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Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Au FN, la guerre anti Philippot est engagée

Désaccord sur les orientations européennes et maintenant sur l’immigration, La fracture au sein du front national se confirme.  Marine Le Pen avait d’ailleurs envisagé le possible départ de Philippot. Un départ probable si le Front national devait finalement abandonner le retour au franc. Une conséquence directe du débat pitoyable de Marine Le Pen  face à Macon ; une Marine Le Pen  complètement incapable d’expliquer la pertinence de sa proposition monétaire. Avec le départ éventuel de Philippot se serait alors l’abandon des positions économiques du Front National et le recentrage sur essentiellement les thèmes identitaires, surtout sur l’immigration. Même sur ce sujet il y a maintenant divergence. Au FN, le discours sur l’immigration « peut être perçu comme anxiogène », « des gens sont encore effrayés […] en pensant qu’on va virer tous les étrangers si on arrive au pouvoir » : ce sont les mots de Sophie Montel, proche de Philippot,  tenus mardi lors du bureau politique du parti qui suivait les élections législatives. L’article de L’Opinion publié jeudi a fait mouche : il est relayé par Florian Philippot et d’autres élus qui lui sont proches. Mais d’autres réponses fusent. « Cette position n’engage que madame Montel… », répond sur Twitter le député Louis Alliot. Le débat suit, Sophie Montel assurant qu’il s’agit de « réfléchir sur la forme », pas « le fond de la question ». Le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, s’en mêle à son tour, en ressortant un sondage qui indiquait que l’immigration était la première motivation du vote de leurs électeurs. C’est même un « choix de civilisation », poursuit Julien Sanchez, maire de Beaucaire (Var). L’immigration vient donc s’ajouter aux contradictions sur l’Europe. C’est en effet le sujet qui cristallise au FN et à cause duquel, selon certains cadres, le parti de Marine Le Pen a subi une nette défaite lors de la présidentielle.   « Ce retour à la souveraineté monétaire inquiète les Français, ça va être un débat, nous allons devoir ouvrir cette discussion pour savoir comment faire pour que les Français ne soient pas terrorisés par la souveraineté monétaire que nous appelons de nos vœux », a expliqué Marine Le Pen.   Or, la sortie de l’euro, c’est la mesure emblématique portée par Florian Philippot, le bras droit de Marine Le Pen, qui du coup a menacé de quitter le parti si elle était abandonnée. « Il exprime une conviction qui est une conviction forte et après tout, il ira au bout de ses convictions! », a expliqué Marine Le Pen, ouvrant la voie à un départ du FN du numéro 2 du parti. « Si, demain, les adhérents du FN décidaient qu’on doit abandonner cette partie-là, il ne se sentirait plus en accord avec ses convictions, je trouve que c’est tout à son honneur », a-t-elle ajouté.  Critiqué dès le soir du second tour, Florian Philippot a depuis créé une association au sein du FN, Les patriotes, qu’il présente comme une structure censée aider au « rassemblement » mais qui pourrait évidemment se transformer en parti politique si Philippot devait quitter le Front national.

 

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

Emplois fictifs d’assistants parlementaires : la grande hypocrisie

 

 

Ce fameux scandale des emplois fictifs d’assistants parlementaires constitue en réalité une vaste hypocrisie. En effet dans la plupart des partis des assistants parlementaires de députés   français et européens ont également une casquette politique. Une partie de ces assistants parlementaires travaillent pour le parti à temps partiel ou à temps complet. Il n’y a donc pas seulement le Front National et le MoDem qui sont dans cette situation mais  à peu près toutes les autres organisations. De toute manière,  le député ne sort pas de rien, les candidatures ex nihilo  de futurs n’existent pratiquement pas surtout pour les européennes en raison du mode de scrutin. Les députés bien que représentants de leurs électeurs conservent  bien entendus des relations étroites avec leur parti politique. Les élus eux-mêmes travail autant pour leurs mandats électifs que pour leur parti. Et il en va donc de même pour certains assistants parlementaires. Le même phénomène existe dans le monde syndical ou nombre de permanents ne travaillent  pas exclusivement pour l’entreprise qui les a détachés à des fins syndicales, ils travaillent  pour certains aussi pour leur fédération, ou leur organisation interprofessionnelle. La question n’est donc pas de savoir pour qui travaille l’assistant parlementaire mais si le travail existe  réellement. De toute façon, il sera toujours très complexe de démêler les différentes activités des assistants parlementaires comme d’ailleurs des députés. Le vrai scandale c’est lorsqu’un n’assistant parlementaire ne fournit aucun travail comme dans le cas de l’affaire Fillon. Il est évident que dans cette histoire il y a aussi beaucoup de règlements de comptes entre partis, à l’intérieur d’un même parti ou même avec des individus évincés. Un ancien collaborateur d’un eurodéputé MoDem, dit avoir été témoin d’un système d’emplois fictifs au sein du parti centriste. «J’ai vu que des parlementaires, à plusieurs, finançaient des temps partiels d’assistants parlementaires qui ne fournissaient aucun travail pour le député», explique cet ancien collaborateur parlementaire qui a passé cinq ans au Parlement européen, entre 2004 et 2009. Sous couvert d’anonymat, il ajoute que les députés européens MoDem en question auraient été astreints par le parti à embaucher ces assistants, sous peine de ne pas être investis aux prochaines élections. «Les députés qui ont été contraints de jouer ce jeu se rendaient compte au bout de quelques mois de législature que l’assistant ne fournissait pas de travail», indique-t-il. «Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficulté que l’assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d’apporter une preuve qu’un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles», poursuit-t-il. Le témoin est catégorique: «Il s’agissait bien d’emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire». En faite d’en enquête on aurait relevé une quinzaine de cas, ce qui est très loin sans doute de la vérité mais ne change pas le questionnement sur la pertinence d’une enquête judiciaire sur un sujet très connu.

 

La cogestion comme en Allemagne

La cogestion comme en Allemagne

 

Il paraît évident que les reformes sociales envisagées par Macron auront du mal à être acceptées même par le très réformiste syndicat de la CFDT. En cause, un déséquilibre de ces réformes toutes axées sur la flexibilité mais sans grain à moudre pour les syndicats. Le grain à moudre quantitatif est inexistant en l’état catastrophique des  comptes publics alors il faudrait envisager de donner du pouvoir aux élus dans les entreprises, de les associer à la gestion. La proposition de cogestion pour les grandes entreprises, comme cela se pratique en Allemagne, avait été avancée par Macron lors de sa campagne.  Avec le risque  d’accroître  encore un peu plus les divergences entre les syndicats. En effet,  cela impliquerait que les syndicats s’approprient la problématique de gestion au lieu de se cantonner à des postures de protestation. Or on sait qu’en France coexistent deux pôles syndicaux aux approches très différentes ;  d’un côté,  un pôle systématiquement protestataire, marxiste, anarchiste et corporatiste et de l’autre un pôle réformateur lequel d’ailleurs progresse régulièrement aux élections le clivage a été particulièrement visible de la discussion de la loi travail qui permet aux syndicats de décider localement du temps de travail en fonction des réalités locales et sectorielles. Une loi très contestée par ceux qui privilégient  une approche étatique, c’est-à-dire les mêmes dispositions sociales applicables à l’ensemble des salariés ou à l’ensemble d’une branche. Macron avait proposé  d’inciter les entreprises de plus de 2.000 salariés à réserver la moitié des sièges du conseil de surveillance à des représentants du personnel, comme c’est le cas outre-Rhin, révélait  Challenges. Les volontaires bénéficieraient d’une baisse de l’impôt sur les sociétés. Les syndicats sur l’ensemble des orientations des grandes entreprises Emmanuel Macron va chercher son inspiration outre-Rhin. Selon Challenges le leader d’En Marche! Avait  prévu dans son programme de proposer la création d’un nouveau type de société où la moitié des sièges du conseil de surveillance sera accordé aux syndicats.

 

Affaires politico financières : la fin de la tolérance (Daniel Boy, professeur de sciences politiques)

Affaires politico financières : la fin de la tolérance (Daniel Boy, professeur de sciences politiques)

 

L’affaire Fillon, maintenant les affaires Ferrand et du Modem semblent marquer  la fin de la tolérance de l’opinion publique à l’égard des affaires politico- financières. Le professeur de sciences politiques Daniel Boy explique pourquoi. Ceci étant, ce n’est pas forcément la fin de la tolérance de la justice car on peut s’étonner du nombre considérable d’affaires encore non jugées ou simplement enterrées.

 

« L’affaire Fillon et bien d’autres analogues dans le passé récent – Urba Gracco en 1990, affaire Elf en 1994, emplois fictifs de la mairie de Paris en 2011, affaire Cahuzac en 2012, etc. – posent une question intrigante : pourquoi des responsables politiques ou des « puissants » (chefs d’entreprise, dirigeants syndicalistes, sportifs ou artistes renommés), que l’on doit supposer raisonnablement lucides, se laissent-ils prendre à enfreindre grossièrement des règles d’éthique qui, au jour de l’affaire, paraissent au public fondamentales? Bien souvent on a le sentiment que les responsables mis en cause pour des manquements graves à l’éthique plaident implicitement une sorte de bonne foi qui leur fait dire, ou au moins suggérer : pourquoi me condamner, moi, aujourd’hui, puisqu’ »on a toujours fait comme ça »? À quoi tient cette confusion entre le permis et l’interdit parmi des responsables que l’on pourrait imaginer attentifs aux exigences de la société? A deux raisons, sans doute complémentaires. La première tient à l’opacité des systèmes de pouvoir qui, jusqu’ici, garantissait une probable impunité à ceux qui en bénéficiaient. Rappelons ici que la notion de « transparence » trouve ses origines dans les mouvements d’idée du Siècle des Lumières (voir à ce sujet Sandrine Baume, « La transparence dans la conduite des affaires publiques. Origines et sens d’une exigence« ) et s’affirme comme une exigence de visibilité du pouvoir destinée à combattre l’arbitraire. Dans les sphères du pouvoir (quelle que soit sa nature), il est sans doute bien difficile d’échapper au sentiment d’être hors d’atteinte des regards du public. Pourtant, le développement d’une presse libre a, depuis longtemps, donné naissance à des investigations aboutissant souvent à des mises en cause convaincantes. Mais au-delà des vertus du Canard enchaîné ou, plus récemment, du succès de telle émission télévisée consacrée au dévoilement de « scandales » (Cash Investigation sur France 2), il apparaît que la technologie de la recherche d’informations a gagné une nouvelle puissance avec la naissance des Wikileaks et d’autres techniques utilisant de façon sophistiquée la quête d’information au sein des big data. Aujourd’hui, aussi puissant soit-il, nul ne devrait se croire à l’abri d’une investigation peut-être dommageable. La seconde raison qui explique la relative surdité des puissants quant aux exigences de l’éthique tient probablement à un décalage de plus en plus patent entre ce que les responsables estiment devoir à la société et ce que la société exige réellement d’eux. Sous l’effet de transformations structurelles, au premier chef, l’augmentation des niveaux d’éducation, la demande d’éthique de la société a considérablement changé au cours des vingt dernières années. Au-delà de ces transformations structurelles la répétition, ad nauseam, des mêmes affaires (prises d’intérêt illégales, conflits d’intérêts méconnus) lasse le public et le rend désormais hypersensible à toute annonce d’une nouvelle crise d’éthique. Il n’est pas sûr que les puissants aient pris la mesure de ces évolutions majeures. Puisqu’ »on a toujours fait comme ça » et que, en fin de compte, le public dans le passé s’est montré assez indulgent, pourquoi ne pas continuer comme nos prédécesseurs ? On l’affirme ici : parce que le degré de tolérance de la société a profondément changé. Les conséquences directes de ce hiatus entre conceptions de l’éthique se lisent dans l’image terriblement dégradée du monde politique dont témoigne, par exemple, le Baromètre de la Confiance politique du Cevipof. Comment remédier à cette situation ? Sans doute peut-on espérer que les puissants, d’eux-mêmes, prennent conscience des nouvelles exigences d’éthique de la société et, si nécessaire, modifient en conséquence leurs comportements. L’autre solution, sans doute plus lourde, mais infiniment plus sûre, consiste à modifier inlassablement les règles légales de la transparence. Elle passe par des procédures souvent jugées inquisitoriales par les puissants : transparence des revenus et du patrimoine, déclaration des intérêts, faisant l’objet, si nécessaire, de vérifications réelles, etc. Le remède est amer. Mais le mal est grave parce qu’il contribue au développement d’un populisme qui mine les fondements du système démocratique. »

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

 

Macron entend faire exploser le système politique et les partis politiques qui le composent. Il a évidemment réussi avec le parti socialiste non seulement réduit à pas grand-chose mais maintenant condamné à disparaître. Certes la Refondation socialiste est toujours possible mais pour Hamon et les frondeurs l’espace des gauchistes est déjà occupé par les insoumis. Du coup certains anciens socialistes de la gauche radicale pourraient rejoindre Mélenchon. D’autres pourraient essayer de sauver la vieille maison socialiste autour de Hamon, Aubry ou encore Hidalgo, Philippetti et Belkacem. Mais cette vieille maison ne représentera pas grand-chose en termes d’audience. C’est un peu la même problématique pour les sociaux libéraux socialistes. Le terrain qu’ils entendent occuper est déjà largement pris par Macron et son mouvement en marche.  ce qui est certain c’est que ces deux tendances sont devenues complètement incompatibles. Deux groupes parlementaires d’origine socialiste pourraient coexister dans la nouvelle assemblée. Il pourrait en être de même du côté des républicains surtout si Macon réussit une nouvelle manœuvre pour débaucher de nouveaux  responsables de la droite  et en faire des ministres et secrétaires d’État. Il suffirait qu’il recrute  encore trois ou quatre députés des républicains pour encourager la aussi la scission et la création de deux groupes parlementaires non seulement à l’Assemblée nationale mais aussi au Sénat. Chez les républicains aussi les deux grandes tendances deviennent de plus en plus difficilement conciliables. La réalité c’est que certains sont proches de Macron et d’autres proches du Front National. Il y a d’un côté les souverainistes étatistes et de l’autre les libéraux européens.  Il y a les « constructifs », ceux qui veulent accorder la confiance à Edouard Philippe et soutenir la politique d’Emmanuel Macron. On retrouve là des personnalités comme les députés Thierry Solère, Franck Riester, Pierre-Yves Bournazel et le sénateur Jean-Pierre Raffarin. Ce camp « macroncompatible » veut donner sa chance à la nouvelle majorité et soutenir certains de ses projets, telle la réforme du Code du travail. Il y a les tenants d’une ligne « dure » qui ne veulent pas se voir « dilués » dans la majorité présidentielle et qui souhaitent s’opposer au gouvernement et ne voteront pas la confiance à Edouard Philippe, lui-même issu des rangs LR. = – le remaniement attendu du gouvernement pourrait être une bonne occasion pour Emmanuel Macron de « séduire » de nouvelles personnalités LR -, et de faire éclater la droite.

 

Davantage de Britanniques veulent la nationalité française

Davantage de  Britanniques veulent la nationalité française

 

Nombre d’expatriés britanniques s’inquiètent  de leur situation d’après brexit, parmi eux certains demandent même la nationalité du pays où ils travaillent et/ou résident. Par exemple  nombre de Britanniques demandent la nationalité française a bondi de 254% en 2016, l’année du vote sur le Brexit, par rapport à 2015, rapporte lundi le journal Le Monde qui cite des chiffres du ministère de l’intérieur. L’année dernière, 1.363 ressortissants britanniques ont déposé un dossier de naturalisation, contre 385 l’année précédente, toujours selon le quotidien. « Une tendance qui reste encore marginale rapportée aux 150.000 à 400.000 Britanniques vivant sur le sol français, selon les estimations, mais qui montre une véritable crainte de cette population face au flou entourant le Brexit », écrit Le Monde sur son site internet. Compte tenu des délais de procédure, le nombre de naturalisations effectives a faiblement progressé entre 2015 et 2016, de 320 à 439. L’Allemagne a observé en 2016 un phénomène similaire : le nombre de Britanniques ayant acquis la nationalité allemande a fait un bon de 361%, selon l’Office fédéral des statistiques.

Air France : la fin comme Alitalia ! (Ryanair)

Air France : la fin comme Alitalia ! (Ryanair)

Kenny Jacobs, le numéro deux de Ryanair, a notamment déclaré qu’Air France était malade et qu’elle devait aller à l’hôpital. De manière ironique, il a souligné que le comportement des pilotes d’Air France, faisait les affaires de sa compagnie. Les PDG d’Air Caraïbes et de XL Airways ont également pointé du doigt certains comportements des navigants. Michael O’Leary, le directeur général de Ryanair, n’avait pas vu venir cette année au Paris Air Forum, mais son numéro 2, Kenny Jacobs, a montré lui aussi qu’il n’avait pas sa langue dans sa poche. Interrogé sur la consolidation du ciel européen, ce dernier a prédit un avenir difficile à Air France. Kenny Jacobs a par la suite décoché une flèche à l’encontre des pilotes d’Air France. « Je pense que vous faites un travail fantastique job. Continuez de faire grève tout au long de l’année et de vous battre pour avoir des toilettes privatives », a-t-il déclaré aux pilotes d’Air France, en ajoutant que pendant ce temps-là Ryanair augmentait le nombre de passagers transportés. Cette histoire de toilettes constitue bien l’un des points de divergences entre Air France et le bureau du SNPL Air France. Les négociations entre la direction d’Air France et le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) sur les conditions de création d’une compagnie à coûts réduits par rapport à Air France (projet Boost) ont notamment porté sur le retrait des toilettes privatives pour les pilotes sur les futurs A350 qui équiperont la flotte à partir de 2019 dans le but d’ajouter des sièges et d’augmenter les recettes. «Il y a très peu de compagnies qui maintiennent des toilettes privatives », explique un observateur, citant Egyptair. Ce retrait ne convient pas au bureau du SNPL Air France. A tel point que le bureau du SNPL a décidé de consulter ses membres sur deux projets. Celui de la direction et le sien (que ne reconnaît pas la direction) qui reprend celui de la compagnie en y ajoutant notamment le maintien des toilettes pour les pilotes. Dans un autre débat du Paris Air Forum, Marc Rochet, le président d’Air Caraïbes et de French Blue a, lui aussi, évoqué cette histoire de toilettes. « Il faut arrêter de nous sortir des arguments qui sont d’un autre temps. L’histoire des toilettes privées ou du citron qui doit être découpé avant le vol, c’est d’un autre temps. On ne peut pas à continuer à nous battre avec des comportements d’un autre temps. Ce que je dis aux navigants. Il y a encore un marché pour vous, on doit vous payer cela (…) mais ne vous comportez pas comme il y a 50 ans, car ceux qui se comportaient comme cela il y a 50 ans ont disparu. Il faut que cela change, sinon d’autres vont venir faire le travail à notre place ». Laurent Magnin, le PDG d’XL Airways a lui aussi envoyé un missile aux pilotes. « J’ai toujours dit qu’à partir du moment où je payais des commandants de bord beaucoup plus chers que mes directeurs opérationnels, je leur demandais de ses comporter comme des patrons. Cela me semble fondamental ». 

Législatives : la confiance contre le repli

Législatives : la confiance contre le repli 

 

 

C’est la conclusion que tire le Premier ministre des résultats des législatives. . « Les Français ont pour leur grande majorité préféré l’espoir à la colère, l’optimisme au pessimisme, la confiance au repli ». Une analyse qui n’est pas sans fondement même s’il convient de relativiser en tenant compte du niveau exceptionnel des abstentions. Le repli c’est d’abord celui  de ceux qui ne se sont pas déplacés pour voter au second tour des législatives. Des électeurs sans doute déçu d’avoir à choisir essentiellement entre le mouvement en marche et les républicains. Le repli caractérise les orientations des partis extrêmes qui imaginent surtout le  futur comme une  reproduction du passé. Le repli c’est aussi celui d’une partie des Républicains et des socialistes qui contestent les orientations de Bruxelles et même le principe même de l’union européenne. S’il était possible d’additionner électoralement tous les souverainistes en tout cas les sceptiques– de droite comme de gauche- il est vraisemblable qu’une majorité ce dégagerait. La première tâche de Macron et des députés qui le soutiennent sera de restaurer cette confiance qui peut nourrir une espérance de renouveau économique, social voire sociétal. Pour cela un travail pédagogique immense est à  entreprendre car les Français constituent le peuple le plus pessimiste du monde. En cause peut-être,  cet esprit contestataire par principe mais davantage encore le manque de formation économique de la plupart des électeurs. Faut-il rappeler encore une fois qu’un sondage effectué par Allianz  montre que sur 19 pays européens la France occupe le dernier en en matière de connaissances économiques et financières. Il faudra donc expliquer, expliquer encore, décentraliser  le débat, former  y comprit les élus locaux qui dilapident les fonds publics dans des projets somptuaires et des dépenses de fonctionnement complètement incontrôlées. C’est un changement de culture qu’il convient d’opérer avec l’obsession de la priorité à la croissance et la formation, à la rigueur et à l’exemplarité. De ce point de vue macro n’échappera pas à la nécessité de se séparer de certains vieux crocodile de la politique et de certains élus douteux. « La confiance des électeurs passe par notre exemplarité, un engagement sans faille et des résultats tangibles », a estimé Edouard Philippe. « La victoire est claire et elle nous oblige. Le gouvernement abordera les prochains mois avec une grande humilité et une détermination totale ».

Nouvelle bande de fréquences pour la G4

Nouvelle bande de fréquences pour la G4

Nouvelle bande de fréquences, la 2,1 GigaHertz (GHz) afin d’ »améliorer les débits » de l’internet mobile haut débit (4G). Cette autorisation vient en réponse à une demande déposée par SFR et Bouygues Telecom pour l’usage de cette fréquence, initialement attribuée, en 2001, pour le déploiement de la 3G en France. L’Arcep précise dans un communiqué que les deux autres opérateurs, Orange et Free, peuvent lui faire parvenir une demande d’autorisation pour ce même usage. La possibilité donnée aux opérateurs d’utiliser une fréquence supplémentaire pour la 4G leur permet d’augmenter le débit offert à leurs clients, grâce à l’agrégation de fréquences, c’est-à-dire l’usage simultané de plusieurs fréquences radio afin de faire passer le signal téléphonique. Jusqu’ici, les opérateurs avaient la possibilité d’utiliser 3 bandes de fréquences pour proposer de l’internet mobile haut débit: les 800 MHz et les 2,6 GHz, qui ont été spécifiquement allouées à la 4G, et la bande des 1.800 MHz, initialement prévue pour la 2G mais que les opérateurs peuvent employer pour la 4G, après une autorisation de l’Arcep obtenue par Bouygues Telecom, déjà, en mars 2013.

Carlos Gohns , un super patron mais qui n’aime pas la presse

Carlos Gohns , un super patron mais qui n’aime pas la presse

 

 

Carlos Ghosn un super patron qui a d’abord redressé Renault, puis Nissan et qui a fait de son groupe le probable numéro un de l’automobile mondiale. Donc des résultats commerciaux et financiers remarquables ; une seule chose déplait à Ghosn, c’est qu’on parle de son salaire. Du coup, la presse prend un coup sur le bec. Reste que la question de sa succession n’empêchera pas la presse de s’intéresser encore à Renault, à sa direction aussi à leur rémunération.  « Nous avons progressé dans toutes les régions du monde, et nous avons même fait mieux que le marché dans chacune de ces régions », a-t-il rappelé devant un parterre d’actionnaires où se sont mêlés des journalistes venus prendre la température d’un management visé par plusieurs polémiques. « Taux de marge record, ventes record, chiffre d’affaires record… », le patron de Renault n’avait que ces mots à la bouche avant de lancer que l’Alliance pourrait devenir le premier producteur automobile mondial, devant Toyota et Volkswagen donc, dès cet été comme il l’avait promis il y a quelques mois lorsque Nissan mettait la main sur Nissan. Sauf que comme toujours, Carlos Ghosn fait mine d’oublier que contrairement aux premiers mondiaux, l’Alliance n’est pas un groupe intégré mais un entrelacement de participations croisées minoritaires. Il objecte que cela ne l’empêche pas de dégager des synergies importantes grâce à la mutualisation des plateformes et des achats.  »70% des véhicules de l’Alliance seront fabriqués à partir des mêmes plateformes en 2020, ce qui permettra d’économiser 30% sur les achats et 40% sur les frais d’ingénierie », a rappelé Carlos Ghosn. Pour les actionnaires, les réserves sur le salaire de Carlos Ghosn qui avaient conduit à donner un avis défavorable à la résolution sur le salaire, lors de l’assemblée générale précédente, ont été levées. Le groupe a effectivement modifié le calcul du salaire faisant passer la part du variable de 150 à 120% du fixe, sachant que le salaire proposé cette année par la commission des rémunérations versera un salaire variable qui s’élèvera à 115% du fixe. Ce nouveau mode de calcul a conduit à une légère baisse du salaire de Carlos Ghosn (-2,6% à 7,06 millions d’euros). Les deux résolutions ont ainsi été approuvées à 53 et 54% des actionnaires. L’Etat avait indiqué qu’il voterait contre. Il faut dire que les actionnaires pouvaient se féliciter des résultats de Renault puisque la direction a proposé une augmentation du dividende de 31%, soit plus de 900 millions d’euros attribués aux actionnaires. La résolution scellant cette proposition a, elle, été adoptée à 99% des voix, incluant donc l’Etat français. Carlos Ghosn a qualifié de « lamentable » l’article de Reuters, « pour les 120.000 salariés du groupe »« C’est une affaire misérable », a-t-il encore déclaré visiblement agacé que la presse se soit emparé de ce sujet plutôt que d’évoquer les résultats financiers « records » du groupe. Les actionnaires, eux, ont applaudi Carlos Ghosn.

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

« Ici c’est la France, pas la Russie », dit le communiste Mélenchon

 

Le paradoxe et l’outrance discréditent  un peu plus un Mélenchon qui ne se remet pas de sa défaire aux présidentielles, défaite au demeurant honorable. Cependant l’audience de Mélenchon ne cesse de s’effriter depuis. En cause la reprise de sa rhétorique  de fureur et de bruit, sa radicalité et son agressivité. Aussi sa lamentable décision de ne pas se déclarer nettement contre le FN. L’égo a pris le pas sur les valeurs républicaines. Du coup, il tente de se rattraper avec des propos qui touchent au ridicule en comparant la France à la Russie. Lui, le communiste, qui a toujours manifesté une bienveillance coupable à l’égard des régimes de dictature comme Cuba ou  le Venezuela.   « Ici c’est la France, pas la Russie », a donc déclaré vendredi Jean-Luc Mélenchon, qui s’inquiète de la probable hégémonie de La République en Marche à l’Assemblée nationale « avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie ». Le chef de file de La France insoumise affronte dimanche au second tour des élections législatives la candidate LREM dans la IVe circonscription des Bouches-du-Rhône. Il a recueilli 34,3% des voix au premier tour contre 22,7% à son adversaire. Selon une enquête Opinionway publiée jeudi, le parti d’Emmanuel Macron serait en passe de remporter 440 à 470 à l’Assemblée, qui en compte 577. « Si une Assemblée ça doit être une armée qui a le doigt sur la couture du pantalon, ce n’est la peine de faire une assemblée, on appelle ça une dictature », a déclaré Jean-Luc Mélenchon sur Europe 1. L’ancien ministre de Lionel Jospin estime que conférer les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron est à la fois malsain et risqué. « Cet homme va finir réellement par croire qu’il marche sur les eaux. La situation, de ce point de vue, n’est pas saine. Ici c’est la France, pas la Russie », a-t-il lancé. L’hebdomadaire britannique The Economist consacre la Une de son nouveau numéro au président français que l’on voit, souriant, main dans la poche, marcher sur l’eau avec ce titre : « Le sauveur de l’Europe? » « On va se retrouver avec moins de représentants de l’opposition qu’il n’y en a en Russie », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon en appelant les abstentionnistes du premier tour – plus d’un électeur sur deux – à se mobiliser dimanche. « Le risque est considérable: l’ordre public social va être dévasté par la remise en cause de tout le Code du travail ; l’ordre des libertés publiques va être dévasté par l’introduction de l’état d’urgence dans la loi ordinaire; un homme tout seul qui s’autoproclame jupitérien et un concert de louanges médiatiques qui est absolument ahurissant », détaille-t-il. Jean-Luc Mélenchon espère pouvoir former un groupe à l’Assemblée (quinze députés minimum) qui soit « articulé avec le mouvement social ». « Si vous croyez que les travailleurs de ce pays et les salariés d’une manière générale vont se laisser tondre simplement parce que tous les hebdomadaires du pays publient la photo souriante du jeune prince, vous rêvez », a-t-il dit. « Le dégagisme est à l’oeuvre (…) et vous verrez que ce sera le tour de M. Macron bientôt quand les gens vont s’apercevoir qu’ils ont fichu dehors Les Républicains et le PS. Ce n’est pas pour manger un potage qui contient les deux à la fois », a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Bref du Georges Marchais avec 40 ans de retard, du populisme d’autant plus inadmissible que l’homme ne manque pas de culture.

Macron devra se séparer et des élus douteux et des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer et des élus douteux et des vieux crocodiles de la politique

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis,  des vieux politicards et des élus douteux. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent honnêtes pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élu au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Innovation : la France en quinzième position

Innovation : la France en quinzième position

 

 

Selon, l’INSEAD, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle et l’Université Cornell  la France  positionne ainsi à la quinzième place du classement, loin derrière la Suisse, première pour la septième année consécutive, mais aussi de la Suède, seconde, des Pays-Bas, troisième, ou de l’Allemagne, qui arrive neuvième. France a gagné trois places par rapport à 2016, et six par rapport à 2015. Les experts saluent ainsi une progression constante du pays et, tout en pointant de réelles faiblesses en matière d’accès au crédit ou de capacité à attirer les investisseurs étrangers, donnent également de bonnes raisons d’espérer grappiller quelques places supplémentaires l’an prochain. Le classement salue cette année la très bonne capacité des jeunes entreprises françaises à attirer les investisseurs en leur attribuant la dixième place en la matière. La France est même première du classement concernant les apports en capital-risque dont bénéficient les jeunes pousses. Une performance qui confirme la très bonne santé des investissements dans les premiers stades de la recherche, c’est-à-dire en amont de la phase de développement du projet. La capacité des entreprises françaises à investir dans la R&D permet également à l’Hexagone de se hisser en huitième place du classement. Le manque d’investissements étrangers dans le tissu économique français continue de plomber notre capacité à innover. La France arrive ainsi à la 108e place du classement des pays les plus attractifs, un résultat catastrophique pesant structurellement sur la compétitivité du marché français.

Tabac: le paquet à 10 euros….. et la contrebande

Tabac: le  paquet à 10 euros….. et la contrebande

 

 

 

Le paquet à 10 euros, en apparence uen bonne mesure de régulation pour lutter contre les dégats du tabac  mais en apparence seulement car avec l’augmentation des prix progresse en même temps le commerce illicite qui représenterait autour de 25% de la consommation.   44,92 milliards de cigarettes ont été livrées aux buralistes français l’an dernier. Soit une baisse de 1,2 % par rapport à 2015, selon les chiffres du distributeur Logista, révélés par l’AFP lundi. En valeur, le recul des ventes de cigarettes est de 1,1 %, à 15,17 milliards d’euros. «L’arrivée des paquets neutres sur le marché français dès l’automne, le mois sans tabac en novembre et l’essor de la cigarette électronique ont eu un effet sur ces ventes en 2016», estime Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière (Paris) et président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT).  Pour les professionnels du secteur, ce recul des ventes ne traduit pas forcément une baisse de la consommation. Et de mettre en cause le marché parallèle (achats à l’étranger ou cigarettes de contrebande). «Nous avons vraiment le sentiment qu’il s’agit d’un transfert de consommation qui se fait au profit des réseaux officieux, car des études montrent que la consommation de tabac ne baisse pas tant que ça en France», juge, pour sa part, le président de la Confédération des buralistes, Pascal Montredon. Selon une étude de KPMG publiée en juin 2016, il s’établissait à 27,1% de la consommation en France, en 2015. Cette année, la baisse des ventes pourrait être plus forte, avec la hausse du prix des cigarettes et du tabac à rouler fin janvier, de l’ordre de 30 à 40 centimes pour les premières et de 1,40 à 1,60 euro pour le second. En 2015, les ventes de cigarettes avaient augmenté de 1 % en volume, une première depuis 2009. En 2013 et 2014, elles avaient reculé après une hausse des prix. Mis la baise des ventes ne signifie pas baisse des consommations. En cause notamment la contrebande et la contrefaçon ; un paquet de cigarettes  fabriqué en Chine coûte 20 centimes et est revendue 3 euros en France. Ce commerce illicite, rappelle Klaus Berg, est le fait du « crime organisé » car il est très lucratif. Selon Philip Morris, un paquet fabriqué en Chine pour 20 centimes d’euros est revendu illégalement en France pour 3 euros.  Le tabac provoque chaque année en France 73.000 décès.  Le recul des ventes ne refléterait pas nécessairement une baisse de la consommation, mais plutôt une hausse du commerce illicite. Les Français, en général, y sont favorables la hausse des prix  à 54%, selon Le Carnet de santé des Français Odoxa pour Le Figaro, France Inter et MNH publié en mars 2016. Parmi les sondés, les fumeurs sont toutefois bien plus réticents: 87% d’entre eux y sont opposés.

 

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

 

la France va batailler dur pour remettre en cause la directive européenne concernant Encadré par une directive européenne datant de 1996, le détachement permet à une entreprise de l’UE d’envoyer temporairement en mission dans d’autres pays de l’Union ses salariés, en payant les cotisations sociales dans le pays d’origine. Or, ce système a conduit à des abus, notamment dans le transport routier. Il est accusé d’encourager le « dumping social » entre entreprises. En mars 2016, la Commission européenne avait par conséquent proposé de réformer les règles, jugées d’autant plus obsolètes qu’elles avaient été formulées huit ans avant l’élargissement à l’Est de l’UE de 2004. Cette proposition de révision a dès le départ rencontré une forte résistance de dix pays est-européens (Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie). Projet de l’exécutif européen prévoit d’aligner les rémunérations des travailleurs détachés — souvent employés dans le bâtiment, les abattoirs et les travaux agricoles — sur ceux de la main-d’oeuvre locale. Alors que la directive de 1996 obligeait simplement les employeurs à leurs verser le salaire minimum du pays où ils exercent, le texte de 2016 stipule qu’ils doivent toucher les mêmes avantages que leurs collègues du pays d’accueil, tels que le treizième mois, les primes de Noël, d’ancienneté, la majoration des heures supplémentaires, etc. La Commission prévoit aussi de limiter à deux ans leurs missions.

 

La loi de moralisation : de l’agitation médiatique

La loi de moralisation : de l’agitation médiatique

 

D’une certaine manière la loi de moralisation de la vie publique ne mange pas de pain. Certaines dispositions sont par ailleurs pertinentes comme celle de la suppression de la justice d’exception que constitue la cour de justice de la république. Pour le reste,  la loi ne parviendra certainement pas à une seule à empêcher les conflits d’intérêts et les petits arrangements familiaux type Fillon. Il suffira d’ailleurs de faire embaucher un membre de sa famille par un collègue. Dès ce point de vue,  on ne peut évidemment réaliser la moralisation politique par la loi. Il s’agit essentiellement d’une question de conviction et de pratique. Bon nombre d’élus en se présentant ne cherche qu’à trouver un job et sont dépourvus de conscience collective ou de pratiques sociales. Le mode même de désignation des candidats mérite sans doute réflexion et remise en cause. Aujourd’hui deux modes de désignation prévalent, soit la désignation par les appareils, soit l’auto désignation éventuellement sur CV. On a vu ce que donnait la désignation par les appareils lors  des primaires : une véritable catastrophe tant pour le parti socialiste que pour les Républicains. L’auto désignation elle pose le problème des compétences mais aussi des convictions citoyennes. De ce point de vue la démocratie est sans doute encore à l’ère Néandertalienne. Bayrou voudra sans doute faire le maximum de bruit avec sa loi de moralisation qui pourtant ne soulèvera guère d’opposition ni dans l’opinion, ni chez les élus. Quant au débat public que souhaite Bayrou c’est évidemment de l’agitation médiatique car on ne retiendra rien des éventuelles contributions. Surtout de la principale qui consisterait à diviser par 5 le nombre d’élus à tous les niveaux. Les Etats-Unis comptent seulement 535 Congressmen. A la Chambre des représentants, on trouve 435 représentants et au Sénat, 100 sénateurs. En France, entre l’Assemblée nationale et le Sénat, on arrive à 925 parlementaires, soit 1,7 fois plus qu’aux Etats-Unis. On objectera qu’il s’agit aux États-Unis d’un État fédéral avec des structures politiques dans chaque État. Mais d’une certaine manière ceci vaut aussi en France avec les compétences en moins des régions.  Le gouvernement a annoncé mercredi son intention de lancer une consultation publique auprès des Français sur la loi de moralisation de la vie publique, premier texte emblématique du quinquennat d’Emmanuel Macron. Le ministre de la Justice, François Bayrou, a présenté dans un climat troublé par une série d’enquêtes judiciaires deux projets de loi, l’un organique, l’autre ordinaire, qui seront soumis fin juin au Sénat et à l’Assemblée nationale. « La décision a été prise ce matin qu’en parallèle du process législatif, peut-être même pour éclairer le process législatif, va être mise en place une consultation publique pour entendre les remarques des Français », a aussi dit Christophe Castaner. L’idée est d’ »avoir des contributions qui remontent de nos concitoyens sur ce sujet-là et qui permettront, je n’en doute pas, d’éclairer aussi la réflexion, les amendements, les discussions qui seront conduites par les parlementaires », a-t-il ajouté, lors du compte rendu du conseil des ministres. La présentation de ce projet a priori consensuel a cependant été troublée par les soupçons d’emplois fictifs concernant des assistants parlementaires d’eurodéputés du MoDem, parti présidé par François Bayrou, et par des tensions avec la presse.

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer des vieux crocodiles de la politique

Publié le 10 juin, 2017

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis et des vieux politicards. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élue au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

Machines à la place des hommes d’ici 50 ans ?

 

 

La robotisation serait susceptible de remplacer l’homme d’ici une cinquantaine d’années d’après une  récente étude, dirigée par Katja Grace du Future of Humanity Institute à Oxford. Près 350 experts de l’intelligence artificielle (IA) ont été interrogés sur le temps qu’il faudrait, selon eux, aux machines pour maîtriser des postes et des tâches actuellement attribués à des humains. Selon leurs estimations, les intelligences artificielles pourront surpasser les humains dans certains domaines dès la prochaine décennie.  Les traducteurs de langues doivent ainsi se tenir prêts pour 2024, les conducteurs de camion pour 2027. Les journalistes et chercheurs peuvent aussi enclencher le compte à rebours: la pleine capacité artificielle à écrire un essai de qualité est prévue pour 2026. Les vendeurs tiendront pour leur part jusqu’à 2030. Tous domaines confondus, il faudra selon les chercheurs se préparer pour 2061, où les intelligences artificielles ont une chance sur deux de pouvoir surpasser les humains pour à peu près n’importe quelle tâche. Reste à savoir quel crédit on peut apporter à ce type d’étude d’organismes de recherche dont l’objet est de travailler sur l’intelligence artificielle et qui cherche à montrer l’importance de leur domaine pour obtenir des crédits publics et des parts de marché. D’autres études aux méthodologies tout aussi discutables montrent que ce sont 10 % des emplois qui pourraient  être impactés d’ici 10 à 20 ans. La vérité c’est qu’on ne sait pas quelles seront les conséquences du développement de l’intelligence artificielle. Un seul exemple l’étude indique que les conducteurs de camions pourraient disparaître à partir de 2027 mais encore faudrait-il tenir compte des autres emplois logistiques qui se sont largement développés du fait de la complexification de la gestion des flux. (Sans parler des difficultés que représente le camion sans chauffeur, comme la voiture d’ailleurs).  Une étude donc intéressante mais sans doute très approximative et qui néglige les emplois actuels ou nouveaux à fort contenu humain.

 

 

«Banque de la démocratie» : encore une usine à gaz pour les seuls politiques !

«Banque de la démocratie» : encore une  usine à gaz pour les seuls politiques  !

 

 

 

En apparence une bonne mesure pour faciliter le financement des partis et surtout dans une plus grande transparence. Reste que la création d’une banque spécifique pour les partis politiques peut susciter des interrogations. En effet la vie démocratique ne se réduit pas au fonctionnement des partis et nombre d’associations ou d’organisations justifieraient aussi d’un mode de financement spécifique d’autant que le dirigeant de ces associations et de ses organisations sont souvent des bénévoles qui souvent mettent eux-mêmes la main à la poche. On compte plus d’un million d’associations en France qui agissent  dans tous les champs : économiques, sociaux sportifs et plus généralement sociétaux. Ces associations emploient aussi près de 2 millions de personnes. Le besoin de financement de certaines de ces associations est sans doute autrement plus urgent que celui des partis politiques. Dans le cadre de la loi de moralisation de la vie publique, présentée ce mercredi en conseil des ministres, le garde des Sceaux a donc proposé la création d’une «banque de la démocratie», qui aurait pour mission de «financer la vie publique» et de permettre aux «formations politiques habilitées» d’exercer leur mission. La banque, adossée à la Caisse des dépôts et consignations, financerait donc le fonctionnement des partis et les campagnes électorales. L’objectif est de permettre «aux partis politiques de se soustraire aux intérêts particuliers, (…) de manière à ce que l’indépendance des formations politiques soit garantie». Pour l’instant, pas de précision technique, mais les montants des prêts consentis pourraient dépendre des sondages: si «les intentions de vote» en faveur d’un parti suffisent, «le prêt va de soi» a ainsi déclaré François Bayrou.  Les partis politiques se financent historiquement par les cotisations de leurs adhérents et des dons de personnes physiques, jusqu’à 7500 euros par an et par personne. Dans le cadre d’une campagne électorale, comme la présidentielle, un particulier peut verser en outre 4600 euros au candidat de son choix, mais les partis ont surtout recours à l’emprunt bancaire. Une fois l’élection terminée et en fonction du résultat des votes, l’État verse une somme d’argent et le parti peut donc rembourser sa banque.

Réformes sociales : la CGT sort le drapeau noir

Réformes sociales : la CGT sort le drapeau noir

 

Comme pour la plupart des réformes sociales d’ampleur,  la CGT sort le drapeau noir et se prépare à nouveau à une stratégie d’opposition et de blocage. Un scénario bien connu en France. On commencera sans doute par mobiliser les fonctionnaires et autres agents d’entreprises publiques qui n’ont rien à voir dans l’affaire puisqu’ils ont la plupart des régimes spéciaux de travail. Bref la CGT après avoir été longtemps le bras armé du parti communiste devient le bras armé des insoumis de Mélenchon, aussi du FN qui est sur les mêmes positions en ce qui concerne le code du travail. Bref la CGT va tenter d’installer uen nouvelle chienlit sociale. C’est le troisième tour social des gauchistes battus dans les urnes et qui se redéployent sur le terrain socail. -La CGT, qui a été reçue mardi par le cabinet de la ministre du Travail dans le cadre des concertations sur la réforme du Code du travail, a dénoncé à la sortie un scénario catastrophe dans lequel le « pire » pourrait devenir réalité. « Ce matin, les intentions de la ministre du Travail se sont précisées et le scénario du pire pour l’ensemble des salariés se confirme », peut-on lire dans un communiqué de l’organisation. « C’est la fin des conventions collectives », « c’est l’affaiblissement de la loi », « c’est la fin du contrat de travail », a jugé le syndicat après sa rencontre avec le directeur de cabinet de Muriel Pénicaud, Antoine Foucher. Selon la CGT, le gouvernement compte s’attaquer aux droits garantis par les conventions collectives de branche, donnerait la primauté aux accords d’entreprise et donnerait la possibilité aux employeurs de décider des clauses des contrats de travail de chacun de ses salariés. La centrale avait auparavant appelé ses adhérents à se mobiliser au sein de leur entreprise pour débattre avec les salariés et élaborer des « cahiers revendicatifs ». Elle souhaite aussi « amplifier la mobilisation ».

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