Archive pour le Tag 'France'

Politique- L’espionnage russe menace la France

Politique- L’espionnage russe menace la France

 

D’après les services de contre-espionnage français, la Russie développe actuellement une grande offensive d’infiltration et d’influence en France. Il s’agit de déstabiliser le pays et de diviser l’opinion d’autant plus que certains extrêmes peuvent être sensibles au discours russe. La stratégie d’influence passe notamment par la multiplication de médias numériques particulièrement mensongers. Bref ,la même tactique d’intoxication comme celle pratiquée en Russie mais qui heureusement en France à moins de chance de peser dans notre pays démocratique.

 

L’objectif de ces actions d’ingérence est « d’amplifier les dissensions et fractures internes à la société française, tous sujets confondus (réforme des retraites, prise de position dans le conflit israélo-palestinien, dénigrement des JO 2024, etc.), voire à soutenir ouvertement les intérêts de la Russie en dénonçant la politique étrangère de la France, les Etats-Unis, ou l’Otan », selon le renseignement intérieur.
Ces activités se traduisent « par des actions subversives », qui « constituent généralement des délits de droit commun: dégradation de biens publics (graffitis, tags), placardages d’affiches, de stickers, distribution de flyers. »

« Il n’est pas exclu que d’autres actions de nature violente puissent être également commanditées (menaces ou agressions physiques, notamment à l’encontre de ressortissants ukrainiens ou de dissidents russes) », avertit la note.
La DGSI demande donc aux forces de l’ordre de faire remonter tout délit lorsque des « signaux faibles » sont constatés. Parmi ces « signaux », la DGSI cite l’implication de membres d’une communauté russophone (Biélorusses, Baltes, Moldaves, Bulgares…), et la diffusion sur les réseaux sociaux de leurs délits, généralement pour prouver l’exécution de la mission aux commanditaires, la rémunération de ces personnes par cryptomonnaie ou espèces, plus rarement par virement bancaire, et enfin le recours à des messageries chiffrées comme Telegram.

 

L’espionnage russe menace la France

 

L’espionnage russe menace la France

 

D’après les services de contre-espionnage français, la Russie développe actuellement une grande offensive d’infiltration et d’influence en France. Il s’agit de déstabiliser le pays et de diviser l’opinion d’autant plus que certains extrêmes peuvent être sensibles au discours russe. La stratégie d’influence passe notamment par la multiplication de médias numériques particulièrement mensongers. Bref ,la même tactique d’intoxication comme celle pratiquée en Russie mais qui heureusement en France à moins de chance de peser dans notre pays démocratique.

 

L’objectif de ces actions d’ingérence est « d’amplifier les dissensions et fractures internes à la société française, tous sujets confondus (réforme des retraites, prise de position dans le conflit israélo-palestinien, dénigrement des JO 2024, etc.), voire à soutenir ouvertement les intérêts de la Russie en dénonçant la politique étrangère de la France, les Etats-Unis, ou l’Otan », selon le renseignement intérieur.
Ces activités se traduisent « par des actions subversives », qui « constituent généralement des délits de droit commun: dégradation de biens publics (graffitis, tags), placardages d’affiches, de stickers, distribution de flyers. »

« Il n’est pas exclu que d’autres actions de nature violente puissent être également commanditées (menaces ou agressions physiques, notamment à l’encontre de ressortissants ukrainiens ou de dissidents russes) », avertit la note.
La DGSI demande donc aux forces de l’ordre de faire remonter tout délit lorsque des « signaux faibles » sont constatés. Parmi ces « signaux », la DGSI cite l’implication de membres d’une communauté russophone (Biélorusses, Baltes, Moldaves, Bulgares…), et la diffusion sur les réseaux sociaux de leurs délits, généralement pour prouver l’exécution de la mission aux commanditaires, la rémunération de ces personnes par cryptomonnaie ou espèces, plus rarement par virement bancaire, et enfin le recours à des messageries chiffrées comme Telegram.

 

La France peut sanctionner Leclerc et les autres

La France peut  sanctionner Leclerc et les autres

Le médiatique patron du groupe Leclerc a du mal à avaler la décision de justice française qui va permettre de sanctionner le distributeur. Encore une fois Édouard Leclerc va sans doute enfiler sa soutane de curé de campagne pour pleurer devant les caméras de télévision sur cette injustice. Et pour pleurer il en connaît un rayon. Leclerc c’est le défenseur de toutes les causes, en réalité un bonimenteur qui dit à peu près tout le contraire. Un seul exemple quand il affirmait vendre de l’électricité verte. Une électricité qui évidemment n’était pas verte et qu’il a vite abandonnée lors de la crise énergétique. Même mensonge sur la perspective de baisse des prix sauf peut-être sur les jouets des chiens à trois pattes. On ne peut pas lui reprocher de faire du business y compris en s’approvisionnant largement à l’étranger. Mais au moins qu’il se taise et arrête de faire le pleurnicheur mielleux de curé de campagne moralisateur

 

Le ministère de l’Économie souhaite obtenir leur condamnation de Leclerc à une amende civile de 117,3 millions d’euros, un montant alors sans précédent dans la grande distribution. leclerc est accusé  de « pratiques restrictives de concurrence à l’égard de 15 fournisseurs disposant de filiales en France », comme l’a rappelé la cour d’appel dans son communiqué. Bercy leur reproche de « s’être entendues pour imposer aux fournisseurs qui approvisionnent les magasins en France de négocier avec la centrale d’achat Eurelec en Belgique et de conclure des contrats faisant application de la loi belge », un contournement de la loi française qui a pour but d’obtenir « de fortes déflations de prix ».Un jugement qui pourrait faire jurisprudence concernant les centrales d’achat des autres distributeurs.

Reste que les deux entités belges de Leclerc , Eurelec et Scabel, contestaient la compétence des juridictions françaises. Le tribunal de commerce de Paris avait déjà rejeté en avril 2021 cette demande, mais les sociétés assignées avaient fait appel de ce jugement. La cour d’appel avait alors décidé de surseoir à statuer et saisi la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) d’une question d’interprétation du droit européen. Celle-ci avait infligé un revers aux services du ministère de l’Économie, estimant les juridictions françaises incompétentes au sujet de cette centrale de droit belge

À l’inverse, dans sa décision, la cour d’appel « a confirmé que l’action du ministre (de l’Économie et des Finances), telle que mise en œuvre au cas présent, ne relève pas du champ d’application du règlement » européen contesté. « Dès lors », l’une des sociétés assignées et l’association étant basées en France et relevant du ressort du tribunal de commerce de Paris, « la procédure se poursuit » devant ce dernier, conclut le communiqué.

Outre Eurelec, il existe comme centrale d’achat Eureca pour Carrefour, basée à Madrid ou Everest, mis en place aux Pays-Bas par l’allemand Edeka et le néerlandais Picnic, que Système U a rejoint plus récemment. Certaines centrales européennes ne sont pas des centrales d’achat mais de services, qui facturent des prestations aux fournisseurs agro-industriels. La nature de ces prestations est d’ailleurs souvent floue.

Des Rues « Navalny » en France ?

Des Rues « Navalny » en France ?

 

Des rues Navalny pourraient voir le jour en France et ailleurs. Une manière de rendre hommage au courage de l’opposant assassiné par Poutine.

 

 

Non content d’avoir assassiné Navalny, Poutine maintenant dissimule le corps de son principal opposant et refuse de le restituer ce qui renforce l’hypothèse d’un assassinat commandé par le pouvoir russe. Au lendemain de l’annonce du décès d’Alexeï Navalny, ses proches ont qualifié samedi 17 février les autorités russes de « tueurs » cherchant à « couvrir leurs traces » en refusant de leur remettre son corps. Le lieu de la dépouille d’Alexeï Navalny reste pour l’heure inconnu. Impossible également de savoir quand ses proches pourront récupérer le corps et procéder à des funérailles.

« L’avocat d’Alexeï et sa mère sont arrivés à la morgue de Salekhard. Elle était fermée, alors que la colonie [pénitentiaire] avait assuré qu’elle fonctionnait et que le corps de Navalny s’y trouvait. L’avocat a appelé le numéro de téléphone indiqué sur la porte. On lui a dit qu’il était le septième à appeler aujourd’hui et que le corps d’Alexeï n’était pas à la morgue », a souligné Kira Iarmich.

« Il est évident que les tueurs veulent couvrir leurs traces. C’est pourquoi ils ne remettent pas le corps d’Alexeï et le cachent même à sa mère », a estimé l’équipe de l’opposant.

Quelques heures après l’annonce de la mort d’Alexeï Navalny, sa veuve Ioulia Navalnaïa a réagi depuis la Conférence de Munich sur la sécurité, où elle a exprimé ses doutes sur la véracité de la mort de son époux, accusant notamment le Kremlin d’en être responsable.

« Si c’est la vérité, je voudrais que Poutine, tout son personnel, tout son entourage, tout son gouvernement, ses amis, sachent qu’ils seront punis pour ce qu’ils ont fait à notre pays, à ma famille et à mon mari. Ils seront traduits en justice et ce jour viendra bientôt », a déclaré, très émue, Ioulia Navalnaïa à la tribune.

Elle a par ailleurs exhorté la communauté internationale à demander des comptes à Vladimir Poutine.

 

Inflation et Baisse des taux :Ni trop tôt, ni trop tard ! d’après la Banque de France

Inflation et Baisse des taux :Ni trop tôt, ni trop tard ! d’après la Banque de France

Baisse des taux : il ne faut pas trop attendre, avertit le gouverneur de la Banque de France qui pourtant il y a encore quelques semaines annonçait des baisses de taux pour cette année. En réalité, comme d’habitude le gouverneur de la Banque de France s’aligne sur l’Allemagne qui refroidit l’enthousiasme de ceux qui voit rapidement une baisse des taux. Du coup, le gouverneur de la Banque de France ménage sa position pour l’avenir : il faut une baisse des taux mais ni trop tôt, mais ni trop tard ! Une bonne manière de pas se tromper.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a confirmé vendredi dans le quotidien belge L’Echo qu’il « paraît acquis » que les taux de la BCE baisseront cette année, et juge le risque de les baisser trop tard désormais « au moins » équivalent à celui de le faire trop tôt. Le même jour, Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, appelait de son côté à ne pas prendre une telle décision « prématurément », craignant une inflation résiliente.

« Nous devons tracer le juste chemin entre deux risques: soit baisser trop tôt avec une inflation qui repartirait à la hausse, soit attendre trop et peser exagérément sur l’activité. Désormais, le second risque existe au moins autant que le premier », a fait savoir François Villeroy de Galhau vendredi.

« Nous devons tracer le juste chemin entre [ces] deux risques », qui sont désormais « au moins » équivalents, a-t-il en effet précisé dans un entretien au quotidien belge L’Echo.

Pour rappel, dans l’optique de juguler l’inflation qui s’affichait à deux chiffres à l’automne 2022, la BCE a augmenté ses taux directeurs de 0% début 2022 à 4% et 4,75% aujourd’hui. Mais avec une inflation désormais attendue à 2,7% en 2024, selon les estimations données par la Commission européenne jeudi, la gardienne de l’euro pourrait décider de baisser ses taux directeurs prochainement, après les avoir maintenus plusieurs mois d’affilée à leur niveau le plus haut depuis 1999.

Estimant le « taux nominal neutre » de la BCE « autour de 2% ou légèrement supérieur », il considère que, sans que cela soit « une cible obligée », il y a « une marge significative de baisse » par rapport aux 4% actuels, « sans pour autant revenir à une politique monétaire accommodante ».

La BCE appelle à temporiser par crainte d’une inflation résiliente
Cependant, « la politique monétaire (de la BCE) doit rester restrictive », et il ne faut « pas ajuster prématurément » le niveau des taux, a averti de son côté Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, dans un discours prononcé vendredi à Florence. L’économiste allemande estime en effet que la zone euro fait face à un véritable problème qui pourrait maintenir l’inflation : le manque de productivité en Europe.

France : une aide supplémentaire de 3 milliards à l’Ukraine

France : une aide supplémentaire de 3 milliards à l’Ukraine

La  France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire « supplémentaire » à Kiev, après un soutien qu’elle chiffre à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023.

Volodymyr Zelensky est arrivé vendredi à Paris après avoir fait de même à Berlin, autant de soutiens très attendus alors que l’armée ukrainienne est à la peine face aux Russes et l’aide américaine gelée.

Lors d’une conférence de presse, le président s’est d’abord empressé de se réjouir de la signature de ce nouveau pacte avec l’Ukraine. Mais avant d’en dévoiler les contours, le président a de nouveau rendu hommage à l’opposant Alexeï Navalny, dont la mort dit selon lui « la faiblesse du Kremlin et la peur de tout opposant ». Plus tôt dans la journée il avait dénoncé dans un tweet : « la Russie d’aujourd’hui, on met les esprits libres au goulag et on les y condamne à la mort ».

Dans ce texte signé juste avant la conférence de presse de Macron et Zelensky, la France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire « supplémentaire » à Kiev, après un soutien qu’elle chiffre à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023.

Cet accord «  fait suite aux engagements qui avaient été pris en format G7 en marge du Sommet de l’Otan à Vilnius en juillet 2023 », a rappelé la présidence française. Les pays du G7 s’étaient engagés à apporter à Kiev un soutien militaire « sur le long terme » afin de l’aider à combattre l’actuelle offensive russe mais aussi dissuader Moscou de toute attaque future contre son voisin.

Ce texte, « conclu pour une durée de dix ans »« comprend des engagements précis, y compris financiers » dans les domaines militaire et civil, selon la présidence française.

 

Marchés boursiers France : nouveau record pour le CAC 40

Marchés boursiers France : nouveau record pour le CAC 40

Si le pouvoir d’achat régresse ou stagne face à l’inflation par contre les profits et les marchés d’actions enregistrent des records. Ainsi le CAC 40 atteints 7.689 points battant ainsi son précédent record de lundi dernier.

Pendant que les profits et les marchés boursiers s’envolent, la pauvreté elle aussi atteint des records. Depuis la crise du Covid, le taux de pauvreté a progressé et les inégalités se sont creusées, constate l’Insee. Des chiffres qui risquent d’empirer : depuis, l’inflation est venue frapper de plein fouet les plus précaires.

Le taux de pauvreté monétaire a de nouveau augmenté et tourne autour désormais de 15 %. L’Insee souligne que «la France sort de l’épisode Covid en 2021 avec un taux de pauvreté supérieur à celui qu’elle avait quand elle y est entrée».

Les solides bénéfices de Renault et de Stellantis ont fait décoller le cours des actions, plus de 6 % pour le premier (+15% sur un mois) et plus de 5 % pour le second (+18% sur un mois). Pourtant, le directeur financier de Stellantis a prévenu que le groupe voyait « davantage de vents contraires que de vents porteurs ».

Cette séance de jeudi a été marquée par d’autres publications de résultats annuels importants, comme Safran qui gagne encore du terrain en Bourse compte tenu d’un résultat net en hausse de 72%, ou Pernod Ricard qui a largement rassuré le marché sur ses perspectives pour 2023-2024. Au total, cette saison de résultats annuels s’annonce plutôt encourageante à mi-parcours.

Cependant aux Etats-Unis, les actions américaines commencent à devenir chères, autour de 24 fois les bénéfices sur le S&P 500, contre une moyenne de long terme de 18 fois. En revanche, même si le CAC 40 va de record en record, sa valorisation reste toujours dans sa moyenne historique, à 13,6 fois les bénéfices, selon l’agence Bloomberg.

Démographie : pourquoi la chute en France

Démographie : pourquoi la chute en France

Le 16 janvier dernier, l’Insee publiait le Bilan démographique de la France pour 2023 en titrant sur la « chute » de la fécondité. Le même jour, le président Emmanuel Macron appelait à un « réarmement démographique » de la France lors de sa conférence de presse. Au-delà de la polémique que peut susciter l’expression employée par le président, la baisse de la fécondité est-elle aussi forte que ne laissent présager les indicateurs publiés ? L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a en effet connu une baisse de 6,8 % en un an, ce qui est inédit en France. Il atteint 1,68 enfant par femme en France entière et probablement 1,65 en France métropolitaine, soit le plus bas historique.

par Didier Breton
Professeur de démographie, Université de Strasbourg

John Tomkinson
Maitre de conférences en démographie, Université de Lille dans « The conversation
 »

Que nous apprend cette chute de 2023 ? La France est-elle encore une exception à l’échelle européenne ? Cette baisse est-elle ou non le signe d’une baisse durable ? Le niveau atteint en 2023 reflète-t-il le niveau réel de la fécondité en France ?

Les naissances de l’année 2023 correspondent aux conceptions des mois d’avril 2022 au mois de mars 2023, période durant laquelle la décision d’avoir un premier enfant ou un enfant de plus a probablement été compliquée pour de nombreux couples. Ils semblent avoir préféré renoncer temporairement ou définitivement à leur projet de parentalité face aux nombreuses incertitudes : inflation, blocage du marché immobilier, climat social difficile, crises internationales, accélération de la crise climatique, etc.

Or il faut préciser que l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) s’obtient en additionnant le nombre moyen d’enfants eu par les femmes à chaque âge (entre 15 ans et 50 ans) durant une année donnée. Autrement dit, l’ICF de 2023 (1,68) est le nombre moyen d’enfants qu’aurait une femme si tout au long de sa vie, elle avait les mêmes comportements féconds qu’observés chez les femmes durant l’année 2023.

Peut-on pour autant dire que la fécondité des prochaines années pourrait augmenter si les conditions redevenaient plus propices à des projets féconds ? Probablement en partie, mais en partie seulement. En effet, si la baisse de 2023 est en grande partie conjoncturelle, elle s’inscrit bien dans une tendance assez longue de baisse de la fécondité en France, à l’instar de ce que l’on observe de longue date ailleurs dans le monde, et tout particulièrement en Europe.

Au début des années 1990, la France n’était pas le pays avec la fécondité du moment la plus élevé en Europe, loin de là. Elle se démarque par une augmentation continue de son ICF de 1994 à 2010, avant d’amorcer une baisse continue à partir de 2014. Dans le contexte européen, cette baisse a également été observée dans les autres pays où la fécondité est relativement forte (ayant eu un ICF d’au moins 1,8 enfant par femme depuis 1990), mais 4 à 6 ans avant la France. Les pays scandinaves, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Belgique, les Pays-Bas ainsi que la France ont ainsi connu un déclin de leur fécondité du moment, allant jusqu’à atteindre un bas historique en 2019 comme dans le cas de la Finlande.

Pourrait-on observer, comme durant les années 2000, une remontée de la fécondité du moment dans la prochaine décennie, compensant la baisse observée ces 10 dernières années ? Cela semble peu probable compte tenu du fort recul de l’âge à la maternité : il était de 28,8 ans en 1994 contre 30,0 ans en 2010 et 31,0 ans aujourd’hui. Pour de nouveau atteindre un ICF à 2,0 enfants par femme, il faudrait que les taux de fécondité après 30 ans augmentent de 0,2 enfant par femme.

Dans les pays européens où la fécondité est ou a été relativement élevée, quand l’âge au premier enfant dépasse un certain niveau, que l’on pourrait appeler « point d’inflexion », la fécondité du moment ne fait que baisser. Ce point d’inflexion semble particulièrement précoce en France (28,0 ans comme en Belgique, contre 28,5 ans en Finlande ou 29 ans en Irlande, en Suède, au Danemark ou aux Pays-Bas). Si la corrélation entre recul de l’âge à la première naissance et la baisse de la fécondité est avérée depuis 2010, il est très difficile de juger du sens de la causalité : la fécondité baisse-t-elle parce que les femmes et les hommes ont leurs enfants plus tard, notamment pour des questions d’infertilité acquise au fil des âges, ou bien ont-ils leurs enfants plus tard, parce qu’ils en désirent moins ?

Pour juger de l’évolution de la fécondité, les démographes utilisent un autre indicateur que l’ICF : la descendance finale, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme d’une génération. Mais pour la calculer, il faut attendre que toutes les femmes d’une génération aient atteint l’âge de 50 ans, ou au moins 45 ans (compte tenu du nombre très faible de naissances de la part de mères de plus de 45 ans). Cet indicateur est nettement plus stable et évolue toujours plus lentement que l’ICF.

Durant le XXe siècle, la descendance finale a été au maximum de 2,6 enfants dans les générations 1930 et au minimum de 2 dans les générations 1972, un niveau légèrement inférieur au seuil de renouvellement des populations (2,1 enfants par femme). Les estimations récentes de la descendance finale pour les générations 1990 en France varie entre 1,9 et 2,1. Ces valeurs sont bien au-dessus de celles observées ailleurs en Europe : la descendance finale des générations 1972 est inférieure à 1,6 enfant par femme en Allemagne, en Grèce, en Italie ou encore en Espagne. Mais en France, comme dans tout le reste de l’Europe, la tendance est bien celle d’une baisse de la fécondité dans les générations futures.

La question du désir d’enfant est absolument centrale : une politique familiale à visée nataliste n’aura d’effets sur la fécondité que si elle est en adéquation avec le désir d’enfants d’une population. Les recherches montrent que si à l’échelle individuelle la fécondité désirée est un prédicteur assez volatil, à l’échelle agrégée c’est un bon indicateur de la descendance finale. Rares sont les grandes enquêtes permettant de mesurer ce désir, mais il est intéressant de regarder un peu dans le passé.

En 2005, seulement 4 % des personnes nées entre 1970–1974 (alors âgées de 30-34 ans) déclaraient ne pas vouloir d’enfants. Aujourd’hui, on connait la proportion de personnes restées sans enfant dans ces générations, elle est 3 fois plus importante (proche de 15 %). L’écart s’explique en partie par des problèmes d’infertilité, mais surtout par des trajectoires de vie et notamment conjugales différentes de celles escomptées. Dans ces mêmes générations (1970-74), les personnes souhaitant avoir des enfants en désiraient en moyenne 2,55. Cette valeur est assez proche du nombre moyen d’enfants eus par les personnes ayant eu au moins un enfant : 2,35 enfants.

Une nouvelle édition de cette enquête a été menée en 2023. Nous devrions bientôt avoir une bonne estimation de la descendance désirée chez celles et ceux nés dans les années 1990 voire 2000. Elle sera très certainement inférieure à 2,55.

En Europe, ces vingt dernières années, de nombreux États ont mis en place des dispositifs pour stimuler la fécondité : augmentation de la durée des congés maternité, introduction (voire obligation) du congé paternité, primes à la naissance, subsides pour la garde des enfants, etc. Mais de telles mesures, à l’instar de celles récemment mises en place en Europe centrale et Europe de l’Est, ont un effet généralement modeste et temporaire. Elles agissent davantage sur le moment où les couples décident d’avoir un enfant, plutôt que sur le nombre d’enfants qu’elles auront.

Le modèle de fécondité français s’est jusqu’ici caractérisé par la combinaison d’une proportion relativement faible d’hommes et de femmes sans enfant (environ un sur six) et une proportion relativement élevée de personnes passant de deux à trois enfants (environ 40 %).

Ces deux caractéristiques semblent être le fruit d’une pression sociale forte à la parentalité probablement en lien avec une politique familiale appuyée et continue dans le temps. Celle-ci incite à avoir un troisième enfant et permet plus qu’ailleurs en Europe de concilier vie professionnelle et familiale.

Il est très possible qu’actuellement la pression sociale à la parentalité diminue et rende plus facile l’acceptation d’un projet de vie sans enfant et qu’un peu plus d’hommes et de femmes ayant deux enfants décident de ne pas agrandir leur famille au-delà.

Si la proportion de femmes et d’hommes sans enfant augmente de 5 points (passant de 14 % à 19 %) et que la proportion de celles et ceux qui ont un troisième enfant baisse de 10 points (de 40 % à 30 %), alors toutes choses égales par ailleurs la fécondité diminuerait de 0,2 enfant. La descendance finale serait alors de 1,8 enfant par femme. C’est suffisamment proche de la valeur seuil de 2,1 pour que le renouvellement de la population soit assuré par une contribution migratoire, même modeste.

Mais est-ce que cette tendance de recul de l’entrée à la maternité contribuera à un déclin continu de la fécondité en raison d’une augmentation de l’infertilité ?

D’abord, il faut souligner la différence entre l’infécondité et l’infertilité. Pour les démographes, l’infécondité désigne le fait d’être sans enfant. Cela concerne environ 14 % des femmes françaises à l’âge de 45 ans (les naissances après cet âge sont minimes : moins de 0,01 enfant par femme en 2023). L’infécondité est encore plus élevée chez les hommes, concernant plus d’un homme sur cinq. L’infécondité comprend une partie volontaire (les individus qui ne souhaitent pas avoir un enfant) et une part involontaire (les individus qui n’ont pas d’enfant même s’ils en veulent/voulaient).

L’infertilité entre dans la catégorie « infécondité involontaire » – comme le fait de ne pas avoir trouvé de partenaire, par exemple.

L’infertilité se réfère à l’incapacité biologique d’avoir un enfant. C’est cette dernière que viserait le plan national annoncé par Emmanuel Macron. L’infertilité n’est pas toujours définitive. L’efficacité des traitements de l’infertilité s’est améliorée. Ceux-ci ont contribué favorablement à la descendance finale, par exemple de 0,017 enfant par femme dans la génération 1975. En 2021, en France, 1 enfant sur 27 (soit 3,7 %) est né suite à la réalisation d’une assistance médicale à la procréation.

Selon des modèles de l’infertilité des couples, seul 1 couple sur 20 où la femme est âgée de 35 ans ne pourrait pas concevoir. Cependant il faut prendre en compte le fait qu’il existe un risque accru de fausses couches lorsque l’âge à la conception augmente (il est de 12 % par cycle à 25 ans, et de 50 % à 42 ans). En résulte qu’entre 15 et 20 % des couples ne pourrait plus avoir d’enfant une fois la femme âgée de 35 ans.

Toutefois à cet âge une partie importante de la descendance est déjà atteinte. Les générations ayant 35 ans aujourd’hui ont déjà eu en moyenne 1,6 enfant (niveau très proche de l’ICF actuel) et nombre d’entre elles ont déjà atteint le nombre d’enfants qu’elles souhaitaient et n’en auront pas d’autres.

Le recours à des techniques d’assistance médicale à la procréation (AMP) n’est pas très répandu : on ne comptabilise que 162 000 tentatives d’AMP en 2021 en France où résident pourtant 4,3 millions de femmes âgées de 35 à 44 ans. Le nombre de femmes ayant recours à l’AMP est très loin donc de la proportion de femmes qui n’ont pas d’enfant (environ 14 %). Même avec le recul continu de l’âge à l’entrée dans la maternité, l’impact de l’infertilité sur le niveau de fécondité générale reste donc modeste.

En conclusion, si la chute de la fécondité de 2023 s’explique notamment par un report des projets de parenté en lien avec les multiples crises, elle s’inscrit néanmoins dans une baisse durable de la fécondité. Un plan de relance démographique pourrait seulement contrer cette baisse chez les couples ayant déjà un désir d’enfant (désir probablement moins vif dans les nouvelles générations). Un plan sur l’infertilité aurait des vertus évidentes pour les hommes et les femmes confrontés à de tels problèmes, mais son impact serait faible, voire très faible sur le niveau de fécondité générale.

Commerce extérieur : la France toujours « attractive » !!!

Commerce extérieur : la France toujours « attractive » !!!
« La France est toujours attractive mais les réformes doivent se poursuivre » (Gilles Bonnenfant, CCE)

Une interview dans « la Tribune » finalement relativement complaisante surtout si on prend en compte les derniers résultats économiques de la balance commerciale avec un nouveau un déficit record de 100 milliards pour l’année 2023. En outre un voile pudique sur certains facteurs relatifs au manque de compétitivité due à l’insuffisance du taux d’emploi et au rapport au travail
Les conseilleurs du commerce extérieur de la France viennent de publier le rapport sur l’indice d’attractivité de la France. Un indice qui est le résultat de la consultation de 1.600 chefs d’entreprise répartis dans le monde et qui s’établit à 60, soit le niveau de 2017. Est-ce que cela signifie que la France est moins attractive ?

La France n’est pas moins attractive. Notre pays continue d’être attractif, mais ce que pointent les conseillers du commerce extérieur de la France, c’est qu’il est important, voire nécessaire, que les réformes engagées – et dont certaines sont dans les tuyaux – se poursuivent. Cet indice n’est pas négatif, il pointe seulement ce qui doit être amélioré pour que la capacité à attirer des capitaux étrangers soit renforcée, plus efficaces vis-à-vis des investisseurs.

Les réformes qui ont été conduites ont été reconnues par les investisseurs, cela se mesure avec la place de notre pays sur la plus haute marche du podium pour ce qui est des projets d’investissements envisagés. Certes, cet indice qui existe depuis dix ans, retrouve les mêmes valeurs qu’en 2017, mais le contenu est différent. En 2017, c’étaient des valeurs immatérielles qui portaient l’indice à 60. Aujourd’hui, ce qui fait que l’indice est à 60, c’est que des valeurs de fond, de reformes, ont remonté la pente. Depuis deux ans, les valeurs matérielles subissent un contre-coup. Le plus important contre-coup que nous avons eu l’an dernier était lié au coût et à l’approvisionnement énergétique et le plus important contre-coup que nous vivons cette année est lié à la sécurité des personnes. Ce n’est pas un sujet qui a un impact sur les investisseurs – ce qui les intéresse ce sont les réformes – mais on ne peut pas dire que l’ambiance générale ne pose pas des questions. Est-ce que l’attractivité de la France est en danger ? Non. Avons-nous du travail à faire pour améliorer l’image de la France ? Oui.


Une campagne, nommée « Make it iconic » a été lancée en novembre dernier par le gouvernement français dans la lignée de Choose France, avec l’objectif d’exporter un « état d’esprit français ». Une façon de participer à l’attractivité de la France ?

« Make it iconic » est une campagne qui a été lancée dans six pays prioritaires (Allemagne, Emirats Arabes Unis, Canada, Etats-Unis, Inde, NDLR) et son impact est compris entre 86% et 100%. Ce qui prouve que cette campagne était nécessaire et ses résultats sont positifs. Nous avons les assets nécessaires, indispensables, il faut les aligner ensemble.

Le rapport fait état de l’écart qui se resserre avec l’Allemagne. Or, la France se compare, ou est souvent comparée, à l’Allemagne. C’est donc une bonne nouvelle ?

Cela fait des années que la France se situe derrière l’Allemagne. Or l’Allemagne perd 23 points par rapport à la France. Cela démontre que nous avons des valeurs de fond reconnues dans tous les pays.

Les réformes, vous l’avez souligné, sont regardées attentivement et demandées par les investisseurs. Quelles réformes doivent prioritairement être engagées ?

Toutes les mesures lancées autour de France 2030, de la décarbonation, sont perçues de manière extrêmement positive. C’est un encouragement à poursuivre ce qui a été engagé. L’alerte se situe davantage sur l’attractivité naturelle de la France, qui perd quelques points car, sur certains sujets, vu de l’étranger, notre pays s’est un peu abîmé, notamment en matière de sécurité. L’attractivité de la France va bien, il faut simplement considérer les points à améliorer. Quand on a la chance d’avoir la vision de 1.600 conseilleurs du commerce extérieur présents dans divers pays, on prend cela comme une information utile. Cela nous permet de capter, de comprendre ce qui se dit dans le monde sur la France et donc d’être plus opérants.


Et donc, les réformes attendues sont…

Ce sont des réformes pour davantage de simplification. Un sujet sur lequel le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est penché. Bercy a annoncé une série de mesures dans ce sens. L’autre réforme attendue est celle qui concerne la baisse des impôts de production.

Les autres pays sont, eux aussi, actifs en matière d’attractivité…

En effet, notre rapport le montre aussi, l’Espagne bouge. Et cette dernière a pris deux grandes réformes, une réforme de simplification et une réforme sur le manufacturier. Nous devons donc également être vigilants face aux pays qui eux aussi, déploient des stratégies d’attractivité. 2024 devrait être l’année de la France, nous avons les moyens, vu les réformes prévues qu’elle le soit. À nous de concentrer tous nos efforts pour qu’elle le soit aussi sur l’image du pays. La campagne « make it iconic » ne pourra qu’amplifier ce qui est parfois un peu décrié, en particulier dans les médias à l’étranger. Les conseillers du commerce extérieur de la France ne jugent pas mais identifient les problématiques que rencontre notre pays en matière d’attractivité. Certes, nous appuyons peut-être là où c’est sensible, mais nous nous devons d’avoir un regard objectif.

Électricité :La France exporte à nouveau

Électricité :La France exporte à nouveau

La sécurité d’approvisionnement semble bel et bien revenue, même si les prix ,eux, restent à des niveaux bien supérieurs à ceux de la décennie précédente . Plusieurs raisons à cela la maîtrise par les usagers de la maîtrise de leur consommation électrique. Ensuite une production qui augmente grâce à la remise en état progressive des centrales et une demande internationale toujours significative.

La consommation d’électricité a baissé de 6,9% en 2023 par rapport à la moyenne des 2012-2019, et ce en données corrigées de la météo, pour s’établir à 445 térawattheures (TWh). « En consommation brute, le chiffre est encore plus bas avec une consommation de 438,3 TWh, notamment parce que 2023 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée », ajoute Maïté Jauréguy-Naudin, directrice Statistiques et Données RTE. Pour mémoire, la consommation en données corrigées était de 465 TWh en 2021 et 480 TWh en moyenne dans les années 2010. «Le recul est pour partie imputable à la hausse des prix de l’électricité, notamment dans l’industrie où l’effet de la conjoncture économique est très marqué, ajoute Thomas Veyrenc. Mais une partie des diminutions réalisées est désormais largement ancrée dans les habitudes ».

D’un autre côté, la production d’électricité en France a augmenté de 11% entre 2022 et 2023, pour atteindre 494,3 TWh l’année dernière. Tous les clignotants sont repassés au vert et l’amélioration ne se limite pas au nucléaire. Dans le détail, la production d’électricité nucléaire est passée de 279 TWh en 2022 à 320,4 TWh en 2023. Un net mieux, mais un niveau qui reste inférieur à celui de 2020, avant le début des difficultés industrielles d’EDF liées à la corrosion sous contraintes. « La production nucléaire a engagé son redressement, mais elle demeure encore loin que ses niveaux historiques. Il faut remonter à 1992 – hors 2022 – quand le parc n’était pas encore en pleine puissance pour retrouver un tel niveau », illustre Thomas Veyrenc.

Conséquence de cette amélioration de la production et de la baisse de la consommation, la France est redevenue exportatrice d’électricité, avec 50,1 TWh vendus. Le pays revient à ses niveaux de la précédente décennie mais loin de son record absolu à 77 TWh exportés en 2002. Avec davantage de nucléaire et de renouvelables, les émissions de CO2 nécessaires à la production d’électricité ont chuté de 32% sur un an, pour s’établir à 23,6 millions de tonnes de CO2. Autrement dit, un kWh d’électricité produite en France émet 32 g de CO2 en moyenne, c’est dix fois moins qu’en Allemagne.

Foot-Coupe de France : le PSG péniblement

Foot-Coupe de France : le PSG péniblement

Au terme d’un match assez terne le Paris-Saint-Germain a réussi à battre la modeste équipe de Brest trois à un. De quoi s’inquiéter pour les futures échéances européennes.

Cela grâce à un jeu sans grand intérêt et en tout cas pas du tout à la hauteur du rythme et de la technique des grandes équipes européennes. D’une certaine manière le PSG s’installe dans la médiocrité et les prochaines échéances européennes devraient encore confirmer l’énorme fossé qui sépare l’équipe parisienne de ces grands concurrents internationaux.

Contrairement au nul arraché le 28 janvier dernier en Ligue 1 (2-2), le SB29 n’a jamais semblé en mesure de refaire son retard. La faute notamment à l’expulsion de Brassier, qui a immédiatement coupé l’élan du club breton (69e). Mbappé, touché à la cheville sur une ultime faute du défenseur brestois, a bien pu finir la rencontre. Et si ses nombreuses tentatives en fin de match sont restées vaines (82e, 85e, 88e), la star parisienne est à l’origine du troisième but, signé Ramos dans le temps additionnel (3-1, 90e+2).

Qualifié pour les quarts de finale, le PSG sera sur le pont samedi face à Lille samedi en Ligue 1. Une ultime répétition avant le rendez-vous tant attendu face à la Real Sociedad. De nombreux détails sont encore à régler pour le club de la capitale, attendu au tournant en C1.

La sûreté nucléaire en France

La sûreté nucléaire en France

Après un cavalier législatif manqué au printemps 2023, le gouvernement soumet au parlement un projet de loi visant à réformer la gouvernance de la sûreté nucléaire et de la radioprotection. Le texte retravaillé doit être examiné par le Sénat en séance publique ce 7 février. Son article premier propose de passer d’une organisation duale entre une Autorité de sûreté nucléaire (l’ASN) et un organisme de recherche et d’expertise, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (l’IRSN), à une organisation dite « intégrée ». Un établissement unique, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR), disposerait alors à la fois des fonctions de recherche, d’expertise et de décision en matière de sûreté nucléaire et radioprotection.

par
Michaël Mangeon
Chercheur associé EVS-RIVES ENTPE, enseignant vacataire, consultant, Université Paris Nanterre – Université Paris Lumières

Mathias Roger
Chercheur en histoire et sociologie des sciences et des techniques, IMT Atlantique – Institut Mines-Télécom dans The Conversation

Ce projet suscite de nombreuses critiques et interrogations et questionne ce qui fait la spécificité historique du modèle français : le dialogue entre expert, contrôleur et exploitant.

Depuis les années 1960, l’expertise et le contrôle de la sûreté nucléaire sont assurés par un « dialogue technique » entre spécialistes qui se déroule dans des arènes fermées.
D’abord internes au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), puis étendues à EDF et aux différents constructeurs impliqués dans les projets, les discussions tournent autour d’incidents et d’accidents considérés comme « crédibles » au vu de l’expérience acquise et des meilleures connaissances disponibles.

Le règlement des questions de sûreté est guidé par la recherche de consensus et le « jugement d’expert » constitue la base de toutes décisions. En pratique, ce dialogue n’est pas que technique et inclut ouvertement et librement tous les aspects liés aux décisions de sûreté (coût, retards, niveau de sûreté, développement des connaissances, compétitivité et comparaison internationale…).
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L’efficacité de ce dialogue dépend alors de deux valeurs cardinales :
• l’esprit des relations entre acteurs,
• et la doctrine de la compétence.
Il s’agit, pour chaque question technique, de respecter l’avis du plus compétent et cela indépendamment de son rattachement institutionnel. Ce fonctionnement requiert une certaine proximité, une bonne entente, un haut niveau de confiance mutuelle (permise par l’absence de cadre réglementaire formalisé) et enfin une totale autonomie vis-à-vis de la société et du pouvoir politique.
Autrement dit, la sûreté n’y est pas considérée comme un contrôle de conformité à des normes préétablies, mais comme un sujet devant être élucidé au cas par cas via le dialogue entre parties prenantes des projets.

En comparaison, les pays anglo-saxons développent dès les années 1950 des règles, des normes, des méthodes et un cadre légal spécifique pour la sûreté nucléaire qui demeurent sous contrôle des pouvoirs publics et de la justice.
Malgré le développement massif du nucléaire civil en France, le modèle dialogique est maintenu dans les années 1970, avec l’instauration d’une réglementation « souple » qui respecte l’esprit des pionniers.
Toutefois, en accompagnement du Plan Messmer, sont créées deux entités : un contrôleur au sein du ministère de l’Industrie (le Service central de sûreté des installations nucléaires (SCSIN)) et un institut de recherche et d’expertise au sein du CEA, l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (IPSN).

Dates clés du système de gouvernance français du nucléaire civil. SFEN
Un dialogue « à trois » se met alors en place pour expertiser et contrôler l’essor d’un gigantesque parc nucléaire de 58 réacteurs exploités par EDF, ainsi que de nombreux autres types d’installations nucléaires.
Les responsables de la sûreté affirment à cette époque ce qui fait l’originalité et la valeur du système français, à savoir : « l’existence d’une expertise technique qui base sa compétence sur le contact avec les développeurs, et qui joue le rôle de soutien de l’administration qui détient, elle, le pouvoir ».
Les débats dans ce « petit monde de la sûreté » peuvent être extrêmement durs et aboutir à des conflits ouverts devant les responsables politiques et parfois même le grand public lui-même. Après l’accident de Tchernobyl, par exemple, deux visions s’affrontent au plan médiatique :
• celle du nouveau directeur de l’autorité de sûreté, Michel Lavérie, qui prône une plus grande ouverture vis-à-vis du public
• et celle de Pierre Tanguy, inspecteur général de la sûreté nucléaire (IGSN) à EDF et cadre historique de l’IPSN, qui souhaite que la sûreté nucléaire reste cantonnée dans le monde des spécialistes et loin du monde politique et médiatique.
Malgré cette divergence, les deux protagonistes s’accordent sur une chose : le modèle dialogique, permanent et continu entre expert, autorité et exploitant doit rester la base du modèle français.
« French cooking », ou la cuisine nucléaire française face au modèle américain
Après le choc de Tchernobyl, la gouvernance des risques nucléaires évolue progressivement pour aboutir à la création de l’IRSN en 2002 (totalement détaché du CEA) et de l’ASN en 2006 (sous la forme d’une Autorité administrative indépendante (AAI)).
Toutefois, le modèle dialogique n’est pas abandonné et constitue toujours le fondement des expertises et des prises de décision liées à la construction et au démarrage de l’EPR, à l’après-Fukushima, aux réexamens périodiques de sûreté des réacteurs ou aux défaillances qui ont impacté récemment les réacteurs nucléaires français.
Ces différents épisodes montrent une autre spécificité du modèle français qu’est l’idée de « progrès continu ». Ce précepte constitue, selon l’économiste François Lévêque, un point de divergence philosophique important par rapport au modèle américain de la sûreté : « On a affaire à une approche de la régulation fondée sur deux principes majeurs différents : à Washington, caler le niveau d’une sûreté assez sûre ; à Paris, faire continûment progresser la sûreté ».

En mars 1980, après l’accident de Three Mile Island, le chef de la radioprotection de Pennsylvanie, Thomas Gerusky, regarde à l’intérieur du sas de la zone de confinement de l’unité 2 de la centrale. Upi/AFP
En effet, la United States Nuclear Regulatory Commission (NRC) adopte, depuis les années 1980, un système basé sur la recherche de performance et d’efficacité à l’aide d’approches quantitatives (objectifs quantifiés, analyse coût-bénéfice, études probabilistes, doses reçues par les travailleurs ou la population…). Ces approches prennent une place croissante dans le processus de décision autour de la question « How safe is safe enough ? »
Du fait de leur différence, le modèle dialogique français est surnommé ironiquement « french cooking » par les Anglo-Saxons pour appuyer sur le fait que tous les aspects liés à la sûreté se règlent entre spécialistes. Le « French cooking », qui a été mis en avant comme un facteur de réussite de la réalisation du programme nucléaire, est aujourd’hui régulièrement critiqué pour son absence de prise en considération explicite d’objectifs quantifiés (et des coûts associés) et une tendance à « toujours plus de sûreté ».

Si le modèle dialogique a perduré, c’est qu’il a aussi été un moteur de changements. C’est par ce mode de fonctionnement que la sûreté en France s’est adaptée. D’abord à l’évolution du parc nucléaire, mais aussi aux progrès des connaissances scientifiques et techniques, au retour d’expérience des incidents/accidents, à l’internationalisation des standards de sûreté ainsi qu’à la nécessité croissante de transparence et d’implication du public.
Sur ce dernier point, depuis plusieurs années, l’ASN et l’IRSN ont tenté d’exporter, non sans difficulté, un modèle de « dialogue technique » vers la société. Des associations comme les commissions locales d’information (CLI) présentent autour des sites nucléaires, jouent un rôle important pour entretenir et alimenter ce processus.

Quelle place pour le modèle dialogique dans la future ASNR ?

La possible naissance d’un nouvel organisme issu de la fusion de l’IRSN et de l’ASN met à l’épreuve le fonctionnement historique de la gouvernance des risques nucléaires. Néanmoins, le rapport de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) de juillet 2023, consacré à la reforme de la gouvernance des risques nucléaires, préconise de ne pas abandonner le « dialogue technique » à la française, « garant de la fluidité et de la qualité des contrôles [et que] notre pays aurait tort de céder à la tentation de l’autodénigrement de ses propres méthodes de travail ».

Se pose alors la question de la possibilité de faire perdurer un modèle dialogique « à deux » entre les industriels et la future ASNR.
Certains travaux ont en effet montré que le dialogue à trois est un puissant garde-fou face aux risques d’excès de zèle du binôme ASN/IRSN ou, à l’inverse, de sa « capture » par les intérêts de l’industriel : « La nette séparation en trois entités autonomes entretenant des rapports de confrontation et de coalitions instables, mais reliées par des objectifs communs (sûreté et préservation du cadre leur permettant d’exister), est apparue comme de nature à favoriser de nombreuses négociations, mais aussi d’en réguler les excès éventuels ou le risque de capture ».

Pour se prémunir de ce type de dérives, le projet de loi préconise de conserver une forme de séparation entre expertise et décision avec, d’un côté, le corps d’experts/chercheurs de l’IRSN et les chargés d’affaires de l’ASN et, de l’autre, un collège décisionnaire, qui existe déjà au sein de l’ASN.
Toutefois, cette garantie semble oublier que seules les décisions stratégiques sont prises par le collège à l’heure actuelle tandis que les décisions du « quotidien », qui constituent le plus grand nombre, se règlent par consensus ou compromis à différentes étapes d’un dialogue pas que technique.
La spécificité du modèle dialogique français est donc un argument à double tranchant.
• D’un côté, il est mobilisé par certains promoteurs de la réforme en raison de la proximité entre acteurs et d’une forme de porosité entre expertise et décision : s’il n’existe pas de séparation nette, on est en droit de se demander l’intérêt de conserver deux organismes distincts.
• De l’autre, le dialogue à trois a été jugé efficace pour développer le parc nucléaire dans les années 1970-1980 et est aujourd’hui reconnu, tant au plan national qu’international. Il permet notamment d’éviter certaines dérives : excès de zèle ou capture du pouvoir.

Dans tous les cas, le projet de réforme touche au fondement du fonctionnement du modèle dialogique qui a fait la force et la stabilité du système de gouvernance des risques nucléaires français. Reste à voir si ce nouveau modèle sera aussi efficace que le précédent pour assurer tant la sûreté que la réussite industrielle dans le contexte de développement d’un nouveau parc nucléaire et de prolongation de la durée de vie des centrales existantes.

Commerce extérieur : Les faiblesses de la France pourquoi ?

Commerce extérieur : Les faiblesses de la France pourquoi ?

« La France est toujours attractive mais les réformes doivent se poursuivre » (Gilles Bonnenfant, CCE)

Une interview dans « la Tribune » finalement relativement complaisante surtout si on prend en compte les derniers résultats économiques de la balance commerciale avec un nouveau un déficit record de 100 milliards pour l’année 2023. En outre un voile pudique sur certains facteurs relatifs au manque de compétitivité due à l’insuffisance du taux d’emploi et au rapport au travail
Les conseilleurs du commerce extérieur de la France viennent de publier le rapport sur l’indice d’attractivité de la France. Un indice qui est le résultat de la consultation de 1.600 chefs d’entreprise répartis dans le monde et qui s’établit à 60, soit le niveau de 2017. Est-ce que cela signifie que la France est moins attractive ?

La France n’est pas moins attractive. Notre pays continue d’être attractif, mais ce que pointent les conseillers du commerce extérieur de la France, c’est qu’il est important, voire nécessaire, que les réformes engagées – et dont certaines sont dans les tuyaux – se poursuivent. Cet indice n’est pas négatif, il pointe seulement ce qui doit être amélioré pour que la capacité à attirer des capitaux étrangers soit renforcée, plus efficaces vis-à-vis des investisseurs.

Les réformes qui ont été conduites ont été reconnues par les investisseurs, cela se mesure avec la place de notre pays sur la plus haute marche du podium pour ce qui est des projets d’investissements envisagés. Certes, cet indice qui existe depuis dix ans, retrouve les mêmes valeurs qu’en 2017, mais le contenu est différent. En 2017, c’étaient des valeurs immatérielles qui portaient l’indice à 60. Aujourd’hui, ce qui fait que l’indice est à 60, c’est que des valeurs de fond, de reformes, ont remonté la pente. Depuis deux ans, les valeurs matérielles subissent un contre-coup. Le plus important contre-coup que nous avons eu l’an dernier était lié au coût et à l’approvisionnement énergétique et le plus important contre-coup que nous vivons cette année est lié à la sécurité des personnes. Ce n’est pas un sujet qui a un impact sur les investisseurs – ce qui les intéresse ce sont les réformes – mais on ne peut pas dire que l’ambiance générale ne pose pas des questions. Est-ce que l’attractivité de la France est en danger ? Non. Avons-nous du travail à faire pour améliorer l’image de la France ? Oui.


Une campagne, nommée « Make it iconic » a été lancée en novembre dernier par le gouvernement français dans la lignée de Choose France, avec l’objectif d’exporter un « état d’esprit français ». Une façon de participer à l’attractivité de la France ?

« Make it iconic » est une campagne qui a été lancée dans six pays prioritaires (Allemagne, Emirats Arabes Unis, Canada, Etats-Unis, Inde, NDLR) et son impact est compris entre 86% et 100%. Ce qui prouve que cette campagne était nécessaire et ses résultats sont positifs. Nous avons les assets nécessaires, indispensables, il faut les aligner ensemble.

Le rapport fait état de l’écart qui se resserre avec l’Allemagne. Or, la France se compare, ou est souvent comparée, à l’Allemagne. C’est donc une bonne nouvelle ?

Cela fait des années que la France se situe derrière l’Allemagne. Or l’Allemagne perd 23 points par rapport à la France. Cela démontre que nous avons des valeurs de fond reconnues dans tous les pays.

Les réformes, vous l’avez souligné, sont regardées attentivement et demandées par les investisseurs. Quelles réformes doivent prioritairement être engagées ?

Toutes les mesures lancées autour de France 2030, de la décarbonation, sont perçues de manière extrêmement positive. C’est un encouragement à poursuivre ce qui a été engagé. L’alerte se situe davantage sur l’attractivité naturelle de la France, qui perd quelques points car, sur certains sujets, vu de l’étranger, notre pays s’est un peu abîmé, notamment en matière de sécurité. L’attractivité de la France va bien, il faut simplement considérer les points à améliorer. Quand on a la chance d’avoir la vision de 1.600 conseilleurs du commerce extérieur présents dans divers pays, on prend cela comme une information utile. Cela nous permet de capter, de comprendre ce qui se dit dans le monde sur la France et donc d’être plus opérants.


Et donc, les réformes attendues sont…

Ce sont des réformes pour davantage de simplification. Un sujet sur lequel le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’est penché. Bercy a annoncé une série de mesures dans ce sens. L’autre réforme attendue est celle qui concerne la baisse des impôts de production.

Les autres pays sont, eux aussi, actifs en matière d’attractivité…

En effet, notre rapport le montre aussi, l’Espagne bouge. Et cette dernière a pris deux grandes réformes, une réforme de simplification et une réforme sur le manufacturier. Nous devons donc également être vigilants face aux pays qui eux aussi, déploient des stratégies d’attractivité. 2024 devrait être l’année de la France, nous avons les moyens, vu les réformes prévues qu’elle le soit. À nous de concentrer tous nos efforts pour qu’elle le soit aussi sur l’image du pays. La campagne « make it iconic » ne pourra qu’amplifier ce qui est parfois un peu décrié, en particulier dans les médias à l’étranger. Les conseillers du commerce extérieur de la France ne jugent pas mais identifient les problématiques que rencontre notre pays en matière d’attractivité. Certes, nous appuyons peut-être là où c’est sensible, mais nous nous devons d’avoir un regard objectif.

Origine et Made in France: du pipeau !

Origine et Made in France: du pipeau !

« Made in France » n’est pas une garantie de la provenance du produit. C’est même assez souvent une escroquerie permise quand 50 % de la valeur du produit vient de France. Il suffit tout simplement d’augmenter la pseudo valeur ajouté. Exemple : une chemise achetée trois euros Pakistan, revendue 20 € sur laquelle en France on a simplement posé un bouton. Idem pour la plupart des autres produits.

Ainsi, un tissu pakistanais dont la teinture est faite en France peut indiquer « Made in France ». Et cela ne touche pas que le secteur du textile : « Vous savez la « Moutarde Dijon », ça désigne uniquement un procédé de fabrication. La plupart des graines de moutarde sont importées du Canada », explique Sabrina Charvet du mouvement Manger Citoyen. « Et les escargots de Bourgogne ? La plupart viennent des pays de l’Est : il n’y a quasiment plus de producteurs chez nous ».

En réalité, un seul logo atteste d’un produit français : « Origine France garantie ». Il assure qu’au moins 50% de la valeur du produit vient de France. Le problème c’est que la valeur n’indique en rien la proportion de de ce qui est réellement produit en France.

Inflation : la banque de France ment

Inflation : la banque de France ment

Une nouvelle fois la Banque de France se fait le porte-parole du pouvoir et des intérêts financiers. Ainsi le gouverneur de la Banque de France vient -il d’annoncer que l’inflation va revenir à 2 % d’ici alors que les augmentations affectent tous les produits et tous les secteurs. L’objectif est bien entendu de refroidir les ardeurs en matière de revalorisation des revenus et particulièrement des salaires. En outre, les prospectives économiques en matière de croissance de la Banque France apparaissent particulièrement volontaristes. La fin de l’année. Un véritable mensonge au moment où les consommateurs et les ménages prennent connaissance de la flambée« L’inflation reviendra à 2 % dans un an au plus tard » (François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France).

Les prévisions dans le marc de café du gouverneur de la Banque de France dans » la Tribune ».

L’inflation recule, la plupart des pays de la zone euro ont échappé à la récession en 2023. Quel regard portez-vous sur l’économie européenne en ce début d’année ?

FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU- Sur la seule conjoncture économique, les incertitudes ont plutôt tendance à un peu diminuer. Nous avons d’ailleurs très peu modifié nos prévisions entre septembre et décembre. Il y a un ralentissement de l’activité, en France comme en Europe. Et, plus positivement, un net recul de l’inflation.

Quel niveau de croissance attendez-vous pour cette année ?

Nous prévoyons un rythme de croissance d’environ 0,2 % par trimestre, à l’image de celle attendue au dernier trimestre de 2023 : cela conduirait à 0,9 % sur l’ensemble de 2024. Ce rythme traduit évidemment un ralentissement. Mais ce ne serait pas un retournement de la conjoncture, ni une récession, en France comme en Europe.

À court terme, la désinflation : elle entraînera une hausse en moyenne du pouvoir d’achat, car les prix augmenteront dorénavant moins vite que les salaires !!!. Par conséquent, le moteur de notre croissance change : celui de 2023 était les exportations, celui de 2024 sera la consommation. C’est un moteur plus régulier et plus sûr, d’autant plus que l’investissement des entreprises nous paraît résister relativement bien.

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