Archive pour le Tag 'Français'

Chauffage au fioul: Les Français refusent de l’abandonner

Chauffage  au fioul: Les Français refusent de l’abandonner

Les 10 millions de Français utilisant du fioul ne sont pas prêts d’abandonner ce carburant pour se chauffer. Cela d’autant plus qu’on ne sait pas si un jour on n’interdira pas aussi le bois ou le gaz.   D’après une enquête de FioulReduc (réseau de distributeurs) : «Une majorité n’est pas prête à quitter le fioul. En 2019, malgré l’augmentation des aides, seuls 12% envisagent de changer d’énergie tandis que 22% pensent réaliser des travaux d’isolation.» Le deuxième enseignement est d’ordre tarifaire: après 376 euros d’augmentation moyenne de la facture de fioul entre 2017 et 2018, la décision des pouvoirs publics de geler la hausse de la taxe carbone est accueillie avec satisfaction. «60% des répondants appellent à plus de transparence sur l’utilisation de cette taxe et souhaiteraient qu’elle finance en priorité les aides pour la transition écologique», note encore FioulReduc. Le troisième enseignement de ce sondage interne concerne enfin les aides et les solutions proposées par les pouvoirs publics pour trouver des alternatives au chauffage au fioul. Elles laissent les consommateurs sceptiques: 47% ignorent s’ils sont éligibles à ces solutions et 57% ne sont pas raccordables au gaz de ville. Parallèlement, une majorité demande encore à être convaincu par l’efficacité des pompes à chaleur. Conclusion de FioulReduc: «L’objectif annoncé par le gouvernement de tripler le rythme de remplacement des chaudières au fioul (600 000 remplacements en 2 ans) semble très ambitieux. Même s’il existait des solutions de substitution adaptées à toutes les situations et si les aides étaient élargies à l’ensemble de la population, les Français ne changent pas de chaudière comme ils changent de voiture, la plupart attendront que leur équipement tombe en panne pour le changer.»

Chauffage : Les Français refusent d’abandonner le fioul

Chauffage : Les Français refusent d’abandonner le fioul

Les 10 millions de Français utilisant du fioul ne sont pas près d’abandonner ce carburant pour se chauffer. Cela d’autant plus qu’on ne sait pas si un jour on n’interdira pas aussi le bois ou le gaz.   D’après une enquête de FioulReduc (réseau de distributeurs) : «Une majorité n’est pas prête à quitter le fioul. En 2019, malgré l’augmentation des aides, seuls 12% envisagent de changer d’énergie tandis que 22% pensent réaliser des travaux d’isolation.» Le deuxième enseignement est d’ordre tarifaire: après 376 euros d’augmentation moyenne de la facture de fioul entre 2017 et 2018, la décision des pouvoirs publics de geler la hausse de la taxe carbone est accueillie avec satisfaction. «60% des répondants appellent à plus de transparence sur l’utilisation de cette taxe et souhaiteraient qu’elle finance en priorité les aides pour la transition écologique», note encore FioulReduc. Le troisième enseignement de ce sondage interne concerne enfin les aides et les solutions proposées par les pouvoirs publics pour trouver des alternatives au chauffage au fioul. Elles laissent les consommateurs sceptiques: 47% ignorent s’ils sont éligibles à ces solutions et 57% ne sont pas raccordables au gaz de ville. Parallèlement, une majorité demande encore à être convaincu par l’efficacité des pompes à chaleur. Conclusion de FioulReduc: «L’objectif annoncé par le gouvernement de tripler le rythme de remplacement des chaudières au fioul (600 000 remplacements en 2 ans) semble très ambitieux. Même s’il existait des solutions de substitution adaptées à toutes les situations et si les aides étaient élargies à l’ensemble de la population, les Français ne changent pas de chaudière comme ils changent de voiture, la plupart attendront que leur équipement tombe en panne pour le changer.»

 

 

Le grand débat doit se poursuivre pour 80 % des Français

 Le grand débat doit se poursuivre pour 80 % des Français

Ceux qui ont participé aux réunions du grand débat ont évidemment observé qu’on ne pouvait procéder qu’à un survol des problématiques et qu’on ne pouvait traiter des grands enjeux de la France au cours d’une seule réunion de quelques heures. Cela d’autant plus que les thèmes étaient particulièrement mal problématisés  et. Par exemple, on a juste oublié la question du financement aussi les effets systémiques entre les différents enjeux. Ce qu’on a appelé le grand débat ressemblait davantage à des conférences voire à des meetings concernant Macron. Il y a donc une demande forte pour poursuivre la démarche de consultation. Huit Français sur dix (79%) veulent que la démarche de grands débats nationaux se poursuive à l’avenir, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 14 mars, à la veille de la fin des débats en régions et à quatre jours de la clôture des contributions en ligne. Un peu moins de la moitié des personnes interrogées (45%) voudrait cependant que le processus soit plus léger à l’avenir. Un tiers (34%) souhaite en revanche que les futures consultations se déroulent à l’identique. La démarche de grands débats nationaux est plébiscitée toutes tendances politiques confondues. Sept sympathisants LR sur dix (71%) et autant du côté du Rassemblement national en redemandent. Du côté des sondés se disant proches de LREM, 78% d’entre eux sont favorables à la poursuite de la démarche. A gauche, huit PS sur dix (82%) et même près de neuf Insoumis sur dix (87%) y ont pris goût et veulent poursuivre.

Le progrès de l’espérance de vie des Français se tasse

Le progrès de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

Sondage Grand débat : ne servira à rien pour 70% des Français !

Sondage Grand débat : ne servira à rien pour 70% des Français !

Les Français sont lucides sur le grand débat qui ne servira à rien pour résoudre la crise et même pour améliorer l’image de Macron. Ce grand débat ne Selon une enquête Elabe pour BFM, 70% des sondés, estiment que le grand débat national ne résoudra pas la crise politique qui touche le pays. Les interrogés estiment en outre que le gouvernement ne tiendra pas compte des points de vue exprimés lors des réunions qui se sont tenues hebdomadairement sur l’ensemble du territoire.

Dans le détail, ils sont 55% à penser que le grand débat ne permettra pas d’améliorer la participation des citoyens aux décisions (contre 45% en accord avec cette affirmation). Ils sont également 63% à estimer qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des points de vue exprimés (37% pensent l’inverse).

Pour cette nouvelle enquête, les sondés ont été appelés à donner les trois thèmes qui, selon eux, devraient ressortir de ces semaines de débats. Et sans surprise, 52% des Français citent le pouvoir d’achat (dont 24% en 1er) et 46% les impôts et taxes (dont 18% en 1er). Suivent dans ce classement des premières préoccupations les retraites, l’injustice sociale, l’emploi et l’environnement.

Au total, une quinzaine de sujets ont été listés. Outre les deux premiers abordés, les retraites, les inégalités sociales, l’emploi et l’environnement semblent également être au centre des interrogations des Français. A l’inverse, la protection sociale, les inégalités entre les territoires, la laïcité et les transports restent marginaux.

L’image d’Emmanuel Macron écornée

De plus, parmi la majorité des Français interrogés, l’organisation de ce grand débat n’a pas changé leur image d’Emmanuel Macron (55%). Ils sont même 27% à estimer que ces dernières semaines ont dégradé l’image du locataire de Près de quatre mois après le début du mouvement des gilets jaunes, 61% des Français interrogés expriment leur sympathie et leur soutien envers les manifestants et leurs revendications. En comparaison, ils sont 28% à s’y dire hostiles et 11% à y être indifférents. En revanche, si la sympathie est bien réelle, ils ne sont que 10% à se dire gilets jaunes. Et la nuance est importante: 49% d’entre eux affirment ne pas se dire gilets jaunes mais soutiennent leurs actions et leurs revendications.

Echantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 12 et 13 mars 2019.

La croissance de l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de  l’espérance de vie des Français se tasse

La croissance de l’espérance de vie se tasse depuis quelque temps mais avec des inégalités. Depuis le milieu du 19ème siècle, l’espérance de vie à la naissance progressait de 3 mois par an en moyenne. Depuis 5 ans, elle ne progresse plus que d’un mois et demi par an pour les hommes et un mois seulement pour les femmes. Résultat : elle atteint, en 2018, 79,5 ans pour les hommes et 85,4 en pour les femmes. En cause les effets de la grippe chez les personnes très âgées, d’autres maladies comme le cancer. À cela s’ajoute les effets des maladies neuro-dégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou de Parkinson. Mais les inégalités sont criantes selon les situations sociales D’après l’Insee, l’écart  d’espérance de vie est de 13 ans  entre  5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 anL’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé »« un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ». En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. . « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi. Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

 

Sondage-Les médias servent la soupe au pouvoir (64% des Français)

Sondage-Les médias servent la soupe au pouvoir (64% des Français)

 

Dans la période récente, les journalistes ont  particulièrement mal apprécié les critiques dont ils ont été l’objet pour leur parti pris vis-à-vis des élites auxquels d’ailleurs il s’assimile un peu vite. En fait, les Français sont lucides quand ils constatent que les journalistes défendent surtout le point de vue des plus aisés. 64% des sondés considèrent que les médias sont « trop proches du pouvoir et des élites » d’après le baromètre Viavoice pour  France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du Dimanche et Radio France. Un résultat cohérent quand on sait que la plus grande partie de la presse privée et désormais détenu par des financiers. Les médias publics consciemment ou inconsciemment sont bien contraints de ne pas contrarier le pouvoir en place même s’il s’autorise quelque les écarts contestataires. Certes plus de 9 Français sur 10 pensent que le journalisme est « utile », un niveau pratiquement stable par rapport à l’an dernier, mais une très large majorité juge les médias sensationnalistes et biaisés, selon ce sondage. Autre caractéristique l’alignement en tout cas le rapprochement des lignes éditoriales à peu près toutes orientées vers le même point de vue. Conséquence,

63% des sondés estiment que les médias « disent tous la même chose ». 

 77% jugent que les médias « privilégient toujours les informations sensationnelles ou la violence »; et 72% estiment qu’ils ne représentent pas les différents points de vue de manière équitable.

. De même, 70% leur reprochent d’être influencés par leurs actionnaires et 66% par « les personnalités politiques au pouvoir puisque c’est en partie l’État qui les finance ». Et ils sont 64% à les juger « trop proches du pouvoir et des élites ». Une courte majorité de 53% des sondés reprochent en outre aux journalistes de ne parler que de ce qui va mal, et 43% estiment qu’ils ne comprennent pas les gens du peuple « car la plupart vivent à Paris avec des revenus élevés », contre 46% qui sont d’avis contraire.

Enfin, 53% affirment que les médias ont mal couvert le mouvement des « gilets jaunes ». Mais 77% jugent inadmissible qu’on puisse s’en prendre physiquement à des journalistes et 72% pensent que certains politiques ont une part de responsabilité dans la violence à l’encontre des médias.

Cette étude a été réalisée du 11 au 18 février auprès d’un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française adulte, constitué selon la méthode des quotas.

Tribune européenne de Macron : inconnue pour la plupart des Français

Tribune européenne de Macron : inconnue pour la plupart des Français

 

D’après enquête Odoxa-Dentsu Consulting, 11 % seulement des Français ont lu la tribune européenne de Macron diffusée dans la plupart des pays de l’union économique. Une lettre qui ne laissera sans doute pas un grand souvenir pour plusieurs raisons. D’abord c’est la seconde fois que Macron utilise le support de lettre, d’abord dans le cas du grand débat national et maintenant dans le cas de la campagne électorale européenne. Par ailleurs, le support écrit n’est pas forcément le plus adapté pour toucher les masses compte  tenu des nouveaux moyens de communication. Enfin il y a le contenu. La lettre de Macron reprend en les recyclant de vieilles idées qui n’ont guère avancé comme l’harmonisation sociale, la protection de l’Europe, le salaire minimum européen avec aussi un machin administratif bien français comme la banque du climat. De toute manière toutes,  ces orientations ont bien peu de chances d’être soutenues par une majorité de pays européens. De ce point de vue la crédibilité de Macron est largement entamée par ses échecs jusqu’à maintenant à faire évoluer l’Europe. Le bilan de Macron est en effet aussi catastrophique que celui de Sarkozy ou de Hollande : en dépit des grands discours pratiquement rien n’a bougé en Europe. Pire, Macron  s’est fâché avec Merkel. Le couple franco allemand est paralysé. De sorte que les propositions de Macron sont considérées par les Français comme assez illusoires en particulier sur le salaire minimum. Enfin cette lettre confirme le grand désert politique en dehors de Macron puisque le parti en marche n’a même pas encore été capable de désigner un candidat. On parle de la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, et de la ministre de la Santé, Agnès Buzyn,  qui ont l’une comme l’autre le charisme d’une limande et qui sont inconnues des trois quarts des Français

 

Gilets jaunes: pour 65% des Français, Macron n’a pas rien compris

Gilets jaunes: pour 65% des Français, Macron n’a pas rien  compris

 

La popularité d’Emmanuel Macron semble se redresser mais   61 % des Français ont toujours une mauvaise opinion du président. En outre, 65% estiment qu’il « ne semble toujours pas comprendre la gravité de la crise politique et sociale », selon un sondage Viavoice diffusé ce lundi *. Le Premier ministre Edouard Philippe gagne pour sa part 3 points au cours de la même période, avec 28% de bonnes opinions également et 61% (-5) d’avis négatifs, selon cette enquête pour Libération. Dans le même temps, le soutien au mouvement des gilets jaunes a nettement reculé, avec 36% (-17 depuis décembre) des Français qui le soutiennent, 35% (+4) qui le comprennent « sans le soutenir » et 20% (+10) qui y sont globalement opposés. Pour 63%, le mouvement doit « arrêter les manifestations et trouver d’autres modes d’action », contre 30% d’un avis contraire. Seuls 28% pensent qu’Emmanuel Macron a compris la gravité de la crise actuelle et 38% (contre 46%) estiment que sa décision de convoquer un « grand débat national » était « la bonne réponse à apporter ».

* Enquête réalisée en ligne les 19 et 20 février auprès de 1.004 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

Macron « l’un des meilleurs présidents français » !!! (Tapie)

 Macron « l’un des meilleurs présidents français » !!!  (Tapie)

 

 

On le sait Bernard Tapie fait rarement dans la dentelle. Aussi a-t-il déclaré sur BFM Emmanuel macro ont été l’un des plus grands présidents de la république. Il est vrai que depuis déjà un moment Bernard Tapie se montre particulièrement bienveillant vis-à-vis du pouvoir. Sans doute parce qu’il espère un retour de bienveillance de la justice vis-à-vis des 450 millions qu’ils devraient avoir remboursés depuis longtemps. Une affaire qui embarrasse aussi le pouvoir car plusieurs hauts responsables sont impliqués. L’affaire Tapie est considérée par la justice comme une négligence pour Christine Lagarde, une négligence à 400 millions ! L’actuelle directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde a été mise en examen pour négligence par la Cour de justice de la République (CJR). Une juridiction d’exception composée en partie de politiques pour «  gérer » les affaires délicates. Délicat en effet d’avoir accordé notamment 50 millions pour préjudice moral (‘ record du monde) et délicat aussi de mettre en cause Christine Lagarde qui pourrait alors valoir à la France de perdre la diction du FMI après les frasques de DSK.  On va donc essayer de faire porter le chapeau à d’autres (Richard, patron d’Orange, ancien directeur de cabinet de Lagarde) ou à personne. la justice a annulé cet arbitrage, rendu en juillet 2008 pour mettre fin à une longue bagarre sur la vente d’Adidas, que Bernard Tapie avait racheté avant de s’en défaire en 1993. Les juges d’instruction soupçonnent que cette sentence de 2008 ne soit le fruit d’un « simulacre d’arbitrage«. Ils s’interrogent notamment sur les relations anciennes et cachées entre Bernard Tapie, un de ses avocats, Maurice Lantourne, et un des trois juges arbitres, l’ancien magistrat Pierre Estoup — des liens susceptibles de jeter le doute sur l’impartialité de ce dernier. Une source judiciaire relève ainsi les « relations antérieures vieilles d’environ dix ans » entre MM. Estoup et Lantourne ainsi que les « relations professionnelles entre les trois » hommes qui ont été mis en examen mi-2013 pour escroquerie en bande organisée. A l’appui de leur thèse, les juges ont versé au dossier la dédicace d’un de ses livres faite par Bernard Tapie à Pierre Estoup dès 1998, ou encore des échanges de courriers entre le camp Tapie et l’ancien magistrat dès 2006, soit avant l’arbitrage – ce que dément M. Estoup. « La dissimulation de ces liens anciens, étroits et répétés participe de l’accomplissement du dessein ourdi par l’arbitre de concert avec Bernard Tapie et son représentant, de favoriser au cours de l’arbitrage les intérêts de cette partie », avaient estimé en janvier des magistrats de la cour d’appel de Paris pour confirmer la mise en examen de l’homme d’affaires. La cour d’appel estimait que « l’existence de relations antérieures de proximité directes ou indirectes entre les trois personnes ne (pouvait) être déniée ». Selon elle, « l’ensemble du processus décisionnel de recours à l’arbitrage, de mise en place de celui-ci a pu être frauduleusement faussé et altéré dans son principe et dans ses exigences de loyauté et d’impartialité ». Dans le dossier de l’arbitrage, deux hauts fonctionnaires ont été mis en examen, ainsi que l’actuel patron d’Orange, Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde au ministère de l’Economie. Mais cette affaire embarrasse aussi le pouvoir. Du coup Tapie sollicite habilement la bienveillance de la justice en passant une épaisse couche de pommade à Macron.

Le discours républicain : usé pour 67% des Français

Le discours républicain : usé pour 67% des Français

Pour parler simple, le discours sur les valeurs républicaines est usé d’après une  enquête de l’IFOP pour Atlantico. C’est peut-être moins les valeurs républicaines qui sont discréditées que les institutions qui les défendent. Le propos un peu général sur les valeurs républicaines tombe un peu à plat surtout quand il n’est là que pour justifier des politiques ou des points de vue sur d’autres sujets. Sur des questions plus précises et plus concrètes les Français marquent beaucoup moins de distance. En outre il faut observer un clivage de plus en plus important entre les Français qui socialement et idéologiquement se sentent prés du pouvoir et des institutions et ceux qui se sentent écartés voir méprisés. Dernière explication peut-être le fait que le discours républicain  en reste souvent au stade théorique et qu’il se traduit peu en actes concrets. Explications (extrait de l’interview de Jérôme Fouquet)

Jérôme Fourquet : à 67% qui pensent que le discours tourne à vide.  . De ce point de vue là, l’avènement d’une nouvelle majorité présidentielle et la promesse de l’entrée dans un nouveau monde n’a pas sensiblement fait bouger les choses. Ce que l’on constate également, c’est que cette relative indifférence ou ce manque de sensibilité à cette rhétorique républicaine concerne plus spécifiquement les catégories populaires et politiquement les publics qui ne sont pas en soutien de la majorité présidentielle. Ce registre de la « République » est donc assez consubstantiellement décodé comme étant celui des institutions et du pouvoir en place. …ce discours est rattaché, à tort ou à raison, à la rhétorique officielle de la France des ministères et de la France gouvernementale. Les électorats sceptiques ont donc une raison supplémentaire de se sentir assez peu sensibles à cette thématique.

Gilets jaunes : 55% des Français pour l’arrêt des manifs

Gilets jaunes : 55% des Français pour l’arrêt des manifs

un sondage Odoxa Dentsu-Consulting réalisé pour France Inter, l’Express et la presse régionale publié lundi 25 février. Selon l’étude, 55% des personnes interrogées souhaitent la fin du mouvement, contre 66% fin novembre et 55% en janvier dernier.

Ce chiffre n’est pas une surprise car le soutien se délitait lentement. Le rejet est sans doute lié à la dégradation de l’image des « gilets jaunes ». La lassitude, voire l’agacement touche désormais de très nombreux Français aisés (72%), de cadres (69%) et de personnes habitant en zones urbaines et notamment à Paris (60%) alors que ces derniers étaient tous majoritairement favorables à sa poursuite au début du mouvement.

Ceux qui continuent de soutenir les « gilets jaunes » sont très « typés » d’un point de vue politique comme d’un point de vue sociologique. Politiquement, seuls les sympathisants des partis d’extrême-gauche et d’extrême-droite, Insoumis(74%) et RN (67%), veulent une poursuite du mouvement. À l’inverse, les sympathisants socialistes (58%) comme ceux de LR (66%) ont rejoint leurs homologues de La République en Marche (92%) et sont désormais une nette majorité à dire « stop » aux gilets jaunes.

Sociologiquement aussi, le mouvement s’est réduit à un socle très étroit des seuls ouvriers (58%) et Français aux plus bas revenus (57%) qui souhaitent sa poursuite alors que les employés et les Français aux revenus moyens – inférieurs, qui soutenaient encore majoritairement la poursuite du mouvement ces dernières semaines, ont fait volte-face et ne le souhaitent plus désormais (respectivement 49% et 53%).

Enfin, dernier coup dur pour les gilets jaunes, même au niveau territorial son socle de soutien rural et périurbain s’étiole : si les Français habitant les grandes villes (58%) veulent l’arrêt du mouvement, ils ne sont pas les seuls. Leurs homologues habitant des petites villes (51%) et des zones rurales (52%) le demandent aussi désormais.

 

Grand débat : les priorités pour les Français

Grand débat : les priorités pour les Français  

D’après un sondage Elabe, en premier vient le pouvoir d’achat.La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité (mesure de pouvoir d’achat s’il en est) recueille 91% d’avis favorables, dont 63% de « très favorables ». Cette mesure est suivie de près par une taxation accrue des Gafa (87% d’avis favorables, dont 61% de « très favorable ») et la réduction du nombre de parlementaires (89% d’avis favorables, dont 56% de « très favorable »).  Le retour de l’indexation des retraites sur l’inflation est souhaité par 88% des personnes interrogées (plus d’un sondé sur deux y est « très favorable »). Il est suivi de près de la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés (86% de soutien, 51% de « très favorable »). Viennent ensuite le rétablissement de l’impôt sur la fortune (73% de soutien global), la création d’une tranche d’imposition supplémentaire pour les plus hauts revenus (80%), la mise en place de contreparties de type « missions d’intérêt général » ou « bénévolat » pour les bénéficiaires d’aides sociales (80% également) et la taxation des carburants maritimes et aériens (79%).  La mise en place du référendum d’initiative citoyenne - le fameux RIC défendu par une frange importante des gilets jaunes, La France insoumise et le Rassemblement national – est désirée par 73% des personnes interrogées. Moins d’un Français sondé sur trois y est « très favorable ». La hiérarchisation de ces mesures change légèrement lorsqu’il est demandé aux Français de classer leurs priorités. Sous cet angle, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité arrive toujours en tête de podium: 18% des interrogés estiment qu’il s’agit de la mesure la plus prioritaire. Au total, 57% des Français l’incluent dans les cinq premières mesures à prendre. 

La diminution du nombre de parlementaires de 30% arrive en deuxième position, avec 45% des interrogés jugeant qu’il s’agit d’un des cinq premiers leviers à actionner.

Près de la moitié des personnes sondées (58%) affirment qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des points de vue exprimés lors du grand débat national. Ils sont encore plus nombreux (deux Français sur trois) à estimer que le grand débat ne permettra pas la France de « sortir de la crise ». 

Enquête Elabe pour BFMTV réalisée par Internet les 19 et 20 février sur un échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Crise agricole : 85% des Français soutiennent les paysans

Crise agricole : 85% des Français soutiennent les paysans

Selon une étude Odoxa Dentsu Consulting pour Le Figaro et Franceinfo,  85 % des Français ont une bonne opinion du métier de paysan. Politiquement parlant, 82 % des sympathisants Insoumis, soit autant que les sympathisants RN ainsi que 88 % des LREM et 91 % des LR ont une bonne opinion des agriculteurs. Les Français ne tarissent pas d’éloges. «Ils les jugent à la fois “sympathiques” (79 %), “passionnés” (88 %), “courageux” (92 %) et surtout “utiles” (93 %)», précise Gaël Sliman. Mais, au-delà de ce tableau idyllique, qui montre un fort attachement des Français à leurs agriculteurs, certains sont parfois sceptiques sur leurs pratiques. «Abattage et souffrance, glyphosate et produits phytosanitaires constituent autant de critiques», note Véronique Reille Soult, CEO de Dentsu Consulting, qui a complété ce sondage par une veille sur les réseaux sociaux sur la perception des agriculteurs et de l’agriculture française.

«Les internautes pointent une contradiction entre les besoins de produits sains et protecteurs de l’environnement avec une course à la productivité qui ne profite ni aux agriculteurs, ni aux consommateurs, ni à la planète, résume-t-elle. Les internautes saluent les hommes, mais surveillent leur production.» Certains agriculteurs, plutôt que de se remettre en cause et de changer leurs pratiques, voient dans ces critiques une forme d’acharnement. Ils se plaignent d’agribashing. Un réflexe défensif mal perçu par les consommateurs.

Le dernier enseignement porte sur la perception de la vie à la campagne ou en zone urbaine par les habitants de ces territoires. «Vaut-il mieux être un Français des villes ou un Français des champs?» ont demandé les sondeurs aux internautes. Réponse mitigée: 83 % pensent qu’ils ont «une vie heureuse» en milieu rural, alors que leurs concitoyens en région parisienne ne sont que 71 % à avoir ce sentiment. Toutefois, les ruraux ont un «fort sentiment d’abandon», notamment à cause de la raréfaction croissante des services publics. 63 % des ruraux estiment bénéficier de «peu de services publics sur le territoire», alors que 87 % des Franciliens pensent le contraire. Idem pour l’accès à la 4G: 46 % des habitants des territoires ruraux regrettent «un mauvais accès», alors que 88 % estiment au contraire «avoir un bon accès».

 

Sondage grand débat : les priorités pour les Français

Sondage grand débat : les priorités pour les Français  

D’après un sondage Elabe, en premier vient le pouvoir d’achat.La baisse de la TVA sur les produits de première nécessité (mesure de pouvoir d’achat s’il en est) recueille 91% d’avis favorables, dont 63% de « très favorables ». Cette mesure est suivie de près par une taxation accrue des Gafa (87% d’avis favorables, dont 61% de « très favorable ») et la réduction du nombre de parlementaires (89% d’avis favorables, dont 56% de « très favorable »).  Le retour de l’indexation des retraites sur l’inflation est souhaité par 88% des personnes interrogées (plus d’un sondé sur deux y est « très favorable »). Il est suivi de près de la prise en compte du vote blanc dans les suffrages exprimés (86% de soutien, 51% de « très favorable »). Viennent ensuite le rétablissement de l’impôt sur la fortune (73% de soutien global), la création d’une tranche d’imposition supplémentaire pour les plus hauts revenus (80%), la mise en place de contreparties de type « missions d’intérêt général » ou « bénévolat » pour les bénéficiaires d’aides sociales (80% également) et la taxation des carburants maritimes et aériens (79%).  La mise en place du référendum d’initiative citoyenne - le fameux RIC défendu par une frange importante des gilets jaunes, La France insoumise et le Rassemblement national – est désirée par 73% des personnes interrogées. Moins d’un Français sondé sur trois y est « très favorable ». La hiérarchisation de ces mesures change légèrement lorsqu’il est demandé aux Français de classer leurs priorités. Sous cet angle, la baisse de la TVA sur les produits de première nécessité arrive toujours en tête de podium: 18% des interrogés estiment qu’il s’agit de la mesure la plus prioritaire. Au total, 57% des Français l’incluent dans les cinq premières mesures à prendre. 

La diminution du nombre de parlementaires de 30% arrive en deuxième position, avec 45% des interrogés jugeant qu’il s’agit d’un des cinq premiers leviers à actionner.

Près de la moitié des personnes sondées (58%) affirment qu’Emmanuel Macron et son gouvernement ne tiendront pas compte des points de vue exprimés lors du grand débat national. Ils sont encore plus nombreux (deux Français sur trois) à estimer que le grand débat ne permettra pas la France de « sortir de la crise ». 

Enquête Elabe pour BFMTV réalisée par Internet les 19 et 20 février sur un échantillon de 964 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de cet échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Grand débat : Macron trop présent pour 55% des Français

Grand débat : Macron trop présent pour 55% des Français

Ce n’est pas encore l’overdose  mais déjà une certain ras le bol des Français vis-à-vis de l’omniprésence de Macron dans les médias. Les deux tiers des Français (66%) estiment qu’Emmanuel Macron profite du grand débat pour faire campagne indûment pour les élections européennes, d’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et le Figaro. D’après ce sondage, 55% des Français interrogés pensent par ailleurs qu’Emmanuel Macron « en fait trop » et qu’il « est trop présent dans les médias «dans le cadre du grand débat national, même s’ils le trouvent plutôt « bon sur la forme » pour 53% d’entre eux. Mais une large majorité (78%) pense que le chef de l’État « ne parviendra pas à retrouver la confiance des Français », car ils estiment pour 68% des personnes interrogées qu’il n’a pas été « convaincant sur le fond sur la plupart des sujets ».

Les Français pronostiquent donc que l’hyperprésence d’Emmanuel Macron ne lui servira pas. Et pourtant dans la même enquête, les Français déjouent leur propre pronostic. Emmanuel Macron a connu un spectaculaire rebond, depuis un mois et demi, dans le crible d’image de l’institut de sondage Odoxa. Ainsi, ils sont désormais 65% à le juger « dynamique » (+ 10 points depuis le mois de décembre). 37% le jugent sympathique (+12 points) et 21% proche des gens (+9 points). En revanche, ils sont toujours 76% à estimer que le qualificatif « président des riches » s’applique bien à Emmanuel Macron (-1 point).

Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1002 Français interrogés par internet les 13 et 14 février 2019, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

Sondage : les enseignants mal payés pour 54 % des Français

 

 

Il est clair que le salaire des enseignants est scandaleusement insuffisant au regard de la qualification et des résultats attendus. En gros, pour un instituteur le salaire net est voisin de celui d’un ouvrier qualifié Les montants indiqués correspondent aux salaires mensuels bruts.

Salaire d’un instituteur

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur certifié

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 1795 euros
Année de titularisation 2067 euros
10 ans 2306 euros
20 ans 2765 euros
30 ans 3777 euros

 

Salaire d’un professeur agrégé

Ancienneté Salaires mensuels bruts
Stagiaire 2076 euros
Année de titularisation 2334 euros
10 ans 2896 euros
20 ans 3547 euros
30 ans 4555 euros

 

 

D’une manière générale, les salariés de l’enseignement subissent le sort de l’ensemble de la fonction publique qui se caractérise par une faible productivité mais par des salaires assez dérisoires au regard du privé. Cependant cette question reste relativement taboue du fait du corporatisme un peu aveugle des syndicats qui réclament en même temps l’augmentation des effectifs et l’amélioration du niveau de rémunération. Il ne serait pas indécent d’augmenter les salaires de 30 à 50 % en quelques années mais cela supposerait à la fois un changement de stratégie syndicale et un autre management de la part de l’État. D’après le sondage Odoxa/Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info, 70 % des Français jugent les enseignants «compétents», 62 % «travailleurs» et 55 % «efficaces». Et les difficultés de leur métier sont bel et bien reconnues: on estime assez unanimement (86 %) qu’ils sont «confrontés à des élèves et des parents de plus en plus durs» et que face à cela, ils ne «sont pas assez soutenus par l’administration» (69 %).

Par ailleurs, cette difficulté dans l’exercice de leur travail se doublerait, selon les Français, d’un manque de reconnaissance: 54 % considèrent aussi qu’ils sont «mal payés». Pour une majorité de l’opinion, ce ne sont pas des privilégiés malgré les congés et autres avantages.  La réforme des lycées et du baccalauréat est plutôt soutenue par l’opinion: 50 % estiment que c’est une bonne réforme, contre 28 % qui jugent que c’est une mauvaise réforme (1 sur 5 ne la connaît pas)… Pourtant, les Français sont pourtant 59 % à soutenir la grève des enseignants de ce jeudi.

 

Pour les Français, un monde de plus en plus anxiogène (Brice Teinturier, IPSOS)

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Brice Teinturier, politologue d’Ipsos souligne le caractère anxiogène du monde pour les Français dans une interview au Monde.

 

La crise des « gilets jaunes » confirme la défiance des Français à l’égard des élites en général et des politiques en particulier, sentiment que les sondages d’opinion mettent en évidence depuis des années. Vous n’êtes donc pas surpris par ce qui s’est passé ces dernières semaines ?

Brice Teinturier : La défiance ne suffit pas à rendre compte de ce que nous vivons aujourd’hui. Les politiques sont convaincus que, pour regagner la confiance des Français, il faut « obtenir des résultats », et que la défiance se dissipera lorsque ces résultats seront visibles : c’est pourquoi ils s’acharnent à « poursuivre les réformes ».

Mais ce manque de confiance vient de bien plus loin : nos concitoyens ont de plus en plus le sentiment de vivre dans un monde angoissant, menaçant, complexe, sans que quiconque puisse en traduire le sens et en tracer l’avenir. C’est ce sentiment qui oriente de plus en plus notre rapport au monde, notre rapport aux autres.

Il y a dix ans, lorsqu’on interrogeait les Français sur les menaces qu’ils ressentaient, le chômage venait en tête, loin devant les autres items. Aujourd’hui, tous sont en hausse et quasiment à égalité, les anciens – le chômage, la perte de pouvoir d’achat, l’immigration – comme les nouveaux qui s’y sont ajoutés – le terrorisme, le climat, l’accès à la santé, à une nourriture saine… Le monde est perçu comme plus inquiétant, les menaces comme plus nombreuses.

Cette angoisse est-elle spécifique aux Français ?

Non. Ipsos réalise en continu chaque mois depuis des années l’enquête « What worries the world ? » (« Qu’est-ce qui inquiète le monde ? ») Dans vingt-huit pays, les plus grands de la planète, auprès de plus de 20 000 personnes de 16 à 64 ans interrogées en ligne. Or, 60 % des répondants considèrent que leur pays « va dans la mauvaise direction » ! Mais ce chiffre varie beaucoup selon les pays. Ainsi, 94 % des Chinois disent que leur pays « va dans la bonne direction », contre seulement 12 % de Brésiliens, 19 % des Espagnols ou des Sud-Africains, et 24 % des Français.

Pourtant, la durée de vie s’allonge, le nombre de guerres et de morts violentes diminue, la pauvreté dans le monde également…

Oui, le monde va beaucoup mieux aujourd’hui qu’hier, mais cela n’empêche pas l’appréhension de monter régulièrement. Il y avait 15 000 morts par intoxication alimentaire en France il y a trente ans, et pourtant la crainte de manger des aliments mauvais pour la santé est depuis plusieurs années en forte hausse. C’est le paradoxe de la « désillusion du progrès » soulignée par Raymond Aron : notre notion de « ce que devrait être la vie » change plus rapidement que notre vie réelle.

 

Et nous nous trouvons ainsi confrontés à des apories qui renforcent notre angoisse. L’espérance de vie s’accroît, fort bien : mais comment nourrir tout le monde ? Et quand vais-je enfin hériter du patrimoine de mes parents ? Comment vais-je financer leurs dépendances ? Le monde est plus tolérant, plus divers, plus respectueux des différences, fort bien : mais les frontières sont-elles sûres ? Et peut-on accueillir toute la misère du monde ? Nous savons que le climat se réchauffe et qu’il faut agir, fort bien : mais comment faire ? Et qui paiera ? Nous voulons plus d’égalité et de solidarité : mais comment ne pas décourager l’initiative des plus dynamiques ? Etc., etc.

Si les opinions des Français sur ces sujets se répartissaient le long de barrières d’âge, d’opinion politique, de classe sociale, d’idéologie, il pourrait y avoir des regroupements autour de trois ou quatre projets, trois ou quatre visions de l’avenir, dont l’une pourrait finir par rallier une majorité. Mais le problème est que nous sommes tous plus ou moins traversés individuellement par ces contradictions. Cette fragmentation des individus et entre individus crée une granularité tellement forte, renforcée par l’idée, promue par la société de consommation, que l’individu est source de toute valeur, qu’elle empêche tout rassemblement, sauf par petits groupes, autour de normes partagées et d’un projet collectif.

Mais n’est-ce pas justement le rôle des politiques, des intellectuels, de proposer de tels projets ?

Une autre caractéristique de ce monde est l’absence de « traducteurs », c’est-à-dire de personnes ou d’institutions capables de comprendre la complexité et de se projeter dans l’avenir. Les médias, comme les politiques, souffrent d’une crise de légitimité, on le sait, mais aussi d’une crise du statut de la vérité. Les intellectuels ont explosé en chapelles concurrentes, incapables de rassembler.

Les religions ne sont plus non plus légitimes pour proposer un rapport au monde, une projection dans le futur – en ce sens, il n’y a donc pas de « retour du religieux » : la flambée actuelle de l’islam comme d’autres religions est en réalité un retour de la religiosité, ce qui n’est pas la même chose. La science elle-même, l’expertise, qui savait articuler la connaissance et le progrès, ne jouent plus ce rôle : depuis une dizaine d’années, l’opinion selon laquelle « la science fait plus de mal que de bien » est en progression constante.

Les Français seraient-ils donc devenus dépressifs ?

Non, ils sont pessimistes, mais pas dépressifs. Un dépressif est quelqu’un qui n’a plus aucune envie ni capacité d’action. Alors qu’il y a de l’énergie, de la capacité créatrice, de l’envie d’agir – parfois violemment, on l’a vu –, de trouver des solutions en contournant ce qui bloque au-dessus de soi.

Je distingue pour ma part six façons d’agir contre ce sentiment d’angoisse face au monde où nous vivons.

La première, que je qualifierais d’optimiste, est de reconnaître la complexité du monde et de travailler aux solutions qui la prennent en compte. Mais c’est loin d’être le scénario dominant…

La deuxième, à l’inverse, entend simplifier à outrance ce monde complexe. C’est la désignation du complot, du bouc émissaire, le triomphe du populisme et du « y a qu’à ». Et, malheureusement, l’histoire montre que les régimes populistes durent plus longtemps que les autres…

La troisième, face à un futur inquiétant, est de retourner au passé : « Avant c’était mieux. » Cette vague du néoconservatisme a connu en France son apogée il y a environ dix ans, lorsque la phrase de nos enquêtes « Rien n’est plus beau que mon enfance » recueillait jusqu’à 52 % de suffrages… Cela a un peu diminué depuis.

La quatrième est celle de la purification. Pour éviter que les choses soient complexes, retournons à une pureté originelle plus ou moins mythique : sans sel, sans gluten, ou bien… sans étrangers. C’est malheureusement un scénario que l’on a déjà vu à l’œuvre dans l’histoire, et qui a de nouveau le vent en poupe…

La cinquième est de changer l’individu lui-même. Plutôt que de changer un monde trop compliqué, changeons-nous nous-mêmes, augmentons nos capacités personnelles, notre corps, mais aussi, pourquoi pas, notre cerveau : c’est l’homme augmenté.

La sixième est ce que j’appelle les « réalliances », c’est-à-dire le fait de se constituer en petits groupes partageant une communauté de valeurs et d’opinions pour atteindre des objectifs identifiés, à défaut de pouvoir « changer le monde » ou le « système » dans son entier : manger bio, consommer localement, manifester contre une taxe jugée injuste, boycotter une entreprise qui pollue, empêcher la fermeture d’une classe ou d’un bureau de poste, etc. Mais il s’agit de communautés fugaces, en recomposition permanente, incapables de proposer au plus grand nombre un projet global, une vision de l’avenir.

Là encore, ces réponses peuvent cohabiter et varier selon les moments et les circonstances chez les mêmes individus. Elles ne sont pas incompatibles et peuvent se combiner selon des proportions variables : on peut manger bio et regretter le bon vieux temps, se mobiliser pour le pouvoir d’achat et être raciste, dénoncer un complot et rêver de l’homme bionique… D’où la difficulté à tirer de tout cela un projet commun mobilisateur qui trouverait enfin le chemin de la majorité dans les urnes. Ce qui reste malgré tout le meilleur moyen d’exprimer la volonté générale de parvenir à une société meilleure.

 

Sondage Grand débat : 67% des Français mais Macron n’en tiendra pas compte pour 62 %

Sondage Grand débat : 67% des Français mais Macron  n’en tiendra pas compte pour 62 %

Les Français sont convaincus de la nécessité du grand débat national. 67% pensent que c’est une « bonne chose ». Mais ils sont également une majorité (62%) à penser qu’Emmanuel Macron n’en tiendra pas compte, selon un sondage Opinion Way pour LCI, Le Figaro et RTL publié ce mardi 22 janvier.  Le chef de l’État part donc avec un handicap de taille sans compter que plus des deux tiers des Français espèrent une seule et même conclusion : que l’exécutif revienne sur certaines mesures prises depuis le début du quinquennat, notamment la réforme de l’impôt sur la fortune, et plus largement qu’il modifie sa politique économique. Tout l’inverse à priori des intentions d’Emmanuel Macron. Si le président entend mettre en avant l’écologie pour remettre à plat les impôts et les taxes, il pourrait avoir du mal à convaincre les Français : en effet seulement 11% d’entre eux jugent que le thème de la transition écologique est prioritaire. Loin, très loin de la fiscalité et des dépenses publiques qui restent en tête de leurs préoccupations.

*Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français recrutés par téléphone puis interrogés par Internet du 21 au 22 janvier 2019. Échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence.

Sondage élus : trop payés pour 77 % des Français (OpinionWay)

Sondage élus : trop payés pour 77 % des Français (OpinionWay)

Les élus trop payés pour  77 %, selon un sondage OpinionWay pour LCI diffusé mardi. 14 % des personnes interrogées estiment toutefois que la rémunération des élus est la bonne mais seulement 8 % des sondés jugent que leur salaire n’est pas assez élevé. La défiance est un peu moins importante chez les personnes appartenant à une catégorie socio-professionnelle (CSP) supérieure. Ils sont 71 % à estimer que les élus perçoivent une rémunération trop haute contre 85 % des CSP -, détaille LCI. Le ressentiment envers les élus et leur rémunération est également plus fort en régions qu’à Paris et ses alentours. 19 % des Franciliens disent ainsi avoir confiance en leurs élus, contre 11 % des habitants du Nord-Est de la France.. Le sondage montre également que les sympathisants de Marine Le Pen sont les plus critiques envers la rémunération des élus. 93 % de ceux qui ont voté pour la présidente du Rassemblement national (ex-FN) au premier tour de la présidentielle en 2017 estiment que les élus sont trop payés. En comparaison, les partisans de Benoit Hamon sont 74 % à le penser et ceux de François Fillon 73 %, note LCI.  La rémunération des élus fait partie des sujets évoqué par les « gilets jaunes ». Certains appellent à une baisse des salaires. La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement Benjamin avait affirmé que ce sujet était très « démago ».  »A la question de savoir s’il faut moins les payer (les élus) pour régler les problèmes, je ne tomberai pas là-dedans. Pour moi, c’est très démago. Je gagne très bien ma vie. Je travaille 100 heures par semaine, c’est un choix et je suis très heureux comme ça. Ce n’est pas anormal, quand on investit beaucoup de son temps, qu’on puisse donner des indemnités conséquentes aux élus », avait estimé le porte-parole du gouvernement.

Ce sondage a été réalisé en ligne au mois de janvier 2019 sur un échantillon de 1042 personnes majeures.

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