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Mise en place de péages urbains

Mise en place de péages urbains

Un double objectif pour le gouvernement avec la mise en place de péages urbains d’une part trouvait des ressources nouvelles après le rabotage des finances locales et permettre une meilleure régulation du trafic. Le principe de ce péage devrait bientôt être adopté afin de laisser la possibilité aux collectivités territoriales de rétablir une sorte de trois pour les automobilistes. Une mesure techniquement efficace mais qui socialement sera discuté faute de moyens de transport alternatif, exemple très tôt le matin ou tard le soir ce qui effectue des déplacements domicile travail en provenance ou à destination de banlieue. Le gouvernement souhaite donner aux villes et aux régions de « nouveaux outils pour réguler les transports » à travers la future loi sur les mobilités prévue pour le printemps. Parmi les mesures envisagées : faciliter la mise en place de péages urbains. Le principe : faire payer les véhicules entrant dans une zone en scannant leur plaque d’immatriculation via des caméras. Si les péages urbains sont déjà autorisés en France, ils n’ont encore jamais été testés. « Aujourd’hui, la loi donne déjà cette possibilité aux collectivités locales, mais seulement à titre expérimental et pour trois ans, ce qui est trop court au vu des investissements à consentir, assure la ministre des Transports Elisabeth Borne aux Echos. Il faut y remédier ».

 

Pêche électrique interdite par l’Europe

 Pêche électrique interdite par l’Europe

La pêche électrique a pour objet d’envoyer des impulsions électriques dans la couche sédimentaire qui couvre le fond marin, afin de déloger les poissons plats qui y vivent: sole, barbue, turbot et plie. Etourdis, les animaux sont ensuite facilement ramassés. Quand un chalutier ainsi outillé passe, toute la faune trépasse. Selon une synthèse réalisée en 2016 par le CIEM (Conseil international pour l’exploitation de la mer) beaucoup de cabillauds ont notamment la colonne vertébrale fracturée après avoir été pris de convulsions. Les députés européens réunis mardi en séance plénière à Strasbourg ont mis un terme à « l’expérimentation » de la pêche électrique. Ils se sont opposés à une dérogation proposée par la Commission, qui veut autoriser la pratique à une plus large échelle dans la mer du Nord. Le bras de fer opposait notamment les Pays-Bas, qui défendaient la pratique et la France, qui la récusait. Si elle est généralement interdite depuis 1998 dans les zones maritimes communautaires, la pêche électrique restait cependant autorisée « à titre expérimental », dans la zone la plus méridionale de la mer du Nord. Concrètement, la réglementation européenne autorisait 5% de la flotte de chalutiers à perche d’un Etat membre à utiliser la technique. Si beaucoup de pays s’y refusaient, notamment la France et l’Allemagne, les Pays-Bas vantaient au contraire les mérites d’une pêche qui permettrait une économie de gazole, tout en n’ayant qu’un impact négligeable sur l’environnement. Actuellement, détaille Libération, 84 de leurs bateaux sont équipés de filets électrifiés, soit 28% du total. Et sans qu’aucune remontrance de la Commission ne les frappe. Les eurodéputés ont donc jugé que la pêche électrique représente un danger pour la ressource halieutique.

 

 

Sondage Macron Politique économique :53% des Français contre

Sondage Macron Politique économique :53% des Français contre

53% des Français jugent de manière négative la politique économique menée actuellement par Emmanuel Macron  selon la dernière enquête mensuelle d’opinion BVA/La Tribune sur « les questions de l’économie. ». C’est 4 points de moins qu’en octobre. Le mécontentement provient principalement des employés et ouvriers (57%), les personnes touchant les revenus les plus faibles (60%), les 35-49 ans (61%). Sur le plan politique, les critiques émanent surtout des sympathisants de gauche (71%) et du Front national (84%). Il apparaît que les dernières mesures économiques, fiscales et sociales engagées par le gouvernement comme la hausse du prix du tabac, ou la hausse des taxes sur le carburant ont eu un impact sur ces catégories. Le calendrier de mise en place des mesures plus favorables pour le pouvoir d’achat des catégories les plus modestes, comme les revalorisations des prestations sociales (allocation adulte handicapé, minimum vieillesse, prime d’activité), sont plutôt prévues en fin d’année. À l’opposé, 43% des Français pensent que la politique économique du gouvernement est bonne  notamment chez les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes disposant de hauts revenus. Des résultats qui font écho à l’électorat de l’ancien banquier d’affaires. L’institut de sondages rappelle néanmoins qu’il perd trois points chez les interrogés qui avaient une opinion favorable par rapport aux résultats du mois d’octobre.  Les Français ont été très critiques à l’égard de la politique du gouvernement sur le pouvoir d’achat. Près de deux tiers des répondants (63%) ont ainsi indiqué que les réformes de l’actuelle majorité ne permettront pas d’avoir de résultats dans ce domaine. Des réponses qui font également écho à l’étude récente des économistes de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le centre de recherches lié à Sciences Po Paris. Ce travail  signale que si les mesures du budget seraient quasiment neutres sur le pouvoir d’achat global des ménages en moyenne, les inégalités pourraient s’accroître en 2018.  Sur la question de la lutte contre le chômage et celle de la réduction des déficits, la majorité des interrogés estime que la politique économique actuellement menée ne permettra pas d’obtenir de résultats. Ils sont néanmoins respectivement 44% et 43% « à penser que les actions menées produiront des résultats, mais pas pour tout de suite (entre 2019 et la fin du quinquennat), signe néanmoins d’une certaine confiance au sein d’une minorité » explique la société de sondages.

Grand Paris Express un petit dérapage de 13 milliards

Grand Paris Express un petit dérapage de 13 milliards

 

D’après le rapport de la Cour des comptes sur le Grand Paris Express, dévoilé mardi par Reuters, le coût de la grande boucle autour de Paris formée par de nouvelles lignes de métro automatique pourrait atteindre 38,5 milliards d’euros. Les évaluations les plus pessimistes publiées cet été tablaient sur… 35 milliards d’euros alors qu’en 2013, les dépenses globales étaient estimées à 25,5 milliards d’euros «seulement». Surtout, alors que Paris a remporté cet été l’organisation des Jeux olympiques de 2024, il n’est plus sûr que l’ouverture partielle du réseau puisse être envisagée: la Cour fait part de ses «sérieuses interrogations sur la capacité à respecter les échéances olympiques». A ce sujet, la ministre des Transports a été on ne peut plus clair: supermétro de 200 km et 68 nouvelles gares ne sera jamais prêt pour les JO. «Le gouvernement présentera dans les prochains jours le calendrier recalé (du Grand Paris Express, NDLR) sur des bases réalistes pour tenir les délais et éviter la dérive des coûts», a confirmé la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ce mardi après-midi devant le Sénat.

Kerviel : l’entêtement va couter 2.2 milliards à la Société Générale

Kerviel : l’entêtement va couter 2.2 milliards à la  Société Générale

 

Pour s’être entêtée dans uen ligne de défense ridicule, la Société Général va devoir rembourser 2,2 milliards euros à l’administration fiscale. La ligne de défense de la Société Générale a en effet toujours consisté à tenter de faire porter uniquement le chapeau au lampiste Kerviel. Du coup expert, journalistes,  associations se sont mobilisés pour soutenir que la responsabilité de la Société Générale était évidente,  ce qu’ont d’ailleurs retenu les tribunaux en dernière instance. On voyait mal en effet Kerviel porter seul le chapeau et même être condamné à rembourser les 5 milliards que lui réclamait la société générale. L’administration fiscale a donc notifié au printemps dernier à la Société Générale un redressement fiscal d’un montant de 2,2 milliards d’euros, conséquence directe de l’attribution d’une responsabilité à la banque dans l’affaire Kerviel, écrit le Canard Enchaîné à paraître mercredi.  Cette somme correspond en effet au crédit d’impôt qui avait été accordé au groupe bancaire en 2009 et 2010, au titre du régime fiscal dont peuvent bénéficier les entreprises déficitaires et victimes de fraudes, après une perte astronomique de 4,9 milliards liée aux transactions effectuées par Jérôme Kerviel. Mais depuis, la Cour d’appel de Versailles, par son jugement du 23 septembre 2016, a mis en cause l’absence de contrôle de la banque dans les pertes causées par l’ancien trader, ramenant à un million d’euros le montant des dommages et intérêts dus par ce dernier. Des dommages et intérêts divisés par 4.900 et pour la première fois, la reconnaissance d’une part de responsabilité de la Société générale. Ce vendredi, la cour d’appel de Versailles a ramené de 4,9 milliards à un million d’euros les dommages et intérêts dus par Jérôme Kerviel à la banque. Elle l’a déclaré « partiellement responsable du préjudice » subi par son ancien employeur mais a estimé « que les carences dans l’organisation et les dispositifs de contrôles et de sécurité de la banque (…) avaient un caractère fautif au plan civil. » Ces manquements ont « concouru à la production du dommage, limitant le droit à indemnisation de la Société générale », a précisé la cour dans un communiqué. Selon le Canard Enchaîné, le fisc a rédigé dans la foulée, en novembre 2016, à la demande du ministère des Finances et des Comptes publics, une « note juridique détaillée selon laquelle la Générale n’a effectivement plus droit à sa +déduction Kerviel+ ». Trois mois plus tard, au printemps 2017, le fisc a notifié ce redressement fiscal à la banque, explique le journal.

 

La troisième guerre mondiale décrétée aujourd’hui à Notre-Dame-des-Landes ?

La troisième guerre mondiale décrétée aujourd’hui  à Notre-Dame-des-Landes ?

 

 

Il ya vraiment quelque chose d’ubuesque  dans la guerre  picrocholine qu’  envisage de mener l’État contre les zadistes de Notre-Dame des Landes. La vérité c’est qu’il s’agit d’une grosse opération médiatique  avec un déplacement de l’objet politique. En effet l’État se prépare aussi à déclarer l’abandon d’un nouvel aéroport à Notre-Dame des Landes, une décision très mal acceptée par les élus nantais mais aussi par l’intelligentsia qui estime que l’image de l’État a été bafouée. Du coup, l’État déplace l’éclairage médiatique et l’évacuation de la ZAD devient  le sujet central.  Les préparatifs liés à l’évacuation de la zone à défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) semblent en effet  s‘accélérer, avec l‘arrivée mardi de forces de sécurité dans les régions de Nantes et de Rennes, a rapporté Ouest-France. D‘après le quotidien régional, des centaines de CRS ont commencé à arriver, laissant présager l‘imminence d‘une intervention dans la zone occupée par des opposants à la construction d‘un nouvel aéroport dans la banlieue nantaise, objet de controverse depuis les années 1960.“Pour faire face à la décision sur la construction ou non de l‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la mobilisation des forces de police a commencé autour de Nantes et Rennes”, écrit le quotidien, selon lequel “des hôtels ont d‘ores et déjà été réservés pour héberger les forces de police, entre la semaine prochaine et le 15 février.” Une opération ridicule même si elle est approuvée par une majorité de Français (mais on ne gouverne pas avec des sondages) qui eux aussi veulent instrumentaliser Notre-Dame des Landes pour se consoler de l’inaction de l’État dans les banlieues. Bref ce qu’on ne peut pas pénétrer dans les banlieues ni même stopper les tueries entre bandes (dernièrement à Paris et à Marseille) les Français comme les pouvoirs publics veulent casser du zadiste. En plus une attitude irresponsable car il est clair que si la perspective d’un nouvel aéroport est abandonnée la plupart des zadistes perdront en même temps la motivation de leur mobilisation. Irresponsable surtout parce que cette opération essentiellement médiatique pourrait provoquer des morts et des blessés complètement inutiles. À entendre l’intelligentsia, l’État de droit doit être respecté et c’est pratiquement la troisième guerre mondiale qui doit être décrétée à Notre-Dame des Landes.

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Affaire Richard Ferrand : l’enfumage du chef de la majorité présidentielle

Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle et a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passée avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député.Résumé de laffaire par France info, dans sa première communication, le procureur de la République ne trouvait rien, dans les révélations du Canard enchaîné, qui justifiait l’ouverture d’une enquête. Alors que l’actuel ministre était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000″. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017.

 

 

Affaire Ferrand relancée

Affaire Ferrand relancée

 

 

 

L’affaire Ferrand rebondit avec l’enquête du parquet financier.  On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor conteste la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait  déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Le président de l’Assemblée nationale François de Rugy (LREM) s’était demandé jeudi si Anticor « ne faisait pas perdre du temps à la justice »avec cette nouvelle plainte. « Il faut peut-être savoir s’arrêter, quand même », a-t-il réagi sur franceinfo. Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d’Anticor. Il serait temps qu’en marche s’interroge sérieusement sur le maintien de Ferrand dans ses fonctions et abandonne la langue de bois sur cette affaire comme le fait, De Rugy,  le président de l’assemblée nationale.

Information judiciaire : « ça m’agace » Ferrand)

Information judiciaire : « ça m’agace » Ferrand)

  • Ça m’agace a déclaré Richard Ferrand qui a cependant a estimé mardi que la décision du parquet national financier relevait du cours normal de la procédure judiciaire. “Aujourd‘hui vous comme moi nous ne connaissons qu‘une seule décision de justice, celle qui reconnaît par le classement sans suite que je n‘ai rien commis d‘illégal ni d‘immoral”, a-t-il réagi sur le plateau de BFM TV. “Ensuite, une association a souhaité poursuivre et s‘acharner. Comme on est en droit français dans une logique qui fait que quand quelqu‘un dépose une plainte, on l‘examine, moi j‘ai confiance dans la justice de mon pays, j‘ai ma conscience et donc la justice doit passer”, a-t-il poursuivi. “Ca m‘agace évidement, quand on est mis en cause et que l‘on sait au fond de soit que l‘on a rien commis, c‘est agaçant”, a-t-il ajouté. Juridiquement Richard Ferrand est lavé  dans l’affaire des mutuelles de Bretagne qu’il a dirigée  de 1998 à 2012 grâce à un jugement t « sur mesure » du tribunal de Brest qui laisse pantois !  Reste que la motivation du tribunal paraît un peu douteuse. Le procureur de la république a en effet considéré que l’affaire  pouvait être classé sans suite au motif qu’il n’a pas commis d’infraction au code de la mutualité et qu’il n’était pas avéré que les mutuelles Bretagne assume un rôle de service public. Le procureur de Brest a donc annoncé le classement sans suite de l’enquête visant Richard en invoquant notamment la prescription. «Les infractions d’abus de confiance et d’escroquerie» ne sont, elles, «pas constituées, faute d’un préjudice avéré», a-t-il précisé. S’agissant d’un éventuel délit de prise illégale d’intérêts, «la question est apparue complexe» et «le parquet de Brest aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire», a expliqué le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé. «Il convenait toutefois de vérifier au préalable si l’infraction éventuelle (…) n’était pas prescrite», ce qui est le cas depuis le 19 juin 2015», a-t-il souligné. Dans cette affaire, révélée par le Canard Enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, est soupçonné d’avoir favorisé sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. Le 19 juin, il était contraint de démissionner de son poste de ministre de la Cohésion des territoires. Force est de constater les explications du procureur sont assez alambiquées. Les mutuels de Bretagne n’appartiennent pas juridiquement un service public mais dans les faits elles en assurent le rôle. ” Le parquet dit qu‘il aurait pu envisager l‘ouverture d‘une information pour prise illégale d‘intérêt, mais souligne que la jurisprudence ne permet pas d‘affirmer que les Mutuelles de Bretagne ont effectué une mission de service public au sens du droit pénal et que l‘infraction éventuelle est prescrite !

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Suppression de la cour de justice de la république, enfin !

Suppression de la cour de justice de la république, enfin !

François Hollande avait promis, Macon le réalisera : il supprimera la cour de justice de la république espèce de juridiction hybride qui permet d’ailleurs le plus souvent d’enterrer notamment les affaires de politico-financière . Avec une réserve toutefois, les juridictions ordinaires auront à  juger la vie privée des ministres mais pour ce qui concerne le domaine public il faudra attendre que les ministres aient quitté la fonction pour les soumettre aux autorités judiciaires. Une position finalement assez bâtarde car on voit mal pourquoi les ministres resteraient protégés le temps de leur fonction à moins d’espérer que le temps ne fasse son ouvrage, ce qui est souvent le cas. D’un point de vue constitutionnel, on voit mal pourquoi pourrait être retenu cette exemption de responsabilité ministérielle d’autant que le concept n’existe pas réellement. De quoi sont exactement responsables les ministres dans leur fonction ? Sur quels critères se fonder apprécier leur efficacité au contraire leurs erreurs voir leur déviance ou leur faute ? Si cette réforme aboutissait, elle renverrait donc les ministres accusés de crimes ou délits vers des juridictions de droit commun. Sauf qu’Emmanuel Macron a apporté lundi une précision d’importance : à ses yeux, les ministres doivent « être naturellement jugés comme tous les citoyens dans leur vie non-ministérielle ». Mais pour ce qui est du temps de leur « action » au gouvernement, ils doivent être « protégés légitimement ». Autrement dit : les ministres seront des justiciables ordinaires… une fois leur départ du gouvernement.  »Notre pays a besoin d’un exécutif audacieux et non d’une génération de prudents ou d’empêchés qui, dans l’exercice de leurs fonctions, seraient freinés sans cesse par la perspective de procédures pénales », a justifié Emmanuel Macron. Et d’ajouter qu’ »une réponse ferme ne doit pas passer par une juridiction d’exception mais plutôt par une définition plus précise de ce qu’est la responsabilité ministérielle ».

 

Patrimoine de David Douillet : le champion des pièces jaunes qui sait amasser en douce

Patrimoine de David Douillet : le champion des pièces jaunes qui sait amasser en douce

Finalement Bernadette Chirac aura eu raison de prendre pendant longtemps comme parrain des pièces jaunes la fourmi David douillet. L’ancien champion de judo reconverti dans la politique ‘s’est apparemment bien s’y prendre pour  amasser sans trop afficher. S’agit-il de pièces jaunes ou de métal du même nom ? Toujours est-il que la Haute autorité pour la transparence de la vie publique lui reproche une fausse déclaration du fait de l’omission d’une partie substantielle du patrimoine », Le communiqué précise ainsi que « la Haute Autorité a jugé nécessaire de porter ces faits, susceptibles de constituer des infractions pénales, à la connaissance du procureur de la République de Paris et lui a transmis l’ensemble du dossier ». De source proche du dossier, il s’agit de la sous-évaluation de différents éléments du patrimoine de David Douillet, également à la tête d’une société. Les évaluations de plusieurs biens mobiliers et de sa société Double D Import (équipements de sport) seraient en cause.

Alain Juppé lâche aussi les Républicains

Alain Juppé lâche aussi les républicains 

Pas vraiment de chance pour Wauquiez qui voulait faire de son interview de dimanche dans le JDD le support de sa grande rentrée politique. Une rentrée qu’il avait annoncée fracassante qui effectivement conteste à peu près tout de la politique de Macron. En réalité,  les médias auront surtout retenu la décision d’Alain Juppé de se mettre en congé du parti. Pas vraiment un acte qui caractérise un parti qui se veut rassembleur. Wauquiez droitise sa posture pour régler leur compte aux derniers centristes et libéraux qui subsistent chez les Républicains. De son côté,  Alain Juppé n’a pas la mémoire courte. Il sait que la partie droitière autour de Sarkozy a fusillé sa candidature à la présidentielle et que même lorsque Fillon était dans les pires difficultés, Sarkozy s’est toujours opposé à l’éventualité d’une candidature Juppé. Bref les règlements de compte sont loin d’être terminés à la fois sur le plan personnel mais peut-être tout autant sur le plan idéologique et programmatique avec d’un côté un clan très réactionnaire autour de Wauquiez et de l’autre des libéraux et des européens qui se demandent bien ce qu’il faut encore dans ce parti. Inévitablement il y aura d’autres, d’autres retraits ou mises en congé.. Lors de ses vœux à la presse, relayés sur son compte Twitter, le maire de Bordeaux, candidat malheureux à la primaire de 2016, a annoncé ne pas avoir « payé [sa] cotisation en 2017 et ne pas avoir envie de payer celle de 2018″. « Je prends du recul », a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il « observera » ce qu’il se passera dans les prochains mois en vue des élections européennes de 2019. « J’ai fait savoir que je quittais la présidence LR de Gironde », a également indiqué Alain Juppé dans les salons de l’hôtel de ville de Bordeaux. Interrogé pour savoir s’il se mettait en congé du parti, l’ex-Premier ministre a refusé de répondre. « Je suis vigilant », s’est-il contenté de dire, constatant que « la composante centriste [...] s’est détachée de ce parti ». Quid d’une possible adhésion à En Marche, le maire de Bordeaux a répondu : « Je n’en ai pas l’intention. Je veux être libre. J’ai envie de liberté et d’analyse. […] Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle ». Dans le JDD, Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime et ancien ministre, justifiait sa prise de distance par la ligne politique portée par Laurent Wauquiez. « Je ne peux que constater que les propos tenus par certains porte-parole des Républicains pourraient être ceux du FN. Il y a des cousinages qui me déplaisent « , affirmait-il, rappelant les « lignes rouges » fixées avec Alain Juppé : « aucune porosité avec le Front national, une distanciation avec Sens commun et les idéologies ultraconservatrices, et l’attachement profond, militant, à la construction européenne ». Des marqueurs qui, pour eux, ne sont aujourd’hui plus respectés par leur famille politique. Chez les juppéistes, la sénatrice Fabienne Keller a salué une « décision sage et courageuse ».

Hausse des tarifs de l’électricité

Hausse des tarifs de l’électricité

 

La hausse proposée par la commission de régulation de l’énergie (CRE), n’est pas vraiment une surprise, elle s’inscrit dans la perspective d’augmenter les tarifs d’au moins 2,5 % par an. Les tarifs réglementés que propose d’augmenter la commission ont déjà subi une hausse de 1,7 % le 1er août. Les experts proposent d’y ajouter une augmentation moyenne de 0,8 %. De toute manière la situation d’EDF est-elle que ces augmentations sont à peu près incontournable et qu’elles ne suffiront pas à assainir les comptes à court et moyen terme Le gendarme de l’énergie a donc recommandé d’augmenter en moyenne de 0,8% les tarifs réglementés de vente d’électricité, du fait d’évolutions récentes d’éléments entrant dans la composition de ces tarifs. Dans le détail, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) juge nécessaire d’augmenter de 0,7% les tarifs pour les particuliers et de 1,6% les tarifs pour les très petits professionnels, précise-t-elle dans sa délibération. Par ailleurs, elle propose une hausse entre 1% et 1,2% de certains tarifs pour les professionnels dans les zones non connectées au réseau métropolitain (Corse, outre-mer). Les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF à environ 27 millions de Français, ont déjà augmenté de 1,7% le 1er août 2017, dans le cadre de la révision annuelle de ces tarifs. Ils sont calculés en additionnant les coûts de l’énergie (prix sur le marché de gros et prix du nucléaire historique), le coût d’acheminement de l’électricité (réseaux de transport et de distribution) et le coût de commercialisation. La CRE propose une évolution de ces tarifs et le gouvernement a trois mois pour s’y opposer.

Bitcoin, l’utopie (Par Michel Santi, économiste)

Bitcoin, l’utopie (Par Michel Santi, économiste)

Dans une interview à la tribune Michel Santi, économiste, évoque les limites et les contradictions du bitcoin

 

«  Le bitcoin instrument de paiement semble pour le moins compromis car nul ne voudra s’en séparer s’il devait beaucoup s’apprécier tandis que nul ne voudra le détenir s’il venait à s’effondrer ! En effet, pourquoi dépenser une valeur dont le cours s’envole comme celle du Bitcoin propulsé de 900 à 19.000 dollars en une année ? Transposer cette logique au dollar ou à l’euro reviendrait à paralyser littéralement l’économie car nul ne dépenserait plus son argent en attendant de devenir riche ! À moins d’augmenter massivement l’approvisionnement en bitcoin, comme le pratiquent couramment les banques centrales en activant leur planche à billets ? Hypothèse balayée avec horreur par les «Bitcoineurs» dont la raison d’être est précisément le rejet de l’interventionnisme étatique, et dont les angoisses profondes voire existentielles, puisent leurs sources dans la mythologie hyper inflationniste de Weimar et du Zimbabwe… Le bitcoin ne serait-il pas le refuge ultime face à des gouvernements indignes de confiance dont la seule action serait de dévaluer la monnaie ? Selon moi, les Bitcoineurs sont donc à classer en deux catégories : les grands naïfs d’une part et, d’autre part, les révisionnistes soucieux de révolutionner les règles du système financier qui deviendrait dès lors invulnérables, car indépendant et décorrélé de la bourse comme de la politique. Les adeptes du bitcoin sont en fait un genre d’agent Mulder de la série «X-Files» nous exhortant à ne croire en personne qui n’a décidément pas compris que l’économie ne fonctionne que grâce à un ingrédient : la confiance. Pour autant, cette obsession idéologique sur laquelle prospère le bitcoin est poussée jusqu’à des extrêmes quasi-maladifs nuisant fondamentalement à son développement. En l’état, il n’autorise que 7 transactions par seconde quand Visa et Master Card en permettent 55.000 ! Sauf à en augmenter la mémoire, ce à quoi se refusent catégoriquement les Bitcoineurs, ou à instaurer des coûts de transaction en contradiction flagrante avec un attribut majeur de cet instrument réputé éliminer tous frais inhérents aux échanges. Comble du ridicule et preuve ultime de l’amateurisme du monde selon bitcoin : la conférence prévue le week-end dernier à Miami censée en représenter l’apothéose se vit contrainte de refuser tout paiement en bitcoin pour cause de frais élevés et d’un système dépassé par le nombre de transactions.. La raison d’être du bitcoin étant de court-circuiter le système, toute augmentation substantielle de bande passant permettant d’accélérer les transactions ouvrirait ainsi la porte à un jeu d’influence entre producteurs de bitcoin, qui deviendrait dès lors un immense marché favorisant l’émergence de gros joueurs, à l’image même du marché et du système actuels qui sont honnis par les Bitcoineurs. Ceux-ci entendent effectivement conserver au bitcoin sa «pureté» qui les mettra à l’abri et les immunisera contre un système centralisé, corrompu, à tout le moins mal géré. Pourtant, que penser de la consommation énergétique pharaonique du bitcoin dont le potentiel de nuisance est gigantesque pour la planète comme pour la société ? Comment escamoter le fait que le peu de bitcoins produits utilisent déjà 0.1% de l’électricité mondiale, et que l’appréciation de ses cours entraînera fatalement une accélération de sa fabrication, et donc une aggravation dangereuse de consommation électrique ? On prévoit en effet que ce n’est pas moins de 0.6% de l’électricité mondiale qui sera consommée en 2018 pour la fabrication du bitcoin. Produit grâce au charbon, il n’est donc pas moins polluant qu’une usine de produits chimique ou qu’un véhicule Diesel, et il serait même responsable de l’envolée récente des prix du pétrole ! La technologie bitcoin – certes révolutionnaire – n’est est pas moins réactionnaire et masque désormais très péniblement l’implosion inéluctable de sa bulle spéculative l’ayant déjà fait perdre en quelques heures plus de 50 milliards de dollars de capitalisation ! Au moins internet était-il utilisé déjà par la moitié des ménages US lors de la liquéfaction des valeurs technologiques en 2000. Google, Amazon et AOL existaient en effet déjà à cette époque et il était relativement facile de se rendre compte des potentialités gigantesques offertes par cet outil alors même que la bulle implosait. Impossible d’en dire autant aujourd’hui avec le bitcoin, et même avec la technologie Blockchain, dont même les plus ardents défenseurs peinent à entrevoir les applications concrètes pour la consommation de masse de demain. »

Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et Directeur Général d’Art Trading & Finance.

Budget 2018 : surtout profitable aux riches ( OFCE)

Budget 2018 :  surtout profitable aux riches( OFCE)

Pas vraiment de révolution dans la politique redistrive  et pas étonnant que l’opinion se montre prudente sur la politique de Macron. D’après un sondage paru dans LCI, . 35% des personnes interrogées estiment que le bilan d’Emmanuel Macron est positif. 37% le jugent négatif, et 21% estiment qu’il est trop tôt pour juger. De fait d’après une étude de l’OFCE ce pourrait être une année relativement blanche concernant le pouvoir d’achat des ménages ( première préoccupation des Franaçis) ; par contre ; les plus aisés serait favorisé. Il faudra attendre 2019 pour que les ménages engrangent des effets positifs Les mesures du budget 2018 devraient en moyenne exercer un effet presque neutre sur le pouvoir d’achat global des ménages cette année avant de l’augmenter en 2019, mais devraient davantage profiter aux plus aisés, selon une étude de l’OFCE publiée lundi. Pour 2019, malgré la poursuite de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac, l’OFCE estime à six milliards d’euros la hausse du pouvoir d’achat des ménages, sous l’effet de la montée en charge de certaines mesures fiscales (taxe d’habitation, PFU) et des nouvelles revalorisations de certaines prestations sociales. Au-delà de ces chiffres globaux, les économistes de l’OFCE soulignent un « déficit de redistribution », avec un accroissement des inégalités en 2018 par rapport à 2017 et un « rééquilibrage partiel » en 2019. Même si cette année le niveau de vie d’une majorité de ménages, en moyenne, ne devrait selon eux être impacté qu’« à la marge », avec notamment un impact nul pour les classes moyennes, les principaux bénéficiaires des mesures nouvelles seront les « 2% de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier ». D’après leurs calculs, en 2018, les 5% de ménages les plus modestes devraient en moyenne voir leur niveau de vie être amputé de 0,6% en 2018 (soit 60 euros par an et par ménage) alors que les 5% de ménages les plus aisés verraient le leur progresser de 1,6% (soit 1.730 euros).

 

Wauquiez inaudible

Wauquiez inaudible

Avec son interview au journal du dimanche ce devait être une rentrée fracassante pour le nouveau responsable des Républicains. C’est en tout cas qu’il avait annoncé. Force cependant et de constater que cette grande déclaration est passée sous la table de la plupart des grands médias. Il faut dire que Wauquiez n’y va pas avec le dos de la cuillère, l’opposition est totale, frontale, proche de celle de Mélenchon ou de Marine Le Pen tous les sujets. L’excès ne rend pas très crédible la critique surtout celle concernat  l’approche de Macon qu’il considère comme typiquement technocratique et parisienne. Une critique qui peut nourrir des interrogations quand on sait que lui-même est énarque et qu’il a été en son temps parachuté dans la circonscription du centriste de  Jacques barrot. Si les médias n’ont pas retenu grand chose de la première attaque de Vauquiez contre le gouvernement par contre ils ont noté les départs de Dominique Bussereau et de l’ancien ministre Alain Juppé, l’un comme l’autre pas trop rassurés par les intentions droitières de Laurent Wauquiez qui dans son interview au JDD  dénonce pêle-mêle un « acharnement du gouvernement contre les classes moyennes« , un « mépris du président pour la France des territoires » ou une « une approche typiquement technocratique » en matière de sécurité routière. « Cette rentrée s’ouvre (…) sur une augmentation de la dépense publique et une hausse massive de la CSG », déclare-t-il. « La hausse de la CSG, c’est 23  milliards d’euros d’impôts en plus ! C’est cela, le cadeau de début d’année de Macron « La dépense publique continue à augmenter. La violence contre les policiers ? Aucune décision n’a été prise. La lutte contre le travail détaché ? Une fois passés les effets d’annonce, on s’aperçoit que rien n’a changé », poursuit-il.  On cherche à raconter aux Français un monde virtuel bien éloigné de leur vie quotidienne », déclare encore Laurent Wauquiez. Tout l’enjeu pour le nouveau chef de file de LR est de trouver le ton juste, à même de lui donner ses galons de premier opposant à Emmanuel Macron, tout en évitant un exode des cadres les plus hostiles à sa stratégie droitière. Dans cette perspective, il a annoncé au JDD son souhait de confier la présidence du Conseil national du parti – le parlement interne – à l’ancien député Jean Leonetti, une figure plutôt consensuelle à droite. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, avait auparavant refusé ce même poste par souci de conserver son indépendance vis-à-vis de Laurent Wauquiez, dont elle critique les orientations. L’élection de ce quadragénaire ambitieux, avec le soutien de près de 75% des adhérents au premier tour, n’a pour l’heure entraîné que des départs au compte-gouttes, comme celui du président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. Dimanche, l’ancien ministre Dominique Bussereau, fidèle d’Alain Juppé et proche de Jean-Pierre Raffarin, a fait savoir qu’il se mettait « en congé » de LR, au moins jusqu’aux élections européennes de 2019. Lundi c’était au tour d’Alain Juppé d’annoncer lui aussi sa mise en congé

 

Parquet : Macron refuse l’indépendance

Parquet : Macron refuse l’indépendance

 

 

L’énarque ne veut sans doute pas perdre le pouvoir qu’à l’Etat sur la justice. Preuve que le libéralisme de Macron et fortement teintée d’étatisme. Face à la demande des représentants du personnel judiciaire, Macon répond nettement : non il n’y aura pas d’indépendance du parquet. Les juges du parquet continueront d’être nommés par le ministre et de dépendre de son autorité. Les éventuels espaces d’ indépendance seront à définir dans ce cadre seront à définir dans ce cadre. Autant dire que l’espace sera très réduit. Un sujet sur lequel ont longuement insisté le procureur général, Jean-Claude Marin, et le premier président de la Cour de cassation, Bertrand Louvel, lors de l‘audience solennelle de début d‘année de cette instance judiciaire, la plus haute en France, en présence du chef de l‘Etat. Bertrand Louvel a ainsi demandé un “alignement complet” du statut des magistrats du parquet sur ceux dits du “siège”, qui sont chargés de rendre la justice. Il y va notamment, selon lui, de la crédibilité du système judiciaire français à un moment où la justice s‘internationalise de plus en plus. Les magistrats du parquet “attendent avec impatience d’être enfin débarrassés du soupçon que des réformes inachevées laissent encore planer”, a renchéri Jean-Claude Marin, pour qui “il n‘existe aucun argument solide justifiant qu‘il faille garder un lien entre l‘exécutif et le ministère public”. Emmanuel Macron a répondu par une fin de non-recevoir au nom de la mission des parquets au carrefour des politiques publiques par la mise en œuvre de la politique pénale décidée par le gouvernement et de l‘activité juridictionnelle. “Le parquet doit continuer à mes yeux à appartenir à une chaîne hiérarchique dont le sommet est une autorité qui porte cette responsabilité politique, l‘assume, car c‘est l‘exécutif qui est dépositaire du mandat du peuple”, a-t-il fait valoir.

Macron : encore un plan prison

Macron : encore un plan   prison

 

Après l’agression de surveillants dans la prison de Vendin-le-Vieil, près de Lens,  Macron a cru bon de répondre au mécontentement. Il a annoncé un énième plan pour les prisons. En effet, ce n’est pas le premier plan du genre. Pratiquement chaque gouvernement a élaboré ce type de document. La situation est connue il y a en France environ 70 000 détenus pour 50 000 places dont beaucoup désuètes. Il faudrait donc construire de nouveaux établissements. Faute de moyens budgétaires,  les gouvernements précédents ont autorisé la construction de prisons privées. Une orientation très critiquée par la Cour des Comptes car elle rapporte aux constructeurs mais coûte très cher à l’État. Au-delà du nombre de places à construire et  des mesures de sécurité à renforcer se pose  l’éternelle question de l’insertion. Une question qui a été complètement oubliée par Macron qui sans doute a répondu à chaud. D’une manière générale,  les processus de réinsertion sont une fiction totale pour la grande majorité des établissements et la prison ne fait que renforcer le potentiel de criminalité des détenus Sans occupation, sans espérance de réintégration sociale les détenus sont bien entendus fragilisés et sensible aussi au radicalisme, à la violence et au trafic en tous genres. La réaction de Macron est de circonstance. Pour preuve le délai qu’il donne que soit élaboré fin février son plan.  « Indigne ce taux d’occupation de 139%, indigne les matelas au sol, indigne les conditions de travail des personnels pénitentiaires. Pour autant, cette surpopulation est un symptôme et je ne veux pas une réforme qui ne cherche qu’à faire tomber la fièvre plutôt que de s’attaquer à la maladie », a-t-il déclaré. Profitant de son discours lors de l’audience de rentrée de la Cour de cassation, lundi, Emmanuel Macron a également fait une promesse : « J’ai demandé à ce qu’un plan pénitentiaire global me soit soumis avant la fin de février 2018 qui concerne non seulement les questions immobilières, mais les personnels pénitentiaires, qu’il s’agisse des personnels de surveillance ou des personnels de probation ou d’insertion. » Un plan global remis au chef de l’Etat avant fin février. Un moyen peut-être aussi, à la veille de la visite de la garde des Sceaux Nicole Belloubet dans la prison de Vendin-le-Vieil, de calmer les esprits au sein du personnel pénitentiaire.

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