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Moscovici, le père la rigueur de l’Europe, également habillé par des costumes de luxe offerts

Moscovici, le père la rigueur de l’Europe également, habillé par des costumes de luxe offerts

 

Moscovici, c’est le père la rigueur de l’Europe, celui qui donne des leçons de morale de gestion aux pays laxistes y compris la France. Le commissaire européen en charge de sermonner les gouvernements peu regardants sur la nature et le volume des dépenses. Notons au passage qu’il n’a pas brillé sur ce terrain lorsqu’il était ministre de l’économie en France. Aujourd’hui, il occupe le poste envié de commissaire européen, un poste par ailleurs grassement rémunéré qui lui permet sans doute de maintenir son train de vie de bobo. Normal pour un ancien énarque qui s’est surtout servi du parti socialiste pour sa carrière (comme les autres). Lui aussi a mis les mains dans le pot de confiture. De manière légale en se faisant nommer commissaire européen quand il a senti la promesse de défaite des socialistes ou les échéances électorales pour  France. L’action particulière du ministre de l’économie rien ne prédisposait Moscovici à occuper une telle responsabilité. Pourtant les petits arrangements politiques ont réussi à faire oublier cette contradiction fondamentale. Et pour couronner le tout on apprend que l’honorable et compétent commissaire européen français s’est fait offrir des costumes de luxe par un ami chez le tailleur parisien habillant François Fillon, (selon Le Canard enchaîné).  Selon l’hebdomadaire satirique, les faits sont antérieurs à 2012, à une époque où les parlementaires n’avaient pas à déclarer de tels dons aux autorités. C’est chez ce même tailleur de luxe du VIIe arrondissement que l’avocat franco-libanais Robert Bourgi a récemment offert deux costumes à François Fillon, des faits qui ont conduit le Parquet national financier à accorder un réquisitoire supplétif contre X pour « trafic d’influence » dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié la famille du candidat de la droite et du centre à la présidentielle. Des costumes dont le prix de chacun tourne autour de 7000 € actuels. L’explication de Moscovici est pathétique.  Interrogé au sujet de l’article du Canard enchaîné lors d’un point de presse avec le candidat socialiste à l’élection présidentielle, Benoît Hamon, à la Commission européenne, à Bruxelles, Pierre Moscovici a affirmé de ne pas être gêné par ces informations. « Ce n’est pas tout à fait le lieu pour parler de cette affaire, mais je ne suis pas du tout embarrassé par cela, dès lors que ce sont de vrais cadeaux par de vrais amis, dans un vrai cadre privé », a dit l’ancien ministre. A la question de savoir si ces dons étaient sans contrepartie, il a répondu : « Cela va de soi ». Dans Le Canard enchaîné, Pierre Moscovici confirme s’être fait offrir des costumes par un « vrai ami », négociant en vins fournisseur de l’Elysée et de Matignon. « Cela va de soi », une réponse du type de celle « et alors »  faite par Fillon sur le même sujet. Une réponse de hobereau  de l’ancien régime convaincu de la légalité de son  privilège.

Pour l’anonymat des auteurs d’attentats

Pour  l’anonymat des auteurs d’attentats

 

Une idée sans doute intéressante, celle qui consiste à imposer l’anonymat pour les auteurs d’actes de terrorisme. En effet la plupart de ces terroristes affichent  des personnalités au profil lamentable, ce sont en effet le plus souvent des tarés voir des criminels qui recherchent dans les attentats une honorabilité justifiée par leurs supposées convictions religieuses. Bref des marginaux et des voyous en quête de titres de martyrs largement diffusés dans les médias. Imposer l’anonymat permettrait d’enlever l’une des motivations profondes des auteurs de ces crimes. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Midi-Pyrénées, Franck Touboul, a donc  réclamé « l’anonymat des terroristes qui privent de noms ceux qui ont été privés de vie ».  La ville de Toulouse a honoré cinq ans après, dimanche, la mémoire des sept victimes de Mohamed Merah, avec cet  appel pour que les auteurs de tels actes restent anonymes. La cérémonie, qui a réuni plus d’un millier de personnes, s’est déroulée pour la première fois dans l’enceinte de l’école juive Ohr Torah, anciennement Ozar Hatorah, où quatre victimes, dont trois enfants, sont tombées le 19 mars 2012 sous les balles du tueur djihadiste. Celui-ci avait abattu trois militaires à Toulouse et Montauban (Tarn-et-Garonne) les jours précédents. Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Midi-Pyrénées, Franck Touboul, a expliqué la justification de sa demande d’anonymat :   »Notre demande est simple : c’est une simple modification du droit existant », a-t-il dit en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux. « Il n’y aura jamais de refuge sur le sol national pour les terroristes qui s’en prennent à nos enfants, à nos proches, à nos amis, à nos policiers et à nos soldats », a dit le ministre.

Présidentielle, qui sont les candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

Présidentielle,  qui sont les  candidats : des fonctionnaires et des professionnels de la politique

À part une exception ou deux, on trouve essentiellement des fonctionnaires et des professionnels de la politique. Le seul qui fait vraiment exception est Poutou du NPA. La plupart sont donc issus de la fonction publique ou bien vivent de la politique depuis 20 ou 30 ans, voire davantage. Une sociologie qui évidemment est en décalage avec la réalité économique et sociale du pays. Certes être représentatif  de la sociologie ne confère pas pour autant un brevet de compétence et de courage cependant les sélecteurs auraient davantage de choix si les candidats émergeaient  des différentes catégories socio professionnelles du pays. Notons aussi la faiblesse scandaleuse de la présence des femmes dont d’ailleurs les deux représentantes se situent aux extrêmes. Finalement, une sociologie du premier tour des présidentielles qui ressemble à celles du Parlement. Un parlement surtout composé lui aussi de fonctionnaires ou anciens fonctionnaires, de d’oligarques n’ayant pratiquement jamais travaillé ailleurs que dans la politique. D’une certaine manière, La France ridiculise son système politique et au-delà ses modalités démocratiques en réservant les candidatures aux membres d’une oligarchie. Un système politique caractérisé par la mainmise de professionnels qui vivent depuis 20,  30 ou 40 ans de nos errances démocratiques. Tous les partis sont impliqués dans ces dérives la droite comme la gauche, l’extrême gauche comme l’extrême droite ou encore les écologistes politisés. Le second élément qui caractérise les sélections présidentielles françaises concerne les affaires de deux principaux candidats. On ne connaît pas encore l’issue des procédures judiciaires pas plus que le résultat des élections présidentielles cependant l’image du pays sera durablement affectée et le poids de la France dans les négociations internationales relativement affaibli si l’un des  candidats mis en examen est élu. Notons que les affaires concernent notamment des tricheries sur les revenus et le patrimoine.

 Les candidats :

 

- Marine Le Pen, née en 1968 à Neuilly-sur-Seine, avocate qui a surtout vécu de l’héritage financier et politique de son père. Élu depuis une vingtaine d’années


- Emmanuel macro, 38 ans, Philosophe, énarque, inspecteur des finances, ancien banquier d’affaires, rapporteur de la commission Attali n’a jamais été élu 

- François Fillon ancien énarque entré en politique comme on entre en religion et qui en vit depuis une quarantaine d’années

- Benoît Hamon, oligarque qui a fait toute sa carrière au parti socialiste et qui vit de la politique depuis une trentaine d’années

- Jean-Luc Mélenchon, lui aussi vit de la politique de près depuis près de 40 ans

 

Il faudrait aussi citer Dupont Aignan, énarque, lui aussi professionnel de la politique, Nathalie Arthaud fonctionnaire enseignante, François Asselineau, ancien énarque, Philippe Poutou ouvrier syndicaliste, Jean Lassalle élu depuis une quarantaine d’années enfin Jacques Cheminade, lui aussi ancien énarque, ce fonctionnaire du ministère des affaires étrangères qui s’ennuyait et qui propose notamment de supprimer la chasse aux Pokémon ! En conclusion on pourrait faire mieux pour le renouvellement de la classe politique !

Costumes à 50 000 euros : «des boutons de guêtre » (Fillon)

Costumes à 50 000 euros : «des boutons de guêtre » (Fillon)

 

Fillon opte une  nouvelle fois pour le mépris vis-à-vis de la justice et de ses concurrents. François Fillon, visé désormais par un réquisitoire supplétif du parquet national financier pour « trafic d’influence », a fustigé jeudi soir à Caen (Calvados) ceux qui fouillent « dans les poubelles » et l’attaquent « sur des boutons de guêtre ». Une allusion à la nouvelle polémique visant l’ancien Premier ministre, qui s’est fait offrir des vêtements depuis 2012 pour près de 48.500 euros. Visiblement l’ancien Premier ministre a une idée très approximative des boutons de guêtre ! « Ma bataille est celle des idées. Elle l’a toujours été. Je n’ai jamais hurlé avec les meutes. Je n’ai jamais fouillé dans les poubelles de mes adversaires politiques », a-t-il lancé lors d’une réunion publique devant plusieurs milliers de personnes. « Je me bats face à face, droit dans les yeux, programme contre programme. (…) Je n’ai pas besoin d’attaquer mes adversaires sur des boutons de guêtre, il me suffit de regarder leurs programmes », a-t-il poursuivi. Et de poursuivre avec le même mépris à propos des manuelles Macron : « La gauche hollandaise relookée. Le radeau de sauvetage des naufragés du quinquennat », a ironisé François Fillon. « Derrière le spot publicitaire œcuménique se posent de vraies questions au sujet du gouvernement de la France », a estimé le député de Paris. « Si M. Macron succède à M. Hollande qui ne fait plus qu’inaugurer les chrysanthèmes et remettre des médailles depuis six mois, nous nous retrouverons comme au temps où René Coty succédait à Vincent Auriol : avec un président sans majorité, qui aura peut-être un gouvernement socialiste en hiver, puis un autre vaguement centriste au printemps », a-t-il dit. « Et ainsi de suite jusqu’à la paralysie générale… ». Le combattant balafré comme il s’est  qualifié lui-même ne fait pas dans la dentelle. Il est vrai qu’avec 18 % des intentions de vote ses chances de se qualifier pour le second tour des présidentielles paraissent particulièrement minces. Dans l’hypothèse d’une non-qualification, Fillon ne pourra plus compter sur l’immunité présidentielle et devra rendre des comptes à la justice y compris sur ses boutons de guêtre sans doute aussi offerts par un généreux milliardaire, des boutons de quand même à 50 000 €.

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

.Selon un sondage Odoxa pour franceinfo révélé vendredi 17 mars, 75% des Français estiment désormais que le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle devrait renoncer à se présenter. À titre de comparaison, ce taux était de 70% lors du précédent sondage le 3 mars et de 61% lors de celui du 3 février. Près de huit sondés sur dix (78%) déclarent avoir une mauvaise opinion de François Fillon. Le candidat a perdu 32 points de « bonne opinion » depuis début novembre. Seuls 58% des sympathisants de droite - hors Front national - disent aujourd’hui avoir une bonne opinion de lui. Preuve de la forte dégradation de l’image du candidat, près de neuf Français sur dix (89%) considèrent qu’il n’est pas honnête, et plus de trois quarts qu’il n’est ni convaincant (76%), ni proche de leurs préoccupations (78%). Près de la moitié des sondés le trouvent toutefois courageux (46%), dont 83% des sympathisants de droite. Seule consolation à tirer de ce sondage pour François Fillon : la baisse de sa popularité ralentit, malgré une nouvelle vague de révélations« Le candidat a moins baissé ces dernières semaines après sa mise en examen qu’il n’avait baissé tout au long du mois de février. On a le sentiment de toucher le noyau dur de ce qui lui reste de supporters », analyse Gaël Sliman, le président de l’institut Odoxa.

Enquête réalisée sur internet les 15 et 16 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 250 sympathisants de gauche, 175 sympathisants de droite hors FN, et 171 sympathisants du FN.

Un parlementaire Des Républicains pour Macron

Un parlementaire Des Républicains pour Macron

 

Le sénateur Les Républicains Jean-Baptiste Lemoyne a annoncé mercredi son soutien à Emmanuel Macron pour l’élection présidentielle, devenant le premier parlementaire LR à rejoindre le candidat d’En Marche! » Pour Jean-Baptiste Lemoyne, Emmanuel Macron est « le seul candidat d’une alternance crédible », une chose devenue selon lui « impossible avec François Fillon », comme il l’a déclaré à l’AFP. « François Fillon a repris sa parole en restant candidat malgré sa mise en examen, moi je reprends ma liberté parce que je constate combien le reniement de la parole politique nous porte préjudice », a expliqué M. Lemoyne, qui avait soutenu Alain Juppé à la primaire de la droite et appelé le maire de Bordeaux à se présenter, avant la manifestation du Trocadéro organisée le 5 mars à Paris en soutien à François Fillon. Agé de 39 ans comme M. Macron, M. Lemoyne a été élu sénateur de l’Yonne en 2014 comme candidat indépendant. Il est apparenté au groupe LR. « Depuis le 25 janvier, on vit au rythme des révélations. L’alternance est devenue impossible avec François Fillon. Aujourd’hui le seul candidat d’une alternance crédible, c’est Emmanuel Macron », juge-t-il. Pour M. Lemoyne, « la droite et le centre peuvent partager de nombreux points du programme d’Emmanuel Macron : la baisse de l’impôt sur les sociétés, la suppression du RSI, la réforme des retraites, le recrutement de policiers et de gendarmes… ».   Le sénateur juge surtout « qu’Emmanuel Macron a cette capacité à parler à des France qui se regardent en chiens de faïence: la France rurale, la France des quartiers, la France des métropoles… Il est capable de susciter une espérance dans une France qui se fissure ». M. Lemoyne démissionne en conséquence de sa fonction de secrétaire national LR et de président de la Fédération LR de l’Yonne. Jusqu’ici M. Macron avait obtenu surtout des ralliements de la gauche. « Il y a beaucoup d’élus qui se sentent mal à l’aise à droite, ma démarche pourra peut-être en libérer certains pour bâtir une majorité réformatrice », espère le sénateur.

Automobile : hausse des immatriculations en Europe

Automobile : hausse des immatriculations en Europe

 

1,08 million de voitures particulières neuves ont été mises sur les routes de l’Union européenne le mois dernier ;  la progression sur deux mois reste vigoureuse avec 6,2% pour atteindre (presqu’au niveau de 2008) 2,25 millions d’unités, a précisé l’Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) dans un communiqué. « En février, la demande pour les voitures particulières dans l’UE n’a augmenté que de façon modeste », a relevé l’ACEA, notant aussi que plusieurs grands marchés nationaux comme la France (-2,9%), l’Allemagne (-2,6%) et le Royaume-Uni (-0,3%) se sont moins bien comportés que lors du mois de février précédent, en partie à cause d’un jour ouvré en moins » qu’en 2016. Côté constructeurs, le groupe Volkswagen est resté de loin le premier groupe européen en février, régnant sur 23% du marché, mais ses volumes se sont contractés de 1%. Sa principale marque, du même nom, a plongé de 6,6% le mois dernier, compensée en partie par Seat (+14,5%) et dans une moindre mesure Audi (+2,4%). Derrière lui, le groupe PSA voit ses ventes se replier de 3,1% mais reste le deuxième constructeur européen en part de marché (10,7%), ses marques connaissant des destins contrastés. Peugeot recule ainsi de 3,7% tandis que Citroën est dans le vert (+1,7%) et DS, encore en manque de nouveautés commercialisées, en perdition (-36,4%). PSA, qui a créé la sensation début mars en annonçant le rachat à General Motors de ses activités européennes (Opel et Vauxhall), progresse de 1,7% en volumes écoulés depuis janvier. Le groupe Renault (+6,8%) a mieux tiré son épingle du jeu en février, profitant de la forme de la marque au losange (+5%) et encore plus de l’enseigne « low cost » Dacia (+11%) et de Lada, sa marque russe confidentielle en volume avec seulement 344 unités mais dont les livraisons bondissent de 42,7%. L’entreprise dirigée par Carlos Ghosn, en pleine tourmente en France pour des soupçons de « stratégies frauduleuses » aux émissions polluantes comme Volkswagen, détient 10,4% du marché automobile du Vieux continent en février et voit ses livraisons progresser de 8,5% sur deux mois. A la quatrième place le mois dernier, on retrouve le groupe Fiat-Chrysler, avec des immatriculations en progrès de 8,3% qui lui permettent d’accrocher 8% du marché. L’Italo-Américain tire parti du dynamisme des Fiat (+8,1%) et des Alfa Romeo à la gamme renouvelée (+21%). Le marché européen des voitures neuves avait bouclé 2016 sur une croissance de 6,8%, lui permettant d’atteindre 14,64 millions d’unités, soit presque le niveau de 2008, année du déclenchement d’une grave crise économique. A son plus bas en 2013, il était tombé à 11,8 millions.

Chômage des jeunes à 19% davantage qu’en Europe

Chômage des jeunes à 19% davantage qu’en Europe

 

Le taux de chômage des jeunes ( 15 à 25 ans) est presque deux fois plus important que celui des autres catégories en France et il dépasse la moyenne européenne  Le taux de chômage des jeunes en France était supérieur de 2,8 points à la moyenne européenne en 2015 même si la part de ceux qui ne sont ni en formation ni en emploi ne se distinguait pas des autres pays de l’Union, selon des données publiées mardi par la Dares (direction des études du ministère du Travail).Cette étude, qui porte sur les 15-29 ans (France entière sauf Mayotte), montre que 53,3% des personnes de cette catégorie d’âge étaient sur le marché du travail en France en 2015, 43,2% occupaient un emploi et 10,1% (-0,4 point par rapport à 2014) étaient au chômage. Rapporté au nombre des actifs, le taux de chômage était de 18,9% (-0,6 point), à comparer à celui de 10,4% pour l’ensemble de la population .Après s’être nettement dégradés suite à la crise de 2008, les indicateurs d’emploi ont peu varié de début 2013 à fin 2015, souligne la Dares. Mais la France reste globalement à la traîne de ses partenaires européens. Elle se situe ainsi trois points en dessous de la moyenne pour le taux d’activité, quatre points en dessous pour le taux d’emploi et un point au-dessus pour la proportion de chômeurs. Le taux de chômage était lui 2,8 points au-dessus de la moyenne. La part des jeunes ni en formation ni en emploi était en revanche quasi équivalente – 14,8% dans l’Union et 14,7% en France. La Dares relève que la position de la France par rapport à ses pairs européens en termes de taux d’emploi diffère selon les âges. Avec une formation initiale assez longue et une relativement faible proportion de jeunes qui travaillent pendant leurs études, le taux d’emploi des 15-24 ans est ainsi nettement moindre (-5,1 points) en France que dans l’Union. Mais entre 25 et 29 ans, il est légèrement supérieur (+0,8 point) en France à la moyenne européenne.

Telecom : la fin des mutualisations

Telecom : la fin des mutualisations

 

Pour préserver la concurrence le régulateur des télécoms (Arcep) souhaite mettre  un terme aux accords de mutualisation entre les réseaux des opérateurs cela afin de contraindre les à développer leur propre réseau. Pas sûr que cette orientation soit vraiment de nature à développer réellement les investissements pour assurer une meilleure couverture. Dans beaucoup de cas en effet sur certaines zones blanches la couverture pourrait demeurer encore davantage virtuelle. Un premier accord portant sur les réseaux 2G et 3G permet actuellement aux clients de Free Mobile (groupe Iliad) d’accéder au réseau d’Orange mais avec une couverture et une qualité moindres que pour les clients de l’opérateur historique. Cet accord, qui arrive à échéance fin 2017, pourrait être renouvelé car il constitue une source non négligeable de revenus pour Orange tout en permettant à Free de compenser les insuffisances de son réseau et d’étaler ses investissements dans le temps. Le régulateur français des télécoms estime néanmoins que ce dispositif, qui était selon lui justifié début 2012 pour accompagner l’arrivée de Free comme quatrième opérateur mobile, ne l’est plus aujourd’hui, la filiale d’Iliad étant désormais solidement installée dans le paysage français des télécoms. Dans un document de travail qui sera soumis en février à consultation publique avant d’être adopté définitivement, l’Arcep souhaite donc que cet accord de mutualisation prenne fin entre fin 2018 et fin 2020 pour la 3G et entre début 2020 et fin 2022 pour la 2G, qui représente à elle seule encore 35% des cartes « SIM » en circulation en France, tous opérateurs confondus. L’Arcep se penche également sur un second accord, qui permet à SFR et Bouygues Telecom de mutualiser une partie de leurs réseaux. Le régulateur estime qu’il doit prendre fin entre fin 2016 et fin 2018 dans la 4G, afin de contraindre SFR à développer plus rapidement son propre réseau à très haut débit. En juillet dernier, Orange couvrait 76% de la population en 4G, Bouygues Telecom 72% et SFR 58%, en grande partie grâce à son accord d’itinérance avec Bouygues Telecom puisqu’il ne couvrait que 39% de la population avec son propre réseau. Free couvrait pour sa part 52% de la population en 4G.la venue de la 5G risque cependant de remettre en cause le concept de mutualisation. Ou alors on assistera à des coopérations –intégrations.

Présidentielles 2017 : l’arnaque des « candidats du peuple » anti système

 

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 Face au discrédit qui touche les organisations politiques, désormais il est de bon ton pour les candidats de se présenter avec des vertus « anti systèmes ». Un concept qui n’a évidemment aucun sens, une proclamation entièrement gratuite tant qu’elle n’est pas approfondie et vérifiée. De quels systèmes parle-t-on ? du système social, économique, financier ou politique ? Quand on examine la sociologie des principaux candidats notamment en France on constate que pratiquement tous appartiennent aux classes aisées voir même très  aisées (témoin par exemple le nombre de ministres du gouvernement actuel soumis à l’impôt sur la fortune). Il y a donc une continuité sociologique : les classes sociales supérieures dominent et de très loin le paysage électoral. Pas forcément pour des questions de compétence, d’intelligence ou de courage. Simplement parce qu’en France notamment la démocratie demeure virtuelle en tout cas néandertalienne. La France vit sous le régime d’une monarchie républicaine avec des déclinaisons dans les baronnies locales. La richesse des candidats constitue un argument favorable au recueil des voix. Le paradoxe est évidemment quand des candidats ultra riches se déclarent représentants des moins favorisés voir des opprimés. Evidemment pas avec un discours argumenté économiquement mais avec des explications simplistes en forme de slogan qui désignent des boucs émissaires comme responsable des discriminations et de la pauvreté. Le plus bel exemple récent étant évidemment le milliardaire Trump qui a réussi avec sa dialectique  populiste contradictoire à être considéré comme un candidat anti système. Un candidat qui a pourtant multiplié les relations sulfureuses avec les élus pour étendre dans l’immobilier l’empire hérité de son père. En France, Marine Le Pen, héritière également, fait aussi partie de ces multimillionnaires qui se veulent représentatifs des gens « d’en bas ». Dans la droite classique, on ne trouve guère non plus de miséreux. Socialement donc la plupart des candidats dit  « anti système » sont  les produits d’un processus de reproduction de la richesse des nantis. Des liens évidents existent souvent entre la dimension sociale et la dimension économique. Nombre de candidats « anti système » entretiennent en fait des liens douteux avec le monde économique. Soit pour recueillir des fonds nécessaires au financement de la campagne et/ou pour  en fait servir les intérêts particuliers de secteurs ou de groupes économiques. En cause, notamment des modalités de financement d’une campagne électorale avec souvent un ticket d’entrée financier dans les baronnies locales et une enveloppe minimale de 20 à 50 millions pour une campagne présidentielle. Au-delà de l’enjeu financier, le soutien des forces économiques dominantes constitue aussi un appui utile voire indispensable. Le dernier aspect de l’argumentation anti système touche au ridicule, à savoir, la dimension politique. En France en particulier,  tous les candidats sont des professionnels de la politique. En place depuis 20, 30 ans, davantage, ils vivent de la politique et ont transformé la fonction en métier et en rente. Les conditions démocratiques françaises imposent d’ailleurs l’appartenance à un appareil notamment quand il s’agit de l’élection présidentielle qui nécessite d’obtenir le soutien des élus pour valider une candidature. Tous appartiennent à des organisations, sont passés par des systèmes et sont d’une certaine façon le fruit d’appareils. Il n’existe pas de candidat réellement indépendant, ils sont le résultat d’un système qui se reproduit. La dépendance est plus ou moins forte. Pour être élu,  il est nécessaire d’être soutenu par les parrains d’un système,  au moins pour se lancer « dans la  carrière ». Une fois passée les obstacles sociaux, économiques et politiques les candidats ne peuvent donc revendiquer l’étiquette « anti système ». Cet argument populiste et démagogique ne peut être entendu que par les mouches victimes complices  attirées par le miel des promesses sans lendemain. Les candidats anti système n’existe pas, autant l’admettre et se déterminer sur des critères moins ésotériques.

 

Macron: »Faucille et nez crochu» ou le parfum des années 30

Macron: »Faucille et nez crochu»  ou le parfum des années 30

Certaines insultes et certaines caricatures ne sont pas sans rappeler le détestable parfum des années 30. Un parfum qui se répand dangereusement en Europe avec la montée de la xénophobie, la désignation de l’immigré comme bouc émissaire, la démagogie populiste comme remède, la remise en cause des institutions voire de la démocratie quand on s’attaque aux médias et à la justice. Finalement,  la même dérive que celle de Trump qu’approuvent d’ailleurs le Front National et les plus réactionnaires des Républicains. Censé incarné l’offensive de la droite contre Emmanuel Macron, un visuel diffusé vendredi sur le compte Twitter des Républicains a provoqué l’indignation des internautes. En représentant Emmanuel Macron en banquier en haut de forme et au nez crochu, faucille soviétique en main, le parti de François Fillon voulait dénoncer son passé dans la finance et les nombreux ralliements venus de la gauche, notamment de l’ancien premier secrétaire du Parti communiste, Robert Hue. Mais les internautes y ont vu une ressemblance avec les caricatures antisémites des années 30.

 

Hausse des taux : c’est parti

Hausse des taux : c’est parti

 

 

La décision prochaine de la FED concernant la hausse va évidemment peser sur les taux mais le processus de hausse est déjà bien amorcé. La politique monétaire américaine va évidemment peser sur l’augmentation du coût de l’argent mais d’autres éléments sont à prendre en compte comme les incertitudes de la politique économique du président américain et les incertitudes relatives aux évolutions politiques en Europe notamment en France et en Allemagne. Une hausse des taux en Europe serait particulièrement malvenue compte tenue de la fragilité de la croissance. Ce qui n’est pas le cas aux États-Unis.  Le secteur privé américain a créé 248.000 postes le mois dernier selon l’enquête du cabinet ADP, alors que le consensus Reuters donnait un chiffre de 190.000 seulement. Cette enquête est considérée comme un bon indicateur de la tendance du marché du travail et elle est publiée à 48 heures du rapport mensuel du département du Travail, très attendu avant la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale, mardi et mercredi prochains. Le marché estime désormais quasi certain un relèvement d’un quart de point de l’objectif de taux des « fed funds » le 15 mars et la principale interrogation porte désormais sur la possibilité d’une accélération du rythme du resserrement monétaire. Cette perspective n’empêche pas les actions de monter car l’économie est jugée suffisamment solide pour supporter la hausse du loyer de l’argent. « Même si la Fed relève les taux la semaine prochaine, ils ne seront qu’à 75 points de base, ce qui est historiquement très bas, et l’argent sera toujours considéré comme très bon marché », explique Adam Sarhan, directeur général de la société de gestion américaine 50 Park Investments. Le dollar poursuit quant à lui sa remontée face à un panier de référence, gagnant 0,3% et se rapprochant du plus haut de deux mois touché jeudi dernier. L’or, pénalisé par l’appréciation du billet vert, se rapproche du seuil des 1.200 dollars. Aux valeurs en Europe, les financières ont été les principales bénéficiaires des anticipations de remontée des taux, l’indice Stoxx du secteur bancaire prenant 0,78%; à l’opposé, les investisseurs se sont détournés des secteurs généralement recherchés pour leur rendement, comme les services aux collectivités (-0,26%) et l’immobilier (-0,29%). Sur le marché obligataire, l’enquête ADP, en confortant le scénario de hausse des taux, a favorisé la remontée des rendements des Treasuries, le 10 ans atteignant son plus haut niveau depuis le 20 décembre à 2,583% et le deux ans son plus haut niveau depuis 2009 à 1,378%. En Europe, les rendements à cinq et dix ans allemands se sont orientés à la hausse après une adjudication à cinq ans marquée par une demande inférieure à l’offre, tandis que le deux ans touchait un nouveau plus bas à -0,89%. Le rendement à dix ans français a lui repassé le seuil de 1%. Le baril de pétrole recule après les statistiques hebdomadaires des stocks aux Etats-Unis, qui montrent une hausse plus forte qu’attendu des réserves de brut. Le cours de l’essence monte en revanche, après la baisse la plus marquée des stocks depuis avril 2011.

Violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec scolaire

violences à Saint-Denis : le résultat de la politique des banlieues et de l’échec  scolaire

 

On ne peut sans doute pas réduire le phénomène de violence du lycée de Saint-Denis à quelques facteurs explicatifs trop simplistes. Comme souvent pour les problèmes complexes, il y a interaction de différents facteurs, des facteurs économiques, sociaux, politiques et sociétaux. Pour autant, la politique des banlieues- comme la politique de l’institution scolaire -mérite notamment d’être mise en cause. Depuis longtemps,  certaines banlieues sont de véritables barils de poudre, des zones de non-droit délaissées  économiquement et socialement où les trafics en tous genres constituent l’activité principale. La responsabilité en incombe à l’État tout autant qu’aux élus locaux. Depuis des dizaines d’années, les plans banlieue se sont accumulés, des plans souvent élaborés à l’occasion de poussées de fièvre ou à l’occasion d’élection mais sans lendemain. Des plans qui se réduisaient souvent à financer des animateurs sociaux pour masquer la misère autant que la colère. Mais pas vraiment de plan relatif au développement économique, à la refonte de l’urbanisme et à la formation de jeunes non seulement sans diplôme mais sans maîtrise des fondamentaux. Une sorte de ’économie et de société parallèle se sont alors imposées. Une situation sur laquelle on a fermé les yeux et qui a même parfois été encouragée par des élus locaux dans un but électoraliste. S’y ajoutent évidemment un autre facteur déterminant à savoir l’échec patent de l’institution scolaire transformée souvent en garderie dans les zones les plus difficiles. Une institution scolaire déjà incapable de transmettre les fondamentaux sur le reste des territoires. (20 à 30 % des élèves entrant en secondaire ne maîtrise ni la langue ni les bases du calcul)  du faîte des dégâts du pédagogisme et du laxisme disciplinaire. Du coup les violences inadmissibles constatées dans un lycée de Saint-Denis illustre bien la chienlit de certaines banlieues. Cette fois comme l’indique le monde Un « seuil symbolique » vient d’être franchi dans « l’escalade de la violence » ….. En septembre, c’est l’agression d’un surveillant qui avait mis le feu aux poudres. Ces jours-ci, si l’« affaire Théo » a sans doute pu jouer comme un déclencheur, à l’image des blocus d’établissements organisés en région parisienne ces dernières semaines pour dénoncer les violences policières, ce n’est pas selon eux le problème de fond. « On est dans une institution scolaire qui ne remplit plus ses missions et qui met les gamins en situation d’échec », analyse un personnel du lycée. « Les pouvoirs publics se renvoient la balle, distinguant violences scolaires et violences urbaines, le lycée de la cité, « nos » élèves et « ces » jeunes, mais les frontières sont perméables », martèlent des professeurs. « Si l’institution n’écoute pas les lanceurs d’alerte sur la situation dans les banlieues, reprend Aurélie Gigot, si elle refuse toute réflexion de fond sur les inégalités territoriales, on va dans le mur ».

2017 : la peur du FN pour 2/3 des Français

2017 : la peur du FN pour 2/3 des Français

 

Un sondage qui confirme l’État du paysage politique actuel avec deux tiers des Français inquiets mais aussi un bon tiers qui ne manifeste pas de peur, soit environ 35 %, c’est-à-dire le score que prévoient les sondages pour Marine Le Pen au second tour. Cette enquête montre que le Front national peut compter sur un socle d’électeurs relativement solide mais que sa réserve de voix et très faible. Pour le second tour des présidentielles,  le FN ne pourra espérer davantage que 35 à 40 % des voix. Près de deux tiers des Français (64%) se déclarent inquiets à l’idée de voir Marine Le Pen accéder au second tour de la présidentielle d’avril-mai, selon un sondage BVA pour L’Obs publié mercredi. Jusqu’à présent, l’ensemble des sondages place la présidente du Front national (FN) en tête du premier tour de scrutin, prévu le 23 avril, avec environ un quart des intentions de vote. La perspective de voir le parti d’extrême droite se qualifier pour le duel final, comme le 21 avril 2002, inquiète « tout à fait » 44% des personnes interrogées et « plutôt » 20% d’entre elles, selon l’étude de BVA. En revanche, 35% des sondés disent ne pas craindre la perspective d’un deuxième tour avec Marine Le Pen. Plus de trois quarts des Français (77%) qualifient par ailleurs le FN de formation d’extrême droite. Mais une majorité (55%) estime qu’il faut désormais le considérer comme un « parti comme les autres ». Ces résultats vont dans le même sens que ceux d’un sondage Kantar Sofres-One point, publié mardi, qui mesurait la défiance persistante à laquelle est confrontée Marine Le Pen, pourtant soucieuse de « dédiaboliser » le FN.L’enquête de BVA a été réalisée les 2 et 3 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1.174 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Classement mondial des meilleurs pays du monde : la France perd une place

Classement mondial des meilleurs pays du monde : la France perd une place

D’après le classement du  magazine américain US News & World Report, la France vient en neuvième position et perd une place. Un classement qui intègre différents critères : citoyenneté, influence culturelle, entrepreneuriat, héritage, mobilité, ouverture sur les affaires, puissance et qualité de vie. Des données pondérées par des indicateurs macro-économiques comme le PIB par tête en parité de pouvoir d’achat par exemple.  Classée 8ème en 2016, la France perd une petite place dans l’édition 2017 du « Best Countries Ranking » et se retrouve 9ème avec une note moyenne de 8,8/10. Si US News reconnaît que la France est un pays influent avec une économie puissante, il estime aussi que ses gouvernants ont plusieurs challenges à relever avec la montée du terrorisme, l’attitude négative à l’égard de l’islam et de l’immigration, une croissance ralentie et un chômage important. »

Top 10 des meilleurs pays du monde en 2017:

1. Suisse (10/10) – PIB: 701 milliards de dollars. 8,3 millions d’habitants. PIB par habitant (parité de pouvoir d’achat): 58.647 dollars

2. Canada (9,7/10) – PIB: 1.800 milliards de dollars. 35,9 millions d’habitants. PIB par habitant: 45.602 dollars.

3. Royaume-Uni (9,6/10) – 3.000 milliards de dollars. 65,1 millions d’habitants. PIB par habitant: 41.499 dollars.

4. Allemagne (9,5/10) – 3.900 milliards de dollars. 81,4 millions d’habitants. PIB par habitant: 46.974 dollars.

5. Japon (9,5/10) – 4.600 milliards de dollars. 127 millions d’habitants. PIB par habitant: 38.142 dollars.

6. Suède (9,4/10) – 571,1 milliards de dollars. 9,8 millions d’habitants. PIB par habitant: 48.199 dollars.

7. Etats-Unis (9,3/10) – 17.400 milliards de dollars. 321,4 millions d’habitants. PIB par habitant: 56.084 dollars.

8. Australie (9,3/10) – 1.500 milliards de dollars. 23,8 millions d’habitants. PIB par habitant: 47.644 dollars.

9. France (8,8/10) – 2.800 milliards de dollars. 66,8 millions d’habitants. PIB par habitant: 41.476 dollars.

10. Norvège (8,7/10) – 499 milliards de dollars. 5,2 millions d’habitants. PIB par habitant: 68.592 dollars.

 

Grève des fonctionnaires pour tuer service public

Grève des fonctionnaires pour tuer service public

 

Encore une nouvelle grève à la participation insignifiante chez les fonctionnaires à l’appel des syndicats gauchistes  CGT, FO, Solidaires et FA-FP. Une grève évidemment complètement irresponsable d’une part parce qu’il discrédite encore un peu plus un mouvement syndical déjà bien affaibli ensuite parce qu’il amalgame l’avenir du service public et la situation sociale des fonctionnaires. Ces syndicats voudraient tuer le service public qu’ils  ne s’y prendraient t pas autrement. Pour l’éviter, il faudrait d’abord qu’ils aient le courage et la lucidité de distinguer ce  qui relève du service public et ce qui relève des intérêts corporatifs des salariés. Certes dans certains secteurs, dans certains services la tension relative aux conditions de travail et réelle. C’est le cas dans les services soignants par exemple. Pour autant dans d’autres services y compris à l’hôpital, les conditions de travail sont loin d’être déplorables. Dans beaucoup de cas la productivité et notoirement insuffisante. À dessein, les syndicats gauchistes confondent le concept de service public avec la défense du statut des travailleurs et avec les conditions de travail. L’enflure du discours et l’amalgame des problématiques discréditent  cette forme de syndicalisme « Asphyxiée par les déremboursements, les dérégulations, les suppressions de postes et les réorganisations permanentes, auxquels s’ajoutent les regroupements d’hôpitaux imposés par la loi Touraine, le secteur de la santé est en péril en terme d’égalité d’accès aux soins », estiment-ils. Egalement dans le collimateur des syndicats, la réforme territoriale « et ses conséquences, fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles entraînent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public». Les syndicats réclament aussi une augmentation de la valeur du point d’indice « pour compenser les pertes subies depuis des années », une refonte des carrières « pour redonner de l’attractivité à l’emploi public » et un arrêt des suppressions de postes et des restructurations. Un discours bien peu crédible même aux yeux des fonctionnaires qui se sont bien peu mobilisés pour cet appel irresponsable à la grève.

Des yaourts aux fruits… sans fruit

Des  yaourts aux fruits… sans fruit

l’ONG Foodwatch  dénonce l’arnaque de  l’étiquetage concernant le yaourt phare de Danone: les petits-suisses Danonino qui comportent des illustrations de fruits entiers: pêche, abricot, framboise, fraise et banane. Ses pots colorés laissent croire à leur présence mais il s’agit pour l’ONG d’une nouvelle arnaque sur l’étiquette: «ce produit ne contient pas la moindre trace de fruits, pas même sous forme d’arômes», explique l’ONG dans un communiqué. La réglementation européenne sur l’information du consommateur (INCO) et le Code de la consommation interdisent pourtant à un fabricant de faire apparaître, sur un emballage, un ingrédient qui n’entrerait pas dans la composition du produit. Dans une lettre, le groupe Danone affirme être en conformité avec la norme AFNOR relative à certains produits laitiers frais: «Danonino ne contient pas aujourd’hui de fruits, c’est pour cela que l’information véhiculée par une représentation graphique et stylisée est pertinente et loyale, puisqu’elle informe le consommateur au sujet du goût des produits présents dans chaque emballage.» Le groupe agroalimentaire avance par ailleurs que cette image s’accompagne d’une «précision parfaitement visible» sur l’emballage indiquant qu’il s’agit d’un «fromage blanc sucré aromatisé» ainsi que de la mention «saveur…», en «caractères très apparents». Danone argumente également que la liste des ingrédients présente sur l’emballage fournit une «information détaillée au sujet de l’ensemble des ingrédients utilisés dans le produit», et donc de l’absence de fruits. Une «excuse qui ne tient pas la route», répond Food Watch, qui rappelle que «la Cour de justice de l’Union européenne, dans son arrêt Teekanne, a jugé qu’une liste d’ingrédients, même exacte et exhaustive, ne suffit pas à corriger l’impression erronée ou équivoque qui résulte de l’étiquetage».

 

La France, en tête des dépenses publiques

La France, en tête des dépenses publiques

Avec des dépenses publiques qui représente 57% du PIB La France ne parvient pas réduire ses déficits car elle ne veut pas remettre en cause la taille de son administration.( 5,5 millions de fonctionnaires dont 500 000 de plus en dix ans) ; Une administration ( nationale et locale ) qui pèse évidemment sur le poids de la masse salariale dans les budgets ; le plus grave, c’est que cette masse de fonctionnaires génère en plus des dépenses inutiles ( fonctionnement, investissements) qui sont  en quelque sorte de nature existentielles et qui  occasionnent  des coûts considérables pour l’économie.  57,5%. C’est le pourcentage du PIB affecté par la dépense publique, un chiffre faramineux. La France est vice-championne du monde, derrière la Finlande. C’est un des chiffres mis en exergue par un nouveau rapport du FMI, rédigé par deux économistes, Jean-Jacques Hallaert et Maximilien Queyranne. Ils considèrent qu’il y a « d’importantes marges pour dépenser mieux » et plus efficacement. La réduction du déficit public est passée exclusivement par les hausses d’impôts entre 2011 et 2013, et la dépense publique est aujourd’hui de 11 points supérieure à la moyenne européenne. Pour revenir dans la moyenne européenne, les dépenses devraient être rognées de 200 milliards, un chiffre faramineux. Les dépenses sociales sont plus élevées que la moyenne européenne de 8 points, soit 160 milliards d’euros. Selon Eurostat, en 2015, les dépenses publiques des États membres de l’UE atteignent ainsi 47,2% du produit intérieur brut – estimé à 14.600 milliards d’euros. Soit un peu moins de 7000 milliards d’euros pour une population d’environ 500 millions d’habitants. Dans la zone euro, les dépenses publiques atteignent même 48,5% du PIB. À titre de comparaison, selon la Banque de France, les dépenses publiques aux États-Unis représentent seulement 37% du PIB en 2015. Néanmoins, le périmètre d’intervention de la puissance publique peut fortement varier d’un pays à l’autre, ce qui rend difficile la comparaison entre les pays. Si certaines dépenses comme la santé ou l’éducation ne sont pas prises en compte par la sphère publique, elles peuvent néanmoins s’avérer coûteuses pour les ménages. D’après la Banque mondiale, en 2014, les Américains ont ainsi consacré 13,1% de leur PIB aux dépenses de santé contre 10,1% pour les Français. Si les dépenses publiques au sein de l’UE sont élevées, elles connaissent en revanche une trajectoire décroissante. D’après Eurostat, suite à la crise des subprimes, celles-ci ont atteint un pic en 2009 en dépassant les 51% du PIB. Avec environ 47% aujourd’hui, elles se rapprochent de leur niveau de 2008, avant la crise qui a secoué l’économie mondiale. Dans l’ensemble des dépenses publiques européennes, la sphère sociale est de très loin la plus élevée. Elle représente 19,2% du PIB (20,1% pour la zone euro) et 40,6% de l’ensemble des dépenses publiques (41,5% pour la zone euro). À l’intérieur de la protection sociale, les retraites pèsent le plus lourd (21,7% des dépenses publiques européennes et quasiment la moitié des dépenses sociales). Le deuxième poste le plus lourd dans les dépenses publiques européennes concerne la santé, qui représente 7,2% du PIB et 15,2% du total des dépenses publiques. Les services généraux (dont les dépenses liées au coût de la dette publique) et l’éducation viennent en troisième et quatrième positions. Les autres dépenses viennent loin derrière. En Europe, les dépenses sociales (19,2% du PIB) sont ainsi 10,7 fois plus élevées que les dépenses liées à la sécurité et à l’ordre public (1,8% du PIB) et 13,7 fois plus élevées que les dépenses liées à la défense (1,4% du PIB). En matière de dépenses publiques, la France occupe une place particulière en Europe puisqu’elle gagne la première place à égalité avec la Finlande. Les dépenses publiques des deux pays représentent exactement 57% de leur PIB. En 2015, parmi les 28 États membres de l’Union européenne (le Royaume-Uni en faisait encore partie), seuls 9 pays franchissent la barre symbolique des 50%. Avec 57%, la France ou la Finlande arrivent devant la Grèce ou le Danemark. Très loin derrière, l’Irlande ferme la marche du classement européen avec 29,4% de son PIB. En France, les dépenses sociales sont particulièrement élevées (24,6% du PIB contre 19,2% pour l’ensemble des pays européens). Si elles sont moins lourdes qu’en Finlande (25,6%), La France devance celles du Danemark (23,6%), pays réputé pour son système social. Dans une moindre mesure, la France est aussi championne en matière de dépenses de santé (8,2% du PIB contre 7,2% dans l’UE) et d’éducation (5,5% contre 4,9%). En France, le chômage coûte particulièrement cher (2% du PIB contre 1,4% en moyenne dans l’UE). La France est ainsi à égalité avec l’Espagne qui affiche pourtant un taux de chômage 2,2 fois plus élevé (22,7% en avril 2015 contre 10,5%). Si la France est dans le peloton de tête des dépenses sociales en Europe, ce n’est pas le cas en matière régalienne. Les dépenses françaises consacrées à l’ordre et à la sécurité publique se situent en deçà de la moyenne européenne. Elles ne représentent que 1,6% du PIB (contre 1,8% en Europe) et 2,9% de l’ensemble des dépenses publiques (contre 3,7% en Europe). S’agissant de la défense nationale, la France fait figure de bonne élève avec 1,8% du PIB, devant la moyenne européenne (1,4%) et relativement proche des 2% souhaités par l’OTAN. Le Royaume-Uni dépense ainsi plus (2,1%) que la France, dont les forces armées sont pourtant engagées dans des opérations extérieures sur plusieurs continents. En janvier, le président François Hollande a déclaré officiellement que la France visait d’atteindre progressivement les 2% du PIB pour son budget de la défense. Contrairement à la protection sociale, en matière régalienne, les dépenses publiques françaises occupent moins la tête du classement européen.

Europe à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles

Europe à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles

 

Finalement les quatre grands pays de l’Europe, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne rejoignent  enfin les positions de Delors qui  proposait  notamment dès 2012 une Europe  à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles. Delors qui considérait que ceux qui veulent davantage d’intégration et aller plus loin doivent pouvoir  le faire. C’est la théorie des cercles ou de l’Europe à plusieurs niveaux. De fait, avec l’élargissement forcené qui continue, c’est ce qui risque de se produire sinon c’est l’anarchie assurée avec notamment des distorsions mortelles de  conditions de concurrence L’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors s’était dit « favorable à une plus grande autonomie de la zone euro, ce qu’on appelle une coopération renforcée », « Je prône depuis longtemps la différenciation. Si certains pays veulent aller plus loin tout en respectant les règles de l’ensemble, il faut le leur permettre », Pour Jacques Delors: « Il faut une gouvernance économique et monétaire de caractère fédéral, donner à la zone euro un budget propre et un instrument d’intervention économique pour régler le développement ». « Ce nouveau dynamisme de la zone euro redonnerait confiance à l’ensemble, c’est à dire à l’Europe des 27″ avait assuré Jacques Delors pour qui: « Le projet définitif de l’euro doit être clair et accessible, donner de la confiance et un sentiment de stabilité. » Dans une déclaration commune avant un dîner de travail, François Hollande, Angela Merkel, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy ont donc rejoint enfin  Jacques Delors et  se sont tous inquiétés du sentiment de « défiance, de fatigue » selon les termes du président du Conseil italien, qui nourrit les populismes en Europe. « Je plaide pour qu’il y ait de nouvelles formes de coopération, des coopérations différenciées », a dit François Hollande, soulignant l’importance de « montrer de la solidarité à 27 mais également la capacité à avancer à un rythme différent ». La chancelière allemande a plaidé dans les mêmes termes pour l’Europe à plusieurs vitesses » proposée par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans un Livre blanc publié la semaine dernière. « Nous devons avoir le courage d’accepter que certains pays aillent de l’avant et avancent un peu plus rapidement que d’autres », a-t-elle expliqué, évoquant des « coopérations différenciées » mais pas hermétiques, ouvertes « à ceux qui sont un peu plus en retard ». S’ils sont allés dans le même sens que le couple franco-allemand, les dirigeants italien et espagnol ont nuancé leur expression en préférant le terme « d’intégration » à celui de « coopération ». « L’Espagne est disposée à aller plus loin dans l’intégration avec tous ceux qui voudront la poursuivre », a dit Mariano Rajoy, citant la politique extérieure et de défense, l’immigration, la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme puis, à moyen terme, l’union économique, monétaire et bancaire. Paolo Gentiloni a décrit « différents niveaux d’intégration », de manière à fournir « des réponses différentes » à des « ambitions différentes ». « L’Union reprend sa route, son chemin et elle le fait avec une boussole tout à fait claire », a souligné celui qui sera l’hôte du sommet du 25 mars marquant le 60e anniversaire du Traité de Rome. François Hollande a répondu aux critiques exprimées par certains des Vingt-Sept sur la tenue de ce sommet en petit comité en rappelant l’importance des nations choisies. Par leur histoire, leur démographie et l’importance de leurs économies, France, Allemagne, Italie et Espagne « ont la responsabilité de tracer la voie, non pas pour l’imposer aux autres mais pour être une force au service de l’Europe pour impulser les mouvements indispensables », a-t-il dit.

Comité politique des Républicains : nouvelle position de faux-culs vis-à-vis de Fillon

Comité politique des Républicains : nouvelle position de faux-culs vis-à-vis de Fillon

 

Une nouvelle fois le comité politique des républicains qui devait clarifier la situation de crise provoquée par Fillon a adopté  une position de faux-culs et de manière unanime en plus ;  le comité politique soutient la candidature de Fillon qu’il critiquait la veille. (Comme lors de la dernière révolte contre Fillon). On peut imaginer qu’en fonction des sondages qui nécessairement seront de plus en plus mauvais dans les jours à venir que ce comité sera encore appelé à se réunir. La réalité,  c’est que ce comité composé de seconds couteaux sans réelle envergure nationale ne dispose d’aucune autorité pour imposer quoi que ce soit ni à Fillon, ni Juppé, ni à Sarkozy ou d’autres. Ces seconds couteaux passent surtout leur temps à se neutraliser pour éviter la mainmise d’un courant ou d’une personnalité sur le parti. « François Fillon a confirmé devant le comité politique des Républicains sa candidature à l’élection présidentielle », a déclaré son président, Gérard Larcher, un expert en dialectique de faux-culs qui sait élever le ton pour masquer l’insignifiance et les contradictions  de sa posture. L’exemple même de la théâtralisation de la parole politique dont la forme et l’ambiguïté tuent  le fond. Bref, une nouvelle fois comité politique lamentable qui s’est couché  devant la difficulté « Le comité politique, après un large échange, a renouvelé à l’unanimité son soutien à François Fillon et s’engage à oeuvrer au rassemblement des familles politiques de la droite et du centre autour de lui et du projet qu’il porte pour le redressement national. François Fillon a indiqué qu’il prendrait des initiatives pour porter ensemble nos valeurs. Les Républicains sont donc rassemblés et déterminés autour de François Fillon », a-t-il ajouté à l’issue de la réunion. » A encore indiqué l’inénarrable Gérard Larcher. Le candidat de la droite et du centre s’est prévalu devant le comité politique du succès de la manifestation de soutien qui s’est déroulée dimanche à Paris au Trocadéro. Ceux servant du renoncement de Juppé Fillon s’est efforcé de démontrer qu’aucun plan B n’était envisageable. Effectivement de son côté Juppé avait été clair et ne s’est d’ailleurs pas privé de critiquer l’immaturité politique de son propre parti. « Je ne suis (…) pas en mesure aujourd’hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d’un projet fédérateur et c’est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République », a dit le maire de Bordeaux lors d’une déclaration marquée par la gravité. « C’est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s’ils souhaitent me rencontrer », a-t-il ajouté en se livrant à une charge contre « l’obstination » de François Fillon que la « dénonciation d’un prétendu complot et d’une volonté d’assassinat politique [ont] conduit dans une impasse ». « Je le répète : pour moi il est trop tard, il n’est évidemment pas trop tard pour la France, il n’est jamais trop tard pour la France », a-t-il conclu sans dire qui, selon lui, devrait porter « les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines ». Juppé qui s’est fortement étonné du soutien soudains de nombre de responsables qui hier l’avaient démoli.

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