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Report de l’âge de la retraite : pas d’amélioration de l’emploi des seniors

Report de l’âge de la retraite : pas d’amélioration de l’emploi des seniors

Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne, la grande majorité des Français rejette l’un des arguments mis en avant par l’exécutif dans le cadre de la réforme à venir, à savoir les effets bénéfiques attendus du passage de 62 ans à 64 ans ou plus sur le pourcentage de seniors au travail.

Précisément, trois Français interrogés sur quatre estiment que repousser l’âge légal n’améliorera pas le taux d’emploi des seniors, dont 38 % pas du tout et 37 % pas vraiment. Les sympathisants d’Emmanuel Macron ne sont pas en reste : seuls 40 % de ceux qui ont voté pour lui au premier tour de la présidentielle y croient.

Pour rappel, le taux d’emploi des 55-64 ans était en moyenne de 56 % en 2021, contre 67,2 % pour la tranche des 15-64 ans, loin aussi derrière les meilleurs pays de l’OCDE (il est de près de 72 % en Allemagne par exemple). La situation s’est tout de même améliorée sous l’effet des différentes réformes, à commencer par celle d’Edouard Balladur de 1993, mais surtout du fait d’évolutions démographiques ou sociales favorables (générations nées après 1945, études supérieures, conditions de travail), comme le rappelle Hippolyte d’Albis, professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

Ukraine -Poutine : la politique de la terre brûlée

Ukraine -Poutine : la politique de la terre brûlée

La guerre en Ukraine prend des proportions de plus en plus dramatiques. Plus les forces de l’Ukraine progressent et plus et plus les répliques en direction de la population civile ukrainienne deviennent monstrueuses avec les bombardements des installations énergétiques mais aussi les bombardements sur les habitations et même les hôpitaux. L’enjeu n’est pas seulement la victoire militaire pour la Russie mais l’écrasement et la disparition d’un peuple et de sa culture.

La vérité c’est que l’autre enjeu autrement plus important pour Poutine et la survie du régime. Il paraît en effet de plus en plus vraisemblable que la Russie ne parviendra pas à gagner cette guerre. En clair elle va subir sa première défaite depuis longtemps. Le chef de l’État russe déjà contesté dans la coulisse pourrait bien provoquer a minima une révolution de palais car non seulement il y aura défaite militaire mais aussi un recul considérable de l’économie avec évidemment des conséquences sociales dans un pays déjà caractérisé par un faible niveau de vie sauf pour la mafia qui s’est appropriée les richesses.

Ces dernières semaines, alors que l’armée russe multiplie les défaites et recule de plus en plus sur le territoire ukrainien, La télévision russe officielle évoquait la possibilité de la défaite russe, hypothèse « inimaginable » pour Margarita Simonian, rédactrice en chef du média RT, invitée du jour.
« Qu’un autre quartier de Kiev soit privé d’électricité ne changera pas l’ampleur de la catastrophe qui s’abattra sur notre pays si nous perdons, c’est inimaginable, nous ne pouvons pas perdre ».

Pour Poutine , la défaite était évidemment inenvisageable et il est probable que dans un geste désespéré il tente une opération suicide en recourant à de nouveaux moyens de destruction qui pourraient bien secouer sérieusement l’Europe.

Report de l’âge légal de la retraite: la CFDT dit non

Report de l’âge légal de la retraite: la CFDT dit non

La CFDT, syndicat majoritaire France, n’est pas contre une réforme des retraites dont elle admet le déséquilibre financier au moins à terme .
Par contre, elle s’oppose aux symboles très politiques des 65 ou 64 ans considérant qu’un âge moyen pour tous est particulièrement injuste.

Injuste et ridicule à la fois comment peut-on en effet comparer les conditions de travail d’un couvreur par exemple avec celle d’un employé municipal d’ailleurs qui ne sera pas concerné puisque fonctionnaire !

Certes des métiers du tertiaire peuvent être aussi affectés par des conditions de travail difficiles y compris chez certains cadres mais pas tous et pas partout.
À terme.

L’idée générale qui devrait prévaloir est donc d’adapter le départ de la retraite en fonction de la pénibilité et aussi de la durée de cotisation. Bref une réforme fine qui vise l’efficacité et la justice sociale.

Dans certains métiers et dans certaines fonctions, on peut sans dommage continuer de travailler jusqu’à 64 ou 65 ans mais dans d’autres c’est complètement invraisemblable. Pas étonnant si la moitié des futurs retraités entre 60 et 65 ans ont déjà quitté le marché du travail. Cela d’autant plus que rien n’est fait pour jouer sérieusement sur le travail des seniors.Le projet de réforme des retraites sera présenté le 15 décembre aux partenaires sociaux. Il contient notamment un « report progressif » de l’âge légal de départ à 64 ou 65 ans

« Il n’y a aucune avancée sociale », a dénoncé vendredi 2 décembre sur France Culture Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, après les annonces d’Elisabeth Borne sur la réforme des retraites. « On ne nous dit rien sur la pénibilité, on ne nous dit rien sur les carrières longues », souligne Laurent Berger. La CFDT met en avant ses « propositions qui sont de ne pas reporter l’âge légal de départ en retraite, de jouer sur l’emploi des seniors ».

D’ici le 15 décembre et la présentation d’un texte par le gouvernement, la CFDT va « jouer le jeu de la concertation », assure son secrétaire général. Ensuite, « c’est clair », avertit Laurent Berger : « S’il y a report de l’âge légal de départ en retraite, aujourd’hui, comme hier, comme avant-hier », la CFDT « s’opposera par tous les moyens », notamment en essayant « de s’y opposer de façon intersyndicale ».

Laurent Berger affirme que les syndicats sont « très déterminés à agir et à sortir au même moment sur une date » de mobilisation. « Personne ne sortira une date avant. » « Si le gouvernement voulait nous pousser à aller à la faute à une mobilisation le 20 décembre parce que tout le monde aurait la tête ailleurs, c’est loupé sur ce coup-là », ajoute le patron de la CFDT.

La Première ministre, de son coté, affirme qu’un « report progressif » de l’âge légal de départ à la retraite (actuellement à 62 ans) à « 65 ans d’ici à 2031″ permettra « de ramener le système à l’équilibre dans les dix ans ». « Les chiffres sont là, ils sont implacables. On a un déficit qui dépassera les 12 milliards d’euros en 2027 et continuera à se creuser si l’on ne fait rien », plaide-t-elle dans Le Parisien.
Mais « on peut discuter » d’un « autre chemin », assure-t-elle, tout en excluant d’emblée « de baisser le montant des retraites ou d’alourdir le coût du travail par des cotisations supplémentaires ». Le gouvernement « sera à l’écoute des propositions des uns et des autres », assure Elisabeth Borne, interrogée sur la possibilité d’un report de l’âge de départ à 64 ans en contrepartie d’un allongement de la durée de cotisation.

Afrique: Le danger du terrorisme …….et de la Russie

Afrique: Le danger du terrorisme …….et de la Russie

En sus de la guerre en Ukraine, d’autres menaces persistent et continuent de peser sur le territoire français ou celui de nos alliés. Dans ce contexte et malgré des difficultés avec certains pays africains, la France reste engagée de plain-pied contre le terrorisme, notamment au Sahel où elle fait là aussi face à l’expansionnisme russe. Par Gabriel Robin, Directeur de l’agence Monceau / Consultant en intelligence économique. ( la Tribune)

Frappé sur son sol à plusieurs reprises, depuis une dizaine d’années, lors d’attentats dramatiques, la France a douloureusement pris la mesure de la menace terroriste islamiste. Les gouvernements successifs ont ainsi mis en place un arsenal législatif et judiciaire afin d’anticiper et d’agir efficacement contre de potentielles attaques.

En 2017, le gouvernement d’Edouard Philippe faisait ainsi voter la loi sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme qui a institué des mesures prophylactiques de prévention contre ce phénomène, qui étaient autrefois contenues dans l’état d’urgence [1]. Les conflits internationaux comme l’Afghanistan, la Syrie ou la Libye furent des théâtres offrant aux djihadistes une formation guerrière qu’ils ont pu par la suite exporter dans leur pays d’origine. La France est alors intervenue à l’étranger avec l’aide de ses partenaires pour réduire la menace du djihadisme international. Cette lutte, par nature globale, ne peut être menée par la seule France qui compter sur des partenaires crédibles dans le monde occidental comme en Orient et en Afrique.
La France et ses partenaires opérationnels
Depuis le lancement de l’opération Serval au Mali en 2013 jusqu’à l’opération Barkhane dans le reste de Sahel, la France a pu s’appuyer sur ses alliés dans son soutien aux pays du G5 Sahel. Principal but de l’opération : coordonner régionalement la réponse à la menace terroriste. Le rôle de la France consistant à contenir la menace le temps que les armées des pays du G5 (Mauritanie, Mali, Burkina-Faso, Niger, Tchad) deviennent pleinement opérationnelles. Depuis, la progression a été inégale et le Mali a quitté l’organisation, mais cette dernière garde sa pertinence.

Paris sait jouer d’anciennes fidélités pour nouer des relations privilégiées avec des partenaires internationaux de longue date dans la région. Ainsi, le soutien des États-Unis s’est avéré décisif dans le domaine du renseignement opérationnel : les drones de Washington fournissant près de 50% du renseignement des forces françaises. Un appui ayant permis par exemple l’élimination d’Abdelmalek Droukdel émir d’AQMI[2].
Sur un autre plan, plus modeste, mais décisif, les Émirats Arabes Unis ont fourni un appui volontaire à la France. Dès 2017, les EAU ont contribué avec une enveloppe d’un montant de 30 millions d’euros à la force conjointe du G5 Sahel. En 2019, ils ont poussé leur engagement jusqu’à solliciter auprès du Niger l’installation d’une base militaire[3]. Ils s’investissent aussi dans le domaine institutionnel en soutenant la création du Collège de Défense du G5 Sahel. Alignée sur la stratégie française, la fédération émiratie apporte son soutien financier aux projets de développement locaux (Mauritanie, Burkina-Faso, Mali, etc) et à la lutte contre l’Islamisme politique.
Du côté européen, Paris reçoit l’aide de ses partenaires de l’Union via les missions de formations militaires comme EUTM Mali (Allemagne, Espagne) ou bien policière via EUCAP Niger. On note aussi un investissement ponctuel, sur le terrain, d’hélicoptères britanniques et danois. À noter également la présence d’un contingent d’une cinquantaine de soldats estoniens dans le cadre de l’opération Barkhane dès 2019, puis d’une centaine de forces spéciales dans le cadre de la Task Force Takuba, aux côtés d’autres pays européens. Ce qui fait de l’engagement estonien, proportionnellement, l’un des plus significatifs de tous les partenaires européens de la France, témoignant d’une approche proactive nouvelle à destination des pays de l’est voisins de la Russie qui ont un besoin impérieux de protection [4].

Malgré le changement de cap du Mali qui se tourne désormais vers la Russie, la France reste présente dans la région grâce au Niger qui lui fait désormais office de porte-avion [5].
Il est d’ailleurs intéressant de constater que les attaques informationnelles russes contre l’action française en Afrique n’ont pas les effets escomptés. L’expertise et l’efficacité militaires de la France sont toujours appréciées par ses alliés, qui savent pouvoir compter sur sa détermination sans faille dans la lutte contre le terrorisme et la protection d’un espace commun de prospérité.

La coopération dans le contre-terrorisme ne se limite pas au Sahel, malgré le caractère stratégique de la région. En 2014, la France rejoignait la coalition internationale menée par les États-Unis afin de lancer des frappes aériennes coordonnées contre des cibles terroristes en Irak et en Syrie. Paris a pu y jouer un rôle cadre via son opération Chammal par le déploiement d’artillerie lourde, d’avions de chasses et périodiquement du porte-avion Charles de Gaulle. Le succès des frappes françaises doit beaucoup au fructueux partenariat de défense signé en 2009 avec les Emirats Arabes Unis. L’accord prévoit l’établissement d’une base militaire française (toujours en place) et d’une coopération en matière de forces spéciales et de renseignement.

Autant d’aspects qui ont joué un rôle certain lors des opérations. Le volet renseignement s’est d’ailleurs renforcé en 2016, via l’installation, à Abu Dhabi, du Commandement maritime des navires français déployés dans l’océan Indien.

En ce mois de novembre, Europol a aussi annoncé le démantèlement d’un super-cartel de narco-trafiquants européens. Parmi les 49 suspects appréhendés, six cibles prioritaires l’ont été à Dubaï en collaboration avec les autorités émiraties, dont deux ressortissants français. La mocro-mafia néerlandaise dirigée par Ridouan Taghi, le milieu bosnien, le clan Kinahan irlandais, les familles espagnoles de Galice ou encore la mafia de Raffaelle Imperiale étaient impliquées dans ce trafic qui contrôlaient un tiers du marché de la cocaïne en Europe. Les bonnes relations entre les Emirats Arabes Unis et la France ne sont pas étrangères au succès de cette opération policière internationale.

Biathlon- Haute-Savoie : de la neige transportée par camion !

Biathlon- Haute-Savoie : de la neige transportée par camion !

À juste titre, beaucoup se sont moqués du Qatar qui a installé la climatisation dans les stades de football pour la coupe du monde. Un véritable scandale écologique .

Le problème c’est que parfois dans les pays occidentaux comme la France on ne fait pas mieux soit en utilisant de la neige artificielle soit encore comment Haute-Savoie en transportant de la neige par camion. On suppose en outre que ces camions sont frigorifiques pour que la neige ne fonde pas en route !

À quelques jours de l’organisation d’une épreuve de la Coupe du monde de biathlon, la mise en place sur les pistes du Grand-Bornand d’un enneigement non naturel crée la polémique.
À moins de deux semaines de la Coupe du monde de biathlon, les dameuses façonnent des pistes de ski dans les prairies du Grand-Bornand (Haute-Savoie). Une partie de la neige utilisée a été fabriquée en altitude, et descendue par camions entiers.

Le spectacle, insolite, suscite beaucoup d’interrogations. « Ça va faire animation de la station pendant un week-end, mais à quel prix ? », interroge une femme.
12 camions ont multiplié les allers-retours durant trois jours. La neige a été prélevée dans une réserve, constituée l’année précédente et conservée durant l’été. Faut-il prévoir une compétition de ski en l’absence de neige naturelle ? Pour les organisateurs, ce recours à la neige de culture, plus compacte, est imposé par les instances du biathlon. Lors des éditions précédentes, l’évènement a attiré plus de 50 000 spectateurs. Les retombées économiques sont estimées à 5 millions d’euros sur la vallée.

Chine Covid : À défaut de vaccination la répression !

Chine Covid : À défaut de vaccination la répression !

La pandémie donne une nouvelle occasion de révéler la dictature sanguinaire du système communiste en Chine. Ainsi le pouvoir et le parti communiste chinois par opposition idéologique vis-à-vis de l’occident ont décidé d’une politique sanitaire suicidaire. Il sont préféré l’isolement de la population à la vaccination générale.Du coup, les Chinois ne supportent plus cette incohérence qui limite encore davantage leurs libertés individuelles et collectives et qui accessoirement est aussi en train de tuer la croissance.

On a constaté dans de nombreuses villes chinoises de très forts mouvements de protestation non seulement contre la politique sanitaire mais aussi à l’égard présidents chinois. Comme c’était à prévoir à défaut de vaccination, le pouvoir répond par la répression. En attendant le virus continue de se développer dans la population. En cause, le très faible taux de vaccination

Le taux de vaccination en Chine, particulièrement chez les plus âgés, est l’un des arguments régulièrement mis en avant par le gouvernement pour justifier sa stricte politique sanitaire « zéro Covid », avec confinements à répétition, quarantaines à l’arrivée de l’étranger et tests quasi-quotidien pour la population. Seuls 65,8% des habitants de plus de 80 ans sont pleinement vaccinés, ont indiqué des responsables de la NHC lors d’une conférence de presse mardi, alors que la Chine n’a toujours pas approuvé les vaccins à ARN, réputés plus efficaces.

La Chine a enregistré 38.421 nouveaux cas locaux mardi, proche du record depuis le début de la pandémie, atteint ce week-end. Mais l’immense majorité des cas sont asymptomatiques et leur nombre reste infime par rapport à la population chinoise (1,4 milliard d’habitants). A titre de comparaison, la France enregistre actuellement quelque 50.000 cas positifs par jour.
A Urumqi, les habitants peuvent à nouveau se déplacer en Chine.

Les autorités chinoises, bousculées comme rarement elles l’ont été par des manifestations, semblent vouloir donner quelques gages de confiance. A Urumqi, dès ce mardi, les habitants peuvent à nouveau se déplacer en bus pour faire leurs courses, après des semaines de confinement dans cette ville de quatre millions d’habitants.

A Pékin, les autorités se sont excusées pour les retards dans les livraisons, alors que la demande pour les courses en ligne a explosé avec la multiplication des confinements, selon les médias d’Etat. Shangaï a interdit « la pratique consistant à bloquer les portes des bâtiments dans les complexes résidentiels fermés », un procédé qui a alimenté la colère populaire. Un commentateur influent d’un média d’Etat a lui laissé entendre que les contrôles pourraient être bientôt allégés suite aux manifestations.

Réforme des retraites : La CFDT dit non au report de l’âge légal

Réforme retraits : La CFDT dit non au report de l’âge légal

La CFDT, syndicat majoritaire France, n’est pas contre une réforme des retraites dont elle admet le déséquilibre financier au moins à terme .
Par contre, elle s’oppose aux symboles très politiques des 65 ou 64 ans considérant qu’un âge moyen pour tous est particulièrement injuste.

Injuste et ridicule à la fois comment peut-on en effet comparer les conditions de travail d’un couvreur par exemple avec celle d’un employé municipal d’ailleurs qui ne sera pas concerné puisque fonctionnaire !

Certes des métiers du tertiaire peuvent être aussi affectés par des conditions de travail difficiles y compris chez certains cadres mais pas tous et pas partout.
À terme.

L’idée générale qui devrait prévaloir est donc d’adapter le départ de la retraite en fonction de la pénibilité et aussi de la durée de cotisation. Bref une réforme fine qui vise l’efficacité et la justice sociale.

Dans certains métiers et dans certaines fonctions, on peut sans dommage continuer de travailler jusqu’à 64 ou 65 ans mais dans d’autres c’est complètement invraisemblable. Pas étonnant si la moitié des futurs retraités entre 60 et 65 ans ont déjà quitté le marché du travail. Cela d’autant plus que rien n’est fait pour jouer sérieusement sur le travail des seniors.Le projet de réforme des retraites sera présenté le 15 décembre aux partenaires sociaux. Il contient notamment un « report progressif » de l’âge légal de départ à 64 ou 65 ans

« Il n’y a aucune avancée sociale », a dénoncé vendredi 2 décembre sur France Culture Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, après les annonces d’Elisabeth Borne sur la réforme des retraites. « On ne nous dit rien sur la pénibilité, on ne nous dit rien sur les carrières longues », souligne Laurent Berger. La CFDT met en avant ses « propositions qui sont de ne pas reporter l’âge légal de départ en retraite, de jouer sur l’emploi des séniors ».

D’ici le 15 décembre et la présentation d’un texte par le gouvernement, la CFDT va « jouer le jeu de la concertation », assure son secrétaire général. Ensuite, « c’est clair », avertit Laurent Berger : « S’il y a report de l’âge légal de départ en retraite, aujourd’hui, comme hier, comme avant-hier », la CFDT « s’opposera par tous les moyens », notamment en essayant « de s’y opposer de façon intersyndicale ».

Laurent Berger affirme que les syndicats sont « très déterminés à agir et à sortir au même moment sur une date » de mobilisation. « Personne ne sortira une date avant. » « Si le gouvernement voulait nous pousser à aller à la faute à une mobilisation le 20 décembre parce que tout le monde aurait la tête ailleurs, c’est loupé sur ce coup-là », ajoute le patron de la CFDT.

La Première ministre, de son coté, affirme qu’un « report progressif » de l’âge légal de départ à la retraite (actuellement à 62 ans) à « 65 ans d’ici à 2031″ permettra « de ramener le système à l’équilibre dans les dix ans ». « Les chiffres sont là, ils sont implacables. On a un déficit qui dépassera les 12 milliards d’euros en 2027 et continuera à se creuser si l’on ne fait rien », plaide-t-elle dans Le Parisien.
Mais « on peut discuter » d’un « autre chemin », assure-t-elle, tout en excluant d’emblée « de baisser le montant des retraites ou d’alourdir le coût du travail par des cotisations supplémentaires ». Le gouvernement « sera à l’écoute des propositions des uns et des autres », assure Elisabeth Borne, interrogée sur la possibilité d’un report de l’âge de départ à 64 ans en contrepartie d’un allongement de la durée de cotisation.

Durée de la Retraite : Une moyenne de 25 ans supérieure à celle de l’OCDE

Durée de la Retraite : Une moyenne de 25 ans supérieure à celle de l’OCDE

Les Français restent très majoritairement opposés au report de l’âge de la retraite à 65 ans. En cause peut-être une large sous-estimation du temps réel moyen de la retraite qui est
En France de 25 ans, soit 5 ans de plus que dans les autres pays de l’OCDE.

Les Français sous-estiment largement le nombre d’années qu’ils passeront à la retraite. Selon un sondage réalisé par Odoxa pour Abeille Assurances, ils considèrent que cette période va durer 18 ans en moyenne. Les actifs âgés de 40 à 54 ans considèrent même que cette parenthèse sera encore plus courte (17 ans).

Or, selon les chiffres de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), les Français passent en moyenne 25 ans à la retraite. C’est 5 ans de plus que les habitants des 37 autres pays de la zone. L’âge effectif moyen de sortie du marché du travail en France (environ 61 ans) est le plus faible après celui de la République slovaque, et près de 4 ans plus bas que la moyenne OCDE, d’après le panorama des pensions 2019 publié par l’institution. Les paramètres du système de retraite et les régimes spéciaux contribuent à limiter l’emploi après 60 ans, précise ce bilan comparatif.

Pouvoir d’achat : les salariés payent la note de l’inflation

Pouvoir d’achat : les salariés payent la note de l’inflation

Alors que l’inflation sur un an dépasse 6 %, l’augmentation de 3,7 % sur un an en moyenne du salaire mensuel de base au troisième trimestre ne couvre pas la hausse des prix.

En réalité, on fait payer aux salariés les conséquences de l’inflation tandis que les grandes multinationales accumulent les superprofits.

Or le gouvernement est à la fois opposé au rattrapage des salaires sur l’inflation tout autant qu’à une taxation des superprofits.

Les Français ne sont pas particulièrement doués en matière de connaissances financières. D’après une étude Allianz sur une vingtaine de pays ,ils arrivent même en 20e position!

Du coup, le pouvoir joue sur cette faiblesse faire avaler le transfert financier des salariés vers les grandes entreprises. On assiste aujourd’hui à une véritable politique anti redistributive. Nombres de financiers se sont engraissés avec la politique accommodante des banques centrales grâce à l’argent gratuit. Aujourd’hui, il faut rétablir l’équilibre entre la masse monétaire et la richesse réelle. À cela s’ajoute la crise de l’énergie et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Un impôt créerait sans doute un climat de protestation voire de révolution. Du coup, le pouvoir récupère par l’inflation une sorte de taxation du pouvoir d’achat.

La perte de pouvoir d’achat des salariés est considérable et elle se traduit notamment par une modification de la structure des dépenses et par une baisse de la consommation. Cette dernière aura évidemment des conséquences sur la croissance.

Face à l’envolée des prix , il y a d’abord eu la revalorisation de 3,5 % du point d’indice des fonctionnaires en juillet. La semaine dernière, la direction des recherches du ministère du Travail (Dares) a dévoilé les chiffres pour les salariés du secteur du privé. Au troisième trimestre 2022, le salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 3,7 % sur un an en moyenne . Soit une accélération de 0,6 point par rapport aux trois mois précédents.

« Du jamais-vu – comme l’inflation- depuis le début des années 2000. Jusqu’ici, la hausse maximale constatée avait été de 3 % en 2007-2008 », rappelle Eric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Montée de la contestation interne en Russie, en Chine et en Iran

Montée de la contestation interne en Russie, en Chine et en Iran

La colère interne monte contre les dictatures en Chine, en Iran et en Russie

Trois pays importants à régime de dictature enregistrent aujourd’hui un vent de révolte. En Iran, la contestation a commencé après que la police ait tué une femme au motif qu’elle portait mal le voile. La protestation dure depuis des semaines et s’amplifie. Il s’agit aussi indirectement de mettre en cause le régime des mollahs. Comme d’habitude, les mollahs ont choisi la violence répressive pour mettre fin au revendications et aux manifestations. On compterait environ 300 morts. En cause dans ce pays non seulement la question de la liberté mais désormais aussi la légitimité d’un régime mafieux des religieux.

En Chine, la révolte concernait au départ la question de la gestion de la pandémie Covid à la fois inefficace sur le plan sanitaire mais qui réduit encore les libertés individuelles et collectives. Du coup, c’est clairement le président chinois et le parti communiste qui sont mis en cause. En Chine c’est le parti communiste qui est tout-puissant et qui se substitue au peuple. Malheureusement les échecs du pouvoir succèdent aux échecs sur le plan de la crédibilité démocratique évidemment mais désormais aussi sur le plan sanitaire et sociétal. C’est clairement la dictature qui est en cause.

En Russie, ce sont les manifestations des mères de soldats qui contestent le pouvoir de Poutine. La protestation met en cause la légitimité et la pertinence du conflit avec l’Ukraine. Un conflit particulièrement meurtrier surtout pour la Russie qui expédie au front des jeunes à peine formés. Pour la Russie il n’y a même pas l’alibi d’un pseudo parti communiste. C’est une véritable mafia dirigée par des anciens du KGB comme Poutine qui s’est appropriée pouvoir et richesse et qui n’hésite pas à tuer, à empoisonner et à torturer les opposants. La révolte des mères de soldats résonne comme une condamnation d’un régime caractérisé par une corruption généralisée et une gestion calamiteuse du pays. Là aussi c’est le système qui est en cause.

C’est sans doute la première fois que la dictature dans ces pays est mise en cause en même temps. Il faut dire que ces régimes autoritaires sans vrai légitimité démocratique font peu de cas de la vie humaine pour protéger le système politique et la mafia des dirigeants qui en profitent.

Aujourd’hui la cocotte-minute est prête à exploser même s’il est vraisemblable que les différents pouvoirs n’hésiteront pas à utiliser la répression y compris sanglante pour faire taire les protestations.

Certes la rue n’imposera sans doute pas un renversement de régime dans chacun des pays mais on pourrait assister à des révolutions de palais avec des dirigeants qui intègrent davantage les besoins et les aspirations du peuple.

Ukraine: Moscou proteste contre la proposition de création d’un tribunal international

Ukraine: Moscou proteste contre la proposition de création d’un tribunal international !

Compte tenu de l’état de la justice en Russie, on comprend que Moscou proteste contre la création d’un tribunal international juger les crimes de guerre en Ukraine. D’une manière générale pouvoir russe fait l’économie de la justice en procédant à l’élimination physique des deux opposants tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de ses frontières.

Le concept même de justice et contester par la mafia qui dirige le pays grâce notamment aux méthodes criminelles du KGB (FSB). La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré mercredi que l’UE s’efforcerait de mettre en place un tel tribunal, avec le soutien des Nations unies, en complément de la Cour pénale internationale (CPI). L’Ukraine et ses alliés occidentaux accusent la Russie de s’être rendue coupable de multiples crimes de guerre depuis le début de l’invasion de l’Ukraine il y a neuf mois. Moscou nie viser délibérément les populations civiles et accuse de son côté Kiev de ne pas respecter les lois de la guerre.

« Faille ». L’obstacle est de taille pour rendre une justice internationale en ciblant le régime : la Russie détient un droit de veto aux Nations unies et peut ainsi bloquer le travail de la CPI. Mais Kiev cherche à contourner les difficultés.

« Nous proposons donc de combler la faille en instituant le chef d’accusation de crime d’agression », précisait la députée ukrainienne Maria Mezentseva lors du colloque SciencesPo-Esprit, mardi 29 novembre. Un chef d’inculpation non traité par la CPI.

Sondage France report de l’âge de la retraite : pas d’amélioration de l’emploi des seniors

Sondage France report de l’âge de la retraite : pas d’amélioration de l’emploi des seniors

Selon un sondage Elabe pour « Les Echos », Radio Classique et l’Institut Montaigne, la grande majorité des Français rejette l’un des arguments mis en avant par l’exécutif dans le cadre de la réforme à venir, à savoir les effets bénéfiques attendus du passage de 62 ans à 64 ans ou plus sur le pourcentage de seniors au travail.

Précisément, trois Français interrogés sur quatre estiment que repousser l’âge légal n’améliorera pas le taux d’emploi des seniors, dont 38 % pas du tout et 37 % pas vraiment. Les sympathisants d’Emmanuel Macron ne sont pas en reste : seuls 40 % de ceux qui ont voté pour lui au premier tour de la présidentielle y croient.

Pour rappel, le taux d’emploi des 55-64 ans était en moyenne de 56 % en 2021, contre 67,2 % pour la tranche des 15-64 ans, loin aussi derrière les meilleurs pays de l’OCDE (il est de près de 72 % en Allemagne par exemple). La situation s’est tout de même améliorée sous l’effet des différentes réformes, à commencer par celle d’Edouard Balladur de 1993, mais surtout du fait d’évolutions démographiques ou sociales favorables (générations nées après 1945, études supérieures, conditions de travail), comme le rappelle Hippolyte d’Albis, professeur à l’Ecole d’économie de Paris.

Covid Chine : la crainte de plus de 1 million de morts ?

Covid Chine : la crainte de plus de 1 million de morts ?

En refusant la vaccination générale, la Chine prend un risque considérable surtout avec la reprise mondiale de la pandémie. Sa politique de zéro Covid constitue un échec dramatique qui a déjà entraîné dans la mort nombre de Chinois. Les chiffres sont évidemment difficiles à préciser tellement les statistiques en Chine prennent un caractère politique.

Cependant si on prend en compte les rythmes de contamination actuellement en hausse dans les pays développés, la politique sanitaire de la Chine pourrait se traduire par environ 1 million de morts sans parler des risques de contamination dans d’autres pays

La Chine fait face en effet à une forte vague de contaminations au coronavirus. Elle multiplie les confinements, provoquant des manifestations inédites.

La Chine se targuait de résultats très positifs de sa politique zéro Covid mais depuis plusieurs mois, la situation s’est inversée.

Le monde a renoué avec la liberté, et, si le virus circule toujours, il ne fait plus peser les mêmes contraintes sur nos vies. Pourtant, en Chine, la vague actuelle suscite une réaction très forte. Le pays multiplie les confinements au point de susciter de vives réactions dans une société chinoise pourtant peu habituée aux protestations publiques.

Pouvoir d’achat: Les salariés payent la facture de l’inflation

Pouvoir d’achat: Les salariés payent la facture de l’inflation

Alors que l’inflation sur un an dépasse 6 %, l’augmentation de 3,7 % sur un an en moyenne du salaire mensuel de base au troisième trimestre ne couvre pas la hausse des prix.

En réalité, on fait payer aux salariés les conséquences de l’inflation tandis que les grandes multinationales accumulent les superprofits.

Or le gouvernement est à la fois opposé au rattrapage des salaires sur l’inflation tout autant qu’à une taxation des superprofits.

Les Français ne sont pas particulièrement doués en matière de connaissances financières. D’après une étude Allianz sur une vingtaine de pays ,ils arrivent même en 20e position!

Du coup, le pouvoir joue sur cette faiblesse faire avaler le transfert financier des salariés vers les grandes entreprises. On assiste aujourd’hui à une véritable politique anti redistributive. Nombres de financiers se sont engraissés avec la politique accommodante des banques centrales grâce à l’argent gratuit. Aujourd’hui, il faut rétablir l’équilibre entre la masse monétaire et la richesse réelle. À cela s’ajoute la crise de l’énergie et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Un impôt créerait sans doute un climat de protestation voire de révolution. Du coup, le pouvoir récupère par l’inflation une sorte de taxation du pouvoir d’achat.

La perte de pouvoir d’achat des salariés est considérable et elle se traduit notamment par une modification de la structure des dépenses et par une baisse de la consommation. Cette dernière aura évidemment des conséquences sur la croissance.

Face à l’envolée des prix , il y a d’abord eu la revalorisation de 3,5 % du point d’indice des fonctionnaires en juillet. La semaine dernière, la direction des recherches du ministère du Travail (Dares) a dévoilé les chiffres pour les salariés du secteur du privé. Au troisième trimestre 2022, le salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 3,7 % sur un an en moyenne . Soit une accélération de 0,6 point par rapport aux trois mois précédents.

« Du jamais-vu – comme l’inflation- depuis le début des années 2000. Jusqu’ici, la hausse maximale constatée avait été de 3 % en 2007-2008 », rappelle Eric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Les salariés payent la facture de l’inflation

Les salariés payent la facture de l’inflation

Alors que l’inflation sur un an dépasse 6 %, l’augmentation de 3,7 % sur un an en moyenne du salaire mensuel de base au troisième trimestre ne couvre pas la hausse des prix.

En réalité, on fait payer aux salariés les conséquences de l’inflation tandis que les grandes multinationales accumulent les superprofits.

Or le gouvernement est à la fois opposé au rattrapage des salaires sur l’inflation tout autant qu’à une taxation des superprofits.

Les Français ne sont pas particulièrement doués en matière de connaissances financières. D’après une étude Allianz sur une vingtaine de pays ,ils arrivent même en 20e position!

Du coup, le pouvoir joue sur cette faiblesse faire avaler le transfert financier des salariés vers les grandes entreprises. On assiste aujourd’hui à une véritable politique anti redistributive. Nombres de financiers se sont engraissés avec la politique accommodante des banques centrales grâce à l’argent gratuit. Aujourd’hui, il faut rétablir l’équilibre entre la masse monétaire et la richesse réelle. À cela s’ajoute la crise de l’énergie et les conséquences de la guerre en Ukraine.

Un impôt créerait sans doute un climat de protestation voire de révolution. Du coup, le pouvoir récupère par l’inflation une sorte de taxation du pouvoir d’achat.

La perte de pouvoir d’achat des salariés est considérable et elle se traduit notamment par une modification de la structure des dépenses et par une baisse de la consommation. Cette dernière aura évidemment des conséquences sur la croissance.

Face à l’envolée des prix , il y a d’abord eu la revalorisation de 3,5 % du point d’indice des fonctionnaires en juillet. La semaine dernière, la direction des recherches du ministère du Travail (Dares) a dévoilé les chiffres pour les salariés du secteur du privé. Au troisième trimestre 2022, le salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 3,7 % sur un an en moyenne . Soit une accélération de 0,6 point par rapport aux trois mois précédents.

« Du jamais-vu – comme l’inflation- depuis le début des années 2000. Jusqu’ici, la hausse maximale constatée avait été de 3 % en 2007-2008 », rappelle Eric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

Russie-Poutine : la politique de la terre brûlée

Russie-Poutine : la politique de la terre brûlée

La guerre en Ukraine prend des proportions de plus en plus dramatiques. Plus les forces de l’Ukraine progressent et plus et plus les répliques en direction de la population civile ukrainienne deviennent monstrueuses avec les bombardements des installations énergétiques mais aussi les bombardements sur les habitations et même les hôpitaux. L’enjeu n’est pas seulement la victoire militaire pour la Russie mais l’écrasement et la disparition d’un peuple et de sa culture.

La vérité c’est que l’autre enjeu autrement plus important pour Poutine et la survie du régime. Il paraît en effet de plus en plus vraisemblable que la Russie ne parviendra pas à gagner cette guerre. En clair elle va subir sa première défaite depuis longtemps. Le chef de l’État russe déjà contesté dans la coulisse pourrait bien provoquer a minima une révolution de palais car non seulement il y aura défaite militaire mais aussi un recul considérable de l’économie avec évidemment des conséquences sociales dans un pays déjà caractérisé par un faible niveau de vie sauf pour la mafia qui s’est appropriée les richesses.

Ces dernières semaines, alors que l’armée russe multiplie les défaites et recule de plus en plus sur le territoire ukrainien, La télévision russe officielle évoquait la possibilité de la défaite russe, hypothèse « inimaginable » pour Margarita Simonian, rédactrice en chef du média RT, invitée du jour.
« Qu’un autre quartier de Kiev soit privé d’électricité ne changera pas l’ampleur de la catastrophe qui s’abattra sur notre pays si nous perdons, c’est inimaginable, nous ne pouvons pas perdre ».

Pour Poutine , la défaite était évidemment inenvisageable et il est probable que dans un geste désespéré il tente une opération suicide en recourant à de nouveaux moyens de destruction qui pourraient bien secouer sérieusement l’Europe.

La Chine à plus de 1 million de morts ?

Covid- La Chine à plus de 1 million de morts ?

En refusant la vaccination générale, la Chine prend un risque considérable surtout avec la reprise mondiale de la pandémie. Sa politique de zéro Covid constitue un échec dramatique qui a déjà entraîné dans la mort nombre de Chinois. Les chiffres sont évidemment difficiles à préciser tellement les statistiques en Chine prennent un caractère politique.

Cependant si on prend en compte les rythmes de contamination actuellement en hausse dans les pays développés, la politique sanitaire de la Chine pourrait se traduire par environ 1 million de morts sans parler des risques de contamination dans d’autres pays

La Chine fait face en effet à une forte vague de contaminations au coronavirus. Elle multiplie les confinements, provoquant des manifestations inédites.

La Chine se targuait de résultats très positifs de sa politique zéro Covid mais depuis plusieurs mois, la situation s’est inversée.

Le monde a renoué avec la liberté, et, si le virus circule toujours, il ne fait plus peser les mêmes contraintes sur nos vies. Pourtant, en Chine, la vague actuelle suscite une réaction très forte. Le pays multiplie les confinements au point de susciter de vives réactions dans une société chinoise pourtant peu habituée aux protestations publiques.

La mutation de la mondialisation

La mutation de la mondialisation

La mondialisation a atteint un tournant critique où la flambée des flux de données et d’informations génère désormais plus de valeur économique que le commerce mondial des marchandises daprès uen étude de McKinsey rapportée par the digital Insurer

Dans le rapport «Mondialisation numérique: la nouvelle ère des flux mondiaux», James Manyika et Susan Lund de McKinsey évoquent les tendances des échanges transfrontaliers de biens, services, finances, personnes, données et informations. Selon le rapport, les flux de données transfrontières devraient être multipliés par neuf d’ici 2020. D’autres résultats clés sont les suivants:

• Les flux mondiaux de biens, de services, de finances, de personnes et de données ont contribué à au moins 10% du PIB mondial, ajoutant 7.8 billions de dollars en 2014 avec des flux de données représentant 2.8 billions de dollars
• D’ici 2020, près d’un milliard d’acheteurs dépenseront 1 billion de dollars dans le commerce transfrontalier. Il y a déjà 1 millions de petites et moyennes entreprises (PME) sur les réseaux sociaux; 50 millions de PME font du commerce sur le site e-commerce Alibaba et 10 millions sur Amazon
• D’ici 2025, l’impression 3D pourrait déplacer certains échanges de produits manufacturés
• D’ici 2019, les connexions machine à machine devraient représenter plus de 40% des appareils et des connexions mondiaux
• Singapour en tête des dernières Indice de connectivité McKinsey MGI, qui quantifie les entrées et sorties de biens, de services, de finances, de personnes et de données. Singapour est suivie des Pays-Bas, des États-Unis et de l’Allemagne. La Chine est passée du n ° 25 au n ° 7
• Par 2025, MGI estime que les entreprises basées sur les marchés émergents représenteront 45% du classement mondial Fortune 500, contre 26% aujourd’hui
Presque tous les secteurs verticaux connaissent une croissance numérique en termes de nouvelles idées, de talents et d’intrants, ce qui pourrait entraîner des perturbations massives dans toutes les chaînes de valeur.

Les entreprises doivent se poser quelques questions pour créer une situation gagnant-gagnant sur le marché numérique:
1. Votre empreinte et votre structure organisationnelle ont-elles un sens dans un monde plus numérique?
2. Devez-vous proposer une marque et une gamme de produits dans le monde entier ou personnaliser pour les marchés locaux?
3. Avez-vous les bons fournisseurs et canaux clients?
4. Avez-vous les bons atouts pour rivaliser numériquement et mondialement?
5. Êtes-vous prêt pour une nouvelle ère de concurrence mondiale accélérée numériquement?
6. Êtes-vous prêt à affronter de nouveaux risques?

Cette transition des entreprises traditionnelles vers NextGen créera de nouvelles opportunités en favorisant des emplacements riches en infrastructures, institutions et environnements commerciaux.
Avec la vigilance numérique croissante des acteurs du marché, les décideurs politiques seront confrontés aux défis suivants:
• Créer un environnement propice aux flux de données pouvant varier d’un pays à l’autre
• Éliminer les obstacles politiques et administratifs qui entravent les flux mondiaux
• Faire face à la dislocation en cas d’emploi et d’autres causes sociétales
• Investir dans le capital humain
• Construire l’infrastructure nécessaire et réduire la fracture numérique
• Créer un environnement commercial et institutionnel solide
• Protéger la confidentialité des données tout en maintenant un Internet ouvert
• Faire de la cybersécurité une priorité absolue
C’est aux décideurs politiques de saisir les avantages numériques tout en atténuant les risques. Pour les acteurs du marché, il s’agit de présenter la bonne aptitude et l’attitude nécessaires pour survivre et s’adapter à l’évolution du paysage numérique, en tirant le meilleur parti des opportunités disponibles.

La monnaie et l’éthique

La monnaie et l’éthique ( François Villeroy de Galhau)

« La guerre russe en Ukraine nous met au défi d’un dialogue à réinventer avec les autorités politiques », écrit le gouverneur de la Banque de France qui défend le concept d’ éthique de la monnaie.

Un article intéressant mais qui peine cependant à convaincre des dimensions éthiques de la monnaie et de son influence bénéfique sur les marchés des matières premières, de l’énergie mais aussi sur la croissance, la cohésion sociale et même l’environnement.La politique monétaire entretient déjà des relations difficiles avec la seule économie notamment en ce moment vis-à-vis de l’inflation. Lui attribuer d’autres vertus relève d’une surévaluation non documentée des Banques centrales et de la monnaie. Un article qui manque sérieusement d’argumentation scientifique NDLR

L’actualité brûlante – ô combien – ne doit pas nous faire oublier les caps longs ; c’est la leçon de sagesse d’un Michel Camdessus et de ses 89 ans. L’homo economicus a inventé la monnaie très tôt dans l’histoire de l’humanité. Presque aussitôt après, d’innombrables pratiques abusives furent observées : trafic du poids d’or ou d’argent, balances faussées… Les hommes ont dès lors rapidement invoqué l’éthique.

Si l’éthique de l’argent peut se résumer par ces mots de Dumas fils, « l’argent est un bon serviteur, mais un mauvais maître », je parlerai plutôt ici d’éthique de la monnaie. Sa première spécificité, c’est sa dimension « souveraine » : il n’y a pas de monnaie sans autorité publique qui la garantisse et en soit responsable. Il a fallu beaucoup de temps, jusqu’au XIXe siècle avec la création des banques centrales et l’émission des premiers billets de banque, pour que se « dématérialise » la confiance en la monnaie. Pour nous, banques centrales, cette confiance repose sur trois éléments clés, certes différents, mais étroitement imbriqués… et remis en cause aujourd’hui.

L’indépendance d’abord, aujourd’hui inscrite dans les statuts de la plupart des banques centrales – et notamment ceux de l’Eurosystème – depuis la fin du XXe siècle. Mais indépendance n’est pas isolement. La guerre russe en Ukraine nous met au défi d’un dialogue à réinventer avec les autorités politiques : parce que la géopolitique est aujourd’hui un déterminant majeur de l’économie, et parce que le marché de l’énergie, sa régulation et la fixation de ses prix sont clés pour l’inflation.

Ensuite le mandat : la stabilité des prix est aujourd’hui le mandat premier de la plupart des banques centrales. Certaines en ont des plus larges, comme la Fed qui inclut l’emploi ; d’autres se sont montrées sensibles au changement climatique ou aux inégalités. Certains observateurs se demandent alors si les banques centrales ne perdent pas de vue leur prime responsabilité.
Objectifs secondaires. Dans ce contexte, à l’éthique de conviction, je préfère l’éthique de responsabilité – qui favorise le réalisme et un mandat plus ciblé.

Le mandat de l’Eurosystème est clairement hiérarchisé entre un objectif principal de stabilité des prix qui, seulement s’il est atteint, nous amène à contribuer à des objectifs secondaires : croissance, cohésion sociale, environnement. L’engagement fort de l’Eurosystème à lutter contre le changement climatique est pleinement justifié par les profondes conséquences de celui-ci sur la stabilité des prix, en raison de ses effets sur l’activité et le système financier.

Enfin, les banques centrales doivent rendre compte de manière compréhensible de nos décisions de politique monétaire, même complexes. Notre communication doit résister au risque de « dominance politique » ou de « dominance des marchés » qui irait à l’encontre de notre indépendance, mais aussi à la dictature du court-termisme, liée à la récente série de crises.

Pour conclure, la confiance s’appuie sur des fondations humaines essentielles, patiemment construites au fil du temps. Les réunions internationales auxquelles participent les banquiers centraux ne sont pas des lieux d’accords banals, mais des forums de véritable dialogue fondé sur un diagnostic commun, où nous partageons nos préoccupations : autant d’échanges qui ne seront pas divulgués, instrumentalisés ou déformés. C’est la meilleure manière pour que nous avancions ensemble. Ainsi, dans les eaux agitées où nous, banquiers centraux, naviguons, l’éthique de la monnaie doit plus que jamais servir de fil conducteur.

Francois Villeroy de Galhau est gouverneur de la Banque de France. Ce texte est issu de son discours prononcé le 14 septembre 2022 au Fonds Monétaire International à Washington, dans le cadre des conférences Michel Camdessus.

Poutine : la politique de la terre brûlée

Poutine : la politique de la terre brûlée

La guerre en Ukraine prend des proportions de plus en plus dramatiques. Plus les forces de l’Ukraine progressent et plus et plus les répliques en direction de la population civile ukrainienne deviennent monstrueuses avec les bombardements des installations énergétiques mais aussi les bombardements sur les habitations et même les hôpitaux. L’enjeu n’est pas seulement la victoire militaire pour la Russie mais l’écrasement et la disparition d’un peuple et de sa culture.

La vérité c’est que l’autre enjeu autrement plus important pour Poutine et la survie du régime. Il paraît en effet de plus en plus vraisemblable que la Russie ne parviendra pas à gagner cette guerre. En clair elle va subir sa première défaite depuis longtemps. Le chef de l’État russe déjà contesté dans la coulisse pourrait bien provoquer a minima une révolution de palais car non seulement il y aura défaite militaire mais aussi un recul considérable de l’économie avec évidemment des conséquences sociales dans un pays déjà caractérisé par un faible niveau de vie sauf pour la mafia qui s’est appropriée les richesses.

Ces dernières semaines, alors que l’armée russe multiplie les défaites et recule de plus en plus sur le territoire ukrainien, La télévision russe officielle évoquait la possibilité de la défaite russe, hypothèse « inimaginable » pour Margarita Simonian, rédactrice en chef du média RT, invitée du jour.
« Qu’un autre quartier de Kiev soit privé d’électricité ne changera pas l’ampleur de la catastrophe qui s’abattra sur notre pays si nous perdons, c’est inimaginable, nous ne pouvons pas perdre ».

Pour Poutine , la défaite était évidemment inenvisageable et il est probable que dans un geste désespéré il tente une opération suicide en recourant à de nouveaux moyens de destruction qui pourraient bien secouer sérieusement l’Europe.

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