Archive pour le Tag 'sur'

Une taxe sur les entrepôts de e-commerce ?

Une taxe sur les entrepôts de e-commerce ?

36,9 millions de consommateurs ont fait des emplettes on line, selon la nouvelle édition de l’Observatoire des usages internet de Médiamétrie, focalisée sur le troisième trimestre 2017, soit 82,8%des internautes. Cela représente 1874000 de cyberacheteurs de plus que l’année dernière. Jamila Yahia-Messaoud, directrice du département consumer insights de Médiamétrie, explique: « Les achats en ligne continuent leur croissance, notamment grâce au développement très fort du mobile comme moyen privilégié de connexion à Internet et de support d’achat en déplacement. » De même, Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, ajoute: « Les marques s’adaptent de mieux en mieux aux nouveaux modes de consommation, les plateformes se simplifient, les commerces installent des tablettes interactives dans leurs points de ventes et le wifi gratuit est présent dans de plus en plus de villes. Toutes ces évolutions renforcent, bien entendu, la tendance à la consommation en ligne. » Les achats portent principalement sur l’habillement (48% des achats), le tourisme et les voyages (42%), les produits culturels (38%), le secteur de la beauté et de la santé (31%) ainsi que les produits techniques (31%). L’une des répercussions de cette tendance lourde : le franchissement, lors du troisième trimestre, des 200.000 sites marchands créés multipliant ainsi leur nombre « par dix en dix ans », a précisé la Fevad.  Dans le classement des sites marchands les plus fréquentés, Amazon fait la course en tête avec 15 millions de visiteurs unique par mois, rapporte Médiamétrie. Cdiscount arrive en seconde position (10,8 million) et la Fnac (8 millions) prend la troisième place du podium. eBay, Leroy Merlin complètent le classement. Les entrepôts de ces sociétés vont  bientôt être taxés sur leurs entrepôts ? C’est l’objet d’un amendement au projet de loi de finances 2018, adopté mardi par le Sénat en première lecture (181 voix pour, 122 voix contre). La mesure vise à la fois les locaux de stockages des entreprises de e-commerce, comme Amazon, mais aussi les « drives » des enseignes de la grande distribution, comme E. Leclerc et Carrefour. En effet, ces derniers échappent à la TASCOM – taxe sur les surfaces commerciales. Il s’agirait de « remédier à une distorsion fiscale injustifiée », selon le dépositaire de l’amendement, Albéric de Montgolfier (LR, Eure-et-Loir). L’objectif serait « d’aider à la revitalisation des centres-villes les plus en difficulté ». En effet, le produit de la taxe serait redistribué d’une part, entre les communes d’une part, « les établissements publics de coopération intercommunale ayant bénéficié, au cours des trois années précédentes, d’une aide au titre du fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce. » La taxe s’appliquerait pour les surfaces supérieures à 400 mètres carré. Une fourchette pourrait être appliquée en fonction du chiffre d’affaires annuel : Le commerce en ligne continue de convaincre de plus en plus de Français, porté par l’essor des transactions opérées sur les smartphones et le développement de nouveaux sites marchands. Au cours des six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du commerce en ligne a totalisé 39,5 milliards d’euros en France - enregistrant une progression de 13%, après une hausse identique au cours de la même période de 2016.

 

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action ! (Yannick Jadot)

Sommet sur le climat : assez de promesses, de l’action !  (Yannick Jadot)

« Les discours de repentance climatique, j’en ai un peu assez ». Invité sur franceinfo pour évoquer le sommet pour le climat qui s’est tenu mardi 12 décembre, à Paris, Yannick Jadot a déploré que l’on fasse  »des sommets d’autoaccusation pour masquer l’inaction. » Le député européen Europe Ecologie – Les Verts a affirmé qu’il n’y avait pas eu  »d’annonces sérieuses » à l’occasion de cette journée organisée presque deux ans jour pour jour après l’accord de Paris, conclu à l’issue de la COP21. « Moi je veux que la France soit gardienne de l’accord de Paris, leader du climat. Mais pour cela, il faut que l’on agisse. Il faut arrêter de dire : nous n’en faisons pas assez. »« Les Etats ne sont pas dans le bon tempo de l’action climatique », a encore martelé Yannick Jadot, donnant ainsi raison à Emmanuel Macron quand il affirme que l’on est « en train de perdre la bataille »« Qu’Emmanuel Macron prenne un leadership mondial sur le climat, tant mieux. Qu’à ce sommet, tout le monde ait mis un taquet à Donald Trump, cela nous fait tous plaisir. Moi, les discours de repentance climatique j’en ai un peu assez. Moi, je veux de l’action. » Yannick Jadot a également salué les engagements pris par les entreprises. « Tant mieux si elles le font. C’est une responsabilité morale. Mais la responsabilité des Etats, c’est de ne plus donner un euro aux énergies fossiles, sinon on n’est pas cohérent. » Le député a ainsi rappelé que les pays européens doivent encore augmenter leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour limiter à au moins deux degrés le réchauffement climatique  à l’échelle mondiale d’ici 2100.  Et d’inviter le président Emmanuel Macron à engager l’action « à l’échelle française et européenne pour que l’on puisse assumer ce leadership par l’exemple. Mais c’est le seul président français qui utilise les enceintes des Nations Unies ou ce type de sommet pour vanter le nucléaire. Ce qui totalement aberrant.’

Johnny Hallyday : hommage monstre sur les champs Elysées

Johnny Hallyday : hommage monstre sur les champs Elysées

Pas de véritable hommage national mais peut-être mieux que cela, un défilé monstre du cortège funéraire sur les Champs  Elysées. Le chanteur le plus populaire sera ainsi honoré par ses fans et le monde artistique. La mort du chanteur,  c’est comme un chêne qu’on abat. Comme D’Ormesson on le croyait immortel,  il  donnait impression que le temps était éternel pour les générations d’après guerre, mais aussi pour les plus jeunes. Un héros français a dit Macron,  bien conscient de la popularité exceptionnelle de l’artiste ;  un héros, peut-être pas mais un marqueur, un monument de la variété  pendant plus de 60 ans qui a su rebondir sur toutes les modes. D’Ormesson, Johnny Halliday, d’un coup la France vieillit.  Le chef de l‘Etat (lui aussi fan de Johnny) a rendu hommage à sa “gueule”, sa “voix” et son “lyrisme brut et sensible” dans un communiqué publié dans la nuit. “Jusqu’au bout, libre dans sa tête, il aura été cette présence familière, cette voix tant de fois imitée, cette personnalité osant vivre pour le meilleur, et communiquant une énergie fraternelle à ce public qui en retour lui criait ‘Que je t‘aime’”, a-t-il ajouté. Un “héros français”, a-t-il par la suite déclaré depuis Alger, où il était en visite. Le président français a été prévenu à 02h00 du matin (01h00 GMT) par un appel téléphonique de Laeticia Hallyday, l’épouse du rockeur, a-t-on appris auprès de l‘Elysée. “Johnny Hallyday est parti”, a-t-elle annoncé dans un communiqué transmis à l‘Agence France Presse. “J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant c‘est bien cela. Mon homme n‘est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité.” La disparition de l‘ex-“Idole des jeunes”, a suscité un flot de réactions de personnalités du monde de la musique  Le président français a été prévenu à 02h00 du matin (01h00 GMT) par un appel téléphonique de Laeticia Hallyday, l’épouse du rockeur, a-t-on appris auprès de l‘Elysée. “Johnny Hallyday est parti”, a-t-elle annoncé dans un communiqué transmis à l‘Agence France Presse. “J’écris ces mots sans y croire. Et pourtant c‘est bien cela. Mon homme n‘est plus. Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité.” Les députés ont réservé au rockeur patrimonial des applaudissements debout en ouverture d‘une séance de questions au gouvernement. “Nous avons à intervalles réguliers entendu et vu cet artiste exceptionnel qui a su séduire, conquérir de nouveaux publics, durer aussi, se renouveler et investir des champs très variés, à la fois dans la chanson, le cinéma et au théâtre”, a dit le Premier ministre, Edouard Philippe, lors de cette séance. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a promis sur France Bleu de baptiser une rue ou une salle de sa ville du nom de Johnny Hallyday

Le marché automobile français : 10 % sur un an

Le marché automobile français : 10 % sur un an

Le marché automobile français a accéléré en novembre, engrangeant une croissance qui se situe désormais dans le haut de la fourchette des estimations les plus optimistes pour 2017. Le marché automobile français a progressé de 10,3% en novembre sur un an, aidé par un jour ouvré supplémentaire et de bonnes performances de la marque Peugeot, selon les chiffres publiés vendredi par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA). Avec des immatriculations en hausse de 34,1% en novembre, PSA (Peugeot, Citroën, DS) tire le marché, aidé par l’ajout des chiffres de sa filiale Opel, qui était l’an dernier dans le giron de General Motors. Le groupe Renault gagne 5,3%, alors que les constructeurs étrangers dans leur ensemble sont restés stables.

 

Brexit : accord sur la facture de 50 milliards

Brexit : accord  sur la facture de 50 milliards

Avec un quasi accord sur le montant de la facture du Brexit,  la négociation a sans doute franchi un pas significatif. Restera cependant le dossier complexe de futures relations commerciales et le problème de la circulation des personnes en particulier avec l’Irlande.  Concernant la facture des Britanniques avançaient  que le montant devait être initialement limité à 20 milliards tandis que  l’union européenne situait  la somme entre 80 et 100 milliards. Il semblerait qu’on se soit désormais mis d’accord sur un chiffre qui tourne autour de 50 milliards. Il conviendra cependant de déterminer le calendrier et les modalités du paiement d’une facture qui ne sera certainement pas réglée en une seule fois par le Royaume-Uni. Enfin des difficultés non sont pas exclues du côté de l’entourage de Teresa May puisque certains comme Boris Johnson par exemple militent  toujours pour une rupture brutale et sans compensation financière, bref un Brexit hard. Selon The Telegraph  Britanniques et européens sont parvenus à un accord sur le règlement financier du Brexit. Le chiffre serait compris entre 45 et 55 milliards d’euros, en fonction du calcul réalisé par chaque camp d’après «une méthodologie préparée en commun». Deux sources ont confirmé au journal que les deux parties étaient tombées d’accord en fin de semaine dernière sur cette question, l’un des principaux points d’achoppement des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Jusqu’ici, l’offre financière du gouvernement britannique se situait autour de 20 milliards d’euros, une proposition qui avait été rejetée par le président du Parlement européen Antonio Tajani, qui avait estimé que la facture s’élevait plutôt à entre 50 et 60 milliards d’euros. Selon  l’AFP, la Commission européenne et le ministère britannique du Brexit (DExEU) discussions intensives entre le Royaume-Uni et la Commission européenne se poursuivent cette semaine à Bruxelles» où «nous tentons de trouver un accord», dans un bref message envoyé par email. Un tel accord représenterait un progrès très important dans les négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne entamées en juin: les 27 autres pays de l’UE ont fait du règlement financier une condition préalable à l’ouverture des discussions sur la future relation entre l’UE et Londres. Bruxelles exige également des «progrès suffisants» sur la question des droits des Européens vivant au Royaume-Uni après le Brexit et sur les conséquences du divorce sur la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

OPA sur Euler Hermes par Allianz

OPA sur Euler Hermes par Allianz

 

L’assureur allemand qui détient 63% dans l’assureur-crédit français a annoncé lundi un projet d‘offre sur le leader français de l‘assurance-crédit Euler Hermes. Le géant allemand de l‘assurance prévoit de lancer une offre simplifiée sur 24,20% du capital d‘Euler Hermes au prix de 122 euros par action, ce qui représente une prime de près de 21% sur le cours de clôture du 24 novembre. Allianz a déjà conclu le rachat de 11,34% du capital auprès de certains actionnaires. Le conseil de surveillance, qui s’est réuni hier dimanche 26 novembre, a accueilli favorablement le principe d’une telle offre, selon le communiqué d’Euler Hermes dont 35,5% du capital est dans le public et 1,50% autodétenu par le groupe. Le conseil d’Euler Hermes annonce qu’il s’exprimera à nouveau fin décembre pour émettre un avis motivé sur le projet d’offre. « Augmenter la participation dans Euler Hermes est une étape logique d’Allianz dans sa volonté d’affecter des capitaux dans des activités stratégiques dégageant de solides performances opérationnelles et dans sa volonté de renforcer ses positions dans des marchés domestiques clef et, en particulier, dans l’assurance dommages », souligne le groupe allemand dans un communiqué. La transaction aura un effet relutif d’un point de pourcentage sur le bénéfice par action d’Allianz dès qu’elle sera finalisée, poursuit l’assureur, notant qu’elle n’aurait aucune incidence sur son programme de rachat d’actions de 2 milliards d’euros.

 

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

Glysophate interdit en France d’ici 3 ans ? Pas sûr

La plupart des médias ont pris pour argent comptant l’intention de la France d’interdire le glysophate  dans les trois ans alors que  l’union européenne autorise encore l’utilisation de l’herbicide pour encore cinq ans. Pourquoi ce raidissement de la France, simplement parce qu’il fallait donner l’impression que Nicolas Hulot n’avale pas toutes les couleuvres.  La réalité c’est que Macron  ne se mouille pas beaucoup avec la respective de ce délai de trois ans assorti d’une condition à savoir trouver des alternatives d’ici la. Autant dire que faute d’alternative la France rejoindra discrètement les nations qui ont voté pour un délai de cinq ans. La bataille des délais est en fait  faite très politique.  L’Allemagne qui s’était abstenue précédemment sur ce dossier a cette fois  approuvé la proposition de cinq ans de la commission européenne. Deux raisons à cela l’Allemagne tient comme d’habitude ses intérêts économiques et en la circonstance elle soutient bayer  qui a racheté Monsanto le fabricant de l’herbicide en cause (commercialisé sous la marque RoundUp). Au passage Merkel en profite pour mettre les écolos allemands en difficulté dans la perspective notamment d’éventuelles nouvelles élections si les sociaux démocrates ne se décident pas à refaire un gouvernement d’union. Côté français Macron essaye de sauver la mise à Nicolas Hulot qui jusqu’à maintenant a perdu la quasi-totalité des arbitrages mettant en cause la problématique environnementale. D’une certaine manière, c’est un peu comme avec les éoliennes et le nucléaire. Contrairement aux engagements du plan de mix énergétique le nucléaire ne sera pas réduit en France ; sa production d’électricité ne sera pas ramenée de 75 % à 50 % d’ici 2025. De toute façon une proposition complètement irréaliste. Mais pour donner le change Hulot sera autorisé à développer les moulins à vent appelé éolienne pour tenter de donner l’illusion que le gouvernement favorise les énergies alternatives. Or on sait que les éoliennes produisent à peine 4 % de l’électricité et qu’on contraint EDF à racheter cette électricité deux à trois fois son prix. Pour l’interdiction de l’herbicide contesté dans les trois ans,  la décision apparaît en effet aussi très ambigüe si l’on se fie la déclaration officielle de Macron “J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glysophate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans 3 ans”, a écrit le président français sur Twitter. De toute manière il est vraisemblable que Nicolas Hulot aura quitté le gouvernement d’ici là et que l’interdiction pourra être décalée dans le temps de manière discrète

« Les dégâts du sarkozysme sur les Républicains « (Gilles Richard)

L’historien Gilles Richard attribue A Sarkozy la responsabilité de l’affaiblissement des Républicains dans une interview  au JDD.

 

Est-on en train d’assister à droite à une recomposition politique?
Nous sommes en train d’assister à une recomposition partisane. Mais la recomposition politique, elle, est déjà bien avancée. Le clivage droites/gauches tel que nous le connaissions remonte à la Révolution : si on était pour la République laïque, on était de gauche ; si on était contre, on était de droite. Puis la France est devenue républicaine et la question sociale s’est alors imposée comme question centrale. Cela permettait encore de classer les familles ­politiques à gauche ou à droite. Mais la crise profonde dans laquelle sont entrées les gauches depuis 1984 – avec le renoncement du PS à l’essentiel de son ­programme, la liquéfaction du PCF et la désyndicalisation – a permis l’émergence d’un nouveau clivage politique : la question nationale s’est substituée à la question sociale. Le clivage essentiel du débat politique oppose aujourd’hui les néolibéraux et les nationalistes. Pour les premiers – héritiers des orléanistes, chers à René Rémond, et des ­républicains modérés –, les règles du capitalisme sont la base de l’organisation de la société. S’y ajoute, depuis les années 1950, la défense d’une Europe conçue comme un vaste ensemble néolibéral. Pour les nationalistes, ce qui prime, c’est l’existence des nations, enracinées, éternelles. La France, grande nation, doit le rester en étant unie, en refusant la lutte des classes ainsi que la dissolution de son identité dans une Europe néolibérale sans âme ni frontières. C’est à partir de ce clivage qu’on peut comprendre la recomposition qui est en cours.

Ce clivage ne recouvre pas les frontières partisanes actuelles.
Non. On l’a bien vu lors du référendum européen de 2005 : le PS comme le RPR étaient coupés en deux. Ce nouveau clivage oblige donc peu à peu les partis à se ­réorganiser.

Dans ce contexte, qu’incarne Emmanuel Macron?
Emmanuel Macron est celui qui veut permettre aux néolibéraux de se réorganiser durablement en réunissant ceux venus du PS – Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pascal Lamy, Pierre Moscovici ou Michel Sapin se situent clairement dans cette famille – et ceux venus de l’UDI ou des Républicains. Cette recomposition partisane se fait aujourd’hui autour de lui, mais elle aurait aussi bien pu se faire autour d’Alain Juppé, néolibéral convaincu qui défendait lors de la primaire de droite l’ »identité heureuse ».

Ouverture dans 0

Quel est l’avenir des Républicains dans ce paysage?
Les Républicains paient ­aujourd’hui les dégâts du ­sarkozysme. En 2002, avec sa « maison bleue », Alain Juppé voulait créer un grand parti néolibéral européiste qui aurait rassemblé ­démocrates-chrétiens, radicaux et libéraux, capable d’attirer ­ensuite des socialistes type DSK. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui a pris la main sur l’UMP. Lui aussi est néolibéral mais il a fait alors le choix tactique d’ajouter un discours identitaire pour ­capter l’électorat du Front national sans passer ­d’alliance avec lui. Cela lui a ­permis d’être élu en 2007, même s’il a perdu ensuite toutes les élections. Mais il a ainsi remodelé l’UMP rebaptisée LR sur une autre base militante, en partie ­nationaliste celle-là. ­Laurent Wauquiez tente aujourd’hui de faire du Sarkozy : néolibéral européiste de formation (il a été formé par Jacques Barrot), il tient un ­discours identitaire pour ­récupérer les ­électeurs du FN. Mais cela ne marchera pas : on ne peut pas être des deux côtés à la fois, ­attirer les électeurs nationalistes dans un parti ­favorable au ­maintien de la France dans une Europe néolibérale.

 

Y a-t-il un espace, dès lors, pour les Constructifs ou les juppéistes?
Non. Ils seront dans le pôle En marche. Si La République en marche parvient à se structurer en parti qui fonctionne (pour l’instant, cela patine encore un peu), elle pourra constituer une grande fédération néolibérale satellisant le MoDem, l’UDI et les Constructifs.

 

Où se situe Jean-Luc Mélenchon dans ce paysage, selon vous?
Jean-Luc Mélenchon est justement celui qui démontre que le clivage central est bien la question nationale. Il a accepté d’entrer – au moins partiellement – dans ce clivage avec son discours « jacobino-patriotique », d’où son succès, alors qu’un Benoît Hamon n’a obtenu qu’un score très faible à la présidentielle. C’est la première fois que le paysage politique se recompose ainsi autour d’une question centrale qui a été imposée par les nationalistes (le Front national, en l’occurrence), donc par une famille de droite. Jusque-là – que ce soit la République contre le pouvoir personnel au XIXe siècle ou la République sociale au XXe siècle –, c’est la gauche qui avait toujours imposé le clivage.

 

Quid de la « question sociale »? Elle n’a pas disparu…
Une question centrale ne résume pas toute la vie politique, bien sûr. Il y a toujours des luttes sociales aujourd’hui, mais il n’y a plus de force politique capable de porter cela et d’en faire le sujet central du débat politique. Il y a ­toujours des gens de gauche, mais les gauches sont en miettes.

 

* Professeur à l’université de Rennes 2, auteur d’ »Histoire des droites en France — De 1815 à nos jours », 592 p., Perrin, 2017.

Coup de « blues » sur les Bourses

Coup de « blues » sur les Bourses

 

Il y a sans doute des éléments objectifs qui peuvent expliquer la baisse de la bourse en particulier les incertitudes relatives à la future politique fiscale des États-Unis et les interrogations sur les taux bien que les banques centrales aient  décidées de se montrer très prudentes sur ce sujet. D’autres éléments sont plus subjectifs comme cette déclaration de Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, qui a indiqué que les marchés financiers européens n’étaient pas assez développés pour que la banque centrale puisse recourir indéfiniment à l‘assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE). Benoît Coeuré aurait sans doute mieux fait de se taire car la BCE a décidé de prolonger sa politique accommodante en réduisant progressivement son volume d’achat d’actifs. Mais pas question pour l’instant de relèvement des taux.  Sans doute Benoît Coeuré a-t-il voulu se placer pour un éventuel remplacement de Draghi, l’actuel président de la BCE. Pour cela il faut évidemment plaire à l’Allemagne et sa déclaration au demeurant inutile flatte l’orthodoxie monétaire défendue outre-Rhin. Mais  l’hebdomadaire allemand Spiegel laissait entendre que Berlin soutiendrait plutôt la candidature de Jens Weidmann pour succéder à Mario Draghi à la tête de la BCE, dont le mandat arrive à échéance l’an prochain. Président de la Bundesbank, la banque centrale allemande, et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, Jens Weidmann est un partisan d’une politique de resserrement monétaire la  déclaration de benoit Coeuré est  donc bien mal venue, elle  a contribué à faire baisser les marchés Les propos de Benoît Coeuré ont eu pour effet de faire grimper l‘euro de 0,3% face au dollar et de faire monter les rendements des emprunts d‘Etat de la zone euro, celui du Bund allemand à 10 ans prenant près de 4 points avant de se stabiliser. “Le marché est en train de se dire que la BCE sera peut-être moins accommodante qu‘anticipé”, a indiqué Alexandre Baradez, analyste marchés chez IG.

Baisse APL : faux étalement sur 3 ans

Baisse  APL : faux étalement sur 3 ans

 

 

 

Sans doute pour rééquilibrer un peu à gauche sa politique sociale, le gouvernement a fait adopter par l’assemblée un amendement visant à étaler sur trois ans la baisse de 1,5 milliard d‘euros des aides publiques au logement (APL) pour les organismes HLM qui devront diminuer d‘autant leurs loyers. Mais compte tenu de l’augmentation des prélèvements sur les mêmes  organismes HLM, la baisse sera cependant bien de 1,5 milliards sur les APL en 2018. Globalement donc un texte qui ne change pas l’ampleur des efforts qui sont demandés aux organismes HLM. Le texte  prévoit que la baisse des APL versées aux locataires du parc social sera limitée à 800 millions d‘euros en 2018 mais les organismes HLM verront en contrepartie leurs cotisations à la Caisse de garantie du logement locatif social augmenter de 700 millions d‘euros l‘an prochain, ce qui fait que cet étalement dans le temps ne remet pas en cause l‘objectif initial du gouvernement d’économiser 1,5 milliard sur ces aides dès 2018. La baisse  passera ensuite à 1,2 milliard en 2019 puis 1,5 milliard à l‘horizon 2020. Le ministre Jacques Mézard a confirmé lors des débats jeudi soir qu‘une solution alternative à cette hausse serait un relèvement à 10%, contre 5,5% jusqu‘ici, du taux de TVA appliqué aux opérations de construction et de réhabilitation dans le logement social. Mais cette mesure, qui rapporterait selon lui “autour de 800 millions d‘euros” en année pleine à l‘Etat, devra faire l‘objet d‘un amendement ultérieur, le volet recettes du projet de loi de finances 2018 ayant déjà été adopté en première lecture à l‘Assemblée nationale. Le gouvernement avait fait savoir jeudi qu‘il était prêt à accepter un décalage de la baisse des APL, en soulignant que son objectif était inchangé, une réforme globale du financement des HLM qui passe par une restructuration nécessaire du secteur. L‘annonce de cette baisse, et de l‘obligation faite aux organismes bailleurs de la répercuter sur leurs loyers pour ne pas pénaliser les locataires, avait suscité un tollé dans le secteur, l‘Union sociale pour l‘habitat brandissant le risque d‘une “crise systémique” avec à la clé la faillite de nombreux organismes.

Bureau politique-Les Républicains : 30 membres sur 130 votent l’ épuration

Bureau politique-Les Républicains : 30 membres  sur 130 votent l’  épuration

Épuration de type stalinien chez les Républicains avec le deux seulement une trentaine de membres présents sur 126 (la plupart étant évidemment absents). Le chiffre même du nombre de votants met en lumière la crise que connaît le parti les Républicains. Un petit tiers seulement des membres du bureau politique était présent. Les deux autres tiers ont fait valoir des absences pour motifs diplomatiques ou plus exactement politiques puisque la plupart étaient contre  les exclusions. Certes on peut éventuellement comprendre que certains Républicains membres du gouvernement ne puissent plus appartenir au parti en cause par contre la mise à l’écart des constructifs est davantage discutables. Lourdement battus lors de la consultation présidentielle, les Républicains dont l’ambition est de rassembler commencent donc par éliminer. Visiblement le petit cercle de radicaux qui s’est prononcé pour l’épuration n’a pas compris grand-chose du big-bang politique provoqué par Macron. Première observation Macon a largement puisé dans les propositions de la droite pour établir son programme, pire il a même choisi un Républicain comme premier ministre. Tout cela montré le caractère complètement vain de pseudos oppositions entre la gauche sociale démocrate et la droite libérale. C’est même la première fois que la droite choisit un responsable comme Vauquiez  aussi anti européen et aussi proche des thèses du Front National. Certes Wauquiez sera élu par les plus radicaux des Républicains mais il sera encore davantage en contradiction avec ses électeurs qui dans une très grande majorité souhaitent une attitude plus constructive de leur parti. Wauquiez en s’appuyant les extrêmes risques de devenir le Hamon de droite, c’est-à-dire de se couper de l’essentiel de l’électorat des Républicains qui traditionnellement depuis l’UMP avaient vocation à rassembler gaullistes, européens, libéraux et humanistes. Il est clair qu’avec ce le bureau politique augure mal de l’avenir des Républicains qui se ratatinent sur les questions identitaires, nationalistes, antieuropéennes et antilibérales. Été en désaccord Le parti Les Républicains (LR) a don  « réussi » à trancher.  Mardi 31 octobre, le bureau politique du mouvement a donc voté l’exclusion des membres du gouvernement issus de ses rangs – Gérald Darmanin (ministre des comptes publics) et Sébastien Lecornu (secrétaire d’Etat pour la transition écologique et solidaire) –, ainsi que des figures de proue du groupe dissident Les Constructifs à l’Assemblée nationale, Thierry Solère et Franck Riester. Le premier ministre, Edouard Philippe, qui ne s’est pas rendu aux convocations de son parti, n’a pas été formellement exclu pour des raisons juridiques ; mais le bureau politique a acté son départ. Comme souvent ces dernières semaines, aucune des figures de la droite modérée, tels Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, Dominique Bussereau ou Jean-Pierre Raffarin, n’a pris la peine de se déplacer.  D’un point de vue politique, ces exclusions pourraient accélérer la création d’une nouvelle formation politique à laquelle Les Constructifs réfléchissent depuis cet été. A moins qu’ils ne rejoignent La République en marche, à l’instar du ministre de l’économie, Bruno Le Maire.

Taxe sur les dividendes : larmes de crocodiles du Medef

Taxe sur les dividendes : larmes de crocodiles du Medef 

Contrairement à ce que demandait le Medef il n’y aura pas de compensation pour cette nouvelle taxe sur les dividendes qui visent à compenser notamment des anciennes taxes annulées par le conseil d’État.  Après l’annulation de la taxe dividendes par la cour de justice européenne, Bercy s’apprête à imposer une nouvelle taxe pour compenser le manque à gagner fiscal. Évidemment, le Medef sort ses  pleureuses et considère que cette nouvelle fiscalité serait un très mauvais signe donné aux entreprises. Un argument très contestable car les sommes en jeu représentent seulement 5 milliards  On sait bien que pour réduire les déficits l’État devra à la fois diminuer  son train de vie et augmenter certains impôts. Dans ce cadre, Macron a prévu de réaliser une économie de 80 milliards sur 5ans. Ce ne sont 5 milliards de moins sur les dividendes qui vont handicaper les entreprises françaises. Cela d’autant plus que la France est le pays le plus généreux en matière de dividendes. Puisqu’on va demander des efforts aux Français notamment à travers l’augmentation de la CSG, la réforme de l’APL et sans doute de l’ASSEDIC voire des retraites il convient donc d’accepter un effort équivalent des entreprises qui distribuent leurs profits. En 2016, les entreprises du CAC 40 ont distribué pas moins de 55,7 milliards d’euros sous forme de dividendes et de rachat d’actions, selon les calculs de la lettre d’information financière Vernimmen.net. Ce n’est pas un record mais presque puisqu’elles se sont rapprochées des 56 milliards versés en 2014 et surtout des 57,1 milliards distribués en 2007, juste avant la crise financière. La progression est notable par rapport à l’an dernier (43 milliards de dollars) et surtout par rapport à la moyenne de ces dernières années, autour de 43 milliards, une fois retraitée des dividendes et rachats exceptionnels. Pourtant le Medef réclamait une compensation “Non, il n‘y aura pas de compensation mais c‘est exceptionnel, ce n‘est que pour 2017. On règle ça le plus vite possible”, a-t-il ajouté, alors que le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, a évoqué cette semaine la possibilité de modifier la méthode de calcul pour la transformation du crédit d‘impôt compétitivité emploi en baisse de charges prévue pour 2019. Bruno Le Maire a rappelé de son côté que le gouvernement ferait voter “une baisse de l‘impôt sur les sociétés qui sera de huit points sur cinq ans” dans le cadre du projet de loi de programmation des finances publiques. Le coût de la taxe sur les dividendes, qui a été invalidée au début du mois par le Conseil constitutionnel, a été estimé à un peu moins de dix milliards d‘euros. Le financement de la moitié de la facture par les entreprises doit permettre, selon le gouvernement, de tenir les objectifs de la France en termes de baisse des déficits publics.

Etats-Unis : hausse des droits de douane sur l’aluminium chinois

Etats-Unis : hausse des  droits de douane sur l’aluminium chinois

 

 

Après les droits de douanes nouveaux sur l’acier et  c’est maintenant  l’aluminium qui est lourdement taxé par les Etats Unis., les États-Unis ont décidé la mise en place de mesures antidumping préliminaires visant les importations de fil d’acier en provenance d’Italie, de Corée du Sud, d’Afrique du Sud, d’Espagne, de Turquie, d’Ukraine et du Royaume-Uni. Washington estime que des producteurs de ces pays « ont vendu du fil en acier allié ou en acier carbone aux Etats-Unis à un prix inférieur à sa juste valeur », est-il indiqué dans un communiqué. Les « marges de dumping » vont selon le département du Commerce de 2,80% à près de 150%. « L’administration Trump prend très au sérieux le déversement de biens aux Etats-Unis à des prix inférieurs à leur prix de revient », a souligné le secrétaire d’Etat au commerce Wilbur Ross, cité dans le communiqué.  Vendredi, Le département du Commerce américain a aussi imposé des droits antidumping provisoires compris entre 97 et 162% sur les importations de feuilles d‘aluminium chinoises, jugées contraires au droit de la concurrence. En août déjà, le département avait instauré des droits antidumping provisoires allant de 17 à 81% sur ces importations.

Baisse des prix immobiliers de 1% sur trois mois

Baisse des prix immobiliers de 1% sur trois mois

Avec des baisses plus importantes comme  à Nice (-4,8%), Lille (-2,3%), Rennes (-5,9%) ou encore à Toulouse (-3,4%). il s’agit là des prix observés lors de la signature du compromis de vente. Cette baisse s’explique, selon l’étude, par le déclin des prix des maisons (-2,5%) plus soutenu qu’en 2016 à la même époque (-1,2%), alors que ceux des appartements sont restés stables après avoir augmenté rapidement depuis le début de l’été. Cette évolution saisonnière n’inquiète donc pas les spécialistes du secteur. « Il est habituel à cette période de l’année que le mouvement de progression des prix connaisse un grand ralentissement », nous a confiés Michel Mouillart, professeur d’Économie à l’Université Paris Ouest et auteur de cette étude mensuelle. Toutefois, « ce choc sur les prix est plus important que celui observé au cours des deux dernières années », tempère l’expert. En effet, sur la période juillet-septembre, les prix avaient reculé de 1,7% en 2014, de 0,8% en 2015 et de 0,1% en 2016. « Pendant deux années consécutives, l’affaiblissement des prix en septembre s’est atténué, mais cette année on repique du nez », analyse Michel Mouillart, selon lequel « ce choc sur les prix est bien en ligne avec l’affaiblissement de la demande ».  Par contre L’escalade a même tendance à s’amplifier sur Paris (+8,1%). Dans la capitale, le mètre carré se négocie en moyenne autour des 9200 euros, mais dépasse maintenant les 9000 euros dans douze arrondissements. 

 

Croissance Etats –Unis : 3 %sur un an

Croissance Etats –unis : 3 %sur un an

 

Le produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis a connu une croissance de 3,0% en rythme annualisé entre juillet et septembre, contre 3,1% enregistrés au deuxième trimestre, selon les données en première estimation publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient une progression du PIB américain de 2,5% sur la période. Le département du Commerce a souligné qu‘il lui était impossible d‘estimer l‘impact global du passage des ouragans Harvey et Irma, qui ont dévastés le sud des Etats-Unis en août et septembre, sur ces chiffres trimestriels du PIB. En réaction à cette première estimation du PIB, le dollar a accru ses gains face à un panier de devises de référence, touchant un pic de trois mois. Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à deux ans a touché un pic de neuf ans. Wall Street a débuté en hausse, soutenue par ailleurs par de bons résultats de plusieurs géants de la technologie. La reprise économique après la récession en 2007-2009 est entrée dans sa huitième année et montre peu de signes d‘essoufflement. L’économie est portée par l‘amélioration du marché du travail, qui a démarré pendant le premier mandat de l‘ancien président Barack Obama, et qui ne se dément pas depuis. Les entreprises américaines ont accumulé des stocks à un rythme de 35,8 milliards de dollars au troisième trimestre, en perspective d‘une forte demande. En conséquence, les investissements pour constitution de stocks ont contribué à hauteur de 0,73 point de pourcentage à la croissance du troisième trimestre, après seulement 0,10 point au deuxième. Les exportations ont augmenté à un rythme de 2,3%, tandis que les importations ont baissé de 0,8%. Cette évolution a fait baisser le déficit commercial, ce qui a permis au commerce extérieur de contribuer à hauteur de 0,41 point de pourcentage à la croissance du PIB. Il s‘agit du troisième trimestre consécutif d‘impact positif du commerce. Harvey et Irma, qui ont affecté les revenus et les ventes de détail en août, ont freiné les dépenses de consommation au troisième trimestre. La croissance de ces dépenses, qui représentent plus des deux tiers de l‘activité économique des Etats-Unis, a ralenti, à 2,4% contre 3,3% au deuxième trimestre. En dépit de la modération des dépenses, l‘inflation a rebondi, L‘indice PCE “Core”, hors alimentation et énergie, la mesure privilégiée de l‘inflation de la Fed, a augmenté de 1,3%, après avoir progressé nettement moins, de 0,9%, au deuxième trimestre.

Taxe sur les dividendes : une bataille d’incompétence

Taxe sur les dividendes : une bataille d’incompétence

 

Une bataille juridique qui est aussi une bataille d’incompétence. Et chacun de renvoyer la responsabilité aux différents gouvernements précédents. Reste que la facture que laisse François Hollande est dure à avaler puisque la fameuse taxe sur les dividendes décidée en 2012 et qu’il faut maintenant rembourser aux contribuables concernés représente  une facture de 10 milliards. Le ministre de l’économie Bruno Lemaire a largement critiqué l’ardoise du gouvernement précédent. Une “ardoise” liée à “l‘amateurisme juridique” du précédent exécutif pour Christophe Castaner et “un scandale d‘Etat” pour le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire. Du coup l’ancien secrétaire budget de François Hollande se défend et renvoie la balle au gouvernement de Sarkozy. Dans un billet publié sur son blog, Christian Eckert rappelle que cette contribution avait été mise en place fin 2012 notamment pour faire face à des contentieux d‘un montant de 4,5 milliards d‘euros “laissé par le gouvernement précédent auquel Bruno Le Maire appartenait”, du fait de la censure par la justice européenne d‘un prélèvement mis en place durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Il souligne que toutes les analyses effectuées en 2012 avaient conclu “à la conformité au droit communautaire” et explique que la censure de la taxe repose sur une jurisprudence datant de fin 2016 et qui était donc “inenvisageable en 2012”. Et d’accuser certains responsables d’avoir été complice de décision qu’il critique aujourd’hui. Pour Christian Eckert, la polémique vise à “faire diversion” et Bruno Le Maire et Gérald Darmanin “auraient sans doute été plus mesurés” s‘ils avaient pris en compte le fait que de nombreux membres de la majorité actuelle ont participé au vote de cette loi. “Si avant de parler de scandale et d‘amateurisme juridique ils s’étaient interrogés sur le rôle du président (Emmanuel) Macron, secrétaire général adjoint de l‘Elysée en 2012, qui s‘occupait avant tout de fiscalité des entreprises, du secrétaire général de l‘Elysée d‘aujourd‘hui, Alexis Koehler, directeur de cabinet du ministre des finances (Pierre Moscovici, ndlr) en 2012 et des parlementaires devenus ministres (Christophe) Castaner, (Gérard) Collomb, (Richard) Ferrand…, qui ont voté à l’été 2012 la loi de finances et tous ses articles, ils auraient sans doute été plus mesurés”. La réplique de Christian Hecker et notamment sa critique de Macron n’est guère étonnante car lorsqu’il était au gouvernemenet avec Macron,  Christian Hecker n’a jamais caché son opposition à l’actuel présidentes de la république. .Reste que ces affaires sont assez lamentables et démontrent surtout qu’on fait semblant de boucher des trous budgétaires avec des recettes hypothétiques. Ce qu’avait d’ailleurs dénoncé la Cour des Comptes en considérant que le budget défendu par Christian Hecker était insincère. Pour parler plus clairement bidonné !

L’Impôt sur la fortune immobilière : le piège à cons

L’Impôt sur la fortune immobilière : le piège à cons

Le nouvel impôt sur la fortune immobilière pourrait se révéler particulièrement plus ravageur que l’ancien impôt sur la fortune. Cela en raison notamment de la croissance exponentielle des valeurs de l’immobilier dans les zones très denses et ou très touristiques. Un phénomène également encouragé par les plates-formes de location d’appartement à des étrangers notamment. Dans nombre de très grandes villes beaucoup d’appartement se transforme en fait en hôtels. Le taux de rentabilité de la location temporaire est autrement plus important qu’avec la location  traditionnelle. Sur la tendance dans les quatre à cinq ans à venir, il est probable que plusieurs millions de propriétaires immobiliers atteindront le chiffre fatidique de 1,3 millions d’euros pour la valeur de leur patrimoine immobilier. De ce point de vue là nouvelle taxe va forcément encourager la recherche d’une meilleure rentabilité du capital investi dans l’immobilier et contribuer à tirer encore les prix vers le haut. La suppression de l’ISF classique va entraîner un manque à gagner de près de 3,2 milliards d’euros pour l’État alors qu’en 2016, l’ISF a rapporté près de 5 milliards. Pour ses détracteurs, cette transformation est « un cadeau aux plus riches ». L’ISF est payé aujourd’hui par 350.000 foyers au patrimoine net supérieur à 1,3 million d’euros. Il sera remplacé par un nouvel impôt, au même seuil et au même taux, mais dont le champ sera réduit au patrimoine immobilier. En apparence donc pas de changement sauf que la valeur de l’immobilier ne cesse de s’envoler. Les principales victimes seront celles des propriétaires occupants même après l’abattement fiscal prévu L’IFI concernera donc les contribuables qui possèdent un patrimoine immobilier net taxable, après déduction des dettes, supérieur à 1,3 million d’euros. Le tarif applicable sera de 0,5% à 1,5% selon l’importance du patrimoine. L’abattement de 30% sur la résidence principale, lui, sera maintenu. L’IFI est censé concerner tous les placements immobiliers. Les sociétés civiles de placements immobiliers (SCPI), les organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) et les titres de sociétés foncières cotées en Bourse devraient donc, en toute logique, entrer dans son champ.

Le business de l’ indignation sur internet (Luc Vinogradoff)

Le business de l’ indignation sur internet (Luc Vinogradoff)

Dans le Monde Luc Vinogradoff  critique l’abaissement du seuil de l’indignation et son exploitation commerciale (extraits) :

L’indignation est  encouragée par des multinationales car elle est au cœur même du fonctionnement des plates-formes qu’elles ont créées. Le contenu à fort quotient émotionnel génère le plus de likes, de commentaires, de partages – une des émotions qui rapportent le plus est la colère. Pour que ces services, que nous utilisons gratuitement, soient rentables, ces entreprises ont besoin de toujours plus de trafic, donc de revenus publicitaires. Elles ont intérêt à ce qu’on y reste le plus longtemps possible. C’est une réalité qu’on a trop tendance à oublier lorsqu’on traite de polémiques nées sur les réseaux sociaux. Molly Crockett, professeure adjointe de psychologie à l’université Yale (Connecticut), le rappelle justement dans « Indignation morale à l’ère digitale », une étude qui s’intéresse « à la façon dont la technologie peut transformer l’expression de l’indignation morale et ses conséquences sociales ». L’hypothèse émise par Molly Crockett, qui s’appuie sur de précédentes études et sur ses propres recherches, a forcément déjà été effleurée par celles et ceux qui ont un usage un peu trop intensif des réseaux sociaux : ces écosystèmes « exacerbent la façon dont on exprime l’indignation, en gonflant les stimulus déclencheurs, en réduisant son coût et en amplifiant les bénéfices personnels que l’on en tire ». Rien de plus facile que de rejoindre en quelques clics une cohorte numérique qui crie son mécontentement, surtout si le hashtag, la vidéo ou la personne qui suscite le mécontentement apparaît sans cesse dans notre flux, partagé par nos amis et automatiquement mis en avant par les algorithmes. Ou, comme le formule une comparaison de l’étude particulièrement bien trouvée : Dans les espaces sociaux d’Internet, l’expression de l’indignation relève parfois du réflexe, de par l’architecture même de ces espaces, et pour d’autres raisons qui en découlent et que la chercheuse résume ainsi : « Exprimer son indignation n’est pas limité par l’endroit où on se trouve, par l’heure ou la probabilité d’être confronté à la source de notre indignation. » « Diffuser notre réprobation morale à des personnes qui partagent nos valeurs nous permet de nous cacher dans la foule. Moquer un inconnu dans la rue est bien plus risqué que de rejoindre une foule de plusieurs milliers de comptes Twitter. » Dans un environnement comme Facebook ou Twitter, chacun a une compensation émotionnelle en échange du partage de son indignation, explique Molly Crockett, qui parle de « récompense réputationnelle », ce retour, sous la forme de likes, de cœurs ou de retweets, pour avoir « fait la publicité de notre caractère à notre réseau social ». Dans ce jeu, ce serait la carotte. Le bâton, en revanche, pourrait potentiellement faire plus de dommages. Si notre capacité d’indignation s’est à ce point banalisée, sa valeur ne peut que se diluer. A force de s’indigner systématiquement, on ne s’indigne plus vraiment de rien. « Exactement comme quelqu’un qui grignote sans cesse sans même avoir faim, écrit Molly Crockett. Celui qui a pris l’habitude de s’indigner en ligne va le faire sans vraiment se sentir indigné. » Pis encore, « en abaissant le seuil de l’indignation, les réseaux sociaux, mais aussi les médias numériques risquent de dégrader notre capacité à distinguer entre l’abominable et le désagréable ». A trop passer de temps dans nos flux, une tragédie humanitaire qui se déroule à des milliers de kilomètres, la dernière déclaration politique débile diffusée par les matinales de radio ou un hashtag de cour de récréation se succèdent et finissent par se confondre. Evitons quand même de tomber dans le piège de dire que l’écosystème qui s’est construit autour des réseaux sociaux ne serait qu’un espace creux de sentiments désincarnés. Les indignations omniprésentes qui y circulent sont parfois canalisées et aboutissent à des actions concrètes et structurées, servent à mettre en contact des personnes éloignées qui organisent des pétitions à succès, des manifestations. Mais  Il n’y a pour ces plates-formes ni victimes ni bourreaux, ni opprimés ni oppresseurs, seulement des usagers et des clients. 

 

On pourrait ajouter que l’indignation (comme la critique) sous pseudo alimente sans grand danger la rumeur et le bruit. (NDLR)

La taxe sur les dividendes : Hollande laisse une facture de 9 milliards !

La taxe sur les dividendes : Hollande laisse une  facture de 9 milliards !

 

Du fait d’une grande incompétence juridique,  la taxe sur les dividendes décidés par Hollande a été annulée. Le problème c’est que cette taxe a été encaissée et que l’État doit rembourser environ 9 milliards aux contribuables concernés.  Mise en place fin 2012, au début du quinquennat de François Hollande, cette taxe a été partiellement censurée par la Cour de justice de l‘Union européenne en mai, puis définitivement invalidée par le Conseil constitutionnel au début du mois. La suppression de cette taxe à compter du 1er janvier 2018 va entraîner une perte annuelle de recettes estimée à 1,8 milliard d‘euros. Mais au-delà du manque à gagner, c‘est principalement le coût des contentieux lancés par les grands groupes concernés qui va encore compliquer l’équation budgétaire. Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement, qui a déjà dû jouer les équilibristes pour concilier dans son budget la mise en œuvre des promesses de campagne d‘Emmanuel Macron et la réduction du déficit public pour remplir les engagements européens de la France. Bercy envisage donc de créer une contribution exceptionnelle sur les grands groupes pour compenser le coût des litiges, une mesure qui devrait figurer dans le projet de loi de finances rectificative de fin d‘année, qui sera présenté en novembre. Face aux critiques de l‘opposition de gauche à l‘Assemblée sur un budget décrit comme favorable aux ménages les plus aisés, Bruno Le Maire a répliqué dans l‘hémicycle en contre-attaquant sur le thème de cette taxe que la précédente majorité a selon lui votée tout en sachant qu‘elle était illégale.

Marine Le Pen sur France 2: l’écroulement médiatique

Marine Le Pen sur France 2: l’écroulement médiatique

 

 

Depuis le fameux débat avec Macron, Marine Le Pen ne cesse d’accumuler les pertes de crédibilité aussi bien dans l’opinion qu’à  l’intérieur même son parti. L’affaire du départ de Filippo n’a pas arrangé les affaires puisque désormais Marine Le Pen ne sait plus si  la France doit rester dans l’Europe, si elle doit ou non conserver l’euro. Bref brader les anciennes convictions économiques pour se recentrer sur l’identitaire. Au-delà de la crédibilité du Front National, c’est la personnalité même de Marine Le Pen  qui est en cause car il semble bien qu’elle ait atteint son seuil de compétence. Son discours de camelot ne passe plus dans l’opinion, ses approximations,  contradictions ne peuvent plus être masquées.  Au-delà des aspects politiques, Marine Le Pen souffre aussi d’une grande carence intellectuelle et culturelle (ce qui n’est pas le cas de son père ou de Marion Maréchal Le Pen). Pour toutes ces raisons,  Marine peine enregistre un nouvel échec médiatique lors de son passage à la télévision sur France 2 en rassemblant seulement 1,74 million de téléspectateurs jeudi 19 C’est la pire audience enregistrée par le programme en terme de part d’audience depuis son lancement il y a un peu plus d’un an. La députée du Pas-de-Calais a attiré 7,7% des personnes qui étaient devant leur télé. C’est encore moins bien que les 8% réalisés par le candidat à la primaire socialiste, Benoît Hamon, en décembre dernier. Par rapport à la campagne présidentielle, Marine Le Pen a divisé son score par deux. En février dernier, elle était parvenue à attirer environ 3,48 millions de personnes (soit plus de 16% de part d’audience). Un record pour l’émission.

 

12345...23



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol