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Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un gadget !

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un gadget !

Face au  relatif vide politique actuel  qui risque de menacer la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Macron sort soudain de sa poche une nouvelle version d’un truc inutile : le conseil national de la Refondation. Et quand on examine l’objectif, il s’agit évidemment une nouvelle fois de faire doublon avec les institutions existantes notamment le conseil économique et social environnemental mais aussi le Parlement. Car c’est évidemment au parlement en premier de prendre en charge les objectifs politiques nationaux et de les traduire réglementairement.

 

Cerise sur le gâteau, ce machin sera posé de personnalités tirées au sort. Ce qui nous amènera directement à la fois à des manipulations observées lors  la convention citoyenne du faît de l’inexpérience des intéressés. Aussi à des propositions relevant du niveau de discussion de bistrot.

Avec la proposition de Macron, on pourrait facilement se dispenser des sélections législatives prévues en avril et tirer  au sort les députés r transformés alors  en membres du conseil national de la politique.

Emmanuel Macron a  en effet annoncé dans une interview accordée à la presse régionale, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France, vouloir créer un « Conseil national de la refondation » réunissant les « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que des citoyens tirés au sort, pour « atteindre » cinq objectifs qui toucheront notamment au pouvoir d’achat et à l’écologie.

« J’ai porté cinq objectifs pendant la campagne : l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle. Pour les atteindre je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il affirmé.

Notons en fait il s’agit aussi d’une remise en cause du gouvernement puisque les priorités déjà évoquées devront préalablement passer par ce fameux conseil de Refondation. Pas étonnant car jusqu’alors  Élisabeth Borne n’arrive pas à mordre sur l’opinion publique. Piree la notoriété de l’intéressée ne cesse de baisser avec seulement 27 % de soutien.

Le président précise qu’il y aura « une première séquence de plusieurs jours, puis des rendez-vous réguliers » et que la première portera sur le pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français.

Et Macron de resservir la soupe du grand débat national qu’il indique que des discussions auront lieu sur le terrain sur les objectifs indiqués

Macro prévoit en effet que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».

« Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut », a insisté Emmanuel Macron.

 

Ils risquent  sans doute aussi d’être fatigué par ce mécano d’institutions inutiles qui s’ajoutent déjà à des cathédrales administratives et politiques.

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un machin !

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un machin !

Face au  relatif vide politique actuel  qui risque de menacer la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Macron sort soudain de sa poche une nouvelle version d’un truc inutile : le conseil national de la Refondation. Et quand on examine l’objectif, il s’agit évidemment une nouvelle fois de faire doublon avec les institutions existantes notamment le conseil économique et social environnemental mais aussi le Parlement. Car c’est évidemment au parlement en premier de prendre en charge les objectifs politiques nationaux et de les traduire réglementairement.

 

Cerise sur le gâteau, ce machin sera posé de personnalités tirées au sort. Ce qui nous amènera directement à la fois à des manipulations observées lors  la convention citoyenne du faît de l’inexpérience des intéressés. Aussi à des propositions relevant du niveau de discussion de bistrot.

Avec la proposition de Macron, on pourrait facilement se dispenser des sélections législatives prévues en avril et tirer  au sort les députés r transformés alors  en membres du conseil national de la politique.

Emmanuel Macron a  en effet annoncé dans une interview accordée à la presse régionale, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France, vouloir créer un « Conseil national de la refondation » réunissant les « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que des citoyens tirés au sort, pour « atteindre » cinq objectifs qui toucheront notamment au pouvoir d’achat et à l’écologie.

« J’ai porté cinq objectifs pendant la campagne : l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle. Pour les atteindre je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il affirmé.

Notons en fait il s’agit aussi d’une remise en cause du gouvernement puisque les priorités déjà évoquées devront préalablement passer par ce fameux conseil de Refondation. Pas étonnant car jusqu’alors  Élisabeth Borne n’arrive pas à mordre sur l’opinion publique. Piree la notoriété de l’intéressée ne cesse de baisser avec seulement 27 % de soutien.

Le président précise qu’il y aura « une première séquence de plusieurs jours, puis des rendez-vous réguliers » et que la première portera sur le pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français.

Et Macron de resservir la soupe du grand débat national qu’il indique que des discussions auront lieu sur le terrain sur les objectifs indiqués

Macro prévoit en effet que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».

« Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut », a insisté Emmanuel Macron.

 

Ils risquent  sans doute aussi d’être fatigué par ce mécano d’institutions inutiles qui s’ajoutent déjà à des cathédrales administratives et politiques.

« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un machin !

« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un machin !

Face au  relatif vide politique actuel  qui risque de menacer la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Macron sort soudain de sa poche une nouvelle version d’un truc inutile : le conseil national de la Refondation. Et quand on examine l’objectif, il s’agit évidemment une nouvelle fois de faire doublon avec les institutions existantes notamment le conseil économique et social environnemental mais aussi le Parlement. Car c’est évidemment au parlement en premier de prendre en charge les objectifs politiques nationaux et de les traduire réglementairement.

 

Cerise sur le gâteau, ce machin sera posé de personnalités tirées au sort. Ce qui nous amènera directement à la fois à des manipulations observées lors  la convention citoyenne du faît de l’inexpérience des intéressés. Aussi à des propositions relevant du niveau de discussion de bistrot.

Avec la proposition de Macron, on pourrait facilement se dispenser des sélections législatives prévues en avril et tirer  au sort les députés r transformés alors  en membres du conseil national de la politique.

Emmanuel Macron a  en effet annoncé dans une interview accordée à la presse régionale, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France, vouloir créer un « Conseil national de la refondation » réunissant les « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que des citoyens tirés au sort, pour « atteindre » cinq objectifs qui toucheront notamment au pouvoir d’achat et à l’écologie.

« J’ai porté cinq objectifs pendant la campagne : l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle. Pour les atteindre je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il affirmé.

Notons en fait il s’agit aussi d’une remise en cause du gouvernement puisque les priorités déjà évoquées devront préalablement passer par ce fameux conseil de Refondation. Pas étonnant car jusqu’alors  Élisabeth Borne n’arrive pas à mordre sur l’opinion publique. Piree la notoriété de l’intéressée ne cesse de baisser avec seulement 27 % de soutien.

Le président précise qu’il y aura « une première séquence de plusieurs jours, puis des rendez-vous réguliers » et que la première portera sur le pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français.

Et Macron de resservir la soupe du grand débat national qu’il indique que des discussions auront lieu sur le terrain sur les objectifs indiqués

Macro prévoit en effet que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».

« Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut », a insisté Emmanuel Macron.

 

Ils risquent  sans doute aussi d’être fatigué par ce mécano d’institutions inutiles qui s’ajoutent déjà à des cathédrales administratives et politiques.

Sondage gouvernement : popularité à 27%, encore en baisse

Sondage gouvernement : popularité encore en baisse

 

D’après le le baromètre Elabe pour « Les Echos » et Radio Classique, la cote du président réélu recule de 2 points en un mois, seuls 32 % des Français affirmant lui faire « confiance pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». Quelque 59 % sont d’un avis contraire. Il chute de 6 points sur deux mois, malgré une victoire plus large que prévu en avril, avec plus de 58 % des suffrages exprimés face à Marine Le Pen.

« La présidentielle n’a pas remis les compteurs à zéro. Le second quinquennat démarre avec le poids de l’impopularité du premier et l’absence de nouvel élan », souligne Bernard Sananès, le président de l’institut Elabe.

La cote d’Emmanuel Macron n’a pas même été dopée par le choix de sa Première ministre, pourtant historique : ce n’est que la deuxième fois dans l’histoire de la Ve République qu’une femme est nommée à Matignon, trente ans après Edith Cresson. Elisabeth Borne démarre son action à un bas niveau, à peine 27 % des Français lui faisant « confiance ». C’est moins que le président. C’est aussi 9 points de moins que ses deux prédécesseurs à leur entrée à Matignon, l’un en mai 2017 et l’autre en août 2020.

 

Sondage réalisé du 30mai au 1erjuin auprès d’un échantillon représentatif de 2.000 personnes, selon la méthode des quotas.

L’inflation encore en hausse à 5,2% sur un an en mai

L’inflation encore en hausse  à 5,2% sur un an en mai

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministrs Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

L’inflation augmente encore en Europe

L’inflation augmente encore en Europe

Pendant des semaines et des mois des autorités officielles et des experts ont soutenu que l’inflation était de nature conjoncturelle. Conclusion qu’il était inutile d’y accorder beaucoup d’importance et que la situation rentrerait dans l’ordre en 2023. Force est de constater qu’il ne s’agit nullement d’un événement éphémère. Cette inflation est bien structurelle. Elle découle notamment de l’augmentation des matières premières aussi bien industrielles qu’alimentaires, de la restructuration de l’appareil de production et de la logistique ainsi que des effets de la guerre en Ukraine sans parler de la sécheresse qui pèse sur les prix agricoles.

L’un des facteurs explicatifs revient aussi de la situation post covid. Au cours de la crise sanitaire pour prendre en charge la maladie en même temps que les conséquences sociaux économiques des milliards ont été déversées par les banques centrales de manière assez aléatoire. Il faut évidemment un jour ou l’autre remboursait les dettes qui en résultent et l’inflation et le moyen traditionnel de faire payer aux ménages le prix d’une politique monétaire accommodante pour ne pas dire complètement laxiste et insuffisamment ciblée.

Sur l’ensemble de la zone euro, l’inflation a atteint le taux record de 7,5% sur un an en avril.  Elle  progresse un peu partout en Europe.

En Allemagne, l’indice des prix à la consommation a atteint un nouveau record en mai, à 7,9% sur un an. .  Pour trouver un chiffre d’inflation aussi élevé, il faut remonter à janvier 1952, à l’époque de l’Allemagne de l’Ouest. En Espagne, l’inflation est également repartie à la hausse au mois de mai pour atteindre 8,7% sur un an, soit 0,4 point de plus qu’en avril, selon une estimation publiée lundi par l’Institut national de la statistique (INE). Cette nouvelle hausse survient alors qu’un léger ralentissement avait été observé en avril (8,3%), laissant espérer un début de modération après un pic à 9,8% atteint en mars, le niveau le plus élevé en Espagne depuis 37 ans.

Au Royaume-Uni, l’inflation a atteint en avril son niveau le plus haut en 40 ans, à 9% sur un an. En France, après avoir atteint 4,8% au mois d’avril, l’indice des prix à la consommation pourrait dépasser la barre symbolique des 5% d’ici juin. « Nous avons aujourd’hui en France un taux d’inflation d’un peu moins de 5% », a indiqué lundi le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, à la veille de la publication de l’indice des prix à la consommation par l’Insee. Sur l’ensemble de la zone euro, l’inflation a atteint le taux record de 7,5% sur un an en avril. L’indicateur pour mai, qui sera très scruté, est également attendu pour mardi.

Dans ce contexte, la Banque centrale européenne (BCE) plaide pour une hausse graduelle des taux. Le taux de référence de la BCE est actuellement fixé à -0,5%, niveau auquel il campe depuis 2019. Il s’agit du taux d’intérêt que paient les banques qui confient une partie de leur dépôts dormants aux banques centrales de la zone euro. Cette politique, entamée en 2014, visait à soutenir le crédit aux ménages et aux entreprises pour stimuler l’activité économique et, in fine les prix.

Mais face à cette inflation record, sortir des taux négatifs en septembre « est logique », estime Philip Lane chef économiste de la BCE, qui s’exprimait lundi dans les colonnes du quotidien économique espagnol Cinco Días. D’après lui, un rythme « de référence » pour y parvenir consisterait en deux hausses de « 25 points de base » chacune, en juillet et en septembre, a-t-il déclaré confirmant ainsi la perspective récemment dessinée par la présidente de l’institution, Christine Lagarde. «Sur la base des perspectives actuelles, nous devrions être en mesure de sortir des taux d’intérêt négatifs d’ici la fin du troisième trimestre», soit en septembre, avait écrit cette dernière dans une note de blog publiée la semaine dernière sur le site internet de la BCE.

Aux Etats-Unis, la banque centrale (Fed) est plus offensive. Alors qu’elle relève habituellement ses taux directeurs par tranches d’un quart de point de pourcentage, début mai, elle a eu recours à une forte hausse d’un demi-point, pour la première fois depuis 2000/ L’objectif : juguler l’inflation record, qui s’affichait à 8,3% sur un an en avril. Lundi, lors d’un discours virtuel devant l’Université Goethe de Francfort, en Allemagne, Christophe Waller, un responsable de la Fed a anticipé plusieurs hausses des taux directeurs d’un demi-point d’ici la fin de l’année, « jusqu’à ce que l’inflation soit revenue proche de notre cible de 2% ». Il estime cela possible sans faire grimper le chômage.

Les taux, qui se situent dans une fourchette de 0,75 à 1,00%, devraient, selon lui, être relevés d’ici la fin de l’année jusqu’à dépasser le niveau dit «neutre», considéré comme compris entre 2,00 et 3,00% environ. Il a ainsi dit être sur la même ligne que les attentes des marchés, évoquant des taux en hausse de 2,5 points au total sur l’année, passant de la fourchette de 0 à 0,25% dans laquelle ils se trouvaient jusqu’en mars, à 2,5-2,75%. «Si nous devons faire plus, nous le ferons», a-t-il encore assuré. Et de souligner : un tel mouvement doit permettre de réduire «la demande de produits et de main-d’œuvre, (l’aligner) davantage sur l’offre et (aider) ainsi à maîtriser l’inflation».

 

Economie: une inflation encore plus forte ?

Economie: une inflation encore plus forte ?

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Conjoncture Europe: La croissance encore remise en cause

Conjoncture Europe: La croissance encore  remise en cause

 

À nouveau l’Europe revoit fortement à la baisse sa croissance. Une croissance presque divisée par deux prévus initialement à 4 % et dont l’objectif est pour l’instant fixé à 2,7 % seulement.

En cause notamment une flambée d’inflation atteint 6,8 %, soit à peu près le double de ce qui était prévu.

La guerre en Ukraine a donné un sérieux coup de frein à l’économie européenne notamment allemande. La croissance allemande ne devrait progresser que de 1,6% en 2022 contre 3,6% prévus en début d’année. Il faut dire que l’économie outre-Rhin est fortement dépendante de l’énergie russe pour faire tourner son industrie.

Résultat, l’Allemagne, première économie de la zone euro, devrait cesser d’être le moteur économique de l’Europe cette année compte tenu de l’accumulation de ses déboires depuis le début de la pandémie. Certains observateurs n’hésitent pas désormais à parler « d’homme malade » de l’Europe.

Les moteurs de l’économie française se tassent également. Après un fort rebond de l’ordre de 7% en 2021, la croissance du PIB devrait se tasser à 3% en 2022 et 1,8% en 2023. En février dernier, Bruxelles tablait sur une croissance de 3,6% cette année et 2,1% en 2023. En France, la plupart des instituts de prévision ont aussi dégradé leurs chiffres de croissance. Au premier trimestre, l’économie tricolore a fait du surplace avant de se redresser légèrement au cours du second trimestre (0,2%) selon les conjoncturistes de la Banque de France et ceux de l’Insee. La consommation, traditionnel point fort de l’Hexagone, a freiné depuis le début de l’année sous l’effet de l’envolée des prix et la chute de confiance des ménages et des entreprises. La facture risque d’être très lourde avec une inflation de cinq à 6 % en France et des revenus qui en moyenne ne manqueront pas de deux à 3 % la perte de pouvoir d’achat atteindra elle aussi deux à 3 %. Une purge qui se ressentira notamment sur la consommation des ménages et sur la croissance

 

La guerre en Ukraine n’a fait qu’amplifier l’envol de l’inflation. Entre la flambée des prix du gaz et du pétrole, l’envolée des matières premières agricoles et la pénurie de certains matériaux, l’inflation calculée par la Commission européenne pourrait grimper à 6,8% en 2022 avant de retomber à 3,2% l’année prochaine. Avant la guerre, la Commission européenne misait sur une inflation à 3,9% en 2022 dans l’UE à 27 (3,5% en zone euro) avant de retomber à 1,7% en 2023. A tous ces déboires s’ajoute la politique zéro covid menée en Chine qui contribue à faire chauffer les prix sur le fret maritime et aérien ou encore le prix de certains composants électroniques.Pour certains pays le risque de stagflation n’est pas écarté et certains pays pour seront les principales victimes de la flambée notamment des produits alimentaires. Surtout avec la sécheresse qui caractérise actuellement le climat mondial

Covid France 18 mai 2022 : encore 43 727 cas nouveaux en 24 h

On enregistre mardi 17 mai 2022: Covid France 18 mai 2022 : encore 43 727 cas nouveaux en 24 h 147.568 morts au total et +43.727 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 1.548.935 cas confirmés soit +43.727 en 24h.

On recense ce mardi 17 mai 2022 : 147.568 morts au total, +90 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.845 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.723 (+90 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,75 le taux d’incidence à 333,39 et la tension hospitalière à 23,2 %. Le taux de positivité est à 13,1 %.

La France compte actuellement 18.290 (-452) personnes hospitalisées et 1.173 (-26) malades en réanimation.

Bilan des régions françaises  :

  • Ile-de-France : 4.298 (-72) hospitalisées, 332 (+3) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Grand Est : 1.395 (-42) hospitalisés, 98 (-8) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.560 (-48) hospitalisés, 123 (-3) en réanimation et +22 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 1.890 (-58) hospitalisés, 100 (-7) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.769 (-17) hospitalisé, 100 (-1) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Bretagne: 673 (-38) hospitalisés, 34 (-7) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Normandie : 1.431 (-18) hospitalisés, 45 (+1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.180 (-38) hospitalisés, 88 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 423 (-59) hospitalisés, 29 (-1) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.476 (-33) hospitalisés, , 104 (0) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 790 (-20) hospitalisés, 43 (-3) en réanimation et 0 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 799 (-2) hospitalisés, 41 (+3) en réanimation et +3 décès en 24h

 

Finances–vers une inflation encore plus forte

Finances--vers une inflation encore plus forte

 

 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Croissance encore quasi nulle au second trimestre (banque de France)

Croissance encore quasi nulle au second trimestre (banque de France)

La Banque de France a estimé mercredi que l’économie française devrait croître encore à un rythme modéré, de 0,2%, au deuxième trimestre après environ 0.25% au premier. Lundi, l’Insee avait publié une prévision de croissance de 0,25% pour le deuxième trimestre, après la stagnation du produit intérieur brut (PIB) enregistrée au premier, signe du net ralentissement de l’activité économique après la forte reprise de 2021.Bref des différences infimes mais qui confirme qu’on est loin des prévisions de 4 % de croissance  retenus par le gouvernement alors que l’inflation flambe et devrait atteindre autour de 5 % fins 2022

Economie-vers une inflation encore plus forte

Economie-vers une inflation encore plus forte

 

 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Vers une inflation encore plus forte

Vers une inflation encore plus forte

 

Economie: S’attendre à une inflation encore plus forte

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Covid France 14 mai 2022 :Encore +32.773 cas en 24h.

Covid France 14 mai 2022 :Encore  +32.773 cas  en 24h.

On enregistre vendredi 13 mai 2022: encore  +32.773 cas  en 24h,  147.257 morts au total, +98 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.826 (+4) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 118.431 (+94 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 376,49 et la tension hospitalière à 24,4 %. Le taux de positivité est à 16,8 %.

La France compte actuellement 19.272 (-490) personnes hospitalisées et 1.233 (-59) malades en réanimation.

Bilan des régions

  • Ile-de-France : 4.421 (-56) hospitalisées, 343 (-24) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Grand Est : 1.482 (-39) hospitalisés, 111 (-1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.690 (-32) hospitalisés, 134 (+2) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.009 (-149) hospitalisés, 110 (-5) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.782 (-55) hospitalisé, 102 (+1) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bretagne: 737 (-16) hospitalisés, 43 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Normandie : 1.540 (-61) hospitalisés, 44 (-13) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.184 (+4) hospitalisés, 84 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 648 (0) hospitalisés, 31 (-4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Occitanie: 1.514 (-39) hospitalisés, , 107 (-1) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 839 (-5) hospitalisés, 47 (-5) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 826 (-40) hospitalisés, 43 (-3) en réanimation et +9 décès en 24h

Prix-Une inflation encore plus forte à attendre

Prix-Une inflation encore plus forte à attendre 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Economie: S’attendre à une inflation encore plus forte

Economie: S’attendre à une inflation encore plus forte

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Une inflation encore plus forte à attendre

Une inflation encore plus forte à attendre 

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

S’attendre à une inflation encore plus forte

S’attendre à une inflation encore plus forte

Aux Etats-Unis et, dans une moindre mesure, en Europe, les Banques Centrales sont sur le point d’accélérer leur mouvement de normalisation. Pourtant, nous pensons que le pic inflationniste est proche d’être atteint. Par Emmanuel Auboyneau, Gérant associé d’Amplegest.

 

Le consensus table désormais sur la mise en œuvre de l’une des hausses à hauteur de 250 points de base pour les taux courts américains d’ici à la fin de l’année, ce qui implique une nette augmentation du rythme des relèvements. En Europe, la BCE qui ne devait pas agir avant 2023 pourrait désormais procéder à sa première hausse aux alentours de septembre 2022. Le contexte inflationniste justifie cet ajustement rapide, avec des rythmes de hausse des prix très supérieurs aux objectifs des Banques Centrales. L’institution monétaire chinoise qui avait déjà remonté ses taux, peut désormais se consacrer à la préservation de la croissance domestique, menacée à court terme par la résurgence de la pandémie.

Les deux incertitudes liées à la durée de la guerre en Ukraine et à l’importance de la vague de Covid en Chine rendent l’analyse aléatoire à court terme. Dans les deux cas, une amélioration rapide aurait des effets désinflationnistes immédiats (via les matières premières pour l’Ukraine et le rétablissement de la chaîne d’approvisionnement pour la Chine). Un prolongement de ces deux aléas ne ferait qu’arrimer l’inflation à des hauts niveaux.

Pourtant, il semblerait qu’un pic soit proche pour l’inflation mondiale. Tout d’abord, on remarque une augmentation récente de la production de pétrole dans le monde (notamment aux Etats-Unis avec la réouverture de puits exploitant le pétrole de schiste). Dans le même temps la demande stagne voire décroit légèrement. Un éventuel boycott du pétrole russe pourrait contrer cette tendance mais on constate que le monde finit toujours par s’adapter aux évènements, fussent-ils une guerre. Une baisse ou même une stagnation du prix des matières premières, compte tenu des effets de base, provoquerait une décrue de la partie conjoncturelle de l’inflation. C’est une hypothèse crédible à l’horizon du second semestre 2022.

La partie plus structurelle de l’inflation liée aux salaires, aux loyers ou au sous-investissement des entreprises touche surtout les Etats-Unis, même si en Europe la perception de l’inflation par les ménages provoque davantage de revendications salariales. On constate toutefois un ralentissement de la progression du salaire horaire américain, qui reste autour de +6%. Les loyers américains sont tirés par la pénurie de logements, qui mettra du temps à se résorber. L’inflation structurelle aux Etats-Unis est bien installée mais ne devrait pas s’accélérer à court-terme.

 

L’activité économique, qui était jugée trop forte par les Banques Centrales, va ralentir sous l’effet conjugué des politiques monétaires et des évènements internationaux. Mais la croissance mondiale reste solide. La valeur du PIB américain au premier trimestre (-1,4%) ne doit pas être surinterprétée car largement dépendante d’un effet commerce extérieur (-3,2%) et stocks (-0,8%). Les composantes internes de l’activité sont toujours fortes : la consommation tient à des hauts niveaux, aidée par une épargne abondante et l’investissement des entreprises accélère pour faire face au déficit d’offre par rapport à la demande. En Europe la croissance est également en léger repli mais les dernières statistiques de la consommation, des commandes de biens d’équipement ainsi que du niveau d’emploi laissent augurer d’une activité toujours solide. Une aggravation ou une extension du conflit ukrainien serait en revanche un facteur de faiblesse de l’activité.

Le contexte de hausse des taux et les évènements internationaux ont provoqué une baisse de l’ensemble des actifs risqués : les obligations ont subi des replis significatifs en avril alors que les marchés actions ont poursuivi leur déclin. La période reste compliquée et nous incite à une certaine prudence à court terme. Pourtant, la publication des bénéfices pour le premier trimestre 2022 est globalement rassurante et nous conforte dans notre volonté de conserver à moyen terme nos positions sur de belles sociétés à forte visibilité. Ces périodes de volatilité sont propices à quelques mouvements opportunistes sur les portefeuilles risqués pour tenir compte des exagérations constatées, tout en restant focalisés sur les actifs de qualité.

Emmanuel Auboyneau

Covid France 6 mai 2022 : encore 44 225 cas en plus en 24 h

Covid France 6 mai 2022 : encore 44 225 cas en plus en 24 h

On enregistre ce jeudi 5 mai 2022 : encore 44 225 cas en plus en 24 h , 146.498 morts au total, +122 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.790 (+7) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 117.708 (+115 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,68 le taux d’incidence à 499,48 et la tension hospitalière à 28,6 %. Le taux de positivité est à 22,3 %.

La France compte actuellement 21.880 (-439) personnes hospitalisées et 1.447 (-18) malades en réanimation.

Bilan des régions françaises  :

  • Ile-de-France : 4.784 (-93) hospitalisées, 390 (-3) en réanimation et +18 décès en 24h
  • Grand Est : 1.777 (-67) hospitalisés, 130 (-5) en réanimation et +14 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.916 (-36) hospitalisés, 146 (-6) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.404 (0) hospitalisés, 139 (+4) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 1.971 (-7) hospitalisé, 115 (-5) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bretagne: 886 (-18) hospitalisés, 48 (-5) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Normandie : 1.710 (-35) hospitalisés, 74 (0) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.412 (-47) hospitalisés, 92 (-2) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 755 (+9) hospitalisés, 52 (+6) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Occitanie: 1.716 (-94) hospitalisés, , 111 (-2) en réanimation et +17 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 906 (-27) hospitalisés, 51 (0) en réanimation et +5 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 1.011 (-39) hospitalisés, 62 (+1) en réanimation et +6 décès en 24h

Il y a encore une place pour la gauche ?

Il y a encore une place pour la gauche ? mais laquelle ?

 

Le Collectif Télémaque, regroupant des cadres de la fonction publique française et européenne ainsi que du secteur privé, estime, dans une tribune au « Monde », que la gauche de gouvernement a toujours sa pertinence, en dépit de ses résultats décevants à la récente présidentielle.

 

L’élection présidentielle de 2022 a fait émerger trois grands blocs politiques. Cette tripartition reflète pourtant assez mal les identités politiques de la société française, tant le vote utile a joué à plein. La logique du scrutin présidentiel a fait disparaître la gauche de gouvernement, qui a souffert de l’absence d’une candidature de rassemblement, d’une incarnation suffisamment forte et d’une offre politique lisible.

Pourtant, la gauche de gouvernement, aux affaires dans les principaux pays de l’Union européenne – de l’Allemagne au Portugal, en passant par l’Italie et l’Espagne, mais aussi la Suède, le Danemark et la Finlande –, a toute sa place sur l’échiquier politique. Nous souhaitons le rappeler, au moment où un accord se profile entre le PS et LFI.

Contre les dérives césaristes

Pour ce faire, valeurs et responsabilité doivent demeurer les marqueurs de ce courant politique. Les valeurs sans la responsabilité, la tête sans les mains, conduisent, comme toujours, aux déceptions de l’exercice du pouvoir, souvent funestes pour les plus fragiles. La responsabilité sans les valeurs, ou le règne de la technocratie, est, comme un canard sans tête, le règne de l’administration administrante, de la bonne gestion conçue comme une fin en soi.

Il est, toutefois, possible de dépasser cette alternative en réaffirmant les quatre piliers indissociables qui caractérisent la gauche de gouvernement et dans lesquels se reconnaît son électorat : le progrès social, l’écologie, la démocratie pluraliste et l’Europe. A première vue, on pourrait penser qu’Emmanuel Macron pèche sur les deux premiers et Jean-Luc Mélenchon sur les deux derniers. A y regarder de plus près, ils sont tous deux en défaut sur les quatre dimensions.

Défendre la démocratie pluraliste, c’est retrouver le sens profond des institutions républicaines, contre les dérives césaristes, c’est revivifier la démocratie représentative des Assemblées et la démocratie sociale qui associe les syndicats et les associations à la conception des politiques publiques.

La gauche de gouvernement maintient que la construction patiente des compromis, la pédagogie de la réforme et l’équilibre des pouvoirs, y compris entre l’Etat et les collectivités territoriales, relèvent de la bonne politique et renforcent l’acceptabilité et la durabilité des réformes. C’est aussi être intransigeant sur les valeurs universelles, contre les discriminations, sans céder aux tentations identitaires de quelque forme qu’elles soient : c’est faire primer la citoyenneté commune sur les nations ou les religions. C’est défendre la raison et la science contre le complotisme.

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