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Chine : les limites de la mainmise centralisée du parti communiste sur l’économie

Chine : les limites de la mainmise centralisée du parti communiste sur l’économie

Les économistes Alexander Brown, François Chimits et Gregor Sebastian décrivent le système pyramidal mis en place par le gouvernement central de Pékin .

La faiblesse actuelle de la croissance chinoise et la crise financière notamment dans l’immobilier découlent directement de la tutelle du parti communiste sur l’économie. La bureaucratie, la rigidité centraliste et aussi la corruption illustrent la perversité du régime et son inefficacité économique. Du coup pour rééquilibrer cette politique très centraliste, les communistes veulent désormais miser sur les PME. Un pari hypothétique qui devra passer par les filtres locaux du parti communiste NDLR

Le retour du dirigisme économique en Chine, sous la férule de Xi Jinping, ne fait plus guère débat. Il serait en revanche trompeur d’y voir le retour à un modèle soviétique. L’ambition de Pékin de construire une nouvelle articulation entre pouvoirs publics et forces de marché espère bien bénéficier des vertus de ces dernières. Les politiques à l’endroit des PME innovantes en offrent une illustration riche d’enseignements.

Depuis environ cinq ans, ces PME sont devenues une composante essentielle des discours et des politiques de Pékin dans la poursuite de son nouvel objectif d’indépendance en matière de technologies stratégiques. A cette fin, les autorités chinoises ont bâti un imposant système pyramidal de labélisation.

Il échoit aux autorités locales de sélectionner un large éventail de petites et moyennes entreprises « innovantes » selon un cahier des charges établi par Pékin, dans lequel la capacité à se substituer aux technologies étrangères figure en bonne place, au côté de considérations commerciales. Les gouvernements provinciaux effectuent ensuite leur propre sélection, notamment à partir de cette première liste, pour identifier les « PME spécialisées », puis les autorités nationales font de même pour identifier les « petits géants ». Une fois matures, ces derniers peuvent décrocher le statut de « champion industriel ».

Ces listes sont soumises à des revues régulières. Le nombre important de non-renouvellement plaide pour le sérieux de ces exercices. En outre, l’intérêt de chaque échelon à voir ses poulains sélectionnés au niveau supérieur offre une certaine garantie sur la qualité des sélections. Le système semble donc en mesure d’écarter les obstacles de la rigidité et des collusions, deux des faiblesses habituelles des politiques industrielles.

Une fois sélectionnées, les PME bénéficient d’une myriade d’avantages allant croissant avec le niveau du label. Les subventions traditionnelles (c’est-à-dire le transfert direct de ressources financières des pouvoirs publics) sont bien évidemment au rendez-vous. Principalement fournies par les autorités locales, donc plus difficiles à comptabiliser de manière exhaustive, elles semblent in fine relativement modestes.

Voitures électriques- Une suppression théorique des bonus sur les voitures étrangères

Voitures électriques- Une suppression théorique des bonus sur les voitures étrangères


La France vient de sortir un Décret qui supprimerait les bonus sur les voitures étrangères en particulier en provenance de la Chine. Une décision qui risque d’être remise en question d’abord par l’union européenne qui ne pourra pas tolérer une discrimination à l’intérieur de l’Europe. Ensuite il est vraisemblable que la Chine va aussi saisir l’organisation mondiale du commerce. Et de toute manière ,il faut s’attendre à des mesures de rétorsion vis-à-vis des produits français. Enfin et surtout les mesures restrictives vis-à-vis des voitures étrangères sont relatives puisque seulement environ 40 % des voitures françaises viennent effectivement de France, le reste étant importé du fait de l’écroulement de l’industrie française. Dans les faits, ce sont surtout les voitures chinoises qui vont être subventionnées. D’abord par l’État chinois qui a subventionné massivement l’industrie de la voiture électrique ensuite par l’Europe qui soutient des véhicules en apparence européens mais en réalité construits en partie ou en totalité en Chine.

A noter en particulier que la plupart des batteries viennent de Chine et presque aucun véhicule ne pourra bénéficier de ces 5.000 euros de bonus.

Au-delà des conditions d’attribution du bonus se pose aussi la question de savoir si c’est bien le rôle de l’État de financer des véhicules individuels. Pour des motifs environnementaux, il conviendrait sans doute d’orienter les aides de l’État vers les transports collectifs.

Les conditions d’attribution du bonus sont tellement complexes pour ne pas dire tordues qu’il se pourrait bien qu’aucun véhicule même français ne puisse en bénéficier

Enfin dernière objection évidemment le prix excessif des voitures électriques dans le prix d’achat est à peu près le double de celui d’un véhicule thermique.

La semaine dernière, l’Europe a d’ailleurs lancé une enquête sur les subventions massives de la Chine attribuées à son industrie. Ce bonus marquera une première riposte d’un pays européen face aux protectionnismes chinois et américains. L’Allemagne, autre industrie automobile puissante, ne souhaite pas mettre en place un tel dispositif, craignant une riposte trop forte qui mettrait en danger sa propre industrie.

Une suppression théorique des bonus sur les voitures étrangères

Une suppression théorique des bonus sur les voitures étrangères


La France vient de sortir un Décret qui supprimerait les bonus sur les voitures étrangères en particulier en provenance de la Chine. Une décision qui risque d’être remise en question d’abord par l’union européenne qui ne pourra pas tolérer une discrimination à l’intérieur de l’Europe. Ensuite il est vraisemblable que la Chine va aussi saisir l’organisation mondiale du commerce. Et de toute manière ,il faut s’attendre à des mesures de rétorsion vis-à-vis des produits français. Enfin et surtout les mesures restrictives vis-à-vis des voitures étrangères sont relatives puisque seulement environ 40 % des voitures françaises viennent effectivement de France, le reste étant importé du fait de l’écroulement de l’industrie française. Dans les faits, ce sont surtout les voitures chinoises qui vont être subventionnées. D’abord par l’État chinois qui a subventionné massivement l’industrie de la voiture électrique ensuite par l’Europe qui soutient des véhicules en apparence européens mais en réalité construits en partie ou en totalité en Chine.

A noter en particulier que la plupart des batteries viennent de Chine et presque aucun véhicule ne pourra bénéficier de ces 5.000 euros de bonus.

Au-delà des conditions d’attribution du bonus se pose aussi la question de savoir si c’est bien le rôle de l’État de financer des véhicules individuels. Pour des motifs environnementaux, il conviendrait sans doute d’orienter les aides de l’État vers les transports collectifs.

Les conditions d’attribution du bonus sont tellement complexes pour ne pas dire tordues qu’il se pourrait bien qu’aucun véhicule même français ne puisse en bénéficier

Enfin dernière objection évidemment le prix excessif des voitures électriques dans le prix d’achat est à peu près le double de celui d’un véhicule thermique.

La semaine dernière, l’Europe a d’ailleurs lancé une enquête sur les subventions massives de la Chine attribuées à son industrie. Ce bonus marquera une première riposte d’un pays européen face aux protectionnismes chinois et américains. L’Allemagne, autre industrie automobile puissante, ne souhaite pas mettre en place un tel dispositif, craignant une riposte trop forte qui mettrait en danger sa propre industrie.

La menace sur la forêt nourricière

La menace sur la forêt nourricière

On ne compte plus les bienfaits des forêts : barrière contre l’érosion des sols, réserve de biodiversité, puits de carbone… À cette liste doit également être ajouté un bénéfice plus méconnu : les forêts peuvent en dernier recours nourrir des populations vulnérables, tout particulièrement celles dépendantes du secteur agricole dans les pays du Sud, qui sont très exposées aux sécheresses, inondations ou tempêtes.

Par Jessica Meyer, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC); Julie Lochard, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC) et Philippe Delacote, Inrae dans The Conversation

Ces événements météorologiques extrêmes ont un impact direct sur les rendements agricoles, la mortalité du bétail, et la dégradation des écosystèmes. Face à ces nombreux risques, les populations rurales mettent en place un grand nombre de stratégies d’adaptation de court ou moyen terme, comme le recours au crédit, la migration et la diversification des cultures.

Parmi ces stratégies, les forêts peuvent également faire office de filet de sécurité important. Car les forêts tropicales sont riches en produits susceptibles d’être collectés, afin d’être vendus sur les marchés locaux ou consommés directement : fruits, racines, plantes médicinales, champignons, produits de la chasse… Les possibilités de collecte sont importantes et peu corrélées aux rendements agricoles. Ainsi, un ménage dont la production agricole chute à cause d’une sécheresse pourra toujours se procurer des produits forestiers.

Cette activité a également le grand bénéfice d’être accessible à la majorité des ménages, même les plus démunis, car elle nécessite peu d’investissement et ne requiert pas de compétence particulière. Ainsi la collecte de produits forestiers est souvent décrite comme une option de dernier recours, pour les ménages ayant peu ou pas d’accès aux marchés de l’assurance et du crédit, et peu d’alternatives de gestion du risque agricole (manque d’opportunités de travail en dehors du secteur agricole, freins aux migrations…).

Au total, la Banque Mondiale estime que 350 millions de personnes dans le monde dépendent des forêts pour leur subsistance. Cependant, si cette collecte de produits forestiers peut s’avérer un bon filet de sécurité face au risque agricole, cette activité demeure trop peu productive et rentable pour devenir l’activité principale des ménages agricoles, au risque de les piéger dans un état de pauvreté permanente.

En outre, la capacité des forêts à fournir un filet de sécurité efficace dépend du niveau de pression qui s’exerce sur les ressources forestières. Une exploitation excessive des produits forestiers pourrait compromettre ce rôle des forêts, voire engendrer une dégradation des ressources.

Pour évaluer l’efficacité de ce filet de sécurité que peuvent être les forêts, un article récent de Jessica Meyer analyse comment l’alimentation des ménages évolue lorsqu’un choc météorologique survient, et dans quelle mesure la présence des forêts permet de tempérer ce choc. Pour ce faire, l’analyse se base sur le cas du Malawi et combine trois ensembles de données :

la base LSMS-ISA de la Banque Mondiale sur les caractéristiques des ménages : statut socioéconomique, consommation alimentaire, activités agricoles et non-agricoles.

Les données de pluviométrie et d’évapotranspiration pour décrire les chocs météorologiques qui sont définis comme des écarts importants par rapport à la moyenne des années qui précèdent.

Salaire : Stellantis propose 21 % d’augmentation sur quatre ans aux États-Unis

Salaire : Stellantis propose 21 % d’augmentation sur quatre ans aux États-Unis

Stellantis propose désormais une hausse des salaire de « près de 21% » sur la durée de la nouvelle convention collective, soit quatre ans, contre 14,5% il y a encore une semaine. C’est encore loin cependant des 40% réclamés par l’UAW. General Motors et Ford proposent de leur côté de relever les salaires de 20% sur la période.

Le mouvement pourrait même prendre de l’ampleur, a prévenu dimanche le syndicat , si « de meilleures propositions ne sont pas faites ». «Cela fait des décennies qu’on est laissé à la traîne», a ajouté Shawn Fain,le président de l’UAW.

Stellantis par ailleurs pourraient être affecté par de fortes restructurations se traduisant des ventes ou des fermetures de 18 sites, dont des usines et des dépôts de stockage, sur un total de 35 usines et centres de dépôts ou de distribution de pièces aux Etats-Unis.

Fiscalité–Révision en baisse de l’impôt sur le revenu, vraiment ?

Fiscalité–Révision en baisse de l’impôt sur le revenu, vraiment ?

Les impôts seront déflatés, c’est-à-dire qu’ils tiendront compte de l’inflation. Le problème est que cette inflation sera autour de 5 % en 2023 officiellement mais que l’inflation réelle, elle, sera plus proche de 10 %.De plus, il n’est même pas certain que le gouvernement retienne la hausse officielle de 5 %. Du coup mécaniquement, il y aura davantage de ménages imposables. Pourtant l’inflation pèse d’autant plus que les revenus sont moins élevés compte tenu de la structure de consommation des ménages. Conséquence, en réalité les impôts vont augmenter et surtout si l’on intègre la fiscalité autre que sur les revenus comme par exemple l’impôt foncier.

Finalement Bruno Lemaire emploie les grosses ficelles habituelles : augmentation discrète de l’impôt, mais pas d’incitation à la hausse des salaires ni au freinage des prix.

Selon les informations des Échos , confirmées au Figaro, Bercy, en pleine préparation du projet de loi de finances 2024, a décidé d’indexer le barème de l’impôt sur le revenu sur l’évolution de la hausse des prix. En d’autres termes, les tranches seront revalorisées pour prendre en compte l’inflation.

Le problème c’est qu’avec l’inflation nombre de ménages qui n’étaient pas imposables sur le revenu le seront désormais de façon mécanique.

Pour l’exécutif, l’indexation permettra en théorie à bon nombre de Français, non-contribuables, de ne pas devenir imposables. Et empêchera les actuels assujettis fiscaux de voir leurs impôts augmenter.

Inflation: Encore en hausse en août à 4,9% sur un an

Inflation: Encore en hausse en août à 4,9% sur un an

Le ministre de l’économie avait pourtant promis que l’inflation commençerait à diminuer au début de l’été. C’est exactement le contraire qui se produit puisque l’inflation reprend de la vigueur en France pour atteindre presque 5 % sur un an en août. En cause évidemment les coûts de l’énergie, les coûts de l’alimentaire qui aussi contrairement aux annonces ne faiblissent pas et le coût des crédits.

L’indice des prix à la consommation s’est établi à 4,9% sur un an en août, alimenté par le «net rebond» des prix de l’énergie, a indiqué vendredi l’Insee, révisant en légère hausse sa première estimation (4,8%). L’inflation a marqué un sursaut après la hausse de 4,3% sur un an enregistré en juillet. Elle a été nourrie par les prix de l’énergie qui ont augmenté de 6,8% sur un an en août (après un recul de 3,7% en juillet), en raison de la hausse de 10% des tarifs de l’électricité et du rebond des prix de l’essence. Les prix de l’alimentation – un des principaux moteurs de l’inflation – ont continué à enregistrer une hausse à deux chiffres (11,2%), mais marqué un ralentissement par rapport à juillet (12,7%).

Inflation Argentine : 124% sur un an !

Inflation Argentine : 124% sur un an !

L’indice mensuel d’août, publié mercredi par l’Institut national de la statistique (Indec), est donc deux fois plus important par rapport à celui enregistré en juillet (+6,2%). Et on atteint 124 % sur un an.

« L’Argentine a un prêt contracté avec le Fonds (monétaire international, FMI) depuis 2018 qui a forcé ces derniers jours une dévaluation de notre monnaie et, en plus, une sécheresse, la pire de notre histoire, qui a fait du mal à nos réserves et à nos comptes, mais également affecté la situation financière de nombreuses familles », a expliqué Sergio Mass, le ministre de l’économie.

Le gouvernement estime à 20 milliards de dollars les pertes causées par la sécheresse de 2023, quasiment 3% du PIB national. Malgré les aides sociales, environ 40% des 46 millions d’Argentins vivent dans la pauvreté. Des scènes de pillage ont eu lieu cet été dans plusieurs villes du pays, le gouvernement les qualifiant « d’actes délictueux, pour générer confusion et conflit ».

Europe : une enquête illusoire sur les voitures électriques chinoises

Europe : une enquête illusoire sur les voitures électriques chinoises

L’Europe s’aperçoit un peu tard que le marché des voitures électriques va massivement profiter aux constructeurs chinois du faie des distorsions de concurrence. On reproche aux Chinois leur compétitivité excessive en réalité soutenue par des subventions. Un phénomène qui en réalité touche l’ensemble de l’économie chinoise et qui n’est pas nouveau.

La Chine peut compter pour sa compétitivité sur un énorme marché intérieur mais aussi sur une économie administrée qui fausse évidemment les conditions de prix.

Les importations bon marché depuis la Chine «ont déjà un impact sur les parts de marché des constructeurs européens à domicile, avec une hausse massive des importations de véhicules électriques ces dernières années.

Les entreprises européennes «sont souvent battues sur le terrain des prix par des concurrents bénéficiant d’énormes subventions publiques. En outre, l’Europe s’est tiré une balle dans le pied en imposant des mesures trop rapides et trop contraignantes aux constructeurs européens. Nous n’avons pas oublié combien notre industrie solaire avait pâti des pratiques commerciales déloyales de la Chine», a reconnu mercredi la présidente de l’exécutif européen. Ursula von der Leyen a cependant plaidé pour un «dialogue» avec Pékin. En clair on n’interrompt pas le business avec la Chine même si les conditions sont très discutables. Le pire pour les voitures électriques c’est que c’est l’Europe qui aura à gérer le très difficile problème du recyclage des batteries dont le coût est exorbitant .

Alimentaire: l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume des produits

Alimentaire: l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume des produits

La “cheapflation” est la dernière combine des industriels pour développer encore leurs marges en trichant sur la composition, sur la nature des composants et le volume d’un les produits alimentaires et autres.

Ainsi les industriels parviennent à maintenir leur prix de vente – voire à l’augmenter – pour un coût similaire. Mais avec une qualité moindre.

Pour une crème glacée au chocolat, par exemple, cela va consister à remplacer un peu de crème par des épaississants, et un peu de chocolat par des arômes. Si le consommateur ne prend pas garde aux changements sur l’étiquette, il se retrouve, croit-il, avec son produit habituel. Et au même prix, dans le meilleur des cas !

C’est plus vicieux quand les proportions d’ingrédients sont simplement modifiées par rapport à une ancienne version d’un produit – comme un pâté vendu avec plus de gras et de gelée. La « cheapflation » est d’autant plus redoutable dans les rayons « traiteur » ou « à la coupe », quand les ingrédients et proportions ne sont pas visibles.

Une technique frauduleuse , qu’emploient certains industriels qui donc consiste à remplacer «certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers». Objectif : «Maintenir des marges ou vendre plus de produits», soulignait John Plassard, directeur adjoint de la banque privée Mirabaud & Cie, dans l’une de ses études publiée en avril 2022.

Arnaque-La «cheapflation» ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

Arnaque-La «cheapflation» ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

La “cheapflation” est la dernière combine des industriels pour développer encore leurs marges en trichant sur la composition, sur la nature des composants et le volume d’un les produits alimentaires et autres.

Ainsi les industriels parviennent à maintenir leur prix de vente – voire à l’augmenter – pour un coût similaire. Mais avec une qualité moindre.

Pour une crème glacée au chocolat, par exemple, cela va consister à remplacer un peu de crème par des épaississants, et un peu de chocolat par des arômes. Si le consommateur ne prend pas garde aux changements sur l’étiquette, il se retrouve, croit-il, avec son produit habituel. Et au même prix, dans le meilleur des cas !

C’est plus vicieux quand les proportions d’ingrédients sont simplement modifiées par rapport à une ancienne version d’un produit – comme un pâté vendu avec plus de gras et de gelée. La « cheapflation » est d’autant plus redoutable dans les rayons « traiteur » ou « à la coupe », quand les ingrédients et proportions ne sont pas visibles.

Une technique frauduleuse , qu’emploient certains industriels qui donc consiste à remplacer «certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers». Objectif : «Maintenir des marges ou vendre plus de produits», soulignait John Plassard, directeur adjoint de la banque privée Mirabaud & Cie, dans l’une de ses études publiée en avril 2022.

En outre, les industriels faisant de la «cheapflation» ne préviennent pas toujours leurs clients du changement de composition des produits. «J’incite le consommateur à bien lire les étiquettes et la liste des ingrédients. conseille Coralie Costi, diététicienne nutritionniste. Plus elles sont courtes et mieux c’est». La présence de mots inconnus n’est «pas bon signe», complète-t-elle, soulignant des risques non-négligeables pour la santé : «L’ajout d’additifs ou d’exhausteurs de goûts peut entraîner des maladies cardiovasculaires, du diabète ou le dérèglement du microbiote.»

La «cheapflation ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

La «cheapflation» ou l’art des industriels pour tricher sur qualité et volume de l’alimentaire

La “cheapflation” est la dernière combine des industriels pour développer encore leurs marges en trichant sur la composition, sur la nature des composants et le volume d’un les produits alimentaires et autres.

Ainsi les industriels parviennent à maintenir leur prix de vente – voire à l’augmenter – pour un coût similaire. Mais avec une qualité moindre.

Pour une crème glacée au chocolat, par exemple, cela va consister à remplacer un peu de crème par des épaississants, et un peu de chocolat par des arômes. Si le consommateur ne prend pas garde aux changements sur l’étiquette, il se retrouve, croit-il, avec son produit habituel. Et au même prix, dans le meilleur des cas !

C’est plus vicieux quand les proportions d’ingrédients sont simplement modifiées par rapport à une ancienne version d’un produit – comme un pâté vendu avec plus de gras et de gelée. La « cheapflation » est d’autant plus redoutable dans les rayons « traiteur » ou « à la coupe », quand les ingrédients et proportions ne sont pas visibles.

Une technique frauduleuse , qu’emploient certains industriels qui donc consiste à remplacer «certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers». Objectif : «Maintenir des marges ou vendre plus de produits», soulignait John Plassard, directeur adjoint de la banque privée Mirabaud & Cie, dans l’une de ses études publiée en avril 2022.

En outre, les industriels faisant de la «cheapflation» ne préviennent pas toujours leurs clients du changement de composition des produits. «J’incite le consommateur à bien lire les étiquettes et la liste des ingrédients. conseille Coralie Costi, diététicienne nutritionniste. Plus elles sont courtes et mieux c’est». La présence de mots inconnus n’est «pas bon signe», complète-t-elle, soulignant des risques non-négligeables pour la santé : «L’ajout d’additifs ou d’exhausteurs de goûts peut entraîner des maladies cardiovasculaires, du diabète ou le dérèglement du microbiote.»

Un autre regard sur l’évolution humaine

Un autre regard sur l’évolution humaine

par
Bernard Lahire
Directeur de recherche CNRS, Centre Max Weber/ENS de Lyon, ENS de Lyon dans The Conversation

« Et si les sociétés humaines étaient structurées par quelques grandes propriétés de l’espèce et gouvernées par des lois générales ? Et si leurs trajectoires historiques pouvaient mieux se comprendre en les réinscrivant dans une longue histoire évolutive ? Dans une somme importante récemment parue aux Éditions de la Découverte, Bernard Lahire propose une réflexion cruciale sur la science sociale du vivant. Extraits choisis de l’introduction. »

« D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » [Ces questions] relèvent non de la pure spéculation, mais de travaux scientifiques sur la biologie de l’espèce et l’éthologie comparée, la paléoanthropologie, la préhistoire, l’histoire, l’anthropologie et la sociologie.

C’est avec ce genre d’interrogations fondamentales que cet ouvrage cherche à renouer. Si j’emploie le verbe « renouer », c’est parce que les sciences sociales n’ont pas toujours été aussi spécialisées, enfermées dans des aires géographiques, des périodes historiques ou des domaines de spécialité très étroits, et en définitive coupées des grandes questions existentielles sur les origines, les grandes propriétés et le devenir de l’humanité.

Les sociologues notamment n’ont pas toujours été les chercheurs hyperspécialisés attachés à l’étude de leurs propres sociétés (industrialisées, étatisées, bureaucratisées, scolarisées, urbanisées, etc.) qu’ils sont très largement devenus et n’hésitaient pas à étudier les premières formes de société, à établir des comparaisons inter-sociétés ou inter-civilisations, ou à esquisser des processus de longue durée.

De même, il fut un temps reculé où un anthropologue comme Lewis H. Morgan pouvait publier une étude éthologique sur le mode de vie des castors américains et où deux autres anthropologues étatsuniens, Alfred Kroeber et Leslie White, « ne cessèrent d’utiliser les exemples animaux pour caractériser la question de l’humanité » ; et un temps plus récent, mais qui nous paraît déjà lointain, où un autre anthropologue comme Marshall Sahlins pouvait publier des articles comparant sociétés humaines de chasseurs-cueilleurs et vie sociale des primates non humains.

Mais ce qui a changé de façon très nette par rapport au passé des grands fondateurs des sciences sociales, c’est le fait que la prise de conscience écologique – récente dans la longue histoire de l’humanité – de la finitude de notre espèce pèse désormais sur le type de réflexion que les sciences sociales peuvent développer. Ce nouvel « air du temps », qui a des fondements dans la réalité objective, a conduit les chercheurs à s’interroger sur la trajectoire spécifique des sociétés humaines, à mesurer ses effets destructeurs sur le vivant, qui font peser en retour des menaces d’autodestruction et de disparition de notre espèce. Ces questions, absentes de la réflexion d’auteurs tels que Durkheim ou Weber, étaient davantage présentes dans la réflexion de Morgan ou de Marx, qui avaient conscience des liens intimes entre les humains et la nature, ainsi que du caractère particulièrement destructeur des sociétés (étatsunienne et européenne) dans lesquelles ils vivaient.

Cinéma et littérature ont pris en charge ces interrogations, qui prennent diversement la forme de scénarios dystopiques, apocalyptiques ou survivalistes. Et des essais « grand public » rédigés par des auteurs plus ou moins académiques, de même que des ouvrages plus savants, brossent depuis quelques décennies des fresques historiques sur la trajectoire de l’humanité, s’interrogent sur ses constantes et les grandes logiques qui la traversent depuis le début, formulent des théories effondristes, etc.

Comme souvent dans ce genre de cas, la science a été plutôt malmenée, cédant le pas au catastrophisme (collapsologie) ou au prométhéisme (transhumanisme) et à des récits faiblement théorisés, inspirés parfois par une vision angélique ou irénique de l’humanité. Cette littérature se caractérise aussi par une méconnaissance très grande, soit des travaux issus de la biologie évolutive, de l’éthologie, de la paléoanthropologie ou de la préhistoire, soit des travaux de l’anthropologie, de l’histoire et de la sociologie, et parfois même des deux, lorsque des psychologues évolutionnistes prétendent pouvoir expliquer l’histoire des sociétés humaines en faisant fi des comparaisons inter-espèces comme des comparaisons inter-sociétés.

Cette situation d’ensemble exigeant une forte conscience de ce que nous sommes, elle me semble favorable à une réflexion scientifique sur les impératifs sociaux transhistoriques et transculturels, et sur les lois de fonctionnement des sociétés humaines, ainsi qu’à une réinscription sociologique de la trajectoire de l’humanité dans une longue histoire évolutive des espèces.

Elle implique pour cela de faire une nette distinction entre le social – qui fixe la nature des rapports entre différentes parties composant une société : entre les parents et les enfants, les vieux et les jeunes, les hommes et les femmes, entre les différents groupes constitutifs de la société, entre « nous » et « eux », etc. – et le culturel – qui concerne tout ce qui se transmet et se transforme : savoirs, savoir-faire, artefacts, institutions, etc. –, trop souvent tenus pour synonymes par les chercheurs en sciences sociales, sachant que les espèces animales non humaines ont une vie sociale mais pas ou peu de vie culturelle en comparaison avec l’espèce humaine, qui combine les deux propriétés.

Si les éthologues peuvent mettre au jour des structures sociales générales propres aux chimpanzés, aux loups, aux cachalots, aux fourmis ou aux abeilles, c’est-à-dire des structures sociales d’espèces non culturelles, ou infiniment moins culturelles que la nôtre, c’est parce que le social ne se confond pas avec la culture.

À ne pas distinguer les deux réalités, les chercheurs en sciences sociales ont négligé l’existence d’un social non humain, laissé aux bons soins d’éthologues ou d’écologues biologistes de formation, et ont fait comme si le social humain n’était que de nature culturelle, fait de variations infinies et sans régularités autres que temporaires, dans les limites de types de sociétés donnés, à des époques données. Certains chercheurs pensent même que la nature culturelle des sociétés humaines – qu’ils associent à tort aux idées d’intentionnalité, de choix ou de liberté – est incompatible avec l’idée de régularité, et encore plus avec celle de loi générale.

C’est cela que je remets profondément en cause dans cet ouvrage, non en traitant de ce problème abstraitement, sur un plan exclusivement épistémologique ou relevant de l’histoire des idées, mais en montrant, par la comparaison interspécifique et inter-sociétés, que des constantes, des invariants, des mécanismes généraux, des impératifs transhistoriques et transculturels existent bel et bien, et qu’il est important de les connaître, même quand on s’intéresse à des spécificités culturelles, géographiques ou historiques.

Cette conversion du regard nécessite un double mouvement : d’une part, regarder les humains comme nous avons regardé jusque-là les non-humains (au niveau de leurs constantes comportementales et de leurs structures sociales profondes) et, d’autre part, regarder les non-humains comme nous avons regardé jusque-là les humains (avec leurs variations culturelles d’une société à l’autre, d’un contexte à l’autre, d’un individu à l’autre, etc.).

L’auteur vient de publier Les structures fondamentales des sociétés humaines, aux Éditions La Découverte, août 2023.

École : Le débat surréaliste sur l’uniforme

École : Le débat surréaliste sur l’uniforme

À écouter nombre d’experts et les contradictions qui en ressortent, force est de constater que le pays est plongé dans une sorte de potage idéologique fumeux qui mélange allègrement les concepts de liberté individuelle et de l’autorité. Ainsi pour certains, la perspective de l’uniforme ( approuvé par environ 60 % de la population ; Tandis que 80 % condamne le port de l’abaya ) constituerait une atteinte à la liberté et à l’épanouissement de l’individu. Certes la perspective d’un uniforme obligatoire à l’école ne saurait constituer la seule mesure pour rétablir à la fois autorité et niveau satisfaisant dans le système scolaire. Mais c’est un élément qui pourrait y contribuer.

La plupart du temps on oublie d’abord que cet uniforme est porté dans certains territoires d’outre-mer comme en Nouvelle-Calédonie ou en Guyane. C’est aussi le cas dans les pays d’Afrique francophone et de manière très massive dans les pays anglophones.

Plus loin de la période récente, faut-il rappeler que les élèves portaient tous une blouses comme élément de protection des vêtements et de volonté d’uniformisation sociale.

Encore une fois l’uniforme ne résoudra pas tout notamment la transformation des contenus davantage orientés sur les savoirs fondamentaux, ni le manque d’autorité générale.

Les plus grandes contradictions sur ces problèmes qui mettent aussi en cause la laïcité se retrouve surtout dans les formations radicales de la gauche chez les « écolos » et chez les « insoumi »s qui pratiquent la fuite en avant gauchiste contre la laïcité.

Les Français pour des référendums sur l’immigration et les retraites

Les Français pour des référendums sur l’immigration et les retraites

Selon Une étude Doxa pour le Figaro, 84% des citoyens interrogés se disent favorables Au principe de référendum. Surtout, pas moins de 74% d’entre eux manifestent leur volonté de s’exprimer sur l’immigration, pour le moment incompatible avec le champ du référendum tel que défini par la Constitution.

Fait notable : les Français sont tout autant (74%) à vouloir donner leur avis sur la réforme des retraites, comme le réclament à l’unisson les partis de la Nupes. La demande est là aussi appuyée de manière plutôt transpartisane, aussi bien du côté des sympathisants de gauche (82%) que de ceux du Rassemblement national (85%). Les proches des Républicains (48%) et de Renaissance (44%) y sont en revanche plus réticents.

Pour ce qui est du reste de la rencontre de Macron avec les chefs de partis , l’enthousiasme est moindre. Comme si les Français n’y croyaient plus, ils sont favorables à la forme de l’exercice tout en étant très sceptiques sur le fond. Une grande majorité des sondés (81%) considère ainsi que les oppositions ont eu raison de se prêter au jeu, et qu’il faut même que l’exercice se reproduise (76%). Mais l’espoir de voir cette nouvelle méthode produire des effets concrets à l’avenir n’est que très peu partagé – 53% des Français voyant dans ces rencontres une «opération de communication inutile qui n’apportera rien de concret», contre seulement 45% la considérant comme bénéfique.

Ces innombrables tentatives passées semblent avoir écorché l’image d’Emmanuel Macron, en qui les Français n’ont plus confiance. 70% d’entre eux affirment que le président n’est pas ouvert au dialogue, ni proche de leurs préoccupations (76%) et même dans l’incapacité de réformer le pays (59%). Le jugement est aussi sévère pour les partis d’opposition, qui pâtissent tous d’un déficit de crédibilité. Le Rassemblement national est aujourd’hui le parti à susciter le moins de défiance, en étant jugé crédible par 32% des Français, devant les Républicains (25%), la Nupes (24%) et Renaissance (22%).

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