Archive pour la Catégorie 'formation'

Parcoursup» : système de sélection qui ne dit pas son nom

Parcoursup» : système de sélection qui ne dit pas son nom

 

Si le gouvernement s’est gardé de faire figurer le terme qui fâche dans son projet de loi, c’est bien une sélection que les universités pourront mettre en œuvre. Pour preuve, les réactions à gauche et à l’extrême gauche, où l’on craint de voir s’ouvrir la boîte de Pandore, mais aussi à droite, où certains auraient préféré une sélection assumée, assortie de critères transparents. Cette sélection, c’est avec l’usage de la nouvelle plateforme qu’elle va se matérialiser. Parcoursup renverse les rapports de force. Désormais, les futurs bacheliers ne classeront plus leurs vœux. Ce sont les universités qui classeront les candidats. En fonction de quels critères? Des «compétences d’expression écrite et orale» à la «capacité de travailler de manière autonome», la liste des «attendus» dans chacune des 45 mentions de licences proposées en France, publiée mi-décembre par le ministère, fixe un cadre on ne peut plus général… Et laisse aux universités autonomes la liberté d’établir leurs propres critères. Sur Parcoursup, elles auront accès aux relevés de notes de classe de première et de terminale. Avec quelque 8 millions de vœux potentiels formulés (environ 800.000 candidats pouvant formuler jusqu’à dix vœux), pour 650.000 places, les conditions d’une véritable mise en concurrence sont réunies.

 

La faillite de la formation professionnelle en France (OCDE)

La faillite de la formation professionnelle en France (OCDE)

Ce n’est pas un scoop, le système éducatif et de formation est inadaptée aux besoins des emplois des entreprises. Schématiquement le niveau de formation de base est médiocre dans les comparaisons internationales et le système de formation professionnelle de coïncide pas avec des profils recherchés dans l’économie réelle. Pour l’organisation internationale, un des principaux problèmes est que si le niveau d’études en France s’approche de la moyenne des pays développés, les tests d’évaluation des compétences signalent que « la part des jeunes adultes ayant un faible niveau de compétences élémentaires y ‘est plus élevée que dans la plupart des autres pays de l’OCDE ». Par ailleurs, les experts soulignent que l’offre de formation proposée aux adultes est « limitée, en particulier pour les personnes ayant de faibles compétences ».  L’OCDE constate une très nette inadaptation du système de formation français adaptée à l’emploi. Ainsi sur la période récente environ seulement 30 % des adultes auraient suivi une formation réellement liée à l’emploi contre plus de 55 % dans certains pays européens comme le Danemark, la Norvège et la Finlande, ainsi qu’en Nouvelle-Zélande. (Crédits : Reuters)Le manque de compétences et l’inadéquation entre l’offre et la demande des travailleurs pénaliseraient fortement le marché du travail selon les experts de l’OCDE. Face à ces problèmes, l’organisation internationale recommande à la France d’améliorer l’égalité d’accès à un enseignement et une formation de qualité. L’inadéquation entre l’offre et la demande est également mise en exergue dans le document. Elle est mesurée en termes de qualifications (le plus haut niveau de scolarité atteint) et en termes de domaines d’études. Les résultats de l’enquête sont particulièrement éloquents à cet égard :

  • 35,1% des salariés français faisaient un métier pour lesquels ils n’avaient pas de qualification adéquate ;
  • 23,4% des salariés exercent un métier pour lequel un niveau de qualification plus élevé est normalement exigé, autrement dit, ils sont sous-qualifiés pour ce métier ;
  • 11,7% exercent un métier qui requiert un niveau de qualification inférieur. En d’autres termes, ils sont surqualifiés.

Le niveau d’inadéquation des qualifications en France est proche de la moyenne de l’UE, mais la France affiche l’un des niveaux de sous-qualification les plus élevés.

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Pas étonnant que le projet de loi relatif à l’entrée à l’université actuellement en discussion à l’Assemblée nationale soit contesté par plusieurs syndicats de lycéens et d’étudiants comme l‘UNEF et d‘enseignants comme le Snesup-FSU. Le texte prévoit en effet une sorte d’évaluation et d’accompagnement pédagogique pour vérifier que le candidat possède les connaissances requises pour réussir alors qu’aujourd’hui 60 % des étudiants échouent dès les premières années de licence. À cela s’ajoute un dispositif d’orientation au niveau du lycée pour éviter qu’une grande partie des  étudiants ne se précipitent  vers les universités alors qu’ils n’ont que peu de chances de réussir. D’une certaine façon, c’est évidemment la remise en cause de l’accès automatique des bacheliers à l’université. Une réforme qui évidemment s’imposait compte tenu du taux d’échec lors du parcours universitaire mais aussi de la nécessité de réorienter nombreux d’étudiants vers des filières professionnelles et techniques dont l’économie a besoin et susceptibles de déboucher sur des emplois alors qu’aujourd’hui nombreux d’étudiants en sciences sociales non d’autres débouchés que l’administration. Le texte précise que l‘inscription dans une formation en licence générale pourra être “subordonnée à l‘acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d‘accompagnement pédagogiques ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite”. Il prévoit la mise en place d‘une nouvelle plateforme Parcoursup qui remplacera l‘APB -l‘admission post-bac- qui a connu ces derniers mois de nombreux dysfonctionnements. Le candidat pourra recevoir la réponse “oui”, ou la réponse “oui si” ou “en attente”. En cas de nombre de candidats supérieur à celui de places dans une filière, l‘université pourra ne pas l‘accepter mais devra lui proposer une formation proche de sa demande. Enfin, le projet de loi prévoit la suppression du régime de Sécurité sociale applicable aux étudiants et leur rattachement au régime général. La cotisation “Sécu” des étudiants sera remplacée par une contribution dont le montant ira croissant de la licence au doctorat.

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

L’interdiction des portables à l’école constitue une double surprise. C’est pourtant ce qu’a indiqué le ministre de l’éducation nationale lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. La surprise est d’abord pour ceux qui ignoraient que ces portables étaient autorisés depuis longtemps et que certains élèves passaient davantage de temps à adresser des SMS qu’à apprendre à lire, à écrire et à compter. Notons qu’aux États-Unis ces portables sont interdits dans les écoles haut de gamme fréquentées par les cadres de Google. La seconde surprise sera évidemment les élèves qui témoignent d’une addiction maladive à l’égard les plus huppées. Des portables qui ne les quittent jamais même la nuit pour échanger des messages au contenu pathétique. Sans doute l’une des raisons pour laquelle la France est aussi mal classée au palmarès mondial de l’enseignement. Pas la seule raison évidemment car il faudrait y ajouter les dégâts du pédagogisme et du contenu surréaliste de certains programmes y compris et peut-être surtout dans les classes primaires. Le ministre de l‘Education nationale avait déjà indiqué en septembre qu‘il souhaitait interdire les portables à l’école, une mesure qui figurait dans le programme électoral d‘Emmanuel Macron, évoquant alors la possibilité d‘installer des “casiers qui ferment” pour les déposer. ”Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités, a-t-il indiqué dimanche. “Il faut qu‘ils soient en quelque sorte confinés, ce qui d‘ailleurs au passage existe déjà, il y a des collèges qui réussissent à le faire”.

60% des bacheliers échouent en première année de licence

60% des bacheliers échouent en première  année de licence

Ajuste titre La ministre de l’enseignement supérieur ne manque pas de dénoncer régulièrement ces quelque « 60 % d’échec ». Un chiffre catastrophique qui témoigne de la dévalorisation du bac, de l’incohérence des orientations des étudiants et de la mode de la diplômite en France. Témoins sur ce dernier point,  un nombre de diplômés très importants en France par rapport à celui de l’Europe mais par contre avec un taux de chômage plus important pour les intéressés. Preuve s’il en était qu’on fabrique des diplômés mal  adapté au marché du travail. Si la France compte un pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur plus important que celui de la moyenne européenne (43,6% contre 39,1%), elle est en revanche «à la traîne» en matière d’employabilité. «L’UE vise, en 2020, un taux d’emploi de 82% des diplômés des enseignements supérieur ou secondaire dans les trois ans suivant l’obtention du diplôme», détaille l’INSEE. En 2016, plusieurs pays ont déjà atteint la cible, notamment l’Allemagne et les Pays-Bas où ce taux dépasse déjà 90%. La France n’occupe que la 24ème position dans l’Union européenne avec une employabilité de 71,7%. Concernant la formation tout au long de la vie, la France fait mieux que la moyenne européenne: 18,8% des adultes français âgés de 25 à 64 ans ont suivi un cours ou une formation dans les quatre semaines précédant l’enquête (contre 10,8% au niveau européen). Le  ministère constate par ailleurs  les écarts de réussite importants selon le bac d’origine de l’étudiant. Il constitue le facteur le plus discriminant dans la réussite. Ainsi, si 41,6 % de l’ensemble des étudiants inscrits en L1 passent en L2 à la fin de l’année, c’est le cas que de 50,8 % des bacheliers généraux, 13,6 % des bacheliers technologiques et 4,6 % des bacheliers professionnels. On pourrait aussi s’interroger sur les écarts importants de réussite après trois ans d’études en licence. En effet ces taux varient de 20 % à plus de 60 % !  C’est une fois de plus l’université d’Angers qui arrive en tête avec 64,2 % de réussite, suivi de l’université Lyon-II (60,8 %) et celle de Paris-IV (58,6 %). LI y aurait pour le moins nécessité d’engager des études dévaluation sur les conditions de délivrance de certains diplômes dans certaines disciplines !

 

Rythmes scolaires: retour de la semaine de 4 jours

Rythmes scolaires: retour de la semaine  de 4 jours majoritaire

 

Progressivement on revient à la semaine de 4 jours pour les rythmes scolaires. L’AMF a interrogé les 21.700 communes disposant d’une école publique pour connaître les motivations des élus. « Outre les 43% des collectivités dont les écoles sont à quatre jours à la rentrée 2017, l’enquête montre que 40% des communes et 45% des intercommunalités ont d’ores et déjà envisagé les quatre jours à la rentrée 2018″, écrit l’AMF dans ce document diffusé à l’occasion du 100e congrès des maires. Les principaux motifs avancés pour le retour aux quatre jours dès la rentrée 2017 sont liés « aux demandes des acteurs »: parents (83%), conseils d’école (81%) et enseignants (71%). « La fatigue des enfants » (72%) et le coût des anciennes activités périscolaires (53%) sont également évoqués. Une écrasante majorité des communes qui continuent d’appliquer la réforme de 2013, et la semaine de quatre jours et demi, juge pour sa part que « la concertation lancée sur la semaine de quatre jours a été trop tardive pour se positionner dès la rentrée 2017″. Le retour aux quatre jours « répond à une forte attente des élus, qui considèrent que la réforme de 2013 n’était pas adaptée aux petites communes » au regard des difficultés d’organisation, note l’association. Les communes restées à la semaine de quatre jours et demi à la rentrée 2017 déclarent par ailleurs « un coût annuel moyen brut de 208 euros par enfant ». Il atteint 220 euros pour les communes de plus de 30.000 habitants et 217 pour les intercommunalités. Pour les communes repassées aux quatre jours, ce coût moyen s’élève à 210 euros par an et par enfant. A 252 euros pour celles de plus de 10.000 habitants et 240 pour les intercommunalités. Le coût de mise en place d’un accueil le mercredi matin est enfin estimé en moyenne à 148 euros par an et par enfant, cette somme augmentant progressivement avec la taille de la collectivité. L’enquête de l’AMF a été conduite du 15 septembre au 5 octobre, et plus de 6.500 communes ont répondu aux questions de l’association, « soit un taux de réponse de 30% ».

Nouvelle taxe pour la formation des chômeurs, pour une réformette ?

Nouvelle taxe pour la formation des chômeurs,  pour une réformette ?  

Pas sûr que le gouvernement veuille vraiment s’attaquer au  fromage que constitue la formation professionnelle. Du coup,  il crée une nouvelle taxe destinée à la formation des chômeurs. le gouvernement a décidé d’instituer à compter de 2019, pour toutes les entreprises, une contribution qui pourra atteindre 0,3% de la masse salariale, soit environ 1,5 milliard d’euros par an, afin d’assurer le financement des demandeurs d’emploi. Étant entendu que cette « contribution a vocation à évoluer en fonction du nombre des demandeurs d’emplois ». Mais, il ne s’agit pas réellement d’une contribution supplémentaire, elle viendrait se substituer à l’actuelle cotisation de 0,2% attribuée au Fonds pour la sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) qui sert déjà à cofinancer la formation des chômeurs et qui « rapporte » environ 800 millions d’euros. Ce 0,2% FPSPP est l’une des composantes du fameux « 1% formation », les autres étant le 0,2% affecté au CPE, un autre 0,2% destiné au financement du congé individuel de formation (CIF). Reste 0,4% affecté au plan de formation et aux contrats de professionnalisation. Encore uen réformette, après celles déjà faites dans le passé. Sur les 32 milliards annuels autour d’un milliard était  réservé à la formation des chômeurs. Pourtant une étude a démontré qu’un chômeur sur deux retrouvait un emploi après une formation. En cause évidemment la bureaucratie des structures tant de collecte que de formation, aussi de nombreuses formations  bidon qui nourrissent une myriade d’organismes. La cour des compte a souligne à de nombreuses reprises l’opacité du système et les gâchis. Les insuffisances de la formation professionnelle en France, dont le budget global s’élève pourtant à 32 milliards d’euros, sont bien connues. Elles sont persistantes malgré quatre réformes réalisées ces dix dernières années (en incluant celle de 2014): inégalités d’accès aux formations selon le niveau de qualification ; système trop administré et rigide entièrement aux mains des organismes de formation. Quant au crédit personnel de formation (CPF) c’est uen coquille vide. La loi prévoit qu’un actif peut cumuler, en neuf ans, jusqu’à 150 heures sur son CPF, pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes. Or, ce crédit est insuffisant pour permettre l’accès à ce type de formations. Des financements complémentaires sont donc inévitables (Pôle emploi, Unedic, Etat, régions pour les chômeurs ; entreprises et salariés eux-mêmes pour les actifs en poste). La nouvelle taxe risque de ne pas changer grand-chose. Pas sûr qu’il s’agisse de la réforme qu’on attend pour utiliser au mieux ces 32 milliards.

74% des Français pour l’apprentissage du codage

74% des Français pour l’apprentissage du  codage

Les trois quarts des Français sont pour l’apprentissage du codage à l’école mais ils sont à peu près autant à ne pas savoir ce que signifie exactement ce mot code. Sans doute une confusion avec les mots numérisation, digitalisation, informatisation etc. Pas sûr en plus que le codage, c’est-à-dire la programmation, constitue une vraie priorité. En effet les logiciels clé en main qui connaissent  une croissance exponentielle remplacent  souvent la nécessité de programmer. En outre, il faut souvent faire appel à des informaticiens très spécialisés pour digitaliser une processus de production. Par contre on peut sans doute apprendre à mieux utiliser les systèmes informatisés et les  adapter aux besoins multiples . «La vérité est grise, explique au Figaro Philippe Silberzahn, professeur à l’EM Lyon et chercheur associé à l’École Polytechnique. Beaucoup d’aspects du codage vont être automatisés, et donc penser que «tout le monde doit apprendre à coder» me semble idiot, même si une culture du codage est intéressante et utile, tout comme une culture classique. Mais à mon avis, il restera toujours des domaines où la créativité du codeur sera nécessaire. C’est d’ailleurs vrai, je crois, dans tous les domaines.»! Cependant Les Français sont obnubilés par le code. près de trois citoyens sur quatre (74%) ont pris conscience de la place centrale que va occuper le code dans le monde du travail, selon une étude Kantar TNS pour Orange. En revanche, ils sont très peu – moins d’un sur quatre – à s’y intéresser, et le même nombre à ne pas exactement savoir ce que l’on trouve exactement derrière le mot «code». Tout comme le «digital», le code est une notion sybilline et peu évocatrice. Selon ce même document, 58% des répondants estiment que tous les enfants devraient bénéficier d’une formation sur les bancs de l’école, et 54% ajoutent que savoir coder est aussi important qu’apprendre une langue étrangère.

Apprentissage: « pour une révolution copernicienne «Pénicaud »

Apprentissage: « pour une révolution copernicienne «Pénicaud » 

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, veut une révolution des idées concernant  la conception de l’apprentissage m ais se garde bien d’avancer des pistes.    “Il ne s‘agit pas de se limiter à une réformette, d‘ajuster un peu le Meccano : ce serait se tromper de combat”, déclare la ministre, qui était déjà à la manoeuvre lors de la réforme du Code du travail. “Notre pays a besoin d‘une transformation de la formation professionnelle et d’une révolution copernicienne sur l’apprentissage”, ajoute-t-elle. Partant du principe que “nos systèmes sont beaucoup trop rigides et trop lents”. En dépit des discours en faveur de l’apprentissage, les chiffres démontrent que la France montre un certain mépris pour cette filière. En cause sans doute le manque de volonté des pouvoirs publics pour orienter les élèves dans cette voie. Aussi la responsabilité de l’éducation nationale qui multiplie les diplômes illusoires qui ne peuvent conduire qu’à Pôle emploi. En cause enfin la responsabilité des familles qui encouragent des enfants peu doués pour les  études à se diriger quand même vers des carrières de cols blancs alors que les métiers manuels manquent de main-d’œuvre et qu’elles sont autrement rémunératrices que certains emplois tertiaires. Exemple des bacs pro de vente qui conduise à des emplois partiels comme caissière chez Carrefour ou pire à Pôle emploi. Pour autant la filière apprentissage ne saurait être limité aux seuls élèves éprouvant des difficultés scolaires mais instituée dans toute les filières jusqu’en supérieur comme en Allemagne par exemple. Les chiffres provisoires du ministère du travail publiés vendredi font état de 64.385 contrats signés en octobre pour la France entière, contre 65.504 l’année dernière sur la même période. Soit un recul de 1,7% qui touche aussi bien le secteur privé que public (il est de même ordre mesuré sur la France métropolitaine). Sachant que les entrées avaient fait un quasi surplace en septembre, deux des trois mois les plus importants de l’année avec novembre augurent d’un millésime 2016 décevant. Il faudra attendre la fin de l’année pour dresser le bilan compte tenu du décalage des inscriptions. La situation générale de l’emploi s’améliorant, il serait logique que celle de l’apprentissage suive la même pente. Le gouvernement compte pour cela sur son dernier coup de pouce, sous la forme d’une prime forfaitaire de 4.400 euros pour les entreprises de moins de 11 salariés qui embauchent un apprenti mineur. Ce qui revient à une prise en charge totale du salaire et des charges sociales la première année. Après deux années consécutives de baisse, la courbe des entrées s’est cependant mais c’est encore bien insuffisant

L’enseignement supérieur : une reforme sans sélection mais au mérite !

L’enseignement supérieur : une reforme sans sélection mais au mérite !

 

Du côté de certains enseignants, on  ensemble plutôt satisfait de la réforme universitaire  et surtout de l’affectation d’une enveloppe d’un milliard d’euros sur cinq ans. Une réforme qui a soigneusement évité le piège du mot sélection qui constituait un chiffon rouge pour les lycéens et les étudiants. Officiellement il n’y aura donc pas de sélection, les étudiants pourront toujours choisir leur filière mais l’acceptation de la candidature sera soumise à leur capacité. Autant dire qu’il y aura quand même une sélection mais au mérite. Cependant si les bacheliers pourront toujours choisir librement leur filière,  l‘accès pourra être conditionné au suivi d‘enseignements de rattrapage. Si la filière est saturée, un examen individuel des dossiers remplacera le tirage au sort. Les formations sélectives comme les classes préparatoires aux grandes écoles ou les BTS le resteront. “C’est une victoire culturelle idéologique d‘une réforme qui n‘ira pas dans le sens de la sélection”, s’est félicité le président de la Fage, premier syndicat étudiant, Jimmy Losfeld, sur BFMTV. “Il y aura des parcours d‘accompagnement mais, au final, le bachelier ira dans le parcours de son choix”, a-t-il ajouté. Le président de la Conférence des présidents d‘université (CPU), Gilles Roussel, abonde dans le même sens. “Au lieu d‘avoir un tirage au sort, qui est à notre sens complètement injuste, il va y avoir une sorte de choix qui va être plus au mérite. On va expliquer aux jeunes pourquoi ils ont été acceptés en filières en tension et pourquoi ils ne l‘ont pas été”, a-t-il dit sur RTL. En réalité la sélection se fera de manière individuelle sur dossier. En cause le fait que seuls 30% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans et seulement 10% de plus en quatre ans, a souligné le chef du gouvernement en présentant le plan étudiants aux journalistes. Pour l‘UNEF, deuxième plus important syndicat étudiant, le gouvernement compte “sans l’assumer, imposer une filière aux lycéens”. Selon l‘UNEF, les parcours d‘accompagnement pourraient se traduire par “une année de remise à niveau, un rallongement de cursus universitaire, l’inscription dans un parcours spécifique”. Il aurait sans doute été plus simple mais aussi plus dangereux politiquement de décider que le choix des filières n’appartient pas aux étudiants mais à l’université seule capable de vérifier les aptitudes des candidats. Le risque c’est évidemment de multiplier des diplômes peu qualifiants sans déboucher professionnel. Cette réforme aurait dû par ailleurs être liée avec l’évolution du bac dont chacun s’accorde à constater que le niveau a considérablement baissé dans beaucoup de filières. Un bac qui pour ces filières ne peut plus constituer un droit d’entrée automatique dans l’université.

Ecole: la lecture et le calcul et ……..la Marseillaise (Jean-Michel Blanquer)

Ecole: la lecture et le calcul et ……..la Marseillaise  (Jean-Michel Blanquer)

Pour certains le nouveau ministre de l’éducation serait plutôt de droite et même réac car il  préconise l’apprentissage de la lecture et du  calcul comme priorité dans les écoles et même la Marseillaise. Pour lui, l’école a pour vocation de transmettre des connaissances et des valeurs. Du coup les pédagogistes crient au scandale considérant comme révisionnistes les positions du ministre. Surtout qu’en plus il veut apprendre la Marseillaise aux enfants : Il est clair que les dérives pédagogistes ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement». Et d’ajouter qu’ »Il est évident que tous les enfants de France doivent connaître la Marseillaise. » Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, s’est dit favorable, mardi 29 août, à l’apprentissage de l’hymne national à l’école. « Il est important qu’il y ait un niveau du système scolaire où on l’apprenne », a-t-il déclaré sur LCI, estimant que « le CM1 se prête bien à cela » mais qu’il « faut définir un niveau où cela est fait ».

 

Retour aux méthodes classiques pour la lecture et le calcul (Jean-Michel Blanquer)

Retour aux méthodes classiques pour  la lecture et le calcul  (Jean-Michel Blanquer)

Retour à la méthode classique pour la lecture et le calcul après les dérives pédagogistes qui ont fait oublier l’orthographe et la grammaire. Ce que déclare le ministre de l’éducation «On s’appuiera sur une pédagogie explicite, de type syllabique, et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet aujourd’hui qu’elle a des résultats tout sauf probants». «Nous mettrons en avant les méthodes d’apprentissage les plus efficaces en matière de lecture d’écriture et de calcul. Il faut que les professeurs dédient un temps important à ce qui sera demain le cœur de leur compétence».En clair, il va falloir réapprendre à épeler et orthographier correctement. Réapprendre aussi les tables de multiplication et faire des opérations (addition, soustraction, multiplication, division). Par ailleurs,  Jean-Michel Blanquer, multiplie les projets comme celui de réhabiliter les internats. «L’internat répond à un enjeu social fort. Il y a des réussites en éducation prioritaire, mais des facteurs extrascolaires – le sommeil, la nourriture, la vie de quartier – peuvent peser sur la trajectoire des élèves, parfois de manière décisive», explique-t-il. Jean-Michel Blanquer regrette le discours de «grandes voix de l’éducation» qui affirme que l’école actuelle est façonnée pour les élites. «Ce discours qu’on qualifiera d’égalitariste a surtout poussé à détruire des choses qui fonctionnaient parfaitement».

 

Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

 

 


Dans une interview au Figaro, Marie Duru-Bellat  explique certains éléments de la crise de l’université notamment le dualisme grandes écoles et université mais aussi la mode de la « diplomite » en France et indirectement le manque de sélection dans l’université.  Marie Duru-Bellat est sociologue, spécialiste des inégalités au sein de l’éducation. Elle a récemment participé à l’ouvrage collectif Altergouvernement (Le Muscadier, 2012).


Au-delà des problèmes de coûts de la scolarité, la vrai inégalité ne se situe-elle pas entre université et grandes écoles?

 

Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs La France a un système unique au monde. D’un côté les Grandes Écoles, qui paraissent plus attractives pour les jeunes, et de l’autre l’Université, qui est actuellement un second choix pour de nombreux étudiants. Notre faiblesse internationale en matière de recherche s’explique sans doute en partie par cette dichotomie: les meilleurs étudiants français vont dans les Grandes Écoles, et délaissent l’Université. Les premières ont donc le plus de moyens – rappelons qu’elles sont extrêmement favorisées par l’Etat -, les meilleures étudiants, et siphonnent la force vive de la recherche universitaire. Le problème vient, de plus, des lobbys qui défendent les Grandes Ecoles, extrêmement valorisées par nos décisionnaires politiques: il est probable que la majorité des parlementaires ont un enfant dans ces écoles, et il est donc impossible de mettre fin à cette dichotomie structurelle! De nombreuses tentatives avaient déjà été mises en œuvre pour réformer ce système, mais elles ont toutes échoué. Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs, qui sont pourtant les fonctionnaires les mieux payés aujourd’hui! Les lobbys sont donc organisés pour lutter contre toute modification du système.

 

Vous avez écrit un livre intitulé «l’inflation scolaire»: les soucis d’égalité s’est-il transformé en égalitarisme, finalement contre-productif? Faut-il introduire une forme de sélection à l’université?

 

De très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. En réalité, l’ouverture de l’enseignement supérieur est due aux injonctions européennes, pour que les jeunes européens soient le mieux armé possible face à la compétition internationale. Cette thèse a surtout été très défendue dans les années 2000. Aujourd’hui, cependant, on revient quelque peu sur cette politique, car multiplier les diplômes ne suffit pas pour faire baisser le chômage des jeunes, pour créer des emplois qualifiés. On arrive donc à un déclassement, où de très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. Ce problème est en réalité mondial, on le retrouve aux Etats-Unis ou à Cuba… On croit au pouvoir magique de l’instruction. Cela explique le désenchantement actuel. Les jeunes sont, pour beaucoup, trop qualifiés, trop diplômés par rapport au marché du travail. L’Union Européenne et l’OCDE mettent donc aujourd’hui l’accent sur la formation tout au long de la vie, plutôt que l’accumulation de diplômes et les études très longues.

 

Classement universités : la France se maintient péniblement

Classement  universités : la France se maintient péniblement

Avec 20 universités classées parmi les 500 premières, la France reste à la sixième position du classement de Shanghai publié mardi, une liste encore largement dominée par les Etats-Unis qui placent seize établissements dans les vingt premiers. L’université Pierre-et-Marie Curie, à Paris, classée 40e, est le premier établissement français, juste devant l’Université Paris-Sud qui gagne cinq places. « Cette stabilité d’ensemble combinée à des progressions individuelles significatives témoigne de la solidité de la position des universités françaises, qui ont su s’affirmer face à une concurrence internationale devenue de plus en plus forte au cours des dix dernières années », a commenté Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, dans un communiqué. Malgré l’élection de Donald Trump, qui a éveillé les inquiétudes de la communauté scientifiques et notamment des spécialistes du climat, les universités américaines continuent de truster le haut du classement qu’Harvard, dans le Massachusetts, et Stanford, près de San Francisco, dominent. Parmi les quinze premiers établissements, il n’y a guère que les Britanniques Cambridge (3e) et Oxford (7e) qui parviennent à se faire une place.  Les universités françaises se maintiennent péniblement dans la dernière édition du classement de Shanghai. Avec 20 universités dans le top 500 et 3 établissements dans le top 100, la France stagne à la sixième position des pays qui placent le plus d’universités dans le prestigieux classement. Sans surprise, les universités américaines monopolisent les premières places. Les États-Unis comptent 16 universités dans le top 20 mondial, et 48 établissements dans les 100 meilleurs. L’université Pierre-et-Marie Curie, à Paris, classée 40e, reste le premier établissement français malgré sa chute d’une place, juste devant l’Université Paris-Sud (41e) qui au contraire gagne cinq places. Troisième et dernière université française du top 100, l’école normale supérieure de Paris (ENS) se place en 69ème position, après un bond de 18 places par rapport à l’édition 2016.A noter.  La sortie de deux universités du classement global par rapport à 2016. Les universités Paris-Sorbonne et Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, qui avaient fait leur apparition dans la tranche 401-500 l’année dernière, sortent du classement cette année.  Dans le top 10, on retrouve les plus grands noms de l’enseignement supérieur mondial comme les américaines MIT, Berkeley, Princeton, la britannique Oxford ou encore Columbia. Avec seize établissements parmi le top 20 et quarante-huit dans le top 100, les États-Unis confirment leur supériorité mondiale. Le classement de Shanghai, publié tous les ans depuis 2003 par l’université de Jiao Tong, est l’un des cinq classements internationaux de référence. Il prend notamment en compte les publications dans la presse scientifique et le nombre de prix Nobel diplômés des établissements

Éducation : « L’ennemi du service public, c’est l’égalitarisme » (Jean-Michel Blanquer)

Éducation : « L’ennemi du service public, c’est l’égalitarisme » (Jean-Michel Blanquer)

 

 

Le nouveau ministre de l’éducation explique sa vision de l’école dans uen interview au JDD.

 

 

L’école va-t-elle changer dès la rentrée?
Oui, des réalisations concrètes voient le jour : le dédoublement des classes de CP du réseau d’éducation prioritaire renforcée, le dispositif "devoirs faits&quot , l’adaptation des rythmes scolaires, la restauration des classes bilangues, des sections européennes et du latin. Pour aller de l’avant, on doit toujours analyser les forces et les faiblesses de ce dont on hérite. Depuis mon arrivée, j’ai engagé ce processus afin de préserver ce qui est bon et d’améliorer ce qui ne fonctionne pas. L’ensemble de mes actions se résume en la volonté de bâtir l’école de la confiance.

Près d’un tiers des écoles repassent à la semaine de quatre jours dès septembre. N’est-ce pas précipité?
Un tiers des communes (37 %), en accord avec les conseils d’école, souhaitent revenir à quatre jours de classe dès cette rentrée. Cela concerne un quart des élèves en primaire (28 %). Ce mouvement montre que la possibilité que nous avons offerte correspondait bien à un besoin du terrain et que la mise en place de la semaine de quatre jours et demi n’avait pas été bien vécue partout. A contrario, dans d’autres cas, la situation actuelle est satisfaisante. Nous devons avoir une approche pragmatique : aucune étude ne montre la supériorité d’une formule sur une autre. D’après les premières analyses, ce sont plutôt les communes rurales qui ont préféré revenir aux quatre jours. À nous de les accompagner dans leur nouveau projet éducatif. Pour cela, nous allons mobiliser des moyens en faveur d’un mercredi de qualité et travaillons avec le Premier ministre pour une pérennisation du fonds de soutien aux activités périscolaires pour les communes qui restent à quatre jours et demi.

Vous rouvrez un chantier qui avait empoisonné le quinquennat précédent. N’est-ce pas un risque?
J’essaie au contraire de cicatriser quelques plaies et d’arriver à une position d’équilibre. L’erreur de 2013 a été de vouloir plaquer une formule uniformément. En août 2012, quand toutes les écoles étaient à quatre jours, je disais qu’une partie devrait passer à quatre jours et demi. Puis quand tout le monde était à quatre et demi, j’ai pensé qu’une partie aurait intérêt à revenir à quatre jours. Ce n’est pas un effet de balancier que je prône mais une souplesse pour tenir compte des situations locales.

Ouverture dans 0

Sponsorisé par Nivea

 

Quel est votre projet pour l’école primaire?
Notre priorité, c’est de voir 100% des élèves réussir leur CP. Aujourd’hui, plus de 20 % sortent de l’école primaire sans savoir correctement lire, écrire, compter et respecter autrui. Nous allons concentrer notre attention sur ces 750.000 élèves. Pour cela, une mesure dont l’efficacité a été internationalement reconnue sera mise en place : diviser par deux le nombre d’élèves dans ces classes en zone d’éducation prioritaire renforcée. Il nous faudra aussi travailler sur la qualité pédagogique, le recrutement des enseignants et, bien sûr, leur formation.

Combien y aura-t-il de CP à 12 élèves à la rentrée?
En réseau prioritaire renforcé, 2.500 classes vont bénéficier de deux maîtres dès septembre. Dans 70% des cas, les locaux permettent d’avoir deux classes de 12 élèves au lieu d’une de 24. Ailleurs, deux enseignants interviendront ensemble dans la classe. On peut utiliser des salles vides, en construire de nouvelles, monter des cloisons… Mais en aucun cas, comme j’ai pu l’entendre parfois, on ne mettra des rideaux ou des paravents!

Beaucoup de professeurs regrettent que cela siphonne le dispositif ‘Plus de maîtres que de classes’ (dans lequel un enseignant supplémentaire co-intervient à différents niveaux d’une même école)…
Arrêtons les faux procès. Nous concentrons une partie de ce dispositif sur les classes de CP en réseau prioritaire, nous ne le supprimons pas : 50 % des « maîtres plus » sont maintenus. Je veux pouvoir évaluer objectivement les résultats de ces deux dispositifs qui vont coexister.

Dans le secondaire, comment se traduit l’assouplissement de la réforme du collège?
D’abord, l’ensemble des classes bilangues est en passe d’être rétabli, soit 1.200 classes dès la rentrée. Nous rouvrons aussi les parcours européens. Et les cours de latin et de grec sont restaurés chaque fois que c’est possible. C’est un enjeu de civilisation : quelles que soient nos origines, nous ne venons pas de nulle part. Nos racines gréco-latines structurent notre langage, donc notre vie.

Vous revenez là aussi sur une réforme de votre prédécesseur…
Revenir en arrière n’est pas ma méthode, je ne détricote pas. Les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) peuvent être une bonne chose. Ils restent l’objet d’une épreuve au brevet. Si un établissement est satisfait avec plusieurs EPI, il est libre de les déployer. Ce que nous apportons, c’est davantage de liberté dans le choix de leurs thématiques.

Vous prônez la liberté et l’autonomie : l’école privée constitue-elle un modèle pour vous?
Je suis profondément habité par la valeur et la force de l’école publique. Si la plus grande fuite observée vers le privé depuis des décennies a eu lieu à la rentrée 2016, il y a une raison : en imposant des mesures uniformes, la réforme du collège a cassé l’attractivité des établissements publics. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s’inspirer du privé, mais aussi des modèles étrangers et surtout des études scientifiques. Le vrai ennemi du service public, c’est l’égalitarisme ; son ami, la liberté. La liberté bien conçue favorise l’égalité. Beaucoup de syndicats peuvent entendre cela.

Prime aux professeurs, ‘Devoirs faits’ et APB

Au collège, vous lancez le programme ‘Devoirs faits’ : les élèves feront leurs devoirs avant de rentrer chez eux. Est-ce vraiment réalisable partout dès cette année?
Nous proposerons des études dirigées à tous les collégiens qui le souhaitent. Le dispositif sera opérationnel à la Toussaint. Nous comptons sur l’implication des professeurs en heures supplémentaires, la transformation du métier d’assistant d’éducation, la mobilisation de 10.000 jeunes en service civique et le soutien des associations. Nous voulons que les devoirs ne soient plus une source d’inégalité entre élèves mais une chance pour tous.

La plateforme APB angoisse beaucoup de parents. La ministre de l’Enseignement supérieur a lancé lundi une concertation sur l’entrée à l’université. Que proposez-vous pour en finir avec les tirages au sort? 
Je comprends l’angoisse des parents. Le tirage au sort est la négation de toutes les valeurs que nous prônons : le mérite et la réussite des élèves grâce à une bonne orientation. Nous allons travailler à une cohérence et à un rebond : la cohérence, à travers une politique d’orientation profondément revisitée dès le début du lycée ; le rebond, avec la réforme du baccalauréat sur laquelle nous entamerons une concertation dès l’automne.

La prime de 3.000 euros promise aux professeurs allant exercer dans les quartiers les plus défavorisés (REP+) sera-t-elle versée cette année?
Notre volonté est d’attirer et de maintenir des professeurs expérimentés dans ces territoires en grande difficulté. Cette prime est un élément de motivation dont nous étudions les modalités de déploiement au cours du quinquennat.

« Passer de l’internat prison à l’internat liberté »

Lundi, lors de la Conférence des territoires, le Président a indiqué vouloir donner à la ruralité « les mêmes chances de réussir ». Cela implique-t-il l’école?
Nous voulons donner envie aux familles d’envoyer leurs enfants dans les écoles rurales. La relance d’une politique volontariste des internats à la rentrée 2018 participe de cette dynamique. Il faut passer de l’internat prison tel qu’il est perçu à l’internat liberté, qui allie rigueur (usage raisonné des écrans, temps de sommeil respectés…) et bonheur (épanouissement personnel et activités culturelles et sportives). C’est une clé pour redevenir un modèle éducatif attractif à l’échelle internationale.

Comment allez-vous créer ces ‘internats liberté’?
La cible privilégiée, ce sont les 36.000 places disponibles dans les internats existants des collèges et des lycées. D’ici à fin décembre, nous allons discuter avec les collectivités territoriales pour identifier les places libres, élaborer une stratégie et porter une ambition pédagogique, pourquoi pas dans des départements expérimentaux. La France a un capital éducatif exceptionnel, à nous de le réveiller.

 Faut-il réduire les grandes vacances?
Il n’y a pas d’engagement présidentiel en la matière. Mais à chaque fois qu’on parle du rythme de l’enfant au XXIe siècle, on doit se poser la question des vacances, qu’il s’agisse de l’été ou des vacances intermédiaires. C’est un sujet plus important que celui du rythme hebdomadaire.

Dans le cadre de l’initiative ‘Un livre pour les vacances’, vous avez offert Les Fables de La Fontaine aux CM2 de trois académies. Laquelle vous inspire le plus?
Le laboureur et ses enfants. Un cultivateur confie à ses enfants qu’il a un trésor caché dans son champ. À sa mort, ils remuent la terre et ne trouvent aucun magot, mais le champ devient de plus en plus fertile. C’est la morale de l’école : en travaillant, on se crée le plus grand des trésors.

 

Formation: 260 millions d’euros en plus

Formation: 260 millions d’euros en plus

 

260 millions en plus pour les personnes en recherche d’emploi. En fait il s’agit de la prolongation du plan de François Hollande qui devait concerner 500 000 chômeurs afin de faciliter leur réinsertion mais tout autant d’alléger les statistiques du chômage. Du coup le gouvernement ne veut pas prendre i initiative d’une rupture brutale de ce plan initialement mis en place pour l’année 2016, sous le quinquennat d’Hollande.  Le plan de formation avait été prolongé jusqu’en 2017 malgré un « financement en loi de finances initiale (LFI) insuffisant », selon le rapport accompagnant le décret paru vendredi. La prolongation porte sur « 200.000 formations supplémentaires en 2017 au bénéfice des personnes en recherche d’emploi », « déployées en deux étapes » : « 130.000″ au premier semestre et « 70.000″ au second semestre. Le tout pour un coût de « presque 900 millions d’euros en crédits de paiements ». Sur cette somme, le gouvernement n’est parvenu à dégager qu’environ 640 millions dans le budget initialement voté pour 2017.  En plus des 196,5 millions d’euros prévus spécifiquement pour le dispositif, seront mobilisés 80 millions d’euros, finalement pas consommés par l’aide « embauche-PME », dont l’échéance a été avancée de six mois, 257 millions de crédits non consommés en 2016 reportés sur 2017, et 106 millions de la réserve de précaution.

 

 

Education CP: 2.500 postes créés à la rentrée

Education CP: 2.500 postes créés à la rentrée

 Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, annonce dans une interview publiée lundi par le quotidien La Voix du Nord la création de 2.500 postes à la rentrée pour le dédoublement de classes de cour préparatoire.  »Sur 4.000 créations de postes, nous en consacrons 2.500 en dédoublement des CP » en réseaux d’éducation prioritaire renforcée (REP+), explique-t-il.  »Il ne faut pas considérer qu’on déshabille Pierre pour habiller Paul. Nous sommes capables de concentrer nos efforts sur ces moments décisifs », ajoute le ministre, qui reconnaît que l’objectif de dédoublement fixé par le chef de l’Etat ne sera pas atteint à 100% à la rentrée 2017. Emmanuel Macron avait annoncé pendant la campagne présidentielle des classes de CP à 12 élèves dans les zones scolaires défavorisées. Jean-Michel Blanquer dit vouloir faire coexister le plan « plus de maîtres que de classes » et le dédoublement annoncé.   »L’esprit initial de ‘plus de maîtres que de classes’ était de concentrer les professeurs en CP et CE1. Nous respectons cette approche. Nous faisons coexister les deux dispositifs pour pouvoir les évaluer et avancer », explique-t-il  Le ministre de l’Éducation nationale lancera lundi à Tourcoing (Nord) l’opération « un livre pour les vacances » pour les élèves de CM2 des Hauts-de-France.

Education : les syndicats déjà contre tout !

 

 

Education : les syndicats déjà contre tout !

 

Comme d’habitude les syndicats corpo gauchiste font savoir aux nouveaux ministres de l’éducation qu’ils sont contre toute réforme  Il conteste l’urgence des propositions annoncées par Jean-Michel Blanquer et  présenté jeudi au Conseil supérieur de l’éducation (CSE) une série de décrets visant à mettre en place plusieurs mesures dès la rentrée de septembre prochain. « Encore une fois, les enfants, les parents, les enseignants, les agents territoriaux, les élus locaux vont être victimes de choix politiques pris à la va-vite sans négociations », regrette la CGT des Services publics, dans un communiqué. Même son de cloche du côté de la gauche visant association des parents d’élèves FCPE : « Nous ne comprenons pas cette urgence. Il est question de défaire ce qui vient d’être fait », déplore Liliana Moyano, présidente de la FCPE. La représentante des parents d’élèves siège au CSE, qui est une instance uniquement consultative, et compte ne pas voter les décrets du ministre. Pourtant le bilan est dramatique puisque va 20 à 30 % des élèves de CM2 ne maîtrisent pas correctement les fondamentaux.  Plus de 4 millions d’enfants sont scolarisés à l’école élémentaire, la quasi-totalité l’ont d’ailleurs été dès leur troisième anniversaire. L’enseignement y est gratuit est obligatoire, mais son niveau décline depuis plusieurs décennies. En moyenne, sur une même dictée, un élève de CM2 en 2017 fait 8 fautes de plus qu’en 1987. Résultat, selon le Ministère, 38% des élèves ne maitrisent pas les savoirs fondamentaux à leur entrée au collège, même si le phénomène ne touche pas tous les enfants uniformément. En effet, d’après la dernière enquête présentée par le Programme International de Suivi des Acquis (PISA), l’école est aussi le lieu où se creusent les inégalités. L’écart entre les enfants issus des milieux populaires et ceux nés dans un environnement plus favorisé est par ailleurs l’un des plus importants des 72 pays interrogés. Au centre de l’opposition, le calendrier imposé par Jean-Michel Blanquer, alors que la  Le programme d’Emmanuel Macron prévoit notamment d’autoriser les communes à choisir si elles le souhaitent de continuer d’appliquer la réforme des rythmes scolaires, qui a instauré une semaine de 4,5 jours en primaire. Cependant Le SNUipp-FSU, principal syndicat des professeurs des écoles et opposé à la semaine de 4,5 jours, a annoncé qu’il allait voter le décret sur les rythmes scolaires, mais précise que ce vote « ne constitue nullement un blanc-seing à la politique éducative du gouvernement ». « Le SNUipp-FSU n’est pas dupe d’un décret pressé par le calendrier électoral. Il se préoccupe de cette précipitation qui impose aux écoles, aux familles et aux collectivités locales des modifications importantes de la semaine scolaire à trois mois de la rentrée scolaire », déplore le syndicat dans un communiqué. « Ce décret orchestre également un désengagement de l’État dans le domaine du périscolaire sans se préoccuper de la situation de l’emploi de milliers de personnels territoriaux. » En plus de revenir sur les rythmes scolaires, Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi vouloir lancer dès cet été des stages pour les enfants arrivant au collège ainsi que la possibilité pour les collégiens de faire leurs devoirs à l’école après les heures de cours. « On aura recours à des professeurs volontaires payés en heures supplémentaires et à des assistants d’éducation (NDLR : les surveillants) dont le statut évoluera pour qu’ils deviennent de véritables assistants pédagogiques », a-t-il précisé dans le Parisien. Le ministre de l’Education compte aussi créer dès cette année environ 2.000 classes de CP de seulement 12 élèves dans les zones REP+, tout en assurant que « le taux d’encadrement des autres classes ne sera pas dégradé ». Si les syndicats reconnaissent que cette mesure va dans le bon sens, l’agenda du ministre « déstabilise », dit la présidente de la FCPE.

Education: «autoriser à nouveau le redoublement»(Blanquer)

 

Education: «autoriser à nouveau le redoublement»(Blanquer)

 

La possibilité du redoublement, une proposition du nouveau ministre de l’éducation Jean-Michel planquée. Une orientation qui va faire parler dans les chaumières pédagogie East est sans doute être très contestée. Pourtant une proposition nécessaire quand on constate que 20 à 30 % des élèves ne maîtrisent pas les fondamentaux à la sortie du CM 2. « Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant des retards », estime Jean-Michel BlanquerDans un entretien au Parisien de jeudi, le ministre de l’Education nationale juge « absurde » l’interdiction du redoublement et déclare qu’il souhaite l’« autoriser à nouveau » dès l’année scolaire 2017-2018. Jean-Michel Blanquer veut marquer ainsi un infléchissement par rapport à la politique de la socialiste Najat Vallaud-Belkacem qui l’a précédé et qui avait pris en novembre 2014 un décret affirmant « le caractère exceptionnel du redoublement ». « Le redoublement doit rester possible quand c’est dans l’intérêt de l’élève, et dans des cas qui doivent rester rares », affirme aujourd’hui Jean-Michel Blanquer. Pour le ministre, « la première des réponses réside dans l’accompagnement tout au long de l’année et dans les stages de soutien que nous créons » pendant les vacances d’été pour les élèves qui entrent en sixième.

Rythmes scolaires : un enterrement programmé ?

Rythmes scolaires : un enterrement programmé ?

 

Dès la rentrée la réforme des rythmes scolaires pourrait être progressivement enterrée puisque les maires  auront la possibilité d’y renoncer. Appliquée en 2013 par les communes volontaires, puis à la rentrée 2014 pour le reste des écoles, la réforme initiée par Vincent Peillon avait instauré la semaine à 4 jours et demi aux élèves des écoles maternelles et élémentaires. De nouvelles activités périscolaires (NAP) ont été mises en place pour remplir l’emploi du temps des écoliers. En 2015, les écoles publiques du premier degré (maternelles et élémentaires) accueillaient environ 5,8 millions d’élèves, selon les données de l’Éducation nationale. La perspective du détricotage de cette réforme devrait soulager en premier lieu les maires, qui avaient combattu de pied ferme le passage à 4 jours et demi. L’Association des maires de France (AMF), dans son dernier bilan annuel des rythmes scolaires en 2016, a calculé que le coût brut de la réforme Peillon pour les communes s’élève à 231 euros par enfant inscrit aux NAP et par an. Une facture qui s’élève d’année en année. Hors aides de l’État et de la CAF, le coût net revient à 161 euros en moyenne. Le reste à charge pour les collectivités tourne donc autour de 70%.  «Les collectivités ont dû faire face à une augmentation des dépenses liées à la masse salariale, au fonctionnement et à l’entretien des locaux pour une matinée supplémentaire, sans compter les dépenses d’investissement parfois rendues nécessaires», résume l’AMF dans son rapport. «Sur le plan financier, les collectivités ont mis en avant leurs difficultés de mise en œuvre de la réforme en lien avec la baisse des dotations de l’État, d’autant plus lorsqu’elles ont le souci de ne pas la faire payer aux parents ni aux contribuables.»

 

 

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol