Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Vendre le Stade de France ! (Cour des comptes)

Vendre le Stade de France ! (Cour des comptes)

 Pourquoi pas la tour Eiffel ou l’Elysée ?

 

La Cour des Comptes est une institution relativement respectable qui produit assez souvent des analyses pertinentes sur la situation financière du pays. Par contre de temps en temps, elle dérape quand même quand par exemple elles suggèrent maintenant de vendre le Stade de France. Certes la Cour des Comptes a sans doute raison de critiquer les conditions de concession de ce stade concession accordé par l’Etat au consortium formé par Vinci (67%) et Bouygues (33%) en 1995. Par contre, si l’on devait vendre tous les équipements publics qui connaissent des difficultés financières alors il ne resterait pas grand chose du patrimoine. Le Stade de France pourrait comme l’aéroport de Toulouse être vendu à des Chinois. On pourrait aussi vendre l’Élysée qui finalement ne sert pas à grand-chose puisque cela fait doublon avec Matignon et les administrations. On pourrait vendre aussi la tour Eiffel ( elle, qui rapporte)  aussi les Champs-Élysées, les gendarmeries et les écoles. Bref tout ce qui coûte des sous !

La fin de cette concession doit intervenir en 2025. La Cour des comptes, dans son rapport, appelle l’Etat à réfléchir à la vente de l’enceinte sportive de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). « Une solution parmi d’autres », avance l’institution, face aux multiples problèmes causés par la concession du stade.

«Gilets jaunes» : une rupture politique décisive (Jérôme Sainte-Marie)

«Gilets jaunes» : une rupture politique décisive (Jérôme Sainte-Marie)

 

Jérôme Sainte-Marie , politologue estime que le mouvement des gilets jaunes est une rupture politique décisive (Jérôme Sainte-Marie). Interview le Figaro.

 

Quelle appréciation portez-vous sur la capacité de mobilisation des «gilets jaunes» le 17 novembre?

Jérôme SAINTE-MARIE.- Si l’on considère dans leur originalité radicale l’émergence de ce mouvement d’opinion puis la mise en place de modalités d’action déconcertantes, force est d’admettre la réussite de cette mobilisation. Il y avait un doute énorme avant le 17 novembre sur la concrétisation de ce mécontentement virtuel, il est désormais levé. Rappelons que ceux qui sont allés sur les ronds-points, les péages autoroutiers et autres lieux de rassemblement, ne savaient pas très bien qui ils allaient y trouver et comment les choses se dérouleraient. Ils étaient donc dans un contexte plutôt anxiogène, à l’inverse du confort qu’offrent les manifestations habituelles, depuis longtemps assujetties à un rituel bien connu de tous, organisateurs, participants et forces de l’ordre. Bien entendu, il existe un hiatus gigantesque entre le soutien déclaré au mouvement, de l’ordre de trois Français sur quatre, et la participation effective à celui-ci, mais comment pourrait-il en être autrement? Nous sommes donc confrontés à une mobilisation dont l’importance quantitative constitue un message encourageant pour tous ceux qui s’y sont peu ou prou reconnus.

 

Comment caractériser les manifestants? Quel est leur profil socioprofessionnel ?

Les gilets jaunes sont avant tout des salariés, travailleurs indépendants ou retraités aux revenus situés autour ou en-deçà du revenu mensuel médian.

Partons déjà des soutiens déclarés au mouvement, que l’on connaît bien grâce aux études d’opinion. Je ne vois pas comment décrire cela autrement que comme un puissant révélateur des clivages sociaux. Le soutien au mouvement, avant qu’il ait lieu, était trente points supérieurs chez les employés et ouvriers que chez les cadres. Plus nettement encore, il y avait une corrélation étroite entre la modestie des revenus du foyer et la sympathie pour les «gilets jaunes». L’orientation politique des individus joue beaucoup moins, à l’exception des sympathisants de La République en Marche, désormais isolés dans leur hostilité massive à cette protestation. Quant aux participants eux-mêmes, les témoignages disponibles et les échanges que j’ai pu avoir avec certains d’entre eux attestent du caractère populaire, à tous les sens du terme, de la mobilisation. Rassemblés par des mots d’ordre portant sur des questions d’argent, ils sont avant tout des salariés, travailleurs indépendants ou retraités aux revenus situés autour ou en-deçà du revenu mensuel médian, qui se situe autour de 1700 euros après impôts. Ce n’est pas la France de la misère ou de l’exclusion, sans doute, mais bien celle dont le travail s’accompagne d’une insécurité financière permanente. Ajoutons que dans la circonstance les clivages sociaux supplantent les autres, et que se mobilisent ensemble des personnes aux origines variées.

 

Peut-on dire que c’est la France des villes petites et moyennes ainsi que des zones rurales qui s’est mobilisée?

Cela ferait déjà beaucoup de monde! Visiblement, les habitants des villes-centre, qui concentrent les activités tertiaires les plus prospères et dont les propriétaires bénéficient de la hausse des prix de l’immobilier, sont moins sensibles à la cause des «gilets jaunes», ce qui est bien naturel. On constate par exemple que les habitants de la région parisienne sont plus réservés à son égard, mais il faut rappeler ici que bien des trajets s’y font grâce à une offre abondante en transports en commun. Ceci posé, la dimension géographique doit être maniée avec prudence, comme le fait par exemple mon confrère Jérôme Fourquet, sinon on risque de tomber dans des formules piégeuses. Ainsi lorsque l’on proclame que la «lutte des territoires» a remplacé la «lutte des classes»: que la seconde existe fait débat, mais la réalité de la première me semble brumeuse. Les résultats des élections et des sondages montrent bien des différences géographiques, mais une fois que l’on a pris en compte la dimension sociologique de la répartition de la population selon les territoires, ces contrastes s’estompent. Donc, au sujet du mouvement des «gilets jaunes» aussi, la dimension horizontale, celle du territoire, me paraît fille de la dimension verticale, celle de la situation sociale.

 

Outre la question du prix des carburants, à quoi attribuer la véhémence d’une partie des manifestants?

Nous sommes dans ce type de moments où les données d’opinion deviennent des principes actifs de la vie sociale. Si j’ose dire, le chiffre se fait chair. En effet, non seulement l’exécutif est impopulaire – nous apprenons aujourd’hui par l’IFOP que 73% des Français se disent mécontents d’Emmanuel Macron comme président de la République, dont 39% «très» mécontents -, mais tout le monde le sait, du fait des sondages publiés. Nous sommes donc dans une spirale d’opinion qui favorise l’expression du mécontentement dans des mouvements sociaux tels que les «gilets jaunes». Il y a un autre élément, propre à l’exercice du pouvoir par Emmanuel Macron. À tort ou à raison, les Français l’identifient à une forme d’arrogance sociale, à quelqu’un qui voit le monde comme le combat de la «réussite» et du néant. Si l’univers des cadres supérieurs, le biotope du macronisme, adhère sans mal à cette vision, la plupart des Français recherchent plutôt le bonheur dans la stabilité. Le ressentiment qui s’exprime à l’égard du chef de l’État va donc au-delà de la seule contestation de sa politique.

 

Le mouvement des « gilets jaunes » peut constituer une rupture décisive.

Quelles conséquences politiques et électorales peut entraîner ce mouvement?

Rappelons un instant que l’accession au pouvoir par Emmanuel Macron s’est faite par la réconciliation d’électeurs issus du centre, de la gauche et de droite, mais que cette diversité politique s’est accompagnée d’une certaine homogénéité sociale. Il me semble que ce soit alors créé un «bloc élitaire», rassemblant l’élite proprement dite, ceux qui aspirent à en faire partie, et enfin, ceux qui lui délèguent volontiers la gestion des affaires publiques. Cette polarisation a mis en difficulté et le Parti socialiste et le parti Les Républicains, supplantés dans leur vocation gouvernementale. En face, le «bloc populaire» n’existait que sous une forme négative, partagé de manière irréconciliable entre lepénistes et mélenchonistes. L’existence de ces quatre oppositions sans aucune formule d’alliance concevable est la meilleure garantie de pérennité du macronisme. Cependant, le mouvement des «gilets jaunes» peut constituer une rupture décisive. Mobilisation surgie de la base même du pays, ignorant les identités politiques ou syndicales, elle produit sans même s’en soucier une forme de réunification sociale. De ce fait, la polarisation que tente Emmanuel Macron entre «progressistes» et «populistes» prend une dimension sociologique de plus en plus visible. Avec un bloc élitaire bien en place et représenté prioritairement par LREM et un bloc populaire en gestation, la transformation de l’ordre politique français se poursuit et s’accélère.

Prélèvements obligatoires : Edouard Philippe ment !

Prélèvements obligatoires :  Edouard Philippe ment !

 

«L’objectif fixé au gouvernement par le président (consiste notamment à) baisser les prélèvements obligatoires – cela a commencé cette année » «  a déclaré Édouard Philippe dimanche en réponse au mouvement des gilets jaunes. Un mensonge évidemment. Macron s’était engagé à réduire les prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB à 43,6% d’ici fin 2022, avec une moitié des baisses pour les ménages et l’autre pour les entreprises. Des objectifs qui ne seront pas atteints. À peu près tous les gouvernements ont annoncé une baisse de la fiscalité cependant le taux et le montant des prélèvements obligatoires ne cessent  d’augmenter chaque année. C’était le cas en 2017 ce sera le cas en 2018 aussi en 2019.Pour la France c’est 10 points de plus que la moyenne de l’OCDE.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

En pourcentage du produit intérieur brut (PIB), le taux de prélèvements obligatoires a atteint cette année-là son « point le plus haut », avec 45,3% du PIB. Les cotisations sociales ont pesé pour 37% des prélèvements obligatoires et les impôts pour 63%. Ce taux doit retomber à 45% du PIB en 2018 et à 44,2% du PIB en 2019, en raison des baisses d’impôts décidées par le gouvernement (taxe d’habitation, impôt sur la fortune, flat tax). Malgré tout, la quantité d’impôts et cotisations recouvrés par l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale devrait continuer à augmenter, pour atteindre 1.057 milliards d’euros en 2018 et 1.070 milliards en 2019. Cela s’explique par l’ »évolution spontanée » des recettes fiscales, souligne Joël Giraud dans son rapport, destiné à éclairer les parlementaires sur le projet de loi de finances, qui sera débattu à l’Assemblée nationale à partir de lundi. Les rentrées d’impôts augmentent en effet quand l’activité économique croît, la bonne tenue de l’économie stimulant notamment la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et l’impôt sur le revenu, lié au salaire. Le taux de croissance attendu pour cette année comme pour l’an prochain (1,7% dans les deux cas selon le gouvernement) laisse entrevoir une hausse des recettes fiscales en volume supérieure aux baisses prévues par le gouvernement. Selon les calculs du rapporteur, l’évolution spontanée des recettes devrait ainsi avoisiner les 29,8 milliards en 2018, tandis que les baisses liées aux réformes fiscales de l’exécutif atteindront 10,4 milliards d’euros. En 2019, ces chiffres seront respectivement de 31,9 milliard

 

«La France, c’est pas l’anarchie» (Edouard Philippe) mais ce n’est pas non plus l’énarchie !

«La France,  c’est pas l’anarchie» (Edouard Philippe) mais ce n’est pas non plus l’énarchie !

 

 

«La France, c’est la liberté d’expression, mais ce n’est pas l’anarchie», a déclaré Edouard Philippe dimanche. On pourrait légitimement lui rétorquer que malheureusement la France c’est surtout l’énergie. C’est-à-dire une oligarchie de professionnels de la politique qui viennent en majorité de l’ENA et autres instituts d’études politiques. Une véritable mafia qui entoure Macon et qui ont noyauté nombre de partis politiques. Des carriéristes qui ont transformé la fonction politique en métier souvent très rémunérateur d’autant plus qu’ils entretiennent des liens privilégiés avec les grands groupes financiers. Plusieurs se reconvertissent d’ailleurs dans ces grandes entreprises pour valoriser leur carnet d’adresses. Voir Fillon par exemple ou Montebourg et des centaines d’autres qui vont pantoufler dans des entreprises privées (ou publiques).  François de Rugy, Arnaud Montebourg, François Baroin… Plus d’un ministre sur deux (55%) a étudié sur les bancs d’un Institut d’études politiques (IEP, 35%) ou de l’École nationale d’administration (ENA, 19%), parmi les 190 ministres nommés depuis 2000, révèle une étude publiée jeudi par le cabinet de conseil en orientation scolaire Recto Versoi. Certains ont commencé à se former à Sciences Po sans en obtenir le diplôme, comme les anciens ministres UMP Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux et Patrick Devedjian, et le socialiste Victorin Lurel.

Hormis Sciences Po et l’ENA, un ministre sur trois (32%) est diplômé en droit et en sciences politiques. Des responsables qui a ânonnent les mêmes idées reçues et qui apprennent surtout à ne pas répondre aux questions de leurs citoyens. Bref du bla-bla convenu avec quelques éléments de droit public et de communication. Pas vraiment d’approfondissement des connaissances économiques et sociales mais du vernis pour enrober des discours approximatifs et fumeux. La plupart des petit-bourgeois qui ne connaissent pas grand-chose des réalités économiques, sociales et  sociétales. Bref des petits marquis qui entourent Macron comme ils ont entouré d’autres chefs d’État, d’autres premiers ministres.

 

 

Brexit: une longue, très longue, période de transition !

Brexit: une longue, très longue, période de  transition !

Ce que propose Michel Barnier car finalement il était illusoire de penser que l’union européenne et la Grande-Bretagne pourraient parvenir à un accord. Et d’ici là l’environnement politique pourrait avoir changé en Grande-Bretagne. On pourrait même envisager un renoncement total aux brexit. Un accord pourrait être trouvé d’après les autorités britanniques. Un faux accord évidemment. Un accord qui acte les désaccords, qui proposera une période transition et une phase de négociation sur les futures relations commerciales.  Cette affaire du Brexit prend des allures tragico-comiques. En effet dès le départ, on savait que le referendum britannique était une arnaque politique. Dès le départ, on savait que la négociation serait longue et complexe, dès le départ on savait qu’il serait nécessaire de passer par une période de transition.. Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt aussi à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019.  On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an  mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Aussi les réticences de l’Écosse à accepter un régime particulier pour l’Irlande. Du coup derrière se pose la question fondamentale de l’unité de la Grande-Bretagne.

Nucléaire : « 50% en 2035 » !

 

 

 

De Rugy, l’archétype de l’oligarque carriériste qui a slalomé entre tous les courants, reprend à son compte l’idée ridicule de ramener le nucléaire à 50% en 2035.   Certes on ne pourrait  qu’être d’accord avec la politique de transition énergétique qui viserait  d’une part à réduire la part du nucléaire à 50 % d’ici 15 ans,  d’autre part à développer les énergies alternatives. A ceci près que c’est une fumisterie. Un objectif ambitieux mais irréalisable.  Pour preuve dans les 20 ans à venir, on  ne fermera aucune centrale nucléaire et l’éventuelle fin de  Fessenheim sera plus que  compensée par la mise en service de la centrale de Flamanville.  La durée de vie du parc actuel sera même prolongée d’une vingtaine d’années avec l’opération grand carénage. La loi de transition énergétique est dores et déjà caduques  comme le seront les PPE (programmation) de de Rugy. Ces documents  présentent davantage un caractère d’affichage qu’une dimension réellement opérationnelle. Pour parler plus clair,  loi et PPE sont  décidés pour satisfaire les écolos politisés et-ou- ésotériques et non pour constituer la base d’une politique énergétique.la France est irrémédiablement engagé dans une prolongation du nucléaire du fait du grand carénage. Une obligation après Fukushima. Soit au moins 50 milliards qui ne pourront être amortis que par la prolongation de la vie des réacteurs (de 20 à 30 ans). Et ce n’est pas au moins avant 2050-2060 qu’on pourra ramener le nucléaire sous les 50%.  .En outre, il   faudra sans doute envisager pour les prochaines années une augmentation de l’ordre de 50 % à 100% du prix de l’électricité. D’une manière générale,  le coût de l’électricité d’origine nucléaire a été complètement sous-estimé en France. Il faut dire que la situation financière d’EDF est intenable. Il faut d’abord apurer une énorme dette de 40 milliards, ensuite trouver 50 milliards pour les travaux permettant de prolonger la durée de vie du parc nucléaire actuel. Financer aussi au moins en partie les 25 à 50 milliards du site d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure en Moselle ; un site d’enfouissement qui va permettre de participer au démantèlement du parc nucléaire actuel le moment venu. Un démantèlement dont le coût est fixé autour de 15 milliards et qui pourrait être plus proche de 100 milliards sans parler de la remise à niveau financière d’Areva qui va couter autour de 10 milliards. Enfin avec le développement notamment des énergies alternatives, il faudra envisager la construction d’un nouveau réseau électrique pour collecter et redistribuer le courant. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que seraient tous ces parcs éoliens disséminés sur le territoire, et pour éviter une instabilité des réseaux, ERDF a annoncé 40 milliards d’investissements dont 4000 km de lignes haute tension. Enfin il faudra faire face à un besoin de financement de 200 milliards à terme pour le renouvellement du parc nucléaire. Globalement  il faudra trouver de l’ordre de 500 milliards d’ici 2050-2060.E la France ne peut plus reculer car ces dépenses sont pour la plupart  obligatoires. L’ échéance de 50% en 2035 est une illusion, un mensonge, et même une escroquerie technique et politique. Quant aux interrogations de Rugy sur l’EPR, elles relèvent d’un fantasme car Macron veut en construire 6 et en exporter. Bref un ministre qui ne sert à rien, sauf à faire du vent qui serait bien nécessaire pour faire tourner les inutiles éoliennes, couteuses et improductives. D’autres sources d’énergies pourraient être utilisées comme la géothermie, le problème c’est que ça ne rapporte rien à l’Etat et aux producteurs d’énergie !

Macron et ses petits marquis : des imposteurs

 Macron et ses petits marquis : des imposteurs

 

 

La déception vis-à-vis de Macron est d’autant plus importante que certains espéraient un véritable changement chez celui qui incarnait de fait le dégagisme et la rupture avec l’ancienne classe politique. Ceci étant, on doit relativiser la victoire de Macron,  élu comme souvent par effraction, davantage par rejet de François Hollande que par adhésion au projet macroniste On objectera que cette ambiguïté a déjà existé lors d’autres consultations présidentielles. Les élus à la magistrature suprême  se croient  investi pour mettre en œuvre un programme alors qu’ils ne sont réellement soutenus que par 20 à 25 % des électeurs. Macron, lui,   a obtenu 24 %. Aujourd’hui c’est le retour à ce score puisqu’autour de 75 % des Français rejettent sa politique. L’atout premier de Macron,  c’était sa jeunesse, son culot et surtout le sentiment d’être sorti de nulle part. De s’être  affranchi des partis et autres groupes de pressions. Macron donnait l’impression de n’être ni à gauche ni à droite, bref ailleurs. On sait maintenant que cette élection n’a été permise que par le soutien des milieux financiers avec la médiation de Juillet, ancien secrétaire général de l’Élysée, d’Alain Minc conseiller des plus grands groupes ou encore de Jacques Attali, lui aussi conseiller des princes. Macron a rapidement oublié qu’il avait été ministre d’un gouvernement socialiste pour mettre en place une politique de droite, se hâtant  de distribuer les cadeaux fiscaux aux plus nantis et maintenant à la recherche de ressources pour boucher les trous. Malheureusement la fiscalité a tué le pouvoir d’achat et la croissance. Contrairement aux idées reçues, Macron n’a pas de compétences (ni de formation) en matière économique et il est évident qu’il manifeste une certaine distance voire une condescendance avec le champ social. Bref, Macron est un incompétent dangereux doublé d’un personnage arrogant et prétentieux que l’opinion publique ne supporte plus. Le macronisme est une escroquerie intellectuelle, ce n’est que le retour de la vieille droite avec sa horde de courtisans, de petits marquis carriéristes,  incapables d’autre chose que de ânonner obséquieusement la parole jupitérienne de Macron. «  J’assume,…. on ne lâche rien, ….on  maintient le cap et les réformes, ….on applique le programme. »  Autant de formules creuses qui cachent mal le vide idéologique et l’absence de connaissances des réalités. Le macronisme est une imposture et constitue sans doute aujourd’hui la plus grande menace pour le pays. Du point de vue économique, social mais aussi sociétal. Tout cela finira très mal.

L’escroquerie de la fiscalité carbone

L’escroquerie de la fiscalité carbone

 

Avant la fin de l’année, on va s’apercevoir que la fiscalité sur le carburant ajoutée aux autres taxes a tué la croissance en France. Malheureusement, Il faut bien convenir qu’on assiste depuis quelques temps à une sulfureuse alliance entre écolos, Bercy et les économistes pour promouvoir la fiscalité comme outil de gestion de l’environnement. Pour Bercy, ce n’est pas une découverte,  la créativité de l’ingénierie fiscale est sans limite. Pour les écolos, en général culturellement  marqués à gauche, la fiscalité  constitue une religion  républicaine ; enfin ; la plus grande partie des économistes, eux nourris au catéchisme du libéralisme,  souscrivent à la gestion des émissions polluantes de manière privilégiée par la fiscalité. Ainsi par exemple, la fameuse taxe de carbone qui doit tout résoudre. Comme si la fiscalité intégrée dans les prix de marché constituait le seul moyen de régulation. En fait, c’est la monétarisation des nuisances que professent les économistes qui estiment efficace d’imposer la rareté par le niveau des prix. Une approche qui par ailleurs évacue les questions d’offre alternative réelle et d’inégalités sociales et territoriales. Sur certains sujets sociétaux, le marché et la fiscalité ne sauraient être les seuls moyens de réguler. La pollution par le transport est un sujet sociétal La régulation pour certains sujets sociétaux doit passer aussi et surtout par une politique de normes et une politique industrielle d’offre. Or on continue d’autoriser notamment dans les zones sensibles l’utilisation de véhicules complètement surdimensionnés concernant aussi bien la motorisation que le poids ou la dimension. Évidemment pour ne pas contrarier les intérêts des pétroliers, des constructeurs automobiles aussi des Etats qui prennent leur manne fiscale. Il faut aussi reconnaitre que la France  est caractérisée par une pathologie fiscale récurrente qui repose sur le fait que chaque problème peut être réglé par une  taxe. Et grâce à cette fiscalité, on tue la compétitivité, la croissance et l’emploi. Energétique ou pas, la fiscalité reste la fiscalité et le pouvoir d’achat est fortement amputé par tout nouvel impôt. D’où le tassement de la consommation des ménages qui représente 60% du PIB.

Gilets jaunes : des suites inévitables

Gilets jaunes : des suites inévitables

 

Beaucoup s’interrogent évidemment sur les suites de ce mouvement qui a surpris à peu près tous les institutionnels. Certains pensent qu’il ne s’agit que d’un feu de paille, d’autres au contraire  comme Jérôme Sainte-Marie, politologue, estiment que le mouvement des gilets jaunes est une rupture politique décisive. Macron avait réussi à réunir les élites de droite et de gauche contre les caciques des veieux partis tandis que les gilets jaunes, eux,  regroupent,  les couches populaires de droite de gauche et surtout apolitiques. Une sorte d’exploit qu’aucun parti n’a réussi. On ne peut évidemment lire dans le marc de café car la plupart des grands événements politiques ou sociaux ont rarement été prévus. Exemples,  mai 68, la grève de 95, la chute du mur de Berlin où l’arrivée de Macron ou de  Trump au pouvoir. Ce qui paraît certain, c’est que ce mouvement  des gilets jaune n’en est qu’à ses débuts. D’autres manifestations pourraient se reproduire des samedis prochains. De manière assez régulière, les manifestations pourraient ainsi se répéter avec surtout pour objectif d’obtenir l’annulation des hausses de toutes les fiscalités et pas seulement celle concernant le carburant. Une sorte de moratoire jusqu’en 2022 pour permettre au pays de souffler. La fiscalité atteint en effet aujourd’hui un seuil qui étouffe pouvoir d’achat, mais aussi la consommation et la croissance. Bref une mise entre parenthèses d’une politique  économique et sociale qui conduit le pays dans le mur. Pour l’instant la réponse du gouvernement est insignifiante ; en gros, on affirme qu’on a entendu la colère mais qu’on ne changera pas le rythmes des réformes concernant y compris la transition énergétique. Comme l’ont affirmé plusieurs responsables des gilets jaunes, les contestataires ne nient absolument pas la nécessité d’une transition énergétique mais ils estiment que la nature et le rythme des mesures est complètement irresponsable. Exemple de cette irresponsabilité : le remplacement d’une chaudière à fuel d’un montant de l’ordre de 10 000 € et l’achat d’une voiture électrique d’un montant de 30 000 € ! Le gouvernement a dû oublier que le salaire moyen est de l’ordre  1750 €, la pension moyenne de 1100 € et que beaucoup doivent se concentrer contenter de 1000 € voir moins notamment avec les contrats à temps partiel (dans le nettoyage par exemple ou la grande distribution). La transition énergétique n’est donc pas contestée mais elle ne peut être que progressive et accompagnée d’une politique industrielle de l’offre en transport collectif et en transport individuel.(Aussi pour le chauffage) . La taxe carbone de ce point de vue est une hérésie méthodologique. Ce n’est qu’une taxe de plus. Face à la colère s’est exprimée vis-à-vis de cette fiscalité mais d’une manière générale vis-à-vis d’une politique inefficace et injuste, le gouvernement semble tétanisé. Il n’est pas encore prêt à changer de cap mais tout est question de rapport de force. Certains proposent  l’organisation d’un référendum sur la fiscalité la plus critiquée et d’une façon plus générale sur la transition énergétique. D’autres sautent cette étapes et réclame d’ores et déjà pour certains la démission du gouvernement et même celle de Macron  qui incarne tellement ces élites incompétentes, injustes et au surplus méprisantes. Bref, c’est aussi Macron et son entourage de petits marquis qui sont en cause. Des petits marquis sortis pour la plupart de ces instituts d’études politiques qui ont transformé les fonctions électorales en carrière rémunératrice et qui entretiennent des relations douteuses avec les intérêts financiers.  Au-delà des aspects économiques et sociaux,  se se aussi la question d’une démocratie le plus souvent virtuelle tant au niveau national que local. Les petits barons locaux ne faisant souvent que reproduire l’idéologie et les pratiques des marquis nationaux. Il y a certes des exceptions mais qui ne remettent pas en cause la tendance générale de notre monarchie républicaine.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Gilets jaunes : « Macron démission »

Gilets jaunes : Macron démission

 

 

Des gilets jaunes ont tente de converger vers l’Elysée, ailleurs nombreux sont ceux qui scandaient  «  Macron, démission ». . Certains verront dans ce slogan «  Macron, démission »,  une certaine  coloration politique de l’opposition en particulier de l’extrême droite. De ce point de vue,  on ne saurait nier qu’il y a tentative de récupération de la part d’une opposition qui ne peut cependant ignorer l’ampleur du mécontentement. Car de toute évidence,  la mobilisation ne se concentre pas uniquement autour de l’augmentation des prix du carburant, elle  enveloppe la fiscalité tout entière et au-delà l’échec de la politique économique et sociale de Macron. Macron  qui a même avoué dans sa dernière expression publique – «Je n’ai pas vraiment réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants», Une réconciliation effectivement impossible quand d’une part les résultats de la croissance, de l’emploi, pouvoir d’achat  aussi désespérément lamentables et « en même temps » injustes. La déception se nourrit de l’absence totale de résultat et le pire est à venir comme le prévoit les instituts de prévision. Mais la révolte découle aussi de l’attitude quasi monarchique d’un Macron condescendant et arrogant. Un président complètement hors sol qui veut imposer de dépenser 30 000 € pour une voiture dite écologique et 10 000 € pour le remplacement d’une chaudière à fuel. Des propositions complètement irresponsables et folles. Pas étonnant si Macron s’écroule totalement dans les sondagesIl y a de toute évidence quelque chose de pathétique dans la dégringolade de la popularité de Macron vis-à-vis de l’opinion publique. Depuis maintenant quatre mois le président ne cesse de chuter dans tous les sondages 75% soutiennent le mouvement des gilets jaunes ; Ce qui est pathétique, c’est que désormais quoi qu’il dise quoi qu’il fasse, Macron, n’est plus crédible. Cela d’abord en raison de résultats économiques catastrophiques. En effet alors qu’on espérait une croissance de 2,3 % en 2018 on avait retenu, on atteindra seulement de 1,5 %. Un niveau particulièrement dangereux (on avait retenu 2% dans le budget), celui qui commence à faire augmenter le chômage et qui provoque des déséquilibres financiers. Non seulement rien n’a changé depuis Macron mais la situation s’est détériorée. Comme tous les autres politiques, Macron a cru pouvoir changer la société par des lois et des décrets et en plus en se privant de la médiation des corps intermédiaires. Une erreur stratégique grave. D’abord parce que Macron ne connaît les réalités sociales et économiques qu’à travers les discussions de salon des élites, deuxièmement parce qu’il se prive des relais d’opinion que constituent les organisations politiques, professionnelles, syndicales et même des médias. La posture d’arrogance qu’il a adoptée vis-à-vis de tous ses interlocuteurs y compris vis-à-vis des collaborateurs proches est devenue intolérable. Son message ne passe plus d’autant moins qu’il a choisi de privilégier les plus aisés. Si les résultats économiques étaient au rendez-vous, on lui pardonnerait sans doute un peu cette posture jupitérienne. Malheureusement, les résultats sont absents. En raison bien sûr de la dégradation de la situation internationale mais pas seulement ; il y a des raisons supplémentaires en France liées aux erreurs de gestion du pays par exemple ce manque d’équilibre entre orientation économique et orientation sociale. Au boulet de l’arrogance, Macron ajoute maintenant le boulet de l’incompétence. Une situation qui n’est pas vraiment surprenante car ceux qui connaissent un peu les milieux politiques et économiques et qui savent que Macron  ne dispose que d’une formation littéraire et que ses relations avec les réalités sociales et économiques ne sont qu’approximatives. Et ce n’est pas son passage éclair chez Rothschild qui a pu combler cette lacune. Les mauvaises nouvelles s’accumulent donc pour Emmanuel Macron. Après un été plombé par l’affaire Benalla,  la cote de popularité du président de la République continue de se dégrader pour atteindre son point le plus bas depuis son élection en mai 2017. Juridiquement sa légitimité ne peut être mise en cause, mais politiquement «  le slogan Macron démission » se justifie.

 

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

. Selon le sondage de l’Ifop réalisé pour le JDD*, ils sont 62% à considérer que la politique à mener pour ces prochaines années doit être de  »donner la priorité au pouvoir d’achat, quitte à aller moins rapidement sur la transition énergétique ». A l’inverse, 33% estiment que la transition énergétique passe avant une amélioration du pouvoir d’achat – les 5% restants des personnes interrogées ne se prononçant pas.

Alors que la journée d’action des « gilets jaunes » a réuni près de 283.000 manifestants en France, cette demande de pouvoir d’achat est partagée par majoritairement par l’ensemble des sondés, avec quelques nuances. Ce constat divise davantage les moins de 35 ans (51 contre 47%) que les autres (67-27% chez les 35 à 64 ans), les catégories dites supérieures (54-42%) que les classes populaires (71-25%). Sur un spectre politique, les sympathisants de gauche et d’Emmanuel Macron sont également davantage partagés que ceux de droite, peu sensibles sur la question de la transition énergétique (80% des sympathisants LR et 85% de ceux du RN donnent ainsi priorité au pouvoir d’achat, contre 50% pour les macronistes et insoumis). Sans grande surprise, seuls les proches d’EELV pencheraient en grande majorité pour la transition énergétique. En outre, les Français appuient l’idée selon laquelle le mouvement des gilets jaunes dépasse nettement le motif de contestation originel : la hausse du prix du carburant. Si 89% des sondés jugent ce mouvement ainsi, ils sont presque autant pour le qualifier de bien d’autres manières : 85% considèrent ainsi que cette mobilisation a également lieu « contre l’excès d’impôts et de taxes », 83% jugent qu’il s’agit « d’un mouvement de colère contre les élus et le personnel politique » et 81% estiment que c’est « une mobilisation plus générale contre la politique menée par Emmanuel Macron (18% affirment au contraire que ce n’est pas cela). Enfin, pour un peu plus des deux tiers, il s’agit aussi d’un « mouvement qui fait entendre la voix des territoires contre le pouvoir central ».

 

* L’enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 17 novembre 2018, auprès d’un échantillon de 963 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

SONDAGE : Macron s’écroule encore

SONDAGE : Macron s’écroule encore

La popularité d’Emmanuel Macron reprend sa descente. Après une accalmie en octobre (il était stable à 29% d’avis favorables), le Président perd 4 points en novembre et ne réunit plus que 25% de satisfaction, selon le baromètre Ifop*. C’est une fois encore son plus bas niveau qui est atteint. Depuis le début de l’année, le chef de l’Etat a tout simplement perdu dans notre enquête mensuelle la moitié de son capital, puisqu’il était encore à 50% de popularité en janvier. Le décrochage est le plus prononcé chez les commerçants-artisans-chefs d’entreprise et les ouvriers (-9 points par rapport à octobre), mais aussi chez les moins de 34 ans et les salariés du public. De même, les sympathisants LR ne sont plus que 18% à être bienveillants à son égard (-9) tandis que le Président n’est pratiquement plus porté que par le socle macroniste (84%).  Les scores enregistrés ces derniers mois par Emmanuel Macron se rapprochent de plus en plus de ceux – historiquement bas dans la Ve République – de François Hollande lorsqu’il était à l’Elysée. En novembre 2013, à la même période de sa présidence, François Hollande recueillait en effet 20% de satisfaction. L’écart n’avait jamais été aussi faible entre le socialiste et son ancien conseiller. D’autant que l’ancien chef de l’Etat était légèrement remonté les deux mois suivants (22%), avant de sombrer pour atteindre 13% l’année suivante, en novembre 2014. Pour rester dans la comparaison, Nicolas Sarkozy avait pour sa part encore 44% de popularité en novembre 2008.

Le Premier ministre n’est pas épargné par la chute, alors qu’il n’avait été jamais autant éloigné de la popularité de son binôme. Edouard Philippe perd même 7 points en un mois

Revoir le mandat de Pôle Emploi

Revoir le mandat de Pôle Emploi

 

Enfin une proposition constructive des partenaires sociaux qui veulent bousculer Pole emploi en imposant des missions plus précises, plus rapides et plus efficaces. On pourrait toutefois se poser la question de savoir si les fonctionnaires (ou assimilés) de pôle emploi- sont bien qualifiés pour chercher du travail à des chômeurs qui se reclassent pour l’essentiel dans le privé ! De ce point de vue il y a longtemps que les patrons préfèrent s’adresser à des agences d’intérim pour recruter. Les partenaires sociaux ont donc souhaité vendredi dans une lettre paritaire revoir le mandat de Pôle Emploi dans le cadre de la réforme de l’assurance-chômage, avec pour objectif d’améliorer l’offre de formation et de réduire les délais d’entrée en formation. Les huit organisations patronales et syndicales représentatives du privé se rencontraient pour une nouvelle séance de négociation sur la réforme de l’assurance-chômage censée aboutir à des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans. Cette lettre paritaire guidera les négociations de la nouvelle convention tripartite Unedic-Etat-Pôle Emploi 2019-2022. Les partenaires sociaux doivent encore la soumettre à leurs instances et se prononceront sur cet accord le 27 novembre. Le document donne pour objectif à Pôle Emploi de fixer le délai d’entrée en formation à quatre mois à partir de l’entretien de situation, soit le premier contact avec un conseiller après inscription. Le délai moyen entre la date d’inscription à Pôle Emploi (date antérieure à l’entretien) et la date du début de formation était de 12,4 mois en 2017, selon l’Unedic, seule donnée disponible. L’entretien de situation devra être effectué dans un délai moyen de deux semaines, plutôt que 21 jours aujourd’hui, et le premier contact avec le conseiller référent (pour les profils ayant besoin d’un accompagnement renforcé) devra intervenir au cours du premier mois de chômage, plutôt qu’au cours des deux premiers mois de chômage. En cas de persistance du chômage au bout de quatre mois et d’absence de mobilisation de formations, l’accompagnement du chômeur sera renforcé. De nouvelles offres de service doivent également être élaborées pour les demandeurs d’emploi qui travaillent en activité réduite. Le patronat souhaite par ailleurs poursuivre la “montée en charge et la professionnalisation” des équipes dédiées au contrôle. Ces équipes ont déjà été renforcées par le gouvernement dans sa dernière réforme de l’assurance-chômage .Il est prévu d’améliorer la lisibilité de l’offre des services de Pôle Emploi à destination des entreprises, notamment les TPE et PME confrontées à des problèmes de recrutement. Les organisations souhaitent également mettre fin au financement automatique du budget de Pôle Emploi – l’Unedic doit reverser chaque année près de 10% de ses ressources à Pôle Emploi – pour entrer dans “une logique de programmation budgétaire pluriannuelle” et donc tenir compte de la conjoncture.

Elles réclament par ailleurs un rééquilibrage des contributions au budget de l’opérateur. L’Unedic finance aujourd’hui les deux tiers de son budget et l’Etat un tiers.

« Gilets jaunes » 74% des Français soutiennent

« Gilets jaunes » 74% des Français soutiennent

 

Trois-quarts des Français jugent toujours justifié le mouvement des “Gilets jaunes” et estiment à 68% qu’Emmanuel Macron n’a pas été convaincant lors de son interview sur TF1, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro diffusé vendredi. Au total, 74%, contre 78% le 1er novembre, soutiennent le mouvement du 17 novembre contre la hausse des taxes sur les produits pétroliers, contre 25% (22% le 1er novembre) qui le considèrent injustifié. Un pour cent ne se prononce pas. Elles estiment à 68% que le chef de l’Etat n’a pas été convaincant mercredi soir lors de son interview télévisée sur le Charles-de-Gaulle, au cours de laquelle il a notamment déclaré que “l’addition des colères et l’addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays». ILS sont 31% à l’avoir trouvé convaincant. Un pour cent ne se prononce pas.

L’enquête a été réalisée par internet les 15 et 16 novembre auprès de 1.005 Français âgés de 18 ans et plus.

Gilets jaunes : boudés par les medias de gauche

Gilets jaunes : boudés par les medias de gauche

 

ÀGilets jaunes : boudés par les medias de gauche     À la lecture des grands médias de gauche comme par exemple Libération, le Monde ou encore la Tribune, on sent nettement une prise de distance avec le mouvement des gilets jaunes considérés comme un mouvement  flou, contradictoire, non structuré. Finalement la sorte de mépris habituel de l’intelligentsia de gauche vis-à-vis de tout ce qui est un peu trop populaire. « Des gens qui fument des clopes et qui roulent en diesel a dit l’ancien socialiste Castaner » (converti au macronisme et sorte de d’archétype des dirigeants du parti socialiste). Pas étonnant que la perspective de reconquête du pouvoir se soit éloignée de ce parti qui ne représente plus aujourd’hui que de l’ordre de 10 % de l’électorat. Finalement le même mépris que la droite vis-à-vis du peuple, des petits. Les élites de tous bords se retrouvent normalement pour condamner ces ploucs, ces pauvres types qui ne comprennent rien à la nécessité des réformes. Normal quand la plupart ont des revenus de 5000 à 20 000 € par mois, voire davantage. Ils ont un peu de difficulté à comprendre la colère de ceux qui étouffent de la fiscalité : salariés, commerçants, aussi les petits pensionnés. Comment pourrait-il comprendre qu’avec un salaire de l’ordre de 1000 €, un loyer d’un montant de 400 € (HLM bien sûr et avec l’APL), le reste ne permet que de survivre. Ce mépris assez traditionnel des élites de gauche explique en grande partie son discrédit dans les milieux populaires. Le parti socialiste est en voie d’extinction tout simplement parce qu’il a été détourné de son objet par des oligarques, des professionnels de la politique notamment des hordes de diplômés d’instituts politiques, finalement exactement comme chez Macron. Certes la manifestation, même réussie ne constitue pas un brevet de pertinence en matière de revendication mais elle exige surtout de la part de la gauche une autre écoute, une autre attention, une autre compassion. Le problème c’est que la plupart des dirigeants de cette gauche appartienne à  la même sociologie que les dirigeants de droite : des petits bourgeois, des professionnels de la politique, bref des carriéristes qui n’entretiennent avec l’intérêt général que des rapports approximatifs.

 

 

 

 Le pouvoir d’achat

La SNCF : l’hydrogène d’ici 2035, si la société existe encore !

La SNCF : l’hydrogène d’ici 2035, si la société existe encore !

 

 

 

Jamais sans doute un patron de la SNCF n’aura été aussi bavard dans les médias. Guillaume Pepy a toujours quelque chose à annoncer, c’est le champion de la communication mais pas forcément de la gestion. Pour preuve,  l’état lamentable de l’entreprise où il occupe des fonctions de direction depuis maintenant une vingtaine d’années. Pour l’ancien énarque,  le faire savoir et plus important que le savoir-faire. Une tendance générale à la SNCF au nombre d’énarques ont pris la place de nombreux d’ingénieurs x-mines. Certes ces derniers n’étaient pas toujours de grands experts en matière de gestion mais techniquement il savait au moins de quoi il parlait. Avec l’ENA,  c’est la double punition : incompétence technique et incompétence en matière de management et de gestion. Pepy des trains à l’hydrogène sur les lignes secondaires ou transversales qui auront disparu d’ici 20 ans. Faut-il aussi rappeler à la direction de la SNCF qu’elle fait aussi circuler des trains diesels sur les lignes électrifiés cela au nom d’économies. Des économies qui se font sur une sur une théorie économique complètement obsolète qui consiste à se priver d’activité selon une théorie vieille de plus de 50 ans qui conduit progressivement au réseau noyau qui ne desservira que les grandes villes. Pourtant le patron de la SNCF annonce la mise en service de train à propulsion hydrogène d’ici 2030 au lieu de 2050. La question qu’il faut se poser c’est de savoir si c’est train à hydrogène seront encore nécessaires pour se substituer au diesel sur le réseau secondaire «  Il faut qu’on arrive à sortir du diesel ferroviaire non pas en 2050 comme ça a été prévu mais en 2030-2035  », a déclaré le directeur général de la SNCF. Si la majorité du trafic du groupe ferroviaire transite aujourd’hui par des voies électrifiées, les locomotives diesel représentent encore environ 20 % du parc de la société. «  Chaque jour, 25 % des trains qui circulent sont à traction diesel  », a précisé le dirigeant. Des trains qui le plus souvent desservent des lignes aujourd’hui très menacées. Il faudrait aussi parler des questions techniques car la filière hydrogène est encore loin d’être opérationnelle. Il faudra sans doute encore 30 ou 40 ans d’après les experts pour la maîtriser complètement. En outre,  le bilan énergétique et écologique est loin d’être évident en raison précisément des conditions de production de l’hydrogène. Dernière question, accessoire sans doute, qui va payer car la question de l’endettement de la SNCF est loin d’avoir été traitée entièrement. En l’état actuel des résultats de la SNCF, le financement sera exclusivement l’emprunt !

Augmentation du pouvoir d’achat : le mensonge !

Augmentation du  pouvoir d’achat : le mensonge !

 

 

Face à la colère de nombre de Français concernant la fiscalité, le gouvernement ressort la chansonnette de l’augmentation du pouvoir d’achat qui d’après ses calculs aura augmenté en 2018. Ainsi le pouvoir d’achat des ménages aurait augmenté de 1,7 %. Le problème c’est que c’est sans compter sur l’inflation qui annule totalement une augmentation déjà erronée L’inflation a  déjà atteint 2,2% sur un an. Sur l’ensemble de l’année 2018 la hausse des prix devrait être d’environ 2 % au moins. Une hausse des prix calculés d’après l’indicateur obsolète de l’INSEE qui sous-estime complètement la transformation structurelle des achats des consommateurs. En effet les ménages consacrent plus en plus aux  dépenses non ajustables dont les prix flambent (impôts, services, abonnements, chauffage et bien sûr carburant. Par contre il dépense de moins en moins pour les dépenses ajustables dont les prix sont maîtrisés. En outre un indicateur unique des prix pour calculer l’inflation n’a qu’une cohérence limitée, ce n’est qu’une moyenne qui ne rend pas compte de la répartition des biens et des pertes pouvoir d’achat selon les catégories. 1 % d’augmentation du pouvoir d’achat pour un smicard c’est de l’ordre de 10 € mais cela représente 100 € pour quelqu’un qui gagne 10 000 €. De plus en plus Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.5 au lieu de 2%) C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires.  Par ailleurs, la croissance se tasse et le chômage se dégrade. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance : un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril tourne autour de 70 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

L’État et les pétroliers ont poussé au développement du diesel

L’État et les pétroliers ont poussé au développement du diesel

La France fait figure d’exception dans le monde avec un très haut niveau de diésélisation  du parc automobile. Presque les trois quarts des voitures circulant effectivement tournent au gasoil. La tendance va évidemment s’inverser avec la fiscalité nouvelle. Déjà les ventes de voitures à essence commencent à supplanter les voitures au gasoil. Mais il faudra du temps pour transformer significativement le parc, sans doute au moins une vingtaine d’années. Paradoxalement, si l’état a encouragé le développement du diesel c’est sur incitation de Bercy et des pétroliers. En effet avec le développement du nucléaire en France, il fallait reconvertir le pétrole utilisé dans les centrales vers d’autres filières. Sur instigation d’Elf notamment, Bercy a donc adapté sa fiscalité pour favoriser le diesel. Maintenant on inverse la tendance fiscale et de manière brutale alors qu’il faut 20 à 30 ans pour opérer une vraie transition énergétique dans ce domaine. Bref, une politique contradictoire, machiavélique et injuste de la part de technocrates en réalité au service des grands intérêts. Aujourd’hui,  si on pousse tellement vers l’utilisation de véhicules à essence voire électrique, c’est aussi pour soutenir une industrie automobile dont l’activité tend à se tasser un peu partout en Europe. Pour habiller ce revirement de politique, ont repeint d’un coup de peinture verte la fiscalité en sollicitant de manière abusive la problématique écologique.  De même que les autres systèmes de motorisation, le moteur Diesel a connu des améliorations au cours des dernières décennies. L’avantage principal de ce type de moteur est de produire à consommation égale, du fait de son rendement supérieur, des émissions de CO2 de l’ordre de 10 % plus faibles que son équivalent essence2. Il engendre également moins de monoxyde de carbone (qui s’oxyde rapidement en dioxyde de carbone dans l’atmosphère) et d’hydrocarbures imbrûlés que les moteurs à essence. L’arrivée progressive des filtres à particules et des systèmes SCR et EGR a contribué en outre à limiter les émissions de NOx et de particules fines, même si celles-ci restent beaucoup plus élevées que sur les moteurs à essence.. L’État encourageait à rouler en diesel… et dix ans plus tard, il augmente la taxe sur les prix de tous les carburants pour les mêmes raisons. Pour autant, les recettes de la taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques (TICPE), bien qu’elle comporte une composante carbone réglée en fonction des émissions de CO2, ne sert pas uniquement à financer la « transition énergétique ». En effet, d’après les calculs du rapporteur général du Budget au Sénat, seuls 7,2 milliards d’euros iront directement à la transition énergétique, sur les 34,8 que devraient rapporter la TICPE l’an prochain.  Par ailleurs, il semblerait que cette hausse soit moins liée au réchauffement climatique… qu’à la taxe d’habitation. François Carlier, délégué général de l’association de défense des consommateurs CLCV, est revenu sur un rendez-vous de septembre de son organisation à Matignon« Clairement, à Matignon ils nous ont dit : « Pour supprimer la taxe d’habitation pour 80% des Français, on a besoin d’augmenter de beaucoup les taxes sur les carburants. » »
12345...1396



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol