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Iran : la grande explication avec les extrémistes

Iran : la grande explication avec les extrémistes

 

En Iran il est rare que le président soit auditionné par le président Parlement ce sera pourtant le cas à la fin du mois car la situation économique du pays devient particulièrement difficile. Par exemple la monnaie iranienne a perdu la moitié de sa valeur en quatre mois, du coup l’inflation s’envole pour les produits importés et le pouvoir d’achat est gravement atteint. Il se pourrait que les extrémistes en profitent pour demander un durcissement de la politique économique mais aussi culturelle. Bref un retour au nationalisme religieux qui enfoncerait sans doute le pays encore davantage avec des risques démocratiques en plus très sérieux.  C’est la première fois que le parlement convoque ainsi Hassan Rohani, président modéré, qui est pressé par les « durs » du régime de réformer son gouvernement Quelques heures plus tard, le vice-président iranien en charge des relations avec le parlement, Hosseinali Amiri, a annoncé via l’agence Irna « qu’aucune date n’avait été fixée » pour une telle intervention devant les élus. Cette tension politique résulte de la décision de Donald Trump de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en juillet 2015 et de rétablir des sanctions contre l’Iran. Les sanctions américaines imposées en août visent le commerce de l’or et des métaux précieux, les achats de dollars sur les marchés et l’industrie automobile. Donald Trump a dit qu’il imposerait un nouveau train de sanctions en novembre en visant les exportations pétrolières iraniennes.

 

 

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Routes : l’entretien avant les grands projets (Barbara Pompili)

Routes : l’entretien avant les grands projets (Barbara Pompili)

Un « sous-investissement massif sur l’entretien des routes «en Italie, mais « aussi des problèmes en France. Ce qu’assure une députée écolo de LREM (qui s’avance quand même un peu en déclarant que l’Etat en a pris conscience ;  il faudrait environ 1.5 millirds là où on met 700 millions par an). Interview sur France Info

 

Franceinfo : Gérard Collomb annonce des moyens supplémentaires pour l’entretien de nos routes, c’est la bonne décision ?

Barbara Pompili : Nous, en France, on a une prise de conscience de ces questions qui datent déjà d’il y a quelques années et qui nous a permis de commencer déjà à avancer. Cette catastrophe de Gênes est terrible et elle met en lumière un sous-investissement massif qui a été fait dans d’autres pays mais aussi en France sur l’entretien de nos routes et de nos voies ferrées. Le conseil d’orientation des infrastructures a pris des mesures, il va y avoir une loi sur les mobilités avec une programmation et donc du financement qui va être mis en place. On va remettre au premier rang l’entretien de nos routes et des voies ferrées plutôt que de vouloir faire à chaque fois des grands projets qui font plaisir aux élus parce qu’ils peuvent couper des rubans sauf que pendant ce temps-là, on a trop négligé le quotidien. Malheureusement cet accident le remet en lumière. On va avoir une vision d’ensemble on ne va pas faire des travaux chacun de son côté. On va auditer les routes. On l’a déjà fait pour les voies ferrées. On avance.

 

Dans la catastrophe de Gênes, on a noté qu’au moment de la conception du pont il y avait beaucoup moins de trafic de camions notamment. C’est le genre de cas qui peut se présenter aussi en France ?

 

Il faut regarder les mobilités de manière générale. Il faut regarder les flux car en France nous avons beaucoup négligé le fret ferroviaire qui permettrait d’éviter beaucoup de camions sur les routes. Dans les travaux que nous avons commencés à faire au sein du conseil d’orientation des infrastructures, on a mis en lumière, le fait qu’il y avait de grands trajets de fret sur lesquels il fallait investir. On a des routes qui ont été pensées à une époque où il y avait moins de trafic. Aujourd’hui il faut regarder le trafic tel qu’il est, il faut le réguler. Il faut privilégier d’autres types de transports. Il y a un tout travail à faire et c’est un travail passionnant qui est en train d’être fait dans cette loi sur les mobilités.

Les poids lourds dégradent plus fortement les routes, faut-il revenir à l’écotaxe ?

Une chose est claire, si on veut avoir un niveau de financement suffisant, il faudra investir plus que ce qu’on a fait ces dernières années. Soit on reprend des crédits qui étaient destinés à autre chose et on les remet sur la route et le ferroviaire ou les voies d’eau, soit on crée une nouvelle taxe. Ces choix-là il va devoir être fait. Ce qu’on proposait au conseil d’orientation des infrastructures, c’est d’abord de réorienter certaines taxes comme la TICPE, la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques, qui va augmenter, vers ces travaux-là. Mais une redevance ça fait partie des possibilités. Tout le monde doit payer et je crois qu’elle serait d’autant plus acceptée si on évitait les erreurs qu’on a faites sur la taxe-poids lourds précédente et si elle était vraiment orientée vers l’entretien, notamment des routes. Cela permettrait de faire ressentir que c’est plus juste.

 

Des moyens supplémentaires pour les ponts ! ( Collomb)

Des moyens supplémentaires pour les ponts !  ( Collomb)

Après le terrible accident de gênes, la France découvre brusquement la nécessité d’entretenir ses ponts et plus généralement ses infrastructures. Une déclaration assez surprenante de la part de Gérard Collomb le ministre de l’intérieur qui n’a pas pourtant pas autorité sur ces questions. Une sorte d’annonces de circonstances de la part de Gérard Collomb en l’absence du Premier ministre et du président de la république. Reste qu’il faudra trouver les moyens financiers et que cette question dépend du ministère des transports et surtout des finances. En mal de reconnaissance depuis sa nomination, Gérard Collomb tente de s’investir sur un sujet dont il ignore sans doute tout et qui ne dépend pas de son champ de responsabilité. À noter cependant que la déclaration faite à ce sujet n’engage pas beaucoup : “Ce qui s’est passé à Gênes est terrible et a frappé (…) dans le monde les esprits, donc ce sera dans la loi de mobilité qu’il faudra examiner comment procurer un certain nombre de ressources supplémentaires”, a déclaré Gérard Collomb sur BFMTV. L’effondrement du viaduc, qui a fait pour l’instant plus de 38 morts, a suscité une vague d’interrogations sur l’état des infrastructures routières en France. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a déclaré sur franceinfo mercredi que la sécurité sur les routes serait une priorité. En 2018, le gouvernement a augmenté de 100 millions d’euros les crédits pour l’entretien des ouvrages, précise-t-elle, pour arriver à 800 millions d’euros. Mais la vérité c’est qu’il faudrait sans doute le double pour entretenir des infrastructures dans un état de dégradation inquiétant Un rapport rendu public en juillet sur l’état du réseau autoroutier public français a estimé qu’un tiers des 12.000 ponts de ce réseau nécessitait des réparations et que 7% des ponts présentaient à terme un risque d’effondrement.

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Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

 

 

Jusque-là on a surtout jugé la politique de Macron à partir des modifications législatives. Bref, la réforme par la loi. Un procédé finalement classique en France où on pense que la modernisation peut se faire par décret. Or souvent les textes existent, ils sont peu ou mal appliqués et pas contrôlés désormais ce n’est pas sur l’activisme parlementaire que seront jugés le gouvernement et Macron. Au bout d’un an, il est un effet légitime d’examiner les résultats et non les intentions réglementaires. De ce point de vue, l’échec est patent. Certes 2017 a été satisfaisant mais on le doit surtout à la conjoncture internationale et aussi il faut bien le dire aux mesures prises par François Hollande. Pour 2018, la première déception concerne la croissance. Le gouvernement imaginait que la dynamique de 2017 allait se poursuivre et avait donc programmé une hausse du PIB de 2 %. Alors on atteindra péniblement autour de 1,6 %. En cause évidemment le tassement de la demande internationale mais cette explication ne suffit pas puisque par exemple l’Allemagne va afficher près de 2.5% pour la croissance du PIB.  . Du fait de la faiblesse de la croissance, le chômage aura tendance à stagner en 2018 en France. Les grands équilibres financiers peut ne seront pas établis faute notamment d’efforts de la part de l’État. Pire, on va vendre les bijoux de famille (notamment les aéroports de Paris et la Française des jeux) pour  boucler le budget. Enfin la justice sociale n’aura guère progressé puisqu’au contraire le taux de pauvreté ne cesse de progresser. Dernier élément du bilan : les affaires qui ont grandement terni l’image d’un président voulaient changer la politique mais qui finalement se réapproprie les vieilles méthodes opaques et douteuses. Des méthodes qui ont porté un rude coup à sa posture ; la popularité s’est nettement dégradée et Macron  ne parvient pas à se débarrasser de cette étiquette de président des riches.

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