Archive pour le Tag 'Maîs'

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Le mécontentement contre l’augmentation du carburant est incontestable, elle est bien sûre alimentée par la hausse des cours du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité qui va croître jusqu’en 2022. Aujourd’hui, le budget carburant (sans parler de celui du fioul) représente une part non négligeable de la dépense des ménages. Environ 2000 € par an. C’est un peu la goutte qui fait déborder le vase du ras-le-bol vis-à-vis de la fiscalité globale. Une fiscalité qui étouffe littéralement les entreprises, les ménages et les investissements. C’est-à-dire les trois ressorts qui soutiennent la croissance puisque malheureusement l’apport des du commerce extérieur  est négatifs (-60 milliards de déficits par an quand l’Allemagne dégage de 100 à 250 milliards d’excédents). Dès lors, il ne faut pas assez ailleurs l’origine du handicap de croissance en France. Une croissance qui en 2018 devra se limiter autour de 1, 5 % quand la zone euro atteindra environ 2 %.  Un retard lié à cette fiscalité qui tue la compétitivité et l’emploi ; et qui de surcroît n’empêche pas la dérive de l’endettement autour de 2000 milliards d’euros soit à peu près 33 000 € par personne ! De ce point de vue la France marche sur la tête et il y a longtemps qu’on ne contrôle plus rien en matière de dépenses pas plus au plan de l’État au plan des collectivités locales. Comment faire croire que l’augmentation brutale carburant servira la cause écologique quand on sait que le problème est complexe et que l’évolution des modes de production et de consommation ne pourra être que progressif. Exemple on ne met pas en place du jour au lendemain de nouveaux transports collectifs de la même manière qu’on ne met pas en quelques jours  sur le marché  une voiture électrique à un prix abordable. La vérité c’est que personne ne sait exactement où va l’impôt. Certes on peut en déceler la répartition par grandes fonctions mais concrètement on est incapable d’évaluer l’intérêt et l’efficacité des dépenses précises. La faute aussi à l’incapacité à assurer une certaine cohérence entre les orientations macro économiques et les réalités micro économiques. Or l’augmentation du carburant va finir de tuer le pouvoir d’achat et la consommation sans pour autant influencer un partage modal qui ne peut évoluer qu’avec le temps et avec des moyens affectés.

 

Pétrole : baisse mais pas à la pompe

Pétrole : baisse mais pas à la pompe

 

Nette baisse des cours du pétrole en octobre autour de 10 % ; paradoxalement ; les prix à la pompe n’ont cessé d’augmenter en France. Première observation, il y a forcément un décalage entre les cours d’achat du pétrole et la mise en vente du produit sur les marchés. Les prix à la pompe subissent donc encore les précédentes hausses de cours. Toutefois il faut observer que les prix à la pompe augmentent presque aussitôt que la hausse des cours tandis qu’inversement en période de baisse du prix du baril, les prix du carburant ne diminuent qu’après un grand décalage temporel. Autre explication spécifiquement française, la hausse de la fiscalité. Le gouvernement n’a rien trouvé de mieux que de matraquer les prix du carburant alors que les cours pétrole sont relativement hauts. Le Brent comme le WTI sont tombés à leurs plus bas en près de deux mois et demi et ont affiché une baisse mensuelle respective de 8,7% et 11,1%, le plus fort recul sur un mois depuis juillet 2016. De son côté  L’OPEP a porté en octobre sa production à un niveau inégalé depuis 2016, selon une enquête Reuters publiée mercredi, la hausse des extractions notamment aux Emirats arabes unis (EAU) et en Libye l’ayant emporté sur la baisse des livraisons iraniennes pour cause de sanctions américaines. L’OPEP hors Congo a extrait 530.000 bpj de plus que cet objectif implicite en octobre. Hors OPEP, la Russie a produit 11,41 millions de bpj, un record pour l’ère postsoviétique, après 11,36 millions de bpj en septembre, a dit mercredi une source industrielle à Reuters. Les Etats-Unis ont pour leur part augmenté leur production en août de 416.000 bpj au record de 11,346 millions bpj, a annoncé mercredi l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

 

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

Retraites : austérité confirmée mais pas pour les députés

 

Les députés ont voté dans la nuit la confirmation du recul  des retraites et  de certaines prestations sociales (pensions versées par l’assurance vieillesse et allocation familiales). La hausse sera éditée pour les retraites à 0,3 % par an alors que l’inflation est actuellement sur un rythme annuel de 2,3 % en 2018. Notons que parallèlement les députés n’ont pas pris de telles mesures d’austérité pour leur propre retraite En effet  lorsqu’un citoyen cotise 1 euro, il touchera une retraite de 1,5 euro s’il est salarié et une pension d’environ 2 euros s’il est fonctionnaire. Lorsqu’un parlementaire verse une cotisation de 1 euro, sa retraite s’élève à 6,1 euros. Si les citoyens doivent travailler pendant 40 ans pour toucher une pension de 1129 euros, les députés peuvent y accéder en cotisant pendant 5 ans seulement. Face aux résultats de ces comparaisons, il faut constater que les personnalités politiques sont épargnées par les réformes et ne participent pas à l’effort collectif qu’ils demandent aux particuliers. Aujourd’hui, un député perçoit une pension moyenne de 2700 euros nets par mois et il peut faire sa demande de retraite à partir de 65 ans. La dernière réforme du régime de retraite des parlementaires date de 2010 et ce nouveau dispositif prévoit son alignement sur le régime général : les parlementaires pourront ainsi à partir de 2016 liquider leurs droits à 62 ans. Il supprime également le système de double cotisation qui permettait aux députés de toucher une pension complète au bout de 22,5 ans de mandat seulement au lieu de 31 ans, en contrepartie de cotisations plus élevées

 

«Un nouveau monde mais une vieille fiscalité »

 

 «Un nouveau monde mais une vieille fiscalité »

A juste titre les Arvernes (groupe d’experts anonymes) dénoncent ce nouveau monde qui ressemble tellement à l’ancien en matière de fiscalité. Pour  cette proposition de taxation des mégots de cigarettes.  « Les Français sont exaspérés par la multitude des taxes et impôts en tout genre. Qu’à cela ne tienne, il est toujours utile et commode d’en créer de nouveaux ». Article

 

« La secrétaire d’Etat à la Transition écologique s’est trouvé un nouvel cheval de bataille. Afin de lutter contre la pollution engendrée par les mégots de cigarette, le gouvernement réfléchit semble-t-il à la création d’une « éco-contribution » pour financer leur collecte et leur recyclage. En clair, créer un impôt sur les mégots, qui frapperait les producteurs de cigarettes. Disons-le tout net : un tel sujet semble tellement trivial que l’on a peine à le prendre au sérieux. Et le bon sens étant, selon le fameux mot de Descartes, la chose au monde la mieux partagée, l’on se dit qu’alors que la croissance ralentit et que notre dette publique tangente les 100 %, que l’Union européenne se fracture, que la société française est fragile, que l’autorité de l’Etat et le bon fonctionnement des institutions sont remis en cause par une succession de couacs et de scandales, en bref que tant de sujets d’importance sont à l’ordre du jour, le gouvernement a sans doute d’autres priorités auxquelles s’atteler. C’est cependant un raisonnement de courte vue. Car derrière ce qui ressemble plus à une énième bouffonnerie fiscale, domaine dans lequel les Français rient de moins en moins, l’on discerne, de la part des gouvernants, une série de réflexes que l’on souhaiterait relever d’un « ancien monde » révolu. Qu’on en juge. D’abord, une telle mesure s’inscrit parfaitement dans la lignée des fausses-bonnes mesures imaginées par des pouvoirs publics prompts à déresponsabiliser les Français. Ces derniers, que l’on considère pour l’exercice comme des bébés, sont en effet incapables de s’auto-discipliner en la matière, et toute tentative pour le faire serait jugée liberticide. A ceux qui s’étonnent que les trottoirs de Singapour ou d’Australie sont, comparativement aux trottoirs français, largement immaculés de mégots, l’on rappellera que dans ces pays, la sanction pécuniaire est un puissant adjuvant au civisme citoyen.

Ensuite, comment de pas voir dans une telle mesure l’énième avatar de cette approche budgétaro-fiscale qui reste la marque d’un gouvernement innervé par Bercy, et dont la principale caractéristique est de toujours prendre les sujets par le petit bout de la lorgnette ? Les Français sont exaspérés par la multitude des taxes et impôts en tout genre. Qu’à cela ne tienne, il est toujours utile et commode d’en créer de nouveaux. Ajoutons à cela que la création d’une telle taxe pourrait s’inscrire à rebours d’un des engagements de campagne du candidat Macron, qui s’était prononcé pour supprimer une série de taxes au rendement dérisoire (inférieur à 150 millions d’euros).

Enfin, et de manière plus profonde, l’on perçoit, au travers la stigmatisation qui est la marque de fabrique d’une telle mesure – en l’occurrence des producteurs de cigarettes – l’un des traits marquants de la façon dont l’on gouverne désormais : le besoin permanent de désigner le vilain de la fable. C’est là l’un des traits caractéristiques d’une époque où le débat devient impossible et où la conduite des affaires publiques singe les pires travers de l’esprit religieux en excommuniant telle ou telle catégorie. Ainsi, dans le domaine européen, la volonté systématique de séparer deux camps, celui des fédéralistes et des progressistes (entendez le « camp du bien ») et celui des nationalistes conservateurs (entendez « le camp du mal »). Ainsi dans le domaine des mœurs, du multiculturalisme etc. En l’occurrence, le pouvoir n’est jamais à court d’idées quand il s’agit, au nom d’objectifs eux parfaitement défendables de lutte contre le tabagisme et/ou d’entretien de l’espace public, de désigner un bouc émissaire. C’est dire, en définitive, combien l’idée d’instaurer une taxe sur les mégots, n’a rien de fortuit. Elle sera à bon droit baptisée taxe « Bruno Poirson ». Surtout, elle illustre, parmi d’autres exemples, l’archaïsme du prétendu « nouveau monde ».

Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, d’économistes, de chefs d’entreprise et de professeurs d’université.

 

 

Européennes Macron : une liste large … mais courte

Européennes Macron : une liste large … mais courte

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que Macron éprouve bien des difficultés à construire et même à penser une liste européenne qui politiquement affiche crédibilité, représentativité et espérance. La liste de Macron se situe de manière  résolue dans une vision dynamique de la construction européenne avec notamment des perspectives de plus grande intégration pour la zone euro. Le problème c’est que Macron est un peu seul sur ces positions et même l’Allemagne se montre assez réticent car elle craint surtout que davantage d’intégration y compris en termes de solidarité financière ne conduise l’Allemagne à payer les dérives des pays aux gestions trop laxistes. En outre, pour faire évoluer le l’Europe, il  faut nécessairement s’appuyer sur un couple franco allemand. Or le couple ne fonctionne plus en raison du manque de crédibilité des positions de Macron mais aussi de la fragilité politique de Merkel. Macron pense donc à une liste qui ratisse large de la gauche à la droite en passant par le centre. Une liste pour soutenir la ligne pro européenne mais tout autant pour limiter  la correction électorale inévitable. L’échéance européenne se caractérise en effet par deux phénomènes centraux, d’une part une très forte abstention,  d’autre part une forme d’exutoire pour protester contre le pouvoir en place. Ce que confirment les sondages qui montrent que la liste en marche aurait des difficultés à dépasser la liste du rassemblement national. Macron veut tellement ratisser large qu’il a même lancé une consultation publique comme lors de la désignation des députés. Une démarche assez curieuse, démagogique aussi qui confirme l’inexistence d’en marche en tant que parti.  En fait encore davantage que pour les députés la liste sera établie par Macron lui-même ; ce dernier aura même des difficultés à trouver une tête de liste un peu charismatique car les grands leaders ne souhaitent pas porter la responsabilité d’un éventuel échec de la liste de la majorité. Borloo par exemple ne semble pas enthousiaste surtout après l’humiliation qu’il a reçue de la part de Macron à propos de son plan banlieue. La liste de la majorité risque d’être très large mais un peu courte en personnalités de premier plan.

 

Niche fiscale outre-mer : maintenue mais diminuée

Niche  fiscale outre-mer : maintenue mais diminuée

 

Macron a justifié  en Guadeloupe l’intérêt de la réforme de l’avantage  avantage fiscal institué en 1960 pour compenser la vie chère dans les départements et régions d’outre-mer et précisé qu’elle concernerait seulement 4% des foyers fiscaux les plus aisés. “On ne le supprime pas, on diminue le plafond de l’avantage. C’est un très long débat et d’ailleurs le gouvernement a peut-être manqué d’ambition sur ce sujet”, a-t-il dit. “Selon Emmanuel Macron, la réduction d’impôts doit permettre d’économiser 70 millions d’euros, une somme appelée à être réinvestie “en totalité et en transparence dans l’ensemble de nos Outre-mer sur des projets concrets” dans les domaines de l’agriculture, du numérique ou encore du tourisme. Victorin Lurel, à l’origine de la loi de régulation économique pour lutter contre la vie chère outre-mer, a dénoncé des “inexactitudes et des approximations”. “Cet argent sera abondé au Fonds exceptionnel d’investissement, qui finance toutes les collectivités d’outre-mer, y compris les trois où il n’y a pas d’impôts sur le revenu : Wallis-et-Futuna, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française. Contrairement aux dires du président, ce ne sont pas les collectivités qui vont financer la production locale. M. Macron ne peut pas venir ici, en Guadeloupe, dire qu’il va augmenter les impôts des plus riches alors qu’il prétend les baisser en métropole”, a-t-il dit. Evoquant “une politique de responsabilité”, le président a indiqué que l’avantage fiscal serait toujours plus important en outre-mer. “Si on prend un ménage qui touche 80.000 euros et qui n’a pas d’enfants, il aura 800 euros par an en plus d’impôts mais il aura toujours 2.000 euros de plus par rapport au même ménage qui est dans l’Hexagone”, a-t-il fait valoir. En Guadeloupe et en Martinique, organisations patronales et élus ont pour la plupart dénoncé la réforme.

Macron : sacré de «champion de la Terre»……. Mais pas en France

Macron : sacré de «champion de la Terre»……. Mais pas en France

Il y a évidemment de quoi sourire avec ce titre de champion de la terre décernée à Macron lors de la deuxième édition du « One Planet Summit », un titre international mais en contradiction avec la politique menée sur le territoire national. De ce point de vue, il y a une grande confusion. Macron n’est pas le champion de la terre, il est le champion des discours sur la terre et sur le climat. Par contre sa politique environnementale est indigente voir en contradiction totale avec son discours. Pour s’en persuader, il suffit par exemple de constater la très mauvaise position de la France concernant la qualité de l’air même si on n’en registre une toute petite amélioration. La politique environnementale est un tissu de contradictions. C’est d’ailleurs ce qui a conduit le médiatique Nicolas Hulot a démissionné avec fracas. Il y a bien ici ou là quelques mesures qui ont été prises mais elles sont loin d’être à la hauteur des enjeux concernant par exemple la politique énergétique, la politique des transports, la prise en compte de la biodiversité ou encore l’aménagement du territoire. L’annonce de la remise de ce prix a donc suscité ironie et perplexité en France, moins d’un mois après la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot et à l’heure où le bilan du chef de l’État sur la question climatique reste contrasté.  « On vit une situation ubuesque », a indiqué  Jean-François Juillard, directeur général de Greenpeace France, sur Europe 1. « On s’est dit que cela tenait plus de la blague que de la récompense sérieuse, quand on sait à quel point les actions sont loin des promesses faites par Emmanuel Macron. » Interrogé dimanche sur le titre décerné à son successeur, François Hollande, qui était au pouvoir lors de l’adoption de l’accord de Paris en 2015, a lui de son côté estimé qu’il y avait « les Champions de la Terre et ceux que l’Histoire retiendra ».

 

 

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

: Ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais, c’est le constat en particulier à paris. . En début d’année  la Commission européenne avait convoqué neuf pays, dont la France, l’Allemagne et l’Italie pour leur demander de faire le nécessaire pour se conformer à la directive européenne sur la qualité de l’air, faute de quoi elle saisirait la justice avec une amende à la clé. C’est dans le nord de l’Italie que l’air est le moins respirable, d’après le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) qui se base sur des données datant de 2015.A Milan, Turin et Padoue, la concentration en particules fines, l’un des principaux polluants atmosphériques, dépasse de loin les limites fixées par la directive européenne sur la qualité de l’air. Même chose dans les pays de l’Est, en Pologne et en Bulgarie notamment. La situation n’est guère meilleure à Marseille, Lyon ou Paris. Si on prend en compte le dioxyde d’azote, dont les émissions proviennent principalement du trafic routier et des véhicules diesel en particulier, là aussi les grandes villes françaises ne se conforment pas aux règles.  « Le véritable problème, ça n’est pas l’ozone, indique  Jean-Baptiste Bernard, directeur de recherche au CNRS, mais le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines. » Ces polluants sont produits par l’industrie, le chauffage au bois et le trafic routier. Ce dernier est, selon Airparif, en Ile-de-France, responsable à 75% des émissions de NO2.

Le professeur Sauvet confirme et  cite l’exemple de Tokyo. La capitale japonaise, qui fait la chasse aux particules fines (donc au diesel) depuis 2003, a obtenu des résultats « phénoménaux ». « Une baisse de 44% du taux de particules fines, de 11% de la mortalité cardiaque et de 22% de la mortalité pulmonaire », souligne-t-il. il reste encore à Paris un peu de chemin à parcourir. Selon un classement des capitales européennes établi au printemps dernier par l’ONG Greenpeace, Copenhague, Amsterdam et Oslo sont sur le podium et Paris émerge en milieu de tableau, à la 7e place, derrière Zurich, Vienne et Madrid.

Bilan de la qualité de l’air – Année 2017 – Surveillance et information en Île-de-France (Airparif, rapport de 110 p., fichier pdf de 12 Mo, mars 2018)

UE: Macron et Merkel semblent d’accord sur rien !

UE: Macron et Merkel semblent d’accord sur rien !

 

Curieuse cette rencontre entre Macron et Merkel qui n’avait d’autre but que de faire semblant d’affirmer la solidité du couple franco allemand. De fait,  Macon et Merkel ont parlé de tout et surtout de rien en matière d’orientation. Pas étonnant depuis déjà des mois l’Allemagne montrent la plus grande indifférence à l’égard des propositions du président de la république française. Un président de la république française qui voulait un budget de la zone euro, une réforme de l’union économique avec la théorie des cercles et plus particulièrement pour la zone euro, un budget unique, un ministre des finances commun, un plan de relance des investissements et un véritable fonds monétaire européen. De tout cela, il n’en n’est pas question en Allemagne. Une Allemagne qui sent derrière les propositions de la France la tentation permanente d’imposer une solidarité financière qui ferait payer à l’Allemagne les insuffisances de gestion de pays trop laxistes comme la France. Et ce n’est pas la remontée du taux d’endettement français à 100 % du PIB en 2018 ou encore les déséquilibres accrus dans le budget 2019 qui pourraient convaincre Merkel. Même sur la question des migrations Merkel a été contrainte de mettre la pédale douce compte tenu de la montée du nationalisme et du populisme en Allemagne. Macron ne fait d’ailleurs pas même s’il affirme le contraire. Notons enfin que sur la taxation des géants du numérique l’Allemagne est très réticente pour ne pas encourir les sanctions américaines sur ses exportations notamment d’automobiles. Du coup, la discussion s’est conclue par des considérations très générales. Chancelière allemande ont évoqué au début de leur rencontre à Marseille l’approfondissement de la zone euro, l’union bancaire, la taxation des géants du numérique et les migrations, sans oublier la sortie du Royaume-Uni de l’UE, sujet sur lequel Londres et Bruxelles peinent encore à s’accorder, la politique étrangère et la défense. Objectif des discussions, “préparer cette rentrée et un agenda des six prochains mois qui s’annonce chargé mais où, je le sais, l’Allemagne et la France continueront d’œuvrer ensemble pour préparer l’avenir”, a dit Emmanuel Macron. “Notre programme sera bien rempli”, a dit Angela Merkel, en énumérant les sujets comme autant de défis auxquels l’Union est confrontée. “Je pense que nous allons pouvoir progresser en faveur d’une Europe indépendante qui est capable de résoudre elle-même ses problèmes.”Bref la langue de bois !

Présidentielles Brésil : Lula largement en tête mais en prison

Présidentielles Brésil : Lula largement en tête mais en prison

Décidément nombre de pays de l’Amérique centrale et du Sud sont  incorrigibles en matière de démocratie. Après la période déjà ancienne des dictatures militaires, c’est la période des magouilles politiques. Ainsi par exemple au Brésil où le principal candidat l’ancien président Lola devance et de loin tous les candidats dans les sondages mais se trouve en prison. Cela pour des motifs de corruption mais ni plus et plutôt moins que ces prédécesseurs. De ce point de vue si l’on devait exiger une parfaite honnêteté des candidats politiques dans ces pays ou ailleurs, on éprouverait sans doute des difficultés à remplir les fonctions politiques centrales. Une situation  Inhérente aux conditions de financement des campagnes intérêts où politiques et financiers entretiennent des relations plus que douteuses. L’ancien président brésilien Luiz Inacio « Lula » da Silva, qui purge depuis avril une peine de 12 ans de prison pour corruption, gagne cinq points dans les intentions de vote pour l’élection d’octobre dont il sera le favori mais à la condition qu’il soit autorisé à briguer un nouveau mandat, selon un sondage publié lundi. Le chef de file de la gauche, qui va donc probablement être déclaré inéligible, est crédité de 37,3% des voix par l’institut CNT/MDA. En mai, le même institut le situait à 32,4%.Son adversaire le plus proche, le candidat d’extrême-droite Jair Bolsonaro, est à dix-neuf points avec 18,3%. Viennent ensuite l’écologiste Marina Silva avec 5,6% et le libéral Geraldo Alckmin avec 4,9%.

L’enquête, première du genre depuis le dépôt des candidatures, a été effectuée du 15 au 18 août auprès de 2.002 personnes et sa marge d’erreur est estimée à 2,2%.

L’affaire Benalla n’intéresse pas les Français d’après Macron……. mais fait le buzz

L’affaire Benalla  n’intéresse pas les Français d’après Macron…….  mais fait le buzz

 

 

Macron, le gouvernement ne cessent d’affirmer que l’affaire Benalla est uen tempête dans un verre d’eau et que cela n’intéresse pas les Français. Ce que contredisent exactement les audiences des medias qui traitent le sujet. ‘L’intérêt a m^me  été supérieur à celui de la coupe du monde de foot.  Ainsi par exemple

En huit jours, 3 051 609 tweets ont été publiés par 203 858 internautes, déclare à franceinfo Visibrain, plateforme de veille des réseaux sociaux. À titre de comparaison, environ 500 000 tweets avaient été publiés, une semaine après le début de l’affaire Fillon, à quelques mois de la présidentielle de 2017.

La plateforme note qu’Emmanuel Macron et son gouvernement sont directement pris à partie sur les réseaux sociaux puisqu’un tiers des messages publiés sur l’affaire interpellent directement le président de la République. De son côté, le spécialiste de l’étude des réseaux sociaux Nicolas Vanderbiest précisait, le 23 juillet, sur son blog que « le volume déployé est tout simplement gigantesque puisque 1,5 million de tweets [autour de Benalla] [ont] été échangé[s] en moins d’une semaine. À titre de comparaison, #MeToo, #BalanceTonPorc et #JeSuisCharlie sont inférieurs ».

Sur Google, les recherches autour du terme « Benalla » dans la catégorie « Actualités » rattrapent presque celles opérées sur « Coupe du monde » réalisées le soir de la finale. Et le 18 juillet, jour des révélations du Monde, la recherche « Alexandre Benalla » était largement en tête avec plus de 500 000 recherches – 10 fois plus que l’accident mortel de l’A7, deuxième actualité du jour. A noter aussi des  records d’audience pour BFMTV, franceinfo et LCP à l’occasion du traitement du sujet Benalla.

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Trump dit non à une enquête commune sur l’espionnage russe mais invite Poutine

Toujours la politique des contradictions pour Trump qui refuse une enquête commune sur les espions russes impliquées dans la campagne électorale américaine mais invite Poutine. Un coup, pour satisfaire les uns, un coup pour réjouir les autres. La politique permanente du balancier. – Donald Trump a rejeté la proposition de son homologue russe Vladimir Poutine d’autoriser des responsables russes à interroger des Américains, a déclaré jeudi la Maison blanche alors même que cette idée avait provoqué un tollé aux Etats-Unis. Le rejet de cette proposition a précédé de peu l’annonce, jeudi par la Maison blanche, que Donald Trump allait faire transmettre à Vladimir Poutine une invitation à se rendre en visite à Washington à l’automne, ce qui serait leur deuxième sommet après celui d’Helsinki. Après la rencontre de lundi à Helsinki, le président russe avait exposé sa proposition après avoir été interrogé sur la possibilité d’une extradition de 12 agents des renseignements russes inculpés aux Etats-Unis pour ingérence dans l’élection présidentielle américaine de 2016. La proposition exposée par Poutine consistait à permettre à des agents américains d’assister à l’interrogatoire par des responsables russes des 12 agents des renseignements inculpés par les Etats-Unis. En échange de quoi des enquêteurs russes seraient autorisés à interroger des Américains concernant d’autres affaires. “C’est une proposition qui a été faite avec sincérité par le président Poutine, mais le président Trump est en désaccord avec elle”, a expliqué jeudi la porte-parole de la Maison blanche, Sarah Sanders. “Nous espérons que le président Poutine laissera les 12 Russes en question se rendre aux Etats-Unis afin de prouver leur innocence ou leur culpabilité”, a-t-elle ajouté. Lundi, Donald Trump avait estimé que la proposition de Poutine était une “offre incroyable”. Mercredi, la Maison blanche avait dit que le président américain réfléchissait à la proposition, ce qui avait soulevé de vives critiques à la fois chez les républicains et chez les démocrates. C’est la dernière volte-face en date de la Maison blanche, qui s’efforce d’apaiser le tollé suscité par la conférence de presse de clôture du sommet d’Helsinki, au cours de laquelle Donald Trump n’a pas attaqué Poutine sur l’ingérence de la Russie en 2016, mais au contraire a pris pour argent comptant le démenti du chef du Kremlin à une telle ingérence. Donald Trump a assuré le lendemain que sa langue avait fourché lors de cette conférence de presse et qu’il estimait que la Russie s’était bien immiscée dans le processus électoral de 2016.

Macron ne parlera pas le 14 juillet… mais tous les autres jours

Macron ne parlera pas le 14 juillet… mais tous les autres jours

Ce président se veut particulièrement disruptif et contradictoire. Ainsi il avait décidé que la parole de l’Elysée se ferait rare par opposition à ce qu’avaient fait Sarkozy et Hollande. En réalité, Macron est omniprésent dans les médias, il parle tout le temps, sur tout, même les faits divers. En outre il cadenasse la communication du gouvernemenet. Un gouvernemenet terrorisé sur ce point. Macron  a donc une nouvelle fois décidé de ne pas se plier au traditionnel exercice de l’interview télévisée. Du 14 juillet. Manière de confirmer une posture faussement disruptive dans la mesure où il ne se privera pas de s’exprimer tous les autres jours ! Une totale contradiction. On pourraiat m^me parler d’affolement dans le com. de Macron suite en particulier à sa chute dans les sondages. Le délire verbal prend le pas sous le poids de la publication de la baisse régulière de la popularité du chef de l’Etat.   «Il a déjà accepté de prononcer des vœux comme ses prédécesseurs le 31 décembre au soir, il ne faut pas trop en demander», ironise-t-on encore. Est-ce à dire que ce choix est définitif? «Emmanuel Macron refuse de se laisser enfermer dans quoique ce soit, y compris ses décisions» ! Balaie-t-on dans entourage.

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

Conjoncture : détente en Chine mais risques en Iran et en Italie

D’une certaine manière, un risque économique chasse l’autre avec l’évolution de la situation géopolitique Sur le papier, les discussions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont bien progressé de sorte que la perspective de sanctions économiques de la part des Etats Unis semble s’éloigner. Il en va différemment en Iran où la tension monte. Les sanctions seront très dures d’après le secrétaire d’Etat Pompeo. Mais elles viseront aussi les entreprises européennes qui maintiendront leur commerce avec l’Iran. A cela s’ajoutent les inquiétudes en Italie ou la coalition avec ses mesures pourraient bien déstabiliser l euro. (Au plus bas depuis 5 mois alors que le pétrole payé en dollar ne cesse de grimper).  Après avoir assuré que la guerre commerciale est “entre parenthèses” après les discussions des derniers jours avec la Chine, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a précisé que Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce, se rendrait à Pékin. L’entrée en vigueur des nouveaux droits de douane annoncés ces dernières semaines, dans la sidérurgie entre autres, est donc suspendue. Ces signes d’apaisement profitent aussi au pétrole, qui reste orienté à la hausse, et au dollar, qui s’apprécie de 0,14% face à un panier de devises de référence, contre lequel il a atteint en séance son plus haut niveau depuis le 13 décembre. L’euro, lui, se traite autour de 1,1760 dollar après un plus bas de cinq mois à 1,1717. Pour l’Italie, les marchés restent préoccupés par les intentions affichées des deux partis en matière budgétaire et sur la construction européenne. “Si les éléments les plus extrêmes des propositions politiques initiales ont été abandonnés, le nouveau gouvernement semble bien déterminé à s’engager dans une importante expansion budgétaire”, constate Exane BNP Paribas. “Même si, à terme, il y a des sanctions que Bruxelles et la BCE peuvent prendre pour restreindre les dépenses budgétaires italiennes, cela pourrait bien ralentir le processus d’achèvement de l’union bancaire (…) et toute initiative de redistribution budgétaire accrue dans la zone euro”, ajoute l’intermédiaire, qui y voit un handicap pour l’euro à court terme.

Etats-Unis: Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Etats-Unis:  Sanction contre l’Iran mais aussi contre les européens

Des sanctions américaines vont bien sûr toucher L’Iran mais finalement autant les européens. Comme c’était prévisible,  les entreprises européennes qui commercent avec l’Iran seront aussi lourdement punies notamment lors de leurs échanges avec les Etats-Unis. Du coup comme le commerce des européens avec les Etats-Unis est notoirement plus essentiel que celui avec l’Iran, beaucoup comme Total par exemple vont préférer se retirer de l’Iran. En outre compte tenu de l’imbrication des processus de production, nombre de production européennes qui contiennent des éléments américains seront touchés (les AIRBUS par exemple).  Ceux qui continuent de commercer avec l’Iran seront sanctionnés, a donc averti le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo. Ces menaces interviennent alors que les signataires européens de l’accord, Allemagne, France et Grande-Bretagne, s’efforcent de maintenir l’accord en vie et de trouver des solutions pour conserver leur accès au marché iranien en dépit du retrait américain. S’adressant directement aux dirigeants iraniens, le chef de la diplomatie américaine a dressé une liste de 12 conditions que la République islamique devra remplir si elle veut bénéficier d’un allègement du régime de sanctions qui la visent. Parmi ces conditions figure son retrait intégral du champ de bataille syrien. Les sanctions qui seront instaurées contre le régime iranien seront “les plus dures de l’Histoire”, a-t-il promis, prophétisant qu’une fois adoptées, l’Iran devra “se battre pour maintenir son économie en vie”. Quant aux Iraniens, ils subiront les représailles américaines s’ils s’aventurent à reprendre leur programme nucléaire, prévenu Mike Pompeo. “Nos demandes à l’Iran ne sont pas déraisonnables: renoncez à votre programme (…). S’ils venaient à décider de revenir en arrière, de reprendre l’enrichissement, nous serions parfaitement prêts à y répondre”, a-t-il dit sans plus de détails. “L’Amérique veut faire plier l’Iran et le contraindre à accepter leurs exigences illégales (…). Ses propos montrent que l’Amérique cherche certainement à ce que le régime change en Iran”, a dit un haut responsable iranien. .

Grève SNCF: rebond mais après ?

Grève SNCF: rebond mais après ?

Les grands médias signale le rebond de lundi en matière de mobilisation et reprennent  à leur compte le chiffre du taux de grévistes de 27,58% lundi ;  Un chiffre sur lequel s’appuie la direction. En fait comme depuis le début la grève, la mobilisation  est surtout le fait des roulants et en particulier des conducteurs dont le taux varie de 50 à 75 % d’après les chiffres officiels. En fait un chiffre beaucoup plus élevé en tenant compte des roulants en congé, maladie ou repos. En clair, la grève des roulants est toujours massive.  Selon la direction. Il est particulièrement élevé chez les conducteurs et les contrôleurs. La participation à la grève SNCF a donc rebondi ce lundi avec 27,58% de grévistes au total, selon la direction, contre 14,46% mercredi dernier. Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, la mobilisation grimpe à 74,4% chez les conducteurs, 74,3% chez les contrôleurs et 36,7% chez les aiguilleurs, a précisé la direction dans un communiqué. En même temps,  d’après la direction, on aurait enregistré  un certain nommer de  d’incidents et d’actes de malveillance survenus dans la matinée.   »A chaque fois qu’il y a une exaction, il y a systématiquement un dépôt de plainte », indique la direction SNCF. La question se pose maintenant du niveau futur de la mobilisation et surtout d’une sortie honorable du conflit. Jusqu’alors la direction SNCF et la ministre des transports ont bien été incapables d’apporter signes significatifs  sur les dossiers de la dette, le financement des investissements ou encore la future convention collective se substituant au statut pour les nouveaux embauchés. Ce que réclament les syndicats réformistes.

Zone euro : Merkel salue Macron mais le soutient mollement

Zone euro : Merkel salue Macron mais le soutient mollement  

 

Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. L’Allemagne souhaiterait bien négocier avec les Etats-Unis, bref composer pour ménager ses exportations quand la France refuse tout simplement et veut des mesures de rétorsion à l’augmentation des droits de douane sur l’alu et l’acier.   Pourtant la chancelière estime que la coopération franco-allemande fonctionne “très bien” et que le président français mérite amplement le prix Charlemagne – décerné pour services rendus à l’unification européenne –. “Depuis sa prise de fonctions, il a donné à l’Europe une dynamique considérable, avec plein d’élan et d’espoir”, a-t-elle dit. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

 Les difficultés de la SNCF « ne relèvent pas du statut des cheminots mais de l’État » (François Lenglet)

Sur BFM, François Lenglet estime que l’exécutif a commis « une erreur » en ciblant le statut des cheminots dans son projet de réforme ferroviaire. 

« Le coût du statut, il est là. Mais il est évident qu’il fallait le conserver pour les personnes qui sont déjà dans l’entreprise car on ne rompt pas un contrat comme celui-là. Mais le statut n’est qu’un des sujets dans une vaste multitude de sujets » concernant la SNCF, a-t-il rappelé.  L’éditorialiste économique a notamment pointé du doigt « l’extraordinaire désordre des investissements en matière ferroviaire ». Selon lui, ces erreurs sont largement imputables à l’État.  « Il n’y a pas si longtemps, pour sauver Alstom, on a commandé des TGV fantômes. Ce qui a eu pour effet de creuser davantage la dette de la SNCF », a-t-il critiqué.  Alors que la huitième séquence de grève des agents de la SNCF contre la réforme ferroviaire s’est achevée mercredi, l’intersyndicale souhaite faire voter les cheminots sur le projet de réforme.   François Lenglet estime qu’il est trop tard pour mettre en oeuvre un tel dispositif. « L’Assemblée nationale a voté pour cette réforme ferroviaire avec une écrasante majorité. On peut le regretter, mais c’est la démocratie », a-t-il déclaré. François Lenglet concède cependant que les cheminots « peuvent maintenant négocier les modalités de cette réforme. »

 

Macron et l’Afrique : des discours mais peu d’investissements

Macron et l’Afrique : des discours mais peu d’investissements

C’est ce que constate dans le JDD Stephen Smith, professeur d’études africaines à l’université Duke (Caroline du Nord) ; Des investissements français plus faibles que ceux du Maroc, une aide en dessous  des objectifs et une influence grandissante d’autres pays en particulier de la Chine.

 

« L’Afrique, selon Emmanuel Macron, est le continent de la jeunesse mondiale. D’ores et déjà, un tiers des jeunes de la planète vit en Afrique. En 2050, quand la population africaine aura presque doublé en passant de 1,3 à 2,5 milliards, ce sera la moitié. D’où la vision d’un président de la République élu à 39 ans : « Le basculement du monde se jouera largement en Afrique où se télescopent tous les défis contemporains, le terrorisme, le changement climatique, la démographie. » Les mots-clés dans cette phrase, prononcée en novembre à Abidjan, ne sont pas forcément ceux qui font peur. Le premier d’entre eux est le défi, à la fois problème et opportunité. Les jeunes Africains – c’est presque un pléonasme quand deux tiers de la population ont moins de 30 ans – seront des bâtisseurs ou des casseurs. La question est : dans quelle proportion? Combien vont construire l’avenir chez eux, combien partiront chercher leur « part de chance » ailleurs, le plus souvent en Europe ? Au-delà de l’enjeu migratoire se pose aussi la question du développement de la partie la plus pauvre du monde, de sa capacité institutionnelle et de sa stabilité. Si le défi est relevé et si l’actuelle classe moyenne (150 à 200 millions de consommateurs) quadruple dans les trente ans à venir, il n’y aura pas que la Chine, le Brésil ou la Turquie pour se ruer vers l’Afrique. Si la France veut compter et ne pas être « ce pays postcolonial hésitant entre un magistère politique affaibli et une repentance malsaine », comme il l’a déclaré en août dans son discours devant les ambassadeurs, elle devra revenir dans la course. Or, en 2015-2016, ses investissements directs en Afrique étaient moins importants que ceux du Maroc.

Macron insiste sur la démographie, dénominateur commun de ses prises de position. En 2050, l’Afrique représentera un quart des musulmans du monde et quatre chrétiens sur dix. Dans un monde polarisé, elle sera une terre de tolérance ou bien d’affrontement. Sur une planète en péril, elle sera également en première ligne. Autour du lac Tchad ou le long de la conurbation côtière ouest-africaine en voie de regrouper 50 millions d’habitants, de Lagos à Abidjan, elle donnera sens au terme, pour l’instant vague, de « réfugié écologique ».

Voulant regarder l’Afrique « en face », Emmanuel Macron dit, au G20 d’Hambourg, en juillet ce qui devrait être banal : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider de dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » On peut alors se demander pourquoi la France court toujours après l’objectif des 0,7% du PIB (fixé par l’ONU en… 1970) à consacrer à l’aide publique au développement. Le Royaume-Uni et l’Allemagne, eux, ont touché au but – respectivement en 2013 et en 2016. A la fin de son quinquennat, Macron veut avoir atteint 0,55%. Ce n’est pas une grande ambition, et à peine un grain de sable pour enrayer la croissance démographique en éduquant « les jeunes filles, tout particulièrement au Sahel ». Le deuxième mot clé est « contemporain ». Pour lui, l’Afrique fait pleinement partie du monde, sans restriction mentale ni circonstances atténuantes. C’est un tournant qui, s’il s’inscrit dans les faits, mettra hors jeu tous les « messieurs Afrique », les exégètes attitrés de « l’Afrique ambiguë » autant que « certains réseaux de connivence franco-­africains », comme il l’a déclaré en avril 2017 à Jeune Afrique. En attendant, il explique pourquoi Emmanuel Macron accepte de rendre « à l’Afrique » – pas forcément « en Afrique » – ses œuvres d’art emportées et, à rebours du partage du continent issu de la conférence de Berlin, à la fin du XIXe siècle, il enjambe la balkanisation linguistique. L’Afrique non francophone, du Ghana à l’Ethiopie en passant par le Liberia, l’Angola et l’Afrique du Sud, doit permettre d’arrondir la fin du « pré carré », la zone d’influence traditionnelle de la France. «

Par Stephen Smith, professeur d’études africaines à l’université Duke (Caroline du Nord), auteur de La Ruée vers l’Europe – La jeune Afrique en route pour le Vieux Continent, Grasset, 2018.

 

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