Archive pour la Catégorie 'caburant-énergie'

Le pétrole : léger tassement du prix après les envolées

Le pétrole : léger tassement du prix après les envolées

 

Depuis déjà de nombreux semaines pétrole est reparti à la hausse mais récemment il a enregistré une envolée sous l’effet des annonces de reprise économique plus importante que prévue notamment en Chine et aux États-Unis. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a conclu à 66,77 dollars à Londres, en baisse de 17 cents ou 0,25%. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de mai a perdu 33 cents ou 0,52% à 63,13 dollars.

La Chine a annoncé vendredi une hausse record de sa croissance économique au premier trimestre (+18,3% sur un an), le rythme d’expansion le plus rapide depuis le début de publications trimestrielles sur le PIB en Chine en 1992. Aux Etats-Unis, les ventes au détail ont bondi de presque 10% en mars, les inscriptions hebdomadaires au chômage sont tombées au plus bas depuis le début de la crise sanitaire et la production industrielle est repartie en nette hausse, selon les données publiées jeudi.

Écologie-Performance énergétique ou performance environnementale ?

Écologie-Performance énergétique ou performance environnementale ?

 

L’ancien ministre de l’écologie , Brice Lalonde, Président de l’association Equilibre des énergies,  revient, dans une tribune au « Monde », sur le vote par l’Assemblée nationale de l’interdiction de louer des « passoires énergétiques », et sur le mode d’évaluation discutable, selon lui, du diagnostic de performance énergétique (DPE), qui favorise le chauffage au gaz.

 

Tribune. 
Entre l’engagement solennel de réduire les émissions de gaz à effet de serre et sa mise en œuvre s’intercale un espace obscur où les règles anciennes et les influences occultes peuvent aboutir au résultat inverse. C’est le danger qui guette la loi Climat et résilience dans ses articles sur le bâtiment. 

Le gros morceau, c’est la rénovation du parc existant que les parlementaires, à la suite de la convention citoyenne pour le climat, veulent renforcer. Pour montrer sa détermination, l’Assemblée a voté l’interdiction de louer des logements trop énergivores. Ainsi 4,8 millions de logements pourraient sortir du marché de la location si leurs propriétaires ne se hâtent pas d’améliorer leur performance énergétique.

Bien évaluer la performance des bâtiments

Des dispositions aussi sévères doivent être fondées sur une évaluation indiscutable de la performance des bâtiments. C’est le rôle du diagnostic de performance énergétique (DPE), dont l’administration vient de présenter une nouvelle mouture, désormais opposable. Le logement évalué sera rangé selon ses mérites dans une des sept classes étiquetées de A à G. Une rénovation réussie élève le logement dans l’échelle du DPE et accroît sa valeur sur le marché.

 

Chaque classe du DPE est déterminée par deux seuils : l’un pour l’émission de CO2, l’autre pour la consommation d’énergie. C’est l’indicateur COqui mesure la performance climatique puisque le but est de réduire les émissions qui dérèglent le climat. Les classes F et G désignent les « passoires énergétiques » que l’on ne pourra plus louer. En apparence tout est parfait… En apparence seulement. 

« L’indicateur COne joue pas son rôle, c’est de la poudre aux yeux »

Car la contrainte COn’existe pas. Le DPE nouveau la « desserre » de 30 % par rapport à l’échelle précédente, qui était déjà bien clémente. Calée sur les émissions des logements chauffés au gaz, elle fait du gaz la référence comme si l’Etat considérait cette énergie fossile comme le compagnon de route préféré du climat. L’indicateur COne joue pas son rôle, c’est de la poudre aux yeux.

C’est donc la performance énergétique qui continuera à déterminer le classement, et non la performance climatique. Or les deux ne se recouvrent pas. L’économie d’énergie est bien entendu un moyen au service de la réduction des émissions quand il s’agit des énergies fossiles responsables du dérèglement climatique. Mais lorsque l’énergie est décarbonée, elle n’affecte pas le climat. Centrer l’action climatique sur l’économie d’énergie au lieu de la réduction des émissions de CO2, c’est taper sur le mauvais clou.

EDF : maintien du plan Hercule , mais sans dire le nom

EDF : maintien du plan Hercule , mais sans dire le nom

Le dernier document dont ont eu connaissances les syndicats ne parlent plus du plan, Hercule mais maintient les notations. L’objectif est de permettre l’augmentation du prix de l’énergie nucléaire financée à la fois l’avenir de la filière et les énergies alternatives. Pour cela EDF comprendrait deux pôles un pôle de production et un autre pôle de distribution qui lui serait concurrencée par des entreprises privées.

La société tête de groupe resterait EDF SA. Elle détiendrait les activités nucléaires et hydrauliques (celles-ci isolées au sein d’une quasi-régie directement contrôlée par l’État), le gestionnaire du réseau haute tension RTE, ainsi que les services support. Privatisée à hauteur d’environ 15% aujourd’hui, cette entité d’environ 70 000 personnes serait nationalisée à 100%. Bruno Le Maire a indiqué mardi devant les syndicats que cette opération pourrait coûter environ 10 milliards d’euros à l’État. Mais ce rachat serait en partie financé par la privatisation partielle d’une nouvelle filiale axée sur les énergies renouvelables (ENR).

Nouvelle filiale

«Très majoritairement détenue par EDF SA», et donc par l’État, cette entité est baptisée à cette heure EDF Énergies Nouvelles et Réseau. Des garanties seraient données quant à son statut public, «notamment sur un seuil de détention minimal par EDF SA», précise la note gouvernementale. Outre les ENR, on y retrouverait Enedis (gestionnaire des réseaux électriques locaux), la «fourniture d’énergie», dont Dalkia, «ainsi que les autres filiales et participations internationales».

Surtout, «cette entité resterait intégrée sur les plans humain, stratégique, financier, comptable et juridique au sein du Groupe EDF», insiste le gouvernement dans sa note.

 

Mais du côté de Bruxelles on souhaite une séparation juridique totale entre EDF production et EDF distribution.

Une des difficultés de la réorganisation concerne aussi le futur statut des personnels notamment dans EDF distribution dans le capital seraient ouverts au privé. Bref le projet est encore loin d’être finalisé et les perspectives d’organisation ne sont pas forcément de nature à assurer de façon pérenne la question difficile du financement de DF tant pour la filière nucléaire que pour le renouvelable.

Réforme EDF : ni scission, ni privatisation

Réforme EDF : ni scission, ni privatisation

D’après le président d’EDF le projet hercules sein de l’organisation actuelle en trois n’aboutira ni à une session ni à une session ni à une privatisation de l’entreprise. Ce projet hercules Prévoit qu’EDF, aujourd’hui détenu à 84% par l’État, soit réorganisé en trois entités pour lui permettre de se développer dans les énergies renouvelables, tout en assurant de lourds investissements dans le nucléaire.

De toute manière, ce ne sont pas nécessairement des réformes de structures qui permettront à EDF de faire face d’une part au défi financier, d’autre part aux défis environnementaux. La vraie question tourne autour du financement y compris autour du prix de l’électricité. Le moyen aussi par une modernisation du management EDF qui ressemble davantage à une administration qu’à une société.

 

«Il n’y aura pas trois EDF, il y aura un seul EDF qui restera un groupe intégré, ça fait partie des lignes rouges», a assuré Jean-Bernard Lévy. «Tous ceux qui sont de bonne foi reconnaissent que nous allons rester un groupe intégré.» «Rien ne sera privatisé. Au contraire, le nucléaire, qui est aujourd’hui partiellement mis en Bourse, et l’hydraulique, qui est partiellement mis en Bourse, il est prévu que ça puisse sortir de la Bourse», a-t-il poursuivi.

Environnement–transport aérien: Du bio kérosène ? Un contresens écologique !

Environnement–transport aérien: Du bio kérosène ? Un contresens écologique !

 

Total ou Boeing annonce la venue du bio kérosène, un vrai contresens énergétique et environnemental. La réalité, c’est que les avions se proposent de voler avec du biocarburant qui bien souvent est contre productif par rapport à la problématique écologique.

En effet si toute la flotte aérienne mondiale devait utiliser les bio carburants cela ne ferait qu’encourager la production massive et industrielle de carburant qui bouleverse totalement la biodiversité.

Cette annonce de l’utilisation de biocarburants par le transport aérien n’est pas très rassurante. Certes la production de biocarburants à partir de déchets agricoles notamment mérite d’être encouragée mais cette production doit être distinguée de celle qui résulte d’une industrialisation de la filière à partir de plantes spécialement cultivées pour produire des huîles, du pétrole et du carburant ou pour recycler des vieilles huiles  comme l’une des frites par exemple !

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“C’est le défi de notre époque”, a déclaré à Reuters le directeur de la stratégie du développement durable de Boeing, Sean Newsum. L’aviation commerciale représente actuellement environ 2% des émissions mondiales de dioxyde de carbone et environ 12% des émissions du secteur des transports, selon les données de l’ATAG (Air Transport Action Group), groupement d’experts du secteur aéronautique.

Boeing n’a concrètement qu’une décennie pour atteindre cet objectif car les avions de ligne qui entreront en service en 2030 devraient continuer à voler jusqu’en 2050.En 2018, l’avionneur américain a inauguré le premier vol d’un appareil utilisant 100% de biocarburants. Il s’agissait d’un cargo 777 utilisé par la société de messagerie FedEx.Jusqu’à présent, les biocarburants peuvent être mélangés à du kérosène jusqu’à un niveau maximal de 50%, a précisé Boeing.Les annonces de Total dans ce domaine sont tout aussi illusoires. Notons que sur le strict plan énergétique pour produire 1 l de carburant il faut aussi entre . 0,3 et 0,6 l de pétrole (il faut un litre  de pétrole pour fabriquer 1 kg d’engrais azotés par exemple)

EDF : 10 milliards pour les actionnaires minoritaires, pour quoi faire ?

EDF : 10 milliards pour les actionnaires minoritaires, pour quoi faire ?

Dans le cadre du projet de restructuration d’EDF l’État prévoit de racheter la totalité des actions détenues par les actionnaires minoritaires, soit un coût d’environ 10 milliards d’euros. Ainsi EDF redeviendra publique à 100 %. Parallèlement ,il est prévu par contre que la distribution soit libéralisée et ouverte à la concurrence. Pour résumer,  le rôle d’EDF sera concentré sur la production et la distribution sera confiée à  des sociétés au statut privé. L’État fait un joli cadeau aux actionnaires minoritaires puisque actuellement les 16 % d’action EDF détenue par des particuliers institutions représentent de l’ordre de 6 milliards.(Il faut dire que ces actionnaires ont perdu beaucoup d’argent avec l’écroulement des cours d’EDF).  Pour les inciter à vendre il y aura donc un bonus de 4 milliards.

Cette opération s’inscrit dans le cadre du projet dit Hercule qui vise donc à restructurer les activités d’EDF.

Le projet Hercule a été conçu par le gouvernement français comme un moyen d’assurer l’avenir de la branche nucléaire endettée et avide de capitaux de l’entreprise, tout en permettant à des parties plus lucratives de l’entreprise de s’épanouir sans les passifs du groupe plus large.

Le plan est de nationaliser une société holding qui comprendra les actifs nucléaires. Une entité distincte, contrôlée par la société holding, sera créée pour héberger les entreprises les plus lucratives.

Une curieuse opération car la société holding sera ouverte aux capitaux privés. Pourquoi racheter aujourd’hui les actions de l’actuelle EDFsi c’est  pour demain remettre sur le marché les actions de la société holding. De toute manière comme pour les télécoms  , il n’existera qu’une  infrastructure de production et la concurrence sera assez marginale d’autant que les prix de l’électricité en France ne sont pas à la hauteur des couts.

L’Opep : augmentation de la production

L’Opep+ aura accru sa production de 1,1 million de barils par jour au total d’ici juillet, selon le ministre iranien du Pétrole

 L’ Opep+ » a décidé de réduire l’ampleur de la baisse de leur production de 350 000 barils par jour (bpj) en mai et en juin, puis de 400 000 bpj le mois suivant.

Avec les mesures annoncées, la baisse de production devrait être légèrement supérieure à 6,5 millions de bpj en mai contre un peu moins de 7 millions en avril. Le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdoulaziz ben Salman, a estimé qu’il s’agissait d’une « mesure très conservatrice », ajoutant que les niveaux de production pourraient encore être ajustés lors de la prochaine réunion, programmée le 28 avril. De son côté, Bijan Zanganeh, le ministre iranien du Pétrole, a confirmé que l’Opep+ aura accru sa production de 1,1 million de bpj au total d’ici juillet.

L’Opep+ a réduit depuis l’an dernier ses pompages de près de sept millions de bpj pour soutenir les cours.

Energie : l’envolée des prix aux États-Unis ?

Energie : l’envolée des prix aux États-Unis ?

Le professeur Robert Bell et le consultant Patrick Mathieu estiment, dans une tribune au « Monde », que la non-rentabilité des centrales à charbon va faire basculer les énergéticiens du côté des énergies propres… au prix d’une envolée de la facture pour le consommateur.

Tribune.

 

 Le nouveau président américain semble vouloir incarner la figure du « souverain juste », réparant les torts de l’administration précédente et ramenant la paix civile. Alors que l’attention s’est récemment portée sur Robinhood, cette société de courtage en ligne utilisée par de très jeunes investisseurs contre les géants du marché boursier américain, c’est justement le style de leadership attribué au « bon roi Richard » dans le mythe de Robin des Bois. En réalité, il fut un roi terrible… Mais, dans le mythe, Richard Cœur de Lion revient de croisade pour remettre les choses en ordre après les déprédations de son frère, le prince Jean.

La croisade du « bon roi Joe » est de sauver la terre du réchauffement climatique – le pape lui-même a lancé un appel à l’action. Mais le méchant prince Donald lui a laissé un grand fléau, le Covid-19. 1 900 milliards de dollars ne seront pas de trop pour le combattre. Alors où trouver 2 000 milliards de plus pour financer la croisade du pape ?

Si Joe Biden chargeait les collecteurs d’impôts fédéraux d’obtenir cette somme auprès des contribuables américains, on le prendrait rapidement pour… le shérif de Nottingham. Mais M. Biden possède un autre atout : l’Agence de protection de l’environnement. Une pression réglementaire bien appliquée pourrait accélérer la fin des centrales à charbon.

La capacité de production d’électricité américaine à base de charbon s’élevait officiellement à 229 gigawatts (GW) fin 2019, près d’un quart du total de la production d’électricité. Or, un rapport Bloomberg révélait, en 2018, que la moitié des centrales à charbon américaines, soit 135 GW de capacité, avait subi des pertes nettes en 2018.

Le même rapport précise que la grande majorité des unités non rentables sont réglementées, soit 130 GW. Il s’agit souvent de monopoles locaux. Or, les régulateurs des Etats (Californie, New York, etc.) autorisent ces énergéticiens à transférer leurs pertes à leurs clients, selon le principe du « coût majoré ». Ces entreprises ajoutent simplement une marge, d’environ 9 % actuellement, à leurs coûts.

Si l’administration Biden tient ses engagements et s’attaque sérieusement au problème du charbon, ces énergéticiens fermeront probablement leurs centrales et installeront à la place des parcs éoliens ou solaires, rentables et moins onéreux. Ils emprunteront l’argent nécessaire sur les marchés obligataires ; l’intérêt payé entrera dans la base de coûts de leurs contrats facturés au « coût majoré ». Les obligations d’énergéticiens réglementés, considérées comme sûres, seront achetées par de nombreux fonds de pension américains.

 

Electricité : une concurrence encore faible

Electricité : une concurrence encore faible  

 

La concurrence d’EDF  par les autres opérateurs demeure encore marginale et n’atteint que 28 %. En cause sans doute le fait que les avantages tarifaires et commerciaux ne sont pas très significatifs. En outre et surtout le réseau est unique et les concurrents d’EDF ne font que commercialiser le même produit.

 

Sans parler des problèmes de maintenance qui se posent  sérieusement chez certains concurrents d’EDF. La progression de la concurrence est faible en dépit des discours de promotion d’une pseudo électricité verte. Encore une fois le réseau est unique et toute les sources d’énergie sont noyées dans le volume dominant de l’électricité d’origine nucléaire. Sauf exception dans le cas de fourniture directe, l’électricité verte est donc à un leurre voir une escroquerie. Y compris lorsqu’on se réfère à des sources alternatives type éoliennes dont  le caractère intermittent impose la compensation par des sources traditionnelles y compris polluante.

Depuis 2007, tous les consommateurs ont la possibilité de choisir leur fournisseur d’électricité ou de gaz.

Les particuliers peuvent souscrire au tarif réglementé de vente (TRV) d’EDF (pour l’électricité) avec des prix fixés par les pouvoirs publics ou à des offres de marché, à prix libres, vendues aussi bien par l’opérateur historique que par des dizaines de concurrents: Engie, Eni, Total, Vattenfall etc.

Fin décembre, 22,8 millions de clients résidentiels pour l’électricité étaient au TRV, contre 23 millions fin septembre. Parmi les 10,6 millions en offre de marché, 9,4 millions étaient chez des opérateurs alternatifs.

L’association de défense des consommateurs CLCV a récemment déploré «l’échec» de l’ouverture du marché de l’électricité, soulignant l’absence d’innovation et de baisse tarifaire significatives mais aussi la multiplication des pratiques commerciales trompeuses.

 

Electricité : le risque d’une pénurie pendant plusieurs années

Electricité : le risque d’une pénurie pendant plusieurs années

 

En raison de la fermeture de Fessenheim, des travaux d’entretien sur les réacteurs et des retards de Flamanville, la France pourrait friser le risque de pénurie d’électricité pendant plusieurs années au moins jusqu’en 2024. Tout dépendra en fait  de la rigueur des prochains hivers. Du coup, la fermeture de deux nouveaux réacteurs en 2025 et 2026 pourrait être décalée. À noter aussi que les énergies alternatives sont loin de compenser le vide laissé par le nucléaire. « Le système électrique ne disposera que de marges très faibles sur la période 2021-24 et l’hiver prochain présente un risque plus élevé qu’un hiver normal« , a expliqué Xavier Piechaczyk, président du gestionnaire du réseau haute tension, lors d’une conférence de presse.

 

RTE publiait mercredi son « bilan prévisionnel », un épais document qui étudie les perspectives du système français à l’horizon 2030.RTE avait déjà exprimé sa « vigilance » pour l’hiver 2020-2021, qui s’est finalement passé sans encombre grâce à une météo clémente et à une baisse de la consommation électrique avec la crise.

Pour l’avenir, la situation doit s’améliorer en 2024-2026 avec la mise en route attendue de l’EPR et de six parcs éoliens en mer, notamment. L’amélioration est plus nette encore en 2026-2030.

Pour 2030, RTE prévoit par ailleurs une hausse modérée de la consommation d’électricité, de l’ordre de 5% par rapport à 2019. Elle sera notamment tirée par le développement des véhicules électriques mais aussi la production d’hydrogène.

La fameuse « pointe » de consommation de 19 heures en hiver devrait cependant diminuer grâce aux mesures d’efficacité et à de nouveaux usages qui ne seront pas concentrés sur cet horaire. Les voitures électriques devraient par exemple se charger au creux de la nuit, à l’exemple des chauffe-eaux actuellement.

Concernant les émissions de CO2, RTE calcule qu’elles devraient diminuer de 30 à 40 millions de tonnes par an.

C’est en partie le fait de l’évolution du système électrique lui-même mais surtout grâce aux transferts d’usage vers l’électricité (mobilité, production d’hydrogène, procédés industriels, chauffage ou cuisson…) qui limiteront le recours aux énergies fossiles.

Pour une politique de rénovation énergétique plus ambitieuse

Pour une politique de rénovation énergétique plus ambitieuse

 

Le projet de loi ne porte pas de politique de rénovation énergétique ambitieuse. Un collectif d’associations et d’ONG propose, dans une tribune au « Monde », un plan pour la rénovation thermique, indispensable à la réussite de la transition écologique.

Tribune.

 

La rénovation énergétique de l’ensemble du parc immobilier est l’un des sujets les plus matures mis au débat à l’occasion de la loi Climat et résilience. Une large majorité de Françaises et de Français (71 % selon l’Ademe) sont en effet favorables à l’instauration d’une obligation de rénover et d’isoler lors de l’achat ou de la mise en location d’un bien immobilier. Cette proposition, ardemment portée par la convention citoyenne pour le climat, était donc toute destinée à contribuer à l’efficacité de cette loi tant attendue.

Las, le projet de loi Climat et résilience ne comportait, à son arrivée à l’Assemblée nationale, qu’un apport marginal à la politique de rénovation énergétique. Plus inquiétant encore, le gouvernement fait désormais barrage à toute initiative structurante, y compris de sa majorité, visant à insuffler une ambition nouvelle à la politique de rénovation énergétique. Il est même prêt à utiliser la loi pour dégrader la politique publique en la matière. Le gouvernement compte sur les incitations économiques et le bon vouloir des acteurs pour relancer le chantier de la rénovation énergétique à la hauteur des objectifs fixés. C’est une stratégie illusoire et inefficace, comme le montre la stagnation de ces dix dernières années. Si l’Etat n’organise pas activement la transformation de ce secteur en fixant un cap, une marche à suivre avec des règles, prévisibles et irréversibles, et des moyens, cette transformation ne se fera pas.

D’abord, le cap. Il doit porter sur des rénovations dites « performantes », celles faisant entrer le logement dans les classes énergétiques A ou B et permettant les gains les plus significatifs sur la facture d’énergie. Il s’agit d’opérer un virage par rapport à la politique actuelle, qui, elle, concentre les aides sur des gestes isolés de rénovation (changement de chaudière, isolation partielle des combles ou des murs), alors qu’ils ne créent pas d’amélioration sensible du confort du logement, n’allègent que peu la facture, témoignant d’une utilisation inefficace de l’argent public. Le gouvernement s’y oppose, et propose que les étiquettes C voire D soient éligibles à ce qu’on appelle une rénovation « performante ». Cette proposition climaticide saboterait la politique de rénovation énergétique.

Le pétrole , l’énergie du pauvre ?

Le pétrole , l’énergie du pauvre ?

 Par Philippe Copinschi (*)  

Un plaidoyer pro domo pour la voiture électrique qui fait l’impasse sur ces dégâts environnementaux et qui ignorent aussi les potentialités de l’hydrogène autrement moins polluant que la traction électrique automobile par batteries. L’exemple même de ce que peut produire un papier d’un produit de Sciences-po qui s’inscrit dans le sens du poil du présent pour imaginer l’avenir. En outre un papier qui traite de l’automobile en oubliant la question centrale de la mobilité.

 

 (*) Par Philippe Copinschi, Enseignant en relations internationales à Sciences Po Paris, Sciences Po

L’explosion du marché des véhicules électriques en Europe marque une étape importante dans le déclin du pétrole… en Occident. Par Philippe Copinschi, Sciences Po (*)

C’est une révolution silencieuse qui est en marche. Sur un marché automobile en plein marasme dans le sillon de la crise sanitaire – les ventes de voitures neuves ont plongé de 24 % en Europe en 2020 par rapport à 2019 – les ventes de véhicules électriques (VE, comprenant les véhicules 100 % électriques et les hybrides rechargeables) ont explosé en 2020. En particulier en Europe, dorénavant premier marché des VE au monde devant la Chine. C’est l’analyse que nous avons menée avec d’autres chercheurs dans un rapport publié par l’Observatoire de la sécurité des flux et des matières énergétiques.

Alors qu’ils ne représentaient que 3 % des ventes d’automobiles en Europe en 2019, ils ont dépassé les 10 % de parts de marché en 2020, avec une nette accélération en fin d’année. En décembre dernier, leur part a ainsi atteint 20 à 25 % sur les principaux marchés européens (AllemagneFranceRoyaume-Uni, et nettement plus sur les marchés pionniers du nord de l’Europe comme la Suède (50 %), les Pays-Bas (75 %) et surtout la Norvège, où ils contribuent désormais pour plus de 85 % des ventes – contre moins de 20 % il y a seulement 5 ans, et où les ventes de voitures à essence et diesel sont devenues insignifiantes, respectivement 5 et 2,5 % du marché en décembre 2020.

Cette évolution spectaculaire, qui intervient alors même que le prix du pétrole est resté structurellement bas durant toute l’année 2020, s’explique par la combinaison de plusieurs facteurs.

Coût en baisse, autonomie en hausse

En moyenne, la batterie représente à elle seule plus de la moitié du prix d’une voiture électrique, mais les progrès technologiques continus ont déjà permis une réduction substantielle de leur coût de fabrication.

Avec ce coût en baisse et une autonomie en hausse, les VE comblent progressivement leur manque de compétitivité par rapport aux voitures à moteur thermique, d’autant que la plupart des pays européens accordent de généreuses aides financières à l’achat et que de nombreuses municipalités réservent d’appréciables avantages aux conducteurs de VE : bornes de recharge mises à disposition, accès privilégiés aux voies de bus ou aux parkings, etc.

L’autre facteur clé expliquant l’envolée des ventes de véhicules électriques tient à l’évolution de la législation européenne en matière d’émission de CO2 des voitures. L’abaissement continu - et annoncé longtemps à l’avance – des seuils d’émission autorisés pour les automobiles neuves pousse depuis plusieurs années les constructeurs à proposer une gamme toujours plus large de véhicules électriques : en 2020, près de 65 nouveaux modèles ont été mis sur le marché européen et ils devraient être autour de 100 cette année.

Au contraire des aides financières gouvernementales ponctuelles qui ont un impact temporaire, la stratégie de l’Union européenne a permis le développement d’un écosystème complet de véhicules électriques en offrant aux constructeurs la prévisibilité à long terme indispensable pour engager les lourds investissements nécessaires.

Cette conjonction de facteurs – financiers, réglementaires, industriels – permet au véhicule électrique de s’imposer désormais comme une nouvelle norme de la mobilité individuelle.

Le pétrole détrôné

Au rythme actuel, l’essentiel des nouvelles immatriculations en Europe sera électrique d’ici quelques années à peine. Il s’agit d’un changement radical de paradigme de la mobilité.

Un siècle après s’être imposé comme l’énergie incontournable dans le transport, le pétrole va ainsi perdre une grande partie de son statut de ressource stratégique dont chaque gouvernement doit impérativement assurer le bon approvisionnement pour la sécurité et l’économie du pays.

Le transport de marchandises, routier et maritime, dépend encore quasi exclusivement du pétrole – à 99 % pour le transport maritime (AIE), et en 2020 en Europe, les ventes de camion étaient à 96 % au diesel, même si les alternatives (gaz naturel, biocarburants, hydrogène, électricité…) gagnent en compétitivité. 

Quant au transport aérien, il devrait rester encore totalement tributaire du pétrole pour de nombreuses années.

Pour autant, la capacité des sociétés de se mouvoir et des armées de mener des opérations militaires est progressivement en train de cesser de reposer exclusivement sur la disponibilité du pétrole. De plus, l’électrification de la mobilité routière, qui représente près de la moitié de la consommation globale de l’or noir, pourrait rapidement placer l’industrie pétrolière en surcapacité de production.

Nombre de prospectivistes ont longtemps considéré que c’était l’épuisement inéluctable des ressources pétrolières qui allait rendre nécessaire la transition énergétique dans le domaine du transport.

C’est en réalité le réchauffement climatique et dans une moindre mesure, la pollution de l’air, qui apparaissent comme les principales motivations derrière cette électrification de la mobilité. Comme aimait à le rappeler l’ancien ministre du pétrole saoudien, Cheikh Ahmed Yamani, « l’âge de la pierre n’a pas pris fin par manque de pierre », mais parce que l’homme a réalisé des progrès scientifiques lui permettant de développer des technologies plus performantes.

Une ressource réservée aux plus pauvres

Dans le monde inégalitaire dans lequel nous vivons, cela ne signifie pas pour autant que le pétrole cessera rapidement d’être consommé à grande échelle – en particulier dans les pays en développement où l’accès aux technologies de pointe est souvent limité.

C’est en particulier le cas de l’Afrique subsaharienne, devenue depuis longtemps le réceptacle des vieilles voitures européennes et asiatiques ne répondant plus aux normes environnementales ou de sécurité de leurs pays d’origine.

Mais l’or noir est très certainement en train de changer de statut : d’énergie stratégique pour laquelle les grandes puissances étaient prêtes à se battre, il s’apprête à devenir l’énergie du pauvre, celle qu’utiliseront les populations des États n’ayant pas les moyens d’acquérir les technologies les plus avancées.

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(*) Par Philippe Copinschi, Enseignant en relations internationales à Sciences Po Paris, Sciences Po

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Électricité : le difficile équilibre entre régulation et marchés

Électricité : le difficile équilibre entre régulation et marchés

L’économiste de l’énergie Sophie Méritet analyse, dans une tribune au « Monde », les leçons de la panne électrique géante qui a frappé le Texas mi-février. (Une panne qui pourrait bien affecter un jour la France avec la dérégulation NDLR)

Tribune. 

 

La panne générale de courant qui a frappé le Texas mi-février est à l’origine d’une nouvelle réflexion sur la réorganisation des industries électriques aux Etats-Unis. Le débat sur le difficile équilibre entre régulation et marchés est relancé par les enquêtes menées par les autorités.

En effet, la crise électrique texane ne se limite pas à une défaillance des réseaux gelés par des températures négatives inhabituelles dans le sud des Etats-Unis. Dans un contexte de changement climatique extrême, de nombreux boucs émissaires ont été rapidement trouvés, ou désignés, depuis les défaillances des énergies renouvelables jusqu’à l’indépendance du gestionnaire du réseau, en passant évidemment par l’ouverture à la concurrence.

L’organisation des marchés s’avère en effet être au cœur de cette panne électrique, d’ailleurs récurrente en hiver au Texas (2011, 2018, 2021), ou encore en été en Californie (2000, 2020). Les conséquences sont à chaque fois catastrophiques : coupures de courant, faillites en série, factures exorbitantes impayées par les consommateurs, coûts de restauration du système et d’intervention des autorités. Selon une estimation des compagnies d’assurances, le coût de la tempête hivernale au Texas s’élève à 18 milliards de dollars (environ 15,13 milliards d’euros).

 

Faut-il pour autant remettre en question l’ouverture à la concurrence ? 

Outre-Atlantique, la dérégulation de la vente aux consommateurs finaux (la vente au détail) a été le choix des Etats, et non des autorités fédérales. Dans un contexte de coûts, et donc de tarifs, différenciés selon les régions, certains Etats ont été précurseurs, à la fin des années 1990, de l’ouverture à la concurrence.

La crise électrique californienne de 2000-2001 et la faillite d’Enron ont cependant pointé les défaillances de marché. L’ampleur du déséquilibre entre offre et demande d’électricité durant l’été engendrait une forte hausse des prix du marché de gros au niveau des producteurs. Mais l’existence d’un tarif réglementé plafonné pour le consommateur ne permettait pas aux fournisseurs de répercuter ces hausses en aval sur le prix de consommation, ce qui ne pouvait inciter les consommateurs à réduire leur demande.

Jouant de ces failles de marché, des entreprises comme Enron et Reliant se sont mises à manipuler le marché pour bénéficier de prix de gros encore plus élevés. En réaction à l’échec californien, la majorité des Etats avaient arrêté le processus d’ouverture à la concurrence, à l’exception du Texas, devenu, en 2002, la nouvelle référence en matière de dérégulation.

Dominique Bussereau contre les éoliennes qui tuent le tourisme

Dominique Bussereau contre les éoliennes qui tuent le tourisme

 

 

 

 

À juste titre Dominique Bussereau, Président des départements de France,  pousse un cri d’alerte sur le développement complètement anarchique des les éoliennes qui détruisent les paysages et sont par ailleurs de véritables arnaques énergétiques et économiques.

 

À titre indicatif il faut 500 éoliennes pour remplacer un seul réacteur nucléaire classique. Donc des milliers d’éoliennes pour la suppression d’une centrale. Par ailleurs, une énergie intermittente qui conduit la France par exemple depuis la suppression de Fessenheim a importé de l’électricité d’Allemagne produite par des centrales à charbon !.

 

Sans parler des énormes profits réalisés par les propriétaires terriens et financés par tous les utilisateurs d’électricité. Dominique Bussereau pousse donc un cri d’alarme contre l’excès d’éoliennes. Si le président de l’Assemblée des départements de France devait plaider cette cause un jour face au président de la République, il formulerait quatre demandes précises à Emmanuel Macron: «Ne diminuez pas les possibilités de recours, redonnez la capacité à toutes les juridictions administratives de se prononcer sur ces dossiers (des tribunaux administratifs au Conseil d’État), demandez à vos préfets de se fonder sur l’avis des populations avant de délivrer des autorisations sans signer celles-ci si les avis sont négatifs, puis incitez enfin les collectivités à prendre leurs responsabilités car trop souvent certaines se font piéger par des industriels peu scrupuleux.»

 

En clair certains industriels n’hésitent  pas à graisser la patte d’élus locaux qui favorisent aussi certains copains propriétaires terriens.

 

Nucléaire : la priorité ?

Nucléaire : la priorité ?

Un papier de l’opinion revient sur la problématique du nucléaire en France.

 Entre abandon allemand et essor chinois, que choisira la France sur le nucléaire ? Le pays devra décider dans les années qui viennent s’il doit renouveler son parc de centrales vieillissant.

L’objectif est de ramener la part du nucléaire dans le mix électrique à 50 % en 2035 (contre 70 % aujourd’hui, record mondial), afin notamment de permettre l’essor des énergies renouvelables. Une première étape symbolique a été franchie en 2020, avec l’arrêt des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim. Un engagement de François Hollande en 2012, maintenu par Emmanuel Macron en 2017. La décision de construire (ou pas) six réacteurs de nouvelle génération EPR (EDF doit présenter un dossier complet au gouvernement à la mi-2021) devra être prise lors du prochain quinquennat.

Quelle orientation Emmanuel Macron défendra-t-il en 2022 ? Très favorable à l’énergie nucléaire, gage à la fois d’autonomie stratégique et d’indépendance énergétique, il assume son soutien à la filière. « Le nucléaire m’importe, affirmait-il chez Brut le 4 décembre. Le nucléaire, c’est de l’emploi et c’est de l’énergie. Je ne suis pas antinucléaire. Je l’ai toujours dit avec beaucoup de force ».

Le chef de l’Etat vantait les qualités du nucléaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. « Nous, on produit une électricité qui est parmi les plus décarbonées au monde. Grâce à quoi ? Grâce au nucléaire », soulignait-il. « L’atome doit donc continuer à être un pilier du mix énergétique français pour les décennies à venir », martelait-il quelques jours plus tard, au cours d’une visite chez Framatome, au Creusot.

Au sein de son gouvernement, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, issue d’Europe Ecologie-Les Verts, incarne l’opposition à l’atome, et permet à l’exécutif de ne pas s’aliéner la sensibilité « écolo » de l’électorat macroniste. Partisane de laisser le parc nucléaire « finir sa vie » au lieu de le renouveler, elle a salué comme un « moment copernicien » la publication d’un rapport montrant que la France pourrait tirer l’essentiel de son électricité des énergies renouvelables à l’horizon 2050, à condition de remplir une série de conditions techniques.

En 2017, Emmanuel Macron s’était engagé à doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque. Adoptée par décret gouvernemental le 21 avril 2020, la programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2019-2028 affiche de fait la volonté française de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité et de développer les énergies renouvelables.

Non sans que le Président ait émis, quelques mois plus tôt, des réserves. « La capacité à développer l’éolien massivement, il faut être lucide, est réduite, observait-il en janvier 2020. Le consensus est en train de nettement s’affaiblir dans notre pays.» « Il n’est pas converti aux énergies renouvelables, regrette Géraud Guibert, président du think tank La Fabrique écologique. C’est dommage, car on prend beaucoup de retard, par rapport à d’autres pays, sur l’industrie du renouvelable ».

Les réticences du chef de l’Etat ont dû être confortées par une enquête de l’Ifop, publiée en février, indiquant que 53 % des Français ne souhaitent pas voir apparaître d’éoliennes près de chez eux. Un sondage de l’institut Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva, publié ce jeudi, indique en revanche que 6 Français sur 10 sont favorables au nucléaire (59 %). Et si 50 % le perçoivent comme une menace, 47 % le voient comme une « opportunité ». Dans la campagne de 2022, les éoliennes pourraient donc être un sujet plus clivant que le nucléaire. Marine Le Pen s’en est d’ailleurs déjà emparé, promettant de suspendre leur construction.

Hydrogène « vert »: Des dizaines de projets en France

Hydrogène « vert ».:Des dizaines de projets en France

L’hydrogène est sans doute l’une des pistes les plus sérieuses en matière énergétique. L’hydrogène est utilisé depuis longtemps dans des travaux spécifiques mais aussi pour la traction de navires, de trains de bus et de cars expérimentaux.

Pour le développer, la France a mis au point un plan de développement de 7 milliards. Le problème c’est qu’évidemment on a affublé la production d’hydrogène du qualificatif vert comme pour l’électricité. Or l’hydrogène peut être produit par toute source d’énergie verte ou pas.

Un peu la même embrouille que pour l’électricité dite verte que pourrait acheter le consommateur lambda. Or il n’y a qu’un réseau celui d’EDF électricité dite verte ne constitue qu’une infime partie et elle est intégrée à l’électricité d’origine nucléaire. Ce sera évidemment la même chose pour l’hydrogène. En effet ce sont les surplus d’électricité y compris et surtout nucléaire qui  pourront favoriser la production d’hydrogène..

La Commission européenne veut faire éclater EDF

La Commission européenne veut faire éclater EDF

 

 

Pour résumer il y a deux plans qui s’affrontent, celui de la France et celui de la commission européenne. Pour la France, le projet hercule vise à séparer la fonction de production de la fonction de distribution mais en gardant une certaine cohérence globale. Pour la commission, il s’agit de faire éclater complètement EDF en confinant l’entreprise sur la seule production et le reste serait livré à la concurrence.

Notons que la commission n’est pas sans arrière-pensée économique dans la mesure où le nucléaire constitue un atout technologique et économique fondamental pour la France. Un atout contesté par d’autres pays qui instrumentalisent l’argument écologique pour affaiblir le nucléaire français. En réponse à la direction EDF insiste pour que le nucléaire soit reconnu comme une arme privilégiée contre le réchauffement climatique et le carbone

. « Si ce dossier devait ne pas se concrétiser, je présenterais de nouvelles perspectives stratégiques et financières, qui hélas ne seraient pas à la hauteur des enjeux », ajoute-t-il.

« L’enjeu pour EDF est que l’atome soit reconnu comme une filière contribuant à la lutte contre le réchauffement climatique, ce qui sécuriserait le financement des projets de centrale. Là encore, les choses semblent coincer… », dit Jean-Bernard Lévy à L’Express.

Le président français Emmanuel Macron et EDF ont fait du maintien de l’intégrité du groupe – avec en particulier une stratégie et une direction uniques – une condition sine qua non à sa réorganisation.

 

Prix du pétrole : forte hausse

Prix du pétrole : forte hausse

 

Du fait du contingentement de la production par l’OPEP et autre producteurs de pétrole, les prix renouent avec de haut niveau et évidemment le prix du carburant va suivre et dépasser 1,50 € le litre.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a gagné 3,9% à Londres, à 69,36 dollars, un plus haut à la clôture depuis avril 2019. Le baril américain de WTI pour avril a grimpé de 3,5% à 66,09 dollars, un niveau de fin de séance plus atteint en 22 mois. Les deux contrats de référence ont gagné près de 35% depuis le 1er janvier.

Pour les producteurs cette politique de contingentement a produit ses effets en valorisant la ressource avec une production plus réduite. La question qui se posera à terme sera de savoir si forte tendance à la hausse ne sera pas nuisible à terme à la reprise économique encore fragile dans de nombreux pays. Il conviendra aussi de prendre en compte son incidence éventuelle sur l’inflation.

Reconsidérer le nucléaire

Reconsidérer le nucléaire

La politique énergétique actuelle de remplacement du nucléaire par les énergies renouvelables ne conduira qu’à une augmentation de nos émissions de gaz à effet de serre, alertent les scientifiques Sébastien Candel, physicien et Marc Fontecave, chimiste dans une tribune au « Monde ».

Acôté d’une baisse de la consommation d’énergie d’ici à 2050, à un niveau difficile à prévoir, qui résulterait des économies d’énergie, d’une amélioration générale de l’efficacité énergétique et, malheureusement, d’une diminution de l’activité industrielle, une augmentation de l’électrification de notre système énergétique est inéluctable.

Dans la plupart des scénarios énergétiques pour la France à l’horizon 2050, la consommation d’électricité représente au moins 50 % de la consommation totale d’énergie (25 % actuellement). Cela s’explique par la pénétration croissante des énergies renouvelables (ENR) électriques, solaire et éolienne, et par l’électrification de nombreux usages (transport, logement, industrie) pour diminuer la part des énergies fossiles et nos émissions de gaz à effet de serre (GES). La véritable question qui se pose alors est : de quoi sera fait un mix électrique de 400 térawattheures (TWh) à 600 TWh en 2050 ?

La politique énergétique des derniers gouvernements français laisse perplexe. Notre électricité est presque en totalité décarbonée, faisant de la France l’un des pays développés les plus vertueux en matière d’émissions de GES, grâce à une part importante d’énergie nucléaire, énergie bas carbone par excellence, et d’énergie hydraulique. La politique actuelle, d’ailleurs coûteuse, de remplacement du nucléaire par les ENR, ne conduira qu’à une augmentation de nos émissions.

Cette politique se traduit par la décision de fermer quatorze réacteurs nucléaires sur les cinquante-huit actuels (on a en déjà fermé deux à Fessenheim, dans le Haut-Rhin) avant 2035, la non-décision de construction de nouveaux réacteurs, l’arrêt des recherches sur les réacteurs à neutrons rapides de quatrième génération.

Si l’on peut se réjouir de l’autorisation donnée par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) de prolonger les centrales les plus anciennes de dix ans, au-delà de quarante ans, il faudra en réalité aller plus loin, sans quoi la presque totalité des réacteurs seront arrêtés en 2050, ouvrant la perspective de problèmes majeurs d’approvisionnement électrique.

Dans ce contexte, assez logiquement, on n’échappe pas à la multiplication de scénarios énergétiques impliquant une production électrique renouvelable à 100 %, sans savoir si cela est possible, techniquement, économiquement et socialement, alors que nulle part sur la planète un tel scénario n’est effectif. Le 21 janvier, RTE, le gestionnaire du réseau de transport de l’électricité, et l’AIE, l’Agence internationale de l’énergie, ont remis au gouvernement français un rapport révélateur explicitant les conditions nécessaires pour un tel scénario.

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Projet Hercule EDF : la seule contestation par les syndicats ne suffit pas

Dans une tribune au « Monde », Hervé Desbrosses, ancien délégué syndical d’EDF, reproche aux syndicats qui contestent la restructuration de l’électricien de ne pas proposer de solution aux problèmes rencontrés par l’entreprise.

Tribune.

 

Depuis des mois, sur fond de négociations entre le gouvernement et la Commission européenne, les médias relatent le projet de restructuration d’EDF, le projet Hercule, qui alimente un conflit social entre les organisations syndicales et la direction du groupe. A l’approche d’un possible épilogue entre l’Etat français et la Commission européenne, quels enseignements peut-on tirer de ce conflit entre les quatre organisations syndicales représentatives et la direction d’EDF ?

Pour mieux se faire entendre, les organisations syndicales réunies en intersyndicale s’opposent radicalement à ce projet, mais le front uni se referme, tel un piège, sur les syndicats les plus progressistes qui la composent. Or, il serait utile qu’au moins une d’entre elles propose sa vision du contexte actuel et apporte ses solutions pour l’entreprise, en dehors de tout procès d’intention instruit par une intersyndicale parfois peu nuancée.

Aussi légitime qu’elle soit pour ses opposants, la contestation au projet ne peut être l’unique posture pour des organisations syndicales, elles doivent aussi énoncer des alternatives plausibles à la réforme proposée par la direction ou, à tout le moins, l’amender. Or il n’en est rien à ce jour. L’avenir du syndicalisme ne se trouve-t-il pas dans des positions étayées et une vision équilibrée de l’économie et du social ?

Cette synthèse entre efficacité économique et protection sociale, quelle organisation l’endossera pour réunir les 70 % à 80 % de salariés silencieux ces dernières semaines à leurs collègues grévistes, mais dont tous sont dans l’attente d’un véritable projet pour le groupe auquel ils sont fortement attachés ?

Le constat est pourtant clair : sous-rémunération de la production nucléaire, endettement endémique, investissements importants à réaliser, décrochage possible par rapport aux concurrents sur les relais de croissance actuels et à venir… : ce sont ces constats qui s’imposent, alors qu’EDF est incontestablement un fleuron industriel et le plus à même d’accompagner la centaine de pays visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Les solutions profitables pour l’entreprise et les salariés seraient évidemment d’augmenter le prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh), qui est resté inchangé depuis près de dix ans et qui représente un quart du volume de la production annuelle d’EDF. Tout aussi profitable serait un accord avec la Commission européenne visant à solder le contentieux des concessions hydrauliques en les arrimant définitivement au groupe.

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