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Sécurité- Explosion des violences en 2022: la manifestation de l’impuissance de Darmanin

Sécurité- Explosion des violences en 2022: la manifestation de l’impuissance de Darmanin

Comme nombre de ses prédécesseurs, à commencer par Sarkozy mais aussi bien d’autres, le ministre de l’intérieur se caractérise surtout par des déclarations tapageuses mais par une action molle qui en quelque sorte favorise encore davantage la délinquance. La quasi-totalité des crimes et délits ont en effet augmenté en 2022, selon un rapport publié par le service statistique du ministère de l’Intérieur. Pour l’essayiste et juriste Amine Elbahi, ces chiffres montrent que des pans entiers du territoire sont hors de contrôle.

Amine Elbahi est juriste en droit public, chargé d’enseignement en droit à l’université de Lille, et auteur du livre Je ne me tairai pas ! (Robert Laffont 2022). Il a été candidat LR dans le Nord lors des dernières législatives.

Le ministère de l’Intérieur a publié les chiffres sur la montée de l’insécurité et de la délinquance en 2022. Selon un bilan du service statistique du ministère de l’Intérieur publié le mardi 31 janvier 2023, en France, la quasi-totalité des crimes et délits ont augmenté en 2022. Une lecture juste et responsable de ces chiffres doit nous amener à rester lucide, en pensant d’ores et déjà à toutes les victimes qui, par peur de représailles, par sentiment d’abandon, renoncent à poursuivre leurs bourreaux. En principe, le bilan annuel du ministère de l’Intérieur est établi à partir de deux types de données : les plaintes et les signalements enregistrés par les policiers et gendarmes, ainsi que les enquêtes de victimation, qui permettent d’enrichir les faits comptabilisés par les forces de l’ordre, étant donné que toutes les victimes ne déposent pas toujours plainte.

En 2022, pourtant, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’en est donné à cœur joie pour se satisfaire de la baisse des faits de délinquance observés en 2021, en omettant de préciser que la crise sanitaire était passée par là et que le travail des policiers et des gendarmes avait considérablement changé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et la réalité refait surface : le rapport démontre l’explosion du nombre de victimes de coups et blessures volontaires (+15%), des violences intrafamiliales (+17 %) et sexuelles (+11 %). Les hausses s’observent dans la continuité de celles observées avant la crise sanitaire pour les homicides, les coups et blessures volontaires, les vols de véhicules et les escroqueries enregistrés par la police et la gendarmerie.
Une lecture plus profonde des chiffres démontre que des pans entiers du territoire sont passés hors du contrôle de l’État.

Personne ne peut oublier la volonté délibérée du gouvernement de masquer les chiffres et les faits. Le ministère de l’Intérieur ne produit plus de chiffres globaux depuis 2016. En supprimant l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le gouvernement a scindé les résultats en deux. Ce ne sont que des échantillons focalisés sur certains crimes et délits, triés sur le volet, qui sont communiqués aux Français. Chacun pourra interpréter ces chiffres et leur faire dire ce que l’on a envie de dire.
Il faut aussi regarder ce que ces chiffres ne disent pas. Plusieurs questions relevant du ministère de l’Intérieur sont d’ores et déjà exclues. Le lien entre l’explosion de la violence et la montée de l’immigration incontrôlée y est soigneusement écarté dans la mesure où la situation administrative des auteurs de ces crimes et délits n’est pas communiquée, pas plus que la part d’auteur d’une infraction pénale faisant l’objet d’une OQTF.
Aujourd’hui, c’est l’indifférenciation de ceux qui nous dirigent qui ne manquent pas de surprendre. Une lecture plus profonde des chiffres démontre que des pans entiers du territoire sont passés hors du contrôle de l’État : les départements du Nord, de Seine-Saint-Denis, de Paris, des Bouches-du-Rhône sans oublier les Outre-mer.

Certains de ces territoires que l’on surnomme «perdus de la République» échappent à l’autorité de l’État. Or, ils sont acteurs plus que d’autres territoires de la hausse de ces chiffres. De ce constat découle la stratégie que l’État doit mettre en place pour remettre la France en ordre. Une stratégie segmentée et territorialisée, fondée sur la confiance avec les maires et les préfets. Sans oublier les actes de délinquance constatés par les 20.000 agents de police municipale qui assurent dans nombre de villes, la quasi-totalité de la police de la voie publique, en faisant payer aux Français deux fois le même service. Nous pouvons y parvenir si nous acceptons collectivement que les policiers et les gendarmes deviennent ce trait d’union entre les villes et l’État, en leur témoignant la considération de la Nation.
Nos voisins européens nous regardent et se demandent comment une grande démocratie comme la nôtre a-t-elle pu sombrer, en si peu de temps, dans le chaos.

Aux forces de l’ordre, nous leur devons respect et reconnaissance. Respect, en faisant en sorte que le fruit de leurs efforts aboutisse à la condamnation pénale des auteurs de crimes et de délits. Reconnaissance, en revalorisant les carrières des services accomplis en zones difficiles. Il y a cependant un maillon abîmé dans la chaîne pénale qui nécessite d’être réparée. Le nombre de condamnations pénales auxquelles ont débouché les infractions constatées par les forces de l’ordre doit être communiqué aux Français. Parmi ces infractions, combien d’affaires ont été réellement poursuivies par l’autorité judiciaire et combien d’auteurs de ces crimes et délits sont restés impunis ? Combien de Français ont renoncé à déposer plainte, découragés par la réponse de l’État face aux crimes et aux délits, découragés face à un service public du dépôt des plaintes surchargé ?

Preuve en est sur les chiffres, l’échec d’Emmanuel Macron à bâtir une société fondée sur la confiance avec les Français, c’est d’abord l’échec du gouvernement qui dispose de l’administration, bras armé de l’État, et qui n’a pas atteint son obligation de résultat. Nos voisins européens nous regardent et se demandent comment une grande démocratie comme la nôtre a-t-elle pu sombrer, en si peu de temps, dans le chaos. De la sécurité de tout un peuple dépend le rayonnement de la France dans le monde, notre art de vivre, notre culture et, plus généralement, la pérennité de notre civilisation.
Il faudra bien, un jour, soumettre la question politique au choix souverain des Français. Acceptons-nous de faire de la sécurité des Français une priorité nationale pour le pays ? Parce que les idées des électeurs de droite sont les mêmes. Parce que nous surmontons, avec les Français, les mêmes crises. Que nos politiques entendent les cris des citoyens et brisent les barrières du politiquement correct en se stigmatisant l’un et l’autre.

Politique : Édouard Philippe défend la réforme des retraites …..en enfonçant le gouvernement

Politique : Édouard Philippe défend la réforme des retraites …..en enfonçant le gouvernement

On a bien senti qu’Édouard Philippe intervenait un peu contraint et forcé pour davantage appuyer la réforme sur les retraites voulue par le gouvernement. Pour preuve, même s’il a affirmé sa solidarité de principe avec la nécessité de rééquilibrer les comptes, il a surtout noté que la réforme présentée par Élisabeth borne était beaucoup moins ambitieuse que celle qu’il avait proposée quand il était Premier ministre.

Une manière habile d’affirmer sa solidarité avec le gouvernement et en même temps de l’enfoncer. Mais au-delà des retraites Édouard Philippe peaufine son image pour se préparer à l’échéance 2027. Et c’est pourquoi il ne veut pas se lier totalement les mains avec la politique de Macron dont le bilan sera forcément très critiqué.

Édouard Philippe a été aussi très évasif sur l’attitude des députés de son groupe parlementaire « Horizons ». Interrogé à plusieurs reprises si les parlementaires de ce groupe voteront ou non la réforme présentée, l’ancien Premier ministre s’est réfugié derrière le fait qu’il fallait attendre le texte définitif laissant en réalité ouvert la possibilité d’un refus de certains de ses membres.

«Je ne crois pas qu’il y ait des réfractaires», a tenté de minimiser Édouard Philippe. «Il y a des députés qui posent des questions, et ils ont bien raison.» Le président d’Horizons a défendu le droit de ses troupes à «améliorer» le texte lors d’un débat qu’il espère sans «obstruction» à l’Assemblée nationale – le texte doit arriver lundi en séance publique après avoir été débattu en commission.

Édouard Philippe gêné par ses députés frondeurs

S’il reconnaît une «forte opposition des Français» à la réforme après deux journées de mobilisation, il fixe toutefois une ligne rouge : en essayant de «faire en sorte que la réforme soit mieux acceptée», avec «quelques mesures de justice indispensables», il ne faut pas «perdre de vue l’impératif de l’équilibre du système». Un avertissement lancé au gouvernement, qui pourrait être tenté de faire quelques concessions aux oppositions comme à sa majorité.

Accusé de se montrer trop discret, l’ex-premier ministre a cependant réaffirmé jeudi sur BFMTV son soutien «sans ambiguïté» au projet, en appelant à ne pas «perdre de vue l’impératif de l’équilibre du système». Une sorte de  » même temps » la mode d’Édouard Philippe.

Inflation– des taux d’intérêts élevés pour longtemps

Inflation– des taux d’intérêts élevés pour longtemps (FMI)

le chef du département des marchés monétaires et financiers du FMI, Tobias Adrian, estime qu’il est probable que l’inflation se maintienne encore pour longtemps et recommande des taux d’intérêt élevés.

Le fonds monétaire international se montre beaucoup plus prudent que nombre d’experts qui prévoient la chute de l’inflation à partir de l’été. Certes il y a un léger tassement des prix mais des prix à un niveau encore exceptionnel. Pour le FMI, l’inflation sera durable et va affecter 2023 est sans doute de 1024. Du coup, la lutte contre la hausse des prix via les taux d’intérêt doit continuer. Le risque évidemment c’est que la rigueur de la politique monétaire vienne accentuer la tendance baissière de la croissance par tout le monde.

Le contraire de ce que pensent certains opérateurs qui souhaiteraient aux États-Unis l’engagement d’un processus de baisse des taux. À tout le moins le FMI recommande de maintenir les taux actuels tant que l’inflation ne sera pas redescendue autour de 2 %.

Les taux d’intérêt se situent désormais entre 4,50 à 4,75% aux Etats-Unis et entre 2,5% et 3,25% dans la zone euro après les dernières hausses annoncées mercredi par la Fed et mercredi par la BCE, et de nouvelles hausses sont d’ores et déjà prévues cette année. Le gap est encore important entre les taux d’intérêt et l’inflation autour de 7 % en Europe et de 5 % aux États-Unis.
« Les banques centrales devraient communiquer sur la nécessité probable de maintenir les taux d’intérêt à un niveau plus élevé pendant plus longtemps, jusqu’à ce qu’il soit prouvé que l’inflation – y compris les salaires et les prix des services – est durablement revenue à l’objectif », ont écrit le chef du département des marchés monétaires et financiers du FMI, Tobias Adrian, et ses deux adjoints dans un message diffusé sur un blog.

« Un relâchement prématuré pourrait faire courir le risque d’une forte résurgence de l’inflation une fois que l’activité aura rebondi, laissant les pays sensibles à de nouveaux chocs qui pourraient désancrer les anticipations d’inflation », ont-ils ajouté.

Selon le FMI, l’histoire a montré qu’une inflation élevée mettait souvent du temps à se résorber en l’absence de mesures de politique monétaire « énergiques et décisives ». Le fonds estime que si la hausse des prix des biens a ralenti, c’est peu probable que ce soit le cas dans le secteur des services sans un ralentissement significatif du marché du travail.
« Il est essentiel que les banques centrales évitent de mal interpréter les fortes baisses des prix des biens et d’assouplir leur politique avant que l’inflation des services et les salaires, qui s’ajustent plus lentement, n’aient aussi nettement diminué », écrivent les auteurs. « Il est essentiel que les responsables politiques restent résolus et se concentrent sur le retour de l’inflation à l’objectif sans délai ».

Réforme des Retraites :Insignifiante et inefficace pour l’économiste Patrick Artus

Réforme des Retraites :Insignifiante et inefficace pour l’économiste Patrick Artus


On ne peut pas dire que l’économiste et conseiller de la banque Natixis Patrick Artus soit très proche des gauchiste pourtant il n’hésite pas à condamner avec fermeté la réforme du gouvernement qualifiée « d’insignifiante » sur le plan économique et d’« inefficace » financièrement et socialement.

Patrick Artus, l’économiste très connu du groupe NATIXIS condamne sans appel la réforme du gouvernement. « C’est une réforme insignifiante sur son apport à l’économie [...] Il ne faut pas faire de réforme rejetée par la majorité des personnes concernées. La majorité des Français ne veulent pas travailler jusqu’à 64 ans [...] Cette réforme soulève des enjeux démocratiques », a déclaré Patrick Artus lors d’une réunion avec des journalistes jeudi 3 février.

Pour Patrick Artus, « c’est une réforme inefficace. Elle va augmenter le taux d’emploi des seniors de 6 points en huit ans, en passant, de 35% à 41%. Le taux d’emploi global en France augmenterait de seulement 0,6 point et l’emploi s’améliorerait de 0,9 point, c’est insignifiant. »

Il estime que « le vrai enjeu est l’employabilité des seniors dans les entreprises. De nombreuses personnes âgées vont se retrouver au chômage. » Sur ce point, le gouvernement a prévu de mettre en place un index des seniors, sur le même modèle que l’index de l’égalité présenté par l’ex-ministre du Travail Muriel Pénicaud. Du côté des syndicats interrogés récemment par La Tribune, cette annonce n’a pas vraiment convaincu. « Cet index n’est pas contraignant. La seule contrainte concerne les entreprises de plus de 1.000 salariés. Pour les autres entreprises, elles sont incitées à publier cet index mais elles ne seront pas pénalisées », a regretté Pascale Coton, vice-présidente de la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens), en charge des négociations sur les retraites.

Afin d’améliorer le financement du système des retraites, Patrick Artus plaide pour un grand plan emploi pour les jeunes. « C’est dramatique de ne pas avoir de meilleur levier pour l’emploi des jeunes. Si la France avait le taux de chômage des jeunes allemands, cela pourrait rapporter 40 milliards d’euros sur huit ans. Je ne comprends pas que l’on ait pas de vraie politique de retour à l’emploi des jeunes et des NEETS ».

En France, près de 1,4 million de jeunes âgés de 15 ans à 29 ans seraient ni en emploi, ni en études, ni en formation selon de récents chiffres de l’Insee. Entre 2014 et 2022, la part des NEETS est en baisse de deux points (12,8%) mais reste à un niveau supérieur à l’Europe (13,6%) et à l’Allemagne (9,2%). « Si on normalisait le taux d’emploi des plus jeunes, cela serait beaucoup plus efficace pour les comptes de la Sécurité sociale, » a conclu l’économiste.

Électricité : Un bouclier inefficace sollicité seulement par 30 % des entreprises

Électricité : Un bouclier inefficace sollicité seulement par 30 % des entreprises

sollicitée seulement par 30 % des entreprises ( TPE). En cause la complexité des dispositifs, aussi la peur de voir l’administration mettre son nez dans d’autres domaines.

Il est clair qu’il aurait été beaucoup plus simple de réguler le secteur notamment en éliminant tous les pseudos énergéticiens ici un qui ne produisent rien, qui ne transportent rien, qui utilisent les compteurs d’EDF et n’apportent aucune valeur ajoutée. Bref le retour au tarif régulé d’autant que normalement la France peut et doit être indépendante pour sa production d’électricité et même exporter.

Or la France perpétue le système voulu par l’Europe de libéralisation qui consiste à multiplier les intermédiaires inutiles et en plus en lien de façon totalement idiote le prix de l’électricité et du gaz. (bouclier tarifaire, plafonnement à 280 euros, amortisseur…) rebute les TPE et PME.

Le dispositif se veut très simple. Une attestation, avec une seule case à cocher suffit aux entreprises éligibles pour bénéficier d’aides pour leur facture d’électricité. Pourtant, à ce jour, «seules 30 % des attestations ont été récupérées», reconnaît Bercy, qui continue d’appeler «à la mobilisation», après avoir réuni les fournisseurs d’électricité vendredi après-midi.
La Direction générale des finances a déjà envoyé plus de 5 millions d’e-mails – une entreprise peut avoir plusieurs adresses de courriel -, les fournisseurs ont alerté leurs clients, rien n’y fait. Les remontées ne sont pas à la mesure des attentes. Pourtant, quelque 800.000 très petites et moyennes entreprises (TPE et PME) seraient concernées par un de ces trois dispositifs. Il s’agit soit du bouclier tarifaire pour les TPE ayant un abonnement inférieur à 36 kVA, soit du plafonnement à 280 euros HT du MWh pour toutes les TPE .

Politique-Vers une crise démocratique avec la réforme des retraites

Politique-Vers une crise démocratique avec la réforme des retraites ?

Dans l’épreuve de force engagée entre le président de la république face à une opinion complètement hostile à la réforme, le risque est d’engager la France dans une très grave crise démocratique.

Indéniablement, il y a nécessité d’une réforme des retraites pour tenir compte de l’évolution démographique mais évidemment une réforme juste et efficace telle qu’elle avait été envisagée avec la réforme universelle à points. C’est-à-dire une réforme concernant la totalité des salariés et en tenant compte de la pénibilité des tâches, des carrières courtes notamment des femmes et des métiers pénibles . Sûrement pas une réforme qui de fait pénalise encore les plus défavorisés dont la durée de vie est déjà diminuée de 13 ans par rapport à ceux qui sont plus avantagés.

Le problème fondamental sur le plan démocratique, c’est que Macron se croit légitimé pour cette réforme en s’appuyant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2022. Or chacun sait que son élection n’a été permise que grâce à l’appui déterminant de ceux qui ne souhaitaient pas que Marine Le Pen accède au pouvoir. Donc un vote par défaut davantage qu’un vote par adhésion par ailleurs sur un programme assez ambigu.

Le président de la république ne dispose d’aucune légitimité pour forcer la réforme d’autant qu’il n’a pas la majorité au Parlement. Démocratiquement, il devrait aussi tenir compte d’une opposition globalement totalement opposée à ce projet pour 70 % des Français . Or Macron N’a eu de cesse de mépriser les cinq institutions et les organisations intermédiaires susceptibles de le contester ( parlements y compris).

La légitimité de Macron peut aussi être mise en discussion car l’intéressé en réalité n’a jamais exercé la moindre fonction politique et sa candidature est surtout le résultat de la volonté de quelques grands financiers qui l’ont poussé vers la magistrature suprême. Macron a bien entendu trahi François Hollande et les socialistes mais au-delà ceux qui pensaient voir en lui un véritable réformiste. En plus de son inexpérience totale, Macron a fait preuve de contradictions et d’erreurs majeures tant en politique intérieure qu’en politique internationale (exemple le plus criant celui de la politique énergétique en France, autre exemple celui de son échec total avec la force Barkhane en Afrique où la France est contrainte de faire un repli honteux sans parler de ses relations confuses avec Poutine)) .

Le différend avec Macron est d’ordre démocratique et idéologique. Macron de toute évidence sert les grands intérêts financiers ( voir par exemple la lamentable affaire d’Alstom bradé aux Américains ) et s’imagine dans une monarchie. Il ajoute à l’incompétence l’illégitimité.

Réforme des retraites: Pour la suppression du régime spécial des parlementaires

Réforme des retraites: Pour la suppression du régime spécial des parlementaires: Pour la suppression du régime spécial des parlementaires

La plupart des parlementaires sont tellement hors sol qu’ils ont oublié le régime spécial dont ils bénéficient pour les retraites. Ce qui ne les empêche nullement de demander des efforts aux Français y compris aux plus défavorisés.

La question de la suppression du régime spécial des parlementaires devrait se poser alors que le gouvernement compte mettre fin aux régimes spéciaux dont bénéficient les salariés d’EDF, de la RATP ou encore de la Banque de France, un député, Charles de Courson, député centriste de la Marne, a appelé à « donner l’exemple » en supprimant également celui des parlementaires.

« On a un article 1er dans le texte qui nous est soumis, qui met en extinction cinq régimes spéciaux », comme EDF, la RATP ou la Banque de France. « Ceci est incohérent: pourquoi ces cinq régimes spéciaux [mais pas] les autres, dont celui des parlementaires? », s’est interrogé le député centriste Charles de Courson (groupe Libertés, indépendants, outre-mer et territoires) sur BFMTV.

« Nous devons donner l’exemple: on ne peut pas demander des efforts à nos concitoyens sans se les appliquer à soi-même », a avancé le député de la Marne.

« Le régime des députés a été réformé à deux reprises pour le rapprocher » du régime général et il n’en est « plus très loin », mais celui des sénateurs est « encore très éloigné » du régime général, a constaté Charles de Courson.

« On ne peut pas maintenir cela, sinon on alimente l’antiparlementarisme », a-t-il souligné.

Forte envolée des prix de l’énergie et des matières premières dans les entreprises

Forte envolée des prix de l’énergie et des matières premières dans les entreprises


Selon l’enquête annuelle d’Initiative France, 58% des entrepreneurs interrogés se disent affectés par la flambée des matières premières.

Contrairement aux idées reçues et surtout à celle du gouvernement, l’économie française est loin d’en avoir fini avec une forte inflation. Parmi les autres principaux facteurs de difficultés cités dans l’étude, arrivent la hausse de l’énergie (45%), les ruptures d’approvisionnement (26%), ou encore les difficultés de recrutement (21%). A l’opposé, les changements des comportements post-covid (1%), la conjoncture économique (1%) ou encore la baisse du pouvoir d’achat (2%) sont relégués en bas de tableau.

Sans surprise, quelques secteurs sont en première ligne face à l’explosion des prix des matières premières et ceux de l’énergie. Ainsi, 86% des agriculteurs se disent affectés par l’augmentation des matières premières. Dans l’hôtellerie et la restauration, 80% des gérants affirment qu’ils sont particulièrement touchés par ces hausses. Enfin, les professionnels dans l’artisanat et l’industrie font également part d’un grand désarroi. 69% d’entre eux déclarent être concernés par cette envolée des prix.

Face à l’envolée des prix, certaines entreprises ont dû passer en revue les sources d’économies possibles, notamment à court-terme. Le principal levier mentionné par les répondants est tout simplement la baisse du chauffage (41%). Viennent ensuite la chasse aux dépenses énergétiques inutiles (37%), la sensibilisation des équipes aux mesures de sobriété (28%).
En revanche, très peu de répondants ont évoqué un recours aux énergies renouvelables (1%), un basculement vers un modèle moins énergivore (2%) ou encore un déménagement vers un site moins gourmand en énergie (1%). Enfin, seulement 14% ont installé de nouveaux équipements pour optimiser la consommation d’énergie.

Autre résultat frappant de cette enquête : 59% des dirigeants interrogés estiment que la prise en compte de l’impact écologique, social et sociétal est aussi important que l’enjeu économique. 6% affirment même que cet impact écologique est plus important que l’enjeu économique.

Parmi les principaux leviers envisagés, figurent en premier lieu le renforcement du tri des déchets et le recyclage (47%), la baisse de la consommation d’énergie et de matières premières (39%), l’utilisation de produits respectueux de l’environnement (37%). Viennent ensuite l’optimisation des déplacements (33%), le fonctionnement en circuit court (32%) ou encore la réduction de l’empreinte carbone de l’entreprise (28%)

En revanche, la mise en place de nouvelles pratiques en matière de gouvernance (7%), de ressources humaines (9%) ou la formation aux enjeux de la transition écologique (10%) sont très loin d’être des priorités pour la plupart des patrons interrogés dans le cadre de cette enquête.

Méthode : enquête nationale réalisée auprès de 1.732 entrepreneurs soutenus par le réseau initiative France entre le 10 novembre et le 13 décembre 2022.

Zone euro-BCE : Un relèvement des taux taux d’intérêt de 0,50 point… À contre-courant

Zone euro-BCE : Un relèvement des taux taux d’intérêt de 0,50 point… À contre-courant

En relevant les taux d’intérêt de 0,50 point, la BCE veut lutter contre l’inflation qui demeure un très haut niveau en Europe en raison en particulier de la crise énergétique. une hausse peut-être à contretemps !

Le problème qui se pose est de savoir si cette décision dans la conjoncture présente est très opportune. En effet, contrairement à 2022 ,on a enregistré un net rebond de l’activité économique, il faut s’attendre pour 2023 à un net tassement de la croissance, on risque même de frôler la récession dans certains pays d’Europe.

Du coup,ce nouveau relèvement des taux va affecter la compétitivité des entreprises et plomber encore un peu plus le pouvoir d’achat des ménages donc aussi la consommation qui tire une bonne partie de la croissance.

Or dans le même temps les États-Unis se posent maintenant la question d’une diminution des taux d’intérêt justement pour faire face à la tendance baissière de la croissance.

Le pire c’est que la BCE entend poursuivre cette politique de relèvement des taux alors que parallèlement les États-Unis vont sans doute mettre la pédale douce sur le resserrement monétaire

Le Conseil des gouverneurs a donc annoncé ce jeudi qu’il relèvera «de nouveau» ses taux d’autant en mars pour lutter contre l’inflation.

La Banque centrale européenne (BCE) a relevé jeudi ses principaux taux directeurs de 0,50 point de pourcentage, comme lors de sa précédente réunion en décembre, et «les relèvera de nouveau» d’autant en mars pour combattre l’inflation, a-t-elle indiqué dans un communiqué à l’issue de sa réunion de politique monétaire.

Les taux d’intérêt de la BCE se situent désormais dans une fourchette comprise entre 2,5% et 3,25%, au plus haut depuis novembre 2008. L’institution compte augmenter «sensiblement les taux d’intérêt à un rythme régulier», mais entend «évaluer» les suites à donner à cette politique en mars, a ajouté la BCE.

Sondage réforme retraites: opposition de plus en plus massive des Français, 71% contre

Sondage réforme retraites: opposition de plus en plus massive des Français, 71% contre

Selon Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro 71% des Français approuvent la démarche des manifestants. Cela représente une hausse de +5 points par rapport à la journée d’action du 19 janvier, où 1 à 2 millions de personnes avaient manifesté. Alors que l’on a recensé entre 1,272 et 2,8 millions de personnes dans les rues mardi, selon les chiffres de la police et de la CGT, l’institut juge le soutien «très élevé». D’autant qu’aucun heurt majeur n’a été à déplorer.

63% des Français se disent ainsi prêts à assumer les conséquences de telles grèves. Car le bras de fer ne ferait que commencer selon eux : 80% des sondés (+6 points) pensent en effet que le mouvement va se prolonger. Peut-être d’ailleurs jusqu’à faire «plier» le gouvernement, puisque 56% des Français estiment que l’exécutif va devoir «modifier» ou «abandonner» sa réforme face à la rue.

Cependant euls 9% des Français croient aujourd’hui à l’abandon total du texte, contre 12% au lendemain de la mobilisation du 19 janvier. «Si l’exécutif sait sa réforme impopulaire, il semble persuadé que les Français sont plus résignés que combatifs», juge Gaël Sliman, président d’Odoxa. Avant de mettre en garde sur le risque d’«accroître la colère en donnant le sentiment d’une obstination méprisante». Comme cela avait pu être le cas au moment des «gilets jaunes».

Politique-Vers une crise démocratique avec la réforme des retraites ?

Politique-Vers une crise démocratique avec la réforme des retraites ?

Dans l’épreuve de force engagée entre le président de la république face à une opinion complètement hostile à la réforme, le risque est d’engager la France dans une très grave crise démocratique.

Indéniablement, il y a nécessité d’une réforme des retraites pour tenir compte de l’évolution démographique mais évidemment une réforme juste et efficace telle qu’elle avait été envisagée avec la réforme universelle à points. C’est-à-dire une réforme concernant la totalité des salariés et en tenant compte de la pénibilité des tâches, des carrières courtes notamment des femmes et des métiers pénibles . Sûrement pas une réforme qui de fait pénalise encore les plus défavorisés dont la durée de vie est déjà diminuée de 13 ans par rapport à ceux qui sont plus avantagés.

Le problème fondamental sur le plan démocratique c’est que Macon se croit légitimé pour cette réforme en s’appuyant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2022. Or chacun sait que son élection n’a été permise que grâce à l’appui déterminant de tous ceux qui ne souhaitaient pas que Marine Le Pen accède au pouvoir. Donc un vote par défaut davantage qu’un vote par adhésion par ailleurs sur un programme assez ambigu.

Le président de la république ne dispose d’aucune légitimité pour forcer la réforme d’autant qu’il n’a pas la majorité au Parlement. Démocratiquement, il devrait aussi tenir compte d’une opposition globalement totalement opposée à ce projet pour 70 % des Français . Or Macron N’a eu de cesse de mépriser les cinq institutions et les organisations intermédiaires susceptibles de le contester ( parlements y compris).

La légitimité de Macron peut aussi être mise en discussion car l’intéressé en réalité n’a jamais exercé la moindre fonction politique et sa candidature est surtout le résultat de la volonté de quelques grands financiers qui l’ont poussé vers la magistrature suprême. Macron a bien entendu trahi François Hollande et les socialistes mais au-delà tout ceux qui pensait voir en lui un véritable réformiste. En plus de son inexpérience totale, Macron a fait preuve de contradictions et d’erreurs majeures tant en politique intérieure qu’en politique internationale (exemple le plus criant celui de la politique énergétique en France, autre exemple celui de son échec total avec la force Barkhane en Afrique où la France est contrainte de faire un repli honteux) .

Le différend avec Macron est d’ordre démocratique et idéologique. Macon de toute évidence sert les grands intérêts financiers ( voir par exemple la lamentable affaire d’Alstom bradé aux Américains ) et s’imagine dans une monarchie. Il ajoute à l’incompétence l’illégitimité.

Vers une crise démocratique avec la réforme des retraites ?

Vers une crise démocratique avec la réforme des retraites ?

Dans l’épreuve de force engagée entre le président de la république face à une opinion complètement hostile à la réforme, le risque est d’engager la France dans une très grave crise démocratique.

Indéniablement, il y a nécessité d’une réforme des retraites pour tenir compte de l’évolution démographique mais évidemment une réforme juste et efficace telle qu’elle avait été envisagée avec la réforme universelle à points. C’est-à-dire une réforme concernant la totalité des salariés et en tenant compte de la pénibilité des tâches, des carrières courtes notamment des femmes et des métiers pénibles . Sûrement pas une réforme qui de fait pénalise encore les plus défavorisés dont la durée de vie est déjà diminuée de 13 ans par rapport à ceux qui sont plus avantagés.

Le problème fondamental sur le plan démocratique c’est que Macon se croit légitimé pour cette réforme en s’appuyant sur les résultats de l’élection présidentielle de 2022. Or chacun sait que son élection n’a été permise que grâce à l’appui déterminant de tous ceux qui ne souhaitaient pas que Marine Le Pen accède au pouvoir. Donc un vote par défaut davantage qu’un vote par adhésion par ailleurs sur un programme assez ambigu.

Le président de la république ne dispose d’aucune légitimité pour forcer la réforme d’autant qu’il n’a pas la majorité au Parlement. Démocratiquement, il devrait aussi tenir compte d’une opposition globalement totalement opposée à ce projet pour 70 % des Français . Or Macron N’a eu de cesse de mépriser les cinq institutions et les organisations intermédiaires susceptibles de le contester ( parlements y compris).

La légitimité de Macron peut aussi être mise en discussion car l’intéressé en réalité n’a jamais exercé la moindre fonction politique et sa candidature est surtout le résultat de la volonté de quelques grands financiers qui l’ont poussé vers la magistrature suprême. Macron a bien entendu trahi François Hollande et les socialistes mais au-delà tout ceux qui pensait voir en lui un véritable réformiste. En plus de son inexpérience totale, Macron a fait preuve de contradictions et d’erreurs majeures tant en politique intérieure qu’en politique internationale (exemple le plus criant celui de la politique énergétique en France, autre exemple celui de son échec total avec la force Barkhane en Afrique où la France est contrainte de faire un repli honteux) .

Le différend avec Macron est d’ordre démocratique et idéologique. Macon de toute évidence sert les grands intérêts financiers ( voir par exemple la lamentable affaire d’Alstom bradé aux Américains ) et s’imagine dans une monarchie. Il ajoute à l’incompétence l’illégitimité.

Explosion des violences en 2022: la manifestation de l’impuissance de Darmanin

Explosion des violences en 2022: la manifestation de l’impuissance de Darmanin

Comme nombre de ses prédécesseurs, à commencer par Sarkozy mais aussi bien d’autres, le ministre de l’intérieur se caractérise surtout par des déclarations tapageuses mais par une action molle qui en quelque sorte favorise encore davantage la délinquance. La quasi-totalité des crimes et délits ont en effet augmenté en 2022, selon un rapport publié par le service statistique du ministère de l’Intérieur. Pour l’essayiste et juriste Amine Elbahi, ces chiffres montrent que des pans entiers du territoire sont hors de contrôle.

Amine Elbahi est juriste en droit public, chargé d’enseignement en droit à l’université de Lille, et auteur du livre Je ne me tairai pas ! (Robert Laffont 2022). Il a été candidat LR dans le Nord lors des dernières législatives.

Le ministère de l’Intérieur a publié les chiffres sur la montée de l’insécurité et de la délinquance en 2022. Selon un bilan du service statistique du ministère de l’Intérieur publié le mardi 31 janvier 2023, en France, la quasi-totalité des crimes et délits ont augmenté en 2022. Une lecture juste et responsable de ces chiffres doit nous amener à rester lucide, en pensant d’ores et déjà à toutes les victimes qui, par peur de représailles, par sentiment d’abandon, renoncent à poursuivre leurs bourreaux. En principe, le bilan annuel du ministère de l’Intérieur est établi à partir de deux types de données : les plaintes et les signalements enregistrés par les policiers et gendarmes, ainsi que les enquêtes de victimation, qui permettent d’enrichir les faits comptabilisés par les forces de l’ordre, étant donné que toutes les victimes ne déposent pas toujours plainte.

En 2022, pourtant, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin s’en est donné à cœur joie pour se satisfaire de la baisse des faits de délinquance observés en 2021, en omettant de préciser que la crise sanitaire était passée par là et que le travail des policiers et des gendarmes avait considérablement changé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et la réalité refait surface : le rapport démontre l’explosion du nombre de victimes de coups et blessures volontaires (+15%), des violences intrafamiliales (+17 %) et sexuelles (+11 %). Les hausses s’observent dans la continuité de celles observées avant la crise sanitaire pour les homicides, les coups et blessures volontaires, les vols de véhicules et les escroqueries enregistrés par la police et la gendarmerie.
Une lecture plus profonde des chiffres démontre que des pans entiers du territoire sont passés hors du contrôle de l’État.

Personne ne peut oublier la volonté délibérée du gouvernement de masquer les chiffres et les faits. Le ministère de l’Intérieur ne produit plus de chiffres globaux depuis 2016. En supprimant l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, le gouvernement a scindé les résultats en deux. Ce ne sont que des échantillons focalisés sur certains crimes et délits, triés sur le volet, qui sont communiqués aux Français. Chacun pourra interpréter ces chiffres et leur faire dire ce que l’on a envie de dire.
Il faut aussi regarder ce que ces chiffres ne disent pas. Plusieurs questions relevant du ministère de l’Intérieur sont d’ores et déjà exclues. Le lien entre l’explosion de la violence et la montée de l’immigration incontrôlée y est soigneusement écarté dans la mesure où la situation administrative des auteurs de ces crimes et délits n’est pas communiquée, pas plus que la part d’auteur d’une infraction pénale faisant l’objet d’une OQTF.
Aujourd’hui, c’est l’indifférenciation de ceux qui nous dirigent qui ne manquent pas de surprendre. Une lecture plus profonde des chiffres démontre que des pans entiers du territoire sont passés hors du contrôle de l’État : les départements du Nord, de Seine-Saint-Denis, de Paris, des Bouches-du-Rhône sans oublier les Outre-mer.

Certains de ces territoires que l’on surnomme «perdus de la République» échappent à l’autorité de l’État. Or, ils sont acteurs plus que d’autres territoires de la hausse de ces chiffres. De ce constat découle la stratégie que l’État doit mettre en place pour remettre la France en ordre. Une stratégie segmentée et territorialisée, fondée sur la confiance avec les maires et les préfets. Sans oublier les actes de délinquance constatés par les 20.000 agents de police municipale qui assurent dans nombre de villes, la quasi-totalité de la police de la voie publique, en faisant payer aux Français deux fois le même service. Nous pouvons y parvenir si nous acceptons collectivement que les policiers et les gendarmes deviennent ce trait d’union entre les villes et l’État, en leur témoignant la considération de la Nation.
Nos voisins européens nous regardent et se demandent comment une grande démocratie comme la nôtre a-t-elle pu sombrer, en si peu de temps, dans le chaos.

Aux forces de l’ordre, nous leur devons respect et reconnaissance. Respect, en faisant en sorte que le fruit de leurs efforts aboutisse à la condamnation pénale des auteurs de crimes et de délits. Reconnaissance, en revalorisant les carrières des services accomplis en zones difficiles. Il y a cependant un maillon abîmé dans la chaîne pénale qui nécessite d’être réparée. Le nombre de condamnations pénales auxquelles ont débouché les infractions constatées par les forces de l’ordre doit être communiqué aux Français. Parmi ces infractions, combien d’affaires ont été réellement poursuivies par l’autorité judiciaire et combien d’auteurs de ces crimes et délits sont restés impunis ? Combien de Français ont renoncé à déposer plainte, découragés par la réponse de l’État face aux crimes et aux délits, découragés face à un service public du dépôt des plaintes surchargé ?

Preuve en est sur les chiffres, l’échec d’Emmanuel Macron à bâtir une société fondée sur la confiance avec les Français, c’est d’abord l’échec du gouvernement qui dispose de l’administration, bras armé de l’État, et qui n’a pas atteint son obligation de résultat. Nos voisins européens nous regardent et se demandent comment une grande démocratie comme la nôtre a-t-elle pu sombrer, en si peu de temps, dans le chaos. De la sécurité de tout un peuple dépend le rayonnement de la France dans le monde, notre art de vivre, notre culture et, plus généralement, la pérennité de notre civilisation.
Il faudra bien, un jour, soumettre la question politique au choix souverain des Français. Acceptons-nous de faire de la sécurité des Français une priorité nationale pour le pays ? Parce que les idées des électeurs de droite sont les mêmes. Parce que nous surmontons, avec les Français, les mêmes crises. Que nos politiques entendent les cris des citoyens et brisent les barrières du politiquement correct en se stigmatisant l’un et l’autre.

Sondage Réforme des retraites : l’opposition des Français ne faiblit pas

Sondage Réforme des retraites : l’opposition des Français ne faiblit pas

Contrairement à ce qu’essayent d’instiller dans le l’opinion certaines élites, l’opposition des Français à la réforme des retraites ne faiblit pas et demeure autour de 70 %.

Le nouveau sondage Elabe « L’Opinion en direct » pour BFMTV, publié ce mercredi, montre que l’opposition à ce projet au sein de la population française est toujours très forte: 71% des Français sont contre, contre 72% la semaine passée.

Au lendemain de la deuxième journée de manifestation nationale, 64% des Français approuvent la mobilisation, parmi lesquels 40% la soutiennent et 24% éprouvent de la sympathie. Des chiffres stables après une hausse importante observée la semaine dernière.

Pour l’exécutif, la perte de soutien du côté des retraités se confirme. Ils sont aujourd’hui 57% à approuver la mobilisation contre la réforme. Une approbation plutôt élevée en comparaison avec d’autres mobilisations sociales mesurées ces dernières années.

Réforme des retraites : quel positionnement des partis de gauche ?

Réforme des retraites : quel positionnement des partis de gauche ?

Par Christophe Sente, membre du Cevipol au sein de l’Université libre de Bruxelles, ainsi que du conseil scientifique de la Feps (Fondation for European Progressive Studies). Il a récemment consacré des textes à l’évolution politique sociale américaine et européenne qui ont été publiés par la revue Social Europe et la Fondation Jaurès.

En pleine mobilisation contre le projet de réforme des retraites, les partis de gauche sont en mouvement. À entendre les réactions des responsables politiques, la direction prise relève d’une sortie du travaillisme, terme qui désigne une tendance à privilégier la recherche de compromis au service des intérêts matériels des travailleurs par rapport à une projection idéologique, même si rares sont les partis qui choisissent cette dénomination. La recherche d’un affrontement politique avec le gouvernement semble ainsi primer sur la recherche de nouveaux équilibres capables de satisfaire les intérêts des employés comme des entrepreneurs.

Du recul est nécessaire pour comprendre l’évolution en cours. Au XIXe siècle, la gauche socialiste européenne s’est organisée pour défendre les intérêts du monde ouvrier. Dans plusieurs pays dont la France ne fait pas partie, des partis socialistes ont été créés à l’initiative de syndicats pour assurer l’inscription à l’agenda parlementaire d’assurances sociales protégeant les actifs des risques liés à l’accident, la maladie ou encore à l’âge.

Au XXe siècle, la gauche française ne réussit pas à obtenir un monopole de la représentation des travailleurs qui préfèrent parfois voter pour des partis chrétiens, voire d’extrême droite, défendant aussi des programmes sociaux. Elle étend cependant cette représentation, d’abord limitée aux ouvriers, aux employés du secteur privé, aux fonctionnaires, aux retraités et aux chômeurs. Son discours anticapitaliste originel se fait discret à partir de 1945 et elle devient « travailliste ».

Autrement dit, si le travail conserve la centralité qu’il trouvait chez Karl Marx qui y voyait un facteur de production aussi important que le capital, la gauche lie désormais, le temps des trente glorieuses, le sort de ses revendications sociales au succès des entreprises capitalistes.

L’après-Seconde Guerre mondiale est caractérisé par la recherche de la paix sociale face au risque communiste. La gauche obtient alors, pour les catégories socioprofessionnelles qu’elle représente, des régimes légaux de pensions financés par la redistribution d’une part de la richesse nationale.

Cette évolution incite des observateurs à suggérer que les états démocratiques européens ne sont pas seulement caractérisés par un parlementarisme d’inspiration libérale mais aussi par un régime « néocorporatiste » c’est-à-dire une capacité des représentants du capital et du travail à assurer la convergence des intérêts de l’industrie et des salariés.
La sortie du travaillisme amorcée au XXᵉ siècle

En 2023, les discours et les choix stratégiques des partis qui forment l’opposition de gauche au gouvernement d’Elisabeth Borne indiquent une évolution en dehors du travaillisme. Celle-ci a en fait été amorcée au siècle dernier. Elle prend toutefois une nouvelle orientation. Les deux déterminants de cette nouvelle orientation ont environ cinquante ans d’âge.
Premièrement, à partir des années 1970, sous l’impulsion de la révolution culturelle de 1968 et de la théorisation de la possibilité d’un épanouissement individuel à l’intérieur d’une société post-industrielle prospère, la gauche, élargie au mouvement écologiste, intègre la revendication d’une libération du temps. Celle-ci est satisfaite par une diminution de l’horaire de travail hebdomadaire, des formules de pause dans la carrière et, en France, l’abaissement à 60 ans de l’âge de la retraite par le gouvernement de Pierre Mauroy.

Deuxièmement, au cours des années 1980, l’Europe est dans une situation de la stagflation, la croissance est en berne et l’inflation forte. Afin d’en sortir tout en optimisant leurs bénéfices, les détenteurs de la propriété industrielle et des capitaux abandonnent le compromis fordiste basé sur une consommation de masse et néocorporatiste.

La croissance est rétablie sur la base d’une stimulation des exportations et du développement des secteurs des services et de la finance. La confiance est par contre rompue entre les acteurs de l’entreprise depuis que le travail est redevenu, dans la doxa « néolibérale » anglo-saxonne, une variable d’ajustement, comme au XIXe siècle.

En 2023, l’orientation de l’opposition de gauche à Elisabeth Borne et Emmanuel Macron présente plusieurs caractéristiques qui accentuent la sortie du travaillisme.
Tout d’abord, l’orientation des partis qui forment la Nupes comme de l’extrême gauche traditionnelle comporte un double critique de la réalité économique présentée par le gouvernement. Le premier concerne les finances publiques et privées qui, selon les partisans de la réforme, ne peuvent soutenir une situation, impensée en 1945, dans laquelle le rapport entre le nombre d’actifs et de retraités tend à s’inverser.

Le second touche l’état du continent européen qui exigerait une réindustrialisation des nations pour assurer la sécurité économique, énergétique, écologique, sanitaire et militaire des populations. Or, le déploiement d’une nouvelle génération de politiques industrielles exige une mobilisation de ressources humaines dans un contexte de natalité faible et de résistances sociétales à l’immigration extraeuropéenne. C’est sur la base de l’une ou l’autre de ces considérations, voire des deux, que la plupart des états européens ont relevé l’âge de départ à la retraite et s’emploient à augmenter le taux d’emploi.

Ensuite, en dépit de la diversité du paysage salarial et des droits en matière de retraite, les forces politiques de gauche parient sur la constitution d’un front national et social du refus, incluant notamment les étudiants. À ce stade, ainsi qu’en témoignent notamment les interventions de la France Insoumise sur le sujet des recettes, elles ne misent pas sur la présentation d’alternatives abouties aux réformes envisagées par le gouvernement.

Le seul tempérament à cette opposition frontale est la revendication, encore que très générale et n’impliquant pas une reconsidération des régimes existants lorsque la nature du travail a évolué depuis l’institution de ceux-ci, d’une prise en considération de la pénibilité des métiers.

Alors que des think tanks progressistes comme la Fondation Jaurès ou Terra Nova ont présenté des modalités alternatives de réforme du système des retraites, la rhétorique de la gauche politique reste dominée par des slogans. La référence à la captation de « super profits » par des « élites » comme à la faible espérance de vie des Français les plus pauvres, est une expression de la stratégie populiste suggérée par Chantal Mouffe.

Enfin, la Nupes et l’extrême gauche refusent le débat ouvert par le président de la République sur le « dividende salarié », c’est-à-dire sur la possibilité d’augmenter les revenus que les travailleurs tirent de l’activité économique, voire leurs droits à l’intérieur de la gouvernance des entreprises. Ce refus est à la fois fondé sur une réticence à l’égard de la cogestion des entreprises et à une opposition de principe aux formes extrasalariales de rémunération qui ne sont pas intégrées aux calculs des droits en matière de chômage ou de pension.
Aux USA, ce type de proposition est notamment soutenu par Bernie Sanders, mais, à ce jour, la réactivation d’un compromis néocorporatiste n’est à l’agenda ni des partis socialiste et communiste, ni des Insoumis.

Les partis politiques qui forment l’opposition de gauche à Emmanuel Macron ne sont plus que travaillistes dans la mesure où ils acceptent, comme le 19 janvier, de défiler derrière les organisations syndicales.

Pour les partis qui défilent aujourd’hui dans la rue, la constitution d’un mouvement social est le prélude d’un débat parlementaire et au service d’un effritement de la majorité relative dont dispose Elisabeth Borne.

Cette stratégie peut être considérée comme à ce jour payante dès lors que de nombreux citoyens ont répondu aux appels à manifester et des tensions se sont révélées au sein du camp présidentiel. Elle ne sera pas nécessairement gagnante car elle expose la gauche d’opposition à deux risques.

L’un est celui d’une incapacité à canaliser le mouvement social dans un débat parlementaire. Ce scénario est celui d’un blocage du pays, le cas échéant par de nouveaux « gilets jaunes », si le mouvement échappe aux syndicats.

L’autre est celui de la concurrence, voire de la convergence, au sein de l’assemblée du Rassemblement national de Marine Le Pen, tenu jusqu’à présent à l’écart des manifestations par les organisations syndicales.

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