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La montée du télétravail

La montée du  télétravail

 Le télétravail a progressé en 2018 dans le secteur privé, où 29% des salariés l’ont pratiqué de façon occasionnelle ou régulière, contre 25% en 2017, selon une étude Ifop pour Malakoff Médéric Humanis publiée mercredi. Le télétravail est une pratique de plus en plus courante dans le secteur privé. En moyenne, les salariés usant de cette pratique ont télétravaillé 7 jours par mois et « presque huit sur dix sont satisfaits ou très satisfaits de leur pratique du télétravail », a souligné Anne-Sophie Godon, directrice innovation de Malakoff Médéric Humanis. Le domicile « reste le lieu prépondérant » où s’exerce le télétravail (92% des télétravailleurs), a-t-elle précisé. Mais les salariés peuvent aussi le pratiquer dans « un tiers lieu » (21% y ont recours), comme un café ou un espace de travail partagé. Leur entreprise peut aussi leur permettre de télétravailler dans un « bureau satellite » (35%), c’est-à-dire dans un autre site de la même société. Le télétravail est développé « surtout dans les plus grandes entreprises », a relevé Mme Godon. Ainsi près de la moitié (49%) des télétravailleurs sont employés dans des sociétés de plus de 1.000 salariés. Les ordonnances de l’automne 2017, qui ont réformé le Code du travail et simplifié le recours au télétravail, « sont plutôt une incitation à étendre le télétravail » là où « il existait » déjà, a-t-elle ajouté.  Plus de cinq télétravailleurs sur dix (51%) sont des cadres, quasiment tous (97%) sont en CDI, 45% sont âgés de 35 à 49 ans, et plus de trois sur dix (34%) vivent en Ile-de-France. Pourquoi demander à télétravailler ? D’abord pour « réduire ou supprimer » les trajets entre le domicile et le lieu de travail, répondent plus de la moitié des télétravailleurs (54%). « Comme l’an dernier », le temps consacré au transport est le premier sujet de motivation, a souligné Mme Godon.

 

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Unedic : dernière proposition du MEDEF avant rupture ?

Refus total du bonus malus voulu par les syndicats et le gouvernement concernant les contrats courts. Le patronat à la place propose le paiement d’un forfait, d’un montant fixe qui viendra alimenter un fonds commun pour améliorer l’accès à la complémentaire santé et augmenter des droits au compte personnel de formation. Curieusement en cas d’échec, le patronat s’en remet à l’arbitrage des pouvoirs publics auxquels il demande de participer aux négociations en cours. Au moins un point d’accord avec les syndicats qui eux aussi veulent s’en remettre à l’arbitrage du ministère du travail en cas d’échec des négociations avec le patronat. Il y a par ailleurs une sorte de contradiction chez les partenaires sociaux à vouloir garder la main sur les négociations relatives à l’Unedic et en même temps solliciter l’arbitrage du ministère du travail. Cela d’autant plus que l’intention du gouvernement est de remettre la main sur l’Unedic avec y compris une modification du financement via l’impôt. En clair dans ce domaine comme dans d’autres l’étatisme reprend le dessus en France. Sans doute la faute au gouvernement qui définit des cadrages trop contraignants mais aussi aux partenaires qui en la circonstance montre un peu irresponsables. “Si dans ce texte, il n’y a pas les mesures que nous préconisons sur la réduction des contrats courts, il y aura un échec et après nous en appelons à la ministre du Travail pour regarder ce qu’on fait de ce constat d’échec”, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger sur LCI. En cas d’échec des négociations, le gouvernement doit décider s’il reprend les rênes du régime et procède lui-même aux réformes : des économies de 3 à 3,9 milliards d’euros sur trois ans, la révision des règles de cumul emploi et chômage et la mise en place d’un dispositif pour limiter le recours aux contrats de courte durée. Cette perspective n’enchante ni le patronat ni les syndicats. “Ce serait un échec pour tout le monde. Si le gouvernement reprend la main, ce sera aussi des baisses de droits importantes pour les demandeurs d’emploi”, a dit à Reuters la secrétaire générale adjointe de la CFDT, Marylise Léon. La loi prévoit, en cas d’échec des pourparlers, que le gouvernement reprenne la main et modifie les règles de l’assurance chômage par décret “mais, s’il y a un recours au décret, le gouvernement ne fera pas seul, les partenaires sociaux auront un rôle à jouer”, a poursuivi la source.

La dette américaine, comme la France à 100% du PIB !

La dette américaine, comme la France à 100% du PIB !

Il est en général de bon ton d’ironiser sur la dette américaine qui serait irresponsable. Le problème c’est que cette dette de l’ordre de 20 000 milliards représente le même pourcentage par rapport au PIB  que celle de la France à savoir environ 100 %. Difficile donc pour l’Hexagone de critiquer la gestion des grands équilibres des États-Unis cela d’autant plus que ce très mauvais résultat français s’accompagne en plus du record du monde de prélèvements obligatoires.

 

Total des prélèvements obligatoires, en % du PIB, dans quelques pays de l’OCDE,

 

Allemagne 37

Canada 31,9

Danemark 46,6

Espagne 33,8

États-Unis 26,4

France 45,5 (48% d’après Eurostat)

Italie 43,3

.

Mexique 17,4

Royaume-Uni 32,5

Suède 43,3

Suisse 27,9

 

Moyenne OCDE 34,3

 

 

 

Les allègements fiscaux du gouvernement Trump, notamment pour les entreprises, et le gonflement des dépenses, surtout dans l’armement, ont alourdi ce fardeau.« Je devais d’abord remettre l’armée en ordre avant de me préoccuper des 22.000 milliards de dette », a récemment lancé le président. Son administration continue d’assurer que ses réductions d’impôts, qui doivent creuser le déficit de 1.500 milliards de dollars sur dix ans, vont se financer d’elles-mêmes en dopant la croissance, donc les recettes. Un raisonnement très hypothétique car la dette française par exemple n’a jamais permis à la croissance d’être plus dynamique que dans les pays voisins

Sous Barack Obama, la crise financière de 2008 a exigé un fort soutien de l’Etat. Les comptes se sont durement détériorés, provoquant la naissance du Tea Party, un courant politique qui a aidé à porter Donald Trump au pouvoir.

Avec la reprise économique et le bras de fer au Congrès sur la réduction des dépenses publiques, les dernières années du président Obama ont vu une baisse du déficit.

Puis quand celui-ci est reparti à la hausse avec Donald Trump, personne n’a bronché, pas même les républicains, naguère si à cheval sur l’usage des deniers publics. Mais ce sont avant tout le vieillissement de la population et le gonflement des dépenses de santé et de retraite qui, structurellement, plongent le budget fédéral dans un déficit chronique. Toute aussi inquiétante est la dette privée. Les emprunts des entreprises américaines ont presque doublé en un peu plus de dix ans, nourris par la politique d’argent bon marché menée par la Fed après la crise de 2008. Leur dette atteint 9.000 milliards de dollars et constitue, selon le patron de la banque centrale lui-même, « un risque macro-économique». Du côté des ménages, qui sont endettés à hauteur de 13.500 milliards de dollars, dont les trois quarts avec des prêts immobiliers, ce sont des secteurs plus circonscrits mais plus fragiles qui suscitent l’inquiétude. Les prêts étudiants, qui pénalisent la consommation des jeunes, ont ainsi atteint un record historique à près de 1.500 milliards de dollars. Les prêts automobiles, qui approchent le même montant (1.300 milliards), commencent à connaître des taux de retards de paiements et de défaillances qui ont récemment alerté la Fed. En France notons que comme la dette publique, l’endettement du secteur privé continue de croître Contractée auprès des banques et des marchés financiers, la dette des entreprises et des ménages atteignait 130 % du PIB en 2017, contre 125 % en 2016 et 120 % en 2015.  D’uen certaine manière la situation financière des Etats Unis et de la France sont assez comparables avec cependant une différence énorme de fiscalité.

 

L’hystérisation du débat entre réactionnaires condescendants et populistes primaires

L’hystérisation du débat entre réactionnaires condescendants et populistes primaires

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que le débat manque de sérénité pour aborder les problèmes majeurs de la société en France. Certes la plupart des Français ne tombent e pas dans le piège de l’affrontement stérile et simplificateur mais force est de constater que les médias mettent surtout en valeur les propos des réactionnaires condescendants face à ceux des populistes primaires. Parmi les élites médiatiques, on compte nombre de réactionnaires condescendants qui estiment que les gilets jaunes par exemple doivent maintenant se taire, qu’ils ont été assez entendus puisqu’on la m’a accordée presque 10 milliards. Une espèce de réflexe corporatiste des élites (ou de ceux qui croient en faire parti parce que médiatiquement connus). La remise en cause d’une parcelle de l’autorité de ces élites prend soudain des allures de faction ou de révolution. Et de s’appuyer sur la légitimité d’une élection dont pourtant chacun sait qu’elle est surtout le résultat d’une opposition au Front National et non d’une adhésion à l’ultra libéralisme de Macron. Pour preuve, ces élites refusent toute perspective d’une nouvelle consultation électorale par exemple concernant l’assemblée nationale. Une hypothèse qui serait pourtant susceptible de donner une légitimité incontestable à la majorité qui en sortirait. Du coup, on accuse les opposants au pouvoir de tous les maux notamment les gilets jaunes. C’est tout juste s’ils ne sont pas responsables de la dégradation de la croissance qui pourtant a commencé début 2018 et qui s’affaisse dans le monde entier haut au point peut-^ter de frôler la récession. En face des populistes primaires qui ont sans doute raison de se plaindre de la situation sociale des plus défavorisés mais dont  l’argumentation ne résiste pas à la moindre analyse. En cause l’ignorance de la problématique économique, le manque d’expérience politique et l’absence de passé social. Du coup, on attaque tout en vrac mais sans mettre le doigt sur les vrais facteurs explicatifs de la mauvaise gestion du pouvoir en place (exemple l’absence d’évaluation du CICE qui aura coûté 40 milliards sur une année dont on ne connaît pas ni les effets économiques ni les effets sociaux). Bref une gestion macro-économique à la louche qui fait abstraction des spécificités des branches voir des zones géographiques. L’affrontement se caractérise alors par une violence verbale nourrie d’idéologies. Le problème c’est que le gouvernement lui-même n’est pas incapacité de rétablir un minimum de sérénité et d’élever le débat. Au contraire, il utilise aussi l’anathème et la provocation comme les extrémistes populistes qui se réfugient dans le simplisme. De ce point de vue, le débat direct voulu depuis le début de mandat entre Macron et les citoyens constituent une catastrophe et une caricature de démocratie.

Une Baisse du chômage toute relative

Une Baisse du chômage toute relative

Les chiffres officiels font apparaître une baisse du nombre de chômeurs de l’ordre de 40 000 pour le dernier trimestre mais parallèlement ce qu’on appelle le halo du chômage ( les chômeurs non comptabilisés) auraient vu leur nombre progresser de plus de 30 000. Autant dire que la baisse du chômage pourrait être liée à des problèmes méthodologiques. On voit d’ailleurs mal comment le chômage pourrait diminuer de manière significative avec une croissance aussi faible ou alors cela relèverait du miracle. En effet la croissance a été limitée à 0,3 % au quatrième trimestre (comme au troisième) et sur l’année le PIB a progressé de seulement 1,5 %.À noter également l’augmentation des contrats à temps partiel. Si le chômage a diminué au cours des dernières années, le halo autour du chômage semble prendre de l’ampleur. Cette notion prend en compte les personnes qui ne sont pas disponibles dans les 15 jours pour occuper un emploi (comme les personnes en formation ou qui ont des problèmes de santé), ou n’ont pas entrepris de démarche active de recherche d’emploi au cours des quatre dernières semaines.D’après les derniers chiffres établis par les économistes de l’Insee, elles seraient 1,5 million. « Leur nombre augmente de 32.000 entre les troisième et quatrième trimestres 2018 et rejoint quasiment son niveau de fin 2017 (+ 5.000 sur un an) », précise l’Insee. « Cette tendance à la hausse du halo vient minimiser la baisse du taux de chômage », souligne Mme Baudchon de l’INSEE Autre point notable, « le fort rebond du nombre de personnes en temps partiel subi, qui fait suite à une forte baisse du trimestre précédent ». D’après l’enquête menée par l’institut, 5,8% des personnes en emploi seraient en situation de sous-emploi fin 2018. « Cette part augmente de 0,2 point sur le trimestre, après avoir diminué de 0,2 point au trimestre précédent. ». Pourtant officiellement le chômage aurait reculé en France au quatrième trimestre 2018, avec 42.000 personnes en moins (-1,1%) inscrites à Pôle emploi,  Selon des chiffres publiés vendredi, d’octobre à décembre, Pôle emploi a recensé en moyenne 3,676 millions de personnes en France entière inscrites en catégorie A (sans activité), son plus bas niveau depuis la mi-2014. Cette baisse succède à deux trimestres de légère progression (+0,2% au 2e et +0,4% au 3e).

Incendie d’une résidence du sulfureux Richard Ferrand

Incendie d’une  résidence du  sulfureux Ferrand

 

Une réaction républicaine des huit présidents de groupe de l’Assemblée nationale ont «condamné  unanimement, et avec la plus grande fermeté, les actes de violences, d’intimidations et les dégradations commises à l’encontre des représentants de la Nation». «Après l’incendie criminel du domicile du président de l’Assemblée nationale en fin de semaine dernière, une nouvelle étape a été franchie», estiment-ils.  Si l’incendie au domicile de Richard Ferrand est effectivement d’origine volontaire, il est alors totalement condamnable et s’inscrit dans la stratégie mortifère de certains leaders des gilets jaunes. S’il faut combattre Richard Ferrand, c’est  sur le plan des idées et pour l’affaire de corruption dans laquelle il est impliqué. On se souvient que le tribunal de Brest avait enterré l’affaire notamment aux motifs de la prescription de certaines infractions. Pas vraiment un blanchiment!  Justement. L’association Anticor avait dénoncé la prescription des faits qui ont permis de classer sans suite le dossier. L’association a donc  déposé plainte à Paris pour relancer l’enquête sur le chef de file des députés LREM. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée. Elle vise à obtenir la désignation – quasi-automatique – d’un magistrat pour enquêter sur l’affaire du bien immobilier acquis par la compagne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur général. La plainte porte sur des faits présumés de « prise illégale d’intérêts », et recel et complicité de ce délit.  Le parquet de Brest avait annoncé le 13 octobre le classement de l’enquête, au regard notamment de la prescription de cette éventuelle infraction. « Nous attendons l’ouverture d’une instruction, pour qu’il y ait un procès, car nous ne sommes pas d’accord avec l’analyse du procureur de la République de Brest », avait déclaré Jean-Christophe Picard, président de l’association. Après le classement sans suite, Anticor s’est tourné vers le pôle financier de Paris en raison de sa compétence nationale sur les affaires « d’une grande complexité ». Dans un des volets de l’affaire, un possible délit de prise illégale d’intérêts, le procureur de Brest Jean-Philippe Récappé reconnaissait que le parquet « aurait pu envisager l’ouverture d’une information judiciaire ». Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué. Richard Ferrand, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, s’est toujours défendu de tout conflit d’intérêts. Devenu chef du groupe La République en marche à l’Assemblée nationale après avoir dû quitter son poste de ministre de la Cohésion des territoires, il s’était félicité de la décision du parquet de Brest, estimant avoir été « lavé de tout soupçon ». Dans l’affaire en question, révélée par le Canard enchaîné le 24 mai dernier, Richard Ferrand, 55 ans, est soupçonné d’avoir profité de sa fonction pour favoriser sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen, à l’époque où il était directeur général (1998-2012) des Mutuelles de Bretagne et élu local PS. En 2011, cet organisme à but non lucratif, qui cherchait à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avait choisi la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99 % à Sandrine Doucen, parmi trois offres. Un bien acquis pour un prix de 375 000 euros, « financé » par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne  et dont la valorisation atteindrait de leur de 800 000 € aujourd’hui. Notons que pour l’instant l’affaire est toujours enterrée !

La fin du soutien majoritaire des manifs de gilets jaunes : pourquoi ?

 

 

Le soutien aux manifs des gilets jaunes bascule en raison des dérives de certains leaders : Dérives extrémistes, dérives politiques et dérives personnelles sans parler des violences qui ternissent le mouvement. Certes un majorité soutient encore les gilets jaunes mais la même majorité condamnent les manifestations.  Deux principaux leaders radicaux des gilets jaunes en particulier sont en train de tuer le mouvement : Maxime Nicolle et Eric Drouet . Finalement ils n’ont pu résister au parfum médiatique très éphémère qui peut donner l’impression à un individu d’atteindre la notoriété éternelle et de prétendre au rôle de leader majeur dans la société. Finalement, ils sont tombés dans le piège du système qu’ils dénoncent eux-mêmes, celui de la personnalisation, de la médiatisation et du star-system. Ils ont d’abord largement dénaturé la nature et l’objet du mouvement fondé sur une revendication de justice sociale et de justice fiscale. Cela pour y substituer des revendications plus politiques notamment l’illusoire référendum d’initiative citoyenne qui se substituerait est au fonctionnement démocratique actuel. Certes un fonctionnement très critiquable mais qui appelle des transformations autrement plus élaborées que le seul recours à un référendum. Ces deux leaders autoproclamés ont certes des soutiens nombreux mais ce sont essentiellement les plus radicaux. Plus la mobilisation s’affaiblit et plus le mouvement se radicalise, ce  qui du coup découragent les plus modérés. Tout cela se termine en général par des actions  qui ne reposent plus que sur les plus extrémistes. Un phénomène bien connu dans le mouvement social : plus l’action devient minoritaire et plus on propose des formes d’action dure et cela jusqu’à l’extinction des forces. Bref le contraire d’une gestion responsable d’une action collective. En plus du caractère extrémiste et d’une  idéologie sulfureuse anarcho légèrement de droite des deux leaders évoqués,  il faut noter  leur grande insuffisance en matière de connaissances économiques sociales voir sociétales. Leur expression est particulièrement confuse et contradictoire. Bref, le costume de leader politique est un peu grand pour eux. Aujourd’hui l’opinion publique n’approuve plus les manifestations répétées chaque week-end non seulement en raison des violences mais aussi du manque total de perspective de ce mouvement conduit de manière totalement anarchique et irresponsable. Finalement la très grande majorité des gilets jaunes avait bien raison de se méfier de tous les leaders autoproclamés et de leur dérive. Le mouvement des gilets jaunes méritait mieux.

 

Réforme santé : du bricolage en vue

Réforme  santé : du bricolage en vue

Nécessairement il faut s’attendre à du bricolage concernant la loi santé. Pour résumer, on va surtout concentrer les praticiens et faire appel au médecin étranger. En effet la levée du fameux numerus clausus ne donnera pas de résultats avant 10 ou 12 ans alors que les besoins vont croître notamment du fait du vieillissement de la population. Certes le quota décidé chaque année pour autoriser le volume d’étudiants en médecine va augmenter mais les effets ne se feront pas sentir avant 2030. La politique déjà entamée va donc se poursuivre avec la suppression des petits établissements hospitaliers de toute façon déjà désertés par nombre de spécialistes. On va continuer pour les maternités, les deux tiers ont déjà été supprimés. On va un peu libéraliser la profession de médecin hospitalier pour les autoriser à intervenir aussi dans le privé. Comme le premier ministre l’indiquait on va développer ces maisons de santé dans les territoires défavorisés afin de regrouper les différents praticiens mais cela n’augmente pas pour autant leur nombre et le problème reste entier. Cela d’autant plus que le Premier ministre s’oppose à ce que les jeunes mas médecins effectuent  un temps obligatoire dans les zones tendues En clair, on aura toujours autant de difficultés pendant encore longtemps de trouver un médecin généraliste en zone rurale bien sûr mais aussi à certains moments dans les villes. Quant aux spécialistes les délais seront toujours de un à 10 mois pour obtenir un rendez-vous selon les spécialités et les territoires. On ajoutera quelques rustines pour compléter un système saturé par exemple en apportant un complément de rémunération de 1200 € aux jeunes médecins s’installant en zone tendue. L’idée est aussi d’augmenter la productivité des médecins en particulier grâce au recours à la télémédecine et à des assistants médicaux qui pourraient décharger le praticien de certaines tâches basiques entre parenthèses (prises de tension par exemple). Par contre on ne s’attaque pas à l’évaluation de chaque établissement (dirigé par de nombreux énarques). Pourtant si la médecine a fait des progrès extraordinaires l’organisation elle est toujours cella d’une administration 19 ème siècle.  Le projet qui sera présenté en conseil des ministres par la ministre de la Santé Agnès Buzyn vise à traduire dans la loi le plan « Ma Santé 2022″ esquissé par le président Emmanuel Macron lors d’un discours le 18 septembre dernier. Les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), qui regroupent plusieurs hôpitaux à l’échelle des départements, devront partager leurs ressources en praticiens, voire leurs trésoreries et leurs investissements.

Dans les communautés processionnelles territoriales de santé (CPTS), tous les professionnels de santé d’un territoire (médecins, pharmaciens, kinés, infirmières, etc.) devront se mettre en réseau, ce partage de compétences devant permettre de « dégager des marges de temps médical », indique le député La République en Marche Thomas Mesnier, membre de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée et rapporteur du projet de loi. C’est notamment le cas de la « recertification des compétences » visant à obliger les médecins à suivre une formation continue – on ne sera plus médecin à vie. Le statut unique de praticien hospitalier, sujet sensible, sera lui aussi créé par ordonnance. Le but est de permettre aux médecins d’exercer à la fois à l’hôpital public et dans un cabinet privé en ville, pour répondre au souhait des jeunes praticiens. Le concours d’accès serait supprimé « pour faciliter l’entrée dans la carrière », explique le ministère de la Santé Sont également laissés aux ordonnances les 500 à 600 « hôpitaux de proximité » que veut créer le gouvernement et dont la détermination des missions « socle » (de base) suscite de vifs débats. Agnès Buzyn a promis de ne fermer aucun établissement.

Grand débat ou campagne électorale du pouvoir Philippe Juvin, député)

Grand débat ou  campagne électorale du pouvoir Philippe Juvin, député)

 

 

À juste titre le député européen Philippe Juvin dénonce la transformation du débat national par le pouvoir en campagne électorale et saisit  la justice. Son objectif vise en particulier la ministre de la santé qui lors  d’un récent meeting du grand débat a clairement appelé à voter pour la république en marche. Du coup le député européen demande que les moyens utilisés par le pouvoir soient intégrés dans les comptes de campagne des élections européennes. Ce que dénonce le député concerne d’une façon plus large les interventions d’autres membres du gouvernement mais surtout de Macron qui chaque semaine bénéficie de plusieurs heures d’audience sur les chaînes de radio et de télévision surtout les chaînes d’info continue. Non seulement il s’agit d’un véritable détournement du concept de grand débat mais également d’un abus de biens qu’on ne peut comprendre qu’à travers les liens consanguins entre les propriétaires de ces chaînes (publiques comme privées). Les chaînes publiques sont évidemment au service du pouvoir même si elle donne la parole à l’opposition pour donner le change. Quant aux grands médias télévisés, ils sont tous dans les mains des financiers qui sont précisément les plus ardents défenseurs de Macon Le député européen LR  a indiqué, samedi 9 février, avoir saisi la Commission nationale des comptes de campagne. Sa demande : « intégrer » dans les comptes de campagne des élections européennes de LREM « les moyens alloués à une réunion publique de Madame Agnès Buzyn », ministre de la Santé. Lors de cette réunion, dimanche dernier à Trappes (Yvelines), la ministre aurait tenu « des propos militants sans équivoque en faveur de LREM en vue des élections européennes » du 26 mai, estime celui qui est aussi maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).

« Ce grand débat national, initié par le président de la République pour répondre à une crise sans précédent liée à des choix politiques et économiques illisibles et injustes, ne peut en aucun cas être une campagne électorale déguisée« , ajoute ce président de la Fédération LR des Hauts-de-Seine.

« Voilà maintenant près de trois semaines que nous assistons à ce qui s’apparente davantage à une campagne électorale plutôt qu’à des échanges avec les Français », a renchéri la députée de l’Assemblée nationale Valérie Boyer, dans un courrier au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), transmis à l’AFP. Elle y énumère les heures de réunions publiques  »animées par le chef de l’État » et diffusées à la télévision qui  »satur(ent) » l’espace politique et médiatique, selon elle.

 

Énergies renouvelables : la question du recyclage et du social

Énergies renouvelables : la question du recyclage et du social

L’Ademe commence à s’interroger sur la prise en compte de l’acceptation sociale des énergies renouvelables aussi sur leur rapport à l’environnement concernant le recyclage et l’impact sur la bio diversité. S’y ajoute en plus la préoccupation de privilégier les techniques présentant le meilleur rendement énergétique. Le mouvement des gilets jaunes est passé par là de même que la critique qui monte à peu près partout concernant le développement de l’éolien. Il est clair que jusque-là l’Ademe a surtout répondu aux préoccupations des écolos bobos et n’a pas suffisamment tenu compte des conséquences sociales d’une politique énergétique trop brutale notamment lorsqu’elle entraîne des hausses de fiscalité qui mettent fortement en cause le pouvoir d’achat. Commence à émerger aussi la question du recyclage de certaines énergies renouvelables comme le solaire et encore davantage l’éolien pour lequel aucune disposition n’est encore prévue notamment en termes de responsabilité puisque les exploitants se déchargent sur les propriétaires de terrains pour le démantèlement qui représente quand même de l’ordre  de 500 000 € par éolienne ! En fait il y a de fortes chances que les descendants des propriétaires de terrains renonceront à l’héritage et que c’est la collectivité qui devra en supporter le coût.  La polémique actuelle sur les éoliennes offshore en Allemagne en est un exemple. Autre impact des EnR fréquemment invoqué et sur lequel l’Ademe entend se pencher de près : celui sur la biodiversité, avec « l’apparition de nouveaux enjeux, dont le risque de conflit d’usage des sols avec l’agriculture et l’élevage, et la nécessité de revoir certaines doctrines établies par le passé. »

Les emplois de la transition énergétique sont un autre cheval de bataille pour Arnaud Leroy, qui estime que « l’on paie aujourd’hui le prix de déclarations passées sur le sujet ». En effet pour le solaire comme pour l’éolien par exemple les matériels proviennent majoritairement de l’étranger

 

Budget : les prévisions du gouvernement sont fausses (Cour des comptes)

Budget : les prévisions du gouvernement sont fausses (Cour des comptes)

Dans un langage très diplomatique, la Cour des Comptes considère que les prévisions du gouvernement sont fausses aussi bien concernant les recettes que les perspectives de dépenses. En cause évidemment,  la dérive déjà observée à laquelle s’ajoutent les mesures prises suite au mouvement des gilets jaunes cela pour la partie des dépenses. Pour les recettes,  comme d’habitude des prévisions de croissance qui gonflent  artificiellement les recettes alors qu’il n’a pas été tenu compte du ralentissement économique général dans le monde et en France. Pour les dépenses, c’est un peu le grand flou car elles n’ont pas été totalement évaluées. Pour les recettes le gouvernement se fonde sur une hypothétique croissance du PIB de 1,7 % en 2019 alors que la France a péniblement atteints 1,5 % en 2018 et que l’année en cours sera sans doute moins favorable.

 

Synthèse du Rapport public annuel 2019 de la Cour des comptes :

 

La dette publique rapportée au PIB a encore augmenté et atteindrait 98,7 points de PIB. La dette publique de la France reste ainsi sur une trajectoire divergente de celles de l’Allemagne et de la zone euro : la dette publique allemande rapportée au PIB baisse continûment depuis 2012 et devrait être revenue au seuil de 60  points de PIB en 2018 ; celle du reste de la zone euro diminue depuis 2015 et serait passée en dessous de celle de la France en 2018 (graphique ci-dessous). Dette publique (en points de PIB) Source : Cour des comptes, à partir des données de l’Insee et d’Eurostat jusqu’en 2017, de la prévision du Gouvernement et de la Commission européenne pour 2018 (base de données Ameco). En 2019, un déficit effectif supérieur à 3 points de PIB, des prévisions de finances publiques particulièrement fragiles Le projet de loi de finances (PLF) pour 2019, présenté en septembre 2018, prévoyait un déficit public de 2,8 points de PIB, en augmentation de 0,2 point en raison notamment de la transformation du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi en baisse de cotisations, qui accroît le déficit de manière temporaire et exceptionnelle. Cette prévision était affectée de quelques facteurs d’incertitude. Tout d’abord, l’impact de la mise en œuvre du prélèvement à la source sur le rendement de l’impôt sur le revenu pourrait affecter de 2 Md€ à la hausse ou à la baisse le solde public1. Ensuite, la croissance de l’investissement des administrations publiques locales pourrait être plus élevée que prévu par le Gouvernement, compte tenu de l’épargne abondante qu’elles devraient dégager et de la proximité des échéances électorales communales. Les mesures de soutien au pouvoir d’achat des ménages, prises en toute fin d’année 2018, ont conduit à dégrader de 0,4 point de PIB la prévision de déficit public, du Gouvernement, désormais de 3,2  points de PIB en 2019, et de manière équivalente, celle de déficit structurel, qui serait désormais au mieux stable. Ces prévisions sont en outre affectées d’une fragilité particulière. En effet, seule une partie des mesures en faveur du pouvoir d’achat des ménages a été intégrée à la loi de La situation d’ensemble des finances publiques (à fin janvier 2019) 55 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 60 65 70 75 80 85 90 95 100 105 110 France Allemagne Zone euro Zone euro hors France et Allemagne 1 Cour des comptes, La situation et les perspectives des finances publiques. La Documentation française, juin 2018, 181 p., disponible sur www.ccomptes.fr. 11Synthèses du Rapport public annuel 2019 de la Cour des comptes finances. Ainsi, la prévision de déficit public de la loi de finances initiale (LFI) ne tient pas compte des mesures qui ont été votées immédiatement après la loi de finances, dans la loi portant mesures d’urgence économiques et sociales, alors que ces mesures accroissent le déficit de 3,7 Md€. Le respect de cette prévision suppose donc que les mesures contenues dans cette dernière loi soient compensées par les économies et les recettes supplémentaires que le Gouvernement a annoncées, mais qui ne sont pas encore traduites en dispositions législatives ou réglementaires. De plus, le scénario macroéconomique de la LFI, qui reste celui présenté en septembre 2018 lors du dépôt du PLF, ne tient compte ni de l’impact macroéconomique des mesures prises en fin d’année, ni, en sens inverse, de la dégradation de la conjoncture survenue depuis lors en Europe. Au total, si la prévision de croissance française sur laquelle repose la LFI, à savoir 1,7 %, n’est pas hors de portée, elle présente un risque sérieux de ne pas être atteinte. Dans ces conditions, la Cour estime indispensable que le Gouvernement présente, dès que possible, des projets de lois financières rectificatives, pour l’État et la sécurité sociale, intégrant de manière exhaustive et sincère l’ensemble des mesures annoncées ainsi que les conséquences de l’évolution de la situation macroéconomique. Au-delà, il devra actualiser la trajectoire de finances publiques présentée dans la loi de programmation de janvier 2018. Une nette dégradation du solde et de la dette publics qui met en évidence la fragilité du redressement de nos finances publiques Les perspectives de finances publiques pour 2019 témoignent de la fragilité du redressement opéré à ce jour. Les mesures d’urgence visant à répondre à la crise sociale ont ainsi suffi à porter la prévision de déficit public au-dessus du seuil de 3 points de PIB. Elles conduisent le Gouvernement à ne prévoir aucun progrès depuis 2017 vers l’équilibre structurel, alors même que la moitié des pays de la zone euro y sont déjà revenus

L’instrumentalisation de la condamnation du complotisme pour limiter la critique politique

L’instrumentalisation de la condamnation du complotisme  pour limiter la critique politique

 

 

 

 

La condamnation du complotisme  est à la mode, comme celle des fake news.  Il s’agit en fait de la même problématique dont l’objectif est de limiter la critique politique. Avec une telle condamnation la plupart des mises en cause de groupes de pressions est d’emblée discréditée au nom de l’objectivité et de la vérité. Bien entendu certaines thèses complotistes  relève de la plus grande fantaisie mais constituent cependant une part non négligeable de la ligne éditoriale de certains magazines populaires. La condamnation des fakes news ou des prétendus thèses conspirationnistes. La critique est particulièrement confuse car on ne sait pas quel est le champ d’application (informations générales, informations personnelles, nature de faits ou interprétations etc.). Tout cela renvoie en outre un concept d’objectivité ou de vérité qui est particulièrement subjectif. Selon un sondage Odoxa Dentsu Consulting»  pourtant 88% soutiendraient  la loi de novembre 2018 visant à lutter contre leur propagation en période électorale et plus généralement les Français seraient de plus en plus nombreux à considérer que l’intox est une question importante (50 %). Ce problème est toutefois complètement ingérable car l’intox est pratiquée partout. En premier, lors des campagnes électorales et pour  à peu près tous les candidats. La plupart des promesses relèvent  en effet de l’intox et mériteraient d’être sanctionnées quand elles ne sont pas suivies d’effet. Une perspective illusoire évidemment car c’est ce qui caractérise le système politique et même les fondements de notre démocratie. Comment en effet être élu sans promesses dont beaucoup constituent des illusions. En dehors des périodes électorales, le pouvoir lui-même ne cesse de diffuser de fausses  informations par exemple sur les perspectives de croissance, sur le budget, sur l’efficacité des institutions, sur le chômage, et sur nombre de questions socio économiques. Il y a aussi les médias pour la  plupart dans les mains des financiers qui ne cessent d’intoxiquer l’opinion avec des analyses très orientées, approximatives voire manipulatrices. De toute manière, cette loi applicable pendant les périodes électorales est impossible à mettre en œuvre.  Pour 81% des personnes interrogées, cette loi «est une bonne chose.» Le rejet est toutefois important chez les personnes s’informant via les réseaux sociaux et les blogs: pour 33% d’entre eux, cette loi «est une mauvaise chose car elle risque de porter atteinte à la liberté d’expression.» «Le gouvernement pourra se satisfaire de voir l’une de ses lois plébiscitée par l’ensemble du spectre politique», note Gaël Sliman, président d’Odoxa. «Non seulement cette loi enchante les sympathisants LREM (95%), mais elle est aussi approuvée par plus des trois quarts des sympathisants de gauche (84% des PS et 77% des Insoumis) comme de droite (75% des LR et 73% des RN).» En réalité la problématique posée de l’intox est elle-même une manipulation car elle renvoie au concept d’objectivité et de vérité. Deux concepts tout à fait relatifs. Le problème c’est que les uns et les autres ne parlent pas de la même intoxication ! Une autre enquête de l’IFOP démontrerait que 65 % des Français croiraient au moins à une des thèses complot autistes. Pour l’IFOP les adeptes des thèses complotistes seraient plutôt des abrutis.  Parmi les personnes croyant au moins à cinq des dix théories proposées, 55% d’entre elles ont moins de 35 ans et sont sans diplôme ou titulaires d’un BEPC, CAP ou BEP. Plus le niveau d’études est faible, plus les sondés croient au complot. Deux conspirationnistes sur trois (67%) sont en outre issus de catégories pauvres ou modestes et plus de la moitié d’entre eux (58%) ont le sentiment de n’avoir pas ou plutôt pas réussi leur vie. Une autre manière de discréditer le complotisme ou les fake news. Un genre d’étude assez caricaturale assez à la mode en ce moment dans certains médias particulièrement inquiets de la désaffection vis-à-vis de la presse traditionnelle est très critique vis-à-vis d’Internet. Finalement une préoccupation qui rejoint celle du pouvoir qui voudrait légiférer pour interdire les fausses nouvelles.

Eolien en mer: du plomp dans l’aile

Eolien en mer: du plomp dans l’aile

 

Deux raisons au freinage  de l’éolien en mer, d’abord les réticences de plus en plus importante des populations vis-à-vis de l’éolien en général. Cela d’autant plus que l’efficacité énergétique est faible et nécessite donc de très fortes subventions via la CSPE fiscalité payée par tous les abonnés à EDF et autres sociétés de distribution. La seconde raison est liée au difficultés de général électrique qui réduit ses effectifs partout dans le monde notamment en France. Or général électrique est un des fournisseurs de l’éolien. General Electric envisage en effet de supprimer plusieurs dizaines de postes dans sa division éolien en mer en France, essentiellement basée à Nantes (Loire-Atlantique), en raison du retard des projets de parcs éoliens en mer français.  Au total, 80 postes sur les 246 du site nantais seraient concernés, a précisé un membre du Comité social et économique (CSE) de GE Wind France, des chiffres que la direction n’a pas souhaité confirmer.

La direction a présenté vendredi au CSE « le projet de plan qu’ils souhaitaient nous voir appliquer et qu’ils souhaitaient nous voir valider dans les prochaines semaines », a-t-il ajouté.

 

 

Macron gagne six points dans un sondage bidon du groupe Lagardère

 

 

Une nouvelle fois, le groupe Lagardère via Paris-Match sort un sondage bidon attestant de la remontée de Macron. Le même groupe Lagardère qui via encore Paris-Match avait été le premier à annoncer il y a quelques semaines le redressement de la popularité de Macron. Il faut dire que Lagardère est l’un des plus fervents supporters de Macron et qu’il fait parti de ces patrons particulièrement inquiets de la dégradation de l’image du président et de la situation socio-économique en France. Il faut d’ailleurs voir comment le rédacteur en chef de Paris-Match Hervé Gattegno sur les chaînes publiques d’information soutient avec ferveur la totalité de la politique du pouvoir. L’objectif du groupe Lagardère est clair : influencer l’opinion pour enclencher une dynamique de légitimation du président. Notons que tous les autres sondages font effectivement apparaître une petite remontée de Macron mais de l’ordre seulement d’un ou  deux points ; c’est-à-dire dans la marge d’erreur des sondages. Les opinions défavorables sont toujours autour de 70 %  Dans le sondage bidon de Paris-Match La cote de popularité d’Emmanuel Macron progresse de six points, à 34% d’opinions positives, tandis qu’Edouard Philippe gagne un point à 34% également, selon le tableau de bord politique Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio diffusé mardi. Soixante-six pour cent des personnes interrogées désapprouvent l’action du chef de l’Etat, soit un recul de six points. L’action du Premier ministre est jugée défavorablement dans la même proportion (66%, =). Un pour cent ne se prononce pas.

L’enquête a été réalisée en ligne du 31 janvier au 1er février auprès d’un échantillon de 1.006 personnes âgées de 18 ans et plus.

Grand débat: les Télés d’info continue complices du pouvoir

Grand débat: les Télés d’info continue complices du pouvoir

 

 

Par paresse mais sans doute surtout par complaisance les quatre chaînes principales d’info continue branchent leurs caméras pendant des heures pendant que Macron ou Édouard Philippe pérore dans ce qu’ils appellent un grand débat. En fait, Macron et  les autres ne débattent pas, ils font un exercice de stand-up. L’animateur accorde seulement 30 secondes voire une minute aux participants qui posent une question. Ce qui permet à Macron ou Édouard Philippe de répondre pendant 10 minutes et de s’étaler, y compris sur les sujets qui sont sans lien avec la question posée. Ces retransmissions interminables sont inadmissibles et témoignent de la complicité de ces chaînes de télé d’info continue avec le pouvoir. Depuis quelques semaines, le pouvoir et ceux qui le soutiennent sont engagés dans une vaste opération de réhabilitation de l’image de Macron et du gouvernement. Cela à coup de sondages bidons, d’analyse socio économique tordues (la hausse du pouvoir d’achat par exemple) et surtout par la diffusion en direct des numéros de cirque de Macron. Un vrai spectacle puisque les participants savamment choisis  (avec cependant éventuellement quelques gilets jaunes) applaudissent même après chaque sketch de Macron. Les journalistes de ces chaînes d’information se plaignent d’être mal aimés. On peut et on doit évidemment condamner certaines violences à leur égard mais on ne peut que constater leur lamentable parti pris pour le pouvoir. Un parti pris sans doute aussi existentiel car la majorité de ces journalistes ont l’impression d’appartenir à une élite qui a été menacée par les gilets jaunes. Pour preuve le mot insurrection utilisé pour qualifier ce qui n’est qu’un mouvement social. Et qui témoigne de la grande trouille de ces élites.

 

Grève du 5 février : le risque d’un échec grave

Grève du 5 février : le risque d’un échec grave

 

On sait que les gilets jaunes tout au moins les plus radicaux se sont ralliés à l’idée d’une convergence des luttes organisées par la CGT est appuyée par les organisations gauchistes. Des organisations gauchistes qui par ailleurs ont réussi à faire prendre en compte par les gilets jaunes les plus radicaux le concept de grève générale reconductible. Encore faudrait-il pour cela un niveau satisfaisant de mobilisation. Ce qui au demeurant nets pas certains du tout dans la mesure où hormis la CGT la plupart des organisations syndicales ne sont pas parties prenantes de ce mouvement et même s’en méfient.   Le risque, c’est que le taux de grévistes soit relativement insignifiant et que les manifestations ne soient pas supérieures à celles des gilets jaunes qui se déroulent chaque week-end. La CGT, réticente au départ vis-à-vis du mouvement des gilets jaunes a dû radicaliser sa ligne sous la pression de militants aussi dans la perspective de son prochain congrès confédéral. Cette  perspective de convergence des luttes paraît assez illusoire dans la mesure où la CGT a décidé seul de son principe ce que n’ont guère apprécié les autres organisations syndicales. Des organisations syndicales qui se montrent très prudentes dans leur rapport aux gilets jaunes en raison notamment du cocktail assez sulfureux qu’il représente sur le plan idéologique (extrême droites et extrême-gauche compris). Dernier élément ces organisations syndicales n’ont pas non plus apprécié d’être mises dans le même sac que les partis politiques l par les gilets jaunes. Des gilets jaunes qui se déclarent apolitiques et asyndicales mais dont certains présente des listes aux élections et qui interviennent maintenant dans le champ syndicale. Le monde syndical est donc encore divisé sur la question des rapports avec les gilets jaunes. “Ce qu’on attend c’est des résultats”, a dit le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, sur France 2. “Et pour ces résultats, il y a parfois la nécessité de faire grève ou manifester et parfois il faut faire des propositions concrètes, c’est ce que fait la CFDT”.

Le principe du référendum le jour des européennes contesté

Le principe du référendum le jour des européennes contesté

 

 

Le principe du référendum est  contesté par l’opposition dans la mesure où il constitue une sorte de manipulation pour permettre à Macron d’obtenir une nouvelle légitimité sur des questions qui ne sont pas au cœur des enjeux actuels ;  mais le principe est également critiqué au sein même de la majorité qui considère qu’un référendum au moment des élections européennes risque de générer une grande confusion. Cela au motif que les enjeux européens sont à distinguer nettement d’un référendum concernant des questions purement nationales. Des figures de poids de la majorité et du gouvernement, dont Jean-Yves Le Drian, ont exprimé lundi leurs réticences, voire leur hostilité à l’idée d’organiser un référendum post-grand débat en même temps que les élections européennes. Il ne s’agit à ce stade que d’une hypothèse à laquelle songe Emmanuel Macron, qui a dit lundi aux chefs de groupes politiques à l’Assemblée nationale n’avoir pris aucune décision sur l’organisation de cette consultation. Un éventuel référendum concomitant à l’échéance du 26 mai risquerait d’éclipser les enjeux spécifiquement européens, redoutent les sceptiques. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a exprimé cette crainte sur France Inter : “Je ne pense pas qu’il faille mélanger les deux (enjeux européens et nationaux-NDLR)”, a-t-il déclaré, parlant d’un “avis personnel». Pour ces mêmes raisons, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, s’est elle aussi montrée réservée dimanche, lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro, quant à la possibilité d’ajuster le calendrier d’un référendum sur celui des européennes. “La ministre des Affaires européennes que vous interrogez souhaite qu’on parle d’Europe le 26 mai”, a-t-elle justifié. Invité de franceinfo lundi, le délégué général de La République en marche (LaREM), Stanislas Guerini, s’est pour sa part “interrogé sur l’opportunité” d’organiser un référendum le jour du scrutin européen, un moment à ses yeux “historique” qui décidera de l’avenir de l’UE. “C’est une question qui est essentielle et je pense qu’il ne faut pas qu’elle soit escamotée, je pense qu’il faut qu’on ait ce débat européen à plein”, a-t-il dit. La crainte effectivement c’est que le débat concernant un référendum étouffe complètement la question européenne.

Télécoms: boycott international du chinois Huawei ?

Télécoms: boycott international du chinois  Huawei ?

 

L’association GSMA, qui fédère des opérateurs télécoms au niveau international, a proposé la tenue d’une réunion d’urgence pour évoquer des projets européens visant à exclure les équipements 5G du chinois Huawei. L’enjeu est de taille car la technologie chinoise est en avance ; par ailleurs ; la société chinoise domine nettement le marché international. L’enjeu est à la fois économique, technologique mais aussi idéologique. Sur le plan économique, la Chine domine déjà avec la société Huawei Avec un chiffre d’affaires de 93 milliards de dollars (81,7 milliards d’euros) en 2017, Huawei est le premier équipementier télécoms mondial. Sur le plan technologique la Chine est en avance et pour l’instant seuls les États-Unis peuvent rivaliser. Enfin sur le plan idéologique le risque est de voir la Chine récupérer une masse d’informations qui pourraient faciliter la diffusion de ses produits. Un espionnage des consommateurs mais aussi des secteurs sensibles des pays occidentaux.

La Commission européenne de son coté étudie différentes mesures qui reviendraient de facto à bannir le matériel de l’équipementier chinois pour les réseaux mobiles de la prochaine génération face aux inquiétudes sur la sécurité. Plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis et l’Australie, ont déjà restreint l’accès de leurs marchés pour la 5G et l’Allemagne envisage également des mesures similaires.

Fermer le site internet du grand débat (Louis-Samuel Pilcer)

Fermer le site internet du grand débat (Louis-Samuel Pilcer)

 

À juste titre, Louis-Samuel Pilcer, étudiant à la Harvard Kennedy School, condamne la plate-forme du grand débat. La principale critique concerne l’anonymat des propositions de ceux qui vont s’exprimer. Ce qui va permettre à des lobbys d’envahir la plate-forme. Il sera méthodologiquement impossible de donner une véritable représentativité à cette expression. Un seul exemple lorsque le conseil économique et social à organiser sa consultation, c’est le refus de la PMA qui est venue en tête. Évidemment les militants de la manif pour tous avaient noyauté la consultation. (La tribune de Louis-Samuel Pilcer dans les Échos)

« …. il y a comme un problème : personne ne vérifie votre identité lors de l’inscription sur la plate-forme. Nom et prénom ne sont même pas requis, un pseudonyme et une fausse adresse de messagerie suffisent pour contribuer. Je viens donc de voter dix fois en faveur d’une baisse de la dépense publique, et n’importe qui pourrait envoyer plusieurs centaines de questionnaires en s’inscrivant avec des adresses de messagerie jetables. Au-delà de ces failles de sécurité évidentes, la méthodologie de la consultation est très problématique. Aucun recensement des caractéristiques des personnes consultées n’est réalisé. Les personnes âgées s’exprimeront-elles autant que les jeunes ? L’extrême droite participera-t-elle plus, ou moins, que les centristes ? Les campagnes voteront-elles autant que les métropoles ? Tant du point de vue démographique que de celui de l’appartenance politique, rien n’est pris en compte.

Si l’Insee n’interrogeait que des cadres supérieurs parisiens dans son enquête sur la consommation des ménages, leurs conclusions concernant le pouvoir d’achat des Français seraient probablement surprenantes. Si les participants de la consultation nationale ne sont pas représentatifs de la population française, ce grand débat n’aura servi à rien.

Les questions elles-mêmes sont troublantes. On nous demande s’il est plus pertinent de réduire le budget de l’éducation ou celui de la sécurité, sans donner aucun contexte concernant les marges de manoeuvre à la disposition du gouvernement dans ces deux domaines. Sur les cinq options proposées pour réduire les dépenses de l’État, toutes correspondent à des politiques publiques très importantes.

Si la consultation n’est pas doublée d’une communication claire sur ce qu’impliqueraient ces réductions budgétaires, les participants répondront à l’aveugle. Imaginons qu’une majorité de personnes consultées considèrent que le moins important, c’est le budget de l’éducation. Devra-t-on en conclure qu’il est légitime de revenir sur le dédoublement de classes en CP et de CE1 dans les quartiers défavorisés ?

Consulter n’est pas comprendre

Certes, réaliser des consultations en ligne pour permettre aux citoyens de participer à l’élaboration des politiques publiques peut être pertinent. Par exemple, le secrétaire d’État Julien Denormandie a lancé au début de son mandat une large consultation à laquelle ont répondu plus de 19.000 personnes afin d’élaborer la stratégie du gouvernement concernant le logement.

L’objectif était d’avoir l’avis de citoyens, locataires ou propriétaires, qui sont confrontés à ces problématiques au quotidien et qui souhaitent faire remonter au gouvernement des problèmes précis qu’ils ont rencontrés et qui peuvent représenter des freins à la mobilité, à l’accès au logement social, ou peser sur leur pouvoir d’achat.

De nombreuses propositions sont remontées de cette consultation, notamment concernant la simplification des procédures de déménagement grâce au numérique. Pour faire remonter des idées du terrain sur un sujet précis, les consultations sont essentielles ; mais pour comprendre ce que souhaitent les Français concernant les dépenses publiques ou les impôts, réaliser un sondage reste de loin la meilleure option.

Sonder les Français

La démarche du gouvernement est pleine de sens. Face à une crise politique qui remet en question notre compréhension de ce que souhaitent réellement les Français, il est essentiel d’aller prendre le pouls du pays afin de comprendre les causes profondes de ce malaise et de proposer un changement de politique qui réponde à leurs attentes.

Les rassemblements organisés au niveau local et la tentative de consulter le public à plus grande échelle peuvent constituer d’excellentes initiatives, si elles sont réalisées avec méthode et ne se limitent pas à une opération de communication.

Construire une plate-forme nationale permettant de consulter les citoyens sur des questions de politiques publiques reste donc une excellente idée. Mais l’identité des contributeurs doit être vérifiée, certaines caractéristiques socio-économiques devraient être recensées pour s’assurer de la représentativité des participants, et les questions posées doivent être claires et précises pour leur permettre de faire remonter une position réfléchie sur ces sujets. En l’absence de méthode rigoureuse pour faire remonter des idées du terrain, le meilleur outil de démocratie participative reste le sondage. »

 

 

Grand débat: les Télés d’info continue complices du pouvoir

Grand débat: les Télés d’info continue complices du pouvoir

 

 

Par paresse mais sans doute surtout par complaisance les quatre chaînes principales d’info continue branchent leurs caméras pendant des heures pendant que Macron ou Édouard Philippe pérore dans ce qu’ils appellent un grand débat. En fait, Macron et  les autres ne débattent pas, ils font un exercice de stand-up. L’animateur accorde seulement 30 secondes voire une minute aux participants qui posent une question. Ce qui permet à Macron ou Édouard Philippe de répondre pendant 10 minutes et de s’étaler, y compris sur les sujets qui sont sans lien avec la question posée. Ces retransmissions interminables sont inadmissibles et témoignent de la complicité de ces chaînes de télé d’info continue avec le pouvoir. Depuis quelques semaines, le pouvoir et ceux qui le soutiennent sont engagés dans une vaste opération de réhabilitation de l’image de Macron et du gouvernement. Cela à coup de sondages bidons, d’analyse socio économique tordues (la hausse du pouvoir d’achat par exemple) et surtout par la diffusion en direct des numéros de cirque de Macron. Un vrai spectacle puisque les participants savamment choisis  (avec cependant éventuellement quelques gilets jaunes) applaudissent même après chaque sketch de Macron. Les journalistes de ces chaînes d’information se plaignent d’être mal aimés. On peut et on doit évidemment condamner certaines violences à leur égard mais on ne peut que constater leur lamentable parti pris pour le pouvoir. Un parti pris sans doute aussi existentiel car la majorité de ces journalistes ont l’impression d’appartenir à une élite qui a été menacée par les gilets jaunes. Pour preuve le mot insurrection utilisé pour qualifier ce qui n’est qu’un mouvement social. Et qui témoigne de la grande trouille de ces élites.

 

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