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Supermarchés: L’impact des produits vendus sur l’environnement

Supermarchés: L’impact des produits vendus sur l’environnement

Des chercheurs de l’université d’Oxford ont analysé la composition de 57.000 produits transformés vendus au Royaume-Uni et en Irlande pour évaluer leur impact environnemental. Les résultats pourraient constituer un premier pas vers un étiquetage plus transparent dans ce domaine. ( Les Echos)

 

S’il est désormais connu qu’il est plus dommageable pour la planète de consommer de la viande que des légumes, difficile de connaître l’impact environnemental des produits industriels vendu en supermarché. Cherchant à remédier à ce manque de transparence, des chercheurs de l’université d’Oxford ont analysé l’impact environnemental de 57.000 produits vendus en supermarché au Royaume-Uni et en Irlande, dans une étude publiée par la revue scientifique PNAS.

Les chercheurs ont pris en compte quatre facteurs : les émissions de gaz à effet de serre, l’utilisation d’eau, l’utilisation de terres et l’eutrophisation aquatique (une pollution de l’eau). Ils ont ainsi constaté que les aliments transformés à base de fruits, légumes, sucre et farine, comme les soupes, salades, pains et céréales de petit-déjeuner, avaient un impact environnemental faible.

A l’inverse, les produits à base de viande , fromage ou poisson ont un impact élevé. Le thé, le café, les noix et fruits secs ont également un impact environnemental important. Le pain, mais aussi certaines céréales et certains plats préparés ou desserts ont un impact environnemental relativement faible ou moyen.

Mais l’étude montre également de fortes variations à l’intérieur de certaines catégories, comme les viandes et leurs produits alternatifs, les biscuits ou encore les lasagnes. Au sein d’une même catégorie, l’impact environnemental de certains produits peut varier du simple au double. Par exemple, plus les biscuits contiennent de chocolat, plus leur impact environnemental est élevé.

L’étude compare également le score environnemental des produits au score nutritionnel (Nutri-Score). Les produits les plus soutenables ont tendance à avoir de meilleures qualités nutritionnelles, et inversement. Mais il y a plusieurs exceptions : les boissons sucrées, gazeuses et énergétiques ont un impact environnemental très faible mais n’ont pas un grand intérêt nutritionnel.

Ces travaux vont dans le sens d’autres études sur l’impact environnemental des aliments bruts (viande rouge, volaille, légumes…). C’est toutefois la première sur des produits qui contiennent plusieurs ingrédients, et la première fois qu’une méthode « reproductible et transparente » est développée pour évaluer la soutenabilité de produits industriels, selon l’université d’Oxford.

L’attribution d’un impact environnemental à des produits transformés n’est pas une tâche aisée, car la quantité de chaque ingrédient est souvent peu détaillée sur l’étiquette. Les chercheurs ont donc développé un algorithme qui permet d’estimer la quantité d’un aliment dans un produit et de le comparer aux bases de données existantes sur son impact environnemental. L’analyse ne prend en revanche pas en compte l’origine géographique des aliments ou leur méthode de production agricole.

Selon les chercheurs, les informations récoltées pourraient permettre aux consommateurs de baisser leur empreinte carbone sans forcément changer de régime alimentaire (comme passer à un régime végétarien ). « Plus important encore, cela pourrait inciter les distributeurs et fabricants de produits alimentaires à réduire l’impact environnemental de leurs produits », explique Pete Scarborough, professeur en santé publique à Oxford, dans un communiqué.

Cette étude pourrait aussi être un outil à disposition des industriels pour réduire leurs émissions, a déclaré le scientifique auprès de la BBC. En France, le gouvernement réfléchit déjà à mettre en place une « note environnementale » en supermarché.

Iran : Un projet d’accord sur le nucléaire

La  Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et, bien sûr, l’Iran ont mis au point un projet d’accord sur le nucléaire iranien. Reste à savoir si les États-Unis donnerons leur feu vert à cet accord et dont dépend aussi la position définitive de l’Iran.

 

C’est cependant une étape de franchie, mais du chemin reste à parcourir avant que l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien ne reprenne vie. Signé après douze ans de crise et 21 mois de négociations acharnées, il avait été torpillé par le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis sous l’impulsion de Donald Trump et le rétablissement des sanctions américaines. Suite à cela, Téhéran s’est progressivement affranchi de ses obligations.

Le pacte connu sous son acronyme anglais JCPOA vise à garantir le caractère civil du programme nucléaire iranien, accusé de chercher à se doter de l’arme atomique malgré ses démentis.

 « Aujourd’hui, le texte est sur la table des hauts représentants », a déclaré un responsable européen à la presse sous couvert d’anonymat, espérant une conclusion « dans les prochaines semaines ». « La négociation est finie, c’est le texte final (…) et il ne sera pas renégocié », a-t-il insisté, avec la volonté d’aller vite après déjà plus d’un an de discussions et un blocage de plusieurs mois. « Maintenant, la balle est dans le camp des capitales et on va voir ce qui va se passer », a ajouté le responsable européen. « Personne ne reste à Vienne ». Insistant sur la « qualité du texte », il a dit « espérer vivement qu’il soit accepté » et qu’un accord intervienne « dans quelques semaines ».

 

Océans: soutenir le moratoire sur l’exploitation minière

Océans: soutenir le moratoire sur l’exploitation minière

Saluant la décision d’Emmanuel Macron d’arrêter l’exploitation des grands fonds, un collectif de responsables d’ONG appelle, dans une tribune au « Monde », le président de la République à aller plus loin afin de préserver l’océan, principal régulateur de notre climat.

 

Suite à la déclaration du président de la République souhaitant « mettre en place un cadre légal pour arrêter l’exploitation minière des grands fonds marins en haute mer », lors de la deuxième édition de la Conférence des Nations Unies sur l’océan du 27 juin au 1er juillet 2022 à Lisbonne, nous avons salué sa prise de position et appelé la France à s’engager véritablement dans ce sens dans le cadre des travaux de l’Autorité internationale des fonds marins (AIFM) réunie le 18 juillet 2022 à Kingston (Jamaïque).

Comme l’a déclaré le 20 juillet le représentant permanent de la France au conseil de l’AIFM, il doit y avoir sur ce sujet un « avant Lisbonne » et un « après Lisbonne ». Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, évoque l’arrêt de l’exploitation minière dans les eaux internationales, les négociations visant à mettre en place le cadre légal qui autoriserait un début d’exploitation des grands fonds marins dès 2023 s’intensifient.

Pour que cet « après Lisbonne » se concrétise dans les faits, il est donc avant tout nécessaire de contrer urgemment les velléités d’une minorité de pays, poussés par des intérêts commerciaux court-termistes, de précipiter l’édiction d’un code minier à 2023. Les grands fonds marins, soit la zone océanique au-delà de 200 mètres de profondeur, constituent le plus large habitat sur terre, encore largement méconnu par l’homme.

Ce réservoir d’une riche biodiversité que l’on commence tout juste à découvrir est aujourd’hui menacé par cette nouvelle industrie, ce qui inquiète de nombreux scientifiques et ONG. En effet, principal régulateur de notre climat, il séquestre en moyenne 38 % des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère chaque année et absorbe 93 % de l’excès de chaleur induit par les activités humaines.

Inquiétudes sur le financement de l’économie (AMF)

Inquiétudes sur le financement de l’économie (AMF)

La dégradation de la conjoncture économique, l’inflation et la fin des politiques accommodantes des Banques centrales sont susceptibles d’amplifier les risques financiers d’après l’autorité des marchés financiers (AMF).

En clair les entreprises pourraient éprouver des difficultés à trouver les financements nécessaires

L’AMF se déclare notamment inquiète sur la capacité des marchés à continuer de financer l’économie. Le compartiment high yield  ( Obligation à fort rendement mais à haut risque) est quasiment fermé depuis le début de l’année et les introductions en Bourse ont chuté de moitié en valeur (et de 40% en nombre). Et quant au capital-investissement, il est à craindre, selon l’AMF, que le marché se dégrade fortement en 2022. Le message de l’Autorité semble se répéter, année après année, sur « la difficulté d’orienter l’épargne vers des produits en capital ».

S’ajoute à cela le financement de la transition énergétique, dont les besoins à l’échelle mondial sont estimés par le GIEC à quelque 1.000 milliards de dollars par an. « La rentabilité des investissements verts va être plus difficile à atteindre dans un environnement inflationniste », prévient Benoît de Juvigny. D’autant qu’un vrai changement est à attendre avec la mise en place d’un nouveau standard européen d’ici un ou deux ans pour mieux encadrer les « obligations vertes ».

Discours sur la sobriété énergétique : aussi un moyen de préparer une énorme hausse des prix

Discours sur la sobriété énergétique : aussi un moyen de préparer une énorme hausse des prix

 

Il est pour le moins curieux que le discours sur la sobriété énergétique ait  d’abord été porté par les trois énergétiques Total, EDF et Engie dont la stratégie a toujours été de vendre plus en encourageant les consommateurs dans ce sens.

Ces trois sociétés ont d’ailleurs toujours tiré profit de la croissance des volumes  autant que de la tendance haussière des prix. Ce discours n’est pas sans arrière-pensée. Certes la sobriété n’est pas à condamner à condition d’en préciser le contenu, les modalités et le calendrier. Rien de tout cela, tout juste une injonction pour faire comprendre que la situation doit changer rapidement sous-entendu les tarifs surtout.

Une politique de sobriété implique l’industrie qui la justifie mais aussi le consommateur quand il a la possibilité de réduire le volume de son utilisation. Une telle politique ne peut s’inscrire que dans la durée. On le voit bien avec la mutation automobile vers électrique qui va utiliser un temps long pour concerner l’ensemble du parc, presque 50 ans !

Pour beaucoup d’autres utilisations,  la mutation sera également longue. À moins évidemment de matraquer par les prix les  utilisateurs, le fameux signal prix cher aux économiste ultralibéraux qui récupèrent la problématique environnementale dans leur champ du marché.

L’objectif des Énergétiques tient et sans doute moins de réduire les volumes que de maintenir par les prix leur situation financière;
en tout cas l’améliorer pour EDF , la conforter pour Engie et se gaver pour Total.

Cet appel des énergéticiens  n’est guère crédible politiquement . C’est un peu comme si l’industrie des cigarettes recommandait la baisse de consommation pour obtenir un relèvement des prix.

Notons par ailleurs que ce discours est renforcé par certains lobbys qui annoncent des limites à l’approvisionnement en gaz, en électricité voire en pétrole.

Cet hommage du vice à la vertu doit pour le moins interroger sur l’objectif final

Un nouveau cadre politique sur leur chemin vers l’Union Européenne ?

Un nouveau cadre politique sur leur chemin vers l’Union Européenne ?

 

Alors que les adhésions de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie à l’UE seront discutées lors du Conseil européen des 23 et 24 juin, le politiste Thierry Chopin et le directeur de l’Institut Jacques-Delors, Sébastien Maillard, définissent, dans une tribune au « Monde », le nouveau cadre à même de favoriser l’intégration politique des futurs candidats.

Les Vingt-Sept s’apprêtent à donner à l’Ukraine et à la Moldavie le statut convoité de candidat à l’adhésion à l’Union européenne. Un pas historique. Ces candidatures n’augurent pas d’un énième élargissement de plus. Elles dessinent l’Europe d’après-guerre. Elles marquent un saut conceptuel dans le projet européen, qui s’était gardé jusqu’ici de trop empiéter sur ce que Moscou considère comme le « monde russe ». Mais l’invasion de l’Ukraine a fait éclater sa prétendue « sphère d’influence », dont veulent s’extraire ce pays, la Moldavie et, dans une autre mesure, la Géorgie. En allant en personne à Kiev soutenir cette candidature, les dirigeants allemand, français et italien ont enfin montré qu’ils s’affranchissaient de prévenance à l’égard des susceptibilités russes qu’une telle perspective d’élargissement ne pourra laisser de marbre.

C’est pourquoi il faut sans attendre compléter ces candidatures d’une « communauté politique européenne »comme y appelle le président Macron, en écho au projet de confédération repris par l’ancien président du conseil italien Enrico Letta. L’expérience montre que l’adhésion est une marche longue, incertaine, qui peut tomber dans l’enlisement (Balkans), voire la paralysie (Turquie), au risque de décourager les aspirants et de lasser les opinions. L’accélération n’est pas une solution. Une entrée à la hâte dans l’Union braderait les légitimes exigences à l’adhésion. La sécurisation des frontières extérieures, la désoligarchisation de l’économie ainsi que la lutte contre la corruption sont autant de défis à relever avant de devenir pleinement Etat membre de l’Union.

La « communauté politique européenne » servirait justement à accompagner ce chemin semé d’embûches, à permettre une entrée graduelle dans l’Union. Elle permettrait de donner à voir aux populations la couleur de l’adhésion par des projets concrets sectoriels (sécurité, énergie, éducation et recherche), que peuvent faciliter, pour certains d’entre eux, les accords d’association de l’UE déjà en vigueur avec ces pays. Elle aurait aussi pour conséquence de sortir le pays négociant son adhésion du seul tête-à-tête avec la Commission européenne, en donnant un cadre multilatéral, où s’opère une acculturation politique approfondie entre dirigeants qui partagent les valeurs communes promues par l’Union.

A cet égard, une ratification de la Charte européenne des droits fondamentaux par les pays candidats leur permettrait de signifier solennellement leur attachement à ce socle d’appartenance. Des sommets réguliers à Bruxelles de la « communauté politique européenne » verraient les dirigeants dans et hors de l’Union s’asseoir à la même table européenne pour donner au respect de l’Etat de droit et à la maturation de la démocratie libérale les impulsions politiques qu’ils méritent, au-delà des procédures institutionnelles dont ils font déjà l’objet. Dans cette nouvelle étape de la construction européenne, il faut empêcher que ne ressurgissent des situations comme celles que nous connaissons aujourd’hui avec la Pologne et la Hongrie, qui violent le contrat sur les valeurs politiques européennes inhérent à l’adhésion ; un contrat politique que mettrait en exergue la communauté éponyme.

Finances-Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

Finances-Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

 

Alors que les taux en Allemagne tournent autour 2 % brusquement ils ont monté à 4 % en l’Italie. Et ce n’est sans doute qu’un début. D’où le risque de voir un éclatement des taux au sein de l’union européenne et des menaces pour l’euro. D’une certaine manière, l’Italie pourrait prendre le chemin de la Grèce. Pour empêcher un tel phénomène qui sera difficile d’éviter une sorte de mutualisation des emprunts que redoutent particulièrement l’Allemagne.

L ‘Italie est condamnée à emprunter massivement ne serait-ce que pour rembourser sa dette souveraine qui atteint 151 % du PIB.

Mardi, le  taux d’emprunt italien à 10 ans a bondi au-dessus des 4%, une première depuis 2014, traduisant une perte de confiance des marchés quant à la stabilité économique du pays.  Du coup, la  semaine passée, l’institution s’est réunie en urgence mercredi. Une session exceptionnelle à l’issue de laquelle elle a promis une nouvelle stratégie pour limiter les écarts de taux entre les pays européens, restant toutefois évasive sur les contours de ce dispositif.

En effet il y a une contradiction entre l’orientation de la banque centrale à réduire son programme d’achats d’actifs classiques et la possibilité de mutualiser les emprunts de membres de l’Union pour limiter la hausse des taux. En faite la banque centrale européenne est partagée entre son souci de lutter contre l’inflation et la nécessité de ne pas tuer la croissance par des hausses offre des taux.

Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

 

Alors que les taux en Allemagne tournent autour 2 % brusquement ils ont monté à 4 % en l’Italie. Et ce n’est sans doute qu’un début. D’où le risque de voir un éclatement des taux au sein de l’union européenne et des menaces pour l’euro. D’une certaine manière, l’Italie pourrait prendre le chemin de la Grèce. Pour empêcher un tel phénomène qui sera difficile d’éviter une sorte de mutualisation des emprunts que redoutent particulièrement l’Allemagne.

L ‘Italie est condamnée à emprunter massivement ne serait-ce que pour rembourser sa dette souveraine qui atteint 151 % du PIB.

Mardi, le  taux d’emprunt italien à 10 ans a bondi au-dessus des 4%, une première depuis 2014, traduisant une perte de confiance des marchés quant à la stabilité économique du pays.  Du coup, la  semaine passée, l’institution s’est réunie en urgence mercredi. Une session exceptionnelle à l’issue de laquelle elle a promis une nouvelle stratégie pour limiter les écarts de taux entre les pays européens, restant toutefois évasive sur les contours de ce dispositif.

En effet il y a une contradiction entre l’orientation de la banque centrale à réduire son programme d’achats d’actifs classiques et la possibilité de mutualiser les emprunts de membres de l’Union pour limiter la hausse des taux. En faite la banque centrale européenne est partagée entre son souci de lutter contre l’inflation et la nécessité de ne pas tuer la croissance par des hausses offre des taux.

Cryptomonnaie : alerte aux arnaques sur Internet

 

Avec l’écroulement de la valeur des crytommonnaies ,  le montant des arnaques augmente mécaniquement.

Alors que le Bictoin avait été galvanisée en 2021 par les politiques de relance, notamment aux Etats-Unis, il fondait de près de 10% hier  à 24.692 dollars, une baisse de 65% par rapport à son plus haut historique en novembre 2021 et un plus bas depuis décembre 2020.

Les arnaques aux cryptos explosent, avec un préjudice moyen qui a doublé en quelques mois, de 20.000 à 40.000 euros d’après l’autorité des marchés. Autre sujet d’inquiétude, les faux livrets aux promesses alléchantes, avec un préjudice moyen déclaré de 72.000 euros.

Le profil type des victimes est difficile à déterminer tant il touche tout le monde, « des riches comme des pauvres », souligne Benoît de Juvigny, secrétaire général de l’AMF, généralement plus âgé que la moyenne des Français. Quant aux arnaqueurs, ils sont rarement identifiés car localisés dans des pays étrangers, parfois européens comme Chypre, le plus souvent hors d’Europe, comme les pays du Maghreb ou Israël. Les circuits sont complexes et jouent allégrement le saute-pays, ce qui rend les enquêtes difficiles et la coordination judiciaire compliquée.

 

C’est pourquoi le seul levier pour l’heure efficace reste la prévention, insistent les autorités. Cela passe par des campagnes radio et TV de prévention auprès du grand public et la promotion du site Assurance Banque Info Service (Abeis) qui alerte sur les faux sites (liste noire) et informe le public (190.000 appels en 2021 et plus de 1,4 million de visites). Ainsi, l’AMF et l’ACPR ont inscrit plus de 1.300 sites frauduleux sur liste noire en 2021, ce qui porte le total des sites bannis à près de 4.000 aujourd’hui.

Le bon sens est également un remède efficace : ne pas répondre à un appel non sollicité, bien regarder les mentions du site, ne jamais communiquer de données bancaires, se méfier des offres alléchantes, comme ses fameuses « soldes » sur des actions cotées, ce qui est en soi une aberration en Bourse. Autre phénomène inquiétant, les usurpations d’identité de professionnels reconnus ou de marques populaires, comme Amazon.

Le plus dangereux, et le moins visible (donc le moins détectable pour les superviseurs), se trouve indiscutablement sur les réseaux sociaux ou les messageries cryptées. Certains influenceurs y jouent également un rôle prépondérant pour attirer des jeunes vers les griffes des arnaqueurs.

Au-delà de l’arnaque, les régulateurs s’inquiètent même des messages véhiculés sur des réseaux comme Tik Tok auprès des très jeunes, sur la promesse d’un enrichissement futur aussi certain que rapide qui rend finalement les études inutiles… Trop beau pour être vrai est sans doute le meilleur réflexe à avoir face à ces illusions qui peuvent coûter très cher.

 

Poutine a bâti ce régime sur la peur (Mikhaïl Kassianov)

Poutine a bâti ce régime sur la peur (Mikhaïl Kassianov)

 

Selon Mikhaïl Kassianov,ancien premier ministre de 2000 à 2004, dans un entretien à l’AFP confirme que Poutine a bâti son régime sur la peur et l’impunité des oligarques

 

Mikhaïl Kassianov  estime la guerre pourrait durer jusqu’à deux ans, mais croit toujours que la Russie reprendra un «chemin démocratique» un jour. Âgé de 64 ans, l’ancien ministre de Vladimir Poutine, qui a œuvré au rapprochement entre Moscou et les pays occidentaux, explique qu’il ne pensait pas, comme nombre de Russes, qu’une guerre éclaterait.

Selon son ex-premier ministre, Vladimir Poutine, un ancien agent du KGB âgé de 69 ans, a bâti depuis son arrivée au pouvoir en 2000 un système basé sur l’impunité et la peur. «Ce sont les acquis d’un système qui, avec l’encouragement de Poutine comme chef d’État, a commencé à fonctionner de façon encore plus cynique et cruelle que dans les derniers stades de l’Union soviétique», juge-t-il. «Au fond, il s’agit d’un système rappelant le KGB reposant sur une impunité totale. Il est clair qu’ils ne s’attendent pas à être punis», poursuit-il.

Mikhaïl Kassianov dit avoir quitté la Russie en raison de son opposition à l’offensive russe en Ukraine mais a refusé d’indiquer à l’AFP dans quel pays il se trouvait, invoquant des raisons de sécurité. Boris Nemtsov, un critique de Vladimir Poutine dont Mikhaïl Kassianov était proche, a été tué par balle près du Kremlin en 2015. Et Alexeï Navalny, bête noire du président russe, a été emprisonné après avoir survécu à un empoisonnement en 2020.

«Si l’Ukraine tombe, alors les pays baltes seront les prochains» sur la liste, assure l’opposant. Il ajoute être en désaccord «catégorique» avec l’idée selon laquelle Vladimir Poutine ne devrait pas être humilié, et contre les appels à ce que l’Ukraine accepte des concessions territoriales en échange de la paix. «Qu’aurait fait Poutine pour mériter cela ?», dénonce-t-il: «C’est une position beaucoup trop pragmatique. Je pense que c’est une erreur et j’espère que l’Occident ne suivra pas cette voie».

Etats-Unis : l’inflation s’envole à plus 8,6% sur un an

Etats-Unis : l’inflation s’envole à plus 8,6% sur un an

 

L’indice des prix à la consommation (IPC) aux Etats-Unis a augmenté de 8,6% en mai par rapport au même mois il y a un an, selon le Bureau des statistiques et du travail américain (BLS). En avril, elle s’était affichée à 8,3% en avril, et en mars à 8,5%. Elle reste au plus haut depuis 40 ans. Ce chiffre est supérieur au consensus des analystes interrogés par Bloomberg qui tablait sur 8,3%.

 

Notons que l’union européenne n’est mieux lotie en matière d’évolution des prixLe taux d’inflation annuel de la zone euro est estimé à 8,1% en mai 2022, contre 7,4% en avril selon une estimation rapide publiée par Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne

Sur une base mensuelle, l’IPC a augmenté de 1 % en mai par rapport à avril qui avait enregistré une hausse de 0,3 % par rapport à mars.

Selon le BLS, cette hausse des prix touche tous les produits. Ainsi, l’inflation sous-jacente (sans les prix de l’alimentation et de l’énergie) progresse en mai de 6% sur un an (0,6% sur un mois). Les prix de l’alimentation augmentent de 10,1% sur un an (1,2% sur un mois) tandis que les prix de l’énergie ont bondi de 34,6% en un an (3,9% sur un mois).

Ces majorations qui entament le pouvoir d’achat des ménages américains et nourrissent le mécontentement pourraient bien faire perdre la majorité aux démocrates au Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre prochain. Cette échéance électorale est cruciale, car une large partie des élus est renouvelée.

 

 

L’Afrique ne se prononce pas sur l’Ukraine

L’Afrique ne se prononce pas sur l’Ukraine

 

 

Président en exercice de l’Union africaine (UA), Macky Sall explique que l’Afrique ne se prononce pas sur l’Ukraine par peur légitime sans doute des conséquences économiques et sociales pour le continent.(Le Monde)

Reste cependant que cette position n’est pas glorieuse et que l’Europe  aurait dû depuis longtemps envisagé un plan massif de soutien alimentaire aux pays pauvres de l’Afrique qui vont être les plus touchés NDLR

Lors de cet échange, Macky Sall a demandé le déblocage des céréales et des engrais d’Ukraine et de Russie qui ne parviennent plus sur le continent depuis le début de la guerre en février et menacent la sécurité alimentaire de millions d’Africains.

Vous vous êtes dit rassuré par votre rencontre avec Vladimir Poutine. Quelles assurances avez-vous reçues de sa part ?

Ce qui me rassure tout d’abord, c’est que l’on a pu expliquer longuement les attentes du continent africain. Celles qui relèvent de la Russie et celles qui relèvent des autres parties telles que l’Union européenne (UE) ou les Etats-Unis, qui ont imposé des sanctions ayant entraîné des difficultés d’approvisionnement. Ce que m’a dit Vladimir Poutine, c’est qu’en fonction des disponibilités dans le port d’Odessa et à condition que l’Ukraine enlève les mines qu’elle a posées, la Russie est disposée à ne pas intervenir dans cette région pendant ces opérations [de transport de céréales] qui se feraient avec le concours des Nations unies ou d’autres partenaires.

Pour vous, ce sont les sanctions occidentales qui sont responsables de ce blocage ou, comme le dit le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, le Kremlin qui entretient volontairement l’insécurité alimentaire ?

Nous subissons les deux maux. Il y a d’abord les conséquences de la guerre en Ukraine. Mais les sanctions qui ont frappé la Russie, avec notamment le blocage du système de paiement Swift, ont handicapé des pays comme les nôtres pour accéder aux produits russes. Pour le paiement du gaz, un mécanisme a pu être trouvé.

Nous demandons donc qu’il en aille de même pour les difficultés logistiques dans les ports et permettre le paiement des céréales et des engrais avec lesquels nous cultivons. Nous produisons en moyenne avec 17 kg d’engrais par hectare quand en Europe, 100 kg par hectare sont utilisés. Notre agriculture est déjà peu productive. Mais s’il n’y a plus d’engrais ou que le prix est multiplié par trois, il y aura véritablement un risque de famine dans les prochains mois.

L’inflation encore en hausse à 5,2% sur un an en mai

L’inflation encore en hausse  à 5,2% sur un an en mai

 

 

Contrairement à ce qu’ont affirmé le gouvernement et nombre d’experts l’inflation continue de s’accélérer en France. Elle devait pourtant être de faible niveau et très temporaire. En réalité comme dans l’ensemble du monde,  elle se révèle très forte et de nature structurelle. Le ministrs Bruno Lemaire reconnaît même qu’il ne faut pas s’attendre à la moindre inversion avant 2024.

L’inflation a connu une nouvelle accélération en France au mois de mai, à 5,2% sur un an, dépassant la barre des 5% pour la première fois depuis septembre 1985, selon une première estimation dévoilée mardi par l’Insee. La hausse des prix sur un an s’était établie à 4,8% en avril, déjà au plus haut en près de 37 ans.

En mai, les prix sont en hausse sur tous les postes de consommation recensés par l’Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l’énergie. «Après leur repli le mois précédent, les prix de l’énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers», détaille l’Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril.

Les prix de l’alimentation progressent quant à eux de 4,2% (3,8% le mois dernier) et ceux des services de 3,2% (3% en avril). Base de comparaison entre pays européens, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) augmenterait de 5,8% en mai, après 5,4% en avril, précise l’Insee. La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt  » flatteuse », l’inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai).

 

Interdiction du trafic de faux avis sur internet

Interdiction du trafic de faux avis sur internet 

Le trafic de faux avis notamment sur Internet est devenu une sorte d’arme marketing. Des avis qui peuvent évidemment émaner directement de l’entreprise vendeuse, d’intermédiaire qui vendent ces faux avis ou tout simplement du tri qui élimine les vis-à-vis défavorables. Une directive européenne entre en vigueur samedi en France pour mieux réguler certaines pratiques commerciales. Adoptée en novembre 2019 par le Parlement européen et le Conseil européen, la directive dite «Omnibus» est officiellement mise en oeuvre samedi dans tous les États de l’Union européenne.

«L’Europe prend la tête d’une réglementation accrue des places de marché et des sites e-commerce. De nombreuses entreprises américaines opérant en Europe devront suivre le mouvement», estime dans une note John Hornell, vice-président de Pasabi, une société qui propose des solutions d’authentification pour les commerces en ligne.

En France, la directive a été transposée par une ordonnance en décembre 2021. Parmi les mesures prévues, la réglementation oblige les places de marché dans le commerce en ligne à vérifier que les avis publiés sous les produits proposés à la vente ont bien été émis par des personnes ayant acheté le produit en question.

Elles devront aussi donner certaines informations supplémentaires au consommateur, comme l’existence d’un «lien capitalistique» entre le vendeur et la place de marché, ou demander le consentement du consommateur lorsque le droit de rétractation ne s’applique pas.

 

 

Par ailleurs, pour lutter contre les annonces de réduction de prix excessives, calculées à partir de prix de référence gonflés, les commerçants devront afficher le prix de référence à partir duquel la réduction est calculée.

Inflation Russie: Plus 20 % sur l’alimentaire

Inflation Russie:Plus 20 % sur l’alimentaire

 

L’inflation, qui s’envole en Russie depuis des mois, a encore accéléré en avril, atteignant 17,8% sur un an, selon les données de l’agence de statistiques Rosstat publiées vendredi, un niveau jamais vu depuis 2002.

À. Les produits de base sont parmi les plus touchés: les céréales (+35,5%), les pâtes (+29,6%), le beurre (+26,1%) et les fruits et légumes (+33,0%). Les prix du matériel audiovisuel, comme les télévisions, ont progressé de 22,7%, tandis que les pris des matériaux de construction ont augmenté de 27,5%. Par rapport au mois de mars de cette année, les prix ont progressé de 1,6% en avril.

Sur l’ensemble de l’année 2022, l’inflation annuelle pourrait atteindre 23%, avant de ralentir l’année prochaine et de revenir à l’objectif de 4% en 2024, selon la Banque centrale russe. L’inflation, galopante depuis des mois, est liée à la reprise post-pandémie et à la flambée des prix des matières premières, auxquelles s’ajoutent désormais les sanctions occidentales contre la Russie et leur lot de perturbations de la logistique. La hausse de prix mine le pouvoir d’achat des Russes, qui ont peu d’épargne, et s’avère un casse-tête pour les autorités, qui ont tenté des mesures de contrôle des prix controversées.

La Banque centrale a drastiquement augmenté son taux à 20% dans la foulée des premières sanctions après l’entrée des troupes russes en Ukraine fin février, avant de commencer une baisse graduelle. Il est actuellement à 14%

Impôts : alerte sur des arnaques au téléphone ( DGCCRF)

Impôts : alerte sur des arnaques au téléphone (  DGCCRF)

La  Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes vient de publier un communiqué afin de mettre en garde contre une arnaque. Celle-ci permet à un escroc qui se présente comme un agent de la répression des fraudes ( DGCCRF ) d’avoir accès au compte bancaire de la victime.

 

Pour ce faire, le pseudo-agent fait croire à la personne appelée qu’une fraude est en cours sur son compte . La victime communique alors ses codes d’accès à l’escroc pour stopper la fraude… et le tour est joué ! Autre méthode efficace : l’escroc indique que la carte bancaire de la victime a été identifiée ou que l’on est en train d’effectuer des achats grâce à son compte… même résultat.

 

Les amateurs de fraudes de ce type n’en sont pas à leur premier coup d’essai : d’autres pratiques de fraudes ont en effet été rapportées par la DGCCRF. Par exemple de faux sites administratifs peuvent vous proposer, contre de l’argent, de faciliter telle ou telle démarche administrative ( demande de permis de conduire, de carte grise, d’acte de naissance) mais aussi de vous renseigner sur la mise en œuvre de réglementations spécifiques (traitement automatisé de fichiers de données à caractère personnel, accessibilité des établissements recevant du public) à travers de faux courriels notamment.

 

En ce qui concerne les « faux sites administratifs », la DGCCRF souhaite informer les consommateurs de l’existence de certains sites pouvant reproduire la charte graphique , utiliser les mêmes couleurs (bleu, blanc, rouge) ou reprendre le logo «Marianne» des sites officiels. Tout ceci n’a qu’un seul but : récupérer vos données privées afin de vous extorquer de l’argent.

Irlande: victoire du parti nationaliste irlandais Sinn Fein sur Boris Johnson

Irlande: victoire du parti nationaliste irlandais Sinn Fein sur Boris Johnson

 

Le succès du parti nationaliste irlandais Sinn Fein, lors des élections à l’Assemblée locale d’Irlande du Nord, illustre une nouvelle fois l’irresponsabilité des promoteurs du Brexit.(Un papier du « Monde »)

 

En 1921, les Britanniques ont partagé l’île d’Irlande et tracé les frontières de l’Irlande du Nord de façon à y assurer une majorité protestante et unioniste, c’est-à-dire partisane du maintien au sein de la couronne britannique. Depuis lors, l’exécutif mis en place à Belfast a toujours été contrôlé par un parti unioniste. C’est dire si le qualificatif d’« historique » n’est pas excessif pour décrire la victoire du Sinn Fein, jeudi 5 mai, aux élections à l’Assemblée locale d’Irlande du Nord. Depuis sa fondation en 1905, la raison d’être du parti nationaliste irlandais est l’indépendance de la totalité de l’île vis-à-vis de Londres. L’organisation, qui milite de fait pour la dissolution de l’Irlande du Nord, accède au pouvoir dans ladite province.

Ce basculement apparaît d’autant plus inouï qu’il est indirectement lié à un événement souhaité et défendu par l’actuel pouvoir britannique : le Brexit. Le divorce d’avec l’Union européenne, qui avait été rejeté au référendum de 2016 par 56 % des électeurs nord-irlandais, a enclenché un mouvement d’éloignement de la Grande-Bretagne, marqué par l’essor des échanges entre les deux parties de l’île, au détriment de ceux avec la Grande-Bretagne.

 

Le séisme est d’autant plus fort que le Sinn Fein a longtemps été la vitrine politique légale de l’Armée républicaine irlandaise (IRA), impliquée dans les violences durant les trente années de la guerre civile qui, à partir de 1969, a fait plus de 3 500 morts. Depuis l’accord de paix de 1998 qui a instauré un partage du pouvoir, l’exécutif local était entre les mains des partis unionistes, le Sinn Fein se contentant du poste au pouvoir équivalent mais moins prestigieux de « premier ministre adjoint ». La situation inverse va désormais prévaloir.

La victoire électorale du Sinn Fein signe le succès de la mue d’une organisation sulfureuse devenue un parti de gauche mobilisé sur les questions sociales qui a rompu avec son europhobie et voit le Brexit comme un accélérateur de sa revendication centrale : la réunification de l’île. Elle traduit d’autre part la déconfiture du Democratic Unionist Party (DUP) jusqu’ici majoritaire, favorable au Brexit, dont l’intransigeance et les errements ont sapé la popularité.

 

Pour Boris Johnson, le défi est double : à court terme, l’exécutif nord-irlandais, déjà dysfonctionnel, risque d’être paralysé par le refus du DUP de jouer les seconds rôles derrière le Sinn Fein, et l’impasse du jeu démocratique pourrait favoriser les tensions. Mais le premier ministre britannique, affaibli par le revers qu’il subit simultanément aux élections locales dans le reste du pays, par le scandale des fêtes arrosées pendant le confinement et par les difficultés économiques, va devoir gérer les conséquences de la victoire, à Belfast, d’un parti qui a aussi le vent en poupe dans le sud de l’île et prévoit un référendum sur la réunification de l’Irlande – autrement dit l’amputation du Royaume-Uni – dans les cinq à dix ans à venir.

Pareille perspective est loin d’être évidente. La réunification reste une revendication minoritaire au Nord, et les citoyens de la République d’Irlande, bien que majoritairement favorables, se méfient de son coût.

Surtout, il s’agit d’un dessein lourd de menaces de violences. Le succès du Sinn Fein illustre d’abord, une nouvelle fois, l’irresponsabilité des promoteurs du Brexit. Boris Johnson, leader du Parti conservateur, voué au maintien d’une Irlande du Nord britannique, pourrait être l’homme qui en aura favorisé la perte pour le royaume.

Société- La domination des économistes sur le monde de l’expertise

Société- La domination des économistes sur le monde de l’expertise

 

Deux chercheurs ont étudié les carrières et travaux des économistes français entre 1935 et 1945. Ils observent que les prémices de la domination de l’économie sur les sciences humaines et sur l’expertise proposée à l’Etat sont déjà présents sous Vichy, rapporte dans sa chronique Antoine Reverchon.

Un article intéressant qui montre la domination progressive des économistes sur le monde de l’expertise. Une domination peut-être provisoire pourrait être remplacée par celle des sociologues ou des écologues demain; pas forcément avec bénéfice. En effet, la complexité caractérise désormais nos sociétés qui doivent articuler les compétences des différentes disciplines pour comprendre les révolutions systémiques en cours. NDLR

 

Chronique.

 

Si les économistes allemands et italiens se sont beaucoup intéressés au rôle de leurs prédécesseurs pendant les « années noires », leurs collègues français sont restés pudiquement à l’écart du sujet. Les faits et les politiques économiques, sous le régime du maréchal Pétain, ont été étudiés, mais pas les économistes eux-mêmes : leurs écrits, leurs recherches, leur carrière…

D’où l’intérêt des travaux de deux jeunes chercheurs, Nicolas Brisset et Raphaël Fèvre (Groupe de recherche en droit, économie, gestion, Gredeg, université de Côte-d’Azur), publiés en 2021 dans History of Political Economy (no 53-4, Duke University Press), la Revue d’histoire de la pensée économique (no 11, Classiques Garnier) et Politix (no 133, De Boeck Supérieur) et présentés le 7 avril au cercle d’épistémologie économique de l’université Paris-I.

Dans le récit des économistes français, au-delà des « pères fondateurs » du XIXe siècle, leur discipline ne prend réellement son essor académique et intellectuel qu’à partir des années 1950, sous l’égide des prestigieux noms de Gérard Debreu et Maurice Allais (respectivement Prix Nobel 1983 et 1988), Edmond Malinvaud (Collège de France, Insee) et François Perroux (chaire Analyse des faits économiques et sociaux au Collège de France de 1955 à 1974). Les deux chercheurs observent pourtant que le « programme intellectuel » d’institutionnalisation de l’économie comme science humaine dominante et comme source d’expertise, pour la conduite des politiques publiques, connaît déjà ses prémices sous Vichy.

 

Avant-guerre, les économistes débattent des moyens de s’affranchir des facultés de droit, dont leur enseignement n’est alors qu’une branche. Cela passe par la création d’instituts et de cercles de réflexion, souvent financés par le privé (Fondation Rockefeller). Aussi, lorsque Vichy crée, en novembre 1941, la Fondation pour l’étude des problèmes humains, dirigée par Alexis Carrel, Prix Nobel de médecine en 1912 et théoricien de l’eugénisme, nombre d’économistes voient là l’occasion de jouer un rôle dans ce projet de fusionner, en une seule « science de l’homme », psychologie, sociologie, biologie, démographie, économie, etc.

En son sein, le Centre d’échange de théorie économique (CETE) organise des séminaires, traduit les auteurs étrangers – essentiellement anglo-saxons, dont Keynes, Hayek, Hicks, Kaldor –, et publie les tout premiers manuels d’économie pour les étudiants. Y participent de jeunes économistes (Maurice Allais, Pierre Uri, Robert Marjolin), des professeurs installés (Jean Marchal, Henri Guitton), voire déjà célèbres (François Divisia, Gaëtan Pirou, Charles Rist). Ces noms seront pour la plupart plutôt associés, après guerre, à la mise en place des politiques de planification menées par Jean Monnet. Le directeur du CETE est Henri Denis, devenu après guerre un militant communiste célébré comme introducteur du marxisme à la Sorbonne…

SONDAGE LÉGISLATIVES: PLUS DE 6 FRANÇAIS SUR 10 souhaitent une Assemblée nationale opposée à Macron

SONDAGE LÉGISLATIVES: PLUS DE 6 FRANÇAIS SUR 10 sune Assemblée nationale opposée à Macron

On peut se demander si les Français ne font pas preuve d’un grand sens de l’équilibre avec un président libéral à l’Élysée et des députés de l’opposition à l’assemblée. Ou alors beaucoup regrettent déjà leur vote pour Macron élu en quelque sorte par défaut est déjà considéré comme incapable de régler les grandes questions structurelles qui se posent au pays. Pour preuve 55 % de l’opinion regrettent déjà l’élection de Macron.Selon le sondage Opinion 2022 d’Elabe réalisé pour BFMTV, L’Express et SFR ,plus de 6 Français sur 10 (61%) souhaitent que soit élue en juin une majorité de députés opposés à Emmanuel Macron, et ainsi ouvrir une période de cohabitation pour le second quinquennat du locataire de l’Élysée. A contrario, 39% des sondés souhaitent une Assemblée nationale avec une majorité favorable au président.

De fortes dichotomies s’observent selon l’électorat. Les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron dès le premier tour sont sans surprise favorables à 95% à l’instauration d’une majorité favorable. En revanche, ceux de Marine Le Pen (88%) et de Jean-Luc Mélenchon (86%) sont très largement en faveur d’une majorité opposée. Si cette volonté prévaut dans toutes les catégories de population, elle se retrouve particulièrement, à 69%, parmi les catégories populaires.

L’interrogation a eu lieu par Internet les 26 et 27 avril, sur un échantillon de 1002 personnes représentatives des résidents majeurs de France métropolitaine. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre plus ou moins 1,4 à 3,1 points.

54 % des électeurs « insoumis « ont voté Macron

54 % des électeurs « insoumis « ont voté Macron

Selon de premières estimations de l’institut OpinionWay pour CNews et Europe 1, 54 % des électeurs insoumis de Mélenchon  se sont tournés vers le président sortant au second tour. Près d’un quart (24 %) ont voté pour Marine Le Pen et 22 % se sont abstenus ou ont glissé un bulletin blanc ou nul. Au total, 57 % des votants ont pris leur décision après le premier tour, selon OpinionWay. Ils sont même 18 % à s’être décidés « il y a quelques jours » et 12 % « aujourd’hui même ».

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