Archive pour le Tag 'Français'

Nouvelle journée pour les « vieux » : 74% des Français contre

Nouvelle journée pour les « vieux » : 74% des Français contre

.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 74% des Français sont  opposés à une telle mesure Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi,  alors que le président Emmanuel Macron l’a récemment qualifiée de « piste intéressante« . Les sympatisants LREM  sont 61% à être en désaccord sur ce point. En cause, le fait que le financement va encore peser sur les seuls salariés et pas sur les autres revenus. Une mauvaise idée car souvent les entreprises payent quand même les salariés pour la première journée Raffarin, une sorte de double peine. En fait on ne peut pas financer un risque universel  avec ce type de bricolage fiscal pas adapté aux enjeux. Cette mesure est rejetée par la CFDT, qui la qualifie d’«injuste et loin d’être à la hauteur des enjeux». La centrale considère que ce risque «universel» doit être financé par des impôts reposant sur «tous les revenus». Comprendre: son financement ne doit pas reposer uniquement sur le salariat. «Est-ce que c’est normal que seulement les salariés paient pour l’ensemble de la population? J’ai un petit souci aussi avec ce sujet-là, même si je pense que ça peut faire partie d’une palette de solutions», a également déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, mardi.  .   »Arrêtons de charger la barque, le président de la République se fiche du monde », a ainsi pesté Christian Jacob (LR), tandis que le PS a dénoncé du « bricolage ». « C’est la cerise sur le gâteau du président des riches », a quant à lui dénoncé le PCF.

 

 

Sondage action Macron : 44% des Français déçus, 20% satisfaits

Sondage action Macron : 44% des Français déçus, 20% satisfaits

 

 

67 % des Français qui pensent que la politique de Macron favorise les plus aisés. Seulement 20% de satisfaits (score stable) depuis décembre- mais les déçus augmentent, 44%, et les indécis se réduisent. 36%. Ce sondage montre que les cadres sont les plus positifs (30% de satisfaits), les catégories populaires étant les plus nombreuses à juger son action décevante (51%), tout comme les ruraux et les habitants des communes de moins de 20.000 habitants. Une majorité des électeurs de la présidente du Front national Marine Le Pen (66%) et du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon (65%) sont négatifs. Ceux de François Fillon sont à 25% dans le même état d’esprit. Si les électeurs d’Emmanuel Macron se déclarent majoritairement satisfaits (48%), 35% estiment qu’il est encore trop tôt pour ne prononcer et 17% expriment leur déception.  Pour 67% des Français de toutes les catégories de la population, la politique menée par le président et son gouvernement est plutôt en faveur des plus aisés, ce taux dépassant 80% chez les électeurs du FN et de LFI. Les électeurs d’Emmanuel Macron sont partagés sur ce point : une majorité relative (46%) considère que la politique menée est plutôt en faveur des populations les plus aisées et 41% qu’elle est en faveur de toutes les catégories de population. La hausse de la CSG et la suppression de la taxe d’habitation sont les réformes qui ont le plus marqué les Français mais la première est jugée négativement (84%) et la seconde positivement (72%).  La réforme de la SNCF est jugée positivement par 59% des Français et négativement par 40%.

Ce sondage a été réalisé par internet les 12 et 13 avril sur un échantillon de 1.004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage SNCF: 62% des Français pour une réforme

Sondage SNCF: 62% des Français pour une réforme

Bien  qu’il faille prendre en ce moment les sondages avec des pincettes car la guerre de communication s’intensifie entre les parties, l’IFOP ( dirigé par l’ancienne patronne du Medef Parisot) indique que le taux de Français souhaitant « que le gouvernement aille jusqu’au bout de la réforme de la SNCF telle qu’elle a été annoncée, sans céder aux mobilisations et aux grèves » fait un bond de 11 points depuis les 30/31 mars, passant de 51% à 62% des personnes interrogées. Seuls 38% (-10) des personnes interrogées ne le souhaitent pas. Ils restent par ailleurs confiants sur la fermeté du gouvernement, en dépit d’un léger reflux: 69% (-3) pensent que le gouvernement ira jusqu’au bout, contre 31% (+4) d’un avis contraire. Sur le fond de la réforme, 72% (contre 28%) se disent favorables à l’ouverture à la concurrence des TGV et des TER. Quelque 56% des Français jugent la mobilisation et la grève « pas justifié(es) » et 44% les jugent justifiées, contre respectivement 53% et 46% les 30 et 31 mars. Quant à l’appréciation du rythme de l’ensemble des réformes engagées par Emmanuel Macron, 42% des personnes interrogées jugent qu’il est « comme il faut », contre 38% qui le jugent « trop rapide » et 20% « pas assez rapide ». Un sondage Ifop pour L’Opinion et la Fondation Spinoza réalisé du 13 au 16 octobre révélait que seulement 35% des Français jugeaient le rythme « comme il faut », 38% « trop rapide » et 27% « pas assez rapide ». Ce sondage pour Le Journal du Dimanche a été réalisé les 5 et 6 avril par questionnaire autoadministré en ligne auprès de 1006 personnes de plus de 18 ans sélectionnées selon la méthode des quotas. La marge d’erreur est comprise entre 1,4 et 3,4 points.

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

Sondage -Macron classé à droite pour 50% des Français

D’après uen enquête de l’IFOP, les Français  sont 50% à  classer Macron à droite aujourd’hui (25% au centre-droit, 20% à droite et 5% très à droite) contre 33% en mars 2017. A l’époque, un tiers des personnes interrogées positionnaient En Marche au centre ; ils ne sont plus que 21%. « APL, hausse de la CSG pour les retraités, mesures perçues comme étant anti-fonctionnaires… Il y a cette petite musique que la politique menée ne serait pas juste, ce qui est un totem à gauche », analyse Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop. Selon lui, c’est « ce qui a fait déplacer ce centre de gravité ». « Par rapport à son équation électorale, on est passé d’une coloration de gauche et du centre à une politique économique et sociale qui plaît beaucoup aux sympathisants de droite », explique le sondeur.  Dans le baromètre Ifop pour le JDD du mois de mars, Emmanuel Macron a perdu 12 points de popularité chez les sympathisants socialistes, 4 chez ceux de la France insoumise et 6 au Modem par rapport au mois précédent.  Mais au sein du parti majoritaire, des interrogations se font sentir. « Il faut que l’on travaille mieux sur l’identité politique qui est la nôtre », estime pour sa part un cadre du groupe parlementaire de La République en marche. « On a beaucoup d’experts ; mais l’addition d’expertise n’a jamais fait une identité politique », complète ce dernier.

 

Sondage : 60% des Français opposés à la grève SNCF ?

Sondage : 60% des  Français opposés à la grève SNCF ?

 

A travers la SNCF, c’est la guerre sociale qui est engagée avec derrière une terrible guerre de communication. Le Figaro met en avant un sondage Odoxa  qui montrerait que près  de 60% des personnes interrogées pensent que le mouvement des cheminots n’est «pas justifié». A l’inverse, deux instituts de sondages, Ifop et Elabe, montrent que le soutien populaire (encore minoritaire) à la grève des cheminots progresse, et de façon significative. Selon le premier institut, le soutien à la grève a gagné 4 points en 15 jours, avec 46% des Français qui trouvent désormais le mouvement « justifié ». Le bond le plus impressionnant s’observe chez les salariés du public, lesquels sont 63% à soutenir le mouvement (+15 points en 15 jours). L’institut Elabe observe une progression plus significative. Entre la mi-mars et le 4 avril, le soutien à la grève est passé de 34 à 44%. Soit une hausse de 10 points sur la période.  Détail significatif, la courbe des sondés hostiles à la grève a croisé celle des soutiens. Ce qui n’emp^che pas le Figaro de conclure : L’opinion publique n’est pas du côté de la mobilisation. Alors que le mouvement social contre la réforme de la SNCF se durcit, une large majorité de Français reste opposée à la grève. Selon un sondage Odoxa réalisé mercredi et jeudi pour Le Figaro et franceinfo, 57 % des personnes interrogées estiment ainsi que la grève reconductible est un mouvement qui n’est «pas justifié». Et d’affirmer encore que «  Le rapport de force reste inchangé dans l’opinion. Cela alors que les courbes des soutiens et des opposants se sont inversés au profit des pour depuis le début de la grève dans les sondages Elabe et IFOP. On comprend évidemment que d’une manière général les Français n’apprécient pas particulièrement les conséquences des grèves des services publics mais pour l’instant ils sont loin de condamner le principe de la grève de la SNCF.

Sondage SNCF : grève non justifiée pour 53% des Français

Sondage SNCF : grève non justifiée pour  53% des Français

La majorité qui désapprouve le grève est courte mais réelle ; (53%) qualifie de « non justifiée » la grève des cheminots contre la réforme de la SNCF imaginée par le gouvernement, qui commence lundi soir, selon un sondage Ifop publié dans le Journal du Dimanche.Il faut cependant noter une montée des sondés qui approuvent le mouvement. Les sondés sont 46% à juger au contraire justifié ce mouvement mais il était 42% il y a seulement 15 jours. Preuve sans doute que la vague médiatique qui voulait montrer les cheminots comme des privilégiés est en train de s’affaiblir. Le mécontentement social montant dans différentes secteurs explique aussi sans doute ce petit changement de jugement.  La moitié des 954 personnes interrogées par téléphone les 30 et 31 mars, soit 51%, pensent que le gouvernement doit mener à bien la réforme. Elles sont 48% à penser le contraire. Les sondés ne doutent pas de la détermination du gouvernement puisque 72% d’entre eux pensent que l’équipe d’Edouard Philippe ira au bout de la réforme. Seuls 27% tablent sur un recul de l’exécutif dans ce dossier.  Les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF se sont mises d’accord sur un calendrier de deux jours de grève sur cinq à compter de mardi et mercredi et allant potentiellement jusqu’au 28 juin. Le mouvement de grève prend effet à compter de la veille, 19h.

 

Sondage grève 22 mars : les Français partagés

Sondage grève 22 mars : les Français partagés

 

 

Une courte majorité approuvait le principe de la grève mais une aussi courte majorité considère et la mobilisation comme un échec. Sur la question de savoir si le gouvernemenet doit reculer et accepter des compromis, les Français se partagent en deux parties égales. La preuve que la bataille de l’opinion est encore indécise et que pour l’instant elle fabrique surtout des mecontents sans doute vis-à-vis des syndicats mais aussi vis-à-vis de Macron qui n’a jamais été aussi bas dans les sondages. Selon le sondage* Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié vendredi, une courte majorité des personnes sondées (55%) estime que la journée de mobilisation des fonctionnaires et cheminots a été « plutôt un échec ». Mercredi, un sondage Odoxa pour la Banque française mutualiste, L’Obs et France Inter indiquait que 55% des Français considéraient cette grève comme « justifiée ».

La mobilisation, jeudi 22 mars 2018, des fonctionnaires et des cheminots est « plutôt un échec «pour 55% des Français. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO). Par ailleurs, 58% des Français sondés estiment que la décision des syndicats de la SNCF de prolonger cette journée de mobilisation par une grève reconductible et illimitée « n’est pas justifié ». Quatre Français sur dix estiment qu’ils seront pénalisés dans leurs déplacements, notamment pendant les vacances de printemps, à cause de cette grève perlée de trois mois décidée par les syndicats de l’entreprise ferroviaire. À la question « le gouvernement doit-il plus ferme ou plus souple ? » les Français sont partagés, 49% estiment que « le gouvernement doit tenir bon et ne rien lâcher aux syndicats, quitte à devoir subir un long conflit social ». Tandis que 50% jugent que « le gouvernement doit tout faire pour éviter cette grève, quitte à renoncer à certains points de sa réforme ».

*L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du jeudi 22 mars en fin de journée au vendredi 23 mars 2018 matin. L’échantillon de 1 018 personnes est représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 227 sympathisants de gauche, 131 sympathisants LREM, 119 sympathisants de droite hors FN et 169 sympathisants du FN.

 

Braderie des entreprises publiques : les Français pour ?

Braderie des entreprises publiques  : les Français pour ?

 

C’est ce qu’indique le très sérieux journal les échos «  Les Français restent fortement attachés à l’intervention de l’Etat au capital des entreprises, mais les ratés de l’actionnariat public facilitent l’acceptation de la vague de privatisations à venir, selon le sondage EcoScope d’OpinionWay et ComData Group pour « Les Echos » ». Les Echos, est un journal économique dont le sérieux est reconnu mais se laisse parfois aller à des élans ultralibéraux et à un soutien inconditionnel de Macron ; témoin la seule enquête des Echos qui montrait une progression de popularité de Macron en Mars tandis que toutes les autres affichaient au contraire uen nette baisse. Même chose pour l’ultra libéralisme. Les Echos appuient la vente des bijoux de famille de l’Etat qui serait légitimée par les français au motif des ratés d’actionnariat public. Problème, les entreprises qu’on envisage de vendre rapportent beaucoup à l’Etat et son bien gérées. L’Etat va donc procéder à une braderie importante de ses bijoux de famille (des participations pourtant très lucratives comme l’étaient par exemple les autoroutes), ce qu’a confirmé hier Lemaire : «  nous voulons que l’Etat dégage des moyens financiers pour investir sur les technologies de rupture sur lesquelles nous sommes en train de prendre du retard », a déclaré le ministre au micro de l’émission Questions Politiques, interrogé par des journalistes de France Télévision, Le Monde et France Inter. Officiellement il s’agit de vendre des participations minoritaires d’entreprise dans le secteur concurrentiel, cela afin d’alimenter un fonds d’innovation dans l’annonce avait été faite par Emmanuel Macron. Cela afin de « financer des recherches sur l’intelligence artificielle ou le stockage de données ou sur le stockage d’énergies renouvelables » a détaillé le ministre des fiance Bruno Lemaire. . Reste à savoir cependant si la totalité du produit des ventes sera bien affectée à l’innovation. « Ce sont les rendements sur ce fonds qui seront attribués à l’innovation », a précisé le ministère de l’économie, soulignant que cela assurerait à cette mission « un financement durable » et non soumis aux contraintes budgétaires. Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire a confirme dimanche  d’« importantes cessions d’actifs » dans les prochains mois pour financer ce fonds. Le lendemain, il avait précisé devant le Sénat que ces cessions commenceraient « à partir de septembre » et qu’elles « ne seraient pas stratégiques ». L’Agence des participations de l’État (APE), chargée de gérer le patrimoine de l’État actionnaire, est présente au capital de 81 entreprises. Ces participations pèsent actuellement près de 100 milliards d’euros, dont 70 dans des sociétés cotées. Interrogé par l’AFP sur les entreprises qui pourraient être concernées, l’entourage du ministre a refusé de donner plus de détails. Mais plusieurs noms reviennent avec insistance dans les médias, comme tout en promettant de revendre ses titres au moment opportun, Orange, au capital duquel l’État (qui en détient directement ou indirectement 23 %) n’a pas « vocation » à rester « de manière pérenne » ou bien Aéroports de Paris (ADP), dont l’État détient 51 % du capital. Le gouvernement a aussi indiqué vouloir céder la FDJ (française des jeux).

« Le transport aérien français pas assez compétitif » (Jean-Marc Janaillac)

« Le transport aérien français  pas assez compétitif » (Jean-Marc Janaillac)

Coïncidence, la grève chez Air France sur les salaires se situe au même moment que s’ouvrent les  Assises du transport aérien qui vont être centrées sur le manque de compétitivité du pavillon français. « Le transport aérien français n’est pas assez compétitif, y compris par rapport aux compagnies européennes ». « Le pavillon français est en recul parce que nos compagnies aériennes ont tardé à se réformer et parce que notre environnement fiscal, social et réglementaire est trop pesant. Le différentiel annuel de charges d’Air France par rapport à ses concurrents européens est de plusieurs centaines de millions d’euros », analyse le patron d’Air France. Un différentiel de l’ordre 500 millions réclamés  à l’Etat tandis que  la somme que représenterait le cout des augmentations salariales à Air France serait d’environ 300 millions. . Où le personnel sera en grève le 23 et sans doute le 30. Les revendications d’augmentation générale des salaires de 6%, sont les causes de ces grèves. . “La situation économique et financière de la compagnie, dans un environnement concurrentiel particulièrement agressif, rendait cette augmentation générale impossible sans compromettre sa stratégie de croissance, d’investissement et de reprise des embauches”, a précisé la compagnie dans un communiqué; Il s’agit de   rattraper la perte de pouvoir d’achat subie depuis la dernière augmentation générale en 2011. Au JDDle président du groupe aérien, Jean-Marc Janaillac, explique avoir encore l’espoir de « trouver une issue ». « Je comprends le sentiment d’injustice des salariés qui ont fait des efforts, alors même que ce qui pèse sur Air France, charges et taxes, n’a pas évolué. Mais je le regrette vis-à-vis de nos passagers et de nos salariés », explique le patron d’Air-France KLM. Qui détaille : « Nous avons proposé une mesure d’augmentation générale, le doublement de l’intéressement et une compensation de perte de pouvoir d’achat pour les salariés concernés. Nous ne pouvons pas aller plus loin. »

 

Réforme SNCF : 65% des Français pour

Réforme SNCF : 65% des Français pour

 

On comprend que les Français pour la réforme de la SNCF car la gestion de l’entreprise est loin d’être exemplaire. Pour autant les français comme nombre de responsables ignorent la problématique complexe de la société ferroviaire( qui est responsable de l’endettement ? quelle conditions de concurrence intermodale pour l’imputation des charges d’infrastructures ( en clair qui paye les infrastructure), les vraies différence de statut social entre SNCF et salarié du privé, finalement assez relative sauf sur la retraite calculée comme les fonctionnaires sur les six derniers emplois alors que le privé les calcule sur les 25 années. Avec le temps et la durée du conflit cette connaissance des réalités va s’approfondir et l’opinion va  certainement évoluer. En attendant aujourd’hui selon un enquête publiée dans Nice Matin, 65% des sondés considèrent que la réforme est bonne pour l’avenir de la compagnie ferroviaire, contre 33% qui pensent le contraire. Interrogée sur la grève perlée décidée par les syndicats, 43% des sondés y sont opposés ou hostiles, 34% l’approuvent et 22% y sont indifférents. Les syndicats de cheminots envisagent de mener à partir des 3 et 4 avril une grève qui pourrait s’étaler sur plusieurs semaines, potentiellement jusqu’au 28 juin. Dans leur ensemble, 61% des Français interrogés par Elabe ont une bonne opinion des agents SNCF, contre 39% qui pensent le contraire. Le sondage a été réalisé via internet les 13 et 14 mars auprès de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus.

Sondage Mondialisation : les Français critiques

Sondage Mondialisation : les Français critiques

Globalement les Français sont critiques mais encore davantage les catégories peu formées et peu rémunérées. Un gros, il se confirme que certains profitent davantage du phénomène d’accroissement des échanges mondiaux et de l’internationalisation des processus de production. Une question qui renvoie évidemment à la nécessité de la formation initiale et de la formation permanente.  Un  sondage OpinionWay pour le Printemps de l’économie montre en effet que  6 personnes interrogées sur 10 ont une mauvaise opinion de ce phénomène et 14% en ont une très mauvaise opinion. . 47% des personnes questionnées jugent qu’elles a eu des effets négatifs contre 39% pensent qu’elle eu des effets positifs.  Plus de 55% des interrogés jugent que dans le domaine économique et environnemental, la globalisation a eu des effets négatifs. Les personnes interrogées critiquent fortement ces effets sur les salaires (65%), l’emploi (64%) et le pouvoir d’achat (58%). Sur la croissance, les avis sont plus partagés. 49% considèrent que la mondialisation a eu une influence négative, tandis qu’un tiers des personnes interrogées lui attribuent des effets positifs. Pour les trois quart des interrogés, la mondialisation devrait continuer de s’étendre et devrait toucher à terme tous les secteurs de l’économie. L’uniformisation est également une crainte exprimée par 54% des Français tant au niveau du mode de vie que des pratiques culturelles similaires qui pourraient aboutir à ce que toutes les sociétés se ressemblent. Seule une minorité de Français (34%) jugent que la mondialisation favorisera la paix dans le monde et que les inégalités de revenus diminueront sous son influence. Au final, les Français sont plutôt pessimistes sur leur avenir dans le contexte de la mondialisation. Ils s’inquiètent en particulier du futur des générations à venir. « L’avenir de la France (67%) et du monde (65%) représentent également des sources d’inquiétude fortes et à leur échelle personnelle, les Français reconnaissent également être pessimistes pour leur propre avenir (63%) ». Le niveau vie des interrogés semble également jouer un rôle primordial dans la perception de la mondialisation. Les catégories les plus défavorisées qui expriment le plus de critiques à l’égard de la mondialisation sont également celles qui se sentent le plus démunies pour l’avenir. Ainsi, 58% des interrogés issus des catégories populaires (contre 54% des personnes issues des catégories favorisées), 62% des personnes non diplômées (contre 46% des personnes ayant un diplôme du supérieur à bac+2) et 57% des personnes ayant un niveau de revenu inférieur à 2.000 euros par mois (contre 51% des personnes gagnant 3.500 euros par mois ou plus) déclarent être pessimistes sur ces perspectives d’avenir dans le cadre de la mondialisation.

(*) Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées par questionnaire autoadministré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview). Les interviews ont été réalisées du 14 au 16 février 2018.

90% des Français en ville en 2050 ! La folie urbanistique

90% des Français en ville en 2050 !

La folie urbanistique et sociétale la métropolisation à grande vitesse et son corolaire la désertification du territoire. Près de 70 millions d’habitants en 2030, plus de 74 à horizon 2050 ! (Selon l’Insee) chiffres confirmés par  Le Mipim 2018 de Cannes (Marché international des professionnels de l’immobilier). Des professionnels qui se réjouissent déjà de la spéculation et des profits à réaliser.  » La métropolisation a été l’une des dominantes des dix dernières années Elle est allée de pair avec la mondialisation. La France est même plutôt en retard, à l’échelle mondiale : le Grand Paris, le chantier du siècle, ne sera pas achevé avant la fin de la prochaine décennie. Partout dans le monde, de grands ensembles urbains concentrent une part de plus en plus grande de la population et de la richesse. Il y a des métropoles globales – telles Paris, Londres, New York, Tokyo, Shanghai -, mais aussi des métropoles régionales, de plus en plus dynamiques. » Partout dans le monde la mode est effectivement à la Métropolisation. Il  s’agit de concentrer de plus en plus de populations dans un espace proportionnellement de plus en plus réduit. Aujourd’hui Quinze agglomérations  comptent plus de 400.000 habitants, selon l’Insee qui publie ce mardi l’édition 2016 des «Tableaux de l’économie française». Loin devant, Paris est l’unité urbaine la plus peuplée rassemblant, comme en 1982 d’ailleurs, note l’Insee, plus du quart de la population urbaine. Ces unités urbaines sont toutes situées sur le littoral, le long des fleuves et près des frontières, peut-on lire dans réalisée par l’Insee, qui dresse le panorama des 50 unités urbaines qui regroupent le plus grand nombre d’habitants. On observe que la répartition d’ensemble des villes qui «gagnent» ou qui «perdent» des habitants, selon les termes employés par l’Insee, se superpose à la géographie de la France en croissance (Arc Atlantique, Sud-méditerranée, vallée du Rhône, Île-de-France) et à celle de la France qui connaît des difficultés héritées de la régression des industries anciennes (Nord, Est, Centre). En réalité, la véritable explication de l’attractivité de certaines villes plus que d’autres «est à rechercher dans la dynamique de l’emploi offert dans les villes», précise l’Insee qui y oublie de préciser que la suppression des services notamment publics à largement contribué à désertifier la plus grande partie du territoire. Pour dissimuler sans doute ce  phénomène de désertification du territoire l’INSEE s’est livré à une curieuse étude qui amalgame le temps moyen pour accéder à des services aussi  différents que celui d’une gare d’une maternité ou d’une boulangerie ! En dépit de cet amalgame douteux l’étude met en évidence les disparités d’accès aux services de la vie courante. Il est clair qu’avec le dogme lié à l’hyper concentration urbaine autour des grandes métropoles et des grandes villes, le reste du territoire ne cesse de ce désertifier d’abord d’un point de vue économique avec la raréfaction des  emplois mais aussi en conséquence avec la disparition et- ou l’éloignement des services indispensables à la vie. D’une certaine manière c’est le paradoxe de nos sociétés modernes qui disposent de plus en plus de moyens de mobilité relatif aux déplacements des personnes, à la circulation des biens et de l’information  mais qui paradoxalement hyperconcentre les populations sur des territoires de plus en plus réduits. Ce qui constitue par ailleurs un non-sens environnemental. De ce point de vue les dégâts risquent d’être considérables, les couts aussi. Tant en ce qui concerne la sécurité, la qualité de vie, l’environnement ou encore la ségrégation sociale. Aujourd’hui plus de 80 % de la population vit en zone urbaine et la moitié dans des grandes villes. Dans le même temps les territoires ruraux deviennent de véritables déserts économiques et humains. Dune certaine manière la mode mondiale de la métropolisation qui entasse de plus en plus de monde dans un espace restreint constitue uen folie économique, humaine et environnementale. D’ici 30 à 40 ans, en fonction  des tendances lourdes -amplifiées par les restructurations économiques provoquées  depuis 2008- , le territoire sera organisé  autour d’une  quinzaine de 15 villes d’un millions habitants et plus, de PMV (petites et moyennes villes)   et d’immenses territoires dépeuplés ( le grand arc ouest sud ouest) ; Si on tente de faire une typologie des zones de résidence de la population, le  territoire pourrait  être structuré de la manière suivante :

-Environ  15  métropoles de plus d’un million d’habitants

-de villes moyennes de l’ordre de 300 000 habitants

-de petites villes

-de zones rurales en développement dans l’attraction des grandes agglomérations

-de zones rurales en voie de régression voire de disparition

Dans une  économie de plus en plus flexible, évolutive et de réseaux, la logique de localisations des sociétés renforce le processus de métropolisation. Mais si la concentration a des effets bénéfiques (productivité, main d’œuvre qualifiée, synergies enseignement supérieur-entreprise,  accès aux marchés etc.) la concentration a aussi des effets négatifs : les problèmes d’engorgement,  de congestion, de pollution  se traduisent par des surcoûts pour les entreprises et surtout  pour la collectivité. Des villes moyennes éprouvent elles de plus en plus de difficultés à conserver un tissu industriel (voire de services),  les  villes plus éloignées de grandes métropoles auront du mal à fixer emplois et résidents.  Ce sera le cas pour certaines petites villes du grand sud ouest et de l’ouest.  Depuis 1990, en France, c’est dans les communes périurbaines que la croissance de l’emploi total a été, et de loin, la plus élevée (+ 16 % contre + 3,5 % au niveau national). L’emploi total a aussi progressé dans l’espace à dominante rurale, même si cette progression est modeste (d’à peine 1 %, alors qu’elle est de l’ordre de 8 % hors emploi agricole). Ceci est dû en partie à une déconcentration significative d’emplois industriels vers les communes périurbaines ou sous faible influence urbaine, les seules dans lesquelles l’emploi industriel manufacturier a progressé. Par contre dans  les zones rurales qui ne bénéficient   pas de l’attractivité urbaine  les  emplois  sont rares et la population régresse.  Aujourd’hui, « l’agricole ne fait plus le rural », l’emploi agricole ne représentant guère plus de 10 % de l’emploi rural (14 % dans l’espace à dominante rurale). Certes, l’agriculture occupe toujours le territoire, son emprise s’étant en définitive peu relâchée (elle utilise près de 30 millions d’ha sur les 55 millions du territoire national, soit un recul de 5 % sur les vingt dernières années). D’ici 2040, il est à prévoir que la population aura considérablement diminué dans les zones défavorisées en raison de l’insuffisance d’  équipements publics et d’activité  économique. Nombre d’habitants de ces communes sont contraints de rechercher ailleurs un emploi, à 20, 30, parfois 50kms. Ces habitants sont tentés de se rapprocher de leurs lieux de travail (surtout si les deux époux travaillent). Cela d’autant plus que souvent les moyens de transport collectifs sont à peu près  inexistants et/ou ne permettent d’assurer  les déplacements domicile travail.  Du coup d’immenses  territoires de l’arc ouest sud ouest sont en voie de désertification.

 

Formation professionnelle : inefficace pour 77% des Français

Formation professionnelle : inefficace pour 77% des Français

 

77% des interrogés estiment que le système de formation n’est pas efficace  (84% des cadres), ils sont également 77% à juger qu’il n’est pas facile à comprendre (85% des moins de 35 ans) ou encore 75% jugent qu’il n’est pas facile d’accès. Ces résultats reflètent « la très forte défiance des Français à l’égard du système de formation, une défiance qui se lit plus fortement encore auprès des sympathisants LREM, des moins de 35 ans et des cadres qui ont exprimé des opinions plus négatives encore. » D’après un sondage BVA – la tribune.  Par ailleurs, 63% des sondés jugent « prioritaire » de soutenir la formation des demandeurs d’emploi. La même proportion (63%) juge prioritaire de soutenir la formation des salariés les moins qualifiés.  Il faut rappeler qu’actuellement, ce sont en priorité les actifs occupés du secteur privé (42,8%) et les agents du secteur public (17,4%) qui se partagent la plus grande part de l’enveloppe annuelle consacrée à la formation professionnelle (32 milliards d’euros). À l’inverse, les personnes en recherche d’emploi (15,1%) et les jeunes (23,7%) bénéficient d’une part bien plus faible de la dépense consacrée à la réforme rappelle une récente étude du ministère du Travail. Un sondage qui conforte le gouvernemenet dans sa reprise en main du système notamment pour a collecte des fonds et le contrôle.  La formation permanente génère en effet des gâchis considérable par manque de transparence. Avec pourtant un budget énorme de l’ordre de 35 milliards annuels, elle ne parvient ni à satisfaire les besoins les plus stratégiques comme ceux des chômeurs ou les besoins prioritaires des entreprises. La loi de mars 94 n’a pas apporté les réponses attendues à une  vraie réforme ; en fait on a ménagé les intérêts des uns et des autres et surtout de ceux qui se gavent de cette manne (structures, organismes de formations, syndicats patronaux et salariés). En outre on a jouté uen couche bureautique supplémentaire avec le compte personnel formation qui donne des droits individuels mais freinent la mutualisation. Or on ne peut pratiquer l’égalité en matière de formation permanente selon les branches, les qualifications,  les restructurations, les moments les besoins sont très différents. Le plus scandaleux c’est sas doute qu’on n’  a pas été capable d’accorder une priorité absolue à la formation de chômeurs.

 

 

Sondage- Réforme constitutionnelle plébiscitée : les Français pour à 82%

Sondage- Réforme constitutionnelle plébiscitée : les Français pour à 82%

 

Le sénat qui ne veut pas entendre parler de la réduction du nombre de parlementaires et de la limitation du nombre de mandat est pris à contrepied par l’opinion publique.  Où il accepte la réforme Macron ou il y aura un référendum.  Près de 82% des personnes interrogées dans cette enquête jugent utile la réforme des institutions d’après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro. Dans le détail des mesures, neuf sondés sur dix sont favorables à la réduction d’un tiers des parlementaires, 86% d’entre eux jugent opportun de limiter à trois les mandats consécutifs des élus et 68% sont pour l’introduction d’une part de proportionnelle aux élections législatives. Près de trois quarts des sondés (73%) estiment en outre “justifié” un recours au référendum pour faire passer cette réforme dans le cas ou le président de la République ne parvenait pas à disposer d’une majorité suffisante. Pour être adoptée, elle doit en effet être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées puis obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Parlement réuni en Congrès à Versailles. Le président du Sénat, Gérard Larcher, a fait de la réduction du nombre de parlementaires et de la limitation du nombre de mandats pour les députés, sénateurs et présidents d’exécutif local deux “lignes rouges”, tout en déplorant des mesures nuisibles à la représentation des territoires ruraux. Deux tiers des personnes interrogées dans cette enquête lui donnent tort sur ce dernier point (64%).

PS : 77% des Français ont une mauvaise image

PS :   77% des Français ont une mauvaise image

Le PS passe du premier rang qu’il occupait avant Macron au 5 ème rang des partis et  77% des personnes interrogées ont en une « mauvaise image » du parti selon  sondage pour RTL, Le Figaro et LCI.   Avec 20% seulement d’ »image positive » (deux fois moins que La République En Marche), le parti du congrès d’Épinay est en 10e et avant-dernière position, derrière La France insoumise (25%), Les Républicains (25%), le Front national (24%) et Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan (21%). L’indifférence domine. Pour 7 Français sur 10, le PS n’est pas important, sa ligne politique est illisible. Antoine Gautier, chargé d’études au département politique et opinion de Harris Interactive explique que « dans un contexte de défiance vis-à-vis du politique, notons que le jugement émis à l’endroit du Parti socialiste apparaît plus sévère encore que celui exprimé à propos de la plupart des autres formations testées. » Le PS ne s’impose dans aucun domaine, mais les Français attendent le Parti socialiste sur les domaines sociétaux tels que la culture (32%), l’égalité femmes-hommes (31%), la laïcité (27%) et l’écologie (26%), moins dans les domaines macro-économiques comme le pouvoir d’achat (18%), le chômage ou la résorption du déficit public et de la dette. En clair, les français déçus par Hollande n’attendent plus rein du PS sur le plan socio-économique.

Moral des Français : en baisse comme la popularité de Macron

Moral des Français : en baisse comme la popularité de Macron  

Selon l’Insee, le moral des ménages a globalement reculé de 4 points. Cette baisse du moral intervient dans le contexte d’une hausse de la CSG et de la fiscalité sur le carburant et le tabac. Un baisse de moral qui alimente aussi sans doute la nette  baisse de popularité de Macron constatée dans trois récents sondages.  Dans le détail, non seulement les ménages estiment que leur situation s’est dégradée dans un passé récent, mais ils sont aussi plus pessimistes qu’en janvier sur leur situation financière future : le solde correspondant perd 6 points et revient à son niveau de janvier 2015. Conséquence, la part des ménages français estimant pouvoir épargner dans la future chute de 5 points. Néanmoins, la proportion de Français jugeant « qu’il est opportun de faire des achats importants «reste stable (-1 points).  Les craintes des ménages sur l’évolution du chômage, qui avaient sensiblement reculé en janvier, sont restées stables ce mois-ci, le solde correspondant restant bien inférieur à sa moyenne de longue période. Pour autant, les ménages semblent touchés par un regain de pessimisme quant à la situation économique de la France : le solde concernant « le niveau de vie futur en France » perd 6 points et revient à son niveau de janvier 2017. Les Français semblent déçus par les récentes réformes engagées par le gouvernement qui affectent, pour l’instant, leur pouvoir d’achat. Les mesures qui devraient favoriser la consommation des Français vont intervenir plus tard dans l’année (taxe d’habitation, réforme de l’ISF, élargissement du crédit d’impôt pour l’emploi à domicile mis en place par la précédente majorité).

SNCF : 70 % des Français pour la suppression du statut de cheminot

SNCF : 70  % des Français pour la suppression du statut de cheminot

Un sondage qui démontre que les Français ont à la fois raison et tort. Ils ont raison de vouloir modifier le statut des cheminots mais tort de penser que cela permettra de diminuer la dette ou d’améliorer la qualité du service. La position en apparence courageuse du gouvernement reporte en fait la réforme à 30 , 40 ans voire 50 ans du fait  qu’elle ne s’appliquera qu’aux nouveaux entrants. Les effets financiers à court et moyen terme seront insignifiants. Cela d’autant plus que personne ne peut hypothéquer l’avenir ;  dans 30 ou 50 ans, le paysage économique et social risque d’avoir considérablement changé. Aujourd’hui en tout cas,  une large majorité de Français (69%) se range derrière la volonté du gouvernement de supprimer le statut de cheminot, comme l’envisage la réforme par ordonnances de la SNCF qui devrait être adoptée « avant l’été ». D’après un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico publié mardi 27 février, 54% des Français se montrent favorables au recours aux ordonnances pour faire adopter cette réforme alors que 46% y sont opposés. Selon les sondés, cette réforme permettra avant tout de « réduire la dette de la SNCF » (pour 69%), « d’assurer une bonne qualité de service pour les clients » (66%), « d’assurer des prix attractifs pour les clients » (56%) et, à un degré moindre, « de conserver les lignes de train peu fréquentées présentes sur tout le territoire » (50%).

Fin du modèle agricole français ?

Fin du modèle agricole français ? 

Dan un article de la Tribune Xavier Hollandts, Kedge Business School et Bertrand Valiorgue, Université Clermont Auvergne estime que c’est la fin du modèle agricole français. Il prévoit une  sorte dualisme  avec des exploitations familiales centrées sur des productions de qualité et des firmes industrielle capitalistes et fortement informatisées voire automatisées. En gros, la qualité des petits pour satisfaire la demande des consommateurs et la quantité médiocre et à bas prix pour les marchés mondiaux. Une typologie qui ouvre quand même  les portes à l’appropriation de la terre et du patrimoine par la finance qui serait servie l’informatisation. Bref un modèle encore plus productiviste ; Un article un peu trop techno qui fait un peu l’impasse sur la pénétration du numérique même dans les plus petites exploitations et qui minimise  la problématique environnementale.

 

« L’agriculture hexagonale offre un bilan de santé contrasté. Si la France compte des champions agro-industriels, des entreprises intermédiaires et des startups qui bénéficient d’une excellente compétitivité sur des marchés mondialisés, plusieurs signaux d’alerte montrent que le secteur vit des mutations profondes et souvent douloureuses.

De nombreuses exploitations sont aujourd’hui en détresse et un agriculteur sur quatre vit en France sous le seuil de pauvreté. Les raisons de cette paupérisation sont bien connues : elles tiennent à la fois à la dérégulation des marchés agricoles et, surtout, à la très inégale répartition de la valeur dans les filières agricoles et alimentaires.

Les récents États généraux de l’alimentation (EGA) ont été l’occasion d’identifier différentes pistes de réformes pour les années à venir. Ces grandes orientations laissent toutefois de côté trois mutations majeures qui méritent d’être analysées en détail. Elles imposent également une nécessité : changer de paradigme en matière de politiques publiques pour favoriser la diversité des agricultures françaises.

Pour la première fois dans l’histoire du secteur agricole naissent de véritables empires, développés par des investisseurs privés et extérieurs à ce milieu. Comme l’ont bien résumé François Purseigle et ses co-auteurs dans le récent ouvrage Le nouveau capitalisme agricole, nous sommes en train de passer de la « ferme à la firme agricole ».

Alors que pendant des décennies, le modèle agricole de référence reposait sur des structures de production familiales, on observe aujourd’hui la multiplication de formes non familiales d’organisation du travail, d’importantes levées de capitaux et des stratégies commerciales totalement inédites. Le modèle dominant de la ferme familiale cède la place ainsi à l’entreprise agricole qui vise à répondre à une demande mondialisée. Ceci est particulièrement vrai dans des secteurs où les produits agricoles sont des commodités (des produits standards et homogènes), où seul le prix bas compte.

Cette émergence d’un capitalisme agraire mondialisé et les transformations des structures de production agricoles posent de nombreuses questions au sujet de la construction de la souveraineté alimentaire des pays, mais également sur les modes de production des denrées alimentaires.

Ainsi, que faut-il penser du rachat de terre à grande échelle de la part d’investisseurs chinois qui expédient ensuite dans leurs pays d’origine les denrées agricoles produites en France ? Ces investissements, s’ils devaient se généraliser, tendraient à faire de la France le « grenier » de puissances étrangères.

En parallèle, le métier d’agriculteur est en train de fortement évoluer, notamment sous l’influence de la révolution numérique. Aujourd’hui, seuls 12 % des exploitations ne possèdent aucun objet connecté. On parle souvent de smart farming pour désigner cet univers numérique qui accompagne désormais le quotidien des agriculteurs : puces électroniques, données en temps réel, drones, robots de traite, tracteurs connectés et pilotés par satellite, plateformes et pilotage à distance des exploitations. Les objectifs sont évidents : produire plus et mieux tout en consommant moins d’intrants (et donc en diminuant aussi les coûts).

On voit également apparaître l’intelligence artificielle sur les moissonneuses-batteuses. Elles intègrent des éléments topographiques grâce au positionnement GPS ainsi que les données de rendement des années précédentes.

L’analyse de ces données en temps réel permet à la machine d’adapter les réglages sur plusieurs de ses organes (battage, séparation, nettoyage) pour optimiser différents paramètres (débit, qualité, propreté, pertes). Les robots conversationnels ou « chatbots » constituent une autre déclinaison de l’intelligence artificielle pour les agriculteurs. En élevage, les premiers assistants virtuels sur smartphone aiguillent les éleveurs dans leur choix de taureau, facilitent la commande d’insémination, contrôlent les déclarations de sortie d’animaux.

Objets connectés et intelligence artificielle vont bouleverser comme jamais le métier d’agriculteur.

Depuis plusieurs années, les consommateurs exigent une plus grande transparence et traçabilité des produits agricoles, renouant ainsi avec une tradition pas si lointaine où l’on consommait localement ce qui était produit localement.

Cette demande s’exprime parfaitement à travers les circuits courts, ou encore le regroupement de producteurs en vente directe ou bien la création de mini-marchés locaux ou de paniers paysans (la Ruche qui dit Oui, les AMAP, etc.). Par ailleurs, l’émergence de plateformes transactionnelles change la donne car elles facilitent et sécurisent grandement la mise en relation entre producteurs et consommateurs. Cette transformation est regardée de très près par des géants du web comme Amazon ou encore le Chinois Alibaba, qui voient dans cette mutation des modes de consommation une opportunité majeure de profit.

Les grandes villes n’échappent pas à ce phénomène puisque de nouveaux types d’agriculteurs investissent les espaces urbains. On parle désormais d’une « agriculture urbaine » pour désigner l’appropriation de territoires urbains parfois délaissés ou rendus à une vocation agricole.

Pour répondre à ces mutations, l’agriculture française doit répondre à trois enjeux majeurs.

Elle doit d’abord réussir son tournant numérique. La digitalisation des métiers ne se décrète ni ne s’impose. Il faut donc accompagner les paysans français dans cette évolution désormais inéluctable. Les coopératives, qui regroupent 75 % du monde agricole, sont particulièrement attendues sur cette question.

Il faut ensuite faire évoluer les modèles économiques en étant réellement transparent sur l’origine des produits et la répartition de la valeur, comme les débats menés dans le cadre des États généraux de l’alimentation l’ont souligné. Les initiatives couronnées de succès, telles que La Marque du consommateur, Merci ou Faire France, montrent que l’on peut avoir une consommation citoyenne et engagée dans notre pays quand la vérité sur les prix agricoles est assumée. Demain, il faudra mieux former les agriculteurs au management, au marketing et à l’informatique.

Enfin, répondre au défi démographique et professionnel. Si la surface agricole française n’a pas reculé, le nombre d’exploitations en France a été divisé par deux depuis les années 1980. Il en résulte de véritables difficultés autour de l’installation ou de la reprise d’exploitations agricoles. À moins de laisser l’initiative à des investisseurs privés étrangers, la France doit pouvoir compter sur un renouvellement des générations afin de maintenir une présence humaine et agricole sur ses territoires. Le rôle des sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural (comme les Safer) devra être redimensionné et modernisé.

Une interrogation essentielle demeure : quels modèles agricoles les pouvoirs publics souhaitent-ils promouvoir ? Quelles initiatives doivent-ils encourager pour assurer un revenu aux agriculteurs et une alimentation durable et saine aux consommateurs ?

Depuis les années 1950, les pouvoirs publics ont globalement privilégié une orientation productiviste des fermes familiales. Il s’agissait de gagner l’indépendance alimentaire du pays et de maintenir un modèle d’agriculture séculaire.

Comme le souligne le sociologue Bertrand Hervieu, cette vision de l’agriculture reposait sur un postulat de base : l’activité agricole est par excellence une activité à caractère familial, censé se déployer dans un cadre national. Ce modèle universel de l’agriculture, c’est celui d’un adossement des fermes familiales à une industrie agroalimentaire puissante, offrant des progrès technologiques constants.

Les pouvoirs publics ont favorisé ce modèle à travers une politique volontariste et homogène qui a poussé les fermes familiales à se restructurer en continu pour gagner sans cesse en productivité. L’Europe prit le relais à travers la politique agricole commune (PAC), toujours dans le même esprit : ferme familiale productive – industrie agroalimentaire compétitive – souveraineté alimentaire des pays.

Les transformations actuelles font voler en éclat ce paradigme : la ferme familiale est en voie d’extinction, les consommateurs sont moins préoccupés par l’abondance que par la qualité des biens alimentaires, les marchés agricoles sont mondialisés et l’État, comme l’Europe, n’ont plus les moyens de subventionner. Face à ces mutations, l’erreur à ne pas reproduire de la part des pouvoirs publics serait de privilégier, comme par le passé, un modèle unique, au motif qu’il serait souhaitable ou plus performant sur la scène internationale.

Avant de proposer des solutions globales, il apparaît plus que nécessaire de reconnaître et d’accompagner la diversité des différents modèles agricoles français. Il faut éviter une vision homogène de l’agriculture et promouvoir un accompagnement différencié de la part des pouvoirs publics. Les enjeux agricoles ne se posent pas de la même manière en Haute-Loire, en Aquitaine ou dans la plaine de la Beauce. Les pouvoirs publics gagneront à se rapprocher des collectivités territoriales (régions, départements, métropoles) pour mettre en place des dispositifs d’accompagnement localement adaptés.

Dans les années qui viennent, on devrait pouvoir évoquer non pas le Salon international de l’agriculture, qui ouvre ses portes ce samedi 24 février, mais bien le Salon international des agricultures et de l’alimentation durable.

________

Par Xavier Hollandts, Professeur de Stratégie et Entrepreneuriat, Kedge Business School et Bertrand Valiorgue, Professeur de stratégie et gouvernance des entreprises – co-titulaire de la Chaire Alter-Gouvernance, Université Clermont Auvergne

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Les Kurdes veulent les terroristes français

Les Kurdes veulent   à pour juger les terroristes  français

Les autorités kurdes syriennes sont compétentes pour juger des djihadistes français, a réaffirmé lundi leur représentant en France, quelques semaines après la plainte pour “détention arbitraire” déposée par des familles de femmes ayant rejoint l‘Etat islamique. “Il y a des autorités compétentes qui s‘en occupent”, a dit Khaled Issa à des journalistes à Paris, qui l‘interrogeaient sur le sort des ressortissants français et leur éventuel transfèrement en France. Leur sort “n‘est pas mon souci premier”, a-t-il ajouté. “Chacun doit avoir en tête que ces terroristes présumés qui sont venus chez nous ne sont pas venus pour nous apporter des fleurs, des litres de lait pour nos enfants, ni des médicaments, ils ont joué, ils ont échoué”. “On est en guerre contre les groupes terroristes, les dossiers sont en instruction, je m‘interdis de faire des commentaires pour ne pas me mêler des affaires judiciaires”, a-t-il indiqué. Selon le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, une centaine de djihadistes français étaient détenus début février par les forces kurdes en Syrie.

Fonctionnaires-départs volontaires, 70% des Français pour

Fonctionnaires-départs volontaires, 70% des Français pour

 

Les Français approuvent le départ volontaire  des agents publics à 70 % des Français, selon un sondage OpinionWay-Comdata group pour « Les Echos ». Fait intéressant, le niveau de soutien est similaire chez les fonctionnaires. De chiffres en contradiction totale avec l’avis de la plupart des syndicats qui s’arqueboutent sur le statut, les effectifs avec un amalgame avec le concept de service public et les entreprises chargées de l’exécuter. D’uen certaine manière, les syndicats ont raison cependant  sur un point d’ordre méthodologique : Pourquoi en effet traiter d’abord du personnel et les conditions de leur gestion alors qu’on n’a pas défini les champs de l’intervention régalienne. Or ce sont ces champs d’intérêt général qui doivent  être précisés de manière prioritaire afin d’éviter ce qui caractérise la France : un étatisme débordant dans tous les champs de la société. Ce n’est qu’une fois précisées les vraies missions d’intérêt général qu’on peut se poser la question des moyens et non l’inverse. En effet dans certains cas, l’État n’a pas intervenir il n’y a donc pas besoin de moyens humains. Dans d’autres cas,  une activité peut justifier la tutelle publique mais sans nécessairement justifier le recours à des organismes publics et donc à des fonctionnaires (cas du transport urbain en général). Enfin certains champs d’intérêt général peuvent légitimer voir exiger l’intervention publique mais il faut distinguer les métiers qui peuvent justifier du statut de fonctionnaire et ceux  qui peuvent justifier d’un statut privé (exemple on peut admettre que les infirmières dans un hôpital public soit fonctionnaires mais pourquoi les menuisiers, les cantinières voir certains personnels administratifs). Edouard Philippe a donc annoncé une série de réformes en matière de fonction publique. Les mesures annoncées sont issues des chantiers interministériels sur la rénovation du cadre des ressources humaines,  sur la simplification et la qualité des services et sur la transformation numérique, pour lesquels les ministères ont remis des propositions en décembre. Elles étaient déjà globalement connues. Ainsi sur le volet ressources humaines, le Premier ministre veut « adapter le statut de la fonction publique, l’assouplir pour qu’il redevienne un cadre efficace pour l’action publique ». Quatre axes de travail sont ouverts. D’une part le dialogue social doit être rénové, en diminuant le nombre d’instances de concertation, et en les recentrant sur les questions les plus importantes, sur le modèle de ce qui a été fait avec les ordonnances « Travail »  – voilà qui ne devrait pas rassurer les syndicats.  Le volet de la rémunération va aussi être travaillé, « nous ne sommes pas contre l’automaticité de la rémunération, mais on peut la compléter par des mesures plus incitatives », a résumé le Premier ministre, qui a aussi évoqué la possibilité de mécanismes d’intéressement collectif. A voir comment le dispositif s’articulerait avec le mécanisme du RIFSEEP (régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel)  Le troisième chantier vise à  réorienter les métiers des agents vers les politiques prioritaires du gouvernement, et à  accompagner leur évolution liée  aux nouvelles technologies. « Nous voulons accompagner les transformations, les reconversions, les mobilités dans la fonction publique, les départs vers le secteur privé », a résumé Edouard Philippe, qui a rappelé que 1,5  milliards ont été budgétés à  cet effet. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action des comptes publics, a même évoqué la possibilité d’un plan de départs volontaires pour les agents. Enfin, le gouvernement veut faciliter le recours au contrat  pour les missions qui ne sont pas spécifiques au service public. Sur le second chantier interministériel consacré à la simplification et à la qualité de service, toutes les administrations en relation avec le public devront d’ici 2020 publier des indicateurs de résultats et de qualité de service. Encore une décision à l’envers car avant de définir des indicateurs encore aurait-il fallu préciser la nature du service. Finalement on fait comme dans la police et la gendarmerie en matière de délinquance : on mesure le nombre  de procès-verbaux pour définir leur  efficacité !

12345...27



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol