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Patrimoine des ministres : attention aux révélations du Canard !

Patrimoine des ministres :attention aux révélations du Canard !

 

Le Canard enchaîné aura sans doute de quoi nourrir largement ses prochaines éditions avec la déclaration du patrimoine des ministres du gouvernement. Un patrimoine évidemment sous-évalué pour ne pas trop s’éloigner du standard du peuple électeur. La vérité c’est que comme dans l’ancien gouvernement,  la plupart des ministres sont des millionnaires dont le patrimoine n’est pas tout à fait comparable à celui de la moyenne des Français ( environ 200 000 € mais avec de très fortes disparités).  Au moins cinq ministres d‘Emmanuel Macron, dont Nicolas Hulot, sont multimillionnaires en euros, selon les déclarations de patrimoine des membres du gouvernement publiées ce week-end par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Sans surprise, ce sont des membres du gouvernement venus de la société civile et du monde de l‘entreprise.La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ancienne DRH du groupe Danone et administratrice de plusieurs grandes sociétés, arrive ainsi en tête de ce petit groupe, avec un patrimoine brut évalué à 7,5 millions d‘euros. Elle possède notamment deux maisons individuelles de 1,3 million et 340.000 euros, des assurances vie créditées de plus de 3,8 millions d‘euros, ainsi que des comptes titres et des plans d’épargne en actions. Vient ensuite le ministre de la transition écologique et solidaire, l‘ancien animateur de télévision Nicolas Hulot, qui déclare un patrimoine brut de près de 7,3 millions d‘euros. Il déclare ainsi quatre maisons individuelles d‘une valeur oscillant entre 29.000 et 1,5 million d‘euros. Son entreprise Eole Conseil, qui encaisse ses droits d‘auteurs et les royalties des produits dérivés de son émission Ushuaïa, est valorisée à 3,1 millions d‘euros. Il déclare aussi près d‘un million d‘euros d‘assurances vie et neuf véhicules à moteur, dont une BMW évaluée à 25.000 euros et un bateau estimé à 15.000 euros. La ministre de la Culture, Françoise Nyssen, affiche un patrimoine brut de plus de 5,6 millions d‘euros, dont 43,45% de la société par actions simplifiée Le Rosier (quatre millions d‘euros), actionnaire de la maison d’édition Actes Sud. Elle est talonnée par sa collègue de la Défense, Florence Parly, qui affiche un patrimoine brut de près de 4,6 millions d‘euros, dont 41% d‘un appartement et d‘une maison détenus par une société civile immobilière (SCI). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, déclare quand à elle un patrimoine brut de près de trois millions d‘euros mais dont il faut défalquer 500.000 euros d‘emprunts à rembourser. Avec un patrimoine estimé à 48.000 euros, le ministre de l‘Action et des comptes publics, Gérald Darmanin, fait en revanche figure de Petit Poucet du gouvernement. Son voisin de Bercy, le ministre de l‘Economie Bruno Le Maire, affiche pour sa part un patrimoine brut relativement modeste : 430.000 euros dont 16% d‘une maison individuelle en SCI (150.000 euros) et un compte épargne de 120.000 euros. Quant au Premier ministre, Philippe Edouard, il se situe dans une position intermédiaire avec un patrimoine déclaré de 1,7 million d‘euros, dont deux appartements évalués à 400.000 et 1.250.000 d‘euros, mais dont il faut défalquer près de 340.000 euros de prêt immobilier à rembourser. D‘autres, parmi les 32 membres du gouvernement, ont aussi un patrimoine brut approchant le million d‘euros, tel Jean-Yves Le Drian (Affaires étrangères) ou Gérard Collomb (Intérieur).

Du bio de plus en plus importé !

Du bio de plus en plus importé !

La demande de produits bios vise  évidemment à obtenir des produits de qualité et à préserver l’environnement. Or de plus en plus de produits bios sont importés. Du coup, l’empreinte carbone de ces produits est évidemment plus importante que celle d’une production locale en raison notamment du transport mais pas seulement. L’autre interrogation concerne le véritable caractère bio de produits vendus comme tels. La consommation de produits bios relève d’une tendance heureusement structurelle mais aussi d’un effet de mode qui autorise certaines contrefaçons compte tenu du déséquilibre offre demande. Coface, le leader tricolore de l’assurance-crédit. «La consommation du bio augmente plus vite que l’offre depuis 2016 et la France a recommencé à importer», soulignent les auteurs de ce travail, Sarah N’Sondé, responsable des analyses sectorielles, et Bruno de Moura Fernandes, économiste. En 2016,  l’Hexagone a importé en effet plus de la moitié des fruits, des boissons et des produits d’épicerie bio qu’il a consommés, plus du quart des légumes et moins de 10 % des produits laitiers. La France est actuellement le troisième marché mondial du bio avec un chiffre d’affaires en croissance de près de 13 %, à 8 milliards d’euros pour l’année en cours. Elle se situe derrière les États-Unis (11 milliards) et l’Allemagne (9 milliards) mais devant la Chine et le Canada. Avec 6,5 % des surfaces agricoles dédiées au bio en France, contre 8 % en moyenne en Europe, la marge de progression est importante. Du coup compte tenu du déséquilibre offre demande, la France importe y compris des produits qui n’ont de bios que le nom. Un exemple celui des carottes qui a fait l’objet d’une enquête de France 3.  Certaines carottes non bios afficheraient des taux de pesticides inférieurs à celles des produits bio. La vérité c’est que le marché en croissance exponentielle constitue une véritable foire à l’esbroufe. Certes certaines productions bios sont assurées dans des conditions qui respectent les critères  de qualité. Mais d’autres un peu moins voire  même pas du tout notamment quand certaines productions ont transité pour partie par certains  pays étrangers. De plus le 100 % bio est à peu près impossible dans le cas de proximité géographique avec des lieux  de production industrielle, sans parler de l’eau souvent contaminée par les pesticides et autres produits chimiques. Tout doit être revu, les conditions de travail du sol, l’origine des graines (ou des animaux), l’origine de l’alimentation, les amendements, les traitements, les circuits de commercialisation, les labels et les contrôles.  Cela ne condamne pas les productions à caractère bio mais il serait temps de faire le ménage dans ce secteur boosté de façon inconsidérée par les médias et les bobos. L’étude menée par France 3 n’est sans doute pas scientifique mais elle révèle cependant les carences voir l’escroquerie de certains produits affichés comme bio.  L’équipe de France trois a fait tester en laboratoire plusieurs marques de carottes. Quatre d’entre elles sont certifiées bio, les quatre autres sont issues de l’agriculture conventionnelle. Les carottes conventionnelles de chez Carrefour et Leader Price ne contiennent aucune trace de pesticide. En revanche, celles de Lidl et du primeur contiennent des traces, toutefois « inférieures aux limites autorisées ». Mais c’est du côté du bio que le bât blesse. Si les carottes vendues par Carrefour, Naturalia et la Vie Claire sont propres, celles vendues par Bio c’Bon présentent « des résidus de trois produits phytosanitaires », qui sont « totalement interdits dans la culture biologique », précise la journaliste de France 3. Les carottes non-bio à 0,89 euros contiennent finalement moins de pesticides que les carottes bio à 2,10 euros. Les mêmes tricheries peuvent être constatées sur d’autres produits.

 

 

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

 

C’est évidemment un tournant diplomatique majeur de la part des États-Unis. En effet jusqu’à maintenant, Trump  avait choisi la même dialectique que le dictateur nord-coréen, à savoir : la guerre totale en tout cas sa menace. Cette stratégie a révélé toutes ses limites car il est clair que concrètement jamais la Chine n’aurait laissé une éventuelle intervention militaire américaine se dérouler aussi près de chez elle. Trump  vient sans doute de comprendre que l’arsenal nucléaire nord-coréen vise essentiellement à conforter la dictature de Kim Jong. L’objectif du dirigeant nord-coréen est d’obtenir un siège voir un strapontin dans le cercle fermé des pays disposant de la dissuasion nucléaire. De son côté,  la Chine est évidemment agacée par les turpitudes de Kim Jong mais ne veut pas non plus à ses frontières un régime qui serait proche des États-Unis. Sans doute la Chine a-t-elle fait pression pour que les États-Unis comprennent les enjeux et facilite la négociation avec Pyongyang. Les États-Unis sont donc prêts à s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Nord «sans condition préalable», a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. «Il n’est pas réaliste de dire «nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme» nucléaire, a-t-il dit. «Nous avons dit, du côté diplomatique, que nous sommes prêts à discuter dès que la Corée du Nord voudra discuter», a-t-il expliqué lors d’une conférence devant un centre de réflexion à Washington. «Nous sommes prêts à tenir une première réunion sans condition préalable.» Le chef de la diplomatie américaine a déjà expliqué par le passé que des canaux de communication restaient ouverts avec les autorités de Pyongyang. Cette déclaration lui avait valu un rappel à l’ordre de Donald Trump, qui avait estimé dans un message sur Twitter que son ministre des Affaires étrangères «perdait son temps».

Donald Trump s’était  engagé dans une guerre des déclarations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un allant même jusqu’à menacer, dans un discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, de détruire totalement la Corée du Nord. Malgré ces menaces et ces mises en garde, Kim a poursuivi ses programmes balistique et nucléaire, procédant à de nouveaux tirs de missiles à longue portée. Le dirigeant nord-coréen affirme que son pays est désormais une puissance nucléaire et qu’il est en capacité de frapper le territoire américain avec des armes de destruction massive.

Partis radicaux : remariage du 4 ême âge

 Partis radicaux : remariage du 4 ême âge

 

Le remariage des deux paris  radicaux a quelque chose d’émouvant, de désuet aussi car le radicalisme n’a plus beaucoup de sens aujourd’hui. Le mouvement radical ne représente plus grand-chose, c’est devenu une sorte de club d’élus avec une vingtaine d’adhérents tout au plus par département. Les valeurs du radicalisme demeurent : l’attachement aux principes républicains, la laïcité le libéralisme,  la solidarité mais ces valeurs ont été appropriées et éparpillées à gauche comme à droite. Si les radicaux ont joué un rôle d’arbitre sous la IIIe République, progressivement leur influence s’est affaiblie du fait de la bipolarisation de la vie politique. L’arrivée de Macron a fait voler en éclats nombre de clivages traditionnels ;  les radicaux de gauche ne se sentent guère à l’aise aujourd’hui avec les socialistes et les radicaux valoisiens pas davantage avec les républicains de Wauquiez. Les deux micros partis réunissent donc leur faiblesse pour tenter d’exister. Pour leur congrès à Paris, les deux branches du parti radical né en 1901 ont choisi la date symbolique du 9 décembre rappelant l‘adoption de la loi sur la laïcité, valeur cardinale de cette famille politique. Sylvia Pinel, à la tête du PRG, et Laurent Hénart, président du PR, co-présideront la formation réunifiée rebaptisée Mouvement radical (social libéral). Le nouveau nom a été soumis au vote des quelque 800 participants au congrès, qui ont également adopté une déclaration politique et des statuts. La réunification est issue d‘une réflexion née de l‘arrivée à l‘Elysée d‘Emmanuel Macron, dont le positionnement hors du clivage gauche-droite bouleverse les lignes politiques. “Aujourd‘hui, ce clivage cède la place à une confrontation entre les progressistes et les conservateurs. C‘est logique que des partis qui ont les mêmes propositions, à 99%, se retrouvent dans une seule maison commune”, a déclaré Laurent Hénart, maire de Nancy, vendredi sur franceinfo. “Cela nous permet de participer à la rénovation de la vie publique”. A la question de savoir pourquoi les radicaux ne rejoignent pas La République en marche, le parti fondé par Emmanuel Macron dont ils semblent proches, Laurent Hénart a répondu : “Le radicalisme n‘est soluble dans rien”. A ses yeux, l‘exécutif actuel peut mieux faire en matière de laïcité et de justice sociale, notamment. La réunification des radicaux est synonyme de survie pour une formation habituée des alliances avec le pouvoir pour constituer des majorités au Parlement, avec comme contrepartie l‘entrée

Un recul du déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

 Un recul du  déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

On peut évidemment se réjouir de la réduction du déficit budgétaire 2017 mais cette évolution ne découle pas d’une diminution des dépenses puisque ces dernières augmentent mais d’une croissance de la fiscalité en raison d’une activité économique plus dynamique. Il devrait en être de même 2018. En clair, les trous du budget  sont moins importants en raison de phénomènes conjoncturels mais pas de réformes structurelles  du (concernant notamment la réforme de l’État et des collectivités publiques en général). Le déficit budgétaire a en effet reculé de 8,4 milliards d’euros sur les dix premiers mois de l’année, atteignant 77,1 milliards d’euros fin octobre contre 85,5 milliards à la même date un an plus tôt, a annoncé vendredi le ministère des Finances. Cette dynamique s’explique notamment par une hausse des recettes fiscales, en particulier des recettes issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), précise le ministère dans un communiqué. Au 31 octobre 2017, les recettes nettes de l’Etat se sont établies à 260,1 milliards d’euros, contre 251,8 milliards voilà un an, soit une hausse de 8,3 milliards d’euros. Selon le ministère des Finances, les seules recettes fiscales ont augmenté en un an de 8,1 milliards d’euros, et celles issues de la TVA de 5,3 milliards d’euros. Cette amélioration a permis de compenser en grande partie la hausse des dépenses, qui ont atteint 328,3 milliards d’euros, contre 318,3 milliards au 31 octobre 2016. Cette hausse, selon le ministère, est liée à la recapitalisation d’Areva, financée sur crédits budgétaires pour 1,5 milliard d’euros, et à la révision à la hausse des dépenses des ministères actée dans le projet de loi de finances présenté fin septembre. Le budget de l’Etat a par ailleurs bénéficié d’une amélioration des « comptes spéciaux », utilisés pour des opérations ponctuelles et spécifiques, comme la vente d’actions publiques. Le solde de ces comptes s’est établi fin octobre à -8,9 milliards d’euros, contre -19 milliards il y a un an, précise Bercy, qui explique cette amélioration par des reversements par la Coface de sommes liées à l’aide au commerce extérieur et par un décalage dans le temps des remboursements prévus pour le préfinancement de la politique agricole commune.

 

Johnny Hallyday : idole populaire parce fils du peuple

Johnny Hallyday : idole populaire  parce  fils du peuple

Une cérémonie exceptionnelle jamais vue en France  à la hauteur de l’amour que lui portaient ses fans. Johnny a traversé les générations, il était un monument du patrimoine de la chanson. Avec sa disparition, tout d’un coup la France a vieilli. La ferveur populaire s’explique par qu’il était une idole venu de ce peuple. Témoin cette conversation. En janvier 1998, avec  l’écrivain Daniel Rondeau rencontre Johnny Hallyday au bar de l’Hôtel Raphaël à Paris. Johnny  parle de ce père qui l’a abandonné à sa naissance. (Extrait du monde) « Je sais, dit Johnny Hallyday, que le bonheur n’existe pas. Il n’y a que la douleur. Et la solitude. J’en parle souvent parce que je ne peux parler que de ce que je connais. Quand je dis parler, c’est chanter. » Jamais plein, jamais vide non plus, son verre de vin blanc est devant lui. L’artiste s’exprime avec une lucidité incisive. Il y a pourtant chez lui une timidité qui n’est ni une invention ni une pose, mais plutôt une forme de prudence dictée par l’instinct. Son caractère abrupt, son orgueil, la conscience de ce qu’il est une star lui soufflent de se cadenasser dans sa part d’ombre dès qu’il craint de ne pas être à la hauteur de ce qu’on attend de lui. « Quand je suis devenu vraiment Johnny Hallyday, c’est-à-dire riche et célèbre, plus célèbre que riche d’ailleurs, j’ai continué de penser à mon père. Il m’intriguait. Je l’ai fait venir à Paris. Je me suis retrouvé en face d’un clodo. Il m’a dit : Bonjour Jean-Philippe, avec un accent belge très prononcé. Je l’ai emmené chez Cerruti pour lui faire faire une garde-robe complète. Trois complets sur mesure, une douzaine de chemises, etc. Puis je lui ai loué un appartement à Paris. Quelques jours plus tard, le directeur de Cerruti m’appelle. Mon père avait tenté de lui revendre ses vêtements au quart du prix. Puis j’ai reçu un appel de l’agence qui avait loué l’appartement. Mon père avait tout détruit, mis le feu aux rideaux et s’en était retourné à l’Armée du salut. Il n’y avait rien à faire. Je sais qu’il dormait dans les caniveaux. Même les flics refusaient d’aller le chercher. De temps en temps, j’avais des nouvelles. L’émotion ressentie en France depuis l‘annonce de son décès “est de ces énergies qui font un peuple”, a dit Emmanuel Macron, saluant un artiste devenu pour beaucoup, en près de 60 ans de carrière et un millier de chansons, “une présence indispensable, un ami, un frère.” “Parce que pour nous il était invincible, parce qu‘il était une part de notre pays, parce qu‘il était une part que l‘on aime aimer”, a ajouté le président devant le cercueil blanc déposé face au public sur le parvis de l’église de la Madeleine, au coeur de Paris.

Fin du statut hybride des taxis Uber

Fin du statut hybride des taxis Uber

Cette fois c’est bien fini le gouvernement a décidé de mettre un terme à ce statut hybride qui permettait à Uber  de s’affranchir des dispositions réglementaires de régulation,  d’autre part de reporter les charges sociales, fiscales et financières sur le chauffeur. Ne subsistera donc que 2 statuts : les taxis traditionnels autorisés à stationner et à marauder et les VTC (anciennes voitures de remise) qui ne peuvent exercer leur activité que sur réservation. Les plus anciens chauffeurs Uber devront donc opter pour l’un des deux statuts autorisés. A l‘issue d‘une réunion avec le secteur vendredi, la ministre des Transports a confirmé “l‘application de la loi Grandguillaume au 1er janvier 2018 qui mettra fin au détournement du statut LOTI”. “Ainsi, il sera désormais uniquement possible pour les chauffeurs d‘exercer comme taxi ou comme VTC” dans les grandes villes. Moins exigeant en terme d‘heures de formation qu‘une licence VTC ou a fortiori taxi, ce statut était largement détourné dans les villes par les plateformes de transport à la demande. Inquiet de cette échéance comme d‘autres acteurs du secteur, Steve Salom, le directeur général d‘Uber France, déplorait jeudi sur franceinfo une “situation d‘urgence sociale” menaçant 10.000 emplois. Pour tous les chauffeurs citadins dont le statut expire au premier janvier, la course est lancée pour se reporter vers l‘un des deux statuts désormais disponibles, VTC ou taxi. “L‘Etat s‘engage à ce que l‘ensemble de ces dossiers soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettra que l’échéance du 1er janvier 2018 ne constitue pas un couperet”, promet Elisabeth Borne. Signe d‘un report massif vers la catégorie VTC, 8.000 à 8.5000 cartes VTC auront été délivrées au titre de l‘année 2017, déclare-t-elle, dont 6.000 à 6.500 par voie d’équivalence pour les chauffeurs Loti justifiant d‘un an d‘expérience, et 2.000 par réussite à l‘examen d‘accès. La ministre revient sur l‘autre aspect de la loi Grandguillaume votée il y a un an, la mise en place d‘un tronc commun d‘examen pour les taxis et les VTC, dénoncé par les seconds comme trop difficile. Un simple permis de conduire suffisait auparavant pour exercer le métier de VTC.L’épreuve théorique de cet examen (qui comprend une partie commune) représente en effet une barrière importante pour les VTC, puisque seuls 36% des candidats qui s‘y présentent la réussissent, contre 74% chez les taxis. Après l’épreuve pratique, l’écart se resserre avec un taux d‘admission final de 21% pour les VTC et de 33% pour les taxis, montrent toutefois les chiffres communiqués par Elisabeth Borne. Tout en saluant un “effort de dialogue” de la ministre, Uber a fustigé dans un communiqué un “examen, toujours plus difficile, sélectif et coûteux” qui “décourage aujourd‘hui même les plus motivés, créant de nouvelles barrières à l‘entrée”.

Mondial 2018 : la France déjà champion du monde !!!

Mondial 2018 : la France déjà champion du monde !!!

 

À l’annonce des premiers matchs de l’équipe de France pour la coupe du monde en Russie, c’est déjà l’enthousiasme pour ne pas dire l’hystérie dans certains médias. Les médias qui prévoient déjà que la France sera championne du monde. Il y a pourtant du chemin à parcourir de la coupe aux lèvres. Mais on le sait la France est particulièrement manichéenne concernant ces sportifs, un jour elle s’enflamme, un jour elle condamne. Or dans le sport, et dans le foot en particulier, beaucoup d’éléments aléatoires sont à prendre en compte et aucune équipe n’a gagné d’avance pas plus qu’elle n’a perdu. On l’a vu par exemple dans le championnat national lorsque Strasbourg a battu le Paris-Saint-Germain alors que Strasbourg a passé l’essentiel de la partie recroquevillée près de ses buts. Rien n’est donc gagné d’avance pour l’équipe de France il faudra d’abord l’emporter lors des poules éliminatoires puis franchir les huitièmes, les quarts, les demis et la finale. À s’enflammer un peu trop vite au risque comme d’habitude que nos joueurs prennent la grosse tête. Ce n’est certainement pas un service à rendre à nos représentants lors de cette coupe du monde Avec le Pérou, le Danemark et l’Australie. Vendredi 1er décembre, l’équipe de France de football a eu de la chance lors du tirage au sort du premier tour de la Coupe du monde 2018, en tombant sur des adversaires à sa portée. La preuve : ces trois équipes ont toutes dû passer par les barrages pour se qualifier pourtant rien n’est joué d’avance. . Le  groupe de la France  n’est pas forcément le plus faible. Si on classe les 32 équipes qualifiées de la meilleure à la moins bonne (selon le classement établi par la Fifa), les trois adversaires de la France sont plutôt en milieu de peloton, et trois des sept autres groupes se composent d’équipes moins bien classées. Didier Deschamps et ses hommes n’ont donc pas forcément hérité du plus faible.   En utilisant la même méthode, on découvre qu’à l’Euro 2016, deux des six groupes auraient été encore plus abordables que celui de la France. Mais la bande de Didier Deschamps réussit encore à éviter les grosses équipes en tirant l’Albanie, la Roumanie et (à nouveau) la Suisse. Le reste du parcours de la France sera à l’avenant : elle élimine la modeste Irlande puis l’Islande en quart de finale, qui a sorti à la surprise générale l’Angleterre au tour précédent, et devra attendre les demi-finales, contre l’Allemagne, pour rencontrer une équipe qui lui est supérieure selon le classement Fifa. Pour Moscou il faudra se rappeler des tirages dits simple comme  en 2002 ou en 2010.

Code du travail : une 6 ème ordonnance pour corriger les 5 autres

Code du travail : une 6e ordonnance pour corriger les 5 autres

 

Les cinq ordonnances réformant le code du travail viennent à peine d’être adoptées par l’Assemblée nationale en première lecture qu’une sixième ordonnance est proposée à la consultation des partenaires sociaux. Cette sixième ordonnance aurait un caractère technique. En fait compte tenu  de la complexité juridique, cette sixième ordonnance vise surtout à corriger de nombreuses d’erreurs et d’incohérence contenue dans les 5 textes en cours d’adoption. Juridiquement la procédure est très contestable puisqu’on propose des modifications sur des textes qui ne sont pas définitivement adoptés puisque le Sénat devra discuter des cinq premières ordonnances en janvier. Ce “texte dit technique” a été adressé jeudi soir aux partenaires sociaux pour avis et sera également soumis au Conseil d‘Etat, explique-t-on au ministère du Travail. Il comprend “80% de mise en cohérence” avec les règles de rédaction des textes de loi ou de corrections de coquilles, comme des renvois erronés, ainsi que “deux mesures correctives de fond sur le conseil d‘entreprise et le Fonds pour le financement du dialogue social, comme annoncée par la ministre à l‘Assemblée nationale”, dit-on de même source. Jugeant dans un communiqué que ce texte introduisait “des modifications substantielles”, la CGT a appelé le gouvernement “à surseoir à la publication de cette ordonnance” qui “ne peut être seulement discutée dans la précipitation en ‘catimini’”. L‘Assemblée nationale a adopté le 28 novembre le projet de loi de ratification de cinq ordonnances réformant le code du travail que le Sénat devrait examiner à son tour en janvier.

Cantona : l’instrumentalisation du racisme d’un rancunier primaire

 

 

 

Cantona qui fut indiscutablement un très grand joueur de football n’en  finit  pas de ruminer sa rancœur pour n’avoir pas participé à la merveilleuse aventure de 98 avec l’équipe de France. Du coup,  il ne cesse  de multiplier les attaques notamment contre Didier Deschamps au surplus Cantona instrumentalise le racisme pour discréditer le sélectionneur national. Il considère que notamment que la non sélection de Benzema par équipe de France relève de la ségrégation. Il convient vivement de remettre à leur place ces attaques inadmissibles qui feront d’ailleurs l’objet d’un procès. En effet Cantona, encore une fois un des plus grands joueurs de football en son temps ne cesse de faire dans la provocation en  se montrant par exemple méprisant à l’égard du PSG dont il ne regarde pas les matchs. Méprisant aussi à l’égard de Neymar et d’une façon générale à l’égard de tout le football français.  L’ancien footballeur devenu acteur de cinéma ne se caractérise pas par une grande intelligence et une grande finesse. Il suffit de l’écouter lors de ses apparitions télévisées, pas même capable de structurer une pensée un peu cohérente voire même de prononcer une phrase un peu correcte. Il parle un peu comme certains rappeurs, de manière elliptique, simpliste, caricaturale et provocatrice. Comme acteur de cinéma,  il a surpris dans ses premiers rôles mais dans les suivants il n’a cessé de se mimer lui-même incapable d’incarner des personnages différents.  Cantona aimerait bien jouer les intellos par exemple quand il publie un livre de BD du niveau de classe maternelle. Comme beaucoup de joueurs de foot (pas tous heureusement) Cantona ne risque pas d’avoir un jour le Goncourt et ses propos stupides et malveillants n’améliorent pas l’image d’un footeux  un peu brut de brut mais d’un orgueil démesuré et revanchard. Convoqué au Palais de justice de Paris, Eric Cantona a donc appris, vendredi 24 novembre, sa mise en examen. Une procédure formelle engagée à la suite d’une plainte pour diffamation déposée par son ancien coéquipier en équipe de France (1989-1995) Didier Deschamps. Selon nos informations, ladite plainte a été déposée par le sélectionneur des Bleus le 3 juin 2016, soit une semaine avant l’ouverture de l’Euro organisé dans l’Hexagone, et un procès aura lieu dans plusieurs mois, devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. La plainte découle d’un entretien donné par l’ex-légende de Manchester United, en mai 2016, au quotidien britannique The Guardian. Dans cette interview, le « King » abordait la non-sélection pour l’Euro de l’attaquant madrilène Karim Benzema, mis en examen dans l’affaire du chantage à la sextape, dont son coéquipier Mathieu Valbuena est la victime : « Deschamps, il a un nom très français. Peut-être qu’il est le seul en France à avoir un nom vraiment français. Personne dans sa famille n’est mélangé avec quelqu’un, vous savez. Comme les Mormons en Amérique. Une chose est sûre, Benzema et Ben Arfa sont deux des meilleurs joueurs français et ne seront pas à l’Euro. Et pour sûr, Benzema et Ben Arfa ont des origines nord-africaines. Donc le débat est ouvert. » Après les propos d’Eric Cantona, Didier Deschamps avait découvert que le mot « raciste » avait été tagué sur le mur de sa maison secondaire, à Concarneau (Finistère). Carlo Alberto Brusa, l’avocat du sélectionneur des Bleus, estime que « les bornes ont été dépassées » et critique « l’approche grossière » de l’ex-star des Red Devils. « M. Cantona a laissé entendre que les choix de Didier Deschamps étaient liés aux origines maghrébines des joueurs, confie le juriste au MondeM. Deschamps a été profondément choqué, touché par cette approche du débat sportif et par rapport au message de mixité véhiculé par l’équipe de France. Didier Deschamps n’a jamais véhiculé un quelconque message raciste. Personne avant M. Cantona n’avait jamais osé émettre des soupçons de racisme» « Didier Deschamps n’a jamais été guidé par un quelconque principe racial pour décider qui doit jouer ou pas en équipe de France, poursuit son avocat, qui conseille également deux autres champions du monde 1998 : Zinédine Zidane et Laurent Blanc. C’est un technicien. Cela va même au-delà de la personne de Didier Deschamps. Cela touche les valeurs morales véhiculées par l’équipe de France et la Fédération française de football. » Le juriste assure qu’il « n’y a aucune soif de vengeance » chez son client et que « l’affaire ira au bout. Il y a une volonté de sanctionner des propos inadmissibles, indignes de la personne de M. Cantona, ajoute Me Brusa. Les faits sont graves : on est dans la société de l’après-Charlie Hebdo et Bataclan, et le fait de glisser ce type de message dans le sport, qui véhicule des valeurs universelles, c’est jeter de l’huile sur le feu. » Cette procédure intervient alors que le conflit larvé entre Eric Cantona (45 sélections en équipe de France, de 1987 à 1995) et Didier Deschamps (103 apparitions sous le maillot tricolore entre 1989 à 2000) est de notoriété publique. Cette détestation réciproque trouve ses origines dans la mise à l’écart du « King » par le sélectionneur des Bleus Aimé Jacquet avant l’Euro 1996, disputé en Angleterre. Capitaine de l’équipe de France jusqu’alors, le buteur de Manchester United voit « DD » s’emparer du brassard, devenir le premier relais de Jacquet, et conduire ses partenaires au sommet du foot mondial, en 1998, et européen, deux ans plus tard. Par médias interposés, Eric Cantona n’a jamais manqué d’égratigner son ex-coéquipier depuis la fin de sa carrière internationale. « Deschamps ? Ça va, parce qu’il donne 100 % de lui-même, mais il sera toujours un porteur d’eau. Des joueurs comme ça, on en trouve à tous les coins de rue. Aujourd’hui, Didier, il fait le moine, il joue les moralisateurs, mais il finira par tomber dans tous les vices du monde », glisse le Mancunien à la Gazzetta dello Sport, en septembre 1996. Bis repetita en 2007, dans les colonnes de L’Equipe Magazine : « Deschamps et Desailly, ce ne sont pas des hommes. Il y a des mecs qui ont gagné à côté d’eux et qui les méprisent autant que moi. Pas la peine d’entrer dans les détails, je n’en fais pas une affaire personnelle. Mais, sincèrement, est-ce que ces gens-là viendraient vous sauver si vous étiez en train de vous noyer ? » Dernier exemple en date, lors d’un entretien à Libération, en juin 2016, en écho à son interview au Guardian : « Tenez, il paraît qu’il va m’attaquer en justice. C’est bien la première fois qu’il passera d’une position défensive à une position offensive, il verra si c’est si facile… Avec son agent et son avocat, ils ne seront pas trop de trois pour réfléchir et distinguer ce qui relève de la diffamation du fait de mettre le problème sur la place publique. Ça n’a rien à voir, mais puisqu’on parle de son agent [Jean-Pierre Bernès, dirigeant de l’Olympique de Marseille lorsque Cantona y jouait], je tiens à dire que ce même agent s’occupe aussi des intérêts de certains joueurs [comme Nabil Fekir]. Vous trouvez ça normal ? Quand on dirige une fédération, on écarte tout soupçon, me semble-t-il» Pour Me Brusa, « la boucle est bouclée ». « M. Cantona garde tout ça à travers de la gorge. Tout ceci ressemble à un petit règlement de comptes pour rendre à Didier Deschamps la monnaie de sa pièce », lance l’avocat. Le procès entre les deux hommes pourrait se tenir avant le début de la Coupe du monde en Russie (du 14 juin au 15 juillet 2018).

Retour du revenu universel chez les socialistes

Retour du revenu universel chez les socialistes

 

Il faut vraiment que les socialistes soient dans le potage sur le plan politique pour ressortir la proposition de revenu universel baptisé revenu de base. Huit présidents socialistes des départements ressortent le hochet  et affirme qu’ils sont prêts à tester le revenu de base, la proposition phare  de Benoît Hamon. D’une certaine manière, on peut se demander si ces responsables ne sont pas complètement fous en tout cas désorientés à tel point qu’ils tutoient  la démence. L’expérimentation supposerait en effet qu’elle s’applique à tous les citoyens du département.  La redistribution de l’ensemble des coûts de la protection sociale actuelle se traduirait par une allocation de 700 € par ou 750 euros  mois par Français. Un seuil bien insuffisant pour couvrir tous les risques de manière individuelle (maladie, chômage, retraites etc.) Surtout pour les plus défavorisés qui auraient bien du mal à assurer et gérer leurs propres protections. Ce serait aussi une remise en cause de la solidarité qui suppose des péréquations et des redistributions différentes en fonction des risques subis par les individus. Curieusement cette proposition est soutenue chez les ultra libéraux et à l’extrême gauche.  À droite, pour les plus libéraux, il s’agit surtout d’une simplification de la protection sociale, qui permet de faire des économies administratives et de laisser les individus faire leurs propres choix. À gauche, on perçoit le revenu de base comme étant émancipateur, capable d’éradiquer la pauvreté et de laisser le choix de travailler ou pas. Heureusement  les Français y sont pour l’heure majoritairement hostiles, selon un sondage Odoxa réalisé pour BFM Business, Challenges et Aviva assurances. Ainsi, 59% estiment que ce ne serait pas une «bonne» mesure, 62% qu’elle ne serait pas «juste» et 67% pas «réaliste». Pour 64% des personnes interrogées, le revenu universel à vie «créerait une société d’assistés». Et 62% jugent que cette mesure éventuelle aurait un coût «exorbitant» pour la société.car évidemment les huit présidents socialistes ne disent rien du financement de la mesure. Sans doute pour la plupart d’anciens fonctionnaires ! 

« Les dégâts du sarkozysme sur les Républicains « (Gilles Richard)

L’historien Gilles Richard attribue A Sarkozy la responsabilité de l’affaiblissement des Républicains dans une interview  au JDD.

 

Est-on en train d’assister à droite à une recomposition politique?
Nous sommes en train d’assister à une recomposition partisane. Mais la recomposition politique, elle, est déjà bien avancée. Le clivage droites/gauches tel que nous le connaissions remonte à la Révolution : si on était pour la République laïque, on était de gauche ; si on était contre, on était de droite. Puis la France est devenue républicaine et la question sociale s’est alors imposée comme question centrale. Cela permettait encore de classer les familles ­politiques à gauche ou à droite. Mais la crise profonde dans laquelle sont entrées les gauches depuis 1984 – avec le renoncement du PS à l’essentiel de son ­programme, la liquéfaction du PCF et la désyndicalisation – a permis l’émergence d’un nouveau clivage politique : la question nationale s’est substituée à la question sociale. Le clivage essentiel du débat politique oppose aujourd’hui les néolibéraux et les nationalistes. Pour les premiers – héritiers des orléanistes, chers à René Rémond, et des ­républicains modérés –, les règles du capitalisme sont la base de l’organisation de la société. S’y ajoute, depuis les années 1950, la défense d’une Europe conçue comme un vaste ensemble néolibéral. Pour les nationalistes, ce qui prime, c’est l’existence des nations, enracinées, éternelles. La France, grande nation, doit le rester en étant unie, en refusant la lutte des classes ainsi que la dissolution de son identité dans une Europe néolibérale sans âme ni frontières. C’est à partir de ce clivage qu’on peut comprendre la recomposition qui est en cours.

Ce clivage ne recouvre pas les frontières partisanes actuelles.
Non. On l’a bien vu lors du référendum européen de 2005 : le PS comme le RPR étaient coupés en deux. Ce nouveau clivage oblige donc peu à peu les partis à se ­réorganiser.

Dans ce contexte, qu’incarne Emmanuel Macron?
Emmanuel Macron est celui qui veut permettre aux néolibéraux de se réorganiser durablement en réunissant ceux venus du PS – Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pascal Lamy, Pierre Moscovici ou Michel Sapin se situent clairement dans cette famille – et ceux venus de l’UDI ou des Républicains. Cette recomposition partisane se fait aujourd’hui autour de lui, mais elle aurait aussi bien pu se faire autour d’Alain Juppé, néolibéral convaincu qui défendait lors de la primaire de droite l’ »identité heureuse ».

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Quel est l’avenir des Républicains dans ce paysage?
Les Républicains paient ­aujourd’hui les dégâts du ­sarkozysme. En 2002, avec sa « maison bleue », Alain Juppé voulait créer un grand parti néolibéral européiste qui aurait rassemblé ­démocrates-chrétiens, radicaux et libéraux, capable d’attirer ­ensuite des socialistes type DSK. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui a pris la main sur l’UMP. Lui aussi est néolibéral mais il a fait alors le choix tactique d’ajouter un discours identitaire pour ­capter l’électorat du Front national sans passer ­d’alliance avec lui. Cela lui a ­permis d’être élu en 2007, même s’il a perdu ensuite toutes les élections. Mais il a ainsi remodelé l’UMP rebaptisée LR sur une autre base militante, en partie ­nationaliste celle-là. ­Laurent Wauquiez tente aujourd’hui de faire du Sarkozy : néolibéral européiste de formation (il a été formé par Jacques Barrot), il tient un ­discours identitaire pour ­récupérer les ­électeurs du FN. Mais cela ne marchera pas : on ne peut pas être des deux côtés à la fois, ­attirer les électeurs nationalistes dans un parti ­favorable au ­maintien de la France dans une Europe néolibérale.

 

Y a-t-il un espace, dès lors, pour les Constructifs ou les juppéistes?
Non. Ils seront dans le pôle En marche. Si La République en marche parvient à se structurer en parti qui fonctionne (pour l’instant, cela patine encore un peu), elle pourra constituer une grande fédération néolibérale satellisant le MoDem, l’UDI et les Constructifs.

 

Où se situe Jean-Luc Mélenchon dans ce paysage, selon vous?
Jean-Luc Mélenchon est justement celui qui démontre que le clivage central est bien la question nationale. Il a accepté d’entrer – au moins partiellement – dans ce clivage avec son discours « jacobino-patriotique », d’où son succès, alors qu’un Benoît Hamon n’a obtenu qu’un score très faible à la présidentielle. C’est la première fois que le paysage politique se recompose ainsi autour d’une question centrale qui a été imposée par les nationalistes (le Front national, en l’occurrence), donc par une famille de droite. Jusque-là – que ce soit la République contre le pouvoir personnel au XIXe siècle ou la République sociale au XXe siècle –, c’est la gauche qui avait toujours imposé le clivage.

 

Quid de la « question sociale »? Elle n’a pas disparu…
Une question centrale ne résume pas toute la vie politique, bien sûr. Il y a toujours des luttes sociales aujourd’hui, mais il n’y a plus de force politique capable de porter cela et d’en faire le sujet central du débat politique. Il y a ­toujours des gens de gauche, mais les gauches sont en miettes.

 

* Professeur à l’université de Rennes 2, auteur d’ »Histoire des droites en France — De 1815 à nos jours », 592 p., Perrin, 2017.

Croissance zone euro: activité du privé en hausse

Croissance zone euro:  activité du privé en hausse

 

D’après l’enquête  d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat, on constate une  reprise généralisée et notamment dans le secteur manufacturier, où l’indice PMI est le deuxième plus élevé depuis sa création en 1997. Le secteur privé allemand, en particulier, a encore accéléré sa croissance en novembre, les usines produisant au rythme le plus soutenu depuis près de sept ans. En France, où les économistes s’attendaient à un ralentissement, l’activité a également accéléré pour atteindre son rythme le plus dynamique en près de six ans et demi, les récentes réformes du marché du travail ayant incité les entreprises à embaucher plus vite qu’à n’importe quelle période depuis 2001. Les pays de la zone euro représentent la bonne surprise économique de 2017, avec des taux de croissance supérieurs à ceux des autres grandes régions, et les indicateurs avancés des enquêtes PMI suggèrent une poursuite de cette dynamique. L’indice PMI composite pour la zone euro atteint 57,5 ce mois-ci dans sa version flash, au plus haut depuis avril 2011 et bien au-dessus du seuil de 50 séparant expansion et récession. Ce niveau est également supérieur à la prévision médiane des économistes interrogés par Reuters qui s’attendaient à un indice inchangé à 56,0. « Dans l’ensemble, il n’y a aucun signe de coup d’arrêt pour l’économie de la zone euro actuellement et 2018 devrait commencer sur de bonnes bases », commente Bert Colijn, économiste chez ING. Le mois de décembre semble aussi bien parti. Le sous-indice des entrées de commandes est passé de 56,6 à 56,9 en novembre, à un plus haut de presque sept ans. Si cette tendance se maintient, selon IHS Markit, cela pourrait déboucher sur une croissance de 0,8% au quatrième trimestre, alors qu’en début de mois une enquête Reuters donnait une prévision moyenne de 0,5%.

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La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

La République En Marche : Castaner élu, avec un score de Corée du Nord

  • Pas de surprise, Castaner a été élu délégué général de la république en marche avec un score de Corée du Nord. Le bureau exécutif lui a été élu à main levée avec aussi un score à la chinoise. De toute façon, il ne pouvait en être autrement car Castaner avait été désigné par Macron et il était le seul candidat. Cependant il ne sera pas le président mais seulement le délégué général car Macon n’a pas voulu de président pour son mouvement dans la mesure où le président c’est lui. Le concept même de parti n’est pas retenu et la république en marche demeure une sorte de d’organisation hybride entre mouvement politique et mouvement de supporters. Toutes les structures de décision sont complètement centralisées. Certes il existe des comités locaux mais un peu à l’image des cercles Tupperware. On peut discuter éventuellement mais de toute façon ces  comités locaux sont un peu hors sol. Ils ne sont pas habilités à faire de propositions officielles. Par ailleurs,  il n’existe aucune structure départementale ou  régionale. L’ensemble du dispositif relève du centralisme démocratique sous la houlette de responsables nationaux auto proclamés. La doctrine est claire : avant les élections tout doit partir du bas, les idées comme les propositions de candidats. Après les élections, tout doit partir du haut et l’action politique du mouvement en marche se résume à un site Internet qui diffuse les communiqués du gouvernement.  La candidature de Christophe Castaner a donc été largement validée par le bureau exécutif de la République En Marche, ce lundi 6 novembre. Dans un communiqué, le mouvement politique fondé par Emmanuel Macron indique que « le conseil d’administration de La République En Marche a validé la candidature de Christophe Castaner à la fonction de délégué général. Celle-ci remplit les conditions de parrainages fixées par le règlement d’installation des nouvelles instances ».  Joint par RTL.fr, la sémiologue Mariette Darrigrand souligne que le terme de « délégué général » correspond-il à la philosophie du mouvement politique, selon la sémiologue : « Cela renforce le côté jupitérien d’Emmanuel Macron. Il envoie son délégué vers les Français. Il reste le chef ». Il existe toutefois un aspect négatif à l’utilisation de ce terme. « Il y a un risque d’infantilisation du délégué avec des notions qui évoquent le délégué de classe, le délégué syndical… Cela fait référence à un personnage secondaire. ‘Délégué’, c’est un mot banal, enfantin, plat ».  Mariette Darrigrand estime aussi que l’expression de « délégué général » apparaît comme « faible et pas au niveau des enjeux actuels. Même si les mots se différencient de ceux des autres partis politiques, ce choix n’est qu’un pas de côté, il manque d’innovation. On reste dans l’idée de la tradition régalienne de la démocratie ».

COP21 : déjà obsolète avec l’augmentation du CO2

COP21 : déjà obsolète avec l’augmentation du CO2

Cop 21, Cop 22 hier Cop 23, de grandes promesses mais peu de résultats. Certes ces grandes réunions internationales ne sont sans doute pas inutiles pour la prise de conscience des conséquences du réchauffement climatique mais force est de constater que les décisions constituent souvent uniquement des déclarations d’intention sans réel effet concret. Ainsi par exemple en dépit de toutes les promesses, les émissions de CO2,  un des principaux responsables du réchauffement climatique,  n’ont cessé de progresser depuis la Cop 21. Autant dire que les objectifs de Paris de la COP 21 vont donc demeurer théoriques puisqu’au contraire les émissions de CO2 progressent ; En cause, la croissance de la pollution des pays en développement et une  réduction très faible dans les pays développés. Les énergies renouvelables ne sont pas à la hauteur du défi d’autant que certaines comme les éoliennes relèvent du gadget coûteux.  En fait il faudra attendre notamment l’interdiction du moteur thermique des  automobiles pour constater uen réduction significative de la pollution, c’est à dire pas avant 20 ou 30 ans ! Les émissions de CO2 sont en effet restées globalement stables pendant trois ans, de 2014 à 2016, mais elles vont repartir à la hausse cette année, essentiellement à cause d’une augmentation en Chine après deux années de recul, disent les scientifiques. « Avec 41 milliards de tonnes de CO2 émis estimés pour 2017 (si l’on ajoute la déforestation, ndlr), on risque de manquer de temps pour garder la température sous 2°C, et a fortiori 1,5°C », objectif fixé par l’accord de Paris adopté fin 2015 contre le réchauffement climatique. a déclaré la chercheuse Corinne Le Quere, directrice du centre Tyndall pour les recherches sur le changement climatique à l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni. Les émissions de la Chine devraient augmenter de 3,5%, La Chine est le plus gros émetteur mondial de gaz à effet de serre, devant les Etats-Unis, et représente 28% des émissions. Les émissions de CO2 des Etats-Unis – devraient quant à elles diminuer de 0,4% en 2017, une baisse plus faible que ces dernières l. L’Inde voit quant à elle ses émissions croître un peu moins (+2%) mais ce devrait être temporaire, préviennent les chercheurs. Quant à l’UE, ses émissions reculent moins vite que la décennie précédente (-0,2%). Et si les énergies renouvelables se développent de manière (+14% par an ces 5 dernières années), mais il faudra  quelques années ou plutôt quelques décennies.  Pour qu’elles aient un impact significatif sur les émissions mondiales de CO2″.

 

Hulot : l’écologiste du business

Hulot : l’écologiste du business

Que fait Hulot au gouvernement lui qui n’a aucune compétence économique, sociale, politique  ou même environnementale ? Il sert de caution à Macron. Certes l’ancien animateur télé a réalisé d’intéressants reportages sur l’environnement mais ça ne suffit pas pour avoir une vision écologique cohérente et encore moins une  vision sociétale. En outre et  surtout le champ de réflexion et d’action de Hulot est étroitement cadrée par les soutiens financiers d’entreprises les plus polluantes qui lui ont permis de construire son immense fortune de 200 millions sur le dos de l’écologie. Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

Rugby : coupe du monde en 2023 en France

Rugby : coupe du monde en  2023 en France

Un an avant les Jeux Olympiques, la France accueillera la Coupe du monde de rugby. La candidature française a été retenue ce mercredi par les fédérations et confédérations de World Rugby. Fin octobre, le dossier tricolore avait subi un coup dur avec la publication du rapport de recommandation de l‘instance suprême de l‘ovalie, favorable à l‘Afrique du Sud. Ce sera la deuxième fois, après 2007, que la France organisera la Coupe du monde. A l‘automne 2023, neuf villes abriteront la rencontre (Saint-Denis, Marseille, Lyon, Villeneuve d‘Ascq, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Nice, Saint-Etienne).

LREM : démission du fait des élites déconnectées

 

100 marcheurs qui demissionnent de LREM pour protester contre le manque de démocratie d’un parti qui relève davantage d’un club de fans que d’une organisation politique. Plus grave encore à peine 10 % des militants du début sont encore actifs. En cause, le fait que les structures de base ne jouent strictement aucun rôle dans l’orientation du parti. Le seul rôle de ces structures de base et des militants et de lire les communiqués nationaux et de les diffuser. Les responsables nationaux de la république en marche rétorquent que cette démission collective relève de l’épaisseur du trait (Griveaux sur BFM). On  considère le phénomène comme complètement anecdotique puisque le mouvement compterait 384 000 adhérents et que ce ne sont pas 100 démissions qui vont le déstabiliser. La vérité c’est que la république en marche ne compte certainement pas 384 000 adhérents. Ce chiffre est le total de ceux  qui a un moment ou à un autre ont apporté leur soutien à Macron mais il ne s’agit pas d’une véritable adhésion puisque cette adhésion n’est pas renouvelée chaque année et qu’elle ne nécessite pas de verser une cotisation. En fait c’est une addition de noms, une sorte de pétition. Non seulement les structures de base n’ont aucun rôle,  aucune responsabilité mais en plus le niveau national a désigné des référents locaux, sorte de commissaire politique représentant d’une direction autoproclamée. Dans une tribune publiée mardi sur le site de franceinfo, ces “100 démocrates” autoproclamés dénoncent ce qu‘ils considèrent comme un manque de démocratie au sein du mouvement dont quelque 800 membres – parlementaires, élus, référents et 200 militants tirés au sort – se réunissent samedi à Lyon. Parmi les démissionnaires figurent Tiphaine Beaulieu, présidente de la confédération des Marcheurs de la République, et Emmanuel Drouin, élu municipal de Segré (Maine-et-Loire). Tiphaine Beaulieu a expliqué vouloir quitter un “parti d’élites, complètement déconnecté des réalités”. “Moi, personnellement, ce que je rejette, c‘est l‘abus d‘autorité, l‘autocratie, l‘arrogance, la politique de l‘entre soi”, a dit à Reuters celle qui était il y a quelques mois la porte-parole du collectif des “Marcheurs en colère”. Ils affirment ne pouvoir “continuer au sein d‘un mouvement ou parti sans ligne politique qui n’a pas su s’appuyer sur les piliers de la démocratie et qui a nié avec arrogance et mépris l’intelligence du peuple”. Dans sa profession de foi, Christophe Castaner dit son vœu de “réinventer” le parti dont il entend “préserver la voix singulière” face au pouvoir. Il aura du travail car il faudra transformer le club de supporters de Macon en organisation politique réellement démocratique.

Température logement : des chaussettes en laine à la place du chauffage

Température logement : des chaussettes en  laine à la place du chauffage

 

Retour aux pratiques d’il y a 50 ans et plus : des chaussettes en laine pour remplacer  le chauffage ou en tout cas pour le supllerr. Plus de 70% des résidents préfèrent mettre des couches supplémentaires de vêtements pour combler l’insuffisance du chauffage devenu trop cher. Certaines pièces pourraient même ne plus être chauffées du tout. On est cependant encore loin de l’époque des années 50 où les logements ne comportaien t souvent qu’un seul poêle (ou cuisinière, ou cheminée). Et où les chambres étaient rarement chauffées. L’accoutumance au chauffage généralisé rend les Français plus sensibles à la température inférieure à 18-20 degrés. A quand un fonds spécial pour encourager le tricotage de chaussettes en laine ? Mais que fait Nicolas  Hulot ? En effet  deux Français sur trois déclarent avoir froid dans leur logement, selon un sondage réalisé par l’Ifop pour le site de conseil en économie d’énergie QuelleEnergie.fr. Cette proportion est en baisse de 9 points par rapport à l’année dernière. «Certaines aides d’État, notamment les isolations des combles à 1 euro pour les ménages modestes, commencent à porter leurs fruits», explique Maël Thomas, directeur général de QuelleEnergie.fr. Augmenter le chauffage d’un degré fait grimper votre consommation d’énergie de 7%, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Aussi, les ménages aux revenus les plus modestes rechignent à pousser leur thermostat à la hausse et ressentent plus le froid chez eux. Les jeunes grelottent plus que leurs aînés (79% contre 57%) et les locataires, plus que les propriétaires (75% contre 59%). Ces mêmes franges de la population déclarent logiquement avoir des difficultés à payer leurs factures de chauffage au cours des trois dernières années. Pour réduire leur consommation d’énergie, les Français changent leurs pratiques. Plutôt que d’augmenter leur chauffage, ils préfèrent «ajouter des couches de vêtements supplémentaires» (77%) ou «baisser la température habituelle à l’intérieur de leur logement» (70%). Plus d’un Français sur deux (59%) se dit même prêt à renoncer au chauffage dans certaines pièces (salle de bains, toilettes…).

Nucléaire- Hulot, l’écologiste du business

Nucléaire- Hulot,  l’écologiste  du business

 

Hulot, l’ancien animateur télé est populaire, c’est certain comme Mimi Mathis ou Michel Drucker mais ses compétences et ses convictions sont comme les montres de Salvador Dali : molles. Par contre, il sait gérer son image et surtout sa fortune  réalisée garce à son business écolo. Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyle salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

 

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