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Archive mensuelle de octobre 2017

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Intérim : forte hausse

Intérim : forte hausse

L’intérim, considéré comme un indicateur avancé de la conjoncture, connaît une forte hausse en septembre. Ce pourrait donc être le signal, en tout cas la confirmation, d’une croissance qui redémarre. Une indication cependant à relativiser car compte tenu des les incertitudes économiques qui demeurent certains chefs d’entreprise hésitent à employer directement en CDD et a fortiori en CDI. Les créations d’emplois intérimaires ont en effet connu une forte hausse (+12% sur un an, après +8,3% en août) sur la même période, selon les données du baromètre Prism’Emploi. « Sur les neuf premiers mois de l’année 2017, le travail temporaire progresse de 8,5% et poursuit sa contribution à l’amélioration du marché de l’emploi », écrit l’organisation, spécialisée dans la promotion de l’intérim. Tous les secteurs sont ainsi concernés, en particulier les transports (+20%) et l’industrie (+12,6%). Le commerce (+11,3%), les services (+10,2%) et le BTP (+4%) affichent également des hausses significatives.

L’Aéroport de Toulouse vendu aux Chinois ?

L’Aéroport de Toulouse vendu aux Chinois ?

Visiblement les Chinois continuent  de faire leurs courses en France y compris en matière d’investissements stratégiques. Dernier exemple en date l’aéroport de Toulouse déjà détenu à 49,99 % par les Chinois et qui pourrait racheter les 10 % de parts de l’État avec le consentement de ce dernier. Il faut rappeler que les investissements étrangers concernant les infrastructures en Chine sont interdits ! Mais la France reste très ouverte au commerce et aux investissements chinois. Les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concernent  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. Le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. Le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Et pour conforter cette prise de contrôle l’état s’apprêterait à vendre les 10 % de parts qu’il détient de sorte que les Chinois détiendraient la majorité du capital de l’aéroport de Toulouse.  L’aéroport de Toulouse pourrait connaître un nouveau tournant au printemps 2018. (Crédits : Rémi Benoit)Dans six mois, l’État pourra vendre ses 10,01 % de parts restantes dans l’aéroport de Toulouse, avec la possibilité que l’actionnaire chinois devienne majoritaire dans la plateforme. Le pacte d’actionnaires conclu au moment de la cession entre l’État et Casil Europe pourrait compromettre le front commun mis en oeuvre par les actionnaires locaux. « On a le sentiment que l’État prépare le terrain pour mettre en oeuvre l’option de vente de ses parts restantes de l’aéroport », estime Pascal Boureau. Le représentant du Conseil départemental de Haute-Garonne au sein du conseil de surveillance de la société Aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) s’interroge après les propos tenus la semaine dernière par Bruno Le Maire. Le ministre de l’Économie a été interpellé à l’Assemblée nationale par le député (Modem) de la 2e circonscription de Haute-Garonne Jean-Luc Lagleize sur le devenir de la plateforme aéroportuaire. Pour rappel, en avril 2015, l’État a cédé 49,99% des parts d’ATB à l’actionnaire chinois Casil Europe. À compter du 18 avril 2018, l’État aura six mois (renouvelable une fois) pour décider s’il met en oeuvre l’option de vente à Casil Europe de ses 10,01% de parts restantes. Avec 60% des parts, l’investisseur chinois deviendrait alors majoritaire au sein du capital de l’aéroport.  À l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie est loin d’exclure ce désengagement total de l’État : «Ce qui compte au final n’est pas de savoir si l’aéroport est public ou privé, mais qu’il puisse avoir de l’activité et des investissements afin de rester moderne et innovant, a répondu Bruno Le Maire à Jean-Luc Lagleize. L’État conserve d’autres moyens d’interventions : les normes, les règles et la distribution des créneaux pour les compagnies aériennes». Pour Christophe Lèguevaques, l’avocat du collectif contre la privatisation d’ATB, « les propos de Bruno Le Maire ne sont là que pour amuser la galerie. La messe est dite depuis le 4 décembre 2014 via la signature du pacte d’actionnaires entre l’État et Casil Europe qui contraint l’État à voter à chaque fois dans le sens des propositions de l’actionnaire chinois.

 

Exclusions chez LR : l’ex-ministre Dominique Bussereau met en garde Wauquiez

Exclusions chez LR : l’ex-ministre Dominique Bussereau met en garde Wauquiez

 

Une nouvelle fois Dominique Bussereau met en garde Wauquiez compte la droitisation des républicains. Le patron de l’Assemblée des départements  demande à Wauquiez de recentrer sa ligne politique au lieu de se laisser entraîner dans une dérive ultra droitière  qui pourrait entraîner le départ des libéraux, et des humanistes. Dominique Bussereau n’apprécie guère l’épuration quasi stalinienne qui va rétrécir les Républicains sur la sensibilité la plus radicale et la plus proche du Front National. Pour lui,  ce serait la négation de l’UMP qui visait essentiellement à rassembler la droite classique, les libéraux et les centristes. Bref, ce retour un parti sur le mode RPR pur et dur ne satisfait pas l’ancien ministre des transports et de l’agriculture.  Les Républicains et l’UMP c’était la droite et le centre donc là il faut qu’il clarifie les choses», poursuit-il. Dans le cas contraire, une option s’offre selon lui à la droite: «pour les plus jeunes d’entre nous faire une nouvelle famille politique mais c’est quand même un constat d’échec. On a fabriqué l’UMP pour justement se débarrasser des familles politiques à l’ancienne ou alors rester comme le sont beaucoup d’élus, sans étiquette politique». «On doit exclure quand il y a quelque chose de grave, on parle beaucoup d’harcèlements sexuels ou qui se prêtent à ce genre de comportements, ou des problèmes financiers, d’éthiques, de moral», juge l’élu de Charente-Maritime. Et le même de déplorer que l’on punisse «tel ou tel parce qu’il est parti au gouvernement, et que le gouvernement fait partiellement une politique que la droite aurait pu faire je trouve ça ridicule». «On a déjà du mal à voir des Français dans les partis politiques, on est le pays d’Europe où il y a le moins de citoyens engagés dans les grandes formations publiques, si en plus on commence à exclure ceux qui ont un bout de responsabilité au gouvernement, je pense qu’on est mal parti pour la démocratie», conclut Dominique Bussereau, pessimiste. Verdict ce mardi: les élus du parti doivent se réunir à nouveau pour confirmer la décision prise la semaine dernière, et il semble désormais établi que les constructifs ne parviendront pas à inverser la tendance.

 

Philippot avec Mélenchon ?

Philippot avec  Mélenchon ?

 

En apparence ce pourrait être le mariage de la carpe et du lapin, plus exactement de l’extrême droite et de l’extrême gauche avec cette proposition de Philippot de travailler, même à temps partiel, pour Mélenchon. Il est probable que cette proposition de l’ancien vice-président du front national sera rejetée par les insoumis. Reste que sur le fond bon nombre d’analyses et de propositions entre l’extrême droite et l’extrême gauche se ressemblent  de plus en plus. Une exception toutefois : celui des questions sociétales notamment de l’immigration. Pour le reste sur le plan économique, social et politique, on constate de nombreuses ressemblances. Sur le plan économique l’étatisme et le repli nationaliste caractérisent  les deux programmes. Sur le plan social, on promet la lune à tout le monde quitte à s’affranchir des équilibres financiers. Sur le terrain politique bien que les positions demeurent assez floues,  les deux parties tendances militent pour que l’on s’affranchisse de toute influence et cohérence européenne. De fait,  les similitudes entre Mélenchon et Philippot sont plus importantes qu’il y paraît au premier examen. On notera aussi la même volonté de tout faire pour faire monter  la sauce du mécontentement social en particulier sur les ordonnances. Invité de France Info ce lundi matin, le chef de file des «Patriotes» a lancé un appel clair à l’attention du leader de La France Insoumise. «Par exemple sur la loi travail, là on était d’accord sur l’analyse. Moi, je pense que la politique moderne consisterait à ce qu’on puisse travailler ensemble, ponctuellement, sur un sujet. Par exemple pour faire échec à cette loi travail, pour proposer autre chose, et aller dans le sens de l’intérêt national. Et ensuite on reprend nos chemins», a-t-il proposé. Toutefois, l’ancien vice-président du FN n’a pas manqué de soulever plusieurs divergences avec le député des Bouches-du-Rhône. «D’abord, il n’est pas clair du tout sur la souveraineté nationale parce que je pense malgré tout qu’il subsiste un problème chez lui, dans sa famille politique, avec la nation», assène-t-il. «Et deux, sur l’islamisme radical et le fondamentalisme, ils sont quand même au moins naïfs. (…) Ça, je trouve que ce manque de clarté est quand même rédhibitoire chez Mélenchon». Ces précautions s’expliquent probablement par le fait que, malgré les tentatives répétées de Florian Philippot, Jean-Luc Mélenchon lui a déjà adressé plusieurs fins de non-recevoir. «Florian Philippot est un fasciste, on n’en a rien à faire», avait-il notamment lancé sur RTL, le 21 septembre dernier.

 

Le pétrole : encore en hausse à New York

Le pétrole : encore en hausse à New York

Conséquence sans doute d’une reprise de la croissance au plan mondial, le pétrole semble s’inscrire dans une tendance haussière. Une hausse à relativiser puisque  le baril dépasse seulement 54 $ mais qui est  à mettre en rapport avec la du dollar. Conclusion, il faut s’attendre à des hausses  du carburant en France en particulier.  Le prix du baril de pétrole new-yorkais a légèrement progressé lundi pour terminer à son plus haut niveau depuis février, soutenu par la perspective d’une prolongation de l’accord engageant plusieurs grands producteurs d’or noir à réduire leurs extractions. Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a gagné 25 cents pour clôturer à 54,15 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Nucléaire : pourquoi des travaux à Fessenheim ?

Nucléaire : pourquoi des travaux à Fessenheim ?

Curieux cette décision de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui demande à EDF d’effectuer des travaux concernant les groupes électrogènes de Fessenheim (Haut-Rhin) mais aussi à Bugey (un). Normalement d’après le projet utopique de mix  énergétique qui prévoit de ramener la part du nucléaire de 75 % à 50 % d’ici 2025, on se serait attendu à une décision de fermeture de Fessenheim. Pourquoi en effet exiger des d’ici  fin janvier 2018 au plus tard pour renforcer les groupes électrogènes de secours à moteurs diesel d’une centrale qui d’après Ségolène Royal devait être fermée l’année prochaine. Sans doute la preuve que le gouvernement ne compte pas arrêter 15 à 20 réacteurs pour  satisfaire à un mix énergétique complètement irresponsable. En outre théoriquement la fermeture de Fessenheim a été décidée. Mais on a aussi décidé qu’elle ne pourrait pas éventuellement être fermée avant la mise en fonctionnement de l’EPR de Flamanville. Comme l’ASN envisage de reculer sa recommandation concernant d’éventuelles fermetures de centrales jusqu’en 2021 au moins, il est vraisemblable que la quasi totalité des réacteurs seront maintenus et même prolongés au-delà de 40 ans d’existence. Pour donner l’illusion du « green deal », il se pourrait que le ministre de l’écologie propose de développer tous azimuts des éoliennes à fin d’amuser la galerie (les éoliennes  ne représenteront jamais plus de 5 % de la production !)

L’enseignement supérieur : une reforme sans sélection mais au mérite !

L’enseignement supérieur : une reforme sans sélection mais au mérite !

 

Du côté de certains enseignants, on  ensemble plutôt satisfait de la réforme universitaire  et surtout de l’affectation d’une enveloppe d’un milliard d’euros sur cinq ans. Une réforme qui a soigneusement évité le piège du mot sélection qui constituait un chiffon rouge pour les lycéens et les étudiants. Officiellement il n’y aura donc pas de sélection, les étudiants pourront toujours choisir leur filière mais l’acceptation de la candidature sera soumise à leur capacité. Autant dire qu’il y aura quand même une sélection mais au mérite. Cependant si les bacheliers pourront toujours choisir librement leur filière,  l‘accès pourra être conditionné au suivi d‘enseignements de rattrapage. Si la filière est saturée, un examen individuel des dossiers remplacera le tirage au sort. Les formations sélectives comme les classes préparatoires aux grandes écoles ou les BTS le resteront. “C’est une victoire culturelle idéologique d‘une réforme qui n‘ira pas dans le sens de la sélection”, s’est félicité le président de la Fage, premier syndicat étudiant, Jimmy Losfeld, sur BFMTV. “Il y aura des parcours d‘accompagnement mais, au final, le bachelier ira dans le parcours de son choix”, a-t-il ajouté. Le président de la Conférence des présidents d‘université (CPU), Gilles Roussel, abonde dans le même sens. “Au lieu d‘avoir un tirage au sort, qui est à notre sens complètement injuste, il va y avoir une sorte de choix qui va être plus au mérite. On va expliquer aux jeunes pourquoi ils ont été acceptés en filières en tension et pourquoi ils ne l‘ont pas été”, a-t-il dit sur RTL. En réalité la sélection se fera de manière individuelle sur dossier. En cause le fait que seuls 30% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans et seulement 10% de plus en quatre ans, a souligné le chef du gouvernement en présentant le plan étudiants aux journalistes. Pour l‘UNEF, deuxième plus important syndicat étudiant, le gouvernement compte “sans l’assumer, imposer une filière aux lycéens”. Selon l‘UNEF, les parcours d‘accompagnement pourraient se traduire par “une année de remise à niveau, un rallongement de cursus universitaire, l’inscription dans un parcours spécifique”. Il aurait sans doute été plus simple mais aussi plus dangereux politiquement de décider que le choix des filières n’appartient pas aux étudiants mais à l’université seule capable de vérifier les aptitudes des candidats. Le risque c’est évidemment de multiplier des diplômes peu qualifiants sans déboucher professionnel. Cette réforme aurait dû par ailleurs être liée avec l’évolution du bac dont chacun s’accorde à constater que le niveau a considérablement baissé dans beaucoup de filières. Un bac qui pour ces filières ne peut plus constituer un droit d’entrée automatique dans l’université.

L’affaire tapie : dernier recours rejeté

L’affaire tapie : dernier recours rejeté

Après avoir usé et abusé des recours procéduriers, Bernard Tapie semble avoir utilisé toutes ses cartouches judiciaires pour échapper à un procès. Il se pourrait toutefois qu’il sollicite à nouveau la cour de cassation mais comme la dernière décision de justice n’est pas suspensive un procès devrait normalement se dérouler. Bernard Tapie et d’autres personnes impliquées pourraient donc être jugés pour détournement de fonds et escroquerie en bande organisée. Il serait temps car le contentieux dure  depuis plus de 15 ans st la justice a montré plus que de la bienveillance vis-à-vis de cette affaire qui montre notamment les liens entre le système politique et le milieu économique. L’avocat de Tapie, Hervé Temime, espère trouver cependant l’innocence de son client. “ Si un procès public devait avoir lieu, ce serait enfin le moment de mettre toute la vérité sur la place publique pour déterminer où se situe le vrai scandale d‘Etat”, a ajouté Hervé Temime, qui dénonce par ailleurs de “graves manquements de procédure” au cours de l‘instruction. En mars dernier, le parquet de Paris a requis le renvoi en correctionnelle des six personnes mises en examen dans cette enquête au long cours, parmi lesquelles Bernard Tapie et le PDG d‘Orange, Stéphane Richard. Le parquet souhaite que Bernard Tapie soit jugé pour escroquerie en bande organisée et détournement de fonds publics et que Stéphane Richard soit poursuivi pour escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds publics, a-t-on alors appris de source judiciaire. En 2008, un arbitrage à 403 millions d‘euros en faveur de Bernard Tapie a soldé un litige vieux de 15 ans qui opposait l‘homme d‘affaires au Crédit Lyonnais, qu‘il accuse de l‘avoir floué lors de la revente d‘Adidas. Désormais entaché de fraude, l‘arbitrage a été définitivement annulé au civil et la justice a condamné Bernard Tapie à rembourser les sommes versées. La décision finale sur la tenue éventuelle d‘un procès appartient désormais aux juges. Le 19 décembre dernier, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, a été condamnée (mais symboliquement !) dans cette affaire pour avoir renoncé, en tant que ministre des Finances, à exercer un recours contre la sentence. Stéphane Richard, qui était son directeur de cabinet à l’époque des faits, est soupçonné d‘avoir “dissimulé” à sa ministre de tutelle “des éléments essentiels du dossier”, d‘avoir participé à des réunions à l‘Elysée “à son insu”, et d‘avoir donné “sans droit” des instructions relatives à cet arbitrage. Le PDG d‘Orange, dont le deuxième mandat à la tête du numéro un français des télécoms doit s‘achever l‘an prochain, conteste fermement ces accusations, et assure n‘avoir fait qu‘exécuter une décision politique prise par Christine Lagarde.

Insoumis : nouveau mea culpa

Insoumis : nouveau mea culpa

 

Après Jean-Luc Mélenchon qui a fait son mea culpa quant à sa capacité à mobiliser la France contre les ordonnances, d’autres responsables des insoumis reconnaissent aussi leur échec. Il faut dire que l’objectif des insoumis était sans doute démesuré par rapport à l’enjeu. Il promettait tout simplement de renverser Macron responsable, d’après eux, d’un coup d’État social. La stratégie consistait à instrumentaliser le mécontentement concernant les ordonnances pour obtenir de nouvelles élections législatives, réunir une assemblée constituante et changer la république. Dans ce cadre,  Mélenchon avait annoncé la mobilisation d’un million de personnes sur les Champs-Élysées quand en fait  lors des dernières mobilisations seulement quelques milliers étaient présents dans les manifestations.  Il est heureux que les insoumis reconnaissent leurs erreurs car d’une certaine manière par leurs outrances ils ont contribué à affaiblir la protestation sociale et même à la tuer. Toute manière, les organisations syndicales n’étaient pas prêtes à voir leur mouvement détourné pour des objectifs politiques illusoires voir dangereux. Éric Coquerel numéro deux des insoumis admet en quelque sorte ses réalités mais un peu tard. “Je ne crois pas qu’être lucide c‘est être contre-productif. C‘est peut être aussi au contraire une motivation supplémentaire pour se demander tous, les uns et les autres, tous ceux qui s‘opposent à la politique d‘Emmanuel Macron, comment on mobilise, par quels moyens on arrive à exprimer ce qu‘on ressent tous dans le pays c‘est-à-dire un mécontentement mais qui n‘arrive pas à émerger avec la force nécessaire”, a-t-il dit. Comme Mélenchon il ne lui reste plus qu’à espérer la mobilisation de la jeunesse pour renforcer la protestation sociale notamment vis-à-vis du projet de réforme des universités. Le problème c’est qu’on ne peut raisonnablement envisager cette convergence puisque pour l’instant la mobilisation sociale s’est mise entre parenthèses.

La loi antiterroriste : mise en scène à la TRUMP par Macron

La loi antiterroriste : mise en scène à la TRUMP

 

On se demande vraiment pourquoi Macron choisit comme Trump  de mettre en scène la signature de lois. Une seconde fois, c’est sous l’œil les caméras de l’Élysée que le chef de l’État a signé lundi la loi la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Ce texte est évidemment important mais il ne fait que prendre le relais de l’état d’urgence qui était en vigueur depuis les attentats de novembre2015. C’est donc la deuxième fois que Macon procède comme Trump avec une mise en scène aussi grandiloquente que ridicule. Macron aurait sans doute intérêt à ne pas trop s’inspirer du cirque médiatique en vigueur aux États-Unis surtout depuis l’ère Trump. Ce spectacle démocratique spécifique aux États-Unis n’est guère adapté à la mentalité française. Notons que Macon s’inspire un peu aussi des États-Unis avec en marche dont il souhaiterait bien qu’il reste un mouvement sans réel pouvoir et non un parti politique démocratique. (Par exemple 25 % seulement des adhérents seront présents dans le principal organe directeur est encore tirés au sort !). La loi sur la sécurité intérieure était évidemment incontournable dans la mesure où l’état d’urgence ne pouvait durer l’éternité, elle ne constitue pas cependant en soi un changement radical par rapport à la situation intérieure. Elle se borne à inscrire dans la loi des dispositions qui légalement ne pouvaient être prises qu’à titre exceptionnel et provisoire  “Cette loi nous permettra de sortir de l’état d‘urgence à compter du 1er novembre tout en assurant pleinement la sécurité de nos concitoyens”, a-t-il souligné. Elle “permettra de renforcer nos moyens dans la lutte contre le terrorisme, en particulier dans les lieux qui auront vocation à rassembler du public, lors des marchés de Noël dans quelques semaines”. “Elle sera évaluée d‘ici deux ans et ce qui aura à être modifié le sera”, a-t-il ajouté. Selon un sondage Fiducial Odoxa publié fin septembre plus de la moitié des Français (57%) se disaient favorables au projet de loi. Soixante-deux pour cent des personnes interrogées estimaient dans le même temps qu‘il aurait “tendance à détériorer leurs libertés”.

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Hausse du minimum vieillesse

Hausse du minimum vieillesse

100 euros en trois fois, dans le cadre du projet de budget de la Sécurité sociale, pour  revaloriser l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Cette allocation, qui est jusqu’à présent de 803 euros par mois pour une personne seule, sera augmentée de 100 euros par mois en trois fois: 30 euros en avril 2018, 35 euros au 1er janvier 2019 et 35 euros en janvier 2020. Selon le gouvernement, 46.000 nouveaux bénéficiaires devraient être éligibles à l’ASPA, s’ajoutant aux 550.300 allocataires actuels, pour un coût de 525 millions d’euros sur trois ans. La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a mis en avant l’objectif partagé avec cet « engagement fort du président de la République », à savoir que les retraités « puissent vivre dans la dignité ». « C’est donc un 13e mois pour ces personnes retraitées à l’issue de cette revalorisation », a-t-elle affirmé.

 

 

Wauquiez, « le désert de la pensée » (Aurore Bergé)

Wauquiez,  « le désert de la pensée » (Aurore Bergé)

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Si « Macron est le désert de l’âme », pour le futur responsable des Républicains, « Wauquiez, est  le désert de la pensée « pour Aurore Berger. Une réponse à la mesure de l’attaque de Wauquiez contre Macon. Réplique d’autant plus pertinente que Wauquiez ne se caractérise pas par une grande intelligence et un grand charisme ;  au surplus il rivalise de démagogie avec le Front National. L’intéressé déclare par exemple que pôle  l’emploi invite les chômeurs à profiter de leurs indemnités. Une déclaration à la fois scandaleuse et injuste. Certes on  conviendra peut-être qu’une minorité peut s’installer dans le chômage, on conviendra aussi que Pôle emploi  est loin d’être efficace en matière d’ ’insertion professionnelle. Pour autant se laisser aller à de tels propos témoigne de la dérive droitière de Wauquiez à la pêche aux voix les plus radicales de son parti et ailleurs. Certes on peut aussi  convenir que parfois Macron se laisse enivrer par  le parfum pouvoir mais de là à considérer qu’il n’a pas d’âme relève de l’excès donc d du dérisoire, de l’insulte également Invité par le Journal du Dimanche (JDD) à dresser le portrait du chef de l’Etat, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a livré un portrait au vitriol, dénonçant « la morgue » d’un président qui n’est selon lui « guidé que par l’ambition personnelle » et qui « oppose les générations et divise les Français ». « Bien sûr que chez tout politique l’ego est surdilaté, mais lui est passé de l’autre côté du miroir », écrit également celui qui affrontera le « juppéiste » Maël de Calan et la « filloniste » Florence Portelli lors du scrutin interne de décembre. Laurent Wauquiez a enfoncé le clou à la mi-journée lors du Grand Jury LCI/Le Figaro/RTL, décrivant un « petit président arrogant et capricieux » auquel il reproche une absence de « vision de la France ».Chritophe Castaner a ainsi accusé sur Twitter Laurent Wauquiez de se faire le porte-voix des idées du Front national. Dans un tweet publié dans la nuit de samedi à dimanche reprenant le lien vers le portrait du chef de l’Etat par Laurent Wauquiez dans l’hebdomadaire dominical, titré « Macron, c’est le désert de l’âme », le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement note : « Quand d’autres ne sont que la desserte de l’âme FN ». Le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, a quant à lui évoqué des propos « grotesques », relevant de la « caricature », lors de l’émission Questions politiques de France Inter, franceinfo et Le Monde. Pour l’ex-écologiste, député LREM de Loire-Atlantique, Laurent Wauquiez « essaie de faire un peu du Trump à la française (même si) Monsieur Trump avait au moins pour lui d’avoir une réussite économique personnelle. » Laurent Wauquiez, « c’est Nicolas Sarkozy sans les idées », a poursuivi François De Rugy. « Au moins Nicolas Sarkozy, il fallait lui reconnaître une chose, il avait des idées, il faisait des propositions. Elles sont où les propositions de Monsieur Wauquiez ? », a également dit François de Rugy. La députée des Yvelines Aurore Bergé, porte-parole du groupe La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, a quant à elle estimé dans un tweet que Laurent Wauquiez représentait « le désert de la pensée et la ‘tea partisation’ de la droite », en référence au mouvement ultraconservateur au sein du Parti républicain américain.

 

LR : des « branquignols » (Edouard Philippe)

LR : des « branquignols » (Edouard Philippe)

Des responsables qui ne réfléchissent pas  à la nature de leurs actes et à leurs conséquences, « des branquignols « ce qu’a déclaré le premier ministre Édouard Philippe à propos des républicains. Edouard Philippe est peu amène envers les Républicains qui ont « tortillé » entre Macron et Le Pen. Sur le ridicule qui ne tue plus, même à LR, il avoue sa tristesse, lui qui fut, aux côtés de Juppé, de ceux qui fondèrent l’UMP et s’y est toujours senti libre. Les « branquignols » de LR le consternent, depuis que face à Le Pen, il les a vus « tortiller », incapables d’appeler à voter Macron, plus proches désormais de Sens commun que de leurs vieux compagnons. Mais globalement, il est indifférent, plus intéressé par l’engagement politique que par l’encartement partisan : « Je suis un homme de droite, mais je n’ai jamais considéré que la droite avait raison par principe et que la gauche avait tort par principe. Aujourd’hui je suis le chef d’une majorité qui transcende les clivages anciens », dit ce Premier ministre qui est bien de l’âge du « en même temps ». – « Et c’est quoi votre droite? » il répond classiquement qu’il met la liberté au-dessus de tout et, s’il faut choisir, avant l’égalité.

 

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Investissements : les Chinois font leur marché en France

Il est clair que les échanges de biens sont particulièrement déséquilibrés entre la France et la Chine. La Chine qui exporte chaque année environ 46 milliards et la France une quinzaine. Un résultat qui tient compte des écarts de compétitivité mais aussi du soutien artificiel de l’État chinois à des entreprises en surcapacités de production. (Ce qui a justifié notamment l’augmentation considérable des droits de douane de la part des États-Unis sur l’acier et l’aluminium). Les importations concerne  avant tout des produits électroniques. D’abord, tout ce qui touche les téléphones portables. Nous en achetons pour plus de 5.5 milliards, suivi de très près de l’informatique. Beaucoup plus loin derrière on trouve les vêtements avec quand même de gros volumes. Côté français, la meilleure vente française c’est notre aéronautique, des avions Airbus l’an dernier. C’est le tiers de nos exportations vers la Chine. Viennent ensuite les céréales et les médicaments. Des exportations qui restent très en dessous de nos importations. Notre déficit commercial continue de se creuser »,   La Chine ne se contente pas de ce déséquilibre commercial à son profit, elle prend aussi des bardes plus importantes dans les investissements français, des investissements dans les entreprises mais aussi des investissements dans les terres agricoles. Certes La Chine ne pèse que 2% de l’investissement total étranger en France mais chaque année, des fleurons de l’économie nationale passent sous le contrôle partiel ou total des investisseurs du pays communiste. Ainsi par exemple  Dongfeng est devenu le premier actionnaire du groupe PSA à la faveur de la crise traversée par le groupe en 2014. De même, la compagnie aérienne China Eastern Airlines vient d’acquérir 10% d’Air France-KLM. En juin dernier, le fonds Fortune Fountain Capital (FFC) s’est emparé de Baccarat, une entreprise lorraine âgée de 250 ans. Dans la mode, les marques Sandro, Maje ou Sonia Rykiel sont également passées sous pavillon chinois. le groupe Jinjiang, leader de l’hôtellerie sur son marché, a franchi le seuil des 15% du capital d’Accor. En 2014, Il a déjà racheté la Louvre Hotels Group, qui possède des établissements de luxe et des chaînes grand public, comme Campanile ou Golden Tulip. Il vient également d’annoncer la prise de contrôle majoritaire du réseau français Hôtels & Préférence qui fédère 140 établissements de luxe dans le monde. le Club Med. Fosun est devenu l’actionnaire unique du champion des clubs de vacances. Les infrastructures sont aussi dans le viseur. De futures têtes de pont pour les entreprises et les marchandises en provenance d’Asie. Sur le modèle du Pirée, en Grèce, 14 hectares d’entrepôts du port du Havre sont passés sous contrôle chinois. Comme les 600 hectares de l’ancienne base américaine de Châteauroux, qui entourent un aéroport dédié notamment aux formations des pilotes d’Air France et à l’entretien des avions de ligne comme l’A380. Mais l’acte le plus fort reste le choix surprise, en 2016, d’un financier de Hongkong pour prendre le contrôle de l’aéroport de Blagnac au moment de sa privatisation. Enfin, plus récemment, les Chinois se sont pris de passion pour l’agroalimentaire et notamment les produits laitiers. Fosun (encore!) et Sanyuan ont acquis les laiteries Saint-Hubert. Biostime s’est associée à la coopérative d’Isigny pour financer la création d’une usine de lait infantile…

 

Révolution sociale : Mélenchon avoue son impuissance

Révolution sociale : Mélenchon avoue son impuissance

 

Jusque-là Mélenchon ne s’était pas résolu à accepter sa défaite aux présidentielles. Celui  qui pensait se qualifier face à Marine Le Pen avait pris un sérieux coup sur la tête. Cependant il comptait sur le mouvement social pour se réhabiliter. Son objectif était clair prendre la tête de la révolte contre les ordonnances concernant notamment le code du travail et s’opposer ainsi ce qu’il considère  comme un coup ce coup d’Etat social de Macon. Dans la foulée, il envisageait une véritable révolution, la dissolution de l’Assemblée nationale, la création d’une assemblée constituante et la création d’une nouvelle république. Rien de tout cela ne s’est produit et on peut même considérer que la tentative d’instrumentalisation du mouvement social par Mélenchon a largement contribué à son échec. Les syndicats en effet, CGT compris,  n’ont guère apprécié les velléités de mainmise politique de Mélenchon sur le mouvement social. Pour une fois, Mélenchon, qui n’est pas un réel pratiquant de la l’introspection, reconnaît cependant qu’il a échoué en faisant toutefois l’impasse sur les facteurs explicatifs de cette nouvelle défaite Lors d’un point presse organisé en marge de son déplacement en Grèce, le leader de la France Insoumise est revenu sur le «moment étrange» que traverse le pays, «parce qu’il est en état sur-critique». «Normalement, l’avalanche devrait avoir lieu… (Or) elle n’a pas lieu», constate-t-il. «Quand le président lui-même regarde le pays comme le lait sur le feu, c’est que tout le monde comprend qu’il se passe une chose hors du commun en France», ajoute-t-il ensuite, au micro de France Info notamment. «Nous étions le dernier pays de toute l’Europe qui avait un mécanisme de résistance sociale tel que, le dur de la réforme libérale qui est passé sur l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, et même le Portugal et l’Italie, n’avait pas atteint la France. Bon, là on est obligé de le constater: M. Macron (l’a fait). D’ailleurs, il s’en est vanté lors de son interview (sur TF1), il a dit: “j’y suis arrivé en 5 mois”», a rappelé le tribun de la gauche radicale. Avant d’ajouter: «Vous connaissez notre réplique, on lui a dit “bonhomme attends c’est pas terminé”». Reste que, malgré sa détermination à lutter contre la politique d’Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon reconnaît que «pour l’instant c’est lui qui a le point». «Il ne faut pas chercher à le cacher, parce que si on raconte des histoires on est pas crédible, les gens se disent mais ils parlent de choses qui n’existent pas. Donc voilà la situation», relève-t-il. «Mais on peut espérer reprendre le point… Et c’est clair que si la jeunesse se met en mouvement, ça y est c’est parti hein… Mais c’est pas le cas», constate-t-il enfin.

 

 

Au bord de la faillite, Maduro change de ministre de l’Economie du Venezuela

Au bord de la faillite,  Maduro change de ministre de l’Economie du Venezuela

 

 

Conséquence de la dictature, du populisme et de l’incompétence le Venezuela est au bord de la faillite. . Le Venezuela, riche en pétrole, traverse actuellement une grave crise économique, marquée notamment par des pénuries d’aliments et de médicaments. L’inflation pourrait atteindre cette année 1.400 %, selon l’institut Ecoanalítica. Selon le FMI, elle devrait même atteindre 2.349 % en 2018. Jusque-là le président du Venezuela avait nommé des politiques visiblement complètement dépassées par la situation catastrophique. Du coup il fait appel à Simon Zerpa, directeur financier de la compagnie pétrolière étatique Petróleos de Venezuela (PDVSA), ministre de l’Economie et des Finances, selon un décret publié dans la nuit de vendredi à samedi. Madoro de ce jeu de chaises musicales pour passer au dessus le Parlement pour désigner le nouveau responsable de la banque centrale. Le nouveau ministre de l’économie, M. Zerpa figure sur la liste des treize fonctionnaires du gouvernement vénézuélien sanctionnés par les Etats-Unis le 26 juillet pour atteinte à la démocratie ou participation à des actes de violences et de corruption. Simon Zerpa succède à Ramon Lobo, un ex-député qui occupait ce poste depuis janvier. Ramon Lobo a lui-même été nommé à la tête de la banque centrale. La nomination de M. Lobo à la tête de la BCV avait été approuvée jeudi par la toute puissante Assemblée constituante, acquise au président Maduro et non reconnue par l’opposition. M. Lobo, dont la nomination figure dans le même décret que celle de M. Zerpa, succède à Ricardo Sanguino, un ex-député qui était à ce poste depuis janvier. Le député d’opposition José Guerra a estimé que cette nomination violait la Constitution, qui stipule que le président de la BCV est désigné par le Parlement, contrôlé actuellement par l’opposition. La plus haute autorité judiciaire du pays a cependant statué que les décisions du Parlement, dont les pouvoirs ont été saisis par la Constituante, étaient sans effet.

Italie- Banques: la magouille

Italie- Banques: la magouille

 

Il n’y a sans doute pas d’autres mots pour qualifier les affaires bancaires de l’Italie. Des affaires bancaires qui ont donné lieu à une enquête parlementaire. Cette enquête démontre que nombre de responsables de la Banque d’Italie ont bénéficié de postes enviables  dans les banques qu’ils étaient supposés enquêter. Le président de la commission parlementaire reconnaît un “réseau de complicités” portant sur des offres d‘emploi et des postes de consultants. “Ce n‘est certainement pas une bonne chose de voir les responsables de la Banque d‘Italie occuper rapidement des postes élevés dans les banques qui font l‘objet d‘enquêtes”, a-t-il ajouté. “Si cela était arrivé dans le monde politique, cela aurait sans aucun doute suscité des critiques méritées.” Cette commission dispose des mêmes pouvoirs d‘investigation que la justice, mais n‘a que  peu de temps pour rendre ses conclusions avant la fin de la législature au printemps prochain. Le rôle de la Banque d‘Italie et de la Consob, l‘autorité de surveillance des marchés, devrait faire l‘objet d‘un examen minutieux. Le gouvernement italien a investi plus de 20 milliards d‘euros cette année pour renflouer les banques du pays, injectant notamment 5,4 milliards d‘euros Banca Monte dei Paschi di Siena. Il s‘est également engagé sur un montant allant jusqu’à 17 milliards d‘euros, essentiellement en garanties, pour empêcher les détenteurs d‘obligations seniors, les déposants et les employés d’être affectés par la liquidation de deux banques régionales, Popolare di Vicenza et Veneto Banca. Certains reprochent à la Banque d‘Italie et à la Consob d‘avoir manqué à leurs devoirs de supervision, des accusations rejetées par les deux établissements.

Dernière vague de rachats d’actifs ? ( Coeuré)

Dernière vague de rachats d’actifs ? ( Coeuré)

 

Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE s’avance sans doute un peu en considérant que la vague de rachats d’actifs qui va s’étaler jusqu’en en septembre 2018 est la dernière. Il prend cependant le soin de rajouter avec prudence que certains rachats d’actifs se poursuivront tant que l’inflation ne reviendra pas à l’objectif souhaité de 2 %. En clair tant  que la croissance ne sera pas satisfaisante. Les propos de Benoît Coueré sont assez contradictoires quand ils considèrent que la réduction plan de rachat d’actifs qui passent de 60 milliards à 30 milliards par mois est susceptible de soutenir l’activité européenne est de permettre en même temps d’engager les réformes nécessaires en France mais aussi en Allemagne. L’amalgame des problématiques françaises et allemandes paraît assez douteux pour justifier la politique monétaire européenne. En effet si l’Allemagne par exemple en matière de budget s’apprête à dégager un excédent de l’ordre de 14 milliards, la France, elle, connaîtra un déficit de 70 milliards en 2017. En clair l’Allemagne n’a pas besoin de politique accommodante contrairement à la France qui par ailleurs ne parvient pas à réduire déficit. C’est seulement la croissance qui permet augmentation des recettes fiscales mais globalement la France dépense toujours autant. “À compter de janvier et jusqu‘en septembre  2018, nous achèterons 30  milliards d‘euros d‘obligations par mois au lieu de 60  milliards actuellement. Et nos taux d‘intérêt vont rester inchangés”, explique Benoît Coeuré au JDD. “La politique monétaire de la BCE restera très accommodante : nos achats d‘actifs se poursuivront tant que l‘inflation ne reviendra pas clairement vers 2 %. Ce recalibrage reconnaît la solidité de la reprise économique et permet de la consolider. J‘ai bon espoir que ce soit la dernière prolongation”. Si elle “peut créer des risques sur les marchés financiers”, cette politique a pour “effet premier de stimuler la consommation et l‘investissement et de favoriser la baisse du chômage”, ajoute-t-il. Interrogé sur la santé économique de la zone euro, Benoît Coeuré estime que “chaque pays doit continuer à se réformer : au premier chef la France, mais aussi l‘Allemagne”. Dans la France dirigée depuis près de six mois par Emmanuel Macron, le retour de la croissance européenne “offre une occasion unique de déployer un ensemble cohérent de réformes pour corriger ses faiblesses : chômage persistant, formation insuffisante, déficit des finances publiques et du commerce extérieur…”, pense-t-il. En matière budgétaire, “la France n‘est pas encore sortie d‘affaire”, reconnaît quand même m^me le responsable. “Son déficit se réduit, mais pour l‘essentiel grâce à un retour de la croissance. Si la conjoncture se retourne, où seront les marges de manoeuvre ? Il est grand temps que la France, deuxième économie de la zone euro, s‘affranchisse de la politique monétaire de la BCE”, ajoute Benoît Coeuré, qui pouraat ajouter que l’Allemagne conteste cette politique accoaodante.

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