Archive pour le Tag 'Français'

Bac français 2020 : pas d’oral

Bac français 2020 : pas d’oral

Pas  cette année d’épreuve orale de bac de français pour les lycéens de première. Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer l’a annoncé, jeudi 28 mai, lors d’une conférence de presse du gouvernement présentant la deuxième phase du déconfinement« J’ai entendu les inquiétudes face à une situation exceptionnelle qui entraînait une inégale préparation » pour cette épreuve, a-t-il notamment déclaré.

« Nous entendons donc l’argument qui considère que l’évaluation la plus juste des connaissances des élèves en français est de prendre en compte les notes des deux premiers trimestres de l’année, a poursuivi Jean-Michel Blanquer. L’épreuve orale de français sera donc validée par le contrôle continu. »

L’épreuve orale du baccalauréat de français est annulée, « cette épreuve sera validée par le contrôle continu », annonce Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Education

Recyclage de papier : la fermeture du dernier site français

Recyclage de papier : la fermeture du dernier site français

Ce sont les contradictions du jour d’après. Contradictions marquées par ceux qui affirment que rien ne changera tandis que d’autres préconisent un changement radical et brutal. La vérité est sans doute entre les deux car la complexité du processus de production, de distribution et de commercialisation est telle qu’on ne changera pas du jour au lendemain. Parmi ces contradictions la perspective de fermeture du dernier site français de recyclage de papier «Le seul site français de recyclage papier risque, si rien n’est fait d’ici le 15 juin (date limite annoncée par UPM), de fermer purement et simplement», s’alarment les élus dans un courrier daté de lundi, adressé au Premier ministre Édouard Philippe et signé notamment par le maire PS de Rouen Yvon Robert, le député PS Christophe Bouillon, les sénateurs PS Didier Marie et Nelly Tocqueville.

Le groupe finlandais UPM avait annoncé en septembre la mise en vente de son usine de Grand-Couronne (agglomération de Rouen) communément appelée Chapelle Darblay. Selon les syndicats, les salariés vont être licenciés le 15 juillet.

Le site emploie 228 salariés et induit au moins 800 emplois indirects, selon le courrier. «Va-t-on laisser 1.000 familles sur le carreau? Faute de recyclage, va-t-on demain être obligé d’enfouir ou de brûler du papier en France? Est-ce cela, la France d’après?», poursuivent les élus.

Les signataires demandent «que la puissance publique intervienne pour imposer à UPM un délai plus long, empêcher la fermeture et sauver le site en facilitant le rachat».

«Le site pourrait devenir recycleur pour des tiers. Des débouchés pour de nouveaux produits, notamment dans le domaine du carton d’emballage et du conditionnement, sont économiquement attractifs. Un repreneur industriel sérieux s’est manifesté», précisent les élus. «Mais les besoins financiers sont importants -le fonds de roulement est estimé autour de 80 millions d’euros- et la crise sanitaire rend les choses bien plus compliquées», admettent-ils.

Selon des représentants du personnel, le groupe belge VPK Packaging notamment était toujours intéressé par le site, même si il n’a pas déposé d’offres dans les délais impartis par le PSE (le 15 mai) car il n’a pas réussi à s’entendre avec le groupe finlandais et en raison de la crise sanitaire. VPK ne voit toutefois pas de concrétisation possible avant fin 2020, début 2021, d’après la même source.

Ce site «unique en France» qui comptait 400 salariés en 2014, a une puissance de recyclage de l’équivalent du tri de 24 millions d’habitants, sa chaudière biomasse peut chauffer une ville de 20.000 habitants et il comprend une station d’épuration pouvant subvenir aux besoins de 400.000 personnes, selon ces sources.

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et 66 % mécontents de la gestion de la crise

Municipales : 55% des Français contre un second tour en juin et  66 % mécontents de la gestion de la crise

Selon le sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et diffusé ce mercredi, 55% des personnes interrogées s’opposent à ce choix de calendrier.

Cette proportion de Français a indiqué se sentir proche de l’affirmation suivante: « Défavorable car il est trop tôt par rapport au risque lié au coronavirus ». Inversement, ils sont 44% à se dire favorables, en arguant que le déconfinement de la population a commencé.

Le premier tour des municipales s’était tenu le 15 mars dernier, deux jours avant le confinement instauré en raison de l’épidémie.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.

Sur une thématique politique également, 66% des personnes interrogées pour les besoins de l’enquête d’opinion ont indiqué estimer que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 avait été mal gérée par l’exécutif, jugeant que des problèmes auraient pu être évités.

33% répondent a contrario que « la crise a été gérée du mieux possible étant donné les circonstances ».

Outre les interrogations à l’égard de l’action d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe pendant la crise, l’opinion plus générale au sujet des deux hommes semble plus favorable au Premier ministre qu’au chef de l’Etat.

Elabe pour BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV du 20 mai 2020.Sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV, sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les personnes ont été interrogées par Internet les 19 et 20 mai 2020.

Sondage Coronavirus Europe : les Français les plus critiques

Sondage Coronavirus Europe : les Français les plus critiques

 

 

selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info une  majorité d’Européens estime que leur gouvernement a été «à la hauteur» mais en France  34% d’entre eux ont une opinion favorable de l’action de l’exécutif.

C’est pire que les Britanniques, qui au contraire plébiscitent à 63% leur premier ministre Boris Johnson – pourtant versatile dans sa gestion de l’épidémie - et pire que l’Italie, pays pendant longtemps le plus touché du monde. La défiance des Français se situe au niveau de celle des Espagnols, état plus impacté que la France en nombre de cas et de morts et où le confinement s’est fait plus dur encore.

À leurs yeux, seuls les maires sont plébiscités par 75% d’entre eux. Un motif de satisfecit pour les nombreux édiles en première ligne, souvent proactifs et à l’initiative dans la gestion de la crise, notamment pour les commandes de masques et de tests. Les entreprises sont également saluées par 69% des Français, soit quatre points au-dessus de la moyenne européenne.

Aux rayons des critiques adressées à leurs dirigeants, les Français sont systématiquement deux fois plus sévères que leurs voisins européens. Entre impéritie de l’exécutif et manque de clarté, 75% d’entre eux estiment que le gouvernement ne leur a «pas dit la vérité», 74% pensent qu’il n’a «pas pris les bonnes décisions au bon moment», et trois-quarts regrettent encore qu’il «n’ait pas fait ce qu’il fallait pour aider les hôpitaux et les soignants».

Au moment où des plaintes contre des membres du gouvernement se multiplient, entre autres pour faire la lumière sur la gestion des masques, une majorité de Français jugent que leurs dirigeants «n’ont pas pris la mesure de la gravité de la situation», quand les Européens sont seulement 37% à le penser.

dans  un sondage Ifop pour le JDD et Sud Radio publié dimanche, près de 50% de Français indique la lutte contre le chômage et la lutte contre la précarité comme «tout à fait prioritaires». Signe donc qu’après la santé, la situation économique fait figure de préoccupation première. D’autant qu’en France, la hausse du chômage couplée à un niveau de défiance record laisse présager d’une nouvelle crise sociale

«Un appauvrissement général» des Français

«Un appauvrissement général» des Français

Le Premier ministre a admis que la crise sanitaire provoquerait sans doute un appauvrissement général de la population. De ce point de vue,  il n’a sans doute pas complètement tort. Enlever la conséquence directe sera d’abord un très fort affaiblissement de la richesse nationale : officiellement une baisse de 7,5 % du PIB mais qui pourrait atteindre 10 % soit de l’ordre de 240 milliards auxquels il faudra rajouter les 100 ou 200 milliards nécessaires pour soutenir les entreprises et les ménages sans parler du coût des mesures sanitaires. Répondant à une question sur la possibilité ou pas d’augmenter le temps de travail après la crise, le Premier ministre s’est dit «concentré sur la crise sanitaire». Mais «je crois que si nous voulons retrouver notre prospérité, dépasser ce cap et ce coup dur pour la France, il faudra collectivement que nous nous en donnions les moyens par le travail, la solidarité, l’inventivité», a-t-il ajouté.

Economie SONDAGE consommation : les Français très prudents

Economie SONDAGE consommation : les Français très prudents

D’après Un sondage* réalisé par l’Ifop pour BNP Paribas Real Estate , les Français ont été économes depuis le 17 mars et vont continuer sur cette lancée. Ils ne sont que 16% à se dire prêts et impatients de consommer à l’issue de la période de confinement, le 11 mai. Ce chiffre grimpe, toutefois, à 30% pour les plus hauts revenus.

Leurs dépenses prioritaires porteront sur les départs en week-end et une visite chez le coiffeur, à quasi-parité d’intentions. Sortir au restaurant ou dans des bars n’arrive qu’en troisième position. L’achat d’équipements informatiques, de livres et DVD, le sport et les sorties culturelles ferment le classement. Signe que la peur de la contamination reste un frein pour ces deux dernières catégories de dépenses ainsi que la probabilité que de nombreuses manifestations sportives et culturelles restent durablement hors limite.

Concernant les vacances d’été, 46% des sondés déclarent qu’ils ne partiront pas.

L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 1.501 personnes âgées de plus de 18 ans du 28 au 29 avril 2020 sur la base d’un questionnaire auto-administré.

SONDAGE consommation : les Français très prudents

SONDAGE consommation : les Français très prudents

D’après Un sondage* réalisé par l’Ifop pour BNP Paribas Real Estate , l es Français ont été économes depuis le 17 mars et vont continuer sur cette lancée. Ils ne sont que 16% à se dire prêts et impatients de consommer à l’issue de la période de confinement, le 11 mai. Ce chiffre grimpe, toutefois, à 30% pour les plus hauts revenus.

Leurs dépenses prioritaires porteront sur les départs en week-end et une visite chez le coiffeur, à quasi-parité d’intentions. Sortir au restaurant ou dans des bars n’arrive qu’en troisième position. L’achat d’équipements informatiques, de livres et DVD, le sport et les sorties culturelles ferment le classement. Signe que la peur de la contamination reste un frein pour ces deux dernières catégories de dépenses ainsi que la probabilité que de nombreuses manifestations sportives et culturelles restent durablement hors limite.

Concernant les vacances d’été, 46% des sondés déclarent qu’ils ne partiront pas.

L’enquête a été réalisée en ligne auprès d’un échantillon de 1.501 personnes âgées de plus de 18 ans du 28 au 29 avril 2020 sur la base d’un questionnaire auto-administré.

Coronavirus : un tracing technologiquement purement français

Coronavirus : un tracing technologiquement purement français

 

Laurent Giovachini, directeur général adjoint de Sopra Steria et président de la fédération Syntec dévoile les coulisses du développement de l’application de Contact Tracing réalisé en un temps record par six entreprises françaises (SIA Partners, Sopra Steria, Accenture, Orange, Dassault Systèmes et Capgemini). Cette solution privée devrait se fondre dans un partenariat public-privé, pour concurrencer la proposition des GAFA, nous explique Laurent Giovachini par ailleurs président du comité « souveraineté » du Medef.( intreview la Tribune)

 

 

Vous vous êtes lancés dans le développement d’une application de Contact Tracing pour lutter contre la propagation du Covid-19. Comment avez-vous fait pour vous regrouper ?
Laurent GIOVACHINI
 : Il s’agit à l’origine d’une initiative prise par quelques entreprises au sein de la fédération Syntec. Cette initiative a rapidement fusionné avec les travaux qu’Orange avait engagé de son côté pour donner naissance à un sextuor composé du cabinet de conseil SIA Partners, de Sopra Steria, d’Accenture au travers de sa filiale Octo Technology, d’Orange, de Dassault Systèmes et de Capgemini. Les six entreprises ont regroupé leurs compétences au sein d’un plateau virtuel qui a réussi à développer en six semaines une application opérationnelle. Très motivées par l’enjeu de santé publique, les équipes se sont retroussé les manches, ont travaillé sept jours sur sept et ont fait le job !

Pourquoi aussi rapidement ?
Parce qu’il fallait aller vite. Nous nous étions fixé l’objectif de disposer d’une version opérationnelle avant la fin du mois d’avril, sans savoir que le début du déconfinement serait finalement fixé au 11 mai. Pari tenu : depuis lundi dernier, un prototype est disponible,…

Pas de déconfinement « régionalisé » mais « adapté aux territoires« , retour à l’école sur la base du volontariat des parents, port du masque probablement imposé dans les transports: l’Élysée a annoncé plusieurs axes directeurs de l’après-11 mai jeudi, à l’issue d’une réunion d’Emmanuel Macron avec des élus.

Le déconfinement doit se préparer avec les maires, a insisté Emmanuel Macron, selon des propos rapportés par l’Élysée, et le cadre national devra être adapté et « territorialisé« , mais pas par régions, « qui ne correspondent pas aux réalités des territoires« .

La rentrée scolaire du 11 mai sera « progressive, concertée avec les élus locaux et adaptée aux réalités locales« , a ajouté l’Élysée, notamment en fonction de la taille des communes. Priorité sera sans doute donnée aux « plus jeunes, ceux qui ne sont pas autonomes« , ainsi qu’aux enfants « les plus en difficulté« , mais quoi qu’il en soit sur la base du volontariat des parents, « sans obligation de retour à l’école« , précise l’Élysée.

Dans les transports publics, « il faudra probablement imposer le port du masque« , a en outre fait savoir l’Élysée, qui a évoque un « cahier des charges organisationnel et sanitaire pour la reprise« .

Emmanuel Macron a ainsi encouragé les maires à acheter de manière massive des masques grand public, « dans une logique de recommandation, pas d’obligation ».

Concernant le calendrier, le chef de l’État « s’est engagé à ce que le cadre soit présenté en début de semaine prochaine » par le « Monsieur déconfinement » du gouvernement, Jean Castex, auprès des élus locaux, notamment pour un temps de concertation et d’interactions avec les élus.

La présentation d’un plan détaillé doit intervenir début mai.

 

“Coronabonds” : le chantage français

“coronabonds” : le chantage français

Le politiste Nicolas Leron critique, dans une tribune au « Monde », la volonté française d’imposer à l’Europe du Nord des « eurobonds » et suggère de lutter plutôt pour la création d’un impôt européen.

Tribune. La proposition des « coronabonds » défendue si âprement par la France semble une version actualisée d’un même scénario qui se répète au gré des crises européennes. Crise des dettes souveraines, crise des réfugiés, crise du changement climatique et aujourd’hui crise pandémique due au coronavirus, à chaque fois se rejoue le même débat sur la (non) solidarité de l’Europe du Nord vis-à-vis de l’Europe du Sud.

Cette répétition qui débouche systématiquement sur une impasse devrait mettre la puce à l’oreille aux dirigeants français et les inciter à adopter une compréhension renouvelée de ce qui se joue au travers de cette dialectique – et plus fondamentalement de ce qui n’est jamais joué.

Le camp de la solidarité, France en tête, ne jure que par la mutualisation de l’endettement au travers de l’instrument privilégié des eurobonds (ou euro-obligations). Assurée de sa raison macroéconomique (« vos excédents sont nos déficits », « vous bénéficiez d’un euro sous-évalué quand celui-ci est surévalué pour nous », « la mutualisation permet à tous de bénéficier de taux bas et de démultiplier ensemble nos capacités d’emprunt »), il somme l’Europe du Nord de sortir de son égoïsme de courte vue, coupable de mettre en danger la construction européenne.

Ce à quoi l’Europe du Nord a beau jeu d’opposer le risque d’aléa moral : le « pas-de-solidarité-sans-responsabilité » venant ainsi neutraliser le « pas-de-responsabilité-sans-solidarité ». Mais avec la crise sanitaire, l’Europe du Sud accroît ses exigences : la solidarité tout de suite et sans contrepartie. L’accusation elle-même se durcit : le refus de l’Europe du Nord ne relève plus simplement de l’égoïsme, mais de la quasi-infamie.

Ultime et vaine tentative

C’est ainsi que la proposition des coronabonds vire au chantage sous couvert de générosité et de bon sens économique. Car il s’agit bien de chantage lorsqu’on tente d’imposer quelque chose à quelqu’un qui n’en veut pas, en l’occurrence non seulement les dirigeants, mais les peuples de l’Europe du Nord.

 

Imagine-t-on la France devoir céder à la demande insistante du reste de l’Europe de partager son siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, ou de mutualiser son outil de dissuasion, au nom de la menace géostratégique commune ? Et quand bien même la France parviendrait-elle à tordre le bras de l’Allemagne et des Pays-Bas, qu’aura-t-on gagné avec l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans ces pays ? Il ne saurait y avoir de salut collectif possible lorsque les peuples voient leur choix démocratique forcé au nom d’une raison supérieure édictée par le voisin. 

Sondage Coronavirus et Macron : les Français toujours critiques

Sondage Coronavirus et Macron : les Français toujours critiques

Selon un sondage Le Figaro et Franceinfo, les Français se sont opposés face à la réouverture progressive des écoles à partir du 11 mai. Une majorité d’entre eux (54%) la rejettent, en particulier les parents de jeunes enfants (60% des 25-34 ans), malgré la justification d’un chef de l’État convaincu que «la situation actuelle crée des inégalités»«Cette explication ne passe pas. Elle ne peut faire le poids face à l’enjeu sanitaire», selon Céline Bracq.

Favorable à des mesures plus ambitieuses, l’opinion regrette en majorité que les tests de dépistage soient réservés, à partir du 11 mai, aux personnes présentant des symptômes du virus (62% de rejet), et que le port du masque ne soit pas rendu obligatoire (65%) – seule sa mise à disposition de «chaque Français», à la levée du confinement, a été annoncée.

La crise de confiance, superposée aux crises sanitaire et économique, pourrait devenir un autre défi de l’«après-crise» pour le chef de l’État. La plupart des Français (56%) estiment que l’exécutif «n’en fait pas assez» face à l’épidémie et se montrent sceptiques devant le «cap social» esquissé par Emmanuel Macron d’une allocution à l’autre. Pour Céline Bracq, «la pénurie de matériel et les messages contradictoires sur les masques ont laissé des traces et le “chef de guerre” n’a pas fait disparaître “le président des riches”».

Coronavirus: Un million et demi de Français contaminés ?

Coronavirus:  Un million et demi de Français contaminés ?

Au moins 1,6 million de Français pourraient avoir contracté le coronavirus depuis le début du confinement. Le syndicat de généralistes MG France a publié ce mardi les résultats d’un sondage effectué auprès de 2.000 médecins de ville, qui ont déclaré avoir pris en charge 56.000 patients présentant des symptômes du covid-19 entre le 17 mars et le 3 avril. En extrapolant ces résultats aux 60.000 généralistes du pays, le syndicat calcule que 1,6 million de patients ont consulté pour des symptômes équivalents. Pendant l’épidémie saisonnière de grippe qui dure généralement six à sept semaines, 2 à 6 millions de personnes se rendent chez leur médecin chaque hiver pour suspicion de grippe, compare MG France.

Ces données de terrain complètent celles du réseau de surveillance en ville Sentinelles , publiées chaque semaine par la Direction générale de la santé depuis quinze jours. Elles font état de 90.600 consultations de généralistes ou de pédiatres en ville pour suspicion de covid du 23 au 29 mars, soit 51.100 consultations de plus que la semaine précédente.

Si les projections de MG France sont justes, cela signifie que 9 % de la population pourrait avoir déjà contracté le virus… sans compter les porteurs sains, dont on ne connaît pas la proportion. Ce sont des informations importantes pour mesurer l’immunité collective. Les scientifiques estiment que 50 % à 70 % de la population devront être immunisés pour que tous les autres soient protégés.

 

SONDAGE Coronavirus : le moral des Français : s’améliore légèrement !!!

SONDAGE Coronavirus : le moral des Français : s’améliore légèrement !!!

Selon un curieux sondage de l’institut BVA pour Europe 1, le moral des Français, s’il reste en demi-teinte, s’améliorerait  légèrement. Pourtant  81% des Français affirmaient penser que le pire de la crise était à venir, ils sont « seulement » 77% à en être toujours convaincu. De même, la confiance dans la qualité des informations reçues par les pouvoirs publics augmente d’un point (44%), tout comme pour les informations délivrées par les médias (44%, +2 points). Enfin, 38% (+1) des Français se disent désormais « plutôt confiants » ou « tout à fait confiants » en la façon dont le gouvernement gère la crise engendrée par l’épidémie.

Jean-Marc Sauvé: «La décision d’assigner à résidence la plupart des Français n’a pas été prise en solitaire» !

Jean-Marc Sauvé: «La décision d’assigner à résidence la plupart des Français n’a pas été prise  en solitaire» !

Ancien Vice-président du Conseil d’Etat Jean-Marc Sauvé, ancien secrétaire général du gouvernement trouve justifiées les mesures de confinement prises par le gouvernement. Notons cependant que l’intéressé fait l’impasse sur la contradiction qui a consisté à juger ce confinement inutile le 15 mars pour raison  d’élections municipales et indispensables à partir du 17 mars !

Comment jugez-vous les mesures prises depuis une semaine ? Le projet de loi sur l’état d’urgence sanitaire, qui confirme et précise ces restrictions à des droits fondamentaux que sont la liberté d’aller et venir, de se réunir, d’entreprendre, est-il proportionné ?

Le gouvernement a été conduit à prendre des mesures extrêmement fortes et intrusives dans la vie des gens, qui auraient encore été impensables il y a quelques semaines. Elles portent atteinte à une liberté essentielle, celle de se déplacer, et à la liberté du commerce et de l’industrie, ce qui est sans précédent sous la Ve République et, même, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, puisque ces mesures s’appliquent sur tout le territoire et à toute la population (à l’exception, évidemment, des dérogations pour les personnels de santé et les activités essentielles…). Ces mesures ne sont légales que si l’atteinte qu’elles portent aux droits fondamentaux est, comme le dit la jurisprudence, « nécessaire, adaptée et proportionnée ». Il appartiendra, le cas échéant, aux juridictions compétentes de se prononcer.

Avant même la loi sur l’état d’urgence sanitaire, le pouvoir exécutif, allant au-delà de la base que constitue le Code de la santé publique, a appliqué la théorie des circonstances exceptionnelles : le Premier ministre, faisant usage de ses pouvoirs de police au niveau national, a ainsi décrété le 16 mars le confinement que venait d’annoncer le président de la République. Et le président de la République a signé le 17 mars le décret reportant le second tour des élections municipales dans quelque 6 000 communes, alors même que le projet de loi autorisant ce report était tout juste déposé sur le Bureau du Parlement. Ce sont des mesures très lourdes, qui portent atteinte aux libertés et interrompent un processus électoral. Au regard de la légalité formelle, elles sont surprenantes, mais elles sont en réalité autorisées par les circonstances exceptionnelles que nous vivons.

Comment définir ces « circonstances exceptionnelles » ?

Le gouvernement doit faire face à une exigence majeure : la protection de la santé de la population face à une crise sanitaire d’une gravité exceptionnelle. Au-delà même, il est comptable de la continuité de la vie de la nation et de sa capacité à surmonter cette épreuve. Ce qui est en jeu est, en trois mots, la vie de la communauté nationale. L’application normale de la loi et le respect des droits fondamentaux doivent par conséquent être mis en balance avec ces exigences dont chacun mesure qu’elles ne relèvent pas du fantasme. Si les mesures prises sont contestées devant un juge, c’est cette proportionnalité qui sera examinée.

Ces décisions de juges n’interviendront pas avant des mois. En attendant le contrôle juridictionnel n’est-il pas trop « léger » ? Le Conseil constitutionnel doit-il être saisi du texte sur l’état d’urgence sanitaire ?

Le Conseil d’Etat a déjà rendu un avis sur ce projet de loi et a estimé que les mesures proposées répondaient à un motif d’intérêt général impérieux ou suffisant et qu’elles étaient suffisamment encadrées. En aval, des recours pourront être présentés contre les dizaines d’ordonnances qui vont être prises [en matière sociale, civile ou commerciale]. Quant au Conseil constitutionnel, c’est aux autorités politiques compétentes d’apprécier s’il doit être saisi de la loi sur l’urgence sanitaire. Je note que ce texte, quoique très novateur, ne souffre pas de sérieuses contestations constitutionnelles.

Des réticences s’expriment, avançant l’idée que lorsque des mesures répressives sont entrées en vigueur, il est ensuite difficile de « revenir en arrière », à l’état du droit antérieur. Est-ce effectivement un risque ?

Il y a en effet l’idée qu’on ne sort qu’avec peine des « circonstances exceptionnelles ». Elle a été en partie confirmée au vu des difficultés à sortir de l’état d’urgence qui, instauré en 2015 au lendemain des attentats terroristes, s’est prolongé jusqu’en 2017. La question s’est posée de savoir si, en mettant un terme à l’état d’urgence, l’on ne baissait pas la garde face à la menace terroriste, alors que les contraintes étaient minimes pour la quasi-totalité de la population. La sortie de l’état d’urgence n’a ainsi pu être opérée qu’après un long délai et au « prix » d’un durcissement de l’Etat de droit.

N’en sera-t-il pas de même avec l’épidémie de coronavirus ? Compte tenu des incertitudes sur le virus, ne sera-t-il pas difficile de juger la menace sanitaire levée ?

Non, les mesures prises aujourd’hui pèsent si lourdement sur la vie et les libertés de nos compatriotes qu’il n’est pas imaginable que l’état d’urgence sanitaire puisse se prolonger au-delà de ce qui est strictement nécessaire pour assurer la protection de la santé publique. Il y aura sans doute une levée progressive des restrictions sous un double contrôle juridictionnel et démocratique. Je suis confiant dans la capacité des autorités à alléger le système mis en place, lorsque la situation sera redevenue moins critique.

Globalement, les mesures de confinement sont acceptées. Quel enseignement peut-on en tirer sur le rapport des Français à l’autorité ?

Il est impressionnant de voir le degré d’adhésion de la population à des mesures aussi contraignantes, notamment sur la liberté d’aller et venir. C’est un indice parmi d’autres de la nécessité des mesures prises. Tout le monde ou presque se plie à l’obligation de justifier ses déplacements. Bien sûr, comme dans toute crise, il y a des héros, quelques salauds, et l’immense majorité de nos compatriotes qui font ce qu’ils doivent.

Un Conseil scientifique éclaire le président de la République et le gouvernement. Cette parole des scientifiques a-t-elle trop de poids ?

Cette crise montre bien à quel point, dans nos sociétés démocratiques où les exigences et le niveau culturel des citoyens sont beaucoup plus élevés qu’il y a un ou deux siècles, le mécanisme de la prise de décision est de plus en plus complexe. Dans une situation comme celle que nous vivons, les pouvoirs publics ne peuvent pas prendre des décisions aussi lourdes de conséquences sans un minimum de légitimation scientifique. L’expertise est donc indispensable pour éclairer la prise de décision. La loi sur l’état d’urgence sanitaire prévoit ainsi que les mesures prises dans ce cadre sont précédées par l’avis d’un conseil scientifique. S’agit-il d’une défausse sur les experts, voire d’un risque de confiscation par les experts de la décision politique et de la démocratie ? Pas le moins du monde. Ce que l’on a appelé l’administration consultative, c’est-à-dire le fait de s’entourer de conseils et de sachants avant toute prise de décision publique, a commencé dès la fin des années 1960. Ce mouvement a connu un tournant avec l’affaire du sang contaminé.

Plus généralement, presque aucune décision publique n’est prise aujourd’hui de manière totalement discrétionnaire. On consulte non seulement les experts, mais aussi les intérêts concernés. Mais au final, l’autorité politique seule peut opérer ultimement la conciliation de l’ensemble des intérêts contradictoires en présence et endosser la responsabilité de décisions parfois exceptionnellement lourdes et difficiles. Nous sommes bien là au cœur du fonctionnement de l’Etat. On ne prend pas à la légère, en solitaire, et sans motifs très graves, la décision d’assigner à résidence la plupart des Français.

Un jour, ce même Conseil scientifique pourrait recommander ce qui se pratique déjà en Corée du Sud : l’utilisation de données sur les personnes contaminées afin de les « tracer », de remonter toute la liste des personnes qu’elles ont fréquentées…

En pareil cas, hautement improbable, il appartiendrait au politique de juger de la nécessité sanitaire d’une telle recommandation et de déterminer jusqu’où aller dans les atteintes aux libertés. C’est toute la noblesse du politique : concilier des impératifs contradictoires ; faire des choix et en assumer la responsabilité. C’est ce que je n’ai pas cessé de constater au long de ma carrière.

Le droit est une arme majeure pour assurer la protection du bien commun et des intérêts essentiels de la collectivité. Il ne défend pas les principes contre les intérêts. Il est là pour les accorder

Consensus, adhésion aux mesures prises : êtes-vous surpris par cette cohésion de la société française ?

« Les Français n’accepteront jamais d’être confinés », « la mise en cause de telles mesures serait immédiate » : voici ce qu’on pouvait entendre il y a deux ou trois semaines… En réalité, pour le moment, il n’existe pas de critiques substantielles de ce qui a été décidé, aussi lourd cela soit-il. Le consensus de fond est remarquable. Le débat porte plutôt sur l’idée que des mesures auraient dû être prises plus tôt. Autre enseignement : l’extraordinaire plasticité, dans le bon sens du terme, de notre système de droit. On nous parle souvent de la « rigidité du droit ». C’est le contraire : il fait preuve d’une formidable capacité d’adaptation quand les intérêts essentiels de la nation sont en cause. Cette réalité, d’habitude invisible, devient soudain très concrète. Le droit est une arme majeure pour assurer la protection du bien commun et des intérêts essentiels de la collectivité. Il ne défend pas les principes contre les intérêts. Il est là pour les accorder. « La limite du raisonnement juridique, c’est quand il commence à offenser le bon sens », disait un de mes anciens au Conseil d’Etat…

C’est au nom de la santé publique que sont prises les décisions politiques. La santé est aujourd’hui au sommet de l’échelle des valeurs ? Cela n’a pas toujours été le cas…

C’est vrai, c’est une valeur à la hausse dans la hiérarchie du bien commun. Au fond, aujourd’hui, à qui appartient-il de définir les composantes du bien commun qui évoluent au fil du temps ? Aux juristes ? Aux religions ? Aux philosophes ? Tout le monde a son idée sur le sujet, mais à la fin des fins, dans une démocratie, c’est le peuple qui en décide par l’intermédiaire de ses représentants.

 

Sondage Coronavirus : Les Français de plus en plus critiques contre la gestion du gouvernement

Sondage Coronavirus :  Les Français  de plus en plus critiques contre la gestion du gouvernement

D’après sondage IFOP pour le JDD ,  les ­Français portent désormais un regard ­critique sur la gestion de la ­crise, reflet des polémiques sur le manque de masques ou la stratégie de dépistage. Pour 64% d’entre eux, « le ­gouvernement a caché ­certaines informations ». Seuls 39% jugent qu’il « donne tous les moyens aux professionnels de santé » pour faire face. Un chiffre qui s’est effondré de 15 points en quatre jours. Ils sont presque un sur deux, 48%, à estimer que le gouvernement « a communiqué de manière claire » et seulement 29% à juger qu’il a « réagi rapidement ». Là aussi, les jugements ­positifs se sont écroulés, de 30 points, depuis fin

« D’une gestion jugée à la hauteur en janvier, on est passé à des représentations négatives et qui pourraient encore se ­dégrader », ­souligne Dabi. Dans ces ­conditions, « le consensus vole en éclats », ­dit-il.

* L’enquête a été réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 20 mars 2020 auprès d’un échantillon de 1.013 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Sondage confinement : le moral des Français reste stable, mais inquiétude économique

Sondage confinement : le moral des Français reste stable, mais inquiétude économique

 

D’après un sondage BVA pour Europe 1 et Orange, , le moral des Français reste stable, selon un sondage exclusif BVA pour Europe 1 et Orange publié ce vendredi soir.

Comme dans un précédent sondage publié jeudi, les Français notent en moyenne leur moral à 6,1 sur une échelle qui va de zéro à 10, pour traduire leur état d’esprit du jour. 10 étant synonyme d’épanouissement, 0 de déprime total, le moral des Français est donc plutôt moyen, sans être catastrophiste. En revanche, ils sont désormais 72%, contre 70% précédemment, à penser que  »le pire est devant nous », tant du point de vue de l’épidémie que de la situation de confinement.

Pas moins de 37% des salariés et des indépendants sont inquiets quant à la capacité de leur entreprise à faire face à la crise (+2 points), et 44% des Français sont inquiets en ce qui concerne la situation financière de leur foyer dans les semaines qui viennent (+2 points).

Coronavirus : 50 à 70% des Français seront infectés ( Blanquer)

Coronavirus : 50 à 70% des Français seront infectés ( Blanquer)

 

Une prévision particulièrement inquiétante faite par le ministre de l’éducation nationale à savoir que 50 à 70 % de la population risquent d’être infectés. Avec cependant des conséquences très différentes. Certaines personnes déjà concernées par d’autres pathologies graves pourraient voir leur vie mise en danger. D’autres auront les symptômes d’une grippe très sévère mais se rétabliront. Enfin un très grand nombre également porteur du virus ne constateront aucun symptôme ou presque. Invité ce dimanche matin de France Info, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a rappelé que l’objectif n’était pas d’arrêter la propagation du virus stricto sensu mais de l’étaler dans le temps afin de faciliter le travail des soignants et de favoriser une immunisation progressive de la population. 

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a estimé dimanche sur France Info que l’épidémie de coronavirus toucherait « probablement » plus de la moitié de la population française. Le ministre répondait à une question sur le renforcement drastique des mesures de confinement annoncé samedi soir par le Premier ministre Edouard Philippe. « Comme vous le savez, depuis le début, la stratégie ce n’est pas d’empêcher que le virus passe – on sait qu’il passera probablement par plus de la moitié d’entre nous – mais c’est de faire en sorte qu’il passe de la manière la plus étalée possible dans le temps », a indiqué Jean-Michel Blanquer.

Le ministre faisait référence aux personnes potentiellement contaminées mais pas celles – beaucoup moins nombreuses – chez qui le virus prend des formes graves. « On considère, et là je ne fais que répéter ce que disent les scientifiques, que 50 à 70% de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c’est d’ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d’immunité majoritaire, et donc le virus s’éteint de lui-même », a ajouté Jean-Michel Blanquer plus tard dans l’interview.

Le gouvernement a notamment annoncé la fermeture de tous les lieux publics non-indispensables afin de freiner l’épidémie qui a contaminé 4.500 personnes en France et fait 91 morts, selon le dernier bilan communiqué samedi.

Image des maires : sept Français sur dix satisfaits !

  • Image des maires  : sept Français sur dix satisfaits !
  • Selon un sondage BVA, plus de 70 % des Français seraient satisfaits de leurs représentants locaux. On peut s’interroger sur la connaissance qu’on réellement les Français du contenu de l’action municipale. En effet, dans les grandes villes, la plupart des habitants ignorent  totalement le contenu de la politique municipale en dehors de quelques gros investissements significatifs parfois utiles d’autres beaucoup moins. Ils ignorent aussi la dérive le plus souvent des coûts de fonctionnement avec la multiplication des structures et des effectifs. La vérité c’est que ce sont ces structures qui dirigent  la politique municipale et non l’inverse. Pas étonnant que la plupart des élus réclament  de plus en plus de moyens financiers car ils ne contrôlent pas grand-chose en matière de gestion. Dans nombre de villes d’ailleurs, le premier employeur est la commune. Cela vaut même souvent dans des petites communes où on est surpris par l’ampleur continue des les effectifs.
  • La vérité c’est que les élus locaux sont moins détestés que les élus  nationaux qui sont devenus des oligarques, des sortes d’apparatchiks au service surtout de leur parti. Pour les élus locaux, d’une certaine manière on reproduit aussi la culture nationale en installant des baronnies avec nombre de courtisans plus ou moins compétents autour d’un leader qui cultive surtout sa popularité avec une grande démagogie. Combien de maires en effet privilégient des enjeux majeurs que constituent le développement économique et l’emploi ?
  • On préfère évidemment se concentrer sur le développement de services et d’activités parfois nécessaires, souvent coûteux et inutiles. À cet égard, la démocratie locale n’est certainement pas plus glorieuse que la démocratie nationale sauf sans doute dans les petits villages où  le maire est au four et au moulin donc en liaison continue et concrète avec les problèmes des administrés.
  • Sept Français sur dix se dit cependant satisfaits de l’action de leur maire et de son équipe. En revanche, un quart souhaite sanctionner Emmanuel Macron et le gouvernement lors des élections municipales. Tels sont les deux principaux enseignements d’un sondage BVA diffusé jeudi.
  • Si 71% se disent satisfaits de leur maire et de son conseil, soit 13 points de plus qu’en 2014, contre 29% d’un avis contraire, pour 36% des Français interrogés les municipales de mars seront l’occasion de changer d’équipe. Ils sont 35% à penser que le scrutin sera au contraire l’occasion de confirmer l’équipe municipale et 29% ne se prononcent pas, selon cette enquête pour Europe 1 et Orange.
  •  
  • Un quart (26%) souhaitent sanctionner Emmanuel Macron et son gouvernement et seulement 9% les soutenir, mais 65% n’envisagent pas de voter en fonction du gouvernement. La réforme des retraites conditionne aussi bien le souhait de sanctionner que de soutenir l’exécutif. Elle comptera pour 91% de ceux qui veulent le sanctionner et 80% de ceux qui envisagent de le soutenir.
  • Les enjeux locaux seront cependant largement prioritaires, pour 90% des Français interrogés, au moment de voter, et les enjeux nationaux ne prévaudront que pour 10%. A près d’un mois du premier tour, 66% se disent beaucoup ou assez intéressés par les municipales. La sécurité (36%) arrive en tête de leurs priorités «pour améliorer la situation» dans leur commune, devant les impôts et la gestion des finances locales (32%) et la protection de l’environnement (31%). Plusieurs réponses étaient possibles.
  • Le programme et les propositions du candidat seront le premier critère de choix (48%), devant son bilan (16%) et sa personnalité (10%). Enquête réalisée en ligne par BVA du 6 au 10 février auprès de 1.005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Municipales : sept Français sur dix satisfaits !

  • Municipales : sept Français sur dix satisfaits !
  • Selon un sondage BVA, plus de 70 % des Français seraient satisfaits de leurs représentants locaux. On peut s’interroger sur la connaissance qu’on réellement les Français du contenu de l’action municipale. En effet, dans les grandes villes, la plupart des habitants ignorent  totalement le contenu de la politique municipale en dehors de quelques gros investissements significatifs parfois utiles d’autres beaucoup moins. Ils ignorent aussi la dérive le plus souvent des coûts de fonctionnement avec la multiplication des structures et des effectifs. La vérité c’est que ce sont ces structures qui dirigent  la politique municipale et non l’inverse. Pas étonnant que la plupart des élus réclament  de plus en plus de moyens financiers car ils ne contrôlent pas grand-chose en matière de gestion. Dans nombre de villes d’ailleurs, le premier employeur est la commune. Cela vaut même souvent dans des petites communes où on est surpris par l’ampleur continue des les effectifs.
  • La vérité c’est que les élus locaux sont moins détestés que les élus  nationaux qui sont devenus des oligarques, des sortes d’apparatchiks au service surtout de leur parti. Pour les élus locaux, d’une certaine manière on reproduit aussi la culture nationale en installant des baronnies avec nombre de courtisans plus ou moins compétents autour d’un leader qui cultive surtout sa popularité avec une grande démagogie. Combien de maires en effet privilégient des enjeux majeurs que constituent le développement économique et l’emploi ?
  • On préfère évidemment se concentrer sur le développement de services et d’activités parfois nécessaires, souvent coûteux et inutiles. À cet égard, la démocratie locale n’est certainement pas plus glorieuse que la démocratie nationale sauf sans doute dans les petits villages où  le maire est au four et au moulin donc en liaison continue et concrète avec les problèmes des administrés.
  • Sept Français sur dix se dit cependant satisfaits de l’action de leur maire et de son équipe. En revanche, un quart souhaite sanctionner Emmanuel Macron et le gouvernement lors des élections municipales. Tels sont les deux principaux enseignements d’un sondage BVA diffusé jeudi.
  • Si 71% se disent satisfaits de leur maire et de son conseil, soit 13 points de plus qu’en 2014, contre 29% d’un avis contraire, pour 36% des Français interrogés les municipales de mars seront l’occasion de changer d’équipe. Ils sont 35% à penser que le scrutin sera au contraire l’occasion de confirmer l’équipe municipale et 29% ne se prononcent pas, selon cette enquête pour Europe 1 et Orange.
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  • Un quart (26%) souhaitent sanctionner Emmanuel Macron et son gouvernement et seulement 9% les soutenir, mais 65% n’envisagent pas de voter en fonction du gouvernement. La réforme des retraites conditionne aussi bien le souhait de sanctionner que de soutenir l’exécutif. Elle comptera pour 91% de ceux qui veulent le sanctionner et 80% de ceux qui envisagent de le soutenir.
  • Les enjeux locaux seront cependant largement prioritaires, pour 90% des Français interrogés, au moment de voter, et les enjeux nationaux ne prévaudront que pour 10%. A près d’un mois du premier tour, 66% se disent beaucoup ou assez intéressés par les municipales. La sécurité (36%) arrive en tête de leurs priorités «pour améliorer la situation» dans leur commune, devant les impôts et la gestion des finances locales (32%) et la protection de l’environnement (31%). Plusieurs réponses étaient possibles.
  • Le programme et les propositions du candidat seront le premier critère de choix (48%), devant son bilan (16%) et sa personnalité (10%). Enquête réalisée en ligne par BVA du 6 au 10 février auprès de 1.005 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Sondage Municipales : l’élu local préféré des Français, pourquoi !!!

Sondage Municipales : l’élu local préféré des Français, pourquoi !!!

Encore un sondage qui montre que l’élu local serait le représentant politique des Français le plus aimé . On peut se demander si l’opinion aiment réellement les maires mais ont moins  en cause que des élus nationaux très critiqués. On voit mal en effet ce qui pourrait justifier cette espèce d’amour de l’élu local. La plupart du temps en effet dans les grandes villes, les plus administrées ignorent à peu près tout de l’action du maire dont la responsabilité est par ailleurs assez limitée dans ses champs d’action. Des maires qui ne sont pas plus préoccupés que cela des questions économiques et de l’emploi et assez souvent développent des projets d’investissement assez irresponsable destiné surtout à marquer l’opinion. En outre, en matière de fonctionnement, rares sont les maires qui ont témoigné de leur compétence de gestion si l’on en juge par la dérive des coûts et des effectifs.

La vérité c’est que les superstructures municipales se reproduisent sans aucun contrôle politique. Il en va différemment dans les agglomérations de plus petite taille et dans les villages. Reste que dans ces zones les élus se comportent aussi parfois comme de petits barons reproduisant à leur échelle les mêmes dérives démocratiques qu’au plan national et confondant parfois intérêt général et intérêt particulier. Il n’y a guère que dans les très petits villages que les maires sont au four et au moulin et directement en contact avec les problèmes sociaux, économiques et culturels.

D’après un sondage OpinionWay-Public Sénat-La Tribune pour l’UNCCAS (*) réalisé auprès de 1.001 personnes. 68% du panel cite en effet le titulaire de l’écharpe tricolore devant le conseiller régional (6%), le parlementaire (député ou sénateur à 6%), le président de la République (5%), le conseiller départemental (5%) ou le député européen (3%).

« Le maire est le dernier élu à « portée d’engueulades », dixit le président du Sénat Gérard Larcher. Il est sur le marché tous les week-ends et se doit de répondre à toutes les sollicitations », explique le directeur général de l’Union nationale des centres communaux d’action sociale (UNCCAS) Benoît Calmels. « On est sorti des relents dégagistes de 2017 et de l’après-gilets jaunes. Il est redevenu la figure de proximité en qui nos compatriotes ont confiance. »

Sondage Coronavirus: la France mal préparée pour 52% des Français

Sondage Coronavirus: la France mal préparée pour 52% des Français

Selon un  Elabe ,  52% estiment que la France est mal préparée au risque du Coronavirus. Tandis que les autorités politiques et administratives ne cessent de délivrer des discours d’une complaisance irresponsable à propos du virus chinois, les Français sont beaucoup plus interrogatifs sur la capacité du pays à faire face à la situation. Il est vrai que la plupart des responsables affirment  que la situation est sous contrôle et même que la France fait exception compte tenu de l’extraordinaire qualité de son système de santé.

Certes,  ce système de santé soutient largement la comparaison avec d’autres pays développés, il n’empêche qu’on sous-estime sans doute la puissance et la vitesse de propagation du Coronavirus. Pour preuve,  hier les responsables affirmaient qu’il n’y avait plus aucun cas en France. Des propos immédiatement contredits par de nouveaux cas qui sont apparus en plus avec une inquiétude particulière concernant des personnes infectées sans qu’on connaisse la manière dont ils l’ont été. On sait maintenant que le virus se déploie sur les cinq continents et qu’il atteint des pays très voisins de la France en Europe. Évidemment la France ne peut pas être à l’abri. Reste que l’identification de la maladie reste difficile sans une analyse. En effet des malades peuvent être infectés sans déclaration infectieuse pendant des périodes allant jusqu’à presque trois semaines, sans parler de ceux  qui ne seront jamais identifiés comme tels mais qui sont des vecteurs de transmission. L’identification tardive peut être grave. L’inquiétude des Français sans doute à relier à la crise grave des urgences pourrait recevoir ses malades potentiels. Les Français sont donc une majorité à se déclarer « inquiets ». 

Selon un  sondage Elabe pour BFMTV diffusé ce mercredi, pour 52% des Françis , le pays n’est pas prêt à faire face à une éventuelle propagation, dont 13% jugent qu’elle ne l’est « pas du tout ». A l’inverse, 47% posent que l’Hexagone est prêt pour la confrontation avec la maladie, dont 7% le décrivant comme « tout à fait » prêt. 

Les moins de 50 ans sont les plus pessimistes: 57% d’entre eux pensent que la France n’est pas en état d’affronter le péril. Pour les plus de 50 ans, en revanche, l’optimisme demeure majoritaire: 51% assurent que le pays est prêt. Les lignes de fracture autour du sujet sont aussi sociales. Quand 54% des cadres tranchent en faveur d’une préparation suffisante, 60% des employés ainsi que 57% des ouvriers pointent son insuffisance. 

Personnels soignants et institutions suscitent toutefois une plus grande bienveillance. 88% des Français déclarent ainsi pouvoir s’en remettre aux chercheurs, 87% aux médecins, 84% aux hôpitaux plus généralement et 72% à l’organisation mondiale de la Santé. 

Elabe a aussi sondé son panel pour connaître la proportion des Français gagnés par l’inquiétude devant le coronavirus. Ils sont 53% à se dire inquiets, dont 13% « très inquiets » contre 47% affirmant ne pas l’être. Les catégories les plus angoissées sont les parents, avec un taux d’inquiétude montant à 61%, les Français âgés de 18 à 24 ans, avec 63%, et les personnes âgées de 35 à 49 ans, avec 57%. Alors que la majorité des morts dues au coronavirus concernent des seniors, les personnes âgées gardent la tête froide: elles ne sont que 53% à signifier leur inquiétude. 

Capture BFMTV -Sondage réalisé par Internet du 25 au 26 février 2020 sur un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

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