Les frondeurs menacent : la France a peur !

 

Les frondeurs menacent Hollande et la France tremble. La gauche de la gauche pourrait bien dire non au budget en même temps renverser le gouvernement voire le président de la république pour instaurer en France un régime bolchevique. Ces frondeurs sont en effet dangereux ;  ils ont déjà menacé une quinzaine de fois, autant de fois en tout cas qu’ils se sont couchés.  Bref  de vrais  révolutionnaires conduits par un énarque et un ancien de Sciences-po député en Touraine. A Ballan-Miré  plus exactement une vraie terre de révolutionnaires, enfin presque. Après avoir échoué ailleurs, Laurent Baumel a été parachuté dans cette région  de Touraine qui ne compte guère de gauchistes. Mais peu importe comme disait Mitterrand l’essentiel est d’obtenir une légitimité démocratique ensuite on décide ce qu’on veut. On dit aussi surtout ce qu’on veut ou ce qu’on peut. Beaucoup d’idioties, de propos de bistrot et de déclarations populistes finalement assez proches de l’extrême droite. Les  sophistes gauchos on a choisi comme chef de la révolution  Montebourg, le marchand de cravates tricolores. Avec de tels révolutionnaires le bourgeois n’a pas lieu de se sentir menacé,  pas plus d’ailleurs que le prolo assuré de demeurer dans sa condition sociale avec les propositions fantaisistes des frondeurs. Christian Paul, leur chef de file, a donc  jugé le projet gouvernemental «dangereux». «C’est un budget en roue libre», a-t-il tranché. En 2014, les frondeurs s’étaient abtenus lors du vote du projet de loi de finances. Le chef de file des «frondeurs» PS à l’Assemblée nationale Christian Paul a déclaré mercredi qu’il ne voyait «pas comment» il pourrait voter le projet de budget 2017, Laurent Baumel estimant également que les frondeurs ne devraient «a priori» pas l’adopter. Le projet de loi de finances présenté mercredi par Bercy «est dangereux parce qu’il manque d’ambition» et «je ne vois pas comment je pourrais le voter», a déclaré Christian Paul dans les couloirs de l’Assemblée. Ce projet «n’est d’ailleurs ni de droite ni de gauche, c’est un budget de gestion», a poursuivi le député PS de la Nièvre. «On aurait aimé qu’il y ait une petite étincelle dans ce budget, moi je ne la vois pas. C’est un budget en roue libre», selon ce membre du collectif «À gauche pour gagner».  «Je n’ai jamais pensé que des baisses d’impôt de dernière minute remplaçaient une vraie réforme de justice fiscale, donc je ne vais pas changer de point de vue», a-t-il ajouté, tout en soulignant que «ça ne veut pas dire qu’il n’y a rien dans ce budget» comprenant «ici ou là des mesures qui sont acceptables», comme le prélèvement à la source. S’il a concédé qu’il préférait cet ultime projet de budget aux précédents, Laurent Baumel, socialiste contestataire soutenant aujourd’hui le candidat à la primaire de la gauche Arnaud Montebourg, a souligné avoir «une lecture globale du quinquennat». «Je me suis abstenu sur les deux précédents budgets. J’ai comme l’intuition que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on devrait a priori ne pas voter ce budget-là», a glissé ce député d’Indre-et-Loire. Au plus fort de la fronde, 39 députés socialistes s’étaient abstenus en octobre 2014 sur le volet recettes du projet de loi de finances. 39 députés qui pourraient bien monter leur grand  courage en démissionnant de l’assemblée…en fin de mandat.

 

Primaire 2017 : « Lemaire se vendra au plus offrant »

Primaire 2017 : « Lemaire se vendra au plus offrant »

 

Ça commence à cogner très fort entre les candidats à la primaire. Juppé règle son compte à Bruno Lemaire. Ce dernier avait considéré Juppé comme un responsable froid. Juppé estime à son tour que Bruno Lemaire est plutôt du genre congelé sans doute aussi charismatique qu’une limande. Mais si le jeune  âge de Lemaire n’est pas contesté, le maire de Bordeaux considère que Lemaire est un jeune vieux. Dernière attaque et non des moindres l’opportunisme de Bruno Lemaire. Il se vendra au plus plus offrant considère l’entourage de Juppé qui prévoit un rapprochement entre Sarkozy et Lemaire. Âge de Bruno Lemaire est incontestable Alain Juppé ne goûte pas au renouveau proposé par Bruno Le Maire. Dans le documentaire que consacre Franz-Olivier Giesbert au maire de Bordeaux (diffusé lundi 3 octobre sur France 3), on apprend que l’ancien premier ministre tance sévèrement le député de l’Eure. «Le Maire, il n’est pas moderne contrairement à ce qu’il essaye de faire croire», dit-il selon L’Opinion qui a pu regarder le film en avant-première. Bruno Le Maire, ajoute Alain Juppé, «c’est une façon assez classique et superficielle de voir les choses».

Le favori des sondages, dont la réputation d’homme froid n’est plus à faire, renvoie l’adjectif à son rival. «On dit que je suis froid. Je crois qu’il l’est vraiment, lui. Une espèce d’ambition froide», lance Alain Juppé. Il refuse de mettre Bruno Le Maire au même niveau que les autres principaux candidats à la primaire de la droite et du centre où s’affrontent un ex-président de la République et deux ex-premier ministre. L’expérience? «Lui en a un peu moins quand même. Cela se sent d’ailleurs souvent dans ses prises de position.»

Début septembre, Alain Juppé avait déjà fustigé la proposition du député de l’Eure de supprimer l’ENA. «D’abord, il ne faut pas expliquer qu’on va faire autrement de la politique en reprenant les recettes les plus anciennes qui soient en politique», avait lancé l’ancien premier ministre lors d’une conférence de presse à Strasbourg. Ajoutant, très tranchant: «On fait vraiment du neuf avec du très vieux!» Quand ce n’est pas le candidat lui-même, se sont ses lieutenants qui prennent le relai. «Alain Juppé ne comprend pas qu’un diplomate puisse prendre des positions si démagos», lance le député Hervé Gaymard à L’Opinion à l’évocation du référendum européen proposé par Bruno Le Maire.

États-Unis : croissance en baisse (FMI)

États-Unis : croissance en baisse (FMI)

 

Le FMI prévoit une baisse de croissance aux États-Unis qu’elle ne quantifie cependant pas encore  pour  2017. En réalité les États-Unis pourraient perdre 1 % de croissance en 2017 soit une croissance autour de 1, 5 %. Comme l’Europe,  les États-Unis se dirigent vers la croissance molle ; en attendant Le Fonds monétaire international va de nouveau abaisser sa prévision de croissance de l’économie américaine en 2016, a annoncé mercredi Christine Lagarde, la directrice générale du FMI. D’après la version écrite d’un discours à la Northwestern University, Christine Lagarde a expliqué cette initiative par les difficultés économiques traversées par les Etats-Unis au premier semestre. Le FMI a déjà abaissé en juillet sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) américain en 2016, à 2,2% contre 2,4% précédemment, en raison du manque de dynamisme de l’activité au premier trimestre aux Etats-Unis. Le Fonds publiera ses nouvelles prévisions mardi prochain dans le cadre de la version actualisée de ses Perspectives économiques mondiales. Le Japon et l’Europe affichent une croissance faible mais leur situation ne semble pas se détériorer, a dit Christine Lagarde. La Chine et l’Inde devraient de leur côté continuer à réaliser de meilleures performances que les autres grands ensembles économiques, avec une croissance d’environ 6% et de plus de 7% respectivement, a-t-elle poursuivi. Le Brésil et la Russie commencent pour leur part à montrer des signes d’amélioration, a ajouté la directrice générale du FMI. « Si l’on met tout cela ensemble, le positif et le négatif, nous continuons d’être confrontés au problème d’une croissance mondiale trop faible pendant trop longtemps et profitant à trop peu », a dit Christine Lagarde. Elle a en outre mis en garde contre la tentation du protectionnisme, « un cas évident de faute économique ».

(Avec Reuters)

Baisse du pétrole : un semblant d’accord

Baisse du pétrole : un semblant d’accord

Un semblant d’accord concernant la production de pétrole pourquoi ? D’abord parce que l’OPEP a  simplement décidé de ramener sa production à 33 millions de barils par jour contre 33,24 millions actuellement. Or la demande estimée l’OPEP en 2017 est précisément de 33 millions. La demande ne pourra l’offre ne pourra donc pas peser sur la demande et faire remonter les prix. D’autant qu’on n’est pas du tout certain que chacun des membres de l’organisation de producteurs respectera les niveaux de production qui lui sont théoriquement attribuées. Il sera intéressant pour mesurer l’impact de cette décision d’une part de scruter le l’ampleur du tassement économique prévu en 2017 et qui inquiète le FM,I aussi de mesurer l’évolution des réserves pétrolières américaines .L’OPEP a décidé théoriquement mercredi de baisser légèrement sa production de pétrole, prenant une première mesure de ce type depuis 2008, l’Arabie saoudite et l’Iran mettant de côté leurs différends au vu de la pression qu’exercent le bas niveau des cours du brut sur les finances de nombre de membres du cartel. « L’OPEP a pris une décision exceptionnelle aujourd’hui (…) après deux ans et demi, l’OPEP a atteint un consensus pour piloter le marché », a déclaré le ministre du Pétrole iranien Bijan Zanganeh, qui fut à de nombreuses reprises en opposition frontale avec son homologue saoudien lors de précédentes réunions. « Nous avons décidé de faire baisser la production d’environ 700.000 barils par jour », a souligné Bijan Zanganeh. Ce faisant, l’OPEP rétablirait des plafonds de production abandonnés il y a un an. L’OPEP déterminera les niveaux de production pour chacun de ses membres à l’occasion de sa prochaine réunion ministérielle, qui aura lieu le 30 novembre à Vienne. A cette occasion, l’OPEP pourrait inviter les pays non-membres du cartel, Russie en tête, à participer aux efforts de rééquilibrage du marché pétrolier. À la suite de l’annonce de l’accord sur la baisse de la production, les cours du brut se sont envolés de quelque 5%, avec un Brent qui est repassé au-dessus des 48 dollars. A ce niveau, il est encore plus de deux fois inférieur à son dernier, remontant à la mi-2014, de plus de 100 dollars le baril. Pris de court par cet accord, nombre d’experts pétroliers veulent connaître les détails de l’accord avant de se prononcer sur son efficacité. « Nous ne savons pas encore qui va produire quoi. Je veux entendre de la bouche du ministre du Pétrole iranien que le pays renonce à retrouver ses niveaux de production d’avant les sanctions », a déclaré Jeff Quigley, directeur des marchés énergétiques chez Stratas Advisors. « S’agissant des saoudiens, cela va à l’encontre de leur discours traditionnel. » Mardi, l’Arabie saoudite et l’Iran avaient pratiquement réduit à néant l’espoir d’un accord dès cette semaine à Alger sur une limitation de la production pétrolière de l’OPEP, Téhéran ayant rejeté une proposition de Ryad consistant à plafonner la production iranienne en échange d’une réduction de l’offre saoudienne. Les cours du pétrole avaient d’ailleurs plongé mardi de près de 3% en raison du sentiment que les positions saoudiennes et iraniennes restaient trop éloignées. En avril déjà, la rivalité entre les deux pays avaient fait capoter une précédente tentative de gel de la production. Le ministre saoudien du Pétrole, Khalid al Falih, a cependant déclaré mardi que l’Iran, le Nigeria et la Libye seraient autorisés à produire « à des niveaux maximum qui font sens » dans le cadre d’un éventuel accord. Cette déclaration a été une inflexion de la position saoudienne alors que Ryad excluait jusqu’à présent de réduire sa production si tous les autres producteurs, OPEP et non-OPEP, n’en faisaient pas de même. L’Iran, qui a entrepris de redresser sa production depuis la levée de sanctions occidentales à son encontre en janvier, accepterait de la plafonner « à près de quatre millions de barils par jour » en cas d’accord, a dit Bijan Zanganeh mercredi. Elle stagne à 3,6 millions de bpj depuis trois mois, soit quasiment son niveau antérieur aux sanctions occidentales. Les économies saoudienne et iranienne reposent fortement sur le pétrole mais l’Iran souffre moins de la chute de moitié des cours depuis mi-2014 du fait de la levée des sanctions à son encontre et le pays pourrait afficher une croissance économique de près de 4% cette année, selon le Fonds monétaire international (FMI). L’Arabie saoudite est en revanche confrontée à une situation de déficit budgétaire, lequel a atteint l’année dernière le niveau record de 98 milliards de dollars, liée à la stagnation de son économie. Elle a été contrainte de réduire les salaires des fonctionnaires. De loin le premier producteur de l’OPEP, l’Arabie saoudite extrait plus de 10,7 millions de barils par jour, un niveau similaire à ce produisent la Russie et les Etats-Unis. Ensemble, ces trois pays représentent un tiers de la production mondiale.

(Avec Reuters)

Le Cice a sauvé ou créé 50.000 à 100.000 emplois….. ou rien du tout

Le Cice a sauvé ou créé 50.000 à 100.000 emplois….. ou rien du tout

 

 

Très libéral pendant toute une période pour servir les intérêts de Valls, France Stratégie tourne à gauche dans le cadre de la campagne électorale ; Exemple l’évaluation du CICE. Encore une évaluation tout à fait fantaisiste d’un organisme (France, ancien commissariat au plan)  rattaché au Premier ministre. Une évaluation fortement teintée politiquement puisqu’elle conclut que le CICE aurait soit sauvé, soit créé 50 000 à 100 000 emplois. Notons d’abord l’ampleur de la fourchette qui démontre à l’évidence qu’il s’agit de calcul de coin de table destiné surtout à montrer l’efficacité du CICE. De toute manière ces types d’évaluation reposent le plus souvent sur la méthode du doigt mouillé. Scientifiquement il est impossible de mesurer avec précision l’effet  d’une mesure économique tout simplement parce qu’on ne dispose pas d’une période de référence. Pour être pertinent il faudrait en effet comparer la même période sans CICE avec la même période avec CICE. Tout ce qu’on sait  que ce fameux CICE,  mal ciblé et mal ficelé,  constituait quand même une mesure de baisse de la fiscalité. Une baisse de fiscalité qui a forcément contribué à améliorer la trésorerie des entreprises et en même temps l’emploi. Le reste est littérature car il est impossible de faire un chiffrage des mesures.  L’effet baisse du coût du travail du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi a permis de sauver ou de créer 50.000 à 100.000 postes en France au cours des deux première années de son existence, selon les approximations  du comité de suivi du Cice. Le rapport est un empilement de bla-bla avec chiffres et graphiques mais qui ne répondent pas avec pertinence à la question de son impact réel sur l’emploi ; témoin les précautions oratoire sur l’  évaluation.  « Deux grandes questions méthodologiques émergent de ce bilan annuel. La première est de savoir dans quelle mesure le CICE doit être appréhendé comme une réduction du coût du travail. L’analyse détaillée de ses mécanismes opérationnels et de la perception qu’en ont les acteurs économiques conduit à s’interroger sur la pertinence de son assimilation à une baisse du coût du travail. Le fait que les entreprises semblent le destiner en priorité à l’investissement renforce cette interrogation. Ce point sera important pour la démarche d’évaluation car celle-ci devra déterminer de quelle manière le CICE a pu affecter l’emploi : principalement via un effet direct de la réduction du coût du travail, à l’instar des allègements généraux de cotisations sociales ? Ou plutôt en conséquence de ses effets sur les comportements d’investissement et de fixation des prix ? La deuxième question est de savoir si les écarts entre les montants estimés de CICE sur la base des données sociales et les montants comptabilisés fiscalement résultent de différences de comportement entre entreprises. L’enjeu sera par ailleurs de savoir si c’est la créance, et son anticipation, qui affectent les décisions économiques, ou si les effets de trésorerie prédominent »

 

Autre précaution oratoire du rapport de 2016 :

«  Le comité de suivi du Cice admet que des incertitudes pèsent sur l’évaluation de l’impact de ce dispositif. » Il estime cependant, sans doute au pif, que le Cice « a conduit à une amélioration sensible des marges des entreprises » et juge « probable un effet direct de l’ordre de 50.000 à 100.000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014. » La commission des finances du Sénat avait dressé dans un rapport rendu public en juillet un bilan très mitigé du Cice, jugé trop complexe et à l’efficacité incertaine pour un coût budgétaire élevé.

(vivent les sciences économiques !)

2017 : c’est cuit pour Hollande à cause du chômage (sondage Elabe)

2017 : c’est cuit pour Hollande à cause du chômage (sondage Elabe)

 

Plus de huit Français sur dix (83%) estiment qu’une candidature de François Hollande à l’élection présidentielle l’an prochain ne serait pas justifiée compte tenu de l’évolution du chômage ces derniers mois selon un sondage Elabe pour BFM TV diffusé mercredi. Cet avis est partagé par 62% des sympathisants de gauche et un sympathisant socialiste sur deux. Auprès de sympathisants de la droite et du centre ainsi que de ceux du Front national, le constat est quasi unanime, avec respectivement 97% et 94% qui estimeraient sa candidature injustifiée. Le bond du chômage au mois d’août n’interdit pas une candidature de François Hollande à l’élection présidentielle de 2017, a jugé mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. Le chef de l’Etat, qui a annoncé qu’il dirait en décembre s’il est ou non candidat, a fait de la baisse du chômage une condition pour briguer un nouveau mandat. Le sondage Elabe a été effectué les 27 et 28 septembre auprès d’un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française.

(Reuters)

Christian Estrosi : intello et gastronome qui ne manque pas de sel

 Christian Estrosi : intello et gastronome qui ne manque pas de sel

 

Le motocrate qui est à la pensée universelle ce que McDo est à la gastronomie aime les réflexions et les notes salées. Celui qui était qualifié d’abruti par Sarkozy ne se gêne pas pour mener grand train. Estrosi soigne davantage son estomac que ses capacités cognitives. Dans son édition de mercredi, Le Canard enchaîné pointe en tout cas « la copieuse enveloppe » qu’a fait voter cet été le président de la collectivité (LR) Christian Estrosi pour « ses notes de frais de bouche ». Soit 27.000 euros pour l’année 2016 dans des restaurants gastronomiques. Mais la dilapidation  des fonds publics ne constituent pas la caractéristique la plus grave du président d’une des plus grandes régions de France. Le plus grave, c’est qu’il représente bien le degré zéro de la politique avec une spécialité : les saillies du café du commerce. Cet homme-là aurait pu tenir avec succès un bistrot, il en avait les compétences. La malchance sans doute s’est opposée à cette honorable carrière et il a échoué en politique en devenant maire de Nice, président de la région. Il a même été ministre de l’industrie même si personne ne s’en souvient. Bref l’incarnation de la nullité totale en politique. Ce qui ne l’empêche pas de se considérer comme un prince du sarkozysme en tout cas de mener un train princier aux frais du contribuable.

Publiée sur le site Internet du Conseil régional, la « délégation d’attributions au président du conseil régional », passée en revue le 24 juin dernier, prévoit en effet ce budget prévisionnel dans les dix établissements du « référentiel de restaurants pour l’année 2016 à destination des élus et leurs invités à l’occasion de repas d »intérêt régional’ ». Quatre à Marseille, trois autres à Nice (dont le restaurant d’application du lycée hôtelier Paul-Augier), un à Gap, un à Digne-les-Bains et un dernier à Paris. « Ils sont effectivement en compte avec nous. On leur envoie les factures. Ils viennent de temps en temps, mais ils ne mangent pas beaucoup », sourit Christian Buffa, le patron du Miramar, sur le Vieux-Port de Marseille. Dans ce restaurant gastronomique de la cité phocéenne, où la région a prévu jusqu’à 5.000 euros d’additions, la « vraie bouillabaisse » est tout de même affichée à 63 euros, comme le fait remarquer Le Canard enchaîné. Le conseil régional a aussi jeté son dévolu, avec une enveloppe de 3.000 euros, sur La Petite Maison, à l’entrée du Vieux-Nice. Un établissement huppé et sélect où Christian Estrosi, avant maire de Nice, a depuis longtemps ses habitudes.

 

 

Sarko le baptiste qualifie ses amis

Sarko le baptiste qualifie ses amis

 

Sarko rebaptise des amis politiques avec une certaine pertinence et un sens certain de la formule. Certes on peut mettre en doute certaines sources comme celles de Buisson mais les définitions sont confirmées par d’autres propos tenus par ailleurs. Chirac «corrompu», Fillon «pauvre type», Xavier Bertrand «méchant», Estrosi «abruti», DSK «dégoûtant personnage» qu’il a «de quoi faire exploser en plein vol»… Florilège des petites phrases et autres confessions de Nicolas Sarkozy, selon son ancien conseiller Patrick Buisson, dans un livre, «La Cause du peuple», à paraître jeudi.

- sur Jacques Chirac: «Il aura été le plus détestable de tous les présidents de la Ve. Franchement, je n’ai jamais vu un type aussi corrompu (…) J’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi méchant et avide.»

- sur François Fillon, après l’inauguration en 2010 par son Premier ministre d’une mosquée: «Pauvre type, minable… Tant qu’il y est, il n’a qu’à venir mercredi au Conseil des ministres en babouches et avec un tapis de prière!»

- sur Dominique Strauss-Kahn: «Ce type est un dégoûtant personnage. Il n’aime pas les femmes, mais le sexe. Faites-moi confiance. J’ai de quoi le faire exploser en plein vol.» Et Buisson, pour qui Sarkozy a «la mine des mauvais jours» quand éclate l’affaire du Sofitel en mai 2011, d’ajouter: «Selon les jours, il évoquait une mystérieuse affaire à Marrakech ou une triviale histoire de +parties fines+ à Lille, s’excusant à chaque fois de ne pas pouvoir nous en dire davantage.»

- sur François Baroin en 2010, et dont il dit aujourd’hui qu’il fera son Premier ministre en cas de victoire en 2017: «Je l’ai acheté à la baisse. Trop cher, je te le concède, pour un second rôle.»

- sur le choix de son gouvernement, en juin 2007: «Je sais bien que je suis le Tom Cruise du pauvre, mais enfin Gérard Larcher ministre, ce n’est pas possible: il est trop laid! Tandis qu’avec Rachida (Dati) et Rama (Yade), on va leur en mettre plein la vue.»

- sur lui-même, en mars 2007: «Ils s’en moquent, les Français, que je sois sympathique! Ils veulent que je fasse le job. Est-ce qu’on demande à Rocco Siffredi (acteur pornographique, ndlr) d’avoir des sentiments?»

- sur Carla Bruni: «Crois-tu que notre histoire à Carla et à moi aura un impact favorable sur le moral des Français?» Et M. Buisson raconte une scène où «il s’extasie sur le décolleté de son épouse et invite ses conseillers à faire de même».

- sur Xavier Bertrand: «C’est un méchant. Dix ans à essayer de placer des assurances en Picardie, dix ans à taper aux portes et à se prendre des râteaux, ça a de quoi vous rendre méchant pour le restant de vos jours. C’est d’ailleurs pour ça que je l’avais choisi.»

- sur Christian Estrosi: «Cet abruti (…) qui a une noisette dans la tête.»

- sur Angela Merkel, à qui il disait en plaisantant «Je suis la tête, vous êtes les jambes», Patrick Buisson assure que la chancelière allemande lui répondait: «Nein, je suis la banque.»

(AFP)

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Primaire EELV : un débat, quatre candidats et quelques électeurs

Primaire EELV : un débat, quatre candidats et quelques électeurs  

Premier débat des écolos très médiatique sur la chaîne très marginale de LCP (pourtant qui produit parfois de belles émissions mais très coûteuses) .4 candidast, sans doute quelques téléspectateurs et une perspective de 2% environ pour 2017. Pour résumer les écolos gauchistes proposent  le revenu universel, les 32 heures, la libéralisation du cannabis (trois propositions cohérentes !) et un peu d’écologie. 2% en 2017, encore moins que le score catastrophique d’Eva Joly.  Pendant 1h30, les quatre candidats à la primaire écologiste – Cécile Duflot, Yannick Jadot, Karima Delli et Michèle Rivasi – se sont fait face mardi soir sur LCP. Ou plutôt ils ont répondu, chacun leur tour dans une ambiance détendue, à plusieurs questions et fait valoir leurs propositions. Sans surprise : il y a peu de différence de fonds entre eux. « Comme [untel] l’a dit », a-t-on entendu à plusieurs reprises tout au long de ce premier débat télévisé. « Est-ce que vous connaissez une famille politique où il y a autant d’harmonie? », a même lancé Cécile Duflot. Principale – voire unique – différence entre les candidats : le montant d’un éventuel revenu universel de base. Une fourchette allant de 524 euros pour Yannick Jadot à 1.000 euros pour l’ancienne ministre du Logement. Des petites divergences sur la manière de passer à une 6e République ont également été évoquées, chacun évoquant toutefois la nécessité que le futur chef de l’Etat soit le dernier « président monarque ». Sur la légalisation du cannabis, la critique de la loi Travail ou du bilan environnemental du gouvernement actuel… Les quatre sont d’accord. Quel que soit le vainqueur de la primaire, il devra porter le programme d’EELV actuellement élaboré via une plateforme participative. C’est lorsqu’ils ont été interrogés sur le programme notamment écologique de Jean-Luc Mélenchon que le ton est monté. Non pas entre eux, mais à l’encontre du candidat de La France insoumise. Si Michèle Rivasi a reconnu qu’il s’était « écologisé », Yannick Jadot a vivement critiqué son positionnement à l’international notamment sur la Syrie. « Qui dans ce pays soutient Poutine? C’est Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon », a-t-il déploré, affirmant que l’écologie « n’est pas simplement brasser des économies bleues de la mer », en référence au programme de l’ancien leader du Front de gauche. « Nous n’avons plus besoin du grand frère socialiste, nous n’allons pas adopter un petit frère », a fait valoir Karima Delli. Un « petit frère » qui est entre 10 et 12% dans les sondages quand EELV n’atteint pas les 3%, comme l’a rappelé le journaliste.

 

Pétrole : encore bas pour un bon moment

Pétrole : encore bas pour un bon moment

En dépit de la réunion des producteurs de pétrole qui se tiendra aujourd’hui à Alger les prix du pétrole risquent de demeurer relativement bas encore pour un moment au moins jusqu’en 2017. En cause l’incapacité totale de ses producteurs à se mettre d’accord sur un gel de la production alors que la demande se tasse.

Les prix du pétrole risquent donc de demeurer bas encore en 2017 en raison d’une part du tassement de l’économie mondiale et de l’incapacité de l’OPEP à réduire la production.  Les cours du pétrole sont  au plus bas depuis trois mois.  De façon presque mécanique, le tassement des prix du pétrole suit l’atonie de l’activité économique mondiale. Après un premier trimestre relativement dynamique, les prix du pétrole ont suivi la croissance pour atteindre au printemps le niveau de 50 $ le baril. Depuis comme la croissance s’affaiblit nettement et le pétrole repasse nettement sous les 50 dollars. Une baisse qui devrait être durable si l’on se fie aux  perspectives relativement pessimistes des  instituts économiques notamment du FMI. Alors que son déclin persistant soutenait le marché depuis le printemps, la production américaine montre des signes de rebond. Résultat, cette offre excédentaire de produits pétroliers pèse de plus en plus sur les prix. Le département américain a montré une hausse des réserves pétrolières américaines à un plus haut historique pour cette période de l’année, déprimant les cours.  «On dirait que s’évaporent les attentes d’un rééquilibrage de l’offre et de la demande», a reconnu Gene McGillian, de Tradition Energy. «L’attention des investisseurs se concentre sur le niveau élevé des réserves de pétrole comme de carburant à travers le monde.»   C’est notamment aux États-Unis que la situation préoccupe les marchés, car les réserves d’essence ne cessent d’augmenter depuis plusieurs semaines, alors qu’elles baissent normalement en période estivale. L’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a porté sa production de brut à un niveau record cet été, a-t-elle déclaré à l’Opep, signe que les principaux pays membres du cartel continuent de privilégier la défense de leurs parts de marché au détriment du rééquilibrage entre l’offre et la demande. Le rapport mensuel de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole publié mercredi montre aussi que la production totale de ses 14 pays membres a atteint un plus haut historique le mois dernier, suggérant que l’offre mondiale devrait rester excédentaire en 2017. Cette baisse des prix a ravivé les spéculations sur la possibilité que l’Opep coordonne une limitation de la production de ses membres. « Le brut bon marché a conduit les raffineurs à produire davantage de produits raffinés dans le monde entier, accentuant la situation de surproduction du marché », constate l’Opep dans son rapport. L’Opep précise prévoir une demande pour son brut de 33,01 millions de bpj en moyenne en 2017, ce qui implique un excédent de 100.000 bpj si sa production ne diminue pas. Tous les producteurs sont d’accord sur le gel à condition qu’ils concernent les autres. Ni la Russie, ni l’Iran, ni l’Algérie ni même l’Arabie Saoudite ne sont décidés à figer le niveau de leur production.

(Avec Reuters)

 

Sarkosy financé par Khadafi (MEDIAPART)

Sarkosy financé par Khadafi (MEDIAPART)

Mediapart révèle de nouvelles informations concernant les soupçons de financement illégal, par la Libye, de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy. Selon le site d’investigation, le juge d’instruction parisien Serge Tournaire et les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) ont récupéré, des mains de la justice norvégienne, une copie du carnet noir d’un ancien ministre de Mouammar Kadhafi, où il est consigné une série de versements au profit de l’ancien chef de l’Etat, dont le montant avoisinerait 6,5 millions d’euros. Choukri Ghanem, ancien chef du gouvernement (2003-2006) et ancien ministre du pétrole libyen (2006-2011), a rédigé en arabe, le 29 avril 2007, une semaine avant le premier tour de l’élection présidentielle, le compte-rendu d’une réunion avec plusieurs autres personnalités du pouvoir libyen. L’un deux, Bachir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi et patron de l’un des fonds souverains du pays, y affirme avoir transféré 1,5 millions d’euros à Nicolas Sarkozy.

Chômage : El Khomri et de Le Foll, les commentateurs de bistrot

Chômage : El Khomri et de Le Foll les commentateurs de bistrot

 

Exercice d’équilibriste pour El Khomri comme Henri est le Foll qui tentent  vainement d’expliquer que le chômage baisse en France alors  que Le chômage a encore fortement augmenté pour le mois d’août. C’est la faute aux attentats a tenté d’expliquer l‘inénarrable ministre du travail Myriam El Khomri. En outre,  les chômeurs ont eu l’outrecuidance de s’inscrire davantage à Pôle emploi. Il y a aussi un effet « calendaire » dit le ministère du travail ! Explication : les chômeurs se sont trop inscrits en août ils auraient dû attendre les calendes grecques. La véritable explication provient en réalité de la croissance molle, une croissance qui crée quelques emplois marchands mais pas suffisamment pour absorber l’évolution démographique. Cette croissance n’est pas assez dynamique et la consommation intérieure ne parvient pas à compenser le recul du secteur manufacturier. Le chômage s’est donc retourné en nette hausse en août en France, enregistrant sa plus forte progression depuis septembre 2013 sous l’effet d’une augmentation concernant toutes les tranches d’âge, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail. Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a progressé de 1,4% le mois dernier pour s’établir à 3.556.800, soit 50.200 de plus qu’à fin juillet. Cette hausse, qui intervient après un recul de 0,5% en juillet, rapproche le nombre d’inscrits du record enregistré en février, à 3.591.000 et fragilise les espoirs d’une inversion de la courbe du chômage, que François Hollande a posée comme condition de sa candidature à l’élection présidentielle de 2017. « Ce résultat, nettement moins favorable que ceux des mois précédents, peut s’expliquer notamment par les difficultés rencontrées dans certains secteurs d’activité particulièrement affectés par les attentats de juillet (tourisme, hôtellerie-restauration, commerce de loisir, notamment) », souligne la ministre du Travail Myriam El Khomri dans un communiqué. En ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a augmenté de 1,4%, soit 76.100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.518.200 (5.820.400 en incluant les départements d’Outre-mer, également en hausse de 1,4% sur un mois). Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A recule de 0,3% tandis que le total des inscrits dans les catégories A, B et C augmente de 1,9%. . Pourtant Au micro de Radio ClassiqueMyriam El Khomri affirme que l’inversion de la courbe est la, elle  assure que « les chiffres mensuel du chômage, certes négatifs, ne remettent pas en cause ni la trajectoire, ni le chemin parcouru en la matière. L’apparatchik titulaire d’un DESS de sciences politiques et qui n’a jamais travaillé ailleurs qu’au parti socialiste est forcément compétente en matière d’analyse statistique et économique ! La ministre du Travail reconnaît qu’il y a « une forme de trou d’air au mois d’août ». « La tendance depuis le début de l’année est à la baisse du chômage, elle reste à la baisse du chômage (…) Nous savons bien que nous avons des variations mensuelles extrêmement fortes d’un mois à l’autre. C’est pour cela qu’on regarde le taux dit par l’Insee (…) L’inversion de la courbe du chômage, elle est là, quand on regarde les chiffres de l’Insee », ajoute-t-elle. Mêmes arguments avancés par le porte-parole du gouvernement. Stéphane Le Foll expliquait à l’antenne de RTL que l’on « commence à avoir l’habitude de ces chiffres qui peuvent être extrêmement variables. On a certaine fois de mauvaises surprises et c’est une surprise qui marque un recul dans la tendance qui avait été celle depuis le début de l’année » !!!

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

Présidentielle 2017 : le lancement du site pour François Hollande « moi, ancien président, je »

 

Pas de bol comme dit Hollande à propos du cômage et pas de bol pour le lancement de son site « NotreidéedelaFrance.fr ». qui aurait pu s’appeler : « moi, ancien président, je… »  Le président de la République doit regretter d’avoir indexé sa candidaturesur la baisse du chômage. Si Najat-Vallaud Belkacem a tenté de noyer le poisson en parlant de « soubresauts » lors d’un meeting de « Eh oh la gauche » à Grenoble lundi 26 septembre, l’annonce d’une nouvelle de hausse du chômage - 1,4%, soit la pire augmentation depuis septembre 2013 – a plongé les soutiens de François Hollande dans l’embarras. Preuve en est, le lancement du site « NotreidéedelaFrance.fr », prévu pour ce même lundi 26 septembre à 18h, a été décalé de quelques jours à la dernière minute. Les partisans de François Hollande pouvaient difficilement trouver un timing moins approprié quand « NotreidéedelaFrance.fr » a pour objet de vanter le bilan du président sortant. Le site internet censé marquer la seconde étape de l’entrée en campagne n’est toujours pas accessible au public. Officiellement, du côté de « Répondre à Gauche », l’association à l’origine de ce site après avoir soutenu la candidature de François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011, on invoque « des problèmes techniques » selon BFM-TV. La concomitance avec l’annonce des mauvais chiffres du chômage apparaît cependant comme l’explication la plus logique. D’autant que, selon certains élus derrière « NotreidéedelaFrance.fr », l’objectif était de surfer sur une nouvelle baisse du chômage au mois d’août. Hollande a raison il n’a vraiment pas de bol avec le chômage

Pas de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

Pas  de baisse des déficits (Haut conseil des finances publiques)

 

Rhétoriques de gribouille de la part de Michel sapin qui conteste les compétences du  Haut conseil des finances publiques (HCFP) sceptique sur les objectifs de baisse des déficits du gouvernement et doute de la capacité de la France à ramener son déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain. Au conseil pourtant nommé par le gouvernement selon les dispositions de l’article 11 de la loi organique n° 2012-1403 du 17 décembre 2012 relative à la programmation et à la gouvernance des finances publiques et de l’article 1er du décret n° 2013-144 du 18 février 2013 relatif à la constitution initiale du Haut Conseil des finances publiques. Un conseil forcément moins compétent que l’énarque Michel sapin, le fameux promoteur du concept de l’inversion de la courbe du chômage. Liste des membres du Haut conseil des finances publiques (pas vraiment des gauchistes incultes en comptabilité publique) :
1° Magistrats de la Cour des comptes en activité à la cour, désignés par son premier président :
M. Raoul BRIET, président de chambre.
Mme Martine LATARE, conseillère-maître.
M. François ECALLE, conseiller-maître.
Mme Catherine DEMIER, conseillère-maître ;
2° Membres nommés, respectivement, par le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, les présidents des commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat :
M. Jean PISANI-FERRY, professeur d’économie, nommé par le président de l’Assemblée nationale.
M. Michel AGLIETTA, ancien administrateur de l’INSEE, professeur d’économie, nommé par le président du Sénat.
Mme Marguerite BÉRARD-ANDRIEU, inspectrice des finances, directrice générale adjointe d’un groupe bancaire, nommée par le président de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Mme Mathilde LEMOINE, directrice de département d’une banque, nommée par le président de la commission des finances du Sénat ;
3° Membre nommé par le président du Conseil économique, social et environnemental :
M. Philippe DESSERTINE, professeur d’économie.
Le mandat des membres prend effet le jour de l’installation du Haut Conseil.
Siège également au Haut Conseil, en qualité de membre de droit, le directeur général de l’Institut national de la statistique et des études économiques.
Le Haut Conseil des finances publiques est présidé par le premier président de la Cour des comptes.

Le scénario macroéconomique retenu pour l’élaboration du dernier projet de loi de finances du quinquennat, présenté la semaine dernière, s’articule toujours sur une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1,5% en 2017 et prévoit un déficit public ramené de 3,3% du PIB cette année à 2,7% l’an prochain.  Réponse à peine polie de Michel sapin « le Haut Conseil, peut-être est-ce dans sa nature, a été le plus souvent démenti par les faits. »

Contacts de Sarkosy avec Le Pen d’après l’agence Reuters

Contacts de Sarkosy avec Le Pen d’après l’agence Reuters

Règlement de compte sur le mode  O.K. Corral entre Buisson et Sarkozy. D’après l’agence Reuters Nicolas Sarkozy a eu des contacts avec Jean-Marie Le Pen entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2007 par l’entremise de Patrick Buisson et disait partager des valeurs communes avec le Front national, en se fondant sur un livre à paraître jeudi. Patrick Buisson a été condamné en 2014 à verser 10.000 euros de dommages et intérêts provisionnels à Nicolas Sarkozy et à son épouse Carla Bruni pour les avoir enregistrés à leur insu. L’ancien chef de l’Etat, voyant la victoire se profiler en 2007 face à la socialiste Ségolène Royal, aurait dit à son expert en analyse de l’opinion : « Appelle Le Pen. Demande-lui ce qu’il veut. Faut-il que je le reçoive ? S’il faut le recevoir maintenant, tu sais, je le recevrai. Je ne suis pas comme les autres. Je sais prendre mes responsabilités, moi. » Un premier contact aurait été pris le 23 avril, écrit Patrick Buisson dans son livre à charge contre l’ancien président « La Cause du peuple », selon des extraits publiés par L’Express. Le samedi suivant, le conseiller aurait porté à l’ancien président du FN, arrivé en quatrième position au premier tour avec 10,44% des suffrages, le message selon lequel Nicolas Sarkozy, s’il devenait président, s’engagerait à « assurer une représentation équitable des minorités dans les deux assemblées ». Quelques jours plus tard, Jean-Marie Le Pen aurait rappelé Patrick Buisson pour lui lire des extraits du discours qu’il devait prononcer le 1er mai. Déjà, pendant la campagne, le candidat UMP se serait montré très prévenant quand une note de son conseiller l’avait alerté sur les risques d’une absence du leader du FN au premier tour, faute d’avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires à une candidature élyséenne, ajoute Patrick Buisson. Selon lui, le candidat UMP aurait donné pour instruction à Alain Marleix, le spécialiste des élections de son parti, de « faire remonter une cinquantaine de signatures d’élus au candidat Le Pen et à lui seul ». Toujours selon Patrick Buisson, Nicolas Sarkozy aurait affirmé en décembre 2005 lors d’une réunion avec des proches : « Les valeurs du Front national sont celles de tous les Français. C’est la manière dont le FN les exprime qui est choquante. Les Français n’aiment pas les plats trop pimentés qui emportent la gueule. » De même, l’ancien chef de l’Etat se serait emporté quand, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, son Premier ministre François Fillon avait relevé, dans Les Echos, « l’incompatibilité des valeurs » entre le FN et la droite républicaine. « Qu’est-ce qu’il raconte, Fillon ? Bien sûr que nous avons des valeurs communes avec le FN », aurait-il dit. En revanche, Nicolas Sarkozy, qui parle en connaisseur,  aurait du mépris envers Marine Le Pen, qui succédera à son père en 2011, percevant chez elle des faiblesses stratégiques et se disant sidéré par son manque de culture.

L’école républicaine des inégalités sociales

L’école républicaine des inégalités sociales

 

Pas vraiment une surprise cette nouvelle étude Conseil national d’évaluation du système scolaire (Cnesco) qui démontre que l’école est une fabrique d’inégalités sociales. Par la seule fabrique évidemment car l’école s’insère, reflète et reproduit l’environnement socio-économique. Ce conseil évite par ailleurs de parler du niveau moyen qui continue de s’écrouler dans les classements internationaux mesurant notamment les savoirs fondamentaux. Un niveau très faible mais avec des écarts considérables car les enfants des classes sociales élevées progressent tandis que les classes des foyers pauvres s’enfoncent notamment dans certaines zones de banlieue abandonnées où les classes ressemblent davantage à des garderies qu’à des lieux d’enseignement. « Les politiques scolaires menées depuis trois décennies expliquent la dégradation des inégalités sociales dans l’école française », estime le Cnesco en qualifiant l’école française de « lieu de reproduction sociale », sous l’effet d’ »une longue chaîne de processus inégalitaires » qui s’accumulent tout au long de la scolarité. Le Cnesco dresse en particulier le constat d’échec de la politique de l’éducation prioritaire, qui « pourrait progressivement avoir créé de inégalités de traitement en défaveur des élèves défavorisés ». « Nous n’avons pas de discrimination positive dans le cadre de l’éducation prioritaire, nous avons réellement une discrimination qui est négative », a déclaré mardi Nathalie Mons, la présidente du Cnesco, sur France inter. « Les élèves défavorisés sont dans des contextes qui sont beaucoup moins porteurs pour les apprentissages : ils ont des temps d’enseignement qui sont plus courts, ils ont des enseignants qui sont moins expérimentés (…) et ils vivent aussi dans des contextes en termes d’insécurité et d’incivilité qui sont beaucoup moins porteurs », a-t-elle ajouté. Pour le Cnesco, les effets pervers de l’éducation prioritaire, auquel environ 1,3 milliard d’euros sont consacrés tous les ans, dépassent désormais ses effets positifs, notamment parce qu’il avait été conçu pour être temporaire et ciblé et que ces deux critères n’ont pas été respectés. Autre élément mis en avant dans ce rapport, le défaut d’évaluation des différents dispositifs mis en place pour lutter contre les difficultés scolaires. « On essaie surtout de dire que l’on fait quelque chose », plutôt que de se soucier de l’efficacité de l’action publique, a indiqué Nathalie Mons en invitant à « arrêter l’activisme politique ». Entre autres recommandations pour réduire les inégalités à l’école, le Cnesco invite donc notamment le système éducatif français à renoncer aux réformes à répétition. Un avis que partage nombre d’experts. Agrégé de philosophie, normalien et professeur, François-Xavier Bellamy a publié Les Déshérités ou l’urgence de transmettre. Pour lui, la maîtrise de la langue et l’accès à la culture sont les seuls gages d’égalité des chances pour des élèves qui sont, réforme après réforme, privés de l’héritage culturel indispensable pour apprendre à penser et s’exprimer : «  Pierre Bourdieu s’attaquait à la transmission des savoirs, coupable de produire des « héritiers » ; cinquante ans après, j’ai voulu parler des « déshérités » que nous avons suscités en cessant de transmettre. Notre système éducatif est devenu, selon l’enquête PISA, le plus inégalitaire de l’OCDE. D’après le ministère de l’Éducation nationale, 20 % des élèves en fin de 3e ne maîtrisent pas la lecture et l’écriture. Ces jeunes sont aussi intelligents, doués et généreux que les autres générations ; mais sans maîtriser leur propre langue, comment peuvent-ils accomplir leurs talents ? Nous avons accusé la culture générale de favoriser les « héritiers », mais en la condamnant nous avons creusé cette inégalité qui prive les élèves les plus modestes d’un héritage culturel indispensable ».

Primaire 2017 : Juppé 59%, Sarkozy 41%

Primaire 2017 : Juppé 59%, Sarkozy 41%

Un sondage qui donne une indication sur la très nette avance d’Alain Juppé pour la primaire de 2017. Ce sondage repose toutefois sur l’hypothèse d’un vote de l’ordre de 3 millions d’électeurs. Le nombre de votants pourrait atteindre le double, ce qui accroîtrait encore notablement l’avance de Juppé. Le score pourrait être à l’heure de 70 % pour Juppé et 30 % pour Sarkozy. La dynamique de Juppé ne repose pas sur une adhésion inconditionnelle à son projet et à sa personnalité mais surtout sur le rejet de Sarkozy. Le « tout sauf Sarkozy » conduira une très grosse majorité d’électeurs à voter en faveur du maire de Bordeaux. À noter parmi les électeurs environ 1 million d’anciens votants pour la gauche dont la moitié se prononcera pour Juppé. Alain Juppé creuse l’écart avec Nicolas Sarkozy avec une progression de cinq points dans les intentions de vote pour le premier tour de la primaire de la droite (39%) alors que l’ancien président perd un point à 33%, selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint pour Le Figaro diffusé mardi. De précédents sondages mettaient au coude à coude les deux favoris pour l’investiture présidentielle. Les électeurs de gauche sont 48% à se déclarer prêts à voter pour le maire de Bordeaux, ils sont 60% dans les rangs de l’UDI et du MoDem, 30% chez les Républicains et 26% au Front national. Nicolas Sarkozy est plébiscité à 47% par les sympathisants des Républicains, à 39% par les sympathisants du FN, à 8% par les électeurs de gauche et 6% par les centristes. Au second tour, Alain Juppé l’emporterait avec 59% des voix contre 41% à Nicolas Sarkozy dans l’hypothèse d’une participation de 2,9 millions d’électeurs, « soit un écart de dix-huit points alors qu’il n’était que de dix points en août », relève l’institut. Bruno Le Maire, en troisième position, est crédité de 13% des intentions de vote pour le premier tour contre 10% lors de la précédente mesure, François Fillon de 12% contre 10% précédemment. Nathalie Kosciusko-Morizet recueille 4% des intentions de vote, Jean-François Copé 3% et Jean-Frédéric Poisson 2%. L’enquête a été réalisée en ligne du 21 au 26 septembre auprès d’un échantillon de 8.031 personnes âgées de 18 ans et plus, dont 577 personnes tout à fait certaines d’aller voter à la primaire.

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Alstom : « le gouvernement savait, dit Montebourg …..Mais lui aussi

Alstom : « le gouvernement savait, dit Montebourg …..Mais lui aussi

 

 

 

 

Un peu culotté Arnaud Montebourg qui sur BFM. Déclare « Pour moi, la fermeture de Belfort est la preuve de l’abandon par la classe dirigeante des dossiers industriels ». Déclare Montebourg étaient pourtant à leur ministre de l’économie quand à brader sa branche énergie au américain « L’un des anciens présidents d’Alstom était M. Tchuruk, qui avait théorisé la France sans usine », a-t-il poursuivi. « Nous avons eu ensuite Patrick Kron, qui contre un chèque de 4 millions d’euros est allé vendre en pièces détachées toute la branche énergétique d’Alstom. Il a fallu se battre, créer les conditions du blocage pour éviter qu’Alstom ne soit dévoré ». Selon Arnaud Montebourg, « le gouvernement le savait, il n’a strictement rien fait »….même lui qui était ministre de l’économie.

Dans son livre dans son livre « ,  Jean-Michel Quatrepoint, remet les pendules à l’heure. Extrait (site Atlantico)

« La responsabilité des dirigeants d’Alstom, comme celle du conseil d’administration du groupe, est engagée. Ceux- ci n’ont pas anticipé l’évolution des marchés. Ils se sont laissé happer, pendant des années, par les querelles d’ego qui ont miné la filière nucléaire française. Pendant que les Gaulois d’Areva, d’Alstom et d’EDF s’étripaient, les concurrents, eux, s’activaient et se renforçaient. En ce qui concerne son secteur de production des turbines à gaz, Alstom n’a pas pris les décisions qui s’imposaient quand il en était encore temps. Enfin, ses dirigeants sont aussi coupables de n’avoir pas mesuré l’ampleur de l’offensive judiciaire américaine. À leur décharge, ils ne sont pas les seuls. BNP Paribas en sait quelque chose, qui doit s’acquitter de 9 milliards de dollars d’amende pour avoir effectué des transactions avec des pays sous embargo américain.  Qu’on le regrette, qu’on s’en offusque, importe peu. Notre classe dirigeante, tant au niveau des grandes entreprises que de la haute administration, a joué les autruches. Les États- Unis imposent au monde occidental de nouvelles normes dans le droit des affaires, découlant directement d’une évolution récente du Droit américain. Comme la première puissance mondiale contrôle, à travers sa monnaie, l’ensemble des transactions internationales, elle impose ses normes juridiques. Des entreprises comme Alstom n’ont pris conscience que très tardivement de cette évolution, impulsée il y a plus d’une décennie déjà et qui bouleverse certaines de leurs méthodes commerciales. L’État a sa part de responsabilité dans cet aveuglement. N’ayant pas vu venir l’offensive judiciaire américaine, il n’a pas vraiment adapté notre droit à ce nouveau paradigme. Il n’a pas su, non plus, élaborer, de concert avec les entreprises, une stratégie globale pour s’adapter à cette nouvelle donne de la guerre économique. Un État qui ne veut plus, ne peut plus jouer son rôle de stratège, d’arbitre, de fédérateur des intérêts de l’entreprise France. Au colbertisme si décrié depuis vingt ans, pourtant synonyme de la grandeur de la France, a succédé le laissez- faire total. Les Allemands chassent en meute. C’est leur force. Aux États- Unis, ce qui est bon pour les entreprises est bon pour le pays et vice- versa. Dans ses fonctions de secrétaire d’État, de 2009 à 2013, Hillary Clinton n’hésitait pas à peser de  tout son poids pour que les grandes entreprises américaines obtiennent des contrats. General Electric en a largement profité. En France, nos managers, sortis des grandes écoles de la République, ont par trop considéré les entreprises comme leur propriété personnelle, alors qu’ils n’en sont que des salariés mandataires. À l’image de Patrick Kron, ils détestent généralement l’État, oubliant tout ce qu’il a fait pour eux et pour l’entreprise qu’ils dirigent. Sans l’État, Alstom, société anonyme à l’actionnariat privé, serait mort en 2004. Sans les coups de pouce de la Coface et les commandes publiques, l’entreprise ne se serait pas maintenue dans le peloton de tête des géants de la construction électrique. Voilà pourquoi, en négociant en catimini son accord avec General Electric, Patrick Kron a une responsabilité, au moins morale. Il a voulu mettre tout le monde devant le fait accompli. Il a finalement réussi. La préparation d’un accord a fuité. Le scoop de l’agence Bloomberg, le 23 avril 2014, n’a fait que repousser l’échéance. Le pouvoir exécutif, de François Hollande à Arnaud Montebourg, en passant par Manuel Valls et Emmanuel Macron, a tenté de sauver les meubles. En négociant avec General Electric quelques aménagements pour préserver les intérêts d’EDF et d’Areva dans la maintenance des centrales nucléaires. Sur le fond, ces efforts n’ont rien changé à la cession, comme l’avouera Patrick Kron devant les actionnaires : « Il n’y a eu aucun changement depuis la divulgation du projet d’accord le 23 avril par Bloomberg, ni sur la nature de l’opération, ni sur son prix. » Dès le départ, c’est bien la vente de l’ensemble des activités dans le secteur énergie d’Alstom qui a été négociée pour 12,35 milliards d’euros. Tout le reste n’aura été qu’un habillage. Le scandale, c’est aussi et surtout la manière dont cette opération a été présentée, « vendue » à l’opinion publique, aux actionnaires, aux salariés et à la représentation nationale. Ce qui fera dire à certains députés qu’ils ont été « floués ». Tous les protagonistes y sont allés de leurs contre- vérités. De Jeffrey Immelt à Patrick Kron, en passant par Arnaud Montebourg et le gouvernement. Les uns ont menti par omission. Les autres, intentionnellement. Comme il fallait sauver la face, on a présenté, à l’été 2014, un accord entre égaux, un accord équilibré entre Alstom et GE l’acquéreur. Il a été vanté la création de trois co- entreprises, à 50/50, associant les deux groupes. Au passage, on a oublié de mentionner que General Electric récupérait à 100 % les deux tiers du pôle énergie d’Alstom, de loin l’activité la plus rentable du groupe… En focalisant l’attention sur les co-entreprises et la golden share de l’État français s’appliquant à la partie strictement nucléaire des activités du groupe, on a omis de mentionner quelques détails. Ceux- ci n’apparaîtront au grand jour que quelques mois plus tard… à la fin de l’année 2014. Ce sera fâcheux. Plus d’accord entre égaux. General Electric est bien le patron opérationnel. Dans la co-entreprise nucléaire, GE a même 80 % des actions, et non pas 50 %. Dans Alstom Grid et Alstom Énergies renouvelables, il a 50 % plus une action et une voix prépondérante au conseil d’administration. L’américain a le pouvoir de décision. Il contrôle la gestion, la trésorerie. Sans parler des management fees que s’octroie toujours le groupe majoritaire. On laisse aux Français la direction technique. Rien d’étonnant, c’est justement cela qui intéresse General Electric, les Français ayant des savoir- faire à lui apporter dans des domaines que l’américain avait abandonnés : hydraulique, nucléaire, charbon, éolien off shore. »

 

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