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Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

«La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros», a affirmé Bruno Le Maire, lors d’une conférence de presse à Paris.  Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup,  on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France envisagerait de décider seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français.la mesure envisagée par la France  «Pourrait être introduite dans la loi Pacte», approuvée en première lecture à l’Assemblée nationale et qui devrait être soumise au Sénat en début d’année prochaine. Le ministre a toutefois précisé que cette taxe sur les géants du numérique, qui paient en moyenne 9 % d’impôt en Europe, là où les entreprises traditionnelles paient 23 %, ne se limitera pas au chiffre d’affaires prévu dans la directive européenne. Celle-ci s’étendra également «aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles».

Castaner : des chars pour évacuer les ronds points ?

Castaner : des chars pour évacuer les ronds points ?

 

Depuis qu’il a enfilé son costume de ministre de l’intérieur, Castaner, l’ancien proche du milieu qui gagnait sa vie en jouant au poker,  fait régulièrement dans la provocation à défaut d’être en capacité de maîtriser l’ordre public. Évidemment Castaner mélange tout en reportant la responsabilité de tous les maux sur les gilets jaunes. Certes l’occupation des ronds points  ne peut être éternelle, elle affecte effectivement certains commerces dont le chiffre d’affaires est notamment lié aux fêtes de Noël. Ceci étant  les ¾ sinon davantage des ronds-points ont été maintenant abandonnés par les gilets jaunes qui attendent désormais le début de l’année pour juger des conditions d’application des promesses de Macron. La circulation n’est pratiquement plus bloquée pour les quelques ronds-points qui demeurent occupés.Il n’est pas utile de mobiliser des chars !  Castaner serait sans doute mieux de s’occuper de ses fonctionnaires qui semble-t-il ne lui font guère confiance ni pour veiller à l’ordre public ni pour leurs conditions sociales notamment salariales. Et Castaner de développer un discours type Pasqua ou Éric Ciotti. Je le dis clairement : ‘ça suffit !’” a-t-il déclaré à des journalistes. “Cela suffit pour la sécurité des ‘Gilets jaunes’ eux-mêmes, cela suffit pour la sécurité de nos concitoyens, cela suffit aussi pour la sécurité de nos forces de l’ordre.”Il a averti que les forces de l’ordre allaient continuer à dégager les ronds-points occupés par des “Gilets jaunes” qui y filtrent, voire y bloquent, la circulation. Sur un site de la police judiciaire qui surveille notamment les dérives des réseaux sociaux, il a admis que les “Gilets jaunes” étaient dans “une forme de défiance” à l’égard de toute parole officielle ou journalistique. “Et donc ils vivent, ils se repaissent de ‘fake news’, on l’a vu sur toute une série de sujets”, a-t-il poursuivi. “Quelquefois les ‘fake new’ amènent de la haine”, a-t-il ajouté. “Au fond, les ‘Gilets jaunes’ n’ont vécu ces dernières semaines médiatiquement qu’à travers la violence, pas forcément à travers leurs revendications parce qu’elles étaient très multiples, très difficiles à appréhender, que les porte-parole étaient très divers.

Confiance Macron : hausse ou baisse de 2 points ! ou le bricolage des sondages

Confiance Macron : hausse ou baisse de 2 points !  ou le bricolage des sondages

 

 

Il est clair que dans les milieux économiques et financiers, on commence à s’inquiéter sérieusement du discrédit de Macron dans l’opinion publique. Du coup, on pourrait assister à du bricolage de sondages pour faire remonter la popularité du chef de l’État. Par exemple un sondage OpinionWay pour LCI réalisé au lendemain de l’attentat de Strasbourg et au surlendemain des mesures de soutien au pouvoir d’achat annoncées par le président. Le chef de l’Etat est crédité de 31% d’opinions positives dans cette enquête publiée dimanche, soit une progression de deux points de pourcentage par rapport au mois dernier. Peut-être serait-il utile de préciser que la marge d’erreur de ce type d’enquête se situe de 1 à 3 % (ce qui vaut à la hausse comme à la baisse). Un autre sondage, lui fait apparaître une baisse de 2 points. Macron perd encore deux points en décembre, à 23% de satisfaits. Edouard Philippe perd quant à lui 3 points (31%) selon l’IFOP pour le JDD. D’autres sondages lui attribuent entre eux 18 et 20 %. Ce qu’il faut surtout retenir dans tous les sondages c’est la tendance structurelle à la baisse depuis des mois de sorte que si sa légitimité juridique n’est pas en cause, sa légitimité politique, elle, pose maintenant sérieusement question. Les annonces de Macron de lundi dernier n’ont pas modifié cette tendance à la baisse. Pas vraiment étonnant, une majorité de Français ne lui font pas confiance ni dans le domaine social ni dans le domaine économique surtout après son dernier discours relativement flou qui ne remet nullement en cause les cadeaux fiscaux accordés plus nantis et aux entreprises et cela sans aucune garantie que ces capitaux  soient réellement réinvestis en France. Selon le baromètre mensuel de l’Ifop pour le JDD, la cote de popularité d’Emmanuel Macron perd encore deux points en décembre, à 23% de satisfaits. Le chef de l’Etat enregistre une deuxième baisse consécutive, après celle de 4 points en novembre. Il se trouve désormais à un niveau de popularité comparable à celui de François Hollande au même stade de son mandat. Le socialiste recueillait lui un point de moins, à 22% d’opinions favorables. Au total, Emmanuel Macron a perdu 27 points sur la seule année 2018. Dans notre baromètre de janvier dernier, le chef de l’Etat recueillait en effet 50% d’opinions favorables. Depuis avril, il n’est jamais parvenu à regagner des points dans l’opinion, se stabilisant simplement en octobre. Les annonces aux Gilets jaunes, lundi, n’ont pas réussi à endiguer cette tendance : par rapport à novembre, il perd notamment 15 points auprès des commerçants, artisans et chefs d’entreprise. 

Des politiques climatiques socialement justes

Des politiques climatiques socialement justes

Des politiques climatiques socialement plus justes sont possibles d’après les économistes Simone Tagliapietra et Georg Zachmann dans une tribune au « Monde ».

«  Les « gilets jaunes » représentent un cas intéressant de ce qui risque de devenir un phénomène de plus en plus fréquent en Europe, au fur et à mesure que les politiques environnementales seront renforcées en vue de la réalisation des objectifs fixés dans l’accord de Paris. Si les politiques climatiques sont élaborées sans prendre en compte leurs conséquences sur la répartition des richesses, elles devront compter avec un risque accru de résistance sociale. Afin d’éviter ce risque, et de veiller à ce que la décarbonation jouisse d’un fort soutien populaire, il est essentiel que les gouvernements mettent en place des politiques équitables. Les effets sur la répartition des richesses des différentes politiques climatiques varient en effet considérablement. Le contexte national, le secteur concerné, l’outil politique et la mise en œuvre déterminent quels types de ménages seront les plus affectés. Dans un pays pauvre, les taxes sur les carburants frappent les couches les plus riches de la population, qui ont les moyens d’acheter une voiture : elles auront donc tendance à réduire les inégalités. En revanche, dans un pays relativement riche, où les habitants situés en dehors des grandes villes ont tendance à être moins aisés mais ont davantage besoin d’une voiture, les taxes sur les carburants routiers peuvent accroître les inégalités. La taxation du carbone peut également avoir des conséquences très différentes sur la répartition des richesses en fonction du secteur d’origine des émissions : la taxation du carbone dans l’aviation réduira sans doute les inégalités car elle retombera davantage sur les ménages à revenu élevé. En revanche, la taxation du carbone provenant du chauffage tendra à accroître les inégalités. Les taxes sur les carburants routiers se situent entre les deux, et pèseront principalement sur la classe moyenne : les ménages les plus pauvres ne possèdent généralement pas de voiture, et les ménages à revenu élevé ne dépensent qu’une très petite partie de leur revenu en carburant pour la route. Par ailleurs, les décideurs politiques peuvent choisir différents instruments pour décarbonner un secteur donné, ce qui peut avoir des conséquences différentes en matière de répartition : décarboner le transport routier en obligeant les constructeurs d’automobiles à faire en sorte que les émissions moyennes de toutes les voitures vendues soient inférieures à un certain seuil – comme cela est mis en œuvre aux Etats-Unis et dans l’Union européenne – peut accroître encore plus les inégalités que les prix des carburants routiers. En effet, les constructeurs d’automobiles réagissent à cette injonction en baissant le prix des voitures à propulsion hydrogène, électrique et hybride – qui sont généralement achetées par des ménages aisés, en raison du prix relativement élevé de ces technologies –, et en augmentant le prix des véhicules thermiques, généralement achetés par des ménages à faible revenu, afin de respecter les objectifs moyens d’émission de la flotte. »

Européennes : des candidats hors sol sélectionnés par vidéo !

Européennes : des candidats hors sol sélectionnés par vidéo !

La  république en marche innove dans le domaine de la virtualité politique. En  Marche invente  la vidéo sélection des candidats. Le parti la république en marche innove dans le domaine de la virtualité politique. Lors des élections législatives on avait déjà recruté sur CV via Internet. Du coup par parenthèse les diplômés d’instituts politiques se sont organisés largement pour noyauter le parti. Pour les européennes, la république en marche propose aux candidats d’adresser une vidéo à la direction du parti. Comme si une vidéo pouvait rendre compte de l’attachement à l’intérêt général et de la légitimité sociale et politique. De toute manière,  cela n’a aucune importance puisque le parti demeure virtuel, n’a aucun ancrage sur le terrain, aucune organisation et compte pour du beurre pour Macron. On demande simplement à ces parlementaires de lever la main quand on leur demande. De fait depuis l’élection de Macron, aucun parlementaire de la république en marche ne parvient à émerger. Avec la république en marche on atteint presque le zéro de la politique. Il suffit pour s’en persuader d’écouter sur les plateaux télé ces jeunes députés qui viennent ânonner  ce que dit déjà le gouvernement et qui forcément se font balayer rapidement par les  des autres interlocuteurs. Depuis trois semaines, le parti du Président travaille donc à l’élaboration de sa liste pour les élections européennes, qui se dérouleront le 26 mai. Mais comment sélectionner 79 personnes à partir de 2700 candidatures ? Telle une agence de mannequins, le jeune mouvement a demandé aux candidats à la candidature de lui faire parvenir un CV mais également une vidéo. Chacun doit se présenter et expliquer ses motivations, en deux minutes chrono. «Ce n’est pas évident comme exercice», reconnaît une candidate, qui s’est filmée dans son salon. D’autres évidemment qui se feront conseiller par des boîtes de communication afin que leur courrier conviction coïncide parfaitement avec l’idéologie de Macron notamment l’adhésion au néo libéralisme.

 

COP24 : des règles d’application de l’accord de Paris sur le climat

 

La COP24 de Katowice a adopté samedi 15 décembre une série de règles permettant de mettre en œuvre l’accord de Paris contre le réchauffement climatique de 2015. D’une certaine manière, la COP 24 permettra « d’entrer dans le dur » de la politique d’atténuation climatique lancée dans le cadre de la COP 21. Elle doit permettre de consolider ce cadre en avançant également sur les questions d’adaptation au changement climatique et d’orientation des flux financiers, les deux autres points de l’article 2 de l’accord de Paris. Sur le plan financier, un engagement quantifié des pays développés en faveur des pays en développement avait été pris à Copenhague en 2009 : un financement de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Le suivi de cet engagement suppose, ici encore, la définition d’un cadre méthodologique précis. En ce qui concerne plus généralement les besoins d’infrastructures dans les pays en développement, l’écart de financement par rapport à la tendance actuelle, en intégrant les besoins liés aux ‘Sustainable Development Goals’, est estimé en moyenne annuelle à horizon 2040 à 132 milliards de dollars rien que pour l’Afrique. Les besoins de financement pour répondre à l’engagement de Copenhague et plus généralement aider les pays en développement à se doter d’infrastructures permettant de lutter contre la pauvreté laissent donc une place importante aux financements privés. Si la transition énergétique doit s’accélérer, l’équation doit intégrer trois dimensions : le bouquet énergétique actuel, la recherche et l’innovation, et les besoins liés à la transformation des infrastructures et au développement. Ainsi, une transformation trop rapide des infrastructures gagerait l’avenir sur des décennies et se heurterait au contenu carbone du bouquet énergétique actuel. Une hausse trop rapide de la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique se heurterait en particulier aux difficultés de stockage. Des investissements tous azimuts dans la recherche et l’innovation risqueraient quant à eux de se faire au détriment des besoins urgents pour la transformation et le développement. La transition énergétique doit donc être envisagée sur une trajectoire à 10-20 ans, les modèles de transition devant à la fois tenir compte de l’état des connaissances scientifiques et des progrès attendus. C’est sans doute la dimension recherche et innovation qui doit être privilégiée, en particulier dans le stockage de l’énergie, clé de voûte de la transition énergétique à moyen terme.  Ce « mode d’emploi » de la COP 24 d’une centaine de pages fixe notamment les modalités de suivi des actions nationales. Une flexibilité a été accordée aux pays en développement. La conférence, qui s’est achevée avec plus de 24 heures de retard sur le planning prévu, n’a en revanche pas donné lieu à de nouveaux engagements des Etats à relever prochainement leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre, insuffisants à ce stade face aux dérèglements du climat. Cela autant plus que les émissions polluantes continuent de croître.

Quelle est la varie compétence des « experts »

Quelle est la varie compétence  des « experts »

 

La question mérité d’être posée tellement avis sont parfois plus proches des propos d’évangélistes que de scientifiques.  Il ne se passe pas une journée sans que des dizaines d’experts viennent s’exprimer pour expliquer des événements sociaux, politiques, environnementaux ou sociétaux. De ce point de vue,  la France dispose d’une armée très imposante d’experts très divers notamment des historiens, des spécialistes en politique ou en mon opinion, des sociologues, psychologues, des économistes, des urbanistes. La liste est longue et le nombre de spécialités ne cesse de se développer. De ce point de vue la France est un des pays qui forment le plus d experts en sciences sociales en particulier des psychologues et des économistes. Des experts qui ont bien d’ailleurs du mal à trouver un emploi et qu’on retrouve le plus souvent dans les administrations. Parallèlement, la France manque cruellement d’ingénieurs et de techniciens. Des catégories qu’on entend beaucoup moins car ils ont les mains dans le réel. La présence régulière pour ne pas dire l’envahissement de ces experts dans tous les médias s’explique aussi par la crise économique de ces médias. Des médias pour la plupart dans le rouge, d’ailleurs rachetés par des financiers non  pas par intérêt économique mais pour orienter et contrôler l’information. Cette masse d’experts ressemble à une sorte d’auberge espagnole. On y trouve le meilleur et le pire souvent du  médiocre asservi aux intérêts financiers (la plupart des économistes). Parfois les éclairages sont intéressants mais la plupart du temps, ils  se caractérisent  par une certaine parcellisation de l’analyse. Or ce qui caractérise la période, c’est sa complexité et le caractère systémique des différents facteurs de changement. Le concept de généraliste n’existe pas. Les tentatives d’analyse partent  un peu dans tous les sens en fonction de la spécialité de chacun, de sa personnalité ;  Aussi de ses affinités philosophiques et politiques. Personne ne peut prétendre à la neutralité et à l’indépendance, encore moins à l’objectivité. C’est tellement vrai que les grands événements de la société ont rarement été prévus par ces experts notamment par la plus grande partie des économistes. Conclusion l’apport de certains experts peut-être utiles voire nécessaire mais il faut en relativiser le caractère d’objectivité notamment prédictive.

Gilets jaunes : la condescendance et le mépris des élites

Gilets jaunes : la condescendance et le mépris des élites

 

À l’occasion du mouvement des gilets jaunes et surtout dans la dernière période, les clivages se sont nettement approfondis entre d’une part les intérêts des couches moyennes et populaires et ceux  des plus nantis. En fait, le problème de fond qui est posé est celui la question de la répartition des richesses. Il est clair que ceux qui sont les plus favorisés ne sont pas tous prêts à partager de façon différente le gâteau. On a même vu des propos  particulièrement injurieux comme celui de l’acteur Mathieu Kassovitz (par ailleurs bon comédien) s’adressant aux gilets jaunes qui a déclaré après l’intervention de Macron : » vous n’êtes pas contents ? Vous attendiez peut-être à ce qu’on vous paye une Mercedes et qu’on vous donne un SMIC à 2500 € ? ». D’autres déclarations du même type ont été  relevées comme la catastrophe annoncée de l’économie française, le chômage généralisé si on augmentait le SMIC de 10 € supplémentaires. Facile de ridiculiser la demande sociale quand on gagne 20 000, ou 100 000 € par mois. D’une certaine manière le même mépris dont a témoigné Macron. Pas étonnant, si ces nantis soutiennent  d’ailleurs autant la politique de Macron car elle profite surtout aux plus favorisés. Le pompon sans doute c’est quand des ancien de 68, leaders de l’époque, comme Cohn-Bendit ou Romain Goupil se transforment  en avocat de Macron. Sans doute l’effet de l’âge quand on approche les 70 ans mais surtout quand on est passé du statut de révolutionnaire à celui de bourgeois ignorants des problématiques sociales et surtout économiques contemporaines. La confirmation comme disait Malraux que décidément la vieillesse est un naufrage ! Pour preuve la difficulté qu’ont les deux intéressés cités à s’exprimer de manière un peu claire et cohérente. Bref, ils radotent !

 

Macron : le financement des mesures par la dette

Macron : le financement des mesures  par la dette

Partisan de  l’orthodoxie financière Macron il y a encore quelques semaines donnait encore des leçons dans ce domaine aux pays considérés comme laxistes. Finalement Macron recourt aux vieilles méthodes pour rafistoler les équilibres budgétaires. En clair, il ne prévoit pas de moyen de financement pour les mesures qu’il y a annoncées suite au mouvement des gilets jaunes. La facture sera donc payée par la dette donc par les contribuables. Cela d’autant plus que Macron jusque-là a été incapable de réduire le train de vie de l’État et qu’il ne veut pas s’attaquer aux cadeaux fiscaux des plus nantis et des grandes entreprises. Théoriquement l’objectif de déficit avait initialement été fixé à 2,8 % du produit intérieur brut en 2019. Finalement on sera plus proche de 3,5 ou 4 %. Il faut évidemment intégrer le coût des nouvelles dépenses chiffrées à hauteur d’une douzaine de milliards. Il convient aussi de tenir compte de l’évolution réelle de la croissance. En effet le gouvernement avait retenu une hypothèse de croissance de deux de 1,7 % en 2019 comme en 2018. Or cette croissance est remise en cause dès cette année puisque vraisemblablement la France atteindra péniblement 1,5 % d’augmentation de l’activité. Or le contexte international se dégradant encore, il est peu probable que le PIB  augmente davantage en 2019 quand 2018. Notons d’ailleurs que la Banque de France vient de revoir nettement ses prévisions de croissance à la baisse pour le quatrième trimestre 2018 avec une perspective d’augmentation de seulement 0, 2 % du PIB au lieu de 0, 4. Si l’on s’en tient aux indications que fournissent les enquêtes sur le moral des entreprises et des ménages on voit mal se dessiner une reprise significative en 2019-

Financement des mesures Macron : une entourloupe

Financement des mesures Macron : une entourloupe

 

Ce qui est assez extraordinaire dans les annonces de Macon concernant son plan pour mettre fin au mouvement des gilets jaunes,  c’est la nature du financement. La quasi-totalité des mesures (sauf la prime assez hypothétique de 1000 € dont sans doute même pas 10 % verront la couleur) sera financé par le contribuable. Le coût de ce plan a été évalué à 10 milliards. Mais Macron dans le même temps va accorder 45 milliards aux entreprises et 3,5 milliards aux plus riches avec la suppression de l’ISF. On aura d’ailleurs noté que Macron n’a guère abordé les questions de justice fiscale, il a m^me confirmé qu’il  s’opposait au rétablissement de l’impôt sur la fortune. Et en se justifiant de manière malhonnête puisqu’il a indiqué que la suppression de l’ISF concernait «  ceux qui investissaient». Or aucune garantie n’existe dans ce domaine. Pas plus qu’il existe la moindre garantie concernant les baisses de charges des entreprises et notamment le CICE qui arrose l’ensemble de l’économie y compris ceux qui ne sont pas soumis à la concurrence internationale. En clair, la mesure essentielle concerne le SMIC dans le financement est assuré par la sécu donc en fait par la dette. La prime exceptionnelle, elle, reste très hypothétique puis qu’elle est seulement à caractère incitatif mais non obligatoire. La  défiscalisation des heures supplémentaires, intéressantes pour les intéressés, sera elle aussi financée par la dette. Conclusion, Macron ne touche pas à la fiscalité, maintient l’impôt sur la fortune, la flat  taxe sur le capital et ou la réduction de l’exit tax.

 

Rassemblement national : grand vainqueur des européennes sauf liste des gilets jaunes

Rassemblement national : grand vainqueur des européennes sauf liste des gilets jaunes

 

Dans un sondage Ifop pour le quotidien L’Opinion, la liste RN, atteint 24% , 18% d’intentions de vote pour  la liste soutenue par La République En Marche ; la liste des Républicains de Laurent Wauquiez recule à 11% (-2 points en un mois) et celle de La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon chute en dessous de la barre des 10% (9% -,Debout la France à 8% d’intentions de vote, Europe Ecologie Les Verts (8%, +1) ,le Parti socialiste à 4,5% (-1,5), Générations de Benoît Hamon (3,5%, +1) et les centristes de l’UDI (3%, – la liste du Parti communiste (2,5%, +0,5), une liste Résistons conduite par Jean Lassalle (2,5%, +0,5), devant celles des Patriotes de Florian Philippot, stable à 1%, et de l’UPR (0,5%, -0,5).

Selon  Ipsos une liste gilets jaunes  obtiendraient 12%,  au coude le Rassemblement national (14%), les écologistes (13%), les Républicains (11%) et la France insoumise (9%).En marche serait à 21%.

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Le chômage, « angle mort des gilets jaunes » !!!

Un curieux titre du journal la Tribune plutôt à gauche. Mais une gauche assez orthodoxe qui s’est toujours montrée relativement sceptique vis-à-vis du mouvement des idées jaunes. Un titre qui laisse supposer que les gilets jaunes ont ignoré la question du chômage. C’est vraiment ne rien connaître de la sociologie des gilets jaunes justement dont la principale revendication consiste à demander un réaménagement du territoire. Ce n’est pas un hasard si pour l’essentiel les gilets jaunes appartiennent aux zones périphériques et notamment rurales. Des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques, ou les services publics disparaissent comme les services privés et les commerces. Ce que veulent les idées jaunes c’est vivre et travailler au pays dans des conditions décentes et non être contraints de rejoindre les grandes métropoles.  De toute évidence l’intelligentsia de gauche n’aime guère ces couches moyennes et populaires qu’elle taxe de populiste. visiblement cette gauche là n’a encore rien compris à la problématique économique. En effet la consommation des ménages représente les deux tiers du produit intérieur brut. Or ce sont les mesures fiscales qui ont tué le pouvoir d’achat en début d’année et en même temps qui ont fait chuter la croissance. Pour justifier son raisonnement la Tribune développe un long passage sur le chômage de longue durée qui n’a pas grand-chose à voir avec son titre. De tels raisonnements et de tels rapports aux plus défavorisés ont pourtant été à l’origine de l’écroulement du parti socialiste dont culturellement et politiquement la Tribune est proche. Il est clair que le mouvement des gilets jaunes se tasse, il est tout évident  que ce mouvement est traversé par des contradictions, sans doute pourquoi les nantis y compris de gauche se rebiffent et règlent  leur compte à ce qu’il considère comme une populace. Dommage car la Tribune apporte des éléments d’analyse intéressant quand elle évite le piège de la politique. On pourrait en dire autant des Echos qui lui tombe de temps en temps de dans le marais droitier et financier. On n’attend pas des journaux économiques qu’ils étalent leurs convictions politiques mais qu’ils s’en tiennent aux faits et aux chiffres et à l’analyse purement économique.

Des huitres (marennes) françaises en provenance d’Irlande !

Des huitres (marennes) françaises  en provenance d’Irlande !

 

Plusieurs ostréiculteurs sont passés devant la justice pour tromperie sur la marchandise. En effet ils ont importé des huîtres d’Irlande pour les vendre avec le label origine France, des huîtres marennes tolérants. On leur reproche notamment d’avoir réalisé de substantielles plus-values compte de tenu du prix de vente des marennes. Il aurait fallu pour justifier ce label français que les huitres passent  au moins six mois dans les parcs français. Finalement, un peu la même problématique que pour d’autres produits alimentaires comme les ;  des produits qui doivent eux aussi passer un minimum de temps pour devenir français. Au-delà de cette question concernant certains produits d’alimentation se pose la question générale de ce qui est français et de ce ne lest pas. Il existe différentes notions pour qualifier cette appartenance française. La plus répandue est celle qui consiste à considérer qu’un produit devient français lorsque la plus grande partie de la valeur ajoutée est créée en France. Or une chemise importée de Chine pour un euro sur laquelle on appose  un bouton et revendu 10 € devient miraculeusement française. Le concept de produits d’élevage ou de produit en France est dans tout à fait relatif et mériterait d’être clairement reprécisé. En l’état, il est pratiquement impossible de savoir un produit est ou non français surtout avec la complexification des processus de production et de distribution.

La redécouverte des dépenses contraintes !

La redécouverte des dépenses contraintes !

C’est la redécouverte des dépenses contraintes en fête de la réalité pouvoir d’achat. En effet l’indice  moyen de l’INSEE qui mesure l’évolution des prix est largement obsolète. Pour résumer, on constate une évolution régulière de la structure de consommation des ménages avec une part de plus en plus importante des dépenses contraintes pour les bas revenus et l’inverse pour les ménages . Si ces dépenses contraintes représente 30 % du pouvoir d’achat en moyenne, elles peuvent atteindre qu’à 60 % pour les ménages pauvres et seulement 10 % pour les ménages. En clair pour les plus pauvres il reste de l’ordre  350 € les dépenses ajustables quand les dépenses contraintes ont été réglées. D’après l’Insee, le poids des dépenses contraintes, passé de 12,4% du revenu disponible en 1951 à près de 30% en moyenne 2017, ne cesse de s’accroître dans un mouvement qui s’explique pour «plus des trois quarts» par la hausse des coûts liés au logement. Le niveau de vie arbitrable médian mensuel s’élevait, en 2011, à 1050 euros seulement, un montant qui passe à 1530 euros pour la troisième quartile, mais descend à 670 euros pour le premier quartile. Les ménages pauvres, quant à eux, n’ont que 340 euros en moyenne, tandis que les classes moyennes disposent de 1190 euros après paiement des dépenses contraintes. Parmi les dépenses contraintes intégrées notamment le loyer, l’énergie, les assurances le transport et autre abonnements

La question de la compétence des « experts »

La question de la compétence des « experts »

 

Il ne se passe pas une journée sans que des dizaines d’experts viennent s’exprimer pour expliquer des événements sociaux, politiques, environnementaux ou sociétaux. De ce point de vue,  la France dispose d’une armée très imposante d’experts très divers notamment des historiens, des spécialistes en politique ou en mon opinion, des sociologues, psychologues, des économistes, des urbanistes. La liste est longue et le nombre de spécialités ne cesse de se développer. De ce point de vue la France est un des pays qui forment le plus d experts en sciences sociales en particulier des psychologues et des économistes. Des experts qui ont bien d’ailleurs du mal à trouver un emploi et qu’on retrouve le plus souvent dans les administrations. Parallèlement, la France manque cruellement d’ingénieurs et de techniciens. Des catégories qu’on entend beaucoup moins car les mains dans le réel quand dans d’autres passent leur temps à décrypter leur faiblesse et leur travail. La présence régulière pour ne pas dire l’envahissement de ces experts dans tous les médias s’explique aussi par la crise économique de ces médias. Des médias pour la plupart dans le rouge, d’ailleurs été rachetés par des financiers non  pas par intérêt économique mais pour orienter et contrôler l’information. Cette masse d’experts ressemble à une sorte d’auberge espagnole. On y trouve le meilleur et le pire souvent du  médiocre asservi aux intérêts financiers (la plupart des économistes). Parfois les éclairages sont intéressants mais la plupart du temps se caractérisent  par une certaine parcellisation de l’analyse. Or qui caractérise la période, c’est sa complexité et le caractère systémique des différents facteurs de changement. Le concept de généraliste n’existe pas. Les tentatives d’analyse partent  un peu dans tous les sens en fonction de la spécialité de chacun, de sa personnalité. Aussi de ses affinités philosophiques et politiques. Personne ne peut prétendre à la neutralité et à l’indépendance, encore moins à l’objectivité. C’est tellement vrai que les grands événements de la société ont rarement été prévus par ces experts notamment par la plus grande partie des économistes. Conclusion l’apport de certains experts peut-être mais il faut en relativiser le caractère d’objectivité notamment prédictive.

 

Pouvoir d’achat : le mensonge des médias

Pouvoir d’achat : le mensonge des médias

Une petite fenêtre vient de s’ouvrir sur l’évaluation  du pouvoir d’achat avec le débat sur les dépenses contraintes. Il était temps car nombre de  journalistes n’ont cessé  de répéter que l’année en cours ferait apparaître une augmentation. Grâce au débat, on  commence à voir apparaître la mise en cause du calcul du gouvernement. Cela en distinguant notamment les dépenses  ajustables des dépenses contraintes qui pèsent particulièrement sur les bas salaires. Bref des dépenses qui en quelque sorte remettent en cause le calcul de l’INSEE concernant l’évolution du pouvoir d’achat.  Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %.( ce que répète en boucle les chaines d’infos continue !).  Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, loyer,  services, abonnements, chauffage et autres énergies et bien sûr carburant. Par contre on  dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation (les salaires auraient augmenté de 2% en 2018). Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a notamment augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 60-70 dollars (60 dollars pour le Brent le 13 décembre)) renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

Un jury des citoyens pour contrôler les députés ?

Un jury des citoyens pour contrôler les députés ?  

Dans le cadre d’une nouvelle révolution démocratique Arno Pons, délégué général du think tank Digital New Deal Foundation et enseignant à Sciences Po propose la création d’un jury populaire à l’Assemblée nationale. L’idée est de structurer le débat des classes populaires et moyennes. Une idée peut être intéressante mais qui devrait aussi couvrir l’ensemble du champ géographique dans la mesure où ce n’est pas seulement le rapport aux élus nationaux qui est en cause mais le rapport à la quasi-totalité de responsable qui une fois élue, une fois oubliées les promesses, se comportent en barons locaux et en  politiciens professionnels (extrait dans la Tribune)

« Et si la révolte des « Gilets jaunes » était la nouvelle Révolution française ? Avec internet, comme en 1789, notre accès au savoir et donc au pouvoir bouleverse les équilibres, remet en question les institutions, et soulève dans le peuple une soif de démocratie plus directe. La Révolution française avait été le résultat du mouvement des Lumières, une contre-culture qui eut pour conséquence un plus grand accès et partage de la connaissance comme l’illustrait l’Encyclopédie, ancêtre de wikipédia…

Ce bouleversement du monde des idées avait impliqué la critique de l’organisation sociale, hier l’anticléricalisme, aujourd’hui l’anticorporatisme. Dans les deux cas, c’est la remise en question des élites pour un nouveau système démocratique. Et cette fois-ci le terreau de la révolte ne se joue pas dans les salons bourgeois mais sur Facebook par les classes populaires et moyennes, au vu et au su de tous.

Car loin d’être uniquement des mouvements de contestation, expression d’une forme de révolte ou d’opposition parfois stérile – que la classe politique toise comme une forme d’anarchie -, la mobilisation politique sur le net se construit progressivement. Rien ne sert de vouloir lutter contre ce phénomène, il faut au contraire composer avec. La classe politique doit prendre conscience de cette menace de voir l’État ainsi contesté au point de potentiellement ébranler les fondements de la République.

À l’heure des réseaux sociaux, il semble inéluctable de laisser le peuple participer activement à la politique, sinon celui-ci redevient une foule apolitique qui se tournera vers des raccourcis populistes hasardeux.

L’enjeu est donc de faire de la démocratie d’opinion un facteur de modernisation de la démocratie représentative et non pas un facteur de déstabilisation en devenant ce que Pierre Rosanvallon appelle « une forme politique à part entière anti-démocratique ».

L’urgence à y parvenir est grande. D’abord parce que notre système politique craque de partout. Mais également car il prend des formes exponentielles : plus une population se connecte sur Internet, plus elle se déconnecte de ses élites. En fait, il n’est pas exagéré de considérer que la défiance aux institutions est proportionnelle au taux de pénétration des nouvelles technologies, comme ce fut le cas en 1789 avec l’accès aux écrits des philosophes des Lumières.

L’État doit accepter que cette attente de coopération et de dialogue soit intégrée au sein de ses institutions pour ne pas alimenter les formes de défiances extérieures au système. Et cela doit se traduire concrètement à travers une représentation « directe et continue » dans les institutions de la République car l’expression démocratique bouillonnante sur le net cherche à s’inscrire dans le paysage politique national.

L’objectif n’étant surtout pas de remettre en question les fondements de la Ve République, mais à l’inverse de les consolider en utilisant Internet comme ciment pour garantir la vision durkheimienne de notre société selon laquelle il est nécessaire de faire vivre des « corps secondaires territoriaux ou corporatifs entre la population et l’État de manière à empêcher à la multitude d’imposer sa volonté à l’État, tout en la protégeant contre l’attitude oppressive de ce dernier ». L’enjeu consiste donc à redonner de la légitimité à nos corps intermédiaires en introduisant une dose de démocratie participative sinon ils seront de plus en plus contournés, jusqu’au point fatidique de se voir un jour « désintermédiés ».

Cette démocratie collaborative n’aurait que force à tirer si elle pouvait se régénérer non seulement au travers des échéances électorales qui rythment la vie politique, mais de manière ininterrompue en aménageant la possibilité d’une « démocratie continue », une République où le lien entre gouvernés et gouvernants ne se vivrait pas par éclipses, tous les 5 ans. Comme l’expliquait Emmanuel Macron lors de son allocution du 10 décembre, nous vivons un moment historique, et nous devons imaginer une République où « chacun aura sa part dans les débats y compris même les citoyens n’appartenant pas à des partis ».

Pour répondre concrètement à cette ambition présidentielle, nous pouvons nous inspirer de notre histoire en regardant de plus près 1789. Une des grandes victoires de la Révolution française pour le peuple fut les deux grandes lois de 1790 et 1791 qui balayèrent la justice de l’Ancien Régime. La nouvelle organisation judiciaire mit en œuvre le principe selon lequel la seule légitimité qui vaille fut celle du peuple. La décision qui symbolisa l’accès à cette démocratie judiciaire fut l’instauration des jurés populaires dans les cours d’assises. N’est-ce pas une idée à adapter à notre crise démocratique ? Et si nous inventions en 2018 l’équivalent d’un jury populaire à l’Assemblée nationale pour assoir la légitimité des élus et ainsi impliquer le peuple français aux décisions qui sont prises en son nom ?

Ces jurés, sortes de « community manager » de la nation, seraient invités à co-produire l’intérêt général et à partager leur expérience sur les réseaux sociaux pour que le plus grand nombre soit associé au pouvoir populaire. Après tout, Emmanuel Macron avait intitulé son livre programme « Révolution ». Faisons preuve d’ouverture et d’imagination pour que sa prophétie se fasse avec et non pas contre lui…

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Pétition pour  »Un jury populaire à l’Assemblée nationale » : https://www.change.org/p/emmanuel-macron-un-jury-populaire-a-l-assemblee-nationale

Sondage : les gilets jaunes tours soutenus par 73% des français, une nouvelle force sociale

Sondage : les gilets jaunes tours soutenus par 73% des français, une nouvelle force sociale

Il est possible que la mobilisation des gilets jaunes se tasse sur le terrain pour autant ce recul social est largement compensée par l’appui politique d’une énorme majorité de Français. D’après un sondage Elabe  réalisée mardi 11 décembre.  Par ailleurs, la mobilisation des gilets jaunes reste approuvée par 73% des Français (+1 point en une semaine). Le tassement de la mobilisation sur le terrain pourrait provenir d’un certain phénomène d’usure, aussi de l’effet des quelques mesures Macron enfin du désaveu des violences par le français. La proximité de Noël n’est pas ailleurs par ailleurs pas favorable au maintien d’une action sociale. Au-delà des quelques aspects quantitatifs engrangés par les gilets jaunes, le principal acquis de ce mouvement demeure la création d’un puissant mouvement démocratique de contestation qui pourra se réveiller à tout instant notamment lors de la discussion sur la  réforme des retraites Cependant, l’intensité de cette approbation diffère selon la classe sociale, la situation financière, la zone d’habitation et la catégorie politique: 81% (+2) auprès des classes populaires, 75% (+6) auprès des classes moyennes, 70% (-6) auprès des retraités et 67% (+11) auprès des cadres. D’un point de vue politique, le mouvement reste approuvé par une majorité au sein de chaque électorat: 91% (+4) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+3) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 76% (-2) chez les abstentionnistes, 60% (-4) chez ceux de François Fillon et 55% (+3) auprès de ceux d’Emmanuel Macron. En dépit de ce soutien qui perdure, les Français sont divisés sur la suite à donner au mouvement. Après plus de quatre semaines de blocages et de mobilisation, 47% des personnes sondées pensent que les manifestations doivent cesser.

sur Internet ce mardi 11 décembre sur un échantillon de 993 personnes représentatif de la population françaises âgée de 18 ans et plus. 

Vers un Brexit dur et des élections

Vers un Brexit dur et des élections

 

 Face à l’impossibilité de trouver une majorité parlementaire pour approuver l’accord de transition avec l’union européenne, la Première ministre britannique a décidé de décaler le vote dans le temps. Avec l’espoir que l’union européenne pourra encore accepter de nouvelles modifications. La principale pierre d’achoppement concerne la clause de sauvegarde (“backstop”) qui doit empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, supprimée depuis les accords de paix de 1998. Sur ce point, les opposants à Teresa se radicalisent. De son côté, l’union économique n’est pas prête à renégocier cet aspect. Autant dire qu’on risque de s’orienter vers un vote négatif des parlementaires britanniques qui pourraient alors entraîner de nouvelles élections est aussi un report dans le temps du futur accord de transition du break site. La ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a jugé qu’une sortie sans accord du Royaume-Uni le 29 mars 2019 était “de plus en plus probable” car aucun autre compromis que celui conclu par les négociateurs britanniques et européens n’était possible. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a exprimé une position similaire en déclarant ne pas voir “ce qui pouvait être changé” au texte obtenu à l’arraché le mois dernier après un an et demi de négociations laborieuses et ardues.

Des leaders des gilets jaunes vont se faire bouffer

Des leaders des gilets jaunes vont se faire bouffer

 

Il est clair qu’en l’état de leur structuration des gilets jaunes vont se faire bouffer par les technos de la politique. On voit nettement certains gilets jaunes en pointe dans les médias valorisés leur image et prendre parti alors qu’aucun  débat n’a encore eu lieu après les mesures annoncées par Macron. C’était évidemment le risque avec des leaders autoproclamés faciles à manœuvrer compte tenu de leur inexpérience politique, aussi de leur manque de connaissance de la problématique macro économique. On constate aussi une certaine hétérogénéité des revendications des gilets jaunes, par ailleurs,  un manque de hiérarchisation. Certains se centrent  surtout sur le pouvoir d’achat et la fiscalité quand d’autres posent la problématique démocratique en revendiquant par exemple un référendum d’initiative citoyenne voir de nouvelles élections législatives ou même la démission de Macron. Pour être honnête, les différents gilets jaunes apparus dans les médias n’ont pas été capable d’argumenter avec pertinence la nature de leur revendication. Ils ont exprimé une colère justifiée mais se sont montrés bien insuffisants pour convaincre de la justesse de leur raisonnement  socialement, économiquement et même politiquement. Il y a de toute évidence une urgence à structurer ce mouvement s’il ne veut pas se dissoudre sous le poids de ses contradictions et de ses insuffisances, surtout face à la puissance du discours des technos qui ont l’art d’anesthésier toute velléité de transformation sociale et fiscale.

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