Archive pour la Catégorie 'politique'

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

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Macron, professeur de sagesse à une septuagénaire blessée !!!

Macron, professeur de sagesse à une septuagénaire blessée !!!

Une nouvelle fois Emmanuel Macron n’a pu s’empêcher de commenter l’actualité à travers un fait divers malheureux qui s’est traduit par une grave blessure d’une manifestante de 73 ans à Nice. La victime souffre notamment de plusieurs fractures du crâne. Les propos du chef de l’État ont été jugés indécents par nombre d’observateurs. Macron s’érige  encore en professeur de morale alors pour le moins il n’a guère faire preuve d’éthique dans l’affaire Ben Bella. « Pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », a assuré Emmanuel Macron au quotidien. « Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse », a ajouté le président. On se demande sur quels critères peut s’appuyer macro pour se transformer en maître de sagesse. Peut-être s’appuie-t-il sur une collaboration non prouvée avec le philosophe Paul Ricoeur mais pas sur sa formation, ni sur sa pratique. Macro se comporte plutôt comme un sale gosse mal élevé condescendant et méprisant vis-à-vis des petites gens. Bref maquereau confond sans doute démocratie et monarchie. Arié Alimi, avocat de la militante de l’association Attac, a répondu aux déclarations du président ce lundi matin sur BFMTV:  »Je me demande qui est responsable: est-ce que c’est un président de la République qui commence à critiquer une personne qui est sur son lit d’hôpital? Une personne qui considère que nos aînés, que les personnes âgées ne peuvent pas exprimer leurs convictions dans la rue ? Ces propos, au delà du débat juridique, me semble particulièrement grossiers et  indélicats ».

 

Européennes: encore un écolo biodégradable dans la majorité

Européennes: encore un écolo biodégradable dans la majorité

 

 

Pascal Canfin rejoint Macron pour les européennes. Ce n’est pas le premier ni le dernier écolo qui se laisse séduire par les sirènes du pouvoir. D’une certaine manière, le pouvoir attire les responsables écolos nationaux comme des mouches et ils finissent d’ailleurs comme elles : dans le vinaigre. Le dernier en date en avoir fait l’expérience est Nicolas Hulot qui lui aussi a fini dans le vinaigre. Il faut convenir que souvent les convictions idéologiques des oligarques écolos sont assez fragiles et biodégradables dans ors de la république. Cela démontre l’évidence qu’un mouvement écolo ne saurait être politique s’il veut conserver son indépendance et sa force de proposition. On objectera que justement la plupart des forces politiques écolos attirent d’anciens dirigeants écolos. .Mais il s’agit moins d’intégration de problématiques environnementales que de débauchage qui pèse peu sur les orientations écologiques du pouvoir.  À l’automne, l’ancien ministre du Développement sous François Hollande avait pourtant refusé d’intégrer le gouvernement en remplacement de Nicolas Hulot, faute de garanties suffisantes sur la transition écologique. En novembre, il avait formellement exclu de figurer sur la liste de la majorité puisqu’il souhaitait «garder [sa] liberté», alors que son nom revenait avec insistance pour en être la tête de pont. Il a finalement changé d’avis et se hisse en deuxième position sur la liste. Ce spécialiste de la question climatique, ancien eurodéputé, est un ralliement de poids pour le parti présidentiel, souvent montré du doigt pour son manque d’ambition en matière écologique. Soucieux de «verdir» leur casting, afin d’enrayer la liste portée Yannick Jadot avec Europe Écologie-Les Verts, les macronistes ont donc placé le candidat tout en haut de la liste, afin de former un tandem avec Nathalie Loiseau, la tête de liste. Après le député européen Pascal Durand, c’est le deuxième écologiste qui rejoint la liste de rassemblement de LREM. «C’est une bonne idée», réagit Daniel Cohn-Bendit, soutien d’Emmanuel Macron, lui aussi passé de l’anarcho gauchisme à l’écologie puis à l’ultralibéralisme.

Popularité Macron : baisse en mars

Popularité  Macron : baisse en mars

Comme souvent souligné, il faut prendre les sondages avec des pincettes en cette période électorale qui précède les jeux européennes ; cela d’autant plus que les évolutions mesurées par des instituts de sondage se situent le plus souvent dans la marge d’erreur. Ainsi un sondage Odoxa montre que Macron aurait perdu 2 points en mars après une petite remontée en début d’année. Il retrouve son niveau du mois de janvier alors qu’Édouard Philippe gagne un point d’opinions favorables. En fait,  la tendance de long terme ne change pas ;  Macron n’est toujours soutenu que par environ 30 % d’opinions favorables et  70% (+2) des Français interrogés jugent négativement son action, selon cette enquête pour France Inter, L’Express et la presse régionale. Emmanuel Macron perd du crédit notamment auprès des sympathisants du PS (-13) et des Républicains (-11). Édouard Philippe progresse en revanche pour le troisième mois de suite, avec 34% (+1) d’opinions favorables et 65% (-1) d’avis contraires. Et le Premier ministre perd en particulier en popularité auprès des proches de La République en marche (-10).  Au classement des personnalités appréciées des Français, Marine Le Pen (26%, +2) rejoint le trio de tête, derrière Alain Juppé (34%, -1) et Nicolas Sarkozy (28%, =). Parmi les ministres, Jean-Yves Le Drian perd 2 points à 25%, Bruno Le Maire en gagne 2 à 21% et Christophe Castaner en perd 1 à 17%. Anne Hidalgo, maire de Paris, perd 3 points à 18% et Laurent Wauquiez en gagne 3 à 16%.

 

*Enquête réalisée en ligne les 20 et 21 mars auprès de 1.001 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de 1,4 à 3,1 points.

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Rencontre de Macron et des intellectuels : une caricature de débat ?

Rencontre de Macron et  des intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Mitterrand et Giscard ne se sont jamais consolés de n’être pas des écrivains, Sarkosy de n’être pas un milliardaire.  Macron, lui, se rêve en intellectuel, ce pourquoi il les sollicite peu. La rencontre à l’Elysée de Macron avec les intellectuels a donné lieu à peu d’échos tout simplement parce qu’elle n’a pas apporté grand chose. Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait d’ailleurs Macron puisque la plupart des participants sont  partis avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron. Rencontre de Macron et  des intellectuels : une caricature de débat ?

 

Démocratie numérique: la grande trouille des élites

Démocratie numérique: la grande trouille des élites

 

 

 

 

De manière plus ou moins larvée  est en train de monter une contestation par les élites de la démocratie numérique. Une attitude à la fois réactionnaire et corporatiste un peu de même nature que la critique qui portait sur l’intérêt du chemin de fer par exemple au début du XXe siècle ou plus loin sur l’imprimerie. D’un certain point de vue,  la plupart du temps les technologies sont neutres, tout dépend de leur usage. La critique s’appuie surtout sur le manque de transparence de l’information et le développement de fake news et de la haine sur certains réseaux sociaux. . Certes on ne peut contester que le net constitue une sorte d’auberge espagnole où se côtoient le pire et le meilleur, l’intelligence et la nullité parfois même l’insulte et la haine (comme sur certains réseaux sociaux). Mais la mise en cause répond aussi à une sorte de réflexe corporatiste de la part des élites qui n’apprécient pas sans doute que la connaissance puisse être accessible à tous et que chacun puisse devenir aussi un citoyen réellement actif et conscient. Ainsi on entend souvent des phrases du type : « chaque internaute se prend pour un journaliste ou pour un expert » ! La remarque est particulièrement excessive car il n’y a pas de la part des internautes une volonté générale d’être plus pertinents que ne  le seraient les médias classiques ou les spécialistes d’un sujet. La réaction des internautes correspond d’abord à un phénomène d’appropriation des problématiques posées par les principaux enjeux de société ensuite sur la volonté d’apporter une contribution sans doute parfois et même assez souvent insuffisamment pertinente. Ceci étant même si 80 % de ses contributions présentent  un intérêt très secondaire voir aucun intérêt du tout, reste 10 ou 20 % qui ont ainsi multiplié par 100, par 1000 ou  par 10 000 les sources classiques d’informations et de connaissances. D’abord un extraordinaire progrès pour l’accès à cette connaissance. Ensuite un outil de communication et de vie démocratique. Bref un phénomène qui remet en cause les espaces protégés des journalistes, des experts, aussi des politiques. Justement parce que précisément des internautes possèdent un savoir-faire journalistique certain, voir la multitude de sites d’information par exemple aussi la possibilité pour des experts non labellisés d’apporter un éclairage qui ne s’inscrit pas forcément dans la mode du moment. Il est clair que les journalistes classiques et les experts patentés sont bousculés dans leur zone de confort et de certitude. Si leurs remarques vis-à-vis de nombreuses déviances  d’Internet sont   justifiées, pour autant la technologie ne doit pas être condamnée de manière aussi simpliste. On peut notamment imaginer que des progrès seront réalisés en matière de déontologie pour éviter le développement d’excès comme la haine ou l’intox.  La vraie démocratie passe d’abord par un développement de la connaissance et l’outil numérique y contribue.

Grand débat: «opération de communication politique» (Chantal Jouanno)

Grand débat: «opération de communication politique» (Chantal Jouanno)

La  présidente de la commission nationale du débat public dénonce les conditions d’organisation du Grand débat dans Challenges. «Ils ont confondu débat public et campagne électorale. Écouter, cela n’est pas convaincre. Ni faire de la pédagogie» juge l’ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy. ll est clair que Macron ne se situe pas dans une démarche de grand débat mais dans une démarche de campagne électorale avec les artifices habituels qui consistent notamment à enfumer son auditoire. Première observation son public  est savamment choisi. On veut donner l’impression qu’il s’agit de gens ordinaires en réalité les participants ont été sélectionnés en tolérant seulement une petite dose de contradicteurs. Pas étonnant la réunion d la Drôme  était organisée par un ministre ! Trois exemples de la rhétorique sulfureuse de Macron. Quand un  intervenant lui parle de la disparité fiscale faisant allusion aux paradis fiscaux à l’intérieur même de l’UE,  Macron glisse doucement sur le terrain social pour regretter les disparités qui faussent la concurrence. Des disparités qui existent évidemment mais qui n’ont rien à voir avec la question posée. Autre exemple la question de la dévalorisation du patrimoine dans les territoires économiquement très défavorisés. Macon prend l’exemple du TGV pour souligner au contraire les plus-values que provoque l’arrivée du TGV. Il évoque la taxation possible de cette plus-value. Ensuite il parle d’une vague mutualisation entre les plus-values et les moins values. On se demande bien par quel mécanisme et dans quelle ampleur quand on sait que dans les zones défavorisées le prix de l’immobilier a perdu 50 % en 10 ans. Que vient faire le TGV dans cette affaire ? Autre exemple encore celui de la défense de l’administration. Quand un intervenant pose la question du coût de cette administration, des sureffectifs et de cette énorme technocratie qui en faite gouverne le pays, Macron se lance dans l’éloge  de quelques hauts fonctionnaires exemplaires qui pourraient gagner beaucoup plus dans le privé. Encore une manière de dévier fondamentale du poids de la cathédrale administrative qui étouffe la compétitivité et la liberté. Bref c’est la manipulation permanente classique dans les campagnes électorales où l’essentiel est d’enfumer les participants. Notons aussi les conditions du débat On  permet aux participants de poser une question pendant une minute seulement alors que le président va s’octroyer le temps de 10 à 15 minutes pour disserter sur la réponse. Au passage glissant discrètement d’un sujet à un autre et finissant toujours sur un propos qui fait l’unanimité ou presque mais qui peut n’avoir pas grand-chose à voir avec le thème initial abordé. A noter que  parmi les réserves de Jouanno, il y en a une qui semble justifier à elle seule les raisons pour lesquelles la CNDP n’aurait pas pu assumer cette mission. Soumise à des règles très strictes en matière d’organisation d’une telle consultation, la CNDP n’aurait pas pu accepter celles fixées par le gouvernement. «L’exécutif voulait pouvoir relire et corriger le rapport final!», explique la présidente.

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

Sondage Européennes: c’est pas gagné pour LREM

 

 

 

Plus que jamais, il faudra prendre les sondages avec des pincettes. On le voit avec les sondages de popularité de Macron (qui monte ou qui descend selon les enquêtes … et les préférences des patrons de médias). On le constate aussi avec ce sondage concernant les européennes.  Un sondage Harris Interactive- Agence Epoka réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro publié dimanche. En Marche serait en tête mais avec un seul point d’avance sur la liste du rassemblement national. Autant dire dans la marge d’erreur qui pourrait tout aussi bien placer le rassemblement national en tête. D’après ce sondage, avec 23 % des intentions de vote, en hausse d’un point, elle est talonnée par la liste du Rassemblement national, emmenée par Jordan Bardella, et créditée de 22 % (+  1 également). Encore distancés, Les Républicains ferment le trio de tête avec 13 % d’intentions de vote (- 1). Derrière, les différentes composantes d’une gauche éparpillée se retrouvent dans un mouchoir de poche: la liste LFI (8 %) arrive devant EELV (7 %) et la nouvelle liste PS-Place publique (7 %), qui progresse de deux points depuis l’annonce de l’alliance entre le parti d’Olivier Faure et le mouvement de Raphaël Glucksmann.

En tête de peloton, le duel LREM-RN s’installe donc durablement dans l’opinion. Et les motivations du vote sont très disparates selon les électorats potentiels. Les sondés s’exprimant en faveur d’une liste LREM assurent voter par «adhésion» (61 %) et privilégier «la capacité de la liste à bien représenter la France en Europe» (65 %). À l’inverse, les soutiens de la liste RN se positionnent surtout en fonction de «la capacité d’une liste à bien représenter leurs préoccupations» (56 %). Ce que reflètent bien les thèmes que privilégient les sondés dans cette élection: le pouvoir d’achat et l’immigration font figure de priorités (43 %, en hausse depuis la dernière vague, il y a deux semaines), devant les impôts (37 %), la lutte contre le terrorisme (36 %) et l’environnement (32 %). Les thématiques strictement européennes, comme la réforme des institutions européennes (22 %), la démocratie en Europe (19 %) ou la question des travailleurs détachés (17 %), n’apparaissent pas pour l’instant comme structurantes.

Si la crise que traverse l’exécutif au niveau national, symbolisé par le regain de violence des «gilets jaunes», n’a pour l’instant pas pénalisé la liste LREM-MoDem, un signal pourrait inquiéter les cadres de la majorité: 47 % des Français exprimant un vote indiquent souhaiter manifester une insatisfaction à l’égard d’Emmanuel Macron et du gouvernement, une proportion en hausse de cinq points en un mois.

 

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Sondage élections mairie de Paris : Hidalgo en tête mais rien n’est fait

  • Sondage élections mairie de Paris : Hidalgo en tête mais rien n’est fait

 

Anne Hidalgo reprend la tête devant Griveaux (et les  autres prétendants d’en marche) mais de peu. Le premier tour semble incertain et le second encore davantage. En effet le principal souci pour Anne Hidalgo et celui du report des voix. Pour le premier tour, la situation encore besoin de se décanter d’autant qu’on ne connaît pas avec certitude encore quel sera le candidat de la république en marche ou des républicains.  La maire socialiste sortante est repassée en tête des intentions de vote, selon ce sondage Ifop exclusif pour le JDD et Sud Radio* : elle recueillerait 24% des voix si le premier tour devait se tenir aujourd’hui (+1 par rapport à notre précédente enquête en septembre), contre 22% pour son principal concurrent (-1), le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, l’un des trois candidats . Gris vaut est évidemment affecté par des difficultés du gouvernement. Il Y a encore un an, Benjamin Griveaux dominait les débats (32% d’intentions de vote contre 29% pour Anne Hidalgo). Le macroniste garde toutefois un léger avantage face à ses deux concurrents internes, son collègue secrétaire d’Etat Mounir Mahjoubi et le député mathématicien Cédric Villani, qui recueillent 20% d’intentions de vote chacun (contre respectivement 23% et 24% pour Hidalgo). Reste que ces résultats serrés ne seront pas vraiment de nature à régler la bataille pour l’investiture LREM…Rachida Dati, et la chef de file de la droite au Conseil de Paris, Florence Berthout, ont toutes deux été testées face à Anne Hidalgo et Benjamin Griveaux. , Rachida Dati est créditée de 16% d’intentions de vote mais, Florence Berthout est mesurée à 14% – en baisse de 7 points sur ces six derniers mois tout de même. Face à Mahjoubi et Villani, Dati est même un cran en-dessous, à 15%. Derrière, une liste Europe Ecologie-Les Verts enregistre 10 à 11% des intentions de vote et La France insoumise emmenée par Danielle Simonnet récolterait à chaque fois 8% des voix. Testé avant son annonce de ne pas présenter de liste aux municipales parisiennesle Rassemblement national de Wallerand de Saint-Just recueille entre 6 et 7%. Agir avec Pierre-Yves Bournazel, qui plafonne à 4,5% face à Florence Berthout, atteindrait jusqu’à 7% dans l’hypothèse Dati. L’ex-conseiller de François Hollande, Gaspard Gantzer, est lui situé entre 3% (face à Benjamin Griveaux) et 5% (face aux deux autres marcheurs) des voix.

 

 

* Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 14 au 21 mars 2019 auprès d’un échantillon de 1.079 personnes, représentatif de la population de la commune de Paris âgée de 18 ans et plus, dont 956 personnes inscrites sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par arrondissement. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

Popularité Macron : en hausse ou en baisse ?

Macron : en hausse ou en baisse ?

 

 

Macron en baisse pour le Figaro mais en hausse dans le JDD. Pas étonnant car le JDD, Journal de Lagardère est l’un des plus ardents défenseurs de Macron et son rédacteur en Chef, son meilleur avocat sur la chaine d’info continue. Pour le JDD,  Macron « gagne encore un point en mars », à 29% de popularité, selon le baromètre mensuel Ifop pour le JDD.  Il retrouve ainsi le niveau de popularité qu’il affichait en septembre et en octobre, avant que la crise des Gilets jaunes ne débute. Pour le Figaro au contraire

D’après le dernier sondage, la popularité de Macron s’effriterait encore. En effet selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, RTL et Orange, la proportion de Français ayant une opinion favorable d’Emmanuel Macron se situe à 29% contre 30% en février et 31% en janvier. À l’inverse, la part des répondants ayant un jugement défavorable s’élève  à 70% contre 69% en février et en janvier. Après avoir connu une érosion pendant six mois entre juin et décembre 2018, la popularité du chef de l’État se dégrade à nouveau après s’être stabilisée en début d’année. À la baisse comme à la hausse, il faut prendre les sondages avec des pincettes en raison d’une part d’une période électorale où il ne faut pas exclure certaines manipulations, d’autre part parce que les évolutions s’effectuent souvent dans les marges d’erreur.

Dans le sondage du Figaro, La popularité d’Emmanuel Macron souffre particulièrement chez les populations de retraités et les cadres. Dans ces deux catégories, la cote de confiance diminue respectivement de deux points (35% d’opinions favorables) et quatre points (46%) en un mois. Les récents débats sur la réforme de l’assurance-chômage, qui concerne en bonne partie les conditions d’indemnisation des cadres lors des périodes de chômage, ont pu contribuer à alimenter un sentiment de mécontentement chez le personnel encadrant. Ce qui pourrait expliquer cette baisse notable en peu de temps. Pour le chef du gouvernement, la situation se stabilise. Edouard Philippe recueille 36% d’opinions favorables ce mois-ci, des résultats semblables à ceux de janvier et février.  Christopher Castaner voit sa cote de popularité baisser de trois points pour s’établir à 15% seulement, soit son plus bas niveau depuis septembre 2017. Au niveau des partis politiques, Europe-Ecologie-les-Verts tire son épingle du jeu avec 50% (5 points) de bonnes opinions contre 33% pour le MoDem et 32% pour la République en marche (32%). Le Rassemblement national (RN) tourne autour de 27% d’opinions favorables. Outre l’écart avec les autres organisations politiques, le parti des Verts a réalisé un bond spectaculaire au fil des enquêtes passant de 32% de bons résultats en décembre contre 46% en janvier et

(*) Méthode : Enquête du Figaro  réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 mars 2019. Échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ‘La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

 

 

 

Macron en baisse pour le Figaro mais en hausse dans le JDD. Pas étonnant car le JDD, Journal de Lagardère est l’un des plus ardents défenseurs de Macron et son rédacteur en Chef, son meilleur avocat sur la chaine d’info continue. Pour le JDD,  Macron « gagne encore un point en mars », à 29% de popularité, selon le baromètre mensuel Ifop pour le JDD.  Il retrouve ainsi le niveau de popularité qu’il affichait en septembre et en octobre, avant que la crise des Gilets jaunes ne débute. Pour el Figaro au contraire

D’après le dernier sondage, la popularité de Macron s’effriterait encore. En effet selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, RTL et Orange, la proportion de Français ayant une opinion favorable d’Emmanuel Macron se situe à 29% contre 30% en février et 31% en janvier. À l’inverse, la part des répondants ayant un jugement défavorable s’élève  à 70% contre 69% en février et en janvier. Après avoir connu une érosion pendant six mois entre juin et décembre 2018, la popularité du chef de l’État se dégrade à nouveau après s’être stabilisée en début d’année. À la baisse comme à la hausse, il faut prendre les sondages avec des pincettes en raison d’une part d’une période électorale où il ne faut pas exclure certaines manipulations, d’autre part parce que les évolutions s’effectuent souvent dans les marges d’erreur.

Dans le sondage du Figaro, La popularité d’Emmanuel Macron souffre particulièrement chez les populations de retraités et les cadres. Dans ces deux catégories, la cote de confiance diminue respectivement de deux points (35% d’opinions favorables) et quatre points (46%) en un mois. Les récents débats sur la réforme de l’assurance-chômage, qui concerne en bonne partie les conditions d’indemnisation des cadres lors des périodes de chômage, ont pu contribuer à alimenter un sentiment de mécontentement chez le personnel encadrant. Ce qui pourrait expliquer cette baisse notable en peu de temps. Pour le chef du gouvernement, la situation se stabilise. Edouard Philippe recueille 36% d’opinions favorables ce mois-ci, des résultats semblables à ceux de janvier et février.  Christopher Castaner voit sa cote de popularité baisser de trois points pour s’établir à 15% seulement, soit son plus bas niveau depuis septembre 2017. Au niveau des partis politiques, Europe-Ecologie-les-Verts tire son épingle du jeu avec 50% (5 points) de bonnes opinions contre 33% pour le MoDem et 32% pour la République en marche (32%). Le Rassemblement national (RN) tourne autour de 27% d’opinions favorables. Outre l’écart avec les autres organisations politiques, le parti des Verts a réalisé un bond spectaculaire au fil des enquêtes passant de 32% de bons résultats en décembre contre 46% en janvier et

(*) Méthode : Enquête du Figaro  réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 mars 2019. Échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ‘La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Anti Brexit: énorme manif à Londres

Anti Brexit: énorme manif à Londres

 

Une énorme manifestation de plusieurs centaines de milliers de personnes-peut-être 1 million– anti Brexit à Londres hier qui suit le succès de la pétition en ligne Une pétition en ligne anti Brexit a déjà recueilli plus de 3 millions de signatures en deux jours. Un succès exceptionnel qui ne va sans doute pas faciliter la tâche de la première ministre. Déjà pris dans ses contradictions, le Parlement risque de s’y enfoncer encore davantage. Rappelons que ce parlement ne veut pas d’un Brexit  dur (sans accord) pas plus que d’un Brexit doux avec l’accord conclu entre Theresa May et l’union européenne)$. Enfin qu’il se refuse à lancer un nouveau référendum. Tout semble donc réuni pour que se concrétise une crise politique encore plus grave au Royaume uni avec sans doute la mise minorité de la première ministre Theresa May et la perspective de nouvelles élections. Du coup l’union économique européenne serait bien contrainte d’accepter un nouveau délai pour une éventuelle mise en application du break site. Un délai minimum d’un an voir davantage.  Rappelons que le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l’accord de retrait. Mais tous les sondages démontrent qu’un nouveau référendum condamnerait cette fois toute idée de break site. La situation est tellement bloquée que seule une perspective de nouvelles élections permettrait peut-être au Royaume-Uni de sortir du bourbier dans lequel il s’est placé.

Fin de la naïveté envers la Chine ! (Macron)

Fin  de la naïveté envers la Chine ! (Macron)

 

Il est assez curieux que Macron ait  décidée de monter le ton vis-à-vis de la Chine en déclarant lors du conseil européen que le temps de la naïveté envers la Chine était terminé. Sans doute une conséquence aussi de la proximité des sélections européennes. Des élections qui contraignent le pouvoir en place à revoir ses positions dans le cadre des relations commerciales internationales. Autre exemple, celui des États-Unis. Macron vient aussi d’affirmer que le projet d’accord commercial avec les États-Unis et l’union économique était obsolète, le fameux TIPP et qu’il convenait de reprendre totalement la discussion et surtout d’exclure l’agriculture. Pour la Chine, ce qui est actuellement en cause c’est la facilité avec laquelle ce pays pénètre aussi bien le marché des biens européen, les infrastructures ou encore les technologies. Mais il y a une certaine contradiction de la France a exigé par exemple une ouverture des marchés publics en Chine ou encore un accès aux infrastructures. Deux domaines fermés aux investissements étrangers, comme aux États-Unis d’ailleurs ! Car dans le même temps, la France laisse des capitaux chinois pénétrer  des secteurs stratégiques comme par exemple l’aéroport de Toulouse voire demain peut-être aéroports de Paris. Le durcissement de Macron vise sans doute aussi à peser sur la chancelière Angela Merkel qui serait prête à accepter la technologie de téléphonie 5G Huawei pour rendre encore plus compétitive son industrie et notamment son secteur automobile. Et de plusieurs grosses entreprises allemandes ont déjà passé des accords avec la puissante société chinoise. En fait l’Europe elle-même se laisserait bien tenter par la Chine comme vient de le faire l’Italie qui laisse pénétrer les capitaux chinois dans le secteur des infrastructures de transport. La position est cependant ambiguë car jusqu’alors ni le Royaume-Uni, ni l’Allemagne ni la France ne se sont opposés clairement à la technologie 5G de Huawei comme l’ont fait les États-Unis qui craignent non seulement une domination technologique mais aussi des risques d’espionnage. Devant les hésitations de l’union européenne le chef de l’État américain a d’ailleurs mis en demeure l’Allemagne de s’opposer aux constructeurs chinois de téléphonie en menaçant de décider des taxes sur les importations d’automobiles allemandes.

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Plus de 40.500 manifestants pour le ministère de l’intérieur et plus du double pour les gilets jaunes. Le samedi précédent, 32.000 «gilets jaunes», dont 10.000 à Paris, avaient été recensés selon les autorités. Une participation en hausse avec encore quelques tensions mais nettement moins importantes que lors de la 18ème semaine.  À noter aussi des manifestations dans de nombreuses grandes villes de province avec aussi parfois des les affrontements. Ce qu’on peut retenir c’est que pour la 19e édition la mobilisation se maintient mais que les forces de l’ordre ont réussi à neutraliser les plus violents. À Paris la police a procédé à des contrôles préalables à 9000 personnes par ailleurs des contrôles  l’ont déjà ont également eu lieu dans les gares. Cette nouvelle édition des gilets jaunes peut éventuellement être comparée à la récente manifestation de la CGT, de FO et des syndicats corpo gauchistes qui a connu une participation dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. Soit beaucoup plus que les gilets jaunes ce samedi 23 mars. Ceci étant on ne peut évaluer l’impact du mouvement gilets jaune uniquement à travers la participation des manifestants. Il faut en effet tenir compte du soutien de l’opinion publique qui certes  a baissé mais tourne encore autour de 45 %. Le problème pour le pouvoir, c’est que tout ce qu’il peut dire ou faire tout au long de la semaine à propos de la crise sociale se trouve en quelque sorte gommer le samedi par la médiatisation des gilets jaunes. C’est cet impact médiatique que craint particulièrement le pouvoir car cela témoigne de l’enlisement social. Cela d’autant plus que le grand débat national n’a encore débouché sur rien et qu’il faudra attendre autour du 15 avril pour commencer seulement avoir quelques effets ou constater quelques annonces. Une date encore lointaine et de toute façon les Français eux-mêmes ne s’attendent pas à des miracles. Ils sont entre 60 et 70 pour cent à penser que le débat national ne permettra pas de résoudre la crise sociale. D’une certaine manière, la France s’installe dans une sorte de crise larvée plus ou moins permanente avec un président qui ne bénéficie que d’un soutien très minoritaire autour de 30 %. Une crise sociale bien sûr mais de plus en plus tout autant politique.

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Un nouveau parti dissident des Insoumis

Un nouveau parti dissident des Insoumis

L’éclatement de la gauche continue avec cette fois un nouveau parti dissident des insoumis. Il s’agit du mouvement lancé par Djordje Kuzmanovic ancien porte-parole de Jean-Luc Mélenchon qui contestait notamment le manque de démocratie chez Mélenchon. « Il faut une opposition à la macronie », estime dans le JDD celui qui a quitté LFI pour des divergences de fond et en dénonçant « le manque profond de démocratie interne ». « Les tentatives d’union de la droite – ce que veut faire Nicolas Dupont-Aignan, ce que théorise Eric Zemmour -, ou de la gauche – ce qu’essaie Clémentine Autain, ce que Raphäel Glucksmann veut incarner – sont vouées à l’échec et stériles », poursuit-il, assurant vouloir « dépasser le clivage gauche-droite sous sa forme classique, en retrouvant la logique du Conseil national de la résistance. » Djordje Kuzmanovic assumera la présidence du mouvement, entouré d’experts sur certains sujets : l’avocat Régis de Castelnau (Justice), l’ancien cadre de Thomson-CSF Jean-Charles Hourcade (Industrie) ou encore la fonctionnaire hospitalière Cécile Coste (Santé) l’ont déjà rejoint. « On se retrouve sur l’importance de la souveraineté, sans laquelle on ne peut agir politiquement. Sur la constitution de la République sociale, un travail rémunéré même en bas de l’échelle, une Sécurité sociale qui fonctionne. Sur la laïcité et l’opposition radicale à toute forme de communautarisme. Et sur l’écologie, qui ne doit pas être dissociée du reste de l’économie mais doit être planifiée au sens gaullien, pas soviétique », avance-t-il. Dans une tribune publiée par Marianne jeudi, l’ancien Insoumis ajoute vouloir « fédérer le plus grand nombre de Français autour d’un projet d’urgence nationale qui fait consensus auprès d’une vaste majorité » contre « le bloc ultralibéral, européiste et atlantiste ». Il assure au JDD avoir multiplié pour cela les rencontres « avec des Gilets jaunes mais aussi avec des organisations souverainistes, comme le MRC [Mouvement républicain et citoyen] - ceux qui le quittent pour ne pas s’allier au parti d’Emmanuel Maurel – le MS21 [Mouvement pour un socialisme du 21e siècle], les gaullistes sociaux… »

Pétition anti-Brexit : plus de trois millions de signatures en deux jours

Pétition anti-Brexit : plus de  trois millions de signatures en deux jours

La pétition en ligne anti Brexit a déjà recueilli plus de 3 millions de signatures en deux jours. Un succès exceptionnel qui ne va sans doute pas faciliter la tâche de la première ministre. Déjà pris dans ses contradictions, le Parlement risque de s’y enfoncer encore davantage. Rappelons que ce parlement ne veut pas d’un Brexit  dur (sans accord) pas plus que d’un Brexit doux avec l’accord conclu entre Theresa May et l’union européenne)$. Enfin qu’il se refuse à lancer un nouveau référendum. Tout semble donc réuni pour que se concrétise une crise politique encore plus grave au Royaume uni avec sans doute la mise minorité de la première ministre Theresa May et la perspective de nouvelles élections. Du coup l’union économique européenne serait bien contrainte d’accepter un nouveau délai pour une éventuelle mise en application du break site. Un délai minimum d’un an voir davantage.  Rappelons que le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l’accord de retrait. Mais tous les sondages démontrent qu’un nouveau référendum condamnerait cette fois toute idée de break site. La situation est tellement bloquée que seule une perspective de nouvelles élections permettrait peut-être au Royaume-Uni de sortir du bourbier dans lequel il s’est placé.

Macron et les intellectuels : une caricature de débat ?

Macron et  les intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait fait d’ailleurs Macron puisque la majorité des participants est partie avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron.

Gilets jaunes et Maintien de l’ordre : pourquoi pas la bombe atomique !

Gilets jaunes et Maintien de l’ordre : pourquoi pas la bombe atomique !

 

 

 

Nombre de responsables et d’experts de la sécurité s’interrogent  sérieusement sur la pertinence du recours à l’armée pour assurer l’ordre public lors des manifestations de gilets jaunes. Le pouvoir objecte que l’armée est déjà sollicitée dans ‘opération sentinelle. Et pourquoi pas la bombe atomique ?  Pas vraiment un argument convaincant car Sentinelle  être le travail de la police et les 10 000 militaires utilisés serait plus utile sur le terrain des opérations extérieures où les effectifs manquent souvent. La plupart des experts en sécurité considèrent en effet que ce gouvernement  fait preuve d’un grand amateurisme pour s’opposer aux violences et arrêter les responsables. Si l’on en croit le ministère de l’intérieur les casseurs en cause ne représentent pas plus de 2000 personnes au maximum, ils sont même identifiés avant même les manifestations en tout cas quantitativement. Comment comprendre que l’ensemble des forces de police et de gendarmerie ne parvienne pas à réduire à néant les velléités destructrices de ces individus. De quoi s’inquiéter pour la sécurité du pays voire pour la sûreté. Le problème central c’est que ce pouvoir ne s’est pas entouré des compétences nécessaires car le maintien de l’ordre est une affaire de spécialistes et non d’amateurs comme ceux qui entourent aussi bien Macron que Castaner. Pour preuve cette conception très évolutive de la politique du maintien de l’ordre selon les semaines avec parfois une recherche dangereuse du contact systématique avec les manifestants et de l’autre un laxisme qui laisse les plus radicaux détruire biens publics et commerces. Comment un pays comme la France peut-il se montrer incapable de stopper 1500 à 2000 extrémistes ? Le recours à l’armée pose donc interrogations. D’abord quant au symbole qu’il représente car cela caractérise un niveau de gravité sociale et politique. Ensuite quant à l’efficacité. En effet d’après tous les spécialistes, le maintien de l’ordre est un métier pour lequel la gendarmerie et la police sont formés. Ce n’est pas le cas de l’armée qui elle est formée pour se défendre et tuer l’ennemi s’il le faut. Cet appel à l’armée  revêt sans doute aussi un caractère politique pour mordre sur la forte demande d’ordre qui se réfugie dans les partis politiques radicaux.

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