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Divorce entre l’Allemagne et les États-Unis

Divorce entre l’Allemagne et les États-Unis

Le G7, qui s’est déroulé ces derniers jours à Taormina, en Sicile, a visiblement laissé des traces… La chancelière allemande Angela Merkel en tire un constat amer : « L’époque où nous pouvions entièrement compter les uns sur les autres est quasiment révolue. C’est mon expérience de ces derniers jours », a dit Mme Merkel lors d’un meeting à Munich, dans le Sud de l’Allemagne. « Nous, Européens, devons prendre notre destin en main« , a-t-elle ajouté. « Nous devons nous battre pour notre propre destin« , a poursuivi la cheffe du gouvernement allemand, selon qui les relations avec le président français Emmanuel Macron doivent être d’autant plus étroites. Angela Merkel s’exprimait dans la capitale bavaroise au lendemain d’un sommet du G7 (Allemagne, France, Italie, Japon, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) où l’unité des sept pays parmi les plus riches du monde s’est brisée face à un Donald Trump refusant de s’engager en faveur de l’accord de Paris contre le réchauffement climatique. La chancelière allemande avait d’ailleurs jugé les discussions de vendredi et samedi sur le climat « pas du tout satisfaisantes ».  Au cours du premier voyage à l’étranger de sa présidence, M. Trump s’est également rendu à Bruxelles où il a infligé une sérieuse déconvenue à ses alliés de l’Otan en refusant de s’engager explicitement en faveur de leur défense collective. Il y a aussi qualifié les pratiques commerciales des Allemands de « mauvaises, très mauvaises », selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.

Rencontre Macron Poutine : au menu la Syrie et l’Ukraine

Rencontre Macron Poutine : au menu la Syrie et l’Ukraine

 

Le menu de la rencontre entre Emmanuel macro et Poutine risque d’être relativement indigeste. Il sera surtout question des problèmes qui fâchent,  c’est-à-dire des rapports entre la Russie et l’Ukraine, entre la Russie et la Syrie. Le dialogue ne sera sans doute pas inutile mais il ne faut guère espérer de décision très claire. La rencontre se terminera sans doute par un communiqué indiquant que les échanges ont été pragmatiques et francs   »J’aurai un dialogue exigeant avec la Russie. Mais ça veut dire malgré tout avoir un dialogue », a déclaré le chef de l’Etat français à l’issue du sommet du G7 de Taormine (Italie). « Je considère qu’il est indispensable de parler avec la Russie parce qu’il y a nombre de sujets internationaux qui ne se règleront pas sans avoir un échange exigeant avec les Russes. » « Nous devons parler avec la Russie pour changer le cadre de sortie de la crise militaire en Syrie et pour construire de manière beaucoup plus collective et intégrée une solution politique inclusive », a-t-il expliqué. Il a notamment regretté qu’aucun pays du G7 n’ait été autour de la table des discussions sur l’avenir de la Syrie qui se sont déroulées à Astana avec la Russie, l’Iran et la Turquie. Il entend également parler du dossier ukrainien « sans aucune concession sur le sujet » vis-à-vis de la Russie. »Sur ce point, d’ailleurs, je souhaite que nous puissions au plus vite, sous le format qu’on qualifie Normandie, avoir une discussion à quatre sur le sujet de l’Ukraine », a-t-il dit. La France, l’Allemagne, la Russie et l’Ukraine font partie de ce format .

Popularité : Hulot, le Driant, Juppé et Lemaire en tête

Popularité : Hulot, le Driant, Juppé et Lemaire en tête

 

Nicolas Hulot devient la personnalité politique dont les Français espèrent qu’elle va jouer un rôle majeur pour l’avenir.  De fait, la dernière vague de mai de l’enquête BVA-La Tribune-Orange,  montre que la nomination de l’ex-présentateur télé suscite une réelle dynamique en sa faveur avec 58% des Français qui souhaitent qu’il joue un rôle important. Il se classe d’emblée en tête des personnalités testées par ce baromètre mensuel. Sa cote est notamment très élevée chez les sympathisants de gauche (71%) et chez les proches de « La République en marche » (82%). C’est nettement moins le cas à droite (41%). Autre surprise qui montre cet effet gouvernement, l’ancien ministre de la Défense de François Hollande, Jean-Yves Le Drian, devenu le ministre des Affaires étrangères d’Emmanuel Macron, arrive en seconde position avec une cote d’influence de 42%… contre 28% le mois dernier. En troisième position sur podium, figure l’inusable Alain Juppé (39%). Malgré ses déboires politiques, le maire de Bordeaux suscite toujours manifestement un grand respect auprès des Français. Belle percée de Bruno Le Maire, également entré au gouvernement au ministère de l’Economie, qui se place quatrième (35%).  Jean-Luc Mélenchon conserve son leadership à gauche, même s’il ne domine plus le classement, comme cela avait été le cas en avril avant le premier tour de la présidentielle. Sa cote d’influence auprès de l’ensemble des Français a en effet chuté en un mois de 44% à 32%. Pour autant, il conserve une réelle influence à gauche puisqu’il demeure la personnalité que les sympathisants de la gauche non socialiste souhaitent le plus avoir d’influence à l’avenir (82%). Pour autant, il continue d’être à la peine chez les sympathisants PS (32%) qui lui préfèrent, on l’a vu, Nicolas Hulot mais aussi Benoit Hamon et Bernard Cazeneuve (73% chacun).

Moral ménages et entreprises : hausse en Allemagne

Moral  ménages et entreprises : hausse en Allemagne

Selon le baromètre de l’institut GfK publié mercredi, les consommateurs en Allemagne voient toujours leur économie sur la pente ascendante à la fin du printemps malgré les risques sur la croissance économique mondiale. Le baromètre GfK est ainsi attendu à 10,4 points en juin, contre 10,2 points en mai, qui a suivi deux mois de recul (10,0 points en mars et 9,8 points en avril), par crainte à l’époque d’un regain de vigueur d’inflation. « L’humeur des consommateurs en Allemagne retrouve clairement une tendance à la hausse », juge l’institut. D’une manière qui tranche avec la dernière analyse, le baromètre GfK souligne néanmoins les risques de « chocs extérieurs de politique économique, comme les tendances protectionnistes aux États-Unis » promptes à miner le moral des consommateurs. Des barrières douanières ou autres mesures de rétorsion, si elles étaient dictées par l’administration Trump, pénaliseraient les entreprises allemandes exportatrices, constituant une menace pour l’emploi.« La conséquence serait une plus grande retenue en termes de prévisions d’achats » qui finirait par « peser directement sur le climat de la consommation », prévient l’institut. En mai, la composante du baromètre sur les intentions d’achat a d’ailleurs chuté de 4,5 points, à 55,7 points, effaçant presque la progression du mois précédent. Cela contraste avec les hausses des deux autres composantes de l’indicateur, les attentes en matière de conjoncture économique, portées à 34,8 points (30,5 points en avril), et les perspectives d’évolution des revenus des consommateurs, à 58,5 points (57,5 points en avril). « L’excellente santé sur le marché du travail nourrit cet optimisme », a relevé le GfK. Le nombre des chômeurs a reculé en avril à près de 2,6 millions de personnes, ou 5,8% de la population active. Le moral des entrepreneurs en Allemagne a bondi en mai à un record historique, a indiqué mardi l’institut IFO, son indicateur de référence ayant atteint le niveau le plus élevé mesuré depuis 1991.

Une campagne législative pour faire éclater le PS, les Républicains et le FN

Une campagne législative pour faire éclater le PS, les Républicains et le FN

 

Avec les prévisions des sondages aux législatives Macron  pourrait bien faire éclater non seulement le parti socialiste et les Républicain mais aussi le Front national. Pour le parti socialiste, la division est consommée depuis longtemps. Pour les Républicains,  elle interviendra après les législatives avec le ralliement à Macron de nombre de progressistes. Enfin le Front National sera lui aussi très affecté par la division qui apparaît maintenant entre les partisans de l’abandon de l’euro comme Philippot  et ceux qui se résignent  à son maintien pour mieux coller à l’avis des Français majoritairement pour l’euro. Les différents sondages montrent en effet que la république en marche pourrait obtenir autour de 30 % des intentions de vote au niveau national, contre autour de 20 % pour la droite comme pour le FN, loin devant La France insoumise (14 %) et le PS (8 %). Le nouvel exécutif obtiendrait aujourd’hui 280 à 300 députés, Même dans l’hypothèse basse, il aurait une majorité absolue », souligne Bruno Jeanbart, le directeur général adjoint d’OpinionWay. La majorité absolue est à 289 sièges. la droite obtiendrait 150 à 170 sièges, soit moins que dans l’Assemblée sortante (199 en incluant les apparentés). L’extrême-droite, confronté à un plafond de verre dans les scrutins majoritaires à deux tours, est créditée de 10 à 15 élus,.  La gauche serait très minoritaire dans l’hémicycle. La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon n’en réalise pas moins une petite percée avec la perspective de 20 à 25 députés. Le Parti socialiste, lui, en obtiendrait aujourd’hui entre 40 et 50. Pas moins de 62 % des Français qui disent vouloir voter pour un candidat du PS lors des législatives souhaitent qu’Emmanuel Macron dispose au final d’une majorité. Un véritable big-bang politique se prépare avec l’éclatement des trois formations citées. Pour preuve au PS, au Front National et chez les Républicains on se prépare même à changer de nom mais aussi de ligne stratégique.

Au FN, la guerre entre les souverainistes et les identitaires

Au FN, la guerre entre les souverainistes et les identitaires

 

Deux clans  s’affrontent et  pourraient bien faire éclater le FN. Marine Le Pen, juge  elle-même qu’une « réflexion » devait être menée au sein de son mouvement sur la sortie de la monnaie unique. « Nous allons devoir en tenir compte, discuter, réfléchir (…). Ça sera le chantier que nous ouvrirons après les législatives, ça sera le congrès. Chacun pourra s’exprimer. » En vérité,  le débat est déjà largement lancé avec d’un côté Philippot qui menace de démissionner pour le cas où le Front National reviendrait sur sa décision d’abandonner l’euro. Philippot qui vient d’ailleurs de lancer son propre mouvement. Face à Philippot, les identitaires prêts à n’importe quelle concession sur le plan économique à condition de recentrer le Front National sur ce qui fait son fonds de commerce à savoir le racisme. Le mea culpa de Marine Le Pen sur sa posture face à Macron cache mal le virage fondamental que pourrait prendre le Front National vis-à-vis de l’Europe. D’un côté, Florian Philippot et ses partisans. De l’autre, les cadres du FN réputés plus «  libéraux »  sur le plan économique. Le parti d’extrême droite se prépare à un débat musclé sur la question d’une sortie de l’euro, défendue jusque-là par Marine Le Pen. Sauf que la présidente frontiste l’a affirmé jeudi sur TF1, en reprenant la parole pour la première fois depuis sa défaite au second tour de l’élection présidentielle : « J’ai bien conscience que le sujet de l’euro a inquiété considérablement les Français, et même de manière presque irrationnelle. Mais c’est un fait et nous allons devoir en tenir compte, nous allons devoir discuter mais  . Florian Philippot a ainsi réaffirmé sur BFMTV et RMC qu’il ne pourrait plus rester dans ce parti si une sortie de l’euro était abandonnée. « Je ne me contredis pas à une semaine d’intervalle, ce n’est pas mon genre », a fait valoir le numéro deux du FN, en charge notamment de la stratégie, tout en assurant ne pas faire du « chantage ». L’autre camp, lui, est prêt à abandonner le retour au franc et Philippot avec !, sur LCP, le député Gilbert Collard a déclaré   »Je suis tout à fait favorable à l’idée qu’on affirme une fois pour toutes que l’euro mourra de sa vilaine mort mais [il ne faut] plus dire qu’on veut sortir de l’euro, les gens sont habitués à cette monnaie, ça les angoisse », a déclaré l’ancien avocat. « L’opinion publique n’en veut pas! », a-t-il lui aussi tranché, ironisant sur les menaces de départ de Florian Philippot. « Je voudrais qu’il reste, d’abord qui on enverrait dans les émissions de télé? » Plusieurs élus avaient eux aussi « pris acte » de la nécessité de faire évoluer le programme économique du Front national.

« PCF, la mort et le néant » : (Mélenchon)

« PCF, la mort et le néant » : (Mélenchon)

La guerre succède à une lune de miel entre le parti communiste et Mélenchon qui ne fait pas dans la dentelle dans un SMS type Poutine ou Trump de gauche. C’est Le Canard enchaîné qui a révélé le message en question, soulignant qu’il avait été envoyé le 4 mai, soit quelques jours avant l’annonce officielle de l’échec des négociations pour les législatives. « Vous créez la confusion dans tout le pays en vous appropriant mon portrait et mon nom sans parler du logo Front de Gauche ! Bravo l’identité communiste ! Tout ça pour après des mois d’injures et manœuvres pour (sic) saboter ma campagne. Et vous recommencez ! Vous êtes la mort et le néant. Dix mois pour me ‘soutenir’, dix minutes pour soutenir Macron. Sans oublier les accords que vous ne respectez pas. J’en ai assez. Je vais donc annoncer notre rupture politique dès mon retour à Paris. Et je vais dire pourquoi. »

Nucléaire : la fermeture de Fessenheim et la transition énergétique progressive

Nucléaire : la fermeture de Fessenheim et la transition énergétique progressive

 

Pour résumer Hulot se résout à respecter  la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en août 2015. Elle prévoit notamment la réduction, pour 2025, de la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75% à 50% en France. En compensation en quelque sorte, il obtiendra la fermeture de Fessenheim. Mais  Nicolas Hulot s’est voulu rassurant jeudi soir, tout en ouvrant des pistes en faveur des énergies renouvelables. Avec Emmanuel Macron, a-t-il expliqué, « on a probablement sur la vision, peut-être une divergence, mais il y a un chemin commun et je pense que ce qui est très important – et c’est ce qui a été acté dans la loi de transition énergétique – c’est déjà de rééquilibrer les choses. » « La démonstration se fera peut-être chemin faisant qu’on peut aller plus loin que 50% ou au contraire la démonstration se fera peut-être que pour finir, le développement des énergies renouvelables est plus lent que prévu », a avancé le ministre de la Transition écologique. « Ce qui est très important, c’est de faire baisser cette part, pas pour des raisons dogmatiques. Parce qu’il en est de l’énergie comme de beaucoup de domaines, mettre tous ses œufs dans le même panier, ce n’est pas une bonne chose », a-t-il plaidé. « Le nucléaire, qu’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin, et moi je pars du principe que dans la transition énergétique, il faut planifier la transition », a dit Nicolas Hulot, soulignant sa préoccupation pour le sort des salariés du nucléaire. « Derrière le nucléaire, il y a des hommes et des femmes, et donc les choses ne vont pas se dicter comme ça ». La filière industrielle nucléaire française compte 2.500 entreprises et emploie près de 220.000 salariés (emplois directs et indirects). « En 2025, la part du nucléaire, par rapport à ce qu’elle était hier, et pas par rapport à ce qu’elle sera demain, elle doit être de 50%. » a-t-il rappelé S’agissant de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), Nicolas Hulot a confirmé sa fermeture, au terme du décret pris en avril par Ségolène Royal, qui

 

Pour résumer Hulot se résout à respecter  la loi de transition énergétique pour la croissance verte, adoptée en août 2015. Elle prévoit notamment la réduction, pour 2025, de la part de l’électricité d’origine nucléaire de 75% à 50% en France. En compensation en quelque sorte, il obtiendra la fermeture de Fessenheim. Mais  Nicolas Hulot s’est voulu rassurant jeudi soir, tout en ouvrant des pistes en faveur des énergies renouvelables. Avec Emmanuel Macron, a-t-il expliqué, « on a probablement sur la vision, peut-être une divergence, mais il y a un chemin commun et je pense que ce qui est très important – et c’est ce qui a été acté dans la loi de transition énergétique – c’est déjà de rééquilibrer les choses. » « La démonstration se fera peut-être chemin faisant qu’on peut aller plus loin que 50% ou au contraire la démonstration se fera peut-être que pour finir, le développement des énergies renouvelables est plus lent que prévu », a avancé le ministre de la Transition écologique. « Ce qui est très important, c’est de faire baisser cette part, pas pour des raisons dogmatiques. Parce qu’il en est de l’énergie comme de beaucoup de domaines, mettre tous ses œufs dans le même panier, ce n’est pas une bonne chose », a-t-il plaidé. « Le nucléaire, qu’on soit pour ou contre, de toute façon on ne peut pas s’en passer demain matin, et moi je pars du principe que dans la transition énergétique, il faut planifier la transition », a dit Nicolas Hulot, soulignant sa préoccupation pour le sort des salariés du nucléaire. « Derrière le nucléaire, il y a des hommes et des femmes, et donc les choses ne vont pas se dicter comme ça ». La filière industrielle nucléaire française compte 2.500 entreprises et emploie près de 220.000 salariés (emplois directs et indirects). « En 2025, la part du nucléaire, par rapport à ce qu’elle était hier, et pas par rapport à ce qu’elle sera demain, elle doit être de 50%. » a-t-il rappelé S’agissant de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin), Nicolas Hulot a confirmé sa fermeture, au terme du décret pris en avril par Ségolène Royal, qui

Sondage : Mélenchon s’écroule et perd 17 points

Sondage : Mélenchon s’écroule et perd  17 points

 

Mélenchon paye sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Il avait enregistré un score de 51 % d’opinions favorables, porté par une campagne présidentielle en pleine dynamique mais il est sèchement redescendu de son piédestal, perdant ce mois-ci ; il perd 17 points dans le baromètre mensuel. Le candidat aux législatives à Marseille échoue maintenant à la troisième place du classement, derrière l’ancien ministre de la Défense, et nouveau ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian (37 %, +6 points) et le maire de Bordeaux Alain Juppé (50 %, +6 points), qui récupère ainsi sa première place. La réaction amère de Jean-Luc Mélenchon au soir du premier tour et sa décision de ne pas donner de consigne de vote claire pour le duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron semble avoir déplu à une partie de l’opinion. « Il paie lourdement son attitude qui donnait l’image d’un mauvais perdant, notamment avec sa difficulté à reconnaître sa défaite », analyse Yves-Marie Cann, directeur des études politiques d’Elabe. Chez les électeurs de gauche, il recueille maintenant 58 % d’opinions positives et perd la première place, récupérée par Martine Aubry (61 %). « Son refus de donner une consigne de vote a incontestablement choqué l’opinion, mais malgré la chute, il reste à un niveau de popularité honorable », tempère le sondeur.  Autre personnalité à avoir payé sa stratégie de l’entre-deux-tours de la présidentielle, Nicolas Dupont Aignan. Le député-maire de Yerres avait décidé de rallier Marine Le Pen en vue du second tour en échange d’une éventuelle nomination au poste de Premier ministre . Un choix stratégique qui lui fait perdre 6 points dans le baromètre, à 22 % d’opinions positives auprès des Français. Il est maintenant plus populaire chez les sympathisants du Front national (50 %) que chez ceux de la droite (37 %). « A part le FN, il s’est mis à dos tout l’échiquier politique, constate Yves-Marie Cann. Il avait gagné en popularité lors de la campagne, notamment avec son départ du plateau de TF1 en plein journal télévisé, mais en s’alliant au FN, il a perdu tout ce capital sympathie ». La baisse est également significative pour tous les perdants de l’élection présidentielle. Benoît Hamon perd 6 points, à 27 % d’opinion favorable auprès de l’ensemble des Français. Net reflux aussi pour François Fillon (20 %,-3 points) et Marine Le Pen (25 %,-7 points). Selon Yves-Marie Cann, la performance de la présidente du Front national lors du débat de l’entre-deux-tours a desservi son image : « Avant, elle imposait son agenda dans la campagne et bousculait Emmanuel Macron, mais cette dynamique s’est cassé pendant le débat. Et par son attitude, elle a rappelé à beaucoup de gens ce qu’est la réalité de l’extrême droite », affirme-t-il.

Sondage réalisé les 16 et 17 mai auprès d’un échantillon de 999 personnes, par Internet, selon la méthode des quotas.

Croissance Chine et Japon: tassement dans l’industrie

Croissance Chine et Japon: tassement dans l’industrie

 

Tassement de l’industrie au Japon et de la production manufacturière en Chine. La production industrielle au Japon a reculé de 1,9% en mars sur un mois, un peu moins qu’annoncé en première approche (-2,1%), a indiqué mercredi le ministère de l’Industrie. Elle a subi un contre-coup après une hausse de 3,2% en février, mais les économistes espéraient qu’elle ne baisserait pas autant. En cause cette fois notamment, une moindre production d’équipements industriels et de composants électroniques, selon le gouvernement. Le tout n’a pas été rattrapé par une hausse constatée dans l’industrie du papier, des équipements de télécommunications ou en encore des fibres. La production industrielle est sujette à d’importantes fluctuations d’un mois sur l’autre, en raison d’une stratégie d’ajustement de la cadence des chaînes de fabrication en fonction de la demande réelle. Toujours en mars, les livraisons ont diminué de 0,8% (et non de 1,1%) et les stocks ont augmenté de 1,5% (au lieu de 1,6%).  La Chine, elle,  enregistre un assez net tassement de la production manufacturière d’après les chiffres officiels. Un tassement également confirmé par les directeurs d’achats. Des chiffres évidemment au caractère officiel apprendre avec prudence qui témoigne en tout cas que l’économie mondiale n’est pas sortie de la croissance molle témoin la croissance de seulement 0,7 % en tendance annuelle enregistrée au premier trimestre aux Etats-Unis. En chine,  l’activité manufacturière a ralenti en avril, la croissance du secteur s’établissant à un plus bas de sept mois, selon l’indice Caixin-Markit des directeurs d’achat (PMI) du secteur publié mardi. Lau premier trimestre aux États-Unis  L’activité des directeurs d’achats du secteur manufacturier a ralenti plus fortement que prévu en avril, montrent les données officielles publiées dimanche. L’indice PMI des directeurs d’achats du secteur calculé par les autorités chinoises, s’est inscrit à 51,2 en avril, après 51,8 en mars, où il avait atteint un pic de près de cinq ans. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un indice à 51,6. L’indice reste pour le neuvième mois consécutif au-dessus de la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction en rythme mensuel. La hausse modérée des prix à la production, enregistrée en mars, ainsi que les mesures prises par les autorités pour réduire les risques liés au marché immobilier et au crédit ont pu contribuer à ce ralentissement.

Estrosi, NKM, Solère, Bussereau et vingtaine d’élus de droite pour Macron

Estrosi, NKM, Solère, Bussereau et  vingtaine d’élus de droite pour Macron

 

Pour l’instant Une vingtaine d’élus LR et UDI, dont des juppéistes et lemairistes, ont jugé mardi que leurs familles politiques « doivent répondre à la main tendue » par Emmanuel Macron, qui vient de nommer Premier ministre Edouard Philippe, issu de leurs rangs. Cette nomination « représente un acte politique de portée considérable » et « la droite et le centre doivent prendre la mesure de la transformation politique qui s’opère sous leurs yeux », plaident ces élus, dont Benoist Apparu, Thierry Solère, Fabienne Keller, mais aussi Gérald Darmanin ou Christian Estrosi, dans un communiqué commun. Ils ont été rejoints par NKM et Borloo. D’après en Marche une trentaine d’autres devraient suivre.

Le FN et Dupont-Aignan : fin du mariage

Le FN et Dupont-Aignan : fin du mariage

 

Le mariage entre le Front National et Dupont Aignan  aura été de courte durée, l’idylle aura duré seulement le temps d’une campagne. Il faut dire que les prétentions de Dupont Aignan étaient un peu exorbitantes aux yeux du Front National. Il exigeait en effet 120 candidats sur 574 alors qu’il a faits moins de 5 % aux présidentielles et surtout que son implantation locale est dérisoire. Les sondages lui donnent au mieux 3 % aux législatives. L’alliance n’aura donc pas duré bien longtemps. Selon lepoint.fr, l’accord entre le FN et Debout la France est fini. Lors d’un conseil national élargi aux candidats aux législatives du parti de Nicolas Dupont-Aignan, ce samedi, les conditions proposées par le FN auraient été revues à la baisse. L’accord prévoyait initialement que chaque parti retire des candidats dans plusieurs circonscriptions pour favoriser ceux de l’autre. Mais aujourd’hui, « [le FN] ne propose plus autant de circonscriptions gagnables que Nicolas Dupont-Aignan le voulait », explique au point.fr Dominique Jamet, ancien vice-président du parti qui a démissionné après le soutien à Marine Le Pen. Selon un cadre de Debout la France cité par le site de l’hebdomadaire, « au début, on parlait en interne de 120 candidats, puis finalement 50. Et maintenant, le FN n’arrive plus à trouver les circos ». En plus, le FN souhaitait que les troupes de Nicolas Dupont-Aignan se présentent avec une double étiquette FN et DLF. Ce dont le leader de Debout la France ne voulait absolument pas.

 

Le Crédit Agricole et les banques classiques craignent Orange Bank

Le Crédit Agricole et les banques classiques craignent Orange Bank

 

 

  • Le crédit agricole –comme les autres banques classiques– redoute à juste titre la future concurrence d’Orange Bank. Orange qui se lance dans l’activité bancaire entend devenir l’une des principales banques françaises sinon la première. Il est clair qu’Orange avec son portefeuille clients en télécoms disposent d’un potentiel assez considérable. En outre le paiement par téléphone portable, internet ou Smartphone notamment pourrait constituer un atout supplémentaire. Il reste cependant du chemin à parcourir pour qu’Orange dépasse par exemple la BNP. Orange vise en effet 2 millions de clients avant 10 ans. Cela étant on peut faire la confusion entre le nombre de clients et le nombre de comptes. Pour les ménages en effet le nombre de comptes tourne autour de 130 millions. Orange  veut compter parmi les leaders. Ses ambitions sont spectaculaires: selon les syndicats, Orange vise 400.000 clients dès la première année, et 2 millions d’ici à 2024. C’est par exemple deux fois plus que les leaders historiques comme ING Direct ou Boursorama, la filiale de la Société Générale qui vient tout juste de franchir le cap des 900 000 clients. Pour Orange le chemin est encore long à parcourir si l’on s’en tient à la situation des banques en France que fait culture banque :

 

BNP Paribas affiche un produit net bancaire en augmentation de 9,6% pour atteindre 42,9 milliards d’euros en 2015 contre 39,2 milliards d’euros l’an dernier. BNP Paribas valide encore sa première place au palmarès des banques françaises en termes d’activité. Le coût du risque est stable, mais la banque aux 4 étoiles n’est plus pénalisée comme l’an passé par une amende de 6 milliards d’euros des Autorités des Etats-Unis, ainsi le résultat net part du groupe retrouve un niveau très élevé à 6,7 milliards d’euros.

Groupe Crédit Agricole : La banque verte (les caisses régionales, la holding et ses filiales dont LCL) présente un PNB de 31,8 milliards d’euros pour s’offrir une nouvelle fois la seconde place de notre classement 2016, une performance bien aidée par la dynamique de la gestion de l’épargne et l’assurance du groupe. Le RNPG ressort lui aussi en hausse à 6 milliards d’euros.

Société Générale : La banque de La Défense poursuit sa croissance en 2015 avec un PNB en hausse à 25,6 milliards d’euros. La banque précise qu’il s’agit d’une bonne performance commerciale de l’ensemble des métiers, notamment en banque de détail avec 305 000 ouvertures nettes de comptes à vue et une bonne dynamique du crédit. Le RNPG de la Société Générale termine en belle hausse à 4 milliards d’euros, il bénéficie aussi de la baisse du coût du risque.

Groupe BPCE : Le groupe Banque Populaire et Caisse d’Epargne (Natixis et ses filiales) présente un PNB de 23,8 milliards d’euros, une hausse notamment portée par les métiers spécialisés de Natixis. Le groupe BPCE est désormais en 4ème position de notre classement des banques. Le résultat net part du groupe est en hausse à 3,2 milliards d’euros.

Groupe CM11-CIC : Ce groupe est composé de 11 fédérations Crédit Mutuel, du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et ses filiales. Le groupe mutualiste réalise un Produit Net Bancaire en hausse à 12,8 milliards d’euros, avec développement notable des activités extra-bancaire : assurances, téléphonie, télésurveillance et ventes immobilières… Le résultat net part du groupe affiche un niveau record pour ce groupe à 2,3 milliards d’euros.

La Banque Postale : La banque du groupe La Poste présente une légère hausse de son PNB 5,7 milliards d’euros (stable avec les arrondis…). Tout comme sa rentabilité qui atteint 707 millions d’euros. Son activité de crédit immobilier progresse de +43% profitant du contexte de renégociation des prêts immobiliers. La Banque Postale mise également sur la clientèle de professionnels et d’entreprises pour l’année 2016.

Crédit Mutuel Arkéa : Composé de 3 caisses régionales Crédit Mutuel Arkéa, la banque en ligne Fortuneo, et de nombreuses des filiales (bail, affacturage, assurance…). Ce groupe breton se fait remarquer par sa volonté d’indépendance vis-à-vis du groupe national Crédit Mutuel-CIC. Les irréductibles bretons communiquent un PNB de à 1,8 milliards d’euros et une rentabilité de 296 millions d’euros.

 

Mais il est indéniable que l’offre bancaire d’Orange accessible aussi sur Internet et par l’application mobile va constituer un atout considérable qui pourrait accélérer le développement de rangements. L’offre sera d’abord distribuée dans 140 boutiques, qui ont déjà été sélectionnées sur les 850 que compte le réseau. « Ce sont les plus grosses, celles dans lesquelles il est possible d’aménager un espace de confidentialité ». Dès le deuxième semestre 2017, l’offre sera également distribuée par les réseaux Groupama et Gan. Ce qui représente 3.000 points de vente supplémentaires. « Nous n’allons pas transformer nos agences en banques ou nos commerciaux en conseillers bancaires » explique-t-on au sein du groupe. « Ils seront en quelque sorte des apporteurs d’affaires » ajoute un responsable syndical qui décrit le futur scénario : l’idée, c’est qu’à chaque fois qu’un client entre dans la boutique pour souscrire un forfait, le conseiller lui propose l’ouverture d’un compte, avec à la clé des réductions ».

 

« Les Français dépensent mal et trop » ( Jean-Claude Juncker)

« Les Français dépensent mal et trop » ( Jean-Claude Juncker)

D’une  certaine faon Juncker, le président de la commission européenne a raison, la France dépense trop et mal. Trop en dépenses publiques de fonctionnement et pas assez en dépenses d’avenir (investissement, recherche, innovation, formation.). Du coup en dépit d’un record mondial de fiscalité,  la bulle de la dette ne cesse de grossir (en moyenne 33 000 euros par Français).   »Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit », a déclaré lundi 8 mai, depuis Berlin (Allemagne) Jean-Claude Juncker, au lendemain même de l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence française. « Les Français consacrent entre 53% et 57% de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette, cela ne peut pas fonctionner dans la durée », a ajouté le président de la Commission européenne.   Il estime que le futur chef de l’État français ne pourra pas compter à sens unique sur la mansuétude de ses partenaires européens sur ces questions. « Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres » en faisant les réformes nécessaires, a-t-il souligné.   Ces propos surviennent alors que la Commission doit publier en fin de semaine ses prévisions économiques de printemps pour les pays de l’Union européenne, suivies le 17 mai de recommandations. Or la France est sous pression pour respecter enfin les règles européennes, selon lesquelles les déficits publics doivent être en-dessous des 3% du PIB. Le président élu français a prévu dans son programme une réduction des dépenses publiques de 60 milliards d’euros en cinq ans, passant entre autres par la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires. Mais il a dans le même temps appelé l’Europe à se réformer et entend promouvoir des investissements au sein de l’Union européenne. Les conservateurs et sociaux-démocrates au sein du gouvernement de coalition de la chancelière Angela Merkel paraissent divisés sur l’attitude à adopter face aux projets européens du président élu français. Le chef de la diplomatie allemande Sigmar Gabriel, un social-démocrate, milite pour qu’Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble mettent en sourdine leur orthodoxie budgétaire afin de donner une marge de manoeuvre à Emmanuel Macron. Il a concrètement plaidé pour la création d’un Fonds d’investissement franco-allemand en faveur de la croissance, dont il entend donner les contours « dans les prochains jours ».  « Nous devons à présent tout faire pour que la politique d’Emmanuel Macron réussisse en France et en Europe, car si ce n’est pas le cas Marine Le Pen est assez jeune pour se représenter dans cinq ans », a-t-il encore mis en garde lundi à Berlin. « J’ai demandé un jour à la chancelière ce qui était plus coûteux, un déficit de 0,5% plus élevé que prévu en France ou Madame Le Pen » présidente, a-t-il dit.

Conjoncture économique: favorable à Macron et réciproquement

Conjoncture : favorable à Macron et réciproquement

 

Dans un environnement économique caractérisé par la faiblesse de la croissance, la confiance joue un rôle déterminant. Elle peut contribuer à augmenter l’évolution du PIB de l’ordre de  1 %. Ce qui précisément est de nature à recréer des emplois. Pour l’instant les prévisionnistes envisageaient au mieux 1,3% % de croissance mais avec l’arrivée de Macron l’évolution pourrait être amplifiée.  Le nombre de défaillances d’entreprises est en forte baisse. Il a reculé de 8 % l’an passé et, au premier trimestre, les ouvertures de procédures judiciaires ont baissé de 3,9 %, selon la société Altares. Et le nombre d’emplois menacés est, lui, tombé sous 44.500, loin des 73.700 emplois comptabilisés au premier trimestre 2009, au plus fort de la crise. Sur le front de l’emploi, l’amélioration est plus contrastée. Le nombre de chômeurs inscrits à Pole emploi est remonté depuis le début de l’année. Mais d’autres signaux sont plus positifs. Le secteur salarié marchand non agricole a créé 192.000 emplois en 2016. Il s’agit d’une embellie par rapport à 2015 puisque, cette année-là, l’économie française n’avait créé que 99.000 emplois. Ainsi, le rythme de créations nettes d’emplois atteint en 2016 est en fait le plus élevé depuis 2007. Le taux de chômage a ainsi reculé de 0,2 point l’an dernier pour atteindre 9,7 % en France métropolitaine. Les économistes de l’OFCE tablent sur un chômage qui toucherait 9,4 % de la population active à la fin de l’année 2017. Un chiffre toujours élevé mais en baisse. Car les prochains mois s’annoncent plutôt bien. Même si la production industrielle a tendance à patiner depuis quelques mois, les économistes s’attendent à une croissance du PIB comprise entre 1,3 et 1,5 % cette année. Pour faire cette prévision, ils s’appuient notamment sur l’indice du climat des affaires. Celui-ci est au plus haut dans l’industrie depuis juin 2011. Quant au moral des patrons tous secteurs d’activité confondus, il est quatre points au-dessus de sa moyenne de long terme. Les patrons français sont donc optimistes. Parallèlement, les marges des entreprises sont aussi mieux orientées depuis trois ans. Grâce à la baisse du prix du pétrole entre l’été 2014 et l’été 2016, mais surtout à cause de la mise en place du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ainsi que du pacte de responsabilité, les marges des industriels ont retrouvé leur niveau d’avant-crise. « La situation financière des entreprises est désormais favorable », selon Mathieu Plane. « Les efforts faits pendant le quinquennat précédent, que ce soit en termes de compétitivité des entreprises ou d’assainissement des finances publiques, pourraient porter leurs fruits au cours des cinq prochaines années », juge-t-il.

Macron dénonce la paresse et le danger du FN

Macron dénonce la paresse et le danger du FN

 

 

Au cours du débat Marine Le Pen a été l’auteur d’une trentaine d’approximations, d’erreurs et de contrevérités. Notamment dans le domaine économique et social en dépit des nombreuses fiches qu’elle possédait, elle s’est complètement empêtrée dans ses contradictions. Du pain béni évidemment pour Macron qui a dénoncé l’impréparation de la candidate, sa paresse et le danger des propositions farfelues du Front national. Les fiches techniques avaient sans doute été préparées par l’entourage de Marine Le Pen, des fiches aux informations erronées et constituées surtout de fausses citations ou de citations tronquées de Macron. Bref des fiches et des propos qui confirmaient la grande paresse intellectuelle du Front national dont le fond de commerce est essentiellement constitué par son aversion de tout ce qui est étranger. Bref on se serait cru davantage dans un bistrot que dans un débat télévisé mettant en jeu l’élection d’un président de la publique. Macron a eu beau jeu de dénoncer cette impréparation et ce je-m’en-foutisme du Front national. Le sommet de la nullité de Marine Le Pen est en particulier apparu lors  du débat sur le thème économique et notamment sur la sortie de l’euro.  Emmanuel Macron a fustigé mercredi le « bidouillage » de Marine Le Pen sur l’euro, qui révèle selon lui l’ »impréparation crasse » de la candidate du Front national à l’élection présidentielle. A quatre jours du second tour, Marine Le Pen a répété lors du débat télévisé d’entre-deux-tours qu’elle voulait revenir au franc et expliqué qu’existerait en parallèle un euro « panier de monnaies » qui serait utilisé comme l’a été selon elle l’ECU. « C’est n’importe quoi Mme Le Pen, ça n’a jamais existé », a répliqué Emmanuel Macron. « Votre bidouillage (…) n’a aucun sens, d’ailleurs il manifeste une impréparation crasse », a-t-il ajouté. Accusé par son adversaire de vouloir faire peur aux Français sur la sortie de l’euro, Emmanuel Macron lui a répondu : « la grande peur, qui la manipule depuis le début ? C’est vous. » Sortir de l’euro, « c’est un projet mortifère et c’est un projet dangereux », a poursuivi Emmanuel Macron. « Ce que vous proposez, c’est la guerre des monnaies ».

Présidentielles: Le populisme ou l’instrumentalisation de la pauvreté et de l’ignorance au service de l’extrémisme

Présidentielles: Le populisme ou l’instrumentalisation de la pauvreté et de l’ignorance au service de l’extrémisme

 

Le peuple n’en peut plus, la faute aux élites, au système opposé à la vertu du peuple exploité et dominé » c’est la rhétorique  classique des extrêmes,  de gauche comme de droite qui instrumentalisent  les pauvres  pour conquérir le pouvoir. Une rhétorique qui se nourrit malheureusement des difficultés économiques réelles de beaucoup (9 millions de pauvres) mais se nourrit tout autant du conservatisme et de la xénophobie. Un argumentaire d’autant plus facile à diffuser que les cibles visées se caractérisent par un faible niveau de formation. Première observation, le concept de peuples exploité se caractérise par une grande hétérogénéité. L’addition de couches moyennes de chômeurs, de professions indépendantes, d’agriculteurs,  même de fonctionnaires ne confère pas une grande homogénéité à ce peuple. le lien qui unit ces catégories se réduit à une contestation de tout y compris son contraire. On ne peut nier la réalité des difficultés de nombre de catégories socioprofessionnelles mais elles ont  souvent peu de rapport entre elles. Le concept de peuple ( peuple de gauche ou au nom du peuple) victime recouvre un amalgame simpliste et contradictoire. En outre il permet surtout de donner une apparence de cohérence aux différents mécontentements et de faire l’impasse sur la responsabilité propre des intéressés. En effet si la crise est effectivement économique, sociale voire sociétale elle se caractérise surtout par une crise culturelle c’est-à-dire une incapacité à saisir la nature et l’ampleur des mutations en cours. D’où cet unanimisme recherché pour contester les transformations en cours et justifier le conservatisme. Pas étonnant,  la France se singularise en matière de sous-culture économique et financière. Dans une étude la France arrive en dernière position sur 19 nations étudiées en matière de culture économique et financière. Ce qui évidemment autorise la mise en avant de facteurs explicatifs les plus simplistes et les plus outranciers. Pour les utilisateurs de cette rhétorique caricaturale l’avenir se lit dans le rétroviseur avec une France fermée ou l’avenir ressemblerait au passé d’il y a au moins 50 ans. Certes les rapports économiques doivent être transformés, les inégalités réduites, le fonctionnement démocratique nettement amélioré mais rien ne pourra durablement évoluer sans une adaptation aux mutations irréversibles, adaptation qui permettra de retrouver croissance et emploi et en même temps de réduire la pauvreté. Ceci n’étant  pas contradictoire avec la nécessité de mieux prendre en compte la problématique environnementale.

Le franc pour acheter une baguette et l’euro pour la pâtisserie

Le franc pour acheter une baguette et l’euro pour la pâtisserie

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est le flou le plus total concernant la politique monétaire du front national. Depuis le soutien de Dupont Aigan à Marine Le Pen le Front National a donné l’impression de repousser aux calendes grecques l’abandon de l’euro. Mais dès le lendemain de l’accord le vice président du  National, Philippot, déclaré que le prix de la baguette serait fixé en francs d’ici un an. Ce qui correspond aussi aux déclarations de Marine Le Pen qui a indiqué que le franc serait destiné aux dépenses courantes et l’euro au business des entreprises et sans doute pour les dépenses moins courantes. Autrement dit on aura peut-être le franc pour acheter une baguette et l’euro pour payer la pâtisserie Le moins Le Front national entretient le flou sur l’euro depuis des mois. Constatant que les trois quarts des Français sont contre un retour du franc, le parti frontiste ne cesse d’exprimer des positions ambiguës et contradictoires, surtout depuis la mise en place de l’alliance entre Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen ce week-end. Lors d’un point presse organisé samedi 29 avril, Marine Le Pen a annoncé un accord commun avec le candidat de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, pour le second tour de la présidentielle. Dans cet accord, il est précisé que « pour réussir, une telle alliance doit se conclure sur des engagements clairs de part et d’autre capables de clarifier et d’enrichir le projet présidentiel de Marine le Pen ».  Le document fait la liste de six engagements pour concrétiser cette alliance. Sur la question de l’euro, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan ont ainsi indiqué : « La transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n’est pas un préalable à toute politique économique, le calendrier sera adapté aux priorités et défis immédiats que le gouvernement de la France devra relever. Tout sera fait pour organiser sereinement la transition de la monnaie unique vers une monnaie commune et la mise en œuvre concertée du droit pour chaque pays de gérer sa monnaie et sa banque centrale. » Dans sa profession de foi pour le deuxième tour de l’élection présidentielle, la notion de souveraineté monétaire a disparu totalement des engagements laissant la place à « une monnaie commune ». La députée européenne propose simplement que pour « restaurer la démocratie et rendre la parole au peuple », cela se fera  »en renégociant les traités européens pour retrouver notre souveraineté et bâtir une Europe des nations ».

Débat Macron et Le Pen : l’élite et la marchande de poissons

Débat Macron et Le Pen : l’élite et la marchande  de poissons

 

 

Il ne faut pas attendre grand chose du débat entre Emmanuel macro et Marine Le Pen. Un débat suppose en effet une capacité des interlocuteurs à évoluer. Le profil de Marine Le Pen ne peut permettre une confrontation constructive. D’une certaine manière ce sera le débat de l’élite contre la marchande de poissons. Marine Le Pen ne connaît strictement rien des réalités sociaux économiques et s’appuie sur une rhétorique du mensonge permanent. Elle affirme tout et le contraire. Par exemple sur la question centrale de l’euro. Elle propose une monnaie pour acheter une baguette de pain ( Philippot préside du FN dixit) et une monnaie pour le business. Une monnaie pour les achats courants et une autre pour ceux qui le sont moins. Le franc pour acheter une baguette de pain et l’euro pour acheter de la pâtisserie ? Tout oppose macron et Le Pen. Macro intellectualiste en permanence, il théorise à partir de sa connaissance du fonctionnement de l’économie. Marine Le Pen,  elle, débite des contrevérités,  des énormités avec la sincérité de la marchande de poissons qui veut faire croire que sa marchandise est fraîche. la marchandise de Le Pen est ancienne, elle prend ses sources dans les années 30 quand le souverainisme dans plusieurs pays transformés en nationalisme  a  créé les conditions de la guerre mondiale la plus viable de l’histoire. Il n’y aura pas de match entre macron et Le Pen parce qu’is ne jouenet pasl dans la même catégorie. Macron, l’élite, la connaissance des réalités économiques. Le Pen, c’est ignorance vulgaire, l’agression grossière, la haine comme moteur. En 2002, Jacques Chirac avait refusé de débattre entre les deux tours avec son adversaire surprise, le fondateur du parti d’extrême droite et père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen. Mais il avait bénéficié à l’époque d’un front républicain qui lui avait permis d’être réélu avec plus de 80% des voix et qui, cette fois, a volé en éclats. En dépit des difficultés « Ne pas débattre, même avec son ennemi, est une erreur », a déclaré Emmanuel Macron mardi à BFMTV. « Ce sont de fausses pudeurs. Le débat a eu lieu au premier tour, on a débattu à cinq et à 11, Mme Le Pen était là », a-t-il rappelé. « Mme Le Pen porte un projet que je considère comme dangereux et que je combats mais elle est là, on doit regarder le pays en face, il y a plus de 20% des Françaises et des Français qui ont fait confiance à son projet », a ajouté le candidat d’En Marche ! Depuis le 23 avril, l’affrontement à distance entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’est considérablement envenimé.

Brexit: des négociations longues et difficilse pour la Grande-Bretagne

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Les négociations seront forcément longues,-plusieurs années_ et difficiles pour la Grande Bretagne car on ne peut avoir le beurre (l’accès au marché) et l’argent du beurre (l’absence de solidarité financière). Pour autant, il y a aura à terme un accord mais cela passera par des conflits. Réunis samedi à Bruxelles, les chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont adopté de stricts principes pour encadrer la négociation sur le Brexit dans les deux ans qui viennent. Affichant leur fermeté, ils ont fait comprendre aux Britanniques qu’ils ne doivent pas se faire  »d’illusions » sur l’obtention rapide d’un accès au marché unique. Interrogée dimanche sur l’ antenne de la BBC , Theresa May n’a pas caché que la négociation sur les termes du divorce entre Londres et l’UE serait difficile. « Ce que cela montre  », a-t-elle dit à propos du texte adopté à Bruxelles, « et ce que montrent aussi d’ autres commentaires émanant de dirigeants européens, c’est qu’il y aura des moments où ces négociations seront dures ». La chef du gouvernement britannique a réitéré toutefois qu’elle n’hésiterait pas à interrompre le processus si les propositions de Bruxelles ne convenaient pas.

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