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Chine : Net ralentissement des exportations

Chine : Net ralentissement des exportations

La  hausse de 3,9% des exportations de la Chine en avril marque un net ralentissement puisqu’il s’agit de la plus faible augmentation depuis juin 2000 (+0,5%). Le contraste est saisissant par rapport au mois d’avril au cours duquel elles avaient progressé de 14,7%. L

Les importations sont restées stables, affichant un léger mieux après leur recul de 0,1% en mars et battant le consensus qui ressortait à -3,0%. Un an plus tôt, les importations de la Chine avaient bondi de 43,1%, sur fond de rattrapage économique, après une quasi-paralysie de l’activité lors de la première vague épidémique début 2020.

La balance commerciale de la Chine a affiché un excédent de 51,12 milliards de dollars le mois dernier (48,6 milliards d’euros), alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient un excédent de 50,65 milliards de dollars. En mars, l’excédent chinois s’élevait à 47,38 milliards de dollars.

Pour relancer une croissance plombée par les restrictions sanitaires, la Chine multiplie les gestes de soutien à l’activité sans renier une stratégie anti-virus coûteuse. Menacé par une croissance atone, le pouvoir chinois a adressé fin avril un signal rassurant aux puissantes entreprises du numérique, malmenées depuis la brutale reprise en main du secteur fin 2020. Pour relâcher la pression sur l’économie, Pékin a en effet offert un répit au secteur technologique, en lui épargnant de nouvelles restrictions qui entravent son développement.

La capitale économique chinoise reste aujourd’hui coupée du monde, ce qui pénalise lourdement la croissance du géant asiatique. En mars déjà, la métropole technologique de Shenzhen (sud) avait été brièvement mise sous cloche, tandis que le nord-est du pays, berceau industriel et grenier à blé, a été confiné près de deux mois.  Ces mesures mettent en péril l’objectif de croissance de 5,5% fixé par Pékin, dans une année politiquement sensible qui devrait voir Xi Jinping être reconduit à la tête de la seconde économie mondiale. Nombre d’économistes doutent que le géant asiatique parvienne à son objectif, qui marquerait en Chine la plus faible croissance depuis 1990 hormis 2020, année initiale de la pandémie.

Face au fléchissement de sa croissance, Pékin compte par ailleurs soutenir PME et auto-entrepreneurs, ses principaux viviers d’emplois, avec des mesures fiscales et des réductions d’impôt. Le gouvernement envisage également des aides pour les travailleurs migrants sans emploi, particulièrement vulnérables aux aléas économiques.

 

Croissance : Net ralentissement l’industrie européenne

Croissance : Net ralentissement l’industrie européenne

La situation en Chine et la guerre en Ukraine ralentissent l’industrie européenne

L’indice PMI manufacturier allemand a reculé à 54,6 après 56,9 en mars. Les moteurs de l’industrie européenne continuent de tousser. Après deux longues années de pandémie, l’éclatement du conflit en Ukraine à la fin du mois de février a une nouvelle fois plongé les industriels du Vieux continent dans une profonde torpeur. En seulement quelques semaines, beaucoup d’entreprises ont fait part de leurs difficultés à s’approvisionner tout en étant confrontées à une hausse vertigineuse des prix de l’énergie. Résultat, l’indice PMI dévoilé ce lundi 2 mai continue de dégringoler en avril à 55 contre 56,5 en mars.

Après avoir culminé en fin d’année 2021 dans le contexte de la reprise post-covid, cet indicateur avancé de l’activité très observé dans les milieux économiques et financiers ne cesse de s’infléchir tout en restant en territoire positif pour l’instant (au dessus de 50, cela signifie que l’activité continue de croître). 

L’un des principaux résultats de cette vaste enquête est que l’industrie allemande continue d’appuyer sur le frein. L’indice PMI a atteint 54,6, soit un plus bas depuis 20 mois. Les réponses des industriels mettent en évidence une baisse des carnets de commandes et un coup de frein des cadences de production. « Les industriels allemands doivent faire face à une combinaison d’envolée des prix et une chute de l’activité alors que la guerre en Ukraine et les confinements en Chine désorganisent les chaînes d’approvisionnement et font chuter la demande », a expliqué Phil Smith économiste associé chez S&P dans un communiqué.

La politique zéro covid menée en Chine provoque une pagaille dans les ports de commerce en Asie et les lignes de production partout dans le monde. Compte tenu de la dépendance de l’industrie allemande à l’égard de la Chine, tous ces confinements mettent à mal le modèle économique outre-Rhin basé en grande partie sur les débouchés chinois.

En France, l’activité s’est légèrement redressée au cours des dernières semaines malgré le conflit. Il s’agit toutefois d’une exception sur l’ensemble des 8 pays étudiés. L’indice PMI a ainsi gagné un point, passant de 54,7 à 55,7. Les économistes ne s’attendent pas vraiment à d’amélioration favorable de la conjoncture pour le Made in France.

En France, la croissance a fait du surplace entre janvier et mars. La guerre a affecté la confiance des consommateurs. Résultat, la demande intérieure, moteur traditionnel de l’activité hexagonale, s’est infléchie.

En parallèle, l’inflation a grimpé à 7,5% au cours du mois d’avril, soit un niveau inédit depuis qu’Eurostat agrège les données pour la zone euro à la fin des années 90. L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet de faire des comparaisons à l’international, est principalement porté par les prix de l’énergie et de l’alimentaire mais les prix des services commencent également à accélérer.

Les géants du Net pompent le sang des opérateurs télécoms

Les géants du Net pompent le sang des opérateurs télécoms

Plus de la moitié du trafic Internet est aujourd’hui monopolisée par Google, Facebook, Netflix, Apple, Amazon et Microsoft, affirme une étude réalisée pour le compte de l’ETNO, le lobby des opérateurs télécoms européens. Ces derniers estiment que cela leur coûte chaque année entre 15 et 28 milliards d’euros. Ils appellent Bruxelles à se mobiliser pour que les géants du Net participent au financement des réseaux ( un papier de la « Tribune »).

 

Les opérateurs télécoms européens militent pour que les grandes plateformes américaines investissent 20 milliards d’euros par an dans leurs réseaux.

Alors que l’Union européenne se mobilise enfin pour réguler les géants américains du Net, les opérateurs télécoms espèrent que Bruxelles entendra leurs récriminations. Cela fait des années qu’ils montent au créneau contre les Gafa. Ils déplorent que ces mastodontes ne payent pas un centime pour leurs réseaux 4G, 5G ou en fibre optique alors qu’ils en sont les plus gros utilisateurs. Une étude réalisée par le cabinet de conseil Axon, pour le compte de l’European Telecommunications Network Operators’ Association (ETNO), le lobby des opérateurs européens, lève le voile sur cette réalité.

Selon ces travaux, relayés par le Financial Times, Google, Facebook, Netflix, Apple, Amazon et Microsoft représentent 55% du trafic Internet global sur leurs réseaux. L’étude d’Axon souligne, surtout, que cela n’est pas sans conséquence pour le secteur des télécoms : cela lui coûterait, chaque année, entre 15 et 28 milliards d’euros.

Au regard de l’ETNO, cette situation est inacceptable. Le lobby appelle l’UE à faire passer les grandes plateformes à la caisse. Selon les opérateurs, si certains de ces mastodontes remettaient 20 milliards d’euros par an aux opérateurs, cela permettrait de créer quelque 840.000 nouveaux emplois d’ici à 2025, et de réduire considérablement la consommation d’énergie du secteur.

« Nous voulons lancer un dialogue ouvert avec les décideurs politiques, les consommateurs et les entreprises technologiques sur la façon de remédier aux déséquilibres spécifiques des marchés du trafic Internet », a déclaré Lise Fuhr, la directrice générale de l’ETNO, selon le Financial Times.

Toujours selon le quotidien économique, l’association s’appuie notamment sur une déclaration de la Commission européenne concernant le numérique. Celle-ci précise que « tous les acteurs du marché qui bénéficient de la transformation numérique doivent apporter une contribution juste et proportionnée aux coûts des biens, services et infrastructures numériques ».

Ce n’est pas la première fois que les opérateurs télécoms critiquent l’utilisation massive de leurs tuyaux par les Gafa. En novembre dernier, les PDG d’Orange, de Proximus, d’Altice Portugal, de Deutsche Telekom, de BT et de Vodafone ont signé une tribune, sous l’égide de l’ETNO, pour réclamer davantage d’équité vis-à-vis des géants américains du Net.

« Une part importante et croissante du trafic sur le réseau est générée et monétisée par les grandes plateformes technologiques », ce qui « nécessite des investissements continus et intensifs dans le réseau », soulignaient alors les opérateurs. Or « ce modèle » ne peut être « durable », insistaient-ils, « que si ces grandes plateformes technologiques contribuent également de manière équitable aux coûts du réseau ».

Ce nouveau coup de gueule de l’ETNO intervient alors que tous grands opérateurs européens souffrent en Bourse. Ils font aujourd’hui l’objet d’une fronde des investisseurs. Ceux-ci pestent, justement, contre leurs énormes investissements dans les réseaux, dans un contexte concurrentiel féroce et encouragé depuis des années par Bruxelles.

Avant de céder les rênes d’Orange à Christel Heydemann, le mois dernier, Stéphane Richard s’est montré particulièrement critique à l’égard de l’Union européenne, qui a, selon lui, une grande responsabilité dans cette situation.

« Vous savez, moi, en onze ans [en tant que PDG d'Orange, Ndlr], j’ai perdu un certain nombre d’illusions sur ce qu’on pouvait attendre de l’Europe, a-t-il lâché fin décembre, lors d’une conférence à Paris. Pardon, mais quand il s’agit de régulation, de concentration – et je suis bien placé pour le savoir -, il y a malheureusement une extraordinaire inertie dans le système. »

A en croire l’ancien responsable, Bruxelles a donné beaucoup trop de liberté aux Gafa, qui, grâce aux réseaux des opérateurs, ont transformé le continent en « colonie numérique »« Je me souviens toujours de cette phrase d’Eric Schmidt, ex-président de Google : ‘You made the investments, I made the profits’ ['Vous avez fait les investissements, j'ai engrangé les profits', Ndlr], s’est rappelé l’ancien patron d’Orange. C’est tellement ça… Et qu’est-ce qu’on a fait pour aller un peu à l’inverse de cette logique ? Rien. Strictement rien. » Cette tendance va-t-elle s’inverser ? C’est peu dire que les opérateurs attendent Bruxelles au tournant.

Digital Markets Act: enfin un vrai cadre de régulation des géants du Net

Digital Markets Act: enfin un vrai cadre de régulation des géants du Net

 

En aboutissant à une nouvelle législation sur les marchés numériques, l’Union européenne tire les leçons de l’inadaptation aux enjeux du secteur de l’actuelle politique de la concurrence. Dorénavant, ce ne sont plus les géants du Web qui dictent leurs règles, mais la Commission qui fixe le cadre à respecter. ( papier du « Monde »)

 

 

 L’Union européenne (UE) a été souvent brocardée pour sa lenteur bureaucratique et ses divisions. L’accord trouvé le 24 mars sur l’encadrement des géants de l’Internet montre que les Vingt-Sept savent aussi faire preuve d’efficacité. En un an, les Etats membres, le Parlement et la Commission européenne ont réussi à aboutir à une nouvelle législation sur les marchés numériques, le Digital Markets Act (DMA).

Ce texte vise à réguler les pratiques anticoncurrentielles des principales entreprises qui contrôlent l’accès au Web. Celles qui sont incontournables en matière de commerce électronique, de recherche sur Internet, d’informatique dématérialisée (cloud), de publicité numérique ou encore les principaux réseaux sociaux devront désormais rendre des comptes sur leur façon d’opérer.

La Commission a édicté une vingtaine de commandements auxquels ces entreprises devront se soumettre. Il s’agit de permettre la communication entre deux messageries n’appartenant pas à la même plate-forme, d’interdire pour les moteurs de recherche, les magasins d’applications ou les plates-formes d’e-commerce de favoriser leurs propres produits et services, d’empêcher de se servir de données d’entreprises utilisant un service dans le but de les concurrencer, de pouvoir retirer des applications préinstallées sur un smartphone et d’en ajouter en provenance de magasins tiers, dencadrer la publicité ciblée, ou encore d’obliger les grands groupes à notifier leurs acquisitions afin de prévenir la prédation de l’innovation chez des concurrents plus petits…

L’UE tire ainsi les leçons de l’inadaptation de l’actuelle politique de la concurrence aux enjeux du numérique. Jusqu’à présent, les enquêtes étaient menées a posteriori, une fois que les infractions étaient constatées. Les entreprises fautives n’étaient sanctionnées qu’au bout de longues années d’investigation par des amendes aux montants peu dissuasifs.

Le DMA renverse la logique avec une réglementation ex ante. Ce ne sont plus les géants du Web qui dictent leurs règles, mais la Commission qui fixe le cadre à respecter. Le numérique sera désormais soumis à une régulation inspirée de celles des secteurs de l’énergie, de la banque ou des télécommunications. Le barème des amendes a été également adapté à la puissance de ces groupes : en cas d’infraction, leur montant pourra aller de 6 % à 20 % du chiffre d’affaires mondial, ce qui, pour Google ou Amazon, représente plusieurs dizaines de milliards de dollars. En cas de récidive, des cessions d’activités pourront être imposées.

Cette réglementation marque un tournant. Il faut saluer la vitesse d’exécution européenne, malgré le lobbying intense des géants du Net. Cette célérité doit être comparée à la lenteur du processus aux Etats-Unis. Malgré les commissions d’enquête, les auditions parlementaires, les propositions de loi et le volontarisme politique de Joe Biden, aucune régulation significative n’a encore vu le jour.

Face à ce retard, l’UE, grâce au DMA, a l’occasion de donner naissance à des normes qui pourraient inspirer d’autres pays et fournir un point d’appui à ceux qui cherchent aussi à mieux y encadrer leur marché numérique.

Pour autant, la partie est loin d’être gagnée. Le règlement général de protection des données (RGPD), pourtant prometteur, a montré que les Gafam savaient trouver des échappatoires au cadre qui leur est imposé. L’enjeu pour le DMA consiste maintenant à se doter de moyens d’application et de contrôle suffisamment efficaces pour surmonter le manque de transparence et de volonté de coopérer dont ces entreprises ont toujours fait preuve.

Le SMIC à 1500 euros net par mois » ( Xavier Bertrand)

Le SMIC à 1500 euros net par mois », ( Xavier Bertrand)

Le SMIC actuellement à 1258 € nets passerait à 1500 € nets par mois selon la promesse faite hier par Xavier Bertrand.

Une mesure de justice sociale sans doute mais aussi de nature politique pour contourner les organisations de gauche. La concurrence sur le niveau du SMIC est donc lancée  En témoigne l’annonce faite par Anne Hidalgo, ce lundi 22 novembre dans un entretien aux « Dernières Nouvelles d’Alsace ».

La candidate du Parti socialiste fait de la hausse du salaire minimum l’une de ses grandes priorités. « Je commencerai par une revalorisation du smic et des bas salaires de 15 % », déclare-t-elle, soucieuse de répondre aux préoccupations des Français pour leur pouvoir d’achat. Cela reviendrait à faire passer le smic de 1 258 euros net à 1 446 euros net, soit une hausse de près de 190 euros. « Le travail est au centre de mon projet car il impacte toute la société : le pouvoir d’achat mais aussi l’écologie, l’école, l’hôpital », insiste celle qui veut aussi augmenter le salaire des profs.

La veille, c’est le candidat communiste, Fabien Roussel, qui plaçait la hausse des rémunérations au cœur de son discours. « Ma gauche à moi croit au travail et aux salaires », a-t-il lancé lors de son meeting, place Stalingrad à Paris. Fabien Roussel va un peu plus loin qu’Anne Hidalgo. Il propose une augmentation du smic et des pensions de retraite à 1 500 euros net, des mesures financées par un « impôt Covid » sur les bénéfices et par le « triplement de l’ISF ».

Prix du bois : net tassement au plan mondial

Prix du bois : net tassement au plan mondial

 

Les prix des arbres ne monteront pas jusqu’au ciel. Les cours du bois, qui avaient explosé dans les premiers mois de l’année , sont retombés. En mai, sur les marchés à terme de Chicago, les 1.000 pieds-planche, l’équivalent d’environ 2,36 m3, avaient atteint les 1.686 dollars, le plus haut niveau jamais enregistré par cette matière première. Aujourd’hui, le bois de charpente a effacé tous ses gains : les 1.000 pieds-planche se négocient à 551 dollars.

La hausse spectaculaire des prix s’expliquait avant tout par un déséquilibre entre une forte demande, notamment des Etats-Unis et de la Chine, et une offre réduite.

Économie–Croissance Chine : net tassement

Économie–Croissance Chine : net tassement 

De très mauvais chiffres en Chine en juillet pour une croissance affectée surtout par la baisse des exports. En juillet, l’indice PMI qui mesure l’activité des directeurs d’achats est passé à 50,4, contre 50,9 le mois précédent, soit un niveau qui se rapproche dangereusement du seuil (50) en-dessous duquel, une économie bascule en récession

Les exportations semblent avoir lourdement pesé dans la détérioration de l’indice manufacturier. Zhiwei Zhang, économiste en chef chez Pinpoint Asset Management, observe dans une note relevée par l’AFP que l’indice des commandes à l’exportation est à 47,7% en juillet, soit un niveau plus bas encore qu’il y a un an.

« Les exportations ont été le principal moteur de croissance cette année. Cette publication des données PMI me rend encore plus prudent quant aux perspectives de croissance au second semestre », a-t-il précisé.

Dans une moindre mesure, l’indice PMI non manufacturier suscite l’inquiétude puisqu’il a également ralenti. Il ressort à 53,2 (-0,2) mais reste largement en zone de croissance. Le bureau national des statistiques constate que l’industrie des services reste porté par l’aviation, la restauration et l’hébergement.

En juillet, l’activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis début 2020, date à laquelle, le pays a été confronté à la première vague épidémique.

« Dans l’ensemble, l’économie chinoise continue de maintenir sa dynamique d’expansion, mais le rythme a ralenti », a avancé le statisticien principal du Bureau National des statistiques, Zhao Qinghe, cité par l’AFP. 

Croissance Chine : net tassement

Croissance Chine : net tassement 

De très mauvais chiffres en Chine en juillet pour une croissance affectée surtout par la baisse des exports. En juillet, l’indice PMI qui mesure l’activité des directeurs d’achats est passé à 50,4, contre 50,9 le mois précédent, soit un niveau qui se rapproche dangereusement du seuil (50) en-dessous duquel, une économie bascule en récession

Les exportations semblent avoir lourdement pesé dans la détérioration de l’indice manufacturier. Zhiwei Zhang, économiste en chef chez Pinpoint Asset Management, observe dans une note relevée par l’AFP que l’indice des commandes à l’exportation est à 47,7% en juillet, soit un niveau plus bas encore qu’il y a un an.

« Les exportations ont été le principal moteur de croissance cette année. Cette publication des données PMI me rend encore plus prudent quant aux perspectives de croissance au second semestre », a-t-il précisé.

Dans une moindre mesure, l’indice PMI non manufacturier suscite l’inquiétude puisqu’il a également ralenti. Il ressort à 53,2 (-0,2) mais reste largement en zone de croissance. Le bureau national des statistiques constate que l’industrie des services reste porté par l’aviation, la restauration et l’hébergement.

En juillet, l’activité manufacturière est tombée à son plus bas niveau depuis début 2020, date à laquelle, le pays a été confronté à la première vague épidémique.

« Dans l’ensemble, l’économie chinoise continue de maintenir sa dynamique d’expansion, mais le rythme a ralenti », a avancé le statisticien principal du Bureau National des statistiques, Zhao Qinghe, cité par l’AFP.

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Satellite et Net : le danger de l’appropriation de l’espace par Elon Musk

  • Satellite et Net  : le danger de  l’appropriation de l’espace par Elon Musk
  • Des experts et des concurrents d’ Elon Musk s’inquiètent de la position de plus de plus dominante prise par Space X dans le projet d’Internet par satellite. Un danger qui pourrait se traduire par une appropriation de l’espace.
  •  
  • (Article du Wall Street Journal).

 

  • Le programme Starlink, géré par Space Exploration Technologies Corp. ou SpaceX, la société de M. Musk, a été autorisé à envoyer environ 12 000 satellites en orbite pour fournir une connexion Internet ultrarapide aux quatre coins de la planète. Dans ce cadre, une demande d’autorisation pour en déployer 30 000 autres a également été transmise.
  • Aujourd’hui, des entreprises concurrentes comme Viasat, OneWeb Global, Hughes Network Systems et Boeing dénoncent la stratégie spatiale de Starlink devant les autorités réglementaires américaines et européennes. Certains reprochent, par exemple, aux satellites de M. Musk de bloquer les signaux de leurs propres appareils et de faire peser une menace physique sur leurs équipements spatiaux.
  • Le projet de M. Musk n’en est encore qu’au stade des tests bêta, mais il a déjà bouleversé le secteur et a même incité l’Union européenne à développer un projet concurrent d’Internet via satellite qui sera dévoilé d’ici à la fin de l’année.
  • Le principal argument des détracteurs du milliardaire est que le principe « lancer d’abord, améliorer ensuite » de M. Musk — sur lequel il s’est appuyé pour faire de sa société de voitures électriques Tesla un pionnier en la matière — fait primer la rapidité sur la qualité en saturant l’orbite terrestre déjà encombrée de satellites pouvant nécessiter des corrections après leur lancement.
  • « SpaceX agit comme un cow-boy dans l’espace », estime Chris McLaughlin, responsable des relations avec les autorités publiques pour son rival OneWeb. « Chacun de nos satellites est semblable à une Ford Focus : il fait la même chose, il est testé, il fonctionne. Mais ceux de Starlink sont comme des Tesla : ils sont lancés, puis ils doivent être mis à jour et réparés, voire purement et simplement remplacés », poursuit-il.
  • SpaceX n’a pas répondu à nos demandes de commentaires.
  • « C’est une course à l’échalote pour obtenir, là-haut, autant de choses que possible afin de revendiquer la propriété de zones de l’espace orbital. [Elon] Musk fait seulement ce qui est légal… mais ce qui est légal n’est pas nécessairement sans risque ou durable »
  • Environ 5 % du premier lot de satellites Starlink ont connu des défaillances, avait indiqué SpaceX en 2019. L’entreprise les a laissés retomber progressivement sur Terre et se désintégrer durant cette phase de descente. En novembre 2020, l’astrophysicien Jonathan McDowell, du Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian, a calculé que le pourcentage de dysfonctionnement chez Starlink était de près de 3 %. Il indique que Starlink a, depuis, considérablement amélioré la conception de ses satellites, et que son taux de défaillance est actuellement inférieur à 1 % et continue à se réduire.
  • Mais selon M. McDowell, même en progressant continuellement, Starlink va exploiter un si grand nombre de satellites qu’un faible taux de défaillance suffira à représenter une menace relativement élevée pour la sécurité en orbite à cause des risques de collision. « Il est clair qu’ils apportent en permanence des améliorations… mais c’est un vrai défi qu’ils sont en train de relever et il n’est pas certain qu’ils seront en mesure de gérer leur constellation satellitaire complète », prévient-il.
  • Starlink exploite déjà plus de 1 300 engins spatiaux en orbite basse autour de la Terre et en ajoute environ 120 par mois. Sa flotte dépassera prochainement le nombre total de satellites lancés depuis les années 1950, soit environ 9 000.
  • L’espace orbital reste une zone de taille limitée, et l’absence actuelle de réglementation universelle signifie que les entreprises peuvent y placer des satellites selon le principe du premier arrivé, premier servi. M. Musk est ainsi en passe de se réserver la majeure partie de l’espace orbital disponible, en partie grâce au fait que, contrairement à ses concurrents, il possède ses propres lanceurs.
  • Dans les prochains jours, la Commission fédérale des communications (FCC) américaine devrait statuer sur une demande de SpaceX visant à modifier sa licence et à lui permettre de posséder un plus grand nombre de satellites en orbite à une altitude inférieure à 550 kilomètres. Si cette requête obtient le feu vert de l’autorité, les satellites concurrents devront alors contourner la constellation de SpaceX pour placer leurs propres engins spatiaux.
  • D’autres sociétés opérant dans l’espace ont demandé à la FCC d’imposer des conditions à SpaceX, notamment de réduire son taux de défaillance à 0,1 % et d’améliorer ses dispositifs d’évitement des collisions tout en veillant à ce que ses satellites ne bloquent pas les transmissions des autres engins en orbite au-dessus d’eux.
  • « Il devrait avoir moins de satellites et les améliorer », lâche Mark Dankberg, fondateur et président exécutif de Viasat.
  • Sur Twitter, M. Musk avait réagi aux précédentes mises en garde de M. Dankberg affirmant que sa société constituait un danger pour le trafic orbital : « Starlink “représente surtout un risque” pour les profits de Viasat », avait-il écrit.
  • Un porte-parole de Boeing, qui attaque également Starlink devant la FCC, a déclaré qu’il est « d’une importance capitale pour avoir un environnement orbital sûr et durable à l’avenir que les normes soient cohérentes au niveau mondial et permettent l’application de règles du jeu concurrentielles. »
  • Dans la zone spatiale où opère Starlink, les satellites tournent autour de la Terre à près de 30 000 km/h. Toute collision pourrait disperser des débris ayant une très grande vitesse susceptibles de rendre l’orbite inexploitable pendant des années.
  • Les concurrents du projet d’Elon Musk affirment que ses satellites ont une faible manœuvrabilité, ce qui signifie que ce sont les engins de ces entreprises qui doivent réagir en cas de risque de collision.
  • Au cours des deux dernières années, les satellites de Starlink se sont approchés de manière inquiétante d’autres engins spatiaux à deux reprises, notamment le 2 avril, lorsque l’un d’eux a contraint un appareil exploité par OneWeb — qui appartient aux conglomérat indien Bharti Global et au gouvernement britannique — à effectuer des manœuvres d’évitement, selon OneWeb et l’U.S. Space Command.
  • Les satellites de M. Musk sont équipés d’un système automatique d’évitement des collisions géré par intelligence artificielle. Pourtant, ce système a dû être désactivé lorsqu’un de ses engins s’est approché à mois de 60 mètres d’un satellite d’un concurrent ce mois-ci, selon M. McLaughlin de OneWeb.
  • Alors contactés par OneWeb, les ingénieurs de Starlink ont répondu qu’ils ne pouvaient rien faire pour éviter la collision et ont désactivé le système d’évitement afin que OneWeb puisse manœuvrer à proximité du satellite Starlink sans interférence, selon M. McLaughlin.
  • Starlink n’a pas divulgué de détails sur son système d’IA anti-collision. M. McDowell, l’astrophysicien précité, note qu’il est difficile de considérer un tel système comme sérieux alors qu’on ne sait toujours pas quelles données il utilise pour fonctionner.
  • Un incident similaire a eu lieu fin 2019, lorsqu’un engin de Starlink était sur une trajectoire devant presque aboutir à une collision avec un satellite météorologique de l’Union européenne, selon l’Agence spatiale européenne, qui gère ceux de l’UE. L’agence a déclaré qu’elle n’avait pu contacter Starlink que par e-mail et que l’entreprise lui avait répondu qu’elle ne prendrait aucune mesure, si bien que les ingénieurs de l’UE avaient dû procéder à une manœuvre pour éviter la collision.
  • SpaceX n’a pas répondu à nos demandes de commentaires sur ces deux incidents.
  • L’orbite terrestre basse est de plus en plus encombrée de constellations de satellites destinés à l’Internet haut débit. Le projet Kuiper d’Amazon veut en mettre en orbite 3 200, le britannique OneWeb environ 700 et le canadien Telesat quelque 300. La Russie et la Chine travaillent également sur leurs propres constellations, potentiellement gigantesques.
  • Un responsable de l’UE explique que posséder une constellation capable de fournir de l’Internet haut débit sur Terre est une priorité stratégique pour l’Union européenne. Celle-ci devrait publier d’ici à la fin de l’année une feuille de route pour un partenariat public-privé visant à créer une flotte de satellites pour le haut débit d’une valeur d’environ 6 milliards d’euros.
  • Selon les experts en sécurité spatiale, le nombre de projets signifie qu’une réglementation plus stricte est désormais nécessaire pour éviter d’éventuelles catastrophes.
  • « C’est une course à l’échalote pour obtenir, là-haut, autant de choses que possible afin de revendiquer la propriété de zones de l’espace orbital », observe Moriba Jah, professeur associé au département d’ingénieries aérospatiale et mécanique de l’Université du Texas à Austin. « Musk fait seulement ce qui est légal… mais ce qui est légal n’est pas nécessairement sans risque ou durable. »
  • Néanmoins, la plupart des gouvernements accueillent favorablement l’arrivée d’un Internet haut débit par satellite, qui constitue une alternative moins coûteuse et plus rapide à la construction de réseaux terrestres. En Allemagne, plus grande économie européenne, le principal opérateur télécoms, Deutsche Telekom, a récemment fait part de sa volonté de s’associer à Starlink.
  • « Je suis un grand admirateur d’Elon Musk et de ses idées », a déclaré Timotheus Höttges, directeur général de l’entreprise, en janvier.

 

  • (Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)
  • Traduit à partir de la version originale en anglais

Croissance Chine : net tassement de l’activité manufacturière

Croissance Chine : net tassement de l’activité manufacturière

La croissance de l’activité manufacturière au plus bas en Chine depuis un an. Le signe sans doute de l’impact de la troisième vague  covid un peu partout le monde qui pèse négativement sur la demande à la Chine.

L’indice des directeurs d’achats (PMI) pour le secteur manufacturier, calculé par le cabinet IHS Markit pour le groupe de médias Caixin, s’est établi à 50,6 en mars après 50,9 en février.

Il s’agit du plus bas niveau de cet indice depuis avril 2020, au moment où l’économie chinoise sortait de sa paralysie provoquée par l’épidémie de Covid-19. Il reste toutefois en territoire légèrement positif: un chiffre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité. En deçà, il traduit une contraction.

La baisse de l’indice révèle que «la reprise post-épidémique continue à fléchir», a commenté l’économiste Wang Zhe, cité par Caixin. L’indicateur contraste avec l’indice d’activité manufacturière officiel publié mercredi par le Bureau national des statistiques (BNS). Ce dernier s’est établi à 51,9 points en mars contre 50,6 en février, soit son meilleur score depuis trois mois. «Pris ensemble, ces chiffres révèlent un léger rebond de l’activité, mais pas un retour au rythme de croissance rapide constaté l’an dernier», a commenté le cabinet Capital Economics.

L’indice Caixin est plus concentré sur les petites entreprises et l’exportation, ce qui semblerait indiquer que l’économie chinoise s’appuie désormais davantage sur son marché intérieur, selon la même source. D’après Caixin, le sous-indice des nouvelles commandes à l’exportation s’est cependant installé en mars en territoire positif pour la première fois depuis le début de l’année, signe encourageant de la demande extérieure pour les usines chinoises. Mais l’emploi dans le secteur manufacturier a continué à baisser pour le quatrième mois consécutif, selon l’étude.

Élections Lander allemands : le parti d’Angela Merkel en net recul

Élections Lander allemands : le parti d’Angela Merkel en net recul

 

Le phénomène d’usure se confirme pour le parti de Merkel qui enregistre des reculs dans 2 Lander, le Bade Wurtemberg et de Rhénanie Palatinat, deux Länder frontaliers de la Belgique, du Luxembourg et de la France. La CDU  a perdu quatre points dans la première, et la plus importante, de ces régions (23%) qui a pour capitale Stuttgart. Il récolte ainsi la deuxième place derrière les Verts qui, pour leur part, renforcent légèrement leur position (31,5%), selon les sondages réalisés par les deux principales chaînes ZDF et ARD. En Rhénanie Palatinat, la défaite de la CDU est plus marquée, puisque son score accuse une baisse de cinq points (25,5%), la plaçant également en deuxième position derrière les inamovibles sociaux-démocrates du SPD, en baisse pour leur part d’environ trois points. À cela s’ajoute quelques affaires qui ont plombé le climat électoral. Du coup rien n’est joué quant à la succession de Merkel. De quoi créer encore un peu plus de déstabilisation en Europe déjà fortement secouée par la crise économique et la crise sanitaire.

Croissance Chine. Très nette tassement en février du fait de l’environnement mondial

Croissance Chine. Très nette tassement en février du fait de l’environnement mondial

Officiellement,  la Chine justifie le tassement économique aux conséquences des fêtes du nouvel an lunaire. Dans la réalité, la Chine subit la faiblesse de la demande internationale et aussi le ralentissement intérieur. L’activité manufacturière en Chine qui constitue un indicateur de croissance déterminant a connu en février son plus faible rythme de croissance en neuf mois, avec des ralentissements liés aux congés du Nouvel an lunaire, selon des chiffres officiels publiés dimanche.

L’indice d’activité des directeurs d’achat (Purchasing Managers’ Index, PMI), référence pour mesurer l’activité manufacturière, a reculé à 50,6 en février contre 51,3 en janvier, avec des ralentissements dans la production, les nouvelles commandes et les échanges extérieurs, selon le Bureau national des statistiques (NBS).

Le chiffre était de 51,9 en décembre. L’indice s’inscrit ainsi au plus bas depuis mai 2020 – il était alors de 50,6 – mais se maintient au dessus de la barre des 50. Un nombre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, il traduit une contraction.

Parallèlement, le PMI non-manufacturier s’est établi à 41,4 en février, en baisse par rapport à 52,4 le mois précédent,

Croissance Chine. Très net tassement en février du fait de l’environnement mondial

Croissance Chine. Très net tassement en février du fait de l’environnement mondial

Officiellement,  la Chine justifie le tassement économique aux conséquences des fêtes du nouvel an lunaire. Dans la réalité, la Chine subit la faiblesse de la demande internationale et aussi le ralentissement intérieur. L’activité manufacturière en Chine qui constitue un indicateur de croissance déterminant a connu en février son plus faible rythme de croissance en neuf mois, avec des ralentissements liés aux congés du Nouvel an lunaire, selon des chiffres officiels publiés dimanche.

L’indice d’activité des directeurs d’achat (Purchasing Managers’ Index, PMI), référence pour mesurer l’activité manufacturière, a reculé à 50,6 en février contre 51,3 en janvier, avec des ralentissements dans la production, les nouvelles commandes et les échanges extérieurs, selon le Bureau national des statistiques (NBS).

Le chiffre était de 51,9 en décembre. L’indice s’inscrit ainsi au plus bas depuis mai 2020 – il était alors de 50,6 – mais se maintient au dessus de la barre des 50. Un nombre supérieur à 50 témoigne d’une expansion de l’activité et, en deçà, il traduit une contraction.

Parallèlement, le PMI non-manufacturier s’est établi à 41,4 en février, en baisse par rapport à 52,4 le mois précédent,

La guerre des Etats et des géants du Net ne fait que commencer

La guerre des Etats et des géants du Net ne fait que commencer

La bataille homérique qui oppose le gouvernement de Canberra aux géants de l’Internet sur la rémunération des contenus de presse souligne l’urgence d’une gouvernance démocratique des acteurs du Web, analyse Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».(Extraits)

Grand soulagement dans l’hémisphère Sud ! Facebook a repris l’Australie comme amie. Mardi 23 février, une trêve est intervenue dans la dispute entre le géant de la tech et l’île-continent, qui tient les experts en haleine bien au-delà de l’océan Pacifique.

Les historiens du cyberespace retiendront peut-être cette bataille homérique comme un tournant dans le rapport de forces entre les Big Tech et les Etats, représentés par leurs institutions démocratiques.

Le conflit a éclaté lorsque le gouvernement de Canberra a introduit un projet de loi instaurant un code des relations entre les plateformes numériques et les organes de presse traditionnelle. L’objet de ce code est clair : il vise à forcer Google et Facebook à rémunérer les éditeurs de presse pour leurs contenus mis en ligne par ces plateformes, et à les informer des changements opérés dans leurs algorithmes. Ce projet de loi est une première et il a le soutien de l’opposition.

Pour les Big Tech, que l’on appelle en France les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), c’était quasiment une déclaration de guerre. Le conflit sur la rémunération des contenus de presse en ligne est vieux comme l’Internet. Les éditeurs de presse accusent les plateformes d’avoir détruit leur modèle économique, en diffusant gratuitement une information qui leur a coûté très cher à produire, et en siphonnant leur publicité – lorsque Google est né, en 1998, les médias traditionnels recueillaient à peu près la moitié des revenus publicitaires ; vingt ans plus tard cette proportion était descendue à 10 %. Les plateformes, elles, font valoir qu’elles apportent aux journaux et magazines, par leur puissance de diffusion, un trafic dont ils n’auraient pas pu rêver sans elles : c’est du gagnant-gagnant.

Le ressentiment des médias s’intensifiant au fur et à mesure que leur situation économique se dégradait, l’Union européenne (UE) s’en est mêlée, avec la directive sur les droits voisins, imposée de haute lutte. Google a donc négocié avec des éditeurs des accords individuels, voire parfois groupés, ouvrant la voie à une forme de paiement de leurs contenus.

En France, par exemple, la firme a conclu un accord en janvier avec l’Alliance de la presse d’information générale et plusieurs titres, dont Le Monde. Si le montant de ces accords est en général secret, tout le monde sait que dans ce match entre David et Goliath, c’est le mastodonte Google qui s’en sort le mieux.

Mais le marché australien, avec ses 25 millions d’habitants, n’a pas le poids de celui des 450 millions d’Européens. Google et Facebook ont donc d’abord fait le pari de l’épreuve de force. Google a menacé de se retirer d’Australie, purement et simplement, puis s’est ravisé et, préférant avoir la paix, a négocié un accord avec les gros groupes de presse, dont le plus puissant d’entre tous, celui du légendaire Rupert Murdoch. Ce pacte des titans, celui des vieux médias et celui des nouveaux, s’étend aux titres de l’empire Murdoch aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, mais ne bénéficie pas aux petits journaux locaux, les plus fragilisés.

 

Croissance Chine: très net tassement

Croissance Chine: très net tassement

 

 

En raison sans doute de la crise sanitaire qui s’aggrave dans la plupart des parties du monde ,l’indice officiel des directeurs d’achat (PMI) est tombé à 51,3 sur le mois qui s’achève, contre 51,9 en décembre, a annoncé dimanche dans un communiqué le Bureau national des statistiques.

Il se maintient au-dessus de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction sur une base mensuelle, mais ressort en dessous du consensus des analystes établi par Reuters, qui donnait 51,6.

D’une certaine manière la Chine constitue une sorte de indicateurs avancés de la conjoncture. Ce tassement constaté en Chine pourrait prendre des allures de stagnation voire de régression dans certains pays.

Croissance Démographie : pour la première fois très net tassement depuis 1945

Croissance Démographie : pour la première fois très net tassement depuis 1945

 

 

Le très net tassement de la croissance démographique peut s’expliquer conjoncturellement  par la pandémie liée au Coron virus. En effet,  les décès ont été particulièrement nombreux notamment en 2020 et n’ont pas été suffisamment compensés par les naissances pour créer une dynamique très positive.

 

Le problème c’est que les couples font de moins en moins d’enfants et la baisse a été clairement enregistrée depuis longtemps et encore davantage depuis 2016. En cause, le fait que les enfants naissent dans le couple beaucoup plus tard : lorsque la femme est proche de 30 ans alors que dans les années 50 c’était lorsqu’elle avait autour de 20 ans. Les périodes de fertilité diminuent donc.

 

 Il y a aussi les conditions matérielles et morales. L’environnement social au sens large paraît relativement anxiogène aux jeunes couples qui hésitent à assurer leur descendance. Un autre phénomène peu abordé et celui de la conséquence de la sur urbanisation dans les grandes métropoles. Dans ces villes hyper concentrées,  le prix du logement est devenu tout à fait inabordable aux Français moyen qui ne peuvent évidemment envisager une famille très nombreuse. À noter que dans le même temps nombre de départements se vident de leur population. Un vrai problème d’aménagement du territoire et au-delà une vraie question sociétale.

 

Au 1er janvier 2021, la France compte 67,4 millions d’habitants. Au cours de l’année 2020, la population a augmenté de 0,3 %. Cette progression est due pour moitié au solde naturel ( + 82 000 personnes en 2020), soit la différence entre les nombres de naissances et de décès. Fait majeur de ce bilan, le solde naturel a fortement baissé en raison de la forte hausse des décès liés au Covid-19 combiné à la baisse des naissances. «Il n’a cessé de baisser depuis 2016 et atteint de nouveau un point très bas en 2020», relève l’Insee. Le solde migratoire, lui, se situe à + 87 000 personnes.

Salaire net moyen : 2.369 euros, mais gros écarts autour de la moyenne

Salaire net moyen :  2.369 euros, mais gros écarts autour de la moyenne

 

 

Le salaire net moyen ne rend pas compte exactement du pouvoir d’achat des salariés. En effet, on agrège la totalité des salaires divisés par le nombre de bénéficiaires. Bref le principe même de la moyenne mais qui met de côté les écarts autour de cette moyenne. Selon la dernière note de l’Insee publiée ce vendredi 4 décembre, le salaire brut moyen était de 3.137 euros et le salaire net de 2.369 euros en 2018 dans le secteur privé pour un poste en équivalent temps plein. La moyenne est fortement influencée par les hauts salaires. Au bas de l’échelle la moyenne peut tourner autour de 1000 € nets  et il faut prendre en compte les temps partiels qui peuvent conduire à des rémunérations encore plus faibles. Or les contrats précaires et de faible durée tendent à se développer. Notons que la moyenne des bas salaires tourne du niveau du SMIC à 1219 €  nets pour un temps plein. La croissance des salaires en 2018 a marqué le pas (+0,4%) par rapport à 2017 (0,9%). Cette progression est ainsi inférieure à l’augmentation moyenne enregistrée ces 20 dernières années (+0,6%). Il s’agit de la plus faible hausse depuis 2014.

Fonctionnaires d’État, salaire moyen net de 2573 €

Fonctionnaires d’État, salaire moyen net de 2573 €

Et en 2018, ces agents de la fonction publique d’État ont gagné, en moyenne, 2.573 euros net par mois en équivalent temps plein, c’est-à-dire à hauteur de la durée de travail légale. Leur salaire a augmenté de 0,6% seulement en un an, après une hausse nettement plus marquée en 2017 (+2,1%). “Ce ralentissement provient notamment de l’absence de revalorisation du point d’indice, après deux augmentations successives de 0,6%, en juillet 2016 puis en février 2017”, explique l’Insee. Mais cette moyenne cache de fortes disparités selon les catégories. Ainsi, les agents de la catégorie A – les mieux rémunérés car ils ont plus de responsabilités – perçoivent un salaire net mensuel de 2.988 euros par mois en moyenne. La rémunération des agents baisse logiquement dans les autres catégories, avec un salaire net mensuel de 2.456 euros en moyenne dans la catégorie B et de 1.997 euros dans la catégorie C.

Les enseignants de la catégorie A perçoivent en moyenne 2.739 euros net par mois. Dans la catégorie B, les fonctionnaires de la police et de l’administration pénitentiaire touchent un salaire net mensuel de 2.515 euros en moyenne.

Dépenses de mode net tassement

Dépenses de mode net tassement

 

 

Par définition la mode et ce qui se démode. Du coup, le Corona virus aura peut-être permis de faire un saut de collection en réduisant les budgets qui y sont consacrés. En moyenne, les ménages dépensent 1200 € par an à l’achat  de vêtements. Une somme en réduction constante d’une part que la mode est de plus en plus diverse, aussi  parce que les prix sont légèrement à la baisse. Le Coronavirus a peut-être remis en question certains modes consommation d’autant que la météo très versatile indique pas vraiment s’il convient de se préparer à acheter des vêtements de printemps ou d’été. Sans parler des hypothèques posées sur le volume et la nature des vacances. Le budget mode des Françaises a encore baissé, selon les chiffres publiés par la Fédération française du prêt à porter féminin.  Les jeunes filles de 13 à 24 ans restent les principales consommatrices de vêtements, avec un budget moyen de 575 euros par an, en recul de 11% en un an. Les 25-54 ans dépensent en moyenne 351 euros, un montant stable. Le budget des 55-64 ans a progressé de 4,75%, à 419 euros.  »J’ai dû un peu réduire mes achats car ce sont mes parents qui payaient », explique ainsi Jennifer, qui dépensait 400 euros par mois. « Mon budget a baissé car les prix ont baissé », analyse Sarah (300 euros par mois de budget). « Toutes mes amies s’habillent comme moi », assure Sophie, qui y consacre 150 à 180 euros par mois.

En revanche, les dépenses ont continué à croître chez les hommes. « La première impression qu’on donne aux autres est importante », explique Vincent, qui dit dépenser environ 250 euros par mois. « Beaucoup de gens se fient à l’image qu’on donne », abonde Julian, dont le budget est de 400 euros par mois, mais largement financé par la revente de ses vêtements d’occasion. « Porter des vêtements qu’on aime bien permet d’être bien dans sa peau », justifie Nathan, qui affiche un budget de 200 euros par mois. « Cela permet de s’intégrer à son groupe, de se sentir bien par rapport aux autres, de ne pas se sentir différent », expliquent Gabriel et Ylian (40 euros de budget par mois). De son côté, Gauthier (qui y consacre 30 euros par mois) assure: « j’essaie d’acheter les vêtements qui me plaisent mais je n’ai pas toujours le budget, et au final ce n’est pas si important… »

Dans une étude récente, l’Insee chiffrait à 1.230 euros par an les dépenses d’un ménage en achat de vêtements, un chiffre en recul de 1,3% par an depuis la crise de 2008.

Coronavirus Italie : 145 morts en 24 heures et net tassement de la pandémie

Coronavirus Italie : 145 morts en 24 heures et net tassement de la pandémie

145 personnes en Italie sur les dernières 24 heures, soit le plus faible bilan quotidien depuis le début du confinement le 9 mars, a annoncé dimanche la Protection civile italienne.

Par ailleurs, la plupart des entreprises et commerces du pays rouvriront lundi, notamment les restaurants, bars et cafés, les coiffeurs et les magasins de détail. Les gymnases, les piscines, les cinémas et les théâtres seront eux autorisés à ouvrir le 25 mai.

Le 27 mars dernier, l’Italie avait enregistré le plus grand nombre de décès dus au virus en une journée, avec 969 morts.

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