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Réponse aux taxes sur les GAFA , Trump veut taxer le vin français

Réponse aux taxes sur les GAFA , Trump veut taxer le vin français

Comment le sait le président Trump ne fait pas dans la dentelle. D’une manière générale il reproche non sans raison à la Chine d’exporter à bon compte aux États-Unis, c’est-à-dire sans les contraintes notamment fiscales,  sociales voir environnementales. Mais un reproche du même type est également adressé à l’Europe en particulier à l’Allemagne et à ses  automobiles. La France est également visée suite à la décision  de mettre en place une taxe sur les Gafa. La France a échoué à étendre cette taxe au plan européen mais a réussi à convaincre le G20 d’engager une réflexion sur le sujet. La réplique de Trump  ne s’est pas fait attendre et le président des États-Unis a décidé de viser l’un des symboles français les plus significatifs à savoir les importations de vins

«La France taxe beaucoup le vin américain et nous taxons peu le vin français», a-t-il critiqué sur CNBC. Pour Donald Trump, les Etats-Unis laissent «le vin français – qui est très bon – [...] entrer» sur le territoire national «pour rien». Une situation dont pâtissent, selon lui, les viticulteurs nationaux, notamment californiens. «Les producteurs viennent me voir, et me disent : Monsieur, nous payons beaucoup d’argent pour vendre nos produits en France, et vous laissez [les vins français] venir pour rien. Ce n’est pas juste». Un raisonnement particulièrement fallacieux mais on connaît la stratégie de communication de Trump. Plus c’est gros plus ça passe et le moment venu il sera toujours possible de faire un pas en arrière à condition d’obtenir cependant des compensations.

 

 

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

Tribune de Marlène Schiappa « : Se rassembler sur une destination » !! ! Pour aller dans le mur ?

 

L’appel de Marlène Schiappa, membre du gouvernement et responsable du « débat d’idées » à LREM vaut évidemment son pesant de moutarde. Elle montre à tout le moins le vide idéologique remplacée par la communication courtisane. Témoin par exemple  la conclusion : « se rassembler sur une destination »

 

 « En 2016, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, nous avons pris une part active à la recomposition politique de la France en nous engageant, comme beaucoup d’autres, au sein d’un mouvement nouveau : En marche. Avec les élections européennes, les Français ont renvoyé les partis traditionnels au-dessous de 10% et confirmé leur souhait de poursuivre cette recomposition. Le traditionnel clivage gauche-droite doit être dépassé pour une majorité de nos concitoyens, et cela ne date ni des européennes ni de la dernière présidentielle. Voilà des années que déçus et délaissés de la politique se prononcent en faveur de l’abstention ou des partis extrêmes.

‘Le réel cogne’, disait joliment Lacan. Notre réalité électorale en France cogne peut-être, mais elle est celle-là. De nombreux économistes l’ont d’ailleurs récemment démontré : la disparition du clivage droite-gauche précède l’élection, elle est fondée sur un nouvel axe autour de la notion de progrès.

Nous croyons fermement que la recomposition politique en cours doit ouvrir et non rétrécir, intégrer plutôt que rejeter. Si affirmer simplement ‘nous sommes de droite’ avait encore un sens, alors François-Xavier Bellamy aurait gagné les élections européennes. Si déclarer « nous sommes de gauche » suffisait à convaincre les électeurs de gauche, alors Raphaël Glucksmann aurait largement dépassé les 20%.

La recomposition politique ne doit pas être une reconstitution coalisée de ligues dissoutes de tout bord ou de boutiques politiciennes en faillite. Elle est bien plus ambitieuse que cela. Si chacun de nous s’est engagé dans La République en marche, ce n’est certainement pas pour réactiver les anciens clivages. C’est pour ouvrir la politique aux citoyens, pour engager la société civile aux responsabilités, pour développer des politiques publiques ancrées dans le réel, pour répondre concrètement aux grands enjeux du siècle, l’écologie, l’égalité, la transition digitale, et pour remettre l’humain au centre des décisions. En bref, pour penser et faire au service de la prochaine génération, plutôt qu’au service des prochaines élections.

Nous ne sommes pas ‘en même temps’ parce que nous additionnerions des gens de droite, de gauche et du centre, mais parce que chacun de nous se retrouve dans des valeurs qui ont longtemps été cataloguées comme telles.

Quand le principal parti de droite ne défend plus l’ordre public et cautionne les manifestations violentes, l’ordre public est-il encore un principe de droite? Quand le principal parti de gauche ne se réjouit pas de la baisse factuelle du taux de chômage, la défense des travailleurs est-elle encore un principe de gauche?

Défendre à la fois l’égalité et la liberté, vouloir en même temps plus de solidarité et plus de performance, sortir des dialectiques anciennes pour promouvoir l’émancipation et la lutte contre les inégalités de destin, telles sont nos obsessions. Et notre intuition est que la destination politique importe bien plus que l’origine.

La République en marche n’a pas vocation à diviser en courants mais à élargir. Que vous veniez de LR, d’EELV, du PS ou du Parti animaliste, tout ce qui nous intéresse, c’est : êtes-vous prêts à faire passer votre pays avant votre parti? Êtes-vous prêts à porter et défendre des idées, peu importe leur provenance, au service des Français?

Si oui, alors venez marcher avec nous. Nous ne serons pas d’accord sur tout : c’est ce qui fait (encore) la beauté du débat d’idées. Mais nous serons rassemblés sur une destination. »  !!!!!! (Le mur sans doute)

Macron et Merkel à défaut de s’entendre sur l’union économique parlent des Balkans !

Macron et Merkel à défaut de s’entendre sur l’union économique parlent  des Balkans

Aujourd’hui l’Allemagne et la France sont à peu près en désaccord sur tout concernant l’union économique notamment vis-à-vis du Brexit, du climat ou encore des négociations avec les États-Unis. Sans doute pour donner le sentiment que le couple franco-allemand se porte bien, Angela Merkel et Macon ont affiché leur accord sur les Balkans ! “Je suis heureux d’être aujourd’hui à Berlin et de poursuivre les initiatives communes que nous menons sur plusieurs sujets”, a déclaré Emmanuel Macron lors d’une déclaration à la presse. “Il y a quelques semaines vous étiez à Paris pour qu’ensemble nous puissions discuter avec la Chine”. “Aujourd’hui nous traitons ensemble d’un sujet européen au premier chef, je pense que c’est comme ça que nous concevons l’efficacité de la relation franco-allemande et notre volonté de faire ensemble”, a-t-il ajouté. A ses côtés, Angela Merkel a insisté sur la volonté de travailler “ensemble” sur la problématique des Balkans. Ces dernières semaines, des divergences entre Paris et Berlin sont apparues clairement, notamment lors du Conseil européen extraordinaire du 10 avril, sur la date à laquelle devait être reportée la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne – Emmanuel Macron plaidait pour un délai court, Angela Merkel pour une durée plus longue. Quelques jours plus tard, le chef de l’Etat français marquait une nouvelle fois clairement sa différence avec Berlin en s’opposant à l’ouverture des négociations commerciales entre l’UE et les Etats-Unis, invoquant le retrait de Washington de l’accord de Paris sur le climat.

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

Nathalie Loiseau sur une liste d’extrême droite : elle ne savait pas !

 

 

Difficile de croire que Nathalie Loiseau, tête de liste la république en marche aux européennes ignorait  qu’elle avait figuré sur une liste syndicale d’extrême droite lorsqu’elle était à Sciences-Po Paris. Pourquoi ? Tout simplement c’est normalement l’un des objets de Sciences-po que d’étudier la politique. Nathalie Loiseau s’est présentée en 84 sous l’étiquette de l’UED, un syndicat issu du Groupe union défense (GUD) prônant l’union des droites, a révélé lundi le site d’information Mediapart. Or le GUD était clairement un mouvement d’extrême droite et il a été par la suite interdit. On ne peut pas reprocher à l’intéressée  d’avoir évolué depuis 35 ans. On peut se souvenir que certains responsables politiques ont par exemple soutenu clairement des régimes de dictature dans leur jeunesse (Staline, Mao, Pol Pot) avant de virer au centre-gauche même à droite. Par contre, on peut difficilement admettre le type de défense qu’elle adopte. Comment peut-on imaginer qu’un étudiant en quatrième année de Sciences-po (pour préparer l’ENA) ignore l’orientation idéologique d’une liste syndicale marquée à l’extrême droite. Son cabinet il y a quelques mois avait d’ailleurs indiqué que sa figuration sur la liste du GUD n’existait pas ! Peut-être l’intéressée n’a-t-elle jamais eu de vraies convictions extrémistes mais on se demande alors comment elle a pu atterrir comme candidate syndicale d’extrême droite.  Elle a expliqué au site d’information avoir été “approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, et qui cherchait des femmes” et ne s’est pas “plus que cela intéressée à cette liste”. “J’aurais sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait”, a-t-elle dit à Mediapart. Si on peut difficilement mettre en cause les engagements actuels de la tête de liste de la république en marche par contre on peut s’interroger sur la pertinence de son argumentation.

Menaces sur unmillion d’espèces (ONU)

Menaces sur un million d’espèces (ONU)

Selon un rapport de l’ONU,  500 000 à un million d’espèces animales et végétales menacées d’extinction  à échéance de quelques dizaines d’années. En cause, évidemment plusieurs facteurs explicatifs, le dérèglement climatique, la pollution, l’usage de produits chimiques, de plastique, les cultures industrielles, la sururbanisation, l’aménagement des territoires,  les atteintes récurrentes et multiples à la biodiversité etc. Selon ce texte, diverses  »preuves indépendantes signalent une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces ». Sur les 8 millions d’espèces estimées (dont 5,5 millions d’espèces d’insectes), « un demi-million à un million d’espèces devraient être menacées d’extinction, dont beaucoup dans les prochaines décennies », estiment les auteurs de ce rapport de 1 800 pages. La formulation pourrait changer selon ce que les 130 pays membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) décideront de mettre en avant lors des négociations autour de ce projet de rapport, du 29 avril au 4 mai à Paris. Mais pas les conclusions scientifiques. Ces projections correspondent aux mises en garde de nombreux scientifiques qui estiment que la Terre est au début de la sixième extinction de masse, la première attribuée à l’Homme, qui a déjà fait disparaître au moins 680 espèces de vertébrés depuis 500 ans.

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve, un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la cathédrale et  de la flèche de Notre-Dame de Paris en particulier. Même le président Macron, qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) proposent une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne. Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus. Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et là, c’est le vrai travail des politiques.

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Notre Dame : le faux débat des politiques sur la flèche

Faute d’avoir des idées sur la meilleure gestion de l’intérêt général, les politiques développent leurs capacités de créativité dans l’art architectural. Pour preuve un débat animé se développe concernant les partisans de la reconstruction de la flèche de Notre-Dame de Paris. Même le président Macron ,qui s’occupe de tout,  y va de son avis ; certains même comme Retailleau (LR) propose une consultation nationale. Bref une sorte de RIC sur l’esthétisme architectural et culturel. Comme si l’art pouvait être le produit de l’avis du grand nombre. Bref on s’engage sur cette question dans de véritables discussions de bistrot. Avec évidemment le souci de récupérer politiquement l’émotion des Français. Mercredi, Emmanuel Macron a avancé l’hypothèse d’un “geste architectural contemporain” pour remplacer la tour manquante, celle, culminant à 93 mètres, qu’avait imaginée l’architecte Eugène Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. La déclaration présidentielle a causé la frayeur des partisans d’un retour à la silhouette antérieure. “Nos gouvernants devraient retrouver un peu d’humilité”, a mis en garde, sur Twitter, François-Xavier Bellamy, figure de la droite conservatrice et catholique, également tête de liste des Républicains (LR) aux élections européennes du mois prochain. “Il serait tragique qu’au deuil de la destruction succède la manie de la disruption, et que l’orgueil du ‘nouveau monde’ dénature maintenant le meilleur de l’ancien au lieu de le transmettre”, a poursuivi l’élu versaillais. “On a des règles en France pour protéger le patrimoine. Le président de la République n’est pas au-dessus des lois. Ce n’est pas à lui de décider de construire une flèche moderne”, a-t-il  Le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, encore plus démagogue a lancé pour sa part jeudi un appel “pour que les Français choisissent le projet architectural de restauration” via une consultation nationale en ligne.Pour Benjamin Mouton, architecte en chef de la cathédrale de 2000 à 2013, les concepteurs de la future Notre-Dame devront respecter l’harmonie des lieux, ne pas trahir l’esprit de leurs prédécesseurs, mais ne pas non plus bâtir une réplique des pans disparus.Aucune décision n’est encore prise quant à l’aspect futur de la cathédrale, qui s’est entièrement dégarnie sur le sommet depuis que la flèche, mais aussi la charpente de chêne, vieille de huit siècles, et la toiture sont parties en fumée dans le sinistre, a priori accidentel. Évidemment le premier ministre n’a pas voulu rester à l’écart et il a lancé le projet d’un concours d’architecture international, au terme duquel l’Etat décidera s’il y a lieu d’ériger à nouveau une flèche et, le cas échéant, l’allure que celle-ci devra avoir. Comme si c’était à l’Etat de faire des choix de reconstruction même d’un monument comme la cathédrale de Paris. S’il y a une reconstruction à faire c’est celle du pays et la c’est le vrai travail des politiques.

Menace de taxe sur le ketchup américain

Menace de taxe sur le ketchup américain

Dommage qu’il ait fallu attendre les menaces économiques de Trump vis-à-vis de l’Europe pour envisager de taxer le ketchup, un produit particulièrement nuisible à la santé dont les jeunes voir les moins  jeunes raffolent. Le ketchup ne sera pas le seul produit qui pourra faire l’objet de mesures fiscales de rétorsion. La Commission européenne a publié, mercredi, une liste de produits américains, représentant 17,7 milliards d’euros d’importations, susceptibles d’être soumis à des droits de douane, en représailles aux subventions de Washington à Boeing. Cette liste est provisoire, et spécialement longue pour permettre un ajustement postérieur. Si l’Union cible des taxes douanières équivalant aux dommages causés à Airbus, elle n’est pas en mesure de donner un chiffre précis. L’estimation de 12 milliards d’euros, datant de 2012, se dessine comme une limite maximale. Bruxelles devra attendre début 2020 pour avoir la décision finale de l’organe d’arbitrage de l’OMC. Ce sera alors le moment d’établir la liste finale. La consultation des acteurs potentiellement affectés, lancée ce mercredi, influencera le choix des produits. En plus des avions, tracteurs et jeux vidéo, l’agroalimentaire (ketchup, fromages, différents fruits et leurs dérivés, vins, chocolat, etc.) est le cœur de cible des contre-mesures. Si certains y voient une tentative de frapper l’électorat du président américain, c’est aussi une réaction à la récente menace de Donald Trump d’imposer des taxes sur 11 milliards de produits européens, en représailles aux subventions européennes à Airbus. Dans la liste américaine, les vins, l’huile d’olive et les fromages européens sont ciblés.

Notation des médecins par les patients sur Internet ?

Notation des médecins par les patients sur Internet ?

Un nouveau site se propose de faire noter les médecins par les patients. Quand on connaît les manipulations qui sont opérées à propos des évaluations sur le net, on peut s’interroger sur le caractère déontologique de cette opération. Certes les médecins pourraient peut-être être évalués, pourquoi pas, mais par des organismes compétents indépendants et non par des patients dont la plupart n’ont strictement aucune connaissance médicale et qui ne peuvent se fonder que sur un ressenti. Certains les établissements médicaux parfois l’objet de classement dans des journaux spécialisées ou pas mais sur des critères d’évaluation relativement sérieux même s’ils sont discutés. L’idée est de noter les médecins comme on note les restaurants ou les hôtels. Avec la différence qu’il s’agit là d’évaluer les compétences d’un homme de science. Certes pourra toujours donner son avis sur les conditions d’accueil du médecin mais sûrement pas sur la performance du praticien en matière d’évaluation des pathologies et des thérapies. Il y a les notes mais aussi les commentaires. De ce point de vue on peut être dubitatif quand on prend connaissance de certains commentaires dont d’ailleurs certains formulés par l’établissement lui-même qui est jugé ! Idem pour nombre de sites ; bref la manipulation côtoie l’approche marketing. Un site nouveau, baptisé MediEval4i.com, débarque ce lundi sur ce créneau. . Pour simplement consulter la réputation du praticien sur Internet, l’utilisateur peut faire une recherche via son nom ou sa spécialité, ou selon la ville ou la localisation du cabinet. «On ne joue pas contre les médecins. Mais nous proposons un service gratuit et indépendant, exclusivement au service des patients qui ne sont pas toujours bien pris en charge» explique son fondateur, Mathias Matallah. À ce jour, 190.000 praticiens, toutes spécialités confondues, sont répertoriés. Pour l’instant, ce sont les commentaires et les notes affichées sur Google qui apparaissent. MediEval4i est amené à être enrichi d’un comparateur en optique, qui sera cette fois-ci payant. À terme, les services d’hôpitaux devraient aussi être soumis à l’évaluation des patients. Il est quand même curieux que la pertinence des évaluations des restaurants soit essentiellement le domaine d’experts tandis que celui des médecins serait ouvert aux « consommateurs  de santé ».

«On veut évaluer les médecins sur des critères simplistes», juge Jean-Christophe Calmes, secrétaire général adjoint de MG France, syndicat des médecins généralistes. «L’acte médical c’est beaucoup plus. Une consultation longue ou prise à l’heure ne veut pas dire qu’elle soit bonne et précise. Il y a énormément de facteurs qu’on ne peut évaluer», complète le docteur Jean-Marie Faroudja, président de la section éthique et déontologie du Conseil national de l’ordre des médecins, pour qui ces sites risquent «d’altérer la relation de confiance entre le médecin et le patient».

Santé alimentation : 1 additif interdit, l’E171 …sur 700 !

Santé alimentation : 1 additif interdit, l’E171 …sur  700 !

Le gouvernement va interdire un additif, l’E171. Un additif sur 700 dont un quart dangereux ! L’E171, le dioxyde de titane, est un colorant soupçonné d’avoir des effets cancérigènes. .

Pas moins de 700 additifs sont utilisés dans la chimie alimentaire. Or d’Après  Consoglobe  80 additifs sur 700 seraient vraiment inoffensifs. Mais même inoffensive cette chimie alimentaire fait peur rien qu’à en lire une liste non exhaustive ! Bon appétit !

L’additif E160 plus connu sous le nom de bêtacarotène extrait de carottes

E100 – E102 – E103 – E104 – etc

E100 : Curcumine = Colorant jaune d’origine végétale

E101 : Riboflavine (lactoflavine, vitamine B2) = Colorant jaune d’origine végétale

E140 : Chlorophylle et chlorophylline = Colorant vert d’origine végétale

E160c : Extrait de Paprika = Colorant d’origine végétale (considéré sans danger mais cependant interdit en Australie)

E160e : Bêta-Apocarotenol-8 (C30) = Colorant et antioxydant orange synthétique

E160f : Ester éthylique de l’acide bêta apocaroténique-8 (C30) = Colorant et antioxydant de synthèse

E161 : Xanthophylle = Colorant jaune d’origine végétale (interdit cependant en Suisse)

E162 : Rouge de betterave ou Bétanine = Colorant rouge dérivé des betteraves

E163 : Anthocyanes = Colorant entre le rose, le violet et le bleu dérivé de fruits et de légumes

E170 : Carbonate de calcium = Colorant naturel dérivé du calcaire

E172 : Oxydes de fer – Hydroxydes de fer = Colorants jaune, marron, noir ou rouge dérivé d’oxydation du fer

E263 : Acétate de calcium = Acidifiant d’origine naturelle ou chimique (considéré comme peu toxique lorsqu’il est consommé oralement)

E297 : Acide fumarique = Acidifiant synthétique

E301 : (L-)Ascorbate de sodium = Antioxydant chimique ou produit par génie génétique

E302 : (L-)Ascorbate de calcium = voir E301

E303 : Diacétate d’ascorbyle = voir E301

E304 : Esters d’acides gras de l’acide ascorbique, Palmitate d’ascorbyle, Stéarate d’ascorbyle = voir E301

Végétariens selon certains rapports, le E304 pourrait parfois être d’origine animale

E306 : Extrait riche en Tocophérols = Vitamine E d’origine végétale servant d’antioxydant et de stabilisant

E307 : Alpha-Tocophérol = Vitamine E de synthèse ayant le même rôle que le E306

E308 : Gamma-Tocophérol = voir E307

E309 : Delta-Tocophérol = voir E307

E322 : Lécithines = Antioxydant et émulsifiant d’origine végétale ou animale, dérivé du tournesol, du soja et du colza ou encore des oeufs. Si dérivé d’OGM :

des rapports assez récents dévoilent certains risques lors de surconsommation tels que : bouffées de chaleur et risques d’allergie.

E330 : Acide citrique = Antioxydant et acidifiant d’origine végétale, parfois fabriqué synthétiquement ou par génie génétique. Attention ! Peut parfois contenir du GMS(1) (glutamate monosodique) Risques à fortes doses : réactions cutanées et érosion des dents.

E331 : Citrates de sodium (aussi citrates de mono sodium, de di sodium et de tri sodium) = Acidifiant dérivé de l’acide citrique et qui pourrait être obtenu par génie génétique.

E334 : Acide tartrique (L(+)) = Antioxydant pouvant être d’origine naturelle, chimique ou produit par génie génétique

E335 : Tartrates de sodium (L(+)), mono, di et trisodique = Antioxydant et acidifiant d’origine naturelle dérivé de l’acide tartrique. Souvent utilisé dans les aliments pour nourrissons/enfants. En grande quantité peut provoquer des diarrhées.

E336 : Tartrates de potassium = voir E335 selon un ouvrage(2), cet additif pourrait représenter certains risques pour les personnes ayant des problèmes de rein ou de foie.

E337 : Tartrates double de potassium et de sodium = voir E335

E350 : Malate(s) de sodium ou Malate acide sodium = Acidifiant et correcteur d’acidité, dérivé de l’acide malique.

E351 : Malates de potassium = voir E350

E352 : Malate(s) de calcium ou Malate acide de calcium = voir E350

E353 : Acide métatartarique = Acidifiant, stabilisant et correcteur d’acidité de synthèse (surtout utilisé pour le vin)

E354 : Tartrate de calcium = voir E353

E356 : Adipate de sodium = acidifiant de synthèse qui peut remplacer le sel

E357 : Adipate de potassium = voir E356

E400 : Acide alginique = Épaississant, gélifiant et agent d’enrobage d’origine naturelle dérivé d’algues brunes lavées et broyées. Leur pulpe est ensuite traitée chimiquement. Consommé en trop grande quantité, cet additif pourrait avoir un effet laxatif et diminuer l’absorption intestinale de certains minéraux.

E401 : Alginate de sodium = dérivé du E400, s’y référer

E402 : Alginate de potassium = dérivé du E400, s’y référer

E403 : Alginate d’ammonium = dérivé du E400, s’y référer

E404 : Alginate de calcium = dérivé du E400, s’y référer

E417 : Gomme Tara = Épaississant dérivé des graines du buisson Tara (Caesalpinia Spinosa) originaire d’Amérique latine et d’Afrique. Légers risque d’allergies.

E440a : Pectines = Épaississant et supports pour additifs d’origine naturelle et dérivé de pommes, betteraves sucrières ou d’écorces d’oranges. Légers risques de flatulences ou troubles gastriques si consommé en trop grande quantité

E440b : Pectines amidées = Obtenu par le traitement ammoniaqual des pectines. Voir E440a

E445 : Esters glycériques de résines de bois = Agent troublant et stabilisant de synthèse dérivé de résine. Parfois d’origine animale ou transgénique (OGM). Considéré comme inoffensif car utilisé à faible dose. À vous de juger.

E470a : Sels de sodium, de potassium et de calcium d’acides gras = Émulsifiants, agents et supports d’enrobage dérivés de graisses et d’huiles alimentaires, d’origine animale ou encore d’oléagineux transgéniques.

E470b : Sels de magnésium d’acides gras = voir E470a. Considéré inoffensif mais l’origine n’est jamais citée…

E481 : Stéaroyl-2-lactylate de sodium = Émulsifiant et améliorant de panification de synthèse.

E482 : Stéaroyl-2-lactylate de calcium = voir E481

E483 : Tartrate de stéaryle = voir E481

E500 : Carbonates de sodium, carbonate acide de sodium, sesquicarbonate de sodium = Anti-agglomérants et correcteurs d’acidité de synthèse, également utilisé en tant que poudre à lever.

E501 : Carbonate de potassium, carbonate acide de potassium = Anti-agglomérant et correcteur d’acidité, également utilisé en tant que poudre à lever ou support pour additifs.

E503 : Carbonate(s) d’ammonium, carbonate d’acide d’ammonium = Anti-agglomérant et correcteur d’acidité de synthèse, également utilisé en tant que poudre à lever

E504 : Carbonate de magnésium, carbonate acide de magnésium = voir E503

E528 : Hydroxyde de magnésium = Correcteur d’acidité de synthèse (interdit en Australie)

E551 : Dioxyde de silicium = Anti-agglomérant, support pour arômes/colorants et auxiliaire technologique de synthèse. Le dioxyde de silicium est tout simplement de la poussière de roche que le corps humain n’assimile qu’en infime quantité et élimine le reste dans les urines et les selles.

E558 : Bentonite = Anti-agglomérant, auxiliaire technologique et support pour colorants d’origine naturelle dérivé de roche volcanique.

E570 : Acides gras = Agents d’enrobage, émulsifiants et anti-agglomérants d’origine naturelle, parfois animale ou de végétaux transgéniques. Légers risques d’allergies

E574 : Acide gluconique = Correcteur d’acidité de synthèse dérivé du glucose et pouvant être aussi d’origine animale ou d’oléagineux transgéniques.

E575 : Glucono-delta-lactone = Correcteur d’acidité, stabilisant et séquestrant, utilisé entreautres pour renforcer la couleur des charcuteries.

E576 : Gluconate de sodium = voir E575. Interdit en Australie.

E577 : Gluconate de potassium = voir E575. Interdit en Australie.

E578 : Gluconate de calcium = même utilisation que le E575, mais il est intéressant de savoir que cet additif est également utilisé industriellement pour purifier les stations d’épuration(4)… douteux ?

E579 : Gluconate ferreux = Agent séquestrant, régulateur de couleurs et stabilisant de synthèse ou dérivé de maïs transgénique, principalement utilisé pour stabiliser la couleur des olives noires.

E585 : Lactate ferreur ou lactate de fer II = Stabilisant de couleur de synthèse ou d’origine animale, seulement autorisé pour les olives noires.

E901 : Cire d’abeille blanche = cire naturelle servant d’anti-agglomérant, d’agent d’enrobage et de support. Aussi autorisé en tant que support pour les colorants naturels dans l’alimentation biologique.

E902 : Cire de Candelilla = Cire naturelle extraite d’une plante du Sahara utilisée comme anti-agglomérant naturel.

 

L’organisme de défense des consommateurs UFC-Que Choisir évoque les  additifs alimentaires autorisés, des plus acceptables à ceux qu’il faudrait particulièrement  éviter. L’organisme, qui met à disposition des consommateurs une base de données classant de 1 (Acceptable) à 4 (à éviter) l’ensemble de ces additifs,

Nitrates et nitrites présents dans le jambon (E249, E250, E251, E252) présentant un risque accru de cancer du côlon, caramels au sulfite d’ammonium (E150c, E150d) suspectés d’être cancérigènes, ou encore colorants azoïques présents dans les confiseries (E102, E104, E110, E122, E124, E129) risquant de rendre les enfants hyperactifs, sont ainsi pointés du doigt. «Sur les plus de 300 additifs autorisés, nos travaux montrent que 87 d’entre eux sont à éviter ou peu recommandables, soit plus du quart», indique l’association. «L’exposition quotidienne pendant des années à ces molécules accroît encore les risques. Or ils sont massivement utilisés dans les produits alimentaires industriels, y compris ceux de grandes marques», souligne l’UFC.

États-Unis : Menace de nouvelles taxes sur les importations européennes

États-Unis : Menace de nouvelles taxes sur les importations européennes

 

Alors que l’environnement économique mondial est déjà très sensible aux conflits entre la Chine et les États-Unis en matière d’échanges, le président américain a déclaré mardi vouloir imposer des taxes douanières supplémentaires sur les produits européens pour un montant de 10 milliards environ. Une annonce qui pourrait bien plomber encore un peu plus une conjoncture déjà bien molle. Comme le confirment d’ailleurs les prévisions du FMI révisées  encore à la baisse tant pour 2019 que pour 2020 Les inquiétudes sur le commerce changent de front. Alors que les Etats-Unis avaient fait état de progrès au terme d’une énième session de négociations avec la Chine, Donald Trump a déclaré mardi vouloir imposer à l’Union européenne des droits de douane sur 11 milliards de dollars (9,8 milliards d’euros) de produits. Cette annonce intervient au lendemain de la publication par le représentant au Commerce d’une liste de cibles potentielles de représailles américaines contre des aides publiques de l’UE. La Commission européenne de son côté a dit travailler à de possibles représailles concernant les subventions dont bénéficie Boeing. Ces menaces réciproques vont encore ajouter au climat d’incertitude actuelle déjà affectée par des résultats maussades comme par exemple aux Etats-Unis où  les ouvertures de postes sont tombées en février à leur plus bas niveau depuis 11 mois et les embauches ont décru selon l’enquête dite Jolts, ce qui pourrait expliquer le ralentissement marqué des créations d’emplois ce mois-là. Autre exemple le tassement des cours du pétrole. Les cours du brut sont en baisse, pénalisés par les commentaires du ministre russe de l’Energie qui a déclaré mardi ne pas avoir encore tranché en faveur ou non d’un prolongement de l’accord d’encadrement de la production de pétrole conclu avec l’OPEP. Le baril de Brent de la mer du Nord recule à 70,7 dollars et celui du brut léger américain (WTI) retombe à 64 dollars.

Taxe sur les géants du numérique votée

Taxe sur les géants du numérique votée

 

 

En attendant que l’OCDE traite cette affaire (l’union européenne a botté en touche !), l’Assemblée nationale a voté lundi soir en première lecture l’instauration d’une taxe sur les géants mondiaux du numérique, qui doit faire de la France un des pays pionniers en la matière. 26 entreprises devront cette année reverser 3% du chiffre d’affaires réalisé en France au fisc, dans le cadre de la taxe Gafa qui doit être appliquée de façon rétrospective au 1er janvier 2019. (Selon une étude du cabinet juridique et fiscal Taj)

La taxe, annoncée en décembre en réponse notamment au mouvement des «gilets jaunes», doit concerner les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires sur leurs activités numériques de 750 millions d’euros dans le monde et de plus de 25 millions d’euros en France. L’étude Taj a mis en évidence les sociétés qui remplissent ces critères.

• Vente de biens: Alibaba, Amazon, Apple, Ebay, Google, Groupon, Rakuten, Schibsted, Wish, Zalando.

• Intermédiaire de services: Amadeus, Axel Springer, Booking, Expedia, Match.com, Randstad, Recruit, Sabre, Travelport Worldwide, Tripadvisor, Uber.

• Publicité en ligne: Amazon, Criteo, Ebay, Facebook, Google, Microsoft, Twitter, Verizon.

Parmi tous ces futurs payeurs, les entreprises françaises sont bien présentes. Criteo est une pépite de la «French Tech»: fondée en 2005 par trois Français, elle est cotée au Nasdaq et emploie 2700 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires de 966 millions de dollars (hors reversements). L’entreprise est spécialisée dans le marketing personnalisé à partir des données des internautes, notamment leur historique de navigation. Un secteur d’activité visé expressément par Bruno Le Maire, qui évoque le ciblage publicitaire et «la revente de données personnelles à des fins publicitaires». «Nous visons en premier lieu les plateformes qui touchent une commission pour mettre en relation des clients et des entreprises», ajoutait le ministre au début du mois.

 

Les députés ont approuvé par 55 voix contre 4 et 5 abstentions l’article du projet de loi porté par le ministre de l’Economie Bruno Le Maire instaurant cette «taxe Gafa» à la française, qui suscite la désapprobation de Washington.

 

Immigration : les propos de voyou de Castaner sur les O.N.G.

Immigration : les propos de voyou de Castaner sur les O.N.G.

Castaner, le ministre de l’intérieur, a conservé de son passé certaines attitudes du milieu avec ses caricatures indignes. Ainsi quand il a considéré que tous les gilets jaunes venaient dans des manifestations « pour tuer ». Cette fois il s’attaque aux O.N.G. considérant qu’elles  ou un rôle essentiel pour aider les passeurs. S’il est exact que les passeurs, eux, tiennent compte des services de secours des états ou des O.N.G., il est tout à fait honteux d’assurer que les O.N.G. sont complices. Les passeurs savent que les migrants lâchés en pleine mer pourront éventuellement être secourus, c’est une évidence notamment lorsqu’il ne fournisse même pas le carburant nécessaire à la totalité du voyage. Inversement les O.N.G. ne sont coupables de rien, elles assument simplement l’objet social de leur organisation en portant secours comme le font d’ailleurs les Etats eux-mêmes. Dans la crise des gilets jaunes on a déjà mesuré l’incapacité de Castaner  à prendre la hauteur nécessaire et les mesures adaptées. En permanence il s’est davantage situé comme un militant que comme un gestionnaire de l’ordre public. Le problème avec Castaner,  c’est qu’il ne parvient pas à maîtriser sa fonction et se réfugie en permanence dans la provocation pour masquer son insuffisance. Cette fois évidemment Castaner  essaye de séduire les électeurs de l’extrême droite sans doute pour sauver la liste en marche menacée par la liste rassemblement national. La déclaration de Castaner  a d’ailleurs été récupérée par le rassemblement national « .  La tête de liste du RN pour les élections européennes Jordan Bardella s’est attribué l’antériorité de ces propos, en ironisant sur le fait que son parti avait « eu raison un peu tôt ».

« Les responsables des morts de la Méditerranée sont tous ceux qui incitent à l’immigration massive dans notre pays et qui font croire à ces populations qu’en venant sur le territoire européen, ils y trouveront un eldorado », a affirmé Jordan Bardella, au « Grand rendez-vous » d’Europe 1 / CNews / Les Echos.

Le député LR Eric Ciotti avait salué vendredi « le courage des mots » de Christophe Castaner, mais fustigé « la faiblesse de (son) action » en rappelant que la France avait accueilli « 42 migrants débarqués par l’ONG SeaWatch et autorisé l’Aquarius de SOS Méditerranée à faire escale à Marseille ».

À l’inverse, Yannick Jadot, tête de liste EELV aux Européennes, s’est dit « profondément choqué » par les propos de Christophe Castaner, qui met « le doigt sur les associations qui sauvent les vies » et « en même temps (…) organise le maintien des migrants dans le désert libyen avec les milices libyennes ». Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure a exprimé sur France Inter sa « honte », en expliquant que « le grand défi n’est pas là »: « S’il y a un réchauffement climatique ce n’est pas 300 (personnes) avec l’Aquarius qui vont arriver mais des centaines de millions, (…) parce qu’il y aura des guerres climatiques ».
Tête de liste LFI, Manon Aubry a estimé sur Twitter que la cheffe du RN Marine Le Pen, Jordan Bardella ainsi que le ministre italien de l’Intérieur et chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini « n’auraient pas dit mieux » que Christophe Castaner. Pour Castaner, secourir des naufragés sur le point de se noyer et sauver l’honneur d’une Europe incapable d’assurer l’accueil coordonné des exilés, c’est être complice des passeurs. Le Pen, Bardella et Salvini n’auraient pas dit mieux.  La veille à Toulouse, la tête de liste de Place publique-PS Raphaël Glucksmann avait aussi dit sa « honte » d’entendre Christophe Castaner reprendre des mots de Matteo Salvini. L’association SOS Méditerranée a récusé à plusieurs reprises être « complice de réseaux de passeurs, de trafic d’êtres humains », promettant d’attaquer en diffamation ceux qui « criminalisaient » ses actions.  Le président Emmanuel Macron avait aussi critiqué en juin dernier à Rome le rôle des ONG qui « (font) le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage ».

Grand débat : le piège se referme sur Macron

Grand débat : le piège se referme  sur Macron

 

 

Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincé qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui, c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Brexit: Nouveau vote sur l’Accord de retrait

Brexit: Nouveau vote sur  l’Accord de retrait

Il est clair que le Parlement britannique ne craint pas le ridicule de ses contradictions. En effet il y a à peine quelques jours la chambre des communes a refusé d’organiser un second vote sur l’accord conclu entre Teresa May et la commission économique prévoyant la transition du Brexit. Alors par miracle depuis que Teresa May a proposé de démissionner de son poste, la chambre des communes se renie et considère qu’un nouveau vote serait légitime. Ceci étant,  il n’est même pas certain qu’il soit adopté tellement les contradictions sont grandes dans toute la classe politique britannique et en particulier chez les conservateurs. Pour légitimer ce nouveau vote sur le même texte la chambre des communes a trouvé un artifice grossier en distinguant le contenu de l’accord lui-même et la déclaration politique qui l’accompagne. La chambre des communes ne voterait que sur l’accord qui constitue évidemment l’enjeu central. Les députés du Parti travailliste se sont indignés contre une telle pratique, et l’un d’eux, Stephen Doughty, a estimé que “Cela m’a tout l’air d’une supercherie de premier choix». Le vote sur l’Accord de retrait interviendra précisément le jour où le Brexit aurait dû se concrétiser- le 29 mars à minuit. Londres a cependant négocié ce mois-ci avec l’Union européenne un report au 12 avril – voire jusqu’au 22 mai si la Première ministre réussit à faire entériner l’accord de Brexit. Si le nombre de rebelles au sein du Parti conservateur semble s’être réduit ces derniers jours, rien ne garantit, au vu des dernières prises de position, que l’accord soit entériné, d’autant plus que le Parti unioniste démocratique (DUP) d’Irlande du Nord, dont les dix élus à la Chambre des communes sont indispensables à la majorité parlementaire du gouvernement, demeure inflexible: pas question de voter le “Withdrawal Agreement”, pas question non plus de s’abstenir. Cette clarification de la part du DUP a conduit Boris Johnson, figure emblématique des Brexiters et ancien maire conservateur de Londres, à estimé que l’accord de Brexit était bel et bien “mort». Le porte-parole du Labour sur les questions de Brexit, Keir Starmer, a estimé que la promesse de Theresa May de démissionner si l’accord de retrait était entériné par le parlement signifiait que le Royaume-Uni s’acheminait “les yeux bandés vers le Brexit”, ce qui, dit-il, sera renforcé par un vote qui n’englobe pas la déclaration politique (sur les relations futures entre la Grande-Bretagne et l’UE). “Nous quitterions l’UE sans la moindre idée de l’orientation que nous prendrions”, a-t-il dit. “Ce n’est pas acceptable et le Labour ne votera pas pour ça”. L’hypothèse la plus vraisemblable bien qu’il soit difficile de prévoir l’avenir, c’est que le Royaume-Uni va dans le mur et que vraisemblablement il sera nécessaire d’organiser de nouvelles élections législatives avec un nouveau délai accordé par l’union économique pour le Brexit.

Domicile travail : 3 Français sur 4 en voiture

Domicile travail : 3 Français sur 4 en voiture

Compte tenu de l’évolution de la géographie de l’habitat et des emplois les Français travaillent  de plus en plus loin entre parenthèses 80 % à plus de 20 km. Ils sont donc massivement contraints d’utiliser leur voiture. En cause surtout, le phénomène de Métropolisation qui concentre sur une douzaine de villes l’essentiel de l’emploi en France. Du coup le prix des logements à explosé dans ces villes et il devient inaccessible financièrement. Les salariés dans leur majorité non d’autre solution  que de résider de plus en plus loin pour des raisons financières. À 20 km de son emploi on peut trouver des logements dont le prix d’acquisition varie de 150 000 à 200 000 € alors qu’il faut compter le double en moyenne dans les grandes métropoles ; sans parler de Paris qui se vide de sa population au profit des touristes. Un vrai problème de société. Il y a d’abord cette bulle immobilière dans les grandes métropoles, aussi le phénomène de désertification de la plus grande partie du territoire ;  les emplois ont été transférés dans les zones sur urbanisées. Notons qu’à l’inverse le prix de l’immobilier s’écroule dans les zones peu denses et le patrimoine des intéressés avec Selon une étude Ispos 75% des Français prennent donc  la voiture pour aller travailler. Suivent ensuite les transports en commun sur route comme le bus ou le car (9%), le métro (7%), le vélo ou la trottinette (6%) ou encore le RER (5%) et le train (4%).  Dans le détail, les chiffres varient également en fonction de la situation géographique des interrogés.  »64 % des Parisiens utilisent les transports en commun, 58 % des banlieusards de petite couronne alors que le taux tombe à 15 % dans les villes de province « , relève ainsi Amandine Lama qui a piloté l’étude chez Ipsos.

Autre enseignement de cette étude : l’évolution des dépenses sur les déplacements domicile-travail a augmenté durant les cinq dernières années pour 65% des interrogés. Parmi ces derniers, 82% ont leur lieu de travail à plus de 20km de leur domicile, 70% sont des ouvriers, 70% ont des difficultés à utiliser les transports en commun pour se rendre au travail et 69% roulent au diesel.  Lorsqu’on demande aux sondés s’ils souhaiteraient utiliser un autre moyen de transport principal que leur voiture, ils sont 48% à répondre par l’affirmative mais ils précisent que cela n’est pas du tout possible.

 

 

>> Etude « Les fractures de la mobilité dans les territoires » d’Ispos pour Vinci autoroute réalisée sur 4 000 personnes constituant un échantillon représentatif des actifs français. 

Un accord commercial entre l’UE et les États-Unis sauf sur l’agriculture ?

Un accord commercial entre l’UE et les États-Unis sauf sur l’agriculture

 

Emmanuel Macron  veut sans doute éviter d’ouvrir un nouveau front social dans le champ de l’agriculture avant les européennes. Du coup il a déclaré lors du sommet européen que le projet d’ancien accord TTIP était obsolète et qu’il convenait de repartir sur de nouvelles bases mais en excluant l’agriculture. Un message à usage interne pour des agriculteurs déjà en crise et qui ne voient pas encore les résultats de la loi alimentation sauf peut-être sur le lait. Un message aussi à vocation européenne pour peser sur les positions allemandes qui elle s’accommoderait bien d’un accord déséquilibré sur l’agriculture afin de ne pas pénaliser ses exportations  d’automobiles aux États-Unis. Des exportations menacées de taxation par le président américain. « Si nous ne trouvons pas un accord (commercial avec l’UE), nous imposerons des tarifs douaniers » sur les voitures, avait-il dit fin février. Or Berlin veut à tout prix échapper à des taxes sur les automobiles, un secteur vital pour son économie. Mais Paris freine l’ouverture de négociations de crainte de réveiller les opposants au libre-échange en pleine crise des « gilets jaunes » et à quelques semaines des élections européennes.

« Si nous devions avancer (…) nous ne pourrions le faire qu’en ayant des garanties: la première en terme d’environnement », a insisté Emmanuel Macron. « Je ne suis pas favorable à ce qu’on ait des nouveaux accords commerciaux, quelle qu’en soit la forme, avec qui que ce soit si on le fait avec des partenaires qui n’ont pas les mêmes exigences climatiques que nous », a-t-il poursuivi, les États-Unis ayant quitté l’Accord de Paris sur le climat.   »La deuxième chose, c’est la réciprocité en terme d’ouverture des marchés publics », a-t-il également souligné.

Un « Gilet jaune sur la liste européenne de Dupont-Aignan : une récupération politique ?

Un  « Gilet jaune  sur la liste européenne de Dupont-Aignan : une récupération politique ?

La récupération politique du mouvement des gilets jaunes par les partis commence avec cette décision du « Gilet jaune » Benjamin Cauchy de figurer sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Pourquoi une récupération , parce qu’on ne voit pas très bien ce qu’un seul gilet sur la lite de Dupont Aignan pourrait peser sur l’orientation politique de ce parti, par ailleurs marginal. Le seul résultat vraiment concret sera que l’intéressé réalise une belle promotion de carrière.   Une décision qui risque de contribuer à faire éclater un peu plus un mouvement déjà très composite et aux idéologies contradictoires. Cette décision risque d’être assez mal appréciée par d’autres gilets jaunes qui combattent l’insertion dans un système politique qu’il condamne par ailleurs. Pour preuve, la liste autonome dite RIC a éclaté en vol. Il en sera de même pour toute candidature sous d’autres auspices politiques. La contradiction fondamentale réside dans le faite que le mouvement des gilets jaunes est fondamentalement un mouvement social, une sorte de syndicat des citoyens. Une force de contestation et de proposition mais pas de gestion qui suppose évidemment compromis voire des compromissions sans parler des aventures et déviances personnelles possibles qu’on rencontre dans tous les partis. Le “Gilet jaune” Benjamin Cauchy a donc annoncé jeudi dans Le Parisien sa candidature aux élections européennes, en position éligible, sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de “Debout la France”. “J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert”, précise-t-il dans un entretien diffusé jeudi soir. “Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux gilets jaunes depuis quatre mois”, explique-t-il. Benjamin Cauchy, qui fut conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, estime qu’une liste “Gilets jaunes” serait inopérante, invoquant “un manque de corpus et de cohérence politique”. “Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin”, dit-il. Une observation qui n’est pas fausse mais qui est tout autant valable pour le mariage de responsable des gilets jaunes avec un mouvement politique.

 

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

Européennes: Le « Gilet jaune » Benjamin Cauchy candidat sur la liste de Dupont-Aignan

La récupération politique du mouvement des gilets jaunes par les parties commence avec cette décision du « Gilet jaune » Benjamin Cauchy de figurer sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Une décision qui risque de contribuer à faire éclater un peu plus un mouvement déjà très composite et aux idéologies contradictoires. Cette décision risque d’être assez mal appréciée par d’autres gilets jaunes qui combattent l’insertion dans un système politique qu’il condamne par ailleurs. Pour preuve, la liste autonome dite RIC a éclaté en vol. Il en sera de même pour toute candidature sous d’autres auspices politiques. La contradiction fondamentale réside dans le faite que le mouvement des gilets jaunes est fondamentalement un mouvement social, une sorte de syndicat des citoyens. Une force de contestation et de proposition mais pas de gestion qui suppose évidemment compromis voire des compromissions sans parler des déviances personnelles possibles qu’on rencontre dans tous les partis. Le “Gilet jaune” Benjamin Cauchy a donc annoncé jeudi dans Le Parisien sa candidature aux élections européennes, en position éligible, sur la liste du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, président de “Debout la France”. “J’avais rencontré, à leur demande, d’autres leaders politiques comme Jean Lassalle et Florian Philippot. J’avais été approché par des cadres du Rassemblement national et échangé longuement avec des responsables nationaux des Républicains comme, par exemple, le député (LR) Julien Aubert”, précise-t-il dans un entretien diffusé jeudi soir. “Mais c’est bel et bien Nicolas Dupont-Aignan qui me semble le plus en cohérence avec les revendications que je porte avec de nombreux gilets jaunes depuis quatre mois”, explique-t-il. Benjamin Cauchy, qui fut conseiller municipal UMP de Laon (Aisne) de 2008 à 2010, estime qu’une liste “Gilets jaunes” serait inopérante, invoquant “un manque de corpus et de cohérence politique”. “Le mouvement des gilets jaunes est un mouvement transpartisan où il y a des gens d’extrême gauche, d’extrême droite, de gauche, de droite, du centre et même des gens qui n’ont aucune conscience politique. Donc, faire une liste gilets jaunes pour les européennes, ça me semble être le mariage de la carpe et du lapin”, dit-il. Une observation qui n’est pas fausse mais qui est tout autant valable pour le mariage de responsable des gilets jaunes avec un mouvement politique.

Menaces sur la croissance internationale

Menaces sur la croissance internationale

La chute brutale de l’emploi aux Etats-Unis (20 000 au lieu de 180 000) en février ravive les craintes dune dépression économique.  Il se pourrait bien que les institutions de prévision passent leur temps cette année à opérer régulièrement des révisions à la baisse des perspectives de croissance de l’activité internationale. En cause, d’abord des problèmes méthodologiques. D’une façon générale les institutions ont la fâcheuse habitude de prolonger les tendances. Souvenons-nous que les premières prévisions pour 2018 envisageaient une croissance proche de celle de 2017. Or cette croissance s’est très nettement affaiblie en particulier dans la dernière période de l’année. Pour autant, cela n’a pas empêché ces institutions de nourrir l’espoir que 2019 afficheraient une activité certes un peu moindre que 2018 mais encore soutenue. Des pronostics qui risquent d’être contredits par les faits quand on constate par exemple des reculs de l’industrie et des échanges internationaux de la Chine, aussi de nets tassements de la croissance dans des pays comme  l’Allemagne ou les États-Unis. L’OCDE revoit donc aussi ses prévisions et n’anticipe plus que 3,3% de croissance en moyenne dans le monde cette année puis 3,4% l’an prochain – après 3,6% en 2018 -, soit respectivement 0,2 et 0,1 point de moins par rapport à ses précédentes projections de novembre. Le Fonds monétaire international (FMI) avait révisé dès fin janvier dans des proportions similaires ses propres prévisions de croissance à 3,5% pour 2019 et 3,6% pour 2020.Les premières données officielles publiées depuis par les Etats ont montré que le ralentissement du deuxième semestre 2018 a été globalement plus prononcé qu’attendu – autour de 3% par an sur une base trimestrielle, soit le rythme le plus faible depuis la mi-2016, souligne l’OCDE -, avec pour conséquence moins d’élan pour basculer sur 2019.Les indicateurs avancés ne laissent présager aucune amélioration sur ce point à court terme, les différentes enquêtes montrant que les commandes à l’export restent faibles en Chine et poursuivent leur baisse en Europe et dans de nombreuses économies asiatiques, relève l’OCDE. Mais même en l’absence d’aggravation des tensions commerciales, ses économistes estiment que le ralentissement en cours dans des pays comme l’Allemagne, la Chine, le Royaume Uni et l’Italie impacte la croissance de leurs partenaires commerciaux en Europe et en Asie au vu de leur importance comme pays exportateurs ou dans les chaînes d’approvisionnement régionales. En conséquence, la plus forte révision à la baisse des attentes de l’OCDE concerne la zone euro, où les économistes de l’organisation n’attendent plus que 1,0% de croissance cette année (-0,8 point par rapport à novembre) et 1,2% l’an prochain (-0,4 point).Par comparaison, les dernières estimations de la Commission européenne, en février, portaient sur 1,3% en 2019 et 1,6% en 2020.Les changements les plus conséquents concernent l’Allemagne, où l’OCDE anticipe une hausse du PIB limitée à 0,7% cette année puis 1,1% l’an prochain, soit des baisses de 0,9 et 0,3 point par rapport à ce qui était attendu l’automne dernier, et plus encore l’Italie, où l’OCDE entrevoit même une récession (-0,2%) en 2019 avant un rebond modéré (+0,5%) en 2020.L’OCDE y voit la conséquence du poids important des exportations dans leur PIB en comparaison d’un pays comme la France, pour lequel l’ampleur des révisions est moindre : 1,3% en 2019 (-0,3 point) comme en 2020 (-0,2). Pour la Grande-Bretagne, les effets du ralentissement en zone euro se conjuguent aux incertitudes liées au Brexit, amenant l’OCDE à ne plus tabler que sur une croissance inférieure à 1,0% cette année (+0,8%, -0,6 point) comme la prochaine (+0,9%, -0,2 point).

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