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Vaccination Covid-19: les généralistes autorisés mais sans vaccin !

Vaccination Covid-19: les généralistes autorisés mais sans vaccin !

Officiellement à partir de jeudi, certains généralistes, un peu plus de la moitié, seront théoriquement autorisés à vacciner contre le Coronavirus. Le seul problème c’est qu’ils ne disposeront pas de vaccin. Une annonce complètement ridicule du même type que celle de tous les vaccinodromes ouverts quelques jours et rapidement fermés faute de vaccin. Les médecins heureux bénéficiaires pourraient recevoir chacun un flacon (de quoi vacciner 10 personnes maximum )  et vont devoir arbitrer entre leurs patients. Pendant que les annonces se succèdent, les vaccinations, elles, progressent au pas d’escargot. 2,5 millions de personnes vaccinées depuis le début de l’année quand il y en a déjà plus de 15 millions au Royaume-Uni par exemple. La campagne de vaccination française révèle un véritable fiasco de la politique sanitaire.

 

Ce que confirme sur franceinfo Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF).

 

franceinfo : Comment cela va se passer avec les médecins ?

 

Jean-Paul Ortiz : Les médecins généralistes peuvent s’inscrire auprès des pharmaciens ce soir. On le sait depuis vendredi soir seulement par une circulaire de la Direction générale de la santé, on a été avertis très tardivement. On va avoir le flacon de 10 doses, a priori, en début de semaine prochaine et on conseille aux médecins généralistes de prévoir les vaccinations à partir de jeudi prochain, 25 février. Il faut que le médecin vaccine les patients entre 50 ans et 64 ans qui ont des comorbidités. Il faut qu’il prévoie à l’avance dans sa clientèle celles et ceux qui sont le plus à risque.

Pourquoi faut-il prévoir à l’avance ?

 

Les patients sont très demandeurs, c’est très bien, les Français veulent se faire vacciner. On a des patients presque en pleurs qui nous disent qu’ils veulent se faire vacciner, qu’ils n’arrivent pas à obtenir de rendez-vous, que sur la plateforme il n’y a aucun rendez-vous possible. Nos patients sont demandeurs donc cela veut dire que l’on va pouvoir très vite vacciner les dix premiers patients. Mais il faut l’organiser à l’avance. Quand on est seul dans un cabinet c’est un petit peu plus compliqué, c’est plus facile quand on est dans un cabinet de groupe ou dans un centre de vaccination organisé par les médecins libéraux. L’offre de vaccination est importante mais il manque des vaccins parce que dix doses ce n’est vraiment pas beaucoup pour la semaine prochaine.

Comment vont être choisis les patients ?

Il faut laisser les médecins s’organiser. Ils connaissent leur patientèle, ils savent qui est le plus à risque. Ils pourront en vacciner 10 la semaine prochaine, la semaine d’après, celle du 1er mars, on nous annonce deux à trois flacons, c’est-à-dire 20 à 30 doses par médecins. C’est ce que l’on espère. En moyenne nationale, on pense qu’il y a par médecin généraliste entre 60 et 80 personnes à vacciner dans les critères du vaccin AstraZeneca. D’ici fin mars, on devrait avoir terminé cette tranche de population, 50-64 ans avec comorbidité.

Craignez-vous un afflux de demandes ?

La demande est forte mais elle va au-delà de ça. Les patients de plus de 75 ans, on n’a pas terminé de les vacciner avec le vaccin Pfizer. Pour l’instant on a un trou, ce sont les 65-75 ans qui n’ont pas le droit à une vaccination. Il faut vite vacciner toutes ces personnes à risques parce que c’est comme ça qu’on va diminuer les tensions hospitalières. On le voit dans d’autres pays, comme Israël qui a beaucoup développé la vaccination et où la tension hospitalière a diminué de 40% en quelques semaines.

 

M6 : une concentration de la télé en France mais avec qui ?

  • M6 : une concentration de la télé en France mais avec qui ? 
  • Suite notamment la décision de vente des actionnaires du groupe M6, le patron actuel Nicolas de Tavernost estime qu’un regroupement dans l’audiovisuel français est incontournable pour faire face à la concurrence mondiale. Le problème c’est avec qui car il n’y a pas grand monde- hormis le groupe de TF1 -de suffisamment puissant pour constituer un pôle international de poids . En matière d’audience en 2020, France Télévisions reste en tête avec 28,8% de pda (-0,1 point) devant TF1 (TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI) à 26,8% (-0,4 point) et M6 (M6, 6Ter, W9 et Gulli), en hausse de 0,1 point à 14,6%. Les autres chaînes accèdent qu’à une audience relativement marginale et n’ont  pas la puissance nécessaire surtout pour s’engager dans une production télévisuelle significative.

TOURNOI DES SIX NATIONS: la France courageuse mais trop fébrile

TOURNOI DES SIX NATIONS: la France courageuse mais trop fébrile

 

La France a gagné et justifié son ambition de favori pour le tournoi des six nations. Reste que l’équipe qui a montré un grand courage surtout en défense a aussi  affiché presque tout le temps une très grande fébrilité avec de nombreuses maladresses et des occasions manquées.

Il faut dire sans doute que le jeu irlandais ne facilite pas le spectacle avec en particulier la multiplication de chandelles qui ont bombardé la défense française.

Il s’agit cependant d’une victoire précieuse. Comme la France n’a pas vraiment dominé son sujet, elle pourra sans doute se remettre en cause pour les prochaines confrontations. Rien n’est en effet acquis d’avance même si la conjoncture des autres équipes plutôt moins fortes que d’habitude offre une chance possible de victoire des bleus.

À noter qu’il était bien difficile de s’enthousiasmer par pour ce match où les Français ont été souvent sous pression et d’une grande nervosité. Il manquait ce jeu à la française et l’enthousiasme. Un enthousiaste qui n’a guère été servi par les commentaires sur France 2 ou le journaliste donne plutôt l’impression de commenter une cérémonie funéraire qu’un match de rugby. On comprend évidemment la tonalité modérée de l’excellent Yachvili qui joue le rôle parfait du technicien mais le journaliste lui est d’une tristesse à mourir. On rêve évidemment de Couderc même avec ses excès surtout dans une période on a un sérieux besoin d’enthousiasme populaire. Le sport peut y contribuer.

 

Birmanie : les militaires renforcent la répression mais la rue réplique

Birmanie : les militaires renforcent la répression mais la rue réplique

 

Depuis le début du putsch militaire la répression constitue la réponse des forces désormais au pouvoir. Ainsi au moins 400 personnes ont déjà été arrêtées. Mais la rue réplique par des manifestations et des mesures d’autodéfense. Les militaires n’ont pas encore gagné la bataille mais déploient  désormais des chars assurés du soutien politique honteux de la Russie et de la Chine. Deux  régime autoritaires tout aussi condamnables.

Les forces de l’ordre ont tiré sur des manifestants dimanche en Birmanie, tandis que des militaires étaient en train d’être déployés, faisant craindre une répression imminente du mouvement de protestation contre le coup d’Etat.

Malgré cela, la mobilisation contre le coup d’Etat ne faiblit pas avec des fonctionnaires (enseignants, docteurs, employés de chemin de fer, etc.) en grève. Dimanche, pour le neuvième jour consécutif, les Birmans sont descendus par dizaines de milliers dans les rues. A Rangoun, ils se sont notamment réunis près de la célèbre pagode Shwedagon, pour réclamer la fin de la dictature et la libération de la lauréate du prix Nobel de la paix 1991, tenue au secret depuis son arrestation.

Dans les quartiers la population s’organise avec des dispositifs d’autodéfense pour empêcher les arrestations arbitraires mais aussi opposées à la criminalité instrumentalisée par le pouvoir qui a ouvert des prisons en espérant déstabiliser un peu plus le pays est donné une légitimité à son régime autoritaire.

États-Unis : Trump acquitté par le Sénat mais pas blanchi

États-Unis : Trump acquitté par le Sénat mais pas blanchi

 

Comme c’était prévu, le Sénat faute de quorum suffisant a acquitté Donald Trump  accusé  d’être l’instigateur principal de l’invasion du Capitole. On savait évidemment dès le départ que le Sénat ne pourrait réunir le nombre de voix nécessaires pour condamner l’ancien président américain. L’objectif des démocrates n’était d’ailleurs pas là, il s’agissait d’organiser un procès de grand retentissement, aux retombées négatives sur l’image de Trump.

D’un certain côté, l’objectif est atteint car les républicains au Sénat et ailleurs sont plus divisés que jamais. Certains envisagent de créer un nouveau parti de droite pour ne pas demeurer sous la tutelle d’un parti qui n’ose pas rompre de manière nette avec Trump. De son côté l’ancien président américain s’il ne parvient pas à reprendre totalement la main sur les républicains pourrait lui aussi créer sa propre formation, de sorte qu’on pourrait voir les républicains éclatés en deux ou trois organisations politiques.

Finalement, ce procès rondement mené arrange aussi bien les démocrates que les républicains. Les républicains ne sont pas mécontents de sortir du bourbier dans lesquels Trump amis  le parti et les démocrates dégagent l’horizon pour que le président Biden puisse mettre en œuvre un processus de réconciliation nationale

Le Sénat a donc acquitté Donald Trump par 57 voix contre 43, le déclarant innocent de l’accusation d’incitation à l’insurrection votée contre lui par la chambre des représentants. Samedi après-midi, au cinquième jour de son deuxième procès en destitution, trois semaines après la fin de son mandat, l’ancien président se voit une nouvelle fois acquitté par la chambre haute américaine.

L’acquittement ne faisait guère de doute, surtout depuis la veille, quand Mitch McConnell, l’influent chef de la minorité républicaine au Sénat, avait déclaré qu’il votait contre la condamnation de l’ancien président. McConnell cependant prit  la parole après le scrutin pour rappeler qu’il ne fait toujours «aucun doute» que Trump était «pratiquement et moralement responsable d’avoir provoqué l’attaque contre le Capitole», et qu’il n’avait voté contre sa condamnation que parce qu’il n’est plus président, ce qui rendait la procédure inconstitutionnelle. Sa condamnation aurait selon lui créé un dangereux précédent qui aurait donné au Sénat «le pouvoir de condamner des rivaux politiques pour les empêcher d’exercer de futures fonctions».

États-Unis : hausse de la bourse mais baisse du moral des ménages

États-Unis : hausse de la bourse mais baisse du moral des ménages

 

Aux États-Unis pendant que la bourse flambe, le climat des ménages refroidit. Le moral des ménages américains a subi en février une dégradation inattendue, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

 

Son indice de confiance a reculé à 76,2 après 79,0 en janvier alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 80,8 et que l’estimation la plus basse le donnait à 78,0.

 

La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a légèrement diminué à 86,2 après 86,7 le mois précédent.

 

Celle des perspectives a reculé plus nettement, à 69,8 contre 74,0.

Benalla : un procès aura lieu… mais quand ?

Benalla : un procès aura lieu… mais quand ?

La vitesse des procédures évolue parfois au rythme des sensibilités. Ainsi la principale affaire Benalla a un peu traîné avant que le parquet ne se décide à convoquer un procès. Le problème de la date sera pas évident eu égard à l’impact que cela peut avoir vis-à-vis du calendrier politique.

 

Le parquet de Paris demande un procès pour l’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron à l’Élysée pour plusieurs infractions, notamment «violences volontaires», «immixtion sans titre dans l’exercice d’une fonction publique» ou encore «port d’arme» non-autorisé. Le parquet demande également un procès pour ces mêmes infractions pour son acolyte Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche. Les deux sont accusés d’avoir molesté des manifestants place de la Contrescarpe à Paris ainsi qu’au Jardin des plantes en marge du défilé du 1er-Mai. Benalla et Crase contestent les violences, estimant avoir aidé les forces de l’ordre à interpeller des manifestants qui leur jetaient des projectiles.

 Deux anciens hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, impliqués dans la remise des images des incidents de la place de la Contrescarpe à Alexandre Benalla, font également l’objet de réquisitions de renvoi, notamment pour «violation du secret professionnel». Il s’agit de Laurent Simonin, alors chef d’état-major adjoint de la puissante Direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC) de la Préfecture de police, et de Maxence Creusat, commissaire de police de cette même DOPC. Le parquet de Paris demande en revanche un non-lieu pour un troisième fonctionnaire de police.

Outre ce dossier emblématique, Alexandre Benalla est visé par quatre autres procédures.

BNP Paribas : de bons résultats financiers mais aussi la promesse de faire payer les conseils des agences !

BNP Paribas : de bons résultats financiers mais aussi la promesse de faire payer les conseils des agences !

On peut évidemment se féliciter des résultats relativement solides de la BNP pour une année aussi perturbée que 2020. Par contre,  on peut être davantage inquiet sur la stratégie de la banque qui vise à faire payer les conseils des agences aux clients.

 

Une innovation un peu curieuse. Ce serait sans doute l’un des rares secteurs économiques ou un client serait contraint de payer pour le seul fait d’être en relation son fournisseur . Observons d’abord que cette demande de renseignements et de conseils s’est considérablement affaiblie avec l’usage du numérique de plus en plus important de la part des clients.

La demande de renseignements des clients correspond soit à des questions assez banales qui ne justifient pas une rémunération de la banque, soit au contraire à des renseignements très pointus par exemple sur des placements financiers sur lesquels déjà la banque prélève largement sa commission.

Dernier élément, les résultats actuels de la banque ne nécessitent nullement de ponctionner davantage le client. Par exemplen un montant annuel de 200 € pour esprit libre ( qui permet de dépasser le crédit disponible) y compris quand le client n’y a jamais recours !

BNP est en bonne santé et c’est heureux. Pour preuve 2021 marquera également le retour aux dividendes, dans les limites des recommandations du régulateur européen. La banque annonce ainsi le versement d’un dividende, à hauteur de 21% de son résultat 2020, soit 1,11 euro par action, et une « restitution complémentaire » au second semestre, à hauteur de 29% du résultat, soit sous la forme d’un rachat d’actions ou de distribution de réserves.

Coronavirus France : baisse du nombre mais hausse des hospitalisations

Coronavirus France : baisse du nombre mais hausse des hospitalisations

 

Les chiffres d’évolution de la pandémie sont toujours à prendre avec précaution lors des week-ends car la plupart des laboratoires sont  fermés en tout cas décalent  les résultats d’analyse. En France ,on constate une baisse assez significative du nombre de cas mais une hausse des hospitalisations :  19 175 nouvelles infections à COVID-19 confirmées au cours des dernières 24 heures, contre 20 586 la veille mais  le nombre de patients traités à l’hôpital pour la maladie était passé à 27 694 contre 27 369 la veille, après une baisse de quatre jours. Le nombre de patients COVID-19 en soins intensifs a également augmenté, passant à 3272 contre 3225 la veille.

Les  médecins sont particulièrement préoccupés par l’augmentation des cas d’une variante de coronavirus détectée pour la première fois en Grande-Bretagne.

La variante pourrait représenter une majorité de nouveaux cas à partir de début mars, a déclaré Arnaud Fontanet, épidémiologiste et membre de l’organe consultatif gouvernemental sur le COVID-19, au journal Le Journal du Dimanche.

Le nombre cumulé de décès en France dans les hôpitaux et les maisons de retraite a atteint 78 965, contre 78 794 un jour plus tôt, selon les données du ministère de la Santé.

États-Unis : la montée de la vente à crédit mais des défauts de paiement aussi

États-Unis : la montée de la vente à crédit mais des défauts de paiement aussi

Les services dits «acheter maintenant, payer plus tard» – offerts par des fournisseurs tels que Affirm Holdings Inc, Klarna, Afterpay Ltd et PayPal Holding Inc «Pay In 4» – se sont répandus sur les sites Web de vente au détail pendant la pandémie de coronavirus, car les gens se sont tournés davantage vers les achats en ligne .

Pourtant, la facilité avec laquelle de nombreux acheteurs peuvent effectuer des achats inquiète certains régulateurs du monde entier, qui craignent que les consommateurs ne dépensent plus qu’ils ne peuvent se le permettre.

Près de 40% des consommateurs américains qui ont utilisé «acheter maintenant, payer plus tard» ont manqué plus d’un paiement, et 72% d’entre eux ont vu leur cote de crédit baisser, selon une étude de Credit Karma, qui propose aux clients de vérifier gratuitement leur cote de crédit.

L’étude, menée pour Reuters, a interrogé 1 038 consommateurs adultes aux États-Unis pour évaluer l’intérêt pour «acheter maintenant, payer plus tard» et a révélé que 42% des répondants avaient déjà utilisé le service.

«Le pourcentage de consommateurs manquant de paiement est remarquable et pas aussi bas que ce à quoi on pourrait s’attendre», a déclaré Gannesh Bharadhwaj, directeur général des cartes de crédit chez Credit Karma.

Les défauts de paiement se développent mais sont évidemment quand même freiner par les notes de crédits attribués à chaque emprunteur en fonction de sa solvabilité. Une cote de crédit plus faible signale aux prêteurs qu’un consommateur peut présenter un risque plus élevé et rend plus difficile pour le consommateur d’emprunter, que ce soit pour obtenir un prêt hypothécaire ou une nouvelle carte de crédit. Il peut même être plus difficile pour un consommateur d’ouvrir un compte de services publics ou de trouver un logement, car les propriétaires effectuent généralement des vérifications de solvabilité avant de louer des appartements.

Les consultants en gestion Oliver Wyman estiment que les entreprises de la BNPL ont facilité entre 20 et 25 milliards de dollars de transactions aux États-Unis l’année dernière, bien que les estimations des analystes sur la taille de l’industrie du BNPL («acheter maintenant, payer plus tard ) varient parce qu’elle est relativement nouvelle et que certaines entreprises sont privées. Individuellement, ils ont décrit une croissance explosive l’année dernière alors que leurs services devenaient plus répandus.

Afterpay, basé en Australie, a déclaré avoir vu ses clients américains actifs plus que doubler pour atteindre 6,5 millions au cours de l’exercice clos le 30 juin 2020, et que ses ventes avaient plus que triplé au cours du trimestre juillet-septembre par rapport à l’année précédente.

Plus de la moitié des clients d’Afterpay aux États-Unis sont des milléniaux, âgés de 25 à 40 ans, a-t-il déclaré.

Les modèles de BNPL varient, certaines entreprises réalisant la plupart des bénéfices en percevant des frais auprès des commerçants au point de vente, et d’autres facturant des intérêts et des frais de retard aux consommateurs. Ils disent que leurs services aident les commerçants à augmenter les ventes et les consommateurs à acheter les choses dont ils ont besoin, et causent moins de dommages financiers que les cartes de crédit en raison des restrictions qu’elles imposent.

Néanmoins, les régulateurs britanniques et australiens sont en train de revoir ou de resserrer les règles du secteur. Les fournisseurs de services de la BNPL, classés comme des sociétés de technologie financière, devraient être soumis à des règles plus strictes, plus comme les banques, estiment certains régulateurs.

On ne sait pas comment acheter maintenant, payer plus tard s’inscrit dans la réglementation américaine parce que les entreprises qui offrent ces services n’ont pas de charte bancaire, certaines ne facturent pas d’intérêts et les lois varient selon les États. Cependant, certains experts s’attendent à ce que le secteur fasse l’objet d’un examen plus minutieux sous l’administration Biden.

Les créations d’entreprises au sommet….. mais des auto-entrepreneurs dont l’activité s’écroule

 Les créations d’entreprises au sommet….. mais   des  auto-entrepreneurs dont l’activité s’écroule

Certains médias reprennent l’issue de l’INSEE pour souligner l’envolée du nombre d’autos entrepreneur. Selon l’Insee, plus de 848.200 entreprises ont été créées en 2020, soit une augmentation de 4% par rapport à 2019. Cette hausse est un record alors que la crise a frappé de plein fouet l’économie française l’année dernière. Ce bond spectaculaire est principalement portée par la dynamique des micro-entreprises alors que les créations d’entreprises classiques ont diminué de 13% sur la même période. La part des micro-entreprises dans le total des créations atteint désormais 65% contre 62% en 2019.

La libéralisation du statut de créateur d’entreprise depuis l’ère Sarkozy et la montée en puissance de l’économie de plateforme ont grandement contribué à doper ces chiffres. Derrière ces statistiques mirobolantes, des réalités parfois plus alarmantes apparaissent:  la baisse surtout de l’activité des micros et autres auto-entrepreneurs.

 

Les d’affaires des auto-entrepreneurs étaient déjà insignifiants en moyenne : un peu plus de 10 000 € par an. Même si l’on tient compte de la sous-estimation du chiffre d’affaires réel, il demeure quand même globalement assez marginal par rapport à l’ensemble de l’économie.

 

Le nombre d’auto entrepreneurs doit tourner autour 1,5 millions (mais beaucoup n’ont pratiquement aucune activité. Selon le bilan de la caisse nationale des Urssaf dévoilé ce vendredi 29 janvier, le chiffre d’affaires des auto-entrepreneurs a chuté lourdement de 19% à la fin du second trimestre 2020. Sur près de deux millions d’indépendants enregistrés sous ce statut, seuls 846.000 ont déclaré un chiffre d’affaires positif avec un recul de l’ordre de 8% sur un an. Ces travailleurs ont ainsi déclaré 3.792 euros de revenus contre 4.303 euros auparavant entre avril et juin. En outre, le nombre d’auto-entrepreneurs économiquement actifs baisse dans toutes les régions françaises.

Avec la pandémie, beaucoup de travailleurs ont adopté ce statut pour exercer leur activité dans des conditions parfois rudes. Beaucoup de ces autos entrepreneurs sont en faite des chômeurs virtuels qui à travers le statut d’auto entrepreneur tente de générer quelques maigres ressources. Avec les contraintes relatives à la mobilité et les mesures prudentielles, nombre d’activités de services notamment ont été annulés différées.

Droits Télé foot : une offre d’Amazon « intéressante » mais scandaleuse

Droits Télé foot : une offre d’Amazon « intéressante » mais scandaleuse

Il faut vraiment que le football français soit tombé bien bas comme ses dirigeants pour trouver que l’offre d’Amazon est intéressante pour la reprise de diffusion des droits télés. On se demande bien ce que vient faire Amazon dans ce secteur d’activité sinon pour le dévorer comme il a fait d’autres secteurs. Et comme d’habitude Aulas le polémique président de l’OL trouve des vertus à l’appropriation du foot par les Américains.

« Je n’ai pas le droit de parler, mais la situation est intéressante, a estimé le président de l’OL Jean-Michel Aulas à sa sortie du siège de la LFP à Paris. Ça veut dire positive. (Des diffuseurs pourraient répondre à votre attente ?) Bien sûr. »

« On se donne 48h pour trouver la meilleure stratégie, explique un participant à la procédure à la LFP. L’offre d’Amazon est vraiment intéressante via leur plateforme Prime Vidéo. C’est la bonne surprise de la soirée. »

« Les offres étaient inférieures au prix de réserve donc fin de match », a pour sa part lâché le coprésident de l’UNFP Philippe Piat. Un nouvel appel d’offres n’aura pas lieu. « Ça va être probablement du gré à gré », a indiqué Philippe Piat. La suite à donner à ce dossier sera connue d’ici mercredi. « Il y a toujours de l’espoir », a conclu Jean-Pierre Caillot, président du Collège de Ligue 1 à la LFP.

Prendre en compte la santé humaine mais aussi animale et environnementale

Prendre en compte la santé humaine mais aussi animale et environnementale

Dans un entretien au « Bilan du Monde », la primatologue Sabrina Krief, qui travaille depuis plus de vingt ans auprès des grands singes en Ouganda, regrette que la crise sanitaire mondiale n’a pas permis, jusqu’à présent, de faire progresser la prise de conscience de l’urgence de préserver la nature.

Ils doivent se demander pourquoi elle a disparu : cela fait des mois que Sabrina Krief n’a pas pu aller à la rencontre des chimpanzés de la région de Sebitoli, en Ouganda, en raison de la pandémie de Covid-19. La primatologue « survit » grâce aux images envoyées par son équipe, qui lui permettent d’évaluer l’état de santé des grands singes ou d’observer l’arrivée d’un nouvel individu. Depuis 2008, elle dirige des travaux sur les effets des activités humaines sur le comportement et l’écologie des chimpanzés, au nord du parc national de Kibale.

Sabrina Krief est l’une des grandes voix du combat pour sauver de l’extinction les derniers grands singes. Les quelques milliers d’entre eux qui vivent encore à l’état sauvage, en Afrique et en Asie, pourraient avoir disparu d’ici une trentaine d’années. Et la crise sanitaire mondiale n’a pas permis, jusqu’à présent, de faire progresser la prise de conscience de l’urgence de préserver la nature, s’alarme la chercheuse.

Comment avez-vous vécu l’irruption de la pandémie qui frappe la planète ?

Sabrina Krief.- J’ai bien sûr été surprise par son ampleur, je n’aurais jamais imaginé ça. Mais la survenue d’une telle pandémie était une de mes craintes. Je suis vétérinaire de formation et mon travail de recherche porte sur les interactions humains-pathogènes-faune sauvage. Il s’agit de voir comment humains et grands singes peuvent utiliser leur environnement, de façon relativement similaire, pour prévenir les maladies ou améliorer leur santé. Je savais donc que la proximité entre les humains et les grands singes était un facteur important de passage de pathogènes et que cette proximité était accrue par l’anthropisation du milieu.

Là où je travaille avec mon équipe, en Ouganda, les zones agricoles sont très proches de l’aire protégée où vivent les grands singes. En période de maturité du maïs en particulier, qui attire les chimpanzés, ceux-ci se retrouvent dans une grande promiscuité avec les populations locales, qui vivent dans des conditions de pauvreté extrême et d’hygiène réduite. Le passage d’agents pathogènes est alors vraiment important. Mon modèle d’étude porte sur les grands singes, mais tout cela est vrai pour d’autres espèces.

Chez les grands singes, la plus forte cause de mortalité connue, en dehors des menaces directes telles que le braconnage, ce sont les maladies respiratoires. Nous mettons donc en place des moyens pour prévenir à tout prix la transmission de ces maladies. Nous avons des mécanismes de surveillance dans les villages et en cas d’épidémie respiratoire, on augmente encore les précautions. Les masques, la distanciation entre nous et les animaux, ou entre humains quand il y a la moindre crainte de maladie, c’était déjà notre quotidien au travail avant la pandémie !

Il y avait aussi déjà eu toutes ces alertes qui nous avaient fait prendre conscience de la rapidité de la propagation de maladies infectieuses émergentes et de leur amplification sous l’effet de certaines menaces. La déforestation, le maintien à un niveau élevé du commerce d’animaux sauvages vivants, on l’observe au quotidien sur le terrain.

Dès le début de cette crise, nous nous sommes dit qu’il fallait que ce soit le facteur qui permette d’enclencher un mouvement beaucoup plus général en faveur de la protection de l’environnement. Elle a peut-être permis de poser de façon encore plus claire le constat global sur les liens entre pandémies et érosion de la biodiversité.

Dans notre microcosme, chez les vétérinaires, on sent une motivation beaucoup plus importante pour mettre en œuvre l’approche « One Health » (« une seule santé »), qui permet d’intégrer les santés animale, environnementale et humaine.

Mais, à une échelle plus large, j’ai l’impression que l’économie a pris le dessus et que l’origine de la pandémie est déjà oubliée. Je ne suis pas certaine que le fait qu’il faille anticiper et prévenir d’autres crises sanitaires soit vraiment intégré par les responsables politiques et les citoyens. La notion d’urgence n’a pas été ressentie par tous.

On revient donc à l’opposition entre urgence environnementale et urgence économique…

Mais la solution aux problèmes économiques ne passe-t-elle pas aussi par une transformation de cette économie ? L’idée du « monde d’après », c’était de se dire que, pour que l’économie reparte sur des bases plus saines, il fallait accélérer la transition écologique.

« Ce qui fait défaut, c’est la volonté de renforcer l’application des lois qui existent déjà »

Ce qui fait défaut, c’est la volonté de renforcer l’application des lois qui existent déjà. Nous avons une stratégie de lutte contre la déforestation importée, un plan pour la protection de la biodiversité, des réglementations contre le trafic d’animaux sauvages, le traité international de l’accord de Paris sur le climat. Il manque une mise en œuvre efficace.

La stratégie de lutte contre la déforestation importée a été signée il y a deux ans. Est-ce qu’on arrive à faire un premier bilan ? On sait pourtant que la déforestation accroît le risque de transmission de pathogènes.

Comment observez-vous l’érosion de la biodiversité sur le terrain ?

Il y a vingt ans, il y avait encore des fragments forestiers autour du parc de Kibale, qui est une aire protégée. Ils ont depuis été grignotés par les populations locales parce que celles-ci n’ont plus accès au cœur de la forêt. En la mettant sous cloche, on a créé une rupture entre l’aire protégée et ces communautés qui ont reporté leur activité, parfois destructrice, sur les petits fragments forestiers. On se retrouve avec un îlot de forêt entouré de zones agricoles, marquées par une augmentation de la densité de population et des infrastructures. Cette promiscuité entre la population pauvre et la faune sauvage, amenée à sortir du parc parce qu’il y a des cultures attractives, est de plus en plus criante.

En parallèle, on a analysé l’eau des rivières. Au cœur des territoires des chimpanzés, on retrouve quinze pesticides en cocktail. On décèle aussi du bisphénol dans leurs poils, qui provient a priori des bouteilles en plastique jetées autour du parc. La pollution atteint le cœur de la forêt tropicale.

Comment faut-il orienter les politiques de conservation de la nature ?

L’idée de réensauvager en gardant un cloisonnement entre des aires pour les humains et des aires pour la faune sauvage, je pense que ce n’est pas la solution. En tout cas pour les zones que je connais. L’aire protégée où je travaille n’a aujourd’hui que des inconvénients pour les populations locales. Elles en ont été expulsées, la faune vient détruire en une nuit les cultures qu’elles ont mis des mois à faire pousser, on leur interdit l’accès à des ressources médicinales et à des lieux sacrés… On ne peut pas imaginer qu’elles puissent protéger ces aires dans ces conditions. Il n’y a aucune gouvernance collective, chacun défend son petit lopin de terre.


Ce sont des questions qui font débat au niveau mondial. Faut-il rester sur le modèle des parcs nationaux comme celui de Yellowstone, aux Etats-Unis, ou faut-il autoriser des activités traditionnelles qui ne soient pas destructrices ?

Plusieurs rendez-vous internationaux (la COP15 sur la biodiversité, la COP26 sur le climat, le congrès de l’Union internationale de conservation de la nature…) prévus en 2020 ont été reportés. Ces reports auront-ils des conséquences ?

L’urgence était évidemment de se poser et de réfléchir à la pandémie. On espère revenir avec des constats plus solides et des ambitions encore plus fortes en 2021. En même temps, on sent vraiment aujourd’hui le décalage entre les beaux discours et la difficulté de la mise en application, entre la réalité du terrain et ce qui se passe au niveau économique.

Des changements en profondeur du système économique, tels que le recommandent les Nations unies ou les ONG pour protéger la biodiversité, sont-ils possibles ?

La question est surtout : est-ce faisable dans les temps ? Cette question de la temporalité se pose aussi pour nous, à propos du temps de la recherche et du temps de l’action. En Ouganda, nous menons un projet visant à avoir une ceinture d’agriculture biologique autour du territoire des chimpanzés, en travaillant avec les communautés locales à une conversion vers une agriculture plus raisonnée et plus équitable.

Si on a engagé ce projet maintenant, c’est parce que l’on n’a pas le temps d’attendre le résultat des études scientifiques pour savoir si les malformations faciales que l’on observe chez les chimpanzés ont bien une même cause et quel est le pesticide précis qui en est responsable.

De toute façon, ce que l’on voit dans les rivières et autour du parc avec ces plantations mono-spécifiques et ces mélanges détonants d’intrants, ces champs de thé à perte de vue dont les consommateurs sont des Occidentaux ou des Pakistanais ou des Japonais, ça ne peut pas marcher. Il faut un changement le plus rapide possible.

Qu’est-ce qui vous donne de l’espoir aujourd’hui ?

C’est la force de vie de la forêt tropicaleSi on lui laisse une toute petite chance, elle peut se régénérer ! C’est aussi, malgré cette ambiance pesante, l’engagement de beaucoup de citoyens. Une envie d’agir aussi collectivement : on se rend peut-être encore plus compte, en étant isolé et confiné, que cette solidarité est essentielle.

Sabrina Krief est spécialiste de l’écologie comportementale des chimpanzés, rattachée au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Elle dirige une équipe de recherche sur les primates dans le parc national de Kibale, en Ouganda, depuis 2008. Elle a notamment publié Chimpanzés, mes frères de la forêt (Actes Sud, 2019).

 

 

Cet article est tiré du « Bilan du Monde » 2021. La nouvelle édition est en vente dans les kiosques à partir du lundi 18 janvier ou par Internet en se rendant sur le site Boutique.lemonde.fr

 

Croissance Europe : bon niveau mais tassement du rythme

Croissance Europe : bon niveau mais tassement du rythme

 

Encore un bon niveau de l’industrie manufacturière en janvier mais le rythme tend cependant à ralentir. Un phénomène ressenti un peu partout y compris en Chine et aux États-Unis

L’activité manufacturière américaine a enregistré une croissance moins forte le mois dernier, à en croire l’Institute for Supply Management (ISM) dont l’indice s’est établi à 58,7 contre 60,5 pour décembre 2020, alors même que le consensus l’attendait en baisse plus modeste

 Les résultats de l’activité manufacturière en Chine confirment la tendance dégagée chez les directeurs d’achats; à savoir; le net tassement de la croissance. En cause évidemment la troisième vague en cours du virus qui affecte la consommation et les investissements dans la plupart des zones économiques L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit a reculé en janvier à 51,5 contre 53,0 le mois précédent, soit son plus faible niveau depuis juin dernier. Le consensus ressortait à 52,7.

D’après les données de Caixin/Markit, le sous-indice de production en Europe a reculé le mois dernier à 52,5, un plus bas depuis avril dernier, tandis que le sous-indice des nouvelles commandes a chuté à 52,5, soit leur rythme le plus faible depuis juin dernier.

C’est tassement montrent la corrélation entre l’activité et la reprise de la pandémie. L’indice PMI manufacturier en Europe et tombé à 54,8 en janvier dans sa version définitive après 55,2 en décembre. L’indice de janvier est toutefois légèrement supérieur à une première estimation qui l’avait donné à 54,7. « La production manufacturière de la zone euro à continué de croître de manière soutenue début 2021 mais le rythme de la croissance a touché son plus bas niveau depuis le début de la reprise, de nouvelles mesures de confinement et des perturbations dans l’approvisionnement ayant posé de nouveaux défis aux industriels de la région », commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

Croissance États-Unis : recul du secteur manufacturier mais hausse des prix

Croissance États-Unis : recul du secteur manufacturier mais hausse des prix

L’indice ISM manufacturier est ressorti en baisse à 58,7 contre 60,5 le mois précédent alors que les économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un recul limité à 60,0.

Définition : publié chaque mois par l’organisme américain « Institute for Supply Management, l’indice ISM est séparé en deux grandes familles :

L’ISM manufacturier, qui reflète la santé du secteur aux USA et l’ISM services, plus spécifique aux activités tertiaires.’

Cet indice, évalué en pourcentage, résulte d’une enquête auprès de 400 entreprises portant sur des données telles que : indicateurs sur les nouvelles commandes, production, emploi, délais de livraison, prix, stock, commandes à l’export et l’import …

On considère qu’une valeur supérieure à 50% indique une expansion par rapport au mois précédent, si l’indice est inférieur à 50%, cela indiquera alors une contraction.

Brexit: le retour à un pays souverain… mais pauvre !

Brexit: le retour à un pays souverain… mais pauvre !

En refusant de se soumettre aux exigences européennes sur certaines questions de législation et de politique, le gouvernement de Boris Johnson a réaffirmé que la démocratie n’a pas de sens sans la souveraineté, estime l’historien britannique Robert Tombs dans une tribune au « Monde ». Un historien qui fait cependant l’impasse sur la dégradation économique, sociale et sanitaire du pays. Certes le Royaume-Uni redevient un pays souverain mais il a les plus grandes chances de devenir aussi un pays plus pauvre.(Tribune dans le Monde)

Tribune.

 

 Depuis le début des relations entre le Royaume-Uni et les Communautés européennes, dans les années 1960, toutes les tensions ont tourné autour de la souveraineté. Ceux qui, à l’époque, étaient favorables à l’adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne (CEE) et ceux qui, aujourd’hui, regrettent son départ de l’Union européenne (UE) rejettent la souveraineté comme une notion dépassée dans un monde d’interconnexion. Les événements des quatre dernières années, et peut-être même plus encore, ceux de ces derniers mois, auraient dû les faire réfléchir à nouveau.

La question de la pêche a eu le mérite de rendre la souveraineté concrète et compréhensible. C’est pourquoi elle est devenue soudainement si cruciale. On peut décider de donner ou de prêter certains droits ou pouvoirs à d’autres. Mais qui prend cette décision ? Qui a le pouvoir de l’exécuter ? Qui peut la changer ? Voilà la souveraineté, aussi fondamentale aujourd’hui que jamais.

Respecter la décision des électeurs

Lorsque les Britanniques ont voté au référendum de 2016 pour quitter l’UE, il n’était pas évident de déterminer si le Royaume-Uni était toujours réellement un pays souverain. Son Parlement et ses lois étaient subordonnés à l’autorité législative et judiciaire de l’UE. Certes, le vote lui-même était un acte de souveraineté. Cependant, la véritable question n’était pas celle de la théorie constitutionnelle, mais celle de la volonté politique : la décision de l’électorat serait-elle effectivement respectée et appliquée ?

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Brexit : « Le Royaume-Uni et l’Union européenne vont devoir trouver un équilibre entre compétition et coopération »

Si le Royaume-Uni avait cédé aux pressions et voté à nouveau pour revenir sur sa décision – comme l’Irlande (en 2001 et 2008) et la Grèce (en 2015) –, il aurait cessé pour un avenir indéfini d’être en réalité un Etat souverain. La souveraineté qui ne peut être exercée est une souveraineté perdue. Selon ce critère, les Etats membres de l’UE, où les votes populaires ont été annulés ou ignorés, ont certainement mis leur souveraineté en doute. Un « Etat membre » est autre chose qu’un Etat souverain. Le président Macron parle souvent d’une « Europe souveraine ». Il a peut-être raison. Le président de la Cour de justice de l’UE, Koen Lenaerts, a écrit il y a trente ans qu’« il n’y a tout simplement pas un noyau de souveraineté que les Etats membres peuvent invoquer, en tant que tel, contre la Communauté ».

Coronavirus : l’idéal serait un confinement mais sans le nom !

Coronavirus : l’idéal serait un confinement mais sans le nom !

Médicalement, il n’y a pas de doute que la plupart des scientifiques souhaitent un confinement pour stopper la progression inquiétant de la contamination en attendant le relais des vaccins qui se font un peu attendre. Par contre politiquement, le pouvoir et en particulier le président de la république sont assez réticents à l’idée même de confinement du fait des réactions dans certaines parties de la population.

L’idéal serait donc de faire un confinement, c’est-à-dire de prendre de nouvelles mesures restrictives mais sans contraindre de manière excessive la mobilité. Il paraît évident que certains secteurs d’activité déjà touchés accepteront difficilement d’être à nouveau contraints par des impératifs sanitaires.

Ceci étant,  il faut cependant prendre des mesures car le seuil de saturation des hôpitaux est à peu près atteint avec en particulier plus de 3000 personnes en soins intensifs. Le maintien du confinement actuel ne sera pas suffisant pour neutraliser une partie de la progression de la pandémie surtout depuis l’apparition du virus britannique dont on pense qu’il a déjà atteint au moins 10 % des contaminés. Le futur confinement sera sans doute adouci par rapport aux premiers, mais il devra cependant être décidé. Pour le faire accepter, on va peut-être inventer un nouveau concept car le mot confinement est trop porteur d’aspects négatifs et attentatoires à la liberté de circuler.

Pour résumer, le président pourrait décider d’ici quelques jours de prendre des mesures restrictives du type de celles qui ont été adoptées dans les pays voisins mais sans considérer – et sans dire-  qu’il s’agit d’un confinement. Bref un habillage sémantique de la nouvelle opération de protection sanitaire “

Coronavirus: un million de vaccinations, mais il en faudrait 5 millions !

Coronavirus: un  million de vaccinations, mais il en faudrait 5 millions !

 

Auto congratulation pour le gouvernement qui se félicite qu’un million de vaccinations ont déjà été réalisés et qu’on pourra compter jusqu’à 1,4 millions de vaccinées d’ici fin janvier.

La vérité, c’est que ce rythme de vaccination n’est pas du tout adapté aux enjeux. Il faudrait en effet un rythme de 5 millions de vaccinés par mois pour parvenir à 30 à 35 millions avant l’été et ainsi favoriser une certaine immunité collective.

La vérité, c’est qu’on manque de vaccins partout surtout dans les centres qui se sont multipliés inutilement puisque beaucoup ont du fermer les portes et ne prennent plus de rendez-vous faute de matériel.

La vérité, c’est que le plan de vaccination présenté par le ministre de la santé est complètement utopique. Il prévoit 70 millions de vaccinées d’ici l’été. On se demande bien comment compte tenu du rythme actuel de vaccination d’une part, des réductions annoncées pour la fourniture des vaccins par les labos d’autre part.

La programmation annoncée par Olivier Véran est complètement irréalisable en tout cas pas avant le début de l’hiver et encore si tout va bien. En effet la question se pose maintenant de l’efficacité des vaccins vis-à-vis des nouveaux variants. Le variant britannique mais aussi le variant sud-africain, le variant brésilien et bien d’autres puisque le virus ne cesse d’évoluer. “

 

AstraZeneca a d’ailleurs prévenu vendredi que ses premières livraisons de vaccins contre le COVID-19 dans l’Union européenne seraient inférieures aux volumes convenus avec Bruxelles en raison d’un problème de production.

Le gouvernement estime que la totalité de la population française pourra être vaccinée d’ici la fin du mois d’août, si les vaccins commandés sont bien validés par les autorités européennes et nationales. Il faudrait ajouter si les vaccins sont effectivement livrés par les labos, si les vaccins sont toujours adaptés aux variants. Bref beaucoup de si !

États-Unis : les banques en bonne santé mais pas l’économie

États-Unis : les banques en bonne santé mais pas l’économie

 

 

C’est sans doute le paradoxe à savoir que le déversement presque sans limite de liquidités de la banque centrale n’a guère profité à l’économie réelle. Les banques ont été les principaux destinataires de cette politique accommodante. Pour autant elles ne se sont guère montrées très généreuses en matière de prêts aux entreprises et aux particuliers.

 

Les banques ont peut-être trop bien tiré les leçons de la dernière crise. Après avoir été renfloués avec de l’argent public et imposés avec une surveillance stricte, ils ont peu de raisons de prêter à des emprunteurs qui pourraient ne pas rembourser. Pendant ce temps, de nombreux propriétaires d’entreprise ne souhaitent pas emprunter aux conditions que les banques sont prêtes à offrir. La Réserve fédérale a constaté que même avant Covid-19, moins de la moitié des petites entreprises avaient utilisé une banque pour lever des fonds au cours des cinq dernières années. Parmi ceux qui ont demandé un financement, environ la moitié ont obtenu ce qu’ils demandaient.

Pour le président entrant Joe Biden et sa secrétaire au Trésor, choisissez Janet Yellen, cela présente un problème et une opportunité. Les banques sont en bonne santé, mais l’économie ne l’est pas. Si l’un veut aider l’autre, quelque chose devra donner.

 

 

JPMorgan est un exemple. Vendredi, le PDG Jamie Dimon a annoncé des revenus et des bénéfices records pour sa banque de 430 milliards de dollars, avec une augmentation de 34% des revenus de négociation par rapport à 2020. Sa banque a aidé ses clients à lever plus de 2 billions de dollars de capital. Et Dimon a des fonds qui lui sortent des oreilles. Les dépôts de détail de JPMorgan ont augmenté d’un tiers à près de 1 billion de dollars, et le capital est bien au-dessus des minimums réglementaires. Dimon fait souvent référence à son «bilan de forteresse», et le terme est de plus en plus approprié.

Pourtant, le portefeuille de prêts de Dimon, un gigantesque 985 milliards de dollars, n’a pas augmenté. L’augmentation nette de 19,2 milliards de dollars des prêts aux consommateurs et aux petites entreprises en 2020 peut être entièrement expliquée par des prêts dans le cadre du Programme de protection des paiements. Ces prêts de secours Covid-19 sont essentiellement soutenus par le gouvernement et ne absorbent pas le capital réglementaire. Sur une augmentation de 39 milliards de dollars des prêts non consentis aux consommateurs, plus de la moitié est allée à des clients de la division de la gestion de patrimoine.

JPMorgan est le plus grand prêteur américain à déclarer des bénéfices jusqu’à présent, mais ce n’est pas le seul à garder sa poudre sèche lorsqu’il s’agit de Main Street. Les prêts de Citigroup aux petites entreprises et aux consommateurs ont à peine augmenté. Wells Fargo a augmenté ses prêts aux petites entreprises d’environ 8 milliards de dollars au cours de l’année – bien qu’il ait également déclaré avoir financé environ 10,5 milliards de dollars de prêts PPP.

Plan de relance Biden : soutien mais aussi interrogations sur le coût et l’inflation

Plan de relance Biden : soutien mais aussi interrogations sur le coût et l’inflation

Beaucoup à Wall Street se félicitent  de ce plan de relance mais certains s’inquiètent déjà de son coût  et de ses conséquences sur l’inflation sitôt que l’économie reprendra.

«À l’heure actuelle, les marchés célèbrent le stimulus supplémentaire et le considèrent comme un pont plus solide vers une économie entièrement rouverte», a déclaré Jeff Buchbinder, stratège en actions pour LPL Financial.

«De l’autre côté, il y a la possibilité que les marchés devront payer pour cela sous la forme de taux d’intérêt nettement plus élevés ou de hausses d’impôts qui pourraient plafonner les évaluations des actions», a-t-il déclaré.

Les valorisations boursières inquiètent déjà certains investisseurs, qui craignent que les bénéfices devront être exceptionnellement solides dans l’année à venir pour justifier les multiples élevés. Le S&P 500 se négocie à 22,3 fois les estimations de bénéfices prévisionnels, près de son sommet historique de 24,4 depuis mars 2000, selon FactSet.

Le S&P 500 a chuté de près de 0,4% jeudi et est en hausse d’environ 1,1% depuis début janvier. Le rallye de l’année a été mené en grande partie par les valeurs cycliques qui bénéficient d’un plan de relance, y compris les banques, qui sont en hausse de plus de 10% depuis le début de l’année.

Pendant ce temps, les lauréats de l’année dernière, comme le secteur de la technologie, ont baissé de près de 1% au cours de la même période. La hausse des rendements menace de peser sur les entreprises dont les flux de trésorerie sont de plus longue durée tels que les actions technologiques et de croissance.

Le plan de Biden pour stimuler l’économie grâce à un plan de sauvetage intervient à un moment où une flambée des cas de coronavirus oblige les entreprises et les investisseurs à réduire leurs estimations de la fin de la pandémie.

Les demandes de chômage initiales ont atteint 965 000 la semaine dernière, a déclaré jeudi le ministère du Travail, leur plus haut niveau depuis août et bien au-dessus des 795 000 anticipés par les économistes interrogés par Reuters. Dans l’ensemble, les pertes d’emplois en décembre ont diminué pour la première fois en huit mois.

La hausse des rendements obligataires, quant à elle, fait craindre une inflation imminente une fois que l’économie commencera à se redresser. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a déclaré dans un discours jeudi qu’il ne s’attendait pas à ce que la banque centrale commence à réduire ses achats mensuels d’obligations «trop tôt».

« Ce n’est pas le moment de parler de sortie », a-t-il déclaré.

a été plus lent que prévu à peu près partout», a-t-il déclaré.

Esty Dwek, responsable de la stratégie de marché mondial chez Natixis Investment Managers, a déclaré qu’elle s’attend à ce que le marché boursier trébuche plus tard cette année alors que les investisseurs commencent à évaluer la possibilité d’une hausse des taux d’imposition des sociétés et des particuliers que la nouvelle administration pourrait imposer.

«Il y a une nécessité aujourd’hui qui l’emporte sur la préoccupation à long terme», a-t-elle déclaré. «Il y a un souci d’inflation à venir, mais je ne vois pas cela se produire bientôt.»

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