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Coronavirus France : baisse de la pression sur les hôpitaux

Coronavirus France : baisse de la pression sur les hôpitaux

 

La pression continue de retomber sur les hôpitaux, qui soignaient mardi 16.264 personnes malades du COVID-19, soit 534 de moins que la veille. La baisse se poursuit aussi dans les services de réanimation avec désormais 1.555 patients traités, 54 de moins que lundi.

Le nombre de cas de contamination recensés atteint au total 145.555, soit 276 cas de plus que la veille, précise Santé publique France sur son site internet.

L’Europe pour une enquête indépendante sur l’origine du coronavirus

L’Europe pour une  enquête indépendante sur l’origine du coronavirus

D’une certaine manière, l’Europe rejoint les États-Unis pour souhaiter  une enquête afin de  déterminer l’origine et les responsabilités de la crise du Coronavirus. À la différence des États-Unis, l’Europe veut une enquête indépendante. Au-delà de l’origine du virus et de ses causes se pose en particulier la question de la transparence de l’information. Or il se trouve que dans de très nombreux pays  et en particulier en Chine,  on a minimisé les conséquences possibles du virus et parfois même contester son existence même. Ce retard a grandement facilité la propagation du Coronavirus. Même encore aujourd’hui les statistiques annoncées dans certains pays apparaissent assez surréalistes. Le chef de la diplomatie européenne juge donc nécessaire une enquête indépendante sur l’origine de la pandémie de nouveau coronavirus et invite la Chine à jouer un rôle à la mesure de son importance dans le monde dans la lutte contre cette crise sanitaire.

Le nouveau coronavirus est apparu en décembre à Wuhan, en Chine, et certaines voix se sont élevées dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis avec le président Donald Trump, pour critiquer l’attitude de Pékin dans la gestion de cette épidémie, qui a désormais fait près de 300.000 morts dans le monde.

La Chine affirme pour sa part qu’elle a été honnête et transparente.“Une enquête scientifique indépendante sur l’origine de cette pandémie est aussi nécessaire”, écrit Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires extérieures, dans une tribune à paraître vendredi dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

A ses yeux, la Chine doit assumer des responsabilités “à la mesure de son poids” dans la lutte contre la pandémie, la recherche d’un vaccin et la relance de l’économie mondiale, notamment dans l’effort international d’allègement de la dette des pays les plus pauvres.

D’une certaine manière, l’Europe rejoint les États-Unis pour souhaiter  une enquête afin de  déterminer l’origine et les responsabilités de la crise du Coronavirus. À la différence des États-Unis, l’Europe veut une enquête indépendante. Au-delà de l’origine du virus et de ses causes se pose en particulier la question de la transparence de l’information. Or il se trouve que dans de très nombreux pays  et en particulier en Chine,  on a minimisé les conséquences possibles du virus et parfois même contester son existence même. Ce retard a grandement facilité la propagation du Coronavirus. Même encore aujourd’hui les statistiques annoncées dans certains pays apparaissent assez surréalistes. Le chef de la diplomatie européenne juge donc nécessaire une enquête indépendante sur l’origine de la pandémie de nouveau coronavirus et invite la Chine à jouer un rôle à la mesure de son importance dans le monde dans la lutte contre cette crise sanitaire.

Le nouveau coronavirus est apparu en décembre à Wuhan, en Chine, et certaines voix se sont élevées dans les pays occidentaux, notamment aux Etats-Unis avec le président Donald Trump, pour critiquer l’attitude de Pékin dans la gestion de cette épidémie, qui a désormais fait près de 300.000 morts dans le monde.

La Chine affirme pour sa part qu’elle a été honnête et transparente.“Une enquête scientifique indépendante sur l’origine de cette pandémie est aussi nécessaire”, écrit Josep Borrell, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires extérieures, dans une tribune à paraître vendredi dans le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.

A ses yeux, la Chine doit assumer des responsabilités “à la mesure de son poids” dans la lutte contre la pandémie, la recherche d’un vaccin et la relance de l’économie mondiale, notamment dans l’effort international d’allègement de la dette des pays les plus pauvres.

Menaces sur les quotidiens nationaux

Menaces sur les quotidiens nationaux

 

  •  Aujourd’hui c’est la société de distribution dans l’avenir est en cause. Mais rapidement ce sera celui sans doute d’abord de la presse régionale puis de certains titres nationaux très fortement affectés par la crise sanitaire. Pour l’instant, c’est Presstalis société de distribution, qui a  sans doute frôlé la catastrophe. Juste avant une audience cruciale pour l’avenir du principal distributeur de la presse française, ce mardi matin, au tribunal de commerce de Paris, la coopérative de distribution des quotidiens (CDQ), actionnaire du groupe avec la coopérative de distribution des magazines (CDM), a déposé une offre de reprise de la société. Sans cette initiative, Presstalis, qui s’est déclaré en cessation de paiement le 20 avril dernier, risquait la liquidation. Dans la foulée, le tribunal a mis son jugement en délibéré. Sa décision est attendue vendredi.

Confinement : l’effet bénéfique sur le bruit

Confinement  : l’effet bénéfique sur le bruit

D’après Pour Jérôme Sueur, Ecologue et acousticien ( Chronique dans le Monde)

« Le confinement de notre société lié à la pandémie du Covid-19 a créé des conditions environnementales exceptionnelles. La diminution de l’activité humaine a réduit le bruit de nos machines et les sons dérangeants de nos rues. Par effet de contraste, ce quasi-silence humain met en valeur les sons de la nature et souligne la nocivité des bruits que nous générons en situation « normale ». Le confinement ouvre pour le jour d’après des désirs sonores respectueux des santés humaine, animale et environnementale.

Le bruit est une forme de pollution, au même titre que la pollution de l’air, de l’eau, du sol. Notre société produit de nombreux déchets sonores : bruit des transports terrestres et aériens, des constructions, de l’industrie, de l’agriculture et des loisirs. Depuis 2018, l’Organisation mondiale de la santé considère le bruit comme l’un des principaux risques environnementaux pour notre santé. Les bruits peuvent en effet être toxiques : ils fragilisent notre système auditif, perturbent notre sommeil, affectent notre concentration et nos apprentissages, modifient nos systèmes endocriniens et cardiovasculaires. Ainsi, près de 11 mois de vie en bonne santé en moyenne par Francilien seraient perdus sur une vie entière.

Le bruit induit des effets délétères analogues chez les animaux. Le bruit masque les communications sonores animales, empêchant le transfert des informations essentielles sur l’identité, la présence, le statut des individus. En milieu marin, le bruit naval et de l’exploitation off-shore cause notamment les échouages de mammifères marins. Le bruit induit un stress chez les organismes jouant un rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes comme les décomposeurs de matière organique, les pollinisateurs ou les disperseurs de graines, conduisant à des effets écologiques globaux. Le bruit appauvrit la qualité des paysages sonores naturels en prenant le pas sur les sons d’origines animales et végétales. Le bruit est donc une pollution aux conséquences multiples et multi-échelles dont le coût social dépasse très largement celui estimé pour les hommes qui s’élevait en 2016 à 57 milliards d’euros par an en France.

Le bruit est la part non désirée de nos envies d’expansion, de déplacements, de consommation. Or, le confinement a contraint ces envies, et s’est ainsi installé dans nos sociétés une forme de silence. Les observatoires acoustiques mis en place notamment en régions parisienne et lyonnaise montrent une réduction drastique de ce superflu sonore pouvant aller jusqu’à 10 dB, soit des sons deux à trois fois moins forts. Les nuisances sonores de l’activité navale ont également diminué en lien avec la réduction de 30 % du trafic maritime mondial.

Union européenne : la France demande un plan de 150-300 milliards par an sur 2021-2023

Union européenne : la France demande un plan de 150-300 milliards par an sur 2021-2023

 

Un plan de 150 à 300 milliards par an pendant trois ans, c’est la demande de Paris aux autorités européennes afin de relancer l’économie. Soit. 1% à 2% du produit national brut (PNB) par an, . Le problème c’est que ce plan entretient encore l’ambiguïté entre les prêts et les subventions. Il n’est pas certain que les pays nordiques notamment l’Allemagne adhèrent  aux aspects de mutualisation des dettes que constituent les subventions.

“Les prêts aux États membres pourraient aider à combler l’écart mais ils doivent rester un complément aux subventions”, précise la proposition française. “Il est également essentiel que ce fonds soit mis en place dès que possible, possiblement avant l’entrée en vigueur du prochain” cadre financier pluriannuel (CFP).

La proposition française survient en plein débat sur la manière de relancer l’économie du bloc, touchée de plein fouet par l’épidémie de coronavirus qui a mis à l’arrêt pendant plusieurs semaines l’activité économique dans la majorité des Etats membres.

La Commission européenne doit proposer la semaine du 18 mai un nouveau budget conjoint pour l’ensemble des 27 États membres pour 2021-2027 et un fonds de relance.

Sur franceinfo mardi, le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton a indiqué que la CE travaillait sur un “fonds” de relance “gigantesque” qui “devrait se situer entre 1. 000 et 2.000 milliards d’euros” au total.

La BCE indifférente au jugement allemand sur le QE

La BCE indifférente au  jugement allemand sur le QE

 

Christine Lagarde préside de la BCE a tenu à marquer l’indépendance de l’institution monétaire  :

“Nous sommes une institution indépendante, qui répond au Parlement européen et animée par un mandat”, a-t-elle dit lors d’un webinaire organisé par Bloomberg. “Nous continuerons à faire tout ce qui est nécessaire (…) pour remplir ce mandat.”

“Sans se décourager, nous continuerons à le faire”, a-t-elle ajouté.

La Banque centrale européenne (BCE) n’est pas découragée par le récent jugement de la Cour constitutionnelle allemande demandant à l’institution de Francfort de justifier ses achats massifs de dette souveraine sous peine que la Bundesbank, la banque centrale nationale allemande, cesse de participer aux achats de titres, a déclaré jeudi sa présidente Christine Lagarde.

Accord entre La France et l’Allemagne sur le char européen du futur (MGCS)

Accord entre La France et l’Allemagne sur  le char européen du futur (MGCS)

alors que l’accord sur l’avion chasseur du futur traîne encore dans les cartons du fait de l’opposition de l’Allemagne, un accord est en bonne voie le futur char européen futur. Un accord-cadre (framework agreement) puis un accord de mise en œuvre (implementing agreement), qui permet de passer un contrat pour une étude de définition de l’architecture du futur système.

Cette commande est un préalable au développement de démonstrateurs technologiques, qui serviront à évaluer le MGCS, selon les besoins et exigences allemandes et françaises, a expliqué le ministère de la Défense allemand. La commission budgétaire du Bundestag a autorisé le lancement de cette étude d’une durée de deux ans.

« Le projet MGCS mené sous leadership allemand vise à remplacer à partir de 2035 les Leopard 2 et les Leclerc. Avec la signature de ces deux accords, l’Allemagne et la France envoient un signal important pour la coopération européenne de défense », a souligné le ministère de la Défense allemand.

 

 

« Déconfiner avec une approche centrée sur le patient »

  « Déconfiner avec une approche centrée sur le patient »

Les professeurs Renaud Piarroux et Bruno Riou décrivent, dans une tribune au « Monde », la stratégie qu’ils prônent pour une sortie maîtrisée du confinement : détection, analyse, et proposition de solutions individuelles, sans contraindre les patients.

Tribune. Le confinement a permis de ralentir la propagation du virus et ainsi d’éviter que les services de réanimation ne se trouvent débordés. Pour permettre d’aborder la période du déconfinement sans courir le risque d’une deuxième vague de l’épidémie, nous proposons une approche centrée sur le patient pour enrayer la propagation du virus dans son entourage. Cette approche, dont la mise en œuvre a débuté, implique des médecins généralistes, des services d’urgence, mais aussi des équipes mobiles, des pharmaciens, des services d’aide à la personne, des travailleurs sociaux, des collectivités locales, des volontaires d’ONG et de la Croix-Rouge et des structures hôtelières pour isoler les patients.

La stratégie que nous proposons ne s’oppose pas aux mesures générales déjà prises (mesures barrières, distanciation sociale, confinement généralisé), mais elle les potentialise, permettant à terme de lever progressivement le confinement tout en limitant la propagation du virus. Elle est basée sur trois piliers essentiels : détecter, analyser, répondre.

 

Il s’agit d’abord de détecter les patients, mais aussi les porteurs sains, puisqu’ils contribuent à la propagation du virus. La généralisation des tests diagnostiques au niveau de l’ensemble de la population n’est pas réaliste : même si tous les Français pouvaient être dépistés, cela prendrait trop de temps et ne nous donnerait qu’une image transitoire de la situation, une personne négative un jour pouvant être positive le lendemain. En revanche, la trajectoire de soins des patients peut guider cette stratégie de dépistage : il y a de fortes chances que le sujet symptomatique interagisse avec le système de soins, appelant le 15, se rendant à une pharmacie, à un cabinet médical ou dans un service d’urgence. 

Une fois le diagnostic effectué, il est possible d’aborder avec le patient les mesures à prendre pour protéger son entourage. Les acteurs du système de soins deviennent alors des sentinelles, permettant d’accéder à un premier maillon des chaînes de transmission. L’important est ensuite d’emporter l’adhésion du patient et d’enclencher avec lui l’intervention d’équipes d’investigation et de réponse, permettant la recherche active de cas. Les sujets contacts des patients positifs, y compris ceux qui sont asymptomatiques, sont avertis de la possibilité d’être porteurs et diffuseurs de virus ou de le devenir rapidement. Ils doivent être testés. Avec eux, on peut envisager les mesures pour éviter toute propagation.

Pressions de Pékin sur les Allemands

Pressions de Pékin sur les Allemands

Les Chinois sont sans doute devenu fous avec leur illusoire prétention à valoriser leur modèle politique pour l’imposer au monde entier. La preuve que ce régime ultra centralisé avec un président désormais élu à vie s’est coupé de toute réalité. Comment des pays démocratiques pourraient-ils succomber au charme de la dictature et  de la répression. Pire au-delà de la propagande, les Chinois ont même pesé auprès de certains pays étrangers afin qu’ils vantent la stratégie sanitaire chinoise.

Des diplomates chinois ont approché des responsables du gouvernement allemand afin de les inciter à exprimer des opinions positives sur la gestion par Pékin de l’épidémie de coronavirus, a déclaré le ministère allemand de l’Intérieur dans une lettre que Reuters pu consulter dimanche.

“Le gouvernement allemand est au courant de contacts individuels pris par des diplomates chinois dans le but d’exprimer publiquement des opinions positives sur la gestion du coronavirus par la République populaire de Chine”, peut-on lire dans ce courrier daté du 22 avril.“Le gouvernement fédéral ne s’est pas plié à ces requêtes”, ajoute cette lettre envoyée à la députée écologiste Margarete Bause en réponse à une question sur le sujet.

Ce courrier a été révélé par le Welt am Sonntag, qui précise que l’ambassade de Chine à Berlin a qualifié ses informations de mensonger et irresponsable.

Selon quatre sources et courriers diplomatiques européens obtenus par Reuters, la Chine a également tenté de bloquer la diffusion d’un rapport de l’Union européenne alléguant que Pékin avait alimenté la désinformation sur l’épidémie de coronavirus.

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

Sondage déconfinement école : 2 parents d’élèves sur 3 sont hostiles à la réouverture des écoles le 11 mai

 

Plus globalement, 60% des personnes interrogées estiment que la réouverture des écoles est motivée par des raisons économiques, afin de permettre aux parents de reprendre le travail, tandis que 20% seulement considèrent que cette décision a été prise pour des motifs sociaux afin de limiter les risques de décrochage scolaire.

Les Français semblent peu convaincus par la mise en oeuvre des précautions sanitaires annoncées par le ministre de l’Education nationale. Plus d’un Français sur deux (55%) pensent que le respect des gestes barrières et la mise à disposition de savon et gel hydroalcoolique dans les écoles ne seront pas respectés.

Et si une large majorité des personnes interrogées (72 %) se montre favorable à une limitation des effectifs à 15 élèves par classe, elles sont toutefois plus de la moitié (58%) à ne pas croire que cette promesse pourra être tenue.

*Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 22 et 23 avril 2020, sur un échantillon de 1 005 Français représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

« Le monde qui marchait sur la tête » (Coline Serreau)

 

 

Coline Serreau ne mâche pas ses mots face aux ravages de l’épidémie Covid 19 … Dimanche 22 mars. Coline Serreau, réalisatrice de Trois hommes et un couffin, mais aussi de films visionnaires, écolos, humanistes et généreux comme La belle verte ou La crise.

 

Le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit.

Le gouvernement gère l’épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s’en protéger en faisant vivre l’espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d’affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l’équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l’intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l’action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies.

Dans notre pays, ceux qui assurent les fonctions essentielles, celles qui font tenir debout une société sont sous-payés, méprisés. Les aides-soignantes, les infirmières et infirmiers, les médecins qui travaillent dans les hôpitaux publics, le personnel des écoles, les instituteurs, les professeurs, les chercheurs, touchent des salaires de misère tandis que des jeunes crétins arrogants sont payés des millions d’euros par mois pour mettre un ballon dans un filet.

Dans notre monde le mot paysan est une insulte, mais des gens qui se nomment « exploitants agricoles » reçoivent des centaines de milliers d’euros pour faire mourir notre terre, nos corps et notre environnement tandis que l’industrie chimique prospère.

Et voilà que le petit virus remet les pendules à l’heure, voilà qu’aux fenêtres, un peuple confiné hurle son respect, son amour, sa reconnaissance pour les vrais soldats de notre époque, ceux qui sont prêts à donner leur vie pour sauver la nôtre alors que depuis des décennies les gouvernements successifs se sont acharnés à démanteler nos systèmes de santé et d’éducation, alors que les lobbies règnent en maîtres et arrosent les politiques avec le fric de la corruption.

Nous manquons d’argent pour équiper nos hôpitaux, mais bon sang, prenons l’argent où il se trouve, que les GAFA payent leurs impôts, qu’ils reversent à la société au minimum la moitié de leurs revenus. Car après tout, comment l’ont-ils gagné cet argent ? Ils l’ont gagné parce qu’il y a des peuples qui forment des nations, équipées de rues, d’autoroutes, de trains, d’égouts, d’électricité, d’eau courante, d’écoles, d’hôpitaux, de stades, et j’en passe, parce que la collectivité a payé tout cela de ses deniers, et c’est grâce à toutes ces infrastructures que ces entreprises peuvent faire des profits. Donc ils doivent payer leurs impôts et rendre aux peuples ce qui leur est dû.

Il faudra probablement aussi revoir la question de la dette qui nous ruine en enrichissant les marchés financiers. Au cours des siècles passés les rois de France ont très régulièrement décidé d’annuler la dette publique, de remettre les compteurs à zéro.

Je ne vois pas comment à la sortie de cette crise, quand les comptes en banque des petites gens seront vides, quand les entreprises ne pourront plus payer leurs employés qui ne pourront plus payer les loyers, l’électricité, le gaz, la nourriture, comment le gouvernement pourra continuer à gaspiller 90% de son budget à rembourser une dette qui ne profite qu’aux banquiers.

J’espère que le peuple se lèvera et réclamera son dû, à savoir exigera que la richesse de la France, produite par le peuple soit redistribuée au peuple et non pas à la finance internationale. Et si les autres pays font aussi défaut de leur dette envers nous, il faudra relocaliser, produire de nouveau chez nous, se contenter de nos ressources, qui sont immenses, et détricoter une partie de la mondialisation qui n’a fait que nous appauvrir.

Et le peuple l’a si bien compris qu’il crie tous les soirs son respect pour ceux qui soignent, pour la fonction soignante, celle des mères, des femmes et des hommes qui font passer l’humain avant le fric.

Ne nous y trompons pas, il n’y aura pas de retour en arrière après cette crise.

Parce que malgré cette souffrance, malgré ces deuils terribles qui frappent tant de familles, malgré ce confinement dont les plus pauvres d’entre nous payent le plus lourd tribut, à savoir les jeunes, les personnes âgées isolées ou confinées dans les EHPAD, les familles nombreuses, coincés qu’ils sont en ville, souvent dans de toutes petites surfaces, malgré tout cela, le monde qui marchait sur la tête est en train de remettre ses idées à l’endroit.

Où sont les vraies valeurs ? Qu’est-ce qui est important dans nos vies ?

Vivre virtuellement ? Manger des produits issus d’une terre martyrisée et qui empoisonnent nos corps ?

Enrichir par notre travail ceux qui se prennent des bonus faramineux en gérant les licenciements ?

Encaisser la violence sociale de ceux qui n’ont eu de cesse d’appauvrir le système de soin et nous donnent maintenant des leçons de solidarité ?

Subir une médecine uniquement occupée à soigner les symptômes sans se soucier de prévention, qui bourre les gens de médicaments qui les tuent autant ou plus qu’ils ne les soignent ? Une médecine aux ordres des laboratoires pharmaceutiques ?

Alors que la seule médecine valable, c’est celle qui s’occupe de l’environnement sain des humains, qui proscrit tous les poisons, même s’ils rapportent gros. Pourquoi croyez-vous que ce virus qui atteint les poumons prospère si bien ? Parce que nos poumons sont malades de la pollution et que leur faiblesse offre un magnifique garde-manger aux virus.

En agriculture, plus on cultive intensivement sur des dizaines d’hectares des plantes transformées génétiquement ou hybrides dans des terres malades, plus les prédateurs, ou pestes, les attaquent et s’en régalent, et plus il faut les arroser de pesticides pour qu’elles survivent, c’est un cercle vicieux qui ne peut mener qu’à des catastrophes.

Mais ne vous faites pas d’illusions, on traite les humains les plus humbles de la même façon que les plantes et les animaux martyrisés.

Dans les grandes métropoles du monde entier, plus les gens sont entassés, mal nourris, respirent un air vicié qui affaiblit leurs poumons, plus les virus et autres « pestes » seront à l’aise et attaqueront leur point faible : leur système respiratoire.

Cette épidémie, si l’on a l’intelligence d’en analyser l’origine et la manière de la contrer par la prévention plutôt que par le seul vaccin, pourrait faire comprendre aux politiques et surtout aux populations que seuls une alimentation et un environnement sains permettront de se défendre efficacement et à long terme contre les virus.

Le confinement a aussi des conséquences mentales et sociétales importantes pour nous tous, soudain un certain nombre de choses que nous pensions vitales se révèlent futiles. Acheter toutes sortes d’objets, de vêtements, est impossible et cette impossibilité devient un bonus : d’abord en achetant moins on devient riches.

Et comme on ne perd plus de temps en transports harassants et polluants, soudain on comprend combien ces transports nous détruisaient, combien l’entassement nous rendait agressifs, combien la haine et la méfiance dont on se blindait pour se préserver un vague espace vital, nous faisait du mal.

On prend le temps de cuisiner au lieu de se gaver de junk-food, on se parle, on s’envoie des messages qui rivalisent de créativité et d’humour.

Le télétravail se développe à toute vitesse, il permettra plus tard à un nombre croissant de gens de vivre et de travailler à la campagne, les mégapoles pourront se désengorger.

Pour ce qui est de la culture, les peuples nous enseignent des leçons magnifiques : la culture n’est ni un vecteur de vente, ni une usine à profits, ni la propriété d’une élite qui affirme sa supériorité, la culture est ce qui nous rassemble, nous console, nous permet de vivre et de partager nos émotions avec les autres humains.

Quoi de pire qu’un confinement pour communiquer ? Et pourtant les italiens chantent aux balcons, on a vu des policiers offrir des sérénades à des villageois pour les réconforter, à Paris des rues entières organisent des concerts du soir, des lectures de poèmes, des manifestations de gratitude, c’est cela la vraie culture, la belle, la grande culture dont le monde a besoin, juste des voix qui chantent pour juguler la solitude.

C’est le contraire de la culture des officines gouvernementales qui ne se sont jamais préoccupées d’assouvir les besoins des populations, de leur offrir ce dont elles ont réellement besoin pour vivre, mais n’ont eu de cesse de conforter les élites, de mépriser toute manifestation culturelle qui plairait au bas peuple.

En ce sens, l’annulation du festival de Cannes est une super bonne nouvelle.

Après l’explosion en plein vol des Césars manipulés depuis des années par une maffia au fonctionnement opaque et antidémocratique, après les scandales des abus sexuels dans le cinéma, dont seulement une infime partie a été dévoilée, le festival de Cannes va lui aussi devoir faire des révisions déchirantes et se réinventer. Ce festival de Cannes qui déconne, ou festival des connes complices d’un système rongé par la phallocratie, par la corruption de l’industrie du luxe, où l’on expose complaisamment de la chair fraîche piquée sur des échasses, pauvres femmes porte-manteaux manipulées par les marques, humiliées, angoissées à l’idée de ne pas assez plaire aux vieillards aux bras desquels elles sont accrochées comme des trophées, ce festival, mais venez-y en jeans troués et en baskets les filles, car c’est votre talent, vos qualités d’artiste qu’il faut y célébrer et non pas faire la course à qui sera la plus à poil, la plus pute !

Si les manifestations si généreuses, si émouvantes des peuples confinés pouvaient avoir une influence sur le futur de la culture ce serait un beau rêve !

Pour terminer, je voudrais adresser une parole de compassion aux nombreux malades et à leurs proches, et leur dire que du fin fond de nos maisons ou appartements, enfermés que nous sommes, nous ne cessons de penser à eux et de leur souhaiter de se rétablir. Je ne suis pas croyante, les prières m’ont toujours fait rire, mais voilà que je me prends à prier pour que tous ces gens guérissent. Cette prière ne remplacera jamais les soins de l’hôpital, le dévouement héroïque des soignants et une politique sanitaire digne de ce nom, mais c’est tout ce que je peux faire, alors je le fais, en espérant que les ondes transporteront mon message, nos messages, d’amour et d’espoir à ceux qui en ont besoin.

Coline Serreau

Sondage Coronavirus : 60% pour le confinement sur des critères uniquement sanitaires

Sondage Coronavirus : 60% pour le  confinement sur des critères uniquement sanitaires

Six Français sur dix estiment que la prolongation du confinement doit être décidée « uniquement en fonction de critères sanitaires », selon un sondage Odoxa* réalisé avant l’allocution d’Emmanuel Macron, lundi 13 avril. Pour 39% des personnes interrogées, en revanche,  »la question de l’emploi et celle de la reprise économique doivent aussi être prises en compte ». Les Français jugent par ailleurs sévèrement la communication de l’exécutif depuis le début de la pandémie, à laquelle ils attribuent une moyenne de 9 sur 20, selon cette enquête. Par ailleurs, pour près de deux Français interrogés sur trois (64%), la réforme des retraites doit aussi être retirée.

«Quelle confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise» (députée LREM)

«Quelle  confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise» (députée LREM)

La députée LREM du Bas-Rhin Martine Wonner, médecin psychiatre de profession, qui a coécrit un appel pour recourir à l’hydroxychloroquine, ne cache plus son incompréhension face à la position du gouvernement. ( intreview l’Opinion)

 

Vous avez coécrit, avec l’ancien ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy, un appel pour demander au gouvernement d’assouplir les conditions de prescription de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19. Avez-vous eu un retour de l’exécutif ?

Pour l’instant, le gouvernement reste sourd à nos appels. Depuis deux semaines, nous avons mis en place le collectif « Laissons les prescrire ». Nous avons écrit à la Direction générale de la santé et au ministre Olivier Véran pour leur demander que les médecins hospitaliers puissent prescrire l’hydroxychloroquine et de l’azithromycine. Jusqu’à présent, nous n’avons pas eu de réponse même de façon négative. Les décrets des 25 et 26 mars limitent très clairement l’usage de l’hydroxychloroquine à des patients sous oxygène ou en réanimation et après avis d’un collège médical. Interdire à des médecins de prescrire ou d’accéder à certaines molécules, c’est une grande première en France ! Nous allons donc présenter un référé devant le Conseil d’État, au plus tard mercredi, pour demander la suspension du décret du 26 mars. Nous ne pouvons pas attendre que les patients soient dans un état très avancé voire décompensé sur le plan pulmonaire. Nous savons très bien qu’à ce moment-là, l’hydroxychloroquine ne sert plus à rien. Le virus est déjà complètement dans le corps du patient. Quand on en donne au tout début, elle a un effet immédiat pour arrêter la multiplication du virus dans le corps.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, souhaite attendre dans les prochains jours les premiers résultats intermédiaires d’études cliniques. N’est-ce pas légitime ?

J’entends tout à fait qu’il faut respecter des protocoles très cadrés et scientifiques. Mais il me semble qu’aujourd’hui, on a déjà perdu beaucoup trop de temps. Si on agit plus tôt, cela permettra de ne pas emboliser nos lits de réanimation. Pourquoi est-on arrivé à la restriction d’un médicament connu depuis tant d’années qui en plus ne coûte pas cher ? Aujourd’hui en France, plus de 80 000 patients utilisent de façon très contrôlée la chloroquine pour des causes de lupus ou de polyarthrites et autres pathologies rhumatismales.

Votre pétition a atteint la barre des 200 000 signataires. Et selon un sondage pour Le Parisien publié lundi, 59 % des Français pensent que la chloroquine est efficace. N’est-ce pas dangereux que nous nous improvisions tous médecins ?

Les Français ont envie de faire confiance à ceux qui savent. Notre pétition est une manière de leur demander s’ils soutiennent ou non cette piste complémentaire. C’est un appel au Premier ministre, au ministre de la Santé pour les faire bouger et sortir de leur attitude extrêmement fermée.

 

Philippe Douste-Blazy admet lui-même que vous n’avez pas de certitude sur l’efficacité de ce traitement. N’est ce pas un problème ?

Quand on lit les études internationales – la Chine a très largement communiqué sur son protocole, les communications dans le New England Journal of Medecine de l’équipe Raoult – on est complètement confortés. On a beau dire que le professeur Raoult est un hurluberlu, je ne suis absolument pas d’accord. L’IHU de Marseille a les reins solides. Pour avoir du recul, nous avons lancé le site Stopcovid19.today, sur lequel tous médecins qui se sont auto-prescrits de la chloroquine ont rentré leurs données. Pour ceux qui se sont traités relativement précocement, les effets ont été très positifs eu égard au rapport bénéfices/risques. On ne parle là ni de vente libre ou d’automédication mais de prescription en milieu hospitalier.

Le gouvernement change de doctrine sur les masques après avoir dit qu’il n’était pas utile d’en porter. Cela pose-t-il un problème de crédibilité de la parole publique ?

Je n’aime pas la sémantique de la guerre employée par le Président mais si nous sommes dans une situation de guerre, on n’envoie pas les soignants en première ligne aussi peu protégés. Au CHU de Strasbourg, on reçoit des masques périmés. Je reçois d’innombrables mails ou messages de gens qui nous demandent quelle confiance on peut porter au gouvernement, d’autant que la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, elle-même n’arrête pas de se prendre les pieds dans le tapis. Peut-être le citoyen aurait-il préféré entendre dès le début que nous n’avions pas assez de masques et qu’on allait donner la priorité aux soignants et aux patients. Or, ce n’est pas ce qui a été fait. On a même demandé aux gens d’aller voter au premier tour des élections municipales… Tout cela questionne sur la confiance à apporter au gouvernement sur cette gestion de crise.

Coronavirus : « une conséquences des atteintes à la  biodiversité »

Philippe Grandcolas, directeur de recherche au CNRS  la crise sanitaire due au nouveau coronavirus est le moment ou jamais d’aborder la question de notre mauvais rapport à notre environnement naturel.( interview dans le Monde)

Quelle est, selon vous, la corrélation entre le déclin de la biodiversité et l’émergence de maladies comme le Covid-19 ?

Les gens pensent que les virus ont toujours existé, que les épidémies n’ont rien à voir avec l’état de la biodiversité ou le changement climatique. Pourtant, depuis quelques décennies, elles augmentent. Elles n’ont pas l’impact énorme du Covid-19, mais leur fréquence s’accélère. La majorité sont des zoonoses : des maladies produites par la transmission d’un agent pathogène entre animaux et humains. Les pionniers des travaux sur les parasites les étudient depuis le début du XXsiècle. Mais la prise de conscience de leur lien avec l’écologie au sens scientifique du terme date d’il y a quarante à cinquante ans.

Aujourd’hui, nous savons qu’il ne s’agit pas que d’un problème médical. L’émergence de ces maladies infectieuses correspond à notre emprise grandissante sur les milieux naturels. On déforeste, on met en contact des animaux sauvages chassés de leur habitat naturel avec des élevages domestiques dans des écosystèmes déséquilibrés, proches de zones périurbaines. On offre ainsi à des agents infectieux des nouvelles chaînes de transmission et de recompositions possibles.

On peut citer le SRAS, ou syndrome respiratoire aigu sévère, dû à un coronavirus issu de la combinaison de virus d’une chauve-souris et d’un autre petit mammifère carnivore, relativement vite jugulé au début des années 2000. L’épidémie du sida, souvent caricaturée de manière malsaine, présente une trajectoire analogue : une contamination de primates, puis une transmission à des centaines de millions de personnes. Ebola fait un peu moins peur parce qu’on pense que son rayon d’action est limité à quelques zones endémiques. En réalité, sa virulence est si terrible que cette affection se propage moins facilement car la population meurt sur place. Là aussi, le point de départ est une chauve-souris.

Ces jours-ci, certains seraient sans doute tentés d’éradiquer chauves-souris et pangolins, soupçonnés d’avoir servi de réservoir au coronavirus…

Malheureusement, la période dramatique que nous traversons pourrait exacerber le manichéisme humain, pousser certains à vouloir se débarrasser de toute la biodiversité. En réalité, c’est pire : on ignore simplement que l’origine de l’épidémie de Covid-19 est liée aux bouleversements que nous imposons à la biodiversité. Le silence sur ce point est assourdissant.

 

 

Chômage États-Unis : déjà au moins 15 millions sur 150

Chômage États-Unis : déjà au moins 15 millions sur 150
A cours de la seconde partie du mois de mars, une dizaine de millions d’Américains se sont inscrits au chômage en vue de percevoir des indemnités. Jamais l’économie des États-Unis n’a subi un choc aussi violent, frappant à la fois la production de biens et services d’une part et d’autre part la demande. Les économies des autres pays industrialisés, comme en Europe, sont dans le même cas: le confinement a pratiquement arrêté l’activité.

On aimerait penser que les chiffres produits le mois prochain par le Département du travail mesureront mieux l’ampleur des destructions d’emplois. Mais ce n’est pas certain car beaucoup d’entreprises qui seront sondées par les services statistiques fédéraux ne répondront pas aux questionnaires puisqu’elles sont fermées.

Reste l’estimation du taux de chômage. Elle est calculée à partir d’un autre sondage réalisé auprès des ménages. Il révèle un bond de 3, 5% en février, à 4, 4% en mars. La détérioration est forte, mais là encore probablement en deçà de la réalité. En extrapolant la tendance des inscriptions hebdomadaires au chômage, on arrive facilement à 13% de chômage pour le mois d’avril, ce qui correspond en gros à 15 millions de chômeurs de plus en deux mois, sur une population active de 165 millions de personnes.

Coronavirus: L’OMS contredit la France sur les masques

Coronavirus: L’OMS contredit la France sur les masques

 

L’OMS avait déjà contredit la France à propos du dépistage massif qu’elle recommandait comme cela s’est pratiqué par exemple en Corée. En Europe, l’Allemagne pratique aussi un dépistage très important de l’ordre de  500 000 par semaine quand la France est autour de 50 000. Pour toute réponse face à cette différence, le Premier ministre a même mis en doute les chiffres allemands.!

On se souvient que jusqu’au 23 février environ les pouvoirs publics comme de nombreux mandarins considéraient que le port du masque était inutile pour les personnes non malades. C’est évidemment oublier que 50 % au moins  de la population seront atteintes par le virus ;  80 % n’auront  aucun symptôme mais ‘ils  constitueront des vecteurs de diffusion de la maladie. Le masque est donc indispensable d’abord pour protéger les autres des projections salivaires mais aussi pour se protéger soi-même.

On comprend évidemment que la protection soit prioritaire pour le personnel médical mais elle est également importante ce qui sont en contact avec le public et d’une façon générale pour toute la population. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donc déclaré vendredi que les masques chirurgicaux devaient être réservés aux personnels de santé mais elle a ouvert la voie à un usage accru des masques, même artisanaux, par le grand public afin de limiter la propagation du coronavirus Covid-19.

Un haut responsable de l’OMS a déclaré à la presse que la transmission par voie aérienne du virus pourrait avoir affecté plus d’un million de personne dans le monde et tué 50.000 personnes depuis les premiers cas en décembre en Chine.

Mais le principal vecteur de transmission reste les personnes malades qui toussent, éternuent, se mouchent et contaminent des surfaces ou d’autres personnes.

“Nous devons réserver les masques médicaux et chirurgicaux aux personnels en première ligne. Mais l’idée d’utiliser des masques recouvrant les voies respiratoires ou la bouche pour empêcher que la toux ou le reniflement projette la maladie dans l’environnement et vers les autres (…) n’est pas une mauvaise idée en soit”, a dit le docteur Mike Ryan, expert en situations d’urgence à l’OMS, lors d’une conférence de presse.

Aux Etats-Unis, Anthony Fauci, médecin et directeur de l’Institut national des maladies allergiques et infectieuses, en charge de la coordination de la lutte contre le Covid-19, a déclaré vendredi que les Américains devraient se couvrir la bouche et le nez leurs de leur sorties en public mais qu’ils devaient surtout rester confinés autant que possible.

En France, le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a estimé de son côté que “la notion d’accès de l’ensemble du public à un masque grand public ou alternatif peut être encouragée”, tout en soulignant que ces masques ne remplacent pas les “gestes barrières” que sont le lavage fréquent des mains et la distanciation sociale.

Une position partagée par Mike Ryan à l’OMS, qui a reconnu l’existence d’un débat “très important et sain” sur la généralisation du port du masque.

“Il peut y avoir des circonstances dans lesquelles l’utilisation des masques, qu’ils soient fait maison ou fabriqués en tissu, à l’échelle d’une communauté, peut participer à la réponse globale et complète à cette maladie” a-t-il dit.

Un article intéressant sur l’interaction biodiversité-coronavirus dans la Tribune: ( extraits)

Un article intéressant sur l’interaction biodiversité-coronavirus dans la Tribune: ( extraits)

 

« Nous avons organisé des systèmes qui font tout pour engendrer puis accélérer ce genre d’épidémies », conviennent Philippe Grandcolas et Jean-François Guégan, directeurs de recherche respectivement au CNRS (Conseil national de la recherche scientifique) et à l’Inrae (Institut national de la recherche agronomique), et spécialistes de la biodiversité. « Existentielle », cette crise remet profondément en cause les rapports entre l’humanité et la nature, abonde Elise Buckle, directrice de l’ONG Climate & Sustainability et conseillère de l’Onu.

Comme cela semble être le cas pour le Covid-19, la grande majorité des virus sont en effet portés par des animaux sauvages. « Mais dans leurs milieux naturels, ces agents pathogènes ont une fonction », rappelle Jean-François Guégan.

« La perturbation de ces écosystèmes cause en revanche une multiplication d’interactions avec les humains. Elle créé ainsi de nouvelles passerelles pour les micro-organismes », résume le chercheur.

Animaux sauvages et élevages aux portes des villes

La déforestation et l’artificialisation des sols notamment, en privant de nombreux animaux sauvages de nourriture, poussent de nombreuses espèces à se rapprocher des centres habités. Et les populations qui vivent près de milieux encore relativement sauvages, autrefois garantes de la biodiversité locale, chassent et amènent dans les villes – plus ou moins licitement – de la « viande de brousse », convoitée par les citadins. Dans les deux cas, les virus portés par ces animaux sauvages se rapprochent d’un milieu particulièrement fertile: les exploitations agricoles et les élevages massifs présents aux portes de nombreuses agglomérations, où, « souvent sans grandes connaissances en génétique », « on sélectionne sans s’en rendre compte la capacité de certains animaux de porter la maladie », explique Philippe Grandcolas.

A ce cocktail explosif vient s’ajouter le contexte urbain de nombreuses mégalopoles, concentrées et pauvres, où s’entassent les personnes les plus fragiles face aux virus.

  »Si de nombreuses maladies viennent des villes du Sud-Est asiatique, c’est justement car elles réunissent tous ces facteurs », souligne Jean-François Guégan.

A l’origine de cette pandémie, il y a donc surtout « une mauvaise conception de la biodiversité, comme si elle pouvait perdurer malgré la prédation des humains », estime Philippe Grandcolas. Mais aussi « une mauvaise connaissance du vivant, qui de surcroît n’est jamais figé », et évolue d’autant plus vite à cause des atteintes qu’il subit.

« Si on peine tant à trouver les réservoirs du Covid-19, c’est parce que les animaux et leurs éco-systèmes sont encore peu connus », souligne-t-il.

« On connaissait moins qu’on ne le croyait le vieux monde, on connaît encore moins bien l’anthropocène. On peut donc être pris de court », convient Aleksandar Rankovic, coordinateur gouvernance internationale de la biodiversité post-2020 à l’Iddri (Institut indépendant de recherche sur les politiques et plateforme de dialogue multi-acteurs).

Sans compter le rôle joué par un « système d’alimentation non durable », ainsi que par le « choix de mettre la croissance économique avant l’équité sociale », qui fragilise particulièrement certains pans de la population, note Elise Buckle. Et alors que selon certaines études le réchauffement climatique pourrait faciliter la circulation des virus, la mondialisation joue sans doute un tel rôle, rappelle-t-elle.

« C’est le moment d’une approche systémique pour changer nos modes de vie et de consommation », plaide Elise Buckle qui, en soulignant la nécessité d’une  »relance verte », appelle à arrêter de financer la déforestation et l’agriculture productiviste et à investir dans les forêts et l’agriculture durable. Autant de « réponses bénéfiques tant pour la biodiversité et le climat que pour la santé humaine », convient Aleksandar Rankovic, qui souligne également la nécessité de réduire la densité des élevages, manger moins de viande, diversifier les paysages agricoles.

« La crise souligne la nécessité de donner de l’importance, dans les choix d’investissement, à la résilience », résume-t-il.

Plus globalement « la crise actuelle pose la question de la sobriété des modes de vie », analyse Aleksandar Rankovic, qui précise toutefois:

« Il ne s’agit pas de tout mettre à l’arrêt, mais de faire le tri entre essentiel et accessoire, d’investir dans les biens communs, les consolider, les accompagner dans la transition ».

Dans un esprit d’autonomie, mais pas d’autarcie, il s’agit également de « continuer les échanges mais repenser leur qualité, par exemple en privilégiant celles de produits à forte valeur ajoutée locale », poursuit-il: « Un beau chantier pour la sortie de crise! ».  L’essentiel est de « replacer l’humanité et la nature au cœur du système et respecter les limites de la planète », estime Elise Buckle, qui rappelle:

« Si on veut une bonne santé humaine, il la faut aussi pour la planète. Face au risque de remontée des nationalismes à l’issue de la crise, nous devons nous rappeler que nous sommes une seule humanité, qui partage une seule planète et une seule santé ».

Malgré le report de la COP15 sur la biodiversité, qui devait se tenir en Chine en octobre, et les incertitudes sur la COP26 sur le climat, prévue au Royaume-Uni en novembre, ces préoccupations doivent rester en haut de l’ordre du jour de l’agenda internationale, plaide Elise Buckle. « Il faudra au contraire préparer les prochaines discussions en tirant les leçons de la crise », insiste Aleksandar Rankovic. Selon le chercheur de l’Iddri, les futurs leaders politiques devront surtout en retenir une:

« Il faut substituer aux imaginaires de maîtrise sur la nature des imaginaires d’humilité ».

Et faire preuve de volonté politique aussi face à la crise de la biodiversité:

« On voit que face à un risque systémique comme le coronavirus, les politiques acceptent de prendre des mesures radicales, qu’une action collective de grande ampleur est possible. Il faudra s’en souvenir »,  souligne-t-il.

 

Coronavirus : les mensonges du gouvernement et de certains experts sur le port du masque ?

Coronavirus : les mensonges du gouvernement et de certains experts   sur le port du masque ?

« Le port d’un masque est une barrière vis-à-vis des autres, mais cela pouvait aussi représenter un risque si on l’utilisait mal, si on le tripotait toute la journée », affirme Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et qui évidemment n’y connaît strictement rien. Ces propos mensongers sont d’ailleurs largement partagés au sein du gouvernement et même chez beaucoup d’experts très complaisants. Il s’agit en fait de défendre une stratégie de pénurie pour mieux cacher les carences en matériel de protection. Le pire c’est que le personnel médical notamment en dehors des hôpitaux ne dispose même pas de masque.

 

Certes chaque jour on annonce des commandes de millions de masques mais Roland ne voit pas grand-chose venir. D’autant plus qu’il faudrait aussi protéger tous ceux qui sont en contact avec le public notamment les caissières, les pompiers ou encore les forces de l’ordre . Affirmer que le masque porté par des personnes supposées saines est inutile constitue une recommandation criminelle. En effet le masque protège pour éviter la contamination d’autrui mais protège aussi son porteur.  Or c’est bien la question essentielle.  À noter d’ailleurs que le port du masque a été généralisé partout dans les pays asiatiques. C’est le port du masque combiné au confinement et aux tests qui a permis de maîtriser l’épidémie. Même chose pour la pratique du dépistage simplement parce que nous manquons cruellement de tests, de matériels, de laboratoires et de personnel pour les effectuer. Alors que la France n’est même pas capable d’imposer un confinement total elle devrait au moins imposer le port du masque. Le problème, c’est que nous avons été incapables de constituer les stocks nécessaires. Florence de Changy est journaliste, correspondante en Asie, et elle n’est pas du tout d’accord. Elle a écrit une lettre ouverte à Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP et souhaite encourager tous les Français à porter un masque, sur le même modèle que la population de Hong Kong.

Coronavirus : Une commission d’enquête sur la responsabilité du gouvernement

Coronavirus : Une commission d’enquête sur la responsabilité du gouvernement

Il est clair que depuis le début de la crise les hésitations et les contradictions se sont multipliées. Il y a d’abord eu le scandale de l’insuffisance de masques qui a exposé dramatiquement le personnel médical au virus. Aussi la doctrine vis-à-vis dépistage qui a été modifiée uniquement par manque de personnel, de tests et même de laboratoires. Enfin,  la doctrine très floue de confinement qui autorise certains à travailler sans qu’on sache exactement lesquels tandis que d’autres sont confinés. Un confinement parfois relatif mais le président de la république a reculé devant la mise en place de mesures plus strictes comme le couvre-feu renvoyant le bébé aux collectivités locales !

À juste titre Damien Abad, président du groupe LR à l’Assemblée nationale, souhaite créer « une commission d’enquête » après l’épidémie de coronavirus. « L’objectif est  d’identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger », affirme-t-il dans une interview au JDD. Il s’interroge notamment sur « trois sujets [qui] cristallisent les inquiétudes des Français : la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage, et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation. » Et le député prévient : « Il faudra repenser tout notre logiciel politique. Je suis de ceux qui pensent que les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées. »

 

Que pensez-vous de la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement?
Nous vivons une crise sanitaire inédite et je mesure la difficulté de la tâche du gouvernement, mais il y a des interrogations, et des questions qui sont légitimes. Je suis favorable au débat utile, pas à la polémique inutile. Le débat utile vise à poser les bonnes questions pour mettre un terme plus rapidement à la crise. Le débat utile, c’est demander pourquoi il y a une telle pénurie de masques ; pourquoi, contrairement à tous les pays européens, nous n’avons pas fait de dépistage massif avec des tests ; pourquoi nous avons été les seuls à ne pas suivre les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. L’objectif n’est pas de distribuer des bons ou mauvais points au gouvernement, mais d’identifier les éventuels défaillances et dysfonctionnements pour les corriger et en tirer des leçons.

 

Comment identifier ces défaillances?
Je vais proposer à mon groupe de déposer à l’automne une résolution pour créer une commission d’enquête, afin de tirer toutes les leçons de l’épidémie, dans les domaines sanitaires, économiques, social, administratifs et politiques. Il ne s’agit pas de faire une enquête à charge, mais de répondre à une question : comment en est-on arrivé là? Trois sujets cristallisent les inquiétudes des Français : la pénurie de masques, la doctrine de tests de dépistage, et les capacités en termes de lits de nos services de réanimation.

 

Pourquoi attendre cet automne?
Parce que nous devons concentrer nos forces aujourd’hui sur la gestion de cette crise, et préserver l’unité nationale dans un esprit de responsabilité.
N’écornez-vous pas l’unité nationale avec cette initiative?
Non, parce que notre démarche a pour objectif d’éclairer les responsables politiques que nous sommes, et de construire l’avenir sur des bases nouvelles. Il y aura un avant et un après coronavirus. Il faudra repenser tout notre logiciel politique. Je suis de ceux qui pensent que les politiques de coupes budgétaires en matière de santé publique doivent être abandonnées. Certains domaines doivent échapper aux logiques comptables. Je le disais déjà avant la crise du coronavirus. Contrairement à Mme Le Pen ou Mélenchon, nous ne sommes pas des pompiers pyromanes, mais une opposition responsable. Mais les Français s’interrogent. L’unité nationale se construit, aussi, sur la vérité et la transparence.
Les mesures de confinement sont-elles suffisantes?
Non. Le gouvernement doit davantage écouter l’OMS et renforcer massivement le dépistage. Mais le confinement a son utilité. Le confinement, ce n’est pas des vacances. Il faut être intraitable avec ceux qui ne respectent pas les règles. Pourquoi ne pas mobiliser l’armée via la force Sentinelle aux côtés des forces de l’ordre pour faire respecter le confinement? La dissuasion de sortir doit être absolue. Il ne peut y avoir de « en même temps » en matière de confinement.

 

Faut-il renforcer les mesures prises?
La question du couvre-feu ne doit pas être éludée. Le gouvernement doit aussi envisager de réquisitionner les biens privés pour produire des masques ou du gel hydroalcoolique. On ne peut pas envoyer les soignants au front sans gilet par balle. Il faut surtout éviter les injonctions contradictoires, aux effets dévastateurs. Pour être respectée, la parole publique doit être cohérente et claire. Sinon, elle génère de l’anxiété, donc des droits de retrait et des demandes de chômage partiel massifs. Et in fine, comme on l’a vu dans le secteur du BTP, vous laissez des employeurs seuls face à une situation ingérable.

 

Le parlement va adopter avec retard le projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire à cause du débat sur la date de dépôt des listes pour le second tour. Était-ce un débat si important?
Non et je le regrette. La République en marche aurait mieux fait d’accepter le consensus politique qui avait été trouvé avec tous les groupes parlementaires. L’heure n’est pas à l’esprit d’arrière-boutique. Elle est au rassemblement.

Les mensonges sur l’inutilité des masques

Les mensonges sur l’inutilité des masques

Un article très intéressant du Figaro qui met en lumière les contradictions des discours officiels et même de certaines autorités sanitaires par rapport au port du masque. Pour les autorités,  le port du masque serait inutile. Une contrevérité évidemment car en fait  c’est que la France ne dispose pas du nombre  de masques nécessaire. Pour cacher cette cruelle réalité, on l’habille avec de pseudos préoccupations de stratégie sanitaire . article du Figaro:

LA QUESTION. Le nouveau coronavirus chinois SARS-Cov-2, responsable du Covid-19, se transmet principalement par les gouttelettes de salive ou les postillons. Pour éviter sa propagation, un certain nombre de gestes barrières sont à respecter, comme éternuer dans le pli de son coude ou se laver les mains régulièrement.

En revanche, contrairement à ce qui peut être pratiqué dans certains pays comme la Chine, le port du masque pour les personnes peu symptomatiques n’est pas recommandé par les autorités, voire déconseillé pour les personnes en bonne santé. Pour quelle raison?

LA RÉPONSE - Concrètement, pour nous infecter, le virus doit être en contact avec nos muqueuses: les lèvres, la langue, le nez mais aussi les yeux. Il y a deux manières d’être contaminé: soit par une projection directe des agents pathogènes (c’est le cas lorsqu’un malade tousse ou éternue sans se protéger la bouche et le nez), soit par transfert de l’agent pathogène de la main vers les muqueuses (quand on se touche le visage après avoir touché une surface contaminée).

Le coronavirus peut survivre jusqu’à neuf jours sur une surface inerte, d’après une étude récente parue dans The Journal of Hospital Infection. Cela ne veut toutefois pas dire que les surfaces représentent un réel potentiel infectieux tout ce temps. Mais il est plus prudent de désinfecter régulièrement des surfaces qui sont touchées par de nombreuses personnes (poignées de porte, etc).

Le port d’un masque de chirurgien protège en partie des postillons, mais la protection n’est pas parfaite. Leur filtration ne garantit pas aux porteurs de ne pas tomber malade. Il faut par ailleurs prendre garde de ne pas le toucher en l’enlevant au risque de se contaminer avec les germes dont il nous a protégés!

À titre individuel, le port du masque n’est donc pas une protection absolue, mais il réduit les risques. En revanche dans le cadre d’une politique de santé publique le port systématique est déconseillé pour deux raisons: éviter la pénurie (et garantir une protection aux soignants) d’une part, et d’autre part car cela a peu d’impact sur la propagation du virus. En d’autres termes, vous vous protégez individuellement mais au prix de la collectivité.

Le Dr Hervé Blanchard, médecin en charge des urgences sanitaires infectieuses au Centre d’appui pour la prévention des infections associées aux soins d’Ile-de-France, disait au Figaro le 6 mars dernier: «Si vous ne présentez aucun symptôme et que vous n’êtes pas un soignant, porter un masque n’a aucun intérêt». Il aurait pu rajouter «pour la collectivité». Même message du côté du ministère: «l’usage à titre préventif pour les personnes n’étant pas en contact rapproché des malades est inutile»…. pour endiguer l’épidémie!

L‘objectif de ces masques, aux yeux des experts, est donc avant tout de réduire l’émission de gouttelettes infectieuses de celui qui le porte afin de protéger son entourage. Ce qui rend service à tout le monde, car cela limite la propagation du virus.

Par ailleurs, plusieurs travaux démontrent aujourd’hui que la contagiosité des cas asymptomatiques a été largement sous-estimée. Au vu du nombre total de malades et de la vitesse de propagation du virus, les modélisations laissent penser que plus d’une contamination sur deux serait en fait due à des personnes qui ne présentent pas ou peu de symptômes. Si les personnes asymptomatiques ne toussent pas, le virus est tout de même présent dans leur salive comme en témoignent certains prélèvements naso-pharyngés. Il suffit alors d’un postillon au hasard d’une conversation animée pour contaminer quelqu’un d’autre.

La généralisation des masques est donc une hypothèse de plus en plus plébiscitée par certains médecins. «C’est totalement opposé à ce que je pouvais dire il y a trois semaines, mais ces études me font militer pour la généralisation du port du masque, ou au moins dans les transports en commun», raconte par exemple le Dr Jérôme Marty, président du syndicat Union française pour une médecine libre (UFML). Tout individu devient potentiellement un agent contaminant même s’il ne tousse pas.

«Aucune étude n’a jamais démontré l’utilité de masques chez les non symptomatiques», nuance le Pr Antoine Flahault, médecin de santé publique à l’Université de Genève. «Sur le papier l’idée pourrait fonctionner, mais cela paraît irréalisable en pratique au vu de la carence actuelle de masques en Occident. La priorité doit donc être mise vers les personnes à risque et le personnel médical. Dans les EHPAD et les maisons de retraite, tous les personnels devraient en porter en permanence.»

Une protection équivalente quel que soit le masque

Quant à savoir quel type de masque est le plus efficace, plusieurs publications ont montré que face au coronavirus les masques chirurgicaux ont une efficacité équivalente à celle des masques spécialisés, appelés FFP2 pour «filtering face piece», littéralement «pièce faciale filtrante».

Ces masques s’ajustent mieux au visage et limitent toute pénétration de particules. Avec une nuance de taille pour les praticiens: les deux sont aussi efficaces si le soignant et le malade gardent leur masque mais ce n’est plus le cas si le médecin doit enlever le masque du malade pour examiner sa gorge. Dans ce cas les médecins sont mieux protégés avec un masque FFP2. Cependant, ces masques ont des propriétés thermostatiques qui imposent un changement toutes les trois ou quatre heures, quand les masques chirurgicaux peuvent se porter plus longtemps.

« Coronavirus, en tirer des enseignements sur le changement climatique »

« Coronavirus, en tirer des enseignements  sur le  changement climatique »

Pour François Gemenne, Chercheur en science politique, Anneliese Depoux Spécialiste de la santé publique, le Corona virus aura forcément des effets dévastateurs sur le plan sanitaire et sur le plan économique. Mais cette épidémie permettra de tirer des enseignements sur un autre combat du fait de la réduction drastique des émissions polluantes pendant la maladie.  ( Tribune dans le Monde)

 

« Face à la crise du coronavirus, de nombreux gouvernements ont fait le choix de mettre en place des mesures radicales pour contenir l’avancée de l’épidémie, avec un impact économique sans précédent, encore difficile à chiffrer aujourd’hui.

Même si nous manquons encore de recul, il est prévisible que beaucoup de ces mesures de ralentissement forcé de l’économie ont induit une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre. On estime ainsi que ces émissions ont baissé de 25 % en Chine au cours du mois de février 2020, tandis que le trafic aérien mondial baissait de 4,3 % au cours du même mois – avant même que Donald Trump n’annonce, le 11 mars, l’interdiction pour les Européens de se rendre aux Etats-Unis.

Paradoxalement, certaines de ces mesures ont même des effets bénéfiques pour la santé publique : la concentration de particules fines a baissé de 20 % à 30 % en Chine pendant la période de confinement, ce qui a vraisemblablement épargné, dans ce pays, un nombre de vies plus important que le coronavirus n’en a coûté : la pollution atmosphérique y est responsable au bas mot, d’une surmortalité annuelle de 1,1 million de personnes, selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il sera sans doute difficile d’estimer l’ensemble des effets, à moyen et long terme, de la crise du coronavirus sur le climat. Mais cette crise montre en tout cas une chose : il est possible que des gouvernements prennent des mesures urgentes et radicales face à un danger imminent, y compris des mesures (très) coûteuses. Et il est possible que ces mesures soient acceptées par la population.

Et pourtant, malgré les menaces très graves qui y sont également associées, nous n’avons pas été capables de prendre des mesures similaires pour contrer le changement climatique. Avant la pandémie, et malgré les appels répétés des scientifiques et des activistes pour décréter « l’urgence climatique », les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuaient de croître de 1 % par an en moyenne, très loin des objectifs de l’accord de Paris, signé en 2016.

Alors que nous sommes parfaitement capables de traiter la pandémie du coronavirus pour ce qu’elle est – une urgence absolue, nécessitant des mesures radicales sur la base d’avis scientifiques – nous sommes à l’évidence incapables de faire de même pour le changement climatique. Pour le dire simplement : nous avons beaucoup plus peur du coronavirus que du changement climatique. Pourquoi ? »

 

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