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Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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Gilets jaunes : l’humiliation politique de Macron

Gilets jaunes : l’humiliation politique de Macron »  

Au-delà des aspects quantitatifs des revendications sociales, Macron a subu une humiliation politique  (Anne-Claire Ruel dans France info)

Que retenez-vous de cette allocution présidentielle ?

Anne-Claire Ruel : Cette intervention acte une forme de défaite symbolique pour le chef de l’Etat. Emmanuel Macron avait écrit toute sa campagne sur l’idée d’un homme qui ne cède pas. C’était devenu une forme de motto, ‘un président qui fait ce qu’il dit et qui dit ce qu’il fait’. Dans les enquêtes d’opinion, même s’ils n’adhéraient pas forcément à sa politique, les Français le présentaient comme un homme déterminé. Là, il n’avait pas d’autre choix que de céder. C’est une victoire pour les « gilets jaunes », dans un rapport de force inversé.

Emmanuel Macron n’a jamais mentionné les « gilets jaunes ». Il s’est contenté d’une allusion aux « ronds-points ». Pourquoi ?

Nommer, c’est faire naître, matérialiser, rendre concret. Emmanuel Macron avait à cœur de casser la jonction entre les « gilets jaunes » et l’opinion publique. Il s’adressait à l’opinion publique au sens large du terme, pas à une seule catégorie de la population. On peut toutefois noter qu’il a formulé un mea culpa quant aux expressions jugées méprisantes qu’il a pu employer, comme les ‘Gaulois réfractaires’, même s’il n’est pas allé jusqu’à s’excuser formellement.

Est-ce la fin de la fameuse présidence « jupitérienne » ?

Il y aura un avant et un après ; cette allocution est une bascule dans le quinquennat. On avait atteint les limites de la présidentialisation de la Ve République, où l’on attend tout d’un homme. Emmanuel Macron s’était présenté en président jupitérien, avec une forme de hauteur. Il était isolé, sans grognards dans sa majorité. Là où Nicolas Sarkozy pouvait cibler des segments de la population avec des piliers symboliques comme Nathalie Kosciusko-Morizet pour la modernité, Henri Guaino pour le gaullisme ou encore Nadine Morano pour la droite populaire, Emmanuel Macron était nu. Son armada de députés ne doit son existence qu’au chef de l’Etat. De manière assez classique à l’Elysée, le « château » s’est transformé en prison.

L’appel au dialogue lancé par le chef de l’Etat s’inscrit-il dans cette logique ?

Les gens ont simplement envie de dialoguer et d’être écoutés. Le débat, c’est le fondement même de la démocratie. C’est faire société. Cette horizontalité est une revendication extrêmement forte de l’opinion publique. Là, on était dans une logique de communication performative, comme si dire était faire. Puisqu’on ne peut pas gouverner seul, il faut trouver une forme de dialogue. Mais je ne suis pas sûre qu’Emmanuel Macron ait les ressources ni le temps d’y parvenir.

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