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Débat sur l’énergie : l’avenir est au nucléaire ?

Débat sur l’énergie : l’avenir est au nucléaire ?

Dans le cadre du débat public engagé pour la préparation des plans de programmation énergie, le «  Collectif « science technologies actions » défend la priorité du nucléaire. Hier la cour des comptes tout en soulignant l’intérêt des renouvelable avait fortement critiqué le cout et efficacité des nouvelles énergies. (*)

« La France a été après le premier choc pétrolier la championne du monde du développement et de l’exploitation de l’énergie nucléaire. Son modèle énergétique a été salué comme une référence par nombre de pays du fait de la standardisation de ses équipements, de la performance économique de son outil de production et de ses qualités environnementales grâce à la réduction importante de la consommation nationale de pétrole et de charbon. Malgré quelques épisodes tels l’abandon du projet de Plogoff par François Mitterrand en 1981, les gouvernements successifs ont soutenu le développement de cette filière industrielle qui apporte au pays une électricité compétitive tout en diminuant considérablement notre dépendance énergétique et le déséquilibre de la balance du commerce extérieur. Seuls les idéologues les plus entêtés saluent encore la décision politicienne prise à la fin des années 1990 d’abandonner SuperPhénix, sans justification technique, économique ou environnementale. Les effets négatifs de cette décision se ressentent encore aujourd’hui, laissant la France en queue de peloton des pays avancés dans le développement des réacteurs de IVe génération, loin derrière la Chine, l’Inde ou la Russie. C’est ainsi que le réacteur russe à neutrons rapide BN 800, entré dans sa phase commerciale, a reçu le prix de la meilleure centrale au monde par la presse américaine en 2016. Quoiqu’il en soit, et malgré une action de plus en plus visible des « écologistes », la France a conservé au fil des années une position de référence au plan de la qualité du service de l’électricité. Pour preuve, ce résultat du baromètre de la compétitivité énergétique des États établi par KPMG et l’Institut Choiseul publié en 2012, qui place la France numéro Un dans un classement de 146 pays pour «la qualité de son électricité, sa disponibilité et son accès». Cette médaille d’or mondiale est «la conséquence d’un parc nucléaire important», selon les auteurs de l’étude. En dépit de ce résultat très satisfaisant, la majorité parlementaire du dernier quinquennat a jugé utile de prendre le contre-pied de cette politique, aboutissant après un débat public biaisé au vote en 2015 de la Loi sur la Transition Energétique et la Croissance Verte (LTECV). Certes, il était nécessaire de réfléchir à la politique énergétique de la France et d’en redéfinir certaines orientations, notamment pour mieux maîtriser les émissions de gaz à effet de serre. Il eût été logique dans cet esprit de prendre des mesures fortes pour limiter l’usage des combustibles fossiles, responsables pour l’essentiel des émissions de CO2, méthane et autres gaz à effet de serre. Les mesures phares de la loi furent en réalité centrées sur la production d’électricité, pourtant déjà décarbonée à 95%. Cherchez l’erreur ! Et sans craindre de dilapider l’argent public, il fut décidé de promouvoir à grand frais le développement des énergies éolienne et photovoltaïque, en espérant qu’elle puisse se substituer à l’énergie nucléaire. C’était oublier (?) qu’on ne remplace pas une source pilotable, garantissant la disponibilité du courant au moment où on n’en a besoin, par une source disponible aléatoirement. Cette erreur de jugement coûte aujourd’hui 5,5 milliards d’euros par an aux usagers, pour une contribution très modeste à la production (environ 5% en 2017) et sans aucun effet sur la maîtrise des émissions de GES. L’objectif de réduction à 50% de la production d’électricité par le parc nucléaire pour 2025 (pourquoi 50% et non 60% ou 40% ?) a depuis été reconnu inaccessible par le gouvernement, soulignant ainsi le caractère utopique de certaines dispositions de la LTECV. La Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) doit être révisée fin 2018, et un débat public est engagé depuis le 19 mars, avec la volonté affichée de mettre sur la table tous les enjeux de la politique énergétique. Il est toujours difficile de se remettre en question. La réponse à l’interrogation : « Où en est-on réellement des objectifs prévus dans la LTECV et dans la PPE quant à l’émission de gaz à effet de serre, à la consommation et la production d’énergie ? » n’est clairement pas satisfaisante. En effet, les résultats du premier Suivi de la Stratégie Nationale Bas-Carbone publiés début 2018 par le ministère de la Transition écologique et solidaire sont mauvais. Les émissions de gaz à effet de serre augmentent : celles des secteurs « transports » et « bâtiments » dérivent de manière grave, celles du secteur « énergie » augmentent depuis deux ans ! C’est dire la nécessité et l’urgence à réorienter notre politique énergétique. Le Président de la République a rappelé à plusieurs reprises la priorité qu’il attache à la baisse des émissions de CO2, et revendiqué de façon constante un rôle de premier plan pour la France dans la lutte contre le réchauffement climatique. Puisse l’expérience vécue porter ses fruits et ramener un peu de raison et de cohérence dans les décisions à venir ! La prochaine PPE doit en premier lieu donner des objectifs ambitieux et réalistes pour la réduction de la consommation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz). C’est là que se trouve le problème central, et non sur la part du nucléaire dans la production d’électricité. Le nucléaire est une énergie d’avenir. La consommation d’électricité dans le monde va croître de façon très importante dans les prochaines décennies. Selon l’AIE (Agence internationale de l’énergie), elle pourrait doubler d’ici 2050, et l’énergie nucléaire sera inévitablement une partie de la réponse, à côté des énergies renouvelables. C’est un marché considérable qui se dessine et pour que la France y trouve sa part, synonyme de création d’emplois et de richesses, elle doit maintenir ses compétences techniques et industrielles en développant sur son sol de nouvelles unités, références à l’export, et accroître son effort de R&D sur les réacteurs du futur. Gageons que la raison l’emportant sur les idéologies aveugles, l’exemplarité de la France en matière énergétique et de faibles émissions de GES sera préservée par la prochaine PPE. Celle-ci doit acter de manière claire une politique qui s’inscrit dans le prolongement de celle mise en œuvre depuis près de 50 ans pour le plus grand bien des Français. L’épisode de ces dernières années apparaîtra alors comme un hoquet de l’histoire ! »

(*) Le collectif « science technologies actions » regroupe une centaine de scientifiques issus de tous les domaines. La liste des membres et plus d’information sur leur site.

 

Énergies renouvelables : inefficaces et coûteuses (Cour des comptes)

Énergies renouvelables : inefficaces et coûteuses (Cour des comptes)

La cour des comptes porte un regard très critique sur les énergies renouvelables concernant leur efficacité et leurs couts.  De 9,2% en 2005, la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique français est passée à 15,7% en 2016. Mais  23% prévus pour 2020 ne seront pas atteints, et il faudrait un sérieux coup d’accélérateur pour respecter les 32% en 2030.

Pourtant le pays a trop et mal dépensé.  Selon la Cour des comptes. Depuis l’instauration des tarifs d’obligation d’achat en 2005, ce sont 5,3 milliards d’euros qui ont été dépensés en 2016, un montant qui passera à 7,5 milliards en 2023 si rien ne change. L’essentiel des dépenses aujourd’hui engagées l’a été avant 2011, date du moratoire imposé aux tarifs de rachat dans le solaire. Depuis, les appels d’offres remplacent peu à peu les tarifs d’achat, et les prix se rapprochent petit à petit des prix de marché.  En plus de résultats globalement insatisfaisants en termes de volumes installés, ces dépenses ont été faites de façon très déséquilibrée. Ainsi, alors qu’elles représentent 60% de la production française, les EnR thermiques n’ont bénéficié que d’un dixième des subventions distribuées, quand l’électricité en mobilisait les neuf-dixièmes. À lui seul, le solaire photovoltaïque devrait absorber 2 milliards d’euros par an d’ici à 2030, alors qu’il ne représente que 0,7% du mix énergétique français. La Cour déplore en outre qu’en dépit des sommes englouties par les énergies vertes, la France ne soit parvenue à faire naître aucun grand champion national dans aucune des technologies explorées. L’éolien offshore est l’archétype de ces dysfonctionnements. Aux tarifs accordés en 2012 et 2014, les six parcs d’ores et déjà attribués au large des côtes françaises devraient coûter 2 milliards d’euros par an sur 20 ans, soit un montant total de 40,7 milliards, pour une part de 2% du mix énergétique. Alors que les parcs ne verront pas le jour avant 2020 ou 2021, ces tarifs (de 190 euros/MWh en moyenne) apparaissent aujourd’hui exorbitants au regard des prix proposés ces derniers mois par les développeurs de nouveaux projets en mer du Nord. Une partie du surcoût est liée aux exigences des pouvoirs publics en termes de création d’emplois et de valeur sur le sol français. Las ! Depuis, les deux principaux fabricants d’éoliennes ont soit, pour Alstom, été racheté par un groupe étranger (GE, qui en l’espèce honore pour l’heure les engagements pris à l’époque par le français) soit, pour Areva, disparu totalement de cette industrie après son absorption par Gamesa ensuite marié à Siemens. Tout en reconnaissant la nécessité de soutenir les énergies renouvelables, d’autant plus en période baissière sur le pétrole et les énergies fossiles, et en saluant la réforme de la contribution au service public de l’électricité (CSPE) et la création du CAS (compte d’affectation spécial), la Cour des comptes suggère plus de transparence et de coordination sur l’élaboration de la politique énergétique française et de son coût, et notamment d’y associer le Parlement. Il recommande également que soient publiés les coûts et des prix de production de toutes les composantes du mix énergétique ainsi que leur évolution, et insiste pour que les décisions prises soient cohérentes, estimant au passage que tel n’était pas le cas de la baisse du nucléaire à 50% du mix énergétique en 2025.

 

 

Climat : six fois plus vite pour les énergies renouvelables ?

Climat : six fois plus vite pour les énergies renouvelables ?

65% d’énergies renouvelables en 2050 ce devrait être l’objectif pour faire baisser le température de 2 degré, affirme l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena, pour International Renewable Energy Agency) dans son rapport « Global Energy Transformation : a Roadmap to 2050 », Or la part des énergies renouvelables est de 18% ( 2015) dans le monde et il n’en est prévu que 25% en 2050. On voit que le défi est immense voire impossible à réaliser. Pour espérer contenir la hausse des températures sous la barre des 2°C, il faut multiplier ce rythme de développement des renouvelables par six, à la fois directement et via l’électrification des transports et de la chaleur. Solaire thermique, géothermie, bioénergie et carburants alternatifs seront également nécessaires. La réduction de la température sera difficile à réaliser sans le nucléaire notamment en France., la France produit une électricité décarbonnée à près de 95 % en 2014, avec 77 % de nucléaire, 12,6 % d’hydraulique, 3,1 % d’éolien et 1,1 % de photovoltaïque. C’est la raison principale de l’écart considérable des émissions de CO2 dues à l’énergie avec l’Allemagne : 5,52 tonnes par habitant et par an en France, 9,32 en Allemagne, selon des chiffres de 2012 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). D’où proviennent ces émissions ? En 2013, l’Allemagne a importé 76 milliards de mètres cube de gaz, 93 millions de tonnes de pétrole et brûlé 241 millions de tonnes de charbon dont 191 millions produites dans le pays. La même année, la France a importé 43 milliards de mètres cube de gaz, 57 millions de tonnes de pétrole et 19 millions de tonnes de charbon. Hors effet démographie, la différence entre les deux pays tient surtout au charbon et au gaz utilisés pour générer de l’électricité. Pour l’ensemble du monde, L’AIE estime nécessaire de passer d’un  investissement total de 93.000 milliards de dollars prévu aujourd’hui à 120.000 milliards de dollars, dont 18.000 milliards de dollars investis dans les réseaux et les outils de flexibilité. Ainsi, le surcoût annuel représenterait en 2050 quelque 1.700 milliards de dollars. Au-delà des investissements, cette stratégie impliquerait aussi de nouvelles approches en termes de planification, d’organisation des marchés de l’électricité, de régulation et de politiques publiques, mais aussi dans l’invention de nouveaux modèles économiques, où l’innovation est tout aussi nécessaire que dans la technologie. A noter que la m^me  Agence internationale de l’énergie (AIE), tablent sur une hausse de la demande de pétrole qui pourrait passer de 93,9millions de barils par jour (mbj) en 2016 à… 104,9 mbj en 2040 !

Nucléaire : remise en service à Fessenheim …avant fermeture ?

Nucléaire : remise en service à  Fessenheim …avant fermeture ?

 

Un réacteur  arrêté depuis un an redémarre avant peut-être à nouveau d’ être arrêté avec la mise en service de Flamanville prévu à la fin de l’année ; les deux réacteurs de la centrale doivent normalement fermer à la fin de l’année, lorsque le combustible sera chargé dans le nouvel EPR de Flamanville. Située tout près de la frontière avec la Suisse et avec l’Allemagne, la centrale de Fessenheim a été mise en service en 1977. Elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée d’une puissance de près de 900 MW chacun qui produisent l’équivalent de 65% de l’électricité consommée en Alsace. Le réacteur devrait retrouver sa pleine puissance de 880 mégawatts (MW) dans les prochains jours, selon le site de RTE. La remise en service de ce réacteur était initialement prévue à partir du printemps 2017, mais elle a été reportée à plusieurs reprises.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait donné son feu vert au redémarrage le 12 mars dernier. « Cette levée de suspension était la dernière condition permettant de procéder au redémarrage du réacteur n°2″, a rappelé EDF dans une note.

 

EDF : « surcoûts faramineux » (Que Choisir)

EDF : « surcoûts faramineux » (Que Choisir)

 

 

L’UFC-Que Choisir a accusé jeudi EDF de faire payer aux Français des « surcoûts faramineux » sur leur facture d’électricité en sous-utilisant volontairement son parc nucléaire, influençant ainsi les prix du marché. « La sous-utilisation des capacités de production d’EDF, qui a la mainmise sur le nucléaire, affecte lourdement les consommateurs », a dénoncé Alain Bazot, le président de l’association de consommateurs, lors d’une conférence téléphonique.  Selon l’UFC, l’électricien sous-utilise ses capacités nucléaires lorsque cela l’arrange, par rapport à ce qui se fait dans d’autres pays européens comme l’Allemagne et le Royaume-Uni, avec pour effet d’augmenter les prix. L’association estime en effet qu’EDF fait moins tourner ses réacteurs lorsque les prix de marché diminuent. « Cette sous-utilisation du parc nucléaire français est généralement compensée par l’emploi de centrales plus coûteuses (gaz, fioul, charbon), qui font augmenter les prix sur le marché de gros », remarque l’UFC Que Choisir. EDF profiterait alors de cette augmentation des prix pour vendre son électricité plus cher sur les marchés à terme (pour une livraison plus tard). « Cela permet à EDF de vendre sa production future, donc vendue maintenant par anticipation sur le marché à terme, à un bien meilleur prix que s’il avait utilisé 100% de son parc nucléaire », explique Nicolas Mouchnino, spécialiste de l’énergie à l’UFC.  Cela se traduit ensuite par un alourdissement de la facture des particuliers: ce sont « 2,4 milliards d’euros de surcoût qui ont été supportés par l’ensemble des consommateurs particuliers, entre 2012 et 2016″.

 

Compteurs Linky : la Cnil dénonce aussi l’arnaque

Compteurs Linky : la Cnil dénonce aussi l’arnaque

La CNIL a son tour dénonce aussi l’arnaque des compteurs Linky au motif qu’en réalité les clients ne sont pas réellement informés des conséquences relatives à l’exploitation des données.  Direct Energie n’a pas suffisamment informé ses clients sur les données qu’elle collectait toutes les demi-heures, via leur compteur Linky. C’est le constat qu’a énoncé ce mardi la Cnil, l’autorité chargée de protéger la vie privée dans les traitements informatiques. Des contrôles ont, en effet, révélé que le consentement demandé aux clients n’était pas « libre, éclairé et spécifique« , conformément à l’article 7 de la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978.De son coté le sénat étudie. La possibilité qui pourrait s’opposer à l’installation obligatoire et couteuse des ces instruments de mesure très controversés et qui constituent même une arnaque. La cour des comptes emploie évidemment un langage plus diplomatique pour critiquer aussi  les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes. Du coup le sénat étudie la possibilité de refuser le compteur Linky. Ces derniers mois, plusieurs communes de la région Nouvelle-Aquitaine, parmi lesquelles Marmande, Bayonne ou encore Saint-Macaire ont demandé que les habitants refusant l’installation par Enedis, anciennement ERDF, d’un compteur intelligent Linky puissent s’y opposer. À la suite de ces prises de position, Florence Lassarade, sénatrice de la Gironde, a déposé deux amendements dans le cadre de l’examen du projet de loi sur le règlement général de la protection des données personnelle. Ils doivent être examinés ce mercredi au Sénat. L’élue girondine souhaite faire modifier une partie du Code de l’énergie pour que les personnes le souhaitant puissent refuser la pose d’un compteur Linky.  Elle estime «qu’on ne peut pas installer de manière autoritaire les compteurs chez des personnes qui ne le désirent pas», explique-t-elle. À l’heure où le débat sur la protection des données personnelles est plus que jamais d’actualité, «il faut être attentif», prévient la parlementaire. «Ces compteurs permettront une analyse fine de vos habitudes énergétiques. Il faut donner la possibilité aux gens de s’y opposer, c’est une question de liberté individuelle», explique-t-elle. «Je suis pour l’apaisement, les usagers doivent être considérés, après tout, ce sont eux qui payent», conclut l’élue. De son coté la CNIL estime que Direct énergie  »Ne dispose d’aucune base légale pour procéder à la collecte des données issues du compteur communicant Linky « 

Refuser l’installation des nouveaux compteurs Linky

Refuser l’installation des nouveaux compteurs Linky

 

C’est la possibilité qu’étudie le sénat qui pouraiat s’opposer à l’installation obligatoire et couteuse des ces instruments de mesure très controversés et qui constituent même une arnaque.

La cour des comptes emploie évidemment un langage plus diplomatique pour critiquer aussi  les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes. Du coup le sénat étudie la possibilité de refuser le compteur Linky. Ces derniers mois, plusieurs communes de la région Nouvelle-Aquitaine, parmi lesquelles Marmande, Bayonne ou encore Saint-Macaire ont demandé que les habitants refusant l’installation par Enedis, anciennement ERDF, d’un compteur intelligent Linky puissent s’y opposer. À la suite de ces prises de position, Florence Lassarade, sénatrice de la Gironde, a déposé deux amendements dans le cadre de l’examen du projet de loi sur le règlement général de la protection des données personnelle. Ils doivent être examinés ce mercredi au Sénat. L’élue girondine souhaite faire modifier une partie du Code de l’énergie pour que les personnes le souhaitant puissent refuser la pose d’un compteur Linky.  Elle estime «qu’on ne peut pas installer de manière autoritaire les compteurs chez des personnes qui ne le désirent pas», explique-t-elle. À l’heure où le débat sur la protection des données personnelles est plus que jamais d’actualité, «il faut être attentif», prévient la parlementaire. «Ces compteurs permettront une analyse fine de vos habitudes énergétiques. Il faut donner la possibilité aux gens de s’y opposer, c’est une question de liberté individuelle», explique-t-elle. «Je suis pour l’apaisement, les usagers doivent être considérés, après tout, ce sont eux qui payent», conclut l’élue.

 

Débat transition énergétique : une arnaque

Débat transition énergétique : une arnaque

Hulot politiquement très affaibli a lancé sur France 2 la  consultation publique sur la programmation pluriannuelle de l’énergie qui s’ouvre ce 19 mars, jusqu’au 30 juin prochain. En fait ne n véritable arnaque parce que la question nucléaire ne sera pas en débat. L’objectif de 50% de part du nucléaire en 2025 est reporté de 20 à 30ans en réalité. Les scénarios d’EDF, de Hulot ou de RTE sont complètement divergents. Officiellement on devait fermer de réacteurs mais Macron a annoncé le développement d’autres ! En fait tout cela relève du cirque car la France ne peut réduire pour l’instant la part du nucléaire d’autant que d’énorme investissements sont réalisés notamment le grand carénage. Certes on pourra fermer ici ou là quelques réacteurs mais on prolongera la vie de la plupart de autres. LE PPE ( programmation énergétique)  de Hulot constitue de la poudre aux yeux pour masquer la réalité à savoir qu’on ne peut se passer de la part du nucléaire en quelques années et qu’en plus la France joue sur le nucléaire pour sa politique de réductions des émissions polluantes qui menace le climat.  Pour preuve, EDF, a déjà commencé à intégrer une prolongation de ses réacteurs de 900 MW jusqu’à leurs 50 ans, évoque régulièrement la possibilité d’aller jusqu’à 60 ans, comme c’est le cas aux États unis pour des réacteurs similaires. L’entreprise commence également à communiquer sur de plus petits modèles baptisés SMR (small modular reactors), d’une puissance d’environ 160 MW (au lieu des 1.650 MW de l’EPR), pour renouveler le parc. Pour faire avaler la pilule du nucléaire indispensable, on a attribué uen enveloppe de 150 millions à Hulot pour faire joujou notamment avec des éoliennes improductives. En fait Macron se sert d’Hulot pour donner un coup de peinture verte sur la politique énergétique. Un Hulot prêt aujourd’hui encore davantage qu’hier à tout avaler en raion de son affaiblissement politique lié à la découverte de la fortune qu’il a accumulé avec le business de l’environnement ( Ushuaia) et les affaires d’agression de femmes. L’affaiblissement de Hulot est tellement manifeste que son intervention sur France 2 pour le lancement de cette grande consultation a été snobée par la plupart des medias.

Un accord RWE -E.ON, avant celui d’Engie ?

Un accord RWE -E.ON,  avant celui d’Engie ?

 

Avec l’accord RWE -E.ON, le pôle énergétique allemand se renforce et pourrait aussi le moment venu passer un accord de coopération avec le français Engie. Ce qu’avait évoqué Macron.  Une telle alliance, susceptible de séduire l’aile droite de son gouvernement, permettrait en outre de doter l’ancien Gaz de France de compétences supplémentaires dans les énergies renouvelables, que la France s’est engagée à développer. Selon des sources proches du dossier, l’un des schémas envisagés verrait Engie prendre une participation dans Innogy, filiale spécialisée dans la gestion des réseaux et les renouvelables de RWE ou directement dans RWE puisque Innogy est appelé à disparaître. ce dernier devenant en retour actionnaire d’Engie. L’opération entraînerait une dilution de la part de l’Etat, qui possède actuellement 28,65% du groupe français. Discutée avant la présidentielle, ce rapprochement donnerait naissance à un « Airbus de l’énergie », un géant franco-allemand que les dirigeants français ont longtemps appelé de leurs voeux, en particulier le précédent chef de l’Etat, François Hollande. « On s’oriente certainement vers une ère de coopération renforcée entre la France et l’Allemagne. Cela me paraît un bon point », souligne un spécialiste de ce genre de dossiers. Plusieurs opérations de ce type ont eu lieu pendant le quinquennat de François Hollande, dont Emmanuel Macron fut le conseiller puis le ministre de l’Economie, notamment la fusion en 2015 entre le français Nexter et l’allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) dans l’industrie de l’armement. Le rachat en cours du constructeur automobile allemand Opel par PSA illustre également ce mouvement. Une alliance entre Engie et RWE illustrerait la volonté affirmée par Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel d’obtenir des résultats rapides et concrets dans la relation bilatérale, l’Union européenne et la zone euro. En attendant, les actionnaires municipaux de RWE, qui contrôlent ensemble environ 23% du capital du groupe énergétique allemand, ont salué lundi le projet d’échanges d’actifs avec le concurrent  E.ON, qui, s’il aboutit, devrait conduire au démantèlement d’Innogy, jusqu’à présent filiale de RWE.

 

 

Compteurs électriques : pétition contre l’arnaque Linky.

Compteurs électriques : pétition contre l’arnaque Linky.

La cour des comptes emploie évidemment un langage plus diplomatique pour critiquer les fameux compteurs intelligents Linky. Une intelligence toutefois relative puisqu’elle ne permettra pas d’accéder à des données de consommation plus détaillée mais autorisera des augmentations de tarifs. À noter surtout le coût de la facture qui sera supportée le moment venu en grande partie pour le consommateur La facture globale s’élève à 5,7 milliards d’euros au total, dont 5,3 milliards d’euros pour Enedis, le solde concernant les distributeurs locaux d’électricité. Le gain prévu pour le consommateur a été évalué à 9,2 milliards d’euros : 5,2 milliards d’euros grâce à un accès à des offres plus concurrentielles liées à un accroissement de la concurrence entre fournisseurs ! 2,3 milliards d’euros correspondant à la valorisation de l’allégement des contraintes pesant sur lui (fin de sa présence obligatoire lors de certaines opérations) ! et 1,9 milliard d’euros liés aux économies de consommation, déduction faite du coût du compteur prélevé sur sa facture. Aussi la Cour des comptes conclut-elle que  le déploiement de Linky à l’échelle nationale pourrait finalement se conclure par un solde nul, voire négatif de – 0,2 milliard d’euros. En fait, le bénéfice sera surtout financier pour Enedis, ce que critique la Cour des Comptes. L’association UFC-Que Choisir a lancé jeudi une pétition appelant les consommateurs à « refuser de payer » pour ces « chers compteurs (130 EUR en France contre 80 EUR en Italie) ». « Vous allez payer 15 euros par an pendant 10 ans pour permettre à Enedis d’installer un compteur communicant pour lequel vous n’avez aucune contrepartie ».

 

Offshore : le lobby éolien fait du forcing !

Offshore : le lobby éolien fait du forcing !

Un article paru dans la Tribune à partir d’infos de Reuters et très inspiré par le lobby éolien témoigne de la puissance de ces marchands de vent. En plus avec des chiffres complètement illusoires sur le marché qui, d’après eux, pourrait représenter 700 milliards en 2030 et sur l’évolution des prix. Sans doute en continuant de payer cette électricité au double de son prix pour un rendement énergétique dérisoire.

 

« Entravés par de nombreux recours, aucun des parcs éoliens offshore français attribués en 2012 et 2014 n’a de chance d’émerger avant 2020. En outre, ils présentent d’importants surcoûts par rapport aux lauréats des récents appels d’offres en mer du Nord. L’État et les développeurs se sont accordés sur un partage de l’éventuelle surperformance, qui doit être notifié à Bruxelles. La France doit désormais faire vite, au risque de laisser passer sa chance de jouer un rôle sur un marché qui pourrait peser 700 milliards de dollars en 2030. Isabelle Kocher avait prévenu : un rejet du parc éolien offshore du Tréport, remporté en 2014 par le consortium regroupant Engie, le développeur d’origine portugaise EDPR et CDC Infrastructures, aurait un impact très négatif sur l’ensemble de la filière française. C’est finalement un avis favorable avec réserve qu’a rendu le 20 février l’Agence française de biodiversité (AFB), qui gère une partie de la zone concernée.

Il faut dire que la France, qui bénéficie d’une des meilleures ressources en Europe, est très en retard par rapport à ses voisins danois, allemand, britannique, belge ou néerlandais. Malgré de premiers appels d’offres lancés dès 2011, aucune chance de voir émerger une éolienne des eaux françaises avant 2021 au plus tôt. L’État ne souhaite sans doute pas charger encore plus la barque. Entretemps, la technologie a évidemment progressé et les coûts ont chuté. Alors que les tarifs – confidentiels – octroyés aux attributaires français en 2012 et 2014 sont estimés autour de 200 euros le mégawattheure (MWh), l’on a pu voir des enchères remportées par des projets de l’allemand EnBW (Energie Baden-Württemberg AG) et du danois Ørsted (nouveau nom de Dong, pour Dansk Olie og Naturgas A/S) sans aucune subvention (mais sans raccordement). ( Qui va payer NDLR ? ) « Les acteurs qui ont remporté les appels d’offres sans subvention à l’automne 2017 parient sur une évolution favorable des coûts et du contexte politique et réglementaire européen », estime Emmanuel Nazarenko, directeur associé senior du BCG, qui vient de publier une étude consacrée au potentiel européen et au rôle de ses industriels sur le marché mondial. Quoi qu’il en soit, on taille aujourd’hui sur des coûts en-dessous des 50 dollars le MWh à l’horizon 2020. A l’époque, ces tarifs avaient été accordés en échange de la construction d’une filière industrielle sur le territoire français, dont l’implantation d’usines à Saint-Nazaire et au Havre. Pour cette raison, le prix ne pesait que 40% de la note accordée aux projets. Mais cette politique n’a pas eu l’effet escompté.

« Malgré la volonté de protectionnisme conduisant à accorder un poids significatif au contenu local, on a  assisté en France à une dispersion des efforts de l’écosystème, contrairement à ce qu’il s’est passé en Allemagne, car on a péché par excès de prudence, ce qui a abouti à une base industrielle trop fragmentée », observe Emmanuel Nazarenko.

En outre, les fabricants français sont soit passés sous pavillon étranger (Alstom Energie racheté par General Electric), soit ont purement et simplement cessé de fabriquer des turbines (Areva absorbé par Gamesa marié à Siemens). Pourtant, GE honore les promesses d’Alstom (jusqu’à quand si l’on en juge par les perspectives de restructuration NDLR) et assemble bien ses turbines Haliade de 6 MW à Saint-Nazaire. Quant à Siemens, numéro un de l’éolien offshore, suite à la décision rendue le 20 février par l’AFB pour le Tréport, il a confirmé son usine d’assemblage de nacelles au Havre ainsi qu’une usine de fabrication de pales, destinées à fournir également le parc de Yeu-Noirmoutier (consortium Engie) et celui de Saint-Brieux (Iberdrola). Mais, à en croire l’étude du BCG, il n’y aura pas de place pour tout le monde. Aujourd’hui, quatre développeurs, Ørsted (ex-Dong, un temps allié à EDF EN), le suédois Vattenfall ainsi que les allemands E.ON et RWE trustent les premières places. Le hollandais Shell et le norvégien Statoil ont également montré de l’intérêt pour ce marché, qui pourrait atteindre 700 milliards de dollars en 2030. Selon les dernières statistiques publiées par l’association Wind Europe, 3,1 gigawatts (GW) ont été ajoutés en 2017 dans les eaux européennes, une progression de 25% qui porte la capacité installée totale à 15,8 GW. Cette puissance correspond à quelque 4.000 éoliennes réparties en treize parcs dans onze pays, dont 98% au Royaume-Uni, en Allemagne, au Danemark, en Hollande et en Belgique. Selon l’association, la puissance installée devrait atteindre 25 GW en 2020. Les choses sont moins claires au-delà de cet horizon. Aujourd’hui, l’Europe représente 90% du marché mondial. Si celui-ci se développait au maximum de ses capacités, cette part pourrait à terme s’établir à 40%. Mais selon les experts du BCG, l’Europe a un rôle d’entraînement à jouer dans le développement global du marché.

Le cabinet voit deux scénarios se dessiner : soit le Vieux Continent démontre sa volonté de sortir l’éolien offshore de la niche où il est aujourd’hui cantonné, soit il se contente de poursuivre un développement modéré.

Dans le premier cas, la croissance annuelle du parc européen s’élève à 16% en moyenne, soit 7 à 8 GW ajoutés chaque année, et une capacité installée dans les eaux européennes de 100 GW en 2030.

Dans ce scénario, deux turbiniers et trois à cinq fabricants de fondations se partageraient entre 600 et 700 éoliennes par an, qui seraient mises à l’eau par deux ou trois installateurs équipés de puissants navires spécialisés. Grâce aux économies d’échelle, les coûts d’interconnexion (qui pèsent aujourd’hui entre 12 et 20 euros par MWh) diminueraient de 66%.

Cette croissance européenne génèrerait un développement plus rapide encore (de 42% par an) dans le reste du monde, permettant d’atteindre 170 GW installés hors d’Europe en 2030, avec de nombreuses créations d’emplois à la clé.

Mais, pour que le marché européen (et donc, mondial) se développe à ce rythme, le BCG préconise un certain nombre de mesures : des enchères plus performantes, des investissements massifs dans les réseaux électriques, des politiques incitatives et une modification du fonctionnement des marchés électriques. Le temps écoulé entre les appels d’offres et la construction des parcs devra être raccourci, et les entreprises qui ne vont pas jusqu’au bout de leurs projets devraient être exclues. « Le développement de contrats BtoB passés de gré à gré ou sur des marchés organisés permet également de valoriser l’énergie », évoque notamment Emmanuel Nazarenko.

Dans un scénario plus « business as usual », la croissance annuelle moyenne se maintiendrait en Europe au rythme annuel de 11%, soit de 2 à 3 GW installés chaque année et une capacité globale de 50 GW en 2030. 400 turbines par an seraient fabriquées, le marché se composant essentiellement du renouvellement de parcs existants. Ce qui ne serait pas suffisant pour faire vivre deux développeurs. Les acteurs européens iraient chercher la croissance ailleurs, selon un scénario similaire à celui du solaire depuis une décennie.

« EDF EN a d’ores et déjà réalisé ou exploite d’autres parcs éoliens offshore à l’étranger, à savoir au Royaume-Uni, en Belgique et en Allemagne, et compte le faire dans d’autres pays stratégiques pour le Groupe, rappelle Antoine Cahuzac, son directeur général. La France est au cœur de la stratégie, et, à ce titre, y développer cette activité est fondamental pour nous », ajoute-t-il.

 « Deux questions se posent pour les acteurs impliqués dans les parcs français, observe Emmanuel Nazarenko : d’une part, comment rentabiliser les parcs déjà attribués dans les conditions contractuelles, et par ailleurs, quelles sont leurs chances dans des appels d’offres face à des acteurs aux portefeuilles plus fournis. »

En effet, les développeurs qui comptent déjà plusieurs parcs éoliens offshore à leur actif se sont assuré ainsi des positions fortes face aux fournisseurs, et ont accumulé une expérience précieuse dans ces projets, très différents de la plupart des autres projets d’énergies renouvelables.

Les acteurs français estiment que les tarifs qui leur avaient été accordés sont pleinement justifiés. Ils s’expliqueraient notamment par des conditions de vent moins favorables et des fonds plus compliqués qu’en mer du Nord. En principe, il était jusqu’à présent impossible de modifier les caractéristiques d’un projet en aval de l’appel d’offres. Mais en 2015, Ailes Marines (Iberdrola, RES, Caisse des dépôts) a obtenu l’autorisation de remplacer 100 éoliennes Areva de 5 MW par 62 machines Siemens de 8 MW sur le parc de Saint-Brieuc. Une évolution qui a très probablement amélioré l’équation financière du projet malgré les dénégations d’Ailes Marines. EDF EN en revanche conserve l’Haliade de 6 MW initialement prévue. Quoi qu’il en soit, l’Etat a souhaité trouver un accord avec les trois consortiums lauréats des premiers rounds sur un partage des surperformances qu’enregistreraient les projets. Considéré comme une modification d’une aide d’Etat, cet accord, dont les modalités sont restées confidentielles, doit maintenant être notifié à la Commission européenne, qui devrait y répondre d’ici à l’été. »

Nucléaire- Bure : le site évacué par la force

Nucléaire- Bure : le site évacué par la force

 

Une décision préventive pour éviter sans doute le recul de Notre Dame des Landes avec cette opération de police sur le site de Bure. L’occasion pour le gouvernement de montrer ses muscles.  Un site où on doit enfouir les déchets nucléaires sur une  période 100 00 ans à 500m sous terre. Les occupants protestent contre les risques de contamination, les risques systémiques et autres dégâts collatéraux pratiquement imprévisibles sur une aussi longue période. Autre point sensible, les risques d’incendie de fûts de déchets placés dans le passé dans un enrobage de bitume qui seront stockés à Bure. Une opération de gendarmerie destinée à évacuer les opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse) est donc actuellement en cours. La gendarmerie nationale a débuté jeudi 22 février une opération  »visant à mettre fin à l’occupation illégale » du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. « Sous l’autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15″, déclare sur son compte Twitter le ministre. Ses services mettent ainsi à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

«L’idéologie nucléaire », par les Arvernes

«L’idéologie nucléaire », par les Arvernes (Groupe anonymes de hauts fonctionnaires !)

 

Une nouvelle fois le groupe anonyme de hauts fonctionnaires se prononce sur un sujet sensible : le nucléaire. En appuyant sur les récentes décisions relatives aux questions de sécurité. En clair, le groupe en profite pour défendre  le nucléaire et réfute l’idée d’une réflexion sur la sécurité. En fait, un plaidoyer sans nuance pour le nucléaire de la part d’un groupe à la composition inconnue qui de fait décrédibilise le propos ou le met au rang des réactions anonyme et bien peu courageuses  d’internaute sur les réseaux sociaux. On peut considérer que le nucléaire n’est pas la solution idéale (loin se faut)  mais qu’il sera incontournable jusque dans les années 2050 ; On peut être critique mais réaliste sans tomber dans la caricature.    

 

Extraits

 

« Three Miles Island en 1979, Tchernobyl en 1986, Fukushima en 2011 ont poussé certains à militer pour la renonciation à une énergie qui fournit toujours peu ou prou les trois-quarts de notre électricité à des prix très bas et sans émissions de CO2…

 

Depuis le choix du général de Gaulle de doter la France d’une capacité électronucléaire importante pour assurer à la France une moindre dépendance énergétique aux hydrocarbures que ses voisins européens, cette énergie a suscité des débats. Le nucléaire a pâti en France des accidents survenus hors de notre territoire. Three Miles Island en 1979, Tchernobyl en 1986Fukushima en 2011 ont poussé certains à militer pour la renonciation à une énergie qui fournit toujours peu ou prou les trois-quarts de notre électricité à des prix très bas et sans émissions de CO2. Jamais pourtant les réacteurs français à eau pressurisée n’ont été pris en défaut. Malgré 57 réacteurs en service, jamais un accident important ne s’est produit qui aurait pu faire douter les dirigeants du bien-fondé de la base énergétique nucléaire.

Pourtant, la tentation de la politisation reste présente. Son dernier avatar ne touche pas cette fois la sûreté – les mesures techniques au sein du réacteur pour éviter un emballement de la réaction – mais la sécurité, à savoir les mesures humaines et technologiques mises en œuvre pour protéger l’enceinte d’une attaque. mardi 31 janvier 2017, la Présidente de la commission du développement durable de l’Assemblée, Mme Pompili, obtenait en effet que soit instituée une commission d’enquête sur la sécurité nucléaire, au nom de la lutte contre le terrorisme. Ceci peut étonner, à plusieurs titres.

D’abord, pourquoi la commission du développement durable se saisit-elle d’un dossier touchant exclusivement aux affaires de sécurité et de défense ? Il existe une commission de la défense et des forces armées traitant de ces questions dont les députés sont habilités à en connaître sur des dossiers sensibles. En termes de sécurité, donc de mesures humaines et techniques, dont une partie est directement confiée à la Gendarmerie nationale ou au SGDSN, il s’agit d’affaires de défense au sens premier du terme.

Ensuite, Mme Pompili a donné au journal Le Monde le 2 février un entretien où elle énonce clairement sa volonté de faire baisser le plus possible la part du nucléaire dans le mix énergétique français. Elle confond également sûreté et sécurité qui, même si elles forment un continuum, ne sont pas des éléments interchangeables, demandant les mêmes réponses ; la sûreté passive d’un réacteur n’est pas, en soi, une problématique de lutte antiterroriste. Dans ce contexte on ne peut que craindre une distorsion a priori de l’enquête qui va être menée par cette commission.

Capacité d’enquête. Le contexte dans lequel cette commission d’enquête se met en place est donc inquiétant. La France est reconnue pour son excellence tant dans la sûreté que dans la sécurité. Pour ne s’intéresser qu’à cette dernière, une réforme a justement été menée en 2016-2017 pour aboutir à la création d’un commandement spécialisé de la Gendarmerie nationale, le CoSSeN, chargé de la protection, y compris et surtout, contre les groupes terroristes de l’ensemble des installations nucléaires. Le CoSSeN permet ainsi de disposer d’une capacité d’enquête et d’anticipation – on oserait presque dire de renseignement – afin de pouvoir parer aux menaces de temps long. Il se combine avec les pelotons spécialisés (PSPG) qui protègent les centrales.

En outre, en termes d’indépendance, la France était, dès avant Fukushima, l’un des seuls pays à disposer d’autorités indépendantes à responsabilité multi-ministérielle, chargées d’auditer et d’évaluer la sûreté (ASN). Enfin l’excellence de l’ANSSI dans le domaine de la cybersécurité n’étant plus à démontrer, la cyberprotection des installations énergétiques – et donc nucléaires – est au centre des préoccupations de l’agence et de l’Etat. Si aucun dispositif antiterroriste ne peut être considéré comme parfait, il est néanmoins certain que celui de la France sur la sécurité nucléaire est l’un des plus avancés du monde, parfaitement en adéquation avec les règles de l’AIEA en ce domaine.

Au total, force est de constater que la menace terroriste fait ici l’objet de ce qu’il faut bien appeler une forme d’instrumentalisation. Il est regrettable qu’un sujet d’une telle importance, qui mérite à l’évidence une analyse sérieuse, poussée, impartiale, prenne le risque d’être détourné à des fins politiciennes alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie qui détermine la feuille de route nationale pour les cinq prochaines années est en débat.

Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, de professeurs, d’  »essayistes »  qui feraient de s’essayer aussi à la transparence et au courage »

Nouveaux réacteurs nucléaires possibles (Macron)

Nouveaux réacteurs nucléaires possibles (Macron)

Hulot aura une occasion supplémentaire de manger son chapeau et son mix énergétique après la déclaration de Macron concernant le développement de nouveaux réacteurs.  – Emmanuel Macron n‘a pas exclu mardi la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France, estimant qu‘il n‘y avait pas de tabou sur cette question. En position délicate, le ministre de l’environnement n’aura sans doute pas l’occasion de réagir. Cela confirme à  l’évidence le caractère illusoire du fameux mix énergétique mis au point par le précédent gouvernement notamment Ségolène Royal. Non seulement on va conserver la quasi-totalité du parc nucléaire, Fessenheim excepté et encore,  mais on va accroître sa capacité avec l’EPR de Flamanville et de nouveaux réacteurs. Si Macron considère que la mise en place de nouveaux réacteurs est possible c’est évidemment pour préparer l’opinion à cette éventualité assez probable bien entendu dans le même temps, on va continuer de développer les énergies renouvelables mais ce développement sera bien insuffisant pour compenser la réduction de 25 % de la part du nucléaire (50 % de production au lieu de 75 actuellement). En outre si certaines énergies renouvelables présentent  un réel intérêt énergétique et économique d’autres se révèlent à la fois ruineuses et inefficaces comme les éoliennes terrestres par exemple. Enfin cela confirme que l’objectif de la France pour les émissions polluantes notamment de carbone repose essentiellement sur le maintien voir la croissance du nucléaire. Une énergie qui est pas spécialement propres mais dont on ne peut se passer encore qu’en 2040 2050. “J‘attends d‘abord les délais finalisés pour (l‘EPR de) Flamanville et aussi d‘avoir les analyses de l‘autorité de sûreté nucléaire, c‘est dans ce contexte-là (…) qu‘il conviendra de mettre en œuvre une stratégie pour le groupe EDF”, a dit le chef de l‘Etat lors d‘une rencontre avec des journalistes à Paris. Dans cette stratégie, “aucune option ne doit être aujourd‘hui a priori exclue”, a-t-il dit. “Il n‘y a pas de tabou sur le sujet et donc je n‘exclus pas l‘option (d‘ouverture de nouveaux réacteurs) mais je ne suis pas en situation – compte tenu en particulier de ce que l‘Autorité de sûreté nucléaire (ASN) peut nous dire à ce stade – de vous dire si ce sera à court terme, à moyen terme, à long terme ou si c‘est à exclure”. Une perspective à mettre en lien avec les engagements internationaux pris par la France en matière de réduction des émissions de CO2 et d‘en “finir avec les centrales thermiques et charbon”.

Transition énergétique : la responsabilité de chaque territoire (Patrice Vergriete)

Transition énergétique : la responsabilité de chaque territoire  (Patrice Vergriete)

 

Patrice Vergriete, maire de Dunkerque (ville récompensée pour ses innovations en matière de transition énergétique). s’explique sur la politique de sa ville dans la Tribune.

 

 

PATRICE VERGRIETE -  la problématique environnementale a toujours été au cœur de notre politique. La forte présence industrielle sur notre territoire n’est pas neutre en termes de risque industriel ou de santé publique. Par ailleurs, le territoire est fragile, sujet au risque de subversion marine et d’inondation. Par ailleurs, dès le milieu des années 1980 et la fermeture des Chantiers de France, nous avons été au cœur des grandes mutations de notre économie. Cette politique de développement durable, nous la menons à la fois par conviction, et en raison des éléments de sensibilité que présente notre territoire. Dès la fin des années 1990, nous avons été attentifs à ces sujets visant à réconcilier l’économique, le social, la santé et le bien-être des habitants. Le lancement des Assises de la transition énergétique, qui cristallise aujourd’hui ces enjeux, illustre cette préoccupation. Dans les années 2000 nous avons cherché à étendre le concept au Sud de la France, et depuis quelques années, nous organisons cet événement en alternance avec Bordeaux. Grâce à l’intérêt du Grand Genève nous avons pu nous internationaliser dès cette année et nous étendre vers le Grand Est et la région Rhône-Alpes.

En quoi avoir été l’instigateur de cet événement influence-t-il votre politique au jour le jour ?

Je m’inscris dans une lignée, avec la responsabilité et les valeurs partagées que cela implique. Cela permet d’ancrer dans la durée cette culture visionnaire et d’entretenir une structure de coopération à l’échelle de la communauté urbaine. Lors des événements eux-mêmes, nous profitons de cette opportunité pour nous confronter à d’autres villes, pour avoir des échanges privilégiés avec des structures telles que l’Ademe ou l’Institut de la Ville durable (dont Patrice Vergriete est le président, Ndlr) et pour mettre en valeur le travail réalisé par les équipes. Ainsi, avec l’Ademe, nous travaillons à la création d’un référentiel sur l’économie circulaire et les déchets, en cours d’expérimentation sur plusieurs sites.

 Que signifie le renouvellement de votre label Cit’ergie Gold, déclinaison française des European Energy Award, créée par Ademe ?

Nous sommes aujourd’hui deux collectivités locales (avec la ville de Besançon, Ndlr), à avoir obtenu ce label au niveau Gold en France. Mais seule Dunkerque le reçoit à ce niveau pour la deuxième fois. Notre challenge se situe désormais au niveau européen, puisque nous sommes entrés dans le top 50. Cela nous permet d’identifier nos points forts et nos points faibles, dont certains que nous nous efforçons d’ores et déjà d’améliorer, comme les transports publics. (Tous les bus seront gratuits 7 jours sur 7 à compter de septembre prochain, Ndlr)

Qu’est-ce que la toile industrielle développée par l’agence d’urbanisme de Dunkerque (AGUR)?

Ce projet, que j’ai moi-même lancé lorsque je dirigeais l’AGUR, a vocation à comprendre les interactions entre les industries locales, et en particulier les impacts que peut avoir la fermeture d’une usine, quelles sont les entreprises les plus touchées et avec lesquelles il faut travailler en priorité. Nous avons notamment utilisé la toile industrielle au moment de la fermeture de l’usine Sollac (ex. Usinor) ou de la raffinerie SRD (Société de raffinerie de Dunkerque). Le port s’appuie toujours aujourd’hui sur cette cartographie virtuelle.

Dans le contexte d’un écosystème industriel où les acteurs sont très dépendants les uns des autres, cela permet également d’identifier où nous avons des creux, quel industriel pourrait produire un « input » utile à un autre, et lequel pourrait utiliser celui produit par un voisin, etc.  Autant d’arguments qui facilitent le travail de prospection pour attirer de nouveaux acteurs sur notre territoire. C’est ainsi qu’Ecocem, qui est venu s’installer ici, utiliser les laitiers (co-produits de la sidérurgie, Ndlr) de l’usine ArcelorMittal. Mais surtout, la toile industrielle aide à anticiper les conséquences lorsqu’une entreprise tousse. Nous avons ainsi identifié que les deux grands secteurs dont nous sommes dépendants sont l’énergie (avec le terminal méthanier, la centrale nucléaire de Gravelines…) et, moins évident, l’automobile, via le poids de la sidérurgie, dont c’est le principal client. Or ce sont deux secteurs en profonde mutation.

Vous êtes candidat à l’appel à projets TIGA, de quoi s’agit-il ?

Cet appel à manifestation d’intérêt (AMI) bénéficiant d’une enveloppe de 450 millions d’euros sur dix ans, a été lancé par la CDC dans le cadre du programme des investissements d’avenir (PIA). Le cahier des charges doit être précisé en avril 2018, et le dépôt des candidatures clôturé en fin d’année. Dunkerque fait partie des 24 territoires qui ont été présélectionnés le 4 janvier sur un total de 117 candidats. A ce titre, nous allons recevoir une enveloppe de 50.000 euros pour mener les études de reconnaissance. Les 10 lauréats définitivement choisis  bénéficieront chacun d’une subvention de 50 millions.

En quoi consiste votre projet ?

Il s’agit de faire passer notre bassin industriel, marqué par les mutations de l’industrie lourde, du XXe au XXIe siècle. Parmi les projets liés à la transition énergétique figurent l’extension de notre réseau de chaleur, la sensibilisation des citoyens ou encore l’incubateur Eura Energie – plateforme dédiée aux startups de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables lancées lors des Assises de 2016. Nous menons par ailleurs déjà un travail sur la pollution de l’air avec Suez, ainsi qu’un projet autour du stockage hydrogène avec Engie dans le cadre de GRHYD. Même si nous n’avons plus de raffineries, les entreprises implantées sur notre territoire ont un impact significatif. ArcelorMittal à Dunkerque, c’est 2% des émissions de gaz à effet de serre françaises ! Mais nous misons sur le projet éolien offshore de 500 MW (dont l’opérateur doit être désigné en 2018, Ndlr) pour utiliser le CO2 capté à la sortie de l’usine ArcelorMittal et produire de l’hydrogène.

L’éolien offshore suscite parfois l’opposition des riverains, qu’en est-il à Dunkerque ?

P.V. De façon générale, peu de territoires montrent une telle culture et une telle acceptation de l’industrie. La population est réceptive à ce projet, à condition bien sûr de bénéficier de certaines retombées. On ne demande pas de subventions, mais il serait par exemple souhaitable de réserver une partie des emplois de maintenance à des locaux. Il y a 30 ans, l’industrie laissait une grande partie de la valeur ajoutée sur place. Aujourd’hui, la part captée par le territoire s’est réduite comme peau de chagrin : moins d’employés, donc moins de masse salariale et moins de participation à la vie locale en général. Si on y ajoute le désengagement de l’Etat, il en résulte pour la population locale  un sentiment d’abandon et une opposition à la mondialisation, voire à l’Europe.

La démarche que vous menez à Dunkerque est-elle reproductible dans d’autres territoires ?

Tout à fait. Ce qui est reproductible, c’est la question de fond : sur quoi repose mon bassin ? Comment va-t-il évoluer au cours des 15 à 20 prochaines années ? Quelles sont les mutations en cours ? Comment pouvons-nous les accompagner ? Au risque de disparaître, tous les territoires doivent se poser la question de leur transformation. L’erreur de l’Etat, depuis quinze à vingt ans, consiste à prendre de l’argent aux bassins industriels au profit des métropoles, ce qui les empêche d’opérer leur mutation dans de bonnes conditions. Pourtant, il serait tout à fait envisageable de nous accorder des subventions sous conditions.

 

 

Menaces sur le solaire des particuliers au Parlement européen

Menaces sur  le solaire des particuliers au Parlement européen

Un article d’Euractiv paru dans la Tribune souligne les menaces qui pèsent sur les particuliers fournisseurs d’électricité d’origine solaire et dont les conditions de production et de commercialisation pourraient être alignées sur les grands producteurs dans le domaine financier, administratif et fiscal. En clair, la rentabilité déjà faiblarde serait encore davantage affectée. Le solaire serait alors réduit à sa vocation première pour les particuliers : l’auto consommation

Extrait :

 

« La proposition de Krišjānis Kariņš, l’eurodéputé (PPE) letton, chargé du projet de directive sur la conception des marchés d’électricité, contredit la philosophie de la Commission, appliquant aux petites installations les mêmes règles qu’aux grands fournisseurs, selon les informations obtenues par Euractiv.  . La plupart des articles liés aux exemptions pour les producteurs d’énergie renouvelable à petite échelle en ont été simplement supprimés. « Fournir des exemptions à certains acteurs du marché implique une discrimination envers les autres, ce qui nuit fondamentalement à la structure du marché, augmente les coûts pour les consommateurs et crée de l’incertitude pour les investisseurs », lit-on dans un paragraphe justificatif du brouillon de rapport. Des représentants des groupes politiques du Parlement se rencontrent le 7 février pour tenter de trouver un compromis sur le texte avant sa présentation à la commission de l’industrie, le 21 février. Un vote en séance plénière devrait avoir lieu dans le mois suivant, avant les négociations finales avec le Conseil et la Commission. Les petits producteurs d’énergies n’attendent toutefois pas grand-chose du Conseil, qui représente les 28 États de l’UE. Lors d’une réunion houleuse en décembre, les ministres de l’Énergie ont en effet montré peu d’intérêt pour la question, passant la plus grande partie de leur temps à se quereller sur l’élimination des subventions aux centrales au charbon et au gaz. Les petits producteurs d’énergies renouvelables dépendent fortement des fournisseurs de services, qui prennent en charge les obligations d’équilibrage du réseau et gèrent l’afflux variable d’électricité propre entrant sur les réseaux électriques. Cela peut entraîner des coûts élevés pour les consommateurs qui produisent leur propre électricité. En Bulgarie, par exemple, les coûts d’équilibrage pour les petits producteurs d’énergies renouvelables ont atteint jusqu’ à 12 % du tarif de rachat lorsque le pays a décidé de supprimer brusquement les exemptions sur les responsabilités en matière d’équilibrage. »

Par Frédéric Simon, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

(Article publié le lundi 5 février 2018, mis à jour le 6.2.2018)

Hausse gaz et électricité ?

Hausse gaz et électricité ?

Il se pourrait bien que l’année 2018 soit celle d’un processus de hausse significative du gaz et de l’électricité. En cause,  le manque de rentabilité d’Engie et surtout d’EDF. Ces hausses pourraient être facilitées par la montée des prix du pétrole mais une montée des prix qui va aussi contaminer le gaz voire l’électricité. Pour le gaz, c’est déjà décidé. Pour l’électricité,  on pourrait s’orienter comme c’est prévu depuis longtemps vers une tendance de croissance des tarifs de leur de 2,5 % par an. Ce que préconise la commission de régulation de l’énergie. Qui a recommandé d’augmenter en moyenne de 0,8% les tarifs réglementés de vente d’électricité appliqués à environ 27 millions de consommateurs, du fait d’évolutions récentes d’éléments entrant dans la composition de ces tarifs. Les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF ont déjà augmenté de 1,7% le 1er août 2017, dans le cadre de la révision annuelle de ces tarifs. Le gouvernement a trois mois pour s’y opposer. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, augmenteront en moyenne de 1,3% en février, afin de compenser une hausse des coûts, selon une délibération de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) publiée dimanche. « Par rapport au barème en vigueur, applicable depuis le 1er janvier 2018, cette proposition répercute l’évolution du coût d’approvisionnement d’Engie depuis cette date, estimée par le fournisseur à +0,7 euro/MWh », indique le journal officiel, selon lequel « cette évolution se traduit par une hausse de +1,3% du tarif moyen ».

 

L’odieux marchandage nucléaire : fermeture de -Fessenheim contre la prolongation des autres

L’odieux marchandage nucléaire : fermeture de -Fessenheim contre la prolongation des autres

Paris vaut bien  une messe ! Ce qu’avait pensé Mitterrand (et Henri IV avant lui) en annulant le projet de centrale nucléaire de Plogoff. Grâce à ce renoncement,  on avait pu continuer le programme nucléaire sans trop d’opposition des écolos. La fermeture de Fessenheim pourrait être le prix à payer pour faire passer la prolongation de la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans. En fait,  Fessenheim pourrait parfaitement aussi être prolongé mais c’est un symbole les écolos, pour Hulot surtout. Hulot a en effet besoin de symboles pour justifier sa position au sein de gouvernement auquel il apporte par ailleurs sa caution sur à peu près tous les sujets. Du coup,  on envoie, le jeune secrétaire d’État Sébastien Le Cornu négocier  les perspectives de fermeture de la centrale. Un jeune secrétaire d’État rompu à l’exercice des compromis bâtards. Pour preuve, il propose aux salariés privés d’emploi du fait de la fermeture de Fessenheim d’aller travailler en Allemagne.  « Ils manquent de salariés qualifiés là-bas » !  Le Cornu commencé sa carrière politique à 20 ans et n’a jamais fait  autre chose.  Il connaît les arcanes du pouvoir, le champ des possibles et des trahisons négociables. Il est clair que Nicolas Hulot a avalé une grosse couleuvre en reportant la réduction de l’électricité nucléaire vers 2030,  2035 ou 2040. Comme avec Notre dame des Landes,  il a besoin d’un affichage. Macron, lui,  a imposé le renoncement au mix énergétique sauf en ce qui concerne les gaspillages d’éoliennes improductives  (il en faudrait 2000 pour remplacer Fessenheim et on voit mal où on  pourrait les installer en Alsace).  Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a donc rencontré jeudi à Colmar (Haut-Rhin) les représentants du personnel de la centrale nucléaire de Fessenheim, tous opposés à sa fermeture, un échange inédit qualifié de “constructif” de part et d‘autre. Le dialogue a porté sur l‘avenir des 750 agents EDF et des 330 salariés sous-traitants employés sur la centrale, sur les emplois induits, dont un millier directement, mais aussi sur la réindustrialisation du bassin d‘emploi. Les deux réacteurs de 900 MW qui sont en service depuis 1977 sur les bords du Rhin devraient être mis à l‘arrêt en 2018 ou 2019 au moment de l‘entrée en service de l‘EPR de Flamanville dans la Manche, une centrale de nouvelle génération, fin 2018.

 

Marchandage Nucléaire : fermeture de Fessenheim contre la prolongation des autres

Marchandage Nucléaire : fermeture de -Fessenheim contre la prolongation des autres

Paris vaut bien  une messe ! Ce qu’avait pensé Mitterrand (et Henri IV avant lui) en annulant le projet de centrale nucléaire de Ploggoff, grâce à ce renoncement on avait pu continuer le programme nucléaire sans trop d’opposition des écolos. La fermeture de Fessenheim pourrait être le prix à payer pour faire passer la prolongation de la durée de vie des centrales au-delà de 40 ans. En fait,  Fessenheim pourrait parfaitement aussi être prolongé mais c’est un symbole les écolos, pour hulot surtout. Hulot a en effet besoin de symboles pour justifier sa position au sein de gouvernement auquel il apporte par ailleurs sa caution sur à peu près tous les sujets. Du coup on envoie,  le jeune secrétaire d’État Sébastien le cornu négocier  les perspectives de fermeture de la centrale. Un jeune secrétaire d’État rompu à l’exercice des compromis bâtards. Il a commencé sa carrière politique à 20 ans et n’a jamais fait  autre chose.  il connaît les arcanes du pouvoir, le champ des possibles et des trahisons négociables. Il est clair que Nicolas Hulot a avalé une grosse couleuvre en reportant la réduction de l’électricité nucléaire vers 2030,  2035 ou 2040. Comme avec Notre dame des landes,  il a besoin d’un affichage. Macron lui a imposé le renoncement au mix énergétique sauf en ce qui concerne les gaspillages d’éoliennes improductives  (il en faudrait 2000 pour remplacer Fessenheim et on voit mal où on  pourrait les installer en Alsace).  Le secrétaire d‘Etat auprès du ministre de la Transition écologique, Sébastien Lecornu, a rencontré jeudi à Colmar (Haut-Rhin) les représentants du personnel de la centrale nucléaire de Fessenheim, tous opposés à sa fermeture, un échange inédit qualifié de “constructif” de part et d‘autre. Le dialogue a porté sur l‘avenir des 750 agents EDF et des 330 salariés sous-traitants employés sur la centrale, sur les emplois induits, dont un millier directement, mais aussi sur la réindustrialisation du bassin d‘emploi. Les deux réacteurs de 900 MW qui sont en service depuis 1977 sur les bords du Rhin devraient être mis à l‘arrêt en 2018 ou 2019 au moment de l‘entrée en service de l‘EPR de Flamanville dans la Manche, une centrale de nouvelle génération, fin 2018.

Carburants: fortes hausses des prix

 

 carburants: fortes hausses  des prix

 
 

Après la hausse des taxes sur le gazole et l’essence qui entrait en vigueur au 1er janvier, les prix des carburants ont bondi la semaine dernière. Les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises ont bondi la semaine dernière, marquée par la hausse de certaines taxes, le gazole progressant de plus de 10 centimes, selon des chiffres officiels publiés lundi. Le gazole, carburant le plus vendu en France avec environ 80% des volumes, valait en moyenne 1,3935 euro le litre, soit 10,69 centimes de plus que la semaine précédente, selon des données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire. Le litre d’essence sans plomb 95 (SP95) s’affichait à 1,4682 euro en moyenne, soit 6,03 centime de plus que la semaine précédente. Celui du sans plomb contenant jusqu’à 10% d’éthanol (SP95-E10) a pris 6,40 centime à 1,4510 euro. Enfin, le sans plomb 98 a progressé de 6,29 centime à 1,5395 euro.La nouvelle année a été marquée par un alourdissement de la fiscalité sur les carburants, de 7,6 centimes par litre sur le gazole et de 3,84 centimes sur les essences. La Contribution Climat Energie (« taxe carbone ») a été relevée tandis que la TICPE (taxe intérieure sur la consommation des produits énergétiques) du gazole a augmenté car le gouvernement entend aligner sa fiscalité sur celle de l’essence d’ici à 2021. Les prix hors taxe des différents carburants ont aussi augmenté la semaine dernière, alors que les cours du pétrole ont poursuivi leur hausse récemment. Les prix des carburants varient notamment en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro-dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers, de l’évolution des taxes et de celle de la demande.

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