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Municipales: le maire socialiste de Strasbourg trahit Trautmann qui l’a fait roi !

Municipales: le maire socialiste de Strasbourg trahit Trautmann qui l’a fait  roi !

Encore un bel exemple de trahison politique avec celui  du maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, qui a annoncé ce samedi son soutien pour les élections municipales au candidat LaREM, Alain Fontanel, au détriment de la candidature socialiste de l’ancienne ministre Catherine Trautmann.

Pourtant Roland  Ries  n’a été élu maire que grâce à la nomination de Catherine Trautmann comme ministre à l’époque. Catherine Trautmann avait alors souhaité être remplacée par Roland ries , un complet inconnu. Changement d’écurie et d’orientation pour l’actuel maire de Strasbourg qui règle ses comptes personnels:

« Alain Fontanel me paraît le mieux placé pour prendre ma succession », a déclaré Roland Ries aux Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), après avoir maintenu le suspense jusqu’au dernier conseil municipal.

« Difficile, la fonction exige du doigté, de la tempérance sans pour autant aboutir à la non-décision. Et puis, Alain est un ami et il est mon premier adjoint », a-t-il ajouté, rendant hommage à son travail d’adjoint depuis 2008.

Il a juste regretté, dans son entretien aux DNA, que celui qu’il avait déjà un temps présenté comme son dauphin, avant qu’Alain Fontanel ne quitte le PS en 2017 pour soutenir Emmanuel Macron, « soit trop inféodé à La République en Marche ».

En octobre, Roland Ries faisait partie des 75 signataires élus et anciens élus d’un « manifeste » appelant à la création d’un  »pôle de gauche dans la majorité » gouvernementale. Le premier secrétaire du PS Olivier Faure en avait « tir(é) la conclusion qu’il n’est plus membre du PS ».

Celui qui aura fait trois mandats non consécutifs de maire n’a d’ailleurs pas évoqué samedi la nouvelle tête de liste PS à Strasbourg, Catherine Trautmann, qui lui avait pourtant laissé le fauteuil de maire de Strasbourg en 1997 quand elle était devenue ministre du gouvernement Jospin.

Catherine Trautmann, jusqu’alors numéro 2, a été propulsée candidate PS la semaine passée après le renoncement du candidat initial Mathieu Cahn, qui s’est finalement complètement retiré de la liste mercredi à la demande de la direction nationale du PS pour des « comportements en contradiction avec ses valeurs » féministes.

Une belle tambouille politique qui témoigne de la faiblesse des convictions où les intérêts personnels et les rancœurs  prennent le pas sur des intérêts politiques.

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Répression affaire Ukrainienne: Trump révoque deux  fonctionnaires qui ont témoigné contre lui

Deux jours seulement après son acquittement très politique par le congrès, Trump  règle ses comptes avec deux fonctionnaires qui s’apprêtaient à témoigner contre lui. Encore une affaire qui démonte le surdimensionnement l’ego du président américain et sa brutalité.

Gordon Sondland, l’ambassadeur auprès de l’Union européenne, a publié un communiqué indiquant qu’il allait être révoqué, quelques heures après que l’avocat d’Alexander Vindman, principal conseiller sur l’Ukraine de la Maison blanche, a annoncé que son client avait été révoqué de son poste au Conseil national de sécurité (NSC).

Vindman, citoyen américain né en Ukraine et vétéran de l’armée qui a combattu en Irak, a été escorté hors de la Maison blanche vendredi, a annoncé David Pressman, ajoutant qu’il s’agissait d’une vengeance suite au témoignage de son client dans le cadre de l’enquête menée par la Chambre des représentants sur l’”affaire ukrainienne”.

“Il n’y a aucun doute dans l’esprit des Américains” sur les raisons pour lesquelles Vindman a perdu son poste, a dit l’avocat dans un communiqué. “On a demandé au colonel Vindman de partir pour avoir dit la vérité”.

En novembre dernier, durant les auditions menées par les commissions de la Chambre où les démocrates sont majoritaires, Alexander Vindman a dit avoir alerté un avocat du NSC sur une demande “inappropriée” faite par Donald Trump lors d’une conversation avec son homologue ukrainien Volodimir Zelenski.

Gordon Sondland, entendu à plusieurs reprises par les commissions de la Chambre, à huis clos puis lors d’auditions télévisées, a déclaré que Donald Trump avait conditionné le déblocage d’une aide financière à l’Ukraine à l’ouverture par Kiev d’enquêtes anticorruption qu’il réclamait.

L’entretien téléphonique de juillet dernier entre Trump et Zelenski fut au coeur de la procédure de destitution (“impeachment”) lancée en septembre dernier par la Chambre, qui a voté en décembre en séance plénière la mise en accusation du président républicain, pour abus de pouvoir et entrave au Congrès.

Un porte-parole de l’US Army a déclaré qu’Alexander Vindman ainsi que son frère Yevgeny, colonel qui travaillait lui aussi pour le NSC, ont été réaffectés dans l’armée, sans donner davantage de précisions “par respect pour leur vie privée”.

Le représentant démocrate Eliot Engel, qui préside la commission des Affaires étrangères de la Chambre – l’une des commissions ayant mené l’enquête dans l’impeachment -, a déclaré que la décision de révoquer Vindman était “honteuse”. “Le président pense que la seule loyauté qui compte est une loyauté envers sa personne”, a-t-il dit par écrit.

Interrogé plus tôt vendredi sur des informations de presse rapportant qu’il pourrait révoquer le colonel, Donald Trump a répondu qu’il n’était “pas content” de Vindman.

 

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque 2020

Croissance zone euro : un tassement de fin d’année qui hypothèque  2020

 

Un très net tassement de la croissance a été enregistré dans l’Union économique au dernier trimestre. La France en particulier a vu son PIB  reculer de 0,1 %, cela en raison surtout des grèves relatives à la réforme des retraites.  La croissance de l’activité économique de l’union se montre donc particulièrement faiblarde. Elle s’inscrit évidemment dans le ralentissement de la dynamique économique mondiale en Chine bien sûr et bien avant le développement du virus. Aussi au Japon dont la croissance comme celle de la France tombe dans le rouge. Parallèlement, les consommations des ménages ne sont pas assez  dynamiques pour compenser la baisse des échanges internationaux. Par ailleurs, les investissements se tassent aussi. Au total, pour l’union économique, il ne faut sans doute pas s’attendre à une croissance supérieure à 1 % en 2020. Sans parler des risques géopolitiques, financiers voire sanitaires.

Ce  rythme ralenti porte la croissance annuelle de 2019 à 1,2% en zone euro et à 1,4% dans l’Union. Là encore, le ralentissement de l’activité se voit nettement, par rapport aux 2,4% de croissance de 2017 et 1,8% de 2018. Néanmoins, l’estimation annuelle d’Eurostat pour 2019 reste légèrement plus optimiste que celle de la Commission : dans ses dernières prévisions, l’institution déclarait s’attendre à une croissance établie à 1,1% dans l’Union.

Evolution du taux de croissance du PIB en 2019 dans l’Union et la zone euro Eurostat, Le Figaro

Dans le détail, les États membres devraient être marqués diversement par le ralentissement de l’activité. Ainsi, la France a communiqué de mauvais chiffres ce trimestre, avec un recul du PIB de 0,1%, bien en deçà des prévisions des économistes. Ce recul est notamment dû à la décélération des dépenses de consommation des ménages, moteur de la croissance en 2019 et 2020. Néanmoins, le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé que «les fondamentaux» de l’Hexagone restaient «solides». Il a ainsi préféré qualifier ce recul de «ralentissement passager». L’Italie devrait également voir sa croissance plafonner à 0,2% seulement en 2019. À l’inverse, certains pays, comme l’Autriche, l’Espagne ou la Lituanie ont d’ores et déjà présenté des chiffres encourageants pour ce trimestre.

Politique monétaire de la BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

Politique monétaire de la BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

 

 

Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité dénonce cette phobie de l’inflation qui a tué emploi et investissement. ( tribune au « Monde »,)

 

Tribune.

 

« Vingt ans après la naissance de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête, en ce mois de janvier et sous l’impulsion de sa présidente, Christine Lagarde, à démarrer le chantier de sa « revue stratégique » de politique monétaire. Un processus inédit depuis 2003, et dont le potentiel est la remise en cause – au moins partielle – du dogme économique le plus puissant de ces quarante dernières années : la stabilité des prix, héritière européenne de la politique, française, du « franc fort ».

Cette politique est née, en effet, du tournant de la rigueur de mars 1983 (et plus exactement de juin 1982), qui correspondait alors à la nécessité de lutter contre une inflation galopante. Fin 1986, le combat est remporté et l’inflation est ramenée sous le seuil de 3 %, soit 10 points de moins que son chiffre de 1980. C’est à ce moment de l’histoire économique française que cette politique s’est faite idéologie. Non pas sous la seule influence d’une Allemagne acquise à ce principe, pas plus que par la seule volonté de créer la monnaie unique, mais d’abord par une ambition toute française de rigueur monétaire.

Le 10 avril 1992, Jean-Claude Trichet – alors directeur du Trésor – écrivait dans une note destinée au ministre des finances : « Notre grand objectif est de poursuivre une politique de maîtrise de l’inflation avec les objectifs – ambitieux mais qui sont les seuls que notre pays puisse se donner aujourd’hui – (…) de maintenir en France une inflation inférieure à l’allemande ». Une phrase que les auteurs de La Guerre de sept ans. Histoire secrète du franc fort, 1989-1996 (Calmann Lévy, 1996), Eric Aeschimann et Pascal Riché analysent en ces termes : « En clair, il n’est plus question d’un franc fort, mais d’un franc plus fort que le mark ». Classe politique et haute administration agissent alors avec la ferveur du converti. De Pierre Bérégovoy à Edouard Balladur en passant par Michel Sapin, leurs successeurs et leurs administrations, l’austérité monétaire devient une marque de fabrique « made in France ».

Ce soutien apporté au franc va voir la croissance nominale (non ajustée de l’inflation) du pays chuter de façon vertigineuse au cours de ces premières années de la décennie 1990. De 8 % en 1989, elle tombe à 1 % en 1993 (sur la même période, les Etats-Unis passent de 8 % à 5 %) dont le seul équivalent est la chute de la croissance nominale observée entre 2007 et 2009, pendant la grande crise mondiale. Du côté du chômage, le choix du « franc fort » va s’avérer dramatique. Si une décrue s’était amorcée au lendemain de la lutte – utile – contre l’inflation pour atteindre 8 % à la fin de l’année 1989, le taux de chômage bat un nouveau record au deuxième trimestre 1994, à 10,8 %. Sur l’ensemble de la décennie, un taux de chômage moyen de 9,7 % est à mettre en face d’une inflation moyenne de 1,45 %, marquant la dérive de ce qui est pourtant considéré comme une politique de  raison ».

BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

BCE- la lutte contre l’inflation qui tue l’investissement et l’emploi

Nicolas Goetzmann, responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité dénonce cette phobie de l’inflation qui a tué emploi et investissement. ( tribune au « Monde »,)

 

Tribune.

 

« Vingt ans après la naissance de l’euro, la Banque centrale européenne (BCE) s’apprête, en ce mois de janvier et sous l’impulsion de sa présidente, Christine Lagarde, à démarrer le chantier de sa « revue stratégique » de politique monétaire. Un processus inédit depuis 2003, et dont le potentiel est la remise en cause – au moins partielle – du dogme économique le plus puissant de ces quarante dernières années : la stabilité des prix, héritière européenne de la politique, française, du « franc fort ».

Cette politique est née, en effet, du tournant de la rigueur de mars 1983 (et plus exactement de juin 1982), qui correspondait alors à la nécessité de lutter contre une inflation galopante. Fin 1986, le combat est remporté et l’inflation est ramenée sous le seuil de 3 %, soit 10 points de moins que son chiffre de 1980. C’est à ce moment de l’histoire économique française que cette politique s’est faite idéologie. Non pas sous la seule influence d’une Allemagne acquise à ce principe, pas plus que par la seule volonté de créer la monnaie unique, mais d’abord par une ambition toute française de rigueur monétaire.

Le 10 avril 1992, Jean-Claude Trichet – alors directeur du Trésor – écrivait dans une note destinée au ministre des finances : « Notre grand objectif est de poursuivre une politique de maîtrise de l’inflation avec les objectifs – ambitieux mais qui sont les seuls que notre pays puisse se donner aujourd’hui – (…) de maintenir en France une inflation inférieure à l’allemande ». Une phrase que les auteurs de La Guerre de sept ans. Histoire secrète du franc fort, 1989-1996 (Calmann Lévy, 1996), Eric Aeschimann et Pascal Riché analysent en ces termes : « En clair, il n’est plus question d’un franc fort, mais d’un franc plus fort que le mark ». Classe politique et haute administration agissent alors avec la ferveur du converti. De Pierre Bérégovoy à Edouard Balladur en passant par Michel Sapin, leurs successeurs et leurs administrations, l’austérité monétaire devient une marque de fabrique « made in France ».

Ce soutien apporté au franc va voir la croissance nominale (non ajustée de l’inflation) du pays chuter de façon vertigineuse au cours de ces premières années de la décennie 1990. De 8 % en 1989, elle tombe à 1 % en 1993 (sur la même période, les Etats-Unis passent de 8 % à 5 %) dont le seul équivalent est la chute de la croissance nominale observée entre 2007 et 2009, pendant la grande crise mondiale. Du côté du chômage, le choix du « franc fort » va s’avérer dramatique. Si une décrue s’était amorcée au lendemain de la lutte – utile – contre l’inflation pour atteindre 8 % à la fin de l’année 1989, le taux de chômage bat un nouveau record au deuxième trimestre 1994, à 10,8 %. Sur l’ensemble de la décennie, un taux de chômage moyen de 9,7 % est à mettre en face d’une inflation moyenne de 1,45 %, marquant la dérive de ce qui est pourtant considéré comme une politique de  raison ».

 

«France: la violence qui (re)vient». La tribune (Alain Bauer)

«France: la violence qui (re)vient».  (Alain Bauer)

Alain Bauer, professeur de criminologie au Conservatoire national des arts et métiers, explique les raisons du retour de la violence  n France dans l’Opinion.

 

Tribune .

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Georges Clemenceau disait de la Révolution française qu’elle « était un bloc dont on ne peut rien distraire ».

On va pouvoir appliquer la même formule à la violence.

Si l’appareil statistique policier français est connu pour ses multiples défauts (partiel, parcellaire, parfois partial), en grande partie corrigés, mais plus pour longtemps, par l’enquête nationale de victimation mise en place par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (enquête et observatoire vont disparaître pour des raisons aussi misérablement comptables qu’irrationnelles), il n’en reste pas moins qu’il dispose de la continuité et d’une certaine forme de cohérence. Il ne supprime rien, même s’il redispose entre catégories avec cet objectif politique permanent : avoir de « meilleurs chiffres » que l’an dernier… La couleur politique du gouvernement n’influant en rien sur cette pulsion à la minoration.

Mais les chiffres peuvent être têtus, et ceux publiés jeudi 16 janvier en catimini par le service statistique du ministère de l’Intérieur (après les vœux ministériels), posent de graves questions pour l’avenir.

Forte augmentation des violences sexuelles enregistrées (+12 %), nette augmentation des homicides (970 victimes, 76 de plus qu’en 2018, soit + 8,5 %)… Les coups et blessures volontaires sur personnes de 15 ans ou plus enregistrent une forte hausse en 2019 (+8 %). La hausse est modérée pour les vols sans violence contre les personnes (+3 %) et pour les vols dans les véhicules (+1 %). Les vols avec armes et les cambriolages de logements sont stables. Les escroqueries progressent de 11 %. Curieusement, après une longue année de casse, les destructions et dégradations volontaires baissent (-1 %). Ce sujet méritera sans doute d’être vérifié auprès des assureurs…

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années

Crispation sociale. Si le gouvernement pointe à juste titre une forte crispation sociale et des violences « de rue » particulièrement prégnantes, incluant des violences non seulement contre les forces de l’ordre mais aussi, et c’est particulièrement représentatif de la dégradation du climat sociétal, contre les pompiers, on ne saurait occulter des phénomènes multiples, aux causes différentes mais aux effets convergents : forte augmentation des plaintes pour agressions sexuelles, progression des coups et blessures et surtout, forte progression des homicides et sans doute des tentatives, qui devraient faire passer la barre cumulée de l’homicidité au-delà du pic historique connu en 1983, bouclant ainsi sept années de progression régulière.

La violence politique ou sociale est rarement déconnectée de la violence sociétale. 2019 marquera un passage régressif alors que la criminalité violente s’était apaisée pendant quinze années (1994-2010), ce basculement public et privé, visible et intime, personnel et collectif, vers les violences de toutes natures doit interpeller les acteurs sociaux et politiques avant que la réaction citoyenne n’emporte tout.

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

Un accord Chine Etats-Unis qui ne change rien

 

Non seulement l’accord  commercial Chine États-Unis ne change pas grand-chose,- il s’agit davantage d’une trêve que d’un accord- mais en plus il perpétue en quelque sorte le modèle étatique pervers de la Chine. Pour résumer, les nouvelles augmentations de droits de douane américain envisagés seront figées en échange d’une promesse bien illusoire d’achat par la Chine de davantage  de biens américains et d’une petite ouverture pour les capitaux étrangers . Jean-François Dufour, Directeur de la société de conseil DCA Chine-Analyse et éditeur de la newsletter « The China Industrial Monitor » explique que cet accord est même dangereux car il valide en quelque sorte le modèle chinois (tribune au  Monde)

Tribune. L’administration Trump a engagé une guerre commerciale contre la Chine en 2018 avec pour objectif d’obtenir des réformes structurelles du modèle économique chinois. A l’arrivée, avec l’accord de « Phase 1 » entre Washington et Pékin, signé le 15 janvier 2020, c’est exactement l’inverse qui se produit : l’administration américaine prend acte d’un système chinois de commerce administré, pour en tirer profit.

L’inclusion dans cette démarche des produits manufacturés, en plus des biens agricoles et énergétiques, constitue la grande innovation de cet accord – et elle impactera les entreprises d’une Europe qui doit en tirer les conséquences. Le document de 96 pages (annexes comprises) signé par le président Donald Trump et le vice-premier ministre Liu He le 15 janvier, aborde dans ses premiers chapitres des questions structurelles – la protection de la propriété intellectuelle et les transferts de technologies. Mais il reste sur ce plan au niveau des affirmations de principes, renvoyant à plus tard d’éventuels mécanismes concrets d’application.

L’accord rentre dans le concret, et dans des mesures à prendre à brève échéance, sur la question des services financiers. Sur ce point, malgré les apparences, les « concessions » faites par la Chine sont à son avantage.

Les possibilités étendues pour les entreprises américaines de pénétrer le marché financier chinois – y compris avec l’établissement de sociétés de gestion d’actifs (Assets Management Corporations) chargées de racheter des créances douteuses – va dans le sens des objectifs chinois, qui cherchent à multiplier les sources de financement pour soulager un secteur bancaire national profondément déstabilisé par ces prêts non performants. »

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Climat : 2019 , un record qui annonce + 3 à 5 degré en plus d’ici la fin du siècle

Record confirmé par l’organisation météorologique mondiale et perspectives d’augmentation de trois à 5° la fin du siècle. La température moyenne mondiale a gagné entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, confirme l’Organisation météorologique mondiale.

Des  scientifiques de Météo France avaient déjà  présenté les scénarios de changement climatique en France jusqu’en 2100 dans un rapport intitulé Le climat de la France au 21e siècle..  En métropole dans un horizon proche entre 2021 et 2050, les chercheurs projettent une hausse des températures moyennes entre 0,6 et 1,3 °C, une augmentation du nombre de jours de vagues de chaleur en été (surtout dans le quart Sud-Est) ainsi qu’une diminution du nombre de jours anormalement froids en hiver sur l’ensemble de la France.

Puis, d’ici la fin du siècle entre 2071 et 2100, les tendances s’accentueraient encore. Les scientifiques observent une forte hausse des températures moyennes pouvant atteindre de 2,6 °C à 5,3°C en été, des vagues de chaleur pouvant dépasser 20 jours dans le Sud-Est mais aussi la poursuite de la diminution des extrêmes froids Les scénarios sont en effet alarmants : des épisodes de sécheresse plus nombreux sont à prévoir ainsi qu’un renforcement des précipitations extrêmes sur une large partie du territoire.

Pour  l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’agence des Nations unies pour la météorologie. La température moyenne sur l’ensemble du globe a affiché une hausse comprise entre 1,05°C et 1,2°C l’an dernier par rapport à l’ère préindustrielle, selon les cinq sources différentes compilées par l’OMM. L’agence de Genève utilise deux jeux de données en provenance des États-Unis, fournies par l’Institut Goddard de la Nasa et celles de l’administration américaine pour l’océan et l’atmosphère (NOAA), les informations communiquées par le bureau britannique de météorologie (Met Office) regroupées avec celles de l’université East Anglia. Enfin, l’OMM compile les statistiques japonaises et celles en provenance de l’Union européenne fournies par Copernicus et le Centre européen de prévision météorologique à moyen terme. Ce dernier était arrivé aux mêmes conclusions la semaine dernière.

La température moyenne l’an dernier a toutefois été un peu inférieure à celle de 2016, qui avait été aggravée par un fort phénomène climatique El Niño.

L’OMM précise que la moyenne sur les cinq dernières années est la plus haute mesurée, comme celle sur la dernière décennie. Chaque période de dix ans bat le record de la précédente décennie depuis le début des années 1980. «Malheureusement, nous nous attendons à voir de nombreux phénomènes météorologiques extrêmes en 2020 et au cours des prochaines décennies, alimentés par des niveaux records de gaz à effet de serre qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère», prévient le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas. La concentration de CO2

dans l’atmosphère a atteint un nouveau pic depuis le début de l’ère industrielle en 2019.

En outre, «plus de 90 % de la chaleur excédentaire (liée au réchauffement) est stockée dans les mers du monde entier, où elle s’accumule et provoque des augmentations de température de l’océan», estiment des chercheurs américains dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Ils soulignent que la température a encore augmenté l’an dernier, comme ce fut le cas au cours des années précédentes.

 

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

Automobiles Chine: recul du marché qui confirme le tassement de la croissance

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

Croissance chine: recul du marché automobile qui confirme le tassement

 

Le principal marché automobile mondial enregistre une chute sévère qui explique en grande partie les impacts négatifs sur l’industrie manufacturière et plus généralement  sur la croissance.

Les  ventes des véhicules des particuliers ont chuté de près de 7,5%, une baisse encore plus forte qu’en 2018. Le recul du marché n’a pas touché tous les constructeurs automobiles. Ceux qui ont perdu des parts de marché sont les fabricants chinois et américains, tandis que ceux qui ont connu des ventes en hausse sont les marques japonaises et allemandes.

Autre indicateur, ‘’évolution des prix qui constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques. Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

 

Le tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  aussi un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

 

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

 

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquées précédemment selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

 

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

 

Il est clair qu’il ne fallait pas s’attendre à un retrait pur et simple du projet de retraite du gouvernement. Politiquement, cela aurait été insupportable pour la majorité et aurait également hypothéqué ses chances pour les prochaines échéances électorales. Certes le premier ministre a réaffirmé les principes de sa retraite mais il l’ a vidée de tout sens. D’abord en multipliant les régimes particuliers pour désamorcer le mécontentement ensuite pour renvoyer les décisions précises à une conférence sur le financement.

Ce qu’on aurait dû faire des le départs car c’est bien la situation financière qui doit justifier les mesures prises dans le cadre d’un système plus universel. De ce point de vue, il faudra évidemment revoir les prévisions budgétaires très fantaisistes du comité d’orientation des retraites qui avancent un déficit probable de 10 à 15 milliards système de retraite en 2025 alors que récemment sous Hollande le même comité estimé qu’à cette échéance le système serait toujours équilibré. Bref avant le financement , il faudra une évaluation autrement plus pertinente en plus avec des scénarios.

Personne ne peut dire qu’elles seront exactement les éléments paramétriques à prendre en compte en 2027 ( rapport actif retraités, évolution des cotisations, évolution de la croissance notamment). Bref pour tout dire, comme d’habitude un réajustement des réformes est sans doute à prévoir tous les cinq ans environ. Le document du Premier ministre veut cependant affirmer sa fermeté mais il s’agit de propos de façade car tout sera remis en question sauf concernant certains régimes spéciaux, on vise évidemment notamment la SNCF et la RATP que l’opinion a toujours condamnés.

Premier point de la lettre du premier ministre: la volonté du gouvernement de construire un système universel de retraite, par répartition et par points, «plus fort, plus simple, et plus juste que le système actuel.» Il indique que les régimes spéciaux seront supprimés au terme de la période de transition définie au mois de décembre.

Édouard Philippe insiste sur ce système universel, qui constitue «un grand projet de justice sociale». Les concertations ouvertes sur la pénibilité, le minimum de retraites, l’emploi des seniors, la gestion des fins de carrière dans les entreprises comme dans le secteur public, permettront de l’améliorer encore.

Le nouveau système de retraites et ses avancées doivent être «crédible», peut-on lire dans cette lettre, afin que tout le monde puisse avoir confiance, notamment les plus jeunes. «Il faut qu’il soit financé et que la gouvernance mise en place et largement confiée aux partenaires sociaux dispose des leviers nécessaires.» L’équilibre de ce système va être peaufiné.

L’ âge d’équilibre  constituera un des leviers de pilotage collectif du sytème dans la durée et servira également de référence individuelle aux assurés afin qu’ils partent en retraite avec un niveau «adéquat» de pension. «Cette référence collective pourra être adaptée pour refléter la diversité des carrières professionnelles, et notamment les situations de pénibilité ou de carrière longue», peut-on lire dans la lettre. Cet âge d’équilibre permettra également à ceux qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans afin d’éviter une décote, de partir plus tôt avec un taux plein.

Concernant l’équilibre financier en 2027, Édouard Philippe propose également l’organisation d’une conférence, animée par l’ancien directeur général de l’AGIRC-ARRCO Jean-Jacques Marette, afin de proposer des mesures permettant d’atteindre un équilibre financier en 2027, ainsi que des recommandations sur le pilotage du système des retraites.

La conférence sus-citée rendra ses conclusions à la fin du mois d’avril 2020. «Les Français auront ainsi une vision complète de la réforme et de ses effets à l’été 2020.»

Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», le gouvernement «prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social».«Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités», a insisté le Premier ministre. Le problème c’est que la popularité de Macron  est en train de s’écrouler, un Macron par ailleurs bien discret sur cette réforme impopulaire alors qu’il ne cesse de multiplier les bavardages sur tous les autres sujets. L’évolution de ces sondages de popularité pourrait conduire à ralentir l’enthousiasme réformateur du premier ministre voire même à le remercier.

Croissance Chine nouveau ralentissement des prix qui confirme la baisse de la croissance

Croissance Chine  nouveau ralentissement des prix qui confirme la baisse de la croissance

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L’évolution des prix constitue évidemment un thermomètre qui mesure le déséquilibre entre l’offre et la demande. Or comme on le sait la demande internationale à l’usine de monde que constitue la Chine ne cesse de se réduire. Du coup,  les prix diminuent. Le signe aussi que la consommation intérieure chinoise ne parvient pas encore à compenser l’écroulement des exportations en raison notamment de l’endettement de nombreux acteurs économiques.-Les prix à la production en Chine ont en effet décliné en décembre à un rythme moins important que le mois précédent, le signe d’un rebond modeste de l’activité manufacturière et qui suggère que les mesures de soutien engagées par le gouvernement pourraient avoir contribué à stabiliser l’économie.

L e tassement de la croissance de l’activité manufacturière constitue  un autre  thermomètre de la demande mondiale et au-delà de la croissance. L’activité dans le secteur manufacturier en Chine a progressé en décembre à un rythme encore plus faible que le mois précédent, qui avait marqué un pic en trois ans, du fait du ralentissement des nouvelles commandes, montrent les résultats publiés jeudi de l’enquête réalisée par Caixin/Markit auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI manufacturier calculé par Caixin/Markit s’est établi à 51,5 le mois dernier, contre 51,8 en novembre. Il est inférieur au consensus, qui donnait un indice stable, mais reste pour un cinquième mois consécutif au-dessus du seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité.

Ces statistiques, essentiellement basées sur les PME tournées vers l’export, font place à moins d’optimisme que les données officielles communiquéespredemmenet selon lesquelles l’activité dans le secteur manufacturier a progressé pour un deuxième mois consécutif grâce à une accélération de la production.

 

Selon les statistiques officielles publiées jeudi, l’indice des prix à la production (PPI) a chuté le mois dernier de 0,5% en rythme annuel, contre un déclin de 1,4% en novembre. Le consensus anticipait une baisse de 0,4%.

Dans un communiqué accompagnant la publication des données, le Bureau national de la statistique (BNS) indique que le rebond des activités énergétiques a contribué à ce redressement.

Pour l’ensemble de l’année 2019, le PPI a diminué de 0,3% alors qu’il avait progressé de 3,5% lors de l’année précédente.

L’indice des prix à la consommation (CPI) a progressé en décembre au même rythme qu’en novembre – 4,5% en rythme annuel, soit un plus haut de huit ans -, une nouvelle fois sous l’effet de la hausse du prix du porc due à une épidémie de fièvre porcine.

Cependant l’inflation de base, qui exclut les produits alimentaires et énergétiques, est restée modeste, avec une progression de 1,4% en rythme annuel de l’indice en décembre, identique au mois précédent. 

Iran- funérailles du général iranien Soleimani : une hystérie qui fait 50 morts

Iran- funérailles du général iranien Soleimani : une hystérie  qui fait 50 morts

L’ hystérie collective qui a fait 50 morts dans une bousculade lors de la funérailles du général iranien démontre à l’évidence la folie totale du régime qui manipule le peuple via  les gardiens de la révolution. Faire des martyrs supplémentaires nourrit le nationalisme et permet de faire oublier la crise sociale et démocratique dramatique de ce pays. Faut-il rappeler que suite à l’augmentation du carburant , le régime a réprimé dans le sang les manifestations des mécontents dont beaucoup opposés au régime. Au moins 50 personnes sont donc mortes dans une bousculade qui s’est produite mardi à Kerman, dans le sud-est de l’Iran, en marge des funérailles du puissant général iranien Qassem Soleimani, tué vendredi par l’armée américaine.

Des dizaines de milliers de personnes avaient afflué dans la matinée dans la ville natale de l’architecte de la politique d’influence régionale de l’Iran et commandant de la force Al Qods, unité d’élite des gardiens de la Révolution.

« Aujourd’hui, malheureusement un certain nombre de nos citoyens ont été blessés et un certain nombre tués », a dit le chef des services d’urgences, Pirhossein Kolivand, à la télévision d’Etat.

 

Selon l’agence de presse ISNA, le bilan de ce mouvement de foule s’établit à cinquante morts. L’agence semi-officielle Fars fait quant à elle fait état de 213 blessés.

Véritable déflagration, la mort du général Soleimani, tué vendredi près de l’aéroport de Bagdad dans une frappe américaine ordonnée par Donald Trump, a ravivé des tensions déjà fortes entre les États-Unis et la République islamique et fait craindre une déstabilisation dans la région.

Préparant sa riposte, l’Iran a annoncé qu’il examinait actuellement treize scénarios différents et promis un « cauchemar historique ».

« Les Américains doivent savoir que pour l’heure treize scénarios de vengeance ont été débattus au sein du conseil et même si le consensus se forme autour du scénario le plus faible, sa mise en oeuvre pourra être un cauchemar historique pour tous les Américains« , a prévenu le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale Ali Shamkhani, cité par l’agence Fars.

Présent à Kerman, où le slogan « Mort à l’Amérique » a été scandé, le général Hossein Salami, commandant des gardiens de la Révolution, a pour sa part prévenu que l’Iran prendrait « sa revanche, une revanche intense et décisive ».

 

Le chômage des seniors qui discrédite la réforme des retraites

Le chômage des seniors qui discrédite la réforme des retraites

 

Le report de la de la retraite alors  que la plupart des seniors sont au chômage constitue une incohérence totale pour les chercheurs Thomas Capelier et Carole Tuchszirer dans une tribune au « Monde ».

Tribune

 

« Le recul de l’âge de la retraite est une constante des réformes engagées depuis le début des années 2010, une tendance à l’œuvre dans la plupart des pays européens. Mais la France se singularise par la difficulté à maintenir les seniors sur le marché du travail. Certes, le taux d’emploi des plus de 50 ans s’est accru sensiblement sur la période récente, mais la situation des seniors de plus de 60 ans exige de tirer la sonnette d’alarme.

Pour beaucoup, le report de l’âge de la retraite s’est traduit par une éviction pure et simple du marché du travail. Chez les 60-64 ans, le taux d’emploi plafonne à 31 % en 2018 ; 7,5 % d’entre eux sont au chômage, le plus souvent depuis plus d’un an, quand d’autres ont basculé dans l’inactivité et les minima sociaux. Aujourd’hui, près de 900 000 actifs de plus de 55 ans sont inscrits comme demandeurs d’emploi en catégories A, B, C. Sur dix ans, leur nombre n’a fait que croître : les plus de 60 ans sont aujourd’hui 300 000 à être inscrits à Pôle emploi, contre 50 000 en 2012.

Dans le débat actuel sur les retraites, on aborde l’emploi des seniors sous l’angle de l’allongement des carrières, du maintien en emploi, de la santé au travail. Mais comment le chômage des seniors est-il pris en compte ?

En juillet, la Cour des comptes regrettait « le délaissement des politiques en faveur de l’emploi des seniors » et « l’absence de stratégie nationale du service public de l’emploi » sur ce sujet. Durant plus de trente ans, les politiques publiques ont fait du traitement social du chômage et des mécanismes de cessation anticipée d’activité l’essentiel de la politique de l’emploi en direction des seniors. A partir du milieu des années 2000, les pouvoirs publics changent de cap. Pour relancer l’emploi des seniors, ils décident de mettre un terme à la logique des préretraites et aux dispositifs qui lui étaient associés : fin des garanties de ressources, de la dispense de recherche d’emploi, etc.

Malheureusement, aucune politique active de l’emploi n’a pris le relais de ces mesures dites passives pour favoriser le retour à l’emploi des seniors au chômage. Les « plans seniors » et le « contrat de génération » de 2012 ont fait long feu, et les quelques contrats aidés qui subsistent aujourd’hui ne ciblent pas le public des seniors, très faiblement représenté dans ces dispositifs. Sur les 140 000 contrats aidés signés en 2018 par les entreprises, seuls 47 000 concernent les actifs de plus de 50 ans. Seulement 16 % des chômeurs de plus de 50 ans ont pu bénéficier des parcours mis en place par les structures d’insertion par l’activité économique. Du côté de la formation professionnelle, même constat, puisque seulement 3 % des chômeurs de plus de 55 ans accèdent chaque année à des actions de formation. »

 

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

 

 

Jusque-là la technocrate Élisabeth borne avait  effectué un parcours presque sans faute,  se limitant à la gestion technique des dossiers et évitant ainsi de s’impliquer dans les questions politiques particulièrement dangereuses. On notera d’ailleurs que sur le thème de l’environnement, elle s’est montrée particulièrement discrète pour ne pas dire complètement absente se contentant de banalités et de propos de bistrot. Les ennuis sont venus quand Macon et le Premier ministre ont incité les différents ministres à s’investir davantage dans les orientations politiques gouvernementales. Le problème, c’est que Élisabeth borne est une technocrate, ingénieur des ponts, qui n’a aucune expérience politique et encore moins expérience sociale. En plus un peu psychorigide. Avec beaucoup de maladresse , elle a commencé à adresser des mises en garde , des condamnations  aux responsables sociaux sur un sujet qu’elle ne connaît absolument pas. Les contradictions de l’intéressée ont éclaté quand  on s’est aperçu que la principale responsable ministérielle du conflit des transports envoyait  ses tweets moralisateurs depuis sa résidence de vacances à Marrakech. Une faute qu’elle paiera sans doute leur d’un prochain remaniement ministériel. Et encore un ministre de l’environnement qui n’aura pas résisté longtemps.

Le Parisien a en effet révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

 

La folie d’Orange qui veut démonter son réseau de cuivre d’ici 10 ans

La folie d’Orange  qui veut  démonter son réseau de cuivre d’ici 10 ans

 

On peut légitimement s’interroger sur l’état mental du PDG d’Orange qui annonce la fin du réseau cuivre pour 2030 et son démontage. Comme si la totalité de la population habitait dans les métropoles et les grandes villes particulièrement bien desservies par les télécoms. Notons que c’est un état mental  qui méritait  déjà interrogation quand le même PDG d’Orange alors  directeur de cabinet au ministère des finances avait accordé 400 millions à Tapie. (1). Or il est vraisemblable que d’ici 10 ans nombre de zones notamment rurales risquent de ne plus être desservis du tout. En tout cas pas par le câble qui ne pourra atteindre que certains centres agglomérés, pas par la 5 G alors que déjà on doit se contenter d’un fonctionnement alternatif de la 3 et 4G. Heureusement il y a encore la technologie du câble de cuivre même s’il est dans un état lamentable . Suite aux différentes tempêtes qui ont affecté le pays le réseau téléphonique a été encore un peu plus endommagé. Il faut dire que depuis des années déjà pratiquement plus personne n’entretient ce réseau et que nombre de poteaux téléphoniques sont en fait soutenus  par les fils ou des branches d’arbres quand les fils ne sont pas comment et simplement à terre et ou coupés. Le problème,  c’est que ce réseau téléphonique par fils suspendus concerne essentiellement les zones rurales. Des zones par ailleurs défavorisé concernant les liaisons par portable avec des zones blanches en tout cas souvent grises. Ainsi on peut recevoir un SMS le lendemain de son envoi. Normalement, c’est l’opérateur Orange qui a reçu la délégation pour entretenir le réseau. Mais depuis des mois et des années pratiquement aucun entretien n’est réalisé car Orange considère que ce réseau profite aussi à ses concurrents qu’il a donc pas intérêt à leur  faciliter  la tâche. Par ailleurs, il est vrai que ce réseau desserre surtout des territoires à faible densité démographique qui n’intéressent pas les opérateurs. Orange envisage même de créer une curieuse filiale qui s’occuperait de cette question d’entretien de l’infrastructure. Sans doute pour la facturer aux autres concurrents. Face au délabrement total du réseau téléphonique classique par fils, les pouvoirs publics sont complètement muets. Il y a pourtant une différence de taille entre l’entretien du réseau électrique dans un état relativement satisfaisant ( même si des améliorations sont aussi nécessaires)  et le réseau téléphonique complètement délabré. On compte peut-être sur les nouvelles technologies pour substituer  un jour la 5G ( puis la 6G) au réseau par fils. Une possibilité technique avec une réserve de taille à savoir que la 5G  n’est pas prête d’être installée dans les territoires ruraux pas plus d’ailleurs que le câble Pourtant le PDG d’Orange déclare :

« Déposer les câbles aériens et enterrés, c’est notre responsabilité. C’est aussi une opportunité économique. Le tonnage de la boucle locale est énorme », explique Marc Blanchet, le directeur technique d’Orange. Ces cinq dernières années, le groupe a commencé à démanteler les parties centrales du réseau - là où les câbles sont les plus gros et regroupent parfois des milliers de paires de cuivre. Il a ainsi récupéré 80.000 tonnes de cuivre, une matière première très bien valorisée. Une suggestion pourquoi ne pas revendre le cuivre à tapie ? .

 

(1)Stéphane Richard, directeur de cabinet de Christine Lagarde au moment des faits, a bénéficié d’une relaxe alors que l’ancienne ministre des Finances avait été condamnée en 2016 (mais dispensée de peine par la Cour de justice de la République) “pour des griefs assez voisins”,. Celle-ci avait été sanctionnée pour “négligence” après avoir autorisé la procédure arbitrale pour solder le litige de l’affaire. En fait la justice  » indépendante » a considéré qu’il n’y avait aucun responsable de l’Etat responsable de cette escroquerie.

Élisabeth Borne, la ministre en vacances qui gère la crise sociale depuis Marrakech !

Élisabeth Borne, la ministre en vacances  qui gère la crise sociale depuis Marrakech !

Le Parisien a révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

Spéculation prix Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Spéculation prix Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Le terme gentrification constitue une sorte d’élégance sémantique pour qualifier l’exclusion des résidents du centre des villes voire des villes elles-mêmes. Un phénomène international lié d’une part à la spéculation aussi à la transformation de nombre d’immeubles en hôtels plus ou moins clandestins  grâce à R&B. Des hôtels qui permettent de dégager des rentabilités exceptionnelles mais qui plombent évidemment l’hôtellerie classique, rendent les loyers inaccessibles et l’acquisition encore davantage. La spéculation immobilière pèse sur les conditions d’accès à la propriété tout autant que sur le niveau des loyers. En France, en moyenne les ménages français par exemple doivent consacrer plus en plus importante de leurs revenus aux dépenses de logement, plus de 25 %. Pour la plupart, une  sorte de d’attribution vers du capital mort qui n’apporte plus grand-chose à l’activité économique. Notons que dans les très grandes villes comme Paris par exemple la plupart des candidats à l’accession sont exclus du marché. Pour obtenir un prêt, il faut  en effet au moins 10. 000 euro de revenu. Pris en étau entre les pénuries de logements, des prix en hausse et des vies professionnelles plus chaotiques, les ménages, dans l’ensemble des pays riches, ont donc de plus en plus de mal à se loger. Ce constat émane de l’OCDE sur la base d’indicateurs touchant au marché, aux conditions de logement et aux politiques publiques. Le logement absorbe la part la plus importante du budget des ménages: 22 % pour la moyenne des pays de l’OCDE (qui compte actuellement 36 membres), 26 % en France. Et il tend à augmenter.

L’organisation internationale d’expertise économique note une hausse de 5 % de 2005 à 2015 du budget logement des ménages alors que les autres dépenses ont diminué: de 2,1 % pour la nourriture, de 1 % pour les vêtements et de 1,2 % pour les loisirs. Cela tient à la nette progression des prix, plus marquée sur le marché locatif. Au sein de l’OCDE, ils ont augmenté de 40 % depuis 2005, avec des disparités importantes selon les pays: 20 % en France, 42 % aux États-Unis, 151 % en Islande

 

Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Logement : cette gentrification qui exclut les jeunes et les autres

Le terme gentrification constitue une sorte d’élégance sémantique pour qualifier l’exclusion des résidents du centre des villes voire des villes elles-mêmes. Un phénomène international lié d’une part à la spéculation aussi à la transformation de nombre d’immeubles en hôtels plus ou moins clandestins  grâce à R&B. Des hôtels qui permettent de dégager des rentabilités exceptionnelles mais qui plombent évidemment l’hôtellerie classique, rendent les loyers inaccessibles et l’acquisition encore davantage. La spéculation immobilière pèse sur les conditions d’accès à la propriété tout autant que sur le niveau des loyers. En France, en moyenne les ménages français par exemple doivent consacrer plus en plus importante de leurs revenus aux dépenses de logement, plus de 25 %. Une sorte de d’attribution vers du capital mort qui n’apporte plus grand-chose à l’activité économique. Notons que dans les très grandes villes comme Paris par exemple la plupart des candidats à l’accession sont exclus du marché. Pour obtenir un prêt, il faut  en effet au moins 10. 000 euro de revenu. Pris en étau entre les pénuries de logements, des prix en hausse et des vies professionnelles plus chaotiques, les ménages, dans l’ensemble des pays riches, ont donc de plus en plus de mal à se loger. Ce constat émane de l’OCDE sur la base d’indicateurs touchant au marché, aux conditions de logement et aux politiques publiques. Le logement absorbe la part la plus importante du budget des ménages: 22 % pour la moyenne des pays de l’OCDE (qui compte actuellement 36 membres), 26 % en France. Et il tend à augmenter.

L’organisation internationale d’expertise économique note une hausse de 5 % de 2005 à 2015 du budget logement des ménages alors que les autres dépenses ont diminué: de 2,1 % pour la nourriture, de 1 % pour les vêtements et de 1,2 % pour les loisirs. Cela tient à la nette progression des prix, plus marquée sur le marché locatif. Au sein de l’OCDE, ils ont augmenté de 40 % depuis 2005, avec des disparités importantes selon les pays: 20 % en France, 42 % aux États-Unis, 151 % en Islande

Croissance France : un peu moins molle que la moyenne UE en 2019 mais qui se tasse

Croissance France : un peu moins molle   que la moyenne  UE en 2019 mais qui se tasse

 

On est loin encore d’une reprise dynamique puisque la France fera de +1,2 % de croissance en 2019 ans en moyenne dans la zone euro et  devra se contenter d’un peu moins de 1 %. On pourrait crier cocorico mais ce n’est pas avec une croissance de 1% qu’ on peut d’une part améliorer de manière significative l’emploi (3, 5 millions de chômeurs officiels, six à huit officieux) pas plus qu’on ne peut améliorer les recettes budgétaires. À telle enseigne que Macron a décidé de laisser filer le budget considérant que la question de l’objectif des 3 % était devenue obsolète !  .Selon les derniers chiffres de l’institut national de la statistique publiés ce mardi 17 décembre, la croissance trimestrielle du produit intérieur brut tricolore au cours de l’année 2019 serait légèrement supérieur à celle de la zone euro en moyenne. Le tableau dressé par les statisticiens montre que l’activité en France a progressé de 0,3% à chaque trimestre contre 0,2% dans l’union monétaire à l’exception du premier trimestre (0,4%). En ce qui concerne les projections, les économistes anticipent un rapprochement des rythmes de croissance pour le premier semestre 2020 (0,2% au T1 et 0,3% au T2 pour la zone euro et la France).

En milieu d’année, la plupart des instituts publics prévoyaient t une croissance pour 2020 équivalentes à celles de 2019. On se fondait sur des prévisions d’une augmentation de 1,4 % pour le PIB . Avec la détérioration de l’environnement international, les organismes de prévision ont  bien été contraints  de revoir à la baisse plusieurs fois leurs projections pour 2020. Ce que vient de faire encore la Banque de France qui estime maintenant que la croissance pourrait être limitée autour de 1 %. Plus globalement d’après la commission européenne,   l’économie de la zone  connaît actuellement sa septième année consécutive de croissance et devrait encore croître en 2020 et 2021. Les marchés du travail restent solides et le chômage poursuit sa décrue. Toutefois, l’environnement extérieur est devenu beaucoup moins favorable et les incertitudes sont grandes. L’un des secteurs les plus affectés est le secteur manufacturier, qui subit aussi des mutations structurelles. L’économie européenne semble donc aller vers une période prolongée de moindre croissance et de très faible inflation.

L’on s’attend maintenant à ce que le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro progresse de 1,1 % en 2019 et de 1,2 % en 2020 et 2021. Par rapport aux prévisions économiques de l’été 2019 (publiées en juillet), la prévision de croissance pour 2019 (initialement de 1,2 %) a donc été revue à la baisse de 0,1 point de pourcentage et celle pour 2020 (initialement de 1,4 %) de 0,2 point. Si l’on considère l’UE dans son ensemble, le PIB devrait augmenter de 1,4 % en 2019, en 2020 et en 2021. La prévision pour 2020 a, elle aussi, été revue à la baisse par rapport à l’été (où elle était de 1,6 %).

 

Le ralentissement de l’inflation enregistré cette année dans la zone euro a jusqu’à présent reposé sur la baisse des prix de l’énergie et sur le fait que les entreprises ont en grande partie choisi de répercuter le coût de la hausse des salaires sur leurs marges plutôt que sur leurs clients. Les tensions inflationnistes devraient rester faibles au cours des deux prochaines années. Le taux d’inflation de la zone euro (indice des prix à la consommation harmonisé) devrait s’établir à 1,2 % cette année et l’an prochain et passer à 1,3 % en 2021. Dans l’UE, l’inflation devrait se chiffrer à 1,5 % cette année et l’an prochain, puis à 1,7 % en 2021.

Les finances publiques en Europe devraient continuer de bénéficier de taux d’intérêt très bas sur les encours de dette. Malgré une croissance plus faible du PIB, le ratio total dette publique/PIB de la zone euro devrait encore baisser, pour la cinquième année consécutive, et s’établir à 86,4 % cette année, 85,1 % en 2020 et 84,1 % en 2021. Les mêmes facteurs seront à l’œuvre au niveau de l’UE, où le ratio de la dette publique au PIB devrait tomber à 80,6 % cette année, 79,4 % en 2020 et 78,4 % en 2021.

Par contre, les soldes des comptes publics devraient enregistrer une légère détérioration, sous l’effet du ralentissement de la croissance et de politiques budgétaires discrétionnaires un peu plus accommodantes dans certains États membres. Le déficit agrégé de la zone euro devrait passer d’un niveau historiquement bas de 0,5 % du PIB en 2018 à 0,8 % cette année, puis à 0,9 % en 2020 et 1,0 % en 2021, à politiques inchangées. Toutefois, l’orientation budgétaire générale de la zone euro, c’est-à-dire l’évolution de l’ensemble des soldes budgétaires structurels des 19 États membres qui composent la zone, devrait rester globalement neutre. Dans l’UE, le déficit agrégé devrait également augmenter et passer de 0,7 % du PIB en 2018 à 0,9 % cette année, 1,1 % en 2020 et 1,2 % en 2021.

Un certain nombre de risques pourraient se traduire par une croissance plus faible que prévu. Une nouvelle montée des incertitudes ou une aggravation des tensions commerciales et géopolitiques pèserait sur la croissance, de même qu’un ralentissement plus brutal que prévu en Chine, qui pourrait se produire si les mesures prises jusqu’ici n’avaient pas les effets attendus. Plus près d’ici, les risques incluent l’éventualité d’un Brexit désordonné et la possibilité que la faiblesse du secteur manufacturier ait plus de répercussions que prévu sur les secteurs tournés vers le marché intérieur. Ces prévisions reposent sur un ensemble d’hypothèses techniques concernant les taux de change, les taux d’intérêt et les prix des matières premières arrêtées au 21 octobre 2019. Pour toutes les autres données nécessaires, y compris les hypothèses relatives aux politiques publiques, les prévisions prennent en considération des informations datant du 24 octobre 2019 au plus tard.

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