Archive pour la Catégorie 'politique'

Présidentielle américaine: Obama pour que Biden se retire

Présidentielle américaine: Obama pour que Biden se retire

Les uns après les autres, les responsables démocrates s’interrogent sérieusement sur les possibilités de victoire de Bident. Le mouvement devrait s’amplifier d’une part après les gaffes de l’intéressé et compte tenu de l’agression de Trump ; un événement qui vient évidemment renforcer les chances de l’ancien président. Cette fois c’est Obama qui se lâche , une opinion qui devrait être suivie par d’autres.

L’ancien président Barack Obama a déclaré à ses alliés ces derniers jours que le chemin de la victoire de Joe Biden s’était considérablement réduit et qu’il pensait que le président américain devait sérieusement envisager la viabilité de sa candidature, a rapporté jeudi 18 juillet le Washington Post, citant plusieurs personnes informées de la réflexion de M. Obama. Le journal précise que l’ancien président n’a pas réagi à cette information.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a également averti en privé M. Biden que les démocrates pourraient perdre la possibilité de prendre le contrôle de la Chambre des représentants s’il ne s’éloignait pas de la course. C’est ce qu’affirment plusieurs personnes au fait de ces conversations privées, qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat.

 

Depuis son débat calamiteux fin juin face à Donald Trump, au cours duquel il a souvent peiné à articuler sa pensée, Joe Biden est sous pression d’une partie des démocrates qui doutent de sa capacité à affronter et battre le candidat républicain le 5 novembre.

Economie, politique, société: les plus lus 20 juillet 2024

Economie, politique, société: les plus lus 20 juillet  2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Politique: Attal pas candidat à Matignon pour un gouvernement éphémère !

Politique: Attal pas candidat à Matignon pour un gouvernement éphémère !

 

Gabriel Attal est sans doute très lucide sur les incertitudes concernant le futur gouvernement. Et par avance, il déclare ne pas être candidat pour en prendre la tête. Compte tenu des contradictions actuelles, il apparaît en effet que l’éventuel compromis qui va aboutir le moment venu un gouvernement pourra assez rapidement voler en éclats. Inutile sans doute pour Attal  de se griller les ailes dans ce gouvernement très provisoire.

 

D’une certaine manière, c’est d’ailleurs le flou artistique concernant l’union introuvable. S’agit-il vraiment de former un gouvernement de personnalités appartenant à différents clans ou de se limiter à la recherche de majorité au cas par cas à l’assemblée nationale mais sans participation directe au gouvernement ( proposition Wauquiez par exemple).

Il est clair qu’à la moindre occasion on pourra trouver une majorité pour censurer le gouvernement. Cette majorité existe potentiellement. Par contre aucune majorité absolue n’est envisageable à l’Assemblée nationale pour conduire la politique. C’est le résultat de ce curieux scrutin du deuxième tour des législatives qui est un scrutin d’opposition au « rassemblement national » et non un scrutin d’adhésion à un programme de gestion.

Attal a bien saisi la grande différence entre ce vote d’opposition et ce vote d’adhésion. Compte tenu des fortes oppositions idéologiques mais aussi d’appareils et d’ambitions personnelles, il est vraisemblable que tout gouvernement de gauche sera rapidement vulnérable surtout compte tenu de la nature des programmes. Pour simplifier par exemple sur le plan des finances, il faudrait économiser de l’ordre de 25 milliards supplémentaires pour entrer dans les clous budgétaires  et stopper la dérive de l’endettement alors que la gauche a prévu 50 à 100 milliards de dépenses !

Gouvernement et Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet réélue annonce la suite

Gouvernement et  Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet réélue annonce la suite 

Finalement la dissolution de l’Assemblée nationale n’aura pas servi à grand-chose. Le clan au pouvoir grâce à des alliances avec les « ex républicains » notamment conserve de justesse la présidence. D’une certaine manière il faut dire que la gauche qui pourtant a fait le plein de ses voix n’avait pas fait la démonstration ces jours derniers de sa capacité à gouverner et même à diriger l’Assemblée nationale.


Cette élection annonce en quelque sorte la suite à savoir le moment venu après le pourrissement de la gauche engluée dans ses contradictions et ses invectives, l’avenue d’un nouveau gouvernement reposant sur une majorité relative. Sans doute pas un gouvernement qui va recueillir l’enthousiasme mais qui va apparaître à beaucoup comme autrement plus pertinent qu’une gauche complètement folle qui a perdu sa propre boussole et surtout qui oublie l’état dramatique des finances du pays.

A l’issu du troisième tour de scrution, la présidente sortante Yaël Braun-Pivet a été réélue avec 220 voix, suivie du communiste André Chassaigne (207 voix), a annoncé le doyen de l’Assemblée national et président temporaire de cette séance, José Gonzalez, député Rassemblement national.

 

Au-delà de l’enjeu des postes stratégiques à l’Assemblée, c’est l’ensemble du paysage politique qui peine à se décanter, dix jours après les législatives anticipées. Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête, mais sans majorité claire, et il s’est montré incapable jusqu’ici de proposer son candidat commun pour Matignon, sur fond de désaccord entre insoumis et socialistes.

 

France : l’urgence d’un choc de productivité

France : l’urgence d’un choc de productivité

 

Vous avez peut-être vu passer ces messages sur les réseaux sociaux, où des Européens de retour d’un séjour à New York notaient que tout y était cher. Trop cher. À tel point que certains d’entre eux estimaient avoir eu l’impression d’être pauvres le temps de leur séjour outre-Atlantique. Symétriquement, le touriste nord-américain qui va venir à Paris pour les Jeux olympiques et paralympiques disposera d’un pouvoir d’achat élevé. Ce phénomène d’appauvrissement relatif a pris une telle ampleur que plusieurs médias, tels que Le Figaro, Le Monde ou BFM, l’ont récemment relayé.

 

par Julien Pillot
Enseignant-Chercheur en Economie (Inseec) / Pr. associé (U. Paris Saclay) / Chercheur associé (CNRS), INSEEC Grande École dans The Conversation 
Bien évidemment, lorsqu’il est question de comparer un différentiel de pouvoir d’achat, le premier réflexe est de confronter l’évolution de l’indice général des prix, celle des salaires (qui est le prix du travail), et celle du taux de change.

Première observation : si l’inflation a connu des trajectoires assez similaires de part et d’autre de l’Atlantique depuis 2005, le rythme a été plus soutenu aux États-Unis qu’en France ou dans l’eurozone, avec respectivement des écarts de 13,1 points et de 7 points.

Seconde observation : les salaires, exprimés en parité de pouvoir d’achat, ont augmenté près de deux fois plus vite aux États-Unis (+20,77 %) qu’en France (+10,81 %) sur la même période. Autrement dit, le gain en pouvoir d’achat domestique a été près de deux fois plus important pour les salariés américains que pour leurs homologues français sur une période équivalente.

L’observation de l’évolution des taux de change achève de dresser un tableau peu flatteur de la situation des pays de l’eurozone relativement aux États-Unis : depuis 2008 – une date charnière car elle correspond au plus haut de l’euro par rapport au dollar mais aussi à l’éclatement de la crise des subprimes et à ses conséquences financières et politiques – le dollar s’est apprécié de plus de 35 % par rapport à l’euro ! Concrètement, ce décrochage relatif de l’euro a été particulièrement préjudiciable à des pays qui, comme la France, importent davantage de biens de consommation qu’ils n’en exportent. Et bien évidemment, les touristes américains en Europe s’en trouvent avantagés…

Résumons-nous : un écart de pouvoir d’achat s’est creusé entre les deux rives de l’Atlantique, en raison de l’affaiblissement relatif de la monnaie unique vis-à-vis du billet vert, et de salaires réels ayant progressé plus vite aux États-Unis que dans les pays de la zone euro. D’aucuns pourraient y voir la résultante d’un décrochage des économies européennes par rapport à celle de l’Oncle Sam. Qu’en est-il vraiment ? Et le cas échéant, quelles en seraient les principales causes ?

Pour bien apprécier l’éventuel décrochage des économies de la zone euro relativement aux États-Unis, il s’agit dans un premier temps de s’intéresser à l’évolution du PIB. Le décrochage est net depuis 2011. On peut y voir les effets de politiques contrastées, avec côté états-unien des politiques monétaires de relance dites “non conventionnelles”, auxquelles ont, répondu des politiques similaires en zone Euro, mais décalées dans le temps et surtout doublées d’une austérité budgétaire qui a limité le potentiel de croissance. Mais cela ne saurait tout expliquer. Encore moins le point d’écart de croissance que l’on retrouve chaque année depuis 2019 (EUA : +1,9 % par an ; Euro zone : +0,8 % par an), qui est précisément celui que l’on retrouve lorsque l’on observe les évolutions du PIB depuis 1995 (EUA : +2,4 % par an ; Euro zone : +1,4 % par an).

Il serait alors extrêmement tentant d’attribuer cet écart structurel de croissance à une démographie américaine qui serait plus dynamique que son pendant européen. Car après tout, une démographie dynamique joue positivement sur l’offre (en tant que facteur de production) et la demande (à travers la consommation intérieure). Une première lecture donnerait raison à cette intuition, puisque la démographie américaine s’est accrue en moyenne de 0,83 % par an depuis 1995 quand, dans le même temps, celles de la France et de l’UE ne progressaient respectivement que de 0,5 % et de 0,19 %.

Le constat est encore plus terrible lorsque l’on observe les dynamiques à l’œuvre sur la population en âge de travailler : sur la période, les États-Unis enregistrent une progression annuelle moyenne de 0,8 %, quand la France est à 0,28 % et l’UE est à l’arrêt (-0,01 %). Si vous vous interrogiez sur les raisons qui président au débat qui a émaillé les élections européennes à propos du vieillissement démographique de l’Europe et de la nécessité à faire appel à une main-d’œuvre immigrée, vous avez là une bonne partie de la réponse.

Reste que si ce différentiel démographique explique une part de l’écart de croissance entre les États-Unis et l’Europe, il est également des plus trompeurs. Car il ne sert à rien d’avoir une démographie dynamique si l’appareil productif ne suit pas, sans quoi ce serait surtout le nombre de chômeurs qui augmenterait. Il est donc nécessaire de superposer cet écart démographique avec le nombre de créations d’emplois sur la même période, pour s’assurer de la capacité de l’économie à absorber la population en âge de travailler.

 

Or, en matière de taux d’activité et d’emploi, la zone euro fait bien mieux que les États-Unis depuis 2005, y compris depuis la crise du Covid. Tant et si bien que l’eurozone a quasiment compensé son déficit démographique par la mobilisation de sa population en âge de travailler, grâce à une dynamique de création d’emplois plus soutenue. Nous pourrions y voir l’illustration de l’efficacité des politiques menées en Europe en faveur de libéralisation de l’économie et de la baisse des coûts du travail, notamment pour sa composante la moins qualifiée et ou la plus ubérisée.

Alerte rouge sur la productivité (et le numérique)
Si la démographie ne parvient que très imparfaitement à expliquer l’écart de croissance entre les États-Unis et la zone euro, c’est du côté de la productivité du travail qu’il convient de se tourner. Et le moins que l’on peut dire, c’est qu’un véritable fossé s’est creusé de part et d’autre de l’Atlantique, ainsi que le soulignent fort justement Maria Guadalupe, Xavier Jaravel, Thomas Philippon et David Sraer dans une note du Conseil d’Analyse économique datée de 2022. Les auteurs y révèlent que la France a concédé 7 points de productivité relativement aux États-Unis entre 2003 et 2019, ce qui correspond peu ou prou à l’écart de PIB par habitant entre les deux pays sur la même période. Un résultat qui tend à accréditer notre analyse précédente qui visait à modérer les effets issus notamment de la démographie ou du dynamisme du marché du travail. Or, comme le soulignent les auteurs, ce décrochage de productivité « représente un manque à gagner de 140 milliards d’euros de PIB pour la France en 2019, soit environ 65 milliards de recettes fiscales annuelles ».

Plus inquiétant encore, l’écart de productivité entre la zone euro et les États-Unis apparaît encore plus béant lorsque l’on s’intéresse plus spécifiquement – quoi de plus logique dans des pays fortement tertiarisés – aux services marchands.

Ce déficit de productivité dans les services marchands illustre parfaitement les difficultés de notre Vieux Continent à réellement embrasser les opportunités qu’offre le numérique au XXIe siècle. Là où l’Europe semble encore perpétuer son logiciel historique de création de petits jobs de service à faible valeur ajoutée en soutien de son industrie, les États-Unis se sont non seulement érigés en producteurs parmi les plus compétitifs de technologies et de services numériques, mais ils en sont aussi de meilleurs utilisateurs : leurs entreprises sont déjà en phase avancée d’intégration, d’automatisation et d’optimisation. Résultat implacable : quand le Covid-19 mettait à mal la productivité des services marchands européens (-6,7 points entre 2019 et 2020), les entreprises de services américaines étaient déjà matures pour basculer en distanciel (+5,8 points).

Bien évidemment, la chute de productivité ne saurait expliquer à elle seule le décrochage de la zone euro relativement aux États-Unis. Elle en est à la fois la cause, mais aussi la conséquence de l’effet conjugué de plusieurs atouts structurels dont bénéficie l’Oncle Sam : un marché domestique plus intégré présentant des effets d’échelle supérieurs, la force du dollar et la puissance des politiques expansionnistes, telles que l’IRA, une industrie du capital-risque particulièrement dynamique qui a soutenu (et continue de soutenir) le déploiement rapide des technologies numériques (notamment l’IA), le leadership technologique et la rente économique et informationnelle qui en découle, la capacité à former ou à attirer des talents à forte valeur ajoutée, sans oublier un prix de l’énergie des plus compétitifs, notamment depuis que les États-Unis exploitent massivement le pétrole de schiste (et qu’a contrario l’Europe subit de plein fouet une inflation énergétique consécutive à la guerre en Ukraine). Sur ce dernier point, Thomas Philippot évoquait dernièrement « un avantage compétitif sur l’Europe évalué à 923 milliards d’euros par an ».

Ce décalage de croissance, et l’appauvrissement relatif de la population de l’eurozone au regard des citoyens américains, auraient dû être des thèmes au cœur de la campagne des élections européennes et des élections législatives consécutives à la dissolution. Car, au-delà de la question de la prospérité économique ou celle de la soutenabilité de notre système de protection sociale, ce qui est en jeu n’est rien d’autre que la vassalisation de la zone euro par les États-Unis, sur les plans diplomatique, militaire, économique et numérique.

Alors que ces deux échéances électorales rapprochées nous ont noyés sous une cacophonie des propositions sociales et sociétales, nous attendons encore la formation politique qui aurait proposé un programme orienté vers la productivité, la compétitivité, l’innovation, la réindustrialisation, l’autonomie stratégique, la décarbonation de l’économie, l’excellence éducative et le progrès. Sur ces questions pourtant essentielles pour permettre à l’Europe et à la France de rester dans l’Histoire dans un XXIe siècle de tous les dangers, le silence assourdissant du politique nous apparaît au mieux comme une impardonnable omission, au pire comme une démission coupable.

Les dangers de l’économie française

Les dangers de l’économie française

 

Un papier de France Info souligne les risques importants de détérioration de la situation économique de la France.( extraits)

 

L’enquête de la Banque de France, menée auprès de 8 500 entrepreneurs du 26 juin au 3 juillet, en pleines élections législatives, fait ressortir les craintes des chefs d’entreprise qui constatent que leurs clients temporisent et préfèrent pour l’instant  »épargner plutôt que consommer ». Au lendemain du second tour, la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a également regretté l’absence de majorité claire dans l’hémicycle,  »qui n’est pas de nature à rassurer les entrepreneurs ».

Depuis l’annonce de la dissolution,  »on est entré dans une période de glaciation », juge pour sa part le patron du Medef, Patrick Martin, auprès des Echos. L’indicateur d’incertitude, qui reste néanmoins en dessous des seuils franchis durant la crise sanitaire,  »progresse dans tous les secteurs, et particulièrement dans les services (notamment le travail temporaire, l’hébergement-restauration, le transport, la publicité) où il était initialement le plus bas », pointe l’enquête de la Banque de France. 

Les chefs d’entreprise mentionnent par ailleurs auprès de la Banque de France  »un gel des recrutements, faute de visibilité sur les évolutions possibles des coûts salariaux ». Une tendance confirmée par le directeur délégué de la plateforme de recrutement Hellowork, qui fait état auprès de L’Express d’un recul du volume d’offres d’emploi de 5,5% en juin 2024 par rapport à juin 2023, principalement parmi les contrats en CDD et dans une moindre mesure les missions d’intérim.

« Chez les petites et moyennes entreprises particulièrement, on observe des décisions d’attendre avant d’embaucher, le temps de voir quels seront les programmes économiques appliqués », confirme l’experte Anne-Sophie Alsif auprès de franceinfo. Certaines mesures, comme la hausse du smic à 1 600 euros défendue par le Nouveau Front populaire,  »génèrent de l’appréhension », étaye la cheffe économiste au cabinet d’audit BDO France. 

 D’après l’Insee, l’économie française devrait croître de 1,1% en 2024 contre 0,9% en 2023, et bénéficier de l’accueil des Jeux olympiques et paralympiques. L’évolution de la situation politique constitue cependant  »un aléa important du scénario », nuance l’institut, qui publiera fin juillet sa première estimation de la croissance au deuxième trimestre.

Du côté des marchés financiers,  »il y a eu un petit effet sur les taux d’intérêt souverains, c’est-à-dire les taux auxquels la France s’endette », dans les jours qui ont suivi la dissolution,  »mais ça s’est calmé », ajoute Sylvain Bersinger. L’expert estime que les créanciers de la France redoutaient la perspective d’une majorité nette pour le Rassemblement national ou l’union de la gauche. A l’inverse,  »la pagaille politique, qui éloigne la perspective de mesures radicales, est presque de nature à rassurer les marchés. On a aussi vu un petit effet sur le CAC 40 qui a un peu baissé, complète l’économiste, mais c’est aussi en train de se normaliser. » 

L’examen du projet de loi de finances à partir de la rentrée s’annonce crucial, alors que la Commission européenne a placé la France en procédure de déficit excessif, en juin dernier. Après un dérapage du déficit à 5,5% l’année dernière (au lieu des 4,9% anticipés), le gouvernement sortant s’était engagé à assainir les finances publiques pour ramener le déficit à 5,1% en 2024, puis progressivement sous la cible de 3% en 2027.

Or, ces  »objectifs peu réalistes » reposent sur des hypothèses de croissance  »trop optimistes » et supposent des économies  »sans précédent », tout comme  »des hausses importantes des prélèvements obligatoires qui ne sont pas précisées », a alerté lundi la Cour des comptes.  »Quel que soit le prochain gouvernement, il devra s’emparer de cette situation des finances publiques, il devra réduire notre endettement », a de son côté averti sur France Inter le premier président de l’institution, Pierre Moscovici.  »Sans ajustement sérieux » de la trajectoire budgétaire,  »il va être difficile d’atteindre les objectifs d’un retour du déficit à 3% du PIB pour 2027″, a renchéri mardi le chef économiste du Fonds monétaire international, Pierre-Olivier Gourinchas. 

Un examen qui sera particulièrement scruté par les agences de notation.  »L’approche des finances publiques et des réformes économiques et budgétaires par le nouveau gouvernement sera déterminante pour le crédit de la France », a d’ores et déjà prévenu l’agence Standard & Poor’s, qui avait dégradé, en mai dernier, la note française concernant l’évolution la dette publique, passant de « AA » à « AA- ».

L’adoption d’un budget pourrait s’avérer difficile dans une Assemblée fragmentée. De son côté, l’agence de notation Moody’s s’attend à ce qu’un budget soit voté, mais relève un  »risque élevé qu’il contienne des mesures de dépenses supplémentaires, aggravant les défis budgétaires ». L’entreprise de gestion des risques, qui a attribué la note « Aa2″ au pays fin avril avec une perspective stable, pourrait abaisser sa perspective à  »négative » en fonction de l’impact des tractations politiques sur la trajectoire budgétaire ou de croissance.

Ursula von der Leyen réélue à la tête de la commission

 Ursula von der Leyen réélue à la tête de la commission

Ursula von der Leyen a été réélue, ce jeudi 18 juillet, à la tête de la Commission européenne par le Parlement.  À l’issue d’un vote à bulletins secrets, la responsable allemande a obtenu 401 votes de soutien (284 contre, 15 abstentions, 7 nuls), un score nettement au-delà de la majorité absolue dont elle avait besoin, alors que le résultat était perçu comme serré par certains observateurs. En 2019, elle avait été élue avec seulement 9 voix d’avance.

L’ancienne ministre allemande s’est imposée à travers les crises. Face au choc du Covid-19, elle a piloté un gigantesque plan de relance européen financé par un endettement commun inédit. Après l’invasion de l’Ukraine, elle affiche son soutien à Kiev et définit une stratégie pour sortir de la dépendance énergétique vis-à-vis de Moscou.

Prônant de longue date une « Commission géopolitique », elle se veut gage de stabilité face aux tensions géopolitiques: conflit à Gaza, contentieux avec Pékin, retour possible de Donald Trump…Elle s’est engagée jeudi à muscler massivement les investissements dans l’industrie de défense, avec un commissaire dédié.

 Il faut « une Europe forte » dans une « période de grande anxiété et d’incertitude », a-t-elle plaidé dans un discours mêlant anglais, français et allemand, où elle s’est efforcée de répondre avant le vote aux attentes contradictoires des divers groupes.

Les politiques publiques prioritaires

 

 

Les politiques publiques prioritaires

Stagnation des revenus, hausse des dépenses contraintes, retrait des services publics, sécurité et justice : le chercheur  Nicolas Desquinabo  liste, dans une tribune au « Monde », les quatre chantiers sur lesquels une coalition entre la gauche et le centre peut trouver un compromis.

 

L’obtention de la majorité absolue par l’extrême droite a été évitée, mais les moteurs de cette dynamique pourraient devenir encore plus puissants. Une coalition trop large et/ou inefficace ne pourra qu’aggraver encore les insatisfactions au cœur de l’idée d’« essayer l’extrême droite ».

De nombreuses analyses convergent pour souligner le rôle majeur de quatre problèmes publics souvent cumulés dans ce vote croissant :

la stagnation des revenus réels du travail de la majorité de la population ;

– la hausse vertigineuse de ses dépenses contraintes ;

– le retrait des services publics de proximité dans de nombreux territoires ;

– et l’inefficacité des réponses de police-justice.

Si ces constats sont largement partagés, quelles politiques publiques mener pour améliorer significativement ces situations en moins de trois ans ? Et quels compromis devraient se faire entre les gauches et une partie du centre pour engager ces politiques efficaces ?

Premier chantier, « desmicardiser la France » nécessite à la fois d’indexer la majorité des salaires sur l’inflation et de refonder les allègements de cotisations actuels, qui incitent les employeurs à augmenter le moins possible leurs salariés proches du smic. Des propositions à gauche vont déjà dans ce sens, mais les programmes restent centrés sur les minima, qui sont nécessaires mais de plus en plus insuffisants.

De l’autre côté, le centre gauche doit abandonner son fétichisme de l’abaissement sans fin du coût du travail, qui a pu être efficace dans certains cas mais dont la coûteuse inutilité est dorénavant démontrée par l’essentiel des travaux scientifiques (voir notamment « Baisses de charges : stop ou encore », CAE, 2019 ou « Evaluation du CICE », France Stratégie 2020).

Comment baisser la dépense publique

Comment baisser  la dépense publique

La Cour des comptes vient d’émettre une énième alerte sur la situation de nos finances publiques, au moment même où la procédure européenne pour déficit excessif est officiellement enclenchée contre la France. Son premier président, Pierre Moscovici, n’exclut pas a priori de nouvelles hausses d’impôts. Mais n’est-ce pas là, dans une discipline où nous sommes les champions olympiques avant même que les épreuves n’aient commencé, une solution de facilité, éculée et improductive, car pesant sur la création de richesses ? Pourquoi ne pas innover, en faisant ce que toutes les nations les plus compétitives ont fait : baisser la dépense publique.

 

par Par Vincent Delahaye, sénateur de l’Essonne, groupe Union centriste, et Membre de la commission des finances. dans La Tribune

Bien entendu, l’idéal serait d’engager de véritables réformes structurelles (assurance-chômage, introduction d’une dose de capitalisation pour les retraites, statut de la fonction publique, règle d’or budgétaire, etc.). Autant de réformes qui requièrent du courage, mais aussi une majorité forte – et que condamne donc la période et la situation politique actuelles. Dans l’attente de jours meilleurs et d’un Parlement plus serein, beaucoup de choses pourraient être faites néanmoins.

En commençant par le plus facile : les dépenses ministérielles dites « protocolaires » (frais de déplacement et de réception, campagnes de communication, relations publiques, etc.) pourraient ainsi être divisées par deux, générant immédiatement plus de 700 millions d’euros d’économies pérennes.

Une deuxième piste d’économies consisterait à ne pas indexer sur l’inflation l’ensemble des prestations qui, en principe, le sont chaque année (à commencer par les pensions de retraite, dont le gel exceptionnel se justifierait autant par un impératif budgétaire que par un motif d’équité intergénérationnelle). Au-delà des seules pensions de retraite, une « année blanche » généralisée dégagerait plusieurs milliards d’euros d’économies budgétaires dès 2025.

Troisième piste envisageable : la mise en œuvre d’une authentique « chasse aux économies » au sein de l’ensemble des administrations publiques. Les ministres seuls ne suffisent pas à traquer tous les gisements d’économies. On pourrait intéresser les responsables de programmes placés sous l’autorité des ministres par le biais d’une « prime d’économies », plafonnée, mais suffisamment élevée pour inciter à la saine gestion budgétaire. Cette prime serait déclenchée sur la base des propositions d’économies formulées, retenues par le ministre et pérennes dans le temps. « Les petits ruisseaux font les grandes rivières », dit le vieil adage. Si les grandes réformes sont nécessaires pour rétablir durablement les comptes publics, il est non moins indispensable d’inculquer dès maintenant une culture de la rigueur dans la gestion des deniers publics, de façon à réaliser des économies partout où cela est possible.

Enfin, quatrième proposition : renouer avec la règle, en vigueur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, consistant à ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Seuls les périmètres concernés par les lois de programmation déjà votées seraient sanctuarisés.

L’ensemble de ces mesures nous placerait aussitôt sur une trajectoire plus vertueuse de nos finances publiques. Certains diront qu’à court terme, elles auraient un effet récessif et entraîneraient une contraction du PIB. Ma conviction, c’est qu’à long terme elles seraient très bénéfiques à notre économie et à la société tout entière. Ayons le courage de faire primer le temps long sur le court-termisme. Comme disait le célèbre économiste Frédéric Bastiat :

« Le mauvais économiste poursuit un petit bien actuel qui sera suivi d’un grand mal à venir, tandis que le vrai économiste poursuit un grand bien à venir au risque d’un petit mal actuel. »

Economie, politique, société: les plus lus 19 juillet 2024

Economie, politique, société: les plus lus 19 juillet  2024

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Politique: Le suicide de la gauche ?

Politique: Le suicide de la gauche ?
Dix jours de discussions stériles entre les chefs des partis du Nouveau Front populaire n’auront abouti qu’à une évidence : unie et efficace dans le combat contre l’extrême droite, la gauche perd toute cohérence lorsqu’elle est aux portes du pouvoir. (papier du Monde) 
Les discussions ne sont pas rompues, mais dix jours de palabres stériles entre des chefs de parti qui promettaient de s’entendre rapidement sur le nom d’un premier ministre et n’y parviennent pas mettent en lumière une faiblesse structurelle : unie et efficace dans le combat contre l’extrême droite, la gauche perd toute cohérence lorsqu’elle est aux portes du pouvoir.

Alors qu’elle est arrivée en tête du second tour des élections législatives, dimanche 7 juillet, sans pour autant disposer, à elle seule, d’une majorité pour gouverner, ses dirigeants ont laissé passer leur chance d’imposer un rapport de force au président de la République, affaibli par la dissolution. En jouant de l’effet de surprise, ils pouvaient tout à la fois revendiquer Matignon et imposer une lecture parlementaire de la Constitution en cherchant à nouer des alliances. Encore fallait-il qu’ils agissent vite, unis et déterminés, ce qu’ils ont été incapables de faire.

Le spectacle offert par des négociations menées à huis clos sans aucune transparence, avec des noms jetés en pâture pour être aussitôt disqualifiés, s’apparente à un sabordage. Il renvoie la gauche à ses faiblesses stratégiques et programmatiques. Sous la belle appellation du Nouveau Front populaire, la guerre des gauches continue de faire rage. Elle se cristallise dans un affrontement sans merci entre LFI et le Parti socialiste, au moment où une amorce de rééquilibrage s’opère. Jean-Luc Mélenchon cherche à conserver l’ascendant sur la gauche qu’il exerçait à travers la Nouvelle Union populaire écologique et sociale depuis les élections législatives de 2022. Partisan de la radicalité, privilégiant le rendez-vous présidentiel, il ne veut gouverner qu’aux conditions fixées par LFI, ce qui revient à s’exclure du jeu.

Les socialistes, qui ont quasiment doublé le nombre de leurs élus, cherchent à s’affranchir de son joug. Eux sont attachés à la culture de gouvernement, ils savent que le contexte budgétaire tendu exige de hiérarchiser les priorités et que le tripartisme oblige à chercher des alliés au-delà de son camp. Mais ils ne veulent pas prendre le risque de se désolidariser du reste de la gauche et redoutent d’être vus comme des « traîtres ». C’est pourquoi l’union n’est pas officiellement rompue mais elle menace de devenir stérile. Plus ils tergiversent, plus les dirigeants du Nouveau Front populaire se condamnent à ne peser qu’en contre dans les mois à venir.

Au regard de la complexité de la situation politique, ce choix revient à privilégier l’évitement plutôt que la prise de risque. Le calcul très politicien peut avoir des avantages si l’instabilité gouvernementale domine au cours des prochains mois. Il risque cependant d’être sévèrement jugé par les électeurs de gauche qui ont voté pour que ça change et constatent qu’en réalité tout est fait pour que rien ne bouge.

Les benjamins de l’Assemblée snobés par des députés psychorigides, bêtes et méchants

Les benjamins de l’Assemblée snobés par des députés psychorigides, bêtes et méchants

Une attitude bête et méchante remarquée leur de l’élection du président de l’Assemblée nationale : celui du refus délibéré de certains députés de serrer la main des plus jeunes qui institutionnellement président le vote enn raison de leur appartenance au rassemblement national.

On comprend que les réfractaires aux règles élémentaires de politesse combattent des thèses du rassemblement national et réciproquement. Pour autant on ne doit pas confondre la bataille des idées avec le mépris de responsables élus. Cela d’autant plus que les intéressés auront l’occasion de se serrer la main ailleurs dans l’assemblée. Une attitude surtout constatée  chez les  » insoumis » mais pas seulement qui est en la circonstance ont encore montré leur caractère infantile, bête et méchant.

Ce climat de haine impulsé par les « insoumis » ne présage rien de bon pour le pays car nombre d’esprits fragiles vont trouver la une légitimité supplémentaire à leur agression et à leur violence.

Comme le veut la tradition, les plus jeunes députés serrent la main de chacun de leurs collègues lors du vote pour le président de l’Assemblée nationale. En ce premier tour, Flavien Termet (RN), 22 ans, a essuyé le refus de nombreux collègues avant de céder sa place à Hanane Mansouri (LR-RN), 23 ans, qui a subi le même sort.

Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet réélue annonce la suite

Assemblée nationale : Yaël Braun-Pivet réélue annonce la suite 

Finalement la dissolution de l’Assemblée nationale n’aura pas servi à grand-chose. Le clan au pouvoir grâce à des alliances avec les « ex républicains » notamment conserve de justesse la présidence. D’une certaine manière il faut dire que la gauche qui pourtant a fait le plein de ses voix n’avait pas fait la démonstration ces jours derniers de sa capacité à gouverner et même à diriger l’Assemblée nationale.


Cette élection annonce en quelque sorte la suite à savoir le moment venu après le pourrissement de la gauche engluée dans ses contradictions et ses invectives, l’avenue d’un nouveau gouvernement reposant sur une majorité relative. Sans doute pas un gouvernement qui va recueillir l’enthousiasme mais qui va apparaître à beaucoup comme autrement plus pertinent qu’une gauche complètement folle qui a perdu sa propre boussole et surtout qui oublie l’état dramatique des finances du pays.

A l’issu du troisième tour de scrution, la présidente sortante Yaël Braun-Pivet a été réélue avec 220 voix, suivie du communiste André Chassaigne (207 voix), a annoncé le doyen de l’Assemblée national et président temporaire de cette séance, José Gonzalez, député Rassemblement national.

 

Au-delà de l’enjeu des postes stratégiques à l’Assemblée, c’est l’ensemble du paysage politique qui peine à se décanter, dix jours après les législatives anticipées. Le Nouveau Front populaire est arrivé en tête, mais sans majorité claire, et il s’est montré incapable jusqu’ici de proposer son candidat commun pour Matignon, sur fond de désaccord entre insoumis et socialistes.

 

États-Unis : Obama pour que Biden se retire

États-Unis : Obama pour que  Biden se retire 

Les uns après les autres, les responsables démocrates s’interrogent sérieusement sur les possibilités de victoire de Bident. Le mouvement devrait s’amplifier d’une part après les gaffes de l’intéressé et compte tenu de l’agression de Trump ; un événement qui vient évidemment renforcer les chances de l’ancien président. Cette fois c’est Obama qui se lâche , une opinion qui devrait être suivie par d’autres.

L’ancien président Barack Obama a déclaré à ses alliés ces derniers jours que le chemin de la victoire de Joe Biden s’était considérablement réduit et qu’il pensait que le président américain devait sérieusement envisager la viabilité de sa candidature, a rapporté jeudi 18 juillet le Washington Post, citant plusieurs personnes informées de la réflexion de M. Obama. Le journal précise que l’ancien président n’a pas réagi à cette information.

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a également averti en privé M. Biden que les démocrates pourraient perdre la possibilité de prendre le contrôle de la Chambre des représentants s’il ne s’éloignait pas de la course. C’est ce qu’affirment plusieurs personnes au fait de ces conversations privées, qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat.

Depuis son débat calamiteux fin juin face à Donald Trump, au cours duquel il a souvent peiné à articuler sa pensée, Joe Biden est sous pression d’une partie des démocrates qui doutent de sa capacité à affronter et battre le candidat républicain le 5 novembre.

Finances publiques France: La fuite en avant

 

Pour l’instant les médias, se focalisent sur la composition d’un nouveau gouvernement. Ce n’est évidemment pas l’enjeu principal. La question centrale est de savoir comment la France va échapper à la crise financière écartelée entre la promesse de la gauche de dépenser 50 à 100 milliards supplémentaires et la nécessité d’économiser de l’ordre de 21 milliards pour rentrer dans les clous européens et commencer à gérer sérieusement la dette. La question des financements, des déficits et de la dette n’est pas au cœur de la problématique des programmes. Elle reviendra pourtant au centre des préoccupations dès la rentrée avec le vote des budgets. Le  Fonds monétaire international (FMI) , après les critiques de la Cour des Comptes, presse ainsi la France, ce mardi, de mettre en ordre ses finances publiques.« Il est important de rassurer les marchés mais aussi de recréer des marges de manœuvre. Il ne s’agit pas simplement de faire plaisir aux investisseurs, mais de permettre de baisser la prime de risque et pouvoir engager des dépenses sur des nouveaux chantiers, que ce soit la défense ou le climat », a déclaré à l’AFP, le chef économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas.

Pour rappel, la prime de risque représente un surcoût intégré au taux d’emprunt de la France afin de financer sa dette, qui prend en compte le risque que les investisseurs estiment prendre en pariant sur des obligations à terme (OAT) françaises.

Le chef économiste du Fonds s’exprimait ce mardi à l’occasion de la présentation de la dernière actualisation de son rapport annuel sur l’économie mondiale (WEO), dans lequel il anticipe une croissance de 0,9% en 2024 pour la France, mieux que les 0,7% anticipé en avril dernier.

« Sans ajustement sérieux » de la trajectoire budgétaire, « il va être difficile d’atteindre les objectifs d’un retour du déficit à 3% du PIB pour 2027 », a ajouté Pierre-Olivier Gourinchas, rappelant que la France a été placée mi-juin en procédure de déficit excessif par la Commission européenne.« Le situation actuelle augmente l’incertitude économique, qui peut dériver du processus politique mais également d’une incertitude importante quant à la trajectoire budgétaire qui sera mise en place », a-t-il insisté.

Sur le plan politique, le problème c’est que la gauche a bien prévu un plan de dépenses supplémentaires mais a oublié d’en chiffrer le montant et les modalités. Les institutions financières et les agences de notation rappelleront à l’ordre la France d’ici la fin de l’année rendront alors encore plus illusoire les promesses électorales.

« Il est nécessaire de réduire cette incertitude et d’avoir un accord qui soit le plus large possible pour prendre en compte cette situation budgétaire. Il faut que l’on soit capable de disposer de marges pour faire face aux chocs futurs car elles sont aujourd’hui très faibles », a-t-il précisé.

Dans son rapport sur la situation des finances publiques présenté lundi 15 juillet, la Cour des comptes s’inquiète elle aussi de la gestion des comptes publics par le gouvernement. Les magistrats financiers s’interrogent notamment sur la trajectoire budgétaire de l’exécutif, détaillée en avril à la Commission européenne dans le programme de stabilité (« PSTAB »). Celle-ci repose sur « des hausses importantes » des prélèvements obligatoires supplémentairesà savoir « quelque 21 milliards d’euros » en cumul pour les années 2025 et 2026, a expliqué son premier président, Pierre Moscovici, devant la presse.

Précisément, selon le rapport, la trajectoire « intègre des mesures de hausses d’impôts d’ampleur, à hauteur de 15 milliards d’euros en 2025 et de 6,2 milliards d’euros en 2026, soit 21,2 milliards à cet horizon ». Le problème c’est que ces recettes supplémentaires ne sont nullement documentées sauf pour 4 milliards ; conclusion il manque 17 milliards

« Pour le reste (17 milliards, ndlr), on n’a aucun élément », relève Carine Camby, présidente de la première chambre de la Cour des comptes. « Ce n’est pas du tout documenté. Il n’y a absolument pas d’éléments précis pour dire à quoi ce serait dû », poursuit-elle.

Outre ce manque de réalisme, la juridiction financière administrative pointe l’épée de Damoclès qui repose au-dessus des comptes publics. « Les scénarios alternatifs testés par la Cour des comptes montrent que tout écart par rapport aux prévisions de croissance, de dépenses ou de recettes suffirait à faire dérailler la trajectoire et à manquer les cibles de déficit et de dette pour 2027 », prévient-elle.

 

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