Archive pour le Tag 'Français'

Grand débat: Les Français attendent surtout un retour aux urnes

Grand débat: Les Français attendent surtout un retour aux urnes

 

 

Pour l’instant, les conséquences du grand débat sont encore floues dans l’opinion publique. Peut-être en raison du cadrage un peu restrictif. Par exemple on ne parle pas de l’Europe, de la politique industrielle ou du pouvoir d’achat. Globalement presque 70 % considèrent que ce grand débat n’est pas la solution pour sortir de la crise actuelle. Finalement les Français espèrent un retour aux urnes qui seul pourraient donner une vraie légitimité un nouveau gouvernement. Seulement 47 % des Français seraient prêts à participer à cette consultation nationale et 52 % n’en ont pas l’intention. Par contre il semblerait que d’une façon générale les Français souhaitent être davantage associés concernant les grandes décisions politiques. Plus des deux tiers des Français (67%) disent vouloir une réforme institutionnelle à l’issue du grand débat national qui sera lancé mardi en réponse à la crise des « gilets jaunes », selon un sondage Opinion Way (fichier PDF) publié lundi 14 janvier. Les sondés sont presque autant (65%) à attendre également un référendum, indique l’enquête réalisée pour la chaîne de télévision Public Sénat, Le Point et l’agence de conseil en communication Etat d’Esprit-Stratis. Les sondés se montrent toutefois pessimistes sur l’impact réel du débat sur le mouvement des « gilets jaunes » : 67% pensent qu’il ne permettra pas de sortir de la crise. En outre, 75% des personnes interrogées sont favorables à un mécanisme de tirage au sort des citoyens pour la mise en place du grand débat national. Plus des deux tiers des Français (67%) disent vouloir une réforme institutionnelle à l’issue du grand débat national qui sera lancé mardi en réponse à la crise des « gilets jaunes », selon un sondage Opinion Way (fichier PDF) publié lundi 14 janvier. Les sondés sont presque autant (65%) à attendre également un référendum, indique l’enquête réalisée pour la chaîne de télévision Public Sénat, Le Point et l’agence de conseil en communication Etat d’Esprit-Stratis. Mais les sondés ne sont que 47% à vouloir participer à cette grande consultation nationale, qui durera jusqu’à la mi-mars, contre 52% qui n’en ont pas l’intention. D’autres études indiquent que les trois quarts des Français souhaitent donner leur avis sur des projets publics qui les concernent, précise Opinion Way. Les sondés se montrent toutefois pessimistes sur l’impact réel du débat sur le mouvement des « gilets jaunes » : 67% pensent qu’il ne permettra pas de sortir de la crise. En outre, 75% des personnes interrogées sont favorables à un mécanisme de tirage au sort des citoyens pour la mise en place du grand débat national.

Sondage réalisé du 9 au 11 janvier 2019 en ligne, auprès d’un échantillon de 1 065 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

« La paresse des Français » encore une bévue de Macron !

« La paresse des Français » encore une bévue de Macron !

 

 

Décidément Macron a du mal à entrer dans un costume de président sans doute un peu trop grand pour lui. Quand Macron affirme que trop de français ne font pas d’efforts il se trompe. D’abord parce que le propos est abrupt, inexact et politiquement encore désastreux. « Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier, un savoir et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie si on n’a pas cet effort. Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République – et notre République n’a rien à envier à beaucoup d’autres – il y a des devoirs. Et s’il n’y a pas cet engagement et ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. » De quoi parle en effet r d’un assistanat qu’il juge excessif ou de la productivité. La problématique n’est pas la même. Les Français ne sont pas directement responsables du fait économique et social des 35 heures décidées par la gauche et qui d’un coup a assommé la compétitivité de l’économie. Personne à gauche comme à droite n’a d’ailleurs osé s’attaquer à ce tabou qui non seulement pénalise la productivité (la vraie productivité c’est-à-dire le rapport de la production au nombre d’actifs et pas seulement qu’à ceux qui travaillent). Un tabou qui favorise grandement la détérioration de la valeur travail. En outre dans les zones périphériques on réclame justement davantage de travail pour être davantage rémunéré contrairement à certaines zones urbaines. Enfin faut noter que les zones périphériques en général, on sollicite  moins la solidarité nationale que dans des zones urbaines où le taux de chômage de certains quartiers atteint 30 à 40 %.

 

 

« Les Français sont des fainéants » Macron

« Les Français sont des fainéants » Macron

 

Encore une provocation et un simplisme déroutants de Macron qui considère que trop de français n’ont pas le goût de l’effort. Encore une fois le président de la république joue à l’évangéliste qui dispense des valeurs aux brebis au lieu d’assumer sa tâche de gestion. À juste titre on peut sans doute considérer que la productivité en France est grandement insuffisante si on la rapporte évidemment à la population active et pas simplement à ceux qui travaillent. La grosse erreur en revient en particulier qui a introduit les 35 heures en toute irresponsabilité en espérant que les cinq heures supprimées seraient de nature à créer de l’emploi. Dans les faits cela a surtout créé des emplois dans la fonction publique et la désorganisation totale dans les hôpitaux. Par contre cela s’est traduit dans le privé par un renchérissement du coût salarial.  Or Macron s’en tient un rôle de commentateur de la vie publique et non de gestionnaire. S’il fallait faire une réforme prioritaire ce serait comme cela se passe dans la plupart des pays européens de rétablir une durée du travail autour de 40 heures non seulement pour des motifs de rentabilité économique mais aussi pour redonner du sens à la valeur travail. Ce ne sont pas les discours de type évangéliste qui vont changer les situations mais les politiques et les actes. Or il semble bien que pour l’instant Macron soit plus prolifique en matière de commentaires qu’en matière d’action politique concrète. Du coup, cette affirmation sera forcément prise comme une provocation puisque trop simpliste, non explicitée et non suivie d’effet. Trop de Français n’ont pas le sens de l’effort, ce qui explique en partie les “troubles” que connaît le pays, adonc  déploré vendredi Emmanuel Macron, sans évoquer directement la crise des “Gilets jaunes”.

Grand débat national : inutile pour 70 % des Français

Grand débat national : inutile pour 70 % des Français

 

Il se confirme bien chez les Français que le grand débat risque de constituer un grand bazar superflu dont il n’y a pas grand-chose à attendre. Ce que pense en tout cas, 70 % d’entre eux pensent qu’elle ne sera pas utile pour le pays, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Pire les Français sont 80 % à considérer que cette consultation ne permettra pas d’aborder tous les préjugés. On reproche aussi le fait que cet exercice démocratique ne soit pas mené de façon indépendante contrairement à ce qu’a affirmé le président de la république. Enfin il y a sans doute au-delà du fond la forme particulièrement de cette consultation dont on ne sait toujours pas quelle sera l’organisation et la coordination. Jusqu’à présent on prévoit des initiatives décentralisées dans les mairies et une plate-forme informatique. Mais on perçoit mal les conditions d’un véritable débat durée avec des synthèses partagées. On risque d’aboutir en fait à des dépôts de sorte de cahier de doléances plus ou moins contradictoires et fantaisistes est finalement arbitrés au final par le gouvernement qui d’ailleurs a déjà prévu qu’il n’entend pas changer de cap, ni même remettre en cause ce qui a été décidé depuis le début du mandat présidentiel. On peut légitimement se demander si ce grand débat n’est ne constitue pas une sorte de moyen de gouvernement de gagner du temps afin d’affaiblir le soutien aux gilets jaunes. Un affaiblissement certain puisqu’au départ 70 % de l’opinion manifestaient leur accord avec les gilets jaunes alors qu’aujourd’hui ce soutien tombe autour de 52 %. Un soutien significatif mais qui s’inscrit dans une évolution baissière du fait notamment de certaines dérives et de certaines violences extrémistes, aussi sans doute des contradictions internes des différentes tendances de gilets jaunes.

Peu optimistes sur l’initiative lancée par Emmanuel Macron pour apaiser à la colère des «gilets jaunes», 80 % des Français pensent qu’elle «ne permettra pas d’appréhender tous les sujets». Le débat doit en effet s’articuler autour de quatre grands thèmes: la transition écologique, la fiscalité, l’organisation de l’État et des collectivités publiques et le débat démocratique. 32 % des Français envisagent de participer au grand débat national mais on se demande bien encore comment.

Sondage : le rapport des Français à la politique

Sondage : le rapport des Français à la politique

Un sondage très intéressant du Cevipof-OpinionWay essaye de quantifier l’importance du rapport entre les Français et certaines questions socio-économiques et sociétales. Ainsi figure en tête la liberté démocratique en France avec 75 % suivis du sentiment que l’économie profite surtout aux patrons (72 %), aussi que d’une façon générale les parents manquent d’autorité à hauteur de 69 % et que les immigrés sont trop nombreux pour 60 %. Sous la barre des 50 % on trouve une demande de réduction du nombre de fonctionnaires pour 48 %, la mise en œuvre de la PMA pour 48 %, la contrainte  pour certains jeunes de quitter la France pour 47 %, le rétablissement de la peine de mort pour 48 % aussi le sentiment que les chômeurs pourraient trouver du travail s’il le souhaitait pour 46 %. Enfin en queue de peloton vient le souhait de la suppression du mariage homosexuel pour 23 %. Cela pourrait paraître comme une sorte d’inventaire à la Prévert mais représente bien cependant les principales préoccupations des Français dans la période. À souligner en particulier ce sentiment que les patrons profitent surtout de l’économie et qu’il y a donc une demande de répartition de la richesse produite. Ce sondage n’épargne cependant pas les parents dont on considère à  69 % qu’ils manquent sérieusement d’influence sur leurs enfants. À noter la montée du thème relatif à l’immigration aussi le score non négligeable concernant la peine de mort 46 % tandis que l’inquiétude relative au mariage homosexuel paraît vraiment marginale.

 

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore pour la poursuite

« Gilets jaunes »: 52% des Français encore  pour la poursuite

 

 

Inévitablement, le soutien de l’opinion publique aux gilets jaunes se tasse. D’après un sondage Odoxa 52 % souhaitent que mouvement se poursuive contre 55% la semaine dernière et 66% fin novembre, L’affaiblissement du soutien s’explique par un phénomène d’usure classique dans tous les mouvements sociaux, aussi par le rejet des violences de certains extrémistes.  “Tous les protagonistes du conflit sont jugés responsables des violences commises à l’occasion des manifestations : le gouvernement (70%), mais aussi l’opposition (65%) et même, pour la première fois, les ‘Gilets jaunes’ (63%) eux-mêmes qui en étaient largement exonérés jusque-là”, ajoute Odoxa. Vingt-neuf pour cent des sondés seulement estiment “que l’on peut comprendre” les violences et dégradations commises à l’occasion des manifestations des “Gilets jaunes”, une proportion qui monte à 62% chez les sympathisants de La France insoumise et 46% chez les sympathisants du Rassemblement national.

Moral des Français : en baisse

Moral des Français : en baisse

 

  • D’après le baromètre Harris interactive, moins d’un Français sur deux (43%) considère que 2018 s’est avérée une année positive pour lui et ses proches, tandis que 54% portent un regard négatif sur les douze mois écoulés. Cette perception d’ensemble est nettement moins positive que celle de l’an dernier (-8 points) et revient au même niveau qu’en 2015 et 2016. La perte d’optimisme des Français est encore plus spectaculaire : 47% d’entre eux se disent aujourd’hui optimistes pour eux-mêmes et leurs proches pour l’année 2019, contre 59% à la même époque l’an dernier (soit une baisse de 12 points). Le pouvoir d’achat devient le champ d’action prioritaire assigné au gouvernement pour 2019 (73%, + 9 points), devant la lutte contre le terrorisme (71%, stable) et le chômage (70%, +1 point). Au-delà du pouvoir d’achat, les Français mettent beaucoup plus l’accent cette année sur des préoccupations d’ordre socioéconomique comme les inégalités sociales (60%, +9 points) et la réforme de la fiscalité (45%, +13 points). Leur optimisme, limité, concerne avant tout des domaines d’action qui ne constituent pas des priorités absolues pour eux (recherche et innovation, égalité femmes-hommes, culture). En revanche, il diminue particulièrement cette année en ce qui concerne la croissance économique (25%, -17 points) et la place de la France en Europe (37%, -14 points). Seule une minorité́ de Français lui fait confiance au gouvernement pour agir dans le bon sens concernant les réformes des institutions (33%), de l’assurance-chômage (32%) et des retraites (29%). S’ils se montrent majoritairement favorables à la mise en place du référendum d’initiative citoyenne, ils sont partagés en ce qui concerne la présence d’une liste Gilets jaunes aux prochaines élections européennes (47% y voient une bonne chose) et encore plus réservés sur la transformation du mouvement en formation politique (bonne chose : 39%).Le mouvement des Gilets jaunes a mis en exergue, en cette fin d’année 2018, la défiance croissante d’une partie de la population envers le pouvoir exécutif. De fait, il semble que le gouvernement ait perdu ces derniers mois une part du crédit réformateur dont il avait pu bénéficier au cours de la première année du quinquennat d’Emmanuel Macron, ce qui pourrait augurer de certaines difficultés dans la conduite de son action en 2019. Ainsi, seuls 33% des Français déclarent aujourd’hui avoir confiance dans le gouvernement pour agir dans le bon sens à propos de la réforme des institutions. Et ce niveau de confiance n’atteint que 32% en ce qui concerne la réforme de l’assurance-chômage et 29% concernant celle des retraites. Enfin, que pensent les Français d’une possible politisation du mouvement des Gilets jaunes au cours de l’année 2019 ? Ils l’abordent avec une certaine réserve. Si certains voient d’un bon œil la possibilité d’une liste présentée par les Gilets jaunes aux prochaines élections européennes, ils sont globalement partagés sur le sujet : 47% y voient une bonne chose, quand 48% le considèrent comme une mauvaise chose. Ils se montrent en revanche plus sceptiques sur la transformation de ce mouvement en une formation politique : seuls 39% y voient une bonne chose quand 56% portent un regard négatif sur cette éventualité. Notons que ces deux possibles formes de politisation du mouvement sont davantage soutenues par les sympathisants Rassemblement National et La France Insoumise/PCF, quand les sympathisants LREM mais aussi LR s’y déclarent majoritairement opposés.

78% des Français pour changer les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour changer les   aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Les Français pour l’usage des eaux usées

Les Français pour l’usage  des eaux usées

 

Une évolution intéressante de l’opinion publique concernant la rationalisation de l’utilisation de l’eau. Des Français seraient donc de plus en plus nombreux à vouloir utiliser des eaux usées y compris pour leur usage personnel. Reste que la question est complexe et souvent ignorée. Car pour l’essentiel une telle utilisation ne peut être envisagée en France en gros que pour l’irrigation. On pourrait sans doute envisager une utilisation pour les besoins ménagers et cela supposerait une autre exigence technique quant à la dépollution et vraisemblablement un second réseau de distribution des eaux. Sur le plan technique, la dépollution peut être obtenue par le traitement par décantation ; un traitement biologique par filtration ,  un traitement par microfiltration et/ou ultrafiltration associé à des méthodes de désinfection par UV pour l’irrigation ou la recharge des nappes  un traitement par osmose inverse ou nanofiltration associé à des méthodes de désinfection par UV pour obtenir des eaux de qualité supérieure : eau potable, industrie de haute technologie. Aujourd’hui  La réutilisation de l’eau est essentiellement utilisée pour l’irrigation (70 %), mais aussi essentiellement par des utilisations qui ne nécessitent pas de l’eau potable (usages industriels à environ 20 % et usages domestiques pour environ 10 %). Selon la 22e édition du baromètre national sur « Les Français et l’eau », réalisé par l’institut TNS-Sofres pour le Centre d’information sur l’eau et publié le 18 décembre 2018, 86% de la population se dit désormais disponible à utiliser une eau du robinet issue du recyclage des eaux usées pour ses usages domestiques (hygiène, sanitaire, nettoyage…), à savoir 2 points de plus qu’en 2017.Trois Français sur quatre (75% contre 73% en 2017) se disent aussi prêts à consommer des légumes arrosés avec des eaux usées dépolluées – ce qu’ils font d’ailleurs probablement déjà, car si une telle pratique est encore interdite en France, l’importation de légumes arrosés avec des eaux usées dépolluées à l’étranger, par exemple en Espagne, ne l’est pas. Et plus d’un Français sur deux (53%, contre 49% en 2017) boirait même une eau du robinet issue du recyclage des eaux usées. L’ensemble de l’enquête semble fournir quelques indications sur les raisons de cette acceptation progressive de formes de recyclage dans un domaine où les préoccupations sanitaires sont pourtant normalement très fortes. Une première explication semble résider dans la confiance générale que rencontre en France l’eau du robinet, partagée par plus de huit Français sur dix. Elle est prioritairement corrélée aux contrôles qui l’encadrent : malgré une légère baisse cette année (83% contre 86% en 2017), une large majorité de Français font toujours confiance aux « autorités sanitaires pour contrôler la qualité de l’eau », constate le baromètre. Le baromètre décèle toutefois une certaine ignorance, qui pourrait aussi influencer le regard porté sur le recyclage. Alors qu’aujourd’hui en France les 19.750 usines de dépollution qui retraitent l’essentiel des eaux usées résultant des activités humaines les remettent ensuite dans le milieu naturel, 52% des Français pensent qu’elles les utilisent directement pour produire de l’eau potable. 8% croient au contraire que les eaux usées sont « rejetées telles quelles dans la nature ». Un Français sur deux serait même prêt à utiliser directement l’eau de pluie pour laver sa vaisselle, et un sur quatre même pour faire sa cuisine, en sous-estimant ainsi le risque sanitaire de telles pratiques ainsi que la complexité des procédés de dépollution.

 

 

La CFDT, devant la CGT, devient le premier syndicat français

La CFDT, devant la CGT,  devient le premier syndicat français

 

Pas de triomphalisme à la CFDT après cette véritable révolution dans le paysage syndical. Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une évolution brutale du rapport de force entre les organisations mais d’une transformation progressive qui a débuté il y a 50 ans pour la CFDT et qui produit ce résultat significatif seulement aujourd’hui. En clair, ce sont deux formes de syndicalisme qui s’oppose  depuis longtemps ; l’un à contenu essentiellement contestataire sur fond d’idéologie plus ou moins marxiste l’autre constitue  syndicalisme progressiste qui fait de la négociation et des résultats l’objet social premier. La progression des syndicats réformistes est d’ailleurs générale elle concerne aussi par exemple l’UNSA. Cette progression est également liée aux transformations économiques et sociologiques dans le pays. La perte de pans entiers industriels a grandement nui à la CGT (on a perdu 1,5 millions d’emplois industriels en une vingtaine d’années) et d’une certaine manière ce déclin a aussi été favorisé par des positions radicales illusoires. La CFDT, elle, entend articuler les problématiques sociales et économiques afin de définir une stratégie gagnante pour les salariés. Pour parler simple la CGT est un syndicat à caractère révolutionnaire et la CFDT un syndicat à vocation réformiste. La CFDT devient donc  devant la CGT le premier syndicat français secteurs privé et public confondus. La CGT est détrônée alors qu’elle dominait depuis sa création en 1895. «La CFDT porte un syndicalisme humaniste, proche des travailleurs, efficace dans l’amélioration de leur quotidien. C’est lui qui est aujourd’hui porté à la première place!», a immédiatement réagi, dans un tweet, Laurent Berger, le secrétaire général de la centrale progressiste et réformiste. Reste que le syndicalisme globalement n’est pas dans une forme optimale. En cause évidemment la crise notamment depuis 2008 mais aussi une certaines cultures individualistes qui éloignent les citoyens des formes d’organisation collective sauf quand de temps en temps comme avec les idées jaunes la cocotte-minute explose. Parmi les facteurs explicatifs de l’affaiblissement syndical particulier en France le fait aussi que le patronat fait tout pour marginaliser les syndicats et qu’il n’y a pas de véritable dialogue entre les partenaires sociaux et avec le gouvernement. Pour preuve récente le fait que Macon s’est complètement assis sur la médiation syndicale en tentant de les déborder par un direct un débat direct avec les Français. Finalement une forme de populisme qui est qui lui est revenu comme un boomerang avec le mouvement des gilets jaunes. Notons que la progression de la CFDT doit aussi beaucoup au fait  qu’elle s’est enfin débarrassée des gauchistes pour clarifier sa ligne syndicale. Ce que FO par exemple n’a pas fait d’où cette relative paralysie, cette contradiction et souvent cette fuite en avant.

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

Le désert médical pour 50% de Français « ruraux»

A peu près 50% des français ont des difficultés pour accéder aux services d’un médecin dans les villes rurales. Pas vraiment une découverte mais une confirmation par un sondage Viavoice*pour la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP) : 49% des personnes vivant en milieu rural ont difficilement accès à un professionnel de santé, contre 14% pour les personnes résidant en région parisienne. Or on sait que la moitié de la population vit dans des villes de moins de 10 000 habitants et dans des zones rurales. Des zones qui progressivement se vident non seulement des activités économiques mais aussi des services publics, des services privés et des commerçants. Il y a d’ailleurs une certaine interaction entre la diminution des services, la régression de l’activité économique et la démographie. Concernant plus particulièrement la médecine, les gouvernements jusqu’alors  se sont refusés à imposer un temps de présence obligatoire des jeunes médecins dans ces régions. Une erreur évidemment aussi une forme de lâcheté pour  ne pas déplaire à la jeune génération de praticiens qui préfèrent demeurer près des centres urbains où ils ont été formés. Il y aurait pourtant des raisons d’imposer une période obligatoire de présence hors des grandes métropoles dans la mesure où la d’au moins 10 ans  pour un médecin est assumée par la collectivité. Il ne s’agit pas seulement d’une problématique médicale mais aussi d’un état d’esprit qui touche toute la société. Les médecins, comme les autres travailleurs d’ailleurs ne veulent plus de ses conditions de travail démentielles  des vieux généralistes qui travaillent jusqu’ à 15 heures par jour. Des généralistes ne seront d’ailleurs jamais remplacés pas plus d’ailleurs que les spécialistes des petites villes. C’est toute la conception de l’aménagement du territoire qui est en cause car jusque-là on a surtout favorisé le super regroupement urbain avec pour objectif de créer 15 à 20 métropoles de plus d’un million d’habitants et de laisser à l’abandon le reste du territoire dans tous les domaines. « La différence entre la ville et la campagne est évidente, commente le président de la FHP, Lamine Gharbi. Je suis dans le nord de l’Hérault et je vois année après année les médecins généralistes partir. Nous, dans les hôpitaux privés, nous prenons en charge toutes les pathologies qui étaient avant prises en charge en ville. Il n’y a plus de médecins. »

 

 

Sondage : les gilets jaunes tours soutenus par 73% des français, une nouvelle force sociale

Sondage : les gilets jaunes tours soutenus par 73% des français, une nouvelle force sociale

Il est possible que la mobilisation des gilets jaunes se tasse sur le terrain pour autant ce recul social est largement compensée par l’appui politique d’une énorme majorité de Français. D’après un sondage Elabe  réalisée mardi 11 décembre.  Par ailleurs, la mobilisation des gilets jaunes reste approuvée par 73% des Français (+1 point en une semaine). Le tassement de la mobilisation sur le terrain pourrait provenir d’un certain phénomène d’usure, aussi de l’effet des quelques mesures Macron enfin du désaveu des violences par le français. La proximité de Noël n’est pas ailleurs par ailleurs pas favorable au maintien d’une action sociale. Au-delà des quelques aspects quantitatifs engrangés par les gilets jaunes, le principal acquis de ce mouvement demeure la création d’un puissant mouvement démocratique de contestation qui pourra se réveiller à tout instant notamment lors de la discussion sur la  réforme des retraites Cependant, l’intensité de cette approbation diffère selon la classe sociale, la situation financière, la zone d’habitation et la catégorie politique: 81% (+2) auprès des classes populaires, 75% (+6) auprès des classes moyennes, 70% (-6) auprès des retraités et 67% (+11) auprès des cadres. D’un point de vue politique, le mouvement reste approuvé par une majorité au sein de chaque électorat: 91% (+4) chez les électeurs de Marine Le Pen, 86% (+3) chez ceux de Jean-Luc Mélenchon, 76% (-2) chez les abstentionnistes, 60% (-4) chez ceux de François Fillon et 55% (+3) auprès de ceux d’Emmanuel Macron. En dépit de ce soutien qui perdure, les Français sont divisés sur la suite à donner au mouvement. Après plus de quatre semaines de blocages et de mobilisation, 47% des personnes sondées pensent que les manifestations doivent cesser.

sur Internet ce mardi 11 décembre sur un échantillon de 993 personnes représentatif de la population françaises âgée de 18 ans et plus. 

Soutien gilets jaunes : toujours 72% des Français

Soutien gilets jaunes : toujours 72% des Français

Selon l’institut Elabe, les manœuvres grossière de Castaner pour discréditer le mouvement n’auront servi à rien .Si effectivement 82% des sondés condamnent les violences à Paris le 1er décembre, ils sont 37% à les comprendre. Et Surtout ce mercredi, les Français sont encore 72%, en recul de trois points par rapport au score de la semaine précédente, à approuver la mobilisation.Le soutien aux gilets jaunes demeure aussi stable que puissant parmi les habitants des petites et moyennes agglomérations, les manifestants y trouvant respectivement 78% et 80% de partisans. Socialement, ce sont les Français connaissant une situation financière tendue qui sont les plus chauds supporteurs des gilets jaunes, avec un taux de 81%.  52% de l’électorat de Macron  soutiennent  les  gilets jaunes. Comme la semaine dernière, 20% des Français déclarent être eux-mêmes des gilets jaunes.

 

Gilets jaunes » : les vraies priorités des Français

Gilets jaunes » : les vraies priorités des Français  

Le dernier baromètre BVA-La Tribune indique que les priorités d’une large majorité de Français. Des priorités qui condamnent la politique de Macron.  82% des Français attendent en priorité une revalorisation des petites retraites, 77% réclament une valorisation du SMIC et 71% le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF).  Viennent ensuite, quand même, le report de la hausse des prix des carburants pour 70% des répondants et une revalorisation des aides au logement (59%). Parmi les mesures testées, la plus clivante au niveau des catégories sociales est la suppression de l’impôt sur la fortune. En effet, il y a 17 points d’écart entre les classes populaires (81%) et les classes aisées (64%).

D’après les réponses collectées par BVA, 75% des Français jugent que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « mauvaise ». Cette désapprobation gagne 8 points par rapport au résultat à la même question posée cette-fois en septembre. A l’opposé, la part des répondants qui approuve ses réformes économiques est en chute libre. Elle est passée de 32% en septembre dernier à 24%. Chez les employés et ouvriers (85%), les classes moyennes modestes (79%) et chez les classes populaires (92%), ce sentiment de défiance est particulièrement marqué. Pour BVA, la comparaison avec les résultats de décembre 2017 illustre un vrai basculement de l’opinion publique. Il y a encore un an, 49% des Français estimaient que la politique économique était favorable contre 48% qui la jugeaient défavorable. Malgré la baisse des chiffres du nombre de « gilets jaunes » diffusés par le ministère de l’Intérieur chaque semaine, les Français approuvent de plus en plus ce mouvement. En effet, la part des répondants soutenant les « gilets jaunes » a grimpé de six points par rapport au début du mois de novembre dernier pour atteindre 71%.

Dans le détail, les résultats mettent en évidence de véritables clivages au sein de la population française. Les « gilets jaunes » sont soutenus par 76% des moins de 35 ans, 78% des employés et ouvriers, 77% des habitants de communes rurales. Au niveau des catégories sociales, 75% des personnes interrogées appartenant aux classes moyennes modestes et 87% de ceux appartenant aux classes moyennes populaires adhèrent aux revendications de ce mouvement protéiforme. A l’inverse, le soutien aux protestations est bien en deça des niveaux précédents chez les 65 ans et plus (62%), dans l’agglomération parisienne (60%), chez les cadres (56%), auprès des Français des classes moyennes supérieures (54%) ou des classes aisées (52%).

Méthodologie : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 3 au 4 décembre 2018. Elle s’appuie sur un échantillon de 1.177 personnes, représentatif de la population française.

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Sondage BVA/La Tribune : les Français, le pouvoir d’achat et le mouvement des « Gilets jaunes » – Décembre 2018

Sondage revendications des Français

Sondage revendications des Français

Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, 82% des Français attendent en priorité une revalorisation des petites retraites, 77% réclament une valorisation du SMIC et 71% le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF). Soit les revendications des gilets jaunes. Viennent ensuite, quand même, le report de la hausse des prix des carburants pour 70% des répondants et une revalorisation des aides au logement (59%). Parmi les mesures testées, la plus clivante au niveau des catégories sociales est la suppression de l’impôt sur la fortune. En effet, il y a 17 points d’écart entre les classes populaires (81%) et les classes aisées (64%). Cette mesure, hautement symbolique, fait partie des revendications exprimées par des membres des « gilets jaunes ». De nombreux messages « Paie ton ISF ! » ont ainsi circulé sur les réseaux sociaux. D’après les réponses collectées par BVA, 75% des Français jugent que la politique économique menée actuellement par le gouvernement est « mauvaise ». Cette désapprobation gagne 8 points par rapport au résultat à la même question posée cette-fois en septembre. A l’opposé, la part des répondants qui approuve ses réformes économiques est en chute libre. Elle est passée de 32% en septembre dernier à 24%. Chez les employés et ouvriers (85%), les classes moyennes modestes (79%) et chez les classes populaires (92%), ce sentiment de défiance est particulièrement marqué. Pour BVA, la comparaison avec les résultats de décembre 2017 illustre un vrai basculement de l’opinion publique. Il y a encore un an, 49% des Français jugeait que la politique économique était favorable contre 48% qui la jugeaient favorable. Malgré la baisse des chiffres du nombre de « gilets jaunes » diffusés par le ministère de l’Intérieur chaque semaine, les Français approuvent de plus en plus ce mouvement. En effet, la part des répondants soutenant les « gilets jaunes » a grimpé de six points par rapport au début du mois de novembre dernier pour atteindre 71%. Sur le pouvoir d’achat, les Français  sont très pessimistes. « Alors qu’en février 2018, 24% des Français se déclaraient optimistes pour l’évolution de leur pouvoir d’achat d’ici à la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, ils ne sont aujourd’hui que 18% (-6 points) alors que 81% se déclarent pessimistes (+7 points) » souligne BVA.

Méthodologie : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 3 au 4 décembre 2018. Elle s’appuie sur un échantillon de 1.177 personnes, représentatif de la population française.

70% des Français pour les gilets jaunes

70% des Français pour les gilets jaunes

 

Macron est désormais à la même période le président le plus impopulaire depuis Mitterrand. Selon le dernier baromètre BVA pour La Tribune/Orange/RTL, la part des personnes interrogées ayant une opinion favorable du chef de l’Etat atteint 26% en novembre. C’est trois points de moins que le mois dernier. A l’inverse, la déception des Français à l’égard du pouvoir central est de plus en plus visible. 73% des répondants ont désormais une opinion défavorable du locataire de l’Elysée. C’est un record depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en mai 2017. Après un net ralentissement de l’économie lors des premiers mois de l’année, la fin d’année 2018 s’annonce compliquée pour l’exécutif qui peine à calmer la colère des gilets jaunes et l’exaspération de milliers de Français. A titre de comparaison, aucun Président de la république depuis François Mitterrand était aussi impopulaire 17 mois après son élection au suffrage universel direct.  D’après les résultats collectés par l’organisme de sondages, « les jugements positifs à l’égard du chef de l’Etat diminuent dans quasiment toutes les catégories de population, et notamment chez les 35-49 ans (24%; – 6 points), les professions intermédiaires (25%; – 12 points) et les salariés du privé (23%; – 5 points). » En dépit de la baisse des cotisations sociales, les actifs demeurent déçus par la politique économique d’Emmanuel Macron en matière de travail. Les tensions territoriales sont loin de s’apaiser. Les personnes interrogées vivant en dehors de la région parisienne (26%; – 4 points) et ceux habitant en zone rurale (22%, – 4 points) sont de moins en moins nombreuses à exprimer une opinion favorable à l’égard de l’ancien ministre de l’Economie. En revanche, son socle électoral semble toujours aussi solide : 93% des sympathisants de la République en Marche (+ 4 points) expriment une opinion favorable alors qu’un tiers  »de ses électeurs du premier tour a basculé dans le rejet (33% ont une mauvaise opinion de lui). » Interrogés sur un ensemble de thèmes, les répondants ont affirmé que le pouvoir d’achat était leur principal sujet de préoccupation (49%; + 17 points par rapport à décembre 2016). Viennent ensuite la santé et l’environnement qui se situent au même niveau (34%). Pour cette dernière catégorie, la progression est spectaculaire (+ 17 points) par rapport à la dernière enquête réalisée en 2016 par BVA. Enfin, l’emploi et les inégalités sociales restent des sujets majeurs de préoccupations. Environ 30% des répondants signalaient que ces deux thèmes demeuraient des sujets de préoccupation importants.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 21 au 22 novembre 2018. Elle est réalisée à partir d’un échantillon de 1.258 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage Impôts : ils ont augmenté pour 75% des Français

Sondage Impôts : ils ont augmenté pour 75% des Français

D’aprés un sondage Elabe,  3 Français sur 4 estiment que les impôts  ont augmenté sur un an. Seuls 10% des répondants considèrent que leurs impôts (taxe foncière, habitation, impôt sur le revenu, etc.) ont diminué et un taux de 16% indique qu’ils sont restés stables.  Les mesures d’allègement d’impôts ne semblent donc pas trouver grâce aux yeux de la plupart des contribuables. « Au cours des 12 derniers mois, 34% des personnes interrogées évaluent qu’ils ont beaucoup augmenté et 40% pensent qu’ils ont un peu augmenté », détaille le sondage.  La politique fiscale menée depuis 2012 est ainsi jugée inefficace par la majorité des sondés (83%), notamment pour réduire les déficits publics mais aussi pour relancer la compétitivité des entreprises.  En bref, moins d’un sondé sur 5 juge la politique fiscale de l’exécutif « comme efficace, juste ou conforme aux engagements de campagne de François Hollande ». Un constat « sanction » qui peut s’expliquer par plusieurs éléments.   En effet, « les baisses d’impôt sur le revenu votées par le gouvernement ne sont pas assez massives pour compenser les hausses des années précédentes. D’autres taxes ont pesé sur le budget des ménages, en particulier la fiscalité locale et la fiscalité écologique, dont le poids a augmenté de 40% en dix ans », analyse le journal Les Echos.

Sondage réalisé en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus, entre le 5 et le 6 juillet.

 

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

SONDAGE. Pour 62% des Français, le pouvoir d’achat plus important que la transition énergétique

. Selon le sondage de l’Ifop réalisé pour le JDD*, ils sont 62% à considérer que la politique à mener pour ces prochaines années doit être de  »donner la priorité au pouvoir d’achat, quitte à aller moins rapidement sur la transition énergétique ». A l’inverse, 33% estiment que la transition énergétique passe avant une amélioration du pouvoir d’achat – les 5% restants des personnes interrogées ne se prononçant pas.

Alors que la journée d’action des « gilets jaunes » a réuni près de 283.000 manifestants en France, cette demande de pouvoir d’achat est partagée par majoritairement par l’ensemble des sondés, avec quelques nuances. Ce constat divise davantage les moins de 35 ans (51 contre 47%) que les autres (67-27% chez les 35 à 64 ans), les catégories dites supérieures (54-42%) que les classes populaires (71-25%). Sur un spectre politique, les sympathisants de gauche et d’Emmanuel Macron sont également davantage partagés que ceux de droite, peu sensibles sur la question de la transition énergétique (80% des sympathisants LR et 85% de ceux du RN donnent ainsi priorité au pouvoir d’achat, contre 50% pour les macronistes et insoumis). Sans grande surprise, seuls les proches d’EELV pencheraient en grande majorité pour la transition énergétique. En outre, les Français appuient l’idée selon laquelle le mouvement des gilets jaunes dépasse nettement le motif de contestation originel : la hausse du prix du carburant. Si 89% des sondés jugent ce mouvement ainsi, ils sont presque autant pour le qualifier de bien d’autres manières : 85% considèrent ainsi que cette mobilisation a également lieu « contre l’excès d’impôts et de taxes », 83% jugent qu’il s’agit « d’un mouvement de colère contre les élus et le personnel politique » et 81% estiment que c’est « une mobilisation plus générale contre la politique menée par Emmanuel Macron (18% affirment au contraire que ce n’est pas cela). Enfin, pour un peu plus des deux tiers, il s’agit aussi d’un « mouvement qui fait entendre la voix des territoires contre le pouvoir central ».

 

* L’enquête a été réalisée par téléphone du 16 au 17 novembre 2018, auprès d’un échantillon de 963 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

« Gilets jaunes » 74% des Français soutiennent

« Gilets jaunes » 74% des Français soutiennent

 

Trois-quarts des Français jugent toujours justifié le mouvement des “Gilets jaunes” et estiment à 68% qu’Emmanuel Macron n’a pas été convaincant lors de son interview sur TF1, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro diffusé vendredi. Au total, 74%, contre 78% le 1er novembre, soutiennent le mouvement du 17 novembre contre la hausse des taxes sur les produits pétroliers, contre 25% (22% le 1er novembre) qui le considèrent injustifié. Un pour cent ne se prononce pas. Elles estiment à 68% que le chef de l’Etat n’a pas été convaincant mercredi soir lors de son interview télévisée sur le Charles-de-Gaulle, au cours de laquelle il a notamment déclaré que “l’addition des colères et l’addition des blocages, ça ne fait pas un projet pour le pays». ILS sont 31% à l’avoir trouvé convaincant. Un pour cent ne se prononce pas.

L’enquête a été réalisée par internet les 15 et 16 novembre auprès de 1.005 Français âgés de 18 ans et plus.

Sondage Hausse carburants : 83% des Français impactés

Sondage Hausse carburants : 83% des Français impactés

Selon le dernier baromètre BVA,  43% des interrogés déclarent que la hausse des carburants a eu un impact important sur leur situation financière et 40% un impact modéré sur leur portefeuille alors que pour 17%, elle n’a pas eu de conséquences. Par catégorie socioprofessionnelle, ce sont les employés et les ouvriers (60%) qui se sentent les plus touchés parmi ceux qui expriment un impact important. Du côté des retraités, ils sont 30% à exprimer un tel sort. Enfin, ce sont les cadres (30%) qui semblent le moins touchés par ces augmentations. Des disparités apparaissent également en fonction du lieu de résidence. En effet, 56% des répondants déclarent avoir subi un impact significatif dans les communes rurales contre seulement 21% en région parisienne. L’enjeu ne se limite pas forcément à la hausse du prix des carburants. En effet, cette politique fiscale pourrait contribuer à creuser les inégalités sociales et territoriales. Pour 76% des Français, les récentes hausses des prix du carburant ne sont pas justifiées par l’enjeu écologique.   68% des personnes interrogées approuvent les gilets jaunes.

 

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 06 au 07 novembre 2018. Elle est basée sur un échantillon de 1.094 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

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