Archive pour le Tag 'modèle'

Œufs contaminés et modèle d’élevage industriel : dramatique ! (Antoine Andremont)

Œufs contaminés et modèle d’élevage industriel : dramatique ! (Antoine Andremont)

Le professeur Antoine Andremont, chef du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat à Paris, tire la sonnette d’alarme dans une interview à la Tribune sur les dérives de l’agroalimentaire. Auteur d’un ouvrage sur la question de l’antibiorésistance*, il estime que l’affaire du fipronil amène à repenser un système qui bombarde les animaux d’antibiotiques et favorise ainsi l’apparition de bactéries de plus en plus dangereuses. Le spécialiste souligne d’ailleurs que ces bactéries pourraient être « dramatiques » pour l’homme. « Nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques », alarme-t-il notamment.

Que pensez-vous de la sécurité sanitaire de notre système agroalimentaire?
Ce système est fragile. Si ce scandale avait concerné une bactérie plus pathogène, avec nos modes de distribution à grande échelle, nous aurions pu nous retrouver face à un scénario beaucoup plus grave. Nous devons nous interroger sur les méthodes des grands groupes agroalimentaires. Même si le risque zéro n’existe pas, il n’est pas normal qu’un acte malveillant, comme c’est apparemment le cas dans l’affaire du fipronil, ébranle à lui seul le système. Il faut un débat national sur l’élevage intensif.

Sur la transparence et les moyens de contrôle sanitaire?
Pas seulement ! Car cette affaire est symptomatique de l’état de l’agroalimentaire pour une autre raison, qui mérite qu’on élargisse la focale. Le fipronil, qui est un insecticide, a été utilisé pour lutter contre le pou rouge dans les poulaillers de poules pondeuses. La présence de ce parasite, courante dans les élevages où la densité élevée d’animaux favorise sa propagation, est un vecteur de maladie et de virus, comme la peste aviaire. Pour lutter contre ces infections, les gros producteurs ont également recours aux antibiotiques de manière quasi systématique. Aujourd’hui, dans certains élevages, on injecte même des doses d’antibiotiques in ovo, c’est-à-dire dès l’œuf, en prévention de maladies qui se développent dans ces batteries. Mais, du coup, ces animaux développent des bactéries de plus en plus résistantes pour lesquelles nous n’avons plus d’antibiotiques efficaces.

Avec quel impact pour l’homme?
Les conséquences peuvent être ­dramatiques. Ces « superbactéries » se propagent dans la chaîne alimentaire et finissent par nous atteindre. Aujourd’hui, chez les personnes très vulnérables, des patients sous chimiothérapie ou en attente de greffe d’organe, par exemple, nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques. A terme, c’est toute la médecine moderne qui risque d’être touchée.

Vous semblez nous parler du prochain scandale sanitaire à venir…
En réalité, il est déjà là, même si l’opinion publique n’en a pas conscience. Une étude, publiée en 2013 par quatre laboratoires**, montre que 1.500 décès par infection bactérienne pourraient être imputés à la surconsommation d’antibiotiques dans la filière aviaire européenne. Si, à court terme, les industriels sont capables de garantir une sécurité alimentaire excellente, à long terme, les risques sont catastrophiques si rien ne change. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui, je cite, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale ».

 

Une meilleure sécurité alimentaire passe-t-elle par la fin du modèle d’élevage intensif?
Pas nécessairement. Les circuits courts permettent de garantir une meilleure qualité gustative aux consommateurs, mais les enjeux sanitaires n’y sont pas différents de ceux dans l’industrie. Paradoxalement, les Pays-Bas, d’où est parti le scandale du fipronil, comptent parmi les meilleurs élèves européens en matière de réduction des antibiotiques et de traçabilité des produits! Ce n’est pas pour rien que cet insecticide, présenté frauduleusement comme un traitement naturel, implique initialement une entreprise néerlandaise : la demande d’alternatives biologiques y est plus élevée que dans le reste de l’Europe. Avec comme conséquence certaines dérives… Mais, jusqu’à ce scandale, les Pays-Bas avaient diminué de plus de moitié leur part d’antibiotiques, tout en préservant un modèle industriel satisfaisant sur le plan économique. Simplement, ils ont augmenté les normes hygiéniques dans les élevages, mis fin aux injections systématiques, verbalisé les producteurs ­récalcitrants…

La France est-elle à la traîne?
Elle s’est lancée dans la réduction de la consommation d’antibiotiques, mais ne fait pas aussi bien. Globalement, elle fait mieux que ses voisins du Sud, mais reste loin derrière ceux du Nord. Le scandale du fipronil ne doit pas nous aveugler : le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage. C’est une course contre la montre face aux bactéries. Nous sommes déjà à un seuil limite.

Venezuela : le modèle bolivarien de Mélenchon s’écroule

Venezuela : le modèle bolivarien de Mélenchon s’écroule

 

Qui se souvient que début 2017 Mélenchon proposait que la France abandonne ses alliances internationales et rejoignent l’alliance bolivarienne. L’ALBA (qui signifie « aube » en espagnol) est née le 14 décembre 20041 à La Havane, par la Déclaration conjointe signée par Hugo Chávez et Fidel Castro en opposition à la proposition de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), promue par les États-Unis. Elle rentre officiellement en vigueur le 28 avril 2005. L’Alliance compte actuellement onze membres : Cuba, le Venezuela, la Bolivie ( aujourdhui qui dénonce la situation au Venezuela), le Nicaragua, la DominiqueAntigua-et-Barbuda, l’ÉquateurSaint-Vincent-et-les-GrenadinesSainte-LucieSaint-Christophe-et-Niévès et la Grenade.  Ne cachant pas son admiration pour Hugo Chavez et Fidel Castro, Jean-Luc Mélenchon prônait  la sortie de l’Otan et se défie ouvertement de l’atlantisme. Depuis évidemment Mélenchon a pris un peu de distance avec son projet bolivarien. Les deux pays moteurs, le Venezuela et Cuba, cumulent en effet misère sociales, dictature et corruption. Les derniers événements qui ont fait plus de 100 morts au Venezuela sont par ailleurs condamnés par nombre de pays de l’Amérique latine.  Le Pérou n’exclut pas de rompre ses relations diplomatiques avec le Venezuela, a dit jeudi son ministre des Affaires étrangères, illustrant la pression croissante que ses voisins exercent sur Caracas en raison de ce qui est perçu comme une dérive autoritaire. Le Pérou a invité plusieurs pays de la région à une réunion mardi prochain à Lima pour discuter d’une approche régionale commune après l’élection au Venezuela d’une Assemblée constituante qui pourrait octroyer au président Nicolas Maduro les pleins pouvoirs. Le ministre péruvien des Affaires étrangères, Ricardo Luna, a dit jeudi à la presse que « toutes les options étaient sur la table ». A la question de savoir si Lima excluait une rupture des relations diplomatiques, il a répondu : « Non, pas du tout ». Mais, a-t-il souligné, le Pérou préfère attendre le résultat de la réunion de mardi à laquelle devraient assister ses homologues d’au moins neuf pays d’Amérique latine (Argentine, Brésil, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Panama et Paraguay) en  plus du Canada.

Venezuela : le modèle de Mélenchon en pleine décomposition

Venezuela : le modèle de Mélenchon en pleine décomposition

 

Nouvelle manifestation cette fois pour protester contre la censure du gouvernement, une  vague de protestation ayant déjà fait 66 morts depuis début avril. « Ils ont arrêté la diffusion de certains médias parce qu’ils ne reproduisent pas l’opinion du gouvernement. Nous venons demander la fin de la persécution contre les journalistes », a déclaré à l’AFP Santiago Acosta, étudiant et membre du conseil universitaire de l’Université catholique Andrés Bello (UCAB). Le président Nicolas Maduro, confronté à une vague de manifestations réclamant son départ depuis plus de deux mois, accuse une partie de la presse de mener campagne contre lui pour le faire chuter. En réalité le pays est confronté à une crise sans précédent, une crise économique, une crise sociale et une crise politique. Le pays dirigé par Chavez puis par Maduro est  en pleine décomposition. Un pays qui  pourtant pour Mélenchon représentait « l’inépuisable idéal de l’espérance humaniste de la révolution ». Aujourd’hui il représente surtout la misère et la dictature. . L’ONG Espacio Publico critique la « politique de censure » du gouvernement contre les médias critiques, tandis que le Syndicat national des journalistes (SNTP) a dénoncé plus de 200 agressions contre des reporters durant les manifestations. Dans le cortège vendredi, beaucoup continuaient de réclamer l’organisation d’élections anticipées, le leitmotiv des adversaires du président Maduro, qui rejettent aussi son projet de réforme de la Constitution, une manoeuvre pour s’accrocher au pouvoir selon eux. « Le pays est ruiné, avec des problèmes comme s’il était en guerre. Nous voulons un changement, des élections maintenant et ce que veut Maduro, c’est une Constitution sur mesure », a déclaré à l’AFP Rosalba Venegas, 40 ans, venue manifester. D’autres manifestations et des blocages de rue ont eu lieu dans la soirée dans différentes parties de l’est de la capitale, dispersés à coup de gaz lacrymogènes par les forces de sécurité. L’opposition a appelé à sortir une nouvelle fois dans la rue samedi, alors que les manifestations sont quasi-quotidiennes.

La faillite économique du modèle Trump

La faillite économique du modèle Trump

 

100 jours après son élection Trump affiche un bilan économique catastrophique. Alors que la croissance au quatrième trimestre 2016 s’inscrivait sur une tendance de près de 3 %, au premier trimestre, cette croissance s’écroule complètement. Elle est même inférieure à celle de la France c’est peu dire et s’inscrit sur une tendance annuelle de 0,7 % au premier trimestre 2017. En cause évidemment le climat d’incertitude qu’a créé le nouveau président américain complètement illuminé et irresponsable qui n’a cessé de signer des décrets inapplicables sous l’éclairage de centaines de caméras. Mais des décrets sans application concrète immédiate dont certains ont été rejetés par la justice ou -même par la majorité républicaine. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles sont les véritables orientations réelles de Trump, qu’il ne le sait sans doute pas lui non plus. Pour preuve, il a dû changer nombre de membres de son équipe. Exactement ce qui pourrait se passer en France si par malheur Marine le Pen  arrivait au pouvoir. Pour preuve son idée farfelue d’abandonner l’euro pour le franc, le thème économique central de sa campagne mais un thème qu’elle abandonne après un accord avec Dupont Aignan.  (Qui représente moins de 5 % des électeurs). Les changements brutaux de position de Trump  ont créé de sérieux doutes dans les mieux économiques.  L’économie des Etats-Unis croît « plus lentement que la France, c’est vraiment terrible ». « Il se passe quelque chose. »a déclaré Larry Fink le plus gros gestionnaire d’actifs aux Etats Unis ;  La croissance du produit intérieur brut (PIB) américain est tombée à 0,7% en rythme annualisé sur les trois premiers mois de l’année, ce qui correspond à un chiffre inférieur à 0,2% d’un trimestre sur l’autre, selon la première estimation publiée vendredi. En France, le PIB a crû de 0,3% sur la même période par rapport au trimestre précédent. Larry Fink a concédé qu’il restait à établir si la contre-performance de l’économie américaine au premier trimestre constituait une anomalie ou reflétait une inflexion durable de la tendance conjoncturelle. Celui dont le groupe gère quelque 5.400 milliards de dollars (4.950 milliards d’euros), avait déjà exprimé ses doutes sur les perspectives économiques des Etats-Unis. En février, par exemple, il avait estimé que des « nuages sombres » menaçaient l’économie en raison des incertitudes liées à la politique de l’administration Trump dans les domaines du commerce international et de la fiscalité. La Maison blanche a dévoilé mercredi un projet de réforme fiscale qui inclut une forte réduction du taux de l’impôt sur les sociétés et du taux supérieur de l’impôt sur le revenu. Les détracteurs de ce projet lui reprochent notamment de creuser le déficit du budget fédéral, un argument que réfute Donald Trump. « Si cette proposition augmente encore les déficits, alors je crois que nous aurons un gros problème à l’avenir », particulièrement si la croissance économique n’accélère pas, a dit Larry Fink.

Une petite ferme modèle aussi en Touraine

Une petite ferme modèle aussi en Touraine

Inspirée de l’expérience menée par Charles Hervé-Gruyer dans sa ferme normande du Bec-Hellouin, l’exploitation d’une  ferme modèle a été lancée  depuis deux ans à la  Bourdaisière en Touraine, du nom du château auquel elle est adossée dans la commune de Montlouis-sur-Loire (Indre-et-Loire), à une poignée de kilomètres de Tours. Le domaine appartient à Louis-Albert de Broglie. Surnommé le « prince jardinier », ce passionné de botanique est surtout le propriétaire de la société de taxidermie Deyrolle, qui a embauché l’exploitant Maxime en 2007 pour rédiger des planches pédagogiques illustrant les enjeux du développement durable, début de leur collaboration. Il lui laisse aujourd’hui quartier libre pour gagner le pari qu’il s’est fixé avec cette exploitation : « Prouver que l’agroécologie est plus rentable que l’agriculture conventionnelle » et « savoir quel revenu un agriculteur, avec trois salariés, peut générer » sur un peu plus d’un hectare cultivé selon les méthodes « de la permaculture et du biomimétisme. » Maxime de Rostolan détaille cette forme d’agriculture biologique qui cherche une production « harmonieuse avec la nature », durable, économe en travail et en énergie, en utilisant « des écosystèmes naturels ». Il accompagne son explication d’un mouvement de main circulaire – représentant un écosystème – qu’il réitère régulièrement pendant la conversation. Ainsi, à la ferme de la Bourdaisière, la fertilisation des sols se fait uniquement par la décomposition de matière organique (feuilles mortes, paille, etc.). Les rangs des légumes destinés à la vente alternent avec ceux de jolies fleurs dont les odeurs font fuir les insectes nuisibles. On valorise d’ailleurs les légumes perpétuels (qui repoussent naturellement chaque année) : artichauts, rhubarbe, oseille, etc. ; des tours à patates, installations pour faire pousser des pommes de terre à la verticale, permettent d’optimiser l’espace ; des cochons sont utilisés pour labourer la terre. La liste de ces interactions naturelles entre les êtres vivants, utilisables en permaculture, est bien longue. Inspirée de l’expérience menée par Charles Hervé-Gruyer dans sa ferme normande du Bec-Hellouin, récemment mise à l’image dans le film documentaire Demain, de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sa première exploitation agricole devrait être à l’équilibre économique à l’horizon 2018. L’idée est ainsi, sous la supervision d’un chercheur de l’Institut national de recherche agronomique (INRA), de valider par l’expérience les éléments pouvant présider à la viabilité de l’installation d’une ferme de ce type. Car c’est ce manque d’information sur les conditions initiales d’installation « qui sert d’alibi à tous les lobbies et syndicats pour ne rien changer au modèle en place. » L’idée est aussi de créer une « boîte à outils » pouvant permettre sa reproduction partout ailleurs et ainsi développer le réseau Fermes d’avenir. La démarche est hautement politique. Une philosophie militante qui s’est forgée chez lui au fil des années, alors même que peu d’éléments l’y prédestinaient. Originaire de Boulogne, dans les Hauts-de-Seine, il passe sa scolarité en partie dans un collège privé avec des « fils de ». Une mère qui « travaille chez IBM », un père « directeur dans l’hôtellerie-restauration ». Au tournant du millénaire, la « crise existentielle » de sa sœur, qui décide de partir « dans l’agriculture bio », le laisse sur le moment plutôt indifférent.

Après une prépa au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, Maxime de Rostolan entre à l’Ecole nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et technologiques (Ensiacet) d’où il sort, en 2004, spécialiste de l’eau ; et un peu plus sensibilisé « aux questions écologiques ». L’impression, tout de même, d’avoir « volé son diplôme », les voyages en « Combi Volkswagen avec les potes » ayant pris plus de place que les études. L’association Fermes d’avenir emploie déjà six salariés : trois maraîchers, une formatrice, un directeur technique, et un directeur en la personne de Maxime. Mais on ne s’improvise pas directeur d’une exploitation agricole comme ça. Dix ans après être sorti de l’école d’ingénieurs, Maxime est donc « retourné sur les bancs de l’école » de janvier 2013 à juin 2014 pour préparer, à distance, un brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole (BPREA), spécialité maraîchage bio. Au programme, en plus des techniques professionnelles : comptabilité, gestion de la ferme, vente et communication. Des compétences qu’il pourra mettre à profit tout en gardant « les mains dans la terre » pendant un an.  De cet apprentissage des « fonctions support de l’activité paysanne », comme il dit, il souhaite aujourd’hui inventer un métier auquel il a donné un nom : « payculteur ».

Parmi ses « amis », Maxime de Rostolan compte aussi l’essayiste et agriculteur biologiste, penseur de la « sobriété heureuse », Pierre Rabhi ; ou encore le fondateur de la chaîne de magasins Nature et découvertes, François Lemarchand.  Cette exploitation pratique la permaculture, une méthode douce de production inspirée de la nature. Elle vise à cultiver de manière biologique en associant les plantes. «Le principe de la permaculture est de prendre la nature comme modèle. Il s’agit plus d’un système conceptuel que d’une technique agricole au sens propre du terme», précise Charles Hervé-Gruyer, paysan bio, fondateur du site agricole du Bec Hellouin avec sa femme, Perrine. Son exemple a largement contribué à populariser cette méthode de culture. Contre toute attente, leurs méthodes fonctionnent et pulvérisent même des records de rentabilité. Pour convaincre les plus sceptiques, ce dernier a lancé un programme de recherche avec l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). «L’objectif de ce travail a été de vérifier si l’on pouvait rémunérer correctement le travail sur de petites surfaces, grâce à une productivité élevée», indique François Léger, coordinateur du projet pour l’Inra. Après quatre années d’études au sein de cette ferme normande, l’Inra constate que la permaculture est une activité rentable. «Sur 1000 mètres carrés de terrain, les exploitants sont parvenus à produire l’équivalent de 55.000 euros de fruits et légumes avec une rentabilité comparable à celle de 1 hectare en agriculture conventionnelle, mais avec des frais moindres puisque rien n’est mécanisé.» Les revenus n’ont rien à envier aux autres formes de maraîchage. «Le revenu horaire varie de 5,40 à 9,50 euros pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures», conclut l’Inra. L’étude montre que le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 euros, suivant le niveau d’investissement, «est plus élevé que les autres maraîchers bio». Il atteint en moyenne 740 euros selon une étude du groupement régional des agriculteurs bio de Basse-Normandie. Adoubée par la communauté scientifique, la success story de la ferme a fait des émules. Pour accompagner ce mouvement à l’échelle nationale, Maxime de Rostolan a ainsi créé le réseau des Fermes d’Avenir. Aux yeux du fervent défenseur de l’agroécologie, «les paysans doivent produire autrement avec plus de bras et moins de pétrole». L’ingénieur devenu maraîcher a répliqué le modèle du Bec Hellouin dans sa microferme de la Bourdaisière, située près de Tours. L’exploitation modèle de 1,4 hectare «devrait faire vivre 3 personnes en année 4. C’est six fois mieux qu’en agriculture conventionnelle», précise l’entrepreneur qui se définit comme un «payculteur». En deux ans, 57 fermes ont ainsi été soutenues dans leur conversion, leur implantation ou la création de projets.

Brexit : un modèle pour Le Pen et Mélenchon !

Brexit : un modèle pour Le Pen et Mélenchon !

  • Curieux cette convergence entre Le Pen  et Mélenchon qui considèrent  le brexit comme un modèle pour sortir la France de la situation certes difficile dans laquelle elle se trouve. Avec des philosophies théoriquement opposées le Pen  et Mélenchon se retrouvent dans de nombreux domaines pour rivaliser en matière de populisme de démagogie et de dogmatisme. Ces  deux partis se caractérisent par une incompétence totale en matière économique et du coup jouent  sur toutes les peurs et sur la corde du nationalisme. Une attitude de partis irresponsables soucieux essentiellement de ratisser très large même en additionnant toutes les contrevérités et toutes les contradictions. Et ça marche  puisque les deux parties recueillent à deux 40 % des suffrages en l’état actuel des sondages. Pour peu que Sarkozy joigne sa voix à ces deux formes de populisme–ce qu’il est en train de faire dans un combat désespéré pour se qualifier au primaire face à Juppé–le populisme en France pourrait devenir majoritaire. Pour preuve Sarkozy a annoncé lui aussi qu’il n’excluait pas un référendum à propos de l’Europe. Or on sait que le recours à un référendum et le plus souvent instrumentalisé pour permettre d’exprimer toutes les oppositions, toutes les insatisfactions, et toutes les rancœurs mêmes lorsqu’elles n’ont que très peu à voir  avec la question posée. C’est d’ailleurs de cette manière que De Gaulle a été viré.  La Grande-Bretagne va connaître une crise grave caractérisée en particulier une récession certaine avec ses conséquences en termes de chômage. Certes l’union européenne n’est pas sans  défaut, c’est même un euphémisme, sa bureaucratie, son immobilisme alimentent  le rejet. Mais un référendum pour quitter l’Europe pour aller où ? Pour faire quoi ? Les conséquences seraient immédiates dévaluation, inflation, récession, et chômage. Il suffit d’analyser la structure de notre production et de nos échanges extérieurs pour constater que la France ne résisterait pas à une forme de sécession avec l’Europe. En cause notamment un manque de compétitivité qui serait encore aggravée avec les promesses sociales irresponsables des deux partis en cause. Avec ce type de référendum détourné de son objet la démocratie trouve ses limites car pour ratisser large pas d’autres solutions que de faire dans le populisme et  la démagogie. Cela d’autant plus facilement que les Français souffrent depuis toujours d’une insuffisance congénitale en matière de connaissances économiques (dixit Jean Tyrol prix Nobel d’économie).

 

Chine : un modèle économique qui va exploser ( Isabelle Attané)

Chine : un modèle économique qui va exploser ( Isabelle Attané)

 

Les inégalités sociales flagrantes et la politique démographique pourraient faire exploser le modèle économique d’après  Isabelle Attané directrice de recherche à l’Ined, qui  dresse un bilan sans concession de l’état de l’Empire du Milieu.( Il faudrait évidemment ajouter un facteur explicatif supplémentaire à savoir la perfusion financière qui risque de déboucher sur un crack et qui n’est pas traitée par Isabelle Attané. ( intreview le Figaro)

Dégringolade boursière, révision de la croissance économique à la baisse: le miracle chinois aurait-il, selon votre analyse, atteint ses limites?

La baisse actuelle des marchés financiers est l’un des signes visibles du vacillement d’une économie à bout de souffle. Après trois décennies de croissance explosive, le modèle économique bâti sur les exportations qui lui a permis de se hisser au premier rang des grandes puissances mondiales, montre ses limites. Sa compétitivité s’érode depuis 2010, avec la hausse des salaires. Ceux-ci ont, en effet, progressé de 50% dans les grandes villes. Du coup, le salarié chinois est aujourd’hui plus cher que celui du Bangladesh par exemple. Mais si son poids économique et son influence n’ont cessé de croître depuis trente ans, le pays ne figure qu’au 77ème rang  mondial en termes de richesse par habitant, ce qui en fait l’un des plus inégalitaires de la planète. Confrontés à cette crise de modèle, les  dirigeants chinois veulent jouer la carte d’une croissance tirée par la consommation intérieure.

Au delà de ce changement de modèle, vous expliquez dans votre ouvrage que le plus gros défi de la Chine est d’ordre démographique. Pourquoi?

Sa population va plafonner avant d’amorcer une lente décroissance. D’ici à 2020, la Chine va gagner un peu plus de cinq millions d’habitants par an, soit environ trois fois moins qu’à ses heures les plus fastes. A partir de 2030, elle commencera à se dépeupler. En Chine, faire des enfants n’est plus une priorité. La majorité des jeunes se soucient d’abord de leur réussite et de leur épanouissement professionnels.  Entre 2000 et 2010, l’âge moyen des chinoises à leur première maternité est passé de 25 ans et demi à près de 27,9 ans dans les villes, ce qui réduit la probabilité d’avoir un second enfant. A cela s’ajoute le fait qu’éduquer un enfant coûte cher puisqu’il n’existe aucun aide de l’Etat. Pour une ville comme Shanghai cela représente un tiers du salaire annuel moyen.

Quelles seront les conséquences économiques de cette décroissance démographique ? 

Avec près des deux tiers de sa population en âge de travailler, la Chine était dans une situation exceptionnelle au début des années 2000. Il n’existe pas d’exemple comparable et à une telle échelle dans l’histoire. Or cette main d’œuvre, peu qualifiée, abondante donc pas chère a été au cœur même de l’émergence de la Chine sur la scène mondiale. Mais avec le retournement démographique, la donne va changer, et de façon radicale. D’ici 2050 son réservoir de main d’œuvre va perdre 250 millions d’individus. Autrement dit, les personnes en âge de travailler ne représenteraient plus que 50% de la population totale contre 70% cinquante ans auparavant. Mais ce n’est pas tout. En 2050, par le seul jeu de la démographie, chaque chinois adulte devra assumer individuellement ou collectivement près d’une personne économiquement dépendante. Si aucune mesure n’est adoptée d’ici là, la population chinoise va, en effet, vieillir sans protection sociale ni système de retraite digne de ce nom. Le risque est donc que le pays se retrouve avec 500 millions de Chinois, soit un tiers de la population, qui à 60 ans passés se retrouvera dans la précarité. Ce qui n’est pas de nature à soutenir un modèle censé être fondé sur la consommation!

Votre scénario est-il inéluctable?  

Les dirigeants chinois ont brûlé la chandelle par les deux bouts. D’un côté en exploitant sans vergogne une main d’œuvre abondante et malléable, l’Etat chinois  a créé des richesses considérables. De l’autre, en limitant les naissances et en délaissant le volet social, il a serré les dépenses budgétaires. Au lieu de profiter de cette croissance exceptionnelle pour construire un vrai système de protection sociale. La Chine doit faire preuve d’une grande créativité et dans un temps record pour résoudre une équation démographique -à priori- insoluble.

Lufthansa, modèle pour Air France ?

Lufthansa, modèle pour Air France ?

 

 La plus grosse compagnie d’Europe, avec 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, connaît les mêmes maux qu’Air France : des coûts trop élevés face à la concurrence des compagnies du Golfe et des low cost. Chez elle aussi, l’affrontement avec les pilotes a été brutal : 13 mouvements de grève en dix-huit mois pour une perte sèche de 300 millions d’euros. Côté Lufthansa, le plan de restructuration s’est déployé à la vitesse d’une attaque de la Mannschaft. La direction a d’ailleurs baptisé son plan « 7-1″, en référence à la victoire historique de son équipe nationale de football contre le Brésil lors de la dernière Coupe du monde. Plus inspirant que les petits noms choisis par Air France pour ses plans de restructuration : Transform 2015 et Perform 2020.   Pilotes et direction d’Air France se sont enfin assis autour de la même table, vendredi, pour renouer le dialogue. Les premiers semblent disposés à faire des efforts, les autres à apaiser les tensions. Le résultat reste une perte de temps considérable face au grand concurrent historique du ciel européen, l’allemand Lufthansa. Pour Lufthansa  l’ offensive commerciale est programmée début novembre : les premiers appareils aux couleurs d’Eurowings, la filiale low cost, se déploieront dans toute l’Europe. Dans la foulée décolleront des vols à prix cassés vers Bangkok, Dubai ou les Caraïbes. La nouvelle compagnie sera même implantée en France, dans pas moins de huit aéroports, d’où elle proposera 24 destinations. Lufthansa va-t-elle réussir là où Air France a échoué : bâtir, rapidement, un géant européen des airs susceptible de rivaliser avec Ryanair et Easyjet sur un marché du low cost qu’elle regardait de haut? Il y a un an, Air France renonçait à ses ambitions pour Transavia Europe face à la colère de ses pilotes, et ferraille toujours avec eux pour réduire ses coûts d’exploitation. Comme en France, le conflit entre pilotes et direction s’est envenimé autour d’une question moins technique et plus stratégique : le développement d’une filiale low cost au sein du groupe. Lufthansa n’a eu aucun état d’âme pour lancer Eurowings. Face à la fronde de ses navigants, la direction a porté l’affaire devant les tribunaux. Résultat : les pilotes sont interdits de grève depuis le 8 septembre. « Nous étudions actuellement la façon de réagir au verdict de la cour de Francfort », explique au JDD Markus Wahl, porte-parole du Vereinigung Cockpit, principal syndicat de pilotes. En attendant, Eurowings va lancer les 100 avions de sa flotte en recrutant de nouveaux pilotes. « Nous avons déjà reçu 1.900 candidatures », assure la compagnie qui, au 1er novembre, va déménager à Vienne, en Autriche, loin de l’état-major de Francfort. Deux filiales du groupe vont aussi prendre leur indépendance et lui être rattachées : le fret et la restauration à bord. Des activités qu’Air France a bien du mal à mettre à l’équilibre. « Etre géré de façon autonome devrait permettre à Eurowings de se développer plus vite », a justifié Carsten Spohr, le patron du groupe, qui s’est aussi attelé à réduire les échelons hiérarchiques, pour gagner en « agilité », et à faire 500 millions d’euros d’économies par an. L’autre grand projet de Lufthansa consiste à aller décrocher le label « cinq étoiles » dont se targue une poignée seulement de compagnies dans le monde, dont Qatar Airways ou Singapore Airlines, mais aucune européenne. Elle a déjà investi 1,5 milliard d’euros dans sa montée en gamme avec, depuis trois ans, la rénovation de sa classe éco, la création de sièges premium éco et surtout une nouvelle classe affaires. À la fin de l’automne, ses 106 appareils long-courriers auront été relookés. Là encore, l’allemand a pris une longueur d’avance.

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Espagne : le budget va déraper, fin de l’Etat modèle ?

Depuis plusieurs années l’Espagne été citée en exemple par la commission européenne cependant la même commission commence à s’inquiéter des dérapages budgétaires. En fait  l’austérité imposée n’a pas produit tous les effets attendus en matière de rééquilibrage des comptes et la croissance n’est pas à la hauteur des espérances. La Commission européenne a donc  mis en garde lundi contre un risque de dérapage budgétaire de l’Espagne en 2015 et en 2016, après avoir reçu en avance l’avant-projet de budget de la quatrième économie de la zone euro. Mais une mise en garde qui restera sans doute assez formel car l’Espagne ne sera pas la seule à ne pas respecter ses engagements compte tenu du tassement de l’économie mondiale et de la croissance molle qui se dessine en Europe. Au regard des prévisions fournies par Madrid, il y a un « risque de non-conformité » avec le pacte de stabilité, le carcan budgétaire européen, a dit le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici, au cours d’une conférence de presse. « Nous allons inviter les autorités espagnoles à respecter strictement le budget 2015 et à s’assurer que le budget 2016 soit en conformité avec le Pacte de stabilité et de croissance (…) Nous rendrons demain cette opinion », a poursuivi M. Moscovici. En raison du déroulement de législatives le 20 décembre en Espagne, le gouvernement du conservateur Mariano Rajoy avait décidé de fournir en avance son projet de budget 2016 pour qu’il soit examiné plus rapidement par la Commission européenne.

Crise viande : « Un modèle d’élevage est complètement absurde »

Crise viande : « Un  modèle d’élevage est complètement absurde »

L’avais d’un expert-boucher, Yves-Marie Le Bourdonnec, qui dénonce le modèle économique responsable de la crise des prix et de la qualité. (Interview JDD)

Est-ce que la crise des éleveurs vous surprend? 
Non, ça ne m’étonne pas du tout, je le prédis depuis des années. Le problème de l’élevage français, c’est un problème historique qui a plus de cent ans, qui provient de l’époque où nous avons choisi nos races à viande. Contrairement aux Anglais, nous avons choisi nos races par rapport à leur volume musculaire. Et on ne les a jamais choisis pour les bonnes raisons. Pour faire un bon steak ou un bon rôti, il faut que la viande soit tendre et goûteuse. Techniquement cela veut dire qu’il faut une viande pauvre en collagène avec un bon équilibre de gras. Aujourd’hui, un élevage idéal c’est une vache autochtone. Typiquement une normande en Normandie, une bretonne pie noir en Bretagne, une montbéliarde dans l’Est de la France… Une vache qui a l’habitude de vivre dans ce paysage, de se nourrir de ce paysage et qui n’a pas besoin de se nourrir ailleurs. Or on fait complètement l’inverse.

Pour vous il faudrait complètement changer de modèle?
Il faut considérer qu’on est au 21e siècle et qu’il faut se nourrir en fonction de ce qu’on est capable de produire. On a de la chance, en France, d’être dans un jardin d’Eden. On est capable de tout produire. Un bovin idéal aujourd’hui, ce serait un animal habitué à son terroir, capable de se nourrir avec ce qu’il a autour de lui. Aujourd’hui, pour l’alimentation, nos animaux sont beaucoup trop dépendants de l’agriculture céréalière pour pouvoir faire du gras.  Cette équation n’est pas bonne pour les éleveurs français. Quand l’agriculteur amène sa vache à l’abattoir, le prix qu’on lui donne est généralement le prix  qu’il a investi en nourriture. Alors que s’il avait eu un animal qui se nourrissait en prairie, avec de l’herbe et non en grains qu’il achète, il gagnerait sa vie.

 Que pensez-vous des prix à l’heure actuelle sur la viande?
Le prix de la viande aujourd’hui est complètement absurde. Il y a 30 ans, j’achetais mes bovins 23 francs le kilo. On est trente ans plus tard et on entend dire que le prix pour une vache limousine c’est 3,60 euros le kilo… c’est-à-dire 23 francs. On ne peut plus continuer à brader la viande. Brader la viande c’est brader tout un modèle, c’est brader le paysage, notre agriculture, notre histoire. Il faut repenser complètement notre modèle.

Donc l’annonce d’augmenter les prix, prôné par le gouvernement, est une bonne nouvelle?
Déjà il faudrait remettre l’éleveur dans un modèle économique normal. Aujourd’hui, entre 70 et 80% de ses revenus sont des subventions de la PAC (Politique agricole commune). Pourquoi? Parce que notre modèle d’élevage est complètement absurde, il n’a aucune logique économique. Alors pour compenser, on donne des subventions. Ça fait 30 ans que les éleveurs sont sous perfusion de subventions. Ça ne peut plus tenir, il faut réfléchir à ce qui existait dans notre terroir il y a une centaine d’années, avant qu’on se lance dans le tout-charolais. Il faut remettre nos animaux dans leur territoire.

Vous considérez que l’agriculture intensive est vouée à sa perte?
C’est terminé! Si on doit conserver le modèle actuel, à savoir, vendre de la vache limousine à 3,60 euros le kilo, c’est impossible! Ça devrait valoir 10 euros le kilo! Si on devait payer l’éleveur en fonction du travail, du prix que ça lui a coûté, ça devrait valoir 10 euros le kilo. Maintenant, si on veut des prix plus raisonnable, dans un modèle plus écologique, il faut faire revenir au modèle d’avant, avec nos animaux dans nos prairies.

Quel regard portez-vous sur le rôle de la grande distribution dans la crise actuelle?
Depuis la crise de la vache folle, les grandes surfaces ne savent pas appréhender les races bovines françaises. Il n’y a que les artisans bouchers qui savent le faire aujourd’hui. La grande distribution a contribué à mettre l’animal dans un modèle économique absurde. Aujourd’hui, la logique c’est de produire sans réfléchir… dans un contexte où les éleveurs sont prisonniers du modèle subventionné. Ce n’est pas mon rôle de blâmer l’un ou l’autre. Mais je dois dire que c’est absurde et qu’il faut bâtir un autre modèle.

A long terme, quel est avenir pour l’élevage bovin?
Aujourd’hui, le client paye un produit qui est à 80% subventionné. Demain, ces aides seront beaucoup moins importantes. La viande coûtera forcément plus cher et c’est tant mieux! Ça permettra de mieux réguler le marché. Et d’aller vers un modèle où on consommera moins de viande… mais une viande plus écologique et plus respectueuse de l’animal.

L’économie collaborative : arnaque ou nouveau modèle ?

L’économie collaborative : arnaque ou nouveau modèle ?

 

A priori l’économie collaborative constitue un moyen de contourner les excès  du marché en rapprochant les acteurs. Par exemple quand les producteurs commercent directement avec les consommateurs. Mais un bon moyen parfois de s’affranchir des intermédiaires mais aussi des règles fiscales et parfois sociales qui plombent habituellement le coût de la transaction. Mais force est  de constater que la majorité des changes collaboratifs passent par la médiation d’intervenants qui ont flairé la bonne affaire. Grâce à la massification des offres, ils  exercent une  pression  la baisse des prix grâce à une  concurrence accrue qui se retourne contre  les particuliers comme sur les professionnels. Pour supprimer des intermédiaires, on en rétablit d’autres. En fait la marchandisation de la nouvelle médiation est surtout un moyen de favoriser le travail au noir et le détournement des coûts fiscaux et sociaux. Pourtant certaines formes économies collaboratives sont saines quand elles évitent ces pièges par exmple  quand elles rapprochent simplement le producteur du consommateur. Ce qui permet en général une plus grande  qualité des produits puisque le producteur est mieux rémunéré. Mais le débat est obscurci par le culte de la nouveauté numérique, les fameuses nouvelles technologies, les applications considérées toutes sans discussion possible comme un progrès. Certes les nouvelles technologies constituent un outil de modernisation des processus de production et d’échanges mais nombreux sont les  gadget auxquels on attribue d’office une modernité pour légitimer leur usage et les pratiques douteuses. Certaines formes collaboratives doivent être encouragées notamment pour éliminer des intermédiaires inutiles pour autant il faudra veiller à réguler certaines partqiues , empêcher aussi que viennent émerger de nouveaux parasites dans la médiation. Des parasites légitimés par le recours forcément « progressiste » des nouvelles technologies de communication.

Referendum suisse : non au modèle français de sécu

Referendum suisse : non au modèle français de sécu  

Les suisses ne veulent pas de sécu à la française, ils craignent surtout la création d’un déficit abyssal. Près de 62 % des Suisse  se sont prononcés contre la «caisse unique» et souhaitent donc conserver la kyrielle de 61 caisses privées qui gèrent aujourd’hui l’assurance-maladie de base. L’initiative populaire, portée notamment par les Verts et le Parti socialiste, a échoué à changer les mentalités, sept ans après un précédent vote qui allait déjà dans le même sens.  En Suisse, l’assurance-maladie est obligatoire. Mais, à la différence de la France, c’est à chaque personne de choisir l’organisme qui va rembourser ses frais. Pas gratuitement, puisque tous les mois, il faut payer des primes. Celles-ci varient selon les cantons. Et comme chez les assureurs automobiles, il y a une franchise: plus elle est élevée, moins les primes sont importantes. Le principe est le même pour tous, à l’exception des enfants, qui ont des tarifs préférentiels.  Selon la dernière loi, entrée en vigueur en 1996, la concurrence entre les caisses privées est censée faire baisser les prix. Le problème, c’est que le nombre de caisses se réduit et qu’un Suisse sur dix seulement change de caisse régulièrement pour dénicher les meilleurs tarifs. «Il faut en finir avec la fausse concurrence sur les primes», affirmait ainsi Pierre-Yves Maillard, ministre socialiste de la Santé dans le canton de Vaud et grand défenseur de la caisse unique. Les primes, elles, ne cessent d’augmenter. L’année prochaine, elles grimperont de 4 % – en moyenne, chaque Suisse paiera 412 francs par mois, soit 340 euros. Et bien souvent, la facture devient difficile à régler. Dans la catégorie des ménages aux revenus les plus faibles, une personne sur cinq ne peut pas s’en acquitter, selon une étude réalisée à Genève entre 2007 et 2012. Du coup, certains se rendent régulièrement en France afin de se faire soigner. Chez les opposants à l’initiative, l’Hexagone a pourtant servi de puissant contre-exemple. Sur l’une des affiches de campagne, un citoyen déclarait: «Je ne veux pas m’enfermer dans un système à la française.» Et de brandir l’argument massue du déficit de la Sécurité sociale, qui a atteint les 12,5 milliards d’euros en 2013. En Suisse, il n’y a pas de pas de déficit, car l’argent collecté sert à payer les dépenses de l’année en cours. Chaque année, les recettes sont adaptées aux dépenses.

 

«Notre modèle social a vécu» (Gattaz)

«Notre modèle social a vécu» (Gattaz)

 

Gattaz n’a pas complètement tort mais il voudrait saboter Valls et Hollande qu’il ne s’y prendrait pas autrement. En soi ce n’est pas très grave tellement la crédibilité du gouvernement est atteinte ( mais c’est grave pour la France) . Il est clair que le modèle social est à repenser pour la simple raison que la France n’a plus les moyens de le financer. Mais les propos de Gattaz aurait davantage d’impact sil faisait le lien avec une analyse économique un peu approfondie et sil utilisait une pédagogie plus élaborée.   Dans un entretien accordé au Parisien-Aujourd’hui-en-France , Pierre Gattaz se félicite du discours pro-entreprises tenu depuis plusieurs semaines par Manuel Valls. Tout en l’encourageant à enfoncer le clou. Le patron des patrons a souhaité que le premier ministre, qui doit tenir son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale cet après-midi, «mette le turbo». «Notre modèle social a vécu, il n’est plus adapté», lâche-t-il. Le président du Medef estime notamment qu’il y a «des freins à l’embauche que l’on peut faire sauter sans que cela coûte un centime».  Lesquels? «Autoriser le travail le dimanche et après 21 heures, sur volontariat, quand une entreprise le demande par exemple. Je ne dis pas que cela doit devenir un jour normal, mais les modes de vie changent. Si certains de nos salariés veulent travailler entre 21 heures et minuit et gagner plus, qu’on les laisse faire. En France, il y a cinq millions de chômeurs, si on leur propose de travailler de 21 heures à minuit en étant doublement ou triplement payés, c’est toujours mieux que rien, non? Ouvrons le débat.»  «Les 35 heures appliquées de manière uniforme, ce n’est plus d’actualité» Pierre Gattaz, président du Medef  Autre proposition du patron du Medef: «Toutes les entreprises devraient pouvoir négocier le temps de travail à la carte, selon leurs besoins et pas seulement celles qui ont des difficultés. Aujourd’hui, les 35 heures appliquées de manière uniforme, ce n’est plus d’actualité», affirme-t-il avant d’ajouter: «Je ne dis pas qu’il faut travailler 48 heures par semaine. Mais si des sociétés ont besoin de travailler 40 heures et d’autres 32 heures hebdomadaires, il faut les laisser s’organiser». Enfin, Pierre Gattaz appelle à «fluidifier le marché du travail» par la simplification de son Code en «intégrant les nouveaux modes de vie». Alors que les récentes propositions du mouvement patronal sur les salaires, la durée du travail ou les jours fériés pour créer un million d’emplois ont été jugées provocatrices par les syndicats, Pierre Gattaz déplore qu’il y ait «encore beaucoup de conservatisme» chez ces derniers. «Il y a une double peur en France: celle du salarié de se faire licencier et celle du patron d’embaucher. Attaquons-nous à cette double peur, déverrouillons ces contraintes, plaide le numéro un du Medef. Les mots interdits, les tabous, ça suffit».

 

Thévenoud : un député PS modèle !

Thévenoud :  un  député PS modèle !

«  Des retards de déclaration et de paiement d’impôt », c’est ce qu’ a reconnu Thévenoud en utilisant la dialectique confuse de l’ENA, en fait il n’aurait pas payé (ni fait de déclaration) d’impôts pendant trois ans d’après France info. Il était pourtant considéré comme un député modèle du PS. Il avait même appelé à la « repentance fiscale » pour inciter les évadés fiscaux à revenir en France. Un vrai expert !  L’ex-secrétaire d’État au Commerce extérieur était l’une des étoiles montantes du parti socialiste avant d’être débarqué du gouvernement pour avoir dissimulé ses impôts à l’administration fiscale. Thévenoud c’est effectivement un député modèle du PS, un vrai oligarque, qui à faiat l’ENA et/ou sciences politiques (13 ministres sur 18 ont faiat l’ENA). Un copain de Fabius dont il a été conseiller technique)  et de Hollande. Un rai oligarque, sa femme est également chef de cabinet du groupe socialiste ( normal Thévenoud est auusi vice président du groupe !).  Pourtant Thomas Thévenoud a été contraint de quitter le gouvernement, jeudi 4 septembre, après 9 jours passé à la tête du secrétariat d’état au Commerce extérieur. Motif : le député socialiste s’était « soustrait au Fisc ».  Pourtant, l’ex-secrétaire au commissariat extérieur était plutôt l’élève modèle de l’école socialiste. Rappelez-vous, en 2013, Thomas Thévenoud avait même été nommé vice-président de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac. Il était alors au-dessus de tout soupçon.   Thomas Thévenoud, c’est le député modèle, porte-parole du groupe socialiste, toujours souriant, blagueur et disponible. Proche d’Arnaud Montebourg, il était également très bien vu à Matignon.  Son entrée au gouvernement, Thomas Thévenoud la doit aussi à son action. Il était sur le point de trouver une issue à la guerre entre les taxis et les voitures de tourisme. En 2012, il s’était déjà fait remarquer en critiquant la TVA réduite dans la restauration. Souvent, le député de Saône-et-Loire raconte fièrement qu’il refuse et renvoie tous les cadeaux, les bouteilles de vin, de champagne, qu’il reçoit dans sa circonscription. En juin 2013, il répond aux questions de RTL midi en tant que vice-président de la commission d’enquête sur l’affaire Cahuzac. « C’est un ancien collègue, ça a été un ministre qui avait du savoir faire mais il nous a menti et c’est une trahison. » Un retournement de situation cruel pour celui qui a également été élu, en 2013, vice-président de la mission d’information sur la fraude fiscale. Bref, un vrai « faux-cul » type Hollande, de quoi en rire ou plutôt en pleurer pour la démocratie !

 

Le « nouveau modèle français » à l’allemande ?

Le « nouveau modèle français » à l’allemande ?

 

Pour Ayrault, c’est fait la France a choisi le modèle allemand, c’est le tournant social démocrate à l’allemande. Il y a pourtant encore du chemin à parcourir car le modèle français est encore très étatisé et les syndicats français demeurent à la fois très divisés et surtout peu représentatifs. Surtout les réformes structurelles sont loin d’être à la hauteur de l’enjeu. Avec le pacte de responsabilité, François Hollande, social-démocrate désormais assumé, voudrait cependant  rapprocher la France du modèle allemand en faisant du dialogue social une des pierres angulaires de sa politique économique. Après la réforme du marché du travail et celle de la formation professionnelle, un accord entre le patronat et les syndicats réformistes sur ce pacte, dont les jalons ont été posés mercredi, validerait sa stratégie de délégation aux « corps intermédiaires » décriés par Nicolas Sarkozy.   »Nous avons fait vivre le dialogue social », a dit jeudi sur RMC et BFMTV Jean-Marc Ayrault, qui a pris comme exemple l’Autriche, où des relations sociales pragmatiques sont selon lui à l’origine du quasi plein emploi. « C’est cela mon objectif, c’est d’arriver au même résultat », a expliqué le Premier ministre, qui a revendiqué un premier succès sur le front de l’emploi avec la baisse du chômage au quatrième trimestre 2013 au sens du Bureau international du travail (BIT). En réalité, le chômage a encore progressé en 2013.  Si l’accord sur le pacte de responsabilité permet au gouvernement d’éviter que la baisse du coût du travail apparaisse comme un chèque en blanc au patronat, il conforte aussi le virage social-démocrate du président.

Crise : Montebourg vante le modèle japonais

Crise : Montebourg vante le modèle japonais

Montebourg a sans doute raison de vanter le modèle japonais mais il est impuissant, d’une part il ne compte guère en France au gouvernement, ensuite il oublie qu’il compte encore moins dans la zone euro (qui gère notre monnaie), enfin il n’est pas crédible pour avoir top parlé, et s’être trop contredit… « D’abord, c’est un pays qui est endetté et qui fait une relance budgétaire de 100 milliards de yens », lance-t-il au micro d’Europe 1. « Et ça n’est pas un gouvernement bolchévique qui fait ça, c’est un gouvernement de droite », précise-t-il. « Deuxièmement, ils ont une banque centrale qu’ils ont soumis aux intérêts du gouvernement, donc ils n’ont plus une banque centrale indépendante qui n’en fait qu’à sa tête. Et troisièmement, c’est une banque centrale qui a décidé de soulager la population japonaise des hausses d’impôts et des coupes budgétaires. Ca, ça pourrait intéresser les Européens », ajoute-t-il. . Le parallèle est certes séduisant. La troisième puissance économique mondiale est sortie au dernier trimestre 2012 de six mois de récession sur fond de conjoncture mondiale déprimée. La croissance s’est accélérée ensuite et plusieurs clignotants se sont mis au vert, même si l’investissement privé (hors immobilier) a continué de reculer au premier trimestre, un signe que les entreprises restent encore prudentes face aux « Abenomics ». Mais le remède japonais n’est pas applicable en France, car le Japon a sa propre monnaie et détient sa dette. Mais à Tokyo Arnaud Montebourg entend bien plaider sa cause. Et pour le dîner donné par l’empereur, jeudi, il confie avoir dû débourser 1.000 euros pour un smoking. Un investissement qu’il considère comme pérenne.

 

Peugeot : un nouveau modèle à air comprimé

peugeot : un nouveau modèle à air comprimé

 

Peugeot va utiliser la technique de l’air comprimé (qui existe déjà dans le transport) et qui permet d’économiser de l’ordre de 50% de carburant.  PSA a présenté à la presse un projet d’une nouvelle chaîne de traction hybride essence fonctionnant grâce à de l’air comprimé et qui pourrait équiper des véhicules commercialisés à partir de 2016.   »C’est une étape clé vers la voiture aux 2 litres aux 100″ kilomètres, s’est félicité le président du directoire Philippe Varin lors de la présentation de ce qu’il a présenté comme une première mondiale.  Cette innovation repose sur l’utilisation d’un moteur essence, d’un stockeur d’énergie sous forme d’air comprimé, d’un ensemble moteur-pompe hydraulique et d’une transmission automatique via une boîte de vitesses développée spécialement, explique PSA.  Ceci permet « une récupération de l’énergie au freinage et à la décélération », a expliqué le chef de projet Karim Mokaddem.  En ville, ce type de véhicule fonctionne à l’air comprimé sur de courtes distances, avant que la propulsion thermique ne se réenclenche.  Comme le moteur électrique, le moteur pneumatique a été développé bien avant le moteur à essence. Mais à part quelques applications dans le domaines des transports en communs (tramways), cette technologie n’a pas prospéré, en raison notamment de la faible autonomie qu’elle permet.  Le projet de PSA a été développé dans le cadre d’une coentreprise avec l’Etat, qui détient une part minoritaire. « C’est un partenariat exemplaire », s’est félicité Philippe Bouyoux, commissaire général adjoint à l’investissement car « c’est une innovation de rupture ».  Les équipementiers allemand Bosch et français Faurecia sont associés au projet, qui permet une économie de carburant de 45% en ville et qui doit permettre à PSA de « maintenir son leadership en terme d’émission de CO2″, selon M. Varin. Le premier constructeur automobile français est déjà présent dans l’hybride diesel-électique.  L’objectif de ce projet est de faire baisser à environ 70 grammes par kilomètre les émissions de CO2, contre environ 125 généralement.  Le constructeur présentera cette nouvelle technologie plus en détail au salon automobile de Genève en mars. Les véhicules qui en seront équipés coûteront plus chers que les classiques, mais PSA n’a pas voulu chiffrer ce surcoût. Ce sera « une voiture accessible au plus grand nombre », a promis son directeur de la recherche et développement Guillaume Faury.  Elle présente l’avantage d’être facilement adaptable sur des voitures et des utilitaires, d’être « indépendante des conditions climatiques et du maillage du réseau de maintenance » ou de recharge, contrairement aux véhicules électriques, a vanté M. Mokaddem.  Les promoteurs de la propulsion pneumatiques font valoir que la fabrication du réservoir d’air comprimé est bien inférieure à celui d’une batterie électrique. Son poids est également bien moins élevé. Cette technologie est toutefois bruyante, contrairement au moteur électrique.  PSA a aussi présenté sa nouvelle plate-forme dénommée « EMP2″ sur laquelle seront construits ses futurs modèles type berline, coupé, break, monospace et SUV. Elle équipe déjà les usines de Sochaux en France et de Vigo en Espagne, puis Wuhan en Chine à partir de 2014.

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol