Archive pour le Tag 'France'

PIB-Pays riches : la France passe de la 12e à la 24e place

PIB-Pays riches : la France passe de la 12e à la 24e place

Qu’il s’agisse de la richesse globale (PIB) ou de la richesse rapportée par habitant, la France recule. En 1980, la France était la quatrième puissance économique par l’importance de son produit intérieur brut. Par habitant la richesse a considérablement diminué. Ce dernier indicateur est sans doute le plus inquiétant car aujourd’hui la Frans se situe au 24e rang de richesse par habitant. Un indicateur économique qui avec la balance commerciale témoigne à l’évidence de la perte de compétitivité et de productivité du pays.

 

D’après des sources du FMI , l’économie française était la quatrième au monde par la taille de son Produit intérieur brut dans les années 1980, et aujourd’hui les Français sont classés au 24ème ou 25ème rang mondial pour le PIB par habitant».,

 

Aujourd’hui nous sommes le septième, derrière les trois mêmes nations, plus la Chine, l’Inde et le Royaume-Uni qui sont venus s’intercaler entre le trio de tête et nous (la Chine est même la deuxième juste derrière les États-Unis). Les chiffres du FMI (Fonds monétaire international) en témoignent et ils font autorité. Par ailleurs, les Français figurent aujourd’hui au 24e rang pour ce qui est du PIB par habitant, ce qu’on peut assimiler à une sorte de pouvoir d’achat, alors qu’ils se trouvaient en 12e position en 1980, selon la même source.

 

Biélorussie : L’ambassadeur de France expulsé

Biélorussie : L’ambassadeur de France expulsé

 

À la demande des autorités biélorusses  l’ambassadeur de France a dû quitter le pays.  En  cause, les relations détestables entre l’union européenne et la Biélorussie suite à une élection présidentielle dans les résultats sont fortement contestées.

Des sanctions ont d’ailleurs été prises par l’union européenne à l’égard de la Biélorussie, l’allié très docile de Poutine qui perturbe la région.

Le dictateur biélorusse a été réélu pour la sixième fois mais a suscité de nombreuses manifestations qui elles-mêmes ont entraîné une forte répression condamnée par l’union européenne. L’Union européenne a adopté une série de sanctions à l’égard du régime biélorusse après la répression des opposants à M. Loukachenko.

Le pouvoir biélorusse a réussi à mettre un terme aux manifestations, emprisonné des centaines d’opposants et fermé des dizaines de médias et d’ONG. Les leaders de l’opposition ont tous été mis en prison ou contraints à l’exil.

Pays riches : la France passe de la 12e à la 24e place

 à la 24e place

Qu’il s’agisse de la richesse globale (PIB) ou de la richesse rapportée par habitant, la France recule. En 1980, la France était la quatrième puissance économique par l’importance de son produit intérieur brut. Par habitant la richesse a considérablement diminué. Ce dernier indicateur est sans doute le plus inquiétant car aujourd’hui la Frans se situe au 24e rang de richesse par habitant. Un indicateur économique qui avec la balance commerciale témoigne à l’évidence de la perte de compétitivité et de productivité du pays.

 

D’après des sources du FMI , l’économie française était la quatrième au monde par la taille de son Produit intérieur brut dans les années 1980, et aujourd’hui les Français sont classés au 24ème ou 25ème rang mondial pour le PIB par habitant».,

 

Aujourd’hui nous sommes le septième, derrière les trois mêmes nations, plus la Chine, l’Inde et le Royaume-Uni qui sont venus s’intercaler entre le trio de tête et nous (la Chine est même la deuxième juste derrière les États-Unis). Les chiffres du FMI (Fonds monétaire international) en témoignent et ils font autorité. Par ailleurs, les Français figurent aujourd’hui au 24e rang pour ce qui est du PIB par habitant, ce qu’on peut assimiler à une sorte de pouvoir d’achat, alors qu’ils se trouvaient en 12e position en 1980, selon la même source.

 

Covid France : 6099 nouveaux cas, légère hausse

Covid France : 6099 nouveaux cas, légère hausse

6470 malades sont toujours hospitalisés ce vendredi, dont 215 depuis la veille. Ils étaient 6523 jeudi. 1051 personnes sont traitées dans les services de soins critiques – 43 y ont été accueillies ces dernières 24 heures – contre 1075 la veille. 34 personnes sont également mortes du Covid dans les hôpitaux français ce vendredi, selon Santé publique France, portant le bilan à 90.352 morts à l’hôpital depuis le début de la pandémie.

6099 nouveaux cas ont également été détectés lors des dernières 24 heures, contre 5187 la veille et 4470 vendredi dernier. Sur le front des vaccinations, 51.024.842 personnes ont reçu au moins une injection (soit 75,7% de la population totale) et 49.482.553 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 73,4% de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France.

Temps de travail France : 1.522 heures, contre 1.583 heures dans la zone euro et 1.758 dans l’OCDE .

Temps de travail France : 1.522 heures, contre 1.583 heures dans la zone euro et 1.758 dans l’OCDE . 

 

L’OCDE calcule le nombre d’heures de travail du pays rapporté au nombre d’habitants tous âges confondus et pas seulement au nombre de ceux qui travaillent effectivement rappellent les Échos. Avec 628 heures par an et par Français, notre pays est tout en bas du tableau de l’OCDE. L’explication est évidente : les jeunes rentrent plus tard sur le marché du travail et les plus âgés en sortent plus tôt.

Les Français, quand ils sont au travail, sont globalement dans la moyenne, mais ils travaillent moins dans l’année et, surtout, moins au cours d’une vie (OCDE, juin 2019) . C’est un choix social et sociétal, qui a nécessairement des conséquences sur le niveau d’activité et de revenus. Pour le dire autrement, chaque actif ici fait vivre deux personnes, une qui ne travaille pas encore, et une qui ne travaille plus. Du coup, les actifs sont très productifs, mais ils en ont trop sur les épaules, du coup ils ne peuvent pas tout financer, donc on a des déficits.

Des évolutions à la baisse ou à la hausse de la durée du travail sont tout à fait normales : toute la question est de savoir si elles sont compensées au niveau salarial. 32 heures payées 35 heures auraient des effets sur la compétitivité horaire comme, il y a vingt ans, les 35 heures payées 39 heures n’ont pas été sans conséquences sur les comptes des entreprises et la modération salariale ensuite.

Covid-France : diminution encore avec 5187 nouveaux cas

Covid-France : diminution encore avec 5187 nouveaux cas

6523 malades sont toujours hospitalisés ce jeudi, dont 206 depuis la veille. Ils étaient 6601 mercredi. 1075 personnes sont traitées dans les services de soins critiques – 44 y ont été accueillies ces dernières 24 heures – contre 1091 la veille. 38 personnes sont également mortes du Covid dans les hôpitaux français ce jeudi, selon Santé publique France, portant le bilan à 117.211 morts depuis le début de la pandémie.

5187 nouveaux cas ont par ailleurs été détectés en 24 heures, contre 5578 la veille, et 4615 jeudi dernier. Sur le front des vaccinations, 50.981.173 personnes ont reçu au moins une injection (soit 75,6% de la population totale) et 49.417.037 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 73,3% de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France.

Covid France: 5578 cas, décrue

Covid France: 5578 cas, décrue

 6601 malades sont toujours hospitalisés ce mercredi, dont 219 depuis la veille. Ils étaient 6629 mardi. 1091 personnes sont traitées dans les services de soins critiques – 58 y ont été accueillies ces dernières 24 heures – contre 1111 la veille. 27 personnes sont également mortes du Covid dans les hôpitaux français ce mercredi, selon Santé publique France, portant le bilan à 90.280 morts à l’hôpital depuis le début de la pandémie.

5578 nouveaux cas de Covid-19 ont également été détectés ce mercredi, contre 5880 la veille et 4946 mercredi dernier. Sur le front des vaccinations, 50.947.545 personnes ont reçu au moins une injection (soit 75,6% de la population totale) et 49.367.087 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 73,2% de la population totale), depuis le début de la campagne vaccinale en France

France–Royaume-Uni: deux ennemis intimes

France–Royaume-Uni: deux ennemis intimes

 

 

L’Irlande a accusé lundi la Grande-Bretagne de vouloir « changer les règles du jeu » pour résoudre les difficultés commerciales en Irlande du Nord, en réaction au souhait exprimé par Londres que l’autorité de la Cour européenne de justice (CEJ) ne s’exerce pas sur le sujet. Le ministre britannique du Brexit, David Frost, a rendu publics samedi des extraits d’un discours qu’il doit prononcer ce mardi, dans lequel il estime que la CEJ a créé un « profond déséquilibre » dans la façon dont s’appliquent les protocoles nord-irlandais, qui visent à éviter le rétablissement d’une frontière physique entre les deux Irlande depuis la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. ( dans l’Opinion)

Robert Tombs est professeur d’histoire au St John’s College de l’université de Cambridge. Il est le co-auteur avec Isabelle Tombs de La France et le Royaume-Uni : Des ennemis intimes (Armand Colin, 2012).

Comment voyez-vous, aujourd’hui, les relations entre le Royaume-Uni et la France ?

Je suis partisan du Brexit et je ne vois pas les choses de la même façon que la plupart des médias en France. Je pense partager le sentiment d’une grande partie de l’opinion publique britannique. En Angleterre, nous considérons que la France a toujours poursuivi une ligne très dure vis-à-vis du Royaume-Uni depuis le Brexit pour le punir d’avoir eu la témérité de quitter l’Union européenne. Le protocole nord-irlandais a ainsi été interprété d’une façon extrêmement tendancieuse, ne respectant pas les termes mêmes du texte. Contrairement à ce qui est affirmé, ce dernier permet, en effet, des modifications dans des cadres très clairement expliqués. Le ton utilisé par les porte-parole français et nombre de personnalités politiques dans votre pays est souvent insultant, menaçant et provocateur. Je le regrette beaucoup comme francophile, mais nous voyons la France comme le chef de file de l’anglophobie en Europe. Tout cela n’est qu’une excuse pour faire pression sur la Grande-Bretagne.

Sur le protocole, la République d’Irlande est pourtant sur la même ligne…

Bien sûr ! Dublin cherche l’unification de l’Irlande en prenant des positions très fermes.

Parmi les dossiers chauds, Paris dénonce le manque de bonne volonté de Londres sur la pêche

L’accord sur la pêche a donné beaucoup d’avantages aux Européens, Français y compris. La plupart des permis demandés ont été attribués aux pêcheurs français. Ceux qui n’en ont pas eu n’ont pas pu prouver qu’ils avaient effectivement opéré légalement dans les eaux territoriales britanniques. La dispute se circonscrit entre la France et les îles anglo-normandes qui n’ont jamais fait partie de l’Union européenne et ne font pas partie du Royaume-Uni. Ce sont seulement des entités autonomes placées sous la couronne britannique.

« Boris Johnson a toujours été très prudent dans son expression quand votre Président l’a traité de menteur, de traître et de tricheur »

Sur le dossier migratoire, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur, déplore que le Royaume-Uni, qui s’était engagé fin juillet à payer à la France 62,7 millions d’euros en 2021-2022 pour financer le renforcement de ses forces de l’ordre sur les côtes, n’ait pas tenu « sa promesse »…

Je ne connais pas les termes de l’accord, mais le nombre de migrants quittant la France pour l’Angleterre ne cesse de grimper depuis quelques mois. On se demande donc exactement ce que font les Français pour justifier ce paiement, même si c’est difficile de contrôler tout un littoral. On se dit que les autorités françaises permettent d’embarquer illégalement vers nos côtes et qu’il est un peu « culotté » de demander d’être payés pour ne pas faire ce qu’elles avaient promis. Le ton utilisé par certains dirigeants français comme Clément Beaune, votre secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, et des députés et maires du Nord de la France est très violent pour des représentants d’un pays démocratique, qui est aussi un pays allié. Nombre de Britanniques estiment donc, aujourd’hui, que la France n’est pas notre amie et qu’elle recourra à tous les moyens pour rendre la vie difficile à leur gouvernement. Une certaine anglophobie a toujours été latente en France, tout comme une certaine francophobie est présente chez nous. Si on continue à chauffer la casserole, cela va bientôt bouillir et ranimer les hostilités des deux côtés de la Manche.

Ne pensez-vous pas que Boris Johnson en joue sur le plan politique intérieur ?

Il y a encore une minorité de Britanniques pro-européens — surtout à Londres et parmi une certaine élite politique — pour qui tout ce que fait notre Premier ministre est mauvais et tout ce que font Bruxelles et Paris est bien. Mais chez la plupart des gens qui ne sont pas très politisés Boris Johnson demeure assez populaire. On peut penser qu’il soigne sa popularité en alimentant le sentiment anti-français, tout comme Emmanuel Macron le ferait de son côté avec le sentiment anti-anglais, mais il a toujours été très prudent dans son expression quand votre Président l’a traité de menteur, de traître et de tricheur à l’occasion de l’annulation de la commande de sous-marins par l’Australie.

FRANCE 2030: un plan de plus mais sans planification !

FRANCE 2030: un plan de plus mais sans planification !

Les grands plans se suivent et se ressemblent. Des annonces toujours un peu confuses avec des moyens inadaptés qui se chevauchent mais sans véritable gestion planificatrice. Du coup, nombre de financements iront se perdre dans les sables des récupérateurs D’effets d’aubaine  .  On se souvient évidemment du rapport Juppé- Rocard il y a une dizaine d’années. En 2013 Arnaud Montebourg a lancé son grand plan industriel lui aussi.

 

 En 2021, c’est celui de  Macron. Certains extasient sur le caractère de nouveauté du plan 2030. On a déjà oublié le plan de 20 milliards d’euros sur cinq ans décidés récemment en septembre 2020 par Jean Castex pour favoriser l’innovation dans des secteurs prioritaires, générateurs de croissance.

Des plans qui s’ajoutent, se superposent, se contredisent aussi par exemple concernant l’objectif de croissance et l’objectif environnemental. Par exemple encore entre le développement des transports collectifs et le développement du transport individuel.

De toute manière, les enveloppes prévues sont toujours très insuffisantes et tout cela parvient seulement à saupoudrer un tas de secteurs sans dégager de véritables priorités.

En outre, il n’y a pas en France de véritables maîtres d’œuvre pour la gestion des plans. Normalement cette tâche devrait incomber au commissariat au plan. Une mission qui a été longtemps remplie mais ensuite discréditée par les libéraux qui voulaient s’en remettre au seul marché. Du coup, on ne sait plus très bien ce qu’est le plan d’autant que Bayrou n’a pas l’air de s’y intéresser vraiment.

Or le commissariat au plan serait indispensable pour gérer la mise en œuvre et procéder à une évaluation régulière. L’intérêt du plan est de réunir tous les acteurs par secteur d’activité et de définir avec eux les orientations communes pour le pays, l’articulation entre public et privé et la programmation .

 

Il est curieux que les libéraux retrouvent les vertus du plan après l’avoir démoli. Certes tout ne serait reposé en matière de technologie ou de croissance sur le seul plan. Les actions dans ces domaines stratégiques sont conduites évidemment par les entreprises, par les labos et par les institutions publiques. Bref, c’est l’articulation des efforts des différentes parties qui donnent sa puissance un plan sur quelques axes particulièrement stratégiques.

 

Un seul exemple celui du TGV. Avant 1980, le développement du TGV reposait essentiellement sur la mobilité entre les deux grandes villes que sont Paris et Lyon. Dans le cadre du neuvième plan en 1982, le concept de réseau TGV a été adopté avec d’une part la décision d’engager le TGV Atlantique, d’autre part avec  la prise en compte de l’effet d’irrigation de la grande vitesse sur des zones bien plus larges que les grandes villes de Paris ou de Lyon. Une technologie et un concept qui ont servi nos exportations ( parfois copiées) et l’aménagement du territoire.

Covid-France : toujours tendance à la décrue

Covid-France : toujours tendance à la décrue

L’épidémie poursuit sa décrue en France, où 6629 malades sont toujours hospitalisés ce mardi, dont 254 depuis la veille. Ils étaient 6729 lundi. 1111 personnes sont traitées dans les services de soins critiques – 68 y ont été accueillies ces dernières 24 heures – contre 1145 la veille. 53 personnes sont également mortes du Covid dans les hôpitaux français ce mardi, selon Santé publique France, portant le bilan à 90.286 morts à l’hôpital depuis le début de la pandémie. 5880 nouveaux cas de Covid-19 ont par ailleurs été détectés ce mardi, contre 1120 la veille et 5558 mardi dernier. Le taux de positivité des tests s’élève, lui, à 1%.

Croissance France : pas encore au niveau d’avant crise

Croissance  France : pas encore au niveau d’avant crise

 

Les experts et le gouvernement ont peut-être crié un peu trop vite que la crise était dépassée et que la croissance avait retrouvé son niveau d’avant l’épidémie. En réalité ,septembre et octobre  ne seront pas tout à fait à la hauteur des espérances. La crise des approvisionnements et le renchérissement des métaux et de l’énergie sont passés par la. L’industrie en particulier subit de plein fouet l’envolée considérable des coûts des matières premières ( exemple pris du bois qui a doublé en un an ,les prix du cuivre ont progressé de plus 60% sur un an au 10 août et les prix du lithium de 150%).

La Banque de France estime maintenant que l’activité devrait revenir, ce mois-ci, «entre 99,5% et 100% de son niveau d’avant-crise». En clair ce n’est pas avant la fin de l’année que la croissance retrouvera son étiage d’avant  Covid.

La croissance devrait par ailleurs s’établir à 2,3% au troisième trimestre, de quoi conforter les analystes dans leur prévision de croissance de 6,3% pour l’année 2021. Notons que cette croissance est surtout tirée par la consommation des ménages est mécaniquement par des importations qui plombent évidemment la balance commerciale.

 

Le taux d’utilisation des capacités dans l’industrie a légèrement reculé en septembre, plombé par des baisses notées dans plusieurs sous-secteurs, dont la métallurgie, les produits en caoutchouc et plastique et un important affaiblissement dans l’automobile. À l’inverse, d’autres secteurs ont progressé, dont l’industrie chimique et pharmaceutique. Dans les services marchands, une embellie «très marquée» est relevée dans plusieurs secteurs, et le secteur du bâtiment connaît, lui aussi, une période dynamique.

 

Ces tendances devraient se poursuivre en octobre, selon les chefs d’entreprise interrogés par l’institution : le bâtiment progressera, de même que les services, quand l’industrie sera «quasi stable ou en hausse dans l’ensemble des secteurs».

 

Des nuages s’amoncellent à l’horizon, notent toutefois les experts. En septembre, 56% des chefs d’entreprise dans l’industrie interrogés par la Banque de France rapportaient rencontrer des difficultés d’approvisionnement. Une proportion grimpant à 62% dans le bâtiment et jusqu’à 81% dans l’automobile. Ces difficultés de plus en plus courantes «s’accompagnent une nouvelle fois de hausses des prix des matières premières et des produits finis», souligne le rapport.

Une inflation temporaire…. qui va durer ! (Banque de France)

Une inflation temporaire…. qui va durer ! (Banque de France)

La Banque de France continue d’affirmer que la hausse des prix sera temporaire. Toutefois, elle nuance sa prévision en indiquant que le temporaire pourrait durer plus longtemps que prévu. De même l’ampleur de l’inflation pourrait dépasser aussi les prévisions. La banque centrale rappelle que la France serait moins touchée que les pays voisins. Fin septembre, l’Insee indiquait que les prix à la consommation avaient augmenté de 2,1 % sur un an dans l’Hexagone, selon ses données provisoires. On voit mal pourquoi la France serait moins touchée d’autant plus que pour l’essentiel les biens de consommation sont très largement importés. Il est vrai que l’indice des prix et la consommation n’intègre pas la modification de la structure de consommation des ménages. On a constaté en effet depuis la crise sanitaire que la nature et le volume des consommations s’étaient modifiés. Ainsi les dépenses contraintes prennent de plus en plus de place dans le budget.

Selon les économistes de la Banque de France, l’inflation devrait d redescendre, une fois dissipés les facteurs temporaires de hausse. L’an prochain, elle repasserait en deçà de 2 % avant de remonter à horizon 2023, soutenue par une « accélération graduelle du niveau général des prix et des salaires », liée à la bonne tenue du marché de l’emploi. Selon la Banque centrale, l’inflation IPCH se situerait à 1,3 % en 2023. La « grande erreur serait de surréagir à des variations temporaires », insiste François Villeroy de Galhau. Avec un risque si c’était le cas : « casser la forte reprise en cours ». En clair la Banque de France incite notamment à la modération inflationniste notamment salariale.

Covid France : la décrue se poursuit

Covid France : la décrue se poursuit

La décrue se poursuit; 6729 malades sont toujours hospitalisés ce lundi, dont 226 depuis la veille. Ils étaient 6737 dimanche. 1145 personnes sont traitées dans les services de soins critiques – 58 y ont été accueillies ces dernières 24 heures – contre 1132 la veille. 30 personnes sont également mortes du Covid dans les hôpitaux français ce lundi, selon Santé publique France, portant le bilan à 90.204 morts à l’hôpital depuis le début de la pandémie.

1120 nouveaux cas de Covid-19 ont par ailleurs été détectés, contre 3991 la veille et 1138 lundi dernier. Sur le front des vaccinations, 50.872.430 personnes ont reçu au moins une injection (soit 75,5% de la population totale) et 49.253.572 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 73,1% de la population totale).

France: les ravages de la désindustrialisation

France: les ravages de la désindustrialisation

Déjà auteur du remarquable « Archipel français », paru en 2019, où il décrivait la lente atomisation d’un pays à l’unité vacillante, le politologue Jérôme Fourquet signe donc, avec, cette fois, le journaliste et essayiste Jean-Laurent Cassely, « La France sous nos yeux », un instantané exceptionnel de lucidité et de clarté réalisé à l’aide d’une compilation inédite de statistiques, celles de l’Insee ou des grands organismes afférents, naturellement, mais aussi avec le secours d’une batterie de données qu’il a fallu chercher dans les tréfonds des multiples banques de data disponibles.

On en ressort avec le nombre de piscines construites sur le sol français, le nombre de visiteurs du zoo de Beauval, le profil des amateurs de Kebab ou celui des néoruraux de la Drôme – nouveau département hype du moment – sans oublier l’incroyable décryptage de la France périphérique, aussi appelée « France Plaza » par les auteurs, du nom du célèbre agent immobilier devenu star de la télé.

Que trouve-t-on au fil de ces indicateurs souvent originaux mais jamais loufoques mis bout à bout ? Une vision à la fois macro et micro de notre territoire, presque à hauteur d’homme et loin de la seule froideur et du funeste penchant des statisticiens pour la moyennisation.

Dire que les auteurs révèlent, à l’occasion, une grande tendance qui nous aurait échappé serait exagéré. Comme nous tous, ils constatent les ravages au long cours de la désindustrialisation, la transformation de notre pays en vaste zone de chalandise prise d’assaut d’abord par la grande distribution puis par les entrepôts du type de ceux d’Amazon, ou encore les bouleversements de la métropolisation conjugués à la lassitude urbaine qui, considérablement dopée par le télétravail de masse né du Covid-19, conduit aujourd’hui à un exode important des citadins vers les campagnes.

Ce qu’ils montrent, en revanche, c’est l’incroyable brutalité et rapidité avec lesquelles ces évolutions se sont produites, pour le meilleur et pour le pire. Pour le pire, voici l’exemple maintes fois raconté de l’Alcatel « sans usines », ce « fabless » devenu une folie française dans les années 2000, une folie dont s’empara le patron de l’époque Serge Tchuruk. Dans un tableau édifiant reproduit dans le livre, on se rend compte qu’entre 1995 et 2013 le groupe fermera ou cédera pas moins de 17 usines sur le territoire. Autant de plaies béantes ouvertes dans la plupart des zones concernées, autant de décisions qui, au nom d’une vision quasi suicidaire, précipiteront la chute du groupe.

Voici aussi la France d’Intermarché et consorts, lequel Intermarché se déploiera au rythme hallucinant de deux ouvertures par semaine entre 1980 et 1990, redessinant, comme tous ses rivaux distributeurs, les abords des villes, transformant les flux de transports, améliorant le pouvoir d’achat des classes modestes, modifiant radicalement les codes de l’alimentation.

La France d’Amazon

Voici enfin, en 2020, la France d’Amazon, symbole de la victoire absolue du secteur tertiaire mais dont les élus locaux sont loin de se plaindre, bien au contraire. Car cette France des entrepôts, qui offrent au regard leur rectangle grisâtre dans les campagnes, est à nouveau synonyme d’emplois, singulièrement dans des régions sinistrées par la disparition de l’industrie. Les chiffres, retrouvés par nos auteurs, sont édifiants : en quinze ans, l’emploi dans le secteur de l’entreposage et de la manutention aura augmenté de plus de 50 %.

Pour serrer au plus près l’impact de ces multiples ruptures sur l’attractivité de telle ou telle portion de notre territoire, Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely ont eu l’idée d’analyser le trafic généré sur Wikipédia par toutes les communes qui y sont répertoriées. Bilan, une transformation profonde des hiérarchies où la France triple A d’autrefois n’est plus forcément celle d’aujourd’hui. La perte d’influence du Lubéron au profit de Biarritz, l’incroyable réveil de Bordeaux, l’engouement pour La Rochelle ou Avignon contrastent avec cette France « gris foncé » allant de la Haute-Normandie à la Picardie en passant par la Franche-Comté ou le sud de l’Alsace.

La « démoyennisation »

La France d’aujourd’hui est celle de la « démoyennisation », affirment les auteurs. La polarisation est partout, y compris dans la même famille de consommation. Le burger peut-être premium comme il peut être « popu ». Le camping, mode de tourisme populaire par excellence, a désormais ses fans bobos. Et la France d’en haut a plus souvent qu’autrefois l’occasion de rencontrer celle d’en bas sur Leboncoin. Impossible, ici, de rendre compte en détail d’un livre foisonnant. En creux, ce sont évidemment les transformations sociales à l’oeuvre, pas toujours bien comprises, qui sont décortiquées. « L’écart entre le pays tel qu’il se présente désormais à nos yeux et les représentations que nous en avons est abyssal », écrivent les auteurs. C’est pourquoi ce livre est indispensable.

Par Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely. Editions du Seuil, 483 pages, 23 euros

Algérie : face aux difficultés internes le président ressort la rente mémorielle contre la France

Algérie : face aux difficultés internes le président ressort la rente mémorielle contre la France

Le président algérien n’a guère apprécié la réplique nette de Macron à propos de la situation économique et politique algérienne. Le président français a clairement accusé le système «politico-militaire» algérien d’entretenir une «rente mémorielle» en servant à son peuple une «histoire officielle» qui «ne s’appuie pas sur des vérités».

En réponse, Alger a rappelé son ambassadeur et hier le président algérien a déclaré que le retour de l’ambassadeur «est conditionné au respect de l’Algérie, le respect total de l’Etat algérien

«Les relations avec la France relèvent de la responsabilité du peuple et de l’histoire. L’histoire ne peut pas être falsifiée», a continué Abdelmadjid Tebboune, dans des propos jugés plutôt secs par les observateurs. «L’Etat est debout avec tous ses piliers, avec sa puissance, la puissance de son armée et son vaillant peuple.»

Il est clair que la vérité est différente car malheureusement l’Algérie n’a jamais su valoriser ses richesses notamment le pétrole. Des richesses appropriées par la technostructure politico-militaire. Le pays est dans une situation économique dramatique au regard de ses énormes potentiels. La situation démocratique est à peu près aussi grave.

Après avoir récupéré le mouvement de contestationHirak, le pouvoir a mis sous le boisseau les velléités de réforme en promettant de vagues évolutions institutionnelles. Pire des militants du Hirak sont emprisonnés.

Abdelmadjid Tebboune a rappelé qu’Alger ne réclame «pas de la repentance» mais une «reconnaissance» des crimes perpétrés en 130 ans de colonisation française. Il a dit avoir en 2017 «entendu le président Macron affirmer que ce qu’il s’est passé en Algérie est pire que la Shoah» et que des «crimes contre l’humanité» ont été commis. «Il avait raison. L’Algérie, c’est 5,630 millions» de victimes, a affirmé Abdelmadjid Tebboune, soulignant que «l’histoire ne fonctionne pas selon les caprices et selon les circonstances».

Un discours évidemment complètement outrancier qui témoigne sans doute de la conjoncture politique très fragile dans l’Algérie et de l’environnement électoral en France. Macron n’a même pas hésité à mettre en cause l’existence de l’État algérien avant la colonisation et a souligné la domination de la Turquie sur ce pays pendant près de trois siècles.

Société- Classement britannique des meilleurs restaurants du monde : la France seulement en 29e position !

Société- Classement britannique des meilleurs restaurants du monde : la France seulement en 29e position !

 

Le World’s 50 Best, classement britannique mais seulement en 29e position mondiale un restaurant français. Outre qu’on peut discuter sans doute des compétences britanniques en matière gastronomique, il y a dans ce classement  où figurent effectivement de bonnes tables une sorte de règlement de comptes dont sont friands les élite d’outre-Manche.

Aucune table située en France dans le haut du classement donc. De 5 en 2019, elles passent à 3 en 2021. Si le Mirazur entre dans les «Best of the Best» et Alain Ducasse au Plaza Athénée disparaît pour cause de fermeture, l’Arpège d’Alain Passard perd quinze places (23e), Septime de Bertrand Grébaut neuf (24e) et Yannick Alléno au Pavillon Ledoyen seize (41e).

Il y a une dizaine de jours, le World’s 50 Best avait annoncé son classement des positions 51 à 100, dans lequel figurent quatre restaurants hexagonaux: Épicure au Bristol par Éric Frechon (83e), Le Clarence de Christophe Pelé (84e), David Toutain (86e) et La Grenouillère d’Alexandre Gauthier à La Madelaine-sous-Montreuil (91e). Sept tables sur 100 au total, donc, c’est bien peu pour un pays qui s’affirme comme celui de la gastronomie !

Lancé en 2002 par le magazine britannique Restaurant, puis racheté par le groupe William Reed, le World’s 50 Best fait depuis longtemps l’objet de critiques, en raison de ses sponsors (San Pellegrino, notamment) mais surtout de l’opacité de son panel de 1040 votants (chefs, journalistes et «gastronomes globe-trotteurs»), audités depuis 2016 par le cabinet Deloitte.

 

Economie-«France 2030»: pourquoi encore le mythe des start-up ?

Economie-«France 2030»:  pourquoi encore le mythe des start-up ?

 

 

Le plan de redynamisation de l’économie française n’est déjà pas à la hauteur des enjeux. Un plan très vague  de 30 à 50 milliards d’euros sur_ à 10 ans. Autant dire pas grand-chose. En outre ,Emmanuel Macron toujours accro à la mode des start-up ne peut s’empêcher de sacrifier à la mode en indiquant qu’il compte sur elles pour le développement y compris la réindustrialisation.

 

Pourquoi encore cette allusion aux start-up qui certes existent mais sont le plus souvent centré sur des secteurs de la tech pouvant faire fortune en quelques années seulement. En général on considère que les start-ups créent autour de 30 000 emplois par an. Le problème est qu’il faudrait faire le solde des emplois créés et de ceux qui sont supprimés. En effet certaine start-up qui ont créé des plates-formes servent essentiellement à accélérer les importations de produits étrangers et détruisent les emplois dans l’Hexagone. D’autres évidemment sont utiles et nécessaires.

Pour l’ensemble de l’économie, la dynamique est bien différente. Le plus souvent, il faut des dizaines et des dizaines d’années pour conforter et trouver son secteur de marché. Ce sont toutes les nouvelles entreprises qu’il faut soutenir, ce sont toutes les actuelles entreprises qu’il faut aider à se développer et pas simplement s’en remettre au mythe des seules start-up.

De toute évidence Macron a encore beaucoup à apprendre de la réalité économique du pays. «La réindustrialisation française passera aussi, et peut-être surtout dans certains domaines, par les start-up», a déclaré Emmanuel Macron, qui s’exprimait au forum annuel Bpifrance Inno Génération (BIG), organisé à Paris. «Si on veut construire la France de 2030, on doit reconquérir de la part industrielle, on doit ré-innover dans et par l’industrie et donc décider de multiplier des financements de start-up industrielles.

Quel prix pour l’électricité en France

Quel prix pour l’électricité en France 

 

Marine Godelier s’interroge sur le rôle de la régulation en France dans un papier très intéressant de la Tribune (extrait)

 

Le mécanisme de l’ARENH pousse EDF à vendre sur les marchés de l’électricité à un prix très avantageux pour les fournisseurs alternatifs, afin de permettre aux concurrents de l’opérateur historique de proposer des offres compétitives. (Crédits : Reuters)

Alors que les tarifs réglementés de vente d’électricité en France devaient bondir de près de 12% début 2022, soit un surcoût annuel de 150 euros, la hausse sera finalement limitée à 4% l’an prochain. C’est ce qu’a promis le 30 septembre dernier le Premier ministre, Jean Castex, au journal télévisé de France 2. En l’état, cela passera vraisemblablement par une diminution provisoire des taxes sur l’électricité, de manière à alléger la facture des ménages.

Pourtant, en parallèle, une autre demande se renforce de la part d’associations de défense des consommateurs et de l’industrie : doubler la mesure d’un relèvement du plafond de l’ARENH (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), afin de bénéficier de plus d’énergie à bas coût, au moins le temps que la crise passe. Notamment pour les entreprises, puisque leurs minimaux de taxation sont fixés par la Commission européenne, et non par l’Etat. Mais la solution n’est « pas envisageable », avait mis au clair fin septembre la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, Bérangère Abba.

Qu’est-ce que l’ARENH, et pourquoi le gouvernement refuse-t-il, pour l’heure, d’y toucher ? Cet acronyme peu connu du grand public se trouve en fait au coeur du fonctionnement du marché de l’électricité en France, et de la manière dont son prix est déterminé. Concrètement, il permet depuis 2011 aux fournisseurs « alternatifs » (c’est-à-dire autres qu’EDF), qui ne peuvent posséder aucune centrale nucléaire, de proposer à leurs clients des prix compétitifs en achetant de l’électricité auprès d’EDF à prix coûtant (sans bénéfice pour ce dernier), plutôt qu’à celui, fluctuant, du marché. Ce tarif étant fixé par les pouvoirs publics à 42 euros le mégawatt heure (MWh), l’ARENH représente logiquement un avantage considérable pour ces opérateurs au moment où les cours s’envolent à plus de 110 euros le MWh.

A l’origine, le rôle de l’ARENH est de permettre une libéralisation du marché de l’électricité, autrefois à la main d’EDF. Et pour cause, ce dernier bénéficiant d’une électricité compétitive liée à l’exploitation historique de son parc nucléaire, aux coûts désormais amortis, il disposait d’un avantage considérable sur ses concurrents potentiels.

« Le but était donc qu’EDF perde des parts de marché, et que les autres en gagnent », explique Jacques Percebois, économiste et directeur Centre de recherche en économie et droit de l’énergie (CREDEN).

Le mécanisme était bien sûr encadré : la production nucléaire s’élevant à environ 400 TwH par an à l’époque, « il a été décidé que les fournisseurs alternatifs pourraient accéder à prix coûtant à 25% de celle-ci », développe Jacques Percebois. Le plafond de l’ARENH a ainsi été fixé à 100 TwH d’électricité à prix régulé pour tous les concurrents d’EDF, au tarif de 42 euros le MWh. De quoi leur permettre de jouer à armes égales avec l’opérateur historique, et de maintenir une concurrence, que certains qualifient d’artificielle.

Seulement voilà : depuis 2011, cette concurrence a explosé, jusqu’à atteindre près de 80 fournisseurs alternatifs aujourd’hui en France. Mathématiquement, le plafond de 100 TwH restant inchangé, chacun d’entre eux bénéficie de moins d’ARENH qu’auparavant. Si leurs demandes excèdent ce volume global, et c’était le cas ces dernières années, le trop perçu fait l’objet d’un écrêtement, se répercutant sur la facture des consommateurs. « Ils demandent donc que le plafond soit revalorisé à 150 TWh », précise Jacques Percebois.

Mais EDF, aux profits déjà bridés par l’ARENH, serait forcément perdant. « On parle de plusieurs centaines de millions d’euros », précise Nicolas Golberg, senior manager Energie à Colombus Consulting.

« Si le plafond augmente à 150 TWh, le tarif de 42 euros augmentera forcément en même temps, pour compenser ces pertes », ajoute Jacques Percebois.

Surtout que le coût du nucléaire a augmenté, ne serait-ce qu’à cause de l’inflation - les prix ayant grimpé de 15% environ depuis 2010. « Par conséquent, l’ARENH devrait au moins être aux alentours de 48 euros le MWh », fait valoir Jacques Percebois. De quoi pousser EDF à vouloir « remplacer » ce dispositif « asymétrique » qui l’ « impacte structurellement », glisse-t-on chez l’opérateur historique. Une position assumée par le président d’EDF, Jean-Bernard Levy, qui fustige régulièrement le mécanisme, le qualifiant de « poison » pour la rentabilité du groupe.

D’autant que certains fournisseurs alternatifs « profitent » de ce système, en ne demandant une part d’ARENH que lorsque les prix sur le marché de gros augmentent, et dépassent le tarif réglementé de 42 euros / MWh. « En 2016, plus personne ne voulait acheter d’ARENH, car le prix du marché est ponctuellement descendu à 38 euros le MWh », précise Jacques Percebois. « Le fait qu’ils n’aient pas l’obligation d’acheter des parts d’AREHN quand les prix sont en-dessous du tarif réglementé fait que nous sommes toujours perdants », dénonce-t-on chez EDF.

« C’est un jeu qui se fait toujours au détriment d’EDF et en faveur des alternatifs », abonde Emmanuel Autier, manager associé Energie chez BearingPoint.

« Dans l’idéal, il faudrait un système sélectif, qui ne profite qu’à ceux qui en ont vraiment besoin, plutôt que ceux qui ont une attitude spéculative et joue sur le marché de court terme », répond Nicolas de Warren, président de l’UNIDEN (Union des industries utilisatrices d’énergie), une association chargée de défendre les intérêts des entreprises énergivores, qui demande un relèvement du plafond à 150 TWh.

Reste qu’EDF « refait aujourd’hui un peu ses marges » du fait de l’explosion des cours, car l’électricité qu’il vend sur le marché de gros, en dehors de l’ARENH, vaut bien plus cher que ce qu’elle a coûté sur le marché européen interconnecté de l’énergie. Un phénomène qui pousse par exemple l’UFC-Que Choisir à demander à « faire primer le pouvoir d’achat des consommateurs sur les intérêts mercantiles d’EDF ».

 

Marine Godelier

Sommet Afrique-France: du nouveau !

Sommet Afrique-France: du nouveau !

 Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’égalité des chances tente de rassurer dans une tribune sur l’avenir des relations entre l’Afrique et la France.On peut douter d’un nouvel élan compte tenu de l’indigence et de l’inefficacité des politiques de codéveloppement ou progressivement la Chine et d’autres nous remplacent.

 

 

Une page nouvelle. Ce vendredi se tient à Montpellier le Sommet Afrique-France. Un Sommet d’un genre inédit, qui ne ressemblera à aucun de ceux qui l’ont précédé puisque le président de la République a souhaité en faire un moment d’écoute et de dialogue avec la jeunesse africaine ainsi que la jeunesse et la société civile de nos diasporas en France. En ligne de mire : l’écriture d’une nouvelle page des relations entre le continent africain et la France.

L’Afrique et la France sont étroitement liées par une histoire entrelacée, avec ses pages sombres et ses heures glorieuses. En marge de la grande Histoire, il y a surtout ces petites histoires, de femmes et d’hommes qui ont un jour franchi la Méditerranée, qui sont passés d’une rive à l’autre. Des voyages jamais anodins. Ces petites histoires individuelles participent à l’édification de notre Histoire collective. Beaucoup d’entre nous portons ces petites histoires. Beaucoup d’entre nous, sommes partis un jour, sans certitude de ce que nous trouverions mais toujours avec l’espoir de jours meilleurs.

Résultat : la France et l’Afrique sont pluriels et s’enrichissent de ceux qui s’y installent ou qui s’y réinstallent, qui y voyagent ou qui y investissent.

Parce que l’Afrique et la France ont un passé commun – aussi douloureuses qu’en soient certaines pages, notre lien est unique et nos avenirs respectifs ne peuvent se délier l’un de l’autre. Nous avons un destin commun. C’est ce destin commun qui sera débattu, dessiné ce vendredi à Montpellier. Car l’avenir de la France ne s’écrit pas uniquement à l’intérieur des frontières tricolores ; tout comme celui de l’Afrique ne se joue pas seulement sur le continent.

Alors que le monde traverse une époque troublée, il nous offre aussi l’opportunité d’une rupture avec le passé pour inventer un monde nouveau. Et qui mieux que la jeunesse pour en poser les fondations ?

Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, en s’adressant déjà à la jeunesse, le président de la République a présenté sa vision et sa feuille de route pour renouveler la relation entre la France et l’Afrique.

De Ouagadougou à Montpellier, beaucoup a été accompli. Les marqueurs posés en 2017 ont trouvé des traductions concrètes depuis lors. Dans le soutien à l’entrepreneuriat africain via notamment les programmes Choose Africa, Digital Africa et Meet Africa portés par l’Agence française de Développement, Expertise France et Bpifrance, ainsi que dans des dispositifs visant à encourager l’entrepreneuriat des femmes africaines tels que l’initiative AFAWA renforcée par Jean-Yves Le Drian lors du Forum Génération Égalité.

Une ambition qui s’est traduite aussi dans le domaine culturel, à travers la saison Africa 2020 pour reconnecter nos imaginaires ainsi qu’à travers l’engagement de la France de restituer le patrimoine africain. Un engagement fort, concrétisé dès 2019 avec le Bénin et le Sénégal, et que nous poursuivrons.

L’accès à une meilleure éducation et l’investissement dans la jeunesse constituent également une priorité. Scolarisation des filles, meilleure formation des maîtres, facilitation des mobilités croisées d’étudiants, en augmentant le nombre de doubles diplômes entre universités françaises et africaines, hausse substantielle de la contribution de la France au Partenariat mondial pour l’éducation, autant d’engagements concrétisés depuis 2017. Les diasporas sont au cœur de cette reconnexion. En tant que traits d’union entre les deux rives de la Méditerranée, les diasporas – dotées d’une double culture, souvent jeunes, porteuses de projets innovants – y jouent un rôle essentiel au quotidien et tissent un fil qui nous relie les uns aux autres. Un fil qu’il nous appartient de consolider. C’est aussi l’objet du Nouveau Sommet Afrique-France de Montpellier et c’est également la mission qu’a confiée le Président de la République au Conseil présidentiel pour l’Afrique ainsi qu’à Achille Mbembe qui, durant huit mois, a interrogé les jeunesses de douze pays d’Afrique.

Cette refondation de la relation entre l’Afrique et la France passe par l’écoute, par le dialogue et par des actes. Qui mieux que les diasporas incarnent cette relation si particulière entre l’Afrique et la France ? Comme l’écrivit l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ : « Si tu penses comme moi, tu es mon frère. Si tu ne penses pas comme moi, tu es deux fois mon frère, car tu m’ouvres un autre monde ».

Elisabeth Moreno, ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’égalité des chances​.

«France 2030»: pourquoi encore le mythe des start-up ?

«France 2030»:  pourquoi encore le mythe des start-up ?

 

 

Le plan de redynamisation de l’économie française n’est déjà pas à la hauteur des enjeux. Un plan très vague  de 30 à 50 milliards d’euros sur_ à 10 ans. Autant dire pas grand-chose. En outre ,Emmanuel Macron toujours accro à la mode des start-up ne peut s’empêcher de sacrifier à la mode en indiquant qu’il compte sur elles pour le développement y compris la réindustrialisation.

 

Pourquoi encore cette allusion aux start-up qui certes existent mais sont le plus souvent centré sur des secteurs de la tech pouvant faire fortune en quelques années seulement. En général on considère que les start-ups créent autour de 30 000 emplois par an. Le problème est qu’il faudrait faire le solde des emplois créés et de ceux qui sont supprimés. En effet certaine start-up qui ont créé des plates-formes servent essentiellement à accélérer les importations de produits étrangers et détruisent les emplois dans l’Hexagone. D’autres évidemment sont utiles et nécessaires.

Pour l’ensemble de l’économie, la dynamique est bien différente. Le plus souvent, il faut des dizaines et des dizaines d’années pour conforter et trouver son secteur de marché. Ce sont toutes les nouvelles entreprises qu’il faut soutenir, ce sont toutes les actuelles entreprises qu’il faut aider à se développer et pas simplement s’en remettre au mythe des seules start-up.

De toute évidence Macron a encore beaucoup à apprendre de la réalité économique du pays. «La réindustrialisation française passera aussi, et peut-être surtout dans certains domaines, par les start-up», a déclaré Emmanuel Macron, qui s’exprimait au forum annuel Bpifrance Inno Génération (BIG), organisé à Paris. «Si on veut construire la France de 2030, on doit reconquérir de la part industrielle, on doit ré-innover dans et par l’industrie et donc décider de multiplier des financements de start-up industrielles.

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