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Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle !

Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile. 54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %. Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine

Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine

Il est clair que l’opinion publique appréhende assez mal les enjeux géopolitiques et encore moins les risques de conflits larvés et même de guerre. En cause, le fait que les esprits sont surtout mobilisés par des questions sociales, démocratiques ou sociétales internes. Pourtant ces aspects sont parfois liés.

Ce n’est pas par hasard si l’union économique peine actuellement à faire entendre sa voix car plusieurs puissances dominantes, la Russie bien sûr mais aussi les États-Unis, la Chine souhaitent son démantèlement. Il y a des aspects économiques évidents imputables au États-Unis qui refusent de s’engager de manière plus délibérée dans la défense de l’Ukraine voire de l’Europe tout entière. C’est précisément compte tenu du relatif immobilisme des États-Unis dans le conflit ukrainien que Poutine poursuit sa politique de conquête dans l’est de l’Europe. L’ambition de Poutine est de reconstituer le vaste empire soviétique mais dans son seul intérêt et celui de l’oligarchie qui l’entoure.
La guerre est en effet en Russie désormais le seul moteur politique et économique. Poutine et sa mafia en profitent pour piller un peu plus un pays dont les conditions de développement sont particulièrement inégalitaires avec d’un côté des milliardaires et de l’autre une majorité de la population en situation de pauvreté scandaleuse. Poutine veut empêcher l’illusion d’une société démocratique de progrès qui empêcherait de mettre fin au pillage du pays.
Malheureusement Poutine a aussi des alliés objectifs en Occident, aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe. Des idiots utiles et des complices ( à gauche bien sûr mais aussi à droite) qui au prétexte de la paix manifestent une tolérance condamnable vis-à-vis des crimes de Poutine tant à l’intérieur de la Russie qu’à l’extérieur.
Certes l’Europe n’est pas complètement paralysée pour affronter les velléités guerrières de Poutine mais elle reste cependant encore trop divisée et surtout les moyens qui seraient nécessaires pour assurer sa défense et son indépendance sont encore très loin d’être à la hauteur des enjeux.
Pourtant il faut répondre à Poutine qui ne connaît que la stratégie du KGB avec les crimes et les guerres comme moyens d’action. En outre de plus en plus, la Russie ( mais les Chinois aussi) s’aventure sur le terrain de l’opinion publique occidentale heureusement avec des actions suffisamment grossières (intoxications notamment) pour leur enlever toute crédibilité. Les messages de la Russie sont en général assez facile à décrypter. La Russie dit en principe le contraire de ce qu’elle pense ou fait.
Poutine et sa clique constituent une mafia criminelle qui suce le sang de son propre pays et veut étendre son influence à un monde qu’il estime trop démocratique, trop libre et trop développé. L’Occident- et l’Europe- en particulier – doit donc se montrer plus ferme plus déterminée vis-à-vis du dictateur mafieux et de ses affidés. Il ne s’agit surtout pas de provoquer car les risques sont considérables mais de répondre économiquement, politiquement à toute nouvelle dérive des Russes vis-à-vis des pays démocratiques notamment de l’Europe. Dans le même temps on doit dénoncer avec force le quasi esclavage social et démocratique qui règne en Russie. Se taire ou rester neutre équivaut à une complicité.

Trump-Poutine: échec total pour Trump et la paix

Trump-Poutine: échec total pour Trump et la paix

En dépit de l’habillage médiatique, la rencontre Trump Poutine n’a débouché sur strictement rien. Pas de paix, pas de cessez-le-feu en Ukraine et à peu près rien dans les autres domaines sinon de vagues intentions fondées surtout sur les positions russes. À tel point que lors de la conférence de presse commune aucune question n’a été autorisée aux journalistes.

Pour résumer, officiellement « la rencontre aurait progressé sur la plupart des points importants et il ne resterait que quelques aspects à approfondir ». Exactement la rhétorique habituelle car c’est exactement le contraire qui résulte de cette rencontre entre les deux chefs de l’État. Rien, strictement rien justifiant cette confrontation n’a pu être résolu tant sur l’Ukraine que d’une façon générale sur la paix dans le monde menacée par l’impérialisme russe. C’est évidemment un échec cuisant pour Trump qui en réalité s’est déplacé pour redonner du crédit international au plan politique à Poutine.

Inversement, c’est un succès pour Poutine qui peut ainsi continuer sa guerre en Ukraine- et ailleurs- en promettant des évolutions hypothétiques et floues pour un horizon non défini. À tel point qu’on voit mal comment pourrait se tenir dans des délais raisonnables une deuxième rencontre sans que Trump ne subisse une seconde humiliation encore plus cinglante, surtout si il répond favorablement à une réunion qui se tiendrait à Moscou !

Sitôt terminée, la rencontre a déjà fait immédiatement l’objet de critiques de la plupart des médias internationaux libres mais compte tenu de l’absence totale de résultat notamment concernant le cessez-le-feu en Ukraine, les critiques vont s’amplifier encore et confirmer que Trump s’est déculotté face à Poutine. Même aux États-Unis, la critique devrait monter progressivement comme ailleurs au point que le président américain pourrait désormais avoir à affronter ( y compris chez les Républicains) une situation politique se fragilisant dangereusement pour lui. La vérité c’est que Trump en dépit de ses déclarations fantaisistes et contradictoires se couche devant Poutine , le réhabilite au plan international voire donne une légitimité à la politique impérialiste de Poutine.

L’Ukraine est aussi prise au piège de la trahison de Trump comme l’Europe. Et cette rencontre au sommet a surtout permis de transformer le criminel Poutine en faiseur de paix ! Alors que les massacres vont continuer en Ukraine et que la paix en Europe va se trouver encore davantage menacée.

Société-Drogues et violences : enjeu sociétal et…. financier

Société-Drogues et violences : enjeu sociétal et…. financier


Progressivement la France découvre que le pays entier est contaminé par le développement exponentiel de la drogue et la violence qui l’accompagne. En face pour lutter contre ce phénomène, c’est plutôt l’inefficacité qui domine. Ainsi récemment à Nîmes les forces de l’ordre renforcées ont eu toutes les peines du monde à affronter une bande de 50 gamins de 13 à 14 ans environ.

A Nimes , force est restée à la loi mais pour combien de temps car les points de deal vont se reconstituer sitôt le départ des renforts de CRS. De toute évidence, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Un enjeu de sécurité, un enjeu sanitaire et un enjeu financier. En gros chaque année environ 250 homicides et tentatives sont imputables à la lutte des réseaux de drogue soit la moitié des homicides. Il y aurait en France environ 5 millions d’usagers pour le cannabis et 1 million pour la cocaïne. Environ 250 000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants dont plus de 25 000 à temps plein. Des gamins de 10 à 15 environ servent de chair à canon pour assurer le développement du marché des stupéfiants et effectuer les basses besognes de la violence. Tout en haut de la pyramide on trouve des responsables qui dirigent les réseaux surtout du Maroc, de l’Algérie ou encore de Dubaï. Sans parler de l’influence aussi de l’Amérique du Sud.

Jusqu’alors tant au plan national qu’on plan local on s’est bien satisfait de l’hypocrisie générale qui consistait à obtenir une certaine tranquillité des quartiers sensibles contre le développement des stupéfiants.

Il s’agit pourtant aussi d’une question sociétale avec le développement d’une sous-culture moyenâgeuse de population incultes, sauvages et violentes qui contamine une partie du reste de la population. Un problème qui n’est pas sans lien avec l’écroulement du niveau scolaire en général et des quartiers difficiles en particulier. La violence est même sacralisée dans bon nombre de productions musicales au contenu d’une idiotie sans nom. Le paradoxe apparent, c’est que ce sont les habitants sains , c’est-à-dire l’immense majorité, qui sont les premières victimes du climat délétère dans ces quartiers abandonnés à la drogue.

Et pendant ce temps là politiques et institutions font des moulinets avec leurs bras et la justice continue de s’encombrer elle-même et de distribuer massivement des peines d’intérêt général qui n’ont jamais existé !

Drogues et violences : enjeu sociétal et financier

Drogues et violences : enjeu sociétal et financier


Progressivement la France découvre que le pays entier est contaminé par le développement exponentiel de la drogue et la violence qui l’accompagne. En face pour lutter contre ce phénomène, c’est plutôt l’inefficacité qui domine. Ainsi récemment à Nîmes les forces de l’ordre renforcées ont eu toutes les peines du monde à affronter une bande de 50 gamins de 13 à 14 ans environ.

A Nimes , force est restée à la loi mais pour combien de temps car les points de deal vont se reconstituer sitôt le départ des renforts de CRS. De toute évidence, les moyens ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Un enjeu de sécurité, un enjeu sanitaire et un enjeu financier. En gros chaque année environ 250 homicides et tentatives sont imputables à la lutte des réseaux de drogue soit la moitié des homicides. Il y aurait en France environ 5 millions d’usagers pour le cannabis et 1 million pour la cocaïne. Environ 250 000 personnes vivent directement ou indirectement du trafic de stupéfiants dont plus de 25 000 à temps plein. Des gamins de 10 à 15 environ servent de chair à canon pour assurer le développement du marché des stupéfiants et effectuer les basses besognes de la violence. Tout en haut de la pyramide on trouve des responsables qui dirigent les réseaux surtout du Maroc, de l’Algérie ou encore de Dubaï. Sans parler de l’influence aussi de l’Amérique du Sud.

Jusqu’alors tant au plan national qu’on plan local on s’est bien satisfait de l’hypocrisie générale qui consistait à obtenir une certaine tranquillité des quartiers sensibles contre le développement des stupéfiants.

Il s’agit pourtant aussi d’une question sociétale avec le développement d’une sous-culture moyenâgeuse de population incultes, sauvages et violentes qui contamine une partie du reste de la population. Un problème qui n’est pas sans lien avec l’écroulement du niveau scolaire en général et des quartiers difficiles en particulier. La violence est même sacralisée dans bon nombre de productions musicales au contenu d’une idiotie sans nom. Le paradoxe apparent, c’est que ce sont les habitants sains , c’est-à-dire l’immense majorité, qui sont les premières victimes du climat délétère dans ces quartiers abandonnés à la drogue.

Et pendant ce temps là politiques et institutions font des moulinets avec leurs bras et la justice continue de s’encombrer elle-même et de distribuer massivement des peines d’intérêt général qui n’ont jamais existé !

Budget : 50 ans de dérive financière et maintenant la facture !

Budget : 50 ans de dérive financière et maintenant la facture !

Fin mars 2025, la dette publique française atteint 3,345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB. Avec un déficit de 168 milliards d’euros et une hausse des taux d’intérêt, le pays se retrouve dans une situation périlleuse. Comment réagir face à cette crise imminente ? Par Marc Guyot et Radu Vranceanu, professeurs à l’Essec
Marc Guyot et Radu Vranceanu dans La Tribune

Fin mars, la dette publique française a atteint les 3,345 milliards d’euros, soit 114 % du PIB. L’année dernière l’État a dépensé 1,670 milliard d’euros (57,2 % du PIB), tout en collectant moins, pour un déficit de 168 milliards d’euros. Les années Macron n’ont constitué qu’une accélération, certes majeure, dans le trio Dépenses publiques — Déficit budgétaire — Dette publique, qui a été pratiqué par tous les gouvernements précédents. Tant que le taux d’intérêt à long terme demeurait inférieur au taux de croissance, il n’y avait pas trop de souci à se faire à part le transfert de dettes aux générations futures. Après le Covid19, l’économie française a basculé dans une situation nouvelle et périlleuse avec des taux d’intérêt supérieurs à la croissance nominale, rendant la glissade de la dette publique extrêmement inquiétante, y compris à court terme. En effet, la glissade continue de la dette en proportion du PIB, va finir par alarmer les investisseurs générant potentiellement une crise financière de grande ampleur.

Les taux d’intérêt augmentent pour différentes raisons, structurelles et conjoncturelles. Cependant, le différentiel de taux en faveur de l’Italie ou de la Grèce, signifie clairement que le facteur « risque de soutenabilité » joue de manière significative sur les taux français. En conséquence, il n’y a pas d’alternative au rééquilibrage des finances publiques par la réduction du déficit public, voire retrouver un surplus primaire (hors charge de la dette), pour faire diminuer cette prime.

Siffler la fin de cette fête de 50 ans et le début de l’austérité est tombé sur François Bayrou puisque c’est lui qui est Premier ministre. Il aurait certes préféré ne pas boire de ce calice, mais en réalité il n’a pas le choix. Pour ramener le déficit public à 4,6 % du PIB en 2026, le gouvernent a chiffré le rééquilibrage budgétaire à 43,8 milliards d’euros. Il a tenté de répartir au mieux l’ajustement, dans le cadre des contraintes imposées par les différentes forces politiques. Le gros des économies, 30 milliards d’euros, concernera la dépense publique qui n’augmentera pas autant que prévu (1,722 milliard d’euros au lieu de 1,752 milliard d’euros). Certaines missions de l’État verront leur budget diminuer, d’autres comme les Armées, la Justice et l’Intérieur vont augmenter. La charge de la dette devra également augmenter. La différence proviendra d’impôts qui devraient augmenter avec la non-indexation des tranches d’imposition ou la suppression de l’abattement de 10 % pour frais professionnels pour les retraités, et autres niches fiscales.

François Bayrou mise sur le fait qu’un programme d’économie minimale et touchant un peu tout le monde est plus facilement acceptable qu’un programme qui pèserait uniquement sur des catégories bien identifiables et comportant des mesures choc comme une hausse significative de la TVA ou la suppression des aides massives aux associations censées s’autofinancer.

Dans un monde où le bon sens prévaudrait, ce programme minimaliste d’une extrême prudence politique devrait être accepté. Dans notre monde politique de court terme où les partis rivalisent de populisme pour arracher le succès aux prochaines élections, notamment les législatives à venir ainsi que les élections municipales, régionales, nationales ou européennes. Pour un parti d’opposition, valider le projet de François Bayrou reviendrait à confirmer les bons choix du Premier ministre et donc de diminuer ses propres chances de succès. LFI, le PS et les Verts sur sa gauche, le RN sur sa droite sont vent debout sans que Bayrou ne sente de soutien fort sur sa base Renaissance et LR. Abandonner des jours fériés serait une atteinte à l’identité nationale ; supprimer telle niche fiscale détruirait le tissu social, l’injustice serait partout.

Les représentants des différentes catégories de Français eux-mêmes s’engouffrent dans cette cacophonie politique, chacun cherchant à préserver ses acquis. Chacune est prête à accepter des sacrifices venant des autres, comme le montre les nombreux sondages. Ceux qui ne prennent pas l’avion souhaitent des taxes sur le transport aérien, mais s’opposent aux taxes sur le carburant. Ceux dont le patrimoine les situe dans les 90 % des moins riches souhaitent une taxe sur les 10 %. L’argument de justice sociale s’étale sur tous les refus et toutes les exigences sur autrui. À l’extrême gauche on demande plus de subventions pour tout, à l’extrême droite, moins d’aides à l’insertion des immigrés et moins de contribution européenne.

Tout cela découle d’une structure politique qui laisse peu de place à la coopération et du fait qu’en sept ans, les gouvernements d’Emmanuel Macron ont fait régulièrement des cadeaux à toutes les parties prenantes sans jamais se préoccuper du financement, miracle rendu possible par l’endettement à taux bas. Ce manque de prévoyance, typique de ceux qui dépensent l’argent des autres, n’a eu d’équivalent politique que dans la dissolution désastreuse de l’Assemblée, qui a conduit à la configuration politique ingouvernable que nous connaissons.

À l’automne, il est fort probable que les partis politiques poussent François Bayrou vers la sortie. Emmanuel Macron choisira-t-il de dissoudre à nouveau l’Assemblée nationale ; nul ne peut dire ce qu’il adviendra. Mais on peut anticiper sans peine que le cynisme, l’égoïsme et la non-coopération vont s’accentuer, poussant un peu plus les finances publiques françaises vers le point de non-retour. Face à cet état de confusion permanent, une crise de grande ampleur devient presque un espoir. En effet, elle permettrait de purger un système devenu irrécupérable. Des pays comme la Grèce ou le Portugal, ayant traversé des crises sévères, sont repartis sur de bonnes bases après avoir mis en œuvre les réformes structurelles nécessaires et coupé le robinet de dépenses.

Le programme de Javier Milei en Argentine est une version maximaliste d’un programme de réforme structurel : transferts vers le privé de nombreux services publics, coupes drastiques dans les salaires et les effectifs de la fonction publique, réaffectation de la main-d’œuvre vers le secteur privé, libéralisation du marché du travail et des nombreux prix administrés. Cela peut paraître brutal pour la France, car nous ne sommes pas en situation d’hyper-inflation. En revanche, la productivité stagne, la croissance est atone, l’innovation est à la traine, la désindustrialisation est manifeste. Libéraliser l’économie pourrait produire plus de richesses, plus d’emplois, et plus de perspectives pour les entrepreneurs. La France a de nombreux atouts, mais pour les mettre en valeur, il faut rompre avec 50 ans de pratiques populistes et enfin réformer comme tant d’autres pays ont fini par le faire.

Budget et croissance : la France vers la stagnation

Budget et croissance : la France vers la stagnation

Allianz Trade prévoit que le projets de budget de Bayrou pourrait avoir un impact négatif de 0,6 % sur le PIB autant dirent une croissance presque zéro puisque dans le même temps on prévoit pour 2025 un PIB dont l’augmentation est réduite à 0,6 % contre 1,1 % en 2024. De ce fait, les prévisions de recettes fiscales sont d’ores et déjà obsolètes car mécaniquement moins d’activité réduit les ressources pour le budget de l’État. Sans parler de l’effet des incertitudes économiques et politiques sur l’attitude des investisseurs comme des consommateurs. Par ailleurs, la croissance mondiale restera atone à +2,5 % en 2025, son plus faible niveau depuis 2008 en dehors des périodes de récession.

Les prévisions pour les États-Unis ont été revues à la hausse de +0,8 point de pourcentage à +1,6 % pour 2025-2026 en raison de la baisse des droits de douane effectifs.

La zone euro devrait enregistrer une croissance de +1,2 % en 2025, largement tirée par les petites économies.
En France, un ralentissement de la croissance économique est attendu en 2025 (+0,6% vs +1,1% en 2024), avant un léger rebond en 2026 à +1,1%.

Bayrou : un projet de budget déjà techniquement et politiquement obsolète

Bayrou : un projet de budget déjà techniquement et politiquement obsolète

Le seul intérêt du débat autour du projet de budget deux Bayrou aura sans doute été de favoriser une plus grande sensibilisation sur la situation assez dramatique des finances de la France. Pour le reste, on peut légitimement considérer que ce projet du Premier ministre est à la fois obsolète du point de vue technique et politique.

Sur le plan technique , les prévisions de recettes vont se révéler assez rapidement obsolètes. En effet les rentrées fiscales en dépit de la non révision des barèmes vont se montrer assez inférieures aux prévisions. En cause une croissance qui ne sera pas au rendez-vous. Au mieux il faut s’attendre à une stagnation de l’économie. On sait en effet que la consommation alimente surtout la croissance en France. Les salaires et les prestations sociales désindexées donc vont diminuer et affecter négativement la dynamique de l’activité économique donc aussi les ressources fiscales.

L’environnement international et les mesures douanières de Trump vont aussi constituer un environnement défavorable aux échanges et aux croissances internes. Le pouvoir d’achat des particuliers mais aussi des entreprises sera affecté par la hausse des droits de douane. Le problème des finances publiques de la France est double il s’agit de réduire des dépenses qui actuellement produisent un déficit annuel de leurs 150 milliards par an . D’où la nécessité d’emprunter pour boucher les trous avec une perspective de charge financière de 100 milliards d’ici 2030, soit le premier budget du pays. Les mesures Bayrou ( 43 milliards d’économies théoriques) sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

Pour résumer il propose le blocage des salaires et des prestations sociales, la hausse des impôts sur le revenu provoqué par le figeage du barème et la suppression de deux jours fériés. Le très net tassement de la croissance voire sa régression vont venir peser négativement sur les dépenses sociales. Les incertitudes politiques par ailleurs vont encourager l’attentisme aussi bien dans le domaine des investissements que dans celui de la consommation.

Mais ce budget va surtout souffrir du climat politique délétère et n’a aucune chance d’être soutenu par une majorité dans une l’assemblée nationale complètement irresponsable. Pire une motion de censure paraît incontournable pour des motifs d’orientations tout autant que par vraie démagogie en perspective des prochaines élections municipales. Au final après plusieurs semaines de discussions assez inutiles, la France risque d’être condamnée à se passer de budget voté par l’Assemblée nationale. On devra alors se soumettre encore à une loi spéciale, vraie année blanche celle-là, qui ne va pas rassurer à l’intérieur du pays mais aussi qui ne va pas satisfaire les investisseurs extérieurs et notamment les prêteurs quant à la vraie volonté de réformer en profondeur et de manière durable la gestion financière du pays.

La France vit au-dessus de ses moyens depuis 30 à 50 ans, du fait d’une dépense incontrôlée; tout autant que par son insuffisance de production de richesses : de l’ordre de 15 % en moins par rapport aux voisins européens. Il faudrait aussi faire le lien avec les autres facteurs explicatifs du déclassement de la France comme par exemple l’écroulement du niveau scolaire et la dépréciation de la valeur travail.

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Droits de douane américain l’Europe : entre 10 et 20 % ?

Trump a déclaré jeudi qu’il envisageait d’imposer à partir du 1er août une surtaxe plancher de 15 à 20% sur les produits des pays qui n’ont pas été notifiés de droits de douane spécifiques.

Depuis lundi, une vingtaine de pays ont reçu un courrier de Washington annonçant les droits de douane de 20 à 50% qui leur seront appliqués au 1er août. Dans ses lettres, Donald Trump assure aussi que toute riposte sera sanctionnée par une surtaxe additionnelle. L’union européenne sera bientôt concernée et s’attend a une surtaxe entre 10 et 20 %; des chiffres qui pourraient évoluer en fonction des réactions des pays exportateurs sur les importations américaines.

Déficits et budget: Bayrou veut des efforts de tous

Sur LCI, le Premier ministre a dressé les vagues contours des pistes pour réduire la dette publique, sans les dévoiler. L’objectif serait de ramener le déficit public à 4,6% du PIB d’ici 2026.

Le déficit est « à 5,8% » du produit intérieur brut, « nous allons cette année passer à 5,4% et l’année prochaine, (…) nous allons aller vers 4,6% », a-t-il affirmé, en soulignant que « le gouvernement va dire ce que sont les contraintes, les efforts nécessaires de tous mais sans dévoiler ses pistes.

Le Premier ministre a expliqué vouloir que « tout le monde participe » à l’effort d’économie d’environ 40 milliards d’euros pour le prochain budget. « Il peut y avoir ici ou là des efforts particuliers mais je ne crois pas que ce soit par l’impôt que l’on résout des problèmes de cet ordre », a-t-il ajouté, avançant la piste d’une réduction des « dépenses publiques », comme « certaines dépenses sociales », qui « devront être contrôlées ». « Si la prospérité venait des impôts, puisque nous avons les impôts les plus importants du monde, nous serions les plus riches du monde », a-t-il fini, en appelant au « bon sens ».

Diplôme:  » le bac actuel est inutile et couteux « 

Diplôme:  » le bac actuel est inutile et couteux  »

Anne Coffinier, présidente de l’association “Créer son école” et fondatrice de la Fondation Kairos pour l’innovation éducative sous l’égide de la l’Institut de France dans L’express

« Sauf à ce que l’État le réforme drastiquement, le bac actuel est inutile et couteux. Pourquoi inutile ? Car le niveau du bac est dévalorisé à tel point qu’il n’est plus sélectif. Or, à la base, il est fait pour sélectionner les jeunes qui rentreront dans l’enseignement supérieur. Cet objectif n’est aujourd’hui plus satisfait. Les établissements du supérieur ne recrutent d’ailleurs plus sur les notes et les qualités des élèves mais en fonction de la réputation et de la localisation des lycées. C’est profondément discriminant et dramatique pour les jeunes. De plus le bac Blanquer augmente les inégalités territoriales entre les élèves. Pour des raisons évidentes de coût, tous les lycées ne proposent pas toutes les options. Cela a évidemment un impact pour les inscriptions sur Parcoursup.

Pour sortir de ce système, toute une partie de l’élite passe d’ailleurs le bac international. Comme le bac ne vaut plus rien, de plus en plus de familles font d’ailleurs passer des tests, en maths par exemple, afin d’évaluer le réel niveau de leurs enfants. On m’opposera que le bac est un rituel républicain. Or selon moi, conserver le bac tel qu’il est aujourd’hui est pire que tout. C’est même consacrer le mensonge. On le sait, les notes des épreuves du bac sont harmonisées et tirées vers le haut. Les lycées augmentent également les notes du contrôle continu. Tout ceci rend le système de notations totalement inutile.

L’idée même d’apprendre est complètement dévalorisée. Ce qui compte c’est uniquement d’avoir de bonnes notes. De plus, il y a de la triche lors des examens. Les lycéens obtiennent leur bac dans des conditions moralement faussées. Démocratiquement, c’est grave. Et puis, l’organisation des épreuves du bac coûte très cher. Sans oublier, l’impact sur la scolarité des élèves de seconde et de première. Entre mai et juillet, ils perdent a minima un mois et demi de travail. En résumé, le bac est aujourd’hui un joli nœud sur une boite pour couronner des études dans le secondaire mais il ne vaut plus rien ».

LFI et islamisme : Une commission d’enquête décidée par l’Assemblée nationale

LFI et islamisme : Une commission d’enquête décidée par l’Assemblée nationale

À l’assemblée nationale la commission d’enquête sur les liens entre La France insoumise et l’islamisme a finalement été validée de justesse par la Commission des lois de l’Assemblée nationale, par 29 voix contre 27.

Bombe nucléaire et uranium

Bombe nucléaire et uranium

L’enrichissement de l’uranium est au cœur des tensions autour du programme nucléaire iranien. Cette technologie, indispensable pour produire de l’électricité, peut aussi permettre de fabriquer des armes atomiques si elle atteint des niveaux de concentration élevés. En fin de semaine dernière, Israël a ciblé trois des principales installations nucléaires de l’Iran – Natanz, Ispahan et Fordo – tuant plusieurs scientifiques nucléaires iraniens. Ces sites sont fortement fortifiés et en grande partie souterrains, et les rapports divergent quant aux dégâts réellement causés. Natanz et Fordo sont les centres d’enrichissement de l’uranium en Iran, tandis qu’Ispahan fournit les matières premières. Toute détérioration de ces installations pourrait donc limiter la capacité de l’Iran à produire des armes nucléaires. Mais qu’est-ce que l’enrichissement de l’uranium, et pourquoi cela suscite-t-il des inquiétudes ?
Pour comprendre ce que signifie « enrichir » de l’uranium, il faut d’abord connaître un peu les isotopes de l’uranium et le principe de la fission nucléaire.

par Kaitlin Cook
DECRA Fellow, Department of Nuclear Physics and Accelerator Applications, Australian National University dabs The Conversation

Qu’est-ce qu’un isotope ?
Toute matière est composée d’atomes, eux-mêmes constitués de protons, de neutrons et d’électrons. Le nombre de protons détermine les propriétés chimiques d’un atome et définit ainsi les différents éléments chimiques.

Les atomes comportent autant de protons que d’électrons. L’uranium, par exemple, possède 92 protons, tandis que le carbone en a six. Toutefois, un même élément peut présenter un nombre variable de neutrons, formant ainsi ce qu’on appelle des isotopes.

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Cette différence importe peu dans les réactions chimiques, mais elle a un impact majeur dans les réactions nucléaires.

La différence entre l’uranium-238 et l’uranium-235
Quand on extrait de l’uranium du sol, il est constitué à 99,27 % d’uranium-238 (92 protons et 146 neutrons). Seul 0,72 % correspond à l’uranium-235, avec 92 protons et 143 neutrons (le

0,01 % restant correspond à un autre isotope, qui ne nous intéresse pas ici).

Pour les réacteurs nucléaires ou les armes, il faut modifier ces proportions isotopiques. Car parmi les deux principaux isotopes, seul l’uranium-235 peut soutenir une réaction en chaîne de fission nucléaire : un neutron provoque la fission d’un atome, libérant de l’énergie et d’autres neutrons, qui provoquent à leur tour d’autres fissions, et ainsi de suite.

Cette réaction en chaîne libère une quantité d’énergie énorme. Dans une arme nucléaire, cette réaction doit avoir lieu en une fraction de seconde pour provoquer une explosion. Tandis que dans une centrale nucléaire civile, cette réaction est contrôlée.

Aujourd’hui, les centrales produisent environ 9 % de l’électricité mondiale. Les réactions nucléaires ont aussi une importance vitale dans le domaine médical, via la production d’isotopes utilisés pour le diagnostic et le traitement de diverses maladies.

Qu’est-ce que l’enrichissement de l’uranium ?
« Enrichir » de l’uranium consiste à augmenter la proportion d’uranium-235 dans l’élément naturel, en le séparant progressivement de l’uranium-238.

Il existe plusieurs techniques pour cela (certaines récemment développées en Australie), mais l’enrichissement commercial est actuellement réalisé via centrifugation, notamment dans les installations iraniennes.

Les centrifugeuses exploitent le fait que l’uranium-238 est environ 1 % plus lourd que l’uranium-235. Elles prennent l’uranium sous forme gazeuse et le font tourner à des vitesses vertigineuses, entre 50 000 et 70 000 tours par minute, les parois extérieures atteignant une vitesse de 400 à 500 mètres par seconde. C’est un peu comme une essoreuse à salade : l’eau (ici, l’uranium-238 plus lourd) est projetée vers l’extérieur, tandis que les feuilles (l’uranium-235 plus léger) restent plus au centre. Ce procédé n’est que partiellement efficace, donc il faut répéter l’opération des centaines de fois pour augmenter progressivement la concentration d’uranium-235.

La plupart des réacteurs civils fonctionnent avec de l’uranium faiblement enrichi, entre 3 % et 5 % d’uranium-235, ce qui suffit à entretenir une réaction en chaîne et produire de l’électricité.

Quel niveau d’enrichissement est nécessaire pour une arme nucléaire ?
Pour obtenir une réaction explosive, il faut une concentration bien plus élevée d’uranium-235 que dans les réacteurs civils. Techniquement, il est possible de fabriquer une arme avec de l’uranium enrichi à 20 % (on parle alors d’uranium hautement enrichi), mais plus le taux est élevé, plus l’arme peut être compacte et légère. Les États disposant de l’arme nucléaire utilisent généralement de l’uranium enrichi à environ 90 %, dit « de qualité militaire ».

Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran a enrichi d’importantes quantités d’uranium à 60 %. Or, il est plus facile de passer de 60 % à 90 % que de passer de 0,7 % à 60 %, car il reste alors moins d’uranium-238 à éliminer.

C’est ce qui rend la situation iranienne particulièrement préoccupante pour ceux qui redoutent que le pays produise des armes nucléaires. Et c’est pour cela que la technologie des centrifugeuses utilisée pour l’enrichissement est gardée secrète. D’autant que les mêmes centrifugeuses peuvent servir à la fois à fabriquer du combustible civil et à produire de l’uranium de qualité militaire.

Des inspecteurs de l’AIEA surveillent les installations nucléaires dans le monde entier pour vérifier le respect du traité mondial de non-prolifération nucléaire. Bien que l’Iran affirme n’enrichir l’uranium que pour des fins pacifiques, l’AIEA a estimé la semaine dernière que l’Iran avait violé ses engagements au titre de ce traité.

Macron et l’Iran : Macron contre le changement de régime iranien de l’extérieur

Macron et l’Iran : Macron contre le changement de régime iranien de l’extérieur

Une nouvelle fois Macon marque sa différence avec Israël à propos de l’objectif d’un changement de régime en Iran par la force. Une curieuse prise de position qui heureusement ne changera pas grand-chose.

Le président français Emmanuel Macron a estimé lundi que vouloir changer le régime en Iran par la force serait une «erreur stratégique», lors d’un point presse depuis le sommet des dirigeants du G7 .

Violences en France : La conséquence aussi de la désintégration et du déclassement

Violences en France : La conséquence aussi de la désintégration et du déclassement

Les experts sont nombreux à tenter d’expliquer les raisons de la montée de la violence dans le pays en particulier chez les jeunes. Le sujet n’est pas simple car les facteurs explicatifs sont nombreux : sociétaux, sociaux, économiques, financiers, technologiques etc.

La crise est systémique et ses manifestations s’accélèrent. Bref pour parler très simplement: les sociétés ne sont plus sous contrôle dépassées par des évolutions qui progressent trop vite. Évidemment les techniques de communication constituent un excellent exemple; elles bouleversent les rapports sociaux, les rapports commerciaux ( plus largement l’économie) , l’information, la politique et plus globalement la démocratie. Dernier exemple en date les manipulations de la Russie vis-à-vis des élections en Roumanie.

Bien d’autres évolutions sont en cours comme l’intelligence artificielle dont les conséquences pourraient encore dépasser les transformations déjà opérées. La France se caractérise par un retard dans beaucoup de domaines notamment par un déclassement économique mais aussi sociétal. Le baromètre de la violence chez les jeunes par exemple coïncide avec le baromètre des connaissances. La France est dernière dans les classements internationaux de pays comparables. 30 % des élèves ne maîtrisent pas les fondamentaux à la fin du primaire. Sur le plan culturel, le déclassement est également patent. Voir à cet égard l’indigence du star-system en vogue notamment sur des réseaux sociaux. On touche parfois même la vulgarité.

Cette espèce de sous-culture gagne une grande partie de la société surtout chez les jeunes. Elle est en particulier le fruit d’un échec grave d’intégration des moins favorisés. Lesquels pour faire société se contentent d’une sous-culture (voir à cet égard les paroles de certains chanteurs de rap ! ) . Ce manque d’intégration fait prospérer des repères sociétaux étrangers à des pays évolués et démocratiques comme la France ( bien entendu les phénomènes décrits ne concernent pas seulement la seule France).

Ceux qui ont en charge l’intérêt général sont dépassés par les événements et ont perdu le pilotage de la société. Déconnectés, la plupart se contentent de communication pour masquer le vide politique. Cela d’autant plus que les évolutions structurelles exigent de s’inscrire dans le temps et sont donc incompatibles avec le calendrier politique.

L’exemple plus caricatural est sans doute celui du président de la république complètement hors sol qui en fait ne dispose plus d’aucun soutien, ni dans un parti, ni au gouvernement, ni à l’Assemblée nationale encore moins dans l’opinion. Alors, il parle, il parle. Comme les autres où la plupart d’entre eux .

Les plus pertinents les plus courageux ne sont pas les plus populaires en France ; ce serait plutôt le contraire ce qui est également cohérent avec le déclassement du pays.

Un déclassement dont la responsabilité incombe aussi aux citoyens, au délabrement de la culture sociétale. Comment éduquer les enfants dans certains milieux quand les parents eux-mêmes abandonnent des principes de base et valeurs de la société et tout simplement les usages du bien vivre ensemble. Un seul exemple combien disent encore bonjour ou merci dans des environnements qui les justifient.

On parle de la santé mentale d’une partie de la jeunesse mais il faudrait sans doute au temps s’inquiéter de la santé mentale de certains adultes qui se comportent eux-mêmes comme des enfants mal élevés.

On objectera cependant que dans plusieurs domaines notamment culturels ou techniques par exemple la France peut revendiquer un niveau d’excellence mais l’écart ne cesse de grandir entre ses champs d’élitisme qui rétrécissent et les champs d’exclusion où violence et ignorance dominent.

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