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SONDAGE. Trop de ministres inconnus et inutiles

SONDAGE. Trop de  ministres inconnus et inutiles

Dans sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait promis de resserrer très sérieusement le nombre de ministres. En réalité, il a fait comme ses prédécesseurs un gouvernement pléthorique d’une trentaine de membres pour faire plaisir aux uns, récompenser les autres et réaliser un subtil dosage politique. Au final, ce gouvernement dit de techniciens n’est pas plus efficace que les autres ;  deux ou trois personnalités seulement émergent en particulier le ministre de l’éducation nationale. D’après un sondage du JDD, une douzaine de ministres demeurent  inconnus du grand public. Pas étonnant la plupart de ses ministres ne disposent pas d’administrations et de moyens pour agir  dans leur champ de responsabilité. Ils font surtout double emploi avec d’autres titulaires de portefeuilles. Compte tenu des grandes missions régaliennes,  un gouvernement d’une quinzaine de personnes serait grandement suffisant. Cela d’autant plus qu’Emmanuel Macron  a imposé une discipline de fer vis-à-vis des initiatives et des communications des ministres. Douze membres du gouvernement parmi les moins médiatisés dans la presse française en 2018 ont été testés par le JDD. Parmi ces « invisibles », on retrouve par exemple la ministre des Outre-mer Annick Girardin. Déjà présente au gouvernement durant une partie du mandat de François Hollande, elle reste une inconnue pour 64% des Français. L’un des plus jeunes membres du gouvernement, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, reste quant à lui un anonyme pour 71% des Français.

Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, n’est pas identifiée par 83% des Français, un niveau similaire à celui de Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées (84%). De même, 85% des Français ne connaissent pas Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Armées, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur (la « madame Corse » du gouvernement), ni Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires.

Logiquement, Julien Denormandie, secrétaire d’Etat auprès de ce dernier, est inconnu pour 86% des Français, au même niveau que Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. Trois des membres du gouvernement testés dans cette enquête sont pour leur part inconnus pour au moins neuf Français sur dix : Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (90%), Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics (92%) et Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances (94%).

 

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

Emploi, croissance, inflation et justice sociale : les échecs de Macron

 

 

Jusque-là on a surtout jugé la politique de Macron à partir des modifications législatives. Bref, la réforme par la loi. Un procédé finalement classique en France où on pense que la modernisation peut se faire par décret. Or souvent les textes existent, ils sont peu ou mal appliqués et pas contrôlés désormais ce n’est pas sur l’activisme parlementaire que seront jugés le gouvernement et Macron. Au bout d’un an, il est un effet légitime d’examiner les résultats et non les intentions réglementaires. De ce point de vue, l’échec est patent. Certes 2017 a été satisfaisant mais on le doit surtout à la conjoncture internationale et aussi il faut bien le dire aux mesures prises par François Hollande. Pour 2018, la première déception concerne la croissance. Le gouvernement imaginait que la dynamique de 2017 allait se poursuivre et avait donc programmé une hausse du PIB de 2 %. Alors on atteindra péniblement autour de 1,6 %. En cause évidemment le tassement de la demande internationale mais cette explication ne suffit pas puisque par exemple l’Allemagne va afficher près de 2.5% pour la croissance du PIB.  . Du fait de la faiblesse de la croissance, le chômage aura tendance à stagner en 2018 en France. Les grands équilibres financiers peut ne seront pas établis faute notamment d’efforts de la part de l’État. Pire, on va vendre les bijoux de famille (notamment les aéroports de Paris et la Française des jeux) pour  boucler le budget. Enfin la justice sociale n’aura guère progressé puisqu’au contraire le taux de pauvreté ne cesse de progresser. Dernier élément du bilan : les affaires qui ont grandement terni l’image d’un président voulaient changer la politique mais qui finalement se réapproprie les vieilles méthodes opaques et douteuses. Des méthodes qui ont porté un rude coup à sa posture ; la popularité s’est nettement dégradée et Macron  ne parvient pas à se débarrasser de cette étiquette de président des riches.

Maillot deux étoiles de l’équipe de France : un cout de 5 euros et vendu entre 80 et 150 euros !

Maillot deux étoiles de l’équipe de France : un cout de  5 euros et vendu entre 80 et 150 euros !

Pour ce maillot à deux étoiles, le prix de vente est de 85 euros pour le maillot de base, 109 euros pour la version avec le flocage d’un nom de joueur, et 140 euros pour le maillot avec la technologie VaporKnit, celui porté par les Bleus lors des matches. Le maillot est fabriqué en Asie notamment en Thaïlande pour un cout autour de 5 euros. Même s’il faut ajouter les frais de transports de commercialisation, ça laisse encore uen joli bénfices pour ce qui nets qu’un teeshirt sportif.

Après Hollande 2022 ? Le retour aussi de Sarkozy et de Giscard !

Après Hollande 2022 ? Le retour aussi de Sarkozy et de Giscard !

  • La mode est au vintage y compris en politique. La preuve cette campagne Hollande 2022 que soutient et explique le député Joaquim Puyeo.  Pourquoi pas aussi Sarko 2022, voire Joaquim Pueyo est député socialiste de l’Orne interviewé dans le Figaro.

A la veille de la rentrée, quel est le bilan de santé du PS?

JOAQUIM PUEYO.- Il y a eu un véritable cyclone il y a un an. Face à une telle situation, ça ne peut que s’améliorer. La situation est toujours délicate et les dégâts sont encore très importants. Toute la construction est encore à refaire. Le nouveau premier secrétaire Olivier Faure a conscience des difficultés. Je crois qu’il est en capacité de rassembler. Sa démarche est positive.

 

Les élus socialistes ont rendez-vous à La Rochelle la semaine prochaine, mais sans les militants…

Nous ne sommes pas actuellement en état de marche pour organiser une université d’été. Cependant d’autres formes de rendez-vous se mettent en place, d’une manière participative.

 

Olivier Faure a proposé à un belge, Paul Manette, de mener la liste PS aux élections européennes. Est-ce une bonne idée?

Avant de désigner une tête de liste je veux voir le contenu du projet. Je souhaite une Europe plus forte sur la défense, le contrôle des frontières et une politique qui évite une concurrence déloyale entre les pays de l’Union européenne. Nommer une tête de liste qui n’est pas de l’Hexagone, pourquoi pas, mais j’attends surtout que la tête de liste soit capable de mobiliser des hommes et des femmes qui croient au rôle de l’Europe.

François Hollande multiplie les apparitions médiatiques. Quelles leçons tirez-vous du succès de son livre?

Je l’ai reçu à Alençon où il a dédicacé son livre. Il y avait beaucoup de monde et il a pris beaucoup de temps pour expliquer son bilan. J’apprécie sa sincérité, son intégrité, son honnêteté. Il a probablement fait des erreurs sur la forme et le calendrier des réformes, j’en ai conscience. Mais il a quand même su gérer des crises importantes. Quant à ses mesures économiques, on a peut-être mis du temps à en percevoir les fruits mais ils sont arrivés à la fin de l’année 2016 puis en 2017. On ne peut pas dire que son quinquennat a été raté. Même si quelques fois, son humanité lui a joué des tours.

Certains entretiennent l’idée d’un retour de l’ancien président en 2022…

Hollande 2022? Oui ça me parle! S’il souhaite revenir et que les conditions le permettent, je le soutiendrai. Moi je reste fidèle à François Hollande. Je pense que les Français ont été sévères et injustes à son endroit. Mais il a toujours été à leur écoute. Il a été moqué car on a dit que c’était un président normal… Eh bien moi j’aime bien les présidents normaux. Maintenant, laissons les choses se faire. Il est encore trop tôt pour imaginer l’avenir.

Après l’affaire Benalla, l’opposition aborde-t-elle cette rentrée en meilleure forme?

Ça sera plus simple, oui. A travers l’affaire Benalla, l’opinion publique a compris que le Parlement a un rôle à jouer et que l’opposition est nécessaire dans une démocratie. Les oppositions ont joué leur rôle cet été et continueront à le faire, notamment lorsqu’il s’agira de reprendre l’examen de la réforme constitutionnelle.

Jean-Luc Mélenchon a décidé d’inviter des députés de différents partis à son université d’Eté, à Marseille. Les socialistes ont-ils raison de s’y rendre?

C’est très bien de répondre à cette invitation. Ça ne veut pas dire que l’on va accepter tout ce qu’il propose. Il faut écouter et rappeler nos nuances, je pense notamment à l’Europe où on a des différences importantes.

Infrastructures : réseau vieillissant en Italie…. et ailleurs

Infrastructures : réseau vieillissant en Italie…. et ailleurs

L’effondrement du pont Morandi à Gênes donne l’occasion de ‘interroger sur l’évolution des crédits affectés à la route en Italie mais aussi dans d’autres pays. Force est de constater que depuis uen dizaine d’années ces crédits sont en régression notamment ceux destinés à l’entretien. C’est valable en Italie mais aussi en France. Il n’y a qu’en Allemagne que les crédits se sont un peu maintenus en raison de l’état très dégradé des réseaux. Les responsables politiques sont en général beaucoup plus attentifs à la création d’infrastructures qu’à leur entretien. Or avec la progression du trafic les infrastructures se fatiguent. En France en particulier on constate une nette dégradation de l’ensemble du réseau surtout en zone rurale mais pas seulement. Le problème c’est que le transport routier constitue une source fiscale très importante mais ses ressources vont se noyer dans le budget général. Il en sera sans doute ainsi pendant encore longtemps tant qu’une ressource fiscale n’aura pas été clairement affectée d’abord à l’entretien du réseau ensuite à son développement. La même question se pose d’ailleurs ou d’autres modes de transport en particulier pour le chemin de fer. Là aussi on a privilégié les infrastructures nouvelles comme le TGV, on va continuer avec le métro dit du Grand Paris et pendant ce temps là le reste du réseau vieilli. En Italie nombre d’infrastructures ont été construites dans les années 1960–1970. C’est le cas pont de Morandi à jeun. Or ce pont en béton armé pour de redoutables questions techniques car on n’avait pas imaginé que le béton perdrait fil des ans ses caractéristiques mécaniques. En clair les ouvrages en béton armé sur et sont très gourmandes en entretien la situation de la France de ce point de vue n’est pas comparable à celle de l’Italie mais un audit généralisé de l’État de certains ouvrages d’art mériterait d’être entrepris de façon plus systématique. Surtout les crédits affectés à leur entretien devraient être augmentés de manière substantielle.

 

 

Croissance : l’Allemagne à 2.5 et la France à 1.5%

Croissance : l’Allemagne à 2.5 et la France à 1.5%

 

Alors que la France une croissance à peu près à plat depuis le début de l’année, l’Allemagne elle connaît une augmentation sensible. En gros, l’Allemagne devrait atteindre 2,5 % d’augmentation du PIB alors que la France enregistrera autour de 1,5 %. Les résultats allemands sont au-delà des prévisions tandis que la France a dû réviser à la baisse ses perspectives. En cause, le dynamisme de la demande intérieure allemande qui vient compenser le léger tassement des exportations. Le soutien de la demande intérieure est alimenté par la consommation des ménages et par le bâtiment. Une consommation des ménages encouragés par les hausses de salaires. Bref presque le contraire de la France dont la consommation des ménages est atone du fait du fait du recul du pouvoir d’achat (alors que l’inflation elle progresse et atteint même des records à 2,3 % en juillet) et que par ailleurs la balance commerciale de la France est toujours structurellement déficitaire. 1 % d’écart  sur la croissance peut paraître marginal mais c’est pourtant essentiel car c’est au-delà de 1,5 % qu’on peut rétablir les grands équilibres et recréer des emplois. L’Allemagne a donc vu son économie accélérer à nouveau au deuxième trimestre, avec une progression de 0,5% du PIB, à rebours du coup de mou frappant l’Europe  La première économie européenne, lancée selon Carsten Brzeski dans une «décennie dorée», rattrape le rythme de la fin 2017, année marquée par des croissances trimestrielles de 1,1%, 0,5%, 0,6% puis 0,5% – réévaluées par Destatis (l’office allemand de la statistique) mardi. Au total, elle aligne un seizième trimestre consécutif de hausse de son PIB, soit le plus long cycle de croissance depuis 1991, alors que le pays sortait juste de la Réunification. L’Allemagne se distingue nettement au sein de la zone euro, où la croissance a encore ralenti au deuxième trimestre, passant de 0,4% à 0,3%, restant par exemple calée en France sur un rythme de +0,2%.

Pénurie de saisonniers : à cause du RSA et des allocations chômage ?

Pénurie de saisonniers : à cause du RSA et des allocations chômage ?

 

 

Comme chaque année la France déplore  le déficit de main-d’œuvre dans les emplois saisonniers. Le nombre total d’emplois saisonniers varierait de 700 000 à 800 000. Les secteurs les plus concernés par ces insuffisances : la restauration hôtellerie, le bâtiment et l’agriculture maraîchage. Dans certains cas, se pose la question de la distance entre le domicile et le lieu de travail qui impose souvent des frais supplémentaires de logement. En cause également, certaines conditions de travail notamment les horaires. Dans certains, la qualification de candidats potentiels est insuffisante surtout avec l’évolution des normes. Enfin, il faut prendre en compte que l’indemnisation sociale de l’inactivité vient en concurrence avec la rémunération des saisonniers dont certains n’ont pas intérêt à retrouver un travail temporaire qui suspend pour un temps les aides sociales auxquelles ils ont droit. À titre indicatif le montant du RSA :

Depuis le 1er avril 2018, le montant du RSA est de :

  • 550,90 euros par mois pour une personne seule (contre 545, 48 euros avant la revalorisation)
  • 818,22 euros pour un couple avec aucun enfant (contre 805,17 euros avant la revalorisation)
  • 981,86 euros pour un couple avec un enfant (contre 966,21 euros avant la revalorisation)
  • 1 145,25 euros pour un couple avec deux enfants (contre 1 127,24 euros avant la revalorisation)
  • Par enfant supplémentaire, la majoration est de 214,71 euros pour un couple, de 229,76 euros pour un parent isolé
  • Or dans certains métiers saisonniers la rémunération ne va pas dépasser 1000 € pour 35 heures. Il n’y a donc aucun intérêt les intéressés d’accepter un travail temporaire qui engendrerait automatiquement la suspension et surtout plusieurs mois de procédure pour les toucher à nouveaux en cas d’inactivité. C’est un peu pour la même raison que certains salariés bénéficiant d’allocations chômage ne souhaitent pas non plus accepter un travail saisonnier. En outre, pour ceux qui acceptent  ce travail temporaire, il faut intégrer les frais supplémentaires liés à cet emploi notamment les frais de déplacement, de restauration, éventuellement de logement auxquels s’ajoute la perte d’exonérations financières liées à la situation de sans emploi. Notons quand même que certains emplois saisonniers comme dans la restauration sont particulièrement bien rémunérés même si le nombre d’heures de travail dépasse de loin les 35 heures. Mais là se pose à leur une question un peu tabou, la perte de la valeur travail chez certains.

L’inflation qui va tuer le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance

L’inflation qui va tuer le pouvoir d’achat, la consommation et la croissance

 

 

L’inflation a  atteint un pic de 2,3 % en juillet, sur l’année la hausse des prix devrait être d’environ 2 %. Alors que l’inflation reprend parallèlement, la croissance se tasse (1.7 au lieu de 2%) L’inflation s’est envolée en juillet (sur un mois) avec plus de, 3 %. Sur l’année la hausse devrait atteindre 2 %.  C’est une première depuis la fin 2011 qui a des conséquences économiques importantes sur la vie quotidienne des Français. Sur douze mois, les prix ont augmenté plus vite que les salaires en juin.  Selon la Direction de la recherche du ministère du Travail (Dares), dans les entreprises de plus de 10 salariés,  le salaire mensuel de base a progressé de 1,5 % sur un an à la fin juin alors que, au cours de la même période, l’inflation, elle a augmenté de 1.7%. Parallèlement la croissance se tasse et le chômage va se dégrader. Du coup, il ne faut guère espérer d’augmentation significative des salaires et le pouvoir d’achat devrait quasiment stagner surtout si on tient compte de la hausse réelle des prix à la consommation. Un pouvoir d’achat qui a déjà perdu 0,6 % au dernier trimestre et qui explique largement le tassement de la consommation des ménages et au-delà de la croissance. Cette hausse de l’inflation n’a pas été constatée de manière aussi forte depuis 2012. ; Hausse de l’inflation et tassement de la croissance un effet de ciseau qui n’est pas particulièrement vertueux. Le gouvernement est pour une part responsable de cette inflation   Ce retour de l’inflation s’explique d’abord par la hausse de la fiscalité indirecte, puisque le gouvernement a augmenté les taxes sur le tabac et les carburants. La hausse du prix du pétrole, dont le baril frôle les 80 dollars soit son plus haut depuis près de quatre ans, renforce la tendance. La question est de savoir si les salaires pourront être augmentés afin de suivre l’inflation. Rien n’est certain puisqu’on constate un repli du taux de croissance de l’activité générale. Reste à savoir si le gouvernement va aussi autoriser le relèvement des pensions qui ont déjà été bloquées pendant des années. (Entre 2010 et 2016).

 

Climat : des conséquences surtout pour l’Afrique et l’Asie

Climat : des conséquences surtout pour  l’Afrique et l’Asie

 

La hausse des températures aura des conséquences encore plus dramatiques pour l’Afrique et l’Asie. Point en cause le fait que la température y est déjà générale très forte et que quelques degrés élémentaires rendront la situation finement tenable. S’y ajoute aussi le faite que les pays occidentaux ont largement externalisé leur industrie dans ces zones surtout en Asie mais maintenant en Afrique. Une externalisation de la production et en même temps des émissions polluantes. Les économies des pays développés occidentaux sont davantage dans un environnement hématique déjà plus tempéré Une perte de 78 milliards de dollars pour l’Asie du Sud-EstL’étude d’un  cabinet britannique montre ainsi que 10,8% de la valeur des exportations de l’Afrique de l’Ouest sont menacés par la hausse des températures d’ici à 2050, 7,9% en Afrique sub-saharienne, 6,1% au Moyen-Orient, et 5,2% en Asie du Sud et Asie du Sud Est. Les pays africains représentent la moitié des 48 pays notés en « risque extrême » dans l’indice de stress chaleur élaboré par Verisk Maplecroft. Sur la base des valeurs actuelles, cela correspond à une perte annuelle de 78 milliards de dollars par an pour l’Asie du Sud Est et près de 10 milliards pour l’Afrique. Sans surprise, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Finlande et la Scandinavie sont parmi les moins exposés. À titre de comparaison, 3,9% de l’économie sud-américaine et seulement 1% de l’économie américaine et 0,1% de l’économie européenne sont menacées.

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent à tempérer leur générosité

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent  à tempérer leur générosité

 

L’Allemagne avait montré le chemin en se montrant particulièrement généreuse pour l’accueil d’immigrés. Plus récemment le nouveau gouvernement espagnol s’est aussi montré très ouvert sur la question en acceptant la venue de bateaux de réfugiés. Mais en Allemagne comme en Espagne l’opinion publique se montre maintenant réticente. L’Espagne constitue désormais Une nouvelle route migratoire, au départ du Maroc, que la chancelière veut absolument fermer. L’Allemagne souhaiterait bien que l’Espagne bloque les flux migratoires comme dans l’accord passé avec la Turquie. L’Espagne propose une orientation originale pour l’immigration illégale en assurant une formation professionnelle des intéressés avant leur retour dans leur pays d’origine. Mais ce n’est pas ce que souhaitent forcément les immigrés illégaux qui veulent simplement traverser l’Espagne pour se rendre dans des pays où ils ont de la famille ou des connaissances. Cela renvoie à la question de la gestion des déboutés du droit d’asile, en clair des migrants économiques. Or l’accord global trouvé par l’union européenne est complètement insuffisant pour régler cette question soumise à la bonne volonté de chaque État. Ce qui est évident c’est que les gouvernements actuels doivent bouger sinon leur immobilisme va nourrir la montée des nationalismes et de l’extrême droite.

 

 

Europe : Macron et Merkel dans la mouise !

Europe : Macron et Merkel dans la mouise !

On apprend que Macon et Merkel ont fait le point par téléphone des principaux dossiers européens. Il serait temps car il est clair que le couple franco allemand marche de moins en moins et que l’union européenne s’enfonce dans l’immobilisme nage dans les contradictions. Il y a en premier l’affaire des droits de douane américains supposés être réglés par un hypothétique traité négocié par le sulfureux Juncker  avec Trump. Autant dire qu’on peut s’attendre à tout, à rien aussi car ces deux interlocuteurs se sont faits une spécialité du flou diplomatique, du retournement de veste et du marchandage de marchands de bestiaux. Un seul exemple on ne sait toujours pas si l’agriculture serait concernée par cet hypothétique accord dont la France ne veut pas. Mais l’Allemagne qui veut sauver son industrie notamment son industrie automobile ne serait pas opposée à une sorte de traité. Sur ce dossier les points de vue sont très éloignés. Du coup les acteurs économiques importants ont tendance à se coucher devant les exigences américaines. Même chose sur le dossier iranien et pour des raisons assez identiques. Le problème c’est que les sanctions américaines visent tout autant l’union européenne que l’Iran. Autre dossier plein de contradictions celui de la réforme de l’union européenne.  Pour résumer,  Macron veut une grande réforme notamment de la gouvernance économique européenne. L’Allemagne elle craint surtout d’être contrainte avec cette opération à une solidarité financière dont elle a horreur. Un nouvel obstacle se dresse aussi face à l’évolution européenne à savoir l’affaiblissement respectif de Merkel et de Macron. Merkel se trouve aujourd’hui coincée par une majorité très fragile. Macron de son côté a vu son aura internationale très fortement affectée par l’histoire Benalla.  La presse étrangère s’est montrée très sévère vis-à-vis des atermoiements, des contradictions et des mensonges de l’Élysée. Reste aussi la question du Brexit  où rien ne peut être négocié de sérieux en l’état des positions respectives d’une part de l’union européenne qui veut faire payer très cher la fuite  de la Grande-Bretagne et le compromis bâtard du livre blanc de Teresa May qui voudrait bien les avantages de l’union européenne sans les contraintes.

Du vin bleu… et du lait rouge ?

Du vin bleu… et du lait rouge ?  

Les goûts et les couleurs ne sauraient être discutées paraît-il. Pourtant la création d’un vin de couleur bleue justifie certaines interrogations. La raison de la coloration de manière artificielle répondrait simplement à un souci de nouveauté. Pourtant la nouveauté n’est pas toujours synonyme de progrès y compris au plan gastronomique ou œnologique. Pourquoi pas aussi du lait rouge. Il suffirait d’ajouter un colorant chimique dans la nourriture des vaches. Pourquoi rouge ?  Là aussi pour la nouveauté. On pourrait même ajouter des bulles pour donner un aspect plus festif. Curieux cette maladie de tout colorer ou l’inverse de décolorer comme le pain ou le sucre ou même la viande. Comme si ce qui était naturel s’opposait à une conception surfaite de la modernité. La boisson, dite vin bleu, produite dans la région d’Almeria (Andalousie), est obtenue en filtrant du chardonnay à travers de la pulpe de raisins noirs contenant de l’anthocyane, un pigment naturel. Résultat, un vin bleu turquoise aux arômes de cerise, framboise et fruits de la passion, assure le distributeur. Les bouteilles nommées “Vindigo” et vendues 12 euros, semblent éviter les écueils. L’entrepreneur assure avoir reçu des commandes de toute la France, mais aussi de Belgique, d’Allemagne, ou même de Russie et de Chine. A l’heure où le vin rosé accède à peine à la reconnaissance auprès des œnologues, après une forte amélioration de sa qualité, le vin bleu est cependant loin de faire l’unanimité. “C’est un peu lourd au niveau des arômes”….lourd tout court !

Données personnelles : Twitter condamné…. et les autres réseaux ?

Données personnelles : Twitter condamné…. et les autres réseaux ?
Aujourd’hui, c’est Twitter qui est officiellement condamné en France pour clauses abusives. En réalité, la même condamnation devrait s’appliquer à la plupart des grands réseaux et des grandes plates-formes dont d’ailleurs certaines ne sont accessibles qu’après avoir cliqué sur une petite case qui manifesterait l’adhésion à des conditions d’utilisation incompréhensibles, ambiguës et souvent illicites. En clair, il s’agit surtout de l’exportation commerciale des données y compris les données les plus personnelles. La justice française a donc condamné le géant américain Twitter à modifier ses conditions générales d’utilisation, a annoncé mercredi 8 août l’UFC-Que Choisir. L’association avait assigné le réseau social en justice, jugeant certaines de ses clauses « abusives » ou « illicites ». L’association de défense des consommateurs avait saisi le Tribunal de grande instance de Paris en 2014 « pour faire reconnaître le caractère abusif ou illicite » de 256 clauses contenues dans ses conditions générales d’utilisation, a-t-elle expliqué dans un communiqué. Twitter a également été condamné à verser à l’UFC-Que Choisir 30 000 euros d’amende pour le préjudice moral porté à l’intérêt collectif. Une sanction financière que l’association juge « insignifiante pour le réseau social, qui a généré en 2017 un chiffre d’affaires mondial de 2,1 milliards de dollars ».

Des légumes et des fruits trop chers

Des légumes et des fruits trop chers

La météo n’a pas été favorable à certaines productions de fruits et de légumes (trop d’humidité, trop de fraicheur puis trop de chaleur). Un prétexte pour faire vaser les étiquettes. Ce que dénonce Jacques Rouchaussé, président de la fédération Légumes de France sur France Info.

On parle aujourd’hui de melons à 5,50 euros et de 8 euros le kilo de tomates, que se passe-t-il ?
Jacques Rouchaussé : Quand j’entends ces prix je fais un bond sur ma chaise, parce qu’aujourd’hui quand on voit le prix qui est payé au niveau des producteurs on se pose quand même de réelles questions. Pour le melon aujourd’hui, ça oscille entre 40 et 60 centimes au niveau du producteur, alors quand on en voit 5,50 euros pour moi c’est inadmissible. Et puis, la tomate en ce moment, comme on est sorti de crise, elle est payée à peu près 80 centimes le kilo au niveau du producteur. Donc on voit qu’il y a quand même une déconnexion par rapport au prix réel que devrait payer le consommateur.
Comment les prix sont-ils fixés ?
On met toujours le prix sur le dos du temps, il est vrai qu’on a des produits qui sont météo-sensibles. Mais c’est surtout régi par l’offre et la demande, et dans ce domaine-là, on a des experts aujourd’hui dans la distribution qui font en sorte que la balance entre l’offre et la demande soit déséquilibrée. On a lancé un appel dernièrement en Île-de-France pour dire que ça suffit. Si le prix, au niveau du producteur, est très bas il faut également qu’il soit bas au niveau du consommateur. Parce que sinon ça ne favorise pas la consommation.
On savait que ces derniers temps, par rapport au climat, on devait avoir normalement une consommation plus importante de fruits et légumes, et quand on voit qu’on est déconnecté de la réalité, c’est ça qui nous met hors de nous. On a aussi fait des relevés de prix, et on a épinglé quelques enseignes de la grande distribution comme Auchan et Intermarché qui, parce qu’il faisait chaud et que la demande était forte, avaient gonflé leurs prix.
Pourquoi est-ce qu’on trouve aussi des fruits qui viennent d’Espagne ou de Grèce alors qu’il y a souvent des producteurs à quelques kilomètres de la ville où on fait son marché ?
Ça nous a interloqués aussi. Dans la région de Nîmes, où il y a une production de melon importante, il y a du melon marocain et espagnol. C’est totalement inadmissible. Parce que dans ces pays-là, le produit est moins cher et quand vous le retrouvez sur le marché avec ces prix défiant toute concurrence, effectivement l’intermédiaire s’en met pas mal dans les poches. Il faut rééquilibrer cela. On a aussi fait le constat qu’aujourd’hui, alors qu’on est en pleine période de production de tomates, vous trouvez des têtes de gondole dans la distribution avec des tomates polonaises. On marche sur la tête ! À un moment donné, quand le consommateur demande de l’origine France, moi j’aimerais bien que, lorsqu’il voit ces produits d’origine étrangère, il ne les achète pas.

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme ?

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme?

Certains imaginent un déclinisme global en forme de fin du monde. Un déclinisme à plusieurs dimensions politiques, culturelles et environnementales ; la perspective du réchauffement de la planète donne l’occasion de réchauffer aussi ces théories. Les météorologistes prévoient en effet un climat à Paris comme à Alger d’ici 2100 et des étés de 50 degrés partout en France d’ici 2050. Comme il y a le déclinisme culturel, il y a le déclinisme politique, et maintenant le déclinisme climatique. Le déclinisme culturel acte le recul de la civilisation occidentale notamment française et prône en quelque sorte le retour en arrière. Le déclinisme politique s’oppose à la réforme et face aux changements trop anxiogènes milite pour le recul et le repli en guise de réassurance identitaire et sociale. Le déclinisme politique est représenté bien sûr par le Front national mais aussi Mélenchon qui refuse l’évidence des mutations mondiales et européennes. La mouvance déclinisme se caractérise par des positions le plus souvent réactionnaires et propose notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou l’indifférence à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement déclinisme traverse à peu près toutes les formations politiques ; le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ». Une sorte de futur orienté vers le passé, sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques intellos douteux à droite comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche, c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès qui justifient surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. le mouvement progressiste a des difficultés pour faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il ne connaît rien à l’économie, ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours pertinent pour répondre au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste capable d’appréhender la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où les valeurs de cette civilisation s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise; mais une crise qu’on ne résoudra pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent qu’à une vision ratatinée du monde. Reste que la question environnementale est sans doute le plus grand danger du monde moderne et qu’il serait enfantin d’imaginer ici encore plus qu’ailleurs des solutions nationalistes. Là, il faut s’interroger sur nos modes de production et de consommation, sur la mobilité des biens et des personnes, sur la consommation d’espace et sur la politique urbanistique. Pas le retour au temps où chacun fabriquait son pain mais une révision radicale pour supprimer gadgets et gaspillages qui empoisonnent l’atmosphère et la santé. On attend cette nouvelle race de généralistes qui articule les problématiques économiques, culturelles et environnementales. Pour l’instant l’expertise est comme le saucisson, coupée en rondelle !

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme?

La canicule : fin du monde et retour du déclinisme?
Certains imaginent un déclinisme global en forme de fin du monde. Un déclinisme à plusieurs dimensions politiques, culturelles et environnementales ; la perspective du réchauffement de la planète donne l’occasion de réchauffer aussi ces théories. Les météorologistes prévoient en effet un climat à Paris comme à Alger d’ici 2100 et des étés de 50 degrés partout en France d’ici 2050. Comme il y a le déclinisme culturel, il y a le déclinisme politique, et maintenant le déclinisme climatique. Le déclinisme culturel acte le recul de la civilisation occidentale notamment française et prône en quelque sorte le retour en arrière. Le déclinisme politique s’oppose à la réforme et face aux changements trop anxiogènes milite pour le recul et le repli en guise de réassurance identitaire et sociale. Le déclinisme politique est représenté bien sûr par le Front national mais aussi Mélenchon qui refuse l’évidence des mutations mondiales et européennes. La mouvance déclinisme se caractérise par des positions le plus souvent réactionnaires et propose notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou l’indifférence à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement déclinisme traverse à peu près toutes les formations politiques ; le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ». Une sorte de futur orienté vers le passé, sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques intellos douteux à droite comme Zemmour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche, c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès qui justifient surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. le mouvement progressiste a des difficultés pour faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il ne connaît rien à l’économie, ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours pertinent pour répondre au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste capable d’appréhender la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où les valeurs de cette civilisation s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise; mais une crise qu’on ne résoudra pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent qu’à une vision ratatinée du monde. Reste que la question environnementale est sans doute le plus grand danger du monde moderne et qu’il serait enfantin d’imaginer ici encore plus qu’ailleurs des solutions nationalistes. Là, il faut s’interroger sur nos modes de production et de consommation, sur la mobilité des biens et des personnes, sur la consommation d’espace et sur la politique urbanistique. Pas le retour au temps où chacun fabriquait son pain mais une révision radicale pour supprimer gadgets et gaspillages qui empoisonnent l’atmosphère et la santé. On attend cette nouvelle race de généralistes qui articule les problématiques économiques, culturelles et environnementales. Pour l’instant l’expertise est comme le saucisson, coupée en rondelle !

Européennes : un Belge tête de liste au PS … et un Russe au Front National ?

Européennes : un Belge tête de liste au PS … et un Russe au Front National ?

Une bien curieuse cuisine se prépare pour les européennes car cette élection constitue un piège pour la plupart des formations politiques. Premier élément, on s’attend comme d’habitude à une abstention record, du coup les résultats dépendent en partie de la participation. Second élément, ces élections ne semblent pas constituer un enjeu majeur pour les électeurs, du coup ils en profitent assez souvent pour exprimer des mécontentements qui n’ont pas toujours à voir avec les européennes. Même le parti majoritaire en marche pourrait être sanctionné. Mais ce pourrait aussi être le cas pour des parties fragilisés comme le parti socialiste, les Républicains ou le Front National. Dans ces trois derniers partis, aucun grand leader ne veut d’ailleurs prendre le risque d’être en tête de liste. Mais le parti socialiste a trouvé la combine, un belge pourrait être liste du Parti socialiste aux prochaines élections européennes de mai 2019. Cette piste étudiée par Olivier Faure, et révélée mardi par Le Figaro, a été confirmée mercredi par Paul Magnette, le bourgmestre de Charleroi. «Oui, j’ai bien reçu une proposition du PS français, avec un certain étonnement je l’avoue, car ils me proposent la première place sur leur liste européenne, pas moins», a-t-il déclaré à nos confrères du journal Le Soir. Les citoyens européens peuvent candidater à ce scrutin dans un autre pays que le leur. Comme Marine Le Pen ne souhaite pas essuyer une nouvelle défaite politique, elle aussi refuse pour l’instant d’être en tête de liste du Front National. Pourquoi dès lors ne pas envisager un candidat russe, à défaut un candidat hongrois ou polonais puisque la Russie ne fait pas parti de l’union européenne. Pour les républicains on pourrait suggérer la candidature d’un proche de Trump ayant la double nationalité américaine et française, ce qui serait cohérent avec les positions antieuropéennes de Laurent Vauquiez ! !

Record d’abandons de chiens et chats

Record d’abandons de chiens et chats

 

La France détient le record de chiens et chats par habitant sauf en été où 100 000 personnes se délestent de leurs animaux dans la nature pour cause de vacances. Par exemple, depuis le début du mois de juillet, les quatre lieux d’accueil de la Société protectrice des animaux (SPA) d’Ile-de-France, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Orgeval (Yvelines), Vaux-le-Pénil (Seine-et-Marne), et Chamarande (Essonne) croulent sous les nouveaux arrivants, rapporte Le Parisien

« Notre capacité d’accueil tourne normalement autour des 1 300 animaux sur l’ensemble de ces quatre refuges (…) Nous hébergeons actuellement 650 chiens et 900 chats, soit 1 550 animaux en tout », indique ainsi au quotidien Nicolas Dumas, directeur général adjoint protection animale de la SPA.

Chaque été, nous avons le même problème, mais cette année c’est encore pire. Nicolas Dumas, directeur général adjoint protection animale de la SPA au « Parisien »

La période estivale est en effet propice à l’abandon des animaux de compagnie. C’est durant cette période que se produisent 40% des 100 000 abandons annuels, selon la SPA. Début juin, la fondation 30 millions d’amis a lancé une campagne émouvante contre ce phénomène.

 

Et si Air France-KLM choisissait un patron chinois ?

Et si Air France-KLM choisissait un patron chinois ?

Dans un journal économique, on évoque la possibilité du choix d’un futur président qui serait américain. Cette affaire de choix de la gouvernance tourne un peu au ridicule. Faute de pouvoir choisir un candidat français on a mis en place à Air France une gouvernance provisoire. Sans doute le meilleur moyen de prolonger pour un temps l’instabilité déjà dangereuse de la compagnie. Maintenant on parle d’un candidat des États-Unis ou du Canada comme s’il n’existait pas en France des centaines et des centaines de managers capables de gérer une entreprise certes un peu spécifique compte tenu de sa culture mais finalement une entreprise comme une autre qui a d’abord besoin de remettre à plat certaines féodalités internes, d’alléger les structures, d’augmenter la compétitivité et de convertir certaines catégories de personnel notamment les pilotes qu’ils ne sont pas des fonctionnaires mais des salariés opérant dans une entreprise dont l’activité se situe dans un marché hyper concurrentiel bref les convaincre que les voyageurs d’Air France ne sont pas des usagers mais des clients. Le problème du choix d’un étranger comme patron d’Air France est aussi alimenté par la guerre des castes. Pour y échapper certains au gouvernement pensent donc choisir un patron étranger pourquoi pas alors un chinois ou mieux un représentant des émirats qui aurait  l’avantage de savoir comment on développe une entreprise rentable  et avec une grande qualité de service. Pour corser la difficulté,  le gouvernement semble vouloir aussi séparer les fonctions de président de groupe de général. Bref l’inverse ceux qui se pratique dans la plupart des gens entreprises pour des soucis de cohérence et d’efficacité. Ni ce président, ni ce directeur-général n’aurait de fonctions exécutives à Air France comme chez KLM. Bref des dirigeants un peu hors-sol

 

Sondage Macron : contradictoires et douteux

Sondage Macron : contradictoires et douteux

De nombreux sondages ont enregistré une nette baisse de la popularité de Macron depuis l’affaire Benalla. Le chef de l’État atteint même son plus bas niveau depuis l’élection. En moyenne, il a perdu de l’ordre de cinq points de popularité descendant ainsi en dessous des 40 % de partisans. Curieusement des sondages Harris et Elabe  lui attribuent  une hausse de 2 points. Il est à noter que ces sondages favorables au président de la république sont surtout publiés par des journaux soutenus par des financiers. Ceux-là mêmes qui ont aidé Macron dans sa campagne et qui commence à s’inquiéter de la baisse dans les sondages. Une baisse conjoncturelle liée à l’affaire Benalla  mais aussi structurelle qui vient de la dégradation très nette de l’image du président ; enfin et peut-être surtout nombre de Français perçoive Macron comme un président comme les autres avec ses qualités et ses défauts ; ils observent surtout que les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances dans deux domaines fondamentaux à savoir le chômage et la croissance. Il y a même une dégradation nette dans ces deux domaines au cours du second semestre. Non seulement Macron ne peut pas se débarrasser de son étiquette de président des riches mais avec l’affaire Benalla,  son honnêteté paraît en cause. La question des résultats économiques est encore plus fondamentale, or ces résultats sont décevants pour l’année en cours. Une situation qui va grandement affecter la crédibilité du chef de l’État. Du coup certains milieux financiers s’inquiètent de la perte de crédibilité de Macron et sollicitent d’une certaine manière des sondages plus favorables mais douteux. De nombreuses enquêtes publiées depuis le début de l’affaire Benalla ont donné le chef de l’État à la baisse notamment YouGov, Ifop, Ipsos), par contre  Harris Interactive et Elabe le créditent t en revanche d’une hausse de deux points.

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