Archive pour le Tag 'foot'

Foot Euro: couvre-feu maintenu …presque

  • Foot Euro: couvre-feu maintenu …presque 

Officiellement il n’y aura pas de dérogation au couvre-feu en France qui permettrait à des supporters de suivre le match dans son établissement recevant du public  (café par exemple). Par contre, le ministre de l’intérieur a indiqué pour ce qui le concerne qu’il y aurait une certaine bienveillance pour les matchs concernant la France.

L’horaire du couvre-feu reste fixé à 23 heures », a toutefois précisé Beauvau à BFMTV. Et d’ajouter: « La mansuétude ne s’appliquera que pour permettre de rentrer à son domicile à l’issue du match. Elle ne saurait être un prétexte pour pouvoir prolonger la soirée dans des bars, restaurants ou sur la voie publique ».

Par ailleurs selon un autre ministère ,  le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, «seules des fans zones avec des spectateurs assis peuvent être mises en place jusqu’au 29 juin, dans le respect de la jauge et des mesures sanitaires prescrites »

 

Conclusion couvre-feu doit être respectée sauf quand on peut y déroger 

Et maintenant Amazon pour diffuser le foot en France?

Et maintenant Amazon pour  diffuser le foot en France?

Comme le foot est devenu une affaire de gros sous, la multinationale Amazoneaméricaine se met sur les rangs pour diffuser y compris le football français. Le tout sans doute avec des coupures de pub à chaque coup de sifflet de l’arbitre et en plus l’utilisation de l’énorme fichier des fans du foot pour vendre la camelote d’Amazon.

Le géant de l’e-commerce, qui s’est mis sur le radar des fans de sport français en retransmettant une partie de Roland-Garros , aurait intensifié ses contacts ces derniers jours avec la LFP. Si une offre n’est pas encore sur la table, Canal+ prendrait très au sérieux l’hypothèse d’une irruption du groupe d’e-commerce qui mise sur le contenu vidéo pour augmenter son nombre de clients à son offre Amazon Prime.

Même si une grande partie de poker menteur est engagée, certains évoquent la possibilité que la société de Jeff Bezos mise un peu moins 300 millions d’euros par an.

Le championnat reprend en août et n’a pour l ‘instant pas de diffuseur. L’instance du football français, qui a opté pour des discussions de gré à gré depuis l’enchère ratée de février cette année , pourrait donc devoir se décider très rapidement entre deux solutions alors que tout le monde pensait qu’il n’y avait pas d’autre alternative aux discussions en cours avec Canal et BeIN Sports…

Foot : une crise financière structurelle

Foot : une crise financière structurelle 

 

 

La pandémie de Covid-19 a mis fin à une période de croissance des revenus des clubs. Les questions du partage des recettes et de la gouvernance de ce secteur se posent dans des termes nouveaux, soulignent, dans une tribune au « Monde », Franck Bancel et Henri Philippe, spécialistes de la finance dans le sport.

 

La crise du Covid-19 est une crise majeure pour le football. Depuis plus d’un an, les recettes des clubs européens ont été significativement affectées par l’absence de spectateurs dans les stades et des audiences télévisuelles plus faibles. En France, le retrait du diffuseur Médiapro, qui détenait les droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2, a privé les clubs d’une part significative de leurs recettes. Pour faire face, les équipes européennes se sont massivement endettées et leur capacité à rembourser cette dette demeure incertaine. Plus profondément, la valeur du football et son attractivité font aujourd’hui débat dans un contexte où les stades auront été désertés pendant quinze mois. 

Dans la décennie qui a précédé cette crise, le football a connu une croissance très importante de ses revenus. Dans les cinq grands championnats européens, les droits audiovisuels ont augmenté au gré des appels d’offres et représentent aujourd’hui la plus grande partie des recettes. Les autres revenus, comme le sponsoring et la billetterie, se sont également accrus, mais de manière moins importante et ont surtout bénéficié aux grands clubs européens.

Le premier paradoxe est que cette croissance des revenus ne s’est pas traduite par un accroissement significatif des performances financières des clubs de football. La raison tient notamment à la nécessité, pour eux, de gérer en priorité le risque sportif. Bénéficier de la croissance future des revenus suppose en effet de rester compétitif pour ne pas descendre en division inférieure. Cela nécessite de recruter les meilleurs joueurs (qui sont, par définition, des actifs rares) et d’assumer des frais de transferts et des salaires plus élevés. Au moins à court terme, les recettes nouvelles ne permettent pas de compenser les charges.

Dans cette « course à l’armement » qui dure depuis deux décennies, les joueurs et les agents ont capturé l’essentiel de la rente sectorielle. Dans ce contexte, certains clubs ont su tirer leur épingle du jeu en réalisant d’importantes plus-values de cession. Mais ces plus-values dépendent des performances sportives du club et sont également liées à la capacité des équipes les plus riches à acheter des joueurs. Or, du fait de la crise du Covid-19, ces clubs risquent de ne plus être acheteurs ou de se concentrer sur les jeunes joueurs les plus talentueux.

Structurellement, les clubs de football ne génèrent pas ou peu de cash-flows et leurs fonds propres sont limités. Au mieux, comme cela était le cas avant la pandémie, les équipes les mieux gérées ne font pas (ou peu) de pertes. Cela n’exclut pas la possibilité de créer de la valeur pour les investisseurs, mais cela suppose alors que les revenus du secteur soient croissants. Si les recettes des clubs progressent, un investisseur peut penser qu’à terme, une part de cette croissance lui reviendra ou qu’il sera en mesure de bénéficier d’une plus grande médiatisation du football, même si l’essentiel de la valeur est capté par les joueurs.

Macron va aussi parler de foot !

Macron va aussi parler de foot !

Pour gagner sans doute quelques voix Macron est prête à sacrifier à toutes les modes, à toutes les sensibilités voir à toutes les opinions. Ainsi récemment il vient de s’exprimer sur l’immigration. En réalit,é il n’a traité que la question des délinquants. Concrètement on va renvoyer quelques dizaines d’immigrés clandestins délinquants quand le nombre de migrants clandestins et de leur de 900 000. Et surtout qu’il augmente de 100 000 par an. Cette fois, Macron va penser au football pour montrer sa solidarité avec tous les supporters de l’équipe de France engagée dans la compétition appelée euro 2020.

S’il le fallait Macron n’hésiterait pas à revêtir le maillot mais aussi le short de l’équipe de France montrant ainsi  les cuisses musclées d’un président prêt à courir partout pour ramasser des voix.

Foot -D1 féminine : Paris va sans doute détrôner Lyon

Foot -D1 féminine : Paris va sans doute détrôner Lyon

le PSG enfin vers le premier titre de champion de France de son histoire. Les Parisiennes ont fait un grand pas vers le sacre en obtenant le match nul sur la pelouse de l’Olympique Lyonnais dimanche 30 mai au Groupama Stadium (0-0). Le PSG peut mettre fin à une série de 14 titres consécutifs de Lyon s’il s’impose contre Dijon vendredi prochain, lors de la dernière journée de championnat.Une occasion supplémentaire pour le grincheux président Aulas de Lyon d’accuser les arbitres, les joueurs et l’entraîneur.

Manchester City-Chelsea : Les contradictions du foot anglais

Manchester City-Chelsea : Les contradictions du foot anglais

Olivier de France, directeur de recherche à l’IRIS, dresse une comparaison stimulante des évolutions du football anglais, qui épousent les cycles chaotiques de la vie politique et économique du Royaume-Uni.Un football qui se veut très british dans son organisation mais qui repose essentiellement sur des joueurs et des capitaux étrangers

 

 

Tribune. 
Le samedi 29 mai, le titre de la plus prestigieuse des compétitions européennes de football reviendra à un club britannique. Comme il y a deux ans, la finale de la Ligue des champions mettra en effet aux prises deux équipes d’outre-Manche : Liverpool et Tottenham Hotspur hier, Chelsea et Manchester City aujourd’hui.
Tribune.Ironie de l’histoire, ces quatre clubs firent partie d’une récente tentative de sécession au sein de l’élite du football continental, qui visait à mettre sur pied une ligue fermée et concurrente pour dégager de plus amples revenus : la Super Ligue européenne. Dans une humiliante volte-face, les clubs anglais engagés dans le projet furent contraints de se retirer trois jours plus tard, sous la pression de l’opinion publique et de leurs propres supporteurs.

De sa présente mainmise européenne à ses racines locales, le football britannique concentre en effet les plus saillants paradoxes d’un pays qui souhaite préserver son identité nationale d’un point de vue culturel, tout en s’ouvrant à tous les vents du point de vue économique.

Récent champion d’Angleterre, le club de Manchester City est dirigé par un entraîneur – Josep Guardiola – qui milite ouvertement pour l’indépendance politique de la Catalogne, soutenu par une grande partie de la classe ouvrière mancunienne (dont les frères Gallagher, du groupe Oasis), dans une ville qui a très majoritairement voté pour rester au sein de l’Union européenne (à 60,4 %), alors que les communes environnantes ont presque toutes voté « Leave » [« Quitter l’Union européenne »].

Manchester City dispose dans le même temps d’une puissance financière hors norme. Adossée au fonds souverain d’Abou Dhabi, elle lui a permis de bâtir une marque mondiale et d’attirer les meilleurs talents internationaux, à tel point que l’actionnaire émirati fut initialement sanctionné par l’Union des associations européennes de football (UEFA) pour une croissance financière jugée insuffisamment « organique » et contraire au fair-play financier.

Le club incarne en miniature les tensions du modèle britannique, et préfigure à sa manière la construction de l’identité britannique post-Brexit, entre Global Britain et Little England. Avant-poste et laboratoire de la mondialisation, le Royaume-Uni d’aujourd’hui est en effet le produit d’une opposition larvée entre la logique économiquement internationaliste qu’incarne la City de Londres d’une part, et les politiques migratoires très restrictives voulues aujourd’hui par Boris Johnson d’autre part, qui ne sont que la continuité des tirades de Theresa May [première ministre du Royaume-Uni de 2016 à 2019] jadis contre les « citoyens du monde », qui sont des « citoyens de nulle part ».

Foot-Ligue des champions : la revanche de Tuchel avec Chelsea

Foot-Ligue des champions : la revanche de Tuchel avec Chelsea

 

 

Licencié du PSG une finale manquée, l’entraîneur allemand du Shell prend sa revanche avec un succès de Chelsea contre Manchester City. Un succès mérité en raison de la cohésion de Chelsea et comme d’habitude d’un exceptionnel Kanté qui semble disposer d’un don d’ubiquité.

La victoire de Chelsea tient beaucoup à l’abattage de Kanté, désigné homme du match.

Foot Real de Madrid : le départ de Zinedine Zidane

Foot Real de Madrid : le départ de Zinedine Zidane

 

Zidane devrait quitter le Real de Madrid après 20 ans de service exceptionnel tant comme entraîneur que comme joueur. Arrivé à Madrid il y a 20 ans comme joueur, Zinedine Zidane a remporté la Ligue des champions à trois reprises en tant qu’entraîneur du Real (2016-18). Il a repris les commandes du club castillan en mars 2019, après un premier passage qui s’est étendu de janvier 2016 à mai 2018.

Foot : le grand retour de Benzema

Foot : le grand retour de Benzema

Indéniablement , le retour annoncé de Benzema en équipe de France de foot constitue un événement. En effet ce dernier a été écarté de la sélection pendant cinq ans essentiellement pour des questions de rapports avec l’entraîneur et pour des motifs extra-sportifs. Un retour sportivement justifié car l’intéressé est sans aucun doute l’un des meilleurs avants-centres du monde. Son retour tombe à pic dans la mesure où l’équipe de France peine à trouver la stabilité pour occuper le poste stratégique de numéro neuf.

 

Les 26 Bleus pour l’Euro 2020 (11 juin-11 juillet) :
Gardiens : Lloris (Tottenham), Mandanda (Marseille), Maignan (Lille)
Défenseurs : Pavard (Bayern), Varane (Real), Kimpembe (PSG), L. Hernandez (Bayern), Digne (Everton), Dubois (Lyon), Koundé (Séville), Lenglet (Barcelone), Zouma (Chelsea)
Milieux : Kanté (Chelsea), Pogba (Manchester United), Lemar (Atlético), Rabiot (Juventus), Sissoko (Tottenham), Tolisso (Bayern)
Attaquants : Ben Yedder (Monaco), Benzema (Real), Coman (Bayern), Dembélé (Barcelone), Giroud (Chelsea), Griezmann (Barcelone), Mbappé (PSG), M. Thuram (M’Gladbach)

Foot : la France forme des talents pour les vendre à l’étranger

Foot : la France forme des talents pour les vendre à l’étranger

C’est ce que pense Claude Puel manager général de l’A.S. Saint-Étienne dans le JDD

 

interview

 

Pablo Longoria , président de Marseille, dit avoir choisi un technicien sud-américain pour sa passion ; sous-entendu, les entraîneurs français seraient ennuyeux. Qu’en pensez-vous?
C’est un très jeune dirigeant, qui découvre notre football. Pour le spectacle, il faut des joueurs de haut niveau. La Ligue 1 est formatrice, donc nos joueurs ne sont pas prêts. Mais les entraîneurs les mettent en avant car l’économie des clubs en dépend. Ce qu’ils réalisent avec la matière première est déjà très intéressant. Sans les citer, il y a dans nos deux premières divisions pas mal d’équipes qui ont un style reconnaissable.

Il déplore une formation très individuelle des joueurs. Est-ce une réalité?
A Saint-Etienne, on a incorporé chez les pros des gamins de 17 ans qui n’avaient pas encore évolué en réserve. On brûle des étapes car dès qu’un gamin éclate, il part. On l’a vu avec William Saliba [vendu 29 millions d'euros à Arsenal en 2019] et Wesley Fofana [45 millions à Leicester l'été dernier]. On ne pouvait pas faire autrement. Nos joueurs ont une touche un peu individuelle car, à cet âge, on les laisse s’exprimer. Les paliers, ils les passent plus tard, à l’étranger plutôt qu’ici, où ils représentent des actifs susceptibles de combler des déficits. S’il y avait un problème global avec notre formation, il n’y aurait pas autant de débouchés en Angleterre, en Italie ou en Allemagne.

L’échec de Saliba peut-il inviter à la prudence?
Non, car c’est à pile ou face. William a raté ses débuts, pas Wesley. Les environnements incitent au départ, les clubs en ont besoin pour se remettre d’équerre. J’aimerais que les dirigeants se demandent comment développer une équipe et non comment remettre les comptes à niveau. Rivaliser avec les quatre grands championnats, on n’y arrivera pas. L’enjeu est de mieux protéger notre formation. Le premier contrat pro est de trois ans, contre cinq en Angleterre. Il faut des sommes astronomiques pour les garder alors qu’on doit continuer à les former. Donc, à partir de 16 ans, ils sont mis aux enchères.

Peu d’entraîneurs français s’expatrient. Pourquoi?
Déjà, les étrangers savent mieux se vendre. Ensuite, les coupes d’Europe révèlent les entraîneurs, or on ne va pas assez loin. Mais citez-moi trois coaches anglais qui flambent en Premier League? S’ils étaient extraordinaires, on les verrait à Manchester City ou à Liverpool. Aujourd’hui, les clubs sont rachetés par des fonds d’investissement qui arrivent avec un attelage complet, du président au responsable du recrutement. L’entraîneur et ses adjoints sont inclus dans le package. Il faudrait s’ouvrir à ce mécanisme où la coulisse compte autant que la compétence réelle, si ce n’est plus. Je pense qu’on n’y est pas préparé. En allant à Southampton [en 2016], je me suis mis en danger, mais j’avais 54 ans. Il faut quitter son confort plus jeune. En 2004, Porto avait jeté son dévolu sur moi. Mais je n’étais pas formaté pour être carriériste.

En Ligue 1, vous êtes le seul manager général…
C’est dommage. A Lille [2002-2008], partant d’une page blanche, on m’avait demandé de participer à la formation, à des réunions de chefs de service. C’était chiant mais ça m’a enrichi. Cette expérience m’a appris à ne pas demander l’impossible. Souvent, je suis reparti avec des novices, sans moyens, mais en connaissance de cause. Il y a eu des parcours en dents de scie, le temps d’apprendre, mais beaucoup de futurs internationaux se sont révélés. C’est notre modèle : mettre le pied à l’étrier aux jeunes, qui coûtent des points mais finiront par assurer la survie économique du club. C’est comme ça que j’ai lancé Fofana. Il a fait des bêtises mais au bout d’un an, son transfert a rapporté 45 millions qui ont fait beaucoup de bien. Le problème en France, c’est qu’on développe nos joueurs pour les vendre et équilibrer le budget. A présent que le trading se casse la figure, comment fait-on?

La Ligue 1 à 18 clubs?
C’est du court terme. On est dans l’urgence depuis un an et demi, mais on n’a pas planché sur le fond. On va coller une rustine, s’arranger entre quelques-uns, alors qu’on aurait pu tout mettre à plat. La France est un laboratoire qui forme pour ses voisins. Et on voudrait être performant en Coupes d’Europe? Nous avons les meilleurs joueurs en devenir, protégeons-les.

Dans le jeu, innove-t‑on  encore?
Il vient toujours un gars qui le fait avancer. Guardiola a transformé le jeu. A Barcelone, les risques que prenaient ses joueurs n’en étaient plus tant c’était harmonieux. Sa force, c’est de faire du premier attaquant le premier défenseur. Depuis dix ans, tout le monde s’est inspiré de ses principes, en les adaptant. C’était une révolution. A Manchester City, il a été critiqué la première année. Tous ses joueurs étaient magnifiques, sauf le gardien. A l’intersaison, il a incorporé Ederson, qui a des mains à la place des pieds. Problème résolu.

Mais Guardiola est resté longtemps dans ses clubs.
C’est la seule façon de poser sa patte. Et c’est intéressant si le club continue dans la même direction après votre départ. Beaucoup de dirigeants recrutent des noms, les préceptes sont secondaires pour eux. Avant, les clubs avaient un style défini, comme Nantes. Avec les transferts et les nouveaux propriétaires, ce football technique de très haut niveau s’est perdu, c’est devenu du combat. Dans un club, on devrait avoir une identité unique, de la formation jusqu’aux professionnels. Mais c’est un vœu pieux.

Après la victoire au Parc, il a ironisé sur son « génie ». Au-delà du résultat, à quoi peut-on juger un entraîneur?
A ceci : Guardiola rend meilleurs des joueurs déjà accomplis et très chers. J’ai eu Mahrez à Leicester : un phénomène. City a payé 80 millions et l’a laissé sur le banc les six premiers mois, jusqu’à ce qu’il épure son jeu, comprenne quand prendre un risque ou lâcher le ballon. Son équipe respire l’intelligence. Les onze joueurs sont dépositaires du jeu. J’ai entendu que ce serait plus facile pour lui, car il n’a pas les mêmes individualités que le PSG. Foutaises! Tous sont hors norme mais au service d’une idée collective.

Guardiola a les idées et les moyens. Aurait-il des résultats à l’ASSE ?
Pas les mêmes, mais il développerait les joueurs. Quand j’ai accepté Leicester [2017], j’ai dit aux dirigeants qu’il n’y avait que cinq éléments au niveau. Finalement, j’en ai gardé deux. On a été très irrégulier car nous avions recruté des gamins. Ils avaient besoin de mûrir. C’est la même équipe qui, cette saison, lutte pour le podium. Les choses se construisent.

Super League de foot : le capitalisme en cause

Super League de foot : le capitalisme en cause

Philippe Naccache et Julien Pillot, enseignants-chercheurs à l’Inseec Business School explique dans la Tribune la logique capitaliste qui a gagné le football et qui a fait émerger l’idée de la Super ligue européenne.

 

Tribune

 

Au moment d’annoncer le projet de Super League européenne de football, le dirigeant de la Juventus de Turin, Andrea Agnelli, a eu ces mots : « Le football n’est plus un jeu mais un secteur industriel et il a besoin de stabilité [...] Nous sommes tous nés comme un jeu, mais nous ne pouvons plus lancer les dés et voir quel chiffre sort, aujourd’hui nous sommes une industrie de 25 milliards [d'euros]« .

Si les paroles de M. Agnelli ont une résonance toute particulière, c’est qu’elles se font l’écho d’un trait saillant du capitalisme et de nos constructions sociétales modernes : le désir d’abolir l’incertitude, et les risques qui en découlent. Inutile de remonter loin dans le temps pour s’en convaincre. La gestion de la crise engendrée par la Covid-19 est emblématique de cette volonté farouche de réduire « quoi qu’il en coûte » les incertitudes liées à la casse économique et sociale, là où le capitalisme – au moins dans sa matérialisation néo-libérale – aurait vu dans cette crise – comme dans n’importe quelle autre – l’opportunité de purger l’économie de ses entités les moins efficientes. Hors périodes de crise, nous inventons sans cesse des outils, parfois de politique monétaire tel le quantitative easing, parfois juridique à l’image du principe de précaution, avec cette même volonté de réduire les risques et incertitudes.

Voilà un excès de prudence qui a de quoi surprendre des économistes qui ont été bercés par les enseignements de Schumpeter et qui se rappellent que l’innovation est le moteur de la croissance. Le capitalisme – et les constructions juridiques afférentes telles que les droits de propriété intellectuelle par exemple – aurait donc cette vertu d’inciter à la prise de risque entrepreneuriale sans laquelle l’innovation n’est pas possible. Dans cette logique, c’est bien la perspective de pouvoir dégager une rente qui pousse l’investissement, stimule la concurrence, invite au progrès. Il ne peut y avoir d’exploitation sans exploration préalable. Pas plus que de succès économique sans mérite.

Or, dans les faits, la réalité de ce système s’avère quelque peu différente. Les entrepreneurs, ces héros du capitalisme libéral, ne semblent pas être attirés outre mesure par le risque. C’est le principal enseignement d’une étude de référence sur la psychologie de l’entrepreneur menée par Brockhaus en 1980. Celui-ci montrait que ces derniers ne présentent pas une propension à prendre des risques différents des managers et de la population générale. Est-ce si étonnant ? Nous sommes très majoritairement averses au risque. La plupart des études en économie comportementale le démontrent. C’est d’ailleurs cette aversion au risque qui nous pousse au conservatisme car, c’est bien connu, « on sait ce que l’on perd, on ne sait pas ce que l’on gagne ».

 

Il ne faut d’ailleurs pas s’y tromper : l’objectif premier de la création de la Super League européenne reposait autant sur la maximisation de profits de ses membres que sur la réduction de l’incertitude économique engendrée par l’aléa sportif.

Il nous faut également nous rappeler du travail effectué par le regretté David Graeber. Dans son livre « Bureaucratie », Graeber suggérait que le capitalisme libéral produit des règles bureaucratiques à la seule fin de maximiser son profit. Une idée d’ailleurs reprise et précisée dans son ouvrage « Bullshit Jobs » dans lequel il affirme que le capitalisme a produit un grand nombre de fonctions totalement dispensables n’ayant pour seul objectif que d’occuper la population et lui donner les moyens de consommer. Dans le même ordre d’idée, toujours selon Graeber, JP Morgan Chase – la même banque qui se portait garante du projet de Super League à hauteur de 5 milliards de dollars – réaliserait 70% de ses bénéfices grâce aux frais de tenus comptes et autres agios…. très loin des profits que devraient réaliser ces institutions en rémunération des risques via l’octroi de ressources aux entreprises émergentes, notamment dans les technologies les plus risquées. Pour Graeber, « libre échange et marché libre signifient en réalité création de structures administratives mondiales, essentiellement destinées à garantir l’extraction de profits pour les investisseurs. »

Nous trouvons donc dans une situation quelque peu étrange dans laquelle les tenants du système capitaliste glorifient la prise de risque et le profit qui est sa récompense alors que dans le même temps ces derniers s’appliquent à museler toute dynamique concurrentielle. Vouloir enterrer la promotion par le mérite dans le sport, comme le suggérait le projet de Super League européenne de football, n’est que l’aboutissement d’un sport devenu… un business dérégulé comme les autres.

A l’instar des civilisations visées par Paul Valéry, nos sociétés sont « mortelles » en ce qu’elles ont besoin d’inertie pour fonctionner correctement. Mais c’est paradoxalement cette inertie qui les tue, en ce qu’elle entrave tant leur capacité que leur volonté d’anticiper les évolutions ou de s’adapter à celles-ci. A l’heure où l’Humanité doit affronter des périls historiques, sur les plans sanitaires, diplomatiques et environnementaux, ce constat d’un capitalisme conservateur et trop préoccupé à préserver et exploiter ses rentes fait l’effet d’un cruel désenchantement.

Super Ligue Foot : pour une élite autoprotégée ?

 

 

Frank McCourt, « propriétaire » de l’Olympique de Marseille estime qu’il  ne faut pas laisser des intérêts puissants fausser la concurrence, souligne, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune Ces derniers jours, le monde du football a assisté à la tentative d’un groupe de clubs d’élite décidés à prendre le contrôle de ce sport. Leur volonté affichée était de s’arroger le pouvoir, de multiplier leurs revenus en dressant des barrières pour protéger leurs membres contre la concurrence ouverte et la participation démocratique. Devant la réprobation des autres équipes, des responsables politiques et, surtout, des supporteurs, la Super Ligue européenne s’est effondrée.

Ce que montre ce projet ne concerne pas seulement le football. Il s’agit du capitalisme et de la démocratie. La question posée est de savoir si nous nous dressons contre les tentatives de concentration de la richesse et du pouvoir. Cette question est d’une importance cruciale, car si le tollé contre cette tentative de coup d’Etat dans le football a été immédiat et bénéfique, nous avons déjà assisté, dans un autre secteur, à la manière dont un groupe d’intérêts privés, puissant et fortuné, peut truquer le système pour le soumettre à son bon vouloir, sans opposition.

Truquer le système

En moins de deux décennies, quelques grandes entreprises de la Silicon Valley ont progressivement pris le contrôle des systèmes que nous utilisons pour partager des informations, transmettre des données et interagir avec nos proches. Elles l’ont fait avec un succès alarmant, en accédant à des quantités colossales d’informations et en imposant leurs règles au marché. Bien que des utilisateurs, des organisations ou des responsables publics aient tenté, de manière isolée, de mettre un frein aux excès anticoncurrentiels et antidémocratiques de l’industrie technologique, des entreprises comme Google et Facebook continuent d’exercer une influence presque sans entrave sur le marché.

 

Ce n’est pas la moindre menace. A une époque où nos vies se développent de plus en plus en ligne, les entreprises et les infrastructures technologiques sont au centre de tout ce que nous faisons, leurs activités alimentent notre économie. Leurs fonctions dans les réseaux sociaux définissent les termes de notre espace public.

Les protocoles techniques, qui régissent le fonctionnement de ces entités, finissent par bénéficier aux entreprises privées monopolistiques plutôt qu’aux utilisateurs eux-mêmes. Ils excluent la concurrence économique et exploitent nos données afin de maintenir leur emprise économique. Ils empoisonnent notre participation à la conversation citoyenne en offrant aux utilisateurs un flux constant de théories du complot, de radicalisme et d’idéologie violente pour faire le buzz et en tirer un profit commercial.

Le foot fric à la dérive

Le foot fric à la dérive

 

Dans un article de la Tribune, le journaliste Pierre manière évoque la problématique du foot devenu business.

 

 

Le foot ne rapporte visiblement pas assez d’argent. C’est en tout cas ce constat qui a motivé l’aristocratie européenne du ballon rond à dégainer un nouveau projet : la Super League. Douze clubs parmi les plus puissants du continent – les espagnols du Real Madrid, du FC Barcelone et de l’Atletico Madrid, les italiens de la Juventus, de l’Inter Milan et du Milan AC, ainsi que les anglais Manchester United, Manchester City, Arsenal, Liverpool, Tottenham et Chelsea – se sont alliés pour créer une nouvelle compétition, rivale de l’actuelle Ligue des champions. La nouvelle, survenue dans la nuit de dimanche à lundi, a provoqué un séisme dans le monde du football. De fait, avec la Super League, cette aristocratie du ballon rond veut désormais vivre en vase clos, privilégier l’entre soi. Loin des préoccupations et difficultés des petits clubs, dont le faible niveau nuit au football champagne, dont les « douze » comptent abreuver les fans pour doper leurs revenus.

Car la Super League est une ligue quasi-fermée. Ses fondateurs y disposent d’une place à vie. Ils ne risquent pas d’en rater la moindre édition, au contraire de la Ligue des champions, réservée aux premières équipes des championnats nationaux. L’objectif est clair : en écartant les clubs moins prestigieux, les « douze » veulent multiplier les grosses affiches et les affrontements entre leurs joueurs stars pour faire flamber les droits de diffusion et séduire un public plus large, plus jeune. Une véritable cash-machine, mais pour eux seuls. « La Ligue des champions génère un peu plus de 3,5 milliards d’euros, rappelle Julien Pillot, professeur à l’Inseec. Si vous la remportez, vous pouvez gagner entre 80 et 120 millions d’euros au total. Avec les règles de la Super League, tous les participants encaissent d’emblée 250 millions d’euros chacun, juste parce qu’ils y participent ! Ils cherchent à la fois plus de pouvoir politique [en se détachant de l'UEFA, qui a la main sur les compétitions européennes, NDLR] et plus de rentrées d’argent sécurisées, puisqu’il n’y a plus d’aléa sportif. »

« Les riches aspirent toujours à être plus riches »

Et tant pis pour la vieille Ligue des champions, amenée, mécaniquement, à perdre de son aura en l’absence des grosses écuries européennes. Tant pis, aussi, pour les clubs les plus modestes, qui verront mécaniquement leurs rentrées d’argent se tarir sur la scène continentale. La Super League enterre aussi les rêves d’épopée des petits clubs. Les Monaco, Atalanta Bergame ou RB Leipzig, qui ont réalisé de beaux parcours ces dernières années, n’auront qu’à prier pour que les cadors de la Super League, qui souhaitent une compétition à 20 clubs, daignent un jour inviter ces va-nu-pieds à leur banquet.

Largement orchestré par Florentino Perez, le président du Real Madrid, le projet de Super League a suscité une vaste levée de boucliers. Entraîneur de Leeds et technicien respecté, l’Argentin Marcelo Bielsa a bien résumé la grogne : « Le problème fondamental, c’est que les riches aspirent toujours à être plus riches, sans tenir compte des conséquences pour les autres, a-t-il déclaré lundi, au micro de la chaîne Sky Sports. À mesure qu’ils acquièrent plus de pouvoir, ils commencent à exiger plus de privilèges. » Face à la colère de l’UEFA, mais surtout des fans – anglais en particulier -, et de plusieurs gouvernements dont la France et le Royaume-Uni, les douze « traîtres », ou « douze salopards » selon certains médias, ont fait machine-arrière. Deux jours seulement après l’annonce, la plupart d’entre eux se sont désistés dans un incroyable effet domino, gelant de facto le projet.

Éphémère, l’épisode a un mérite. Il jette une lumière crue sur ce que le foot est devenu : une vaste bulle spéculative qui n’est, visiblement, pas loin d’éclater. Si la bande des « douze » n’a eu aucun complexe à vouloir faire sécession, c’est parce que leur modèle économique et leurs finances sont à bout de souffle. Pour défendre le projet, Florentino Pérez l’a déclaré : « Nous sommes tous ruinés », a-t-il alerté lundi soir dans l’émission espagnole ‘El Chiringuito’. La plupart sont en effet lourdement endettés. Institution planétaire du ballon rond, le Real Madrid, auréolé de treize couronnes en Ligue des champions, affiche une dette de plus de 900 millions d’euros. Barcelone, son rival, doit plus de 1,1 milliard. De l’autre côté de la Manche, Chelsea et Tottenham sont endettés à hauteur de 1,5 et 1,3 milliard. En Italie, la Juventus de Turin, et l’Inter Milan ont, eux, des ardoises respectives de 458 et 630 millions. Avoir des dettes n’est pas un problème si l’on peut les rembourser. Mais ces montagnes, ces clubs prestigieux, pourtant parmi les plus riches d’Europe, n’arrivent plus à les gravir. La Covid-19 a certes pesé sur leurs recettes. Mais ces clubs souffrent surtout, depuis des années, d’une gestion tout à fait calamiteuse.

« Les clubs se font une concurrence monstrueuse »

Même si, historiquement, les droits TV, qui constituent l’essentiel des recettes des clubs, ont flambé, et que ces derniers sont devenus des « marques » pour accroître les recettes à l’international, ils n’arrivent pas à compenser l’explosion des salaires et des indemnités de transfert des joueurs. « Le problème, c’est que la croissance des revenus s’est avérée insuffisante au regard de la hausse des charges, constate Jean-François Brocard, chercheur au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges. Comme il n’y a plus de régulation sur les salaires et sur l’accès au talent, les clubs se font une concurrence monstrueuse. Cela débouche sur des salaires énormes, couplés à des indemnités de transferts qui grandissent. »

Les joueurs sont, en effet, des atouts très prisés. Si les clubs s’arrachent les meilleurs à prix d’or, c’est parce que les Messi, Ronaldo, Mbappé, Neymar ou Haaland sont le Graal pour gagner en aura, en compétitivité, et in fine en attractivité financière. « Ils permettent de minimiser l’aléa sportif, de sécuriser les abonnements au stade, tout en maximisant les revenus marketing et le merchandising », égrène Julien Pillot. Pour décrocher ces étoiles et rester au niveau, la recette est simple : dépenser l’argent qu’on n’a pas. Ou celui qu’on anticipe la saison prochaine. « C’est une pyramide de Ponzi, constate Jean-François Brocard. Vous engagez des fonds dont vous anticipez les rentrées plus tard pour payer les frais des charges d’aujourd’hui. C’est hyper dangereux. Parce que cela a une fin… » En France, le fiasco du diffuseur Mediapro, qui s’est révélé défaillant après avoir surpayé, à hauteur de 830 millions d’euros par an, les droits de la Ligue 1, le démontre. De nombreux clubs se retrouvent dans l’impasse. D’autant que les salaires, qui sont des charges fixes, représentent près des trois quarts de leur budget…

En creusant années après années leurs dettes, les clubs suscitent désormais l’inquiétude. « Beaucoup de créanciers se demandent s’ils seront capables d’honorer leur endettement », affirme Julien Pillot. Sachant qu’aujourd’hui, les revenus et les audiences baissent, souligne-t-il. La pandémie, qui a vidé les stades et impacté le pouvoir d’achat, n’a rien arrangé.

Outre la concurrence, les habitudes de mauvaise gestion sont aussi propres au milieu du foot. « L’économiste Wladimir Andreff parle de ‘contrainte budgétaire molle’ », souligne Jean-François Brocard. Si de nombreux clubs se moquent éperdument d’atteindre l’équilibre financier, c’est parce qu’ils bénéficient des largesses « de milliardaires qui s’en fichent un peu, parce qu’ils savent, comme en Espagne pendant longtemps, qu’on ne leur demandera pas de régler certaines créances, parce qu’ils se disent que les actionnaires finiront bien, d’une manière ou d’une autre, par remettre au pot, ou encore parce que les collectivités locales ne pourront pas se permettre de les laisser tomber », enchaîne l’économiste.

La capacité des clubs à dépenser sans compter, au mépris des règles élémentaires de bonne gestion, n’a fait que s’accentuer. La faute à des dizaines d’années de financiarisation et d’absence de régulation. « L’arrêt Bosman [qui, en 1995, a permis de déréglementer le marché du travail sportif, en interdisant les clauses d'indemnité de fin de transfert et les quotas de nationalité dans les clubs, NDLR] constitue un marqueur, argue Julien Pillot. Tout ce qui s’en est suivi n’est que la logique de près de 30 ans de doctrine libérale, de très forte financiarisation du foot et de dérégulation massive. A cet égard, la Super League est une forme d’aboutissement. » Pour se financer, de nombreux clubs ont choisi d’aller en Bourse. Les écuries anglaises ont été les premières à s’y lancer, à l’instar de Tottenham, en 1983. Puis une deuxième vague d’introductions est survenue dans les années 1990, avec les arrivées de Manchester United, Chelsea ou encore Arsenal. En parallèle, les clubs suscitent l’appétit des fonds d’investissements, généralement soucieux de dégager une plus-value à la revente après seulement quelques années aux manettes.

« Il faut regarder la couleur de l’argent »

Aujourd’hui, les investisseurs américains montrent, en particulier, un fort appétit pour ces « actifs ». A l’image de RedBird Capital Partners, qui possède des parts dans le Toulouse FC, et serait sur le point de rafler 10% du capital de Liverpool. Manchester United et Arsenal, eux, disposent déjà de propriétaires « made in USA » – lesquels contrôlent par ailleurs des franchises en NFL, la prestigieuse ligue fermée du foot américain… En Italie, c’est aussi le fonds activiste Elliott Management qui est propriétaire du Milan AC. Dans l’Hexagone, les Girondins de Bordeaux sont passés dès 2018 sous pavillon américain. Le club bordelais vit depuis un calvaire, sportivement et économiquement. L’affaire Mediapro et le coronavirus ont précipité sa dégringolade. Ce mercredi, son actionnaire, King Street, a affirmé qu’il ne souhaitait plus « soutenir [le club] et financer ses besoins actuels et futurs », le mettant de facto en péril.

La plupart de ces acteurs, qui n’ont d’yeux que pour l’augmentation des revenus à court terme, contribuent à entretenir la bulle du foot européen. Les grands clubs entraînent dans leur danse les plus petits, contraints eux aussi de réaliser des transferts de plus en plus chers, d’augmenter les salaires et les prix des abonnements, pour rester compétitif. Comment, dès lors, refroidir la machine et éviter qu’elle ne s’emballe ? Jusqu’à présent, les mesures prises par l’UEFA se sont avérées largement insuffisantes. Adoptée en 2010, la règle du fair-play financier, qui visait à limiter les dépenses des clubs, n’a pas empêché certains transferts d’atteindre des sommets. Des mesures visant à plafonner les salaires pourraient s’avérer efficaces. Mais pour vraiment changer la donne, Jean-François Brocard juge qu’il faut travailler « en aval »« Il faut réguler l’accès à l’actionnariat des clubs, il faut regarder la couleur de l’argent », argue-t-il.

En février dernier, il a précisé sa pensée dans une tribune au Monde, cosignée avec l’économiste Jérémie Bastien et le politiste Jean-Michel de Waele :

« Il s’agirait de veiller à une allocation plus équilibrée du capital entre les clubs, à partir d’un contrôle plus strict de l’origine des sommes y étant investies, défendent les auteurs. L’objectif serait de refuser les apports de fonds douteux ou reposant principalement sur de l’endettement, lesquels mettent à mal l’économie du football professionnel au-delà d’en renforcer la dualisation, tout en promouvant l’actionnariat domestique, par exemple via l’imposition d’un plancher de détention du capital par l’association support (à l’image de la règle du 50+1 appliquée aux clubs allemands) ou le développement maîtrisé de l’actionnariat populaire. »

Le football est-il capable d’une telle révolution ? Rien n’est moins sûr. Mais il ne serait, alors, guère surprenant de voir ressurgir le projet de Super League. Après la débâcle du début de semaine, Florentino Pérez a pris grand soin de ne pas l’enterrer définitivement, précisant qu’il était « en stand-by ». Rien ne dit, d’ailleurs, que les fans ne finiront pas un jour par l’adopter. Manchester United arrive toujours à remplir son stade. Et ce malgré la fronde des supporters qui, en 2005, ont tant critiqué le rachat du club par le magnat américain Malcom Glazer, allant jusqu’à créer un club concurrent. La Super League, qui vise à « sauver le football » aux dires de Florentino Pérez, pourraient pourtant l’entraîner dans une nouvelle course à l’échalote. Le dirigeant du Real Madrid a d’ailleurs indiqué qu’il misait sur cette manne pour attirer Kylian Mbappé et Erling Haaland, les nouvelles très chères stars du foot mondial. Sous ce prisme, la Super League apparaît comme une énième pierre sur un édifice de plus en plus bancal.

 

Foot business : le fric a tué la dramaturgie

Foot business : le fric a tué la dramaturgie

Alexis Abeille,Supporteur de l’Olympique de Marseille,Geoffroy Daignes,Supporteur du Racing Club de Lens estime dans une tribune au Monde que le fric a tué la dramaturgie

Tribune.

 

En apparence, les créateurs de la Super Ligue de football européen ont renoncé à leurs projets, mais dans les faits, la transgression est faite et ses motifs sont énoncés : moins suivi par les nouvelles générations, le football a besoin de renouveler son spectacle, alors que le Covid-19 a plongé dans le rouge l’ensemble des clubs européens.

Si le projet a volé en éclats en 48 heures, il est difficile de parler d’échec pour les clubs promoteurs de ce projet tant la logique de la réforme de la Ligue des champions proposée dans le même temps par l’Union des associations européennes de football (UEFA) reprend leurs volontés. Plus de matchs, davantage de droits de télévision et une participation à la compétition sécurisée pour des grands clubs vivant au-dessus de leurs moyens depuis des années. Curieuse démarche qui, face à une baisse de la demande, propose une hausse de l’offre.

Ce n’est donc pas une réforme, mais une opération de prédation des puissants d’un football spéculatif dont le modèle économique ne tient plus. Florentino Perez, le président du Real Madrid, l’admet lui-même, malgré lui : « S’il n’y a pas d’argent chez les grands, ils n’achètent pas de joueurs aux autres. C’est une pyramide. » Chacun appréciera au passage la définition du ruissellement donné par le roublard Perez : un système où les plus puissants s’accaparent la totalité des richesses pour décider ensuite auprès de qui ils distribuent les miettes, s’ils en ont l’envie et le besoin – avis aux amateurs.

Les supporteurs de football se sont réveillés après plusieurs jours d’un épisode tragicomique, où ils ont pu, sur tous les canaux, protester contre l’annonce de cette sorte de NBA [National Basketball Association] montée à l’envers, aux enjeux sportifs aussi mal définis que les enjeux financiers (400 millions d’euros annuels pour chaque club) étaient énormes. Alors, ont-ils vraiment réussi à renverser la donne ? Le doute est permis.

En réalité, le football fonctionne déjà selon un principe d’inégalité économique qui a quasiment rompu avec la dramaturgie de ce sport. Qu’il est loin, le temps où, dans un article publié dans Il Giorno, Pier Paolo Pasolini (1922-1975) considérait le football comme un système de signes, et donc un langage, où les passes seraient la prose et où les dribbles et les actions qui mènent à un but seraient la poésie.

« Depuis dix ans, les championnats nationaux sont trustés par une poignée de clubs et tout suspense a disparu. Pile je gagne, face tu perds »

Foot-Projet de Super Ligue : le triomphe de l’argent ?

Projet de Super Ligue : le triomphe de  l’argent ? 

Un papier du Monde souligne la tyrannie du fric dans le football. 

Pour augmenter leurs revenus, douze clubs de football européens veulent créer une compétition concurrente de la Ligue des champions, organisée par l’UEFA. Cette intention purement mercantile réduit les amateurs de football à de simples clients.

 

Editorial du « Monde ». En 1990, l’attaquant anglais Gary Lineker définissait ainsi le football : « Un jeu simple : vingt-deux joueurs se disputent un ballon pendant quatre-vingt-dix minutes, et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne. » La formule a vieilli et pourrait évoluer avec le projet de création d’une Super Ligue européenne qui menace de dynamiter l’organisation des compétitions sur le Vieux Continent. Le football se jouerait toujours à onze contre onze, mais avec l’argent, désormais, en éternel vainqueur.

 

Que la finance soit au cœur de ce sport n’est pas une nouveauté. Contrats mirifiques, droits de retransmission astronomiques… voilà bien longtemps que le ballon rond est une histoire de gros sous. Néanmoins, un palier est sur le point d’être franchi avec l’initiative annoncée, lundi 19 avril, par douze clubs très puissants. Leur but : faire sécession d’avec l’Union européenne des associations de football (UEFA), le « gouvernement » du football continental, en créant une compétition en lieu et place de la Ligue des champions, une compétition insuffisamment lucrative à leurs yeux.

A ce stade, trois clubs espagnols (Real Madrid, FC Barcelone, Atlético Madrid), six anglais (Manchester United, Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester City et Tottenham) et trois italiens (Juventus, Milan AC, Inter Milan) entendent devenir à la fois acteurs et organisateurs d’un spectacle censé générer davantage de revenus, que se partageront un plus petit nombre de bénéficiaires. Les Français et les Allemands manquent à l’appel, le Paris – Saint-Germain et le Bayern Munich ayant refusé de participer à la fronde.

Elite autodésignée

En restreignant encore davantage l’accès à l’élite continentale, la Super Ligue donnerait naissance à un entre-soi qui ferait perdre à la compétition l’un de ses attraits : la possibilité qu’un faible puisse se mesurer à un puissant. Elle signifierait la fin de la qualification au mérite, en excluant 99 % des clubs européens au profit d’une élite autodésignée sur le seul critère de l’argent. L’organisation pyramidale du football, qui garantit un certain degré de solidarité entre le sommet et la base, serait déstabilisée.

Dès lors, quel intérêt auraient les clubs d’une seconde zone qui ne dit pas son nom à continuer de financer un centre de formation, à recruter de nouveaux joueurs, à faire appel à des investisseurs pour les aider à rêver d’une ascension désormais impossible ?


Les promoteurs de ce barnum élitiste se sont visiblement inspirés des Etats-Unis. Ce n’est pas un hasard si quatre frondeurs (Manchester United, Arsenal, Liverpool et Milan AC) ont des propriétaires américains et si c’est une banque de Wall Street, JPMorgan, qui assurera le financement. Leur Super Ligue serait un calque des franchises de basket ou de football américain, des équipes richissimes qui s’affrontent sans risque de relégation. Contrairement au sport, le business déteste le suspense et l’imprévisibilité, et préfère les revenus récurrents.

Alors qu’une négociation demeure possible dans les mois à venir, un espoir subsiste, tant ce projet est contesté par certains joueurs, de nombreux clubs et bien des responsables politiques. Surtout, il est rejeté par une large majorité des supporteurs, y compris dans les clubs concernés, par exemple à Liverpool. En Angleterre comme partout, ceux qui vont au stade de génération en génération aiment ce sport pour sa part d’incertitude et de rêve. Ce projet, ils le savent mieux que personne, se fait au mépris du public, plus que jamais réduit au simple rôle de « client », et ne doit donc pas voir le jour.

La Super Ligue, foot : terminé pour l’instant du moins pour l’instant

La Super Ligue, foot : terminé pour l’instant du moins pour l’instant

 

 

Il est clair que ce sont surtout les clubs langues anglais et leurs supporters qui ont fait capoter ce projet de Super liguent du foot qui prévoyait une sorte de championnat européen pour une vingtaine de clubs les plus huppés et les plus prestigieux. La réplique des institutions officielles et des gouvernements contre ce projet a été forte puisqu’on a même envisagé l’exclusion de toute compétition des clubs impliqués dans ce projet de Super ligue.

 

Reste cependant que ce projet mis entre parenthèses renaîtra un jour ou l’autre. L’enjeu est sportif mais peut-être encore davantage financier. Depuis que les clubs appartiennent à peu près tous à des capitaux privés, les investisseurs veulent rentabiliser leurs activités. Pour cela ils acquièrent des joueurs à prix d’or pour des centaines de millions. Des joueurs ensuite payés 2à 3 millions par mois. Au total la masse salariale dépasse la totalité des autres dépenses. D’où l’impérieuse nécessité trouvait plus en plus de ressources financières pour faire face à cette dérive des dépenses.

 

Du coup l’union européenne du football entre parenthèses UE FA) a aussi promis une grande réforme pour moderniser et rendre plus attrayante la compétition actuelle qui concerne environ 70 clubs.

 

De toute manière quoiqu’on en dise le football de l’élite n’a rien à voir avec le football de base des nombreux petits clubs qui ne fonctionnent que grâce bénévolat. Le football de l’élite est engagé dans une spirale financière folle où tout est démesure. De plus en plus les grands clubs ne sont que des équipes de mercenaires et l’amour du maillot est bien relatif. Les présidents, les entraîneurs et les joueurs valsent au gré des humeurs, des résultats et des difficultés financières.

Les organisations internationales auraient intérêt à prendre en compte aussi le fait que les jeunes de 15 à 25 ans s’intéressent beaucoup moins au football que les autres générations en raison peut-être du caractère un peu insipide de nombre de rencontres où les joueurs passent davantage leur temps à passer le ballon en arrière qu’à le diriger vers le but adverse.

 

Super ligue de foot : un projet incontournable dès lorsque les clubs sont détenus par des capitaux privés

Super ligue de foot : un projet incontournable dès lorsque les clubs sont détenus par des capitaux privés

 

 

Il n’est pas certain que le projet de super ligue de foot aboutisse rapidement compte tenu des fortes oppositions des superstructures internationales de football mais aussi de certains pays. Reste que le foot, première activité sportive, suivie par les supporters du monde entier a changé de visage quand les capitaux privés ont mis la main sur les clubs. Beaucoup de ces clubs d’ailleurs sont maintenant cotés en bourse.

Dès lors  juridiquement il paraît impossible de s’opposer à la liberté dont disposent des acteurs du secteur privé d’organiser les activités. Certains objecteront qu’il s’agit surtout d’une affaire financière et c’est effectivement aussi le cas même si l’intérêt sportif est également présent.

Comment en effet maintenir le précis des grands clubs condamnés à recruter les meilleurs joueurs et à les payer entre 1 et 2 millions voire davantage par mois. La masse salariale des clubs en général dépasse même la moitié des dépenses globales. En outre, la crise sanitaire a opéré une ponction significative des ressources habituelles du football qu’il faut compenser.

Concernant la France qui semble pour l’instant ne semble pas favorable à cette perspective, elle ne pourra s’opposer longtemps à ce projet. En effet,  le foot national est souvent insipide quant à son niveau et n’est rehaussé que qu’à l’occasion de confrontation internationale soit des clubs soit de l’équipe de France.

Si ce projet devait voir le jour ,la France pourrait tout au mieux être présente dans la super ligue avec 2 clubs à savoir Paris et Lyon. Tous les autres sont loin d’être du niveau européen. De toute manière,  l’organisation du football européen devra sérieusement évoluer dans la mesure où il est démontré que les plus jeunes de 15 à 25 ans s’intéressent beaucoup moins que leurs aînés avec spectacle footballistique souvent trop soporifique.

 

Foot : bientôt une SUPER LEAGUE européenne

Foot : bientôt une SUPER LEAGUE européenne

Les instances officielles du football international condamnent avec fermeté cet accord d’une douzaine de grands clubs de foot internationaux de vouloir créer une Supercoupe européenne. Une sorte de super championnat qui pourrait hausser l’intérêt du spectacle et à l’occasion aussi s’assurer de ressources financières nouvelles.

 

En France les clubs français sont encore en retrait par rapport à cette proposition mais ne pourront pas se mettre à l’écart. Surtout en France où le championnat est devenu assez insipide compte tenu de la faiblesse du niveau moyen; seul deux ou trois clubs disposent des moyens nécessaires pour offrir un spectacle à la hauteur des attentes de spectateurs habitués par ailleurs à regarder les championnats anglais, espagnol, italien ou allemand.

 

Douze clubs européens ont décidé de s’organiser pour créer une Super League semi-fermée. Le Real Madrid, le Barça, l’Atlético de Madrid, l’Inter, l’AC Milan, la Juventus, Manchester City, Manchester United, Arsenal, Liverpool, Chelsea et Tottenham se sont entendus afin de lancer une nouvelle compétition, comme ils l’ont fait savoir ce dimanche soir. Trois clubs seront invités à les rejoindre, avec l’idée de débuter « aussitôt que possible ».

L’objectif? Engranger plus de revenus en faisant concurrence à la Ligue des champions et à la Ligue Europa. Aucun club français ni allemand ne fait partie de ce premier casting. Le PSG a pour l’instant refusé d’en faire partie, tout comme le Bayern Munich.

« Les clubs participant à cette Super League seront soumis à « un cadre de dépenses régulé ». En contrepartie, ils recevront « un versement en une fois de l’ordre de 3,5 milliards d’euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et compenser l’impact de la crise du Covid. »

Florentino Perez, le patron du Real, a été désigné comme le premier président de cette Super League. « Nous allons aider le football à tous les niveaux pour l’amener à occuper la place qu’il mérite, estime-t-il. Le football est le seul sport global et le seul à compter 4 milliards de fans et notre responsabilité, en tant que grands clubs, est de satisfaire les attentes des supporters. » Joel Glazer, co-président de Manchester United et vice-président de la Super League précise: « En réunissant les plus grands clubs et les plus grands joueurs du monde pour qu’ils s’affrontent tout au long de la saison, la Super League ouvre un nouveau chapitre du football européen, qui garantira une compétition et des stades de niveau mondial et un soutien financier accru pour la pyramide du football dans son ensemble. »

Aux côtés du Real Madrid se trouveraient donc onze autres clubs. Deux autres viendraient d’Espagne (FC Barcelone, Atlético de Madrid), six d’Angleterre (Arsenal, Chelsea, Liverpool, Manchester United, Manchester City, Tottenham) et trois d’Italie (AC Milan, Inter Milan et Juventus de Turin). Côté Real et Barcelone, un vote devrait être organisé auprès des socios pour obtenir l’accord d’une participation à cette compétition. Aucun club ne provient donc ni d’Allemagne, ni de France. Le Bayern Munich, le Borussia Dortmund et le Paris Saint-Germain semblent vouloir rester pour le moment en retrait, alors que huit autres places seront à pourvoir. 

Foot-Qatar 2022, : pas de boycott mais….

Foot-Qatar 2022, : pas de boycott mais….

Plusieurs députés expriment dans l’opinion les conditions à réunir pour la coupe du monde au Qatar 2022

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Tribune

 

Nous le savons tous : le monde arabe n’est pas un long fleuve tranquille où la démocratisation va de soi. C’est un processus complexe qui se fait par étapes et qui prend du temps. Parfois même, c’est un processus qui recule. Mais la coupe du monde 2022 aura lieu pour la première fois de l’histoire au Moyen-Orient dans un pays musulman : il faut le saluer car c’est un progrès, y compris et surtout pour ceux qui l’organisent.

En vingt ans, Doha est devenu l’incontournable organisateur des plus grands évènements sportifs et culturels du monde et vise à terme les JO. Et en l’espace de ces deux décennies, sous le regard et le poids des pays occidentaux qui lui demandent des comptes, le Qatar s’est engagé sur la voie des droits de l’homme.

Cette année encore a été marquée par l’organisation des premières élections législatives de l’histoire du pays, mais aussi par l’élaboration d’une législation du travail qui n’existe nulle part dans toute la région du Golfe. Cela prend du temps, c’est normal, et pour cela, il a fait appel aux institutions internationales.

Abandon de la « kafala »​. La préparation de la Coupe du Monde a nécessité l’appel à une main-d’œuvre immigrée spécialisée depuis dix ans. Ce sont des chantiers phénoménaux et l’échéance de l’évènement a poussé le pays à un respect strict des délais de réalisation des infrastructures. Malgré cela, avec l’appui de l’Organisation internationale du travail, qui a désormais un bureau à Doha, et travaille avec le gouvernement, des réformes ont été entreprises : abandon de la « kafala », ce fameux système de parrainage du travailleur digne d’autres âges, mise en place d’une protection du travailleur, services d’aide et de soutien économique en temps de pandémie.

C’est un début. Globalement, sur la dernière décennie, le taux de mortalité a baissé, grâce à des programmes de santé en développement permanent et une nette amélioration des conditions de travail. Une législation punit désormais les patrons qui enfreignent ces règles. Un salaire minimum vient de se mettre en place et les conditions de travail sont désormais conditionnées aux températures extérieures qui montent très vite au Qatar. L’Etat veille désormais à sanctionner tout abus de la part des employeurs. Qui d’autre le fait dans le Golfe où la kafala court toujours et les atteintes évidentes aux droits des travailleurs sont passées sous silence, Arabie Saoudite et Emirats en tête, dans leurs divers chantiers ?

Plutôt que de boycotter, ou d’appeler au boycott, il vaut mieux avec l’appui des ONG et des organisations internationales continuer à le soutenir dans ce sens quand des efforts sont faits

Pendant la pandémie, Doha s’est engagé à hauteur de 825 millions de dollars à couvrir les salaires et la prise en charge de ses ouvriers pendant tout le temps de l’épidémie. Même ceux qui étaient en arrêt et en quarantaine pour cause de contamination étaient payés. Une application vient également d’être lancée en de multiples langues pour permettre au travailleur local, en fonction de sa langue natale, de connaître ses nouveaux droits et de ses devoirs. A charge aux entreprises étrangères qui sont maîtres d’ouvrage sur place, de faire respecter la législation. C’est aussi la mission de l’OIT sur place.

A l’occasion de la Coupe du Monde, et pour que le succès soit total, d’un point de vue sportif, politique, culturel, et d’image, le Qatar n’aurait aucun intérêt à s’enfermer dans le passé et dans un fonctionnement rétrograde. Il agit étape par étape dans le sens de la modernisation et donc de l’Histoire et veut poursuivre cette modernisation.

Mais plutôt que de boycotter, ou d’appeler au boycott, il vaut mieux avec l’appui des ONG et des organisations internationales continuer à le soutenir dans ce sens quand des efforts sont faits. Et les équipes nationales qui protestent actuellement devraient probablement se concentrer sur les pays hôtes d’un événement qui ne coopèrent pas avec les institutions internationales comme le fait Doha.

La Coupe du Monde peut être l’outil de coopération qui amènera le pays à atteindre les standards internationaux de transparence et de dignité. Oui, la Coupe du Monde peut réussir cette révolution. C’est ce vers quoi nous devons, collectivement, tendre.

Pascal Brindeau, député du Loir-et-Cher, Julien Borowczyk, député de la Loire, Jérôme Lambert, député de Charente, Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l’étranger, Michel Zumkeller, député du Territoire de Belfort, Marie-France Lorho, député de Vaucluse, M’jid El Guerrab, député de la 9e circonscription des Français de l’étranger.

L’équipe de foot de Châteauroux rachetée par l’Arabie Saoudite !

L’équipe de foot de Châteauroux rachetée par l’Arabie Saoudite !

 

Châteauroux et sa région ne figurent pas au hit-parade des zones en plein développement. Globalement ce serait plutôt l’inverse avec des phénomènes de désertification surtout dans les zones davantage rurales. On avait déjà signalé que les Chinois rachetaient  en masse des terres agricoles. Maintenant c’est un prince saoudien qui rachète l’équipe de foot.

Pourquoi pas , estiment  certains puisque le PSG lui-même appartient aussi au Qatar.

Progressivement devant leur gestion catastrophique, les clubs français sont contraints de se vendre à n’importe quels capitaux étrangers, des Russes, des Arabes, des fonds activistes internationaux douteux.

En cause évidemment des salaires démentiels même si les joueurs de Châteauroux gagnent 20 fois moins que les vedettes du PSG. Reste que la masse salariale représente au moins la moitié du budget des clubs. Une situation impossible à supporter surtout lorsque les clubs sont maintenant privés de la recette des spectateurs.

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