Archive pour le Tag 'France'

Rugby : coupe du monde en 2023 en France

Rugby : coupe du monde en  2023 en France

Un an avant les Jeux Olympiques, la France accueillera la Coupe du monde de rugby. La candidature française a été retenue ce mercredi par les fédérations et confédérations de World Rugby. Fin octobre, le dossier tricolore avait subi un coup dur avec la publication du rapport de recommandation de l‘instance suprême de l‘ovalie, favorable à l‘Afrique du Sud. Ce sera la deuxième fois, après 2007, que la France organisera la Coupe du monde. A l‘automne 2023, neuf villes abriteront la rencontre (Saint-Denis, Marseille, Lyon, Villeneuve d‘Ascq, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Nice, Saint-Etienne).

LREM: un parti de gauche pour seulement 12% des Français

France: LREM, un parti de gauche pour seulement 12% des Français

C’est le résultat d’uen enquête Elabe pour BFM TV – 12% considèrent que le parti d‘Emmanuel Macron se trouve à gauche ou très à gauche.  LREM, qui proclame son ambition de s‘affranchir des clivages habituels, est à droite pour 24% des personnes interrogées et très à droite pour 5%.Un autre sondage de ViaVoice montrait  qu’Emmanuel Macon qui souhaitait être ni de droite,  ni de gauche est en fait  de plus en plus soutenu par la droite et le centre tandis que le soutien de la gauche devient très minoritaire. Une baisse dans cette dernière catégorie qui ne cesse de s’accroître. Ainsi dans le dernier sondage Viavoice, les sympathisants de gauche ne sont plus que 27 % à approuver la politique du président de la république en novembre alors qu’ils étaient 34 % en septembre. Par contre,  cette politique est plébiscitée par les sympathisants du centre 91 % à applaudir les orientations du chef de l’État alors qu’ils étaient 86 % en septembre. De la même manière,  Emmanuel Macon progresse aussi à droite passant de 41 % de soutien en septembre à 46 % en novembre. Il semble bien que le président de la république ait  du mal à se défaire d’une image de président des riches. En cause sans doute, le un manque d’équilibrage entre les mesures sociales et les orientations économiques mais aussi une certaine attitude condescendante voire méprisante  à l’égard de ceux qui ne partagent pas son point de vue. Une attitude générale des élites  d’en marche qui ont tendance à mépriser toute (y compris à l’intérieur de leur propre parti). Il faudra sans doute revenir à des conceptions plus démocratiques, moins techno est moins élitistes. Sinon la république en marche prend le risque de ne pas exister localement et d’enregistrer  une sérieuse claque aux élections locales sans parler des conséquences sur la popularité de Macron.

Bureaucratie : la France recule au 31ème rang mondial

Bureaucratie : la France recule au 31ème rang mondial

 

La France recule encore dans le classement mondial de la bureaucratie. En cause deux facteurs explicatifs majeurs. D’abord un surdimensionnement de l’administration française qui s’applique à tout compliquer pour des motifs existentiels ( maintien des effectifs notamment) aussi un système juridique reposant sur environ 10 000 lois et plus de 100 000 décrets alimentés en permanence par des parlementaires aussi trop nombreux ( 577 députés !). Dans ce maquis juridique,  seuls peuvent s’orienter des spécialistes  dont le recours n’est pas gratuit ‘ (experts, juristes, avocats etc.) et accessible seulement à ceux qui disposent des revenus financiers …et du temps à perdre.  Sur 10 critères sont retenus par la Banque mondiale, la France recule encore. Les dix critères retenus  : création d’entreprise, octroi de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité. La France a été rétrogradée au 31e rang d’un classement international sur le climat des affaires pour les petites et moyennes entreprises (PME), dominé une nouvelle fois par la Nouvelle-Zélande. Intitulé  »Doing Business »  et publié depuis 2003 par la Banque mondiale, ce rapport passe au crible le cadre réglementaire qui s’applique aux PME dans 190 économies, en évaluant notamment dans quelles conditions celles-ci peuvent lancer leur activité, avoir accès à l’électricité, au crédit ou payer leurs impôts. Dans ce palmarès, la France a obtenu la note de 76 sur 100. . Le pays reste globalement distancé par ses voisins allemand et portugais qui rétrogradent pourtant rétrospectivement à la 20e position (-3 places) et la 29e position (-4 places). L’Espagne, qui connaît l’une des croissances les plus dynamiques d’Europe de l’Ouest, double également la France en se hissant à la 28e position (+4 places). Mais les derniers rebondissements en Catalogne pourraient modifier les perspectives économiques du pays. La Chine, elle, stagne à la 78e place. , le Venezuela, qui traverse une grave crise politique et économique, perd une place et est rétrogradé en 188e position.

Santé : espérance de vie supérieure en France

Santé : espérance de vie supérieure  en France

La sécu représente le premier budget de la France. La sécu est souvent critiquée pour ses déficits et son endettement. Des citriques justifiées du fait des gaspillages de la branche santé  en particulier concernant les médicaments aussi le fonctionnement des hôpitaux publics. Pour autant, le très haut niveau des dépenses santé sont à mettre en relation avec l’efficacité du système. Or la France dispose d’un des dispositifs les plus performants en France.  Une étude de l’OCDE parue le 10 novembre la France est l’un  des pays où l’on vit le plus vieux. La moyenne de l’OCDE et de 80,6 ans pour 8 2,4 ans en France.  Le système de santé français considéré comme souvent coûteux se montre cependant efficace même si des économies sont possibles voire nécessaires. L’OCDE souligne le caractère social qui permet un accès très démocratique aux soins. En effet seulement 7 % des dépenses totales de santé sont à la charge des patients. L’OCDE critique cependant l’importance des dépenses par habitant.  La France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède. Le nombre d’infirmiers ou de médecins se situe autour de la moyenne des 35 pays, mais il y a bien plus de lits d’hôpital en France : « 6,1 lits pour 1000 habitants contre 4,7 lits en moyenne », chiffre l’OCDE. En cause l’insuffisance de recours à l’hospitalisation ambulatoire. L’unité de chirurgie ambulatoire est surtout un concept d’organisation, un circuit de prise en charge d’une catégorie d’interventions : celles ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à 12 heures et qui peuvent être programmées.  Cette organisation libère ainsi des lits dans les services pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle. L’objectif est ainsi d’utiliser en priorité le rôle médical et la technologie de pointe de l’hôpital et de réduire au minimum le rôle d’hébergement. De 2003 à 2014, la durée moyenne de séjour dans un hôpital  français est passée de 11,7 à 10,1 jours. Une baisse « plus timide que dans les autres pays de l’OCDE », observe l’institution. Cette durée est la troisième plus élevée dans les 35 pays étudiés, derrière le Japon et la Corée du Sud. La « pertinence des soins » pourrait toutefois être améliorée à l’avenir par « la forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale », conclut l’OCDE. Autre reproche de l’OCDE la surconsommation d’antibiotiques en France. « En France, l’utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l’OCDE », est-il écrit. La consommation de la France se monte à 30 « doses quotidiennes définies » (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, le pays qui en consomme le moins, les Pays-Bas, affiche un score trois fois inférieur à celui de l’Hexagone. L’OCDE constate aussi qu’il y a entre encore trop de fumeurs en France. Tous les jours en France, contre 18,4% de moyenne dans les pays de l’OCDE. « La prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 15 ans est également inquiétante», écrit l’OCDE. 19% des adolescents de cet âge fument au moins une fois par semaine, soit 7% de plus que la moyenne de l’OCDE. Avec ce taux, la France figure à une peu enviable troisième position dans ce classement.  Comme pour la cigarette, les Français font pire que les autres membres de l’OCDE en ce qui concerne l’alcool. La consommation de boissons alcoolisées a pourtant diminué de 14% au cours des 30 dernières années dans le pays. Mais elle demeure « parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE ». Un Français consomme en moyenne 11,9 litres d’alcool pur par an, contre 9 dans les pays de l’OCDE. A noter que

« Le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est toujours plus faible que dans la plupart des autres pays de l’OCDE », rassure dans un premier temps le rapport de l’organisation. Cependant, ce nombre a crû de 2002 à 2014. L’augmentation la plus visible se situe chez les garçons de 15 ans : plus 16% en douze ans ! Dernier reproche de l’OCDE, le cout de la santé en France.  . Si l’on prend en compte la dépense par habitant, la France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède.  Si indéniablement des économies sont réalisables il n’emp^che que le système de santé français est relativement efficace et qu’il conviendra d’être prudent pour modifier son fonctionnement.

Santé : espérance de vie supérieure en France.

Santé : espérance de vie supérieure  en France

Une étude de l’OCDE parue le 10 novembre la France serait l’un des pays où l’on vit le plus vieux. La moyenne de l’OCDE et de 80,6 ans pour 8 2,4 ans en France.  Le système de santé français considéré comme souvent coûteux se montre cependant efficace même si des économies sont possibles voire nécessaires. L’OCDE souligne le caractère social qui permet un accès très démocratique aux soins. En effet seulement 7 % des dépenses totales de santé sont à la charge des patients. L’OCDE critique cependant l’importance des dépenses par habitant.  La France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède. Le nombre d’infirmiers ou de médecins se situe autour de la moyenne des 35 pays, mais il y a bien plus de lits d’hôpital en France : « 6,1 lits pour 1000 habitants contre 4,7 lits en moyenne », chiffre l’OCDE. En cause l’insuffisance de recours à l’hospitalisation ambulatoire. L’unité de chirurgie ambulatoire est surtout un concept d’organisation, un circuit de prise en charge d’une catégorie d’interventions : celles ne nécessitant pas d’hospitalisation supérieure à 12 heures et qui peuvent être programmées.  Cette organisation libère ainsi des lits dans les services pour les personnes nécessitant une hospitalisation conventionnelle. L’objectif est ainsi d’utiliser en priorité le rôle médical et la technologie de pointe de l’hôpital et de réduire au minimum le rôle d’hébergement. De 2003 à 2014, la durée moyenne de séjour dans un hôpital  français est passée de 11,7 à 10,1 jours. Une baisse « plus timide que dans les autres pays de l’OCDE », observe l’institution. Cette durée est la troisième plus élevée dans les 35 pays étudiés, derrière le Japon et la Corée du Sud. La « pertinence des soins » pourrait toutefois être améliorée à l’avenir par « la forte croissance de la chirurgie ambulatoire sur certains soins et la volonté affichée par la France de prolonger cet effort dans le nouveau projet de loi de financement de la Sécurité sociale », conclut l’OCDE. Autre reproche de l’OCDE la surconsommation d’antibiotiques en France. « En France, l’utilisation des antibiotiques est supérieure de près de 50% à la moyenne des pays de l’OCDE », est-il écrit. La consommation de la France se monte à 30 « doses quotidiennes définies » (une unité de mesure statistique) pour 1.000 habitants, contre 20 en moyenne dans les pays de l’OCDE. A titre d’exemple, le pays qui en consomme le moins, les Pays-Bas, affiche un score trois fois inférieur à celui de l’Hexagone. L’OCDE constate aussi qu’il y a entre encore trop de fumeurs en France. Tous les jours en France, contre 18,4% de moyenne dans les pays de l’OCDE. « La prévalence du tabagisme chez les jeunes âgés de 15 ans est également inquiétante», écrit l’OCDE. 19% des adolescents de cet âge fument au moins une fois par semaine, soit 7% de plus que la moyenne de l’OCDE. Avec ce taux, la France figure à une peu enviable troisième position dans ce classement.  Comme pour la cigarette, les Français font pire que les autres membres de l’OCDE en ce qui concerne l’alcool. La consommation de boissons alcoolisées a pourtant diminué de 14% au cours des 30 dernières années dans le pays. Mais elle demeure « parmi les plus élevées dans les pays de l’OCDE ». Un Français consomme en moyenne 11,9 litres d’alcool pur par an, contre 9 dans les pays de l’OCDE. A noter que

« Le nombre d’adultes en surpoids ou obèses en France est toujours plus faible que dans la plupart des autres pays de l’OCDE », rassure dans un premier temps le rapport de l’organisation. Cependant, ce nombre a crû de 2002 à 2014. L’augmentation la plus visible se situe chez les garçons de 15 ans : plus 16% en douze ans ! Dernier reproche de l’OCDE, le cout de la santé en France.  . Si l’on prend en compte la dépense par habitant, la France débourse 15% de plus pour la santé de ses citoyens que la moyenne des autres pays cités dans le rapport. En proportion du PIB, la France se classe 5e derrière les États-Unis, la Suisse, l’Allemagne et la Suède.  Si indéniablement des économies sont réalisables il n’emp^che que le système de santé français est relativement efficace et qu’il conviendra d’être prudent pour modifier son fonctionnement.

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

France : Vers une croissance de 2% en 2017 (Banque de France)

La croissance de la France pourrait se situer entre 1,8 et 2 % en 2017. Elle sera confortée par les prévisions la hausse de 0, 5 % du PIB au quatrième trimestre selon les prévisions de la Banque de France. De fait  les carnets de commandes des entreprises enquêtées semblent relativement bien garnis y compris dans l’industrie. Selon une première estimation publiée jeudi, la Banque de France anticipe une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 0,5%, similaire à celle atteinte lors du trimestre précédent. La prévision de la banque centrale française pour le trimestre en cours est conforme à celle de l’Insee dans son dernier point de conjoncture publié début octobre, qui s’établissait à 0,5%. D’après l’institution monétaire, qui se base pour cette prévision sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, ce chiffre serait notamment atteint à la faveur de bons résultats dans l’industrie où la production a accéléré en octobre. Dans ce secteur, l’activité s’est révélée  »particulièrement dynamique dans la métallurgie, la chimie et l’automobile », souligne dans un communiqué la Banque de France, qui précise que « seules l’aéronautique et la pharmacie » ont connu un léger tassement. Signe de cette bonne santé : les carnets de commandes se sont à nouveau garnis, pour atteindre leur plus haut depuis début 2008, et les prix des matières premières et des produits finis ont augmenté.  Dans les services, tous les secteurs ont également continué de progresser, à l’exception de l’hébergement et de la restauration. « Les chefs d’entreprise prévoient une légère accélération de l’activité en novembre », indique-t-elle. Le secteur du bâtiment, enfin, s’est révélé  »plus dynamique » qu’au troisième trimestre, dans le gros oeuvre comme dans le second oeuvre. Les effectifs ont toutefois peu augmenté, et l’activité devrait progresser un peu moins vite en novembre.

 

France : de plus en plus d’inégalités (Secours catholique)

 France : de plus en plus d’inégalités  (Secours catholique)

Un constat sans appel su Secours catholique, si effectivement en moyenne la richesse du pays augmente notamment avec la croissance du PIB,  par contre les riches sont de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres. (Notons que ce phénomène n’est pas spécifique à la France).  Concernant le profil des personnes en situation de pauvreté, les femmes sont les plus touchées. En 2016, 56,3% des personnes rencontrées par le Secours catholique étaient féminines. Cela s’explique par une plus grande vulnérabilité économique (mères isolées, femmes seules âgées ayant une pension de retraite ou des ressources faibles…). Suivent les adultes étrangers, qui représentent 51,7% des personnes rencontrées. Le rapport explique : Si l’âge médian des adultes rencontrés en 2016 est de 40 ans pour les hommes et de 39 ans pour les femmes, les profils les plus touchés sont les seniors isolés (plus de 60 ans) et les jeunes familles (personnes de moins de 25 ans). Mais la précarité n’épargne pas les couples avec enfants. L’étude souligne en effet que la structure des ménages du Secours Catholique accueille un nombre important de familles monoparentales (29,6%) et de couples avec enfants (24,2%). Enfin, la part des ménages sans ressources est en augmentation constante depuis quelques années. Et celle-ci regroupe principalement les hommes seuls, les couples avec enfants et les jeunes. Les étrangers sont également concernés. Concernant les conditions de vie, plus d’un quart des ménages rencontrés par l’association vit dans un logement précaire (logement non fixes et non durables tels que les hôtels, caravanes, mobile home, abri, centre d’hébergement ou encore rue…) et la couverture des aides sociales connaît une baisse.  On notera que, la majorité des personnes rencontrées par le Secours catholique ne sont pas au chômage (62,5%) ; que 40% des accueilli.e.s avaient droit au RSA en 2016 et n’en ont pas fait la demande ; ou encore que le revenu mensuel médian des ménages reçus par l’association était de 548€.

France : Déficit à 2.9% (Bruxelles)

 France : Déficit à 2.9% (Bruxelles)

 

Bruxelles a revu sa copie. La commission européenne considère que la France va rentrer dans les clous avec un déficit budgétaire limité à 2,9 % pour l’année en cours. En cause surtout,  un rétablissement mécanique des équilibres qui découle seulement de la croissance. En effet la France n’a pas réduit le volume de ses dépenses publiques. L’activité française pourrait se situer en 2017 entre 1,8 et 2 % ce qui change évidemment la donne alors que les prévisions initiales pour le budget 2017 avaient été fixées à 1,5 %. La France peut aussi compter sur le dynamisme relatif de l’Europe. Concernant la zone euro, la croissance pourrait atteindre 2,2% en 2017 et 2,1% en 2018, prédit Bruxelles, plus optimiste qu’il y a dix mois. Au printemps la Commission tablait sur 1,7% en 2017 et 1,8% en 2018. «L’économie de la zone euro est en bonne voie pour croître cette année à son rythme le plus rapide depuis dix ans», explique Bruxelles, qui, par ailleurs, table sur une croissance européenne pour 2019, de 1,9%. Pour l’Union européenne, la Commission a aussi rehaussé ses prévisions: +2,3% en 2017, +2,1% en 2018 et +1,9% en 2019. En mai, elle tablait sur 1,9% en 2017 et 2018. Et pour la première fois, l’exécutif européen a donné des prévisions de croissance, pour l’Union européenne à 27 (donc sans le Royaume Uni). Il table sur une croissance de 2,4% en 2017, 2,2% en 2018 et 2,0% en 2019. Parallèlement, sur le front du chômage, les prévisions sont également légèrement plus optimistes. Pour 2017 et 2018, l’exécutif européen prévoit désormais respectivement des taux de 9,1% et 8,5%. Au printemps, Bruxelles anticipait un taux de 9,4% cette année et de 8,9% pour l’an prochain. Pour 2019, l’exécutif européen table sur un taux de 7,9%. Confiante dans la robustesse de la reprise économique, la Commission reste vigilante dans ses prévisions, notamment à face aux incertitudes liées au Brexit. Pour la France  «L’activité économique devrait s’accélérer fortement en 2017, sous l’effet d’une forte croissance des investissements privés et en particulier d’une forte reprise du marché du logement», écrit-Bruxelles. «En conséquence, le taux de chômage devrait baisser considérablement», ajoute-t-elle. Le taux de chômage en France devrait, selon la Commission européenne, s’afficher à 9,5% en 2017, puis 9,3% en 2018 et 8,9% en 2019.

COP23 : les émissions de CO2 en France ?

COP23 : les émissions de  CO2 en France ?

En France, les émissions de gaz à effet de serre seraient  en baisse de plus de 11% entre 1990 et 2015, selon les chiffres les plus récents du centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (CITEPA).  Mais les résultats sont différents  si l’on calcule l’empreinte carbone de la France. Celle-ci prend en compte l’ensemble des émissions induites par la consommation intérieure de biens et de services, qu’ils soient produits sur le sol français ou importés. Les importations couvrent de multiples domaines : énergie (électricité et carburants), matières premières (minerais, alimentation animale et humaine…), produits semi-finis (matériaux de construction, pièces détachées…) et produits finis (voitures, équipements professionnels et ménagers, habillement…). . En fait l’empreinte carbone serait sous estimée d’environ 30%.  Certains secteurs sont même encore plus polluants qu’il y a 27 ans. Celui du traitement des déchets notamment (+14%), mais surtout celui des transports, qui rejette le plus de gaz à effet de serre en France. En revanche, l’industrie de l’énergie et l’industrie manufacturière sont en forte baisse d’émissions de CO2 sur la période, ce qui nous amène à les étudier plus en détail. Avec 139,9 millions de tonnes de CO2 émises, le secteur des transports est le mauvais élève français. Le transport routier en est le principal contributeur, avec plus de 95% des émissions. De plus, les émissions de CO2 du transport routier sont en hausse sur la période 1990-2015, d’environ 10%, alors que celles des autres modes de transports ont traversé une baisse de 13,1% sur la même période. Le rapport CITEPA précise que globalement, les émissions proviennent des véhicules particuliers diesel à 43%, des poids lourds diesel à 22% et des véhicules utilitaires légers à 19%. Entre 1990 et 2015, les émissions de CO2 de l’industrie manufacturière ont baissé de 35%. Cela s’explique en partie par la baisse constante du poids de l’industrie manufacturière ces dernières décennies dans l’Union européenne, essentiellement pour des raisons de baisse de prix ou de volume. Entre 1995 et 2015, la part de l’industrie manufacturière dans l’économie européenne est donc passée de 19,6% à 15,9%. L’évolution du mix énergétique et le développement des centrales thermiques au gaz naturel ces dernières années expliquent, en partie, la baisse des émissions de la production d’électricité, selon le même rapport.

Bureaucratie : la France s’enfonce encore (Banque mondiale)

Bureaucratie : la France s’enfonce encore  (Banque mondiale)

 

Sur 10 critères sont retenus par la Banque mondiale, la France recule encore. Les dix critères retenus  : création d’entreprise, octroi de permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité. La France a été rétrogradée au 31e rang d’un classement international sur le climat des affaires pour les petites et moyennes entreprises (PME), dominé une nouvelle fois par la Nouvelle-Zélande. Intitulé  »Doing Business »  et publié depuis 2003 par la Banque mondiale, ce rapport passe au crible le cadre réglementaire qui s’applique aux PME dans 190 économies, en évaluant notamment dans quelles conditions celles-ci peuvent lancer leur activité, avoir accès à l’électricité, au crédit ou payer leurs impôts. Dans ce palmarès, la France a obtenu la note de 76 sur 100. . Le pays reste globalement distancé par ses voisins allemand et portugais qui rétrogradent pourtant rétrospectivement à la 20e position (-3 places) et la 29e position (-4 places). L’Espagne, qui connaît l’une des croissances les plus dynamiques d’Europe de l’Ouest, double également la France en se hissant à la 28e position (+4 places). Mais les derniers rebondissements en Catalogne pourraient modifier les perspectives économiques du pays. La Chine, elle, stagne à la 78e place. , le Venezuela, qui traverse une grave crise politique et économique, perd une place et est rétrogradé en 188e position.

Salaire moyen net en France : 1722 ou 2125 euros ?

Salaire moyen net en France : 1722 ou  2125 euros ?

 

L’INSEE a sorti  une étude qui fait apparaître un salaire net moyen de 1722 €. Une autre étude du même organisme indiqué 2125 € comme salaire net moyen mensuel. La différence tient au fait  que le salaire net moyen de 1722 € concerne les vrais salaires et que le chiffre de 2125 les salaires équivalents à plein temps. Or  on sait que les emplois à temps partiel ne cessent de se développer. En France pour un temps plein ;  un salaire qui a augmenté de 42 % de 2009 à 2013. En francs constants il y a donc eu progression. L’augmentation est de   42 %) et  l’inflation a atteint, elle, 34,5 %. En 2013, le revenu perçu par un salarié était de 20.350 euros. On peut évidemment mettre en cause l’évolution réelle de l’inflation car l’inflation ne tient pas compte suffisamment de l’évolution structurelle de la consommation, structure de la consommation qui en outre varie nettement en fonction  des revenus. Il s’agit d’un revenu salarial, tous types de contrats confondus : plein temps, temps partiel ou mi-temps. Si l’on veut des comparaisons plus parlantes, il faut se concentrer sur le salaire net annuel moyen pour un temps plein. Il était en 2013 de 25.500 euros soit 2125 € par mois. En moyenne on note donc une augmentation faible mais réelle du salaire moyen. Salaire moyen à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux et qui au contraire fait apparaître une légère diminution. En cause un accroissement des inégalités, ce qui gagnent plus ont encore gagné davantage, ce qui gagnent moins perdu davantage. Premier point à noter : ce montant montre une augmentation régulière des salaires nets entre 1995 et 2009. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Ce sont dans les fonctions de cadres que les écarts sont les plus significatifs et dans ceux des employés où les différences de rémunérations moyennes nettes sont les plus faibles (autour de 8%). Sur un indice INSEE toujours discutable, le pouvoir d’achat a augmenté tous les ans de 0,3% entre 2007 et 2014. C’est moins qu’en Allemagne, mais bien mieux qu’en Italie, en Grande-Bretagne ou en Espagne. Chez nous, les salaires n’ont pas chuté et les prestations sociales ont joué un grand rôle d’amortisseurs. En se fondant sur les salaires réels, le revenu salarial augmente avec l’âge des salariés jusqu’à 54 ans : il atteint pour les 50-54 ans un montant 3,4 fois plus élevé que celui des moins de 25 ans. Les femmes perçoivent un revenu salarial inférieur en moyenne de 24 % à celui des hommes (23.398 euros). Les cadres perçoivent, eux, un revenu salarial 2,6 fois supérieur à celui des ouvriers et 2,9 fois supérieur à celui des employés (13.988 euros). Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

 

Mobiles 4G : la France en retard

Mobiles  4G : la France en retard

Alors qu’on parle surtout du câble pour rattraper le retard de la France en matière de numérique, bon nombre de localités sont encore à espérer des relations par mobile satisfaisante (téléphone et internet). De toute manière il est clair que le câble ne pourra desservir que les zones très denses et que les résidents des autres territoires devront se satisfaire de la 4G en attendant la 5G. Selon une étude publiée récemment par la société britannique OpenSignal, spécialiste des cartes de couverture mobile, l’Hexagone reste un mauvais élève, au niveau mondial, concernant la 4G. La France échoue à une piètre 65ème place en matière de « disponibilité » de cette technologie mobile – un indicateur maison qui mesure le temps moyen pendant lequel les utilisateurs accèdent à la 4G. Avec un score de 62,51%, l’Hexagone se situe par exemple derrière le Cambodge (68,95%), la Grèce (71,15%) ou l’Inde (84,03%). Sachant que ce classement est logiquement dominé par la Corée du Sud (96,69%) et le Japon (84,11%), qui ont déployé à toute vitesse le très haut débit mobile ces dernières années.  Côté débit moyen en 4G, la France n’est guère mieux lotie. Avec 22,66 Mb/s, elle se situe à une peu reluisante 35ème place. C’est moins bien, par exemple, que l’Equateur (26 Mb/s), la Croatie (27,94 Mb/s) ou la Bulgarie (33,6 Mb/s). Sachant que ce classement est ici dominé par le trio Singapour (46,64 Mb/s), Corée du Sud (45,85 Mb/s) et Norvège (42,03 Mb/s). Ces résultats viennent, quoi qu’il en soit, appuyer la volonté du gouvernement d’accélérer sensiblement la couverture en 4G du territoire. A ce jour, il resterait au moins 550 hameaux et villages où le mobile ne passe toujours pas, sans compter celles ou la connexion ne passe qu’épisodiquement.

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Il est clair que les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concerne  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Enfin, plus récemment, les Chinois se sont pris de passion pour l’agroalimentaire et notamment les produits laitiers. Fosun (encore!) et Sanyuan ont acquis les laiteries Saint-Hubert. Biostime s’est associée à la coopérative d’Isigny pour financer la création d’une usine de lait infantile…

 

« Ce n’est pas la fin du cash?  » (Banque de France)

« Ce n’est pas la fin du cash?  » (Banque de France)

 

 Dans une interview à la Tribune, pour demain  Erick Lacourrège tente de se rassurer en considérant que la suppression du cash n’interviendra pas avant une vingtaine d’années. Pourtant force est de constater que les versements revenus (retraite, pension etc.) doivent être effectué par virement bancaire il en est de même pour les principales opérations commerciales. De fait progressivement avec les nouveaux moyens de paiement le cash tend à diminuer. En France il ne représente plus que 20 à 30 % des paiements. La généralisation probable des paiements par Smartphone même pour les petits achats pourra encore faire  baisser cette portion. Il faut ajouter que certaines monnaies alternatives menacent les monnaies officielles

 

 

 Eric LACOURRÈGE - À la Banque de France, nous n’anticipons pas de disparition des espèces à horizon visible, c’est-à-dire à dix ou vingt ans. Ceci dit, toute chose est mortelle et le cash finira par disparaître. La question est : quand ? Nous avons eu un grand débat sur cette question essentielle à la Banque de France et au sein de l’Eurosystème, qui regroupe les 19 pays de la zone euro et la Banque centrale européenne (BCE), puisque nous avons une stratégie d’investissement et de gestion de crise intimement liée au cash. La Banque de France a décidé d’investir lourdement depuis trois-quatre ans dans la filière cash, tant dans la gestion, la circulation, le recyclage et le tri des billets que dans la fabrication. En novembre 2016, nous avons pris la décision importante de déménager, d’ici à 2022, l’impression des billets de notre usine de Chamalières, qui a eu 100 ans, vers une usine ultramoderne sur le site de Vic-le-Comte, à 20 kilomètres de Clermont-Ferrand, où nous possédons déjà une papeterie fiduciaire, en coentreprise avec trois banques centrales (Italie, Autriche et Irlande). Il y a une logique industrielle à regrouper les deux activités. Avant d’approuver un investissement de plus de 200 millions d’euros, la Banque de France, qui gère de l’argent public, s’est évidemment interrogée sur l’existence ou non d’un retour sur investissement raisonnable. Nous avons donc étudié l’avenir du cash. Le sujet est très complexe et la réponse n’est pas unique en fonction des marchés auxquels on s’adresse : la Banque de France est le plus gros acteur public en Europe dans la fabrication de billets, elle produit le quota de billets euros pour la France, ce qui correspond à 20 % des besoins de la zone euro, et elle a une importante activité d’export, travaillant pour 20 pays ou institutions, où les comportements de consommation sont assez différents.

Observe-t-on les premiers signes de baisse des usages du cash ?

E. L. - En zone euro, nous observons un paradoxe : les paiements électroniques sont à la mode et en plein essor, et dans le même temps, la demande de billets en euro a crû systématiquement de 7% par an en moyenne, même de 10% certaines années. C’est contre-intuitif ! Ce n’est pas un phénomène isolé : dans l’immense majorité des pays développés, la demande de billets est en croissance ou stable, mis à part dans quelques pays scandinaves, c’est-à-dire 30 à 40 millions d’habitants sur 7 milliards dans le monde. Peut-on en conclure qu’une hirondelle fait le printemps ? Dans le reste du monde, il y a beaucoup d’initiatives sur les monnaies digitales, néanmoins, la croissance de la demande en billets reste très forte, partout, notamment dans les pays émergents, de 5% à 10% par an en moyenne, voire plus. Trois facteurs orientent la demande de billets dans les pays émergents : la croissance économique, la croissance démographique et le taux de bancarisation, qui est encore très faible, entre 10% et 50%. À Madagascar, un des pays clients de la Banque de France, 10 % de la population est bancarisée : le cash constitue l’unique moyen de paiement physique pour la vaste majorité de la population. Il va donc certainement disparaître un jour, mais la demande va rester soutenue encore un moment.

La « monnaie mobile » en Afrique ne joue-t-elle pas un rôle de substitution ?

E. L. - Si l’on prend l’exemple de M-Pesa, le succès le plus emblématique de monnaie mobile émise par un opérateur commercial, Vodafone, au Kenya, un nombre très important de transactions finissent paradoxalement par un retrait de liquide. La banque centrale du Kenya indique qu’il n’y a pas eu d’impact sur la demande en billets pour l’instant.

Et en zone euro, comment expliquer cette demande de billets en hausse ?

E. L. - Si l’on regarde le comportement des consommateurs, la part des billets thésaurisés, jouant le rôle d’encaisse de précaution, est très significative et a tendance à augmenter. Il y a un lien direct avec la stabilité financière : en tant qu’institut d’émission, on se rend compte que dès qu’il y a une crise, on observe un accroissement des sorties de cash, parfois très importantes. On l’a vu avec la crise grecque, la crise chypriote, Lehman Brothers, etc. Par ailleurs, pour les grandes monnaies internationales, le cash a une vocation autre que domestique : un tiers des billets en euro en circulation sont hors de la zone ! Pour le dollar, d’après la Fed, c’est 50%. On sort de la seule logique de monnaie nationale pour entrer dans celle de monnaie de réserve. C’est un paramètre très important qui produit des effets d’entraînement sur la demande et que nous devons intégrer dans nos prévisions. Cette demande en hausse témoigne aussi du succès de l’euro. Au moment du passage des monnaies nationales à l’euro en 2002, dans les 11 pays fondateurs de la zone euro, les plus peuplés comme aujourd’hui, nous avons mis en circulation 7 milliards de coupures pour une contre-valeur de 300 milliards d’euros. Aujourd’hui, il y a 21 milliards de billets en circulation pour une contre-valeur de 1.130 milliards d’euros. Du côté du dollar, il y a 40 milliards de billets en circulation, dont un tiers de coupures d’un dollar, pour une contre-valeur de 1.400 milliards de dollars, un montant très proche des euros en circulation.

Quelle est la part du cash dans les paiements ?

V. B. - Les espèces sont encore très largement utilisées dans les 19 pays de la zone euro. Selon une étude récente de la BCE, en 2016, 79 % des paiements dans le commerce de détail, en magasins, sont réalisés à l’aide de cash. En valeur, la part est de 54 %. C’est beaucoup plus dans certains pays comme l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, qui sont à 80 % en volume. La France se situe en dessous de la moyenne : le cash représente 68 % des opérations et 28 % en valeur.

Excédent budgétaire allemand de 14 milliards et 70 milliards de déficit pour la France

Excédent budgétaire allemand  de 14 milliards et 70 milliards de déficit pour la France

 

14 milliards d’excédents pour l’Allemagne à mettre en rapport avec les 70 milliards de déficits pour la France. En 2017, le ministère des Finances allemand prévoyait jusqu‘ici un budget à l’équilibre, même si plusieurs instituts économiques ont déjà projeté pour les années à venir des excédents records pour les finances publiques allemandes, lesquelles englobent les Länder. La nouvelle projection avancée par le Spiegel est une bonne nouvelle pour le bloc conservateur CDU-CSU d‘Angela Merkel, le Parti libéral-démocrate (FDP) et les écologistes qui ont entamé des négociations en vue de former une coalition gouvernementale. Si elles étaient mises en œuvre en l’état, leurs propositions combinées augmenteraient en effet les dépenses publiques d‘une centaine de milliards d‘euros au cours des quatre prochaines années.

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Glyphosate: La France recule et prête à accepter un renouvellement pour 4 ou 5 ans

Au départ la position de la France était claire : un refus catégorique des propositions de l’union européenne concernant une nouvelle autorisation de 10 ans pour le glysophate. Compte tenu des fortes oppositions de certains pays,  Bruxelles était prêt à envisager un délai de cinq à sept ans au lieu de 10 ans. Une position soutenue par le ministre de l’agriculture français. Le ministre de l’écologie, lui, proposait un délai qui s’inscrivait dans la magistrature en cours en France donc environ cinq ans. Finalement on pourrait ce rallier à un délai de quatre ans ce qu’a indiqué Christophe Castaner qui  a précisé lors du compte rendu du conseil des ministres que cette durée de quatre ans semblait désormais être celle visée par la Commission européenne pour sortir les discussions de l‘impasse. La licence d‘utilisation de cet herbicide de Monsanto, très utilisé dans l‘agriculture et le jardinage et jugé cancérigène par ses adversaires, expire à la fin de l‘année. Cette situation a engendré, notamment en France, des tensions entre ministères de l‘Agriculture et de l‘Ecologie. Mercredi, les Etats européens ont une nouvelle fois reporté leur décision sur le renouvellement de la licence. Une nouvelle réunion du comité des Vingt-Huit chargé de se prononcer aura lieu à une date ultérieure qui n‘a pas été précisée par la Commission. L‘exécutif européen avait proposé d‘autoriser à nouveau le glyphosate pour dix ans, avant de proposer cinq à sept ans et désormais, selon Christophe Castaner, quatre ans. Pour être validée, la proposition de la Commission doit recueillir le soutien de 16 des 28 Etats membres, représentant au moins 65% de la population de l‘UE. Dans une résolution non contraignante adoptée mardi, le Parlement européen s‘est prononcé pour un renouvellement de l‘autorisation de l‘herbicide pour cinq ans.

Retraites : le meilleur système en France….pour l’instant !

Retraites : le meilleur système en France….pour l’instant !

 

Confirmation, la France dispose du meilleur système de retraites mais pour l’avenir il est largement hypothéqué par son financement. C’est la conclusion  de l’indice Mercer Melbourne qui évalue les systèmes de retraite de 30 pays, Par rapport à 2016, la France recule de trois places, à la 16ème place, même si son indice global (59,6) s’améliore grâce à de meilleures perspectives économiques. Mais le pays affiche des résultats contrastés. Avec un indice de 80,4, la France occupe en effet la première place de l’indice « performance », c’est-à-dire que son système offre le meilleur niveau de vie à ses retraités. En revanche, sa pérennité semble inquiéter les analystes de Mercer. Avec un indice de 38,6, le pays pointe à la 24ème place, juste derrière l’Allemagne (40,9). « Le problème est que tout repose sur les régimes obligatoires, qui fonctionnent par répartition (les cotisations des actifs financent immédiatement les pensions de retraite, NDLR). Il n’y a donc aucun préfinancement. Et la dette de ces régimes est équivalente à une part très importante du PIB », indique Christel Bonnet, consultante retraite chez Mercer. En termes de transparence et de simplicité, la France semble également pouvoir largement s’améliorer, puisqu’elle se classe 25ème sur 30. En ce sens, « la réforme des retraites promise par Emmanuel Macron, devant aboutir à un système par points, serait bénéfique en ter, disant ou à la saint-glinglin pour le pour l’arrêt de l’autorisation du visiophone (commercialisé notamment sous l’appellation ronde). Visiblement personne n’est vraiment d’accord ni en Europe ni au sein même du pour permettre à l’agriculture française de trouver un produit de remplacement moins polluant et moins dangereux pour la santé. Enfin Nicolas Hulot parle un jour de trois ans un autre d’un délai se situant dans la mandature présidentielle Gouvernement français Mes de compréhension », selon Christel Bonnet.

Travailleurs détachés : surtout en France et en Allemagne

Travailleurs détachés : surtout en France et en Allemagne

 

 

Le compromis assez bâtard obtenu à Bruxelles porte surtout sur la durée du détachement que Macron voulait limiter à un an et que finalement on a autorisé sur une période de 18 mois. De toute façon,  une durée relativement théorique car on pourra toujours prolonger de manière artificielle un contrat avec un retour fictif dans le pays comme cela se pratique par exemple dans le transport routier. Les difficultés pour réglementer davantage le travail détaché proviennent pour l’essentiel de l’élargissement de l’union européenne aux ex pays de l’Est. En effet la précédente réglementation date de 1996 alors que l’élargissement aux ex pays de l’Est date de 2004. Certes le nombre de détachés en Europe n’est pas considérable, il tourne autour de 1 % mais les détachés pèsent sur les conditions sociales de tous les travailleurs. C’est particulièrement vrai le BTP, l’agriculture et surtout le transport routier. Il faut aussi signaler la croissance importante de ce nombre de détachés de l’art de 50 % depuis 10 ans.  En 2015, les pays qui ont envoyé le plus de travailleurs détachés dans d’autres pays de l’UE, étaient la Pologne avec 251.107 employés détachés déclarés, puis l’Allemagne avec 218.006 travailleurs détachés, ensuite la France qui a détaché 130.468 travailleurs, suivie de près par la Slovénie, qui en a envoyé 126.153. Près de la moitié des effectifs des travailleurs détachés en Europe en 2015 provenaient de ces quatre pays. Des chiffres qu’il faut relativiser et mettre en relation avec le nombre d’employés de chaque pays.  L’Allemagne, la France et la Belgique sont les trois États membres qui attirent le plus de travailleurs détachés, puisqu’ils reçoivent à eux tous seuls environ 50% de l’ensemble des travailleurs détachés.  En France, les effectifs ont fortement augmenté en 10 ans. En 2015, le nombre de salariés détachés croît très fortement et était de 286.025, soit 25% de plus qu’en 2014, selon une étude de la Direction Générale du Travail. Les Polonais représentent la première nationalité de main-d’œuvre détachée en France (46.816) devant les salariés de nationalité portugaise (44.456), espagnole (35.231), roumaine (30.594) et italienne (16.847). Ces nationalités concentrent à elles cinq 61% du flux de main-d’œuvre détachée dans l’Hexagone. En France, le BTP est aussi champion en effectifs avec 93.940 salariés détachés en 2015, selon le rapport de la Direction Générale du Travail, même s’il a enregistré une baisse des déclarations par rapport à l’année précédente. Sur le podium encore, le secteur de l’intérim a comptabilisé en 2015: 54.468 salariés détachés, et l’industrie: 48.822. Au total, 83% des salariés détachés en France sont des ouvriers travaillant dans l’un de ces trois secteurs. Le personnel encadrant ne représente que 5,1% du volume total des salariés déclarés détachés, précise la Direction Générale du Travail.

 

 

 

Contribution financière de la France à l’UE : les extrémistes contre

Contribution de la France à l’UE : les extrémistes contre

 

 

Il devient de plus en plus difficile de distinguer ce qui sépare les extrémistes de droite et de gauche, pour preuve  encore leur opposition conjointe au versement de la cotisation française à l’union européenne avec des arguments particulièrement douteux. La vérité c’est que ces formations radicales contestent avec quelques petites nuances le bien-fondé de l’union européenne, militent  pour le repli nationaliste et le souverainisme étatique. Pour parler clair, ils sont contre l’Europe non seulement dans sa conception actuelle mais même souvent sur le principe. Pour justifier leur opposition, ils  utilisent  le pire des arguments, celui de l’égoïsme national. Le même argument et la même philosophie que le Royaume uni qui en permanence a toujours recherché à récupérer le montant de sa cotisation. Autant dire que c’est la négation même du principe de solidarité et de soutien à la dynamique européenne. En gros,  ils estiment que la France cotise à hauteur de 20 milliards mais que le retour est seulement de 14 milliards. Un calcul de toute façon erronée car il faudrait prendre en compte les conséquences d’une non-participation de la France à l’union économique et aussi à la monnaie unique. On objectera que l’appartenance à la zone euro et différente de l’appartenance à l’union économique. Cependant sans union économique et niera il n’y aurait pas de zone euro. Or on sait par exemple que la France au regard de  ses résultats économiques bénéficie d’une monnaie surévaluée d’environ 20 % qui profite évidemment au pouvoir d’achat des Français. Un argument que ne veulent pas entendre les anti-européens qui pour la plupart souhaitent en fait le retour à une monnaie nationale pour utiliser l’arme de la dévaluation et espérait redonner de la compétitivité à l’économie. Ils oublient évidemment que les dévaluations sont particulièrement anti-redistributive et qu’elle s’accompagne inévitablement d’une course à l’inflation qui annule à terme toute dévaluation- Les députés français ont heureusement adopté lundi par 81 voix contre 8 l‘article du projet de loi de finances pour 2018 relatif à la contribution de la France au budget de l‘Union européenne. Le montant du prélèvement effectué sur les recettes de l‘Etat est évaluée à 20,212 milliards d‘euros. Seuls les eurosceptiques – communistes, souverainistes de droite comme Nicolas Dupont-Aignan …- ont voté contre. Ils ont reçu cette année, en ce début de législature, le renfort de Jean-Luc Mélenchon et des autres députés de La France insoumise (LFI) ainsi que des élus du Front national. Le député de Marseille a qualifié “d‘insensée” l‘augmentation de la contribution de Paris, expliquant que la France “récupérait 14” de ces 20,12 milliards d‘euros et qu‘il convenait donc de conserver les autres 6,12 milliards d‘euros. Finalement le même argument que le Front National.

Iran : Trump tolérant pour l’Allemagne et la France

Iran : Trump tolérant pour l’Allemagne et  France

 

 

Conséquence de la position assez ambiguë du président américain sur le dossier iranien, les États-Unis ne mettront pas d’entrave au commerce entre de l’Allemagne et de la France avec l’Iran. L’ambiguïté du président américain repose sur le fait qu’il n’a pas dénoncé vraiment l’accord sur le nucléaire iranien mais il a simplement refusé de le certifier. Un concept assez bizarre ! Les États-Unis envisagent cependant des mesures de rétorsion commerciale. Cela donne un peu le sentiment que Trump ne veut pas se mettre à dos tous les chefs d’État sur tous les sujets mais aussi qu’il se donne un peu de temps pour évaluer l’impact de l’accord nucléaire avec l’Iran. On sait par ailleurs que les Européens et en particulier Emmanuel Macon avait clairement dit qu’ils ne reviendraient pas sur ce compromis historique dont  la conclusion a demandé tellement d’efforts et tellement de temps. En outre cet accord pourrait servir d’exemple pour convaincre la Corée du nord de s’asseoir à la table de négociation Le président américain Donald Trump a donc affirmé dimanche qu’il n’avait pas d’objection à ce que la France et l’Allemagne poursuivent leurs échanges commerciaux avec l’Iran, malgré son refus de certifier l’accord sur le nucléaire iranien.  »Je leur ai dit +continuez à vous faire de l’argent. Ne vous inquiétez pas. Vous, continuez à vous faire de l’argent+ », a déclaré Donald Trump lors d’une interview pré-enregistrée vendredi et diffusée sur Fox News. « Ce sont des amis. De vrais amis. Je m’entends avec tous, que ce soit Emmanuel ou Angela », a poursuivi le président américain à propos de son homologue français Emmanuel Macron et de la chancelière allemande Angela Merkel.  » Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, avait déjà indiqué vendredi que l’administration Trump ne chercherait pas à bloquer le commerce entre l’UE et l’Iran.  »Le président a été assez clair sur le fait que ce n’est pas son intention d’interférer dans les contrats que les Européens peuvent avoir avec l’Iran », avait-il déclaré dans un entretien publié par le Wall Street Journal.

 

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