Archive pour le Tag 'Russie'

Russie: Navalny condamné à vie

Russie: Navalny condamné à vie

Leonid Volkov, bras droit de l’opposant Alexeï Navalny, exhorte les pays occidentaux à « comprendre enfin » que Vladimir Poutine considérera « n’importe quel signe d’apaisement comme un signe de faiblesse . Avec Poutine, Navalny est condamné à vie

Interview le Monde

 

 

Principal animateur du réseau de l’opposant russe condamné à trois ans et demi de prison, après avoir survécu à une tentative d’empoisonnement, ce stratège de 40 ans vit depuis deux ans en Lituanie. En août, la justice russe a de nouveau ouvert une enquête contre lui pour financement d’une « organisation extrémiste ».

 

Quelles nouvelles avez-vous d’Alexeï Navalny ?

Eh bien, il est en prison. Nous communiquons par le biais des avocats. Nous pouvons juste faire « sortir » quelques messages de sa part à l’extérieur. Il est condamné à vie, qu’il s’agisse de la sienne ou de celle de Poutine, car, bien sûr, Poutine ne voudra jamais le relâcher. Il avait pour but de l’empoisonner et de le tuer, mais il a échoué. Sur beaucoup de plans, Poutine échoue.

Or, la société russe change. Beaucoup. Les dernières élections législatives [en septembre] l’ont bien montré. Si vous les comparez aux précédentes, en 2016, ou au scrutin présidentiel de 2018, tout le monde voyait que des fraudes importantes avaient lieu, mais, là, les Russes ont réalisé que Poutine n’avait plus de réelle majorité représentative, et sa popularité n’est plus la même. Quand il allait tourner des images viriles quelque part dans la taïga, avec son ministre de la défense, Sergueï Choïgou, les gens aimaient cela, il n’allait pas en vacances dans les Seychelles. Aujourd’hui, ça ne marche plus, car Poutine fait toujours la même chose. C’est d’autant plus inconfortable pour lui qu’il avait l’habitude d’être aimé et qu’il ne sait pas comment faire pour retourner la situation.

Le prix Sakharov décerné par le Parlement européen à Alexeï Navalny est-il un encouragement pour vous ?

Ce prix est mérité. Et c’est très important, car cela traduit un consensus paneuropéen et un soutien pour tout le travail d’Alexeï et de son équipe.

Russie : une stratégie d’État voyou

Russie : une stratégie d’État voyou

 

Viktor EROFEÏEV confie au Figaro ses réflexions sur son pays, où «la seule loi qui règne reste le culte de la force». Pour lui, la Russie a adopté une stratégie d’État faute de capacité à se moderniser. Le nationalisme exacerbé permet de masquer les faiblesses. D’où sans doute les agitations russes actuelles près des frontières de l’Ukraine

LE FIGARO. – J’ai le sentiment que l’Occident reste un compas, un miroir central pour la Russie, même quand cette dernière veut le briser. Comment expliquer ce phénomène?

Viktor EROFEÏEV. - Tout serait plus simple si l’Occident était resté l’Occident. Le problème, c’est qu’il n’est plus qu’un simulacre d’Occident. Nous les Russes avons en tête un Occident imaginaire, pas celui qui existe vraiment. L’Occident réel ne se reconnaît pas lui-même, il dit qu’il a changé. Nous, nous voulons l’ancien Occident. La Russie est imbibée d’idées occidentales. Mais la Russie est aujourd’hui impuissante et faible en raison de son économie. Elle ne peut avancer comme la Chine, ni travailler comme l’Amérique. Alors elle a pris la seule option viable du point de vue du pouvoir russe. La mobilisation plutôt que la modernisation. Elle choisit de faire peur à vous tous, Français, Américains, Chinois. Ce qu’on ne comprend pas bien ici en Europe, c’est que c’est la seule voie pour la Russie pour maintenir le régime de Poutine.

Histoire et Russie: Le retour du stalinisme

 

 

Histoire et Russie: Le retour du stalinisme

En s’attaquant à la Memorial Society, fondée par l’ancien dissident Andreï Sakharov, le régime de Vladimir Poutine cherche à effacer tout souvenir historique du terrorisme d’Etat stalinien pour en perpétuer lui-même les effets, dénonce l’écrivain russe Boris Akounine dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

L’un des problèmes les plus douloureux de la Russie est celui de la mémoire historique. C’est un pays en état de stress post-traumatique permanent. Son traumatisme psychologique le plus grave est le souvenir de la terreur stalinienne, lorsque, selon les estimations les plus modérées, environ 1 million de personnes ont été exécutées et 5 millions envoyées dans des camps.

L’analyse et la reconnaissance de cette terrible expérience sont une condition préalable au redressement d’une nation, une sorte d’inoculation contre les rechutes dans le totalitarisme.

La Memorial Society, fondée au moment de la démocratisation de Gorbatchev par Andreï Sakharov, s’est précisément fixé cette tâche, d’une ampleur colossale et d’une importance encore plus colossale : garder vivant le souvenir d’une époque de terrorisme d’Etat. Une tâche encore plus importante est tournée vers l’avenir : tant que nous nous souviendrons des noms de toutes les victimes et de tous les bourreaux, une répétition de la tragédie est impossible.

Pour la même raison, mais dans un but exactement opposé, le régime russe actuel n’est plus disposé à tolérer les activités de la Memorial Society.

Le poutinisme est l’omnipotence des services de sécurité, qui ont subjugué toutes les branches du gouvernement. Les héritiers directs et les successeurs d’un système dont le pouvoir s’est construit sur la peur et la fermeture des bouches, intimident à nouveau et ferment les bouches – sans cela, ils ne pourront pas conserver le pouvoir.

La répression s’accélère

Le souvenir des purges staliniennes et des procès sommaires conduit inévitablement la société à faire des parallèles avec les arrestations contemporaines, les affaires montées de toutes pièces et les procès fictifs. L’ampleur de la répression actuelle ne peut toujours pas être comparée à celle de l’époque de Staline, mais elle s’accélère et fait trébucher la Memorial Society, qui mène constamment des actions qui irritent les services de sécurité : elle organise des journées commémoratives, pose sur les maisons des panneaux « Dernière adresse » portant les noms des personnes qui ont été arrêtées ici. La Memorial Society a rassemblé une énorme base de données avec les noms ; elle n’est pas terminée, mais elle contient déjà des informations sur 3 millions de victimes et 40 000 bourreaux. Chacun peut y chercher ses proches ; souvent, il les trouve. C’est un sentiment fort qui nous fait regarder différemment le passé et le présent.

Et maintenant, la patience des pouvoirs en place est à bout. Le bureau du procureur général de la Fédération de Russie exige la liquidation de cette organisation de défense des droits de l’homme. Si la Memorial Society est interdite maintenant, elle deviendra une sorte de ligne de démarcation après laquelle la mémoire sera monopolisée par l’Etat de Poutine. Bientôt, on enseignera aux enfants à l’école que Staline était un grand personnage historique – presque aussi grand que Vladimir Poutine – et que personne n’a jamais été puni sans faute dans la grande Russie.

Russie : le retour du stalinisme ?

Russie : le retour du stalinisme ?

En s’attaquant à la Memorial Society, fondée par l’ancien dissident Andreï Sakharov, le régime de Vladimir Poutine cherche à effacer tout souvenir historique du terrorisme d’Etat stalinien pour en perpétuer lui-même les effets, dénonce l’écrivain russe Boris Akounine dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

L’un des problèmes les plus douloureux de la Russie est celui de la mémoire historique. C’est un pays en état de stress post-traumatique permanent. Son traumatisme psychologique le plus grave est le souvenir de la terreur stalinienne, lorsque, selon les estimations les plus modérées, environ 1 million de personnes ont été exécutées et 5 millions envoyées dans des camps.

L’analyse et la reconnaissance de cette terrible expérience sont une condition préalable au redressement d’une nation, une sorte d’inoculation contre les rechutes dans le totalitarisme.

La Memorial Society, fondée au moment de la démocratisation de Gorbatchev par Andreï Sakharov, s’est précisément fixé cette tâche, d’une ampleur colossale et d’une importance encore plus colossale : garder vivant le souvenir d’une époque de terrorisme d’Etat. Une tâche encore plus importante est tournée vers l’avenir : tant que nous nous souviendrons des noms de toutes les victimes et de tous les bourreaux, une répétition de la tragédie est impossible.

Pour la même raison, mais dans un but exactement opposé, le régime russe actuel n’est plus disposé à tolérer les activités de la Memorial Society.

Le poutinisme est l’omnipotence des services de sécurité, qui ont subjugué toutes les branches du gouvernement. Les héritiers directs et les successeurs d’un système dont le pouvoir s’est construit sur la peur et la fermeture des bouches, intimident à nouveau et ferment les bouches – sans cela, ils ne pourront pas conserver le pouvoir.

Le souvenir des purges staliniennes et des procès sommaires conduit inévitablement la société à faire des parallèles avec les arrestations contemporaines, les affaires montées de toutes pièces et les procès fictifs. L’ampleur de la répression actuelle ne peut toujours pas être comparée à celle de l’époque de Staline, mais elle s’accélère et fait trébucher la Memorial Society, qui mène constamment des actions qui irritent les services de sécurité : elle organise des journées commémoratives, pose sur les maisons des panneaux « Dernière adresse » portant les noms des personnes qui ont été arrêtées ici. La Memorial Society a rassemblé une énorme base de données avec les noms ; elle n’est pas terminée, mais elle contient déjà des informations sur 3 millions de victimes et 40 000 bourreaux. Chacun peut y chercher ses proches ; souvent, il les trouve. C’est un sentiment fort qui nous fait regarder différemment le passé et le présent.

Et maintenant, la patience des pouvoirs en place est à bout. Le bureau du procureur général de la Fédération de Russie exige la liquidation de cette organisation de défense des droits de l’homme. Si la Memorial Society est interdite maintenant, elle deviendra une sorte de ligne de démarcation après laquelle la mémoire sera monopolisée par l’Etat de Poutine. Bientôt, on enseignera aux enfants à l’école que Staline était un grand personnage historique – presque aussi grand que Vladimir Poutine – et que personne n’a jamais été puni sans faute dans la grande Russie.

UE: L’instrumentalisation des migrants par la Russie et la Turquie

UE: L’instrumentalisation des migrants par la Russie et la Turquie

 

Pour Jean-Thomas Lesueur, des puissances hostiles à l’Europe utilisent ces populations comme une arme géopolitique d’intimidation et de déstabilisation.

Jean-Thomas Lesueur est délégué général de l’Institut Thomas More (think-tank libéral-conservateur).

Interview le Figaro -

La police aux frontières polonaise a diffusé des vidéos montrant des migrants, principalement originaires du Moyen-Orient, munis d’armes blanches pour essayer de forcer le passage de la frontière. Que vous inspirent ces images ?

Jean-Thomas LESUEUR. - Après l’immense vague migratoire de 2015, après la concentration de plus de 130.000 migrants à la frontière grecque par la Turquie en mars 2020, après la prise de contrôle par cette même Turquie de la route libyenne au printemps de la même année, l’Europe et les Européens vivent, depuis cet été mais avec une accélération forte depuis le 8 novembre, à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne un nouvel épisode de tensions géopolitiques de nature migratoire.

J’emploie cette formule pour faire comprendre qu’une part des migrations internationales ne doit être regardée ni avec des lunettes humanitaires (celles des ONG, tout particulièrement allemandes, qui jouent un rôle délétère sur le terrain) ni avec des lunettes technocratiques (celles du «migration management» des agences internationales) mais bien avec des lunettes géopolitiques. Des puissances hostiles et perturbatrices utilisent l’immigration comme une arme de déstabilisation et d’intimidation contre les Européens.

On voit que ces foules sont encadrées, dirigées, parfois molestées, par des hommes cagoulés et en tenue militaire indéterminée.

 

Ce que nous voyons sur les images dont vous parlez, ce sont des foules dont il faut d’abord se demander comment elles sont arrivées là. Comment des personnes en majorité syriennes et irakiennes se retrouvent-elles au beau milieu des forêts de Podlachie, cette région lointaine aux confins de la Pologne et de la Biélorussie ? Seules deux réponses sont possibles : par la volonté d’États ou par l’entremise de réseaux de passeurs (il faut sans doute écrire «et» plutôt que «ou»). On voit aussi que ces foules sont encadrées, dirigées, parfois molestées, par des hommes cagoulés et en tenue militaire indéterminée (ce qui fait furieusement penser aux «petits hommes verts» vus en Crimée il y a quelques années). On les voit enfin équipées d’outils et de tenailles (pour ouvrir des brèches dans les barbelés tendus par les Polonais), parfois armées, vous l’avez dit.

J’ajoute que les services lituaniens ont alerté leurs partenaires qu’ils avaient détecté parmi les migrants qui sont parvenus à passer depuis cet été des personnes pouvant avoir un profil terroriste. Si on ne comprend pas avec tout cela que nous sommes face à une action intentionnelle et planifiée à des fins hostiles, on ne comprend rien.

 

Est-ce une attaque indirecte de la part de Vladimir Poutine ?

De Poutine… et d’Erdogan, ajouterais-je. Des responsables des services allemands ont affirmé hier qu’Aeroflot (qui appartient pour 51% à l’État russe) et Turkish Airlines (qui appartient pour 49% à l’État turc) «apportent une contribution décisive au trafic aérien de migrants vers la Biélorussie». La dimension hybride ou asymétrique de la méthode n’est, à l’évidence, pas sans rappeler la manière russe de ces dernières années, de la Géorgie à l’Arménie, en passant par l’Ukraine.

 

Plus fondamentalement, c’est bien de la Russie et de la Turquie que je parlais quand j’évoquais des puissances hostiles et perturbatrices qui savent fort bien jouer des faiblesses des Européens, de notre tétanie devant la figure du migrant, qui a vécu une sorte d’assomption dans le discours politique et médiatique de ces dernières décennies. Systématiquement présenté comme fuyant la guerre et la misère, le migrant est le nouveau visage du «damné de la terre». Comme l’a montré Mathieu Bock-Côté, l’immigré a remplacé l’ouvrier dans le Panthéon de la gauche et du gauchisme depuis une trentaine d’années. Cette assomption nous paralyse et fonde notre impolitique. Nous sommes incapables de parer, et moins encore de rendre, les coups que ces puissances nous portent, puissances qui, elles, ont une vision éminemment politique des rapports de force qui déterminent de nouveau les relations internationales.

De quelles façons l’Union européenne doit réagir à cette attaque ?

Compte tenu de ce que je viens de dire, je doute assez que l’Union européenne soit capable de réagir au niveau où la Biélorussie, soutenue par ses puissants amis, est en train de porter la question. La «Commission géopolitique» promise par Ursula von der Leyen est une plaisanterie… et une plaisanterie coupable.

Je crois donc que, si la Pologne doit demander de l’aide, ce sera à l’OTAN plutôt qu’à l’Union européenne et à Frontex.

Covid Russie : confinement des plus de 60 ans

Covid Russie : confinement des plus de 60 ans

 

Une véritable catastrophe en Russie avec des chiffres inquiétants de 35 000 contaminés par jour (le 24 octobre) et environ 1000 morts quotidiennement. Poutine qui se proposait de vacciner la terre entière n’a même pas été capable de vacciner plus d’un tiers de la population.

La Russie est le pays européen le plus endeuillé par la pandémie, avec un bilan qui oscille entre 200 000 et 400 000 morts, selon les sources. Chaque jour, l’épidémie bat de nouveaux records. Moscou reste le principal foyer épidémique et a donc décidé de confiner ses résidents de plus de 60 ans. La mesure entre en vigueur lundi 25 octobre et ce, jusqu’au 25 février au moins.

COVID RUSSIE: PLUS DE 1 000 MORTS EN 24H

COVID RUSSIE: PLUS DE 1 000 MORTS EN 24H

Officiellement, ce samedi plus de 1000 décès et 33.000 nouvelles contaminations en 24 heures. Des chiffres atteignant un nouveau record pour la population, dont le faible taux de vaccination est jugé « inadmissible » par les autorités.

La Russie a enregistré samedi 1002 décès du Covid-19 en 24 heures, dépassant pour la première fois la barre des 1000 décès quotidiens depuis le début de la pandémie, alors que la campagne de vaccination du pays est au point mort.

Le décompte officiel du gouvernement fait état de 1002 décès et de 33.208 nouvelles contaminations, ce qui constitue un record pour les décès et les nouveaux cas enregistrés pour le troisième jour consécutif.

Cette flambée intervient alors que 31% seulement des Russes sont pleinement vaccinés, selon le site web spécialisé Gogov samedi, sur fond de défiance de la population et alors que la Russie est le pays le plus durement touché en Europe par le virus.

Sondage : les craintes de guerre avec la Chine et la Russie

  1. L’éclatement du multilatéralisme et la perte d’efficience des organismes de régulation (ONU, OMC etc) font monter les craintes d’une guerre -pour l’instant froide- avec la Chine et la Russie.

Il faut noter qu’il y a une différence d’appréciation chez les sondés entre les craintes globales vis-à-vis d’une guerre froide et l’implication du du pays d’origine. Bref globalement un pourcentage non négligeable considèrent que les risques de guerre sont réels mais ne concerneront pas leur propre pays en tout cas moins. Une curieuse vision qui consiste à considérer que le risque est pour les autres. Pas étonnant qu’en Europe en particulier on éprouve les pires difficultés à envisager une politique de défense un peu efficace.

Un sondage du Conseil européen des relations internationales (ECFR) commandé par Lena, l’alliance des principaux quotidiens européens 59 % des sondés craigne une guerre froide avec la Chine et autant avec la Russie.

  1. , Vis à vis  de la Russie 25% y sont seulement 25 % à penser à une guerre impliquant leur pays ,une minorité donc à l’exception de la Pologne (44%), la plus inquiète, et de la France (35%) .
  2. Vis à vis  de la Chine 31% des interrogés pensent que la guerre froide entre l’Union européenne et la Chine est d’actualité, ils sont seulement 15% en moyenne à penser que c’est le cas entre leur propre pays et la dictature communiste.

Covid Russie : encore un record de décès quotidiens

 Covid Russie : encore un record de décès quotidiens

La priorité pour les autorités russes était surtout centrée sur les élections qui ont donné une assez large victoire au parti de Poutine après un nouveau scandaleux bidouillage des résultats. Les  questions sanitaires ont été mises de côté depuis déjà des semaines voire des mois.

 

Du coup la mortalité du fait du Covid  ne cesse de croître La Russie, pays le plus endeuillé d’Europe, a enregistré vendredi un nouveau record de morts quotidiennes dues au Covid-19, la vaccination restant poussive et les mesures de confinement absentes. Selon le bilan fourni par le centre de crise du gouvernement russe, 828 personnes sont mortes du nouveau coronavirus ces 24 dernières heures. Le précédent record de 820 morts avait été atteint deux fois, les 23 septembre et 26 août 2021.

Elections en Russie: Une triste mascarade

Elections en Russie: Une triste mascarade

 

Les élections en Russie appartiennent à un genre à part, hybride. Il n’y est pas question d’alternance, de coalitions, de débats, mais d’ajustements au sein de l’élite, et de contrôle : celui que démontrent les gouverneurs en apportant les résultats nécessaires ; celui dont fait preuve Vladimir Poutine en tenant d’une main ferme l’ensemble du système.(( Un papier du Monde, extrait))

Le processus électoral, lui, relève de l’imitation. La fraude remplace la compétition, ou en réduit les risques. Ceux qui refusent ces règles n’ont pas droit au qualificatif d’opposants mais à celui, dangereux, de traîtres. Ils sont rendus inéligibles, poussés à l’exil ou emprisonnés.

Le scrutin législatif qui s’est tenu du 17 au 19 septembre, avec une victoire accordée au parti présidentiel Russie unie et une légère percée communiste, l’a montré. Hormis les traditionnels bourrages d’urnes et les votes forcés ou multiples, les possibilités de falsifications ont été multipliées via le vote électronique, le vote sur trois jours et les restrictions posées au travail des observateurs.

 

L’inversion du sens des mots est une constante du régime poutinien. Le 17 septembre, premier jour du vote, le ministère des affaires étrangères évoquait l’anniversaire de l’entrée des forces soviétiques en Pologne, quatre-vingt-deux ans plus tôt. Plutôt que de rappeler le protocole secret du pacte Molotov-Ribbentrop, en vertu duquel cette invasion a été déclenchée, ou de ses suites, comme le massacre de Katyn, le communiqué évoquait « le début de la marche libératrice de l’Armée rouge sur le territoire de la Pologne ».

Il s’agit d’une coïncidence mais elle n’est pas totalement fortuite. L’URSS aussi chérissait les élections, quand bien même elles étaient à candidat unique. La génération vieillissante aujourd’hui aux commandes de la Russie ne cache pas sa nostalgie soviétique. Ce que doivent être à ses yeux des élections est à chercher de ce côté-là : un moment de célébration nationale, avec orchestres et flonflons.

 

Cette perspective est encore lointaine, quelques garde-fous subsistent. Mais au mieux, les scrutins se transforment en référendum pour ou contre le statu quo. C’est la maigre indication que donne la progression du Parti communiste, une formation qui n’a pas décidé si elle était prête à contester au Kremlin son monopole politique.

Pour le pouvoir russe lui-même, ce constat n’est pas sans risques. D’abord il n’y a plus de thermomètre. Chaque échelon s’auto-intoxique en voulant satisfaire l’échelon supérieur – là aussi l’analogie avec l’URSS est opérante. Des milliers de bureaux de vote comptent les voix honnêtement, mais leurs résultats sont masqués dans le flot des falsifications. Alors même que ces résultats ne sont pas déshonorants pour le pouvoir en place.

Mise en garde vis-à-vis du soutien de la Russie au Mali

Mise en garde vis-à-vis du soutien de la Russie au Mali

 

La Russie qui s’immisce (comme la Chin)e dans la plupart des espaces géopolitiques dans lesquels les occidentaux éprouvent des difficultés comme au Mali a été vivement critiquée par la France l’Allemagne et plus globalement par l’union économique et l’ONU.  Une mise en garde était adressée aux putschistes du Mali qui envisagerait un recours à l’organisation mercenaire russe Wagner et au soutien implicite de la Russie.

Par ailleurs, l’Onu, qui dispose de quelque 15.000 Casques bleus au Mali, a souligné que tout partenariat d’un gouvernement avec des forces militaires étrangères devrait respecter les droits humains. Le colonel Sadio Camara, a affirmé que la réduction de la présence française au Mali «obligeait à tout envisager pour sécuriser le pays». Dans l’entourage du ministre malien de la Défense, on a confirmé toutefois à l’AFP «qu’aucun acte n’a été posé avec Wagner».

 

Russie : une percée électorale du parti communiste ?

Russie  : une percée électorale du parti communiste ?

Pour l’écrivain et ancien diplomate Vladimir Fedorovski, le parti communiste devrait tirer les marrons du feu lors des élections générales de cette fin de semaine.

Interview dans l’Opinion (extrait)

 

 

Ecrivain et ancien diplomate soviétique, Vladimir Fedorovski publie à la fin du mois Amour et inspiration aux éditions Balland, un livre dédié aux grands créateurs du XXe siècle (Picasso, Matisse, Lydia, Chagall etc.), à l’occasion de la présentation de la collection Morozov à la Fondation Louis Vuitton (22 septembre 2021-22 février 2022).

 

Comment voyez-vous ces élections ?

C’est un scrutin particulier. On ressent dans toute la Russie une certaine usure du pouvoir de Vladimir Poutine — qui garde néanmoins une aura en tant qu’antithèse de l’Occident — et plus encore de sa formation Russie Unie. Cette dernière, qui a mis en avant les deux ministres les plus populaires, celui de la Défense Sergueï Choïgou et celui des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, a bien essayé de multiplier la création de mini-partis pour diluer le vote protestataire, qu’il soit de gauche ou nationaliste, et particulièrement celui en faveur du parti communiste, mais elle n’a pas réussi. Si la fraude n’est pas trop importante, on devrait donc assister, à en croire tous les sondages, à une percée du KPRF qui a réussi à créer un front de gauche. Il a notamment attiré des proches de l’opposant Alexeï Navalny comme l’ancien diplomate Nikolaï Platochkine, dont le poids est important dans l’opposition. Le philosophe italien Gramcsi disait que, pour s’imposer en politique, il fallait dominer intellectuellement. Eh, bien, je dirai que le parti communiste russe domine intellectuellement le débat électoral, dont le niveau n’est, pour le reste, pas très élevé. Il domine comme les dissidents dominaient à l’époque de l’Union soviétique.

 

Le parti communiste a-t-il évolué par rapport à la période soviétique ?

Il existe des nostalgiques de Staline, mais c’est une formation qui a évolué. Il y a pas mal de jeunes qui poussent derrière Guennadi Ziouganov, le très complaisant premier secrétaire du parti à l’égard de Vladimir Poutine au point de mener jusque-là une vraie-fausse opposition au Parlement aux côtés du tout aussi complaisant Vladimir Jirinovski du parti libéral-démocrate. L’apparition d’élus réellement indépendants peut être intéressante. On peut assister à une recomposition du paysage politique dans un contexte où la question de la succession de Poutine et de son régime invivable se pose. Cela ne changera sans doute pas l’équilibre du monde car les jeunes communistes sont ouvertement favorables à l’alliance avec la Chine. Ils voient l’Europe s’islamiser et c’est irréversible à leurs yeux. Pour eux, l’avenir c’est l’Asie.

Quel est le message du PC ?

Il n’a rien à voir avec celui des propagandistes de Poutine que les gens n’écoutent plus. Son message est globalement assez conservateur, contre le politiquement correct occidental, mais sur le fond il se présente comme la seule alternative à Vladimir Poutine et à son système oligarchique en dénonçant le fait que 50 personnes détiennent 40 % de la richesse de la Russie, qui compte par ailleurs 40 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Ses slogans dénoncent « le vol » et « le mensonge » du régime actuel. C’est un parti néo-stalinien qui se présente comme le sauveur de la démocratie ! Il exige même la libération de Navalny qui, lui-même, appelle à « voter utile », notamment en faveur du parti communiste, contre les voleurs et les menteurs. Les gens exigent, aujourd’hui, des gestionnaires comme le populaire maire de Moscou, Sergueï Sobianine, qui a été efficace pendant la crise de la Covid-19. Il s’est, jusque-là, montré loyal à l’égard de Poutine, mais il commence prendre ses distances. Ce qui n’est pas sans inquiéter le régime qui va essayer de débaucher certains indépendants alors que d’autres responsables craignent le retour au premier plan du parti communiste.

Covid Russie : nouveau record de décès

Covid  Russie : nouveau record de décès

la Russie qui se targue de vouloir diffuser son vaccin au monde entier se montre bien incapable de contrôler la crise sanitaire. La Russie a en effet enregistré jeudi un nouveau record quotidien de décès (820) liés au Covid-19 depuis le début de la pandémie, la vaccination restant poussive et les mesures de confinement absentes malgré la vague du variant Delta.

Russie : catastrophes naturelles en forte hausse

Russie : catastrophes naturelles en forte hausse

Le président Vladimir Poutine s’est inquiété samedi de catastrophes naturelles d’une ampleur «sans précédent» en Russie, confrontée à des feux de forêts dévastateurs en Sibérie et des inondations dans le Sud. «L’ampleur et la nature des catastrophes naturelles dans certaines régions sont absolument sans précédent», a déclaré M. Poutine lors d’une réunion retransmise à la télévision, appelant le gouvernement à «agir rapidement et efficacement» face aux problèmes écologiques.

Covid Russie : 815 décès en 24 heures

  • Covid Russie : 815 décès en 24 heures

La Russie a fait état vendredi de 815 décès dus au Covid-19 en 24 heures, un record pour le deuxième jour consécutif qui est dû au variant Delta et à une campagne de vaccination poussive.Le paradoxe évidemment ce que Poutine propose son vaccin à la terre entière alors qu’il se montre complètement incompétent à maîtriser la crise sanitaire sur son territoire

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

Afghanistan : un appel à la paix par Etats-Unis, Chine et Russie

 

La communauté internationale se réveille enfin à propos de la catastrophe annoncée en Afghanistan qui provoquera notamment une vague sans précédent de migrants. Dans un communiqué commun publié à l’issue de discussions à Doha, au Qatar, où les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie appelle à la paix. Reste à savoir si ce n’est déjà pas trop tard car les talibans viennent de conquérir la troisième ville la plus importante du pays et contrôlent  les deux tiers du territoire. Les représentants des États-Unis, de la Chine et de la Russie ont donc rencontré les négociateurs du gouvernement afghan et des insurgés taliban, ils ont aussi réaffirmé que les puissances étrangères ne reconnaîtraient pas la légitimité d’un quelconque gouvernement « imposé (en Afghanistan) via le recours à la force militaire ».

Les pourparlers de Doha, destinés à sortir de l’impasse dans les négociations de paix entre les taliban et le gouvernement afghan, sont intervenus dans un contexte d’offensives accrues des insurgés islamistes à travers l’Afghanistan.

En Russie : Poutine débaptise le champagne !

En Russie : Poutine débaptise le champagne !

 

C’est le lot de tous les dictateurs à savoir de profiter du pouvoir absolu pour s’autoriser d’intervenir dans tous les champs de la vie économique, sociale et sociétale. Cette fois Poutine s’autorise même à débaptiser le champagne dans le nom sera réservée au vin russe. Le vrai champagne français lui prendra l’appellation de vin pétillant. De quoi sourire évidemment mais cette décision est significative du délire de Poutine qui non seulement pille son pays mais s’arroge le droit de se transformer en un oenologue international. Il est clair que Poutine tutoie depuis longtemps la folie d’abord pour affamer son peuple, ensuite pour créer partout où il le peut des déstabilisations dans les pays fragiles ensuite pour provoquer de façon assez idiote l’opinion internationale. Conséquence , le  géant LVMH, qui produit les célèbres marques Dom Pérignon, Veuve Clicquot ou Moët & Chandon, a en effet prévenu ses distributeurs locaux qu’il suspendait ses livraisons en Russie en raison de cette nouvelle loi. «Je peux confirmer avoir reçu un courrier de ce type, et c’est justifié», a déclaré à l’AFP Leonid Rafailov, directeur général d’AST, l’un des principaux distributeurs de vins et spiritueux en Russie. appropriée.

Pour consommer leur champagne préféré, les oligarques russes devront donc peut-être venir directement en France. Ce qui ne changera pas beaucoup leurs habitudes, la Côte d’Azur étant une de leurs destinations prisées pendant l’été.

Covid Russie : emballement

  • Covid  Russie : emballement
  • La Russie connaît un emballement de la progression du virus  sous l’effet notamment du variant Delta. En outre les objectifs de vaccination sont loin d’être à la hauteur des promesses politiques.
  • 134.545 morts depuis le début de la pandémie, ce qui en fait le pays européen le plus endeuillé. La Russie ne parviendra par ailleurs pas à vacciner 60% de sa population à l’automne contre le Covid, a admis le Kremlin, enterrant cet objectif au moment où le pays enregistrait mardi son plus lourd bilan quotidien de décès. «Il est évident qu’on n’atteindra pas les 60%», a dit le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, en référence au but fixé au printemps par Vladimir Poutine.

Cet objectif n’a en réalité jamais semblé atteignable, la méfiance des Russes à l’égard des vaccins produits dans le pays, notamment le Spoutnik V, étant telle que depuis décembre seuls environ 16% de la population a reçu au moins une injection.

Les Européens mettent la pédale douce avec la Russie?

Les Européens mettent la pédale douce avec la Russie?

 

 

Lundi à Bruxelles les chefs d’État et de gouvernement auront notamment l’occasion de revoir leur politique vis-à-vis de la Russie. En dépit des coups de canif régulier de Poutine dans le droit international, l’Europe surtout entraînée par l’Allemagne vise à normaliser ses relations avec la Russie. Pas sûr que cette politique de bienveillance à l’égard du dictateur (il est maintenant président à vie ) constitue la meilleure diplomatie.

. Un mois après les sanctions prises par Moscou contre huit personnalités européennes, dont le président du Parlement européen, David Sassoli, la vice-présidente tchèque de la Commission, Vera Jourova, et le député français Jacques Maire, l’Union européenne n’envisage pas à ce stade de représailles. Pas plus après avoir entendu le Kremlin décréter que la République tchèque faisait désormais partie d’une liste de pays « inamicaux » pour avoir expulsé une vingtaine de diplomates russes.

Si la République tchèque, la Pologne ou les pays Baltes tiennent à ce que la décision russe ne reste pas impunie, d’autres comme Chypre, Malte ou la Hongrie refusent d’aller plus loin dans les coups de bâton. Mais le gros du peloton, emmené par l’Allemagne, souhaite, lui, ne rien changer à l’arsenal existant des sanctions prises depuis 2014 après l’annexion de la Crimée.

Conclusion, l’union européenne a tendance à se coucher devant Poutine ce qui lui donne des raisons de continuer à bafouer les règles internationales sans parler de la démocratie interne russe. Le cas Navalny et l’interdiction de son parti risque d’être mis entre parenthèses.

 

Conseil de l’Arctique : un enjeu stratégique pour les États-Unis et la Russie

Conseil de l’Arctique : un enjeu stratégique pour les États-Unis et la Russie

 

Mercredi, en Islande, en prélude à la réunion du Conseil de l’Arctique ce soir, le ministre des Affaires étrangères américain Anthony Blinken a rencontréson homologue canadien Marc Garneau. À cette occasion, face aux prises de positions belliqueuses de la Russie à propos de l’océan Arctique, il a réaffirmé vouloir « préserver cette région en tant qu’endroit de coopération pacifique » en matière de climat ou d’avancées scientifiques.

Les ministres américain et russe des Affaires étrangères se rencontrent mercredi soir en Islande à propos de l’Arctique Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a semblé vouloir faire de l’Arctique, un nouvel enjeu géopolitique au coeur de la réunion régionale qui les rassemble mercredi et jeudi à Reykjavik -la capitale islandaise-, un laboratoire d’une certaine coopération ciblée sur des défis communs comme la lutte contre le réchauffement climatique, son homologue russe Sergueï Lavrov a fait monter la tension avec des propos tonitruants.

« Il est clair pour tout le monde depuis longtemps que ce sont nos terres, notre territoire », a-t-il en effet lancé lundi au sujet du Grand Nord, défendant une sorte de pré carré russe et dénonçant notamment les velléités « offensives » des Occidentaux via l’Otan et la Norvège.

L’ »activité militaire » de la Russie dans l’Arctique est « parfaitement légale et légitime », a-t-il plaidé.

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