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Italie: Salvini éjecté du gouvernement

Italie: Salvini éjecté du gouvernement

 

Salvini, le représentant de l’ultra droite qui était ministre de l’intérieur se trouve de fait éjecté du gouvernement après la démission de Conte. La démission du gouvernement était inévitable après la dénonciation de l’accord politique entre la ligue et le mouvement cinq étoiles. Le problème, c’est que mécaniquement Salvini se trouve écarté d’un gouvernement qui lui permettait de se mettre en valeur et même de donner l’impression d’en être le vrai patron. Comme le Sénat a refusé la perspective de nouvelles élections, la recomposition du gouvernement italien fera sans Salvini. Le mouvement cinq étoiles va maintenant tenter de rechercher une alliance avec le mouvement démocrate et d’autres partis mais sans la ligue. Faute d’accord il faudra dissoudre le Parlement et les Italiens retourneront aux urnes, trois ans et demi avant le terme théorique de la législature et en pleine période d’arbitrages budgétaires.

Entre les législatives de mars 2018 et les sondages actuels, le rapport de force électoral entre les deux partenaires de la coalition s’est totalement renversé, et Salvini, dont la Ligue est mesurée autour de 34-39% dans les intentions de vote, espère pouvoir, à la faveur d’un retour aux urnes, gouverner seul ou avec l’apport de ses anciens alliés de Forza Italia et Fratelli

La crise politique déclenchée par Salvini intervient en plein milieu de l’été, à un moment charnière dans le fonctionnement des institutions italiennes. Dans son discours devant le Sénat, Giuseppe Conte a expliqué que la motion de censure déposée par la Ligue, et finalement retirée sans pour autant le dissuader de démissionner, risquait d’avoir pour conséquence des retards dans la préparation du budget.

Or la loi de finances 2020 sera cruciale car l’Italie pourrait subir, en application d’engagements pris auprès de la Commission européenne, une hausse automatique de la TVA dès le mois de janvier si elle ne parvient pas à trouver par d’autres moyens les 23 milliards d’euros de recettes attendues de cette hausse. Avec une dette publique à 134% de son produit intérieur brut (PIB), l’Italie est, derrière la Grèce, le deuxième pays le plus endetté de la zone euro. Et la croissance de son économie est tombée à zéro.

Face aux sénateurs, Giuseppe Conte, qui n’appartient ni à la Ligue, ni au Mouvement 5 Etoiles de Luigi di Maio, a accusé Matteo Salvini d’avoir sacrifié l’Italie à ses seuls intérêts personnels et partisans. “Sa décision pose un risque grave pour ce pays”, a-t-il dit. “Elle risque de plonger le pays dans une spirale d’incertitude politique et d’instabilité financière.”

“Nous n’avons pas besoin d’homme qui ont les ‘pleins pouvoirs’, mais de personnalités qui ont une culture des institutions et un sens des responsabilités”, a poursuivi Conte.

Face à ces accusations, Salvini a répliqué en fustigeant les partis qui, a-t-il dit, ont peur de se soumettre au vote populaire et de perdre de leur influence.

Son objectif politique, a-t-il dit, est de défier les règles budgétaires de l’Union européenne quant l’Italie, dit-il, aurait besoin d’un plan de relance de l’économie d’au moins 50 milliards d’euros.

“Je n’ai pas peur”, a affirmé Salvini. “Je ne veux pas que l’Italie soit l’esclave de qui que ce soit, je ne veux pas que l’Italie soit enchaînée comme un petit chien.” L’union européenne est très attentive à la situation financière de l’Italie est assez dérive ; des dérives qui pourraient bousculer l’euro est diffusé la crise italienne dans d’autres pays.

Robots : la fin du travail ?

Robots : la fin du travail ?

 

Une réflexion intéressante sur le développement de la robotisation qui menace le travail traditionnel. Une menace inquiétante comme  lors de chaque grand progrès technique. Dans l’histoire se sont  posées les mêmes questions. Reste que la tertiarisation de  l’économie témoigne cependant de besoins toujours nouveaux de l’humain en amont comme en aval de la production et de façon plus  générale dans la société.

 

« Les progrès réalisés ces cinq dernières années dans l’intelligence artificielle vont permettre de construire des robots, capables d’exécuter quasiment toutes les tâches humaines, menaçant des dizaines de millions d’emplois au cours de 30 prochaines années, s’accordent à prédire des scientifiques. « Nous approchons du moment où les machines pourront surpasser les humains dans presque toutes les tâches », a prévenu Moshe Vardi, directeur de l’Institute for Information Technology à l’Université Rice au Texas. « La société doit se pencher sur cette question dès maintenant car si des robots font presque tout ce que nous faisons comme travail, qu’allons nous faire », s’est-il interrogé samedi aux côtés d’autres experts lors de la conférence annuelle de l’American Society for the Advancement of Science (AAAS) réunie à Washington. Pour le scientifique qui n’exclue pas la fin du travail humain, « la question est de savoir si l’économie mondiale peut s’adapter à un taux de chômage de plus de 50 % ». Aucune profession n’est à l’abri, pas même les travailleurs du sexe, a-t-il lancé. L’automatisation et la robotisation ont déjà bouleversé le secteur industriel ces 40 dernières années, dopant la productivité au détriment de l’emploi. Le nombre de création de postes dans le secteur manufacturier a atteint son pic en 1980 aux Etats-Unis et n’a cessé depuis de diminuer, s’accompagnant d’une stagnation des revenus de la classe moyenne, a expliqué Moshe Vardi. Aujourd’hui on compte plus de 200.000 robots industriels dans le pays et leur nombre continue à augmenter. La recherche se concentre actuellement sur la capacité de raisonnement des machines et les progrès ces vingt dernières années sont spectaculaires, selon cet expert. Selon lui, 10% des emplois qui nécessitent de conduire un véhicule aux Etats-Unis pourraient disparaitre en raison de l’automatisation de la conduite d’ici vingt-cinq ans. »On a toutes les raisons de penser que les progrès des 25 prochaines années seront tout aussi impressionnants », a-t-il ajouté. Bart Selman, professeur de sciences informatiques à l’Université Cornell prévoit quant à lui que « dans les deux ou trois ans (à venir) des machines autonomes (…) feront leur entrée dans la société permettant entre autres la conduite automatisée de voitures et camions mais aussi de contrôler des drones de surveillance ». Cet expert a expliqué que des progrès très importants ont été faits depuis cinq ans notamment dans la vision et l’ouïe artificielles permettant à des robots de voir et d’entendre comme les humains. Le professeur Selman a indiqué que les investissements dans l’intelligence artificielle aux Etats-Unis ont été de loin les plus élevés en 2015 depuis la naissance de ce domaine de recherche il y a cinquante ans, citant Google, Facebook, Microsoft et Tesla, du milliardaire Elon Musk, soulignant que le Pentagone a demandé 19 milliards de dollars pour développer des systèmes d’armement intelligents.  « On peut donc s’interroger sur le niveau d’intelligence que ces robots pourront atteindre et si les humains ne risquent pas un jour de perdre le contrôle », a pointé Bart Selman. Ce qui est inquiétant dans ces nouveaux logiciels, s’accordent à dire les experts, c’est leur capacité à synthétiser les données et à exécuter des tâches complexes. L’astrophysicien britannique Stephen Hawking avait notamment mis en garde contre ce danger expliquant que « les humains sont limités par une évolution biologique lente ». « L’intelligence artificielle pourrait se développer d’elle-même à un rythme de plus en plus rapide », avait-il expliqué. Ces questions ont conduit les scientifiques à envisager l’établissement de règles éthiques pour encadrer le développement de l’intelligence artificielle ainsi que de programmes centrés sur la sécurité. Elon Musk a lancé en 2014 une initiative de 10 millions de dollars à cette fin, estimant que l’intelligence artificielle était « potentiellement plus dangereuse que le nucléaire ». En 2015, un groupe de personnalités de haut vol, dont Stephen Hawking, Elon Musk et Steve Wozniak, cofondateur d’Apple, avait publié une lettre ouverte plaidant pour « l’interdiction des armes autonomes ». Ils expliquaient que « si une grande puissance développait des armes dotées d’une intelligence artificielle autonome, cela entraînerait une course dangereuse de ce type d’armement ». Pour Wendel Wallach, un éthicien de l’Université Yale, ces dangers nécessitent une mobilisation de la communauté internationale. L’idée, a-t-il résumé samedi, « est de s’assurer que la technologie demeure un bon serviteur et ne devienne pas un maître dangereux ».

(LNT avec Afp)

L’ambigüité du G7

L’ambigüité du G7

L’ambiguïté du G7 (G8 avant que la Russie n’en soit exclue après l’envahissement de la Crimée) tient au fait qu’il ne dispose ni de structure, ni de protocole, ni d’obligation. En général, les structures internationales étouffent sous la bureaucratie mais là aucune structure. . De manière tournante, l’organisation de cette rencontre est organisée par un des pays membres. On peut discuter de tout et surtout de rien, terminer  la discussion avec un communiqué où rien, définir des orientations ou  ne rien définir du tout. C’est un peu la même chose avec le G20 qui lui regroupe la plupart des grands pays. Le G7 réunit l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni. Il incluait en plus la Russie avant qu’elle ne soit plus (alors en G8). À l’origine le G5 avait surtout une vocation économique puisqu’il a été créé en 1975 suite à la crise du pétrole. Progressivement,  on a étendu le champ des thématiques : économie et finances, défense et sécurité internationale, éducation, environnement, développement, etc. La grande faiblesse G7 c’est ce statut très ambigu dont on ne sait pas s’il est simplement un lieu de rencontre informelle pour échanger entre grands pays sur les grandes problématiques internationales et si en plus il est destiné à définir des orientations. Précisément l’ambiguïté des objectifs des tensions pollue le G7. Mieux vaudrait sans doute qu’on distingue clairement la phase d’échange de la phase d’élaboration d’orientations. Lors de la phase d’échange,  la plus grande liberté peut ainsi être accordée sans pression. À l’inverse quand il s’agit d’orientations,  le débat se crispe forcément. Ce sera encore le cas cette fois-ci dans la mesure où les divergences sont très fortes  plusieurs dossiers. D’abord concernant les accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis. Ensuite concernant le dossier iranien sans parler d’une dizaine d’autres questions conflictuelles. Si la phase des d’échange  informel ne nécessite pas spécialement de structure permanente, il en va différemment la phase d’orientation car il s’agit de mettre en œuvre et d’organiser le suivi. Normalement ce rôle est dévolu à l’ONU. Peu importe à la limite l’organisation qui pourrait en être chargée, l’essentiel étant que les objectifs définis puissent être pris en charge non seulement pour être approfondi mais surtout pour être mis en œuvre et évalués. Normalement le G7 est d’inspiration libérale mais la philosophie a été bousculée du fait de l’entrée de la Russie. Du coup,  la question pourrait se poser de savoir si les véritables sommets internationaux ne devraient pas se dérouler dans le cadre du G20 avec certes des idéologies très différentes mais avec la présence des principaux pays qui comptent au plan international.

 

Un nouvel article du JDD pour disculper Sarkozy

Un  nouvel article du JDD pour disculper Sarkozy

 

« Sarkozy-Kadhafi : l’étrange témoin qui a fait perdre son temps d’après le JDD »

C’est au moins le troisième ou quatrième article du JDD signé du rédacteur en chef qui déroule pour dédouaner Sarkozy des accusations concernant le financement par la Libye de sa campagne électorale. Des les articles et des pseudos enquêtes le plus souvent signé par Hervé Gaetano, ma chronique est déclarée et qui intervient en tant que tel sur l’échelle télé d’info. En cause, le faite que le patron du journal à savoir Bolloré est un ami de Sarkozy est maintenant de macro. Qu’il convient donc de tout faire pour discréditer l’enquête et même accusé personnellement le juge tournèrent charger de l’enquête. Sans aucune preuve car il s’agit à chaque fois non pas d’un travail d’investigation mais d’un travail de militante qui ont témoigné contre Sarkozy ont ainsi été démoli par le JDD. Cette ligne éditoriale de caractère militant franchit évidemment les limites de la déontologie journalistique. Pas étonnant non plus que le JDD soit l’un des journaux qui perdent le plus d’audience avec de tels papiers aussi engagés que ridicules.

suite de larticle du JDD:

 

«  »Durant plus d’un an, les juges chargés de l’enquête sur le prétendu financement libyen de Nicolas Sarkozy ont suivi secrètement une piste qui devait les mener jusqu’au Graal : des preuves accablantes de la corruption de l’ancien président. À l’arrivée, ils n’ont rien trouvé du tout et, un mythe chassant l’autre, leur quête s’est changée en supplice de Tantale – quand ils croient toucher au but, ils repartent à zéro. La faute à un étrange témoin surgi de nulle part, qui prétendait aider la justice mais n’a réussi qu’à lui faire perdre du temps et du crédit. La lecture de ce papier du JDD complètement déroutant mérite la lecture. (Pour mémoire rappelons qui les existe d’autres témoins dans l’affaire du financement libyen dont le JDD conteste tout autant la crédibilité)

« L’homme s’appelle Ali K. Âgé de 37 ans, né à Tripoli, il se présente comme un ancien des forces spéciales libyennes, assure avoir servi dans la garde prétorienne du colonel Kadhafi et côtoyé ses proches. Après la chute du régime, il a fui son pays. Passé par la Tunisie puis l’Allemagne, il a déposé en 2015 une demande d’asile en France, dont la procédure est en suspens à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) après un premier rejet en 2017. Le 27 juin 2018, un avocat de Saint-Étienne a écrit aux magistrats parisiens qu’il détenait « des éléments de nature à confondre irrémédiablement M. Sarkozy ».

Plusieurs points de la lettre ont de quoi susciter le doute : une faute dans le nom de Kadhafi, un témoin décrit comme « tour à tour agent secret des services et homme d’affaires aux fins de couverture », l’invocation de « pressions » de « ceux qui ont intérêt à l’éliminer aux fins de silence d’intérêts majeurs ». Pourtant, sans demander de vérification préalable à la police, les juges Serge Tournaire et Aude Buresi sautent sur l’occasion. Dès le 11 juillet suivant, ils foncent à Saint-Étienne pour rencontrer l’informateur providentiel.…  »

Avis de recherche pour haute trahison du député Moreau de LREM

Avis de recherche pour haute  trahison du député Moreau de LREM

 

 

L’ancien agriculteur Jean-Baptiste Moreau, également ancien responsable des jeunes agriculteurs devenus député de la république en marche est particulièrement visé par les contestataires. Pourtant Jean-Baptiste Moreau a pris de nombreuses précautions oratoires pour dire qu’il comprenait le malaise agricole. Reste que cet ancien responsable syndical à de fait  approuvé  le développement des mesures ultra libérales dans l’agriculture (même si le hasard a voulu qu’il n’était pas présent pour la ratification du CETA). Ce qui est en cause dans cette affaire,  c’est évidemment le décalage entre les intentions affichées lors des campagnes électorales et les orientations réellement prises ensuite par les élus. Ce qui est en cause aussi c’est une filière de certains responsables syndicaux agricoles qui généralement finissaient dans les rangs de la droite et qui maintenant par opportunisme sans doute vont rejoindre Macron. On sait que la plupart des responsables syndicaux sont plutôt des grandes gueules car la fonction n’est pas facile compte tenu des contradictions du milieu. Mais certains profitent du tremplin syndical pour se bâtir une petite carrière politique. Ce n’est pas forcément une contradiction mais cela devient effectivement une trahison quand la carrière prend le pas sur les anciennes convictions. Présentées comme des avis de recherche, les affiches accusent Jean-Baptiste Moreau, agriculteur de profession, de « haute trahison », « complicité d’empoisonnement » et de « léchage des bottes jupitériennes », en référence à Emmanuel Macron. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’intéressé se défend bien mal. Après avoir minimisé les attaques il passe désormais comme nombre de ses collègues de la république en marche qui sont actuellement bousculées dans la voix de l’hystérisation.

« Il ne s’agit pas de me victimiser, mais je trouve extrêmement grave de déclencher ce type de chasse à l’homme parce que soi-disant on n’aurait pas voté comme il faudrait. »

 

Jean-Baptiste Moreau, qui dit avoir porté plainte pour diffamation et insulte, a été vivement critiqué pour son vote en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne, le CETA. Fin juillet, des agriculteurs creusois avaient muré sa permanence parlementaire. Une action « à visage découvert », a-t-il précisé auprès de Franceinfo, justifiant le fait de ne pas avoir déposé plainte à ce moment-là. 

Les responsables locaux des syndicats agricoles FDSEA, Jeunes agriculteurs et Confédération paysanne ont tous réfuté avoir un quelconque lien avec les affiches placardées dans la nuit de lundi à mardi. L’une d’entre elles a d’ailleurs été posée sur la façade de la FDSEA. Selon Jean-Baptiste Moreau, c’est plutôt du côté de l’extrême gauche locale que se trouvent les responsables. 

Le chômage recule : du pipeau

Le chômage recule : du pipeau 

Comme les informations se font rares pendant cette période de vacances évidemment les rédactions en mal de papier ont repris à peu près intégralement l’argumentation du gouvernement concernant la baisse du chômage au deuxième trimestre 2019. Une baisse pour le moins curieuse dans la mesure où précisément on a constaté un net recul de la croissance qui tombe à 0,2 %. Cela signifierait que la France est capable de créer des emplois sans augmentation significative de l’activité. En réalité, le chômage n’a pas bougé du tout. Il a diminué de l’ordre de 60 000 chômeurs mais dans le même temps le halo du chômage (ceux  qui ne s’inscrivent pas formellement à pour l’emploi et qui ne recherchent plus réellement de travail) a lui aussi augmenté de 60 000. Notons également que l’INSEE, lui-même, indique que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé. Dès lors on a du mal à comprendre que le chômage ait  diminué. En fait, la conjoncture est plutôt caractérisée par des tendances inverses,  que la croissance mondiale comme celle de la France est en train de reculer dangereusement au point qu’on craigne maintenant la récession. Il faut aussi préciser que le taux de chômage en France est particulièrement excessif en comparaison des pays voisins même si les emplois considérés sont parfois précaires. Mais c’est aussi le cas en France se développe de plus en plus l’intérim et les embauches en CDD sont la majorité à hauteur de plus de 80 %. Sans parler des autos auto entrepreneur dont beaucoup se lancent dans l’expérience faute de mieux. La plupart n’en tire d’ailleurs qu’un revenu dérisoire. Les résultats insignifiants  du chômage n’ont pas empêché le gouvernement de crier victoire qualifiant le marché du travail de « très dynamique », expliquant : « Les petites entreprises n’ont plus peur d’embaucher ». ) »Les réformes du gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens », s’est félicité la ministre du Travail, Muriel Pénicaud.

« Les réformes du gouvernement portent leurs premiers fruits pour nos concitoyens », s’est félicité la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, dans un communiqué diffusé sur Twitter, citant « les transformations du Code du travail, de l’apprentissage et de la formation professionnelle ».

Selon elle, « les petites entreprises n’ont plus peur d’embaucher ». Au début de l’été, elle qualifiait le marché du travail de « très dynamique ».

A noter que la France s’inscrit dans la dynamique européenne: dans la zone euro, le chômage était au plus bas depuis 11 ans à 7,5% en juin et ne cesse de reculer depuis septembre 2016.

Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

La France entière excluant uniquement Mayotte, compte 2,525 millions de chômeurs. Ce qui fait dire à la ministre du Travail qu’il y a « 300.000 chômeurs de moins » depuis le début du quinquennat. A l’arrivé d’Emmanuel Macron à l’Elysée, la France comptait 2,817 millions de chômeurs.

« Vous avez envie de travailler? Il y a des offres! », avait lancé en juin le président de la République à des chômeurs à l’occasion d’une visite surprise dans une agence Pôle emploi des quartiers Nord de Marseille

Entre avril et juin, toutes les tranches d’âge bénéficient de la baisse: -0,6 pt pour les 15-24 ans, -0,2 pt pour les plus de 50 ans et les 25-49 ans.

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre (+63.000). Il s’agit des personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, soit environ 1,5 million de personnes.

Si l’exécutif met en avant les réformes déjà entreprises, il mise aussi sur la réforme de l’assurance chômage, dont les décrets sont parus en juillet, pour faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi.

Les premières mesures entreront en vigueur en novembre, notamment celles qui rallongent la durée de travail pour accéder à l’indemnisation. A partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé « 130 jours ou 910 heures », soit six mois, sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers. Le seuil permettant un rechargement des droits sera également de six mois contre un mois aujourd’hui.

Cette réforme pourrait avoir plus de répercussions sur le nombre d’inscrits à Pôle emploi mais moins sur le taux de chômage au sens du BIT, qui lui repose sur une enquête auprès des ménages pour savoir si leurs membres recherchent un emploi.

Le mensonge de la baisse du chômage

Le mensonge de la baisse du chômage

 

 

 

En mal d’information,  les grands médias notamment les chaînes d’information ont consacré la journée de mercredi à s’étaler sur la baisse du chômage. Les experts patentés sont allés jusqu’à considérer que la France était pratiquement sortie de ses difficultés, pire que cela indiquait  une reprise de l’activité. Il faut aussi reconnaître que la plupart des journalistes et des experts sont en vacances et qu’on doit se contenter de personnalités de deuxième ou troisième niveau. La vérité c’est que le taux de chômage s’établit toujours officiellement à 8,5 % et qu’on est loin des taux de chômage des autres pays européens qui en moyenne évoluent entre 3 et 5 %. Même s’il faut reconnaître que dans certains pays nombre d’emplois sont constitués de contrats précaires. Une tendance qui s’installe aussi en France. Le chômage diminue de 0.2% d’après l’INSEE grâce à 66 000 chômeurs qui auraient retrouvé un emploi. Le seul problème c’est qu’on retrouve ses 60 000 chômeurs dans les statistiques de ce qu’on appelle le halo du chômage c’est-à-dire ces différents chômeurs qui ne sont pas repris officiellement dans les statistiques de pôle emploi. Au total ils sont environ 1 500 000. On voit mal comment le chômage pourrait diminuer significativement alors que dans le même temps la croissance s’est nettement tassée  pour n’atteindre même que 0,2 % au cours du second trimestre. Pour l’année la France aura de la peine à atteindre 1 %. Un niveau d’activité insuffisant pour faire réellement diminuer le chômage dans des proportions significatives. Notons aussi que le taux d’emploi des 15–64 ans n’a pas bougé.

Selon les chiffres publiés par l’Insee mercredi, le chômage connaît son plus bas niveau depuis début 2009, souligne l’Insee, comme au trimestre précédent. L’institut de statistiques recense ainsi 2,52 millions de chômeurs. Sur la seule France métropolitaine, le taux de chômage baisse aussi de 0,2 point et s’établit à 8,2%, ce qui représente 2,4 millions de chômeurs, soit 66.000 chômeurs de moins sur le trimestre.

Sur un an, le taux de chômage pour la France entière (hors Mayotte), mesuré par l’Insee selon les normes du Bureau international du travail (BIT), recule de 0,6 point. Ce taux pourrait ainsi atteindre 8,3% à la fin de l’année 2019, un an après être passé sous la barre des 9%.

 »

Au printemps dernier, la ministre du Travail avait rappelé que l’objectif du gouvernement était toujours de ramener le taux de chômage « autour de 7% » en 2022, même s’il « ne faudra pas s’arrêter là » pour atteindre le plein-emploi voulu par Emmanuel Macron.

 

En revanche, après avoir nettement baissé au 1er trimestre, le « halo autour du chômage » est en forte hausse au 2e trimestre. Ces personnes qui souhaitent travailler mais qui ne sont pas comptabilisées parce qu’elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement ont vu leur nombre augmenter de 63.000 (-80.000 au 1er trimestre). Ce halo concerne environ 1,5 million de personnes. Enfin, le taux d’emploi, c’est-à-dire la proportion des 15-64 ans qui travaillent, reste quasi stable pour s’établir à 66% (-0,1 pt), à noter qu’il diminue pour les 15-24 ans (-0,3 pt) et qu’il augmente pour les seniors (+0,2 pt).

Une remise en cause du modèle de production mondial ?

Une remise en cause du modèle de production mondial ?

C’est ce qu’aborde-un peu timidement-  une tribune du monde- qui explique le fonctionnement du modèle actuel. Un article intéressant mais qui évite d’imaginer le futur modèle de production et de distribution. (Extraits)

« Le entre de commandement dernier cri de l’entreprise. Flex, géant américain de la fabrication en sous-traitance, situé en Californie,  évoque une salle de crise du Pentagone. Le tableau de bord lui permet de surveiller les 16 000 fournisseurs de Flex ainsi que plus de 100 usines produisant à peu près tout, des systèmes automobiles au matériel de cloud-computing destiné à plus de 1 000 clients à travers le monde. Tom Linton est reconnu comme l’un des rois de la chaîne d’approvisionnement, un mécanisme au cœur de la mondialisation des dernières décennies grâce auquel matières premières, pièces détachées et composants s’échangent en traversant de multiples frontières avant d’être incorporés dans des produits finis. Lorsqu’on l’interroge sur l’avenir, cependant, sa réponse est inquiétante : “Nous nous dirigeons vers un monde post-global.”

Il y a quelques années, cette thèse aurait relevé de l’hérésie. La révolution des technologies de l’information, qui a rendu les communications fiables et abordables, combinée à l’arrivée de la Chine sur le marché mondial – qui a fourni une main-d’œuvre bon marché abondante – ont transformé la fabrication en une aventure mondialisée. Dans son livre ‘The Great Convergence’, Richard Baldwin soutient que le cocktail résultant du savoir-faire industriel occidental et de la puissance manufacturière asiatique a alimenté l’hyper-mondialisation des chaînes d’approvisionnement. Entre 1990 et 2010, le commerce a connu un essor considérable grâce aux réductions des tarifs douaniers, à la baisse du coût des communications et aux transports à bas prix.

L’OCDE, le think-tank des économies avancées, estime que 70 % du commerce mondial implique désormais des chaînes [...] »

 

BCE : un retour financier aux banques du fait des taux négatifs

BCE : un retour financier aux banques du fait des taux négatifs  

Pour compenser les taux négatifs qui pénalisent les dépôts de banques auprès de la BCE, (autour de Sept milliards d’euros par an), la banque centrale envisage de ristourner une partie de ce cout aux banques.

Mais on ne sait pas pour l’instant comment fonctionnerait le mécanisme de modulation évoqué par la BCE.

Si la BCE exemptait les banques de la zone euro à hauteur de dix fois les réserves obligatoires, elles économiseraient 5,3 milliards d’euros par an par rapport à la situation actuelle et 6,6 milliards par rapport à l’hypothèse d’une application intégrale d’un taux de -0,5%.

La BCE  pourrait exempter du taux négatif une partie des réserves excédentaires des banques, comme le fait déjà la Banque du Japon.

Dans l’hypothèse où cette exemption porterait sur la moitié de ces réserves, elle se traduirait par des économies de 2,6 milliards d’euros par rapport à la situation actuelle et de 4,4 milliards par rapport à une application du taux à la totalité des réserves excédentaires.

Mais cette option est elle aussi susceptible d’être « détournée «par les banques si elles parviennent à augmenter artificiellement leurs liquidités excédentaires, en réduisant les crédits qu’elles accordent ou en émettant davantage de dette à court terme. D’où l’idée de ne faire bénéficier du dispositif que les banques  dont les dépôts à la BCE dépassent les emprunts à la banque centrale.

 

Canicule : record mondial sur fond de retour du déclinisme

Canicule : record mondial sur fond de retour du déclinisme

 

Record mondial historique pour la canicule de juillet  selon les données du service européen Copernicus . De quoi alimenter le concept de déclinisme.  Certains imaginent un déclinisme global en forme de fin du monde. Un déclinisme à plusieurs dimensions politiques, culturelles et environnementales ; la perspective du réchauffement de la planète donne l’occasion de réchauffer aussi ces théories. Les météorologistes prévoient en effet un climat à Paris comme à Alger d’ici 2100 et des étés de 50 degrés partout en France d’ici 2050. Comme il y a le déclinisme culturel, il y a le déclinisme politique, et maintenant le déclinisme climatique. Le déclinisme culturel acte le recul de la civilisation occidentale notamment française et prône en quelque sorte le retour en arrière. Le déclinisme politique s’oppose à la réforme et face aux changements trop anxiogènes milite pour le recul et le repli en guise de réassurance identitaire et sociale. Le déclinisme politique est représenté bien sûr par le Front national mais aussi Mélenchon qui refuse l’évidence des mutations mondiales et européennes. La mouvance déclinisme se caractérise par des positions le plus souvent réactionnaires et propose notamment comme solution d’avenir le repli national sectaire et/ou l’indifférence à l’égard de ce qui se passe à l’extérieur de frontières. Ce mouvement déclinisme traverse à peu près toutes les formations politiques ; le FN bien sûr mais aussi une partie de la droite classique, tout autant que la gauche du PS, extrême-gauche comprise. Pour schématiser, cette mouvance refuse l’ouverture au monde et propose d’ériger des murs infranchissables aux frontières de la France pour protéger les Français de tous les dangers et ainsi maintenir tous les « avantages acquis ». Une sorte de futur orienté vers le passé, sorte d’archaïsme politique qui propose un souverainisme obsolète afin d’exclure tout corps ou influence étrangère bref l’aspiration au paradis perdu. Une nostalgie du passé qu’entretiennent savamment quelques intellos douteux à droite comme Zemour bien sûr, Finkielkraut, Buisson, Houellebecq mais aussi certains à gauche, surtout à l’extrême gauche comme Todd voire récemment Onfray. À gauche, c’est surtout la condamnation du capitalisme et de l’impérialisme occidental qui conduit ces intellos à refuser l’ouverture sur les autres, en tout cas qui les conduit à adopter une neutralité notamment vis à vis des conflits inter nationaux. À droite, c’est le racisme et la peur du progrès qui justifient surtout le repli nationaliste. Et pour justifier l’injustifiable ces intellos sollicitent les grands penseurs : Leibnitz, Hegel, Spinoza, Hume, Nietzsche, Schopenhauer, Heidegger d’autres encore. Nos sophistes contemporains se réfèrent de manière frauduleuse à la pensée des vrais philosophes ; une sorte de détournement intellectuel pour essayer de donner une légitimité à leurs propos frelatés. le mouvement progressiste a des difficultés pour faire émerger des leaders politiques crédibles et aussi des intellos susceptibles d’éclairer les problématiques économiques, sociales, technologiques, environnementales et culturelles. Des dimensions aux interactions incontournables qui exigeraient un minimum de connaissances dans les différents domaines. Onfray par exemple qui parle de tout, sur tout et tout le temps déclare sans complexe qu’il ne connaît rien à l’économie, ce qui ne l’empêche pas de pérorer sur la nature de la crise globale et sur les moyens d’en sortir. Bref une sorte de cocktails de discours philosophique mélangé à des convictions gauchistes et à des propos de bistrot. Pas vraiment un discours pertinent pour répondre au simplisme mystificateur des déclinistes. La construction d’un discours cohérent n’est cependant pas évidente, sa complexité exige d’abord l’interrogation du champ des possibles car il faut intégrer les mutations de nature systémique qui interviennent dans les domaines socio-économiques, techniques, écologiques et sociétaux déjà évoqués. Bref, comme Diogène, on cherche un homme, l’intellectuel généraliste capable d’appréhender la complexité de l’ensemble de ces champs. Il en existe sans doute mais pour l’instant les lumières médiatiques préfèrent éclairer les penseurs qui rêvent d’un avenir qui ressemble au passé ou pire qui prévoient comme Onfray la fin de notre civilisation. Cela au moment même où les valeurs de cette civilisation s’imposent progressivement partout: en Asie, en Afrique, en Amérique du sud, à l’Est, dans les anciennes dictatures, communistes ou non. Certes non sans difficultés et dans un contexte de crise; mais une crise qu’on ne résoudra pas avec les vieux outils d’analyse partielle qui ne conduisent qu’à une vision ratatinée du monde. Reste que la question environnementale est sans doute le plus grand danger du monde moderne et qu’il serait enfantin d’imaginer ici encore plus qu’ailleurs des solutions nationalistes. Là, il faut s’interroger sur nos modes de production et de consommation, sur la mobilité des biens et des personnes, sur la consommation d’espace et sur la politique urbanistique. Pas le retour au temps où chacun fabriquait son pain mais une révision radicale pour supprimer gadgets et gaspillages qui empoisonnent l’atmosphère et la santé. On attend cette nouvelle race de généralistes qui articule les problématiques économiques, culturelles et environnementales. Pour l’instant l’expertise est comme le saucisson, coupée en rondelle !

 

 

« Pour un déontologue du gouvernement » : pour quoi faire

« Pour un déontologue du gouvernement » : pour quoi faire

On se demande bien pourquoi certain nombre de personnalités et d’élus demandent que soient mises en place un poste de déontologue au  gouvernement. C’est évidemment une tentative de réponse au dérapage de Rugy pris les mains dans le pot de confiture. La question se pose de savoir si les membres du gouvernement ont besoin d’un déontologue (une sorte de flic de la morale) mais plutôt d’un psychologue voire d’un psychiatre. En effet trop nombreux sont ceux qui enivrés par le parfum oublie  l’intérêt général et non au profit de leur intérêt particulier et de leur ego. S’il fallait un déontologue au gouvernement, un autre serait bien utile à l’Élysée compte tenu du comportement du président de la république. Par ailleurs la nomination d’un homme seul pour freiner  les dérives des politiques parait bien dérisoire. Preuve la déontologue de l’Assemblée nationale n’avait guère influencé de Rugy. Pas étonnant d’ailleurs car la déontologue en cause avait été nommée par ledit de Rugy ! L’Observatoire de l’éthique publique (OEP) préconise cependant  la création d’un poste de déontologue du gouvernement, au lendemain de l’affaire Rugy. Dans une tribune publiée dans le JDD, les signataires demandent au Premier ministre Edouard Philippe, de publier très rapidement un décret dans ce sens. Un pas supplémentaire vers la transparence, complémentaire à la circulaire du 23 juillet 2019 relative à l’exemplarité des membres du gouvernement. Ils rappellent également l’existence d’un organe en charge de la déontologie dans toutes les autres institutions législatives et judiciaires. Au niveau du pouvoir législatif, le Sénat a créé un comité de déontologie en 2009 avant que l’Assemblée nationale ne nomme son propre déontologue en 2011. Au niveau du pouvoir judiciaire, les magistrats ont dû se doter d’un collège de déontologie depuis 2016, imitant leurs collègues des juridictions financières (2006) et administratives (2012). De même, à la suite de la loi du 20 avril 2016 et d’un décret du 10 avril 2017, le communes, les régions, les départements, les administrations centrales et déconcentrées comme les établissements publics ont-ils été appelés à désigner des référents déontologues en leur sein. Bref, pour mettre fin au dérapage personnel des responsables, on propose la nomination sorte de curé laïc. Or la  vraie question qui se pose c’est celle du contrôle démocratique du pouvoir en place à tous les échelons car trop souvent une fois élue les responsables se laissent non seulement aller à certaines dérives mais surtout bafouent  des engagements formulés lors des campagnes électorales. Ce contrôle démocratique ne peut être effectué que par un renforcement de la concertation et un autre contenu de la démocratie.

Signataires René Dosière, président de l’Observatoire de l’éthique publique ; Laurianne Rossi et Johanne Saison, vice-présidentes de l’Observatoire de l’éthique publique ; Matthieu Caron, directeur général de l’Observatoire de l’éthique Publique ; Jean-François Kerléo, directeur scientifique de l’Observatoire de l’éthique publique ; Mathias Amilhat, université de Toulouse ; Emmanuel Aubin, université de Poitiers ; Géraldine Bannier, députée ; Christine Pires-Beaune, députée ; François Benchendikh, Sciences Po Lille ;  Sébastien Benetullière, université de Lyon-III ; Olivier Costa, Sciences Po Bordeaux ; Charles de Courson, député ; Karima Delli, députée européenne ; Stella Dupont, députée ; Vincent Dussart, université de Toulouse ; Jean-Michel Eymeri-Douzans, Sciences Po Toulouse ; Arezki Ferdjoukh, chargé des relations institutionnelles de l’Observatoire de l’éthique publique ; Elsa Forey, université de Dijon ; Abel François, université de Lille ; Aurore Granero, université de Bourgogne ; Béatrice Guillemont, université de Toulouse ; Régis Juanico, député ; Remi Lefebvre, université de Lille ; Elina Lemaire, université de Bourgogne ; Jean-Marie Massonnat, trésorier de l’Observatoire de l’éthique publique ; Pierre Morel-A-L’Huissier, député ; Éric Phélippeau, université de Paris-Nanterre ; Romain Rambaud, université de Grenoble ; Antoine Som, secrétaire général de l’Observatoire de l’éthique publique ; Lucie Sponchiado, université Paris Est-Créteil ; Thibault Tellier, Sciences Po Rennes ; Pauline Türk, université Nice Sophia Antipolis ; Cécile Untermaier, députée ; Élise Untermaier-Kerleo, université Lyon-III ; Antoine Vauchez, université Paris-I Panthéon-Sorbonne ; Jean-Luc Warsmann, député ; Franck Waserman, université du Littoral Côte d’Opale ; Sofia Wickberg, Sciences Po Paris ; Fabien Gouttefarde, député ; Nicolas Kaciaf, Sciences Po Lille.

Macron : le bilan d’un président liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Macron : le bilan  d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Il y a plus   de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020, on  ne prévoit que la suppression de 2. 000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Macron est un libéral étatiste, une curiosité politique.   Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie 5Macron est un littéraire,  pas un économiste).  Pour Macron,  la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques  et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente  de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout, partout  et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Chine: Trump, la stratégie de la carotte et du bâton

Chine: Trump, la stratégie de la carotte et du bâton 

 

Récemment Trump  s’est félicité de l’avancée des négociations commerciales avec la Chine mais hier il a brutalement décidé de surtaxe de  10 % sur les 300 milliards de dollars d’importations chinoises jusque-là épargnées. La vérité c’est que les discussions progressent mais de manière particulièrement lente. Pékin ne lâche qu’au compte-gouttes dans tous les domaines. Au plan économique, c’est une stratégie d’envahissement progressive aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe ou en Afrique. La Chine investit partout dans l’industrie, dans les services et dans l’agriculture. Elle investit aussi dans les infrastructures en Italie par exemple mais aussi en France. Au plan politique et idéologique, le président Xi Jinping agit de plus en plus comme un dictateur nationaliste. Il a réussi à devenir comme Mao président  à vie. Comme Mao, il est en train de resiniser la Chine par exemple en débaptisant le nom de rue, en accentuant la répression à Hong Kong, en interdisant la religion chrétienne ou musulmane. Sans parler du scandale des camps de réinsertion pour les nombreux dissidents. Trump  n’a pas d’état d’âme vis-à-vis de la Chine, il sait que seule la force peut l’emporter sur des régimes de dictature insensible aux arguments de l’Occident.

Avec ces nouvelles taxes, ce sont près de la quasi-totalité des importations chinoises qui se retrouvent concernées, après les 25% de taxes imposés déjà sur 250 milliards de produits. Mais cette fois, les droits de douane supplémentaires concernent des biens de consommation courante, tels que l’électroménager et les produits agroalimentaires, laissant ainsi présager une hausse des prix dans les mois à venir.

 

Pour autant, Donald Trump a aussi déclaré  que les négociations commerciales entre les deux pays reprendraient comme convenu à Washington en septembre, ajoutant « pressentir que le futur entre les deux pays sera radieux ».

. Donald Trump a également assuré qu’il pourrait augmenter «bien plus encore» les tarifs douaniers si Pékin n’acceptait pas les exigences américaines. Il a notamment évoqué la possibilité d’aller «bien au-delà de 25%».

Macron : le bilan d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Macron : le bilan  d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Il y a plus   de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020, on  ne prévoit que la suppression de 2. 000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Macron est un libéral étatiste, une curiosité politique.   Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie 5Macron est un littéraire,  pas un économiste).  Pour Macron,  la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques  et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente  de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout, partout  et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Macron, le liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

 

 

Macron,  le liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Depuis plus  de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020 , on  ne prévoit que la suppression de 2000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux, peut-être nécessaires, mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie. Pour Macron, la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on n’aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques et les Airbus. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle, la transition écologique,  etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Macron : liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

 

 

Depuis plus  de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020 , on  ne prévoit que la suppression de 2000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses coups de fonctionnement notamment ses coups salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrates comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron et son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie. Pour Macron la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie cinq j’ai totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement contente de voir un peu plus loin que son nez peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Gilets jaunes: les mensonges du procureur de Nice (Le Monde)

Gilets jaunes: les mensonges du  procureur de Nice

(Le Monde)

 

S’il fallait une preuve supplémentaire de l’absence d’indépendance de la justice, il suffirait de prendre l’exemple du procureur de Nice qui avoue avoir truandé l’enquête concernant cette septuagénaire gravement blessée par la police lors d’une manifestation des gilets jaunes à Nice en mars. Rappelons d’abord que Macron s’était fendu d’un communiqué où il dédouanait la police et recommandait  même à la pauvre femme « un peu plus de sagesse ». Une affaire assez lamentable qui montre l’hypocrisie du pouvoir et de ses courtisans. En effet on ne peut soutenir que la justice est indépendante en France puisque les magistrats du parquet, comme le procureur, sont nommés par le ministre. D’une manière générale, pour avancer dans la carrière il est fortement recommandé de ne pas contrarier le pouvoir en place, voire de devancer ses attentes dans l’espérance d’une promotion. Une attitude qui explique pourquoi notamment nombre d’affaires notamment politiques au financières sont enterrés depuis des mois, des années voir des dizaines d’années. Mais il n’est plus à démontrer que la justice n’est pas faite pour les simples citoyens ou les pauvres  mais pour protéger le pouvoir et les riches. D’après le Monde, le procureur,  Jean-Michel Prêtre, avait dans un premier temps assuré qu’il n’y avait pas eu de contact entre Geneviève Legay et les forces de l’ordre, avant finalement de changer d’avis quelques jours plus tard. Cela ne l’a pas empêché de confier l’enquête à la compagne du commissaire chargé des opérations. Autre élément curieux, il a été révélé par Mediapart que le procureur était présent lui-même au centre de supervision urbain au moment de la charge, laquelle a par ailleurs été jugée “disproportionnée” par des gendarmes présents sur place.

Entendu sur ces éléments en avril à la demande du directeur des services judiciaires, révèle Le Monde, Jean-Michel Prêtre a expliqué ne pas avoir voulu mettre Emmanuel Macron en porte-à-faux avec des versions dont les divergences seraient “trop importantes” et ce, de sa propre initiative. Le 25 mars, le président de la République avait assuré dans un entretien à Nice-Matin, en amont de la conférence de presse du parquet, que Geneviève Legay n’avait pas été bousculée par un membre des forces de l’ordre. Pour l’avocate de la septuagénaire, Mireille Damiano, également interrogée par le quotidien du soir, cette défense dénote d’une porosité: “un procureur n’a pas à protéger qui que ce soit, fût-il le président de la République. C’est une curieuse conception de sa mission, et c’est bien la raison pour laquelle je parle de porosité malsaine et de défaut d’indépendance…”

De son côté le ministère de la Justice a fait savoir au Monde que Jean-Michel Prêtre: “décide souverainement de la communication qu’il souhaite mener dans chaque affaire”. Si le ministère ajoute qu’il n’y a pas lieu de poursuites disciplinaires contre Jean-Michel Prêtre, l’enquête a tout de même été éloignée de sa circonscription. Répondant à une quatrième requête du camp de Geneviève Legay, la Cour de cassation a finalement accepté de dépayser l’affaire à Lyon.

Entreprises moyennes (ETI) : les effets néfastes du tassement international.

Entreprises moyennes (ETI) : les effets néfastes du tassement international. 

 

Selon la dernière enquête de conjoncture réalisée par Bpifrance et la direction générale des entreprises (DGE) installée au ministère de l’Economie, les entreprises  de taille intermédiaire (ETI) exposées aux marchés extérieurs souffrent de la dégradation de la conjoncture mondiale. Dans son dernier bulletin, le fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale à 3,2% en 2019 et 3,5% en 2020 contre 3,3% et 3,6% en avril. Les tensions commerciales et technologiques, les incertitudes qui entourent l’issue du Brexit, le coup de frein dans les économies émergentes ont amené la plupart des prévisionnistes à revoir à la baisse leurs projections.

L’examen détaillé des résultats de la banque publique indique que le solde des opinions des dirigeants anticipant un développement de leur activité a dégringolé de 23 points en un an passant de 76% à 53%. 62% des ETI qui réalisent au moins un quart de leur chiffre d’affaires à l’international prévoient une expansion de leur activité en 2019 et 9% anticipent un recul. Les entreprises moyennes qui exportent un peu moins (entre 5% et 25% de leur chiffre d’affaires à l’international) « voient leur indicateur d’activité reculer de 15 points (à 36) ».

Les firmes davantage tournées sur le marché intérieur semblent bien mieux résister aux soubresauts de l’économie mondiale. Les auteurs de la note de conjoncture expliquent par exemple que la construction connaît un regain d’activité sur un an (+60%, +12 points) tout comme le commerce, les transports ou l’hébergement restauration avec un indicateur à 39% (+4 points sur un an).

Sans surprise, les carnets de commandes se remplissent à un rythme plus modéré qu’en 2018. L’outil qui mesure les prévisions des carnets de commandes est en repli de 13 points sur un an passant de 33% à 20%. Tous les secteurs économiques sont concernés par cette tendance et plus particulièrement le commerce, les transports et l’hébergement-restauration qui enregistrent une baisse de 20 points sur un an du solde d’opinion relatif aux carnets de commandes.

Affaire Alstom : les vrais responsables du scandale (avocat d’Anticor )

Affaire Alstom : les vrais responsables du scandale (avocat d’Anticor )

. L’avocat d’Anticor, Etienne Tête  , dénonce sur France Info les vraies responsabilités.

 

 

S’agit-il de dénoncer le démantèlement d’Alstom ou le rôle de Patrick Kron à la tête du groupe ? Quel est l’objectif ?

 

Etienne Tête : C’est de dénoncer le fait qu’on puisse plaider coupable de corruption au niveau de la personne morale Alstom, de payer une importante indemnité et que les personnes physiques responsables de la corruption ne soient pas poursuivies. Nous ne souhaitons pas qu’il y ait une forme de permis d’autorisation de corruption. Ceux qui sont réellement responsable de cette catastrophe sont laissés impunis. Alstom, pendant toute la période de monsieur Kron, a continué et a développé la corruption au niveau de certains dossiers internationaux pour obtenir des marchés. La conséquence est dramatique pour la France, voire pour certains actionnaires et contribuables. En France, nous avons le droit de poursuivre toute personne qui commet des actes de corruption et qui est de nationalité française même si les actes sont au niveau international. Il n’y a pas de raison qu’on ne poursuivre pas les personnes physiques. Je ne vise pas directement de personnes. Si Patrick Kron n’est pas responsable, il sait qui est responsable puisque c’est le patron. La première chose, c’est de l’interroger devant la police ou les juges d’instructions.

 

Que pensez-vous de l’hypothèse selon laquelle Patrick Kron aurait pu être manipulé voir piégé dans cette affaire par la justice américaine pour l’obliger à vendre la branche énergie d’Alstom ?

 

Qu’il ait, pour éviter des poursuites au États-Unis, cherché à vendre sans défendre les intérêts, ce sera un volet complémentaire qui serait cette fois-ci qualifié d’abus de biens sociaux. S’il a utilisé le patrimoine d’Alstom pour sauver sa peau, ce serait un autre délit. Peut-être que l’enquête va aboutir à le découvrir aussi mais la plainte ne porte pas sur cette question.

Le point de départ du dossier, c’est de considérer que la France n’aurait pas dû vendre cette branche d’Alstom ?

 

C’est une catastrophe en chaîne. Ils n’auraient pas dû vendre, c’est la conséquence tout au moins partielle si ce n’est totale des actes de corruption et de la condamnation d’Alstom par les États-Unis. Mais il y a aussi le fameux montage de Montebourg pour sauver Alstom. Il était intelligent, il n’a pas abouti mais avait un volet extrêmement spécifique qui était le prêt d’actions d’Alstom dont Bouygues était propriétaire. Elles ont été prêtées à l’État et cela au risque et péril de celui qui emprunte.

 

«Boycott» du discours de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le réflexe des vieux cons

 «Boycott» du discours de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le réflexe des vieux cons

 

 

On ne peut que rester pantois face à l’attitude d’un certain nombre de députés français qui ont décidé de boycotter le discours de Greta Trun berg.   Au-delà de la personnalité de l’intéressée qui a quand même 16 ans et qui sans doute est loin d’être idiote, c’est le symbole de la jeunesse inquiète face à la dégradation de l’environnement qui est en cause. Une jeunesse qui bouscule les réflexes de certains vieux cons (et même de moins vieux) qui pensent  surtout que la science seule peut combattre les dérèglements environnementaux. Témoin ces prises de position lamentables :

«@GretaThunberg a été invitée à l’Assemblée nationale pour la séance. Je respecte la liberté de penser… mais ne comptez pas sur moi pour applaudir une prophétesse en culottes courtes, ‘Prix Nobel de la peur’. La planète, oui. Le greenbusiness, non», a tweeté dimanche Julien Aubert, candidat à la présidence de LR.

 

Samedi, Guillaume Larrivé, également dans la course à la présidence des Républicains, avait appelé ses collègues «à boycotter @GretaThunberg à l’Assemblée nationale». «Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n’avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifique & de courage politique», avait-il lancé sur le réseau social.

 

Auparavant, Valérie Boyer (LR) avait parlé de Greta Thunberg comme d’une «jeune activiste totalement sous emprise». Et Sébastien Chenu (RN) avait demandé: «si je dis que je ne veux pas aller me prosterner devant @GretaThunberg cette enfant de 16 ans invitée à l’Assemblée devant la représentation nationale, je sors (encore?) du politiquement correct?».

 

 

 
Une députée LREM, Bénédicte Peyrol, a pris ses distances dimanche à l’égard de la visite de la jeune Suédoise. «Pourrait-on mettre autant à l’honneur les scientifiques, les personnes qui agissent depuis des années pour la planète. Utiliser le manichéisme du Bien contre le Mal est bien trop simple pour agir dans un monde complexe», a-t-elle tweeté.

 

 

Dans ses prises de position, ces députés démontrent  leur nullité, leur condescendance et même leur mépris de la jeunesse. Sans parler de leurs arrière-pensées en niant en fait les dégâts de l’environnement. Bien entendu la seule prise de conscience de l’enjeu environnemental ne suffit pas pour changer la donne mais c’est une voie de passage obligé pour ensuite articuler cette question avec les aspects technologiques, économiques et sociaux. Bien entendu ce n’est pas cette jeune fille qui est sans doute en capacité de répondre à la complexité de ces problématiques mais c’est plutôt rassurant de voir la jeunesse s’intéresser et se mobiliser autour de cet enjeu central pour l’avenir de l’humanité.

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