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Menace de l’Iran sur Israël

Menace de l’Iran sur Israël
Selon les informations de Bloomberg, le renseignement américain anticipe une « attaque massive imminente » de l’Iran et de ses groupes alliés, comme le Hezbollah, contre Israël. La question n’est pas de savoir si une attaque aura lieu, mais quand, assure une source auprès de Bloomberg.

 

L’Iran « menace de lancer une attaque importante contre Israël », a confirmé le président américain Joe Biden ce mercredi 10 avril lors d’une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec le Premier ministre japonais Fumio Kishida.

« Comme je l’ai dit au Premier ministre   Netanyahu, notre engagement pour la sécurité d’Israël, face à ces menaces de l’Iran et de ses alliés, est inébranlable », a-t-il ajouté.
Cependant on observe une certaine prise de distance des États-Unis vis-à-vis d’Israël concernant certaines actions discutables.

Ainsi, États-Unis avaient assuré mardi n’avoir « rien à voir » avec la frappe sur le consulat d’Iran à Damas. « Nous n’étions pas impliqués de quelque manière que ce soit », a déclaré à la presse le porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby. « Les commentaires du ministre iranien des Affaires étrangères selon lesquels nous devrions rendre des comptes ou que nous serions à blâmer sont tout simplement absurdes », a-t-il ajouté.

La porte-parole adjointe du Pentagone, Sabrina Singh, a également précisé qu’Israël n’avait pas « informé » les États-Unis au préalable. « Nous avons fait savoir très clairement à l’Iran, par des voies privées, que nous n’étions pas responsables de cette frappe », a-t-elle insisté.

Carburant : des risques géopolitiques sur le prix

Carburant  : des risques géopolitiques sur  le prix 

Les carburants se rapprochent de nouveaux sommets dans les stations-service. En quatre mois, le prix du sans-plomb 98 a atteint 1,98 euro le litre, contre 1,85 début janvier. Le sans-plomb 95-E10, a atteint 1,90 euro, soit une hausse de 13 centimes. Le sans-plomb 95 a connu un rebond similaire, atteignant 1,93 euro. Quant au gazole, il s’affiche à 1,79 euro le litre, contre 1,73 au début de l’année.
Depuis janvier, le brent a augmenté de plus de 18%« . Ces fluctuations sont provoquées par l’actualité internationale, notamment les guerres entre l’Ukraine et la Russie et entre Israël et le Hamas. Par ailleurs  mars, l’Arabie saoudite, la Russie et plusieurs pays exportateurs regroupés dans le cadre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont prolongé leurs coupes volontaires jusqu’à mi-2024 pour tenter de soutenir les cours.

Le ministère saoudien de l’Energie a ainsi annoncé le 3 mars une réduction de sa production d’un million de barils par jour pour la période d’avril à juin. Moscou a pour sa part averti d’une coupe de 471 000 barils quotidiens dans sa production.

De plus en plus côte à côte, les yeux rivés sur nos écrans

De  plus en plus côte à côte, les yeux rivés sur nos écrans

 

Le visage est le centre de gravité de toute conversation. Le face-à-face est d’abord un « visage à visage » traduisant un principe de considération mutuelle qui implique la réciprocité d’une attention, à moins d’incommoder celui qui ne reçoit rien en retour. On supporte mal celui qui ne nous regarde pas en face en s’adressant à nous. Les individus en présence ne cessent d’orienter leurs propos et leurs mouvements sur ce qu’ils perçoivent des mimiques, des gestes, de la parole et de la voix, du regard de leurs interlocuteurs. ( David Le Breton, sociologue dans « Le Monde « )Le visage incarne la morale de l’interaction, sa nudité expose, son expressivité dissimule parfois mal les accrocs ou la satisfaction mutuelle. Il n’est pas une partie du corps comme les autres, il s’en détache par sa position, sa valeur, son éminence dans la communication et, surtout, le sentiment d’identité qui s’attache à lui.

Pour fonder le lien social, chacun doit être en position de répondre de ses traits et d’être reconnu de son entourage. Le visage rend possible le lien social à travers la responsabilité dont il dote l’individu dans sa relation au monde. Pourtant, son absence croissante, même dans l’élémentaire du quotidien, pose question.

Aujourd’hui, dans maintes interactions ou sur les trottoirs des villes, les visages deviennent rares, le plus souvent absorbés par l’écran du smartphone. L’individu est saisi dans une sorte d’hypnose sans fin, aveugle à son environnement, indifférent à ce qui se passe à son entour. S’il était discourtois, il y a quelques années, de parler à quelqu’un sans le regarder ou avec une attention portée sur autre chose, le fait est aujourd’hui entré dans la banalité des interactions.

Economies sur la santé : Une erreur ?

Economies sur la santé : Une erreur ?

 

L’idée d’une « Grande Sécu » qui, en intégrant les mutuelles à la Sécurité sociale, permettrait d’économiser sur les frais de gestion de santé, très élevés en France, bénéficierait tant aux assurés qu’à l’Etat, estime le professeur émérite de médecine André Grimaldi dans une tribune au « Monde ».

 

Le budget des dépenses de la sécurité sociale voté par le Parlement pour 2024 atteint près de 255 milliards d’euros. En pourcentage du produit intérieur brut (12,1 %), cela nous place en 3e position derrière les Etats-Unis (16,6 %) et l’Allemagne (12,7 %) ; mais en dollars par habitant et par an nous sommes en 7e position avec 6 630 dollars, soit près de 20 % de moins que l’Allemagne, si l’on se réfère aux chiffres fournis par le « Panorama de la santé 2023 » de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).Si le ministre de l’économie veut faire des économies sur la santé, il se trompe donc de cible et devrait plutôt se concentrer en premier lieu les frais de gestion, qui placent la France en 3e position des pays de l’OCDE puisqu’ils y représentent 5 % des dépenses de santé – soit deux fois la moyenne des pays de l’OCDE, derrière la Suisse (7 %) et les Etats-Unis (8 %).

Nous avons en effet, pour des raisons historiques, une double gestion de chaque soin : une fois par l’Assurance-maladie obligatoire (la Sécurité sociale) et une seconde fois par les assurances complémentaires (mutuelles, instituts de prévoyance et compagnies d’assurances). Or, en 2018, les frais de gestion des complémentaires santé se situaient autour de 20 % du chiffre d’affaires, soit 7,8 milliards, contre 4 % pour la Sécurité sociale, soit 6,7 milliards. Ce alors que la Sécurité sociale rembourse 80 % des soins, et les complémentaires seulement 13 %.

Si, comme au Canada, nous n’avions qu’un seul assureur, nous économiserions ainsi 7 milliards d’euros de frais de gestion inutiles. Pour cela, il faudrait réaliser la « Grande Sécu » en intégrant les mutuelles à la Sécurité sociale et en remboursant à 100 % un panier de prévention et de soin solidaire. Il n’y aurait plus d’assurances complémentaires mais seulement des assurances supplémentaires pour des prestations qui ne relèveraient pas de la solidarité, comme les médicaments remboursés aujourd’hui à 15 % ou à 30 %, des soins dits de confort ou encore les dépassements d’honoraires.

C’était le projet défendu lors du premier quinquennat d’Emmanuel Macron à la fois par Didier Tabuteau, aujourd’hui vice-président du Conseil d’Etat, Pierre Louis Bras, ancien président du Comité d’orientation des retraites (COR), et Martin Hirsch, ancien directeur de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris).

Une première loi sur les polluants éternels (PFAS)

Une première loi sur les polluants éternels (PFAS) 

 

Les députés ont approuvé ce jeudi en première lecture une proposition de loi écologiste visant à restreindre la fabrication et la vente de produits contenant des PFAS. Egalement appelés « polluants éternels », ces derniers sont massivement utilisés dans des objets de la vie courante, comme les vêtements, les emballages, les ustensiles de cuisine ou encore les cosmétiques et peuvent se révéler toxiques.

Dans l’air, dans l’eau, dans les sols… Les « polluants éternels », regroupant plusieurs milliers de substances chimiques qui se décomposent très lentement, sont partout. Et quand on lit les études scientifiques, les conséquences de ces PFAS (pour substances per- et polyfluoroalkylées) sur notre santé paraissent pléthoriques : risque accru de cancer, hausse du taux de cholestérol, infertilité, impact sur le système immunitaire…

La loi prévoit d’interdire à partir du 1er janvier 2026 la fabrication, l’importation et la vente de tout produit cosmétique, produit de fart (pour les skis) ou produit textile d’habillement contenant des substances per- et polyfluoroalkylées, à l’exception des vêtements de protection pour les professionnels de la sécurité et de la sécurité civile. L’ensemble des textiles seront concernés par l’interdiction à compter du 1er janvier 2030.

Mais les députés ont sorti du périmètre de la proposition de loi les ustensiles de cuisine, alors que les industriels avaient sonné l’alarme cette semaine sur les menaces pour l’emploi que ferait peser une interdiction.

Comme Gabriel Attal mercredi, le ministre de l’Industrie Roland Lescure a défendu dans son propos introductif la nécessité d’agir au niveau européen pour interdire l’usage de certains PFAS, en prenant appui sur le règlement européen sur les produits chimiques Reach.

 

Les « polluants éternels », les substances perfluoroalkylées et polyfluoralkylées (PFAS), sont présents dans de nombreux objets et produits du quotidien, comme les textiles, poêles antiadhésives, cosmétiques… Toxiques pour la santé humaine et animale, leur avenir est débattu ce jeudi à l’Assemblée nationale.

Très peu dégradables, ils sont baptisés « polluants éternels ». Les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées – PFAS à prononcer « pifasse » – sont des substances artificielles, fabriquées par l’Homme, à partir d’hydrocarbures. En tout, cette grande famille compte plus de 4 700 composés chimiques que l’on retrouve depuis les années 50 dans les produits et objets du quotidien : cuirs, peintures, cosmétiques, emballages alimentaires, revêtement de poêles antiadhésives, textiles…

Chefs d’entreprise : inquiétudes sur l’Europe

Chefs d’entreprise : inquiétudes sur l’Europe

D’après une étude d’Opinionway, près de la moitié (49%) ont une image positive de l’Union européenne. mais 50% portent une vision négative sur l’Europe. Les plus grandes sont très favorables à l’Europe. Dans les entreprises de plus de 50 employés, les dirigeants sont seulement 26% à porter un regard défavorable sur l’Union européenne.

Cependant , près de six entrepreneurs sur dix (59%) se disent inquiets sur le futur de l’Union européenne. Ce taux grimpe même à 65% dans la construction et 63% dans le commerce. Dans les petites entreprises, 64% se disent préoccupés par les perspectives européennes.

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, ce taux redescend à 40%.

Interrogés sur les priorités à mettre en œuvre, les chefs d’entreprise citent en premier lieu la simplification administrative (51%). En France, le gouvernement doit mettre en œuvre un vaste plan de simplification, actuellement en préparation à Bercy. Ce chantier devrait déboucher sur un projet de loi examiné avant l’été au Parlement. Parmi les autres priorités, les chefs d’entreprises (43%) réclament à l’Europe de s’attaquer à la concurrence déloyale en dehors de l’UE.

Arrivent ensuite l’autonomie de l’UE dans les domaines de l’alimentation et de la santé (31%), et de l’industrie et de l’énergie (27%). A l’opposé, l’intégration professionnelle des migrants (10%), l’Intelligence Artificielle (IA), la cybersécurité et la numérisation de l’économie (14%) n’arrivent qu’en fin de tableau. S’agissant de la lutte contre la pauvreté (16%), le chômage (16%) ou le changement climatique (20%), ces priorités ne figurent qu’en milieu de classement.

 

L’inflation officielle à 2,3% sur un an

 

L’inflation officielle  à 2,3% sur un an

 

L’INSEE annonce officiellement un ralentissement de l’inflation qui enregistre toutefois une hausse de 2,3 % en février sur un an. Bien évidemment il ne s’agit pas d’une baisse de prix mais d’une hausse plus mesurée . Une tendance toutefois à relativiser car la nature et le volume des achats des Français a profondément évolué témoin d’ailleurs l’assez net  tassement de la consommation. Inversement les dépenses contraintes, elle, comme les assurances par exemple dont les tarifs en moyenne ont évolué de plus 6 % début de l’année, continuent de progresser nettement

En mars, selon les estimations de l’Insee, l’inflation  serait limitée à 2,3 %, après 3 % en février. Au pic du phénomène, il y a un an, les hausses de prix avaient atteint 6,3 %. « Cette baisse de l’inflation serait due au ralentissement sur un an des prix de l’alimentation (+ 1,7 % en mars après + 3,6 % en février), des services, du tabac, de l’énergie et des produits manufacturés », explique l’institut dans un communiqué.

 L’inflation est déjà revenue à 3 % et redescendra bien à 2 % d’ici à 2025 », assurait ainsi récemment François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France.

La plupart des lobbys ayant profité de la spéculation considère maintenant qu’on ne reviendra pas au niveau des anciens prix compte tenu du caractère dit structurel de l’inflation.

Bayrou et Édouard Philippe sur la liste européenne pour remonter le score ou couler les intéressés ?

Bayrou  et Édouard Philippe sur la liste européenne pour remonter le score ou couler les intéressés ?

 

 

Officiellement il s’agirait de redonner du crédit à une liste du pouvoir en perte de vitesse puisque les sondages ne lui octroient que moins de 20 % des voix. Le problème est que cette défaite pourrait aussi être imputée aux deux intéressés par la suite, histoire de ternir un peu leur image  en comparaison de celle du  chef de l’État.

L’objectif du président de la République avec cette proposition est de montrer que toute la majorité est mobilisée derrière l’eurodéputée sortante. À l’heure actuelle, les sondages l’indiquent encore bien loin derrière Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement national.

« Tout ce que je peux faire pour aider, je le ferais », a indiqué le maire de Pau.
Du côté du maire du Havre et fondateur du parti issu de la majorité présidentielle, Horizons, la porte n’est pas du tout fermée non plus.

 

Si François Bayrou et Édouard Philippe acceptaient officiellement de participer en ajoutant leur nom loin derrière celui de Valérie Hayer, ils seraient colistiers, mais en positions inéligibles. Même en cas de victoire du camp présidentiel, ils ne seraient donc pas amenés à siéger au Parlement européen.

Bire du camp présidentiel, ils ne seraient donc pas amenés à siéger au Parlement européen.

Conflits : La Russie sur deux fronts

Conflits : La Russie  sur deux fronts 

Depuis le premier jour de l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe, tous les regards se sont tournés vers la frontière occidentale de la Russie, où s’est créé un front de guerre de 1.000 km. Mais sur les frontières russes à l’Est, impliquant toute l’Asie Centrale, s’est ouvert un autre front diplomatique et économique depuis la chute de l’URSS. L’Europe, les États-Unis et la Chine s’y livrent une grande bataille d’influence. Par Gérard Vespierre (*) Président de Strategic Conseils. ( dans  » la Tribune »)

A l’image du « Grand Jeu » du 19e siècle, entre l’empire russe et l’empire britannique et leurs influences respectives, en Asie Centrale, il s’est ouvert un nouveau « Grand Jeu » entre l’empire russe actuel et ses adversaires du 21e siècle, l’Union européenne et les États-Unis. Il convient d’y ajouter la Chine, tant le jeu de Pékin est dual, dans cette partie du monde, vis-à-vis de son « allié stratégique » russe.

Après son opposition au seul empire britannique au 19e siècle, la Russie actuelle est confrontée, sur ses frontières orientales, à l’action économique et politique (donc stratégique) des trois plus grands ensembles géopolitiques du monde.

Tous les pays d’Asie Centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Turkménistan, Tadjikistan, Ouzbékistan) sont donc soumis à un triple ballet diplomatique et économique de la part des pays européens, des États-Unis et de la Chine, depuis le début des années 1990.

L’Otan, bras stratégique atlantico-européen a mis en place en 2004 un « Représentant spécial » en charge de promouvoir la politique de l’Alliance en Asie centrale (et au Caucase). Il rapporte directement au Secrétaire général de l’Organisation.

L’Union européenne a également mis en place des relations structurées avec les pays impliqués. Les cinq ministres des Affaires étrangères d’Asie centrale ont été reçus, dans le cadre d’une « grande première » par leurs 27 homologues de l’UE le 23 octobre 2023.

La Chine n’est pas en reste. Dans le cadre du déploiement de ses importants investissements ferroviaires et industriels dans chaque pays d’Asie centrale traversé par les « nouvelles routes de la soie », elle a symboliquement réuni, en mai 2023, les dirigeants des cinq pays chez elle à Xi’an, point de départ des routes de la soie historiques… La Russie n’y était pas conviée…

Le Kremlin continue naturellement de maintenir le maximum d’échanges politiques et économiques avec ses anciennes républiques. Mais les pays d’Asie centrale disposent des mêmes ressources énergétiques que leur ancien tuteur russe, pétrole, gaz et uranium. Sur le marché mondial, la Russie et les cinq pays d’Asie centrale sont donc des producteurs concurrents, visant les mêmes débouchés géographiques: l’Europe et les deux géants asiatiques, Chine et Inde.

Il s’agit donc pour les pays d’Asie centrale d’élaborer une stratégie d’éloignement de la Russie de façon mesurée et équilibrée, à travers la création de partenariats diversifiés. La nécessité de ce choix s’est vue accélérée par l’invasion de l’Ukraine. Le choix militaire du Kremlin pour reprendre le contrôle de populations russophones ne pourrait-il pas s’appliquer vis-à-vis des ex-républiques soviétiques d’Asie centrale ?

Le Kremlin est extrêmement attentif à cette évolution, sans vouloir faire apparaître son agacement, à l’image des déclarations de Dmitri Peskov concernant les choix des dirigeants kazakhs, par exemple : « Le Kazakhstan est un pays souverain qui développe ses relations avec d’autres pays, selon ses propres décisions ».

Le Kazakhstan, vaste comme cinq fois la France, représente à lui seul les 2/3 de la superficie de cette région et 30% de la population cumulée des cinq pays d’Asie centrale.

Son action, et les partenariats dans lesquels il s’engage, sont donc particulièrement importants. Tel est le cas avec la France. Les relations ont commencé au cours des années 1990 autour de l’uranium, ressource précieuse pour notre important parc de centrales électronucléaires. En 2008 fut signé un « partenariat stratégique » entre les deux pays.

La France se place au cinquième rang des investisseurs au Kazakhstan, grâce en particulier à la participation très active de TotalEnergies dans l’important site pétrolier offshore de Kashagan, en mer Caspienne. Le Kazakhstan se place au deuxième rang des pays fournisseurs de pétrole de la France, et est notre premier fournisseur en minerai d’uranium. Cette proximité énergétique permet à EDF de travailler au projet de la première centrale électronucléaire kazakh. Le partenariat stratégique s’est donc fortement concrétisé.

La visite en novembre 2023 du président de la République à Astana a matérialisé cette étroite collaboration. Le président Tokaïev a souhaité à cette occasion donner une dynamique supplémentaire au partenariat avec la France. Plus de 170 entreprises françaises sont déjà présentes dans le pays. De nouveaux contrats ont été signés dans le domaine de l’énergie, mais aussi dans le secteur pharmaceutique et dans le domaine du contrôle aérien avec la fourniture de radars, outils nécessaires au renforcement de la souveraineté.

Un rapport de la « Fondation des Sciences Politiques » paru récemment en Allemagne a classé le Kazakhstan comme puissance moyenne, et pays le plus important d’Asie centrale « une nation avec une importante influence dans le domaine politique et économique, certes, mais moins qu’une grande puissance… ». Quel contraste par rapport au début des années 1990. Le Kazakhstan est entré dans une ère nouvelle, où il souhaite jouer un rôle régional et international marqué.

Les tensions dans la géopolitique internationale crée un besoin d’échanges renforcés et de dialogue. La création du Forum International d’Astana correspond donc aux nécessités de dialogues internationaux élargis et au souhait du Kazakhstan d’y jouer un rôle à sa nouvelle mesure.

Dans son discours du premier Forum, l’an dernier, le président Kassym-Jomart Tokaïev avait décrit l’époque actuelle comme «  une période de tensions géopolitiques sans précédent  » caractérisée par «  un processus de destruction des fondements mêmes de l’ordre mondial qui a été construit depuis la création des Nations unies  ».

Dans un tel environnement une nouvelle plate-forme de dialogue ne peut qu’apporter une contribution positive afin de relever ces défis mondiaux. Le forum servira de plateforme aux délégués de haut niveau de gouvernements étrangers, d’organisations internationales, d’entreprises et de cercles universitaires. L’objectif est d’engager le dialogue autour des affaires internationales et de la sécurité, la recherche de solutions, au changement climatique, aux pénuries alimentaires et à la sécurité énergétique.

Les tensions géopolitiques autour de la Russie et de la Chine mobilisent les regards et les attentions. Mais, dans les grands espaces qui les séparent, les principaux acteurs de l’Asie centrale entendent bien jouer un rôle à la hauteur de leur position stratégique, de leurs ressources, et de leurs objectifs d’équilibre.

Les puissances moyennes de la région, souhaitent ardemment définir une troisième voie dans les affaires du monde, comme le précise une des réunions du Forum.

_______

(*) diplômé de l’ISC Paris, DEA Finances Dauphine PSL, Fondateur du média web : www.le-monde-decrypte.com  Chroniqueur géopolitique sur IdFM 98.0

 

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Une petite taxe sur les profits pour compenser la grosse taxe sociale

Une petite taxe sur les profits pour compenser la grosse ponction  sociale

 

Autant le premier ministre a été clair et offensif sur la nécessité de réduire certaines dépenses sociales notamment concernant les chômeurs autant il a été discret sur l’éventualité d’une petite taxe sur les profits. C’est tout juste s’il a évoqué la question en indiquant que rien n’était exclu. La vérité sans doute c’est que la réduction des dépenses sociales s’effectuerait notamment à travers une fiscalité qui comporte une large assiette et dont le rendement serait très important. À l’inverse une taxe sur les riches s’exercerait sur une assiette très réduite mais très symbolique avec cependant un rendement faible. L’action du gouvernement pour réduire la dette passerait à la fois par une réduction des dépenses comme celle du régime d’allocation chômage mais aussi par la fiscalité et le blocage des revenus.

La taxe sur les profits sera là pour donner une caution sociale au plan de rigueur qui concernera le plus grand nombre.

En plein débat sur le dérapage des finances publiques, le chef du gouvernement a timidement ouvert la porte à une taxation sur les superprofits ( 150 milliards pour les plus grandes entreprises en 2023) . Après une brèche ouverte par la présidente (Renaissance) de l’Assemblée nationale, Yaël Braun Pivet, la semaine dernière, Gabriel Attal a déclaré ce jeudi « ne pas avoir de dogme, ni de tabou sur les profits exceptionnels liés à des situations de crise ».

Cette annonce intervient en pleine crise des finances publiques, amplifiée par les mauvais chiffres du déficit de 2023 à 5,5% du PIB, contre 4,9% initialement dévoilés mardi dernier. Faute de croissance économique, les recettes ont plongé l’année dernière précipitant le solde des finances publiques dans le rouge.

Droits de douane européens sur les céréales russes ?

Droits de douane européens sur les céréales russes ?

L’Union européenne cherche à « étouffer » les revenus que la Russie utilise pour sa guerre contre l’Ukraine en imposant des « droits de douane prohibitifs » sur les importations de céréales et autres produits connexes dans l’Union européenne. 

Valdis Dombrovskis a déclaré ce vendredi : « La proposition d’aujourd’hui privera le gouvernement russe d’une autre source importante de revenus pour financer sa guerre d’agression illégale contre l’Ukraine. Les droits de douane devaient également s’appliquer aux produits en provenance de la Biélorussie, qui a servi de base à l’invasion totale de l’Ukraine par la Russie. La proposition fait suite à une augmentation des importations agricoles russes dans l’UE en 2023, selon la Commission. Les droits de douane cibleraient les importations de céréales, d’oléagineux et de produits dérivés en provenance de Russie et de la Biélorussie et s’appliqueraient à un niveau de 95 euros par tonne ou de 50 % de la valeur, selon le produit.

Evasion et fraude fiscale : 15 milliards identifiés sur une centaine possibles

Evasion et fraude  fiscale : 15 milliards identifiés sur une centaine possibles

Montant record de fraudes fiscales de 15 milliards d’euros détectés mais pas forcément recouvrés. Finalement une somme assez modeste au regard de l’ensemble des détournements fiscaux et sociaux qui tournent autour de 100 milliards. Et plus encore avec l ‘évasion liée à l’optimisation fiscale des grandes entreprises.

Selon les données de Bercy, 15,2 milliards d’euros ont été mis en recouvrement en 2023, un niveau record qui dépasse celui de 2022 de 600 millions d’euros et celui de 2019 de 3,5 milliards d’euros.

Cela fait suite, assure le gouvernement, notamment à une forte augmentation du nombre de contrôles fiscaux sur les particuliers aux plus hauts revenus en hausse de 25%.

L’exécutif souhaite aussi accélérer dans sa lutte contre l’optimisation fiscale internationale. En plus de la mise en place d’un impôt minimum mondial pour les multinationales, l’administration fiscale dispose désormais d’une meilleure capacité à détecter les prix de transfert abusifs des multinationales.

Le problème est que cette optimisation fiscale et légale et profite à des paradis fiscaux mais y compris à des pays européens comme l’Irlande ou encore le Luxembourg.

Lors de la présentation du bilan annuel, Thomas Cazenave a mis l’accent sur la lutte contre la fraude aux aides publiques qu’il qualifie de « nouvelle frontière » en la matière. Les aides versées s’élèvent à 3,5 milliards d’euros pour la rénovation énergétique (ANAH), 2 milliards pour la formation (CPF), 4 milliards dans l’apprentissage ou encore 1,5 milliard pour l’acquisition de véhicules propres.

« C’est parce que nous versons beaucoup d’aides que nous devons être particulièrement vigilants face à des risques de fraudes de plus en plus sophistiquées », rappelle le ministre qui assure avoir renforcé les moyens de détection de ces fraudes.

Sur le CPF par exemple, après plusieurs signalements émis par des organismes bancaires, Tracfin a mené des investigations sur cinq organismes de formation ayant bénéficié de près de neuf millions d’euros reçus de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

 

Concernant la fraude aux cotisations sociales (le travail dissimulé), les redressements ont aussi largement augmenté en un an (+50%) et se sont élevés en 2023 à 1,2 milliard d’euros.

Du côté des prestations sociales, Bercy se félicite des performances « historiques » des préjudices détectés avec 400 millions d’euros par les Caisses d’allocations familiales (CAF), 200 millions par l’Assurance vieillesse et 450 millions par l’Assurance maladie. Soit un total de 1,05 milliards d’euros au total.

« Les CAF ont accru d’un tiers leurs contrôles et appliquent 10% de frais de gestion aux fraudeurs, rappelle le gouvernement. Le perfectionnement des outils des CAF a permis de doubler les détections de fraudes à la résidence pour un montant de 97 millions d’euros. L’assurance vieillesse a doublé les contrôles de retraités résidant à l’étranger et détecté 750 dossiers frauduleux. »

Fraude fiscale : 15 milliards identifiés sur une centaine possibles

Fraude fiscale : 15 milliards identifiés sur une centaine possibles

Montant record de fraudes fiscales de 15 milliards d’euros détectés mais pas forcément recouvrés. Finalement une somme assez modeste au regard de l’ensemble des détournements fiscaux et sociaux qui tournent autour de 100 milliards. Et plus encore avec l ‘évasion liée à l’optimisation fiscale des grandes entreprises.

Selon les données de Bercy, 15,2 milliards d’euros ont été mis en recouvrement en 2023, un niveau record qui dépasse celui de 2022 de 600 millions d’euros et celui de 2019 de 3,5 milliards d’euros.

Cela fait suite, assure le gouvernement, notamment à une forte augmentation du nombre de contrôles fiscaux sur les particuliers aux plus hauts revenus en hausse de 25%.

L’exécutif souhaite aussi accélérer dans sa lutte contre l’optimisation fiscale internationale. En plus de la mise en place d’un impôt minimum mondial pour les multinationales, l’administration fiscale dispose désormais d’une meilleure capacité à détecter les prix de transfert abusifs des multinationales.

Le problème est que cette optimisation fiscale et légale et profite à des paradis fiscaux mais y compris à des pays européens comme l’Irlande ou encore le Luxembourg.

Lors de la présentation du bilan annuel, Thomas Cazenave a mis l’accent sur la lutte contre la fraude aux aides publiques qu’il qualifie de « nouvelle frontière » en la matière. Les aides versées s’élèvent à 3,5 milliards d’euros pour la rénovation énergétique (ANAH), 2 milliards pour la formation (CPF), 4 milliards dans l’apprentissage ou encore 1,5 milliard pour l’acquisition de véhicules propres.

« C’est parce que nous versons beaucoup d’aides que nous devons être particulièrement vigilants face à des risques de fraudes de plus en plus sophistiquées », rappelle le ministre qui assure avoir renforcé les moyens de détection de ces fraudes.

Sur le CPF par exemple, après plusieurs signalements émis par des organismes bancaires, Tracfin a mené des investigations sur cinq organismes de formation ayant bénéficié de près de neuf millions d’euros reçus de la Caisse des dépôts et consignations (CDC).

 

Concernant la fraude aux cotisations sociales (le travail dissimulé), les redressements ont aussi largement augmenté en un an (+50%) et se sont élevés en 2023 à 1,2 milliard d’euros.

Du côté des prestations sociales, Bercy se félicite des performances « historiques » des préjudices détectés avec 400 millions d’euros par les Caisses d’allocations familiales (CAF), 200 millions par l’Assurance vieillesse et 450 millions par l’Assurance maladie. Soit un total de 1,05 milliards d’euros au total.

« Les CAF ont accru d’un tiers leurs contrôles et appliquent 10% de frais de gestion aux fraudeurs, rappelle le gouvernement. Le perfectionnement des outils des CAF a permis de doubler les détections de fraudes à la résidence pour un montant de 97 millions d’euros. L’assurance vieillesse a doublé les contrôles de retraités résidant à l’étranger et détecté 750 dossiers frauduleux. »

Sondage Endettement : les Français ne veulent pas payer la facture !

Sondage Endettement : les Français ne veulent pas payer la facture !

Selon l’ enquête Ipsos-« La Tribune Dimanche », les Français (93 %) estiment que la réduction des déficits doit figurer parmi les priorités ou les sujets importants du gouvernement mais préféreraient que l’on baisse des dépenses publiques au lieu d’augmenter les impôts. 

La problématique n’est pas évidente car on ne trouve guère d’unanimité pour supprimer des dépenses de l’État. Les gouvernements successifs sont jugés responsables de l’endettement du pays. Mais les attentes auxquelles ils répondent (protection sociale, services publics…) sont relativisées ainsi que la capacité économique et sociale du pays à les financer. « Les Français se défaussent sur les politiques », observe Brice Teinturier, directeur général d’Ipsos. Quel parti politique gérerait mieux les caisses publiques que le gouvernement actuel ? Aucun ne convainc profondément l’opinion. Certes, une personne sur trois cite le RN, qui arrive largement devant les autres. Mais cette proportion reflète surtout l’audience actuelle du parti lepéniste et le rejet radical des autres formations par ses sympathisants.

Attaque très stratégique et mortelle sur Odessa par les Russes

Ukraine: Attaque très stratégique et mortelle sur Odessa par les Russes

Deux attaques dévastatrices ayant fait 20 morts et 70 blessés ont été enregistrés sur Odessa. Un port tout à fait stratégique sur le plan militaire mais aussi économique car c’est la clé pour l’ouverture sur la mer Noire.

Il s’agit de la troisième attaque mortelle depuis début mars sur Odessa.

Le 3 mars, une frappe de drone sur un immeuble d’habitation a fait 12 morts, dont cinq enfants, et le 6 mars un bombardement a fait cinq morts, au moment où le président Zelensky et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis étaient en déplacement dans cette ville.

Ces derniers mois la Russie a multiplié les attaques sur la ville et son port, une plateforme essentielle pour les exportations céréalières ukrainiennes en mer Noire via un couloir maritime instauré par Kiev après la sortie de Moscou d’un accord qui permettait à l’Ukraine d’exporter sa production.

 

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