisation des sols et le label du bâtiment frugal bordelais.

Quel est l’état de vos relations avec les professionnels de l’immobilier qui dénoncent le volume trop faible de nouveaux logements ?

On est beaucoup dans la négociation parce que tant qu’on n’a pas révisé le plan local d’urbanisme on ne peut pas imposer ce label. Mais on constate qu’il y a de l’adhésion avec des promoteurs qui ont accepté de remettre en jeu leurs permis de construire. Par ailleurs, nous n’avons pas décrété de gel et nous continuons à construire à Bordeaux ! Mes prédécesseurs considéraient que construire partout et n’importe comment allait faire baisser les prix et les loyers… On voit bien que c’est une posture idéologique qui n’a pas fonctionné ! Aujourd’hui, on cherche à construire mieux.

Au risque de surenchérir encore le coût des logements neufs…

Ce qui coûte le plus cher dans une opération à Bordeaux aujourd’hui c’est le coût du foncier, notamment parce que Bordeaux est rentrée trop tardivement dans l’établissement public foncier régional à cause du refus d’Alain Juppé. On travaille aussi beaucoup avec l’office foncier solidaire sur les baux réels solidaires (BRS) qui permettent de dissocier le logement et le foncier et donc de réduire le coût du logement de 20 % à 30 %. Et c’est en plus un dispositif anti-spéculation à la revente. Enfin, on va rattraper le retard hérité de la précédente majorité sur le logement social.

Il y a malgré un tout à risque à Bordeaux, ou à La Rochelle, de surenchérir encore des prix déjà inabordables pour les classes populaires et moyennes

Mais cette réalité est déjà là ! On ne peut plus acheter à Bordeaux à cause de ces prix astronomiques. On hérite de ce fléau et, contrairement à nos prédécesseurs, on essaye des choses, y compris des mesures un peu coercitives. C’est la logique de l’expérimentation de l’encadrement des loyers que nous mettrons en place en 2022. Le mot important c’est expérimentation. On nous dit que ça ne fonctionnera pas… Et bien si c’est le cas on ne s’entêtera pas, mais si on arrive à faire baisser le prix des loyers à Bordeaux, alors tant mieux ! Cette logique d’expérimentation doit être notre nouvelle manière de faire de la politique.

Soutenez-vous l’un des cinq canditats aux primaires des écologistes pour la présidentielle de 2022 ?

Je voterai et je sais pour qui je vais voter mais je ne souhaite pas prendre position publiquement. Je le ferai peut-être avant le second tour. J’insiste simplement sur le fait qu’il ne faut pas élire un chef de parti mais un candidat capable de rassembler le plus largement possible, bien au-delà de l’électorat écolo. Il ne faut donc pas chercher nécessairement l’écologie la plus partisane mais celui ou celle qui pourra fédérer suffisamment pour réaliser un très bon score et même réunir une majorité des Français

États-Unis: 45% d’ électricité solaire en 2050

États-Unis: 45% d’ électricité solaire en 2050 

 

Les États-Unis souhaiteraient passer de 3 % d’électricité d’origine solaire à 45 % en 2050. Selon le scénario développé par Les services du ministère de l’énergie, l’énergie solaire représenterait 37% de l’électricité en 2035, le reste étant fourni par l’énergie éolienne (36%), l’énergie nucléaire (11%-13%), l’énergie hydroélectrique (5%- 6%), la biomasse et la géothermie (1%).

Il s’agirait d’un tournant majeur par rapport au schéma actuel: en 2020, l’énergie renouvelable fournissait 21% de l’électricité aux Etats-Unis, le reste étant produit par le gaz naturel (40%), le nucléaire (20%) et le charbon (19%).

Dans une lettre adressée aux responsables politiques, près de 750 entreprises du secteur de l’énergie solaire ont insisté sur la nécessité d’étendre les politiques de soutien en place et de les installer sur le long terme.

 

Délit d’écocide et d’ethnocide de Bolsonaro

Délit d’écocide  et d’ethnocide de Bolsonaro

 

La France ne doit pas se rendre complice de l’ethnocide et de l’écocide en cours au Brésil, affirme un collectif d’anthropologues et d’historiens, parmi lesquels Philippe Descola et Anaïs Fléchet, plaidant pour l’application de sanctions de la part de l’UE.(Dans le « Monde, » extraits)

 

Tribune.

Depuis le 22 août, 6 000 Indiens du Brésil, issus de 170 peuples différents, ont planté leurs tentes sur l’esplanade des ministères à Brasilia pour s’élever contre une menace inédite sur leurs droits et leurs terres. Ils entendent peser sur une décision de la Cour suprême concernant une demande de l’Etat de Santa Catarina de reprendre possession d’une partie de la terre indigène Ibirama-Laklano revendiquée par le peuple Xokleng. L’enjeu est d’importance puisque cette décision confirmera la doctrine en vigueur ou la remplacera par une autre, très défavorable aux droits des Indiens.

 

La Constitution du 5 octobre 1988 a entériné l’idée que les Indiens, en vertu de leur occupation du territoire avant la colonisation, détiennent sur lui des « droits originaires ». La Constitution a donc autorisé, à travers le travail de la Fondation nationale de l’Indien (Funai), que l’on rende aux Indiens des fractions des territoires qui leur avaient été pris au fil des siècles. La doctrine adverse, dite « thèse de la limite temporelle », affirme au contraire que les Indiens ne devraient avoir de droits que sur les territoires qu’ils occupaient le 5 octobre 1988. C’est donc une doctrine qui consacre le droit du plus fort, puisque les détenteurs originaires n’auraient pas le droit de s’élever contre un préjudice intervenu avant cette date.

C’est là une nouvelle étape de la véritable politique de mort que conduit Bolsonaro depuis son arrivée au pouvoir, lui qui n’a jamais masqué ses opinions racistes et colonialistes. Le président du Brésil est en train de faire adopter un arsenal législatif qui démantèlera les droits des Indiens sur leurs terres. Une première loi, en passe d’être ratifiée par le Sénat, facilitera la régularisation des terres appropriées par les agriculteurs ou les éleveurs dans les terres indigènes non ratifiées, ainsi que des zones déforestées illégalement ; deux autres projets de loi permettront l’exploitation des ressources minières, de l’eau et des hydrocarbures dans les terres Indigènes. Les Indiens pourront être « consultés », mais ils n’auront pas de droit de veto.

Ce dernier projet de loi constitue aussi une grave menace pour les peuples en isolement volontaire, puisqu’il assortit l’invitation à ne pas les contacter d’une restriction inquiétante : sauf pour exercer « une action étatique d’utilité publique ». Dans le même temps, le gouvernement a coupé les fonds consacrés à l’environnement et aux Indiens et remplacé les cadres de ces organisations par des militaires, des politiques ou des évangélistes sans qualification particulière, promus pour leur fidélité. Sans surprise, parallèlement, meurtres d’Indiens, invasions, orpaillage et contamination aux métaux lourds ont connu une augmentation alarmante.

La déforestation de l’Amazonie s’est accélérée depuis l’accession au pouvoir de Jair Bolsonaro. On en est à regretter l’époque où, sous Lula, ce n’était « que » 4 500 kilomètres carrés qui partaient en fumée chaque année, et non 11 000. Un chiffre qui augmentera encore si rien n’est fait. A titre d’exemple, le territoire des Yanomami fait déjà l’objet de cinq cents demandes formelles d’extraction minière. Une fois les lois votées, on voit mal comment ces demandes pourraient ne pas être acceptées. Ce serait alors, dans cette seule terre, 30 000 kilomètres carrés de forêt qui seraient ouverts à l’exploitation, soit la superficie de la Belgique. Surtout, plus encore que l’élection du président Bolsonaro, ces nouvelles lois et l’adoption de la thèse de la limite temporelle sonneront comme une annonce d’impunité, une confirmation que tout est permis, que la curée peut vraiment commencer.

La mobilisation des Indiens, coordonnée par l’Articulation des peuples indiens du Brésil (APIB), dépasse les précédentes. Elle est pourtant encore très en deçà des enjeux, qui sont globaux. Les sociétés amérindiennes dont les émissaires manifestent à Brasilia sont très différentes les unes des autres par leur histoire et leur culture. Autrefois, certaines étaient même des ennemies mortelles. Elles partagent néanmoins un point commun : aucune n’a détruit son milieu, moins parce qu’elles le regardaient comme un jardin à protéger du dehors que parce qu’elles construisaient avec les autres vivants des relations de sujet à sujet.

De manière significative, chacune des 170 ethnies en présence a inventé un rapport au vivant et à l’espace compatible avec l’objectif des accords de Paris. L’agriculture brésilienne et l’exploitation du sous-sol promues par Bolsonaro ne le sont pas. Le mouvement s’appelle Luta Pela Vida, « lutte pour la vie ». Et c’est bien pour les Indiens une « lutte pour la survie » qui s’est engagée contre la bancada ruralista, le camp de l’agro-négoce. Mais ils ne s’y trompent pas : ce n’est pas seulement leur vie qui est en jeu, c’est aussi celle des milliers d’espèces qui composent la forêt amazonienne, c’est aussi la nôtre.

Emmanuel Macron, les incendies au Brésil d’août 2019 vous avaient conduit à inscrire la protection de forêt amazonienne à l’agenda du G7 de Biarritz, reconnaissant qu’elle était un bien commun. Vous avez, dans la foulée, reçu Raoni Metuktire – chef amérindien – pour l’assurer du soutien de la France dans son combat. Il serait logique que vous exprimiez que la France condamne fermement la politique conduite par le gouvernement brésilien actuel, qui vaut à son président de faire l’objet d’une demande d’ouverture d’enquête pour génocide à la Cour pénale internationale. Vous parliez déjà, en 2019, d’une « complicité » de la France dans la déforestation, par ses achats de soja brésilien. Cette complicité s’aggraverait singulièrement si nous restions silencieux alors que, deux ans plus tard, la situation a empiré.

La France ne saurait naturellement faire ingérence dans les délibérations de la Cour suprême brésilienne. Mais la politique de destruction conduite par le gouvernement du Brésil justifie de prendre des mesures. La plus importante est d’abandonner l’accord commercial qui lie l’Union européenne et le Mercosur [Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay]. Nous vous demandons aussi de vous engager publiquement à ce que la France demande, au sein du Conseil européen, des sanctions contre le Brésil, liées à des violations graves des droits de l’homme, ainsi qu’à la dégradation continue de l’environnement.

Signataires : Olivier Compagnon, historien ; Philippe Descola, anthropologue ; Philippe Erikson, anthropologue ; Anaïs Fléchet, historienne ; Anne-Christine Taylor, anthropologue ; Emmanuel de Vienne, anthropologue.

Vague de chaleur : pourquoi ?

Vague de chaleur : pourquoi ?

 

Tristan Amm, prévisionniste à Météo Frances s’explique sur la vague de chaleur actuelle (sur France Info, extrait).

 Quelle est l’ampleur de cette vague de chaleur ?

Tristan Amm : Cette vague de chaleur est très remarquable. Elle est principalement due à un flux de sud assez puissant, qui apporte de l’air chaud du Maghreb, et à une dépression située sur l’Atlantique. Des records pour un mois de septembre ont été battus en Bretagne et cela pourrait recommencer ce mardi. La chaleur va stagner aujourd’hui et peut-être s’intensifier, avec des maximales qui vont dépasser les 30°C.

Si l’on observe 4 jours consécutifs >= 30°C à #Paris comme c’est prévu (de dimanche à mercredi), ça sera du jamais vu en septembre depuis le changement d’abri (mai 1948) à Montsouris. Cela ferait en tout 12 jours >= 30 °C pour 2021, (moyenne 1981-2010 : 11). En 2018 : 26 jours. pic.twitter.com/pzIqfVbpwx

— Francois Jobard (@Francois_Jobard) September 6, 2021

Dans le Morbihan, l’île de Groix, une station ouverte en 1921, a battu son record mensuel avec 31,1°C (+0,1°C par rapport au record de 1929), tout comme Saint-Ségal (Finistère, +0,5°C, à 31,1°C), ouverte en 1985. Biscarrosse (Landes) a égalé son record, avec 36,5°C. C’est une vague de chaleur d’une forte intensité, mais qui, comparée à 2020, est un cran en dessous. Autour de la mi-septembre, nous avions eu un épisode de fortes chaleurs, avec des maximales autour des 35°C (34,7°C à Lille, 35,6°C à Bourges).

Ces vagues de chaleur observées ces dernières années en septembre sont-elles exceptionnelles ? 

Ces fortes chaleurs en septembre ne sont pas forcément une nouveauté. Par le passé, dans l’après-guerre, nous avons déjà observé des anomalies supérieures à 3°C. Mais, depuis le début des années 2000, nous observons moins l’habituelle alternance des mois de septembre chauds et froids. Nous avons des mois de septembre chauds qui s’enchaînent et moins de mois froids.

Quel lien peut-on faire avec le réchauffement climatique ? Pour la vague de chaleur de septembre 2020, une étude menée par Météo France avait conclu que le réchauffement avait rendu cet événement « 12 fois plus probable » et 1,5°C plus chaud que dans un climat non modifié par l’homme.

Il est toujours difficile de faire un lien direct sans étude d’attribution. Ce que l’on peut dire, c’est que sous l’influence d’un climat qui se réchauffe, ce genre de vagues de chaleur pourraient être beaucoup plus fréquentes, plus intenses et également plus tardives. C’est-à-dire pas forcément au début du mois de septembre, mais parfois plus tard.

Quelle sera l’évolution dans les prochains jours ?

Des orages arrivent, avec une première salve mardi soir, par la façade atlantique. Le Val de Loire et la Bretagne seront concernés. Il faudra davantage surveiller la situation demain : les orages vont s’enfoncer et traverser le pays d’ouest en est, en apportant leur lot de pluie et de grêle. Ce front orageux va progresser vers l’est et nous concerner pour la semaine.

Mercredi, nous aurons de fortes précipitations vers le Languedoc. Les modèles nous montrent un possible épisode méditerranéen. C’est encore un peu tôt pour le dire, ce type d’événement est très difficile à prévoir, mais il y aura de fortes pluies à surveiller entre mercredi et jeudi.

Climat : Quelle civilisation techniquement soutenable ?

Climat : Quelle civilisation techniquement soutenable ?

Dans l’industrie, sur la question du réchauffement climatique, le professeur d’économie Christian Le Bas démontre, dans une tribune au « Monde », qu’il est vain de vouloir opposer les low-tech aux high-tech, car il faut conjuguer les deux.

 

Christian Le Bas,Professeur d’économie à Esdes Institute of Sustainable Business and Organizations Lyon Business School et UR Confluence, Sciences & Humanités – Université catholique de Lyon

Tribune

Dans l’industrie, sur la question du réchauffement climatique, le professeur d’économie Christian Le Bas démontre, dans une tribune au « Monde », qu’il est vain de vouloir opposer les low-tech aux high-tech, car il faut conjuguer les deux.

Les travaux sur les types de technologies permettant d’affronter en particulier l’impérieuse question du réchauffement climatique et de créer les bases d’une (nouvelle) économie soutenable d’après-crise ont fait resurgir une polarisation des débats sur des positions extrêmes entre les partisans du tout low-tech et les tenants de toujours plus de high-tech. Dans son livre L’Age des low tech (Seuil 2014), Philippe Bihouix défend l’idée d’une civilisation techniquement soutenable.

La thèse centrale est que les solutions à la crise environnementale et sociale ne doivent pas être recherchées « dans toujours plus d’innovations, de hautes technologies, de métiers à valeur ajoutée, de numérique… » On doit « au contraire nous orienter, au plus vite et à marche forcée, vers une société essentiellement basée sur des basses technologies, nettement plus économes en ressources et maîtrisables localement ».

 

L’économie circulaire n’aurait pas plus de valeur écologique aux yeux de l’auteur. Le livre se caractérise également par une forte critique de l’innovation. Or, les secteurs de basses technologies peuvent être extrêmement innovants, contrairement à ce que le livre laisse supposer. Et toute innovation n’est pas (loin de là) high-tech !

Une autre attitude extrême est celle qui consiste à refuser, en quelque sorte par principe, les solutions low-tech. Un bon exemple de ce point de vue a été récemment fourni par Les Sept Ecologies, de Luc Ferry (L’Observatoire. 2021). L’auteur parle du « retour au low-tech », du « retour au terroir et au low-tech » , « du retour en arrière aux low-tech ». Celles-ci sont irrémédiablement associées au passé, or, rien n’est plus faux. Les low-tech nous sont contemporaines.

Des secteurs industriels entiers sont low-tech tels que le textile et l’habillement, et l’agroalimentaire. Luc Ferry voit dans les technologies low-tech des secteurs peu innovants alors que l’innovation technologique y est présente et rapide. Elle est ainsi associée à la production pour de nouveaux marchés, à l’amélioration de la qualité des biens, à l’adaptation aux nouveaux goûts.

Fusion du ministère de l’écologie et du ministère de l’agriculture ?

Fusion du ministère de l’écologie et du ministère de l’agriculture ?

 

 

Cette fusion souhaitée par l’actuel ministre de l’écologie n’est qu’une hypothèse.. Barbara Pompidou  la réclame pour l’ ensemble de l’Europe rassemble mais aura bien du mal à l’obtenir en France. La problématique écologique recouvre un très grand nombre de champs ministériels qui ne peuvent tous être groupés. Le plus évident serait de faire dépendre le ministère de l’écologie directement des services du Premier ministre. Une réforme qui n’est sans doute pas demain ni en France, ni en Europe. Invitée au Congrès, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a notamment plaidé pour «un ou une ministre de la Transition écologique dans tous les pays». «Et ce ministère devrait inclure l’Agriculture, j’en suis persuadée», a-t-elle déclaré. Nicolas Hulot a adressé à la ministre un «encouragement» en clôture de la cérémonie d’ouverture.

 

Alerte sur le lien biodiversité et santé

Alerte sur le lien biodiversité et santé

Des responsables d’institutions et d’ONG imaginent  ce que pourrait  apporter le Congrès Mondial de la nature de l’UICN, qui a lieu du 3 au 11 septembre à Marseille .

Tribune

 

« Projetons-nous en 2030 : alors que depuis des décennies l’état de la biodiversité ne cessait de se dégrader dans le monde, les décisions fortes et historiques prises lors du Congrès mondial de la nature de l’UICN, du 3 au 11 septembre 2021 à Marseille, ont permis de stopper l’érosion de la biodiversité et même commencer à rétablir son état. Nous n’avons plus déploré d’extinction d’espèces et les effectifs de celles qui étaient menacées se reconstituent progressivement. C’est le cas des mammifères marins, dont 1 espèce sur 4 était menacée en 2021, selon la liste rouge de l’UICN et alors que plus de 2 300 dauphins et phoques s’échouaient chaque année sur les côtes françaises.

Nous avons investi dans la protection et la restauration des écosystèmes en reconnaissant le rôle indispensable qu’ils jouent pour le maintien de la vie sur Terre et tous les services qu’ils apportent à nos sociétés. Nos vieilles forêts d’Europe, qui ne représentaient que 1% de la superficie forestière européenne, ont été strictement protégées. Et alors que plus de la moitié des mangroves avaient disparu dans le monde, de nombreuses initiatives ont commencé à les restaurer. La planète est maintenant couverte par plus de 30% d’aires protégées sur terre et en mer contre respectivement 15,7% et 7,7% en 2021. Nous en avons créé de nouvelles sur des sites importants pour la biodiversité et pour le patrimoine géologique, et nous avons renforcé le niveau de protection pour s’assurer que nos activités n’y dégradent pas la nature. Nous les gérons quasiment toutes maintenant de façon efficace selon le standard mondial de la Liste verte de l’UICN.

En déployant les solutions fondées sur la nature proposées par l’UICN, nous avons efficacement contribué à limiter les effets du changement climatique. Grâce à la nature, notre alliée pour le climat, nous progressons bien vers la neutralité carbone et nous avons réduit les risques naturels comme les inondations, les sécheresses, l’érosion côtière en protégeant et restaurant nos zones humides, nos prairies et forêts, ainsi que nos littoraux. Le nombre d’incendies que nous constations en 2021, dans le sud de la France, tout comme en Grèce ou en Californie, a largement diminué.

Tant pour le climat que pour la biodiversité, nous avons lutté contre la déforestation importée et nous n’importons plus que du soja, de l’huile de palme, du cacao, de l’hévéa et du bois dont la production n’a pas entraîné de déforestation. Cela a permis aussi de protéger les grands singes qui étaient tous menacés.

Nous avons aussi maîtrisé l’artificialisation des sols, qui détruisait en France plus de 20.000 hectares chaque année notamment à cause de l’urbanisation, et, en mer, nous avons adopté une planification rigoureuse de nos activités et de leurs impacts cumulés. Nous avons aussi considérablement réduit les impacts de l’industrie extractive comme l’exploitation des minéraux et du sable.

Nous sommes en passe de mettre fin à la surpêche, notamment en encadrant rigoureusement des dispositifs de concentration des poissons, et à la pollution plastique dans l’océan grâce à des mesures urgentes prises en 2021 et à un nouvel accord international contraignant qui a été adopté. La criminalité organisée sur l’environnement, comme le trafic illégal d’espèces menacées, a été considérée comme un crime grave. Nous avons réussi à généraliser les techniques alternatives aux pesticides de synthèse dans les espaces urbains et agricoles, notamment grâce à l’agroécologie. Et nous en voyons le résultat sur les pollinisateurs, les sols, et notre propre santé.

À la suite de la pandémie de Covid-19, nous avons aussi décidé d’investir dans la protection de la biodiversité comme dans une assurance santé, car nous avons compris que nos atteintes multiples à la nature favorisaient l’émergence de nouvelles maladies infectieuses. Pour obtenir ces résultats, nous avons augmenté les financements disponibles. Nous ne consacrons ainsi plus 0,2% du PIB mondial à la biodiversité, comme en 2021, mais 1%, soit 800 milliards de dollars par an. C’est une juste reconnaissance car plus de la moitié de nos activités économiques dépendent d’une nature en bonne santé.

Mais pour que tout cela devienne bien la réalité de demain, il faut agir et promouvoir une vision éthique résolument nouvelle de nos relations à la nature. Donnons une impulsion forte et décisive à la protection de la biodiversité à l’occasion du Congrès mondial de la nature de l’UICN! »

Les signataires

  1. Maud Lelièvre, Présidente du Comité français de l’UICN et déléguée générale des Ecomaires
  2. Sébastien Moncorps, Directeur du Comité français de l’UICN
  3. Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la protection des oiseaux
  4. Arnaud Schwartz, Président de France Nature Environnement
  5. Bruno David, Président du Muséum National d’Histoire Naturelle
  6. Véronique Andrieu, Directrice Générale du WWF France
  7. Pierre Dubreuil, Directeur Général de l’Office Français de la Biodiversité
  8. Stéphanie Clément-Grandcourt, Directrice Générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
  9. Philippe Mauguin, Président Directeur Général d’INRAE (Institut National de Recherche pour l’Agriculture, l’Alimentation et l’Environnement)

10. Valérie Verdier, Présidente Directrice Générale de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement)

11. Élisabeth Claverie de Saint Martin, Présidente Directrice Générale du CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)

12. Michaël Weber, Président de la Fédération des Parcs Naturels Régionaux

13. Christophe Lépine, Président de la Fédération des Conservatoires d’Espaces Naturels

14. Charlotte Meunier, Présidente de Réserves Naturelles de France

15. Louis Villaret, Président du Réseau des Grands Sites de France

16. Agnès Vince, Directrice du Conservatoire du Littoral

17. Gilles Kleitz, Directeur du Département des transitions écologiques de l’Agence Française de Développement et Président de la commission des aires protégées du Comité français de l’UICN

18. Jean Jalbert, Directeur Général de la Tour du Valat

19. Arnaud Greth, Président de Noé

20. Emmanuel Delannoy, Secrétaire Général d’Humanité & Biodiversité

21. David Sève, Directeur des engagements et de la Fondation de Nature & Découvertes

22. Claude Fromageot, Secrétaire Général de la Fondation Yves Rocher

23. Rodolphe Delord, Président de Beauval nature

24. Cécile Erny, Directrice de l’Association française des parcs zoologiques

25. Jérôme Fromageau, Président de la Société Française pour le Droit de l’Environnement

26. François Letourneux, Vice-Président de l’Office pour les Insectes et leur Environnement et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

27. Sébastien Mabile, Avocat et Vice-Président du Comité français de l’UICN

28. Jean Launay, Président du Partenariat français pour l’Eau

29. Jean-Philippe Siblet, Président de l’Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau

30. Michel Prieur, Président du Centre International du Droit Comparé de l’Environnement

31. Martine Bigan, Présidente de la Commission de sauvegarde des espèces du Comité français de l’UICN

32. Frédéric Di Meglio, Président de la Fédération Française d’Etudes et de Sports Sous-Marins

33. Carole Fonta, Présidente de FSC France

34. Renaud Fulconis, Président d’Awely

35. Guillaume Réveilhac, Président de l’Alliance pour la Préservation des Forêts

36. Cécile Gaspar, Présidente de Te Mana O Te Moana

37. Marie-Clélia Lankester, Administratrice de la Fédération Française de Spéléologie

38. Patrice Valantin, Président de l’Union Professionnelle du Génie Ecologique

39. Christine Virbel Alonso, auteure et présidente de la Commission Education et Communication du Comité français de l’UICN

40. Paul Jeanson, Président d’A Rocha France

41. Hélène Denis, Fédération Française des Clubs Alpins et de Montagne

42. Bernard Cressens, Président d’honneur du Comité français de l’UICN

43. Jean-François Holthof, Secrétaire Général de Païolive

44. Benoît de Thoisy, Directeur de Kwata

45. Guy Reinaud, Président de Pro-Natura International

46. Patrick Blandin, Professeur Emérite du Muséum National d’Histoire Naturelle et Président d’honneur du Comité français de l’UICN

Environnement–Une manifestation cyclonudiste pour le climat !

Environnement–Une manifestation cyclonudiste pour le climat !

 

Finalement la préfecture de Gironde a interdit une « manifestation cyclonudiste pour le climat, la biodiversité et les libertés » prévue dimanche 5 septembre à Bordeaux, rapportent auprès de l’AFP les organisateurs et la préfecture.

Les organisateurs, dont le Mouvement naturiste, ont annoncé dans un communiqué avoir déposé un référé-liberté au tribunal administratif. Ils appellent à un rassemblement de soutien dimanche à 14 heures au point de départ de la manifestation.  Les organisateurs ne précisent pas si ces soutiens devront manifester à poil !

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