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Agnès Buzyn : Un procès pour rien ?

Agnès Buzyn : Un procès pour rien ?

 

Après la mise en examen de l’ancienne ministre devant la Cour de justice de la République, les deux juristes Olivier Beaud et Cécile Guérin-Bargues estiment, dans une tribune au « Monde », que le risque est grand de voir les attentes des plaignants déçues.

 

Tribune. 

 

Comme les émigrés de l’Ancien Régime, les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) n’ont « rien appris et ils ont tout oublié ». Plus de vingt ans après l’affaire du sang contaminé, ils viennent de mettre en examen Agnès Buzyn, ministre de la santé de mai 2017 à février 2020, pour « mise en danger de la vie d’autrui » en raison du rôle qu’elle a joué dans la gestion de l’épidémie de Covid-19. Ils estiment donc que son prétendu défaut d’anticipation ou son éventuelle incompétence relèvent de la responsabilité pénale.

On retrouve ici le cocktail explosif du drame du sang contaminé : un problème sanitaire majeur et des familles endeuillées qui, encouragées par leurs avocats, cherchent à imputer, par la voie pénale, la responsabilité de leurs souffrances aux gouvernants et décideurs publics. Dans un cas comme dans l’autre, les magistrats de la commission d’instruction de la CJR leur ont emboîté le pas, en tablant sur la contestable élasticité du droit pénal et sur la possibilité qui leur est offerte de requalifier pénalement les faits.

En adoptant ici une incrimination définie de manière aussi vague que la « mise en danger de la vie d’autrui », les magistrats tombent dans une lecture rétroactive des faits, prompte à condamner des décisions ministérielles pourtant prises dans une période d’incertitude scientifique maximale quant à l’étendue et à la dangerosité du Covid-19.

La liberté d’action de la ministre, contrainte par la pénurie de masques, et le contexte politique, marqué par la volonté de la grande majorité des responsables politiques de maintenir les élections municipales de mars 2020, seront probablement minorés. L’instruction, éminemment complexe dans un tel dossier, sera encore ralentie par l’existence de procédures parallèles nées de plaintes relatives aux mêmes faits mais déposées devant les juridictions ordinaires, car visant des décideurs publics qui ne sont pas des « membres du gouvernement », pour lesquels seule la CJR est compétente (article 68-1 de la Constitution).

La suite de l’histoire est pourtant écrite. Incapable de résister à la pression d’une opinion publique qui exige qu’on lui rende des comptes, la commission d’instruction saisira la juridiction de jugement. Il reviendra alors à trois magistrats issus de la Cour de cassation et à douze parlementaires de tenter de déterminer s’il y a bien eu, de la part de la ministre, une violation délibérée d’une règle de prudence ou de sécurité.

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Au 1er octobre, il y aura peut-être une augmentation du SMIC ou rien du tout si l’indice des prix est inférieur à 2 %. Pour une hausse automatique du SMIC, ll faut  que l’indice des prix à la consommation dépasse d’au moins 2 % celui pris en compte lors du dernier établissement du salaire minimum, c’est-à-dire l’indice de novembre 2020 qui a servi lors de la dernière revalorisation annuelle du 1er janvier 2021 .Auquel cas le SMIC horaire brut mensuel augmentera d’autant, soit 31 euros de plus a minima, pour le porter à un peu moins de 1.586 euros bruts (sur la base de 35 heures) . Actuellement le SMIC est de  1231 € nets., Soit une augmentation de l’ordre de 25 € nets). Rien n’est sûr car l’augmentation des prix à la consommation est actuellement de 1,9 % ( mais sur un indice largement obsolète).

Afghanistan : Des milliards pour rien !

Afghanistan : Des milliards pour rien !

Natasha Lindstaedt, University of Essex  Cconstate que les milliers de dollars dépensés par les États-Unis en Afghanistan n’ont servi à rien.

 

En moins d’une semaine, les talibans se sont emparés d’une douzaine de villes majeures de l’Afghanistan. Ils encerclent désormais Kaboul et négocient avec le gouvernement du président Ashraf Ghani une transition pacifique du pouvoir. Leur emprise sur le pays est désormais quasi totale. Leur victoire éclair intervient à peine un mois après le retrait des troupes américaines.

Au cours des vingt dernières années, les États-Unis ont déversé des milliers de milliards de dollars sur l’Afghanistan pour chasser les talibans. Cet effort financier colossal se sera soldé par un fiasco total. Il est vrai que si l’on considère la situation géographique stratégique du pays et la politique de soutien aux talibans conduite par certains acteurs régionaux, cette issue apparaissait inévitable.

L’Afghanistan occupe une position stratégique entre l’Asie centrale et l’Asie du Sud, au sein d’une région riche en pétrole et en gaz naturel. L’État afghan est historiquement confronté aux aspirations indépendantistes de différents groupes ethniques résidant sur son territoire, tout spécialement les Pachtounes et, dans une moindre mesure, les Baloutches.

C’est – entre autres – pour ces raisons que l’Afghanistan a de tout temps été le théâtre d’ingérences extérieures, que celles-ci proviennent du Royaume-Uni, l’Union soviétique puis de la Russie, des États-Unis, de l’Iran, de l’Arabie saoudite, de l’Inde et, bien sûr, du Pakistan.

Le rôle du Pakistan

Les relations entre l’Afghanistan et le Pakistan ont toujours été tendues depuis que le premier a été reconnu comme un État souverain en 1919.

Lorsque le Pakistan a obtenu son indépendance en 1947, l’Afghanistan a été le seul pays de l’ONU à voter contre sa reconnaissance, en bonne partie du fait du refus de Kaboul de reconnaître la ligne Durand – la frontière afghano-pakistanaise, longue de 2 400 kilomètres, tracée à la hâte en 1893, des millions de Pachtounes se retrouvant alors de part et d’autre.

Craignant les appels lancés par les Pachtounes des deux pays en faveur de la création d’un État national pachtoune qui comprendrait une large partie du nord du Pakistan, Islamabad cherche depuis longtemps à faire de l’Afghanistan un État client, ce qui lui permettrait de gagner en profondeur stratégique face à l’Inde. Pour cela, les responsables pakistanais cherchent avec constance à faire émerger en Afghanistan une identité islamique (plutôt que pachtoune).

Le Pakistan a largement contribué à l’arrivée des talibans au pouvoir à Kaboul en 1996 et s’est montré plus impliqué en Afghanistan que n’importe quel autre voisin du pays. Par l’intermédiaire de son principal service de renseignement, l’ISI, il a financé les opérations des talibans, recruté des hommes pour servir dans leurs forces armées, leur a fourni des armes et les a aidés à planifier leurs offensives. Occasionnellement, le Pakistan a même directement pris part aux combats aux côtés des talibans. Le soutien de l’ISI aux talibans s’explique par l’objectif d’éradiquer le nationalisme pachtoune. Mais cette stratégie a peut-être créé un problème plus important encore pour le Pakistan, car le régime taliban a entraîné un exode de citoyens afghans vers le Pakistan.

Pourtant, selon le gouvernement afghan, certains éléments au sein du gouvernement pakistanais, notamment l’ISI, soutiennent toujours les talibans et entretiennent l’instabilité permanente en Afghanistan. En outre, le Pakistan n’a pas noué de bonnes relations avec les autres groupes actifs en Afghanistan et n’a donc guère d’autre choix que de se ranger derrière les talibans.

Pour le gouvernement pakistanais, le pire scénario serait un conflit prolongé, qui pourrait conduire à un nouvel afflux massif de réfugiés au Pakistan.

Les calculs de l’Iran

Les relations de l’Iran avec l’Afghanistan, dont il est limitrophe à l’est, sont rendues compliquées par la dynamique régionale et par les relations des deux États avec Washington. En tant que pays chiite, l’Iran a longtemps eu des divergences idéologiques avec les talibans. Dans les années 1990, il a cherché à conclure des alliances, notamment avec les États-Unis, pour contrer la menace posée par ceux-ci.

Deux décennies plus tard, les relations entre les États-Unis et l’Iran sont au plus bas, ce qui a un impact direct sur l’attitude de Téhéran vis-à-vis des talibans. L’Iran a cherché à jouer sur tous les tableaux, soutenant à la fois le gouvernement afghan et les talibans pour maintenir leur division. L’amélioration de ses relations avec le Qatar, où se trouve le bureau politique des talibans, a également favorisé les relations entre l’Iran et les talibans.

Les objectifs de la Russie et de la Chine

La Russie cherche avant tout à prévenir l’instabilité à sa frontière avec l’Afghanistan et à préserver ce pays de l’influence américaine. Depuis les années 1990, Moscou développe des relations avec différents groupes en Afghanistan, y compris les talibans, malgré ses soupçons quant à un éventuel soutien des talibans à des groupes terroristes.

Ces relations se sont intensifiées après l’émergence de l’État islamique en 2015. Dans sa lutte pour vaincre Daech en Afghanistan, la Russie a vu les intérêts des talibans coïncider avec les siens.

Des informations ont fait surface selon lesquelles la Russie armait les talibans afghans et sapait directement les efforts des États-Unis dans ce pays, allant jusqu’à leur verser des primes pour tuer des soldats américains et alliés. Toutefois, les services de renseignement américains ont, depuis, dit fortement douter de la réalité de ces primes qui auraient été promises par Moscou.

La Chine, quant à elle, a toujours entretenu des relations cordiales avec les talibans. La principale préoccupation de Pékin est d’étendre son influence vers l’ouest pour gagner en profondeur stratégique face à l’Inde et aux États-Unis.

De nouvelles alliances

Pour l’instant, l’ascension des talibans ne s’est pas traduite par une augmentation de l’activité terroriste de groupes comme Al-Qaïda contre les voisins de l’Afghanistan – une crainte que le retrait américain de la région a largement amplifiée. La victoire des talibans apparaissant inexorable, presque tous les voisins de l’Afghanistan ont passé des alliances opportunistes avec eux, à l’exception de l’Inde.

Cette dernière, longtemps réticente à se rapprocher des talibans, a toutefois récemment pris contact avec eux, avec le soutien du Qatar. Cependant, New Delhi a également indiqué clairement qu’elle ne soutiendrait pas une prise par la force de Kaboul.

Ces dernières semaines, le gouvernement afghan, assiégé, n’a cessé d’affirmer que ses voisins faisaient preuve d’une grande naïveté vis-à-vis des talibans en croyant à leur capacité à se réformer et à leur capacité à aider l’Afghanistan à atteindre la stabilité. De hauts responsables afghans ont prévenu qu’une victoire des talibans entraînerait un renforcement de divers groupes terroristes, si les talibans leur permettaient d’établir une base en Afghanistan depuis laquelle ils fomenteraient des attaques.

Il y a plus inquiétante encore que l’hospitalité des talibans : c’est leur volonté de permettre aux groupes terroristes de s’engager librement dans la criminalité organisée – l’Afghanistan étant également un lieu attrayant pour cela.

La résurgence des talibans a provoqué une grave crise humanitaire en Afghanistan, et s’accompagne de terribles violations des droits de l’homme. Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a accusé les États-Unis de laisser derrière eux un « chaos ».

Et pourtant, si beaucoup critiquent le président américain Joe Biden pour avoir retiré ses troupes, il est peu probable, compte tenu de toutes ces forces régionales en jeu, que les États-Unis auraient pu un jour parvenir à la stabilité en Afghanistan, quelle qu’ait pu être la durée de leur présence sur place.

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(*) Par Natasha Lindstaedt, Professor, Department of Government, University of Essex

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

FMI : Une innovation pour les pays pauvres qui ne change rien

 FMI : Une innovation pour les pays pauvres qui ne change rien

Le FMI a  approuvé une allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) de 650 milliards de dollars. Des droits de tirage qui peuvent se transformer le moment venu en prêt à taux zéro. Bref ,toujours des prêts.Un dispositif normalement destiné à aider les pays pauvres surtout l’occasion de la crise sanitaire

Les pays émergents et les pays en développement, y compris ceux à faible revenu, recevront 275 milliards de dollars de la nouvelle allocation, et les pays les plus pauvres, seulement 4 % du total (26 milliards de dollars), alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin.

L’Afrique recevra seulement 33 milliards de dollars de l’allocation de DTS, alors qle FMIE estime que 285 milliards de dollars seront nécessaires d’ici à 2025 pour répondre à la pandémie sur ce continent.

Paradoxalement,, les États-Unis obtiendront 113 milliards de dollars, la France 27 milliards.

Pour surmonter ce paradoxe, il serait envisagé de  de créer un nouveau fonds qui prêterait à taux bas et à très long terme sur des sujets spécifiques comme l’écologie, l’éducation et la santé. La France est pour, les États-Unis sont favorables, mais d’autres pays au G7 et au G20 attendent de voir en détail les propositions du FMI afin notamment de neutraliser le coût pour les prêteurs que sont en fait les pays riches.

De toute manière, tous les dispositifs nouveaux envisagés se limitent à des prêts que nombre de pays pauvres ne pourront rembourser.

 

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

 

Initialement le discours du président de la république devait introduire la stratégie politique pour le monde d’après. En fait, le président a été contraint  d’abandonner cet objectif pour se transformer en infirmier en chef. L’essentiel de son intervention en effet été orienté sur les questions de prévention sanitaire covid.

 

Le président a d’ailleurs consacré davantage de temps à l’analyse de la situation sanitaire qu’à la stratégie pour y faire face.

«Une reprise forte de l’épidémie qui touche tout le territoire» A-t-il constaté. Face à la propagation du variant Delta, Emmanuel Macron a prévenu des «difficultés» qui menacent. «Aussi longtemps que le virus circulera, nous serons confrontés à ce type de situation», a-t-il assuré, tout en appelant à recourir massivement à la vaccination.

Le président a dû revoir son ambition en concentrant son propos sur des mesures certes non négligeables mais qui ne sont pas de la responsabilité d’un président de la république mais de celle d’un ministre de la santé ou de l’administration. Ainsi a-t-il prévu de rendre obligatoire le pass sanitaire pour accéder dans certains lieux

 Le pass sanitaire va être obligatoire pour les plus de 12 ans dans les «lieux de loisirs et de culture» de plus de 50 personnes dès le 21 juillet prochain. Il sera ensuite étendu à partir du début du mois d’août, et concernera le train, l’avion, les bars et les restaurants, ainsi que les hôpitaux, les maisons de retraite, et les établissements médico-sociaux. Cette liste pourra encore s’allonger par la suite, a précisé Emmanuel Macron. Concrètement, l’accès à ces lieux sera réservé à des personnes vaccinées depuis plus de quinze jours, ou à celles qui ont réalisé un test PCR ou antigénique négatif récent. L’autre décision concerne la vaccination obligatoire du personnel médical d’ici le 15 septembre.

 La stratégie du «vivre avec le virus» se poursuit. Selon Emmanuel Macron, l’épidémie sera présente «tout au long de cette année 2021 et sans doute pour plusieurs mois encore de l’année 2022». «Les semaines à venir» seront «celles de la mobilisation pour bloquer le virus», a-t-il prévenu. Mais sans autre précision sur l’amplification de la campagne de vaccination

Dès la prochaine rentrée scolaire, des campagnes de vaccination «spécifiques» seront déployées auprès de tous les collégiens, les lycéens et les étudiants du pays.

Pour les plus anciens , ayant déjà reçu deux doses, Macron a annoncé«dès la rentrée» à une campagne de rappel. Elle leur permettra de bénéficier d’une nouvelle injection «selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières».

Concernant les retraites à peine évoquées, le président envoie la question aux calendes avec un semblant de concertation à la rentrée . «Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée», indique cependant Emmanuel Macron. Mais le président de la république vient d’indiquer que la crise sanitaire ne sera sans doute pas maîtrisée  avant 2022. Autant dire qu’il reporte la réforme des retraites après les élections présidentielles.Conclusion : on ne retiendra pas grand-chose de cette allocution.

 » Commission nationale de débat public » : un machin qui ne sert à rien !

 » Commission nationale de débat public » : un machin qui ne sert à rien !

S’il y a une commission qui ne sert vraiment rien c’est le cas de la commission nationale de débat public qui comme son nom l’indique contient un objet social complètement flou qui fait double emploi avec nombre d’autres institutions en particulier le conseil économique social environnemental. Une espèce de machin qui permet à une ancienne politique socialiste d’exister avec une dizaine de personnes pour traiter des thèmes qui ressemblent à un inventaire à la Prévert sans lien entre et surtout sans compétence particulière de ceux qui ont à prendre position. . Ce genre de commission nationale encombre le débat, le l’opacifie et d’une certaine manière le détourne. Ce ne sont pas les explications de la présidente Chantal Jouanneau, ancienne Ministre socialiste, qui peuvent convaincre que des débats bâclés et sans pertinence peuvent être utile à la démocratie.

 

LA TRIBUNE – La commission nationale du débat public que vous présidez vient de rendre son avis définitif sur un dossier au long cours, celui de la liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence, avec des décisions assez tranchées prises par l’Etat, notamment sur l’abandon d’un recours à une infrastructure autoroutière sur la totalité de l’itinéraire. Ce débat a duré 5 mois, réunissant beaucoup d’acteurs économiques.

CHANTAL JOUANNO - Cela a été un débat intéressant. Nous l’avons entamé avec des acteurs qui ne comprenaient pas l’utilité du débat. Nous l’avons fini avec un projet qui comprend un phasage, des engagements et un calendrier. Le débat a donc été utile pour clarifier le projet. Et les acteurs locaux en ressortent satisfaits, avec des solutions qui conviennent aux différentes parties prenantes. Il demeure néanmoins des points d’urgence et des points d’alerte. Le comité de suivi sera notamment chargé de faire en sorte que ce projet se développe en intégrant la multimodalité, en développant différents types de transports. D’autre part, trois phases sont prévues pour le contournement de Fos. Il est important que ce point ne dénature pas le projet global, en clair qu’il ne le « saucissonne » pas.

Deux garants ont été nommés afin notamment de « veiller à la « qualité de l’information et à la participation du public ». Cela « sécurise » la suite de la concertation ?

La nomination de garants est très récente. C’est une disposition nouvelle qui est possible depuis 2016. Les garants vont veiller à ce que tout se déroule de façon fluide, complète et à ce que le public soit tenu au courant des évolutions. Ils vont également faire des recommandations, créer des espaces d’expression. Ils rendront également, chaque année, un bilan de ce qui a été fait ou pas. Puis à la fin de la concertation, ils rédigeront un bilan complet qui sera versé au dossier d’enquête publique.

Quelle est désormais le rôle de la commission nationale ?

Notre rôle se poursuit jusqu’à l’enquête publique. Nous avons un rôle important d’alerte, de vigilance. Nous garantissons que la suite de la concertation se poursuive bien et qu’elle ne se réduise pas à un nombre limité de personnes. Nous sommes une véritable vigie.

Le débat public s’intéresse aussi à des sujets plus globaux, moins « territoriaux », qui peuvent diviser ?

Nous avons 125 dossiers en cours. Nous allons ouvrir le débat sur le parc éolien en Méditerranée ainsi que le parc éolien à Oléron. En Nouvelle-Aquitaine, nous allons ouvrir le débat sur le projet de parc photovoltaïque (baptisé Horizéo, prévu pour occuper 10km2 NDLR). Nous allons également travailler sur le Plan national de prévention des déchets. Dès que les projets prennent une dimension industrielle, cela fait réagir. Et nous avons un grand nombre de projets industriels, notamment sur les usines de batteries, sur celles de fabrication de médicaments ou de rénovation des incinérateurs. Le sujet du parc éolien en Méditerranée est à la fois intéressant et complexe, intéressant parce que la zone d’études est monumentale. Complexe, parce que la zone d’études est monumentale…

Politique–Des élections départementales qui ne servent à rien

Politique–Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

De façon un peu arbitraire,  on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire quels sont les compétences et les responsables aussi bien des régions que des départements . N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention minimum  (Exactement 65 % au second tour ) qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Politique–Les régions ne servent à rien

 Politique–Les régions ne servent à rien 

 

Dans une tribune au « Monde », l’historien André Larané estime que les électeurs auraient été plus nombreux à voter pour des conseils départementaux avec des compétences élargies et claires.

 

Tribune. 

 

Les élections régionales ont été marquées par une abstention sans précédent. Différentes raisons ont déjà été évoquées mais il en est une qui a été occultée, parce que trop énorme ou trop gênante : les treize régions métropolitaines, qui ont focalisé l’attention des médias et de la classe politique, ne servent à rien.

Au total, les régions perçoivent près de 30 milliards d’euros par an. C’est 13 % du budget total des collectivités locales (communes, départements et régions). Il leur appartient de distribuer cet argent à qui bon leur semble : rénovation d’un lycée, financement d’une carte de transport, subventions à des associations, etc. Rien que les départements ne puissent faire au moins aussi bien.

Mais, dira-t-on, les départements sont trop petits. Ils n’ont pas la taille critique ! Vraiment ? Ces départements sont en moyenne trois fois plus étendus et deux fois plus peuplés que les cantons suisses, lesquels représentent le nec plus ultra de la décentralisation, avec plus de compétences et d’autonomie que nos régions et nos départements réunis.

 

En bonne politique, il appartient à l’Etat de gouverner et de gérer les relations avec le monde extérieur, et aux collectivités locales d’administrer, au plus près des citoyens. De là, l’intérêt des départements, qui remontent à deux cents ans, voire deux mille ans !


Chacun sait que ceux-ci ont été créés par l’Assemblée constituante en 1790. Mais, l’on sait moins que les députés ont reproduit le tracé des anciens pays gaulois et des comtés carolingiens qui leur ont succédé. Cela se voit dans les chefs-lieux, dont beaucoup reprennent le nom de l’ancienne tribu locale : Tarbes, ce sont les Tarbelles ; Vannes, les Vénètes ; Paris, les Parisii, etc. Cette coïncidence résulte de la géographie qui rapproche les hommes selon ses impératifs : relief, cours d’eau, sols, etc.

Aujourd’hui encore, chacun s’identifie prioritairement à son département. Et si certains se disent volontiers bretons, normands ou alsaciens, cela ne reflète pas pour autant une identification à la région éponyme. Les Brestois ne sont pas plus solidaires des Rennais que les Strasbourgeois des Mulhousiens ou les Caennais des Rouennais.

Des élections départementales qui ne servent à rien

Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

u coup de façon un peu arbitraire on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire qu’elles sont en général les responsables du département et la responsable. N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Energies renouvelables : ce que peuvent faire les régions : rien

Energies renouvelables : ce que peuvent faire les régions : rien

 

La vérité c’est que dans de nombreux domaines économiques les régions ne servent pas à grand-chose sinon qu’à produire des documents administratifs qui compliquent les processus de décision. Ainsi par exemple les régions et leur nombreux schémas qui ont une incidence plus ou moins réelle  sur les synergies par exemple à travers lle Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet qui vise à mettre en valeur les énergies renouvelables)

 

 

Mais le problème des énergies renouvelables c’est qu’il est porté à bout de bras par le seul État qui du jour au lendemain (ce qu’il est en train de faire encore pour le photovoltaïque) pourrait changer le mode d’aide et fusiller nombre de projets en particulier les éoliennes financées au moins 50 % par l’État et dont le coût a été dénoncé par la Cour des Comptes.

Il n’y a d’ailleurs aucune articulation entre les schémas régionaux et la vraie programmation de l’énergie qui se réalise dans les PPE décidés par l’État ( niveau notamment du nucléaire et du renouvelable et planification)

A noter enfin que les régions n’ont aucune compétence pour accorder une autorisation en matière de projets énergétiques. Ce sont les communes et les intercommunalités et surtout les préfets qui décident ou non d’autoriser ces projets.

Des régions qui ne servent à rien !

Des régions qui ne servent à rien !

 

 

Avant les élections régionales des 20 et 27 juin, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », analyse dans sa chronique le poids économique de ces collectivités. Il constate notamment que, coincées entre l’Etat et les grandes métropoles, celles-ci sont restées « de grands corps mous ».( On pourrait ajouter que d’autres structures ne servent pas à grand-chose comme les communautés de communes NDLR)

 

Le général de Gaulle aurait pu accoler aux régions le sobriquet de « machins », lui qui voulait renforcer leur rôle économique avant que son échec au référendum de 1969 ne précipite sa chute. Les barons qui les dirigent aujourd’hui n’apprécieraient pas, mais il y a pourtant du vrai dans cette vacherie. Observez la campagne pour le scrutin régional des 20 et 27 juin : aucune de leurs modestes compétences n’imprime dans l’opinion, ni le développement économique et l’apprentissage, ni les transports, l’éducation et la culture. A un an de l’élection présidentielle, mère de toutes les batailles politiques, les partis préfèrent roder d’autres thèmes.

L’histoire est ainsi faite que la région est davantage associée au développement des territoires qu’à la décentralisation politique. Elle remonte aux « programmes d’action régionale » lancés en 1955 pour « promouvoir l’expansion économique et sociale » d’une France alors découpée en 24 régions. Rien n’y a fait, ni l’octroi du statut de collectivité et l’élection de leurs conseillers au suffrage universel en 1982, ni l’élargissement de leurs compétences en 2004 et 2015. Elles sont restées de grands corps mous coincés entre un Etat aménageur omniprésent et une douzaine de grandes métropoles.


Les présidents sans ambition nationale mettent bien ce rendez-vous politique à profit pour parler industrie et emplois, éducation et formation professionnelle, routes et trains régionaux. Les figures qui se construisent un destin présidentiel préfèrent, elles, l’enjamber et s’en servir comme d’un marchepied vers les plus hautes destinées. Dans cette campagne dévoyée, prélude à la présidentielle de 2022, les sondages leur disent que les Français ont mis la sécurité au cœur des enjeux ? Eh bien, parlons sécurité, même si la région n’a de compétences que celles qu’elle se donne !

Quarante ans après les « lois Defferre », acte I de la décentralisation, les régions n’ont pas pu s’imposer comme le maillon fort de la vie économique. La responsabilité en revient à un Etat jacobin qui a chichement compté leurs missions et les gouverne à distance. Leur légitimité politique étant réduite, voire contestée, souvent condamnées à cofinancer des projets avec des crédits nationaux et européens, elles n’ont pu s’affirmer comme les maîtres du jeu économique. Au fond, Valérie Pécresse en Ile-de-France, Laurent Wauquiez en Auvergne-Rhône-Alpes et Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France peinent à défendre un bilan visible, en dépit d’un réel engagement pour l’emploi, l’industrie et l’innovation.

Darmanin ne veut rien négocier avec la fédération des musulmans turcs

Darmanin ne veut rien négocier avec la fédération des musulmans turcs

En janvier, l’association Millî Görüs, le Comité de coordination des musulmans turcs de France et le mouvement Foi et Pratique, proche des prédicateurs rigoristes du Tabligh, ont refusé, au sein du Conseil français du culte musulman (CFCM), de signer la «Charte des principes de l’islam de France».

«Que certaines associations n’aient pas souhaité la signer lève le voile sur le théâtre d’ombres des ingérences étrangères et des mouvements extrémistes qui opèrent sur notre sol», affirme le ministre de l’Intérieur dans un entretien à l’hebdomadaire Le Point jeudi. «Il n’y a rien à négocier avec ces gens-là et nous mobiliserons tous les leviers de l’Etat pour empêcher l’installation de ceux qui n’ont pas signé la charte», ajoute-t-il.

Fortement poussée par Emmanuel Macron pour lutter contre le «séparatisme»la charte dénonce notamment «l’instrumentalisation» politique de l’islam, proscrit «l’ingérence» d’États étrangers dans le culte et réaffirme la «compatibilité» de la foi musulmane avec la République. Gérald Darmanin, qui a demandé aux préfets d’organiser prochainement des «assises territoriales avec les acteurs de l’islam»souligne que ceux-ci «ont deux mois pour formuler des propositions concrètes».

«Ces assises territoriales (…) vont permettre la départementalisation de l’islam de France, qui jusqu’à présent était plutôt organisé au niveau national ou régional, faisant la part belle à des gens qui n’étaient pas toujours très représentatifs»explique-t-il, déplorant que «près de la moitié des mosquées en France ne sont pas affiliées à une fédération et (que) beaucoup de musulmans ne se reconnaissaient pas dans ce système».

 

Macron : » non, rien de rien, non, je ne regrette rien ! »

Macron : » non, rien de rien, non je ne regrette rien ! »

 

Macron n’a pas chanté mais a repris les paroles de la célèbre chanson de Piaf : non, rien de rien, non, je ne regrette rien. Il a même justifié sa politique de janvier consistant à refuser toute perspective de confinement. Résultat une catastrophe sanitaire. Alors qu’on attendait pour la fin de l’année 2020 de l’ordre de 5000 contaminations par jour on est passé aujourd’hui à plus de 40 000. Sans parler des morts.

 

Le fiasco est total en matière de vaccination tout autant qu’en matière de prévention. Pourtant contrairement à Merkel qui s’est excusé pour ses erreurs de gestion de la politique sanitaire, Macron, lui, s’est vanté d’une fausse réussite.

 

Toute l’opposition a fortement critiqué l’exercice d’auto justification de macro qui frôle l’indécence.

 

«Allemagne, Danemark, Royaume-Uni… Les chefs d’État reconnaissent des erreurs sauf Macron, qui reste spectateur de ses fautes», a-t-il encore appuyé alors que la situation sanitaire se dégrade fortement. «Il y a, c’est certain, un microclimat à l’Élysée qui déconnecte son locataire de la réalité, mais à ce point…», s’est aussi inquiétée la sénatrice UDI de l’Orne Nathalie Goulet en dénonçant une discordance entre le discours politique tenu et la réalité des faits.

 

«Être pris pour des enfants de 5 ans en permanence par des incapables et des gens qui ont tout raté depuis le début de cette crise, je crois que c’est profondément humiliant et infantilisant», a vivement critiqué le numéro deux du RN, Jordan Bardella, sur BFMTV et RMC. «Parce que le virus est hors de contrôle dans nos écoles, collèges et lycées, je propose au gouvernement d’avancer et de prolonger les vacances scolaires – du 2 avril au 3 mai – pour freiner efficacement la pandémie de Covid», a répété la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, après avoir mis cette proposition sur la table, en milieu de semaine.

 

Du côté de la gauche, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a dénoncé un manque d’anticipation du chef de l’État. «Les modèles n’ont jamais évoqué de flambée de Covid-19 en février mais que, sans coup de frein, le variant anglais deviendrait majoritaire et que ce serait l’explosion début avril. Nous y sommes», a-t-il déploré.

Sa collègue Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l’Assemblée, tient, elle aussi, à rappeler que «les projections étaient très claires en janvier».

Chez les écologistes, la sénatrice EELV Esther Benbassa a ironisé sur Emmanuel Macron, «l’homme qui ne doute jamais»«J’ignore si quelqu’un d’autre aurait pu faire mieux. On nous aurait peut-être au moins épargné l’arrogance», a-t-elle souligné, rappelant que plus de 90.000 Français étaient déjà morts à cause de l’épidémie.

 

Et parmi ces 90 000 morts., certains ont été directement victime des contradictions, du flou et du manque de courage de Macron.

Présidentielle 2022 : rien n’est joué

Présidentielle  2022 : rien n’est joué

Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP,  il y a une contradiction entre le fait que la crise sanitaire est très largement contestée dans sa gestion à hauteur des deux tiers de l’opinion tandis que le soutien économique et social est, lui, davantage apprécié. À cela s’ajoute quand même des inquiétudes pour l’avenir économique et les questions d’insécurité.

 

En fait,  le pays a connu un environnement économique, social, sanitaire particulièrement perturbé depuis plus d’un an et personne n’y était vraiment préparé. Les conséquences de cette conjoncture socio-économique sont loin d’être terminées par exemple en terme de croissance et l’emploi.

 

Au plan sanitaire, la critique est plus générale car marquée par les hésitations et les contradictions permanentes d’une politique de stop and Go. Le dernier exemple concerne la région parisienne qui comparée à d’autres zones également en alerte a été préservée de confinement. Du coup, la situation sanitaire s’est aggravée et la décision de confinement qui devrait intervenir sera encore beaucoup plus sévère. Une situation d’ailleurs que nombres de provinciaux ont un peu de mal à comprendre.

 

Il est difficile de faire des pronostics pour les présidentielles d’autant que l’offre politique encore loin d’être claire. Ce qui paraît nouveau ,c’est que le reflexe du front républicain est en train de perdre sérieusement de son poids à gauche et permet à Marine Lepen  d’envisager une hypothèse de victoire.

 

D’ici les élections présidentielles bien des événements peuvent encore se passer dans le domaine économique, politique ,sanitaire ou de la sécurité

 

De ce dernier point de vue , les drames survenus ces derniers temps et largement médiatisés témoignent du pourrissement de la situation dans les quartiers et particulièrement chez les très jeunes qui n’hésitent pas à s’entre-tuer.

 

Sur ce terrain la réponse de Macron paraît particulièrement molle et pourrait constituer un handicap majeur pour sa réélection.

 

C’est le talon d’Achille pour Emmanuel Macron». À treize mois du scrutin, «l’incertitude est très forte, rien ne nous dit que la finale Macron-Le Pen sera annoncée, l’offre électorale n’est même pas connue», martèle le directeur de l’IFOP. «Il peut se passer encore beaucoup de choses», conclut-il.

Épargne : une moyenne de 276 € par mois qu’il veut rien dire

Épargne : une moyenne de 276 € par mois qu’il veut rien dire

 

Selon un sondage réalisé fin janvier par Opinion Way pour Meilleurplacement.com (conseiller en solutions d’épargne et de placement) les Français économiseraient à moyenne de 276 € par mois. Une moyenne qui ne veut strictement rien dire tellement les écarts sont importants. En effet l’essentiel de l’épargne est réalisé par moins de la moitié des Français. En clair , la plus grande partie n’épargne rien du tout. Ensuite , il y a aussi des écarts considérables chez ceux qui peuvent se permettre de mettre de l’argent de côté

Cette tendance à la hausse de l’épargne a été exacerbée par la crise sanitaire et  17% des seniors témoignent économiser plus de 500 euros par mois.. «Les seniors sont ceux qui voyagent, qui vont voir des spectacles… entre les confinements successifs et la peur d’attraper le virus, ils n’ont plus dépensé dans ces activités. Il est tout à fait logique qu’ils contribuent le plus à la cagnotte Covid», analyse Opinion Way. .

 

(*) L’enquête a été réalisée les 27 et 28 janvier 2021 sur un échantillon de 1035 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Campagne vaccinale : « Rien n’a été organisé »

Campagne vaccinale : « Rien n’a été organisé »

 

Sur LCI, l’épidémiologiste Martin Blachier a sévèrement critiqué l’organisation de la vaccination contre le Covid-19 en France et notamment la mise en place tardive de centres de vaccination.

 

« C’est ahurissant,  rien n’a été organisé. » L’épidémiologiste Martin Blachier a dénoncé en des termes cinglants l’organisation de la campagne de vaccination qui a débuté dimanche 27 décembre en France. Invité sur le plateau de LCI ce vendredi, l’intéressé a notamment critiqué le choix des autorités de santé de ne pas avoir encore mis en place de centres de vaccination. « On n’a même pas organisé la façon dont ça se passe. Pourquoi ? Parce qu’on n’a pas voulu vexer certaines corporations de médecins qui ont dit ‘on ne veut pas être écartés comme on a été écartés pendant le H1N1. Mais qu’est ce qui est le plus important ? De vacciner les Français ou de soigner les susceptibilités ? »

 

« Je crois que c’est comme ça que ça a été pensé et c’est gravissime », a repris Martin Blachier avec agacement. « Les Français sont pris en otage de petites considérations politiciennes ridicules, internes au monde de la Santé. » D’après lui, la vaccination n’ira pas assez vite si elle se fait exclusivement dans les cabinets médicaux et si le consentement par écrit ainsi que le délai de réflexion sont obligatoires.

« Si on voulait rater la campagne de vaccination, on ne s’y serait pas pris autrement », a-t-il fini par considérer, développant un peu plus tard : « Les gens sont sceptiques sur le vaccin. (…) Ils vont aller chez leur médecin généraliste, là va s’engager une discussion et le médecin va essayer de convaincre la personne qui est venue de se faire vacciner. Qui imagine que ça peut marcher ? » Martin Blachier a ensuite réclamé une vaste campagne d’information du gouvernement puisque selon lui, l’adhésion à la vaccination passe inévitablement par une  »communication de masse » et non par un entretien individuel avec son médecin.

Dans une série de messages postés deux heures avant les vœux d’Emmanuel Macron, le ministre de la Santé Olivier Véran a finalement annoncé  la mise en place  »avant début février, de 1ers centres de vaccination en ville, pour commencer à vacciner les personnes âgées de 75 ans et plus, puis les 65 ans et plus ». En Allemagne par exemple, des centres de vaccination sont déjà en place. « Pourquoi début février ? Normalement, ils devraient déjà être prêts », a encore critiqué l’épidémiologiste.

La campagne en France vise en priorité un million de personnes dans les Ehpad, ainsi que les soignants âgés de plus de 50 ans. À la mi-février, 700 000 personnes devraient avoir été vaccinées dans les Ehpad, d’après Alain Fischer, le « monsieur Vaccination » du gouvernement. Jeudi, seules 332 personnes avaient reçu une première injection du vaccin Pfizer/BioNTech.

« Rien ne justifie le boycott de la France »

« Rien ne justifie le boycott de la France »

Le modèle français respecte l’universalité des valeurs sans opposer les communautés les unes aux autres. Aussi, personne ne peut dire raisonnablement que ce pays maltraite l’islam, affirme, dans une tribune au « Monde », un collectif d’intellectuels musulmans parmi lesquels Sadek Beloucif, Chems-eddine Hafiz et Eva Janadin.

Tribune. Le récent appel d’entités de certains pays à boycotter les produits français est incompréhensible, choquant et injuste. Il représente un processus d’exclusion réalisant précisément le travers qu’il est supposé combattre. Qui pourrait raisonnablement dire que la France maltraite ses citoyens de confession musulmane ? Personne, hormis peut-être ceux qui voudraient instiller des germes de discorde au sein de la communauté nationale française.

Plus que jamais la concorde et l’union doivent prévaloir au sein de la communauté nationale française victime actuellement d’une série d’attentats innommables qui nous endeuillent tous. Nous, musulmans de France et d’autres pays méditerranéens, appelons au calme et à la raison.

Il y a deux sujets. D’une part, l’émotion suscitée par les caricatures du Prophète et les déclarations des autorités françaises sur ce sujet. D’autre part, les commentaires du président Emmanuel Macron dans un discours récent sur le séparatisme. Prenons-les un par un.

Les caricatures du Prophète. Les auteurs des appels au boycott critiquent les caricatures du Prophète, les trouvant blasphématoires et dégradantes. Nous-mêmes, qui écrivons et signons ce texte, les trouvons vulgaires et choquantes. Mais, en France, le blasphème n’est pas un délit. Il peut donc être critiqué, mais pas interdit. Depuis la Révolution de 1789, la liberté d’expression est protégée, comme le rappelle l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme. Des limites sont clairement énoncées par la loi, ne permettant ni d’injurier ni d’inciter à la haine comme le racisme. De fait, tout citoyen est libre de faire appel à la justice s’il estime que ces limites sont franchies, non pas au nom du droit au blasphème, mais au nom du respect de la dignité humaine, et ce quelle que soit la religion concernée, catholique, protestante, juive ou musulmane. Mais rien, en tout état de cause, ne permet d’utiliser la violence, ni dans la loi française ni dans l’islam.

Stratégie France défense : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Stratégie France défense  : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Noé Hirsch, analyste dans le secteur de la Défense et fondateur fondé d’East is Red, considère que la France doit tenir compte de la mise en service d’un second porte-avions chinois pour définir la suite du Charles De Gaulle. La question est de  savoir si la France disposera de deux porte-avions pour assurer la continuité maritime, d’un seul,  voire de rien du tout.( article de la Tribune -extraits)

 

« Le 17 décembre dernier, la livraison d’un second porte-avion, baptisé Shandong, à la marine chinoise, le premier de fabrication entièrement nationale, marquait un nouvelle avancée dans la volonté chinoise de développer une marine capable d’asseoir sa suprématie régionale en étendant sa capacité de projection en haute mer.

Si sa mise en service a fait grand bruit dans la presse chinoise, le nouveau porte-avion, équipé d’un simple STOBAR (dispositif permettant de faire décoller les aéronefs grâce à un tremplin), fait pâle figure face à son concurrent le Charles de Gaulle (équipé d’une catapulte – dite CATOBAR, qui fonctionne à vapeur), sans parler de l’USS Gerald R. Ford (le CVN-78), le nouveau porte-avion américain livré en 2017 et dont le premier déploiement est prévu pour cette année. Ce dernier est doté d’une toute nouvelle catapulte électromagnétique (EMALS), qui permet de projeter à moindre coût énergétique à une fréquence plus importante. Le Gerald R. Ford vient par ailleurs d’entamer une série de tests à la mer dans l’objectif de certifier la compatibilité du pont d’envol aux différents aéronefs, du drone à l’avion de chasse, qui seront amenés à opérer à partir de sa catapulte.

Consciente, comme l’énonçait Sir Walter Raleigh, que la domination mondiale repose sur le commerce, que commande le contrôle des mers, la Chine cherche à protéger ses « routes de la soie maritimes », ainsi que l’approvisionnement en matière première du pays (80% du pétrole chinois importé transite par la mer, en particulier à travers le détroit de Malacca). Mais elle veut également imposer son contrôle sur la mer de Chine, une zone turbulente, peuplée d’îlots, de récifs et d’atolls que chevauchent les revendications de la plupart des acteurs de la région. Pékin, qui y convoite les ressources halieutiques et énergétiques, se montre insatiable : son tracé de revendication dit « en langue de buffle » y englobe sans partage la quasi-totalité des terres émergées, au préjudice des pays riverains (Japon, Vietnam, Philippines…). Cette intransigeance, qui vise également à sécuriser un espace pour les sous-marins lanceurs l’engins (SNLE) chinois, menace gravement la paix régionale au point que le Global Times, porte-parole de l’aile gauche du gouvernement de Pékin, n’hésitait pas à publier : « en mer de Chine, la guerre est inévitable ».

… la nécessité d’une présence militaire française crédible dans la région ne se réduit pas à la défense des ZEE nationales. La Chine viole le droit international de la mer par une politique du fait accompli et une militarisation des récifs contestés (quitte à les agrandir, au détriment de l’environnement) ; elle boycotte également les décisions de justice qui lui sont défavorables, comme celle de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de 2016 donnant raison aux Philippines sur la question de souveraineté des îles Paracels et Spratley. Enfin, sa flotte ambitionne d’inclure au moins 3 porte-avions supplémentaire dans les dix ans. Au regard des volontés d’expansion de Pékin, et de son manque d’égard vis-à-vis de la souveraineté des Etats et du droit international, il semble indispensable de disposer des outils de possibilité d’un rapport de force, à commencer par la question du porte-avion, premier moyen de projection de puissance….. la question est donc : nous doterons-nous d’une disponibilité opérationnelle permanente en construisant deux porte-avions capables de se relayer dans l’année (un sistership) ? Où nous préparons-nous à entériner notre impuissance dans cette région du monde ? »

Pouvoir d’achat : rien en 2020 et sans doute en 2021

Pouvoir d’achat :  rien en 2020 et sans doute en 2021

 

Si l’on tient compte de l’inflation probable en 2020 envisagées à + 0,5 % , le pouvoir d’achat pourrait être à peu près nul encore s’agit-il d’un calcul sur des revenus théoriques car dans la pratique avec le chômage partiel il y aura  souvent une baisse plus importante d’au moins 5%. Pour l’année 2021, on attend une inflation de 0,7 % et on espère une augmentation du pouvoir d’achat de 1,5 %.  Rien n’est sûr dans ces deux domaines. Il y a d’abord la situation de l’emploi très dégradé qui va peser sur le pouvoir d’achat. Une conséquence d’une croissance qui devrait se redresser à plus 8 % mais encore inférieure au niveau de fin 2009.

 

Avec au moins 1 million de chômeurs en plus il ne faut guère espérer un environnement favorable à la hausse salariale. Au mieux en 2021, la création nette d’emplois atteindra 400 à 500 000 emplois à condition évidemment que la croissance enregistre une progression de 8 %. Reste à savoir aussi si l’inflation sera aussi sage que prévu. Pour l’instant ,rien n’indique une reprise de la hausse des prix, l’Europe  est plutôt sur une tendance déflationniste. On ne peut cependant écarter l’hypothèse d’une crise financière qui ferait flamber l’inflation car le décalage entre l’ampleur de la masse monétaire et la richesse réelle devra un jour se payer par une perte de valeur du pouvoir d’achat. Peut-être pas en 2021, peut-être en 2022 ou plus tard mais l’échéances est incontournable.

Plan européen:  » le contribuable français ne paiera rien « !!! ( Macron)

Plan européen:   » le contribuable français ne paiera rien « !!! ( Macron)

 

Le contribuable français ne paiera rien du  plan de relance de l’Union européenne de 750 milliards d’euros.

Sans doute de plus gros mensonges de l’histoire économique française. En effet, si l’Union économique a effectivement décidé d’un plan de soutien, par contre elle n’a prévu aucune modalité de financement crédible. Pourtant Macron affirme que le plan sera financé par des recettes fiscales propres à l’UE, notamment des taxes imposées sur de « grands acteurs internationaux » comme les géants du numérique  ou encore par la taxe carbone aux frontières.

Une véritable  illusion car la taxe sur les grands acteurs du numérique n’est pas pour demain. Pour preuve le tribunal de l’Europe vient d’annuler il y a quelques jours la facture fiscale de 13 milliards réclamés par la commission européenne à Apple. 13 milliards d’arriérés fiscaux normalement dus à l’Irlande ( qui s’est mis du côté d’Apple pour ne pas recevoir cet arriéré!). On sait évidemment que parallèlement sous l’autorité de l’OCDE s’est mise en place une discussion sur la future taxation des grands du numérique comme Apple. Mais les États-Unis viennent de quitter cette négociation pour s’opposer au principe de cette taxation. Nombre de pays européens ne veulent pas non plus de cette fiscalité puisque la sous imposition constitue pour un argument d’attraction (Irlande bien sûr mais aussi d’autres comme dans les pays de l’Est ou même les Pays-Bas).

La deuxième source de financement évoquée est tout aussi hypothétique, elle repose sur la proposition d’une taxe carbone aux frontières. En gros,  une taxe supplémentaire sur toutes les importations (que paiera finalement le consommateur). Une taxe, un jour ou l’autre, se mettra sans doute en place mais très très progressivement et qui va entraîner des mesures de rétorsion équivalente au moins de la part des pays exportateurs comme les États-Unis ou la Chine par exemple. Là aussi ce n’est pas pour demain.

En fait on a bien décidé de dépenses mais rien concernant les recettes. En clair,  ce plan de 750 milliards sera financé par les Européens eux-mêmes dans le cadre du budget. Un budget financé à hauteur de 30% environ à l’Allemagne, de 22 % par la France. Or la France comme l’Allemagne est un contributeur net. En clair davantage que ce qu’elle reçoit. Exemple, en 2020 la France aura versé 24 milliards et reçu 13,5 milliards de subventions. Reste à charge de la France 11 milliards.

Pour faire passer la pilule du non financement du plan de relance de l’union européenne Macon et le gouvernement français défendent  l’idée que la France pourra recevoir 40 milliards de ce plan ( qui viendra alimenter le plan de soutien purement français). Le problème c’est que faute de financement du plan européen dans les conditions actuelles,  la France devra payer environ 90 milliards des seuls 390 milliards de subventions non remboursables. Là aussi comme pour le budget habituel, la France sera donc un contributeur net et c’est un mensonge d’affirmer que le contribuable français ne paiera rien.

Ce plan était cependant sans doute nécessaire ( encore qu’on aurait pu simplifier sa construction en passant directement par la banque centrale européenne) . Il va contribuer à soutenir une économie grandement affectée par la crise sanitaire; et qui va notamment se traduire aussi par une très grave dépression économique (7 à  10 % en moins de richesse nationale produite en 2020) entraînant mécaniquement une énorme vague de chômage( taux de plus de  10 % par exemple en France en 2020). Cette nécessité de sauver en quelque sorte ce qui est possible de l’économie ne doit pas masquer le fait cependant que ce plan de relance ne repose sur aucun autre financement que celui du contribuable notamment français.

 

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