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Thème du pouvoir d’achat : en hausse et nettement thème prioritaire

· Thème du pouvoir d’achat : en hausse et nettement  thème prioritaire

 

D’après un étude que révèle les Echos, parmi les enjeux prioritaires, la question du pouvoir d’achat a connu cette semaine une forte hausse (+ 4 points, 57 %). Il s’agit désormais du seul enjeu cité par une majorité de Français. La protection sociale (49 %, -1 point) reste en deuxième position.( Des chiffres cohérents avec d’autres sondages mêmes s’ils diffèrent en valeur absolue).

Le pouvoir d’achat est avant tout cité par des personnes appartenant aux catégories socioprofessionnelles populaires (64 % contre 53 % dans les catégories plus aisées). A noter que la protection sociale est la principale préoccupation des retraités dans cette campagne (57 %).

Les thèmes de la sécurité et l’immigration, qui ont connu une forte hausse la semaine dernière , se stabilisent cette semaine. La sécurité est citée par 45 % des Français (+1 point) et l’immigration par 38 % (-1 point).

Explosion des prix à venir du carburant et du fioul

Explosion des prix à venir du carburant et du fioul

 

 

On sait qu’actuellement les prix du carburant et du fioul de chauffage atteigne déjà des sommets historiques. Sommets d’ailleurs provisoires puisque le prix du pétrole continue parallèlement lui aussi de grimper ce qui aura rapidement des conséquences sur le prix des énergies évoquées. Cependant l’union européenne envisage d’étendre le champ du marché carbone à ces produits. De sorte que rapidement par exemple le carburant pourrait passer à deux euros le litre.

Une orientation qui ne sera pas sans conséquences sur le pouvoir d’achat des européens qui enregistrent parallèlement une inflation moyenne de 5 %. Pour une fois la ministre de l’écologie de la France s’est posée  officiellement la question du caractère pertinent d’une nouvelle hausse des prix  pour limiter les émissions polluantes.

Une majorité d’États membres, qui doivent désormais examiner le texte, avaient aussi exprimé leur vive opposition, s’inquiétant du probable surcoût répercuté sur les entreprises et les ménages les plus fragiles en dépit du « fonds social » prévu par Bruxelles. Réunis à Amiens (nord de la France) entre jeudi et samedi, les ministres européens de l’Environnement et de l’Énergie ont eu des « échanges très riches » et « constructifs », et « pas simplement des prises de position de posture », a déclaré la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili à l’issue de la rencontre. « Nous nous sommes demandés si c’était l’outil le plus efficace, le bon levier » pour réduire les émissions carbone, par rapport par exemple à des « mesures réglementaires » pour imposer aux entreprises des seuils maximaux d’émissions, a-t-elle expliqué.

Les États doivent s’accorder sur le projet de Bruxelles, avant des négociations avec les eurodéputés. Pascal Canfin (Renew, libéraux), président de la commission Environnement au Parlement européen et proche du président français Emmanuel Macron, est farouchement hostile à la proposition, redoutant « un effet +gilet jaunes+ européen ». 

Électricité nucléaire:il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

Électricité nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

 

 

Compte tenu d’une part de l’évolution de la demande, d’autre part de la durée de vie initialement prévue pour le parc nucléair actuel , ce nest pas  six EPR nouveau qu’il faudrait construire mais une vingtaine d’après le président de la commission de régulation de l’énergie . Une évidence à moins comme c’est aussi probable parallèlement de prolonger de 20 30 ans la durée de vie de nombre de réacteurs actuels.

De toute manière actuellement, ce parc actuel est insuffisant pour satisfaire la demande compte tenu des opérations d’entretien plusieurs réacteurs ; des opérations retardées du fait  de la crise sanitaire.

 

Interrogé sur Cnews, dimanche soir, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a souligné le rôle important du nucléaire dans les années à venir. Appelant à mener une réflexion «sur la disponibilité de l’électricité», Jean-François Carenco a estimé que l’Hexagone avait un «vrai sujet de disponibilité de l’électricité, si l’hiver dure fortement, longtemps».

 

Pour «augmenter la part d’électricité [dans la production d'énergie], il faut à la fois du nucléaire […] et du renouvelable, et des économies», a déclaré le représentant de la CRE. Alors que les plans d’Emmanuel Macron pour le nucléaire doivent être précisés, Jean-François Carenco a estimé que la construction de six nouveaux EPR (European Pressurized Reactor) était «insuffisante» : «c’est un démarrage, il en faudrait trois fois plus», a-t-il précisé. «Il faut […] arriver à 50% de nucléaire en 2040, 25% en 2060, c’est l’idée de la CRE», a ajouté le haut fonctionnaire.

Présidentielle 2022 : Pécresse reçoit le soutien des Centristes et de l’UDI

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Valérie Pécresse reçoit le soutien de deux petits partis centristes. En apparence pas un ralliement très significatif du point de vue quantitatif mais qui va quand même compter. En effet la vraie bataille pour Valérie Pécresse c’est la qualification pour le second tour face à Marine Le pen. En l’état actuel des sondages les deux personnalités sont à peu près à égalité. La différence pourrait se jouer sur pas grand-chose.

En outre le ralliement de centristes permet de rééquilibrer la posture de Pécresse qui sur certains sujets penchaient plutôt à droite jusque-là. A moins de trois mois de la présidentielle, la candidate LR a successivement reçu l’investiture des Centristes puis de l’UDI, deux petites formations de centre-droit qui réunissaient chacune leur conseil national samedi.En cas de qualification pour le second tour le résultat risque aussi d’être plus serré que ne l’annonce des jeunes instituts de sondage un peu trop proche du pouvoir actuel pour être totalement pertinents. Le reflexe anti Macron va jouer en faveur de Pécresse si elle se qualifie ; comme souvent,  le centre pourrait décider du résultat final de l’élection.

«Mon projet est de droite, il est de rupture, mais il est 100% compatible avec vos valeurs», a lancé la candidate devant les Centristes.

«La famille de la droite et du centre est prête à aller bâtir l’alternance» et «nous sommes ici pour incarner une troisième voie entre l’immobilisme et la démagogie», a-t-elle ajouté devant l’UDI.

«Avec vous je sens s’élargir la droite et c’est important de se rassembler»: l’électorat centriste est important pour la candidate LR, qui a beaucoup cajolé son aile droite depuis le début de sa campagne avec des propositions très fermes sur le régalien .

Crise ukrainienne : américains et russes baissent un peu le ton mais maintiennent la tension

 

Crise ukrainienne : américains et russes baissent un peu le ton mais maintiennent la tension

Suite à une rencontre à Genève entre les chefs de diplomatie américain et russes, le ton a baissé même si les tensions demeurent. En effet s’il y a la question militaire avec des risques d’affrontement à la frontière ukrainienne, il y a aussi des préoccupations économiques et politiques. Sur le plan politique, la Russie exige qu’il n’y ait pas d’extension de l’OTAN en Ukraine. Sur le plan économique, la Russie craint des représailles éventuelles notamment vis-à-vis de ses exportations de gaz. Enfin sur le plan sociétal, la Russie craint une extension du modèle démocratique ukrainien qui mettrait en cause la dictature russe.

Sergueï Lavrov, le représentant russe, a cependant déclaré après la rencontre de Genève que lui et son homologue américain étaient « d’accord qu’un dialogue raisonnable » était « nécessaire » pour que « l’émotion retombe », après un peu moins de deux heures de discussions.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit « convaincu » qu’une invasion ou une incursion militaire de la Russie en Ukraine « n’arrivera pas ». « J’espère fermement avoir raison », a-t-il ajouté, faisant valoir qu’il fallait « éviter le pire ».

Le ministère russe des Affaires étrangères a toutefois précisé que si les Occidentaux continuaient d’ignorer ses « préoccupations légitimes » quant au renforcement de l’Otan en Ukraine et en Europe orientale, cela aurait « les conséquences les plus graves ». De son côté, le chef de la diplomatie américaine a demandé à la Russie de prouver qu’elle n’avait pas l’intention d’envahir l’Ukraine en retirant ses troupes de la frontière.

Politique monétaire et dette publique : la Banque…. de France ou d’Allemagne ?

Politique monétaire et dette publique : la Banque…. de France ou d’Allemagne ?  

 

Assez régulièrement les responsables de la Banque de France sont plus proches de la pensée financière allemande que de celle de la France. Ainsi l’actuel gouverneur milite-t-il pour un relèvement des taux d’intérêt comme on le souhaite chez les orthodoxes allemands . 

Si, en Europe, la banque centrale assure qu’une hausse des taux est « très improbable en 2022″, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, n’écarte pas cette possibilité. Et d’aligner les évidences sur les conséquences d’un relèvement des taux d’intérêt.

Une hausse de 1 point pourrait coûter  »au bout de dix ans 39 milliards d’euros par an » aux finances publiques françaises, a mis en garde mardi le gouverneur de la Banque de France, rappelant que ce montant correspond au budget annuel du ministère de la Défense. Ce relèvement du coût de l’argent « n’a rien d’un scénario extrême, au contraire », selon le gouverneur qui n’a pas fixé d’horizon temporel pour un relèvement du loyer de l’argent.

Si la Banque centrale européenne estime toujours que l’inflation est transitoire, et qu’elle devrait se stabiliser autour de 2% pour la France, la poursuite de la flambée des prix n’est pas totalement exclue. Dans ce cas,  »n’ayez aucun doute que nous, Eurosystème et conseil des gouverneurs de la BCE, aurons la volonté et la capacité d’adapter plus vite notre politique monétaire », a déclaré M. Villeroy de Galhau devant les étudiants de l’université de Paris-Dauphine. Bref le gouverneur de la Banque de France milite pour un le relèvement des taux d’intérêt sans doute aussi dans l’espoir de plaire aux Allemands.

En effet position du gouvernement français s’oppose à celle – plus rigide – de l’Allemagne. Berlin a plaidé lundi pour le retour de la rigueur budgétaire dans l’UE face aux appels à la souplesse de la France. « Maintenant il est temps de reconstruire des marges de manœuvre budgétaires, c’est pourquoi je défends fortement une réduction de la dette souveraine », a déclaré le ministre allemand des Finances, Christian Lindner.

Taux d’intérêt : hausse aux États-Unis, baisse en Chine et statu quo en Europe

Taux d’intérêt : hausse aux États-Unis, baisse en Chine et statu quo en Europe

Le moins que l’on puisse constater c’est que le débat est loin d’être clos sur la nécessité ou pas de procéder à une augmentation des taux d’intérêt suite à la flambée de l’inflation un peu partout dans le monde. La banque fédérale américaine a tranché sur ce sujet et prévoit au cours de l’année 2022 un relèvement à trois reprises d’un quart de points. En Chine compte tenu du tassement net de l’économie, c’est plutôt l’inverse la banque centrale baisse ses taux d’intérêt pour soutenir la croissance. Dans l’Union européenne,  la question est encore loin d’être traitée. Et pour éviter d’affronter le problème, en se réfugie derrière le concept d’inflation temporaire alors qu’on sait très bien que cette  inflation est notamment alimentée par l’explosion du prix des matières premières, de l’énergie et des coûts logistiques.

À moins d’un écroulement mondial de la croissance, on voit mal comment cette inflation pourrait reculer. Le débat n’est pas seulement financier il est également économique les économistes orthodoxes notamment allemands souhaiteraient un relèvement des taux d’intérêt tandis que d’autres pays notamment la France entendent  privilégier la croissance et ne veulent pas d’augmentation des taux de base qui serait nuisible à l’activité mais aussi au déficit budgétaire. Reste que le marché pourrait bien imposer un relèvement déjà constaté sur les taux longs.Quand Washington envisage une remontée des taux, la Chine abaisse les siens pour soutenir son économie

La Banque centrale chinoise a abaissé jeudi pour la seconde fois en deux mois l’un de ses taux d’intérêt de référence, une mesure destinée à soutenir l’économie dans un contexte d’essoufflement de la reprise. L’économie chinoise est en effet confrontée à une contraction de la demande et à des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

Alors que de nombreux pays ont déjà commencé à remonter leurs taux ou envisagent de le faire pour lutter contre l’inflation, la Chine fait le chemin inverse. La Banque centrale chinoise a en effet abaissé pour la seconde fois en l’espace d’un mois l’un de ses taux d’intérêt de référence, une mesure destinée à soutenir l’économie dans un contexte d’essoufflement de la reprise. Objectif : réduire les taux d’emprunt pour favoriser notamment la demande et les investissements. L’économie chinoise est en effet confrontée à une contraction de la demande, et à des tensions sur les chaînes d’approvisionnement.

 

 

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Nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

Nucléaire : il faudrait une vingtaine d’EPR nouveaux et non pas six

 

 

Compte tenu d’une part de l’évolution de la demande, d’autre part de la durée de vie initialement prévue pour le parc nucléair actuel , ce nest pas  six EPR nouveau qu’il faudrait construire mais une vingtaine d’après le président de la commission de régulation de l’énergie . Une évidence à moins comme c’est aussi probable parallèlement de prolonger de 20 30 ans la durée de vie de nombre de réacteurs actuels.

De toute manière actuellement, ce parc actuel est insuffisant pour satisfaire la demande compte tenu des opérations d’entretien plusieurs réacteurs ; des opérations retardées du fait  de la crise sanitaire.

 

Interrogé sur Cnews, dimanche soir, le président de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a souligné le rôle important du nucléaire dans les années à venir. Appelant à mener une réflexion «sur la disponibilité de l’électricité», Jean-François Carenco a estimé que l’Hexagone avait un «vrai sujet de disponibilité de l’électricité, si l’hiver dure fortement, longtemps».

 

Pour «augmenter la part d’électricité [dans la production d'énergie], il faut à la fois du nucléaire […] et du renouvelable, et des économies», a déclaré le représentant de la CRE. Alors que les plans d’Emmanuel Macron pour le nucléaire doivent être précisés, Jean-François Carenco a estimé que la construction de six nouveaux EPR (European Pressurized Reactor) était «insuffisante» : «c’est un démarrage, il en faudrait trois fois plus», a-t-il précisé. «Il faut […] arriver à 50% de nucléaire en 2040, 25% en 2060, c’est l’idée de la CRE», a ajouté le haut fonctionnaire.

Consommation et pub : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

Consommation et pub  : la baguette bientôt gratuite dans les supermarchés ?

 

 

Un joli coup de pub pour Leclerc à propos de la baguette à 0,29 €.

Juridiquement il n’est pas possible de proposer des produits gratuitement au consommateur. Pourtant économiquement, l’offre commerciale pourrait être rentable dans les grands centres commerciaux. L’affaire de la baguette à 0,30 € chez Leclerc a fait l’objet d’une polémique en France. Leclerc et d’autres marques de distributeurs comme récemment LiDL, affirment qu’ils vendent à prix coûtant cette baguette symbole de la consommation française. Le problème c’est que dans cette affaire le prix importe peu. L’objectif est d’attirer le client avec des prix d’appel qui seront vite compensés par les profits sur d’autres achats  . Pour les produits de consommation courante, le panier moyen de la ménagère se situe entre 140 et 150 € ;  De quoi se rattraper largement sur les autres produits. L’objectif est évidemment d’attirer le maximum de clientèles non seulement pour permettre d’acheter les produits de consommation courante prévus mais aussi bien d’autres marchandises pas toujours très utiles et qui finalement annulent  souvent l’économie qu’on pense  réaliser dans les grandes surfaces.

Prix Carburants: hausses record et c’est pas fini

Prix Carburants: hausses record et c’est pas fini

Des hausses records du carburant et c’est pas fini car le prix du pétrole flambe encore. On enregistre en effet un Record historique pour les carburants dont  les prix sont repartis.  Le gazole s’est vendu la semaine précédente à 1,6214 euro le litre en moyenne, au plus haut, selon les chiffres hebdomadaires du ministère de la Transition écologique arrêtés le vendredi. Le prix avait atteint 1,5583 euro le litre la semaine s’arrêtant le 7 janvier, un montant équivalent au précédent record datant du 15 octobre. Le précédent pic des prix avait eu lieu en 2018, un peu plus d’un mois avant le début du mouvement des «gilets jaunes»: le litre s’échangeait alors pour 1,5331 euro le 12 octobre. Par ailleurs, le sans-plomb 1995-E10, l’essence la plus répandue, s’est vendu à 1,6821 euro, soit une hausse de plus de 2 centimes par rapport au précédent record établi la semaine précédente.

En hausse constante ces dernières semaines, les prix ont dépassé depuis octobre le précédent record, remontant à août 2013 (1,5691 euro le litre). Au cours de la même période, le litre de sans-plomb 95 s’est vendu en moyenne à 1,7069 euro, taxes comprises, contre 1,6823 euro le litre la semaine précédente. La troisième moyenne la plus haute remonte à 2012, à 1,6664 euro le litre. Le sans-plomb 98 a aussi atteint un record, à 1,7674 euro le litre.

UE : pour une agriculture innovante et réellement écologique

UE : pour une agriculture  innovante et réellement écologique

 Par Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour (chronique dans la Tribune)

Chronique

Dans un pays repu comme la France, nombre de Français oublient qu’ils vivent dans une situation d’abondance. Les jeunes générations ont oublié ce qu’avoir faim signifie. Or la pandémie de la Covid-19 a souligné combien l’agriculture était un secteur essentiel. Des signaux indiquent que la crise alimentaire n’est pas impossible. Récemment, des rapports du Sénat ou de la Cour des Comptes ont souligné que l’agriculture française était en difficulté, avec des pertes de marché significatives pendant que nos voisins européens, eux, progressent. Il serait bien que le gouvernement de notre pays se demande pourquoi les autres s’en sortent mieux. Peut-être se rendrait-il compte que ce déclin est dû aux choix hasardeux qui ont été faits par pure idéologie dans le domaine agricole au cours des dernières années, ainsi qu’à la promotion de la décroissance. Comment faire pour relancer la machine ?

Réviser la législation pour favoriser l’innovation sur les OGM

Malgré le dynamisme des programmes Horizon 2020, devenu Horizon Europe, le nombre de brevets européens en matière de biotechnologies végétales s’avère largement insuffisant comparé à la concurrence mondiale : la Chine en a déposé 10.624, les Etats-Unis 8.800, le Japon 2.143, pendant que l’Allemagne en a déposé 1.530 et la France 1.007, selon l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle.  Notre pays souffre de lourdeurs administratives qui découragent la finalisation des inventions faites en France mais qui se développent à l’étranger. Les péripéties du vaccin anti-Covid19 de la société Valneva en donne un bel exemple. Le fait qu’Emmanuelle Charpentier, l’une des co-inventrices de CRISPR, système permettant de couper l’ADN à un endroit précis du génome, bien que née en France et ayant étudié à l’Institut Pasteur, ait créé avec Jennifer Doudna cette technologie révolutionnaire à l’étranger devrait ouvrir les yeux à nos politiques. Il faudrait simplifier les formalités administratives et un raccourcissement des délais mis à instruire les dossiers, répondre positivement à la créativité avec pragmatisme, donner de la souplesse pour mettre en place de nouvelles solutions, mais aussi supprimer les dispositifs quand ils n’ont plus raison d’être.

Principe d’inaction

Il faut être ouvert à l’innovation et ne pas ériger le principe de précaution en principe d’inaction. Le CRISP par exemple est une rupture technologique majeure  qui réunit toutes les qualités – plus précise, plus facile à mettre en œuvre et peu chère par rapport aux autres techniques existantes : plutôt que d’en faciliter le développement et l’utilisation, la Cour européenne de justice saisi par le Conseil d’Etat français a jugé en juillet 2018 qu’il fallait appliquer aux organismes obtenus par CRISPR la réglementation européenne sur les OGM, qui est une réglementation vieille d’il y a 20 ans et qui est aujourd’hui déphasée par rapport aux progrès scientifiques réalisés. Voici donc un sujet sur lequel la France pourrait revenir lors de sa présidence : moderniser la directive 2001/18 qui est obsolète et appuyer les initiatives européennes pour autoriser les produits d’édition du génome après des études au cas par cas. C’est un enjeu majeur pour faciliter notre innovation agricole.

Faire confiance aux agriculteurs pour choisir les bonnes solutions

A la suite de campagnes d’agri-bashing, le public en est venu à ne plus faire confiance aux agriculteurs : on les imagine répandant toutes sortes de substances sur leurs champs. Or, bien au contraire, ils agissent avec pragmatisme en fonction de la situation de leur parcelle, de leur historique pour protéger la culture qu’ils ont plantée avec soin et en fonction de la pertinence économique. Car les pesticides cela coûte cher et ce n’est pas de gaité de cœur qu’un agriculteur en répand.

Et pour ceux qui pensent naïvement qu’on peut s’en passer, il faut se souvenir que l’agriculture n’a pu se développer qu’en luttant contre les bioagresseurs des cultures : insectes ravageurs, agents provoquant des maladies, rongeurs et oiseaux, etc. Et pour cela, il existe des moyens mécaniques et physiques, des moyens génétiques (sélection variétale classique ou plus rapide via les biotechnologies dont les nouvelles techniques génomiques avec notamment CRISPR), la lutte biologique avec des organismes antagonistes (un insecte qui mange un autre insecte ou pond des œufs qui empêchent son ennemi de se développer), des techniques agronomiques (rotations, décalage des semis, etc.) avec tout un ensemble d’itinéraires techniques que l’on appelle l’agro-écologie, qui doit être pratiquée de manière pragmatique en fonction des situations de terrain sans être « idéologisée », et, enfin, les méthodes chimiques via le recours aux pesticides, qu’ils soient d’origine naturelle (extraits de plantes comme le pyrèthre, extraits de micro-organisme comme le spinosad) ou de nature chimique : minérale comme la  bouillie bordelaise ou de synthèse comme les pyréthrinoides qui ont été modifiées chimiquement à partir du pyrèthre.

 En termes d’écotoxicologie, les solutions ayant recours aux pesticides de synthèse ne sont pas forcément les pires contrairement à une idée reçue. La toxicité de la bouillie bordelaise, très utilisée en agriculture biologique, a été mentionnée à de nombreuses reprises. On se souvient aussi du cas de la coccinelle asiatique, utilisée en biocontrôle contre des pucerons mais qui a décimé des populations européennes de coccinelles endémiques et est devenue une espèce envahissante en Europe et en Amérique du Nord.

Avec les connaissances du moment, l’agriculture doit mettre en œuvre des stratégies combinant ces différentes approches. Et les politiques européens qui ont voté le programme F2F, un plan de développement agricole destiné à réduire les usages de terre de 10 %, d’engrais de 20 %, d’antibiotiques vétérinaires de 50 % et de pesticides de 50 % au sein de l’Union européenne (ce qui va mettre la production agricole européenne en difficulté, engendrant d’après les estimations les moins pessimistes une baisse de plus de 10 à 20% des productions européennes) feraient bien de revenir aux réalités du terrain, car là aussi nous risquons de subir la décroissance.

Or, il ne faudrait pas que pour des raisons idéologiques nous nous dirigions vers des impasses. Le cas du glyphosate en est un triste exemple. Le président Macron voulait qu’on en sorte en 2021 alors qu’il n’y a pas de solution de rechange satisfaisante. Quand on constate que la SNCF va utiliser à la place de l’acide pélargonique, un produit qu’on qualifie de « matière active naturelle » bien qu’il soit pour des raisons pratiques synthétisé par voie chimique, un produit qui est moins efficace comme herbicide, plus cher et toxique pour la faune du sol, où est le progrès ?

 Espérons donc que la France saura tirer des leçons de toutes ses erreurs passées pour conduire cette présidence du Conseil de l’Union européenne. Il en va de l’avenir de l’agriculture européenne.

Covid et tennis: Novak Djokovic expulsé d’Australie !

Covid et tennis: Novak Djokovic expulsé d’Australie !

 

Une fin assez lamentable en forme de mélodrame avec l’expulsion du champion du monde de tennis. La Cour fédérale australienne a rejeté, ce dimanche à l’unanimité, le recours intenté par le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic contre l’annulation de son visa et son expulsion du pays.

Novak Djokovic qui est sans doute d’abord victime de son entêtement mais aussi du nationalisme serbe et des propos invraisemblables de son père qui a voulu faire de son fils un héros des libertés, le comparant même à Jésus !

Ce pourrait être en même temps une fin de carrière pour cet extraordinaire champion qui rencontrera les mêmes problèmes dans les grands tournois mondiaux qui imposent évidemment la vaccination.

Pour ajouter au ridicule, e président serbe Aleksandar Vucic s’est emporté ce dimanche contre les autorités australiennes. Il a affirmé que l’Australie s’est «humiliée elle-même» et a dénoncé une «chasse aux sorcières».

Le télétravail progresse chez les fonctionnaires… et le travail tout court ?

Le télétravail progresse chez les fonctionnaires… et le travail tout court ? 

 

D’après le gouvernement et la sous  ministre ad hoc Amélie de Montchalin , le télétravail progresserait chez les fonctionnaires. Il aurait même atteint un pic le 6 janvier. D’après la sousministre, les progrès seraient même considérables dans ce domaine; les effectifs concernés par le télétravail étant passés de 90 000 à plus de 400 000.

Rien de surprenant sans doute à cela car nombre de fonctionnaires, pas tous mais une grande partie, entretiennent une relation ésotérique avec le concept même de travail. Il est donc pas étonnant qu’ils saisissent l’opportunité du télétravail pour s’éloigner encore de ce concept.

Le télétravail dans la fonction publique progresse et un «pic historique» a été observé le jeudi 6 janvier, a estimé la ministre Amélie de Montchalin vendredi lors d’un déplacement à Bobigny (Seine-Saint-Denis). La semaine dernière, 38% des agents qui peuvent télétravailler l’ont fait «trois jours ou plus» contre 30% lors de la dernière période où le télétravail était obligatoire, «au printemps», a-t-elle affirmé, tandis que «68% d’entre eux ont télétravaillé au moins un jour» contre 55% au printemps.

La ministre avait fait part la semaine passée de sa volonté de faire appliquer le télétravail dans la fonction publique d’Etat.

Un suivi a lieu «chaque semaine» auprès du Premier ministre «pour que nous puissions détecter, anticiper, piloter cette continuité, pour nous assurer que les absences d’agents publics n’amènent pas à un service public dégradé pour les Français», a assuré Amélie de Montchalin.

tennis et Covid-Le père de Djokovic défend la liberté ou le fils tirelire ?

Covid-Le père de Djokovic défend la liberté ou le fils tirelire ?

 

 

D’après le père de Djokovic – (numéro un mondial du tennis qui refuse la vaccination), le fils serait le symbole même de la liberté mondiale ! Ce n’est évidemment pas la première fois que le paternel sublime la réussite de son fils le compare même à Jésus.

 

La vérité est sans doute plus prosaïque, ce paternel défend surtout le fils tirelire qui risque d’être privé des revenus du tournoi d’Australie faute d’être vacciné. Le père de Djokovitch n’est malheureusement pas le seul parent à se préoccuper autant de la tirelire filiale voire  même à intervenir dans le champ sportif de leur descendance. La tirade du père laisse évidemment pantois face à l’hypocrisie et au ridicule qui atteint les sommets :: «Nole (le surnom de Djokovic) est le cœur de la Serbie, notre fierté. Notre fierté ils veulent la mettre à genoux, mais ils n’y arriveront pas ! Serbes, et toutes les autres nations libertaires du monde, le moment est venu d’arrêter d’être opprimés ! (…) Mon fils, enchaine-t-il, est en captivité mais il n’a jamais été aussi libre. Novak deviendra un symbole et un leader du monde libre, le leader des pays et des peuples opprimés. Même un petit pays héroïque comme la Serbie peut avoir le plus grand athlète de tous les temps. Vous pouvez être mis en prison aujourd’hui ou demain, mais la vérité trouve toujours son chemin. Novak se bat pour l’égalité de tous les peuples de la planète.»

 

On pourrait suggérer aux autorités d’attribuer le Nobel de la paix à ce père aussi aimant vis-à-vis de son fils et de son  pays ou alors le prix du ridicule et de l’hypocrisie.

 

Affaire Djokovic: le résultat d’un ego surdimensionné et du nationalisme idiot serbe

Affaire Djokovic: le résultat d’un ego surdimensionné et du nationalisme idiot serbe,

 

Dans un entretien au Figaro, Jean-Paul Loth spécialiste du tennis résume assez bien les raisons de cette affaire invraisemblable de la non vaccination de Djokovic - Consultant pour Eurosport et ancien capitaine de Coupe Davis, Jean-Paul Loth, qui suivra dès lundi l’Open d’Australie, partage ses interrogations sur Novak Djokovic.

 

Jean-Paul LOTH. - J’ai une opinion assez tranchée qui nécessite une explication sur trois points. Le premier, il est dommage que ce bonhomme, à un Grand Chelem d’être consacré meilleur joueur de tous les temps, ne puisse pas accomplir son affaire. Le deuxième point, quand on est à l’orée d’être consacré comme le meilleur, comment peut-on ne pas accepter les lois d’un pays pour atteindre ce graal? J’ai essayé de le retourner dans tous les sens, je n’ai pas d’autre explication et ce sera mon troisième point: refuser une telle consécration avec un tel palmarès me paraît insensé pour quelqu’un de normalement constitué intellectuellement, et il a l’air de l’être.

Seuls les gens qui sont enchristés dans une secte ou une communauté à part sont capables d’être aussi entêtés. J’ai le sentiment très fort que refuser cette consécration-là ne peut être attaché qu’à une espèce de croyance qui va au-delà de sa croyance personnelle.

En fait ce qui est en jeu également c’est la position nationaliste serbe qui se manifeste une nouvelle fois mais dans le secteur sportif. On voit en effet les responsables du gouvernement faire de Djokovic le champion mondial des libertés ! Le champion se trouve prisonnier de ce nationalisme. Par ailleurs le père de Djokovic entretien ce climat détestable en comparant son fils à un héros alors qu’il ne fait en réalité que défendre le fils tirelire. Djokovic , très entêté, confirme là à la fois sa faiblesse psychologique et intellectuelle.

Présidentielle : Taubira, la candidature de division et de confusion (Hidalgo)

Présidentielle : Taubira, la candidature de division et de confusion

C’est   l’avis d’Anne Hidalgo qui évidemment voit cette candidature diviser encore davantage une gauche déjà éclatée. Dans le JDD elle condamne cette confusion. 

interview

 

Christiane Taubira a annoncé samedi sa candidature à la présidentielle dans le cadre de la primaire populaire. Est-ce la candidature de trop à gauche?
Comme son nom ne l’indique pas, la primaire populaire n’est plus une primaire, mais une consultation. Des citoyens vont noter tous les candidats, que ces derniers soient d’accord ou non avec ce processus. Et après? Aucun candidat ne se retirera parce qu’il aura été mal classé! Moi pas plus que les autres. Si ce processus aboutit à une candidature supplémentaire, ce n’était ni le but du jeu, ni le besoin de la gauche. Plutôt que d’unir, la candidature de Christiane Taubira va encore séparer, diviser et créer de la confusion. A la fin, chacun sera comptable de ses actes et de ses paroles.

Quel message, justement, adressez-vous à Christiane Taubira?
J’ai beaucoup de respect pour elle. Mais pourquoi est-elle candidate, elle qui en décembre affirmait ne pas vouloir être une candidate de plus? Les hommes et les femmes providentiels, je n’y crois pas! Sauf dans des circonstances exceptionnelles, comme de Gaulle le 17 juin 1940. Mais dans le monde actuel ça n’existe pas. La politique, c’est de la construction, du travail d’équipe, moi, je suis une bâtisseuse.

 

Vous sentez-vous soutenue par le PS, qui semble manifester de plus en plus de doutes?
Je me sens entièrement soutenue par mon parti et ses militants, qui m’ont investie et font campagne tous les jours sur le terrain. La gauche doit pouvoir offrir aux Français une autre vision de la société dans une confrontation politique pacifique. Cinq ans de plus avec Macron, ce serait très périlleux. Il divise le pays et le dirige avec une forme de brutalité sociale et d’aveuglement sur l’écologie. Après 2030, nous basculerons dans l’irréversibilité des dégâts environnementaux. Si on n’a pas conscience de ça, alors il vaut mieux faire autre chose que candidat à la présidentielle. Emmanuel Macron et Valérie Pécresse, eux, sont là pour que rien ne vienne bousculer les intérêts de ceux qui n’ont pas intérêt à ce que ça change.

 

Vous avez initialement refusé la primaire, puis soutenu le processus avant d’annoncer que vous n’y participeriez pas. N’est-ce pas compliqué à suivre?
Vous ne pouvez pas présenter les choses ainsi! J’ai essayé de rassembler plutôt que de créer de la confusion. J’ai proposé une primaire arbitrée par un vote, après des débats, pour une candidature commune ; Yannick Jadot l’a refusée. Donc il n’y aura pas de primaire. J’étais prête à me mettre en danger : je voulais gagner cette primaire, mais j’aurais aussi pu la perdre. Si ça avait été le cas, j’aurais soutenu le ou la gagnante. Si Yannick Jadot avait joué le jeu, il aurait pu y avoir 1 million d’inscrits à cette primaire. Il a fermé la porte. Ce n’est pas responsable.

 

Que doivent faire les militants socialistes qui se sont inscrits pour voter à la primaire populaire?
C’est très bien de s’être inscrits. Chacun est libre bien sûr.

 

Que diriez-vous à un électeur hésitant entre vous et Jadot pour le convaincre?
Que l’écologie est avant tout sociale. En Allemagne, on nous disait que c’était la fin de la social-démocratie et que c’était autour de l’écologie que le projet allait se reconstruire : finalement, les Allemands ont compris que c’était Olaf Scholz qui apportait des solutions, car il n’opposait pas l’écologie à l’économie, ni l’écologie au social. Il se passera la même chose en France. Et puis, je suis solide, j’ai l’expérience de l’exercice du pouvoir. Je sais ce que c’est que de conduire une coalition.

Vous déclarez : « Je ne veux pas juste l’écologie, je veux l’écologie juste. » Qu’entendez-vous par-là?
Pour moi, l’écologie doit irriguer l’ensemble des politiques publiques. L’écologie politique autonome est un courant de pensée mais, aujourd’hui, l’urgence écologique est d’abord une urgence sociale. Les plus riches, ceux qui ont le bilan carbone et l’impact environnemental le plus fort car ils consomment beaucoup, ne sont pas ceux qui paient les conséquences de l’urgence climatique. Or qui paie ? Les populations les plus pauvres, les plus vulnérables, ou encore les classes moyennes. Pour qu’ils ne subissent plus, il faut que le projet écologique soit d’abord un projet social.

Que proposez-vous en ce sens?
Je veux rétablir un ISF climatique et social, dont le produit – chiffré à 5 milliards d’euros par an – sera utilisé pour mettre en œuvre des mesures sociales, telles que la prise en charge intégrale des dépenses de rénovation énergétique des logements. L’Etat sera remboursé au moment de la vente du bien ou de la succession. Je créerai aussi un système de leasing social : des véhicules électriques seront accessibles aux particuliers, pour un coût mensuel inférieur aux frais d’un véhicule thermique. L’écologie est notre horizon. Toutes les mesures pour l’atteindre doivent être pensées pour être justes socialement.

Votre programme met l’accent sur la « revalorisation du travail » avec une mesure phare : une augmentation du smic de 15%. Pourquoi ce choix?
En France, les salaires de ceux qui sont en première ligne, comme les classes moyennes et les classes populaires, sont extrêmement faibles. Augmenter le smic de 15% est une mesure de rattrapage des inégalités salariales. Durant le quinquennat d’Emmanuel Macron, la répartition de la valeur a été dramatiquement inégalitaire. C’est aussi pour ça que je veux limiter les écarts de salaires de 1 à 20 dans une entreprise : les rémunérations qui dépasseront cette limite ne seront plus déductibles de l’impôt sur les sociétés. Ce problème de salaire se combine avec celui des logements, devenus très chers. Aujourd’hui, le budget logement peut représenter jusqu’à 50% des revenus des ménages. Nous mettrons en place une allocation logement pour qu’aucun ménage n’y consacre plus d’un tiers de ses revenus.

Y aura-t-il d’autres mesures de rattrapage?
Nous devons atteindre une égalité effective entre les salaires des hommes et des femmes, avec plus de contrôle et des pénalités pour les entreprises. Au titre de l’égalité professionnelle, le congé paternité sera allongé à 16 semaines dont 6 obligatoires. Dans le creusement des inégalités entre les hommes et les femmes, la question de la maternité joue un rôle central. La réussite professionnelle de l’un des deux parents ne doit pas reposer sur le sacrifice de l’autre.

Votre proposition de doubler les salaires des professeurs a disparu de votre programme. Pourquoi?
Quand j’écrivais dans mon livre qu’il était possible d’aller vers un doublement de leur salaire, je donnais un cap, qui est traduit dans mon programme. Je disais aussi que l’on doit commencer par la rémunération des jeunes enseignants : ils démarrent leur carrière à un niveau de salaire qui n’a rien à voir avec celui des jeunes diplômés entrant sur le marché du travail. Les professeurs des écoles doivent pouvoir entamer leur carrière à 2.300 euros, au lieu de 1.770 euros aujourd’hui, et la terminer à 4.000 euros au lieu de 2.500 aujourd’hui.

Vous parlez d’un régime à « bout de souffle ». Pourquoi ne pas opter pour une VIe République et une constituante, comme Jean-Luc Mélenchon?
Vouloir mettre sur pied une VIe République, c’est se lancer dans une aventure qui occupera tout le quinquennat et divisera encore notre pays. Nous devons consacrer toute notre énergie à relever les défis écologique, social et démocratique. Une partie des solutions réside dans l’interprétation de la Ve. Emmanuel Macron a abîmé la fonction présidentielle et le débat démocratique. Je veux introduire une dose de proportionnelle et renforcer les prérogatives du Parlement en supprimant notamment les limites au droit d’amendement. L’utilisation du 49.3, qui permet de faire adopter une loi sans vote, ne sera plus possible sauf pour la loi de finance. Il y aura aussi des évolutions de la Constitution pour donner plus de pouvoir direct aux citoyens. Je mettrai en place un référendum d’initiative citoyenne (RIC), une revendication portée par les Gilets Jaunes. Pour le déclencher, il faudra récolter, par exemple, 1 million de signatures. Comme pour le référendum d’initiative partagée (RIP), dont le seuil est actuellement à 4,7 millions.

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

Montebourg : fin de présidentielles et retour au miel !

 

Officiellement Montebourg va déclarer forfait pour les présidentielles en raison de l’impossibilité de réunir les 500 signatures d’élus nécessaires. La vérité est sans doute tout autre à savoir que sa candidature n’a jamais réellement pris dans l’opinion. Pour preuve les sondages ne lui attribuent qu’autour de 1 %. Certes Montebourg a soulevé des questions légitimes concernant les délocalisations et la nécessité de réindustrialiser le pays. Le problème chez Montebourg, c’est le manque de crédits de ses propositions. Un manque de pertinence pour ne pas dire de nonchalance dont il a d’ailleurs témoigné quand il était ministre du redressement productif ( la gauche a toujours fait dans l’innovation sémantique ! Moins dans l’innovation opérationnelle).Il faut aussi reconnaître que Macron a bien savonné la planche de Montebourg quand ce dernier était ministre de l’industrie.

Montebourg va donc retourner à son activité mellifère . Arnaud Montebourg n’aurait pas l’intention de soutenir qui que ce soit dans l’immédiat même s’il se sent particulièrement «proche de Fabien Roussel». Certains membres de son équipe de campagne pourraient d’ailleurs rejoindre le candidat communiste. Ses liens sont aussi notoires avec Christiane Taubira qui dirigea son comité de soutien à la primaire de 2011-2012. Il n’y aurait pour autant aucune évidence.( On ne voit pas en effet très bien ce qui rapproche ces deux personnalités).

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

Vichy et les juifs : rétablir la vérité

 

L’historien ,Jacques Semelin  revient, à la première personne, sur les faits et comment ils ont été établis. « Une énigme française », un livre contre Eric Zemmour.

Par André Loez ( Historien et collaborateur du « Monde des livres »)

« Une énigme française. Pourquoi les trois quarts des Juifs en France n’ont pas été déportés », de Jacques Semelin, avec Laurent Larcher, Albin Michel, 224 p., 19 €, numérique 13 €.

Qu’une connaissance historique soit exacte ne suffit pas pour qu’elle soit connue, reconnue, ni surtout correctement interprétée dans l’espace public. Tel est l’inconfortable constat qui traverse le nouveau livre de Jacques Semelin, directeur de recherche émérite au CNRS. Une énigme française tient à la fois du carnet de recherche et du plaidoyer pour la compréhension du fait remarquable qui en forme le sous-titre : Pourquoi les trois quarts des juifs en France n’ont pas été déportés. Il y récapitule les résultats des ouvrages qu’il a déjà consacrés à la question, dont le récent et fouillé La Survie des juifs en France. 1940-1944 (CNRS Editions, 2018).

Une utile synthèse des acquis

Ce rappel vient évidemment s’inscrire en opposition aux assertions d’Eric Zemmour qui, en partant des mêmes chiffres – sur près de 320 000 juifs établis en France avant 1940, environ 74 150 furent déportés, soit un taux de survie de 75 % –, attribue faussement la responsabilité de ce bilan (moins lourd que dans la plupart des pays soumis aux nazis, des Pays-Bas à la Pologne) au régime de Vichy dirigé par le maréchal Pétain. Un des derniers chapitres de l’ouvrage, sobrement intitulé « Déjouer les pièges de M. Zemmour », redit avec clarté pourquoi ces vues sont intenables.

Lire aussi cette tribune de Jacques Semelin (2021) : Article réservé à nos abonnés « M. Zemmour, votre rhétorique est celle de “l’entrepreneur identitaire” qui peut entraîner un pays au massacre »

Sur le plan factuel, en effet, le livre constitue une utile synthèse des acquis permettant de comprendre cette proportion apparemment étonnante, déjà soulignée dans les travaux de Serge Klarsfeld (Vichy-Auschwitz, Fayard, 1983) et dans le fameux discours de Jacques Chirac commémorant la rafle du Vél’d’hiv,’ en 1995. Si les trois quarts des juifs ont, en France, échappé à la déportation, ce n’est pas dû à une quelconque protection de Vichy, qui entreprit au contraire de les discriminer et prêta le concours de sa police à l’occupant pour les traquer, mais à l’entrecroisement de plusieurs facteurs : leurs propres stratégies de survie ; les priorités stratégiques du IIIe Reich, initialement moins brutal dans l’ouest de l’Europe ; des réseaux d’entraide ou d’évasion relevant notamment des Eglises ; la complicité ordinaire d’une population prompte à les cacher ou du moins à ne pas les dénoncer ; ainsi que les protestations publiques de plusieurs prélats catholiques, dont l’archevêque de Toulouse, Mgr Jules Saliège (1870-1956), en 1942, aboutissant à infléchir les politiques de persécution. De l’« énigme » du titre, il ne reste rien, en réalité.

 

Covid France vendredi 15 janvier 2022:+305.322 nouveaux cas confirmés en 24 h.

 Pour le Jeudi 13 janvier 2022, 126.530 morts au total et +305.322 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 13.240.304 cas confirmés soit +305.322 en 24h.

On recense ce jeudi 13 janvier 2022 : 126.530 morts au total, +225 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 27.212 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 99.318 (+225 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,44 le taux d’incidence à 2.833,12 et la tension hospitalière à 77,9 %. Le taux de positivité est à 19,3 %.

La France compte actuellement 24.154 (+265) personnes hospitalisées et 3.939 (-46) malades en réanimation.

Le bilan des régions 

  • Ile-de-France : 6.386 (+74) hospitalisées, 916 (-13) en réanimation et +59 décès en 24h
  • Grand Est : 1.754 (+28) hospitalisés, 286 (-19) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.620 (-5) hospitalisés, 286 (-1) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 3.253 (+28) hospitalisés, 533 (+1) en réanimation et +24 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.780 (-35) hospitalisé, 526 (-2) en réanimation et +34 décès en 24h
  • Bretagne: 648 (+9) hospitalisés, 84 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Normandie : 1.114 (+46) hospitalisés, 131 (+8) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.317 (+16) hospitalisés, 253 (-10) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 708 (+41) hospitalisés, 108 (-3) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.882 (+2) hospitalisés, , 384 (-3) en réanimation et +18 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 749 (+29) hospitalisés, 126 (+4) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 981 (+14) hospitalisés, 154 (-3) en réanimation et +7 décès en 24h

Inflation et Pouvoir d’achat : prochain sujet prioritaire et brûlant

Inflation et Pouvoir d’achat : prochain sujet prioritaire et brûlant

 

Un papier des échos souligne le sujet particulièrement brûlant du rapport entre l’inflation et les salaires.

En décembre, elle a atteint un niveau très élevé de 2,8 % en glissement annuel, selon les estimations provisoires de l’Insee. Le sujet prenant une tournure politique, la commission des Finances du Sénat a décidé de se pencher sur « les perspectives et les conséquences à moyen terme » du phénomène en auditionnant mercredi les économistes.

Selon eux, le phénomène est parti pour durer encore plusieurs mois. « Après une évolution des prix de 0,9 % par an sur la période 2015-2020, nous prévoyons que l’inflation se maintiendrait au-dessus de 2,5 % à horizon de la mi 2022 », a indiqué le directeur général de l’Insee Jean-Luc Tavernier. Charles-Henri Colombier chez Rexecode a estimé, lui, qu’il fallait réévaluer les prévisions réalisées à la fin de l’an dernier. « En décembre, nous anticipions une inflation un peu supérieure à 2,5 % en 2022. Aujourd’hui, on ne serait pas loin de 3 % », a-t-il indiqué.

Dans ce concert, la Banque de France a de nouveau fait entendre une voix un peu différente. L’institution monétaire table toujours sur le scénario d’une « bosse » de l’inflation suivie d’un recul lui permettant de revenir sous les 2 %, en données harmonisées, – un indicateur différent de celui de l’Insee -, d’ici à la fin de l’année (contre 3,4 % en décembre 2021).

L’année passée, c’est d’abord la flambée des cours de l’énergie qui avait nourri la hausse des prix. Se sont ajoutées l’envolée des coûts du transport, les pénuries et les désorganisations des chaînes de production qui ont suivi.

En 2022, tout va encore dépendre des soubresauts de la pandémie. Pour autant, « le consensus global est que ce choc d’offre devrait se résorber, probablement au premier semestre », a relevé Christophe Blot, directeur adjoint de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Au cours des prochains mois, l’inflation devrait plutôt être portée par la hausse des prix des biens manufacturés et alimentaires, selon Jean-Luc Tavernier. Et pour cause : les prix de production dans l’industrie ont bondi de 16 % sur un an en novembre 2021, et les prix agricoles à la production se sont eux aussi envolés.

Désormais les entreprises sont de plus en plus nombreuses à vouloir répercuter sur le consommateur les augmentations de coûts subies. Cette situation risque d’attiser les revendications salariales. D’ores et déjà la Banque de France anticipe une hausse annuelle de l’ordre de 3 % des salaires, contre 2 % avant la crise sanitaire.

Le pouvoir d’achat, priorité des Français

Face aux poussées inflationnistes resurgit la question du pouvoir d’achat des ménages , touchés au portefeuille par l’augmentation des dépenses contraintes (énergie, alimentation etc.). Sur ce sujet politiquement très sensible, les projections de Rexecode sont pessimistes : « Le pouvoir d’achat par ménage devrait se dégrader en 2022 et 2023 », a prévenu Charles-Henri Colombier. L’Insee anticipe aussi un repli au premier semestre. La banque centrale n’est toutefois pas sur la même ligne et s’attend à une progression cette année (+ 0,6 % prévu), mais moindre qu’en 2021 (+1,7 %).

Le pouvoir d’achat s’impose comme la première préoccupation des Français dans la campagne présidentielle. L’exécutif a pris les devants en dégainant une série de mesures pour contrer les effets de l’envolée des cours de l’énergie. Tous les candidats affûtent leurs propositions pour répondre aux inquiétudes des électeurs.

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