Archive pour le Tag 'Français'

Popularité Macron : seulement 37 % de Français satisfaits

Popularité Macron : seulement 37 % de Français satisfaits

 

 

Pas de quoi être vraiment triomphal avec les enquêtes d’opinion concernant la popularité de Macron qui parvient tout juste à faire mieux que précisément de présidents qui n’ont pas été réélus pour une seconde fois à savoir Hollande et Sarkozy. Macon fait moins bien que les présidents réélus Jacques Chirac (56% en 2001), François Mitterrand (56% en 1987) et le général de Gaulle (54% en décembre 1964), ou battu comme Valéry Giscard d’Estaing (45% en avril 1980). Malgré la succession de crises, le chef de l’Etat conserve un socle de soutien solide : 75% de ses électeurs de 2017 se disent satisfaits de son action.

 

La stabilité de la cote présidentielle en avril dissimule toutefois un nouveau recul chez les plus de 65 ans (-4 points) et les sympathisants LR (-4). Macron a perdu 18 points dans l’électorat de droite depuis décembre dernier. Alors que la droite compte désormais un candidat officiellement déclaré, Xavier Bertrand, « une partie du socle électoral d’Emmanuel Macron est en train de s’éroder », souligne Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. A tel point qu’il compte désormais plus de satisfaits chez les sympathisants PS (39%, +3 points) et EELV (40%, +7 points) que chez Les Républicains (30%).

Interrogés par l’Ifop, les 50-64 ans et les plus âgés expriment selon Frédéric Dabi de fortes critiques sur l’organisation de la campagne de vaccination, qui les concerne pour l’heure au premier chef, et pointent retards ou dysfonctionnements. Un mécontentement que le Premier ministre Jean Castex « paie cash » selon Dabi. Avec seulement 34% de satisfaits (-2 points), il atteint son score le plus bas depuis son arrivée à Matignon en juillet dernier.

Sondage Présidentielle : situation des catastrophique de la gauche pour 80 % des Français

Sondage Présidentielle : situation des catastrophique de la gauche pour 80 % des Français

L’effondrement politique et culturel de la gauche se confirme en France. D’après un sondage Odoxa Backbone Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info ,  82% des Français considèrent que la situation de la gauche est «mauvaise». Même les Français s’auto-positionnant à gauche ne sont pas plus positifs, puisque 78% d’entre eux jugent «mauvaise» la situation de leur famille idéologique.

Les résultats de l’enquête révèlent également un effondrement de l’affirmation de l’identité de gauche au profit de celle de droite. Désormais, plus de quatre Français sur dix ne parviennent pas ou refusent de se positionner à gauche, et ceux qui se positionnent sont nettement plus nombreux à se classer à droite (26%) plutôt que sur cet axe (20%) ou au centre (15%).

Par ailleurs, ce sondage révèle également qu’aucun parti ni aucune personnalité de gauche ne se détache réellement pour porter le flambeau à la présidentielle : ni Anne Hidalgo, ni Jean-Luc Mélenchon, ni Christiane Taubira ni Yannick Jadot ne sont jugés crédibles pour cela par les Français, ni même par les sympathisants de gauche.

Ordinateur quantique : un français face aux Américains ?

Ordinateur quantique : un français face aux  Américains ? 

 

Georges-Olivier Reymond, président cofondateur de Pasqal, se prépare à annoncer, d’ici une quinzaine de jours, une levée de fonds « à deux chiffres », en millions, selon une source proche. Un record pour le secteur. Pourtant, lorsqu’il a soutenu sa thèse sur ce sujet à l’Institut d’optique il y a vingt ans, il n’imaginait pas, après sa carrière d’ingénieur dans l’industrie, qu’il serait le premier Français à produire un ordinateur quantique.


Créée en 2019 comme une émanation de l’Institut d’optique, et avec les conseils du physicien Alain Aspect − connu pour ses travaux sur l’intrication quantique −, la société a conçu un prototype de machine quantique capable de manipuler 100 à 200 qubits. Le qubit est la plus petite unité de base d’un calculateur quantique, l’équivalent du transistor pour un ordinateur traditionnel. « Ce n’est pas encore une machine industrielle, mais cela en sera une lorsque nous atteindrons 1 000 qubits, d’ici à 2023 », affirme Georges-Olivier Reymond.

« Un ou deux ans d’avance »

La société a financé ses débuts grâce à une subvention de l’agence européenne d’innovation de rupture (European Innovation Council), à différents dispositifs de la banque publique Bpifrance et à un investissement en amorçage du fonds Quantonation. Elle a aussi remporté le Grand Prix du concours d’innovation i-Lab de Bpifrance. « Nous avons un ou deux ans d’avance dans la technologie que nous avons développée, et nous sommes la première société française à produire une machine quantique. Cela nous donne un avantage compétitif », se félicite Georges-Olivier Reymond.


Bien sûr, Pasqal a des concurrents, essentiellement américains et issus du monde académique. « Il y a quelques années, on comptait trois groupes académiques qui travaillaient sur le sujet dans le monde, il y en a plus de cinquante aujourd’hui. Tout le monde se lance dans le quantique, c’est très impressionnant. On n’a jamais vu ça en physique. Il faut dire que c’est une vraie technologie de rupture. » Pasqal compte aujourd’hui vingt personnes, en plus des cinq cofondateurs. « Nous recrutons vingt personnes cette année, surtout des ingénieurs pour développer et produire les machines qui seront prochainement installées dans des centres de calcul. Notre effectif devrait être de cent personnes en 2023 », anticipe-t-il. Avis aux amateurs…

Sondage AstraZeneca : plus de 70 % des Français méfiants

Sondage AstraZeneca : plus de 70 % des Français méfiants

Selon l’enquête* Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France Info publiée ce jeudi les Français sont  71% à se méfier du vaccin britannique. La confiance s’étiole au fil des semaines à cause des cas de thromboses relevés dans plusieurs pays, qui ont entraîné la suspension de la vaccination avec ce produit pendant plusieurs jours le mois dernier.

Mercredi, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a reconnu pour la première fois que ce vaccin pouvait provoquer de très rares problèmes sanguins, tout en assurant qu’il fallait continuer à l’administrer, la balance bénéfice/risque restant «positive». Mais le mal semble fait et sur le terrain, de plus en plus de patients refusent de se voir injecter le produit, préférant en attendre un autre. Ils font ainsi confiance à 70% à celui de Pfizer, à 65% à celui de Moderna et à 59% au produit Janssen dont les premières doses sont attendues la semaine du 19 avril en France.

 

Et ce ne sont sans doute pas les exhortations du gouvernement qui les feront changer d’avis, puisque seules 36% des personnes interrogées lui font confiance concernant la politique vaccinale. 67% ne la jugent pas efficace, 68% pas cohérente et 77% estiment qu’elle n’est pas menée à un bon rythme. D’ailleurs, si les Français sont conscients que la vaccination est la seule solution efficace pour en finir avec la pandémie, 64% d’entre eux ne croient pas en la promesse du président Emmanuel Macron de fournir un vaccin anti-Covid à tous les Français qui le souhaitent «d’ici à la fin de l’été». Seuls 6% sont persuadés qu’elle sera tenue, un pourcentage qui ne grimpe qu’à 14% chez les sympathisants LREM.

 

* Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1004 Français interrogés par internet les 7 et 8 avril 2021.

Nouvelle carte d’identité français-anglais: Start-up Nation ou république française ?

Nouvelle carte d’identité français-anglais: Start-up Nation ou république française ?

 

Un collectif d’écrivains et d’artistes, parmi lesquels Jean Rouaud, Florence Delay, Jean-Marie Rouart ou Ernest Pignon-Ernest, critique, dans une tribune au « Monde », la nouvelle carte d’identité bilingue français-anglais. Ils préconisent plutôt que chaque région française choisisse, afin de les célébrer, l’une des vingt-six langues officielles de l’Union.

 

Tribune.

 

 La langue française a été littéralement laminée par cinquante ans de présence anglaise dans les instances européennes, en dépit de la promesse qu’Edward Heath avait faite à Georges Pompidou de respecter les langues fondatrices du marché commun, quand le premier ministre anglais, en 1973, en sollicitait l’entrée pour son pays.

Avec le Brexit, et dans la perspective de la présidence française de l’Union, en 2022, et alors que les fonctionnaires francophones de Bruxelles en sont réduits à signer une pétition pour « réclamer le droit de travailler en français », une opportunité de la dernière chance se présente : celle d’en finir avec les conduites vassales, par une immédiate et vigoureuse offensive du type pont d’Arcole…


A l’instant où l’Elysée annonçait, le 20 mars, des mesures « novatrices » en faveur de la langue française, survient une nouvelle carte nationale d’identité « bilingue » français-anglais, diffusée déjà dans trois départements ; or, à la différence de tout autre document administratif, y compris le passeport déjà rédigé en anglais, ou encore le passeport sanitaire, la « carte nationale d’identité » reste le seul document commun aux 65 millions de citoyens sans exception et qui, sous ces mots tellement chargés (nationale, identité), rapporte la caution de toutes les informations qu’elle contient aux données personnelles de chaque citoyen : un tel document constitue une ligne rouge symbolique.

La France, une variante locale du Commonwealth

Que l’on le veuille ou non, la traduction de l’intitulé et de ces données en anglais, totalement inutile sur le plan pratique, objective cinq messages dans l’ordre du symbolique : la France est un pays bilingue, comme le Canada ou le Cameroun (alors que la France est le seul pays francophone à déployer la langue française sur tout le territoire) ; le français n’est pas une langue internationale, quand la langue française est parlée sur les cinq continents.

Les 45 pays qui ont notre langue en partage apprécieront ; nous sommes une variante locale du Commonwealth, plutôt qu’un pays d’Europe (où l’anglais n’est plus la seule langue unique d’aucun des 26 Etats membres) ; la France est figurée en start-up nation, information que l’on pourrait substituer à République française, d’autant que la nouvelle carte se présente sur le modèle d’une carte de crédit, ou de carte de fidélité pour la boutique France…

Mais davantage encore, c’est l’Etat français lui-même, et non plus ces innombrables autocolonisés, unfrench et fiers de l’être, que Michel Serres appelait les « collabos de la pub et du fric », c’est l’Etat qui méprise la Constitution de la République (article II) et qui enfreint la loi Toubon (article 4) : est-il nécessaire de « traduire » carte nationale d’identité par « national identity card », trois mots français passés à l’anglais depuis Hastings ?

FACEBOOK : piratage de 20 MILLIONS DE FRANÇAIS

FACEBOOK : piratage de 20 MILLIONS DE FRANÇAIS

Un immense piratage des numéros de téléphone de près de la moitié des utilisateurs de Facebook en France. Des listes de téléphones qui seront vendus à prix d’or pour le démarchage commercial. La moitié des 40 millions d’utilisateurs français de Facebook sont touchés: comme le révèle le chercheur en cybersécurité Alon Gal, les numéros de téléphone de 533 millions d’utilisateurs du réseau social – qui en compte près de trois milliards dans le monde – sont désormais librement accessibles sur le Web. La fuite de données, l’une des plus graves ayant touché la multinationale, avait été découverte en janvier dernier.

Avant la mise à disposition gratuite du fichier sur des forums de hackers, les numéros de téléphone pouvaient être achetés par le biais de la messagerie russe Telegram. Cette nouvelle étape devrait faire prendre une autre ampleur à la diffusion de ces données, désormais facilitée.

En plus des numéros de téléphone, la fuite concerne l’identifiant Facebook des victimes, permettant de faire le lien avec leur profil. Autant d’informations sensibles qui pourraient être utilisées par des personnes peu scrupuleuses pour du démarchage téléphonique, mais aussi des tentatives d’escroquerie en ligne. La fuite est qualifiée de “négligence absolue” par Alon Gal, sur son compte Twitter.

En plus de la France, d’autres pays européens sont particulièrement concernés, avec 36 millions de victimes en Italie, 11 millions en Espagne ou encore 6 millions en Allemagne. Aux États-Unis, 32 millions de personnes sont touchées.

Toujours sur Twitter, une cadre de Facebook rappelle que la fuite de données est liée à une faille de sécurité qui a été corrigée en 2019, sans toutefois que n’ait pu être empêchée cette collecte massive par les hackers.

Crise élevage bovin : un appel de 143 parlementaires français

Crise élevage bovin : un appel de 143 parlementaires français

Dans une tribune, 143 parlementaires de tous bords, du PCF à LR, appellent à soutenir la filière viande de l’élevage bovin français .

 

Tribune

 

« Nous sommes dans une économie de marché. » Voilà la réponse, lapidaire, apportée aux éleveurs de bovins de race à viande français, qui demandent la garantie de prix couvrant leur coût de production.

Depuis des années, les pouvoirs publics ne cessent d’apporter des mots de soutien aux éleveurs. Mais quel secteur économique peut se contenter de mots pour vivre? Trois ans après le lancement des Etats Généraux de l’Alimentation et l’espoir qu’ils ont fait naître, les éleveurs ont perdu 30% de leurs revenus pour se contenter, désormais, de moins de 700 euros par mois. 8.000 euros par an! Voilà ce qu’ils valent dans l’économie de marché.

Conséquence logique de cette situation, la France compte, chaque année, 2.000 éleveurs bovins de moins. Et ce n’est pas seulement un drame humain. La disparition des élevages et de leurs animaux dans nos paysages n’est plus un fantasme. Elle est là, à nos portes, dans le silence général. Avec elle, nous assistons à la disparition d’une part de notre identité culturelle commune fondée sur une agriculture familiale et une alimentation qui font encore la réputation de la France. Pour combien de temps?

Les éleveurs sont les premiers à savoir ce qu’est une économie de marché. Ils y sont plongés chaque jour. En principe, elle répond à des règles simples d’offre et de demande, à des conditions de concurrence loyale et non faussée. C’est ce que disent nos textes de loi. Ainsi doit-elle permettre à la qualité de se démarquer et de trouver la juste rémunération des efforts qu’elle nécessite. Mais ce n’est pas cette économie de marché qui régit le secteur de la viande bovine : c’est une économie de destruction, qui considère qu’un animal nourri à l’herbe dans une exploitation familiale répondant à tous les critères du développement durable dont la France se veut la championne, n’a pas plus de valeur qu’un animal poussé en élevage industriel à grands coups d’antibiotiques à l’international.

Tout se passe comme si personne ne voulait voir l’incompatibilité criante qui existe entre cette fameuse économie de marché et la durabilité aujourd’hui imposée, à raison, aux producteurs.

Car ce n’est pas un modèle d’élevage industrialisé, capable de résister à la concurrence de fermes-usines américaines ou d’autres élevages sans norme environnementale et sanitaire stricte, que les pouvoirs publics ont promu à l’occasion des Etats Généraux de l’Alimentation. Ce n’est pas, non plus, ce modèle que les citoyens plébiscitent.

Nous tous, éleveurs, associations, élus, soutenons ce cap, cette orientation donnée à l’élevage. Mais ce choix français doit être pleinement assumé! Si les Etats généraux de l’Alimentation ont été une bonne initiative, nous constatons que la loi Egalim est impuissante à faire entrer le discours dans la réalité.

Les éleveurs sont les premiers à vouloir mener à bien la « transition agroécologique ». Ils ont tout à gagner à placer l’économie dans ces rails de l’écologie. A l’heure de la lutte contre le réchauffement climatique, notre modèle d’élevage français permet de privilégier la qualité sur la quantité, de mettre nos prairies au service de la captation du carbone, de la préservation de la biodiversité. Mais ils ne peuvent le faire sans que le pouvoir politique, quel qu’il soit, en tire les conséquences sur les politiques de prix, sur le partage de la valeur ajoutée tout au long de la filière, de la fourche à la fourchette.

Il n’y a pas ici de « en même temps » possible et l’Etat doit permettre aux éleveurs d’obtenir des prix couvrant, au moins, leur coût de production. Sans cela, la France perdra sur tous les plans : celui de sa souveraineté alimentaire, comme de la durabilité. Deux enjeux à concilier dont le Président de la République et le Gouvernement affirment faire leur priorité, sans jamais les concrétiser.

Signataires

  • Bruno DUFAYET, éleveur de bovins de race à viande dans le Cantal, Président de la Fédération Nationale Bovine.
  • Anne-Catherine LOISIER, Sénatrice de la Côte d’Or (Union Centriste)
  • André CHASSAIGNE, Député du Puy-de-Dôme (Gauche Démocrate et Républicaine)
  • Dominique POTIER, Député de la Meurthe-et-Moselle (Socialistes et apparentés)
  • Antoine HERTH, Député du Bas-Rhin (Agir Ensemble)
  • Olivier RIETMANN, Sénateur de la Haute-Saône (Les Républicains)
  • François RUFFIN, Député de la Somme (France Insoumise)
  • Eric ANDRIEU, Député européen (Socialistes et Démocrates)
  • Joël AVIRAGNET, Député de la Haute-Garonne (Socialistes et Apparentés)
  • Jean-Michel ARNAUD, Sénateur des Hautes-Alpes (Union centriste)
  • Serge BABARY, Sénateur d’Indre-et-Loire (Les Républicains)
  • Delphine BATHO, Députée des Deux-Sèvres (Génération Ecologie)
  • Arnaud BAZIN, Sénateur du Val-d’Oise (Les Républicains)
  • Gisèle BIEMOURET, Députée du Gers (Socialistes et apparentés)
  • Catherine BELRHITI, Sénatrice de la Moselle (Les Républicains)
  • Martine BERTHET, Sénatrice de la Savoie (Les Républicains)
  • Annick BILLON, Sénatrice de la Vendée (Union Centriste)
  • Benoît BITEAU, Député européen (Les Verts)
  • Philippe BOLO, Député du Maine et Loire (Modem)
  • Bernard BONNE, Sénateur de la Loire (Les Républicains)
  • Philippe BONNECARRERE, Sénateur du Tarn (Union Centriste)
  • François BONNEAU, Sénateur de la Charente (Union Centriste)
  • Jean-Yves BONY, Député du Cantal (Les Républicains)
  • Jean-Luc BOURGEAUX, Député de l’Ille et Vilaine (Les Républicains)
  • Jean-Marc BOYER, Sénateur du Puy-de-Dôme (Les Républicains)
  • Max BRISSON, Sénateur des Pyrénées-Atlantiques (Les Républicains)
  • Céline BRULIN, Sénatrice de la Seine-Maritime (Communistes, Républicains et Citoyens)
  • Marie-Georges BUFFET, Députée de Seine-Saint-Denis (Gauche Démocrate et Républicaine)
  • Henri CABANEL, Sénateur de l’Hérault (Rassemblement Démocratique et Social Européen)
  • Emmanuel CAPUS, Sénateur du Maine et Loire (Agir Ensemble)
  • Jean-Noël CARDOUX, Sénateur du Loiret (Les Républicains)
  • Annie CHAPELIER, Députée du Gard (Agir Ensemble)
  • Daniel CHASSEING, Sénateur de la Corrèze (Les Indépendants)
  • Paul CHRISTOPHE, Député du Nord (Agir Ensemble)
  • Olivier CIGOLOTTI, Sénateur de la Haute-Loire (Union Centriste)
  • Cécile CUKIERMAN, Sénatrice de la Loire (Communistes, Républicains et Citoyens)
  • Arnaud DANJEAN, Député européen (Parti Populaire Européen)
  • Mathieu DARNAUD, Sénateur de l’Ardèche (Les Républicains)
  • Marc-Philippe DAUBRESSE, Sénateur du Nord (Les Républicains)
  • Alain DAVID, Député de la Gironde (Socialistes et Apparentés)
  • Jean-Pierre DECOOL, Sénateur du Nord (Les indépendants)
  • Nathalie DELATTRE, Sénatrice de la Gironde (Rassemblement Démocratique et Social Européen)
  • Sonia DE LA PROVÔTE, Sénatrice du Calvados (Union Centriste)
  • Bernard DELCROS, Sénateur du Cantal (Union Centriste)
  • Patricia DEMAS, Sénatrice des Alpes-Maritimes (Les Républicains)
  • Stéphane DEMILLY, Sénateur de la Somme (Union Centriste)
  • Catherine DEROCHE, Sénatrice du Maine-et-Loire (Les Républicains)
  • Vincent DESCOEUR, Député du Cantal (Les Républicains)
  • Nassimah DINDAR, Sénatrice de La Réunion (Union Centriste)
  • Julien DIVE, Député de l’Aisne (Les Républicains)
  • Élisabeth DOISNEAU, Sénatrice de la Mayenne (Union Centriste)
  • Virginie DUBY-MULLER, Député de la Haute-Savoie (Les Républicains)
  • Alain DUFFOURG, Sénateur du Gers (Union Centriste)
  • Catherine DUMAS, Sénatrice de Paris (Les Républicains)
  • Françoise DUMONT, Sénatrice du Var (Les Républicains)
  • Laurence DUMONT, Députée du Calvados (Socialistes et Apparentés)
  • Jérôme DURAIN, Sénateur de Saône-et-Loire (Socialistes)
  • Jean-Paul DUFREGNE, Député de l’Allier (Gauche Démocrate et Républicaine)
  • Marie EVRARD, Sénatrice de l’Yonne (La République En Marche)
  • Olivier FAURE, Député de la Seine-et-Marne (Premier Secrétaire du Parti Socialiste)
  • Françoise FERAT, Sénatrice de la Marne (Union Centriste)
  • Philippe FOLLIOT, Sénateur du Tarn (La République En Marche)
  • Bernard FOURNIER, Sénateur de la Loire (Les Républicains)
  • Agnès FIRMIN LE BODO, Députée de Seine-Maritime (Agir Ensemble)
  • Guillaume GAROT, Député de la Mayenne (Parti Socialiste)
  • Françoise GATEL, Sénatrice d’Ille-et-Vilaine (Union centriste)
  • Fabien GENET, Sénateur de la Saône-et-Loire (Les Républicains)
  • Éric GOLD, Sénateur du Puy-de-Dôme (Rassemblement Démocratique et Social Européen)
  • Guillaume GONTARD, Sénateur de l’Isère (Ecologiste, Solidarité et Territoires)
  • Nathalie GOULET, Sénatrice de l’Orne (Union Centriste)
  • Claude GRUFFAT, Député européen (Les Verts)
  • Pascale GRUNY, Sénatrice de l’Aisne (Les Républicains)
  • Jocelyne GUIDEZ, Sénatrice de l’Essonne (Union Centriste)
  • Pierre HENRIET, Député de la Vendée (La République En Marche)
  • Olivier HENNO, Sénateur du Nord (Union Centriste)
  • Loïc HERVE, Sénateur de la Haute-Savoie (Union Centriste)
  • Jean HINGRAY, Sénateur des Vosges (Union Centriste)
  • Alain HOUPERT, Sénateur de la Côte-d’Or (Les Républicains)
  • Philippe HUPPE, Député de l’Hérault (Agir Ensemble)
  • Annick JACQUEMET, Sénatrice du Doubs (Union Centriste)
  • Christian JACOB, Député de Seine-et-Marne (Président des Républicains)
  • Yannick JADOT, Député européen (Les Verts)
  • Patrice JOLY, Sénateur de la Nièvre (Socialistes)
  • Else JOSEPH, Sénatrice des Ardennes (Les Républicains)
  • Chantal JOURDAN, Députée de l’Orne (Parti Socialiste)
  • Sébastien JUMEL, Député de Seine-Maritime (Gauche Démocrate et Républicaine)
  • Marietta KARAMANLI, Députée de la Sarthe (Socialistes et Apparentés)
  • Manuela KECLARD-MONDERSIR, Députée de la Martinique (Gauche Démocrate et Républicaine)
  • Claude KERN, Sénateur du Bas-Rhin (Union centriste)
  • Christian KLINGER, Sénateur du Haut-Rhin (Les Républicains)
  • Gérard LAHELLEC, Sénateur des Côtes d’Armor (Communistes, Républicains et Citoyens)
  • Michel LAUGIER, Sénateur des Yvelines (Union Centriste)
  • Daniel LAURENT, Sénateur de la Charente-Maritime (Les Républicains)
  • Patricia LEMOINE, Députée de Seine-et-Marne (Agir Ensemble)
  • Antoine LEFEVRE, Sénateur de l’Aisne (Les Républicains)
  • Jacques LE NAY, Sénateur du Morbihan (Union Centriste)
  • Gérard LESEUL, Député de Seine Maritime (Socialistes et Apparentés)
  • Pierre-Antoine LEVI, Sénateur du Tarn-et-Garonne (Union Centriste)
  • Jean-François LONGEOT, Sénateur du Doubs (Union Centriste)
  • Vivette LOPEZ, Sénatrice du Gard (Les Républicains)
  • Pierre LOUAULT, Sénateur d’Indre-et-Loire (Union Centriste)
  • Véronique LOUWAGIE, Députée de l’Orne (Les Républicains)
  • Jean-Jacques LOZACH, Sénateur de la Creuse (Socialistes)
  • Lise MAGNIER, Députée de la Marne (Agir Ensemble)
  • Josette MANIN, Députée de la Martinique (Socialistes et Apparentés)
  • Hervé MAUREY, Sénateur de l’Eure (Union centriste)
  • Marie MERCIER, Sénatrice de la Saône-et-Loire (Les Républicains)
  • Sébastien MEURANT, Sénateur du Val-d’Oise (Les Républicains)
  • Jean-Michel MIS, Député de la Loire (LREM)
  • Jean-Marie MIZZON, Sénateur de la Moselle (Union centriste)
  • Jean-Pierre MOGA, Sénateur de Lot-et-Garonne (Union Centriste)
  • Marie-Pierre MONIER, Sénatrice de la Drôme (Socialistes)
  • Catherine MORIN-DESAILLY, Sénatrice de la Seine-Maritime (Union centriste)
  • Philippe MOUILLER, Sénateur des Deux-Sèvres (Les Républicains)
  • Philippe NAILLET, Député de la Réunion (Socialistes et Apparentés)
  • Jérôme NURY, Député de l’Orne (Les Républicains)
  • Matthieu ORPHELIN, Député du Maine-et-Loire (Ecologistes)
  • Cedric PERRIN, Sénateur du Territoire de Belfort (Les Républicains)
  • Stéphane PIEDNOIR, Sénateur du Maine-et-Loire (Les Républicains)
  • Christine PIRES-BEAUNE, Députée du Puy-de-Dôme (Socialistes et Apparentés)
  • Sebastien PLA, Sénateur de l’Aude (Socialistes)
  • Kristina PLUCHET, Sénatrice de l’Eure (Les Républicains)
  • Rémy POINTEREAU, Sénateur du Cher (Les Républicains)
  • Valérie RABAULT, Députée du Tarn-et-Garonne (Socialistes et Apparentés)
  • Richard RAMOS, Député du Loiret (Modem)
  • Rémi REBEYROTTE, Député de Saône-et-Loire (LREM)
  • Vincent ROLLAND, Député de la Savoie (Les Républicains)
  • Claudia ROUAUX, Députée de l’Ille-et-Vilaine (Socialistes et Apparentés)
  • Fabien ROUSSEL, Député du Nord (Gauche Démocrate et Républicaine)
  • Isabelle SANTIAGO, Députée du Val de Marne (Socialistes et Apparentés)
  • Stéphane SAUTAREL, Sénateur du Cantal (Les Républicains)
  • Denise SAINT-PÊ, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques (Union Centriste)
  • Anne SANDER, Députée européenne (Parti Populaire Européen)
  • René-Paul SAVARY, Sénateur de la Marne (Les Républicains)
  • Michel SAVIN, Sénateur de l’Isère (Les Républicains)
  • Bruno SIDO, Sénateur de la Haute-Marne (Les Républicains)
  • Nadia SOLLOGOUB, Sénatrice de la Nièvre (Union Centriste)
  • Laurent SOMON, Sénateur de la Somme (Les Républicains)
  • Sylvie TOLMONT, Députée de la Sarthe (Socialistes et Apparentés)
  • Anne VENTALON, Sénatrice de l’Ardèche (Les Républicains)
  • Sylvie VERMEILLET, Sénatrice du Jura (Union Centriste)
  • Michèle VICTORY, Députée de l’Ardèche (Socialistes et Apparentés)
  • Jean Pierre VOGEL, Sénateur de la Sarthe (Les Républicains)
  • Dany WATTEBLED, Sénateur du Nord (Les Indépendants)

Macron à la télé : 31 millions de Français pour l’audience président monarque

Macron à la télé : 31 millions de Français pour l’audience  président monarque

Conséquence du régime de monarchie républicaine que connaît la France, l’allocution du président a encore été suivie par 31 millions de Français. Il est vrai qu’en matière de crise sanitaire c’est le président qui décide à peu près de tout et seul. Le premier ministre, le ministre de la santé assurent  le service après-vente et le parlement joue les utilités. Une intervention de 24 minutes surtout consacrées à l’auto justification du pouvoir qui a pourtant changé de stratégie. Tout cela pour annoncer la fermeture des écoles et la limitation de la mobilité dans un rayon de 10 km. Dans le détail, près de 12,6 millions de téléspectateurs se sont massés devant TF1, ce qui représente une part d’audience de près de 38%. Sur France 2, quasiment 10 millions de personnes étaient aussi au rendez-vous, soit 29,2% du public. M6, qui retransmettait l’intervention, a fédéré de son côté 3,3 millions de Français. TMC en a attiré 1,3 million supplémentaire. Et Canal+, autour de 300 000. L’audience des chaînes d’information en continu, qui ont retransmis l’allocution du chef de l’État, est déjà comptabilisée. Mais le détail des chiffres pour chacune d’elles ne sera pas publié avant 11 heures.

Covid-19 : des Français déjà contaminés en novembre 2019

Covid-19 : des Français déjà contaminés en novembre 2019 

Ils étaient porteurs du virus dès novembre 2019 sans le savoir. Treize Français ont été testés positifs a posteriori par des chercheurs de l’Inserm. Ils ont trouvé des anticorps dans des prélèvements sanguins effectués dès novembre 2019. mais les contaminés  été avisé qu’en septembre 2020. certains ont présenté les symptômes du Covid, d’autres étaient assymtomatiques.  Témoignages exclusifs de ces nouveaux patients zéro recueillis par la cellule investigation de Radio France.

Quand on leur a fait un prélèvement de sang en novembre et décembre 2019, ils étaient loin de se douter qu’ils étaient porteurs du SARS-CoV-2, et qu’ils deviendraient les premiers Français contaminés bien avant le déclenchement de l’épidémie. C’est en effet près d’un an plus tard, en septembre 2020, qu’ils ont appris qu’ils avaient été infectés. Le professeur Fabrice Carrat, directeur de l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (Inserm, Sorbonne Université), a eu l’idée d’analyser 9 000 échantillons de sang prélevés sur des participants de la cohorte Constances*. « Depuis 2018, on propose à des volontaires de participer à la mise en place d’une biobanque, explique Marie Zins, la directrice scientifique de ce projet. Ils acceptent que des échantillons de leur sang et de leurs urines soient congelés dans des grandes cuves d’azote pour des recherches ultérieures. Avec le professeur Carrat, nous nous sommes dit que ce serait intéressant de retrouver des traces du virus, c’est-à-dire la présence d’anticorps entre le mois de novembre 2019 et le mois de mars 2020. »

Les 9 000 échantillons de sang des participants ont donc été testés, ce qui a permis d’identifier 176 cas positifs. Un second test, réputé fiable et plus spécifique, a ensuite permis d’éliminer les faux positifs pour n’en retenir plus que treize, dont une dizaine qui avaient été prélevés en novembre et décembre 2019 (voir ici le rapport de l’étude publiée le 6 février 2021). Puis, les personnes ont répondu à des questionnaires qui ont permis d’en savoir plus sur les circonstances de leur infection.

 

Ces cas  appellent plusieurs questions :

1 – Le virus circulait-il en Chine ailleurs qu’à Wuhan avant le début de l’épidémie ? C’est possible, puisque le voyageur français qui a été contaminé dans ce pays ne s’est pas rendu à Wuhan. Il peut cependant avoir été contaminé, par exemple, par une personne qui, elle, venait bien de Wuhan. Néanmoins, le professeur Carrat de l’Inserm « ne pense pas que tout soit né à Wuhan. »

« Ce qui est né à Wuhan, c’est le virus qu’on connaît en France et qui a donné cette pandémie. Ça ne veut pas dire que le virus n’était pas là avant. Il circulait. »

Professeur Carrat (Inserm)  à franceinfo

2 – Si le virus était présent dans d’autres régions en octobre ou novembre 2019, comment expliquer que l’épidémie ait démarré à Wuhan ? Fabrice Carrat émet l’hypothèse que si le virus circulait dans d’autres endroits en Chine, c’est bien à Wuhan qu’il aurait muté pour devenir plus contagieux : « Le virus qui a infecté le couple de voyageurs français en Chine était peut-être un variant qui se transmettait moins bien que celui qui est arrivé le 8 décembre à Wuhan. Et surtout, c’est sans doute un variant qui donnait un peu moins de formes graves« , explique-t-il. Mais pour le professeur, il s’agissait bien du même virus : « Ce n’était pas un coronavirus saisonnier comme ceux qu’on a l’habitude de détecter dans les épidémies hivernales. C’était vraiment le SARS-CoV-2, mais c’était peut-être un variant précurseur à celui qui a donné l’épidémie mondiale. »

3 – Si le virus est arrivé dès le mois de novembre ou d’octobre, pourquoi l’épidémie n’a-t-elle pas démarré plus tôt ? Pour Florence Débarre, qui fait de la modélisation en biologie évolutive au CNRS, les cas n’étaient peut-être pas suffisamment nombreux pour faire démarrer une épidémie. « Si les cas révélés par les travaux du professeur Carrat sont de vrais positifs, il est possible qu’il y ait eu quelques cas, mais que cela se soit arrêté par l’effet du hasard. On a dit qu’une personne en affecte trois en moyenne. Mais c’est une moyenne. Certaines n’infectent personne, alors que d’autres en infectent beaucoup. Donc la probabilité qu’un premier cas donne naissance à une épidémie est relativement faible. »

4 – Enfin, si le virus circulait en France plusieurs mois avant le début de la pandémie, est-il possible que ce virus ne soit pas venu de Chine ? « L’hypothèse la plus probable est que le berceau de la naissance du SARS-CoV-2 soit bien la Chine, explique le professeur Jean-Claude Desenclos, épidémiologiste et ancien directeur scientifique à Santé publique France. L’ancêtre du SARS-CoV-2 le plus proche a déjà été identifié en 2013 en Chine. Donc, tout cela fait un faisceau d’arguments qui rend cette hypothèse la plus vraisemblable. »

*La cohorte Constances est la plus grande cohorte épidémiologique suivie actuellement en France avec 220 000 individus suivis sur le long terme. Elle a été lancée en 2012 et financée par le programme d’investissements d’avenir de l’État. L’objectif est de comprendre quels sont les facteurs qui augmentent les risques de maladie des participants – tous volontaires – comme l’environnement ou le travail.

 

« Tous les Français pourront être vaccinés d’ici la fin de l’été » : le mensonge criminel de Macron

« Tous les Français pourront être vaccinés d’ici la fin de l’été » : le mensonge criminel de Macron

Encore un énorme mensonge de Macron qui justifierait des poursuites judiciaires quand il affirme que tous les Français qui le souhaitent pourront se faire vacciner ici l’été. Or les chiffres le contredisent complètement. En effet jusque-là on a à peine vacciner 10 millions de personnes en trois mois. Au mieux dans les trois mois qui viennent on aura vacciné 15 à 20 millions de personnes.

Soit au total 25 à 35 millions de Français. Et encore à condition que les commandes passées au laboratoire soient effectivement respectées et à condition que la logistique suive puisque actuellement 30 % par exemple des doses sont immobilisés du faite précisément des défaillances logistiques. On voit donc mal comment 66 millions de Français pourraient être vaccinés d’ici l’été. En attendant cet attentisme et ses contradictions se traduisent par de nouvelles personnes contaminées et des mœurs supplémentaires dont la responsabilité impute directement au gouvernement et à Macron qui pour cette raison mériterait d’être jugé par la justice ordinaire et non par la très complaisante Haute Cour de justice composée d’élus ! Et Macron de continuer à mentir de façon éhontée voire criminelle.

« Pour cela, il faut une augmentation importante des livraisons dans les semaines à venir et les prochains mois et les commandes comme les mécanismes mis en place par les européens le permettra« , a assuré Emmanuel Macron dans une conférence de presse à l’issue du premier Conseil européen, retransmise sur BFMTV.

 

Panzani : rachat par le français Lustucru

Panzani : rachat par le français Lustucru

Lustucru, société contrôlée par la famille Skalli, se prépare à ce que le premier groupe agroalimentaire Le groupe français Lustucru est prêt à faire une offre de rachat pour Panzani, qui pourrait être mis en vente pour 600 millions d’euros, affirme le quotidien Les Echos jeudi soir.

Lustucru, société contrôlée par la famille Skalli, se prépare à ce que le premier groupe agroalimentaire espagnol, Ebro Foods, actuel propriétaire de Panzani, démarre le processus de vente en avril. Dans ce cadre, Lustucru s’associerait au fonds britannique CVC, selon Les Echos. Ebro Foods possède par ailleurs Lustucru Sélection (pâtes fraîches…), issue de la scission de Lustucru en deux sociétés en 2002.

Elections régionales : les Français pour un report à 71 %

Elections régionales : les Français pour un report à 71 %

 

 

Il y a plusieurs raisons à ce souhait d’un report des élections régionales. D’abord et surtout d’un point de vue structurel ces sélections mobilisent très peu l’électorat qui ne comprend pas grand-chose à la responsabilité des échelons électifs intermédiaires. Pratiquement personne ne connaît d’ailleurs le nom des élus régionaux et départementaux. La seconde raison est évidemment sanitaire car il y a d’autres priorités que ces élections qui intéressent surtout le petit peuple des élus. Selon un sondage Odoxa Backbone-Consulting réalisé pour Le Figaro et France Info, 71% des Français approuveraient que cette décision soit prise pour des motifs de santé publique.

 

Livret A : encore un record qui manifeste l’attentisme des Français

Livret A : encore un record qui manifeste l’attentisme des Français

 

Encore un record en février avec près de 3 milliards de collecte. Au total,  les montants sur les différents livrets d’épargne représentent près de 500 milliards soit une hausse de 10 % sur un an. Pourtant ces livrets  ne rapportent  pratiquement rien puisque la rémunération est seulement de 0,5 % par an soit très en-dessous de l’inflation réelle.

 

Notons par parenthèse que l’indicateur de mesure des prix à la consommation de l’INSEE est devenu complètement obsolète compte tenu de la modification de la structure de consommation. L’inflation réelle et plus proche des 2 à 3 % au liue de 1 % constaté sur un an. De toute manière, l’épargne placée sur les livrets traditionnels ne rapporte pas. En tout cas guère plus que l’épargne llaissée  sur les comptes courants bancaires qui représentent eux aussi autour de 500 milliards. La preuve que la  troisième vague sanitaire va porter un sérieux au moral et à l’économie.

Le précédent record de collecte pour le deuxième mois de l’année correspondait à 2,4 milliards récoltés en février 2009, année durant laquelle la commercialisation du Livret A avait été ouverte à l’ensemble des établissements bancaires. Avant 2009, seules La Banque Postale et le réseau des Caisses d’épargnes distribuaient ce produit.

L’an passé, le Livret A avait par ailleurs connu une collecte nette de près de 1,2 milliard d’euros. Ce livret affiche ainsi une collecte nette cumulée de plus de neuf milliards d’euros déjà sur les deux premiers mois de l’année, contre environ cinq milliards sur la même période en 2020.

Considéré comme un placement refuge, le Livret A, qui garantit pourtant un taux d’intérêt historiquement faible de 0,5% par an, a connu en 2020 un succès historique, avec une collecte près de deux fois supérieure à la normale, à plus de 26 milliards d’euros, dans le contexte d’incertitudes économiques et sanitaires liées au Covid-19.

De son côté, le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a également connu un mois de février dynamique, avec 910 millions d’euros collectés, soit presque trois fois plus que lors du même mois en 2020. Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements.

Ainsi, la collecte enregistrée par le Livret A et le LDDS réunis s’est montée en février à presque 3,8 milliards d’euros, là aussi un niveau record pour ce mois. Et sur la période janvier-février, cette collecte se monte à près de 11 milliards. À fin janvier, près de 460 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux, soit une hausse d’environ 10% sur un an.

Sondage les Français et la société : lassitude et méfiance généralisées

Sondage les Français et la société : lassitude et méfiance généralisées

 

 

 

Selon le sondage du  CEVIPOF, Centre de Recherches politiques de l’Ecole Sciences Po de Mars, l’état d’esprit actuel, celui revient le plus est la lassitude; 41% des français (+13) utilisent ce qualificatif, au même titre que les italiens (40%); là où les allemands sont sereins (40% à -7), comme les habitants du Royaume Uni (42% à -4).

Du coté des institutions, c’est le Conseil Municipal, dans lequel les sondés ont le plus confiance (64%, +4), le gouvernement arrivant en bon dernier, à 35% (+8). A noter qu’ils sont 42% à avoir confiance en l’Union Européenne (+6%). En terme de comparaison internationale, il y a ici de très grandes disparités, fonction des pays. Mais globalement les allemandes ont bien plus confiance en leurs institutions, les anglais beaucoup moins , et les italiens encore moins.

En ce qui concerne les personnalités, qu’il s’agisse des allemands, anglais ou italiens, ils ont une plus grande confiance dans celui qui incarne le chef de l’Etat. En France, 37% pour le Président et 34% pour le premier ministre, là où les allemands ont confiance à 62% vis à vis de leur Chancelière, les anglais 45% pour leur Premier Ministre, et les italiens 52%. 55% des français pensent que la démocratie « ne fonctionne pas très bien », -9%. C’est 24% de moins que les allemands, 19% de moins que les anglais mais, maigre consolation, 10% de plus que les italiens. Et pourtant, seuls 49% des sondés s’intéressent à la politique, plus mauvais chiffre des quatre pays interrogés.

80% des personnes sondés pensent que les responsables politiques « ne se préoccupent pas » de ce que pensent les « gens comme vous ». Là encore, à l’exception de l’Italie qui fait pire (81%), les allemands sont à 51%, le Royaume-Uni à 65%. La politique du gouvernement suscite plus d’espoir dans les autres pays qu’en France.

En ce qui concerne le positionnement politique,

  • 5% se positionnent à l’extrême gauche 0 et 1)
  • 19% à gauche (2 à 4)
  • 17% au centre (5)
  • 31% à droite (6 à 8)
  • 7% à l’extrême droite (9 et 10) depuis 2016.

44% des français pensent que la France devrait s’ouvrir économiquement davantage, et sur le plan migratoire, 63% pensent qu’elle devrait se ferme davantage. 41% des français (plus haut chiffre des quatre pays) pensent que le système capitaliste devrait être réformé en profondeur. 76% pensent que l’on peut continuer à développer notre économie tout en préservant l’environnement (chiffres similaires dans les autres pays).

62% pensent que l’Islam représente une menace pour la République (à noter que cette question semble n’avoir été posée qu’en France), et 50% pensent que l’immigration est une source d’enrichissement (chiffre le plus faible des quatre). 53% des français pensent que la France est un ensemble de communautés qui cohabitent les unes avec les autres. Au Royaume-Uni, l’idée que se font les sondés de leur pays est la même, là où l’Allemagne et l’Italie pensent plutôt que leur nation est assez unie malgré ses différences. 45% des français n’ont pas le sentiment d’appartenir à une communauté. En Italie, ils sont 36% à penser appartenir à la communauté nationale (24% en France). Les allemands sont partagés entre le sentiment d’appartenir à une communauté, et celui d’appartenir à une communauté de personnes qui parlent la même langue qu’eux, ou qui ont les mêmes origines, les anglais se retrouvant peu ou prou de les mêmes catégories que les français.

45% des sondés français pensent que le fait d’appartenir à l’Union Européenne est une bonne chose, plus mauvais chiffre, à l’exception des anglais (43%) là où les allemands sont 52% et les italiens 57%.

En ce qui concerne les moyens d’expression des citoyens les plus efficaces, ils sont 54% de français à penser aux élections. 21% pensent au fait de manifester (27% des allemands), 21% pour la grève (plus haut chiffre sur les quatre pays), seulement 6% parlent de militer dans un parti politique (chiffre le plus faible), aussi peu pensent au syndicat (là aussi, le chiffre est le plus faible).

Lorsqu’on leur demande leur opinion sur les systèmes politiques, 84% des français jugent le système démocratique « bon »; 47% pensent que ce sont des experts qui devraient diriger un pays, et non un gouvernement. 34% que le pays devrait avoir à sa tête un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement et des élections (52% pensent que c’est une mauvaise idée). 20% pensent que l’armée devrait diriger le pays.

80% des français pensent que le fait de voter à des élections est utile pour faire évoluer les choses. 65% pensent que la démocratie fonctionnerait mieux si les organisations de la société civile était plus impliquée. 64% si les citoyens étaient impliqués de façon directe (pétitions, tirage au sort) aux grandes décisions politiques. 42% pensent qu’en démocratie rien n’avance, qu’il vaudrait mieux « moins de démocratie mais plus d’efficacité ».

58% des français ont une perception négative de la gestion de la crise sanitaire. 56% la jugent efficace en Allemagne, 48% au Royaume-Uni et 52% en Italie. Concernant l’inquiétude financière du pays, les chiffres sont quasi similaires (48/49, inquiet/Pas inquiet), mais les sondés sont bien plus inquiets devant la situation économique du pays (84%). Sur le fait de savoir si les sondés pensent que le gouvernement a eu confiance en ses citoyens, 48% des français le pensent, plus mauvais chiffre des quatre pays.

53% des sondés pensent que les autres personnes se donnent suffisamment de peine pour respecter les gestes barrière (plus mauvais chiffre des quatre pays).

Du coté des idées complotistes, 36% pensent (chiffre le plus important sur les quatre pays) « probable » que le ministère de la santé est « de mèche » avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins (57% la jugent improbable), 53% pensent que la crise sanitaire fournit l’occasion au gouvernement de surveiller et contrôler les citoyens.

49% des sondés sont vaccinés ou ont l’intention de l’être. 30% ne le souhaitent pas, et 19% des personnes sont indécises. Il y a ici de très gros écarts avec les autres pays. 66% des allemands sont favorables au vaccin, 80% des sondés au Royaume Uni, et 76% en Italie.

77% pensent que c’est le seul moyen d’en finir avec la contagion et retrouver une vie normale. 49% parce que c’est le seul moyen de se protéger contre le virus. 48% pensent aux plus fragiles. 25% le font parce qu’ils le font de façon systématique contre les diverses maladies.

Pour ce qui est des raisons de ne PAS se faire vacciner, 70% pensent qu’il n’ya pas assez de recul sur la maladie et le vaccin, 53% redoutant les effets secondaires du vaccin.

15% pensent qu’il faut se méfier des vaccins « en général ». 8% pensent que « le virus n’est pas si dangereux que ça » (le chiffre est ici plus important dans les autres pays, culminant à 17% chez les allemands).

57% des personnes interrogées ont confiance dans les pouvoirs publics pour gérer les effets secondaires du vaccin (chiffre le plus faible des quatre pays), là où 40% n’ont pas confiance.

77% approuvent que la priorité soit accordée aux personnes les plus vulnérables.

Sondage gestion sanitaire : les deux tiers des Français critiquent la gestion de l’exécutif

Sondage gestion sanitaire : les deux tiers des Français critiquent la gestion de l’exécutif

 

Selon le sondage Odoxa-Backbone consulting pour Franceinfo et Le Figaro près des deux tiers des Français jugent très sévèrement la gestion sanitaire du gouvernement. 80 % estiment même que le gouvernement ne sait pas où il va. 7 Français sur 10 jugent que les maires (73 %) et les entreprises (68 %) ont été à la hauteur de la situation. Les Français sont plus partagés au sujet de leurs concitoyens : 48 % jugent qu’ils se sont bien comportés et presque autant (51 %) le contraire.

 

Mais ce sont surtout les responsables politiques qui se retrouvent au cœur des critiques : pour près des deux tiers des Français, ni le président Emmanuel Macron (63 %) ni le premier ministre Jean Castex (66 %), ni le ministre de la Santé Olivier Véran (65 %) n’ont été à la hauteur de la situation. Les sondés sont encore plus sévères avec les forces d’opposition, critiquées par 84 % d’entre eux.

 

Quelque 77 % des sondés estiment que le gouvernement ne « rassure pas » car, selon eux, il n’est « pas clair » (80 %) et « ne sait pas où il va » (83 %). Les trois quarts des Français pensent que l’exécutif « n’a pas pris les bonnes décisions au bon moment » (73 %) et sont persuadés qu’il ne « leur a pas dit la vérité » (76 %). Si les Français sont partagés sur la gestion des masques (52 % de satisfaits) ou de la crise économique (49 % de satisfaits), ils sont majoritairement critiques sur la stratégie vaccinale menée depuis janvier (75 % d’insatisfaits).

 

Pause

Sondage confinements locaux : les Français doutent de l’efficacité

Sondage confinements locaux : les Français doutent de l’efficacité

 

Selon l’enquête Odoxa-Backbone consulting pour franceinfo et Le Figaro publiée mercredi ,65% se disent favorables à la mise en place de confinements locaux le week-end dans les départements en surveillance renforcée pour l’épidémie de Covid-19, mais ils sont nombreux à douter de leur efficacité.

 

La mesure suscite un accueil nettement plus mitigé dans les départements sous surveillance renforcée, pour certains déjà concernés par des mesures de confinement : les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, la Drôme, l’Essonne, l’Eure-et-Loir, les Hauts-de-Seine, la Meurthe-et-Moselle, la Moselle, le Nord, l’Oise, Paris, le Pas-de-Calais, le Rhône, la Seine-et-Marne, la Seine-Saint-Denis, la Somme, le Val-de-Marne, le Val-d’Oise, le Var et les Yvelines. Seulement 53% des habitants de ces départements se disent favorables à un confinement local le week-end.

Globalement, les Français ne rejettent pas cette mesure, mais restent sceptiques sur son efficacité. 63 % pensent qu’elle est « largement insuffisante » au regard de la situation sanitaire actuelle et surtout, ils sont 66% à penser qu’elle aurait dû être décidée plus tôt. Près d’un Français sur deux (45%) estime que cette mesure ne sera pas efficace et qu’elle serait trop contraignante (49%). Les habitants des départements concernés sont encore plus sévères : 51% la jugent « inefficace » et 53% « trop contraignante ».

SONDAGE VACCINATION : TROP LENT pour 75 % des Français

SONDAGE VACCINATION : TROP LENT pour 75 % des Français

 

Selon le nouveau sondage « L’opinion en direct » d’Elabe pour BFMTV 75 % des Français considèrent que le rythme de vaccination est beaucoup trop lent. 74 % estiment que le gouvernement ne respectera pas le calendrier annoncé.

 75% des sondés, soit une hausse très claire de sept points depuis la précédente mesure le 27 janvier, pensent que le rythme de vaccination est trop lent. 20% assurent en revanche que la cadence est la bonne, un avis en chute de trois points depuis la fin janvier. Enfin, 5% du panel affirment que la vaccination va déjà trop vite, une opinion pour le moins minoritaire qui a perdu trois points depuis la dernière fois où Elabe a interrogé ses interlocuteurs à ce propos.

C’est chez les 65 ans et plus que cette lenteur est la plus fortement ressentie, à 87% après une ascension de 14 points. 77% des 35-64 ans sont sur la même ligne. Les moins pressés sont les 18-24 ans, à 58 % (mais en hausse de huit points).

Cette perception implique une autre interrogation. « L’État parviendra-t-il à tenir l’objectif de proposer le vaccin à tous les Français adultes qui le souhaitent d’ici la fin de l’été (22 septembre 2021)? », a de nouveau demandé Elabe à son panel, une semaine après l’avoir fait une première fois.

Ce mercredi, il apparaît que la réponse est non pour 74% des Français, trois points de plus en une semaine. 26% affirmant même qu’il ne remplirait « certainement pas » cet objectif. Ils sont aussi 26% à toutefois penser que tous les adultes se seront vus proposer le vaccin d’ici le 22 septembre.

 

Sondage réalisé sur un échantillon de 1003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 2 et 3 mars 2021. 

Vers une nouvelle concentration des médias français

Vers une nouvelle concentration des médias français

Analyse du Monde

 

Il ne restait qu’un groupe étranger aux manettes à la fois de radios, chaînes de télévision et titres de presse français, et le voilà en passe de quitter le territoire national. Mi-décembre, le groupe Vivendi entrait en négociations exclusives avec Gruner und Jahr (G+J), filiale du groupe allemand Bertelsmann, pour racheter Prisma Media (Géo, Femme actuelle, Voici, Capital, etc.). Fin janvier, on apprenait que RTL Group, autre filiale du géant allemand, avait sondé le marché à propos du groupe M6 (M6, W9, Paris Première, mais aussi les stations RTL, RTL2, et Fun Radio). Rien n’est encore fait et pour l’heure, l’allemand s’est borné à reconnaître qu’il avait « rappelé à plusieurs reprises l’intérêt qu’il y aurait à favoriser une consolidation du secteur audiovisuel européen ». En d’autres termes : circulez, il n’y a pas tant de raisons de s’émouvoir.

Et pourtant, l’émoi est là. D’abord parce qu’à quelques mois d’une campagne pour l’élection présidentielle, l’événement n’a rien d’anodin. Ensuite parce qu’il est de bon ton de battre sa coulpe : la France, avec ses lois anti-concentration contraignantes, ses grèves à répétition, l’interminable et coûteuse crise de la distribution de la presse, serait un territoire ingrat pour les magnats des médias. Le constat et le reproche ne sont pas nouveaux. Le britannique Pearson a cédé les Echos à LVMH en 2007, Emap France (Télé Poche, Biba, Pleine vie, Nous deux, etc.) s’est offert à l’italien Mondadori en 2006, qui s’est lui-même vendu au français Reworld en 2019. Après avoir racheté L’Express, Lire et L’Etudiant en 2006, le belge Roularta s’en est séparé en 2015 au profit d’Altice, le groupe de Patrick Drahi – qui a, ensuite, ventilé ses titres de presse façon puzzle. Dans ce contexte, le tchèque CMI (propriété de Daniel Kretinsky, actionnaire indirect et minoritaire du Monde), l’américain Condé Nast, l’allemand Bauer, ou encore le belge Rossel font figure de téméraires.

Après la presse écrite, en proie à des difficultés structurelles, c’est au tour des médias audiovisuels de connaître l’adversité. Projetés par la crise sanitaire dans un avenir que chacun pensait voir arriver à une allure acceptable, les acteurs du secteur sont étreints par un sentiment d’urgence. Si le premier confinement a montré que la télévision demeure un espace privilégié où le public se retrouve en masse, il a aussi confirmé l’adhésion massive de ce dernier aux nouveaux modes de consommation du divertissement (plates-formes, jeux vidéo, VOD, podcasts, etc.). Au même moment, le modèle de financement par la publicité accuse le coup : stoppé net au deuxième trimestre de 2020, puis soumis à des fluctuations, le marché de la pub a rappelé leur fragilité à ceux qui en dépendent. Une réalité qui n’a rien de spécialement français...

La faiblesse du commerce extérieur français comparé à l’Allemagne

La faiblesse du commerce extérieur français comparé à l’Allemagne

 

Une chronique de Matthias Fekl est avocat, ancien ministre dans l4opinion

 

En 2020, l’effet papillon a cédé la place à l’effet pangolin, et les effets d’un battement d’ailes ont été remplacés par les conséquences imprévisibles d’un virus à diffusion mondiale. Si les économies ont souvent été placées en quasi-arrêt, avant de tourner au ralenti, l’international a été particulièrement impacté, même si l’effondrement initial a été suivi d’un impressionnant rebond à partir du troisième trimestre.

Au niveau macroéconomique, les restrictions imposées au niveau national par les Etats, voire la fermeture même des frontières, ont induit d’importantes perturbations dans les chaînes de valeur et l’organisation logistique.

Au niveau microéconomique, les entreprises ont été confrontées à de nombreuses difficultés concrètes : les variations dans les régimes généraux et les règles douanières applicables ont créé un climat d’incertitude inévitable, mais préjudiciable. Les restrictions de déplacement ont compliqué la prospection de nouveaux marchés, en tout cas selon les modalités traditionnelles, tout comme la bonne mise en œuvre des services après-vente.

Urgence. Bien sûr, les autorités ont apporté des réponses pertinentes face à l’urgence. On pense par exemple, en France, au renforcement et à la modernisation de l’assurance prospection, au soutien au volontariat international en entreprise et à l’amélioration des outils de financement à l’export. Bien sûr aussi, les entreprises ont su faire preuve d’inventivité et de capacités d’adaptation remarquables, en particulier en accélérant, pour nombre d’entre elles, des mutations en tout état de cause indispensables, notamment sur le numérique et la digitalisation.

La pandémie est venue frapper, avec la France et l’Allemagne, deux pays aux positionnements assez singulièrement distincts en termes d’insertion dans l’économie mondiale

Dans une perspective comparatiste, la pandémie est venue frapper, avec la France et l’Allemagne, deux pays aux positionnements assez singulièrement distincts en termes d’insertion dans l’économie mondiale. Certes, l’impact est sensible sur le commerce extérieur dans les deux pays. En France, les exportations de biens ont baissé de près de 16 % par rapport à 2019 et les importations de 13 %, le déficit commercial passant de près de 58 à plus de 65 milliards d’euros ; les exportations de services ont chuté de près de 18 % et les importations de près de 14 %. En Allemagne, sur la même période, les importations ont baissé de plus de 7 % et les exportations de plus de 9 %, le solde commercial atteignant son niveau le plus bas depuis 2011.

La comparaison, cependant, s’arrête là. Car si la pandémie produit partout son impact, elle vient heurter un commerce extérieur français déjà structurellement déficitaire depuis plus d’une décennie, là où l’Allemagne connaît des excédents commerciaux records, fréquemment supérieurs à 200 milliards d’euros. Même en 2020, année la plus mauvaise en une décennie, l’excédent est encore de près de 180 milliards d’euros.

« Mittelstand ». De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour expliquer ces différentiels. En premier lieu, l’économie allemande est largement structurée par des PME et entreprises de taille intermédiaire, souvent familiales, territorialement implantées, à la structure capitalistique ancrée, solide et durable, innovantes et ouvertes à l’international. C’est le fameux Mittelstand allemand, cœur du modèle de capitalisme rhénan et de son économie sociale de marché.

En deuxième lieu, les réformes difficiles et souvent douloureuses conduites en Allemagne ont amélioré sa compétitivité-coût. En troisième lieu, l’innovation et le positionnement sur le haut de gamme dans de nombreux secteurs ont conforté le pays dans la conquête et la consolidation de parts de marché à l’étranger.

En France, l’internationalisation de nos entreprises reste un défi constant. La « Team France Export » le sait bien qui s’attelle à ce chantier depuis de longues années. Le think tank « La Fabrique de l’exportation » vient de publier un stimulant Manifeste pour le renouveau de l’exportation française qui propose de prendre le sujet à bras-le-corps : approche stratégique des marchés mondiaux de demain, montée en gamme, digitalisation, coopération entre entreprises et structuration des filières, développement d’une véritable culture économique internationale venant irriguer toutes les réflexions et actions des entreprises… les dossiers sont nombreux, la concurrence est rude et si la pandémie permet d’accélérer certaines mutations essentielles, tout n’aura pas été perdu.

Deuxième sujet de différenciation forte entre les deux pays que la pandémie n’a pas modifié en profondeur : la montée en puissance constante de la Chine en tant que partenaire économique de l’Allemagne. Pour la France, l’Allemagne était en 2020, le principal client de la France (plus de 60 milliards d’euros), suivie par l’Italie et les Etats-Unis pour respectivement plus de 32 milliards d’euros. L’Allemagne était aussi le premier fournisseur de notre pays, à hauteur de 70 milliards d’euros, suivie par la Chine (plus de 56 milliards) et l’Italie (un peu plus de 39 milliards). Pour l’Allemagne, en revanche, la France n’était que le troisième client (certes pour 91 milliards d’euros), derrière la Chine (près de 96 milliards) et assez loin derrière les Etats-Unis (près de 104 milliards). La Chine est le premier fournisseur de l’Allemagne avec plus de 116 milliards d’euros et la France n’est pas dans le top 3.

Si l’ancrage européen demeure pour l’Allemagne une nécessité autant qu’un principe fondateur, son regard se porte toujours plus vers l’est et l’Asie

Projection économique. Ainsi la Chine est-elle, pour la cinquième année consécutive, le partenaire commercial le plus important de l’Allemagne. Malgré les difficultés inouïes de l’année 2020, les échanges commerciaux avec la République populaire ont ainsi augmenté de 3 % par rapport à l’année précédente pour s’établir à plus de 212 milliards d’euros. Ces chiffres illustrent à eux seuls l’étroite imbrication qui caractérise désormais les relations économiques entre l’Allemagne et la Chine, état de fait dont l’importance ne saurait être sous-estimée.

Si l’ancrage européen demeure pour l’Allemagne une nécessité autant qu’un principe fondateur, son regard se porte toujours plus vers l’est et l’Asie, débouchés chaque année plus importants pour ses produits. Là où une France au solde commercial déficitaire cherche à se protéger derrière des frontières européennes renforcées, l’Allemagne, forte d’excédents commerciaux gigantesques qui la rendent très attentive à son positionnement sur les marchés d’avenir, est davantage dans une logique de projection économique internationale, même si elle a, elle aussi, besoin de règles pour la mondialisation. Ce différentiel économique se traduit ainsi en différences d’approches géopolitiques, comme en témoigne, en période récente, le volontarisme, voire le forcing de la chancelière pour parvenir à la conclusion de l’accord d’investissement entre l’Union européenne et la Chine à la fin de la présidence allemande de l’UE.

La pandémie vient ainsi souligner certains mouvements de plus long terme à l’œuvre tant au sein des économies nationales que dans leurs internationalisations respectives – mouvements qui ne facilitent pas l’alignement spontané des intérêts et des stratégies entre la France et l’Allemagne.

Matthias Fekl est avocat, ancien ministre

Sondage–Dénonciation de l’islamo- gauchisme : 66 % des Français approuvent

Sondage–Dénonciation de l’islamo- gauchisme : 66 % des Français approuvent

 

Un certain nombre de chercheurs y compris au CNRS ont réfuté la réalité scientifique de l’islamo-gauchisme. Le problème c’est que cette réalité n’est peut-être pas reconnue scientifiquement mais que c’est un fait social. Notons aussi que la vérité scientifique d’un jour n’est pas celle du lendemain sans parler du caractère scientifique discutable pour certaines recherches en sciences sociales.

 

La ministre de l’enseignement supérieur est largement approuvée par l’opinion publique. Un sondage montre que les Français sont à la fois lucide et nuancé pour distinguer ce qui relève des confrontations académiques et de manipulations politiques.

 

Selon un sondage Odoxa-Blackbone Consulting réalisé mardi et mercredi pour Le Figaro et Franceinfo, 66 % d’entre eux approuvent les propos de la ministre. Ce soutien se retrouve essentiellement à droite et au centre de l’échiquier: les sympathisants LREM (79 %), LR (85 %) et RN (79 %) jugent ses propos justifiés. La gauche, en revanche, est fracturée: si 60 % des sympathisants PS soutiennent la ministre, ils sont en revanche minoritaires chez EELV et LFI (47 %).

 

Pour 69 % des sondés, il existe bel et bien un problème d’islamo-gauchisme en France. Là encore, les sympathisants de la droite et du centre se retrouvent sur cette position (80 % à LREM, 83 % à LR, 82 % au RN), et les forces de gauche sont divisées (63 % au PS, 50 % à EELV et 46 % à LFI). La fracture idéologique est aussi générationnelle. Plus les Français sont âgés, plus ils considèrent que l’islamo-gauchisme existe et constitue un problème: 57 % chez les moins de 35 ans, 68 % chez les 35-49 ans, 71 % chez les 50-64 ans et jusqu’à 80 % chez les 65 ans et plus.

La démarche de la ministre de confier au CNRS le soin de réaliser «un bilan de l’ensemble des recherches» qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme, est également soutenue par 65 % des sondés. Les Français sont en revanche majoritaires à estimer que les motivations de l’exécutif sur ce dossier sont avant tout électoralistes: si 44 % des Français pensent le gouvernement cherche à résoudre un problème de société qui le préoccupe réellement, 53 % des sondés estiment que le gouvernement agit avant tout pour «capter ou conserver une partie de l’électorat de droite».

Les Français sondés par Odoxa tiennent aussi à l’indépendance de la recherche: 57 % d’entre eux jugent que les études universitaires menées sur les sujets de la religion, de la race, du genre, ou du post-colonialisme, sont «légitimes» et que les chercheurs doivent s’intéresser aux «rapports de domination dans notre société». Une position largement dominante chez les sympathisants LREM (73 %), EELV (68 %) et PS (65 %).

 

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