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Burkini : la stratégie subversive des islamistes ( Mezri Haddad)

 

 


Dans un article d’Huffington post  Mezri Haddad
, Philosophe et directeur du Centre International de Géopolitique et de Prospective Analytique (CIGPA),  dénonce la stratégie des islamistes.

 

Du débat byzantin sur l’interdiction du voile dit islamique dans les écoles, à la controverse récente sur le port du burkini au bord des plages, que de chemin parcouru dans le « féminisme » islamiste, que de progrès politique et philosophique au pays des Lumières éteintes! Interdire ou autoriser à certaines femmes grenouilles de la « diversité » de se baigner aux côtés des femmes émancipées et décomplexées de la France profonde, est en effet une question hautement philosophique et éminemment politique, qui aurait passionné Jean-Paul Sartre et son Castor, non sans affliger Raymond Aron. Pour le moment, cette question mobilise le Conseil d’Etat, qui va devoir se prononcer sur la légalité des arrêtés municipaux l’interdisant.  Cette régression intellectuelle et politique vertigineuse est inversement proportionnelle à la progression fulgurante de l’islamisme en France et de façon plus générale en Europe. Mieux encore, l’affaire du burkini, comme celles du voile, de la burka, des piscines exclusivement réservées aux vierges effarouchées, des caricatures de Mohamed, de la conférence du pape Benoît XVI à Ratisbonne, de la viande halal dans les cantines scolaires…, toutes ces affaires sont autant de batailles idéologiques et politiques engagées contre la République par les islamistes et plus exactement par les Frères musulmans. Ces affaires obéissaient à la même logique subversive et s’inscrivaient dans le combat contre la laïcité et contre la civilisation occidentale en général, selon une stratégie graduelle de conquête de la France, l’ex-fille aînée de l’Eglise que certains polygames voudraient marier au calife. Dans cette guerre de l’obscurantisme contre les Lumières conduite par les Frères musulmans, qui est consubstantiellement et idéologiquement liée à l’autre guerre terroriste que mène Daech contre l’Occident, la stratégie de l’ennemi de l’intérieur est à la fois simple et redoutable: susciter le scandale, provoquer le débat pour en récolter les bénéfices médiatiques ou symboliques et éventuellement les acquis politico-juridiques. Déjà dans le bras de fer qui avait opposé les zélotes du voile aux gouvernants, ce sont les premiers qui avaient gagné la bataille et ce, malgré la loi votée sur l’interdiction du voile dans les établissements scolaires. Ce fut plus exactement une victoire à la Pyrrhus, puisqu’interdit dans les collèges et les lycées, le voile aggravé par la burka afghane a proliféré dans les rues, les établissements privés et même dans les universités, nonobstant la proscription de cette burka venue du fond des âges. Même ponctuellement et conjoncturellement défait, l’islamisme progresse donc et rien ne semble dissuader ses tenants enturbannés, qui dictent leurs lois dans les cités, ou en costume-cravate, qui font du marketing et de la communication sur les plateaux de télévision.  Comble de la subversion et du cynisme, cette guerre à la fois symbolique, idéologique et politique n’est pas faite au nom de l’islam, ni même d’une prétendue réappropriation identitaire. Elle est déployée sous la double imposture de la liberté de conscience et des sacro-saints droits de l’homme dans lesquels Jean-Louis Harouel voit à juste titre « un avatar de la religion de l’humanité » devenue « mortelle aux Européens ». Ces droits de l’homme sont surtout une arme dissuasive que l’islamisme aseptisé par la Turquie et financé par le Qatar utilise pour islamiser la France.  On ne le dira jamais assez, l’islamisme, si « modéré » soit-il, n’est pas l’islam mais sa déviance théocratique et néofasciste. L’islamisme n’est pas la religion quiétiste pratiquée par la majorité des musulmans de ce pays, mais une « religion séculière » dans le sens que Raymond Aron assignait à ce terme en pensant au national-socialisme hitlérien et au communisme stalinien, à savoir une doctrine totalitaire et génocidaire. Que dit précisément l’islam sur la prétendue obligation coranique de porter le voile? Rien de plus que ce que n’a prescrit le judaïsme antique ou le christianisme primitif. Dans la première Epître aux Corinthiens, Paul écrit que «Toute femme qui prie ou prophétise, le chef non voilé, fait honte à son chef (Dieu); c’est exactement comme si elle était une femme rasée. Si donc une femme ne se voile pas, qu’elle se tonde aussi! Mais s’il est honteux pour une femme d’être tondue ou rasée, qu’elle se voile !» En phase avec l’enseignement paulinien, Tertullien, l’auteur du De virginis velandi (Du voile des vierges), recommandait aux fidèles chrétiennes de porter le voile. Idem pour saint Augustin. Dans le Coran, la question du voile n’est évoquée qu’en deux occurrences: primo, « Dis aux croyantes de baisser les yeux et de contenir leur sexe ; de ne pas faire montre de leurs agréments, sauf ce qui émerge, de rabattre leur fichu sur les échancrures de leur vêtement… » (sourate XXIV, 31); secundo, « Prophète, dis à tes épouses, à tes filles, aux femmes des croyants de revêtir leurs mantes: sûr moyen d’être reconnues (pour des dames) et d’échapper à toute offense » (sourate XXXIII, 59). Comme l’indiquait l’illustre Jacques Berque, à l’origine, « le port du voile distingue la femme libre des femmes de condition inférieure ».   L’égyptien Ashmawy a précisément consacré un ouvrage au problème du voile dit islamique, intitulé Vérité du voile et validité du Hadith, où on lit cette phrase troublante: « Ce n’est pas l’islam qui a imposé le voile à la femme, mais c’est plutôt le voile qui a été imposé et à l’islam et à la femme. » Dans son magistral Notre femme. Dans la loi coranique et la société (1930), le tunisien Tahar Haddad écrivait: « Si l’usage du voile en était formellement ordonné et appuyé par le Prophète lui-même, il n’y aurait pas eu des controverses à ce sujet entre les jurisconsultes de l’islam parmi lesquels des contemporains du Prophète. » C’est en profitant de cette brèche que Bourguiba, pour lequel « le voile n’est qu’un affreux torchon », a pu faire adopter dès 1956 un code du statut personnel révolutionnaire et résolument féministe. Caprice de l’Histoire, depuis l’irruption du « printemps arabe » et l’arrivée au pouvoir en Tunisie des Frères musulmans, voile et burka se sont métastasés, écoles et crèches islamistes ont proliféré et plusieurs cas de polygamie ont même été relevés.  La bataille juridique qui se joue aujourd’hui devant le Conseil d’Etat sera déterminante, non seulement pour les valeurs dont est porteuse la France mais également pour l’avenir des musulmans dans ce pays. Dans leur écrasante majorité, ces derniers ne se reconnaissent ni dans le voile dit islamique, ni encore moins dans la burka ou le burkini, qui ne sont pas « un vêtement comme un autre », selon la fatwa islamo-trotskyste d’Edwy Plenel, mais les panneaux publicitaires ambulants de l’idéologie théocratique et totalitaire des Frères musulmans et la bannière noire de Daech. Consciemment ou involontairement, par cynisme ou par ignorance, des femmes acceptent d’être le vecteur de cette idéologie mortifère, néofasciste et résolument antiféministe, qui profite des lois libérales pour les phagocyter à moyens termes et les annihiler à long termes.  Etant donné que le port du voile en général et de la burka ou du burkini en particulier procède beaucoup plus d’une recommandation islamique conjoncturelle que d’une obligation coranique immuable, attendu que le port du voile relève soit du prosélytisme islamiste, soit de l’exhibitionnisme identitaire, le législateur français doit l’interdire, pas seulement sur les plages mais dans tous les lieux publics. En République et même en Islam, la pudeur discrète est nettement préférable à la pudibonderie ostentatoire. En cela, Jean-Pierre Chevènement, qu’on ne peut accuser de réaction ou d’islamophobie, a eu raison de recommander aux musulmans la discrétion.   Devant le dilemme suivant lequel interdire le burkini serait une atteinte à la liberté de conscience et l’autoriser serait une offense à la laïcité, une maxime de Lacordaire serait à méditer: « C’est la loi qui libère et parfois c’est la liberté qui opprime. » Autant le dire clairement: si le Conseil d’Etat, pour des considérations droit-de-l’hommistes et des ratiocinations juridiques, invalide les arrêtés municipaux, ce serait une défaite des Lumières devant l’obscurantisme, une victoire symbolique, idéologique et politique des Frères musulmans et de leurs alliés daéchiens en terre « mécréante »…comme ils disent!

(Huffington)

 

 

Lait : un détournement de la valeur de la valeur ajoutée

Lait : un détournement de la valeur de la valeur ajoutée

Faute de capacité à commercialiser eux-mêmes leurs produits les producteurs de lait doivent se contenter de 35 % du prix final quand les industries agro alimentaires en récupèrent 42 %.  En 2015, les agriculteurs ont touché une part moindre sur le prix final d’un litre de lait que les entreprises telles que Lactalis qui le collectent et le transforment. Lorsqu’il achète un litre de lait demi-écrémé, le consommateur paie donc davantage pour sa collecte, sa transformation, son emballage et son transport que pour le lait en lui-même. Ainsi, alors qu’un éleveur laitier récupérait 35,5% du prix final en 2015, l’entreprise agro-alimentaire qui lui a acheté le lait touchait de son côté 42,1%. D’où les demandes insistantes des agriculteurs afin de revoir la répartition de la valeur ajoutée dans la filière lait. Viennent ensuite la distribution (17,1%) et la TVA (5,3%).Le porte-monnaie des éleveurs ne dépend donc pas que des fluctuations du prix du lait sur un marché mondialisé, mais aussi des négociations avec les industriels qui collectent et transforment le lait. Si les producteurs laitiers ont récupéré 35,5% du prix final d’un litre de lait en 2015, ce pourcentage peut rapidement évoluer à la hausse ou à la baisse. Alors qu’en 2002, les agriculteurs récupéraient 43,3 % du prix final d’une bouteille de lait, cette part est passée à 30,8% en 2007, comme le montre l’infographie ci-dessous. Une chute de près d’un tiers qui explique la nervosité des agriculteurs. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les mouvements de fronde du secteur (2006, 2009, 2015) éclatent au moment où les prix du lait chutent mais aussi où la part qui leur revient recule.

(Avec AFP)

PSA Peugeot Citroën : la vraie consommation, plus 1.8 litres

PSA Peugeot Citroën : la vraie consommation, plus 1.8 litres

 

Pas vraiment une découverte, la consommation réelle des véhicules est supérieur d’environ 2 l par rapport aux consommations annoncées. Autant dire que l’évaluation des démissions polluantes est complètement faussée. PSA a décidé de mener lui même ses propres essais, en collaboration avec des ONG comme France Nature Environnement.  PSA est le premier groupe automobile à publier des tests de consommations et de rejets de CO2 en conditions réelles d’utilisation. Résultat: « les voitures consomment en moyenne 1,8 litre de plus que lors des tests d’homologation », explique Gilles Le Borgne, directeur de la recherche-développement de PSA, avec des écarts allant de 1,2 litre (Peugeot 208 Blue HDi 100) jusqu’à 2,7 litres (Peugeot 3008 1,2 Pure Tech). La 208 diesel consomme 4,7 litres en conduite dite réelle, contre une homologation à 3,5 litres. Sur le monospace 3008 à essence, 7,6 litres réels ont été relevés, contre 4,9 litres en homologation. Ces tests sont cruciaux puisque les émissions de CO2 sont exactement corrélées aux consommations. « 170 tests ont été réalisés sur 16.000 kilomètres », précise Gilles Le Borgne. Huit personnes de PSA travaillent à temps plein sur la question et trois… de Bureau Veritas. Car, pour être crédible, PSA a défini un protocole d’essais avec des organisations non gouvernementales comme Transport & Environment (T&E) et France Nature Environnement (FNE), le tout audité par Bureau Veritas. 30 modèles ont ainsi été testés à ce jour. Ces tests suivent un protocole censé refléter le comportement exact du client moyen, conduisant en ville (25,5 kilomètres), sur route (35,7 km) et autoroute (31,1 km). Et ce n’est pas fini. Pour mesurer cette consommation, les voitures roulent sur une quarantaine de kilomètre, sur autoroutes, nationales, départementales ou en plein centre-ville. PSA prend aussi en compte le nombre de passagers, les bagages et l’utilisation de la climatisation par exemple. Et c’est le grand écart avec les tests en laboratoire, c’est à dire ce qui font office d’homologation en Europe.

(Avec Challenges)

Burkini : Hollande ne mouille pas le maillot

Burkini : Hollande ne mouille pas le maillot

Alors que la polémique monte y compris au sein de la gauche François Hollande et intervenu sur le sujet du burkini pour ne pas dire grand-chose. Plus exactement pour dire tout et son contraire. Une manière comme d’habitude de ne pas se mouiller. En déplacement à La Celle Saint-Cloud (Yvelines) pour une rencontre avec des dirigeants sociaux-démocrates européens, jeudi 25 août, François Hollande s’est exprimé sur le débat polémique concernant les interdictions de porter le burkini sur de nombreuses plages françaises. Selon le chef de l’État, la « vie en commun » constitue un « grand enjeu » en France mais « suppose aussi que chacun se conforme aux règles et qu’il n’y ait ni provocation ni stigmatisation« . Face à la presse, le président a également regretté la « montée des populistes ». Cette intervention de François Hollande survient quelques heures après les propos contradictoires de plusieurs membres du gouvernement. « Je suis contre le burkini« , a notamment déclaré Najat-Vallaud Belkacem, tandis que Marisol Touraine a tenu à souligner que « la laïcité n’est pas le refus de la religion« . Les deux ministres ont été rapidement désavouées par Manuel Valls, en première ligne pour défendre les arrêtés anti-burkini : « Ces arrêtés ont été pris au nom même de l’ordre public. (…) Et le burkini, oui, encore une fois, c’est l’asservissement de la femme« . Saisi par la Ligue des droits de l’homme et le Collectif contre l’islamophobie en France, le Conseil d’État doit se prononcer vendredi 26 août (15h) sur la légalité de ces arrêtés municipaux controversés. La décision de la plus haute juridiction administrative de France établira ainsi une jurisprudence qui sera suivie de près par toutes les communes balnéaires.

(Avec RTL)

Allemagne- climat des affaires : forte baisse

Allemagne- climat des affaires : forte baisse

 

L’Allemagne aura du mal à tenir une croissance au moins égal à celle de 2015 (plus 1,7 % pour le PIB) en raison d’une forte baisse du moral des chefs d’entreprise. En effet Le climat des affaires a subi une détérioration surprise en Allemagne en août, accusant sa plus forte baisse mensuelle depuis le pic de la crise de la dette de la zone euro au printemps 2012 en raison notamment de l’impact du vote, fin juin, des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Selon l’enquête mensuelle publiée jeudi par l’institut Ifo, son indice du climat des affaires, calculé à partir d’un échantillon de quelque 7.000 entreprises, est ressorti à 106,2 ce mois-ci après 108,3 en juillet. Le consensus Reuters le donnait à 108,5, les estimations des économistes allant de 107,4 à 109,1. Cet indice est ainsi au plus bas depuis février.   »Le climat des affaires s’est clairement détérioré. L’économie allemande est tombée dans un marasme estival », déclare Clemens Fuest, président de l’Ifo, cité dans un communiqué. Le sous-indice mesurant les conditions actuelles a également connu un recul inattendu, à 112,8 contre 114,8 (chiffre révisé) le mois précédent et un consensus de 114,9, tout comme celui des anticipations, ressorti à 100,1 contre 102,1 (chiffre révisé) en juillet et un consensus des économistes de 102,5. Cet indice des anticipations est tombé à un creux depuis octobre 2014, ce qui semble suggérer que nombre d’entreprises entrevoient des vents contraires. « Le ‘Brexit’ a un impact plus marqué aujourd’hui », a dit à Reuters Klaus Wohlrabe, économiste de l’Ifo, qui souligne que les anticipations se sont dégradées le plus dans des secteurs ayant des liens forts avec la Grande-Bretagne, comme la chimie et l’automobile. Dans la construction, le climat des affaires est au contraire resté à un nouveau record tandis que l’essor du tourisme à l’intérieur même du pays, qui s’explique par nombre de crises géopolitiques à l’étranger, ce qui laisse penser que l’économie locale continue de bien se porter. Le rebond des exportations, la hausse des dépenses publiques et la solidité de la consommation des ménages ont plus que compensé la faiblesse de l’investissement au deuxième trimestre en Allemagne pour permettre à la première économie européenne de connaître une croissance cependant modeste, de 0,4%.  Le gouvernement allemand s’attend à une croissance du PIB de 1,7% cette année, comme en 2015.

(Avec Reuters)

France climat des affaires : morose

France climat des affaires : morose

 

 

Le climat des affaires en France fait du yo-yo mais la tendance sur plusieurs mois demeure morose. En cause, la prudence des ménages sur la consommation, des investissements toujours atones et un environnement international qui ne favorise pas les exportations. Du coup après la croissance zéro enregistrée au deuxième trimestre la progression au troisième trimestre sera très modeste. Le climat des affaires est en effet resté quasiment stable ce mois-ci en France, retrouvant son niveau d’avril après des évolutions contrastées au cours des trois derniers mois. Selon les données publiées jeudi par l’Insee, l’indicateur global du climat des affaires, calculé à partir des réponses des chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de cette enquête mensuelle, s’inscrit en baisse d’un point, à 101, à peine au-dessus de sa moyenne de long terme, qui s’établit à 100. Cet indicateur était remonté en mai à des plus hauts depuis l’été 2011, avant de rechuter en juin dans un contexte social tendu, sur fond de contestation de la loi Travail, puis de se redresser en juillet.  « L’économie française ne semble pas capable d’accélérer au-delà des rythmes actuels constatés sur le PIB », ce qui « n’est pas suffisant pour créer une dynamique auto-entretenue », estime Philippe Waechter, chef économiste de Natixis Asset Management, dans une note publiée sur son blog. Par secteurs, l’indicateur de l’industrie manufacturière s’est inscrit à 101, perdant deux points par rapport à son niveau de juillet, alors que les économistes interrogés par Reuters l’attendaient stable. Celui des services a stagné à 101 mais au sein de cette catégorie, l’hébergement-restauration a chuté de huit points pour retomber à son niveau de juin, à 92, bien en-dessous de sa moyenne de long terme, qui s’élève à 100. Les conséquences de l’attaque du 14 juillet à Nice pèsent sur cette branche, déjà affaiblie par les répercussions des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis. L’opinion des chefs d’entreprises interrogés par l’Insee sur leurs perspectives d’activité et de demande se dégrade nettement en août. L’indicateur du bâtiment, dont la marque de juillet a été revue en baisse d’un point par rapport à sa première estimation, à 95, est également resté stable en août. Il se maintient à ce niveau depuis le mois d’avril, en-deçà de sa moyenne de long terme de 100. Celui du commerce de détail s’inscrit en recul d’un point, à 103. « Il n’y a pas de secteur leader capable de pousser l’ensemble de l’activité à la hausse », observe Philippe Waechter. L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant une conjoncture incertaine, souligne l’Insee. Dans les services, le solde d’opinions relatif aux perspectives générales, qui reflète le point de vue des chefs d’entreprise sur l’ensemble de leur secteur, recule de deux points et retrouve son niveau moyen de long terme après son léger rebond de juillet. La lecture de l’activité passée se redresse légèrement et revient à son niveau de juin et les soldes concernant les perspectives d’activité et de demande pour les prochains mois se maintiennent près de leur niveau moyen, souligne l’Insee. Dans l’industrie manufacturière, l’opinion des chefs d’entreprise sur leur activité passée se dégrade (-6 points) et leurs perspectives personnelles de production enregistrent un nouveau recul sensible (-3 points, après -7 points en juillet) pour s’inscrire à un plus bas depuis l’été 2014, sous la moyenne de long terme. Les carnets de commandes se dégarnissent au niveau global malgré une stabilité pour les commandes étrangères et l’opinion des industriels sur le sujet, bien qu’en recul, reste supérieure à sa moyenne de longue période. Le solde concernant les perspectives générales de production de l’industrie régresse de deux points par rapport à juillet, même s’il se maintient depuis février 2015 au-dessus de sa moyenne de long terme. Dans le bâtiment, les chefs d’entreprise sont nettement plus nombreux à anticiper une baisse de leur activité à venir, tandis que le solde sur l’activité passée est quasi stable. Mais malgré une amélioration depuis mai dernier, ils jugent toujours leurs carnets de commandes très peu garnis.

(Avec Reuters)

Ménages : baisse d’impôts très hypothétique (Valls)

Ménages : baisse d’impôts très hypothétique  (Valls)

Valls a réitéré la promesse de faire baisser les impôts des ménages mais à condition que la croissance progresse de 1,7 % en 2017. Une condition qui rend très hypothétique la promesse fiscale. En effet pour la plupart des instituts économiques la France aura bien du mal à atteindre +1,3 % pour le PIB en 2017. Du coup l’annonce de Valls ressemble à une promesse de coiffeur. «Nous avons fait baisser l’impôt sur le revenu depuis que je suis premier ministre. Dans mon discours de politique générale, j’avais dit que nous baisserions de cinq milliards l’impôt sur le revenu. Nous y sommes et nous allons poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu», a déclaré Valls sur BFM, tout en rappelant que «l’impôt est nécessaire (…) si nous voulons une armée forte, l’école de la République, les hôpitaux publics». Fait nouveau: le premier ministre ne conditionne pas cette future baisse des impôts à une croissance de 1,7% l’an prochain. C’était pourtant la condition fixée en juin dernier par François Hollande. «Si (…) la croissance était de 1,7% en 2017, ce geste fiscal, qui ne pourrait être supérieur à 2 milliards d’euros, viendrait s’ajouter aux allégements accordés depuis 2014 et qui ont d’ores et déjà concerné 12 millions de contribuables», avait-il précisé. Le président de la République avait par ailleurs précisé que la mesure concernerait les classes moyennes. De leur côté, toutes les entreprises bénéficieront d’une baisse de l’impôt sur les sociétés à 28% en 2020 contre 33,3% aujourd’hui pour la grande majorité d’entre elles, a confirmé Manuel Valls. Pour les PME, la mesure doit figurer dans le projet de Budget pour 2017. Cette baisse portera sur «une partie importante de leurs bénéfices», a indiqué Manuel Valls, renvoyant à une présentation plus détaillée par les ministres des Finances et du Budget «dans quelques jours». «L’objectif, c’est que l’entrée en vigueur soit la plus simple pour les sociétés», affirme le chef du gouvernement. Manuel Valls a aussi profité de l’occasion pour se féliciter des chiffres du chômage dévoilés hier par Pôle emploi. Après deux mois à la hausse, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A a baissé à fin juillet. «Ça baisse et ça va dans le bon sens, note le premier ministre. Ce qui est marquant c’est que l’économie française crée de nouveaux de l’emploi. Les entreprises françaises ont créé 140.000 emplois au cours de ces derniers mois. C’est le fruit d’une croissance vigoureuse et de tous les dispositifs adoptés qui ont donné plus de possibilités d’investissement», affirme-t-il. Manuel assure toutefois ne pas oublier que «nous vivons avec un chômage de masse, en dessous de 10% de la population active». Le premier ministre a notamment insisté sur «l’une des mesures qui marchent le mieux»: l’aide à la première embauche dans les PME qui prévoit un versement de 4000 euros sur les deux premières années suivant l’embauche. «Ça marche bien. Elles embauchent en CDI (…) Regardons les choses objectivement. Il y a des résultats, ils vont dans le bon sens. Il faut poursuivre les réformes et les dispositifs de soutien». Une note publiée par le Trésor cette semaine émet cependant quelques réserves sur la mesure. Si elle devrait permettre de créer 60.000 emplois supplémentaires d’ici à la fin d’année 2016, «à terme, la prime étant temporaire, l’impact sur le niveau d’emploi s’annulerait à horizon (de) cinq ans», précise l’institution qui souligne également son coût pour les finances publiques.

(Avec AFP)

Primaire à gauche : Montebourg vainqueur

Primaire à gauche : Montebourg vainqueur 

 

Selon un sondage Ipsos commandé par le parti socialiste Montebourg serait vainqueur de la primaire à gauche. Dans l’hypothèse où François Hollande et Benoît Hamon se présenteraient, l’ancien ministre du redressement productif totaliserait 32% de voix, contre 37% pour le président sortant et 13% pour l’ancien ministre de l’Éducation. Montebourg l’emporterait ensuite face à Hollande au second tour avec 53% des suffrages. Dans l’hypothèse où François Hollande renoncerait à se représenter au profit d’une candidature de Manuel Valls, ce dernier serait en tête au premier tour avec 35% des voix, talonné par Arnaud Montebourg avec 32%. Au second tour, l’ancien patron de Bercy battrait le premier ministre à plates coutures, avec 54% des voix contre 46%. Si, en revanche, c’était Emmanuel Macron (qui a déjà manifesté son refus d’intégrer la primaire) qui représentait l’aile droite du PS en l’absence du premier ministre et du président, l’ancien banquier serait en tête au premier tour avec 38% des voix. Il perdrait cependant de peu au second tour avec 48% des suffrages pour 51% à Arnaud Montebourg. Ces indicateurs, recueillis par le parti socialiste, pourraient convaincre Arnaud Montebourg de concourir à la primaire promise par Jean-Christophe Cambadélis. Bien qu’il ait été l’un des principaux initiateurs de l’édition de 2011, Arnaud Montebourg n’a rien laissé filtrer de ses intentions quant à une éventuelle participation lors de sa déclaration de candidature à Frangy-en-Bresse, le week-end dernier. François Hollande et Arnaud Montebourg devraient clarifier leurs intentions dans le courant du mois de décembre. Les deux tours de la primaire pourraient avoir lieu les 22 et 29 janvier prochains. Ce «sondage secret» a été réalisé entre le 1er et 4 juillet, selon la méthode des quotas, à partir d’un échantillon d’environ un millier de personnes, certaines d’aller voter à la primaire socialiste. La même méthodologie est employée par Ipsos pour sonder les chances des candidats de la primaire à droite.

(Avec le Point et AFP)

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

Burkini : le maillot qui divise le gouvernement

 

Opération réussie pour les intégristes qui avec le burkini sont parvenus à installer la polémique au sein même du gouvernement dont plusieurs membres ont pris leurs distances avec la multiplication des arrêtés d’interdiction soutenus par Manuel Valls. François Hollande, lui, n’a pas voulu se mouiller et a indirectement évoqué la question en marge d’une réunion de sociaux-démocrates européens dans les Yvelines, en appelant tous les citoyens à « se conformer aux règles », sans « provocation ni stigmatisation ». Le débat enfle depuis fin juillet. Au nom de risques de troubles à l’ordre public, plusieurs dizaines de maires, la plupart de droite, ont pris des arrêtés interdisant cette tenue de bain couvrante, utilisée par des musulmanes pratiquantes. Le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, se prononcera vendredi à 15H00 sur une demande de suspension en urgence de l’un de ces arrêtés, pris par la mairie de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). La prolifération des arrêtés anti-burkini « n’est pas bienvenue », a estimé sur Europe 1 la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem. « Jusqu’où va-t-on pour vérifier qu’une tenue est conforme aux bonnes moeurs ? » « Je pense qu’il y a une dérive qui est dangereuse, une dérive politique, puisque ces arrêtés ont été pris par des responsables politiques », a-t-elle ajouté, tout en déplorant que cela « libère la parole raciste ». Dans un texte publié sur son site internet, la ministre de la Santé Marisol Touraine a lancé pour sa part une mise en garde contre une « polémique de tous les dangers ». « Faire comme si, en se baignant voilée ou en restant habillée sur une plage, on menaçait en soi l’ordre public et les valeurs de la République, c’est oublier que ces valeurs doivent précisément permettre à chacun de ne pas renier son identité », dit-elle. « La laïcité (…) ne doit pas devenir le fer de lance d’une stigmatisation dangereuse pour la cohésion de notre pays. » Le Premier ministre a pour sa part réaffirmé son soutien aux arrêtés anti-burkini : « Ils ont été pris à un moment donné, dans des plages du sud de la France, quelques jours après les attentats de Nice dans un contexte particulier », a dit Manuel Valls sur BFM TV, récusant le terme de « dérive ». Quant à la libération de la parole raciste évoquée par sa ministre de l’Education nationale, il a estimé que c’était « une mauvaise interprétation », car « ces arrêtés ont été pris au nom-même de l’ordre public ». Une mise au point critiquée par le député socialiste « frondeur » Yann Galut qui l’a accusé sur Twitter de « diviser les Français, la gauche » et son propre gouvernement. Quant à la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, elle a déploré une « hystérie médiatique et politique qu’il faut arrêter ». Les arrêtés anti-burkini, largement soutenus à droite, nourrissent dans la communauté musulmane la crainte d’une stigmatisation. Le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) a ainsi été reçu mercredi à sa demande par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui lui a assuré que les principes de l’État de droit seraient respectés.

(Avec Reuters)

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Déficit inférieur à 3% en 2017 !!! (Valls)

Déficit inférieur à 3% en 2017 !!!  (Valls)

 

En dépit des dépenses nouvelles annoncées et des réductions d’impôts, Valls  réaffirme que la France parviendra à l’objectif d’un déficit public de moins de 3 % en 2017.Ce dont doute la Cour des comptes.  Par contre il laisse entendre qu’en l’état actuel de la croissance les baisses d’impôts destinés aux ménages sont encore très hypothétiques.  D’ici à la fin du quinquennat, « nous continuerons à agir et à innover, tout en poursuivant nos efforts de réduction des déficits. Je confirme ici que nous parviendrons à notre objectif : moins de 3% en 2017″, a déclaré le Premier ministre.Sur une éventuelle nouvelle baisse d’impôts dans le budget 2017, « les arbitrages pour 2017 n’ont pas encore été rendus. Ils sont liés aux perspectives de croissance. Mais le président de la République et moi-même voulons continuer de redonner du pouvoir d’achat aux Français. Différentes pistes sont envisagées : poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu ou encore augmenter la prime d’activité », a également déclaré Manuel Valls. Sur la fiscalité, il annonce une baisse à venir pour les PME.  »Pour les PME, il y aura une baisse à 28% de l’impôt sur les sociétés, sur une partie de leur bénéfice », déclare-t-il. Selon le chef du gouvernement, cette diminution sera intégrée aux cinq milliards d’euros de baisses de charges et d’impôts promis aux entreprises dans le cadre de la dernière tranche du pacte de responsabilité. Le taux d’impôt sur les sociétés (IS) est actuellement de 33,3% en France. Interrogé sur ce taux, le ministre des Finances Michel Sapin s’était dit favorable début juillet à un abaissement progressif, afin de rapprocher l’Hexagone de la moyenne européenne, aujourd’hui de 28%. Le Premier ministre ne confirme pas en revanche à ce stade une nouvelle baisse d’impôts pour les ménages dans le budget 2017.  »Les arbitrages pour 2017 n’ont pas encore été rendus. Ils sont liés aux perspectives de croissance. Mais le président de la République et moi-même voulons continuer de redonner du pouvoir d’achat aux Français », indique M. Valls. Selon le chef du gouvernement, « différentes pistes » sont néanmoins envisagées. Le gouvernement pourrait ainsi « poursuivre la baisse de l’impôt sur le revenu ou encore augmenter la prime d’activité ».

(Avec AFP) 

Une intervention turque en Syrie pas neutre

Une intervention turque en Syrie pas neutre

 

L’intervention d’Erdogan en Syrie n’est pas neutre, certes elle vise à combattre Daech  mais tout autant à limiter l’influence des kurdes et à donner une légitimité au grand nettoyage interne après l’échec du putsch. Invité sur Europe 1, le politologue Dominique Moïsi analyse les motifs de l’intervention au sol turque en Syrie lancée mercredi. C’est une grande première en cinq ans de conflit syrien. Mercredi, la Turquie a lancé sa première grande offensive au sol contre l’organisation Etat islamique, traversant la frontière et bravant Damas. L’opération, baptisée « Bouclier de l’Euphrate », a permis aux rebelles syriens de reprendre la ville de Djarablous, jusque-là sous administration de l’EI. Ces grandes manœuvres sont soutenues et saluées par les puissances de la coalition, Etats-Unis et France en tête. Mais pour Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Institut Français des Relations Internationales, ce soudain bellicisme turc n’a rien de désintéressé, et révèle la politique ambiguë d’Erdogan : « Sous prétexte de combattre l’Etat Islamique, les Turcs font le ménage. La date n’est pas neutre. le fait que la Turquie fasse une telle démonstration de force mercredi, au moment où Joe Biden arrive en Turquie, est très significatif. C’est un message adressé à la communauté internationale, une manière de dire : peut-être que vous ne m’aimez pas mais vous avez besoin de la Turquie, vous n’avez pas le choix ».Avec ce signe de bonne volonté, la Turquie se rapproche également encore un peu plus de ses alliés traditionnels, avec lesquels elle était en froid dernièrement. La raison de ce revirement ? Elle est à rechercher du côté des troubles politiques qui ont agité le pays et mis en danger Erdogan d’après Dominique Moïsi : « Aujourd’hui Erdogan s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas affronter des putschistes chez lui sans l’appui de ses alliés. D’où ces rapprochements parfois spectaculaires avec Israël, avec l’Iran, avec les Etats-Unis et avec la Russie. »  Avec les Etats-Unis justement, la Turquie est actuellement en pourparlers sur une potentielle extradition de Fethullah Gülen, le prédicateur accusé d’avoir ourdi le putsch contre le régime, qui vit depuis des années aux Etats-Unis. Le vice-président Joe Biden, actuellement en visite en Turquie, tente de ne pas braquer la Turquie sur le sujet pour qu’Ankara continue à aller dans le sens de la coalition. Un jeu fin que décrypte bien le chercheur : « Les Etats-Unis disent « nous vous comprenons » mais ajoutent que l’extradition de Gülen n’est pas du ressort de la Maison Blanche, que ce sont les juges qui décideront. Pour faire passer le message, Joe Biden est le meilleur choix possible. Il est le numéro deux des Etats-Unis, et une personnalité chaleureuse qui parviendra à faire passer des messages à Erdogan. 

(Europe 1)

Si Sarkozy gagne la primaire, Bayrou candidat

 Si Sarkozy gagne la primaire, Bayrou candidat

 

Une nouvelle fois Bayrou réaffirme qu’il sera prendre ses responsabilités pour le cas où Sarkozy gagnerait la primaire à droite. En clair qu’il sera candidat. De quoi enlever de l’ordre de 12 à 15 % des voix à Sarkozy.  François Bayrou a en effet  indiqué mercredi 24 août dans un entretien à Valeurs Actuelles qu’il prendrait ses responsabilités dans l’éventualité où Nicolas Sarkozy emporterait la primaire de droite face à Alain Juppé. Deux jours après la déclaration de candidature de l’ancien président de la République, le président du MoDem prévient: « Je prendrai à l’instant mes responsabilités si Nicolas Sarkozy remporte la primaire. » Il s’est dit  »défavorable » au processus de primaire, jugeant qu’elle « dessert les candidats équilibrés et modérés au profit de ceux qui ‘mettent le feu’ ».  Dans l’entretien, il fustige le « ton polémique » de l’ouvrage de Nicolas Sarkozy et reconnaît ne rien déceler « de nouveau » dans ce livre, notant des propos « à la recherche des affrontements ». Il  »encourage » par conséquent ses électeurs à voter pour Alain Juppé à la primaire, rappelant son soutien au candidat favori des sondages. Pour lui, Alain Juppé incarne « le président dont le pays a besoin » de part « son expérience et son souci de rassemblement ».     Le président du MoDem appelle à une réunification des centristes en un seul parti, si Juppé venait à remporter la primaire, ou s’il se présente lui-même contre Nicolas Sarkozy: « c’est une nécessité et c’est inéluctable ».

(Avec AFP)

Faillites d’entreprises : en hausse

Faillites d’entreprises : en hausse

Conséquences sans doute de la croissance zéro, le nombre de défaillances d’entreprises a rebondi au deuxième trimestre en France, sous l’effet des mouvements sociaux et des inondations qui ont marqué le printemps, selon des données diffusées mercredi par Euler Hermes. Après avoir plongé de 11% au premier trimestre, le nombre de défaillances d’entreprises a augmenté de 1,8% sur la période mars-juin, indique l’assureur-crédit dans un communiqué. « Les mouvements sociaux (grèves, blocage de raffineries) et les aléas climatiques (inondations) ont directement touché les entreprises françaises, d’où ce rebond des défaillances », observe Stéphane Colliac, économiste France chez Euler Hermes. La mobilisation contre la loi Travail a notamment pris la forme d’un mouvement de grève dans les raffineries, entamé en mai et qui s’est prolongé jusqu’aux premiers jours de juin. Le début du mois de juin a également été marqué par des inondations qui ont principalement touché le nord-ouest de la France et le bassin parisien. Cette tendance à la hausse des faillites s’avère encore plus marquée pour la région Île-de-France, qui souffre encore des conséquences des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, souligne Euler Hermes. Sur 12 mois glissants à fin juin, les défaillances d’entreprises franciliennes s’inscrivent en hausse de 3,3%. Les secteurs les plus affectés restent ceux du tourisme et des loisirs, à savoir l’hébergement et restauration (+3,7% sur douze mois) et les transports (+22,5%). A titre de comparaison, à l’échelle nationale, le nombre de défaillances s’inscrit en recul de 3,1% entre juin 2015 et juin 2016, sous l’effet d’une amélioration de la santé financière des entreprises. Malgré cette tendance globale au repli des défaillances, les niveaux restent largement supérieurs à ceux observés avant la crise.

(Avec Reuters)

Livret A : toujours bas mais en hausse

Livret A : toujours bas mais en hausse

Infléchissement de la tendance baissière constatée depuis 2014 avec une petite collecte positive de 630 millions en juillet. En clair le niveau de collecte demeure historiquement toujours bas mais se redresse. En cause en juillet des interrogations encore plus fortes des ménages  en matière de consommation. Pas forcément une bonne nouvelle pour la croissance. Produit d’épargne le plus répandu en France, le Livret A a connu depuis fin 2014 une certaine désaffection en raison notamment de la faiblesse de son taux de rémunération, à un niveau historiquement bas. Ce dernier est passé le 1er août 2015 sous le seuil symbolique de 1% pour s’établir à 0,75%. Jamais, depuis sa création en 1818, il n’avait été si bas. Il demeure toutefois supérieur à ce qu’il devrait être en théorie, si sa formule de calcul, qui repose pour beaucoup sur l’inflation, était strictement appliquée. Le Livret de développement durable (LDD) a pour sa part terminé fin juillet à l’équilibre mais affiche une décollecte cumulée de 260 millions à l’issue des sept premiers mois. L’encours total sur ces deux produits défiscalisés atteignait 357,9 milliards d’euros fin juillet.

(Avec AFP)

Hausse de 2,8% des dépenses d’assurance maladie en juillet

Hausse de 2,8% des dépenses d’assurance maladie en juillet

Après le cocorico de juin la hausse des dépenses d’assurance-maladie reprend. Les dépenses du régime général d’assurance maladie avaient reculé de 0,1% le mois dernier en France par rapport à juin 2015, alors qu’elles affichaient une hausse de 2,4% un mois plus tôt. Mais en juillet la hausse est de 2,8 %. Faut-il aussi préciser que la sécu connaîtra encore un déficit de leur de 10 milliards en 2016 et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards ! La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés reconnaît que leur progression sur les douze derniers mois s’est établie à 1,6% en juillet, interrompant la décélération observée depuis le début de l’année. Elle était en effet passée de 2,2% à fin janvier à 1,5% à fin juin. Les soins de ville dispensés par des professionnels de santé libéraux, qui représentent un peu moins de la moitié du total des dépenses d’assurance maladie, ont augmenté de 4,6% en juillet. Sur douze mois, ils affichent une hausse de 1,4%. Les remboursements de médicaments délivrés par des pharmacies de ville ont progressé de 1,4% sur un mois et affichent une baisse de 0,8% sur un an. Les versements aux hôpitaux ont progressé de 1,8% sur douze mois à fin juillet, avec une hausse de 2,2% dans le secteur public, un recul de 0,4% dans le privé et une augmentation de 2,3% dans le secteur médico-social. Les remboursements du régime général d’assurance maladie représentent 86% du total de l’Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie), dont l’évolution pour 2016 a été fixée à +1,75%.

(Avec Reuters)

Baisse du chômage en juillet : sans croissance ?

Baisse du  chômage en juillet : sans croissance ?

 

Sans doute un miracle cette baisse du chômage en juillet alors que la croissance est pratiquement nulle. Au second trimestre la France a enregistré une croissance zéro et en juillet l’activité a sans doute été stable d’après les indicateurs Markit. – L’activité du secteur privé en France s’est en effet stabilisée en juillet, après avoir connu un recul en juin, selon l’indice PMI publié par le cabinet Markit. L’indice flash composite de l’ensemble de l’activité s’établit à 50,0 points, contre 49,6 points en juin, indique Markit dans un communiqué. L’activité est considérée en expansion lorsque l’indice se situe au-dessus de la barre des 50 points, et en contraction lorsqu’il est en dessous.  L’enquête de Markit auprès des acheteurs fait état d’une croissance de l’activité dans le secteur des services, avec un indice qui se redresse à 50,3 points contre 49,9 points le mois précédent. En revanche, la production recule pour le quatrième mois consécutif. L’indice de l’industrie manufacturière est toujours sous la barre des 50 points, même s’il se redresse à 48,6 points contre 48,3 en juin. Pour markit L’emploi reste de son côté stable. Pourtant officiellement  le chômage s’est retourné à la baisse en juillet en France après deux mois de progression, un recul qui concerne toutes les tranches d’âge mais s’accompagne d’une hausse du nombre de chômeurs exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail. Ce qui n’empêche pas le ministère du travail d’annoncer une petite baisse du chômage en catégorie A en juillet. Deux facteurs explicatifs majeurs d’abord le transfert de certains chômeurs en catégorie D notamment pour cause de formation ou stage, ensuite le faite que traditionnellement les demandeurs d’emploi s’inscrivent moins en juillet. Pour le ministère Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) aurait  reculé de 0,5% le mois dernier pour s’établir à 3.506.600, soit 19.100 de moins que fin juin. Il diminue de 1,2% sur un an. Ce recul intervient après deux mois de hausse, de 0,3% en mai et de 0,2% en juin, au sein d’une catégorie qui a atteint un nombre record d’inscrits en février, à 3.591.000. Parallèlement au repli dans la catégorie A, le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a en revanche augmenté de 0,1% si on ajoute les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), soit 7.500 personnes supplémentaires en un mois. Le nombre de demandeurs d’emploi relevant de la catégorie D, c’est-à-dire pas tenus de chercher un emploi parce que malade ou en formation, par exemple, est en hausse à 308.900, sous l’effet notamment du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi annoncé par le chef de l’Etat mi-janvier. Dans cette catégorie, la hausse s’élève à 1,6% sur un mois et atteint 10,7% sur un an. (Avec Reuters)

 

Bettencourt : sursis pour Banier ! la justice des riches

Bettencourt : sursis pour Banier ! la justice des riches

 

Accusé d’avoir bénéficié de petits cadeaux de plus de 500 millions dans l’affaire Bettencourt, François Marie Barnier s’en tire avec seulement du sursis. De quoi évidemment s’interroger quand dans le même temps un petit voyou écope d’un an de prison ferme pour un  trafic portant sur 1000 €. La cour d’appel de Bordeaux a mollement condamné mercredi le photographe François-Marie Banier à quatre ans de prison avec sursis pour abus de faiblesse à l’encontre de l’héritière de L’Oréal, Liliane Bettencourt, une des femmes les plus riches de France. Ami de la milliardaire et principal bénéficiaire entre 2006 et 2011 de près de 500 millions d’euros de dons et autres largesses, il n’ira donc pas en prison. Il échappe aussi au versement de 158 millions d’euros de dédommagements au civil. Il devra en revanche payer 350.000 euros d’amende. Trois ans de prison, dont six mois avec sursis, 350.000 euros d’amende et le versement de 158 millions d’euros de dédommagements sur le plan civil avaient été requis à son encontre, soit la confirmation de sa peine de première instance. François-Marie Banier, présent à l’audience, n’a souhaité faire aucune déclaration à l’issue du prononcé du jugement. Son avocat, Laurent Merlet, s’est déclaré « soulagé mais pas satisfait ». « C’est un camouflet cinglant pour Françoise Bettencourt Meyers (fille de Liliane Bettencourt, NDLR), car des 158 millions demandés, elle repart avec zéro. François-Marie Banier a toujours agi selon la volonté de son amie, Liliane Bettencourt », a-t-il dit. Arnaud Dupin, qui représente Françoise Bettencourt-Meyers, a quant à lui estimé que justice était rendue. « Il ne faut pas oublier que les trois magistrats ont dit aujourd’hui que cet homme (François-Marie Banier, NDLR) avait abusé de la faiblesse de Liliane Bettencourt », a-t-il dit. « C’est la fin de l’histoire. » Le compagnon de François-Marie Banier, Martin d’Orgeval, a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et 150.000 euros d’amende, comme en première instance. L’avocat Pascal Wilhelm a de son côté été condamné à douze mois de prison avec sursis. L’ancien mandataire et gestionnaire de la fortune de la milliardaire avait été condamné en première instance à 30 mois de prison dont un an avec sursis et 250.000 euros d’amende. Quant au notaire Patrice Bonduelle, il a été relaxé. Il avait écopé en première instance d’une peine de six mois de prison avec sursis et 80.000 euros d’amende.

(Avec Reuters)

Chômage : Hollande s’auto félicite

Chômage : Hollande s’auto félicite

 

Sitôt connus les chiffres de pôle emploi, Hollande s’est immédiatement félicité de la très légère baisse du chômage en catégorie A. Une baisse par ailleurs très relative et qui tient même du miracle dans la mesure où la croissance est à peu près à plat. Un résultat dû au transfert de chômeurs de catégorie A dans la catégorie D (stages, formations etc.). Aussi au fait  que les chômeurs s’inscrivent moins à Pôle emploi en juillet. De toute manière il n’y a sans doute pas à se réjouir puisque le chômage aura quand même augmenté de près de 600 000 depuis 2012 et de ce point de vue la baisse assez artificielle de 20 000 chômeurs en juillet demeure anecdotique.  François Hollande a cependant salué mercredi le recul du nombre de chômeurs n’ayant eu aucune activité en juillet en déclarant que la « tendance » à la « baisse du chômage » s’était « amplifiée depuis le début de l’année ». Après deux mois de progression, le recul du chômage en juillet a concerné toutes les tranches d’âge mais il s’est s’accompagné d’une hausse du nombre de chômeurs exerçant une activité réduite. Toujours selon les chiffres du ministère, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 0,5% le mois dernier pour s’établir à 3.506.600, soit 19.100 de moins que fin juin. Conscient sans doute que les Français restent dubitatifs par ses résultats relatifs, François Hollande s’est efforcé de rassurer. « Ce qui mine une société, c’est le doute, c’est la crainte », a conclu le président, en allusion aux attentats qui ont frappé le pays. « S’il y a un doute sur la place de chacun, si certains s’estiment exclus ou écartés, alors on voit bien les risques qui peuvent exister dans notre pays. C’est pourquoi l’enjeu de l’emploi dépasse bien les chiffres du chômage. » François Hollande a fait de la baisse du chômage une priorité de son quinquennat et une condition de son éventuelle entrée en lice pour un second mandat. Il devrait prendre sa décision à la fin de l’année. Pour cela il n’hésitera pas à (avec Reuters)

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