Archive pour le Tag 'Russie'

Coronavirus Russie: 168 décès supplémentaires

Coronavirus Russie: 168 décès supplémentaires

 

168 décès supplémentaires, le bilan de l’épidémie de coronavirus en Russie a franchi samedi le cap des 10.000 morts (10.027). La Russie a enregistré 6.632 cas supplémentaires, soit 674.515 contaminations depuis le début de l’épidémie. L’Inde avec plus de 22.000 cas supplémentaires en une seule journée, a connu samedi sa plus forte progression quotidienne de l’épidémie de coronavirus, particulièrement sensible dans l’ouest et le sud du pays. Avec plus de 640.000 cas désormais confirmés, l’Inde est devenue le nouvel épicentre de la pandémie en Asie. Seuls les États-Unis, le Brésil et la Russie ont recensé plus de cas dans le monde. Le géant asiatique a enregistré 442 décès supplémentaires en 24 heures, pour un total supérieur à 18.000 morts.

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Référendum Russie: «Poutine est bousculé par la crise « 

Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe estime en quoi la crise bouleverse le calendrier qu’avait imaginé Poutine pour le référendum qui devrait l’autoriser à prolonger son mandat. Interview le Figaro

- Que vise Vladimir Poutine avec ce référendum?

ARNAUD DUBIEN. - Le président russe a, me semble-t-il, un triple objectif. D’une part, perpétuer le poutinisme en gravant dans le marbre ses principes fondateurs. D’autre part, résoudre le «problème 2024», terme de son quatrième mandat et date, pensait-on, de son départ du Kremlin. Enfin, relégitimer le pouvoir, alors que certains signes d’usure sont visibles, après vingt ans à la tête de la Russie. Les amendements à la Constitution de 1993 peuvent être classés en trois catégories: sociaux (par exemple l’indexation annuelle des retraites), «sociéto-historico-civilisationnels» (obligation pour l’État de défendre la «vérité historique», etc.) et institutionnels. La «remise à zéro» des mandats présidentiels,

bref une opération politicienne pour redonner une légitimité institutionnelle et politique qui a été acculée par les résultats économiques de la Russie est récemment par une crise sanitaire mal maîtrisée. Chez Poutine comme chez d’autres la mode est actuellement au bricolage institutionnel pour s’asseoir sur les principes démocratiques qui limitent les mandats. De ce point de vue la Chine aura précédé Poutine mais d’autres s’engagent sur ce chemin dangereux de forme dictatoriale

Sanctions Russie prolongées pendant six mois

Sanctions Russie prolongées pendant six mois

 

La décision avait été prise le 19 juin lors d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE après examen de l’application des accords de Minsk, censés ramener la paix dans l’est de l’Ukraine après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

“Etant donné qu’une pleine mise en oeuvre n’a pas encore été atteinte, les dirigeants de l’UE ont pris la décision politique de renouveler les sanctions économiques contre la Russie”, déclare le Conseil européen dans un communiqué.

Fermeture des frontières de l’UE avec la Russie et les États-Unis ?

Fermeture des frontières de l’UE avec la Russie et les États-Unis ?

 

Rien n’est vraiment joué quant à la date de réouverture des entières tellement les situations sont disparates; l’Union économique entend analyser de façon précise l’état de diffusion du virus dans chaque zone géographique avant d’autoriser la réouverture des frontières européennes. Du coup, la réouverture des frontières de l’union européenne tant avec la Russie que les États-Unis pourrait bien être reportée tenant compte de l’état de diffusion virus dans ces deux zones. L’Union européenne passera en revue la situation sanitaire de chaque pays tiers toutes les deux semaines, à en croire des diplomates ainsi qu’un document de travail que Reuters a pu consulter, ce qui suggère que les Russes et les Américains

Désireux de relancer un secteur touristique frappé de plein fouet par la pandémie due au nouveau coronavirus, les Vingt-Sept restent cependant prudents face au risque de deuxième vague épidémique.

Un projet de recommandations établi par la Croatie, qui assure actuellement la présidence tournante du Conseil européen, suggère d’autoriser l’entrée sur le territoire européen des ressortissants de pays tiers sous réserve qu’ils viennent d’une zone dans laquelle le taux de contamination est stable ou en recul, ou dans laquelle la situation épidémiologique s’avère “comparable ou meilleure” que celle observée en Europe – c’est-à-dire avec une incidence comprise entre 16 et 20 nouveaux cas de contamination pour 100.000 habitants sur une période de deux semaines.

Il est également proposé de passer en revue pour chaque pays les données nationales concernant les tests, le traçage des cas contacts, les traitements ainsi que la fiabilité de ces statistiques, ou encore les dispositions réciproques mises en oeuvre à l’égard des ressortissants européens, selon ce document qui devait être discuté ce mercredi par les émissaires des Vingt-Sept à Bruxelles.

Au vu des dernières informations du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), ces critères pourraient exclure l’entrée dans l’UE de voyageurs en provenance des Etats-Unis ou du Mexique, de la plupart des pays d’Amérique du Sud, ainsi que d’Afrique du Sud, de Russie, d’Iran, d’Arabie saoudite et d’Afghanistan, entre autres.

Les Etats-Unis, où le président Donald Trump a interdit l’entrée des voyageurs en provenance d’Europe au début de la crise sanitaire, sont de loin le pays le plus touché au monde, qu’il s’agisse du nombre de contaminations par le nouveau coronavirus ou du nombre de décès imputés au COVID-19, la maladie que développent certains patients infectés.

Des fonctionnaires européens ont cependant précisé que ces critères pourraient encore changer et que les recommandations ne seraient pas contraignantes.

“Apparemment il y beaucoup de voeux pieux dans ces recommandations, qui causent aussi beaucoup de controverses. La date du 1er juillet pourrait être décalée et de nombreux pays pourraient de toute façon le faire à leur manière”, a souligné un fonctionnaire européen.

Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, s’est dit confiant dans la possibilité de trouver une solution entre les Etats-Unis et l’UE, entre autres, au sujet de la réouverture des frontières.

“Nous nous efforçons de trouver la meilleure manière de faire, le bon moment pour le faire, les bons mécanismes à mettre en place”, a-t-il dit mercredi lors d’une conférence de presse.

“Nous ne voulons assurément pas causer des problèmes ailleurs. Je suis certain que dans les prochaines semaines, nous réglerons ça, entre, pas seulement les Etats-Unis et l’UE, mais les Etats-Unis et les autres parties du monde”, a-t-il ajouté.

L’affaiblissement de l’Europe face aux Etats-Unis, à la Chine et à la Russie

L’affaiblissement de l’Europe  face aux Etats-Unis, à la Chine et à la  Russie

Le groupe de réflexions Mars  estime qu’aucun de grands pays cités ne présente plus aujourd’hui les caractéristiques d’un allié fiable » , ce qui pose la question de la souveraineté et de l’autonomie, du sens donné à l’Europe de la défense et de la diplomatie ( extraits d’un papier a lire entièrement dans la Tribune)

L’automne 2019 a été marquée par plusieurs événements au Proche-Orient (l’annonce du désengagement unilatéral des Américains de Syrie, l’invasion turque du territoire syrien administré par les Kurdes, l’accord turco-libyen de délimitation des frontières maritimes au détriment des États insulaires, etc.) qui ont conduit le président français à déclarer publiquement, dans la presse internationale, que l’OTAN était en état de « mort cérébrale » faute de « coordination de la décision stratégique ». Si l’efficacité opérationnelle de l’OTAN et son intérêt militaire ne sont pas en cause, « sur le plan stratégique et politique, force est de constater que nous avons un problème ». La question n’est pas de discuter la pertinence du propos mais de constater qu’il s’agit là d’une « surprise stratégique », qui doit nous conduire à modifier notre regard sur l’architecture européenne de sécurité et notre réseau d’alliances.

La montée en puissance militaire de la Chine de Xi Jinping (arrivé au pouvoir en 2013) et le « réveil stratégique » de la Russie de Vladimir Poutine (avec les interventions en Ukraine depuis 2014 et en Syrie depuis 2015) sont les événements majeurs de la décennie qui s’achève. Ils portent un coup d’arrêt à la domination occidentale, dont le début du déclin stratégique peut être daté de l’automne 2013 avec la reculade en Syrie puis le mouvement de l’Euromaïdan en Ukraine. Les Occidentaux, dont les forces armées étaient par ailleurs « fixées » (en termes militaires) par le surgissement de Daech en Afrique et au Levant, n’ont pu ensuite que constater l’érosion de leur suprématie militaire, du fait notamment de l’efficacité des moyens russes de déni d’accès. Il en a résulté le concept de « westlessness » abondamment discuté lors de la conférence de Munich de février 2020.

Entretemps, la diplomatie unilatérale du président Trump (élu fin 2016) a précipité une « crise transatlantique » aggravée par la politique du président turc Erdogan, allié théorique car membre de l’OTAN mais partenaire stratégique actif de la Russie dans une stricte logique de puissance. Le fait est qu’en 2020, l’érosion de la puissance occidentale est telle que la notion d’Occident est désormais dépourvue de substance stratégique.

Le  paysage géostratégique de la décennie, qui s’ouvre sera dominé par le « triangle stratégique » formé par les États-Unis, la Chine et la Russie. Les États-Unis resteront la puissance dominante, mais une puissance de plus en plus réticente à intervenir dans le monde, faute de pouvoir remporter des succès militaires rapides et de vouloir garantir la sécurité de ses alliés. La Chine a pour ambition officielle de supplanter les États-Unis pour le centenaire de l’accession au pouvoir du parti communiste (PCC) en 2049, et elle s’en donne les moyens, y compris militaires. Quant à la Russie, c’est sans aucun doute une erreur d’en faire un acteur de second rang dans les prochaines décennies. Sa remontée en puissance militaire et sa « grande stratégie » inspirée de l’héritage byzantin lui confèrent un pouvoir de nuisance considérable qui lui assure pour de longues années un rôle majeur dans les relations internationales.

Dans le même temps, le déclin militaire de l’Occident se traduit par une contestation de ses valeurs et du système juridique international mis en place sous son influence depuis 70 ans. Aujourd’hui, face à la puissance maritime incontestée américaine (US Navy et US Marine Corps), le partenariat stratégique sino-russe semble solide et durable, en dépit de ses déséquilibres et d’arrière-pensées de long terme. La Russie restera une puissance pauvre, a fortiori avec la baisse des prix des hydrocarbures, qui ruine son économie de rente, mais une puissance stratégique du fait de ses capacités militaires sans équivalent en-dehors de la superpuissance américaine.

C’est pourquoi, si le dialogue est toujours nécessaire, ne serait-ce que pour éviter toute méprise sur les intentions de l’autre, il est illusoire de penser que la Russie soit un jour tentée de se rapprocher des Européens au détriment des Chinois. Les Européens, comme les Chinois, sont d’excellents clients, mais contrairement à la Chine, ils n’ont rien à offrir en termes stratégiques. Moscou n’ignore rien de ses faiblesses par rapport à ses deux principaux compétiteurs stratégiques. C’est pourquoi une Russie stable n’a aucun intérêt à agresser ses voisins européens, mais elle profite de leurs faiblesses, entretient volontiers le désordre dans les « zones grises » et ne manque aucune occasion de porter atteinte à la cohésion de l’OTAN. Avec la Chine, elle ne risque rien tant que l’alliance de fait perdure. A l’inverse, elle aura tout à perdre le jour où la Chine revendiquera ses « provinces perdues » de Sibérie et d’Extrême-Orient. Donc, d’un côté tout à perdre, de l’autre rien à gagner ; pourquoi dès lors se rapprocher des Européens ?

Les États-Unis ne s’y trompent pas, qui considèrent aujourd’hui la Chine et la Russie comme des « compétiteurs stratégiques », demain comme des rivaux, après-demain comme des adversaires. La Russie demeurera à moyen terme le rival le plus agressif, sans doute du fait des faiblesses intrinsèques de son économie et de sa démographie et de la fragilité interne de son système politique, de plus en plus autoritaire et corrompu. Bien que son immense territoire dépeuplé reste sanctuarisé par un arsenal nucléaire moderne et pléthorique, son obsession du risque d’encerclement n’a pas pour autant été surmontée. La Russie a intérêt à encourager les conflits de faible intensité dans son « étranger proche » (anciennes républiques ex-soviétiques) pour que l’OTAN soit dissuadée de s’approcher davantage de ses frontières. Un certain niveau de conflictualité dans son voisinage garantit paradoxalement à la Russie la paix à ses frontières. Par conséquent, la Russie n’a pas vraiment intérêt à la réussite du processus de Minsk, sauf à obtenir en échange la reconnaissance pleine et entière de l’annexion de la Crimée.

Ce régime, à l’assise populaire de plus en plus fragile, a besoin de justifier son outil sécuritaire et répressif par l’existence d’un ennemi mortel, incarné, aujourd’hui comme hier, par les États-Unis. De son côté, Washington trouve un intérêt évident à monter en épingle la menace russe de manière à préserver son protectorat militaire sur l’Europe. La Russie est un adversaire d’autant plus pratique pour les États-Unis qu’il ne présente en réalité aucun risque majeur pour les intérêts américains.

Il en va différemment de la Chine, dont les moyens sont désormais à la hauteur des ambitions. C’est pourquoi la menace que la Chine représente pour les alliés asiatiques des États-Unis, à commencer par le Japon, est sans doute plus réelle que la menace russe en Europe. Pour autant, la Chine n’est pas une puissance agressive ; elle n’en a pas besoin. Elle pratique une intimidation qui a rarement besoin du hard power. Au contraire de la Russie, et comme toutes les puissances mercantiles, la Chine considère que la guerre est néfaste au commerce.

Mais en 2049, la Terre entière devra avoir reconnu le rôle prééminent du Parti et tous les dissidents (à commencer par Taïwan) devront avoir réintégré le giron de l’empire. Il convient de noter que l’APL n’est pas l’armée de la Chine, mais l’armée du Parti. Une telle ambition fait naturellement peser une menace majeure pour les intérêts américains, surtout tant que la Chine et la Russie font cause commune. La crise du Covid-19 ne fait qu’exacerber cette rivalité.

Ce « triangle stratégique » restera donc sans doute la matrice des relations internationales dans les 30 années à venir. C’est la fin de la logique des blocs, l’ancien bloc occidental allant en se délitant du fait du désintérêt durable des États-Unis pour les intérêts de sécurité de leurs alliés, notamment en Europe où les intérêts américains sont en réalité moins menacés par la Russie que par une Union européenne qui s’émanciperait de la tutelle américaine. Les trois puissances dominantes sont chacune sur une trajectoire stratégique et des intérêts différents, qui ne sont d’ailleurs pas toujours incompatibles, ce qui limite les risques d’une guerre généralisée à laquelle aucune n’aurait intérêt.

La Chine a pour ambition avouée de devenir avant 2050, sous la direction du Parti communiste, la première puissance mondiale. il faut reconnaître que les facteurs de co-morbidité sont tels que le patient a peu de chance de survivre.

La Chine, puissance en croissance, continuera à pratiquer l’intimidation stratégique sans recourir à la violence. Elle veut parvenir à ses fins par sa puissance financière et commerciale plus que par la contrainte armée. La politique de l’enfant unique, en vigueur jusqu’en 2015, a pour effet de rendre impossible à l’avenir la tactique maoïste des vagues humaines envoyées submerger les positions ennemies comme lors de la guerre de Corée, d’où l’investissement dans la technologie, notamment l’intelligence artificielle et la robotique (drones). Les moyens de projection de puissance dont la Chine se dote à un rythme soutenu contribuent à l’affirmation d’une puissance qui se veut pacifique, autrement dit le « hard power » ne fait qu’appuyer un « soft power » dont la pandémie actuelle montre combien il manque de subtilité.

Face à cette montée en puissance irrésistible, les États-Unis ont une vision géopolitique des plus traditionnelles pour une puissance maritime, consistant à contenir ses rivaux continentaux en pratiquant leur encerclement stratégique. Le concept de « zone indo-pacifique » est ainsi la version contemporaine du « Rimland » (conceptualisé par Spykman à la fin du XIXe siècle), cet anneau d’archipels et de péninsules qui entoure le « Heartland » et qu’il convient de contrôler.

 

Entre les deux, la Russie a pour principal souci de survivre dans ses frontières actuelles (comprenant la Crimée) et avec le régime mis en place par Vladimir Poutine, dont la brutalité tient lieu d’idéologie. Son partenariat stratégique avec la Chine est donc vital, de même que la sanctuarisation de son territoire (et de son système) par la dissuasion nucléaire. La survie du régime suppose le maintien en permanence d’un état de guerre larvé aux frontières pour justifier la mobilisation des ressources au profit de l’appareil sécuritaire. C’est en cela que la Russie constitue une menace pour la paix, non dans une quelconque prétention territoriale à ses marges.

Quelles conséquences en Europe ?

En réalité, dans ce paysage stratégique, le risque principal pour les pays européens est de « sortir de l’Histoire ». C’est davantage un risque de nature identitaire, voire philosophique, que sécuritaire. Aucune des trois grandes puissances, dans leurs régimes actuels, ne constitue une menace pour la sécurité et l’indépendance des États européens. Simultanément, aucune ne présente plus aujourd’hui les caractéristiques d’un allié fiable. »

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* Le groupe Mars, constitué d’une trentaine de personnalités françaises issues d’horizons différents, des secteurs public et privé et du monde universitaire, se mobilise pour produire des analyses relatives aux enjeux concernant les intérêts stratégiques relatifs à l’industrie de défense et de sécurité et les choix technologiques et industriels qui sont à la base de la souveraineté de la France.

Coronavirus Russie : plus de 10 000 cas par jour

coronavirus Russie : plus de 10 000 cas par jour

 

Le président russe va s’adresser à la nation ce lundi au sujet de l’épidémie du nouveau coronavirus, le pays enregistrant chaque jour plus de 10.000 cas supplémentaires. Le plus grand pays du monde a dénombré officiellement 221.344 contaminations depuis le début de la crise. La mortalité officielle reste cependant relativement basse avec 2.009 victimes.

 

Coronavirus Russie: 10 000 contaminés en 24 heures !

Coronavirus Russie: 10 000 contaminés en 24 heures !

9623 nouveaux cas de contamination au coronavirus au cours des dernières 24 heures, une progression sans précédent depuis le début de l’épidémie qui porte le bilan total à 124.054 infections.

Le nombre de décès est passé lui à 1222, avec 57 morts supplémentaires sur les dernières 24 heures, précise le Centre de gestion de la crise sanitaire, qui a par ailleurs révisé son bilan de la veille.

Pétrole: Les USA ont menti concernant la négociation avec l’Arabie et la Russie

Pétrole: Les USA ont menti concernant la négociation avec l’Arabie et la Russie

 

Comme à son habitude TRUMP a pris des risque assez inconsidérés en déclarant que l’Arabie Saoudite et la Russie allaient décider d’une négociation débouchant sur une réduction de la production. Du coup, cette déclaration avait eu un effet positif mais provisoire sur les marchés financiers. La vérité est différente. L’Arabie saoudite  et la Russie n’ont aucun intérêt à réduire la production. En effet le double phénomène de réduction de l’offre et de la demande se traduisent par un écroulement des prix. Le pétrole est passé de 60 $ à 20 $ avant de remonter à 32. Un niveau qui met en péril la production de nombreux pays pétroliers. Or l’enjeu précisément pour l’Arabie Saoudite et la Russie est d’étouffer la concurrence. Pas seulement celle des pays de l’OPEP mais aussi celle des États-Unis et du Canada. En effet le gaz de schiste de ces deux derniers pays ne pourra pas résister longtemps car sa rentabilité suppose un pétrole autour de 60 à 70 $ le baril. Par ailleurs l’Arabie n’est pas mécontente d’étouffer complètement l’économie de l’Iran son ennemi irréductible qui d’une part ne peut pas écouler normalement son pétrole et d’autre part en  retire des revenus très affaiblis.

Le secrétaire américain à l’Energie a donc rectifié le tir est indiqué simplement son souhait qu’une négociation intervienne entre  encourageait Ryad et Moscou . Notons que rien n’est sûr évidemment même ce plan car la réunion de l’OPEP vient d’être reportée en raison des divergences.

Des représentants de la Maison blanche ont aussi déclaré lors de cette conférence téléphonique que Donald Trump avait demandé à son administration de trouver des moyens permettant d’améliorer les liquidités du secteur énergétique, a dit la source.

Reuters a appris vendredi de source proche de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) que celle-ci et ses alliés cherchaient à conclure un accord sur une réduction sans précédent de l’offre mondiale de pétrole équivalant à 10% de la demande globale. Le problème est toujours de savoir si effectivement cette éventuelle réduction date sera respectée notamment par l’Arabie Saoudite.

Russie : Poutine bientôt nommé tsar à vie

Russie : Poutine bientôt nommé tsar à vie

 

Dans plusieurs pays, la mode est à la gestion politique dictatoriale . C’est le cas par exemple en Chine où le président dispose maintenant d’un mandat à vie , c’est le cas dans certains pays d’Amérique du Sud, c’est le cas en Turquie, en Syrie et maintenant en Russie où  Poutine va réussir  en fait à être nommé Tsar à vie . Le président russe Vladimir Poutine a en effet signé la vaste réforme constitutionnelle lui accordant notamment le droit d’effectuer deux mandats supplémentaires, annonce l’agence officielle TASS, samedi 14 mars. Cet amendement avait été ajouté au texte à la surprise générale et vivement dénoncé par l’opposition.

Il doit permettre à Vladimir Poutine de remettre à zéro le nombre de ses mandats présidentiels, afin de lui donner le droit de se représenter en 2024 et en 2030.

 

Il y a presque une vingtaine d’années que Poutine occupe une sorte de fonction de tsar de la Russie. La constitution voudrait qu’il quitte maintenant le pouvoir mais l’intéressé ne semble pas en avoir l’intention. Pire, il va  officiellement se faire nommer avec une bénédiction constitutionnelle modifiée. En fait, Poutine tient le pays dans une main de fer. Certes la situation économique et sociale est particulièrement détériorée mais grâce au populisme et au nationalisme, la popularité de Poutine est grande dans le pays. Cela d’autant plus que tous les opposants sont réduits au silence, emprisonnés voire éliminés physiquement et que la presse est complètement muselée. Bref,  le régime communisme sans le communisme mais avec les méthodes du KGB maintenu. Un peu ce qui se passe de la même manière en Chine où le chef de l’État a lui aussi réussi à faire modifier la constitution de sorte que son mandat de président est désormais illimité dans le temps. Le temps des dictateurs réapparaît ainsi avec le risque surtout d’un renforcement du nationalisme voire des conflits armés.

En clair, la réforme constitutionnelle est  une «remise des compteurs à zéro» qui permettrait au chef de l’État – réélu en 2018 pour un quatrième mandat -, de se représenter en 2024. «Je propose que soit levée la limitation des mandats présidentiels et que soit inscrite une disposition permettant, après l’entrée en vigueur de la Constitution, que le président sortant ait le droit d’être élu chef de l’État, comme tout autre citoyen», a déclaré Valentina Terechkova, ex-cosmonaute et députée du parti présidentiel Russie unie qui l’a suivie comme un seul homme.

Le texte doit ensuite être définitivement approuvé lors d’un « vote populaire » prévu le 22 avril. La présidente de la Chambre haute du Parlement russe, Valentina Matvienko, a assuré à la presse que le vote devait être maintenu « malgré les diverses inquiétudes liées au coronavirus ». Ces dernières semaines, des spéculations affirmaient que le Kremlin procèderait à un vote en ligne, une éventualité dénoncée par l’opposition qui craint qu’elle ne permette des fraudes massives.

 

 

L ‘ambassadeur du Mali au service de la Russie pour dénoncer la France

 

 

On sait que le Mali est actuellement très travaillé par des groupes rebelles et des personnalités pour salir la France et obtenir son départ du Mali. Ces groupes, ces personnalités sont en fait au service de la Russie qui est à la manœuvre. La Russie qui n’hésite pas à employer les moyens type KGB pour répandre n’importe quelle nouvelle y compris de fausses dérives de soldats de l’opération barkhane dans la capitale malienne.

Le problème, c’est que ces soldats de l’opération Barkhane sont confinés dans leur base militaire et qu’ils  ne mettent pas les pieds à Bamako. Cette attitude de l’ambassadeur du Mali démontre à l’évidence que certains se sont déjà convertis à l’idéologie rebelle et russe. Faut-il rappeler que la France a sauvé il y a peu de temps le régime malien face aux rebelles. Cela démontre à l’évidence la déliquescence d’une partie de la classe politique du Mali incapable de gérer son pays et qui a même abandonné une grande partie de son territoire aux rebelles manœuvrés en particulier par la Russie ( et les fondamentalistes).

 

Entendu mercredi par la commission de la Défense et des forces armées du Sénat français, l’ambassadeur malien Toumani Djimé Diallo a pointé du doigt les “débordements” auxquels se seraient livrés, selon lui, des légionnaires français dans la capitale malienne.

“Par moments, dans les Pigalle de Bamako, vous les retrouvez, tatoués sur tout le corps, en train de rendre une image qui n’est pas celle que nous connaissons de l’armée. Ça fait peur, ça intrigue”, a-t-il déclaré pendant une audition des ambassadeurs des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) consacrée à l’opération Barkhane.

Soulignant qu’aucun légionnaire français n’a jamais été déployé à Bamako, Paris a accusé jeudi l’ambassadeur malien de propager des “fake news”, alors même que le président Emmanuel Macron avait appelé lors d’un sommet à Pau, en janvier, ses homologues des pays du G5 Sahel à lutter contre les discours “indignes” qui alimentent les sentiments antifrançais.

“Cette mise en cause est non seulement fausse mais inacceptable (…) et indécente quand la France s’est résolument engagée pour combattre les groupes terroristes qui menacent les populations du Sahel”, a protesté le cabinet de la ministre des Armées, Florence Parly.

“Plutôt que de véhiculer et de propager de fausses accusations, nous attendons de l’ambassadeur du Mali qu’il mobilise toute son action pour la mise en oeuvre des décisions du sommet de Pau et la réussite de tous”, a-t-il ajouté dans une déclaration envoyée à Reuters.

Contactée par Reuters, l’ambassade du Mali a déclaré qu’elle ne souhaitait pas réagir dans l’immédiat.

L’armée française s’est aussi étonnée de ces accusations, alors qu’elle n’a “quasiment plus” de soldats stationnés à Bamako depuis le transfert du commandement de l’opération Barkhane au Tchad en 2014, à l’exception de membres de la mission de l’Onu (Minusma) ou de la mission de formation de l’Union européenne (EUTM).

“Il n’y a jamais eu d’unité de la Légion étrangère déployée ou stationnée à Bamako et elles n’ont pas vocation à l’être”, a souligné le porte-parole de l’état-major, le colonel Frédéric Barbry.

Lorsqu’ils ont quartier libre, les soldats de la force Barkhane ne sont en outre pas autorisés à quitter leurs bases opérationnelles, toutes situées dans le nord-est du Mali, loin de Bamako, a-t-il ajouté.

Syrie : un sommet enfin entre Russie France, Turquie et Allemagne

Syrie : un sommet enfin entre Russie France, Turquie et Allemagne

 

Une avancée significative avec la perspective d’une rencontre envisagée par la Russie avec la Turquie, l’Allemagne et la France. Il est clair que la situation devient de plus en plus explosive dans certaines zones de la Syrie victime de la concurrence guerrière de grands pays alors que le terrorisme n’est pas encore maîtrisé. Une situation invivable notamment dans la  province syrienne d’Idlib . Parallèlement, la Turquie qui s’est aussi invitée dans un conflit complexe demande une aide humanitaire des populations complètement coincées et isolées. La Russie envisage cependant l’organisation d’un sommet sur la Syrie avec la Turquie, la France et l’Allemagne, a déclaré vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel se sont entretenus par téléphone jeudi avec le président russe Vladimir Poutine pour lui demander de contribuer à faire cesser les combats dans la province syrienne d’Idlib, où ils craignent une grave crise humanitaire.

“L’éventualité d’organiser un sommet est en cours de discussion. Il n’y a aucune décision ferme à ce sujet pour l’instant. (Mais) si les quatre dirigeants le jugent nécessaire, nous n’excluons pas la possibilité d’une telle rencontre”, a dit Dmitri Peskov à la presse.

Libye: la Russie bloque un projet de résolution à l’Onu

Libye: la Russie bloque un projet de résolution à l’Onu

une résolution de l’ONU sur la Libye est actuellement bloquée pour des questions sémantiques mais aussi politiques notamment par la Russie. L’enjeu pour la Russie est de prendre pouvoir à Tripoli en renversant grâce à des mercenaires russes  le pouvoir actuel. la Russie souhaite que le terme «mercenaires» soit remplacé par «combattants terroristes étrangers» dans un paragraphe soulignant «la préoccupation» du Conseil de sécurité devant leur «implication croissante en Libye».

Selon une source diplomatique, lors des négociations qui durent maintenant depuis plus de deux semaines, le Royaume-Uni a eu des difficultés non seulement avec la Russie mais aussi avec les Etats-Unis. Washington a ainsi réclamé que les «mercenaires russes du groupe Wagner» soient clairement identifiés dans le texte, avant de réduire ses prétentions en n’acceptant plus que le mot «mercenaires». La Russie est accusée depuis plusieurs mois d’avoir soutenu l’acheminement en Libye de plusieurs milliers de mercenaires du groupe russe privé Wagner au profit du maréchal Khalifa Haftar, qui cherche depuis avril à s’emparer militairement de Tripoli. Moscou a nié toute implication.

Depuis dix mois que dure le siège de Tripoli contrôlé par Fayez al-Sarraj, chef du Gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’Onu, le Conseil de sécurité n’a jamais réussi à se mettre d’accord sur une résolution. Des appels à un cessez-le-feu ont été lancés, mais aucune mesure contraignante n’a été prise par l’Onu, qui déplore régulièrement que l’embargo sur les armes imposé en 2011 soit violé par de nombreuses parties – Emirats Arabes Unis, Turquie et Jordanie ont été cités – et par l’envoi de mercenaires par des Etats soutenant l’un ou l’autre des deux belligérants.

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Curieusement c’est sur initiative de la Russie qu’un texte a été adopté par l’ONU pour tenter de réguler un peu Internet. Une initiative d’autant plus suspecte qu’elle est aussi soutenue par la Chine et d’autres qui ne sont pas des modèles de démocratie. Sans doute s’agi- il là de la part de certains pays à régime théocratique de limiter la pénétration d’Internet dans leur zone géographique. Les russes comme les Chinois n’ont droit  en effet qu’à un Internet très limité qui évite notamment d’informer sur les conflits internes au pays. Par exemple en Chine, Internet ignore l’internement de plus de 2 millions  de ouïgours.  En tout cas, une  résolution de l’ONU  prévoit la création en 2020 d’un comité intergouvernemental chargé de la rédaction d’un futur traité, a été adoptée par 79 pays. Soixante Etats ont voté contre, 33 pays se sont abstenus. Outre la Chine, le Belarus, le Cambodge, la Corée du Nord, la Birmanie, le Nicaragua et le Venezuela étaient co-parrains de cette résolution. Aucune échéance n’a encore été fixée pour approuver le futur traité.

« Avec l’idée d’une convention mondiale, les Russes veulent au passage imposer des restrictions sur internet », déplore un diplomate occidental s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

Un traité restrictif pourrait faciliter l’arrêt des accès à internet et renforcer le contrôle de ses utilisateurs dans certains pays, craignent des experts. Moscou s’est défendu de toute arrière-pensée, Pékin a évoqué un « vide juridique » à combler.

« C’est une mauvaise idée si l’objectif est de développer une convention qui permette à des pays de légalement fermer internet et de pratiquer la censure tout en criminalisant la libre expression », résume Louis Charbonneau, de l’Ong Human Rights Watch. « Nous espérons que les Etats s’opposeront aux tentatives d’Etats répressifs de museler plus facilement les critiques », précise-t-il à l’AFP, en relevant que les co-sponsors du texte constituent « une galerie de pays les plus répressifs sur Terre ».

A ce jour, un seul instrument international contraignant existe en matière de cybercriminalité. Il s’agit de la Convention sur la cybercriminalité, également appelée Convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004.

A la différence du texte mondial envisagé par la Russie, cette convention n’a qu’une portée régionale. Elle sert de référence pour les pays européens qui se dotent d’une législation sur la cybercriminalité et de cadre pour la coopération internationale parmi les Etats signataires. Si un nouveau texte est approuvé, il pourrait à terme rendre caduque la Convention de Budapest, s’inquiètent aussi les détracteurs de l’initiative russe.

 

G7: l’Ukraine plutôt que la Russie (Donald Tusk)

G7: l’Ukraine plutôt que la Russie (Donald Tusk)

 

 

Donald Tusk , le président du conseil européen qui participe au sommet de Biarritz, réagit aux propositions de trump et de Macron concernant l’éventuelle réintégration de la Russie dans le G8. Le président du conseil européen s’oppose à ce retour et il préférait à la place inviter l’Ukraine. Une proposition qui ne manque pas de sens même si cependant l’Ukraine manque  un peu d’étoffe politiquement et économiquement. Reste qu’historiquement le G5, élargi ensuite au G7 et au G8  avait surtout pour objet de réunir les grands pays démocratiques. Certes des pays libéraux économiquement mais aussi politiquement. De ce point de vue, la Russie faisait office de mouton noirs dans ce club d’autant plus que Poutine ne se prive pas de considérer que la démocratie est obsolète. Pas étonnant, il est le responsable d’une véritable dictature en Russie avec des modes d’intervention qui vont jusqu’à liquider les opposants à les mettre en prison.

Pour le président du Conseil européen, Donald Tusk, pas question de réintégrer la Russie dans le G7 qui redeviendrait le G8 comme de 1997 à 2014. Le Polonais qui défend habituellement une ligne sans concession à l’égard de Vladimir Poutine propose en revanche d’inviter l’Ukraine.

«L’année dernière, a rappelé Donald Tusk lors d’une conférence de presse samedi à midi au casino de Biarritz reconverti en centre de presse, Donald Trump avait suggéré de réintégrer la Russie au G8, en disant que l’annexion de la Crimée était partiellement justifiée et que nous devrions l’accepter». «À aucune condition, je ne peux souscrire à cette logique», a martelé le président du Conseil européen, le cénacle qui réunit les vingt-huit chefs d’État et de gouvernement de l’UE. «Quand la Russie a été invitée au G7 (sous la présidence de Boris Eltsine), on pensait qu’elle suivrait

 

 

G7 : Trump pour un retour de la Russie torpille Macron

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D’une certaine manière Trump torpille d’entrée la proposition de Macron d’envisager le retour de la Russie dans le G7 (alors en formation G8) à condition qu’une négociation s’engage en Europe sur les problèmes de l’Est de l’Ukraine. Trump ne veut certainement pas laisser l’initiative à Macron qui par ailleurs n’a rien obtenu de Poutine hormis cette perspective de discussion. Trump  envisage donc le retour dès maintenant et sans condition de la Russie dans le G8.  Une manière aussi sans doute de rendre les confrontations encore plus difficiles. Ce qui ne gêne nullement Trump  qui au contraire veut défaire toutes les institutions internationales afin de que les États-Unis négocient seuls les grandes questions économiques et diplomatiques. Du coup Poutine qui est à la recherche d’une crédibilité internationale risque de jeter aux orties la proposition de Macron sur l’Ukraine car cela ne constitue plus un obstacle à son retour dans le G8. Il faut aussi voir dans cette proposition de Trump  une volonté de règlement de comptes vis-à-vis de Macron, Trump  n’apprécie guère les initiatives par exemple concernant les taxes Gafa, les positions sur l’Iran, voire les critiques de Macron sur les relations commerciales avec la Chine. Tromp  renvoie Macon et en France à leur statut de chef de petit gouvernement et de petits pays

Depuis l’annexion de la Crimée en 2014, la Russie est exclue du G8, qui s’est donc transformé en G7. En juin, Emmanuel Macron a pour sa part estimé que « sans avancée claire et tangible sur le processus de Minsk » (pour cesser les combats dans l’est de l’Ukraine), « il ne peut y avoir une reformation du G8″. Visiblement trame s’en moque totalement.

Russie : quelles nouvelles relations ?

Russie : quelles nouvelles relations ?

 Quelles nouvelles relations sont-elles envisageables avec la Russie d’après Laurence Daziano , maître de conférences en économie à Sciences Po et membre du Conseil scientifique de la Fondapol et de l’Institut du Bosphore. (tribune Figaro)


« Le président russe, Vladimir Poutine, arrive le 19 août au fort de Brégançon pour une rencontre bilatérale avec son homologue français, Emmanuel Macron, à la veille du sommet du G7 de Biarritz dont la Russie est exclue.

Vladimir Poutine rencontrera son quatrième président français, après Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. En comptant les quatre années où il fut Premier ministre, Vladimir Poutine est désormais au pouvoir depuis dix-neuf ans, ce qui lui confère l’un des plus longs règnes de l’histoire politique russe moderne. Se maintenir aussi longtemps au pouvoir, dans un pays aussi rude que la Russie et marqué par une transition extrêmement dure après la chute de l’URSS, a eu un prix: la centralisation totale du pouvoir, l’écrasement de l’opposition, la mise au pas des milieux économiques et l’alliance avec des régimes autoritaires pour marquer le retour de Moscou sur la scène internationale.

Après quasiment vingt ans au Kremlin, Vladimir Poutine est devenu le synonyme de son pays, si bien que les diplomates et les experts occidentaux ne réussissent plus à avoir une analyse fine et nuancée des évolutions russes. Or, la Russie est un pays qui change.

 

Les sanctions commencent à peser sur l’économie de la Russie

Malgré une très forte dépendance aux matières premières (pétrole et gaz), la Russie a réussi à redresser son économie après quinze ans de descente aux abîmes lors de la chute de l’URSS. Aujourd’hui, les sanctions commencent à peser sur l’économie et le taux de pauvreté de la population, qui avait spectaculairement baissé, commence à remonter. La classe moyenne urbaine s’est développée mais les jeunes des campagnes rêvent d’émigrer.

La Russie a réussi l’accueil de la Coupe du monde de football en 2018, tout en modernisant son industrie pétrolière et gazière avec des projets industriels aussi audacieux que les gazoducs Nord Stream ou l’exploitation des ressources en Arctique.

Enfin, Moscou est redevenu une puissance «centrale» des relations internationales, réussissant son pari stratégique au Moyen-Orient et consolidant des alliances avec les «ennemis» des États-Unis, Chine, Iran, Turquie ou Venezuela. La Russie revient également en Afrique, réunissant un sommet russo-africain, sur les bords de la mer Noire à Sotchi.

 

Le défi de la succession

Mais ce qui a permis à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir, depuis si longtemps, est désormais sa principale faiblesse. Le système de pouvoir poutinien est profondément empreint de l’histoire politique tsariste: une stabilité qui confine à la rigidité, reposant sur les services de renseignement et sans perspective de succession.

Vladimir Poutine, qui a réussi ses paris (règne de vingt ans, retour de la Russie sur la scène internationale et mainmise politique sur le pays), doit désormais affronter son principal défi: la succession, sans laquelle, rien de ce qui a été édifié ne sera pérenne. Homme issu des services de renseignement, son histoire, sa vision et son exercice du pouvoir sont formatés par le KGB et le FSB, et plus encore par son expérience de la chute de l’URSS.

Or l’approche de la succession peut être le moment où, parce que les intérêts convergent, l’Europe renouerait avec la Russie par une série d’initiatives proches de la conférence sur la paix et la sécurité en Europe, initiée en 1975 à Helsinki à l’époque de la Guerre froide. Une initiative diplomatique européenne, portée par la France, proposerait des perspectives à Moscou qui tiennent compte des intérêts respectifs des Européens et des Russes.

 

D’abord, la question ukrainienne, après les récentes élections présidentielles et législatives à Kiev, doit être réglée dans un cadre global qui comprend trois sujets: un accord de paix en Ukraine avec la «finlandisation» du pays, c’est-à-dire sa neutralisation entre l’Europe et la Russie, ce qui ne sera que la reconnaissance de la mixité ukrainienne entre les anciennes terres européennes catholiques de l’Empire austro-hongrois et les régions russophones ; le désarmement de toutes les factions armées ; la cession de la Crimée à la Russie avec la garantie d’un statut de neutralité pour la péninsule, en dehors du port de Sébastopol, et la reconnaissance de droits spécifiques pour les Ukrainiens ne souhaitant pas devenir Russes.

 

La Syrie, pour sa part, doit faire l’objet d’un plan de paix global sous l’égide d’un groupe de contact associant les puissances occidentales et le «format» d’Astana initié par la Russie, la Turquie et l’Iran. Les accords de paix de Dayton et la constitution d’une juridiction pénale internationale pourraient être des pistes de sortie de crise intéressantes pour la Syrie.

Enfin, l’Union européenne pourrait proposer à la Russie, en échange de ses concessions sur les conflits ukrainien et syrien, une perspective de développement économique de long terme. Un accord de libre-échange pourrait être conclu entre l’Union européenne (UE) et la Russie afin de développer les échanges commerciaux puisque l’Europe représente le premier débouché pour les exportations russes (55 % du total). L’UE pourrait proposer de créer une Union de l’énergie, dotée d’un conseil conjoint, et permettant de sécuriser l’approvisionnement gazier européen (la Russie représentant plus du tiers des importations de gaz en Europe) ainsi que les grands projets, à l’instar de Nord Stream 2, essentiel pour l’économie allemande, ou l’exploration-production dans le Grand Nord arctique à l’instar de Yamal.

Winston Churchill a déclaré que «si deux hommes ont la même opinion, l’un d’eux est de trop». Il est désormais temps de ne pas regarder la Russie avec le regard d’un Occidental déçu, mais d’offrir une perspective diplomatique et économique crédible aux Européens et aux Russes qui partagent une histoire, des frontières et des intérêts qui peuvent converger. »

 

Russie : contestation de la dictature

Russie : contestation de la dictature

 

Pendant que Macron va prochainement recevoir Poutine, les opposants manifestent de plus en plus régulièrement pour avoir le droit de se présenter aux élections !


Une nouvelle fois une manifestation s’est déroulée en Russie pour protester contre la dictature qui interdit aux candidats de se présenter aux prochaines élections et qui de surcroît profitent des manifestations pour mettre en prison les opposants politiques. Avec Poutine, la répression et de plus en plus violentes, et on peut s’étonner que les occidentaux et la France en particulier tolèrent de pareille atteinte à la démocratie et aux droits de l’homme. À noter cependant la grande tolérance démocratique cette fois puisque la manifestation a été autorisée mais pour deux heures seulement ! On se demande vraiment pourquoi la venue de Poutine se justifie en France à moins que Poutine comme Macron affaiblis respectivement ne cherche à redorer leur blason avec leur posture  internationale. Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi 10 août à une manifestation à Moscou pour demander des élections libres au parlement municipal après l’invalidation de nombreuses candidatures par la commission électorale. Il s’agit de la plus grosse mobilisation en Russie depuis le début de ce mouvement de contestation. 136 personnes ont été arrêtées à Moscou, selon un communiqué de la police de la ville.

Quelques heures avant le début de la manifestation, la police a procédé à l’arrestation de l’avocate et dernière figure de l’opposition en liberté, Lioubov Sobol, qui a entamé une grève de la faim. Des hommes masqués sont intervenus dans ses bureaux et la police a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l’opposante et d’autres militants prévoyaient de mener des «provocations» lors du rassemblement de samedi. «Je ne vais pas pouvoir aller à la manifestation. Mais vous savez quoi faire sans moi. La Russie sera libre», a déclaré l’avocate.

 

Les manifestants ont pu accéder au lieu du rassemblement après être passés entre des portiques détecteurs de métaux pour participer à cette quatrième journée de protestation en un mois. Les protestataires demandent que soient autorisées les candidatures qui ont été exclues du scrutin destiné à désigner le parlement moscovite le 9 septembre. Les autorités municipales ont autorisé la manifestation de samedi contrairement à celle de la semaine précédente qui s’est soldée par l’arrestation de plus de mille personnes, parfois dans des conditions violentes

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement à démarré sous la pluie à 14h00 sur l’avenue Sakharov, près du centre de la capitale russe, seul lieu de manifestation autorisé. Dans le calme, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles était écrit «Donnez-nous le droit de vote» ou «Vous nous avez assez menti», tandis que d’autres brandissaient des drapeaux russes ou les portraits d’activistes arrêtés.

 

Russie : près de 50.000 manifestants pour la démocratie

Russie : près de 50.000 manifestants pour la démocratie

 

Une nouvelle fois une manifestation s’est déroulée en Russie pour protester contre la dictature qui interdit aux candidats de se présenter aux prochaines élections et qui de surcroît profitent des manifestations pour mettre en prison les opposants politiques. Avec Poutine, la répression et de plus en plus violentes, et on peut s’étonner que les occidentaux et la France en particulier tolèrent de pareille atteinte à la démocratie et aux droits de l’homme. À noter cependant la grande tolérance démocratique cette fois puisque la manifestation a été autorisée mais pour deux heures seulement ! On se demande vraiment pourquoi la venue de Poutine se justifie en France à moins que Poutine comme Macron affaiblis respectivement ne cherche à redorer leur blason avec leur posture  internationale. Des dizaines de milliers de personnes ont participé samedi 10 août à une manifestation à Moscou pour demander des élections libres au parlement municipal après l’invalidation de nombreuses candidatures par la commission électorale. Il s’agit de la plus grosse mobilisation en Russie depuis le début de ce mouvement de contestation. 136 personnes ont été arrêtées à Moscou, selon un communiqué de la police de la ville.

Quelques heures avant le début de la manifestation, la police a procédé à l’arrestation de l’avocate et dernière figure de l’opposition en liberté, Lioubov Sobol, qui a entamé une grève de la faim. Des hommes masqués sont intervenus dans ses bureaux et la police a déclaré avoir obtenu des informations selon lesquelles l’opposante et d’autres militants prévoyaient de mener des «provocations» lors du rassemblement de samedi. «Je ne vais pas pouvoir aller à la manifestation. Mais vous savez quoi faire sans moi. La Russie sera libre», a déclaré l’avocate.

 

 

Les manifestants ont pu accéder au lieu du rassemblement après être passés entre des portiques détecteurs de métaux pour participer à cette quatrième journée de protestation en un mois. Les protestataires demandent que soient autorisées les candidatures qui ont été exclues du scrutin destiné à désigner le parlement moscovite le 9 septembre. Les autorités municipales ont autorisé la manifestation de samedi contrairement à celle de la semaine précédente qui s’est soldée par l’arrestation de plus de mille personnes, parfois dans des conditions violentes

Encadré par une forte présence policière et autorisé pour seulement deux heures, le rassemblement à démarré sous la pluie à 14h00 sur l’avenue Sakharov, près du centre de la capitale russe, seul lieu de manifestation autorisé. Dans le calme, les manifestants portaient des pancartes sur lesquelles était écrit «Donnez-nous le droit de vote» ou «Vous nous avez assez menti», tandis que d’autres brandissaient des drapeaux russes ou les portraits d’activistes arrêtés.

 

La démocratie en Russie: 1400 arrestations !

La démocratie en Russie: 1400 arrestations !

Ce n’est plus le régime communiste depuis longtemps mais c’est la même dictature au service de Poutine et de ses partisans qui par ailleurs pillent le pays. Ainsi de l’ordre de 1500 manifestants ont été arrêté pour n’importe quel motif alors qu’ils militent  pour des élections libres.  la réponse du pouvoir est claire et directement inspirée de l’ancien KGB d’où a émergé Poutine. En Russie il n’y a pas de place pour l’opposition, pour le débat encore moins pour l’alternative politique.

L’opposition dénonce le rejet des candidatures indépendantes en vue des élections locales du 8 septembre, qui s’annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale. Les domiciles et les permanences de plusieurs candidats exclus avaient été perquisitionnés par avance et, mercredi, l’opposant numéro un au Kremlin Alexeï Navalny avait été renvoyé en prison pour 30 jours pour des infractions aux « règles des manifestations ».

Ces procédures font suite à l’ouverture d’une enquête pour « entrave au travail de la Commission électorale » de Moscou au cours de manifestations mi-juillet. Elles peuvent aboutir à des peines atteignant cinq ans de prison, rappelant les sévères condamnations prononcées au moment du mouvement de 2011-2012 contre le retour à la présidence de Vladimir Poutine.

Russie : relèvement du taux directeur à 7,5%

Russie : relèvement du taux directeur à 7,5%

 

Les sanctions prises à l’égard de la Russie pèsent de plus en plus sur la situation économique et sociale. Du coup la banque centrale a été contrainte de relever encore son taux directeur à 7,5 %. La conséquence sera un nouvel affaiblissement du pouvoir d’achat déjà bien entamé des ménages. L’institution s’attend désormais à ce que la hausse des prix atteigne un pic au premier semestre de l’an prochain et prévoit un taux d’inflation de 5,0% à 5,5% d’ici la fin 2019.En phase de reprise depuis la récession de 2015-2016, le pays semble en effet dans l’impasse, menacé de stagnation faute de nouveaux relais de croissance. Après une progression de 1,5 % en 2017, la hausse du produit intérieur brut (PIB) s’est accélérée depuis le début de l’année (+ 1,8 % sur un an au deuxième trimestre), mais elle reste loin des 7 % enregistrés lors des deux premiers mandats du président Vladimir Poutine (2000-2008) et à bonne distance de son objectif : dépasser le taux de croissance mondiale pour 2018 (+ 3,9 %, selon le Fonds monétaire international, FMI).La criante c’est aussi que le rouble s’écroule encore davantage.

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