Archive pour le Tag 'France'

Situation de la France: Les mensonges de Macron

Situation de la France:   Les mensonges de Macron

 

Le premier mensonge concerne la situation de la France quand Emmanuel Macron a affirmé dans son interminable conférence de presse  que la croissance du pays était plus forte que dans la plupart de l’union européenne, que les investissements reprenaient et qu’on recréait de l’emploi. Évidemment, c’est faux si l’on se fie aux résultats de 2018 où la croissance française à seulement atteint 1,5 % tandis que la moyenne de l’union européenne était de 2 % (1,9 % pour la seule zone euro). Notons que sur 18 mois , Macron a fait moins bien que Hollande en matière d’ emploi! Pour 2019, les perspectives apparaissent meilleures en comparaison des autres pays de l’UE  mais il est évidemment trop tôt pour le savoir.Il faut observer que pour le premier trimestre le PIB n’a augmenté que de 0.3% et que la consommation des ménages se tasse.  Dans le domaine du chômage, les choses on peu bougé; quand elles bougent  c’est à hauteur de quelques milliers d’emplois chaque mois quand on compte à 6  millions de chômeurs. Certes des emplois sont créés mais il faut prendre en compte le solde en incluant des emplois détruits y compris dans le secteur industriel. Les derniers résultats démontrent malheureusement le maintien d’une situation alarmante. À fin mars 2019,  le nombre d’inscrits à pôle emploi reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an. D’autres mensonges et autres approximations prouvent que Macron a tendance à tordre la vérité dans le sens qu’il souhaite. Un autre exemple significatif quand il reparle de ce chômeur rencontré en septembre 2018 dans les jardins de l’Elysée pendant les Journées du patrimoine, le chef de l’Etat a raconté : « Il m’a dit : ‘Je suis prêt à prendre un emploi dans l’hôtellerie, la restauration.’ » Ce n’est pas exactement ce qu’il s’était passé. Au contraire, c’est le président de la République qui avait suggéré à cet horticulteur sans travail de tenter sa chance dans des hôtels ou des restaurants. Globalement contrairement ce qu’affirme Emmanuel Macron les réformes engagées n’ont pas modifié de manière substantielle la situation du pays en matière économique et sociale. Sur le plan social au contraire des mesures ont été prises qui affectaient par exemple le pouvoir d’achat et sur lesquelles Macron a dû revenir en partie sous la pression. On ne peut pas parler vraiment de réforme.

 

Croissance France : inquiétudes

Croissance France : inquiétudes

 

Au vu des tendances du premier trimestre, il y a lieu de nourrir des inquiétudes par rapport aux objectifs de croissance de la France. Le pouvoir avait retenu une hypothèse de 1,5 %. Or la  croissance du PIB a seulement atteint plus 0,3 % au premier trimestre. On a assisté à une très l’aire très légère reprise de la consommation au premier trimestre par rapport à la fin 2018 mais pas suffisamment pour compenser le tassement du commerce extérieur . En outre,  il faut relativiser la consommation des ménages au premier trimestre car sa progression se fonde sur une stagnation au quatrième trimestre 2018. Il semble bien que les mesures prises par des pouvoirs publics pour relancer le pouvoir d’achat n’aient pas donné les effets escomptés. Les réticences des consommateurs sont nourries par les inquiétudes relatives au chômage. Du coup les consommateurs préfèrent encore épargner. Ceci est confirmé par l’augmentation du taux d’épargne fin 2018 et début 2019. Comme déjà indiqué la situation du commerce extérieur est encore plus mauvaise que d’habitude en raison de la faiblesse de l’activité mondiale. ( la France a toujours un déficit de l’ordre de 50 milliards environ par an). Du coup, la France rencontre de nouvelles difficultés pour les exportations alors que les importations reprennent. Compte tenu des problèmes liés au commerce international, la France comptait surtout sur la reprise de la consommation. Or cette consommation n’a progressé que de 0,6 % sur un an. À noter aussi la très grande prudence des Français vis-à-vis des acquisitions de logements ; en effet,  les investissements dans ce domaine se sont réduits au premier trimestre et on a assisté à une nouvelle baisse des demandes de permis de construire.

Croissance France : La consommation des ménages en recul (Insee)

Croissance France : La consommation des ménages en recul (Insee)

Selon les données publiées ce mardi par l’Insee, la consommation  s’est inscrite en baisse de 0,1% le mois dernier, après avoir baissé de 0,4% en février, une marque confirmée par l’institut. C’est évidemment un mauvais signe pour la croissance dans la mesure où la consommation représente près de 60 % du PIB.  En mars, la consommation de biens fabriqués a progressé pour le troisième mois consécutif (+0,8%), portée par les achats de biens durables (+1,6%). Mais les dépenses en habillement-textile sont restées stables et celles en énergie ont nettement reculé pour le deuxième mois d’affilée (-1,7% après -3,2%) sous l’effet des températures relativement clémentes pour la saison. Quant à la consommation de biens alimentaires, elle a baissé de 0,5% après des reculs de 0,1% et 1,0% en février et janvier.

Sur l’ensemble du premier trimestre, les dépenses de consommation en biens des Français ont progressé de +0,2% après un repli de 0,6% au quatrième trimestre 2018, une période impactée par le mouvement des «Gilets jaunes». Les achats de biens représentent près de la moitié de la consommation totale des ménages, qui contribue à son tour à un peu plus de la moitié du produit intérieur brut français

France: Google dispensé de payer 1,115 milliard au fisc (tribunal)

France: Google dispensé de payer 1,115 milliard au fisc (tribunal)

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Un jugement évidemment incompréhensible que celui de la justice française qui vient de considérer que le redressement de plus d’un milliard d’euros demandés par le fisc français était illégal au motif que l’entreprise Google ne possède pas « d’établissement stable en France ».-Juridiquement, le verdict peut se défendre, il  est conforme aux textes européens et plus largement internationaux mais, c’est complètement incohérent. Il est vrai que la justice, dans sa grande sagesse, ignore tout de l’économie alors qu’elle juge un problème précisément de nature économique. Ce type de jugement, s’il était confirmé, constituerait une sorte d’autorisation au commerce clandestin sur le territoire français pour n’importe quel opérateur du moment qu’il possède une boîte aux lettres dans un des pays de l’union. Pourtant Google comme nombre d’autres Gafa fait du commerce en France : il vend, il achète, il reçoit des recettes de publicité ; bref, il fait du business. Le plus grave c’est que cette  décision de justice pourrait mettre à mal la proposition française d’imposer les Gafa pour leur activité dans le pays. Les magistrats ont donc suivi le même raisonnement que celui du tribunal administratif de Paris dans sa décision de juillet 2017, contre laquelle le ministère de l’Action et des Comptes publics avait fait appel.

Productivité en France : insuffisante

Productivité en France : insuffisante

 

La productivité se tasse en Europe du fait du ralentissement de l’activité générale. Mais en France,  son incidence sur la compétitivité pèse sur la performance économique. C’est le constat du conseil national de productivité (mis en place à la demande de l’Europe). En vérité, il ne s’agit pas d’une grande découverte. Le conseil national de productivité se félicite cependant d’une productivité comparable avec celle de l’Allemagne. Avec une différence de taille,  il s’agit d’une productivité relative c’est-à-dire du rapport entre la production et le nombre de salariés. Or la vraie productivité d’un pays c’est le rapport entre la valeur de production et le nombre d’actifs. De ce point de vue la France est largement derrière l’Allemagne du fait du nombre d’inactifs. En cause évidemment le nombre de chômeurs, d’inactifs vivants grâce aux aides sociales, et de l’âge de départ en retraite. Il faudrait ajouter que la compétitivité subit aussi les  coups de la pression fiscale ou la France figure en tête du palmarès Face au ralentissement de la productivité européenne, le Conseil de l’Union européenne a invité en 2016 les États membres à mettre en place des conseils nationaux de la productivité (CNP). Objectif : « réaliser, en toute indépendance, une analyse des enjeux politiques dans ce domaine ». La France a rendu son premier rapport jeudi, avant une première rencontre des 14 CNP européens la semaine prochaine à Bruxelles. La France s’enorgueillit d’être le premier grand pays à avoir mis en place un Conseil national de la productivité (CNP) en juin 2018. C’est aussi, après le Portugal, l’un des premiers à publier son rapport sur le sujet. L’enjeu est majeur : « les gains de productivité, c’est ce qui fait la croissance de demain, la croissance du pouvoir d’achat et ce qui permettra de financer notre système social », a prévenu jeudi le président du CNP, Philippe Martin, par ailleurs président délégué du Centre d’analyse économique et ancien conseiller économique d’Emmanuel Macron durant la campagne, en présentant les résultats de cette première étude.

 

 

Négociation union européenne États-Unis : le refus isolé de la France ne change rien


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Le nom de la France à l’ouverture de négociations entre les États-Unis et la France ne constitue pas un obstacle. D’abord l’opposition française est très isolée au sein de l’union européenne ensuite la plupart des pays européens ont compris que Macron posait là un acte à caractère électoral. En effet après avoir été partisan d’un accord commercial avec les États-Unis, Macron fait volte-face sans doute en raison de la proximité des élections européennes. Macron a d’abord milité pour cet accord, ensuite il a adouci sa position en demandant que l’agriculture en soit exclue, enfin en perdition dans les sondages, Macron se voit maintenant contraint de voter contre l’ouverture des négociations La France votera contre l’ouverture de négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Cela en prétextant un contexte de menaces commerciales répétées de Donald Trump et de la sortie annoncée des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat “La France ne veut pas de guerre commerciale ou de tension avec les Etats-Unis” mais ne peut rompre son engagement de lutter contre le changement climatique et juge que céder aux pressions américaines n’est pas une bonne idée, a insisté la source, jugeant probable que la France soit le seul pays européen à s’opposer à l’ouverture des négociations. Les Européens ont convenu provisoirement jeudi d’ouvrir officiellement ces négociations, une décision censée détendre les relations entre les deux premiers blocs économiques de la planète. La décision doit être maintenant soumise à l’approbation de chaque pays à l’échelon ministériel. Les ministres de l’Agriculture de l’UE se rencontreront lundi à Bruxelles. L’opposition de la France sera notifiée jeudi soir aux autorités européennes. Elle n’empêchera pas l’ouverture des négociations, si les Etats-Unis le souhaitent également, la décision se prenant côté européen à la majorité qualifiée. La Commission européenne, qui coordonne la politique commerciale de l’Union, a sollicité deux mandats de négociation, le premier en vue de réduire les droits sur les biens industriels et le second destiné à aider les entreprises à prouver que leurs produits sont conformes aux normes de l’UE ou à celles des Etats-Unis. La France s’opposera aux deux mandats, a-t-on précisé. Le président américain avait accepté en juillet de surseoir à l’imposition de droits de douane punitifs sur les voitures importées de l’Union européenne. Toutefois, des droits de douane continuent de s’appliquer sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union et Donald Trump a menacé mardi d’imposer des droits de douane sur 11 milliards de dollars de produits européens, arguant de l’impact négatif des subventions européennes accordées à Airbus.“Nous ne sommes jamais rentrés dans l’idée qu’il fallait faire montre de faiblesse pour s’attirer les faveurs de monsieur Trump”, a poursuivi la source. “L’idée que, par des concessions, en cédant à la pression, on améliorera notre situation vis-à-vis des Etats-Unis n’est pas une bonne idée.”“Nous disons que, dans le contexte de menaces commerciales, encore ces derniers jours avec Boeing-Airbus, on ne va pas récompenser les Etats-Unis”, a-t-elle encore déclaré. La vérité n’est sans doute pas d’ordre commercial mais politique. Macron cherche à regagner une popularité perdue qui à prendre à revers ses propres orientations et à s’isoler au sein de l’Europe.

Comment transformer la France en profondeur (l’Odissée)

Comment  transformer la France  en profondeur (l’Odissée)

Une tribune d’Odissée, organisation de l’intelligence sociale (la Tribune)

« L’état social du monde – 2015, la France se positionne à la 55éme place. Ces difficultés trouvent leur source dans la centralisation génératrice de non-dits : dans la société mondiale en transformation accélérée, le système socio-économico-politique monopolistique français de la France n’est plus adapté.

La France va mal. Les faits sont en rupture avec la bien-pensance :

  • La réalité du PIB par habitant doit être évaluée en comparaison avec nos voisins. En 1970, le PIB par habitant des Français était le même que celui des Allemands et le double de celui des espagnols. Il est désormais 18% derrière l’Allemagne et seulement 12% devant celui des espagnols : en deux générations, nous sommes passés de la parité avec l’Allemagne à un niveau plus proche de celui de l’Espagne ! Cela, alors que les Allemands se sont réunifiés à grand coût : ils creusent l’écart de près d’un pour cent par an depuis dix ans !!!
  • Le déficit réel de l’Etat ne doit pas être regardé à travers les critères flous de Maastricht qui le situe à environ 3%, mais au regard des ressources propres de l’Etat. Dans la Loi de finances 2018, l’Etat français dispose de 242,9 milliards d’Euros de ressources prévisionnelles en 2018 et prévoit 86,7 milliards d’euros de déficit, soit un manque de 35% !!! De plus, la charge de la dette est actuellement limitée à 40 milliards du fait de taux d’intérêts proches de zéro. Or, dans les années 80, l’Etat empruntait à 5% : si cette situation se reproduisait, dans cinq à dix ans, le déficit annuel pourrait s’élever de 100 milliards, soit 75% des ressources !!!
  • La quantité réelle de chômeurs n’est pas limitée à la seule catégorie A (3,5 millions de personnes) mais s’étend à toutes les personnes qui sont inscrites à Pôle Emploi et n’ont pas de travail (soit les catégories A, B, C et D), c’est-à-dire environ 6,2 millions de personnes : le taux de chômage réel est donc près du double de celui qui est retenu dans le débat public !!!

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La France est débordée par le mouvement du monde. Son fonctionnement global est décalé.

Les statistiques montrent que l’opposition socialisme / libéralisme est caduque

Depuis 2004, l’Odis publie à la Documentation française des analyses comparatives des territoires français, européens et mondiaux en termes de cohésion sociale et de performance : ces deux dimensions apparaissent en corrélation dans tous les ensembles. Sur la durée, donner le primat à l’une ou l’autre revient à échouer. Les prismes du socialisme et du libéralisme sont donc incomplets.

L’analyse des territoires révèle que la racine de la performance globale réside dans la qualité des débats

Les territoires qui réussissent le mieux sont ceux où l’information circule, où les échanges de proximité intègrent à la fois avec souplesse et rigueur la plus grande diversité des personnes, des faits et des idées. Dans des pays comme la Norvège, la Suisse, la Suède, les Pays-Bas, le Danemark, l’Autriche, les barrières statutaires ne résistent pas au bon sens : les expériences, analyses et idées de chacun sont attendues et reçues par tous.

 

Les limites du système étatique français

C’est donc un excès de centralisme et de régulation qui ne permet pas à la France d’impliquer tous les français dans la prise en mains des enjeux collectifs. En effet, Paris est le centre routier, ferré, aérien parce que c’est le siège de tous les pouvoirs : politique, économique, social, culturel, médiatique. De plus, à Paris, l’Etat est l’acteur principal :

  • Régulateur expansif avec l’épaississement des codes civil, pénal, travail, mais aussi la multiplication des codes dans l’immobilier, le cinéma…
  • Formateur omniscient car, non seulement propriétaire et dirigeant unique des universités et des plus grandes écoles, il choisit les écoles du privé par l’attribution du statut de Diplôme reconnu d’Etat, sans lequel attirer des étudiants en nombre relève de l’impossible.
  • Géant économique car les plus grandes entreprises ont presque toutes été la propriété de l’Etat et conservent encore aujourd’hui, sinon des liens capitalistiques, des relations privilégiées avec leurs dirigeants qui presque tous issus de la haute fonction publique, dotés des mêmes diplômes qui les engagent à une protection mutuelle entre anciens élèves,
  • Médiateur social qui convoque en souverain du paritarisme, les syndicats et le patronat à des sommets sociaux éclairs à l’issue desquels il impose souvent son véto, sinon ses solutions.

Ainsi, un acteur unique procède seul à presque tous les arbitrages. Cela génère un déséquilibre de la responsabilité : attendu sur tous les terrains, l’Etat est sur responsabilisé tandis que les citoyens, démunis de marges de manœuvre, baignent dans l’irresponsabilité. Ils ne sont pas en situation de contribuer à la maîtrise de leur destin collectif.

Doté de cette omnipotence, le système politique ne sait pas entendre les signaux d’alerte. Il finit toujours par commettre et enchaîner les erreurs, ce qui aboutit à son renversement. Voilà pourquoi la France empile seize constitutions depuis 1789, tandis que le Royaume Uni est resté dans le même système souple qui lui permet de s’adapter en continu.

Une culture de non débat

Ce mécanisme structurel de concentration des pouvoirs en une seule main se retrouve au sein de toutes les formes d’organisation :

  • Peu de débats internes aux partis politiques, toujours créés en France par un acteur au service de sa conquête personnelle du pouvoir. Charles de Gaulle a créé le Rassemblement du Peuple Français, Valérie Giscard d’Estaing l’UDF, François Mitterrand le Parti Socialiste, Jacques Chirac le Rassemblement pour la République, Emmanuel Macron En Marche. Seuls Nicolas Sarkozy et François Hollande n’ont pas créé leur parti, mais aucun de leur concurrent ne l’avait fait non plus. Encore que Nicolas Sarkozy a eu le champ libre dans l’Union pour un Mouvement Populaire du fait des ennuis judiciaires de son créateur Alain Juppé.
  • Peu de contrepouvoirs sereins dans l’entreprise, avec la fusion ultra majoritaire des rôles de Président et de Directeur général. Quel administrateur, quel membre d’un Comité de direction peut affirmer que les réunions au sommet sont des lieux d’échange où l’on construit en transparence un raisonnement collectif… ?
  • Dialogue social en méfiance, voir défiance mutuelle, avec une France championne d’Europe des grèves, sans parler des séquestrations de dirigeants qui renvoient à des prises d’otages. L’installation des négociations n’a pas – encore – résolu le problème.

L’absence de vrai dialogue permet le triomphe de la bien-pensance et rend plus difficile l’émergence d’informations nouvelles et de projets innovants.

L’analyse des pratiques montre qu’à la culture du débat doit s’ajouter la structure du débat

Mais, même dans des pays où l’articulation du débat public et interne au sein des organisations s’opère plutôt spontanément, l’explication et l’écoute ne suffisent plus pour faire émerger des innovations porteuses de l’intérêt général.  En effet, alors que la multitude des sources d’information forge autant d’opinions que de personnes, chacun veut désormais de plus en plus participer à l’élaboration des diagnostics et des décisions et refuse d’adhérer a priori. Le rôle nouveau du dirigeant consiste à animer l’écoute mutuelle en s’assurant de l’inclusion systémique de toutes les parties prenantes dans un échange constructif.

Le scénario français

L’alternative consiste donc à inventer un nouveau modèle de gouvernance générateur d’une culture de débat, de respect mutuel, de prise de conscience et de prise en main de la responsabilité intellectuelle à tous les étages. Alors, seulement, la société française sera en situation de réformer dans la sérénité ses systèmes fiscal, éducatif, sanitaire, social, politique, administratif…. Et alors aussi, elle sera en situation de ré éclairer le monde pour bâtir la prise en charge par tous du réchauffement climatique, du maintien de la biodiversité, du dialogue interreligieux, des crises financières… Et alors seulement, elle sera en mesure d’accomplir son destin, car comme l’écrivait Charles de Gaulle : La France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; seules de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même.

Révolutionner le rôle du dirigeant pour réécrire le contrat social

Depuis des années, nous alertons les décideurs économiques, sociaux et politiques sans attendre la révolution de la rue, mère de tous les excès. Le grand débat n’est qu’un grand début : dans la société, il faut instaurer maintenant le débat citoyen en amont du débat parlementaire sur tous les grands rendez-vous législatifs ; dans l’entreprise, il faut acquérir le réflexe de la réflexion collective inclusive de toutes les parties prenantes dans chaque réunion de chaque service de chaque étage de chaque immeuble de chaque établissement.

La mise en œuvre par les dirigeants de toutes les sphères, unis pour le progrès, d’un mode opératoire nouveau et producteur d’une révolution des esprits permettra la réforme sereine, acceptée et générateur de performance et de cohésion sociale.

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NOTES

(*) Afin d’éviter les écueils des faux dialogues générateurs de suspicion, de rupture et de conflits, La Tribune ouvre ses colonnes à l’Odissée. Pilotée par son directeur et expert de la dialectique, Jean-François Chantaraud, la chronique hebdomadaire « Ne nous fâchons pas ! » livrera les concepts, les clés opérationnelles de la méthode en s’appuyant sur des cas pratiques et sur l’actualité.

L’Odissée, l’Organisation du Dialogue et de l’Intelligence Sociale dans la Société Et l’Entreprise, est un organisme bicéphale composé d’un centre de conseil et recherche (l’Odis) et d’une ONG reconnue d’Intérêt général (les Amis de l’Odissée) dont l’objet consiste à « Faire progresser la démocratie dans tous les domaines et partout dans le monde ».

Depuis 1990, l’Odissée conduit l’étude interactive permanente Comprendre et développer la Personne, l’Entreprise, la Société. Dès 1992, elle a diffusé un million de Cahiers de doléances, ce qui l’a conduit à organiser des groupes de travail regroupant des acteurs des sphères associative, sociale, politique, économique qui ont animé des centaines d’auditions, tables rondes, forums, tours de France citoyens, démarches de dialogue territorial et à l’intérieur des entreprises.

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

SDF : la France coupable vis-à-vis des droits de l’homme

 

 

 

 

Selon la dernière estimation de l’Insee, en 2014, quelque 140.000 personnes seraient sans domicile en France, dont près de 12.000 à la rue. Rien qu’à Paris, quelque 3.622 personnes dormaient dans les rues, parkings ou parcs et jardins le 7 février dernier, selon un décompte organisé par la mairie, soit 600 personnes de plus par rapport à l’an dernier. Parmi les sans-abri recensés, quatre sur dix ont entre 40 et 54 ans et trois sur dix entre 25 et 29 ans. Plus de la moitié de ces personnes sont des femmes. Ce décompte a été effectué par des bénévoles : 1 700 Parisiens et 400 travailleurs sociaux volontaires.  Dans le détail, 2 246 personnes sans-abri ont été décomptées dans les rues, 639 dans le bois de Vincennes (12e), le Bois de Boulogne (16e) et la Colline (18e), les parcs et jardins et les talus du périphérique, 298 dans les gares, 291 dans les stations de métro, 99 à l’AP-HP, 38 dans les parkings, et 24 personnes ont été recensées par des bénévoles de Paris Habitat. « Aller dans des zones plus cachées a montré plus de 600 personnes », explique l’adjointe à la mairie de Paris.  Selon Dominique Versini, la population des gens qui dorment à la rue a changé ces dernières années. « Aujourd’hui on a des populations plus jeunes. On ne gère pas de la même façon des personnes plus jeunes, des femmes, des familles avec des enfants. Il faut s’adapter à l’ensemble des dispositifs et ne pas oublier les clochards très désociabilisés qui ne demandent rien et n’appellent jamais le 115, explique-t-elle.  Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires. On a aussi compté  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).D’après  ce collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue. A l’issue d’une visite de dix jours en France, au cours de laquelle la juriste canadienne a visité de nombreux campements, squats et logements insalubres, la représentante de l’Onu dresse un bilan sévère de l’état du droit au logement en France. “En France, le système est tel que de nombreuses personnes n’ont même pas accès aux services d’hébergement d’urgence les plus basiques”, a noté Leilani Farha dans une interview à Reuters, citant notamment l’échec du numéro d’urgence national 115, débordé par le nombre d’appels. Le ministre chargé de la Ville, Julien Denormandie, réfute ces accusations, estimant que le gouvernement avait déjà fait un effort important envers les sans-abris.

De ses entretiens avec des travailleurs humanitaires, familles sans abri ou communautés Rom, la rapporteure de l’ONU  retient un manque de dialogue entre autorités et publics concernés. “Je ne vois pas beaucoup de consultation entre le gouvernement et les groupes concernés, qu’il s’agisse des migrants, des femmes victimes de violences, des Roms, des communautés d’origine immigrées, des demandeurs d’asile”, a-t-elle souligné.

France:un service national ratatiné

France:un service national ratatiné

 

Le service national universel (SNU), était une promesse de Macron. Mais ce dernier en raison des contraintes budgétaires notamment est bien incapable de la tenir. Du coup, on envisage un service ratatiné, qui ne sera même pas militaire, d’un mois. Un service qui pourrait éventuellement devenir obligatoire. Il pourrait être suivi d’un service volontaire de trois mois mais toujours pas militaire mais d’intérêt général. En fait une sorte de colonie de vacances pour un public très “Dès l’an prochain en 2020, l’ensemble des départements français participeront au service national universel et (…) on pourrait accueillir autour de 40.000 jeunes”, a déclaré Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale sur France 3. “On va mettre les moyens pour que ce soit possible”, a-t-il ajouté. Le secrétaire d’Etat a salué un “vrai engouement” autour de cette phase de préfiguration, précisant que les candidatures continuaient d’affluer alors même que l’objectif des 3.000 volontaires dans les 13 départements pilotes a déjà été atteint, avec “autant de garçons que de filles». Appelé à devenir obligatoire à terme, le SNU devrait comporter une première phase “de cohésion” d’une durée d’un mois maximum dont une quinzaine de jours en hébergement collectif et une “période d’engagement” prenant la forme d’une mission d’intérêt général. La seconde phase, d’”engagement volontaire”, permettra la poursuite de cette mission pendant au moins trois mois auprès d’associations, de collectivités ou de services publics, par exemple auprès de l’armée, la police ou les services des pompiers par exemple. Gabriel Attal a confirmé que “les jeunes qui feront la phase de cohésion du service national universel auront une prise en charge du code de la route” et précisé qu’une éventuelle intégration du permis de conduire pendant le SNU faisait “partie des sujets sur lesquels on travaille (…) dans le cadre du grand débat” (au moins une mesure qui serait utile et qu’il était d’ailleurs à l’époque du service militaire obligatoire).

Pollution de l’air: la France condamnée par l’Unicef

 Pollution de l’air: la France condamnée par l’Unicef

La France déjà poursuivie par l’union européenne pour le non-respect de la qualité de l’air dans la plupart des grandes métropoles et Paris en particulier. Sur la pollution de l’air, Paris est 12e du classement européen. . On comprend mieux la décision toute récente de la Commission européenne de renvoyer la France et 12 de ses villes, dont Paris,  devant la Cour de justice de l’Union européenne pour non-respect des normes de qualité de l’air. Le bilan est très préoccupant : c’est de la santé des habitants qu’il s’agit, et en particulier de celle des plus jeunes et des plus vulnérables. En France, la pollution de l’air est la troisième cause de mortalité, juste derrière le tabac et l’alcool : il est temps de prendre le sujet au sérieux. A Paris, seuls 3% des déplacements sont effectués à vélo… contre 29% à Copenhague, ou 32% à Amsterdam. Et, sur la sécurité des cyclistes, Paris a encore beaucoup à faire. Or, les exemples d’Amsterdam et de Copenhague montrent bien que l’usage du vélo ne se développera pas sans infrastructures cyclables sécurisées, séparées et respectées.

Bref, Paris est toujours asphyxiée par la pollution de l’air car ses rues sont encore trop encombrées par les voitures et qu’elle doit encore laisser plus de place aux autres formes de mobilité, plus respectueuses de notre santé et de notre climat. Paris doit maintenant se montrer à la hauteur de ses ambitions et continuer à avancer très concrètement vers l’objectif qu’elle s’est fixé de devenir une ville libérée de la voiture diesel et essence individuelle.  Cette fois,  c’est l’Unicef qui appelle un plan radical en France pour limiter les émissions polluantes notamment le N O2 et les particules fines. C’est à juste titre que la France est sérieusement secouée par l’Unicef après qu’on est atterri qu’une grande majorité d’enfants respire un air malsain. «Quand on dit air pollué, on pense souvent pays en développement, épais brouillard…», souligne Jodie Soret, de l’Unicef. «Mais en France, 3 enfants sur 4 respirent un air pollué, dit l’OMS. On en connaît de plus en plus les implications, il y a les maladies respiratoires mais on fait aussi le lien avec le diabète, les syndromes dépressifs…» «Nous appelons au respect des droits des enfants, notamment à vivre dans un environnement sain», ajoute Jodie Soret, chargée des relations de l’Unicef avec les pouvoirs publics et coordinatrice de cette campagne. Les progrès réalisés pour réduire les émissions de NO2 et de particules fines, qui en ville viennent d’abord des transports, restent insuffisants, note le rapport, réalisé en partenariat avec le WWF, le Réseau Action climat et l’association Respire.

Prévisions économiques France : forte révision à la baisse d’ici 2022

Prévisions économiques France : forte révision à la baisse d’ici 2022

 

Devant les incertitudes relatives aux perspectives économiques jusqu’à la fin de mandat de Macron, le gouvernement remet en cause sa politique de redressement. Il y a d’abord l’activité générale dont la croissance est ramenée en moyenne à 1,4 % contre près de 2 % prévus il y a an. Mécaniquement l’équilibre du budget et la dette seront pour partie remis en cause. Cela en raison de recettes fiscales moins importantes mais aussi de dépenses moins maîtrisées. Comme il y a toujours un décalage entre ces prévisions officielles et la réalité, la France prépare l’union économique à un dérapage de ses grands équilibres. Bercy prévoit désormais une croissance de 1,4% par an entre 2020 et 2022, contre 1,7% par an il y a 12 mois. Pour 2019, la chute est aussi brutale: la prévision de progression du PIB a été ramenée à 1,4% versus 1,9% il y a un an. La conséquence de ce net ralentissement de l’économie, commun à toute l’Europe, se voit sur les autres indicateurs macroéconomiques. Le déficit, qui devait à être ramené à -0,3% du PIB en 2022, est annoncé à -1,2% à terme, soit une prévision de reflux de 1,6 point depuis fin 2017, contre 3,1 visés il y a un an. Idem pour le taux de dette publique, lui aussi toujours présenté en repli, mais de manière moins prononcée: 96,8% en 2022, contre 89,2% il y a un an à la même échéance. À ce stade, l’endettement n’est donc programmé pour reculer que de 1,6 point sur le quinquennat, contre 5 points promis en 2017 au cours de la campagne par Emmanuel Macron. Quant au taux de dépenses publiques, il ne reculera que de 3 points, à 52,1% en 2022, versus une réduction de 4 points affichée à terme dans le programme de stabilité d’avril 2018. Il n’y a au final que sur les prélèvements obligatoires que le gouvernement améliore sa prévision expédiée à Bruxelles l’année dernière, en visant désormais un taux de 43,8% fin 2022, versus 44,3% il y a un an. Si le gouvernement tient cet objectif, la baisse sera donc de 1,4 point sur le quinquennat, contre 1 promis par le président en 2017.

Pays les plus heureux : la France classée 24e (ONU)

Pays les plus heureux : la France classée 24e (ONU)

La Finlande est le plus pays où l’on est le plus heureux. L’Etat scandinave est, pour la deuxième année consécutive, le pays du bonheur, selon un rapport de l’ONU publié mercredi 20 mars. Le Soudan du Sud, en proie à la guerre civile, occupe la dernière place de ce classement.

La Finlande devance le Danemark, la Norvège, l’Islande, les Pays-Bas, la Suisse, la Suède, la Nouvelle-Zélande et le Canada, selon le classement 2019 du « World Happiness Report ». La France, de son côté, perd une place par rapport à 2018 et occupe désormais la 24e position, derrière le Mexique et devant Taïwan.

La méthodologie utilisée consiste à demander à un échantillon de personnes venant de 156 pays différents de répondre à une série de questions sur la perception de leur qualité de vie sur une échelle de 0 à 10.

En dépit des bouleversements politiques liés au Brexit, le Royaume-Uni a gagné quatre places au classement 2019 et s’adjuge la 15e place. Les Etats-Unis, quant à eux, ont poursuivi leur dégringolade, tombant au 19e rang de ce classement.

Taxe Gafa pour 26 entreprises en France

Taxe Gafa pour  26 entreprises en France

26 entreprises devront cette année reverser 3% du chiffre d’affaires réalisé en France au fisc, dans le cadre de la taxe Gafa qui doit être appliquée de façon rétrospective au 1er janvier 2019. (Selon une étude du cabinet juridique et fiscal Taj)

La taxe, annoncée en décembre en réponse notamment au mouvement des «gilets jaunes», doit concerner les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. L’étude Taj a mis en évidence les sociétés qui remplissent ces critères.

• Vente de biens: Alibaba, Amazon, Apple, Ebay, Google, Groupon, Rakuten, Schibsted, Wish, Zalando.

• Intermédiaire de services: Amadeus, Axel Springer, Booking, Expedia, Match.com, Randstad, Recruit, Sabre, Travelport Worldwide, Tripadvisor, Uber.

• Publicité en ligne: Amazon, Criteo, Ebay, Facebook, Google, Microsoft, Twitter, Verizon.

Parmi tous ces futurs payeurs, les entreprises françaises sont bien présentes. Criteo est une pépite de la «French Tech»: fondée en 2005 par trois Français, elle est cotée au Nasdaq et emploie 2700 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires de 966 millions de dollars (hors reversements). L’entreprise est spécialisée dans le marketing personnalisé à partir des données des internautes, notamment leur historique de navigation. Un secteur d’activité visé expressément par Bruno Le Maire, qui évoque le ciblage publicitaire et «la revente de données personnelles à des fins publicitaires». «Nous visons en premier lieu les plateformes qui touchent une commission pour mettre en relation des clients et des entreprises», ajoutait le ministre au début du mois.

 

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

Climat : grosses manifs des jeunes en France et dans le monde

 

Grosses manifestations partout dans le monde pour  inciter les dirigeants à lutter contre le dérèglement climatique. En France à Paris et dans de nombreuses villes de province, la participation a également été très important : autour de 150 000 participants. À Nantes, quelque 10.500 jeunes, selon la police, sont descendus dans la rue. . À Lille, ils étaient 6.200 selon la préfecture du Nord, à partir de la Grand-Place, pour défiler dans le centre-ville pendant près de deux heures. À Montpellier, environ 5.500 jeunes ont défilé, alors qu’ils étaient un millier à Rouen et Saint-Étienne, 1.800 à Saint-Brieuc, plus de 2.000 à Clermont-Ferrand, 2.800 à Tours. Plus de 3.000 jeunes ont défilé à Bordeaux, tandis qu’ils étaient 5.000 à Strasbourg. À Marseille, la police a compté 1.300 manifestants, les organisateurs 5.000.  Les organisateurs font état de 168.000 manifestants dans toute la France, dont 50.000 à Paris. Ces mobilisations interviennent à la veille d’une “marche du siècle” pour le climat et contre les injustices, à Paris et d’autres villes françaises, à laquelle appellent de nombreuses organisations non gouvernementales. Le site collectif ilestencoretemps.fr annonçait 226 grèves pour ce vendredi et 209 événements prévus samedi. “Nous sommes aujourd’hui des millions, prêt·es à résister, à déployer les alternatives, à demander des comptes au gouvernement, aux multinationales, aux banques et aux institutions financières”, écrivent ces ONG dans un appel unitaire. “Nous devons réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre dès maintenant pour limiter le réchauffement global à 1,5°C. Nous devons préserver la biodiversité, alors que nous vivons une sixième extinction de masse. Nous devons renouveler la démocratie (…). Nous devons répartir les richesses pour obtenir la justice sociale”, ajoutent-elles. Malgré son titre de “champion de la Terre” reçu à l’Onu en septembre et son slogan “Make our planet great again”, le président français affiche un bilan mitigé en matière de lutte contre le changement climatique. Objet de vives critiques des ONG et épinglé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese), le projet de loi relatif à l’énergie et au climat, qui devait être présenté lundi, a été “renforcé” pour lever “toute ambiguïté sur l’ambition de la France”, selon l’Elysée.

 

Croissance France : en baisse (Banque de France)

Croissance France : en baisse (Banque de France)

 

Toujours en retard sur les autres instituts, la Banque de France révise à son tour mais très modérément les perspectives de croissance pour 2019. En fait, les instituts internationaux ne croient plus un objectif de croissance de 1,5 % définis par le gouvernement et qui par parenthèse repose la question de la sincérité du budget dont comme d’habitude on a surestimé les recettes en sous-estimant les dépenses. C’est un peu contraint que La Banque de France a abaissé légèrement sa prévision de croissance de la France pour cette année, estimant que les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat fin 2018 et sa dépendance moindre à l’environnement international lui épargnent les révisions plus drastiques qui touchent ses grands partenaires de la zone euro. L’institution n’attend ainsi plus que 1,4% de croissance en 2019, soit 0,1 point de moins que dans ses précédentes prévisions trimestrielles, qui remontent à la mi-décembre, puis 1,5% en 2020.L’économie française évoluerait cette année ainsi au-dessus de la moyenne de la zone euro, pour laquelle les anticipations de croissance 2019 viennent d’être coup sur coup révisées en forte baisse par l’OCDE (à 1,0% contre 1,8% précédemment) comme par la Banque centrale européenne (à 1,1% contre 1,7%.  Le plus curieux c’est que la Banque de France argumente sur la baisse des prix du pétrole observé fin  2018. Une constatation qui n’a pas été faite par les automobilistes qui ont fait le plein ces jours derniers.  Dans le même temps, elle voit l’inflation en norme IPCH ralentir à 1,3% cette année, soit 0,3 point de moins que dans ses précédentes estimations, contre 2,1% en 2018. Sur le marché du travail, la Banque anticipe une poursuite de la hausse de l’emploi total, quoique qu’à un rythme nettement inférieur à 2017 et 2018. Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail reviendrait à 8,7% cette année, puis 8,3% en 2020 dans la France entière, soit 0,2 point de moins dans les deux cas par rapport aux précédentes estimations.

566 morts dans la rue en France en 2018

 566 morts dans la rue en France en 2018

Un véritable scandale surtout dans nos sociétés développées même si les causes sont diverses (économiques, sociales, familiales, personnelles)  mais hélas souvent complémentaires.  566 morts dans la rue en France en 2018  contre 511 l’année précédente, selon le collectif Les morts de la rue, qui recense chaque année ces décès. Un chiffre sous estimé d’près  l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm) qui considère qu’ils sont 6 fois plus nombreux. En France, 143 000 personnes sont sans domicile fixe (SDF). Cette situation de grande précarité est loin d’être homogène puisque les SDF peuvent autant être des jeunes en manque d’emploi, des familles, mais aussi des actifs qui n’ont pas les moyens d’accéder à un logement.( 1 sur 4 SDF).

D’aprés  e collectif,  ils avaient en moyenne 48 ans, cinquante d’entre eux étaient des femmes. Treize étaient des mineurs, dont 6 de moins de 5 ans. Deux avaient entre 5 et 9 ans et six avaient entre 15 et 18 ans.  «Elles sont mortes sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, mais aussi en lieu de soins ou en structure d’hébergement», selon Les morts de la rue.

Chaque année, le collectif rappelle que plus d’une personne décède chaque jour des conséquences de la vie à la rue. Aucun nouveau recensement national n’a été fait depuis cette date. Selon l’étude 2008-2010 de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (CepiDc-Inserm), qui croise les données du collectif et celles de la base nationale des causes médicales de décès, le nombre réel de décès de personnes sans domicile entre 2012 et 2016 serait de plus de 13.000 morts.

 

Affaire Renault Carlos Ghosn: l’attitude lamentable de la France

Affaire Renault Carlos Ghosn: l’attitude lamentable de la France

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’attitude de la France s’est caractérisée par une grande lâcheté vis-à-vis de l’affaire Carlos Ghosn. Bien entendu, il  n’était pas question de déclarer la guerre au Japon, ni même de créer un incident diplomatique grave. (Ce qu’on a fait pour une affaire moins sérieuse avec l’Italie à propos des gilets jaunes). Il ne s’agit sans doute pas de dédouaner Carlos Ghosn qui comme de nombreux patrons à sans doute confondu un peu trop la caisse de ces entreprises et son propre portefeuille. Mais s’il fallait mettre en prison tous les grands patrons coupables de dérive financière ou fiscale, il faudrait alors construire des les établissements pénitentiaires supplémentaires ! Reste que Carlos Ghosn est un exceptionnel patron qui d’abord a su redresser Renault qui aurait pu disparaître du champ automobile. Il a su ensuite assurer aussi le redressement de Nissan. Enfin il a constitué le premier groupe industriel automobile mondial. Les conditions de son arrestation savamment médiatisées à son arrivée par avion, ensuite les conditions de détention sont inadmissibles au regard du droit international des pays développés. Or le Japon se veut un pays développé. Il l’est effectivement mais malheureusement entretient encore des archaïsmes populistes et ou nationaux inadmissibles quand on pense à son système judiciaire ou encore à son attitude vis-à-vis de la chasse à la baleine. Le Japon s’est caractérisé par la puissance de ces échanges internationaux. Ce pays doit donc se conformer aux règles de droit qui régisse les pays avec lesquels il commerce. Il y a sans doute des raisons au silence et à l’extrême discrétion de la France dans cette affaire. L’une d’entre elles tient sans doute aux relations exécrables entre Macron et Carlos Ghosn. Mais se venger en abandonnant ainsi un grand patron montre à quel point Macron peut-être minable à certains moments. On imagine qu’elle aurait été la réaction de la France si par exemple ce grand patron ou un autre avait été traité de la même manière au Venezuela, en Chine ou en Russie. On aurait alors sans doute crié, hurlé même pour cette atteinte aux droits de l’homme dans des pays de dictature. Dans cette affaire la France a offert le triste spectacle de sa lamentable diplomatie.  Le pire c’est que Carlos Ghosn qui n’a pas un tempérament à se coucher pourrait bien d’ici quelques temps une fois l’affaire réglée prendre la direction d’un groupe automobile concurrent de Renault et mettre en difficulté son ancienne entreprise.

Après le conseil de l’Europe, l’ONU condamne la politique de maintien de l’ordre de la France

Après le conseil de l’Europe, l’ONU condamne la politique de maintien de l’ordre  de la France

 

Une nouvelle fois la politique de maintien de l’ordre est condamnée au plan international. Après le désaveu du conseil de l’Europe, c’est maintenant celui de l’ONU. La critique porte surtout sur la nature des moyens employés lors des manifestations. Ce qui est en cause essentiellement  c’est l’utilisation de flash ball et de grenades de desencerclements. Des moyens de guerre qui ne sont pas adaptés pour le contrôle de manifestations. Pour preuve, les manifestations de gilets jaunes ont enregistré des milliers de blessés dont certains gravement. On objectera que la violence est aussi du côté des manifestants les plus radicaux comme les Black blocs mais il faut aussi reconnaître que les pouvoirs publics entretiennent une certaine hystérie qui favorise l’affrontement. Notons en particulier que cette politique du maintien de l’ordre est surtout fondée sur la recherche du contact avec les manifestants quand au contraire dans d’autres pays comme en Allemagne ou en Angleterre les forces de l’ordre tentent de se maintenir le plus possible à distance. De ce point de vue Castaner avec ses propos provocateurs a largement contribué à entretenir un climat délétère. Cela pour instrumentaliser les violences et discréditer le mouvement des gilets jaunes. Le gouvernement essaye vainement de se justifier notamment Édouard Philippe : “J’ai beaucoup de respect pour l’Onu mais je voudrais rappeler à tout le monde que nous sommes un Etat de droit, que quand il y a une plainte, elle est instruite”, a déclaré le Premier ministre sur BFM TV. “Qu’il faudra expliquer à Mme le Haut commissaire (de l’Onu aux droits de l’Homme Michelle Bachelet-NDLR) l’ensemble des faits et notamment l’extrême violence qui s’est déchaînée sur les forces de l’ordre, ou sur des biens privés, parfois sur des symboles de la République”. “On n’a pas attendu le Haut commissaire de l’Onu pour faire toute la lumière sur l’ensemble des faits dès lors qu’il y a des plaintes”, a-t-il ajouté. “J’aime beaucoup entendre les conseils du Haut commissaire mais je rappelle qu’en France on est dans un Etat de droit et que la République à la fin elle est la plus forte”. Reste à savoir ce qu’il adviendra des, 162 enquêtes judiciaires ouvertes sur des “suspicions de violences policières”, selon le ministère de l’Intérieur. Lors d’un discours prononcé dans la matinée à Genève, le Haut commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a appelé la France à faire toute la lumière sur les cas de violences policières qui se seraient produites ces trois derniers mois. Certes il n’était sans doute pas très heureux de la part de l’ONU de placer la France au moment que des pays comme le Venezuela Haïti ; pour autant cela ne doit pas exonérer la France de revoir une politique de maintien de l’ordre qui précisément favorise le désordre et les violences.

Affaire Carlos Ghosn: l’attitude lamentable de la France

Affaire Carlos Ghosn: l’attitude lamentable de la France

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’attitude de la France s’est caractérisée par une grande lâcheté vis-à-vis de l’affaire Carlos Ghosn. Bien entendu,  n’était pas question de déclarer la guerre au Japon ni même de créer un incident diplomatique grave. (Ce qu’on a fait pour une affaire moins sérieuse avec l’Italie à propos des gilets jaunes). Il ne s’agit sans doute pas de dédouaner Carlos Ghosn qui comme de nombreux patrons à sans doute confondu un peu trop la caisse de ces entreprises est son propre portefeuille. Mais s’il fallait mettre en prison tous les grands patrons coupables de dérive financière ou fiscale, il faudrait alors construire des les établissements pénitentiaires supplémentaires ! Reste que Carlos Ghosn est un exceptionnel patron qui d’abord a su redresser Renault qui aurait pu disparaître du champ automobile. Il a su ensuite assurer aussi le redressement de Nissan. Enfin il a constitué le premier groupe industriel automobile mondial. Les conditions de son arrestation savamment médiatisée à son arrivée par avion, ensuite les conditions de détention sont inadmissibles au regard du droit international des pays développés. Or le Japon se veut un pays développé. Il est effectivement mais malheureusement entretient encore des archaïsmes populistes et ou nationaux inadmissibles quand on pense à son système judiciaire ou encore à son attitude vis-à-vis de la chasse à la baleine. Le Japon s’est caractérisé par la puissance de ces échanges internationaux. Ce pays doit donc se conformer aux règles de droit qui régisse les pays avec lesquels il commerce. Il y a sans doute des raisons au silence et à l’extrême discrétion de la France dans cette affaire. L’une d’entre elles tient sans doute aux relations exécrables entre macro et Carlos Ghosn. Mais se venger en abandonnant ainsi un grand patron montre à quel point macro peut-être minable à certains moments. On imagine qu’elle aurait été la réaction de la France si par exemple ce grand patron ou un autre avait été traité de la même manière au Venezuela, en Chine ou en Russie. On aurait alors sans doute crié, hurlé même pour cette atteinte aux droits de l’homme dans des pays de dictature. Dans cette affaire la France a offert le triste spectacle de sa lamentable diplomatie.  Le pire c’est que Carlos Ghosn qui n’a pas un tempérament à se coucher pourrait bien d’ici quelques temps une fois l’affaire réglée prendre la direction d’un groupe automobile concurrent de Renault et mettre en difficulté son ancienne entreprise.

Bureaucratie : La France des lois…pas des actes

Bureaucratie : La France des lois…pas des actes

 

Dans de nombreux domaines, la France se caractérise des déclarations d’intention et des lois peu efficientes. Nombre de lois sont d’ailleurs adoptées à l’occasion d’un événement conjoncturel. C’est-à-dire sous le coup de l’émotion et sans forcément s’attaquer à leurs dimensions structurelles. Certes les prises de position, les manifestations font parti intégrante des outils de la démocratie mais ces postures de protestation sont insuffisantes pour changer la donne si des actes concrets ne sont pas pris. Les responsables politiques objecteront que les lois sont nombreuses. Effectivement il y a plus de 10 000 lois en France et 100 000 décrets. Mais la plupart présentent un caractère opérationnel insuffisant voire même sont complètement ignorés (de l’ordre de 30 à 40 %). La grande insuffisance du pays réside dans l’absence d’évaluation des orientations et des dispositions législatives en particulier. Du coup, les dispositions réglementaires s’empilent sans grande cohérence. L’arsenal juridique est en  générale suffisant mais manque la volonté de mise en œuvre. Pour moderniser dans les champs économique, sociale, environnemental et plus généralement sociétal, il n’est nul besoin d’un arsenal juridique supplémentaire. Ce qui manque c’est la volonté et parfois les moyens mais pas toujours. Un seul exemple, la démocratie. En théorie des organes de consultation et d’évaluation existent mais ils sont rarement sollicités et lorsqu’ils le sont leur avis est le plus souvent ignoré. Mais dans cette monarchie républicaine, tout  passe par une loi. Or comme dans toute organisation humaine c’est davantage le style et l’efficacité du management qui définit la performance plutôt que les règlements. Pas étonnant la plupart de nos élites sont formatés par l’administration. Et même lorsqu’ils viennent du privé,  les élus très rapidement se convertissent à la religion administrative.

 

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