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Brexit : le feuilleton va durer encore longtemps

Brexit : le feuilleton va durer encore longtemps

Théoriquement la mise en œuvre du Brexit a été repoussée en octobre pour  laisser le temps à la Grande-Bretagne de déterminer sa position pour négocier la rupture. En l’état de la situation politique, il est probable que ce délai sera encore trop court pour permettre non seulement de mettre en œuvre la rupture mais surtout pour définir la nature des nouvelles relations commerciales. Certes pour des motifs politiques les ultras Brexiters menacent d’une rupture brutale sans paiement de la moindre indemnité à l’Europe. Mais cette position vise surtout à conforter leurs postures électorales. Une fois pouvoir ces Brexiters purs et durs seront confrontés aux dures réalités des énormes chamboulements qui résulteraient d’une absence de partenariat économique avec l’union européenne. Notons que la situation politique est tellement instable en Grande-Bretagne qu’elle nécessitera sans doute un retour aux urnes des parlementaires. Une hypothèse qui encouragera encore le report de la date du Brexit. Pour parler clair ce n’est pas demain que la Grande-Bretagne aura effectivement quitté l’union européenne. Dans un an, dans deux ans, dans cinq ans voir jamais ; au sein de l’union européenne on se prépare en attendant à accepter tous les délais qu’on voudra pour éviter une rupture certes fatale à la Grande-Bretagne mais aussi à l’union économique “En définitive, personne ne veut être vu comme celui qui débranchera la prise”, a déclaré cette source, selon des propos rapportés par le journal britannique. La plupart des Etats membres de l’UE, écrit The Times, sont disposés à repousser une nouvelle fois la date du divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, malgré que la majorité des candidats à la succession de Theresa May ont dit vouloir quitter le bloc au 31 octobre prochain, avec ou sans accord.

Patrimoine : encore un fonds européen !

Patrimoine : encore un fonds européen !

La France souhaiterait que soit mis en place un fonds européen de solidarité pour le patrimoine. Un fonds de plus demandé  par la France qui s’est faite une spécialité de proposer la création de nouveaux mécanismes financiers à propos de tout et n’importe quoi. Ce fonds aura peut-être davantage de succès que les autres propositions de ce type faite par Macron notamment pour la mutualisation des dettes et des s’investissements. Des projets systématiquement repoussés par nombre de pays européens et surtout par l’Allemagne qui ne veut pas être solidaire de la gestion approximative de certains pays européens dont la France. Il est vrai qu’un fonds du patrimoine constituerait un enjeu assez secondaire au regard des besoins financiers du patrimoine comparés à ce qui serait envisagé dans le domaine macro-économique “Le Président a pris l’initiative d’écrire à ses homologues pour leur proposer de créer un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire”, dit Amélie de Montchalin dans une interview publiée par le JDD.L’incendie qui a entièrement détruit la charpente de Notre-Dame de Paris dont une grande partie datait du XIIIe siècle, a suscité une vague d’émotion à travers le monde. Des promesses de dons, estimées à plus d’un milliard d’euros, ont afflué de la part des grandes fortunes et entreprises françaises, notamment. “Quand il y a un grand incendie en Europe, un mécanisme de solidarité peut permettre de prêter des Canadair entre pays de l’Union. Pour le patrimoine, on peut imaginer un réseau d’experts mis à disposition en fonction des besoins”, précise Amélie de Montchalin. Cette proposition de mise en commun de moyens peut se comprendre mais c’est autre chose que de proposer encore un nouveau fonds européen.

L’emploi à domicile : encore un recul

L’emploi à domicile : encore un recul

 

 

C’est le paradoxe de l’emploi ; alors qu’on annonce à grand renfort de tambours l’emploi à domicile comme le principal vecteur de création d’emplois, dans les faits il ne joue guère. des raisons à cela, un pouvoir d’achat globalement insuffisant de certains  employeurs pour recourir à des aides à domicile, du coup le nombre d’employeurs se réduit . Aussi les difficultés de recrutement dans le secteur qui elles découlent de conditions de travail et salariales notoirement  insuffisantes. Il n’est pas facile de recruter du personnel à temps partiel pour des rémunérations de 700 à 800 €, surtout avec des horaires décalés.  A ‘évidence, ce secteur mériterait une analyse particulière pour parvenir à des prix acceptables par les demandeurs et à des conditions sociales attirantes pour le personnel. L’emploi à domicile a poursuivi son recul au quatrième trimestre 2018 avec un nombre d’employeurs qui est repassé sous la barre de 1,9 million pour la première fois depuis début 2007, selon les données CVS-CJO publiées vendredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Il s’élevait à 1,896 million au 31 décembre, soit un recul de 0,8% sur un trimestre, après une baisse de 0,2% les trois mois précédents, et une diminution de 1,5% sur un an. Mais les hausses en parallèle de 0,6% du volume horaire moyen déclaré par employeur et de 1,5% du salaire moyen versé, sur fond de baisse des cotisations sociales, se sont traduites par une progression de 0,6% de la masse salariale nette, à 1,21 milliard d’euros, au quatrième trimestre. Sur un an, le salaire moyen versé par employeur bondit de 2,3% et la masse salariale progresse de 0,8%. Pour la seule garde d’enfant, le nombre d’employeurs a diminué de 0,4% au 4e trimestre 2018 mais les heures qu’ils ont déclarées ont augmenté dans le même temps de 1% en moyenne. Si l’on ajoute la hausse des salaires, la masse salariale de cette activité a progressé de 1,5% sur le trimestre (+2,4% sur un an). S’agissant du champ distinct des assistantes maternelles, le nombre de comptes a reflué de 1,5% au cours du 4e trimestre 2018, à 828.000, et le volume d’heures déclaré s’est replié de 1,0%. La masse salariale nette est restée quasi stable (-0,1%) à 975 millions d’euros.

Arjowiggins: encore une usine française de 570 salariés liquidée

Arjowiggins: encore une usine française de 570 salariés liquidée

 

La société liquidée, qui emploie 570 salariés dans son usine de production de papier recyclé à Bessé-sur-Braye (Sarthe), et une cinquantaine à son siège social situé à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), n’a pas réussi à réunir les financements nécessaires à une poursuite de l’activité, a déclaré Thomas Hollande, avocat des représentants des salariés du site. En revanche, le tribunal a validé un plan de reprise partiel de la papeterie Arjowiggins Le Bourray, située à Saint-Mars-la-Brière (Sarthe), par la société CGMP située à une vingtaine de kilomètre, à Tuffé. Client historique du site, CGMP, spécialisée dans les serviettes et nappes en papier, reprend l’activité ouate et 117 salariés sur 250 pour un million d’euros, précise la présidente de CGMP, Céline Bourdin. L’usine du Bourray fabrique aussi des ramettes de papier.

Quant à l’usine Arjowiggins Greenfield, qui produit de la pâte à papier recyclée à Château-Thierry, dans l’Aisne, elle a été attribuée avec ses 75 salariés à l’allemand Wepa, spécialisé dans les tissus hygiéniques en papier, confirme Laurent Benault, directeur du site. Wepa, qui a mis 16 millions d’euros sur la table, a déjà deux usines en France. Un autre concurrent était en lice pour reprendre Greenfield, le papetier autrichien Mondi. Les pouvoirs publics s’engageaient à financer la moitié de la somme et à mettre sur la table respectivement 20 millions et 12,5 millions d’euros. Mais compte tenu des délais extrêmement courts, la partie privée du financement n’a pu être montée. Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire et sa secrétaire d’Etat, Agnès Panier-Runacher, disent dans un communiqué prendre « acte » de la décision de liquidation du site de Bessé-sur-Braye et annoncent la mise en place « d’outils exceptionnels » pour accompagner et reclasser les salariés. Ils annoncent la mise en place d’un « contrat de sécurisation professionnelle » assorti notamment d’une allocation chômage correspondant à 75% du salaire brut pendant 12 mois, contre 60% du salaire brut en droit commun et une prime de reclassement assortie de conditions !!!

« Il faut plus de décentralisation « (Jean-Luc Moudenc)…. Pour dépenser encore plus inutilement ?

« Il faut plus de décentralisation «  (Jean-Luc Moudenc)…. Pour dépenser encore plus inutilement ?

Le maire de Toulouse dans une interview à la Tribune demande encore davantage de décentralisation et évidemment de moyens supplémentaires. Et d’ajouter que cette demande de décentralisation est encore plus forte dans les grandes villes dont la sienne évidemment. La question qui se pose est de savoir si en France on ne réduit pas la décentralisation à l’augmentation sans fin des moyens financiers. Quand on évalue la gestion des élus locaux il y a de quoi s’interroger tellement la gabegie financière est grande. Souvent en raison de la folie des élus qui investissent sans justification dans le béton et le bitume, dans des projets pharaoniques. Sans parler de la dérive des coûts de fonctionnement du fait de superstructures administratives qui ne cessent de croître sans contrôle du nombre de salariés et des autres dépenses. Pour preuve dans nombre de villes en France le premier employeur et la collectivité locale ! Le problème de la décentralisation en France aboutit souvent à une véritable gabegie tellement sont incompétents en matière de gestion les élus. La tribune du maire de Toulouse mérite la lecture :

 

Pas moins de 80 % des Français, selon le sondage sondage de la tribune réalisé avec BVA et Public Sénat appellent à une réorganisation des collectivités locales. Partagez-vous ce constat ?

JEAN-LUC MOUDENC - Les Français sont d’accord aujourd’hui avec leurs élus locaux qui demandent une nouvelle étape de décentralisation. Néanmoins, les réponses apportées ne peuvent pas être uniformes dans l’ensemble du pays. On voit bien que, dans les grandes agglomérations, la demande de décentralisation supplémentaire est plus forte qu’ailleurs. Alors nous pouvons très bien distinguer les grandes agglomérations et les concevoir comme des locomotives pour le pays auxquelles l’État donnerait davantage de moyens. L’autre lecture de ce sondage concerne l’organisation de l’État lui-même.

Il est victime de ce qu’on pourrait appeler l’hydrocéphalie, où la tête a beaucoup enflé et le corps rapetissé. Je veux dire par là que les administrations centrales, qui sont à Paris, sont tout aussi puissantes que lorsque l’État était centralisé avant les différentes réformes. Par contre, nous observons que les préfets en région ont de moins en moins de moyens. L’État aurait à gagner à ré-arbitrer la répartition de…etc »

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

Européennes : pas plus de 2 verts par jour et encore pas tous les jours !

 

Pas  plus de deux verres d’alcool par jour et encore pas tous les jours : c’est le nouveau slogan de France Santé Publique pour préserver la santé des Français. De la même manière, on pourrait dire « pas plus de deux Verts par jour et encore pas tous les jours » pour les listes européennes. En effet pratiquement chaque jour les différents listes politiques annoncent le recrutement d’écolos qui ont ainsi l’occasion de se recycler politiquement. Il faut dire que l’écologie est à la mode. Chacun va donc afficher un candidat verdoyant en position éligible aux élections européennes. On peut le vérifier dans pratiquement tous les partis politiques. Il est clair que le thème environnemental prend une importance de plus en plus grande dans les préoccupations des citoyens et qu’à défaut de conviction les organisations politiques se doivent d’afficher un candidat en livrée verte. Pas trop non plus car il ne faut pas quand même effrayer les productivistes qui militent pour le recours à des procédés de production aux émissions polluantes dangereuses. On va donc équilibrer les listes par exemple avec la présence d’un agriculteur ou d’un rural. Certaines listes vont aussi se doter d’un ou deux gilets jaunes pour satisfaire les couches populistes. Finalement les listes politiques constituent un savant cocktail d’éléments très divers mais qui produit est rarement un breuvage politique très buvable. Tout cela aboutit à une sorte de gris comme lorsqu’on mélange de manière excessive les couleurs de la palette. Et pour ce breuvage là, même un verre par jour c’est déjà beaucoup !

Européennes: encore un écolo biodégradable dans la majorité

Européennes: encore un écolo biodégradable dans la majorité

 

 

Pascal Canfin rejoint Macron pour les européennes. Ce n’est pas le premier ni le dernier écolo qui se laisse séduire par les sirènes du pouvoir. D’une certaine manière, le pouvoir attire les responsables écolos nationaux comme des mouches et ils finissent d’ailleurs comme elles : dans le vinaigre. Le dernier en date en avoir fait l’expérience est Nicolas Hulot qui lui aussi a fini dans le vinaigre. Il faut convenir que souvent les convictions idéologiques des oligarques écolos sont assez fragiles et biodégradables dans ors de la république. Cela démontre l’évidence qu’un mouvement écolo ne saurait être politique s’il veut conserver son indépendance et sa force de proposition. On objectera que justement la plupart des forces politiques écolos attirent d’anciens dirigeants écolos. .Mais il s’agit moins d’intégration de problématiques environnementales que de débauchage qui pèse peu sur les orientations écologiques du pouvoir.  À l’automne, l’ancien ministre du Développement sous François Hollande avait pourtant refusé d’intégrer le gouvernement en remplacement de Nicolas Hulot, faute de garanties suffisantes sur la transition écologique. En novembre, il avait formellement exclu de figurer sur la liste de la majorité puisqu’il souhaitait «garder [sa] liberté», alors que son nom revenait avec insistance pour en être la tête de pont. Il a finalement changé d’avis et se hisse en deuxième position sur la liste. Ce spécialiste de la question climatique, ancien eurodéputé, est un ralliement de poids pour le parti présidentiel, souvent montré du doigt pour son manque d’ambition en matière écologique. Soucieux de «verdir» leur casting, afin d’enrayer la liste portée Yannick Jadot avec Europe Écologie-Les Verts, les macronistes ont donc placé le candidat tout en haut de la liste, afin de former un tandem avec Nathalie Loiseau, la tête de liste. Après le député européen Pascal Durand, c’est le deuxième écologiste qui rejoint la liste de rassemblement de LREM. «C’est une bonne idée», réagit Daniel Cohn-Bendit, soutien d’Emmanuel Macron, lui aussi passé de l’anarcho gauchisme à l’écologie puis à l’ultralibéralisme.

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Aéroport de Toulouse : encore des Chinois candidats

Pendant que la France continue de faire du capitalisme à la papa, c’est-à-dire sur des conceptions du siècle dernier les grandes zones économiques, elles, pratiquent une nouvelle forme de régulation qui allie certes le capitalisme mais en préservant l’intérêt national. Quitte parfois  à entraver l’importation de biens ou de capitaux. Ainsi la France s’apprête à renouveler la privatisation de l’aéroport de Toulouse avant d’engager  celles d’ADP. Un nouveau chinois a manifesté son intérêt pour une prise de participation. On notera que ni en Chine ni aux États-Unis il n’est possible de laisser des capitaux privés étrangers prendre le contrôle des infrastructures. Pour des motifs stratégiques évidemment. D’une certaine manière, les orientations du gouvernement actuel, comme des précédents, consistent  à laisser le marché arbitrer les grands choix économiques du pays. C’est vrai pour les infrastructures (exemple les autoroutes ont été privatisées en grande partie)  mais c’est vrai également de la politique industrielle dont des pans entiers ont été bradés voir tout simplement abandonnés. La philosophie économique française a bien une quarantaine d’années de retard. Elle se réfère surtout au courant qu’on appelle l’école de Chicago, une vision libérale de l’économie qui s’appuie sur la théorie du libre marché et de la théorie classique des prix et du monétarisme. C’est un peu le laisser-faire de Guizot  (dans les années 1840) qui considère que l’efficacité des marchés coïncide avec l’intérêt général En opposition au keynésianisme et à l     peste socialisante. Du coup les chinois ne se gênent pas pour prendre des positions en France, ce qui est interdit en chine sauf avec un partenaire chinois.  L’émergence d’un groupe chinois parmi les candidats attise d’ailleurs  l’inquiétude des actionnaires locaux. « On a l’impression que les groupes français ont servi de lièvres pour faire monter les enchères. Ce n’est pas rassurant », fait remarquer Bernard Keller, vice-président de la Métropole qui siège au conseil de surveillance de l’aéroport. De son côté, Jean-Louis Chauzy, président du Ceser Occitanie, affirme :« C’est une surprise sans en être une. La Chine veut étendre son influence dans le monde en rachetant des infrastructures comme les ports et les aéroports pour construire de nouvelles routes de la soie. Elle n’est pas prête à renoncer à l’aéroport de Toulouse, car c’est là qu’est implanté Airbus, c’est une opportunité d’être au coeur de l’industrie aéronautique française. »

Sondage opinion : Macron remonte encore grâce à Bolloré !

Sondage opinion : Macron remonte encore grâce à Bolloré !

 

Après Lagardère l’un des plus fervents soutient de Macron, c’est au tour de Bolloré d’utiliser les médias qu’ils possèdent pour afficher une remontée du chef de l’État. Bolloré qui a d’ailleurs organisé un grand débat dans l’émission télé de Cyril Hanouna Lagardère propriétaire d’Europe numéro un et du JDD a été le premier à révéler une remontée surprise de Macron. Il est maintenant suivi par un autre fan de Macron à savoir Bolloré qui lui aussi titre dans Paris-Match que le chef de l’État aurait vu sa cote de popularité grimper de 6 %. La stratégie est claire : influencer l’opinion publique pour créer une dynamique positive en tout cas moins catastrophique. De toute manière ces sondages sont à prendre avec des pincettes car tout dépend aussi de la méthodologie, en clair de l’orientation des questions et de l’exploitation des résultats. Il est clair que nombre de grands patrons, de financiers qui ont largement permis la victoire de Macron en le finançant s’inquiètent doublement. D’une part de la dégradation du climat économique, d’autre part de la baisse d’audience de Macron depuis l’été 2018. Deux très mauvaises nouvelles pour le business. En réalité les facteurs explicatifs de la dégradation économique sont liés à des éléments internationaux mais il est vrai que la politique de Macron a nettement affecté la confiance des acteurs économiques. Surtout depuis le très net tassement de la croissance en 2018 et des perspectives relativement déprimantes puisque la France aura des difficultés à atteindre 1,3 % d’augmentation du PIB. Lagardère, Bolloré et autres financiers qui soutiennent Macron s’efforcent donc d’insuffler un certain vent d’optimisme sur le plan économique et politique. Le soutien économique est nécessaire à leur business et le soutien politique est favorable au maintien de la politique fiscale injuste qui leur profite. Jusqu’aux élections européennes il faut donc s’attendre à de possibles manipulations des sondages. Pour preuve on voit régulièrement la liste en marche réapparaître en tête des sondages alors que d’autres instituts d’opinion mettent la liste du Front National nettement devant la liste en marche. D’après Paris-Match qui n’est pas spécialement un journal gauchiste avec 36% de « bonnes opinions », le chef de l’État gagne six points de popularité en un mois, tout comme son Premier ministre, qui bénéficie de 47% d’opinions positives.  Avec 36% de « bonnes opinions », le chef de l’État pointe encore en 18ème position de ce classement, à égalité avec son prédécesseur, François Hollande (=). 64% des Français interrogés ont une « mauvaise opinion de lui ». Avec 47% d’opinions positives, le Premier ministre se hisse quant à lui en quatrième position, à deux points seulement du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, qui gagne quarts points à 49%, selon cette enquête. Ils sont aussi nombreux (47%) à avoir une mauvaise opinion d’Édouard Philippe. Le classement est toujours dominé par l’ancien ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot (73%, -2) et Alain Juppé (56%, +4). Parmi les autres personnalités, Bruno Le Maire gagne quatre points à 42%, Gérard Larcher cinq à 37%, Laurent Wauquiez trois à 34% et Marine Le Pen en perd trois à 30%.

*Enquête réalisée par téléphone du 8 au 9 février auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

SONDAGES « Lagardère », ça marche : Macron remonte encore !!!!

SONDAGES « Lagardère », ça marche : Macron remonte encore  !!!!

 

La  presse du groupe Lagardère nous ressert le sondage déjà paru la semaine dernière et qui montrerait une remontée de la popularité du chef de l’État en un mois. Dans le JDD et sur Europe 1, on a diffusé un sondage qui montre que la cote de popularité de Macron aurait enregistré un rebond de 4 points. Même chose D’après le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match. Un résultat curieux quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Ce n’est pas la première fois que certains sondages sont un peu bidouillés pour faire remonter la popularité du pouvoir. Cela d’autant plus que ce sondage est commandé par Paris-Match propriété de Lagardère un grand supporter de Macron. Pour preuve l’attitude systématiquement pro Macron du rédacteur en chef du JDD, Hervé Gattegno (propriété aussi de Lagardère) sur les plateaux télé. Il est clair que certains milieux financiers qui ont permis à Macron de devenir président s’inquiètent de son décrochage dans l’opinion est aussi de leurs conséquences économiques. D’où parfois des sondages curieux qui brusquement font remonter l’image d’un président. Selonla première enquête menée les 3 et 4 janvier, l’action du chef de l’Etat réunit 28% d’opinions positives, en hausse de cinq points de pourcentage par rapport à décembre, quand seuls 23% de sondés approuvaient son action. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Ce sondage avait été peu repris dans la presse. Du coup rebelote avec la diffusion d’un sondage le 10 janvier avec les mêmes résultats. Et cette fois largement repris, bêtement comme d’habitude, par les grands médias Macon peut vraiment dire merci à Lagardère pour le soutien qu’il lui  apporte à travers des sondages pour le moins sulfureux et en plus contredits par d’autres à la même date au début de janvier.  Dans le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match de début janvier, on constate une remontée de popularité pour le pouvoir. À l’inverse, les Français sont de plus en plus critiques vis-à-vis de l’action du gouvernement, 75 % sont mécontents, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 3 janvier.  Un résultat curieux pour l’IFOP quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Une seule explication sans doute,  il s’est passé quelque chose la nuit du 3 janvier puisqu’un  sondage a été réalisé les 2 et 3 janvier et l’autre les 3 et 5 janvier. Ce sont les mêmes résultats qui sont fournis le 20 janvier pour une étude qui aurait été faite le 10 janvier. Quel événement majeur a pu se passer en quelques jours ? Notons les contradictions du JDD :

« Dans le détail, le Président gagne 3 points chez les « plutôt satisfaits » (22%) et 1 chez les « très satisfaits » (5%). Les « plutôt mécontents » augmentent d’un point à 32% quand les « très mécontents » baissent de 5 points à 40%. » Ça fait quand même 72% de mécontents !

SONDAGE « Lagardère » (JDD, Europe 1..) : Macron remonte encore !!!!

SONDAGE « Lagardère » (JDD, Europe 1..) : Macron remonte encore  !!!!

 

La  presse du groupe Lagardère nous resserre le sondage déjà paru la semaine dernière et qui montrerait une remontée de la popularité du chef de l’État en un mois. Dans le JDD et sur Europe 1, on diffuse un sondage qui montre que la cote de popularité de Macron aurait enregistré un rebond de 4 points. Même chose D’après le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match. Un résultat curieux quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Ce n’est pas la première fois que certains sondages sont un peu bidouillés pour faire remonter la popularité du pouvoir. Cela d’autant plus que ce sondage est commandé par Paris-Match propriété de Lagardère un grand supporter de Macron. Pour preuve l’attitude systématiquement pro Macron du rédacteur en chef du JDD, Hervé Gattegno (propriété aussi de Lagardère) sur les plateaux télé. Il est clair que certains milieux financiers qui ont permis à Macron de devenir président s’inquiètent de son décrochage dans l’opinion est aussi de leurs conséquences économiques. D’où parfois des sondages curieux qui brusquement font remonter l’image d’un président. Selon cette enquête menée les 3 et 4 janvier, l’action du chef de l’Etat réunit 28% d’opinions positives, en hausse de cinq points de pourcentage par rapport à décembre, quand seuls 23% de sondés approuvaient son action. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Rebelote avec la rediffusion de ce même sondage on indique que  le  «  chef de l’État, toujours confronté à la mobilisation des gilets jaunes, gagne quatre points de popularité en janvier (un point de moins que ce qui était indiqué précédemment ! NDLR). Dans le détail, un tiers des Français disent avoir une «bonne opinion» d’Emmanuel Macron. Le locataire de l’Élysée doit surtout ce regain de popularité aux sympathisants de La République en marche qui sont 90% à le soutenir (+10 points) et aux électeurs des Républicains (54%, +10 points). ).Ce rebond lui offre un bol d’oxygène au moment même où il lance son grand débat avec les Français. En réveillant son camp et en tendant à nouveau la main vers les électeurs de droite modérée, le président conforte son socle électoral. De quoi commencer un peu moins mal la future campagne des européennes. ». Macon peut vraiment dire merci à Lagardère pour le soutien qu’il lui  apporte à travers des sondages pour le moins sulfureux et en plus contredits par d’autres à la même date. Dans le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match. On constate une remontée de popularité pour le pouvoir, une remontée reprise evidemmenet bêtement par les grands médias. . À l’inverse, les Français sont de plus en plus critiques vis-à-vis de l’action du gouvernement, 75 % sont mécontents, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 3 janvier.  Un résultat curieux pour l’IFOP quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Une seule explication sans doute,  il s’est passé quelque chose la nuit du 3 janvier puisqu’un  sondage a été réalisé les 2 et 3 janvier et l’autre les 3 et 5 janvier. Ce sont les mêmes résultats qui sont fournis le 20 décembre pour uen étude qui aurait été faite le 10 janvier. Quel événement majeur a pu se passer en quelques jours ? Notons les contradictions du JDD :

« Dans le détail, le Président gagne 3 points chez les « plutôt satisfaits » (22%) et 1 chez les « très satisfaits » (5%). Les « plutôt mécontents » augmentent d’un point à 32% quand les « très mécontents » baissent de 5 points à 40%. » Ça fait quand même 72% de mécontents !

« La paresse des Français » encore une bévue de Macron !

« La paresse des Français » encore une bévue de Macron !

 

 

Décidément Macron a du mal à entrer dans un costume de président sans doute un peu trop grand pour lui. Quand Macron affirme que trop de français ne font pas d’efforts il se trompe. D’abord parce que le propos est abrupt, inexact et politiquement encore désastreux. « Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier, un savoir et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie si on n’a pas cet effort. Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République – et notre République n’a rien à envier à beaucoup d’autres – il y a des devoirs. Et s’il n’y a pas cet engagement et ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. » De quoi parle en effet r d’un assistanat qu’il juge excessif ou de la productivité. La problématique n’est pas la même. Les Français ne sont pas directement responsables du fait économique et social des 35 heures décidées par la gauche et qui d’un coup a assommé la compétitivité de l’économie. Personne à gauche comme à droite n’a d’ailleurs osé s’attaquer à ce tabou qui non seulement pénalise la productivité (la vraie productivité c’est-à-dire le rapport de la production au nombre d’actifs et pas seulement qu’à ceux qui travaillent). Un tabou qui favorise grandement la détérioration de la valeur travail. En outre dans les zones périphériques on réclame justement davantage de travail pour être davantage rémunéré contrairement à certaines zones urbaines. Enfin faut noter que les zones périphériques en général, on sollicite  moins la solidarité nationale que dans des zones urbaines où le taux de chômage de certains quartiers atteint 30 à 40 %.

 

 

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore pour la poursuite

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore  pour la poursuite

 

 

Inévitablement, le soutien de l’opinion publique aux gilets jaunes se tasse. D’après un sondage Odoxa 52 % souhaitent que mouvement se poursuive contre 55% la semaine dernière et 66% fin novembre, L’affaiblissement du soutien s’explique par un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux, aussi par le rejet des violences de certains extrémistes.  “Tous les protagonistes du conflit sont jugés responsables des violences commises à l’occasion des manifestations : le gouvernement (70%), mais aussi l’opposition (65%) et même, pour la première fois, les ‘Gilets jaunes’ (63%) eux-mêmes qui en étaient largement exonérés jusque-là”, ajoute Odoxa. Vingt-neuf pour cent des sondés seulement estiment “que l’on peut comprendre” les violences et dégradations commises à l’occasion des manifestations des “Gilets jaunes”, une proportion qui monte à 62% chez les sympathisants de La France insoumise et 46% chez les sympathisants du Rassemblement national.

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ? .

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourraiat de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Popularité : Macron baisse encore

Popularité : Macron baisse encore

Le Président obtient 31% d’opinions positives (le Premier ministre 27%) auprès des Français interrogés pour le baromètre mensuel Harris Interactive. La cote de confiance d’Emmanuel Macron continue de s’effriter (-1 point en un mois) tandis que celle d’Edouard Philippe recule nettement (-4 points), selon un sondage Harris Interactive diffusé lundi. Avec 31% d’opinions positives, le chef de l’Etat atteint son plus bas niveau depuis le début du quinquennat dans ce baromètre mensuel pour le site Délits d’Opinion. Emmanuel Macron cède notamment du terrain auprès des proches du PS (-7 points à 33%), de son parti La République en marche (-3 points à 85%) et des Républicains (-2 points à 23%). Il progresse au contraire auprès de ceux de La France insoumise et du PCF (+5 points à 23%) et du Rassemblement national (+2 points à 9%). Pour le deuxième mois consécutif, la cote d’Edouard Philippe baisse nettement, à 27% (-4 points). Le Premier ministre recule chez les sympathisants de tous les principaux partis politiques, quoique plus fortement chez ceux proches de LaREM (-9 points à 76%). Il perd 4 points auprès des proches des Républicains et autant auprès de ceux du RN (respectivement à 27% et 8%).

Enquête réalisée en ligne du 21 au 26 décembre auprès de 1 028 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

 

La pratique démocratique encore à l’âge de pierre

La démocratie encore à l’âge de pierre

 

La démocratie n’a guère plus de deux siècles, même si on n’en trouve quelques formes dans des civilisations anciennes. Du coup, il n’est pas étonnant qu’elle connaisse toujours de sérieux balbutiements. Très schématiquement, aujourd’hui s’opposent le plus souvent la démocratie directe à la démocratie représentative. Les deux se nourrissent cependant de l’idée que la société doit être dirigée par le peuple mais avec des nuances sérieuses quant aux modalités. La démocratie représentative fonctionne sur le principe de la délégation de pouvoir. En général, la définition de cette délégation s’opère au moment des élections. Il faut attendre les élections suivantes pour éventuellement changer la nature de la délégation et-ou celui qui en est porteur. Les partisans de la démocratie directe, eux,  souhaitent que le peuple fasse entendre régulièrement et sans la médiation d’institutions intermédiaires. L’un des outils privilégiés est le référendum. Pas un référendum émanant du pouvoir considéré comme trop suspect mais un référendum de nature et d’origine populaire. Pas sûr que ces deux formes de démocratie soient très adaptées à une problématique contemporaine. En effet, ce qui caractérise nos sociétés depuis quelque temps, c’est la formidable transformation économique, sociale, technologique et environnementale. Le monde a connu en quelques dizaines d’années davantage de changements qu’il n’en avait connus pendant des siècles et des millénaires. Des changements qui en outre entretiennent de fortes interrelations et s’alimentent de manière systémique. À l’accélération temporelle de ces bouleversements s’ajoute l’accroissement spatial dans lequel évoluent les transformations des modes de production, de consommation aussi les comportements sociétaux culturels. Du coup, la complexification de la problématique sociétale dépasse souvent la capacité des représentants du peuple à la comprendre d’abord, à la  prendre en compte ensuite. Par paresse, par aveuglement beaucoup se laissent ainsi entraîner sur le chemin d’idéologies prêtes à cuire, de phénomènes de mode ou d’intérêt de lobbies. En outre, le vice fondamental de cette démocratie représentative réside dans le faite du processus d’élection lui-même. L’émergence même des candidatures n’est pas démocratique. De ce fait, pour des motifs très divers, y compris d’intérêt personnel, les candidats pour  faire admettre leur candidature et triompher de l’élection sont contraints de faire des promesses illusoires souvent démagogiques voire farfelues. Des promesses qui n’engagent évidemment que ce qui les  entendent. Et le nouvel élu est vite prisonnier de la logique politique de clan au détriment souvent de l’intérêt général. La question est de savoir si la démocratie directe dont le référendum serait l’outil essentiel pour abroger des lois, en faire édicter, révoquer un élu ou se prononcer sur une question d’intérêt général constitue la bonne réponse  ; et si cela  pourrait constituer le remède aux insuffisances de la démocratie représentative. Il n’est pas certain que l’utilisation du référendum représente une réponse très élaborée au déficit démocratique. Pour plusieurs raisons ; d’abord on ne pourra pas organiser un référendum tous les deux mois (alors que la vie publique se gère chaque jour).  Ensuite le résultat d’un référendum pourrait être contradictoire avec d’autres orientations qui ont reçu des soutiens majoritaires. L’addition d’orientations référendaires ne fera pas nécessairement une politique très cohérente. L’expérience démontre qu’en France les référendums sont le plus souvent politisés et qu’on profite souvent de cette consultation pour exprimer d’autres mécontentements qui n’ont pas forcément à voir avec la question posée. Pour éviter ces contradictions, le champ et la nature du référendum seront forcément contraints même s’il est d’initiative populaire. Le référendum même d’initiative citoyenne n’est pas à exclure il peut être utile voir nécessaire mais il est très réducteur d’une modernisation de la démocratie à la hauteur des enjeux contemporains. L’outil privilégié de la démocratie représentative devrait être l’évaluation et le contrôle démocratique permanent. Une évaluation sur la base d’une expertise pertinente car la complexité des questions contemporaines ne tolère pas le simplisme et la caricature. Ensuite, un contrôle démocratique via des sortes de conseils économiques sociaux et environnementaux indépendants à tous les échelons du pouvoir. Des conseils qui auraient non pas un pouvoir de décision mais d’évaluation et de proposition. Des conseils qui évidemment devraient aussi rendre compte aux citoyens. C’est dans une dialectique permanente entre gouvernants et citoyens que pourraient alors se forger les compromis indispensables équilibrant démocratie et pertinence. En tout état de cause, on ne peut en rester actuellement en matière de démocratie à un affrontement entre une approche technocratique et une démarche populiste.

La démocratie encore à l’âge de pierre

La démocratie encore à l’âge de pierre

 

La démocratie n’a guère plus de deux siècles, même si on n’en trouve quelques formes dans des civilisations anciennes. Du coup, il n’est pas étonnant qu’elle connaisse toujours de sérieux balbutiements. Très schématiquement, aujourd’hui s’opposent le plus souvent la démocratie directe à la démocratie représentative. Les deux se nourrissent cependant de l’idée que la société doit être dirigée par le peuple mais avec des nuances sérieuses quant aux modalités. La démocratie représentative fonctionne sur le principe de la délégation de pouvoir. En général, la définition de cette délégation s’opère au moment des élections. Il faut attendre les élections suivantes pour éventuellement changer la nature de la délégation et-ou celui qui en est porteur. Les partisans de la démocratie directe, eux,  souhaitent que le peuple fasse entendre régulièrement et sans la médiation d’institutions intermédiaires. L’un des outils privilégiés est le référendum. Pas un référendum émanant du pouvoir considéré comme trop suspect mais un référendum de nature et d’origine populaire. Pas sûr que ces deux formes de démocratie soient très adaptées à une problématique contemporaine. En effet, ce qui caractérise nos sociétés depuis quelque temps, c’est la formidable transformation économique, sociale, technologique et environnementale. Le monde a connu en quelques dizaines d’années davantage de changements qu’il n’en avait connus pendant des siècles et des millénaires. Des changements qui en outre entretiennent de fortes interrelations et s’alimentent de manière systémique. À l’accélération temporelle de ces bouleversements s’ajoute l’accroissement spatial dans lequel évoluent les transformations des modes de production, de consommation aussi les comportements sociétaux culturels. Du coup, la complexification de la problématique sociétale dépasse souvent la capacité des représentants du peuple à la comprendre d’abord, à la  prendre en compte ensuite. Par paresse, par aveuglement beaucoup se laissent ainsi entraîner sur le chemin d’idéologies prêtes à cuire, de phénomènes de mode ou d’intérêt de lobbies. En outre, le vice fondamental de cette démocratie représentative réside dans le faite du processus d’élection lui-même. L’émergence même des candidatures n’est pas démocratique. De ce fait, pour des motifs très divers, y compris d’intérêt personnel, les candidats pour  faire admettre leur candidature et triompher de l’élection sont contraints de faire des promesses illusoires souvent démagogiques voire farfelues. Des promesses qui n’engagent évidemment que ce qui les  entendent. Et le nouvel élu est vite prisonnier de la logique politique de clan au détriment souvent de l’intérêt général. La question est de savoir si la démocratie directe dont le référendum serait l’outil essentiel pour abroger des lois, en faire édicter, révoquer un élu ou se prononcer sur une question d’intérêt général constitue la bonne réponse  ; et si cela  pourrait constituer le remède aux insuffisances de la démocratie représentative. Il n’est pas certain que l’utilisation du référendum représente une réponse très élaborée au déficit démocratique. Pour plusieurs raisons ; d’abord on ne pourra pas organiser un référendum tous les deux mois (alors que la vie publique se gère chaque jour).  Ensuite le résultat d’un référendum pourrait être contradictoire avec d’autres orientations qui ont reçu des soutiens majoritaires. L’addition d’orientations référendaires ne fera pas nécessairement une politique très cohérente. L’expérience démontre qu’en France les référendums sont le plus souvent politisés et qu’on profite souvent de cette consultation pour exprimer d’autres mécontentements qui n’ont pas forcément à voir avec la question posée. Pour éviter ces contradictions, le champ et la nature du référendum seront forcément contraints même s’il est d’initiative populaire. Le référendum même d’initiative citoyenne n’est pas à exclure il peut être utile voir nécessaire mais il est très réducteur d’une modernisation de la démocratie à la hauteur des enjeux contemporains. L’outil privilégié de la démocratie représentative devrait être l’évaluation et le contrôle démocratique permanent. Une évaluation sur la base d’une expertise pertinente car la complexité des questions contemporaines ne tolère pas le simplisme et la caricature. Ensuite, un contrôle démocratique via des sortes de conseils économiques sociaux et environnementaux indépendants à tous les échelons du pouvoir. Des conseils qui auraient non pas un pouvoir de décision mais d’évaluation et de proposition. Des conseils qui évidemment devraient aussi rendre compte aux citoyens. C’est dans une dialectique permanente entre gouvernants et citoyens que pourraient alors se forger les compromis indispensables équilibrant démocratie et pertinence. En tout état de cause, on ne peut en rester actuellement en matière de démocratie à un affrontement entre une approche technocratique et une démarche populiste.

 

Kerviel : la justice « indépendante » condamne encore le lampiste

 Kerviel : la justice « indépendante » condamne encore le lampiste

Il est clair que Kerviel, le lampiste, qui n’est cependant pas sans responsabilité, ne pèse pas lourd face aux Crédit Lyonnais et à la justice « indépendante » tellement prompte à condamner un pauvre type quand des affaires politiques ou financières traînent depuis des dizaines d’années et pour la plupart finissent d’ailleurs complètement enterrées. Il est quand même curieux qu’une cour d’appel condamne encore Kerviel alors que le tribunal des prud’hommes avait condamné : la Société Générale à payer plus de 450.000 euros à son ancien trader Jérôme Kerviel, pour l’avoir licencié « sans cause réelle ni sérieuse » et dans des conditions « vexatoires » en janvier 2008. La banque avait fait appel de cette décision. La Cour d’appel de Paris a rendu ce mercredi 19 décembre son arrêt : elle a annulé cette condamnation et jugé ce licenciement « fondé sur une faute grave ». Curieux vraiment ce jugement dans la mesure où les dérives des banques qui  ont abouti à l’exceptionnelle crise financière de 2008 ne ses sont traduites par aucune condamnation des dirigeants. Ceci alors que les banques vendaient  des produits frelatés dont la valeur ne reposait que sur la spéculation. Le Crédit Lyonnais ne s’honore pas de poursuivre avec un tel acharnement un pauvre trader bien maladroit et qui finalement n’a pas fait autre chose que de transcrire par excès les manipulations spéculatives de la banque.  La justice » indépendante » a donc ainsi débouté Jérôme Kerviel de ses demandes, notamment le versement de son bonus de 300.000 euros au titre de 2007. Le montant de 455.000 euros comprenait, outre le bonus, des dommages et intérêts, congés payés et autres indemnités pour les « conditions vexatoires » du licenciement. Le conseil des prud’hommes avait en effet estimé que ce licenciement était intervenu pour « des faits prescrits », que la banque avait connaissance des dépassements par Jérôme Kerviel des limites imposées aux opérations de marché « bien avant » de lui signifier son licenciement. La Société Générale s’était déclarée victime d’une « fraude » de 4,9 milliards d’euros, accusant l’opérateur de marchés d’avoir « dissimulé ses positions sur près 50 milliards d’euros, grâce à un montage élaboré de transactions fictives ». « Société Générale prend acte de la décision de la Cour d’appel de Paris qui est en ligne avec l’ensemble des décisions, aujourd’hui définitives, rendues au plan pénal dans ce dossier » a réagi la banque dans une déclaration transmise à la presse. Dans cette affaire, la justice ne s’honore pas non plus  d’avoir exonéré de toute responsabilité la totalité des dirigeants de banques français ce qui par parenthèse n’a pas été le cas aux États-Unis !

Gilets jaunes : encore 70 % de soutien de l’opinion publique

Gilets jaunes : encore 70 % de soutien de l’opinion publique

 

C’est sans doute l’élément le plus caractéristique de ce mouvement à savoir le soutien assez exceptionnel et continu de l’opinion. Certes on observe fort logiquement un léger tassement, mais il reste toujours 60 à 70 % de l’opinion publique qui considère ce mouvement comme légitime et justifiée. Pire après plus d’un mois de mobilisation, 54% des Français estiment qu’elle doit se poursuivre (+2 points en une semaine) alors que 46% pensent qu’elle doit s’arrêter (-1). Mais 58% des sondés jugent que les annonces du gouvernement répondent partiellement ou totalement aux attentes concernant le pouvoir d’achat, notamment les électeurs d’Emmanuel Macron et de François Fillon, le candidat de la droite à l’élection présidentielle de 2017. L’immense majorité (72%) juge que la priorité est l’amélioration du pouvoir d’achat, la meilleure prise en compte de l’avis des citoyens dans les décisions politiques n’étant prioritaire que pour 42% des sondés, avant la lutte contre l’évasion fiscale (32%), la remise à plat de la fiscalité (30%) et l’amélioration des services publics (16%). Les Français sont favorables à la mise en place du Référendum d’initiative citoyenne (RIC) à 82% pour proposer des lois, à 80% pour les abroger, à 76% pour approuver les traités européens et internationaux, à 73% pour révoquer un élu et à 67% pour modifier la Constitution. Lorsque l’on ajoute les “Gilets jaunes” dans la liste des partis politiques testés, ils devancent nettement les formations établies puisque 23% des Français les choisiraient, contre 13% pour le RN, 12% pour LFI, 4% pour LR et 3% pour le PS.

Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 décembre 2018 auprès d’un échantillon de 1.010 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Castaner fait encore de la provocation pour gêner Edouard Philippe

Castaner fait encore de la provocation pour gêner Edouard Philippe

Pendant que le premier ministre Édouard Philippe essaye tant bien que mal d’apaiser le climat, certains comme Castaner, le ministre de l’intérieur, ne cesse de jeter de lui sur le feu et d’affirmer par exemple « Ces trois dernières semaines ont fait naître un monstre qui a échappé à ses géniteurs. » Autant dire que les gilets jaunes sont de véritables abrutis. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, n’a cessé d’entretenir la confusion entre les gilets jaunes pacifiques et les casseurs. Certes on ne peut nier qu’il existe sans doute chez certains gilets jaunes quelques excités irresponsables mais pour l’essentiel,  les manifestants ne sont pas à confondre avec ceux qui veulent bouffer du flic,  casser les vitrines. Depuis le départ du mouvement des gilets jaunes, Castaner n’a pas cessé de tenter de discréditer le mouvement dans l’espérance de le rendre impopulaire. On peut même dire qu’il est largement responsable de la violence constatée autour de la place de l’Étoile à Paris samedi dernier puisque il a autorisé en même temps la présence des piétons mais aussi des casseurs. Il était  t plus simple de fermer totalement les Champs à la circulation y compris pour les piétons. On peut aussi imaginer que Castaner  n’est pas mécontent de mettre des barons des bâtons dans les roues d’Édouard Philippe espérant peut-être un jour le remplacer. On sait en effet qu’en ce moment ça tire un peu a hue et à dia au sein du gouvernement y compris sur des mesures aussi symboliques que l’augmentation du SMIC ou  le rétablissement de l’impôt sur la fortune. On a bien vu avec le départ de Nicolas Hulot, de Gérard Collomb que ce gouvernement manquait sérieusement de cohésion idéologique. Certains marchent délibérément sur la jambe droite, d’autres souhaitent qu’on utilise également la gauche. On ne peut pas dire que Castaner  recherche l’apaisement quand il affirme par exemple que les gilets jaunes étaient environ 300 000 le  17 novembre et qui ne sont plus que 10 000 aujourd’hui.  « Dix mille [manifestants], ce n’est pas le peuple, ce n’est pas la France, c’est une petite minorité », a insisté le ministre.  Pour lui, cette « petite minorité » « compte dans ses rangs des personnes pacifiques et bien intentionnées (…) mais aussi des personnes qui se sont radicalisées, qui sont tombées dans la violence et la haine ». Une haine, selon Christophe Castaner, « attisée par les complotistes de tout poil » Une sorte de discours à la Pasqua pour celui qui a fréquenté la mafia lors de son activité de joueur de poker. Castaner joue au  poker menteur. Et pour faire bonne mesure bonne figure, il  menace de porter plainte contre Dupont Aignan qui certes ne fait pas toujours dans la dentelle. « J’ai décidé de porter plainte à l’intention de M. Dupont-Aignan qui, sans vergogne, a osé affirmer à l’Assemblée nationale que ce sont ‘les petits casseurs de M. Castaner qui ont saccagé l’Arc de triomphe’ », a annoncé le ministre de l’Intérieur lors de sa conférence de presse. « On verra si ce monsieur ose nous opposer son statut parlementaire. Il ajouterait alors la honte à l’indignité. » Castaner n’a peut-être pas envoyé ses propres casseurs lors de la dernière manifestation mais il les a laissés délibérément pénétrer sur-le-champ Élysée.

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