Archive pour le Tag 'rien'

« Voter pour rien » ?

« Voter pour rien » ? 

L’historien Raphaël Barat revient dans son ouvrage sur un mécontentement populaire dans la Suisse du XVIIe siècle, contre l’inutilité d’un scrutin qui reconduisait invariablement la même élite au pouvoir.

 

Malheureusement trois siècles plus tard , la problématique a bien peu évolué en France en particulier ou l’acte démocratique demeure relativement néandertalien ; il se limite pour l’essentiel au dépôt d’un bulletin destiné à faire élire la plupart du temps les nouveaux oligarques de nos républiques « modernes » NDLR

Livre (Chronique dans le monde).

 

L’élection de 2022 ne devrait pas échapper à la règle : chaque échéance électorale est désormais l’occasion de commenter la permanence, si ce n’est l’augmentation, du phénomène de l’abstention. Or, parmi les réponses avancées par les abstentionnistes pour expliquer leur (absence de) geste, l’une revient particulièrement souvent aujourd’hui : « Voter, ça ne sert plus à rien. 

Certes, de nombreux éléments propres au régime représentatif de la Ve République ou au contexte contemporain permettent d’expliquer ce sentiment chez les électeurs français. Raphaël Barat, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Caen, a choisi de revenir sur un épisode suisse de griefs contre le vote : à la fin du XVIIe siècle, dans la petite République de Genève, on assiste à une fronde des « bourgeois et citoyens » (une petite partie de la population genevoise), qui se plaignent alors de « voter pour rien ».

Difficile de leur donner tort, comme on le lit dans ce court et dense ouvrage. Convoqués deux fois par an pour élire les plus hauts magistrats de la République, les citoyens n’ont en réalité le choix que parmi des candidats présélectionnés par le Petit et le Grand Conseil – des assemblées non pas élues, mais qui se cooptent au sein d’une élite oligarchique. En outre, le poids de l’environnement social est tel lors de ces élections (notamment par le recours au « vote auriculaire », c’est-à-dire à un mode de scrutin par chuchotement à l’oreille d’un secrétaire) qu’elles conduisent quasi invariablement à la reconduction des magistrats sortants. Ces votes servent ainsi avant tout à confirmer la légitimité des « chefs naturels » de la communauté, ou considérés comme tels.

Tout change, pourtant, en cette fin de XVIIe siècle, alors que le contexte économique devient de plus en plus difficile dans la petite République. Face à une élite dirigeante qu’ils jugent trop francophile, les citoyens menacent à plusieurs reprises de « faire sauter les vieux », autrement dit, de déroger à la règle de la reconduction des sortants. Et, en 1707, les tensions accumulées finissent par éclater en une crise ouverte autour du fonctionnement politique de la République et du sens des élections.

Si Raphaël Barat prend le temps de faire en détail la petite histoire de ce mécontentement populaire, c’est que les solutions envisagées par les citoyens genevois pour ne plus « voter pour rien » comportent plusieurs originalités. Des mesures comme l’utilisation du vote par billet (écrit et non plus chuchoté) et de l’isoloir, ou la limitation de la parenté des magistrats élus sont mises sur la table des négociations et en partie entérinées. Plus novateur encore, les citoyens demandent la mise en place d’une forme ponctuelle de démocratie directe, lors de réunions qui en constituent une première expérimentation.

 

Nouvelle-Calédonie : un nouveau référendum pour rien ?

La probable victoire du non au troisième référendum sur l’indépendance peut déboucher sur une transition positive car, à l’exception de quelques boutefeux, nul ne songe plus à dresser l’un contre l’autre le « peuple français » et le « peuple kanak », estime Ferdinand Mélin-Soucramanien, professeur de droit public.

 

En quelque sorte un référendum pour rien ! NDLR 

Tribune

Le 12 décembre, en application de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, sera organisé un nouveau référendum en Nouvelle-Calédonie. Une troisième fois, les citoyens calédoniens seront conduits à répondre à la même question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » En 2018, la réponse avait été non à 56,7 %. En 2020, elle avait été encore non, mais cette fois à 53,3 %.

Dimanche, compte tenu des circonstances politiques, avec l’appel à la « non-participation » du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), il est probable qu’à l’image de Pierre dans le Nouveau Testament, les citoyens inscrits sur la liste électorale spéciale répondent une troisième fois non à la question posée. Dès lors, le 13 décembre, quand le coq aura chanté trois fois, après ces trois non, que faire ?

L’équation n’est pas simple car à cette date, le statut de la Nouvelle-Calédonie reposera sur un équilibre précaire. De nouvelles relations entre la Nouvelle-Calédonie et la France devront nécessairement être tissées au cours d’une période de transition de dix-huit mois, du 13 décembre 2021 au 30 juin 2023. L’Etat français sera alors tenu par une obligation constitutionnelle d’ouvrir une négociation politique. L’accord de Nouméa prévoit que « si la réponse est encore négative, les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée ». A ce stade, on entre dans l’inconnu : quels seront les « partenaires politiques » concernés, quelle sera la méthode de discussion, quel sera le contenu du projet, quel sera le corps électoral appelé à se prononcer ?

Si on part de l’hypothèse que le non sera largement majoritaire, il appartiendra aux « partenaires politiques » de s’accorder a minima sur un calendrier de discussions. Les dernières déclarations du FLNKS permettent de penser que la phase allant du 13 décembre 2021 à la fin du mois de juin 2022, c’est-à-dire jusqu’à ce que se soient déroulées les élections [présidentielle et législatives] nationales, ne constituera pas une période propice à une discussion politique sereine. Néanmoins, durant cette première phase, un comité des signataires pourrait être réuni afin de faire notamment le bilan de l’accord de Nouméa sur le plan institutionnel, économique et social, mais aussi en prenant en compte la logique de décolonisation qui l’anime.

Faire la lumière sur les nombreux aspects positifs de cet accord historique, mais aussi identifier ce qui n’a pas fonctionné, paraît constituer un préalable à toute discussion politique. Sans entrer dans le détail, notons simplement que le principal objectif de l’accord, à savoir inscrire celles et ceux qui peuplent ce pays dans un destin commun a déjà été en grande partie réalisé. Si on excepte quelques boutefeux, nul ne songe plus à dresser l’un contre l’autre « peuple français » et « peuple kanak ».

Nouvelle-Calédonie: Référendum pour rien ?

 

 

La probable victoire du non au troisième référendum sur l’indépendance peut déboucher sur une transition positive car, à l’exception de quelques boutefeux, nul ne songe plus à dresser l’un contre l’autre le « peuple français » et le « peuple kanak », estime Ferdinand Mélin-Soucramanien, professeur de droit public.

 

En quelque sorte un référendum pour rien ! NDLR 

Tribune

Le 12 décembre, en application de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, sera organisé un nouveau référendum en Nouvelle-Calédonie. Une troisième fois, les citoyens calédoniens seront conduits à répondre à la même question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? » En 2018, la réponse avait été non à 56,7 %. En 2020, elle avait été encore non, mais cette fois à 53,3 %.

Dimanche, compte tenu des circonstances politiques, avec l’appel à la « non-participation » du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), il est probable qu’à l’image de Pierre dans le Nouveau Testament, les citoyens inscrits sur la liste électorale spéciale répondent une troisième fois non à la question posée. Dès lors, le 13 décembre, quand le coq aura chanté trois fois, après ces trois non, que faire ?

L’équation n’est pas simple car à cette date, le statut de la Nouvelle-Calédonie reposera sur un équilibre précaire. De nouvelles relations entre la Nouvelle-Calédonie et la France devront nécessairement être tissées au cours d’une période de transition de dix-huit mois, du 13 décembre 2021 au 30 juin 2023. L’Etat français sera alors tenu par une obligation constitutionnelle d’ouvrir une négociation politique. L’accord de Nouméa prévoit que « si la réponse est encore négative, les partenaires politiques se réuniront pour examiner la situation ainsi créée ». A ce stade, on entre dans l’inconnu : quels seront les « partenaires politiques » concernés, quelle sera la méthode de discussion, quel sera le contenu du projet, quel sera le corps électoral appelé à se prononcer ?

Si on part de l’hypothèse que le non sera largement majoritaire, il appartiendra aux « partenaires politiques » de s’accorder a minima sur un calendrier de discussions. Les dernières déclarations du FLNKS permettent de penser que la phase allant du 13 décembre 2021 à la fin du mois de juin 2022, c’est-à-dire jusqu’à ce que se soient déroulées les élections [présidentielle et législatives] nationales, ne constituera pas une période propice à une discussion politique sereine. Néanmoins, durant cette première phase, un comité des signataires pourrait être réuni afin de faire notamment le bilan de l’accord de Nouméa sur le plan institutionnel, économique et social, mais aussi en prenant en compte la logique de décolonisation qui l’anime.

Faire la lumière sur les nombreux aspects positifs de cet accord historique, mais aussi identifier ce qui n’a pas fonctionné, paraît constituer un préalable à toute discussion politique. Sans entrer dans le détail, notons simplement que le principal objectif de l’accord, à savoir inscrire celles et ceux qui peuplent ce pays dans un destin commun a déjà été en grande partie réalisé. Si on excepte quelques boutefeux, nul ne songe plus à dresser l’un contre l’autre « peuple français » et « peuple kanak ».

Covid-Un Conseil de défense lundi: pour rien ?

Covid-Un Conseil de défense lundi: pour rien ?

 

Un conseil de défense sera réuni lundi mais sans doute pour pas grand-chose. En effet le gouvernement hésite à prendre de nouvelles mesures restrictives qui seraient de nature a gâté l’humeur des Français. Ce conseil pourrait se réduire à un nouvel appel à la vaccination, un appel qui a par ailleurs été déjà entendu même s’il reste des récalcitrants; en effet, 52.091.996 personnes ont reçu au moins une injection (77,3% de la population totale) et 51.008.382 personnes sont entièrement vaccinées (75,7% de la population totale). Depuis le 4 décembre, 10.264.369 personnes ont reçu une dose de rappel.

À juste titre les médias parlent beaucoup du nouveau variant omicron mais le développement de la pandémie actuellement sur un rythme quotidien de 42 000 cas sur les sept derniers jours est à imputer au variant Delta. Ce n’est qu’ultérieurement que le variant omicron pourra peser sur l’ampleur de la vague de contaminations.

Il paraît fort probable que les pouvoirs publics seront contraints compte tenu de la hausse exponentielle des statistiques Covid de se réunir un nouveau avant la fin de l’année pour cette fois prendre des mesures restrictives limitant notamment les rassemblements. Toute la question est de savoir si cette décision sera prise avant ou après Noël. Au-delà, les pouvoirs publics auront aussi à se prononcer sur l’obligation vaccinale comme cela va être pratiqué dans des pays voisins comme l’Autriche ou l’Allemagne.

Covid: Pour LePen le vaccin et le pass ne servent à rien !

Covid: Pour LePen le vaccin et le pass ne servent à rien !

Marine Le Pen a rappelé dimanche son opposition au passe sanitaire, qui est selon elle «inutile» et «n’apporte rien», car «le vaccin n’empêche pas la contamination». Pour la prétendante du RN, «on se sert de ce chantage en permanence depuis deux ans pour imposer des mesures qui n’empêchent pas la circulation du virus».

Une déclaration noyée dans beaucoup d’autres qui n’a pas attiré l’attention des médias mais qui démontre clairement que Marine LePen rejoint indirectement le camp des complots complotistes  et des anti vaccins. La question pertinente à se poser est de savoir combien la France compterait de contaminés et de décès en plus en l’absence de vaccin. D’après une étude de l’OMS, les vaccins auraient permis d’éviter 500 000 morts en Europe soient 25 % des populations potentiellement menacées. En outre les vaccins permettent surtout de limiter les formes graves.

Nouvelle Calédonie: encore un référendum pour rien

Nouvelle Calédonie: encore un référendum pour rien

 

Le troisième référendum voulu par les indépendantistes ne changera sans doute rien. En effet ,les mêmes indépendantistes entendent boycotter la consultation en raison de la situation sanitaire. Du coup, le résultat, n’aura pas beaucoup de signification et il faudra encore attendre un quatrième référendum

C’est un peu le monde à l’envers. Ce troisième référendum, ce sont les indépendantistes qui l’exigeaient ; ce sont eux aujourd’hui qui le boycottent. Quant aux loyalistes, ils ne le réclamaient pas ; ils applaudissent à son maintien. D’où ce paradoxe: le vote du 12 décembre devait être serré ; il n’y a désormais plus aucun suspense. Mais jamais l’avenir de l’archipel n’a paru aussi incertain.

. En novembre 2018, le non s’est imposé par 56,7 %. Un second vote était prévu. En octobre 2020, le non l’a à nouveau emporté, mais avec une marge plus étroite (53,3 %).

Un troisième référendum était possible, mais pas obligatoire. Ce sont les indépendantistes qui l’ont exigé.

L’enjeu est évidemment politique. L’accord complexe passé avec les indépendantistes a au moins permis de rétablir la paix mais n’a rien résolu pour le long terme. L’autre enjeu est économique, il s’agit de savoir qui va mettre la main essentiellement sur la ressource principale que constitue le nickel : toujours la France ou alors les Chinois avec l’aval des indépendantistes ?

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Environnement et COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

COP 26 : ça ne sert à rien ! (Arthus Bertrand)

Le réalisateur écologiste Yann Arthus-Bertrand exprime son scepticisme quant à l’efficacité des sommets. de la COP. sur France Info.

Est-ce qu’il y a des raisons d’espérer des avancées sur le climat, comme le disait Emmanuel Macron ce dimanche ?

Yann Arthus-Bertrand : Vous savez, j’ai assisté à la première COP à Rio en 1992 et chaque année on dit que ça va être la plus importante. Sincèrement, les COP ne servent à rien du tout à part médiatiser les catastrophes et ce qu’on doit faire. Les hommes politiques sont dirigés par les électeurs, tant qu’on n’aura pas nous, tous ensemble, envie de bouger, ils ne pourront pas bouger.

Il n’y a donc rien à espérer de cette COP ?

Si. Il y a à espérer des décisions, mais toutes les décisions qu’on va prendre n’auront des effets que dans 20 ans. Le climat qu’on a eu pendant 10 000 ans, sur lequel s’est assis notre civilisation, est parti à jamais, il ne reviendra jamais, c’est ce que disent tous les scientifiques. Je trouve que les discours des hommes politiques ne sont pas à la mesure des catastrophes annoncées. Toutes ces grandes COP, c’est comme des réunions de copropriétaires où chacun tire la couverture vers soi mais en fin de compte, personne n’a envie de décroissance ou du moins de croissance sans carbone – ce qui est extrêmement compliquée. Donc tout le monde va signer des traités en revenant pour montrer à ses électeurs qu’on a fait quelque chose mais sur le fond, ça fait quand même 20 ou 30 ans qu’on ne fait rien.

Quand j’ai fait mon film Home, je croyais qu’on allait changer, il y avait Al Gore qui était arrivé et qui a eu le prix Nobel, on consommait 90  millions de barils de pétrole par jour. Aujourd’hui on en consomme 100 millions. Toutes les énergies renouvelables qu’on a mises en place se sont additionnées à cela. Ce qui veut dire qu’on est complètement incohérent. On fait exactement le contraire de ce qu’on doit faire. Quand il y a la marche pour le climat à Paris, on est 40 000, quand il y a la marche contre le pass sanitaire il y a 200 000 personnes qui vont manifester en France et quand il y a la coupe du monde on va être 2 millions dans les rues. Quand on sera 2 millions à marcher dans la rue, non pas pour le climat, mais pour notre vie, pour la vie de nos enfants, nos petits-enfants, peut-être qu’à ce moment-là le monde changera.

La solution vient des citoyens et de nos actes du quotidien ?

C’est nous qui élisons les politiques, c’est nous qui décidons, avec des décisions comme la taxe carbone dont on n’a pas voulu, tout le monde était dans la rue, on a arrêté. Il faut qu’on soit assez courageux pour accepter des décisions qui ne vont pas nous faire plaisir mais qui sont là pour sauver la planète. Le prix du carburant qui monte c’est une très bonne chose pour l’environnement malheureusement. Maintenant il y a des compensations à faire pour les gens qui n’ont pas assez les moyens. Mais il faut que le pétrole soit beaucoup plus cher parce que ce carbone est en train de nous tuer, de tuer nos vies. Les scientifiques parlent de la sixième extinction, ça veut dire la fin de la vie sur Terre. C’est dramatique et on est incapables de réagir. Bien sûr qu’il faut des COP, bien sûr qu’il faut des Greta mais malheureusement ça va être beaucoup plus compliqué qu’on ne le pense.

Est-ce que vous allez vous rendre à cette COP26 ?

Oui, j’ai la chance que Sting ait fait la voix de Legacy, le film qu’on vient de réaliser, on a une projection avec le prince Charles et sa famille et une projection pour la COP. J’en suis ravi parce que c’est un film – c’est assez courageux de le faire – où on dit que les COP ne servent à rien.

Sondage Présidentielle 2022 : rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour

Sondage Présidentielle 2022 : rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour

Selon le dernier sondage Ifop Fiducial pour Le Figaro et LCI réalisé auprès d’un échantillon de 5000 personnes, rien n’est joué pour la qualification au deuxième tour ou la bataille fait rage entre Le Pen, Zemmour et Bertrand. Pour l’instant, macro domine avec autour de 25 % et ses trois autres principaux concurrents totalisent chacun 15 à 18 %.

Des certitudes toutefois, la gauche semble définitivement hors-jeu avec un total à peine de 25 % et en plus complètement divisée.

C’est une véritable victoire idéologique de la droite et de la droite extrême», juge Frédéric Dabi, directeur général Opinion de l’Ifop qui constate la dynamique Zemmour

 » La dynamique est clairement de son côté, il est en train de devenir l’attrape-tout de la droite et de la droite extrême.

Une suppression de l’ISF qui ne change rien

Une suppression de l’ISF  qui ne change rien

Contrairement la théorie du ruissellement développé par Emmanuel Macron, la suppression de l’impôt sur la fortune n’a pas changé grand-chose quant à l’attractivité du pays et même à la fiscalité.Inversement on peut aussi dire que le totem de la gauche n’influence guère les investissements.
Il est clair que pour évaluer ce genre de mesures les méthodologies sont assez défaillantes dans la mesure où on ne dispose pas ou rarement de périodes de référence permettant de comparer avec ou sans ISF.

En outre contrairement à l’idée répandue, l’impôt sur la fortune ne touche pratiquement pas les très grandes fortunes qui grâce à l’ingénierie fiscale échappent à ce type d’impôt. Ce sont en général les catégories sociales moyennes fortunées qui sont soumis à cette fiscalité.

Un  rapport élaboré par un comité d’experts et supervisé par France Stratégie (un think tank rattaché à Matignon) peine à démontrer les bienfaits pour l’économie tricolore du big bang fiscal visant les contribuables fortunés.

En 2018, lors du remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création d’un prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») de 30 % sur les revenus du capital (plutôt qu’une imposition au barème progressif), Emmanuel Macron s’était engagé à corriger le tir en fonction des évaluations qui seraient faites.

« L’instauration du prélèvement forfaitaire unique (PFU) n’a pas conduit les entreprises dont les actionnaires ont bénéficié du PFU à connaître une évolution de l’investissement significativement différente de celle des autres. » Une conclusion qui va à l’encontre de l’idée selon laquelle une amélioration de la rentabilité de l’actionnaire après impôt est un levier.

Même s’il ne peut pas le mesurer directement, le rapport souligne toutefois que l’instauration de la « flat tax » « a pu » conduire à une hausse globale de l’investissement des entreprises, notamment dans d’autres sociétés, dans l’immobilier, etc.

 

 

Agnès Buzyn : Un procès pour rien ?

Agnès Buzyn : Un procès pour rien ?

 

Après la mise en examen de l’ancienne ministre devant la Cour de justice de la République, les deux juristes Olivier Beaud et Cécile Guérin-Bargues estiment, dans une tribune au « Monde », que le risque est grand de voir les attentes des plaignants déçues.

 

Tribune. 

 

Comme les émigrés de l’Ancien Régime, les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) n’ont « rien appris et ils ont tout oublié ». Plus de vingt ans après l’affaire du sang contaminé, ils viennent de mettre en examen Agnès Buzyn, ministre de la santé de mai 2017 à février 2020, pour « mise en danger de la vie d’autrui » en raison du rôle qu’elle a joué dans la gestion de l’épidémie de Covid-19. Ils estiment donc que son prétendu défaut d’anticipation ou son éventuelle incompétence relèvent de la responsabilité pénale.

On retrouve ici le cocktail explosif du drame du sang contaminé : un problème sanitaire majeur et des familles endeuillées qui, encouragées par leurs avocats, cherchent à imputer, par la voie pénale, la responsabilité de leurs souffrances aux gouvernants et décideurs publics. Dans un cas comme dans l’autre, les magistrats de la commission d’instruction de la CJR leur ont emboîté le pas, en tablant sur la contestable élasticité du droit pénal et sur la possibilité qui leur est offerte de requalifier pénalement les faits.

En adoptant ici une incrimination définie de manière aussi vague que la « mise en danger de la vie d’autrui », les magistrats tombent dans une lecture rétroactive des faits, prompte à condamner des décisions ministérielles pourtant prises dans une période d’incertitude scientifique maximale quant à l’étendue et à la dangerosité du Covid-19.

La liberté d’action de la ministre, contrainte par la pénurie de masques, et le contexte politique, marqué par la volonté de la grande majorité des responsables politiques de maintenir les élections municipales de mars 2020, seront probablement minorés. L’instruction, éminemment complexe dans un tel dossier, sera encore ralentie par l’existence de procédures parallèles nées de plaintes relatives aux mêmes faits mais déposées devant les juridictions ordinaires, car visant des décideurs publics qui ne sont pas des « membres du gouvernement », pour lesquels seule la CJR est compétente (article 68-1 de la Constitution).

La suite de l’histoire est pourtant écrite. Incapable de résister à la pression d’une opinion publique qui exige qu’on lui rende des comptes, la commission d’instruction saisira la juridiction de jugement. Il reviendra alors à trois magistrats issus de la Cour de cassation et à douze parlementaires de tenter de déterminer s’il y a bien eu, de la part de la ministre, une violation délibérée d’une règle de prudence ou de sécurité.

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Au 1er octobre, il y aura peut-être une augmentation du SMIC ou rien du tout si l’indice des prix est inférieur à 2 %. Pour une hausse automatique du SMIC, ll faut  que l’indice des prix à la consommation dépasse d’au moins 2 % celui pris en compte lors du dernier établissement du salaire minimum, c’est-à-dire l’indice de novembre 2020 qui a servi lors de la dernière revalorisation annuelle du 1er janvier 2021 .Auquel cas le SMIC horaire brut mensuel augmentera d’autant, soit 31 euros de plus a minima, pour le porter à un peu moins de 1.586 euros bruts (sur la base de 35 heures) . Actuellement le SMIC est de  1231 € nets., Soit une augmentation de l’ordre de 25 € nets). Rien n’est sûr car l’augmentation des prix à la consommation est actuellement de 1,9 % ( mais sur un indice largement obsolète).

Afghanistan : Des milliards pour rien !

Afghanistan : Des milliards pour rien !

Natasha Lindstaedt, University of Essex  Cconstate que les milliers de dollars dépensés par les États-Unis en Afghanistan n’ont servi à rien.

 

En moins d’une semaine, les talibans se sont emparés d’une douzaine de villes majeures de l’Afghanistan. Ils encerclent désormais Kaboul et négocient avec le gouvernement du président Ashraf Ghani une transition pacifique du pouvoir. Leur emprise sur le pays est désormais quasi totale. Leur victoire éclair intervient à peine un mois après le retrait des troupes américaines.

Au cours des vingt dernières années, les États-Unis ont déversé des milliers de milliards de dollars sur l’Afghanistan pour chasser les talibans. Cet effort financier colossal se sera soldé par un fiasco total. Il est vrai que si l’on considère la situation géographique stratégique du pays et la politique de soutien aux talibans conduite par certains acteurs régionaux, cette issue apparaissait inévitable.

L’Afghanistan occupe une position stratégique entre l’Asie centrale et l’Asie du Sud, au sein d’une région riche en pétrole et en gaz naturel. L’État afghan est historiquement confronté aux aspirations indépendantistes de différents groupes ethniques résidant sur son territoire, tout spécialement les Pachtounes et, dans une moindre mesure, les Baloutches.

C’est – entre autres – pour ces raisons que l’Afghanistan a de tout temps été le théâtre d’ingérences extérieures, que celles-ci proviennent du Royaume-Uni, l’Union soviétique puis de la Russie, des États-Unis, de l’Iran, de l’Arabie saoudite, de l’Inde et, bien sûr, du Pakistan.

Le rôle du Pakistan

Les relations entre l’Afghanistan et le Pakistan ont toujours été tendues depuis que le premier a été reconnu comme un État souverain en 1919.

Lorsque le Pakistan a obtenu son indépendance en 1947, l’Afghanistan a été le seul pays de l’ONU à voter contre sa reconnaissance, en bonne partie du fait du refus de Kaboul de reconnaître la ligne Durand – la frontière afghano-pakistanaise, longue de 2 400 kilomètres, tracée à la hâte en 1893, des millions de Pachtounes se retrouvant alors de part et d’autre.

Craignant les appels lancés par les Pachtounes des deux pays en faveur de la création d’un État national pachtoune qui comprendrait une large partie du nord du Pakistan, Islamabad cherche depuis longtemps à faire de l’Afghanistan un État client, ce qui lui permettrait de gagner en profondeur stratégique face à l’Inde. Pour cela, les responsables pakistanais cherchent avec constance à faire émerger en Afghanistan une identité islamique (plutôt que pachtoune).

Le Pakistan a largement contribué à l’arrivée des talibans au pouvoir à Kaboul en 1996 et s’est montré plus impliqué en Afghanistan que n’importe quel autre voisin du pays. Par l’intermédiaire de son principal service de renseignement, l’ISI, il a financé les opérations des talibans, recruté des hommes pour servir dans leurs forces armées, leur a fourni des armes et les a aidés à planifier leurs offensives. Occasionnellement, le Pakistan a même directement pris part aux combats aux côtés des talibans. Le soutien de l’ISI aux talibans s’explique par l’objectif d’éradiquer le nationalisme pachtoune. Mais cette stratégie a peut-être créé un problème plus important encore pour le Pakistan, car le régime taliban a entraîné un exode de citoyens afghans vers le Pakistan.

Pourtant, selon le gouvernement afghan, certains éléments au sein du gouvernement pakistanais, notamment l’ISI, soutiennent toujours les talibans et entretiennent l’instabilité permanente en Afghanistan. En outre, le Pakistan n’a pas noué de bonnes relations avec les autres groupes actifs en Afghanistan et n’a donc guère d’autre choix que de se ranger derrière les talibans.

Pour le gouvernement pakistanais, le pire scénario serait un conflit prolongé, qui pourrait conduire à un nouvel afflux massif de réfugiés au Pakistan.

Les calculs de l’Iran

Les relations de l’Iran avec l’Afghanistan, dont il est limitrophe à l’est, sont rendues compliquées par la dynamique régionale et par les relations des deux États avec Washington. En tant que pays chiite, l’Iran a longtemps eu des divergences idéologiques avec les talibans. Dans les années 1990, il a cherché à conclure des alliances, notamment avec les États-Unis, pour contrer la menace posée par ceux-ci.

Deux décennies plus tard, les relations entre les États-Unis et l’Iran sont au plus bas, ce qui a un impact direct sur l’attitude de Téhéran vis-à-vis des talibans. L’Iran a cherché à jouer sur tous les tableaux, soutenant à la fois le gouvernement afghan et les talibans pour maintenir leur division. L’amélioration de ses relations avec le Qatar, où se trouve le bureau politique des talibans, a également favorisé les relations entre l’Iran et les talibans.

Les objectifs de la Russie et de la Chine

La Russie cherche avant tout à prévenir l’instabilité à sa frontière avec l’Afghanistan et à préserver ce pays de l’influence américaine. Depuis les années 1990, Moscou développe des relations avec différents groupes en Afghanistan, y compris les talibans, malgré ses soupçons quant à un éventuel soutien des talibans à des groupes terroristes.

Ces relations se sont intensifiées après l’émergence de l’État islamique en 2015. Dans sa lutte pour vaincre Daech en Afghanistan, la Russie a vu les intérêts des talibans coïncider avec les siens.

Des informations ont fait surface selon lesquelles la Russie armait les talibans afghans et sapait directement les efforts des États-Unis dans ce pays, allant jusqu’à leur verser des primes pour tuer des soldats américains et alliés. Toutefois, les services de renseignement américains ont, depuis, dit fortement douter de la réalité de ces primes qui auraient été promises par Moscou.

La Chine, quant à elle, a toujours entretenu des relations cordiales avec les talibans. La principale préoccupation de Pékin est d’étendre son influence vers l’ouest pour gagner en profondeur stratégique face à l’Inde et aux États-Unis.

De nouvelles alliances

Pour l’instant, l’ascension des talibans ne s’est pas traduite par une augmentation de l’activité terroriste de groupes comme Al-Qaïda contre les voisins de l’Afghanistan – une crainte que le retrait américain de la région a largement amplifiée. La victoire des talibans apparaissant inexorable, presque tous les voisins de l’Afghanistan ont passé des alliances opportunistes avec eux, à l’exception de l’Inde.

Cette dernière, longtemps réticente à se rapprocher des talibans, a toutefois récemment pris contact avec eux, avec le soutien du Qatar. Cependant, New Delhi a également indiqué clairement qu’elle ne soutiendrait pas une prise par la force de Kaboul.

Ces dernières semaines, le gouvernement afghan, assiégé, n’a cessé d’affirmer que ses voisins faisaient preuve d’une grande naïveté vis-à-vis des talibans en croyant à leur capacité à se réformer et à leur capacité à aider l’Afghanistan à atteindre la stabilité. De hauts responsables afghans ont prévenu qu’une victoire des talibans entraînerait un renforcement de divers groupes terroristes, si les talibans leur permettaient d’établir une base en Afghanistan depuis laquelle ils fomenteraient des attaques.

Il y a plus inquiétante encore que l’hospitalité des talibans : c’est leur volonté de permettre aux groupes terroristes de s’engager librement dans la criminalité organisée – l’Afghanistan étant également un lieu attrayant pour cela.

La résurgence des talibans a provoqué une grave crise humanitaire en Afghanistan, et s’accompagne de terribles violations des droits de l’homme. Le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a accusé les États-Unis de laisser derrière eux un « chaos ».

Et pourtant, si beaucoup critiquent le président américain Joe Biden pour avoir retiré ses troupes, il est peu probable, compte tenu de toutes ces forces régionales en jeu, que les États-Unis auraient pu un jour parvenir à la stabilité en Afghanistan, quelle qu’ait pu être la durée de leur présence sur place.

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(*) Par Natasha Lindstaedt, Professor, Department of Government, University of Essex

La version originale de cet article a été publiée en anglais.

FMI : Une innovation pour les pays pauvres qui ne change rien

 FMI : Une innovation pour les pays pauvres qui ne change rien

Le FMI a  approuvé une allocation de droits de tirages spéciaux (DTS) de 650 milliards de dollars. Des droits de tirage qui peuvent se transformer le moment venu en prêt à taux zéro. Bref ,toujours des prêts.Un dispositif normalement destiné à aider les pays pauvres surtout l’occasion de la crise sanitaire

Les pays émergents et les pays en développement, y compris ceux à faible revenu, recevront 275 milliards de dollars de la nouvelle allocation, et les pays les plus pauvres, seulement 4 % du total (26 milliards de dollars), alors que ce sont eux qui en ont le plus besoin.

L’Afrique recevra seulement 33 milliards de dollars de l’allocation de DTS, alors qle FMIE estime que 285 milliards de dollars seront nécessaires d’ici à 2025 pour répondre à la pandémie sur ce continent.

Paradoxalement,, les États-Unis obtiendront 113 milliards de dollars, la France 27 milliards.

Pour surmonter ce paradoxe, il serait envisagé de  de créer un nouveau fonds qui prêterait à taux bas et à très long terme sur des sujets spécifiques comme l’écologie, l’éducation et la santé. La France est pour, les États-Unis sont favorables, mais d’autres pays au G7 et au G20 attendent de voir en détail les propositions du FMI afin notamment de neutraliser le coût pour les prêteurs que sont en fait les pays riches.

De toute manière, tous les dispositifs nouveaux envisagés se limitent à des prêts que nombre de pays pauvres ne pourront rembourser.

 

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

Ce qu’il faut retenir des annonces de Macron : rien !

 

Initialement le discours du président de la république devait introduire la stratégie politique pour le monde d’après. En fait, le président a été contraint  d’abandonner cet objectif pour se transformer en infirmier en chef. L’essentiel de son intervention en effet été orienté sur les questions de prévention sanitaire covid.

 

Le président a d’ailleurs consacré davantage de temps à l’analyse de la situation sanitaire qu’à la stratégie pour y faire face.

«Une reprise forte de l’épidémie qui touche tout le territoire» A-t-il constaté. Face à la propagation du variant Delta, Emmanuel Macron a prévenu des «difficultés» qui menacent. «Aussi longtemps que le virus circulera, nous serons confrontés à ce type de situation», a-t-il assuré, tout en appelant à recourir massivement à la vaccination.

Le président a dû revoir son ambition en concentrant son propos sur des mesures certes non négligeables mais qui ne sont pas de la responsabilité d’un président de la république mais de celle d’un ministre de la santé ou de l’administration. Ainsi a-t-il prévu de rendre obligatoire le pass sanitaire pour accéder dans certains lieux

 Le pass sanitaire va être obligatoire pour les plus de 12 ans dans les «lieux de loisirs et de culture» de plus de 50 personnes dès le 21 juillet prochain. Il sera ensuite étendu à partir du début du mois d’août, et concernera le train, l’avion, les bars et les restaurants, ainsi que les hôpitaux, les maisons de retraite, et les établissements médico-sociaux. Cette liste pourra encore s’allonger par la suite, a précisé Emmanuel Macron. Concrètement, l’accès à ces lieux sera réservé à des personnes vaccinées depuis plus de quinze jours, ou à celles qui ont réalisé un test PCR ou antigénique négatif récent. L’autre décision concerne la vaccination obligatoire du personnel médical d’ici le 15 septembre.

 La stratégie du «vivre avec le virus» se poursuit. Selon Emmanuel Macron, l’épidémie sera présente «tout au long de cette année 2021 et sans doute pour plusieurs mois encore de l’année 2022». «Les semaines à venir» seront «celles de la mobilisation pour bloquer le virus», a-t-il prévenu. Mais sans autre précision sur l’amplification de la campagne de vaccination

Dès la prochaine rentrée scolaire, des campagnes de vaccination «spécifiques» seront déployées auprès de tous les collégiens, les lycéens et les étudiants du pays.

Pour les plus anciens , ayant déjà reçu deux doses, Macron a annoncé«dès la rentrée» à une campagne de rappel. Elle leur permettra de bénéficier d’une nouvelle injection «selon le même système et dans les mêmes conditions que la ou les premières».

Concernant les retraites à peine évoquées, le président envoie la question aux calendes avec un semblant de concertation à la rentrée . «Je ne lancerai pas cette réforme tant que l’épidémie ne sera pas sous contrôle et la reprise bien assurée», indique cependant Emmanuel Macron. Mais le président de la république vient d’indiquer que la crise sanitaire ne sera sans doute pas maîtrisée  avant 2022. Autant dire qu’il reporte la réforme des retraites après les élections présidentielles.Conclusion : on ne retiendra pas grand-chose de cette allocution.

 » Commission nationale de débat public » : un machin qui ne sert à rien !

 » Commission nationale de débat public » : un machin qui ne sert à rien !

S’il y a une commission qui ne sert vraiment rien c’est le cas de la commission nationale de débat public qui comme son nom l’indique contient un objet social complètement flou qui fait double emploi avec nombre d’autres institutions en particulier le conseil économique social environnemental. Une espèce de machin qui permet à une ancienne politique socialiste d’exister avec une dizaine de personnes pour traiter des thèmes qui ressemblent à un inventaire à la Prévert sans lien entre et surtout sans compétence particulière de ceux qui ont à prendre position. . Ce genre de commission nationale encombre le débat, le l’opacifie et d’une certaine manière le détourne. Ce ne sont pas les explications de la présidente Chantal Jouanneau, ancienne Ministre socialiste, qui peuvent convaincre que des débats bâclés et sans pertinence peuvent être utile à la démocratie.

 

LA TRIBUNE – La commission nationale du débat public que vous présidez vient de rendre son avis définitif sur un dossier au long cours, celui de la liaison routière entre Fos-sur-Mer et Salon-de-Provence, avec des décisions assez tranchées prises par l’Etat, notamment sur l’abandon d’un recours à une infrastructure autoroutière sur la totalité de l’itinéraire. Ce débat a duré 5 mois, réunissant beaucoup d’acteurs économiques.

CHANTAL JOUANNO - Cela a été un débat intéressant. Nous l’avons entamé avec des acteurs qui ne comprenaient pas l’utilité du débat. Nous l’avons fini avec un projet qui comprend un phasage, des engagements et un calendrier. Le débat a donc été utile pour clarifier le projet. Et les acteurs locaux en ressortent satisfaits, avec des solutions qui conviennent aux différentes parties prenantes. Il demeure néanmoins des points d’urgence et des points d’alerte. Le comité de suivi sera notamment chargé de faire en sorte que ce projet se développe en intégrant la multimodalité, en développant différents types de transports. D’autre part, trois phases sont prévues pour le contournement de Fos. Il est important que ce point ne dénature pas le projet global, en clair qu’il ne le « saucissonne » pas.

Deux garants ont été nommés afin notamment de « veiller à la « qualité de l’information et à la participation du public ». Cela « sécurise » la suite de la concertation ?

La nomination de garants est très récente. C’est une disposition nouvelle qui est possible depuis 2016. Les garants vont veiller à ce que tout se déroule de façon fluide, complète et à ce que le public soit tenu au courant des évolutions. Ils vont également faire des recommandations, créer des espaces d’expression. Ils rendront également, chaque année, un bilan de ce qui a été fait ou pas. Puis à la fin de la concertation, ils rédigeront un bilan complet qui sera versé au dossier d’enquête publique.

Quelle est désormais le rôle de la commission nationale ?

Notre rôle se poursuit jusqu’à l’enquête publique. Nous avons un rôle important d’alerte, de vigilance. Nous garantissons que la suite de la concertation se poursuive bien et qu’elle ne se réduise pas à un nombre limité de personnes. Nous sommes une véritable vigie.

Le débat public s’intéresse aussi à des sujets plus globaux, moins « territoriaux », qui peuvent diviser ?

Nous avons 125 dossiers en cours. Nous allons ouvrir le débat sur le parc éolien en Méditerranée ainsi que le parc éolien à Oléron. En Nouvelle-Aquitaine, nous allons ouvrir le débat sur le projet de parc photovoltaïque (baptisé Horizéo, prévu pour occuper 10km2 NDLR). Nous allons également travailler sur le Plan national de prévention des déchets. Dès que les projets prennent une dimension industrielle, cela fait réagir. Et nous avons un grand nombre de projets industriels, notamment sur les usines de batteries, sur celles de fabrication de médicaments ou de rénovation des incinérateurs. Le sujet du parc éolien en Méditerranée est à la fois intéressant et complexe, intéressant parce que la zone d’études est monumentale. Complexe, parce que la zone d’études est monumentale…

Politique–Des élections départementales qui ne servent à rien

Politique–Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

De façon un peu arbitraire,  on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire quels sont les compétences et les responsables aussi bien des régions que des départements . N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention minimum  (Exactement 65 % au second tour ) qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Politique–Les régions ne servent à rien

 Politique–Les régions ne servent à rien 

 

Dans une tribune au « Monde », l’historien André Larané estime que les électeurs auraient été plus nombreux à voter pour des conseils départementaux avec des compétences élargies et claires.

 

Tribune. 

 

Les élections régionales ont été marquées par une abstention sans précédent. Différentes raisons ont déjà été évoquées mais il en est une qui a été occultée, parce que trop énorme ou trop gênante : les treize régions métropolitaines, qui ont focalisé l’attention des médias et de la classe politique, ne servent à rien.

Au total, les régions perçoivent près de 30 milliards d’euros par an. C’est 13 % du budget total des collectivités locales (communes, départements et régions). Il leur appartient de distribuer cet argent à qui bon leur semble : rénovation d’un lycée, financement d’une carte de transport, subventions à des associations, etc. Rien que les départements ne puissent faire au moins aussi bien.

Mais, dira-t-on, les départements sont trop petits. Ils n’ont pas la taille critique ! Vraiment ? Ces départements sont en moyenne trois fois plus étendus et deux fois plus peuplés que les cantons suisses, lesquels représentent le nec plus ultra de la décentralisation, avec plus de compétences et d’autonomie que nos régions et nos départements réunis.

 

En bonne politique, il appartient à l’Etat de gouverner et de gérer les relations avec le monde extérieur, et aux collectivités locales d’administrer, au plus près des citoyens. De là, l’intérêt des départements, qui remontent à deux cents ans, voire deux mille ans !


Chacun sait que ceux-ci ont été créés par l’Assemblée constituante en 1790. Mais, l’on sait moins que les députés ont reproduit le tracé des anciens pays gaulois et des comtés carolingiens qui leur ont succédé. Cela se voit dans les chefs-lieux, dont beaucoup reprennent le nom de l’ancienne tribu locale : Tarbes, ce sont les Tarbelles ; Vannes, les Vénètes ; Paris, les Parisii, etc. Cette coïncidence résulte de la géographie qui rapproche les hommes selon ses impératifs : relief, cours d’eau, sols, etc.

Aujourd’hui encore, chacun s’identifie prioritairement à son département. Et si certains se disent volontiers bretons, normands ou alsaciens, cela ne reflète pas pour autant une identification à la région éponyme. Les Brestois ne sont pas plus solidaires des Rennais que les Strasbourgeois des Mulhousiens ou les Caennais des Rouennais.

Des élections départementales qui ne servent à rien

Des  élections départementales qui ne servent à rien

 

 

Des élections qui ne servent pas davantage que les départements concernés. En cause, le fait de l’empilage de nombre de structures administratives et politiques. À la base on trouve parfois des délégués de communes, partout des communes, souvent des structures intercommunales (communautés de communes), ensuite des départements, des régions et bien sûr l’Etat. Il y a au moins deux étages de trop.

u coup de façon un peu arbitraire on se partage les compétences sans grande cohérence. Ainsi les départements sont surtout chargés des dépenses sociales (RSA, aide sociale à l’enfance, création et gestion de maisons de retraite), de la construction, l’entretien et l’équipement des collèges, de l’administration de la voirie départementale, ainsi que de la gestion des bibliothèques de prêt, des services d’archives et de musées.

Une sorte de bric-à-brac ou d’auberge espagnole. Cela d’autant plus la législation sociale est souvent du ressort de l’État. L’État décide par exemple l’augmentation des conditions du RSA et les départements financent. Même chose pour le financement et l’entretien des routes. L’État décide de la fiscalité et les départements entretiennent ce qui relève de leurs compétences avec ce que leur attribue l’État. Résultat dans les zones démographiques peu peuplées les infrastructures sont dans un attentat pitoyable.

Évidemment les électeurs sont bien incapables de dire qu’elles sont en général les responsables du département et la responsable. N’empêche ses électeurs sont appelés aux urnes. Seule une minorité s’y rendra et il faudra encore compter près de 60 % d’abstention qui pose un vrai problème de démocratie et de remise en cause  des structures politiques et administratives en France.

 

Energies renouvelables : ce que peuvent faire les régions : rien

Energies renouvelables : ce que peuvent faire les régions : rien

 

La vérité c’est que dans de nombreux domaines économiques les régions ne servent pas à grand-chose sinon qu’à produire des documents administratifs qui compliquent les processus de décision. Ainsi par exemple les régions et leur nombreux schémas qui ont une incidence plus ou moins réelle  sur les synergies par exemple à travers lle Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet qui vise à mettre en valeur les énergies renouvelables)

 

 

Mais le problème des énergies renouvelables c’est qu’il est porté à bout de bras par le seul État qui du jour au lendemain (ce qu’il est en train de faire encore pour le photovoltaïque) pourrait changer le mode d’aide et fusiller nombre de projets en particulier les éoliennes financées au moins 50 % par l’État et dont le coût a été dénoncé par la Cour des Comptes.

Il n’y a d’ailleurs aucune articulation entre les schémas régionaux et la vraie programmation de l’énergie qui se réalise dans les PPE décidés par l’État ( niveau notamment du nucléaire et du renouvelable et planification)

A noter enfin que les régions n’ont aucune compétence pour accorder une autorisation en matière de projets énergétiques. Ce sont les communes et les intercommunalités et surtout les préfets qui décident ou non d’autoriser ces projets.

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