Licenciements : Montebourg engage des discussions avec les dirigeants d’entreprises
Interrogé sur les cas de Fralib, Petroplus, ArclorMittal et Peugeot Aulnay, le ministre a affirmé: « nous souhaitons ouvrir une discussion ferme » avec les dirigeants de ces groupes, « aux côtés des salariés », pour « maintenir l’outil de travail » en France. « Les Allemands l’ont fait », a-t-il précisé en aidant les entreprises en difficulté pour conserver une activité industrielle sur les sites. »Il se peut que nous encaissions des échecs », a-t-il reconnu, « mais nous le ferons aux côtés des salariés et des territoires ». Concernant Fralib (103 salariés, groupe Unilever), alors que l’usine de Gémenos (Bouches-du-Rhône) doit être évacuée par ses salariés le 1er juin prochain sur demande de la justice, M. Montebourg a dit qu’il allait se rendre sur place, comme il l’a déjà fait ainsi que François Hollande pendant la campagne. Nous souhaitons qu’Unilever mette de l’eau dans son vin », a dit M. Montebourg, « c’est aussi ce que souhaitent les salariés » car « nous voulons le maintien de l’outil de travail ». « C’est l’intérêt de la nation », a-t-il insisté. En ce qui concerne la raffinerie de Petroplus de Petit-Couronne près de Rouen (550 salariés), qui doit redémarrer en mai grâce à un contrat de six mois signé avec Shell, le ministre a affirmé: « nous souhaitons ouvrir des discussions immédiates avec le groupe Shell pour que l’activité se maintienne » plus longtemps. De même, pour l’aciérie mosellane de Florange, « propriété de M. Mittal », où deux hauts fourneaux de l’usine sont en sommeil depuis plusieurs mois, M. Montebourg a affirmé vouloir reprendre « une discussion ferme » avec les propriétaires du site. En ce qui concerne le site Peugeot d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, 3.100 salariés), que le constructeur automobile pourrait fermer en raison de la baisse des ventes de ses automobiles, M. Montebourg a rappelé que « nous avions du temps », puisque l’activité est maintenue jusqu’en 2014. Mais, à nouveau, il a insisté sur le même thème: « nous allons ouvrir des discussions avec Peugeot ». Interrogé sur le choix récent de l’entreprise publique La Poste de s’équiper en scooters taïwanais pour une raison de coûts, M. Montebourg a répondu qu’il fallait « réorienter la commande publique vers nos PME pour qu’elles puissent croître ».