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Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance France : maintien à  un bas niveau

La croissance devrait se maintenir mais à un bas niveau (+0.3% pour le PIB au troisième trimestre). Il y a des inquiétudes pour l’avenir de l’industrie et les carnets de commande se tassent. En clair,  il se prépare une année 2019 encore moins bonne qu’en 2018 (autour de 1.2% pour la croissance du PIB cette année). Selon le dernier bulletin de la Banque de France publié mercredi 9 octobre, le produit intérieur brut (PIB) tricolore progresserait de 0,3% au cours du troisième trimestre. L’institution bancaire n’a pas révisé ses prévisions par rapport à sa précédente estimation et ces chiffres sont relativement conformes à ceux de l’Insee qui table sur une croissance à 1,3% pour 2019. Lors d’un récent point presse, Julien Pouget, le directeur du département de conjoncture à l’institut de statistiques publiques, expliquait :

« En France, 0,3% c’est un rythme quasi-constant depuis 2018. La France apparaît moins exposée que l’Allemagne aux turbulences internationales. L’économie française bénéficie d’un soutien budgétaire. La prévision de croissance est inchangée par rapport à celle d’il y a trois mois, soit un rythme de 0,3% par trimestre d’ici la fin de l’année, et en moyenne annuelle 1,3% en 2019, après 1,7% en 2018.

Pour l’instant, la croissance hexagonale est relativement épargnée par les soubresauts de l’économie internationale. Les sanctions américaines décidées dans le cadre du conflit entre Airbus et Boeing pourraient néanmoins peser sur le moral de certains secteurs comme l’agroalimentaire, l’aéronautique ou les vins et spiritueux.

« Au niveau international, les nuages s’amoncellent. Les tensions protectionnistes se concrétisent avec les droits de douane, l’issue des négociations commerciales entre la Chine et les Etats-Unis reste très incertaine, tout comme la date et les modalités du Brexit », a rappelé l’économiste.

L’appareil productif continue de souffrir. Après une légère embellie en 2017 au niveau des créations d’usines et de l’emploi, la conjoncture s’est détériorée. Selon les derniers chiffres de la banque centrale, la production industrielle s’est contractée, notamment dans la fabrication de machines, d’équipements électriques ou dans la métallurgie. Les perspectives semblent néanmoins loin d’être réjouissantes pour l’industrie hexagonale. Le moteur industriel allemand est toujours en panne malgré un léger redressement en août. Les craintes d’une récession technique outre-Rhin se renforcent et cette catastrophe pourrait affecter l’activité française. Au Royaume-Uni, le chaos politique est toujours d’actualité malgré l’approche de la date fatidique, le 31 octobre prochain. Cette situation suscite de l’attentisme chez de nombreux investisseurs des deux côtés de la Manche et favorise les doutes pour les entreprises européennes qui échangent avec le Royaume-Uni. La perspective d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord réveille de nombreuses craintes dans l’agroalimentaire ou l’automobile par exemple.

L’industrie du bâtiment échappe en partie aux menaces qui pèsent sur l’économie. L’activité du secteur a progressé nettement au cours du mois de septembre notamment dans le second œuvre. « Les carnets de commandes ne désemplissent pas. En octobre, la croissance resterait soutenue selon les chefs d’entreprise », ajoutent les statisticiens de l’établissement bancaire. A l’approche des élections municipales, les collectivités ont boosté les investissements, comme l’a rappelé Julien Pouget.« L’investissement privé a certes ralenti mais il continue de bénéficier de taux d’intérêt très bas, explique-t-il. L’investissement public est dopé en cette année pré-élections municipales ». Dans le secteur tertiaire, l’indice du climat des affaires est relativement stable, passant de 100 en août à 99 en septembre. L’activité a marqué le pas en septembre par rapport à juillet et août. Au niveau des effectifs, les embauches ont accéléré à la rentrée et les perspectives sont encourageantes. « Les chefs d’entreprise prévoient une accélération en octobre ». Cette dynamique est principalement soutenue par la demande intérieure.

 

Baccalauréat: chute du niveau (René Chiche)

Baccalauréat: chute du niveau  (René Chiche)

 

Pas vraiment une nouveauté mais une confirmation dans une interview du figaro de   René Chiche , professeur de philosophie au lycée, vice-président d’Action & Démocratie, représentant CFE-CGC et membre du Conseil supérieur de l’éducation.

 

Professeur de philosophie, vous avez relayé des copies de baccalauréat pour le moins calamiteuses. Comment considérer celles-ci au regard de notre système éducatif?

 

 

René CHICHE.- On a davantage coutume d’entendre les professeurs se plaindre des copies qu’ils lisent qu’en louer la qualité, tout simplement parce que celles qui méritent des éloges sont effectivement rares. Il en a toujours été ainsi. Quelques-uns en concluent que nous passons notre temps à nous plaindre de la baisse du niveau, certains allant même jusqu’à exhiber des «c’était mieux avant» déjà proférés dans les années 60, voire au début du dernier siècle, pour considérer la baisse du niveau telle une vieille rengaine tandis que d’autres n’hésitent pas à qualifier de mythe ce qui est pourtant l’objet d’un constat sans appel. Ces gens ont-ils jamais lu une seule copie? Qui sont donc ceux, et au nom de quelle expertise, qui se permettent de disqualifier la parole des professeurs, et de pontifier sur un niveau qui monte sous prétexte que les élèves d’aujourd’hui auraient, la belle affaire, de «nouvelles compétences»? Ils entretiennent ce faisant une illusion, voire l’un des plus gros mensonges d’État!

 

« L’allégorie de la caserne » pour désigner l’allégorie de la caverne, ou « l’aliénisation » à la place de l’aliénation.

Alors, parce que j’en ai assez d’un tel déni, j’ai décidé en effet de dire les choses sans détour et de fournir cette fois des preuves, ce qui m’a poussé à rendre publiques sur Twitter quelques lignes d’une copie que j’étais en train de lire afin que chacun mesure l’ampleur du désastre. Oui, je dis bien désastre: en 25 ans d’enseignement et de participation au jury du baccalauréat, je n’avais jamais lu autant de copies indigentes, car celle dont j’ai publié quelques lignes n’est pas la plus mauvaise copie que j’ai lue et est hélas parfaitement représentative du lot tout entier, comme d’ailleurs d’une grande partie des copies que je lis durant l’année! Et je n’emploie pas le terme indigent pour qualifier de simples «perles» dont on pourrait en effet sourire, comme le fait de parler de «l’allégorie de la caserne» pour désigner l’allégorie de la caverne par exemple, ou d’écrire «l’aliénisation» à la place de l’aliénation, encore que, dans ce dernier cas, on peut douter que la déformation du mot s’explique par une simple inattention du candidat. Il y a toujours eu des mauvaises, voire très mauvaises copies, mais en même quantité que les bonnes et les excellentes, c’est-à-dire fort peu. Et ce dans des lots qui, il faut le souligner, brassent des candidats en provenance d’établissements fort différents ce qui, soit dit en passant, assure à l’examen du baccalauréat sa forme républicaine, laquelle est vouée à disparaître par l’introduction du contrôle continu à hauteur de 40% qui, inévitablement, va faire passer l’équité aux oubliettes en même temps que l’anonymat, et transformer un examen dont il ne reste plus grand-chose déjà en simple brevet des lycées!

Mais ce qu’on constate de plus en plus fréquemment depuis quelques années, et que je n’avais pour ma part jamais observé dans de telles proportions, ce sont des lots entiers de copies parfaitement indigentes à tout point de vue, dont il est difficile de distinguer la forme du fond parce qu’elles sont écrites en un charabia qui emprunte vaguement au français comme à une langue étrangère. Il est à vrai dire quasiment impossible de noter de telles copies car, pour être en mesure de les évaluer, il faut non seulement relire plusieurs fois chaque phrase afin d’en comprendre le sens mais, faute d’y parvenir dans la plupart des cas, on doit finalement deviner l’intention de l’auteur, de sorte qu’on en vient à évaluer le plus souvent une copie que l’on a soi-même entièrement reconstruite, ce qui certes permet de ne pas lui mettre deux ou trois sur vingt, comme on est tenté de le faire à première lecture! Cependant, lorsqu’on doit effectuer une telle gymnastique sur non pas cinq ni dix mais une bonne centaine de copies, on se dit en effet que quelque chose ne va pas, que quelque chose ne va plus du tout, et l’on éprouve une profonde tristesse pour ces jeunes gens qui sont parvenus jusqu’en terminale dans un tel état, ainsi qu’une immense colère envers les responsables d’un tel massacre.

L’ampleur des fautes d’orthographe choque au premier abord, puis viennent les défaillances en termes de structure logique dans la pensée. Qu’est-ce qui est le plus préoccupant?

On éprouve une profonde tristesse pour ces jeunes gens qui sont parvenus jusqu’en terminale dans un tel état, ainsi qu’une immense colère envers les responsables d’un tel massacre.

 

Il est vrai qu’on se focalise parfois sur l’orthographe tant son extravagance est au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. En vérité, il y a faute et faute. Faire une faute d’accord, oublier une double consonne, mal accentuer ou ne pas accentuer tel ou tel mot, voilà ce qu’on avait coutume d’appeler et de considérer comme des fautes d’orthographe et franchement, si les fautes commises n’étaient que de ce genre, et le fussent-elles à raison d’une ou deux par lignes, je dirais encore que c’est là un moindre mal que la remise à l’honneur de la dictée quotidienne pourrait juguler en quelques années. Hélas! Les «fautes» constatées désormais ne méritent même plus d’être appelées ainsi: lorsqu’on écrit dans l’en-tête de la copie d’examen «bac à l’oréat», lorsqu’en recopiant le sujet choisi on écrit «le travaille divise-t-il les hommes?», lorsqu’on parle de «supsence» pour dire substance, qu’on évoque «l’hostérité», il est assez clair qu’on fait face alors à ce que je qualifie de quasi-illettrisme et dont les causes sont parfaitement connues, tant la littérature concernant ce sujet est abondante et de nombreuses alertes ont été lancées depuis au moins vingt ans par différents collectifs et associations de professeurs, sans effet cependant sur une administration confite dans le déni et complice de ce délitement. Ces élèves, qui ne sont pas spécialement issus de milieux défavorisés comme on dit, et contrairement à ce que d’aucuns aimeraient croire pour atténuer un peu la profondeur du mal, ont effectué toute leur scolarité en accumulant des difficultés qui, année après année, sont devenues de considérables lacunes.

Il est assez clair qu’on fait face à ce que je qualifie de quasi-illettrisme et dont les causes sont parfaitement connues.

Et au fondement de toutes leurs difficultés, parce qu’il s’agit de l’instrument permettant d’acquérir toutes les autres connaissances, et qu’il s’agit surtout de l’instrument permettant de penser, c’est d’un défaut manifeste dans l’acquisition du langage que ces copies témoignent, défaut dont l’école n’est d’ailleurs pas forcément la seule cause – il y a assurément une énorme responsabilité à cet état de fait dans la muflerie pédagogiste qui a contaminé des pans entiers de l’institution et imposé des normes insensées mais auxquelles tout professeur digne de ce nom n’est pas tenu de se soumettre – car on hérite désormais d’élèves qui détruisent leurs propres capacités en passant plusieurs heures par jour les yeux rivés sur l’écran de leur smartphone, aux aguets de notifications et autres gratifications qui finissent par les rendre, ainsi d’ailleurs que bon nombre d’adultes, débiles étymologiquement parlant. Oui, la langue étant la condition de la pensée, la pauvreté du vocabulaire, mais aussi une syntaxe plus qu’approximative et des solécismes généralisés rendent impossible toute réflexion, ou du moins la compromettent à un tel point que celle-ci se limite à des réflexes conditionnés, des associations d’idées déversées dans un chaos impressionnant, un bavardage d’une confusion extrême où il est en réalité difficile de deviner la trace d’une quelconque pensée.

Est-il normal de trouver, chez des élèves de terminale du lycée général, je le précise, environ 60% de copies dont les phrases sont proches du non-sens, à l’instar de celle-ci: «ce qui différencient les hommes des animaux, est que quant aux hommes, les animaux répetent les mêmes actions par nature, ils sont nés tels que la nature leur ait instruit.» Ou celles-ci: «Dans le travail, il faut un réalisateur et un éxécuteur. En effet, un ouvrier, celui qui réalise, est perçu comme un outil face à son patron, l’éxécuteur. Par conséquence, l’ouvrier n’a donc pas un pouvoir physique et intellectuel, ni de contrainte, et répète les mêmes actions comme les animaux, donc mène à une déshumanisation. Cela a donc pour cause l’isolation

 

Il ne s’agit donc plus d’enseigner, mais de faire de la remédiation.

Comment remédier à ces lacunes profondes chez certains élèves? Qui doit-on charger des réformes?

À mon niveau, j’oublie le programme et m’efforce de redresser ce qui peut encore l’être. J’entends parfois des collègues dire qu’ils voient bien les difficultés de leurs élèves, mais qu’ils ne sont pas là pour rattraper ce qui n’a pas été fait, et qu’ils ont un programme à traiter… Grave erreur, car une fois «traité» le programme, ces élèves en réalité n’ont rien appris. Il ne s’agit donc plus d’enseigner, mais de faire de la remédiation. Mais on ne peut pas continuer ainsi, c’est évident. Et on ne peut pas traiter un mal qu’on refuse d’admettre, un mal que toutes les mesures prises jusqu’à présent n’ont eu pour effet que d’aggraver. La première chose à faire serait sans doute de mettre fin à l’hypocrisie et de délivrer les politiques éducatives des dogmes et des postures idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche, pour revenir au simple bon sens. Je trouve insensé par exemple que, pour plaire à leur électorat, des élus qui n’y connaissent rien décident d’inonder les établissements scolaires en tablettes, alors qu’ils laissent des bâtiments en déplorable état. Que chacun fasse son métier!

Je trouve insensé que des parents d’élèves, par le truchement d’associations exerçant un véritable lobbying sur la politique éducative de la nation, et alors qu’ils n’y connaissent rien non plus, soient sollicités pour donner leur avis sur les programmes scolaires, le rétablissement du redoublement ou l’organisation de l’enseignement. Que chacun fasse son métier! Je trouve insensé que des ministres de passage se permettent de chambouler en permanence une institution sans avoir jamais de compte à rendre sur les méfaits que leurs réformes ont causés. Pendant de longues décennies, on n’a pas réformé l’école, on l’a au contraire préservée: on s’est contenté de recruter d’excellents maîtres, et on les a laissés faire leur métier. Tous avaient une haute idée de leur fonction, et on sortait de l’école en sachant parfaitement lire et écrire. On a voulu permettre au plus grand nombre d’avoir accès à l’instruction, et rien n’est plus beau qu’une telle ambition, sauf qu’on s’y est fort mal pris et que la massification a déclenché un processus de dés-institution de l’école.

 

La première chose à faire serait sans doute de mettre fin à l’hypocrisie et de délivrer les politiques éducatives des dogmes et des postures idéologiques.

À chaque nouveau ministre, les professeurs se demandent dorénavant à quelle sauce ils vont être mangés, de quelles nouvelles lubies ils vont être accablés, quelle nouvelle désorganisation ils vont devoir subir, à quelle nouvelle aggravation ils vont devoir résister. Évidemment, pour reconstruire l’école, il faut prendre un certain nombre de décisions qui, en vérité, relèvent du bon sens. Par exemple, et de façon non exhaustive: remettre l’instruction au cœur du système ; rétablir une discipline élémentaire sans laquelle on n’apprend rien ; conditionner le passage dans la classe supérieure à l’acquisition du niveau permettant d’en tirer profit ; ne pas charger les professeurs d’autre chose que d’enseigner ; cesser de faire de l’obtention du baccalauréat un objectif coûte que coûte en imposant à des élèves qui n’ont pas forcément de goût pour les études de suivre des enseignements qui ne les intéressent pas ; ne pas faire de la prolongation, aussi indéfinie qu’improbable, des études le moyen de dissimuler la progression constante d’un chômage de masse et la multiplication d’emplois précaires et sous-qualifiés auxquels ne peut désormais que prétendre une partie importante de cette génération mal instruite. Oui bien sûr, il faut porter le plus grand nombre au plus haut niveau d’instruction auquel chacun est capable d’accéder, et s’en donner les moyens. Ils ne sont pas exclusivement financiers. La première condition est d’en avoir l’ambition sans se payer de mots. Si une telle ambition est sincère, on le saura, et les choses se feront d’elles-mêmes. Mais l’instruction est-elle toujours la fin qu’on assigne à l’école?

 

 

Baccalauréat: chute inquiétante du niveau et montée de l’illettrisme (René Chiche)

Baccalauréat: chute inquiétante du niveau et montée de l’illettrisme (René Chiche)

 

Pas vraiment une nouveauté mais une confirmation dans une interview du figaro de   René Chiche est professeur de philosophie au lycée, vice-président d’Action & Démocratie, représentant CFE-CGC et membre du Conseil supérieur de l’éducation.


Professeur de philosophie, vous avez relayé des copies de baccalauréat pour le moins calamiteuses. Comment considérer celles-ci au regard de notre système éducatif?

 

 

René CHICHE.- On a davantage coutume d’entendre les professeurs se plaindre des copies qu’ils lisent qu’en louer la qualité, tout simplement parce que celles qui méritent des éloges sont effectivement rares. Il en a toujours été ainsi. Quelques-uns en concluent que nous passons notre temps à nous plaindre de la baisse du niveau, certains allant même jusqu’à exhiber des «c’était mieux avant» déjà proférés dans les années 60, voire au début du dernier siècle, pour considérer la baisse du niveau telle une vieille rengaine tandis que d’autres n’hésitent pas à qualifier de mythe ce qui est pourtant l’objet d’un constat sans appel. Ces gens ont-ils jamais lu une seule copie? Qui sont donc ceux, et au nom de quelle expertise, qui se permettent de disqualifier la parole des professeurs, et de pontifier sur un niveau qui monte sous prétexte que les élèves d’aujourd’hui auraient, la belle affaire, de «nouvelles compétences»? Ils entretiennent ce faisant une illusion, voire l’un des plus gros mensonges d’État!

 

« L’allégorie de la caserne » pour désigner l’allégorie de la caverne, ou « l’aliénisation » à la place de l’aliénation.

Alors, parce que j’en ai assez d’un tel déni, j’ai décidé en effet de dire les choses sans détour et de fournir cette fois des preuves, ce qui m’a poussé à rendre publiques sur Twitter quelques lignes d’une copie que j’étais en train de lire afin que chacun mesure l’ampleur du désastre. Oui, je dis bien désastre: en 25 ans d’enseignement et de participation au jury du baccalauréat, je n’avais jamais lu autant de copies indigentes, car celle dont j’ai publié quelques lignes n’est pas la plus mauvaise copie que j’ai lue et est hélas parfaitement représentative du lot tout entier, comme d’ailleurs d’une grande partie des copies que je lis durant l’année! Et je n’emploie pas le terme indigent pour qualifier de simples «perles» dont on pourrait en effet sourire, comme le fait de parler de «l’allégorie de la caserne» pour désigner l’allégorie de la caverne par exemple, ou d’écrire «l’aliénisation» à la place de l’aliénation, encore que, dans ce dernier cas, on peut douter que la déformation du mot s’explique par une simple inattention du candidat. Il y a toujours eu des mauvaises, voire très mauvaises copies, mais en même quantité que les bonnes et les excellentes, c’est-à-dire fort peu. Et ce dans des lots qui, il faut le souligner, brassent des candidats en provenance d’établissements fort différents ce qui, soit dit en passant, assure à l’examen du baccalauréat sa forme républicaine, laquelle est vouée à disparaître par l’introduction du contrôle continu à hauteur de 40% qui, inévitablement, va faire passer l’équité aux oubliettes en même temps que l’anonymat, et transformer un examen dont il ne reste plus grand-chose déjà en simple brevet des lycées!

Mais ce qu’on constate de plus en plus fréquemment depuis quelques années, et que je n’avais pour ma part jamais observé dans de telles proportions, ce sont des lots entiers de copies parfaitement indigentes à tout point de vue, dont il est difficile de distinguer la forme du fond parce qu’elles sont écrites en un charabia qui emprunte vaguement au français comme à une langue étrangère. Il est à vrai dire quasiment impossible de noter de telles copies car, pour être en mesure de les évaluer, il faut non seulement relire plusieurs fois chaque phrase afin d’en comprendre le sens mais, faute d’y parvenir dans la plupart des cas, on doit finalement deviner l’intention de l’auteur, de sorte qu’on en vient à évaluer le plus souvent une copie que l’on a soi-même entièrement reconstruite, ce qui certes permet de ne pas lui mettre deux ou trois sur vingt, comme on est tenté de le faire à première lecture! Cependant, lorsqu’on doit effectuer une telle gymnastique sur non pas cinq ni dix mais une bonne centaine de copies, on se dit en effet que quelque chose ne va pas, que quelque chose ne va plus du tout, et l’on éprouve une profonde tristesse pour ces jeunes gens qui sont parvenus jusqu’en terminale dans un tel état, ainsi qu’une immense colère envers les responsables d’un tel massacre.

L’ampleur des fautes d’orthographe choque au premier abord, puis viennent les défaillances en termes de structure logique dans la pensée. Qu’est-ce qui est le plus préoccupant?

On éprouve une profonde tristesse pour ces jeunes gens qui sont parvenus jusqu’en terminale dans un tel état, ainsi qu’une immense colère envers les responsables d’un tel massacre.

 

Il est vrai qu’on se focalise parfois sur l’orthographe tant son extravagance est au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. En vérité, il y a faute et faute. Faire une faute d’accord, oublier une double consonne, mal accentuer ou ne pas accentuer tel ou tel mot, voilà ce qu’on avait coutume d’appeler et de considérer comme des fautes d’orthographe et franchement, si les fautes commises n’étaient que de ce genre, et le fussent-elles à raison d’une ou deux par lignes, je dirais encore que c’est là un moindre mal que la remise à l’honneur de la dictée quotidienne pourrait juguler en quelques années. Hélas! Les «fautes» constatées désormais ne méritent même plus d’être appelées ainsi: lorsqu’on écrit dans l’en-tête de la copie d’examen «bac à l’oréat», lorsqu’en recopiant le sujet choisi on écrit «le travaille divise-t-il les hommes?», lorsqu’on parle de «supsence» pour dire substance, qu’on évoque «l’hostérité», il est assez clair qu’on fait face alors à ce que je qualifie de quasi-illettrisme et dont les causes sont parfaitement connues, tant la littérature concernant ce sujet est abondante et de nombreuses alertes ont été lancées depuis au moins vingt ans par différents collectifs et associations de professeurs, sans effet cependant sur une administration confite dans le déni et complice de ce délitement. Ces élèves, qui ne sont pas spécialement issus de milieux défavorisés comme on dit, et contrairement à ce que d’aucuns aimeraient croire pour atténuer un peu la profondeur du mal, ont effectué toute leur scolarité en accumulant des difficultés qui, année après année, sont devenues de considérables lacunes.

Il est assez clair qu’on fait face à ce que je qualifie de quasi-illettrisme et dont les causes sont parfaitement connues.

Et au fondement de toutes leurs difficultés, parce qu’il s’agit de l’instrument permettant d’acquérir toutes les autres connaissances, et qu’il s’agit surtout de l’instrument permettant de penser, c’est d’un défaut manifeste dans l’acquisition du langage que ces copies témoignent, défaut dont l’école n’est d’ailleurs pas forcément la seule cause – il y a assurément une énorme responsabilité à cet état de fait dans la muflerie pédagogiste qui a contaminé des pans entiers de l’institution et imposé des normes insensées mais auxquelles tout professeur digne de ce nom n’est pas tenu de se soumettre – car on hérite désormais d’élèves qui détruisent leurs propres capacités en passant plusieurs heures par jour les yeux rivés sur l’écran de leur smartphone, aux aguets de notifications et autres gratifications qui finissent par les rendre, ainsi d’ailleurs que bon nombre d’adultes, débiles étymologiquement parlant. Oui, la langue étant la condition de la pensée, la pauvreté du vocabulaire, mais aussi une syntaxe plus qu’approximative et des solécismes généralisés rendent impossible toute réflexion, ou du moins la compromettent à un tel point que celle-ci se limite à des réflexes conditionnés, des associations d’idées déversées dans un chaos impressionnant, un bavardage d’une confusion extrême où il est en réalité difficile de deviner la trace d’une quelconque pensée.

Est-il normal de trouver, chez des élèves de terminale du lycée général, je le précise, environ 60% de copies dont les phrases sont proches du non-sens, à l’instar de celle-ci: «ce qui différencient les hommes des animaux, est que quant aux hommes, les animaux répetent les mêmes actions par nature, ils sont nés tels que la nature leur ait instruit .» Ou celles-ci: «Dans le travail, il faut un réalisateur et un éxécuteur. En effet, un ouvrier, celui qui réalise, est perçu comme un outil face à son patron, l’éxécuteur. Par conséquence, l’ouvrier n’a donc pas un pouvoir physique et intellectuel, ni de contrainte, et répète les mêmes actions comme les animaux, donc mène à une déshumanisation. Cela a donc pour cause l’isolation

 

Il ne s’agit donc plus d’enseigner, mais de faire de la remédiation.

Comment remédier à ces lacunes profondes chez certains élèves? Qui doit-on charger des réformes?

À mon niveau, j’oublie le programme et m’efforce de redresser ce qui peut encore l’être. J’entends parfois des collègues dire qu’ils voient bien les difficultés de leurs élèves, mais qu’ils ne sont pas là pour rattraper ce qui n’a pas été fait, et qu’ils ont un programme à traiter… Grave erreur, car une fois «traité» le programme, ces élèves en réalité n’ont rien appris. Il ne s’agit donc plus d’enseigner, mais de faire de la remédiation. Mais on ne peut pas continuer ainsi, c’est évident. Et on ne peut pas traiter un mal qu’on refuse d’admettre, un mal que toutes les mesures prises jusqu’à présent n’ont eu pour effet que d’aggraver. La première chose à faire serait sans doute de mettre fin à l’hypocrisie et de délivrer les politiques éducatives des dogmes et des postures idéologiques, qu’elles soient de droite ou de gauche, pour revenir au simple bon sens. Je trouve insensé par exemple que, pour plaire à leur électorat, des élus qui n’y connaissent rien décident d’inonder les établissements scolaires en tablettes, alors qu’ils laissent des bâtiments en déplorable état. Que chacun fasse son métier!

Je trouve insensé que des parents d’élèves, par le truchement d’associations exerçant un véritable lobbying sur la politique éducative de la nation, et alors qu’ils n’y connaissent rien non plus, soient sollicités pour donner leur avis sur les programmes scolaires, le rétablissement du redoublement ou l’organisation de l’enseignement. Que chacun fasse son métier! Je trouve insensé que des ministres de passage se permettent de chambouler en permanence une institution sans avoir jamais de compte à rendre sur les méfaits que leurs réformes ont causés. Pendant de longues décennies, on n’a pas réformé l’école, on l’a au contraire préservée: on s’est contenté de recruter d’excellents maîtres, et on les a laissés faire leur métier. Tous avaient une haute idée de leur fonction, et on sortait de l’école en sachant parfaitement lire et écrire. On a voulu permettre au plus grand nombre d’avoir accès à l’instruction, et rien n’est plus beau qu’une telle ambition, sauf qu’on s’y est fort mal pris et que la massification a déclenché un processus de dés-institution de l’école.

 

La première chose à faire serait sans doute de mettre fin à l’hypocrisie et de délivrer les politiques éducatives des dogmes et des postures idéologiques.

À chaque nouveau ministre, les professeurs se demandent dorénavant à quelle sauce ils vont être mangés, de quelles nouvelles lubies ils vont être accablés, quelle nouvelle désorganisation ils vont devoir subir, à quelle nouvelle aggravation ils vont devoir résister. Évidemment, pour reconstruire l’école, il faut prendre un certain nombre de décisions qui, en vérité, relèvent du bon sens. Par exemple, et de façon non exhaustive: remettre l’instruction au cœur du système ; rétablir une discipline élémentaire sans laquelle on n’apprend rien ; conditionner le passage dans la classe supérieure à l’acquisition du niveau permettant d’en tirer profit ; ne pas charger les professeurs d’autre chose que d’enseigner ; cesser de faire de l’obtention du baccalauréat un objectif coûte que coûte en imposant à des élèves qui n’ont pas forcément de goût pour les études de suivre des enseignements qui ne les intéressent pas ; ne pas faire de la prolongation, aussi indéfinie qu’improbable, des études le moyen de dissimuler la progression constante d’un chômage de masse et la multiplication d’emplois précaires et sous-qualifiés auxquels ne peut désormais que prétendre une partie importante de cette génération mal instruite. Oui bien sûr, il faut porter le plus grand nombre au plus haut niveau d’instruction auquel chacun est capable d’accéder, et s’en donner les moyens. Ils ne sont pas exclusivement financiers. La première condition est d’en avoir l’ambition sans se payer de mots. Si une telle ambition est sincère, on le saura, et les choses se feront d’elles-mêmes. Mais l’instruction est-elle toujours la fin qu’on assigne à l’école?

Mondial 2019 : les bleues pas au niveau des Etats-Unis

Mondial 2019 : les bleues pas  au niveau des Etats-Unis

 

 

 

On peut trouver différentes excuses à la défaite des bleus faces au États-Unis, même invoqués peut-être le manque de chance. Reste qu’il n’y a pas photo entre les États-Unis et la France. L’équipe féminine de football américaine et notoirement au-dessus de l’équipe française et cela depuis le début du tournoi. Moins de déchets techniques chez les américaines, davantage de justesse devant le but est donc d’efficacité, beaucoup plus d’engagement physique et de rythme. Globalement les françaises ont été est étouffé par les américaines. On voit mal qui pourrait battre cette équipe techniquement tellement juste, tactiquement très au point est physiquement très présente. Il y a sans doute une raison à cela football féminin aux États-Unis et beaucoup plus professionnalisés qu’en France. Le football y est très populaire et très suivi quand les matchs français voir européen se déroule devant des tribunes presque vides. Bref les américaines sont de véritables pros. Ce mondial aura révélé l’émergence d’un football féminin qui a beaucoup évolué sur le plan technique, sur le plan du jeu. Un football très agréable à regarder même si cela manque encore un peu de puissance devant le but. Et surtout sans les simagrées de ses joueurs qui se roulent 20 fois par terre fière à l’arbitre qu’ils ont été victimes d’une faute. Peu ou pas aussi de contestation de l’arbitrage. Bref une véritable bouffé d’air frais dans le foot Et à la fin, la France se fait éliminer en quarts de finale. Les compétitions se suivent et se ressemblent pour les Bleues, incapables d’accéder au dernier carré d’un tournoi depuis les Jeux olympiques de 2012. Après leur sortie de route en quarts aux JO de Rio, en 2016, puis à l’Euro aux Pays-Bas, en 2017, voilà que leur parcours s’arrête de nouveau à ce stade de la compétition. L’objectif de la sélectionneuse, Corinne Diacre, d’accéder au moins aux demi-finales n’est donc pas atteint. Dommage pour la fédération française, qui espérait un exploit face aux Américaines pour s’imposer comme « une nation de référence » du foot féminin.

Avec cette élimination, la France voit s’envoler sa seule chance de billet qualificatif pour les JO de Tokyo l’année prochaine. Il faudra donc attendre 2021 pour retrouver les Bleues dans un tournoi d’envergure - si elles se qualifient pour l’Euro.

Sur une note plus positive, il faut souligner que les joueuses françaises quittent cette compétition avec un bilan de quatre victoires pour une seule défaite, qui plus est contre les championnes du monde en titre. Ni déroute ni exploit, elles ont simplement tenu leur rang.

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

Séniors : un niveau de vie de 2000 euros

 

Encore une comparaison des revenus sujette à caution entre actifs et retraités. Ce revenu serait de 2049 €, ce serait le revenu moyen des ménages de retraités ;  supérieur à celui des 25-64 ans mais  qui tend à stagner depuis plusieurs années. La revue notre temps conteste cette présentation.   D’emblée, citons un chiffre: la pension moyenne d’un retraité français était, en 2015, de 1 376€ bruts, soit 1 283€ nets. Ce  montant provient d’une enquête très complète publiée en mai dernier par le service statistique du ministère des Solidarités et de la Santé, la Drees. Cette dernière estime aussi, à partir d’une analyse des  pensions des retraités nés en 1946, qu’un peu plus d’un quart d’entre eux touchent moins de 800€ de pension, et 44% moins de 1200€! Nous sommes ici très loin de l’opulence…  Notons toutefois que la Drees ne prend ici en compte que les pensions directes. Elle exclut les pensions de réversion – versées à la mort du conjoint –, ainsi que les revenus complémentaires que touchent certains: loyers, placements, aides sociales, salaires pour ceux qui ont une activité à temps partiel… C’est ce biais qui explique pourquoi l’Insee estime, elle, que le niveau de vie mensuel moyen d’un retraité, tous revenus confondus, est de 2049€, contre 2062€ pour un actif et 1946€ pour l’ensemble .  De grandes différences existent également selon la profession exercée et le nombre d’années cotisées. En 2015, les fonctionnaires civils d’État touchaient par exemple une pension brute moyenne de 2280€, selon la Drees. Cette pension moyenne descend à 2120€ pour les affiliés aux régimes spéciaux (SNCF, marins, employés de la Banque de France…), 1920€ pour les professions libérales, 1 220€ pour les salariés du régime général. Et jusqu’à 710€ pour les artisans, 600€ pour les agriculteurs et 500€ pour les commerçants! Il faudrait ajouter que beaucoup de retraités ont travaillé le double en termes de temps de travail par rapport aux actifs actuels ! 

Climat : effet de serre à un niveau record en 2017

Il y a les discours mais aussi la réalité concernant l’effet de serre. L’année 2017 aura en effet  établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes. Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960, ajoute le document. Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

Les gaz à effet de serre ont atteint un niveau record en 2017

En dépit des discours, des grandes négociations mondiales, l’année 2017 aura établi en record pour les effets de serre selon le rapport annuel publié par l’Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) et la société américaine des météorologistes.

Ce rapport de 300 pages, compilé par plus de 450 scientifiques originaires d’une soixantaine de pays, emploie le mot « anormal » plus d’une douzaine de fois pour décrire des tempêtes, des sécheresses, les températures élevées ou encore la fonte record de la glace dans l’Arctique en 2017. L’année dernière, le taux de concentration des trois gaz à effet de serre les plus dangereux relâchés dans l’atmosphère, dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote, a atteint des nouveaux records. Le taux de concentration annuel de dioxyde de carbone à la surface de la Terre a atteint 405 parties par million (ppm), « au plus haut dans l’enregistrement des mesures atmosphériques modernes ». « Le taux de croissance global du CO2 a presque été multiplié par quatre depuis le début des années 1960″, ajoute le document.

Le record de l’année la plus chaude de l’époque moderne a été battu en 2016 mais 2017 n’en est pas loin avec  »des températures bien plus élevées que la moyenne » sur une bonne partie de la planète, souligne le rapport. L’année dernière, des températures record ont été enregistrées en Argentine, en Uruguay, en Espagne et en Bulgarie. Quant au Mexique, il a « battu son record de chaleur pour la quatrième année consécutive ». En 2017, le niveau de la mer a également affiché un record pour la 6ème année consécutive. Le niveau moyen de la mer est désormais plus élevé de 7,7 centimètres qu’en 1993.

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

L’inflation est à son plus haut niveau depuis 2012

Un effet de ciseau cette fois non vertueux contrairement à 2017 avec d’une part la croissance qui s’étiole pendant que l’inflation s’envole. Bref le pire des scénarios pour redresser les COMPTES, améliorer le pouvoir d’achat et la consommation.

La hausse des prix à la consommation a atteint en juillet son plus haut niveau depuis mars 2012, à 2,3 % sur un an, selon les premières estimations de l’Institut national des statistiques et des études économiques (Insee) publiées mardi. Les prix ont certes baissé de 0,1 point dans l’Hexagone durant le mois écoulé, du fait notamment des soldes d’été. Mais sur douze mois, ils ont encore grimpé de 0,3 point en par rapport à juin. Une progression spectaculaire. Ce regain d’inflation rogne le pouvoir d’achat des ménages.

Popularité Macron : au plus bas niveau

Popularité Macron : au plus bas niveau

Perte de 22 point de popularité et  57% qui ont une mauvaise opinion de Macron. Le président qui confond vitesse et précipitation paye la note avec pour le 3ème mois  consécutif un baisse, de 3 points en Mars. A l’inverse, 40% des interrogés indiquent avoir une bonne opinion du chef de l’Etat, soit 3 points de moins par rapport au dernier sondage réalisé le mois dernier. Même dérive chez le premeiere ministre. Edouard Philippe est également en perte de vitesse (comme ce qu’il préconise sur la route !).  Seuls 43% des Français déclarent avoir une bonne opinion du Premier ministre (-4 points) alors que 54% en ont une mauvaise. « Les bonnes opinions à l’égard du chef du gouvernement régressent de 9 points en comparaison à décembre » souligne l’organisme. . Cette baisse intervient dans un contexte de grogne sociale alimentée par la multiplication des réformes menées à grands pas et sans grande concertation par l’exécutif. La mobilisation des fonctionnaires et des cheminots ce jeudi 22 mars reflète en partie le mécontentement de la population. Seuls 40% des interrogés par l’institut de sondages affirment avoir une bonne opinion de l’ancien banquier d’affaires, soit une baisse de 3 points par rapport à février mais surtout 12 points en comparaison à décembre. A l’opposé, 57% des Français signalent qu’ils ont une mauvaise opinion (+4 points) et 3% ne se prononcent pas. A titre de comparaison historique, ce niveau est relativement proche de ces prédécesseurs récents. Selon BVA, François Hollande disposait en effet d’un capital de 35% de bonnes opinons en mars 2013 contre 40% pour Nicolas Sarkozy en mars 2008 alors que la mesure se situait à un niveau plus élevé pour Jacques Chirac (44% en mars 1996 après une chute à 32% en novembre 1995) et François Mitterrand (51% en mars 1982). Au total, Emmanuel Macron a perdu 22 points de popularité chez les Français interrogés par BVA depuis son arrivée à l’Elysée. A l’inverse, la part des mauvaises opinions est passée de 35% à 57% sur la même période.

Niveau SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

Niveau  SMIC : trop haut, trop bas ou manque de productivité ?

 

Le gouvernement a décidé  d’augmenter le SMIC  de 1,24% au 1er janvier 2018”. Soit concrètement un peu plus de 10 € nets pour le salarié. On se souvient que le groupe d’experts en charge d’éclairer le gouvernement sur les augmentations du SMIC avait déconseillé ce réajustement considérant qu’il pouvait affecter la compétitivité. Ces  économistes ont en effet recommandé au gouvernement de s‘abstenir de tout “coup de pouce” au smic le 1er janvier 2018, pour tenir compte des “fragilités” de l’économie française, et de supprimer à l‘avenir toute règle d‘indexation obligatoire. La ministre du Travail Muriel Pénicaud a décrit ce rapport comme “une contribution utile” et souligné que le gouvernement prendrait le temps de la réflexion sur l’évolution du smic, “pierre angulaire de notre modèle social français”. Le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire a quant à lui exclu l‘hypothèse d‘une désindexation. Le dernier “coup de pouce” au smic remonte au 1er juillet 2012, juste après l‘arrivée de François Hollande à l‘Elysée. Le smic avait alors été revalorisé de 2% dont 0,6% de “coup de pouce”. En fait la question posée est celle de l’influence du SMIC sur la compétitivité. Il faut d’abord distinguer le SMIC brut du SMIC net. Actuellement le SMIC net est de 1139 € et le SMIC brut de 1480 € ;  ce qui représente une charge totale d’au moins 2000 € pour le patron (en fonction des dispositions de branche et d’entreprise). De fait le niveau de coût est forcément important pour la compétitivité. Reste à savoir si c’est le  niveau de coûts qui est en cause ou l’insuffisance de productivité. Un salaire net d’un peu moins de 1200 € ne constitue pas un scandale pour permettre d’atteindre un niveau de vie satisfaisant. C’est même un minimum surtout dans les ménages qui ne comprennent qu’un seul salaire. Ceci étant,  ce salaire rémunère une durée du travail de 35 heures qui, elle, plombe vraiment la compétitivité et qui en outre introduit un changement du rapport à la valeur travail. Ce qui est posé encore bien davantage que le niveau du SMIC,  c’est la quantité et la qualité du travail au regard des standards internationaux. Un problème qui explique en partie la détérioration de notre commerce extérieur qui va encore accuser environ de 50 milliards pour l’année tandis que les Allemands dégageront un excédent de 200 milliards.

 

Tableau de l’évolution du SMIC

Ci-dessous, les 15 dernières variations du SMIC jusqu’à aujourd’hui.

SMIC horaire

SMIC mensuel

1 Janvier 2017

9,76 €

1 480,27 €

1 Janvier 2016

9,67 €

1 466,62 €

1 Janvier 2015

9,61 €

1 457,52 €

1 Janvier 2014

9,53 €

1 445,38 €

1 Janvier 2013

9,43 €

1 430,22 €

1 Juillet 2012

9,40 €

1 425,67 €

1 Janvier 2012

9,22 €

1 398,37 €

1 Décembre 2011

9,19 €

1 393,82 €

1 Janvier 2011

9,00 €

1 365,00 €

1 Janvier 2010

8,86 €

1 343,77 €

1 Juillet 2009

8,82 €

1 337,70 €

1 Juillet 2008

8,71 €

1 321,02 €

1 Mai 2008

8,63 €

1 308,88 €

1 Juillet 2007

8,44 €

1 280,07 €

Source : Insee

 

Passage à niveau : pour le stop obligatoire

Passage à niveau : pour le stop obligatoire

Après le nouveau drame terrible résultant de l’accident au franchissement d’un passage à niveau, la question se pose à nouveau des conditions de sécurité. Comme l’a indiqué l’ancien ministre Dominique Bussereau,  différents plans se sont succédé pour supprimer ces passages à niveau et leur substituaient soit des ponts soit des passages souterrains. Nombre de passages niveau sont aussi purement et simplement supprimés. Reste que le coût d’amélioration de la sécurité dans ce domaine est particulièrement important et que la suppression totale des passages à niveau ne pourra pas être réalisée avant des dizaines d’années. En attendant, on pourrait peut-être réfléchir à un moyen très simple de diminuer les facteurs d’insécurité à savoir l’apposition d’un panneau stop à proximité des rails. Les véhicules seraient contraints de s’arrêter pour vérifier l’état de la signalisation, il conviendrait aussi de renforcer la signalisation routière en amont. Il faut espérer que les enquêtes en cours permettront de mettre en œuvre rapidement les recommandations visant à renforcer la sécurité. Trois enquêtes ont été diligentées : l‘une dirigée par les services de la police judiciaire confiée au procureur de Marseille, une deuxième, administrative, du Bureau d‘enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) et enfin une enquête interne déclenchée par la SNCF. Selon des chiffres officiels, la France compte environ 15.000 passages à niveau. Les accidents survenus à des passages à niveau ont fait 31 morts en 2016 et 33 cette année, avant le drame de Millas.

Fiscalité locale : ce n’est pas l’impôt qui est mauvais mais son niveau

Fiscalité locale : ce n’est pas l’impôt qui est mauvais mais son niveau

Très critiqué concernant la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des Français, Emmanuel Macon a tenté de se justifier en annonçant une réforme de la fiscalité locale d’ici 2020. Il a aussi ajouté qu’il n’écartait plus l’hypothèse d’une suppression de la taxe d’habitation pour les 20 % restants. “Si cet impôt est mauvais pour 80% des Français, il y a peu de chance qu’il soit bon pour les 20% restant”, a-t-il dit. “Je veux une réforme ambitieuse, cohérente, dont la taxe d’habitation n‘est que le premier acte”, pour créer une fiscalité locale reflétant les missions exercées par chacune des collectivités – régions, départements, communes. Contrairement à ce qu’affirme Emmanuel Macon un impôt n’est pas mauvais en soi, pas plus la taxe d’habitation que d’autres impôts. Ce qui est mauvais c’est le niveau de l’impôt et ses modalités. Malheureusement en  2016, la France a été le deuxième pays, parmi les nations développées de l’OCDE, à avoir les prélèvements obligatoires les plus élevés, derrière le Danemark. Dans l’Hexagone, les impôts, taxes et cotisations sociales payés par les ménages et les entreprises ont absorbé l’an passé 45,3 % de la richesse nationale, selon l’étude annuelle de l’OCDE publiée jeudi. Si ce taux a été de 45,9 % au Danemark, le royaume nordique affichait, lui, un déficit public très limité en 2016, à 0,6 % du PIB en 2016, tandis que Paris était à 3,4 %. La France cumule donc la particularité d’avoir des impôts très lourds et un solde public très négatif, ce qui lui vaut d’être, encore jusqu’au printemps prochain, sous procédure de déficit excessif à Bruxelles… L’impôt sur le revenu est comparativement peu élevé en France: ce sont surtout les cotisations sociales qui expliquent le haut niveau des prélèvements. Les maires de France ont beau justifier de leur proximité avec les Français, ils sont aussi largement responsables de la dérive des dépenses publiques. La proximité avec les électeurs ne peut justifier des dépenses de fonctionnement globalement irresponsable et des dépenses d’investissement parfois pharaoniques qui ne correspondent  à aucun besoin économique ou social. Tous les niveaux de responsabilité politique (État, région, département et communes) sont complices des gaspillages financiers qu’on ne peut ensuite effacer que par une hausse des impôts et où un endettement supplémentaire. en 1965, le taux de pression fiscale sur PIB était de 33,6 % en France, contre 24,8 % en moyenne dans l’OCDE. Depuis, les impôts et cotisations ont augmenté partout, mais plus rapidement en France, si bien que l’écart s’est un peu accru (le taux de pression fiscale moyen de l’OCDE a été de 34,3 % en 2016). Toujours selon l’OCDE, les prélèvements français sont encore proches de leur record historique, à 45,5 % du PIB, atteint en 2014. Là suppression de la taxe d’habitation, la transformation de l’ISF ou la baisse de l’impôt sur les sociétés seront en partie compensées par la hausse de la fiscalité écologique. Résultat, le taux de prélèvement obligatoire, selon les calculs de Bercy, sera encore de 43,6 % en 2022. Il est donc inutile de solliciter l’ingénierie fiscale pour bricoler ici une hausse, là une baisse car ce qui compte en définitive c’est le taux global de prélèvement obligatoire. La vraie réforme fiscale c’est celle qui consistera à abaisser ce niveau de prélèvements obligatoires pour tendre vers la moyenne européenne au moins.

Le niveau de vie des Français médian : 1691 euros par mois

Le niveau de vie des Français médian : 1691 euros par mois

 

 

Ce que révèle une étude qui constate par ailleurs que ce niveau est encore légèrement inférieur à celui de 2008. Il s’agit du niveau de vie intégrant tous les revenus et les prestations sociales. Ce n’est pas le revenu moyen mais en quelque sorte le revenu du milieu, une moitié se situant au-dessus une autre moitié en dessous. Un   revenu moyen masquerait l’écart autour de la moyenne puisqu’il s’agit de l’agrégation de tous les revenus divisés par le nombre de Français. Enfin il s’agit du revenu par individu et non par ménage. Pour  ‘l’INSEE,   le niveau de vie des Français avait progressé avant la crise de 2008, il est entré ensuite dans une longue phase de stagnation. Malgré une très légère hausse en 2015 (+ 0,4 %), à 20.300 euros annuels, le niveau de vie médian reste toujours en deçà de son niveau de 2008, révèle une étude de l’Insee. Pour une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de 14 ans, ce montant correspond à un revenu disponible de 42.630 euros par an, soit 3553 euros par mois. Mais la situation n’est pas uniforme. Le niveau de vie des plus aisés repart à la hausse après plusieurs années de baisse, marquées notamment par les mesures fiscales du quinquennat de François Hollande. Pour les ménages modestes, en revanche, le niveau de vie continue à stagner. Sauf pour les plus pauvres, qui ont enregistré en 2015 un léger mieux (+ 0,3 %), lié à des hausses de prestations sociales (APL, minima sociaux, etc.), ces dernières représentant la moitié du revenu disponible des plus modestes. En  2015, les 10 % les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.860 euros, soit 905 euros alors que les 10 % les plus aisés sont au-delà de 37.510 euros par individu soit 3126. Après une forte baisse en 2013, les inégalités restent stables depuis 2014, avec un seuil de pauvreté qui s’établit à 1 015 euros mensuels et touche 14,2 % de la population. Ce revenu médian de 1691 euros est à rapprocher du salaire net moyen cette fois de 1730 euros environ. Bien que la comparaison soit discutable.

 

Quel niveau pour l’euro ?

Quel niveau pour l’euro  ?

La bataille sur le bon niveau de l’euro fait rage  entre d’une part les partisans d’une monnaie plus faible actuellement et au contraire ceux qui considèrent une monnaie forte comme surtout un atout. Globalement, le FMI estime  que l’euro est encore sous-évalué de 10 %. Cette appréciation se fonde sur la moyenne des fondamentaux des composantes de la zone euro. En cause, le redressement économique européen et une balance commerciale équilibrée. Évidemment pays par pays l’appréciation est différente.  Le Fonds monétaire a ainsi calculé que l’euro est en réalité sous-évalué d’environ 18% pour l’Allemagne et qu’il est au contraire surévalué de 6,8% pour la France. Ces chiffres figurent dans l’étude annuelle du FMI intitulée «External Sector Report».  Pour estimer qu’une monnaie d’un pays est «surévaluée» ou au contraire «sous-évaluée» par rapport à ses propres performances économiques et à ses besoins, le FMI se réfère principalement aux excédents ou aux déficits extérieurs de chaque économie nationales, ce qui englobe les échanges commerciaux de marchandises et de services. Mais ce n’est pas le seul critère. Le niveau des coûts salariaux notamment, ainsi que la démographie sont également pris en compte. Pour la France la question est de savoir si un euro fort est un handicape. La réponse n’est pas simple. Si effectivement en l’état actuel de la compétitivité française un euro fort constitue un handicap en particulier pour les exportations, à l’inverse au niveau de la monnaie européenne réduit la facture des importations et donne  du pouvoir d’achat au français. En outre si un haut  niveau de l’euro peut paraître pénaliser  les exportations il convient aussi de tenir compte que les intrants des produits exportés de l’étranger bénéficient du différentiel de taux. Mécaniquement il faut retenir qu’un a niveau de l’euro procure de faire augmentation  du pouvoir d’achat pour les ménages et les épargnants, cela permet aussi un contrôle de l’inflation.

 

Inflation : stabilité à bas niveau

Sur un an, l’inflation officielle se maintient à un bas niveau. En novembre l’augmentation des prix ne dépasse repas 0, 5 % d’après l’INSEE. L es prix à la consommation en France sont restés stables en novembre par rapport au mois d’octobre. Sur un mois, les prix de l’énergie ont poursuivi leur augmentation, « mais moins qu’en octobre » et ceux de l’alimentation ont rebondi légèrement, des hausses « compensées par un recul accentué des prix des services », a précisé l’Insee. Sur un an, l’inflation a connu une légère augmentation pour atteindre 0,5% qui « résulterait d’une nette accélération des prix de l’énergie et d’un rebond modeste des prix de l’alimentation ». Selon l’Insee, les prix des services « augmenteraient au même rythme que le mois précédent ». Quant aux prix des produits manufacturés, ils baisseraient à la même allure qu’en octobre.     L’indice des prix à la consommation harmonisé, utilisé pour les comparaisons entre membres de l’Union européenne, connaîtrait une accélération à +0,7% en novembre 2016, après +0,5% le mois précédent.

Le moral des ménages : stable à bas niveau

Le moral des ménages : stable à bas niveau

L’INSEE enregistre une hausse d’un petit point en septembre c’est-à-dire compte-tenu de la marge d’erreur une relative stabilité à un bas niveau e( la moyenne de longue tendance se situant à 100).L’indicateur mesurant le moral des ménages en France a légèrement augmenté en octobre, ceux-ci étant plus confiants sur leur situation financière personnelle et leur niveau de vie futur, a annoncé mercredi l’Insee. Le moral des ménages, calculé sur la base de soldes d’opinion (différences entre proportion de réponses positives et négatives), s’établit à 98 points contre 97 points en septembre, indique l’institut statistique dans un communiqué.

Niveau de vie : 1.679 euros par mois

Niveau de vie : 1.679 euros par mois

 

Le niveau de vie médian (précision méthodologique : différent du revenu moyen qui agglomère tous les revenus divisés par le nombre d’habitants) a quasiment stagné en 2014, atteignant 1.679 euros mensuels selon l’Insee. Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.770 euros annuels, alors que, pour les 10% les plus aisés, il dépasse 37.260 euros. Le taux de pauvreté est quasi stable par rapport à 2013, soit 14,1% de la population qui vit avec moins de 1.008 euros par mois. Ça stagne. Selon la dernière étude de l’Insee sur « les niveaux de vie en 2014″, le niveau de vie médian s’élevait à 20.150 euros annuels (1.679 euros par mois) contre 20.000 euros en 2013, soit une très légère progression de 0,2%. Sous l’effet de la crise économique de 2008, le niveau de vie médian poursuit donc sa longue stagnation. Et si l’on découpe la population en 10 déciles égaux, toujours en 2014, les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.770 euros annuels, alors que, à l’autre bout de l’échelle, les 10% les plus aisés disposent d’au moins 37.260 euros, soit 3,5 fois plus, exactement le même rapport qu’en 2013. Mais si, cette fois, on se concentre sur les 5% les plus aisés (la moitié supérieure du dernier décile), on constate que leur niveau de vie moyen a progressé de 2,7% par rapport à 2013. A l’inverse, à la différence de 2013 où le niveau des 10% les plus modestes avait progressé de 1,1%, en 2014, en revanche, il baisse de 0,2% en raison du recul du revenu d’activité. Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il convient de préciser que, selon l’Insee, le niveau de vie s’entend comme le revenu disponible du ménage – revenus d’activité, retraites, indemnités de chômage, assurance-vie, PEA, livret d’épargne populaire, épargne logement, prestations sociales, etc., le tout net des principaux impôts directs – divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Ces UC correspondent aux personnes qui composent le ménage. Elles sont calculées selon une échelle qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie médian partage donc la population en deux : celle qui dispose d’un niveau de vie inférieur et l’autre moitié qui a un niveau de vie supérieur. Selon l’Insee, depuis la crise de 2008, les inégalités se sont d’abord creusées avant de diminuer. C’est en 2011 que les inégalités atteignent leur niveau le plus élevé, portées par une très forte augmentation des très hauts revenus. Ainsi, entre 2008 et 2011, le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% des personnes les plus aisées et celle détenue par les 20% les plus modestes est passée de 4,3 à 4,6. Puis, entre 2011 et 2013, on a assisté au phénomène exactement inverse. Le rapport entre les 20% les plus riches et les 20% les plus modestes revenant de 4,6 à 4,3… L’Insee expliquait cela notamment par le fait que la part des revenus du patrimoine (revenus financiers, loyers perçus, etc.) dans le revenu disponible des ménages a nettement baissé, passant de 11,9% à 10,9% entre 2012 et 2013. Nouveau renversement de tendance en 2014 où le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% les plus aisés et les 20% les plus modestes repart très légèrement à la hausse, passant de 4,3 à 4,4.

Par ailleurs, en 2014, le seuil de pauvreté, qui correspond à 60% du niveau de vie médian de la population, s’établit à 1.008 euros mensuels. Ce sont 8,8 millions de personnes qui vivent sous ce seuil de pauvreté, soit… 14,1% de la population. Cette proportion augmente très légèrement de 0,1 point par rapport à 2013. Cette évolution s’accompagne d’un maintien du niveau de vie médian des personnes pauvres qui atteint 805 euros par mois en 2014, contre 806 euros en 2013.  A noter qu’au sein de la population « pauvre », l’Insee constate quelques évolutions : le taux de pauvreté des retraités diminue. Il s’établit à 7,6% en 2014 contre 7,9% en 2013. Quant au taux de pauvreté des actifs occupés, il reste stable d’une année sur l’autre à 7,7%. Enfin, triste constat, le taux de pauvreté des jeunes de moins de 18 ans augmente, s’établissant à 19,8% en 2014 contre 19,6% en 2013.

(Avec BFM et Reuters)

Niveau de vie : Baisse moins sensible en France

Niveau de vie : Baisse moins sensible  en France

D’après l’INSEE la baisse du niveau de vie depuis 2008 a été plus modérée en France qu’ailleurs sans doute en raison  des amortisseurs sociaux. – Le niveau de vie médian des Français (qui sépare les effectifs de la population en deux) qui se situe à 1667 € a connu un recul modéré sous l’effet de la crise économique de 2008, qui s’est soldée en France métropolitaine par une hausse de la pauvreté moins marquée que dans d’autres pays d’Europe, d’après des données présentées mardi par l’Insee.( À noter qu’il ne s’agit pas du revenu des salariés et autres travailleurs mais de l’ensemble des Français incluant y compris ceux qui n’ont aucun revenu ;  le revenu moyen par travailleur Français est supérieur à 2000 €)  Entre 2008 et 2013, les inégalités en matière de niveau de vie calculée sur ce revenu médian sont restées relativement stables, même si les écarts ce sont accentués dans les premières années suivant la crise avant de se réduire à nouveau à partir de 2011, selon cette étude sur les revenus et le patrimoine des ménages français. Sur cette même période de cinq ans, le niveau de vie médian d’une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de 14 ans a reculé de 1,1% pour atteindre 20.000 euros annuel, soit 1.667 euros par mois, en 2013. « Ce n’est pas la première fois que (ce niveau de vie médian) diminue, c’était déjà le cas entre 2002 et 2004, mais c’est la première fois que cela dure aussi longtemps », a précisé Julie Labarthe, chef de la division revenus et patrimoine des ménages de l’Insee, lors d’une conférence de presse. Ce recul de 1,1% en cinq ans, qui correspond à une baisse de 0,2% en moyenne annuelle, représente « une diminution limitée, qui est très pondérée par rapport à ce qu’on peut observer dans d’autres pays européens », a-t-elle précisé. Alors que les écarts se sont creusés en Europe, les inégalités de niveau de vie ont connu une quasi-stabilité en France sur la période 2008-2013, mais cette évolution recouvre deux phases distinctes. Les trois premières années post-crise ont été marquées par une accentuation des écarts, avec un repli plus marqué des revenus les plus modestes, pénalisés par la hausse du chômage et une forte augmentation des très hauts revenus, la reprise de 2010-2011 ayant davantage profité aux revenus du patrimoine, aux revenus des indépendants et aux salaires. Même si cette tendance à l’accroissement des inégalités a été atténuée par les transferts fiscaux et sociaux (prestations sociales et assurance chômage), les écarts ont atteint en 2011 le niveau le plus élevé observé sur la période 1996-2011. Après cette date, les déséquilibres se sont réduits du fait d’une forte diminution du niveau de vie des ménages les plus aisés entre 2011 et 2013. Outre un net repli des revenus du patrimoine, entre 2012 et 2013, ces ménages ont également vu leurs revenus d’activité diminuer en 2012 et ils ont été les plus concernés par la hausse de la fiscalité entre 2011 et 2013. Malgré tout « ce sont les plus modestes qui ont le plus été impactés par la crise, avec une baisse sur cinq ans de 3,5%, ce qui correspond à une baisse du niveau de vie mensuel de 30 euros », a souligné Julie Labarthe. En 2013, 8,6 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté monétaire, défini comme un niveau de vie inférieur ou égal à 60% du niveau de vie médian, soit 1.000 euros par mois pour une personne seule ou 2.100 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Sur les cinq années ayant suivi la crise, le taux de pauvreté monétaire a augmenté de 0,7 point malgré un abaissement de 1,1% du seuil de pauvreté et a atteint 14,0% en 2013. Chômeurs, ouvriers et familles monoparentales ou nombreuses ont été les premiers concernés par cette hausse de la pauvreté monétaire liée à la progression du chômage alimentée par la crise et cela s’est directement répercuté sur les plus jeunes : en 2013, près d’un enfant sur cinq (19,6%) vivait sous le seuil de pauvreté monétaire. « La crise n’a pas changé le profil de la pauvreté mais en a accentué certains traits », observe l’Insee.

(Avec Reuters)

Sondage : niveau d’impopularité historique pour Valls

Sondage : niveau d’impopularité historique pour Valls

La descente aux enfers continue pour Hollande mais aussi pour le Premier ministre. Un premier ministre qui ne joue plus son rôle de fusible et tire  même désormais Hollande vers le bas. En cause évidemment l’absence de résultats économiques et sociaux qui s’ajoutent à une relative paralysie du pouvoir. Le retrait de la loi sur la déchéance de nationalité, les aléas autour de la loi travail sont les derniers des exemples des contradictions du pouvoir. On reproche surtout de plus en plus à Manuels Valls une attitude martiale en décalage avec les décisions concrètes. En outre il semble bien que Manuel Valls ait  été dessaisi de son image de réformiste par Emmanuel Macron. Manuel Valls atteint donc un nouveau record d’impopularité en avril à 22% d’opinions favorables, tandis que la cote de confiance de François Hollande reste au plus bas malgré une progression d’un point (18%), selon un sondage Elabe publié jeudi. Deux ans après sa nomination à Matignon, la cote du Premier ministre est en recul d’un point par rapport à mars et s’érode au total de 14 points depuis décembre, selon l’observatoire politique Elabe pour Les Echos et Radio classique. A 18% (+1), la cote de François Hollande reste proche de son record d’impopularité du mois dernier. Cette très légère hausse s’observe notamment auprès des sympathisants du Front de gauche (+4), sans doute sensibles à l’abandon de la déchéance de nationalité et aux reculs sur la loi Travail, mais le président baisse d’autant chez les sympathisants socialistes, précise Elabe en soulignant que « la confiance accordée au chef de l’Etat apparaît durablement minoritaire » chez ses électeurs de 2012. Les personnalités politiques bénéficiant de la meilleure image restent Alain Juppé (47%) et Emmanuel Macron (38%), même si le maire (Les Républicains) de Bordeaux et le ministre de l’Economie, qui a lancé mercredi son mouvement transpartisan « En marche! », reculent chacun de cinq points en un mois.

Retraités : baisse du niveau de vie après 2020

Retraités : baisse du niveau de vie après 2020

 

Le niveau de vie des retraités en France n’est sans doute pas exceptionnel puisque la pension moyenne tourne autour de 1500 € (avec toutefois des écarts autour de cette moyenne). Pour autant la situation des retraités s’est améliorée au cours des 20 dernières années. Mais cette situation pourrait se détériorer d’ici une dizaine d’années. En cause d’abord la situation du chômage et le rapport actif retraité. Une situation du chômage qui prive les organismes de retraite de précieuses rentrées et qui sur la tendance n’ont d’autre solution que de progressivement allonger l’âge de départ en retraite et de diminuer le pouvoir d’achat des retraités. À cela s’ajoute aussi l’évolution démographique caractérisée par une modification du rapport entre jeunes anciens et par l’allongement de la durée de vie. En d’autres termes si rien ne change notamment en ce qui concerne le niveau de croissance et donc le nombre d’actifs, les retraites sont condamnées à se réduire progressivement. Faute de reprise significative de l’activité économique la problématique de l’éclatement des caisses de retraite pourrait se poser ici 10 ou 15 ans. À juste titre les jeunes générations pourront se trouver défavorisées par rapport aux anciennes en matière de retraite. À l’inverse il faut cependant observer que les anciennes générations n’effectuaient pas en moyenne 35 heures de travail hebdomadaire mais plutôt près le double. En matière économique il n’y a pas de secret on ne peut redistribuer la richesse nationale que si elle est produite en quantité suffisante. Si le sort des retraités s’est amélioré en vingt ans, leur niveau de vie devrait diminuer après le milieu des années 2020. Le niveau de vie des retraités comparé à celui du reste de la population devrait diminuer après le milieu des années 2020, alors qu’il est légèrement supérieur depuis une vingtaine d’années, prédit dans un rapport le Conseil d’orientation des retraites (COR). «Les ménages retraités ont en moyenne, actuellement, un niveau de vie légèrement supérieur aux autres ménages, un niveau de consommation à peu près égal, et un niveau de patrimoine supérieur», écrit le Conseil d’orientation des retraites dans un rapport qu’il présentera mercredi à ses membres, obtenu par l’AFP.

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