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«La pollution n’est plus acceptable» Erik Solheim, ONU

«La pollution n’est plus acceptable» Erik Solheim, ONU

 

 

Dans une interview réalisée par Euractiv, et diffusée par plusieurs grands médias Erik Solheim, le directeur exécutif du Programme des Nations Unies estime que la pollution n’est plus tolérable:

 

 

Vous avez déclaré que cette édition de l’Assemblée sur l’environnement avait pour but de faire de la pollution une priorité politique. Est-ce réussi ?

ERIK SOLHEIM - L’Assemblée pour l’environnement constitue un tournant, mais sa portée dépendra bien sûr des actions concrètes qui seront entreprises. Nous avons essayé de faire quelque chose de très ambitieux en nous penchant sur tous les aspects de la pollution lors d’un seul sommet. À présent, les 193 États membres doivent relayer les résolutions adoptées dans leur pays et les transformer en actes.

La question de la pollution marine, et particulièrement des plastiques, est un bon exemple. Aucun pays dans le monde n’a pour politique de jeter des déchets plastiques dans l’océan, pourtant ces rejets ont lieu à une échelle énorme. Jusqu’ici le sujet n’a jamais été envisagé de manière sérieuse, mais cette fois-ci nous avons présenté des données et la dimension scientifique du problème. J’espère sincèrement que cela poussera les États membres à agir et à combler le vide politique.

Sommes-nous donc arrivés à un point de basculement, dans le monde occidental, où la pollution n’est plus une facette acceptable de la vie de tous les jours ?

Certainement. La pollution est une conséquence évidente d’un développement débridé et je suis convaincu que les citoyens du monde occidental aspirent aujourd’hui à plus qu’une aisance pleinement matérielle. Ils exigent aussi un environnement sain. La pollution n’est plus une conséquence acceptable de la richesse matérielle.

Au début de l’Assemblée, vous avez souligné la nécessité de discuter de l’interdiction de produits comme le plastique, mais aussi que vous espériez que nous n’aurions pas besoin de ces mesures. Que voulez-vous dire par là ?

Je veux être clair sur un point : le problème n’est pas le plastique, mais ce que nous en faisons. Les plastiques et polymères sont aussi des éléments essentiels de l’économie verte, ils sont notamment utilisés dans les panneaux solaires, les turbines éoliennes ou les châssis légers qui permettent une plus grande efficacité énergétique d’un grand nombre de véhicules. Même au niveau le plus fondamental, les boites en plastique permettent notamment de réduire le gaspillage alimentaire.

Ce dont nous avons vraiment besoin, c’est d’un changement de comportement généralisé, ainsi que d’une meilleure gestion des déchets. Ce changement de comportement doit impliquer les consommateurs, mais surtout les producteurs et vendeurs. Ceux-ci doivent assumer les responsabilités liées à leurs produits et à leurs emballages. Si ce changement peut se produire rapidement grâce à des incitatifs et à la sensibilisation, c’est une bonne chose. Dans certains cas, une législation pourrait cependant être nécessaire. Il n’existe pas de panacée.

Pensez-vous que certaines questions environnementales, comme les déchets marins ou l’intoxication au plomb, pourraient faire l’objet d’une mobilisation internationale, comme pour le  mercure (Convention de Minamata) ou la couche d’ozone (protocole de Montréal) ?

Absolument. D’ailleurs nous faisons de notre mieux pour tirer la sonnette d’alarme. Tout comme la couche d’ozone, le temps presse : nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre que nos océans disparaissent sous le plastique. Je pense que nous sommes arrivés à un tournant sur certaines de ces questions, parce qu’il y a quelques années, peu de gens en étaient conscients. Tant le Protocole de Montréal que la Convention de Minamata sont la preuve qu’une action mondiale est possible.

L’Assemblée a été en mesure d’adopter quelques projets de résolution, dont l’un a été déposé par votre pays, la Norvège, sur les déchets marins et la pollution plastique. Les observateurs ont été déçus de constater qu’elle n’était pas juridiquement contraignante et qu’elle impliquait trop les entreprises. Était-ce le mieux que l’on pouvait espérer à ce stade?

Aucune des résolutions de l’Assemblée des Nations Unies sur l’environnement n’est contraignante. Je ne vois pas nécessairement cela comme un problème majeur, même si, dans un monde idéal, nous aurions des engagements contraignants auxquels chaque État membre souscrirait volontiers. Nous, nous avons plutôt des objectifs ambitieux et un appel à l’action. Encore une fois, c’est à chaque État membre de les ramener dans sa capitale et de les transformer en actions concrètes.

Je crois fermement que l’ONU doit impliquer les entreprises et le secteur privé, et il était encourageant de voir autant d’entreprises qui veulent agir et qui veulent participer aux discussions. Nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre d’exclure ces entreprises du processus, et il est également important qu’elles voient les énormes possibilités qu’offre le passage à un modèle plus durable.

Des dirigeants du monde entier étaient à Nairobi la semaine dernière. Pensez-vous que l’on pourrait faire plus si les Nations unies travaillaient davantage avec des blocs, comme l’UE ou l’Union africaine, plutôt qu’au niveau de chaque pays?

Nous essayons de travailler en étroite collaboration avec des blocs comme l’UE, l’Union africaine ou les petits États insulaires en développement, et lorsque nous élaborons des résolutions, nous faisons de notre mieux pour forger des positions communes – et la plupart des négociations qui ont conduit à l’Assemblée de l’environnement ont été menées par des blocs particuliers, formels ou informels. Au final, le résultat final est le même : nous devons parvenir à un consensus et faire preuve de souplesse.

Lorsque vous accueillerez à nouveau les délégations dans deux ans, quelles mesures concrètes espérez-vous avoir vu se concrétiser ? L’interdiction des pailles en plastique ?

L’interdiction des pailles serait une mesure symbolique forte, mais on pourrait en dire autant de celle des microplastiques dans les cosmétiques, les couverts en plastique ou le polystyrène utilisés dans les emballages. Le meilleur résultat, bien sûr, serait que les chiffres aient considérablement changé. Nous rejetons chaque mois près d’un million de tonnes de plastique dans les océans. Il faut ramener ça à zéro.

Pensez-vous que les enjeux de l’action environnementale  soient perçus  de la même manière que le sont aujourd’hui les problèmes liés au changement climatique?

Les attitudes changent, et nous devons en remercier la société civile et les médias. Par exemple, la série Planète Bleue II de la BBC a vraiment fait le tour des dangers auxquels nos océans sont confrontés. Sky News a fait campagne sur les déchets plastiques, et même le Daily Mail a récemment mis ce sujet en une. Il y a aussi de très bons reportages sur l’environnement, et j’ai l’impression que dans de nombreuses salles de rédaction, le monde de la science et de l’environnement n’est plus considéré comme une niche.

Nous avons cependant encore beaucoup de chemin à parcourir. Les gens doivent être capables de voir les liens entre la pollution et leur propre santé, et la santé de leurs enfants. C’est donc aussi une question de droits de la personne. Le secteur privé doit voir les possibilités d’innovation et de débouchés, ce qui fera bouger le marché. Les gouvernements doivent se sentir encouragés à en tirer parti et à agir avec fermeté. Pendant trop longtemps, l’environnement a été présenté comme un problème, alors qu’il ne s’agit que d’une énorme opportunité. Si vous examinez chaque question environnementale, il n’y en a pas une que nous ne pouvons pas sortir de l’impasse!

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Par Sam Morgan depuis le Kenya, Euractiv.com (traduit par Manon Flausch)

 

Assurance chômage : la pétaudière renvoyée devant les partenaires sociaux

Assurance chômage : la pétaudière renvoyée devant les partenaires sociaux

 

Plus le temps passe et plus le gouvernement s’aperçoit que la réforme de l’assurance chômage est une véritable pétaudière. Le financement par l’impôt ne va contrarier personne sauf peut-être quelques syndicats gauchistes ;  par contre, des problèmes difficiles sont à résoudre quant à l’équilibre financier de l’Unedic, aux pénalités envisagées pour les contrats de travail court, pour l’indemnisation des indépendants et des démissionnaires- Du coup, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a décidé de renvoyer à la négociation sur  les thèmes clés la réforme d‘assurance chômage, quatrième chantier social du quinquennat d‘Emmanuel Macron après celui du Code du travail, de la formation professionnelle et de l‘apprentissage. Une des reformes  souhaitée par Emmanuel Macon vise à faire bénéficier des allocations Unedic les travailleurs indépendants mais aussi les salariés qui démissionnent. Une réforme d’ampleur qui nécessitera non seulement une réforme quant à la gestion de l’Unedic (qu’en fait Macron souhaite étatiser) mais aussi et surtout des moyens financiers nouveaux. Or la situation financière de l’Unedic est particulièrement calamiteuse puisqu’elle enregistre un déficit annuel de l’ordre de 4 milliards et une dette de plus de 30 milliards. Il faudrait donc augmenter les cotisations, ce que ne veut pas le gouvernement  qui veut au contraire alléger les charges sociales au bénéfice des entreprises mais aussi des salariés. L’autre solution envisagée est celle de l’augmentation de la CSG, une augmentation déjà prévue et qui ne peut qui ne peut servir à toutes les sauces sans entamer de manière significative le pouvoir d’achat des ménages. En clair, la réforme de l’Unedic voulue par Macon ce n’est pas pour demain. Il y a encore du travail. L’Unedic s’inquiète d’ailleurs de la refonte de l’assurance-chômage.  Au cours de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron a proposé l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux indépendants, ainsi qu’aux salariés qui démissionnent une fois tous les cinq ans. Définition incertaine, incertitude sur le financement et craintes d’abus : l’Unedic émet des réserves quant à la pertinence de cette réforme de l’assurance-chômage.  On s’inquiète notamment de « l’absence de définition unique de la notion d’indépendant » dans cette réforme. Les quelque 2,8 millions de travailleurs non-salariés, selon l’Insee, pourront-ils vraiment tous avoir accès à l’assurance-chômage ? A l’heure actuelle, les indépendants peuvent bénéficier de cette assurance uniquement « s’ils justifient d’un contrat de travail et sous certaines conditions », rapporte le site Service-Public.fr.  Dans ses notes, l’Unedic se préoccupe notamment du sort des« indépendants ‘économiquement dépendants’ » des plateformes collaboratives, telles qu’Uber, Foodora ou Deliveroo. Pourront-ils eux aussi avoir accès à ces droits avec cette réforme ? L’organisme se pose la même question pour les « loueurs de locaux d’habitation meublés », les « conjoints collaborateurs du chef d’entreprise » ou encore les « micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires nul ». Pour l’organisme, la définition des indépendants qui pourront bénéficier de l’assurance-chômage reste encore floue.  L’autre inquiétude de l’Unedic concerne l’ouverture des droits à l’assurance-chômage aux salariés démissionnaires, une fois tous les cinq ans. Aujourd’hui, seules les personnes dont la démission est jugée « légitime » par Pôle emploi peuvent prétendre à des allocations-chômage. Le site Service-Public.fr évoque, par exemple, une démission due à la mutation d’un conjoint, ou au non-versement du salaire par l’employeur.  Si l’assurance-chômage est désormais ouverte à tous les démissionnaires, l’Unedic craint une  »augmentation » de la « durée entre la démission et la reprise d’un nouvel emploi », voire la hausse du « nombre de démissions » en France. L’organisme cible notamment les démissions « à l’approche du départ en retraite ». Autant d’effets pervers qui feraient, selon l’organisme, « courir un risque financier à l’assurance-chômage ».  Selon l’Unedic, moins de 55 000 démissionnaires ont reçu des allocations-chômage en 2016. Le nombre de démissions, chaque année, est largement supérieur : il oscille entre 900 000 et 1,1 million, selon le think tank libéral Montaigne. Il ya aussi la difficile question qui fait clivage entre syndicats de salariés et patrons, celle des bonus malus en fonction de la durée des contrats.   Poussé par des organisations syndicales comme Force ouvrière et la CFDT, décrié par le Medef, le bonus malus est un sujet sensible qui avait bloqué les négociations sur le renouvellement de la convention de l‘assurance chômage du printemps 2016.Pierre Gattaz a répété mardi que ce dispositif viendrait pénaliser les PME alors que quelques branches seulement, selon lui, sont concernées. Il a cité le secteur de l‘hôtellerie, de l’événementiel ou encore du nettoyage.

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

Discussion avec la Corée du nord : OK pour les Etats-Unis

 

C’est évidemment un tournant diplomatique majeur de la part des États-Unis. En effet jusqu’à maintenant, Trump  avait choisi la même dialectique que le dictateur nord-coréen, à savoir : la guerre totale en tout cas sa menace. Cette stratégie a révélé toutes ses limites car il est clair que concrètement jamais la Chine n’aurait laissé une éventuelle intervention militaire américaine se dérouler aussi près de chez elle. Trump  vient sans doute de comprendre que l’arsenal nucléaire nord-coréen vise essentiellement à conforter la dictature de Kim Jong. L’objectif du dirigeant nord-coréen est d’obtenir un siège voir un strapontin dans le cercle fermé des pays disposant de la dissuasion nucléaire. De son côté,  la Chine est évidemment agacée par les turpitudes de Kim Jong mais ne veut pas non plus à ses frontières un régime qui serait proche des États-Unis. Sans doute la Chine a-t-elle fait pression pour que les États-Unis comprennent les enjeux et facilite la négociation avec Pyongyang. Les États-Unis sont donc prêts à s’asseoir à la table des négociations avec la Corée du Nord «sans condition préalable», a déclaré mardi le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson. «Il n’est pas réaliste de dire «nous allons discuter avec vous seulement si vous venez à la table des négociations prêts à abandonner votre programme» nucléaire, a-t-il dit. «Nous avons dit, du côté diplomatique, que nous sommes prêts à discuter dès que la Corée du Nord voudra discuter», a-t-il expliqué lors d’une conférence devant un centre de réflexion à Washington. «Nous sommes prêts à tenir une première réunion sans condition préalable.» Le chef de la diplomatie américaine a déjà expliqué par le passé que des canaux de communication restaient ouverts avec les autorités de Pyongyang. Cette déclaration lui avait valu un rappel à l’ordre de Donald Trump, qui avait estimé dans un message sur Twitter que son ministre des Affaires étrangères «perdait son temps».

Donald Trump s’était  engagé dans une guerre des déclarations avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un allant même jusqu’à menacer, dans un discours devant l’Assemblée générale de l’Onu, de détruire totalement la Corée du Nord. Malgré ces menaces et ces mises en garde, Kim a poursuivi ses programmes balistique et nucléaire, procédant à de nouveaux tirs de missiles à longue portée. Le dirigeant nord-coréen affirme que son pays est désormais une puissance nucléaire et qu’il est en capacité de frapper le territoire américain avec des armes de destruction massive.

La 5G avant le câble ?

La 5G avant le câble ?

 

La 5G pourrait bien ringardiser le câble  (et bien sûr les autres liaisons fixes) dont développement  ne cesse de prendre du retard et qui de toute façon n’atteindra que les zones denses en raison de son coût. Cela d’autant plus que le président d’Orange vient d’annoncer le développement de la 5G à partir de 2020 ; Lancée en 2014, la 4G est encore loin de s’être démocratisée. Pourtant, les opérateurs télécoms voient déjà plus loin, avec la 5G, la cinquième génération de réseaux mobiles.  Le Metis 2020 (en anglais), un consortium d’acteurs du secteur des télécoms, soutenu par l’UE, a déjà défini les grands principes de ce futur réseau. Le service sera « incroyablement rapide » (PDF en anglais), promet-on, avec des débits espérés jusqu’à 10 Gb/s, soit 100 fois plus que la 4G. Avec une telle vitesse, vous pourrez par exemple télécharger une heure de vidéo haute définition en six petites secondes, calculent Les Echos. Sauf que ce n’est pas le plus important, assure à francetv info Nicolas Demassieux, directeur d’Orange Labs Recherche :  »Dans la 4G, on a déjà ce qu’il faut pour améliorer les débits, il y en a sous le capot. » La technologie n’est pas pour tout de suite, mais pour l’horizon 2020. A cette date, on n’aura pas seulement  »quelques milliards de smartphones », estime Nicolas Demassieux, mais « 50 à 200 milliards d’objets connectés » auxquels il faudra fournir une connexion sans fil rapide et fiable. Les opérateurs se préparent à un monde où la voiture sera autonome, où l’électroménager sera intelligent et où la maison sera entièrement contrôlable à distance, comme le montre cette vidéo d’anticipation, réalisée pour France Télévisions par l’entreprise Siradel, spécialisée dans les modèles de conception des réseaux numériques mobiles. Tout cela « change la nature du réseau », explique Nicolas Demassieux : la 5G devra absorber la demande de ces objets qui, contrairement aux smartphones, seront peu gourmands en débit et en consommation, détaille-t-il. Le réseau devra « être intelligent et capable de gérer des demandes aussi différentes que celles de terminaux comme les smartphones et les frigidaires connectés, par exemple », précise au Monde Jean-Luc Beylat, président des laboratoires de recherche d’Alcatel-Lucent. Les spécialistes travaillent aussi sur la réduction du  »temps de latence », le délai qui s’écoule entre l’envoi des données et leur réception.  »Si vous voulez par exemple allumer un feu rouge et le piloter à travers le réseau, il faut une fiabilité et une garantie de temps réel », commente Nicolas Demassieux. Ce qui, précise-t-il, n’est pas prévu dans la technologie 4G. Effectivement, le réseau 4G est encore loin d’être déployé sur tout le territoire français : premier sur ce créneau, Bouygues Telecom ne couvre à l’heure actuelle que 69% de la population dans l’Hexagone. Mais justement, les géants des télécoms promettent de pallier ces inégalités géographiques avec la 5G. « L’internet sera comme l’air qu’on respire, prédit Nicolas Demassieux. On aura un usage tellement quotidien du haut débit qu’on ne pourra plus se permettre des moments où on est moins bien connecté. » Autrement dit, plus que la vitesse, le progrès de la 5G serait à chercher du côté de l’homogénéité du réseau, décrypte Le Monde.

Foot : PSG – Real Madrid, la victoire ….ou la valise pour Unai Emery

Foot : PSG – Real Madrid, la victoire ….ou la valise pour Unai Emery

Il est clair que le fait d’affronter le Real de Madrid en 16e de finale n’est pas un cadeau pour le PSG. Il faudra en effet que l’équipe parisienne soit un peu plus performante qu’actuellement. Ce sera aussi le dernier défi pour l’entraîneur très contesté. Un entraîneur qui a un peu de peine à gérer les stars et à donner la sérénité nécessaire à son équipe. La question se pose même de savoir qui est le véritable patron au Paris-Saint-Germain les dirigeants, l’entraîneur ou les stars. À Paris on essaye évidemment de faire bonne figure. En cas de défaite ce sera sans doute la valise pour un entraîneur qui n’a jamais réussi à imposer son autorité, pire qui donne le sentiment d’une grande fébrilité. À Paris on essaye évidemment de faire bonne figure. Selon Maxwell, « c’est un beau tirage ». « On a tous conscience des matches qu’on va avoir. C’est un beau tirage, avec de beaux matches à jouer. Il y a un match retour à la maison qui pourrait décider de l’élimination du Real Madrid. C’est un beau défi pour le PSG, on est prêts », a indiqué au micro de BeIN Sports celui qui est désormais dans l’encadrement du club parisien.« Ce sont les aléas du tirage », a commenté le directeur des relations internationales, Emilio Butragueno. « On aurait aimé rencontrer le PSG plus tard. C’est une équipe dangereuse, avec les arrivées de cet été, elle est encore plus forte. On va préparer ces rencontres avec calme. Il faudra essayer de l’emporter à Bernabeu et essayer de conserver cette avance lors du match retour à Paris. » La mission du PSG face à l’équipe la plus titrée en Ligue des Champions (12 éditions) s’annonce difficile. Seule note positive, le match retour se jouera au Parc des Princes.

Corse : la victoire des nationalistes interroge le centralisme français

Corse : la victoire des nationalistes interroge le centralisme français

 

Le score obtenu par les nationalistes en Corse  interroge le centralisme français. Certes on pourrait considérer que la Corse constitue un cas un peu particulier mais ce serait faire l’impasse sur les aspirations régionalistes. Pas des inspirations réclamant l’indépendance mais l’envie de constituer une entité économique sociale et culturelle face  d’une part à l’hyper centralisme étatique mais aussi face à la toute-puissance de l’Europe. De ce point de vue, là régionalisation réalisée en France demeure encore très virtuelle. Certes on a donné des responsabilités, des financements mais nos régions ne constituent pas de réel identité économique politique et sociale susceptible de rivaliser avec les régions espagnoles  ou encore allemandes. Les élections vont sans doute contraindre les pouvoirs publics à accepter un statut permettant à la Corse de disposer d’une plus large autonomie mais ce serait sans doute une erreur de considérer que les autres régions doivent être élues exclues d’une véritable décentralisation. Les nationalistes corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni ont donc remporté dimanche une victoire électorale leur donnant les clés de la future collectivité territoriale unique, un triomphe dont ils ont appelé le gouvernement « à prendre la mesure » en ouvrant des négociations sur les dossiers qu’ils défendent. « Paris a aujourd’hui à prendre la mesure de ce qui se passe en Corse », a réagi la tête de la liste Pè a Corsica (Pour la Corse), l’autonomiste Gilles Simeoni, après le scrutin, marqué par le score historique des nationalistes (56,5% des suffrages) et aussi par un fort taux d’abstention (47,5%). Le Premier ministre Edouard Philippe lui a répondu quelques heures plus tard, en l’appelant pour lui adresser des « félicitations républicaines » et en se disant prêt à le recevoir à Paris « dès l’installation de la nouvelle collectivité », a-t-on déclaré à l’AFP dans l’entourage du chef du gouvernement.

Élection à la présidence des Républicains : une participation bidon

Élection à la présidence des Républicains : une participation bidon

Il fallait une victoire à Wauquiez mais pas trop importante pour donner une illusion démocratique. Bref une élection comme on les pratique souvent chez les républicains où on réussit à faire voter les morts, les absents et les démissionnaires. « Les jeux étaient déjà joués. Les dés étaient pipés. » C’est par ces deux phrases que Frédéric Lefebvre, ancien secrétaire d’État sous le mandat Sarkozy, entame sa tribune suite à l’élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains. Une tribune à l’acide, publiée sur le site du Huffington Post.  Ayant quitté le navire républicain le 8 juin dernier pour le mouvement de la Droite constructiviste, Frédéric Lefebvre assure pourtant avoir reçu des codes permettant de voter à la primaire. « J’ai vu témoigner sur les réseaux sociaux, à propos des codes qui avaient été émis pour leur père ou pour leur mère. Que sont devenus tous ces codes? La question est posée. Une compétition, entachée du soupçon de tricherie, avec des listes électorales faisant la part belle aux démissionnaires et aux morts.«   À l’issue d’une campagne de trois mois sur le terrain qui n’aura guère passionné les foules ni même les militants LR, les trois candidats pour la présidence – Laurent Wauquiez, Florence Portelli et Maël de Calan – attendaient l’issue du scrutin sans trop de doutes. Élu dès le premier tour, Laurent Wauquiez est largement en tête, avec 74,64 % des votes, devant Florence Portelli, avec 16,11 % des votes, et Maël de Calan, 9,25 %. Sur les 234.566 adhérents LR à jour de cotisation, 99.597 ont voté, soit une participation de 42,46 %, supérieure à celle escomptée ces derniers jours.  Pas étonnant on a dû doubler à peu près le nombre  de votants réels !

 

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

Interdiction des portables à l’école : la surprise !

L’interdiction des portables à l’école constitue une double surprise. C’est pourtant ce qu’a indiqué le ministre de l’éducation nationale lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. La surprise est d’abord pour ceux qui ignoraient que ces portables étaient autorisés depuis longtemps et que certains élèves passaient davantage de temps à adresser des SMS qu’à apprendre à lire, à écrire et à compter. Notons qu’aux États-Unis ces portables sont interdits dans les écoles haut de gamme fréquentées par les cadres de Google. La seconde surprise sera évidemment les élèves qui témoignent d’une addiction maladive à l’égard les plus huppées. Des portables qui ne les quittent jamais même la nuit pour échanger des messages au contenu pathétique. Sans doute l’une des raisons pour laquelle la France est aussi mal classée au palmarès mondial de l’enseignement. Pas la seule raison évidemment car il faudrait y ajouter les dégâts du pédagogisme et du contenu surréaliste de certains programmes y compris et peut-être surtout dans les classes primaires. Le ministre de l‘Education nationale avait déjà indiqué en septembre qu‘il souhaitait interdire les portables à l’école, une mesure qui figurait dans le programme électoral d‘Emmanuel Macron, évoquant alors la possibilité d‘installer des “casiers qui ferment” pour les déposer. ”Nous sommes en train de travailler sur cette question pour les modalités, a-t-il indiqué dimanche. “Il faut qu‘ils soient en quelque sorte confinés, ce qui d‘ailleurs au passage existe déjà, il y a des collèges qui réussissent à le faire”.

Un recul du déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

 Un recul du  déficit budgétaire essentiellement du à la croissance

On peut évidemment se réjouir de la réduction du déficit budgétaire 2017 mais cette évolution ne découle pas d’une diminution des dépenses puisque ces dernières augmentent mais d’une croissance de la fiscalité en raison d’une activité économique plus dynamique. Il devrait en être de même 2018. En clair, les trous du budget  sont moins importants en raison de phénomènes conjoncturels mais pas de réformes structurelles  du (concernant notamment la réforme de l’État et des collectivités publiques en général). Le déficit budgétaire a en effet reculé de 8,4 milliards d’euros sur les dix premiers mois de l’année, atteignant 77,1 milliards d’euros fin octobre contre 85,5 milliards à la même date un an plus tôt, a annoncé vendredi le ministère des Finances. Cette dynamique s’explique notamment par une hausse des recettes fiscales, en particulier des recettes issues de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), précise le ministère dans un communiqué. Au 31 octobre 2017, les recettes nettes de l’Etat se sont établies à 260,1 milliards d’euros, contre 251,8 milliards voilà un an, soit une hausse de 8,3 milliards d’euros. Selon le ministère des Finances, les seules recettes fiscales ont augmenté en un an de 8,1 milliards d’euros, et celles issues de la TVA de 5,3 milliards d’euros. Cette amélioration a permis de compenser en grande partie la hausse des dépenses, qui ont atteint 328,3 milliards d’euros, contre 318,3 milliards au 31 octobre 2016. Cette hausse, selon le ministère, est liée à la recapitalisation d’Areva, financée sur crédits budgétaires pour 1,5 milliard d’euros, et à la révision à la hausse des dépenses des ministères actée dans le projet de loi de finances présenté fin septembre. Le budget de l’Etat a par ailleurs bénéficié d’une amélioration des « comptes spéciaux », utilisés pour des opérations ponctuelles et spécifiques, comme la vente d’actions publiques. Le solde de ces comptes s’est établi fin octobre à -8,9 milliards d’euros, contre -19 milliards il y a un an, précise Bercy, qui explique cette amélioration par des reversements par la Coface de sommes liées à l’aide au commerce extérieur et par un décalage dans le temps des remboursements prévus pour le préfinancement de la politique agricole commune.

 

Corruption : la France en 5ème position européenne

Corruption : la France en 5ème position européenne

 

1500 à 2000 milliards de dollars, C’est le coût des pots-de-vin versés chaque année dans le monde selon le FMI. Cela représente près de 2% du PIB mondial. Et il ne s’agit là que de l’un des aspects de la corruption! Les détournements de fonds publics représenteraient quelque 2600 milliards de dollars, soit plus de 5% du PIB mondial. «Nous savons que dans des pays où la corruption est endémique, les détournements de fonds peuvent être un problème très grave. Par exemple, si on se limite aux plus hautes autorités des pays, l’organisation Transparency International estime que l’ancien président Suharto de l’Indonésie a détourné entre 15 et 35 milliards de dollars. Ferdinand Marcos aux Philippines, Mobutu dans l’ex-Zaïre et Abacha au Nigeria ont chacun détourné environ 5 milliards de dollars», expliquait Daniel Kaufmann, ancien directeur du programme gouvernance de la Banque mondiale, dans une note publiée en 2013. Selon l’ONU, la corruption entraîne «moins de prospérité, moins de respect des droits, moins de services et moins, moins d’emplois». Entre 179 et 990 milliards d’euros,  cette large fourchette est celle du coût annuel de la corruption au sein de l’Union européenne. Le scénario le plus optimiste l’évalue entre 179 et 256 milliards, le plus pessimiste le situe à 990 milliards, soit 6,3% du PIB européen. Ces chiffres, publiés en 2016 par le parlement européen, sont dans tous les cas largement supérieurs à ceux diffusés en 2014 et qui évaluaient le coût à 120 milliards. Les pays les plus touchés sont la Croatie, Chypre, la Lituanie, la Roumanie et la Pologne. Le trio de tête se compose du Luxembourg, de la Suède et de la Belgique. La France est cinquième. . Globalement, Transparency fait un constat alarmant: «l’année 2016 a montré que, dans le monde entier, la corruption systémique et l’inégalité sociale se renforcent mutuellement, conduisant à une désillusion populaire vis-à-vis du monde politique et fournissant un terreau fertile à la montée des politiciens populistes».

Sarkozy responsable de la crise des Républicains (Gilles Richard, historien)

Sarkozy responsable de la crise des Républicains (Gilles Richard, historien) 

 

 

 L’historien Gilles Richard attribue A Sarkozy la responsabilité de l’affaiblissement des Républicains dans une interview  au JDD.

 

Est-on en train d’assister à droite à une recomposition politique?
Nous sommes en train d’assister à une recomposition partisane. Mais la recomposition politique, elle, est déjà bien avancée. Le clivage droites/gauches tel que nous le connaissions remonte à la Révolution : si on était pour la République laïque, on était de gauche ; si on était contre, on était de droite. Puis la France est devenue républicaine et la question sociale s’est alors imposée comme question centrale. Cela permettait encore de classer les familles ­politiques à gauche ou à droite. Mais la crise profonde dans laquelle sont entrées les gauches depuis 1984 – avec le renoncement du PS à l’essentiel de son ­programme, la liquéfaction du PCF et la désyndicalisation – a permis l’émergence d’un nouveau clivage politique : la question nationale s’est substituée à la question sociale. Le clivage essentiel du débat politique oppose aujourd’hui les néolibéraux et les nationalistes. Pour les premiers – héritiers des orléanistes, chers à René Rémond, et des ­républicains modérés –, les règles du capitalisme sont la base de l’organisation de la société. S’y ajoute, depuis les années 1950, la défense d’une Europe conçue comme un vaste ensemble néolibéral. Pour les nationalistes, ce qui prime, c’est l’existence des nations, enracinées, éternelles. La France, grande nation, doit le rester en étant unie, en refusant la lutte des classes ainsi que la dissolution de son identité dans une Europe néolibérale sans âme ni frontières. C’est à partir de ce clivage qu’on peut comprendre la recomposition qui est en cours.

Ce clivage ne recouvre pas les frontières partisanes actuelles.
Non. On l’a bien vu lors du référendum européen de 2005 : le PS comme le RPR étaient coupés en deux. Ce nouveau clivage oblige donc peu à peu les partis à se ­réorganiser.

Dans ce contexte, qu’incarne Emmanuel Macron?
Emmanuel Macron est celui qui veut permettre aux néolibéraux de se réorganiser durablement en réunissant ceux venus du PS – Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Pascal Lamy, Pierre Moscovici ou Michel Sapin se situent clairement dans cette famille – et ceux venus de l’UDI ou des Républicains. Cette recomposition partisane se fait aujourd’hui autour de lui, mais elle aurait aussi bien pu se faire autour d’Alain Juppé, néolibéral convaincu qui défendait lors de la primaire de droite l’ »identité heureuse ».

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Quel est l’avenir des Républicains dans ce paysage?
Les Républicains paient ­aujourd’hui les dégâts du ­sarkozysme. En 2002, avec sa « maison bleue », Alain Juppé voulait créer un grand parti néolibéral européiste qui aurait rassemblé ­démocrates-chrétiens, radicaux et libéraux, capable d’attirer ­ensuite des socialistes type DSK. Mais c’est Nicolas Sarkozy qui a pris la main sur l’UMP. Lui aussi est néolibéral mais il a fait alors le choix tactique d’ajouter un discours identitaire pour ­capter l’électorat du Front national sans passer ­d’alliance avec lui. Cela lui a ­permis d’être élu en 2007, même s’il a perdu ensuite toutes les élections. Mais il a ainsi remodelé l’UMP rebaptisée LR sur une autre base militante, en partie ­nationaliste celle-là. ­Laurent Wauquiez tente aujourd’hui de faire du Sarkozy : néolibéral européiste de formation (il a été formé par Jacques Barrot), il tient un ­discours identitaire pour ­récupérer les ­électeurs du FN. Mais cela ne marchera pas : on ne peut pas être des deux côtés à la fois, ­attirer les électeurs nationalistes dans un parti ­favorable au ­maintien de la France dans une Europe néolibérale.

 

Y a-t-il un espace, dès lors, pour les Constructifs ou les juppéistes?
Non. Ils seront dans le pôle En marche. Si La République en marche parvient à se structurer en parti qui fonctionne (pour l’instant, cela patine encore un peu), elle pourra constituer une grande fédération néolibérale satellisant le MoDem, l’UDI et les Constructifs.

 

Où se situe Jean-Luc Mélenchon dans ce paysage, selon vous?
Jean-Luc Mélenchon est justement celui qui démontre que le clivage central est bien la question nationale. Il a accepté d’entrer – au moins partiellement – dans ce clivage avec son discours « jacobino-patriotique », d’où son succès, alors qu’un Benoît Hamon n’a obtenu qu’un score très faible à la présidentielle. C’est la première fois que le paysage politique se recompose ainsi autour d’une question centrale qui a été imposée par les nationalistes (le Front national, en l’occurrence), donc par une famille de droite. Jusque-là – que ce soit la République contre le pouvoir personnel au XIXe siècle ou la République sociale au XXe siècle –, c’est la gauche qui avait toujours imposé le clivage.

 

Quid de la « question sociale »? Elle n’a pas disparu…
Une question centrale ne résume pas toute la vie politique, bien sûr. Il y a toujours des luttes sociales aujourd’hui, mais il n’y a plus de force politique capable de porter cela et d’en faire le sujet central du débat politique. Il y a ­toujours des gens de gauche, mais les gauches sont en miettes.

 

* Professeur à l’université de Rennes 2, auteur d’ »Histoire des droites en France — De 1815 à nos jours », 592 p., Perrin, 2017.

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Mieux structurer la République En Marche, (Macron)….il serait temps !

Macron aurait demandé à mieux structurer la République en marche. Il serait temps. Même pas 25% des adhérents de LREM ont  approuvé les statuts, des adhérents branchés internet à 99% puisque la vie de ce parti se résume à la diffusion par la direction de Mels. Cela traduit à l’évidence un désintérêt et même un échec d’un parti qui n’en est pas un mais qui ressemblent davantage un club de fans ou de supporters.  Le risque pour Emmanuel Macron et son gouvernement c’est de ne disposer d’aucune base en capacité d’expliquer, d’alimenter et de relayer la politique du gouvernement. Pour simplifier la république en marche est une organisation entièrement centralisée autour de responsables nationaux auto proclamés et les structures de base se réduisent à des comités locaux sans aucun pouvoir. Bref, une sorte d’organisation à l’américaine mais particulièrement dangereuse pour l’évolution de la popularité d’Emmanuel Macron comme de celle du gouvernement. Certes nombre d’adhérents de la république en marche ne sont pas forcément en désaccord avec les orientations de l’exécutif mais ils reprochent  surtout de n’être absolument pas impliqués mais seulement destinataires de méls de soutien à Macron. Du coup, le risque est grand que ce parti s’écroule comme un château de sable faute de volonté démocratique. La république en marche pourrait disparaître aussi vite apparue ;  il suffirait pour cela de nouvelles maladresses et d’un écroulement de Macron dans les sondages d’opinion. En l’état actuel des statuts, la république en marche est-elle réellement un parti politique, un club de fans ou de supporters. C’est la question que posent les contestataires du mouvement « la république en marche » à propos des statuts du mouvement. Il reproche notamment que les adhérents (tirés au sort) ne représente que 25 % du principal organisme directeur de l’organisation. Les 75 % restants sont attribués aux grands élus politiques. Le biais c’est que précisément ces 75 % d’élus politiques n’ont pas été désignées par la base mais par le sommet. Par exemple les candidatures à la députation ont toutes été examinées et décidées par un petit comité central. Du coup les contestataires se demandent si le mouvement la république en marche va vraiment se transformer en parti dont les responsables seront élus par les adhérents ou s’il ne restera pas une sorte de club de supporters n’ayant pas voix au chapitre. Notons que les référents départementaux, sorte de secrétaires départementaux sont  aussi désignés par le sommet. Les contestataires considèrent la future organisation comme une sorte de centralisme démocratique dirigé en fait par des élus politiques non choisis par la base.   Du côté des contestataires de LREM  « on se sent oublié », a expliqué Rémi Bouton, animateur d’un comité parisien. « On a la sensation que maintenant que le mouvement est en place, ils voudraient fonctionner comme une entreprise, considérer que les adhérents sont des supporteurs mais ne doivent pas participer aux grandes décisions », a-t-il déploré sur BFMTV. Fort de ses 375.000 adhérents, LREM est appelée à se structurer officiellement à l’automne, notamment grâce aux statuts votés cette semaine selon lesquels, notamment, 25 % des membres du conseil national seraient tirés au sort à intervalles réguliers.pas vraiment le moyen de disposer d’une vraie base militante impliquée et porteuse du projet de Macron qui prend le risque de s’enfermer dans la posture délicate de la grande solitude du pouvoir.

 

 

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

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Encore  cinq milliards d’euros de déficit, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cette détérioration par une forte hausse des importations. Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 61 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011. Une nouvelle fois,  la France affiche un déficit commercial important de près de 50 milliards à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO, en attendant les chiffres officiels des banques centrales. A l’inverse, les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition semble désormais inatteignable Selon les Douanes, l’aggravation du déficit s’explique par le « fort dynamisme des importations », qui ont progressé de 1,1% en octobre, soit un rythme beaucoup plus élevé que les exportations, qui ont augmenté de 0,4%. Ce phénomène est « en grande partie lié à un approvisionnement exceptionnel en produits pharmaceutiques », précisent les Douanes, qui font également état d’une détérioration de la balance commerciale concernant le matériel militaire, cette fois en raison d’un reflux des ventes, et de l’industrie automobile. Dans ce secteur, les importations sont « reparties de l’avant », en raison notamment d’une hausse des « approvisionnements en véhicules depuis la Turquie, le Maroc et la Corée du Sud », indiquent le communiqué. Le déficit énergétique, de son côté, s’est à nouveau légèrement réduit, en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures naturels. La balance des transactions courantes, dans le même temps, s’est légèrement améliorée, tout en restant déficitaire. Selon la Banque de France, elle a atteint en octobre -2,2 milliards d’euros, contre -3,3 milliards le mois précédent.

 

 

Bitcoin : bientôt la grande correction

Bitcoin : bientôt la grande correction

Quel centime en 2009 mais 16 000 dollars ce jeudi ! Voila l’évolution du dollar qui monte plus haut que les cieux. Une crypto monnaie qui ne représente cependant qu’environ 270 milliards à comparer aux 80 000 milliards de la monnaie fiduciaire. En dépit des avantages évidents du taux monnaie concernant la réduction des coûts de transaction financière l’évolution du cours du bitcoin est évidemment surréaliste et la correction sera sévère Car l’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. « Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction”, déclarent l‘Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur des établissements financiers.  Vendredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait de même mis en garde contre tout investissement dans le bitcoin, qualifié d’“actif spéculatif”. Le bitcoin est retombé autour de 11.000 dollars lundi après avoir atteint la veille un nouveau record à près de 11.800, alors qu‘il s’échangeait autour de 10.000 dollars début 2017.Notons que le bitcoin valait seulement quelques centimes en 2009 ! le bitcoin constitue sans doute une crypto monnaie moderne qui permet de faire des économies de gestion sur les transactions financières  mais de tels rendements sont évidemment surréalistes. Après avoir franchi les barres des 12.000, 13.000 et 14.000 dollars mercredi, la crypto-monnaie la plus célèbre vient de dépasser ce jeudi le seuil des 15.000 puis des 16.000 dollars. Ainsi, en l’espace d’un peu plus de 24 heures, la devise numérique a vu son prix progresser de plus de 35% portant sa capitalisation au-dessus des 270 milliards de dollars. Au premier abord, ces chiffres impressionnent. Pourtant, le bitcoin et les crypto-monnaies en général, restent des actifs « marginaux » quand on les compare aux autres classes d’actifs. En effet, alors que beaucoup d’investisseurs espèrent voir le bitcoin remplacer pièces et billets dans les années à venir, on voit mal la crypto-monnaie se substituer à la monnaie fiduciaire. En effet, la capitalisation du bitcoin ne représente aujourd’hui que 3,4% de la valeur de tous les billets et pièces en circulation dans le monde. Et même si l’on englobe le reste des crypto-monnaies, soit 400 milliards de dollars en tout, elles ne représentent encore « que » 5,3% de la masse monétaire fiduciaire totale.

Popularité Macron : la guerre des sondages ?

Popularité  Macron : la guerre des sondages ?

On se demande quelle fiabilité on peut accorder à certains sondages. Une enquête de l’IFOP indiquait mardi que 50% des Français étaient satisfaits mais une autre étude de SPORA- Steria de mercredi signalait que 23% seulement approuvaient l’action présidentielle. Tout dépend évidemment de la façon dont sont posées les questions, de la méthodologie en général mais aussi des opinions politiques des sondeurs et de ceux qui commandent l’enquête.  Pour SPORA- Steria, alors qu’une hausse de la popularité d’Emmanuel Macron a été observée en ce début décembre, de nombreux Français semblent encore réservés sur son action. Dans une enquête publiée ce mercredi et réalisée par Ipsos, seules 23% des personnes interrogées se disent « satisfaites » de l’action du chef de l’Etat. 31% sont au contraire « insatisfaites », et près d’un Français sur deux (46%) se dit « ni satisfait, ni insatisfait ».  Dans un baromètre diffusé mardi et réalisé par Ifop-Fiducial, 50% des Français disaient approuver son action, soit six points de plus qu’en novembre. Malgré ces chiffres, depuis le mois de mai, les « insatisfaits » de son action ont progressé de 18 points, passant de 13% à 31%, alors que le pourcentage de « satisfaits » s’est érodé de 7 points, de 30% à 23%, selon cette enquête électorale réalisée en partenariat avec Le Monde et le Cevipof (Sciences-Po). Un Français sur cinq (21%) se dit « satisfait » de l’action d’Edouard Philippe à Matignon, 49% ne sont « ni satisfaits, ni insatisfaits » et 30% « pas satisfaits ». Le Premier ministre a perdu 2 points de satisfaction depuis mai, alors que les pas satisfaits progressaient de 17 points durant la période. Interrogés sur le positionnement des partis politiques, 55% des Français situent le parti d’Emmanuel Macron La République en Marche à droite, 30% au centre et 10% à gauche. Si 26% des personnes interrogées estiment « probable » et 27% « moyennement probable » de voter « un jour » pour LREM, elles sont 43% pour qui c’est improbable. Concernant les autres partis, 44% jugent probable ou « moyennement probable » de voter un jour pour Les Républicains, contre 52% d’un avis contraire. Elles sont 38% (probable ou moyennement probable) contre 58% en ce qui concerne le Parti socialiste, 31% contre 66% pour le Front national, et 30% contre 65% pour La France Insoumise.

Le massacre de l’école encore confirmée avec la lecture

Le massacre de l’école encore confirmée avec la lecture

Année après année, les différentes enquêtes internationales constatent la dégradation du système scolaire français. Cette déliquescence n’est pas récente, elle a  commencé il y a au moins une quarantaine d’années du fait de l’utopie pédagogiste. L’école primaire a perdu de vue que sa mission centrale était d’apprendre aux élèves à lire, à écrire et à compter. On a oublié que la lecture était le meilleur moyen d’apprendre ensuite pour se former et se cultiver.  On pourrait certes accuser la culture de limage ou du Smartphone mais dans les pays mieux classés ces outils sont autant possédés par les élèves. Pour masquer cet abandon, on a multiplié les systèmes d’évaluation douteux. Avec la suppression des notes,  il était plus facile d’ignorer la baisse générale du niveau de l’éducation ;  résultats, environ 20 % des élèves qui sortent du primaire ne maîtrisent  pas les bases fondamentales du français et des mathématiques. Environ 20 % les maîtrisent de façon approximative. Ce qui n’empêche pas de conduire qu’au bac. Un diplôme complètement dévalorisé dans plusieurs filières. Des Responsabilités multiples;  d’abord celle des pouvoirs publics qui n’ont cessé d’engranger les réformes d’éphémères ministres de l’éducation. Aussi celle des parents d’aujourd’hui voire d’hier, eux-mêmes malformés ,et qui se sont accommodés d’une fausse évaluation de leurs enfants. Sans parler de ceux qui vont même jusqu’à protester contre les enseignants quand cette évaluation leur paraît trop mauvaise. Enfin les enseignants eux-mêmes. Des  enseignants qui suivent  tant bien que mal les réformes du ministère. Des enseignants par ailleurs très mal rémunérés et bien peu respectés. Pour preuve du désastre de l’école la dernière enquête Pirls. Dans cette enquête, qui compare les systèmes éducatifs de 50 pays, les écoliers français se classent 34e en compréhension en lecture. L’étude Pirls existe depuis 2001, et en quinze ans, avec les Pays-Bas, la France est le seul pays qui a régressé dans ce classement. En termes de performances en lecture, la Russie, Singapour et Hong Kong sont en tête du classement tandis que la France n’arrive qu’en 34e place. Elle est en recul permanent depuis une quinzaine d’années. Mais la France est en mauvaise position sur tous les fondamentaux : écriture, lecture, français en général et mathématique. Malheureusement la France est mal classée partout comme en témoigne cet autre étude PISA.

  • dernier classement en date, publié en 2016, à partir des données recueillies en 2015. La France est arrivée à la 26e place sur 70 :
  Pays Score en sciences Score en compréhension de l’écrit Score en mathématiques
1 Singapour 556 535 564
2 Japon 538 516 532
3 Estonie 534 519 520
4 Taipei chinois 532 497 542
5 Finlande 531 526 511
6 Macao (Chine) 529 509 544
7 Canada 528 527 516
8 Viet Nam 525 487 495
9 Hong-Kong (Chine) 523 527 548
10 P-S-J-G (Chine) 518 494 531
11 Corée 516 517 524
12 Nouvelle-Zélande 513 509 495
12 ex. Slovénie 513 505 510
14 Australie 510 503 494
15 Royaume-Uni 509 498 492
15 ex. Allemagne 509 509 506
15 ex. Pays-Bas 509 503 512
18 Suisse 506 492 521
19 Irlande 503 521 504
20 Belgique 502 499 507
20 ex. Danemark 502 500 511
22 Pologne 501 506 504
22 ex. Portugal 501 498 492
24 Norvège 498 513 502
25 États-Unis 496 497 470
26 Autriche 495 485 497
26ex. France 495 499 493
28 Suède 493 500 494
28 ex. République tchèque 493 487 492
28 ex. Espagne 493 496 486
31 Lettonie 490 488 482
32 Russie 487 495 494
33 Luxembourg 483 481 486
34 Italie 481 485 490
35 Hongrie 477 470 477
36 Lituanie 475 472 478
36 ex. Croatie 475 487 464
36 ex. CABA (Argentine) 475 475 456
39 Islande 473 482 488
40 Israël 467 479 470
41 Malte 465 447 479
42 République slovaque 461 453 475
43 Grèce 455 467 454
44 Chili 447 459 423
45 Bulgarie 446 432 441
46 Émirats arabes unis 437 434 427
47 Uruguay 435 437 418
47 ex. Roumanie 435 434 444
49 Chypre1 433 443 437
50 Moldavie 428 416 420
51 Albanie 427 405 413
52 Turquie 425 428 420
52 ex. Trinité-et-Tobago 425 427 417
54 Thaïlande 421 409 415
55 Costa Rica 420 427 400
56 Qatar 418 402 402
57 Colombie 416 425 390
57 ex. Mexique 416 423 408
59 Monténégro 411 427 418
59 ex. Géorgie 411 401 404
61 Jordanie 409 408 380
62 Indonésie 403 397 386
63 Brésil 401 407 377
64 Pérou 397 398 387
65 Liban 386 347 396
65 ex. Tunisie 386 361 367
67 ERYM 384 352 371
68 Kosovo 378 347 362
69 Algérie 376 350 360
70 République dominicaine 332 358 328
  • PISA 2015 fournit des résultats récoltés auprès de 540 000 élèves de 15 ans au sein de 72 pays de l’OCDE et pays partenaires non-membres de l’OCDE. Un panel qui est jugé représentatif des 29 millions d’élèves de cet âge scolarisés dans ces 72 pays et économies.
  • Le classement ci-dessus est reproduit tel que le présente l’étude PISA. Il est basé sur les points acquis en sciences, le « domaine majeur » de l’étude (première colonne).

L’enquête PISA n’est pas la seule enquête éducative à donner lieu à un classement (à ce sujet, voir notre classement des lycées ou encore le célèbre classement de Shanghai spécial universités).

 

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Audiovisuel public : la honte de la république ( Macron)

Emmanuel macro aurait  déclaré que l’audiovisuel public constituait  la honte de la république. Il faut donc s’attendre à un sérieux coup de balai des structures médiatiques de l’État. La problématique est simple, les coûts de fonctionnement absorbent l’essentiel des recettes et nuisent à la qualité des programmes. Quand on a payé le coût  des structures, du personnel notamment,  il ne reste plus de marge financière pour l’innovation ,  création et m^me la diffusion. Il faut donc s’attendre à une sérieuse remise en cause de l’organisation actuelle. On pourrait notamment regrouper France Télévisions et Radio France en nettoyant nombre de canaux qui font double emploi et n’apportent  pas réellement de plus-value informative et où culturelle. Par ailleurs les sources de l’informationse sont  considérablement développée à la télévision mais surtout sur Internet et on ne voit pas très bien ce qu’apporte de plus les médias nationalisés. De ce point de vue France info a peut-être anticipé la future réforme en regroupant les forces de sa radio avec sa version télévisée. Restera aussi à faire le ménage dans les relations entre le service public et les sociétés de production. Des sociétés de production dont nombre sont détenues  d’ailleurs par des animateur,s ce qui leur permet de multiplier par 10 20 ou 50 leurs revenus Selon l’Express, le chef de l’État se serait livré lundi soir, devant les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, à un violent réquisitoire contre les entreprises de ce secteur. Mauvaise gestion, gaspillage, programmes et contenus médiocres, relations incestueuses entre l’audiovisuel et ses partenaires tels que les animateurs ou les producteurs… rien, ou presque n’a visiblement été épargné. Le président de la République aurait même affirmé que l’audiovisuel public était «la honte de la République», rapporte l’hebdomadaire. Des paroles d’une rare violence, prononcées devant les seuls députés de la majorité LREM/MoDem puisque les élus de l’opposition ne sont jamais conviés à ces rendez-vous officieux à l’Élysée. «Il a tenu un discours privé dans le cadre d’une réunion privée. Les propos du président de la République ont été déformés. Il s’agit d’une interprétation et d’une déformation plus qu’autre chose», a tenté de déminer un membre LREM de la direction de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. A l’Élysée, on «dément complètement la phrase prêtée au Président de la République». «J’étais juste en face d’Emmanuel Macron, au premier rang, à 60 cm de lui… Et je n’ai pas entendu ces mots», renchérit Claire O’Petit, députée LREM de l’Eure. Mais l’élue confirme néanmoins que le Président «a dressé un constat négatif de la situation sur pas mal de choses. Il a dit qu’il n’était pas favorable à la situation actuelle. Il y a de sa part une volonté certaine d’améliorer ce service public qui en a bien besoin. Alors oui, il a été virulent, et il a eu raison de l’être». Quand bien même Emmanuel Macron n’aurait pas qualifié stricto sensu l’audiovisuel public de «honte de la République», le ton est néanmoins donné. Oui, le Président compte bien s’atteler à l’épineux dossier de l’audiovisuel public. Et non, il ne faut pas s’attendre à ce que cette réflexion débouche sur de simples «mesurettes».

La Russie interdite des Jeux olympiques d’hiver 2018

La Russie interdite  des Jeux olympiques d’hiver 2018

On ne peut nier  que nombre de disciplines sportives sont gangrenées par le dopage et cela en raison notamment des sommes folles qui sont en jeu. Si on ajoute à cela les préoccupations nationalistes on aura compris que nombre d’épreuves sont faussées. Cependant les ex pays de l’Est et la Russie en particulier avaient en quelque sorte institutionnalisé le dopage. Du coup  Le Comité olympique russe a été banni des Jeux olympiques d‘hiver 2018 qui seront organisés en février prochain à Pyeongchang, en Corée du Sud, a annoncé mardi le Comité international olympique (CIO).  L’enquête de l’AMA, avait notamment qu’un laboratoire de Moscou a couvert le dopage des athlètes russes, en échangeant les échantillons d’urine des athlètes dopés contre des échantillons sains.  L’avocat canadien qui a dirigé le rapport, Richard McLaren, assure que le ministre russe des Sports a supervisé cette manipulation. Selon lui, le personnel du laboratoire était obligé de participer à ce système de dopage d’Etat. L’enquête de la commission fait suite aux accusations de l’ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou, Grigori Rodchenkov, qui avait révélé au New York Times que des dizaines d’athlètes russes avaient utilisé des produits dopants et faussé les résultats de leurs contrôles, avec le soutien des autorités sportives. Le CIO reproche donc  à Moscou son implication dans un vaste scandale de dopage. Certains sportifs russes seront toutefois autorisés à concourir sous la bannière olympique et pourront se présenter comme “athlètes olympiques de Russie”, a toutefois annoncé le CIO. Dans la foulée de ces annonces, le consortium de la télévision officielle russe VGTRK a fait savoir que les jeux de Pyeongchang ne seraient pas retransmis, rapporte l‘agence de presse Interfax.

Mondial 2018 : la France déjà champion du monde !!!

Mondial 2018 : la France déjà champion du monde !!!

 

À l’annonce des premiers matchs de l’équipe de France pour la coupe du monde en Russie, c’est déjà l’enthousiasme pour ne pas dire l’hystérie dans certains médias. Les médias qui prévoient déjà que la France sera championne du monde. Il y a pourtant du chemin à parcourir de la coupe aux lèvres. Mais on le sait la France est particulièrement manichéenne concernant ces sportifs, un jour elle s’enflamme, un jour elle condamne. Or dans le sport, et dans le foot en particulier, beaucoup d’éléments aléatoires sont à prendre en compte et aucune équipe n’a gagné d’avance pas plus qu’elle n’a perdu. On l’a vu par exemple dans le championnat national lorsque Strasbourg a battu le Paris-Saint-Germain alors que Strasbourg a passé l’essentiel de la partie recroquevillée près de ses buts. Rien n’est donc gagné d’avance pour l’équipe de France il faudra d’abord l’emporter lors des poules éliminatoires puis franchir les huitièmes, les quarts, les demis et la finale. À s’enflammer un peu trop vite au risque comme d’habitude que nos joueurs prennent la grosse tête. Ce n’est certainement pas un service à rendre à nos représentants lors de cette coupe du monde Avec le Pérou, le Danemark et l’Australie. Vendredi 1er décembre, l’équipe de France de football a eu de la chance lors du tirage au sort du premier tour de la Coupe du monde 2018, en tombant sur des adversaires à sa portée. La preuve : ces trois équipes ont toutes dû passer par les barrages pour se qualifier pourtant rien n’est joué d’avance. . Le  groupe de la France  n’est pas forcément le plus faible. Si on classe les 32 équipes qualifiées de la meilleure à la moins bonne (selon le classement établi par la Fifa), les trois adversaires de la France sont plutôt en milieu de peloton, et trois des sept autres groupes se composent d’équipes moins bien classées. Didier Deschamps et ses hommes n’ont donc pas forcément hérité du plus faible.   En utilisant la même méthode, on découvre qu’à l’Euro 2016, deux des six groupes auraient été encore plus abordables que celui de la France. Mais la bande de Didier Deschamps réussit encore à éviter les grosses équipes en tirant l’Albanie, la Roumanie et (à nouveau) la Suisse. Le reste du parcours de la France sera à l’avenant : elle élimine la modeste Irlande puis l’Islande en quart de finale, qui a sorti à la surprise générale l’Angleterre au tour précédent, et devra attendre les demi-finales, contre l’Allemagne, pour rencontrer une équipe qui lui est supérieure selon le classement Fifa. Pour Moscou il faudra se rappeler des tirages dits simple comme  en 2002 ou en 2010.

Bitcoin : attention à la correction

Bitcoin : attention à la correction   

 

“L’achat/vente et l’investissement en bitcoins s’effectuent à ce jour en dehors de tout marché réglementé. Les investisseurs s’exposent par conséquent à des risques de perte très élevés en cas de correction”, déclarent l‘Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), le superviseur des établissements financiers.  Vendredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait de même mis en garde contre tout investissement dans le bitcoin, qualifié d’“actif spéculatif”. Le bitcoin est retombé autour de 11.000 dollars lundi après avoir atteint la veille un nouveau record à près de 11.800, alors qu‘il s’échangeait autour de 10.000 dollars début 2017.Notons que le bitcoin valait seulement quelques centimes en 2009 ! le bitcoin constitue sans doute une crypto monnaie moderne qui permet de faire des économies de gestion sur les transactions financières  mais de tels rendements sont évidemment surréalistes.

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