Archive pour le Tag 'Maîs'

La croissance États-Unis : bons résultats au premier trimestre mais interrogation après

La croissance États-Unis : bons résultats au premier trimestre mais interrogation après

 

 

Hausse e du PIB  de 3,2% en rythme annuel au premier trimestre mais la croissance  des investissements qui se tasse et  une hausse de la demande intérieure qui, à 1,3% seulement, ressort au plus bas depuis le deuxième trimestre 2013, une progression divisée par deux par rapport au dernier trimestre de 2018.La Fed, dont le comité de politique monétaire se réunit mardi et mercredi prochains, a décidé en janvier d’une pause dans son cycle de resserrement amorcé en décembre 2015, renonçant à prévoir un nouveau relèvement de taux directeurs cette année après quatre hausses l’année dernière. Les exportations américaines ont augmenté de 3,7% au premier trimestre tandis que les importations diminuaient d’autant, un double mouvement qui se solde par une contribution positive de 1,03 point de pourcentage à la croissance du PIB en raison du poids plus important des importations que des exportations dans le PIB, après un effet neutre sur octobre-décembre. Les stocks des entreprises ont augmenté parallèlement au rythme de 128,4 milliards de dollars sur le trimestre, le plus élevé depuis le deuxième trimestre 2015. Cette hausse se traduit par une contribution à la croissance de 0,65 point de pourcentage, contre 0,1 point seulement sur le quatrième trimestre de l’an dernier. La croissance des dépenses de consommation a ralenti à 1,2% après +2,5% au quatrième trimestre et l’investissement des entreprises n’a augmenté que de 0,2%, sa plus faible hausse depuis le troisième trimestre 2016.

Les dépenses de construction résidentielle ont diminué de 2,8% en rythme annuel, enregistrant un cinquième trimestre consécutif de repli.

 

Croissance Japon: Léger rebond de l’inflation en mars mais croissance atone

Croissance Japon: Léger rebond de l’inflation en mars mais croissance atone

Une très légère hausse des prix de 0,1 % en mars qui ne suffit pas pour manifester une hausse durable conforme à la prévision qui traduirait une reprise de la croissance aujourd’hui en berne. L’indice national des prix à la consommation (CPI), qui inclut les produits pétroliers mais exclut les produits alimentaires les plus sensibles aux variations passagères, produits frais notamment, a augmenté de 0,8% le mois dernier en rythme annuel, légèrement au-dessus de la prévision médiane qui donnait une progression de 0,7% identique à celle de février. Ce n’est pas cette petite évolution qui remet en cause les tendances baissières de la croissance. Ainsi  jamais depuis  juillet 2016,  les exportations n’ont été aussi basses. Signe de l’atonie de l’activité économique mondiale, le secteur manufacturier au Japon s’est contractée en avril pour le troisième mois consécutif, sous l’effet d’un ralentissement des nouvelles commandes à l’exportation dont dépend fortement l’économie nippone, montrent les résultats préliminaires publiés jeudi de l’enquête réalisée par Markit/Nikkei auprès des directeurs d’achats. La version “flash” de l’indice PMI manufacturier s’est établi à 49,5 en avril en données corrigées des variations saisonnières, marquant un léger rebond par rapport à mars (49,2 en lecture définitive) mais restant pour un troisième mois consécutif sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. “Le secteur manufacturier japonais s’est enlisé au début du deuxième trimestre à cause de facteurs ayant empêché toute croissance, tels que les relations sino-américaines et les inquiétudes liées à la croissance en Chine”, souligne Joe Hayes, économiste chez IHS Markit, le cabinet d’études qui réalise l’enquête. Symbole des dangers qui menacent l’économie japonaise, le déclin des nouvelles commandes à l’exportation, tombées à un plus bas depuis juillet 2016, à 47,1 après 48,1 en lecture définitive en mars. Aux yeux de nombreux analystes, il est nécessaire que les Etats-Unis et la Chine parviennent à conclure enfin un accord commercial pour alléger les pressions qui pèsent sur l’économie japonaises. Les deux pays sont les deux premiers marchés du Japon à l’exportation. La faiblesse de l’inflation n’est que le reflet du tassement de l’activité. Hors énergie, l’inflation de base a progressé de 0,4% en mars sur un an, comme le mois précédent, attestant de la faiblesse des pressions inflationnistes. Ces statistiques accentuent les craintes de voir l’inflation de base stagner, voire fléchir, dans les mois qui viennent du fait de la baisse des prix pétroliers. Un tel scénario pourrait contraindre la BoJ à prendre des mesures pour soutenir les prix.

Notre-Dame de Paris : reconstruction en 5 ans mais autrement

Notre-Dame de Paris : reconstruction en 5 ans mais autrement

 

La décision du président de la république de reconstruire Notre-Dame de Paris en cinq ans implique vraisemblablement de ne pas rénover à l’identique. Il paraît même vraisemblable que la fameuse de charpente en chêne ne sera pas remise en état. Cela aurait impliqué des délais beaucoup plus longs sans doute au moins une dizaine d’années. Du coup, on pourrait utiliser des techniques modernes pour reconstituer le toit. Cela d’après l’avis  de plusieurs architectes des bâtiments de France qui à juste titre estiment  que la cathédrale a subi sans dommage des évolutions depuis 800 ans. “Nous rebâtirons la cathédrale de Notre-Dame plus belle encore et je veux que cela soit achevé d’ici cinq années, nous le pouvons”, a déclaré le chef de l’Etat. Le terme « encore plus belle », suppose sans doute des révolutions architecturales passant notamment par l’utilisation de techniques modernes avec notamment l’utilisation du métal et du verre. La question se posera notamment pour l’éventuelle réédification de la flèche érigée par Eugène Viollet-le-Duc au XIXe siècle qui s’est notamment effondrée lundi soir, endommageant la voûte qui est percée en trois endroits. “La voûte, a priori, devrait tenir, il faut rester très prudent”, a déclaré le ministre de la Culture, Franck Riester.

Larcher contre la privation d’ADP mais contre le référendum !

Larcher contre la privation d’ADP mais contre le référendum !

 

 

 

Il faut sans doute une grille de lecture pour comprendre la position de Gérard Larcher, président du Sénat. En effet, ce dernier se déclare opposé à l’idée d’un référendum d’initiative partagée mais en même temps= s’oppose à la privatisation d’ADP. Sur le plan juridique, le président du Sénat n’a peut-être pas tort d’affirmer  qu’un référendum sur le sujet ne serait pas totalement conforme à l’esprit de la constitution. Ceci étant,  à chaque fois que l’idée de référendum émerge, on trouve toujours des arguments subtils pour en contester l’intérêt voir la légalité. Les référendums sont rarement utilisés. Moins pour des questions juridiques d’ailleurs que pour des questions politiques. Le pouvoir sait  que s’il fait un référendum,  il risque d’organiser une consultation contre Macron. Du coup, le pouvoir veut recentrer les référendums sur les questions locales. En l’occurrence ADP est à la fois une question locale mais aussi un enjeu stratégique. On se souvient que le référendum régional organisé concernant le projet de Notre-Dame des Landes avec aussi été contesté. Mais cette contestation n’était pas plus légitime que celle qu’avance aujourd’hui le président du Sénat. Pour parler clair, les politiques ont peur du référendum, des résultats inattendus qu’il peut donner et aussi parce qu’il porte un coup à la démocratie représentative. Avec Gérard Larcher, le rusé président du Sénat, il faut se méfier de son argumentation car c’est souvent des coups à plusieurs bandes. D’abord Gérard Larcher n’est pas mécontent de prendre une initiative qui montre l’existence du Sénat. Il renforce aussi ses positions vis-à-vis des modifications constitutionnelles qu’envisage Macron. Gérard Larcher s’oppose totalement à un affaiblissement du Sénat et plus largement à une réduction de l’influence et du nombre de parlementaires. Une attitude un peu corpo certes mais aussi politique pour préserver l’équilibre des pouvoirs. Gérard Larcher précise qu’en tant que président du Sénat, il n’a pas pris part au vote sur la privatisation d’ADP, prévu dans le cadre du plan de cessions d’actifs publics du projet de loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), mais ajoute que le Sénat avait rejeté le projet.“ADP constitue un actif stratégique qui met en jeu des questions évidentes de souveraineté. C’est aussi un monopole naturel qui génère d’importants revenus et participe à l’attractivité de l’Ile-de-France et du pays tout entier”, dit-il. “Or, sur ces deux aspects, les précédents de l’aéroport de Toulouse et des autoroutes invitaient à la prudence sur le principe et les conditions, notamment financières, de la cession”, ajoute-t-il. L’initiative de parlementaires des deux bords vise à dénoncer la privatisation prévue par le gouvernement qui, selon l’opposition, privera l’Etat d’une manne financière, l’éloignera des décisions stratégiques du groupe et risque de nuire à la qualité de l’accueil des voyageurs. Il ne s’agit que d’une première étape puisque l’organisation d’un tel référendum suppose aussi de réunir plus de 4,5 millions de signatures par internet sur une période de neuf mois, pour autant que le Conseil constitutionnel juge que le référendum d’initiative partagée entre bien dans le champ prévu par l’article 11 de la Constitution. C’est la première fois que cette procédure est utilisée depuis la réforme constitutionnelle de 2008, qui a créé le dispositif. Un dispositif qui paraît bien obsolète.

Transition énergétique : des discours mais pas de progrès

Transition énergétique : des discours mais pas de  progrès

Le forum économique mondial constate une stagnation  en matière d’émissions polluantes pour l’énergie au plan mondial. Pour l’énergie, c’est sur le plan environnemental que les choses ont le moins progressé. Ces piètres performances, associées à des niveaux de prix de moins en moins abordables, nuisent à la note globale de performance du système énergétique qui, en progrès constant depuis 2014, a stagné l’année dernière, en dépit des progrès réalisés en matière d’accès à l’énergie. Pour l’avenir, à l’exception du Royaume-Uni, seul pays du G7 à obtenir l’un des meilleurs scores en termes de préparation, ce sont les petits pays qui sont le mieux notés. Résultat : les 10 meilleures performances ne représentent que 2,6% des émissions mondiales, ce qui constitue un défi de taille pour la communauté internationale et une preuve de la nécessité de changer de braquet. Singapour est le seul de ce groupe situé en dehors de l’Europe de l’Ouest. Sur l’indice de transition énergétique global, la France se classe au 8e rang mondial sur l’indice de transition, affichant une 4e place en matière de « performance du système ». Grâce à son système énergétique décarboné (beaucoup de nucléaire, très peu de charbon et un peu de renouvelables), la France se situe bien au-dessus de la moyenne des économies avancées sur le plan de la « durabilité environnementale ». Elle offre aux industriels des prix compétitifs et dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel solide. Les résultats contrastés affichés par certains grands pays peuvent aussi donner quelques raisons d’espérer. Ainsi, les deux pays les plus peuplés au monde, à savoir l’Inde et la Chine, affichent de piètres résultats pour ce qui concerne la performance de leur système actuel, mais bien meilleur en matière de préparation à la transition. Autrement dit, si leurs systèmes existants ne sont pas adaptés à la transition, l’environnement favorable dont ils bénéficient devrait leur permettre d’évoluer rapidement. Ainsi, la Chine (classée au 97e rang pour ce qui est de la performance de son système actuel) progresse au 45e rang, et même au 7e si l’on s’en tient à la réglementation et à la volonté politique.

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

 

On voudrait encourager l’incompétence qu’on ne s’y prendrait pas autrement en effet la société TechnipFMC (qui opère dans le pétrole) a accordé plus de 15 millions de bonus pour le départ de son patron au même moment où l’entreprise enregistrait  un déficit de près de 2 milliards (). Il s’agit évidemment aussi d’une provocation vis-à-vis de la justice sociale. Le problème n’est pas nouveau dans la mesure où la plupart des patrons sont passés du statut de dirigeant salarié à celui de dirigeant actionnaire. D’un certain point de vue,  ces dirigeants sont plus proches des actionnaires que de l’intérêt des entreprises et des salariés. Souvent poussé par les fonds de pension et autres les entreprises privilégient les résultats de court terme et leur propre intérêt jusqu’à ce que cela mette en péril l’existence même de l’entreprise. Les salaires sont déjà indécents mais les bonus scandaleux d’autant que la plupart du temps les patrons n’ont pas mis un sou dans l’entreprise mais qu’ils ont hérité de stock-options. On objectera que le phénomène est mondial que bien souvent d’ailleurs dans les pays étrangers les dirigeants ont des revenus encore plus importants. Encore une fois l’objectif de cette dérive vise à rendre les patrons de plus en plus solidaires avec les actionnaires. Bien entendu on conviendra qu’il n’est pas anormal que les dirigeants compétents soient bien rémunérés mais cela dans des conditions décentes par rapport au concept de justice sociale et même d’efficacité économique. Il conviendrait sans doute d’envisager un système plus équilibré de répartition des richesses de l’entreprise de sorte que le les bénéfices soient affectés de manière équitable entre les actionnaires, les investissements et les salariés. On fera observer que dans les grandes entreprises qui accordent de telles rémunérations les salariés ne sont pas forcément mal payés. Mais le problème c’est que ces entreprises ont sous-traité une grande partie de leurs activités à des PME ou  les employés sont plutôt nettement moins bien traités.

Paradis fiscaux : des pays en plus mais pas ceux de l’UE !

Paradis fiscaux : des pays en plus mais pas ceux de l’UE !

 

 

On avance toujours prudemment vis-à-vis des paradis fiscaux même si on augmente le nombre. En effet, si l’union européenne a accru le nombre de pays visés, elle a bien évité de viser des pays européens comme l’Irlande, les Pays-Bas ou encore la Belgique. Les pays de l’Union européenne ont ajouté dix États ou territoires à leur projet de nouvelle liste noire des paradis fiscaux, a déclaré mardi à Reuters un responsable européen. Lors d’une réunion prévue mercredi, les représentants des pays de l’UE doivent entériner la nouvelle liste – qui triplera le nombre d’États ou territoires répertoriés – mais ils n’avaient toujours pas décidé, mardi, s’ils y incluaient ou non les Emirats arabes unis et le territoire britannique des Bermudes, a dit ce responsable.

Le sultanat d’Oman et certaines îles des Caraïbes et du Pacifique seront ajoutés à la liste, qui comprend pour le moment cinq Etats ou territoires : l’Etat de Samoa (Samoa occidental), Trinité-et-Tobago et trois territoires américains : les Samoa américaines, Guam et les îles Vierges.

La France des discours, et des lois…mais peu d’actes

La France  des discours, et des lois…mais peu d’actes

 

 

Dans de nombreux domaines, la France se caractérise par, des déclarations d’intention et des lois peu efficientes. Nombre de lois sont d’ailleurs adoptées à l’occasion d’un événement conjoncturel. C’est-à-dire sous le coup de l’émotion et sans forcément s’attaquer à leurs dimensions structurelles. Certes les prises de position, les manifestations font parti intégrante des outils de la démocratie mais ces postures de protestation sont insuffisantes pour changer la donne si des actes concrets ne sont pas pris. Les responsables politiques objecteront que les lois sont nombreuses. Effectivement il y a plus de 10 000 lois en France et 100 000 décrets. Mais la plupart présentent un caractère opérationnel insuffisant voire même sont complètement ignorés (de l’ordre de 30 à 40 %). La grande insuffisance du pays réside dans l’absence d’évaluation des orientations et des dispositions législatives en particulier. Du coup, les dispositions réglementaires s’empilent sans grande cohérence. L’arsenal juridique est en  générale suffisant mais manque la volonté de mise en œuvre. Pour moderniser dans les champs économiques, sociaux, environnementaux et plus généralement sociétaux, il n’est nul besoin d’un arsenal juridique supplémentaire. Ce qui manque, c’est la volonté et parfois les moyens mais pas toujours. Un seul exemple, la démocratie. En théorie des organes de consultation et d’évaluation existent mais ils sont rarement sollicités et lorsqu’ils le sont leur avis est le plus souvent ignoré. Mais dans cette monarchie républicaine, tout  passe par une loi. Or comme dans toute organisation humaine c’est davantage le style et l’efficacité du management qui définit la performance plutôt que les règlements. Pas étonnant, la plupart de nos élites sont formatés par l’administration. Et même lorsqu’ils viennent du privé,  les élus très rapidement se convertissent à la religion administrative.

La France du bla-bla : des discours, des manifs et des lois…mais peu d’actes actes

La France du bla-bla : des discours, des manifs et des lois…mais peu d’actes actes

 

 

Dans de nombreux domaines, la France se caractérise par des manifestations, des déclarations d’intention et des lois peu efficientes. Nombre de lois sont d’ailleurs adoptées à l’occasion d’un événement conjoncturel. C’est-à-dire sous le coup de l’émotion et sans forcément s’attaquer à leurs dimensions structurelles. Certes les prises de position, les manifestations font parti intégrante des outils de la démocratie mais ces postures de protestation sont insuffisantes pour changer la donne si des actes concrets ne sont pas pris. Les responsables politiques objecteront que les lois sont nombreuses. Effectivement il y a plus de 10 000 lois en France et 100 000 décrets. Mais la plupart présentent un caractère opérationnel insuffisant voire même sont complètement ignorés (de l’ordre de 30 à 40 %). La grande insuffisance du pays réside dans l’absence d’évaluation des orientations et des dispositions législatives en particulier. Du coup, les dispositions réglementaires s’empilent sans grande cohérence. L’arsenal juridique est en  générale suffisant mais manque la volonté de mise en œuvre. Pour moderniser dans les champs économique, sociale, environnemental et plus généralement sociétal, il n’est nul besoin d’un arsenal juridique supplémentaire. Ce qui manque c’est la volonté et parfois les moyens mais pas toujours. Un seul exemple, la démocratie. En théorie des organes de consultation et d’évaluation existent mais ils sont rarement sollicités et lorsqu’ils le sont leur avis est le plus souvent ignoré. Mais dans cette monarchie républicaine, tout  passe par une loi. Or comme dans toute organisation humaine c’est davantage le style et l’efficacité du management qui définit la performance plutôt que les règlements. Pas étonnant la plupart de nos élites sont formatés par l’administration. Et même lorsqu’ils viennent du privé,  les élus très rapidement se convertissent à la religion administrative.

Le conseil constitutionnel n’a pas besoin de politiques mais de juristes

Le conseil constitutionnel n’a pas besoin de politiques mais de juristes

 

Ce que dit en substance le juriste Thomas Hochmann, dans une tribune au « Monde » (extraits)

 

Alain Juppé a déjà fait ses adieux à la mairie de Bordeaux. Il a suffi que le président de la République, le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale annoncent l’identité des personnes qu’ils souhaitaient nommer au Conseil constitutionnel pour que ces décisions soient considérées comme actées. Pourtant, depuis 2010, ces nominations sont soumises à un vote de la commission des lois de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Certes, ces commissions ne peuvent s’opposer à une nomination qu’à la majorité des trois cinquièmes.

Mais leur pouvoir n’est pas mince, dès lors qu’elles procèdent à l’audition publique des personnes pressenties, afin notamment de s’assurer de leur compétence. Or, si une expérience de la vie politique ne nuit sans doute pas à la fonction, l’expertise requise est avant tout juridique. Le Conseil constitutionnel dispose du pouvoir d’abroger les lois qu’il juge inconstitutionnelles. Son existence repose sur l’idée qu’il se livre à un contrôle juridique. Personne n’est prêt à admettre qu’un petit groupe de personnalités prestigieuses décident simplement selon leur intuition du sort des lois votées par le Parlement. Or, tant sur la forme que sur le fond, les auditions échouent pour l’instant à atteindre leur objectif. Sur la forme, la technique actuelle consiste à rassembler les questions avant d’entendre de brèves réponses à chacune d’entre elles. Il convient de permettre à tous les parlementaires qui le souhaitent de s’entretenir avec la personne auditionnée, et d’insister lorsqu’une réponse ne les satisfait pas. Les auditions durent actuellement moins de deux heures. L’enjeu est suffisamment important pour qu’il paraisse justifié de les prolonger. Un échange datant de 2016, que l’on peut visionner sur le site du Sénat, permet de se faire une idée des questions posées lors de ces auditions. Membre de la Commission des lois, le sénateur Jacques Mézard (aujourd’hui désigné comme l’un des trois entrants au Conseil, en même temps qu’Alain Juppé et François Pillet) s’adresse à Michel Pinault, alors futur membre : « Quelle est votre relation avec les Français ? » Réponse de l’intéressé : « J’ai une maison de campagne dans le Beaujolais, avec des voisins dont certains sont modestes, et que j’aime beaucoup. Et je les écoute, parfois autour d’un verre de morgon. » !!!!!!

Comme Juppé , Philippe droit dans ses bottes mais à coté de ses pompes

Comme Juppé , Philippe droit dans ses bottes mais à coté de ses pompes

On  compare assez souvent Édouard Philippe a Alain Juppé. Une comparaison  assez flatteuse puisque depuis la décision de Juppé d’abandonner la politique ; en effet  un flot d’éloges s’abat sur l’ancien maire de Bordeaux. C’est sans doute oublier que si Juppé n’a pas fait la carrière qu’il espérait,c’est en grande partie justement du fait de son entêtement et de cette espèce de condescendance qu’il a toujours manifestée à l’égard de ses contradicteurs. C’est quand même lui qui est notamment responsable du grand mouvement social de 95. Édouard Philippe adopte à peu près le même comportement aussi raide que Juppé, aussi condescendant vis-à-vis des questions concrètes. Pour preuve,  il a complètement manqué son émission de télévision « la grande explication » et hier encore il a envoyé balader un retraité  qui se plaignait de n’avoir que 700 € de retraite et d’être obligé de faire des ménages. Juppé a sèchement répondu que la solution était de venir au grand débat. Évidemment la réponse n’a pas convaincu l’intéressé. De la même manière que les téléspectateurs n’ont pas été convaincus par le passage d’Édouard Philippe dans l’émission la grande explication.

 Selon un sondage Harris Interactive-Epoka réalisé , 62% des personnes interrogées ne se disent «pas convaincues» par la prestation du premier ministre lors de ce débat télévisé de mercredi sur LCI, Le Figaro et RTL. , contre 38% seulement d’opinions inverses.

Face à ces dix Français en colère, le chef du gouvernement a été vivement accroché par une retraitée, un restaurateur ou encore une fonctionnaire, tout en répondant à des questions sur le pouvoir d’achat, la taxe carbone ou les impôts. Un débat «intense», de l’aveu même du premier ministre, dont il profite tout de même en partie. Car 64% des personnes interrogées l’ont jugé «courageux», «crédible» (45%) ou encore «honnête»(58%). Pas moins de 54% ont jugé qu’il savait faire preuve d’autorité et 52% pensent qu’il sait où il va.

Un motif de satisfaction tout de même: 49 % des personnes interrogées disent néanmoins avoir eu une «bonne opinion» d’Édouard Philippe pendant le débat télévisé. Ce chiffre était de 44% avant l’émission.

 

Chômage mondial en baisse mais précarité et pauvreté en hausse

Chômage mondial en baisse  mais précarité et pauvreté en hausse

Les gouvernements ont trouvé la martingale pour faire baisser le chômage, installer la précarité qui met les salariés en concurrence et exerce une pression à la baisse sur les conditions sociales. Du coup le nombre de ménages en difficultés financières progressent, la pauvreté aussi. Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple.

 

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Moins de chômage mais des emplois plus précaires dans le monde

Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple

 

« Gilets jaunes »: Mobilisation en baisse mais soutien constant

 

Bien qu’il soit difficile de se fier aux chiffres bidonnés du ministère de l’intérieur, il semble bien que la participation des gilets jaunes aux manifestations du samedi semble se tasser légèrement mais régulièrement. En cause évidemment un phénomène d’usure classique d’autant que ni le gouvernement, ni les leaders des gilets jaunes n’offrent de perspectives de sortie de cette crise. Côté gouvernement,  on a lancé le grand débat mais sans aucune précision sur les débouchés politiques. Pire,  le gouvernement envisagerait un référendum sur une loi concernant uniquement quelques aspects  constitutionnels globalement assez secondaires. Histoire de montrer qu’il intègre la demande démocratique. Mais rien sur les aspects socio- économiques qui sont au départ les premières revendications des gilets jaunes. La déception risque d’être immense si  aucune orientation n’est prise dans un domaine de la justice fiscale que de la justice sociale. Ceci étant, le mouvement est toujours approuvé par une majorité ;  ce qui traduit un double malaise concernant d’une part la démocratie d’autre part la justice sociale. Sans doute l’opinion publique ne suit-elle pas les gilets jaunes lorsqu’ils se transforment  en casseurs et  qu’ils se laissent déborder par eux mais globalement une majorité de Français nt  les inégalités sociales et le fonctionnement démocratique de type monarchique qui prévaut en France avec à la tête un président monarque et en dessous une hiérarchie de barons jusqu’au niveau local qui décident  sans jamais consulter  les populations voire de façon trop partielle et trop rare. Selon le ministère, ces manifestations ont réunis quelque 51.400 personnes sur l’ensemble des foyers de mobilisation, dont 4.000 à Paris, contre 58.600 et 10.500 samedi dernier. Comme déjà indiqué des chiffres contestables mais qui ne sont quand même pas massifs même si effectivement 100 000 personnes ont pu être mobilisées d’après les gilets jaunes. Notons qu’une nouvelle fois des violences ont marqué le 13e épisode avec cette fois une main arrachée. Cela pose évidemment la question de la légitimité des armes de guerre utilisée maintenir l’ordre public en France alors que dans la plupart des pays démocratiques on a renoncé à utiliser les grenades de désencerclement et les flashs ball. De la même manière qu’on a renoncée à la stratégie qui consiste à rechercher le contact  avec les manifestants. Un manifestant a eu quatre doigts sectionnés, semble-t-il par l’explosion d’une grenade, lors de heurts avec les forces de l’ordre devant l’Assemblée nationale en milieu de journée, a-t-on appris auprès de la préfecture de police de Paris. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a exprimé sur Twitter son “indignation” et son “dégoût” à propos de ces “débordements dont il porte cependant une lourde responsabilité puisque depuis le départ il joue au pompier pyromane en espérant que les violences auxquelles il fait participer  les policiers permettront de discréditer le mouvement.- “

Macron : un président a fort intellect mais à faible intelligence

 

 

Les grands médias habitués aux sentences réductrices considèrent en général que le président de la république est intelligent. C’est évidemment confondre l’intellect et l’intelligence. L’intellect est une capacité à enregistrer des connaissances tandis que l’intelligence est la capacité de résoudre une question ou un problème. Au fond, Macron est un exceptionnel répétiteur de leçons et de mode. Une sorte d’éponge qui absorbe l’enseignement dispensé et qui le restitue sans modification quand on la presse. En fait, l’archétype de l’énarque comme l’ont prouvé différentes évaluations de cette institution dont les élèves se caractérisent par un grand déficit de créativité et de contestation des choses établies. Par contre, la capacité de Macron à régler des problèmes complexes à dimension systémique est assez insignifiante. Finalement, Macon reprend les vieilles recettes de l’ultra libéralisme et confie au seul marché le soin de résoudre non seulement les problèmes économiques mais aussi sociaux voire sociétaux. (Voir par exemple la question du climat envisagé essentiellement sous l’angle de la fiscalité voir aussi la manière dont le rapport de Borloo sur les banlieues a été jeté aux orties). S’ajoutent à ces déficiences de Macron, son absence de formation dans le domaine économique puisque son cursus est essentiellement littéraire. L’intelligence suppose évidemment de prendre en compte les aspects technologiques mais également les dimensions humaines qui vont gérer, utiliser, bénéficier ou subir ces évolutions techniques. Cela suppose un minimum de vécu et pas simplement une culture livresque. Un vécu dans le monde réel des Français et non dans le monde confiné des salons parisiens dont la réassurance identitaire est fondée sur la répétition en boucle des tares du peuple. Tout dans la posture de Macron démontre cette grande insuffisance d’intelligence. Pour preuve, il ne sait pas écouter. Pour preuve, il ne sait s’exprimer que de manière professorale un peu comme un évangéliste mais de façon mécanique sans aucune humanité. On ne sent pas chez Macron la moindre ouverture sur l’autre. C’est l’égocentrisme porté au plus haut niveau. Notons par exemple le nombre de « «  ou de « je » dans ses discours. Quand les médias auront compris qu’il y a une grande différence entre l’intellect et l’intelligence, on aura peut-être fait un progrès en France pour comprendre et éventuellement modifier la sociologie politique.

Mondialisation commerciale mais aussi culturelle (Ian Goldin, professeur à Oxford)

Mondialisation commerciale mais aussi culturelle (Ian Goldin, professeur à Oxford)

 

Ian Goldin, professeur à Oxford, souligne l’évolution des esprits sur la mondialisation au Forum de Davos, tout regrettant « le manque d’engagement concret à régler les problèmes ». (Tribune du Monde). Ian Goldin est professeur à Oxford et spécialiste de ces questions. Il redoute que la politique menée par l’administration Trump laisse « se développer les côtés les plus laids de la mondialisation ».

La mondialisation peut-elle être remise en cause par l’administration Trump et ses menaces de guerre commerciale ?

Non car la mondialisation est loin d’être un phénomène purement commercial. Elle repose aussi sur la diffusion des idées à travers la planète, et le développement accéléré de la technologie. Cela dit, les initiatives américaines peuvent faire beaucoup de mal. Aux Etats-Unis eux-mêmes d’abord, mais aussi à la coopération internationale. En « affamant » les institutions internationales, comme Donald Trump semble vouloir le faire, on risque de laisser se développer les côtés les plus laids de la mondialisation, que ce soit les inégalités ou la pollution. Et de vrais progrès, comme le recul de l’illettrisme à travers le monde, pourraient être interrompus.

Paradoxalement, ce repli américain va laisser plus de place à la Chine, que les Etats-Unis prétendent pourtant vouloir contrecarrer. Mais aussi à l’Europe, qui peut avoir là un vrai rôle à jouer. L’Europe semble parfois faible, mais sur certains aspects, elle est la région la plus importante du monde. C’est le cas, par exemple, pour sa politique de développement. Ou encore son système de régulation des données, le RGPD [règlement  général sur la protection des données] qui est le plus sophistiqué de la planète.

Cette question de la régulation des données a beaucoup animé les débats à Davos. Pensez-vous qu’on puisse établir une gouvernance mondiale des données ?

Vraisemblablement pas de sitôt. Et c’est l’un des aspects les plus épineux de la mondialisation qu’il va nous falloir régler. Tout ce processus va se heurter à d’importantes résistances de la part des entreprises et de certains Etats. Cette grande tension qui monte entre les Etats-Unis et la Chine est d’ailleurs largement liée au sujet des données. Plus une entreprise dispose de données, plus elle devient puissante et efficace. De par la nature de leur fonctionnement, la Chine et ses entreprises ont la possibilité de les collecter très rapidement, ce qui leur donne un grand avantage concurrentiel.

Que pensez-vous de tous les appels lancés à Davos en faveur d’une meilleure prise en compte des inégalités ? Se trouve-t-on à un tournant ?

Il semble y avoir une prise de conscience que les pratiques actuelles ne sont pas soutenables. La question est : tout cela va-t-il déboucher réellement sur quelque chose ? Ce qui est encourageant, c’est cette reconnaissance d’une nécessité de changement. Ce qui est dommage, c’est le manque d’engagement concret à régler les problèmes. Qui a-t-on vraiment entendu dire ici : je m’engage dans une stratégie d’investissement zéro carbone, ou encore je vais taxer davantage les plus riches pour plus de redistribution et de meilleurs services publics ? Il faut rendre les gouvernements et les entreprises responsables et comptables de leurs actes. La mondialisation va très vite. Il faut donc agir
plus vite encore pour pouvoir répondre aux défis.

 

 

Sondage Grand débat : 67% des Français mais Macron n’en tiendra pas compte pour 62 %

Sondage Grand débat : 67% des Français mais Macron  n’en tiendra pas compte pour 62 %

Les Français sont convaincus de la nécessité du grand débat national. 67% pensent que c’est une « bonne chose ». Mais ils sont également une majorité (62%) à penser qu’Emmanuel Macron n’en tiendra pas compte, selon un sondage Opinion Way pour LCI, Le Figaro et RTL publié ce mardi 22 janvier.  Le chef de l’État part donc avec un handicap de taille sans compter que plus des deux tiers des Français espèrent une seule et même conclusion : que l’exécutif revienne sur certaines mesures prises depuis le début du quinquennat, notamment la réforme de l’impôt sur la fortune, et plus largement qu’il modifie sa politique économique. Tout l’inverse à priori des intentions d’Emmanuel Macron. Si le président entend mettre en avant l’écologie pour remettre à plat les impôts et les taxes, il pourrait avoir du mal à convaincre les Français : en effet seulement 11% d’entre eux jugent que le thème de la transition écologique est prioritaire. Loin, très loin de la fiscalité et des dépenses publiques qui restent en tête de leurs préoccupations.

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 21 au 22 janvier 2019. Échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

Brexit : May sauvée….. mais pas la Grande Bretagne

Brexit : May sauvée….. mais pas la Grande Bretagne

 

 

Provisoirement, la Première ministre britannique Theresa May a sauvé son poste de Première ministre après le rejet d’une motion de défiance déposée par le Parti travailliste. Une motion de défiance rejetée de justesse par 325 voix contre 306. Pourtant la veille, Theresa May avait essuyé une énorme défaite avec un rejet massif de l’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. L’explication est simple,  les conservateurs cette fois n’ont pas voulu additionner meurs voix aux  travaillistes car l’adoption d’une motion de défiance aurait provoqué vraisemblablement des élections. Or en l’état du rapport de force les conservateurs pourraient perdre ces élections et le pouvoir. D’une certaine manière, ce vote en faveur de Theresa May ne change rien à l’inextricable situation dans laquelle s’est mise la Grande-Bretagne qui refuse le compromis mais qui ne propose pour l’instant rien à la place. La vérité, c’est qu’aucune solution ne pourra être trouvée avant la date fatidique de Mars et que sans doute les Britanniques devront accepter une prolongation de cette date. Et à la fin des fins la Grande-Bretagne pourrait revenir sur le Brexit en s’appuyant sur une nouvelle consultation. Theresa May a promis de travailler avec les parlementaires pour éviter un Brexit désordonné tout en excluant-pour l’instant– l’organisation d’un nouveau référendum sur cette question. Un porte-parole du Labour a immédiatement douché les espoirs que pourraient entretenir la chef du gouvernement britannique en annonçant qu’il était improbable que cette dernière puisse obtenir aux Communes une majorité sur son projet actuel de sortie de l’UE. Les travaillistes soutiennent que la meilleure solution demeure de nouvelles élections législatives, une option que May écarte après le scrutin anticipé qu’elle a convoqué en juin 2017 et qui a fait perdre aux conservateurs leur majorité absolue.“Bien sûr, (le chef du Parti travailliste) Jeremy (Corbyn) est prêt à rencontrer la Première ministre mais cela signifie de véritables négociations afin de résoudre la crise du Brexit (…) et le point de départ pour cela est d’exclure une absence d’accord”, a dit un porte du Labour. Pour résumer de labour a voté contre le projet d’accord du Brexit mais en souhaite un autre qui ne pourra pas être très différent du précédent sauf à faire éclater l’Europe

78% des Français pour changer les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour changer les   aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

SMIC : un pas, mais une fausse augmentation.

SMIC : un pas, mais une fausse augmentation.

 

Il est clair que l’augmentation de 100 € du pouvoir d’achat des smicards constitue un pas mais il ne s’agit pas totalement d’une augmentation du SMIC mais la prime d’activité (qui a remplacé le RSA) est versée par la caisse d’allocations familiales. En gros ce sont les salariés qui vont financer ce pouvoir d’achat des smicards. Parallèlement il n’y a aucune remise en cause de la fiscalité puisque d’une part Macron a répété que la suppression de l’ISF était  maintenue. Une suppression justifiée pour « ceux qui investissent » ! Or strictement aucune garantie n’est prévue pour vérifier que ce cadeau fiscal est effectivement investi. C’est donc un mensonge de Macron. De la même manière, les entreprises qui vont bénéficier d’allégements  notamment par le CICE entre 40 et 45 milliards en 2019 ne sont pas sollicitées. Sur les 100 € promis aux smicards 20 € proviennent de l’augmentation automatique déjà prévue au 1er janvier compte tenu de l’inflation ; par ailleurs  30 euros était également prévus en avril 2019 ; reste donc une annonce qui représente 50 €. Notons évidemment que le montant de cette prime d’activité n’est pas pris en compte pour le calcul de la retraite.

 

 

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