Archive pour la Catégorie 'santé'

Lactalis: « défaillance » aussi des services de l’Etat (Michel-Edouard Leclerc)

Lactalis: « défaillance » aussi des services de l’Etat (Michel-Edouard Leclerc)

 

Pour Le patron des centres Leclerc, Michel-Edouard Leclerc, la responsabilité des services de l’Etat est aussi engagée, « la situation nouvelle confirme que la défaillance est bien systémique et pas seulement sectorielle ». Il ajoute avoir entendu le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, faire le bilan des 2.500 contrôles menés par son administration, qui ont révélé que « 91 organisations détenaient des boîtes qui auraient dû être retirées, dont 30 grandes surfaces, mais aussi 44 pharmacies, 2 crèches, 12 hôpitaux et 3 grossistes ». « Tous les acteurs économiques, depuis le producteur Lactalis jusqu’au distributeur (GMS comme officine) ont eu des points de défaillance », souligne-t-il, avant d’ajouter: « Et, c’est désormais une certitude, les services de l’Etat aussi ». E. Leclerc a été mardi le premier distributeur à annoncer que, malgré le rappel lancé en décembre à la suite de la découverte d’une contamination aux salmonelles dans l’usine Lactalis de Craon (Mayenne), 984 produits concernés avaient été vendus dans ses magasins. Carrefour, Système U, Auchan et Casino ont ensuite révélé avoir vendu des produits issus de lots rappelés. Et même si Michel-Edouard Leclerc conclut que « quoi qu’il en soit, ça n’excuse rien », il estime également que « ce constat vient appeler en responsabilité ceux qui avaient fustigé un peu trop vite les seules grandes surfaces ». L’Etat a exigé jeudi de la grande distribution des explications sur la commercialisation de produits Lactalis qui auraient dû être retirés de la vente à la suite d’une contamination à la salmonelle et a sévèrement critiqué le groupe laitier jugé « défaillant ». M. Le Maire a reçu jeudi soir à Bercy les représentants de la grande distribution, qui ont promis un contrôle systématique en caisse des boites de lait infantile Lactalis, avant de recevoir la direction du groupe laitier vendredi. Ces convocations ont été lancées sur ordre de l’Elysée: depuis un mini-sommet européen à Rome, Emmanuel Macron a averti que « si des sanctions devaient être prises, elles seraient prises ».

Bio : un discours du gouvernement mais pas d’aide

Bio : un discours du gouvernement mais pas d’aide

Édouard Philippe a annoncé que la part du bio, qui occupe actuellement 6,5% de la surface agricole du pays, passera à 15% en 2022, puis à 30% en 2030. Mais pour  la Fédération nationale de l’Agriculture biologique. «M. Travert ampute de 5 ans les aides ouvertes aux producteurs bios, marquant ainsi un recul historique et revenant à la situation déséquilibrée d’avant 2010. Mais le gouvernement ne s’arrête pas en si mauvais chemin: non content de supprimer l’aide au maintien, il prévoit également de réduire à 3 ans l’aide à la conversion, selon les contacts de la FNAB en Région. (…) En 3 mois, les agriculteurs qui souhaitent passer en bio ont donc perdu 7 ans de soutien financier, et le gouvernement a perdu la confiance des producteurs bio», souligne la fédération.  «Pour l’instant, dans la réalité, le gouvernement est plutôt en train de saccager le bio. Ils viennent notamment de me supprimer les aides au maintien en agriculture biologique (au titre de rémunération pour service environnemental rendu, NDLR). À partir de 2018, je ne toucherai plus cette aide, de 160 euros par an et par hectare, alors que je devais en bénéficier jusqu’en 2020. Au total, je vais perdre plus de 29.000 euros d’aides alors que j’avais anticipé mes remboursements en fonction. Je vais devoir freiner mes investissements et geler les embauches prévues», souligne Thomas Lafouasse, céréalier et maraîcher bio en Essonne, à la tête d’une exploitation de 180 hectares. «Moi, je peux m’en sortir mais il y a des fermes qui n’auront pas cette chance», ajoute celui qui a diversifié son exploitation et propose des produits transformés comme des soupes, des plats ou des pâtes artisanales.

 

Ophtalmos : entre 1 et 4 mois d’attente

Ophtalmos : entre 1 et 4 mois d’attente

D’après une étude réalisée par l’institut Ifop et dévoilée par le JDD. Il faut à peu près trois mois d’attente pour consulter un ophtalmo dans certaines zones médicalement désertifiées le délai peut  atteindre six ou neuf mois. Une activité pourtant très lucrative et même parmi les plus rentables compte tenu en particulier du vieillissement de la population. En cause comme pour les médecins le numerus clausus, c’est-à-dire la limitation du nombre de praticiens. Le fait aussi que dans le milieu médical la spécialité ophtalmo n’est pas considéré comme la plus noble. Enfin la désertification économique qui contamine aussi bien les services de santé que les autres services publics ou privés. Comme on ne peut lever le tabou de la liberté d’installation, les ophtalmos comme d’autres spécialistes médicaux s’installent prioritairement près de leur marché potentiel c’est-à-dire dans les très grandes villes. Ainsi la concentration nourrit la concentration et 80 % du territoire est en voie de désertification sur tous les plans. Pour les économistes orthodoxes, cette concentration et le moyen d’alimenter  la croissance endogène puisqu’elle transforme le citoyen en consommateur qui doit payer pour tout, peut-être même un jour pour respirer ou pour marcher dans la rue. La structure de consommation est  différente dans des zones à caractère plus rural, le citoyen peut subvenir à ses propres voisins voir pratiquer l’échange  services ou de biens.  Faire refaire ses lunettes est donc beaucoup plus rapide en Ile-de-France (46 jours de délai) ou en Provence-Alpes-Côte-D’azur (48) que dans l’Ouest, particulièrement touché par la pénurie d’ophtalmos, comme les villes de moins de 20.000 habitants (132 jours d’attente en moyenne). Si les grandes agglomérations s’en tirent mieux en général (40 jours à Paris, 28 à Marseille), toutes ne sont pas pour autant épargnées. A Nantes, il faut patienter 70 jours et à Toulouse 141. Autre enseignement : les médecins pratiquant des dépassements d’honoraires (secteur 2) sont plus accessibles (76 jours en moyenne) que leurs confrères qui n’en facturent pas (102 jours). L’étude identifie un dernier point inquiétant : un quart des ophtalmologistes interrogés par l’Ifop ne prend plus de nouveaux patients. Heureusement les ophtalmos délèguent de plus en plus souvent une partie de leurs tâches à des orthoptistes (professionnels paramédicaux) et même à des infirmières spécialement formées pour les seconder. « Cela permet de dégager du temps médical », décode Thierry Bour. Le patron du SNOF espère enfin un boom rapide de la télémédecine dans sa discipline, révolution désormais accompagnée par le ministère de la Santé. « 

Pollution : 9 millions de morts par an

Pollution : 9 millions de morts par an

Selon un rapport publié  dans la revue médicale britannique The Lancet, les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 – soit 16 % de l’ensemble des décès dans le monde », souligne ce rapport, issu de deux ans de travail d’une commission associant la revue, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d’environnement.  Ce bilan représente « trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence », ajoutent ses auteurs.  La pollution de l’air – extérieur et intérieur – est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive. L’eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d’infections parasitaires. La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800 000, via l’exposition à des substances toxiques ou cancérigènes. Et cette évaluation est « probablement sous-estimée », ajoute The Lancet, compte tenu « des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier ». Le phénomène touche en premier lieu « les populations pauvres et vulnérables », note le rapport, avec 92 % de ces décès localisés dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées. Dans les pays en voie d’industrialisation rapide comme l’Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu’à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

 

 

Du bio de plus en plus importé !

Du bio de plus en plus importé !

La demande de produits bios vise  évidemment à obtenir des produits de qualité et à préserver l’environnement. Or de plus en plus de produits bios sont importés. Du coup, l’empreinte carbone de ces produits est évidemment plus importante que celle d’une production locale en raison notamment du transport mais pas seulement. L’autre interrogation concerne le véritable caractère bio de produits vendus comme tels. La consommation de produits bios relève d’une tendance heureusement structurelle mais aussi d’un effet de mode qui autorise certaines contrefaçons compte tenu du déséquilibre offre demande. Coface, le leader tricolore de l’assurance-crédit. «La consommation du bio augmente plus vite que l’offre depuis 2016 et la France a recommencé à importer», soulignent les auteurs de ce travail, Sarah N’Sondé, responsable des analyses sectorielles, et Bruno de Moura Fernandes, économiste. En 2016,  l’Hexagone a importé en effet plus de la moitié des fruits, des boissons et des produits d’épicerie bio qu’il a consommés, plus du quart des légumes et moins de 10 % des produits laitiers. La France est actuellement le troisième marché mondial du bio avec un chiffre d’affaires en croissance de près de 13 %, à 8 milliards d’euros pour l’année en cours. Elle se situe derrière les États-Unis (11 milliards) et l’Allemagne (9 milliards) mais devant la Chine et le Canada. Avec 6,5 % des surfaces agricoles dédiées au bio en France, contre 8 % en moyenne en Europe, la marge de progression est importante. Du coup compte tenu du déséquilibre offre demande, la France importe y compris des produits qui n’ont de bios que le nom. Un exemple celui des carottes qui a fait l’objet d’une enquête de France 3.  Certaines carottes non bios afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros. Les mêmes tricheries peuvent être constatées sur d’autres produits.

 

 

« L’ hôpital, à bout de souffle » (Agnès Buzyn)

 « L’ hôpital, à bout de souffle » (Agnès Buzyn)

 

Le rôle de l’hôpital dans le parcours de soins, l’organisation et le fonctionnement tout dit être remis à plat pour la ministre qui s’est exprimée dans une interview à Libération. (Extraits)

 

Quand vous êtes arrivée au ministère, vous avez dit que vous n’étiez pas là pour faire carrière, mais pour essayer de faire bouger les choses. Y arrivez-vous ?

Oui. Nous avons d’ores et déjà fait des choses dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui marque la priorité donnée à la prévention, et on a pu orienter l’action sur des thématiques qui me tiennent à cœur. Par exemple, pour l’accès aux soins dans les territoires, j’ai proposé une approche radicalement différente, concrète, pragmatique qui se fonde notamment sur les moyens que nous donnons aux acteurs sur le terrain d’agir pour construire leurs solutions. Je ne plaque pas le même modèle partout. Pour autant, j’ai le sentiment qu’il n’y a pas eu assez de choix courageux qui ont été faits par le passé, et on va devoir transformer les choses en profondeur.

C’est-à-dire ?

De vrais défis nous attendent, notamment sur la pertinence des soins, et une restructuration de nos hôpitaux est indispensable. Il va falloir recentrer leur activité sur leur valeur ajoutée et la médecine de recours, en renforçant leur capacité à accueillir tout le monde. Il faut surtout redonner confiance aux équipes de l’hôpital et du sens à leur mission. Par ailleurs, nous allons mener la réforme structurelle des retraites, pour qu’enfin on ait confiance dans notre système. Aujourd’hui, celui-ci est illisible, au point que les jeunes ont le sentiment qu’ils n’en bénéficieront pas. Globalement, nous devons repenser l’ensemble. Le système est à bout de souffle.

Dans sa campagne, Emmanuel Macron avait promis de l’argent aux hôpitaux, étouffés par vingt ans de rigueur financière. Une promesse oubliée ?

On réduit souvent le problème à des questions financières et budgétaires. Parfois, ce sont des choix stratégiques et organisationnels qu’il faut faire. Sur la santé et l’hôpital, je ne dis pas qu’il n’y a pas besoin d’argent, mais nous sommes arrivés au bout d’une histoire et d’un système. Par exemple, avec la tarification à l’activité, la T2A : ce système a fait croire à l’hôpital public qu’il devait se concentrer sur des activités rentables, qu’il devait se sentir une âme d’entreprise…

L’hôpital n’est donc pas une entreprise ?

Non. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas faire attention à ses budgets, mais l’hôpital apporte aussi autre chose, en termes de service public, d’accueil, de compétence. Nous avons risqué de faire perdre le sens de la mission de l’hôpital aux équipes en leur faisant croire qu’elles ne devaient faire que la rentabilité. Les équipes hospitalières ont été malheureuses de ce virage. Et cette logique est arrivée à son terme.

D’accord, mais que faire ?

Il faut changer la place de l’hôpital public dans notre système. C’est une urgence. Nous allons nous y atteler dès l’année prochaine avec tous les acteurs concernés, y compris pour traiter de la bonne articulation entre la ville, la médecine de ville, et l’hôpital.

Allez-vous poursuivre l’application de la loi santé, notamment avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT) ?

Créer les GHT était une bonne idée. Il faut poursuivre, car cela va nous permettre de mieux organiser les filières de soins, en faisant en sorte que les établissements ne soient pas en concurrence mais complémentaires les uns des autres. Aujourd’hui, il faut qu’ils se répartissent les tâches, regrouper les plateaux techniques plutôt que de les disperser.

Vous faites de la pertinence des soins une priorité, disant que 25 % des actes sont inutiles…

20, 25, 30 % d’actes non pertinents : les taux varient, mais interrogez n’importe quel médecin, il sait qu’un certain nombre ont inutiles, redondants, et pourtant facturés et remboursés. Nous ne pouvons plus nous le permettre. Des opérations chirurgicales ne devraient pas avoir lieu. Quand vous regardez les pratiques en cardiologie, vous voyez des différences entre certaines villes, entre certains départements, qui n’ont pas de sens. En 2012, à l’Institut national du cancer, nous avons analysé les prises en charge de cancers du sein et nous avons noté des pratiques très hétérogènes et problématiques.

Que proposez-vous ?

C’est une responsabilité collective, il faut mieux informer les patients et sensibiliser les professionnels de santé, qu’ils aient des guides de bonnes pratiques, et que la Haute Autorité de santé (HAS) définisse ce qui est pertinent ou pas. Je sais, c’est un travail à long terme, mais nous allons lancer des grands chantiers sur des pathologies de référence. La HAS donnera des indicateurs de qualité, et ensuite il s’agira d’embarquer professionnels de santé et malades autour de ces parcours de santé très efficients.

Un vœu pieux ?

Tout le monde arrive à ce constat, mais il y a un non-dit. L’assurance maladie a été construite à une période où les personnes avaient essentiellement des maladies aiguës ou des accidents, et ne vivaient pas très âgées. Notre système n’est pas adapté à une population vieillissante, qui a de multiples pathologies, nécessitant des prises en charge chroniques. On doit rééquilibrer l’activité vers ces parcours, où plusieurs professionnels se retrouvent et se coordonnent. Et d’ailleurs, nous allons avoir besoin de beaucoup plus de personnels non-médecins. Tout cela nécessite de repenser notre système de tarification.

Avez-vous le sentiment d’avoir réussi à réconcilier votre ministère avec le monde de la santé, tant le rapport était devenu tendu sous le précédent quinquennat ?

C’est vrai que j’avais face à moi des professionnels de tous bords très en attente et très tendus par le poids des années écoulées. Je connais leur métier, je suis à l’écoute. Mais je leur dis aussi ce que je pense et ce que l’intérêt général nous conduit à mettre en œuvre.

Leur avez-vous dit ce que vous pensez, par exemple sur le tiers payant ? Et quand sera-t-il généralisé ?

Nous avons pris une décision pragmatique. Le dispositif prévu par la loi n’était ni applicable ni faisable à très court terme. Un rapport me sera rendu le 31 mars pour un calendrier de faisabilité. Et surtout pour identifier les populations qui ont besoin en priorité du tiers payant. Car c’est mon objectif : que personne ne renonce aux soins pour des raisons d’avance de frais. Les jeunes, par exemple, y renoncent trop souvent. Ma politique, en tout cas, est de prendre pour modèle ce qui s’est passé avec les pharmaciens, qui ont réussi à mettre en place un outil fonctionnel, avec un tiers payant réalisé dans 99 % des cas, sans obligation légale. Quand la technique est au rendez-vous et qu’elle est simple, tout le monde l’adopte. J’ai bon espoir que les médecins fassent de même.

Quid du dossier médical partagé ?

Il existe, l’assurance maladie l’expérimente, et il va se déployer. L’outil est aujourd’hui facile, disponible sur smartphone. Et quand un outil est bien pensé, il se déploie.

Dépassements d’honoraires : surtout les spécialistes

Dépassements d’honoraires : surtout les spécialistes

 

2,66 milliards d’euros – dont 2,45 milliards «pour les seuls spécialistes» – de dépassements ont été facturés l’an dernier. Un montant en hausse de 2,3% par rapport à 2012, lié en partie à l’augmentation du nombre de médecins spécialistes et de leur activité, explique la sécurité sociale. Sur le territoire, des écarts considérables subsistent d’un département à l’autre et entre médecins, malgré le «contrat d’accès aux soins» (CAS) en vigueur depuis 2013 pour inciter les praticiens à stabiliser leurs dépassements. Un dispositif a été reconduit en ce sens en 2016 sous le nom d’Optam. Par spécialité, les plus forts taux de dépassements se retrouvent chez les gynécologues-médicaux (98,2%), les gériatres (92,9%), les neuro-psychiatres (73,2%) ou encore les stomatologues (72,1%). En revanche, chez les spécialistes de la médecine nucléaire il est de 5,4%, et de 6,6% chez les radiothérapeutes.  Ces taux de dépassement, chez tous les médecins autorisés à en pratiquer, sont en baisse. Chez les seuls spécialistes (hors médecine générale), le taux atteignait en moyenne 52,5% en 2016 contre 56,9% cinq ans plus tôt. Inversement, la part d’actes réalisés aux tarifs de la sécurité sociale a augmenté de 5,4 points depuis 2011 (de 32,1% à 37,5% en 2016)

Glyphosate: Monsanto attaque la Californie

Glyphosate: Monsanto attaque  la Californie

C’est un peu le monde à l’envers puisque la firme de produits chimiques Monsanto a décidé d’attaquer la Californie au motif qu’on lui impose d’inscrire sur son produit-phare, le Roundup, les risques cancérigènes.  L‘Etat américain fait figurer le principal composant de l‘herbicide Roundup produit par Monsanto sur sa liste de produits chimiques cancérigènes depuis juillet et exigera que les produits en contenant mentionnent l‘avertissement d‘ici juillet 2018. La Californie a pris cette décision après que le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), un organisme de l‘Organisation mondiale de la santé (OMS), a conclu en juillet 2015 que le glyphosate était “probablement cancérigène”. Monsanto et les fédérations nient que le glyphosate soit cancérigène et arguent que l‘avertissement imposé par la Californie obligerait les revendeurs de produits contenant le composant à diffuser une fausse information. En tout état de cause, la controverse est une nouvelle pierre dans le jardin de Monsanto, qui a déjà quelques problèmes avec un autre herbicide conçu à partir d‘un composé chimique appelé dicamba, auquel des agriculteurs imputent les destructions causées à leurs récoltes cet été. Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels. Le groupe américain, racheté par l‘allemand Bayer pour 63,5 milliards de dollars, a développé ce produit pour remplacer le glyphosate, moins efficace face à de mauvaises herbes devenues plus résistantes. Les pays de l‘Union européenne (UE) ne sont pas parvenus jeudi dernier à s‘accorder sur la prolongation de cinq ans de la licence du glyphosate. Pas étonnant Monsanto  a été  racheté par l‘allemand Bayer pour 63,5 milliards de dollars !

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Non seulement nombre de médicaments achetés sans ordonnance sont inutiles  mais près de la moitié sont dangereux. Pourquoi les vendre alors ? Simplement parce que c’est sur ces médicaments trois fois plus chers  (et sur la parapharmacie), que les profits sont les plus importants tant pour les industriels que pour les pharmaciens. .  Sur les 62 médicaments les plus vendus que 60 Millions de consommateurs passés au crible, 45% sont à proscrire car leur rapport bénéfice/risque est défavorable. Prenons l’exemple de Nurofen Rhume, les auteurs de l’étude estime que « la présence d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène) et d’un vasoconstricteur (pseudoéphédrine) » dans ce médicament « est un non-sens pour traiter un nez qui coule ». Or, les auteurs soulignent aussi que les contre-indications sont très nombreuses avec ce médicament (incidences cardiovasculaire et neurologique). Par ailleurs, selon le magazine, un tiers des médicaments étudiés sont « passables » : leur efficacité n’est pas prouvée, mais ils sont généralement bien tolérés. C’est le cas du Spasfon-Lyoc. C’est un antispasmodique d’efficacité faible, selon la Haute Autorité de santé. Or, il peut entraîner des réactions allergiques, certes très rares, mais graves, comme l’œdème de Quincke ou une chute brutale de la tension artérielle. Finalement, seulement 21% d’entre eux présentent un rapport bénéfice/risque favorable, comme le Gaviscon indiqué dans le traitement du reflux gastro-œsophagien. « Il présente un bon rapport efficacité/tolérance », précise l’étude. Parmi les médicaments en libre service et dont la balance bénéfice/risque est défavorable, on retrouve une grande partie des antirhumes très connus, comme Actifed Rhume, Dolirhume ou Nurofen Rhume. Tous ces médicaments comportent une longue liste de contre-indications. Et pour cause : ils contiennent à chaque fois deux à trois composés actifs. Les effets secondaires sont nombreux : accidents cardio-vasculaires, neurologiques, psychiatriques, tachycardie… Autre enseignement de l’étude : les prix des médicaments en libre-service ont explosé. La raison ? 60 Millions de consommateurs explique qu’en 2017, les laboratoires ont consenti des baisses de prix des médicaments vendus sur ordonnances pour un montant de 500 millions d’euros. Résultat : pour compenser les marges perdues, les médicaments en libre-service voient leur prix augmenter. Par exemple, si vous avez une gastro-entérite et que vous allez chez votre médecin, il y a des chances qu’il vous prescrive du Smecta et de l’Imodium. Si vous n’allez pas chez votre médecin et que vous allez en pharmacie, on vous vendra alors du Smectalia et de l’Imodiumcaps. La différence entre les deux ? A part le prix, rien, explique le magazine. Ce sont exactement les mêmes produits. Mais ceux vendus en libre-service sont jusqu’à 2,5 fois plus chers.

La liste des médicaments à bannir

Sur les 62 médicaments étudiés, 28 comportent un rapport bénéfice/risque défavorable.

Rhume. Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour & Nuit, Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume ibuprofène/pseudoéphédrine, HumexLib paracétamol chlorphénamine.

Toux. Bronchokod sans sucre toux grasse adultes, Exomuc toux grasse orange, Fluimucil expectorant sans sucre orange, Humex toux sèche oxomémazine sans sucre, Mucomyst toux grasse orange, Toplexil sans sucre.

Mal de gorge. Angi-spray mal de gorge, Colludol, Drill, Drill miel rosat, Hexaspray, Humex mal de gorge lidocaïne-benzalkonium, Strefen sans sucre, Strepsils lidocaïne, Strepsils miel citron.

Etat grippal. Actifed états grippaux, Doli état grippal, Fervex état grippal.

Diarrhée. Ercéfuryl.

Constipation. Dulcolax, Pursennide.

 

Santé : espérance de vie supérieure en France

Santé : espérance de vie supérieure  en France

La sécu représente le premier budget de la France. La sécu est souvent critiquée pour ses déficits et son endettement. Des citriques justifiées du fait des gaspillages de la branche santé  en particulier concernant les médicaments aussi le fonctionnement des hôpitaux publics. Pour autant, le très haut niveau des dépenses santé sont à mettre en relation avec l’efficacité du système. Or la France dispose d’un des dispositifs les plus performants en France.  Une étude de l’OCDE parue le 10 novembre la France est l’un  des pays où l’on vit le plus vieux. La moyenne de l’OCDE et de 80,6 ans pour 8 2,4 ans en France.  Le système de santé français considéré comme souvent coûteux se montre cependant efficace même si des économies sont possibles voire nécessaires. L’OCDE souligne le caractère social qui permet un accès très démocratique aux soins. En effet seulement 7 % des dépenses totales de santé sont à la charge des patients. L’OCDE critique cependant l’importance des dépenses par habitant.  La France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède. Le nombre d’infirmiers ou de médecins se situe autour de la moyenne des 35 pays, mais il y a bien plus de lits d’hôpital en France : « 6,1 lits pour 1000 habitants contre 4,7 lits en moyenne », chiffre l’OCDE. En cause l’insuffisance de recours à l’hospitalisation ambulatoire. L’unité de chirurgie ambulatoire est surtout un concept d’organisation, un circuit de prise en charge d’une catégorie d’interventions : celles ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à 12 heures et qui peuvent être programmées.  Cette organisation libère ainsi des lits dans les services pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle. L’objectif est ainsi d’utiliser en priorité le rôle médical et la technologie de pointe de l’hôpital et de réduire au minimum le rôle d’hébergement. De 2003 à 2014, la durée moyenne de séjour dans un hôpital  français est passée de 11,7 à 10,1 jours. Une baisse « plus timide que dans les autres pays de l’OCDE », observe l’institution. Cette durée est la troisième plus élevée dans les 35 pays étudiés, derrière le Japon et la Corée du Sud. La « pertinence des soins » pourrait toutefois être améliorée à l’avenir par « la forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale », conclut l’OCDE. Autre reproche de l’OCDE la surconsommation d’antibiotiques en France. « En France, l’utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l’OCDE », est-il écrit. La consommation de la France se monte à 30 « doses quotidiennes définies » (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, le pays qui en consomme le moins, les Pays-Bas, affiche un score trois fois inférieur à celui de l’Hexagone. L’OCDE constate aussi qu’il y a entre encore trop de fumeurs en France. Tous les jours en France, contre 18,4% de moyenne dans les pays de l’OCDE. « La prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 15 ans est également inquiétante», écrit l’OCDE. 19% des adolescents de cet âge fument au moins une fois par semaine, soit 7% de plus que la moyenne de l’OCDE. Avec ce taux, la France figure à une peu enviable troisième position dans ce classement.  Comme pour la cigarette, les Français font pire que les autres membres de l’OCDE en ce qui concerne l’alcool. La consommation de boissons alcoolisées a pourtant diminué de 14% au cours des 30 dernières années dans le pays. Mais elle demeure « parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE ». Un Français consomme en moyenne 11,9 litres d’alcool pur par an, contre 9 dans les pays de l’OCDE. A noter que

« Le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est toujours plus faible que dans la plupart des autres pays de l’OCDE », rassure dans un premier temps le rapport de l’organisation. Cependant, ce nombre a crû de 2002 à 2014. L’augmentation la plus visible se situe chez les garçons de 15 ans : plus 16% en douze ans ! Dernier reproche de l’OCDE, le cout de la santé en France.  . Si l’on prend en compte la dépense par habitant, la France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède.  Si indéniablement des économies sont réalisables il n’emp^che que le système de santé français est relativement efficace et qu’il conviendra d’être prudent pour modifier son fonctionnement.

Santé : espérance de vie supérieure en France.

Santé : espérance de vie supérieure  en France

Une étude de l’OCDE parue le 10 novembre la France serait l’un des pays où l’on vit le plus vieux. La moyenne de l’OCDE et de 80,6 ans pour 8 2,4 ans en France.  Le système de santé français considéré comme souvent coûteux se montre cependant efficace même si des économies sont possibles voire nécessaires. L’OCDE souligne le caractère social qui permet un accès très démocratique aux soins. En effet seulement 7 % des dépenses totales de santé sont à la charge des patients. L’OCDE critique cependant l’importance des dépenses par habitant.  La France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède. Le nombre d’infirmiers ou de médecins se situe autour de la moyenne des 35 pays, mais il y a bien plus de lits d’hôpital en France : « 6,1 lits pour 1000 habitants contre 4,7 lits en moyenne », chiffre l’OCDE. En cause l’insuffisance de recours à l’hospitalisation ambulatoire. L’unité de chirurgie ambulatoire est surtout un concept d’organisation, un circuit de prise en charge d’une catégorie d’interventions : celles ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à 12 heures et qui peuvent être programmées.  Cette organisation libère ainsi des lits dans les services pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle. L’objectif est ainsi d’utiliser en priorité le rôle médical et la technologie de pointe de l’hôpital et de réduire au minimum le rôle d’hébergement. De 2003 à 2014, la durée moyenne de séjour dans un hôpital  français est passée de 11,7 à 10,1 jours. Une baisse « plus timide que dans les autres pays de l’OCDE », observe l’institution. Cette durée est la troisième plus élevée dans les 35 pays étudiés, derrière le Japon et la Corée du Sud. La « pertinence des soins » pourrait toutefois être améliorée à l’avenir par « la forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale », conclut l’OCDE. Autre reproche de l’OCDE la surconsommation d’antibiotiques en France. « En France, l’utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l’OCDE », est-il écrit. La consommation de la France se monte à 30 « doses quotidiennes définies » (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, le pays qui en consomme le moins, les Pays-Bas, affiche un score trois fois inférieur à celui de l’Hexagone. L’OCDE constate aussi qu’il y a entre encore trop de fumeurs en France. Tous les jours en France, contre 18,4% de moyenne dans les pays de l’OCDE. « La prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 15 ans est également inquiétante», écrit l’OCDE. 19% des adolescents de cet âge fument au moins une fois par semaine, soit 7% de plus que la moyenne de l’OCDE. Avec ce taux, la France figure à une peu enviable troisième position dans ce classement.  Comme pour la cigarette, les Français font pire que les autres membres de l’OCDE en ce qui concerne l’alcool. La consommation de boissons alcoolisées a pourtant diminué de 14% au cours des 30 dernières années dans le pays. Mais elle demeure « parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE ». Un Français consomme en moyenne 11,9 litres d’alcool pur par an, contre 9 dans les pays de l’OCDE. A noter que

« Le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est toujours plus faible que dans la plupart des autres pays de l’OCDE », rassure dans un premier temps le rapport de l’organisation. Cependant, ce nombre a crû de 2002 à 2014. L’augmentation la plus visible se situe chez les garçons de 15 ans : plus 16% en douze ans ! Dernier reproche de l’OCDE, le cout de la santé en France.  . Si l’on prend en compte la dépense par habitant, la France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède.  Si indéniablement des économies sont réalisables il n’emp^che que le système de santé français est relativement efficace et qu’il conviendra d’être prudent pour modifier son fonctionnement.

Nouveau Nutella : surtout du sucre et de l’huile de palme

Nouveau Nutella : surtout du sucre et de l’huile de palme

 

 

Encore davantage de sucre dans le Nutella avec force huile de palme et sans doute un peu moins de cacao.  Dans un post publié le 2 novembre sur Facebook, un organisme allemand de défense des consommateurs, Verbraucherzentrale Hamburg, indiquait avoir constaté que la teinte de la célèbre pâte à tartiner a été modifiée. En effet, celle-ci est plus claire qu’auparavant.  Verbraucherzentrale Hamburg – L’association Verbraucherzentrale Hamburg a comparé les étiquettes de deux pots de Nutella, achetés à des dates différentes. Les valeurs nutritives du produit ont légèrement  évolué. Selon l’étiquette examinée, la teneur en sucre a augmenté pour atteindre 56,3%, contre 55,9% précédemment tandis que la teneur en graisse a légèrement chuté pour s’établir à 30,9% contre 31,8% avant le changement de recette. Conclusion Nutella c’est surtout du sucre et de huile de palme. Selon Reuters, Ferrero utilise 185.000 tonnes d’huile de palme chaque année pour fabriquer son Nutella. Remplacer cet ingrédient pourrait coûter entre 8 et 22 millions de dollars par an en plus aux prix actuels du marché. Effectivement ce produit est largement utilisé dans l’alimentation dans l’industrie alimentaire ;  il entre dans la composition de nombreux aliments industriels tels que chips, biscuits, mayonnaise, chocolat, glaces, etc. L’huile de palme, extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, est accusée d’avoir des effets nocifs sur la santé et d’être l’une des responsables de la déforestation. Le problème, c’est que ce produit est massivement utilisé par l’industrie agroalimentaire précisément en raison de son faible coût.  : La France en consomme 126.000 tonnes par an, soit deux kilos par habitant chaque année. Les palmeraies d’où est issue l’huile de palme utilisée dans les produits alimentaires se trouvent principalement en Indonésie et en Malaisie, producteurs de 80% des stocks, on en trouve également en Amérique latine et en Afrique de l’Ouest. La France est un petit importateur d’huile de palme (150.000 tonnes sur une production mondiale de 62 millions de tonnes), mais les pays producteurs craignent une contagion à d’autres pays consommateurs. Les écologistes voulaient  une  surtaxation par les «effets dévastateurs de la culture industrielle du palmier à huile sur la biodiversité», pointant notamment les d’huile de palme. Autre argument: l’huile de palme fait aujourd’hui partie des huiles végétales les moins taxées en France, des taxes qui varient du simple au double !

Risque d’obésité : risques pour 30% de la population mondiale

Risque d’obésité : risques pour 30% de la population mondiale

 

Selon le Global Nutrition Report, plus de 155 millions d‘enfants de moins de cinq ans sont en retard de croissance à cause d‘un manque de nourriture et 52 millions ont un poids insuffisant par rapport à leur taille. Mais A l‘inverse, la suralimentation est en hausse partout dans le monde. Deux milliards de personnes sont en surpoids ou obèses sur les sept milliards d‘habitants que compte la planète. En Amérique du Nord, un tiers des hommes et des femmes sont obèses. Les jeunes sont également touchés : 41 millions d‘enfants de moins de cinq ans sont considérés comme trop gros, indique le rapport. Dans la seule Afrique, quelque 10 millions d‘enfants sont désormais considérés en surpoids. “Historiquement, l‘anémie maternelle et la sous-nutrition de l‘enfant ont été considérés comme des problèmes distincts de l‘obésité et des maladies non transmissibles”, commente Jessica Fanzo, professeur à l‘université Johns Hopkins de Baltimore (Etats-Unis) qui a co-dirigé le rapport. “La réalité est qu‘ils sont intimement liés et dus aux inégalités partout dans le monde. C‘est pourquoi les gouvernements doivent les aborder globalement et non pas comme des problèmes distincts.” Si la sous-alimentation est globalement en recul dans le monde, elle ne diminue pas suffisamment vite pour qu‘elle ait disparu à l‘horizon 2030 conformément à l‘objectif que s‘est fixé la communauté internationale. Pour cela, le rapport appelle à un triplement des financements liés à l‘alimentation. Ceux-ci ont augmenté de 2% en 2015 pour atteindre 867 millions de dollars (746 millions d‘euros) mais le rapport estime qu‘ils devront tripler pour atteindre 70 milliards de dollars sur les dix prochaines années.

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels.

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels.

Nouveau remède contre le palu ?

Nouveau remède contre le palu ?

 

Une découverte fondamentale pourrait permettre de lutter efficacement contre le palu responsable chaque année de 500.000 morts, dont 80% sont des enfants de moins de cinq ans vivant en Afrique. Cette découverte pourrait non seulement aboutir au développement de thérapies pour détruire le parasite inoculé par le moustique mais également empêcher sa transmission, ont relevé ces scientifiques, dont les conclusions sont publiées jeudi dans la revue américaine Science. Des stratégies thérapeutiques sont déployées depuis longtemps contre le paludisme mais elles restent jusqu’à présent moyennement efficaces, ont-ils ajouté. Les traitements actuels ne permettent pas d’éradiquer cette maladie car le parasite développe une résistance et ils s’emploient à limiter la prolifération du parasite dans le sang des personnes infectées mais pas à en bloquer la transmission. Des personnes vivant dans des régions où la maladie est endémique développent une immunité naturelle après avoir été infectées et ne souffrent en général que de symptômes légers, selon les chercheurs. Mais en cas de nouvelle piqure par un moustique anophèle, elles peuvent transmettre le parasite même si elles prennent un traitement antipaludéen. Pour éradiquer le paludisme, il est nécessaire de cibler le parasite non seulement quand il est dans le sang des humains mais aussi sa transmission par l’intermédiaire du moustique, ont expliqué les chercheurs des universités de Genève et de Berne. Sans l’une des deux protéines découvertes, le parasite est incapable d’envahir les cellules sanguines où il se multiplie. En éliminant la seconde, il ne peut sortir des cellules sanguines infectées, empêchant donc sa prolifération. Les chercheurs ont également identifié une molécule pouvant neutraliser ces deux protéines, éliminant à 99,9% le parasite dans des cultures en laboratoire après 48 heures. Ce qui est comparable à l’antipaludéen chloroquine. Cette molécule expérimentale a rendu le parasite indétectable dans le sang de souris infectées après deux semaines de traitement quotidien.

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Au départ la position de la France était claire : un refus catégorique des propositions de l’union européenne concernant une nouvelle autorisation de 10 ans pour le glysophate. Compte tenu des fortes oppositions de certains pays,  Bruxelles était prêt à envisager un délai de cinq à sept ans au lieu de 10 ans. Une position soutenue par le ministre de l’agriculture français. Le ministre de l’écologie, lui, proposait un délai qui s’inscrivait dans la magistrature en cours en France donc environ cinq ans. Finalement on pourrait ce rallier à un délai de quatre ans ce qu’a indiqué Christophe Castaner qui  a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que cette durée de quatre ans semblait désormais être celle visée par la Commission européenne pour sortir les discussions de l‘impasse. La licence d‘utilisation de cet herbicide de Monsanto, très utilisé dans l‘agriculture et le jardinage et jugé cancérigène par ses adversaires, expire à la fin de l‘année. Cette situation a engendré, notamment en France, des tensions entre ministères de l‘Agriculture et de l‘Ecologie. Mercredi, les Etats européens ont une nouvelle fois reporté leur décision sur le renouvellement de la licence. Une nouvelle réunion du comité des Vingt-Huit chargé de se prononcer aura lieu à une date ultérieure qui n‘a pas été précisée par la Commission. L‘exécutif européen avait proposé d‘autoriser à nouveau le glyphosate pour dix ans, avant de proposer cinq à sept ans et désormais, selon Christophe Castaner, quatre ans. Pour être validée, la proposition de la Commission doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE. Dans une résolution non contraignante adoptée mardi, le Parlement européen s‘est prononcé pour un renouvellement de l‘autorisation de l‘herbicide pour cinq ans.

CETA : un veto climatique bidon

CETA : un veto climatique bidon

Pour faire avaler pour faire avaler en douceur le CETA,  accord commercial entre l’union européenne et le Canada, Hulot invente un concept bidon : le veto climatique. Ce serait la condition pour que la France vote le nouveau traité commercial. Un problème toutefois cette proposition devrait d’une part être acceptée par l’union européenne mais aussi par le Canada. Notons qu’il s’agit d’un concept complètement flou qui peut s’appliquer à tout échange quelque soit sa nature ou  bien à rien du tout. Il y a toujours en effet une dimension environnementale concernant les biens importés et exportés. Un concept tellement flou qui ne peut être accepté en l’état. Il aurait  sans doute été plus utile de centrer les restrictions françaises par exemple sur la filière bovine ou porcine qui va particulièrement souffrir de l’accélération des échanges entre les deux zones concernées ; À juste titre,  les éleveurs notamment bovins réclament  une renégociation du CETA au  motif que cela fait peser une menace sans précédent sur la filière. Il faut rappeler que le CETA  a été négocié dans la plus grande discrétion par l’union européenne voire dans la plus grande opacité ; aucune  étude d’impact sérieuse n’a été réalisée. Ce CETA  est par ailleurs un curieux objet juridique puisqu’il va entrer en vigueur le 1er mars sans avoir été formellement approuvé par les Etats. Une sorte de mise en application provisoire qui va durer longtemps ! Pourtant le CETA  va favoriser l’importation massive d’animaux  shootés aux OGM, aux protéines suspectes et aux hormones de croissance sans parler de l’avantage de compétitivité liée au dimensionnement de l’appareil de production au Canada. Les productions françaises agricoles risquent d’être particulièrement menacées et ce n’est pas un veto climatique virtuel pourra l’empêcher contrairement à ce qu’affirme Hulot. D’après le ministre de l’écologie, La France veut notamment la mise en place d‘une “sorte de veto climatique” qui empêcherait tout investisseur d‘attaquer, notamment dans le cadre des tribunaux d‘arbitrage, des engagements climatiques – une demande des ONG, a-t-il ajouté. En faite le fameux plan français vise à rassurer les opposants et à s‘assurer du soutien des députés, qui seront appelés à ratifier le texte à “l‘horizon du deuxième semestre 2018”. Un texte qui met en danger la pérennité des normes sociales et environnementales européennes et s‘inquiètent du futur mécanisme d‘arbitrage chargé de trancher les litiges entre entreprises et Etats. “Je parle avec prudence”, a reconnu Nicolas Hulot. “Ce dispositif est conditionné aussi par la coopération que nous souhaitons avec la Commission européenne.” “Ce n‘est pas l‘intérêt de l‘Europe que ce traité ne soit pas ratifié”, a-t-il toutefois estimé.

Glyphosate : interdit …… d’ici un certain temps !

Glyphosate : interdit …… d’ici un certain temps !

Trois ans, cinq ans, dix ans  ou à la saint-glinglin, le délai accordé pour l’interdiction du glysophate (commercialisé par Monsanto sous le nom de Roundup). La. Le ministre de l’agriculture en France milite pour un délai de sept ans. La  Commission européenne soutenue en particulier par l’Allemagne souhaiterait bien un renouvellement de 10 ans.  Visiblement personne n’est vraiment d’accord ni en Europe ni au sein même du gouvernement. Le ministre de la culture parle de sept ans Pour permettre à l’agriculture française de trouver un produit de remplacement moins polluant et moins dangereux pour la santé. Enfin Nicolas Hulot parle un jour de trois ans un autre d’un délai se situant dans la mandature présidentielle. Les 54 députés dans marche qui ont signé une tribune dans le journal Le Monde demandent quant à eux  l’interdiction du produit le plus vite possible. Un débat largement confus sur son de bidonnage d’expertise par Monsanto et par les agences européennes en effet des  documents indiquent que Monsanto aurait fait appel à des « auteurs fantômes », des scientifiques qui ont prêté leur nom pour la publication d’articles en réalité écrits par des membres de l’entreprise. Celle-ci aurait également fait pression pour que des journaux scientifiques retirent des articles réellement indépendants et contraires à ses intérêts. Trois enquêtes qui auraient fait l’objet de cette pratique du « ghost-writing » ont été utilisées dans l’évaluation du glyphosate par les agences européennes. L’EFSA et l’ECHA, agences européennes ont cependant minimisé l’impact de ces révélations, assurant que les documents en question n’ont eu que peu d’influence sur le résultat et qu’elles étaient « parvenues à leur conclusion indépendante sur la base des données originelles, et non de l’interprétation de quelqu’un d’autre ». En juin, les agences ont donc indiqué que « même si les allégations de ‘ghost-writing’ était avérées, cela n’aurait pas d’impact sur l’évaluation globale de l’UE et ses conclusions sur le glyphosate ». Le 4 octobre, deux des plaignants de l’affaire Monsanto en cours outre-Atlantique et leurs avocats se sont rendus à Bruxelles pour encourager le non-renouvèlement de l’autorisation de vente du glyphosate en Europe. L’herbicide, considéré comme « probablement cancérigène » par le CIRC, le centre onusien de recherche sur le cancer, a en effet été évalué et jugé sûr par l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA) et l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). Dans une étude commanditée en 1999 par l’entreprise, le Dr James Parry informait Monsanto du caractère génotoxique du glyphosate et recommandait des études plus poussées sur les effets des « formules » au glyphosate, c’est-à-dire le RoundUp. Une substance est dite génotoxique quand elle est capable de perturber l’ADN des cellules et de causer des mutations, qui sont notamment à l’origine de cancers. L’étude de James Parry n’a jamais été rendue publique et ses recommandations ont été ignorées : « Nous ne ferons simplement pas les études proposées par Parry », écrivait William Heydens, toxicologue chez Monsanto, après réception de l’étude. Dans le RoundUp, des substances chimiques (les surfactants) sont ajoutées pour accroître la capacité de pénétration dans la plante du glyphosate. Ces produits ont un profil génotoxique encore plus élevé. La réglementation européenne sur les pesticides prévoit que l’EFSA et l’ECHA n’analysent que la substance active présente dans le pesticide, pas la formule complète de celui-ci, dont l’évaluation revient aux États membres. La France et les Pays-Bas ont ainsi interdit partiellement le RoundUp en 2015, mais le glyphosate est présent dans de nombreux autres produits encore sur le marché. La licence du glyphosate expire cette année et les États membres de l’UE voteront probablement lors d’une réunion en novembre suite au débat des 5 et 6 octobre qui n’a débouché sur aucune conclusion. Le commissaire à la sécurité alimentaire et à la santé, Vytenis Andriukaitis a annoncé qu’il n’y aurait pas de réautorisation sans majorité qualifiée des États membres. Paris a déjà déclaré qu’elle voterait contre le renouvellement de la licence.

 

Assurance maladie : 30% des dépenses « pas pertinentes » mais lesquelles ?

Assurance maladie : 30% des dépenses « pas pertinentes » mais lesquelles ?

 

 

La ministre à de la santé  n’apporte pas de réponse à ce qui constitue davantage un slogan qu’une interrogation. Un slogan très provocateur car si la branche maladie parvenait à réduire déjà de 5 % ses dépenses cela permettrait pratiquement d’équilibrer la sécu. La sécu dont le budget est énorme près de 500 milliards annuels bien supérieurs budget de l’État lui de l’ordre de 100 milliards.  En 2018, le déficit de la Sécurité sociale se réduit mais il sera de 3 milliards d’euros, après 4,4 milliards d’euros cette année. La perspective du ministre relève davantage de l’incantation que des réalités économiques possibles. Certes il y a sans doute du ménage à faire notamment dans les hôpitaux qui ne constituent pas un modèle d’organisation loin s’en faut tellement  les responsabilités sont éclatées. Ceci étant des progrès en déjà été réalisés concernant l’ambulatoire, d’autres peuvent sans doute être encore faits mais il y a forcément des limites pour ne pas mettre en cause la qualité des soins. La suppression arbitraire de lits n’est pas forcément une solution très sociale. Faute de place des patients pourrait être contraints de se rabattre dans des cliniques privées. Cela suppose de bénéficier d’une solide complémentaire ou de payer la note.  Il n’est pas du tout sûr que la ministre parvienne à atteindre un objectif un peu illusoire. La vérité c’est que la dérive est difficilement contrôlable pour plusieurs raisons. La première tient à la démographie. Les Français vivent de plus en plus vieux (comme dans nombre d’autres pays) et leurs dépenses médicales ne cessent de progresser. Seconde raison liée à la première, les progrès de la médecine et la sophistication des thérapies qui deviennent de plus en plus coûteuses. Enfin la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent.  En 2018, le déficit de la Sécurité sociale se réduit. Un léger mieux, mais l’équilibre ne devrait pas être atteint avant 2020, selon les prévisions du gouvernement. La solution pour la ministre de la santé : la volonté de mener des « réformes structurelles » pour « contrôler » la hausse des dépenses de santé liée au vieillissement de la population. « À l’hôpital, nous allons favoriser l’ambulatoire », explique-t-elle, annonçant que le gouvernement allait « fermer les lits qui ne servent à rien ou les réorienter vers de nouveaux besoins. Nous voulons lutter contre les opérations inutiles ou les actes réalisés deux fois. . Il faudra en particulier opérer des réformes structurelles qui s’opposeront  à certains corporatismes mais sans affecter la qualité des soins. Un numéro d’équilibriste particulièrement délicat.  Enfin, les établissements pourraient économiser un milliard d’euros en mutualisant certaines dépenses, comme les achats de médicaments. » Sur le tiers-payant, Agnès Buzyn le confirme : « Nous tiendrons l’engagement du Président de la République de rendre le tiers-payant généralisable » mais, précise-t-elle, « nous devons poursuivre nos efforts pour en assurer une application effective partout. Nous ne sommes pas prêts techniquement à l’étendre. »  . Il s’agit sans doute d’un problème technique compte tenu du nombre incalculable de mutuelles (plus de 500 !) mais aussi d’un problème politique car les médecins généralistes ne sont pas équipés pour gérer des procédures aussi complexes

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