Archive pour la Catégorie 'politique'

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Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

 

 

 

 

 

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« Le contrôle des responsables publics, et non le voyeurisme, doit orienter le regard du public » (Charles-Edouard Sénac )

 « Le contrôle des responsables publics, et non le voyeurisme, doit orienter le regard du public » (Charles-Edouard Sénac )

Une tribune au « Monde »,de Charles-Edouard Sénac , professeur de droit public.

« Les responsables publics ont aussi droit au respect de leur vie privée ! L’affirmation semble flotter sur toutes les lèvres ou sur tous les claviers depuis la révélation et la diffusion d’un enregistrement vidéo intime d’un des candidats à la Mairie de Paris. Au-delà des nombreuses réactions, l’affaire Griveaux conduit à se demander si les responsables publics ont droit à une protection de leur vie privée équivalente à celle des personnes ordinaires.

Apparemment, la réponse est entendue. La vie privée est un espace qu’il s’agit de préserver des regards extérieurs indésirables, comme le souligne la métaphore du « mur de la vie privée », chère à Stendhal et à Littré. La sphère privée, qui équivaut souvent à la sphère familiale ou intime, est alors opposée à la sphère publique, où rien n’est dissimulé. Elle est, pour reprendre la formule de Jean Carbonnier (1908-2003), éminent juriste et professeur de droit civil, « une sphère secrète de vie d’où l’individu a le pouvoir d’écarter des tiers ». En effet, le respect de la vie privée est un droit fondamental pour tout individu, quel que soit son emploi ou sa fonction, qui est garanti par la Constitution, la Convention européenne des droits de l’homme, le Code civil et qui est protégé, notamment, par le Code pénal.

Pourtant, la vie privée des responsables publics n’est plus le « sanctuaire » qu’elle paraissait être il y a plusieurs décennies. Le mur s’est fissuré, voire effondré à certains endroits. La vie privée des responsables publics ne leur appartient plus entièrement ; certains de ses aspects occupent désormais l’espace public.

Le phénomène de publicisation de la vie privée des gouvernants est protéiforme : il s’opère à leur insu, malgré eux ou de leur fait. A leur insu, d’abord, car la publicité de la vie privée des responsables publics est devenue au XXe siècle un champ d’investigation de la presse, « labouré » encore et encore au nom du droit à l’information.

Que l’on se rappelle la publication en mars 1914 par Le Figaro d’une correspondance privée de Joseph Caillaux, à l’occasion du « bras de fer » politico-médiatique relatif à la création de l’impôt sur le revenu. Plus proches de nous, les révélations de la presse sur le cancer de François Mitterrand, les comptes bancaires de Jérôme Cahuzac, les escapades amoureuses en scooter de François Hollande ou encore les emplois familiaux de François Fillon sont autant de témoins du phénomène de médiatisation de vie privée des responsables publics. »

Pavlenski : «Qu’on le foute dehors!» ( élu LREM )

 Pavlenski : «Qu’on le foute dehors!» ( élu LREM )

 

Pavlenski , » l’artiste »  soviétique dissident, évidemment n’est guère apprécié dans la classe politique et notamment au sein de la république en marche. Cela au motif qu’il n’a aucune légitimité démocratique pour critiquer la France. Peut-être pensent certains, est-il  aussi manœuvré tout  en bénéficiant du commerce d’informations sulfureuses. En tout cas pour un député de la république en marche il » faut qu’on le foute dehors » Il assume son «coup de gueule». Le député (La République en marche, LREM) Bruno Questel s’en est pris, vendredi, au statut de réfugié politique de Piotr Pavlenski. Ce artiste contestataire de 35 ans, placé en garde à vue avec sa compagne ce week-end pour «atteinte à l’intimité de la vie privée», revendique la diffusion sur le web d’images intimes privées de Benjamin Griveaux, à l’origine de son retrait de la campagne municipale à Paris.

Le Russe devrait être renvoyé manu militari, selon l’élu de l’Eure. «Qu’on foute ce mec dehors!», s’est-il emporté vendredi, sur le plateau de LCP-Assemblée nationale. «Il est réfugié politique, il est venu demander l’asile. Il se comporte comme un salopard et n’a aucune notion de ce que peut être un comportement adapté dans une société éclairée».

Réfugié politique en France depuis 2017, Piotr Pavlenski a été condamné en 2019 pour avoir incendié deux ans plus tôt une succursale de la Banque de France à Paris, au cours d’une «performance artistique». «Rien ne justifierait» son maintien en France, «une fois la justice passée», explique Bruno Questel au Figaro.

«Si l’on en croit ses motivations, la diffusion des vidéos serait le premier épisode d’actes de nature à déstabiliser le chef de l’État et les institutions», avance l’élu, convaincu que ces attaques «ignobles» de la vie privée s’apparentent «aux débuts d’un régime totalitaire». Le président des députés LREM, Gilles Le Gendre, s’est montré plus nuancé. «Ce n’est pas à nous de décider» d’un renvoi dans son pays de l’artiste russe, a-t-il estimé sur le plateau du «Grand Jury RTL-Le Figaro -LCI», préférant attendre «que la justice fasse son travail».

Municipales Paris : Agnès Buzyn à l’abattoir !

Municipales Paris : Agnès Buzyn à l’abattoir !

 

Il est clair qu’Agnès Buzyn  a accepté de se sacrifier à la demande de Macron. En fait,  il ne s’agit nullement d’envisager de gagner les élections dans la capitale mais de sauver ce qui peut l’être encore. Sans doute pas grand-chose. Griveaux  lui-même n’avait jamais réussi à dépasser les 15 % et sa campagne s’est enlisée avant l’affaire dans les sables de propositions plus ou moins fumeuses. La désignation d’Agnès Buzyn    par la pseudo commission national d’investiture est en fait un choix délibéré de Macron. Il s’agit maintenant simplement d’assurer une présence.

 

La vérité c’est que la plupart des premiers couteaux ont refusé la proposition d’aller à l’abattoir des élections parisiennes. On s’est donc rabattu sur la ministre de la santé. Pas vraiment le meilleur choix car l’intéressée était englué d’une part dans la crise de l’hôpital,  d’autre part dans la crise de la réforme des retraites. Deux dossiers où elle n’a guère brillé. par ailleurs , elle n’a guère d’épaisseur politique.

 

On l’a surtout choisi parce que c’était une femme qui aura à affronter les deux autres principales  concurrentes  à savoir l’actuel maire de Paris et Rachida Dati.  Dans la course à la mairie de Paris, elle sera donc confrontée à deux autres femmes, elles,  bien placées dans les sondages : la maire sortante, Anne Hidalgo (PS) et l’actuelle maire du VIIe arrondissement et ancienne ministre de la Justice Rachida Dati (LR). Dans l’environnement politique actuel Agnès Buzyn  ne peut espérer au mieux que 10 % des intentions de voix et sans grande possibilité de regroupements au second tour. Une grande différence avec Villani.

Elle devra donc composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, exclu fin janvier de LaRem. Vu comme une ministre “technicienne”, elle devra faire preuve d’un sens politique éprouvé pour relancer la dynamique de la campagne de LaRem à Paris, déjà très compromise.

Avant même l’affaire des vidéos intimes, Benjamin Griveaux pointait en effet en troisième position dans les sondages, derrière Anne Hidalgo et Rachida Dati.

“C’est une véritable volonté de gagner la bataille, il faut retenir vraiment ça”, a déclaré sur BFMTV Marie-Laure Harel la porte-parole de La République en marche pour les municipales. “On envoie une personnalité politique de premier plan, qui a montré sa capacité à conduire de grandes réformes et qui va aussi traduire à Paris cette volonté réformatrice qu’a le président.”

La décision a été saluée par le groupe Modem, allié de La République en marche. Cédric Villani a, en revanche, dit dimanche souhaiter maintenir sa candidature pour la mairie de Paris, malgré “le respect” et “l’estime” qu’il porte pour la ministre de la Santé. “Je sais les dossiers considérables qu’elle a gérés en tant que ministre. Je lui souhaite bienvenu et bon courage pour les quatre semaines que vont durer cette campagne”, a-t-il déclaré sur BFMTV.

“Pour ma part, cela fait bien des mois que ma campagne se déroule, que mon projet se construit (…) un projet, qui est, j’en suis sincèrement persuadé, tout simplement le meilleur pour Paris.” Plus critique, son entourage a estimé que le choix de la ministre de la Santé était “incompréhensible” et qu’il “fragilisait” l’exécutif.

La porte-parole du candidat d’Europe Ecologie Les Verts (EELV), Anne Souyris, a qualifié sur LCI ce choix d’”extrêmement étrange” et “pas très responsable” dans un contexte de crise du coronavirus et de crise de l’hôpital public.

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Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

 

 

 

 

 

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« La Chine représente une menace  » (George Soros )

« La Chine représente une menace  » (George Soros )

 

Financier et philanthrope américain, créateur, en 1993, de l’Open Society Foundations George Soros critique  la dictature chinoise qui menace aussi l’Europe.( tribune au « Monde »)

 » Ni l’opinion publique européenne, ni les responsables politiques et dirigeants d’affaires européens ne semblent pleinement comprendre la menace que représente la Chine de Xi Jinping. Le président chinois est un dictateur qui utilise les technologies de pointe pour imposer un contrôle total sur la société chinoise. Or, les Européens considèrent principalement la Chine comme un partenaire commercial majeur. Ils ne saisissent pas que depuis l’accession de Xi Jinping aux fonctions de président et de secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), celui-ci a établi un régime dont les principes directeurs sont diamétralement opposés aux valeurs fondatrices de l’Union européenne (UE).

Cette plongée dans les bras de Xi est plus prononcée de la part du Royaume-Uni que de l’UE elle-même, le pays étant en phase de séparation par rapport au bloc. Le premier ministre Boris Johnson entend éloigner au maximum le Royaume-Uni de l’UE, et bâtir une économie de marché libérée des réglementations de l’UE. Il lui sera difficile d’y parvenir, dans la mesure où l’UE est prête à prendre des mesures contre cette forme de déréglementation que le gouvernement Johnson semble envisager. Seulement voilà, dans le même temps, le Royaume-Uni considère la Chine comme un partenaire potentiel, avec pour espoir de rétablir le partenariat bâti par l’ancien chancelier de l’Echiquier George Osborne entre 2010 et 2016.

L’administration Trump, distincte du président américain Donald Trump, gère beaucoup mieux ses relations avec la Chine. Les Etats-Unis sont parvenus à élaborer une politique bipartisane qui considère la Chine comme un rival stratégique, et ont inscrit le géant technologique Huawei ainsi que d’autres sociétés chinoises sur la fameuse « Entity List », qui interdit aux entreprises américaines de commercer avec ces entités sans l’autorisation du gouvernement. »

Municipales: le maire socialiste de Strasbourg trahit Trautmann qui l’a fait roi !

Municipales: le maire socialiste de Strasbourg trahit Trautmann qui l’a fait  roi !

Encore un bel exemple de trahison politique avec celui  du maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, qui a annoncé ce samedi son soutien pour les élections municipales au candidat LaREM, Alain Fontanel, au détriment de la candidature socialiste de l’ancienne ministre Catherine Trautmann.

Pourtant Roland  Ries  n’a été élu maire que grâce à la nomination de Catherine Trautmann comme ministre à l’époque. Catherine Trautmann avait alors souhaité être remplacée par Roland ries , un complet inconnu. Changement d’écurie et d’orientation pour l’actuel maire de Strasbourg qui règle ses comptes personnels:

« Alain Fontanel me paraît le mieux placé pour prendre ma succession », a déclaré Roland Ries aux Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), après avoir maintenu le suspense jusqu’au dernier conseil municipal.

« Difficile, la fonction exige du doigté, de la tempérance sans pour autant aboutir à la non-décision. Et puis, Alain est un ami et il est mon premier adjoint », a-t-il ajouté, rendant hommage à son travail d’adjoint depuis 2008.

Il a juste regretté, dans son entretien aux DNA, que celui qu’il avait déjà un temps présenté comme son dauphin, avant qu’Alain Fontanel ne quitte le PS en 2017 pour soutenir Emmanuel Macron, « soit trop inféodé à La République en Marche ».

En octobre, Roland Ries faisait partie des 75 signataires élus et anciens élus d’un « manifeste » appelant à la création d’un  »pôle de gauche dans la majorité » gouvernementale. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure en avait « tir(é) la conclusion qu’il n’est plus membre du PS ».

Celui qui aura fait trois mandats non consécutifs de maire n’a d’ailleurs pas évoqué samedi la nouvelle tête de liste PS à Strasbourg, Catherine Trautmann, qui lui avait pourtant laissé le fauteuil de maire de Strasbourg en 1997 quand elle était devenue ministre du gouvernement Jospin.

Catherine Trautmann, jusqu’alors numéro 2, a été propulsée candidate PS la semaine passée après le renoncement du candidat initial Mathieu Cahn, qui s’est finalement complètement retiré de la liste mercredi à la demande de la direction nationale du PS pour des « comportements en contradiction avec ses valeurs » féministes.

Une belle tambouille politique qui témoigne de la faiblesse des convictions où les intérêts personnels et les rancœurs  prennent le pas sur des intérêts politiques.

Paris municipales Ferrand appelle à « un large rassemblement » autour de ……personne !

Paris municipales Ferrand appelle à « un large rassemblement » autour de ……personne !

 

Richard Ferrand , le magnifique, actuellement président de l’Assemblée nationale appelle un large rassemblement au moment il n’a plus de candidat. Et d’en appeler à l’histoire républicaine et citoyenne justifiée cet appel . « Il est des moments où l’Histoire oblige à dépasser les querelles », affirme le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand au Journal du Dimanche, appelant à un rassemblement « le plus large », y compris avec Cédric Villani, derrière le successeur de Benjamin Griveaux à Paris. « Une nouvelle personnalité va reprendre le flambeau de Benjamin Griveaux et j’espère que le rassemblement le plus large se fera autour d’elle, y compris avec l’équipe Villani« , dit-il, jugeant que « ceux qui, à Paris, se reconnaissent dans l’action du président Macron doivent se serrer les coudes, avoir l’esprit d’équipage ! »

« Si le dévoilement de la vie privée est toléré, la vie de chaque citoyen va devenir un enfer », juge encore Richard Ferrand qui appelle à ne pas confondre « transparence et voyeurisme, prélude à une forme d’inquisition ». « À ce rythme, qui prendra le risque de la vie publique si elle devient l’antichambre du lynchage permanent ? », demande-t-il.

Richard Ferrand a raison et ce n’est pas la première fois qu’ il s’inquiète de cette transparence qui pourrait menacer les élus. Richard Ferrand connaît un rayon en matière de transparence. Richard Ferrand a en effet largement utilisé son double statut de dirigeant des Mutuelles de Bretagne et d’élu pour directement et indirectement se remplir les poches. L’affaire la plus scandaleuse  concerne un contrat de location d’un local par les Mutuelles de Bretagne à la compagne de Ferrand alors  que cette dernière ne possédait pas encore ce local. Grâce à de généreuses conditions de location de ce local, la compagne de Ferrand a pu réaliser un petit profit de l’ordre de 800 000 €. Le détail de ces opérations est rappelé ci-après à partir d’une information tirée de Wikipédia. Toute la famille Ferrand a bénéficié des largesses mutuelles de Bretagne : son ancienne femme, ensuite sa compagne et lui-même. La justice de Brest avait enterré l’affaire considérant qu’il s’agissait d’une affaire privée et que les délais d’instruction étaient dépassés. Comme le dossier a été dépaysé à Lille, les nouveaux juges ont porté un autre regard sur ses affaires en mettant en examen Richard Ferrand. Ces nouveaux juges connaissent évidemment le contexte politique particulièrement délicat qui entoure cette affaire et s’ils ont mis en examen Richard Ferrand s’est qu’il dispose d’éléments nouveaux. Tout cela révèle que les bonnes vieilles pratiques provinciales de la IVe République ne sont pas mortes avec des relations plus ou moins sulfureuses  entre les élus politiques,  le monde économique et la justice.  Bref le nouveau monde promis par macro et bien mort-né surtout si on n’y ajoute les autres affaires concernant par exemple le MoDem et Bayrou, Benalla, de Rugy, le secrétaire de l’Élysée, Macron lui-même avec les conditions de financement de sa campagne. On pourrait ajouter les lenteurs de la justice concernant aussi bien les affaires de Sarkozy que celle de tapie vis-à-vis desquels le pouvoir semble manifester une grande bienveillance. Bref, il n’y a pas de Nouveau Monde dans la république en marche mais plutôt la résurgence de pratiques caractérisées par la confusion des intérêts entre le monde politique, le monde économique et l’État.

 

Le résumé de l’affaire dans Wikipédia :

 

 

En mai 2017, Le Canard enchaînéLe Monde et Mediapart révèlent que les Mutuelles de Bretagne (MDB) ont été subventionnées à hauteur de 55 000 euros par de l’argent public99 lorsque Richard Ferrand les dirigeait dans les années 2010. Selon eux, son ex-femme Françoise Coustal, artiste plasticienne, a facturé aux Mutuelles de Bretagne des travaux d’aménagement d’un Ehpad, situé à Guilers, qui a bénéficié d’une subvention de 1,66 million d’euros100 du Conseil départemental du Finistère, dont Richard Ferrand était alors vice-président. Les Mutuelles de Bretagne ont ensuite fait effectuer d’autres travaux, pour 184 000 euros, dans un local appartenant à l’avocate Sandrine Doucen, sa compagne et mère de sa fille101, qui a par ailleurs facturé régulièrement aux Mutuelles de Bretagne des services de conseil juridique. Plus anecdotiquement, selon ces mêmes médias, Richard Ferrand a, une fois élu député en juin 2012, conservé un poste de chargé de mission des Mutuelles de Bretagne, rémunéré 1 250 euros102 par mois ou 1 547 euros par mois, selon les sources, et embauché comme assistant parlementaire Hervé Clabon, compagnon de son ex-adjointe puis son fils101. Ces révélations ont déclenché une polémique nationale, le Front national demandant sa démission du gouvernement, LR la saisie du Parquet national financier, et le 1er secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis à l’exécutif de s’exprimer103. Le 1er juin 2017, Éric Mathais, procureur de la République de Brest, ouvre une enquête préliminaire, confiée à la police judiciaire de Rennes104.

Richard Ferrand affirmera qu’il n’était « jamais intervenu pour qu’elle obtienne un quelconque contrat » et que « la première fois que les Mutuelles ont fait appel à ses prestations, c’était en 2002, donc 8 ans après notre divorce »105.

Appel d’offres attribué par les Mutuelles de Bretagne à sa compagne[modifier | modifier le code]

Le 23 décembre 2010106, Richard Ferrand signe un compromis de vente avec une clause suspensive en cas de non-location ultérieure par les Mutuelles de Bretagne107, pour un local de 379 m2108, 2 rue George-Sand à Brest109.

Le 25 janvier 2011, le conseil d’administration des Mutuelles de Bretagne choisit à l’unanimité la proposition de la Saca, une SCI qui « n’a pas encore d’existence légale » et « n’est même pas encore propriétaire des surfaces qu’elle propose » comme le rappelle Le Canard enchaîné110. Sur le procès-verbal de la réunion du conseil d’administration à aucun moment n’est mentionné le nom de Sandrine Doucen110.

Sandrine Doucen crée le 28 mars 2011 la Saca, une SCI, dont elle détient 99 % des parts111.

Le 1er juillet 2011110, la SCI la Saca achète 402 000 € frais de notaire inclus108, grâce à un crédit remboursable sur quinze ans du Crédit agricole qui finance intégralement l’achat, sans aucun apport, ayant selon Le Canard enchaîné un « traitement réservé aux acquéreurs qui disposent d’un locataire dont les revenus sont garantis ». Revenus garantis par les 42 000 € de loyers annuels versés par les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand est le directeur général.

Les Mutuelles de Bretagne effectuent peu après, sans contrepartie, pour 184 000 euros de travaux dans le local acheté par Sandrine Doucen. Quelques années plus tard, la SCI de Sandrine Doucen est valorisée, lors d’une transaction, à 3 000 fois le montant du capital initial de 100 € soit 300 000 €112. Selon Le Canard enchaîné, l’avocate Sandrine Doucen a par ailleurs facturé des conseils juridiques aux Mutuelles de Bretagne en matière de gestion des ressources humaines.

Selon la défense de Richard Ferrand, l’opération n’a « rien d’illégal »113,114 : la démarche « respectait la procédure »[réf. nécessaire] et l’entreprise de sa compagne offrait « le meilleur prix » parmi les réponses .

Municipales à Paris : Guerini s’est entretenu avec Villani, secours de LREM !

Municipales à Paris : Guerini s’est entretenu avec Villani, secours de LREM  ?

 

Il est particulièrement savoureux d’apprendre que discrètement Guerini, le supposé patron de la république en marche, et Villani, le dissident, se sont rencontrés pour discuter de la situation électorale à Paris suite à l’affaire du Griveaux . Il est clair que les carottes sont cuites pour la république en marche à Paris. Pire, cette très lourde défaite qui se profile aura des conséquences sur le parti, le gouvernement et même sur Macron. Cela va confirmer que le parti en marche n’a aucune assise locale, qu’il est par ailleurs de plus en plus minoritaire dans le pays. Pour sauver les meubles, la porte de secours politique pourrait  consister  pour la république en marche à se rabibocher avec Villani. En effet l’addition des intentions de vote aurait placé le parti du président en tête des intentions de vote. Une autre hypothèse serait de prendre un second couteau.

D’abord parce que les premiers couteaux sont très rares puisque Macron ne s’est entouré que de personnages assez transparents voire douteux d’autre part parce que les quelques premiers couteaux restant fuient  devant le danger en refusant de porter les couleurs de leur parti à Paris. En cause dans cette affaire, aussi le fonctionnement de la république en marche complètement aux ordres de Macron avec notamment une commission d’investiture composée de quelques courtisans et de vieilles barbes qui se sont trompées en désignant Griveaux comme candidat à la place de Villani.

Villani n’a sans doute pas toutes les qualités, loin s’en faut,  mais au moins qui  n’a pas les défauts des professionnels qui vendraient leur âme pour conquérir le pouvoir. Villani, lui, a un métier, une renommée internationale même, il pourra sans dommage abandonner la politique s’il le faut. À la différence de la plupart des autres produits d’une oligarchie sans vraies  convictions et pour lesquels la seule conquête pouvoir constitue l’essentiel du projet politique. Si la république en marche peut éviter de prendre une déculottée à Paris qui aura forcément des conséquences pour le parti au pouvoir et Macon lui-même, elle n’a peut-être pas d’autres solutions que de ce renier en quémandant le pardon d’un Villani qu’ils ont viré sans ménagement de manière particulièrement imprudente et irresponsable.

 

UE: Macron désormais pour l’adhésion de la Macédoine et de l’Albanie !

UE: Macron désormais pour l’adhésion de la Macédoine et de l’Albanie !

 

Finalement, Macron se couche devant les Allemands en acceptant l’extension de l’union européenne aux Balkans. Pourtant, il avait fait de la réforme de l’Europe un préalable à toute nouvelle adhésion à l’union économique sorte de patchwork qui se réduit à un grand marché qui se laisse progressivement grignoter par les grandes sociétés internationales notamment américaines et chinoises.

Sur les grands enjeux internationaux, l’union européenne n’existe pas plus que sur les grands enjeux technologiques. Preuve par exemple, sa dépendance au  chinois Huwei pour la technologie 5G  sans parler évidemment des grandes plates-formes numériques qui vont mettre l’économie européenne en tutelle.

Le président français espère en  retour obtenir le soutien allemand pour les réformes qu’il veut  impulser en Europe. En effet jusque-là, toute velléité de transformation de cette Europe par Macron était bloquées par l’Allemagne du fédérale. Pas sûr cependant que Macron soit assuré d’un retour.

D’abord parce que la situation politique en Allemagne est très instable, ensuite parce que les positions de Macron sont loin d’être partagées en Europe sauf par des pays économiquement fragiles comme l’Italie ou l’Espagne. Sur la croissance,  la mutualisation des dettes et des investissements, l’Allemagne et les pays du nord  restent farouchement contre.

 

Politique: finance, scandale, lobby……la France vers le modèle américain

 

 

Avec retard mais sûrement,  la démocratie en France se dirige vers un modèle démocratique  à l’américaine. Pendant longtemps,  la France avait fait exception. D’abord en refusant de mélanger vie privée et de vie publique. Une exception dont par exemple Mitterrand a largement profité et à juste titre. Ensuite progressivement, les plus hauts responsables ont exhibé leur vie personnelle et familiale afin de satisfaire le voyeurisme des  certains électeurs friands de médias et télés- réalité.  Mais en retour, certains de ces dirigeants ont été victimes de cet exhibitionniste. Le second aspect et pas des moindres, c’est celui de l’importance de la finance dans les principales élections. Avec des campagnes   de plus en plus conçues comme des produits de publicité avec tous les moyens y afférents.

Du coup,  le coût des campagnes est monté de manière vertigineuse. Désormais des dizaines et des dizaines de millions sont nécessaires pour occuper l’espace médiatique, le saturer  même et étouffer ses adversaires avec la communication. Car c’est bien le drame,  la communication a pris le pas sur le fond. Pour preuve les slogans idiots de la plupart des candidats,  sans véritable contenu, comme celui d’un soda ou d’une marque de lessive. Les experts de la com. ont pris le pouvoir dans les équipes de campagnes sur les experts et les politiques. Un exhibitionnisme aussi bien  les campagnes électorales  que pendant un mandat. Ainsi un président de la république comme Macron s’inflige-t-il des représentations thématiques ou géographiques permanentes presque tous les jours pour uniquement les  médias.

Dernier exemple en date quand Macon, pour reverdir sa politique, s’affiche en doudoune Rossignol au Mont-Blanc. Une doudoune aux couleurs nationales. L’ennui c’est que la doudoune a été conçue dans un pays de l’Est à partir de tissus italiens et que la marque Rossignol est maintenant dans les mains d’un fonds scandinave. Ces déplacements et exhibitions désacralisent aussi la fonction d’un président qui doit pourtant prendre de la distance pour orienter le pays et non se mêler de tout sans savoir exactement  ce qu’il fait. La finance dans les campagnes a forcément un rôle essentiel car il n’y a aucun candidat disposant des 30 ou 50 millions nécessaires. Initialement, le total ne doit pas dépasser 10 millions mais les candidats utilisent différents biais pour dépasser et de loin cette limite. Et la commission de contrôle des comptes des candidats, pratiquement sans moyens, ferme les yeux.

Évidemment pour résoudre cette équation financière, les lobbys jouent  un rôle primordial. Des lobbys nationaux internationaux. Aussi des financements douteux venant de l’étranger.  . Pour Macon, c’est clairement le lobby financier et économique dominant qui a financé la campagne.

Le  candidat n’aurait jamais pu financer sa campagne sans une infime fraction de donateurs fortunés. 48 % de ces 16 millions d’euros, ont été récoltés grâce à « seulement » 1 212 dons de 4 500 euros et plus. Ces gros chèques ont été d’autant plus essentiels qu’ils ont longtemps représenté l’essentiel des ressources dont disposait le candidat. En fait, ce sont surtout 800 gros donateurs de Paris qui ont financé la campagne de Macron. Il faut ajouter à cela les faciliter accorder par certains lors de la campagne. Une affaire qui a fait l’objet une procédure judiciaire et qui a été récemment enterré. Comme sera sans doute aussi enterrer l’origine des fonds de la campagne de Macon.

La France s’oriente donc bien vers une sorte de modèle américain.  il faut d’abord aligner les dollars, être soutenu par les lobbies et afficher sa vie personnelle à la Une des journaux à scandale dont raffolent certains électeurs qui ne comprennent pas grand-chose aux enjeux politiques mais qui font la différence souvent à partir d’aspects complètement anecdotiques. Une réflexion mériterait d’être engagée sur cette perversion de la démocratie et pas seulement au niveau national également au niveau local où les barons reproduisent à leur niveau le même système.

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