Archive pour la Catégorie 'politique'

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Cap 2022 : propose 30 milliards d’euros d’économies dans le public

Cap 2022 : propose 30 milliards d’euros d’économies dans le public

 

 

Un rapport uen peu explosif qui d’ailleurs ne sera diffusé qu’au compte goute par le gouvernement qui ne veut sans doute pas que se constitue un front d’opposition chez les fonctionnaires.  Le Comité Action publique 2022, chargé par l’exécutif d’identifier des pistes de réformes et d’économies dans la sphère publique, propose 22 mesures, dont la suppression des taux réduits de TVA, pour réaliser une trentaine de milliards d’économies à moyen terme, selon Le Figaro. Les services du Premier ministre ont fait savoir la semaine dernière que celui-ci ferait d’ici au mois d’octobre des annonces sur la réforme de l’Etat au fur et à mesure d’ateliers thématiques. Contrairement à ce que le gouvernement avait envisagé dans un premier temps, le rapport de ces 44 experts du privé et du public, mandatés en octobre dernier par Matignon, sera rendu public, mais seulement après la “phase de décisions”. Le rapport propose “un nouveau contrat social entre l’administration et ses collaborateurs” et un “assouplissement du statut” de fonctionnaire. Jugeant nécessaire de “mettre un terme à toutes les interventions publiques dont l’efficacité n’est pas démontrée”, les auteurs prônent la suppression des taux réduits de TVA, dans le bâtiment et la restauration notamment, des aides à l’innovation, des aides à la transition énergétique. Le gain attendu serait de cinq milliards d’euros. Pour la restauration le rapport indique « La réduction de la TVA a essentiellement profité aux propriétaires de restaurants. Plus précisément, nous montrons que, 30 mois après la baisse de TVA, les prix ont seulement diminué de 1,9%, tandis que le coût des salaires et des fournitures a seulement augmenté de 4,1% et de 5%, respectivement, et que les bénéfices des propriétaires ont augmenté d’environ 24%. »Les experts proposent aussi  une refonte du système de soins, dont ils attendent plus de cinq milliards d’euros d’économies, la mise en concurrence des services d’aide au retour à l’emploi et le recentrage de Pôle emploi sur l’indemnisation, le contrôle et l’accompagnement des chômeurs les moins autonomes (environ 350 millions d’euros d’économies). Afin d’économiser “un milliard d’euros d’ici 2022”, le rapport propose une simplification “drastique” du recouvrement des impôts. L’Etat, selon les auteurs, doit renoncer à l’ensemble des compétences qu’il a décentralisées (aménagements, formation…) pour un gain d’environ un milliard d’euros. Le document propose par ailleurs d’assouplir le statut des fonctionnaires, afin de faciliter les évolutions entre les trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière). Enfin, les auteurs du rapport proposent de simplifier les organismes chargés de recouvrer les impôts (un milliard d’euros d’économies) et de réformer Pôle emploi.

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Theresa May lâche du mou pour obtenir le soutien du parlement

Theresa May  lâche du mou pour obtenir le soutien du parlement

Theresa qui dispose d’une majorité plus que fragile au parlement a bien été encore contrainte d’accepter des amendements notamment des partisans du Brexit dur pour faire passer son projet de négociation avec l’UE ; Des amendements parfois assez contradictoires mais la première Ministre a arraché un mandat pour négocier étant entendu que le feuilleton est loin d’être terminé et que les délais de mise en œuvre du Brexit pourraient bien être rallongés La Première ministre britannique a obtenu lundi le feu vert de la Chambre des Communes à son projet sur les futures relations douanières avec l’Union européenne, après avoir cédé aux pressions des partisans d’un “Brexit dur” au sein du Parti conservateur, auquel elle appartient. En accédant à leurs revendications, Theresa May a révélé sa fragilité au parlement, où les deux ailes du Parti conservateur ne se sont pas ménagées, signe des divisions qui freinent les négociations avec l’UE pour parvenir à un accord avant la date butoir de la fin mars 2019. La Première ministre a promis de s’en tenir à son plan, qui prévoit de conserver des liens économiques étroits avec les “27”, mais, avant même qu’il ait été soumis à Bruxelles, il a été décrié par les deux ailes des Tories. Une ancienne ministre europhile l’a qualifié de “pire des mondes”, alors que les eurosceptiques le jugent trop accommodant envers l’UE.

Lundi, les seconds ont tenté d’obtenir un durcissement du projet de loi sur les relations douanières, mais, plutôt que de les affronter et d’alimenter les tensions, le gouvernement a donc accepté les quatre amendements qu’ils ont présentés.

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Trump : encore candidat en 2020 !

Trump : encore candidat en 2020 !

Avec un culot désarmant ; Trump annoncé qu’il comptait se représentait en 23020 car ce serait le souhait de tout le monde. Une vision sans doute assez réductrice du monde ! Evidemment, ce n’est pas une  bonne nouvelle, ni pour les américains, ni pour les autres pays. Trump est en effet en train tant sur le plan économique que sociétal de mettre uen pagaille ingérable un peu partout ? C’est vrai avec les droits de douane, c’est vrai sur le climat, c’est vrai sur l’Iran, c’est vrai chez lui avec les mesures antisociales et même contre productives au plan économique. Donald Trump a donc annoncé dans un entretien au Mail au Sunday son intention de briguer un second mandat lors de l’élection présidentielle américaine de 2020 et estime que le camp démocrate n’est pas en mesure de le battre. Dans cet entretien, réalisé vendredi à bord de l’avion présidentiel Air Force One, le président américain livre aussi des détails de sa rencontre avec la reine Elizabeth II et évoque le sommet prévu lundi avec son homologue russe Vladimir Poutine. “Il semble que tout le monde veut que je me représente” en 2020, déclare Trump, ajoutant avoir “vraiment l’intention” de briguer un second mandat à la Maison blanche. Il estime que les démocrates ne sont pas en mesure de lui opposer un candidat crédible. “Je ne vois pas qui pourrait me battre en 2020, je les connais tous et je ne vois personne”, déclare-t-il.

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Terrorisme Pakistan : au moins 128 morts

Terrorisme Pakistan : au moins 128 morts

C’est la conséquence de la conception de la démocratie par l’Etat islamique qui a organisé un attentat suicide lors d’une réunion électorale. Bref, une nouvelle fois l’horreur de ce que peut donner le la terreur du fanatisme.  L’attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique. Au moins 128 personnes ont été tuées, vendredi 13 juillet, dans un attentat suicide lors d’un meeting électoral dans le sud-ouest du Pakistan, à moins de deux semaines des élections législatives. Le candidat visé a succombé à ses blessures. L’attaque, dont le bilan est encore provisoire, s’est produite à Mastung, à une quarantaine de kilomètres de la capitale de la province instable du Baloutchistan, Quetta. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier au Pakistan depuis l’attaque d’une école de Peshawar, perpétrée en décembre 2014 par un commando taliban, qui avait fait plus de 150 morts.

Macron ne parlera pas le 14 juillet… mais tous les autres jours

Macron ne parlera pas le 14 juillet… mais tous les autres jours

Ce président se veut particulièrement disruptif et contradictoire. Ainsi il avait décidé que la parole de l’Elysée se ferait rare par opposition à ce qu’avaient fait Sarkozy et Hollande. En réalité, Macron est omniprésent dans les médias, il parle tout le temps, sur tout, même les faits divers. En outre il cadenasse la communication du gouvernemenet. Un gouvernemenet terrorisé sur ce point. Macron  a donc une nouvelle fois décidé de ne pas se plier au traditionnel exercice de l’interview télévisée. Du 14 juillet. Manière de confirmer une posture faussement disruptive dans la mesure où il ne se privera pas de s’exprimer tous les autres jours ! Une totale contradiction. On pourraiat m^me parler d’affolement dans le com. de Macron suite en particulier à sa chute dans les sondages. Le délire verbal prend le pas sous le poids de la publication de la baisse régulière de la popularité du chef de l’Etat.   «Il a déjà accepté de prononcer des vœux comme ses prédécesseurs le 31 décembre au soir, il ne faut pas trop en demander», ironise-t-on encore. Est-ce à dire que ce choix est définitif? «Emmanuel Macron refuse de se laisser enfermer dans quoique ce soit, y compris ses décisions» ! Balaie-t-on dans entourage.

Service national : 65% des Français pour

Service national : 65% des Français pour

 

65% des Français sont pour ce service le  service national universel » d’un mois. Un service au nom d’autant plus grandiloquent qu’il est réduit à pas grand-chose dans sa durée et son contenu. Pas sûr même que ce service comprenne une dimension militaire ! Curieux quand l’essentiel des armées est concentrée sur des tâches basiques de patrouilles sur le terrain en France comme à l’étranger. On ne sait pas non plus dans quelles conditions matérielles s’effectuera ce service qui pourra d’ailleurs être reporté.  Bref, le projet présidentiel ne ressemble plus à grand-chose d’autant qu’il ne faut pas contrarier les jeunes électeurs opposés très majoritairement à ce service. Près de deux tiers des Français (65%) se disent donc  favorables à l’instauration d’un service national universel (SNU) d’une durée d’un mois, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Le Figaro et franceinfo publié vendredi. A l’inverse, 34% des personnes interrogées désapprouvent cette idée, lancée par Emmanuel Macron durant En ces temps d’insécurité, il n’est pas étonnant que les Français fassent confiance à l’armée pour assurer la sécurité et la lutte contre le terrorisme. Reste à savoir si ce travail de l’armée qui ressemble souvent à un rôle de police doit être assuré uniquement par des professionnels. Sa campagne présidentielle. L’exécutif a confirmé le mois dernier son intention de mettre en place un SNU, qui devrait être obligatoire pour tous les Français âgés de 16 ans, soit environ 750.000 personnes chaque année, à partir de 2019, l’objectif étant de favoriser le brassage des populations. Un bémol toutefois la dimension militaire ne sera pas généralisée !  L’opposition de gauche comme de droite qualifie pour sa part le futur dispositif de gadget au coût exorbitant.

Armées : réorientation vers l’Afrique (Macron)

Armées : réorientation vers l’Afrique (Macron)  

Macron a promis de tendre vers les 2 % de dépenses fixés par l’OTAN pour les dépenses militaires. Ce que réclamait aussi Trump qui a même fortement souhaité  4%. En il y aura un redéploiement vers l’Afrique notamment dans les pays du Sahel actuellement relativement instables et menacés par le terrorisme. De fait aujourd’hui la France ne peut assurer la sécurité sur ces territoires avec 7500 hommes sur un territoire grand comme 10 fois la France. Des zones caractérisés par ailleurs par des gouvernances faibles et une armée sous équipée et mal formée.  “L’année qui vient, nous allons mettre en œuvre, décliner, sans cesser d’ajuster et de réorienter pour être au rendez-vous des attentes de nos compatriotes” déclaré Macron.  Le chef de l’Etat a ainsi confirmé la pérennité de l’engagement des forces françaises face à “l’hydre islamiste” en Syrie et en Irak, mais aussi au Sahel où la France “continuera à agir par la diplomatie, la Défense et le développement». Saluant les opérations “exemplaires” de la coalition arabo-occidentale contre le groupe Etat islamique, Emmanuel Macron a affirmé qu’à la faveur de “derniers combats”, l’EI n’aurait “bientôt” plus “d’empreinte territoriale». Quand bien même, a-t-il ajouté, “la Syrie (…) restera une source majeure de déstabilisation régionale et les forces de Daech comme d’autres forces qui leur sont proches continuent d’agir en Irak en Afghanistan et d’irriguer ce terrorisme”. “La coalition contre Daech doit rester mobilisée et notre engagement militaire perdurera même s’il évoluera». Au Mali, les récentes attaques contre le PC de la force conjointe du G5 Sahel à Sévaré et contre une patrouille de Barkhane à Gao “renforcent notre détermination à combattre les terroristes, à accompagner les armées du Sahel”, a-t-il dit. “L’action que nous conduisons et que nous continuerons à conduire (…) va nous amener à totalement sécuriser dans les mois et années qui viennent cette région” en coopération avec le force du G5 Sahel, a affirmé le chef de l’Etat. “Les armées du Sahel prendront le dessus sur les terroristes”, a-t-il assuré.

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Constitution: « reconnaissance de la diversité des territoires »

Constitution: « reconnaissance de la diversité des territoires »

 

Un concept très flou a été introduit à l’assemblée dans le cadre de la modification de la constitution  L’amendement porté par le Modem sur la reconnaissance de la « diversité des territoires » a finalement été adopté par les parlementaires, jeudi. La question est maintenant de savoir quel est le contenu de cette modification à l’article de la constitution. On peut sans doute se féliciter de cette première attaque significative contre le centralisme français et son étatisme paralysant. Ceci étant, il convient de préciser ce qu’on entend par prise en compte des particularités locales. En fait,  c’est le débat sur la décentralisation qui est en cause et notamment le rôle des régions et autres collectivités par rapport à l’Etat. La question fondamentale est de savoir si la France s’oriente vers une véritable régionalisation avec des régions relativement autonomes comme en Allemagne ou en Espagne ou si le pays continu d’être dirigé par les préfets. Une orientation politique, économique, sociale autant que sociétale. Comme le débat n’a pas eu lieu il y a fort à parier que cet amendement du MoDem à été accepté faire plaisir à cet allié de la majorité sans que soient réellement approfondies le contenu de cette nouvelle disposition. Le projet de loi constitutionnel prévoit d’introduire un « droit à la différenciation » des collectivités à l’article 72 de la Constitution qui devrait être débattu en la fin de semaine prochaine. Les collectivités territoriales pourront ainsi déroger aux lois fixant leurs compétences de manière pérenne et non plus seulement à titre expérimental. « Décentralisation et différenciation sont des principes qui visent à permettre la prise en compte des réalités propres à chaque territoire », a plaidé Marc Fesneau. Si cet amendement a été jugé « particulièrement bienvenu » par le régionaliste Paul Molac (LREM) et le nationaliste corse Michel Castellani « car la France n’est pas monolithique », il a été vivement dénoncé par la gauche de la gauche.  »Vous ouvrez une boîte de Pandore qui va remettre en cause l’unité de la République », a tempêté le communiste Sébastien Jumel. Défendant le « jacobinisme », Jean-Luc Mélenchon (LFI) a accusé la majorité de créer « la loi à géométrie variable » par cette « phrase dangereuse ».

Catalogne : Carles Puigdemont extradé ?

Catalogne : Carles Puigdemont extradé ?

D’une certaine manière c’est une avancée dans l’affaire du feuilleton  de l’ancien président de la Catalogne actuellement en Allemagne pour éviter d’être emprisonnée avec l’accusation notamment de rébellion. La justice allemande a considéré que ce motif d’inculpation était complètement inadapté et qu’on pouvait seulement poursuivre le leader catalan des motifs de détournement de fonds qui ont été utilisés pour l’organisation du référendum illégal sur l’indépendance. Le feuilleton va évidemment continuer car il est évident que le leader catalan va solliciter toutes les ressources de la justice allemande. On peut espérer que l’apaisement observé entre le nouveau premier ministre espagnol et le nouveau président de la Catalogne amènera à une gestion plus responsable et plus apaisée de ce dossier.  La décision allemande empêche donc de le poursuivre pour rébellion, un crime passible de 25 ans de prison. Les juges ont estimé que cette accusation n’était pas recevable, estimant qu’il « n’était pas le chef spirituel de violences » ayant eu lieu en marge du scrutin. Ils considèrent aussi que les violences de l’époque ne sont pas d’une « ampleur suffisante » pour justifier ces poursuites. Le 1er octobre, le « oui » l’avait emporté pour l’indépendance de la Catalogne dans le cadre d’un référendum interdit par le pouvoir espagnol. Des violences avaient alors eu lieu entre des manifestants catalans et des forces de l’ordre.

Le procureur allemand doit désormais organiser la remise du leader catalan aux autorités espagnoles. Dans l’intervalle, celui-ci reste libre. Carles Puigdemont qui s’estime victime de poursuites politiques de la part du gouvernement espagnol a vu ses accusations rejetées par le tribunal allemand. Le parquet estime qu’il « est aberrant de porter (une telle accusation) contre l’Etat espagnol, membre de la communauté de valeur et de l’espace juridique de l’Union européenne. »

Pour le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez, le dirigeant indépendantiste catalan Carles Puigdemont et toutes les personnes impliquées « doivent être jugés par les tribunaux espagnols ».

Brexit : Trump critique Theresa May

Brexit : Trump critique Theresa May

 

C’est évidemment une situation un peu surréaliste que de voir un président américain invité qui critique la politique du premier ministre du pays visité. C’est pourtant ce qu’a fait Trump qui ne s’est pas privé de porter un jugement très négatif sur le livre blanc de Theresa May. Trump s’est clairement prononcé pour un Brexit dur,  il a même souhaité rencontrer officiellement le principal opposant Brexit mou à savoir Boris Johnson, le ministre en charge de la négociation du lexique qui a démissionné suite au livre blanc de Theresa May. C’est un peu par exemple comme si Poutine en visite en France condamnait la politique de Macron et demandait à rencontrer Mélenchon ou Wauquiez. C’est évidemment une entrave incroyable aux usages  de la diplomatie et même aux règles tout simplement de la politesse. On imagine mal Theresa May se rendant aux États-Unis, condamnant la politique américaine vis-à-vis par exemple de l’Iran et demandant à rencontrer Obama. De nombreux Britanniques s’opposent à cette visite de Trump. D’après un sondage YouGov publié mercredi, 77% d’entre eux ont une opinion négative du président américain et 50% seulement pensent que cette visite doit avoir lieu.

 

Londres prêt à commander des avions de surveillance américaine

Londres  prêt à commander des avions de surveillance américaine

Une nouvelle fois les Britanniques se tirent une balle dans le pied en envisageant de commander des avions de surveillance chez Wing au lieu de les acheter chez Airbus. Or on sait déjà que des menaces pèsent sur les activités de production d’Airbus en Grande-Bretagne content tenu des effets du break site est évidemment la Grande-Bretagne est partie prenante dans le capital et la gestion d’Airbus. Le risque est évidemment d’accélérer la prise de distance de la Grande-Bretagne avec Airbus voir même de transférer la production britannique vers les autres pays de l’union européenne. Le gouvernement britannique pourrait commander entre quatre et six avions de surveillance de Boeing, au risque d’irriter Airbus, a-t-on appris jeudi auprès de plusieurs sources. Le contrat pour remplacer six avions E-3D Sentry (“sentinelle”) par des Boeing E-7 Wedgetail pourrait se monter à plus d’un milliard de dollars (857 millions d’euros). Ces avions de surveillance sont communément appelés AWACS, pour “Airborne Warning & Control System”. La décision, qui pourrait être annoncée dans les prochaines semaines, risque d’irriter certains députés britanniques désireux de voir jouer la concurrence. Airbus, qui travaillerait à une alternative avec le suédois Saab, exige un appel d’offres en bonne et due forme et n’exclut pas de saisir la justice, a dit une source proche du dossier.

Vers une monarchie présidentielle ?

Vers une monarchie présidentielle ?

 

Après le congrès de Versailles, l’opposition notamment le président du Sénat Gérard Larcher, proteste contre la dérive du régime présidentiel. Cette protestation intervient notamment dans le cadre de la proposition de Macron visant à répondre directement aux députés lors du congrès. Ce qui ne lui est pas permit actuellement par la constitution. Du coup, le congrès serait non seulement l’occasion pour le président de dégager les grandes orientations de sa politique mais aussi de répondre point par point et aux critiques sur les modalités de mise en œuvre de cette politique. Bref d’endosser le rôle de premier ministre. Ce que lui reproche précisément Gérard Larcher et bien d’autres. Or la dérive constatée n’est pas nouvelle, elle est née dans la constitution qui donne la suprématie des pouvoirs au président. Le président décide et le premier ministre et son gouvernement exécutent.  Depuis 1958 les institutions fonctionnent de cette manière. Avec Macron toutefois la concentration des pouvoirs à l’Élysée s’est encore renforcée et cette centralisation extrême a aussi en quelque sorte été sacralisée par un rituel quasi monarchique voulu par Macon qui veut non seulement restituer sa dignité à sa fonction mais aussi faire accepter le concept de monarque républicain. Sans doute pourquoi aussi il ne tolère aucune opposition, aucune concurrence, aucune contestation et qu’il se permet même de mépriser toutes négociations avec les corps intermédiaires en négligeant y compris le Parlement quand il décide par (équivalent des anciens édits royaux). Il est clair que Macron cumule les fonctions de président et de Premier ministre et que ce dernier est renvoyé à un rôle de directeur d’administration. Les mises en garde d’ordre politique et constitutionnel se multiplient donc après la proposition du chef de l’Etat, formulée lundi à Versailles, d’introduire dans la loi fondamentale la possibilité de répondre l’an prochain aux questions des élus après son adresse annuelle aux députés et sénateurs. Cette idée “bouleverserait tout l’équilibre de la Ve République”, a prévenu le président du Sénat Gérard Larcher, mercredi dans le Parisien. “Elle reviendrait à reconnaître le cumul entre les fonctions du président de la République et du Premier ministre. Et je suis contre un tel cumul.” “On ne joue pas avec la Constitution”, a lancé pour sa part sur franceinfo Jean-Louis Debré, ex-président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel. L’idée d’Emmanuel Macron “signe la rupture d’une tradition ancienne” de séparation des pouvoirs, a estimé dans l’Opinion le constitutionnaliste Didier Maus. “C’est incontestablement un renforcement de la présidentialisation du système”, a-t-il ajouté, rejoignant des critiques en ce sens de l’opposition dans l’actuel débat sur la réforme des institutions.

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