Archive pour la Catégorie 'politique'

Economie, politique, société: les plus lus

Islamisme-la question d’un délit de séparatisme

Islamisme-Création d’un délit de séparatisme

D’après le Canard enchaîné, l’heure du dernier conseil de défense l’hypothèse de la création d’un délit de séparatisme a été évoquée. L’objectif serait d’incriminer les comportements qui auraient pour « objet ou effet » d’inciter à la violence contre une personne pour le simple fait qu’elle a exprimé son soutien aux valeurs de la République.

 La difficulté est surtout juridique pour qualifier le délit. De ce point de vue, le gouvernement est un peu coincé dans la mesure où il refuse pour l’instant de modifier la constitution. Or l’interprétation de la constitution notamment par le conseil constitutionnel constitue souvent un obstacle juridique dans la lutte concrète contre le terrorisme et encore davantage contre l’islamisme.

Il s’agit donc de trouver une formulation qui évite l’obstacle constitutionnel. Parallèlement, le Premier ministre a évoqué le délit de mise en danger de la vie d’autrui du fait  de la diffusion d’informations personnelles.

L’objectif global serait de sanctionner les menaces de violence et la propagation des idées séparatistes.

Il n’est pas certain que le projet juridique du gouvernement aboutisse rapidement compte tenu de la complexité à formuler le délit, à le prouver et à le sanctionner.

De nouvelles dispositions juridiques sont sans doute utiles voir nécessaires mais le problème essentiel est peut-être celui de la volonté politique avant tout.

 

Accord Soudan et Israël

Accord Soudan et Israël

Après les Emirats arabes unis et Bahreïn, le Soudan et Israël ont décidé vendredi 23 octobre de normaliser leurs relations diplomatiques au terme d’une médiation américaine.

« Les dirigeants ont convenu de normaliser les relations entre le Soudan et Israël et de mettre fin à l’état de belligérance », ont écrit les deux parties et les Etats-Unis dans un communiqué commun. Le processus débutera par des échanges économiques et commerciaux, en particulier dans le domaine agricole, précisent-ils

Mais Wassel Abou Youssef, membre du Comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a dénoncé un « nouveau coup de couteau dans le dos ». A Gaza, Faouzi Barhoum, porte-parole du Hamas, a quant à lui parlé d’un pas dans la « mauvaise direction ».

 

Les Palestiniens ont critiqué cette négociation et, l’Iran a dénoncé sur Twitter l’accord conclu par le Soudan et Israël.

Menace de décapitation aussi à Lyon

Menace de décapitation aussi à Lyon 

 

Après Bron, c’est dans le huitième arrondissement de Lyon que sont apparus des appels à la décapitation.

Dans un tweet, le maire de Lyon Grégory Doucet a condamné «fermement ces tags d’une violence inqualifiable» et apporté son «soutien inconditionnel» à l’élu.

Jeudi des inscriptions menaçant d’un tel sort Jérémie Bréaud, le maire LR de Bron, une ville voisine de Lyon, avaient été découvertes en trois lieux différents, conduisant le ministre de l’Intérieur à demander la protection de l’élu.

Ces inscriptions interviennent après la décapitation de Samuel Paty. Cet enseignant de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, a été assassiné après avoir fait un cours sur la liberté d’expression, début octobre, où il a montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

Des dictatures islamiques boycottent des produits français

Des dictatures islamiques boycottent des produits français

 

Il est pour le moins curieux que des dictatures islamiques condamnent la France pour entrave au principe religieux, elles qui n’acceptent pas la moindre existence d’une religion autre que l’islam. Pas étonnant de la part de pays comme la Turquie ou encore l’Iran où la dictature religieuse non seulement n’accepte pas la moindre interférence dans sa politique intérieure et qui veut  remettre en cause les principes républicains d’autres pays comme la France.

Des principes républicains évidemment contradictoires avec l’état de dictature. Les appels au boycott de produits français se sont multipliés samedi dans plusieurs pays du Moyen-Orient, après l’émoi suscité par les propos du président Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas «renoncer aux caricatures» du Prophète Mahomet, interdites dans la religion musulmane. Le chef de l’Etat français s’était exprimé jeudi lors d’un hommage au professeur Samuel Paty, décapité par un assaillant islamiste après avoir montré à ses élèves de 4e des dessins de Mahomet à l’occasion d’un cours sur la liberté d’expression.

La Turquie, l’Iran, la Jordanie ou encore le Koweït ont dénoncé la publication des caricatures du Prophète. L’Organisation de coopération islamique, qui réunit les pays musulmans, a déploré «les propos de certains responsables français (…) susceptibles de nuire aux relations franco-musulmanes». Sur les réseaux sociaux, les appels au boycott de produits français se sont multipliés depuis vendredi, à travers les hashtags en arabe.

« Pour une laïcité pleine et entière »

« Pour une laïcité pleine et entière »

48 personnalités, dont les philosophes Elisabeth Badinter et Marcel Gauchet, l’essayiste Caroline Fourest, l’ex-ministre Jean Glavany ou l’avocat de Charlie Hebdo Richard Malka, appellent les responsables politiques, dans une tribune du JDD , à « insuffler une nouvelle dynamique » en créant des « organismes publics adaptés à cet horizon politique transformé ».

 

tribune :

 

« On a tué un homme. De la manière la plus barbare et la plus expressive qui soit, dans le rituel codifié d’exécution religieuse de l’islam radical. On a assassiné un homme pour avoir accompli sa tâche avec modestie et sans frémir. On a exécuté un professeur qui remplissait la mission la plus noble, celle de contribuer à l’émancipation et à la construction de la conscience des jeunes élèves dont il avait la charge pédagogique et morale. On s’est attaqué au creuset de la République, son école.

Avec près de 300 morts dont le souvenir pèse sur nos cœurs depuis 2012, ce mort-là est l’électrochoc qui donne aux Français la force de ne plus accepter l’inacceptable. Et comme dans ces sursauts que peuvent accomplir les peuples souverains lorsqu’ils prennent conscience de leur unité, en quelques jours ce qui semblait impossible devient possible et s’accomplit même déjà… »

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

 

 

Une nouvelle fois Erdogan s’en prend à la France et à Macron. Cette fois, il a conseillé à Macron de se faire soigner. Une sorte d’inversion des priorités thérapeutiques qui  témoigne que l’intéressé transfère sur autrui ses propres frustrations et son déséquilibre mental. Il ne se passe pas une semaine sans que Erdogan fassent parler de lui en jetant de l’huile  sur le feu sur tous les conflits potentiels.

 Récemment, c’était encore sur Chypre, puis sur la Grèce et la Méditerranée. Plus récemment encore sur la Libye et en plus en condamnant l’accord de paix qui vient d’être signé. Erdogan intervient notamment aussi en Syrie  et au Haut-Karabakh .

Cette agitation vise surtout à marquer l’échec total Erdogan dans son propre pays. D’abord un échec économique .

 

Le pays est entré en récession depuis 2018, avec notamment la dévaluation de la livre turque, le ralentissement de la croissance et l’augmentation du chômage. Bref une catastrophe économique. la Turquie a connu un recul de l’activité conjointement un écroulement de sa monnaie et à des déficits abyssaux le tout sur fond d’inflation qui ont grandement atteint le pouvoir d’achat et favorisé le chômage.

 

Cette gestion erratique et irresponsable a été sanctionnée politiquement par des revers électoraux qu’a connus Erdogan y compris dans la capitale.

 

Pour masquer ses échecs économiques intérieurs, Erdogan développe une politique internationale agressive afin de tenter de réveiller le sentiment nationaliste contre tout ce qui n’est pas turc ou musulman.

 

Le drame du pays c’est que désormais tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’Erdogan. L’économie turque est sans doute durablement plongée dans la tourmente.

 

Sur le plan démocratique la répression est sans limite puisque 50 000 personnes ont été arrêtées et 100 000 fonctionnaires privés de leurs fonctions. Ce qui explique sans doute une partie des revers électoraux d’Erdogan.

 

Le dictateur pratique donc la fuite en avant et ses propos provocateurs et excessifs témoignent comme son visage fatigué et tourmenté  des inepties  de sa politique. À coup sûr, il aurait , lui, besoin, d’une sérieuse consultation médicale.

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Libye : « cessez-le-feu « 

Libye : « cessez-le-feu « 

La  Libye est déchirée aujourd’hui entre deux pouvoirs rivaux : le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par le 23 octobre les parties ont enfin signé un cessez-le-feu qui prendra effet immédiatement , un accord entre les autorités de l’Est, alliées du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de cette région soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh.

La diplomatie française a salué pour sa part  cet l’accord de cessez-le-feu permanent qui « montre l’aspiration de tous les Libyens à la souveraineté, face aux ingérences extérieures ». « Cet accord marque une étape importante vers une Libye souveraine, stable et unie », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, saluant « le sens des responsabilités » des Libyens. Notons que le va-t-en-guerre Erdogan a regretté ce cessez-le-feu!

 

 

Hydrochloroquine : objet de polémique entre Muselier et Véran

Hydrochloroquine : objet de polémique entre Muselier et Véran

 

Curieusement, la polémique continue entre les autorités sanitaires parisiennes et la région PACA qui défend l’Hydrochloroquine. Le pire c’est que l’agence sanitaire française qui vienne interdire l’Hydrochloroquine et favorise l’utilisation  du Remdesivir du laboratoire américain Gilead ( qui rémunère par ailleurs de nombreux experts français). Or cette molécule est considérée par l’organisation mondiale de la santé comme inopérante voire dangereuse.

Il est clair qu’il s’agit un nouveau règlement de comptes entre le centralisme médical parisien, des mandarins contre le professeur Raoul qui n’a cessé de dénoncer les dysfonctionnements de la politique sanitaire. Du coup le président de la région Méditerranée proteste avec vigueur. « Cette décision est révoltante à plus d’un titre. À partir de lundi, les équipes de cet institut (‘IHU  de Marseille) exceptionnel ne pourront plus soigner les patients selon le protocole appliqué depuis mars 2020. Est-ce à dire que vous choisissez de priver des médecins de faire leur devoir, de soigner leurs patients ?», interroge Muselier, en rappelant au ministre que les médecins de l’IHU «ont prêté le serment d’Hippocrate comme les autres» et «ont fait plus de 10 ans d’études comme les autres».

L’élu régional n’oublie pas de mentionner que les professionnels de l’IHU sont placés sous la responsabilité d’un chercheur reconnu: «Ils ont été formés dans l’un des meilleurs centres hospitaliers universitaires d’Europe sous la houlette d’un des plus grands micro-biologistes du monde, le Professeur Didier Raoult», insiste-t-il, en rappelant au médecin Olivier Véran certains passages du serment d’Hippocrate tels que : « Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments… ». «Incontestablement, accuse encore Muselier, les dirigeants de l’ANSM l’ont oublié et il est aujourd’hui de votre devoir de leur rappeler».

Dans sa missive, le président de la collectivité régionale marseillaise souligne également l’histoire de l’IHU et quelques éléments chiffrés des actions locales de cette structure contre le Covid 19. « Depuis le début de la crise, 8990 patients ont été suivi à l’IHU, dont 5.807 ont été traités avec le protocole Hydroxychloroquine/Azythromicine, pour 30 patients décédés. 155.000 personnes ont été testées depuis le début de la crise, ce qui fait de Marseille l’un des plus grands sites de dépistage d’Europe, pour la première vague », poursuit Muselier dans sa lettre, avant de formuler une «question grave»: «Allez-vous laisser cette agence décider des soins prodigués dès lundi par des praticiens hospitaliers, des professeurs de médecine dépendant de la Faculté de médecine de Marseille, nommés par le Ministère, et ceci en totale contradiction avec les principes fondamentaux de la médecine ?» Le président de la région a confirmé au Figaro son intention de mener ce combat «jusqu’au bout» et n’a pas écarté l’hypothèse d’une réaction énergique au sein même de l’IHU, dès lundi si les choses devaient rester en l’état.

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Islamisme : comme d’habitude des discours ronflants mais des mesures en sourdine

Sur le plan des discours,  il est évident que le ton a changé de la part de la plupart des responsables politiques y compris du gouvernement depuis l’ignoble assassinat de Samuel Patty. Une fois de plus,  le président de la république a réuni un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale qui n’a cependant annoncé aucune mesure nouvelle. Tout ce qu’on peut retenir c’est qu’il a confié d’une part au ministre de l’intérieur, d’autre part au ministre de la justice le soin de faire des propositions pour lutter davantage contre l’islamisme.

La seule décision un peu concrète c’est de protéger davantage les enseignants au moins après les vacances scolaires de la Toussaint. Le Premier ministre s’est limité à annoncer des mesures qui devraient assurer une meilleure protection des agents publics sans en dire davantage. Avec des propos très généraux on promet que, les fonctionnaires et les agents publics seront davantage protégés, puisque «ceux qui font pression sur eux et sur le fonctionnement du service public, par des propos ou par des comportements» seront désormais pénalisés.

De même, il sera possible de «sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d’autrui». Selon un participant, une circonstance aggravante pourra d’ailleurs être retenue lorsqu’il s’agit d’une personne exerçant une mission de service public – qu’elle soit fonctionnaire ou délégataire.

Le Premier ministre envisagerait de créer un vague délit de séparatisme dont le contenu juridique paraît très flou d’abord à définir, puis à faire appliquer et encore davantage à sanctionner. Le ministre de l’intérieur, lui a prévu le retour au pays d’environ 300 étrangers et décider d’interdire ou de suspendre plusieurs associations. Le gouvernement va suivre aussi d’un peu plus près les contenus des propos violents en ligne.

 

Un «pôle spécialisé» va en effet être créé au parquet de Paris, pour «centraliser les poursuites et donc en améliorer l’efficacité». Enfin, Marlène Schiappa a annoncé à L’Obs qu’elle avait obtenu la création d’une «unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux» pour tenter de lutter contre «le cyber-islamisme».

Avant de s’envoler pour Bruxelles – où il s’est entretenu avec la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen -, Jean Castex a confirmé qu’un nouveau Conseil de défense serait bientôt organisé. «D’autres mesures sont encore à l’étude et seront décidées dans les prochains jours», a-t-il ajouté,  un peu comme pour s’excuser de la faiblesse du contenu des mesures annoncées.

L’obstacle principal est évidemment le problème de la volonté politique mais aussi la soumission à l’autorité judiciaire qui depuis longtemps appris la main par rapport aux structures élues. Par lâcheté tout autant que par manque de conviction et de détermination politique, les élus ont sous-traité la question du terrorisme et de la violence islamisme sous toutes ses formes aux juges notamment au conseil d’État, au conseil constitutionnel et aux juges européens. Une sorte de parapluie pour n’avoir pas se mettre à dos certaines catégories de population directement concernées et les intellectuels sous influence Islamo-gauchistes.

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Islamisme, un combat européen

Islamisme, un combat européen

 

Dans une chronique de l’opinion Mathias Felkh, ancien ministre estime qu’il faut une réponse d’ensemble de l’Europe dans le combat contre l’islamisme

 

Tribune

 

Le temps du bouleversant hommage national rendu en Sorbonne à la mémoire de Samuel Paty, la France a su se retrouver, pour honorer la mémoire de l’enseignant lâchement assassiné et rappeler les valeurs républicaines fondamentales qu’il enseignait et transmettait. L’émotion est immense face à cet attentat perpétré au nom d’une idéologie totalitaire, l’intégrisme islamiste. C’est vrai en France, bien sûr, où nous avons tous été saisis d’effroi, de colère et d’une infinie tristesse. C’est vrai aussi au-delà de nos frontières, où de nombreuses expressions officielles et citoyennes témoignent d’une réelle solidarité et d’un sentiment partagé de terreur face à l’absolue barbarie du crime.

Comment se résigner à ce que nos vies soient désormais rythmées par des attentats ? Comment accepter les centaines de vies innocentes ainsi fauchées, de tous âges, de toutes origines, tous ces parcours trop tôt interrompus au nom de la haine ?

En France, les dix dernières années présentent un lourd bilan en la matière, depuis les attentats de Toulouse en 2012 jusqu’à la décapitation de Samuel Paty la semaine dernière. Les juifs, les dessinateurs, les militaires, les forces de l’ordre et l’Etat, l’école et les enseignants, un prêtre, la jeunesse en fête, des citoyens le jour de la Fête nationale… la liste est longue, et non exhaustive, des êtres froidement abattus, des destins brisés, des symboles attaqués.

L’Allemagne, comme le reste de l’Europe, est aussi confrontée à la menace islamiste. Elle a connu plusieurs attentats depuis une dizaine d’années, avec une vingtaine de morts. Celui de décembre 2016, au marché de Noël de Berlin, a connu le plus grand retentissement médiatique en Allemagne et dans le monde : avec douze morts et soixante-dix blessés, ce fut l’attentat le plus meurtrier outre-Rhin ces dernières années ; un symbole chrétien était visé, et aussi une véritable institution, dès lors que l’on connaît la place majeure des festivités de Noël en Allemagne, célébrées tout au long du mois de décembre y compris par de nombreux non-chrétiens.

« Le risque existe d’une résignation face à la violence, du renoncement à défendre les grandes valeurs fondatrices des démocraties libérales et nos libertés publiques »

Salafistes. En juillet 2006, un immense carnage avait été évité en gare de Cologne. Deux bombes avaient été posées dans des trains régionaux, et seul un dysfonctionnement technique avait fait échouer cet attentat motivé, déjà, par une volonté de vengeance après la publication dans la presse allemande de caricatures de Mahomet. Les services secrets allemands (services de « protection de la Constitution ») estiment aujourd’hui que, sur les au moins 4,5 millions de musulmans vivant en Allemagne, un peu plus de 12 000 appartiennent aux milieux salafistes (contre moins de 4 000 en 2011). Début octobre encore, un attentat au couteau a coûté la vie à un homme, à Dresde, faisant dire à la ministre de la Justice que la menace islamiste était permanente.

Comment nos démocraties vont-elles faire face à l’avenir ? Le risque existe d’une résignation face à la violence, du renoncement à défendre les grandes valeurs fondatrices des démocraties libérales et nos libertés publiques. Inversement, existe aussi le risque d’une forme de guerre civile, d’une réduction de chacun à ses origines et à ses croyances, d’une victoire de la peur, tant attendue par les terroristes.

Choisissons une réponse républicaine, en France, et une réponse commune en Europe car elles seules sont à la hauteur des enjeux, face à l’offensive de l’intégrisme islamiste qui est à l’évidence l’une des grandes menaces de notre temps. A l’échelle planétaire, les victimes les plus nombreuses du terrorisme islamiste sont des musulmans. La diplomatie française l’a officiellement rappelé à plusieurs reprises, et le politologue Dominique Reynié indiquait l’an dernier que 82 % des victimes du terrorisme islamiste dans le monde étaient eux-mêmes des musulmans. Dans les grandes démocraties libérales, c’est bien le cœur de nos projets de société qui est attaqué frontalement : l’émancipation, le règne — toujours perfectible — de la raison, la liberté d’expression, la recherche d’un équilibre toujours précaire entre la liberté et l’égalité, l’héritage du siècle des Lumières.

Face à cette menace, il appartient d’abord aux Etats de mener, sans relâche, les actions qui leur incombent : consacrer les moyens humains, financiers et techniques nécessaires au renseignement, à la répression intransigeante et ciblée contre tous ceux qui contreviennent à nos lois, et à la dissolution de toutes les associations et instances qui doivent l’être ; démanteler les réseaux islamistes ; assécher certains circuits de financement ; fermer les lieux, tous les lieux où des prêcheurs intégristes répandant les discours de haine, poison de moins en moins lent à pénétrer des esprits fanatisés.

« Face à une menace globale, il faut une réponse d’ensemble, impliquant chaque citoyen, chaque service public pour que soient apportées, à tous les niveaux, les réponses nécessaires »

Menace globale. Il revient en outre à la puissance publique comme à la société entière de se mobiliser contre le terrorisme. Face à une menace globale, il faut une réponse d’ensemble, impliquant chaque citoyen, chaque service public pour que soient apportées, à tous les niveaux, les réponses nécessaires : mettre un terme au clientélisme et aux abandons successifs qui, dans bien des territoires, ont conduit à un relâchement de l’exigence républicaine au cours des dernières décennies ; miser plus que jamais sur l’éducation, pilier de la République, en revalorisant les enseignants, leurs métiers, leur place dans la société, en accompagnant ceux qui se trouvent trop souvent seuls et démunis, en première ligne face à la violence ; renouer avec la promesse de notre devise républicaine qui ne saurait être un slogan vidé de sa substance, mais doit s’incarner concrètement pour chaque citoyen. L’islam libéral lui-même doit se structurer. Il existe en France et en Europe, mais se fait trop peu entendre, alors que ses prises de position sont nécessaires et attendues.

Il convient enfin de développer les réponses européennes communes, comme c’est de plus en plus le cas depuis une dizaine d’années : diagnostics communs sur la réalité de la menace ; solidarité dans les opérations extérieures et soutien aux pays, comme la France, les plus engagés en la matière ; poursuite de la coopération et des échanges entre services de renseignement ; affirmation et promotion fortes de nos valeurs communes et déploiement accru de projets conjoints au service de l’éducation.

Puissions-nous affronter cet immense défi en restant guidés par la raison plutôt que par la peur, en nous unissant sur l’essentiel plutôt qu’en attisant les divisions. Dans les époques de grands bouleversements et de grandes menaces, les voix raisonnables, puissantes par leur détermination plutôt que bruyantes à force de polémiques stériles, sont souvent inaudibles. Ce fut le drame, hier, de Montaigne ou de Stefan Zweig. Ce peut être le cas aujourd’hui et de demain de tous les républicains convaincus. Ce serait un drame supplémentaire dans une période qui pourtant n’en est pas avare, et une bien mauvaise manière de rendre hommage à la mémoire de tous ceux qui, chaque jour, défendent la liberté.

Matthias Fekl est avocat et ancien ministre.

Création d’un délit de séparatisme

Création d’un délit de séparatisme

D’après le Canard enchaîné l’heure du dernier conseil de défense l’hypothèse de la création d’un délit de séparatisme a été évoquée. L’objectif serait d’incriminer les comportements qui auraient pour « objet ou effet » d’inciter à la violence contre une personne pour le simple fait qu’elle a exprimé son soutien aux valeurs de la République.

 La difficulté est surtout juridique pour qualifier le délit. De ce point de vue, le gouvernement est un peu coincé dans la mesure où il refuse pour l’instant de modifier la constitution. Or l’interprétation de la constitution notamment par le conseil constitutionnel constitue souvent un obstacle juridique dans la lutte concrète contre le terrorisme et encore davantage contre l’islamisme.

Il s’agit donc de trouver une formulation qui évite l’obstacle constitutionnel. Parallèlement, le Premier ministre a évoqué le délit de mise en danger de la vie d’autrui du fait  de la diffusion d’informations personnelles.

L’objectif global serait de sanctionner les menaces de violence et la propagation des idées séparatistes.

Il n’est pas certain que le projet juridique du gouvernement aboutisse rapidement compte tenu de la complexité à formuler le délit, à le prouver et à le sanctionner.

De nouvelles dispositions juridiques sont sans doute utiles voir nécessaires mais le problème essentiel est peut-être celui de la volonté politique avant tout.

 

Le DÉBAT TRUMP-BIDEN

Le DÉBAT TRUMP-BIDEN

Le débat a été moins violent que le précédent mais une nouvelle fois les intéressés n’ont eu de cesse de s’accuser personnellement et de mettre en cause leur personnalité. Bref un débat à l’américaine dont a rendu compte BFM.

Covid-19: des critiques et un vaccin?

En ce qui concerne l’actualité sanitaire actuelle et l’épidémie de Covid-19, Joe Biden a tancé la gestion de la crise par l’administration Trump, qui selon lui disqualifie son adversaire pour rester au pouvoir.

 

« Quelqu’un qui est responsable d’autant de morts ne devrait pas pouvoir rester président des Etats-Unis d’Amérique », a déclaré le candidat démocrate, accusant le président américain de ne « toujours pas avoir de plan » pour gérer l’épidémie qui a fait plus de 220.000 morts outre-Atlantique, pays de loin le plus endeuillé à l’échelle mondiale.

De son côté, Donald Trump a assuré qu’un vaccin serait disponible « dans les semaines à venir », évoquant 100 millions de flacons.

« J’ai été à l’hôpital, j’ai eu le Covid, mon état de santé s’est amélioré. J’ai reçu une thérapie, mon état de santé s’est rapidement amélioré et maintenant, je suis immunisé, on ne sait pas pour combien de temps », a-t-il ajouté. 

 Accusations mutuelles de corruption

Comme attendu le débat entre les deux hommes s’est très vite penché sur les possibles ingérences de la Russie, la Chine, et l’Iran dans l’élection présidentielle américaine.

« Ils paieront le prix si je suis élu, ils interfèrent avec la souveraineté américaine », a assuré Joe Biden.

Pour autant, Donald Trump en a profité pour tancer son adversaire, lui qui dénonce depuis plusieurs semaines les affaires de Hunter Biden en Ukraine et en Chine, au moment où son père, Joe, était vice-président de Barack Obama entre 2009 et 2017.

« Jamais de ma vie je n’ai pris un centime d’une source étrangère », a expliqué Biden, sommé par Trump de s’expliquer à ce sujet. « Qu’est-ce que vous cachez, La Russie et la Chine vous paie? », a ensuite lancé le Démocrate, dans une tentative de renverser la tendance.

 

Au sujet de l’immigration, Joe Biden a accusé Donald Trump d’avoir mené une politique « criminelle » vis-à-vis des enfants migrants.

Selon une association américaine de défense des droits humains, les parents de quelque 545 enfants de migrants qui avaient été séparés aux Etats-Unis après avoir illégalement traversé la frontière, n’ont pas pu être localisés.

« Ces enfants sont seuls, n’ont nulle part où aller (…) c’est criminel », a fustigé l’ancien vice-président lors de son dernier débat télévisé contre le président républicain, à 12 jours du scrutin.

En guise de réponse, Donald Trump a assuré que ces faits se déroulaient déjà sous la présidence de Barack Obama.

« Il a eu 8 ans pour faire ce qu’il a dit. Nous on a changé ça, on a changé les choses horribles mises en place, il n’a rien fait à part construire des cages pour enfermer les enfants », a-t-il contre-attaqué.

Toutefois, Joe Biden a ajouté qu’en cas d’élection, il proposerait « avant 100 jours un programme au Congrès pour que les millions de clandestins puissent devenir citoyens. »

Les deux hommes se sont également écharpés sur la question internationale. Joe Biden a ainsi fustigé la relation de proximité développée par Donald Trump avec le leader nord-coréen Kim Jong Un, comparant même cette stratégie diplomatique à un rapprochement avec le dictateur Adolf Hitler.

Le président républicain était interrogé, lors de son dernier débat contre Joe Biden avant le scrutin présidentiel, sur ses trois rencontres avec Kim Jong Un durant son mandat. Il s’est vanté d’avoir éloigné la menace d’une « guerre nucléaire », relevant que le leader du régime reclus n’avait « pas voulu » rencontrer Barack Obama ou Joe Biden lorsqu’ils étaient au pouvoir.

De son côté, l’ancien vice-président démocrate a accusé le président sortant de normaliser la dictature nord-coréenne.

« Qu’est-ce qu’il a fait? Il a légitimé la Corée du Nord », a répliqué son adversaire. « Il en a parlé comme de son bon ami, qui est un voyou », a-t-il ajouté.

Trump « le moins raciste du monde »

Finalement, Joe Biden et Donald Trump ont également évoqué les problèmes sociaux et les tensions raciales aux États-Unis.

Là, Donald Trump a assuré « être la personne la moins raciste du monde », ce à quoi son adversaire a immédiatement répondu: « C’est l’homme le plus raciste du monde, il a avivé les tensions, il a traité les Mexicains de violeurs, il a calomnié les musulmans, les Iraniens, il a calomnié tout le monde. »

 

Pour le candidat démocrate, un « racisme institutionnel » existe dans le pays.

« Quand vous êtes noir, vous êtes une victime que vous soyez riche ou pauvre, car vous êtes préjugé. Il y a un racisme institutionnel aux États-Unis, c’est une réalité. Nous devrions être à la hauteur de nos principes. On veut se rapprocher du principe d’inclusion », a-t-il ajouté. 

 

 

« Il n’y a rien d’intelligent en vous », avait rétorqué l’ex-homme d’affaires.

Envolée des RSA

Envolée des RSA 

 

 

 

Suite à la crise les départements constatent une envolée des demandes de RSA avec une augmentation supplémentaire des dépenses de l’ordre d’un milliard d’euros. Les alertes remontant du terrain annoncent des progressions inquiétantes liées aux ravages économiques de la crise sanitaire: + 12% dans la Manche, + 14,6 % dans la Sarthe, + 17,94% en Haute-Saône… Certains élus jugent la situation pire que la crise mondiale de 2008.

Dominique Bussereau, président de l’association des départements, dénonce un tour de « passe-passe » budgétaire de Bercy. « Il manque 4,6 milliards chaque année et ce sera 5 à 6 milliards l’an prochain si rien ne change », prévient le président. Il ajoute: « Je n’ai pas envie de signer un document vide, avec des promesses nuageuses ».

 

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

Appel pour la création d’un mouvement de défense des valeurs françaises

les Français doivent davantage prendre part au combat culturel pour défendre les valeurs républicaines, la civilisation et les modes de vie français. Normalement,  la responsabilité devrait en incomber aux organisations politiques ou associatives existantes. Le problème c’est que le débat est souvent caricatural entre des positions radicales de droite liberticides voire racistes et des positions de gauche d’une tolérance coupable vis-à-vis  du communautarisme et de l’islamisme. Un Islamo gauchisme qui a gangrené nombre d’organisations politiques, syndicales et associatives d’extrême-gauche.

On n’ empêchera pas ces deux courants de s’exprimer voire de s’affronter. Il n’est pas certain cependant que cela serve la démocratie. D’abord parce que ces  prise de position viennent de très haut et qu’elles sont souvent le produit de cercles peu en prise avec les réalités sociales et sociétales.

 En outre la bataille culturelle n’est là propriété de personne, elle ne pourra être gagnée certes sans l’apport de certains intellectuels mais surtout avec le soutien du plus grand nombre. C’est aux citoyens qu’il appartient d’afficher et de défendre les valeurs de la démocratie française, son mode de vie et sa culture.

Il ne s’agit pas de créer un nouveau mouvement politique qui retomberait rapidement dans les travers des autres en raison des contingences électorales. Il s’agit pour les citoyens d’afficher leur adhésion à ce qui fait la république, la Nation, ses principes et ses traditions. Tout simplement de dire et de montrer son appartenance à la république française. Commencer  tout simplement par porter un badge république française pour afficher sans  complexe ce qui fait la richesse des valeurs de notre société. Envisager ensuite des initiatives pour promouvoir ces valeurs.

 

Islamisme : le combat culturel est fondamental (Bruno Le Maire)

Islamisme : le combat culturel est fondamental (Bruno Le Maire)

 

 

Pour le ministre de l’Économie, le combat culturel contre l’islamisme est fondamental.

 

Interview dans LE FIGARO. -Le président de la République a rendu un hommage mercredi à Samuel Paty. Il était important que la nation exprime sa reconnaissance à ce professeur?

Bruno LE MAIRE.- Oui, il était essentiel que la nation tout entière rende hommage à Samuel Paty. La cérémonie d’hier était digne, juste, éminemment française. Le président de la République a su trouver les mots pour parler à la nation. Cet hommage était essentiel, mais il ne suffira pas. Chacun se demande désormais jusqu’où ira l’islam politique et jusqu’où iront les terroristes. Depuis des années en France, ils ont assassiné des enfants, tué des policiers, tué des militaires, assassiné un prêtre dans son église et maintenant décapité un enseignant sur le chemin de son école. Tout cela, en 2020, en France, dans une grande démocratie.

 

Le ministre considère que le combat culturel est fondamental et qu’il convient de défendre la civilisation et le mode de vie français

Guinée: Condé élu au premier tour

Guinée: Condé élu au premier tour

 

D’après des résultats provisoires, M. Condé l’emporte avec plus de 2,4 millions des voix sur environ 3,9 millions d’exprimés, distançant son principal challenger, Cellou Dalein Diallo (environ 1,2 million de suffrages).

Douze candidats en tout étaient en lice. Les dix autres se partagent les miettes électorales.

L’éventualité d’un troisième mandat consécutif de M. Condé, 82 ans, a provoqué pendant un an une contestation dans laquelle des dizaines de civils ont été tués, faisant craindre une éruption autour du vote, dans un pays coutumier des confrontations politiques sanglantes.

Changement d’heure : ça va encore durer

Changement d’heure : ça va encore durer

La suppression du changement d’heure avait été promis; le problème, c’est que les pays de l’union européenne ne sont pas d’accord entre vis-à-vis de cette éventualité. Du coup pour ne pas ajouter un différend supplémentaire aux oppositions sur de nombreux autres sujets, on a décidé de mettre la question sous le tapis.

La question ne sera même pas évoquée et la conséquence c’est que sans doute le rituel idiot du changement d’heure va se poursuivre «La directive soulève de très nombreux désaccords au sein du Conseil», explique l’un des porte-paroles de la France à Bruxelles . «Vu les différends sur ce sujet, je pense que personne ne veut ouvrir à nouveau cette boîte de Pandore.» Même sans la crise du Covid-19, le changement d’heure n’aurait donc pas été pour avril 2021.

Au vu du retard pris par les institutions européennes sur les propositions à débattre suite à la crise sanitaire, on peut envisager que la question ne reviendra pas sur la table avant 2022. Encore faudra-t-il qu’à ce moment, les membres de l’UE parviennent à accorder leurs violons – et à synchroniser leurs montres.

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