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Islam : le pouvoir français qualifié de nazi par une ministre pakistanaise sur la France

Islam : le pouvoir français qualifié de nazi par une  ministre pakistanaise sur la France

 

Une nouvelle fois une ministre du Pakistan fait dans l’outrance la plus inacceptable en comparant la France au régime des nazis concernant la situation des musulmans.

 

Le Pakistan utilise la même technique qu’Erdogan en Turquie, il externalisé ses difficultés notamment économiques pour tenter de refaire une unité nationale.

 

Le Pakistan fait en effet actuellement face à une situation économique difficile qui se caractérise par d’importants déficits public (6,4 % en 2017/18 et 6,8% en 2018/19) et de la balance courante (6,3 % du PIB en 2017/18 et 4,6 % en 2018/19). La forte croissance enregistrée aux cours des cinq dernières années s’est ainsi accompagnée d’une hausse considérable de la dette publique (75 % du PIB), d’une baisse des réserves de change (représentant 1,5 mois d’importations) et d’un arrêt des réformes structurelles (fiscalité, environnement des affaires, gestion des entreprises publiques, compétitivité et hypertrophie du secteur informel). La croissance devrait se replier à 2,4 % en 2019/20 selon le FMI et être accompagnée d’une accélération de l’inflation (autour de 13 % après 7,3% en 2018/19 et 3,9% en 2017/18).

 

Sur le réseau social Twitter, la ministre Shireen Mazari, a tiré à boulets rouges sur le chef de l’Etat en déclarant que « Macron fait aux musulmans ce que les nazis infligeaient aux Juifs », en prétendant que  »les enfants musulmans devront avoir un numéro d’identification, comme les Juifs étaient forcés à porter l’étoile jaune sur leurs vêtements pour être identifiés ».

 

Une information formellement démentie par le gouvernement français.

« Un membre du gouvernement pakistanais s’est exprimé aujourd’hui sur les réseaux sociaux dans des termes profondément choquants et injurieux à l’égard du président de la République et de notre pays », s’indigne la diplomatie française.

 

Paris condamne ainsi ces propos qu’elle qualifie de « mensonges éhontés, empreints d’une idéologie de haine et de violence ».

Le Pakistan est le théâtre depuis le mois de septembre de manifestations anti-françaises, souvent houleuses, après la republication des caricatures du prophète Mahomet par l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo.

 

Ce sentiment anti-français est aussi alimenté par le Premier ministre pakistanais, Imran Khan. Ce dernier avait accusé fin octobre Emmanuel Macron d« attaquer l’islam ». Dans la foulée, l’ambassadeur de France au Pakistan avait été convoqué pour dénoncer la « campagne islamophobe systématique sous couvert de la liberté d’expression » du président français.

 

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

Les journalistes protestent contre la loi de sécurité globale mais pas sur la censure permanente de leurs médias

 

Les journalistes, soutenus par la quasi-totalité des organisations de gauche et d’extrême gauche,  ont appelé à protester contre la loi de sécurité en particulier les dispositions qui visent à protéger la vie privée des policiers. On comprend que les médias veuillent agir en toute indépendance, ce droit de protestation fait partie des libertés démocratiques. Notons quand même que le petit monde  d’extrême-gauche a trouvé là une occasion de se refaire une santé en réunissant des  milliers de manifestants partout en France.

Encore une fois, cette manifestation fait partie des droits fondamentaux. Ceci étant,  les journalistes devrait s’interroger sur leurs rapports à la censure permanente qu’on constate dans la plupart de leurs médias voire leur rapport à l’autocensure. La plupart de ces grands médias sont en effet détenu par des financiers, par des chefs d’entreprise qui n’ont rien à voir avec le journalisme. Il suffit pour s’en persuader d’observer avec un tout petit peu d’attention les lignes éditoriales de ces grands médias, tous assez marqués à droite mais teintées de populisme pour mieux dissimuler qu’ils sont au service des puissants et tromper les naïfs et autres beaufs C’est le cas de la plupart des télés d’information. Des télés en général, de la presse écrite nationale comme locale.

Un journalisme qui se réduit à pas grand-chose sinon à la reprise brute de brut des dépêches d’agence, des communiqués du gouvernement, des grandes entreprises et des institutions. La même politique éditoriale se retrouve au plan local où la une est essentiellement faite des déclarations des barons locaux. Pour preuve, les Français se désintéressent de plus en plus de ces médias nationaux en perte de l’audience permanente et qui servent la soupe à tous les pouvoirs, politiques mais aussi économiques. On se demande à quoi font références les journalistes quand ils parlent de liberté d’expression !

 

Croissance mondiale : des doutes sur la reprise (FMI)

Croissance mondiale : des doutes sur la reprise (FMI)

L’économie mondiale se redresse mais la reprise pourrait perdre de l’élan, selon le FMI

Il se confirme que le dernier trimestre de l’année 2020 ne sera pas à la hauteur des espérances et que dans nombre de pays la croissance pourrait même être dans le rouge après un troisième trimestre qui était, lui ,porteur de redressement. En cause, évidemment notamment cette deuxième vague sanitaire.

Comme la plupart des institutions officielles, le FMI s’efforce d’équilibrer les perspectives réalistes plutôt négatives en ce moment et les messages d’optimisme. Le mois dernier, le FMI a présenté de nouvelles prévisions économiques un peu moins sombres qu’auparavant pour cette année avec une contraction de 4,4% du produit intérieur brut (PIB) avant un rebond de 5,2% de l’économie mondiale en 2021. L’organisation a averti toutefois que les perspectives de nombreux pays émergents s’étaient détériorées.

Kristalina Georgieva, la directrice du FMI constate une certaine dynamique au troisième trimestre mais bien contrainte d’admettre une tendance à la baisse et même au recul pour le quatrième trimestre. La directrice générale a toutefois ajouté que les données les plus récentes concernant le secteur des services, où les contacts sont importants, indiquaient un ralentissement de l’élan dans les économies où la pandémie réapparaissait.

Alors que les mesures de relance budgétaire de près de 12.000 milliards de dollars et les décisions des banques centrales ont permis d’éviter un tableau encore plus sombre, la pauvreté et les inégalités ne cessent d’augmenter et une action plus forte reste nécessaire, a déclaré le FMI.

Bref comme beaucoup d’institutions le FMI essaye de se rassurer en indiquant que la situation est quand même moins mauvaise que celle qui résulterait du pire scénario envisagé. De toute manière, personne n’en sait strictement rien car il est difficile de distinguer ce qui relève du conjoncturel et ce qui relève du structurel dans le recul de l’activité. Il est probable en effet que l’activité mondiale mettra plusieurs années pour retrouver le niveau de fin 2019, niveau qui s’inscrivait déjà dans une tendance baissière.

 

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

Laïcité : les alertes sur la situation de l’islamisme chez les jeunes d’après la ministre Sarah El Haïry

 

D’une certaine manière, la jeune ministre, sans doute elle aussi un peu coupée des réalités sociétales, a déclaré sa grande inquiétude à propos de la pénétration des thèses islamistes chez les jeunes. Il faut dire que l’intéressé est sans doute loin de ces réalités sociales. Elle est la fille d’un père médecin et une mère chef d’entreprise.  Elle a choisi de faire une carrière politique en pratiquant le nomadisme ,  après être passée par le Modem, le parti républicain et En marche . Cela après un débat avec 130 jeunes sur le thème de la laïcité.

Sarah El Haïry, toute récente secrétaire d’État à la Jeunesse et à l’Éducation auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, a décidé d’aller le 22 octobre (après l’assassinat  de Samuel Patty) rencontrer 130 jeunes de 15 à 20 ans réunis par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF) pour débattre des religions.

Le dialogue de deux heures fini par tourner court car certains jeunes soutiennent des positions que la jeune secrétaire d’État n’admet pas. L’un d’eux veut « interdire le droit au blasphème », un autre affirme que « les journalistes doivent être interdits de parler de la religion.

Bref, l’intéressé sorti un peu de nulle part comme la plupart des responsables dans marche découvre la lune et les réalités de la montée de l’islamisme dans certaines populations d’origine étrangère.

Impôt sur les bénéfices extraordinaires ?

Impôt sur les bénéfices extraordinaires  ?

 

 

L’économiste Pierre-Cyrille Hautcœur, Directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris,  rappelle, dans sa chronique au « Monde », que la forte taxation des « bénéfices extraordinaires » pendant les deux guerres mondiales avait atténué le sentiment d’injustice.

Chronique.

 

Pour remédier au sentiment d’injustice qui croît chaque jour et se nourrit de l’impact manifestement très favorable de la pandémie de Covid-19 sur certaines activités comme le numérique ou la grande distribution aux dépens des petites entreprises, la mise en place exceptionnelle d’un impôt sur les « bénéfices extraordinaires de pandémie » mériterait d’être considérée sérieusement.

Pendant la Grande Guerre, déjà, les citoyens comparaient le sort de ceux qui combattaient en première ligne avec celui des « profiteurs de guerre », dont les produits raréfiés voyaient leurs prix s’envoler, ou bien bénéficiaient de marchés publics passés dans l’urgence.

En France, les scandales liés aux fournitures d’armement durant la guerre de 1870 avaient suscité la mise en place d’une « commission de révision des marchés de guerre », mais ses résultats avaient été jugés insuffisants. Cela conduit dès 1915 le Parlement à envisager une mesure plus large : un impôt sur les bénéfices extraordinaires de guerre. Expérimentée lors de la guerre de Sécession américaine par l’Etat (confédéré) de Géorgie, cette mesure est adoptée par le Royaume-Uni en décembre 1915, par la France le 1er juillet 1916 et par les Etats-Unis en 1917.

Une mise en œuvre difficile

Le principe est partout le même : comparer les bénéfices de la période de guerre (de manière rétroactive au 1er août 1914 en France) aux bénéfices « normaux » des années précédentes, ou le cas échéant à une rémunération « normale » du capital engagé. Le taux d’imposition, initialement de 50 % en France et en Grande-Bretagne, est rapidement augmenté et devient progressif pour épargner les PME : le taux marginal atteint finalement 80 % dans les trois pays.

Si l’adoption de cette loi est aisée en France (par 472 voix contre 3 à la Chambre), sa mise en œuvre est difficile. En effet, il n’existe pas encore d’impôt sur les bénéfices : l’impôt sur le revenu adopté en 1914 comporte bien une cédule consacrée aux « bénéfices industriels et commerciaux », mais sa mise en place a été reportée à la fin de la guerre.

L’administration fiscale n’a donc pas d’expérience d’évaluation des bénéfices, hormis celle, limitée, de l’établissement de la patente. La construction d’une administration compétente ne sera vraiment réalisée qu’après la guerre, retardant le paiement de l’impôt puisque le choix est fait (jusqu’en 1918) de ne demander son versement qu’après vérification de la déclaration du contribuable par l’administration.

 

États-Unis : inquiétude sur l’endettement des entreprises (Rosengren ,Fed Boston)

États-Unis : inquiétude sur l’endettement des entreprises (Rosengren ,Fed Boston)

Eric Rosengren, président de la Banque fédérale (Fed) de Boston qui fait autorité en matière économique et monétaire s’est justement inquiété de la politique accommodante dans le domaine bancaire qui constitue un élément de fragilisation de nombre d’activités dans les services. D’une politique accommodante évidemment menée au plan fédéral par la Fed qui a mis des milliards dans le circuit économique pour sauver la croissance.

La question qui se pose aux États-Unis comme d’ailleurs en France par exemple est de savoir si l’énorme endettement des entreprises pourra être supporté. En France, on imagine déjà que certains prêts qui ont bénéficié de la garantie de l’État pourraient n’être pas remboursés et ou transformés en participations de l’État.

Il en va différemment aux États-Unis où la philosophie économique n’est pas la même. Les faillites pourraient y être proportionnellement plus nombreuses. Avec évidemment des conséquences sociales dramatiques surtout dans les services.

Les femmes et les employés noirs et hispaniques étant surreprésentés dans les services, ils risquent davantage de perdre leur emploi, a-t-il déclaré.

“Les segments du marché du travail les plus touchés par l’amplification des cycles économiques peuvent inclure les travailleurs les plus vulnérables et les moins à même de s’adapter au changement de l’environnement économique”, a déclaré Eric Rosengren lors d’une conférence en ligne. “Ce bilan humain déséquilibré est un mauvais résultat pour la démocratie comme pour l’économie”.

La banque centrale américaine devra selon lui trouver un équilibre entre le soutien à l’économie et la stabilité financière.

“Avec la deuxième vague en cours, mon sentiment est que plus d’assouplissements budgétaires et monétaires sont nécessaires”, a-t-il poursuivi. Et l’avenir dans ces domaines dépendra aussi des marges de manœuvre dont disposera le nouveau président du haut Biden notamment au Sénat où ils risquent d’être minoritaires.

Taxes sur Boeing :Les États-Unis protestent

Taxes sur Boeing :-Les États-Unis protestent

 

Il est probable que l’élection de Joe Biden ne changera guère la philosophie de la politique économique américaine qui aura toujours tendance à largement privilégier ses intérêts y compris vis-à-vis de l’Europe. Par exemple les États-Unis viennent de protester contre les taxes décidées par l’union européenne sur Boeing.

Notons que le conflit entre Boeing et Airbus a commencé il y a au moins 15 ans, chacun s’accusant réciproquement de soutenir industrielle aéronautique avec des fonds d’État.

L’UE a annoncé lundi par la voix du commissaire européen à l’Economie, Valdis Dombrovskis, son intention de taxer à compter de mardi quelque 4 milliards de dollars (3,36 milliards d’euros) de produits importés des Etats-Unis, comme l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) l’y a autorisée le mois dernier.

L’OMC avait au préalable autorisé, l’an dernier, les Etats-Unis à appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations en provenance de l’UE.

S’exprimant lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion virtuelle avec les ministres européens du Commerce, Valdis Dombrovskis a souligné que l’UE avait “fait comprendre à chaque étape” vouloir régler ce différend vieux de 16 ans et pris cette décision “de manière regrettable”, citant un “manque de progrès du côté américain”.

A Berlin, le ministre allemand de l’Economie a tempéré les protestations américaines considérant t la victoire de Joe Biden à l’élection présidentielle américaine comme une chance de voir les relations s’améliorer.

“Nous tenterons d’obtenir un nouveau départ dans la politique commerciale entre les Etats-Unis et tous les pays membres (de l’UE)”, a dit Peter Altmaier lors d’une conférence de presse, ajoutant que le but de l’Europe était de trouver un terrain d’entente avec l’administration Biden et d’abaisser autant que possible les droits de douane.

 

Convergence Poutine-Macron sur le Haut-Karabakh ?

Convergence  Poutine-Macron sur le Haut-Karabakh ?

La France a des raisons de se rapprocher de Poutine à propos du conflit sur le Haut-Karabakh puisque la Russie, la France et les États-Unis sont chargés par l’OSCE en quelque sorte depuis 1990 de tenter d’assurer une médiation dans la paix. Jusqu’alors les États-Unis s’étaient très peu investis dans ce conflit préoccupés par des problématiques internes et notamment par les élections présidentielles. Il n’est pas certain que Joe Biden prête une grande attention à ce conflit très éloigné. Poutine tient sans doute davantage les clés de la solution pour des questions de proximité et aussi de capacité militaire et diplomatique à intervenir sur deux anciens territoires de l’URSS.

Poutine serait aussi en mesure de freiner les ardeurs guerrières d’Erdogan présents aussi dans ce conflit pour attiser les flammes de la guerre en soutenant l’Azerbaïdjan. Poutine pourrait par exemple choisir non pas forcément d’intervenir sur le terrain des deux pays en conflit mais par exemple d’intervenir en Syrie où Erdogan jouent aussi un jeu très dangereux. Emmanuel Macron et Vladimir Poutine se sont donc entretenus samedi au téléphone du conflit opposant l’Arménie à l’Azerbaïdjan dans l’enclave du Haut-Karabakh, les deux présidents exprimant leur forte préoccupation face à l’intensité des affrontements et à l’implication de combattants venant de Syrie et de Libye, a déclaré samedi le Kremlin.

Le président russe a informé son homologue français des mesures prises par Moscou pour faire appliquer un cessez-le-feu et tenter de parvenir à une solution négociée à la crise, a ajouté le Kremlin.

Les deux présidents “ont convenu de la nécessité de mettre fin aux combats, afin de permettre le retour à des négociations sur une base réaliste, l’objectif principal devant être d’assurer le maintien des populations arméniennes sur cette terre et la fin des souffrances pour les populations civiles”, a de son côté indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, soutenu par le président turc Recep Tayyip Erdogan, réclame le retrait total des combattants pro-arméniens du territoire.

La Russie et la France coprésident avec les Etats-Unis le groupe de Minsk, chargé par l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) d’une médiation dans ce conflit qui remonte au début des années 1990.

Les combats ont repris le 27 septembre dans l’enclave azerbaïdjanaise peuplée majoritairement d’Arméniens, faisant des centaines de morts.

Trois trêves négociées par Moscou et Washington n’ont pas permis de faire cesser les affrontements, les plus violents depuis la guerre pour le contrôle de l’enclave qui a fait quelque 30.000 morts entre 1991 et 1994.

Attentat de Conflans : l’urgence d’une charte déontologique sur les réseaux sociaux

Attentat de Conflans : l’urgence d’une charte déontologique sur les réseaux sociaux

 

 

Après l’assassinat de Samuel Paty, le philosophe Eric Sadin explique, dans une tribune au « Monde », que s’est mis en place un festival permanent de positions tranchées, d’invectives et du rejet d’autrui, favorisé par le fait de se trouver à l’abri derrière son écran, engendrant un sentiment d’impunité et des réflexes de lâcheté.

Un professeur de l’école publique s’est attelé avec persévérance à célébrer le droit fondamental de la liberté d’expression, en s’appuyant sur l’un des principes cardinaux de notre République, la laïcité. Pour ce faire, il a notamment exposé et analysé certaines caricatures publiées par Charlie Hebdo, en les prolongeant par des séquences de discussion impliquant les élèves en vue d’aiguiser leur esprit critique.

Un parent s’est offusqué de ces méthodes et s’est mis à les dénoncer sur les réseaux sociaux, à poster des messages et des vidéos accusant sans preuve l’enseignant de tous les maux. Les propos et images ont été aussitôt repris et se sont propagés de façon virale. Samuel Paty, en quelques jours, est devenu un coupable tout désigné, du fait d’individus fermement décidés à organiser une fatwa par écrans interposés. Cette campagne de dénigrement et ces expressions de colère indignée ayant fini par une exécution.

Une mécanique devenue folle

Il convient de relever que tant de pratiques plus ou moins similaires, et à des niveaux de violence variables, ont lieu tous les jours sur Internet. La formulation publique de ses rancœurs ou de ses expériences déçues étant devenue un nouveau sport social quotidien. Si ces usages ne débouchent pas toujours sur le crime, ils blessent des personnes, brisent des carrières, mènent à la dépression et parfois à des suicides du fait de la mise à la vindicte populaire ou du harcèlement en ligne.

Car ce qu’il s’est passé depuis l’avènement des réseaux sociaux, principalement sur Twitter, du fait de l’interface imposant une brièveté des messages, c’est le privilège de l’assertion, de formules expéditives et catégoriques, ayant vite entraîné une brutalisation croissante des échanges interpersonnels. Plutôt que la fable de « réseau social », ce à quoi ces plates-formes auront surtout concouru, c’est à généraliser des formes de surdité délétères entre les différentes composantes du corps social et dont nous ne cessons, à divers titres, de payer le prix.

S’est mis en place un festival permanent de positions tranchées, d’affirmations unilatérales des points de vue, de l’invective et du rejet d’autrui. Dimensions qui ont été favorisées par le fait de se trouver à l’abri derrière son écran, engendrant non seulement un sentiment d’impunité, mais autant, et il faut bien le dire, des réflexes de lâcheté, c’est-à-dire de se laisser aller à des propos qui n’auraient jamais été prononcés dans le cadre d’une proximité sociale.

Tout cela a généré une mécanique devenue folle de l’expression des ressentiments et de la volonté d’avoir raison de tout, faisant le lit d’idéologies mortifères. YouTube a alors joué le rôle de relais, accueillant à bras ouverts des vidéos conspirationnistes, antisémites, xénophobes, suprémacistes, offrant une tribune mondiale à tous les affects négatifs.

États-Unis suppression de droits de douane sur l’aluminium canadien

États-Unis suppression de droits de douane sur l’aluminium canadien

Le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi la levée formelle des barrières douanières instaurées à l’encontre des importations d’aluminium canadien, tout en menaçant de les rétablir en cas d’afflux massif aux Etats-Unis.

Cette annonce intervient après la conclusion le mois dernier d’un accord entre Washington et Ottawa.

 

Brexit: un accord sur la pêche ?

Brexit: un accord sur la pêche ?

 

Il se pourrait bien que la France sacrifie la pêche sur l’autel d’un accord d’après brexit. En effet, officiellement les 27 de l’union européenne présentent une ligne de défense sans faille vis-à-vis du Royaume-Uni. Cependant dans la coulisse on s’agite beaucoup et l’Allemagne en particulier qui en ce moment préside l’Europe manœuvre pour obtenir des concessions des uns et des autres afin de déboucher sur un accord.

Or un accord n’est possible que si les deux parties se montrent moins intransigeantes. La  question centrale est celle de la concurrence, de ses modalités et de son contenu. Il s’agit en particulier de la gouvernance mise en place pour vérifier que les règles sont bien appliquées et les modalités de gestion des différends.

Bref pour faire accepter au Royaume-Uni de se soumettre à des conditions européennes pour accéder au marché,  il faudra lâcher sur d’autres sujets. La pêche en fait partie. Et Macron prépare déjà le secteur à des concessions s qui priveraient les Français d’aller pêcher dans les eaux britanniques. Une concession qui pourrait être subie par la France car peu de pays sont vraiment concernés par la pêche dans les eaux britanniques.

Macron semble affirmer le contraire mais en parler signifie que le problème est un débat et que la position française n’est pas forcément très solide. “Un seul objectif : défendre et protéger les intérêts des pêcheurs”, écrivait-il sur Twitter, posant devant un chalutier au nom symbolique: “L’Europe”. “Nous négocions avec calme et grande fermeté, nous nous battons (…) pour la pêche française.”

Selon Jérôme Vicquelin, figure de la pêche locale et propriétaire du chalutier, qui a assisté au déplacement, les ministres ont aussi prévenu qu’il serait illusoire d’espérer le maintien des conditions de pêche actuelles. “Je suis intervenu quand on était sur la passerelle du bateau,” a-t-il raconté à Reuters.

“Il n’y avait pas de journalistes. J’ai été assez cash en leur disant: ‘Voilà, c’est très bien, vous êtes venus, mais j’appréhende parce que je sais très bien ce qui peut arriver : pour nous, seulement 10-15% de perte de chiffre d’affaires (…) ça va être catastrophique à long terme’”.

“Ils ont été cash aussi, (laissant entendre) que ne ce sera plus comme avant. Pour moi c’est clair. C’est la volonté d’essayer d’avoir le moins de casse possible.”

Interrogé sur ces propos, le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes a fait savoir qu’il avait prévenu les pécheurs qu’ils ne pouvaient s’attendre à un “statu quo”. L’échange illustre bien la position délicate de la France qui, dans cette phase d’intenses négociations, cherche à obtenir les meilleures conditions possibles pour ses pécheurs, sans risquer de les faire capoter.

Emmanuel Macron l’a laissé transparaître lors du dernier Conseil européen. Après avoir déclaré que les pécheurs français ne seraient pas les “sacrifiés” du Brexit, il a reconnu: “Est-ce que la situation sera la même qu’aujourd’hui ? Non, nos pêcheurs le savent, nous aurons à les accompagner”.

Mais Michel Barnier, le négociateur européen, a fait comprendre lors d’une récente visioconférence avec des députés français qu’une position “maximaliste” sur la pêche serait contre-productive. “Du bout des lèvres, il a laissé entendre qu’il faudrait bien lâcher du lest quelque part si on voulait un accord”, selon une source parlementaire.

“Macron détient la clé”, a jugé un diplomate européen au coeur des négociations sur le Brexit. “Si la France lâche du lest, nous pouvons obtenir un accord.”

 

Brexit: un accord sur la pêche ?

Brexit: un accord sur la pêche ?

 

Il se pourrait bien que la France sacrifie la pêche sur l’autel d’un accord d’après brexit. En effet, officiellement les 27 de l’union européenne présentent une ligne de défense sans faille vis-à-vis du Royaume-Uni. Cependant dans la coulisse on s’agite beaucoup et l’Allemagne en particulier qui en ce moment préside l’Europe manœuvre pour obtenir des concessions des uns et des autres afin de déboucher sur un accord.

Or un accord n’est possible que si les deux parties se montrent moins intransigeantes. La  question centrale est celle de la concurrence, de ses modalités et de son contenu. Il s’agit en particulier de la gouvernance mise en place pour vérifier que les règles sont bien appliquées et les modalités de gestion des différends.

Bref pour faire accepter au Royaume-Uni de se soumettre à des conditions européennes pour accéder au marché,  il faudra lâcher sur d’autres sujets. La pêche en fait partie. Et Macron prépare déjà le secteur à des concessions s qui priveraient les Français d’aller pêcher dans les eaux britanniques. Une concession qui pourrait être subie par la France car peu de pays sont vraiment concernés par la pêche dans les eaux britanniques.

Macron semble affirmer le contraire mais en parler signifie que le problème est un débat et que la position française n’est pas forcément très solide. “Un seul objectif : défendre et protéger les intérêts des pêcheurs”, écrivait-il sur Twitter, posant devant un chalutier au nom symbolique: “L’Europe”. “Nous négocions avec calme et grande fermeté, nous nous battons (…) pour la pêche française.”

Selon Jérôme Vicquelin, figure de la pêche locale et propriétaire du chalutier, qui a assisté au déplacement, les ministres ont aussi prévenu qu’il serait illusoire d’espérer le maintien des conditions de pêche actuelles. “Je suis intervenu quand on était sur la passerelle du bateau,” a-t-il raconté à Reuters.

“Il n’y avait pas de journalistes. J’ai été assez cash en leur disant: ‘Voilà, c’est très bien, vous êtes venus, mais j’appréhende parce que je sais très bien ce qui peut arriver : pour nous, seulement 10-15% de perte de chiffre d’affaires (…) ça va être catastrophique à long terme’”.

“Ils ont été cash aussi, (laissant entendre) que ne ce sera plus comme avant. Pour moi c’est clair. C’est la volonté d’essayer d’avoir le moins de casse possible.”

Interrogé sur ces propos, le secrétariat d’Etat aux Affaires européennes a fait savoir qu’il avait prévenu les pécheurs qu’ils ne pouvaient s’attendre à un “statu quo”. L’échange illustre bien la position délicate de la France qui, dans cette phase d’intenses négociations, cherche à obtenir les meilleures conditions possibles pour ses pécheurs, sans risquer de les faire capoter.

Emmanuel Macron l’a laissé transparaître lors du dernier Conseil européen. Après avoir déclaré que les pécheurs français ne seraient pas les “sacrifiés” du Brexit, il a reconnu: “Est-ce que la situation sera la même qu’aujourd’hui ? Non, nos pêcheurs le savent, nous aurons à les accompagner”.

Mais Michel Barnier, le négociateur européen, a fait comprendre lors d’une récente visioconférence avec des députés français qu’une position “maximaliste” sur la pêche serait contre-productive. “Du bout des lèvres, il a laissé entendre qu’il faudrait bien lâcher du lest quelque part si on voulait un accord”, selon une source parlementaire.

“Macron détient la clé”, a jugé un diplomate européen au coeur des négociations sur le Brexit. “Si la France lâche du lest, nous pouvons obtenir un accord.”

 

Élections départementales : 10 présidents sur 104 seulement pour le report

Élections départementales : 10 présidents sur 104 seulement pour le report

Le président de l’Assemblée des départements Dominique Bussereau, a affirmé son opposition au report des élections régionales et départementales. Pour justifier sa position, il a rappelé que seule une dizaine de départements sur 104 étaient favorables à l’hypothèse d’un décalage des scrutins.

Le report des sélections pose certains problèmes notamment concernant la durée du report et la question des finances locales fortement affectées par la crise sanitaire en particulier des RSA financés par les départements. Une hausse qui atteint déjà 1 milliard d’euros.

Une mission a été confiée à Jean-Michel Debré ancien président  du conseil constitutionnel pour étudier l’éventualité d’un report et ses modalités. Son rapport devra être déposé ici un mois au maximum compte tenu de la proximité maintenant des élections locales évoquées. Ces élection concernant les niveaux départementaux et régionaux doivent évidemment tenir compte de l’évolution de la situation sanitaire pour ne pas répéter les bévues enregistrées lors de l’échéance des municipales.

Si la crise sanitaire s’amplifie alors le risque de participation risque d’atteindre un niveau ridicule. D’autres considérations de nature politique sont prises en compte par le pouvoir qui craint encore une lourde défaite avec la crise simultanée dans le domaine sanitaire et dans le domaine économique.

Un «délit de mise en danger» sur internet ?

Un  «délit de mise en danger» sur internet ?

Jean Castex veut instaurer un délit un délit de mise en danger sur Internet.. «Nous ne pouvons plus nous résoudre à assister passivement au déchaînement de la haine sur les réseaux sociaux», a affirmé le premier ministre lors de la séance de questions au gouvernement. En fait il s’agirait de contourner le conseil constitutionnel qui avait censuré la loi Avia qui prévoyait l’obligation de censure par les GAFA lors  de la diffusion de messages de haine.

«La censure du Conseil constitutionnel doit nous amener à reprendre ce sujet sous une autre forme, qui devra créer un délit de mise en danger par la publication de données personnelles», a poursuivi Jean Castex, estimant que «c’est bien parce qu’il a été désigné par les réseaux sociaux que Samuel Paty a été assassiné».

Les enseignants du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine ont d’ailleurs exprimé mardi dans un communiqué leur «vive inquiétude face à l’impact des réseaux sociaux» après l’assassinat de leur collègue.

Les difficultés juridiques ne vont pas manquer notamment pour distinguer ce qui relève de la critique normale dans un pays démocratique et ce qui relève de la délation. Ou l’équilibre à trouver entre liberté et responsabilité.

 

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Une proposition de loi constitutionnelle sur la laïcité avec référendum ?

Plusieurs propositions de loi risquent d’être discutées sur la question de la laïcité. Toutefois, la proposition du Sénat se singularise par le fait que sa nature constitutionnelle nécessite un référendum. Il n’est pas certain que la majorité actuelle à l’Assemblée nationale soutienne un type de proposition dont on peut difficilement prévoir les conséquences politiques. Jusque-là le chef de l’État a surtout privilégié-le en même temps pour ne pas mécontenter une partie de la population dont il espère le soutien.

Trois élus de la majorité sénatoriale ont préparé une  proposition de loi constitutionnelle, qui a été déposée en février dernier : Philippe Bas, sénateur Les Républicains (LR) de la commission des lois, Bruno Retailleau, chef de file du groupe LR, et Hervé Marseille, président du groupe centriste. La commission des lois a adopté mercredi 14 octobre le rapport de Christophe-André Frassa.

Cette proposition de loi est constituée de deux articles afin de renforcer « la laïcité au quotidien », indique le sénateur Christophe-André Frassa auprès de Public Sénat. L’article 1 vise à compléter le premier article de la Constitution pour affirmer que « nul individu ou nul groupe ne peut se prévaloir de son origine ou de sa religion pour s’exonérer du respect de la règle commune ».

L’article 2 de la proposition de loi obligerait les partis politiques à respecter le principe de laïcité, afin d’empêcher les partis communautaristes d’accéder à des financements publics pour présenter des candidats aux élections.

, une proposition de loi constitutionnelle est soumise à une procédure très particulière, puisqu’elle doit être soumise à un référendum après avoir été votée par les deux assemblées.

Inflation zone euro : moins 0,3 % sur un an

Inflation zone euro :  moins 0,3 % sur un an

C e n’est pas encore la déflation mais cela y ressemble et les prochains chiffres pourraient la déclarer avec un écroulement de l’activité économique au dernier trimestre accompagné d’une baisse significative des prix. Pour l’immédiat l’inflation est proche de zéro.

En cause, évidemment la très grande faiblesse de la demande aussi bien des ménages que des entreprises qui reportent ou annulent certaines dépenses notamment d’équipement. Cela en raison de la vague de faillites qui s’annoncent et  un tsunami du chômage qui vont peser de manière très forte sur le pouvoir d’achat moyen et sur la demande notamment la consommation et les investissements.

Les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont augmenté seulement de 0,1% d’un mois sur l’autre et baissé de 0,3% par rapport à septembre 2019 après un recul de 0,2% en août. Ces chiffres sont conformes aux premières estimations publiées en début de mois.

L’alimentation, l’alcool et les tabacs ont apporté une contribution positive à l’évolution de l’indice à hauteur de 0,34 point de pourcentage et les services à hauteur de 0,24 point mais la chute de 8,2% sur un an des prix de l’énergie a soustrait 0,81 point à l’évolution de l’indice global.

L’inflation dite de base, c’est à dire hors énergie et produits alimentaires non transformés, ressort à 0,1% d’un mois sur l’autre et à 0,4% sur un an.

Une mesure plus étroite encore, qui exclut l’alcool et le tabac, montre une augmentation de 0,2% sur un mois comme en rythme annuel.

Automobile : malus sur le poids

Automobile : malus sur le poids

 

 

Un amendement gouvernemental va être déposé dans le projet de loi de finances 2021. Il prévoira une taxe pour les véhicules de plus de 1 800 kg.

 

C’est un arbitrage gagné estime l’entourage de la ministre de la transition écologique, car Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, s’était dit opposé à une taxation au poids. « Dans le contexte économique actuel, je ne veux aucune augmentation d’impôt et je veux protéger les emplois industriels, les usines et le pouvoir d’achat des Français » avait-il déclaré aux Echos, fin septembre

 

L’alourdissement du parc automobile, c’est + de matériaux et d’énergie consommés, + de pollution, – d’espace public disponible. Le malus au poids que nous instaurons est un signal fort et nécessaire pour mieux prendre en compte l’empreinte écologique des véhicules les plus lourds

 

La taxation des voitures les plus lourdes faisait partie des propositions des 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat, qui souhaitait « renforcer très fortement le malus sur les véhicules polluants et introduire le poids comme un des critères à prendre en compte ». La convention réclamait une taxation de 10 euros par kilos au-delà de 1 400 kg qui auraient alors concerné le cœur de la production automobile française. Le gouvernement ne l’a pas suivi et a décidé d’élever le seuil, pour que ne soient concernés que les véhicules de plus 1 800 kg. Bercy précise que la taxe ne concerne pas les véhicules électriques et hybrides, ni les voitures familiales.

 

1 800 kg, ça reste une niche de voitures. La moyenne des voitures neuves vendues en France pèse 1 240 kg.

Isabelle Autissier, présidente du 

Coronavirus : interrogations sur l’ampleur des licenciements

Coronavirus : interrogations sur l’ampleur des licenciements

La Dares évoque le triplement des plans de sauvegarde et considère qu’environ 70 000 emplois sont menacés. Quand on additionne les plans sociaux des grandes entreprises 50 à 70 000 emplois auraient été supprimés ou sont sur le point de l’être. On est loin des 700 000 emplois qui ont disparu depuis le début de l’année. La crise sanitaire est évidemment la cause principale de l’explosion du chômage mais visiblement nombreux d’entreprises structurellement en difficulté déjà avant le Coronavirus en ont profité pour ajuster les effectifs.

Cela signifie aussi que la crise a peut-être encore davantage touché les entreprises moyennes et les très petites. En outre elle a changé le statut de nombre de salariés. En effet beaucoup de postes à durée indéterminée ont été transformés- pour ceux qui restaient -en emplois précaires. Le paradoxe,  c’est que les chiffres officiels font apparaître une baisse du chômage mais  si le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A demeure à un niveau élevé, 3,872 millions;  il explose à six millions d’inscrits lorsque l’on comptabilise les catégories B et C, ceux ayant exercé une activité réduite. Au creux de la vague (avril-mai) les Français sans emploi étaient confinés et n’ont pas pu procéder à la recherche active d’un nouveau poste, ni se déclarer disponibles pour reprendre une activité.

 

Droits de douane augmentés sur Boeing 737 et le ketchup ?

Droits de douane augmentés sur Boeing 737 et le ketchup ?

 

 

 

En réplique aux mesures américaines prises pour augmenter les droits de douane des produits importés d’Europe notamment récemment sur l’aluminium, l’Union économique propose des taxes douanières supplémentaires sur les Boeing-737 et le ketchup américain.

Les mesures de rétorsion de leur porteraient sur un volume de l’ordre de 4 milliards de produits tandis que les Américains, eux, ont taxé  pour 7 milliards de produits. Parmi les sujets de conflit, il y a notamment les aides au secteur aéronautique. Les américains confortés d’ailleurs par l’OMC considèrent qui’Airbus a bénéficié de soutiens indus de la part des Etats.

La France, comme l’Europe, espèrent arriver à une désescalade de ce conflit qui dure depuis 14 ans et qui avait été une première fois tranché par l’OMC, le 2 octobre dernier. L’organisation avait estimé que certains pays membres de l’UE, en particulier l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Espagne et la France, avaient attribué des subventions à l’avionneur européen Airbus, faussant la concurrence avec l’américain Boeing. En guise de sanction, elle avait autorisé les États-Unis à imposer des droits de douane supplémentaires. L’Europe avait appelé outre-Atlantique à mettre fin à ces surtaxes et ne pas les alourdir, en vain. Elle avait donc promis une revanche si elle obtenait le feu vert de l’OMC, ce qui semble en passe d’être le cas.

Les États-Unis augmentent les droits de douane sur l’aluminium

 Les États-Unis augmentent les droits de douane sur l’aluminium

Les États-Unis ont décidé d’imposer des droits antidumping préliminaires sur les importations d’aluminium en provenance de 18 pays dont l’Allemagne, Barhein, le Brésil, l’Espagne, l’Inde et l’Italie. La France ne fait pas partie de la liste, mais elle a toutefois déjà subit une offensive américaine en 2018, lorsque l’administration Trump décide de taxer l’aluminium et l’acier et  de taxer des produits agricoles français.

Le pays le plus affecté par ces nouveaux droits de douane serait l’Allemagne suivi de Bahreïn, les investigations ayant montré que ces deux pays avaient le plus subventionné leurs prix pour exporter vers les Etats-Unis.

Les autres pays concernés sont la Croatie, l’Egypte, la Grèce, l’Indonésie, Oman, la Roumanie, la Serbie, la Slovénie, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud, Taïwan et la Turquie.

Wilbur Ross a par ailleurs souligné que la Chine ne figurait pas sur cette liste dans la mesure où « de très nombreux droits de douane sur leurs produits en aluminium » ont déjà été imposés.

 

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