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Intelligence artificielle : « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise »

Intelligence artificielle : « Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise »

Sur cette question très complexe et très controversée, Cyril Le Mat, responsable data & IA dans une société spécialisée en ressources humaines, l’intelligence artificielle sert à humaniser le travail et non à le remplacer, dit-il dans une tribune au « Monde ».Un vision qui mérite attention mais peut être un peu idyllique car personne ne sait vraiment quelles seront les conséquences de l’IA notamment en matière d’emplois.

Tribune. Nous sommes aujourd’hui submergés d’articles, d’entretiens et de Tweet sur l’intelligence artificielle (IA) émanant de personnes déconnectées de la réalité technique, mais qui puisent sans vergogne dans un imaginaire de concurrence et de soumission afin de générer toujours plus d’émotion et de clics.

En tant qu’expert et praticien de l’IA en entreprise, ma volonté est ici d’éclairer sur les enjeux du développement de ces nouveaux outils, qui se révèlent plus humains qu’on ne pourrait le penser. Car la réalité est là : ce qu’on appelle l’intelligence artificielle n’est qu’une succession d’outils spécialisés, chacun consacré à l’optimisation d’une unique tâche répétitive. Exemple classique : l’imagerie médicale, où un algorithme va analyser pour un cancer précis des centaines d’images afin de proposer au médecin un diagnostic. Œuvre de l’humain, l’IA n’est rien de plus que ce que l’on décide d’y mettre.

 

L’IA permet avant tout d’automatiser des actions souvent répétitives, parfois ingrates, jusque-là opérées par des collaborateurs. Il faut en finir avec l’idée reçue qui remettrait aux mains des machines la majorité de l’activité humaine de l’entreprise. L’IA doit être abordée comme une opportunité technologique qui permet de dégager du temps au salarié et de l’aider à prendre des décisions. 

Le collaborateur va donc pouvoir se concentrer sur d’autres missions plus « humaines », où il aura plus de valeur ajoutée. Il pourra d’un côté se focaliser sur sa créativité, son innovation et son analyse ; de l’autre, se consacrer aux relations humaines, qu’elles soient internes ou externes à l’entreprise : par exemple, une infirmière pourra passer plus de temps avec ses patients. En cela, l’IA redonne du sens au travail, quête essentielle pour les jeunes générations.

 

Opaque dans son fonctionnement, l’IA est un outil qui nécessite une interaction par certains aspects similaire à celle entre humains. Sur ce point, les solutions connues du grand public sont encore loin de la maturité. En effet, les GAFA [Google, Apple, Facebook et Amazon] ont pour principal but de garder captifs leurs utilisateurs en ne leur fournissant ni outils de pilotage ni justification. Il faut pourtant s’assurer qu’humains et IA se comprennent tant sur les questions que sur les réponses ! La collaboration avec l’humain est un enjeu phare pour les solutions d’entreprise dont la progression va affecter positivement la réalité du travail. 

Ne soyons pas naïfs, des suppressions d’emplois causés par l’IA auront lieu. Mais la réalité sera loin des nombreuses prédictions de certains groupes de réflexion ou d’essayistes hors sol annonçant, selon les cas, la suppression de 30 % à 90 % des emplois actuels. Les humains sont loin d’avoir perdu leur place en entreprise. Avec le développement des solutions IA au travail, les salariés se tourneront vers des missions plus enrichissantes pour des carrières plus épanouissantes.

Le rejet des élites ou de leur incompétence ?

Le rejet des élites ou de leur incompétence ?

Dans cette période digitalisation du climat social, la tentation est grande de procéder à des caricatures de typologies opposant d’un côté les élites, de l’autre côté les populistes. Certes les choix des dirigeants en général sont effectivement contestés par la base mais il ne s’agit pas forcément d’une négation de l’élitisme mais d’une contestation de certains choix. Plus précisément ,la mise en cause de leur incompétence. Ce n’ai pas tellement le concept de hiérarchie qui est en procès mais la manière dont cette hiérarchie se constitue, se perpétue et véhicule un discours inefficace, obsolète et injuste. C’est le procès des politiques publiques depuis près de 40 ans. Des politiques publiques qui ajoutent des strates aux strates, multiplient  les contradictions et finissent par plomber les grands équilibres. D’où cette contradiction d’une France étatisée, injuste mais qui pourtant détient le record du monde de fiscalité et de dépenses publiques. On objectera sans doute à juste titre que les couches populaires et notamment les gilets jaunes sont aussi porteurs de contradictions avec une différence toutefois :ils ne sont pas en situation de gestion. Avec l’affaiblissement du mouvement des gilets jaunes, certaines les élites en profitent pour redresser la tête et taper à bras raccourcis sur ces populistes incultes. Or l’inculture est largement partagée car l’élite ne constitue pas un corps homogène. Certains possèdent des compétences indéniable ( dans la politique, dans l’administration ou dans les entreprises)  mais beaucoup trop se satisfont de leur rente élitiste (la hiérarchie des diplômes et non la hiérarchie des compétences). Une sorte de clergé qui défend d’ailleurs ses avantages de manière très corporatiste. La formation de nos dirigeants est en cause du fait de la surreprésentation des diplômés d’instituts politiques au détriment des techniciens et autres scientifiques. Des dirigeants qui se font la courte échelle parce qu’il dispose du même carnet d’adresses, des mêmes relations et qu’ils défendent souvent les mêmes intérêts. La vérité impose de dire que la plupart de ses dirigeants sont incompétents, c’est particulièrement vrai du monde politique. En cause,  le fait de l’insuffisance voire de l’absence de procédure d’évaluation et de l’absence le plus souvent de concertation avec les citoyens, les administrés ou les salariés. Bref, la France fonctionne encore sur le modèle d’une monarchie dans chacun des champs d’activités économiques, politiques et sociétaux. La France est clairement le malade de l’Europe dans nombreux domaines : la croissance, le chômage le déficit public, les déséquilibres sociaux et la bureaucratie. Une situation qui fabrique de l’inefficacité, de l’incompréhension et du rejet. L’injustice fiscale et sociale domine parmi tous les mécontentements. Encore une fois cela ne saurait faire oublier que les gilets jaunes eux-mêmes sont porteurs de nombreuses contradictions. La seule manière de s’en sortir serait d’instaurer en France un mécanisme systématique et permanent d’évaluation des grandes décisions, d’y associer les acteurs et de restaurer une hiérarchie des compétences au lieu et place d’une hiérarchie des castes et des diplômes.

Sondage djihadistes : énorme majorité contre leur retour

Sondage  djihadistes : énorme majorité contre  leur retour

 

Selon la dernière étude Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info 82 % des personnes interrogées en France approuvent le jugement des djihadistes français en Irak. Pas question donc, à leurs yeux, de voir revenir ces islamistes radicaux qui ont renié et combattu le pays des droits de l’homme pour que la justice leur serve ensuite de tribune et leur trouve des excuses.

Les sympathisants de La République en marche font ici jeu égal avec ceux du Rassemblement national de Marine Le Pen! Dans ces deux «familles» politiques, 89 % des sondés estiment que le gouvernement a raison de laisser l’Irak juger ces ressortissants français. Les LR sont à peine plus fermes, avec 90 % de soutien à la décision d’Emmanuel Macron. À gauche, même les sympathisants du PS et de La France Insoumise approuvent largement le choix de la fermeté, à 72 % pour les socialistes et à 61 % pour les mélenchonistes.  Restent cependant la question des enfants notamment des orphelins.

 

Air France : les corpos du SNPL veulent tuer leur compagnie

Air France : les corpos du  SNPL veulent tuer leur compagnie

 

Pour des motifs dérisoires et surtout de concurrence interne  au SNPL, les pilotes corpos veulent porter un nouveau coup à leur compagnie en menaçant de faire grève.  Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) a en effet envoyé un courrier au nouveau directeur général d’Air France-KLM dans lequel il menace de lancer une grève prochainement si les négociations salariales catégorielles ne débutaient pas « dans les plus brefs délais ». La direction les a fixées au 5 novembre. Le SNPL souhaitait la date du 29 octobre. La raison de cet activisme irresponsable : les prochaines élections du bureau du SNPL où il faut présenter des résultats alors qu’un  un accord salarial a été signé avec des syndicats représentant 76% des voix des salariés,  Non signataire de l’accord salarial au même titre que la CGT, le SNPL est furieux de la date d’ouverture officielle des négociations catégorielles, concernant chaque catégorie de personnels. La direction l’a fixée au 5 novembre, quand le SNPL souhaitait le 29 octobre. Mécontent de ce calendrier, le SNPL a adressé le 23 octobre un courrier au nouveau directeur général d’Air France-KLM, Ben Smith, pour le prévenir de « la potentialité d’un prochain conflit avec les pilotes », si les négociations n’étaient pas ouvertes « dans les plus brefs délais». Pour protester aussi contre le SPAF, deuxième syndicat des pilotes qui justement à fait repousser la négociation du 29 octobre au 6 novembre.

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent à tempérer leur générosité

Crise migratoire : Angela Merkel et Pedro Sanchez cherchent  à tempérer leur générosité

 

L’Allemagne avait montré le chemin en se montrant particulièrement généreuse pour l’accueil d’immigrés. Plus récemment le nouveau gouvernement espagnol s’est aussi montré très ouvert sur la question en acceptant la venue de bateaux de réfugiés. Mais en Allemagne comme en Espagne l’opinion publique se montre maintenant réticente. L’Espagne constitue désormais Une nouvelle route migratoire, au départ du Maroc, que la chancelière veut absolument fermer. L’Allemagne souhaiterait bien que l’Espagne bloque les flux migratoires comme dans l’accord passé avec la Turquie. L’Espagne propose une orientation originale pour l’immigration illégale en assurant une formation professionnelle des intéressés avant leur retour dans leur pays d’origine. Mais ce n’est pas ce que souhaitent forcément les immigrés illégaux qui veulent simplement traverser l’Espagne pour se rendre dans des pays où ils ont de la famille ou des connaissances. Cela renvoie à la question de la gestion des déboutés du droit d’asile, en clair des migrants économiques. Or l’accord global trouvé par l’union européenne est complètement insuffisant pour régler cette question soumise à la bonne volonté de chaque État. Ce qui est évident c’est que les gouvernements actuels doivent bouger sinon leur immobilisme va nourrir la montée des nationalismes et de l’extrême droite.

 

 

Données personnelles : une loi pour leur protection

Données personnelles : une loi pour leur protection

Protection, récupération, droit à effacement, non exploitation commerciale tels sont les objectifs de la loi  qui révise la loi informatique et libertés de 1978,  en application du Règlement général sur la protection des données des résidents de l’Union européenne (RGPD). “Les deux textes communautaires sont à la fois protecteurs pour nos concitoyens et doivent être perçus comme une réelle opportunité pour les acteurs de notre vie économique et sociale, et notamment pour nos entreprises”, a commenté dans l’hémicycle la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. Principale disposition du “paquet européen” de protection des données : les utilisateurs devront être informés de manière explicite de l’utilisation de leurs données et auront la faculté de s’y opposer. Il instaure de nouveaux droits tels que la portabilité des données personnelles, qui permet de récupérer toutes les données communiquées à une plateforme (réseau social, site marchand) pour le conserver ou le transmettre à un autre opérateur. Sont aussi prévus la rectification et l’effacement des données, le recours à des actions collectives ainsi qu’un droit à réparation du dommage subi. Certaines sociétés, et notamment celles qui collectent un grand nombre de données ou des informations sensibles, devront se doter d’un délégué à la protection des données. Le texte renforce le pouvoir de contrôle et de sanctions de la Cnil avec la possibilité d’infliger des amendes pouvant aller jusqu’à 20 millions d’euros ou 4% du chiffre d’affaires mondial de l’organisme concerné. D’après une enquête OpinionWay pour Havas et Baker McKenzie diffusée lundi, 81% des Français se disent prêts à boycotter une entreprise qui ne respecte pas le RGPD et porte atteinte à leur vie privée et 55% à l’attaquer en justice.

Les Français dépensent en moyenne 8666 euros pour leur mariage… et autant pour un divorce

Les Français dépensent en moyenne 8666 euros pour leur mariage… et autant pour un divorce

 

 

Le Figaro rend compte d’une étude qui fait apparaitre que les couples dépensent en moyenne près de 9000 euros pour le mariage. Coïncidence c’est à peu près la même somme que lors d’un divorce.  Selon une étude réalisée par OpinionWay pour Sofinco, en 2018, les Français envisagent de dépenser un budget de 8666 euros pour leurs noces. La somme est en augmentation de 406 euros par rapport à 2017 (8260 euros). Mais pour Gwenaelle Sommier, wedding planer chez Mission Mariage, «le budget reste encore un sujet extrêmement tendu pour les futurs mariés, plus tendu qu’avant la crise il y a 10 ans» raconte-t-elle. Selon l’étude, ces dépenses élevées freineraient 53% des Français dans leur envie de convoler en justes noces. Cette part atteint 69% chez les moins de 35 ans. Des mariages qui pour 50% se terminent en divorce. D’après uen étude de l’Insee  depuis 30 ans, les modes de vie en couple ont fortement évolué en France : entre recul du nombre de mariages, recours accru au régime de la séparation de biens, et augmentation du patrimoine des couples mariés. De 1992 à 2010, le recours au mariage a connu une diminution de 15 points de pourcentage sur l’ensemble des couples. Pour les couples formés depuis moins de 12 ans, la baisse est plus spectaculaire puisque la part de couples mariés passe de presque 70 % à 44 % soit une baisse de 36 %. Les couples pacsés représentent quant à eux environ 8 % des jeunes couples en 2010, selon les auteurs. Le mariage était choisi par 90 % des couples en 1992, mais seuls 3 couples sur 4 sont mariés en 2010. Les pacsés, observés uniquement en 2010, représentent un peu plus de 3 % du total des couples.

 

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Il est clair que les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concerne  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Enfin, plus récemment, les Chinois se sont pris de passion pour l’agroalimentaire et notamment les produits laitiers. Fosun (encore!) et Sanyuan ont acquis les laiteries Saint-Hubert. Biostime s’est associée à la coopérative d’Isigny pour financer la création d’une usine de lait infantile…

 

Ordonnances : des syndicats à reculons qui ne redorent pas leur image

Ordonnances : des syndicats à reculons qui ne redorent pas leur image

Si effectivement il faut reconnaître que les syndicats se sont très impliqués  dans la négociation aboutissant à la réforme du code du travail,  on peut cependant être étonné de leur réaction après la présentation du texte définitif. En effet,  il fallait s’attendre à une position d’opposition  traditionnelle de la CGT,  on comprend moins bien les réticences des autres syndicats qui ont cependant obtenu de nombreuses avancées. La principale étant sans doute l’enterrement de l’inversion des normes  qui aurait pu prévoir la prédominance de tout accord d’entreprise sur les accords de branche et sur la réglementation nationale du travail. L’opinion publique  se montre plus favorable au texte qui a été présenté sans doute parce qu’elle adhère aux dispositions annoncées permettant en particulier de donner une plus grande liberté de négociation très petites entreprises mais aussi en raison de la méfiance générale à l’égard des syndicats considérés globalement trop archaïques. la vérité dans c’est que cette réforme ne constitue pas une véritable révolution mais plutôt une évolution qui ménage la protection des salariés et la volonté patronat d’obtenir davantage de liberté. L’avancée significative concerne les très petites entreprises. Dès lors  compte tenu du caractère très maîtrisé et finalement équilibré de la réforme, il ne faut guère s’attendre à une mobilisation de masse dans la rue contre le nouveau code du travail. La CGT aura du mal à mobiliser est sans doute encore davantage Mélenchon et les in soumis. Des insoumis qui  prévoyaient déjà un troisième tour social en ubérisant  le mouvement syndical, en contestant la légitimité démocratique de Macron et en nourrissant même l’espoir d’une utopique révolution sociale. Sur le front syndical la principale évolution concerne la nouvelle posture de Force ouvrière qui ne veut pas laisser le monopole du réformisme à la CFDT et qui du coup rompt son alliance traditionnelle avec la CGT Les syndicats ont été reçus jeudi matin à Matignon par le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Ils ont pu prendre connaissance du contenu définitif des ordonnances qui doivent mener à une « réforme de transformation profonde », selon les mots d’Emmanuel Macron. A la sortie de cet entretien, leurs dirigeants ont fait part de leur sentiment, avec des points de vue différents. Si Force ouvrière retient du positif, la CFDT et surtout la CGT sont plus sévères. Mais cette dernière sera seule dans la rue le 12 septembre.  »Nous avons fait notre travail », a estimé le secrétaire général de Force ouvrière Jean-Claude Mailly dans la cour de Matignon. « Il y a ce qu’on a évité, comme négocier sans syndicat dans les entreprises de plus de 300 salariés, et il reste des points de désaccord », a-t-il toutefois fait savoir. « Trois mois de concertation intenses, le rapport de force ne s’est pas exercé dans la rue mais dans les coulisses. On va continuer à se battre sur les décrets. Sur près de 200 pages, il y a peut être des choses que nous n’avons pas vues », a-t-il déclaré. Jean-Claude Mailly a annoncé mercredi que son syndicat ne manifesterait pas lors de la journée d’action prévue le 12 septembre par la CGT. Le syndicat était pourtant dans la rue en 2016 contre la loi Travail, mais il salue cette fois d’une « vraie concertation » avec le gouvernement.

 

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production (François Lenglet)

Benoît Hamon : un programme de distribution de richesses avant leur production  (François Lenglet)

François Lenglet dans un article sur RTL souligne surtout le déséquilibre entre l’importance de la redistribution et la production de richesses chez Benoit Hamon.
« Ce qui me frappe, dans ce programme, c’est le déséquilibre entre la redistribution et la production. Je m’explique. Vous voulez redistribuer davantage, avec ce projet d’allocation universelle, avec l’augmentation des minimas, l’élargissement du droit aux allocations familiales. Du coup, vous allez prélever davantage, et en particulier sur les entreprises : la taxe sur les robots, les allègements de charges sociales diminuées, les impôts sur les super-profits « qui ne concernera que le système bancaire ». « Ce que je souhaite », explique Benoît Hamon, « c’est que là où nous constatons que l’automatisation se traduit par des destructions d’emplois, il puisse y avoir une contribution sociale prélevée sur la richesse créée par les robots. Et que cette contribution finance un fonds de retour à l’emploi pour les personnes qui auraient perdu leur emploi. C’est le strict symétrique de la proposition de Bill Gates aux États-Unis. »  Soit. Mais qu’est-ce que vous faites pour rendre les entreprises plus compétitives ? Pour faire monter en gamme l’économie française ? Pour rendre la formation professionnelle plus efficace ? Pour rendre la France plus attractive aux yeux des investisseurs étrangers ? En un mot, qu’est-ce que vous faites pour qu’il reste quelque chose à prélever ? Pour que la redistribution n’asphyxie pas la production. Et est-ce que vous ne prenez pas le risque, avec cette politique, de provoquer la fin du travail que vous croyez voir venir ?    Tout cela m’a rappelé une phrase d’un ministre de l’économie socialiste, il y a 20 ans, qui disait, pour répondre à des critiques de gauche de sa politique, « Marx a écrit Le Capital, et pas la Sécurité sociale ». Benoît Hamon a réagi à cette citation signée Dominique Strauss-Kahn. « Je suis favorable à la baisse de l’impôt sur les bénéfices des sociétés pour les PME, TPE et entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et leurs profits. Je suis favorable à ce que 50% de la commande publique aille à nos entreprises (installés en France, ndlr) par le biais de la réservation des marchés publics. » Le candidat socialiste a par ailleurs insisté sur son « plan de création d’emplois dans des filières qui ont besoin d’être structurées : les métiers des services à la personne, les métiers du soin, la prise en charge du vieillissement, les énergies renouvelables, d’où ma proposition de mettre 100 milliards d’euros sur la table sur la rénovation urbaine et thermique. »  Il y a aujourd’hui en France 1,7 million de jeunes sans emploi ni formation en France. Cela représente presque 15% des 15-29 ans. Avec votre programme, ils auront une allocation, le super RSA, au moins ceux qui ont plus de 18 ans. Mais qu’est-ce que vous faites pour les remettre en selle, les réinsérer, au-delà de l’allocation que vous leur verser ? « Le lien entre les trois dernières années de lycée et les trois premières années de l’enseignement supérieur est un chapitre important de mon projet », répond Benoît Hamon, qui souhaite également développer l’alternance et « revaloriser l’enseignement professionnel ». « Je veux consacrer 1 milliard d’euros supplémentaires à l’enseignement supérieur et à la recherche par an. » Vous êtes très critique sur le CICE, en expliquant qu’on a « arrosé du sable ». Et je dois dire que j’ai pensé la même chose que vous. Et puis sont arrivés les chiffres de création d’emplois : 190.000 en 2016, pour le secteur marchand, avec 1% de croissance seulement. Ça n’est jamais arrivé. Cela n’est-il pas le signe que le CICE, c’est pas si bête, et qu’il pourrait être dangereux de l’interrompre.

20% des locataires HLM ont des difficultés à payer leur loyer

20% des locataires HLM ont des difficultés à payer leur  loyer

Preuve que la pauvreté ne cesse de croitre en France : près de 800.000 ménages ont eu des retards de paiement sur un an selon les derniers chiffres de l’Union sociale pour l’habitat. 19% à peu près : un taux élevé reconnaissent les auteurs de l’enquête. Mais ceux qui n’arrivent pas à payer leurs loyers sont rarement toujours les mêmes. Parce qu’il existe ce qu’on appelle des apurements à l’amiable ou encore des protocoles d’accord permettant à ceux dont le bail a été résilié par la justice de toucher encore les APL. Bref, il y a un gros travail de prévention de la part des bailleurs sociaux. Mais attention, il y a aussi une augmentation des contentieux : en un an, 150.000 fois, un huissier a toqué à la porte d’un locataire HLM pour lui donner l’ordre de payer son loyer.

Loi travail : les « frondeurs » font leur cirque

Loi travail : les « frondeurs » font leur cirque

 

Une fois de plus les frondeurs se sont livrés à un joli numéro de cirque médiatique en menaçant le gouvernement de déposer une motion de censure introuvable. Un scénario qui aura au moins servi à faire parler des 25 députés récalcitrants. Cependant pour ménager leurs arrières électoraux ces frondeurs ont pris  la précaution de ne pas voter la motion de censure de la droite sauf quelque rare exceptions. Depuis 2012, les opposants socialistes à François Hollande se livrent au même jeu du « coucou fais-moi peur » du coup leur stratégie rejoint finalement celle de Manuel Valls qui vise à priver le Parlement d’un débat. En menaçant de ne pas voter le texte de la loi travail les frondeurs ont ainsi donné raison à Manuel Valls d’utiliser le 49-3. On objectera qu’il manquait seulement deux voix pour déposer une motion de censure de gauche mais le résultat était cependant prévu d’avance. Bref de l’agitation médiatique pour des frondeurs qui ne servent pas à grand-chose mais qui ne veulent pas franchir le Rubicon pour renverser le gouvernement. Les opposants de gauche à la loi Travail ont donc échoué de peu à déposer une motion de censure contre le gouvernement mercredi, une attaque rare et symbolique de la profonde division de la gauche à un an de la présidentielle et des législatives. Ces députés principalement socialistes, Front de gauche et écologistes ont réuni 56 signatures sur les 58 nécessaires pour présenter un texte dont l’adoption par au moins 289 députés aurait permis de renverser le gouvernement. La motion de censure « de droite», elle, a été repoussée. Les élus Front de gauche ont confirmé qu’ils voteraient la censure mais pas les socialistes « frondeurs », ce qui ne permettra pas aux opposants d’atteindre ce seuil. Après l’utilisation de l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement, « j’estime qu’au moins on aura essayé de faire quelque chose », a dit le frondeur socialiste Laurent Baumel, en déconseillant au PS de sanctionner les signataires. Un conseil que n’entend pas suivre Cambadélis qui a saisi la haute autorité du parti. (Avec Reuters)

Fortune des Le Pen : leur plainte rejetée

Fortune des Le Pen : leur plainte rejetée

Pour le conseil d’État il n’y a pas volonté de nuire ou de forme d’harcèlement dans la transmission d’informations sur la fortune des Le Pen par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique au procureur de la république. Une transmission d’informations justifiées par la sous-évaluation de leur fortune. Du coup l’enquête effectuée par le parquet financier national pourra suivre sur cette affaire. Notons au passage que les députés européens du front national, comme ceux d’ailleurs du PS ou des républicains avaient voté le texte européen en faveur secret des affaires qui limitent le droit de livrer au domaine public des informations sur les grandes fortunes et les entreprises. Les requêtes de la présidente du FN et de son père, qui demandaient l’annulation de la décision de la HATVP, sont donc  toutes deux rejetées car « portées devant une juridiction incompétente », tranche le Conseil d’État dans deux décisions dont l’AFP a pu prendre connaissance mercredi. La HATVP avait transmis début décembre au procureur de la République les déclarations de patrimoine de Marine et de Jean-Marie Le Pen, au titre de l’article 40 du code de procédure pénale, qui enjoint à tout fonctionnaire ou institution publique de signaler au procureur de la République un crime ou un délit dont il aurait connaissance. « L’avis donné par une autorité administrative au procureur de la République sur le fondement de ces dispositions et la décision de transmettre les éléments s’y rapportant ne sont pas dissociables de l’appréciation que peut porter l’autorité judiciaire sur l’acte de poursuite ultérieur. Il n’appartient pas, dès lors, à la juridiction administrative d’en connaître », écrit le Conseil d’État dans ses considérants.  Une enquête est désormais en cours au parquet national financier (PNF) sur ces possibles sous-évaluations ou omissions dans les déclarations de patrimoine. L’actuelle présidente et l’ancien dirigeant du FN s’étaient insurgés contre la décision de la HATVP, Marine Le Pen y voyant alors « une volonté de nuire désormais systématique et outrancière », son père une preuve du « harcèlement des adversaires du gouvernement et de l’establishment ».À l’époque, la Haute Autorité avait fait part de son « doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs immobiliers détenus en commun par Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen et, par ailleurs, de l’omission de biens mobiliers par Jean-Marie Le Pen ».

(AFP).

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

Retraites : les fonctionnaires inquiets pour leur avenir…comme les autres !

 

Une étude montre que les fonctionnaires sont inquiets pour leur l’avenir de leur retraite ; ils ont sans doute raison car le montant de ces retraites n’est pas provisionné par l’État qui devra les financer par l’emprunt donc par la dette. Les fonctionnaires ont raison d’être inquiètes  mais ni plus ni moins que les autres salariés eux aussi qui ne peuvent avoir aucune certitude quant à l’âge de départ en retraite et au niveau de leur pension en l’état actuel des déficits budgétaires, des déficits des comptes sociaux et de la croissance. Si rien ne change sur le plan économique,  il est vraisemblable que tout devra être remis en cause et de manière significative tant  pour les fonctionnaires que pour les salariés du privé. L’inquiétude des fonctionnaires traduits peut-être la découverte des réalités économiques du pays Les fonctionnaires broient du noir. Selon une étude de la Préfon, la caisse nationale de prévoyance de la fonction publique, 60% d’entre eux se disent « inquiets » voire « très inquiets » pour leur avenir et leur future retraite. Le pourcentage grimpe même à 70% parmi les fonctionnaires âgés de 35 à 49 ans, ce qui correspond à une hausse de neuf points par rapport au dernier baromètre réalisé en août 2015.

Sondage les Grecs sont responsables de « leur » crise pour 58% et les Français ?

Sondage  les Grecs sont responsables de « leur » crise pour 58% et les Français ?

Les Français ont raison de penser que les Grecs sont sans doute  responsables de leur crise ( pas les seuls cependant). Mais il serait intéressant de connaitre le sentiment des Français sur la crise proprement française. Ce serait vraisemblablement  un résultat proche. En matière de dette la situation de la France est en effet pire que celle de la Grèce. 315 milliards d’endettement pour la Grèce soit environ 28 000 euros par habitant. 2000 milliards pour la France soit 31 000 euros environ. Une dette impossible à rembourser dans les deux cas.  Selon un sondage Odoxa pour l’émission CQFD sur iTélé, 58% des Français estiment que les Grecs sont les principaux responsables de la crise qui les touchent. 41% ont répondu quant à eux que les créanciers de la Grèce (FMI, Union Européenne) sont les responsables. Du côté des sympathisants de gauche, ils imputent à une très faible majorité la faute aux créanciers (50% contre 48%), tandis que les sympathisants de droite imputent majoritairement la faute au peuple grec. Selon cette même étude, 65% des Français ne s’opposent pas au référendum et estiment même que c’est une bonne chose. Un avis partagé par les sympathisants de droite comme de gauche qui approuvent respectivement cette initiative à 66% et 62%. Enfin, 75% des sondés ne partagent pas l’avis de François Hollande lorsqu’il affirme qu’il n’y a rien à craindre du référendum en Grèce. A gauche, ils sont 57% à penser différemment du Président, et chez les sympathisants de droite ils sont 87%.

« Ils commencent à me gonfler avec leur république » ( Jean Marie Le Pen)

« Ils commencent à me gonfler avec leur république » ( Jean Marie Le Pen)

 

 

 

Jean-Marie Le Pen ne désarme pas et même se lâche encore davantage contre le gouvernement, contre les immigrés et même contre les dirigeants du FN. se livre à une violente charge contre Manuel Valls, « l’immigré », se dit « trahi par les siens » et critique une partie du programme économique du Front national dans un entretien à l’hebdomadaire d’extrême droite Rivarol. Le président d’honneur du FN maintient qu’il sera candidat à la présidence de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur malgré la condamnation par Marine Le Pen et d’autres dirigeants FN de sa nouvelle sortie sur les chambres à gaz, « détail de l’Histoire ».  Interrogé par Reuters, Jean-Marie Le Pen a confirmé ses propos, soulignant : « Il faut s’attendre à tout par les temps qui courent ». Fabrice Bourbon, de Rivarol, a précisé que le fondateur du Front national avait relu et « validé » l’interview qui sera publiée jeudi.  Le député européen réserve ses flèches les plus acérées au Premier ministre, Manuel Valls, auquel il reproche de s’être comporté de façon « haineuse » et « hystérique » envers le FN lors de la récente campagne des élections départementales. « Valls est Français depuis trente ans, moi je suis Français depuis mille ans. Quel est l’attachement réel de Valls à la France ? Cet immigré a-t-il changé du tout au tout ? Qu’a-t-il apporté à notre pays ? », demande-t-il à propos des origines espagnoles du Premier ministre, avant de dénoncer sa « référence incessante » à la République. « Ils commencent à me gonfler tous avec la République ! Je ne suis pas royaliste mais cette référence n’est faite d’évidence que pour gommer la référence à la Nation », ajoute-t-il. Outre le fait de persister dans l’affaire du « détail », les dirigeants du parti ont contesté son affirmation selon laquelle il y avait aussi au Front national « d’ardents pétainistes ».   »Je n’ai jamais considéré Pétain comme un traître. On a été très sévère avec lui à la Libération. Et je n’ai jamais considéré comme de mauvais Français ou des gens infréquentables ceux qui ont conservé de l’estime pour le Maréchal », insiste Jean-Marie Le Pen. Prié de réagir à sa condamnation par sa fille, mais également par sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, le patriarche de 86 ans répond : « On n’est jamais trahi que par les siens ». Déplorant que les « problèmes politiques » soient peu traités au bureau politique du FN, Jean-Marie Le Pen assure avoir tenté en vain d’expliquer à Marine et à ses conseillers que prôner la retraite à 60 ans était « une erreur ». « C’est ridicule de demander la retraite à 60 ans alors que moi, à la tête du FN, pendant des décennies, je l’ai demandée à 65. J’étais en avance, encore que les Allemands sont aujourd’hui à 67 ans! », dit-il. Jean-Marie Le Pen attaque indirectement le vice-président du parti, Florian Philippot, en dénonçant « l’influence nocive » de l’ancien ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement dont le numéro deux du FN a été un partisan. « Il a les apparences d’un patriote alors qu’il est au fond un marxiste. L’influence chevènementiste, si elle continue de s’exercer, est nuisible », dit-il.  Concernant l’immigration, il craint fort que le scénario du dernier roman de Michel Houellebecq, « Soumission », imaginant l’élection d’un président musulman en France, ne devienne une réalité « si on n’inverse pas le torrent de l’immigration ». « Il y a un million de Chinois en France. Ce sont des gens intelligents, actifs, discrets mais néanmoins puissants et redoutables », dit-il, redoutant à l’avenir une Chine « à trois ou quatre milliards d’habitants ». Jean-Marie Le Pen prône une entente avec la Russie « pour sauver l’Europe boréale et le monde blanc ».

 

Sondage : 9 Français sur 10 fiers de leur pays

Sondage :   9 Français sur 10 fiers de leur pays

 

Après les mobilisations massives (entre 3,7 et 4 millions de personnes se sont rassemblées en France) qui ont suivi les attentats ayant entraîné la mort de 17 personnes, 87% des sondés se déclarent « fiers d’être Français », dans une enquête Odoxa publiée mercredi 14 janvier par Le Parisien. Plus d’une personne interrogée sur dix (11%) a répondu par la négative et 2% ne se prononcent pas. Par ailleurs, le Président de la République semble bel et bien avoir le vent en poupe. Alors qu’un récent sondage Opinionway faisait état d’une cote de popularité en hausse de quatre points, dans cette étude Odoxa, 29% des Français estiment que François Hollande est « un bon président de la République » contre 21% en décembre. Une hausse de sa cote de popularité de 8 points qui profite également au chef du gouvernement. Manuel Valls est ainsi jugé comme étant un « bon Premier ministre » par 53% des Français contre 45% en décembre. Et ce alors que le sondage a été réalisé avant son discours à l’Assemblée prononcé mardi après-midi, après que les députés ont entonné la Marseillaise pour la première fois depuis le 11 novembre 1918.  Le Premier ministre fait aussi six fois mieux que le chef de l’Etat auprès des sympathisants de droite (45% de jugements positifs) et il est également nettement plus populaire auprès de ceux de gauche (70% contre 58%). En revanche, seuls 27% des sondés se disent « plus confiants dans l’avenir » contre 71% qui avouent éprouver le sentiment inverse et 2% qui ne se prononcent pas. 

Le sondage a été réalisé par internet le 13 janvier auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus établi selon la méthode des quotas.

Sondage : les automobiles réduisent l’utilisation de leur voiture

Sondage : les automobiles réduisent l’utilisation de leur voiture

 

 

Le transport collectif est 3  à 4 fois moins cher que la voiture. Avec la cris,e les automobilistes réduisent l’utilisation de leur voiture. Un automobiliste sur deux diminue ses déplacements en voiture à cause de la crise. Selon une enquête annuelle sur les modes de transports des Français publiée par L’Observatoire de la Mobilité 2014, un Français sur deux utilise régulièrement les transports publics comme le bus, le métro, le tramway, le RER et le TER, en majorité les Franciliens (76%). Avec la crise, 47% des sondés ont diminué leurs déplacements en ville en voiture. Parmi les arguments qui les inciteraient à utiliser les transports publics : la difficulté à circuler, la hausse du prix du carburant, la volonté de faire baisser la pollution et de contribuer à la protection de l’environnement et enfin la hausse du prix du stationnement sont évoquées. Les Français laissent de côté leur voiture pour dépenser moins en essence. En transport, cela revient à 10 centimes le kilomètre contre 30 centimes en voiture. Chaque jour, près de 25 millions d’actifs quittent leur domicile pour rejoindre leur lieu de travail. Parmi eux, 18 millions effectuent ce trajet en voiture alors que plus de la moitié, principalement dans les zones urbaines, pourrait ne pas l’utiliser, selon l’Observatoire. Le coût des embouteillages est estimé à 1.950 euros par foyer et par an aujourd’hui. Un chiffre qui s’élèvera à 2.400 euros dans 15 ans. La part des conducteurs stationnant sur des emplacements interdits atteint 62% à Paris dans le quartier Saint-Germain, 28% à Commerce, 6% à Lyon dans le quartier de la Presqu’île et 1% à Grenoble, à Vaucresson. Dans les centres urbains, 50% des parcs de stationnements publics ne sont rarement, voire jamais, saturés et ils accueillent moins d’un client horaire par place et par jour.

 

Notaires et huissiers : réforme de leur rémunération

Notaires et huissiers : réforme de  leur  rémunération

La rémunération des professions juridiques va être réglementée. Il en va de même pour ce qui concerne les tarifs fixés par l’État. Le gouvernement veut que les professions juridiques touchent moins pour redonner du pouvoir d’achat aux Français. D’après le projet qui doit être présenté à Bruxelles en avril prochain, il n’est pas question de toucher au numerus clausus des professions réglementées. Ces métiers ne vont pas être davantage ouverts à la concurrence. Cependant, les huissiers de justice, les notaires, les administrateurs judiciaires ou encore les greffiers des tribunaux de commerce pourraient voir disparaître la rémunération au pourcentage, contre une grille tarifaire.  Par exemple, le tarif du notaire sollicité lors de l’achat d’un logement est un pourcentage du prix de votre logement. Mais que ce soit un appartement deux pièces dans un village ou une belle maison sur la Côte d’Azur, le service est le même. Alors pourquoi pratiquer des tarifs différents ? Toutes ces professions rentreraient donc dans une grille qui n’évoluerait qu’en fonction de l’inflation. Ce projet pourrait faire mal au portefeuille des métiers concernés. Selon les chiffres de la Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services, un notaire gagne en moyenne 19.000 euros par mois, un greffier 32.000 euros et un huissier de justice 12.500 euros,

 

Europe : s’occuper du chômage des jeunes ou de leur emploi ?

Europe : s’occuper du chômage des jeunes ou de leur emploi ?

 

Pourquoi s’occuper spécifiquement du chômage des jeunes dès lors qu’on ne l’aborde que socialement sans traiter la question de fond de l’emploi. C’est la grande contradiction de l’Europe émue du chômage de jeunes mais qui ne changera pas son orientation économique vis-à-vis de la croissance.  « La lutte immédiate contre le chômage, et plus particulièrement celui des jeunes, est essentielle », a pourtant estimé Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen, qui a fait de cette question le thème central du sommet de jeudi et vendredi. « Mais les politiques sociales sont de la responsabilités des Etats. L’UE peut seulement aider », a-t-il prévenu.  Plus de 26 millions de personnes sont au chômage en Europe, dont 5,6 millions de moins de 25 ans. Une situation intolérable qui fait craindre l’émergence d’une « génération perdue », comme l’a souligné la semaine dernière le président américain Barack Obama lors de sa visite à Berlin.  La situation s’est dégradée avec la crise et les politiques d’austérité, notamment dans les pays du sud (Grèce, Espagne, Portugal), où le chômage touche plus d’un jeune sur deux.  Face à cette situation alarmante, « on veut éviter un nouveau sommet avec beaucoup de déclarations et peu d’actions », insistait lundi un diplomate européen. Mais le risque est important que les décisions se prennent plus tard, notamment lors de la rencontre des ministres européens de l’Emploi le 3 juillet à Berlin.  Un relatif consensus existe pour puiser dès 2014 dans une enveloppe de six milliards d’euros prévue dans le budget européen pour l’emploi des jeunes dans les régions les plus frappées par le chômage. Treize pays sont concernés. L’idée est de mobiliser cette somme sur deux ans au lieu de sept. D’autres initiatives sont « sur la table pour utiliser des ressources déjà existantes et permettre aux jeunes d’accéder au marché de l’emploi après leur fin d’études », a affirmé lundi le chef du gouvernement italien, Enrico Letta, qui a fait de la lutte contre le chômage des jeunes une de ses priorités.   »Nous ne demandons pas plus d’argent », a insisté M. Letta, qui s’attend jeudi à des « négociations tendues ». Concrètement, il propose de puiser dans le reliquat important des fonds structurels européens non utilisés par l’Italie sur la période 2007-2013, ou de recourir à la Banque européenne d’investissement (BEI), pour venir en aide aux jeunes chômeurs. « Mais il y a sur ce point un bras de fer avec les Allemands qui sont réticents », a-t-il souligné.  Les 27 ont récemment approuvé une « Garantie pour la jeunesse », qui prévoit que chaque jeune se voit proposer une formation ou en emploi dans les quatre mois après la fin de ses études ou la perte de son emploi. Mais ils peinent à traduire cette décision en actes, faute de moyens.  Les Européens devraient également chercher jeudi à pallier le manque d’accès au crédit des PME en impliquant davantage la Banque européenne d’investissement. La BEI avait déjà été mise à contribution pour moitié dans le cadre du pacte pour la croissance adopté par l’UE il y a tout juste un an sous l’impulsion de la France.  Les chefs d’Etat et de gouvernement doivent d’ailleurs faire le bilan, en demi-teinte, de ce pacte de 120 milliards d’euros. Si la totalité de l’enveloppe a été mise à disposition des Etats, le sentiment d’urgence a disparu et la mobilisation est restée faible, selon une source européenne.  Au delà de l’urgence du chômage des jeunes, les 27 devraient prendre note des avancées concernant l’union bancaire après une nouvelle réunion mercredi soir des ministres des finances pour se mettre d’accord sur les mécanismes de liquidation ordonnée des banques.  Le renforcement de la zone euro, dont les dirigeants européens devaient débattre un an après le lancement d’une réflexion sur ce sujet, devrait en revanche être renvoyé à des jours meilleurs, au moins après les élections allemandes prévues en septembre, en raison de sa complexité et des divergences qu’il suscite. Les élections européennes, autre scrutin déterminant, sont prévues en mai 2014.  Côté diplomatie, les Européens doivent donner officiellement vendredi le feu vert à l’adhésion de la Croatie, qui le 1er juillet deviendra le 28e Etat membre de l’UE. Ils pourraient se prononcer sur une date pour ouvrir les négociations d’adhésion de la Serbie.

 




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