Archive pour la Catégorie 'politique'

Actu, éco, social, politique : les plus lus

Actu, éco, social, politique : les plus lus

 

 

 

Hongkong : un enjeu de paix, de démocratie et de liberté

Hongkong : un enjeu de paix, de démocratie et de liberté

Avec la loi relative à la sécurité nationale, imposée le 30 juin par Pékin à Hongkong, , c’est  la mort du modèle unique développé par cette île et le risque  d’« une nouvelle guerre froide » entre la Chine et les Etats-Unis, analyse, dans une tribune au « Monde », l’universitaire Lun Zhang.

 

 » Hongkong est morte ! Cette phrase, je ne cesse de la répéter depuis un certain temps, surtout depuis l’an dernier. C’est à présent confirmé : l’application de la loi relative à la sécurité nationale fait de Hongkong une ville semblable aux autres villes chinoises du point de vue politique. « Un pays, deux systèmes » devient une expression désuète.

Il est vrai que la Bourse de Hongkong peut encore afficher une image relativement sérieuse. Grâce d’une part aux fonds mobilisés par Pékin pour la soutenir et, d’autre part, aux capitaux des entreprises chinoises se retirant du marché américain à la suite du contrôle de plus en plus sévère de l’administration américaine. Le secteur des services hongkongais pourra garder une prospérité relative si la pandémie reste sous contrôle et si les dépenses et l’investissement des continentaux s’y maintiennent. Ces derniers tentent, en effet, d’échapper à une situation économique et politique qui ne cesse de se dégrader en Chine continentale.

Néanmoins, la situation de Hongkong ne pourra pas se stabiliser comme le souhaitent Pékin et certains hommes d’affaires hongkongais ou étrangers, et ce malgré une loi extrêmement dure en termes de répression. Cette loi demeure volontairement floue sur la définition de certains crimes, laissant à Pékin une très grande latitude pour condamner à son gré. La perle d’Orient s’éteint ; une page historique est décidément tournée.

Pour le comprendre, il faut se rappeler que Hongkong est d’abord un produit « mixte » issu de deux cultures, orientale et occidentale, mélange de tradition et de modernité, à la périphérie de la Chine, mais représentant l’Occident en Orient. Son charme et son dynamisme proviennent de ce mélange qui est lié à une période historique aujourd’hui révolue, à l’origine de ses forces mais aussi de ses faiblesses.

Les institutions britanniques, qui garantissaient les libertés individuelles, tout comme la fuite des cerveaux, de la main-d’œuvre et des capitaux de la Chine continentale, après la prise du pouvoir par les communistes, lui ont permis un décollage économique significatif. Ces facteurs ont posé les bases de son rayonnement international.

A cela s’ajoute une conjoncture internationale favorable. Si le succès d’hier de Hongkong est en partie le résultat de la guerre froide, son destin tragique d’aujourd’hui est aussi lié à un nouveau rapport de force, à une nouvelle guerre froide qui s’amorce.

La situation actuelle constitue, en effet, la première bataille de cette nouvelle guerre froide qu’on peut qualifier de warm war (« guerre tiède »), en raison du niveau et de la nature du conflit entre la Chine et les Etats-Unis. La température peut varier y compris jusqu’à la rupture des liens commerciaux ou même un conflit armé. Cette « troisième guerre mondiale » provoque l’ébranlement des organisations internationales. L’ordre mondial est en passe d’être modifié profondément. »

 

Élisabeth Borne au ministère du Travail !

Élisabeth  Borne au ministère du Travail !

 

 

On attendait peu déjà la nomination d’Élisabeth Borne  au ministère de l’environnement où  elle n’a pas fait œuvre de grande originalité. On l’attendait sans doute moins encore au ministère du travail où elle succède à Muriel Pénicaud ancienne DRH qui connaissait bien l’entreprise. C’est différent pour Élisabeth Borne. Certes l’intéressé montre sa fidélité au chef de l’État ,ne fait jamais le moindre écart verbal mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a guère d’épaisseur politique. Elle n’a pas non plus grande expérience économique pour avoir fait à peu près toute sa carrière dans l’administration ou les entreprises nationalisées.

Pourtant  c’est sans doute ce ministère qui sera en pointe dans la tentative de redressement du pays. Un pays qui aura rapidement à gérer entre 1 million et 1 million et demi de chômeurs et qui tentera de relancer une économie assommée par la crise et les mesures administratives par ailleurs pas toujours cohérentes. Son premier travail sera donc de gérer l’immense vague de plans sociaux comportant des milliers et des milliers de licenciements auxquels vont d’ailleurs s’ajouter les 700 000 nouveaux jeunes candidats à l’emploi dès la rentrée.

La première priorité sera de gérer cette catastrophe sociale caractérisée par l’explosion du chômage et consécutivement une baisse moyenne du pouvoir d’achat. L’État a déjà pris des mesures pour amortir les effets de la paralysie de la production pendant plusieurs mois avec le dispositif de chômage partiel. Il faudra sûrement en revoir les modalités ( les discussions ont commencé (notamment sur  la durée car certains secteurs ne pourront pas se redresser avant plusieurs années). Le gouvernement a déjà prévu de modifier les droits dans ce domaine (six mois de travail sur les 24 derniers depuis le 1er novembre contre quatre sur 28 avant), il reste flou sur deux mesures prévues au 1er septembre : le nouveau calcul de l’allocation pour ceux, souvent précaires, qui alternent contrats courts et chômage d’une part et la dégressivité après six mois pour les hauts salaires d’autre part.

La question du financement global système de chômage sera forcément posée. D’autres équilibres sociaux seront aussi en cause comme celui de l’ASSEDIC ou de la sécurité sociale. Il faut ajouter à cela que le chef de l’État donne l’impression de vouloir remettre sur le tapis l’affaire de la réforme des retraites. Un dossier particulièrement brûlant tellement les positions sont opposées. La grande question étant notamment de savoir si ce projet va intégrer ou non la prolongation de l’âge de départ en retraite.

 

Hongkong: les États-Unis dénoncent un acte de dictature

Hongkong: les États-Unis dénoncent un acte de dictature

Un véritable acte de dictature culturelle – (de type maoïste ) dénoncent  les États-Unis avec la décision du pouvoir central chinois de supprimer tous les livres disponibles à Hong Kong qui critiquent le parti.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dénoncé lundi un acte «orwellien» de «censure» de la part de la Chine, après que le gouvernement de Hongkong a ordonné aux écoles de retirer les livres qui pourraient violer la loi sur la sécurité nationale imposée la semaine dernière par Pékin.

 «Alors que l’encre est encore fraîche sur la répressive loi nationale sur la sécurité, les autorités locales -dans un acte orwellien- ont (…) commencé à enlever les livres critiques du PCC (Parti communiste chinois, ndlr) des étagères des bibliothèques, bannir les slogans politiques, et demandent maintenant aux écoles d’imposer la censure», a déclaré le secrétaire d’Etat américain dans un communiqué. «La destruction par le Parti communiste chinois d’un Hongkong libre continue.»

MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE: BARBARA POMPILI, l’alibi Écolo

MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE: BARBARA POMPILI, l’alibi  Écolo

Une écologiste de cœur indique le biographe qui a dû fournir des éléments à une agence de presse pour décrire l’intéressé. La vérité est peut-être un peu différente. Comme beaucoup ces produits de Sciences-po , elle connaît les filières pour avancer dans le milieu politique. D’ailleurs elle a commencé comme attaché parlementaire des verts pour ensuite naviguer entre les courants complexes et contradictoires des écologistes. Pour simplifier, ce n’est pas une personnalité de premier rang mais plutôt un deuxième couteau comme il en existe à gauche ou à droite et dont l’objectif finalement est de parvenir un jour à devenir ministre. Tous les partis ont dans leurs rangs ce type responsable dont  l’intérêt de carrière politique prend largement le pas sur l’intérêt général.

On  peut classer Barbara Pompili parmi les deuxièmes ou troisièmes couteaux. Elle est là redonner  un coup de peinture verte sur les aspects trop gris de la politique gouvernementale. Elle n’a pas vraiment marqué son passage  comme ancienne secrétaire d’État chargée de la Biodiversité dans les gouvernements de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve mais elle fut l’une des premières personnalités de gauche à apporter son soutien à Emmanuel Macron avant la dernière course à l’Elysée.

Ancienne militante des Verts dont elle s’est éloignée, Barbara Pompili doit théoriquement incarner le tournant écologique pris par Emmanuel Macron au lendemain du second tour des élections municipales qui a vu des villes comme Lyon, Strasbourg et Bordeaux tomber entre les mains de défenseurs de l’environnement.

Il est clair que Barbara n’a pas le charisme ou l’épaisseur politique d’un grand leader écolo. Elle va jouer les utilités et sinon recruter pour Macron au moins essayer de limiter les dégâts. On notera d’ailleurs que le nouveau chef de gouvernement a fait à peu près l’impasse sur la question environnementale depuis son arrivée !

MINISTRE DE LA CULTURE: ROSELYNE BACHELOT: des grosses têtes au ministère de la culture

MINISTRE DE LA CULTURE: ROSELYNE BACHELOT: des grosses têtes au ministère de la culture

Ose demande bien sur quel critère culturel a été choisie Roselyne Bachelot pour prendre la tête du ministère de la culture. Certes e ne manque pas de personnalité ni même d’humour. Sa participation aux  différentes émissions télévisées y comprit les grosses têtes de RTL en témoigne. Avec la tonalité de grande bourgeoise provinciale , elle sait manier le verbe, l’ humour surtout  et même piquer très fort. Bref il est à prévoir qu’elle va nous réserver quelques surprises d’autant que sa connaissance du milieu culturel n’est pas forcément sa tasse de thé première. Ces  biographes font observer qu’elle aime l’Opéra. Un peu court comme expérience pour protéger une culture française largement bousculée par les productions anglo-saxonnes et les grands du numérique. Au moins avec Roselyne Bachelot, aux antipodes de l’austérité de son prédécesseur Franck Riester, on risque de ne pas trop s’ennuyer. Mais les bavures inévitables sont à prévoir car l’intéressée ne pourra s’empêcher de temps en temps de sortir quelque énormités, drôles peut-être, mais à côté de ses pompes ( exemple récent le reproche fait aux médecins libéraux de n’avoir pas fait les réserves suffisantes de masques dont la responsabilité incombait à l’Etat).

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

 

Il  n’y a pas vraiment de changement extraordinaire dans ce ;  on reprend surtout les anciens avec quelques nouveautés pour donner l’impression que ça bouge. La nomination de Gérald Darmanin à l’intérieur n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé lui-même visait  depuis longtemps ce poste stratégique dans une carrière politique t. La surprise vient surtout de la nomination au gouvernement d’Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste spécialiste des causes difficiles, dont les Français connaissent le visage et la voix via les médias et des prises de position parfois détonantes.

D’une certaine manière, il y a même une provocation d’avoir choisi un avocat populiste et radical,  spécialiste des critiques de l’appareil judiciaire. Encore dernièrement, il venait de prendre l’initiative de déposer une plainte dans le cas de l’affaire du paquet  national financier pour avoir sans doute été écouté. Dupond Moretti n’a pas manifesté un grand état d’âme en retirant sa plainte si tôt sa nomination comme ministre de la justice.

Des convictions fortes mais qui évoluent selon les circonstances et les causes. La défense de la veuve ou du truand chaque fois que cela peut servir la réputation médiatique même si c’est complètement contradictoire. Il faudra prévoir des heurts avec l’appareil judiciaire qui voit venir en quelque sorte un étranger qui avance plutôt avec des gros sabots qu’avec des chaussons de danse classique.  On sera en particulier très attentif à la manière dont le parquet pourra plus ou moins enterrer  tel ou tel dossier politiquement sensible et il n’en manque pas.

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

Réactions à l’annonce du nouveau gouvernement: en marche arrière

 

 

Les différentes réactions dans l’opposition se rejoignent au moins sur un point : en marche arrière pour Macron. Fini le temps du recours à la nouveauté politique sauf exception pour la justice, retour aux politiques  de métier et surtout recentrage complet à droite. C’est la fin du en même temps.

Macron sait qu’il a perdu tout appui à gauche et va surtout picorer dans les gamelles politiques de droite. Notons d’ailleurs qu’il n’a débauché aucune personnalité de premier plan tant à gauche qu’à droite. Bref pour ce gouvernement une sorte de  bricolage, on  a  fabriqué du neuf avec du vieux mais désormais clairement sous la tutelle de Macron.

Il n’y aura sûrement pas de changement de cap sauf peut-être un peu sur la méthode avec un retour à la multiplication des présences médiatiques un peu partout. Pour preuve le Premier ministre a déjà additionné  les rencontres qui ne servent pas à grand-chose car trop générales et trop rituéliques.

Pas étonnant pour l’innovation, ce sera comme d’habitude le champ d’action privilégiée du président de la république.

Ci-après les principales réactions à la composition du nouveau gouvernement du Premier ministre Jean Castex dévoilé ce lundi, qui compte 16 ministres et 14 ministres délégués.

MARINE LE PEN, présidente du Rassemblement national (RN), sur Twitter: “À la Justice est nommé un militant d’extrême gauche qui souhaite l’interdiction du RN, premier parti d’opposition. Ça promet…”

OLIVIER FAURE, Premier secrétaire du Parti socialiste, sur Twitter: “La crise appelait un changement profond. Au final, c’est un gouvernement plus à droite que jamais. Macron promettait de se réinventer mais il continue de concentrer tous les pouvoirs. Ce n’est pas un gouvernement, c’est un caprice.”

CHRISTIAN JACOB, président du parti Les Républicains, sur Twitter: “Tout ça pour ça. Ce jeu de chaises musicales ne fera pas oublier l’essentiel : l’échec de la politique menée depuis 3 ans, la défaite cinglante aux #Municipales2020 et l’incapacité d’Emmanuel #Macron à tracer un cap et à réagir face à la crise.”

ERIC COQUEREL, député La France insoumise, sur Twitter : “Le nouveau chemin se prépare en marche arrière : ce gouvernement c’est un commis, courroie de transmission de l’Elysée, un jeu de chaise-musicale entre les mêmes et deux papillons qui aiment les paillettes médiatiques en guise d’ouverture. Rien de changé.”

JULIEN BAYOU, secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), sur Twitter : “Bon vent à #Pompili ministre de l’écologie. Une feuille de route simple, celle de la #conventioncitoyenne #climat. Espérons qu’elle fasse mieux que lors de son passage comme secrétaire d’Etat à la biodiversité sous Hollande. Assez de discours, des actes.”

Actu, éco, social, politique : les plus lus

Actu, éco, social, politique : les plus lus

 

 

«UE: la questions des égoïsmes nationaux». (Dacian Ciolos*)

«UE: la questions des égoïsmes nationaux». (Dacian Ciolos*)

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. ancien Premier ministre de Roumanie, il  insiste sur la question des égoïsmes nationaux.  ( l’Opinion)

 

 

« Wir schaffen das ! Nous y arriverons ! En prononçant ces mots le 31 août 2015, la chancelière allemande Angela Merkel n’avait sans doute pas mesuré l’ire que cette formule allait déclencher à l’extrême droite de l’échiquier politique, ni la frilosité de ses partenaires à répondre à son appel.

Néanmoins, pour bon nombre d’Européens, cette main tendue et cette volonté sans faille de faire passer les valeurs d’accueil et de solidarité avant une gestion étroite et égocentrée d’un pays avait réchauffé le cœur et donné de la fierté de porter les couleurs européennes, bien au-delà des frontières allemandes.

Alors que l’Allemagne vient de prendre la présidence tournante de l’Union, les défis de ces six prochains mois sont au moins aussi grands, sinon plus, que ceux de la crise migratoire de 2015. Déjà, l’extrême droite se tient en embuscade pour souffler sur les braises des drames humains générés par la crise économique, qui suit la crise sanitaire du coronavirus. Déjà, les plans sociaux se succèdent à la Une des journaux.

A nouveau, il s’agit de faire passer nos valeurs et nos principes avant nos égoïsmes nationaux pour construire une réponse solidaire et efficace. Sous l’impulsion notamment de la France et du Parlement européen, s’est dessiné un plan de reconstruction unique en son genre, fondé sur une volonté de solidarité financière sur plusieurs décennies, entre Européens, pour relever les défis de la crise, symbolisé par l’émission de dette commune. Ce sursaut de solidarité doit maintenant avoir un écho au-delà des frontières franco-allemandes ou des portes du Parlement européen et transcender les clivages qui divisent trop souvent nos Etats membres.

Avant d’ajuster les chiffres pour remporter l’assentiment de chacun, les Vingt-sept devront s’entendre sur des principes qui traduisent une vision de l’avenir commun de nos pays

Conditionnalité. La tentation pourrait exister de se focaliser sur les chiffres, rabais et chèques, qui font partie du rituel classique d’une négociation budgétaire dans la dernière ligne droite. Toutefois, on ne fonde pas une politique sur une approche comptable, mais sur une vision et des valeurs partagées. Avant d’entamer la ligne droite permettant d’ajuster les chiffres pour remporter l’assentiment de chacun, les Vingt-sept devront s’entendre sur des principes qui traduisent une vision de l’avenir commun de nos pays. La conditionnalité des fonds à l’Etat de droit en est une. Le développement de ressources propres permettant de donner une véritable autonomie et souveraineté budgétaire à l’Europe en est une autre.

Bien entendu, Charles Michel, qui porte les négociations budgétaires européennes depuis des mois, le sait parfaitement : ces deux principes, Etat de droit et ressources propres sont battus en brèche, notamment par le président hongrois Viktor Orban ou la Pologne du PiS. Ces deux régimes préfèrent tirer les bénéfices à court terme de l’Union sans aucun engagement de long terme. Mais, encore une fois, et comme le Président du Conseil le fait depuis le début de son mandat, les valeurs doivent venir avant les chiffres, et toute inversion des valeurs doit être fermement rejetée. Et c’est en cela – être solide sur nos valeurs – que le renfort de la présidence allemande de l’UE sera attendu.

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. Il est ancien Premier ministre de Roumanie. Sa chronique «Europa» est publiée en alternance avec celle de Manfred Weber, président du groupe PPE, chaque dimanche sur lopinion.fr et le lundi dans le journal. »

Jean Castex, 200 000 euros par an ?

Jean Castex, 200 000 euros par an ?

Comme l’avait déjà signalé L’Obs (article payant) en avril, Jean Castex a bien touché plus de 200 000 euros net d’argent public sur l’année 2019. En tant que président d’une communauté de communes, Jean Castex a dû remplir une déclaration d’intérêts publiée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Le détail de toutes ses rémunérations est donc consultable sur le site de la HATVP.

 

On y apprend que l’énarque a touché en 2019 (comme en 2018), plus de 160 000 euros de rémunération annuelle en tant que délégué interministériel aux Jeux olympiques (JO) et paralympiques de 2024. Un poste hautement stratégique, placé sous l’autorité directe du Premier ministre, dont la mission est de coordonner l’ensemble des actions des services de l’Etat en vue de la préparation des JO.

«Philippe – Macron : un transfert de popularité et d’impopularité ?

 «Philippe – Macron : un transfert de popularité et d’impopularité ?

 

 

 

Nombre d’observateurs notent qu’il y a une confusion concernant la popularité dont a bénéficié l’ancien Premier ministre;  en effet pendant longtemps, l’ancien Premier ministre était aussi à la traîne dans les sondages. C’est progressivement que s’est opéré une certes une sorte de transfert à la fois de popularité et d’impopularité. Car à la vérité en soutenant davantage Philippe, l’opinion publique veut surtout marquer son désaccord total avec Macron. C’est davantage un désaveu adressé à Macron qu’un soutien à Édouard Philippe qui cependant en simplifiant sa politique de communication s’est rendu beaucoup moins ésotérique qu’un Macron qui confond sans doute la fonction royale et la fonction démocratique d’un président de la république.  On aura l’occasion rapidement de voir comment évolue la popularité du nouveau Premier ministre. Il se pourrait bien qu’on assiste au même phénomène surtout si Macron confirme son idée de mettre la main sur Matignon pour assurer encore davantage de présence médiatique partout et surtout les sujets.

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

 

En dépit des déclarations du nouveau Premier ministre, il sera difficile de mettre en place un nouveau gouvernement à la fois compétent et d’un certain poids politique.

On voit mal pourquoi Macron aurait choisi un troisième couteau comme premier ministre mais qu’il accepterait par contre des ministres ayant de fortes personnalités politiques. On peut d’ores et déjà prévoir une dizaine tout au plus de ministres sur les 40 actuels qui vont demeurer dans le nouveau gouvernement. La plupart devront donc partir. Ils seront remplacés surtout par des personnalités au profil plutôt neutre pour ne pas gêner la communication de Macron qui veut remettre la main sur Matignon.

Certes,  il y aura quelques surprises comme d’habitude mais davantage pour l’affichage qu’un changement réel de ligne. Parmi les surprises, certaines personnalités de gauche ( et de droite)  qui rêvent d’être ministre ou de le redevenir. Une sorte de débauchage à la mode de Sarkozy. Parmi les candidates , Royal affirme ,contrairement à l’Élysée, qu’elle a été sollicitée. Cependant l’Élysée dément. Cela d’autant plus que Macron ne veut sans doute pas s’entourer de responsables disposant d’une certaine épaisseur politique et qui pourraient lui faire de l’ombre. On pourrait en fait se retrouver avec une sorte de gouvernement assez disparate sorte de cocktail des différentes sensibilités, compétences, combines au goût global difficilement reconnaissable. Bref, le gouvernements type Macron sans grande saveur, sans grande personnalité et auquel on demandera  en outre de se taire le plus souvent pour laisser la parole au chef de l’État. Pour preuve, Macron a déjà imposé le directeur de cabinet et le chef de cabinet du nouveau premier ministre

Deux proches d’Emmanuel Macron viennent de le rejoindre : Nicolas Revel, en tant que directeur de cabinet, et Mathias Ott, nommé chef de cabinet, venu de l’Élysée où il officiait au sein du pôle territoire. Il n’en fallait pas plus pour que certains y voient le signe d’une mainmise du « Château » sur Matignon et d’une volonté de réduire le premier ministre à un rôle d’exécutant. « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de “collaborateur” », a réfuté Castex, dans Le JDD.

« Ce n’est pas un souple, il ne faut pas se laisser avoir par ses rondeurs méridionales, confirme un membre du gouvernement. Le choix des conseillers thématiques aura beaucoup plus de signification. » Le premier ministre avait annoncé le jour de sa nomination qu’il prononcerait son discours de politique générale devant le Parlement dès le « milieu de la semaine ». Ce qui est certain quand on connaît Macon c’est que la composition du nouveau gouvernement donnera lieu à des commentaires nombreux, sans doute aussi controversés.

 

La littérature pro-démocratie retirée des bibliothèques à Hong Kong

La littérature  pro-démocratie retirée des bibliothèques à Hong Kong

 

 

Le rouleau compresseur chinois et en marche à Hong Kong. La nouvelle loi de sécurité qui pratiquement supprime toutes les libertés individuelles et collectives, elle  s’applique avec la rigueur et la brutalité  typique de la dictature communiste. Ainsi la littérature pro démocratie a-t-elle même été retirée des bibliothèques à Hong Kong. Et en plus avec quelle hypocrisie ! Non pas paraît-il pour l’éliminer mais pour en examiner le contenu et vérifier si ces livres sont conformes à la philosophie de la nouvelle loi sur la sécurité. De quoi sourire devance une telle pantalonnade des apparatchiks chinois . Comme si ces livres n’avaient pas déjà été analysés à la loupe par le pouvoir central !.

Les ouvrages du jeune militant Joshua Wong ou encore de la politicienne Tanya Chan sont marqués indisponibles ou en considération sur les sites des bibliothèques publiques, selon une recherche effectuée en ligne.

“La loi de sécurité met en place un régime de censure sur cette ville financière internationale, comme il existe sur le continent”, a dit samedi Joshua Wong dans un Tweet.

Vendredi, le gouvernement local a déclaré que le slogan “Libérez Hong Kong, révolution de notre temps”, régulièrement scandé lors des manifestations pro-démocratie était illégal.

Un homme arrêté pour avoir renversé plusieurs policiers en moto, qui brandissait un drapeau avec ce slogan, a été inculpé pour terrorisme et incitation au séparatisme.

Le département des services culturels de la ville, qui administre les bibliothèques, a dit dans les médias que les livres avaient été retirés le temps de savoir s’ils violaient la loi ou non !!!!.

Castex: changement de méthode …. ou de projet ?

Castex: changement de méthode ….  ou de projet ?

 

 

Le nouveau Premier ministre,  Jean Castex insiste beaucoup sur le changement de méthode ainsi; il a affirmé qu’il allait s’appuyer sur un dialogue accru avec les collectivités, les élus locaux et les partenaires sociaux pour faire face à la crise économique engendrée par l’épidémie de coronavirus.

 

Évidemment la question de méthode n’est pas indifférente, mieux vaut sans doute entendre les représentants des différents secteurs économiques et sociaux plutôt que de décider de manière technocratique des mesures pas forcément adaptées voire même contre productives. Mais le problème n’est pas seulement une question de démarche ou de chemin comme dit Macron. La question centrale est celle d’une vision, c’est-à-dire d’un projet.

Or  les élections ont démontré un certain nombre de choses qu’il convient de prendre en compte. D’abord un phénomène d’abstention particulièrement inquiétant qui montre la distance de plus en plus grande entre les appareils, les institutions, les politiques et les électeurs. Quant à la minorité qui a voté (une minorité idéologiquement par ailleurs très disparate , souvent même contradictoire,) elle a témoigné que la politique de Macron ne bénéficiait pas d’ancrage dans le pays et même que son parti demeurait virtuel. Pour la république en marche n’est pas seulement un échec, c’est pire, c’est la disparition d’un parti avant même son existence concrète. Macron est condamné à se rabattre sur les forces du parti républicain, en le divisant, en le dépouillant et en se transformant en leader naturel.

Ce qui est en cause dans le macronisme , c’est bien sûr la manière mais aussi le fond. La vérité c’est que Macron navigue à vue entre les obstacles qu’il n’a pas de projet ou de stratégie claire ni pour l’Europe, ni pour la France. À chaque réforme, il a échoué et même provoqué des conflits très coûteux pour le pays.

Les propos du Premier ministre sont sympathiques lorsqu’il affirme son désir d’ouvrir le dialogue ( à la différence sans doute d’un Édouard Philippe un peu trop droit dans ses bottes et dont le mimétisme avec Juppé a conduit aux mêmes résultats)

On ne peut qu’approuver le discours du Premier ministre à propos de la relocalisation industrielle mais cela restera vide de sens sans approfondissement dans chaque secteur et sans la participation des acteurs économiques intéressés.

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