Archive pour la Catégorie 'politique'

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Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Après 7 heures de discussion, Macron aurait réussi à convaincre la plupart des élus qui lui  ont d’ailleurs fait une standing ovation. Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires  tellement appréciés par la population. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes, comme d’ailleurs ceux des plus grandes, se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et dans un fonctionnement de moins en moins contrôlé ( voir par exemple les effectifs administratifs, de cantonniers et de jardiniers !). Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus, la plupart incompétents, pour évaluer de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voire d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence des élus, il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron ait  réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président en introduction de sa rencontre avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. » Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale. Et les maires d’avaler la couleuvre d’un amalgame très douteux car le niveau de vie des gilets jaunes et autres français n’a rien à voir avec l’ISF qui n’est qu’un symbole d’une fiscalité injuste. L’ISF est hors sujet !

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

 

 On se souvient que Claude Guéant avait mis directement dans sa poche dés s du ministère de l’intérieur. Ce qui avait amené une enquête et conduit à une procédure judiciaire. À l’issue de celle-ci, Claude Guéant reconnue, coupable a été condamné à un an de prison. Il faut d’abord noter que cette affaire judiciaire a traîné pendant des années grâce aux recours de la procédure. À comparer évidemment avec les comparutions immédiates de certains petits délinquants qui écopent de mesures d’emprisonnement à exécuter. La sanction restera cependant symbolique pour Claude Guéant par ailleurs impliqué dans d’autres affaires sulfureuses. Mais comme l’affaire a traîné l’intéressé a pris de l’âge, il a atteint le seuil fatidique des plus de 70 ans (il en a 74) et pourra donc bénéficier d’un aménagement de sa peine qui lui évitera de mettre un pied en prison. Finalement un peu comme dans la plupart des affaires politiques ou financières, le traitement judiciaire traîne tellement qu’au bout du compte on enterre le dossier (comme pour Chirac) ou bien on le fait traîner jusqu’à ce que la procédure soit éteinte (ce qui risque de se passer pour les affaires Sarkozy ou Tapie).

Affaire Benalla : guerre ouverte avec l’Elysée

Affaire Benalla : guerre ouverte avec l’Elysée

On assiste à une hystérisation de l’affaire Benalla avec maintenant une guerre ouverte qui s’engage entre le directeur de cabinet de l’Élysée et Benalla. Le directeur de cabinet Patrick Strzoda, accuse en effet maintenant Benalla d’avoir utilisé un faux pour obtenir ces passeports. On avait noté ces dernières semaines un net durcissement des propos de Benalla a l’égard de certains membres du cabinet de Macron et notamment vis-à-vis du directeur de cabinet. Compte tenu de la personnalité de Ben alla, il est fort pour probable qu’il n’en restera pas là et il fera d’autres révélations. Récemment il avait d’ailleurs indiqué qu’il avait continué d’échanger avec le chef de l’État après son licenciement. Mais l’interrogation la plus fondamentale ne concerne pas la question des passeports diplomatiques, à ne pas confondre avec l’immunité diplomatique, mais le fait que Benalla est passé du statut d’ancien garde du corps à celui d’organisateur de relations économiques internationales comme le démontre la vingtaine de voyages qu’il a effectués depuis l’été dans les pays étrangers. On se demande effectivement de quels soutiens bénéficie Benalla pour une conversion aussi réussie et aussi rapide.

Sondage « Lagardère » : Macron remonterait en popularité

Sondage « Lagardère » : Macron remonterait en popularité

 Un journal détenu par Lagardère remet  le  couvert en déclarant que la popularité de Macon est en hausse.  La cote de popularité de Macron aurait enregistré un rebond de cinq points d’après le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match. Un résultat curieux quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Ce n’est pas la première fois que certains sondages sont un peu bidouillés pour faire remonter la popularité du pouvoir. Cela d’autant plus que ce sondage est commandé par Paris-Match propriété de Lagardère un grand supporter de Macron. Pour preuve l’attitude systématiquement pro Macron du rédacteur en chef du JDD, Hervé Gattegno (propriété aussi de Lagardère) sur les plateaux télé. Il est clair que certains milieux financiers qui ont permis à Macron de devenir président s’inquiètent de son décrochage dans l’opinion est aussi de leurs conséquences économiques. D’où parfois des sondages curieux qui brusquement font remonter l’image d’un président. Selon cette enquête menée les 3 et 4 janvier, l’action du chef de l’Etat réunit 28% d’opinions positives, en hausse de cinq points de pourcentage par rapport à décembre, quand seuls 23% de sondés approuvaient son action. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Rebelote avec la rediffusion de ce même sondage on indique que  le  «  chef de l’État, toujours confronté à la mobilisation des gilets jaunes, gagne quatre points de popularité en janvier (un point de moins que ce qui était indiqué précédemment ! NDLR). Dans le détail, un tiers des Français disent avoir une «bonne opinion» d’Emmanuel Macron. Le locataire de l’Élysée doit surtout ce regain de popularité aux sympathisants de La République en marche qui sont 90% à le soutenir (+10 points) et aux électeurs des Républicains (54%, +10 points). ).Ce rebond lui offre un bol d’oxygène au moment même où il lance son grand débat avec les Français. En réveillant son camp et en tendant à nouveau la main vers les électeurs de droite modérée, le président conforte son socle électoral. De quoi commencer un peu moins mal la future campagne des européennes. ». Macon peut vraiment dire merci à Lagardère pour le soutien qu’il lui  apporte à travers des sondages pour le moins sulfureux et en plus contredits par d’autres à la même date. Dans le sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match. On constate une remontée de popularité pour le pouvoir, une remontée reprise evidemmenet bêtement par les grands médias. . À l’inverse, les Français sont de plus en plus critiques vis-à-vis de l’action du gouvernement, 75 % sont mécontents, selon le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 3 janvier.  Un résultat curieux pour l’IFOP quand par ailleurs le même sondage indique que seulement 19 % des Français jugent le président de la république proche des préoccupations des Français. Un peu moins de trois quarts des sondés (72%, en baisse de quatre points) n’approuvent pas l’action d’Emmanuel Macron. Une seule explication sans doute,  il s’est passé quelque chose la nuit du 3 janvier puisqu’un  sondage a été réalisé les 2 et 3 janvier et l’autre les 3 et 5 janvier.

 

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

« Gilets jaunes »: le gouvernement pour l’évaluation quand ça l’arrange

 

Pour deux mesures symboliques au cœur de la colère des gilets jaunes le gouvernement argumente en proposant l’évaluation aussi bien pour l’impôt sur la fortune que pour la limitation de vitesse à 80 km. Pourquoi pas,  la méthodologie semble bonne mais elle est valable pour l’ensemble de la politique. Par exemple pour les 40 milliards accordés cette année au titre du crédit impôt compétitivité emploi dont personne n’est incapacité de dire qu’elle a été exactement son influence précisément sur la compétitivité et sur l’emploi. Même le conseil d’analyse économique aujourd’hui commence à douter de l’efficacité d’une mesure générale qui ne tient pas compte des spécificités des branches et des entreprises, ni du caractère de concurrence internationale de l’activité (la Poste en a bénéficié !).Lors d’un échange marathon de plus de 6h30 mardi avec quelque 650 maires normands dans l’Eure, Emmanuel Macron a semblé ouvrir la voie, sous conditions, à de possibles aménagements à la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Défendue par le Premier ministre Edouard Philippe, cette mesure fortement contestée, parfois même par des membres du gouvernement dont l’ex-ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, est entrée en vigueur le 1er juillet 2018 et doit faire l’objet d’un premier bilan en 2020. “Il y a des propositions qui ont été faites par le gouvernement, il y a une bronca, est-ce qu’il faut tout arrêter ? Franchement non”, a dit Emmanuel Macron. “Est-ce qu’on peut faire quelque chose qui soit mieux accepté et plus intelligent? Sans doute oui». SUR la question de l’ISF et de sa transformation contestée en impôt sur la fortune immobilière (IFI) – promesse de campagne d’Emmanuel Macron -, le chef de l’Etat a dit “qu’il y avait une bonne règle démocratique, c’était : quand on a été élu sur un programme appliquer le programme sur lequel on a été élu”.

“Ça me semble être de bonne hygiène démocratique”, a dit Benjamin Griveaux, rappelant que la loi de Finances votée en décembre 2017 “comprend un élément d’évaluation réalisée par des parlementaires de tous bords et des experts”. Ce comité doit remettre un premier rapport d’évaluation à l’automne. A la question de savoir si l’exécutif pourrait rétablir l’ISF si une majorité de Français le réclamaient, Benjamin Griveaux a refusé “de présager à la mi-janvier des résultats du grand débat national” qui seront rendus avant la fin mars.“Attendons les résultats de ces débats, je suis certain que la question sera abordée (…) mais il est important de rappeler qu’il y a une légitimité dans ce pays qui est liée à la démocratie représentative, qu’il y a eu des élections, que rien n’a été caché dans le projet politique du président”, a-t-il dit. “Qu’il faille enrichir la démocratie représentative par ce travail de débat, de co-construction, pendant l’exercice d’un quinquennat (….) bien sûr mais ça ne peut pas être détricoté en permanence ce que vous avez fait moins de 12 mois avant sans même avoir pu l’évaluer”. Encore une fois le concept  d’évaluation à la fois scientifique et démocratique ne saurait concerner seulement deux mesures mais l’ensemble d’une politique qui jusque-là n’a pas démontré son efficacité ni sur le plan de la croissance, ni sur le plan de l’emploi, ni sur le plan le plan du le rétablissement des équilibres financiers.

Macron-grand débat : le marathon d’un évangéliste

 

Tous les grands médias s’ébahissent ce  matin à propos de la performance de Macron leur de la réunion sur le grand débat dans l’Eure. Une performance « exceptionnelle » qui finalement aurait réussi à convaincre la plupart des élus qui ont d’ailleurs fait une standing ovation à Macron. Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires  tellement appréciés par la population. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes comme d’ailleurs ceux des plus grandes se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et dans un fonctionnement de moins en moins contrôlé. Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus la plupart incompétents de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voir d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence de sévères il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron et réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président en introduction de sa rencontre avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. » Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale.

Affaire Benalla: suite du feuilleton au Sénat

Affaire Benalla: suite du feuilleton au Sénat

Le feuilleton Benalla va  reprendre avec de nouvelles auditions au Sénat, aussi de nouvelles informations par exemple sur le nombre de passeports diplomatiques qu’il possédait encore sur le téléphone crypté défense dont il serait encore en possession en tout cas qu’il n’a pas rendu sitôt son licenciement. Un feuilleton forcément intéressant non  pas seulement à cause de l’utilisation de passeports diplomatiques qui ne confèrent d’ailleurs pas davantage exorbitant (et sûrement pas l’immunité) mais surtout sur la personnalité et le rôle de Benalla sein de l’Élysée. On peut en effet s’étonner que celui qu’on a qualifié comme un simple garde du corps du président puisse organiser à l’étranger des rencontres avec des responsables gouvernementaux et des chefs d’entreprise français. Certes Benalla n’est  sans doute pas sans qualités mais on ne passe pas d’un statut d’agent de sûreté même qualifiée à celui de businessman international. À moins évidemment de bénéficier de certaines protections. Justement ce que le Sénat aura à approfondir  Pour tenter d’éclaircir les conditions de détention et d’utilisation des passeports diplomatiques d’Alexandre Benalla, la commission d’enquête du Sénat va donc auditionner Christophe Castaner. Le désormais ministre de l’intérieur avait déjà été interrogé par les sénateurs - tout comme le directeur de cabinet de la présidence Patrick Sztroda - mais dans le cadre de ses fonctions de délégué général du parti présidentiel de La République en Marche. Le ministre des Affaires étrangères devrait répondre aux interrogations sur la remise ou non des documents diplomatiques à ses services. Comme lors de la première salve d’auditions, les sénateurs vont veiller à ne pas empiéter sur la procédure judiciaire en cours alors que le parquet de Paris a ouvert en décembre dernier une enquête préliminaire pour notamment « abus de confiance », après un signalement du Quai d’Orsay sur « la non restitution et l’usage » de passeports diplomatiques. Si ce dernier a remis ces documents aux enquêteurs le 9 janvier dernier, Alexandre Benalla, comme Vincent Crase – également mis en cause dans le volet des violences du 1er-Mai – va être réauditionné lundi prochain par les sénateurs. Ils pourraient tous deux être interrogés sur leurs éventuelles activités privées, notamment dans le domaine de la sécurité privée.

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

Interpellé lors du lancement du Grand débat Macron a pourtant confirmé sa phrase idiote «  traverser la rue trouver du travail. » Mais d’une certaine manière il s’enfonce encore un peu plus dans la caricature et le mépris. « Moi, là où j’habite, en traversant la rue, je peux vous dire on en trouve », du travail, a-t-il rétorqué sans se démonter, en allusion au quartier huppé autour de l’Elysée. « Parfois on fait des caricatures, en pensant que ce qu’on dit un moment à quelqu’un, de bonne foi, ce serait un message vers tous les Français, a-t-il regretté. « On est au temps du numérique, de l’info en continu, je suis comme ça je ne changerai pas », a-t-il tranché. Une dernière phrase Qui traduit bien la posture monarchique de Macron qui n’a pas l’intention de changer même quand il tutoie l’insulte alors qu’il demande aux pauvres d’évoluer. En fait de la part du chef de l’État toujours la même ignorance, la même condescendance. Surtout si on y ajoute cette nouvelle agression verbale contre la pauvreté des gens « qui déconnent » ! En effet, e chef de l’Etat a donc déclenché une nouvelle salve de critiques des oppositions mardi après avoir déclaré, peu avant le lancement du grand débat: « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

Les pauvres « déconnent »(Macron ) !!!

Les pauvres « déconnent »(Macron ) !!!

En gros c’est ce qu’a affirmé avec condescendance et mépris Macron vis-à-vis des plus défavorisés qui ne parviennent pas à s’en sortir. Une double condamnation en quelque sorte. Une condamnation économique et sociale du faite de la misère qu’ils subissent et de l’exclusion qui en découle. Avec en plus une condamnation morale de la part d’un petit chef d’État qui n’a évidemment aucune idée de ce que peut être la vie de certaines personnes qui vivent avec des revenus de 800 à 1200 € par exemple et dont le tiers au moins est déjà consacré au logement. Emmanuel Macron n’a évidemment aucune idée des conditions des gens défavorisés par la vie. D’une certaine manière la phrase du président est scandaleuse. C’est celle d’un petit prince qui fonde son appréciation sur ce qui se dit à propos des pauvres dans les salons parisiens. Pourtant la problématique est claire, il y a près de 6 millions de chômeurs et la France chaque année ne crée que quelques dizaines de milliers d’emplois. C’est l’explication majeure de la misère sociale non seulement de ceux qui sont sans emploi mais aussi de ce qui travaillent  avec des revenus indécents. . Emmanuel Macron a affiché condescendance en déclarant sa volonté de davantage “responsabiliser” les personnes en situation de difficulté économique et financière en France, estimant que si certains “font bien”, d’autres “déconnent”.La solution ne réside pas “dans le face-à-face entre ceux qui profiteraient d’un côté et ceux qui seraient les vaches à lait de l’autre, ce n’est pas vrai”, a-t-il ajouté. “Elle est dans un travail collectif qui est très fin que font les travailleurs sociaux. Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser parce qu’il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent mais ils sont tous acteurs”. Une manière d’évacuer la question de la justice sociale et fiscale. Ces propos surviennent dans un contexte social toujours tendu après deux mois de mouvement des “Gilets jaunes” qui manifestent depuis neuf week-ends consécutifs pour réclamer plus de pouvoir d’achat et de démocratie participative. Vendredi, le chef de l’Etat avait déjà suscité une vague d’indignation après avoir déclaré que trop peu de Français avaient le “sens de l’effort.

« Gilets jaunes » et l’ISF « c’est de la pipe », (assure Macron)

 

 

 

L’évangéliste Macron est un champion de la rhétorique manipulatrice. Pour preuve, il utilise le montant de l’impôt sur la fortune pour prouver que ce moyen est inadapté à l’amélioration de la situation même d’un seul gilet jaune. Là il devra quand même refaire son addition puisque le produit de l’ISF été de l’ordre de près de 4 milliards ; ’il n’y a de quoi satisfaire faire la totalité des gilets jaunes mais quand même de quelques-uns. Le procédé qu’utilise Macron est déplorable. C’est la méthode de l’amalgame entre deux sujets qui ont peu à  avoir entre eux. La situation sociale dégradée que dénoncent les gilets jaunes met en jeux des sommes plus  importants que l’ISF mais ce n’est pas le sujet. Pour l’ISF, ce qui est en cause c’est le symbole d’une politique fiscale qui est au service des plus défavorisés. Évidemment il n’y a pas que l’ISF à mettre en sujet mais la totalité de la politique fiscale. Par ailleurs il y a bien d’autres sujets que dénoncent les gilets jaunes : la politique économique, l’aménagement du territoire, la justice sociale, la démocratie autant de thèmes qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’ISF même si ce sujet est important puisqu’il introduit la problématique de la justice fiscale.  Penser qu’en rétablissant pleinement l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), « la situation d’un seul ‘gilet jaune‘ s’améliorera, c’est de la pipe », a pourtant déclaré Emmanuel Macron mardi lors de l’ouverture du « grand débat national » devant des élus de l’Eure. « Il ne faut pas raconter des craques : ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul ‘gilet jaune’ s’améliorera. Ça, c’est de la pipe », a déclaré le chef de l’Etat. « Ce que je sais, c’est que si je le faisais demain, les quelques-uns qui étaient en train de revenir et de créer de l’emploi diraient : ‘on a compris, celui-là il est comme les autres, dès qu’il y a un coup de grisou, lui, il remballe ses idées et il est reparti. Non ! Non ! », s’est exclamé Emmanuel Macron. 

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Lettre de Macron : texte très réducteur de la problématique

 

Lettre de Macron : texte  très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des auteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Notons la quasi absence de la politique industrielle, de l’Europe ou du pouvoir d’achat !) Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Un grand débat  » indépendant du gouvernement » (Laurent Berger)

Un  grand débat  » indépendant du gouvernement » (Laurent Berger)

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT (désormais premier syndicat de France)  avait déclaré lundi matin qu’il souhaitait que cette consultation soit indépendante du gouvernement. Évidemment, c’est raté après la décision du Premier ministre Édouard Philippe de désigner deux ministres pour animer l’exercice démocratique. Laurent Berger s’était aussi préoccupé des suites qui pourraient être données à ce débat. Sur ce point, il ne peut aussi qu’être déçu puisque le chef de l’État lui-même a rappelé qu’il était hors de question de revenir sur les mesures prises depuis son élection et qu’il convenait de maintenir le cap. Enfin Laurent Berger pointe le fait que dans la lettre du président de la république la question pouvoir d’achat est à peine abordée alors que c’est l’essentiel des préoccupations du moment comme l’ont démontré d’ailleurs la plupart des sondages.  Pour le numéro un de la CFDT, il faut qu’à l’issue du débat « les organisations syndicales, patronales, les associations organisent une sorte de Grenelle du pouvoir de vivre où on traite l’ensemble de ces sujets-là » même si « le gouvernement in fine décidera ». Le responsable de la CFDT ne souhaite pas que le président de la république soit le seul décideur.

Deux ministres, seconds couteaux, pour animer le débat

Deux ministres, seconds couteaux, pour animer le débat

 

Le gouvernement avait promis initialement de désigner une personne et un organisme indépendants pour animer le débat national. Finalement après le refus de la présidente de la commission nationale du débat public, le gouvernement choisit la bonne vieille méthode de l’encadrement politique. En plus par deux ministres qui sont des seconds couteaux du gouvernement. En outre pas spécialement représentatifs de cette France profonde qui a exprimé sa colère ou qui la soutient. En effet,  l’une, secrétaire d’État auprès du ministre de la transition écologique, est une énarque, quant à l’autre Sébastien Lecornu, le ministre chargé des Collectivités territoriales, c’est l’archétype de l’oligarque qui n’a pratiquement jamais travaillé que dans la politique. Peut-être quand même conscient de la dérive de l’animation du débat, le gouvernement a décidé de compléter ces deux ministres avec trois personnalités qui seront désignées respectivement par le Sénat, par l’assemblée nationale et par le conseil économique et social environnemental. Le problème c’est qu’on se demande bien avec quels moyens ces cinq personnalités vont pouvoir travailler. Certes on souhaite que le débat soit décentralisé le plus possible notamment au niveau des mairies. Reste qu’il faudra bien synthétiser et dégager des priorités avec l’appui d’une logistique. Or en l’état de l’organisation, cette logistique pourrait être le contrôle du préfet. En clair,  le pouvoir souhaite gagner du temps avec un débat dont les Français n’attendent pas grand-chose mais en plus il entend l’encadrer non seulement sur la définition des thèmes mais aussi sur les suites à donner à cette consultation.

 

«Gilets jaunes»: Éric Drouet contesté

«Gilets jaunes»:  Éric Drouet contesté

 

 

La rupture semble consommée entre les durs des gilets jaunes et ceux qui refusent le radicalisme et  l’affrontement, Priscillia Ludosky, l’une des principales figures des « gilets jaunes« , a annoncé qu’elle ne travaillait plus avec Eric Drouet, une autre figure du mouvement. Les divergences entre les différentes mouvances des gilets jaunes ne sont pas nouvelles. Pour schématiser,  on pourrait dire qu’il y a une mouvance très réformiste qui souhaiterait même l’arrêt des manifestations. À l’inverse il y a une tendance très politisée gauchiste que représente notamment Éric Drouet qui veut en découdre avec le pouvoir et se transformer en organisation politique. Enfin un courant intermédiaire sur des bases revendicatives sociales mais moins radicale sur les formes d’action. Plusieurs tendances pourraient présenter une liste aux européennes. Précisément, c’est sans doute cette transformation en organisation politique qui tuera le mouvement des gilets  jaunes. Pour preuve chaque fois qu’un mouvement social à caractère plutôt syndical s’est immiscé dans la politique il en a lourdement payé le prix. La confusion entre le rôle de contestation et de gestion n’est pas possible. De toute manière, les gilets jaunes ne peuvent pas attendre grand-chose de la métamorphose politique. Au mieux 10 à 15 % dans l’opinion publique. Ce qui les cantonnera dans une position stérile ou au contraire dans les compromis avec d’autres formations, compromis qui pourrait être sulfureux. Il y a aussi le risque de déviation personnelle. De ce point de vue on sent bien Qu’Eric Drouet veut jouer le e rôle de leader des gilets jaunes alors que visiblement comme d’ailleurs la plupart de ses collègues, il n’a pas les capacités culturelles, sociales et politiques pour diriger un tel mouvement. Notons qu’outre ces grandes différences, se surajoutent  des influences très contradictoires d’organisation politique incompatible qui vont des insoumis au rassemblement national en passant par le courant anarchiste et l’extrême droite dure.  « Depuis des semaines (témoignages à l’appui) nous subissons son (ndlr: celui d’Eric Drouet) comportement, nous recevons ses menaces et aujourd’hui je suis personnellement attaquée et ça je ne l’accepte pas » poursuit-elle sur sa page Facebook personnelle. Cette annonce marque une scission majeure parmi les figures du mouvement lancé à la mi-novembre. Eric Drouet a répondu dans l’après-midi en publiant une vidéo d’un peu plus de cinq minutes dans laquelle il explique « avoir été obligé de nier les déclarations faites au nom de la France en colère (ndlr: le groupe facebook qu’il a crée) ». »Certaines déclarations sont collées à mon nom [...] comme la manifestation de Bourges. Manifestation non déclarée que je ne peux pas du tout justifier en mon nom car c’est pas moi qui l’ai faite » poursuit-il . En parlant des différents membres du mouvement, il explique qu’ils ont décidé de « continuer chacun de notre côté » et qu’il est impossible « d’être forcément tous d’accord sur tout ce qu’on fait ».

 

Grand débat : Les maires ruraux ne veulent pas se mouiller

Grand débat : Les maires ruraux ne veulent pas se mouiller

 

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président de l’Association des maires ruraux (AMRF), Vanik Berbérine, ne s’est pas beaucoup mouillé à l’issue de sa rencontre avec Macron. Certes,  il s’est félicité que le chef de l’État reconnaisse le rôle des maires  mais il est resté dubitatif quant à l’issue de ce débat. L’association des maires ruraux n’a pas voulu s’engager totalement et a laissé les maires libres de s’impliquer ou non. La preuve sans doute que comme les Français, on doute beaucoup de l’efficacité de l’exercice et surtout des suites qui seront données. Les maires ruraux ne souhaitent pas être instrumentalisés pour le cas où l’exercice serait un échec. En effet, depuis l’élection de Macron, les maires et les institutions intermédiaires ont été relativement ignorées. “Il a, depuis le début de son mandat, regardé les élus de manière un petit peu distraite, comme tous les corps intermédiaires. Et aujourd’hui, il se rend compte que c’est un mode de relation qui pose problème, que s’il n’y a pas ces intermédiaires, la relation est compliquée”, a dit Vanik Berberian après sa rencontre avec Emmanuel Macron.“Le fait qu’il ait affiché très clairement sa volonté de reconnaître les maires et de les impliquer dans la démarche qui va suivre, c’est quelque chose d’important, c’est une prise de conscience importante qu’on peut saluer”, a-t-il ajouté. Vanik Berberian a dit se montrer “attentif” aux débouchés du débat, qui sera lancé mardi pour répondre à la crise des “Gilets jaunes”, et dont les modalités ont été précisées par Emmanuel Macron dans une lettre aux Français. “Le grand débat va apporter, on l’espère, un matériau intéressant et charge à (Emmanuel Macron) d’en tirer parti. On l’a dit très clairement, si le sujet c’était de nous ressortir la phrase : ‘je vous ai compris mais on va continuer comme avant’, évidemment, c’est un gros risque et un problème de stratégie”, a-t-il ajouté.

Cahiers de doléances : la justice sociale et fiscale en tête (AMRF)

Cahiers de doléances : la justice sociale et fiscale en tête (AMRF)

 

 

Au moins 5.000 communes, principalement de moins de 3.500 habitants, ont participé au projet, dit de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Le besoin de plus de justice sociale est le thème le plus récurrent avec 17,2% des contributions. Viennent ensuite les doléances traduisant un sentiment d’”inégalité” devant l’impôt, pour 14,3% des contributions, avec l’idée que la lutte contre la fraude fiscale est “inefficace”, qu’il faut “remettre à plat la progressivité de l’impôt” et rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).Près de 14% des contributions ont trait à une réorganisation politique et territoriale. Les participants montrent une défiance vis-à-vis des privilèges des élus, dénoncent “le nombre d’élus payés à ne rien faire”, critiquent l’organisation territoriale sous l’égide des “hauts fonctionnaires” et appellent à redonner “le pouvoir à la commune». Le transport et les mobilités concernent 9,4% des témoignages et se concentrent sur l’abandon de la hausse de la taxe carbone sur les carburants et la fin de la limitation à 80km/heure, une “décision prise par des bureaucrates parisiens qui ne sortent pas du périphérique”. Les participants appellent également au développement des transports publics et des lignes ferroviaires secondaires. La vie démocratique – 8,7% des contributions – est le cinquième thème abordé, avec l’idée que “les élus doivent respecter le peuple”, “les décisions viennent d’en haut, sans concertation”. Les citoyens demandent à être davantage consultés, notamment par référendum, souhaitent une réforme du système électoral, avec la prise en compte des votes blancs. Figurent ensuite les sujets liés à la transition écologique – conscience sur l’urgence d’agir mais fort sentiment d’injustice quant à l’effort menés; et des demandes pour une valorisation du travail, avec l’idée “d’avoir intérêt à travailler plutôt que de recevoir des aides”.L’immigration, avec l’idée qu’une “trop grande place est donnée aux ‘étrangers’”, ne figure qu’en huitième position, parmi les sujets internationaux (5,4% des contributions).

« Touche pas à l’ISF » (Macron)

  »Touche pas  à l’ISF » (Macron)

 

On comprend évidemment que Macron refuse qu’on p Grand débat national : «arle d’un éventuel retour de l’ISF dans les discussions qui vont se tenir dans le grand débat national. En effet l’abandon de l’ISF été le retour d’ascenseur aux financiers et autres grands patrons qui ont soutenu politiquement et financièrement la candidature de Macron. Il suffit de vérifier le nombre de donateurs très concentrés notamment sur la région parisienne. Officiellement il y aurait eu pour cette campagne environ 30 000 donateurs mais 2 % auraient apporté environ la moitié des 7,5 millions recueillis par en marche. Finalement, un bon investissement pour les plus aisés qui ont apporté quelques millions mais en retour ont touché une exonération fiscale de près de 4 milliards. On voit mal dans ces conditions comment Macron complètement ficelé par des soutiens financiers aussi importants pourrait revenir sur l’impôt sur la fortune. Le reste est évidemment littérature. En effet, la suppression tiendrait dans le fait que la suppression de l’ISF a favorisé les investissements. Ce qui n’a jamais été vérifié, ni démontré puisqu’aucune contrepartie n’a été exigée. « Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises (…) afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage », a donc écrit macro dans sa lettre aux Français

Emmanuel Macron a pourtant fait marche arrière sur plusieurs dossiers depuis le début de la crise des « gilets jaunes ». Sous la pression, il a annulé la hausse des taxes sur le carburant et a même accepté, dans son courrier, d’ouvrir le débat sur le référendum d’initiative citoyenne. Mais à mesure que le mouvement s’est centré sur le pouvoir d’achat et l’exigence de davantage de justice sociale, l’abandon de l’ISF est devenu le symbole d’une injustice fiscale dénoncée par de nombreux « gilets jaunes ». Pourtant, Emmanuel Macron demeure inflexible et répète depuis le début de la mobilisation qu’il ne reviendra pas sur le remplacement de l’ISF par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), auquel sont désormais soumis les contribuables possédant plus de 1,3 million d’euros de patrimoine. Le 5 décembre, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, avait affirmé être prête à proposer de « rétablir l’ISF » si l’évaluation de l’IFI n’était pas concluante. Elle avait été immédiatement recadrée par Emmanuel Macron en Conseil des ministres, où il avait exclu tout recul sur ce point. Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, l’avait d’ailleurs réaffirmé le lendemain sur France Inter.

Il n’y aura pas de retour de l’ISF dans notre pays. Gérald Darmanin sur France Inter, le 6 décembre. Avec la « flat tax », la suppression de l’ISF est « la partie des réformes la plus sujette à discussion », d’après Antoine Bozio, le président de l’Institut des politiques publiques. En octobre, cet institut a évalué, à la demande des parlementaires, les conséquences de la politique fiscale sur le pouvoir d’achat des Français. « Nous ne sommes aujourd’hui pas capables de démontrer que ces mesures, très concentrées sur les très hauts revenus, ont des effets incitatifs majeurs sur l’investissement et l’emploi », explique-t-il dans Le Monde.

« L’ISF porte avec lui une certaine image de la société, expliquent deux économistes sur le site The ConversationLe supprimer renvoie une image (…) perçue par beaucoup comme une volonté affichée de maintenir les inégalités et de favoriser les plus aisés. » Un sentiment confirmé par un sondage Ipsos publié le 22 novembre dans Le Monde. D’après l’étude, 65% des sondés « critiquent la suppression de l’ISF » et 73% pensent que  »le gouvernement demande moins d’efforts aux catégories privilégiées ».

Grand débat: Les Français attendent surtout un retour aux urnes

Grand débat: Les Français attendent surtout un retour aux urnes

 

 

Pour l’instant, les conséquences du grand débat sont encore floues dans l’opinion publique. Peut-être en raison du cadrage un peu restrictif. Par exemple on ne parle pas de l’Europe, de la politique industrielle ou du pouvoir d’achat. Globalement presque 70 % considèrent que ce grand débat n’est pas la solution pour sortir de la crise actuelle. Finalement les Français espèrent un retour aux urnes qui seul pourraient donner une vraie légitimité un nouveau gouvernement. Seulement 47 % des Français seraient prêts à participer à cette consultation nationale et 52 % n’en ont pas l’intention. Par contre il semblerait que d’une façon générale les Français souhaitent être davantage associés concernant les grandes décisions politiques. Plus des deux tiers des Français (67%) disent vouloir une réforme institutionnelle à l’issue du grand débat national qui sera lancé mardi en réponse à la crise des « gilets jaunes », selon un sondage Opinion Way (fichier PDF) publié lundi 14 janvier. Les sondés sont presque autant (65%) à attendre également un référendum, indique l’enquête réalisée pour la chaîne de télévision Public Sénat, Le Point et l’agence de conseil en communication Etat d’Esprit-Stratis. Les sondés se montrent toutefois pessimistes sur l’impact réel du débat sur le mouvement des « gilets jaunes » : 67% pensent qu’il ne permettra pas de sortir de la crise. En outre, 75% des personnes interrogées sont favorables à un mécanisme de tirage au sort des citoyens pour la mise en place du grand débat national. Plus des deux tiers des Français (67%) disent vouloir une réforme institutionnelle à l’issue du grand débat national qui sera lancé mardi en réponse à la crise des « gilets jaunes », selon un sondage Opinion Way (fichier PDF) publié lundi 14 janvier. Les sondés sont presque autant (65%) à attendre également un référendum, indique l’enquête réalisée pour la chaîne de télévision Public Sénat, Le Point et l’agence de conseil en communication Etat d’Esprit-Stratis. Mais les sondés ne sont que 47% à vouloir participer à cette grande consultation nationale, qui durera jusqu’à la mi-mars, contre 52% qui n’en ont pas l’intention. D’autres études indiquent que les trois quarts des Français souhaitent donner leur avis sur des projets publics qui les concernent, précise Opinion Way. Les sondés se montrent toutefois pessimistes sur l’impact réel du débat sur le mouvement des « gilets jaunes » : 67% pensent qu’il ne permettra pas de sortir de la crise. En outre, 75% des personnes interrogées sont favorables à un mécanisme de tirage au sort des citoyens pour la mise en place du grand débat national.

Sondage réalisé du 9 au 11 janvier 2019 en ligne, auprès d’un échantillon de 1 065 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

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