Archive pour le Tag 'France'

Urgence de réformes en France (OCDE)

Urgence de réformes en France (OCDE)

Constatant notamment que la France consacre 57 % du PIB  aux dépenses publiques, l’O CDE  peut rappelle le pays à l’ordre et considère que les réformes dans de nombreux domaines sont urgentes.  L’OCDE se joint ainsi au soutien aux réformes apporté dès le mois de juillet par le FMI, qui s’était montré très élogieux avec le programme d’Emmanuel Macron. Pour la réduire, son institution plaide pour « l’élaboration d’une stratégie à long terme pour réduire les dépenses publiques par rapport au PIB ». Cette politique contribuerait ainsi à réduire les impôts élevés qui entravent le développement économique et la croissance de l’emploi». La réduction de la dépense donnerait à la France la possibilité de « dégager une marge permettant de baisser et de simplifier les impôts », assure l’OCDE, convaincue que la fiscalité actuelle est « importante » et qu’elle « limite la capacité des entreprises à investir et à créer des emplois». Cette stratégie de long terme « devrait inclure la réduction des dépenses de retraite par rapport au PIB », souligne l’OCDE, qui constate que « l’âge effectif de départ à la retraite (est) toujours bas, même si les réformes récentes contribuent à le relever progressivement ». L’institution suggère aussi « d’abaisser l’importante masse salariale de la fonction publique », qui est « nettement supérieure à la moyenne de l’OCDE », et de « s’attaquer à l’inefficacité des dépenses publiques », notamment en poursuivant « la rationalisation des collectivités territoriales qui permettrait de réaliser des économies substantielles ».l’organisation constate aussi que « les politiques publiques d’aide au logement sont un autre domaine où la dépense publique élevée ne procure que relativement peu d’avantages ». « Les réformes du marché du travail engagées par le gouvernement sont cruciales et en ligne avec nos recommandations », s’est félicité Angel Gurria, qui a également plaidé pour une meilleure formation professionnelle afin de réduire le chômage des jeunes.

Croissance France : entre 1, 6 et 1,8% en 2017

Croissance France : entre 1, 6 et 1,8% en 2017

Avec les prévisions de la Banque de France 205 % pour le troisième trimestre, le gouvernement   est à peu près sûr d’atteindre son objectif de 1,6 % en 2017. Cet objectif pourra même être dépassé en fonction des résultats du quatrième trimestre  La Banque de France (BdF) confirme en effet sa prévision de croissance de 0,5% au troisième trimestre après une hausse similaire du produit intérieur brut (PIB) aux premier et deuxième trimestres. L’institution monétaire maintient ainsi dans cette deuxième estimation du PIB pour le troisième trimestre inchangée sa prévision publiée le 9 août. Selon la Banque, qui se base sur son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise, la production industrielle a légèrement ralenti en août par rapport à juillet. Toutefois, le taux d’utilisation des capacités de production a atteint « un plus haut depuis mai 2011″. Pour septembre, la production devrait progresser un peu moins rapidement qu’en août, selon les pronostics des chefs d’entreprise interrogés. À l’inverse, dans les services, les patrons anticipent une accélération de la croissance. En août, l’activité a été « particulièrement dynamique dans l’intérim et plusieurs secteurs du conseil », précise la BdF. Du côté du bâtiment, l’activité a fortement augmenté, dans le gros œuvre comme le second œuvre. Mais l’activité devrait progresser moins vivement en septembre qu’en août, selon les prévisions. L’économie française a déjà enregistré une croissance de 0,5% au deuxième trimestre, après une hausse du PIB de même ampleur au premier trimestre 2017, selon l’Insee. Une performance qui a conforté la prévision annuelle du gouvernement de 1,6% qui pourra même être dépassée. 

Réchauffement climatique : Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Réchauffement climatique : Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

 

Ce qui ressort d’une étude menée par le CREFACS en collaboration avec Météo-France. Interview de Beatrice Colin qui a participé à la recherche (parue dans le Monde).

La France a connu plusieurs épisodes de canicule cet été, ce qui est inédit depuis la création des plans de vigilance. Vont-ils s’amplifier au cours du siècle ?

Les projections climatiques au cours du XXIe siècle montrent que les activités humaines sont responsables d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en Europe. Selon l’ensemble des travaux de recherche rassemblés dans le dernier rapport du GIEC nous pouvons conclure que les canicules estivales devraient s’amplifier dans le futur si le niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre continue d’augmenter au rythme actuel. De plus, nos récents travaux ont montré que le nombre de records de chaleur battus chaque été sur le territoire européen a déjà augmenté dans les dernières décennies et devrait fortement augmenter au cours du XXIe siècle.

A partir de quand ces pics de chaleur deviendraient réguliers ?

Comme en témoignent les observations, les canicules estivales sont déjà de plus en plus fréquentes avec pour conséquence des étés de plus en plus chauds. En effet, selon Météo France, les trois étés les plus chauds jamais enregistrés depuis 1901 sont celui de 2003, avec 2 épisodes caniculaires, puis celui de 2015 avec 3 épisodes caniculaires et enfin celui de 2006 avec une importante canicule en juillet. L’été 2017 devrait aussi se faire remarquer parmi les étés record en termes de chaleur.

 

On a remarqué cette année que le phénomène caniculaire a débuté en juin et s’est poursuivi tard dans l’été. Est-ce que ce serait récurrent à l’avenir ?

Une saison caniculaire plus longue pourrait effectivement être une des conséquences du réchauffement climatique, mais la confiance autour de ces résultats est moins importante que celle autour d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en été au cours du XXIe siècle.

Dans notre étude nous montrons cependant que sous le scénario étudié, il serait possible, à la fin du XXIe siècle, de vivre une canicule au moins aussi intense que celle que nous avons vécu en 2003 en termes d’anomalies de température journalière maximale, mais dans un climat futur relativement plus chaud (entre 5 °C et 6 °C en moyenne dans les dernières décennies du XXIe siècle) et plus sec.

 

Si rien ne change et rien n’est fait, la France dépassera le seuil des 50 °C régulièrement.

Il est important de rappeler ici que les températures supérieures à 50 °C indiquées dans notre étude sont les températures maximales en été d’ici 2100. Nous n’avons pas étudié la fréquence des événements caniculaires menant à des températures journalières maximales supérieures à 50 °C. Autrement dit, dans une région particulière, des températures supérieures à ce seuil pourraient être établies de manière régulière lors de canicules futures alors que pour une autre région une seule canicule au cours de plusieurs décennies pourrait suffire à atteindre ce même seuil des 50 °C d’ici 2100.

Selon Météo France, le record actuel de température maximale enregistré en été est de 44,1 °C dans le Gard, à Conqueyrac, ainsi qu’à Saint-Christol-lès-Alès. Ainsi, si à ce record de plus de 44 °C nous ajoutons un réchauffement moyen des températures estivales de l’ordre de 5 à 6 °C d’ici à la fin du siècle, selon le scénario le plus pessimiste, alors des températures maximales supérieures à 50 °C en été ne semblent pas irréalistes. Mais si on s’intéresse au scénario qui a été voté lors des accords de Paris, alors le réchauffement des températures estivales moyennes serait de 2 °C en France, limitant ainsi l’ampleur des températures extrêmes.

 

Mais selon vos projections, il y aura des différences entre les régions. Pourquoi le bassin méditerranéen, l’endroit connu pour être le plus chaud à l’année, verrait ses températures maximales augmenter moins que celles de l’Est ou du Nord ?

Dans notre étude nous étudions principalement les résultats d’un seul modèle de climat régional (le modèle Aladin développé au CNRM, Centre national de recherches météorologiques), même si nous prenons le soin de comparer les températures extrêmes futures à un large ensemble de modèles climatiques globaux provenant de la communauté internationale. Dans cette simulation une canicule future en particulier a fortement influencé la carte des anomalies de température journalière maximale ajoutées aux records observés d’ici à la fin du siècle.

Cette canicule est centrée sur le Nord-Est de la France, qui présente de fortes anomalies négatives du contenu en eau des sols cette année-là. Nous montrons que les températures maximales pendant la canicule sont influencées par le contenu en eau des sols avant la canicule, ce qui explique ainsi des anomalies de températures particulièrement importantes dans ces régions Est et Nord. Bien sûr l’effet modérateur de la mer pourrait aussi jouer un rôle clé pour le futur du climat méditerranéen. Mais il faut aussi noter que même si nous montrons des anomalies de température relativement plus faibles sur le pourtour méditerranéen, les températures extrêmes futures restent importantes, supérieures à 50 °C, car les records actuels y sont actuellement supérieurs.

Quels pourraient être les conséquences ?

La gestion de l’eau risque d’être un enjeu pour le futur à l’échelle du pays. Les projections, selon ce même scénario pessimiste, montrent un assèchement des sols et des débits en été au cours du XXIe siècle, ce qui est en partie expliqué par une diminution des précipitations en été. La ressource en eau pourrait ainsi être fortement diminuée.

C’est le scénario du pire. Mais si les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites, les pics atteindraient quel niveau ?

Il est effectivement important de rappeler que nous avons étudié des projections selon le scénario le plus pessimiste envisagé par le GIEC, le scénario du « laisser-faire ». Dans cette étude nous n’avons pas envisagé d’autres scénarios pour lesquels les futures températures estivales les plus intenses restent donc à être déterminées. Le scénario étudié considère un niveau des émissions globales de gaz à effet de serre qui continuerait d’augmenter au rythme actuel au cours du XXIe siècle. Les décisions politiques et les mesures appliquées dans les prochaines décennies restent déterminantes pour le climat de la deuxième moitié du XXIe siècle.

Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Pics à 50° C en France d’ici la fin du siècle

Ce qui ressort d’une étude menée par le CREFACS en collaboration avec Météo-France Interview de Beatrice Colin qui a participé à la recherche (parue dans le Monde).

La France a connu plusieurs épisodes de canicule cet été, ce qui est inédit depuis la création des plans de vigilance. Vont-ils s’amplifier au cours du siècle ?

Les projections climatiques au cours du XXIe siècle montrent que les activités humaines sont responsables d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en Europe. Selon l’ensemble des travaux de recherche rassemblés dans le dernier rapport du GIEC nous pouvons conclure que les canicules estivales devraient s’amplifier dans le futur si le niveau des émissions mondiales de gaz à effet de serre continue d’augmenter au rythme actuel. De plus, nos récents travaux ont montré que le nombre de records de chaleur battus chaque été sur le territoire européen a déjà augmenté dans les dernières décennies et devrait fortement augmenter au cours du XXIe siècle.

A partir de quand ces pics de chaleur deviendraient réguliers ?

Comme en témoignent les observations, les canicules estivales sont déjà de plus en plus fréquentes avec pour conséquence des étés de plus en plus chauds. En effet, selon Météo France, les trois étés les plus chauds jamais enregistrés depuis 1901 sont celui de 2003, avec 2 épisodes caniculaires, puis celui de 2015 avec 3 épisodes caniculaires et enfin celui de 2006 avec une importante canicule en juillet. L’été 2017 devrait aussi se faire remarquer parmi les étés record en termes de chaleur.

 

On a remarqué cette année que le phénomène caniculaire a débuté en juin et s’est poursuivi tard dans l’été. Est-ce que ce serait récurrent à l’avenir ?

Une saison caniculaire plus longue pourrait effectivement être une des conséquences du réchauffement climatique, mais la confiance autour de ces résultats est moins importante que celle autour d’une augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des canicules en été au cours du XXIe siècle.

Dans notre étude nous montrons cependant que sous le scénario étudié, il serait possible, à la fin du XXIe siècle, de vivre une canicule au moins aussi intense que celle que nous avons vécu en 2003 en termes d’anomalies de température journalière maximale, mais dans un climat futur relativement plus chaud (entre 5 °C et 6 °C en moyenne dans les dernières décennies du XXIe siècle) et plus sec.

 

Si rien ne change et rien n’est fait, la France dépassera le seuil des 50 °C régulièrement.

Il est important de rappeler ici que les températures supérieures à 50 °C indiquées dans notre étude sont les températures maximales en été d’ici 2100. Nous n’avons pas étudié la fréquence des événements caniculaires menant à des températures journalières maximales supérieures à 50 °C. Autrement dit, dans une région particulière, des températures supérieures à ce seuil pourraient être établies de manière régulière lors de canicules futures alors que pour une autre région une seule canicule au cours de plusieurs décennies pourrait suffire à atteindre ce même seuil des 50 °C d’ici 2100.

Selon Météo France, le record actuel de température maximale enregistré en été est de 44,1 °C dans le Gard, à Conqueyrac, ainsi qu’à Saint-Christol-lès-Alès. Ainsi, si à ce record de plus de 44 °C nous ajoutons un réchauffement moyen des températures estivales de l’ordre de 5 à 6 °C d’ici à la fin du siècle, selon le scénario le plus pessimiste, alors des températures maximales supérieures à 50 °C en été ne semblent pas irréalistes. Mais si on s’intéresse au scénario qui a été voté lors des accords de Paris, alors le réchauffement des températures estivales moyennes serait de 2 °C en France, limitant ainsi l’ampleur des températures extrêmes.

Mais selon vos projections, il y aura des différences entre les régions. Pourquoi le bassin méditerranéen, l’endroit connu pour être le plus chaud à l’année, verrait ses températures maximales augmenter moins que celles de l’Est ou du Nord ?

Dans notre étude nous étudions principalement les résultats d’un seul modèle de climat régional (le modèle Aladin développé au CNRM, Centre national de recherches météorologiques), même si nous prenons le soin de comparer les températures extrêmes futures à un large ensemble de modèles climatiques globaux provenant de la communauté internationale. Dans cette simulation une canicule future en particulier a fortement influencé la carte des anomalies de température journalière maximale ajoutées aux records observés d’ici à la fin du siècle.

Cette canicule est centrée sur le Nord-Est de la France, qui présente de fortes anomalies négatives du contenu en eau des sols cette année-là. Nous montrons que les températures maximales pendant la canicule sont influencées par le contenu en eau des sols avant la canicule, ce qui explique ainsi des anomalies de températures particulièrement importantes dans ces régions Est et Nord. Bien sûr l’effet modérateur de la mer pourrait aussi jouer un rôle clé pour le futur du climat méditerranéen. Mais il faut aussi noter que même si nous montrons des anomalies de température relativement plus faibles sur le pourtour méditerranéen, les températures extrêmes futures restent importantes, supérieures à 50 °C, car les records actuels y sont actuellement supérieurs.

Quels pourraient être les conséquences ?

La gestion de l’eau risque d’être un enjeu pour le futur à l’échelle du pays. Les projections, selon ce même scénario pessimiste, montrent un assèchement des sols et des débits en été au cours du XXIe siècle, ce qui est en partie expliqué par une diminution des précipitations en été. La ressource en eau pourrait ainsi être fortement diminuée.

C’est le scénario du pire. Mais si les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites, les pics atteindraient quel niveau ?

Il est effectivement important de rappeler que nous avons étudié des projections selon le scénario le plus pessimiste envisagé par le GIEC, le scénario du « laisser-faire ». Dans cette étude nous n’avons pas envisagé d’autres scénarios pour lesquels les futures températures estivales les plus intenses restent donc à être déterminées. Le scénario étudié considère un niveau des émissions globales de gaz à effet de serre qui continuerait d’augmenter au rythme actuel au cours du XXIe siècle. Les décisions politiques et les mesures appliquées dans les prochaines décennies restent déterminantes pour le climat de la deuxième moitié du XXIe siècle.

Congés payés et RTT : la France privilégiée en Europe

Congés payés et RTT : la France privilégiée en Europe

 

Une étude de l’administration fait apparaitre 33 jours de congés et RTT en moyenne en France mais ne parle pas des comparaisons avec l’Europe qui pourtant montrent  que la durée du travail est la plus faible de l’union européenne. Les salariés français déclarent en moyenne avoir 33 jours de congés annuels et de réduction du temps de travail (RTT) par an avec des  disparités importantes dans le prive et le public.  Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures).

 

 

La réforme de l’Etat indispensable pour moderniser la France (Philippe AGHION, économiste)

La réforme de l’Etat indispensable pour moderniser la France (Philippe AGHION, économiste)

 

 

C’est l’un des axes que préconise l’un des économistes les plus connus, Philippe AGHION.  Dans une interview au Figaro.

 

Philippe AGHION. - Pour au moins deux raisons. Premièrement, pour permettre à l’État de mieux concentrer ses ressources sur l’éducation, la formation, l’assurance-chômage généralisée et le soutien aux investissements innovants. Deuxièmement, nous avons hérité de structures étatiques très corporatistes: plus de 100 caisses d’assurance-maladie, 38 caisses de retraite. Cela pouvait se comprendre dans le contexte d’une économie en rattrapage ou l’on passait toute sa vie dans la même entreprise ou le même secteur. Mais dans une économie de l’innovation ou l’on change souvent de secteur ou d’entreprise, cette multiplicité de régimes sociaux devient un facteur de risque en même temps que de rigidité.

Que préconisez-vous?

À très court terme, il n’y a guère que le rabot qui puisse être utilisé pour faire des économies, et là je n’ai pas de recommandation particulière à faire au gouvernement. À moyen terme, pour faire des économies en 2018-2020, j’ai identifié trois chantiers. Le premier, c’est la suppression sur trois ans des emplois aidés dans le secteur non marchand. Cela concerne 250 000   contrats uniques d’insertion et 100 000 emplois d’avenir. À la clef, l’économie serait de 1,25 milliard d’euros dès 2018, 3,6 milliards d’euros en 2020.

Le deuxième chantier porte sur la fin des niches fiscales relatives au logement. Faut-il le rappeler? Nous dépensons 41,7 milliards d’euros dans les aides à la pierre, dont la moitié d’aides aux locataires, pour des effets redistributions ou économiques douteux… Je crois que nous pouvons supprimer tous les dispositifs de défiscalisation, comme le Pinel, au moins dans les zones non tendues, et réformer les APL par exemple en ne les accordant que pour de nouveaux baux, ce qui contribuerait à abaisser les loyers, ou mieux, en les intégrant dans une grande réforme des transferts sociaux. Troisième chantier: le non-remplacement d’une partie des fonctionnaires partant à la retraite.

Ces trois chantiers suffiront-ils à transformer l’État?

Non, ils permettront de dégager des marges de manœuvre à moyen terme. À plus long terme, nous devrons nous attaquer aux sources d’inefficacité de l’État que sont le mille-feuille territorial et le mille-feuille social. Le premier est le symptôme d’une maladie insidieuse de la décentralisation, qui provoque une accumulation des interventions, des niveaux administratifs et des effectifs. Il se traitera, par exemple, en consacrant l’intercommunalité comme unité de base en zone rurale, dont les maires de communes et les agents municipaux seront les employés. Dans le domaine social, je plaide pour des guichets uniques pour les allocations familiales, des retraites et de la Sécurité sociale, sur le modèle suédois. Voilà, brossée à grands traits, la réforme de l’État que j’espère qu’Emmanuel Macron engagera. S’il mène cette réforme en parallèle avec la réforme du marché du travail il aura remis la France sur le chemin d’une croissance juste et durable, et laissera un grand nom dans l’histoire.

 

 

 

«Les entreprise intermédiaires trop faibles en France»

 «Les entreprise intermédiaires trop faibles en France»

Trois experts soulignent la faiblesse  des entreprises de taille intermédiaire en France contrairement à l’Allemagne.  Robin Rivaton, Alban Neveux et Alexandre Mironesco* s’expriment dans uen contribution à la Tribune

 

« Trop peu de Mittelstand en France, malgré une épargne considérable. Les investisseurs sont trop peu orientés vers les ETI (entreprises de taille intermédiaire) de croissance, et l’écosystème boursier n’aide pas, faute d’investisseurs suffisants sur ce segment. Il faut tirer la sonnette d’alarme à l’aube de la nouvelle révolution industrielle en cours ! La France a mal su jusqu’ici faire éclore des ETI « small & midcaps » capables, en restant françaises, d’intégrer le CAC40 et de devenir des leaders mondiaux. Il s’agit d’un problème majeur que le Président Emmanuel Macron avait bien identifié dans Révolution : «Il faut, ensuite, un financement qui permette à nos entreprises de lever des capitaux rapidement et massivement. C’est indispensable dans une économie de la connaissance. Le problème, c’est bien l’accès rapide et massif aux fonds propres en France». Paradoxe : la France dispose d’une épargne institutionnelle considérable de 2 500 milliards d’euros, dont une bien trop faible part aide nos entreprises à grandir. D’où le faible nombre d’ETI, alors qu’elles sont trois fois plus nombreuses en Allemagne et deux fois plus en Italie et au Royaume-Uni. Penchons-nous sur l’histoire du capitalisme en France sur les quarante dernières années. Il a été façonné par de nombreuses holdings cotées d’origine familiale, entrepreneuriale ou bancaire : Wendel, Bolloré, Pinault, Arnault, Lazard, Paribas, Navigation Mixte, Suez, qui ont donné naissance à des leaders dans leur secteur, aujourd’hui membres du CAC40. Deux exemples frappants : la formation de Capgemini (une «start-up» !) avec l’aide de Wendel, et celle de Schneider à partir d’un empire industriel en faillite, grâce à Paribas et AXA. Représentant par essence du capital permanent, ces investisseurs apportaient à leurs participations l’accès rapide et massif aux fonds propres et l’accompagnement de leur développement sur le long terme. Mais ils ont été emportés par les évolutions réglementaires ayant affecté banques, assurances, gestionnaires d’actifs et marchés financiers. La France doit absolument aujourd’hui se donner les moyens de financer ses ETI, notamment celles issues de la «troisième révolution industrielle», connue sous le terme d’«uberisation». La digitalisation entraîne non seulement le développement rapide de start-up, mais aussi une réinvention des industries traditionnelles qui touchera nombre de PME-ETI, qui auront également recours au marché de capitaux longs. La formule «winner-takes-all» implique que pour la plupart de ces modèles, l’accès au financement rapide et massif est un vrai avantage concurrentiel, dans un contexte de guerre économique mondiale. Si la France a su créer les conditions d’un écosystème dense qui adresse très bien les débuts du cycle de vie des entreprises (Fonds Venture, Bpifrance, Station F), elle a encore beaucoup à faire pour les ETI, notamment les plus prometteuses, dans l’antichambre du CAC40. Le problème est qu’il n’existe que trop peu de passerelles entre notre «vivier de licornes» et l’indice de référence. Récemment, Xavier Niel rappelait qu’il n’existe aucune société du CAC 40 plus jeune que Sanofi (1973) et affirmait, à juste titre : « On a besoin de créer le CAC 40 du prochain siècle ». L’accès au CAC40 demande du temps, des financements sans horizon de temps défini, de la persévérance et du talent. Et pourtant, ce n’est pas le talent qui manque en France, dont la qualité notamment des ingénieurs est reconnue mondialement ! Plus de 20 milliards d’euros ont été levés sur Euronext Paris depuis 2011 par les valeurs moyennes lors d’IPO. Une étude des introductions en Bourse des sociétés françaises cotées à Paris sur cette période illustre l’un des risques inhérents aux IPO ‎: près d’une société sur deux se retrouve aujourd’hui en dessous de son cours d’introduction ! Certaines succombent à la tentation de choisir une valorisation agressive, synonyme de promesses hardies susceptibles d’être déçues par la suite. D’autant plus que les acheteurs naturels d’actions, les fonds «small & midcap» sont peu présents sur les capitalisations boursières inférieures à 1 milliard d’euros. Chez certains gérants d’actifs, la frontière «midcap» avoisine désormais les 6 milliards d’euros ! Il existe certes des acteurs de niche «microcaps», mais insuffisants pour fournir flottant et liquidité aux valeurs inférieures à 1 milliard d’euros. Il peut en résulter une faiblesse du cours de Bourse qui peut couper les sociétés de l’accès aux fonds propres dont leur essor, voire survie, dépend si cruellement. En même temps, l’accélération depuis un an de la taille et du rythme des levées de fonds en France, dessine une génération prometteuse de futures GAFA [Google, Apple, Facebook, Amazon]. Les fonds propres qui seront dédiés à leur croissance sont la condition sine qua non de leur succès. Toutefois, la question de leur pérennité en tant que sociétés françaises indépendantes est posée. Quand il est possible d’avoir accès à des financements plus importants à l’étranger, il en va de la souveraineté nationale et de la création d’emplois en France. C’est peut-être en revenant à l’esprit des holdings que l’on pourra amorcer l’«ascenseur social pour ETI» à même de renouveler notre CAC40. Il faut réfléchir à des solutions hybrides, qui combinent certaines techniques d’investissement du Private Equity et de la gestion de sociétés cotées. De nouvelles structures juridiques et formes de financement bénéficiant de capital permanent, qui s’inspirent du passé en étant soucieuses du long terme et concentrées sur l’accompagnement des entrepreneurs. »

  • ·         Robin Rivaton est économiste et essayiste, Alban Neveux est directeur général de Advention Business Partners et Alexandre Mironesco est fondateur de IÉNA Capital.

Macron inefficace ou la France irréformable?

 Macron inefficace ou la  France irréformable?

 

 

La nouvelle baisse brutale de la popularité de Macron  interroge sur l’efficacité du président de la république et en même temps sur la capacité de réforme du pays .Il convient en préalable de relativiser la chute de Macron dans l’opinion. En effet le président de la république ne fait que se rapprocher de son vrai socle électoral. Depuis Mitterrand, à peu près tous les présidents de la république ont pensé avoir été élus sur leur programme alors que souvent c’était surtout grâce au rejet de l’autre candidat du second tour. Macron ne fait pas exception et sa volonté réformatrice n’est sans doute pas majoritaire dans un pays nourri à l’étatisme et au corporatisme.    Dans une récente déclaration Macron a déclaré « la France n’est pas réformable ». Un constat juste mais qu’il convient d’expliquer. Plusieurs facteurs explicatifs, le principal étant lié au manque de connaissances économiques et financières des Français ; ce que montre une étude de l’assureur Allianz. Dans cette étude,  sur un échantillon de 19 pays, la France occupe la 19eposition dans ce domaine.  « Beaucoup ont essayé de réformer] et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait», a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. L’économie et la finance sont assez étrangers aux Français en général et à leurs dirigeants en particulier aussi bien les dirigeants nationaux que les dirigeants locaux qui sont tous drogués à la dépense publique. La formation à l’économie n’occupe qu’une place très marginale dans les programmes scolaires et universitaires voire même dans les écoles d’ingénieurs. A cela s’ajoute l’incurie de nombre de syndicats qui se réfugient  dans le corporatisme pour n’avoir pas à aborder les réalités socio-économiques. Même certaines entreprises, PME en général,   souffrent d’un manque de rigueur en matière de gestion. Du coup,  cette insuffisance permet de donner une légitimité apparente à n’importe quel discours démagogique. Une situation qui a largement contribué à l’endettement record aussi bien de l’État que des collectivités locales. Nourri au lait de l’étatisme qui traverse à peu près toutes les formations politiques de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême-gauche les Français comptent en permanence sur le Dieu Etat pour répondre à toutes nos tares : celui du manque de compétitivité, celui du manque de productivité, celui  des retraites, de l’assurances-chômage, de la sécu et autres déséquilibres. De  ce fait,  la France cumule trois handicaps majeurs d’abord un déséquilibre de sa balance commerciale avec un déficit annuel de l’ordre de 50 milliards pour 300 milliards d’excédents pour l’Allemagne ; ensuite un record de prélèvements obligatoires qui plombe l’économie et un endettement record de plus de 2000 milliards qui représentent environ 33 000 € par Français. C’est cette problématique là que Macron doit évoquer ;  c’est son rôle et c’est à partir de cette analyse qu’il pourra donner une crédibilité à sa vision. Avant toute réforme, avant même toute perspective d’avenir à long terme on ne saurait faire l’impasse sur l’analyse des réalités. Le travail pédagogique est immense. Il incombe en premier à Macron. De ce point de vue, l’étude de l’assureur alliance révèle des résultats inquiétants pour le pays. Selon la une  étude de l’assureur Allianz, « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », les Français arrivent les derniers du classement de 19 pays européens enquêtés  en matière de connaissances financières un seul exemple concernant la question sur l’inflation et les taux d’intérêt. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. » En tête du classement figurent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. Mais la France est dernière des dix pays européens interrogés, après le Portugal et l’Italie. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. »

 

La France irréformable, Pourquoi ?

La France irréformable,  Pourquoi ?

Dans une récente déclaration Macron a déclaré « la France n’est pas réformable ». Un constat juste mais qu’il convient d’expliquer. Plusieurs facteurs explicatifs, le principal étant lié au manque de connaissances économiques et financières des Français ; ce que montre une étude de l’assureur Allianz. Dans cette étude,  sur un échantillon de 19 pays, la France occupe la 19e position dans ce domaine.  « Beaucoup ont essayé de réformer] et n’y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. Dès qu’on peut éviter les réformes, on le fait», a-t-il commenté devant la communauté française de Bucarest, lors d’une visite en Roumanie. L’économie et la finance sont assez étrangers aux Français en général et à leurs dirigeants en particulier aussi bien les dirigeants nationaux que les dirigeants locaux qui sont tous drogués à la dépense publique. La formation à l’économie n’occupe qu’une place très marginale dans les programmes scolaires et universitaires voire même dans les écoles d’ingénieurs. A cela s’ajoute l’incurie de nombre de syndicats qui se réfugient  dans le corporatisme pour n’avoir pas à aborder les réalités socio-économiques. Même certaines entreprises, PME en général,   souffrent d’un manque de rigueur en matière de gestion. Du coup,  cette insuffisance permet de donner une légitimité apparente à n’importe quel discours démagogique. Une situation qui a largement contribué à l’endettement record aussi bien de l’État que des collectivités locales. Nourri au lait de l’étatisme qui traverse à peu près toutes les formations politiques de droite, de gauche, d’extrême droite et d’extrême-gauche les Français comptent en permanence sur le Dieu Etat pour répondre à toutes nos tares : celui du manque de compétitivité, celui du manque de productivité, celui  des retraites, de l’assurances-chômage, de la sécu et autres déséquilibres. De  ce fait,  la France cumule trois handicaps majeurs d’abord un déséquilibre de sa balance commerciale avec un déficit annuel de l’ordre de 50 milliards pour 300 milliards d’excédents pour l’Allemagne ; ensuite un record de prélèvements obligatoires qui plombe l’économie et un endettement record de plus de 2000 milliards qui représentent environ 33 000 € par Français. C’est cette problématique là que Macron doit évoquer ;  c’est son rôle et c’est à partir de cette analyse qu’il pourra donner une crédibilité à sa vision. Avant toute réforme, avant même toute perspective d’avenir à long terme on ne saurait faire l’impasse sur l’analyse des réalités. Le travail pédagogique est immense. Il incombe en premier à Macron. De ce point de vue, l’étude de l’assureur alliance révèle des résultats inquiétants pour le pays. Selon la une  étude de l’assureur Allianz, « Argent, culture financière et risques à l’ère digitale », les Français arrivent les derniers du classement de 19 pays européens enquêtés  en matière de connaissances financières un seul exemple concernant la question sur l’inflation et les taux d’intérêt. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. » En tête du classement figurent l’Autriche, l’Allemagne et la Suisse. Mais la France est dernière des dix pays européens interrogés, après le Portugal et l’Italie. « Un peu moins de la moitié des personnes interrogées en France ont répondu correctement aux deux questions de culture financière portant sur les principes d’inflation et de taux d’intérêt et seulement 9 % d’entre eux ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses aux trois questions portant sur les concepts relatifs aux risques financiers. »

 

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

 

La France cumule les ratios contradictoires. Non seulement elle est en tête en matière de prélèvements obligatoires avec plus de 44 % du PIB mais cette ponction fiscale ne suffit pas puisque ces dépenses atteignent 57 % du PIB pipe, d’où une dette qui ne cesse de s’amplifier. La France occupe le hit-parade des dépenses publiques en Europe et affiche une grande différence avec l’Allemagne dont le  taux est 44 %. Une différence de 13 points qui ne manque pas d’inquiéter les économistes, car, en 2002, cet écart n’était que de 5 points de PIB. Dans une étude publiée cet été, les économistes de la Banque de France se donc intéressés aux raisons de cette divergence croissante. Pour eux, « le moindre dynamisme de la croissance du PIB par habitant en France sur la période 2002-2015 explique pour moitié la divergence du ratio de dépenses par rapport au PIB entre les deux pays. Contrairement à l’Allemagne, le dynamisme des dépenses publiques par habitant n’a pas été freiné, alors que le contexte économique peu favorable limitait la croissance des recettes. » Décomposées par secteur, les dépenses publiques ont constamment été plus importantes dans l’Hexagone dans la santé, l’enseignement et la défense. Récemment, l’écart entre les deux pays s’est surtout creusé du fait des dépenses de protection sociale

 

 

France va gagner de l’argent en empruntant !

France va gagner de l’argent en empruntant !

Ce que soutient le très sérieux journal économique la Tribune qui indique que la France compte emprunter lundi prochain sur les marchés entre 4,3 et 5,5 milliards d’euros à court terme à taux négatif. En fait, la Tribune en cette période de vacances se contents de reprendre une dépêche de l’AFP. Certes le taux est négatif mais on ne peut pas dire que la France va s’enrichir en empruntant. Elle ne fait qu’ajouter un emprunt à d’autres emprunts qui se traduisent par une dette totale abyssale de 100 % du PIB. On ne s’enrichit pas quand on empreinte pour des dépenses le plus souvent improductives, on ne fait que creuser un peu plus le trou. Dans le détail, a précisé l’Agence chargée de placer la dette française auprès des investisseurs, le pays a l’intention de lever entre 2,6 et 3,0 milliards d’euros à trois mois (12 semaines), échéance pour laquelle il avait accordé un taux de -0,627% lors de la dernière opération comparable le 14 août. Le Trésor veut également emprunter entre 0,9 et 1,3 milliard d’euros à six mois (21 semaines). Le 14 août, le taux avait atteint -0,644% pour cette échéance. Enfin, la France souhaite également emprunter entre 800 millions et 1,2 milliard d’euros à un an (51 semaines), échéance pour laquelle elle avait accordé un taux de -0,568% le 14 août. La France emprunte depuis fin août 2014 à des taux négatifs sur des échéances de court terme, ce qui signifie que les investisseurs, qui cherchent à tout prix des placements sûrs, sont prêts à perdre de l’argent en prêtant à la France, pour qui emprunter sur ces échéances devient rémunérateur.

 

(Avec AFP)

 

 

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Macron : très populaire à l’international, moins en France, Pourquoi ?

Au hit-parade les personnalités mondiales de moins de 40 ans, Emmanuel Macron occupe de manière indiscutable un espace reconnu au plan international. Sans doute sa jeunesse, son intelligence et son parcours fulgurant ont-ils séduit l’opinion internationale. Par contre la cote de popularité du président de la république s’est très rapidement détériorée en France. Un phénomène habituel quand on a connu le haut du sommet juste après une élection gagnante mais cette fois la chute est encore plus importante que celle de Hollande dans le même temps. En cause sans doute, le fait  que les Français ont sans doute surestimé les capacités d’un président de la république et du politique en général face aux mutations de nature  économique, sociale et culturelle et environnementale qui se déroulent  dans l’espace commun du monde.  Finalement les marges de manœuvre sont plus  faibles qu’on ne pense à moins d’imaginer l’avenir du pays comme celui de Cuba du Venezuela. Cette baisse de popularité découle aussi de l’hyper présidentialisation du régime aussi d’un excès de politique de communication. Chaque jour ou presque l’Élysée s’exprime, intervient propose. Du coup, le gouvernement ne joue qu’un rôle accessoire. Il conviendrait sans doute de recadrer les missions des un et des autres. En étant moins présent médiatiquement,  Macron devrait se concentrer sur l’analyse des enjeux et la vision car les Français sont encore loin de s’approprier les facteurs explicatifs de la crise et sa complexité. Le gouvernement, lui, devrait se consacrer aux décisions concrètes c’est-à-dire aux voies et moyens pour accompagner les mutations culturelles. En attendant, Emmanuel Macon peut se réjouir de sa cote de popularité qui se traduit dans ce classement « 40 Under 40″, notamment pour avoir « endigué la montée du nationalisme en France », ou encore « détruit le système bipartite qui gouvernait le pays depuis des générations ».

 

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

Attentats en Espagne: manque de solidarité en France

 

 

On peut légitimement se demander si le terrorisme n’est pas en voie de banalisation tellement les réactions paraissent timides. Par exemple le dernier attentat en Espagne qui a pourtant fait des victimes françaises n’a suscité que quelques réactions assez convenues par voie de communiqué. Il s’agit pourtant d’un premier attentat  en ’Espagne. On aurait attendu mieux de la part de la France. Qu’elle prenne par exemple l’  initiative d’un vaste mouvement de protestation organisée dans toute l’Europe. La bataille est en effet culturelle et idéologique. C’est la bataille de la démocratie contre la barbarie. Elle durera 30 ou 40 ans, il s’agit de triompher de la barbarie de quelques jeunes tarés, le plus en souvent anciens délinquants qui veulent donner une légitimité religieuse à leur violence.  .Faut-il rappeler qu’après l’attentat contre Charlie hebdo des millions de Français s’étaient mobilisés avec la présence de 40 responsables politiques de pays étrangers. Depuis les crimes contre Charlie hebdo, d’autres événements tragiques se sont déroulés en France à Nice en particulier et aussi un peu partout dans le monde. Du coup,  l’impression d’accoutumance voire d’impuissance se répand y compris chez les responsables politiques.  Le dernier bilan des victimes françaises des attentats de la fin de la semaine en Espagne, publié samedi par le ministère des Affaires étrangères, fait état de 30 blessés, dont cinq dans un état grave. Seize de ces blessés ont pu quitter les hôpitaux où ils étaient soignés et 14 sont encore hospitalisés dans des établissements de la région de Barcelone, a précisé le Quai d’Orsay dans un communiqué. Les attaques aux véhicules bélier de Barcelone et Cambrils, en Catalogne, revendiquées par l’organisation de l’Etat islamique, ont fait au total 14 morts et 126 blessés. Certes les Français sont en vacances, le gouvernement aussi mais le pire dans cette bataille c’est de trouver des excuses au manque de solidarité. De ce point de vue on peut se réjouir de l’initiative du maire de Nice de réunir les maires des plus grandes villes européennes avec le commissaire européen à la sécurité afin de6 aux moyens de lutte contre ce terrorisme.

France- taux de chômage : retour à 9.2% mais le double d’inactifs

France- taux de chômage :  retour à 9.2% mais le double d’inactifs

 

 

Nombre d’observateurs se félicitent  de la baisse du chômage en France selon les normes du bureau international du travail (BIT). Ce taux serait à 9,2 % et est revenu au deuxième trimestre à son niveau de début 2012 et le taux d’emploi a atteint un plus haut depuis 1980, dans le sillage de créations d’emplois salariés dynamiques sur la période dans le privé. Cette évolution est légèrement plus rapide qu’anticipé par l’Insee, qui tablait sur un taux de chômage de 9,6% en France (Dom inclus) mi-2017 dans ses dernières prévisions publiées fin juin. Ceci étant,  la différence est très marginale et la vérité c’est qu’il faut compter environ le double d’inactifs. C’est-à-dire ceux qui sont officiellement inscrits au chômage, donc ceux  qui cherchent  du travail mais aussi tous ceux qui ont renoncé à en trouver. Parmi ceux-là, ceux qui se  satisfont des aides sociales, ceux qui sont trop âgés ou encore ceux qui manquent de qualification et sont maintenant éloignés du marché du travail sans parler des zones rurales qui deviennent de véritables déserts économiques. La situation s’améliore un peu mais on est encore loin de ce serait souhaitable pour  absorber  les six à 7 millions de chômeurs réels. Le taux d’emploi des 15-64 ans, en hausse de 0,5 point par rapport à fin mars, à 65,3%, atteint sa valeur la plus élevée depuis 1980. Un signe d’autant plus encourageant que sa progression concerne toutes les tranches d’âge, en particulier les seniors (+0,8 point sur le trimestre, +1,2 point sur un an). Cette évolution, logique au vu des bons chiffres des créations d’emploi dans le privé sur la période publiés la semaine dernière, devrait se poursuivre au cours des prochains mois, estime Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management. « On est dans une dynamique avec de l’activité qui va mieux, avec de l’emploi qui continue de se créer et cette dynamique se traduira assez rapidement par une convergence à 9% du taux de chômage en France métropolitaine et puis on ira vers 8,5% au cours de l’année 2018″, a-t-il déclaré à Reuters. Le programme présidentiel d’Emmanuel Macron prévoyait un retour du taux de chômage à 7% en 2022, sous l’effet notamment d’un assouplissement du droit du travail – dont les modalités seront présentées le 31 août – ainsi que d’une amélioration de la compétitivité des entreprises par une baisse de la fiscalité. Pour Philippe Waechter, « c’est jouable mais ça dépendra à la fois de la conjoncture économique globale dans laquelle s’inscrit la France et puis de la façon dont les réformes du marché du travail et sur l’économie française seront effectivement mises en place, c’est ça l’enjeu. » Au total, en se fondant sur les critères du BIT, ce qui permet les comparaisons internationales, le nombre de chômeurs s’élevait à 2,7 millions en France métropolitaine en moyenne au deuxième trimestre, soit 20.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent. A titre de comparaison, le nombre officiel de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) inscrits à Pôle emploi atteignait 3,48 millions à fin juin. La baisse du deuxième trimestre a concerné les 25-49 ans, dont le taux de chômage a reculé de 0,3 point (-0,6 point sur un an), mais aussi les 50 ans et plus (-0,3 point sur le trimestre comme sur un an).

Fipronil France : le scandale s’est arrêté à la frontière !

Fipronil France : le scandale s’est  arrêté  à la frontière !

 

Comme pour le nuage de Tchernobyl, il semblerait que le scandale du Profenil se soit arrêté aux frontières de la France. Pour preuve,  le ministère de l’agriculture a publié une liste de produits contaminés mais tous fabriqués aux Pays-Bas. Pourtant Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits ont reçu ces oeufs ont été identifiés. Les chiffres annoncés sont autrement plus importants même s’ils sont aussi contestés.  «L’ampleur du scandale est bien plus grande que ce qu’affirme le ministre fédéral (de l’Agriculture Christian Schmidt) […] D’après les informations disponibles au 14 août 2017, dans la seule région de Basse-Saxe ont été livrés 35,3 millions d’œufs soupçonnés de contamination au fipronil», a déclaré, selon son service de presse, le ministre de l’Agriculture de Basse-Saxe, Christian Meyer. «L’État fédéral minimise le problème», a martelé ce responsable. De son côté, le ministère fédéral de l’Agriculture a défendu son estimation de 10,7 millions d’œufs suspects dans toute l’Allemagne. «L’agrégation purement mathématique des données du Système d’alerte pour la sécurité alimentaire de l’Union européenne sur les livraisons en provenance des Pays-Bas à l’Allemagne conduit à une surestimation massive du nombre des œufs potentiellement contaminés qui sont entrés dans le commerce», a affirmé devant la presse la porte-parole du ministère Christina Wendt. En France, on parle de 500 000 œufs dont la moitié aurait été transformée en nouveaux produits. La vérité c’est qu’on en sait strictement rien car les informations fournies par le ministère de l’agriculture ne résultent pas d’une enquête effectuée en France mais découle d’informations en provenance des Pays-Bas. Il est clair qu’en France comme en Allemagne, les ministères concernés tentent de protéger l’industrie agro alimentaire en minimisant l’ampleur et les conséquences du scandale. Un scandale qui n’est que la partie émergée de l’iceberg mode de production industrielle. Un mode de production caractérisé par le dopage des poules au cocktail de produits chimiques, alimentaires et antibiotiques. Pour la France, la liste des produits contaminés édite évolutive par le ministère de l’agriculture. Notons par parenthèse que sur cette question c’est surtout le ministère de l’agriculture qui s’exprime et non le ministère de la santé.   Pour l’instant, cette liste évolutive concerne seulement dix-sept produits, exclusivement des gaufres de marques distributeurs et d’origine néerlandaise. Les différents lots ont été mis sur le marché entre le 28 juin et le 1er août. Le ministère précise que ces produits ne présentent pas de risque pour la santé, bien que contenant du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire. Une seconde liste, pour l’instant vide, est aussi disponible sur le site du ministère. Elle concerne les produits dont le taux de fipronil dépasse le seuil d’exposition aiguë. Près de 250.000 oeufs contaminés par le fipronil auraient pu avoir été consommés par les Français dans les derniers jours ou pourraient encore se trouver dans leur réfrigérateur, avait déclaré vendredi dernier le ministre de l’Agriculture, précisant toutefois qu’il n’y a aucun risque pour la santé. Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits qui ont reçu ces oeufs ont été identifiés.

Pollution : 50.000 morts chaque année en France

Pollution :  50.000 morts chaque année en France

On sait que la hausse de la température paraît inévitable pour l’avenir. Corrélativement,  les émissions polluantes devraient encore progresser. Des émissions polluantes dont le niveau est déjà largement responsable du changement climatique. Les émissions polluantes seraient responsables d’environ 50 000 morts par an en France. Nous sommes donc engagés dans un cercle de moins en moins vertueux la pollution fait grimper la température et la hausse des températures favorise le développement des émissions polluantes. À l’horizon 2050, l’Hexagone pourrait subir des épisodes plus graves et plus nombreux. Des concentrations en ozone ­nocives pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs.  Une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris-Est Créteil se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés. L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse globale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmentation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert ­ Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. » combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts. Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

500 000 œufs au fipronil en France

500  000 œufs au fipronil en France

 

Comme d’habitude lors de chaque catastrophe sanitaire, la France tente d’en  minimiser l’importance et les effets. Ce scandale, venu des Pays-Bas, concerne une grande partie du monde compte tenu des modes de production et de commercialisation de l’industrie alimentaire. Au début on a affirmé que la France n’était pas concernée, ensuite que seuls quelques établissements avaient eu à  recevoir les œufs contaminés. Il y a deux jours le ministère de l’agriculture a reconnu une plus grande ampleur du phénomène en France – le pire c’est que le ministère de l’agriculture soutient qu’il n’y a aucun risque pour la santé. Ce qu’il ne peut évidemment savoir car seul le ministère de la santé dispose des moyens scientifiques pour le prouver. La circonstance le ministère de l’agriculture français se comporte comme un lobby  pour ne pas effrayer les consommateurs. Au-delà de ce problème de contamination par le Profenil  se pose surtout la question de la production d’œufs de manière industrielle par des poules gavées au cocktail chimique, alimentaire et désinfectant. Le ministère français de l’Agriculture a cependant reconnu lundi avoir identifié six nouveaux établissements de transformation et 40 grossistes qui ont reçu en France des œufs contaminés par l’insecticide fipronil, au coeur d’un scandale sanitaire. Ce nouveau bilan porte à 14 le nombre d’établissements de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits touchés par cette contamination liée à des produits venant de Belgique ou des Pays-Bas. Au total, à ce jour, ils ont reçu 1,947 million d’oeufs et 109 tonnes d’ovoproduits. Ils sont situés dans les départements du Maine-et-Loire, du Morbihan, de Moselle, du Nord, du Pas-de-Calais, du Haut-Rhin, de Vendée et de Vienne. Ces établissements viennent s’ajouter aux deux centres de conditionnement qui ont reçu 478.204 oeufs. Il convient d’y ajouter les 45,4 tonnes d’ovoproduits reçus par 40 grossistes français. Près de 250.000 oeufs contaminés par le fipronil auraient pu avoir été consommés par les Français dans les derniers jours et pourraient encore se trouver dans leur réfrigérateur, a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture, précisant toutefois qu’il n’y a aucun risque pour la santé. La Commission européenne a demandé la tenue d’une réunion au niveau ministériel pour discuter des conséquences de cette crise qui a nécessité le retrait des rayons de millions d’oeufs contaminés par l’insecticide potentiellement dangereux dans 15 pays membres de l’UE, ainsi qu’en Suisse et à Hong Kong. Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), un adulte, y compris les femmes enceintes, ne devrait pas consommer plus de 10 oeufs contaminés par jour. Pour les enfants de 1 à 3 ans, il s’agit d’un oeuf par jour, selon les scénarios les plus protecteurs. Une recommandation surréaliste de la part d’une agence qui n’a guère fait montre de pertinence lors de différents scandales sanitaires

 

Attentat au Burkina Faso : la France toujours seule !

Attentat au Burkina Faso : la France toujours seule !

La France est toujours désespérément seule pour lutter contre les djihadistes  dans le Sahel même après l’attaque de Ouagadougou qui a fait 20 morts, dont un ressortissant français. Emmanuel Macron et son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré sont convenus de l’urgence « d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel » contre les groupes djihadistes, écrit l’Elysée.

Une force G5 Sahel très actuelle qui repose essentiellement sur la France tandis que les autres pays de l’union européenne se désintéressent totalement de cette région immense aussi grande que l’Europe. Il faudrait trouver environ 1 milliard pour la financer et l’union européenne, une nouvelle fois temporise. Non seulement les autres pays européens ne sont pas engagés militairement mais ils rechignent à apporter leur contribution à une zone qui alimente à la fois le terrorisme et l’immigration clandestine. Tout manque pour constituer cette force G5 : les effectifs, la formation, les moyens militaires et financiers. Emmanuel Macron a pourtant salué dans un communiqué « la mobilisation efficace des autorités burkinabé » et s’est entretenu avec son homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré. Certes il n’aurait peut-être pas été possible d’empêcher cet attentat mais il est cependant vital de lutter contre l’expansion jadis qui affecte le Sahel et qui demain pourraient contaminer l’Afrique de l’Ouest. Du coup l’appel du président français et du président qui n’avait apparaît un peu vain. Les deux présidents  »sont convenus de l’urgence de mettre en œuvre les décisions prises lors du sommet de Bamako du 2 juillet et d’accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel. Ils auront tous les deux des contacts dans les prochains jours avec les autres chefs d’Etat de la région pour poursuivre cette mobilisation », peut-on lire dans un second communiqué. Les chefs d’Etat du G5 Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Niger, Burkina Faso) ont lancé le mois dernier une force conjointe contre les groupes djihadistes qui continuent leurs activités meurtrières dans la région malgré la présence du contingent français de la force « Barkhane » et des casques bleus de la mission de l’Onu (Minusma). La force n’est cependant pas encore opérationnelle et connaît des difficultés budgétaires. La réalité est que la France supporte à peu près seule  le poids de sa présence militaire pour lutter contre le terrorisme dans cette immense région. 

 

 

 

Croissance France : du mieux

Croissance France : du mieux

Pour la Banque de France, la plupart des indicateurs économiques sont désormais revenus au vert d’après  son enquête mensuelle de conjoncture auprès des chefs d’entreprise. On  observe un rebond de la production industrielle en juillet qui devrait se poursuivre en août. Ce rebond est particulièrement important dans les secteurs de l’automobile, du plastique-caoutchouc et de la métallurgie. «Les carnets de commandes sont bien garnis, les stocks de produits finis sont revenus à leur bas niveau de 2010», précise la Banque de France. Par ailleurs, indique l’institution monétaire, l’activité dans le secteur du bâtiment continue de croître et les services restent toujours «dynamiques». C’est sans aucun doute une bonne nouvelle pour le président Emmanuel Macron. Et pour cause, si la croissance progresse bel et bien de 1,6 % en 2017 et non de 1,4 % comme initialement envisagé, les efforts budgétaires que l’exécutif doit réaliser encore cette année pour respecter les règles budgétaires européennes d’un déficit public à 3% pourraient ainsi être moins importants. Une révision à la hausse de la croissance se traduit en effet par une augmentation des recettes fiscales.

 

Consommation d’eau en France (CNRS)

Consommation d’eau en France (CNRS)

 

Les prélèvements totaux en eau dans le milieu naturel, en France, ont été estimés, pour l’année 1995, à 40 milliards de mètres cubes. Sur ce total, les consommations nettes (volumes d’eau non restitués immédiatement dans le milieu aquatique ou évaporés) s’élevaient à 5,6 milliards de mètres cubes, le reste (34,4 milliards de mètres cubes) ayant été restitué au milieu aquatique ou s’étant évaporé.

Sur ces 5,6 milliards de mètres cubes d’eau de consommations nettes :

  • 43 % ont été consommés par l’agriculture, via l’irrigation. Cette consommation agricole connaît un accroissement rapide, les surfaces irriguées ayant pratiquement quadruplé entre 1970 et 1997. Il faut, selon les cultures, de 500 à 4 000 mètres cubes d’eau par hectare en irrigation par aspersion, en année moyenne.
  • 42 % sont liés à la consommation en eau potable par les collectivités locales. On estime, en moyenne, que la consommation française en eau potable est de 150 litres par jour et par habitant.
  • 7 % ont été consommés par les activités industrielles. Les secteurs industriels les plus « gourmands » en eau sont notamment la métallurgie (il faut 300 à 600 litres d’eau pour produire un kilogramme d’acier), la chimie, l’agroalimentaire (il faut 300 à 400 litres d’eau pour produire 1 kilogramme de sucre), les raffineries de pétrole et l’industrie de la pâte à papier (il faut 40 à 500 litres d’eau pour fabriquer 1 kilogramme de papier, mais seulement 1 à 10 litres pour fabriquer 1 kilogramme de papier recyclé).
  • 8 % ont été consommés par la production d’électricité. En réalité, la très grande majorité de l’eau prélevée pour le fonctionnement des centrales électriques est restituée dans le milieu naturel… qu’elle peut perturber par sa température plus élevée.

Les prélèvements en eau représentent en France 24 % de la ressource annuelle disponible : 40 milliards de mètres cube, sur les 170 milliards de mètres cubes disponibles. Ce pourcentage est comparable à celui d’autres grands pays européens : Allemagne (25 %), Espagne (29 %) et Italie (32 %). En revanche, l’Irlande, la Suède et la Norvège ne prélèvent que 2 % de leurs ressources disponibles.

en France, 63 % de l’eau potable provient des eaux souterraines, et 37 % est produite à partir des eaux superficielles (eau des fleuves, des rivières et des lacs). La France compte environ 32 400 captages d’eau potable, dont 96 % sont d’origine souterraine (puits, forages ou sources), et seulement 4 % d’origine superficielle (lacs ou cours d’eau). Mais ce sont ces 4 % de captages superficiels qui produisent 37 % de l’eau d’alimentation française.

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