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Archive mensuelle de juillet 2016

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Marseille foot : l’OM toujours invendable

Marseille foot : l’OM toujours invendable

D’après les informations d’Europe 1, seules trois offres sont parvenues toutes en provenance du Moyen-Orient et pour des prix très bas. La propriétaire de l’OM, Margarita Louis Dreyfus,  n’aurait aucune confiance dans la crédibilité de ces repreneurs potentiels. De quoi inquiéter la mairie de Marseille : « on souhaite que ça aille le plus vite possible », reconnaît Richard Miron, adjoint aux sports. « C’est un processus qui dure », poursuit l’adjoint. « Mais les choses ont un prix, les clubs ont une cote et encore faut-il que cette cote soit la plus estimée possible », Mais  Margarita Louis Dreyfus veut faire argent de tout. Pourtant elle a hérité de l’immense fortune de Robert Louis Dreyfus passée ainsi sous pavillon russe ;  très critiqué pour sa gestion de l’Olympique de Marseille (et pour cause elle a vendu tous les  meilleurs joueurs au cours des dernières saisons) elle ambitionne de redresser la valeur de vente potentielle de l’Olympique de Marseille. Le problème c’est que l’Olympique de Marseille ne vaut à peu près rien surtout compte tenu de ses lamentables résultats sportifs qui se confirment avec les matchs amicaux de l’été 2016. . La raison commanderait que Margarita Louis Dreyfus cède le club pour le franc symbolique afin qu’un repreneur sérieux puisse redonner à Marseille le club que ses supporters exceptionnels méritent. La vérité c’est que son mari Louis Dreyfus aujourd’hui décédé, lui, s’intéressait vraiment au football et avait mis son argent personnel au service du club. Ce n’est pas le cas de Margarita Louis Dreyfus qui ne sait vraiment jamais intéressée au football et en plus qui espère tirer un profit de la vente d’un club. Le risque évidemment c’est qu’avec l’affaiblissement de l’effectif l’Olympique de Marseille pourrait encore flirter avec la descente en ligue deux pour la saison 2016 2017. En attendant Margarita Louis Dreyfus a désigné un nouveau président. L’Italien Giovanni Ciccolunghi succèdera lundi à Vincent Labrune.  Louis Dreyfus a annoncé ce mardi qu’il prendrait ses fonctions dès lundi prochain.  Ancien patron d’Adidas en Russie, membre du board de la holding Louis-Dreyfus depuis cinq ans, cet Italiens de 72 ans a été un « proche collaborateur de Robert Louis-Dreyfus », si l’on s’en tient au communiqué de Margarita Louis Dreyfus. Spécialiste du marketing sportif, Ciccolunghi devra préparer le club à une vente annoncée depuis plusieurs mois, pour laquelle les négociations sont en cours. Jean-René Angeloglou, « ami de la famille Louis-Dreyfus depuis plus de 30 ans », selon le communiqué, travaillait à l’OM depuis sa reprise par la famille Louis-Dreyfus en 1997 et connaît bien les rouages du club. Une assemblée générale doit se tenir jeudi après-midi au siège du club, pour entériner le changement de gouvernance, avec directoire et conseil de surveillance.

 

 

Net tassement des activités touristiques

Net tassement des activités touristiques

Conséquence des manifestations, des violences, du terrorisme et du climat, l’activité touristique en France un net tassement qui pourrait atteindre 6% avec de forts écarts autour de cette moyenne selon les régions.  Un tassement notamment dû à la baisse de fréquentation des touristes étrangers.  Les achats effectués par les touristes ont poursuivi leur glissade en juillet, avec une nouvelle chute en France où la fréquentation reste plombée par les attentats. Concernant uniquement les 5 étoiles et palaces de Paris, la branche « Prestige » de l’Umih indique que du 1er au 13 juillet, le Revenu par chambre (Revpar, principal indicateur de l’hôtellerie) était en hausse de 9% « avant de chuter brutale après l’attentat de Nice, occasionnant une baisse de 45% pour le 28 juillet par exemple ».  »Ce qui est nouveau », c’est la désaffection de la clientèle chinoise pour « Paris et la France ». On voit même des annulations d’événements, de congrès, pour le troisième ou le quatrième trimestre, qui jusqu’ici étaient maintenus malgré les attentats de Paris et Bruxelles », s’alarme l’Umih Prestige. Sur l’ensemble de l’Hexagone, le cabinet spécialisé MKG estime que le Revpar recule de 6%. Si la tuerie de la promenade des Anglais a freiné les arrivées de touristes en France, elle semble aussi avoir fait réfléchir certains Français qui devaient prendre des vacances.  »La première quinzaine de juillet était très bonne avec une croissance de 10% des réservations. Et l’attentat du 14 juillet nous a brusquement fait descendre à -5% », résume Alain de Mendonça, PDG du voyagiste Karavel-Promovacances (qui détient également Fram). « Depuis nous sommes plus ou moins à l’équilibre, mais il y a des hauts puis des bas (…). Les gens ont peur d’aller dans un aéroport, de prendre l’avion », résume-t-il. Au total, le cabinet Protourisme estime que juillet enregistrera une baisse de 4% des nuitées par rapport à juillet 2015. « Le mois ne devrait pas être très bon mais ça aurait pu être pire », notamment en raison des grèves et manifestations du printemps et aussi la mauvaise météo qui avaient pesé sur les décisions de départs en vacances, selon son président Didier Arino.

 

(Avec AFP)

Turquie : Erdogan dit merde à l’Europe

Turquie : Erdogan dit merde à l’Europe

 

C’est en substance ce que dit Erdogan après les très vives critiques des dirigeants européens vis-à-vis de la purge en cours. En envoyant balader les responsables européens, Erdogan semblent confirmer qu’il n’attend pas grand-chose de l’Europe. L’éventualité d’une adhésion de la Turquie à l’Union économique s’éloigne donc de plus en plus. Une adhésion qui n’était déjà qu’une  éventualité et de toute manière très hypothétique. Mais de façon indirecte le conflit entre l’Europe et Erdogan pourrait remettre en cause l’accord relatif à la régulation de l’immigration en provenance du Moyen-Orient. Erdogan pourraient être tenté de lâcher les vannes de l’immigration en direction de l’Europe. Depuis la tentative de coup d’Etat avortée du 15 juillet, le président turc Recep Tayyip Erdogan mène une politique de répression très sévère dans toutes les sphères de la société turque. Plus de 18.000 personnes ont ainsi été mises en garde-à-vue, et 10.000 d’entre elles placées en détention préventive. En état d’urgence pour trois mois, Ankara a aussi annulé 50.000 passeports sous le motif de « précaution contre le risque de fuite des terroristes ». Lors d’une allocution pendant une cérémonie organisée vendredi en l’honneur des victimes du putsch raté, le président Erdogan a rejeté avec véhémence les critiques des pays occidentaux, les priant de « se mêler de leurs affaires ». « Ces pays dont les leaders ne sont pas inquiets pour la démocratie turque, ni pour la vie de nos citoyens et leur avenir alors qu’ils sont tellement préoccupés par le sort des putschistes, ne peuvent pas être nos amis », a-t-il ajouté. Jeudi, le ministre allemand des Affaires étrangères avait dénoncé des purges qui « dépassent toute mesure ». Erdogan continue en effet depuis deux semaines sa purge qui s’étend aussi bien à l’armée, à l’éducation, au monde des affaires et à la presse. Samedi, 17 journalistes ont encore été placés en détention préventive. Ils sont soupçonnés d’avoir des liens avec le Fethullah Gülen, l’influent opposant d’Erdogan, domicilié aux Etats-Unis depuis 1999.  Ankara le désigne comme le commanditaire du putsch raté, tandis que l’intéressé nie être lié à l’affaire. Les 17 journalistes sont écroués pour appartenance à un « groupe terroriste ». Parmi eux figurent des figures proéminentes du paysage médiatique turc, comme Nazli Ilicak. Cette ancienne députée devenue reporter avait été licenciée en 2013 du quotidien progouvernemental Sabah. En plein scandale de corruption, elle avait alors critiqué des ministres liés à l’affaire.

 

(avec AFP)

Le prélèvement à la source : plus simple pour les gens…pas pour les entreprises

Le prélèvement à la source : plus simple  pour les gens…pas pour les entreprises

 

 

D’après Michel sapin le prélèvement à la source sera plus simple les gens à partir de 2018. Plus simple sans doute pour les contribuables mais pas pour les entreprises qui devront à nouveau se transformer en collecteur d’impôts. Michel Sapin considère en outre qu’il est vraisemblable que la future majorité ne reviendra pas sur cette réforme. De ce point de vue, il a sans doute raison car l’État pourrait bien avoir trouvé avec ce prélèvement une sorte de martingale fiscale pour augmenter en douceur les prélèvements fiscaux. En apparence ce serait une  bonne réforme et ce serait même souhaité par les Français. Principal argument cela étale dans le temps le poids des prélèvements, second argument cela évite d’être imposé sur des revenus de référence passés alors que les revenus présents peuvent avoir diminué. Des arguments pertinents. Mais cette retenue à la source présente aussi de nombreux inconvénients. Cela n’aurait d’intérêt que dans le cadre d’une  grande réforme fiscale (en intégrant notamment la CSG ce qui élargirait l’assiette.). Or cette opération complexe ne pourra être effectuée avant 2017. Le danger c’est qu’on en profit pour augmenter discrètement l’impôt en le rendant plus indolore. Le danger c’est que cette réforme ne constitue en fait qu’un gadget et se limite à un prélèvement mensuel sans réforme fiscale. Une  réforme inutile puisque près de 70% des imposables sont déjà mensualisés. Bref une  réforme à la mode Hollande, une  reforme molle.  Manuel Valls a promis aux socialistes que le gouvernement allait «réussir», notamment en engageant «le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, première étape d’une modernisation de notre imposition». Selon la définition de l’Insee, le prélèvement à la source correspond à «un mode de recouvrement de l’impôt consistant à faire prélever son montant par un tiers payeur, le plus souvent l’employeur ou le banquier, au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt». Ainsi, plus aucun impôt ne serait prélevé une fois le salaire net touché. Qu’est-ce que cela change concrètement pour le particulier? Entre la dématérialisation, la feuille pré-remplie et la mensualisation, l’administration fiscale a déjà facilité la tâche au contribuable. Mais Michel sapin confirme qu’il s’agit cependant d’une grande simplification : « cette grande modernisation de l’impôt va faciliter la vie des gens, surtout en cas de changements professionnels ou familiaux. Le calcul des impôts ne change pas, c’est le prélèvement qui aura lieu à la source, comme pour la CSG ou les cotisations, au moment où l’on touche son revenu. Pour 90 % des Français qui perçoivent uniquement un salaire ou une retraite, ce sera d’une simplicité absolue et d’une grande sécurité. Durant ce quinquennat, nous aurons réformé jusqu’au bout. Je ne vois pas qui remettrait en cause une disposition de cette nature, qui sera votée en fin d’année et entrera en vigueur au 1er janvier 2018. Elle sera appliquée quelle que soit la majorité. »

Zone euro : la croissance ralentit

Zone euro : la croissance ralentit

 

Après 0, 6 % de progression au premier trimestre l’activité économique ralentit et enregistre seulement 0,3 % de hausse au second trimestre. À noter que la France enregistre une croissance zéro pour la même période. Pour l’avenir, les incertitudes liées au tassement de l’activité mondiale et au brexit pourrait peser de manière négative sur l’activité du second semestre et au-delà sur 2017 et 2018. L’enquête trimestrielle de la Banque centrale européenne (BCE) auprès des prévisionnistes professionnels publiée vendredi dernier évoque également une croissance plus faible que prévu pour le bloc en 2017 et 2018. « Le troisième trimestre a commencé sur de bonnes bases mais il est probablement trop tôt pour commencer à négliger l’impact négatif potentiel du Brexit sur la croissance de la zone euro », a déclaré Peter Vanden Houte, économiste chez ING Bank. Au delà du Brexit, le fléchissement du commerce international sur fond de ralentissement des émergents et l’affaiblissement des facteurs porteurs avec la remontée des cours des matières premières et l’affaiblissement de l’euro, pourraient encore accentuer le freinage de l’économie de la zone euro dans les prochains mois. « Nous pensons que ce ralentissement de la croissance est un signe précurseur », observe Jack Allen, de Capital Economics, qui s’attend à ce que la croissance du PIB de la zone euro ralentisse encore davantage d’ici à la fin de l’année. L’inflation a progressé un peu plus que prévu en juillet dans la zone euro, à 0,2% contre 0,1% en juin, selon la première estimation publiée vendredi par Eurostat. Malgré cette légère accélération, elle reste largement inférieure à l’objectif de la BCE, qui est d’un tout petit peu moins de 2%. Eurostat a également annoncé que le chômage était juste au-dessus de 10% en juin, à 10,1%, après une légère baisse en mai, donnant un total de chômeurs de 16,3 millions. Le taux de chômage des jeunes a légèrement baissé à 20,8% contre 20,9% en mai.

(Avec Reuters)

États-Unis : très net tassement de la croissance

États-Unis : très net tassement de la croissance

 

On attendait 2, 6 % mais selon des données publiées vendredi par le département du Commerce, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté seulement de 1,2% en rythme annualisé sur la période avril-juin.  En outre, la hausse du PIB du premier trimestre a été révisée à la baisse, à +0,8%, contre +1,1% précédemment estimé. En cause notamment la variation des stocks. Le total des stocks accumulés par les entreprises a reculé de 8,1 milliards de dollars sur le deuxième trimestre, soit sa première baisse depuis le troisième trimestre 2011, alors qu’il avait augmenté de 40,7 milliards au premier trimestre. Hors les stocks, qui ont amputé le PIB de 1,16 point de pourcentage, la croissance du deuxième trimestre ressort en effet à 2,4%. La consommation des ménages, qui représente plus des deux tiers de l’activité économique américaine, a bondi de 4,2% sur le deuxième trimestre, soit sa progression la plus soutenue depuis le dernier trimestre 2014. Même s’il est peu probable que la hausse de la consommation des ménages se poursuive à un tel rythme, elle devrait néanmoins rester vigoureuse d’ici la fin de l’année au vu de l’amélioration du marché du travail, de l’augmentation du prix des logements et d’un taux d’épargne plus élevé. D’autre part, la croissance de l’activité manufacturière dans la région de Chicago a ralenti moins que prévu en juillet après avoir progressé le mois précédent à son rythme le plus soutenu depuis 18 mois, montre l’enquête mensuelle auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI de Chicago est resté pour le deuxième mois de suite au-dessus de la barre des 50, qui sépare la croissance de la contraction de l’activité économique, en ressortant à 55,8 ce mois-ci contre 56,8 en juin et 49,3 en mai. Les économistes interrogés par Reuters avaient anticipé un indice à 54,0.

(Avec Reuters)

France Croissance zéro au 2e trimestre

France Croissance zéro au 2e trimestre

 

Après 0, 7 % de croissance au premier trimestre, l’activité stagne second. L’acquis pour 2016, à savoir le niveau du PIB si la croissance des deux derniers trimestres était nulle, reste à 1,1%. Reste à savoir si l’objectif de 1,5 % fixés par le gouvernement sera atteint. Pas certain si l’on se fie au moral des deux entreprises et des ménages. Les inquiétudes manifestées dans les différentes enquêtes d’opinion des chefs d’entreprise, des investisseurs et des ménages se confirment donc avec l’annonce par l’INSEE d’une croissance zéro au second trimestre. En cause,  évidemment le tassement général de la croissance mondiale mais aussi des causes spécifiques à la France. En particulier les effets  très négatifs des grèves, manifestations et autres blocages sans parler des attentas. . Du coup les perspectives de croissance globale pour l’année en cours pourraient être remises en cause. Le gouvernement tablait sur une augmentation du PIB de 1,5 % en 2016 mais cette prévision pourrait être ramenée entre 1,1 % si la croissance est nulle au second semestre. En outre, il faudra intégrer pour les trimestres suivants les conséquences du brexit, conséquence encore difficiles  à évaluer mais qui pourrait faire diminuer le PIB  d’environ 0,3 % en 2017. Autant dire que l’emploi sera également mécaniquement affecté. En France, la croissance a donc  été nulle au deuxième trimestre alors qu’elle était attendue en hausse de 0,3%. Seule bonne nouvelle dans ce domaine ce matin, la légère révision à la hausse de la croissance au premier trimestre, à +0,7% contre +0,6%.  Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin reconnaît que le chiffre de la croissance du dernier trimestre est « décevant » mais assure qu’ »au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, l’économie française reste sur une dynamique de reprise qui ne remet pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016″. Parmi les explications de ce résultat, le recul de 0,2% de la production en biens et services, « du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvement sociaux en mai et juin ». La contribution de la demande intérieure finale à la croissance du trimestre a ainsi été nulle et celle de la variation des stocks des entreprises lui a coûté 0,4 point, seule celle du commerce extérieur, redevenue positive (0,3 point), lui permettant de sauver les meubles. L’arrêt des raffineries en raison de mouvements sociaux en mai et juin a pénalisé au printemps la production de biens manufacturés (−1,0%), se répercutant sur la production totale de biens et services (-0,2%). Mais de façon plus surprenante, la consommation des ménages, qui avait bondi de 1,2% au premier trimestre, a stagné, tant pour les biens (0,0%) que pour les services (-0,1%), bien que l’Insee ait signalé des dépenses en énergie toujours vigoureuses. L’investissement global s’est contracté de 0,4% après trois trimestres de forte hausse, celui des entreprises reculant de 0,2%. Il avait bondi de 2,1% au 1er trimestre à l’approche de l’expiration du dispositif fiscal de « suramortissement » des investissements productifs qui a été finalement prorogé d’un an.

(Avec Reuters)

Pollution automobile : Ségolène Royal pour de nouvelles normes et…. de nouvelles taxes

Pollution automobile : Ségolène Royal pour de nouvelles normes et…. de nouvelles taxes

 

Ségolène Royal approuve les conclusions de la commission mise en place suite au scandale Volkswagen. Une commission qui demande surtout la refonte de la réglementation européenne à fin de quitter les émissions de CO2 mais aussi d’oxydes d’azote (NOX). Des propositions qui sont fondées sur le fait que la plupart des constructeurs dépassent  les normes actuelles. Cela pourrait se traduire en France par une taxe supplémentaire notamment sur les véhicules diesels des 2017. Selon l’entourage de la ministre de l’Environnement, le rapport, qui s’appuie sur les tests de 86 véhicules, confirme que tous les constructeurs ont, à des degrés divers, des difficultés à tenir les normes de pollution. Montré du doigt après les premiers tests, Renault a déjà annoncé qu’il améliorerait le système de dépollution de ses moteurs diesel. « Les constructeurs seront mis devant leur responsabilité car la pollution de l’air est un grave problème, on ne peut plus tergiverser ni plaisanter », déclare la ministre de l’Environnement dans un communiqué sur le rapport final. Une modification du « malus » automobile sera proposée dans le cadre de la loi de finances pour 2017 pour qu’il intègre les émissions d’oxydes d’azote (NOx), dit-on dans son entourage. Ce système cible aujourd’hui uniquement les émissions de CO2, principal gaz à effet de serre. Dans la droite ligne de ses premières conclusions, elle ajoute que « les tests réalisés ont révélé de nombreux dépassements en regard des seuils retenus par la commission, quelle que soit la norme Euro à respecter ». « En matière d’émissions de NOx, des véhicules Euro 6 de certains constructeurs ont dépassé plus de dix fois la norme », souligne-t-elle. « En matière d’émissions de CO2 (…), sur la grande majorité des véhicules testés, des dépassements importants ont été constatés lors des essais D3, réalisés sur piste, alors que le test D3 reproduit le cycle d’homologation ». Conséquence d’une procédure d’homologation européenne insuffisante, « la plupart des constructeurs semblent avoir conçu leurs modèles en se focalisant sur les conditions d’essais en laboratoire », dit-elle, et « les impacts que cette approche engendre sur les émissions d’éléments nocifs et la qualité de l’air proche des axes de circulation semblent avoir été largement ignorés ». La commission demande la modification du système d’homologation et souligne que « l’absence ou le manque de transparence des tests de surveillance et de contrôle de la part des autorités publiques sur les émissions des véhicules produits en série et mis à la vente dans l’Union européenne constituent une incitation à la fraude et doivent donc absolument être corrigés ». De nouvelles normes européennes d’homologation intégrant les émissions polluantes en conditions réelles de conduite doivent entrer en vigueur, mais pas avant septembre 2017.

(Avec Reuters)

Quel avenir pour l’industrie ? (Loïk Le Floch-Prigent)

  • Quel avenir pour l’industrie ?  (Loïk Le Floch-Prigent)
  • L’ancien patron d’Elf dans une interview au Figaro fait  l’analyse du déclin de l’industrie et propose des pistes pour son redressement.

 

Quel l’avenir de la filière industrielle française ?  Dans votre livre La bataille de l’industrie  (Éditions Jacques-Marie Laffont Éditeur), vous poussez un cri de colère…

 

Loïc Le Floch-Prigent - Nous avons commis trop d’erreurs depuis vingt ans, et le cœur de notre filière industrielle fiche le camp. Il y a une guerre à livrer, mais certains dirigeants de nos grandes industries ne veulent pas la mener. On cède le contrôle, on démantèle, on hisse le drapeau blanc partout. Pechiney, la Compagnie générale d’électricité, Arcelor, Rhône-Poulenc, Alstom, les Ciments Lafarge, Alcatel… cette liste est trop longue.

 

Nous sommes pourtant dans la moyenne européenne en matière d’industrie.

Pas avec l’Allemagne. L’activité industrielle représentait 20% de notre PIB il y a vingt ans et 24% de celui de l’Allemagne. Nous sommes à 11% aujourd’hui, et ils sont à 28%. La France ne peut pas parier seulement sur le tourisme et les start-up!

 

Peut-on encore revenir en arrière? Que faites-vous de la révolution numérique?

C’est un faux dilemme. Nous n’avons pas à faire un choix entre la vieille industrie et la nouvelle économie. Nous avons l’opportunité de réinventer l’industrie grâce à la révolution numérique. La numérisation change les modes de production: grâce à la simulation par ordinateur, on peut fabriquer le produit avec le client, en fonction de ses demandes spécifiques. On peut changer le design, modifier le processus de production. L’activité industrielle n’a plus rien à voir avec le taylorisme du XXème siècle.

 

Mais ne peut-on pas laisser la fabrication matérielle du produit, qui apporte peu de valeur ajoutée, aux économies en développement?

Non, c’est l’erreur à ne pas commettre. Quelle que soit la valeur ajoutée de la conception, la fabrication requiert des corps de métiers très pointus. Il faut des ouvriers qui savent programmer un logiciel, et manier des outils. Et l’ouvrier a un savoir-faire biface: il comprend les demandes de la machine, et il peut produire l’objet. Grâce au numérique, nous avons une occasion à saisir pour inventer une nouvelle main d’œuvre industrielle.

 

Les économistes nous parlent surtout de la robotisation. Cette révolution industrielle ne créera pas d’emploi…

 

Je suis pour la robotisation, et nous devons rattraper notre retard. Mais chaque filière a des contraintes différentes. La robotisation de l’industrie navale, par exemple, peut représenter aux alentours de 20% maximum des tâches de production. Dans la fabrication des pièces automobiles on n’arrivera pas forcément à un plus haut niveau. Il faut à chaque fois voir au cas par cas. Cela laisse encore beaucoup de place aux humains. Où sont les soudeurs, chaudronniers, et les électriciens?

 

Quelles sont les autres conditions d’un sauvetage de l’industrie?

 

Tout d’abord il faut arrêter de dire que c’est de la faute du contexte fiscal, ou de la compétition internationale, que nous avons perdu des pans entiers de notre industrie. En France, dans le même environnement concurrentiel, certains réussissent, d’autres pas. Pourquoi? D’abord parce que les chefs d’entreprises dans le secteur industriel sont trop souvent recrutés sur de mauvais critères. On a fait un choix de société sélectif et généraliste en faveur des intelligents à dix-huit ans, contre les empiriques qui connaissent le métier de l’intérieur et progressent dans les entreprises. Monsieur Michelin «sentait» le pneu. Trop d’autres ne sentent rien. Les gens qui font carrière ne sont pas les mêmes que ceux qui savent prendre des risques. Cela n’a rien à voir avec la qualité des études!

 

C’est votre vieux contentieux avec les grandes écoles…

Je n’ai rien contre les bons élèves, et certains sont d’excellents chefs d’entreprises. Mais je suis un ardent partisan de la connaissance du terrain, de l’apprentissage et de la formation continue. Personne ne s’est étonné en Allemagne que le nouveau président de Volkswagen ait commencé comme apprenti. En France, on en ferait un événement.

 

Quelles sont les autres conditions?

Il faut que nous arrivions à orienter notre épargne vers l’industrie. Pour quatre épargnants allemands qui placent leurs économies dans l’industrie, il n’y a qu’un seul épargnant français. Il faut réorienter l’épargne des français vers l’industrie, et il est aussi urgent de bâtir des fonds souverains français. La Caisse des Dépôts ne peut pas tout faire. Patrick Kron a commis deux erreurs stratégiques. Il a vendu les Chantiers de l’Atlantique tandis qu’il a conservé la construction des turbines à gaz de grande puissance qui ne marchaient pas et qui avaient été achetées trop cher à ABB. On a mis dix ans à les mettre au point, et au bout du compte elles ont été revendues récemment pour une bouchée de pain. Il fallait conserver Alstom, nous y avions dans l’hydraulique, le charbon, le nucléaire et les grids des positions mondiales de premier plan.

 

Autre catastrophe, notre filière nucléaire…

Là aussi, les erreurs tragiques commises par Anne Lauvergeon ont coûté beaucoup plus cher que Fukushima, qui a le dos large. «Atomic Anne» s’est laissée griser par son pouvoir, et par ceux qui la portaient aux nues. Au fond, elle n’avait pas de réelle compétence nucléaire. Il n’y avait pas en face d’elle un actionnaire fort, pas de conseil d’administration digne de ce nom. Il n’y a aucune corde de rappel face à ce genre de personnalités.

 

L’État est bien le pire des actionnaires.

Oui, mais ne privatisons pas Areva, qui est un actif sensible, tant qu’on n’a pas de fond souverain national. En attendant, il faut que l’État choisisse des gens parce qu’ils sont compétents et non pas parce ce sont des copains ou qu’ils sont obéissants.

 

Fallait-il mettre entre parenthèses le projet d’EPR en Grande-Bretagne?

Oui, de toute urgence. Emmanuel Macron et Jean-Bernard Levy ont tort de s’obstiner, et tout le personnel d’EDF en est conscient. Sauver la filière nucléaire ne veut pas dire pratiquer la fuite en avant.

 

Angela Merkel a-t-elle eu raison de sortir du nucléaire aussi brutalement?

Ce fut une énorme erreur. Son choix a abouti au charbon. Allez dans la forêt noire par vent d’Est. La transition énergétique se prépare sur le long terme. Pour le moment, nous avons toujours besoin de nous appuyer sur le pétrole et le gaz, et pour longtemps.

 

Et Ségolène Royal?

La loi sur la transition énergétique montre aujourd’hui ses limites. J’ai toujours cru au solaire moi aussi, mais il faut garder le sens des proportions. Ségolène Royal fait trop de «com.». On ne prépare pas l’avenir en prenant des postures. Nous savons que nous avons besoin des énergies fossiles pendant un certain temps. Pour le moment, les énergies vertes ne sont pas capables de relever le défi, elles sont intermittentes, et donc chères.

 

Qu’attendez vous du débat de la présidentielle?

Je ne vois personne porter le message politique de l’importance vitale de l’industrie pour le pays. Je vois des postures. Or c’est là que tout se joue. Les Français le savent, car ils voient ce qui se passe quand une industrie part. Les services et les start-up ne peuvent pas la remplacer. Ce ne sont pas les mêmes ordres de grandeur: quel rapport entre les start-up rennaises qui font 5000 emplois et la filière bretonne de l’agroalimentaire, 220.000 emplois? Les bassins d’emplois sont indexés sur la filière industrielle, au sens large.

 

Qui voyez-vous gagner?

Je regarde tout ça avec le souvenir de Mitterrand, et je me dis que Sarkozy va sans doute finir par y arriver: celui qui le veut le plus gagne. En 1995, Mitterrand m’avait dit: «C’est dommage que je sois obligé de partir, je les aurais eus encore une fois». Mais ce n’est qu’une opinion.

 

Et Hollande?

Hollande est égal à lui-même, ce n’était pas mon choix.

 

Que pensez-vous des polémiques sur le salaire des patrons?

La morale n’est pas le seul critère, ce qui est important c’est le pacte social entre un patron et ses salariés. Si les gens travaillent bien ils doivent se faire payer et que ceci apparaisse légitime pour le personnel. Ce qui me choque profondément, en revanche, c’est quand certains vendent leur entreprise à l’étranger, et que, fortune faite, ils s’en vont hors de France pour ne pas se faire fiscaliser, c’est inacceptable, à la fois pour notre pays et pour le respect des salariés. On se trompe donc de débat.

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Après brexit : la nomination de Barnier, une « déclaration de guerre » (presse anglaise)

Après brexit : la nomination de Barnier une « déclaration de guerre » (presse anglaise)

 

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On se demande bien ce qui peut susciter l’inquiétude de la presse anglaise après la nomination de Michel Barnier, ancien commissaire européen, comme négociateur pour l’après brexit. Certes Michel m’a Barnier a manifesté de nombreuses velléités pour réorganiser le système financier mais nombre  de ses propositions ont été rejetées. Rappelons-nous par exemple que Michel Barnier avait souhaité que les agences de notation n’évaluent plus les Etats ! En tête de la presse tabloïd, rarement pondérée, The Sun dénonce un  »eurocrate antibritannique ». Le Daily Mail parle d’une « nouvelle trahison » de l’Europe. Tandis que le Financial Times, la Bible des affaires, manie l’ironie: « Le fléau de la ville de Londres, le Français qui a voulu réglementer l’industrie des services financiers britannique morceau par morceau, le Commissaire de Bruxelles qui a poussé l’ancien gouverneur de la banque d’Angleterre à se taper la tête contre son bureau est revenu. » Car si la nomination du français Michel Barnier passe aussi mal outre-Manche, c’est parce que la City le connaît déjà très bien. De 2010 à 2014, en tant que Commissaire européen au marché intérieur et aux services, il a hérité du dossier de la régulation des banques anglaises. Il en a gardé l’image d’un « fanatique, que la finance dégoûte ». En 2010, The Telegraph, le quotidien le plus vendu, se demandait s’il n’était pas« l’homme le plus dangereux d’Europe« . Heureusement pour Michel Barnier, toute l’Angleterre ne sera pas contre lui. Le Financial Times rappelle que la dernière année de son mandat, en 2014, il s’est montré beaucoup plus chaleureux envers la City, une fois son programme de réformes achevé. L’éditorialiste du Telegraph Ambrose Evans-Pritchard, pro-Brexit militant, a même pris sa défense sur Twitter. « Contrairement à beaucoup, je pense que Michel Barnier est un bon choix comme chef du Brexit pour l’UE. Je le connais depuis 15 ans. Relativement anglophile. «  Pour le Royaume-Uni, l’un des gros enjeux de cette négociation sera de conserver le « passeport » européen de ses banques, celui qui permet aujourd’hui à la City de vendre librement ses services en Europe. Selon Le Point, l’ancien vice-premier ministre Nick Clegg, un europhile, affirme que cette nomination « va déclencher l’alarme dans la City, car Barnier ne protégera pas le passeport financier dont bénéficie le Royaume-Uni ».

(avec  Huffington Post)

Terrorisme : Sarkozy fait dans la com

Terrorisme : Sarkozy fait dans la com

 

Comme après chaque attentat Sarkozy fait dans la com en n’oubliant ses propres responsabilités. Vis-à-vis du conflit au Moyen-Orient, il oublie qu’il est largement responsable de la situation du faite de l’intervention française hasardeuse en Libye. en 2011. En outre,  Sarkozy qui a supprimé les renseignements généraux porte aussi une lourde responsabilité dans la détérioration de la surveillance du territoire. Pourtant après Nice, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à faire une déclaration tonitruante mais pourtant vide de tout contenu opérationnel. Bref comme d’habitude pour Sarkozy, de la com encore de la com.  Dans une très courte déclaration, Nicolas Sarkozy a appelé à la fermeté. « L’émotion de la Nation est immense. Cette situation doit nous conduire à la plus grande lucidité et à enfin comprendre que nous devons changer profondément la dimension, la mesure, la stratégie de notre riposte. Notre ennemi n’a pas de tabou, n’a pas de limite, n’a pas de morale, n’a pas de frontières. Nous devons être impitoyables. Les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles » a-t-il expliqué ajoutant : « Je demande au gouvernement de mettre en œuvre toutes les propositions que nous proposons depuis des mois, sans délai. Nous ne pouvons plus perdre de temps. C’est la guerre et il n’y a pas d’autre choix que de la mener et de la gagner ».

Moral ménages : nouvelle baisse inquiétante en juillet

Moral ménages : nouvelle baisse inquiétante en juillet

 

 

Après l’embellie économique du premier trimestre ou le PIB  avait enregistré une croissance de 0,7 %, les  inquiétudes se confirment  concernant les trimestres suivants. Pour le deuxième trimestre la croissance est nulle.  Les Français ne sont pas très optimistes pour la deuxième moitié de l’année puisqu’une nouvelle fois le moral des ménages a baissé en juillet. En cause évidemment le tassement économique et le chômage. Le gouvernement avait prévu une croissance de l’activité économique de 1,5 % pour l’année mais le fonds monétaire international dans visage plus que 1,2 %. Mécaniquement l’emploi devrait donc se dégrader. L’indicateur mesurant le moral des ménages en France a encore baissé d’un point en juillet pour s’établir à 96 points, a annoncé l’Insee, qui souligne que les ménages sont plus négatifs sur leur situation financière personnelle passée et affichent plus de craintes sur le chômage.  Cet indicateur, qui avait déjà reculé d’un point en juin, est établi par l’Insee à partir de soldes d’opinion (différences entre les proportions de réponses positives et négatives) divisés en deux grandes catégories: l’une portant sur la situation personnelle des ménages, l’autre sur leur perception de l’évolution économique en général. « En juillet, l’opinion des ménages sur leur situation financière personnelle passée baisse: le solde correspondant perd 4 points et retombe ainsi à son niveau le plus bas depuis août 2015″, indique l’Insee. Le solde sur l’évolution de leur situation personnelle future a en revanche gagné un point, après en avoir perdu 6 en juin. Les ménages sont plus nombreux en juillet à estimer qu’il est opportun de faire des achats importants, le solde regagnant 4 points. Le solde sur leur capacité d’épargne actuelle est stable tandis que celui sur leur capacité future est en baisse d’un point. Par ailleurs, « après avoir atteint en mai leur plus bas niveau depuis 2008, les craintes liées au chômage augmentent en juillet pour le deuxième mois consécutif (+3 points après +2 points en juin) », même si elles restent inférieures à leur moyenne de longue période, explique l’Insee.  Le moral des ménages est un élément-clé pour évaluer le niveau à venir de la consommation, moteur important de la croissance en France.

Généraliste : Consultation à 25 euros

Généraliste : Consultation à 25 euros

 

La consultation des médecins généralistes passerait donc de 23 à 25 € ce qui ne constitue pas un scandale dans la mesure où la consultation des spécialistes est au moins de 50 €. En outre l’état pourrait soutenir financièrement les médecins qui consentent à s’installer dans les zones rurales. La consultation à 25 euros chez les généralistes pourrait donc être entérinée avant la rentrée. Médecins libéraux et Assurance maladie ont achevé tard mercredi soir leurs négociations sur la nouvelle convention quinquennale.  »La négociation est close », a déclaré vers minuit le directeur général de l’Assurance maladie, Nicolas Revel, qui souhaite  »voir rassemblés les cinq syndicats le 26 août » pour la séance de signature. S’exprimant à l’issue d’une réunion concluant cinq mois de travaux, il a souligné un effort « extrêmement important et qui n’a pas de précédent ».  Pour l’instant, seuls deux syndicats sur cinq ont signé un « protocole d’accord de fin de négociations », à savoir MG France, premier syndicat de généralistes, et le Bloc (chirurgiens, gynécologues-obstétriciens et anesthésistes). La CSMF, la FMF et le SML (généralistes et spécialistes) souhaitent d’abord consulter leurs instances ou leur base dans les prochaines semaines. « On est contents d’avoir mené la négociation jusqu’au bout et d’avoir réussi », s’est réjoui Claude Leicher, le président de MG France. Le co-président du Bloc, Philippe Cuq, semblait également satisfait:  »C’est la première fois que nos spécialités » obtiennent gain de cause sur « un certain nombre de points revendiqués depuis plusieurs années », a-t-il déclaré. Mais il faudra au minimum l’accord d’un autre syndicat pour valider la convention qui définit pour les cinq prochaines années les conditions d’exercice et les honoraires des 115.000 médecins libéraux. « Tout n’est pas réglé », a regretté pour sa part le président de la CSMF, Jean-Paul Ortiz, tout en reconnaissant que « des sommes non négligeables » avaient été mises sur la table. La CSMF souhaite que la consultation chez le généraliste, à 23 euros aujourd’hui et qui n’a pas augmenté depuis 2011, passe à 30 euros. Sans signatures suffisantes le 26 août, un règlement arbitral serait confié au haut fonctionnaire Bertrand Fragonard.  »Ce serait un gâchis incompréhensible que cette convention se transforme en règlement arbitral, qui serait évidemment très en-deçà », a estimé Nicolas Revel.

 

(Avec AFP)

Lepaon (CGT) futur patron de l’Agence de la langue française !

Lepaon (CGT) futur patron de l’Agence de la langue française !

Le reclassement éventuel de Thierry Lepaon ex leader de la CGT comme patron de l’agence de la langue française ne manquera pas de susciter quelques interrogations. Certes il n’est sans doute pas nécessaire de solliciter un agrégé de lettres ou un énarque pour animer la lutte contre l’illettrisme ;  pour autant,  on peut douter sérieusement des compétences de l’intéressé pour diriger une telle agence. En réalité il s’agissait pour le gouvernement de reclasser l’ancien responsable de la CGT et de lui assurer un salaire mais cette possible nomination ne manquera pas de déclencher une polémique. D’une certaine manière c’est un peu comme si l’on confiait la présidence d’une agence de la modernisation économique à Philippe Martinez,  l’actuel patron de la CGT. L’ex-leader de la CGT Thierry Lepaon, poussé à la démission en 2015 après un scandale sur son train de vie, a cependant été missionné par Manuel Valls pour « préfigurer » la future Agence de la langue française pour la cohésion sociale, a-t-on appris jeudi. « Le Premier ministre a désigné Thierry Lepaon, très investi sur le sujet depuis plus de 20 ans, pour mener à bien cette mission de préfiguration » de la nouvelle agence, qui verra le jour le 1er janvier 2017, a annoncé Ericka Bareigts, secrétaire d’État à l’Égalité réelle, dans un communiqué daté de mercredi. En France, près de six millions de personnes rencontrent des difficultés dans la maîtrise du français, dont trois millions de personnes confrontées à l’illettrisme, a rappelé Mme Bareigts. Dans une lettre de mission, adressée le 6 juin à M. Lepaon et dont l’AFP a obtenu copie, Manuel Valls lui demande de remettre « au plus tard le 30 septembre » son « rapport final ». La nouvelle agence, dont l’objectif est notamment « de renforcer la cohérence et l’efficacité des dispositifs » et « d’améliorer la coordination de l’ensemble des acteurs impliqués », devra prendre « appui sur les structures existantes et en particulier l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) ». Le Premier ministre demande à l’ancien leader cégétiste, âgé de 56 ans, de lui « proposer les regroupements qui (lui) semblent cohérents ». L’Agence de la langue française et l’ANLCI devraient toutefois coexister. Dans un courrier adressé le 12 mai à sa présidente Marie-Thérèse Geffroy, consulté par l’AFP, l’Elysée certifie que « l’existence de l’ANLCI n’est en aucun cas remise en cause par la création de l’Agence de la langue française ». Successeur de Bernard Thibault à la tête de la CGT en 2013, M. Lepaon avait dû quitter son poste de secrétaire général du syndicat en janvier 2015 après des révélations sur le coût exorbitant des travaux réalisés dans son bureau et son appartement de fonction, ainsi que sur le versement d’indemnités de départ de son ancien poste à la CGT Basse-Normandie. L’épisode avait provoqué une crise au sein du premier syndicat français et conduit à l’arrivée à sa tête de Philippe Martinez. Présent en avril au Congrès de la CGT à Marseille, Thierry Lepaon avait été sifflé et hué par les délégués. « Cette période a été difficile », mais la nomination de M. Lepaon  »tourne la page de façon assez respectueuse des uns et des autres », a réagi Céline Verzeletti, membre de la direction de la CGT, interrogée par l’AFP. « La CGT doit être cohérente avec ce qu’elle préconise, il était hors de question de le licencier tant qu’il n’avait pas trouvé un débouché », a-t-elle poursuivi. Ben voyons !

(Avec challenges)

Le prix du pétrole poursuit sa baisse

Le prix du  pétrole poursuit sa baisse

Les cours du pétrole étaient au plus bas jeudi depuis trois mois De façon presque mécanique, le tassement des prix du pétrole suit l’atonie de l’activité économique mondiale. Après un premier trimestre relativement dynamique, les prix du pétrole ont suivi la croissance pour atteindre au printemps le niveau de 50 $ le baril. Depuis comme la croissance s’affaiblit nettement et le pétrole repasse sous les 50 dollars. Une baisse ce qui devrait être durable si l’on se fie aux  perspectives relativement pessimistes des  instituts économiques notamment du FMI Le cours du baril de référence (WTI) pour livraison en septembre a perdu 78 cents, à 41,14 dollars sur le New York Mercantile Exchange, enregistrant sa sixième séance consécutive de baisse et terminant au plus bas depuis avril. À Londres, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a baissé de 77 cents, à 42,70 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE), soit aussi son plus bas niveau depuis avril. Alors que son déclin persistant soutenait le marché depuis le printemps, la production américaine montre des signes de rebond. Résultat, cette offre excédentaire de produits pétroliers pèse de plus en plus sur les prix. La semaine dernière, le rapport hebdomadaire du département américain a montré une hausse des réserves pétrolières américaines à un plus haut historique pour cette période de l’année, déprimant les cours. Une légère hausse de la production a également été constatée avec une augmentation de presque 40.000 barils par jour en Alaska. Les cours du pétrole ont continué à baisser jeudi, restant au plus bas depuis trois mois en raison des inquiétudes persistantes face au niveau élevé de l’offre mondiale.  «On dirait que s’évaporent les attentes d’un rééquilibrage de l’offre et de la demande», a reconnu Gene McGillian, de Tradition Energy. «L’attention des investisseurs se concentre sur le niveau élevé des réserves de pétrole comme de carburant à travers le monde.»   C’est notamment aux États-Unis que la situation préoccupe les marchés, car les réserves d’essence ne cessent d’augmenter depuis plusieurs semaines, alors qu’elles baissent normalement en période estivale.

(Avec AFP)

Garde nationale : effet d’annonce !

Garde nationale : effet d’annonce !

Attentat après attentat, les Pouvoirs publics bricolent leur plan de lutte contre le terrorisme. Mais force est de constater que la réponse n’est guère adaptée à l’enjeu. Au mieux on se contente d’indiquer que de nouvelles tueries sont à prévoir mais sans problématiser la question et sans permettre à l’opinion d’être en mesure de comprendre et d’accepter une nouvelle articulation entre la problématique de sécurité et la problématique de liberté.  L’un des piliers du plan gouvernemental pour lutter contre le terrorisme repose sur l’opération sentinelle (opération Vigipirate renforcée) qui mobilise 10 000 militaires dans les rues et les lieux publics. En réalité une opération très symbolique qui vise surtout à rassurer la population. Cette action devrait relever des forces de police et non des forces militaires lesquelles  sont déjà épuisées par toutes les tâches de surveillance des rassemblements divers et variés, festifs ou non. On sait que la France s’est imprudemment engagée sur nombre de théâtres d’opérations de guerre au Moyen-Orient et en Afrique où les effectifs sont déjà insuffisants. Or avec l’opération sentinelle on se prive d’environ 10 % des effectifs de l’armée de terre. Pris de court une nouvelle fois,  le ministre de l’intérieur a sorti de son chapeau un service militaire pour ceux qui le souhaitent : une curieuse conception de la solidarité républicaine. De son côté, François Hollande vient de décider la mise en place d’une garde nationale qui n’est en fait qu’un renforcement des réservistes. A défaut de contenu,  la gauche a l’habitude d’utiliser des formules sémantiques flamboyantes comme celle de garde nationale qui ne constitue en fait qu’un effet d’annonce. Il est clair qu’en période préélectorale personne n’ose ouvrir le débat sur la nécessité d’un service national obligatoire par exemple de six mois et qui permettrait de libérer totalement les militaires de cette opération Sentinelle. Accessoirement cela offrirait un moyen de permettre une adhésion plus active aux valeurs de la république ; république dans les citoyens ne peuvent se comporter uniquement en consommateurs de liberté individuelle ou collective mais sans les contraintes de l’engagement. Le contexte commanderait pourtant un changement de statut du citoyen passant de la posture de consommateurs à celui d’acteur.

EDF : après Hinkley Point, la faillite ?

EDF : après Hinkley Point, la faillite ?

 

Après le vote favorable du conseil d’administration en faveur du projet Hinkley Point,  la question se pose de savoir si EDF ne s’engage pas dans la voie de la faillite. La situation financière est déjà catastrophique et ce projet d’une vingtaine de milliards risque de plonger l’entreprise dans une crise financière ingérable. Une crise qui d’ailleurs avait provoqué la démission de son directeur financier. « Ce choix mène l’entreprise tout droit vers la faillite et conduira à un sous-investissement dans la sûreté nucléaire pour le parc français », a estimé Greenpeace France dans un communiqué. La recapitalisation de l’ordre de 4 milliards et la vente de 50 % de RTE (qui pourrait rapporter autan)  ne suffiront pas à faire face aux besoins de financement de l’entreprise. La décision de prolonger la durée de vie des centrales jusqu’à 40 ou 50 ans va nécessiter un grand carénage coûteux. Cette opération devrait représenter un coût de 50 milliards d’euros sur dix ans selon EDF. La Cour des Comptes tablerait plutôt sur un coût de 100 milliards d’euros sur 15 ans. Il faut aussi apurer une énorme dette de 40 milliards, et financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards. On objectera que la question du démantèlement permettra à EDF (et a à Areva) d’acquérir un savoir-faire pour intervenir sur l’énorme marché du démantèlement des centrales le monde. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. En clair EDF ne pourra  affronter  seule  ces défis même avec une augmentation régulière du prix de l’électricité  (il est prévu une augmentation moyenne de 2,5 % par an  pendant plusieurs années) ou par des seules suppressions d’effectifs.

France : Croissance zéro au deuxième trimestre

France : Croissance zéro  au deuxième trimestre

Les inquiétudes manifestées dans les différentes enquêtes d’opinion des chefs d’entreprise, des investisseurs et des ménages se confirment avec l’annonce par l’INSEE d’une croissance zéro au second trimestre. En cause,  évidemment le tassement général de la croissance mondiale mais aussi des causes spécifiques à la France. En particulier les effets  très négatifs des grèves, manifestations et autres blocages. Du coup les perspectives de croissance globale pour l’année en cours pourraient être remises en cause. Le gouvernement tablait sur une augmentation du PIB de 1,5 % en 2016 mais cette prévision pourrait être ramenée entre 1,1 % a, comme le prévoit le fonds monétaire international. En outre, il faudra intégrer pour les trimestres suivants les conséquences du brexit, conséquence encore difficile à évaluer mais qui pourrait faire diminuer le PIB  d’environ 0,3 % en 2017. Autant dire que l’emploi sera également mécaniquement affecté. En France, la croissance a donc  été nulle au deuxième trimestre alors qu’elle était attendue en hausse de 0,3%. Seule bonne nouvelle dans ce domaine ce matin, la légère révision à la hausse de la croissance au premier trimestre, à +0,7% contre +0,6%.  Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin reconnaît que le chiffre de la croissance du dernier trimestre est « décevant » mais assure qu’ »au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, l’économie française reste sur une dynamique de reprise qui ne remet pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016″. Parmi les explications de ce résultat, le recul de 0,2% de la production en biens et services, « du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvement sociaux en mai et juin ».

 

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