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L’Airbus des batteries: Oui de PSA

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

 

-Le conseil de surveillance de PSA a donné lundi son feu vert à l’étude d’une coentreprise de batteries avec Total et sa filiale Saft devant permettre à l’Europe de rattraper son retard sur l’Asie en matière de stockage d’électricité pour les véhicules.

La Commission européenne a lancé fin 2017 une initiative connue sous le nom “d’Airbus des batteries”. L’écrasante majorité des batteries lithium-ion pour les voitures vient actuellement de Corée et de Chine, alors que ce composant est appelé à jouer un rôle stratégique sur un marché des véhicules de plus en plus électrifié.

L’Union européenne autorise une aide publique de 3,2 milliards d’euros que pourront accorder 7 États-membres dont l’Allemagne et la France pour développer une filière industrielle de batteries pour les véhicules électriques, via un consortium de 17 entreprises. L’enjeu: moins dépendre des batteries d’origine asiatique.

L’Europe veut accélérer pour mettre en place une filière européenne des batteries pour les véhicules électriques. La Commission européenne a autorisé ce lundi sept Etats membres, dont l’Allemagne et la France, à apporter une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer dans l’UE le secteur des batteries électriques, via un consortium de 17 entreprises (cf illustration ci-dessous) dont les firmes allemandes BASF et BWM et le chimiste belge Solvay.

L’Allemagne est autorisée par la Commission à investir jusqu’à 1,25 milliard d’euros. Viennent ensuite la France (960 millions), l’Italie (570 millions), la Pologne (240 millions), la Belgique (80 millions), la Suède (50 millions) et la Finlande (30 millions).

 

Ces développements concerneront les batteries Li-ion (à électrolyte liquide et à semi-conducteurs), qui ont une plus longue durée de vie et se rechargent plus vite que les batteries actuellement sur le marché.

Les 17 participants directs associés au projet, principalement des acteurs industriels, dont des petites et moyennes entreprises (PME), collaboreront les uns avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes, comme des PME et des organismes publics de recherche de toute l’Europe.

L’investissement des sept États concernés  « devrait permettre de mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires en investissements privés », précise Bruxelles, qui considère ces subventions compatibles avec sa réglementation en matière d’aides d’État. L’ensemble du projet devrait prendre fin en 2031.

Les domaines privilégiés par « l’Airbus des batteries »

Les participants (industriels) au projet et leurs partenaires (centre de recherche, PME) devront privilégier quatre domaines technologiques liés aux batteries, précise la Commission européenne:

  • les matières premières et les matériaux avancés: le projet européen entend développer des processus innovants durables qui permettent l’extraction, la concentration, le raffinage et la purification des minerais afin de générer des matières premières de grande pureté. En ce qui concerne les matériaux avancés (comme les cathodes, les anodes et les électrolytes), il vise à améliorer les matériaux existants ou à en créer de nouveaux, qui seront utilisés dans des cellules de batteries innovantes
  • les cellules et les modules: le projet entend développer des cellules et des modules innovants conçus pour répondre aux critères de sécurité et de performance exigés pour les applications automobiles et non automobiles (stockage fixe de l’énergie, machines-outils, etc.);
  • les systèmes de batteries: le projet entend développer des systèmes de batteries innovants incluant des logiciels et des algorithmes de gestion des batteries ainsi que des méthodes de vérification innovantes;
  • la réaffectation, le recyclage et le raffinage: le projet entend élaborer des processus sûrs et innovants pour la collecte, le démantèlement, la réaffectation, le recyclage et le raffinage des matériaux recyclés.

 

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

 

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que des organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le syndicalisme. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Allemagne : La 5G chinoise contre des voitures allemandes ?

Allemagne : La 5G chinoise contre des voitures allemandes ?

Il se joue actuellement en Allemagne une bataille assez sulfureuse concernant l’utilisation de la technologie chinoise 5G de Huawei. En fait,  si certains en Allemagne se montrent favorables au développement de cette technologie, c’est officiellement pour  que le pays ne prenne pas de retard quant au développement de la dernière norme de communication par mobile. Une norme qui permettra de nombreuses applications. On sait que les États-Unis ont mis en demeure l’Europe de refuser cette technologie chinoise  pernicieuse  qui permet notamment de récupérer de précieuses informations d’ordre commercial mais aussi personnel. Ce que craint surtout l’Allemagne qui sait que l’opposition au développement de la technologie chinoise entraînera  des représailles sur ses ventes d’automobiles déjà fortement atteintes par le ralentissement de la puissance asiatique. L’Europe s’efforce de trouver un compromis et de  surmonter les contradictions de l’Allemagne voire  d’autres, cela avec  des critères de sécurité très contraignants qui permettent  de mettre en concurrence l’opérateur Huawei avec d’autres notamment européens.

Dans un discours qu’il prononcera dimanche après-midi à Munich, dans le cadre de la conférence DLD (Digital Life Design), l’ancien ministre français des Finances soulignera que la mise en place de réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération exigera des normes de sécurité plus sévères que pour les précédentes générations.

“La mise en place de conditions de sécurité plus strictes n’engendrera pas de retards dans le développement de la 5G en Europe”, dira Thierry Breton, selon le texte du discours que Reuters a pu consulter par avance. “L’Europe, y compris l’Allemagne bien sûr, est sur les rails. Nous ne sommes pas en retard en Europe dans le déploiement de la 5G”, fera-t-il valoir.

Ces propos de Thierry Breton interviennent en plein débat sur le rôle que doit jouer l’équipementier chinois Huawei dans le développement de la 5G et contredisent ceux du ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer, qui a estimé cette semaine que la mise à l’écart de Huawei retarderait de cinq à dix ans l’installation de la 5G en Allemagne.

“Je ne vois pas comment nous pourrons mettre en place la 5G en Allemagne sans la participation de Huawei”, a déclaré Seehofer dans les colonnes du Frankfurter Allgemeine Zeitung. Thierry Breton, qui est à la tête d’un vaste portefeuille à la Commission (marché intérieur, politique industrielle, numérique, défense, espace), invite au contraire l’Europe à préserver sa “souveraineté technologique” en développant des solutions alternatives à la Chine ou aux Etats-Unis dans les domaines stratégiques.

A Munich, le commissaire au Marché intérieur n’appellera pas à l’exclusion de Huawei: “Toute entreprise, européenne ou non, sera la bienvenue tant qu’elle respecte les règles européennes. Nous ne construirons pas une forteresse européenne.” Mais sa défense des intérêts européens devrait sonner agréablement à l’oreille des concurrents européens de Huawei tels que Nokia ou Ericsson.

Les conservateurs allemands se divisent actuellement sur une proposition des sociaux-démocrates, leurs partenaires de coalition, qui reviendrait à bannir Huawei du développement de la 5G en Allemagne. L’ambassadeur de Chine à Berlin, Ken Wu, a en outre laissé entendre le mois dernier que Pékin pourrait se livrer à des représailles en cas d’exclusion de Huawei, en visant notamment les millions d’automobiles vendus en Chine par les constructeurs allemands.

Dans un entretien récent à l’hebdomadaire « The Economist », Emmanuel Macron a notamment indiqué que la France et l’Europe ne devaient pas perdre la main sur les réseaux télécoms en offrant un boulevard aux technologies chinoises : « Pendant des années, on a délégué aux opérateurs de télécommunications des choix souverains, des sujets d’intérêt qui ne peuvent être gérés par des entreprises ». Sans le citer, le chef de l’État fait ici référence au géant chinois Huawei, qui a pris, ces dernières années, une place importante dans les réseaux mondiaux.

 

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que les organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le mouvement syndical. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

Réforme des retraites : le détournement social (Anne-Marie Guillemard)

Réforme des retraites : le détournement social (Anne-Marie Guillemard)

La sociologue Anne-Marie Guillemard, membre du Conseil d’orientation des retraites, regrette, dans un entretien au « Monde », que la réforme actuelle soit guidée par une logique exclusivement comptable.

 

Interreview

 Sociologue, professeure émérite à l’université Paris-Descartes – Sorbonne, membre du Conseil d’orientation des retraites, Anne-Marie Guillemard est spécialiste du vieillissement et de la comparaison internationale des systèmes de protection sociale. Elle a notamment écrit Où va la protection sociale ? (PUF, 2008) et Les Défis du vieillissement (Armand Colin, 2010).

Comment vivez-vous les derniers rebondissements de la crise sociale autour de la réforme des retraites ?

Comme un immense gâchis. L’échec de la réforme Juppé, en 1995, avait gelé pour vingt-cinq ans toute possibilité de réforme des régimes spéciaux ; celui de la réforme Delevoye – car c’est un échec – risque de geler pour vingt-cinq ans toute possibilité de réforme du régime par répartition. La défiance des Français, principalement des jeunes, à l’égard du système était déjà très forte, et la réforme telle qu’elle était à l’origine visait à rétablir la confiance. Mais son détournement par la droite fait que le niveau de défiance a maintenant atteint 100 %. Un système par répartition ne peut fonctionner sans confiance. C’est une catastrophe.

Pourquoi parlez-vous de « détournement » ?

Dans les années 1990, un peu partout dans les pays développés, le débat sur la protection sociale avait adopté une logique quantitative : il s’agissait de « maîtriser les dépenses ». La France y avait en partie échappé. La réforme Balladur de 1993, la première qui tient compte de l’allongement de l’espérance de vie, étend certes le calcul des pensions aux 25 meilleures années pour le régime général et l’indexe sur les prix, mais elle est très graduelle. La réforme Juppé, on le sait, est tout simplement annulée. La réforme Fillon de 2003 est encore assez équilibrée, car elle porte sur une augmentation progressive de la durée de cotisations, sans toucher directement à l’âge de départ – c’est aussi le cas de son accélération par la loi Touraine de 2014, qui conduisait à un âge de départ moyen à 64 ans en… 2037. Surtout, la réforme Fillon prévoyait de développer l’emploi des seniors. Mais ça a malheureusement été un échec : il n’a commencé qu’en 2006, a été freiné par les réticences patronales et le manque de volonté politique, et il ne s’est traduit que par la mise en place de quelques CDD seniors.

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

Grève des retraites: une conduite du mouvement social complètement suicidaire

 

Les radicaux voudraient définitivement tuer l’organisation syndicale qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. En effet, la gestion des grèves à la RATP comme à la SNCF est complètement irresponsable. Cette gestion aura pour conséquence d’avoir privé de salaire pendant 40 et peut-être 50 jours des salariés sans leur apporter en retour la moindre satisfaction. Elle ne va générer que rancœur, désillusion et rejet des organisations syndicales à  commencé par les plus radicales. Bref, une stratégie totalement suicidaire du fait de en particulier de la confusion qu’il y a entre le rôle d’une organisation politique et celui d’un syndicat.

 Le syndicat a pour vocation de prendre en charge les intérêts des salariés, de négocier, de favoriser des compromis qui permettent d’obtenir de satisfaire les revendications. Les syndicats n’ont pas vocation à organiser un rapport de force pour renverser un gouvernement, favoriser un courant politique,  une quelconque idéologie fut-elle révolutionnaire. Nombre de responsables de syndicats radicaux sont de ce point de vue de véritables apprentis sorciers. Ils poussent leurs troupes jusqu’à l’épuisement accompagnant ainsi et même favorisant la stratégie d’étouffement du mouvement voulu par le gouvernement. Leur incompétence tout autant que leur irresponsabilité aura largement contribuée à tuer la mobilisation. On ne conduit pas un mouvement syndical de cette manière. On doit être capable d’analyser l’état réel du rapport de force et de le gérer avec intelligence et efficacité. La grève ultime recourt ne doit pas être galvaudée pour être sacrifiée sur l’autel illusoire de la révolution gauchiste et -ou anarchiste. Toute l’histoire du mouvement syndical montre que les grandes conquêtes n’ont été permises la que lorsque deux facteurs ont été réunis:  d’abord une mobilisation significative voire majoritaire et une capacité à négocier. Ce n’est pas le cas quand le taux de grévistes tombe à quelques % et qu’on refuse toute perspective de négociation sur le sujet objet du conflit.

 

Réforme des retraites : une baisse générale de 10% (Jacques Ourliac et Hervé Grémont)

Réforme des retraites : une baisse générale de 10%  (Jacques Ourliac et Hervé Grémont)

Dans une tribune du monde Jacques Ourliac Professeur de mathématiques à la retraite, Hervé Grémont, Ancien directeur de département à l’institut de sondages BVA, à la retraite démontre que les retraites baisseront de 10 % en euros constants.

Jacques Ourliac et Hervé Grémont, eux-mêmes retraités, calculent dans une tribune au « Monde » la perte moyenne que représenterait l’application de la réforme à coût constant de 14 % du produit intérieur brut. Selon eux, la réforme n’est finalement qu’un volet d’une baisse générale des revenus du travail.

 

 

Tribune.

 

« Dans la future loi sur les retraites, il est annoncé que celles-ci devront peser le même poids qu’aujourd’hui dans le produit intérieur brut (PIB), soit 14 %. A quoi doit-on donc s’attendre en 2050, compte tenu de l’évolution de la démographie ? Les économistes Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa, Christiane Marty et Jacques Rigaudiat ont signalé l’appauvrissement programmé des retraités par cette disposition (« Réforme des retraites : les conseillers du prince sont déçus », Le Monde du 17 décembre). Nous avons voulu quantifier cet appauvrissement.

La population des 65 ans et plus passerait, entre 2017 et 2050, de 13 à 20 millions, soit de 19,4 % à 27 % de la population française totale selon l’Institut national de la statistiques et des études économiques (Insee). La population des moins de 65 ans évoluant peu, le nombre d’actifs cotisants évoluera lui-même assez peu. Dans le même temps, le PIB de la France passerait de 2 247 milliards d’euros (données 2017) à 3 120 milliards en euros constants 2017, soit + 39 %, si la croissance moyenne annuelle est de 1 %, ou 4 319 milliards (soit + 92 %) si elle est de 2 %.

Si on considère que 100 % des plus de 65 ans auront droit à une retraite en 2050 comme en 2017 et compte tenu de l’augmentation du nombre de retraités, la retraite mensuelle moyenne, qui s’élevait à 2 016 euros en 2017, ne serait que de 1 820 euros en 2050 dans le scénario 1 %, mais de 2 519 euros dans le scénario 2 %, toujours sous la contrainte des 14 % de PIB.

Ainsi, le montant des retraites de chaque retraité en euros constants diminuera de 10 % en trente-trois ans si le PIB progresse de 1 % par an, alors que le salaire des actifs devrait augmenter de 39 % dans l’hypothèse d’une stabilité de la part des salaires dans le PIB. Si le PIB progresse de 2 % par an, il augmentera de 25 % en trente-trois ans, mais les salaires devraient augmenter de 92 %.

Les retraités verront leur pouvoir d’achat reculer dramatiquement, dans l’absolu avec le scénario 1 % ou relativement avec le scénario 2 % comparativement à la situation des salariés, avec le risque, pour bon nombre d’entre eux, de tomber dans la précarité, sauf pour les plus aisés qui auront souscrit à des retraites complémentaires privées auprès d’assureurs et de fonds de pension, tel BlackRock. »

 

Castaner: pompier-pyromane , incitateur des violences policières

Castaner:  pompier-pyromane , incitateur des violences policières

 

Il y a quelque chose de paradoxal dans la position du gouvernement est particulièrement du ministre de l’intérieur qui aujourd’hui critique une certaine violence policière qu’il a lui-même inspirée dès le mouvements des gilets jaunes. Cette politique a provoqué de nombreuses bavures y compris mortelles même si évidemment les casseurs ont largement aussi alimenté un climat délétère. Clairement lors du mouvement des gilets jaunes , Castaner  a donné des ordres pour rechercher l’affrontement avec les manifestants. Pour créer des incidents susceptibles de discréditer le mouvement,  les casseurs se sont engagés dans la brèche d’autant plus que le mouvement a  été incapable de contrôler les dérapages des plus radicaux. Le premier reproche qui peut être fait à cette politique du maintien de l’ordre : c’est  la recherche délibérée du contact. Une politique assez irresponsable de la part de Castagner mais aussi de la préfecture de Paris est particulièrement des décisions aventuristes et dangereuses du préfet Lallemand. Notons aussi que c’est complètement épuisées  que les forces de l’ordre depuis maintenant plus d’un an sont mobilisées  au moins une fois par semaine. Une fois on les pousse au contact avec les protestataires, une autre fois on leur reproche leur excès de zèle. Certes ces excès de zèle sont le fait d’individus très  minoritaires, ils n’en sont pas pour au moins condamnables. En outre, une réflexion de fond mériterait d’être engagé sur ce qu’on entend par le maintien de l’ordre quand on constate que la préfecture de Paris par exemple contribue largement à alimenter les contradictions vis-à-vis du comportement des policiers.

Le chômage coûteux des seniors

Le chômage coûteux  des seniors

D’une façon générale le rapport actif inactif et très défavorable à la France notamment concernant les seniors . Leur taux d’emploi (52,1% en 2018) reste faible par rapport à la moyenne européenne (58,7%) et à celle des pays de l’OCDE (61,4%). Un apport remis au gouvernement propose d’améliorer cette situation qui part parenthèses pèse aussi sur l’équilibre des retraites.

Dans un autre rapport récent, la Cour des comptes reconnaissait  que le taux d’emploi des 55-64 ans est passé de 36,4 % en 2003 à 52,3 % au premier trimestre 2019, en raison des précédentes réformes des retraites. Mais l’emploi des seniors français reste toujours moindre par rapport à la moyenne européenne, qui est de 59 %.

« Le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans a fortement augmenté depuis 2008 », reconnait aussi  la Cour des comptes, en raison de multiples facteurs : augmentation des effectifs en âge de travailler, recul de l’âge de départ à la retraite, et crise économique de 2008.

Depuis cette époque, le nombre de seniors en catégorie A inscrits à Pôle Emploi a triplé pour atteindre 916 400 au premier trimestre 2019. Un mouvement à la hausse encore accentué par la fin de la dispense de recherche d’emploi dont bénéficiaient les plus de 57 ans jusqu’en 2012. Pour la Cour des comptes, cette situation n’a qu’une seule explication : les seniors qui se retrouvent au chômage ont plus de difficulté à retrouver un emploi, et d’autant plus qu’ils sont âgés.

En conséquence, quand les plus de 55 ans se retrouvent au chômage, ils le restent plus longtemps que la moyenne des Français : 673 jours en moyenne en 2018 contre 388 jours pour l’ensemble des demandeurs d’emploi. « Pour de nombreux travailleurs, le chômage joue le rôle de transition entre l’emploi et la retraite », estime le référé de la Cour des comptes.

Glissés au détour d’une phrase, deux chiffres illustrent parfaitement à quel point la situation est préoccupante : les montants versés au titre du RSA socle aux 60-64 ans ont augmenté de 157 % en dix ans, et ceux au titre de l’allocation adulte handicapé de 288 %. « Au total, le coût de la prise en charge des seniors touchés par le report d’âge de la retraite et qui se trouvent exclus du marché du travail s’élevait, début 2018, à plus de 700 millions d’euros au titre de la solidarité nationale et près de 800 millions pour le régime d’assurance-chômage, soit environ 1,5 milliard d’euros par an », établit le document.

La Cour des comptes se montre très critique sur « l’abandon de la quasi-totalité des dispositifs d’emploi consacrés aux seniors. » « Les services du ministère du travail pensent que les entreprises vont intégrer, elles-mêmes, le thème de la gestion des âges (…) Faute d’incitations ou de mécanismes plus volontaires, il apparaît toutefois que la mobilisation est restée très faible sur ces sujets », conclut le référé.

Le rôle de Pôle Emploi est aussi épinglé, les seniors au chômage ayant moins accès à la formation et à un accompagnement spécifique. Et, pour la Cour des comptes, l’argument selon lequel les seniors sont moins motivés pour rechercher un emploi ne tient pas la route. Le document rappelle que leur taux de radiation est plus faible pour eux que pour l’ensemble des demandeurs d’emploi.

“Il y a urgence à agir”, souligne dans un communiqué Sophie Bellon, présidente de Sodexo et auteure du rapport qui vient d’être remis au gouvernement Les auteurs définissent cinq axes de réflexion: améliorer la prévention pour éviter l’usure professionnelle, développer les compétences en deuxième partie de carrière ainsi que les mobilités internes, favoriser la transition emploi-retraite et améliorer la perception des seniors en entreprise.

S’inspirant de la Finlande, ils invitent également les branches à négocier des accords collectifs permettant à un salarié volontaire de conjuguer baisse de salaire et allègement des responsabilités, en contrepartie du versement de l’indemnité conventionnelle de licenciement. Ils proposent également d’élargir le dispositif de retraite progressive, encore peu utilisé, aux salariés en forfait jours, aux professions libérales et aux agents publics. Commandé par le Premier ministre, Edouard Philippe, dans le cadre de la préparation du projet de loi sur les retraites, ce rapport doit servir de base de base de réflexion à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui a reçu dans la matinée les partenaires sociaux pour évoquer ce sujet.

Des gilets jaunes aux gilets rouges ?

Des gilets jaunes aux gilets rouges ?

 

Il n’est pas surprenant que le mouvement de grève s’essouffle sérieusement  après 40 jours mais le climat social pourrait bien être détérioré pendant encore des semaines et des mois. Les gilets rouges pourraient prendre la suite des gilets jaunes et installer à nouveau la chienlit dans le pays. Le gouvernement aurait  voulu mettre le pays à feu et à sang qu’  il ne s’y serait pas pris autrement. On se souvient que peu après le déclenchement du mouvement des gilets jaunes,  la CFDT, premier syndicat de France, avait souhaité que soit engagée une médiation sur la problématique sociale en jeu. Macron et le gouvernement n’ont jamais répondu favorablement à cette demande. Conséquence : le conflit s’est enlisé et puis a été  récupéré par les gauchistes qui ont trouvé là des occasions assez exceptionnelles s’exprimer  leur radicalité. En plus avec la présence de casseurs bénéficiant de la couverture bienveillante des chaînes télé d’information. Politiquement, le mouvement des gilets jaunes a porté  un coup terrible à la crédibilité de Macron voire même à sa compétence à affronter des situations dangereuses. Pour la réforme des retraites, le  gouvernement a renouvelé ses erreurs en marginalisant l’intermédiation des syndicats. D’une certaine façon le gouvernement a  démoli  tout le travail de concertation de Delevoye. Le pire, c’est que face à une  nouvelle fronde sociale, Macron est en train  renoncer pour l’essentiel au principe d’universalité de la retraite avec les nombreuses exemptions et période de transition. Le retrait de l’âge  pivot à 64 ans n’a pas été effectué  de gaieté de cœur par le psychorigide Édouard Philippe qui veut faire de cette mesure son totem politique dans la perspective de 2027 voire même de 2022 si macro continue de s’écrouler dans les sondages. D’une certaine façon, Macron est le président du désordre social. À peine avait-il été élu qu’il s’enfonçait dans la sulfureuse affaire Benalla avant de plonger dans une gestion calamiteuse des gilets jaunes et maintenant de s’enfoncer à nouveau dans le désordre social lié à la réforme des retraites. L’orgueil, l’incompétence,  le mépris des organisations intermédiaires ont favorisé la crise sur les retraites. Un entêtement d’autant plus ridicule que le principe d’universalité est maintenant fortement atteint et que l’efficacité paraît douteuse sur le plan financier en raison des grandes incertitudes qui concernent les paramètres forcément soumis à la conjoncture ( croissance, rappeurs actifs retraités, niveau des pensions, inflation etc.). Bref la démonstration d’une grande incompétence politique.

 

Réforme des retraites : attention à ne pas enfumer la CFDT

Réforme des retraites : attention à ne pas enfumer la CFDT

 

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Les propos du Premier ministre qui a accepté une conférence sur le financement constitue une avancée pour peut-être sortir du conflit social. Peut-être, car demeurent plusieurs contradictions dans les déclarations d’Édouard Philippe. Parmi ces contradictions, la possibilité de reprendre sa première proposition d’âge pivot à 64 ans si les propositions financières ne plaisent pas au gouvernement. sans doute  s’agit-il là aussi d’une manière de rassurer l’électorat de droite. Mais c’est à  l’évidence  une maladresse. On ne peut à la fois ouvrir une discussion et aussitôt la fermer avec des conditions tellement contraignantes que le débat est illusoire. Cela rappelle la récente réforme des allocations chômage où les conditions et les délais ont empêché de trouver le moindre compromis. La CFDT avait manifesté sa colère contre cet pseudo concertation. Il ne faudra sans doute pas la prendre au piège une seconde fois les syndicats réformistes et les autres . La CFDT se méfie particulièrement du caractère manœuvrier de Macron et de son équipe tout autant que de la condescendance du pouvoir vis-à-vis des syndicats y compris les plus réformistes. Notons d’abord que le Premier ministre demande que la discussion s’inscrive dans les projections financières du comité d’orientation des retraites. Un organisme courtisan à la solde du Premier ministre qui il y a peu de temps sous Hollande avait prévu l’équilibre des retraites en 2025 et qui tout d’un coup annonce un déficit de huit à 17 milliards !

 

Pour Édouard Philippe cette « conférence de financement » n’aura qu’une marge de manœuvre restreinte. « Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entraîner ni baisse des pensions pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, ni hausse du coût du travail pour garantir la compétitivité de notre économie. Pourtant d’après Les Echos du 8 janvier, un compromis pourrait néanmoins être trouvé autour d’un « cocktail de mesures » allant de l’allongement de la durée de cotisation au recours aux fonds de réserve.

 

Si l’accord intervient « d’ici fin avril, le Parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi », précise Edouard Philippe. Et sinon ? Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de cette conférence de financement, le gouvernement « prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social ».  »Je veux être parfaitement clair sur ce point : je prendrai mes responsabilités« , assure le Premier ministre. Autrement dit, si aucune solution de financement correspondant aux standards fixés par l’exécutif n’est trouvée d’ici à la fin des discussions, le gouvernement pourrait imposer à nouveau l’âge pivot.

 

Le problème c’est qu’il serait bon que le Premier ministre demande une évaluation du coût financier de sa réforme qui pourrait entraîner une dépense supplémentaire de l’ordre de 20 milliards, soit notoirement plus que le déficit évoqué par le comité d’orientation des retraites.

 

 

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux; par contre, on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions. Rien que pour les enseignants, le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de leurs deux 500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avaient prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoit des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans mais progressivement .  Pour les régimes spéciaux, la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre, on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

Manifestation contre la réforme des retraites: 149.000 manifestants ?

Manifestation contre la réforme des retraites: 149.000 manifestants  ?

 

 

 

Bataille de chiffres comme d’habitude pour la dernière manifestation de samedi. La participation était encore importante même si elle était sans doute un peu en retrait par rapport aux précédentes 149.000 personnes dans toute la France selon le décompte du ministère de l’Intérieur. Pour la CGT, ils étaient 500.000 manifestants à travers le pays.

« Au moins 163 manifestations ont rassemblé près d’un demi-million de manifestants », a précisé le syndicat dans un communiqué, affirmant que « la mobilisation ne faiblit pas » après la précédente journée d’action « qui avait rassemblé 1,7 million de manifestants ».

Pour la seule capitale, la CGT a pour sa part dénombré 150.000 manifestants ayant répondu à l’appel d’une intersyndicale. Du côté des autorités, ce chiffre baisse à 21.000.

Jeudi, le ministère avait dénombré environ 452.000 manifestants, dont 56.000 à Paris.

Il est clair que le ministère de l’intérieur refait le coup des gilets jaunes pour afficher une participation en baisse.  De toute manière les évaluations sont approximatives  et très politiques. Pour preuve, la précision illusoire au millier près ( pour les gilets jaunes c’était même à la dizaine près!)  pour des manifestations qui ont regroupé 300 à 600 000 personnes. Pour le jeudi 9 janvier 2020 , 452.000 personnes auraient manifesté jeudi contre la réforme des retraites dans toute la France, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur et samedi seulement 149 000.

En comparaison, 615.000 manifestants avaient été recensés par le ministère de l’Intérieur en France le 17 décembre dernier, lors de la précédente journée de mobilisation contre la réforme. 76.000 personnes avaient été comptabilisées à Paris, 21 000 ce samedi.

 

 

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

 

Il est clair qu’il ne fallait pas s’attendre à un retrait pur et simple du projet de retraite du gouvernement. Politiquement, cela aurait été insupportable pour la majorité et aurait également hypothéqué ses chances pour les prochaines échéances électorales. Certes le premier ministre a réaffirmé les principes de sa retraite mais il l’ a vidée de tout sens. D’abord en multipliant les régimes particuliers pour désamorcer le mécontentement ensuite pour renvoyer les décisions précises à une conférence sur le financement.

Ce qu’on aurait dû faire des le départs car c’est bien la situation financière qui doit justifier les mesures prises dans le cadre d’un système plus universel. De ce point de vue, il faudra évidemment revoir les prévisions budgétaires très fantaisistes du comité d’orientation des retraites qui avancent un déficit probable de 10 à 15 milliards système de retraite en 2025 alors que récemment sous Hollande le même comité estimé qu’à cette échéance le système serait toujours équilibré. Bref avant le financement , il faudra une évaluation autrement plus pertinente en plus avec des scénarios.

Personne ne peut dire qu’elles seront exactement les éléments paramétriques à prendre en compte en 2027 ( rapport actif retraités, évolution des cotisations, évolution de la croissance notamment). Bref pour tout dire, comme d’habitude un réajustement des réformes est sans doute à prévoir tous les cinq ans environ. Le document du Premier ministre veut cependant affirmer sa fermeté mais il s’agit de propos de façade car tout sera remis en question sauf concernant certains régimes spéciaux, on vise évidemment notamment la SNCF et la RATP que l’opinion a toujours condamnés.

Premier point de la lettre du premier ministre: la volonté du gouvernement de construire un système universel de retraite, par répartition et par points, «plus fort, plus simple, et plus juste que le système actuel.» Il indique que les régimes spéciaux seront supprimés au terme de la période de transition définie au mois de décembre.

Édouard Philippe insiste sur ce système universel, qui constitue «un grand projet de justice sociale». Les concertations ouvertes sur la pénibilité, le minimum de retraites, l’emploi des seniors, la gestion des fins de carrière dans les entreprises comme dans le secteur public, permettront de l’améliorer encore.

Le nouveau système de retraites et ses avancées doivent être «crédible», peut-on lire dans cette lettre, afin que tout le monde puisse avoir confiance, notamment les plus jeunes. «Il faut qu’il soit financé et que la gouvernance mise en place et largement confiée aux partenaires sociaux dispose des leviers nécessaires.» L’équilibre de ce système va être peaufiné.

L’ âge d’équilibre  constituera un des leviers de pilotage collectif du sytème dans la durée et servira également de référence individuelle aux assurés afin qu’ils partent en retraite avec un niveau «adéquat» de pension. «Cette référence collective pourra être adaptée pour refléter la diversité des carrières professionnelles, et notamment les situations de pénibilité ou de carrière longue», peut-on lire dans la lettre. Cet âge d’équilibre permettra également à ceux qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans afin d’éviter une décote, de partir plus tôt avec un taux plein.

Concernant l’équilibre financier en 2027, Édouard Philippe propose également l’organisation d’une conférence, animée par l’ancien directeur général de l’AGIRC-ARRCO Jean-Jacques Marette, afin de proposer des mesures permettant d’atteindre un équilibre financier en 2027, ainsi que des recommandations sur le pilotage du système des retraites.

La conférence sus-citée rendra ses conclusions à la fin du mois d’avril 2020. «Les Français auront ainsi une vision complète de la réforme et de ses effets à l’été 2020.»

Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», le gouvernement «prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social».«Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités», a insisté le Premier ministre. Le problème c’est que la popularité de Macron  est en train de s’écrouler, un Macron par ailleurs bien discret sur cette réforme impopulaire alors qu’il ne cesse de multiplier les bavardages sur tous les autres sujets. L’évolution de ces sondages de popularité pourrait conduire à ralentir l’enthousiasme réformateur du premier ministre voire même à le remercier.

SONDAGE. Retraites : 63% des Français contre l’âge pivo

SONDAGE. Retraites : 63% des  Français contre  l’âge pivot

65 % des Français sont contre la création d’un âge d’équilibre à 64 ans assorti d’un système de bonus-malus, que le gouvernement a décidé in extremis samedi de retirer des projets de loi sur les retraites. Selon un sondage IFOP6JDD, réalisé vendredi avant cette annonce de l’exécutif, ce dispositif est même désapprouvé par une majorité des sympathisants Les Républicains (55%), pourtant partisans d’une réforme des retraites, ainsi que par 71% de ceux du ­Rassemblement national, 84% de ceux du Parti socialiste et 89% de La France insoumise. Il n’est majoritairement soutenu, à 64%, que par les sympathisants de La République en marche.

 

Divisés en deux blocs équivalents sur la mise en place d’un système par points, les Français approuvent en revanche massivement, à 63%, la suppression des régimes spéciaux. La mesure est plébiscitée dans toutes les catégories de population, hormis les partisans de La France insoumise.

Alors que les grèves contre la réforme des retraites entrent dans leur 39e jour, 30% des ­Français soutiennent le mouvement, un chiffre en forte augmentation, de cinq points en une semaine. Ils sont 19% à exprimer aussi de la « sympathie » pour les grévistes, quand 19% s’y déclarent « opposés » (+1 point) et 15% « hostiles » (- 4 points).  »La situation reste bloquée dans l’opinion publique », juge Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.

Une fois passé l’agacement suscité par les perturbations dans les transports au moment des fêtes de fin d’année, « on retrouve des niveaux de soutien équivalents à ce qu’ils étaient avant les vacances ; le gouvernement n’a pas perdu la bataille de l’opinion, mais la poursuite du conflit le ­fragilise », note-t‑il.

Le souhait que le gouvernement aille au bout de sa réforme reste minoritaire chez les Français, à 43%, en léger recul de deux points par rapport à il y a une semaine. Pour autant, l’opinion demeure convaincue, à 72%, de la détermination du gouvernement à mener à bien son projet, sans céder aux mobilisations et grèves.

 

Enquête Ifop pour Le Journal du Dimanche menée par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 10 janvier 2020 auprès d’un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur de ce sondage est de + ou – 1,4 point pour les résultats de 5% ou 95%, + ou – 1,8 point pour ceux de 10% ou 90%, + ou – 2,5 points pour ceux de 20% ou 80%, + ou – 2,8 points pour ceux de 30% ou 70%, + ou – 3 points pour ceux à 40 ou 60% et + ou – 3,1 points pour ceux à 50%.

 

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains grands médias s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif de d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux; par contre, on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions.

Rien que pour les enseignants le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de l’ordre de  500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avait prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoit des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans ! Pour les régimes spéciaux, la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire, c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre , on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

Retraites: revoir les prévisions budgétaires approximatives du comité d’orientation des retraites

Retraites: revoir les prévisions budgétaires approximatives  du comité d’orientation des retraites

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les prévisions comité d’orientation des retraites sont à géométrie politique variable. En fonction des intentions du pouvoir en place,   le COR fait  varier ses prévisions. Par exemple  dans son rapport 2016, le COR prévoyait un retour à l’équilibre du système des retraites pour le milieu des années 2020, mais  dans l’édition 2017, il affirme que l’équilibre ne devrait pas être atteint avant le début des années 2040. Subitement aussi en 2019, le comité d’orientation des retraites souligne que le régime enregistrera un déficit de l’ordre  de 10 milliards en 2025. De quoi conforter l’idée qu’il faut imposer une réforme paramétrique ( qui porte sur les critère et les modalités  pour bénéficier de la retraites ). Trois leviers sont privilégiés pour assurer la pérennité financière des systèmes de retraites : l’âge de départ à la retraite, le niveau des pensions et les cotisations.  Ce qui est curieux ce sont ces changements d’évaluation. Pas tellement étonnant finalement car le comité d’orientation est une sorte de cénacle de chapeaux à plumes et non un organisme scientifique indépendant. Dans les prévisions du comité d’orientation des retraites, un seul élément est indiscutable à savoir le déséquilibre démographique avec plus en plus de retraités et proportionnellement de moins en moins de cotisants. Pour sur le reste, tout dépend d’une part de la croissance ( donc du nombre de cotisants ) , du niveau des retraites et des modalités de financement.

Depuis des années, le niveau des retraites baisse du fait de la désindexation. Une autre solution envisagée est le report la retraite soit par exemple en allongeant les annuités, soit en décalant l’âge, soit en créant ce qu’on appelle un âge  pivot qui revient à repousser l’âge d’une retraite entière. Ce que propose justement le Medef.

En reprenant à son compte le concept de l’âge pivot, le Medef demande tout simplement de reporter l’âge effectif de la retraite. En effet l’âge  pivot était un artifice pour allonger  la durée de cotisation qui pourrait ainsi passer de 62 ans à 63 ou 64 pour une retraite pleine. L’âge légal demeurerait à 62 ans mais ceux qui la prendraient  à cet âge-là subiraient une baisse de pension. Une proposition d’ordre budgétaire qu’on peut comprendre sinon admettre en l’état des perspectives financières mais qui va complètement à l’encontre du concept de retraite à points; la retraite à points doit en effet autoriser les retraités à prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent (avec un minimum). Le Medef sent sans doute que la réforme des retraites à caractère universel à de plus en plus de plomb dans l’aile. Ce qui est en question, c’est de savoir si elle s’appliquera en 2025,,2035 ….ou 2070 avec la clause grand-père ( âge moyen d’ entrée au travail 23 ans plus 45 ans de cotisations, soit 68 ans ). Le Medef souhaite des mesures budgétaires immédiates et tout simplement un report de l’âge pour une retraite entière . Le  Medef conteste d’ailleurs le fait que des mesures budgétaires n’aient  pas été prises préalablement à la grande forme envisagée par le gouvernement. “On ne peut pas faire une réforme qui se veut la mère de toutes les réformes (…) en l’asseyant sur un régime qui n’est pas équilibré”, a-t-il dit en conférence de presse. “Il faut une réforme d’équilibre avant de faire une réforme d’équité.”

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), si rien n’est fait, le déficit du régime des retraites sera compris en 2025 entre 7,9 à 17,2 milliards d’euros, en fonction de la méthode et du scénario de croissance retenus. On peut s’étonner que ce conseil d’orientation se soit autant trompé dans ses évaluations à moins qu’il ne confonde  son rôle comme un service du pouvoir ( ce qu’il est en réalité puisqu’il  dépend du Premier ministre) et son rôle d’observatoire économique et statistique indépendant. En clair, le conseil d’orientation des retraites ne sert pas à grand-chose.

 

Chaînes d’info continue : des intervenants de bistrot ou d’Ehpad !

Chaînes d’info continue : des intervenants de bistrot ou d’Ehpad !

 

À la dégradation du climat social et politique, s’ajoute une dégradation d’un débat démocratique qui tutoie de plus en plus la nullité sur les chaînes d’info continue. Sur ce site on a déjà abordé les difficultés économiques de ces chaînes qui les conduisent à recruter de faux experts et des retraités en mal existentiel pour meubler les tables rondes. Le pire est sans doute atteint lors des week-ends. Dès le vendredi soir, les animateurs vedettes disparaissent pour rejoindre leur résidence secondaire sans doute, on sort du placard des journalistes inexpérimentés et on va sans doute recruter encore davantage de pseudo spécialiste ou pseudo représentants  de la société dans les bistrots ou dans les EHPAD.

Les vieux experts à la voix tremblotante s’appuient sur des analyses obsolètes datant de 30 ou 40 ans et meublent  leur incompétence avec des arguments idéologiques de vieux bourgeois plus ou moins aigris par l’évolution de la société. Les plus jeunes personnalités sollicitées ne semblent entretenir avec la connaissance du dossier qu’un rapport très approximatif. D’autres enfin ne sont que de grandes gueules. De sorte que les débats ressemblent souvent à des discussions de  bistrots après six ou sept tournées d’apéritif.

Le sensationnalisme s’ajoute à l’in  compétence et au débat théâtral caricatural. Il s’agit peut-être d’une volonté délibérée de ces médias de réfléchir et de débattre comme le peuple à coups de poncifs, de portes ouvertes et d’approximations. L’essentiel est de faire mousser l’audimat. Justement ce que ne réussissent pas ces chaînes d’info continue en-dessous de 1 % d’audience.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

Réforme des retraites : un coût démentiel de l’ordre de 20 milliards par an.

 

 

Certains grands médias s’interrogent enfin sur le coût de la réforme en cours des retraites. Une réforme qui ne cesse de dériver de son objectif de d’universalité. Il n’y aura plus de régimes spéciaux par contre on maintiendra nombre de régimes particuliers et des transitions très coûteuses. Parmi celles-ci il faut citer l’armée, la police, les pompiers, les marins, les routiers, les douaniers, les aiguilleurs du ciel, les pilotes, les stewards, d’autres encore, les enseignants, la SNCF et la RATP pour les transitions. Rien que pour les enseignants le coût sera énorme puisqu’en moyenne il faudra augmenter les rémunérations d’environ  25 % pour maintenir à leur niveau actuel les pensions. Un coup d’environ 10 milliards par an (800 € d’augmentation mensuelle moyenne 1 × 1 000 000 de fonctionnaires de l’enseignement).  En moyenne pour la vingtaine de secteurs concernés par des exceptions, le coût pourrait être de leurs deux 500 millions par an, soit 10 milliards qui s’ajouteront à ceux  de l’enseignement. Au total, une réforme démentielle d’un montant de 20 milliards par an bien au-delà des chiffres très approximatifs du COR (organisme très courtisan au service des pouvoirs qui avaient prévu l’équilibre sous Hollande et qui maintenant prévoient des déficits abyssaux) . La vérité,  c’est qu’il n’y avait pas besoin de réformes nouvelles;  celle de Marisol Touraine suffisait puisqu’elle prévoit de glisser tout doucement vers les 43 ans de cotisation ce qui en moyenne conduit un à âge de départs de 66 ans ! Pour les régimes spéciaux la même méthode d’augmentation très progressive pouvait être adoptée. Le pire c’est que c’est surtout le secteur privé qui va payer pour le gâchis de cette réforme. En outre on n’aura pas atteint l’objectif d’universalité qui aurait dû prendre en compte uniquement la pénibilité et non le raisonnement par statut, entreprise ou secteur. Bref un véritable gâchis économique et sociale. Et on vient tout juste de se rendre compte de l’intérêt de faire une analyse un peu sérieuse de la situation financière des retraites, cela à la demande de la CFDT.

 

Economie France : le massacre de l’industrie et des territoires

Economie France : le massacre de l’industrie et des territoires

En fait la France a connu un véritable massacre de son industrie . En même temps, cet écroulement de l’industrie a vidé nombre de territoires de leur substance économique. Une sorte de processus irréversible de désaménagement du territoire. Le résultat d’un manque général de compétitivité, d’une insuffisance de l’offre technique aussi des visions illusoires de certains experts qui pensaient que la France se transformerait complètement dans des activités de services commercialisant des productions fabriquées à l’étranger. Le problème, c’est que ces productions ont bien été délocalisées mais que les pays de production se sont réappropriés la commercialisation et la valeur ajoutée tout en progressant en technicité. Dans le même temps, la France perdait certaines compétences techniques et certaines qualifications. 4/5 des zones d’emploi que compte la France ont subi des destructions d’emploi dans le secteur industriel entre 2009 et 2015. Le déclin industriel français ne date pas d’hier.

 

Au niveau national, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée entre 1980 et 2018  a clairement chuté pour passer de 29% à 16% selon de récentes données de la Banque mondiale. En parallèle, l’industrie a détruit près de 2,2 million d’emplois, réduisant ces effectifs de 43% sur la même période, selon de récents chiffres cités par l’Observatoire français des conjonctures économiques dans l’ouvrage consacrée à  »L’économie française en 2020″. En outre, le poids de l’emploi industriel dans l’emploi marchand est passé de 29,2% en 1980 à 14,6% en 2018.

Résultat, en 2017, le niveau de production de l’industrie manufacturière française est inférieur de 13% à son pic de la fin 2000. Pire, il est inférieur de 12% à celui du début des années 90, il y près de 30 ans ! Il a fallu tout ce temps pour que l’on prenne conscience de l’exigence d’une politique de l’offre.

 

L’appareil industriel a ainsi connu « sa pire chute d’activité depuis la Seconde Guerre mondiale, perdant près de 10% de sa valeur ajoutée au cours des années 2008-2009″, ajoutent les économistes de l’observatoire rattaché à Sciences-Po Paris. Outre les délocalisations massives vers des pays à bas coût, de nombreux industriels ont  externalisé une partie de leurs services chez des sous-traitants implantés dans le tertiaire. La branche des services aux entreprises a connu une expansion majeure depuis le début des années 1980.

 

« Les activités scientifiques, et techniques, services administratifs et de soutiens ont crée de plus de 2,8 millions d’emplois, soit une hausse de 181%, sous l’effet notamment du recentrage des activités industrielles sur leur coeur de métier », soulignent les auteurs de l’ouvrage précité.

 

L’un des enseignements important de cette étude est que la variation de l’emploi industriel est d’abord déterminée par des conditions macroéconomiques favorables. La composante nationale explique environ 52% des variations locales de l’emploi dans l’industrie. Les chercheurs citent entre autres la productivité dans l’industrie, la concurrence internationale ou les structures de dépenses des consommateurs.

En outre, les conditions locales peuvent également être des facteurs déterminants pour la santé de l’emploi dans des territoires fortement industrialisés. La qualité des infrastructures de transport, le prix du foncier, la disponibilité de la main d’oeuvre, le climat, la géographie, la présence d’établissements d’enseignement supérieur ou de centres de recherche sont cités par les économistes. L’effet local comme la forte spécialisation sectorielle explique des variations d’emploi dans 122 zones d’emploi (environ 40% de l’échantillon ).  »Les zones à effet local positif se retrouvent le plus souvent à l’ouest, dans le sud et en Rhône-Alpes, tandis que celles qui présentent un effet local négatif sont majoritairement localisées dans le nord et le centre de la France » expliquent les auteurs de la note.

Le gouvernement a lancé en novembre 2018 le dispositif des 144 territoires d’industrie bénéficiant d’un appui spécifique de l’Etat et des collectivités locales. Sous la coupole du Grand Palais, le Premier ministre Edouard Philippe, accompagné de plusieurs ministres, avait lancé en grande pompe cette initiative au moment du salon de l’industrie du futur devant un parterre de chefs d’entreprise et de décideurs.

Un an après, la conjoncture s’est fortement dégradée. La plupart des grandes économies de la zone euro frôlent les récessions techniques dans le secteur industriel. Et si la France tente de résister en raison justement d’un poids plus faible de l’industrie et d’une moindre exposition au ralentissement du commerce mondial, les dernières enquêtes de conjoncture n’annoncent pas de perspectives vraiment optimistes. La plupart des instituts de statistiques ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance de l’économie française pour 2020.

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