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Archive mensuelle de novembre 2012

Economie politique société: pages les plus visitées

 

 

Pages les plus visitées  vendredi 30   novembre 2012

Banque mondiale : prix alimentaires élevés ; En cause, la spéculation

Electricité pas de rétroactivité pour la baisse comme pour la hausse du gaz

Patronat et syndicats : les contrats de travail courts en cause

Consommation : nouvelle baisse

Hausse du gaz, un feuilleton bien rodé ou la politique de l’autruche

Concorde: pas de responsable ! Drôle de jugement

Hilary Clinton il faut favoriser la croissance en Europe

Etats-Unis: tassement de l’économie

59% des français pour la nationalisation de d’ArcelorMittal Florange

Inde: croissance ralentie, +0.8% pour le secteur manufacturier

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Banque mondiale : prix alimentaires élevés ; En cause, la spéculation

Banque mondiale : prix alimentaires élevés ; En cause, la spéculation

 

Les prix alimentaires augmentent du fait surtout de la spéculation ; déçus par les marchés des actions et des obligations, les investisseurs se reportent sur les denrées. Sur le seul mois d’octobre, les prix alimentaires mondiaux ont bondi de 7% sur un an, même s’ils ont reculé de 5% par rapport au niveau record atteint pendant l’été, selon le rapport trimestriel de la Banque mondiale, qui souligne que l’évolution n’a « pas été uniforme ».  Sur un an, les prix du maïs ont flambé de 17% en octobre tout comme ceux du blé (+24%) alors que les cours du riz (-7%) et surtout ceux du sucre (-20%) ont dégringolé, souligne la Banque mondiale.  Entre juillet et septembre, le prix du maïs a ainsi bondi de 28% à Haïti, l’un des Etats les plus pauvres du globe, alors qu’il reculait de 26% au Ghana sur la même période.  Pendant ces trois mois, les cours du riz ont, eux, progressé de 14% au Brésil et de 11% en Birmanie, selon les données du rapport.  Les prix alimentaires se sont stabilisés depuis le pic de l’été mais restent « proches » de niveaux record et menacent toujours la survie de millions de personnes, a déploré la Banque mondiale (BM) dans un rapport publié jeudi.   »Les prix élevés s’imposent de plus en plus comme la nouvelle norme. La planète ne peut se permettre de tolérer cette tendance alors que 870 millions de personnes vivent toujours dans la faim et que des millions d’enfants meurent chaque année » des suites de la malnutrition, a noté Otaviano Canuto, vice-président de la BM, cité dans un communiqué.  La Banque mondiale se félicite qu’une crise alimentaire mondiale comparable à celle de 2008 « semble avoir été évitée » alors qu’elle était fortement redoutée au moment du pic de cet été.   »L’absence de réactions de panique a contribué à la stabilisation des prix alimentaires », estime l’institution, qui s’inquiète toutefois de l’indifférence persistante de la communauté internationale sur ce dossier.   »La sécurité alimentaire est-elle vraiment une priorité dans l’agenda politique mondiale ? », feint de s’interroger la Banque dans son rapport.   »Comme pour l’extrême pauvreté, il y a eu très peu de progrès dans la lutte contre la faim (…) depuis le début de la crise économique mondiale », ajoute-t-elle.

 

Electricité pas de rétroactivité pour la baisse comme pour la hausse du gaz

Electricité:  pas de rétroactivité pour la baisse comme pour la hausse du gaz

 

La rétroactivité ça marche pourra hausse du  gaz (voir article) mais pas quand il s’agit de baisse de l’électricité. Un trop perçu de l’ordre de 9 milliards depuis 2009, une bricole qui amènera sans doute le gouvernement à laisser filer surtout compte tenu de l’endettement d’EDF.  Le titre EDF a été sanctionné ce 29 novembre à la Bourse de Paris, perdant jusqu’à 6% avant de clôturer à près de -1%. Une dégringolade successive à la diffusion d’informations de presse, pourtant démenties par le groupe.  Selon Le Parisien, ERDF, la filiale d’EDF chargée de distribuer l’électricité, aurait perçu près de neuf milliards d’euros en trop depuis 2009. Ce qui l’obligerait à rembourser 250 euros en moyenne par foyers. Alors les clients vont-ils effectivement récupérer de l’argent?   Une chose est sûre, il n’y aura pas de remboursement. EDF, que nous avons joint, assure que c’est juridiquement impossible. Les clients peuvent au mieux payer des factures moins élevées l’an prochain. Mais même là, rien n’est acquis. Le Conseil d’Etat nous a précisé avoir seulement invalidé le mode de calcul, sans préciser s’il y avait ou non un trop perçu. Le dossier est désormais entre les mains de la CRE, la Commission de régulation de l’énergie. C’est à elle de rectifier le tir, par exemple en faisant un nouveau calcul sur la période contestée. En l’occurrence cette commission se dit elle-même incapable de savoir si ce nouveau calcul bénéficiera ou non aux consommateurs. Pour faire simple, on sait que l’addition est fausse mais personne ne sait dire, aujourd’hui, si le nouveau résultat profitera ou non aux clients d’EDF.

 

Patronat et syndicats : les contrats de travail courts en cause

Patronat et syndicats : les contrats de travail courts en cause

Jeudi soir, le Medef a fait parvenir aux syndicats de nouvelles propositions contenant quelques avancées par rapport au texte présenté il y a un mois. Celui-ci avait soulevé l’ire des syndicats. Désormais, l’organisation présidée par Laurence Parisot propose en particulier des améliorations relatives à l’indemnisation du chômage à la fin d’un contrat de travail de courte durée. Mais le patronat ne veut toujours pas entendre parler de taxation accrue des contrats court, comme l’envisagent le gouvernement et les syndicats. Aujourd’hui pourtant, 3 salariés sur 4 décrochant un contrat de travail signent un engagement de moins d’un mois. Les temps partiels imposés eux, touchent les femmes à 80 %. Les syndicats réclament donc des dispositifs qui responsabilisent les employeurs. Ils voudraient en particulier que les patrons voient leurs cotisations chômage varier en fonction de la durée des contrats. Avec comme objectif de décourager le recours abusif aux contrats courts. Mais cette question a exposé au grand jour les tensions entre le Medef et la CGPME : si le premier s’est dit prêt à travailler sur la taxation des emplois précaires, la seconde organisation patronale ne veut pas en entendre parler : les PME sont, en effet, de grosses utilisatrices et pourvoyeuses de contrats courts … Elles veulent donc un compromis qui prenne en compte leurs spécificités. Les patrons de PME veulent bien d’un accord sur la sécurisation de l’emploi « mais pas à n’importe quel prix« .

Consommation : nouvelle baisse

Consommation : nouvelle baisse

La baisse de la consommation en octobre augure mal de la croissance pour le quatrième trimestre, la récession est toute proche. La consommation des ménages français en biens a reculé de 0,2% en volume en octobre par rapport au mois précédent après être restée stable en septembre (+0,1% en première estimation), selon les données publiées vendredi par l’Insee. Treize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un recul de 0,1% le mois dernier, leurs prévisions s’échelonnant entre -0,8% et +0,2%. En octobre, la hausse des achats en biens durables ne compense pas le fort recul des dépenses en tabac, précise l’Insee dans un communiqué. Après une baisse en septembre (-0,4%), les dépenses en biens durables rebondissent en octobre (+0,5%). La hausse des dépenses en automobiles (+0,7%, après -1,9%) n’est pas compensée par le repli des achats en équipement du logement (-0,4%, après +1,5%). Après deux mois consécutifs de baisse (-0,1% en août et en septembre), la consommation en produits alimentaires continue de reculer en octobre (-0,6 %). Cette baisse résulte principalement d’une chute des dépenses en tabac, liée à une hausse des prix à compter du 1er octobre 2012, relève l’Insee.  La consommation de textile-cuir augmente en octobre (+0,5%, après une stabilité en septembre). Après une légère hausse en septembre (+0,1 %), la consommation des ménages en énergie se replie en octobre (-0,5%).

 

Hausse du gaz, un feuilleton bien rodé ou la politique de l’autruche

Hausse du gaz, un feuilleton bien rodé ou la politique de l’autruche

 

 

Pas de surprise, la hausse du gaz aura lieu (avec effet rétroactif) et toujours le même scénario ; GDF demande des hausses, le gouvernement la refuse et le Conseil d’Etat l’accepte. Une sorte hypocrisie car il faudrait simplement changer la formule d’indexation si on veut réellement maîtriser la hausse du gaz. Dans une ordonnance, la haute juridiction administrative a donné raison à l’Anode, un groupement de petits concurrents de GDF Suez, qui soulignait que l’augmentation décidée par le gouvernement par arrêté était inférieure à ce que prévoyait la formule légale en vigueur et lui portait préjudice.  Selon la Commission de Régulation de l’Energie (CRE), les tarifs réglementés offerts par GDF Suez auraient en effet dû augmenter de 6,1% au 1er octobre; mais le gouvernement avait voulu faire un geste pour le consommateur.   »Il existe un doute sérieux quant à la légalité » de cet arrêté, a tranché le Conseil d’Etat, qui l’a suspendu et a donné au gouvernement un délai d’un mois pour en prendre un nouveau. Dans sa décision, la juridiction estime notamment que l’arrêté ministériel en question « porte une atteinte grave et immédiate à la situation économique » des membres de l’Anode (Poweo Direct Energie, Eni France, Gaz de Paris et Planète Oui) en les contraignant à s’aligner sur les tarifs réglementés injustement bas de GDF Suez, ainsi qu’à la concurrence sur le marché du gaz français.  Cette victoire de l’Anode était largement attendue. Dans un scénario très similaire, le groupement avait en effet déjà obtenu l’an dernier l’annulation par le Conseil d’Etat d’un gel des tarifs réglementés du gaz non conforme à la formule légale en vigueur.  Après ce revers, le gouvernement risque d’être contraint, comme son précédesseur, à une hausse significative au 1er janvier et un nouveau rattrapage rétroactif sur les factures de GDF Suez pour le quatrième trimestre, le géant gazier ayant confirmé jeudi avoir déposé un recours comme l’an passé.  

 

Concorde: pas de responsable ! Drôle de jugement

Concorde: pas de responsable ! Drôle de jugement

En France, il ne fauta pas toucher aux compagnies ou aux constructeurs ; conclusion l’accident de Concorde c’est la faute à pas de chance  (comme pour le Rio-Paris où il est plus facile de mettre en cause la faute des pilotes disparus). Drôle de jugement qui met cependant en cause l’administration et Continental Airlines mais sans condamner. Mais la justice a considéré que les « négligences » commises par le chaudronnier de Continental qui avait remplacé la lamelle et son chef d’équipe ne justifiaient pas leur condamnation pénale ni celle de leur employeur.  Tous trois ont donc été relaxés, alors que Continental avait été condamnée en 2010 à 200.000 euros d’amende et le chaudronnier John Taylor, 44 ans, à 15 mois de prison avec sursis.  La justice a en revanche considéré que les fautes de ses employés engageaient la responsabilité civile de Continental Airlines, qui devra verser un million d’euros de dommages et intérêts à Air France, comme l’avait décidé le tribunal en 2010.  C’est à tort que pendant 12 ans on a montré du doigt » Continental Airlines, s’est félicité Me Metzner. Pour lui, « cet arrêt sera historique parce qu’il relève les fautes des autorités de régulation françaises, les intrusions politiques qui ont été faites », a-t-il jubilé. La présidente Michèle Luga a effectivement insisté sur les manquements des différents acteurs français.  Elle a souligné que les « 25 années d’exploitation » du supersonique, qui a longtemps été le fleuron de l’aéronautique française, avaient été « émaillées de nombreuses blessures aux pneumatiques, suivies de conséquences plus ou moins graves », et que le « suivi de navigabilité » n’avait « pas été à la hauteur ».  Elle a retenu « plusieurs fautes de négligences » à l’encontre du seul prévenu français, Claude Frantzen, 75 ans, ancien responsable de la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC), autorité en charge de la sécurité aérienne.  Elle lui a reproché « de n’avoir pas proposé ou mis au débat (…) la suspension du certificat de navigabilité de l’aéronef » après un grave incident de pneu survenu en 1979 à Washington, et après d’autres incidents en 1985 et 1993.  Elle l’a cependant relaxé car « la preuve n’est pas rapportée que s’il avait proposé la suspension du certificat de navigabilité aux directeurs généraux de l’aviation civile, ceux-ci l’auraient acceptée ».  Elle a aussi épinglé le Bureau d’enquêtes et analyse (BEA) qui n’a « émis aucune autre recommandation durant l’exploitation de Concorde » que celles faites en 1981, et a souligné que l’enquête administrative relative à l’incident de 1979 « avait été menée dans un contexte de pressions politiques ».  Le Concorde était en effet un fleuron de l’aéronautique franco-britannique qu’il ne fallait pas clouer au sol pour des raisons de prestige, avaient relevé au procès des parties civiles et le ministère public.  La cour d’appel a également mis en cause le constructeur Aérospatiale pour avoir mis en place après l’accident de Gonesse un « comité accident » qui a été « un filtre important » entre les personnes entendues et les enquêteurs judiciaires.

Hilary Clinton il fautafavoriser la croissance en Europe

Hilary Clinton il faut favoriser  la croissance en Europe

La secrétaire d’Etat Hillary Clinton a déclaré à Washington devant les membres de la Brookings Institution, un groupe de réflexion, que les Etats-Unis comptaient sur l’Europe.   »La zone euro glisse de nouveau dans la récession alors que des politiques d’austérité se mettent en place. Donc il est vital pour l’économie mondiale dans son ensemble que les dirigeants européens adoptent des politiques qui mettent en avant une croissance suffisante et créent des emplois », a dit Mme Clinton.  On fait tellement de choses à travers le monde qui dépendent de la force de notre économie: fournir des moyens de défense, investir sur des marchés émergents ou offrir des aides au développement », a-t-elle dit.   »Et il ne peut y avoir de plus grande menace pour notre sécurité et notre partenariat transatlantique qu’une économie faible sur un ou des deux côtés de l’Atlantique », a-t-elle encore affirmé.   »Si nous voulons renforcer nos liens économiques, nous devons chacun construire des fondations solides chez nous. Pour les Etats-Unis cela implique de faire des choix politiques difficiles: il faut investir pour notre compétitivité et il faut régler nos problèmes fiscaux », a-t-elle conclu.  Pour la deuxième fois en trois ans, la zone euro est entrée en récession au troisième trimestre, au moment où la contestation monte contre l’austérité, accusée d’être responsable de l’aggravation de la crise.

 

Etats-Unis: tassement de l’économie

Etats-Unis: tassement de l’économie

 La progression de la consommation des ménages, moteur principal de la croissance, a été revue en forte baisse, à 1,4%, son niveau le plus faible depuis le deuxième trimestre 2011. Elle a apporté 1,0 point de croissance au PIB, à peine plus que les restockages (0,8 point).  Il en va de même pour les dépenses d’investissement privées, qui ont connu leur hausse la plus faible depuis le premier trimestre 2011, n’assurant que 0,1 point de croissance au pays.  La contribution du commerce extérieur (0,1 point) a, elle aussi, baissé.  La dépense publique a certes progressé pour la première fois après deux ans et demi de baisse ininterrompue, mais sa hausse, qui a assuré 0,7 point de croissance, résulte essentiellement d’un bond des dépenses de défense, sans équivalent depuis 1953, et qui ne risque pas de se reproduire de sitôt vu les restrictions budgétaires qui attendent le Pentagone.  Pour Chris Low, économiste de la société de services financiers FTN Financial, les chiffres du PIB sont l’illustration de « l’un de ces rares cas où la croissance est beaucoup plus forte que lors de la première estimation mais où l’économie du pays apparaît beaucoup plus faible ».  Son confrère Nigel Gault, du cabinet IHS Global Insight, estime pour sa part que le « cocktail de révision (du PIB, ndlr) n’a rien de sain ».  Mercredi, la banque centrale américaine (Fed), a indiqué que la croissance économique du pays était restée bloquée à faible régime en octobre-novembre, entravée par le passage de l’ouragan Sandy et les inquiétudes liées à l’approche du « mur budgétaire », la cure de rigueur qui menace le pays à partir de début janvier sans accord du Congrès et du gouvernement pour l’éviter.  Dans l’ensemble, les analystes jugent que la croissance américaine est actuellement en train de ralentir nettement. Spécialisé dans les études prospectives, le cabinet Macroeconomic Advisers estime que la hausse du PIB ne devrait atteindre que 1,4% au dernier trimestre.  M. Gault est nettement moins optimiste: selon lui, la croissance devrait s’établir « autour de 1% seulement ».  La Fed, qui tient les 11 et 12 décembre sa dernière réunion de politique monétaire de l’année, a d’ores et déjà annoncé qu’elle envisageait d’augmenter encore le soutien exceptionnel qu’elle fournit à la reprise, mais qu’elle serait incapable d’empêcher une nouvelle récession si les élus ne se mettent pas d’accord d’ici au 31 décembre pour éviter à l’économie de percuter de plein fouet le « mur budgétaire ».

59% des français pour la nationalisation de d’ArcelorMittal Florange

59% des  français pour la nationalisation de d’ArcelorMittal Florange

 

59% à soutenir cette idée, selon un sondage Tilder-LCI-OpinionWay . Comme on pouvait s’en douter, ils sont nettement plus à appuyer cette idée à gauche qu’à droite. Ainsi 82% des électeurs ayant voté François Hollande au premier tour de l’élection présidentielle soutiennent cette mesure contre seulement 32% des partisans de Nicolas Sarkozy. Logiquement ce sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui sont les plus nombreux à approuver la méthode, à 82% d’entre eux, ceux de Marine Le Pen soutiennent le projet à 39% contre 59% pour ceux de François Bayrou. «Le gouvernement a bien su maîtriser sa communication: il s’est appuyé sur le désarroi des salariés du site, il a alimenté le rapport de force contre Mittal et arrive enfin avec une proposition qui apparaît raisonnable au regard des finances publiques», analyse Frédéric Latrobe, associé chez Tilder. C’est le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, auteur de cette idée de nationalisation, qui bénéficie le plus du soutien de l’opinion publique. 56% des personnes interrogées trouvent «qu’Arnaud Montebourg a eu raison de menacer Mittal de nationalisation, car c’est la seule manière de débloquer la situation du site». En revanche, la gestion du dossier Mittal ne bénéficie pas à l’amélioration de la cote de popularité du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. 66% des Français se disent «assez mécontents ou très mécontents de la politique économique et sociale» de l’équipe du premier ministre, soit 21 points supplémentaires en novembre par rapport à juin dernier. Les Français «souhaitent la manière forte sur la forme, tant pis si le fond passe pour démagogique, analyse Frédéric Latrobe, associé chez Tilder. À travers son activisme, Arnaud Montebourg cultive sa singularité. Il se taille un costume de “superhéros” face au géant indien comme il a été le “super héraut” du “made in France”». Dans l’opinion, «le rapport de force passe mieux que la reculade».

 

Inde: croissance ralentie, +0.8% pour le secteur manufacturier

Inde: croissance ralentie, +0.8% pour le secteur manufacturier

 

L’Inde a affiché une croissance ralentie à 5,3% sur un an, lors du trimestre allant de juillet à septembre, en raison des très faibles performances du secteur manufacturier et des incertitudes sur l’économie mondiale, selon les chiffres officiels publiés vendredi. Ce taux de croissance, légèrement supérieur aux estimations des économistes interrogés par l’agence Dow Jones (5,2%), est moindre que le taux enregistré lors du trimestre précédent (5,5%) et identique au taux enregistré en janvier-mars, le plus bas depuis trois ans. L’économie indienne, troisième de l’Asie, pâtit de taux d’intérêt élevés, d’un ralentissement de ses exportations notamment vers l’Europe et de la réticence des investisseurs étrangers, refroidis par la corruption et la paralysie du gouvernement. Le pays avait enregistré une croissance de 6,7% il y a un an. Le secteur manufacturier a affiché les performances les plus faibles: il n’a progressé que d’un maigre 0,8%, sur un an. Les services ont augmenté de 5,5% tandis que le secteur financier et immobilier affichait un bond de 9,4%. Mais les analystes estiment que le pire est peut-être passé. Ils rappellent que le gouvernement de centre-gauche du Premier ministre, Manmohan Singh, a créé la surprise cet automne en annonçant une rafale de mesures pour libéraliser des pans entiers de l’économie, de l’aérien aux assurances en passant par la grande distribution. Tushar Poddar, économiste chez Goldman Sachs, perçoit « une amélioration des perspectives » et table sur une croissance de 7,2% en 2014, contre 5,4% en 2012.

 

OCDE : trois cercles vicieux négatifs pour l’économie

OCDE : trois cercles vicieux négatifs pour l’économie

Contrairement à ce qu’affirment les responsables européens, l’Euro menace toujours l’économie mondiale du fait  de sa fragilité financière et de l’éclatement possible de la zone. « Le mur budgétaire américain est un sujet de préoccupation important mais la zone euro demeure le principal risque baissier » pour l’économie mondiale, a déclaré à Reuters Pier Carlo Padoan, chef économiste de l’OCDE. La raison n’en est pas seulement la récession mais les effets combinés de « trois cercles vicieux négatifs » interdépendants: les craintes concernant la solvabilité des banques et des emprunteurs souverains; les risques d’éclatement de la zone euro; l’impact négatif de ces facteurs sur les coûts de financements des pays les plus endettés, « ce qui pèse encore davantage sur la dynamique de la dette ». « Dans un contexte aussi précaire, il n’est pas difficile d’imaginer que la situation puisse dégénérer, par exemple qu’un pays bénéficiant d’un programme d’assistance financière internationale s’avère incapable de tenir ses engagements ou que les nouveaux mécanismes de sauvetage de l’Union européenne ne puissent être déployés à temps avec un impact suffisant », estime l’OCDE.Si la situation s’avérait pire que les prévisions, il serait « essentiel » que les pouvoirs publics soutiennent davantage l’activité, ce qui justifierait des baisses de taux d’intérêt ainsi que de nouvelles mesures d’assouplissement quantitatif par les banques centrales.

Allemagne : hausse du chômage, une bonne nouvelle !

Allemagne : hausse du chômage, une bonne nouvelle !

 

La hausse du chômage en Allemagne, une bonne nouvelle ( mais pas pour les chômeurs) , c’est la preuve que la crise touche outre-rhin et que le pays ne pourra plus continuer pendant des années (quelques mois sans doute) à bloquer toute relance européenne. Une aggravation inévitable avec la baisse de la demande mondiale à l’Allemagne que la consommation intérieure ne parvient pas à compenser ; Le chômage en Allemagne a en effet augmenté pour le huitième mois consécutif en novembre, signe que la demande intérieure pourrait être insuffisante pour compenser la dégradation des exportations et soutenir la croissance de la première économie d’Europe. La hausse du mois dernier a toutefois été plus faible qu’attendu et le taux de chômage reste proche de son plus bas niveau depuis la réunification de l’Allemagne en 1990, ce qui distingue nettement la République fédérale de la plupart de ses partenaires économiques, à commencer par la France. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 5.000 par rapport à octobre en données corrigées des variations saisonnières (CVS) pour atteindre 2,939 millions. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient une hausse trois fois plus marquée et leurs estimations s’échelonnaient de 5.000 à 32.000. Le taux de chômage, lui, est resté inchangé à 6,9% de la population active. « Si l’on regarde vers l’avenir, cependant, je doute que la consommation privée puisse réellement prendre le relais et jouer le rôle de principal moteur de la croissance de l’économie allemande », a commenté Carsten Brzeski, économiste d’ING. « Les prévisions d’emploi dans le secteur manufacturier sont entrées en territoire négatif, la plupart des offres d’emploi portent sur des contrats temporaires et plusieurs entreprises ont ravivé les mécanismes de chômage partiel. » Alors que nombre d’observateurs voyaient la bonne tenue du marché du travail continuer à alimenter la consommation et donc la croissance, les signes de détérioration de la conjoncture se sont multipliés ces dernières semaines.  

 

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Parisot : « scandaleuse » la menace de nationaliser Florange mais pas les licenciements !

Parisot : « scandaleuse » la menace de nationaliser Florange mais pas les licenciements !

Le Medef montre son rai visage par la vois de Parisot qui considère qu’il est scandaleux de nationaliser Florange. D’autant que cette éventuelle nationalisation ne serait que temporaire. La vérité c’est que le Medef prend peur ; le Medef  n’est évidemment pas le représentant du patronat mais des intérêts financiers de groupes internationaux y compris Mittal. En clair puisque que pour l’instant, il ne peut y avoir de repreneur du fat de l’opposition de Mittal, le MEDEF approuve les licenciements de Florange qui eux ne sont pas scandaleux.  La menace brandie par le gouvernement de nationaliser le site sidérurgique d’ArcelorMittal à Florange (Moselle) « est tout simplement et purement scandaleuse », a estimé jeudi la présidente du Medef, Laurence Parisot, sur RTL. « Il faut raison garder », a affirmé Mme Parisot qui a ajouté: « je ne doute pas que le président de la République soit beaucoup plus raisonnable que le ministre (Arnaud) Montebourg » qui a proposé cette nationalisation pour sauver les hauts-fourneaux de Florange dont le géant de l’acier veut se débarrasser.

 

Crise UMP : Sarkozy laisse tomber

Crise UMP : Sarkozy laisse tomber

 

« Il n’est pas prévu de communiqué de Nicolas Sarkozy ce matin » assure mercredi l’entourage de l’ancien président, démentant une information diffusée plus tôt dans la matinée par I-Télé. Alors que Jean-François Copé, le président déclaré de l’UMP a posé un ultimatum à François Fillon pour retirer son groupe parlementaire, la plus grande confusion règne au sein du parti d’opposition. Nicolas Sarkozy semble chercher la bonne distance avec les protagonistes de cette crise.  Arbitre en début de semaine, Nicolas Sarkozy a poussé l’idée d’un référendum sur un nouveau vote. Une sortie de crise acceptée dans un premier temps par les deux camps, avant d’échouer mercredi. Jean-François Copé estime en effet que les « conditions » pour l’organisation d’un référendum n’étaient pas réunies. Raison de ce revirement: la publication au JO de la déclaration du groupe parlementaire dissident « Rassemblement-UMP » de François Fillon. Il faudrait qu’il soit tout le temps derrière Copé et Fillon, ce n’est pas possible  Une fin de non recevoir qui provoque la colère des « non alignés ». »On n’a pas le droit de faire un bras d’honneur à Sarkozy ni aux militants », a réagi l’ancien ministre Xavier Bertrand en réunion de groupe UMP, et en présence de Jean-François Copé.  Dans les bureaux de l’ancien président, c’est la tristesse et le désarroi qui dominent ce matin. Son entourage est consterné. « Nicolas Sarkozy suit les évolutions de la crise, bien sûr, mais cela devient totalement irrationnel », confie un proche.   Au dire de ses collaborateurs, Nicolas Sarkozy a aujourd’hui fait le choix d’une « nouvelle vie ». Et à aucun moment, insistent-ils, il ne s’inscrirait dans la perspective de 2017. « Il faudrait qu’il soit tout le temps derrière Copé et Fillon, ce n’est pas possible ».  « Quoi qu’il arrive, pour gagner une élection, il faut avoir une famille en ordre de marche. Si on casse l’instrument pour arriver au pouvoir, la victoire est compromise », analyse un ancien conseiller du président. 

 

Copé-UMP : « pas de referendum »

Copé-UMP : « pas de referendum »

 

Le président proclamé du parti UMP, Jean-François Copé, engagé dans un bras de fer avec François Fillon pour la direction du premier parti d’opposition français, a estimé mercredi qu’un référendum des militants sur un nouveau vote n’était pas possible. « La ligne rouge a été franchie, j’en tire les conséquences« , a déclaré à la radio Europe 1 Jean-François Copé après la création officielle d’un groupe parlementaire Rassemblement-UMP par l’ancien Premier ministre, François Fillon, à l’Assemblée nationale. »Désormais, je ne vais plus être que le premier opposant à François Hollande » et « je le dirai tout à l’heure au bureau politique » de l’UMP, a également affirmé Jean-François Copé, en regrettant « le spectacle lamentable qu’on offre aux Français« .Le secrétaire général sortant de l’UMP, officiellement vainqueur de l’élection interne du 28 novembre dont les résultats sont contestés par François Fillon, a affirmé que « les conditions » pour l’organisation d’un référendum n’étaient « pas réunies« . Ce référendum visait à demander aux militants s’ils souhaitaient un nouveau vote pour l’élection du président de l’UMP.

Sondage : Le FN profite de la crise à l’UMP

Sondage : Le FN profite  de la crise à l’UMP

 

Le spectacle navrant de l’UMP discrédite ce parti et c’est le FN qui devrait tirer les marrons du feu. La crise à l’UMP profite avant tout au Front national de Marine Le Pen : 38% des personnes interrogées étant de cet avis, selon un sondage de l’institut CSA pour BFMTV publié jeudi Interrogés pour savoir « à qui profite le plus la crise que traverse aujourd’hui l’UMP », 38% des répondants ont mentionné le FN, 20% l’UDI de Jean-Louis Borloo, 17% le Parti socialiste. 25% des personnes interrogées sont sans opinion. La mention du Front National arrive en tête auprès de toutes les catégories de population.

 

Sondage: Ayrault plonge encore

Sondage: Ayrault plonge encore

La cote de confiance de François Hollande, qui cède un point en un mois, se stabilise à un bas niveau fin novembre, seuls 35% des Français lui faisant confiance, tandis que Jean-Marc Ayrault dégringole encore de 4 points, à 30%, selon le baromètre mensuel de TNS Sofres Sopra Group pour la Figaro Magazine. Dans ce même sondage, le ministre de l’Intérieur Manuel Valls subit une baisse notable de sept points de sa cote d’avenir en un mois, à 39%, même s’il reste en tête des personnalités politiques. 31% des personnes interrogées (stable) font « plutôt confiance » à François Hollande et 4% (-1) lui font « tout à fait confiance ». Mais 61% (+1) ne lui font pas confiance: 32% (-2) « pas du tout » et 29% (+3) « plutôt pas ». 4% sont sans opinion.

Un repreneur pour ArcelorMittal Florange

Un  repreneur pour ArcelorMittal Florange

« Montebourg nous a assuré que si Mittal ne fait pas marche arrière, la nationalisation se fera », a déclaré Walter Broccoli (FO), une information confirmée par Philippe Verbeke (CGT). « C’est trop beau pour y croire », a réagi Edouard Martin, de la CFDT Florange.  Jusqu’à présent le ministre avait évoqué l’hypothèse d’une nationalisation, sans faire état d’une décision définitive. Les déclarations des syndicalistes n’ont pas été confirmées immédiatement par le ministère.   »Face à Mittal, ne lâchez rien, Monsieur le ministre. » Par cette banderole, les métallos entendaient apporter tout leur soutien au ministre du Redressement productif engagé dans un bras de fer avec le patron d’ArcelorMittal, Lakshmi Mittal, sur l’avenir du site mosellan.  Le dossier est désormais entre les mains de l’Elysée. La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a indiqué mercredi que le président François Hollande avait eu la veille « une discussion franche et ferme » avec M. Mittal.  A l’Assemblée, où avaient été invités quelques salariés de Florange, M. Montebourg a évoqué un « aciériste » intéressé par l’ensemble du site de Florange. « Nous avons un repreneur, qui est un aciériste, un industriel, qui n’est pas un financier, qui par ailleurs souhaite investir son argent personnel et, excusez du peu, est disposé à investir jusqu’à près de 400 millions d’euros dans cette installation pour la rénover », a expliqué le ministre du Redressement productif.  Jusqu’à présent ArcelorMittal campe sur sa volonté de fermer en partie le site mosellan (la phase « liquide », soit la production d’acier brut, qui emploie 650 personnes) mais entend conserver l’aval (la phase de transformation d’acier en produits industriels élaborés, livrés notamment à l’automobile).  Le gouvernement refuse cette partition et menace d’en passer par la nationalisation. Dans ce cas, a dit M. Montebourg, « nous souhaitons qu’elle ait lieu à coût nul pour les finances publiques ».  Une centaine de contacts avaient été pris auprès d’ArcelorMittal après son annonce, le 1er octobre, de fermer les hauts-fourneaux. Le ministère du Redressement productif a précisé mercredi qu’il y avait bien deux repreneurs sur les rangs pour l’ensemble du site.  Deux scénarios restent donc sur la table: soit Mittal met la totalité du site en vente, ce qui serait une cession volontaire, soit l’Etat récupère le site et le cède ensuite à un repreneur.  Après l’entretien de mercredi entre des syndicalistes et M. Montebourg, une dizaine de métallos ont décidé de camper devant Bercy jusqu’à la fin du délai imparti aux repreneurs.   »Nous mettons toutes nos forces derrière M. Montebourg et soutenons la nationalisation, même temporaire, de la totalité du site. Il nous a montré que c’est un combattant. Maintenant, c’est le moment qu’il nous explique sa stratégie en face-à-face », a expliqué à l’AFP Walter Broccoli (FO).   »Les 2.800 salariés (de Florange) ont peur et sont inquiets », a-t-il ajouté, car faute de solution samedi, ArcelorMittal enclenchera le processus du plan social, de l’accord de méthode aux modalités d’accompagnement des 650 salariés employés dans la phase liquide.  Mercredi en début d’après-midi, une trentaine de salariés d’ArcelorMittal se sont rassemblés aux abords de l’Assemblée nationale. L’idée était de « soutenir Montebourg dans sa démarche », a commenté Jean-Marc Vécrin (CFDT), comme certains dans la classe politique française l’ont fait. Henri Guaino (UMP), François Bayrou (MoDem) ou Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche) ont soutenu l’idée d’une nationalisation. D’autres, d’accord sur le fond, ont regretté le ton virulent employé par le ministre face à la direction d’ArcelorMittal.

 

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