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L’intox sanitaire et politique de la Chine

L’intox sanitaire et politique de la Chine

Laurent Malvezin, Laurent Malvezin retrace, dans une tribune au « Monde », la permanence de la stratégie du Parti communiste chinois pour s’imposer à sa population comme au monde.

 

 

Tribune. La Chine semble avoir réussi à maîtriser la propagation du Covid-19, et propose depuis lors son assistance au reste du monde frappé par la pandémie. Le retournement de situation auquel nous assistons doit être l’occasion de rappeler le fonctionnement de la politique et de la bureaucratie chinoises, pour ne plus être dupe de leur action, et nous poser les bonnes questions sur la réponse collective à apporter, au niveau national comme européen.

La gestion de la crise actuelle par la Chine obéit aux mêmes mécanismes internes depuis la création du Parti communiste en 1921 et la fondation de la République populaire en 1949. La seule différence notable est celle des moyens à sa disposition.

Le Parti voit le monde en trois ensembles : lui-même, ses nationaux, et les autres. L’objectif du Parti est d’étendre au maximum ce premier cercle à l’aide de son appareil, semblable à un corps diplomatique d’élite aux objectifs interne et externe. La logique est simple : plus le nombre de « supporters » est important, plus grandes sont les chances d’atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient.

Considérant sa propre population comme exogène, son premier objectif, qui devient exacerbé en temps de crise, consiste non seulement à légitimer son maintien au pouvoir, mais aussi à se rendre suffisamment convaincant pour rallier un maximum de nouveaux membres et, parallèlement, affaiblir toutes les oppositions.

Il doit d’abord tester les loyautés internes : chaque entreprise, publique comme privée, doit être à la disposition de l’exécutif pour remplir toute mission qui lui sera confiée. Pour les dirigeants chinois, les efforts pour juguler la propagation du Covid-19 sont une opportunité pour resserrer les liens – entendre le contrôle – entre le Parti et la société.

Sous peu, les entreprises mobilisées recevront titres et gratifications honorifiques, leur ouvrant des portes jusque-là fermées du Parti, et par là même les subsides de l’Etat. Les recrutements de nouveaux membres du Parti battront leur plein pour renverser la tendance actuelle de raréfaction des jeunes recrues, et ainsi élargir l’entre-soi lequel se mesure au nombre des membres de plein droit et de ses supplétifs. »

Vers la suppression du bac

Vers la suppression du bac

Le bac traditionnel pourrait bien disparaître avec le Coron virus. En effet le Premier ministre a laissé entendre que pour 2020, le bac  pourrait reposer sur le contrôle continu. En fait, il y a longtemps déjà que le bac est mis en question vis-à-vis de son efficacité et de son coût. Surtout avec un taux de réussite de l’ordre de près de 90 %. En fait, c’est le suivi des élèves tout au long de l’année qui risque de se substituer définitivement au bac, même après la fin de la crise sanitaire. L’examen du baccalauréat ne se déroulera pas dans les conditions normales compte tenu de l’épidémie de coronavirus en cours en France, a en effet déclaré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe, précisant que la piste du “contrôle continu le plus complet” était l’un des scénarios privilégiés.

“Ce qui est à peu près acquis au moment où je vous parle, c’est qu’il n’est pas possible qu’ils (les lycéens) puissent passer l’examen du baccalauréat dans des conditions normales”, a dit le chef du gouvernement sur TF1.

“L’interruption des cours même si elle ne signifie pas l’interruption du travail par les élèves et du travail des enseignants va avoir un impact sur la capacité de chacun à respecter la totalité du programme”, a-t-il ajouté. “Il est donc acquis définitivement que les épreuves du baccalauréat ne pourront pas se dérouler au mois de juin comme elles se déroulent chaque année.”

“Il va falloir organiser les épreuves du bac 2020 d’une façon totalement neuve”, a-t-il poursuivi. “Je crois que c’est sur la piste du contrôle continu le plus complet qu’il va falloir se reposer mais c’est une question sensible.”

Coronavirus: Les chiffres très douteux de la pandémie

Coronavirus: Les chiffres très douteux de la pandémie

 

Les chiffres de la pandémie sont très douteux pour des raisons politiques mais aussi des raisons méthodologiques. Il est clair que les gouvernements ont intérêt à minimiser le nombre de personnes atteintes par le virus pour montrer l’efficacité de leur politique de prévention. Le problème majeur c’est qu’on est complètement incapable de savoir exactement quel est le nombre d’infectées sauf à pratiquer le dépistage systématique de toute la population. Des experts  considèrent qu’à terme il y aura 50 % d’infectées dans la population ( beaucoup disent asymptomatique ne se rendront compte de rien, d’autres n’auront que des symptômes très légers et une très petite minorité aura des complications notamment pulmonaires). Or en France en particulier, le dépistage est très marginal, il porte que sur quelques milliers de personnes. En France donc le nombre d’infectées est celui de ceux  constatés comme positifs lors d’un test. le problème est que la France est un pays où l’on pratique très peu de tests!

On ne peut pas non plus déduire un taux de mortalité puisque le dénominateur est particulièrement approximatif. Notons aussi concernant le nombre de décès que les chiffres avancés sont également particulièrement flous. En effet pendant longtemps on a pas pris en compte le nombre de décès dans les EHPAD. Pas plus d’ailleurs que le nombre de décès hors des hôpitaux en général. Or ce nombre est aussi important que celui constaté en milieu hospitalier.

Une frange donc très limitée de la population, et qui ne prend nullement en compte la masse de porteurs « sains ». Le nombre de personnes réellement infectées au Coronavirus peut donc en France être deux, trois, dix, vingt, cinquante fois supérieur aux chiffres annoncés. Ce que Santé Publique France précise par ailleurs, sur son site Internet : « du fait de la difficulté de l’identification et de la confirmation biologique de l’ensemble des cas de Covid-19, les données présentées sous-estiment le nombre réel de cas. Dans le cadre du passage en phase 3 les recommandations étant maintenant de réaliser un prélèvement à visée diagnostic uniquement pour certaines catégories de patients, cette sous-estimation devient plus importante. »

Cette question, cruciale, du dépistage rend impossible toute comparaison fiable entre les pays. Chaque gouvernement a sa propre politique : la Corée du Sud teste à tour de bras, l’Allemagne recommande de ne dépister que les personnes présentant des symptômes grippaux, l’Espagne suit des malades par téléphone faute de pouvoir tester tout le monde… De plus, les chiffres ne sont pas collectés, compilés et corrigés de la même manière. L’évaluation de cette pandémie planétaire bute sur les façons de faire nationales et explique les écarts magistraux entre le nombre de cas recensés.

Face à toutes ces difficultés, la tentation de ne rien faire peut être grande. Pourtant, même incomplètes et limitées, les statistiques restent un vecteur de connaissance et de compréhension indispensables. Leur utilisation est nécessaire, si certaines conditions sont respectées : les limites des chiffres tout comme les méthodologies sélectionnées pour les présenter doivent être explicitées de manière transparente

La Chine , modèle pour remplacer la démocratie !

 La Chine , modèle pour remplacer la démocratie !

Laurent Malvezin retrace, dans une tribune au « Monde », la permanence de la stratégie du Parti communiste chinois pour s’imposer à sa population comme au monde.

Tribune. La Chine semble avoir réussi à maîtriser la propagation du Covid-19, et propose depuis lors son assistance au reste du monde frappé par la pandémie. Le retournement de situation auquel nous assistons doit être l’occasion de rappeler le fonctionnement de la politique et de la bureaucratie chinoises, pour ne plus être dupe de leur action, et nous poser les bonnes questions sur la réponse collective à apporter, au niveau national comme européen.

La gestion de la crise actuelle par la Chine obéit aux mêmes mécanismes internes depuis la création du Parti communiste en 1921 et la fondation de la République populaire en 1949. La seule différence notable est celle des moyens à sa disposition.

Le Parti voit le monde en trois ensembles : lui-même, ses nationaux, et les autres. L’objectif du Parti est d’étendre au maximum ce premier cercle à l’aide de son appareil, semblable à un corps diplomatique d’élite aux objectifs interne et externe. La logique est simple : plus le nombre de « supporters » est important, plus grandes sont les chances d’atteindre ses objectifs, quels qu’ils soient.

 

Considérant sa propre population comme exogène, son premier objectif, qui devient exacerbé en temps de crise, consiste non seulement à légitimer son maintien au pouvoir, mais aussi à se rendre suffisamment convaincant pour rallier un maximum de nouveaux membres et, parallèlement, affaiblir toutes les oppositions. 

Il doit d’abord tester les loyautés internes : chaque entreprise, publique comme privée, doit être à la disposition de l’exécutif pour remplir toute mission qui lui sera confiée. Pour les dirigeants chinois, les efforts pour juguler la propagation du Covid-19 sont une opportunité pour resserrer les liens – entendre le contrôle – entre le Parti et la société.

Sous peu, les entreprises mobilisées recevront titres et gratifications honorifiques, leur ouvrant des portes jusque-là fermées du Parti, et par là même les subsides de l’Etat. Les recrutements de nouveaux membres du Parti battront leur plein pour renverser la tendance actuelle de raréfaction des jeunes recrues, et ainsi élargir l’entre-soi lequel se mesure au nombre des membres de plein droit et de ses supplétifs. »

Coronavirus : un appel aux dons pour financer la politique économique ! (Darmanin)

Coronavirus : un appel aux dons pour financer la politique économique ! (Darmanin)

 

Le jeune Jean ministre du budget, Gérald Darmanin, a dû fumer la moquette en lançant son idée d’un appel aux dons pour financer la politique économique concernant les petites entreprises. Si on comprend que certaines associations soutiennent des campagnes de dons pour des causes humanitaires ou  sociales, on comprend mal qu’un gouvernement en soit réduit attendre sa  sébile pour soutenir une politique économique. On sait que le tissu de petites et moyennes entreprises est essentiel en France non seulement pour sa contribution à la croissance mais surtout pour la part qu’il prend dans le développement de l’emploi. La plupart de ces entreprises en effet ne sous-traitent  pas leur production à l’étranger et recrute uniquement des travailleurs français en tout cas résidents en France. On comprend mal que l’État qui prélève l’impôt ne puisse être capable de financer cette orientation autrement qu’en demandant une contribution volontaire des citoyens. Faut-il rappeler que le prélèvement obligatoire en France est le plus élevé au monde : en gros sur  deux euros de richesse produite un euro est prélevé et dépensé par l’État et les collectivités publiques. Il est vrai que le dispositif peut soutenir les petites et moyennes entreprises décidé jusqu’à là est complètement dérisoire. On a en effet mis en place un système d’aide limitée à 1500 € par entreprise. Une femme ridicule qui ne permet même pas de couvrir les charges salariales d’un  l’employé ou de  l’entrepreneur.

 

Le fonds de solidarité a été mis en place pour fournir une aide défiscalisée allant jusqu’à 1 500 euros aux petites entreprises, micro-entrepreneurs, indépendants et professions libérales dont l’activité est pénalisée par l’épidémie de nouveau coronavirus. Doté de 1,7 milliard d’euros au mois de mars, ce fonds est abondé par les régions et les assureurs, lesquels ont promis une contribution de 200 millions d’euros.

« Beaucoup de particuliers ou d’entreprises nous demandent comment participer et nous aider. Tous ceux qui le souhaitent pourront le faire prochainement, via une plateforme de dons que nous allons mettre en ligne », a déclaré Gérald Darmanin dans un entretien au Figaro. Cette plateforme sera accessible sur internet la semaine prochaine. Bref c’est une forme de décomposition de l’État, qui devient un État mendiant quand il faudrait prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu. La disposition de l’aide de 1500 € est déjà complètement anecdotique pour ne pas dire ridicule et cet appel aux dons est évidemment pitoyable. Pourquoi pas aussi un ministère de l’aumône ? Rappelons l’insignifiance de la mesure d’aide aux entreprises.

 

La mesure concerne les entreprises et indépendants réalisant moins d’un million d’euros de chiffre d’affaires et employant moins de dix salariés. Pour être éligibles, ils doivent avoir perdu 50% de leur chiffre d’affaires du mois de mars par rapport au mois de mars de 2019, et ainsi de suite pour le mois suivant.

Ce dispositif de l’administration fiscale a été pris d’assaut dès son lancement mardi. Le lendemain, plus de 204 000 petites entreprises et indépendants avaient déjà déposé une demande auprès de l’Etat. Ce fonds de solidarité, qui pourrait bénéficier à 600 000 entreprises environ, sera maintenu aussi longtemps que l’état d’urgence sera en vigueur.

Coronavirus : la France pour un fonds européen financé par la dette !

Coronavirus : la France pour un fonds  européen financé par la dette !

 

L’ingénierie budgétaire française continue de fonctionner avec une nouvelle proposition pour mutualiser la dette au plan européen. On sait que les pays du nord  et l’Allemagne en particulier refusent le concept de mutualisation d’emprunts  communs Eurobonds). Du coup, le ministre de l’économie française propose la création d’un fonds commun européen lui aussi mutualisé et financé…. par la dette ! une manière détournée de faire payer aux  pays rigoureux la dette de pays à la gestion plus laxiste comme l’Italie, l’Espagne, la France ou la Grèce.. Comme si la dette pouvait constituer un moyen sérieux de financement. Il est clair que la France va dépasser et de loin le déficit prévu initialement à 2,2 % pour 2020.

Avec moins de rentrées fiscales et davantage de dépenses, le dérapage budgétaire de la France pourrait atteindre 7 % du PIB. Pour l’empêcher Bruno le maire propose donc une solution qui permettrait de faire supporter une partie de cette dette par toute l’Europe. Dans une interview accordée au Financial Times, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a donc  indiqué que la France allait proposer le lancement d’un fonds de sauvetage européen, qui serait financé par de la dette commune pour une durée limitée à cinq ou dix ans.

« Nous réfléchissons à un fonds qui serait limité dans le temps avec une possibilité d’endettement comme réponse de long terme à la crise », a déclaré le ministre français au quotidien économique. « Une solution pourrait être d’avoir un fonds pour disons cinq ou dix ans – limité dans le temps – avec la possibilité d’avoir de la dette commune mais seulement dans le cadre de ce fonds. Ce pourrait être plus acceptable pour d’autres pays », a-t-il ajouté.

 

Ses propos ont été confirmés par Bercy. La semaine dernière, neuf pays européens, dont la France et l’Italie, avaient appelé à lancer des obligations communes à toute l’Union européenne pour faire face au coronavirus. Un outil surnommé « Coronabonds ». Le principal avantage d’un tel instrument financier est de mutualiser la dette et d’empêcher la spéculation sur les Etats en difficulté, dont les taux d’intérêts des obligations sont beaucoup plus élevés.

 

Cette proposition a mis une pression sur l’Allemagne, qui refuse toute mutualisation des dettes dans la zone euro, mais s’est déclarée « prête » à « faire jouer la solidarité européenne ».  M. Le Maire a précisé au Financial Times que « s’il était difficile pour de nombreux Etats membres d’envisager de faire un emprunt commun » dans le cadre du budget pluriannuel de l’UE, il fallait le faire en dehors de ce cadre et pour une période limitée dans le temps. Selon un responsable français cité par le quotidien, le fonds proposé par la France pourrait « compléter » le budget de l’UE et serait géré comme lui par la Commission européenne et non par le Mécanisme européen de stabilité (MES).

Ce dernier est doté d’une force de frappe de 410 milliards d’euros et peut fournir des prêts à taux bonifiés aux Etats dans le besoin, mais ils ont jusqu’ici toujours été assortis de conditions précises, comme d’entreprendre des réformes du marché du travail, ou d’objectifs budgétaires.

Lamentable attitude de La Poste

 

 

 

-Dans une période de crise comme celle du coronavirus, les services publics sont d’autant plus indispensables. Mais pas  pour  la direction de cette entreprise un pied dans le public, un pied dans le privé mais qui s’est considérée comme une administration pour fermer ses guichets et réduira à trois jours la distribution du courrier et de la presse. La conséquence directe c’est évidemment de priver de petits utilisateurs notamment de chèques postaux de possibilités de réaliser des opérations financières indispensables à la vie quotidienne mais c’est aussi à coup sûr la condamnation future d’une grande partie de la presse écrite.

Beaucoup de ces médias ne pourront pas supporter le choc. Déjà structurellement en difficulté du fait de la baisse tendancielle de leur audience, nombreux de journaux et de périodiques vont donc disparaître. La poste qui veut se transformer en grandes banques privées a encore du chemin à faire. Il faudrait sans doute choisir pour la Poste: ne pas prendre que les avantages du privé pour attirer les capitaux et l’épargne et ne pas prendre les habitudes de l’administration pour fermer la boutique au moindre coup de vent. Heureusement, d’autres administrations autrement plus exposées les services médicaux par exemple, les pompiers, les télécommunications, l’énergie, la police ou encore les transports continuent de fonctionner ( sans parler des caissières de magasins).

Observons aussi que les guichets des banques privées à la hauteur de 75 % en seulement 10 % de ceux de La Poste sont ouverts. Bien sûr il convient sans doute de protéger les salariés de la poste des guichets ou de la distribution. Mais la limitation de ce service public pose la question de l’intérêt de maintenir dans le giron de l’État une activité aussi peu fiable. Sans parler de la politique de désertification des territoires qui voit de plus en plus de guichets se fermer de manière définitive.

« Le rôle de la viande dans les pandémies »

« Le rôle de la viande dans les pandémies »

Romain Espinosa,Chercheur en économie au CNRS, CREM, Nicolas Gaidet, Chercheur en écologie animale au Cirad, UPR Green Nicolas Treich, Toulouse School of Economics et Inrae

La lutte contre les zoonoses, ces maladies transmissibles entre humains et animaux, impose de combiner santé humaine et santé animale, soulignent, dans une tribune au « Monde », trois chercheurs en économie et en écologie animale.

Tribune.

 

« L’émergence rapide et brutale du Covid-19 devra nous conduire à redéfinir nos politiques de santé publique. Si l’heure est à soigner et réparer les dégâts causés par ce nouveau virus, il sera primordial à terme de diminuer les risques d’émergence de telles maladies et de chercher à prévenir plutôt que guérir.

Ces politiques de prévention devront tirer les leçons de l’apparition et de la gestion des épidémies récentes, à commencer par le Covid-19, mais également des grippes aviaires et porcines, qui sévissent très régulièrement. Ces actions devront s’appuyer sur un discours de vérité scientifique, détaché des intérêts économiques de court terme, et prendre en considération le rôle de la consommation de viande et de l’élevage intensif dans ces nouvelles épidémies.

Les zoonoses, ces maladies transmissibles entre humains et animaux, représentent à l’échelle mondiale 60 % des maladies infectieuses et sont responsables de 2,5 milliards de cas de maladie chez les humains tous les ans dans le monde. Trois quarts des nouveaux agents pathogènes détectés ces dernières décennies sont d’origine animale.

Le phénomène n’est pas nouveau : la grippe espagnole de 1918, une des maladies les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité, trouvait déjà ses origines chez les oiseaux. D’autres maladies infectieuses bien connues, comme la variole, la rougeole, la coqueluche ou les oreillons, proviendraient probablement des animaux domestiques.

Parmi les grandes épidémies qui nous ont frappés depuis la fin du XXe siècle, plusieurs proviennent de l’exploitation d’animaux dans les élevages : la maladie de Creutzfeldt-Jakob liée à la consommation de viande bovine (« vache folle », 1986), le virus Nipah originellement transmis par les chauves-souris et démultiplié par les élevages de porcs (1998), les multiples épisodes de grippe d’origine aviaire (H5N1, 1997 et 2004 ; H7N9, 2016), ou encore la grippe d’origine porcine (H1N1, 2009). Plusieurs épidémies ont également pour origine probable la consommation d’animaux sauvages, à l’instar du Covid-19 (pangolin ou chauve-souris), Ebola (viande de brousse ou chauve-souris) et le sida (viande de singes).

Notre consommation élevée de produits d’origine animale joue également un rôle indirect dans l’émergence de zoonoses. En effet, l’alimentation carnée nécessite davantage de surfaces agricoles qu’une alimentation végétale, si bien qu’elle contribue à la déforestation et réduit ainsi la surface disponible pour les espèces sauvages. Par la chasse et la transformation des habitats naturels, les humains et leur cheptel viennent au contact des animaux sauvages et de leur cortège d’agents pathogènes.

 

 

« Coronavirus: la condamnation du système économique actuel » ?

« Coronavirus: la condamnation du  système  économique actuel »  ?

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Pierre Khalfa réagit à celle publiée par le Prix Nobel d’économie français Jean Tirole et estime que c’est « le mode de développement induit par le capitalisme productiviste » qui est aujourd’hui responsable de la crise économique planétaire.

Tribune.

« Il semble que la crise sanitaire actuelle soit propice à des prises de position à première vue surprenantes. Après Emmanuel Macron, suivi par ses ministres, faisant l’éloge de l’Etat-providence et des services publics et affirmant que le jour d’après ne ressemblerait pas au jour d’avant, voici le Prix Nobel d’économie (2014) Jean Tirole qui, dans un point de vue dans Le Monde (« Allons-nous enfin apprendre notre leçon »Le Monde du 26 mars), appelle à un changement de comportement et de politique.

Pour quelqu’un qui avait soutenu sans faillir les politiques néolibérales, voilà une prise de position qui mérite attention. Jean Tirole serait-il sur son chemin de Damas ?

Tout d’abord, il faut remarquer qu’il évoque non pas l’économie, mais les sciences sociales. Assez curieux pour quelqu’un qui s’était vivement opposé à la création dans les universités d’une section « Institutions, économie, territoire et société », visant à intégrer l’économie au sein d’un ensemble plus vaste, au motif que cela serait « une catastrophe pour la visibilité et l’avenir de la recherche en sciences économiques dans notre pays ». Remords tardif, prise de conscience ?…

Mais l’essentiel n’est pas là. Jean Tirole dénonce le fait que « nous sous-investissons dans l’éducation et la formation continue ; nous négligeons le combat contre le changement climatique et diverses autres politiques qui limiteraient les dommages causés à la prochaine génération par le climat, l’intelligence artificielle, la dette, l’inégalité et autres défis imminents ».

Mais qui est donc ce « nous » ? Ce « nous », ce sont pour lui « les peuples [qui] ont une mémoire courte, ils apprennent rarement de l’histoire », ce sont aussi « les citoyens [qui] ne mettent pas systématiquement la vie au-dessus de l’argent et ne sont pas prêts à réduire considérablement leur consommation en échange d’un monde plus sûr ».

Ce seraient donc les peuples qui ont décidé de démanteler le système de santé, de réduire drastiquement les moyens de l’hôpital public, de diminuer considérablement le nombre de lits, d’en finir avec les stocks de masques au motif que cela était trop coûteux, etc.

Ce ne serait donc pas la cupidité des plus riches qui s’accaparent la richesse créée, ce ne serait pas le fonctionnement du capitalisme financiarisé, avec les flux incessants de marchandises à travers la planète, qui serait une des causes majeures du réchauffement climatique, ce ne seraient pas les délocalisations opérées par les multinationales dans les pays à bas salaires et aux droits sociaux réduits, combinées à la logique du « zéro stock » et des flux tendus, qui auraient entraîné une dépendance vis-à-vis de quelques pays devenus les « ateliers du monde », en particulier la Chine. »

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Coronavirus: après la pandémie sanitaire, la pandémie économique

Coronavirus: après la pandémie sanitaire la pandémie économique

Les relations systémiques entre les économies vont forcément favoriser une crise économique grave après la crise sanitaire. La Chine avec  Coronavirus a vu son économie s’écrouler. On espérait une hausse de la croissance de 6 % en 2020 alors que  cette croissance devrait être à peu près nulle cette année l.  Au facteur interne, il faut ajouter des éléments externes liés notamment à la demande de l’étranger.

Or ces pays étrangers sont eux-mêmes en crise notamment de gros clients comme l’Europe ou  les États-Unis. Pour la France par exemple dans les conditions de la pandémie actuelle , la perte de croissance est de l’ordre de 3% par  mois. Or la crise pourrait durer jusqu’à l’été au moins soit une perte de près de 20 %. La situation sera également grave en Italie, en Espagne mais aussi en Allemagne dont les exportations sont actuellement complètement anémiées. On assiste au plan mondial à une double crise.

Une crise de l’offre puisque une partie de la production est paralysée mais aussi une crise de la demande. Une demande surtout centrée sur les produits essentiels alors que d’autres besoins sont différés. Les dépenses d’équipement sont particulièrement affectées car reportées dans le temps. Certaines pourraient également être annulées compte tenu des inquiétudes relatives futures pouvoir d’achat

Encourager la dépense publique (Esther Duflo, prix Nobel)

Encourager la dépense publique (Esther Duflo, prix Nobel)

 

L’économiste Esther Duflo, prix Nobel d’économie 2019, a appelé, ce mardi, à ouvrir grand les vannes de la dépense publique pour restreindre les ravages économiques de la pandémie de coronavirus. (interview AFP)

« dépenser plus d’argent à la fois pour lutter contre le virus (…) et pour essayer de mitiger au maximum l’impact économique, cela fait économiser de l’argent en fait ». Faute de quoi, la crise risque de devenir  »plus mortelle, et d’un point de vue strictement financier, plus grave », avec un  »effet boule de neige », et dans ce cas  »on passe d’une récession à une dépression, dont les ravages économiques sont beaucoup plus forts et plus longs ». L’économiste, spécialiste de la pauvreté, encourage les pays du G20 à soutenir les pays moins développés, moins armés face à l’épidémie, et pointe les incertitudes sur la « sortie de crise » - notamment sur la vigueur de la reprise de la consommation,  facteur qui déterminera « l’ampleur finale du désastre économique« .

Esther Duflo a par ailleurs balayé les craintes sur l’endettement public : pour l’heure, les gouvernements « peuvent emprunter à taux extrêmement faibles » et « si on a beaucoup d’argent à dépenser, on a aussi beaucoup de temps pour rembourser »« Il n’y a absolument pas à s’inquiéter de la facture pour l’instant, c’est le dernier de nos soucis », insiste-t-elle, mettant en garde contre un retour prématuré à  »une orthodoxie un peu frileuse » sur les déficits. Pour Mme Duflo, la crise serait l’occasion d’encourager un système d’imposition « extrêmement progressif » dans les pays développés:   »Comment financer à la fois les transferts aux plus pauvres, qui leur permettront de soutenir leur consommation, et les systèmes de santé qu’il va falloir reconstruire?  Le financer par l’impôt sur les hauts revenus (…) semble le moyen le plus raisonnable et le plus réaliste ».

 

«Produire en France» : la vocation tardive de Macron critiquée par l’opposition

«Produire en France» : la vocation tardive de Macron critiquée par l’opposition

«Jusqu’à sa fermeture il y a deux ans, l’entreprise Sperian à Plaintel (22) pouvait produire presque un million de masques par jour. Elle a été rachetée par l’américain Honeywell puis délocalisée. Les machines ont été détruites», a déploré l’eurodéputé LFI Manuel Bompard«Alertés à l’époque, Macron et Le Maire n’ont rien fait», a-t-il voulu rappeler.

 «31 mars 2020 : après les services publics, Macron découvre la relocalisation et la maîtrise de notre production industrielle», a par exemple moqué Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste, sur Twitter. «il commence à comprendre. Relocalisation des productions! Encore un effort! Planification et réquisitions sont la solution moderne, efficace», a également persiflé Jean-Luc Mélenchon, le chef de file de La France Insoumise.

«Jusqu’à sa fermeture il y a deux ans, l’entreprise Sperian à Plaintel (22) pouvait produire presque un million de masques par jour. Elle a été rachetée par l’américain Honeywell puis délocalisée. Les machines ont été détruites», a déploré l’eurodéputé LFI Manuel Bompard«Alertés à l’époque, Macron et Le Maire n’ont rien fait», a-t-il voulu rappeler.

Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen a remis en cause la crédibilité du chef de l’État. «Après avoir, comme conseiller de Hollande puis ministre de l’Économie, et enfin président de la République, vendu à l’étranger beaucoup de nos fleurons industriels, Emmanuel Macron fait mine de redécouvrir le concept de souveraineté…! Pourquoi le croire?», a demandé la présidente du RN.

Chez Les Républicains (LR), Éric Ciotti a salué les déclarations du chef de l’État mais laisse entendre que ces décisions interviennent trop tard. «Emmanuel Macron a enfin pris la mesure des besoins massifs de masques, respirateurs et tests. Notre pays sera prêt en mai, sans doute bien après le pic de l’épidémie…», a regretté le député des Alpes-Maritimes.

 

Coronavirus : la menace de droit de retrait dans le transport routier

Coronavirus : la menace de droit de retrait dans le transport routier

Dans un communiqué conjoint, la CFDT, FO et la CFTC ont appelé « les salariés à utiliser leur droit de retrait individuellement si les mesures de protection sous la responsabilité des employeurs ne sont pas prises rapidement ». Mot d’ordre assez peu suivi, mais bien noté par les patrons du secteur. Ces syndicats dénoncent la pénurie de gants, de masques adaptés pour les routiers, et le manque de considération dont font preuve leurs grands clients au moment de réceptionner la marchandise.

D’autant plus que certains d’entre eux peuvent être exceptionnellement appelés, dans le cadre des récentes ordonnances gouvernementales, à travailler jusqu’à 60 heures hebdomadaires, rouler le dimanche ou faire davantage d’heures de nuit, pour assurer des missions urgentes ou ponctuelles.

La pollution de l’air, Cheval de Troie pour les virus ?

La pollution de l’air, Cheval de Troie pour les virus ?

Pour un collectif *la crise du Coronavirus n’est pas uniquement une crise sanitaire mais une crise systémique urbaine multi factorielle avec des co- éléments environnement et sociaux dont il faut absolument tenir en compte, en particulier la pollution de l’air.

 

 

« Airparif vient de publier un bilan historique qui indique une amélioration d’environ 30% de la qualité de l’air suite à la chute du trafic routier en Ile-de-France avec plus de 60% de réduction des oxydes d’azote. Moins de voitures équivaut donc, à moins de pollution. Toutefois, les particules fines provenant du chauffage résidentiel et de l’épandage agricole subsistent encore. Nous aurions ainsi connu le pic de pollution devenu saisonnier, le mercredi 18 mars, si le trafic n’avait été drastiquement réduit à cause du confinement.

Nous savons que partout dans le monde un souci commun est devenu prioritaire, retrouver une qualité de l’air perdue par un mode de vie urbain, au cœur de sa dégradation. Paris, Londres, Bruxelles, Madrid, Milan, à la pointe de ce combat, ont fédéré les villes européennes pour se battre contre ce fléau dont une de leurs causes est les particules fines générées par le diesel. Les maires de ces capitales ont pris à bras-le-cœur ce combat. On a vu les maires de Paris, Bruxelles et Madrid, mener auprès de l’Europe une action en justice pour obtenir gain de cause. On a vu aussi le « dieselgate » émerger au grand jour en 2015, confirmant des agissements scandaleux attentatoires contre la santé des urbains

Oui, la lutte contre le diesel et la pollution urbaine est devenue l’un des principaux combats de ces prochaines années. Depuis, beaucoup d’autres villes sont venues rejoindre ce mouvement vertueux irréversible, tant la qualité de l’air a pris de l’importance aux yeux des citadins.

A Paris, nous avons encouragé le déploiement de systèmes innovants de suivi fin de la qualité de l’air à hauteur de respiration, tel Pollutrack lancé à l’occasion de la COP21 et qui depuis lors traque les particules fines de moins de 2.5 microns.

Ces fameuses PM2.5 reconnues par le corps médical comme particulièrement dangereuses sont depuis bientôt trois ans comptées en temps réel grâce aux 500 véhicules électriques apportés par des partenaires qui se sont portés volontaires pour aider la Ville, tels Enedis, les VTC Marcel (Renault) et plus récemment DPD (groupe La Poste).

Cette flotte unique au monde a permis d’établir la carte la plus précise qui soit de répartition de la pollution aux particules fines à travers les rues de la Capitale.

L’hétérogénéité entre arrondissements et au cœur même d’un quartier de cette pollution nous a interpellés, et la meilleure connaissance de cette répartition avec l’accumulation de dizaines de millions de données fournit l’outil qui nous permettra de nous occuper en priorité par exemple des écoles, des crèches, des rues et ruelles les plus exposées, en nous dirigeant vers un concept de zones à très basses émissions autour des points les plus sensibles, comme Londres, Madrid et Lisbonne ont su le faire en pionnier de manière intuitive.

Les épisodes de pollution, mettant en jeu les particules fines se succédant, les interrogations se sont peu à peu tournées vers le lien possible existant avec les « pics de grippes saisonnières ». Des « coïncidences » ont été observée à plusieurs reprises au cours de notre apprentissage de la connaissance fine de la qualité de l’air, avec le « pic de grippe saisonnière » suivant souvent un pic de pollution aux PM2.5.

Cette période d’explosion mondiale du Coronavirus par la propagation exponentielle du COVID-19 a été la source des travaux scientifiques dans différentes villes travaillant sur la corrélation de ces deux facteurs : Virus et Pollution par les particules fines

En effet, la pandémie de coronavirus est partie de Wuhan, une ville qui a subi fin 2019 près de deux mois d’un niveau exceptionnel aux particules fines PM2.5.

Par la suite, les foyers ardents qui ont suivi cette première explosion du virus ont été respectivement Séoul, également très exposée aux particules fines, puis Téhéran dont la pollution chronique est un problème majeur depuis des années, et enfin la Lombardie, lieu de « croisement » des émissions gazeuses des diesel de Milan avec l’ammoniac des nombreux élevages porcins de la région de Parme. La recombinaison chimique de ces différents gaz donne par nucléation puis polymérisation naissance à des particules fines secondaires. La Lombardie est l’un des « Réacteurs à PM2.5 » les plus actifs d’Europe, et l’on en connait l’origine…

Les collègues chercheurs italiens des Universités de Bologne, Bari, Milan avec la Société Italienne de médecine environnementale (SIMIA),  ont publié une étude le 16 mars, précisant que « la vitesse fulgurante à laquelle s’est propagée l’épidémie de coronavirus en Italie pourrait s’expliquer en partie par la pollution ».

Ce n’est pas la première fois que cette hypothèse a été émise. Déjà en 2003, lors de la crise du SARS, des chercheurs chinois avaient également alerté sur cette possible situation. Par contre, pour la première fois, la mise à l’arrêt de tout forme de circulation et d’une grande partie des activités quotidiennes a permis de mettre en lumière les pratiques agricoles, génératrices également des particules fines. En Lombardie, où les citoyens étaient confinés, il n’y a eu que les activités industrielles c’est le puissant redémarrage fin février de ce réacteur à particules secondaires, qui est une autre activité de la Plaine de Pô en Lombardie, l’un de trois greniers européens avec la Beauce et l’Ukraine, qui a pu ainsi être suivi de très près. D’une part en raison d’une météo particulièrement favorable avec l’installation d’un anticyclone stationnaire empêchant la dispersion des particules, d’autre part en raison des épandages de printemps d’ammonitrate la fertilisant, alors que, printemps oblige, les batteries d’élevage porcin tournaient également de leur côté à fond… Tout ce qu’il fallait pour générer des PM2.5 en quantité, sans le moindre vent dispersif…

Et malheureusement, du fait des activités industrielles qui continuaient, des celles agricoles et du chauffage domestique, les chercheurs ont vu leur hypothèse prendre forme dans la réalité. Alors que selon les prévisions expertes en raison du confinement, la courbe des nouveaux cas devait continuer à suivre la trajectoire de la Chine et amorcer une première inflexion, ce nombre s’est vu repartir à la hausse, déjouant les pronostics les plus documentés, mais qui ne prenaient pas en compte le paramètre Pollution.

Il est trop tôt pour conclure, et un vent dispersif qui souffle dorénavant sur toute l’Europe vient heureusement mettre un terme à cet épisode de PM2.5 qui a également sévi sur l’Île de France, mais en intensité et durée plus limitées qu’en Lombardie.

Mais sans aucun doute, ce n’est plus un « cygne noir » mais une réelle piste à suivre et à surveiller de près : ce petit virus de 130 nanomètres, soit l’équivalent de 0,13 micron, se servirait des PM2.5 comme d’un Transporteur Balistique, lui permettant d’atteindre les couches les plus profondes de nos alvéoles, où il provoque une réponse inflammatoire dévastant, de destruction des alvéoles.

La pollution de l’air, Cheval de Troie pour les virus

La pollution de l’air servant de Cheval de Troie aux virus, comme les chercheurs italiens l’ont manifesté, il s’agirait alors d’un tournant qui concerne toutes les villes. De la voiture thermique aux incinérateurs urbains, du chauffage au fioul aux palettes de bois, tout ce qui risque de fragiliser nos poumons et transporter le Coronavirus devrait faire place à des mesures fortes pour écarter ce risque.  Ce qui est aujourd’hui une réalité, même à ce stade de la recherche est que la crise du Coronavirus n’est pas uniquement une crise sanitaire mais une crise systémique urbaine multi factorielle avec des co- éléments environnement et sociaux dont il faut absolument tenir en compte. Les chercheurs chinois ont alerté aussi par une autre possible voie de transmission du COVID-19, les matières fécales et les urines. Ce phénomène fut aussi constaté lors de la crise du SRAS en 2003.

Nous voilà en train d’assister à la convergence probable d’un problème environnemental avec une urgence sanitaire absolue, quand nos poumons irrités lors d’un pic aux PM2.5 rendent vulnérables aux virus…

De la première publication dans le New England Journal of Medicine montrant que le coronavirus pouvait « chevaucher » des particules en suspension à aujourd’hui, le signal devient de plus en plus fort. Il y a urgence à traiter cette approche socio – environnementale pour sortir d’une analyse strictement clinique, qui ne peut que conduire à des solutions partielles.

En attendant « Restez chez vous » et ouvrez vos fenêtres régulièrement, la pollution aux PM2.5 est redevenue historiquement basse et c’est une très bonne nouvelle ! »

* Par Dr Gilles Dixsaut, Président du Comité Francilien contre les Maladies Respiratoires, Olivier Blond, Directeur de l’Association « Respire », Isabella Annesi-Maesano, Directrice de Recherche INSERM, Serge Orru, Environnementaliste, Carlos Moreno, Directeur scientifique Chaire ETI, IAE Paris Panthéon Sorbonne, Arnaud Molinié, Chef d’entreprise.

 

L’autorité bancaire aussi pour la suppression de dividendes

L’autorité bancaire aussi pour la suppression de dividendes

comme l’avait suggéré en France Bruno Lemaire et la CFDT, les dividendes pourraient être suspendus cette année. Comme nombre d’entreprises vont profiter des liquidités massives distribuées par la banque centrale européenne, il paraissait évident de faire participer les entreprises à l’effort de solidarité. Une solidarité qui à terme sera payée par les salariés et les consommateurs dont forcément le pouvoir d’achat sera amputé d’une part par la fiscalité avenir d’autre part par l’inflation.

L’autorité de tutelle du secteur bancaire en France a donc invité lundi, conformément aux directives données vendredi par la Banque centrale européenne, les établissements financiers à ne verser aucun dividende avant octobre prochain et à ne prendre aucun engagement pour les exercices 2019 et 2020 en raison de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus.

“La préservation des ressources en capital pour pouvoir soutenir l’économie réelle et/ou absorber les pertes devrait être prioritaire à l’heure actuelle sur les distributions de dividendes et les rachats d’actions”, déclare l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans un communiqué.

“L’ACPR invite donc les établissements de crédit relevant de sa supervision directe et les sociétés de financement, à veiller, au moins jusqu’au 1er octobre 2020 à ce qu’aucun dividende ne soit versé et qu’aucun engagement irrévocable de verser des dividendes ne soit pris pour les exercices 2019 et 2020 (et) à ce qu’aucun rachat d’actions destiné à rémunérer les actionnaires n’ait lieu”, ajoute-t-elle, en avertissant qu’elle exigera des explications en cas de non respect de ces instructions.

Pétrole : des records de production de l’Arabie Saoudite pour écraser la concurrence

Pétrole : des records de production de l’Arabie Saoudite pour écraser la concurrence

 

La guerre du pétrole continue et s’amplifie avec la décision de l’Arabie Saoudite de multiplier encore ses capacités de production au moment où la demande s’écroule ; une demande actuellement en baisse de 20 % en raison de la crise du Coronavirus. L’intention de l’Arabie Saoudite est claire, il s’agit d’écraser complètement la concurrence pour récupérer le maximum de parts de marché. Il est évident que nombre de pays dont le pétrole ou le gaz constitue des ressources essentielles ( la Russie, le Venezuela, l’Algérie, l’Iran etc.). risquent  de voir se développer une grave crise économique s’ajoutant d’ailleurs à la crise sanitaire.

 

La décision saoudienne est donc d’abord économique. Elle vise aussi les États-Unis dont le gaz de schiste ne peut être rentable en dessous de 30 à 40 $ le baril. Or si les États-Unis sont autosuffisants, c’est grâce à ce gaz de schiste. Il y a aussi une dimension politique, l’Arabie Saoudite souhaite porter un coup économique mortel à certains pays qui lui sont opposés et notamment à son ennemi numéro un: l’Iran.

 

« Le royaume a l’intention d’augmenter ses exportations pétrolières de 600.000 barils par jour à partir de mai, ce qui portera ses exportations (totales) à 10,6 millions de barils par jour », a indiqué un responsable du ministère de l’Énergie, cité par l’agence officielle saoudienne SPA. Cette annonce du premier exportateur mondial de brut intervient aussi en pleine chute de la demande en raison du nouveau coronavirus, ce qui a contribué à faire plonger les prix et fait peser la menace d’une récession sur l’économie mondiale.

Le royaume saoudien avait déjà annoncé début mars une augmentation de ses exportations à 10 millions de barils par jour en avril après l’échec de négociations sur le renouvellement d’une réduction de la production entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et la Russie pour soutenir les prix.

En réponse, l’Arabie saoudite a fortement baissé ses prix, inondant le marché de barils à bas coût afin d’obtenir des parts de marché supplémentaires.

L’Arabie saoudite exportait auparavant environ 7 millions de barils par jour dans le cadre d’un accord de réduction de la production conclu entre le cartel et ses partenaires, dont la Russie. Ryad avait aussi annoncé une augmentation de sa production pour le mois d’avril à 12,3 millions de barils par jour. Le directeur général du géant pétrolier Saudi Aramco, Amin Nasser, a déclaré il y a deux semaines que la société pouvait maintenir sa production à ce niveau pendant au moins 12 mois sans avoir à construire de nouvelles installations.

Les Émirats arabes unis se sont également engagés à pomper au moins un million de barils par jour supplémentaires à partir du mois prochain, ce qui aggrave une guerre des prix qui a fait plonger les cours de l’or noir à leur plus bas niveau en 17 ans. Les prix du pétrole se sont effondrés lundi, suivant la chute des marchés financiers face à l’aggravation de la crise liée à la pandémie de Covid-19.

Le prix du baril de WTI, référence aux États-Unis, a chuté à environ 20 dollars le baril, tandis que celui du baril de Brent de la mer du Nord était de moins de 23 dollars, des niveaux plus vus depuis le début des années 2000.

 

Coronavirus : Pas de retour avant six mois à la vie normale au Royaume-Uni

Coronavirus : Pas de retour avant six mois à la vie normale au Royaume-Uni

 

 

L’avertissement britannique est au moins clair, plus clair que les circonvolutions françaises:  pas de retour à la vie normale avant six mois. Un avis qui vaut sans doute pour le reste du monde et notamment toute l’Europe. Comme les politiques n’osent pas faire de pronostics par peur des réactions de l’opinion publique, ils  se réfugient  faussement derrière l’avis  de scientifiques . Mais nombre de ces scientifiques sont des courtisans du pouvoir et leurs avis ne sont guère éclairants. Du coup,  les pouvoirs publics prolongent le confinement à dose homéopathique.

En France,  on ajoute 15 jours à 15 jours et cela pourrait durer assez longtemps. Sans doute comment Royaume-Uni, aucun retour ne sera possible avant six mois. À la catastrophe sanitaire s’ajoutera une crise économique et sociale sans précédent. Les équilibres financiers de l’État vont exploser ( déficit, dette etc.). Une vague historique  de défaillances d’entreprise va se produire et le taux de chômage pourrait passer de 8 à 20 %. Dans six mois, il y aura sans doute la fin d’un confinement strict et un net tassement de la pandémie mais le retour entre  » à la normale » est très hypothétique. Il se caractérisera sans doute par la levée de la plupart des entraves à la mobilité mais dans un contexte de crise socio-économique.

Selon les autorités britanniques , il serait « dangereux » de lever subitement le confinement auquel la population est actuellement soumise pour trois semaines, même s’il s’avère efficace pour ralentir la progression de la maladie, car cela pourrait entraîner une résurgence de la pandémie; les mesures mises en place pour contenir la maladie seraient réexaminées « toutes les trois semaines » durant « probablement six mois » voire plus.

Mais « cela ne veut pas dire que nous resterions en confinement total pour six mois », « Nous pourrons, espérons-le, progressivement adapter certaines mesures de distanciation sociale et progressivement retourner à la normale ».

Le gouvernement a décrété lundi un confinement général de la population pour au moins trois semaines, afin de tenter de freiner la propagation de l’épidémie qui a fait 1.228 morts et officiellement contaminé 19.522 personnes au Royaume-Uni, selon un bilan publié dimanche. Seuls les commerces de biens essentiels sont ouverts, et les gens ne sont autorisés à sortir que pour faire leurs courses, se faire soigner ou faire de l’exercice une fois par jour.

Dans une vidéo postée dimanche soir sur son compte Twitter, le Premier ministre Boris Johnson, en isolement après avoir été testé positif au Covid-19, a remercié la population pour se conformer à ces directives, constatant que la fréquentation des trains et des bus avait chuté. Il a également salué les quelque 20.000 anciens membres du personnel du service de santé qui ont repris du service et les 750.000 personnes qui se sont portées volontaires pour participer à la lutte contre le virus.

Cette bataille bat actuellement son plein. Selon Jenny Harries, le nombre de décès va continuer à croître « pour une semaine, possiblement deux » avant que ces mesures ne commencent à faire effet. Parmi les personnes décédées figure un médecin de 55 ans, le premier soignant en première ligne de la lutte contre le Covid-19 à mourir au Royaume-Uni, selon les services de santé. Plus tôt dimanche, le bras droit du Premier ministre conservateur Boris Johnson avait déjà prévenu que les Britanniques devaient se préparer à « une longue période » de crise.

« Je ne peux pas faire de prédiction précise mais je pense que tout le monde doit se préparer à une longue période durant laquelle ces mesures resteront en place », a déclaré le ministre Michael Gove sur la BBC, sans vouloir donner de date précise.

- Confinement jusqu’en mai ou juin -

« Il est crucial pour le moment que nous respections durant les semaines à venir les directives strictes qui ont été établies en matière de distanciation sociale », a-t-il ajouté.

Dans le Sunday Times, l’épidémiologiste Neil Ferguson de l’Imperial College London, qui conseille le gouvernement, a estimé que le confinement devrait rester en place « probablement jusqu’à la fin mai, peut-être même début juin. Mai est optimiste ».

Dans une lettre adressée aux 30 millions de foyers britanniques, le Premier ministre a prévenu que la situation allait « s’aggraver avant de s’améliorer » et que le respect des règles de confinement permettrait un retour « à la normale » plus rapidement.

« Mais nous n’hésiterons pas à aller plus loin si c’est que les avis scientifiques et médicaux nous disent de faire », a-t-il ajouté.

Stephan Powis, le directeur médical du système public de santé anglais NHS England, avait estimé samedi que si le nombre de morts pouvait être contenu sous la barre des 20.000 au Royaume-Uni, ce serait un « bon résultat ».

Le Royaume-Uni veut aussi fortement augmenter la cadence des dépistages et tester jusqu’à 25.000 personnes par jour dans les prochaines semaines, a indiqué Michael Gove.

Il a par ailleurs reproché à la Chine, où le virus est apparu, d’avoir manqué de clarté dans ses communications sur « l’ampleur, la nature, l’infectiosité » de la maladie.

 

 

« La concurrence médicale entre Etats aggrave la crise sanitaire »

« La concurrence médicale entre Etats aggrave la crise sanitaire »

Dans une tribune au « Monde », la juriste Laurence Folliot Lalliot, professeure de droit public ,  dénonce la compétition sans merci à laquelle se livrent certains gouvernements pour récupérer des masques et autres produits de santé, se retrouvant liés à des intermédiaires peu scrupuleux.

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La pénurie de respirateurs, masques et autres tests a créé une situation inédite de concurrence entre les pays, et même au sein des Etats entre les acheteurs publics, tels que les municipalités ou les structures hospitalières.

Plus question d’appels d’offres transparents, les délais en sont trop lents, les procédures trop rigides. Partout sur la planète, l’heure est à la négociation directe, aux marchés de gré à gré, instruments utiles dans les situations d’urgence sanitaire, mais qui s’accompagnent souvent d’un cortège prévisible de favoritisme, malversations, et surfacturations, porteurs de futurs contentieux.

Ce constat a été dressé lors d’un colloque en ligne, « Public Contracts and the Covid-19 Coronavirus », qui a réuni le 23 mars des spécialistes de la commande publique de plusieurs pays, sous la houlette des professeurs Christopher R. Yukins (George Washington University) et Gabriella Racca (université de Turin). Les participants ont décrit une véritable course aux lots de matériels hospitaliers et sanitaires, notamment à travers des sites d’enchères en ligne sur lesquels les centrales d’achats mais aussi les grands acheteurs publics se positionnent, prêts à bondir sur les offres postées par les entreprises.

Les fournisseurs exigent des avances

Les logiques de l’achat public s’inversent : les vendeurs se retrouvent en position dominante pour fixer les prix et les acheteurs sont en concurrence entre eux. Les prix s’envolent, les achats doivent être approuvés très rapidement, faisant fi des mécanismes administratifs traditionnels d’approbation. Un marché important a ainsi été manqué par une grande ville de Californie parce que le responsable des achats avait mis plus d’une heure à délivrer son autorisation.

Des avances financières sont exigées par les fournisseurs même dans les pays qui ne les pratiquent pas en principe. Des commandes publiques lancées il y a déjà plusieurs semaines, alors que la crise sanitaire s’annonçait, ne sont plus honorées, les vendeurs trouvant de nouveaux acquéreurs prêts à payer un prix bien supérieur.

« Cet état de surchauffe de la demande est aggravé par les intermédiaires qui spéculent sur la pénurie »

En temps normal, la question qui agite les spécialistes de la commande publique internationale porte sur l’accès des entreprises étrangères aux marchés publics nationaux. Désormais, la problématique s’inverse : les acheteurs publics nationaux vont-ils arriver à se fournir dans d’autres pays quand leur production intérieure est insuffisante, voire inexistante ?

 

Masques: la France scandaleusement dépendante de la Chine

Masques: la France scandaleusement dépendante de la Chine

L es chiffres de la dépendance de la France et le décalage entre ses capacités de production et ses besoins sont terribles. En période de pleine production, la France peut à peine fabriquer 8 000 masques quand il en faudrait 40 000 par semaine. Une situation qui a largement contribué à la diffusion du virus notamment via le personnel médical et toutes les personnes en contact avec le public. Presque un mois après le début de la crise, la France n’est toujours pas capable d’équiper ceux  qui sont en première ligne à savoir le personnel médico-social. Encore moins les personnels commerciaux ou d’activités de services en fort contact avec la clientèle et le public en général.

Comment expliquer qu’un pays aussi moderne que la France soit incapable de fabriquer autant de masques nécessaires alors que cela ne requiert pas une grande technologie. Il est inconcevable que le président de la république ait déclaré l’état de guerre contre le virus chinois et que dans le même temps il n’ait pas pris les moyens qu’imposait  la situation. Ainsi le premier ministre a encore déclaré récemment qu’il n’était pas résolu à réquisitionner les entreprises.

Des entreprises dont pourtant la capacité de production et actuellement très réduite et dans certaines pourraient se reconvertir pour produire du matériel médical notamment des productions aussi élémentaires que les masques. Preuve malheureusement que l’industrie pharmaceutique est dépendante de 50 à 70 % de l’Asie en général et de la Chine en particulier pour nombre de molécules et de produits et matériels médicaux. Et la Chine en profite maintenant pour faire une offensive diplomatique et montrer sa générosité, elle qui a aussi été incapable de maîtriser à temps  l’explosion du virus.

 

 

Coronavirus : La Chine ment

Coronavirus : La Chine ment

 

La Chine pays du mensonge de la dictature semble avoir grossièrement menti concernant l’impact du Coronavirus. D’abord contrairement à ce qu’elle affirme,  la crise sanitaire est loin d’être encore complètement maîtrisée. Elle reconnaît d’ailleurs des cas mais elle les impute désormais aux étrangers se rendant en Chine ! Pire certains des  représentants diplomatiques suggèrent que l’origine du virus ne serait pas chinois mais américain et même français.

La Chine a clairement sous-estimé le nombre de victimes de l’épidémie. Il faudrait sans doute multiplié par 10 ou 20 au moins le nombre de victimes. Cela d’autant plus que la Chine n’a pas fait preuve d’une capacité d’anticipation très supérieure à celui des autres pays. Bien au contraire pendant près d’un mois environ,  la Chine a nié l’existence même du virus. Un des médecins qui avait lancé l’alerte –par ailleurs poursuivi pour avoir diffamé son pays– est mort de l’épidémie. Le pire c’est que la Chine veut maintenant donner des leçons en accordant généreusement des masques et en profite pour faire progresser son hégémonie géopolitique dans de nombreux pays.

La Chine a mis un mois avant d’admettre l’existence de l’épidémie, on voit mal pourquoi les conséquences auraient été moins importantes que dans d’autres pays notamment en Europe ou aux États-Unis. Si on appliquait le taux de contamination de l’Italie à la Chine ce n’est pas 100 000 infectés qui seraient concernés mais près de 2 millions ! Les chiffres indiqués par la Chine sont donc ridiculement bas.

Officiellement, moins de 100 000 cas de patients atteints par le Covid-19 ont été comptabilisés par la Chine, faisant 3 295 morts, en grande partie à Wuhan. Un décompte qui interroge The Time. Le magazine d’information, à partir d’une source médiatique chinoise, rapporte en effet qu’avec la levée des restrictions dans le Hubeï en raison de l’absence de nouveau cas, de longues files d’attente se forment devant les funérariums pour récupérer les cendres de proches, placées dans des urnes.

Mais ce qui frappe l’hebdomadaire américain, ce sont des photos relayées par le média chinois Caixin, ou des clichés circulant sur les réseaux sociaux, montrant des empilements et des déplacements de milliers d’urnes. « À l’extérieur d’un salon funéraire, des camions ont expédié environ 2 500 urnes mercredi et jeudi », écrit The Time, citant Caixin. Une autre photo montre quant à elle 3 500 urnes empilées au sol à l’intérieur. Mais il est impossible de savoir si elles étaient remplies ou non.

Le média chinois met par ailleurs en doute la méthode de comptage, estimant que de nombreuses personnes décédées et qui présentaient des symptômes similaires à ceux du Covid-19 n’ont pas été testées. Ce qui aurait exclu du décompte officiel des cas. Six des huit salons funéraires de Wuhan ont accepté de répondre au Time. Tous auraient déclaré qu’ils n’avaient pas de données sur les urnes en attente de collecte ou qu’ils ne pouvaient divulguer de chiffres. The Time rapporte que selon les données de l’agence des affaires civiles de la ville, il y a eu plus de 56 000 crémations à Wuhan au quatrième trimestre 2019, soit 1 583 de plus qu’au quatrième trimestre 2018 et 2 231 de plus qu’au quatrième trimestre 2017.

 

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