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Le chômage: baisse mais niveau élevé en juin

Le chômage: baisse mais niveau élevé en juin

Un recul de 4,6% le mois dernier, soit 204.700 personnes de moins par rapport au mois de mai mais qui ne peut compenser les très fortes baisses des mois précédents. Au total un volume de plus de 6 millions de chômeurs( catégorie à, B et C). À noter aussi des transferts inquiétants de la catégorie A vers  les catégories B et C plus précaires.

Cette deuxième baisse mensuelle (après -3,3% en mai), la plus forte enregistrée sur un mois depuis le début de cette série statistique en 1996, n’a cependant pas permis d’effacer l’explosion du chômage enregistrée au cours des deux mois précédents sur fond de confinement généralisé en France (+7,1% en mars, +22,6% en avril) et le nombre d’inscrits en catégorie A reste très élevé, à 4,421 millions.

Comme au cours du mois de mai, cette forte diminution a principalement été alimentée par une bascule vers les catégories B et C (demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite), et les effectifs cumulés des trois catégories ont donc augmenté de 0,5% – soit 31.500 inscrits supplémentaires.

Si cette progression ralentit par rapport aux deux mois précédents (+61.000 en mai et +209.300 en avril), le nombre cumulé d’inscrits dans les catégories A,B et C a atteint fin juin un nouveau plus haut historique, à 6,157 millions.

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Le ministre de l’économie se félicite de ce plan de relance qui va permettre à la France de toucher 40 des 400 milliards de subventions prévues. Il oublie simplement de préciser que ces subventions ne sont pas financées et qu’il incombera aux Etats d’en supporter le coût. ( la perspective de taxe carbone aux frontières comme les taxes des grands numériques étant complètement illusoires comme ressources suffisantes). Or en fonction de la contribution habituelle de la France à hauteur de 22 % budget européens (30 % pour l’Allemagne) , la part de financement de ces subventions va correspondre environ 90 milliards pour la France. D’ailleurs Macron au pire moment de la négociation à clairement affirmer que les états frugaux ( rigoureux) étaient mal placés pour justifier leur réticence  » car c’est l’Allemagne et la France qui vont pour l’essentiel financer le plan », ce qui est exact et pour plus de la moitié.

Ces subventions, « ça veut dire 40 milliards d’euros de subventions pour la France (…) et surtout qui sont immédiatement disponibles », a affirmé naïvement le ministre sur Franceinfo.

« Parce que (…) la relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre », a-t-il insisté, précisant que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans. Les grandes lignes avaient été dévoilées la semaine dernière par le Premier ministre Jean Castex, comprenant une enveloppe de 40 milliards d’euros pour le développement de l’industrie et 20 milliards pour la transition écologique.

Le détail du plan de relance sera présenté en conseil des ministres dans un mois. « Le dernier temps de la relance, c’est le plan de relance que je présenterai au Conseil des ministres du 24 août », a déclaré M. Le Maire sur Franceinfo.

Déjà, sur la transition écologique, le ministre a exprimé sa volonté d’y consacrer « 30% » du plan de relance, soit 30 milliards d’euros », indiquant travailler sur le sujet avec la ministre de l’Ecologie Barbara Pompili. On se demande bien comment le ministre de l’économie trouve ce chiffre de 30 milliards !

 

 

Une correction boursière mais quand ? ( Saxo Banque)

Une correction boursière mais quand ? ( Saxo Banque)

Il y a des semaines voire des mois que certains prédisent une correction sévère de la bourse. Pas étonnant les marchés financiers sont complètement déconnectés des réalités de la conjoncture tout autant que les grandes évolutions à venir. Les masses de liquidités déversées par les banques centrales ont aussi été utilisées pour la spéculation.

D’une certaine façon , il y a déjà longtemps que les marchés financiers sont devenus fous et que leur pathologie est gérée régulièrement à coup de crises. Des crises plus ou moins provoquées dans les gros investisseurs qui retirent leurs billes au détriment des petits porteurs. Les rapports  entre la situation réelle des entreprises et la valeur des actions sont de plus en plus distendus. Il suffit par exemple d’une rumeur concernant l’éventualité d’un traitement ou d’un vaccin concernant le Coronavirus pour que la capitalisation boursière d’une industrie pharmaceutique augmente de centaines de millions voire de plusieurs milliards avant de se dégonfler en raison d’une autre rumeur.

 

Mais l’écart entre les fondamentaux des entreprises et les marchés financiers comportent de plus en plus de risques. Ainsi des signes de tension apparaissent sur le marché obligataire, en particulier aux Etats-Unis, en raison d’inquiétudes sur les perspectives de l’économie américaine, écrit Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique pour la banque danoise, dans une note publiée vendredi.

“L’histoire nous enseigne que les investisseurs obligataires ont plus souvent raison que les investisseurs actions”, écrit-il. “Dit autrement, le risque d’avoir une correction boursière au S2, potentiellement avant l’élection américaine (de novembre), est important, a fortiori si, comme nous l’anticipons, le scénario d’un rebond en V de l’économie ne se matérialise pas.”

En Bourse, où seuls les indices américains sont repassés en territoire positif depuis le début de l’année, les tendances d’avant la crise se sont accentuées avec un repli massif des investisseurs sur les entreprises cotées en position de monopole ou de quasi-monopole, souligne-t-il avant d’insister sur le poids des géants de la technologie sur le Nasdaq.

“Au cours des derniers mois, nous avons assisté à une rotation vers les valeurs de croissance et les valeurs liées à la consommation qui sont généralement plus résistantes que les autres en période de récession”, un phénomène particulièrement marquant aux Etats-Unis et dans les pays émergents, lit-on dans la note.

Les inquiétudes concernant une éventuelle correction boursière se fondent aussi sur d’évolution possible des fondamentaux économiques : croissance, emploi, prix de l’énergie, évolution des échanges internationaux. Les bulles des marchés financiers sont potentiellement nombreuses, le marché obligataire bien sûr mais aussi le marché des actions, le marché immobilier, le marché des changes etc. Le déversement de centaines et de centaines de milliards par les banques centrales, nécessaires au soutien de l’économie, viennent cependant par leur ampleur brouiller  les évaluations.

Le virus circule lentement, mais plus largement

Le virus circule lentement, mais plus largement

 

 

Si le nombre de morts et d’infectés graves continue de diminuer par contre le risque d’une diffusion plus large du Coronavirus commence à inquiéter sérieusement. En cause évidemment la mobilité accrue à l’occasion des vacances aussi un certain laxisme sur les lieux de villégiature voire ailleurs depuis le déconfinement. En clair,  le virus circule plus lentement mais plus largement. Des régions nouvelles notamment touristiques où nombre de clusters augmente dangereusement. Un recours au confinement généralisé n’est pas envisagé mais les experts n’excluent pas hypothèse de confinement ciblés par exemple vis-à-vis de populations à risque. De même les autorités pensent aussi à une fermeture de frontières en cas de risque de deuxième vague. Sur RTL, le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, a prévenu que si ce frémissement épidémique ne signifie l’arrivée d’une seconde vague, il montre que «si on ne respecte pas les mesures de distanciation, on peut laisser échapper ce virus». Ajoutant que les dispositifs de dépistage devaient être améliorés: «J’ai moi-même demandé, sans donner mon nom, la semaine dernière, un rendez-vous dans mon quartier et on m’a donné rendez-vous à cinq jours.» «Les délais d’attente pour les tests PCR sont à mon avis le principal point faible du dispositif de surveillance, juge Pierrick Tranouez, ingénieur de recherche au laboratoire Litis à l’université de Rouen-Normandie. Pendant ce délai, il peut y avoir un grand nombre de contaminations. Mais la situation n’est pas comparable avec celle que nous avions connue en mars. Le taux de positivité des tests reste très faible (0,8 % la semaine du 10 juillet selon Santé Publique France), ce qui montre que l’on réalise assez de tests pour le moment.»

À l’étranger, l’épidémie continue sa progression. Toujours sur RTL, le président du Conseil scientifique a d’ailleurs expliqué que le danger d’une deuxième vague serait plus fort à la rentrée, avec un retour épidémique en provenance des pays du Sud. «Le virus ne connaît pas les frontières. Il les passe d’une façon ou d’une autre. Je suis pour qu’il y ait un certain nombre de précautions en provenance de certains pays (…) et qu’on puisse avoir une attitude sanitaire plus cohérente.» Une problématique qui se pose déjà à la frontière espagnole: plusieurs villes de Catalogne ont demandé à leur population de rester à domicile durant les 15 prochains jours, plus d’un millier de cas ayant été détecté dans la région depuis jeudi dernier, et le premier ministre français Jean Castex a évoqué l’idée d’une fermeture de la frontière.

Coronavirus France : 25 morts 24 heures ,30.177 en tout mais clusters en hausse

Coronavirus France : 25 morts  24 heures ,30.177 en tout mais clusters en hausse

 

La situation concernant le nombre de morts  et d’infectés soignés s’améliore toujours mais la circulation du virus augmente sous l’effet notamment de la croissance de la mobilité en période de vacances aussi du fait que les mesures barrière sont assez peu respectées sur les lieux de villégiature. 30.177 morts en France, soit 25 de plus que dans le dernier bilan fourni vendredi, a annoncé lundi la direction générale de la santé (DGS).

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au Covid-19, la maladie provoquée par le coronavirus, continue de baisser, à 6.589, soit 99 de moins que vendredi, tout comme le nombre de cas graves traités en réanimation, à 467, 10 de moins que vendredi.

La DGS souligne cependant que “la circulation du virus est en augmentation sur le territoire national” comme en témoignent “une hausse du nombre de recours à SOS médecins, des passages aux urgences, du nombre de clusters et des hospitalisations”.

Le port du masque dans les espaces publics clos est obligatoire depuis ce lundi en France.

Une justice de proximité (Eric Dupond-Moretti) mais toujours aussi éloignée géographiquement !

Une justice de proximité (Eric Dupond-Moretti) mais toujours aussi éloignée géographiquement !

 

Le nouveau ministre de la justice s’explique sur ce concept de justice de proximité qui en fait ne change à peu près rien. Il n’y aura pas en effet de nouveaux tribunaux de proximité délocalisés près des zones potentielles de délits. Le tribunal de proximité qui va perdurer est celui qui existe déjà (quand le tribunal de grande instance est géographiquement éloignée : l’ancien tribunal d’instance). Peut-être y aura-t-il quelques effectifs en plus mais cette annonce du Premier ministre relève surtout de la communication. En clair, une orientation sans contenu. Notons aussi que Dupond Moretti se prononce contre l’indépendance du parquet. Donc pour la dépendance vis-à-vis du pouvoir politique. On aura l’occasion de le vérifier pour les grandes affaires en cours ! ( Interview dans le JDD)

 

Vous aviez dit à la télévision – en éclatant de rire – que jamais vous ne seriez ministre de la Justice. Comment et pourquoi avez-vous changé d’avis?
Quand j’ai prononcé cette phrase, je pensais vraiment que jamais on n’aurait l’idée de me le proposer! Et quand le poste m’a été proposé, j’ai répondu à l’instinct : j’ai dit oui et j’ai réfléchi après. Un ami m’a dit : « On te donne les clés de la bagnole, il faut que tu montes dedans. » J’ai une connaissance approfondie – mais pas technocratique – de l’institution judiciaire. Je sais ce qu’elle a de bon et ce qui doit changer. J’ai accepté aussi pour des raisons ­affectives. Comme avocat, j’ai toujours défendu des hommes, pas des causes. Cette fois encore, j’y suis allé pour l’homme. Je trouve Emmanuel Macron courageux. Maintenant, c’est à moi d’agir. Je dois réussir. J’ai des idées, mais je dois les mettre en œuvre. En pensant à ça, je ne vous cache pas que j’ai eu un vertige : quand, comme moi, on doit tout à la République, ce n’est pas rien de pouvoir la servir.

Justement, qu’est-ce qui vous donnera le sentiment d’avoir réussi?
Ce qu’il faut changer dans notre justice, ça fait trente-six ans que j’y réfléchis! La difficulté pour moi, c’est d’apprendre mon ­administration et de l’apprivoiser. Elle est compétente et pleine de gens de qualité, elle peut aussi – comme toute structure – avoir ses lourdeurs. Quand je partirai, je veux laisser deux ou trois choses simples : je n’ai pas de baguette magique, mais je veux réconcilier les Français avec leur justice, leur redonner confiance. C’est pourquoi je parle d’une « justice de proximité » – ça ne veut pas dire qu’on va rétablir les juges de proximité qu’on avait supprimés [en 2017], mais qu’on va essayer d’avoir une justice qui a le souci de la proximité avec les justiciables. Il y a deux problèmes principaux : le manque de moyens et certaines mauvaises habitudes. J’aurai réussi si j’arrive à agir sur ces deux fronts.

Si ce n’est pas un retour en arrière, comment définirez-vous cette nouvelle justice de proximité?
C’est une question d’organisation. Pendant la crise sanitaire et le confinement, des magistrats se sont rendus dans les hôpitaux. Je propose que, dans certaines parties du territoire ou dans des cas particuliers, on amène le juge à se déplacer plutôt que le justiciable. Ce sera utile à tous ceux pour qui l’accès à la justice est difficile – ce sont souvent les plus démunis. La justice est au service du justiciable, non l’inverse. Il ne faut pas l’oublier.

Concrètement, quelles sont vos priorités?
J’arrive avec des rêves, mais je sais que le temps est compté – on n’est pas ministre à vie, c’est heureux. Donc j’ai hâte de passer d’une phase d’installation à une phase active. Je signerai rapidement mes premières instructions. Je veux que les hommes suspectés de violences conjugales, s’ils ne sont pas déférés, soient convoqués par le procureur et reçoivent un avertissement judiciaire solennel. On m’a déjà dit que ça pourrait heurter la présomption d’innocence : j’ai montré les dents… Il ne s’agit pas d’une condamnation ; c’est le moyen de montrer à un homme que la justice est attentive et qu’elle ne laisse rien passer. Autre exemple : je connais les prisons, j’y suis allé tant de fois comme avocat. Il y existe de bonnes pratiques pour améliorer les conditions de détention, il faut les généraliser. Les textes prévoient aussi des délégués qui, parmi les prisonniers, signalent les difficultés, les carences. C’est utile, mais il n’y en a pas partout. Ça ne coûtera rien d’en avoir dans chaque établissement.

Un conseiller serait chargé, auprès de vous, de collecter ces « bonnes pratiques ». Vous confirmez?
J’aime le bon sens. Dans notre justice, il y a le pire et le meilleur. Je dis qu’il faut en finir avec le pire et ne garder que le meilleur. Qui peut être contre? D’autant que ça ne coûte pas plus cher. Je vais pratiquer la pêche aux bonnes idées pour améliorer la justice au quotidien et, oui, j’aurai un conseiller pour ça. Dans tel tribunal, une greffière ou un magistrat a eu une idée qui fonctionne, on la fera ­remonter. D’ailleurs, nous n’avons pas assez de greffiers, je veux alléger leurs tâches pour les valoriser et qu’ils puissent répondre dans de meilleurs délais aux demandes des justiciables.

Vous citez souvent Victor Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison ». Vous voulez moins de prisons?
Un programme de construction de 15 000 places est engagé. Mais avant de définir une politique, je veux observer l’évolution du nombre de détenus. Avec l’épidémie, nous en avons un nombre historiquement bas. S’il n’augmente pas trop, les prisons à venir permettront de soulager les prisons existantes, donc d’améliorer les conditions de détention. Mais il faut rompre avec les débats caricaturaux. La politique pénale ne repose pas sur le compassionnel ; ce n’est pas soit le tout-répressif, soit le laxisme. Le bon principe, c’est l’équilibre. La prison est un mal nécessaire, mais il faut penser à la sortie de ceux qui y sont enfermés, et qui doivent sortir moins mauvais qu’ils n’y sont entrés. Gardons aussi à l’esprit cette évidence : s’il suffisait de cogner fort pour que le crime disparaisse, on le saurait. Seuls les populistes font semblant de le croire, je n’en suis pas. Je suis un droit-de-l’hommiste et je l’assume : je ne veux plus que mon pays soit le 12e pays le plus condamné par la Cour européenne sur 47, essentiellement pour des procès jugés « inéquitables ». C’est bien qu’il faut changer quelque chose, non?

Ne risquez-vous pas le procès en angélisme?
J’entends déjà que certains me caricaturent en laxiste qui veut vider les prisons, d’autres en ultra-répressif qui veut les remplir. Je ne serai ni l’un ni l’autre. On ne fait pas une bonne justice avec de la démagogie. Il faut des principes : le contradictoire, les droits de la défense, ça ne coûte pas d’argent. Mais il faut aussi des moyens, je le mesure. Nos tribunaux ont besoin de moyens supplémentaires. Aux assises, j’ai vu un juré apporter son magnétophone parce que la cour n’en avait pas…

Vous aurez des moyens pour la justice?
C’est une nécessité, j’en aurai. Le Premier ministre l’a annoncé : le budget 2021 va accroître le rythme des créations de postes pour la Justice.

Emmanuel Macron et Jean Castex vous ont donné des assurances?
Oui, très fortes.

Le Sénat examinera la semaine prochaine un texte instaurant des mesures de surveillance pour des terroristes en fin de peine. Vous le soutiendrez?
Sur ce sujet, ma réflexion a évolué. J’ai toujours été opposé à la rétention de sûreté telle que l’envisageait le président Sarkozy, parce qu’elle envoyait en prison des individus non pour ce qu’ils avaient fait mais pour ce qu’ils seraient susceptibles de faire dans l’avenir – je ne veux pas de Guantanamo en France. Le projet dont vous parlez instaure le port du bracelet électronique pour des gens qui ont été condamnés pour des faits de terrorisme. Il ne s’agit pas d’une privation de liberté et, de toute façon, ces personnes seraient surveillées par nos services de renseignement. J’y suis donc totalement favorable. Je vous le répète, je ne verse ni dans l’angélisme ni dans le populisme. On m’a reproché d’avoir défendu le frère de Mohamed Merah. Et alors? Je l’ai fait pour défendre une certaine idée de la justice. Cet homme avait le droit d’être défendu. La différence entre la barbarie et la civilisation, c’est la règle de droit.

Êtes-vous toujours favorable au rapatriement des femmes et des enfants prisonniers en Syrie?
Oui, mais j’appartiens à un gouvernement qui défend l’idée que ces prisonniers doivent être jugés là où ils ont commis leurs actes et qui examine au cas par cas la situation des mineurs pour leur rapatriement. En tout état de cause, je serai un militant infatigable pour défendre des Français – car ils sont français qu’on le veuille ou non – qui encourent la peine de mort. Nous continuerons d’agir en ce sens auprès des pays concernés. Nous avons pris des engagements internationaux et célébrerons l’an prochain le quarantième anniversaire de l’abolition de la peine de mort en France. C’est l’honneur de notre pays.

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Un projet de révision constitutionnelle est en cours, qui pose notamment la question de l’indépendance des parquets. Êtes-vous favorable à la suppression du lien hiérarchique entre la chancellerie et les procureurs?
Non. Je crois légitime pour le gouvernement de définir et de disposer des moyens de conduire une politique pénale. Le système actuel présente deux avantages : la politique pénale est une et indivisible, les mêmes règles s’appliquent dans tout le pays ; les procureurs ont une légitimité, celle qui leur vient d’un gouvernement démocratique. Mais le pouvoir n’a pas le droit d’intervenir dans le cours des affaires. Pour la nomination des procureurs, le ministre suit les avis du Conseil de la magistrature ; c’est déjà la pratique, mais il y a eu quelques entorses par le passé. Pour que ce ne soit plus possible, je veux graver cette règle dans le marbre de la Constitution.

L’affaire visant François Fillon a relancé le débat sur l’information du Garde des sceaux dans les enquêtes en cours. Comptez-vous être informé des dossiers sensibles?
Bien sûr. Il est normal que le gouvernement soit informé d’affaires qui ont une certaine résonance. Mais la loi interdit au ministre de la Justice, et c’est heureux, de donner des instructions aux ­procureurs. On est bien loin de ces vieux films en noir et blanc où le ministre s’adresse à un procureur tremblant et au garde-à-vous. Je m’interdirai toute intervention.

Faut-il séparer les carrières des magistrats du siège et du parquet?
Je le voudrais, mais je n’en aurai pas le temps dans cette mandature. C’est pourtant un gros problème. J’ai connu un président de cour d’assises qui disait : « La justice est le seul sport où l’arbitre porte le même maillot qu’un des joueurs. » Il y a un autre sujet qui me tient à cœur, c’est la lutte contre le corporatisme qui nuit à la justice. Je voudrais transformer l’École nationale de la magistrature en une école unique mêlant la formation des magistrats et celle des avocats. Mais ce chantier prendrait lui aussi trop de temps. Nous avons six cents jours. Pour agir concrètement, je dois être pragmatique.

Faut-il accorder plus de place à la défense dans la procédure pénale?
La justice s’est bunkerisée. Dans mon ancien métier, j’ai vu des petits cartons sur les portes où il était inscrit : « Le juge ne reçoit pas les avocats. » C’est absurde. Il faut revenir à une justice plus fluide, à des rapports pacifiés entre juges et avocats. Je ne peux pas l’ordonner, mais je peux le suggérer fortement, par circulaire. Le procès équitable, c’est le contraire de la guerre.

Dans votre discours d’installation, vous avez déclaré que les enquêtes préliminaires devaient « rester préliminaires ». Allez-vous prendre aussi une circulaire en ce sens?
J’ai demandé à mon administration de me faire des propositions. Quand certaines enquêtes s’éternisent en interdisant le contradictoire mais en s’accompagnant de violations ciblées du secret, au profit parfois de quelques journalistes, il y a de quoi s’inquiéter.

Justement, on vous prête l’intention de renforcer le secret de l’instruction. Est-ce exact?
Quand une démocratie devient une dictature, les premières cibles sont les journalistes et les avocats. Je suis très respectueux du travail de la presse et du secret des sources. Mais le fait que le secret professionnel des avocats ne soit plus protégé me désespère. J’entends y remédier. Je souhaite qu’une réflexion s’engage sur ces sujets. J’y associerai évidemment les journalistes.

D’autres affaires – dont celle dans laquelle les fadettes de plusieurs avocats ont été scrutées, y compris les vôtres – mettent en cause le fonctionnement du parquet national financier. Faut-il le supprimer?
L’inspection générale de la Justice a été saisie. J’attends ses conclusions. Je m’engage à les rendre publiques, quels qu’en soient les termes.

La commission parlementaire sur l’indépendance de la justice demande une autre inspection, sur d’éventuels dysfonctionnements du parquet de Nanterre dans l’enquête visant le député Thierry Solère. Y êtes-vous favorable?
Je n’ai pas été saisi personnellement. Je me prononcerai quand j’aurai pris connaissance du ­dossier.

Vous avez souvent souhaité, comme avocat, un système de responsabilité pour les magistrats. Allez-vous le mettre en œuvre?
L’indépendance ne permet à aucun magistrat de s’affranchir de nos règles. L’indépendance n’a de sens que si elle s’inscrit dans l’impartialité et, dès lors, elle n’exclut pas la responsabilité. C’est un chantier que je veux engager, dans la concertation avec les magistrats.

Une réforme de la justice des mineurs figure-t-elle à votre programme?
Une réforme est déjà en cours devant le Parlement. Je souhaite une justice des mineurs plus rapide et plus efficace. Quand un gamin est poursuivi régulièrement pour de petits délits, des dégradations et des incivilités, il doit être traduit immédiatement devant un juge, et le lendemain il va repeindre les murs d’une gendarmerie ou d’un commissariat. Il n’est pas normal non plus qu’on puisse être arrêté mineur et jugé à 22 ans! Et je souhaite que les mineurs qu’on enferme ne sortent pas, à 17 ou 18 ans, avec pour idole un islamiste ou un caïd. Il faut inventer un modèle alternatif pour ceux qui le méritent. Je travaille à des solutions.

Votre entrée au gouvernement est-elle le début d’une carrière politique?
À 59 ans, c’est un peu tard pour faire carrière! J’étais très heureux dans mon métier d’avocat. Je change complètement de vie. Je le fais exclusivement parce que je suis porté par la haute idée que j’ai de la Justice.

Coronavirus France : 30.000 morts , tendance en baisse mais laxisme inquiétant et risque de reprise

 

 

25 nouveaux décès liés au coronavirus, ce qui porte le bilan à 30.004 morts depuis le 1er mars, a indiqué la Direction générale de la santé (DGS) dans son point quotidien. Globalement des tendances en baisse avec toutefois l’apparition de clusters et surtout un laxisme généralisé à l’égard des gestes barrières qui inquiètent le comité scientifique qui craint même un retour de la pandémie peut-être même avant septembre.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au Covid-19 poursuit sa baisse, à 7.062 contre 7.177 jeudi, soit 115 de moins. Le nombre de cas graves en réanimation continue également de refluer, à 496 contre 512 jeudi (-16).

Le nombre total de cas est quant à lui passé de 170.094 jeudi à 170.752 vendredi (+658), selon l’agence Santé publique France.

L’organisme indique que 77 “clusters” sont en cours d’investigation, soit 11 de plus en 24 heures.

“Avant le début du week-end prolongé de fête nationale et avec les départs en vacances de nombreux Français, il convient de rappeler que les gestes barrières restent plus que jamais de mise: protection des personnes âgées et des plus fragiles, hygiène des mains, distanciation physique et port du masque grand public dès lors que les distances ne sont pas respectées, en particulier en espaces clos”, indique la DGS.

La France devient, après les Etats-Unis, le Brésil, le Royaume-Uni, l’Italie et le Mexique, le sixième pays où la mortalité liée au coronavirus franchit la barre des 30.000 morts.

Coronavirus France : 170.000 cas en tout mais tendance au laxisme

Coronavirus France : 170.000 cas en tout mais tendance au laxisme

 

Les tendances de l’épidémie sont toujours bonnes, le nombre de cas diminue. Les autorités s’inquiètent cependant d’un certain laxisme & vis-à-vis du non-respect des gestes barrières et du développement de clusters. Un laxisme pourrait faire craindre une remontée à la hausse des statistiques d’ici quelques semaines. 14 nouveaux décès ont  été constatés dans les hôpitaux, indique la Direction générale de la santé (DGS) dans son point quotidien.

Les données des Ehpad et autres établissements médico sociaux seront mises à jour mercredi.

Le nombre de patients hospitalisés pour une infection au Covid-19 poursuit sa baisse, à 7.177 contre 7.297 mercredi, soit 120 de moins. Le nombre de cas graves en réanimation continue également de refluer, à 512 contre 529 mercredi (-17).

Le nombre total de cas est quant à lui passé de 169.473 mercredi à 170.094 jeudi, selon Santé publique France.

« la relance économique, oui, mais doit être sélective »

« la relance économique, oui,  mais  doit être sélective »

 

,L’économiste Bruno Alomar préconise, dans une tribune au « Monde », que les pouvoirs publics en France concentrent leurs efforts de relance sur deux secteurs : les services à l’environnement, et la défense qui joue un rôle majeur en matière d’innovations.

« 

L’heure est à la relance économique. Au cours des dernières semaines, les pays européens ont présenté des initiatives visant à soutenir leurs économies, confrontées à une crise dont le Fonds monétaire international (FMI) vient de confirmer, pour ceux qui en doutaient, l’ampleur exceptionnelle. Alors qu’il prévoyait en avril un recul de la production mondiale de - 3 %, le Fonds envisage désormais une chute du produit intérieur brut (PIB) mondial de près de 5 %.

En Europe, emboîtant le pas aux institutions européennes, les Etats membres ont lancé de vastes plans de soutien de leurs économies. En France, hormis les mesures horizontales de chômage partiel et d’aide aux petites entreprises, les autorités ont jusqu’à présent concentré l’essentiel de l’effort public sur trois secteurs, il est vrai particulièrement touchés : le tourisme (plan du 14 mai), l’automobile (26 mai), l’aéronautique (plan du 9 juin).

Disons-le tout net : ainsi que les Américains ont coutume de le dire, il faut savoir mettre à profit une bonne crise afin d’opérer des changements trop longtemps différés en raison de leur caractère particulièrement douloureux. Si l’économie française apparaît fragile et si ses marges de manœuvres sont aussi réduites, c’est précisément parce que les gouvernements, au cours des décennies précédentes, n’ont pas assumé les choix structurants qui s’imposaient.

Face à l’ampleur de la vague de faillites et à la remontée du chômage qui se profilent à l’automne, le risque est grand de céder aux recettes qui ont mené le pays dans l’impasse : faire du saupoudrage d’argent public afin de contenter tout le monde. Cette tentation est d’autant plus grande que les conditions monétaires historiquement accommodantes nous donnent l’illusion de marges de manœuvres dont nous ne disposons pas compte tenu de l’ampleur de notre dette publique et de notre taux global d’imposition.

Dans un tel contexte, il est impératif de concentrer l’effort public sur des secteurs d’avenir, deux en particulier.

Le premier est celui des services à l’environnement. Rappeler l’importance de ce secteur pourrait tenir de la gageure, alors même que la transition énergétique et la préservation de l’environnement sont désormais des priorités politiques que personne de sérieux ne conteste. On pourrait également souligner à bon droit qu’en fait de résilience face à la crise, comme pour l’électricité et pour la nourriture, le maintien d’une alimentation ininterrompue en eau a été décisif. »

«Trou de la Sécu», une 5 ème branche, une «règle d’or»… mais sans financement

 «Trou de la Sécu», une  5 ème branche,  une «règle d’or»… mais sans financement

 

Globalement en fait des projets très confus du fait des flous qui subsistent en matière de financement. En effet qu’il s’agisse du trou de la sécurité sociale, de la cinquième branche dite autonomie et d’une façon plus générale de la dette supplémentaire de l’État cantonné dans une caisse spéciale, les moyens de financement restent à préciser. En fait, tout  devrait être financé par la CADES  (dont  l’extinction était prévue en 2033 pour financer les déficits sociaux) . Tout dépendra des déséquilibres effectivement constatés dans les domaines évoqués mais visiblement la CADES  ne pourra pas tout financer . Le projet de loi votée au Sénat acte le principe d’un creusement de la sécurité sociale et en même temps de la création dite autonomie.

Le seul problème posé est de savoir comment financer tout cela notamment les conséquences de la crise sanitaire, l’accroissement des déficits de la sécurité sociale et cette nouvelle couverture couvrant la dépendance.

Les sénateurs ont accepté le transfert à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) des déficits passés et à venir de la Sécurité sociale, jusqu’à l’exercice 2023, pour un montant maximal de 123 milliards d’euros. Mais ils ont rejeté le transfert de la dette des hôpitaux (pour 13 milliards d’euros), estimant que l’État devait en assumer la charge car il s’agissait d’une dette «essentiellement immobilière». Pour le secrétaire d’État auprès du ministre de la Santé Adrien Taquet, cette suppression «prive les hôpitaux d’une bouffée d’air (…) qui était très fortement attendue».

Les sénateurs ont aussi souhaité instaurer une «règle d’or» qui encadrerait les futures lois de financement de la Sécurité sociale. À partir de 2025, chacune de ces lois devrait ainsi assurer un équilibre des comptes de la Sécurité sociale sur cinq ans.

En matière d’autonomie, la création d’une 5e branche de la Sécurité sociale a fait débat, divisant la droite comme la gauche. «Nous posons la première pierre» d’une réforme «attendue», a déclaré Adrien Taquet, rappelant qu’«en 2040, près de 15% des Français, soit 10,6 millions de personnes, auraient 75 ans ou plus». Le Sénat a validé le principe de sa création , rejetant un amendement de Jean-Noël Cardoux (LR) qui visait à la différer. Il a été rejeté par 156 voix «pour» (LR et CRCE à majorité communiste), contre 179 voix «contre» (PS, centristes, RDSE à majorité radicale, LREM, Indépendants). «Notre groupe n’est pas opposé à la création d’un 5e risque», a souligné Jean-Noël Cardoux, estimant cependant qu’«on ne fait pas passer comme ça, à la sauvette, quelque chose qu’on attend depuis des décennies»«Ce que nous souhaitons c’est qu’il y ait une vraie loi sur l’autonomie», a également déclaré le président de la commission des Affaires sociales Alain Milon (LR). «Nous ne voulons pas que ce soit une coquille vide».

Reconnaissant par la voix d’Olivier Henno que «la forme est quelque peu insatisfaisante», les centristes ont souhaité acter «une proposition qui est tellement attendue». À gauche, le PS «historiquement favorable» à la création d’une 5e branche, s’est néanmoins interrogé sur son financement, tandis que le groupe CRCE, «pas favorable», dénonçait «un coup de com’ du gouvernement». «Il ne s’agit pas de faire les choses à la sauvette, mais étape par étape», a souligné Adrien Taquet, rappelant que le financement serait traité dans le projet de budget de la Sécu et que «la concertation a déjà été lancée sur le financement et la gouvernance». Le ministre de la Santé Olivier Véran a promis à l’Assemblée «au moins un milliard d’euros» supplémentaire pour financer la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées dans le prochain budget de la Sécu.

Municipales: la marée verte mais une marée basse

Municipales: la marée verte mais une marée basse

Les écologistes remportent plusieurs villes importantes dans ce scrutin marqué par une abstention record.

Au seul vu des résultats la France enregistre indiscutablement un mouvement de marée verte mais une marée relativement basse quand on constate que le taux d’abstention à atteints 60 %. Même si c’est abstention est inquiétante au plan démocratique, elle caractérise quand même une certaine volonté de changement en matière environnementale compris si ses demandes de changement sont parfois contradictoires entre parenthèses la relocalisation par exemple de certaines productions, l’emploi, le mode de consommation. Bref en dépit de ses aspects dont beaucoup demeurent contradictoires et surtout confus, la France veut exprimer le souhait de devenir un peu plus verte.

Grands vainqueurs des élections municipales, les écologistes remportent des victoires hautement symboliques à Lyon, Bordeaux et Strasbourg. Une vague verte qui submerge aussi des villes plus petites comme Annecy, Poitiers ou Besançon. Comme si les électeurs, lassés de l’impuissance des politiques nationales pour lutter contre le réchauffement climatique, faisaient désormais confiance à l’échelon local.

 

Après les Verts, l’autre grand vainqueur de la soirée n’est pas un parti, mais un homme. Édouard Philippe, qui, après avoir porté toutes les réformes libérales du début du quinquennat, après avoir affronté la crise des «gilets jaunes», après avoir subi les assauts répétés de l’opposition pendant la réforme des retraites, voit les électeurs du Havre lui accorder à nouveau leur confiance avec 58,83 % des voix. Une forme de plébiscite, pour le premier ministre dont l’opinion a salué l’attitude pendant la crise du coronavirus. Et un camouflet adressé en creux au chef de l’État qui hésite à le remplacer à Matignon.

L’attaque est plus directe à droite, où Bruno Retailleau accuse directement le chef de l’État. «On ne peut pas se satisfaire de 60 % d’abstention et se réfugier derrière la crise du Covid, a assuré le sénateur LR. Il y a une crise démocratique qu’Emmanuel Macron a accélérée.» Car si la droite résiste, elle aussi pâtit du fort taux d’abstention. Si le second tour ne lui apporte pas de victoires flamboyantes, il consacre tout de même une bonne résistance de LR, alors que le parti subit les assauts d’Emmanuel Macron pour le diviser depuis le début du quinquennat.

Moral des ménages américains : du mieux mais moins bien qu’attendu

Moral des ménages américains :  du mieux mais moins bien qu’attendu

 

Le moral des ménages américains s’est amélioré un peu moins fortement qu’estimé initialement en juin, montrent vendredi les résultats définitifs de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

Son indice de confiance est remonté à 78,1 après 72,3 en mai et une première estimation publiée il y a deux semaines à 78,9.

Les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre définitif de 79,0.

Le sous-indice mesurant le jugement des consommateurs sur leur situation actuelle s’établit à 87,1 en juin après 82,3 le mois précédent et 87,8 en première estimation.

Celui qui mesure l’évolution de leurs anticipations a également moins augmenté qu’en première lecture, à 72,3. La première estimation le donnait à 73,1 après 65,9 pour le mois de mai.

• Macron des mots de plus en plus à gauche !

  • Macron des mots de plus en plus à gauche mais une politique de droite

La  capacité dialectique de Macron est redoutable car il est capable de retourner comme une chaussette n’importe quel concept à son profit en lui faisant dire le contraire de son sens premier. Macron est une sorte de récupérateur de mots, un brocanteur ;plus la campagne électorale de 2022 de s’approche et plus le discours s’oriente à gauche alors que la politique, elle, penche plutôt à droite avec par exemple l’idée aussi farfelue que dangereuse de reprise mots recyclés .  

Encore un peu et Macron parlera comme Mélenchon ou les écolos . Il en est capable tellement l’abondance des mots et leur ivresse rend son discours complètement contradictoire et incompréhensible. Au lendemain de son intervention . Il est clair que les éditorialistes ont  u  du mal à dégager les grandes lignes politiques que Macron s’est efforcé de développer lors  de son allocution.  Bien entendu, l’intention était claire surtout ne pas déplaire à des Français au moment où la cote de popularité du chef de l’Etat ne cesse de s’effriter par rapport à celle du Premier ministre. En ligne de mire évidemment, les perspectives de la campagne électorale de 2002. Donc il fallait rassurer les Français. Ce que Macron a fait en parlant surtout du confinements qui plait à beaucoup notamment à ceux dont l’activité a été paralysées , l’emploi menacé ou les voyages empêchés. Pour le reste, quelques considérations sur les libertés, le rôle de la police. Curieusement aussi la réouverture des écoles le 22 juin alors que la saison scolaire est pratiquement terminée. Pour l’essentiel, c’est-à-dire la nature de la crise, son ampleur, ses conséquences et ses modalités, il faudra encore attendre.  Le président a clairement signifié qu’il entendait s’exprimer à ce sujet au mois de juillet. Évidemment des propos qui risquent d’être moins plaisants car il faudra bien parler un jour ou l’autre de cette facture de 500 milliards qu’il faudra bien rembourser d’une manière ou d’une autre par l’inflation, la dévaluation ou les deux sans parler de la fiscalité. Macron, s’est en fait contenté de reprendre de façon très allusive les sujets de préoccupation des Français qui transparaissaient dans les sondages en évitant surtout de les contrarier cela sans doute pour faire écho à la cote montante  du Premier ministre.

Des  mots vides sans aucun contenu, même pas la moindre orientation qui pourrait être prononcée dans n’importe dans quel bistros mais qui peuvent toujours faire plaisir entendre pour nombre de naïfs

  • Le fameux «monde d’après» se concrétise peu à peu. C’est dans cette logique qu’Emmanuel Macron a dit vouloir «créer les emplois de demain». Il en appelle pour cela à une «industrie verte», «sociale et solidaire» qui permettrait selon lui de «réconcilier production et climat». Attractivité et relocalisation doivent être au cœur de ce nouveau «pacte productif», a-t-il ajouté. Bref l’impression que Macron avec ses conseillers à étudié de très près les thèmes sémantiques qui ressortent des différents sondages et qui nourrissent les préoccupations des Français. Il aura parlé de tout mais surtout de rien de précis ni de concret renvoyant même à plus tard de questions essentielles la relance économique et le financement.
  • Le président l’assure, il souhaite faire de la relance économique une relance «solidaire». Pour cela, il promet aujourd’hui «un investissement massif pour l’instruction, la formation et les emplois de notre jeunesse». «Nous la lui devons», a-t-il ajouté, précisant que les générations futures paieraient la dette écologique de notre pays.
  •  Pas d’annonce ,non plus sur le plan politique tout juste une petite annonce sur ce que pourrait être une nouvelle phase de décentralisation. De quoi peut-être relancer le bâtiment car chaque phase de décentralisation s’est traduite par la construction d’hôtels pour les élus et leurs services sans parler des coûts de fonctionnement. Bref un discours ne pas dire grand-chose.
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Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

Aide à domicile : « pas à temps partiel mais plutôt payés à temps partiel »

 

Les deux économistes François-Xavier Devetter et Emmanuelle Puissant suggèrent au gouvernement, dans une tribune au « Monde », d’aller au-delà d’une prime exceptionnelle pour l’aide à domicile, mais aussi de repenser le décompte du temps de travail, ce qui conduirait à augmenter les revenus mensuels des aidants.

Tribune. Les aides à domicile appartiennent à la profession la plus dynamique de ce début de siècle, voyant ses effectifs quasiment doubler entre 2003 et 2018 : elles sont passées de moins de 350 000 à près de 600 000. La crise sanitaire a souligné leur rôle majeur dans l’accompagnement des personnes vulnérables, mais aussi la fragilité des conditions d’emplois qui caractérisent encore et toujours nombre d’entre elles.

Le manque de reconnaissance qu’elles continuent de subir est particulièrement visible lorsque le gouvernement invite les collectivités locales à verser à ces travailleuses et à ces travailleurs, dont on peine curieusement encore à reconnaître leur appartenance au monde du soin ou, au minimum du « prendre soin », une prime de 1 000 euros sans pour autant en prévoir le financement.

Appels inopérants

Malgré un effort constant et soutenu en termes de production de rapports, les pouvoirs publics continuent de promouvoir, par les modalités de solvabilisation des besoins d’accompagnement des personnes âgées, la fixation de salaires pour les aides à domicile à un niveau très faible.

En effet, la politique de lutte contre la perte d’autonomie repose essentiellement sur le versement d’une allocation aux personnes âgées (APA ou allocation personnalisée d’autonomie) calculée en fonction de leur degré d’autonomie et variable selon leur revenu.

Cette allocation consiste à attribuer une somme permettant « d’acheter » un certain nombre d’heures. La valorisation d’une heure obéit à des règles complexes et variables selon les départements mais, le dispositif aboutit de fait à un « tarif APA » par département, qui constitue en quelque sorte la référence au prix d’une heure d’aide à domicile.

La proposition d’un « tarif socle national » à la suite du rapport Libault confirme cette vision. Or les montants actuellement en vigueur dans la plupart des départements (tout comme le tarif national envisagé) dépassent rarement 21 euros alors même que toutes les études de coûts l’évaluent autour d’un minimum de 26 euros… dans des conditions restrictives ! L’écart est alors souvent payé par les aides à domicile elles-mêmes. A ce niveau les appels à une montée en qualification ou une amélioration des conditions d’emplois des salariés sont inopérants.

Epuisement

Car quel est le nœud du problème ? La profession d’aide à domicile est portée par des emplois dont la durée moyenne est de 25 heures par semaine… mais où le travail commence bien souvent à 7 heures – ou plus tôt – et ne s’arrête qu’à 19 heures, 20 heures, voire au-delà ; où l’emprise du travail sur la semaine dépasse nettement les 35 heures, et où les inaptitudes, les accidents du travail, sont à un niveau plus élevé que la plupart des autres professions. La prévalence des situations d’épuisement des salariés montre combien la dite « ressource humaine » est consommée « à taux plein ».

La France Coronavirus :54 décès en 24 heures, 29.209 morts mais tassement

La France Coronavirus :54 décès en 24 heures, 29.209 morts mais tassement

 

54 nouveaux décès dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 29.209 morts depuis le 1er mars, selon des nouveaux chiffres diffusés lundi par la direction générale de la santé, qui ne prennent pas en compte les Ehpad.

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au COVID-19 continue de reculer, à 12.315 patients, contre 12.461 dimanche, soit 146 de moins en 24 heures.

Le nombre de cas graves en réanimation, en recul constant depuis deux mois, est également en baisse, à 1.024 contre 1.053 dimanche (-29). Il faut remonter au 18 mars pour retrouver un bilan quotidien faisant état de patients moins nombreux en réanimation (931).

Pour ce qui est des contaminations, l’agence Santé publique France fait état lundi soir de 211 cas confirmés supplémentaires pour un total de 154.188 depuis le début de l’épidémie.

Dans le détail, la France a enregistré 18.859 décès en milieu hospitalier et 10.350 dans les établissements médico-sociaux. Pour ces derniers, dont les établissements d’hébergement des personnes âgées dépendantes, ces données remontent au 2 juin et seront actualisées mardi par l’agence Santé publique France, précise la DGS.

Coronavirus: seulement 31 morts en 24 heures, mais 29.142 morts

Coronavirus: seulement 31 morts en 24 heures, mais  29.142 morts

 

 

31 nouveaux décès dus au coronavirus au cours des dernières 24 heures, ce qui porte le bilan de l’épidémie à 29.142 décès depuis le 1er mars, selon les chiffres diffusés samedi par le gouvernement.

Ce bilan inclut seulement les nouveaux décès en milieu hospitalier, et non en Ehpad ou établissements médico-sociaux pour lesquels les données sur les décès sont arrêtées de manière hebdomadaire.

Selon les dernières données disponibles, datant du 2 juin, les décès dans les Ehpad ou établissements médico-sociaux atteignaient 10.350.

Le nombre de cas confirmés de COVID-19 en France atteint samedi 153.634, soit 579 de plus que la veille.

Le nombre de personnes hospitalisées pour une infection au COVID-19 continue de reculer, à 12.479 patients, contre 12.696 vendredi, soit 217 de moins en 24 heures.

Le nombre de cas graves en réanimation est également en baisse, à 1.059 contre 1.094 vendredi (-35).

Ces chiffres quotidiens sont habituellement transmis par la Direction générale de la Santé, qui avait toutefois prévenu qu’elle ne publierait pas ce week-end de bilan quotidien, signe de l’amélioration de la situation sanitaire dans le pays.

Vendredi, le président du conseil scientifique COVID-19, le professeur Jean-François Delfraissy, a estimé que l’épidémie liée au nouveau coronavirus était désormais sous contrôle en France.

Autre signe d’amélioration de la situation sanitaire, la préfecture de Police de Paris a annoncé samedi la fermeture du centre d’accueil des cercueils à Rungis qui était ouvert depuis le 3 avril dernier.

Relocalisations : mais comment ?

Relocalisations : mais comment ?

«Délocaliser notre industrie a été une faute majeure. Maintenant il faut relocaliser», expliquait de son côté le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le 14 mai.

A la  relocalisation brutale et immédiate s’opposent  de nombreuses raisons. La première c’est que la France a perdu une bonne partie de ses capacités industrielles et de recherche. En 20 à  30 ans, on a perdu 1 million d’emplois et en même temps le savoir-faire. Il Faudrait trouver évidemment dés investisseurs ce mais également réinvestir dans la formation aussi bien des cadres que des ouvriers. La seconde difficulté tient à la complexification des processus de production qui fait  que nombre d’éléments de production viennent  de l’étranger. Une reproduction relocalisation totale apparaît difficile. Elle ne pourrait être que progressive et sans doute ceux situés sur des secteurs très stratégiques et très pointus, lorsque notamment cela remet en cause la souveraineté française. Le problème est tellement complexe qu’on a de la difficulté à savoir ce qui est réellement produit en est ce qui ne l’est pas ainsi la célèbre marque Renault, considéré comme un étendard français ne fabrique en France environ 30 % de sa production, encore un peu moins pour Peugeot. À l’inverse dés marches étrangère fabriquent au moins en partie certains produits entre France,  Toyota par

Une hypothèse  relocalisation ne pourra s’inscrire que dans le temps et après un examen complexe et approfondi des différentes filières, des forces et des faiblesses du pays. En attendant peu de choses changeront sauf sans doute dans le secteur agricole là les choses peuvent aller mais en tenant compte aussi de l’État de ne nos echanges internationaux et de notre balance commerciale favorable.

 

 

«Délocaliser notre industrie a été une faute majeure. Maintenant il faut relocaliser», expliquait de son côté le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le 14 mai.

A la  relocalisation brutale et immédiate s’opposent  de nombreuses raisons. La première c’est que la France a perdu une bonne partie de ses capacités industrielles et de recherche. En 20 à  30 ans, on a perdu 1 million d’emplois et en même temps le savoir-faire. Il Faudrait trouver évidemment dés investisseurs ce mais également réinvestir dans la formation aussi bien des cadres que des ouvriers. La seconde difficulté tient à la complexification des processus de production qui fait  que nombre d’éléments de production viennent  de l’étranger. Une reproduction relocalisation totale apparaît difficile. Elle ne pourrait être que progressive et sans doute ceux situés sur des secteurs très stratégiques et très pointus, lorsque notamment cela remet en cause la souveraineté française. Le problème est tellement complexe qu’on a de la difficulté à savoir ce qui est réellement produit en est ce qui ne l’est pas ainsi la célèbre marque Renault, considéré comme un étendard français ne fabrique en France environ 30 % de sa production, encore un peu moins pour Peugeot. À l’inverse dés marches étrangère fabriquent au moins en partie certains produits entre France,  Toyota par

Une hypothèse  relocalisation ne pourra s’inscrire que dans le temps et après un examen complexe et approfondi des différentes filières, des forces et des faiblesses du pays. En attendant peu de choses changeront sauf sans doute dans le secteur agricole là les choses peuvent aller mais en tenant compte aussi de l’État de ne nos echanges internationaux et de notre balance commerciale favorable.

 

 

Télécom : la 5G, la 4G ou le câble mais pour qui ?

Télécom : la 5G, la 4G ou le câble mais pour qui ?

 

 

La vérité oblige à dire que la problématique se pose surtout dans les zones les moins favorisées car dans les zones concentrées on pourra bénéficier à la fois de la 4G, de la 5 G et du câble . On prévoit même la mise aux enchères de la 5G éventuellement dès septembre. Ailleurs il faudra se contenter de la 4G voir de la 3G; quant au câble, il demeurera une illusion ou bien en utilisant en fin de ligne le vieux câble de cuivre soutenu le plus souvent par les poteaux. L’Europe, et plus particulièrement l’Allemagne, a fait de la 5G un élément structurant pour la compétitivité industrielle.

Bouygues Telecom et SFR sont montés au créneau pour demander que les enchères pour l’attribution des fréquences pour la 5G – dites bandes des 3,5 Ghz – soient décalées à décembre, voire à janvier 2021. De leur côté, Orange et Free ont plaidé pour qu’elles aient lieu en septembre, voire en juillet pour Free. Ces divergences ont plusieurs explications.

Bouygues Telecom et SFR estiment qu’il faut donner la priorité au déploiement des réseaux 4G et à la fibre, avant de songer à la 5G. L’équation est compliquée car ils ont choisi Huawei comme équipementier télécoms, pour au moins la moitié de leur réseau 5G. Or, ils n’ont à ce jour pas obtenu de réponse de l’Agence de sécurité (Anssi) qui devait valider cette option. Ils craignent aussi qu’un de leur concurrent

Coronavirus France : plus de 29 000 morts mais tassement

Coronavirus France : plus de 29 000 morts mais tassement

 

 

81 décès supplémentaires liés au coronavirus, a annoncé mercredi soir la direction générale de la santé (DGS) dans son bilan quotidien.

Au total, 29.021 personnes ont succombé au COVID-19 depuis le début de l’épidémie en France, dont 18.671 personnes au sein des hôpitaux et 10.350 dans les Ehpad et établissements similaires.

Le nombre de malades hospitalisés en raison du COVID-19 poursuit sa baisse, passant en 24 heures de 14.028 à 13.514.

Au total 1.210 malades atteints d’une forme sévère du virus sont hospitalisés en réanimation, soit 43 de moins que la veille.

Quatre régions – Ile de France, Grand-Est, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France – concentrent près des trois quarts des patients hospitalisés en réanimation.

Le nombre de cas de contamination est en hausse sans doute à cause des confinements et s’élève s’élève à 151.677, soit 352 nouveaux cas enregistrés en 24 heures, précise Santé Publique France sur son site internet.

Depuis le début de l’épidémie, 102.133 personnes ont été hospitalisées, dont 18.019 en réanimation, et 69.455 personnes sont rentrées à leur domicile.

Cafés, restaurants, tourisme … ça va repartir mais doucement

Cafés, restaurants, tourisme … ça va repartir mais doucement

L’activité de secteur victimes de fermeture administrative va forcément repartir puisque le chiffre d’affaires était souvent proche de zéro pendant la période de confinement. Le problème c’est que le redémarrage risque d’être progressif. D’abord parce qu’il n’est pas certain que les chefs d’entreprises puissent supporter la totalité des charges de personnel habituel avec une clientèle plus réduite. Ensuite parce que cette même clientèle ne va peut-être pas se précipiter dans certain lieux qui en dépit des mesures d’hygiène comporteront des risques de confinement. Globalement en dépit des efforts des commerçants, on va manquer de place et de moyens pour faire respecter des règles d’hygiène particulièrement rigoureuses et complexes . le déconfinement risque d’abord de profiter aux lieux naturels, jardins, terrasses et autre espaces publics.

De la même manière les transports publics n’ont pas retrouvé immédiatement leur clientèle habituelle pour les raisons déjà évoquées précédemment.

Pour permettre ces déplacements, le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a annoncé dimanche que « 100% de l’offre » de la SNCF serait commercialisée à partir de la « mi-juin », avec la levée de la restriction d’un siège sur deux occupé. À noter que paradoxalement il n’y aura pas de restriction d’espace pour le transport aérien ! Un avantage pour compagnie mais sans doute une inquiétude pour certains voyageurs.

En revanche, l’attestation pour prendre les transports en commun aux heures de pointe en Ile-de-France sera obligatoire « au moins jusqu’au 22 juin« .

Parallèlement aux incertitudes concernant la reprise des activités de loisirs et de tourisme se pose la question de la reprise de l’emploi qui n’est pas forcément compatible avec une prise en compte d’objectifs de d’environnement et de maintien du pouvoir d’achat, donc de consommation et de croissance.

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