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Accident de Mirepoix: un pont qui aurait dû être interdit aux camions ?

Accident de Mirepoix: un pont qui aurait dû  être interdit aux camions ?

 

 

D’après les premières déclarations des techniciens et des élus, le pont de mirepoix aurait été très bien entretenu. La question se pose alors de savoir pourquoi ce pont a cédé même si il a été fréquenté par un camion transportant un outil de chantier d’une vingtaine de tonnes. Un pont doit pouvoir être apte à supporter une  charge de 50 à 60 t au moins si l’on veut faire circuler des poids-lourds de 19 t. D’autant que la dynamique d’un véhicule en circulation n’est pas la même que celle d’un véhicule à l’arrêt.  Il y a forcément une marge de sécurité indispensable. La vraie question qui se pose est de savoir si ce pont était apte à la circulation des poids-lourds. Il y a une différence entre automobile qui fait moins d’une tonne et un poids-lourd de 19 voire de 40 à 45 t s’ il y avait sur surcharge. En outre il, n’est pas certain que les outils d’évaluation de l’entretien soient adaptés au contrôle d’infrastructure aussi anciennes.

Le camion qui circulait sur le pont de Mirepoix-sur-Tarn (Haute-Garonne) lundi 18 novembre au moment où celui-ci s’est effondré, transportait un engin de chantier de 19 tonnes, selon les informations de France Bleu Occitanie. Le poids total du camion et de son chargement dépassait ainsi les 19 tonnes autorisées, au maximum, pour les véhicules empruntant ce pont au-dessus du Tarn. Pour autant la main de sécurité n’aurait pas dû permettre cette catastrophe. En effet les marges de sécurité doivent être suffisantes pour intégrer des dépassements de charges , des conditions climatiques , les fréquentations simultanées éventuelles. De toute évidence se pose là un problème de norme, de conception et d’entretien.

 Pour l’instant,  des investigations sont en cours pour déterminer la charge précise du poids lourd. Une enquête administrative, une enquête judiciaire et une enquête du Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) sont lancées. Selon les informations de France Bleu Occitanie, il s’agit d’un camion d’une entreprise installée à Bessière, juste en face du pont de Mirepoix-sur-Tarn : l’entreprise Puits Julien Fondation. Cette société est spécialisée dans le forage de puits, le terrassement et la construction de fondations spéciales.

Sondage-Macron-Le Pen : le duel qui lasse 72% des électeurs

Sondage-Macron-Le Pen : le duel qui lasse 72% des électeurs

 

Les Français semblent fatalistes, ils pronostiquent un duel probable entre le Pen et Macron en 2022 mais ne le souhaitent pas vraiment. 68 % des Français estiment que le duel aura lieu mais ils sont 72 % à le regretter. Sans doute le signe qu’il n’y a pas grand-chose à attendre ni de l’un ni de l’autre. Côté Macron, les électeurs qui lui étaient favorables prennent plus en plus de champ, ce qui n’est pas le cas parmi les électeurs de Le Pen. Le phénomène nouveau,  c’est sans doute que le rejet de Macron devient plus fort que le rejet de Le Pen. Jusqu’à la ce rejet de Le Pen avait permis l’élection de plusieurs présidents de la république. Aujourd’hui,  il semble bien que le vent tourne et que la dynamique soit plutôt en faveur de Le Pen tellement le rejet voire  la haine de Macon paraît l’emporter

Pour les sympathisants du Rassemblement national (RN), l’heure de la revanche semble avoir sonné. Ils sont les seuls à souhaiter massivement (70 %) un duel Macron-Le Pen, là où les autres personnes interrogées issues de sensibilités politiques différentes ne dépassent pas 20 %, toutes préférences confondues. Le paradoxe est moins fort qu’on ne le croit. Les Français peuvent très bien en effet pronostiquer le duel et, dans le même temps, le craindre. L’enjeu pour les deux finalistes virtuels sera donc de faire coïncider les deux courbes.

«Il arrivera peut-être, je ne sais pas, qu’un jour vous ayez l’occasion de débattre à nouveau avec le président de la République», a lancé la semaine dernière à l’Assemblée nationale le premier ministre Édouard Philippe à la présidente du Rassemblement national. Marine Le Pen aussi y pense. Elle juge «assez probable qu’on puisse se retrouver avec Emmanuel Macron lors d’un second tour» en 2022. Au-delà des sondages, le paysage politique plaide pour un tel scénario. «Aujourd’hui, je ne pense pas que la situation des autres mouvements politiques leur permette (…) d’être au second tour», a expliqué Marine Le Pen sur Europe 1. Pour s’en convaincre, il suffit aux deux finalistes de regarder autour d’eux.

À gauche, le morcellement. À droite, l’affaiblissement. Au PS, on ne parvient toujours pas à se remettre du quinquennat de François Hollande qui a laissé les socialistes exsangues. On guette sans grand espoir le surgissement d’un improbable poids lourd susceptible de le remettre sur la route de l’Élysée. Pour l’heure, personne ne s’impose. Dans notre sondage, c’est Bernard Cazeneuve (21 %) qui devance très légèrement Ségolène Royal (20 %) pour être estampillé «bon candidat de gauche». Du côté de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avec 17 %, voit s’effriter inexorablement le capital qui lui avait permis de rêver d’accéder au second tour en 2017. Son outrance dans l’opposition et l’émergence d’ambitions dans son camp l’empêchent pour l’heure de se rendre incontournable. À droite, Les Républicains cherchent toujours leur place face à un président de la République qui ne cesse d’empiéter sur leur territoire. Après avoir mis en œuvre beaucoup de réformes auxquelles la droite a renoncé lorsqu’elle était au pouvoir, voilà désormais qu’Emmanuel Macron leur coupe leur position de repli en s’attaquant à l’immigration. François Baroin, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Gérard Larcher… les présidentiables cherchent la voie sans parvenir à s’imposer. Certes, Baroin (32 %) est jugé comme étant un bon candidat pour la droite mais ne distance Xavier Bertrand que de deux points (30 %), reléguant Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez loin derrière avec respectivement 17 % et 11 %.

 

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient à l’ordre du jour !

Taxe carbone : l’arnaque fiscale qui revient  à l’ordre du jour !

 

Plus ou moins discrètement plusieurs voix se sont déjà élevées dans les milieux du pouvoir  et les écolos-bobos pour rétablir la taxe carbone sur le carburant.. Une manière de remettre le couvert pas tellement dans une optique environnementale mais plutôt pour boucher les trous du budget. Bref la transition écologique version fiscaliste. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée  par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touchent surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité ou encore  l’éclatement de la bulle immobilière.

FDJ: la manipulation du gouvernement qui désigne les administrateurs avant la privatisation.

FDJ: la manipulation du gouvernement qui désigne les administrateurs avant la privatisation.

 

Une double manipulation, celle qui  veut faire croire que le rendement sera plus important avec la privatisation que les énormes retours financiers (3.5 milliards par an ). Ensuite le fait de designer des administrateurs avant même la privatisation.

 

La France manifeste une curieuse application du capitalisme, ainsi a-t-elle désigné les futurs administrateurs de la  FDJ avant même la privatisation. Le signe sans doute qu’il s’agit d’une privatisation sous la houlette étatique alors  que le ministre de l’économie avait annoncé une occasion de démocratiser le capital. Les actionnaires de l’entreprise ont désigné ce lundi de nouveaux membres du conseil d’administration, qui devront épauler la PDG Stéphane Pallez une fois la privatisation achevée. Parmi eux figurent l’ancien patron de Pernod Ricard ou la directrice générale adjointe d’Orange. Bref dans le capitalisme français on s’arrange entre amis pour se partager les postes et les jetons de présence des conseils d’administration. De fait,  la plupart des administrateurs se tiennent  par la barbichette et les conseils d’administration ne sont le plus souvent que des chambres d’enregistrement des décisions des directions générales. Il faut d’ailleurs avoir été administrateur de société pour se rendre compte à quel point ces conseils d’administration sont souvent formels. En deux heures tout au plus, parfois beaucoup moins, des décisions très stratégiques sont entérinées avec un débat bâclé. Évidemment chaque administrateur espère en retour que des collègues présents dans sa propre société se montreront également bienveillants. Le plus grave évidemment ,c’est que les assemblées générales n’ont également que très peu de pouvoirs sauf situation exceptionnelle. Elles aussi sont là pour entériner bilan et orientation d’un conseil d’administration lui-même  sous la tutelle de direction générale. Bref le capitalisme à la française présente des structures de pouvoir inversées.

Grande-Bretagne: Des élections qui risquent de tout remettre en cause

 Grande-Bretagne: Des élections qui risquent de tout remettre en cause

S’il est clair que le Brexit  était embourbé depuis des années dans les contradictions de la chambre des Communes, il n’est pas évident que de nouvelles élections seront de nature à régler rapidement la question de l’après Brexit. Toujours est-il que le Premier ministre britannique Boris Johnson a enfin reçu le feu vert de la Chambre des Communes pour organiser des élections anticipées le 12 décembre. Des élections pour  se doter d’une majorité dont il ne dispose pas aujourd’hui. D’après les sondages, il est probable que Boris Johnson réussisse construire une solide majorité en particulier parce que le parti travailliste est en pleine déconfiture. Boris Johnson pourrait alors en profiter pour remettre en cause des décisions de la chambre des Communes relatives à la nécessité d’un accord de transition avec l’union européenne. Un accord qu’il a signé lui-même même si c’est avec une certaine réticence. À l’inverse, dans l’hypothèse d’un échec de Boris Johnson, la situation pourrait se compliquer avec en particulier des dispositions très contraignantes dans la législation interne au  Royaume-Uni visant à accompagner le brexit. Notons enfin que de toute façon Boris Johnson aura à gérer une longue négociation sur le contenu définitif des relations entre le Royaume-Uni et l’Union économique à l’issue de la période de transition. Des négociations qui en général demandent des années. En attendant 438 parlementaires britanniques ont voté en faveur de la tenu du scrutin qui devrait permettre de sortir de l’impasse du Brexit pour lequel l’Union européenne a accordé un troisième délai. “Il est temps d’unir le pays et de faire le Brexit”, a déclaré Boris Johnson.

Avant le vote, le Premier ministre britannique avait déclaré que le Parlement faisait obstruction au Brexit et nuisait ainsi à l’économie en empêchant les décisions d’investissement et en entamant la confiance dans la démocratie. Boris Johnson a ainsi gagné la première manche de son pari visant à sortir le Royaume-Uni de l’impasse du Brexit, la quasi-totalité de l’opposition s’étant désormais ralliée à son projet d’organiser des élections législatives anticipées le 12 décembre.

Le chef de file du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a ainsi estimé que les conditions posées par le Labour pour la tenue d’élections anticipées étaient désormais remplies.“J’ai constamment déclaré que nous étions prêts à des élections et que notre soutien était conditionné au fait qu’un Brexit sans accord soit exclu”, a dit Jeremy Corbyn à ses principaux conseillers réunis au sein du “gouvernement fantôme” du Labour.

Un fonds vert international de 10 milliards de dollars: qui va profiter à qui ?

Un fonds vert international de  10 milliards de dollars: qui va profiter à qui ?

 

 

 

Il faut évidemment se féliciter de la création d’un fonds vert international destiné à valoriser la transition écologique des pays en développement. La question est toutefois de savoir dans quelles conditions seront utilisés ces ressources. D’abord si certains pays en développement sont moins regardants sur les questions environnementales, c’est tout simplement que des pays développés ont en quelque sorte externaliser leurs nuisances en délocalisant leur production. Les pays en développement ne sont que partiellement responsables des conséquences néfastes sur l’environnement. Cela a permis également à de grandes firmes internationales d’accroître leur compétitivité en n’évitant de se soumettre à certaines normes contraignants de pays développés. Dans ce domaine, le pouvoir de décision appartient davantage aux grandes multinationales qu’au politique local par ailleurs fort logiquement satisfait des conséquences sur la croissance. Les pays en voie de développement pourraient par contre développer des politiques publiques qui visent à réduire les émissions comme par exemple dans le domaine du transport. Cela suppose notamment le développement considérable de transport collectif très coûteux en investissements mais aussi en fonctionnement et de ce point de vue l’enveloppe de 10 milliards n’est pas à la hauteur des enjeux.  nombre de villes de pays en voie de développement continueront d’être saturées et pollués par la circulation automobile surtout  quand ces véhicules sont anciens comme en Afrique. L’interrogation centrale est de savoir si ce fond  internationale de l’environnement sera géré ou non dans des conditions plus efficaces que tous les autres font destinés eux aussi  développement. Une partie de ce fonds pourrait bien finir dans les poches des dirigeants locaux et dans les sables des grandes institutions de développement. Vraisemblablement pour ménager les susceptibilités,  on va accorder des lignes de crédit au différents gouvernements concernés des pays en développement alors que les fonds devraient être affectés  directement à des projets concrets évalués et contrôlés. L’objectif était d’atteindre une enveloppe de 9 à 10 milliards de dollars pour le fonds vert, bras financier de l’accord de Paris sur le climat. «Si nous obtenons ce niveau, ce serait un grand succès», affirmait son directeur exécutif Yannick Glemarec, la veille d’une conférence clé visant à boucler le financement pour la période 2020-2023. Les deux jours de réunions, qui se tenaient exceptionnellement à Paris en présence de 25 délégations, signe de la forte implication de la France, se sont soldés par un engagement de 9,8 milliards de dollars pour le fonds.

Créé il y a dix ans pour soutenir les pays en développement et financé pour l’essentiel par les économies développées, ce fonds a la particularité d’être contrôlé à parts égales par les pays donateurs et les pays bénéficiaires. Ses bureaux sont basés en Corée du Sud. Huit pays, dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada ou encore la Norvège, avaient déjà annoncé un doublement de leur mise par rapport à la période 2014-2019. Me reste la question des conditions de gestion et d’évaluation des crédits de fonds. Si c’est pour construire une cathédrale administrative banque mondiale il y a lieu de s’interroger et maintenant sur son efficacité !

Immobilier Paris  : un prix qui va chasser les habitants au profit des touristes

Immobilier Paris   : un prix qui va chasser les habitants au profit des touristes  

 

Selon un nouveau baromètre en « temps réel » que dévoile le JDD, les montants des annonces sur les sites spécialisés continuent de grimper et dépassent à présent, en moyenne, immobilier Paris : un prix 11.000 euros qui va chasser les habitants au profit des touristes.

Il est clair que la hausse invraisemblable du marché de l’immobilier risque de produire une explosion de la bulle un moment ou à un autre. Dans les grandes métropoles et autres grandes villes, les prix atteignent maintenant des niveaux explosifs  au regard des capacités financières des éventuels accédants. Ne parlons pas de Paris qui va devoir se vider de ses habitants au profit des touristes puisqu’il faut compter au bas mot 1 million d’euros pour un appartement correct.

Dans les autres métropoles pour un F4-F5, les prix atteignent autour de 400 000 € c’est-à-dire bien loin des possibilités de remboursement d’emprunt contracté par des candidats à l’accession. En effet dans la plupart des cas compte tenu de ces prix, les accédants sans fortune personnelle devraient emprunter de l’ordre de 300 000 € soit des remboursements mensuels qui tournent autour de 4500 € (la somme varie selon les durées de remboursement).

En clair, ces investissements ne sont accessibles qu’aux revenus  de l’ordre de 10 000 euros mensuels  au moins. (Il faut aussi prendre en compte les taxes foncières en général élevées dans les zones très dense) s Deux études Standard & Poor’s et UBS pointent les risques d’un marché où les prix ne sont plus corrélés aux revenus des ménages. Bercy commence aussi à se réveiller mais pour l’instant sur pression des lobbies estime ne pas devoir intervenir pour l’instant.

L’agence immobilière numérique Hosman dévoile l’ampleur de la dérive dans le JDD avec un nouveau baromètre « en temps réel » des prix de l’immobilier parisien. Pour tenter de déterminer, avec plus de précision, les prix actuellement pratiqués dans les différents arrondissements de la capitale, la start-up se base sur les prix de vente affichés sur les principaux sites d’annonces immobilières réservés aux professionnels – avant une éventuelle négociation à la baisse par les acheteurs –, contrairement aux notaires, qui s’appuient sur des prix exacts mais plus forcément d’actualité.

Les chiffres en live que Hosman annonce pour le mois de septembre – hors frais d’agence – sont en moyenne supérieurs de 12,7% à ceux de l’indice de Notaires de France, soit un prix moyen de 11.146 euros du mètre carré.

Commerce international : Hulot propose de boquer les échanges avec les pays qui ne respectent l’accord du climat

Commerce international : Hulot propose de boquer les échanges avec les pays qui ne respectent l’accord du climat

 

 

Suspension des traités commerciaux, exception agricole, taxe carbone aux frontières: l’ancien ministre de la transition écologique s’attaque au « libre-échange débridé ».

Repenser la politique commerciale pour la mettre au service de la transition écologique.

 

La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen proposent des mesures assez radicales pour s’opposer aux échanges de biens anarchiques qui mettent en cause le climat et d’une manière plus générale l’environnement. 37 mesures sont ainsi proposées elle s’articule notamment de la suspension des traités commerciaux avec des pays qui ne respectent pas l’accord de Paris sur le climat entre parenthèse exemple le Brésil) et où qui ne respectent pas les règles environnementales ou de santé en vigueur dans l’union européenne. Par ailleurs l’agriculture serait mise hors champ des échanges internationaux ne pas subir un ultra libéralisme dévastateur. Enfin une taxe carbone serait instaurée à l’entrée des biens aux frontières.

« Les bons sentiments ne suffisent plus », assène l’ancien ministre de la transition écologique, dans un édito co-signé avec Philippe Frémeaux, le président de l’institut Veblen. « Tout drame écologique majeur doit impérativement nous amener à interroger notre propre responsabilité, voire notre complicité », poursuivent-ils, pointant du doigt « nos modes de consommation et nos politiques commerciales ».

Face à ce constat, le rapport préconise l’instauration d’une diplomatie commerciale au sein de l’Union européenne. Celle-ci doit permettre d’inciter ses partenaires à respecter les accords de Paris sur climat, en mettant dans la balance l’accès à son marché de 500 millions de consommateurs. Cette ligne politique doit se traduire par l’instauration de sanctions contre les pays qui commettent des « violations sévères ».

« L’Union européenne doit non seulement s’abstenir de conclure un accord de commerce avec le Brésil mais encore aller plus loin avec des sanctions commerciales ciblées sur les produits brésiliens qui contribuent à la déforestation comme le bœuf et le soja », écrivent la fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen.

Autre proposition phare : la mise en place d’une « exception agri-culturelle », qui reconnaîtrait que les biens agricoles ne sont pas des marchandises comme les autres. Ainsi, ils devraient être exclus non seulement des discussions commerciales, mais aussi des règles de l’OMC. Cela permettrait à l’Union européenne de refuser d’importer de la viande nourrie aux farines animales ou des céréales traitées avec des pesticides dont l’utilisation est prohibée en Europe.

« L’Union européenne produit et exporte des pesticides pourtant interdits dans l’Union car considérés comme dangereux, souligne le rapport. Puis les pays-membres importent des denrées agricoles traités avec ces mêmes pesticides qui se retrouvent dans les assiettes des européens. C’est donc la double peine : pour les agriculteurs qui subissent une concurrence déloyale, pour les écosystèmes détruits par ces substances nocives. Et pour les citoyens intoxiqués à leur insu ».

La fondation Nicolas Hulot et l’institut Veblen militent par ailleurs pour l’instauration d’une taxe carbone aux frontières de l’Union, de façon à assurer des conditions équitables pour les producteurs européens.  Le rapport préconise de commencer par taxer l’aluminium ou le ciment, des produits très émetteurs de gaz à effet de serre et soumis à une forte concurrence internationale.

Enfin, le rapport prône une suppression des tribunaux internationaux d’arbitrage, régulièrement utilisés par des multinationales pour attaquer des Etats. L’an passé, près de 1.000 démarches ont été engagées dans le monde, dont une grande partie de recours abusifs lancés par des cabinets d’avocats, notent les auteurs. Près de 60% des dossiers aboutissent à une sanction financière contre les Etats. Ces arbitrages sont ainsi devenus des outils puissants d’influence sur les politiques publiques.

Fiscalité carburant : un impôt qui ne sert pas la transition énergétique

Fiscalité carburant : un impôt qui ne sert pas la transition énergétique

 

La Cour de comptes vient d’affirmer que la taxe carbone devait être rétablie sur le carburant. La  Cour des Comptes bénéficie en général d’une bonne image de marque quant à ses capacités d’expertise sur les données financières du pays. Par contre, quand elle s’éloigne parfois de son champ  habituel d’intervention elle a un peu tendance à fumer la moquette. Témoin la  prise de position de la Cour des Comptes pour rétablir la « taxe carbone »-« La France ne peut faire autrement si elle veut atteindre ses objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre, » explique un rapport. Ces  « experts »  resservent donc le plat  de cette fiscalité. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Quant à celle de la cour des comptes, elle se limite –et ce n’est pas rien- aux comptes financiers du pays.

Le député LaREM qui se faisait rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM qui se faisait  rembourser deux fois des notes de frais !

Le député LaREM du Val-de-Marne Jean-Jacques Bridey, l’un des premiers élus à avoir soutenu Emmanuel Macron, aurait bénéficié d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, en 2016 et 2017, au moment où il était à la fois président de la Société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes (Semaf) et maire PS de cette commune, révèle ce lundi Mediapart.

L’élu se serait ainsi fait doublement rembourser certaines de ses notes de frais au restaurant « À la marée », situé au marché international de Rungis, qu’il fréquentait régulièrement: une fois par la Semaf et une deuxième fois par la mairie de Fresnes. Un montant total de 4807,70 euros, soit 3975,90 euros en 2016 et 831,80 euros en 2017, selon le site d’investigation en ligne.

Jean-Jacques Bridey est déjà soupçonné d’avoir perçu des sommes indues via le cumul des indemnités de ses différents mandats lorsqu’il était membre du Parti socialiste.

Villani : une candidature qui montre le vrai visage théocratique de LREM

 

Avec la candidature de Villani, la république en marche a pris d’un coup 20 ou 30 ans de plus en se comportant finalement de manière aussi bureaucratique et sectaire que les autres partis. En effet, la plupart des ténors de la majorité sont montés au créneau pour critiquer la décision du mathématicien de se présenter à Paris et donc de s’asseoir sur la candidature officielle de Griveaux. Une candidature pourtant décidée par un comité de désignation bidon comme d’ailleurs la plupart des comités qui désignent les responsables dans le parti de Macon. Et pour cause, ce parti n’existe pas. Macron l’a transformé dès le départ en club de fans. Ce parti n’a aucun fonctionnement démocratique, aucune vie, aucune réalité régionale et locale. Pour f aire semblant de satisfaire la démocratie, on désigne deux ou trois membres chargés d’adouber des candidats désignés par avance. Villani  a transgressé les règles déclarent nombre de responsables de la république en marche. Finalement , il n’a fait qu’imiter Macron qui a fait exactement la même chose en accédant pouvoir grâce au parti socialiste puis en s’affranchissant des règles de ce parti.

Cette affaire pourrait être grave pour la république en marche qui montre ainsi son vrai visage d’appareil et de club d’élus et de futurs élus. La décision de Villani constitue une sorte de crime de lèse-majesté à l’égard du monarque républicain Macron. Macron n’est sans doute pas le premier monarque républicain mais son autoritarisme dépasse tout ce qu’on a connu aussi bien dans le champ politique que dans l’appareil d’État. Voir à cet égard l’ampleur et la vitesse de d’enterrement par la justice des affaires politico financières. Bêtement, les responsables de la république en marche reprennent en chœur les critiques à l’égard de Villani. Ils pourraient le payer très cher car l’opinion va découvrir la réalité d’un parti qui se voulait transgressif mais qui n’est en réalité que bureaucratique, théocratique et archaïque.-  Ce qui est certain c’est que Villani ne renoncera pas car lui au contrairement à  d’autres comme Griveaux n’a pas besoin de la politique pour exister.

“Je m’engage dans cette course pour aller jusqu’au bout”, a-t-il dit sur BFM TV-RMC. “Nous avons eu (avec Benjamin Griveaux) quelques échanges sur diverses formules pour mener la campagne, tout pris en compte, j’ai estimé que la meilleure façon d’être fidèle à mes engagements et ce pourquoi je suis entré en politique, c’était ma déclaration hier”.

“Je joue toujours collectif, je me lance dans une démarche libre, indépendante, précisément parce que je pense que c’est la démarche qui permet de rassembler”, a-t-il ajouté. “C’est sûr qu’on ne s’improvise pas, et cette annonce de candidature hier a été préparée dans un très grand détail avec les équipes”.

Malgré l’”engagement rompu”, le délégué général de LaRem, Stanislas Guerini a confirmé mercredi soir que Cédric Villani ne serait pas exclu du parti.

Selon une enquête Ifop commandée par l’équipe de Cédric Villani et publiée en juillet par l’Opinion, le député de l’Essonne était donné gagnant au second tour des municipales face à Anne Hidalgo (51% contre 49%) tandis que Benjamin Griveaux était donné battu (49% contre 51%).

Brexit: un imbroglio qui pourrait repousser aux calendes grecques l’échéance

Brexit: un imbroglio qui pourrait repousser aux calendes grecques l’échéance

 

 

Jamais sans doute le Royaume uni n’a connu un tel imbroglio politique. Une situation qui n’est pas sans rappeler l’instabilité italienne. Johnson comme Salvini ont d’ailleurs échoué dans leur tentative de coup de force. Johnson a perdu la bataille parlementaire et ne peut plus envisager une sortie de l’union européenne sans accord. Il va donc probablement demander (comme Salvini) l’organisation de nouvelles élections. Cependant ces nouvelles élections ne pourront pas se dérouler avant le 15 octobre. Ensuite il faudra négocier à nouveau les conditions d’une réussite. Ce qui nécessairement demandera du temps. Du coup,  le report de la date du Brexit  paraît presque incontournable. L’étape prochaine, ce mercredi, sera la présentation d’un texte de loi contraignant Boris Johnson à demander un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020 au cas où aucun compromis n’était trouvé avec Bruxelles d’ici le 19 octobre. Boris Johnson avait prévenu: si ce texte passait, il le prendrait comme un vote de défiance à son égard. Et il n’aurait d’autre alternative que de provoquer des législatives anticipées, pour le 14 octobre idéalement. Ce qu’il va faire, a-t-il annoncé mardi soir.

Un report qui risque de dépasser  les 5 mois  évoqués ;  en réalité, d’un minimum d’un an voire au-delà compte tenu de la complexité économique mais aussi politique de ce dossier. Cette affaire traîne déjà des années, elle pourrait se prolonger jusqu’en 2021 voir au-delà et finalement peut-être se terminer tout simplement par le maintien de Royaume-Uni dans l’union européenne avec un habillage d’accord qui ne changerait rien à la situation actuelle. En outre cette nouvelle négociation va se situer dans une conjoncture économique particulièrement critique au plan mondial comme européen. En clair de nombreux pays, on pourrait tutoyer la récession. Le Brexit  s’il était mis en œuvre pourrait alors détériorer encore un peu plus la situation.

Sans doute compte tenu de ces risques, La motion déposée mardi au Parlement britannique par les opposants à une sortie sans accord de l’Union européenne a été adoptée, malgré les menaces d’élections anticipées brandies par le gouvernement. Elle leur permettra de contrôler mercredi l’ordre du jour parlementaire et de tenter de faire adopter une proposition de loi pour contraindre le Premier ministre Boris Johnson à demander un report de la sortie de l’UE jusqu’au 31 janvier 2020, à moins qu’un accord soit approuvé d’ici là par le Parlement ou qu’il accepte le principe d’une sortie sans accord.

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

Blé : des récoltes abondantes mais qui font s’écrouler les cours

 

Dans un contexte de canicule, on s’est évidemment réjoui d’une récolte assez exceptionnelle pour les blés en 2019. Les céréales n’ont en effet pas eu trop à souffrir de la sécheresse qui est intervenue un peu avant les moissons. Du coup les céréaliers ce réjouissaient de cette situation. Le problème c’est que les moissons ont été également exceptionnelles dans bien d’autres pays et en particulier dans les pays de l’Est. Une année m^me exceptionnelle pour les moissons. Pour la France malgré la sécheresse, les 250 000 céréaliers ont récolté 38,2 millions de tonnes de blé tendre, la principale céréale cultivée dans le pays. Il s’agit du meilleur résultat après le record de 2015. Pourtant, les agriculteurs sont inquiets car les moissons ont été très bonnes aussi dans les pays de l’Est et les récoltes massives font baisser les prix. Il est probable que compte tenu de l’offre disponible les prix des céréales et en particulier du blé seront inférieurs en 2009 à ce de 2018, une baisse de l’ordre de 40 euros (Blé tendre 09/2019 165,5€, Chicago au 20 aout).

Ce qui est énorme compte tenu déjà de la baisse de rentabilité en France. Du coup nombre de céréaliers, les petits et moyens, risquent  de voir leur situation encore se détériorer. Cela pose évidemment la question du mode de production industrielle (en 2019 le rendement est près de 80 quintaux à l’hectare pour le blé tendre). Il y a la concurrence des pays de l’Est qui fausse les conditions par rapport à l’union européenne et la France en particulier. Avec la perspective du CETA accord commercial, avec le Canada et plus tard du Mercosur, accord commercial avec le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay, l’environnement concurrentiel va encore se dégrader. La situation deviendrait alors non seulement pour les producteurs de viande mais aussi pour les céréaliers.

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

De toute évidence le symbole Greta Thunberg gêne surtout certains adultes bien installés dans le confort de leurs convictions rétrogrades. Parmi eux aussi des hommes politiques, des intellectuels qui n’apprécient pas de recevoir une leçon de la part de la jeunesse. Au-delà de l’« effet Greta Thunberg », qui insupporte certains adultes, la défense du vivant par la jeune génération marque le passage d’une adolescence assise à une jeunesse en action, souligne Marion Robin, psychiatre d’adolescents, dans une tribune au « Monde ».

« L’image dominante de l’adolescence est aujourd’hui représentée par des jeunes de 12 à 25 ans qui traversent une crise. Apathiques, repliés sur eux-mêmes, critiques envers leurs parents : la vision d’une adolescence « canapé-selfie » inquiète, et plus personne ne sait exactement à quel âge ce stade de développement est censé se terminer. Activisme idéologique et engagement politique paraissent loin de cette construction de l’adolescence occidentale des trente dernières années, qui a plutôt été l’objet d’une médicalisation à l’excès.

Pourtant, la génération Z, née après 2000, nous montre que cette époque est en train d’être révolue. Brutalement, en 2018, une mobilisation citoyenne émerge chez les jeunes, qui ne sont plus appelés adolescents. Greta Thunberg, 15 ans à ce moment, engage une grève étudiante qui mobilise des centaines de milliers de participants à travers le monde.

En fait, elle semble surtout avoir rendu visible un mouvement qui avait démarré quelques années plus tôt, une mobilisation croissante des jeunes pour la survie de l’espèce : en marge de la COP21, le mouvement COY (Conference of Youth) avait par exemple mobilisé des milliers de jeunes venant de nombreux pays pour la défense du climat. Leur organisation très précise incluait des méthodes collaboratives de travail et de modération de réunions inspirées des Nations unies, signant là une forme de maturité inédite. Ils montraient d’ores et déjà leur volonté d’accomplir une transition citoyenne aux côtés des nombreux adultes engagés dans cette voie.

Au-delà de la jeune Greta, qui a la particularité de questionner sans détour la lucidité et la culpabilité des adultes, les poussant ainsi à se mobiliser dans l’action ou à se replier dans le discrédit, cette nouvelle génération sollicite directement la fonction de « contenance » du monde adulte : il s’agit de la façon dont celui-ci est capable de répondre, de reformuler, d’agir et non seulement de réagir à cette jeunesse qui l’interroge et avance vite. Mais comment est-on passé si rapidement d’une adolescence assise à une jeunesse en action ?

Au premier plan, il existe une bascule individuelle : la conscience d’un danger a produit un passage à l’action en lieu et place de la dépression liée à une impuissance défaitiste (que peut-on faire face au système ?), d’un doute obsessionnel (une issue est-elle possible ?) ou d’un déni de la réalité (ça n’existe pas). Pour cela, il a fallu contenir individuellement les angoisses de mort, les dégager d’un sentiment de devoir et d’une culpabilité devenus paralysants. »

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

Encore un personnage médiatique qui prend le pouvoir cette fois en Ukraine

 

 

 

Preuve que la démocratie est sans doute malade c’est qu’elle permet à des individus médiatiquement connus d’accéder pouvoir sans aucune expérience. La vague du dégagé ce n’est pas étranger à ce phénomène. Souvent les électeurs votent davantage exclure que pour soutenir. C’est le cas en France et dans nombre de pays ainsi pour la France les derniers présidents de la république ont davantage été élus par Roger de Le Pen que par adhésion à leurs propres idées. D’où cette ambiguïté car les nouveaux élus se croient alors investis pour mettre en œuvre leurs orientations. Des orientations rapidement rejetées par l’opinion publique. En France les orientations de Macon sont rejetées par 65 à 70 % de l’opinion. Pourtant Macon joue de sa légitimité pour imposer ses mesures contestées et par ailleurs assez inefficace si l’on en juge par exemple par les résultats concernant la croissance et l’emploi Elu triomphalement président de l’Ukraine en avril, Volodymyr Zelensky, ancien humoriste novice en politique, avait dissous aussitôt l’assemblée, qui lui était très hostile. Pari réussi : son parti arrive largement en tête des législatives anticipées ce dimanche avec 43,9 % des voix, un score record, selon un sondage réalisé à la sortie des urnes. Rien ne dit que le nouveau président mènera une politique contre-productive mais l’inverse n’ont plus. On s’est par exemple que 30 à surtout été élu du fait de sa posture médiatique ; pour l’instant il ne fait pas preuve d’une très grande compétence sans parler le propos irresponsable susceptible d’alimenter des conflits. En Italie aussi c’est l’humoriste Bepe Grillo qui a permis le basculement politique. D’une manière générale la politique et gangrène est par cette obsession médiatique avant les actions mais malheureusement aussi pendant l’exercice des mandats. La représentation des choses prend le pas sur la réalité. De ce point de vue Macon, qui a fait du théâtre ne se prive pas d’affirmer presque chaque jour sa présence en écrasant au passage son gouvernement, ses députés et son parti. Poutine ne s’y prend pas autrement avec la dictature en plus. Même chose pour Erdogan et d’autres pays. En France si Mimi Mathis ou Michel Drucker décidé brusquement d’être candidat, ils auraient peut-être des chances d’être élus !

 

Ministère de l’environnement : un ministère qui n’a jamais existé !

Ministère de l’environnement : un ministère qui n’a jamais existé !

 

 

Après le départ de Hulot,  maintenant , de Rugy, certains s’inquiètent de l’éventuelle disparition du ministère de l’équipement. La vérité,  c’est que ce ministère n’a jamais existé. Certes il a souvent figuré dans l’organigramme des gouvernements le plus souvent à côté, au-dessus ou au-dessous des transports. Le ministère de l’environnement a toujours été virtuel puisqu’en réalité il n’a pratiquement pas de moyens et n’a pas autorité sur les grands choix stratégiques par exemple en matière d’énergie, d’infrastructure, d’industrie ou encore d’agriculture. C’est le ministère de la parole qui a parfois fait la Une avec la parole politique forte de Ségolène Royal ou Jean-Louis Borloo. Jean-Louis Borloo qui a su parfaitement vendre le Grenelle de l’environnement, sorte d’auberge espagnole où tout a été dit et le contraire aussi et qui n’a pas débouché sur des mesures très concrètes et très pérennes. Ce ministère a surtout fait du vent. . Ce ministère n’a d’ailleurs pas lieu d’exister car la problématique environnementale est transversale- elle doit donc être intégrée par la quasi-totalité des autres ministères. , L’environnement, c’est une sorte de ministère de la parole créée surtout pour faire plaisir aux écolos bobos. Or toute action écologique un peu pertinente doit le plus souvent articuler  la prise en compte d’éléments environnementaux mais aussi d’éléments techniques, économiques voire sociaux. Une problématique inter ministérielle qui ne peut être placée que sous l’autorité du Premier ministre. Élisabeth Borne ne sera pas plus ou moins efficace que ses prédécesseurs en matière de transition écologique puisque les orientations principales sont prises à Bercy, chez le premier ministre et à l’Elysée. Élisabeth Borne, comme elle l’a déclaré elle-même, aura seulement à mettre en musique ces orientations. Élisabeth Borne aura pour elle de connaître les dimensions techniques alors que ses prédécesseurs étaient plutôt des poètes. L’ancienne préfète de Poitou-Charentes a défendu une “écologie du réel”, au contact “de ce que vivent nos agriculteurs, des élus, des associations, où la gestion de l’eau, la rénovation thermique, l’éolien ou la méthanisation, la préservation de notre littoral ou de notre biodiversité ne sont pas des dossiers mais des réalités”. L’enjeu est de taille pour Emmanuel Macron qui, malgré son offensive à l’international pour préserver l’accord de Paris sur le climat de 2015 et de nombreuses initiatives, peine depuis le début de son quinquennat à convaincre en France. “Tant que le président et le Premier ministre ne font pas de l’écologie une véritable priorité dans les arbitrages politiques, nous ne rattraperons pas notre retard face à l’enjeu climatique ou la perte de biodiversité”, a dit sur Twitter le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard.

Environnement : un ministère qui n’a jamais existé !

Environnement : un ministère qui n’a jamais existé !

 

 

Après le départ de Hulot,  maintenant , de Rugy, certains s’inquiètent de l’éventuelle disparition du ministère de l’équipement. La vérité,  c’est que ce ministère n’a jamais existé. Certes il a souvent figuré dans l’organigramme des gouvernements le plus souvent à côté, au-dessus ou au-dessous des transports. Le ministère de l’environnement a toujours été virtuel puisqu’en réalité il n’a pratiquement pas de moyens et n’a pas autorité sur les grands choix stratégiques par exemple en matière d’énergie, d’infrastructure, d’industrie ou encore d’agriculture. C’est le ministère de la parole qui a parfois fait la Une avec la parole politique forte de Ségolène Royal ou Jean-Louis Borloo. Jean-Louis Borloo qui a su parfaitement vendre le Grenelle de l’environnement, sorte d’auberge espagnole où tout a été dit et le contraire aussi et qui n’a pas débouché sur des mesures très concrètes et très pérennes. Ce ministère a surtout fait du vent. . Ce ministère n’a d’ailleurs pas lieu d’exister car la problématique environnementale est transversale- elle doit donc être intégrée par la quasi-totalité des autres ministères. , L’environnement, c’est une sorte de ministère de la parole créée surtout pour faire plaisir aux écolos bobos. Or toute action écologique un peu pertinente doit le plus souvent articuler  la prise en compte d’éléments environnementaux mais aussi d’éléments techniques, économiques voire sociaux. Une problématique inter ministérielle qui ne peut être placée que sous l’autorité du Premier ministre. Élisabeth Borne ne sera pas plus ou moins efficace que ses prédécesseurs en matière de transition écologique puisque les orientations principales sont prises à Bercy, chez le premier ministre et à l’Elysée. Élisabeth Borne, comme elle l’a déclaré elle-même, aura seulement à mettre en musique ces orientations. Élisabeth Borne aura pour elle de connaître les dimensions techniques alors que ses prédécesseurs étaient plutôt des poètes. L’ancienne préfète de Poitou-Charentes a défendu une “écologie du réel”, au contact “de ce que vivent nos agriculteurs, des élus, des associations, où la gestion de l’eau, la rénovation thermique, l’éolien ou la méthanisation, la préservation de notre littoral ou de notre biodiversité ne sont pas des dossiers mais des réalités”. L’enjeu est de taille pour Emmanuel Macron qui, malgré son offensive à l’international pour préserver l’accord de Paris sur le climat de 2015 et de nombreuses initiatives, peine depuis le début de son quinquennat à convaincre en France. “Tant que le président et le Premier ministre ne font pas de l’écologie une véritable priorité dans les arbitrages politiques, nous ne rattraperons pas notre retard face à l’enjeu climatique ou la perte de biodiversité”, a dit sur Twitter le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard.

Tapie : une affaire qui dure grâce à Mitterrand, Sarkozy et Macron

Tapie : une affaire qui dure grâce à Mitterrand, Sarkozy et Macron

 

 

On pourrait éventuellement s’étonner qu’une affaire comme celle de tapie s’éternise autant si on ne prenait pas en compte la dimension politique. Il y a en effet 25 ans que cette histoire a commencé. D’abord avec Mitterrand qui a fait pression sur le Crédit Lyonnais afin que ce dernier accorde le financement nécessaire au rachat d’Adidas par Tapie. Sans ce financement, ce rachat était complètement impossible. Quand Adidas a été revendu pour rembourser notamment les dettes que devait Tapie au crédit lyonnais, Tapie s’est estimé lésé. Il a donc engagé des procédures judiciaires contre le crédit lyonnais. Des procédures qui ont duré des années sans résultat pour Tapie. Jusqu’au jour où Tapie a persuadé le gouvernement de mettre en place un tribunal arbitral très spécial qui a jugé qu’il fallait accorder ces 400 millions dont 45 pour préjudice moral ! Il faut préciser qu’à  un moment proche de la gauche, et même ministre, tapie  s’est fortement rapproché de Sarkozy et lui a même apporté son soutien. D’où la pression de Sarkozy sur sa ministre des finances de l’époque, Christine Lagarde, pour aller dans le sens de ce tribunal arbitral très spécial… (Dont l’un des membres était un proche de Sarkozy) pour accorder vite fait, bien fait les 400 millions. Mais d’autres procédures ont démontré que c’est 400 millions justifiaient  de l’accusation de fraude. Aujourd’hui c’est Macon qui est au pouvoir et ce n’est sans doute pas un hasard non plus si tapie  ne manque pas de complimenter l’intéressé sur le bien-fondé de sa politique. Par ailleurs Macron est pour le moins empêtré aussi dans cette affaire. Si  mis en examen avaient été condamnés alors  c’est l’état même qui était remis en cause. Inévitablement on aurait fait  des liens avec Sarkozy (qui lui aussi ne cesse de complimenter Macron sans doute en raison de ses affaires en cours). Christine Lagarde récemment nommée présidente  de la BCE aurait à nouveau subi le feu des critiques. Il en est de même pour le président de la très stratégiques entreprise mondiales Orange (alors directeur du cabinet de Christine Lagarde). Mais l’affaire n’est sans doute pas terminé mais on espère que le feuilleton pourra durer encore des mois et des années pour finir comme souvent ….en eau de boudin

La «star» Yannick Jadot : encore un écolo politique qui dérape

La «star» Yannick Jadot : encore un écolo politique qui dérape

Jadot, comme nombre de ses prédécesseurs écolos et politiques est tombé dans le piège de la personnalisation et même de la starisation. Il ne manque pas d’écolo qui, sous Hollande, se sont pris les pieds dans le tapis du star système politique. La plupart ont d’ailleurs disparu du paysage pour se reconvertir notamment dans le business. Ils ont souvent échangé leurs convictions écolos contre un portefeuille ministériel ou une place d’élus. Cohn-Bendit lui-même, leader historique des écolos est passé avec l’âge chez Macron. La vieillesse est vraiment un naufrage quand on voit cet autre leader gauchiste de 68, Romain Goupil, adhérer   aussi à l’ultra libéralisme de Macron).  . (La vieillesse est vraimenet un naufrage quand o voit cet autre leader gauchiste Romain Goupil a adhéré au macronisme)).  Jadot lui aussi veut sa part de reconnaissance médiatique. Son premier geste d’ailleurs après score honorable des élections européennes a été de se faire prendre en photo avec son épouse pour figurer sur la couverture de Paris-Match ! «Je suis devenu une star parce que j’ai fait ce score-là….. », s’est-il félicité. Les réactions n’ont pas tardé, notamment sur Twitter où de nombreux internautes ont moqué le manque de modestie de l’élu. Mais Jadot vise maintenant les élections présidentielles, moins peut -être pour les gagner que pour un éventuel poste (notons qu’il n’a pas affirmé très clairement être de gauche et que les combinaisons sont possibles ! Ce qu’il dit d’ailleurs à propos des municipales. ). Les dérapages de Jadot ont déjà été sanctionnés car les écolos de base n’aiment pas la starisation. D’après le baromètre mensuel Elabe pour Les Échos et Radio Classique, Yannick Jadot perd dix places au classement des personnalités politiques en juillet, et rassemble davantage d’opinions négatives (36%, contre 21% de sondés ayant de lui une image positive). Chez les sympathisants de gauche, sa popularité dégringole également de huit points.

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

 

 

Il est clair qu’Amazon  (capitalisation supérieure à 300 milliards !) et d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire,  on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits (et certains experts de s’extasier devant cette »innovation majeure !). . On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. Les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment.  En France, Amazon est le leader des plateformes de e-commerce dans presque tous les domaines. Le dernier baromètre Médiamétrie classe le site en tête pour la mode, les produits culturels, l’électronique, l’électroménager, mais aussi les meubles et la décoration. Le pire c’est qu’Amazon est capable de déceler les produits les plus vendus pour leur substituer des produits de sa propre marque (ou de marques concurrentes).

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