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Archive mensuelle de novembre 2011

L’échec du FESF

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L’échec du FESF  Le FESF, fonds européen considéré lors du dernier sommet européen comme la force de frappe européenne pour faire face à la crise de l’endettement est en train de faire long feu. Sur le plan quantitatif, on est très loin des perspectives. Le FESF doté de 400 milliards devait être multiplié par 4 ou 5 et ainsi atteindre jusqu’a 2000 milliards (on a même envisagé jusqu’à 4000 milliards). On comptait aussi sur l’apport de pays émergents comme la Russie, la Chine ou encore le Brésil, pays qui ont tous refusé de s’engager vis-à-vis de l’euro. On se tourne donc désormais vers le FMI afin de renforcer le fonds européen, malheureusement le FMI ne dispose pas non plus actuellement des sommes qui seraient nécessaires au sauvetage européen. Dès lors se repose la question de l’intervention directe de la BCE, intervention à laquelle s’oppose toujours ouvertement l’Allemagne. En tout cas peut-être jusqu’à la mise en place d’une union budgétaire et fiscale renforcée mais limitée aux pays les plus fiables financièrement. Il est clair que les atermoiements de la gouvernance européenne ont compliqué encore la situation et que les sommes dont devrait disposer cette gouvernance sont très supérieures à celles qui étaient nécessaires lorsque seule se posait la question de la dette grecque. Depuis l’Espagne, l’Italie, la France et même l’Allemagne sont dans le viseur des marchés. C’est toute la zone euro qui est menacée. C’est d’ailleurs ce qui a été indiqué par des deux agences de notation Moody’s et SP. Toutes les notes européennes pourraient être dégradées si la crise persiste. Avec la montée des taux d’intérêt le fonds européen n’est pas en mesure de calmer les marchés. Lundi, le taux des émissions de l’Italie a atteint environ 8%, un taux considéré comme le seuil de déclenchement d’une crise irréversible de la dette.une crise qui pourrait se déclencher lors de l’émission des 150 milliards dont a besoin l’Italie  début 2012  Alors on envisage des montages de plus en plus sophistiqués pour contourner les statuts de la BCE, via le FMI en espérant que les pays non européens accepteront d’apporter leur contribution financière à la zone euro. Il est cependant peu probable que l’espérance européenne soit entendue car les marchés, comme les Etats n’ont aujourd’hui aucune confiance dans la capacité de l’Europe à décider et à appliquer un plan réellement crédible. Dernier élément qui plombe l’avenir du FESF, l’évolution de la note de la France. De fait la note du FESF est alignée sur celle de la France, or cette note est de plus en plus menacée du fait nettement du peu de crédibilité du budget 2012. Un gouvernement qui avait prévu initialement une croissance de 2.5% en 2012 et qui a été contraint de revoir sa copie à deux reprises. Lors de la dernière révision même 1% de croissance du PIB parait irréaliste et  l’OCDE ne prévoit plus que 0.3% et la récession est encore plus probable. De ce fait les objectifs d’assainissement ne seront pas tenus, la dette va s’alourdir et les taux d’intérêt avec. De toute manière le FESF était déjà très sous dimensionné au départ et les conditions de son utilisation jamais clairement définies. 

Chômage novembre: chiffre record

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Chômage: chiffre record 

Le chômage a encore augmenté au mois d’octobre, a annoncé le ministre de l’Emploi Xavier Bertrand à la veille de la publication des chiffres qui ont été publiés  lundi. Cette publication fait apparaître une augmentation de +1.2% (+34 400) soit un total de 2 814 900 , un chiffre record depuis dix ans. La hausse du chômage en septembre et octobre confirme la stagnation de la croissance et sans doute la récession ; le léger repli d’Août du nombre de chômeurs aura été de courte durée. Un repli par ailleurs peu significatif car  traditionnellement les inscriptions au chômage sont peu nombreuses pendant l’été. Sur un an, la tendance du chômage devrait être en augmentation de plus de 3% pour la catégorie A (ceux qui n’ont exercé aucune activité durant le mois).En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), la hausse est de 0.4% en octobre, soit en rythme annuel une progression  pour les trois catégories confondues de l’ordre de 5%. Avec cette hausse globale, c’est le signe que la croissance est en berne et sans doute même en récession depuis la fin de l’été. D’ici la fin de l’année, le nombre de chômeurs officiel va donc atteindre environ 10%. Si l’on ajoute les bénéficiaires d’allocations non inscrits au pôle emploi, le chômage en France est d’environ 15%.  

OCDE : récession aussi en 2012

OCDE :   récession aussi en 2012

 

  

Les instituts de prévision n’en finissent pas de réviser leurs pronostics pour 2012 L’OCDE (comme les autres) vient une nouvelle fois de revoir à la baisse les perspectives de l’année prochaine. Pour la zone euro, la croissance ne serait plus que de 0.2% et pour la France 0.3% ; Autrement dit on sera encore très proche de la récession. Toutes ces prévisions sont en effet très aléatoires et relèvent davantage de la méthode du doigt mouillé que de méthodologies pertinentes. Rappelons simplement ce qui était prévu en 2012 pour la France il y a un peu plus d’un an ; le gouvernement comptait en 2012 sur une hausse du PIB 2.5%, le FMI sur 1.8%, la commission économique européenne sur 2% et l’OCDE sur 2% également. Depuis ces prévisions ont régulièrement été revues à la baisse. En fait ce n’est sas doute pas fini car personne n’est capable d’intégrer dans les modèles  les nouvelles variables qui caractérisent le caractère systémique de la crise.  En réalité ce qui est certain c’est que nous sommes entrés dans la récession depuis la rentrée, que la consommation, seule moteur de la croissance recule, que le chômage atteint des niveaux record et que l’environnement européen est aussi déprimé que celui de la France. En outre on connaît la propension des instituts de prévisions à gonfler les perspectives pour ne pas désespérer davantage investisseurs et acteurs économiques. On espère toujours que le caractère volontariste des perspectives de croissance encouragera la confiance et dopera ainsi l’activité économique. L’OCDE envisage donc un quasi récession en 2012 pour la zone euro et pour la France, officiellement +0.3% pour la France et +0.2% pour la zone euro. L’Italie serait à -0.5%, le Royaume Uni à +0.5, le Japon à +2%, les Etats Unis à +2% et l’Allemagne à seulement +0.6%. Par contre, toujours aussi volontariste, l’OCDE prévoit une nette reprise pour toute le monde en 2013 (1.4% pour la zone euro, 2.5% pour les Etats-Unis. Des prévisions pour 2013 complètement illusoires autant que celles qui étant envisagées il y a un peu plus d’un an pour 2012.  En fait l’ croissance  des pays développés comme émergents ralentit, la zone euro est engagée dans la récession à mesure que la crise de la dette se propage dans l’économie réelle. »Les inquiétudes sur la soutenabilité des dettes souveraines dans la zone euro se propagent. La contagion récente de la crise à des pays jadis perçus comme bénéficiant de finances publiques relativement solides pourrait, si elle n’était pas résolue, dégénérer de manière retentissante », écrit Pier Carlo Padoan, chef économiste de l’OCDE. Visée par cette analyse, la France bien sûr mais aussi l’Allemagne qui commence à comprendre que ses équilibres financiers seront également remis en cause. Ce que les marchés ont compris rapidement lors de l’échec retentissant du dernier emprunt allemand. On voit mal comment la reprise pourrait se réveiller en 2013 avec la montée du chômage surtout en France. »Le chômage reste très élevé dans de nombreux pays de l’OCDE et, de façon inquiétante, le chômage de longue durée se généralise », indique l’OCDE. Le taux de chômage des pays OCDE est attendu à 8% en 2011, 8,1% en 2012 et 7,9% en 2013.comme pour la croissance, il faut malheureusement s’attendre à des encore plus chiffres plus médiocres. Par ailleurs, la crise de la dette est loin d’être terminée. La zone euro, engluée dans une crise de la dette devenue politique, constitue la principale préoccupation de l’OCDE qui faute de prévoir l’avenir s’en tient à des évidences peu éclairantes « La portée d’un événement négatif majeur dans la zone euro (comme celui d’un défaut) dépendra des canaux à l’œuvre et de leur virulence. Les conséquences pourraient être relativement bénignes dans certains cas ou hautement dévastatrices dans d’autres », prévient l’OCDE. Pour les Etats- Unis, l’OCDE fait aussi le grand écart en prévoyant certes une croissance de 2% en 2012 et 2.5% en 2013 mais tempère son optimisme en indiquant que  l’absence d’accord sur les moyens de réduire les déficits et contrôler les dépenses pourrait quant à elle faire basculer la première économie mondiale dans une récession difficile à résorber par les outils classique de politique monétaire. L’OCDE appelle les banques centrale aux pires des scénarios, en les incitant à des politiques accommodantes, avec des interventions massives et des taux d’intérêt zéro. Un appel direct à la BCE, qui comme la gouvernance européenne, intervient toujours trop peu et trop tard. 

L’Allemagne passager inconscient du Titanic européen

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 L’Allemagne passager inconscient du Titanic européen 

Un éditorial publié sur Bloomberg compare l’attitude des Allemands à celle des passagers de première classe du Titanic mais, précise l’article, «tous les passagers du navire ont coulé en 1912».  La métaphore est éclairante sur l’attitude actuelle des allemands. De ce point de vue, la réunion Merkel-Sarkozy a atteint des sommets en matière d’inconsistance. Cette nouvelle réunion à peu près pour rien a eu au moins le mérite- mais aussi le désavantage- de faire baisser l’Euro. Un avantage évidemment pour nos exportations mais un désavantage pour l’inflation importée. Cette réunion sans résultat a aussi sans doute pesé sur l’envol des taux italien et plombé un peu plus la dette de ce pays. De quoi faire faire exploser l’euro. L’Allemagne qui ne manque pas de qualité et de cohérence est toutefois victime d’un aveuglement total sur la contagion de la crise. L’Allemagne va payer aussi cet attentisme des dirigeants européens, elle va même le payer cher et peut-être même plus cher que d’autres pays. En effet la croissance de l’Allemagne repose pour en part non négligeable sur sa capacité exportatrice, cette année par exemple l’excédent allemand sera d’environ de 100 milliards quand le déficit français sera à peu près du même ordre. Pour la France, on peut difficilement baisser davantage ; sans doute encore un peu mais pas dans les proportions que pourraient atteindre la baisse des exports allemands. Exports qui s’appuient surtout sur la demande européenne qui elle même est en train de s’écrouler. Du coup les effets d’une crise aggravée en 2012 comme c’est probable risquent de toucher davantage l’Allemagne que d’autres pays. C’est ce que na pas encore compris l’Allemagne qui devrait aussi être consciente de la fragilité de son endettement certes limité à 80% de son PIB ( mais la dette la plus importante de l’Europe en valeur absolue)  mais dont la gestion dépend essentiellement de sa croissance future, une croissance qui pourrait bien être nulle en 2012, voire en recul. Évidemment peu osent évoquer cette problématique surtout pas les chefs des Etats endettés comme la France, ni les autres responsables politiques qui idolâtrent la politique allemande qui n’est certes pas sans qualité mais qui comme toutes les idoles ou les modèles peuvent être piétinés après avoir été encensés. Les allemands seront peut être les derniers à couler avec le Titanic européen mais, ils couleront quand même. 

YO YO baissier sur les marchés jusqu’au 9 décembre

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YO YO baissier sur les marchés jusqu’au 9 décembre   Baisse de la bourse depuis quinze jours, envol des taux d’intérêt européens, échec de l’emprunt allemand, immobilisme des autorités politique. Un vrai cocktail pour aggraver encore la méfiance jusqu’à la réunion européenne prévue le 9 décembre. Le CAC a perdu 5% la semaine dernière, autant cette semaine. Les taux intérêt atteignent des chiffres record notamment en Italie et en Espagne jusqu’à 7%. Le triple A de la France est de plus en plus menacé par les agences de notation. Le sommet Sarkozy- Merkel, lui, ne débouche sur strictement rien sinon sur un constat de divergences. Enfin la commission européenne s’agite  pour conserver ses prérogatives sans orientation claire et cohérente. On va donc attendre la réunion du 9 décembre où on discutera sans doute seulement d’une éventuelle modification du traité européen ; un exercice périlleux, long et inadapté à l‘enjeu du moment qui est de sauver l’euro. Au cours des jours qui viennent devraient aussi tomber une série d’indicateurs qui vont conformer que l’Europe s’engage dans la récession économique, témoin par exemple la derniere enquête d’opinions des ménages français aussi pessimistes que lors de la crise de 2008. Une série d’indicateurs sont donc attendus dès la semaine prochaine, dont la publication dès lundi des prévisions économiques semestrielles de l’OCDE et le baromètre GfK du moral des ménages allemand  Certes, certaines valeurs sont notoirement sous évaluées voire massacrées mais comment redonner confiance au marché quand on constate qu’il n’y a aucun pilote dans l’avion européen. Il faut donc s’attendre à des mouvements de yo-yo très prononcés avec des rebonds techniques, des prises de bénéfices et globalement à une tendance nettement baissière des marchés. des valeurs et de nouvelles hausses des taux d’intérêt. L’avenir ne paraît guère rose car avec la crise bancaire, on assiste à une restructuration des bilans des banques contraintes de se recapitaliser pour faire face aux risques des actifs pourris dont nul ne connait véritablement l’ampleur. Dores et déjà particuliers et surtout les entreprises ressentent les conséquences du resserrement des conditions du crédit. Or une situation de quasi crédit Crunch serait mortelle pour nombre d’entreprise notamment des PME qui ne peuvent survivre sans l’aide des banques pour gérer leur trésorerie. C’est sans doute là le danger le pas grave pour les perspective de la croissance et du chômage. 

A quoi servent la commission européenne et Barroso ? À rien

A quoi servent la commission européenne et Barroso ? À rien  Beaucoup de citoyens européennes se demandent légitimement à quoi peuvent bien servir les institutions européennes et notamment la commission. Cela d’autant plus qu’elles ne bénéficient pas d’une véritable légitimité démocratique européenne. Les experts sont aussi perplexes  à l’égard  de ces institutions; Pour s’en persuader, il suffit de constater qu’elles sont incapables d’apporter une contribution décisive à la crise actuelle. Certes la commission fait des constats, parfois pertinents, mais n’impulse pas, ne gère pas le débat inter Etats et ne gouverne rein. Elle se contente de suivre. L’essentiel se décide dans les sommets notamment  sommets franco allemand ou souvent directement en Allemagne. Cet aveu d’impuissance a pu encore être constaté ces derniers jours lors d’une conférence de Barroso au Portugal. « La vérité est que, pour l’instant, il n’y a pas de réponse à la crise souveraine qui redonne confiance aux investisseurs Tant que cela ne se produira pas, nous aurons de très sérieux problèmes et débats en Europe. » A décalé le patron de la commission européenne. Avec ce type de déclaration, on ne fait guère avancer le débat et encore moins une perspective de sortie de crise. D’une certaine manière, Barroso confirme l’incompétence de la gouvernance européenne et la sienne en particulier. Par là même, il encourage les marchés à douter de la capacité de l’Europe à trouver une issue à la crise. Quand on entre dans le « dur » de la problématique, Barroso s’en tire avec des banalités ou des faux fuyants. Notamment sur le rôle de la BCE ; interrogé précisément sur cette question centrale qui fait polémique notamment entre la France et l’Allemagne, Barroso  a estimé que la BCE devait rester indépendante. Ce qui évidemment n’éclaire en rien sur le rôle de la banque centrale européenne. Avec ce type de réponse, on ne fâche les allemands et pour ne pas déplaire aux français il ajoute immédiatement « Nous sommes persuadés que la Banque centrale européenne remplira son rôle comme elle l’a fait jusqu’à présent. Barroso mélange tout, l’intervention actuelle relativement insuffisante sur les marchés secondaires et l’achat significatif de dettes par la BCE, bref la monétisation de la dette qui finalement s’imposera même si l’Allemagne y est opposée pour l’instant. Ce que défend Barroso c’est surtout sa place, la commission et toute la superstructure Bruxelloise, c’est-à-dire environ 35000 fonctionnaires très grassement rémunérés ! Barroso ne souhaite pas un véritable ministre de l’économie, il l’a dit ;  il ne veut pas non plus dévolution du traité qui menacerait ses prérogatives. Il ne veut de recomposition de l’Europe- Cet ancien maoïste converti au libéralisme pur et dur connait la dialectique ; selon le journaliste Jean Quatremer. qui parle de « ligne politique totalement illisible « Ainsi Martin Schulz, le président de groupe au Parlement européen, déclare-t-il : « Quand il parle aux socialistes, il est socialiste. Quand il parle aux libéraux, il est libéral.  Il y a certes d’abord à décider d’un plan d’urgence pour le sauvetage de l’Euro mais aussi d’une nouvelle gouvernance car la bureaucratie actuelle est à la fois incompétente et coûteuse. 

Après Standard & Poor’s, Moody’s menace toute la zone euro de dégradation.

Après Standard & Poor’s, Moody’s menace toute la zone euro de dégradation.   

 

L’aggravation rapide de la crise de la dette dans la zone euro menace les notes de solvabilité de tous les pays européens, a averti hier l’agence d’évaluation financière américaine, Moody’s.
Cette agence  
avait déjà prévenu que la France pourrait perdre son « triple A« , cette fois elle signale  clairement qu’aucun pays, même parmi ceux jugés les plus solides, comme les Pays-Bas, l’Autriche, la Finlande, voire l’Allemagne, n’est à l’abri d’un abaissement de note. Standard & estimait de son coté que  si la récession devait aggraver la crise, la dégradation serait inévitable. Le directeur de la notation souveraine de S&P, agence qui a déjà retiré aux Etats-Unis leur note maximale « triple A » l’été dernier, a estimé qu’il serait difficile d’éviter une récession dans nombre de pays de la zone euro en 2012 si les rendements des emprunts d’Etat restent élevés et si les banques continuent de réduire leur bilan. Moody’s point la faiblesse da l gouvernance qui pourrait peser sur l’évaluation des notes.. »Les dynamiques financières provoquées par la crise de confiance persistante ont, du point de vue de Standard & Poor’s, accru le risque d’une nouvelle récession dans un nombre croissant de pays membres de la zone euro, qui pourrait potentiellement faire peser une pression supplémentaire sur les notations souveraines de la région », a déclaré David Beers. SP a de nouveau insisté pour qu’une réelle coordination politique se mette en place en Europe. SP a également souhaité que le BCE s’implique davantage dans la gestion de la dette européenne. Une manière sans doute de critiquer à la fois la BCE qui campe sur ses statuts restrictifs mais aussi l’Allemagne qui manifeste la même opposition à la mutualisation des dettes des Etats européens. Compte tenu de l’échec de l’emprunt allemand du 23 novembre, cet avertissement de SP s’adresse aussi à l’Allemagne. Ces avertissements des deux agences pourraient peut-être accélérer le calendrier d’une zone euro réduite que vont proposer Merkel et Sarkozy d’ici le 9 décembre. 

La hausse du chômage d’octobre annonce la récession

La hausse du chômage d’octobre annonce la récession 

 

 

Le chômage a encore augmenté au mois d’octobre, a annoncé dimanche le ministre de l’Emploi Xavier Bertrand à la veille de la publication des chiffres qui seront détaillés lundi. La hausse du chômage en septembre et octobre confirme la stagnation de la croissance et sans doute la récession ; le léger repli d’Août du nombre de chômeurs aura été de courte durée. Un repli par ailleurs peu significatif car  traditionnellement les inscriptions au chômage sont peu nombreuses pendant l’été. Sur un an la tendance du chômage devrait être en augmentation de plus de 3% pour la catégorie A (ceux qui n’ont exercé aucune activité durant le mois).En ajoutant les personnes exerçant une activité réduite (catégories B et C), la hausse en rythme annuel pour ces trois catégories confondues est  de l’ordre de 5%. Avec cette hausse globale, c’est le signe que la croissance est en berne et sans doute même en récession depuis la fin de l’été. D’ici la fin de l’année, le nombre de chômeurs officiel va donc atteindre environ 10%. Si l’on ajoute les bénéficiaires d’allocations non inscrits au pôle emploi, le chômage en France est d’environ 15%. 

Sarkozy-Merkel : une réunion pour rien qui va provoquer des réactions très négatives des marchés

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Sarkozy-Merkel : une réunion pour rien qui va provoquer des réactions très négatives des marchés

Encore une réunion pour rien ou presque entre Merkel et Sarkozy ; la dernière fois c’était avant le sommet européen, on pouvait résumer ainsi leur rencontre «  on fera ce qu’il faut vis-à-vis de la crise » ; c’était un peu vague et un peu court. Les décisions du sommet européen qui ont suivi n’ont malheureusement pas été de nature à apporter les réponses attendues. Pas étonnant, compte tenu des divergences persistantes entre l’Allemagne et la France à peu près sur tout (BCE, euro-obligations, taux d’intérêt, croissance etc) ; cette fois la réponse est complètement inadaptée à l’urgence et à l’enjeu puisqu’on se met seulement d’accord sur les moyens d’améliorer la gouvernance de l’euro et notamment le traité européen. Alors que les marchés attendent des réponses nettes et d’ampleur pour les semaines à venir, on revoit le problème à un processus de modification du traité européen qui va demander des mois et des mois voire des années. A l’issue d’un sommet à Strasbourg entre la chancelière allemande, le président du Conseil italien Mario Monti et le président français Nicolas Sarkozy, Berlin et Paris ont seulement confirmé leur intention de présenter avant le Conseil européen du 9 décembre des propositions de modifications des traités de l’Union, qui ne porteront toutefois pas sur la BCE. »Les propos sur la BCE sont un message clair à l’intention du marché pour qu’il ne s’attende à aucune décision à court terme », juge Veronika Pechlaner, gérante de fonds pour Ashburton European Equity Fund. On voit bien que les dirigeants européens notamment A. Merkel  sous estiment encore complètement la nature, la dimension et le rythme de la crise. La modification du traité pourrait imposer pour le futur, sans doute pas avant 2013, des contraintes budgétaires et fiscales avec des contrôles et des sanctions en cas de non respect. Or c’est pour fin 2011 et début 2012 qu’il faut un plan d’urgence pour sauver l’euro et la croissance. L’Allemagne joue en fait à un jeu très dangereux en repoussant les échéances. Pour être clair, son attitude peut être interprétée comme le souhait de voir la zone euro éclater. Les marchés, ces prochains jours, vont régir très négativement à cet attentisme irresponsable. Il faut même s’attendre à des réactions tellement négatives que la France comme l’Allemagne seront rapidement conduits à revoir leur copie en particulier sur la BCE, thème qu’on a décidé d’éluder tout simplement compte tenu des divergences. Cette réunion de jeudi aura d’autres conséquences immédiates, elle va peser négativement sur le moral des acteurs économiques et plomber encore un peu plus la croissance ; c’est sans doute ce qu’il faut A. Merkel et à l’Allemagne pour qu’ils comprennent que la crise n’épargnera le pays comme en témoigne la récession qui s’annonce pour la fin de l’année et l’échec retentissant du dernier emprunt allemand. 

Une nouvelle europe à combien, quand, pour quoi faire ?

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 Une nouvelle europe à combien, quand, pour quoi faire ? 

Depuis des semaines et des mois, les responsables politiques ne cessent de faire le constat de l’impossibilité de gérer l’Europe à 27 dans les conditions actuelles. Trop de disparités, trop de lourdeurs, trop inefficacités. A. Merkel a été la première à souhaiter une modification profonde de l’union économique ; L’exemple le plus significatif concerne la gestion de la crise financière, il faut décider à 27 mais en fait seule la zone Euro est directement concernée. La Grande Bretagne par exemple ne se gène pas pour mettre des bâtons dans les roues pour empêcher toute évolution. Nicolas Sarkozy a encore affirmé récemment  que la France et l’Allemagne proposeraient des modifications des traités européens pour permettre une plus grande discipline budgétaire au sein de la zone euro. Au delà de cette déclaration d’intention, il faut bien constater que c’est le fonctionnement de l’union économique qui est en cause, mais aussi la zone euro et même le duo franco –allemand lequel est en désaccord à peu près sur tout (BCE, FESF, taux d’intérêt, euro-obligations etc.). Dès le lors se pose la question d’une remise à plat de cette Europe impuissante. La première question concerne le calendrier des réformes. En effet les marchés (donc les préteurs) n’attendront pas des mois et des années la cohérence attendue. Il faut donc faire vite et cela sitôt que la récession inévitable sera constatée, c’est-à-dire pour la fin de l’année, au plus tard début 2012. Les modifications du traité demanderont trop de temps ; Il faudra donc prendre des mesures d’urgence quitte à les prendre avec un nombre réduit de pays. L’enjeu, c’est tout simplement de sauver l’euro. Des mesures d’urgence destinées à assurer le soutien des pays endettés sous réserve d’un engagement strict sur le plan budgétaire et fiscal. Un plan de sauvetage qui ne pourra s’effectuer ni à 27 ni même à 17. Donc un noyau réduit qui doit définir d’urgence les règles de soutien mutuel et les disciplines qu’elles induisent ; c’est-à-dire que cela concernerait de l’ordre d’une dizaine de pays. Se pose ensuite la question des rapports avec les autres pays de l’union européenne qui ne pourraient ou ne voudraient pas adhérer à ce plan de sauvetage. C’est la question de l’objet même de l’union économique. On pourrait considérer que la nouvelle zone euro à forte convergence économique (mais aussi politique du fait des transferts de souveraineté) constitue le noyau dur de l’Europe et que l’ensemble de l’Union économique se résume à une simple zone de libre échange. Mais la question n’est pas aussi évidente car comment échanger sur des bases de concurrences loyales si les politiques fiscales, environnementales ou encore sociales demeurent aussi disparates. L’Europe ne peut se réduire à une zone de libre échange sans véritable règles communes ; les conditions de l’échange devraient donc être fonction du niveau d’harmonisation progressif avec le noyau dur de la nouvelle Europe. L’Europe élargie à 27 sans règle, c’est la condamnation de bon nombre d’industries et de services dans les pays comme la France, l’Italie ou l’Espagne. Se pose enfin la question de la gouvernance. La bureaucratie bruxelloise est obsolète et coûteuse. Il fait lui substituer un vrai gouvernement économique, recentrer cette gouvernance sur les aspects stratégiques (donc abandonner bon nombre de champs administratifs inutiles), en profiter pour alléger considérablement cette superstructure. Par contre il faut substituer aux commissaires de vrais responsables politiques compétents et par ailleurs disposant de la légitimité démocratique de toute l’Europe concernée. il faudra encore de nombreux nouveaux sommets pour prendre la mesure de l’enjeu de la réforme européenne, en même temps il faut faire vite. 

La France se couche devant l’Allemagne

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La France se couche devant l’Allemagne 

 Une nouvelle rencontre pour rien ou presque entre Sarkozy et Merkel. En fait, la France se couche devant l’Allemagne en espérant donner l’illusion qu’elle détient toujours le leadership avec A. Merkel en Europe ; la vérité c’est que  la fragilité de la France est telle qu’on ne peut plus imposer quoi que ce soit en Europe. La France est complètement à la remorque de l’Allemagne, elle tente désespérément de ‘s’y accrocher pour éviter la sanction des marchés. Les fondamentaux du pays sont trop mauvais pour nous placer en position de donneur de leçons voire même pour impulser une réaction un peu cohérente et significative de l’Europe. L’alignement sur l’Allemagne se fait aux au prix de toutes les concessions sur nos positions. Sarkozy ne parle plus, ce sont les ministres qui expriment la position de la France ; les derniers en date, Baroin et Juppé qui s’autorisent encore à réclamer une réponse adaptée à la crise et notamment uen intervention de la BCE. Alors que nous sommes engagés dans une course de vitesse entre les marchés et les autorités politique européennes, Sarkozy  s’aligne sur Merkel et accepte le marathon d’un changement de traité européen. On se trompe de courses, donc de vitesse. Alors qu’il faut un plan d’urgence avec des mesures exceptionnelles, on choisit la procédure la plus longue, la plus complexe et la plus risquée. Certes il faudra, le moment venu changer les textes mais au préalable il faut se mettre d’accord sur les orientations et surtout sur les moyens adaptés pour répondre à la crise de solvabilité de l’Europe. On comprend que la France ne puisse plus disposée de l’autorité qui était la sienne notamment lors de la crise de 2008; nous sommes désormais en période électorale, nos fondamentaux sont dégradés mais on ne veut plus y toucher de peur d’effrayer l’électeur. Pas d’autre faux fuyant que de se coucher devant l’Allemagne dont la bénédiction est indispensable pour espérer se maintenir au pouvoir. L’Allemagne est notre modèle, c’est le nouveau slogan ! Un slogan d’ailleurs vide de sens tant qu’on ne prend pas les réformes structurelles pour assainir nos finances et relancer l’économie. Un bonne nouvelle toutefois, le retentissant échec du dernier emprunt allemand qui n’a pas trouvé preneur ; une leçon pour l’Allemagne qui se croît un peu trop à l’abri des turbulences européennes. D’autant que sa croissance va aussi plonger. De quoi lui faire prendre conscience du caractère systémique de la crise. Plus on tarde et plus le prix à payer sera lourd en particulier du fait du renchérissement du cours de l’argent. Une situation qui cumulée avec la récession de la fin de l’année va plomber la dette mais aussi lourdement handicaper l’économie réelle et notamment les PME. Heureusement les marchés tant critiqués –et qui ont des raisons de l’être- ont les moyens de faire retrouver lucidité et courage aux responsables politiques tétanisés par l’ampleur et le rythme de la crise. 

Doublement des taux d’intérêt italien

Doublement des taux  d’intérêt italien 

 

Pendant que la grande presse et quelques analystes tressent encore des éloges au nouveau chef de gouvernement Italien, Mario Monti, les marchés sanctionnent à nouveau les taux d’intérêt italien. En fait si l’Italie est victime de l’enlisement de la crise de l’endettement européen, elle porte aussi sa part de responsabilité. Une responsabilité pour le passé compte tenu de l’accumulation d’un endettement qui approche les 130 % du PIB mais aussi une responsabilité pour le présent. Peu d’observateurs ont en effet relevé que Mario Monti (voir article)  considérait que certains objectifs définis avec l’Europe en matière d’assainissement ne pourraient pas être tenus. Finalement un langage qui se rapproche un peu de celui des dirigeants grecs qui signent avec réticence des feuilles de route pour les remettre en question quelques semaines après. Lors d’une émission obligataire très attendue, les taux d’emprunt à six mois du pays ont presque doublé à 6,504% contre 3,535% lors de la dernière opération similaire le 26 octobre tandis que ses taux à deux ans se sont envolés à 7,814%, contre 4,628%. Du jamais vu depuis la création de la zone euro.  De quoi réviser sérieusement le taux d’endettement de l’Italie qui en dépit de la hausse considérable des taux d’intérêt est toujours pointée officiellement à 120% du PIB. En fait on se fie essentiellement aux chiffres de l’Italie repris, de communiqué en communiqué, et qui à force d’être diffusé sans la moindre analyse font figure de chiffres vérifiés. C’est ainsi que la crise Grecque a éclaté quand on s’est enfin aperçu que les déficits étaient complètement sous estimés. Par ailleurs l’Italie lors du lancement de ses derniers emprunts a aussi été victime de l’attentisme de l’Europe et notamment de celui de Sarkozy et de Merkel dont le réunion n’a servi à peu près à rien puisque l’Allemagne a maintenu ses positions et que la France n’a pu que s’aligner. Monti était présent à cette réunion et a pu mesurer le niveau de paralysie de la gouvernance européenne. La commission européenne découvre la lune comme d’ habitude et se limite à des constats : M. Rehn, commissaire européen, a souligné que si les taux restaient trop longtemps à ce niveau, « l’impact sera négatif pour le secteur financier et l’économie réelle ». Mais il s’est dit « certain » que l’Italie allait « faire ce qu’il faut pour calmer la situation, faire les réformes nécessaires ». En matière de vœux pieux, on ne peut faire mieux. Comme avec Berlusconi mais avec désormais un vernis technocratique, l’Italie affirme par la voix de Mario Monti que l’équilibre budgétaire sera atteint en 2013. On voit mal comment avec le gonflement de la dette liée d’une part à la hausse des taux, d’autre part à la récession certaine pour la fin de l’année qui va affecter l’Italie. 

Inos économie générale: l’immobilisme continue

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En Europe, l’agitation politique continue   Vue de l’extérieur, l’Europe offre un curieux spectacle, proche de a vision qu’on se fait du village gaulois ; Tout le monde parle de manière dispersée Et contradictoire mais peu agissent réellement. La France veut que la BCE joue un rôle central dans la crise de la dette, l’Allemagne s’y oppose fermement, Monti à pine nommé en Italie doute que les objectifs assignés à l’Italie soient tenus, le chef de file des conservateurs grecs Samaras remet lui aussi en cause les engagements de la Grèce.  Le duo franco-allemand est contesté mais chacun admet que la gestion d’une zone à 27 ou 17 est ingérable. Certains demandent la modification du traité mais savent que le processus est trop long et trop compliqué.  La commission de son coté défend  son précaire et fait des prépositions qui n’ont pas l’assentiment des Etats et veut gérer la future Europe alors qu’elle n’est pas capable de gérer le présent. Pendant ce temps la crise s’approfondit, les taux d’intérêt grimpent, la récession s’annonce pour la fin de l’année et les doutes sur la solvabilité de l’Europe grandissent y compris vis-à-vis de l’Allemagne. Bref, l’Europe offre un spectacle de grande pagaille qui ne grandit pas sa crédibilité économique et politique. 

 Nouveaux records des taux d’intérêt Après l’Italie dont les taux sont de l’ordre de 7%, l’Espagne vient aussi d’atteindre ce seuil fatidique qui rend la dette explosive. La crise grecque a commencé lorsque les taux ont franchi ces 7% ; aujourd’hui la Grèce ne peut pratiquement plus emprunter puisque les taux à 10 ans frôlent les 30% ! Le Portugal doit emprunter à prés de 12%, la France à environ 3.70% et l’Allemagne à 1.75%. Le spread entre l’Allemagne et d’autres pays très endettés n’a jamais été aussi importants que ces derniers jours. L’écart entre la France et l’Allemagne a franchi la barre des 200 points. Si les marchés sont inquiets , il y a trois raisons à cela, d’abord le niveau de la dette européenne qui dépasse les 80% par rapport au Pib, ensuite la montée des taux et l’écart de plus en plus grand à l’intérieur de l’Europe, enfin l’écroulement de la croissance qui hypothèque les futures ressources 

 La France a perdu son triple A  Les marchés considèrent dores et déjà que la France a déjà perdu la symbolique note AAA ;  cette note ne lui assure plus l’avantage de taux relativement bas puisque l’écart encore ce matin jeudi 16 novembre était de l’ordre de 200 points avec l’Allemagne. Les taux à 10 ans pour la France sont de l’ordre de 3.7%.cet écart devrait être confirmé à l’occasion des adjudications d’obligations françaises. Certes la situation de la France n’est pas comparable à la Grèce qui ne peut plus emprunter (sinon à plus de 25% !), à l’Espagne dont les taux sont voisins de 5% ou de l’Italie qui dépassent 7%. La situation est suffisamment grave pour que Valérie Pécresse lance un appel à la BCE et pour que F. Baroin, le ministre français des fiances, demande que le FESF soit doté d’une licence bancaire (ce qui revient à faire porter l’endettement par l’ensemble de l’Europe, ce que l’Allemagne refuse). 

Fraude sociale : faux débat et fausses évaluations Le chef de l’Etat  s’en est pris vivement à la fraude sociale ce lundi notamment au travail au noir qui aux dires des « spécialistes » représenteraient  20 milliards. Si le développement du travail au noir n’est pas discutable, on doit s’interroger sur ses causes, ses conséquences et aussi  sur cette évaluation financière. En premier lieu, il n’est pas nécessaire d’être un grand spécialiste pour constater que la montée du travail au noir est directement corrélée avec la montée du chômage. Or aujourd’hui nous atteignons des chiffres record, sans doute proches de 10% si on tient compte du nettoyage des listes, chiffres auxquels il faut ajouter environ 5% de chômeurs aidés qui ne figurent plus sur les listes ; de sorte que nous atteignons donc environ 15%. La raison est connue : l’absence de croissance. En dessous de 2% de croissance du PIB, on ne parvient pas à réduire le chômage. Avec une petite croissance de 1.5% en 2011, une récession en fin d’année et une croissance très hypothétique de 0.5% en 2012, on voit mal comment le chômage pourrait diminuer. Le travail au noir se développe dans les activités de main d’œuvre, services et bâtiments notamment. A cela une raison, le manque de compétitivité liée au niveau de la fiscalité qui plombe la compétitivité. Certaines prestations ou produits ne sont plus compétitifs vis-à-vis de la demande externe ou ne sont plus accessibles financièrement à la demande interne.

  Pendant la crise, la guerre continue au sein de la BCE  La guerre continue au sein de la BCE, ce qui bien entendu n’est pas pour rassurer les marchés sur la volonté commune de l’Europe de faire face sérieusement à sa crise de l’endettement. En fait, l’Allemagne conteste la plupart des orientations qui pourraient être prises par la BCE. Elle conteste d’abord la composition de la BCE estimant que compte tenu de son poids économique et de sa contribution financière, elle est sous représentée. L’Allemagne propose donc une représentation en fonction du poids économique et financier de chaque Etat. Ce que contestent beaucoup d’autres membres. Autres sujets de discorde le rôle de la BCE, du FESF et le niveau des taux d’intérêt.  Arrêter le bricolage budgétaire  Au lieu de s’accrocher au symbolique triple A qui est déjà perdu, on ferait mieux de s’attaquer sérieusement à la dette et d’arrêter les bricolages budgétaires qui n’ont ni la vertu de rassurer les marchés et bien entendu ni la capacité de s’engager réellement vers la réduction des déficits et la relance de la croissance. Le triple A de la France est perdu, l’annonce officielle par les agences est une question de semaines, ce que pensent pas plupart des analystes anglo-saxons. Le spread ayant atteint jusqu’à 200 point de base avec l’Allemagne ne peut faire illusion, ce différentiel sur le taux d’intérêt (multiplié par 4 en une dizaine d’années) correspond désormais à une note BBB+ et non à la même note que l’Allemagne. Jusque là, le bricolage budgétaire a surtout consisté à ajouter une taxe ici, une autre là, sans réduire de manière significative les dépenses. En outre, si la dernière révision intégrait une certaine part d’équité, d’une manière générale les budgets sont quand même caractérisés par le maintien de gaspillages et une injustice sociale . Récession pour l’Italie  Comme il fallait ‘s’y attendre, les agences notation prennent désormais en compte les perspectives de croissance comme élément d’appréciation pour évaluer la solvabilité dune pays. C’est ainsi que Fitch considère depuis jeudi que l’Italie est entrée en récession ; Un élément qui va compliquer sérieusement la tâche du nouveau chef de gouvernement Mario Monti. Pour évaluer la solvabilité du pays, les experts prennent en effet en compte trois facteurs, le stock de dettes, le volume d’emprunt à venir et la croissance économique. Pour le stock de dettes, on atteint désormais environ 1900 milliards soit 125 % du PIB, le taux le plus élevé après la Grèce. Les besoins futurs de financement sont très importants, il faudra trouver 250 milliards en 2012 dont 35 milliards dés le début 2012. Dernier facteur défavorable : la croissance. Structurellement l’Italie a déjà des difficultés pour normaliser ses rentrées fiscales, avec la récession ces ressources vont encore se restreindre. Autant de motifs pour que l’Italie soit sous la contrainte de très forts taux d’intérêt qui évidemment gonfle dette et charges financières.

 Une recomposition de la zone euro est à prévoir Depuis plusieurs semaines, l’Allemagne réfléchit à une recomposition de la zone euro ; une redéfinition qui comprendrait une dizaine de pays au lieu de 17 aujourd’hui et qui serait fondée sur la volonté de respecter strictement les critères communs de gestion financière et fiscale. Ce débat qui agit dans la coulisse émerge aujourd’hui de manière publique avec la déclaration du  ministre des affaires étrangère finlandais, Alexander Stubb « :L’euro est un projet « darwinien » au sein duquel ne peuvent survivre que les pays les plus forts et ses membres ayant une note triple A ». Ces déclarations interviennent alors qu’après la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et l’Italie, c’est maintenant au tour des pays du cœur de la zone euro d’être placés sous une intense pression des marchés, laissant planer le doute sur le futur de la monnaie unique.cet expert de la monnaie unique est clair sur les critères à retenir :  « Vous pouvez toujours parler d’un noyau dur politique mais pour être honnête, c’est du vent. Le vrai noyau dur c’est celui formé par les pays qui ont une note triple A et font partie de l’euro » a-t-il ajouté.

 L’Allemagne aussi sera menacée par sa dette  A force de tresser des lauriers à la gestion de l’Allemagne, on a oublié de prendre en compte les  liens de ce pays avec l’Europe. Il ne saurait y avoir en effet une Allemagne prospère au sein d’une Europe dont la croissance est atone. On a aussi oublié qu’en valeur absolue la dette de l’Allemagne est la plus importante d’Europe ; Le président de l’Eurogroup, Jean-Claude Juncker, a déclaré mercredi à la presse allemande que le niveau de la dette allemande était préoccupant, soulignant qu’il était supérieur à celui de l’endettement de l’Espagne. »J’estime que le niveau de la dette allemande est source d’inquiétude », a-t-il déclaré dans une interview accordée au journal General-Anzeiger et qui sera publiée jeudi. L’Allemagne a besoin du reste de l’Europe car c’est surtout l’Europe qui assure sa prospérité à travers les exportations d’outre Rhin. Toute l’Europe est malade de son endettement, certains le sont plus que d’autres, certains ont commencé à se soigner d’autres pas mais personne n’est encore guéri car la maladie est contagieuse. 

Une nouvelle révision budgétaire s’imposera   De petits plans d’économie en petits plans d’économie, la France s’oriente résolument vers un accroissement de sa dette autour de 90% pour 2011. Avec  la croissance prévue mais théorique à1%, la situation sera encore pire en 2012. Le gouvernement a été contraint de revoir sa copie sous la pression des prévisionnistes indépendants et des analystes des agences de notation. Au  lieu de 1.75% d’augmentation du PIB, on retient désormais 1% (comme l’Allemagne « décidemment qu’on marque à la culotte », en tout cas sur le papier) ; En fonction de cette nouvelle prévision, on va donc tenter de trouver 7 à 8 milliards d’économies en plus de la dizaine décidées en août par Fillon. Cela sera très insuffisant pou évidemment rétablir l’équilibre – sans doute pas possible avant 2020- ni même pour atteindre les 4,5% de déficit budgétaire souhaités par le gouvernement  par rapport au PIB ; Au mieux, à condition que la croissance ne s’écroule pas complètement, le déficit de 2012 sera de 5.3%. Cette révision en appellera d’autres car les marchés ne pourront être convaincus avec ce nouveau budget de la rigueur française.  

 Sommet européen : compromis  mais pour quelques  semaines ou quelques mois L’Europe ne peut se permettre un échec qui serait durement sanctionné par les marchés. Il y aura donc compromis. D’abord sur la recapitalisation des banques autour de 100 milliards mais une cinquantaine est déjà hypothéquée  par les aides déjà accordées, on est donc loin des besoins évalués par le FMI.  Sur le fonds européens, la force de frape sera nettement renforcée avec les effets de leviers (assurance d’une partie des dettes, fonds spécial). Sans doute de l’ordre de 4000 milliards. De quoi rassurer. Cependant, l’Italie est maintenant dans l’œil du cyclone et les risques sont autrement importants que ceux de la Grèce. Enfin la décote de la Grèce devrait avoisiner les 50%, de quoi redonner un peu de confiance dans la solvabilité grecque ; On va aussi envisager une plus forte intégration européenne mais on risque d’en rester aux déclarations d’intention car la modification du traité européen va demander des mois voire des années, c’est à dire des délais qui ne sont pas dans le rythme de la crise. Bref, un compromis qui va atténuer les craintes pendant quelques semaines ou quelques mois ; cependant les prévisions économiques qui conduisent l’Europe et en particulier la France vers la récession vont tout remettre en question d’ici la fin de l’année ou le début de 2012 et tout sera sans doute à recommencer car les questions structurelles n’ont pas été traitées ( intégration budgétaire, vote à la majorité, budget européen, euro-obligations , réduction des dettes , relance de la croissance etc.).    Le couple franco-allemand ne marche plus Jusque là tant bien que mal, le couple franco allemand était parvenu à suppléer les carence de la gouvernance européenne ; la France pouvait peser par le poids de son économie et de finances, sinon vertueuses, en tout cas moins dégradées que certains pays du sud ; Or aujourd’hui la France est considérée par l’Allemagne comme un pays du sud caractérisé par une croissance atone et surtout une dérive constante des comptes publics. De fait, la situation de la France est plus proche de l’Espagne ou de l’Italie que des pays du nord par la structure de son économie qui repose surtout sur la consommation et les services  alors que les pays du nord s’appuie sur leur politique industrielle et leurs exportations ; l’énorme déficit des échanges extérieurs caractérise la nature de notre économie qui consomme mais ne produit pas assez du fait de sa perte de compétitivité ; Si L’Euro devait éclater, la France rejoindrait les pays du sud eu égard à ses fondamentaux économiques et financiers. L’Allemagne sait bien que la France défend les pays du sud parce que nous craignons pour nous mêmes. L’Allemagne n’st pas prête à supporter les 4 à 5000 milliards d’euros qui seraient nécessaires pour faire face à l’endettement de ces pays du sud. Du coup si Sarkozy veut un accord, ce sera aux conditions de l’Allemagne. 

 La dette américaine explose Obama, pour sans doute faire oublier ses propres problèmes économiques et financiers, a accusé a plusieurs reprises l’Europe d’être à l’origine de la possible crise systémique. Le secrétaire d’Etat au trésor américain a clairement donné des leçons de gouvernance à l’Europe ; Les derniers chiffres publiés par le trésor américain ne sont pourtant pas flatteurs, on va rapidement dépasser les 100% de dettes par rapport au PIB et les 10% de déficit budgétaire par rapport au PIB. Vraiment pas de quoi donner des leçons de vertus (même si l’Europe est loin de d’être exempte de toute critique) ; C’est ce qui a amené A. Merkel à réagir assez vigoureusement pour s’étonner de ces leçons tout autant du refus des américains (et d’autres) de la proposition européenne de taxe sur les transactions financières.    Ralentissement en Chine et en Allemagne, abandon de la Grèce Le tassement très net du commerce extérieur témoigne du ralentissement de l’économie mondiale. Faute de dynamique interne dans les Etas, la demande extérieure se tasse avec des conséquences d’abord sur la Chine mais aussi sur un grand pays exportateur comme l’Allemagne dont la croissance sera très ralentie en 2012. La situation financière influence le moral des acteurs économiques et des investisseurs et a largement contribué à l’écroulement de la croissance dans nombre de pays. Une situation que les experts allemands jugent très graves et qui préconisent des mesures radicales. D’abord, il faut abandonner la Grèce en considéré comme un trou sans fond qui met tour l’édifice européen en péri. Ensuite recapitaliser d’urgence les banques pour absorber le choc grec mais aussi les risques sur les autre pays. Enfin Se doter d’une politique monétaire plus musclée avec des outils institutionnels adaptés. Un discours qui nous change de la langue de bois française  des politiques bien que l’on peut comprendre sinon admettre mais qui nous changent aussi de la langue de bois de nos instituts français qui affirmaient tous avec une belle unanimité que le secteur bancaire français n’avait pas besoin de recapitalisation. La pertinence et surtout l’indépendance ne sont pas les principales vertus de nos institut un peu trop au service du pouvoir et des lobbys.  Le yo-yo des valeurs va continuer   On a sans doute rarement connu autant de variations sur les cours de banques et surtout avec une telle ampleur en si peu de temps La responsabilité en incomberait aux rumeurs et encore plus précisément à la volonté des américains de dissimuler leurs propres difficultés derrière les fragilités européennes. On a même entendu cette réplique désarmante : « si l’Europe a été attaquée, ce n’est pas parce qu’elle est faible mais parce qu’elle est forte ». Les rumeurs ne sont pas nouvelles, elles ont toujours existé plus ou moins fondées, plus ou moins bien intentionnées. Cependant si la rumeur existe et se répand, c’est souvent qu’elle se fonde sur certaines réalités qu’elle amplifie voire déforme un peu ; ainsi il est clair que les fondamentaux européens sont mauvais. On rétorque à juste titre que la situation aux Etats Unis n’est pas plus reluisante. C’est exact ;  Ainsi Le solde négatif des finances publiques de l’Etat fédéral s’est établi, cumulé sur 11 mois, fin août à 1234 milliards de dollars. Le déficit budgétaire, dont l’exercice se termine à la fin du mois, devrait s’élever à 1.316 milliards de dollars, soit 8,8% du produit intérieur brut (1,7% de plus qu’en 2010). Pour l’Europe en 2010 le déficit moyen en 2010 était de 6%, en 2011, il dépassera les 7%. Quant aux dettes, elles seront de l’ordre de 90% du PIB des deux coté de l’atlantique. Finalement des situations assez comparables même s’il faudrait ajouter les dettes des collectivités locales, des entreprises et des particuliers pour comparer les deux zones. Les mêmes dérives financières génèrent les mêmes symptômes : envolée de l’inflation et surtout très net ralentissement de la croissance voire même la récession. Sur le plan macro économique, pas de différence notable. La question est de savoir quelle zone va craquer la première étant entendu que l’effet systémique entraînera les autres. 

 La croissance française encore revue à la baisse  Le gouvernement qui a déjà révisé à la baisse ses prévisions pour 2011 et 2012, ne compte plus sur une reprise en 2013 et 2014. Dans le projet de loi sur la sécurité sociale la prévision pour 2013 et 2014, la croissance est ramenée à 2%., Du coup la perspective de ramener le déficit public à 3% en 2013 dévient caduque , comme le programme de stabilité adressé à Bruxelles en avril 2011 ; En réalité, la croissance de 2011 sera de 1,2 à 1,3% ( au lieu de 2% prévu initialement), de 1% au plus en 2012, entre 1 et 1.5% en 2013 et 2014 au lieu de 2.5% . Et on ne peut écarter un scénario de récession en 2012. La prévision de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2013 est donc reporté au moins en 2015.Les projets de budget sont eux aussi obsolètes, pour 2011 la messe est dite le déficit sera proche de 7% du PIB, pour 2012 les 10 milliards d’économies de Fillon se suffisent plus, il faudra une dizaine de milliards d’économies en plus. Il faudra donc réduire les dépenses (dont beaucoup sont contraintes) ou augmenter la pression fiscale ou encore faire les deux. (Voir article) 

  Ces désaccords européens qui plombent  la crise  L’Europe connaît une crise de gouvernance sans précédant provenant d’une part de la faiblesse de ses institutions, d’autre part de ses désaccords sur les diagnostics, donc aussi sur les solutions. Parmi les désaccords il faut citer, la situation de la Grèce, la recapitalisation des banques, le rôle de la BCE. Le désaccord est à peu près total sur les sujets majeurs aussi bien à l’intérieur de l’Europe qu’entre l’Europe et les Etats -Unis ; par exemple, les Etats-Unis souhaitent que la priorité soit désormais accordée à la relance de la croissance quand en Europe, on pense d’abord à l’assainissement des finances publiques. Ces désaccords ne font qu’accentuer les incertitudes et aggravent la crise ; En l’état actuel des positions, il faudra des semaines voire des mois pour d’abord se mettre d’accord sur un diagnostic partagé ensuite pour décider de mesures réellement coordonnées.    Record de déficit au Royaume-Uni   En dépit  d’un plan d’austérité draconien, le Royaume Uni s’enfonce dans la crise financière. Le déficit public atteint 16 milliards d’euros en août, c’est-à-dire 2 milliards en plus par rapport à 2010 ; Du coup on s’interroge sérieusement sur l’efficacité du plan de redressement du gouvernement qui repose essentiellement sur l’assainissement des finances publiques., Les dépenses sociales ont été réduites, les effectifs du public également mais la situation financière continue de se dégrader.( déficit public d’environ 8% en 2011/2012) Dans le même temps, la croissance se rétracte, de ce fait les recettes fiscales diminuent. Une politique qui n’est plus soutenu par le FMI qui réclame pour le Royaume Uni comme pour l’ensemble de l’Europe la priorité à la relance économique. Le FMI pense en effet que l’application trop brusque de l’assainissement budgétaire est de nature à tuer complètement la croissance. De fait la croissance au Royaume-Uni devrait être de l’ordre de 1% en 2011 pour environ 1.5% pour le reste de l’Europe. En conséquence,  on envisage au Royaume Uni une politique monétaire très assouplie.    Le Portugal veut l’argent de la Grèce !    Le défaut de la Grèce n’est pas encore prononcé mais déjà le Portugal se positionne et anticipe. Il demande un nouveau soutien financier de Bruxelles. »Dans un scénario de défaut de la Grèce, cette aide pourrait être nécessaire et il est important que nos partenaires européens soient convaincus que cela vaut la peine d’aider le Portugal » déclare le gouvernement portugais Le Portugal a  déjà obtenu en mai dernier une aide financière de 78 milliards d’euros sur trois ans et s’est engagé à mettre en œuvre un programme d’austérité. Comme la Grèce ou l’Italie,  le Portugal ne semble plus aussi sûr de la crédibilité de son propre plan et craint sans doute que sa solvabilité soit encore remise en question. Conditionner une nouvelle aide au Portugal au défaut grec procède dune démarche un peu douteuse vis-à-vis de la solidarité européenne ; la quasi-totalité des aides européennes est en fait financée par l’emprunt  et ces emprunts plombent les comptes des pays « donateurs ». Donc leur solvabilité. On comprend mieux les réticences de l’Allemagne vis-à-vis de la mutualisation des dettes notamment à travers l’éventualité d’euro-obligations. Les pays très endettés notamment du sud de l’Europe se comportent en assistés comme certains pays en voie de développement. ; L’attitude du Portugal ne peut que conforter les plus réticents à la solidarité européenne. 

    Dégradation de l’Italie : la sanction de l’immobilisme européen     Il est clair que les atermoiements à propos de la Grèce vont coûter très cher à l’Europe ; incapable de décider dans un sens ou un autre, l’Europe montre son incohérence et son immobilisme. Depuis maintenant des mois, le dossier grec gangrène la zone euro. A chaque fois, c’est trop tard et trop peu. A chaque décision, il se trouve deux jours après un responsable d’un pays européen pour remettre en question l’orientation commune. Bref, c’est l’absence totale de gouvernance européenne, sans doute le prix à payer pour n’avoir envoyé à Bruxelles que des seconds couteaux. Ceux qui pourraient peser, les chefs de gouvernements, sont en fait très affaiblis par leur impopularité et le climat préélectoral de leur pays. (L’Italie bien sûr comme la Grèce mais aussi l’Espagne, la France et l’Allemagne) ; dans un tel climat, la dégradation de la note de solvabilité de l’Italie qui vient d’être décidée  par SP (et passe de « A+ » à « ) ne doit pas être une surprise. C’est la sanction de l’immobilisme. La Grèce ne représente que 3% du PIB européen, l’Italie fait 17%. Il est clair que si l’union économique  voulait apporter un soutien significatif à l’Italie, elle serait dans incapacité de le faire compte tenu des sommes en jeu.  

 L’agonie de la grèce  Chaque semaine ou presque, le gouvernement grec est contraint d’annoncer de nouvelles mesures d’austérité. L’objectif est de convaincre l’Europe de lui verser la tranche d’aide prévue en septembre et de décider une deuxième phase de soutien financier; la tranche de septembre est donc reportée à octobre pour avis du trio BCE-UE-FMI; Pour la deuxième phase d’aide, c’est encore plus hypothétique. Le sort de la Grèce ne dépend plus d’elle mais de l’Europe; la Grèce ne peut plus emprunter sur le marché (ou alors par exemple avec un taux d’intérêt à 70% sur deux ans !). Les éventuelles nouvelles mesures d’austérité – si elles sont effectivement appliquées n’auront pas d’effets avant des mois. Si l’Europe arrête son soutien, c’est le défaut. La question est de savoir si ce défaut peut ou non entrainer des effets de contagion; On peut encore prolonger la vie du malade grec de quelques mois avec la perfusion financière mais cela ne fait qu’amplifier les interrogations et les doutes sur la solidité financière européenne.   Le plan Emploi Obama menacé par le congrès  Obama, ce weekend end a clairement mis le congrès devant ses responsabilités ; Il sait en effet que son plan a peu de chances d’être adopté en l’état par les républicains. Ces derniers s’opposent en effet au financement prévu qui envisage notamment la fin des exemptions d’impôts que Bush avait décidés pour les plus aisés. Obama à par avance attaqué les républicains : «  Plus de jeux ni d’impasses. Plus de division ni de retard, Il est temps pour les gens que vous envoyez à Washington de faire passer le pays avant le parti; d’arrêter de s’inquiéter autant pour leurs emplois et de commencer à s’inquiéter davantage pour les vôtres», Obama essaye donc de contourner les républicains en tentant de s’appuyer sur l’opinion publique. Une opinion publique qui avait été très remontée lors des atermoiements pour le relèvement du plafond de la dette et la dégradation de la note américaine. L’essentiel du plan de 440 milliards repose sur une réduction de l’impôt sur les revenus de 240 milliards de dollars pour les salariés et les employeurs pour relancer la consommation et à encourager les embauches. 

  OCDE: récession pour la fin de l’année L’organisation du commerce et du développement économique prévoit désormais la récession dans les pays développés pour la fin de l’année. Ce recul toucherait les pays dont la croissance est déjà faible mais aussi l’Allemagne. Du coup les prévisions de 2011 mais surtout de 2012n sont nettement revues à la baisse (par exemple moins de 1% pour la France). (Voir article)       

Le ministre allemand des finances menace la Grèce et dit non aux euro-obligations  Le ministre des finances allemand a déclaré  que la Grèce ne pourra pas recevoir une nouvelle tranche d’aide internationale si le rapport  des experts (FMI, BCE et Commission européenne) n’est pas satisfaisant. . L’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont déjà accordé à Athènes une aide financière de 110 milliards d’euros l’année dernière, elle doit être  suivie d’une seconde aide de 109 milliards d’euros en juillet 2011. En contrepartie, les grecs doivent atteindre  les objectifs de réformes prévus en contrepartie de l’aide. Les  représentants  de l’Union européenne, du FMI et de la BCE avaient quitté la Grèce vendredi pour protester contre la lenteur des réformes promises. »La mission de la troïka doit reprendre et doit aboutir à une conclusion positive, sinon la prochaine tranche d’aide ne sera pas versée à la Grèce », a dit le ministre le ministre allemand des fiances « C’est la règle. » Une nouvelle fois, Wolfgang Schäuble a par ailleurs réitéré son opposition  à la création d’euro-obligations, il considère que ces euro-obligations constituerait en fait un encouragement au laxisme budgétaire pour les pays endettés. »C’est pourquoi je déclare haut et fort que sans modifications institutionnelles, l’introduction d’euro-obligations (…) engendrerait une solidarité factice », a-t-il déclaré.    

 Baisse du pouvoir d’achat en août  D’après l’enquête réalisée les 25 et 26 août. Viavoice-BPCE pour les Echos et France Info, les français pensent que leur pouvoir d’achat est en baisse. Deux Français sur trois pensent que la crise économique et financière actuelle a un impact sur leur propre situation et plus de la moitié d’entre eux s’inquiètent pour leur pouvoir d’achat.  55%  anticipent déjà une diminution de leur pouvoir d’achat au cours des trois prochains mois, soit 14 points de plus que dans l’enquête similaire réalisée en juin. Seulement 9% misent  sur  une augmentation de leur niveau de vie à court terme, quatre points de moins qu’en juin. Après les hausses de l’alimentation et de l’énergie, les inquiétudes portent désormais sur les dépenses contraintes De ce fait ils sont 33% à vouloir réduire les dépenses d’alimentation et d‘habillement et 30% à vouloir moins économiser dans les trois prochains mois. L’indice des intentions de dépenses synthétisant les résultats de cette enquête mensuelle chute ainsi de sept points à 83. Il est clair que certaines dépenses contraintes ne peuvent être réduites de manière significative, c’est le cas du logement, de l’eau, de l’électricité, des impôts, de la santé. Par contre, des réductions peuvent être opérées sur les gros postes comme l’alimentation dont les prix se sont envolés ces derniers mois notamment dans la grande distribution. Des réductions aussi sur l’énergie et en particulier sur le carburant. Du fait des hausses de ce carburant, la consommation a baissé de l’ordre de 1.5% sur un an (notons au passage que malgré la baisse du pétrole de ces dernières semaines, le prix du carburant a très peu bougé). Finalement ces hausses sont très perverses puisque faute de croissance du pouvoir d’achat, les dépenses sont diminuées. Autrement dit l’inflation rogne la croissance Pour la France, il faut en outre tenir compte de la structure particulière de la consommation par rapport aux pays voisins ;  une consommation caractérisée par l’importante des dépenses pour le transport et l’alimentation. Or on sait que la consommation a longtemps été le principal soutien de la croissance puisque  cette consommation était par exemple à l’origine des deux tiers de l’augmentation du PIB en 2010. Avec la réduction du pouvoir d’achat liée à l’inflation, le principal moteur de la croissance se bloque et le PIB ne progresse plus.   

     L’Irlande espère une nette amélioration de son déficit budgétaire avec un retour sous les 10%, après 32% en 2010 en raison du coût du sauvetage du secteur bancaire.  Les banques du pays ont frôlé la faillite après avoir prêté à tout va pendant des années, ce qui a obligé l’Etat à les secourir au prix fort, et à négocier fin 2010 un plan d’aide de 85 milliards d’euros avec l’Union européenne et le Fonds monétaire international.   Les dirigeants de la zone euro ont décidé le 21 juillet, dans le cadre du nouveau plan de sauvetage de la Grèce, que les autres pays fragiles – à savoir l’Irlande et le Portugal – bénéficieraient d’un allongement de la durée et une baisse du taux d’intérêt des sommes prêtées.  L’Irlande compte aussi beaucoup sur l’abondement du fonds de stabilité européen. »J’espère avoir que nous disposerons bientôt d’un projet de révision de l’EFSF (Fonds européen de stabilité financière) afin de pouvoir le faire approuver par le parlement d’ici fin septembre », a déclaré le gouvernement irlandais.     500 niches fiscales, 100 milliards d’exemption, pourquoi ?  Un nouveau rapport officiel souligne l’incohérence des niches fiables. Ce n’est  pas le premier, Après des rapports du parlement, de la Cour des comptes, du conseil d’Etat  du ministère des finances, on constate  que le manque à gagner pour l’Etat est de l’ordre de 50 milliards pour les dispositions à efficacité très douteuse. Si toutes les niches étaient supprimées, c’est alors environ 100 milliards qui seraient concernés. (Voir article)   

 Heures supplémentaires : erreur de diagnostic  Finalement F. Fillon a décidé de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires en les plafonnant ; il rejoint donc une partie des propositions de M. Aubry qui a qualifié la défiscalisation qualifiée d’ »hérésie économique qui bloque les embauches ». Martine Aubry qui a mis en place les 35 heures (loi Aubry 1 du 13 juin 1998).ne se renie pas, on peut cependant s’interroger sur la pertinence d’une telle mesure. Si les heures supplémentaires ont été totalement défiscalisées, c’est précisément du fait du handicap de compétitivité que constituent les 35 heures. (Voir article).   

 Pour les prix Nobel, l’Allemagne sortirait de l’Euro avant la Grèce  D’après de nombreux prix Nobel d’économie réunis en Allemagne, l’Europe a besoin d’une crise avant d’engager des réformes ; Ces experts ont aussi étudié la situation des Etats-Unis et estiment qu’une nouvelle politique d’assouplissement monétaire de type QE 3 serait inutile. Pour l’Europe, ils sont unanimes pour considérer que l’intégration politique et économique est indispensable. Une intégration proche de celle des Etats-Unis. Pour eux, la zone euro peut encore s’en sortir même si de graves menaces persistent y compris la désintégration. Curieusement, ils pensent qu’en cas d’échec, ce ne sont pas les pays endettés qui quitteront l’Euro mais plutôt l’Allemagne. Les pays très endettés en quittant l’Euro verraient leur monnaie très dévaluée et l’inflation s’envoler. Ce serait exactement l’inverse pour l’Allemagne. (Voir article)

     JACKSON HOLE, Wyoming : aveu d’impuissance  des experts Les responsables de l’économie mondiale craignent que le ralentissement de la croissance et l’aggravation de la crise de la dette ne dégénèrent en une crise beaucoup plus grave. Ils ont surtout insisté sur la crise de gouvernance reportant sur les politiques la responsabilité de la situation. Ben Bernanke, dès vendredi, avait accusé la Maison Blache et le congrès. Christine Lagarde y est allée de son couplet pour critiquer les gouvernements et réclamer la recapitalisation des banques européennes (qui va payer ?). «  Il faut qu’ils agissent maintenant » a-telle déclaré. Même son de cloche chez Angel Gurria, secrétaire général de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), « la gouvernance n’est pas dans une période très reluisante en ce moment (…), ni en Europe ni aux Etats-Unis ». En, fait les responsables monétaires ont avoué leur impuissance.  La croissance française rabotée   La situation de quasi récession qui sera constatée dès juillet contraint les experts à revoir leur copie. Les 2% de 2011 sont impossibles, on sera plus près de 1.5% Pour 2012, c’est pire, on ne pourra dépasser 2% et il faudra se contenter de 1%. A condition évidemment que le scénario catastrophe possible ne nous conduise pas à la récession pure et simple (voir scénario Fitch). Les experts sont partagés entre leur désir de se monter réaliste et pertinent et leur volonté de ne pas assombrir le paysage ; Bref, il faut tenter de prévoir mais ne pas désespérer consommateurs et investisseurs. Un exercice éthiquement et méthodologiquement difficile car on ne peut être à la fois un observateur indépendant et en même temps influencer la politique économique.     Chute des bourses: jusqu’à quand ? Depuis la crise Grecque, certains analystes ne cessent de prévoir un rebond  (il y en aura mais cela ne changera pas la tendance baissière)  Il y a malheureusement la triste réalité de l’endettement, des déficits budgétaires, de la mollesse de la croissance et de l’emploi. Mécaniquement les déficits budgétaires ne pourront que se poursuivre et même augmenter car les mesures d’austérité à caractère structurel le plus souvent ne peuvent donner des résultats qu’à moyen et long terme. Il faudra des années et même des dizaines d’années pour apurer ces dettes colossales en Europe, comme au Japon ou encore aux Etas Unis. La question est de savoir si le temps des marchés est le temps de la gestion de la dette. Si le manque de confiance actuel se traduit en panique alors nous connaîtront un éclatement de la bulle obligataire et  une crise bancaire puisque les établissements financiers détiennent la plus grande partie de ces actifs pourris. Au-delà on pourrait aboutir à une crise affectant la totalité du système financier.  Conséquence : un ralentissement de la croissance économique pendant plusieurs années qui ne fera que renforcer l’insolvabilité des pays endettés. La crise ne fait que commencer.     

  Un gouvernement européen sans politique budgétaire,  sans politique monétaire, sans politique fiscale, sans politique économique  La politique des petits pas de l’Europe se caractérise par des atermoiements qui finalement vont coûter très cher. Après la rencontre Merkel-Sarkozy, le principe d’une gouvernance européenne pourrait être acquis mais sans les moyens. Pas de politique budgétaire, pas de politique fiscale,  pas de politique monétaire, pas de politique économique. Seulement sans doute la recommandation de la règle d’or pour les budgets mais pas de sanctions si elle n’est pas respectée. Les critères de convergences, qui eux existent (notamment pas de déficit supérieur à 3% du PIB et pas d’endettement supérieurs à 60% du PIB), ne sont nullement appliqués, Pourquoi une nouvelle recommandation le serait elle mieux. La seule manière de sortir l’Europe du bourbier dans le quel elle s’enfonce serait de prendre deux orientations indissociables : d’une part créer des obligations européennes pour gérer la dette d’autre part contraindre  les budgets s nationaux à l’équilibre en les soumettant à une autorité européenne. Bref une vraie révolution vers l’intégration. Malheureusement aujourd’hui les allemands hésitent entre cette intégration  et la sortie de l’euro des pays trop laxistes. Ces hésitations, ces atermoiements pèsent négativement sur la croissance et l’Allemagne elle-même  (dont le principal marché est l’Europe) se retrouve du coup affaiblie économiquement et financièrement.  A la décharge des allemands, le discours français ambigu qui n’annonce pas clairement l’abandon de la souveraineté budgétaire et ses conséquences nécessairement douloureuses.  Visiblement les responsables européens, l’Allemagne comme la France, ne prennent pas la mesure de l’ampleur de la crise et de son accélération. Les réactions sont trop tardives et inadaptées à la situation.      Deuxième phase de la crise  Cette fois ce n’est plus seulement la dette qui inquiète mais la stagnation économique qui s’installe partout en Europe. Les budgets des États vont donc se dégrader fortement et les dettes enfler. Plus question d’imaginer que les dettes des pays très endettés pourront être remboursées, il y aura des défauts au moins partiels. Les valeurs financières vont nécessairement accuser le coup surtout les banques françaises très exposées. C’est donc une deuxième phase de la crise qui commence avec une crise obligataire, une crise financière et maintenant une crise économique. La bourse américaine a tiré la première les conséquences de cette situation en se positionnant à la baisse. Une bourse déçue par la rencontre Merkel-Sarkozy et par des déclarations de ce dernier peu crédibles sur le rétablissement de l’équilibre budgétaire de la France.     Présentation       Ce site fournit des informations et des études prospectives sur les transports et l’environnement en articulant les problématiques économique, environnementale et sociétale. Une des caractéristiques de la crise est de présenter un caractère systémique aux interactions complexes et multiples. L’étude trop fragmentée des phénomènes constitue un des facteurs explicatifs essentiels  de l’incompréhension des transformations structurelles que nous vivons. Plus les connaissances se développent et plus elles s’isolent dans leurs domaines sectoriels respectifs favorisant ainsi une perte de cohérence globale. A cela, s’ajoutent bien entendu l’influence des groupes de pression et le corporatisme des chercheurs eux-mêmes. L’indépendance et la pertinence de l’information constituent un enjeu stratégique pour comprendre les mutations actuelles et au-delà pour les maîtriser. 

 Ce site est réalisé sous la direction de  G.Bessay*           

 *G.Bessay      

.Ingénieur expert consultant international
.Président de l’institut prospective transport
.Président de l’institut développement transport.

 .Ancien président du comité d’orientation du service économique du ministère des transports (OEST)
.Ancien vice-président du conseil national des transports

 .Ancien président de groupe du PREDIT (programme interministériel de recherche)
.Ancien président de l’IFRET (institut fer-route-études transport)
.Ancien président du groupe transport du plan (ministère du plan) 
.Fondateur de l’association nationale des consultants transports      
 

 .Ancien membre des conseils scientifiques de l’école nationale des ingénieurs des travaux publics (ENTPE), du laboratoire d’économie des transports (Université Lyon2) et du Comité National Routier        

.Ancien membre du conseil supérieur de l’aviation marchande  

 . officier de la légion d’honneur    .officier de l’ordre national du  mérite 

Baroin : 15 ème sur 19 au classement des ministres des finances !

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Baroin : 15 ème sur 19 au classement des ministres des finances !   

Au classement des ministres des fiances,  F. Baroin finit en que de peloton juste devant les ministres grecs, italiens, hongrois et danois. Baroin ne distance que ses homologues danois Bjarne Corydon, hongrois Gyorgy Matolcsy, italien Giulio Tremonti et grec Evangelos Venizelos, dans cet ordre, dans ce palmarès des 19 ministres les plus influents de l’Union européenne, selon l’édition de mercredi du quotidien économique. Le Financial times qui organise ce palmarès  couronne cette année le ministre suédois, Anders Borg, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand couronné l’an dernier, est deuxième et le Polonais Jaceck Rostowski troisième. On voit donc que ce résultat juge autant le responsable que la politique économique et financière du pays concerné. De ce point de vue, il ne faut guère s’étonner d’un tel classement puisque d’après un autre classement, la France est le plus mauvais élève en Europe des pays bénéficiant encore de la note triple A. Une sanction finalement normale car la France est de moins en moins crédible et sa solvabilité de plus en plus douteuse ; la perte du triple A n’est qu’une question de semaines et de toute façon le triple A est déjà perdu si l’on en juge pas les taux d’intérêt sur les emprunts actuels. Pour 2012, par exemple, on préfère le bricolage budgétaire aux réformes de structures permettant notamment de réduire les dépenses ; Les 8 milliards d’ « économies  supplémentaire » (en fait surtout des prélèvements) sont inadaptés quand il faudrait trouver une cinquantaine de milliards dés 2012. Le raisons sosnt connues ; la proximité des élections et la difficulté à reformer un pays englué dans  l’immobilisme notamment dans l’étatisme et le corporatisme.  Dernière raison de ce classement, le manque de compétence de F. Baroin qui n’a ni formation, ni expérience dans le domaine des finances. C’est d’ailleurs ce qui caractérise le gouvernement de N. Sarkozy, aux finances comme ailleurs, on place des amis, en tout cas des personnalités qui ne contesteront pas l’autorité du chef de l’Etat quand dans d’autres pays le critère de sélection est surtout la compétence ; Les trois ministres en tête du classement , ceux de l’Allemagne, de la Pologne ou de la Suède sont des vrais économiste et experts de la finances  quand nos responsables ont pour tout bagage l’insuffisante formation de l’ENA qui certes peut former de bon sous préfets ou des chefs de bureau d’administration centrale inutiles mais n’est guère compétente pour former des gestionnaires  des finances et de l’économie d’un pays. Et ce n’est pas avec la gauche que le profil des ministres risque de changer. 

Standard & Poor’s menace cette fois toute la zone Euro

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Standard & Poor’s  menace cette fois toute la zone Euro de dégradation si la récession devait aggraver la crise. Le directeur de la notation souveraine de S&P, agence qui a déjà retiré aux Etats-Unis leur note maximale « triple A » l’été dernier, a estimé qu’il serait difficile d’éviter une récession dans nombre de pays de la zone euro en 2012 si les rendements des emprunts d’Etat restent élevés et si les banques continuent de réduire leur bilan. »Les dynamiques financières provoquées par la crise de confiance persistante ont, du point de vue de Standard & Poor’s, accru le risque d’une nouvelle récession dans un nombre croissant de pays membres de la zone euro, qui pourrait potentiellement faire peser une pression supplémentaire sur les notations souveraines de la région », a déclaré David Beers dans un discours à Dublin. SP a de nouveau insisté pour qu’uen réelle coordination politique se mette en place en Europe. SP a également souhaité que le BCE s’implique davantage dans la gestion de la dette européenne. Une manière sans doute de critiquer à la fois la BCE qui campe sur ses statuts restrictifs mais aussi l’Allemagne qui manifeste la même opposition à la mutualisation des dettes des Etats européens. Compte tenu de l’échec de l’emprunt allemand aujourd’hui 23 novembre, cet avertissement de SP s’adresse aussi à l’Allemagne. Cependant A. Merkel est toujours aussi opposée à l’intervention de la BCE et les positions entre l’Allemagne et la France n’ont jamais été aussi contradictoires sur cette question.

Menaces aussi sur les emprunts allemands

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Menaces aussi sur les emprunts allemands 

 Comme nous l’indiquions dans un précédant article, l’Allemagne commence à être touchée par la crise et des doutes naissent à propos de sa solvabilité. Depuis déjà plusieurs jours, on signale des ventes d’obligations allemandes aux Etats Unis notamment. L’emprunt lancé aujourd’hui mercredi 23 novembre est jugé catastrophique. Berlin n’a trouvé preneur que pour 3,644 milliards d’euros émis à dix ans alors qu’elle pensait récolter six milliards, en raison de la faiblesse du rendement proposé – 2% par an sur dix ans – si bien que la Bundesbank, la banque centrale allemande, a dû conserver le restant. »C’est un désastre complet, absolu », commente Marc Oswald, chez Monument Securities à Londres. « Cela n’augure rien de bon, c’est la pire des adjudications non couvertes que nous ayons eu cette année. »En Allemagne, on minimise cet incident et on l’attribue à la nervosité du marché. Une explication un peu courte qui masque en fait la méfiance des investisseurs à l’égard de toute l’Europe y compris l’Allemagne. Certes l’Allemagne a engagé depuis longtemps des réformes structurelles et a réussi jusqu’à maintenant à maîtriser son endettement. Il n’en reste pas moins que l’endettement allemand est quand même de 80% du PIB et surtout que c’est la dette la plus importante d’Europe en valeur absolue. L’Allemagne va forcément être affectée par la récession qui s’annonce pour la fin de l’année. Or elle est plus sensible que d’autres à la demande extérieure puisque sa croissance repose pour une part non négligeable sur cette demande extérieure en majorité européenne. La récession remettra en cause tous les équilibres y compris en Allemagne. 

Fitch menace aussi le triple A de la France

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Fitch menace aussi le triple A de la France 

 Fitch, Après Moody’s et Standard and Poor’s, considère que l’aggravation de la crise en Europe pourrait menacer le  triple A de la France. Tout dépendra en fait de la croissance. Fitch prévoit 0.7% pour le PIB tandis que le gouvernement a retenu 1%.  Fitch tient compte de la croissance française mais aussi des engagements financiers à l’égard des pays périphériques ; Le niveau de la dette pourrait alors se situer entre 90 et 10% du PIB. Fitch note que la trajectoire de la dette française ressemble à celle du Royaume-Uni et qu’elle est moins favorable que celle de l’Allemagne Le déficit structurel (c’est-à-dire hors impact de la conjoncture) de la France est inférieure à ceux du Royaume-Uni et des Etats-Unis, ajoute-t-elle. Fitch enregistre les économies de la deuxième révision budgétaire mais  estime que la France devra prendre des mesures supplémentaires. En fait tout est désormais lié à la croissance. Personne ne sait en réalité quelle sera son niveau en 2012 et les années suivantes. Ce qui est certain, c’est que le pays sera en récession comme l’ensemble de l’Europe vers la fin de l’année. Compte tenu de la baisse de la demande mondiale (constatée notamment en Chine) il ne faut pas compter sur les exportations pour soutenir la croissance. Les entreprises, elles, dans les derniers sondages, sont très pessimistes sur les perspectives d’avenir et ne pourront pas non plus porter cette croissance avec les investissements. Reste alors la consommation intérieure qui malheureusement est complètement atone et devrait même être négative ces prochains mois. 

Recul du climat des affaires en novembre

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Recul du climat des affaires en novembre  Depuis juillet, l’indice du climat des affaires a perdu 16 points avec une aggravation significative depuis septembre. « Le climat a commencé à se détériorer au début de l’été dans la zone euro, alimenté par la crise des dettes souveraines, rappelle Sandrine Duchêne, chef du département de la conjoncture à l’Insee. Un climat d’attentisme s’est alors installé et s’est transmis à l’économie réelle. Plusieurs indicateurs macroéconomiques témoignent désormais du retournement conjoncturel à l’œuvre en France et dans la zone euro. » L’industrie est surtout touchée par le tassement de l’activité en particuliers les l’industrie de biens d’équipements. C’est la confirmation de la baisse des commandes et de la perte de confiance des chefs d’entreprises. Après avoir bien résisté durant l’été, la production manufacturière a baissé de 1,6 % en septembre. Ce qui pourrait bien constituer une rupture de tendance. Presque tous les secteurs sont concernés par le repli. La baisse est forte (- 2,8 %) dans les biens d’investissement, signe que les entreprises freinent sur leurs projets. Elément nouveau en novembre, la crainte sur les perspectives générales de l’industrie fait désormais nettement chuter les perspectives d’activités personnelles de production, « pointant vers un recul de la production manufacturière dans les prochains mois », indique Exane. Plus inquiétant encore les restrictions de crédit aux entreprises ; On note en effet que les conditions d’octroi se durcissent tant vis-à-vis des entreprise que des particulier. En cause évidemment la crise financière qui contraint les banques à restructurer leurs bilans. La recapitalisation nécessaire face aux risques découlant des engagements dans les pays périphériques amène les banques à réduire les voilures et à diminuer les risques ; or compte tenu de la réduction générale de l’activité, de sérieux problèmes de trésorerie vont se poser à certaines entreprises surtout dans des secteurs, comme le transport et la logistique par exemple,  où le taux de rentabilité est déjà structurellement faible. Bon nombre de PME ne pourront résister à une situation de quasi crédit Crunch. Pas étonnant dans ces conditions que la création d’emplois soit à peu près nulle au cours du troisième trimestre et qu’elle soit même dans le rouge au quatrième. Le chômage mécaniquement en hausse de ce fait ne va pas contribuer à améliorer la confiance ni de ceux qui disposent de pouvoir d’achat pour consommer mais qui préfèrent l’épargne de précaution (voir l’évolution des comptes d’épargne), ni bien sûr de ceux qui perdent leur emploi. 

Recul de la croissance en Allemagne

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Recul de la croissance en Allemagne  Comme il fallait s’y attendre la crise commence  se faire sentir en Allemagne Les indices Markit de novembre sont au plus bas depuis deux ans tant pour l’activité générale que pour la production. La récession est inévitable tant pour l’ensemble de la zone euro que pour l’Allemagne au quatrième trimestre 2011. A force de vanter le modèle allemand, on avait oublié qu’il ne pouvait fonctionner qu’avec une forte demande européenne. Un modèle allemand mis en exergue jusqu’à la caricature : la rigueur allemande, la politique industrielle allemande, l’emploi allemand, les exportations allemandes etc. Au point que même le président de la république française a cru bon d’indiquer qu’il fallait que la France imite le modèle allemand. Certes l’Allemagne a des qualités indiscutables : le sérieux, la cohérence, la volonté et la capacité de dépasser les clivages politique dans l’intérêt du pays. Mais l’Allemagne a aussi se faiblesses. En limitant sa demande intérieure, elle a trop fait reposer sa croissance sur la demande extérieure notamment de l’Europe son principal partenaire. Elle a pu ainsi rééquilibrer ses comptes mais s’est rendue très dépendante de la santé économique  des pays où elle exporte. Or ces pays vont mal très mal même si l’on en juge par les derniers indices Markit de novembre. L’indice Markit PMI composite de la zone euro de novembre (auprès des directeurs d’achat enregistre  la contraction de l’activité. « Il semblerait que le pire reste à venir », commente Chris Williamson, chef économiste chez Markit. Le recul de l’activité est surtout sensible dans  l’industrie manufacturière  en repli (46,4 points, contre 47,1 en octobre, au plus bas depuis juillet 2009). L’indice correspondant de la production industrielle connaît le même sort : 47,8 points, contre 46.6 en octobre. Au terme de quatre baisses consécutives, cet indicateur est désormais à son niveau plancher depuis juin 2009. Les entrées de commandes industrielles sont en berne. Eurostat a annoncé hier qu’elles ont chuté de 6,4 % en septembre comparé à août. La dégradation de la conjoncture industrielle frappe les trois principaux moteurs manufacturiers de l’Europe, dans l’ordre, l’Allemagne, l’Italie et la France. Cela démontre s’il en était besoin le caractère systémique et la dimension spatiale de la crise. Une crise d’abord obligataire, puis financière qui contamine la production et affecte la consommation avec une interaction qui amplifie la dégradation de chacun de ces facteurs. L’Allemagne est donc touchée comme tous les autres pays ; autant pour l’instant en matière de croissance, autant demain aussi en matière endettement lui aussi alourdi par les engagements allemands dans les pays périphériques. Les marchés ne s’y sont pas trompés en provoquant le premier échec retentissant de l’emprunt allemand de mercredi 23 novembre. 

Chute des bourses : jusqu’à quand ?

 

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Chute des bourses : jusqu’à quand ? 

Dans un article paru au cours de l’été, nous tentions de répondre à cette question  «  Depuis la crise Grecque, certains analystes ne cessent de prévoir un rebond  (il y a en a eu et il y en aura d’autres mais cela ne changera pas la tendance baissière).  Il y a malheureusement la triste réalité de l’endettement, des déficits budgétaires, de la mollesse de la croissance et de l’emploi. Mécaniquement les déficits budgétaires ne pourront que se poursuivre et même augmenter car les mesures d’austérité à caractère structurel le plus souvent ne peuvent donner des résultats qu’à moyen et long terme. Il faudra des années et même des dizaines d’années pou apurer ces dettes colossales en Europe, comme au Japon ou encore aux Etats Unis. La question est de savoir si le temps des marchés est le temps de la gestion de la dette. Si le manque de confiance actuel se traduit en panique alors nous connaîtront un éclatement de la bulle obligataire et  une crise bancaire puisque les établissements financiers détiennent la plus grande partie de ces actifs pourris. Au-delà on pourrait aboutir à une crise affectant la totalité du système financier.  Conséquence : un ralentissement de la croissance économique pendant plusieurs années qui ne fera que renforcer l’insolvabilité des pays endettés. La crise ne fait que commencer. » Aujourd’hui ce pronostic se confirme. Oui, les marchés connaissent des rebonds mais la tendance baissière est indiscutable et on tend maintenant vers les plus bas niveaux jamais atteints depuis des années. L’endettement continue partout en Europe et les déficits budgétaires également ; les changements de gouvernement ne pourront pas rassurer rapidement les marchés. En Grèce, en Italie, en Espagne, du fait des procédures législatives, des tractations et de la lourdeur des procédures administratives, il faudra des mois pour réellement décider et des mois encore pour constater les premiers effets. En France, c’est pire, on ne décide rien ou plus exactement une petite économie de 8 milliards là où il en faudrait 50 en 2012. Le temps du politique n’est pas le temps des marchés surtout en période préélectorale. Faute de confiance, la facture de l’endettement s’alourdit avec des taux d’intérêt qui s’envolent. La crise financière a contaminé l’économie réelle et maintenant c’est la récession assurée pour la fin de l’année et au-delà. A. Merkel mesure bien l’ampleur de la crise en déclarant qu’il faudra une dizaine d’années pour s’en remettre. L’Allemagne-qui possède le plus gros endettement d’Europe- aurait cependant bien tort de se croire à l’abri car avec la récession qui va la concernait très prochainement, ses propres équilibres seront fragilisés. Mais on espère toujours un miracle, alors on attend ! Sans doute attend-on  la batterie d’indicateurs économiques catastrophiques de la fin de l’année qui permettront peut-être le réveil de la gouvernance tant de l’Europe que des Etats.  Le net tassemenet en Chine, la baisse de la croissance aux Etats-Unis, la quasi stagnation en Europe en sont les premiers signes. En attendant ce réveil qui n’interviendra pas avant des semaines ou des mois, la bourse va plonger. 

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