Archive mensuelle de mars 2014

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Presse étrangère : le pire scénario pour Hollande

Presse étrangère : le pire scénario pour Hollande

Désaveu des politique, débâcle de la gauche, une France paralysée, un constat sévère mais lucide de la part de la presse étrangère.  Les mots changent, mais l’analyse est à peu près partout la même dans la presse étrangère après la claque subie par le Parti socialiste lors des élections municipales. François Hollande et le gouvernement ont subi « un revers électoral » (Bild Zeitung – Allemagne), « une sévère punition » (Corriere della Sera – Italie), une « déroute historique » (El Pais – Espagne), une « défaite » (La Tribune de Genève – Suisse). Et le pendant de cette défaite, expliquent de nombreux quotidiens, c’est la victoire de l’UMP qui gagne « au moins 140 villes » et du FN qui « obtient onze villes » (Guardian – Grande-Bretagne). Il y a un « tsunami Front national », détaille La Stampa (Italie). Ce second tour des élections municipales occupe donc une large place ce lundi matin sur les sites Internet des différents quotidiens. Et tous ou presque se posent – une fois le constat de la défaite posé – la question des solutions qui restent à François Hollande. Pour le Frankfurter Allgemeine Zeitung (Allemagne) les résultats de dimanche constituent le pire des scénarios pour le chef de l’État français « à l’autorité affaiblie ». « Il va devoir jouer la dernière carte  qu’il a : changer de gouvernement », détaille le FAZ. Un remaniement, c’est ce que voit aussi le Corriere della Sera qui indique que l’on assistera probablement « au retour de Ségolène Royal ». Mais de nombreux journaux s’intéressent aussi à une femme, Anne Hidalgo, qui a remporté le scrutin dans la capitale française, « la première femme à devenir maire de Paris » écrit ainsi le Guardian à sa Une. El Pais, de son côté consacre un long portrait à la candidate PS. « La socialiste Anne Hidalgo, ayant la double nationalité française et espagnole, devient la première maire de Paris de l’histoire. » Enfin, plusieurs quotidiens notent aussi le fort taux d’abstention lors de ce scrutin. Un « taux record » explique Le Soir (Belgique). Il démontre la fracture entre les Français et leurs politiques détaille le FAZ qui lance, un brin fataliste : « Depuis longtemps, les Français s’adonnent à l’auto contrition, ont peur de l’avenir et méprisent leurs politiciens. »

 

France : pas de vraie reprise de la croissance et de l’emploi

France : pas de vraie reprise de la croissance et de l’emploi  

Rien n’indique une vraie reprise, ni le climat général dans les entreprises ou chez les ménages. L’investissement ne redémarre pas vraiment et la demande se tasse à l’étranger. Oui, si l’on en croit le dernier indice PMI Markit des directeurs d’achat, qui indique après plusieurs mois maussades un rebond à son plus haut niveau depuis 31 mois en mars. Reste que cet indicateur n’a pas été très fiable ces derniers mois. Une faiblesse qui s’explique en partie par la taille étroite de l’échantillon interrogé: 700 entreprises, contre plus de 8.000 pour l’Insee. Que disent, alors, les baromètres de l’Institut national de la statistique? A peu près tous la même chose: il y a bien eu une accélération de la marche des affaires à l’automne 2013 et jusqu’en janvier, mais cette accélération marque le pas depuis.  Dans le bâtiment, le climat des affaires reste proche des très bas niveaux atteints mi-2009, au cœur de la récession. Il faut remonter à la récession de 1993 et à la rechute de 1996 pour retrouver des niveaux d’activité encore plus bas. Dans le commerce de gros, les intentions de commandes des professionnels reculent et aucune amélioration ne se dessine sur le front des embauches. Chez les détaillants également, les prévisions de ventes sont nettement retombées depuis le début de l’année. Dans les services, les chefs d’entreprise restent pessimistes pour les prochains mois. Dans l’industrie manufacturière, enfin, la production, les carnets de commandes globaux, et les stocks stagnent. Et si les patrons sont un peu moins pessimistes que dans les autres secteurs pour les prochains mois, c’est exclusivement grâce au surcroît de demande venu de l’étranger. S’il y a reprise, elle est donc davantage en train de s’affaiblir que de se renforcer. Et il est difficile de croire à une nouvelle accélération compte tenu du nombre de freins qui restent serrés.  L’investissement ? Les capacités de production tournent encore à un rythme très inférieur à la moyenne de longue période dans l’industrie, la situation financière des entreprises n’a jamais été aussi dégradée depuis 30 ans (les marges ont fondu d’un tiers) et les conditions de financement, notamment auprès des banques, restent restrictives. Les exportations? La demande de nos grands partenaires faiblit, les exportateurs français perdent des parts de marché (nos ventes progressent moins vite que la demande de nos partenaires) et l’euro a dépassé largement le niveau qui les pénalise, soit 1,25 dollar traditionnellement) Quand aux ménages, ils se sont montrés légèrement plus confiants en mars, notamment sur leur situation financière future. Mais pour une seule raison que le Social Ecorama de BFM Business (le baromètre qui mesure le climat des affaires à partir de l’humeur des réseaux sociaux) met bien en évidence: le recul de l’inflation qui améliore le pouvoir d’achat. Car pour le reste, notamment l’emploi et le poids des impôts, les Français restent très pessimistes.

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Croissance atone, chômage de masse, risques de déflation, surévaluation de l’euro et pourtant la BCE va décider de ne rien décider ou pas grand-chose. Sûrement des promesses mas en fait le statu quo. Alors on verra sans doute après les européennes. Encore des mois de perdus ! « L’impression générale que donnent les commentaires des responsables de la BCE est qu’ils ne croient pas que la situation nécessite une action à ce stade », écrit-il dans une note.  Jonathan Loynes, de Capital Economics, juge également qu’ »il semble plus probable que la BCE veuille garder les munitions qu’il lui reste » pour plus tard, dans un contexte où la situation économique s’améliore comme elle le prévoyait.  Les prix ont baissé en Espagne en mars, pour la première fois depuis 2009, tandis que l’inflation a encore ralenti en Allemagne à 1%. Une première estimation pour la zone euro est attendue lundi alors qu’en février, la hausse des prix n’a été que de 0,7%, loin de l’objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%.  Pour autant, « ce n’est pas la déflation qui arrive », estiment les économistes d’UBS qui s’attendent, comme la BCE, à ce que la croissance des prix se rapproche progressivement de la cible visée d’ici fin 2016.  Cette semaine, les membres de la BCE ont toutefois légèrement adouci leur discours, laissant entrevoir que l’institution monétaire pourrait en faire plus pour contrer tout risque d’apparition d’une baisse générale des prix néfaste pour l’activité économique.   »Il y a un risque de déflation » en zone euro et même s’ »il n’est pas élevé », la BCE « doit prendre des mesures pour anticiper cette possibilité, avec une politique monétaire encore plus accommodante », a déclaré Luis Maria Linde, gouverneur de la Banque d’Espagne et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.  Son homologue slovaque Josef Makuch a aussi expliqué que « plusieurs responsables (de la BCE) sont prêts à adopter des mesures non conventionnelles pour éviter de glisser dans un environnement déflationniste ».  Quant au président de la BCE, Mario Draghi, il a réaffirmé que la BCE ferait « ce qui est nécessaire pour maintenir la stabilité des prix » et se tenait « prête à prendre des mesures supplémentaires » si l’inflation ne remontait pas.  Il persiste toutefois à juger le risque de déflation « limité » tandis que le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann l’a considéré lui « très limité », estimant que « le cours actuel des choses ne nécessite pas de changement de politique monétaire ».  Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, est déjà à son niveau le plus faible historiquement, 0,25%, tandis que l’institution alimente les banques en liquidités illimitées et très bon marché dans l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et soutiennent ainsi la croissance.  Les analystes d’UBS n’attendent en conséquence ni baisse de taux, ni rachats d’actifs ou injection de liquidités supplémentaires pour l’heure.  Pour Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit, la question est désormais de savoir si la BCE va s’exprimer davantage sur le niveau élevé de l’euro, qui risque de pénaliser les exportations et de peser sur les prix.  Après une offensive mi-mars qui avait contribué à contenir la flambée de la monnaie unique, M. Draghi a répété mardi qu’il ne s’agissait « pas d’un objectif » de la politique monétaire de la BCE mais qu’ »il est très important pour la stabilité des prix et pour la croissance ».

 

Municipales : 155 villes perdues d’après Valls qui se place pour Matignon

Municipales : 155 villes perdues d’après Vals qui se place pour Matignon

Valls qui lorgne sur Matignon n’a pas été tendre pour la gauche (et sans doute auusi vis-à-vis de Hollande et Ayrault). Il ne s’est pas contenté d’annoncer les résultats  mais a planté le décor de l’action du futur gouvernement : emploi, justice sociale, pouvoir d’achat. Une sorte désaveu des réformes de sociétés chères à Hollande et Taubira.  Evoquant une « défaite pour la gauche et le gouvernement », Manuel Valls a détaillé les pertes de son camp: 10 villes de plus de 100.000 habitants, 40 villes de 30 à 100.000 habitants et 105 villes de 9 à 30.000 habitants.  A l’inverse, le FN dirigera « quatorze ou quinze communes » de plus de 9.000 habitants à l’issue des élections municipales, a-t-il ajouté.  Le ministre n’a pas détaillé les villes gagnées par le parti d’extrême droite, qui a ravi Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dès le premier tour. Dimanche, il l’a emporté notamment à Béziers (Hérault), Fréjus (Var) et Villers-Cotterêts (Aisne).  A l’échelle nationale, la droite remporte 45,91% des suffrages, la gauche 40,57%, l’extrême droite 6,84% et les candidats sans étiquette 6,62%, selon les chiffres de la place Beauvau.  La participation est pour sa part tombée à 63,70% contre 65,22% en 2008, un chiffre « historiquement bas », a relevé le ministre.   »Il faut voir les choses en face, les électeurs français qui n’ont pas voté ont exprimé une défiance à l’égard de l’action publique », a-t-il commenté. Cette abstention est pour lui « une question posée à tous les républicains ».  Selon lui, les « électeurs ont exprimé une attente vive, du découragement mais aussi de la colère. »   »Ce soir, les Français ont dit leurs attentes de résultats en matière d’emploi et de pouvoir d’achat, a-t-il poursuivi. Ils ont énoncé une demande accrue de protection, de sécurité, de justice et de justice sociale. »

 

Après le coup pied au cul, Hollande doit tout remanier pour la presse

Après le coup pied au cul, Hollande doit tout remanier pour la presse

Claque, Défaite, débâcle, punition autant de termes utilisés par la presse pour qualifier la gifle à Hollande. En faiat un vrai coup de pied au cul ! Du coup pour cette presse c’est à peu près tout qui doit être remis en cause « Le premier tour avait été cruel pour François Hollande, le second est assassin. Amplifiée par une abstention galopante, la débâcle rose est quasi générale », commente Alexis Brézet dans Le Figaro.   »Après la gifle du 23 mars, la dérouillée du 30″, résume Sud-Ouest sous la plume de Bruno Dive, qui demande : « Et maintenant, quelles suites politiques à ces élections ouragan ? »  Après l’analyse du scrutin, les éditorialistes se projettent dans l’après-municipales autour de la question centrale du remaniement.   »Un remaniement ne devrait pas tarder, et l’on voit mal comment après une telle défaite Jean-Marc Ayrault pourrait rester à Matignon », assure Bruno Dive.   »L’ampleur de la claque condamne en effet un Jean-Marc Ayrault exténué », confirme Jacques Camus (La Montagne/Centre France).  Plus circonspect, Fabrice Rousselot, dans Libération, dégage « une seule certitude » du scrutin de dimanche : « la nouvelle équipe gouvernementale aura besoin de se montrer plus efficace et plus concrète dans son action, loin des couacs avec l’Elysée auxquels nous avons été habitués ».  Mais « un remaniement suffira-t-il à signifier le changement?? Sûrement pas », répond Dominique Quinio dans La Croix, ajoutant que « le devoir qui s’impose au gouvernement ? ce sur quoi Hollande sera au bout du compte jugé ?, c’est la lutte contre le chômage et les pauvretés ».   »Ce ne sont donc pas de simples jeux de chaises ministérielles qui restaureront une confiance s’étiolant depuis des lustres », fait valoir Marc Dejean de Presse Océan.  En effet, « plus que les hommes, c’est le projet qui est remis en cause. Un projet qu’il ne suffira pas de mieux expliquer », avertit Michel Urvoy dans Ouest France.  Même analyse dans L’Humanité, où Patrick Apel-Muller juge que « remanier aujourd’hui pour ne rien changer sera interprété comme un mépris. D’autres claques suivraient alors celle enregistrée aux municipales ». Pour l’éditorialiste communiste, « il est urgent de refouler le social-libéralisme ».  Les appels au « gauchissement de la ligne gouvernementale » laissent de marbre l’éditorialiste du quotidien économique Les Echos. « Ce serait commettre une lourde erreur car ce qui a manqué depuis deux ans, ce n’est pas plus de gauche, c’est plus de clarté », considère Nicolas Barré.   »Alors, changer d’hommes ou changer de cap ? Les Français ont sanctionné pêle-mêle une politique et une équipe », résume Matthieu Croissandeau dans Le Parisien/Aujourd’hui en France.  Même si la plus grande incertitude entoure les intentions du chef de l’Etat, « ce message fort des Français doit être entendu sur le champ par le président lui-même », insiste Marcel Clairet dans La Presse de la Manche.  Le Journal de la Haute-Marne et Patrice Chabanet confirment que « François Hollande qui n’a pas vraiment la réputation de trancher dans le vif doit s’y résoudre rapidement ».  Pour Matthieu Croissandeau (Le Parisien), « Hollande va devoir changer, oui, en commençant par lui-même. Et changer pour de bon ! »

Lundi, remaniement gadget pour masquer les municipales

Lundi,  remaniement gadget pour masquer les municipales

Sans doute un remaniement gadget dés lundi pour vite faire oublier le désaveu des municipales. Pas un vrai remaniement mais une sorte de jeu de chaises musicales avec dosage, compromis et flou, bref un remaniement à la sauce Hollandaise. De toute manière pas question de changer de politique ; il faudra d’après le PS juste un petit poil de justice sociale. Une sorte de vernis pour emballer des orientations qui mène pourtant dans le mur. Les leçons de ce scrutin catastrophique devraient donc être vite tirées par le chef de l’Etat. Il exclut cependant tout changement de cap économique et social, exigé par une partie de la gauche.  Son entourage a admis durant l’entre-deux tours qu’il y avait « des corrections à apporter  » et qu’il fallait « être plus efficaces, plus rapides et mieux organisés ».  A une semaine de la reprise des travaux parlementaires, M. Hollande devrait, dans ces conditions, remanier assez vite pour tourner la page de ces municipales et mettre sur les rails les réformes promises depuis le début de l’année. Le remaniement pourrait intervenir dès lundi, mardi étant le 1er avril et l’agenda gouvernemental s’annonçant chargé à partir de mercredi.  Lundi, le président de la République recevra à 10H00 Manuel Valls, le populaire ministre de l’Intérieur qui pourrait être nommé Premier ministre. Il déjeunera ensuite à 13H00 avec Jean-Marc Ayrault, selon l’agenda communiqué par l’Elysée. MM. Ayrault et Valls, plus que jamais rivaux pour Matignon, se verront eux en tête-à-tête à 08H30, comme tous les lundis.  Jean-Marc Ayrault, dont une écrasante majorité de Français souhaite le départ de Matignon, est plus que jamais sur la sellette.  Sonné après le premier tour, il est désormais décidé à vendre chèrement sa peau. Il veut rester au moins jusqu’aux régionales de mars 2015, avant que François Hollande choisisse un Premier ministre pour préparer l’échéance présidentielle de 2017.  Dimanche en fin de journée, M. Ayrault a multiplié les rendez-vous à Matignon avec des ministres, dont Najat Vallaud-Belkacem (porte-parole du gouvernement), Pierre Moscovici (Economie) ou Benoît Hamon (Economie solidaire). Une manière d’essayer de montrer qu’il n’est pas sur le départ et prépare un gouvernement Ayrault 3.  Il a attendu 22H00, quand TF1 et France 2 avaient achevé leur soirée électorale, pour s’exprimer et dire qu’il prenait « toute sa part » dans cet échec électoral.  Pour réussir, « nous avons besoin d’une équipe gouvernementale efficace et soudée et d’une majorité rassemblée » avec l’ensemble de ses composantes, a-t-il détaillé. « Déterminé, passionné », il n’a pas semblé démissionnaire.  Ses meilleurs arguments sont ses rapports de confiance avec le chef de l’Etat, le soutien des partenaires écologistes et sa capacité à encaisser les coups.  M. Ayrault participe aussi en première ligne à l’élaboration du pacte de responsabilité, une baisse du coût du travail liée à des économies ambitieuses qui sera présentée dans les toutes prochaines semaines. M. Hollande, qui a échoué à inverser la courbe du chômage à la fin de l’année dernière, mise beaucoup sur ce pacte, considéré comme un tournant du quinquennat.  Plusieurs poids lourds de la majorité militent cependant pour le remplacement de celui qui bat des records d’impopularité par Manuel Valls, ou Laurent Fabius, pour son expérience, tous deux appréciés des Français et jugés plus solides.  Dimanche soir sur les plateaux télévisés, les membres du gouvernement n’ont pas voulu insulter l’avenir et se sont bien gardés d’évoquer ce remaniement, qui est une prérogative du chef de l’Etat.  Pierre Moscovici s’est contenté de l’élément de langage relayé par tous ses collègues: le gouvernement ne « restera pas sourd » au message des électeurs.   »Le vrai sujet, c’est la politique du gouvernement », a botté en touche la ministre écologiste, Cécile Duflot. « A cet instant, il n’y a pas de remaniement. La question n’étant pas posée, je n’y réponds pas », a esquivé celle qui ne cache pas ses désaccords politiques avec M. Valls.  Ségolène Royal, donnée entrante dans un futur gouvernement, a appelé à « parler un peu moins du remaniement et un peu plus de ce que les Français attendent, c’est-à-dire l’amélioration de la vie quotidienne ». Elle a cependant fait des offres de services en vantant son « énergie pour (son) pays ».

 

Déficit public dérive en 2013

Déficit public dérive en  2013

Près de 2000 milliards de dette, 50 milliards d’intérêts à rembourser par an (50 milliards qu’il faut emprunter !) et pourtant le budget continue de dériver en 2013 (comme sans doute en 2014). Le déficit public de la France s’est élevé à 4,3% du produit intérieur brut en 2013, soit plus que l’objectif de 4,1% prévu par le gouvernement, selon les premiers résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés lundi par l’Insee. La dette publique a atteint de son côté 1.925,3 milliards d’euros fin 2013, soit l’équivalent de 93,5% du PIB, s’inscrivant légèrement au-dessus de la marque de 93,4% retenue dans la trajectoire des finances publiques pour l’an passé.  Par comparaison, le déficit, qui agrège les soldes des comptes de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de sécurité sociale, représentait 4,9% de la richesse nationale fin 2012 et la dette publique 90,6% de celle-ci.

 

Municipales- Paris: l’arbre qui cache la forêt

Municipales- Paris:  l’arbre qui cache la forêt

 

 Malgré l’élection d’Anne Hidalgo à Paris, « l’arbre » symbolique censé masquer une forêt d’échecs, la gauche n’aura pas réussi à mobiliser son électorat dans l’entre-deux-tours, signe d’un désaveu tenace envers François Hollande et sa politique. L’abstention, qui avait déjà atteint un taux sans précédent au premier tour (36,45%), s’établit, record historique, à quelque 38%. Les déçus du « hollandisme » ont, pour une bonne part, soit grossi les rangs des abstentionnistes soit reporté leurs voix vers les listes du FN, qui réussit le pari de l’implantation locale sans toutefois déclencher une vague « bleu marine ».  Le chef de l’Etat, qui s’était engagé à tirer les enseignements de « l’avertissement » des Français, va s’exécuter « dans l’intérêt de la France », a assuré Jean-Marc Ayrault. Le Premier ministre, face à « un moment de vérité », a dit prendre « tout sa part » de la défaite alors qu’un remaniement gouvernemental se précise.   »Nous entendons, nous entendrons le message des électeurs », avait auparavant affirmé sur TF1 la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui a confirmé un prochain geste fiscal pour les ménages les plus modestes. « Il y a des Français qui souffrent » et « il nous faut renouer le dialogue sur un certain nombre de points de notre politique », a-t-elle concédé. L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a réclamé « un très fort changement » face à « un avertissement très sévère ». Les écologistes, qui ont pris la ville de Grenoble au PS, ont de nouveau mis en garde le gouvernement par la voix de leur secrétaire nationale Emmanuelle Cosse : « Nous avions bien dit que des choses n’allaient pas. Il faut rediscuter les 50 milliards d’économies » sur les dépenses publiques. La droite, qui avait limité ses ambitions à renverser le rapport de forces avec la gauche dans les quelque 1.100 communes de plus de 9.000 habitants, réussit au-delà de ses pronostics. Jusqu’ici majoritaire à 55% dans cette catégorie, la gauche tombe à 38%, selon l’Ifop. Toulouse, Saint-Etienne, Angers, Reims, Quimper, Tourcoing, Limoges, Nevers, Dunkerque, Belfort, Angoulême, Caen, Périgueux, Amiens ou encore Laval sont tombées comme autant de symboles. Elle conserve Marseille, deuxième ville de France. La gauche résiste à Lyon, Lille, Strasbourg, Nantes, Rennes, Metz, Brest, Lens, et conquiert Avignon, Douai, Lourdes. « Il s’agit vraiment des conditions d’une vague bleue », a dit Jean-François Copé. « C’est une très grande sanction pour la gauche ».

 

Municipales : gauche 41%, droite 46%, FN 7%

Municipales : gauche 41%, droite 46%, FN 7%

Désaveu encore plus important pour Hollande qui prend une véritable claque. Selon des résultats provisoires communiqués par le ministère de l’Intérieur, au moins 155 villes de 9.000 à 100.000 habitants ont basculé de gauche à droite, « une vague bleue » revendiquée par Jean-François Copé, président de l’UMP, qu’il considère désormais comme « le premier parti de France ». Les listes de droite recueillent 45,91% des voix au niveau national, les listes de gauche 40,57%, le Front national-Rassemblement Bleu Marine 6,84%, a annoncé Manuel Valls. « Il s’agit bien d’une défaite (…) pour la gauche et le gouvernement », a dit le ministre de l’Intérieur. Manuel Valls a fait état de « 14 ou 15 communes de plus de 9.000 habitants » conquises par l’extrême droite, en y englobant celles qui sont au moins de maires qui ont rompu avec le FN. Après Hénin-Beaumont au premier tour, Béziers (Hérault), Fréjus, Cogolin et Le Luc (Var), Beaucaire (Gard), Le Pontet et Camaret-sur-Aigues (Vaucluse), Villers-Cotterêt (Aisne), Hayange (Moselle) Mantes-La-Ville (Yvelines) passent sous pavillon FN, soit 11 villes.   »Le FN réussit le meilleur score de toute son histoire à une élection locale », s’est réjoui le vice-président du FN, Florian Philippot, qui a été néanmoins battu à Forbach (Moselle), tout comme le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, à Perpignan.   »Il faut désormais compter avec une troisième force politique dans notre pays », a dit Marine Le Pen, qui demande à François Hollande d’ »enterrer » le pacte de responsabilité, clé de voûte de sa politique de redressement. « Le vote FN-RBM est maintenant un vote d’adhésion », a-t-elle souligné, précisant que le parti revendiquait « plus de 1.200 conseillers municipaux ».

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

 

Pas seulement que des mots comme en France mais  un réexamen de la stratégie énergétique de l’Allemagne afin de réduire sa dépendance envers le gaz russe à la suite de la crise ukrainienne suscite des tensions au sein de la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière Angela Merkel. Plusieurs responsables du Parti social-démocrate (SPD), qui appartient à la « grande coalition » avec les conservateurs de Merkel, s’interrogent sur le bien-fondé d’une réorientation de la politique énergétique allemande. Berlin importe environ 35% de son gaz de Russie. La question sera certainement débattue mardi quand la chancelière rencontrera les dirigeants des seize Länder pour parler de la réforme des subventions sur les énergies vertes. Hannelore Kraft, ministre-présidente du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, fortement industriel, a exigé des explications de Merkel. « La chancelière doit nous dire exactement ce qu’elle veut », a-t-elle dit au Welt am Sonntag. L’Allemagne s’est tournée ces dernières années vers les énergies renouvelables, un programme ambitieux qui prévoit notamment la fermeture de la filière nucléaire et une réduction de l’exploitation des énergies fossiles. Pour le ministre SPD de l’Economie et de l’Energie, Sigmar Gabriel, appuyé par les experts, il n’y a pourtant guère d’alternative au gaz russe et, malgré les tensions actuelles, il est peu probable que Moscou suspende ses exportations. Un avis partagé par le patron de Deutsche Post DHL, Frank Appel. Autre signe de la volonté allemande de ne pas rompre ses liens énergétiques avec la Russie, Der Spiegel rapporte que le gouvernement Merkel a décidé de ne pas s’opposer à deux accords bilatéraux largement critiqués dans les médias, l’un concernant DEA, filiale pétrolière et gazière de RWE, l’autre Wintershall, filiale de BASF. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, pourtant, des voix s’élèvent pour réclamer une diversification des sources d’énergie. On rappelle les deux « guerres du gaz » de 2006 et 2009, quand l’approvisionnement de l’Europe avait été perturbé en raison des tensions russo-ukrainiennes. « A l’avenir, il faut que nous puissions obtenir du gaz d’autres pays que la Russie », a souligné Ilse Aigner, ministre bavaroise de l’Energie. Experts et responsables politiques évoquent les réserves du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord – Algérie, Libye, Qatar, notamment. La Norvège est également citée. Le gaz de schiste est aussi une option mais l’idée est vivement combattue par les écologistes.

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

Actu-Economie, politique, société: infos les plus lues

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Municipales : un remaniement du gouvernement pour quoi faire ?

Municipales : un remaniement du gouvernement pour quoi faire ?

 

Pour effacer la raclée aux municipales, Hollande va très rapidement changer le gouvernement. Une vieille recette pour modifier l’agenda médiatique. Pendant qu’on parlera des nouveaux ministres, des promesses, on focalisera moins sur la déroute du PS. De quoi occuper les médias jusqu’en mai où la défaite risque cependant d’être encore plus sévère. Pourquoi ? Simplement parce rien ne changera sur le fond de la politique. Juste une petite sucrerie fiscale pour les moins favorisés, un pacte de responsabilité très flou aux conséquences douteuses et un chômage qui va continuer de croitre faute de croissance. En fait ce sera un remaniement mais avec les mêmes apparatchiks qui n’ont rien compris au changement de monde, à la crise, aux réalités socio-économiques. Il n’y a de leur part pas l’ombre d’une analyse de la crise de la France, de l’Europe et de l’environnement international en général. Du coup,  les reformes structurelles sont des gadgets pas du tout à la hauteur des enjeux. Des enjeux aux dimensions économiques, sociaux, environnementaux et géopolitiques qui s’ interpénètrent. La France est étouffée par une démocratie monarchique confisquée par les oligarques coupés du réel. Elle est paralysée par une bureaucratie étouffante qui tue la compétitivité, la croissance et l’emploi. Il faudrait d’abord réformer complètement l’Etat mais cette oligarchie est composée essentiellement de salariés de l’Etat qui ne veulent pas couper la branche sur laquelle ils sont assis et qui les soutient. Il faudra donc attendre après la raclée aux municipales le tsunami qui s’annonce dans toute l’Europe aux municipales et particulièrement en France . Cela pour faire comprendre que la politique européenne de l’euro fort, de l’austérité, et de la concurrence anarchique ne peut conduite l’UE qu’au déclin. Un nouveau gouvernement ne changera rien ; en outre il sera vite discrédité par les élections européennes de mai. Et pas question de changer encore de gouvernement. Chez Hollande tout est obsolète, l’analyse de la crise, la politique économique et sociale et même sa manière de gouverner avec ses consensus mous. Le pire de tous les maux c’est l’absence de confiance qui paralyse investisseurs, entrepreneurs et même les ménages. Le changement de gouvernement est un vieux truc éculé pour donner l’impression de changer quand on est discrédité. .

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

 

 

Sam Pitroda  est une star aux Etats-Unis et en Inde. Physicien de formation, entrepreneur en série, il a consacré sa vie aux télécommunications. Dans les années 1980, à la demande de Rajiv Gandhi, il a contribué à doter son pays d’un réseau digne de ce nom. L’homme aux 100 brevets a aussi inventé l’agenda électronique et le portefeuille virtuel. Depuis dix ans, il travaille auprès du Premier ministre Manmohan Singh pour faire de l’innovation le moteur de la croissance indienne. Toujours en quête de nouvelles visions, il a lancé avec Hubert Védrine un think tank d’une quinzaine de personnalités internationales, pour réfléchir aux modèles de développement futurs.

Ce monde est-il vraiment dépassé?

Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète. Prenez l’éducation. Voilà quinze ans, on a décidé qu’il fallait cinq années pour obtenir un master : cela n’a plus de sens. Il suffit de regarder les enfants d’aujourd’hui : j’ai une petite-fille de 3 ans en Californie, elle utilise Skype chaque jour, seule, pour m’appeler. Elle n’est pas spéciale, juste normale. Nous sous-estimons ces enfants : quand ils auront 6 ans et iront à l’école, à quoi servira leur professeur?   Leur cerveau n’est pas configuré comme le nôtre, car ils grandissent dans un écosystème différent. Il faut aussi sortir des catégories : je ne serai plus ingénieur toute ma vie, je pourrai être manager, politicien, artiste, inventeur! Les enfants d’aujourd’hui vivront cent quinze ans, et les générations suivantes, peut-être encore plus longtemps, du fait des avancées de la recherche en biotechnologies et nanotechnologies.   Autre exemple : pourquoi un médecin devrait-il se souvenir de chaque mot désignant la moindre partie du corps humain? Tout est disponible sur le Web! Il s’agit d’apprendre non plus à mémoriser cette masse d’informations, mais à l’utiliser au mieux. Les nouvelles technologies offrent des possibilités bien supérieures à la capacité d’adaptation des êtres humains. Nos leaders ne regardent pas le futur en face, car ils en ont peur. 

Ne sont-ils pas en train de prendre conscience de cette révolution technologique?

Je ne le crois pas. Pendant la crise financière, aux Etats-Unis, on a voulu protéger les banques plutôt que de les laisser disparaître. Mais le système bancaire actuel est condamné: demain, l’argent sera disponible sur votre smartphone, nous n’aurons plus besoin d’imprimer des billets, de les stocker et de les faire circuler physiquement. Dans l’éducation aussi, notre approche est dépassée. Finie l’époque où il suffisait de faire des études pour décrocher un emploi dans une grande entreprise, qui vous offrait protections et garanties tout au long de votre carrière. Aujourd’hui, vous devez la plupart du temps créer votre propre emploi, mais personne ne vous l’a appris ! Résultat : le chômage sévit partout. 

L’innovation technologique n’en est-elle pas parfois responsable, par exemple quand les robots remplacent les hommes?

Depuis quinze ans, la technologie nous a beaucoup apporté : elle a réduit la mortalité, accru la longévité, amélioré les communications, les transports. La qualité de vie n’a cessé de progresser. Et pourtant, ce n’est pas le cas du bien-être ressenti… Car la technologie n’est qu’un outil. En quinze ans, beaucoup de problèmes n’ont pas été résolus : la pauvreté, la faim, le terrorisme. La réponse est sans doute dans la formation des individus : comment préparer chacun à chercher en soi, et pas forcément à l’extérieur, la solution à ses problèmes.   En Inde, les gens se plaignent aujourd’hui de leur téléphone mobile, dont ils sont devenus esclaves ; voilà dix ans, ils n’avaient même pas de téléphone ! Il leur manque quelque chose, il nous manque tous quelque chose : avoir appris à travailler sur nous-mêmes. Nous nous sommes concentrés sur la fabrication de produits zéro défaut au lieu de nous concentrer sur les hommes. 

 

Comment renverser le cours des choses?

Il faut d’abord reconnaître que tout est en train de changer. Prenez les banques : nous n’avons pas besoin d’immenses sièges sociaux ; nous avons juste besoin de confiance. L’éducation : je n’ai plus besoin de professeur qui délivre du savoir, mais d’un mentor qui m’accompagne. Pour apprendre, seules trois choses sont indispensables : la motivation, le temps, les contenus. La santé : je n’ai pas besoin d’un médecin chaque fois que j’ai un rhume. La démocratisation de l’information redonne du pouvoir aux citoyens pour prendre leur destin en main. 

Elle ne garantit pas forcément la capacité d’innovation…

Il est vrai que, ces cinquante dernières années, presque toutes les technologies clefs nous sont venues des Etats-Unis. Mais rien n’empêche d’utiliser ces technologies, qui se sont largement démocratisées, pour inventer un autre monde. Le modèle américain, fondé sur un cycle de consommation très court, n’est pas tenable. Cela peut fonctionner pour 300 millions de personnes, pas pour 7 milliards. Aujourd’hui, les meilleurs cerveaux du monde travaillent à résoudre les problèmes des riches et non ceux des pauvres. Il faut changer de perspective : Bangalore est devenu le back-office des Etats-Unis, pourquoi l’Inde ne serait-elle pas plutôt le back-office de Bangalore ? 

Vous dénoncez la course au gigantisme des villes…

Pourquoi les mégalopoles sont-elles devenues l’unique modèle de développement ? Avec Internet, avons-nous vraiment besoin de concentrer les administrations gouvernementales dans une seule et même ville ? Notre modèle urbain actuel est fondé sur le système américain, où l’on prend chaque matin sa voiture pour aller travailler, avec un trajet de plus en plus long. On construit des parcs technologiques occupés de 9 à 17 heures, le reste du temps, routes, parkings, bureaux sont vides.   C’est un non-sens, à l’heure du pétrole cher! Demain, nous irons au travail à pied et non en voiture. Ce qui suppose de redessiner les villes. Les nouvelles technologies permettent d’envisager de créer des emplois localement. Cela ne veut pas dire renoncer à la globalisation. Les puces électroniques continueront probablement à parcourir des milliers de kilomètres, mais pourquoi les tomates que nous consommons le devraient-elles? 

En quoi des pays comme l’Inde peuvent-ils nous inspirer dans cette quête?

Nous réfléchissons depuis plusieurs années à un autre modèle de développement, que je qualifierais de « gandhien » – fondé sur la simplicité, l’accessibilité, la satisfaction des besoins essentiels, la confiance et la non-violence. Les technologies peuvent nous y aider. Il ne s’agit pas de faire du socialisme. Il faut arrêter de penser le monde en termes de socialisme ou de capitalisme.   Ces prismes ne sont plus valables. En Inde, compte tenu de la taille de la population et de la pauvreté, tout ce que nous développons doit être abordable, évolutif et donc durable. Nous devons apprendre à créer dans un monde aux ressources de plus en plus rares et aux inégalités de plus en plus criantes. Cela nous a conduits au concept d’innovation frugale : une innovation peu coûteuse, mais profitable au plus grand nombre.   Le Dr Devi Shetty, qui a réussi à baisser fortement les prix des opérations cardiaques dans notre pays, vient d’ouvrir dans les Caraïbes un hôpital pour la clientèle américaine : il y propose des interventions à 6000 dollars, au lieu d’un prix moyen de 75000 dollars! C’est un exemple de ce que nous pouvons décliner dans le reste du monde. 

L’innovation n’est pas seulement technologique, disiez-vous?

En effet. Un jour, je roulais en zone rurale, je suis tombé en panne, je me suis arrêté dans un village. Un jeune homme a ouvert le capot de ma voiture, il y avait une fuite dans le radiateur. Je lui ai demandé s’il avait les outils nécessaires pour le réparer, il a dit « non, mais pas de problème, je vais le faire ». Il est parti dans sa cuisine, est revenu avec du curcuma qu’il a mis dans le radiateur, et la fuite a été stoppée ! Car cette épice possède des propriétés coagulantes ! Cela n’allait pas durer longtemps, mais allait me permettre de parcourir 50 miles, jusqu’à la prochaine ville.   Voilà un exemple d’innovation locale, et frugale. Il en existe beaucoup d’autres. Il faut aider ces gens et leur redonner du pouvoir localement. La gouvernance de demain sera décentralisée et participative. Le pouvoir ne pourra plus être concentré, à cause de la démocratisation de l’information et des progrès de la connectivité. 

Quel est le secret de la créativité?

Une femme au foyer, qui règle des problèmes quotidiens, peut se révéler très innovante. Etre créatif suppose d’abord de bien se connaître, de savoir quelles sont ses compétences, ce qu’on peut apporter, et d’avoir confiance en ses capacités. Cela suppose aussi d’être capable de travailler en collaboration avec des personnes aux profils différents. Le drame des business schools, c’est qu’elles vous apprennent à extraire la valeur, pas à la créer par vous-même. 

Lu dans l’Express

Municipales : le spleen du PS

Municipales : le spleen du PS  

Le premier tour des municipales assommé le PS. Du coup les critiques émergent. Pour schématiser, pour les uns il faut maintenant   faire un petit quelque chose pour les moins favorisés mais on continue la même politique. Ou an contraire il faut accélère les réformes. La réalité c’est qu’il n’y a pas de ligne et qu’on suit bêtement la politique d’austérité voulue par Bruxelles.   En fait  faute de réponses au sommet de l’Etat, le risque couve d’un grand déballage au sein du parti, avec des critiques sur l’organisation et l’efficacité de l’équipe gouvernementale, et sur la ligne suivie.  On a ainsi entendu le maire (PS) de Paris, Bertrand Delanoë, dire que la « claque pour la gauche » était la conséquence de la « politique nationale ».  François Rebsamen, maire de Dijon et proche de François Hollande, a admis que les annonces de l’exécutif, portant notamment sur les 50 milliards d’économies prévues dans le cadre du pacte de responsabilité, avaient pu être « anxiogènes ».   »Les Français en ont assez des couacs, de l’absence de solidarité gouvernementale, des ambitions personnelles, des ego surdimensionnés », a-t-il ajouté. Le député PS Malek Boutih a parlé d’ »erreur politique de ne pas avoir fait de changement avant les municipales ».  Plusieurs parlementaires, dont l’ancien ministre Jean Glavany, ont évoqué une « ahurissante allocution du Premier ministre » Jean-Marc Ayrault, le dimanche du premier tour, disant en substance « circulez il n’y a rien à voir ».  Le député PS Henri Emmanuelli a pour sa part déploré « la dissolution continue de la stratégie d’union de la gauche », « imputable au parti socialiste ».   »Pour l’instant, on est tous d’accord sur le fait que le premier tour a été violent. Mais dimanche soir, qu’il y ait une amplification ou une rectification du premier tour, il faudra interpréter les résultats. Le PS ne fera pas l’économie d’un débat sur cette interprétation », affirme un responsable rue de Solférino.   »Il y aura ceux qui pensent qu’il faut aller plus vite, plus fort, sur la même ligne et accélérer les réformes. Et ceux qui jugent que, sans changer de cap, on réintroduit plus de justice sociale », ajoute-t-il.  Emmanuel Maurel, l’un des responsables de l’aile gauche du parti, abonde: « il faudra un débat d’interprétation puis un débat sur les préconisations, puis sur les personnes qui les incarnent à la tête du gouvernement ».   »Il faut qu’on agisse sur le pouvoir d’achat, c’est sûr », plaide Thierry Mandon, co-porte-parole des députés PS et co-dirigeant du conseil de la simplification, mis en place par le gouvernement pour alléger les démarches des entreprises.  Ce parlementaire, cité comme un possible entrant au gouvernement, a préconisé d’agir « sur les premières tranches de l’impôt sur le revenu, ceux qui ont eu en plus la fiscalité des heures supplémentaires, qui ont, dans la fonction publique, leur salaire bloqué depuis quatre ans ».  Ce qu’il résume dans la formule « pacte de rattrapage social » qui viendrait accompagner le « pacte triennal de soutien aux entreprises ». Pour M. Maurel, une autre question devra être abordée: celle du « rôle du PS comme force de proposition et d’anticipation », peu ou pas assez mise en avant.

 

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

Economie : « l’austérité est mortifère » (M. Pigasse)

 

L’austérité conduite par le gouvernement ne peut conduire qu’à l’appauvrissement déclare  (M. Pigasse) directeur général de Lazard France  Selon lui, la France devrait s’inspirer des premières réformes lancées par le nouveau président du Conseil italien, Matteo Renzi, qui a annoncé un vaste plan de relance de plusieurs dizaines de milliards d’euros, en s’affranchissant ainsi des critères européens en matière de déficits publics. « Nous continuons de mener en Europe des politiques d’austérité dont nous savons qu’elles sont mortifères. Nous le voyons à nos portes. En Grèce, la politique d’austérité a conduit à la dislocation de la société grecque, à l’explosion d’un chômage insupportable, un effondrement du pouvoir d’achat et une explosion des inégalités, de la pauvreté et de la précarité », ajoute le directeur général de Lazard France, qui a conseillé le gouvernement grec au plus fort de la crise européenne de la dette souveraine. « En Italie, vous avez un Premier ministre, Matteo Renzi, qui a décidé d’un coup de renverser la table, de casser les dogmes qui prévalaient jusqu’à maintenant et qui s’est libéré des contraintes », observe-t-il. « A rebours de ce qu’exigent les politiques européennes, il a lancé un plan de relance de près de 90 milliards d’euros. » « Il a ce courage incroyable d’agir au lieu de rester hébété comme un lapin pris dans les phares d’une voiture », ajoute-t-il. Même s’il juge que le « pacte de responsabilité annoncé en janvier par François Hollande va dans la bonne direction, il en dénonce le flou sur les modalités de la réduction des dépenses publiques et des allégements de cotisation des entreprises, ainsi que sa lenteur d’exécution. »Aucune économie n’a jamais renoué avec la croissance par des politiques d’austérité. Il faut adresser un signal de relance en abaissant les charges des entreprises, par l’impôt sur les sociétés, et en redistribuant du pouvoir d’achat aux ménages », insiste Matthieu Pigasse. « Il faut aussi lancer un grand programme de soutien de l’innovation. » « Pour le financer, outre une baisse ciblée des dépenses publiques improductives, il faut céder des titres de participations publiques cotées. Il faut le faire sans tabou », dit encore celui qui fut à Bercy conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn et directeur adjoint du cabinet de Laurent Fabius.   »Il n’y a pas aujourd’hui de différence dans l’exercice du contrôle entre détenir 80%, 67% ou même 51% du capital d’une entreprise. Il existe donc des marges de manœuvre dans de nombreuses entreprises publiques pour réduire le poids de l’Etat sans qu’il perde en influence. »  L’Etat a cédé l’an dernier une participation de quelque 3% dans Safran et 9,5% d’Aéroports de Paris. Mais pour le patron de Lazard, le gouvernement doit aller plus loin. « Il faut frapper vite et fort. Il est possible de céder jusqu’à 20 milliards et de les destiner en totalité à l’innovation. »

 

SFR: des promesses, encore des promesses pour l’emploi !

SFR: des promesses, encore des promesses pour l’emploi !

 

Après Numericable c’est Bouygues qui surenchérit en matière de promesse d’emplois. Comme le gouvernement tente de saborder le regroupement SFR- Numericable, il faut parler «  gauche ». En réalité c’est la conjoncture et le marché  qui décideront du volume d’emplois mais Bouygues prêt à tout pour gagner la bataille autour de SFR. Après avoir relevé son offre, et alors que Vivendi est toujours en négociations exclusives avec Numericable, le groupe de BTP et de télécoms réitère noir sur blanc ses promesses en termes d’emploi. Pas de licenciement économique collectif, pas de plan social, pas de plan de départ volontaire non plus. Le tout pendant 36 mois. Quand on sait à quel point les doublons sont nombreux entre Bouygues et SFR -boutiques, personnel administratif, techniciens-, les engagements de Martin Bouygues ont de quoi surprendre. D’autant que ces promesses, écrites noir sur blanc, seront tenues même en cas d’ »évolutions de marché ou de revirements économiques ». Une façon de marquer sa différence face à Numericable, qui a lui aussi publié ses engagements, mais qui s’est laissé cette porte de sortie.  Petit tacle additionnel en direction du câblo-opérateur: « une telle restriction viderait de tout son sens tout engagement en matière d’emploi ». « Ridicule », soupire-t-on dans le camp Numericable. Nul ne peut prédire l’avenir, et en cas de crise financière majeure par exemple, que fera Martin Bouygues ? Au fond cette nouvelle surenchère de promesses montrerait surtout le désespoir de Bouygues, taraudé parce qu’un proche du dossier appelle l’ »ombre de Xavier Niel ». Car si c’est Numericable qui s’empare de SFR, Bouygues se retrouve seul, isolé, une proie potentielle pour Free.

 

On a les hommes politiques que l’on mérite » (André Comte-Sponville)

On a les hommes politiques que l’on mérite » (André Comte-Sponville)

Il a raison le philosophe  André Comte Sponville, si les politiques ont leurs responsabilité dans notre triste situation  les français aussi. Des français qui votent quand même toujours pour ceux qui leur promettent la lune et qui déçus votent ensuite pour le camp opposé avec la même lune pour persepctive. L’une des inconnues des élections municipales de dimanche 30 mars est l’abstention. Le taux record atteint au premier tour (36,45%), pour un scrutin normalement très mobilisateur, laisse craindre une faible participation pour le second tour. Cette abstention est surtout vue comme un signe de défiance, de mécontentement contre les politiques voire la politique en général. Mais pour le philosophe André Comte-Sponville, invité du Journal inattendu ce samedi 29 mars, on a trop tendance à taper sur les dirigeants et à être compréhensif avec les abstentionnistes. Je crois que les Français ont leur responsabilité dans la situation qui est la leur André Comte-Sponville, philosophe « Il faut rappeler que le vote est un droit mais aussi un devoir. Et aussi que dans une démocratie on a les hommes politiques que l’on mérite », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Arrêtons de laisser croire qu’il y a 60 millions de Français formidables qui sont dirigés par un quarteron d’imbéciles. Je crois que les Français ont leur responsabilité dans la situation qui est la leur. » Le philosophe souligne que les Français ont élu ceux qui les gouvernent et estime aussi que le métier de ces derniers est tellement difficile que les citoyens « devraient peut-être arrêter de leur cracher systématiquement dessus et essayer plutôt de les soutenir ». « La France est un des pays les plus difficiles à gouverner en général et à réformer en particulier », ajoute-t-il parce que les Français « voudraient que tout s’améliore dans le pays à condition qu’on ne change rien pour eux, en tout cas rien qui ne représente un sacrifice ».

 

Prix electricité : une hausse de 10%

Prix electricité : une hausse de 10%

Le Conseil d’Etat se penche lundi sur un recours datant de 2012 et devrait imposer d’ici deux semaines une augmentation des tarifs. Pour 2015, une autre hausse des tarifs se dessine.  Les nettes hausses pour 2013 et 2014 contrastent avec les évolutions des années passées, qui ont souvent davantage traduit la frilosité des différents gouvernements à se saisir d’une question toujours très sensible dans l’opinion publique. Depuis 2006, après deux années de prix inchangés en 2004 et 2005, le tarif réglementé de l’électricité a certes augmenté chaque année, mais dans des proportions comprises entre 1,1% et 3%. Au total, en sept ans, le prix de l’électricité a augmenté de 14,1%. Les hausses annoncées par le gouvernement  ne seront toutefois pas suffisantes. La CRE a, à de nombreuses reprises, averti d’une augmentation prévisible de 30% des prix de l’électricité entre 2012 et 2017. De telles hausses, d’après le régulateur, sont nécessaires pour couvrir la progression nettement supérieure à l’inflation des charges d’EDF, et notamment ses dépenses croissantes pour entretenir et renforcer la sûreté du parc nucléaire français. Lundi, le Conseil d’Etat analysera un recours de Direct Energie contre l’augmentation des prix de l’électricité de 2% décidée en juillet 2012 par Jean-Marc Ayrault. Pour respecter la loi, les Sages devraient procéder à un rattrapage d’environ 5% d’ici un an. Cela se traduira par un coût supplémentaire de 40 euros pour chacun des 30 millions de foyers français. Autre mauvaise nouvelle, les tarifs devraient encore progresser de 5% l’an prochain. La troisième hausse en trois ans.

Municipales : referendum aussi en Turquie

Municipales :  referendum aussi en Turquie

 

Municipales en Turquie qui comme en France ont des allures de referendum. Dans un climat pollué par les affaires politico-financières visant le régime, ce scrutin s’est transformé en vote de confiance pour Recep Tayyip Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis douze ans. Le chef du gouvernement, 60 ans, est acclamé par ses partisans comme l’artisan de l’impressionnant développement économique turc, et dénoncé comme un « dictateur » par ceux qui lui reprochent sa dérive islamiste et autoritaire. La dernière journée de la campagne électorale, âpre et violente, a illustré samedi ces fractures. Fidèle à sa rhétorique agressive et provocatrice, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses troupes à donner une « grosse claque » à ses adversaires et à « donner une leçon » aux « espions » et aux « traîtres » qui complotent contre lui. Dans sa ligne de mire, l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, retiré aux Etats-Unis, accusée d’avoir infiltré l’Etat, notamment la police et la magistrature, et de propager des accusations de corruption et des écoutes téléphoniques embarrassantes pour nuire à son régime.  Cette guerre fratricide entre les deux ex-alliés de la mouvance islamo-conservatrice a connu son apogée jeudi, avec la diffusion du script d’une réunion « top secret », dans laquelle quatre hauts responsables évoquent l’opportunité, en pleine agitation électorale, d’une intervention militaire en Syrie. Malmenés par ces révélations en cascade, le gouvernement et son chef ont répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage des réseaux sociaux Twitter et YouTube qui leur ont valu une pluie de critiques. Ravie de l’aubaine, l’opposition a sauté sur l’occasion et tape à bras raccourcis sur Recep Tayyip Erdogan et son régime, devenus à ses yeux « illégitimes ».  »Il nous faut laver la classe politique de ceux qui la salissent », a vociféré samedi le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu en point final à sa campagne. Dix mois après la grande fronde antigouvernementale du printemps dernier, des centaines de milliers de personnes ont profité ce mois-ci des funérailles d’un adolescent mortellement blessé par la police pour descendre dans la rue et exiger la démission de « l’assassin » Erdogan. Depuis sa mise en cause dans un vaste scandale de corruption en décembre, le Premier ministre aborde ce scrutin affaibli, mais il dispose encore de solides bases au cœur de l’Anatolie pieuse et modeste. Son Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté toutes les élections depuis 2002 et devrait rester dimanche le premier parti de Turquie, mais nettement en-dessous des 50% obtenus aux législatives de 2011. La course aux mairies d’Istanbul, qui réunit 20% des électeurs du pays, et d’Ankara s’annonce serrée et la chute d’une des deux plus grandes villes du pays entre les mains de l’opposition constituerait un revers personnel pour le Premier ministre. « Celui qui gagne Istanbul remporte la Turquie », a répété lui-même l’ancien maire de la mégapole aux 15 millions d’habitants.  Le sort de ces deux villes et le score national de l’AKP vont largement déterminer le calendrier politique du pays et l’avenir de Recep Tayyip Erdogan. Une large victoire, improbable, peut le décider à briguer en août la présidence de la République, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Un score plus serré le convaincrait plutôt de prolonger son mandat à la tête du gouvernement lors des législatives de 2015, au prix d’une modification des statuts de l’AKP. Il y a toutefois peu de chance que le scrutin de dimanche ne parvienne à apaiser les tensions dans un pays aujourd’hui à vif.  »Qu’Erdogan reste au-delà de 2015 ou pas, les dégâts provoqués par cette crise sont immenses et ne seront pas réparés facilement », juge Brent Sasley, chercheur à l’université du Texas, « la politique de la peur et de la conspiration semble plus enracinée que jamais dans la vie politique turque ».

 

12345...16



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol