Revenus : les retraités français sont-ils des privilégiés ?

Revenus : les retraités français sont-ils  des privilégiés ?

 

En 1970,  le niveau des retraités était égal à 70 % de celui de l’ensemble des revenus de la population. En 2017, il est à peu près équivalent. Conclusion,  effectivement le niveau de vie des retraités s’est notoirement amélioré. D’où la tentation de critiquer la situation sociale des pensionnés alors que d’autres catégories sont en souffrance et que l’équilibre des comptes publics est loin d’être assuré. Le montant moyen des pensions tourne autour de 1100 € avec il est vrai très fortes disparités, c’est-à-dire d’écarts autour  de cette moyenne. Une moyenne toutefois qui n’est pas scandaleuse si l’on tient compte qu’en général nombre de pensionnés actuels sont partis plus tard à la retraite mais surtout si l’on prend en compte le fait que les conditions de travail de nombre de pensionnés étaient bien différentes de celles qui prévalent actuellement. Aujourd’hui les salariés bénéficient d’une durée du travail de 35 heures, or il y a 30 ou 40 ans la durée de travail était proche du double. D’ailleurs dans nombre d’activités on ne comptait même pas les heures !  C’est évidemment une différence de taille. D’une façon générale les retraités n’ont donc pas volé leur retraite même s’il faut évidemment prendre en compte les difficultés à assurer dans le futur le même niveau de retraite qu’actuellement. Cela en raison du déséquilibre structurel entre actifs et retraités.  Le revenu disponible (pensions + revenu du patrimoine essentiellement), net d’impôt, perçus par les plus de 65 ans, correspond à 100,4% de celui la population totale. Ce qui place la France en deuxième position des pays de l’OCDE, derrière le Luxembourg, seul autre pays où le revenu des seniors est en moyenne supérieur à celui de la population. Conséquence, le taux de pauvreté chez les plus des 65 ans, tel qu’il est calculé par l’OCDE, est de 3% chez nous contre plus de 12% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Mais encore une fois l’équilibre futur équilibre actifs- retraités va changer la donne. D’après les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), les pensions, stricto sensu, vont progresser entre 27 et 38% d’ici 2060, selon les hypothèses retenues, et les revenus d’activité entre 53 et 101%. Ainsi, en termes relatifs, la pension moyenne rapportée au revenu d’activité moyen passerait par un pic de 67% en 2018 avant de diminuer pour tomber selon les scénarios entre 55 et 45%.Rien n’est certain car le COR a souvent changé ses perspectives.

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La lumière artificielle pollue la terre

La lumière artificielle pollue la terre

De plus en plus de discours sur les économies d’énergie en particulier d’électricité mais de plus en plus d’éclairage artificiel notamment en zone urbaine. Sur Franceinfo on apprend que  la pollution lumineuse est de plus en plus importante sur Terre, un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED). C’est ce que démontre l’analyse des observations d’un satellite, selon des travaux publiées dans la revue Science Advances  mercredi 22 novembre. Les chercheurs ont déterminé que l’éclairage planétaire s’est accru, tant en quantité qu’en intensité, d’environ 2% par an de 2012 à 2016. L’accroissement de la lumière artificielle se produit presque partout sur le globe avec des régions peu éclairées précédemment, où la luminescence est nettement plus importante, pointe Christopher Kyba, un chercheur du Centre GFZ de recherche de géophysique à Potsdam en Allemagne, le principal auteur. Cette étude est l’une des toutes premières à examiner depuis l’espace les effets de la transition en cours dans le monde vers l’éclairage LED qui est nettement moins gourmand en énergie. Les résultats indiquent que les économies d’électricité résultant de cette nouvelle technologie sont plus faibles qu’attendues. Les chercheurs ont conclu que les économies d’énergie réalisées grâce à la technologie LED ont apparemment été investies pour installer encore plus d’éclairages extérieurs. Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80 % de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée. Cette carte permet d’étudier les éclairages artificiels comme un polluant avec un impact potentiel sur la santé et l’écologie, expliquait alors l’équipe internationale qui l’a mise au point.

 

Greffe tête humaine « réussie » : un espoir pour Trump (et les autres)

 

 Greffe tête humaine « réussie » : un espoir pour Trump (et les autres)

Un chirurgien a annoncé la réussite dune  greffe de tête, ce qui constitue évidemment un immense espoir tous les responsables notamment politiques qui souffrent d’un affaiblissement des neurones. Le président américain Donal Trump  pourrait être l’un des premiers bénéficiaires de cette avancée scientifique. Un progrès qui  pourrait aussi profiter d’autres personnalités, d’autres responsables y compris en France notamment dans les milieux politiques. Reste à savoir si le nombre de donneurs sera suffisant car les besoins sont immenses. En effet la transplantation n’a été effectuée que sur des cadavres. Or la transplantation à partir d’êtres vivants aurait  plus grandes chances de succès. . Le neurochirurgien italien Sergio Canavero a annoncé en effet avoir réalisé la « première greffe de tête humaine », lors d’une conférence de presse à Vienne (Autriche), vendredi 17 novembre. L’opération a duré 18 heures et s’est déroulée en Chine sous la direction du  professeur Xiaoping Ren, de l’université médicale Harbin. Le compte-rendu de l’opération a été publié dans une revue médicale spécialisée, Surgical Neurology International (en anglais). De nombreux scientifiques ont accueilli cette annonce avec beaucoup de réserves. Franceinfo revient sur cette opération en quatre questions. L’opération a été réalisée sur deux cadavres. Les deux équipes de cinq chirurgiens ont réalisé simultanément deux décapitations sur deux hommes de même gabarit « qui ont fait don de leur corps à la recherche, et dont les familles ont signé un consentement » approuvé par le bureau Human Research Ethics de l’université médicale Harbin, rapporte Sciences et avenir. La tête du receveur a été  »reconnectée » au corps du donneur, précise le site spécialisé. « Certains nerfs comme les nerfs phréniques qui innervent le diaphragme venaient du donneur. D’autres, comme le nerf vague qui part du cerveau du receveur, ont dû être rabouté [assemblé] à celui du corps pour innerver les organes. Les vaisseaux sanguins aussi ont été reconnectés un à un », détaille Sciences et avenir. Depuis 2013, Sergio Canavero annonce qu’il sera le premier à greffer une tête humaine sur un corps humain. En 2015, il avait réitéré sa promesse, tout en appelant à des levées de fonds. Entre-temps, le neurochirurgien a annoncé, en 2016, la greffe réussie avec une tête de singe, rapporte The Guardian (en anglais). Mais l’animal n’a pas repris conscience après la transplantation. Il a été maintenu en vie une vingtaine d’heures avant d’être finalement déclaré mort. Même s’il avait survécu, il aurait été paralysé à vie puisque sa colonne vertébrale n’avait pas été ressoudée, détaille le quotidien. Mais chez certains humains la perte de mobilité est peut-être moins importante que le manque d’intelligence !

 

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Les CCI pour un étalement de la baisse de leurs ressources

Les CCI pour  un étalement de la baisse de leurs ressources

 

Les chambres de commerce et d’industrie souhaiteraient que la baisse de leur ressource voulue par le gouvernement s’effectue de manière agressive. Les critiques vis-à-vis des chambres consulaires ne sont pas nouvelles, elles concernent notamment le surdimensionnement de certaines superstructures, des dépenses de fonctionnement parfois excessives et des investissements discutables. Reste que l’organisation consulaire constitue cependant un centre de réflexion et d’action économique qui a souvent soutenu l’activité économique locale. L’essentiel les chambres de commerce et d’industrie sont aussi à l’abri des les aléas politiques et des soubresauts des politiques gouvernementales. Elles assurent d’une certaine manière une certaine continuité du développement économique local. Bien sûr on pourra critiquer certains aspects fonctionnement en particulier peut-être le faite que trop de responsables de C.C.I sont en réalité des retraités un peu décalés par rapport à l’environnement actuel. Parfois,  l’expérience d’ancien dirigeant économique se révèle toutefois précieux. Le dégagisme en vigueur un peu partout dans les milieux politiques n’est pas forcément un gage de cohérence. Les chambres de commerce et d’industrie (CCI) ont donc réclamé que la baisse de 150 millions d’euros des ressources qui leur sont affectées, prévue dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2018, soit étalée sur cinq ans. À la veille de l’ouverture au Sénat de la discussion sur ce projet de budget, plusieurs CCI régionales se sont exprimées pour dénoncer une nouvelle fois cette réduction de 17% de leurs dotations.  « On sort d’une période où on pensait avoir vécu le plus dur », a souligné lors d’une rencontre avec des journalistes Pierre Goguet, président de CCI France, l’établissement national qui fédère et anime le réseau des chambres de commerce. Depuis 2014, les CCI, qui sont financées par la taxe additionnelle à la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, ont en effet vu leurs ressources baisser de 35%, ce qui a mené à 4.000 suppressions d’emplois et une réduction de moitié de leurs investissements. Cette fois-ci, l’idée n’est pas d’éviter cette nouvelle baisse inscrite au PLF, mais de « l’étaler sur cinq ans », afin d’avoir une « visibilité sur la mandature », a indiqué Pierre Goguet. L’objectif est de « préserver l’outil de formation au maximum », a-t-il ajouté. Autrement, si cette baisse est appliquée sur la seule année 2018, les CCI risquent de devoir se séparer de 2000 salariés sur un total d’environ 20.000 personnes employées, a averti Pierre Goguet. Par ailleurs, « une quarantaine de chambres seraient extrêmement fragilisées » sur un total de 115 établissements, a-t-il affirmé. Pour le gouvernement, cette baisse doit permettre une baisse directe de la fiscalité des entreprises.

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

Budget : la France ne respecte pas les critères européens (Commission européenne)

La Commission européenne a épinglé mercredi six pays dont la France estimant que leurs prévisions budgétaires pour 2018 présentaient « un risque de non-conformité » avec les règles européennes. Selon Bruxelles, les budgets présentés par ces pays -France, Italie, Belgique, Portugal, Autriche et Slovénie- sont susceptibles de s’éloigner des objectifs qui leur avaient été fixés.  Concernant la France, la Commission pointe du doigt  »un écart important » entre le budget qui lui a été présenté et « la trajectoire d’ajustement requise » pour atteindre son objectif d’assainissement des finances publiques. Elle souligne également que le niveau de la dette française -96,9% du PIB en 2018- dépasse de loin le seuil des 60% prévu dans les traités. La France   reste avec l’Espagne le seul pays de la zone euro encore sous le coup d’une « procédure de déficit excessif », qui peut aboutir à des sanctions et des amendes -même si cela ne s’est encore jamais produit. Pour en sortir, elle doit présenter deux années de suite à Bruxelles un déficit public inférieur à 3% du Produit intérieur brut (PIB), ce qui est le cas pour l’instant, puisque la Commission anticipe un déficit à 2,9% à la fois en 2017 et en 2018 -même si un « risque » demeure sur ces chiffres.  Dans son analyse de mercredi, Bruxelles anticipe que la France sortira de cette procédure au printemps, ce qui la contraint dès lors à respecter des objectifs bien plus poussés en 2018 que cette seule règle des 3% de déficit. Il lui est en effet demandé de réduire son déficit structurel, c’est-à-dire le déficit calculé sans les effets de la conjoncture économique, à hauteur de 0,1% de PIB. Or, selon les calculs de Bruxelles, ce déficit structurel va s’accroître. Seuls six pays parmi les dix-neuf ayant adopté la monnaie unique sont en conformité totale avec les règles européennes: l’Allemagne, la Lituanie, la Lettonie, le Luxembourg, la Finlande et les Pays-Bas. Pour les autres (Estonie, Irlande, Chypre, Malte, Slovaquie et Espagne) les projets de budget sont jugés « globalement conformes ». La Grèce, toujours sous le coup d’un plan d’aide à cause de sa dette, n’est pas concernée par ces prévisions budgétaires.

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

LREM, le parti masque l’absence de démocratie avec internet

Pour l’instant,  la république en marche se caractérise par le centralisme et la langue de bois. Le parti du président tente de masquer l’absence totale de démocratie avec les outils Internet qui diffusent information, formation et méthode politique mais dans un seul sens du haut vers le bas. D’ailleurs ce bas n’existe pas il n’y a aucune structure locale, départementale ou régionale seulement des référents, sorte de commissaires politiques désignés par des responsables nationaux autoproclamés. Officiellement le parti annonce toujours 388 000 adhérents, en réalité il s’agit de citoyens qui un moment à un autre ont apporté leur soutien à la candidature de Macron par un clic. D’ailleurs il n’y a pas de procédure formelle d’adhésion, pas de renouvellement,  ni même de désaffiliation. Pas de cotisation non plus. Du coup, on pourrait même compter tous ceux  qui un jour ont cliqué sur le site en marche. Les adhérents et les militants d’en marche ne sont que des lecteurs du site Internet du parti. Pour preuve de cet affaiblissement, le faible succès d’une consultation interne sur le logement en septembre, qui n’a recueilli que 20.000 réponses alors qu’En Marche revendique 388.000 adhérents. Pire : à la veille du congrès qui a couronné samedi dernier Christophe Castaner, seul candidat en lice adoubé par Emmanuel Macron, 100 « marcheurs » de toute la France, qu’il s’agisse d’élus, d’animateurs de comités locaux ou de simples adhérents, ont claqué la porte à grand bruit. Ce geste spectaculaire, très symbolique, a mis en lumière le double discours d’un parti  créé en avril 2016 sur la promesse de réinventer l’exercice de la politique, mais qui fonctionnerait en réalité comme une forteresse verrouillée par le haut, au mépris de la liberté d’expression et d’action de la base. Des pratiques que les démissionnaires estiment « issues de l’Ancien monde ». De nombreux témoignages de militants et de cadres, éparpillés dans les médias, ont confirmé le blues des « marcheurs » et la difficulté pour le mouvement d’Emmanuel Macron de s’affranchir d’une organisation pyramidale, voire inféodée… typique d’un parti politique traditionnel. . Cette modernité a cependant séduit Penelope Liot, membre de l’équipe et ancienne de la startup Lima, qui s’engage en politique pour la première fois. La fondatrice du Noël de la French Tech explique : « En Marche est une méta-plateforme composée de plusieurs sous-plateformes qui s’interconnectent. Il y a une sous-plateforme pour gérer les adhérents, une autre pour les initiatives citoyennes, une autre pour la formation, une plateforme dédiée aux idées.. Tout ceci vit séparément et ensemble.» bref le numérique pour cacher l’absence de démocratie.  

Grève nationale des pilotes de ligne du SNPL à Noël : il y avait longtemps !

Grève nationale des pilotes de ligne du SNPL à Noël : il y avait longtemps !

Encore un nouveau coup contre Air France avec cette perspective de grève dans le groupe. En cause, la contestation des conditions de travail dans la filiale Hop. Si la direction a trouvé un terrain d’entente avec les personnels au sol et les hôtesses et stewards, elle a, en revanche, échoué à signer un accord avec les pilotes. Le point de blocage se situe notamment au niveau des règles concernant l’organisation du travail entre les jours travaillés des pilotes et les jours non travaillés (système « ON-OFF »). S’ajoute également un désaccord sur les « repos réduits » ou « nuits courtes », où les pilotes ont par dérogation moins de 10 heures de repos comme le veut  la réglementation entre le dernier vol de la journée et le premier du jour suivant. Face à l’absence d’accord début juillet, la direction de HOP a demandé à la DGAC de valider sa convention jusqu’au 31 décembre, provoquant une grève des pilotes de HOP au début de l’été. Pour le SNPL en effet, cette validation de la DGAC est illégale. Mais pas illégale pour la DGAC.  « Après l’échec des négociations avec certains syndicats de pilotes, la compagnie HOP! a demandé l’application d’un régime unilatéral de travail. Ce régime s’appuie sur un accord signé par une organisation syndicale ; accord qui n’a pu être validé, la représentativité de l’organisation syndicale signataire étant inférieure à 30%. La compagnie HOP!, en application des dispositions du code de l’aviation civile et notamment son article D422-6, a demandé la validation à la DGAC de ce régime de travail. Après vérification de sa validité règlementaire, tant d’un point de vue social, que de celui de la sécurité des vols, la DGAC a produit un arrêté autorisant son application. Cette procédure, qui existe de longue date, a été récemment contestée par le SNPL devant le tribunal administratif, qui, saisi en référé, a débouté la demande de cette organisation. » En effet, le SNPL a déposé un recours en référé auprès du tribunal administratif de Melun qui l’a rejeté. Mais le recours demeure sur le fond. Ce mardi, devant les journalistes de l’association des journalistes de l’aéronautique et de l’espace (AJPAE), Franck Terner, le directeur général d’Air France s’est montré très ferme et « confiant ». « Si nous ne signons pas d’ici au 1er décembre, nous avons l’autorisation de passer les règles d’utilisation des pilotes de manière unilatérale. Je souhaite évidemment que nous arrivions à trouver un accord. »

 

Ventes d’esclaves en Libye : « crimes contre l’humanité » (Macron)

 

Ventes d’esclaves en Libye : «crimes contre l’humanité » (Macron)

La vente d’esclaves qualifiée par  Emmanuel Macron de “crimes contre l‘humanité ;” les exactions commises contre des migrants en Libye pour lesquelles la France a appelé à une réunion du conseil de sécurité de l‘Onu.  En effet c’est le Retour de l’esclavage dans certains pays arabes où la question est souvent taboue. Le 14 novembre, une journaliste de CNN International délivrait un reportage-choc : de nuit, douze hommes sont vendus aux enchères. Prix par personne : 400/450 euros. Comme jadis, lors de la période du commerce esclavagiste, la « valeur » de l’esclave est fixée en fonction de sa forme physique, ses dents, son poids… Un terrible flash-back. Les flux de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe passent, majoritairement, par la Libye, terre de tous les possibles, de tous les commerces. Alimentation, médicaments, armes, drogues, femmes, enfants, hommes : tout y est disponible. Il suffit de disposer de devises ou de dinars libyens. Ce qui se dit dans les milieux autorisés depuis plusieurs années est désormais sur la place publique grâce au travail de CNN. À Tunis, à plusieurs reprises, Raoudha Laâbidi, la présidente d’honneur du syndicat des magistrats tunisiens, a alerté sur un phénomène qui prend de l’ampleur au sein de la démocratie tunisienne : « Ces jeunes filles étrangères recrutées en tant que domestiques dans des familles tunisiennes, qui subissent des exactions incroyables ! On leur confisque leurs papiers d’identité, leurs cheveux sont coupés à ras sous prétexte de transmission de maladies. » Une méthode qui est pratiquée dans de plusieurs pays du Golfe. Et Mme Laâbidi de pointer ce qui semble le comble du chic pour certains : « Dans les hypermarchés, on croise souvent des femmes tunisiennes suivies de deux femmes de ménage de couleur. Une attitude considérée comme prestigieuse par ces femmes qui bafouent le droit au respect de la dignité humaine due à chaque personne ! »

 

Intelligence artificielle : les limites

Intelligence artificielle : les limites

Dans un article de la Tribune,  James Buchanan – Directeur Stratégie, Razorfish Londres, évoque les limites de l’IA.

 

 

 

« Omniprésente cette année au salon South by Southwest, l’intelligence artificielle a tous les attributs d’une grande révolution annoncée. Son potentiel est un peu plus « réel » chaque jour, de l’ordinateur qui bat les meilleurs joueurs de Go à la voiture autonome.  Lors de cette manifestation à laquelle j’ai participé aux côtés de 3 autres experts, j’ai eu l’occasion d’aborder l’impact des services propulsés par l’IA à l’échelle de l’individu. Au cours des cinq dernières années, les objets et services intelligents se sont essayés à tous les aspects de notre vie. Depuis la rencontre amoureuse jusqu’à la livraison, en passant par la finance et le sport, des start-ups anticipent désormais le moindre de nos problèmes et nous proposent des services toujours plus personnalisés à l’aide de l’IA. Sous couvert d’être pratiques, ces services changent notre façon de voir le monde, notre manière de penser et notre propre identité. Quelle valeur accordons-nous à notre libre-arbitre ? Sommes-nous prêts à sacrifier notre autonomie ? Avec l’émergence des machines qui apprennent, notre monde devient de plus en plus inquiétant et étrange, et il est légitime de s’interroger sur son évolution.  C’est maintenant qu’il faut en parler, alors que ces outils sont encore à notre service. Personne ne veut devenir le simple prolongement de chair et d’os d’un algorithme. L’innovation a toujours modifié notre façon de penser : ce que nous créons nous influence en retour. Le cas de l’intelligence artificielle est unique. Elle se matérialise par des outils qui ont leur intelligence propre et ne se laissent pas totalement contrôler. A la poursuite de leur logique interne, ils s’améliorent au contact de millions d’utilisateurs, leur influence croissant avec leur intelligence. Ces services semblent utiles car ils résolvent nos problèmes, révèlent ce qu’il y a de meilleur en nous et minimisent nos insuffisances. Ils nous confèrent quasiment des superpouvoirs. C’est pourtant d’un œil critique que nous devrions considérer cette situation. Dans ce futur algorithmique, qu’est ce qui compte le plus ? Avoir l’opportunité de partager mon point de vue est plutôt un accomplissement pour qui, comme moi, a grandi dans une petite ville. Mais que penser d’un futur où l’IA ne me permettra plus jamais de rencontrer ceux qui ne sont pas d’accord avec moi ? Que penser d’un service financier qui, faisant passer en premier ce qu’il sait être mes intérêts à long-terme, me rendra volontairement difficile la prise de décisions d’impulsion? In fine, peut-on sincèrement croire que « le marché » prendra soin de nous ? L’option de facilité consiste à se concentrer sur les résultats : clients enrichis, volume d’engagement, indice de satisfaction… Des données simples car elles correspondent déjà aux objectifs des entreprises. Elles offrent aussi de la lisibilité sur les variables grâce auxquelles les algorithmes s’améliorent, le reflet d’une culture scientifique dans laquelle ont grandi de nombreux tech-entrepreneurs. Mais laisser de côté toute préoccupation de sécurité devrait pourtant nous inquiéter un peu plus. Même des scientifiques de renom comme Stephen Hawkins admettent que l’intelligence artificielle pourrait bientôt nous échapper… Un autre mot pour « résultat » est « fin », et l’on sait qu’elle ne justifie pas les moyens. Enrichir un client n’est pas un argument valable si, en chemin, vous détériorez un autre aspect de sa vie, ou celle de quelqu’un d’autre, de façon imprévisible. Il y a ensuite le risque de devenir dépendant. Que se passerait-il si tous ces services devenaient soudainement inaccessibles ? Serions-nous livrés à nous-mêmes ? C’est bien une question d’éthique que pose en creux l’IA… Il existe heureusement une alternative. Et si au lieu de se focaliser sur les résultats nous aidions plutôt les gens à devenir un peu plus eux-mêmes ? En encourageant la réflexion et la connaissance de soi, nous donnerions la priorité à l’enseignement plutôt qu’à l’automation. Nous donnerions aux gens les outils pour développer leurs compétences naturelles plutôt que de chercher à les remplacer. Nous passerions probablement plus de temps à réfléchir au rôle que ces services jouent au sein de la société plutôt qu’à ce qu’ils apportent à l’individu isolé. En somme, en faisant moins nous pouvons encourager les autres à en faire plus et à agir de façon éthique et responsable. Mais cela n’arrivera pas par hasard, nous devons passer par un chemin choisi délibérément. Tant dans les instances dirigeantes, où le sujet doit être mis à l’ordre du jour des agendas politiques, qu’auprès des citoyens, nous devons nous assurer que les consciences s’éveillent à ces questions. Asseyons-nous autour d’une table et engageons dès aujourd’hui la discussion sur ce que l’IA peut proposer, non seulement aux personnes que nous sommes, mais aussi à celles que nous voulons devenir. »

Intelligence artificielle : gadgets ou progrès (Charles Edouard Bouée)

Intelligence artificielle : gadgets ou progrès (Charles Edouard Bouée) 

Dans uen tribune des Échos, Charles Edouard Bouée,  président de Roland Berger, fait la part de ce qui relève réellement des avancés en matière d’intelligence artificielle et ce qui relève des gadgets.

«  La septicémie, qui représente une des premières causes de mortalité en milieu hospitalier, pourrait bientôt appartenir au passé. Comment ? Grâce à un algorithme d’intelligence artificielle capable de détecter, une demi-heure avant qu’elle ne survienne, une chute brutale de la pression artérielle très souvent indicatrice d’une infection du sang. Trente minutes suffisent à l’équipe soignante pour intervenir, sauver ainsi des milliers de vies et économiser des milliards de dollars. Une telle avancée est le fruit de la collaboration entre l’expert en intelligence artificielle Antoine Blondeau, fondateur de  Sentient Technologies, et les chercheurs du MIT .  On est bien loin du buzz que des entreprises peu scrupuleuses font parfois, en estampillant « IA » des solutions technologiques qui pour certaines n’ont rien à voir avec l’intelligence artificielle, pour attirer les investisseurs et les clients. Après le « green washing », consistant à donner un vernis durable à des produits et des services qui ne le sont pas, l’« AI washing » nous promet monts et merveilles avec des solutions qui ne sont que des gadgets. C’est que derrière le succès actuel du terme « intelligence artificielle » – d’ailleurs choisi un peu par hasard en 1956 par John McCarthy, se cachent des technologies complexes : le « deep learning », qui permet la reconnaissance des objets et des mots, associé au « machine reasoning », qui permet d’élaborer des modèles prédictifs, les deux étant complétés par des algorithmes génétiques et des codes écrits par la machine elle-même. Si bien que le grand public a parfois du mal à comprendre les tenants et les aboutissants. D’où la difficulté à savoir ce qui relève vraiment de l’IA : de nombreux produits ou services qui disent reposer sur de l’intelligence artificielle, ne mobilisent en réalité que des logiciels d’automatisation basiques. Un autre mirage consiste à faire croire, en particulier aux chefs d’entreprises, que l’intelligence artificielle est toujours la réponse la plus adaptée pour accroître l’efficacité d’un processus. C’est loin d’être systématiquement le cas. Ainsi, lorsqu’on cherche une réponse à une question précise, les outils analytiques de Business Intelligence sont souvent plus pertinents. Mais label « IA » attire le chaland… et certains en abusent. Si, comme tous les eldorados, l’intelligence artificielle a ses charlatans, elle a aussi ses magiciens. Antoine Blondeau, Chris Boos, fondateur de la société Arago , Tomaso Poggio du MIT , Yann Le Cun de Facebook AI Research, Sean Tang, fondateur de SenseTime , Jürgen Schmidhuber du laboratoire suisse Idsia, Demis Hassabis de Deepmind … venus de tous les continents, ils travaillent ensemble autant dans les laboratoires, les universités que les entreprises. Ils forment une communauté d’experts capables de faire émerger un nouveau monde, sans bruit, loin des médias. On sait que l’intelligence artificielle sera la rupture technologique, sociale et économique des décennies à venir. Et il est certain que les prochaines licornes seront des entreprises d’intelligence artificielle. Mais la bataille ne se joue pas toujours où on le croit. Ni chez ceux qui en parlent beaucoup, ni forcément chez les GAFA ou leurs cousins chinois, les BAT. Les innovations véritables sont le fait de scientifiques et de techniciens qui n’aiment pas la lumière. Quant à ceux qui bluffent, en prétendant développer des solutions d’IA quand ce n’est pas le cas, ils pourraient bien être pris à leur propre piège. Car après DeepBlue aux échecs et Alphago au jeu de Go, le programme Libratus a envoyé au tapis, en janvier 2017, quatre joueurs de poker professionnels . En nous laissant face à ce constat vertigineux : l’intelligence artificielle sait donc bluffer, et intégrer le bluff des autres à sa propre stratégie ! Il ne lui reste plus qu’à apprendre à démasquer les bluffeurs. ».

Revenus : les retraités français sont-ils des privilégiés ?

Revenus : les retraités français sont-ils  des privilégiés ?

 

En 1970,  le niveau des retraités était égal à 70 % de celui de l’ensemble des revenus de la population. En 2017, il est à peu près équivalent. Conclusion,  effectivement le niveau de vie des retraités s’est notoirement amélioré. D’où la tentation de critiquer la situation sociale des pensionnés alors que d’autres catégories sont en souffrance et que l’équilibre des comptes publics est loin d’être assuré. Le montant moyen des pensions tourne autour de 1100 € avec il est vrai très fortes disparités, c’est-à-dire d’écarts autour  de cette moyenne. Une moyenne toutefois qui n’est pas scandaleuse si l’on tient compte qu’en général nombre de pensionnés actuels sont partis plus tard à la retraite mais surtout si l’on prend en compte le fait que les conditions de travail de nombre de pensionnés étaient bien différentes de celles qui prévalent actuellement. Aujourd’hui les salariés bénéficient d’une durée du travail de 35 heures, or il y a 30 ou 40 ans la durée de travail était proche du double. D’ailleurs dans nombre d’activités on ne comptait même pas les heures !  C’est évidemment une différence de taille. D’une façon générale les retraités n’ont donc pas volé leur retraite même s’il faut évidemment prendre en compte les difficultés à assurer dans le futur le même niveau de retraite qu’actuellement. Cela en raison du déséquilibre structurel entre actifs et retraités.  Le revenu disponible (pensions + revenu du patrimoine essentiellement), net d’impôt, perçus par les plus de 65 ans, correspond à 100,4% de celui la population totale. Ce qui place la France en deuxième position des pays de l’OCDE, derrière le Luxembourg, seul autre pays où le revenu des seniors est en moyenne supérieur à celui de la population. Conséquence, le taux de pauvreté chez les plus des 65 ans, tel qu’il est calculé par l’OCDE, est de 3% chez nous contre plus de 12% en moyenne dans les pays de l’OCDE. Mais encore une fois l’équilibre futur équilibre actifs- retraités va changer la donne. D’après les projections du Conseil d’Orientation des Retraites (COR), les pensions, stricto sensu, vont progresser entre 27 et 38% d’ici 2060, selon les hypothèses retenues, et les revenus d’activité entre 53 et 101%. Ainsi, en termes relatifs, la pension moyenne rapportée au revenu d’activité moyen passerait par un pic de 67% en 2018 avant de diminuer pour tomber selon les scénarios entre 55 et 45%.Rien n’est certain car le COR a souvent changé ses perspectives.

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60% des bacheliers échouent en première année de licence

60% des bacheliers échouent en première  année de licence

Ajuste titre La ministre de l’enseignement supérieur ne manque pas de dénoncer régulièrement ces quelque « 60 % d’échec ». Un chiffre catastrophique qui témoigne de la dévalorisation du bac, de l’incohérence des orientations des étudiants et de la mode de la diplômite en France. Témoins sur ce dernier point,  un nombre de diplômés très importants en France par rapport à celui de l’Europe mais par contre avec un taux de chômage plus important pour les intéressés. Preuve s’il en était qu’on fabrique des diplômés mal  adapté au marché du travail. Si la France compte un pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur plus important que celui de la moyenne européenne (43,6% contre 39,1%), elle est en revanche «à la traîne» en matière d’employabilité. «L’UE vise, en 2020, un taux d’emploi de 82% des diplômés des enseignements supérieur ou secondaire dans les trois ans suivant l’obtention du diplôme», détaille l’INSEE. En 2016, plusieurs pays ont déjà atteint la cible, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas où ce taux dépasse déjà 90%. La France n’occupe que la 24ème position dans l’Union européenne avec une employabilité de 71,7%. Concernant la formation tout au long de la vie, la France fait mieux que la moyenne européenne: 18,8% des adultes français âgés de 25 à 64 ans ont suivi un cours ou une formation dans les quatre semaines précédant l’enquête (contre 10,8% au niveau européen). Le  ministère constate par ailleurs  les écarts de réussite importants selon le bac d’origine de l’étudiant. Il constitue le facteur le plus discriminant dans la réussite. Ainsi, si 41,6 % de l’ensemble des étudiants inscrits en L1 passent en L2 à la fin de l’année, c’est le cas que de 50,8 % des bacheliers généraux, 13,6 % des bacheliers technologiques et 4,6 % des bacheliers professionnels. On pourrait aussi s’interroger sur les écarts importants de réussite après trois ans d’études en licence. En effet ces taux varient de 20 % à plus de 60 % !  C’est une fois de plus l’université d’Angers qui arrive en tête avec 64,2 % de réussite, suivi de l’université Lyon-II (60,8 %) et celle de Paris-IV (58,6 %). LI y aurait pour le moins nécessité d’engager des études dévaluation sur les conditions de délivrance de certains diplômes dans certaines disciplines !

 

Sondage Hidalgo : 57 % des Parisiens mécontents

Sondage Hidalgo : 57 % des Parisiens mécontents

Sectaire, autoritaire et peu sympathique, l’appréciation des parisiens concernant Hidalgo. D’après enquête  d’ Opinionway réalisée auprès de 1044 parisiens, entre le 15 et le 19 novembre, 57% des Parisiens sont mécontents d’Anne Hidalgo.  . Celle-ci est jugée «  autoritaire  » par 77% des Parisiens alors que 38% d’entre eux affirment qu’elle est «  proche de leur préoccupations  ». 62% affirment qu’elle a un projet pour la ville de Paris, mais 57% la qualifient de «  sectaire  ». La maire est jugée «  honnête  » (48%), «  efficace  » (46%), et «  bonne gestionnaire  » (43%), tandis que 57% des Parisiens (et des Parisiennes) la trouvent «  peu sympathique  ». De l’avis commun (70%), elle prend seule ses décisions, sans concertation de ses partenaires, alors qu’elle prétend bien entendu le contraire.  Le bilan de son action est jugé plus sévèrement encore puisque à la question de savoir si leur situation s’était améliorée ou aggravée depuis 2014, date de l’élection d’Anne Hidalgo, 27% des Parisiens (terme qui inclut évidemment les Parisiennes) disent qu’elle s’est améliorée, 47% qu’elle s’est détériorée, 26% qu’elle n’a pas changé. (61%) conteste l’interdiction   des marchés de Noël !

Castaner « non rémunéré à la tête de La République En Marche » : une fumisterie démagogique

Castaner  « non  rémunéré  à  la tête  de  La  République  En  Marche » :  une fumisterie  démagogique

 

Dans une interview sur Atlantico, Erik Neveu sociologue, professeur à Sciences Po Rennes analyse  la signification de la responsabilité bénévole de Castaner à la tête de la république en marche.

: Christophe Castaner fraîchement élu délégué général de La République en Marche ne sera pas rémunéré pour ses nouvelles fonctions, n’est-il pas démagogique pour le parti de traiter cette fonction « à la légère?

Erik Neveu : L’hypothèse d’un cumul entre fonction ministérielle, statut de porte parole du gouvernement et leader de parti traduit un bien vieux syndrome de la politique professionnelle : l’illusion de pouvoir tout faire à la fois. Les qualités de M Castaner sont certainement éminentes, mais qui peut croire qu’il puisse assurer à la fois trois fonctions qui demandent un fort investissement et beaucoup de réactivité ? Alors désintérêt pour la formation partisane « En Marche » ? On est porté à prêter au président plus d’intelligence politique que cela. Qu’on la nomme parti ou mouvement, il a besoin d’une structure de coordination dans la perspective d’élections à venir et cela d’autant plus que l’enchantement du moment électoral est retombé comme un soufflé ; les sondages le montrent. A défaut d’avoir l’Explication à majuscule d’une stratégie qui surprend on peut formuler quelques hypothèses. Mettre à la tête de la formation un « délégué général » (pas un président) pas trop connu et éventuellement pris dans une pluralité de tâches c’est éviter qu’une tête ne dépasse trop, qu’un pouvoir peut être distinct s’organise. La réanimation d’ « En Marche » peut aussi être pensée comme le fait d’une équipe exécutive et non d’une seule personne. N’excluons pas non plus une vision managériale qui ferait croire qu’une organisation politique se gère « comme une entreprise »… au risque d’oublier qu’elle repose sur de la croyance, sur le désir des adhérents de contribuer en actes à des changements sociaux.

 

En voyant l’engagement militant comme du « bénévolat », comme l’indique Christophe Castaner, ne peut pas également regretter une approche « censitaire » de l’engagement politique ? N’est-il pas sain et « normal » que les cadres d’un parti soient rémunérés, assurant ainsi que l’engagement politique ne soit pas réservé à ceux qui peuvent l’assumer financièrement ?

Il est tentant de répondre, en le regrettant, que la politique est censitaire par nature. Un classique de la science politique s’appelle « Le Cens Caché » (Daniel Gaxie, Seuil, 1978). Il montre combien dans les faits l’intérêt pour les activités politiques est très inégalement répandu. Il faut une combinaison de temps libre, d’éducation, de sentiment de sa légitimité à opiner sur la marche du monde pour être actif en politique. Et cette combinaison se retrouve plus souvent chez des intellectuels, des cadres, des haut-fonctionnaires que chez l’artisan du village ou la caissière de l’hypermarché. Un des rares mécanismes qui ait contrecarré cela a tenu dans l’action volontariste d’organisations comme hier les partis communistes ou les mouvements de jeunesse chrétienne pour former méthodiquement des personnes socialement moins favorisées. Rendre la politique ouverte à une plus grande variété de profils sociaux, d’expériences c’est en effet aussi faire qu’elle ne demande pas une fortune personnelle. La création à la fin du XIX° de l’indemnité parlementaire est une victoire démocratique, elle libère l’élu de l’obligation d’être riche ou de la dépendance à un parrain. Il y a donc quelque chose de surprenant à  présenter comme un signe de modernité l’oubli de ce tournant démocratique. Qu’un dirigeant ou un permanent de parti soit payé pour un vrai travail n’est pas ce qui suscite l’indignation. Il y a un problème de professionnalisation de la politique : mais il tient bien plus dans le fait d’entamer à vingt ans une carrière de collaborateur d’élu et à ne jamais quitter le microcosme politique, il tient à des privilèges (régime de retraite, revenus non imposables), à des abus (emplois fictifs, rémunérations sans rapport avec le travail fourni). Avancer vers la dé-professionnalisation de la politique ce n’est pas mettre en scène un bénévolat apparent, mais par exemple inventer des dispositifs qui permettent à un élu de revenir sans dégâts dans la vie normale après un ou deux mandats. Que proposer à la profession libérale qui a pu perdre sa clientèle, à l’ingénieur ou au chercheur qui à « décroché » de l’avancée des savoirs et techniques. Si le monde nouveau d’une politique moins professionnelle est à explorer, ce serait dans de telles directions.

Plus largement, que révèle cet épisode de ce que doit être un parti politique au sens d’En marche et d’Emmanuel Macron ? Faut-il parler de fracture avec la tradition politique du pays, tendant à faire d’un parti l’intermédiaire entre le peuple et le gouvernement ?

 

Le mode de choix, assez modérément démocratique puisque le gros des membres ne vote pas, au profit d’un collège électoral restreint, rappelle plutôt un retour à des procédures des formations gaullistes de jadis, sans parler du vote à main levées ! S’il y a une fracture, c’est d’abord celle qui s’est marquée entre le corps social et les partis perçus comme impuissants à changer les conditions de vie, infidèles à leurs engagements, peuplés d’élites éloignées de l’expérience quotidienne du grand nombre. « En Marche » -mais d’une autre manière « La France insoumise »- a voulu réinventer une connexion souple et forte entre la société et le pouvoir politique. L’opération a réussi électoralement. A défaut de démocratiser la politique, elle a recomposé vers le pôle du privé et de l’entreprise le recrutement de ses professionnels. Au stade actuel ce sont les limites de cette forme participative nouvelle qui ressortent : adhérents réduits à un statut de fan-club, difficulté à stabiliser les soutiens apparus pendant la campagne, poids persistant de professionnels de la politique pas toujours tombés de la dernière pluie (C Castaner est maire depuis 2001, ancien député socialiste). Quelle que soit l’équipe dirigeante d’« En marche », elle ne pourra échapper à un choix. Soit le mouvement est pensé comme simple haut-parleur de la parole présidentielle et relais de ses prises de position : sa nécrose est alors assurée. Soit l’exploration d’une forme politique nouvelle y cherche un vrai outil de remontée des suggestions, expériences et propositions d’une base sociale un peu ancrée dans la diversité du monde réel, et des tensions et frictions avec l’exécutif surgiront inévitablement. Courir ce risque serait certainement un choix plus porteur de possibilités que le premier…encore faut-il n’être pas bunkérisé dans la certitude de son omniscience et de celles des ‘technos’ qui vous entourent.

 

Zimbabwe – Robert Mugabe : encore un senior au chômage !

Zimbabwe – Robert Mugabe : encore un senior  au chômage !

Avec la vague de dégagisme qui sévit un peu partout dans le monde Robert Mugabe, 93 ans,    le plus vieux chef d’Etat en activité se retrouve au chômage. Une injustice évidemment car son licenciement lui est signifié après seulement 37 ans d’activité. Du coup sa retraite pourrait être amputée. Cela d’autant plus qu’on lui a interdit de transmettre son business politique à sa jeune épouse. L’intéressé est pourtant encore en forme physique (et peut-être mentale).  On aurait pu sans doute prolonger son mandat dizaine d’années et le légitimer comme d’habitude par des élections truquées. Après vérification, on constate cependant que la mise à l’écart de l’intéressé est volontaire comme en témoigne sa truculente déclaration : « Moi, Robert Gabriel Mugabe,  (…) remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat », a déclaré le président de l’Assemblée nationale Jacob Mudenda, en lisant, sous les applaudissements, la lettre de démission du chef de l’Etat. « J’ai choisi volontairement de démissionner. (…) Cette décision a été motivée par (…) mon désir d’assurer un transfert du pouvoir sans problème, pacifique et non violent », a expliqué Robert Mugabe dans sa lettre. Une démission volontaire donc juste un peu aidé par son propre parti Zanu-PF.  La direction de la Zanu-PF, son propre parti, l’avait pourtant spectaculairement démis de ses fonctions de président dimanche, avait exclu de ses rangs la Première dame et avait menacé de le destituer s’il refusait de se démettre. Faute de signe de sa part, elle a lancé mardi au Parlement une procédure de destitution, du jamais vu dans l’histoire du pays. « Mugabe a autorisé sa femme à abuser des ressources de l’Etat (…), à insulter et humilier le vice-président de ce pays, l’honorable Emmerson Mnangagwa » et à « menacer de tuer le vice-président Mnangagwa », l’a accusé son parti dans sa motion de destitution.  Reste que la chasse aux vieux,  en Afrique comme ailleurs,  devrait être interdite comme la chasse aux éléphants !

Livret A, en baisse depuis la rentrée

Livret A, en baisse depuis la rentrée

La collecte de l’épargne sur le livret a encore diminué. En cause, les traditionnelles dépenses de la rentrée aussi des salaires pratiquement bloqués et l’absence de vrai dynamique de reprise de l’emploi. Les Français sont contraints de taper dans leurs économies pour faire face aux dépenses notamment contraintes. Il faut ajouter à cela que le la rémunération du livret à est devenu assez insignifiant et qu’une partie importante de l’épargne reste sur les comptes courants. Le Livret A a donc enregistré en octobre une décollecte nette dépassant de loin le milliard d’euros, signant le deuxième mois consécutif de recul de la collecte sur ce placement, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. En octobre, les retraits ont été très supérieurs aux dépôts, ce qui s’est soldé par une décollecte nette de 1,58 milliard d’euros, comme le montrent les chiffres dévoilés par la Caisse dans un communiqué.    C’est bien davantage qu’en septembre lorsque la décollecte nette avait atteint 120 millions et plus que la décollecte nette de 1,02 milliard du mois d’octobre 2016. Le recul de la collecte en septembre avait mis un terme à une série de neuf mois de progression ininterrompue. La fin de l’année est traditionnellement marquée par des retraits importants sous l’effet des dépenses de rentrée, conjuguées au paiement du dernier tiers provisionnel de l’impôt sur le revenu et de diverses autres taxes. En cumulé sur les dix premiers mois de l’année, la collecte du Livret A n’en reste pas moins largement positive avec 10,47 milliards d’euros et fait nettement mieux que le montant de 1,23 milliard engrangé sur la même période en 2016.  Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), qui participe aussi, depuis le début de l’année, au financement de l’économie sociale et solidaire, a également connu un mouvement de décollecte en octobre, moins marqué toutefois que celui du livret A, à hauteur de 420 millions d’euros, ramenant la collecte cumulée depuis janvier à 1,52 milliard d’euros pour ce produit d’épargne. Au total, l’encours des placements réalisés sur ces deux produits a atteint 372,9 milliards d’euros fin octobre, après 374,9 milliards en septembre

« Français moyen » : propriétaire, en CDI et revenu de 1650 euros

« Français moyen » : propriétaire, en CDI et revenu de 1650 euros

 

Le Français moyens est un concept relativement vague car tout dépend ce qu’on inclut dans cette moyenne. L’INSEE retient ceux  dont les revenus se situent entre 90 et 110 pour cent autour du revenu médian. Ce qui concerne environ 5 millions de Français (donc très loin de ce qu’on appelle la classe moyenne est encore l’avantage de l’ensemble des Français). L’Insee considère qu’il gagne entre 1500 et 1 800 €.  Le modèle familial le plus répandu reste celui d’un couple avec au moins un enfant mineur (37,7% de la population soit plus que la moyenne nationale). 19,5% de ces ménages ont deux enfants, ce qui est plus que chez l’ensemble des Français (16%) et plus que dans n’importe quelle autre catégorie. Par ailleurs, la faible présence des familles monoparentales (4% à peine) fait que leur structure familiale les rapproche fortement des familles aisées.  L’Insee observe que ces ménages sont ceux où la part des 25-44 ans est la plus forte (35,8%). Si les 45-64 y sont relativement peu nombreux, tout comme les 18-24 ans, les plus de 65 ans sont eux plus présents que dans l’ensemble de la population (25% contre 23,3%).  Seulement 10% de ces Français ont un diplôme supérieur à Bac+2 soit moins que l’ensemble de la population (18%).  81,3% des actifs composant ces « ménages médians » sont en CDI alors que seulement 4% des personnes dans cette catégorie sont au chômage.  62% de ces Français étaient, en 2013, propriétaires, soit plus que la moyenne nationale (57,9%). Par ailleurs, leur logement, en taille, atteint en moyenne 90 m² (l’équivalent d’un F4).

Hulot : «un vert solitaire»

Hulot : «un vert solitaire» 

Pour faire un « bon » jeu de mots st sans doute traduire sa vraie situation politique,  Nicolas Hulot a déclaré qu’il se considérait comme un ministre écologique et solitaire. Dans la même veine d’humour sémantique, on pourrait même parler de vert solitaire. Il est en effet évident que ce ministre de l’environnement ne sert pas à grand-chose. On objectera à juste titre qu’il n’est pas le premier dans ce champ ministériel. Un champ ministériel d’ailleurs très virtuel puisque le ministre ne dispose d’aucune administration et d’aucun vrai moyen. C’est le ministère de la parole. Sorte de ver parasite qui veut se donner l’illusion de servir la cause de l’environnement mais qui ne fait qu’accroître les contradictions entre les problématiques économiques, sociétales et  écologiques. La vérité aussi c’est que Nicolas Hulot n’a aucune culture ni environnementale, ni politique. C’est un pur produit des médias. Sorte de Michel Drucker ou Mimi Matisse qui a utilisé sa notoriété télévisuelle pour se construire une pseudo autorité politique. Certes il a réalisé quelques reportages intéressants sur la dégradation des écosystèmes mais cela ne suffit pas pour lui délivrer un brevet de compétence. Une compétence qu’il a d’ailleurs surtout utilisée pour se constituer une fortune de 200 millions grâce à son business écologique. Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.   Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa Fondation, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien. . Pour autant, hors de question pour l’écologiste de quitter le navire. «Il faut qu’on arrête cette petite musique de savoir si je vais arrêter. Je suis là pour faire et je suis là pour durer», a-t-il déclaré…durer un certain temps, comme le fut du canon de Fernand Reynaud !

 

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