Archive pour la Catégorie 'santé'

Vers la suppression de pharmacies

Vers la suppression de pharmacies

 

Après la suppression des bureaux de poste dont 50 % sont désormais gérés par les collectivités ou les commerces mais avec une offre de services très réduites, ce sont désormais les pharmacies qui sont visées.  la Cour des Comptes propose d’en fermer 50 %. Des suppressions qui s’ajouteront à la disparition progressive des médecins (généralistes et spécialistes) dans certains territoires. Finalement la confirmation qu’il n’y a pas d’avenir économique et social hors des grandes métropoles qui devraient concentrer à moyen terme 90 % de la population. une manière aussi de casser le thermomètre qui mesure la température de la santé. Fermer des pharmacies ne changera rien à la problématique du vieillissement de la population et au   progrès des traitements médicaux. À en croire la Cour des comptes, il faudrait supprimer 10.435 pharmacies de proximité, soit une sur deux…Au risque d’aggraver encore le phénomène des déserts médicaux. Un risque de densification auquel s’oppose Jean-Luc Delmas, président honoraire de l’Académie nationale de pharmacie. « Plus de 3 millions de fois par jour, on pousse la porte d’une pharmacie en France. Au centre du village, en centre-ville ou en banlieue, la croix verte fait partie du paysage de proximité. Les 22.000 pharmacies qui maillent le territoire national vivent toutefois des heures difficiles. 193 ont fermé en 2017, une tous les deux jours… Pour autant, la France dispose toujours d’un réseau quasiment unique au monde avec 32,6 officines et 81 pharmaciens pour 100.000 habitants…Mais, à en croire la Cour des comptes, il faudrait supprimer 10.435 pharmacies de proximité, soit une sur deux! Au risque, à l’heure où s’étendent les déserts médicaux, d’hypothéquer davantage l’accès aux soins en éliminant le seul professionnel de santé, acteur de premier recours, souvent dernier interlocuteur des patients dans des zones défavorisées… «

 

Réduire la consommation de viande pour l’environnement et la santé

Réduire la consommation de viande pour l’environnement et la santé

Pour l’environnement et la santé, il faut réduire de manière radicale la consommation de viande. D’après une étude parue dans la revue Nature (en anglais), mercredi 10 octobre, les pays développés en particulier devront réduire de 90% leur consommation de viande pour préserver la planète et nourrir les quelque 10 milliards d’humains attendus d’ici 2050, estiment les chercheurs. par ailleurs la surconsommation de viande, en particulier de viande rouge, tend à augmenter le risque de certaines maladies (comme le cancer du colon, les maladies cardio-vasculaires, l’obésité ou le diabète de type 2) et plus généralement augmente la mortalité). Les liens entre consommation de viande rouge et ces maladies chroniques ont été également appuyés par l’Anses dans son dernier rapport (Anses, 2017). L’OMS a officiellement classé la viande rouge parmi les cancérigènes probables chez l’humain et les viandes transformées (charcuteries, nuggets, corned-beef, « cordon bleus », etc.) parmi les cancérigènes certains chez l’humain. (OMS, 2015) L’école de santé publique de Harvard recommande de limiter notre consommation de viande à 90g par jour (nous en consommons actuellement 180g/j) et de limiter la consommation de laitages à deux portions par jours. Nous en consommons entre 2,5 et 3 portions dans les pays occidentaux. Le rapport de 2015 du Dietary Guidelines Committee américain (qui sert de base scientifique aux recommandations nutritionnelles officielles) enjoint les américains à végétaliser leur alimentation. Il fait du régime végétarien (incluant le régime végétalien) l’un des trois régimes alimentaires de référence, et ajoute qu’il a l’avantage d’être bénéfique à l’environnement.

Ondes et courants vagabonds : dangers pour la santé

Ondes et courants vagabonds : dangers pour la santé

un homme a été reconnu victime d’un accident du travail en raison de son hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. Ce salarié d’une entreprise de télécommunications avait été victime d’un malaise en novembre 2013, sur son lieu de travail. S’appuyant sur une expertise médicale, le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass), qui juge les conflits entre les caisses de sécurité sociale et les usagers, a estimé le 27 septembre qu’il est impossible d’exclure «tout lien de causalité entre le malaise et le travail», d’après une retranscription de la décision par l’AFP. Il n’existe pourtant aucune reconnaissance officielle de l’électrohypersensibilité en France. Les personnes se disant affectées par une telle pathologie souffrent de symptômes variés – maux de tête, saignements, fatigue, problèmes de peau -qu’elles associent à la présence d’ondes électromagnétiques. Ces ondes sont émises par tout un ensemble d’objets ou installations variés: lignes à haute tension, éoliennes téléphone portable, antenne-relais ou encore radio, pour ne citer que Autres danger, celui des courants vagabonds. . Ils sont détectables sur des objets métalliques fixés au mur ou au sol, ou simplement déposés sur le sol. Ces tensions ou ces courants sont en général alternatifs, de la fréquence du réseau (50 Hz en Europe, 60 Hz aux Etats-Unis et au Canada), mais il n’est pas rare que ces courants deviennent continus ou semi-redressés suite à l’effet semi-conducteur de certains matériaux (béton, oxydes métalliques, sols particuliers…) traversés par la tension ou le courant d’origine. Ces tensions ou ces courants, lorsqu’ils atteignent une intensité suffisante, peuvent traverser le corps d’un homme, d’une vache, d’un porc, d’un mouton, d’un chien ou de tout autre être vivant et affecter fâcheusement son état de santé et son comportement Des expérimentations, réalisées en Belgique et en France par des vétérinaires indépendants dans des élevages bovins et porcins exposés à des lignes à très haute tension, montrent qu’après trois semaines d’exposition aux champs d’induction magnétique, les animaux présentent de nettes chutes de cuivre, de calcium, de phosphore et de magnésium sanguins.

 

 

 

 

 

3 mois d’attente pour consulter un ophtalmo

3 mois d’attente pour consulter un ophtalmo

 

Les délais pour consulter un spécialiste sont de plus en plus longs. Jusqu’à trois mois en moyenne pour un ophtalmologue, 50 jours pour un cardiologue. En cause évidemment le vieillissement de la population, aussi les progrès extraordinaires de la médecine et paradoxalement un manque récurrent de médecins dans toutes les disciplines, généralistes compris. P on fait de plus en plus appel médecin étranger notamment en provenance des ex pays de l’Est. Mais le vrai problème réside dans ce fameux numerus clausus qui limite la le nombre d’étudiants en médecine. Certes le gouvernement vient de décider de faire partiellement sauter ce verrou mais il faudra une douzaine d’années avant d’en mesurer les effets, c’est-à-dire le temps de formation d’un médecin.  Or le délai d’attente chez l’ophtalmo risque bien de s’allonger dans les années à venir, car la densité d’ophtalmo devrait encore se réduire de 20% d’ici 2030, a souligné la Cour des Comptes la semaine dernière dans son rapport annuel sur la Sécurité Sociale. Selon le SNOF, la solution réside plutôt dans la nécessaire augmentation du nombre de jeunes ophtalmos, alors que le nombre actuel d’internes autorisés à passer leur diplôme est largement insuffisant. C’est d’ailleurs la raison principale des délais d’attente.

La loi Alimentation accouche d’une souris

La loi  Alimentation accouche d’une souris

La loi alimentation dite Egalim aura surtout réussi l’exploit de faire des mécontents un peu partout.Une loi qui prévoit un encouragement au bio et à l’économie circulaire mais qui demeure très théorique sur la formation des prix où là aussi les agriculteurs seront seulement encouragés à pratiquer la réalité des couts. La loi prévoit une alimentation plus saine, avec notamment une obligation de 20% « de bio » dans la restauration collective Le texte devait permettre  notamment d’inverser la construction du prix des produits pour permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. Il devait rendre  ainsi aux exploitants la possibilité de proposer leurs tarifs aux acheteurs et de ne plus se laisser imposer des prix trop bas par rapport aux coûts de production. Le texte renforce le rôle du médiateur des relations commerciales agricoles en mettant en place la pratique du “name and shame”, le fait de nommer les mauvais élèves. Sur la partie dédiée à l’alimentation saine, le projet de loi “renforce la qualité et le suivi des produits”, notamment dans la restauration collective, comme les cantines, où il impose “un quota de 50 % de produits locaux ou labellisés, dont 20 % de bio d’ici janvier 2022”, explique la commission des affaires économiques dans un communiqué. Le texte encadre également davantage la vente des pesticides et interdit certaines pratiques commerciales trompeuses. Finalement on a renoncé à la nouvelle logique de construction des pris et la fixation d’« indicateurs de coût de production neutres et objectifs » a finalement été confiée aux organisations interprofessionnelles. Ce que regrette la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), qui craint que le « déséquilibre structurel (…) entre les producteurs d’une part et industriels et distributeurs d’autre part » permette à ces derniers de faire la pluie et le beau temps. « Le désengagement de l’État est dramatique sur ce dossier où les paysans ont besoin d’être protégés des griffes d’un modèle économique qui les broie jour après jour. La responsabilisation attendue des différents acteurs est un mirage auquel nous ne croyons plus, tant la discussion interprofessionnelle est tronquée par le déséquilibre des forces en présence », abonde la Confédération paysanne. « Le projet de loi Egalim s’annonce en définitive comme une simple charte n’imposant aucune contrainte aux transformateurs et distributeurs et ne reposant ainsi que sur leur bonne volonté plus qu’improbable pour augmenter le prix payé aux agriculteurs », résume Coordination rurale.

Quelques sujets essentiels dans la perspective d’un redressement des relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs sont par ailleurs laissés aux ordonnances qui mettront en œuvre la loi. Les questions sont donc renvoyées à plus tard.  

L’espérance de bonne santé : 65 ans pour les femmes, 63 pour les hommes

L’espérance de bonne santé : 65 ans pour les femmes, 63 pour les hommes  

D’après la dernière étude du service de statistiques du ministère de la Santé (Drees), l’espérance de vie en bonne santé s’élève à 64,9 ans pour les femmes et 62,6 ans pour les hommes. Entre 2016 et 2017, cet indicateur, également appelé « espérance de vie sans incapacité » (EVSI), a progressé en moyenne de 0,8 an pour les femmes, passant de 64,1 ans à 64,9 ans alors que, pour les hommes, il a très légèrement diminué (-0,1).Cette évolution s’explique par une baisse « de la déclaration des limitations fonctionnelles », particulièrement dans la catégorie des septuagénaires, selon le ministère, qui appuie son enquête sur les réponses à une question posée dans le cadre d’un sondage européen : « êtes-vous limité(e), depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement? ». Sur la dernière décennie, l’indicateur de l’espérance de vie en bonne santé n’a pas beaucoup évolué pour les hommes alors qu’une tendance à la hausse est visible pour les femmes selon les résultats obtenus pendant l’enquête. Pour les individus âgés de 65 ans, il a augmenté de 1 an pour les femmes et 0,3 an pour les hommes. L’année dernière, l’espérance de vie pour les hommes a continué de s’améliorer pour la deuxième année consécutive. Elle a atteint 79,5 ans contre 79,3 en 2016 et 79 ans en 2015. Du côté des femmes, l’évolution est restée stable sur les dix dernières années pour s’établir à 85,3 ans. Selon les équipes du ministère de la Santé, l’évolution  a été plus favorable aux hommes. « Leur espérance de vie à la naissance a progressé de 2,1 ans tandis que celle des femmes n’a connu un gain que de 0,9 an. » Au niveau européen, la France se situe au dessus de la moyenne pour l’espérance de vie en bonne santé des femmes (64,4 ans contre 63,2 ans). Chez les hommes, les résultats de l’enquête indiquent que la France se situe dans la moyenne du Vieux continent (62,6 ans contre 62,5 ans). Pour l’espérance de vie à la naissance, la situation est plus contrastée. Du côté  des femmes, les Françaises ont une espérance de vie à la naissance plus élevée que la moyenne (85,3 ans contre 83,1 ans dans l’Union européenne). Elles se situent en seconde position juste après l’Espagne. Pour les hommes, la situation est moins favorable (79,3 ans contre 77,7 ans dans l’union européenne). La France occupe le dixième rang selon de précédents résultats publiés en janvier dernier.

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Manger moins de viande : pour la santé et l’environnement

Par Salomé Tenenbaum, co-fondatrice de la startup Vegg’up (*). Article de la Tribune.

 

« Une des façons de réduire rapidement son impact environnemental est d’adopter une alimentation moins riche en protéines animales, et notamment une alimentation moins carnée. En effet, l’élevage est responsable d’une énorme part des émissions de gaz à effet de serre dans le monde : en 2013, la FAO affirme que 14,5% des émissions sont induites par ce secteur, soit plus que le secteur du transport. L’élevage est également extrêmement consommateur de ressources : par exemple, il faut jusqu’à 15.000 fois plus d’eau pour produire un kilo de bœuf qu’un kilo de blé (en consommation directe et indirecte).Sans parler d’une alimentation totalement végétarienne ou vegan, réduire sa consommation de viande est donc une façon de faire un geste pour la planète, et de participer à une réduction globale de la demande, et donc de l’offre.

Lorsqu’on parle d’alimentation vegan, beaucoup l’associent à la tendance « healthy » venue tout droit des Etats-Unis, et à une mode plus qu’à un phénomène de société. Pourtant, après avoir été un signe de richesse pendant les 30 glorieuses, la consommation de viande par habitant en France a tendance à diminuer structurellement, selon une étude Xerfi publiée en avril 2017. On estime en effet que 25 à 30% de la population est flexitarienne : ce néologisme désigne les consommateurs qui réduisent durablement leur consommation de viande, pour n’en manger qu’une à deux fois par semaine, en adoptant des repas végétariens ou vegan plus régulièrement. Loin d’être une niche, l’alimentation végétale se généralise en France, pour des raisons à la fois éthiques (bien-être animal, écologie), de santé, et économiques (la viande est un aliment qui coûte cher). En France, l’approche flexitarienne semble être plus acceptée que le régime vegan, considéré de fait comme militant voire extrémiste. On constate que ce phénomène ne se reproduit pas dans d’autres pays comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni ou l’Allemagne. Dans ces pays, le régime vegan est devenu presque banal et répandu. En 2017, 6% de la population américaine se proclamait vegan, contre seulement environ 1% en France. Dans le monde, les recherches Google sur le mot « vegan » ont triplé entre 2012 et 2017. Comme sur de nombreux phénomènes de société, la France est en retard par rapport à d’autres pays développés, car plus conservatrice. Les récentes actions dénonçant les violences dans les abattoirs, ou la destruction de boucheries, ont un résultat ambigu : si elles ont le mérite de sensibiliser, elles sont également très radicales et clivantes. Couplée à ces actions coup de poing qui sensibilisent de manière parfois violente, une approche bienveillante et positive est souhaitable pour provoquer le changement. Une telle approche peut aider chacun à faire un pas à sa mesure vers l’alimentation végétale. Car en France, où les plats gastronomiques contiennent très souvent de la viande, devenir végétarien, voire vegan, peut paraître tout simplement inatteignable pour une grande partie de la population. Une approche plus ludique et positive est à favoriser, pour qu’une réduction de la consommation de viande soit vue non pas comme un renoncement, mais plutôt comme une amélioration de notre quotidien. En passant de 7 repas par semaine contenant de la viande à 4, un consommateur a en réalité un impact énorme sur la planète. Mais pour que ce changement doit durable, il doit apporter un bénéfice pour l’individu lui même, et pas seulement pour une cause plus grande que lui. Adopter une alimentation plus respectueuse de l’environnement peut être un moteur, mais on peut aussi se dire que ce n’est pas une seule personne qui fera la différence. D’une façon générale, les comportements plus responsables sont adoptés de façon durable lorsqu’ils ont un impact plus direct sur la vie d’un consommateur : économie d’argent, meilleure santé, …Mettre en avant la gourmandise des plats végétariens ou vegan, la richesse des aliments que l’on peut découvrir, et leurs bienfaits sur la santé, sont autant d’éléments positifs qui permettent de faire perdurer le changement et d’avoir un impact à une plus grande échelle. La gourmandise et le bien-être sont des moteurs plus terre à terre, mais surtout plus concrets. Pourtant, l’impact est bien collectif : 5.400 repas sans viande économisent ainsi ensemble une émission de CO2 équivalente à 20 vols Paris-New York. Il est aujourd’hui indéniable que l’alimentation végétale a un impact positif sur notre planète.

Chacun peut donc, à son échelle, contribuer rapidement à construire un mode d’alimentation plus durable, en changeant pas à pas ses habitudes alimentaires.

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(*) Vegg’up développe une application mobile pour aider les consommateurs à réduire leur consommation de viande en adoptant une alimentation gourmande et équilibrée.

Alimentation : 48 additifs au lieu de 338 ou 1500 ?

Alimentation : 48 additifs au lieu de 338 ou 1500 ?

Suite à un rapport parlementaire le nombre d’additifs pourrait être réduit dans l’alimentation industrielle. Le rapport indique qu’on ne devrait compter que 48 additifs au lui au lieu de 338 autorisés aujourd’hui. En fait, on compte beaucoup plus d’additifs encore jusqu’à 1000 et 1500 selon leur nature. Le rapport préconise d’agir sur les processus de fabrication. Il entend par exemple mettre en place une stratégie visant à faire évoluer les pratiques des industriels dans l’utilisation des additifs dans les aliments transformés et ultra transformés. D’ici 2025, il ne devrait y avoir que 48 additifs, dont seulement quatre d’origine chimique, contre 338 autorisés aujourd’hui. Ces additifs sont ceux autorisés actuellement dans l’alimentation bio. Ils seraient utilisés de manière limitée dans un même produit transformé. Il ne serait utilisé qu’un seul additif par catégorie au sens de l’arrêté du 2 octobre 1997, à savoir un seul colorant, un seul conservateur et un seul exhausteur de goût. Les industriels devront également réduire la teneur en contaminants et résidus dans les aliments et dans les emballages. D’origine naturelle ou de synthèse, ils sont actuellement désignés par leur fonction suivie de leur nom spécifique ou par numéro, précédé en Europe de la lettre E. Les additifs alimentaires sont des substances ajoutées intentionnellement aux aliments pour exercer certaines fonctions technologiques spécifiques : améliorer la conservation, d’assurer une bonne colorationsaveur ou consistance. De nombreux additifs n’ont pas été inventés par l’industrie alimentaire moderne mais sont déjà employés depuis des siècles dans la préparation d’aliments. Ainsi, des ingrédients comme le sel, le sucre, le vinaigre sont utilisés depuis des millénaires comme agents conservateurs.  Les additifs les plus communs sont les antioxydants (ils empêchent la détérioration due à l’oxydation), les colorants, les émulsifiants, les stabilisateurs, les agents gélifiants et épaississants, les conservateurs et les édulcorants. Les additifs sont déclarés sur l’étiquetage, parmi les autres ingrédients du produit. Ils doivent être indiqués sous le nom de leur catégorie suivi de leur nom spécifique ou par un nombre précédé de la lettre E. (Europe).  D’origine naturelle ou synthétique. Les additifs naturels sont des composés chimiques extraits de végétaux, d’animaux ou de minéraux. Les additifs synthétiques ne sont pas extraits mais créés par réaction chimique ou enzymatique. Ils sont soit parfaitement identiques à un équivalent naturel, soit de pures créations n’existant pas à l’état naturel.  Les colorants sont identifiés par un nombre de 100 à 180 précédé de la lettre E en Europe, pour les agents de conservation ce nombre va 200 à 285, pour les antioxydants de 300 à 321, pour les agents de texture, de 322 à 495. De 500 à 1520 se trouvent les acides, les alcalis, les révélateurs de goûts, les édulcorants ainsi que des additifs aux diverses autres fonctions. Le rapport parlementaire propose aussi d’instituer réglementairement une limitation de la teneur en sel, en sucre et en acide gras. Ils proposent un échéancier afin d’atteindre l’objectif de conformité aux recommandations de santé de l’OMS d’ici cinq ans maximum.

 

Plan santé Macron : du pipeau !

Plan santé Macron : du pipeau !

Pour simplifier à outrance, le plan de Macron se résume à la création de 400 postes de médecins et de 4000 assistants médicaux. Un chiffre évidemment à comparer auprès de 300 000 médecins actuellement en activité. Par ailleurs la réforme du numerus clausus ne donnera pas d’effet avant les années 2030 alors que la baisse du nombre de médecins va se poursuivre jusqu’en 2025. Ne parlons pas de la création de ses annexes composées de médecins généralistes près de Puteaux public pour soulager les résurgences. Un peu la même problématique pour les centres de santé : cela n’influe pas sur la baisse du nombre de praticiens. Quant aux déserts médicaux,  Macron a abandonné toute perspective de contrainte d’installation pendant un temps de jeunes médecins dans les zones défavorisées. Dernier aspect bâclé,  celui des jeux hôpitaux publics dont on veut changer le mode de financement alors il s’agit surtout de changer le mode d’organisation. Des hôpitaux publics caractérisés par un paradoxe à savoir l’excellence dans l’intégration des progrès de la médecine et des traitements mais un véritable bazar sur le plan organisationnel. Une sorte d’usine où chaque atelier est sans coordination avec les autres services. Bref au total un nouveau plan bidon. Une réforme comme les autres faites à la va-vite et qui n’aborde pas les questions centrales y compris celles du rapport au travail de certains jeunes médecins qui préfèrent être fonctionnaires ou spécialistes. Plutôt que généralistes libéraux et qui eux aussi ont adhéré la philosophie des 35 heures Au 1er janvier 2017, la France comptait 290 974 médecins, un chiffre en hausse de 1,8% par rapport à 2016. Mais cette légère progression n’est qu’apparente. En réalité, on observe une baisse de l’activité régulière. Conclusion il faudra encore compter sur le recrutement de médecins étrangers pour combler nos carences pendant une douzaine d’années. En effet les chiffres sont incontournables quant à la démographie des médecins. Au 1er janvier 2017, la France comptait ainsi 290 974 médecins, chiffre en hausse de 1,8 % par rapport à 2016, et de 15 % sur 10  ans. Une légère progression qui n’est toutefois… qu’apparente! Et ce, pour trois raisons. D’une part, la hausse enregistrée s’explique par celle du nombre des médecins retraités, qui a bondi de… 93,6 % en 10 ans tandis que les actifs n’ont progressé que de 0,9 %. Cette hausse cache de fortes disparités territoriales. Si le nombre de médecins a baissé dans les Ardennes, la Haute-Marne, la Nièvre ou la Seine-Saint-Denis, il a en revanche fortement augmenté dans le Morbihan, en Haute-Savoie et en Loire-Atlantique. «On ne mesure pas d’impact significatif des précédents plans de lutte contre les déserts médicaux. Au contraire, il y a plutôt une prime négative aux départements en difficulté qui s’enfoncent. À noter parallèlement : les médecins diplômés à l’étranger qui s’installent en France, dont le nombre a augmenté de… 90 % en 10 ans, alors que de nombreux étudiants français sont refoulés par le «numerus clausus» en première année de médecine (Paces). Aujourd’hui, plus d’un médecin sur 10 en exercice (11,8 %) a obtenu son diplôme à l’étranger, avec une prédominance de médecins roumains. « La baisse des médecins est surtout sensible chez les généralistes (88 137 en activité régulière): leur nombre a reflué de 9,1 % en dix ans dans toutes les régions, à l’exception des Pays de la Loire et des DOM. À l’inverse, les spécialistes (84 862) ont vu leurs effectifs augmenter de 7,2 % sur dix ans.

Changer la formation des médecins (Patrick Pelloux)

Changer la formation des médecins (Patrick Pelloux)

 

Sur France info, Patrick Pelloux plaide pour une révision complète de la formation des futurs médecins. Il dénonce « un coup de communication » de la part du gouvernement.

Franceinfo : Est-ce qu’il faut en finir avec le numerus clausus et le concours d’entrée en première année de médecine ?

Patrick Pelloux : C’est un concours qui est devenu inique, totalement désespérant et un épouvantable gâchis chez les jeunes et leur famille. Vous avez énormément de stress. Vous avez énormément de boîtes privées. On peut se poser la question de la privatisation de ce concours : il y a beaucoup d’étudiants qui passent des années de prépa avant de passer cet examen, ce qui fait qu’il y a une iniquité totale [entre candidats]. Il faut remettre cela à plat. C’est au politique de décider cela et surtout pas de prendre conseil auprès des lobbys des professeurs d’université qui ont plongé la France dans le marasme de ce concours. Il ne faut pas oublier que ce concours a été drastiquement abaissé au début des années 1980. C’est lui qui a conduit à la pénurie médicale que l’on a actuellement. Mais il ne faut pas tomber dans l’effet inverse et dire qu’il n’y a plus de concours. Si on sort 60 000 médecins par an en France, ce sera un véritable problème pour qu’ils aient du travail et pour organiser le système de santé.

Quel est le bon système ?

Il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de la formation des étudiants en médecine. Je pense que ces études sont beaucoup trop longues, trop spécialisées et entraînent les étudiants en médecine dans un couloir qui fige les choses. Il faut pouvoir évoluer dans son métier. C’est ce qui nous permettrait d’avoir une certaine souplesse sur la formation et sur l’avenir des médecins. Ils doivent pouvoir changer de spécialité.

Est-ce que cela règlerait la question de la pénurie de médecins ?

On n’a jamais eu autant de médecins en France. Le problème est ailleurs : c’est le nombre de jeunes médecins qui partent, qui n’exercent pas la médecine et qui vont travailler dans les agences régionales de santé, dans les arcanes du pouvoir. On a un problème avec ces médecins qui ne font plus du soin. C’est tout cela qu’il faut mettre dans la balance. Il faut que le politique s’empare de ce dossier sans écouter les lobbys hospitalo-universitaires qui vont parler de sur-sélection. Si on veut une vraie réforme du système, de la formation initiale, et donc du concours, il faut mettre tout cela sur la table et écouter l’ensemble des partenaires.

Est-ce qu’on en prend le chemin ?

Non. C’est un coup de communication pour dire qu’on va s’attaquer à ce concours de médecine, pour faire croire qu’on fait quelque chose. Mais une vraie réforme de fond pour [que les étudiants] apprennent mieux, qu’ils soient plus épanouis dans leur métier et qu’on forme moins de médecins névrosés à cause des études difficiles, ne fait pas partie du débat.

Santé : encore une réformette !

Santé : encore une réformette !

 

Macon continue d’enfiler les réformes comme on enfile les perles : à la va-vite pour preuve l’annonce de son plan santé qui va se réduire à la mise en place de 4000 assistants médicaux, un regroupement de médecins libéraux dans des annexes d’hôpitaux pour désengorger les urgences, à une petite réforme du financement des hôpitaux publics enfin la suppression du numerus clausus à partir de 2020. Pourquoi attendre 2020 ? On sait que la formation d’un médecin demande autour de 10 ans ce n’est donc pas avant 2032 qu’on va modifier la démographie des médecins. Chez les généralistes 10pour cent des effectifs sont déjà partis en dix ans, ils seront au moins autant dans les 10 ans à venir.  En 2007, le nombre de médecin en activité était de 208 000, un niveau élevé jamais atteint auparavant. En cause : un nombre important de diplômé dans les années 60-70. Aujourd’hui, la population médicale est vieillissantes.  D’ici à 2030, le nombre de médecin devrait égaler le niveau actuel, or la population devrait croître de 10% ; le nombre de patient de plus de 60 ans devrait augmenter, la consommation de soins étant croissante avec l’âge ; le nombre de médecin par habitant devrait donc baisser. Mais d’ici 10 ans, le nombre de médecin devrait baisser de 20000.Autant dire qu’on n’est pas prêt de combler le déficit surtout avec d’une part le vieillissement de la population, d’autre part avec les progrès de la médecine et les nouvelles thérapies. Un point central a été négligé à savoir l’organisation complètement anarchique des hôpitaux publics ou certains services sont complètement débordés quand d’autres fonctionnent comme des structures soviétiques. L’hôpital offre une vraie contradiction avec d’une part des progrès scientifiques extraordinaires pour le traitement des maladies et en même temps une sorte d’usine sans direction ou chaque service est indépendant des autres provoquant ainsi d’énormes gâchis financiers. Pas étonnant dans ces conditions que les cliniques privées progressent. Autre point celui des déserts médicaux qui vont se développer car Macon ne veut pas imposer une contrainte d’exercice dans ces zones aux jeunes médecins pourtant formés aux frais de l’État pendant 10 ans. Ils iront donc dans les métropoles se faire concurrence voire spécialiser dans des disciplines qui rapportent et ne sont d’ailleurs pas toujours utiles. Bref du bricolage comme d’habitude qui démontrent que ce gouvernement fait  des réformes sans tenir compte des réalités sociales, économiques et sociétales. Il faudrait aussi modifier de façon assez substantielle la formation des médecins (voir interview de Patrick Pelloux président des urgentistes

 

Des hôpitaux de proximité privés ?

Des hôpitaux de proximité privés ?

 

Il ne s’agit véritablement pour le gouvernement de créer de nouveaux établissements mais des sortes d’annexe dans les centres hospitaliers existants, annexes réservées aux médecins de ville et dont l’objectif serait de répondre aux besoins de santé locaux. Une manière en quelque sorte de tenter de désengorger des services d’urgence qui accueillent  toute la misère du monde. Toutefois cette initiative ne permettra pas de renforcer les effectifs globaux de santé qu’il s’agisse du public ou du privé. Il faudra en effet attendre la réforme du numerus clausus pour pouvoir disposer d’ici au moins 10 ans d’effectifs de médecins supplémentaires à moins, comme en ce moment,  de recourir encore davantage à des médecins étrangers. .Selon le quotidien économique les Echos, “le gouvernement ne souhaite pas créer de nouveaux établissements” mais “préfère reconvertir les hôpitaux de proximité, qui bataillent pour leur survie”. “Des unités dédiées aux besoins locaux pourraient aussi être ouvertes au sein d’hôpitaux plus grands, dans des CHU (centres hospitaliers universitaires)”, note le journal. Le rapprochement de la médecine de ville et de l’hôpital figurait en première ligne des pistes de réforme avancées aussi bien par les experts du Comité Action publique 2022 (CAP 22) chargés d’identifier des pistes d’économies que par le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie.

Manger moins de viande

 

Manger moins de viande

La recommandation  du  Dr Arnaud Cocaul médecin nutritionniste qui  constate, jeudi 6 septembre, sur franceinfo, « une prise de conscience » et  la nécessité, selon lui, de diminuer sa consommation de viande.

 

Franceinfo : Constatez-vous cette baisse au quotidien, et la conseillez-vous ?

Arnaud Cocaul : Je constate au quotidien que les patients qui viennent me voir font état de nouvelles habitudes alimentaires ou nouvelles tentations alimentaires. Il est vrai que l’on voit monter, de plus en plus, une prise de conscience quant au fait que l’on ne peut pas continuer à manger de la viande et que sept milliards d’individus ne peuvent pas tous être nourris avec de la viande. Je conseille, en tant que nutritionniste, effectivement, de diminuer la viande, et d’aller vers des portions plus raisonnables en quantité, et également vers une qualité accrue, de faire attention à la traçabilité, etc.… Et j’accompagne éventuellement les patients qui tentent d’aller vers le veganisme ou le végétalisme, de façon à ce qu’ils ne soient pas carencés en quoi que ce soit, en particulier en fer.

Les Français mangeaient en moyenne 153 g de produits carnés par jour en 2007, 135 g en 2016. A quoi cela correspond-il ?

Un steak moyen correspond, à peu près, à 120 g. Si vous prenez une entrecôte, certaines peuvent atteindre 500 g. On recommande, actuellement, d’après le dernier rapport de l’OMS qui va être dans le Programme national Nutrition-Santé quatrième version, de manger 500 g par semaine au maximum, et, au niveau de la charcuterie, d’être encore plus raisonnable, puisqu’il faut être à moins de 150 g.

Cette baisse concerne à peu près tout le monde, mais les jeunes continuent à manger pas mal de viande. Est-ce un problème ?

Un rapport, l’an passé, a mis en avant que le plat numéro un des Français était le hamburger. Donc, on continue à manger de la viande, mais les gens veulent avoir plus de qualité, que ce soit plus goûtu, et avoir une traçabilité. Les scandales sanitaires à répétition ont fait du mal à la confiance des consommateurs envers les industriels, et les industriels doivent absolument, maintenant, être transparents. Dès que vous avez un scandale, immédiatement, c’est répercuté sur les habitudes alimentaires : vous avez un scandale sur du lait, il va y a avoir une diminution du lait. Vous avez un scandale sur la viande, comme les lasagnes à la viande de cheval, c’est immédiatement suivi d’une conséquence, un boycott.

Dans ce cas, c’est un phénomène durable…

Il y a une prise de conscience du fait qu’il y a une surexploitation des bovins, des conditions d’abattage qui sont d’autant moins acceptables maintenant qu’il y a des images : en 2018 les gens voient comment cela se passe, et cela les traumatise. Et puis, on voit bien aussi qu’il y a cette industrialisation effrénée, surtout aux Etats-Unis, avec de la viande qui est avec des hormones, des antibiotiques, etc.… et que cela a des répercussions, en fonction du mode d’élevage et en fonction de la façon dont la bête a été abattue, sur votre propre organisme. Vous allez créer des agents qui peuvent être agressifs sur votre propre santé et aller jusqu’à modifier votre ADN.

Par quoi remplace-t-on la viande si on ne veut pas être vegan ou végétarien ?

Il y a beaucoup de gens qui vont vers la volaille. Il est vrai que l’on recommande d’aller vers la volaille, pourquoi pas, toujours avec cette notion de traçabilité et faire en sorte que les bêtes soient élevées dans des conditions adéquates et en plein air. Les œufs sont une source de protéines pas chère. Il faut absolument réhabiliter les légumineuses, même si là, nous sommes plus dans le végétalien. C’est d’ailleurs ce que nous recommandons dans le Programme national Nutrition-Santé : avoir une consommation plus accentuée de lentilles, de pois chiche, etc.… Vous pouvez avoir le steak de soja, pour ceux qui apprécient, les fruits de mer : les huîtres, les moules. Nous rentrons en période de moules, c’est excellent au niveau protéique, je recommande.

 

Médecins : fin du numerus clausus…. et résultats dans 10 ans !

Médecins : fin du numerus clausus…. et résultats dans 10 ans !

Suite à la probable décision du gouvernement de changer le numerus clausus, Patrick Pelloux plaide sur France Info  pour une révision complète de la formation des futurs médecins. Pour le président de l’association des médecins urgentistes de France,  »il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de formation.

: Est-ce qu’il faut en finir avec le numerus clausus et le concours d’entrée en première année de médecine ?

Patrick Pelloux : C’est un concours qui est devenu inique, totalement désespérant et un épouvantable gâchis chez les jeunes et leur famille. Vous avez énormément de stress. Vous avez énormément de boîtes privées. On peut se poser la question de la privatisation de ce concours : il y a beaucoup d’étudiants qui passent des années de prépa avant de passer cet examen, ce qui fait qu’il y a une iniquité totale [entre candidats]. Il faut remettre cela à plat. C’est au politique de décider cela et surtout pas de prendre conseil auprès des lobbys des professeurs d’université qui ont plongé la France dans le marasme de ce concours. Il ne faut pas oublier que ce concours a été drastiquement abaissé au début des années 1980. C’est lui qui a conduit à la pénurie médicale que l’on a actuellement. Mais il ne faut pas tomber dans l’effet inverse et dire qu’il n’y a plus de concours. Si on sort 60 000 médecins par an en France, ce sera un véritable problème pour qu’ils aient du travail et pour organiser le système de santé.

 

Quel est le bon système ?

Il n’y a pas de débat sur le concours de médecine sans un débat sur l’ensemble de la filière de la formation des étudiants en médecine. Je pense que ces études sont beaucoup trop longues, trop spécialisées et entraînent les étudiants en médecine dans un couloir qui fige les choses. Il faut pouvoir évoluer dans son métier. C’est ce qui nous permettrait d’avoir une certaine souplesse sur la formation et sur l’avenir des médecins. Ils doivent pouvoir changer de spécialité.

Est-ce que cela règlerait la question de la pénurie de médecins ?

On n’a jamais eu autant de médecins en France. Le problème est ailleurs : c’est le nombre de jeunes médecins qui partent, qui n’exercent pas la médecine et qui vont travailler dans les agences régionales de santé, dans les arcanes du pouvoir. On a un problème avec ces médecins qui ne font plus du soin. C’est tout cela qu’il faut mettre dans la balance. Il faut que le politique s’empare de ce dossier sans écouter les lobbys hospitalo-universitaires qui vont parler de sur-sélection. Si on veut une vraie réforme du système, de la formation initiale, et donc du concours, il faut mettre tout cela sur la table et écouter l’ensemble des partenaires.

Est-ce qu’on en prend le chemin ?

Non. C’est un coup de communication pour dire qu’on va s’attaquer à ce concours de médecine, pour faire croire qu’on fait quelque chose. Mais une vraie réforme de fond pour [que les étudiants] apprennent mieux, qu’ils soient plus épanouis dans leur métier et qu’on forme moins de médecins névrosés à cause des études difficiles, ne fait pas partie du débat.

Alimentation : 6 pesticides sur dix dangereux

Alimentation : 6 pesticides sur dix dangereux

 

Un article de France info révèle les conclusions de l’étude de Générations futures dans un rapport publiée mardi 4 septembre ; une étude qui soulève les dangers des perturbateurs endocriniens.  Générations futures a constaté que 157 substances sur les 350 types de résidus de pesticides détectés dans les aliments sont des perturbateurs endocriniens suspectés. Et ces substances sont particulièrement répandues. Sur les 109 843 résidus de pesticides quantifiés par l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, 69 433 sont des perturbateurs endocriniens suspectés, soit plus de six sur dix. Pour obtenir ces chiffres, Générations futures a combiné deux bases de données. La première est le rapport de l’Efsa sur les résidus de pesticides dans les aliments, publié à l’été 2018 et dont les résultats datent de 2016. La deuxième est une liste de perturbateurs endocriniens suspectés établie par TEDX, l’organisation créée par la scientifique Theo Colborn à l’origine de la découverte des phénomènes de perturbation endocrinienne. Cette liste regroupe 1 457 molécules ou familles de molécules pour lesquelles au moins une étude universitaire publiée dans une revue scientifique a montré un effet de perturbation endocrinienne.

Le rapport de l’Efsa établissait que 96,2% des échantillons alimentaires analysés ont des concentrations de résidus de pesticides inexistantes ou inférieures aux limites maximales en résidus (LMR). Un chiffre rassurant mais qui masque un autre problème, souligne Générations futures : l’association affirme que, pour les perturbateurs endocriniens, le respect de la LMR ne suffit pas à garantir l’innocuité des résidus trouvés dans l’alimentation.

« Ce n’est pas tant une question de dose qu’une question de période d’exposition, souligne François Veillerette, directeur et porte-parole de Générations futures. Les doses alimentaires d’un pesticide perturbateur endocrinien peuvent être totalement inoffensives pour un homme de 50 ans mais catastrophiques pour un fœtus de 3 mois. » Il existe en effet des périodes de vulnérabilité accrue aux perturbateurs endocriniens : la formation du fœtus, la petite enfance et la puberté. Les enfants seraient ainsi tous contaminés aux perturbateurs endocriniens, peu importe leur lieu de vie, révèle une étude du magazine 60 millions de consommateurs publiée en avril 2017. Et les effets de ces agents peuvent être transmissibles entre générations. 

En empêchant les hormones de fonctionner correctement, les perturbateurs endocriniens sont, entre autres, soupçonnés de perturber le développement des fœtus, de favoriser les pubertés précoces, les cancers, l’obésité, les diabètes et les problèmes cardiovasculaires, détaille l’OMS.

Le pertubateur endocrinien suspecté le plus souvent identifié dans l’alimentation européenne est le boscalide, un des fongicides SDHi (inhibiteurs de la succinate déshydrogénase) les plus utilisés. Or, en avril dernier, des scientifiques français du CNRS, de l’Inserm et de l’Inra ont publié une étude et une tribune dans Libération appelant à suspendre l’utilisation de ces fongicides. Leurs recherches ont en effet montré qu’ils provoquent l’accumulation, dans l’organisme humain, d’une petite molécule, le succinate, et expliquent, à terme, un changement de la structure de notre ADN et l’apparition de tumeurs.

Parmi les autres perturbateurs endocriniens les plus fréquemment rencontrés dans les aliments analysés par l’Efsa, on trouve aussi le fludioxonil, le pyrimethanil et le cyprodinil. Or, une étude publiée en 2012 montrait la toxicité de la combinaison de ces trois fongicides. « Ce travail montre que certains pesticides, isolément ou en combinaisons, peuvent induire du stress et des modifications du devenir des cellules humaines », expliquait à ce sujet le professeur Michael Coleman, responsable de l’étude.

« L’alimentation est un vecteur majeur d’exposition aux perturbateurs endocriniens », analyse François Veillerette à la lumière des résultats du rapport. Une conclusion que les autorités publiques doivent prendre en compte dans l’élaboration d’une nouvelle Stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens (SNPE 2), sur laquelle planche le gouvernement actuel, estime-t-il.

Problème : le pré-projet de la SNPE 2 qui a été présentée à Générations futures en juillet a été jugé « décevant et incomplet » par l’association, notamment sur le volet de l’alimentation :  »C’est très faible sur ce point-là, ce qui est surprenant », estime François Veillerette.

Pour renforcer la sensibilisation des risques à l’exposition aux perturbateurs endocriniens par voie alimentaire, l’association suggère par exemple d’entériner l’étiquetage de produits de consommation courante susceptibles d’en contenir.

Levothyrox et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

Levothyrox  et autres Médicaments : mise en cause de l’agence du médicament

 

D’après un rapport remis au ministre de la santé concernant différents médicaments mis en cause comme le Levothyrox :»on déplore des manquements à la transparence et à la réactivité que chacun est en droit d’attendre des autorités de police sanitaire » indique le rapport.   L‘affaire du Levothyrox : le médicament pour la thyroïde dont la nouvelle formule suscite des milliers de plaintes de patients fait l’objet d’une procédure judicaire. Cette nouvelle affaire repose évidemment la question de la pertinence des avis  de l’agence du médicament (Afssaps). Une agence du médicament composé en majorité de personnalités ayant des intérêts dans l’industrie pharmaceutique ou connexe. Ce conflit d’intérêts a été dénoncé à de nombreuses reprises en particulier dans l’affaire du médiator. Un rapport de  Bernard Debré et du  directeur de l’Institut Necker avait aussi mis en exergue les conflits d’intérêts des experts de l’agence du médicament du médicament. Le problème récurrent c’est que cette agence se cale  trop souvent essentiellement sur l’avis de l’industrie pharmaceutique. La formule du médicament Levothyrox, qui est vendue à plus 3,3 millions de personnes en France, été changée en mars dernier pour des raisons de conservation. Mais plus de 9.000 personnes se sont plaintes auprès de l‘Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) de ressentir de lourds effets secondaires comme des fatigues intenses, des crampes et des vertiges. La ministre la Santé, Agnès Buzyn, qui avait exclu un retour à l‘ancienne formule, avait promis de revenir sur sa décision. “J‘ai demandé à l‘Agence du médicament qu‘elle fasse en sorte que l‘ancien Levothyrox soit accessible, de façon à ce que ceux qui le réclament puissent le prendre et ce sera disponible dans 15 jours”, avait-t-elle déclaré sur France Inter. Le laboratoire Merck a confirmé dans un communiqué la “réintroduction transitoire en France, en accord avec les autorités de Santé, de l‘ancienne formule du Levothyrox”.

 

Un examen ophtalmologique pour détecter Alzheimer ?

Un examen ophtalmologique pour détecter Alzheimer ?

Des chercheurs ont décrit jeudi une technique, encore expérimentale, qui pourra peut-être permettre de détecter un jour les signes avant-coureurs de la maladie d’Alzheimer grâce à un simple examen ophtalmologique.

Endommagement de la rétine. A l’aide d’un instrument utilisé communément par les ophtalmologues une équipe de chercheurs a pu observer chez certains patients un endommagement de la rétine. Or ces patients présentaient plus fréquemment dans leurs corps des traces de protéines liées à la maladie d’Alzheimer (amyloïde et Tau), suggérant un éventuel lien entre les deux phénomènes.

« La plupart d’entre nous ont une petite zone sans vaisseaux sanguins au centre la rétine, l’endroit qui est responsable de notre vue la plus précise », explique un coauteur, Rajendra Apte, professeur d’ophtalmologie à l’Université Washington de St. Louis.  »Cette zone sans vaisseaux sanguins était significativement plus large chez les gens ayant une maladie d’Alzheimer préclinique ». L’étude a été publiée jeudi dans la revue médicale américaine JAMA Ophtalmology.

De nouvelles expérimentations à venir. Seuls 30 patients ont participé à l’expérience, un échantillon limité qui rend nécessaires de nouvelles expérimentations à plus grande échelle. Ils avaient autour de 75 ans et ne présentaient pas de symptômes d’Alzheimer. En outre, l’étude n’a pas suivi les patients dans le temps, pour vérifier s’ils avaient effectivement développé la maladie d’Alzheimer ou non.  »Il faudrait conduire l’expérience sur un bien plus grand nombre de personnes, sur une période plus longue, avant de tirer aucune conclusion », prévient Doug Brown, directeur de la recherche à l’Alzheimer Society.

Alzheimer peut commencer à endommager le cerveau jusqu’à deux décennies avant les premières pertes de mémoire et premiers troubles neurologiques. Le système nerveux central et la rétine sont liés, expliquent les chercheurs, et les changements du cerveau pourraient donc être reflétés dans les cellules de la rétine.

Santé : Les nouvelles recommandations pour bobos

Santé : Les nouvelles recommandations pour bobos

 

Des recommandations sans doute pertinentes mais pas forcément adaptés aux ménages les moins favorisés et aux salariés qui effectuent des travaux manuels difficiles. Notamment quant on constate la dérive des prix des fruits et des légumes. Plutôt des recommandations pour bobos sédentaires. Cela fait plus de 10 ans, depuis 2007, que vous entendez les mêmes messages qui accompagnent les publicités pour les aliments à la radio ou à la télévision. Il y en en a quatre et ils sont obligatoires :
1. Pour votre santé, manger au moins 5 fruits et légumes par jour
2. Pour votre santé, pratiquer une activité physique régulière
3. Pour votre santé, éviter de grignoter entre les repas
4. Pour votre santé, ne manger pas trop gras, trop sucré, trop salé

Cela va évoluer. Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) vient de publier un avis pour modifier ces messages en fonction des nouvelles recommandations des autorités sanitaires. Voilà donc les pistes que le Haut Conseil suggère au gouvernement pour actualiser les messages d’accompagnement des publicités. Ils sont au nombre de neuf.

Non, vous n’échapperez pas au couplet sur les fruits et légumes : c’est toujours 5 par jour et même plus si affinités. En revanche, pour le reste de l’assiette, il va falloir s’habituer à une autre musique. D’abord la viande rouge, limitée à 500 grammes par semaine, l’équivalent de trois bons steaks. Et pour la charcuterie, pas plus de 5 tranches de jambon ou de 4 portions de saucisson par semaine.

Feu vert en revanche pour ce qu’on appelle les légumineuses : lentilles, pois chiche, pois cassés… Les études montrent que deux portions hebdomadaires ont déjà des effets positifs sur la santé. Idem pour les amandes, les noix ou les pistaches non salées : une poignée par jour.

Une baguette aux céréales plutôt qu’une traditionnelle toute blanche. Pour le pain, le riz ou les pâtes, préférez les dans leur version semi-complètes ou complètes. Ça veut dire qu’à la boulangerie, il faudra s’habituer à demander une baguette aux céréales plutôt qu’une traditionnelle toute blanche. Enfin, côté boisson, on change de refrain sur les jus de fruits : pas plus d’un par jour car on y trouve autant de sucres que dans un soda, y compris les oranges pressées.

Le vieillissement des cellules retardé ?

Le vieillissement des cellules retardé ?

Une équipe de scientifiques anglaise pourrait bien avoir fait une découverte qui inverserait le processus de vieillissement des cellules humaines.

L’avis du Docteur, Christophe de Jaeger, enseignant à la faculté de Paris dans uen interview d’Atlantico

 

Christophe de Jaeger: Nous devons d’abord nous féliciter de cette nouvelle découverte qui même, si elle rejoint la longue liste des avancées de la science pour une grande longévité, mais sans grand lendemain. Il existe en effet de nombreux mécanismes actuellement décrits qui permettent d’améliorer le fonctionnement cellulaire, parfois de rajeunir les cellules et parfois même, de les rendre immortelles. Certains de ces mécanismes peuvent « rajeunir » des cellules, mais au prix de la mort de l’organisme. Il y a donc une différence très importante entre la biologie purement cellulaire et l’impact que l’on cherche à avoir sur un organisme complet. Dans le cas de la publication de nos collègues Eva Latorre, Roberta Torregrossa, Mark E. Woo, Matthew Whiteman, Lorna W. Harries de l’université d’Exeter Medical School, University of Exeter, UK, l’accent est mis sur une molécule simple le sulfure d’hydrogène. Ils ont observé que l’augmentation de sa concentration au niveau des mitochondries (« centrale énergétique de la cellule ») permet d’avoir un effet sénolytique en diminuant de 50 % les molécules stigmates du vieillissement. Au cours du vieillissement, les cellules accumulent de nombreux éléments moléculaires parallèlement au vieillissement de la cellule. Ces éléments moléculaires vont avoir un effet délétère sur le fonctionnement de la cellule elle-même et des cellules voisines (inflammation). D’où l’intérêt de lutter contre l’accumulation de ces molécules du vieillissement. Il existe de nombreuses molécules de ce type ayant un effet dit sénolytique actuellement accessible, y compris sur internet. L’intérêt de ces molécules sénolytiques permet de réduire le nombre de cellules sénescentes dans l’organisme, cellules qui ont un effet sénescent sur les cellules voisines. En réduisant le nombre de cellules sénescentes dans l’organisme ont contribue à diminuer l’inflammation silencieuse de celui-ci et à réduire le vieillissement des organes qui nous constituent. L’équipe d’Exeter met en évidence un nouveau système d’action sénolytique mais dont la concrétisation à l’échelle humaine parait difficile.

 

 

Si l’on imagine volontiers que l’immortalité n’est pas pour demain, cette découverte pose-t-elle des bases en la matière ? Peut-on espérer d’ici quelques années pouvoir vraiment rajeunir ?

 

L’immortalité n’est clairement pas aujourd’hui à notre « catalogue thérapeutique ». On peut également s’interroger si l’être humain serait capable psychologiquement de vivre 150, 200, 250 ans ou plus. Rien n’est moins sûr. Cela nécessiterait clairement d’adapter en profondeur nos schémas psychologiques de vie actuels. En revanche, techniquement, nous sommes aujourd’hui capables d’intervenir sur les processus du vieillissement que nous connaissons effectivement de mieux en mieux grâce à des techniques de physiologie. Nous ne sommes plus dans la « biologie-fiction », mais dans la réalité d’aujourd’hui. Mais il reste surprenant de voir le peu de gens qui s’y intéressent sérieusement.

 

Quelle peut être l’autre utilité de cette découverte ?

 

De façon générale, toutes les techniques physiologiques, et elles sont nombreuses, pouvant influencer le processus du vieillissement en le ralentissant ont pour effets directs de retarder l’émergences des maladies telles que les maladies cardiovasculaires, neurodégénératives et cancéreuses qui sont partiellement ou totalement secondaires à celui-ci. Le recul de l’émergence des maladies permettra d’augmenter largement l’espérance de vie en bonne santé qui est normalement l’objectif de chacun. Lutter contre le processus du vieillissement devrait être une cause nationale de première importance.

 

 

Sondage : des fruits sans goût pour 70 % dans les supermarchés

Sondage : des fruits sans goût  pour 70 % dans les supermarchés

Ce n’est pas une surprise les consommateurs enquêtés par l’association CLCV montre que pour 70 % les fruits de supermarchés non aucun goût. En cause évidemment les conditions de production industrielle où les fruits sont gavés d’engrais, de pesticides et d’eau second élément le manque de maturité lors de la cueillette. Pour supporter le transport les fruits sont cueillis verts et ils mûrissent pendant le transport, pendant leur exposition sur les étals et chez le consommateur final. Bref une maturation artificielle en dehors du bénéfice du soleil. Conséquence la valeur gustative est fortement entamée mais la valeur nutritive également Avec une enquête en ligne menée parallèlement auprès de 590 consommateurs, CLCV affirme que 68% des répondants se déclarent « peu ou pas du tout satisfaits » sur la perception générale des fruits vendus en grande et moyenne surface. Les répondants mettent surtout en cause le niveau de maturité des fruits, puis le goût, et ensuite la conservation des produits, et s’inquiètent des problèmes de transport et de conservation en frigo, ou de l’utilisation de pesticides, indique la CLCV, qui demande aux distributeurs de « mieux afficher les informations sur les produits en magasin » (origine, variété etc.).

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