Archive mensuelle de août 2020

Actu, éco, social, politique : les plus lus

Actu, éco, social, politique : les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pouvoir d’achat en forte baisse mais épargne en hausse

Pouvoir d’achat en forte baisse mais épargne en hausse

D’après l’INSEE au cours du second trimestre, le revenu disponible des Français a diminué, accusant même la baisse trimestrielle de pouvoir d’achat « la plus forte depuis 1949 » (-2,3 %). « Avec le recours au dispositif d’activité partielle et la baisse de l’emploi, la masse salariale reçue par les ménages diminue très nettement (–10 %, après –2,4 %). Une baisse toutefois amortie par la hausse des aides sociales (+7,9 %), au premier rang desquelles l’activité partielle et l’aide exceptionnelle de solidarité liée à l’urgence sanitaire pour les ménages les plus précaires.

Le paradoxe, c’est qu’en dépit de ce choc inédit depuis plus de soixante-dix ans, les Français qui n’ont rien pu acheter pendant le confinement (-11,5 % de la consommation au deuxième trimestre) ont en réalité épargné. Plus de 100 milliards d’euros en six mois, ce qui a projeté fin juin le taux d’épargne des ménages à un niveau de 27,4 %, contre 14,9 % en moyenne l’année précédente

.Au total environ 450 milliards sur le livret d’épargne et environ autant sur le compte courant puisque les livrets d’épargne ne rapportent plus grand-chose et même sont érodés par l’inflation content tenu de la quasi absence de rémunération.

Cette montée en flèche de l’épargne est sans doute l’indicateur le plus inquiétant. C’est en effet l’instrument qui permet de mesurer le niveau de confiance. Or cette confiance est fortement affectée. Un manque de confiance politique et économique. Ainsi dans un dernier sondage, les Français à 80 % sont tout autant inquiets de la situation sanitaire que de la situation économique. Or la croissance repose essentiellement sur la consommation des ménages. En dépit de l’optimisme de façade affichée par le gouvernement et les institutions, les Français dans leur grande majorité ne croient pas au redressement avant longtemps.

 

Macron : horizon 2030 pour fermer les yeux sur le quotidien

Macron : horizon 2030 pour fermer les yeux sur le quotidien

Nouveau changement de stratégie médiatique pour Macron qui désormais vise l’horizon de 2030. « Je suis à ma tâche : réussir à bâtir une France plus forte à l’horizon 2030″ a-t-il déclaré lors de ces deux entretiens informels avec les journalistes. Un nouveau virage de la communication. Une évolution d’ailleurs très contradictoire ce n’est pas la première fois que le président de la république veut prendre du champ alors qu’il est repris rapidement par son activisme médiatique qui le conduit à intervenir presque chaque jour à peu près sur tout.

D’une certaine manière, Macron est englué dans plusieurs problématiques. Il y a bien sûr la problématique sanitaire avec les hésitations permanentes du gouvernement qui sent la nécessité de mesures de reconfinement  avec la montée des contaminations mais qui ne veut pas le décider au plan national laissant la responsabilité au préfet et élus locaux

Il y a aussi et peut-être surtout l’environnement économique particulièrement dégradé qui va se traduire par une très grave crise sociale début 2021 en particulier avec l’explosion du chômage que craignent les Français pour 80 % d’entre eux dans un dernier sondage. Ce qui explique entre autres le manque de confiance générale dans la politique du pouvoir.

Enfin émerge à nouveau la question de l’insécurité, mise de côté jusqu’à maintenant pour éviter de fâcher certains électorats. Or cette problématique devient aussi importante que les deux autres. Le Premier du ministre lui-même a bien été convenu de convenir que l’intendance ne suivait pas. Macron de ce côté a fait le constatation de la « banalisation de la violence « et sans doute au-delà de la crise générale de l’autorité.

 

Regarder plus loin et sans doute une nécessité mais cela ne serait dispensé d’observer ce qui se passe dans le temps présent et surtout d’en tenir compte pour agir. Il semble bien que le chef d’État ait maintenant perdu le contrôle de l’horloge politique.

 

Coronavirus Etats-Unis : six millions de cas

Coronavirus Etats-Unis : six millions de cas

5.993.668 cas ont été recensés, pour 183.034 décès. Le pays reste le plus touché au monde, devant le Brésil. L’épidémie poursuit sa progression en Europe, notamment en France, où le taux de positivité progresse, à la veille d’une rentrée scolaire forcément particulière, où le port du masque fait encore et toujours débat.

Mali : la France donne quelques mois aux militaires pour rendre le pouvoir

Mali : la France donne quelques mois aux militaires pour rendre le pouvoir

Interrogée dimanche dans l’émission « Le Grand Rendez-vous » , le ministre des armées a clairement indiqué que les militaires devraient rendre le pouvoir à une autorité civile d’ici quelques mois. La communauté africaine (CDAO, elle, ) a donné un délai d’un an.Pas question pour le ministre d’attendre les trois ans évoqués par les généraux lors du coup de force.

 

 

PÔLE EMPLOI: 2 800 embauches

PÔLE EMPLOI: 2 800 embauches

1300 recrutements supplémentaires à Pôle Emploi pour accompagner les jeunes et 1500 postes seront ouverts pour « faire face à l’augmentation du nombre de demandeurs d’emploi ». Ces 2800 recrutements se feront en CDD et en CDI.

La ministre du travail a laissé entendre que ces chiffres de recrutements pourraient être revus à la hausse si le marché de l’emploi continuait à se dégrader. Ce qui est vraisemblable car on a déjà constaté la suppression de 600 000 postes depuis le début de l’année. Il faudra aussi compter avec la venue de 700 000 jeunes au moins en recherche d’emploi compter de la rentrée. Surtout la fin de l’année sera marquée par la suppression presque partout du chômage partiel. Au minimum il faut s’attendre à une augmentation du chômage de l’ordre d’un million début 2021. Cela d’autant plus que les outils mis en place par le gouvernement ne semblent guère efficaces notamment l’activité partielle de longue durée (APLD), en vigueur depuis fin juillet. Ce dispositif autorise une réduction du temps de travail jusqu’à un maximum de 40% d’heures chômées sous condition d’un accord d’entreprise ou de branche, de six à 24 mois, validé par l’administration et comprenant des engagements sur l’emploi et la formation.

« Les entreprises ne s’en sont pas encore suffisamment saisies », a regretté Elisabeth Borne.

La voiturette électrique de Citroën à 7000 €

La voiturette électrique de Citroën à 7000 €

Une voiturette électrique baptisée ami au look et à l’équipement très spartiate mais peu chère car son prix débute à 6900 euros hors bonus. Un tarif qui se veut moins cher que les modèles équivalents des spécialistes de la voiture électrique sans permis  dans les prix dépassent parfois ceux  des voitures classiques !

L’ absence d’équipements permet de faire baisser la facture. Tout comme le choix du polypropylène pour la carrosserie. Teinté dans la masse, avec une seule couleur (un coloris gris bleu).

Avec le strict minimum, l’AMI ne pèse ainsi que 471 kilos pour 2,41 mètres de long (28 centimètres de moins qu’une Smart). Une bonne pioche aussi pour l’autonomie dans une voiture électrique: elle est ici de 75 kilomètres.

Royaume-Uni : fortes hausses d’impôts ?

Royaume-Uni : fortes hausses d’impôts ?

 

Le Royaume-Uni enregistré une chute record de son économie de 20 % au second trimestre et a dû pour tenter d’en limiter les effets soutenir massivement son économie. Ce qui a fait progresser de manière substantielle la dette La dette publique du Royaume-Uni a dépassé 2.000 milliards de livres, alimentée notamment les aides au maintien de l’emploi, des réductions d’impôts pour les particuliers et les entreprises ainsi que des subventions pour faire revenir la population dans les restaurants.

Le gouvernement avait déjà dit que certains impôts devraient augmenter à moyen terme. Mais il fait face à des pressions pour continuer à soutenir les entreprises lorsque le dispositif de chômage partiel, dans le cadre duquel l’Etat prend à sa charge 80% des salaires, cessera en octobre.

Les augmentations d’impôts envisagées vont d’une forte hausse de l’impôt sur les sociétés – aujourd’hui nettement inférieur à la moyenne internationale – à une réduction des mesures d’incitation à des retraites complémentaires et à une hausse de la taxation sur les plus-values.

L’impôt sur les sociétés pourrait passer de 19% à 24% ce qui permettrait de dégager 12 milliards de livres l’an prochain, puis 17 milliards à l’horizon 2023-2024.

Investissements Chine-UE : la Chine pressée !

Investissements Chine-UE : la Chine pressée !

La Chine voudrait conclure d’ici la fin de l’année. Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi semble en effet désormais très pressé que son pays passe un accord avec l’union européenne sur la question des investissements réciproques. En cause, évidemment le problème du contrôle économique de certaines activités dans chacune des zones et la crainte européenne que la Chine procède à des détournements de technologies voir même de subventions.

 

D’un certain point de vue, les critiques de l’union européenne sont assez proches de celles des États-Unis vis-à-vis de la Chine. Ce qui explique que les négociations en cause durent maintenant depuis longtemps. Il est curieux que le chef de la diplomatie chinoise place au même rang la nature des ouvertures politiques dans chacune des zones. Témoin ce propos : « Nous avons tous deux des traditions d’ouverture politique, importantes pour éviter que la bureaucratie ne s’enlise dans des détails techniques », a-t-il ajouté un peu comme si les démocraties étaient de même nature !

 

Chinois et Européens négocient depuis sept ans cet accord sur la protection des investissements étrangers entre l’Union européenne et la Chine, qui rejoint nombre de préoccupations soulevées par les États-Unis dans leur guerre commerciale contre la Chine: respect de la propriété intellectuelle, fin des transferts de technologie imposés aux firmes étrangères et des subventions aux entreprises publiques chinoises.

De ce point de vue on peut se réjouir que  Jean-Yves Le Drian « ait  rappelé les graves préoccupations de la France quant à la dégradation de la situation des droits de l’Homme en Chine, en particulier à Hong Kong et au Xinjiang », région du nord-ouest de la Chine peuplée en particulier de Ouïghours, une minorité majoritairement musulmane et de langue turcique, où Pékin est accusé de graves atteintes aux droits de l’Homme, ce que Wang Yi a réfuté dimanche.

 

Coronavirus Royaume-Uni : remontée des nouveaux cas

Coronavirus Royaume-Uni : remontée des nouveaux cas

 

 

 

1.715 nouvelles contaminations dimanche confirmées par le Covid-19, la maladie provoquée par le nouveau coronavirus, soit le bilan quotidien le plus lourd depuis le 4 juin.

Des « sous-préfets de la relance » !

Des « sous-préfets de la relance » !

 

La ministre de la Transformation et de la fonction publique Amélie de Montchalin a annoncé curieusement la nomination prochaine de sous-préfets à la relance. Une curieuse décision quand on sait que les sous-préfectures n’ont pratiquement plus aucun rôle, ni sur le plan administratif encore moins sur le plan économique à part par exemple la gestion du fichier des associations de la loi de 1901. La question s’est souvent posée de leur suppression pure et simple.

.« Sur le terrain, partout en France, le premier ministre a pris la décision d’installer des sous-préfets à la transformation et à la relance », qui devront « nous remonter tous les blocages administratifs, de procédures, de dispositifs très compliqués », a indiqué la ministre.

Selon Amélie de Montchalin, ces fonctionnaires seront chargés de simplifier la mise en œuvre du plan de relance, qui doit être présenté jeudi 3 septembre. « Nous, on va avoir l’impression depuis Paris d’avoir mis 100 milliards [d'euros] sur la table, a-t-elle expliqué. Mais certains, peut-être, vont nous dire, ça n’arrive pas chez moi. C’est contre ça qu’il faut qu’on agisse. »

Ce seront « de jeunes hauts fonctionnaires », dont la mission sera « surtout de débloquer, de s’assurer que quand on décide à Paris, il se passe quelque chose sur le terrain (…). Ils entreront en fonction en même temps que le plan de relance, début 2021, pour que non seulement on ait mis sur la table les moyens, mais que ce plan d’investissements, de transformation, devienne concret », a encore ajouté Amélie de Montchalin. Une déclaration d’une banalité confondante qui manque vraiment de conviction.

Crise Liban: un ambassadeur pressenti comme Premier ministre

Crise Liban: un ambassadeur pressenti comme Premier ministre

Des responsables de la communauté sunnite au Liban ont annoncé dimanche soir s’être entendus sur le nom d’un diplomate, Moustapha Adib, comme Premier ministre, . Ce choix d’une personnalité relativement inconnue bénéficiant d’une certaine neutralité est sans doute dicté par un relevé de la plupart des responsables politiques actuels.

Le mouvement de contestation populaire a averti qu’il rejetterait tout nom issu des consultations d’une classe politique dont il demande le départ. «Nous refusons l’issue des consultations parlementaires connue d’avance et qui déboucherait comme d’habitude sur un gouvernement soi-disant d’union nationale, un gouvernement qui est cuisiné à l’étranger», a affirmé à l’AFP Naji Abou Khalil, membre du Bloc national, un parti d’opposition qui soutient la contestation.

Le gouvernement de Hassan Diab avait démissionné le 10 août sous le poids de l’explosion du port de Beyrouth ayant fait au moins 188 morts, dont la population rend responsable la classe politique, taxée d’incompétence et de corruption. Le président Michel Aoun a convoqué lundi des consultations contraignantes avec les blocs parlementaires, au terme desquelles la personnalité sunnite qui recueillera le plus grand nombre de voix sera désignée Premier ministre.

Agé de 48 ans, Moustapha Adib, titulaire d’un doctorat en Sciences politiques, est un professeur d’université nommé en 2013 ambassadeur en Allemagne. C’est un proche de l’ancien premier ministre et milliardaire Najib Mikati, originaire de Tripoli.

Sondage état économique et sanitaire : 80 % pessimistes

Sondage état économique et sanitaire : 80 % pessimistes

L’optimisme de façade des autorités et de certaines institutions ne semblent ne semble pas avoir de prise sur le moral des Français particulièrement bas. Ainsi 80 % environ de la population est aussi inquiète de l’état sanitaire que de l’avenir économique du pays. Plus de la moitié ne croit pas à l’effet bénéfique du plan de relance.

Selon un sondage réalisé par Odoxa-Dentsu Consulting pour repas jeudi et vendredi , 8 Français sur 10 sont inquiets de la situation sanitaire du pays. Un niveau presque aussi élevé que ceux relevés au plus fort de l’épidémie, en plein confinement (90% d’inquiétude mi-avril). Selon Odoxa, 7 Français sur 10 se disent inquiets pour la santé de leurs proches et 55% pour leur propre santé. Un sentiment corrélé à l’âge des sondés: alors que les 18-24 ans ne sont que 39% à l’exprimer, ils sont 58% chez les 35-49 ans et 61% chez les 65 ans et plus. «Il y a un contexte angoissant, lié à la reprise de l’épidémie, confirme Gaël Sliman, président d’Odoxa. La séquence est très compliquée pour l’exécutif, qui se retrouve dans une position ambivalente: expliquer que la situation est grave, qu’il faut être vigilant sur le plan sanitaire, sans démoraliser l’opinion.». Par compte le port du masque semble assez peu contesté : 76 % des sondés se disent favorables à la généralisation de l’obligation dans toutes les villes.

 

L’angoisse des Français en cette rentrée est aussi économique. Plus de 8 sondés sur 10 sont pessimistes sur l’évolution de la croissance et du pouvoir d’achat, une inquiétude accrue par rapport au début de l’été. Ils sont un peu plus optimistes au sujet de leur propre situation: 55% se disent inquiets sur leur avenir et près d’un actif sur trois (32%) a peur pour son propre emploi. Un sentiment qui touche principalement les travailleurs indépendants (40%), les ouvriers (41%) et les actifs aux revenus les plus modestes (39%).

Suez racheté par Veolia pour une dizaine de milliards

Suez racheté par Veolia pour une dizaine de milliards

Veolia a proposé dimanche à Engie de lui racheter 29,9% du capital de Suez au prix de 15,50 euros par action en numéraire en vue de créer “le grand champion mondial français de la transformation écologique”, a annoncé le numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets.

Si Engie accepte l’offre, Veolia a l’intention de déposer une offre publique d’achat sur le solde des actions de Suez.

Le prix proposé à Engie représente selon Veolia une prime de 50% par rapport au cours de clôture de l’action Suez le 30 juillet, juste avant qu’Engie ne dise réfléchir à toutes les possibilités vis-à-vis de sa participation d’environ 32% au capital de Suez.

Commandes de Rafale pour sauver Dassault ?

Commandes de Rafale pour sauver Dassault ?

 

Conséquence peut-être inattendue de la crise sanitaire, la baisse des commandes de matériel militaire dans la plupart des pays qui consacrent leurs moyens de manière prioritaire à la lutte contre le virus et au soutien de l’économie interne. L’aéronautique subit une grave crise au plan civil et peut-être encore davantage au plan militaire. Le gouvernement s’apprête à anticiper éventuellement certaines commandes françaises à Dassault pour maintenir le plan de charge.

La France discute donc avec Dassault Aviation d’un éventuel ajustement du calendrier de la commande de 30 nouveaux avions Rafale alors que l’avionneur doit faire face aux conséquences de l’épidémie de coronavirus sur son activité.

L’armée française a prévu de commander 30 nouveaux Rafale à l’horizon 2023 pour des livraisons devant s’étaler entre 2027 et 2030.

“Ces 30 rafale nous allons les commander et nous allons voir comment nous pouvons adapter le mieux possible le calendrier de ces commandes afin que les chaînes de production de Dassault Aviation soient préservées, qu’il n’y ait pas d’interruption (…)”, a déclaré la ministre des Armées Florence Parly sur Europe 1.

“Nous sommes en train d’étudier le meilleur moment pour lancer ces commandes pour assurer non seulement la continuité des activités de l’entreprise Dassault mais aussi de tous ses sous-traitants (…)”, a-t-elle ajouté.

Coronavirus France: 5.453 cas d’infection en 24 heures

Coronavirus France: 5.453 cas d’infection  en 24 heures

 

5.453 cas confirmés supplémentaires de contamination par le nouveau coronavirus en 24 heures, a annoncé samedi l’agence Santé Publique France (SPF), qui s’inquiète d’une progression exponentielle de l’épidémie. Il s’agit d’un chiffre officiel car dans les faits les contaminations pourraient être deux à quatre fois supérieures d’après un spécialiste. Notons que la France est l’un des pays européens les plus atteints par rapport à sa population.

Cette nouvelle hausse marque toutefois une inflexion par rapport aux 7.379 cas supplémentaires signalés vendredi, au plus haut depuis le 31 mars.

“La dynamique de la transmission en forte croissance est très préoccupante”, explique Santé publique France, soulignant la hausse du nombre de cas parmi les personnes présentant des symptômes, qui représentent désormais plus de la moitié des cas confirmés.

“En semaine 34, 78 départements dépassaient le seuil du taux d’incidence de 10 pour 100 000 habitants et neuf départements le seuil d’alerte (50 cas pour 100 000 habitants)”, détaille SPF.

La nouvelle poussée de l’épidémie observée ces dernières semaines a conduit de nombreuses municipalités, dont celles de Paris, Toulouse, Marseille et Strasbourg, à rendre le port du masque obligatoire dans l’espace public.

Elle ne se traduit cependant pas pour l’instant par une montée en charge aussi rapide pour les établissements hospitaliers: 4.530 patients atteints du COVID-19 étaient hospitalisés samedi, un chiffre en baisse par rapport au total de 4.535 enregistré la veille, dont 400 malades dans un service de réanimation (contre 387 la veille).

Le nombre total de décès depuis le début de l’épidémie atteint 30.602 dont 20.095 dans des établissements hospitaliers (+6 en 24 heures), précise l’agence.

Biélorussie : encore une grosse manif contre Loukachenko

Biélorussie : encore une grosse manif contre Loukachenko

Les dizaines de milliers de manifestants ont choisi le jour anniversaire du dictateur biélorusse pour manifester en masse leur mécontentement suite au trucage des élections présidentielles par l’intéressé. Loukachenko qui a déjà exercé le pouvoir pendant 26 ans a truqué les élections pour conserver son mandat. Il est malheureusement appuyé par Poutine l’autre dictateur qui s’apprête lui aussi à bricoler la constitution pour prolonger son mandat d’une vingtaine d’années alors que lui aussi a déjà exercé le pouvoir pendant environ 20 ans. D’une certaine manière, ces deux dictatures se font la courte échelle en matière de caricature démocratique.

Alexandre Loukachenko, qui a eu 66 ans ce dimanche, rejette les accusations de fraude électorale mais ne parvient pas éteindre la contestation de ses opposants, qui manifestent ou organisent des grèves dans les grandes entreprises publiques depuis près de trois semaines.

Son homologue russe Vladimir Poutine a souhaité bon anniversaire à Alexandre Loukachenko lors d’un entretien téléphonique et a profité de cette occasion pour l’inviter à Moscou, signe que le Kremlin paraît déterminé à soutenir le président biélorusse face à la contestation et aux menaces de sanctions occidentales.

“Il a été convenu d’organiser une rencontre à Moscou dans les prochaines semaines”, a dit le Kremlin à l’issue de cet entretien.

Dimanche, les manifestants ont convergé vers le centre de Minsk, la capitale, brandissant des ballons, des fleurs et des drapeaux blanc et rouge, éphémères couleurs de la Biélorussie au début des années 1990 devenues des symboles du mouvement contre Alexandre Loukachenko.

Certains automobilistes ont exprimé leur soutien aux manifestants en klaxonnant tandis que des femmes se sont allongées devant un cordon de policiers anti-émeutes.

Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la résidence du président biélorusse, dont l’accès était protégé par des agents armés de boucliers, des canons à eau et des fourgons.

L’agence de presse russe Interfax a fait état d’une colonne de véhicules blindés se dirigeant vers le centre de Minsk.

Tout au long de la journée, la police a procédé à des arrestations. Au moins 125 personnes ont été interpellées, selon le ministère de l’Intérieur cité par l’agence russe RIA.

Des manifestants ont résisté à leur arrestation par ce qui semblait être des agents de sécurité en civil, a rapporté un témoin.

Sur des images diffusées par des médias locaux, on a pu voir des femmes vêtues de tenues traditionnelles déposer des citrouilles devant le principal bâtiment administratif du pays, un geste qui, selon la coutume, signifie le rejet d’un prétendant.

L’un des principaux opérateurs de téléphonie mobile du pays, A1, a dit avoir réduit sa bande passante à la demande du gouvernement.

Selon des organisations de presse et une association de journalistes, la Biélorussie a retiré les accréditations de certains journalistes travaillant pour des médias étrangers et couvrant les manifestations contre Alexandre Loukachenko.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a condamné dimanche ces mesures “arbitraires”.

Un lieutenant-colonel français espion des Russes

Un lieutenant-colonel français espion des Russes

 

Les Russes n’ont pas l’exclusivité de l’espionnage, chaque nation se livre à ce genre d’exercice. Toutefois les russes sont passées maîtres dans l’art d’infiltrer les pays notamment par Internet et par des compromissions sexuelles. Cette fois, c’est un lieutenant colonel français pris la main dans le sac pour avoir livré des informations secrètes. Cet  officier français a été mis en examen et placé en détention provisoire pour intelligence avec une puissance étrangère à la suite de son signalement par le ministère des armées, a-t-on appris dimanche de source judiciaire, confirmant des informations d’Europe 1.

Selon la radio, ce lieutenant-colonel, basé en Italie et en poste auprès de l’Otan, est soupçonné d’avoir transmis des documents sensibles aux services secrets russes.

L’officier supérieur a été interpellé par la Direction générale de la Sécurité intérieure alors qu’il était sur le point de revenir en Italie après être parti en vacances, ajoute la radio.

Ce militaire, dont l’identité n’a pas été dévoilé, a été mis en examen il y a une dizaine de jours pour intelligence avec une puissance étrangère portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation après avoir été signalé fin juillet par le ministère des armées, a déclaré à Reuters une source judiciaire.

L’officier a été placé en détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.

 

Actu, éco, social, politique : les plus lus

Actu, éco, social, politique : les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Défendre aussi les forêts de plantations

Défendre aussi les forêts de plantations

D’après Hervé Jactel, directeur de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, les forêts créées et gérées par l’homme ne sont pas aussi riches en biodiversité que les forêts primaires, mais seront toujours plus propices au maintien des espèces sauvages qu’un champ cultivé, explique Hervé Jactel, docteur en écologie forestière.

 

Tribune.

 

Autant je suis très admiratif des travaux du botaniste Francis Hallé sur l’architecture des arbres, autant je ne comprends ni ne partage sa diatribe contre les forêts de plantations, publiée dans le journal Le Monde du 16 août (« Ne prenons plus les plantations d’arbres pour des forêts »), car la plupart de ses affirmations vont à l’encontre des derniers travaux scientifiques.

Certes, les forêts de plantations sont créées et gérées par l’homme, mais elles possèdent la plupart des attributs des forêts dites naturelles, avec une forte diversité génétique entre les arbres qui les composent (en France, seules les peupleraies peuvent être des plantations monoclonales), une disparité de leur forme et de leur hauteur qui permet un étagement de mousses, plantes herbacées et arbustes en sous-bois, ainsi que des interactions riches et complexes avec la faune et la flore.

Certes, les forêts de plantations ne sont pas aussi riches en biodiversité que les forêts primaires, mais elles sont loin d’être des déserts biologiques et resteront toujours plus propices au maintien des espèces sauvages qu’un champ de maïs ou de betteraves.

Pour ne reprendre que l’exemple des forêts de plantations de pin maritime dans les Landes, cité par Francis Hallé, plus de trois cents espèces de coléoptères se développant dans le bois y ont été recensées (soit environ 10 % de la faune française et 50 % de plus que dans les forêts boréales).

Certes les forêts de plantations bénéficient d’intrants pour améliorer leur productivité, mais ce sont essentiellement des engrais (la quasi-totalité des herbicides et pesticides de synthèse sont interdits d’usage dans les forêts françaises, y compris dans les plantations).

Ces engrais ne sont épandus qu’une seule fois, au moment de l’installation des plants, soit tous les quarante à quatre-vingts ans selon les essences de production, donc bien moins souvent que les applications annuelles après labour dans les plaines agricoles (ou les dizaines de traitements insecticides et fongicides appliqués chaque année dans les vergers de pommiers).

Caricature manichéenne

Certes, les forêts de plantations sont exploitées assez jeunes (mais là encore rarement avant quarante ou cinquante ans) et leurs arbres coupés, mais c’est pour produire le bois de construction des maisons (et au passage permettre la reconstruction de la charpente de Notre-Dame de Paris), ou le papier dont on a besoin pour imprimer les livres et les journaux (dont, en tant que lecteur quotidien du Monde, j’aurais bien du mal à me passer).

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