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Comme Sarko, Hollande gagne du fric avec ses conférences

Comme Sarko, Hollande gagne du fric avec ses conférences

Hollande avait pourtant promis de ne pas d donner deux conférences rémunérées. Pourtant lors de sa première intervention dans ce cadre il a bien touché son enveloppe entre parenthèses (le tarif est d’environ 100 000 à 200 000 € par conférence). Du coup,  pour se dédouaner,  Hollande a indiqué qu’une partie de cette enveloppe retournerait à sa fondation. Une explication  est à la fois bien maladroite et bien peu convaincante.  » : « Je suis invité dans des conférences internationales. Il peut arriver que certaines puissent être rémunérées. Cela sera le cas d’ailleurs en Corée. Je fais en sorte qu’une partie de la rémunération aille à la fondation. C’était le principe que j’avais fixé. [...] Je ne peux pas aller contre ce type de fonctionnement des conférences. Le statut des anciens présidents [fait qu'il y a une rémunération]. Mais je fais en sorte que ce qui peut être apporté dans le cadre d’une conférence puisse être utile dans le cadre de la fondation », avait-il assuré le 13 octobre à LCI. On ne sait toutefois pas la part qu’il compte donner à sa fondation et la part qu’il compte garder pour lui. Une telle prestation est en général facturée entre 100.000 et 200.000 euros. D’abord ce qu’affirme François Hollande est faux il n’y a nulle obligation d’accepter d’être rémunéré par des organisateurs d’une conférence internationale ou pas. De ce point de vue,  François Hollande comme d’autres vieux politicards entretient des liens ambigus avec l’argent (voir par exemple son patrimoine y compris celui en commun avec Ségolène Royal). Curieux pour un homme qui avait fortement critiqué Sarkozy de se faire du fric avec les conférences. Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, François Hollande s’était particulièrement moqué de Nicolas Sarkozy et de ses conférences rémunérées. Il raconte ainsi cette scène qui a eu lieu à Johannesbourg alors que les deux hommes sont côte à côte pour rendre hommage à Nelson Mandela : « Il commence à me parler de l’argent qu’il gagnait avec ses conférences. Je me dis : il ne va pas oser, quand même… ». Non seulement Hollande accepte une rémunération de sa première conférence mais en outre il se permet à l’étranger de critiquer la politique du gouvernement, une double goujaterie !

 

 

Critique sévères des prêts du FMI

Critique sévères des prêts du FMI

 

Un expert indépendant met les pieds dans le plat quant à l’inefficacité des prêts du FMI voire à leur effet contre-productif. M. de Zayas estime, lui, que les conditions imposées par le FMI dans l’obtention des prêts ne font qu’augmenter le chômage et dégrader le marché de l’emploi, de la santé et de l’environnement. Selon lui, elles réduisent en outre l’accès à une éducation de qualité gratuite. Il préconise d’inclure des conditions telles qu’imposer un moratoire sur les dépenses militaires (exception faite des salaires et des pensions) ou exiger de nouvelles lois pour s’attaquer à l’évasion fiscale comme préalable à l’obtention de prêts.  . Le Fonds monétaire international devrait tenir compte des droits de l’homme avant d’accorder un prêt à un pays, préconise un expert indépendant mercredi, déplorant une politique faisant la promotion de la privatisation et de l’austérité. « La dimension droits de l’homme dans (la politique) de prêts ne peut être ignorée plus longtemps », a estimé Alfred de Zayas, un expert indépendant lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York. Il exhorte le Fonds monétaire international (FMI) à accorder des prêts aux pays « qui honorent leurs engagements en matière de développement et de respect des droits de l’homme ». « Je déplore le fait que les pratiques en matière d’accord de prêts des institutions financières internationales vont parfois à l’encontre des objectifs des Nations Unies et non seulement dans le domaine des droits de l’homme humains mais encore contre les objectifs de développement durable », explique M. de Zayas, cité dans un communiqué. Alfred de Zayas avait été nommé en mai 2012 premier expert indépendant par le Conseil des droits de l’homme. Il est aussi actuellement professeur de droit international à Genève.

Police du quotidien : prendre exemple sur la gendarmerie

 Police du quotidien : prendre exemple sur la gendarmerie

 

 

Police du quotidien, police de quartier, police de proximité,  les noms changent mais les réalités demeurent les mêmes à savoir la dramatique insuffisance de présence sur le terrain. Pourtant on pourrait s’inspirer de ce qui existe, au moins pour la comparaison, concernant la gendarmerie nationale. Il est vrai qu’on trouve une brigade de gendarmerie pour quelques milliers d’habitants tandis qu’il faut compter parfois 100 000 habitants pour un seul commissariat en ville. En outre, l’avantage de la gendarmerie nationale consiste essentiellement intervenir en zone rurale et dans les petites agglomérations. Dans ces zones,  tout le monde connaît tout le monde et d’une certaine façon existe de fait  une sorte de vigilance citoyenne. Quelques interrogations dans le voisinage voire même seulement quelques coups de téléphone suffisent  souvent aux gendarmes pour orienter leurs recherches. Il en va différemment dans les zones très denses marquées par l’indifférence générale et-où la crainte de parler dans certains quartiers difficiles. On le sait la mode est à la métropolisation,  c’est-à-dire l’hyper concentration de populations ; une hyper concentration qui sécrète aussi son propre poison à savoir le mal de vivre, les dérives de toutes sortes et notamment la sécurité. Bien entendu,  on ne pourra transférer les villes à la campagne comme le suggérait le malicieux Alphonse Allais ;  un réaménagement du territoire est une tâche de longue haleine qui demande des décennies, en outre la question n’est pas à l’ordre du jour puisque l’objectif est la désertification des territoires. Dès lors, il  convient d’accepter de renforcer de manière considérable les effectifs de police et les insérer dans les quartiers. Notons également que les gendarmes non seulement sont professionnellement implantés près des lieux de leur investigation mais qu’en outre ils y résident. Ce qui leur permet de compléter encore leur connaissance du terrain. De ce point de vue les nouvelles orientations de Macron vont à contresens de l’efficacité des gendarmes. Le président de la république affirme en effet qu’il s‘agit pas “de remettre une police de proximité avec des postes de police statiques dans les quartiers ”, pourtant en même temps il indique qu’il faut  “retisser avec les associations, les élus locaux des formes d‘actions rénovées”,  Les  10.000 postes supplémentaires de policiers et gendarmes sur le quinquennat, dont 7.000 entre 2018 et 2020 seront bien insuffisants mais avec une évolution sans doute nécessaire de la réforme de la procédure pénale

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

“80% des retraités vont gagner du pouvoir d’achat” ! (Macron)

 

 

C’est sans doute sur un coin de table qu’ont été effectué les calculs tendant à prouver que les retraités seront finalement gagnants même après la hausse de la CSG de 1,7. Point. En faite,  on a changé d’argumentation. Précédemment il s’agissait clairement de demander aux retraités un effort particulier pour le redressement des comptes publics. Maintenant on explique qu’en réalité les retraités seront gagnants.  une observation préalable, d’un point de vue méthodologique il est difficile d’apprécier l’évolution des revenus des retraités du fait en particulier qu’il convient de raisonner sur des données qui concernent les ménages. En effet Emmanuel Macron  explique que l’augmentation de la CSG sera plus que compensée par la réduction de la taxe d’habitation. Or cette taxe d’habitation concerne les ménages tandis que  la hausse de la CSG concerne chaque pensionné. Le montant moyen de la pension s’élève environ à 1300 € mensuels avec de très fortes disparités. Au moins 40 % des ménages de retraités ne comporte qu’une personne. L’impact dépendra largement de la zone géographique du retraité puisque la taxe d’habitation peut varier environ de 4 à 500 euros en zone rurale à 2000 euros et plus en ville. Les gagnants se situeront en ville tandis qu’en zone moins dense  la baisse de la taxe d’habitation sera loin de compenser la hausse de la CSG. Du coup le raisonnement de Macron ne tient pas quand il affirme. “Les 60%, ce ne sont pas ceux qui ont plus de 1.200 euros. Ce sont qui jusqu’à 65 ans ont plus de 1200 euros et pour les plus de 65 ans ce sont eux qui ont plus de 1400 euros”. Pour tous ces derniers la CSG va augmenter de 1,7 point. Mais pour une majorité d’entre eux la taxe d’habitation va baisser progressivement”,  Comme la taxe d’habitation diminuera d’un tiers, je vous fiche mon billet que dès l’année prochaine, à la fin de l’année, dans une grande partie des cas, cette taxe d’habitation diminuée d’un tiers compensera ces 1,7 point de CSG”. Et le président d’assurer pour conclure que “lorsque l’ensemble de cette réforme sera conduite, 80% des retraités gagneront en pouvoir d’achat. Et les retraités qui perdront du pouvoir d’achat perdront moins de 1%, et ce sont les 20% les plus riches. C’est une mesure de justice”. Vraiment un calcul de coin de table peu convaincant qui fait abstraction de la composition des ménages et des très fortes disparités des montants de taxes d’habitation. Les calculs de coins de table de Macron sont d’ailleurs contredits par les services officiels. Dans un document annexe au PLF2018, on indique que seraient 2,5 millions de retraités sans aucune compensation. Ce serait donc 3,2 millions de retraités qui perdraient du pouvoir d’achat d’ici à 2020, ce qui sur environ 15,8 millions de retraités (selon l’Insee) représentent 20,2% du total. D’après le rapport de Joël Giraud, les ménages “perdants” seront les retraités dont la pension excède 2500 euros par mois pour une personne seule et 3981 euros pour un couple. Certes l’effort demandé aux retraités est sans doute économiquement nécessaire mais de là à vouloir habiller cette ponction en bénéfice il y a un pas que Macron franchit sans trop de scrupule et de rigueur intellectuelle.

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

Salaires du FMI : trop excessifs pour les Etats-Unis

 

 

Les États-Unis appellent une nouvelle fois à faire le ménage dans les institutions internationales et en particulier à se montrer beaucoup plus rigoureuse dans les moyens dont elles disposent. L’objectif est évidemment politique ;  on sait en effet que Trump est très critique vis-à-vis de certaines organisations internationales qui mettent en cause la souveraineté des États-Unis ou trop conciliante vis-à-vis de certaines dérives. En quittant très récemment l’Unesco les États-Unis ont confirmé leurs doutes vis-à-vis de certains organismes. Au-delà de cet aspect politique, les critiques américaines ne sont toutefois pas infondées en matière de gestion de ses institutions. Faut-il rappeler par exemple que la directrice du FMI bénéficie d’un salaire d’environ 100 000 € n’en imposable et que les collaborateurs sont grassement payés. Pour les États-Unis,  le FMI gardien de l’orthodoxie financière dans le monde devrait d’abord donner l’exemple par sa propre gestion. Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a appelé samedi le FMI à faire preuve d’une « discipline budgétaire exemplaire » et à faire des « choix difficiles » pour baisser les salaires de sa direction et de ses employés. « En tant qu’institution publique, comme tous les membres qu’il supervise et qu’il conseille, le FMI doit faire preuve d’une discipline budgétaire exemplaire et être efficace dans l’utilisation de ses ressources limitées », a-t-il affirmé lors de la réunion annuelle à Washington du FMI et de la Banque mondiale. « Atteindre cet objectif entraîne nécessairement des choix difficiles, notamment sur les salaires et les prestations dont bénéficient la direction et les salariés », a souligné tout particulièrement M. Mnuchin, lors de son intervention devant le comité monétaire et financier (CMFI), organe de direction du Fonds monétaire international (FMI). « Le Fonds est très conscient des coûts et, de fait, nous avons opéré avec un budget constant pendant six années consécutives », a répondu une porte-parole du FMI, interrogée par l’AFP sur les déclarations du secrétaire au Trésor. « Notre direction revoit les salaires et les prestations de manière régulière », a-t-elle ajouté. A la Banque mondiale, Mnuchin a rejeté l’augmentation de capital souhaitée par son président Jim Yong Kim, l’appelant également à faire preuve d’une plus grande discipline budgétaire. « Davantage de capital n’est pas la solution quand le capital existant n’est pas alloué de manière efficace », affirme M. Mnuchin dans son intervention au Comité de développement de la Banque mondiale. « Nous voyons de la marge pour davantage de discipline budgétaire », a-t-il estimé. En revanche, le ministre allemand pour le Développement économique, Gerd Müller, a jugé que cette augmentation de capital était « urgente ».

 

Aurélie Filippetti exclue du PS ?

Aurélie Filippetti exclue du PS ?

Règlement de comptes au parti socialiste avec la mise à l’écart de l’ancienne ministre Aurélie Filipe qui avait choisi de soutenir la liste dissidente conduite par Philippe Gasparella, ex-suppléant de la candidate aux législatives. Et ce choix n’a pas convenu à l’ancien secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini, qui a malgré tout été réélu sénateur., l’ex-ministre, devenue conseillère municipale à Metz, ainsi que tous ceux qui l’ont suivie, a reçu un avis de «sortie» du parti.  les socialistes «légitimistes» s’appuient sur les statuts du parti. «On n’est pas dans une logique d’exclusion mais de clarification», «La même règle s’est d’ailleurs précédemment appliquée à Richard Lioger et Ludovic Mendes après qu’ils se sont présentés aux législatives contre nos candidats»,. Avant de lancer une bravade: «Aurélie Filippetti peut toujours faire appel, mais il lui faudra prouver qu’elle n’a pas enfreint nos statuts». C’est justement ce que compte faire l’intéressée. Dans un message publié sur Facebook, elle annonce sa riposte à venir: «Je confirme avoir reçu cette lettre ainsi que mes amis. La procédure utilisée – la lettre recommandée – était sans doute ce que l’on pouvait attendre de plus élégant de la part de la Fédération de Moselle du Parti socialiste et de ses dirigeants. Le délit d’opinion n’existant pas en démocratie, n’ayant enfreint aucune règle interne, j’ai adressé un recours à la Commission de dsicipline.

Allocations familiales: remise en cause du caractère universel ?

Allocations familiales: remise en cause du caractère universel ?

Édouard Philippe le premier ministre a renvoyé dans ses baskets une députée de la république en marche opposant de remettre en cause le caractère universel des allocations familiales. Toutefois la question reste ouverte et le Premier ministre souhaite que s’engage un débat sur cette problématique. Un débat qui n’est pas évident car on peut légitimement considérer pour des motifs de justice sociale que les allocations familiales doivent être prioritairement  fléchées en direction des moins favorisés cependant la remise en cause de l’universalité de cette prestation mais aussi des autres allocations pourraient remettre en cause certains principes. On pourrait aussi parler par exemple des prestations de la sécurité sociale ou de l’indemnisation du chômage. Le problème c’est que les catégories plus favorisées participent largement au financement des prestations sociales et que faute de retour,  les intéressés pourraient t être amené à se désolidariser de ces systèmes sociaux et à recourir à des assurances privées. Pour ce qui concerne plus spécifiquement les allocations familiales,  il faudra intégrer l’impact sur la natalité même si pour des revenus confortables même si ce critère est peu pris en compte dans la décision d’avoir des enfants. Faute de soutien de son parti, Caroline Janvier, députée de la république en marche du Loiret, a défendu seule sa proposition d’attribuer les allocations familiales seulement en-dessous d’un certain plafond de ressources. Mais l’idée avait peu de chances de prospérer, alors qu’une mission parlementaire sur la politique familiale va être lancée et que le Premier ministre Edouard Philippe souhaite un « vrai bon débat » avant toute décision sur ce sujet sensible. La députée pourrait cependant déposer un amendement en son nom, avec les signatures de quelques collègues. Mais Édouard Philippe s’est engagé mercredi soir à mener un « vrai bon débat » sur une possible remise en cause de « l’universalité » des allocations familiales, qui pourrait se traduire par une baisse ou une disparition du dispositif pour des ménages aisés. Lors de son nouveau rendez-vous hebdomadaire en direct sur Facebook, où il répond à des questions posées par des internautes, le Premier ministre a souligné que cette « bonne » question « méritait d’être posée » mais affiché sa prudence en la matière. « On va se poser cette question, mais après un vrai bon débat, et pas simplement le soir au détour d’un amendement budgétaire qui n’aurait pas été complètement mesuré dans ses implications », a déclaré Édouard Philippe lors de cette émission réalisée depuis son bureau à Matignon.  Cinq Le débat aura lieu « calmement en réfléchissant à l’ensemble des prestations versées dans le cadre de la politique familiale », a-t-il assuré.

Suppression d’emplois à GE : sanctions du gouvernement ?

Suppression d’emplois  à GE : sanctions du gouvernement ?

 

Après Nokia, c’est au tour de GE de ne pas tenir ses promesses d’emplois. Lors du rachat de la branche énergie d’Alstom par général électrique, l’entreprise américaine avait promis de créer 1000 emplois. Au lieu de cela  le groupe a annoncé en juillet qu‘il comptait supprimer 345 emplois sur les 800 que compte le site GE Hydro de Grenoble (Isère), un plan social qui pour les salariés contrevient aux engagements de création d‘emplois pris par le géant américain auprès du précédent gouvernement. “Le gouvernement sera extrêmement attentif à ce que General Electric respecte tous ses engagements et notamment la création nette de 1.000 emplois”, a déclaré le porte-parole du gouvernement lors de la séance de questions au gouvernement à l‘Assemblée nationale. S‘il a souligné que GE avait notamment l‘intention d‘investir à Belfort dans le développement 3D ou à Cherbourg (Manche) dans l’éolien, Christophe Castaner a jugé qu’“il faut accélérer”. “Le gouvernement a une arme pour cela, c‘est la pénalité de 50.000 euros par emploi manquant, que nous actionnerons pour faire en sorte que General Electric respecte les engagements qu‘il a donnés au gouvernement (précédent)”, a-t-il dit. “Il faut être très vigilant (…) parce que la situation des restructurations des activités hydro-électriques de ce groupe n‘est à la fois pas conforme aux engagements pris mais pas conforme non plus par rapport au projet industriel qui doit être le nôtre”, a poursuivi le secrétaire d‘Etat chargé des relations avec le Parlement. Au moment du rachat de la branche énergie d‘Alstom en 2014, GE s’était engagé à créer un millier d‘emplois avant 2018. L‘accord conclu avec Arnaud Montebourg, alors ministre de l‘Economie, prévoyait également des pénalités financières de 50.000 euros par poste non créé. Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de l‘Economie Benjamin Griveaux recevra à nouveau les acteurs concernés le 16 octobre, a précisé Christophe Castaner. Benjamin Griveaux est déjà engagé dans un dossier comparable, qui concerne le suivi des engagements pris par Nokia lors du rachat du franco-américain Alcatel-Lucent début 2016. Des engagements non tenus puisqu’il est prévu la suppression de 600 emplois  en 2018 et 2019, « soit 30% de tous les emplois hors Recherche et Développement », notent les élus. En 2015, lors du rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, opération validée par le ministre de l’Économie, à savoir  Emmanuel Macron, la direction avait pris des engagements pour développer notamment la R&D. En contrepartie des 400 postes supprimés de l’époque, le groupe piloté aujourd’hui par Rajeev Suri s’était engagé à embaucher 500 personnes et à porter les effectifs à 2500 ingénieurs et chercheurs d’ici fin 2019.   Seulement, sur la première tranche de la campagne de recrutement, dont l’échéance est prévue pour la fin de l’année, « ils ont embauché seulement 120 personnes sur les 330 postes annoncés. On voit mal comment ils pourront tenir parole », insiste Bernard Trémulot. Une situation qui passe mal, y compris au niveau du gouvernement. Invité lundi sur France Inter, Benjamin Griveaux a reconnu que « manifestement, le compte n’y est pas », l’entreprise n’aurait « sciemment pas tenu la parole qu’elle avait donnée publiquement lors de l’opération de rachat ».   Lors de la dernière réunion du comité de suivi, au début du mois, l’équipementier finlandais a confirmé qu‘il tiendrait ses engagements en matière d‘emplois, sans pour autant renoncer au plan de suppression de près de 600 emplois qu‘il avait annoncé début septembre !

Paris : fin des voitures à essence en 2030 et du diesel en 2024

Paris : fin des voitures à essence en 2030 et du diesel en 2024

Comme à Berlin, Paris vient de décider l’interdiction des voitures à essence à partir de 2030. Les véhicules diesels seront eux prohibés à partir de 2024. En France comme en Allemagne cette décision est directement liée à l’Accord de Paris sur le climat qui vise à éliminer la circulation des véhicules thermiques en 2030 pour que les émissions soient réduites de 95% en 2050.  Dans le cadre du plan climat à Paris, la mairie souhaite proscrire les voitures à essence à partir de 2030 dans les rues de la capitale, révèle jeudi franceinfo. . Selon franceinfo, la mairie parie sur les voitures électriques et son offre de transports en commun avec le Grand Paris pour compenser la baisse du nombre de véhicules. En faite les constructeurs pensaient pouvoir bénéficier d’un délai supplémentaire de 10 ans pour effectuer la mutation de leur appareil productif. La mutation vers l’électrique va donc devoir s’accélérer. En attendant il est vraisemblable que les acheteurs potentiels de véhicules neufs vont hésiter à acheter des véhicules de 20 000,30 000 euros voire  plus car le prix à la revente va rapidement s’écrouler. Plus de 60% des Parisiens ne possèdent d’ailleurs pas de voiture, indique le cabinet d’Anne Hidalgo à franceinfo. Comme Copenhague et Berlin, Paris s’est engagé au moment de la COP21 à être neutre en carbone et de faire 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050. Des objectifs censés aussi réduire la pollution de l’air, classée 3eme cause de mortalité en France, d’après Santé publique France. Reste qu’il s’agit d’une véritable révolution qui va bousculer l’industrie automobile en France mais surtout en Allemagne. La perspective peut paraître lointaine mais elle va peser immédiatement sur le choix des les acquéreurs de véhicules neufs et sur les prix de l’occasion. 

Assemblée nationale et consultation citoyenne : du pipeau

Assemblée nationale et consultation  citoyenne : du pipeau

 

 

 

Il est clair que la proposition du président de l’Assemblée nationale visant à promouvoir la participation des citoyens à l’élaboration des lois relève du pipeau et de l’agitation médiatique. Tout au plus peut-on éventuellement retenir parmi les mesures proposées le référendum d’initiative citoyenne et encore. Pour le reste on voit mal comment les citoyens pourraient contribuer au travail  législatif sachant que déjà les députés ne servent pas à grand-chose dans la logique des institutions de la Ve République. Leur rôle, pour les députés de la majorité, se borne essentiellement à voter comme le souhaite le gouvernement. Le rôle des députés d’opposition consistant pour sa part à contester pour contester y compris des mesures vis-à-vis desquelles ils sont d’accord. Certes on trouvera ici ou là des votes majoritaires dépassant les clivages classiques mais c’est l’exception qui confirme la règle. Le président de l’assemblée nationale François de Rugy  fait en réalité sa pub en s’appuyant sur le vent de la modernité numérique. Par exemple quand il propose que les amendements des députés ne soit plus proposés par écrit mais sur une tablette qui sera fournie par l’assemblée nationale. Par exemple quand il propose une consultation publique via Internet notamment consacrée à la démocratie numérique. Un concept confus qui mélange le principe démocratique et les moyens de l’exercer. Il ne faut pas confondre la dématérialisation des procédures qu’il convient évidemment d’encourager, comme pour l’ensemble des champs économiques, sociaux ou sociétaux avec une démocratie réellement participative. Une démocratie participative qui n’existe même pas au plan local.  les maires  fois élus décident à peu près ce qu’ils veulent. Quand aux députés les Français en majorité ignorent ce qu’ils font, ce qu’ils votent et même souvent leur nom. Il n’existe même pas de structures locales pour permettre d’associer les citoyens des députés. Même le mouvement en marche totalement centralisé est dépourvu de structures locales délibératives. Le Sénat lui a moins d’ambition et ne s’enivre pas des mots comme le président de l’Assemblée nationale. Le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), se bornera, lui,  pour sa part à la mise en place, ce trimestre, d‘une expérimentation de dématérialisation des rapports législatifs et de contrôle et sa pérennisation en 2018 si le résultat était positif.

Merkel pour un plafonnement du nombre de réfugiés

Merkel pour un plafonnement  du nombre de réfugiés

 

« Nous voulons parvenir à ce que le nombre de personnes accueillies pour raison humanitaire ne dépasse pas 200.000 par an », indique le texte de compromis entre la CDU de Merkel et son allié bavarois, la CSU.  Elles espèrent ainsi résoudre un conflit qui les oppose depuis deux ans. Il y est aussi question à l’avenir de regrouper les nouveaux demandeurs d’asile dans quelques centres bien localisés le temps que leurs dossiers soient traités, alors qu’ils sont aujourd’hui répartis dans des foyers dans tout le pays. Un accord sur le cap de la politique migratoire allemande dans les années à venir au sein de la famille conservatrice d’Angela Merkel constituait un préalable indispensable à la formation du futur gouvernement de coalition, suite aux législatives de fin septembre remportées par son parti mais avec le pire score enregistré depuis 1949 (32,9%). Un résultat décevant, combiné à l’entrée en force de l’extrême droite de l’AfD .

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

APL et prêt à taux zéro: Macron lâche du mou

Après le dérapage de la réduction de 5 euros des APL, Macron lâche du mou sur son plan logement.  D’abord, il n’est plus question de supprimer immédiatement le PTZ pour l’achat d’un logement neuf dans les zones les moins tendues de France, c’est-à-dire là où il n’y a pas de pénurie d’offre. La raison? La suppression de ces aides dans les zones B2 et C se traduirait par 50.000 acquisitions en moins par an. Le gouvernement devrait aussi reculer sur l’APL accession, qui sera finalement maintenue. Pourquoi? Abandonner cette aide à l’achat pour les ménages modestes aurait finalement coûté de l’argent à l’État, puisque ceux qui pouvaient en bénéficier se seraient tournés vers les APL locatives, beaucoup plus coûteuses.  Enfin, sur le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), l’exécutif ne voudrait plus exclure totalement les fenêtres, les portes et les vitrages du dispositif. Du coup, ces travaux devraient continuer à bénéficier au moins partiellement du CITE l’an prochain. Au final, recalibrer le plan logement devrait se traduire par de moindres économies budgétaires. On a coutume de dire qu’un PTZ coûte en moyenne 16.000 euros à l’État. Avec le recentrage du dispositif, même dans la fourchette basse on aurait perdu entre 35.000 et 40.000 PTZ et donc économisé autour de 600 millions d’euros. Quant au CITE, il aurait également pu générer plusieurs centaines de millions d’euros d’économies avec la réforme envisagée au départ. Dans le premier document budgétaire qui intégrait la suppression progressive des portes, fenêtres et vitrages de l’assiette d’éligibilité, Bercy évoquait une dépense de 875 millions d’euros pour le crédit d’impôt l’an prochain, soit environ deux fois moins que l’année précédente. Mais visiblement on n’irait pas aussi loin. D’ailleurs, le nouveau document budgétaire mis en ligne depuis deux jours tient compte de ce recalibrage sur le CITE. Pour 2018, ce ne sont curieusement plus 875 millions d’euros qui sont budgétés mais plus de 1,5 milliard d’euros.

Coût du Grand Paris Express dérapage financier habituel

Coût du Grand Paris Express  dérapage financier habituel

 

Le président du directoire de la Société du Grand Paris, Philippe Yvin. S’efforce de justifier dans une interview à la Tribune l’écart entre les évaluations financières du Grand Paris. Des écarts malheureusement habituels quand ses grands projets sont conduits essentiellement par des politiques et des hauts fonctionnaires. De ce point de vue l’argumentation du président de la société du Grand Paris paraît peu convaincant en tout cas relativement flou

 

- Qu’attendez-vous de la conférence territoriale de l’Ile-de-France prévue, paraît-il, le 6 novembre ?

PHILIPPE YVIN - Le nouveau gouvernement s’est emparé du dossier du Grand Paris, comme le président de la République l’avait indiqué le jour de sa prise de fonctions à l’hôtel de ville de Paris. Emmanuel Macron est convaincu de l’importance du Grand Paris pour le pays tout entier comme un projet de développement économique qui rassemble l’État, les collectivités territoriales et les entreprises privées dans la compétition des métropoles mondiales. Il en avait déjà parfaitement conscience quand il était ministre de l’Économie. Souvenez-vous qu’il avait déclaré qu’il fallait « faire Paris au carré » quand il était venu au Mipim en 2016 lors du lancement du concours « Inventons la Métropole ». Faire le Grand Paris, c’est répondre à trois objectifs. D’abord bâtir la métropole la plus attractive d’Europe en compensant nos faiblesses et en accentuant nos avantages. Avec les réformes structurelles déjà engagées comme la refonte du code du travail, et celles à venir sur la fiscalité, sur la formation professionnelle, la France, et particulièrement Paris, améliorera son image pro-business auprès des investisseurs internationaux. Pour faire la métropole la plus attractive d’Europe, l’enjeu est aussi de développer nos avantages compétitifs grâce à des politiques territorialisées et des infrastructures stratégiques comme le Grand Paris Express. Il nous faut enfin renforcer d’autres atouts comme le tourisme d’affaires, poursuivre les mesures qualitatives comme le crédit impôt-recherche, le CICE et encourager la croissance des start-up. Cela profitera à la métropole tout entière. Le deuxième objectif du Grand Paris, c’est de faire une métropole pour tous. Notre capitale est déjà l’une des plus inclusives en comparaison des autres, mais nous devons aller plus loin en favorisant les mobilités qu’elles soient physiques ou sociales. Enfin le Grand Paris est une formidable opportunité de bâtir la ville intelligente et durable du 21e siècle comme un modèle exportable du génie urbain de nos entreprises françaises. Nous retrouvons ces trois objectifs dans le nouveau métro Grand Paris Express : il dopera l’économie en reliant les clusters économiques entre eux et avec Paris, il désenclavera les territoires aujourd’hui peu ou mal desservis… et les 68 gares du réseau seront autant d’opportunités d’intensifier la ville et de limiter l’étalement urbain pour bâtir une ville soutenable et innovante.

Comment expliquez-vous la réflexion du gouvernement à votre égard et les accusations de dérives budgétaires ?

L’appréciation du coût du projet qui est devenue plus précise au fur et à mesure que les études techniques ont avancé. Aujourd’hui, le chiffre de référence pour l’investissement voté par notre conseil de surveillance est de 26 milliards d’euros. Au printemps, nous avons obtenu les résultats de l’ensemble des études d’avant-projet et nous avons pu faire une première estimation du coût du projet à terminaison d’un budget réaliste de 28 milliards d’euros. En précisant la doctrine de provisions pour les risques identifiés et pour les aléas, ce montant peut varier de 25 %, soit 7 milliards de plus et donc 35 milliards d’euros. Selon le taux de consommation des aléas, le coût du Grand Paris Express se situera entre 28 et 35 milliards d’euros. Nous ne pouvons donc pas parler objectivement de dérives car seul le coût réel d’objectif, que nous connaîtrons à la fin des appels d’offres de génie civil mi-2018, sera celui sur lequel nous nous engagerons.

L’emprunt que vous avez souscrit avec la Banque européenne d’investissement (BEI) cet été servira-t-il à anticiper ces possibles dépassements ?

Il s’inscrit dans le financement normal du projet. Nous avons à ce jour dépensé 2,5 milliards d’euros et les recettes annuelles de plus de 500 millions d’euros par an, prélevées sous la forme de taxes auprès des entreprises et des ménages franciliens, ne suffisent plus. Nous allons ainsi emprunter, cette année, 700 millions d’euros auprès de la BEI. Nous emprunterons 2 milliards en 2018 puis 3 en 2019. De même, dans le cadre d’un accord de 4 milliards d’euros avec la Caisse des dépôts et des consignations, nous avons déjà enclenché un prêt d’un milliard, ce qui nous laisse un peu d’avance. Notre modèle de financement est robuste car il repose sur des recettes pérennes et des investissements à très long terme pour financer une infrastructure qui sera utile à plusieurs générations.

La Société du Grand Paris peut désormais emprunter sur les marchés. Comment allez-vous y recourir ?

Compte tenu de la conjoncture, les banques placeront sans difficulté nos produits auprès des investisseurs institutionnels, français ou étrangers, comme les fonds de pension, les fonds souverains ou les caisses de retraite. Nous comptons ainsi diversifier nos ressources dans les prochains mois, c’est pourquoi nous avons entrepris une démarche de notation avec l’agence Moody’s.

Et en même temps, le président du conseil départemental des Yvelines, Pierre Bédier, demande l’accélération de la livraison de la ligne 18. Pouvez-vous ajuster le calendrier pour répondre aux élus locaux ?

Le calendrier, tel qu’il est aujourd’hui prévu, est le plus optimal. Sur cette ligne, un accord entre l’État et les collectivités a été passé en vue de l’Exposition universelle de 2025 sur le plateau de Saclay. Il y a un débat sur le tronçon qui relie le CEA à Versailles mais la majorité des élus locaux considère que le métro est utile. Ce sera en outre une ligne importante de développement économique territorial surtout si nous considérons sa prolongation ultérieure jusqu’à Nanterre. Nous ne pouvons donc raisonner de manière classique sur un tel sujet en considérant seulement les chiffres de trafic. Les bénéfices économiques et sociaux de ce projet seront considérables.

Le déficit commercial : du mieux… mais

Le déficit commercial : du mieux… mais

 

 

Certes il y a du mieux pour le déficit commercial de la France qui au mois d’août a eu tendance à diminuer. Reste que ce déficit est à comparer à l’énorme excédent de l’Allemagne.  Le déficit commercial de la France s’est nettement réduit en août, à 4,5 milliards d’euros, se rééquilibrant après des importations élevées le mois précédent dans l’industrie aéronautique et spatiale, ont annoncé vendredi les Douanes. Par rapport à juillet, le déficit commercial a diminué de 1,4 milliard d’euros. En revanche, sur douze mois, le déficit cumulé de la France s’affiche en hausse à 62,2 milliards d’euros, contre 48,1 milliards pour la même période un an plus tôt. Comme l’an passé, le déficit commercial de la France est toujours largement déficitaire et s’inscrit sur une tendance de 60 milliards par an alors que dans le même temps l’Allemagne, elle, va sans doute connaître un nouvel excédent d’environ 300 milliards en 2017.

 

Mobilisation code du travail : échec

Mobilisation code du travail : échec

 

 

On peut dire que la mobilisation du 21 septembre constitue un véritable échec pour la CGT à tel point que cette organisation n’a même pas voulu fournir de chiffres nationaux  précis quant à la participation des manifestants sur l’ensemble de la France. Le ministère de l‘Intérieur avait il y a dix jours dénombré 223.000 manifestants sur l‘ensemble du territoire, la CGT 500.000. La centrale parle de “200 rassemblements”, de “milliers d‘arrêts de travail” et de “plusieurs centaines de milliers de manifestants”, sans plus de précision. “Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente”, a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez sur France info. A Paris, la police a recensé 16.000 personnes, soit 8.000 de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté 55.000 participants, contre 60.000 il y a dix jours. La manifestation s‘est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov. A Marseille, la préfecture des Bouches-du-Rhône a dénombré 4.500 manifestants contre 7.500 le 12 septembre. A Bordeaux, la préfecture a compté 3.000 participants, contre 10.000 selon la CGT. A Lyon, ils étaient 3.500, selon la police, et à Toulouse, 4.000 selon la police. Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de FO, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC n‘ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l‘unité. Les retraités ont appelé à une manifestation contre la hausse de la CSG le 28 septembre, et les fonctionnaires contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre. A partir du 25 septembre, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant. “J‘ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J‘ai expliqué ces réformes, j‘ai présenté ces réformes pendant des semaines et j‘ai été élu pour cela”, a déclaré le président de la République mardi à la chaîne de télévision américaine CNN. “Je crois en la démocratie, mais la démocratie n‘est pas dans les rues”, a-t-il dit, avant de préciser mercredi, lors d‘une conférence de presse qu‘il n‘y aurait “aucune complaisance” vis-à-vis d’éventuelles violences.

Démographie : 11 milliards à la fin du siècle

Démographie : 11 milliards à la fin du siècle

Selon une étude publiée par l’Institut national d’études démographiques (Ined) ce mercredi, la démographie de la planète a été multipliée par 7 au cours des derniers siècles et devrait continuer à croître jusqu’à atteindre  »peut-être 11 milliards à la fin du XXIe siècle». A noter surtout l’accroissement de la population de l’Afrique ». Comptant 1,25 milliard d’habitants en 2017, les projections de l’Ined indiquent que le continent pourrait avoisiner les 2,5 milliards d’habitants en 2050, et la population pourrait être multipliée par plus de trois pour atteindre 4,4 milliards d’ici 2100. Le rythme de croissance de la population mondiale devrait ralentir dans les années à venir. La principale explication avancée par l’institut repose sur une diminution de la fécondité. Le nombre d’enfants par femme se situe actuellement à 2,5 contre 5 enfants en 1950.  Au niveau des pays, le classement mondial des pays les plus peuplés durant les trois prochaines décennies pourrait bien changer. Si la Chine (1,38 milliard d’habitants), l’Inde (1,352 milliard d’habitants) et les Etats-Unis (325 millions d’habitants) occupent les trois premières places du podium, l’Empire du Milieu pourrait bien être dépassé par le géant indien. D’après l’institut de recherches, l’Inde pourrait compter 1,67 milliard d’habitants d’ici 2050 dépassant largement la Chine avec 1,343 milliard la même année. Enfin pour la France, les prévisions sont plutôt optimistes. Les chercheurs de l’Ined ont ainsi prévu que la population passerait de 65 millions d’habitants (France métropolitaine) à 72 millions d’ici 2050. Ces chiffres indiquent que la récente baisse de la natalité mentionnée par l’Ined ne devrait pas se poursuivre dans les années à venir.

 

Réforme du Code du travail : les Français partagés

Réforme du Code du travail : les Français partagés

Selon un sondage exclusif BVA-La Tribune  50% des Français approuvent le mouvement de mobilisation contre la réforme gouvernementale du Code du travail contre 48% qui ne l’approuvent pas et 2% qui ne se prononcent pas. La contestation est surtout approuvée par les personnes les plus fragiles sur le marché du travail : 69% des catégories socioprofessionnelles « inférieures » (CSP -), ouvriers et employés ; 60% des personnes dont le niveau d’études est inférieur au Bac ; 54% des femmes et 53% des moins de 35%. A l’inverse, le taux de soutien à la contestation de la réforme est nettement plus faible auprès des populations dont la situation face à l’emploi est davantage assurée : 40% des cadres ; 38% des personnes issues de foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 3.500 euros ; 36% des plus de 65 ans. Sur le fond, 58% des Français considèrent que la réforme du Code du travail peut permettre d’améliorer la compétitivité de la France. En février 2016, seuls 41% des Français étaient de cet avis face au projet de loi El Khomri, soit 17 points de moins. De même une forte minorité de 45% des sondés jugent que la réforme actuelle peut permettre de lutter contre le chômage, soit 15 points de plus que lors d’un sondage BVA réalisé en février 2016 au moment de la présentation du projet de loi El Khomri. En revanche, 24% seulement des Français pensent que les ordonnances réformant le Code du travail vont permettre d’améliorer leurs conditions de travail.

Prix du lait : ultimatum à Macron

Prix du lait : ultimatum à Macron

 

La Fnpl (Fédération nationale des producteurs de lait) menace de quitter des États généraux de l’alimentation (Ega) voulus par Emmanuel Macron. Elle veut un juste retour pour les agriculteurs, et plus particulièrement les éleveurs. «Il existe un consensus parmi les acteurs de la chaîne alimentaire pour reconnaître que les éleveurs ne sont pas assez rétribués. En revanche, les discussions divergent lorsqu’on évoque les solutions», note Marie-Thérèse Bonneau, première vice-présidente de la Fnpl. «Si nous n’arrivons pas à trouver un accord entre toutes les parties prenantes, notamment avec les distributeurs et les transformateurs, cela ne sert à rien d’aller plus loin. Nous ne participerons pas à la deuxième partie des États généraux», avertit d’emblée Thierry Roquefeuil, président de la Fnpl. Parmi les nombreuses revendications de la Fnpl, une proposition se détache: la mise en place de deux indicateurs de prix, un national et un international, au lieu d’un actuellement. Aujourd’hui, dans les contrats qui lient les producteurs aux transformateurs, aucune distinction n’est faite entre les volumes qui alimentent le marché domestique (environ 60% des débouchés des éleveurs) et ceux qui vont à l’exportation. Et pourtant les prix ne sont pas les mêmes. «Le marché intérieur joue davantage le rôle d’amortisseur par rapport à la forte volatilité des cours internationaux», insiste André Bonnard. Parmi ses autres propositions, la branche Lait de la Fnsea prône que le droit européen de la concurrence permette aux producteurs de se regrouper pour discuter prix et volume, comme le font déjà les sucriers qui vont voir leurs quotas disparaître ce 1er octobre. Enfin les producteurs exigent que le prix auquel ils vendent leur lait ne puisse descendre en dessous de leur coût de production.

« Détruire la Corée du Nord » (Trump)

« Détruire la Corée du Nord »  (Trump)

 

Comme d’habitude le président américain n’a pas fait dans la dentelle sur les différents sujets internationaux conflictuels lors de son intervention à l’ONU. Il a notamment menacé de détruire totalement la Corée du nord. Il a aussi reproché à la Chine son inertie vis-à-vis de la Corée. “Il est scandaleux que certains pays (La Chine surtout NDLR) fassent non seulement du commerce avec un tel régime mais qu‘ils arment, fournissent et soutiennent financièrement un Etat qui met en danger le monde avec un conflit nucléaire”. Le président américain a ensuite attaqué l’Iran et l’accord nucléaire passé avec ce pays qualifié d’État voyou. Il a surtout  visé l‘accord conclu en 2015, après douze années de longues et complexes négociations entre Téhéran et le groupe P5+1, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l‘Allemagne. Le président américain a laissé entendre qu‘il pourrait le dénoncer à la mi-octobre lorsqu‘il s‘agira de certifier si Téhéran le respecte, ce que Washington a déjà fait à deux reprises depuis son investiture.  Le président français Emmanuel Macron a pris le contrepied de Donald Trump sur l‘Iran, peu après, en estimant que dénoncer l‘accord serait une lourde erreur. Pour le président français, il s‘agit d’“un accord solide, robuste et vérifiable, qui permet de garantir que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire”. “Le dénoncer aujourd’hui, sans rien proposer d’autre, serait une lourde erreur. Ne pas le respecter serait irresponsable”, a-t-il ajouté, le qualifiant d’“essentiel à la paix à l’heure où le risque d’une spirale infernale ne saurait être exclu”. Abordant enfin, la crise au Venezuela, Donald Trump a jugé “totalement inacceptable” les violences qui s‘y déroulent.

Les Français contre la politique fiscale du gouvernement : 56% des Français contre

Les Français contre la politique fiscale  du gouvernement : 56% des Français  contre

 

 

Paradoxalement comme pour la réforme du code du travail les Français sont plutôt contre les orientations du gouvernement en matière de fiscalité. Par contre, quand on examine les mesures une par une, l’opinion est nettement plus partagée. Ainsi si la suppression de la taxe d’habitation est très majoritairement approuvée, la suppression de l’impôt sur la fortune l’est également mais dans de moindres proportions. À noter une position majoritaire contre  quand on touche à l’assurance-vie ou aux intérêts du plan épargne logement. Selon un sondage Odoxa pour Les Echos et Radio classique,  Cinquante-six pour cent des personnes interrogées estiment “assez mauvaise” ou “très mauvaise” la politique fiscale menée par le président de la République Emmanuel Macron et le gouvernement, soit six points de plus que lors de la précédente enquête parue en juillet. Les opposants les plus farouches à cette politique sont les sympathisants de gauche et du Front national, tandis que 95% des sympathisants d‘En marche et 57% des sympathisants de droite disent la trouver “assez bonne” ou “très bonne”. En revanche, sur six propositions de réforme souhaitées par le gouvernement et soumises aux sondés, quatre obtiennent un taux d‘approbation supérieur à 50% : suppression de la taxe d‘habitation pour 80% des Français (70%), limitation du dispositif Pinel (60%), transformation de l‘ISF en impôt sur la fortune immobilière (54%) et vente des participations de l‘Etat dans les entreprises non stratégiques (58%). Les Français n‘approuvent pas en revanche l‘alourdissement de la fiscalité pour les contrats d‘assurance-vie supérieurs à 150.000 euros (62% y sont opposés). De même, l‘imposition des intérêts des Plans d’épargne logement (PEL) produits après dix ans au prélèvement forfaitaire unique de 30% est rejeté par 82% des Français. La question de la baisse des aides au logement souhaitée par le gouvernement n‘a pas été directement posée aux sondés. Mais 54% des sondés se disent d‘accord avec l‘opinion selon laquelle les aides au logement encouragent la hausse des loyers et des prix de l‘immobilier. Seuls les sympathisants de gauche ne sont pas d‘accord avec cette assertion (56%). Cette enquête a été réalisée par internet les 13 et 14 septembre auprès de 992 personnes âgées de 18 ans et plus.

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