Archive pour la Catégorie 'santé'

Le retour des petits hôpitaux ?

Le retour des petits hôpitaux ?

 

 

Un rapport qui va totalement à l’encontre de la concentration hospitalière de ces dernières décennies. Le Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie propose le retour des petits hôpitaux de proximité pour compléter l’offre de soins des généralistes. Il en faudrait 500 à 600, soit 5 à 6 par département en moyenne. Une sorte de maison de santés plus conséquentes, plus équipées organisant les synergies entre public et privé. Bref ce qui existait il y a quelques dizaines d’années. Le malade continuera d’aller d’abord chez le médecin généraliste, mais si des soins plus importants sont nécessaires, il pourra aller dans un hôpital de proximité, où travailleront côte à côte des médecins urgentistes, des radiologues, des biologistes et aussi des médecins de ville, pour gérer les petites urgences comme les entorses. Les femmes enceintes, les patients atteints de maladie chronique et les personnes âgées seront également suivis dans ces « établissements de santé communautaires », selon le terme employé dans le rapport. C’est un scénario « de rupture » car il va à l’encontre de la tendance actuelle qui est de fermer les petites structures… Il faudrait même 550 à 600 hôpitaux de ce type. Ensuite, à un troisième niveau, si le patient a besoin de soins plus pointus ou plus lourds, il sera admis dans un service hospitalier spécialisé, comme cela existe aujourd’hui dans les CHU. Le but est de décharger les urgences et les hôpitaux qui sont devenues de véritables usines ingérables ;  

 

Prothèses dentaires : mieux prises en charge

Prothèses dentaires : mieux prises en charge

  • Ce n’est pas une  prise en charge totale dans tous les cas mais une meilleure couverture sociale.  En effet, la Confédération nationale des syndicats dentaires (CNSD), principal représentant des travailleurs du secteur, a approuvé vendredi un accord avec l’Assurance maladie. La veille, l’Union dentaire en avait fait de même. Le feu vert est donc donné pour cet accord qui prévoit, entre autres choses, de plafonner les prix de certaines prothèses dentaires. Ce plafond entraînera la suppression du reste à charge pour les patients. Autrement dit, il ne leur restera plus rien à payer une fois les remboursements de la Sécurité sociale et de leur mutuelle effectués. Un tiers des prothèses sont concernées. « Des prothèses en céramique, de grande qualité », a promis Agnès Buzyn, ministre de la Santé, vendredi matin sur Europe 1. Seront prises en compte à la fois des couronnes de bonne qualité avec de beaux matériaux pour les incisives et des couronnes moins esthétiques pour les molaires. En revanche, il subsistera toujours des prothèses qui ne seront pas intégralement remboursées, notamment les plus luxueuses. « Il faut que les gens qui ont envie d’accéder à du superflus puissent le faire », a précisé Agnès Buzyn.

 

 

 

Dépendance –Ehpad : un micro plan !

Dépendance –Ehpad : un micro plan !

Il se pourrait bien que la ministre de la santé annonce un micro plan pour les Ephads et la dépendance en général (en fait à peu près rien sur le maintien à domicile qui connait une vraie crise de rémunération et de vocation). Pour les Ephads, on a annoncé un poste d’infirmière de nuit, c’est mieux que rien mais cela ne répond pas à la question fondamentale de la dépendance. L’urgence dans les Ephads est davantage à la dépendance qu’aux soins.  Le taux d’encadrement pour cette dépendance est particulièrement faible, à 0,57 soignant pour un résident, soit moins de 60 agents pour 100 personnes. Il faut répondre à la demande renforcement de effectifs dès maintenant, en m^me temps prévoir l’évolution démographique. i. En 2060, 23,6 millions de personnes seraient âgées de plus de 60 ans, selon les projections de l’Insee. En avril dernier, la ministre de la Santé avait reconnu que plusieurs pistes étaient à l’étude, solidarité. En clair uen deuxième journée pour les vieux, c’est à dire un impôt. Pour les personnels des maisons de retraite médicalisées, la détérioration de leurs conditions de travail va de pair avec celle des conditions de vie des résidents.  Il n’y a pas si longtemps Macron affirmait lors d’une visite dans un établissement hospitalier que les Ehpad étaient composé de nombreuses personnes non dépendantes justifiant sans doute ainsi la réduction des moyens budgétaires affectés. Dans son intervention sur TFI, Macron avait changé son raisonnement sans doute informé que pour la très grosse partie, les résidents d’Ehpad sont effectivement surtout dépendants.  Alors que le système d’accueil des personnes âgées en Ehpad est en difficulté, Emmanuel Macron promet: « on sera au rendez-vous, on va changer les choses ». « On a besoin d’une vraie transformation et vous avez ma parole qu’on fera ce qu’il faut », ajoute le chef de l’Etat lors de son interview sur TF1. Il note que « le système a changé »: E de citer des chiffres qu’on a dû lui fournir récemment « On y entre autour de 85 ans, on y reste environ deux ans. Ce n’est plus comme avant, lorsqu’on y entrait à une soixantaine d’années! Les personnes sont de plus en plus dépendantes, on doit davantage les médicaliser. On va changer les choses ». La question c’est quoi, quand et comment ! Une infirmière de nuit, ce n’est pas vraiemenet suffisant ! Il faut en effet répondre aux urgences du moment concernant le effectifs et prévoir les conséquences à terme du vieillissement de la population.

Des traces de drogue dans les moules !

Des traces de drogue dans les moules !

Un phénomène trop connu, les drogues, médicaments  type opiacés ou autres suivent le chemin des toilettes, des égouts et des stations d’épuration pour se retrouver dans les moules et bien sûr bien d’autre éléments de la faune et de la flore. Ainsi d’après une info de BFM,  Des traces d’oxycodone, un puissant opiacé, ont été trouvées dans des moules récoltées près de Seattle. Les Etats-Unis connaissent depuis plusieurs années une crise des opiacés sans précédent. En 2016, une première étude gouvernementale a révélé qu’en trois ans, le nombre de morts d’une overdose de fentanyl ou de médicaments similaires, des antalgiques opioïdes, avait été multiplié par cinq. La situation est telle que les opiacés se retrouvent même dans les… fruits de mer, notamment dans des moules récoltées près de Seattle, dans l’Etat de Washington. En testant les mollusques de trois sites distincts, des scientifiques de l’université de Washington-Tacoma ont trouvé des traces d’oxycodone, un analgésique stupéfiant. C’est un des opiacés les plus utilisés aux Etats-Unis, note le site Quartz qui rapporte l’information. Rien de très étonnant à cela toutefois: les moules agissent comme des filtres et absorbent jusqu’à deux litres d’eau par jour, ce qui les conduit à ingérer toutes sortes de produits dans l’eau. Les scientifiques supposent que l’oxycodone s’est retrouvée dans les mollusques via les stations d’épuration de Seattle qui traitent les égouts. Si la concentration d’oxycodone était plusieurs milliers de fois inférieure à un taux dangereux pour les humains, et que les moules ne se trouvaient pas à un endroit où elles sont cultivées pour être consommées, la simple présence de l’opiacé interroge sur la santé de la faune et des poissons locaux, relève Quartz.

 

Interdiction des plastiques pollueurs des mers (UE)

Interdiction des plastiques pollueurs des mers (UE)

L’UE a décidé d’interdire les plastiques à usage unique qui  représentent 70 % des déchets marins en Europe. Avec ces nouvelles règles, ces produits plastiques à usage unique seront bannis et remplacés par des matériaux plus durables et moins nocifs pour l’environnement. Les États membres devront atteindre un objectif de collecte de 90% pour les bouteilles en plastique à usage unique d’ici à 2025, en mettant en place, par exemple, des systèmes de consigne, peut-on lire dans un communiqué de la Commission. « Les déchets plastiques constituent indéniablement un dossier de premier ordre. Les Européens doivent s’y attaquer de concert, car les déchets plastiques finissent dans l’air que nous respirons, dans notre sol, dans nos océans et dans nos aliments », a déclaré le vice-président de la Commission, Frans Timmermans. Ces propositions vont être transmises au Parlement européen et au Conseil pour adoption. « La Commission exhortera les autres institutions à traiter ce dossier en priorité et à fournir des résultats concrets pour les Européens avant les élections de mai 2019″, précise le communiqué. Chaque année, huit millions de tonnes de plastique – bouteilles, emballages ou autres déchets- sont jetés dans l’océan, tuant la faune marine et affectant la chaîne alimentaire de l’homme, selon le programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE).

Crise Samu : 19 propositions

Crise Samu : 19 propositions

Thomas Mesnier, urgentiste et médecin du Samu à Angoulême, député LREM fait des propositions dans le cadre du rapport demandé par  Agnès Buzyn ; il avait  la mission d’ausculter sur les soins non programmés » avec l’objectif de limiter le recours aux urgences (20 millions de passages par an) et les appels au 15 (25 millions chaque année).  La principale recommandation vise à faire assurer le maximum de premiers soins par les  généralistes. Malheureusement ces généralistes sont de moins en moins nombreux face à la demande, de moins en moins disponibles du fait de la sécu, le plus souvent absents en ville comme en milieu rural pendant les jours de fête et les week-ends. En cause, le numerus clausus mais aussi l’appauvrissement de la fonction de généralistes condamnés aux travaux forcés.  Après quatre mois d’auditions et de déplacements d’hôpitaux en cabinets médicaux, l’élu de Charente achevait début mai l’écriture de son rapport lorsque la révélation de la mort tragique de Naomi Musenga, survenue en décembre à Strasbourg, a mis en lumière la saturation du Samu. Il le remettra mardi à la ministre de la Santé.

 Thomas Mesnier admet que la régulation pêche : il y a « une cacophonie des numéros d’urgence » (15, 18 mais aussi 112, SOS médecins etc.) et le 15 est devenu « non un numéro d’urgence mais le numéro de régulation de la santé ». En attendant la réforme promise par Emmanuel Macron pour début juin, le rapport formule dix-neuf pistes pour inventer « une organisation nouvelle » susceptibles de délester les urgences. L’une d’elles propose d’obliger, par la loi, les généralistes à s’occuper des « premiers soins » !

Obésité : un marqueur social

Obésité : un marqueur social   

Gabrielle Deydier, fondatrice du webzine Ginette Mag, auteure du livre On ne naît pas grosse considère que l’obésité est un marqueur social dans une  interview à France –Info.
L’obésité est-elle un marqueur social ?

Gabrielle Deydier : 26% des personnes au smic sont obèses alors qu’on est 7% chez les personnes qui gagnent 4 000 euros et plus. Si vous superposez les cartes de l’obésité et les cartes de la pauvreté, elles correspondent. Oui, c’est un marqueur social. Un cumul des difficultés. Mais si vous prenez la carte de l’alcoolisme et des antidépresseurs, cela sera exactement la même chose.

Est-il difficile de résister à la malbouffe ?

On vit dans une société qui est totalement paradoxale. Elle est à la fois « obésogène » et « obésophobe ». Allez dans les grandes surfaces et allez au rayon des céréales. Le rayon fait 200 m, c’est hallucinant. Les enfants sont particulièrement visés, les paquets sont fluos, il y a des jouets. C’est très étudié.

Comment y échapper ?

Je suis devenue obèse sans tout ça. Je n’ai pas été élevée à la malbouffe, je n’ai pas été élevée aux sodas. J’ai toujours distingué une carotte d’une pâte à tartiner. On est dans un univers où la tentation est partout, mais ce n’est qu’une partie de la question. La prise de poids, l’obésité, c’est multifactoriel, ce n’est pas que d’être entouré d’aliments trop sucrés, trop salés, trop transformés.

L’obsession de la prise de poids peut-elle être nuisible ?

On a aujourd’hui des applications qui visent à regarder tout ce qu’on mange. On scanne pour savoir si c’est trop gras, trop sucré… Ça peut vous dire que votre paquet de biscottes est super sain mais qu’autre chose ne l’est pas. [Ce qui compte en réalité], c’est la fréquence avec laquelle on les consomme et pas si on les consomme une fois de temps en temps. Ces applications rendent les gens dépendants à ce qu’il y a dans leur assiette. Il ne faut pas partir dans des comportements déviants qui peuvent être l’orthorexie par exemple [obsession de l'alimentation saine].

Quelle est votre expérience en matière de régime ?

Si je n’avais pas fait mon premier régime pour perdre 10 kg, je n’aurais pas atteint 150 kg à 35 ans. La première fois que j’ai fait un régime, je faisais 65 kg, je voulais en perdre dix. Après, surviennent les mauvais diagnostics des hormones et puis après, l’enfer des régimes, des troubles du comportement liés à ces régimes restrictifs. Les régimes ? Même pas en rêve !

Pollution de l’air : la France assignée en justice

Pollution de l’air : la France assignée en justice avec six autres  pays

En dépit des discours et des dénégations de Hulot, la France est bien assignée en justice pour excès de pollution de l’air. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France. Pour le NO2, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France. La Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air. Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour « dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ».

Deux morts dans la salle d’attente des urgences de Tours

Deux morts dans la salle d’attente des urgences de Tours

Nouveau drame dans une salle d’attente à Tours qui témoigne évidemment de la crise plus générale des hôpitaux. . Le décès de deux femmes de 90 ans, respectivement dans la nuit du 11 au 12 avril dernier et le 3 mai. Les deux personnes âgées, atteintes de pathologies graves et en fin de vie, sont mortes dans la salle d’attente des urgences de Tours. On peut évidemment attribuer ces drames à des circonstances particulières) mais ce qui est en jeu c’est la situation globale d’un système de santé au bord de l’explosion. Il y a encore quelque années, ni le SAMU, ni les urgences n’étaient en pointe pour assurer les premiers soins mais le problème c’est qu’on a supprimé volontairement la médecine de ville (et encore davantage la médecine rurale). On ne trouve plus de médecins libéraux parce qu’on a réduit le numerus clausus mais aussi parce que la sécu interdit à ceux qui restent d’être de permanence quand ce serait nécessaire. Au nom d’économies stupides et criminelles. Du coup les urgences sont le réceptacle non seulement de toutes les pathologies mais aussi de toutes les misères. Le SAMU et les urgences devraient être réservés aux cas effectivement graves et urgents. Du coup on ne sait plus faire assez la distinction entre ce qui est grave et ce qui ne lest pas, entre ce qui est urgent et ce qui ne lest pas. Cela d’autant plus que les effectifs de ces urgences sont largement sous dimensionnés. Il y aura d’autres drames, il y en a même régulièrement qui ne font pas l’objet de l’attention de médias. A Tours le personnel dénonce cette situation :  « On a alerté à maintes et maintes reprises la direction sur le fait que cette salle d’attente n’était pas la solution. On a dénoncé les conditions d’accueil des patients qui se dégradaient. C’est la saturation dans les urgences tous les jours ». Le personnel s’était déjà mobilisé ces derniers mois dans les différents hôpitaux de France afin de dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.

Mort de Naomi : le drame d’un système de santé qui explose

Mort de Naomi : le drame d’un système de santé qui explose

 

On peut évidemment attribuer ce terrible drame à des circonstances particulières voire faire porter le chapeau à une ou deux personnes (dont les propos sont par ailleurs inqualifiables) mais ce qui est en jeu c’est la situation globale d’un système de santé au bord de l’explosion. Il y a encore quelque années, ni le SAMU, ni les urgences n’étaient en pointe pour assurer les premiers soins mais le problème c’est qu’on a supprimé volontairement la médecine de ville (et encore davantage la médecine rurale). On ne trouve plus de médecins libéraux parce qu’on a réduit le numerus clausus mais aussi parce que la sécu interdit à ceux qui restent d’être de permanence quand ce serait nécessaire. Au nom d’économies stupides et criminelles. Du coup les urgences sont le réceptacle non seulement de toutes les pathologies mais aussi de toutes les misères. Le SAMU et les urgences devraient être réservés aux cas effectivement graves et urgents. Du coup on ne sait plus faire assez la distinction entre ce qui est grave et ce qui ne lest pas, entre ce qui est urgent et ce qui ne lest pas. Cela d’autant plus que les effectifs de ces urgences sont largement sous dimensionnés. Il y aura d’autres drames, il y en a même régulièrement qui ne font pas l’objet de l’attention de médias mais celui là est celui de trop.  

Pollution de l’air : 7 millions de morts en 2017

Pollution de l’air : 7 millions de morts en 2017

Toujours plus de morts dus à la pollution qui n’empêche pas la course à la   métropolisation largemenet responsable.  7 millions de morts prématurées dans le monde, contre 6,5 millions en 2016 d’après l’OMS. En cause, essentiellement, la pollution de l’air extérieur (qui a fait 4,2 millions de victimes en 2017 contre 3 millions en 2016), alors que les décès liés à la pollution de l’air intérieur régressaient légèrement (de 4,3 à 3,8 millions). C’est plus que les décès cumulés dus au sida, à la tuberculose, au diabète et aux accidents de la route. Globalement, 90% de la population mondiale respire un air contenant « de hauts niveaux de polluants. »  La très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million). Neuf millions, cela représente un décès sur six dans le monde (16). La plupart (plus de 70 %) des décès attribués à la pollution sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux (AVC), cancers du poumon, broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires. Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (IndePakistanChineBangladeshMadagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs estiment que leur bilan « sous-estime » la réalité en raison des « nombreux nouveaux polluants chimiques qui restent à identifier »« Plus de 140 000 nouveaux produits chimiques et pesticides ont été synthétisés depuis 1950 », rappelle le rapport. Et, parmi les 5 000 substances les plus utilisées, moins d’un quart ont subi des tests de toxicité et d’évaluation avant leur mise sur le marché lors de la dernière décennie et seulement dans un nombre limité de pays riches. « Malgré ses effets de grande ampleur sur la santé, l’économie et l’environnement, la pollution a été négligée dans les politiques internationales de santé, déplore Philip Landrigan, coresponsable de la commission du Lancet et professeur à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, à New York.  . Maria Neira, directrice du département de santé publique à l’OMS : « La pollution atmosphérique affecte dramatiquement la santé humaine et. » Ce risque global est inégalement réparti. Plus des deux-tiers des décès ont lieu en Asie (environ 4 millions de morts), et notamment en Chine, mais aussi en Afrique (1 million). Selon les dernières données compilées par l’OMS, 91% de la population mondiale est aujourd’hui exposée quotidiennement à un air fortement pollué. Selon le rapport de la qualité de l’air 2017 de l’Agence européenne de l’environnement, la Bulgarie termine en tête des 41 pays européens les plus pollués. La Bulgarie enregistre le plus fort taux de mortalité prématurée liée à la pollution (20,1 morts/10 000 habitants), devant le Kosovo (18,6), la Serbie (17,3), la Macédoine (15,3), la Hongrie (13,7) et l’Italie (13,1). La France figure en 24ème position (7,2), derrière le Royaume-Uni (8,1) et devant l’Espagne (7,1). Cinq pays du nord de l’Europe (Suède, Finlande, Norvège, Irlande et Islande) ferment la marche avec des taux inférieurs à 4,2 morts prématurées pour 10 000 habitants.

 

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

 » Système de santé : à bout de souffle »(Patrick Bouet)

Patrick Bouet, généraliste et président de l’ordre des médecins dresse un tableau très critique de la situation de la santé en France dans uen interview au JDD. En fait comme le craint le président de l’ordre des médecins, on risque de s’attaquer davantage aux questions de couts qu’aux questions de qualité des soins. Sans surprise, la réforme du financement des hôpitaux sera sur la table, après une dégradation des comptes sans précédent en 2017: le déficit est estimé à 1,5 milliard d’euros pour les seuls établissements publics. Le gouvernement s’en tient sur ce sujet à la promesse d’Emmanuel Macron de « plafonner à 50% » la tarification à l’activité des hôpitaux, qui « pousse à une activité sans qualité », selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Un constat unanimement partagé, y compris par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui a qualifié mardi d’ »impasse » cette tarification à l’activité qui a conduit « l’hôpital au bord du burn-out ». Mais ce changement prendra du temps: une équipe d’experts devra proposer d’ici fin 2019 plusieurs nouveaux modèles de financement. Leurs travaux devront aussi tenir compte d’indicateurs de qualité commandés à la Haute autorité de santé (HAS) et englober les médecins et paramédicaux libéraux.  En parallèle, le gouvernement veut ouvrir la chasse aux actes « inutiles », qui représentent, selon Agnès Buzyn, 30% des dépenses de l’Assurance maladie. Les différentes spécialités médicales devront soumettre des propositions en ce sens d’ici l’été. Dans l’immédiat, toutefois, les tarifs des hôpitaux « seront en baisse » à nouveau cette année, a annoncé le Premier ministre. « Les bonnes intentions ne sont pas suivies d’effet », a regretté le président de la fédération des établissements privés (FHP), Lamine Gharbi, dont « l’inquiétude reste très forte ». Sur ce point comme sur d’autres, le gouvernement s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs. Ainsi, les regroupements d’hôpitaux vont être « approfondis » et le « virage ambulatoire » (soins sans hospitalisation) sera élargi à d’autres activités que la chirurgie. Autre cap maintenu, le « virage numérique » doit s’ »accélérer », soutenu par cinq milliards d’euros issus du Grand plan d’investissement annoncé en octobre. Le gouvernement y intègre également la généralisation du dossier médical partagé (DMP) et l’essor de la télémédecine. Par ailleurs, la formation des futurs soignants sera remaniée: en plus du « service sanitaire » obligatoire dès la rentrée de septembre, Edouard Philippe a promis « une réflexion sans tabou sur le numerus clausus », qui fait office de quota d’étudiants admis en deuxième année. Agnès Buzyn et sa collègue de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal devront aussi se pencher « sur l’avenir des épreuves classantes nationales qui précèdent l’internat » des étudiants et décident de leur spécialisation. Ces deux sujets feront l’objet de « mesures législatives dès le début de l’année 2019″, a assuré le Premier ministre.

Ne cédez-vous pas au catastrophisme en parlant d’une « explosion programmée » du système de santé?
Ce n’est pas un énième cri d’alarme mais l’aboutissement d’une réflexion de cinq ans. Une réflexion basée sur une connaissance du terrain – l’institution que je préside est présente dans chaque département – et aussi sur ma propre expérience : je suis généraliste en Seine-Saint-Denis depuis quarante ans. Dans mon cabinet, j’ai vécu toutes les évolutions, toutes les réformes successives qui ont conduit notre système, un bien commun, à l’impasse actuelle : il est à bout de souffle! Nous sommes vraiment arrivés à la fin d’un cycle. Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission!

Pourquoi sortir du bois avant les annonces du gouvernement, qui prépare justement une réforme?
Emmanuel Macron s’était engagé à réformer les retraites, mais il n’avait pas prévu de s’attaquer au système de santé. Aussi nous craignons que le projet en préparation au ministère de la Santé soit plus un cataplasme que la réforme globale attendue par l’ensemble de la population. Nous disons au président de la République que nous ne pouvons pas croire que la santé puisse être l’oubliée de sa volonté réformatrice.

 

De plus en plus d’allergies, pourquoi ?

De plus en plus d’allergies, pourquoi ?

 

Les facteurs explicatifs sont nombreux et parfois controversés. Toujours est-il que les allergies se multiplient notamment vis à vis des pollens. En cause d’abord, les conditions de vie qui ont beaucoup évolué en 50 ans, on vit dans des atmosphères de plus en plus confinées et ou de plus en plus polluées. En outre, le système immunitaire est affaibli du fait de l’absorbtion de quantités de produits chimiques y compris de médicaments ; Enfin i y a le bricolage transgénique ; Dans la flore les espèces étaient précédemment relativement fixées et le système immunitaire était capable de lutter contre les pollens en se construisant dès l’enfance. Depuis 50 ans, nombre d’espèce nouvelles et ou bricolées génétiquement ont été implantées et le corps n’est pas immunisé contre ces pollens. D’autres éléments sont aussi à prendre en compte. Reste que de personnes de 60 ans et  plus qui n’avaient jamais été atteintes  par des allergies le sont maintenant et qu’aucune génération n’est  l’abri. Selon la dernière carte de vigilance du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) qui est valable jusqu’au vendredi 27 avril, la quasi-totalité du territoire est touchée par le risque d’allergie.  Ces derniers jours, les concentrations de pollens de bouleaux ont battu des records, essentiellement dans le nord de la France. L’Est est surtout touché par les pollens de frênes et de charmes. Le Sud est, lui, concerné par les pollens de platanes et de chênes. Quant à Paris, la concentration de pollens de bouleaux a déjà battu le record de 1993… alors que la saison n’est pas terminée.  Les pollens de graminées font également leurs premières apparitions en France, ce qui pourrait gêner les personnes allergiques. 

 

Yaourts : des additifs et du sucre…..et du lait

Yaourts : des additifs et du sucre…..et du lait

 

Des yaourts bourrés ingrédients, d’additifs, de sucres ou d’édulcorants présumés cancérigènes. Ils contiennent aussi du lait mais jusqu’à 30% d’ajouts divers et variés. D’après une étude faite auprès d’internautes, en moyenne, les yaourts contiennent  3,8 additifs. Ce sont les yaourts aromatisés (au moins jusqu’à 4 fois plus chers évidemment) qui sont visés. Théoriquement les additifs sont interdits dans la production française de yaourts, mais un décret de 1988 autorise l’ajout d’arômes au lait fermenté et, dans la limite de 30% du produit fini, de « sucres et autres denrées alimentaires conférant une saveur spécifique ».  En particulier, certains produits destinés aux enfants se révèlent bourrés d’acidifiants, d’épaississants et autres colorants. Ainsi, les M&M’s Mix de Danone contiennent pas moins de 16 additifs différents. Méfiance également sur les produits minceur: ils recourent aux édulcorants pour remplacer le sucre. Les yaourts aux fruits à 0% de matières grasses de JanJac utilisent ainsi 16 additifs dans leur composition, dont de l’aspartame et de l’acésuflame. Ce dernier est classé comme « probablement cancérigène » par l’Association pour la recherche thérapeutique anticancéreuse (ARTAC). L’acésuflame est présent dans près de 5% des yaourts de notre échantillon. A noter l’acide carminique, issu de chenilles, un allergène notable. Les laitages sont pleins de bonnes bactéries, mais attention aux sucres. À l’exception des yaourts natures, les yaourts aux fruits ou aromatisés sont remplis de sucres ajoutés. Ils représentent entre 4% et 11% du produit fini des yaourts de notre échantillon. Par exemple, les 268 yaourts aromatisés recensés sur le site comptent en moyenne 14,6g de sucre pour un pot classique de 125g. Cela revient à avaler deux morceaux de sucre et demi par dessert. Pour rappel, l’OMS recommande de limiter l’apport en sucres à moins de 5% de la ration énergétique totale, soit à 25 grammes. Prendre des yaourts diététiques sans matières grasses ne garantit pas non plus l’absence de sucres ajoutés. Les 133 produits de cette catégorie affichent neuf grammes de sucre par pot en moyenne, l’équivalent d’un morceau de sucre et demi. Pour éviter de manger trop sucré, il faut donc privilégier les yaourts natures.

Tabac : baisse de 20 %?

Tabac : baisse de 20 %?

 

On ne peut que se réjouir de la baisse de consommation de tabac constaté en mars mais le chiffre de 20% en mars paraît surprenant. . En mars 2018, la vente de cigarettes aurait donc  chuté de 19,8% par rapport à mars 2017, soit la plus forte baisse mesurée sur un mois depuis 2004. Les ventes de tabac à rouler ont aussi reculé de 15,65% sur cette période, a annoncé ce vendredi matin la direction générale des douanes. Elle s’appuie sur les données fournies par Logista, le premier distributeur de tabac auprès des 26.000 buralistes français. Pour les spécialistes, cette baisse ne serait pas liée à la hausse de la contrebande, ou des achats transfrontaliers, la contrebande  de tabac serait l’un des commerces les plus juteux désormais. La France étant l’un des principaux marchés ; 25% de cigarettes étaient vendues de manière plus ou moins illégale. En cause évidemment les taxes avec des prix proches de 7 euros le paquet (là moitié du prix au noir). Le tabagisme est évidemment condamnable mais quand la fiscalité atteint un tel niveau d’une  certaine manière elle encourage la consommation via les filières illégales. Car ce sont surtout sur les taxes que jouent les filières dans la mesure où les contrefaçons sont très marginales. De quoi en tout cas réfléchir à la meilleure régulation pour lutter contre le tabagisme.    La France est donc devenue en 2014 le pays de l’Union européenne dans lequel la consommation de cigarettes vendues illégalement est la plus importante, français a atteint 26,3% de la consommation nationale, un « niveau record » estime Philip Morris dans un communiqué. Mais c’était uen enquête de 2014, aujourd’hui le commerce illicite pouraiat représenter 30 à 35%.Un paquet de 20 cigarettes coûte aux alentours de 8 euros (10 euros en 2020) tandis que le tabac à rouler coûte plus de 10 euros.

 

Crise des urgences à l’hôpital : la ministre fait un constat sans solution ! :

Crise des urgences à l’hôpital : la ministre fait un constat sans solution ! :

 

« Il faut désengorger les urgences », estime la ministre de la santé, une évidence !  Mais les perspectives ne sont pas à la hauteur du constat. Pour se dédouaner la ministre a souligné la qualité globale du système de santé en France. Ce qui n’est pas faux mais qui n’est pas une réponse à la question précise des urgences.  : « Le système de soins n’est pas si mauvais que ça, on aime beaucoup se flageller en France, je ne nie absolument par les difficultés aujourd’hui aux urgences ou dans les hôpitaux ou dans les EHPAD mais notre système de soins (…) continue à être l’un des meilleurs au monde » a-t-elle fait valoir. Le ministre a poursuivi en remarquant que le budget de la santé demeurait en France « nettement plus important que la moyenne des pays d’Europe » tout en reconnaissant une inadaptation du système de soins aux défis des pathologies chroniques.  La ministre de la Santé Agnès Buzyn a estimé qu’il fallait  »désengorger les urgences » qui prennent en charge une « majorité des personnes qui ne devraient pas y être« . « Il y a un problème clair au niveau des urgences. Elles sont totalement engorgées parce que la majorité des personnes qui s’y présentent ne devraient pas y être », s’est ainsi émue la ministre.

Le problème c’est que la médecine de ville ne répond plus à sa mission de première intervention du fait des directives de la sécu et du manque de médecins. Du coup, toutes les pathologies sont rabattues vers les urgences en particulier les week ends mais pas seulement.  Dans une vidéo pour Brut, le médecin urgentiste Patrick Pelloux raconte son dialogue (de sourds) avec l’Agence régionale de Santé : « On ne donne pas les moyens de travailler et d’avoir les moyens des missions de service public pour lesquelles on a été faits (…) C’était hallucinant de voir qu’on leur parlait, nous professionnels des services des Urgences d’Île-de-France, de notre vécu, c’est-à-dire des salles d’attente bondées, on n’a pas de lit d’aval, des retards de prise en charge… Et en face, l’Agence régionale de santé, nous avions des technocrates, tous jeunes, mais qui sont formatés dans le moule de la technostructure (…) La ministre de la Santé a fait toute sa carrière de technocrate, elle a gravi toutes les structures, c’est une experte (…) Vous ne pouvez pas parler avec elle », a-t-il ajouté. Au-delà de ce refus du catastrophisme, la ministre  a considéré que la crise hospitalière était en grande partie due à une mauvaise gestion de la démographie médicale et à la volonté d’éviter la pléthore médicale pour diminuer le déficit de la sécurité sociale. Elle a néanmoins rappelé que, selon les projections, grâce aux derniers élargissements du numerus clausus, le nombre de médecins allait de nouveau augmenter à partir de 2025 et qu’il fallait trouver des mécanismes d’adaptation en attendant. D’uen certaine manière est la crise des médecins libéraux qui alimente les urgences, Les jeunes médecins par ailleurs préfèrent exercer dans uen autre fonction conte tenu des conditions de travail et des faibles rémunérations.  La ministre a  tout de même reconnu que les médecins généralistes libéraux « sont plutôt moins bien payés que dans les autres pays européens » et a jugé qu’il fallait penser à revaloriser leur rémunération…mais en sortant du modèle du paiement à l’acte.  Concernant les Ehpad la ministre a largemenet pédalé dans la semoule. Visiblement, elle ne connait pas le dossier. Pour récuser l’augmentation des effectifs elle a affirmé que nombre de présidents des Ehpad n’étaient pas dépendants ! Heureusement qu’elle a reconnu qu’elle  elle ne s’était pas « forgée d’intime conviction »sur le financement.

Plan prévention santé : un inventaire à la Prévert

Plan prévention santé : un inventaire à la Prévert

 

Un petit plan prévention de 80 millions annuels pendant 5 ans dont des mesures qui sont loin d’être inutiles mais il y en aurait bien d’autres à prendre. Ce plan donc une impression d’auberge espagnole assez peu structuré et finalement d’assez vite fait. Exemple cet ajout sans doute de dernière minutes pour la prévention dans les Ehpad qui ne réponde pas à la double question du finalement et des effectifs (on aurait pu aborder la question du maintien de la santé des personnes âgées à domicile). A noter qu’on prudemment éviter d’aborder la question de l’alcool, question toujours un peu taboue en France. !.

Les  25 mesures

. Recommander la prise systématique de vitamine B9 (acide folique) aux femmes enceintes durant au moins les deux premiers mois de grossesse. Le but: éviter l’une des malformations néonatales les plus fréquentes, les anomalies de fermeture du tube neural (1 naissance pour 1.000), à l’origine de malformations de la moelle épinière.

. Augmenter « significativement » la taille du pictogramme « interdit aux femmes enceintes » sur les bouteilles d’alcool (vin compris), « en concertation avec l’ensemble des acteurs ». Mise en œuvre espérée en 2019.

. Créer d’ici fin 2018, un site internet d’information du public sur les produits chimiques contenus dans les produits de consommation courante.

. Etaler de 0 à 18 ans les vingt examens de santé de l’enfant pris en charge à 100%, aujourd’hui prévus entre 0 et 6 ans. But affiché: « prendre en compte les problématiques spécifiques de l’enfant puis de l’adolescent », notamment les risques auditifs liés à l’écoute de musique.
Egalement au programme, des actions de promotion de l’activité physique pour « réduire le surpoids et l’obésité chez les enfants ».

. Expérimenter « dans quelques régions à forte incidence d’infections sexuellement transmissibles (dont une région d’outre-mer) » un programme de prévention en santé sexuelle pour les moins de 25 ans. Il inclura la mise en place d’une carte donnant un accès gratuit à des préservatifs.

. Financer les « consultations jeunes consommateurs » pour les moins de 25 ans aux conduites addictives (tabac, alcool, cannabis, voire écrans) par la future amende pour usage de stupéfiants.

. Former 80% de la population aux gestes de premiers secours, selon des modalités à définir d’ici la fin de l’année.

. Rembourser progressivement les traitements anti-tabac comme n’importe quel médicament, à la place du forfait de 150 euros par an qui existe actuellement.

. Eliminer l’hépatite C à l’horizon 2025. Certains traitements vont bientôt être disponibles dans les pharmacies de ville, en plus des hôpitaux.

. Introduire un troisième programme national de dépistage organisé, celui du cancer du col de l’utérus, après le cancer du sein et le cancer colorectal.

. Permettre à davantage de professionnels de santé de vacciner, en plus des médecins, avec l’objectif de « généraliser dès 2019″ la vaccination en pharmacie contre la grippe.

. Etendre le logo Nutriscore aux cantines (y compris scolaires) à partir de 2020. Cet étiquetage à cinq couleurs est destiné à informer les consommateurs sur la qualité nutritionnelle des aliments.

. Réaliser, au moins une fois par an, un bilan de santé pour les personnes handicapées, pour « repérer les besoins de soins courants dont ceux en santé bucco-dentaires ».

. Mettre en place dès 2018 un plan de 15 millions d’euros annuels pour financer des programmes de prévention en Ehpad (Etablissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

 

 

CETA : Mercosur : Poulet, bœuf aux hormones, farines animales, antibiotiques et autres cocktails chimiques

CETA : Mercosur : Poulet, bœuf aux hormones, farines animales, antibiotiques et autres cocktails chimiques

Inutile de tourner autour du pot,  l’agriculture est une  variable d’ajustement pour faciliter les échanges sur d’autres produits. Par exemple la vente des multinationales de  matériels aéronautiques, de services, du BTP, de télécoms etc.  Déjà  40% du poulet non conforme aux critères d’hygiène européens entrent déjà en France. Avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay), ce serait 3 millions de poulets supplémentaires par an dans l’Hexagone. « On ne peut pas tolérer de la part de l’UE que les quotas augmentent et que les standards de qualité baissent », s’insurge Paul Lopez. Même chose pour le bœuf. L’équivalent de 14,4 milliards d’euros s’est déversé dans les assiettes des Français sous forme de viandes, produits laitiers transformés, poissons, crevettes, café, thé, et surtout fruits et légumes. Leur hausse globale, de 5% par rapport à l’année précédente, a fait basculer dans le rouge la balance commerciale française. Et progresser d’autant les risques sanitaires. En plus du traité Mercosur il y a le traité avec le Canada : le CETA.  À juste titre,  les éleveurs notamment bovins réclament  une renégociation du CETA au  motif que cela fait peser une menace sans précédent sur la filière. Il faut rappeler que le CETA  a été négocié dans la plus grande discrétion par l’union européenne voire dans la plus grande opacité ; aucune  étude d’impact sérieuse n’a été réalisée. Ce CETA  est par ailleurs un curieux objet juridique puisqu’il va entrer en vigueur le 1er mars sans avoir été formellement approuvé par les Etats. Une sorte de mise en application provisoire qui va durer longtemps ! Pourtant le CETA  va favoriser l’importation massive d’animaux  shootés aux OGM, aux protéines suspectes et aux hormones de croissance sans parler de l’avantage de compétitivité liée au dimensionnement de l’appareil de production au Canada. Aurélie Trouvé, agroéconomiste à AgroParisTech, a souligné dans uen étude « les potentielles menaces sur la viande bovine et porcine, liées au différentiel de compétitivité. » « Les échanges entre l’UE et le Canada sont excédentaires pour l’UE, mais ils sont essentiellement tirés par les boissons. En revanche, le déficit se creuse pour les oléagineux (grâce au soja et au canola canadiens), et les céréales. » Et le Ceta devrait contribuer à l’accentuer. Les droits de douane ne seront pas totalement supprimés pour les viandes, mais la contrepartie pourrait s’avérer tout aussi dangereuse, avec des contingents à droit nul relativement importants.  Aurélie Trouvé souligne également d’autres risques, plus insidieux, à savoir les barrières non tarifaires, les mécanismes de règlement des différends via les tribunaux arbitraux, et l’organe de régulation des réglementations (dont l’objectif est de supprimer toute entrave au commerce, en procédant à une reconnaissance respective des normes de part et d’autre de l’Atlantique, par exemple). Les normes potentiellement visées par le gouvernement et les industriels canadiens (et qui font l’objet de plaintes à l’OMC) sont la ractopamine (en porcin), l’hormone de croissance (en bovin), les OGM… Mais aussi potentiellement la politique agricole européenne. « Les subventions agricoles dans l’UE sont beaucoup plus importantes qu’au Canada. Or, il est possible de les discuter si l’une de parties considère que cela lui porte préjudice. Et il y a un effet « cliquet » : une fois que les barrières, les normes ou qu’un instrument de régulation tombent, il est impossible de revenir en arrière. » Les défenseurs d’un retour à une régulation en élevage devraient donc s’interroger sur leur soutien au Ceta. Car les deux choses sont incompatibles, selon la chercheuse. Baptiste Buczinski, de l’Institut de l’élevage, a insisté sur le différentiel de compétitivité. « Le maillon de l’engraissement canadien est plus compétitif, grâce à leurs élevages en feedlot. Mais le maillon le plus compétitif, c’est l’abattage car 4-5 gros abattoirs se répartissent le secteur, dont les numéros un et deux mondiaux, JBS et Cargill, qui traitent chacun plus de 4 millions de tonnes. » Un différentiel de concurrence existe aussi sur la réglementation : protéines animales autorisées dans l’alimentation, pas de contraintes relatives au bien-être, une traçabilité avec quelques « failles »…. Dans le porc, l’étude arrive aux mêmes conclusions, pour les mêmes raisons.

 

Pesticides dans 72% des fruits

Pesticides dans 72% des fruits

Pas une découverte mais une confirmation et cela ne améliore pas. Plus de 72% des fruits et 41% des légumes testés par les services de la Répression des fraudes pendant ces cinq années contenaient des résidus de pesticides. Côté fruits, le record est détenu par le raisin avec près de 90% des échantillons positifs, suivi des agrumes et des cerises. Les moins touchés sont les kiwis : un peu plus d’un quart des fruits testés contenaient des  pesticides. Pour les légumes, c’est dans les céleris branches et les herbes fraîches qu’on en trouve le plus (dans environ huit échantillons sur dix). Les betteraves et les asperges sont en revanche en queue de peloton.  Plus inquiétant encore, le dépassement régulier des seuils réglementaires. C’est le cas dans 7% des cerises testées, et, côté légumes, dans 30% des échantillons d’herbes fraîches. L’étude permet ainsi de suivre l’évolution de la présence des pesticides sur cinq ans, avec malheureusement peu ou pas de progrès.

Oeufs de poules élevées en plein air obligatoire sauf pour l’industrie alimentaire

Oeufs de poules élevées en plein air obligatoire sauf pour l’industrie alimentaire

Le ministre reprend un des promesses de Macron, à savoir l’obligation de ne commercialiser des œufs de poules que si ces dernières sont élevées en plein air. Mais en plein air ne signifie pas fin de l’élevage intensif . Mais en même temps cette obligation ne s’appliquera pas le à l’industrie alimentaire  En 2015, 220 œufs ont été consommés en moyenne par chaque français, dont 40% sous forme d’ovoproduits. En 2013, 290 000 tonnes d’ovoproduits ont été fabriqués en France par une soixantaine d’industriels. Ils sont destinés à l’industrie alimentaire et à l’exportation (pâtisserie, biscuiterie, pâtes alinéaires, industrie laitière, etc.) ainsi qu’à la restauration hors domicile. « En 2022, les œufs coquilles seront issus d’élevage de plein air et plus d’élevage en cage. C’est un engagement de campagne, il sera tenu » a ainsi réaffirmé le ministre de l’Agriculture, au micro d’Europe 1. Les produits à base d’œufs, en revanche, ne seront pas concernés, comme le fait remarquer le Huffington Post. « La filière française se porte bien, petit à petit il y a moins d’élevage en batterie mais il n’est pas possible d’interdire tous les élevages en batterie », a indiqué le ministre. En décembre dernier, l’association L214, qui milite pour le bien-être animal, avait demandé au gouvernement d’interdire tout élevage de poules pondeuses en batterie d’ici 2025. Pour cela, il lui faudra donc attendre encore un peu.

 

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