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Medef : l’ancien patron en procès pour fraude fiscale

« Avant, on avançait dans la mauvaise direction ; maintenant, on recule dans la bonne. » ” Ernest-Antoine Seillière (Le Monde – 26 Juillet 2002)  Un citation de l’ancien patron du Medef qu’il n’apprécie guère quand elle est appliquée à la fraude fiscale  qui le concerne. D’après la Tribune,   les juges d’instruction ont renvoyé en procès pour fraude fiscale en 2007-2008 quatorze ex-dirigeants et cadres de Wendel, dont l’ancien patron Jean-Bernard Lafonta et Ernest-Antoine Seillière (ancien patron du MEDEF), ainsi que la banque JP Morgan Chase et un avocat fiscaliste visés pour complicité, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Soupçonné d’avoir incité ses cadres à participer au montage litigieux, qui passait par un système complexe d’intéressement, l’ancien patron de la société d’investissement Jean-Bernard Lafonta sera aussi jugé pour complicité de fraude fiscale, selon ces sources proches du dossier et judiciaire. Il a déjà été condamné le 14 décembre 2015 à 1,5 million d’euros d’amende pour diffusion d’informations trompeuses et délit d’initié en 2009. Il a fait appel. Contacté vendredi, son avocat Antonin Lévy n’a pas souhaité réagir dans l’immédiat. L’information judiciaire avait été ouverte en juin 2012 à la suite d’une série de plaintes de l’administration fiscale concernant un montage financier baptisé Solfur. Grâce à ce programme d’intéressement, via des prises de participations, trois administrateurs – dont l’ancien patron des patrons, le baron Ernest- Antoine Seillière – et onze cadres haut placés, avaient récupéré fin mai 2007 « un gain net » de 315 millions d’euros pour un investissement de départ de 996.250 euros, « en totale franchise d’imposition », estimait le parquet national financier en novembre 2015 dans ses réquisitions. Le parquet national financier et les juges d’instruction sont convaincus que le dispositif a été mis en place en recourant à l’interposition de sociétés pour éviter l’imposition sur les plus-values. Les juges ont aussi renvoyé en procès la banque JP Morgan Chase et un avocat fiscaliste pour complicité de fraude fiscale, car ils sont soupçonnés d’avoir participé à la conception du montage litigieux.

(La Tribune)

 » La guerre contre Daech est presque achevée »(Sirwan Barzani )

 » la guerre contre Daech est presque achevée »(Sirwan Barzani )

Sirwan Barzani, général de brigade peshmerga considère que  la guerre est bientôt finie, évoque les combats qu’il reste à mener et parle de  l’avenir politique du Kurdistan qu’il souhaite voir indépendant. Dans une interview au JDD.

 

 

A la faveur de l’offensive sur Mossoul, les peshmergas ont conquis de nouveaux territoires. Vous avez établi dans ces zones de solides lignes de défense. Peut-on les considérer comme les nouvelles frontières du Kurdistan?
Bien sûr qu’il faut les considérer comme telles. D’ailleurs, ce ne sont pas de nouvelles frontières mais plutôt un retour aux frontières réelles et historiques du Kurdistan. Cela ne concerne pas seulement les zones proches de Mossoul. Dans les autres territoires où nous sommes maintenant implantés, nous allons creuser des tranchées identiques. Nous devons le faire pour garantir la sécurité de notre peuple et du Kurdistan car on ne sait jamais ce qu’il peut se passer après que Daech sera défait. Qui gouvernera Mossoul? Un autre Daech va-t-il apparaître? On ne veut pas voir le même scénario se répéter sur notre terre.

Mais Bagdad pourrait remettre en question ces nouvelles frontières…
Il faut effectivement que l’on discute avec Bagdad sur ce sujet. Il doit même faire l’objet d’un référendum dans le futur. Mais pour l’instant, nous nous devons de protéger ces territoires.

L’offensive sur Mossoul a-t-elle permis de réchauffer les relations entre le Kurdistan et Bagdad?
Tout à fait. C’est même la première fois dans l’histoire que l’armée irakienne et les peshmergas combattent côte à côte. Notre président et des délégations du Kurdistan sont aussi allés auparavant à Bagdad, où il y a eu une série de rencontres très fructueuses. Nous espérons qu’après Daech et la reprise de Mossoul, nous parvenions ensemble à un accord satisfaisant.

Quelles ont été la teneur des discussions à Bagdad et à quoi aspirez-vous?
D’abord nous avons bien sûr discuté de la nécessaire coordination de nos forces pour lancer cette opération conjointe. Ensuite, nous avons évoqué notre future indépendance. Bagdad nous a répondu que c’était un sujet qui pouvait être débattu. Que le gouvernement irakien accepte officiellement de discuter d’une possible division du pays est quelque chose de nouveau pour nous et cela nous semble très positif. Nous avons aussi envisagé la gouvernance de Mossoul et de sa région quand Daech en aura été chassé.

Pourquoi vouloir la division de l’Irak? Un système fédéral ne serait-il pas préférable?
L’Irak est aujourd’hui comme un mauvais mariage et donc il n’y a qu’une solution pour s’en sortir : le divorce. Si le pays n’est pas divisé alors un nouvel Etat islamique réapparaîtra, c’est certain. Et nous, les Kurdes, nous ne voulons plus de guerre, nous sommes fatigués. Quant au fédéralisme, les mentalités sont telles en Irak qu’il est impossible que cela fonctionne.

La guerre contre l’Etat islamique est-elle finie pour les Peshmergas?
Non, pas complètement. Il ne faut pas oublier que Daech est le groupe terroriste le plus puissant du monde. Mais s’il l’on considère seulement la pression qu’il exerce sur le territoire du Kurdistan, on peut dire que 97% de la guerre est achevée. Il reste simplement des zones où nous attendons les troupes irakiennes pour intervenir, par exemple dans la région Hawija et certaines zones à l’est, au sud et au sud-ouest de Kirkouk. Mais cela ne se déroulera sans doute qu’après la bataille de Mossoul.

 

A Hawija, vous allez combattre aux côtés des milices chiites des Unités de la Mobilisation populaire (UMP). Vos relations sont pourtant tendues…
Effectivement, nous sommes censés avancer du nord vers le sud tandis que les Hachd al-Chaabi (UMP) avanceront du sud vers le nord. L’armée irakienne doit elle aussi participer, en attaquant par l’est. Travailler avec les UMP ne nous pose pas de problème. Nous nous coordonnons à travers Bagdad et avons tenu des réunions récemment à Kirkouk pour parler du sujet. Et puis ces milices ont depuis cette semaine un statut officiel à Bagdad, non (ironique)? Quelles différences y-a-t-il entre les milices chiites et certaines divisions de l’armée irakienne? Je n’en vois pas vraiment. Certaines de ces divisions sont même dirigées par des commandants de Hachd al-Chaabi.

L’offensive sur Mossoul a été fortement ralentie ces dernières semaines. Comprenez-vous pourquoi?
Ce n’est pas vrai. La Golden division (troupes d’élite du contre-terrorisme) fait du bon travail et avance plutôt bien à l’est. Après, ils sont les seuls à être entrés dans la ville. Et c’est ce que je ne comprends pas : pourquoi les autres divisions de l’armée irakienne ne sont-elles pas toutes autour de la ville elles aussi? Au sud, par exemple, ils sont encore à 10 km de Mossoul. Ce n’était pas le plan initial qui prévoyait que la ville serait d’abord totalement encerclée puis attaquée sur différents fronts.

«Une révolution capitaliste en marche» ? (O. Milliet)

 «Une révolution capitaliste en marche» ? (O.  Milliet)

Dans une interview au Figaro,  – le président de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), explique pourquoi le capital-investissement peut se faire une place à coté de l’actionnariat, familial, boursier et d’État. Surtout en France où le très grand nombre de PME souffre de manque d’investissements.

 

Le capital-investissement trouve-t-il sa place en France?

Olivier MILLET. - Sa vocation première est d’aider les entreprises à grandir. Ainsi, l’investissement des fonds de capital-investissement doit permettre à la start-up de devenir une PME, à la PME une très belle société (ETI). Dans un monde en pleine transformation, ces entreprises même puissantes en France ont besoin d’être accompagnées à l’étranger, d’être aidées à mener et financer des acquisitions pour se renforcer sur leur secteur. Pour l’heure, de très nombreuses entreprises françaises de petite taille ont du mal à franchir ce cap. La France compte beaucoup plus de PME que la Grande-Bretagne et l’Allemagne, mais ces dernières réalisent des chiffres d’affaires bien inférieurs. Pour autant, les choses sont en train de changer et le capital-investissement a beaucoup évolué et grandi depuis trente ans. Au premier semestre, les fonds membres de l’Afic ont investi 5,5 milliards d’euros dans plus de 1000 entreprises. Ce montant est en hausse de près de 50 % par rapport au premier semestre 2015. Nous avons retrouvé les niveaux d’avant crise.

Le contexte actuel est-il favorable au développement des fonds d’investissement?

Une véritable révolution capitaliste est en marche. Le capital-investissement émerge comme le quatrième pilier du capitalisme, plus collectif et adapté à l’air du temps, aux côtés des formes plus traditionnelles de l’actionnariat, familial, boursier et d’État. Il est désormais structuré et très segmenté. Les investisseurs professionnels ont vocation à apporter des compétences pointues aux entreprises dont ils sont actionnaires pendant six ans en moyenne, ce qui donne du temps pour déployer une stratégie et accompagner le développement. De plus, les enjeux sociaux, environnementaux et ceux liés à la gouvernance occupent pour nous une place de plus en plus importante.

Pétrole russe : réduire oui mais avec la plus haute référence de production

Pétrole russe : réduire oui mais avec la plus haute référence de production

 

On sait que les membres de l’OPEP sont parvenus à un difficile compromis sur la réduction de la production, un compromis fragile car certains refusent de l’appliquer et il faudra surtout fixer des quotas par pays. Ensuite il s’agissait de convaincre les pays producteurs car l’OPEP ne représente plus de que l’ordre de 25 % de la production mondiale. La Russie en participer  devait être convaincue ; elle l’est mais à condition de se référer à son record historique depuis l’ère soviétique. Autant dire quelle ne veut pas réduire grand chose.  La Russie veut que sa production de pétrole de novembre, la plus élevée depuis presque 30 ans, serve de référence lorsqu’elle discutera de la réduction de son offre avec l’OPEP, a déclaré vendredi le vice-ministre de l’Energie Kirill Molodtsov. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et des pays producteurs extérieurs au cartel se réuniront le 10 décembre à Moscou afin de mettre la dernière main à un accord sur la limitation de la production, a-t-on appris de deux sources au sein de l’Opep. L’Opep a conclu mercredi le premier accord de réduction de sa production depuis 2008 pour tenter de faire remonter les cours, qui doit se traduire par une diminution des pompages de ses pays membres d’environ 1,2 million de barils par jour (bpj) à partir du mois de janvier. Moscou a promis de réduire progressivement sa production de 300.000 bpj au maximum au premier semestre de l’an prochain. En novembre, la production quotidienne russe a atteint en moyenne 11,21 millions de barils, son plus haut niveau depuis l’ère soviétique, selon les chiffres du ministère de l’Energie publiés vendredi. C’est 500.000 bpj de plus qu’en août, mois ou la Russie et l’Opep sont parvenues à un accord préliminaire à Alger. Moscou a accepté de participer à la réduction de l’offre excédentaire mondiale, ce qui marque le premier accord entre le cartel et la Russie depuis 2001. Mais c’est le niveau de production de novembre-décembre qui servira de référence, a déclaré jeudi le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, La production de novembre a légèrement augmenté par rapport à octobre, de 10.000 bpj selon les chiffres du ministère.

Bpifrance perd 18,5 millions d’euros avec Viadeo

(Kylie MacLellan; Danielle Rouquié pour le service français)

Bpifrance perd 18,5 millions d’euros avec Viadeo

 

 

On peut s’tonner que BPI ait perdu près de 20 millions dans une start-up un peu sulfureuse comme Viadéo à l’objet socail douteux et surtout concurrencé par le géant mondial LinkedIn. Les principaux usages de la plateforme Viadeo étaient: La création et la gestion de son profil professionnel (rédiger un curriculum vitæ, mettre à jour ses activités, ses compétences etc.),  la création et la gestion de son réseau (rentrer en contact avec d’autres membres, recommander un utilisateur à un autre, etc.). Les utilisateurs, notamment les commerciaux, peuvent s’en servir pour trouver des prospects.  Des questions se posent général sur la gestion de BPI banque publique composée presqu’exclusivement de fonctionnaires et qui ont à décider du soutien financier à apporter à des entreprise essentiellement du privé. Surtout quand il s’agit de start-up dont la spécialité des dirigeants est d’acheter et de vendre rapidement des entreprises.  La banque publique Bpifrance a perdu 18,5 millions d’euros avec ses investissements dans Viadeo, le réseau social professionnel français placé en début de semaine en redressement judiciaire, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier. Ces investissements de Bpifrance dans Viadeo ont été réalisés en deux temps. Le premier remonte à avril 2012 et a été réalisé pour un montant de 10 millions d’euros par le Fonds stratégique d’investissement, filiale par la suite apporté à Bpifrance lors de sa création fin 2012. Le second a quant à lui été réalisé par Bpifrance pour 8,5 millions d’euros en 2014 lors de l’introduction en Bourse (IPO) de Viadeo. Si cet investissement ne figure pas dans le rapport d’activité 2014 de la banque publique, il ressort par recoupement de la communication financière de Viadeo de l’époque et du rapport 2014-2015 des ministères de l’Economie et des Finances sur l’Etat actionnaire.

Marine Le Pen : le mépris des « doublures » Fillon et Valls

Marine Le Pen : le mépris des   »doublures » Fillon et Valls

La doublure de Jean Marie qui se moque des doublures d’en face. Avec cette dialectique méprisante et vulgaire pour disqualifier ses adversaires. Une sorte de haine permanente pour tout ce qui est contraire à ses options et la caricature grossière en guise d’argument. Bref du populisme théâtral  proche du grand guignol. Marine devrait se méfier de ses formules à l’emporte pièce  quant elle considère que les doublures Fillon ou Valls  ont moins que qualités que Sarkozy ou Hollande car elle –même, si elle même possède une verve équivalente à celle de Jean Marie, est loin de le valoir sur le plan de la culture personnelle et de la clarté. Les insuffisances supposées des autres sont aussi valables pour elle. Marine Le Pen a présenté vendredi l’ex-Premier ministre François Fillon, investi par la droite, et son successeur à Matignon Manuel Valls comme de simples « doublures » de Nicolas Sarkozy et François Hollande en vue de la présidentielle de 2017. « Le problème des doublures, c’est que bien souvent elles ont les défauts des premiers rôles mais sans en avoir les maigres qualités », a déclaré la candidate du Front national lors d’un déplacement à Villepinte (Seine-Saint-Denis). La présidente du parti d’extrême droite livrait là sa première réaction depuis l’allocution de François Hollande, jeudi, durant laquelle le chef de l’Etat a annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à l’Elysée, ravivant l’hypothèse d’un recours à Manuel Valls. « C’est les candidatures des Premiers ministres, qui vont essayer de faire croire qu’ils n’ont (…) aucune responsabilité dans le bilan, dans le passif des quinquennats respectifs de Nicolas Sarkozy ou François Hollande », a ajouté Marine le Pen. Un argument pertinent mais qui ne saurait toutefois masquer le flou total et contradictoire de ses projets socio économiques qui slaloment  entre des positions d’extrême droite et des orientations communistes.

Hollande n’a pas choisi Valls comme héritier

Hollande n’a pas choisi Valls comme héritier

 

On aura remarqué que François Hollande n’a pas désigné Valls comme successeur dans son discours de renoncement. Et pour cause,  la décision de ne pas se représenter c’est en grande partie du fait des pressions de Valls. Des pressions qui ont débuté avec les attaques contre Jean Marc Ayrault afin de le déstabiliser et finalement le remplacer. Des attaques ensuite contre l’indécision de Hollande alors que Valls lui prenait la posture d’un Clémenceau contemporain. L’attaque finale, celle du JDD, où l’impétueux toréro donne le coup fatal à une bête épuisée par les mauvais résultats de sa politique mais tout autant par les trahisons de ses amis y compris de Valls. Même si les deux hommes se sont parlé avant et après l’allocution présidentielle, le chef de l’Etat s’est  bien gardé de désigner le Premier ministre comme son successeur. « Ça aurait été plus facile s’il avait adoubé Manuel Valls parce qu’alors il lui aurait transmis le flambeau. Il ne l’a pas fait. C’est sans doute la preuve que pour lui Manuel Valls avait peut-être dépassé des lignes », analyse Stéphane Rozès. « Manuel Valls est le candidat qui est solidaire de François Hollande sur le projet que nous portons en majorité au Parti socialiste. Et, aujourd’hui, il a évidemment toute sa légitimité pour prolonger le travail qui a été fait », a jugé la secrétaire d’Etat à l’Aide aux victimes sur Europe 1. Un avis loin d’être unanime, surtout à l’aile gauche du PS où l’on s’oppose depuis deux ans et demi à ce Premier ministre tenu pour l’un des premiers responsables des maux de la gauche et accusé d’avoir poussé François Hollande vers la sortie. « Il a un petit côté Iznogoud depuis un mois », a persiflé sur France Info le député « frondeur » Pascal Cherki, rejoint sur ce point par de nombreux soutiens « hollandais ». « Lorsque j’ai lu l’interview du Premier ministre au Journal du dimanche, là j’ai trouvé que la coupe était pleine, et que ça débordait même », a déclaré sur France 2 Bernard Poignant, un proche du président. Dans son interview au JDD, Manuel Valls n’excluait pas de se présenter à la primaire des 22 et 29 janvier, au risque de semer la discorde au sommet de l’exécutif. Mais, entre les pro et les anti-Valls, un contingent d’élus entend réfléchir devant le choix pléthorique, qui inclut le candidat de « La France insoumise » Jean-Luc Mélenchon et l’ancien ministre Emmanuel Macron, qui a entamé une campagne « ni de droite, ni de gauche ». « Je me donne un petit délai de réflexion », a dit à Reuters le député PS Philippe Duron. « On va voir sur quel discours Valls va être candidat. « Théoriquement » je ne rejoindrai pas Macron, parce que je suis dans le parti ».

FN encore justice : pour une nouvelle affaire d’escroquerie

FN encore  justice : pour une nouvelle affaire d’escroquerie

 

A chaque élection ou presque, le FN est soupçonnée d’escroquerie pour des surfacturations qui permettent de détourner des frais de campagne remboursés par l’Etat. En fait il ne s’agit pas directement du FN mais de structures bidon proches de Marine Le Pen (avant de Jean Marie) qui font en quelque sorte de l’optimisation financière des remboursements par l’Etat de l’Etat de frais de campagne. De toute évidence Marine qui sait gérer comme Jean Marie  son patrimoine personnel de millionnaire (des enquêtes sont en cours pour dissimulation de patrimoine) sait aussi optimiser les ressources provenant de l’Etat dans des structures non pas contrôlée par le parti mais par elle- même ou de très proches. . Le Front national est en effet de nouveau dans le viseur de la justice. Le parquet de Paris a ouvert le 9 novembre une enquête préliminaire sur des soupçons d’escroquerie dans le financement de la campagne des régionales de décembre 2015 du FN, a appris vendredi l’AFP de source judiciaire, confirmant une information du Monde. Cette enquête ouverte pour escroquerie, abus de biens sociaux et blanchiment de ces délits, vise l’entreprise Presses de France, dirigée par Axel Loustau, conseiller régional FN d’Ile-de-France. C’est un proche de Frédéric Chatillon, renvoyé en procès dans l’affaire des kits de campagne aux législatives de 2012. Dans l’affaire des kits, les juges d’instruction Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi ont aussi ordonné le 5 octobre le renvoi en correctionnelle du FN et de deux dirigeants du parti d’extrême droite, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh.

Les juges soupçonnent une escroquerie au préjudice de l’Etat, qui rembourse les frais de campagne, par le biais notamment de surfacturations. Le Front national, qui clame son innocence, a été renvoyé pour complicité d’escroquerie et recel d’abus de biens sociaux. Son trésorier Wallerand de Saint-Just a été renvoyé pour recel d’abus de biens sociaux.   La nouvelle enquête ouverte le 9 novembre s’intéresse cette fois à l’entreprise Presses de France. Créée en juillet 2015, elle était chargée de l’impression des documents électoraux, à la place de la société de communication Riwal dont le dirigeant Frédéric Chatillon, très proche de Marine Le Pen, était alors interdit de toute relation commerciale avec le parti frontiste en raison de son contrôle judiciaire dans l’affaire des kits. Les investigations tournent autour de « la problématique d’éventuelles surévaluations des dépenses d’impression » remboursables par l’Etat, selon une source proche de l’enquête. Le parquet a ouvert une enquête à la suite d’un signalement fin juillet de Tracfin, la cellule antiblanchiment de Bercy, visant des « virements suspects », vers deux sociétés financières impliquant l’entourage d’  Axel Loustau, pour un total avoisinant deux millions d’euros. Sa société avait perçu 4,7 millions d’euros de l’Etat au titre des frais de campagne remboursables mais seul 1,2 million a été débité au profit de sous-traitants imprimeurs, selon la source. Ces nouvelles investigations s’ajoutent à une information judiciaire ouverte fin octobre sur des soupçons d’escroquerie dans le financement des campagnes du FN aux municipales et aux Européennes de 2014 et aux départementales de 2015.

Renoncement de François Hollande « la pression terrible de Valls (Villemot)

Renoncement de François Hollande « la pression terrible de Valls (Villemot)

C’est un ami proche de  François Hollande qui le dit, l’actuel président était pris dans un étau et surtout sous la pression de Valls et quelques autres. Dominique Villemot et Hollande  se sont rencontrés à l’ENA en 1978. Depuis, l’avocat est resté ami avec l’actuel Président. Villemot dans une interview au JDD revient sur le renoncement de François Hollande.

 

La décision de François Hollande vous a-t-elle surprise?
Non. Il était clair que François Hollande ne pouvait pas passer par la primaire de gauche. Pour plusieurs raisons. Personnellement, je pensais que c’était contraire à la fonction de Président sortant. Ensuite, déclarer sa candidature au mois de décembre, c’est beaucoup trop tôt. A partir du moment où vous êtes candidat, vous n’êtes plus Président. Dans le passé, les présidents sortant ont annoncé qu’ils se représentaient vers la fin février. Après, Arnaud Montebourg avait appelé les électeurs de droite à venir voter contre le Président, Claude Bartolone avait fait une déclaration intempestive disant qu’il fallait que le Président et le Premier Ministre se présentent l’un contre l’autre, Manuel Valls avait parlé dans le JDD Il y avait tout un étau qui se resserrait autour de lui.

 

Un temps, on a cru qu’il irait sans passer par la primaire?
A partir du moment où on actait qu’il ne se présenterait pas via la primaire, il y a eu un débat sur : est-ce qu’il peut y aller sans? Jean-Christophe Cambadélis a tout de suite verrouillé, en disant que le Président lui avait dit qu’il passerait par la primaire [s'il était candidat]. Deuxièmement, la primaire de la droite avait été un succès, donc il lui aurait été dit que ce n’était pas démocratique. Cela aurait été très compliqué. Je pense qu’il a pris la bonne décision pour le pays.

C’était pour vous la décision à prendre?
Il va rester Président jusqu’au bout. Vu la situation actuelle, l’état d’urgence, la menace terroriste, la situation internationale avec le Brexit et l’arrivée de Trump… C’est important pour le pays. Objectivement, pour lui c’est la meilleure décision. Il restera dans l’histoire comme le Président qui a – comme je l’ai dit dans mon livre - fait le « sale boulot ». L’héritage Sarkozy-Fillon en 2012 était catastrophique : il a redressé l’économie, les finances publiques, il a dû affronter le terrorisme… Je suis sûr que dans deux ou trois ans, on gardera ce souvenir de lui.

 

Selon vous, cette annonce aura un impact sur la manière dont son bilan sera perçu?
Oui tout à fait. Il restera cette image de l’homme d’Etat. Il faut être honnête, François Hollande n’est pas quelqu’un de facile à cerner. Beaucoup de gens le connaissent mal, le présentent comme un politicien qui aimerait les petits coups tordus. Mais ce n’est pas du tout ça! Tout le quinquennat montre qu’il a privilégié l’intérêt du pays au sien. Il a pris des décisions impopulaires car il fallait les prendre pour le pays. Là, de s’effacer devant les autres, je pense que ça le grandit. François Hollande n’a pas un égo démesuré comme beaucoup d’hommes politiques. Beaucoup ne pourraient pas vivre sans la politique, sans le pouvoir, sans les apparats ; beaucoup d’hommes politiques sont persuadés qu’ils sont les plus intelligents de tous, François Hollande est bien sûr intelligent et est conscient qu’il faut être à la hauteur, mais il peut vivre sans ça. Cela ne l’empêchera pas de dormir de ne plus avoir le pouvoir.

Pensez-vous que François Hollande est serein ce vendredi matin?
Oui. Je pense qu’il est très soulagé. C’était une décision pas facile à prendre, pas facile à annoncer. Il avait une pression terrible des deux côtés : soit des gens comme Manuel Valls ou Jean-Christophe Cambadélis pour l’empêcher d’y aller, soit – et c’est normal – une pression de ses amis politiques qui, pour beaucoup, avaient besoin qu’il se représente pour continuer à exister. Maintenant, il va s’occuper du pays pendant les cinq mois qui restent [avant la présidentielle].

 

Etiez-vous dans la confidence ou l’avez-vous appris devant votre télévision?
Il ne m’a pas appelé avant pour me le dire. Mais les échanges qu’on a eus allaient dans ce sens… J’avais vu Stéphane Le Foll mardi soir… Je ne m’attendais pas à autre chose, voilà. J’ai un peu espéré qu’il puisse y aller sans passer par la primaire, mais à partir du week-end dernier, ce n’était plus possible.

Pour vous, quand François Hollande a-t-il pris cette décision?
Le Président a toujours procédé étape par étape. A mon avis, il n’avait pas pris cette décision depuis longtemps. Il l’a prise après le week-end.

Que va-t-il faire après 2017?
Je ne sais pas. Je pense que ce serait bien, mais ce n’est que personnel, qu’il prenne des responsabilités au niveau européen. Il ne va pas reprendre des fonctions d’élu local, même s’il aime beaucoup la Corrèze.

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Privatisations : Fillon veut désengager l’Etat

Privatisations : Fillon  veut désengager l’Etat

 

 

Fillon veut clairement reprendre le plan de privatisation et se débarrasser de participation dans certaines entreprises dont Fillon pense qu’elles ne servent strictement à rien. Un constat qui n’est pas complètement faux. En effet certaines présences de l’État dans le capital de sociétés n’obéissent  à aucun n’objectif stratégique. Par contre le risque est grand que l’État vende des participations qui soit lui rapportent, soit constituent un enjeu pour l’économie. Fillon a cité Renaud comme possibilité de désengagement. Il est vrai que l’État n’a pas forcément pour vocation première de construire des automobiles même de façon minoritaire dans le capital. Pour autant se joue actuellement à l’échelle mondiale une restructuration qui pourrait bien faire disparaître tout constructeur national dans certains pays avec notamment des localisations de sièges sociaux mais aussi des sites de production. Renault est actuellement engagé dans un processus de collaboration voire de fusion à terme avec Nissan mais depuis peu avec Mitsubishi. Une opération qui pourrait le conduire même à devenir le premier constructeur mondial. Le risque du désengagement de l’État français pourrait amener le nouveau groupe Renault à se désengager du territoire d’autant plus que le PDG Carlos Ghosn n’apprécie guère les remontrances régulières du gouvernement à l’égard du montant de sa rémunération. On pourrait citer d’autres exemples de secteurs où la présence de l’État présent un caractère stratégique. De ce point de vue la vente des autoroutes s’est révélée catastrophique car la rentabilité de ces équipements apportait des ressources régulières significatives. Il y a sans doute des désengagements à réaliser mais il conviendrait de ne pas brader le patrimoine national à caractère stratégique uniquement pour améliorer temporairement la trésorerie de l’État. François Fillon a plaidé pour « reprendre les privatisations » et pour que « l’État reprenne des capitaux immobilisés dans des entreprises commerciales où il a gardé des participations », comme chez Renault, lors d’une rencontre avec des élus à la mairie de Chantenay-Villedieu (Sarthe).     Le candidat de la droite à la présidentielle a estimé que ces mesures concernaient les entreprises où, pour l’État, « cela ne sert strictement à rien » de détenir des participations en termes d’influence sur la stratégie de l’entreprise, à l’occasion de son premier déplacement après sa victoire à la primaire de la droite dimanche.  faut « qu’on reprenne ce processus, qu’on récupère cet argent et qu’on investisse dans les infrastructures », a-t-il encore dit, reçu dans la mairie de cette commune de 874 habitants. La Sarthe, longtemps terre d’élection de François Fillon, a voté à plus de 87% pour lui au second tour de la primaire. Alors que plusieurs élus locaux lui exprimaient le besoin de raccorder les communes rurales au très haut débit, François Fillon a répondu : « On peut faire beaucoup d’économies, y compris sur l’emploi public, en investissant massivement dans les technologies, les procédures numériques, dans de nouvelles façons de concevoir le travail. C’est ce qu’ont fait des entreprises, c’est ce qu’ont plus de mal à faire les organisations publiques », a souligné l’ancien ministre des Télécommunications. 

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Montebourg : demandez le programme !

Montebourg : demandez le programme !

 

En apparence le programme de Montebourg présente des aspects intéressants mais avec des dimensions fortement étatiques dont  certaines irréalistes voir surprenantes  comme la nomination d’un commissaire chargé de la réduction du chômage dans chaque région et élue au suffrage universel ou encore une baisse de 50 % du coût de l’accession à la propriété. Un programme made in France cocktail de mesures protectionnistes, étatiques et sociales démocrates. Autre exemple la nationalisation d’une grande banque française de manière temporaire ou partielle ! Le soutien aux Petites et moyennes entreprises (PME), autour desquelles M. Montebourg souhaite dynamiser le « made in France ». Ce soutien passerait par l’attribution de 80 % des marchés publics aux PME « pendant une période de huit ans, le temps que la France se réindustrialise ». Il propose également l’investissement de « 10 à 20 % » de l’assurance-vie des Français dans les PME et la remise en place d’un « crédit national », car, selon M. Montebourg, la banque publique d’investissement ne finance que « de façon homéopathique » les projets de développement. Cette « banque d’encouragement au risque » cautionnera « 90 % des emprunts, des crédits aux PME, aux TPE, aux start-ups, aux artisans, aux commerçants ».

  • La rénovation thermique des bâtiments dotés de 100 milliards d’euros sur cinq ans pour « faire repartir fortement les PME du bâtiment et du secteur des travaux publics », de façon à ce que l’écologie devienne le « carburant de la nouvelle croissance ».
  • La création d’un « Etat fort », avec la possibilité de « nationaliser temporairement ou partiellement une des cinq grandes banques françaises » pour agir sur l’économie nationale.
  • Le décret de la « fin de l’austérité », soit l’abandon du plafond de 3 % du déficit public autorisé au sein de l’UE.

Pouvoir d’achat :

  • L’annulation des hausses d’impôts de ces cinq dernières années pour les classes moyennes et populaires.
  • L’accès à la propriété grâce à « une baisse de 50 à 70 % par rapport au prix du marché » pour les locataires de logements sociaux, de façon à faire baisser la charge du prix du logement.

Réforme du modèle social :

  • La suspension de la directive des travailleurs détachés, un « dumping social à domicile » qui revient selon M. Montebourg à « importer le chômage des autres pays européens ».
  • La formation des chômeurs « à un nouveau métier » pendant un an sur les 24 mois d’indemnités chômage, financé par l’argent de la formation professionnelle.
  • L’élection au suffrage universel dans chaque région d’un « commissaire chargé de la réduction du chômage » et de la formation professionnelle.

Sécurité :

  • Le rétablissement du « service national, civil et militaire obligatoire pour six mois » pour tous les jeunes hommes et les jeunes femmes.
  • Le rétablissement d’une « police de proximité ».

Réformes européennes et institutionnelles :

  • Le « sauvetage aux forceps de l’Union européenne » en remettant en cause les traités européens sur la base du refus de l’austérité budgétaire et monétaire et de la création d’un « gouvernement économique » de la zone Euro pour « impliquer les citoyens » dans l’avenir de l’Europe.
  • La réduction de l’Assemblée nationale de 577 à 350 députés, dont 50 élus à la proportionnelle afin que les partis politiques « exclus de la représentation parlementaire » soient représentés.
  • La réduction du Sénat à 200 membres dont 100 tirés au sort parmi les électeurs, « un par département, afin d’assurer l’entrée de citoyens dans le système politique » et 100 membres du conseil économique, social et environnemental.
  • La fin de l’utilisation de l’article 49-3, « sauf en matière budgétaire ».

 

Le programme du Parti socialiste, présenté mardi, propose de « rétablir la conscription ». Une idée qui traverse les lignes partisanes.

Mélenchon : une conversion à l’écologie (Hulot)…. mais tardive

Mélenchon : une conversion à l’écologie (Hulot)…. mais tardive

 

Un brevet d’écologie à été décerné par Nicolas Hulot à Jean-Luc Mélenchon en matière d’écologie. Il est vrai que l’ancien trotskiste productiviste a changé son logiciel de production en insistant particulièrement sur la transition énergétique. Reste à savoir s’il s’agit d’une vraie conviction ou d’une posture pour récupérer les voix d’un parti des verts en voie d’extinction. Le soutien du parti communiste, lui, toujours nettement sur un modèle productiviste justifie de s’interroger. D’après RTL Jean-Luc Mélenchon fait partie des gens avec qui Nicolas Hulot discute régulièrement. Il n’est pas le seul, d’ailleurs : il y a aussi Emmanuel Macron, par exemple. Mais sur Mélenchon, Hulot est affirmatif : « C’est le seul qui a bossé sur l’écologie ». L’ex-envoyé spécial de François Hollande pour la COP21 va même plus loin : « C’est celui avec lequel j’ai le plus de plaisir à dialoguer. Sur certains dossiers c’est même lui qui m’en apprend, notamment sur la mer. Ah ça quand il bosse Mélenchon, il ne fait pas semblant ».  C’est dire si Nicolas Hulot est sous le charme du candidat de la France insoumise. De là à envisager de le soutenir à l’élection présidentielle, il y a un grand pas que l’écologiste n’est pas prêt à franchir. « Mélenchon est trop clivant « , dit-il. Depuis qu’il a renoncé lui-même à se présenter, Nicolas Hulot n’exclut rien complètement. Mais il a bien envie surtout de peser sur les idées avec ATD Quart Monde et Emmaüs. Il travaille ces jours-ci à un pacte, un contrat, un « socle de préalables », un peu sur le modèle de ce qu’il avait fait en 2007 (son pacte écologique qu’il avait fait signer à dix candidats avec une dizaine de propositions). Sauf que cette fois-ci, il veut le soumettre aux Français fin février-début mars. Il n’y sera pas question que d’écologie. Il fera aussi des propositions en matière de fiscalité et de démocratie notamment. Dit autrement, cela donne : « Moi je ne participe pas à la primaire des gens, je participe à la primaire des idées ».

Lepaon-CGT recyclé délégué interministériel à la langue française !

Lepaon-CGT recyclé délégué interministériel à la langue française

Le plan ancien numéro un de la CGT éjecté de son organisation vient d’être nommé à la tête d’une délégation interministérielle, placée sous son autorité et chargée de la mise en œuvre opérationnelle d’une  nouvelle Agence. Une nomination un peu surprenant même si l’ancien secrétaire de la CGT s’est toujours intéressé à l’illettrisme. En fait il s’agit d’une décision de Valls  sans doute pas mécontent de mettre la CGT en contradiction. Une CGT qui n’a cessé de lui mettre des bâtons dans les roues dans le cadre de l’élaboration de la loi Travail. Pas sûr cependant que l’ancien patron de la CGT est vraiment le profil pour gérer cette problématique car le costume paraît un peu grand non pas en raison de ses origines syndicales mais surtout compte tenu de  ses compétences. Et  pas sûr qu’il conserve longtemps son poste.  l’intéressé a confirmé sa nomination au Figaro. «Je suis heureux que ce projet se concrétise vraiment», indique l’ex-numéro un du premier syndicat de France. «La langue française est au cœur de notre pacte républicain, justifie ainsi le ministre de la Ville et de la Jeunesse. La maîtrise de la langue française est une condition de l’épanouissement personnel, de l’insertion professionnelle, de l’accès au savoir et à la culture; c’est également un enjeu majeur pour appartenir pleinement à la nation française. Pourtant, six millions de nos concitoyens rencontrent des difficultés à manier notre langue, et trois millions font face à l’illettrisme. Le Gouvernement souhaite promouvoir une politique nationale de la langue française au service de la cohésion sociale et du rayonnement culturel de notre pays. L’État doit en garantir la mise en œuvre sur l’ensemble des territoires de la République, en métropole et dans les outre-mer, en travaillant étroitement avec les collectivités territoriales, les partenaires sociaux et les réseaux associatifs».

Croissance États-Unis : l’activité manufacturière augmente

Croissance États-Unis : l’activité manufacturière augmente

Les prévisions de croissance pourraient être revues à la hausse suite à la tendance enregistrée en novembre. L’activité dans le secteur manufacturier aux Etats-Unis a progressé plus que prévu en novembre, selon l’indice des directeurs d’achats de ce secteur publié jeudi par l’association professionnelle ISM.  L’indice ISM manufacturier a gagné 1,3 point en un mois à 53,2%, se maintenant au-dessus du seuil de 50% qui délimite la frontière entre contraction et progression de l’activité. Les analystes s’attendaient à une hausse de seulement 0,2 point. . La prévision de croissance des Etats Unis a été revue à la baisse à +1,6% en 2016 et +2,2% en 2017 par le FMI dans sa publication d’octobre. Néanmoins, la croissance réalisée au troisième trimestre 2016 a marqué un vif rattrapage technique à +2,9% en rythme annualisé, après +1,4% au T2.  L’indice ISM manufacturier d’octobre s’était déjà  redressé à 51,9 (versus 51,5 en septembre). Le taux de chômage s’était  établi à 4,9% en octobre (versus 5,0% en septembre). Le nombre de créations d’emplois dans le secteur non agricole a atteint en octobre +161 000 (versus +191 000 en chiffre révisé et +156 000 en première estimation en septembre 2016), avec un taux de participation de 62,8% (versus 62,9% en septembre la tendance dégagée ces deux derniers mois la prévision de croissance pour 2017 pourrait être revue nettement à la hausse, autour de 2,5 %. En zone Euro, la croissance manque de souffle. Au troisième trimestre 2016, la croissance du PIB par rapport au trimestre précédent s’est stabilisée à +0,3% (comme au T2 mais après +0,6% au T1), soit +1,6% sur un an. La BCE a une prévision de croissance du PIB de la zone Euro de +1,7% pour l’ensemble de l’année 2016 et de +1,6% pour 2017 et 2018. Le FMI dans ses prévisions d’octobre prévoit +1,7% en 2016 et +1,5% en 2017.

 

Chômage : le taux passe sous les 10% en zone euro

Chômage : le taux passe sous les 10% en zone euro

Ce taux de chômage s’établit à 9,8% en octobre après 9,9% en septembre, chiffre révisé après avoir été annoncé à 10%. Le chômage n’a cessé de baisser en zone euro depuis un pic de 12,1% inscrit au début de 2013. Il est désormais sous la barre des 10%, pour la première fois depuis 2011, mais reste nettement supérieur à son niveau d’avant la crise financière (7,2% en mars 2008). Le nombre de chômeurs dans les 19 pays partageant l’euro s’établit à 15,9 millions en octobre, 178.000 de moins qu’en septembre et 1,12 million de mois qu’un an plus tôt, rapporte Eurostat. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage pour octobre s’affiche à 8,3%, au plus bas depuis février 2009, après 8,4% en septembre.

Obama et Macron hommes de l’année 2016 pour les cadres

Obama et Macron hommes de l’année 2016 pour les  cadres

Pour les cadres français, Emmanuel Macron, ex-ministre de l’Economie et candidat à l’élection présidentielle de 2017, et Barack Obama, président sortant des Etats-Unis, sont les hommes économiques de l’année, selon un sondage Viavoice pour HEC, l’Expansion, BFM Business et LeMonde.fr publié jeudi.  Sur les 400 cadres interrogés du 3 au 7 novembre, 62% estiment qu’Emmanuel Macron est la personnalité française qui a le plus marqué l’économie en 2016. L’ex-ministre de l’Economie, qui a quitté le gouvernement en août pour se consacrer à son mouvement « En Marche ! » et à sa campagne, est suivi par le chef de l’Etat, François Hollande (28%), le Premier ministre, Manuel Valls (21%) et le ministre des Finances, Michel Sapin (18%). Pour les personnalités étrangères, les cadres interrogés placent Barack Obama (41%) devant la chancelière allemande, Angela Merkel (28%), la directrice générale du FMI, Christine Lagarde (16%).

Réforme Fillon remboursement maladie : des évaluations très approximatives

Réforme Fillon remboursement maladie : des  évaluations très approximatives

 

Les évaluations des conséquences du plan Fillon relative à l’assurance maladie sont forcément approximatives comme le sont les propositions du vainqueur de la primaire de droite. La Mutualité française fédère 650 mutuelles, c’est-à-dire la quasi-totalité des mutuelles en France  à sans doute souhaité se placer dans le débat en cours mais en minimisant d’une certaine manière les conséquences financières pour les assurés. D’après la ministre de la santé le cout représenterait environ 300 € par mois pour les ménages alors  que la Mutualité française l’estime aussi à 300 € mais par an et par personne,  soit autour de 1300 € par an pour un couple avec deux enfants. Une différence qui varie de 100 à 300 € mensuels environ. Il y a dans ce calcul plus qu’approximatif sans doute la volonté des mutuelles de relativiser l’impact financier afin de jouer un plus grand rôle dans la couverture des risques maladie. Les mutuelles jouent évidemment un rôle important et positif mais ce sont aussi des superstructures aux motivations existentielles qui ne sont pas elle non plus comme la sécu exempte de critiques en matière de gestion. La fédération nationale de la mutuelle Mutualité française aurait sans doute mieux fait d’être plus prudente vis-à-vis de son calcul de coin de table. En effet son acceptation tacite de transfert financier de la gestion des risques de certaines maladies pourrait la contraindre à augmenter de manière assez considérable les cotisations. D’un point de vue des superstructures mutualistes on peut se réjouir de devenir une sorte de sécurité sociale bis mais les mutuelles en sous-estimant les conséquences financières risquent d’être acculées  à de graves difficultés. Et pour les résoudre d’être obligées d’imposer un très fort relèvement des cotisations qui pourraient aller jusqu’au doublement du montant actuel. D’où les interrogations quant à la pertinence de l’évaluation de la Mutualité française. En effet  la fédération nationale de la Mutualité française (FNMF) évalue à 20 milliards d’euros le coût supplémentaire pour les ménages français de l’application du programme de François Fillon en matière de déremboursement de certains soins. Le candidat de la droite propose de concentrer l’assurance maladie sur le remboursement des affections graves ou de longue durée et de laisser le reste à la charge des patients ou de leurs assurances complémentaires. La FNMF se fonde sur un scénario selon lequel la Sécurité sociale couvrirait les dépenses hospitalières et celles qui relèvent du régime des affections de longue durée mais cesserait de rembourser les soins de ville ne relevant pas de ce régime. Selon ses calculs, l’économie réalisée par la Sécurité sociale s’élèverait alors à 20 milliards d’euros par an. « Cela permettrait, avec le retour à l’équilibre de la Sécurité sociale, une baisse de 15,6 milliards d’euros soit de la dette sociale (…) soit des prélèvements obligatoires », écrit la FNMF sur son site internet. « Mais 20 milliards d’euros, c’est aussi la somme supplémentaire que les ménages ou leurs complémentaires santé devraient alors prendre à leur charge », ajoute-t-elle. Elle estime que cela représenterait en moyenne un coût supplémentaire de 300 euros par personne et par an, soit 1.200 euros pour un couple

Hollande : trop peu, trop tard

Hollande : trop peu, trop tard

Le renoncement de François Hollande résulte des résultats notoirement insuffisants de sa politique, aussi des contradictions entre ses promesses de campagne et son action de président de la république. Dans le domaine économique en particulier il aura fallu attendre les dernières années du mandat pour qu’il prenne un peu conscience des facteurs explicatifs du manque de la compétitivité qui génère le chômage. Les mesures prises pour redresser cette compétitivité notamment l’allégement des charges et la loi travail ont été bien trop tardives. En outre,  elles ont été caractérisées par un manque de préparation évidente. François Hollande a également été victime de son propre entourage et des divisions de la gauche. Le premier à rompre l’union a été Mélenchon qui refuse tout processus de primaire. Le second à enlever  toute chance à François Hollande et Macron. Macron qui d’une certaine manière s’est autonomisé suite à la lutte fratricide avec Valls. Un Valls qui s’est toujours voulu l’héritier, n’a cessé de marginaliser Macron et a porté le coup fatal à Hollande en menaçant de se présenter en 2017. Bref le retrait de Hollande  doit aux échecs économiques et aux luttes internes à gauche y compris au PS. De toute manière Hollande n’avait plus aucune chance d’être élue et ne pouvait sortir qu’humilier lors des échéances prochaines. Paradoxalement Hollande sortira sans doute grandi pour cette lucidité un peu tardive. Son héritage sera cependant lourd à porter car le champ de bataille de la gauche et dévastée et Valls lui-même risque d’essuyer une grave défaite. L’existence même du parti socialiste pourrait être mise en cause. Dans un tel contexte la décision Hollande devenait inévitable « Aujourd’hui je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle, aussi j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle », a dit le chef de l’Etat, le visage grave et visiblement ému, dans une déclaration à l’Elysée. « Dans les mois qui viennent, mon devoir, mon seul devoir sera de continuer à diriger le pays, celui que vous m’avez confié en 2012, en m’y consacrant pleinement et dans le dévouement le plus total à la République », a-t-il ajouté après avoir dressé un bilan positif de son quinquennat. Président le plus impopulaire de la Ve République, François Hollande était crédité de moins de 10% dans les sondages pour le premier tour de l’élection présidentielle alors que le candidat de la droite et du centre, François Fillon, caracole en tête des sondages pour le second tour de la présidentielle. Son Premier ministre, Manuel Valls, qui a assuré à de nombreuses reprises être prêt à affronter la droite à la présidentielle, devrait donc concourir à la primaire de la gauche organisée fin janvier. Dressant un inventaire de ses quatre années et demie passées à la tête de l’Etat, François Hollande a dit « assumer » son bilan, « revendiquant les avancées, en reconnaissant les retards et en admettant certaines erreurs ». (Papier bilan:) « Les résultats arrivent, plus tard que je ne les avais annoncés, j’en conviens, mais ils sont là : l’investissement, la consommation, la construction repartent et, depuis le début de l’année, le chômage enfin diminue », a souligné le chef de l’Etat qui avait fait de l’inversion de la courbe du chômage une condition pour sa candidature. « Il reste à un niveau très élevé et je mesure ce que cette situation peut avoir d’insupportable pour nos concitoyens qui vivent dans la précarité. » Constat lucide mais tragique.

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