Archive pour le Tag 'sur'

Salaires : +1,3% sur un an

Salaires : +1,3% sur un an

En apparence, l’augmentation paraît insignifiante. Pour autant il faut le mettre en relation avec l’inflation qui officiellement a été limitée à 0,7 % sur un an. Le SMB, mesuré dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics), est un salaire brut, avant déduction des cotisations sociales et versement des prestations sociales. Il ne prend en compte ni les primes ni les heures supplémentaires. Sur un an, il a augmenté de 1,3%. Dans les faits les salaires sont protégés bien davantage par l’euro que par les augmentations des entreprises. En effet sur un an le niveau de l’euro a progressé de 5 % et de 13 % depuis janvier. Un davantage indiscutable pour le pouvoir d’achat des Français dont les importations représentent un quart du PIB. Certains objecteront par contre que cette hausse de l’euro nuit à la compétitivité des exportations. Ce qui n’est pas totalement faux puisque les hausses de pouvoir d’achat ont favorisé la détérioration de la balance des échanges commerciaux. Encore faudrait-il relativiser la question de la compétitivité dans la mesure où nombre d’intrants (notamment matières premières) bénéficient du haut niveau de l’euro. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) a progressé légèrement moins que le SMB, de 0,3% sur trois mois et de 1,2% sur un an. « Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation », précise la Dares, le service des statistiques du ministère. Les prix à la consommation (hors tabac) ont augmenté de 0,7% sur un an. La durée collective hebdomadaire moyenne du travail des salariés à temps complet est restée stable à 35,6 heures au 30 juin

Venezuela: crise politique sur fond de crise économique

Venezuela: crise politique sur fond de crise économique

 

Ecroulement de la croissance, hyperinflation,  risque de défaut de paiement, glissement vers la dictature, la crise du Venezuela s’amplifie. La compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA a annoncé samedi que son chiffre d’affaires avait fondu d’un tiers (-33,5%) en 2016, en raison de la chute des cours du brut, alors que le pays traverse sa pire crise politique depuis des décennies. Le pétrole est la principale richesse du Venezuela, qui dispose des réserves les plus importantes au monde et en tire 96% de ses devises. Selon PDVSA, le chiffre d’affaires a atteint 48 milliards de dollars en 2016, contre 72,17 milliards un an plus tôt. Le prix moyen du brut vénézuélien était de 35,15 dollars le baril en 2016, contre 44,65 dollars en 2015, soit une chute de 21%. L’agence de notation SP Global Ratings avait mis en garde contre ce danger en juillet, en raison de la détérioration de la situation économique du pays et de la hausse des tensions politiques, avec des manifestations hostiles au président Nicolas Maduro qui ont fait 125 morts depuis début avril.  La situation pourrait encore empirer alors que se profile le spectre d’un défaut de paiement. Dans un tel scénario, l’accès aux marchés de capitaux se fermerait immédiatement pour ce pays riche en ressources pétrolières, mais pauvre en liquidités. Ses créanciers pourraient alors saisir les actifs de la compagnie pétrolière d’Etat, PDVSA (pétroliers, raffineries, comptes bancaires…). De quoi aggraver la crise humanitaire. Quelle est la probabilité que le Venezuela fasse défaut sur sa dette, estimée à plus de 100 milliards de dollars ? Jusqu’à présent, le gouvernement du président socialiste Nicolas Maduro fait tout pour l’éviter, payant en priorité ses échéances de dette plutôt que d’importer nourriture et médicaments, pourtant si nécessaires. Mais la production et les recettes pétrolières baissent. Ses réserves de devises sont désormais de seulement 10 milliards de dollars, la plupart sous forme de lingots d’or gardés en sécurité à Caracas. Octobre et novembre seront une échéance cruciale: le Venezuela et PDVSA doivent rembourser une tranche de 3,8 milliards de dollars. « C’est un défi, mais le gouvernement va probablement payer », estime Andrés Abadia, économiste chargé de l’Amérique latine au cabinet Pantheon Macroeconomist, dans une récente note. Il note toutefois que le Venezuela manque de liquidités et « nous nous attendons à ce que la situation devienne bien pire ». « Il est de plus en plus probable qu’une détérioration du contexte économique, mêlant récession et quasi-hyperinflation, et de la crise politique provoquent un changement de gouvernement », prédit-il. Les Chinois lui ont donné une période de grâce en raison des prix bas du pétrole », explique-t-il à l’AFP. La Russie de son côté prête à Caracas depuis 2011, d’abord avec un crédit de 2,8 milliards de dollars pour lui permettre d’acheter des systèmes anti-aériens et d’autres armes, puis apparemment, depuis 2014, à travers sa compagnie pétrolière Rosneft, pour au moins 6 milliards supplémentaires. Tout comme avec la Chine, une partie de la dette doit être remboursée en pétrole. Mais la production vénézuélienne n’a cessé de décliner ces deux dernières années, le nombre de ses plateformes pétrolières en activité chutant de 75 à 49, selon Pantheon Macroeconomics. Et 40% de cette production va directement aux Etats-Unis, son premier client. Dans ces conditions, difficile pour Caracas de respecter ses engagements.

 

 

Refuser les articles payants sur internet

Refuser les  articles payants sur internet

 

Un modèle économique qui s’impose  de plus en plus dans les grands sites d’information : le paiement des articles. Pourquoi devrait-on payer une information générale pour ne pas dire banale essentiellement issue des agences de presse quand l’accès à l’information plus pointue notamment scientifique ou technique est, elle, gratuite.  On peut évidemment comprendre les difficultés à trouver un équilibre économique satisfaisant pour les grands médias présents sur Internet. Cela d’autant plus que la concurrence est rude non seulement avec les grands sites mais aussi avec des centaines d’autres plus petits. Certes sur le net, c’est parfois un peu l’auberge Espagnole, le pire côtoie le meilleur mais progressivement les internautes savent faire le tri. Ils savent faire la distinction entre les propos caricaturaux, grossiers et malveillants d’un site partisan et les informations qui proposent une ouverture à la réflexion. Bien entendu aucun site ne peut prétendre à l’objectivité, une notion relative,  mais on peut toutefois tenter de  faciliter la compréhension de problématiques de plus en plus complexes   d’un monde contemporain en pleine mutation. Tenter aussi Décoder ainsi une information émanant des agences de presse reprises sans analyse par de trop nombreux médias.  Personne ne peut non plus revendiquer une neutralité complète mais on peut s’efforcer d’élargir le champ des sensibilités et des argumentations pour équilibrer la ligne éditoriale. Presque tous les sites sont financés par la publicité dont internet devient le premier support puisque que la presse traditionnelle voit son audience se réduire régulièrement au point pour certains titres d’être menacés de disparition. En cause sans doute, la concurrence de nouveaux médias aussi des gestions pas très rigoureuses des médias classiques, enfin la paresse intellectuelle de certains journalistes. L’accès payant de la plupart des grands sites informatiques ne paraît guère pertinent d’abord parce que la même information peut être obtenue gratuitement ailleurs.  Ensuite et peut-être surtout, parce que l’intérêt ou la pertinence des articles ne justifie guère le paiement. Quelques journaux ou sites font effectivement un vrai travail d’analyse et ou d’investigations mais trop se contentent  les infos parues partout au même moment et presque dans les mêmes termes. Bref la reprise presque in  extenso des dépêches d’agences surtout pendant ces périodes de vacances d’été.  On peut comprendre que le paiement soit éventuellement exigé lorsque la pub est absente d’un site, c’est plus difficile à admettre quand la pub est présente ; en plus quand elle  se manifeste de manière particulièrement intrusive et envahissante. Dernière observation la tendance (en plus de la pub) à substituer des images et du bruit aux articles ; Les titres, les photos, les vidéos masquent souvent le vide rédactionnel. A moins de prendre tous les internautes pour des ados attardés.

Taxe sur l’acier chinois (Union économique)

Taxe sur l’acier chinois  (Union économique)

 

-

Des s  sur l’importation de produits de l’aciérie chinoise ont été décidées par l’union européenne au motif que ces produits auraient bénéficié d’aides de l’État chinois. Notons que les produits visés ont fait l’objet d’importation qui ont augmenté de près de 50 % en un an. En cause, la surproduction chinoise qui la contrainte à se débarrasser à petit prix e l’acier excédentaire. La Commission européenne (CE), qui a rendu sa décision le 9 août, avait agi sur requête de l’organisme professionnel Eurofer. Ces importations chinoises d’acier galvanisé ont augmenté de 45% cette année et représentent 51% du total du produit importé par l’UE, selon des données citées par la banque d’investissement Jefferies.   »Dans la mesure où Voestalpine, ThyssenKrupp et ArcelorMittal sont les plus impliqués dans l’acier galvanisé, c’est une bonne nouvelle, qui peut stimuler la part de marché et les marges locales », expliquent des analystes de Jefferies. L’UE a imposé toute une série de droits antidumping sur l’acier chinois ces dernières années pour tenter d’endiguer un flot d’importations à vil prix, selon les producteurs européens, résultant des surcapacités de la sidérurgie chinoise. La CE estime que l’imposition de ces droits contribuera au redressement de l’industrie européenne en permettant une hausse des prix générale. Les droits varient de 17,2% à 28,5%; ils toucheront les sociétés Hesteel Group, Shougang Group, Shagang Group et plusieurs autres sociétés chinoises, lesquelles disposent de 25 jours pour contester la décision.

Enquête sur Michel Mercier, ancien ministre de la justice, ou la République exemplaire…… en marche arrière !

Enquête sur Michel Mercier, ancien ministre de la justice,  ou la République exemplaire…… en marche arrière !

 

Cette enquête concernant le sénateur centriste du Rhône Michel Mercier, ancien ministre de la justice assombrit sérieusement le concept de république exemplaire que souhaitait Macron. Un ministre pris la main dans le sac de la dérive financière, ce  n’est déjà guère brillant mais quand il s’agit du ministre de la justice c’est encore pire. En outre ce responsable avait été désigné pour siéger au conseil constitutionnel, une des plus hautes juridictions de la république. Après Bayrou, après d’autres, Macon devra sans doute être un peu plus attentif à la probité de ses ministres et autres responsables. Il devra en particulier s’appuyer sur un vrai parti politique qui lui fasse remonter les informations du terrain au lieu de tout concentrer autour d’un petit cercle parisien un peu éloigné des réalités sociétales du terrain local. Sinon la République en marche risque d’être en marche arrière. L’ancien ministre, ancien candidat conseil fait donc l’objet d’une enquête préliminaire du parquet national financier sur des soupçons d’emplois fictifs, a été entendu mercredi par les enquêteurs, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier. L’ancien ministre de la Justice a été entendu dans le cadre d’une audition libre par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), a précisé cette source, confirmant une information de France Inter. Nommé le 2 août au Conseil constitutionnel en remplacement de Nicole Belloubet, désormais garde des Sceaux, Michel Mercier a renoncé mardi à y siéger en raison de cette enquête. Le PNF a ouvert cette enquête le 2 août dans le sillage de la publication d’un article du Canard enchaîné selon lequel Michel Mercier aurait employé l’une de ses filles, historienne de l’art, comme attachée parlementaire au Sénat de 2012 à 2014 alors qu’elle résidait à Londres. D’après l’hebdomadaire satirique, une autre de ses filles aurait également été employée de 2003 à 2012 comme assistante au Sénat et dans les ministères qu’il a occupés. Selon France Inter, elles ont également été entendues mercredi, ce qui a également été confirmé par une source proche de l’enquête.

Conseil constitutionnel : enquête judicaire sur le nouveau membre, Michel Mercier

Conseil constitutionnel : enquête judicaire sur le nouveau membre, Michel Mercier

Enquête préliminaire sur l’ancien ministre de la Justice Michel Mercier, récemment nommé au Conseil constitutionnel, soupçonné d’avoir fourni des emplois présumés fictifs à deux de ses filles, a-t-on appris vendredi de source proche de l’enquête. L’enquête, qui fait suite à un article du Canard enchaîné du 2 août, a été ouverte mercredi, a-t-on précisé à Reuters, confirmant une information du Monde. Le sénateur MoDem du Rhône a été nommé le 2 août au Conseil constitutionnel en remplacement de Nicole Belloubet, nouveau garde des Sceaux. Selon l’hebdomadaire satirique, Michel Mercier aurait employé l’une de ses filles, historienne de l’art, comme attachée parlementaire au Sénat de 2012 à 2014 alors qu’elle résidait à Londres. Une autre de ses filles aurait été employée de 2003 à 2012 comme assistante au Sénat et dans les ministères qu’il a occupés. Dans le cadre de cette enquête, le président du Sénat Gérard Larcher, « a refusé vendredi 4 août l’entrée du Sénat aux policiers » chargés de l’enquête, est-il précisé dans l’article du Monde. Sollicité par Reuters, le Sénat a indiqué dans un courriel que la demande d’autorisation de perquisition adressée jeudi par le procureur de la République financier « ne permettait pas, en l’état, de répondre positivement » parce qu’elle « ne comportait aucune précision sur ses motifs (étendue ou objet des opérations de perquisition) ». Gérard Larcher a en revanche « autorisé sans délai que soient communiqués aux enquêteurs tous les documents utiles à la procédure en cours », déclare-t-on de même source.

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

 

Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

GM&S : reprise assurée mais pour 120 sur 277 salariés

GM&S : reprise assurée mais pour 120 sur 277 salariés

 

D’après Bruno Lemaire, le ministre de l’économie et des finances, l’entreprise pourrait être  rapidement sauvée  par le groupe GMD puisqu’on aurait trouvé les 15 millions qui permettront la modernisation de l’entreprise ;  une reprise qui toutefois ne se fera pas sans casse sociale puisqu’il n’est envisagé par GMD  de ne reprendre que 120 salariés sur 277.GMD  avait toutefois accompagné son offre de conditions suspensives comme la conclusion d’un bail sur les bâtiments hébergeant GM&S et l’obtention du financement pour la modernisation de l’usine. « Nous avons la possibilité d’avoir une reprise sérieuse du site, qui garantit l’emploi, qui garantit l’activité pour plusieurs années », a-t-il dit Bruno à des journalistes lors d’une visite à La Souterraine, dans la Creuse.  Il a expliqué avoir réuni les 15 millions d’euros réclamés par le repreneur, GMD, pour moderniser l’usine. L’Etat et Renault s’étaient engagés à fournir chacun 5 millions d’euros, seul PSA refusant d’abonder ce fonds. PSA a confirmé mercredi avoir consenti à augmenter ses commandes à moyen terme, les amenant ainsi de 36 à 50 millions d’euros sur cinq ans, ce qui suffirait à satisfaire GMD. Le groupe automobile maintient également des investissements spécifiques en outillage sans toutefois en préciser le montant. Ces investissements, qui resteront sa propriété, s’élevaient à quatre millions d’euros lors des précédentes communications. Le tribunal de commerce de Poitiers a prolongé mercredi la période d’activité de l’équipementier jusqu’à lundi, pour laisser le temps aux parties prenantes au dossier de finaliser une offre ferme. Le groupe GMD a proposé de reprendre 120 salariés sur les 277 que compte l’usine de La Souterraine, dans la Creuse. Il avait toutefois accompagné son offre de conditions suspensives comme la conclusion d’un bail sur les bâtiments hébergeant GM&S et l’obtention du financement pour la modernisation de l’usine. Les salariés de l’équipementier espèrent, quant à eux, que le tribunal repoussera encore sa décision à la fin du mois d’août pour se laisser le temps de négocier de meilleures conditions de départ. Ils réclament des indemnités supra-légales que les constructeurs et le repreneur refusent de financer. Bruno Le Maire a précisé lors de sa visite qu’il ne laisserait « tomber personne ». « Le deuxième engagement que je suis venu prendre ici, c’est que nous allions accompagner chaque salarié, pour lui trouver une formation, pour l’aider à se reconvertir », a-t-il dit. L’Etat s’est déjà engagé à financer la totalité des salaires jusqu’à la fin août, « quelle que soit l’issue des discussions et la décision du tribunal de commerce de Poitiers ». L’accompagnement et la formation pour les salariés exclus de l’offre de reprise représentent en moyenne 8.000 euros par personne.

Japon: l’excédent commercial chute de 36% en juin sur un an

Japon: l’excédent commercial chute de 36% en juin sur un an

 

Signe sans doute une légère amélioration du contexte international, les exportations du Japon augmentent de manière sensible en juin  notamment en direction de l’union européenne qui connaît elle aussi une certaine reprise. Peut-être aussi les faits d’une politique monétaire très accommodante qui vise à racheter sans limitation des actifs par  la banque centrale japonaise. Le commerce extérieur du Japon est en effet revenu dans le vert en juin après un déficit surprise en mai, mais l’excédent s’est replié de 36% sur un an du fait d’une augmentation de la facture énergétique, tandis que les exportations restaient dynamiques. Selon les chiffres publiés jeudi par le ministère des Finances, le solde s’est établi à 439,9 milliards de yens (3,4 milliards d’euros au cours actuel), légèrement en-deçà des estimations des économistes (488 milliards de yens). Le mois dernier, les exportations ont progressé de 9,7% pour atteindre 6.607,6 milliards de yens (53 milliards d’euros), signant leur 7e mois positif d’affilée dans un contexte d’amélioration de la conjoncture mondiale. Les économistes mettent cependant en garde contre plusieurs risques qui pourraient peser sur les échanges à moyen terme: un possible ralentissement de la demande en Asie et les tendances protectionnistes à l’oeuvre sous la présidence de Donald Trump aux Etats-Unis. Les importations ont quant à elles augmenté de 15,5% à 6.167,6 milliards de yens, tirées par une hausse en valeur des achats de produits pétroliers (+56%), de gaz naturel liquéfié (+44%) et de charbon (+116%). Par région, les expéditions ont augmenté de 19,5% vers la Chine, un des principaux partenaires commerciaux de l’archipel, ce qui lui a permis de réduire son déficit de 40%. Vers les Etats-Unis, autre gros client, elles ont pris 7,1%, mais le surplus, dans le viseur du chef d’Etat américain, a un peu diminué en raison d’importations accrues (pétrole et charbon essentiellement). Enfin, les exportations ont gagné 9,6% vers l’Union européenne, région avec laquelle le Japon vient de conclure un ambitieux accord de libre-échange. Sur l’ensemble du premier semestre, l’excédent commercial nippon a diminué de plus de 40%, mais les exportations ont dans le même temps augmenté de 9,5% sur un an. Ce rebond a contribué à soutenir la reprise de la troisième économie mondiale, un élément que devrait noter jeudi la Banque du Japon (BoJ) à l’issue d’une réunion de deux jours. Selon des informations de presse, elle pourrait légèrement relever ses prévisions de croissance, sans pour autant mettre un frein à sa politique monétaire ultra-accommodante face à une inflation toujours chancelante.

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Berlin a encaissé 1,34 milliard d’euros depuis le début de la crise en 2009, révèle le quotidien Süddeutsche  Zeitung. Dans le détail, la banque de développement allemande KfW a encaissé 393 millions d’euros d’intérêts du prêt de 15,2 milliards d’euros qu’elle a accordé à Athènes en 2010. Entre 2010 et 2012, un programme de rachat de titres de dette d’Etat par les banques centrales de la zone euro à permis à la Bundesbank d’enregistrer un profit de 952 millions d’euros. Les Etats membres s’étaient pourtant accordés pour reverser les profits des banques centrales à la Grèce. Seulement l’opération a été stoppée en 2015 pour des raisons politiques, rappelle Les Echos, en particulier à cause des tensions entre le gouvernement Tsipras, fraîchement élu, et la Troïka. La bonne volonté marquée d’Athènes, en appliquant les mesures d’austérité demandées par ses créanciers, devrait conduire les Européens à lever le blocage. Malgré les efforts d’Athènes pour satisfaire les demandes de ses créanciers, notamment en dégageant un excédent primaire supérieur aux objectifs et en adoptant de nouvelles mesures d’austérité, Berlin refuse toujours de lâcher du lest. En cause notamment la proximité des élections allemandes qui interdit l’utilisation du mot allégement de la dette grecque.

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur les emplois familiaux

Collaborateurs parlementaires : le Sénat mange son chapeau sur  les emplois familiaux

 

Oubliant très vite l’affaire Fillon, les sénateurs ont d’abord repoussé le texte sur la suppression des assistants familiaux …avant de manger leur chapeau suite à la réprobation générale.  Réunie en séance extraordinaire pour étudier le texte, la chambre haute a provoqué un tollé en rejetant cette mesure dans la nuit de mardi à mercredi. Mais, face à la polémique, un nouveau vote s’est tenu dans la nuit de mercredi à jeudi, et l’amendement de retrait de Pierre-Yves Collombat (RDSE, à majorité PRG) a finalement été retiré. Un amendement soutenu par de nombreux sénateurs PS !  Excédé par l’épisode, Philippe Bas, le président de la Commission des lois et le rapporteur du texte, était monté au créneau pour exiger un nouveau vote sur le sujet en clôture de la discussion du texte. Durant le travail en commission, ce dernier avait promis un travail constructif avec le gouvernement conformément à la tradition du Sénat. Et la question de l’interdiction des emplois familiaux ne faisait aucune difficulté. «C’est ce que l’on appelle un vote accidentel, très fréquent pendant les séances de nuit», soupire un bon connaisseur du Sénat. «Mais ça décrédibilise tout le travail fait au Sénat, d’autant que l’interdiction des emplois familiaux a été votée pour les ministres! Ce n’est pas cohérent, il faut reprendre tout cela», conclut cette source. De leur côté, les détracteurs de la mesure affirmaient que «la priorité est plutôt de s’assurer que les moyens alloués aux parlementaires pour rémunérer leurs collaborateurs soient utilisés à rémunérer des personnes qui assistent effectivement les parlementaires dans leurs fonctions, plutôt que d’introduire des dispositions discriminantes dont les effets sur l’amélioration du travail législatif sont hypothétiques». Idem pour Catherine Tasca (PS) qui, si elle considère que le «texte part d’une bonne intention», souligne que «l’enfer est pavé de bonnes intentions». «Nous critiquons depuis des années la tentation de légiférer d’après des faits divers. Là nous avons un texte tiré de l’affaire des emplois de la famille Fillon», a dénoncé l’élue des Yvelines. «Plus que d’emplois familiaux, il s’agit d’emplois fictifs et hors normes», a-t-elle accusé, avant d’être rejointe par ses collègues Maurice Antiste (PS) et Hervé Maurey (UC).

Doutes sur la croissance américaine(Yellen)

Doutes  sur la croissance américaine(Yellen)

 

 

La présidente de la Fed doute  très grand dynamisme de la croissance américaine. Elle se fonde pour cela sur les récents résultats économiques. En effet  La croissance économique américaine est restée modeste voire modérée entre le début du mois d’avril et la fin du mois de mai, tandis que les pressions inflationnistes restent toujours aussi faibles, selon un document publié mercredi par la Réserve fédérale. « En tout et pour tout, les pressions sur les prix n’ont guère changé par rapport à la précédente livraison de ce document », précise la banque centrale dans son « Livre Beige ». Après avoir maintenu ses taux pendant des années à un niveau proche de zéro dans la foulée de la crise économique de 2007-2009, la Fed s’est engagée dans un cycle de hausse des taux, prenant acte d’une amélioration de la conjoncture et d’un taux de chômage – à 4,4% – au plus bas depuis près de 10 ans.  Comme les salaires croissent à un rythme modeste, il n’y a pas à ce stade de répercussion de cette hausse dans les données de l’inflation.  Interrogée devant une commission du Sénat sur la possibilité de faire grimper la croissance à 3% dans les deux ans, au lieu des 2% en moyenne atteints annuellement depuis la reprise, Mme Yellen a répondu: « je crois que cela serait très difficile ». Elle a estimé qu’il faudrait une croissance de la productivité de 2% pour atteindre une expansion du Produit intérieur brut (PIB) de 3% alors que les progrès de productivité sont tombés à un demi-pourcent ces cinq dernières années.

Poutine–Trump : jeu de dupes sur l’interférence russe

  • Poutine–Trump : jeu de dupes sur l’interférence russe

 

 

D’après le secrétaire d’État américain, les échanges auraient été vigoureux entre Poutine et 30 à propos de l’interférence russe dans la campagne présidentielle américaine. Et d’ajouter que le président américain avait été convaincu de la bonne foi des arguments de poutine.  En fait un échange à usage essentiellement interne aux Américains pour convaincre l’opinion que la Russie n’était pas intervenue pour soutenir l’actuel président des États-Unis.  D’après le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, Donald Trump a « accepté » les dénégations de Moscou sur ce thème brûlant qui agite commentateurs, personnages politiques et citoyens américains depuis plusieurs mois. « Le président Trump a dit qu’il avait entendu des déclarations claires de Poutine affirmant que ceci n’est pas vrai et que les autorités russes ne sont pas intervenues, et qu’il accepte ces déclarations », a-t-il déclaré. Plus sérieusement le président américain et le président des États-Unis se sont mis d’accord pour une désescalade progressive dans certaines zones de la Syrie.  Sergueï Lavrov a également indiqué qu’un accord avait été trouvé au sujet d’un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie. « Aujourd’hui, dans la capitale jordanienne, Amman, des experts russes, américains et jordaniens (.) se sont mis d’accord sur un memorandum sur la création d’une zone de désescalade (…). Dans cette zone, il y aura un cessez-le-feu à partir de midi heure de Damas, à partir du 9 juillet », soit dimanche, a-t-il indiqué.

 

Le Pen : guerre interne sur l’Europe pour virer Philippot

Le Pen : guerre interne sur l’Europe pour virer Philippot

 

 

Pour sortir de ses chimères monétaires,  le Front National s’apprêterait à abandonner la sortie de l’euro qu’il préconisait. La justification   n’est pas tellement économique mais politique : il s’agit de ne pas effrayer  les Français. En même temps, ce serait sans doute l’occasion de ce séparé de Florian Philippot de plus en plus contesté non seulement sur le terrain économique mais aussi sur celui des valeurs. Plusieurs de ses proches ont d’ailleurs été écartés de l’appareil. La prestation lamentable de Marine Le Pen  lors du  débat avec Emmanuel Macron semble rendre nécessaire l’abandon de ce qui faisait l’originalité économique du front national Interrogée.  sur Europe 1, Marine Le Pen a déclaré que rien n’était acté sur le sujet, qui sera discuté lors d’un séminaire du parti prévu fin juillet. « Ce séminaire va permettre de rédiger une grande consultation des adhérents du Front national. Donc avant que les adhérents du Front national aient pris position, je ne vois pas comment Le Figaro peut avoir l’outrecuidance de penser connaître la pensée profonde des adhérents ou des électeurs du Front national », a-t-elle dit. « Je tiens compte de l’angoisse qui est celle de nos compatriotes face à ce qu’ils ont perçu comme étant une forme de sortie brutale, ce qui n’a en réalité jamais été dans notre projet », a-t-elle expliqué. « Donc nous allons essayer de concilier cette nécessité d’être libres chez nous, souverains chez nous, nous Français et rassurer les Français sur cette question monétaire ». « Cela va être un petit peu la quadrature du cercle mais je suis convaincue que nous allons y arriver », a-t-elle dit. « Nous pensons que l’euro ne tiendra pas. (….) de toute façon, il est condamné à terme ». Sur LCI, le vice-président du Front national, Florian Philippot, s’est dit convaincu que l’idée d’une sortie de l’euro ne serait pas abandonnée par son parti. Défait à la présidentielle et aux législatives avec des résultats en deçà de ses attentes, le FN a amorcé une phase de « refondation », qui passera par le séminaire de fin juillet, suivi d’un congrès annoncé pour le début 2018.

L’objectif de 2025 sur le nucléaire : une utopie

L’objectif de 2025 sur le nucléaire : une utopie

 

L’objectif serait de ramener à 50% la part du nucléaire figure dans la loi de transition énergétique adoptée en 2015, durant le quinquennat précédent. La réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 reste un « objectif » pour la France, a déclaré jeudi le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, qui « espère » l’atteindre. Interrogé lors de la présentation de son plan d’action pour le climat, il n’a cependant pas donné de précision sur les moyens d’y parvenir. Ce flou n’est guère étonnant car l’objectif est impossible à atteindre.  Aujourd’hui, la France dépend fortement de l’énergie nucléaire. En moyenne, la production en électricité provient pour plus de trois quarts de l’atome. En 2014, d’après les statistiques de RTE, le Réseau de transport d’électricité, la part du nucléaire dans la production d’électricité s’élevait à 77%. Une proportion qui a peu varié depuis. En mai 2017 selon les données publiées en temps réel par RTE sur le mix énergétique, 71% de la production d’électricité émanait de l’énergie nucléaire, 14% de l’énergie hydraulique, 6% du gaz, 4% de l’énergie solaire, 3% de l’éolien, 1% des bioénergies et 1% du charbon. La loi de transition énergétique adoptée en août 2015 prévoit de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici 2025. En 8 ans la part du nucléaire ne pourra diminuer que de manière très marginale surtout avec la prolongation de 20 ans du parc actuel et en plus avec la mise en service de Flamanville. Il n’est même pas certain que Fessenheim soit fermée ! D’où le flou artistique de Nicolas Hulot : «(La date de) 2025, c’est un objectif et j’espère qu’on le tiendra », a-t-il dit. « Mon souhait, c’est d’engager des trajectoires et des dynamiques irréversibles (…) dont je sais qu’une fois qu’elles sont parties, elles s’accélèrent d’elles-mêmes. »

Rien sur le nucléaire »(Yannick Jadot)

Rien sur  le  nucléaire »(Yannick Jadot)

Yannick Jadot, l’eurodéputé et ex-candidat écologiste,  note que le Premier Ministre a faiat l’impasse sur la question du nucléaire lors de son allocution devant l’assemblée nationale. La preuve sans doute que la priorité est accordée à la réduction des émissions polluantes agissant de manière négative sur le climat. Et qu’en fait

 Le nucléaire va y contribuer de manière positive. Le non dit sur le nucléaire confirme que le gouvernement compte de manière importante sur cette source d’énergie pour son plan climat. Mais Yannick Jadot dans uen interview au JDD dénonce ce silence sur le nucléaire, silence qui constitue en fait uen confirmation de la place du nucléaire dans la politique énergétique.

Emmanuel Macron n’a prononcé que quelques mots sur l’écologie lundi à VersaillesEdouard Philippe s’est montré plus prolixe mardi en assurant être conscient de la nécessaire transition écologique. Cela vous rassure-t-il?
Je juge sur les faits. Aujourd’hui, je suis inquiet qu’au lendemain des discours tenus par Emmanuel Macron et Edouard Philippe, il y a très peu de choses précises. Le Premier ministre a évoqué les engagements de la COP21 mais, si Donald Trump et Vladimir Poutine se mettent hors-jeu, cela ne sert à rien. Au passage, Emmanuel Macron a tout de même invité Donald Trump au défilé du 14-Juillet . C’est une indigente récompense au bras d’honneur que le président américain a fait à la France et à l’Europe sur le climat [le 1er juin dernier, Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris, NDLR].

 

Dans son discours mardi, Edouard Philippe a repris plusieurs engagements du quinquennat passé,  comme la convergence fiscale diesel-essence, la neutralité carbone d’ici à 2050… 
Je note que ni Emmanuel Macron ni Edouard Philippe n’ont prononcé les expressions énergies renouvelables ou nucléaire. Nous attendons un développement beaucoup plus important des énergies renouvelables – la France est un des pays européens les plus en retard dans ce domaine – ainsi que la réaffirmation de ‘l’engagement des 50% d’électricité provenant de l’énergie nucléaire d’ici 2025 – ce qui signifie la fermeture d’une quinzaine de réacteurs d’ici la fin du quinquennat. Le gouvernement semble découvrir la situation catastrophique du projet d’Hinkley Point ou de l’EPR de Flamanville [Bercy a demandé la semaine dernière un plan d'action pour lutter contre les dérives financières de ces projets, NDLR]. Je trouve curieux que le gouvernement, inquiet pour les finances publiques, continue d’investir des milliards d’euros d’argent public dans ces puits sans fond. Je suis pessimiste. Il faut se souvenir qu’Emmanuel Macron, quand il était ministre de l’Economie, était l’un des plus ardents défenseurs des projets type EPR. Quant à Edouard Philippe, il a été un acteur d’Areva.

Edouard Philippe a également cité la question des pesticides et des perturbateurs endocriniens. Ces derniers ont été définis mardi par la Commission européenne, aussitôt critiquée par les ONG. Que peut faire Paris?
La France a aujourd’hui eu une position beaucoup plus faible que celle de Ségolène Royal [la ministre de l'Ecologie jusqu'en mai dernier, NDLR]. Cette dernière contestait la position de la Commission, trop bienveillante vis-à-vis des lobbies pro-industries des pesticides. Sur ce sujet, la France a aujourd’hui abandonné. Beaucoup de dossiers environnementaux se règlent au niveau européen. Il y a un enjeu majeur à ce que la France d’Emmanuel Macron change de pied. Pour l’instant, les ambitions déclarés à Paris sont très loin de se transformer en actes à Bruxelles.

 

Le Premier ministre a également annoncé l’interdiction de tout nouveau permisd’exploration d’hydrocarbure. Demandez-vous plus? 
C’est toujours bon à prendre, mais j’aimerai savoir ce qu’on va faire des nombreux permis, accordés notamment outre-mer sous le quinquennat précédent, et qui ne sont toujours pas mis en pratique. Par ailleurs, j’ai entendu Edouard Philippe dire que la priorité, c’était les transports du quotidien. S’il est sérieux, cela se traduit par la fin des projets du tunnel Lyon-Turin et de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. Mais ça, il ne l’a pas dit. Sur tous les sujets environnementaux, j’attends toutefois la feuille de route qui sera présentée jeudi par Nicolas Hulot.

 

Schäuble lâche sur les impôts

Schäuble lâche sur les impôts

Sans doute pour répondre aux critiques internationales, aussi pour nourrir la campagne électorale, l’austère  ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, juge envisageable que les baisses d’impôts promises par le gouvernement après les élections du 24 septembre soient supérieures aux 15 milliards d’euros évoqués jusqu’à présent.  »Nous prévoyons, au total, de faire davantage que corriger les impôts sur le revenu de 15 milliards d’euros », assure le ministre en allusion aux hausses « clandestines » imposées aux Allemands dues au fait que Berlin n’ajuste pas les tranches d’imposition en fonction de l’inflation, comme c’est le cas dans de nombreux autres pays européens. Wolfgang Schäuble précise que la CDU souhaite donner un coup de pouce supplémentaire aux jeunes familles pour leur permettre de faire construire un logement, tout en soutenant les programmes de recherche et développement dans les petites et moyennes entreprises. Il dit espérer pouvoir commencer dès 2020 à réduire la « taxe de solidarité » créée après la réunification allemande pour aider à la reconstruction des infrastructures de l’ex-Allemagne de l’Est.

Wall Street s’interroge sur Trump

Wall Street s’interroge sur Trump

 

En dépit d’indices qui n’ont jamais été aussi hauts depuis 2004 Wall Street s’interroge sérieusement à propos de la politique économique réelle du président américain. Un président qui a promis beaucoup mais qui pour l’instant n’a pas réalisé grand-chose et a même été empêché sur ses principales orientations.-  Certes toujours porté par un effet Trump, le Dow Jones est en hausse de plus de 8% depuis le début de l’année, le S&P 500 affiche une progression de près de 9% sur la période et le Nasdaq un bond de 16,4%. Cet élan a essentiellement été initié par un trio de promesses de Donald Trump jugé favorable à la croissance : dérégulation, baisse des impôts et grands travaux d’infrastructure. Or, plus de cinq mois après son investiture, le président américain n’a pas encore réussi à faire adopter le moindre texte d’envergure par le Congrès, ce qui conduit les investisseurs à s’interroger sur le calendrier des réformes promises par Donald Trump. Du coup, dans ce contexte de doutes et de valorisations élevées, la qualité des résultats d’entreprise est encore plus importante que d’habitude, certains redoutant une correction à Wall Street si les chiffres sont trop en-deçà des attentes. Les analystes tablent sur une progression moyenne des bénéfices des entreprises membres du S&P de 7,9% pour le deuxième trimestre, contre une précédente prévision, remontant à avril, de 10,2% et une hausse de 15,3% au premier trimestre, selon des données Thomson Reuters. Le compartiment technologique devrait afficher une croissance à deux chiffres de ses bénéfices, grâce notamment aux fabricants de semi-conducteurs. Le secteur bancaire devrait également connaître une période avril-juin faste, avec une hausse des résultats estimée à 8,1%. Hors compartiment énergétique, l’estimation de la progression des bénéfices des composantes du S&P 500 revient à 4,8%.

Macron et Merkel pour un pacte très vague sur l’Europe à Bruxelles

Macron et Merkel pour  un pacte très vague sur  l’Europe à Bruxelles

 

Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont félicités de leur vision commune concernant l’avenir de l’Europe et de leur volonté de construire ensemble  de l’Union européenne dans les prochaines années, ce qui supposera d’intensifier la coopération franco-allemande. Pour autant ces déclarations d’intention n’ont pas été marquées par des décisions très importantes hormis la création d’un fonds pour la défense. Une mesure sans doute voulu par les  pays et surtout par la France mais une orientation également pour répondre aux critiques du président américain sur la faiblesse de la politique européenne dans ce domaine. Il ne fallait sans doute pas s’attendre à des avancées significatives après le conseil européen car rien de fondamental ne pourra être décidé sans que les élections législatives allemandes prévues en septembre ne se seront pas déroulées. Rien de précis sur l’évolution du fonctionnement de l’Europe, rien de précis sur la relance économique et pour le moins des contradictions sur la politique d’immigration. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont cependant acté plusieurs avancées pour l’Europe de la Défense, dont la création d’un fonds, un cadre permettant aux Etats qui le veulent de coopérer davantage et une généralisation de financements communs pour des opérations conjointes. Le président français et la chancelière allemande ont estimé lors d’une conférence de presse commune que leurs travaux conjoints avaient contribué au succès du Conseil. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont exprimé des positions convergentes sur les réponses à apporter aux migrations vers l’Europe et la nécessité de mieux adapter l’Union européenne à la mondialisation, notamment à travers la politique commerciale, orientations que reflètent les conclusions du Conseil. Les Européens ont également travaillé jeudi sur les mesures visant à lutter contre le terrorisme, notamment le contrôle aux frontières extérieures, le fichier des passagers aériens (PNR) et le combat contre la propagande sur Internet.  « Globalement, le Conseil européen a consolidé les fondations et l’avenir de l’Union européenne », a dit la chancelière.

La BCE attendue sur sa politique de taux

La BCE  attendue sur sa politique de taux

 

L’heure de sa prochaine réunion jeudi, la BCE devrait maintenir sa politique accommodante tant sur les taux que sur les achats d’actifs. Une politique dont elle estime qu’elle va dans le bon sens avec une légère reprise (autour de 1,7 % pour le PIB).   Les dernières prévisions de la banque mondiale   ne font craindre  déflation ni d’inflation puisque les prix en glissement annuel se situaient  en mai environ à 1,4 %. L’objectif d’inflation étant fixé  à 2 %. La BCE va donc  maintenir des taux directeurs en zone euro à leur plus bas historique – avec le principal taux à zéro et celui sur les dépôts à -0,40% – et poursuivre le programme d’achats de dette au rythme de 60 milliards par mois, jugent les économistes. Confrontée fin 2014 à une croissance apathique et à un risque de déflation, un poison pour l’économie, la BCE avait décidé de faire tourner la planche à billets et de se lancer dans de massifs achats d’actifs à partir de mars 2015. Depuis mars 2016, les taux sont quant à eux scotchés à leur niveau le plus bas pour faciliter la distribution de crédit et soutenir l’investissement. L’environnement international en amélioration suscite encore des interrogations qui justifieront le maintien de la politique accommodante de la BCE. Le produit intérieur brut (PIB) mondial devrait progresser de 2,7% cette année et de 2,9% en 2018, soit un rythme bien plus soutenu qu’en 2016 (2,4%), selon les nouvelles prévisions semestrielles de l’institution de développement économique. Mi-avril, le Fonds monétaire international s’était montré encore plus optimiste en relevant ses prévisions mondiales pour la première fois en deux ans. D’après ces nouvelles projections, les Etats-Unis devraient voir leur croissance économique accélérer à 2,1% cette année et 2,2% l’année prochaine, loin toutefois des 3% que l’administration Trump assure pouvoir atteindre à moyen terme. La BM revoit même à la hausse ses prévisions pour la zone euro par rapport à janvier, avec un PIB qui devrait désormais croître de 1,7% cette année (+0,2 point). L’institution continue par ailleurs de tabler sur une légère décélération de croissance en Chine (6,5% cette année) et revoit légèrement à la baisse la très solide expansion économique en Inde (7,2%). Malgré ces signaux positifs, la Banque mondiale met en garde contre des « risques substantiels » qui pèsent sur ses projections du fait notamment de la menace de mesures protectionnistes.

 

12345...22



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol