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Situation de la France: Les mensonges de Macron

Situation de la France:   Les mensonges de Macron

 

Le premier mensonge concerne la situation de la France quand Emmanuel Macron a affirmé dans son interminable conférence de presse  que la croissance du pays était plus forte que dans la plupart de l’union européenne, que les investissements reprenaient et qu’on recréait de l’emploi. Évidemment, c’est faux si l’on se fie aux résultats de 2018 où la croissance française à seulement atteint 1,5 % tandis que la moyenne de l’union européenne était de 2 % (1,9 % pour la seule zone euro). Notons que sur 18 mois , Macron a fait moins bien que Hollande en matière d’ emploi! Pour 2019, les perspectives apparaissent meilleures en comparaison des autres pays de l’UE  mais il est évidemment trop tôt pour le savoir.Il faut observer que pour le premier trimestre le PIB n’a augmenté que de 0.3% et que la consommation des ménages se tasse.  Dans le domaine du chômage, les choses on peu bougé; quand elles bougent  c’est à hauteur de quelques milliers d’emplois chaque mois quand on compte à 6  millions de chômeurs. Certes des emplois sont créés mais il faut prendre en compte le solde en incluant des emplois détruits y compris dans le secteur industriel. Les derniers résultats démontrent malheureusement le maintien d’une situation alarmante. À fin mars 2019,  le nombre d’inscrits à pôle emploi reste stable pour s’établir à 5,9 millions de personnes et il a baissé de 0,4% sur un an. Au total, si l’on tient compte également des personnes qui ne sont pas tenues de chercher un emploi (catégories D et E), le nombre d’inscrits, qui atteint 6,562 millions de personnes, fait également du surplace par rapport au trimestre précédent et recule de 0,6% sur un an. D’autres mensonges et autres approximations prouvent que Macron a tendance à tordre la vérité dans le sens qu’il souhaite. Un autre exemple significatif quand il reparle de ce chômeur rencontré en septembre 2018 dans les jardins de l’Elysée pendant les Journées du patrimoine, le chef de l’Etat a raconté : « Il m’a dit : ‘Je suis prêt à prendre un emploi dans l’hôtellerie, la restauration.’ » Ce n’est pas exactement ce qu’il s’était passé. Au contraire, c’est le président de la République qui avait suggéré à cet horticulteur sans travail de tenter sa chance dans des hôtels ou des restaurants. Globalement contrairement ce qu’affirme Emmanuel Macron les réformes engagées n’ont pas modifié de manière substantielle la situation du pays en matière économique et sociale. Sur le plan social au contraire des mesures ont été prises qui affectaient par exemple le pouvoir d’achat et sur lesquelles Macron a dû revenir en partie sous la pression. On ne peut pas parler vraiment de réforme.

 

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Travail détaché : 300% de fraudes détectées en plus

Travail détaché : 300% de fraudes détectées en plus

 

 

La plus grosse partie des fraudes détectées découle du travail détaché européen.  Ces fraudes affectent surtout le bâtiment, le commerce  mais aussi l’industrie et l’agriculture

Les  redressements effectués dans le cadre de la fraude au détachement des travailleurs européens ont explosé à 130,7 millions d’euros, plus que triplant par rapport à 2017 (40,6 millions).« Ces résultats exceptionnels sont en partie tirés par des dossiers à très fort enjeu », souligne l’Acoss, qui publie ces données sur son site.

La lutte contre le travail dissimulé, ou travail au noir, recouvre deux types d’actions: celles contre l’absence de déclaration, et celles destinées à vérifier l’exactitude et l’exhaustivité des informations déclarées. En 2018, le réseau des Urssaf a engagé 50.749 actions de lutte contre le travail dissimulé, dont plus de 5.000 concernent des actions ciblées et plus de 45.000 des actions de prévention. Plus de 88% des actions ciblées ont abouti à un redressement. Les sanctions financières appliquées (majorations de 25% et 40%, annulations d’exonérations de cotisations) ont représenté 30% du montant de redressements, soit 190 millions. Plus de la moitié (52%) des sommes redressées concernent des fraudes dépassant le million d’euros, « ce qui illustre le travail mis en œuvre par les Urssaf pour identifier et sanctionner les fraudes de grande ampleur». Les actions ciblées se sont majoritairement portées sur les secteurs de la construction (30%), des hôtels, cafés et restaurants (22%) et le commerce (15%). Les actions de prévention ont permis de couvrir plus spécifiquement le commerce (25%), la construction (23 %) et les hôtels, cafés et restaurants (13%).

La fraude aux cotisations sociales est estimée entre 3,2 et 5,7 milliards d’euros.

 

Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 Critique de la reconduction de la prime Macron

 

 

Gilles Saint-Paul, spécialiste du marché du travail critique dans une interview au Figaro l’annonce de la reconduction de la prime macro chaque année. En 2019, 5,5 millions de salariés (soit 20%)  l’ont reçu avec un montant moyen de l’ordre de 400 €. (Notons cependant qu’il n’y a pas obligation pour les entreprises de verser cette prime ce qui affaiblit notoirement l’argumentation de Gilles Saint-Paul)

 

  Chaque année les employeurs pourront verser une prime exceptionnelle défiscalisée à leurs salariés. Que peut-on penser de cette prime?

Gilles Saint-Paul. - Elle s’inscrit évidemment dans une perspective de baisse des charges et de défiscalisation d’une partie de la rémunération de l’employé. C’est une politique qui s’apparente à celle que l’on pouvait mener dans les années 1980, la philosophie est la même. Mais par cette prime, je pense que l’on se pose une simple question: le coût du travail est trop élevé, comment fait-on? Et si l’on veut répondre à cela, je ne suis pas certain que ce soit la bonne mesure qui ait été prise. Sous forme de prime, c’est peut-être moins pérenne que ça ne l’aurait été avec d’autres mesures.

Donc malgré son grand succès, elle présente aussi ses effets pervers?

Absolument. Et je ne parle pas que de cette mesure, mais plus globalement de la manière de faire de la politique économique de la sorte et de réagir dans l’urgence. En plus d’être défiscalisée, la prime est complètement exonérée de toute charge et évidemment, si l’on réduit les charges sociales, on réduit les droits à la retraite. C’est un peu comme la défiscalisation des heures supplémentaires, c’est une mesure faite sous le coup de l’impulsion. Ça a été trop peu pensé et peu réfléchi, sous la pression de l’actualité et du moment.

Aurait-il donc été préférable de la présenter autrement?

Si votre entreprise va bien, elle peut verser une prime de son plein gré, sans qu’on le lui propose. Si elle est versée telle qu’elle l’a été, elle a plusieurs effets secondaires. Outre évidemment le fait qu’elle prive l’État de recettes, comme toute niche fiscale, elle peut aussi faire stagner les salaires, par exemple. C’est d’ailleurs pour cela que les syndicats ne la défendent pas, ainsi qu’à cause de la réduction des droits de retraite. La philosophie générale ici fait l’objet d’un certain consensus: le travail est trop taxé. Et je pense que ce n’est pas sous le coup de l’impulsion que l’on pourra répondre à cette question.

 

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

États-Unis : taux de chômage au plus bas et taux de pauvreté au plus haut

 

 

 

 

Le taux de chômage aux États-Unis serait au plus bas depuis 1970, dans le même temps  le taux de pauvreté atteint des sommets. En cause, le fait qu’on ne compte pas les chômeurs aux États-Unis de la même manière qu’en France. Certes la croissance est encore dynamique aux États-Unis. En tendance annuelle, elle se situait à 3,2 % et devrait atteindre au moins 2 % en fin d’année. Cette croissance crée dans des emplois. Ceci étant  les emplois d’aujourd’hui pour beaucoup sont très différents de ce qu’ils étaient il y a une cinquantaine d’années. En effet ce qui caractérise les Etats-Unis ce sont les petits boulots pour un grand nombre. Des temps partiels, d des contrats précaires, de petits jobs qui font descendre les statistiques du chômage mais qui créent  une grande misère sociale. Cette situation permet par ailleurs d’exercer une pression négative sur le niveau des salaires et sur les conditions de travail. Certes le niveau de chômage apparaît excessivement bas mais les inégalités et la pauvreté ne font que se développer. Ces bons chiffres économiques servent  aussi les objectifs de la banque centrale américaine qui ne veut pas relever ses taux et qui d’une certaine manière injecte dans l’économie de la fausse monnaie qui s’ajoute à celle de sa dette. On objectera que d’autres banques centrales s’inscrivent aussi dans cette philosophie. D’où sans doute un risque prochainement de crise financière internationale qui pourrait notamment éclater sur les nouveaux excès de l’immobilier.

 

La taxation du CO2 peut réduire massivement la pollution ! (FMI)

La taxation du CO2 peut réduire massivement la pollution ! (FMI)

 

 

 

Fidèle à son idéologie ultra libérale le fonds monétaire international recommande la mise en place de la taxe carbone pour réduire la pollution et freiner les dérèglements climatiques. Une foutaise évidemment de la part de ces  experts composés en majorité de fonctionnaires des différents pays déjà peu compétents en économie mais complètement ignares en matière d’environnement. .Les écolos et les  « experts »  du FMI resservent le plat  de la taxe carbone. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulé par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour  développer à la fois les transports collectifs, le concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecté  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine crise financière internationale.

 

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20% ont touché la prime Macron

20% ont touché la prime Macron

Au total, 2,2 milliards d’euros de primes ont été versées par 408.000 établissements, soit 20% du secteur privé, entre le 10 décembre et le 31 mars pour un montant moyen de 400 euros. Quelque 5,5 millions de salariés ont pu en bénéficier. Et 30% des salariés ont touché le maximum autorisé, à savoir 1000 euros. Une mesure qui a eu « un impact direct sur le pouvoir d’achat », a ajouté Édouard Philippe.

S’agissant de la prime d’activité, son élargissement a permis à « 1,3 million de foyers supplémentaires » d’en bénéficier, a annoncé Édouard Philippe. Au total 4,1 millions de foyers sont désormais bénéficiaires de la prime d’activité avec, selon Matignon, « un taux de recours qui excède désormais 80% » (c’est-à-dire que plus de 8 personnes sur 10 éligibles ont fait la démarche pour en bénéficier).

Le montant de la prime d’activité, allouée aux salariés autour du Smic, a été augmenté au 1er janvier de 90 euros maximum. Parallèlement, le gouvernement a élargi l’assiette de cette prestation. Cette prime bonifiée correspondait à la promesse d’Emmanuel Macron d’augmenter de 100 euros les personnes ayant des revenus au niveau du Smic (90 euros de prime d’activité + revalorisation automatique du Smic).

Voitures électriques : 5 à 6 milliards d’euros pour bâtir un géant européen des batteries

Voitures électriques : 5 à 6 milliards d’euros pour bâtir un géant européen des batteries

Il était temps de réagir pour l’Europe car a production de cellules de batteries est aujourd’hui contrôlée par une poignée de groupes asiatiques notamment chinois. Actuellement, seul 1% de la production mondiale de cellules lithium-ion émane de l’Union européenne, alors que le marché mondial des batteries auto pourrait atteindre 45 milliards d’euros en 2027, dont 20% à 30% en Europe. 5 à 6 milliards d’euros seront donc investis  pour créer un gérant un géant européen des batteries dans 1,2 milliards d’euros publics. Il est prévu la construction d’ici 2020 d’une usine pilote de 200 emplois en France, puis d’ici 2023 de deux usines de production, l’une en France, l’autre en Allemagne, susceptibles de créer 1.500 emplois chacune.

« C’est une étape majeure dans la longue histoire de notre industrie européenne », a souligné le ministre, pour qui ce projet montre que l’Europe « n’est pas condamnée à dépendre des importations technologiques des deux grandes puissances que sont les États-Unis et la Chine ».

Selon Peter Altmaier, le ministre allemand, plusieurs entreprises européennes ont d’ores et déjà fait part de leur intérêt pour le futur consortium, à l’image du groupe automobile PSA et de sa filiale allemande Opel, et du fabricant français de batteries de haute technologie Saft, propriété du groupe Total. « Aujourd’hui, nous avons un intérêt plus élevé que jamais » pour ce projet de filière européenne, qualifié de « Airbus des batteries », a déclaré M. Altmaier, en assurant que Paris et Berlin au cours de leurs échanges avaient obtenu « 35 réponses positives, y compris de grands producteurs automobiles ».

« Les consortiums ne sont pas composés par l’État, ils ne sont pas composés par les ministres ou par la commission », a toutefois souligné M. Altmaier, en rappelant que le choix d’intégrer ou non l’alliance revenait aux industriels et constructeurs, par ailleurs « à l’origine de ce projet ».

Selon le Commissaire européen Maros Sefcovic, le feu vert de Bruxelles à l’octroi de subventions publiques à cette filière européenne de batteries pourrait être donné avant la fin du mandat de l’actuelle Commission, à savoir octobre. « Le temps presse si nous voulons que notre production européenne soit en place d’ici à 4-5 ans », a souligné M. Sefcovic, en promettant que la Commission, critiquée par Paris et Berlin pour avoir empêché le grand mariage industriel franco-allemand d’Alstom et Siemens, allait jouer un « rôle de facilitateur ».

Ascoval repris par British Steel

Ascoval repris  par British Steel

 

 

 

Bonne nouvelle et contradiction du Brexit, c’est British Steel qui est le  repreneur de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord), en redressement judiciaire depuis novembre 2017, .une reprise de la totalité de l’emploi.  British Steel envisage d’investir 45 à 50 millions d’euros à court terme à Saint-Saulve, l’Etat et les collectivités apportant 47 millions, pour un plan de financement total de 150 à 200 millions d’euros, selon Cédric Orban, président d’Ascoval. Selon l’intersyndicale, l’entreprise d’outre-manche envisage de porter rapidement la production du site à 600 ou 700.000 tonnes par an en vue, notamment, d’approvisionner son usine de rails ferroviaires d’Hayange, en Moselle. British Steel, deuxième sidérurgiste britannique, appartient au fonds d’investissement londonien Greybull Capital, géré notamment par des financiers d’origine française. Il est né en 2016 de la reprise des produits longs européens de Tata Steel.

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Croissance France : inquiétudes

Croissance France : inquiétudes

 

Au vu des tendances du premier trimestre, il y a lieu de nourrir des inquiétudes par rapport aux objectifs de croissance de la France. Le pouvoir avait retenu une hypothèse de 1,5 %. Or la  croissance du PIB a seulement atteint plus 0,3 % au premier trimestre. On a assisté à une très l’aire très légère reprise de la consommation au premier trimestre par rapport à la fin 2018 mais pas suffisamment pour compenser le tassement du commerce extérieur . En outre,  il faut relativiser la consommation des ménages au premier trimestre car sa progression se fonde sur une stagnation au quatrième trimestre 2018. Il semble bien que les mesures prises par des pouvoirs publics pour relancer le pouvoir d’achat n’aient pas donné les effets escomptés. Les réticences des consommateurs sont nourries par les inquiétudes relatives au chômage. Du coup les consommateurs préfèrent encore épargner. Ceci est confirmé par l’augmentation du taux d’épargne fin 2018 et début 2019. Comme déjà indiqué la situation du commerce extérieur est encore plus mauvaise que d’habitude en raison de la faiblesse de l’activité mondiale. ( la France a toujours un déficit de l’ordre de 50 milliards environ par an). Du coup, la France rencontre de nouvelles difficultés pour les exportations alors que les importations reprennent. Compte tenu des problèmes liés au commerce international, la France comptait surtout sur la reprise de la consommation. Or cette consommation n’a progressé que de 0,6 % sur un an. À noter aussi la très grande prudence des Français vis-à-vis des acquisitions de logements ; en effet,  les investissements dans ce domaine se sont réduits au premier trimestre et on a assisté à une nouvelle baisse des demandes de permis de construire.

Fermeture de magasins Auchan : la crise de la grande distribution

Fermeture de magasins Auchan : la crise de la grande distribution

 

Nombre de grands distributeurs sont affectés par la crise qui concerne le secteur. Dernière en date Auchan qui va vendre 21 magasins et/ou 700 emplois sont concernés. Récemment, on a enregistré le même phénomène chez  Carrefour et Casino. La philosophie et les pratiques des consommateurs semblent à l’origine de cette crise. Avant on entrait dans l’hyper pour acheter une baguette et on en ressort avec un salon de jardin. Les marchands du temple savaient utilement solliciter le porte-monnaie des consommateurs. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Il y a peut-être un phénomène d’abord de déconsommation. Les consommateurs sont davantage attentifs à la nature et au volume de leurs achats pour des questions sanitaires et d’environnement. Pour preuve, ces derniers mois les achats se tassent. Il faut aussi prendre en compte la situation économique et sociale avec un pouvoir d’achat qui contrairement aux calculs de l’INSEE a plutôt tendance à stagner en raison notamment de l’envol des dépenses contraintes (logement, assurance, abonnement, transport etc.). Il y a aussi d’autres circuits alternatifs. Notamment la vente via Internet, aussi le développement de circuits courts. Enfin le consommateur prend de plus en plus en compte la dimension santé. De ce point de vue nombre de produits industriels suscite le doute voir l’inquiétude. Enfin la promenade dans les supermarchés qui était considérée, il y a 40 ou 50 ans, comme un divertissement est devenue une corvée pour une majorité de consommateurs.

 

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