Archive pour le Tag 'Maîs'

BNP: 10 milliards, nouveau résultat record ……mais 1000 licenciements

BNP: 10 milliards, nouveau résultat record ……mais 1000 licenciements !

Un résultat net record de 10,2 milliards d’euros pour un chiffre d’affaires de plus de 50 milliards.. Ce qui n’empêchera pas la banque de continuer sa politique de nettoyage des effectifs avec environ 1000 licenciements et la désertification dans les petites villes et autres villages.

La performance mérite d’être signalée après une année 2021 déjà record et un exercice 2022, tout ea banque BNP Paribas prévoit quand même de supprimer 921 postes en France au sein de sa filiale dédiée au crédit à la consommation, BNP Paribas Personal Finance, a-t-on appris mardi de source syndicale.
Sur ces 921 suppressions de postes, 690 au «maximum» pourront bénéficier d’un plan de départs volontaires, a-t-on précisé de même source. L’annonce de ces suppressions de postes intervient alors que la banque a annoncé quelques heures plus tôt avoir enregistré un bénéfice net record d’un peu plus de 10 milliards d’euros en 2022.

Notons aussi que Paribas continue de supprimer les succursales dans les petites villes et autres villages. Par exemple dans le Maine-et-Loire à Baugé où les clients ont été expédiés à 30 ou 40kms de là dans la la Sarthe.

Politique- Sondage mobilisation: la retraite mais aussi le pouvoir d’achat

Politique- Sondage mobilisation: la retraite mais aussi le pouvoir d’achat


Un récent sondage France télévision et France Info montre que la mobilisation se nourrit de l’opposition à la réforme des retraites mais aussi d’autres motifs de mécontentement en particulier vis-à-vis de l’inflation.

En effet selon le sondage Ipsos Sopra Steria environ sept personnes interrogées sur dix « soutiennent » les mobilisations (72%) et les grèves (69%). (Ce soutien augmente respectivement de sept points et de dix points par rapport à la dernière enquête réalisée en janvier). Pourtant le même sondage ne compte que 64% des Français à se dire « opposés » à la réforme des retraites, ( Un chiffre en hausse de trois points par rapport à la dernière enquête publiée le 19 janvier par Ipsos pour le magazine Le Point).

Cela prouve tout simplement qu’il y a d’autres motifs qui justifient le mécontentement des Français. Il y a surtout en plus de la réforme des retraites, le très grave problème de l’écroulement du pouvoir d’achat qui contraint les ménages à revoir totalement la distribution de leur budget. Exemple plus significatif des dépenses alimentaires qui sur un an ont vu les prix augmenter de 12% et qui en réaction ont diminué leurs achats de près de 5 %. Le mal social et donc plus profond qu’on peut le penser et la mobilisation pourrait bien être durable voire prendre des formes plus radicales comme le blocage du pays. En effet soutien à la mobilisation contre le projet du gouvernement bondit. Environ sept personnes interrogées sur dix « soutiennent » les mobilisations (72%, +7 points) et les grèves (69%, +10 points).

Interrogée sur cette opposition majoritaire sondage après sondage, la Première ministre Elisabeth Borne a déclaré jeudi sur France 2 « entendre les réticences » mais juge toujours sa réforme « indispensable pour préserver notre système de retraite » : « C’est un effort collectif qu’on demande aux Français. Je mesure ce que ça représente, mais ma responsabilité, c’est de dire la vérité aux Français. Si on ne fait pas cette réforme, notre système de retraite par répartition ne tiendra pas. »

Sondage mobilisation: la retraite mais aussi le pouvoir d’achat

Sondage mobilisation: la retraite mais aussi le pouvoir d’achat


Un récent sondage France télévision et France Info montre que la mobilisation se nourrit de l’opposition à la réforme des retraites mais aussi d’autres motifs de mécontentement en particulier vis-à-vis de l’inflation.

En effet selon le sondage Ipsos Sopra Steria environ sept personnes interrogées sur dix « soutiennent » les mobilisations (72%) et les grèves (69%). (Ce soutien augmente respectivement de sept points et de dix points par rapport à la dernière enquête réalisée en janvier). Pourtant le même sondage ne compte que 64% des Français à se dire « opposés » à la réforme des retraites, ( Un chiffre en hausse de trois points par rapport à la dernière enquête publiée le 19 janvier par Ipsos pour le magazine Le Point).

Cela prouve tout simplement qu’il y a d’autres motifs qui justifient le mécontentement des Français. Il y a surtout en plus de la réforme des retraites, le très grave problème de l’écroulement du pouvoir d’achat qui contraint les ménages à revoir totalement la distribution de leur budget. Exemple plus significatif des dépenses alimentaires qui sur un an ont vu les prix augmenter de 12% et qui en réaction ont diminué leurs achats de près de 5 %. Le mal social et donc plus profond qu’on peut le penser et la mobilisation pourrait bien être durable voire prendre des formes plus radicales comme le blocage du pays. En effet soutien à la mobilisation contre le projet du gouvernement bondit. Environ sept personnes interrogées sur dix « soutiennent » les mobilisations (72%, +7 points) et les grèves (69%, +10 points).

Interrogée sur cette opposition majoritaire sondage après sondage, la Première ministre Elisabeth Borne a déclaré jeudi sur France 2 « entendre les réticences » mais juge toujours sa réforme « indispensable pour préserver notre système de retraite » : « C’est un effort collectif qu’on demande aux Français. Je mesure ce que ça représente, mais ma responsabilité, c’est de dire la vérité aux Français. Si on ne fait pas cette réforme, notre système de retraite par répartition ne tiendra pas. »

Dans le détail, les ouvriers (73%), les 50-64 ans (29%) et les sympathisants de La France insoumise (88%) sont les plus opposés au projet de réforme des retraites. Les cadres (52%), les plus de 65 ans (49%), ainsi que les sympathisants de la majorité présidentielle (74%) et de LR (62%), y sont les plus favorables. Toutefois, le directeur du département opinion et politique d’Ipsos Stéphane Zumsteg explique jeudi sur franceinfo qu’il voit « le socle électoral qui fait le cœur de la Macronie commencer à douter ».
« Les cadres et les seniors, qui jusqu’à présent étaient très bienveillants à l’égard du principe-même de cette réforme, sont aujourd’hui beaucoup plus partagés »

Croissance Mondiale: recul mais un peu moins que prévu (FMI)

Croissance Mondiale: recul mais un peu moins que prévu (FMI)

La hausse des PIB devrait subir un ralentissement sévère par rapport à l’an dernier. Dans la zone euro, pronostique ainsi le FMI, la croissance diminuera de +3,5% en 2022 à +0,7% cette année. Pour les pays «avancés», elle devrait reculer de +2,7% à +1,2%.

«Les risques de dégradation des perspectives économiques continuent de dominer mais ils se sont atténués», souligne le FMI. «Un regain lié à la demande comprimée dans de nombreux pays est plausible, ou une baisse plus rapide de l’inflation», ajoute l’organisation.

la France, les prévisions ne changent pas. Le PIB devrait afficher une croissance de 0,7% cette année, de même niveau désormais que celle de la zone euro, pronostique le FMI. La Banque de France est moins optimiste puisqu’elle prévoit une hausse du PIB de 0,3% en 2023. Le gouvernement de l’Hexagone l’est davantage : il parie sur une progression de 1% du PIB.

Pas d’amélioration en vue, en revanche, pour le Royaume-Uni. C’est la seule nation, parmi les économies avancées et les principaux émergents, qui devrait afficher une récession, de 0,6%, cette année, note le FMI, lequel a revu ses prévisions en baisse de 0,9 point pour la Grande-Bretagne.

Pour la Russie, le Fonds revoit ses prévisions en hausse de 2,6% en 2023 pour le pays de Vladimir Poutine et s’attend ainsi à une croissance de 0,3%. Ce rebond intervient après une récession, beaucoup plus faible selon le FMI que d’autres organisations internationales. Le fonds qui veille sur l’économie mondiale estime que le PIB russe a reculé de seulement 2,2% en 2022 alors que la Banque mondiale, par exemple, l’évalue à 3,5%. La différence est encore plus marquée pour cette année, la Banque mondiale prévoyant encore une baisse du PIB russe de 3,3%.

Il faut toutefois rappeler que même si l’économie mondiale se porte mieux que prévu cette année, la hausse des PIB devrait subir un ralentissement sévère par rapport à l’an dernier. Dans la zone euro, pronostique ainsi le FMI, la croissance diminuera de +3,5% en 2022 à +0,7% cette année. Pour les pays «avancés», elle devrait reculer de +2,7% à +1,2%.
En Chine, où la croissance devrait atteindre 5,2% en 2023, le FMI a revu ses données en hausse de 0,8 point. Mais il rappelle que l’aggravation de la situation sanitaire dans l’ex-Empire du milieu pourrait «freiner la reprise». Tout comme «la guerre pourrait s’intensifier en Ukraine et le durcissement des conditions de financement à l’échelle mondiale accentuer le surendettement».

Drogue : Emmanuel Pellerin, quitte le parti macronien mais reste député !

Drogue : Emmanuel Pellerin, quitte le parti macronien mais reste député !!

Le député accusé de consommation de drogues quitte le parti de macron mais demeure député !

Dans un article publié mercredi, Mediapart assure qu’Emmanuel Pellerin «a consommé de la cocaïne avant et après son élection à l’Assemblée en juin dernier» et que «confronté à nos éléments, il a reconnu cet usage illégal». Comme beaucoup de députés du parti de Macron, Emmanuel Pellerin est un candidat sorti de nulle part en 2022 et dont la légitimité repose surtout sur les amitiés des salons parisiens.

Interrogé par Mediapart, le député des Hauts-de-Seine avait «d’abord argué du fait qu’il avait consommé de la drogue – cannabis et cocaïne – à partir de juin 2020 mais s’était arrêté “concomitamment” à son entrée en politique fin 2021». Emmanuel Pellerin «a justifié cette consommation passée par des difficultés personnelles et familiales en expliquant qu’il s’agissait de prises de drogue “occasionnelles”, à l’occasion de dîners et de soirées», ajoute l’article. Mediapart assure que le député a ensuite reconnu avoir «repris de la drogue le week-end où on a fêté (son) investiture au mois de juillet et après c’était terminé».

«J’ai décidé de me mettre en retrait de la vie de mon groupe politique et du parti Renaissance», écrit le député des Hauts-de-Seine dans un communiqué publié sur son compte Twitter. Mercredi, le parti Renaissance avait fait savoir qu’il examinerait son exclusion lors de son bureau exécutif qui se réunit lundi. «Si les faits sont avérés, ils portent gravement atteinte à l’image du Parlement mais aussi du parti dont il est adhérent», avait indiqué le porte-parole de Renaissance, Loïc Signor.

Réforme des Retraites: les Français pour une réforme mais pas celle de Macron

Réforme des Retraites: les Français pour une réforme mais pas celle de Macron

 

 

 

Un sondage OpinionWay pour « Les Echos » et Radio Classique montre que 61 % des personnes interrogées estiment qu’une réforme des retraites est « nécessaire » mais ils ne veulent pas celle de Macron.

 

 

Les deux principales mesures proposées par l’exécutif, à commencer par le relèvement à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite et l’accélération de la durée cotisation pour bénéficier d’une pension à taux plein, sont etrès majoritairement désapprouvées : les Français ne sont que 32 % à être d’accord avec la première (contre 66 % de personnes opposées ou plutôt opposées) et 38 % avec la seconde.

« Les Français ne jugent la réforme que sur le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, car c’est la mesure centrale du projet d’Emmanuel Macron », souligne Bruno Jeanbart. Pour l’exécutif, un débat qui se focalise sur ces deux mesures est donc une mauvaise nouvelle. Toutes les autres mesures proposées par l’exécutif sont pourtant bien accueillies, certaines plébiscitées comme celles concernant les carrières longues, ce qui est normal dans la mesure où elles sont plus favorables aux salariés.

Sur la forme aussi les critiques sont sévères, montrant un gouvernement qui n’a pas réussi à convaincre. Enclenchée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, la réforme des retraites occupe pourtant le devant de la scène politique depuis sa réélection. Mais ce sont les opposants qui se font le plus entendre auprès de l’opinion. Il n’y a que 37 % des Français pour trouver la réforme « claire », 35 % pour estimer qu’elle « permettra de sauver le système » et 32 % pour la considérer comme « juste ». « Le gouvernement a échoué à faire passer le message d’une réforme juste », pointe Bruno Jeanbart.

Juste avant la première journée de mobilisation lancée par les syndicats, ce jeudi, le sondage d’OpinionWay révèle des Français inquiets, puisque 79 % estiment que la réforme va provoquer une « crise sociale importante » dans le pays. A cette crise à venir, s’ajoutent les inquiétudes récurrentes concernant le pouvoir d’achat ou la guerre en Ukraine.

Initié par la gauche et les syndicats, tous unis pour l’occasion, ce mouvement de contestation est soutenu à 58 % dans l’opinion (contre 40 % qui ne soutiennent pas).

Retraites: les Français pour une réforme mais pas celle de Macron

Retraites: les Français pour une réforme mais pas celle de Macron

 

 

 

Un sondage OpinionWay pour « Les Echos » et Radio Classique montre que 61 % des personnes interrogées estiment qu’une réforme des retraites est « nécessaire » mais ils ne veulent pas celle de Macron.

 

 

Les deux principales mesures proposées par l’exécutif, à commencer par le relèvement à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite et l’accélération de la durée cotisation pour bénéficier d’une pension à taux plein, sont etrès majoritairement désapprouvées : les Français ne sont que 32 % à être d’accord avec la première (contre 66 % de personnes opposées ou plutôt opposées) et 38 % avec la seconde.

« Les Français ne jugent la réforme que sur le report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans, car c’est la mesure centrale du projet d’Emmanuel Macron », souligne Bruno Jeanbart. Pour l’exécutif, un débat qui se focalise sur ces deux mesures est donc une mauvaise nouvelle. Toutes les autres mesures proposées par l’exécutif sont pourtant bien accueillies, certaines plébiscitées comme celles concernant les carrières longues, ce qui est normal dans la mesure où elles sont plus favorables aux salariés.

Sur la forme aussi les critiques sont sévères, montrant un gouvernement qui n’a pas réussi à convaincre. Enclenchée par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, la réforme des retraites occupe pourtant le devant de la scène politique depuis sa réélection. Mais ce sont les opposants qui se font le plus entendre auprès de l’opinion. Il n’y a que 37 % des Français pour trouver la réforme « claire », 35 % pour estimer qu’elle « permettra de sauver le système » et 32 % pour la considérer comme « juste ». « Le gouvernement a échoué à faire passer le message d’une réforme juste », pointe Bruno Jeanbart.

Juste avant la première journée de mobilisation lancée par les syndicats, ce jeudi, le sondage d’OpinionWay révèle des Français inquiets, puisque 79 % estiment que la réforme va provoquer une « crise sociale importante » dans le pays. A cette crise à venir, s’ajoutent les inquiétudes récurrentes concernant le pouvoir d’achat ou la guerre en Ukraine.

Initié par la gauche et les syndicats, tous unis pour l’occasion, ce mouvement de contestation est soutenu à 58 % dans l’opinion (contre 40 % qui ne soutiennent pas).

Projet réforme retraite: Pas universelle mais injuste et idiote

Projet réforme retraite: Pas universelle mais injuste et idiote

Le projet de retraite souffre de deux maux , il est à la fois idiot et injuste. Injuste parce qu’il va surtout concerner très rapidement les plus défavorisés aux carrières longues qui pourtant ont les durée de vie les plus courtes. Il est idiot parce qu’il ne permet pas une réelle réforme universelle et va générer des économies relatives (avec le transfert de charges sur la sécurité sociale et l’ASSEDIC puisque seulement un tiers des seniors sont encore sur le marché du travail après 60 ans.

Consciente du rejet par l’opinion de ce projet, la Première ministre tente bien de bricoler le projet en indiquant notamment qu’il n’y a pas de totem concernant le report de l’âge. Pourtant c’est le drapeau que Macron veut brandir pour montrer sa volonté disruptive.

Le principal scandale réside dans le fait que cette réforme ne sera pas applicable aux fonctionnaires et aux régimes spéciaux qui vont bénéficier de la clause grand-père. Seuls les nouveaux entrants seront donc concernés. La réforme sera donc étalée sur 40 ou 50 ans. Une différence avec le privé qui déjà doit atteindre au moins 65 ans pour une retraite pleine dès maintenant. En effet avec la réforme -dite Touraine- en vigueur, il faut aujourd’hui 43 sans de cotisations pour prétendre à une retraite entière. Comme l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 23 ans, cela conduit à 66 ans. Pire, le gouvernement envisage d’augmenter encore le nombre d’années de cotisation pour passer à 45 ans.

Cette réforme très conjoncturelle n’a aucun sens. En effet le report à 64 ou 65 ans n’aura aucun effet sur le marché du travail des seniors dont un tiers seulement travail encore. Il y a un report des économies du régime de retraite sur les dépenses d’une part du régime d’assurance chômage, d’autre part de l’assurance-maladie.

Le couperet d’un âge général pour tous n’a aucun sens ni économiquement et encore moins socialement. En effet dans certains métiers du tertiaire on peut sans dommage prolongé l’âge de la retraite jusqu’à presque 70 ans alors que dans certains métiers manuels très pénibles nombre de salariés sont déjà usés à 55 ans.

Le projet initial du gouvernement était de repousser l’âge légal de départ en retraite, de 62 ans à 65 ans, à un rythme progressif de quatre mois par an. Ainsi, il atteindrait 63 ans en 2025, 64 ans en 2028 et 65 ans en 2031. Si cette piste reste privilégiée par l’exécutif, ce n’est «pas un totem», a martelé Élisabeth Borne sur Franceinfo ce mardi 3 janvier. Une autre piste, évoquée par Emmanuel Macron lui-même, serait un report à 64 ans, assorti d’un allongement de la durée de cotisation.

Par ailleurs, la première génération concernée par le recul de l’âge de départ sera la génération née au deuxième semestre 1961. En revanche, l’âge d’annulation de la décote restera fixé à 67 ans.

Société France : des bac+3 et + 5 à la pelle mais pas de soudeurs pour les centrales nucléaires !

Société France : des bac+3 et + 5 à la pelle mais pas de soudeurs pour les centrales nucléaires

Depuis que la gauche a décidé d’accorder le bac à peu près à la totalité des candidats ( aujourd’hui autour de 95 % de résultats positifs pour 5 % de la population il y a 50 ou 60 ans), l’université doit absorber le flux de ces nouveaux étudiants dont 50% sans doute sont inaptes aux études supérieures. Peu importe, on délivre maintenant d’innombrables diplômes dans des disciplines nouvelles et parfois ésotériques en particulier dans les sciences humaines.

Des diplômes distribués comme des poignées de mains qui ne peuvent déboucher sur aucun emploi un peu technique dans le privé et des diplômés qui viennent rejoindre l’administration y compris l’enseignement. Dans le même temps, on constate la crise dramatique du recrutement de personnel notamment qualifié. C’est ainsi que la France a été contrainte de faire appel à des soudeurs américains pour mettre aux normes les réacteurs nucléaires français.

Le plus ridicule dans l’affaire c’est que nombre de ces bacs plus trois ou cinq plafonnent à 1500 € et sans grandes perspectives de carrière tandis que les soudeurs qualifiés ( et autres ouvriers spécialisés) peuvent atteindre des salaires de 2000 € voire davantage. En cause, évidemment,l’orientation scolaire en France qui veut faire des Français des bureaucrates. En cause aussi, la responsabilité des parents qui ont tellement honte que leur progéniture se salisse les mains. En cause, une société qui a cru pouvoir abandonner l’industrie et l’agriculture pour se concentrer sur la commercialisation de produits à bas coût de l’étranger. En cause l’hypocrisie et l’immobilité d’un pouvoir aujourd’hui complètement englué dans l’immobilisme produit par ses contradictions.

À côté de cette masse inapte aux études supérieures, il existe encore heureusement une certaine élite qui permet de faire illusion sur la qualité du système de formation.Par contre, on manque partout d’ouvriers et de techniciens spécialisés.

Ainsi on a du faire appel à des centaines de centaines de soudeurs américains pour mettre aux normes des réacteurs nucléaires français.

Plus de 600 personnes ont été mobilisées en 2022 sur ces chantiers de réparation, dont une centaine de soudeurs et tuyauteurs hautement qualifiés venus des Etats-Unis et du Canada, appelés à la rescousse pour épauler des équipes françaises. Contraintes par des limites d’exposition aux radiations, ces dernières étaient, de fait, sous-dimensionnées pour répondre à l’ampleur de la tâche : pour un seul réacteur, un chantier dure plus de cinq mois.

La France manque en effet de soudeurs spécialisés. C’est pourquoi quatre entreprises du nucléaire, EDF, Orano, CMN et Naval Group se sont alliées début décembre pour lancer une haute école de soudeurs, des « acrobates » de précision très recherchés pour réparer les tuyaux des centrales ou bâtir les sous-marins du futur.

« Il y a urgence, car nous sommes sur des développements industriels majeurs dans les prochaines années » avec les projets de six nouveaux réacteurs EPR et des futurs sous-marins de dernière génération, a indiqué David Le Hir, directeur de la centrale de Flamanville 1 et 2, et président de Hefais. L’école ne pourra toutefois pas, à elle seule, répondre au « besoin colossal ». « 7.000 offres » de recrutement sont recensées par Pole Emploi.

La majorité en difficulté mais face à une opposition en pleine crise

La majorité en difficulté mais face à une opposition en pleine crise

Il est tout à fait vraisemblable que l’année 2023 sera assez catastrophique pour la majorité tant sur le plan politique que social voire sociétal. Deux phénomènes qui pèsent actuellement sur la conjoncture seront encore largement présents à savoir l’inflation dans le pouvoir d’achat et la crise de l’énergie sans parler de la retraite. Dans son malheur, la majorité va bénéficier d’une certaine chance car il est possible que toute l’opposition éclate des Républicains en passant par les Insoumis, le parti socialiste et les écologistes.
Seul le Front National semble à l’abri pour l’instant.

Chez les républicains avec Ciotti à la tête, l’hémorragie des responsables va continuer. Deux raisons à cela, la ligne politique un peu réactionnaire de l’intéressé mais surtout et peut-être le manque de personnalité et de charisme de Ciotti.

Du côté les écologistes le choix est entre action environnementale et action radicale de nature plus politique. D’une certaine manière, un peu le même clivage qui a coûté la vie au parti socialiste avec d’un côté des radicaux de salon et de l’autre des réformistes qui se sont perdus dans le libéralisme comme Hollande.

C’est les Insoumis le choix est aussi cornélien entre une attitude d’opposition à vocation pseudo révolutionnaire et une stratégie de parti d’alternance républicaine. Bref le gauchisme ou le parti de gouvernement.

Au parti socialiste il ne reste que les miettes et qui pourtant sont autant divisées que précédemment. Le parti est toujours aussi divisé entre une perspective de transformation socialiste radicale et la social-démocratie.

Il n’y a guère que le Front National qui semble épargner pour l’instant par des divisions internes mortifères.

M élenchon n’est pas mort mais ses héritiers se disputent déjà l’héritage

Mélenchon n’est pas mort mais ses héritiers se disputent déjà l’héritage

Il est possible que le retour de Mélenchon s’impose rapidement à la tête du mouvement LFI. Un parti qui pourrait éclater tellement les héritiers se partagent déjà les dépouilles d’un Mélenchon qui n’est pourtant pas encore mort.

Le problème de ce parti qui représente un courant non négligeable désormais en politique, c’est qu’il est surtout incarné par Mélenchon et que les lieutenants ne sont pas à la hauteur. Aussi Bompard successeur de Mélenchon, lui, a fait le ménage en écartant tous les héritiers potentiels. Il utilise en cela la bonne vieille méthode communiste.

Le problème c’est que la plupart des dauphins ne sont vraiment pas du calibre de Mélenchon ni sur le plan politique, ni sur le plan intellectuel et encore moins sur le plan du charisme. Clémentine Autain ( transfuge du PC) par exemple qui depuis des mois tente de se placer en prenant du champ avec Mélenchon. Éric Coquerel aussi. Ou encore François Ruffin au profil davantage syndicaliste que politique.

Ce week-end, lors d’une Assemblée représentative du mouvement Insoumis – composée de 160 personnes dont cent militants « tirés au sort »au sein des groupes d’action, l’unité de base – une nouvelle direction – la «coordination des espaces» – a été présentée.Les principaux responsables n’ont pas été réellement élus mais choisis « en fonction de leurs compétences » On y trouve des ténors dont Mathilde Panot, chef de file des députés insoumis ou Manon Aubry, coprésidente du Groupe de la gauche au Parlement européen.

Travail-Semaine de quatre jours : Mais même productivité voire davantage ?

Travail-Semaine de quatre jours : Mais même productivité voire davantage ?

Depuis plusieurs mois, des expérimentations sont en cours dans certains pays européens comme le Royaume-Uni, la Belgique et l’Espagne pour porter la semaine de travail à 4 jours.Par Marie-Rachel Jacob, EM Lyon.

Cette réduction du nombre de jours ne signifie pas pour autant une réduction du temps de travail. En effet, la Belgique a choisi fin octobre de proposer aux entreprises et aux salariés de condenser le temps de travail sur quatre jours au lieu de cinq. Cette décision du gouvernement belge est présentée comme un moyen de flexibiliser le marché de l’emploi qualifié de « trop rigide » et de donner l’opportunité aux salariés de mieux concilier leur vie personnelle et professionnelle.

En France, ce sont les entreprises qui peuvent choisir de modifier le nombre de jours travaillés par semaine, tant que les règles de droit sont respectées par ailleurs. En particulier, de grands groupes internationaux implantés en France se sont saisis de cette question pour répondre à des enjeux de fidélisation des salariés.

Par exemple, le géant du conseil Accenture propose à certains salariés de condenser leurs heures de travail sur 4 jours au lieu de 5. En France, son homologue KPMG propose aux jeunes parents de travailler quatre jours payés cinq pendant six mois afin de répondre à une demande des salariés de passer plus de temps avec leur nouveau-né.

Deux problématiques apparaissent : d’une part, la réduction du nombre de jours travaillés ou la réduction du temps de travail hebdomadaire effective ; d’autre part, le sens d’une réduction du nombre de jours travaillés dans une culture du travail tournée vers la disponibilité permanente des salariés.

En France, la question de la réduction de temps de travail est à l’agenda politique de certains partis de gauche depuis de nombreuses années. Le sujet avait notamment donné lieu à la réforme des 35 heures en 1998. Plus récemment, l’économiste Pierre Larrouturou et la sociologue Dominique Méda ont publié un essai en 2016 pour recommander une norme d’emploi à temps plein de 4 jours et 32 heures travaillés par semaine.

Les arguments politiques défendus sont de deux ordres : une meilleure répartition de l’emploi pour lutter contre le chômage de masse ; et un rapprochement des temps de travail entre les salariés dits à temps plein (35 heures et plus) et les salariés à temps partiel, qui sont le plus souvent des femmes avec charge de famille.

Instaurer une norme de temps de travail à temps plein de 32 heures réparties sur 4 jours permettrait ainsi de réduire les inégalités d’accès à l’emploi à temps plein ainsi qu’une répartition moins genrée des rôles parentaux. En pratique, cela implique que les salariés pour qui le temps plein était de 35 heures sur 5 jours passent à 32 heures sur quatre jours sans perte de salaire.

En juin 2020, l’entreprise de distribution de matériel informatique LDLC a annoncé mettre en place, par accord collectif, les 32 heures réparties sur quatre jours par semaine sans perte de salaire pour les salariés qui étaient à 35 et 37 heures. Depuis la mise en œuvre effective au 1er janvier 2021, Laurent de la Clergerie, fondateur et dirigeant, a communiqué largement sur les résultats obtenus.

Il a d’abord remarqué des effets de réduction des inégalités de genre comme avancés par Pierre Larrouturou et Dominique Méda. Laurent de la Clergerie note ainsi dans un post sur LinkedIn du 22 avril 2021 : « Cette mesure avait un côté égalité homme-femme non anticipé, car celles qui étaient à 80 % pour garder leurs enfants le mercredi ont pu retrouver un contrat de travail à 100 % »

Contrairement à ses prévisions, il n’a embauché que 30 personnes supplémentaires sur un effectif initial de 1 030 salariés. Les équipes en place se sont organisées pour délivrer la même quantité de travail en jouant sur la polyvalence des postes et une gestion efficace des plannings.
Dans les faits, la tension majeure au cœur du passage à une semaine de quatre jours porte sur une culture du travail orientée vers la disponibilité permanente des salariés.

Très répandue en Amérique du Nord, cette culture 24/7 est considérée comme constitutive d’une American work ethic (« éthique de travail américaine » signifiant la centralité du travail dans la vie des citoyens des États-Unis) par les chercheurs nord-américains Matthew Bidwell et Lindsey Cameron. Selon eux, cette culture s’est exportée dans d’autres pays et constitue un frein à une réduction de la norme du nombre de jours et d’heures travaillés.

En 2020, les chercheuses nord-américaines Irene Padavic, Robin J. Ely et Erin M. Reid avaient en outre montré que la sous-représentation des femmes aux postes de direction était liée à cette culture 24/7.

Dans le cas de l’entreprise LDLC citée précédemment, Laurent de la Clergerie explique très clairement la transformation du rapport au temps qu’il a fallu opérer dans l’entreprise. Dès la mise en place en janvier 2021, le dirigeant témoigne de la nouveauté qui consiste à recevoir des messages automatiques d’absence : « chaque jour, il y a entre 15 et 30 % de la boîte qui répond « je suis off » ou encore « on est passé dans ce monde où on attend, où on ne cherche pas à avoir la réponse tout de suite », a-t-il par exemple expliqué dans une série de podcasts.

Pour bien fonctionner, la norme d’emploi de 32 heures réparties sur 4 jours doit donc s’articuler avec une norme de travail reposant sur un certain ralentissement de la communication, notamment par courriel, tout en garantissant la continuité des activités pour les clients (qui se fait sur 5 voire 6 jours par semaine dans les boutiques physiques).

L’équation ne s’arrête pas là : le cas LDLC illustre également la nécessité de politiques de management tournées vers la productivité collective. Laurent de la Clergerie témoigne plus généralement d’une transformation managériale dans son entreprise tournée vers la qualité de vie au travail des salariés qui a précédé la mise en œuvre de la semaine de quatre jours.

Des mesures, rappelant les high-performance management practices (pratiques de management à haute performance) identifiées par la recherche, avaient ainsi été mises en place au préalable dans l’entreprise : semi-autonomie des équipes ou encore système de rémunération variable collectif et non individuel (suppression des primes pour les commerciaux).

La question de travailler quatre jours au lieu de cinq doit intégrer la réflexion sur une norme de travail qui soit compatible avec les enjeux sociaux de réduction des inégalités. Des politiques managériales spécifiques doivent en particulier être conduites, notamment celles tournées vers la productivité collective et l’équité salariale.
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Par Marie-Rachel Jacob, Professeur-chercheur en management, EM Lyon
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Semaine de quatre jours : Mais même productivité voire davantage ?

Semaine de quatre jours : Mais même productivité voire davantage ?

Depuis plusieurs mois, des expérimentations sont en cours dans certains pays européens comme le Royaume-Uni, la Belgique et l’Espagne pour porter la semaine de travail à 4 jours.Par Marie-Rachel Jacob, EM Lyon.

Cette réduction du nombre de jours ne signifie pas pour autant une réduction du temps de travail. En effet, la Belgique a choisi fin octobre de proposer aux entreprises et aux salariés de condenser le temps de travail sur quatre jours au lieu de cinq. Cette décision du gouvernement belge est présentée comme un moyen de flexibiliser le marché de l’emploi qualifié de « trop rigide » et de donner l’opportunité aux salariés de mieux concilier leur vie personnelle et professionnelle.

En France, ce sont les entreprises qui peuvent choisir de modifier le nombre de jours travaillés par semaine, tant que les règles de droit sont respectées par ailleurs. En particulier, de grands groupes internationaux implantés en France se sont saisis de cette question pour répondre à des enjeux de fidélisation des salariés.

Par exemple, le géant du conseil Accenture propose à certains salariés de condenser leurs heures de travail sur 4 jours au lieu de 5. En France, son homologue KPMG propose aux jeunes parents de travailler quatre jours payés cinq pendant six mois afin de répondre à une demande des salariés de passer plus de temps avec leur nouveau-né.

Deux problématiques apparaissent : d’une part, la réduction du nombre de jours travaillés ou la réduction du temps de travail hebdomadaire effective ; d’autre part, le sens d’une réduction du nombre de jours travaillés dans une culture du travail tournée vers la disponibilité permanente des salariés.

En France, la question de la réduction de temps de travail est à l’agenda politique de certains partis de gauche depuis de nombreuses années. Le sujet avait notamment donné lieu à la réforme des 35 heures en 1998. Plus récemment, l’économiste Pierre Larrouturou et la sociologue Dominique Méda ont publié un essai en 2016 pour recommander une norme d’emploi à temps plein de 4 jours et 32 heures travaillés par semaine.

Les arguments politiques défendus sont de deux ordres : une meilleure répartition de l’emploi pour lutter contre le chômage de masse ; et un rapprochement des temps de travail entre les salariés dits à temps plein (35 heures et plus) et les salariés à temps partiel, qui sont le plus souvent des femmes avec charge de famille.

Instaurer une norme de temps de travail à temps plein de 32 heures réparties sur 4 jours permettrait ainsi de réduire les inégalités d’accès à l’emploi à temps plein ainsi qu’une répartition moins genrée des rôles parentaux. En pratique, cela implique que les salariés pour qui le temps plein était de 35 heures sur 5 jours passent à 32 heures sur quatre jours sans perte de salaire.

En juin 2020, l’entreprise de distribution de matériel informatique LDLC a annoncé mettre en place, par accord collectif, les 32 heures réparties sur quatre jours par semaine sans perte de salaire pour les salariés qui étaient à 35 et 37 heures. Depuis la mise en œuvre effective au 1er janvier 2021, Laurent de la Clergerie, fondateur et dirigeant, a communiqué largement sur les résultats obtenus.

Il a d’abord remarqué des effets de réduction des inégalités de genre comme avancés par Pierre Larrouturou et Dominique Méda. Laurent de la Clergerie note ainsi dans un post sur LinkedIn du 22 avril 2021 : « Cette mesure avait un côté égalité homme-femme non anticipé, car celles qui étaient à 80 % pour garder leurs enfants le mercredi ont pu retrouver un contrat de travail à 100 % »

Contrairement à ses prévisions, il n’a embauché que 30 personnes supplémentaires sur un effectif initial de 1 030 salariés. Les équipes en place se sont organisées pour délivrer la même quantité de travail en jouant sur la polyvalence des postes et une gestion efficace des plannings.
Dans les faits, la tension majeure au cœur du passage à une semaine de quatre jours porte sur une culture du travail orientée vers la disponibilité permanente des salariés.

Très répandue en Amérique du Nord, cette culture 24/7 est considérée comme constitutive d’une American work ethic (« éthique de travail américaine » signifiant la centralité du travail dans la vie des citoyens des États-Unis) par les chercheurs nord-américains Matthew Bidwell et Lindsey Cameron. Selon eux, cette culture s’est exportée dans d’autres pays et constitue un frein à une réduction de la norme du nombre de jours et d’heures travaillés.

En 2020, les chercheuses nord-américaines Irene Padavic, Robin J. Ely et Erin M. Reid avaient en outre montré que la sous-représentation des femmes aux postes de direction était liée à cette culture 24/7.

Dans le cas de l’entreprise LDLC citée précédemment, Laurent de la Clergerie explique très clairement la transformation du rapport au temps qu’il a fallu opérer dans l’entreprise. Dès la mise en place en janvier 2021, le dirigeant témoigne de la nouveauté qui consiste à recevoir des messages automatiques d’absence : « chaque jour, il y a entre 15 et 30 % de la boîte qui répond « je suis off » ou encore « on est passé dans ce monde où on attend, où on ne cherche pas à avoir la réponse tout de suite », a-t-il par exemple expliqué dans une série de podcasts.

Pour bien fonctionner, la norme d’emploi de 32 heures réparties sur 4 jours doit donc s’articuler avec une norme de travail reposant sur un certain ralentissement de la communication, notamment par courriel, tout en garantissant la continuité des activités pour les clients (qui se fait sur 5 voire 6 jours par semaine dans les boutiques physiques).

L’équation ne s’arrête pas là : le cas LDLC illustre également la nécessité de politiques de management tournées vers la productivité collective. Laurent de la Clergerie témoigne plus généralement d’une transformation managériale dans son entreprise tournée vers la qualité de vie au travail des salariés qui a précédé la mise en œuvre de la semaine de quatre jours.

Des mesures, rappelant les high-performance management practices (pratiques de management à haute performance) identifiées par la recherche, avaient ainsi été mises en place au préalable dans l’entreprise : semi-autonomie des équipes ou encore système de rémunération variable collectif et non individuel (suppression des primes pour les commerciaux).

La question de travailler quatre jours au lieu de cinq doit intégrer la réflexion sur une norme de travail qui soit compatible avec les enjeux sociaux de réduction des inégalités. Des politiques managériales spécifiques doivent en particulier être conduites, notamment celles tournées vers la productivité collective et l’équité salariale.
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Par Marie-Rachel Jacob, Professeur-chercheur en management, EM Lyon
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Covid: la Chine s’entête mais plus mollement

Covid: la Chine s’entête mais plus mollement

Sous la direction du parti communiste et du président empereur, la Chine assouplit sa stratégie Covid. Une stratégie qui a toujours refusé la vaccination générale pour y substituer le confinement obligatoire et l’interdiction de mobilité ou avec des contrôles drastiques.

Une stratégie catastrophique sur le plan sanitaire et qui a porté aussi un rude coup à l’économie.

Pire le régime est maintenant l’objet de contestation. C’est non seulement la politique sanitaire qui est en cause mais aussi le régime et le président lui-même.
Du coup pour la première fois , Chine est contrainte d’alléger de manière substantielle les conditions du confinement et les modalités de déplacement des Chinois.

Face aux manifestations qui ont éclaté en Chine ces derniers jours, Pékin continue d’adapter sa politique contre le Covid-19. La Commission nationale de la santé chinoise a en effet dévoilé, mercredi 7 décembre, dix nouvelles mesures d’assouplissement de sa stricte politique de lutte contre l’épidémie de Covid-19 en vigueur dans le pays. Elles prévoient notamment un allègement des règles d’isolement dans certains cas et la fin des tests pour les déplacements à l’intérieur des frontières chinoises.

Avec l’évolution des souches virales, la grande majorité des personnes contaminées par le coronavirus SARS-CoV-2 s’avèrent asymptomatiques ou ne développent qu’une forme légère de Covid-19, a expliqué la Commission nationale de la santé pour justifier ces allègements qui interviennent après plusieurs semaines de vastes mouvements de protestation contre les restrictions à travers le pays.

L’une des principales évolutions réside dans la modification des protocoles d’isolement des personnes contaminées, qui ne seront plus systématiquement isolées dans des centres dédiés. Les nouvelles règles préconisent également de circonscrire plus finement les zones à « haut risque » soumises à confinement après la découverte d’un cas de contamination par le SARS-CoV-2, par exemple à l’échelle d’un immeuble, d’un étage ou d’un foyer, à la différence des confinements stricts ayant isolé des quartiers entiers avant un premier allègement le mois dernier.

Augmentation des salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC

Augmentation des salaires : seulement 3 à 4 % pour les salariés mais 52 % pour les patrons du CAC

D’après une étude de Proxinvest, la rémunération des grands patrons du CAC aura encore atteint un record avec une progression de 52 % sur l’année 2021. À comparer évidemment à la croissance des revenus des salariés limités à 3 à 4 % alors que l’inflation est proche de 10%. ( Officiellement 6 % d’après l’indice obsolète de l’INSEE).

Dès lors, il ne faut pas s’étonner des protestations voire des réactions violentes de certains car les patrons entretiennent par leur irresponsabilité ce climat d’hostilité. D’une certaine manière, le gouvernement est bien entendu complice. D’une part parce qu’il ne veut pas taxer les superprofits des grandes entreprises et les dividendes ( dans les grands patrons se gavent) , d’autre part parce que le gouvernement s’oppose aussi un rattrapage des salaires sur l’inflation pour ne pas créer une spiral salaire prix.

On objectera bien sûr que des salaires encore supérieurs sont constatés à l’étranger. Mais cette comparaison ne saurait en aucun cas valider les écarts constatés. Il faut en effet espérer que nombre de responsables ne sont pas seulement motivés par l’accumulation de revenus. Il faut espérer que la France dispose d’un réservoir de dirigeants qui méritent certes d’être bien payés mais qui ne sont pas simplement obnubilés par leur salaire.

La rémunération des grands patrons du CAC 40 en France a atteint un sommet à 7,9 millions d’euros en moyenne l’an dernier, selon un rapport publié mardi par le cabinet de conseil aux actionnaires Proxinvest. L’étude constate «une forte hausse des rémunérations médianes et moyennes dans tous les indices (CAC 40 et SBF 120, NDLR). On est bien sur des records historiques», a déclaré Jehanne Leroy, directrice de la recherche ESG (critères environnementaux, sociaux et de gouvernance) lors d’une visioconférence avec des médias.

Elles sont portées par les très bons résultats post-Covid des sociétés en 2021, sur lesquels des éléments de rémunération sont indexés. La rémunération totale moyenne des patrons de l’indice CAC 40 a augmenté de 52%, tandis que celle des présidents exécutifs de l’indice SBF 120 composé des 120 plus grandes entreprises cotées en France a crû de 22% pour atteindre 4,5 millions d’euros. Dans les deux cas, c’est du jamais-vu depuis quinze ans.

C’est aussi «la première fois en huit ans que la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 représente plus de 100 fois la rémunération moyenne des salariés», soit 369 fois le SMIC en base 39 heures, selon le rapport qui détecte un moins bon respect du plafond de rémunération maximale socialement acceptable (5,12 millions d’euros) calculé par Proxinvest. En tout, 29 dirigeants dépassent ce plafond, contre 14 en 2020 et 24 en 2019, ce qui devrait relancer le débat sur le pouvoir d’achat des plus modestes, amputés en outre par l’inflation.

Sur la période 2014-2021, la rémunération moyenne des dirigeants a augmenté de 83,8%, soit trois fois plus vite que celle des salariés, qui a progressé de 23,9%. Le cabinet Proxinvest, qui émet des recommandations de vote aux actionnaires pour les assemblées générales, se réjouit toutefois que, depuis 2021, toutes les sociétés du CAC 40 ont désormais intégré des conditions de performance ESG dans l’une des rémunérations variables du premier dirigeant.

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