Archive pour le Tag 'France'

« Affaire Ghosn : la France ne doit plus se taire »

« Affaire Ghosn : la France ne doit plus se taire »

 

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Même si le patron de Renault est présumé responsable de certaines combines financières et fiscales, il ne saurait être traité en dépit de tout respect des règles de droit. Ce que dénonce deux avocats, Olivier Maudret et François Honnorat. La vérité c’est que cette affaire ne relève pas du droit commun mais constituent des enjeux économiques et politiques. Le Japon voulant récupérer son autorité sur Nissan alors que le capital est maîtrisé par Renault. Preuve de la dimension politique de cette affaire l’entreprise Nissan refuse de réunir l’assemblée générale qui, seule, peut désigner les membres du conseil d’administration de Nissan !

« Alors que des voix commencent à s’élever dans le monde pour dénoncer le caractère archaïque du système judiciaire japonais, la France ne peut se taire durablement sur la situation de Carlos Ghosn et se limiter, comme elle le fait, à rappeler que la présomption d’innocence s’oppose, pour l’heure, à une révision de la gouvernance de Renault. [...] Carlos Ghosn est détenu sans avoir été jugé depuis bientôt deux mois depuis son arrestation, le 19 novembre 2018, sous le régime de la garde à vue puis de la détention provisoire, puis à nouveau de la garde à vue au travers de quatre ‘arrestations’ successives.

[...] Chacun voit et comprend que, dans un tel contexte, la situation faite à Carlos Ghosn par les autorités japonaises ne débouchera pas sur un procès juste et équitable. Il va de soi que Carlos Ghosn ne doit pas faire l’objet de ‘faveurs’ mais la France se doit de rappeler qu’aucune personne, quelle qu’elle soit, ne devrait faire l’objet d’un traitement semblable. La comparution publique de Carlos Ghosn le 8 janvier 2019 n’a pas eu lieu dans des conditions respectueuses de la dignité. Les personnes présentes à cette audience ont témoigné du fait qu’il y avait été conduit entravé et tenu en ‘laisse’ par ses gardiens. Cette image traduit la fictivité de sa présomption d’innocence. »

Démocraties, la France au 29e rang

Démocraties, la France au 29e rang

D’après le  classement annuel des démocraties établi par The Economist Intelligence Unit la France maintient, elle, sa 29e place au classement des démocraties avec un score de 7,80 points. Comme les autres pays d’Europe de l’Ouest classés comme « démocraties imparfaites », l’Hexagone échoue à passer dans la catégorie des « pleines démocraties », notent les experts de The Economist Intelligence Unit. Le premier du classement reste la Norvège, suivie de l’Islande, de la Suède, de la Nouvelle-Zélande et du Danemark. Les trois derniers sont la République démocratique du Congo (165e), la Syrie (166e) et la Corée du Nord (167e).

Climat en France : ça chauffe toujours plus

Climat  en France : ça chauffe toujours plus

Progressivement mais sûrement, les températures augmentent en France comme les émissions polluantes (même si on ne peut faire de liens direct de cause à effet compte tenu de la dimension mondiale du problème) ;  En 2018, avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal en France. .  La moyenne nationale du dernier mois de l’année, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. La moyenne annuelle, de 13,49 °C, dépasse le record de 2014, de 13,46 °C. Mais la douceur a encore dominé en décembre dans l’Hexagone, selon Météo-France. Pendant les premiers dix jours du dernier mois de l’année, les températures ont notamment été particulièrement élevées, dépassant de près de 5°C les normales de saison. Après le rafraîchissement sensible qui a eu lieu du 11 au 17, marquant un retour aux normales saisonnières, le thermomètre a encore dépassé un peu les moyennes de saison, malgré le coup de froid enregistré entre le 25 et le 29 décembre.

Globalement, la moyenne nationale, de 7,4°C, a dépassé la normale de 1,5°C. « L’excédent est assez uniforme sur l’ensemble du pays », précise Météo-France. Décembre 2018 est ainsi le septième mois de décembre le plus doux depuis 1946. Le record de ce mois avait été atteint en 2015, avec une moyenne de 9,6°C (+3,1 °C d’écart de la norme). Décembre vient ainsi clôturer une année « exceptionnellement chaude ». Tous les mois, sauf février et mars, ont en effet dépassé les moyennes nationales. Avec 8,2 °C de moyenne (+3,1 °C d’écart de la norme), janvier a été le mois le plus anormal. 2018 établit ainsi un nouveau record de chaleur en moyenne nationale (13,49 °C). Un peu en-dessus du record de chaleur de 2014 (13,46 °C), et bien loin du record de froid de 1956, seule année sous le seuil des 10 °C, avec une moyenne annuelle de 9,9 °C: . orages ».

France : secteur manufacturier dans le rouge

France : secteur manufacturier dans le rouge

 

Déjà en phase de ralentissement depuis le mois de septembre, l’indice PMI du secteur manufacturier est passé le mois dernier en deçà du seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. Il s’est établi à 49,7, conformément à la première estimation « flash » publiée mi-décembre. En recul de plus d’un point par rapport à sa valeur de 50,8 en novembre,  il touche son plus bas niveau depuis septembre 2016.  »Les entreprises interrogées attribuent notamment cette tendance à la faiblesse actuelle du secteur automobile ainsi qu’aux perturbations liées aux manifestations des ‘Gilets jaunes’ », souligne Eliott Kerr, économiste d’IHS Markit, cité dans un communiqué. Ce recul de l’activité dans le secteur manufacturier a principalement été alimenté par la baisse de la production, qui a enregistré le mois dernier son repli le plus marqué depuis avril 2015, soit sa deuxième diminution en trois mois. Parallèlement, le volume global des nouvelles commandes a fortement reculé en décembre pour le troisième mois consécutif. Les nouvelles commandes à l’export ont suivi une tendance comparable, enregistrant une quatrième baisse mensuelle consécutive et affichant en décembre leur recul le plus marqué depuis avril 2016. Dans ce contexte de recul de l’activité et de ralentissement de la demande, les fabricants français ont réduit leurs effectifs en décembre pour le deuxième mois de suite. Le niveau de confiance des industriels sur leurs perspectives d’activité à douze mois est tombé le mois dernier à un plus bas depuis avril 2016, sur fond d’inquiétudes sur « une faiblesse prolongée de la demande, notamment dans le secteur de l’automobile », note IHS Markit.

Déficit public de la France : reproches de l’Allemagne

Déficit public de la France : reproches de l’Allemagne

 

Récemment la banque centrale allemande avait fortement critiqué les mesures prises par Macron dans le cadre de l’action des gilets jaunes. C’était une manière de s’immiscer directement dans la gestion économique de la France. Ce que ne s’autorise jamais la Banque de France. On se souvient que Moscovici, le commissaire européen à l’économie, s’était montré relativement bienveillant par rapport au dérapage budgtaire  français. Mais d’une certaine manière un autre commissaire,  le commissaire européen au Budget, l’Allemand Günther et considère que le dérapage ne sera pas toléré après 2019.  L’Union européenne va accepter que le déficit de la France soit supérieur à la limite de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, tant qu’il s’agit d’une entorse temporaire, a annoncé jeudi le commissaire européen au Budget, l’Allemand Günther Oettinger. Du point de vue de l’orthodoxie budgétaire le commissaire allemand n’a sans doute pas tort. Il devrait toutefois se méfier de sa critique sur la perte de crédibilité de macron. En effet Merkel est sans doute dans une position politique encore plus précaire que celle du chef de l’État français précisément en raisons de ses positions européennes Le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré mi-décembre que le déficit public de la France devrait s’établir à environ 3,2% du PIB l’an prochain, sous l’effet des mesures annoncées pour les “Gilets jaunes”, contrairement au 2,8% initialement prévu. “Dans ces conditions, nous allons faire une exception en tolérant un déficit supérieur à 3%. Cependant, cela ne doit pas se poursuivre après 2019”, dit-il dans une interview au groupe de presse Funke.

Selon lui, Emmanuel Macron a “perdu en autorité” en dévoilant un projet de budget qui excède la limite de 3% prévue par les traités européens. “Mais il reste un fervent défenseur de l’Union européenne”.

L’écroulement de la croissance en France

 

 

Les derniers résultats de la consommation des ménages sont catastrophiques et signifie un écroulement de la croissance pour la fin de l’année  2018 et l’année 2019. En effet,  la consommation des ménages en France (2/3 du PIB)  s’est repliée de 0,3% en novembre, sous l’effet d’une baisse de l’alimentaire (-0,5%) et des biens fabriqués (-0,6%), tandis que la progression de la consommation d’énergie a ralenti à 0,7%, a annoncé vendredi l’Insee.  La consommation des biens durables s’est repliée « nettement » de 1,1%, tirée vers le bas par les matériels de transport, tandis que les dépenses d’habillement ont très légèrement diminué (-0,1%). Les instituts économiques de l’État ont mis du temps pour s’apercevoir du net tassement économique de la France en 2018. Ce n’est qu’il y a quelques jours que la Banque de France a enfin convenu que l’objectif de 1,7 % d’augmentation du PIB en 2018 était illusoire. De même que les objectifs de 2019. La perspective de 2018 est ramenée à 1,5 %., celle de 2019 à 1.3%.  Pari perdu donc pour Macron concernant la croissance. Les experts attendaient en début d’année autour de 2,3 % pour la croissance du PIB. Le gouvernement avait retenu 2 % puis a revu à la baisse ses prévisions avec une perspective de 1,7 %. En réalité,  on parviendra péniblement à un niveau de croissance de 1,5 %. Un niveau qui fait redémarrer la hausse du chômage et menace les équilibres financiers déjà fragiles. La croissance accélère en effet moins que prévu au 3e trimestre. Le produit intérieur brut de la période a augmenté de 0,4%, un rythme deux fois plus élevé que celui de 0,2% enregistré au premier comme au deuxième trimestre, qui constituait un point bas depuis l’été 2016. la croissance a été un peu plus soutenue au troisième trimestre par la demande intérieure, avec une consommation des ménages qui s’est redressée de 0,5% – après une rare baisse de 0,1% au 2e trimestre – et un investissement des entreprises qui continue de croître de plus de 4% en glissement annuel. L’investissement des ménages, pour l’essentiel les achats de logements neufs, recule de 0,2% sur le trimestre et stagne depuis le début de l’année après son bond de 5,6% en 2017 ; C’est un atterrissage brutal. Ce tassement de la croissance ne peut s’expliquer à lui seul par un environnement international plus morose. En effet la France fait moins bien que la moyenne de l’union européenne. La vérité c’est que Macron s’est trompé de stratégie en assommant la consommation des ménages par une hausse de fiscalité alors que parallèlement il accordait aux  plus nantis et aux entreprises des cadeaux fiscaux sans la moindre contrainte. Résultat quand la croissance se tasse, l’emploi aussi. Selon les dernières données de l’Insee publiées ce mardi 11 décembre, les créations d’emplois s’élèvent seulement à 15.000 sur les trois derniers mois contre 15.900 au trimestre précédent. Une progression insignifiante qui n’est pas de nature à absorber l’évolution démographique. Entre juillet et septembre, l’emploi salarié a augmenté de 15.300 dans ce secteur, soit 0,1% contre 0,2% le trimestre précédent. « Sur un an, ce secteur porte l’essentiel des créations nettes d’emplois salariés : +158.300, soit +1,3%. »L’autre phénomène préoccupant est le recul de l’emploi intérimaire. Or cet emploi constitue or cet emploi constitue un indicateur avancé de la conjoncture D’après des chiffres du service de statistiques du ministère du Travail (Dares), l’emploi temporaire a baissé de 1,2% contre -0,6% au trimestre précédent. Du côté de l’industrie, les créations d’emplois stagnent, voire reculent légèrement dans l’industrie manufacturière (-0,1).  Le secteur de la construction continue de créer des emplois. Les effectifs ont progressé de 0,4% (5.500 postes) comme au trimestre précédent.  »Sur un an, ils augmentent de 2,1%, soit + 29.000 postes. ».

 

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

Taxe GAFA de la France dès le 1er janvier 2019

«La taxe s’appliquera en tout état de cause au 1er janvier 2019 et elle portera donc sur l’ensemble de l’année 2019 pour un montant que nous évaluons à 500 millions d’euros», a affirmé Bruno Le Maire, lors d’une conférence de presse à Paris.  Les grands du numérique réalisent de l’ordre  15 milliards de chutes d’affaires en France mais ne paie qu’un impôt dérisoire de l’ordre de 50 millions et encore pas tous. D’où la proposition de la France d’imposer de manière forfaitaire le chiffre d’affaires  sur la base de 3 %. Du coup,  on ferait passer l’impôt de 50 millions à 500 millions soit 10 fois plus. Une proposition française mollement soutenue par l’union européenne et en particulier par l’Allemagne qui craint des mesures de rétorsion sur l’industrie automobile. Du coup, la France envisagerait de décider seule d’une taxation. La plupart des grands du numérique échappent à l’impôt parce que leur chiffre d’affaires est supposé réalisé à partir de pays à la fiscalité insignifiante. Certains Gafa qui font du business en France n’ont même pas de filiale française. Il y a là évidemment une distorsion de concurrence avec les entreprises françaises cela d’autant plus que ces plates-formes favorisent le développement de produits étrangers ou mettent en tutelle les producteurs français.la mesure envisagée par la France  «Pourrait être introduite dans la loi Pacte», approuvée en première lecture à l’Assemblée nationale et qui devrait être soumise au Sénat en début d’année prochaine. Le ministre a toutefois précisé que cette taxe sur les géants du numérique, qui paient en moyenne 9 % d’impôt en Europe, là où les entreprises traditionnelles paient 23 %, ne se limitera pas au chiffre d’affaires prévu dans la directive européenne. Celle-ci s’étendra également «aux revenus publicitaires, aux plateformes et à la revente de données personnelles».

« Gilets jaunes » : 125.000 ou 124 999 manifestants en France ?

« Gilets jaunes » : 125.000 ou 124 999 manifestants en France ?

 

Jusque-là le ministre de l’intérieur comptait des manifestants jusqu’à l’unité. Il semble bien qu’il ait abandonné cette méthode statistique pour compter les participants à la manifestation de ce samedi en France. D’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, 125.000 manifestants. Un chiffre évidemment approximatif et sous-évalué comme d’habitude. Par contre on peut peut-être faire crédit au nombre d’interpellations. Les forces de l’ordre ont procédé à 1.385 interpellations, pourquoi ce chiffre de 125 000 participants ? Tout simplement parce que le chiffre de la semaine dernière était de 136 000. Il était donc absolument nécessaire de montrer que la mobilisation avait fléchi. Le procédé de sous-estimation n’est pas nouveau, il a toujours existé. Quand la CGT compte 50 000 manifestants, le ministre de l’intérieur lui n’en dénombre que 5000 ou 10 000. Mais avec Castaner,  on atteint le pompon statistique. Ainsi jeudi dernier Castaner avait constaté à 11h30 seulement 1371 manifestants ajoutant évidemment que la mobilisation ne cessait de se diminuer. Castaner  est évidemment le champion du poker menteur, lui qui commença sa vie comme joueur professionnel dans le milieu du grand banditisme.

Fiscalité : La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

Fiscalité : La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

La France est non seulement championne d’Europe de la fiscalité mais aussi championne du monde. «L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche dernier en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint en 2017 son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Au plan européen, selon Eurostat qui n’applique pas la même méthodologie que la  France,  les recettes fiscales (impôts, taxes et cotisations) attient m^me  48,4 % du PIB dans l’Hexagone, contre 47,3 % en Belgique et 46,5 % au Danemark, les deux autres pays sur le podium. Première du classement depuis 2015, la France a vu le poids des prélèvements obligatoires augmenter de 0,7 point en 2017. Elle distance ainsi un peu plus encore la Belgique et s’affiche au cinquième rang des pays qui ont le plus alourdi la fiscalité l’année dernière, derrière Chypre, le Luxembourg, la Slovaquie et Malte. Autant de pays qui bénéficient, malgré cette hausse, d’une fiscalité très légère.

Mouvement des gilets jaunes » : « des conséquences catastrophiques » ? (CCI France)

 «Mouvement des  gilets jaunes » : « des conséquences catastrophiques » ?  (CCI France)

 

 

Le président de CCI France, Pierre Goguet, alerte sur les conséquences à long terme du mouvement des gilets jaunes sur l’économie tricolore. Il a sans doute raison d’autant que le moral des entreprises et des ménages s’écroule.  Tout cependant est loin de venir du blocage des gilets jaunes. La principale raison, outre la dégradation de l’environnement international, tient dans l’échec de la politique économique qui a tué notamment la croissance avant même le début du mouvement des gilets jaunes. (Interview dans le journal la Tribune)

 

Quelles sont vos principales inquiétudes sur le plan économique ?

PIERRE GOGUET - Actuellement, nous sommes dans une période cruciale pour le commerce où l’activité économique est importante. A l’approche de Noël, les commerçants ont commencé à faire des stocks pour pouvoir vendre. Mais s’ils ne peuvent plus vendre comme les années précédentes, ils pourraient être confrontés à des problèmes de trésorerie rapidement. Ces difficultés concernent toutes les tailles d’entreprise. Ces confrontations médiatisées peuvent également jouer sur l’attractivité du commerce. Il y a aussi des conséquences dans les services, l’industrie ou les chaînes de logistique.

Quels pourraient être les secteurs les plus pénalisés selon vous ?

Depuis la diffusion des images des affrontements sur les Champs-Elysées durant le week-end dernier, l’économie française pourrait connaître de vraies difficultés sur le tourisme. De nombreuses familles étrangères pourraient annuler leurs voyages et leurs chambres d’hôtel au moment des fêtes de Noël. Tout le commerce en lien avec l’activité saisonnière des fêtes de fin d’année pourrait être pénalisé. Il y a beaucoup de commerçants qui font la moitié de leur chiffre d’affaires sur cette période. Les conséquences pourraient être catastrophiques si elles étaient amenées à durer.

Avez-vous eu des remontées précises de la part de votre réseau de chambres implantées dans les régions ?

Notre réseau consulaire nous permet d’avoir des enquêtes flash sur l’ensemble du territoire avec des retours quasi-permanents. Notre rôle est d’écouter et d’apaiser nos entrepreneurs et nos commerçants, même si c’est difficile en ce moment, et on a des cellules spécifiques dans les chambres implantées en région qui sont mobilisées. Grâce à ce réseau, on a enregistré des chutes d’activité très précises dans des hypermarchés ou dans des zones commerciales.

Un magasin Décathlon à Nantes a perdu par exemple 200.000 euros de chiffre d’affaires en une journée. Dans la région Grand-Est, PSA n’a pas pu produire 1.500 voitures qui étaient prévues la semaine dernière à cause de la logistique. Au niveau de l’île de La Réunion, nous avons reçu des alertes extrêmement fortes. C’est un avantage d’être connecté avec notre réseau d’élus qui sont issus du commerce, de l’industrie ou des services. Nos interlocuteurs nous demandent de relayer toutes ces inquiétudes auprès des pouvoirs publics.

Vous avez évoqué récemment les risques d’un affaiblissement des corps intermédiaires dans un tweet. Pouvez-vous apporter des précisions sur cette remarque ?

Les 70 observatoires du commerce que nous avons à travers le territoire sont extrêmement utiles. Si un réseau comme le nôtre n’est plus aussi présent grâce à toutes ces organisations professionnelles, l’exaspération des entrepreneurs victimes d’une dégradation de leurs marchandises ou qui n’ont plus accès à leur site, pourrait prendre de l’ampleur. Le danger est de revenir à une forme de poujadisme où les commerçants iraient jusqu’à s’organiser eux-mêmes pour essayer de défendre leurs activités. Certains indépendants risquent la survie de leur commerce et l’emploi de leurs salariés.

Est-ce que vous êtes régulièrement en relation avec le ministère de l’Economie ?

Nous diffusons régulièrement à nos ministères de tutelle des comptes rendus que l’on met à jour quasi quotidiennement. Je crois que ça remonte l’Elysée. Ce réseau local montre toute son utilité pour rassurer les entreprises et peut être force de proposition sur les mesures d’accompagnement.

Justement, quels sont les types de solution ou de réponse à apporter ?

A partir du moment où nous sommes dans des zones affectées, où il y a une entrave à la libre-circulation et à l’accès, je pense qu’il faut envisager un échelonnement des cotisations sociales et fiscales des entreprises touchées. Elles comptaient sur les ventes de cette période pour refaire leur trésorerie. Dans le réseau des CCI, nous avons des dispositifs qui peuvent être activés. On a système qui s’appelle « alerte commerce » dans une soixantaine de chambres qui consiste à alerter les commerçants dans des zones très précises sur un éventuel danger ou des problèmes d’accessibilité.

Si des commerçants ont été entravés dans leurs activité, il serait intelligent de permettre aux commerçants qui le souhaitent d’avoir des journées d’ouverture complémentaires au mois de décembre pour tenter de rattraper le chiffre d’affaires qu’ils ont perdu et écouler les stocks qu’ils n’ont pas vendus. Le nombre de jours d’ouverture le dimanche est limité malgré tout. Les commerçants qui le souhaitent devraient pouvoir ouvrir leur magasin ce jour-là.

Pour ceux qui ont subi le plus de préjudices, il faut envisager des mesures d’indemnisation pour que les entreprises survivent. Beaucoup de petits commerçants n’ont pas d’assurance pour des pertes d’exploitation. Il faut encore pouvoir démontrer le lien de causalité entre le préjudice subi et la situation. A la Réunion par exemple, des commerçants ont sollicité la mise en place d’un fond d’indemnisation.

Ces réponses sont loin d’être complètes. Nos chambres vont travailler sur des questions de solidarité territoriale. L’idée est que les écosystèmes d’entrepreneurs détectent les entreprises les plus fragilisées à l’issue de ces événements là et essaient de les aider en participant au remplissage des carnets de commande quand c’est possible. Ce sera des mesures au cas par cas.

Quelles pourraient être les conséquences à plus long terme ? 

À plus long terme les problématiques sont plus liées à des enjeux de compétitivité-coût. Des entreprises se heurtent parfois à des salariés qui sont confrontés à des problématiques de pouvoir d’achat notamment dans les zones rurales liées à la hausse des produits pétroliers et aux taxes. Cela se traduit par des demandes d’augmentation de salaires. Des entreprises pourraient être ainsi confrontées à des sollicitations. Or les mêmes entreprises subissent aussi les coûts de l’énergie. Dans un contexte où les marges peuvent être altérées par ces phénomènes combinés à une hausse des salaires, les entreprises pourraient avoir des difficultés.  Ce mouvement traduit enfin de vraies fractures entre les territoires, entre les zones rurales et les territoires métropolitains.

La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

La France reste championne d’Europe et du monde des impôts

La France est non seulement championne d’Europe de la fiscalité mais aussi championne du monde.

 

 

«L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

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Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint en 2017 son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

Au plan européen, selon Eurostat qui n’applique pas la même méthodologie que la  France,  les recettes fiscales (impôts, taxes et cotisations) attient m^me  48,4 % du PIB dans l’Hexagone, contre 47,3 % en Belgique et 46,5 % au Danemark, les deux autres pays sur le podium. Première du classement depuis 2015, la France a vu le poids des prélèvements obligatoires augmenter de 0,7 point en 2017. Elle distance ainsi un peu plus encore la Belgique et s’affiche au cinquième rang des pays qui ont le plus alourdi la fiscalité l’année dernière, derrière Chypre, le Luxembourg, la Slovaquie et Malte. Autant de pays qui bénéficient, malgré cette hausse, d’une fiscalité très légère.

 

« Gilets jaunes » : « les conséquences catastrophiques » ? (CCI France)

« Gilets jaunes » : « les conséquences catastrophiques » ?  (CCI France)

Le président de CCI France, Pierre Goguet, alerte sur les conséquences à long terme du mouvement des gilets jaunes sur l’économie tricolore. Il a sans doute raison mais tout est loin de venir du blocage des gilets jaunes. La principale raison, outre la dégradation de l’environnement international, tient dans l’échec de la politique économique qui a tué notamment la croissance avant même le début du mouvement des gilets jaunes. (Interview dans le journal la Tribune)

Quelles sont vos principales inquiétudes sur le plan économique ?

PIERRE GOGUET - Actuellement, nous sommes dans une période cruciale pour le commerce où l’activité économique est importante. A l’approche de Noël, les commerçants ont commencé à faire des stocks pour pouvoir vendre. Mais s’ils ne peuvent plus vendre comme les années précédentes, ils pourraient être confrontés à des problèmes de trésorerie rapidement. Ces difficultés concernent toutes les tailles d’entreprise. Ces confrontations médiatisées peuvent également jouer sur l’attractivité du commerce. Il y a aussi des conséquences dans les services, l’industrie ou les chaînes de logistique.

Quels pourraient être les secteurs les plus pénalisés selon vous ?

Depuis la diffusion des images des affrontements sur les Champs-Elysées durant le week-end dernier, l’économie française pourrait connaître de vraies difficultés sur le tourisme. De nombreuses familles étrangères pourraient annuler leurs voyages et leurs chambres d’hôtel au moment des fêtes de Noël. Tout le commerce en lien avec l’activité saisonnière des fêtes de fin d’année pourrait être pénalisé. Il y a beaucoup de commerçants qui font la moitié de leur chiffre d’affaires sur cette période. Les conséquences pourraient être catastrophiques si elles étaient amenées à durer.

Avez-vous eu des remontées précises de la part de votre réseau de chambres implantées dans les régions ?

Notre réseau consulaire nous permet d’avoir des enquêtes flash sur l’ensemble du territoire avec des retours quasi-permanents. Notre rôle est d’écouter et d’apaiser nos entrepreneurs et nos commerçants, même si c’est difficile en ce moment, et on a des cellules spécifiques dans les chambres implantées en région qui sont mobilisées. Grâce à ce réseau, on a enregistré des chutes d’activité très précises dans des hypermarchés ou dans des zones commerciales.

Un magasin Décathlon à Nantes a perdu par exemple 200.000 euros de chiffre d’affaires en une journée. Dans la région Grand-Est, PSA n’a pas pu produire 1.500 voitures qui étaient prévues la semaine dernière à cause de la logistique. Au niveau de l’île de La Réunion, nous avons reçu des alertes extrêmement fortes. C’est un avantage d’être connecté avec notre réseau d’élus qui sont issus du commerce, de l’industrie ou des services. Nos interlocuteurs nous demandent de relayer toutes ces inquiétudes auprès des pouvoirs publics.

Vous avez évoqué récemment les risques d’un affaiblissement des corps intermédiaires dans un tweet. Pouvez-vous apporter des précisions sur cette remarque ?

Les 70 observatoires du commerce que nous avons à travers le territoire sont extrêmement utiles. Si un réseau comme le nôtre n’est plus aussi présent grâce à toutes ces organisations professionnelles, l’exaspération des entrepreneurs victimes d’une dégradation de leurs marchandises ou qui n’ont plus accès à leur site, pourrait prendre de l’ampleur. Le danger est de revenir à une forme de poujadisme où les commerçants iraient jusqu’à s’organiser eux-mêmes pour essayer de défendre leurs activités. Certains indépendants risquent la survie de leur commerce et l’emploi de leurs salariés.

Est-ce que vous êtes régulièrement en relation avec le ministère de l’Economie ?

Nous diffusons régulièrement à nos ministères de tutelle des comptes rendus que l’on met à jour quasi quotidiennement. Je crois que ça remonte l’Elysée. Ce réseau local montre toute son utilité pour rassurer les entreprises et peut être force de proposition sur les mesures d’accompagnement.

Justement, quels sont les types de solution ou de réponse à apporter ?

A partir du moment où nous sommes dans des zones affectées, où il y a une entrave à la libre-circulation et à l’accès, je pense qu’il faut envisager un échelonnement des cotisations sociales et fiscales des entreprises touchées. Elles comptaient sur les ventes de cette période pour refaire leur trésorerie. Dans le réseau des CCI, nous avons des dispositifs qui peuvent être activés. On a système qui s’appelle « alerte commerce » dans une soixantaine de chambres qui consiste à alerter les commerçants dans des zones très précises sur un éventuel danger ou des problèmes d’accessibilité.

Si des commerçants ont été entravés dans leurs activité, il serait intelligent de permettre aux commerçants qui le souhaitent d’avoir des journées d’ouverture complémentaires au mois de décembre pour tenter de rattraper le chiffre d’affaires qu’ils ont perdu et écouler les stocks qu’ils n’ont pas vendus. Le nombre de jours d’ouverture le dimanche est limité malgré tout. Les commerçants qui le souhaitent devraient pouvoir ouvrir leur magasin ce jour-là.

Pour ceux qui ont subi le plus de préjudices, il faut envisager des mesures d’indemnisation pour que les entreprises survivent. Beaucoup de petits commerçants n’ont pas d’assurance pour des pertes d’exploitation. Il faut encore pouvoir démontrer le lien de causalité entre le préjudice subi et la situation. A la Réunion par exemple, des commerçants ont sollicité la mise en place d’un fond d’indemnisation.

Ces réponses sont loin d’être complètes. Nos chambres vont travailler sur des questions de solidarité territoriale. L’idée est que les écosystèmes d’entrepreneurs détectent les entreprises les plus fragilisées à l’issue de ces événements là et essaient de les aider en participant au remplissage des carnets de commande quand c’est possible. Ce sera des mesures au cas par cas.

Quelles pourraient être les conséquences à plus long terme ? 

À plus long terme les problématiques sont plus liées à des enjeux de compétitivité-coût. Des entreprises se heurtent parfois à des salariés qui sont confrontés à des problématiques de pouvoir d’achat notamment dans les zones rurales liées à la hausse des produits pétroliers et aux taxes. Cela se traduit par des demandes d’augmentation de salaires. Des entreprises pourraient être ainsi confrontées à des sollicitations. Or les mêmes entreprises subissent aussi les coûts de l’énergie. Dans un contexte où les marges peuvent être altérées par ces phénomènes combinés à une hausse des salaires, les entreprises pourraient avoir des difficultés.  Ce mouvement traduit enfin de vraies fractures entre les territoires, entre les zones rurales et les territoires métropolitains.

Carlos Ghosn– Renault-Nissan : un règlement de comptes entre le France et le Japon

 Carlos Ghosn– Renault-Nissan : un règlement de comptes entre le France et le Japon

Les grands médias se contentent évidemment de superficiel pour expliquer l’arrestation de Carlos Ghosn  au Japon. Certes la fraude fiscale et l’abus de biens sociaux sont sans doute avérés mais il y a derrière cette affaire bien d’autres enjeux. En effet, s’il fallait arrêter tous les dirigeants français étrangers responsables « d’évitement » fiscal et d’abus de biens sociaux, les prisons seraient pleines. Il y a autre chose derrière cette affaire En effet il y a longtemps que Nissan, sauvé en son temps par Renault veut reprendre son indépendance. Par ailleurs l’État français lui-même (et Macron particulier)  n’est pas mécontent sans doute d’enfoncer  ce  président de Renault jugé trop puissant .Renault avec Carlos Ghosn a sauvé Nissan de la faillite mais aujourd’hui Nissan est en bonne santé financière et la marque japonaise et même plus puissante que Renault. D’où ses velléités de quitter la maison mère. L’Alliance entre Nissan, Renault et Mitsubishi -, a permis au groupe de devenir le premier acteur  Mais la prise de contrôle de Nissan par un constructeur français en 1999 a été vécue comme une véritable humiliation», nous raconte un ancien collaborateur de Carlos Ghosn. « Nissan rêve de reprendre son indépendance », confirme un ancien de Renault très au fait du contexte dans lequel a été fondée l’Alliance en 1999. Il est pour le moins curieux que ce soit le directeur japonais de Nissan qui dénoncé son président. Comme par hasard Mitsubishi demande aussi la même chose. Malheureusement pour lui Carlos Ghosn s’est fait de nombreux ennemis en France aussi, à cause de son salaire, des tricheries sur les émissions polluantes mais surtout en raison de son pouvoir quasi monarchique sur le groupe. Du coup, on risque d’avoir une convergence d’intérêts contradictoires pour abattre Carlos Ghosn y compris en France où les stratégies industrielles un peu de mal à être comprise y compris dans le gouvernement de Macron. Certes Carlos Ghosn a dirigé son groupe de manières presque tyranniques mais il a fait de Renault, entreprise menacée dans son existence lors de sa prise de fonction, le premier groupe mondial. On peut contester les méthodes de l’intéressé mais force est de reconnaître que c’est un exceptionnel capitaine d’industrie et qu’on doit réfléchir à deux fois avant de l’enfoncer car c’est Renault et la France même qui risquent d’être les dindons de la farce

Vendre le Stade de France ! (Cour des comptes)

Vendre le Stade de France ! (Cour des comptes)

 Pourquoi pas la tour Eiffel ou l’Elysée ?

 

La Cour des Comptes est une institution relativement respectable qui produit assez souvent des analyses pertinentes sur la situation financière du pays. Par contre de temps en temps, elle dérape quand même quand par exemple elles suggèrent maintenant de vendre le Stade de France. Certes la Cour des Comptes a sans doute raison de critiquer les conditions de concession de ce stade concession accordé par l’Etat au consortium formé par Vinci (67%) et Bouygues (33%) en 1995. Par contre, si l’on devait vendre tous les équipements publics qui connaissent des difficultés financières alors il ne resterait pas grand chose du patrimoine. Le Stade de France pourrait comme l’aéroport de Toulouse être vendu à des Chinois. On pourrait aussi vendre l’Élysée qui finalement ne sert pas à grand-chose puisque cela fait doublon avec Matignon et les administrations. On pourrait vendre aussi la tour Eiffel ( elle, qui rapporte)  aussi les Champs-Élysées, les gendarmeries et les écoles. Bref tout ce qui coûte des sous !

La fin de cette concession doit intervenir en 2025. La Cour des comptes, dans son rapport, appelle l’Etat à réfléchir à la vente de l’enceinte sportive de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). « Une solution parmi d’autres », avance l’institution, face aux multiples problèmes causés par la concession du stade.

«La France, c’est pas l’anarchie» (Edouard Philippe) mais ce n’est pas non plus l’énarchie !

«La France,  c’est pas l’anarchie» (Edouard Philippe) mais ce n’est pas non plus l’énarchie !

 

 

«La France, c’est la liberté d’expression, mais ce n’est pas l’anarchie», a déclaré Edouard Philippe dimanche. On pourrait légitimement lui rétorquer que malheureusement la France c’est surtout l’énergie. C’est-à-dire une oligarchie de professionnels de la politique qui viennent en majorité de l’ENA et autres instituts d’études politiques. Une véritable mafia qui entoure Macon et qui ont noyauté nombre de partis politiques. Des carriéristes qui ont transformé la fonction politique en métier souvent très rémunérateur d’autant plus qu’ils entretiennent des liens privilégiés avec les grands groupes financiers. Plusieurs se reconvertissent d’ailleurs dans ces grandes entreprises pour valoriser leur carnet d’adresses. Voir Fillon par exemple ou Montebourg et des centaines d’autres qui vont pantoufler dans des entreprises privées (ou publiques).  François de Rugy, Arnaud Montebourg, François Baroin… Plus d’un ministre sur deux (55%) a étudié sur les bancs d’un Institut d’études politiques (IEP, 35%) ou de l’École nationale d’administration (ENA, 19%), parmi les 190 ministres nommés depuis 2000, révèle une étude publiée jeudi par le cabinet de conseil en orientation scolaire Recto Versoi. Certains ont commencé à se former à Sciences Po sans en obtenir le diplôme, comme les anciens ministres UMP Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Patrick Devedjian, et le socialiste Victorin Lurel.

Hormis Sciences Po et l’ENA, un ministre sur trois (32%) est diplômé en droit et en sciences politiques. Des responsables qui a ânonnent les mêmes idées reçues et qui apprennent surtout à ne pas répondre aux questions de leurs citoyens. Bref du bla-bla convenu avec quelques éléments de droit public et de communication. Pas vraiment d’approfondissement des connaissances économiques et sociales mais du vernis pour enrober des discours approximatifs et fumeux. La plupart des petit-bourgeois qui ne connaissent pas grand-chose des réalités économiques, sociales et  sociétales. Bref des petits marquis qui entourent Macron comme ils ont entouré d’autres chefs d’État, d’autres premiers ministres.

 

 

Comment savoir que si c’est fabriqué en France ? Impossible

Comment savoir que si c’est  fabriqué en France ? Impossible

 Un grand média  indique Comment on peut s’assurer qu’on achète un produit vraiment français. Et de citer « Origine France Garantie »  « le label le plus connu, mais aussi le plus fiable ». « Et pour cause, c’est celui qui possède le cahier des charges le plus rigoureux ». « Les produits doivent satisfaire à deux critères simples : être totalement fabriqués en France, et qu’au moins 50% de la valeur des composants du produit doit être acquise en France », précise le créateur du label, Yves Jégo, samedi matin sur Europe 1. « Ce label s’applique à toutes sortes de produits : des voitures, des produits alimentaires, un train, etc », explique-t-il. « On a 600 entreprises qui ont déjà fait la démarche pour obtenir le label. Quelque 3.000 gammes de produits sont aujourd’hui garanties. » D’abord il y a ce concept « fabriquer en France » qui peut se limiter à la phase de seul  montage même réduit à sa plus simple expression. Ensuite et surtout le fait d’acheter des composants dont 50 % de la valeur doit être acquise en France ne prouvent rien. En effet ces produits auront pu au moins en partie être eux-mêmes importés de l’étranger puis transformés ou montés en France. Les autres appellations «Made in France »« Fabriqué en France »« Produit Français »… n’ont guère davantage de sens. Un seul exemple celui de la motoculture fabriquée en France mais avec des moteurs et autres composants asiatiques notamment chinois. Finalement un peu comme les maillots de l’équipe de France où là on atteint le summum de l’escroquerie financière quand les maillots sont vendus autour de 100 € alors qu’ils ont été fabriqués en Thaïlande pour trois euros.

Taxe Gafa : devant l’Allemagne la France se couche

 

Inutile de tourner autour du pot, la France vient de se coucher devant l’Allemagne en acceptant de reporter la réflexion à plus tard. On sait que la France est notamment à l’origine de cette taxe forfaitaire sur le chiffre d’affaires pour compenser l’insuffisance voir l’absence totale d’impôts sur les Gafa et autres grandes entreprises numériques. Or l’Allemagne inquiète par les futures relations commerciales entre les États-Unis et l’Europe veut protéger ses exportations. Elle craint donc des mesures de rétorsion de la part du président américain si une taxe est décidée par l’Europe sur les Gafa. Du coup, la France est bien obligée de se coucher devant l’Allemagne qui comme d’habitude privilégie ses intérêts.  Pour ne pas avouer sa défaite, Bruno Le Maire s’est dit mardi «ouvert à un report de l’entrée en vigueur» de ce projet de nouvel impôt visant les géants du numérique. Un projet lancé en mai dernier à l’initiative de la France en compagnie de l’Allemagne, de l’Italie et de l’Espagne et l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron qui souhaite ainsi démontrer la capacité de l’Europe à agir et à mettre fin à son impuissance dans ce domaine, à quelques mois des élections européennes. Mais si la France a réussi à convaincre nombre de pays au départ récalcitrants, comme le Luxembourg ou les Pays-Bas, elle s’est heurtée à l’opposition persistante de l’Irlande, des pays scandinaves (Danemark, Suède et Finlande) et plus étonnamment de l’Allemagne qui, après avoir appuyé cette initiative, a préféré temporiser de peur de ranimer la guerre commerciale avec les Américains. Reste à savoir si la France faute d’accord européen appliquera elle-même sa propre taxe sur les Gafa à comme l’avait promis Bruno Lemaire.

 

Croissance : tassement en zone euro et surtout en France

Croissance : tassement en zone euro et surtout en France

 

Le net tassement enregistré en octobre pour la zone euro par Markit en octobre et la perspective de mauvais résultats   pour le dernier trimestre annonce la dégradation progressive de la croissance jusqu’en 2020 Les dernières perspectives de la Banque centrale européenne ne prévoit pas d’éclaircies à l’horizon 2020. L’institution prévoit en effet un ralentissement du PIB en volume passant de 2% en 2018, à 1,8% en 2019 et 1,7% en 2020.  Des éléments qui confirment l’analyse de Rexecode.  L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance française  en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode.

 

Allemagne : le SPD, comme le PS en France, sur la voie du déclin

Allemagne : le SPD, comme le PS en France, sur la voie du déclin

Selon  l’institut Forsa, le SPD dégringole à  13% des intentions de vote, un record à la baisse. Dans le même temps, le bloc conservateur de la chancelière Angela Merkel se redresse quelque peu, à 27%. Derrière le bloc CDU/CSU vient le parti des Verts, à 24%, qui fait désormais figure de deuxième parti sur la scène politique allemande. Le parti d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne) recule à 13% et le parti La Gauche, comme le FDP (centristes), est crédité de 9%, toujours selon le même sondage. Le pays a connu en octobre deux élections régionales, en Bavière puis en Hesse, qui ont été marquées l’une comme l’autre par un net recul du bloc CDU/CSU et des sociaux-démocrates et par une poussée des Verts.

 

JPMorgan : de l’esclavage au mécénat en France !

JPMorgan : de l’esclavage au mécénat en France

 

Sans doute se donner bonne conscience les multinationales adhèrent à la mode du mécénat. C’est ainsi que JPMorgan Chase & Co, première banque américaine ne termes d’actifs, a dit dimanche avoir sélectionné certains quartiers défavorisés situés autour de Paris pour y développer un programme de mécénat. Première observation, ce n’est pas aux multinationales de gérer les inégalités et la misère sociale. Deuxième observation l’expérience de moralité et de générosité de JP Morgan est plus que douteuse. Exemple, la Banque a reconnu seulement en janvier 2005 sa participation à l’esclavage aux États-Unis (aboli en 1865). En effet, les deux banques ancestrales qui ont, bien plus tard, fusionné pour devenir JPMorgan Chase, avaient accepté des milliers d’esclaves comme garanties pour des prêts.  JP Morgan a aussi soutiré plusieurs milliards de $ US à la banque Lehman Brothers en faillite, précipitant son dépôt de bilan.  La banque a été accusée de complicité dans l’escroquerie de Bernard Madoff en février 2011 . JPMorgan  a par ailleurs largement participé à la crise des subprimes en 2008. En novembre 2013, un accord à l’amiable est conclu entre JP Morgan Chase et le département américain de la justice: la banque payera le montant record de 13 milliards de dollars, dont 2 milliards d’amende, et 4 milliards serviront à indemniser des particuliers. Pour la banque, 30 millions de dollars (26 millions d’euros) sur cinq ans à des programmes de développement de compétences professionnelles et des petites entreprises en Seine-Saint-Denis  constituent uen goutte d’eau pour se racheter à bon compte un brevet de bonne conduite sociale.

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