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Vélo : Une «carte grise» pour les vélos !

Vélo : Une «carte grise» pour les vélos !

L’ingénierie fiscale française est une merveille. Sous des prétextes économiques environnementaux, elle ne cesse de faire preuve de créativité en inventant de nouvelles procédures, de nouvelles contraintes et forcément de nouveaux impôts. Ainsi paraît-il pour lutter contre le vol de vélo,  on prévoit une carte grise. C’est en substance ce qui est inscrit dans le nouveau projet de loi d’orientation des mobilités, dévoilé par le site Contexte, qui, s’il est adopté fin 2019, devrait être mis en application en 2020. L’article 18 du texte réserve l’un de ses chapitres à la «lutte contre le vol des cycles» qu’ils soient ou non accompagnés d’une assistance motorisée… Comprendre: les vélos traditionnels et les électriques. Évidemment il faudra payer cette carte grise qui pourrait être assortie le moment venu d’une vignette annuelle pour les vieux évidemment ! C’est un peu le retour à l’occupation pendant la seconde guerre mondiale quand l’identité du propriétaire devait figurer sur le vélo avec en plus une carte. Évidemment toutes ces obligations pourront faire l’objet de contrôles de la part des forces de l’ordre et si le propriétaire de vélo ne peut présenter le certificat de propriété il pourra être verbalisé. De quoi augmenter encore le rendement des amendes. Pourquoi aussi ne pas envisager la mise en place de radars spéciaux pour détecter les infractions à la réglementation nouvelle des vélos. Bref on n’a sans doute pas encore épuisé les ressource potentielle fiscale de la bicyclette mais faisons confiance à l’ingénierie française pour exploiter le filon.

 

Un nouveau groupe, « Les déçus du territoires », créé à l’Assemblée

Un nouveau groupe, « Les déçus  du territoires », créé à l’Assemblée

Un nouveau  groupe parlementaire transcouranat à l’Assemblée nationale baptisé “Libertés et territoires”, L’objectif est de faire entendre davantage la voie des territoires à un moment où la mode de l’aménagement du pays vise à concentrer sur 15 ou 20 métropoles 90 % de la population. Un groupe qui veut représenter cette France dite périphérique dont une grande partie est condamnée à la désertification du fait du dépérissement économique et de l’abandon progressif de tous les services publics y compris dans la santé. Bref, une France qui ne se retrouve pas forcément dans la culture des cadres bobos de start-up qui ne voient le développement économique qu’à travers les services, le numérique et la croissance endogène des super concentrations urbaines. “Ce n’est pas un groupe de plus, c’est un groupe qui va être utile, de 16 députés”, a déclaré à Reuters le centriste (UDI) Philippe Vigier, co-président de la nouvelle formation aux côtés du radical Bertrand Pancher. “Des hommes et des femmes qui ont décidé de s’unir pour que leurs voix portent plus, pour que leurs voix soient entendues, pour que les territoires soient entendus”, a-t-il ajouté. “Nous sommes un groupe de propositions et de solutions qui s’opposera frontalement lorsqu’il y aura des mauvais chemins et des mauvaises réformes, qui soutiendra si jamais il y a des textes qui vont dans le bon sens”. A son image, plusieurs membres de ce nouveau groupe viennent de l’UDI comme Charles de Courson et Yves Favennec. D’autres, comme François-Michel Lambert et Paul Molac, ont été élus sous l’étiquette La République en marche.

Jean-Michel Clément, qui a quitté le parti présidentiel au printemps après avoir voté contre le projet de loi “asile et immigration”, fait partie de cette nouvelle entité, de même que l’ex-député LaREM M’jid El Guerrab. On trouve aussi les radicaux Sylvia Pinel et Olivier Falorni, ainsi que l’ancien socialiste François Pupponi. Les députés corses Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani, Paul-André Colombani font également partie de cette éclectique formation.

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Peer Tube pour contrer les GAFA

Peer Tube pour contrer les  GAFA

Peer Tube pour contrer You Tube de Google Pierre, c’est le projet de Yves Gosset, directeur de Framasoft, association française qui milite pour le développement de logiciels libres (interview la Tribune)

Pourquoi vouloir créer un « You Tube décentralisé » ?

PIERRE-YVES GOSSET - Framasoft veut sensibiliser à la concentration des services sur Internet. En 2014, nous avons lancé la campagne « Dégooglisons Internet » pour démontrer que le logiciel libre est une alternative crédible à l’hyperpuissance des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon). Framasoft propose depuis une dizaine de services alternatifs par an : outils de stockage, de cartographie, d’éditing, de jeux… Mais nous n’avions toujours pas d’alternative vidéo.

YouTube est un acteur incontournable, en situation de quasi-monopole (ndlr : la plateforme de Google revendique 1,8 milliard d’utilisateurs par mois et 400 heures de vidéo mises enligne chaque minute sur YouTube dans le monde). Cette concentration pose de nombreux problèmes. Par exemple, son algorithme cherche à retenir le plus longtemps possible les internautes sur sa plateforme, en lui faisant visionner des vidéos qui font le buzz. Plus l’internaute est captif, plus il visionnera de publicités et donc, générera des revenus pour Google. Autre problème : la censure que peut instaurer Google en décidant ce qui est acceptable de diffuser ou pas. C’est donc son point de vue, en tant qu’entreprise américaine, qui s’impose au reste du monde. Dans cette logique-là, YouTube peut décider de la démonétisation de certaines vidéos, en les privant de pub. Cela entraîne une perte de revenus pour les créateurs de contenus. En France, cela a récemment été le cas pour des YouTubeuses qui évoquaient leurs règles ou le corps féminin dans des vidéos ne contenant pourtant aucune image choquante.

En l’absence de modération unique, PeerTube ne risque-t-il pas de voir proliférer les contenus pornographiques ou extrémistes, véritable fléau actuel pour les plateformes ? Comment la modération est-elle régie sur PeerTube ?

Chaque administrateur s’occupe de la modération au sein de son instance. En cas de poursuites judiciaires, la responsabilité est attribuée dans un premier temps à l’internaute qui a publié la vidéo, puis à l’hébergeur. Avec les logiciels libres, nous voulons redonner le pouvoir aux gens. Cela passe donc par un partage de responsabilité, qui permet de faire réfléchir davantage aux contenus publiés sur la Toile. Forcément, nous sommes conscients que certains utilisateurs pourront mal utiliser PeerTube… Pour autant, faut-il priver tous les autres internautes d’un espace d’expression ? Non. Nous ne sommes pas des anarchistes : nous ne souhaitons pas que Peer Tube devienne une jungle, où n’importe qui fait n’importe quoi. Mais nous voulons avant tout donner la possibilité aux gens de pouvoir s’exprimer librement sur Internet.

Pour attirer les utilisateurs, Peer Tube a besoin de contenu. Depuis mars, vous revendiquez déjà 32.000 vidéos en ligne et près d’un million de vues. En l’absence de monétisation, comment comptez-vous attirer les créateurs de contenus ?

Framasoft s’est toujours positionné comme étant antipub. C’est pourquoi il n’y a pas de monétisation par la pub prévue pour l’instant. En revanche, il est déjà possible de soutenir les créateurs grâce à des dons. Dès 2019, un plug-in sera disponible et permettra à chaque instance d’instaurer de la publicité, ou non, sur ses vidéos. Le choix sera laissé aux administrateurs. Évidemment, les YouTubeurs-stars comme Cyprien et Norman n’auront aucun intérêt à venir sur Peer Tube. Nous nous intéressons aux vidéastes déçus de YouTube, cherchant à maîtriser davantage leur outil de diffusion et leurs données.

Framasoft fédère naturellement un public technophile. Les compétences techniques requises pour créer une instance, ou proposer de nouvelles fonctionnalités, sont-elles un frein au recrutement de nouveaux utilisateurs ?

L’objectif de Peer Tube n’est pas de faire des millions de vues, mais de permettre de s’émanciper de YouTube. Côté utilisateur, mettre en ligne une vidéo sur Peer Tube est aussi simple et rapide que sur YouTube. Côté administrateur, il est vrai qu’il faut certaines connaissances techniques. La marche à l’entrée reste compliquée, mais pas insurmontable. Il est toujours possible de se regrouper pour demander un coup de main à un connaisseur, voire même, payer un développeur pour le faire à sa place.

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Renforcer les réserves budgétaires pour la croissance

Renforcer les  réserves budgétaires pour la croissance

A juste titre, le Fond monétaire international commence à s’inquiéter du net ralentissement de la croissance jusqu’en 2020….au moins. Du coup il recommande fermement de resserrer les boulons budgétaires et de prévoir des réserves budgétaires utiles pour relancer une croissance qui va se révéler modérée pour les années à venir. Au-delà de la révision en baisse de la croissance mondiale, ce qui inquiète surtout le FMI ce sont les  incertitudes liées aux tensions commerciales et à la situation de certains pays émergents. Le FMI estime notamment que les Etats-Unis et la Chine ressentiront l’an prochain l’essentiel des retombées de leur guerre commerciale et pour ce motif il a révisé en baisse ses prévisions de croissance de 2019 des deux pays. Après d’autres institutions internationales, le FMI révise donc à la baisse ses prévisions de juillet. En gros la croissance pourrait baisser entre 0,2 % et 0,4 % selon l’intensité de la guerre économique. Les États-Unis enregistrent toujours une croissance soutenue mais la guerre commerciale pourrait leur coûter un point de croissance. En zone euro, le FMI  ramène la croissance à 2 % au lieu de 2.2 en 2018. L’activité en Allemagne est-elle ramenée à 1,9 au lieu de 2,2 % en 2018 la France, elle, perd 0,2 % avec un PIB en croissance de 1,6 % c’est-à-dire assez loin de la moyenne de la zone euro. De toute façon, les effets d’un accroissement de la guerre commerciale sont encore évalués de manière approximative, tout dépendra du taux d’augmentation des droits de douane et de l’intensité des autres mesures protectionnistes. Il semble bien que le FMI par ailleurs ne s’appesantisse pas sur le danger que représente la hausse de l’inflation qui pourrait créer une crise de la dette. Prudemment le fonds monétaire international indique seulement que les économies des pays avancés pourraient avoir atteint leur pic activité en 2017. En clair que la croissance serait condamnée à décroître les années suivantes. Le FMI insiste justement sur le caractère dangereux du protectionnisme non seulement pour l’économie mais aussi pour la paix

2017       2018              2019

Monde            3,7%    3,7% (-0,2)    3,7% (-0,2)

USA                 2,2%    2,9%  (0,0)     2,5% (-0,2)

Zone euro       2,4%     2,0% (-0,2)    1,9%  (0,0)

Allemagne      2,5%    1,9% (-0,3)    1,9% (-0,2)

France           2,3%     1,6% (-0,2)   1,6% (-0,1)

Italie              1,5%     1,2%  (0,0)    1,0%  (0,0)

R-U               1,7%     1,4%  (0,0)    1,5%  (0,0)

Japon           1,7%     1,1% (+0,1)    0,9%  (0,0)

Canada        3,0%      2,1%  (0,0)    2,0%  (0,0)

Chine           6,9%      6,6%  (0,0)     6,2% (-0,2)

Inde             6,7%     7,3%  (0,0)    7,4% (-0,1)

Brésil           1,0%     1,4% (-0,4)     2,4% (-0,1)

Russie         1,5%     1,7%  (0,0)    1,8% (+0,3)

 

Constatant ce tassement, le FMI indique que « la reprise est de plus en plus inégale et certains des risques déjà identifiés se sont partiellement vérifiés », souligne le texte, en référence aux tensions commerciales croissantes. Pointant du doigt les effets délétères de la guerre douanière entre la Chine et les Etats-Unis, susceptible de miner la confiance mondiale.

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Les derniers Mohicans gauchistes quittent le PS

Les derniers Mohicans gauchistes quittent le PS

Le leader de l’aile gauche du PS, Emmanuel Maurel, aurait voulu faire de sa démission un événement national voire international. Cependant la presse s’est limitée à quelques lignes pour indiquer que l’ancien leader de la gauche du parti socialiste avait quitté la maison-mère.  Pour qualifier cet événement extraordinaire, Emmanuel Maurel a parlé de mission parce qu’il embarque avec lui deux ou trois poilus, eux aussi oligarques comme lui. Finalement, c’est l’extinction de ces fameux frondeurs qui ont empoisonné la vie de François Hollande et largement contribué à tuer le parti socialiste. Ces gauchistes, la plupart fonctionnaires et/ou  oligarques, ont en commun idéologie marxiste plus proche du parti communiste, des formations trotskistes. que de la social démocratie. comme la plupart de ces compagnons gauchistes, Maurel n’a pratiquement jamais travaillé sauf dans  la fonction publique ou la politique.  D’où ce radicalisme pour défendre les plus exploités dont il ignore tout.  On ne sait pas si le parti socialiste a encore un avenir mais  en tout cas il était urgent qu’il se débarrasse enfin de ses révolutionnaires de salons. Maurel aura sans doute réussi à décrocher uen place dans la liste européenne de Mélenchon. On aura au moins sauvé la carrière d’un frondeur !  »Considérer que LFI est infréquentable, c’est stupide, et c’est se condamner à l’impuissance », explique Emmanuel Maurel, qui assure que sa « stratégie » est « celle des convergences ». « Notre objectif est de préparer le Front populaire du XXIe siècle. A la fois la fusion des mouvements sociaux et politiques et la convergence programmatique. LFI y a une place de choix : celle que les électeurs lui ont donnée. » Le député européen confirme enfin qu’il est « vraisemblable » qu’il soit candidat aux prochaines élections européennes.

La justice découvre les pots de vin de Total !

La justice découvre les pots de vin de Total !

il y a quelque chose de merveilleux dans la naïveté de la justice française qui découvre l’existence de pots-de-vin dans le business international. En l’occurrence, il s’agit de Total, l’un des plus grands groupes pétroliers mondiaux, qui aurait versé une trentaine de millions en Iran notamment pour obtenir l’exploitation  d’un gisement. Le problème c’est que toutes les sociétés internationales ou presque utilisent les mêmes procédés pour leurs débouchés commerciaux. C’est notamment valable dans l’industrie de l’armement mais dans beaucoup de branches.  inutile de tourner autour du pot, pour les contrats internationaux, il est souvent nécessaire d’arroser d’une manière ou d’une autre les décideurs. Le ministère public a cependant requis vendredi la confiscation de 250 millions d’euros à l’encontre du groupe pétrolier Total, jugé pour corruption d’agents publics étrangers en marge de la conclusion de contrats en Iran en 1997. Total est soupçonné d’avoir versé quelque 30 millions de dollars de pots-de-vin entre 2000 et 2004 sous couvert d’un contrat de consultance visant à faciliter la conclusion d’un accord concernant l’immense gisement gazier de South Pars. Pour le procureur, ce contrat avec la société Baston Associated LTD “recouvrait en réalité des paiements corruptifs” dont une grande partie destinée à un fils de l’ancien président iranien Hachemi Rafsanjani (1989-1997), Mehdi.

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