Archive pour la Catégorie 'nouvelles technologies'

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Plan fibre : le faux débat du gouvernement et de SFR

Un vrai-faux débat entre le gouvernement et Patrick Drahi  de SFR concernant l’avenir du plan câble. Patrick Drahi veut son propre réseau et propose de couvrir toute la France sans argent public. De son côté, le gouvernement estime que cela fera double emploi avec les réseaux d’initiative publique financés en partie par l’État et les collectivités. En réalité, ce plan câble ne couvrira jamais toute la France d’ailleurs Emmanuel Macron lui-même a évoqué l’idée que le plan câble pourrait ne desservir que les zones agglomérées, les zones moins denses pouvant être desservi via les mobiles par 4G j’ai et demain la 5G. De toute façon,  ce plan est irréaliste et impossible à financer comme d’ailleurs l’a souligné la Cour des Comptes.  L’objectif affiché du Plan France Très Haut Débit est de fournir un accès Internet en très haut débit à tous (logements, administrations et services publics, entreprises) à horizon 2022, et ceci en couvrant l’ensemble du territoire national. Il a fallu près de 4 ans pour passer de 1,7 million à 5 millions d’abonnés à très haut débit et atteindre 18% du marché, peut-on encore espérer convertir plus de 20 millions d’abonnés en 5 ans pour atteindre l’objectif ?  Pour la Cour des comptes qui s’est penché sur la question, en l’état, la réponse est « non ». Dans un rapport très sévère, l’institution estime que quasiment rien ne va : le budget initial sera largement dépassé, tout comme les délais de couverture.  »Les juridictions financières évaluent à 34,9 milliards d’euros le coût total du Plan, estimé initialement à 20 milliards. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique (seulement 1 milliard des 12 milliards d’euros d’investissements engagés, pour 3 milliards attendus) nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », assène la Cour des comptes.  Ce mardi, Patrick Chaize, le président de l’Association des villes et des collectivités pour les communications électroniques et l’audiovisuel (Avicca), a montré son inquiétude pour l’avenir des RIP si SFR venait à doublonner les réseaux existants ou en cours de déploiement. « En ce mois de septembre, le gouvernement doit rendre ses arbitrages sur le très haut débit fixe et mobile. Se fier aux seules annonces d’acteurs privés compromettrait gravement l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il canardé dans un communiqué. Avant d’appeler le gouvernement à « signifier aux opérateurs privés qu’ils franchiraient une ligne rouge en dupliquant des réseaux [fibrés] » en particulier dans les zones rurales et peu denses. Même son de cloche pour Étienne Dugas, le président de la Fédération des industriels des réseaux d’initiative publique (Firip), qui s’est le même jour félicité « de l’analyse de Mounir Mahjoubi », en « confortant le modèle des RIP ». Reste qu’en face, Patrick Drahi et SFR ne semblent pas du tout prêts, pour le moment, à mettre de l’eau dans leur vin. Interrogé sur le déploiement de la fibre en France par la Commission des affaires économiques du Sénat, en juin 2016, le milliardaire s’est montré on ne peut plus clair : « On va venir tous vous voir, sur le terrain, parce que moi je veux fibrer plus que ce qui m’a été alloué [dans le cadre du PTHD, NDLR], quitte à fibrer en doublon. Parce que la législation ne me va pas du tout. Je ne veux pas être locataire du réseau des autres. Je vous l’ai déjà dit sur les RIP: ça ne me plaît pas. Je préfère être opérateur d’une infrastructure que je possède quitte à avoir des tarifs spécifiques quand il y a eu évidemment l’intervention de l’État ou des collectivités. » C’est dit.

Nouvelle voiture volante ….électrique

Nouvelle voiture volante ….électrique

Après Airbus, Uber, Toyota,… nombreuses sont les sociétés qui cherchent à développer les voitures volantes. Un autre grand nom vient s’ajouter à cette liste avec DeLorean. La société a été fondée en 2012 par Paul DeLorean, le neveu de John DeLorean, fondateur de la société éponyme et mondialement connu depuis la trilogie Retour vers le futur. DR-7 est le nom du VTOL (aéronef à décollage et atterrissage vertical) que la société provenant de la région de Los Angeles cherche à fabriquer. Si l’objectif final pour DeLorean Aerospace est de parvenir à construire un véhicule électrique et autonome pouvant accueillir deux personnes, précise Wired, la société en est encore loin. Toujours en phase de R&D, DeLorean Aerospace explique au site américain avoir fabriqué deux prototypes jusqu’à présent. Le DR-7 final devra mesurer 6 mètres sur 5,5 mètres et disposera de deux paires d’ailes, l’une à l’avant et l’autre à l’arrière, détaille Wired. Encombrantes, ces grandes ailes sont pliables. L’engin peut ainsi être rangé dans un grand garage, explique DeLorean Aerospace à Wired. Surtout, la forme des ailes permettent au DR-7 de continuer à glisser dans les airs si jamais le moteur s’arrête brutalement, augmentant les chances d’un atterrissage sécurisé. Totalement électrique, le véhicule final disposera d’une autonomie de 190 kilomètres affirme la société. Complètement autonome, DeLorean Aerospace veut commercialiser le DR-7 auprès de tout le monde, sans qu’il soit nécessaire d’avoir un permis quelconque. Toutefois, ni date pour la commercialisation ni prix de vente n’ont pour l’instant été communiqués.

La terreur des algorithmes ?

La terreur des algorithmes ?

 

Les algorithmes font peur au point que certains pensent que l’intelligence artificielle pourrait prendre le pas sur l’espèce humaine. Pourtant les algorithmes ne sont pas nouveaux mais ils sont aujourd’hui servis par la croissance de la puissance quasi exponentielle des ordinateurs. Il s’agit d’une évolution technologique considérable mais comme tout progrès technique tout dépendra de la manière dont il sera utilisé pour servir l’homme ou au contraire l’asservir.  Serge Abiteboul, auteur du livre « Le temps des algorithmes », veut propose d’abord une vulgarisation des connaissances dans une interview à la tribune. Laurent Alexandre de son coté évalue les conséquences possibles.

Qu’est-ce qu’un algorithme ?

Serge Abiteboul : Un algorithme est une « recette » qui permet de résoudre un problème à l’aide d’opérations logiques. C’est un concept très ancien qui prend tout son sens avec l’informatisation de la société. Les algorithmes sous-tendent les programmes informatiques qui permettent aux ordinateurs d’effectuer toutes sortes de tâches complexes.

Pourquoi les algorithmes sont-ils parfois présentés comme menaçants ?

Serge Abiteboul : Ils sont perçus comme une menace parce qu’on ne les comprend pas ! Cela tient au fait que l’on n’apprend pas assez l’informatique à l’école.

Faut-il apprendre le code informatique à l’école primaire ?

Serge Abiteboul : Oui ! Il faut apprendre le code et, plus encore, il faut apprendre à comprendre les ordinateurs. Le débat actuel sur l’apprentissage de la programmation à l’école est idiot. L’apprentissage de l’informatique à l’école est indispensable même – et surtout – si l’on n’a pas l’intention de devenir programmeur.

Faut-il craindre que le robot prenne le travail de l’homme ?

Serge Abiteboul : Les ordinateurs et les robots assistent de plus en plus l’homme dans son travail, y compris dans des métiers hautement qualifiés comme la médecine ou la justice, mais il n’est pas question qu’ils remplacent complètement ces professionnels. La question est de savoir comment on partage les bénéfices du travail des robots, afin que cela ne profite pas seulement aux propriétaires de robots.

 

 

 

Laurent Alexandre, autre grand spécialiste  affirme ainsi : « Les algorithmes ne vont pas nécessairement nous tuer mais ils créent une situation révolutionnaire. L’IA (Intelligence artificielle) va nous faire basculer vers une autre civilisation où le travail et l’argent pourraient disparaître. L’IA est longtemps restée un sujet de science-fiction. Elle est désormais une simple question de calendrier : l’explosion des capacités informatiques (la puissance des serveurs informatiques a été multipliée par un milliard en trente et un ans) rend probable l’émergence d’une IA supérieure à l’intelligence humaine dans les prochaines décennies… Certains craignent qu’une super IA devienne hostile. Le fondateur de DeepMind exclut ce scénario pour encore plusieurs décennies, mais faut-il pour autant être rassuré ? Est-il raisonnable d’apprendre aux machines à tromper, dominer, dépasser les hommes ? Est-il sage de leur apprendre à cacher leurs intentions, à déployer des stratégies agressives et manipulatrices comme le jeu de go ? Nick Bostroom, spécialiste de NBIC, défend l’idée qu’il ne peut y avoir qu’une seule espèce intelligente dans une région de l’univers. Toute espèce intelligente (biologique ou artificielle) ayant comme premier objectif sa survie, on peut craindre que l’IA se prémunisse contre notre volonté de la museler en cachant ses intentions agressives dans les profondeurs du web. Nous ne pourrions même pas comprendre ses plans : certains coups d’AlphaGo, la machine qui a battu en mars 2016 le meilleur joueur de go du monde, ont été d’abord perçus comme de graves erreurs, alors qu’il s’agissait de coups géniaux, témoins d’une stratégie subtile dépassant l’entendement humain… Nous sommes déjà dans un monde algorithmique. AlphaGo marque le tout début des victoires sur l’homme de l’IA : quasiment aucune activité humaine n’en sortira indemne… D’ici 2030, plus aucun diagnostic médical ne pourra être fait sans système expert… L’analyse complète de la biologie d’une tumeur représente, par exemple, 20.000 milliards d’informations… Google X, le laboratoire secret, met au point un système de détection ultraprécis des maladies par des nanoparticules qui vont aussi générer une quantité monstrueuse d’informations… Watson, le système expert d’IBM, est capable d’analyser en quelques instants des centaines de milliers de travaux scientifiques pour comprendre une mutation cancéreuse là où il faudrait trente-huit ans au cancérologue en travaillant jour et nuit pour un seul patient… Les leaders de l’économie numérique (Google, Apple, Facebook, Amazon) ainsi qu’IBM et Microsoft seront sans doute les maîtres de cette nouvelle médecine. »

 

Télécoms : du très haut débit ou au débit dans les zones rurales

Télécoms : du très haut débit ou au débit dans les zones rurales

Finalement on commence à prendre conscience de l’énorme coût que représenterait la généralisation du très haut débit via le câble dans les zones peu denses et notamment en milieu rural. En réalité le câble n’atteindra que le centre des petites agglomérations. Or nombre de zones ne bénéficient que d’une couverture Internet de très mauvaise qualité voir d’aucune couverture. Dès lors il est sans doute plus raisonnable de prévoir pour ces zones non ou mal desservies par l’AD L une couverture par d’autres technologies comme la 4 G ou la 5g  moins coûteux. Théoriquement le plan câble doit coûter 25 milliards mais en réalité il faudrait compter de à trois fois plus pour couvrir toute la France. Cette semaine, Emmanuel Macron a affirmé qu’il conservait le calendrier du Plan France Très haut débit, qui vise à apporter un Internet fixe ultra-rapide à tous les Français d’ici à la fin 2022. Mais face à la grogne de nombreux Français, qui doivent aujourd’hui se débrouiller dans les campagnes avec un ADSL de mauvaise qualité, le président de la République a fixé un objectif intermédiaire en 2020. Concrètement, à cette date, tous les foyers devront, a minima, disposer d’un « très bon débit ». C’est-à-dire d’une connexion dont le débit est compris entre 3 et 8 mégabits par seconde. D’après Antoine Darodes, le patron de l’Agence du numérique, « près de 5 millions de foyers » sont concernés par cet objectif intermédiaire. Pour y arriver, le gouvernement souhaite, en plus du déploiement de la fibre optique sur tout le territoire, mobiliser d’autres technologies. Parmi elles, il y a notamment la 4G : dans certains cas, celle-ci permet en effet d’offrir une connexion Internet fixe bien supérieure à l’ADSL.

Le plan câble très haut débit remis en cause ?

Le plan câble haut débit remis en cause ?

 

En apparence la décision de Macron  de réaliser une couverture totale de la population en haut débit en 2020 au lieu de 2022 paraît une bonne nouvelle. Pour autant, ce pourrait être une remise en cause du plan câble. En effet Macron à évoqué un amalgame entre haut débit qui peut être assuré par satellite et très haut débit qui sera couvert par le plan câble. Le plan câble qui se révèle de plus en plus coûteux et qui de toute façon ne pourra atteindre tous les usagers des télécoms. Il est évident que ces nouvelles modalités de couverture sont certainement plus compatibles avec les possibilités techniques et financières. Par ailleurs les évolutions technologiques risquent peut-être de rendre caduque le très coûteux plan câble par ailleurs essentiellement rentable dans les zones très denses. Notons que cette évolution est aussi sans doute plus compatible avec les possibilités des collectivités locales d’autant qu’elles sont déjà lourdement endettées.  Emmanuel Macron n’a pas seulement avancé sa date butoir de deux ans. Pour atteindre son objectif, il parle désormais d’accès «haut débit et très haut débit». Des lignes inférieures à 30 mégabits par seconde pourraient seconder la couverture en très haut débit dans certaines zones. Le président de la République a ainsi appelé à «envisager les complémentarités technologiques» entre la fibre optique, le mobile et en particulier l’Internet mobile ou le satellite, jugeant «impossible de tenir la promesse de tirer de la fibre dans tous les logements de la République». «Cette promesse est intenable technologiquement et financièrement», a-t-il insisté. Or, la France est quasi intégralement couverte aujourd’hui par le haut débit ADSL, avec près de 30 millions de lignes cuivre. Les 2 millions de foyers restant peuvent passer par des offres satellitaires. On peut donc considérer que cette partie de la promesse fixée par Emmanuel Macron est quasi tenue, si l’Internet mobile vient en renfort. À l’inverse, il n’y a que 16 millions de logements éligibles à de l’Internet très haut débit, de plus de 30 mégabits. Dont 12 millions qui peuvent bénéficier d’une vitesse de téléchargement de plus de 100 mégabits par seconde. Le chantier était déjà colossal pour aboutir à 100% de la population couverte en 2022, tel qu’envisagé jusqu’alors, en particulier dans les villes de tailles moyennes et dans les zones rurales. Il nécessiterait 15 à 16 milliards d’euros d’investissement, soit environ 5 milliards d’euros par an durant d’ici à la fin 2020, c’est-à-dire pas loin de ce que l’ensemble des opérateurs investissent tous les ans. Un chiffre par ailleurs très largement sous-évalué en effet le montant de l’investissement pourrait en réalité atteindre facilement le double

Cyberattaque : et les particuliers ?

Cyberattaque : et les particuliers ?

Si la cyberattaque concerne les grandes sociétés et institutions, les particuliers ne sont pas à labri de la cybercriminalité ; ce que rapporte la Tribune.  Une petite délinquance se développe en effet pour menacer des proies moins ambitieuses. Christophe Auberger, directeur technique de Fortinet, a lancé une alerte sur une nouvelle méthode des mafias qui fournissent gratuitement des kits à des cybercriminels « en herbe » et se rémunèrent en prenant une commission sur le butin. « C’est un véritable modèle économique qui vise un maximum de personnes en leur demandant des petites rançons ». Et contrairement à ce que l’on peut croire, cette délinquance ne se limite pas aux PC sous Windows. Les Mac d’Apple, même s’ils sont techniquement moins vulnérables, sont également menacés en jouant sur la naïveté des internautes, comme le font les escrocs traditionnels. Comme l’indique l’Anssi, qui vient de créer une plateforme en ligne pour aider les victimes de cybermalveillance, les victimes se font piéger sur des sites alléchants qui proposent des contenus illicites ou pornographiques. Au lieu de télécharger des photos, des vidéos ou de la musique, ils importent un code malveillant qui infecte l’ordinateur. Pour se protéger. Il faut impérativement faire des mises à jour et pas seulement celle du système, mais aussi de l’antivirus, du pare-feu, des logiciels et des différentes extensions (Flash ou java). Enfin, ne jamais ouvrir les pièces jointes en cas de doute sur l’expéditeur ou si le nom du fichier semble suspect.

Cyberattaque mondiale

Cyberattaque  mondiale

La conséquence sans doute d’une informatisation excessive,  incontrôlée et trop ouverte des données. Un avertissement aussi sur la fragilité des systèmes et la trop grande dépendance des modes de productions aux technologies de l’information. De toute évidence, les systèmes ne sont pas suffisamment isolés et le risque d’uen cyberattaque mondiale paralysant uen grand partie de l’économie n’est plus à exclure. La cyberattaque d’ampleur mondiale a visé mardi de grandes entreprises et des services publics dans plusieurs pays, notamment en Russie, en Ukraine, mais aussi au Danemark, en France, en Grande-Bretagne, en Norvège et aux Pays-Bas. Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête pour faire la lumière cette vaste cyberattaque. L’enquête porte sur les chefs d’ »accès, maintien frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD), introduction frauduleuse de données dans un STAD, entrave au fonctionnement d’un STAD, extorsion et tentative d’extorsion », précise le parquet. La police française avait auparavant diffusé un appel à la vigilance, évoquant une « nouvelle version de Petya optimisée par Wannacry », nom du rançongiciel utilisé lors d’une précédente attaque de grande envergure menée au mois de mai. Ce type de virus empêche l’utilisateur d’un ordinateur d’accéder à ses fichiers et documents et réclame le paiement d’une somme d’argent pour rétablir cet accès. « Un rançongiciel utilisant le même mode de propagation que le logiciel malveillant WannaCry est apparu », écrit la police nationale, précisant que le logiciel malveillant était susceptible de toucher toutes les versions du système d’exploitation Windows. En Ukraine, où le gouvernement a fait état d’une cyberattaque « sans précédent », la chaîne de télévision Canal 24 dit avoir reçu un message demandant l’équivalent de 300 dollars en bitcoins en échange du rétablissement de l’accès à son réseau informatique. Le même message est apparu à Rotterdam sur les écrans des ordinateurs du groupe danois de transport maritime A.P. Moller-Maersk, qui a signalé une cyberattaque ayant mis à l’arrêt ses systèmes informatiques dans plusieurs régions. Outre ces trois cas, des entreprises un peu partout dans le monde ont signalé une cyberattaque de grande ampleur, sans qu’il soit possible immédiatement d’établir s’il s’agissait du même virus « WannaCry » ou d’un dérivé. « Ça recommence, c’est comme WannaCry », a estimé Mikko Hypponen, directeur des recherches de F-Secure, une entreprise spécialisée en cyber-sécurité basée à Helsinki. Il a dit s’attendre à ce que la cyberattaque se propage aux Etats-Unis, avec le décalage horaire. « Rien ne peut arrêter Petya maintenant. Les Etats-Unis pourraient être touchés durement ».

L’ordinateur français dématérialisé a le vent en poupe

L’ordinateur français dématérialisé a le vent en poupe

 

La startup parisienne, connue pour le PC dématérialisé dans le cloud Shadow, lève 51 millions d’euros en Série C auprès de ses investisseurs historiques, dont les prestigieux business angels Pierre Kosciusko-Morizet, le fondateur de PriceMinister, et Michaël Benabou, celui de vente-privee.com. Depuis sa création en 2014, Blade se présente comme la startup qui va populariser « le PC de demain » : puissant, sécurisé et accessible partout, sur tous les écrans, dans le cloud. Ce mercredi 14 juin, la pépite parisienne s’est vraiment dotée des moyens de ses ambitions. En début d’après-midi, son cofondateur et Pdg, Emmanuel Freund, a annoncé à ses salariés médusés la réussite d’une levée de fonds massive de 51 millions d’euros. La troisième après 3 millions d’euros en 2015 et 10 millions d’euros en 2016. Shadow est un ordinateur complet, haut de gamme et doté en permanence des meilleures performances techniques grâce à des mises à jour régulières pour suivre les avancées technologiques. Il est virtuel, car il est hébergé dans le cloud. Il suffit de posséder une connexion internet à très haut débit pour pouvoir y accéder via un petit boîtier, qui peut être branché à un PC portable de base, à un simple écran ou à une TV connectée, voire via une application qu’on télécharge sur son smartphone ou sa tablette. Contrairement aux autres fabricants de PC, Blade ne vend donc pas un ordinateur physique, mais loue un ordinateur virtuel, créant le « PC as a service« . Tous les composants (carte mémoire, carte graphique, capacité de stockage…) sont hébergés dans les data centers de l’entreprise. Pour en profiter, les utilisateurs paient, comme pour Netflix, un abonnement mensuel compris entre 29,95 et 44,95 euros.

 

Fibres « 20 millions de raccordés la fibre d’ici à 2022. Et les autres ? »

Fibres « 20 millions de raccordés la fibre d’ici à 2022. Et les autres ? »

Le plan fibre continue sa logique de développement, c’est à dire l’équipement essentiellement des zones agglomérés. Ce que confirme le PDG d’Orange. Pour les autres, il faudra espérer la 4G, la 5G pour combler la mauvaise couverture actuelle voire les zones complètement blanches. Ou l’aménagement du territoire à deux vitesses. Interview du PDG d’Orange dans le JDD

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Beaucoup de Français se sentent inégaux devant le haut débit et donc l’ accès à Internet . Que fait Orange pour réduire l’écart? 
La qualité de connexion à Internet est devenue un produit de première nécessité , beaucoup plus important pour les gens et les élus qu’une ligne TGV. La France a adopté un plan haut débit qui fait du déploiement de la fibre une priorité nationale. Orange investit un milliard d’euros par an dans l’ extension du réseau fibre contre environ 1 à 1,5 milliard pour les trois autres opérateurs . Pour nous, c’est la meilleure technologie pour déployer le très haut débit. 7,4 millions de foyers sont raccordables chez nous. Ils seront 20 millions d’ici à 2022.

Le 6 juillet, vous allez lancer Orange Bank , qui se veut différente… 
On veut coller aux usages des gens. L’idée est d’offrir une banque dans la poche, accessible via un smartphone, pour régler ses achats et avoir accès à tous les services financiers d’aujourd’hui. Nous allons sortir des codes bancaires traditionnels sur des questions comme les dates de valeur ou la disparition de la quasi-totalité des frais. Nous espérons faire bouger le secteur et devenir la banque du quotidien. Nous sommes le premier opérateur télécoms à nous lancer. Tout le monde nous regarde de près.

Amazon et internet tuent le commerce traditionnel

 

Amazon et internet tuent  le commerce traditionnel

Selon Heuler Hermes les défaillances des grandes entreprises du secteur ont augmenté de 66% au plan mondial en 2016. Une situation qui peut paraître paradoxale dans un monde où la consommation ne s’est jamais aussi bien portée. Au plan mondial en effet, les ventes au détail ont cru de 4,8% par an en moyenne sur les dix dernières années. Sauf que cet appétit de consommation passe de moins en moins par le canal historique des magasins en dur. Mais de plus en plus en ligne. La part du e-commerce ne cesse en effet de grimper dans la consommation mondiale. Elle était inférieure à 5% il y a une dizaine d’année, elle a atteint les 9% en 2016 et devrait monter à 15% d’ici 2020. « L’activité en ligne est alimentée tant par l’offre que par la demande, cette accélération est soutenue par les actions des digital natives et par les plateformes commerciales, qui bouleversent et refondent l’industrie », note Heuler Hermes. Une demande croissante qui entraîne une hausse du nombre d’acteurs et donc une féroce guerre des prix. En conséquence, la rentabilité des grandes enseignes est passée de 8% en 2011 à 5,7% en 2016. Avec une part du e-commerce à 15% dans trois ans, cela pourrait entraîner une vague de faillites sans précédent dans le secteur. Et les détaillants français sont particulièrement fragiles selon Heuler Hermes. Certains grands noms comme Darty, la Fnac ou Leclerc avec le drive ont certes réussi leur transformation digitale. Mais il s’agit d’arbres qui cachent une forêt bien plus dépouillée. « Les consommateurs français, dont 64% achètent en ligne, sont disposés à consommer différemment. Mais malgré quelques exemples de succès, les détaillants français n’ont pas réussi à répondre à ces attentes. En résulte une détérioration prononcée de leurs états financiers, explique Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et défaillances chez Euler Hermes. Après avoir longtemps considéré le e-commerce comme un canal parallèle, les détaillants français commencent seulement à investir pour rattraper leur retard dans la course digitale. »   Selon Heuler Hermes, le résultat d’exploitation du secteur est passé de 3,7% en 2015 à 2,6% en 2016, tandis que l’endettement est lui monté à 95%. Les secteurs les plus touchés seront ceux de l’électronique et du prêt-à-porter, estime le spécialiste des faillites. C’est sur ces marchés que la concurrence du e-commerce est le plus féroce.

Google : un bloqueur de publicités …..Payant !

Google : un bloqueur de publicités …..Payant !

 

Le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. Google va donc proposer un système pour bloquer la pub intrusive …mais payant.  Google entend aussi couper l’herbe sous le pied de ces bloqueurs de publicités classiques, comme Adblock Plus, en rendant leur utilisation obsolète et en donnant la primeur aux formats vertueux Google propose aussi  une autre solution: Google Contributor. «Vous chargez votre abonnement avec un montant de 5 dollars. Chaque fois que vous consultez une page sans annonce, des frais seront déduits de votre abonnement afin de payer les créateurs du site Web. Ces derniers fixent le prix par page», explique Google. Google Contributor ne fonctionnera qu’avec des éditeurs volontaires et n’affichant pas de «mauvaises» publicités faisant partie du programme Funding Choices.  Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. T maintenant en faisant payer le blocage de la pub.

 

 

Télécoms : mécontentement en hausse et plus mauvais service client

Télécoms : mécontentement en hausse et plus mauvais service client  

 

Mécontentement en nette hausse du fait de conditions générales de vente complètement incompréhensibles et  du fait de l’impossibilité d’obtenir des réponses aux plaintes notamment par téléphone,  ce qui est un comble pour des sociétés spécialisées dans ce domaine. Les plaintes de consommateurs des télécoms ont augmenté de 50% en 2016. Les problèmes de facturation sont les premiers motifs de plaintes recensés par l’Association française des utilisateurs de télécommunications.  On note une hausse de 50% des plaintes  2016, selon l’Association française des utilisateurs de télécommunications (Afutt). Dans le détail, l’Afutt a reçu l’an dernier 2.466 plaintes en ce qui concerne l’internet fixe (+68%), 2.104 plaintes pour le mobile (+37%) et 450 pour la téléphonie fixe, en légère hausse. Que ce soit pour l’internet fixe comme pour le mobile, les clients font remonter en premier lieu des problèmes dans la facturation qui peuvent être liés à « l’ambiguïté des offres et à la complexité de la tarification ». En particulier, les communications à l’étranger « en situation d’itinérance restent anxiogènes et créent des situations dramatiques », note l’association. Enfin, 2016 a vu apparaître « un net accroissement des conflits sur les ventes qualifiées de dissimulées car faites sans le consentement explicite de l’utilisateur », c’est-à-dire des achats ou abonnements qu’il découvre sur sa facture mobile ou internet et n’a pas expressément sollicité. L’ensemble SFR/Numericable/RED représente 55,8% des plaintes, alors qu’il était déjà « leader » l’an dernier avec 39% des récriminations. Dans l’internet, « l’achat de SFR par Numericable semble s’être traduit par un certain désordre dans la qualité des prestations fournies aux abonnés de ces prestataires » qui s’est « amplifié en 2016″, note l’Afutt. Dans le mobile, l’observatoire note aussi « la forte progression, deux années consécutives, du taux de plaintes ayant pour origine les clients de SFR » et la décroissance de celles concernant Orange. Les plaintes concernant Orange baissent à 13,7%, ainsi que celles concernant Free à 11,5%, tandis que les plaintes touchant Bouygues Telecom sont quasiment constantes à 10,9%.   On observe par ailleurs  dans toutes les socités ( télécoms et autres) de plus en plus de robots pour répondre ou plutôt ne pas répondre aux questions des clients sans parler des plates formes situées à l’étranger. Depuis vingt-cinq ans, le cabinet The Human Consulting Group (HCG) juge, à travers un palmarès, l’accueil que réservent aux consommateurs les 200 plus importantes entreprises installées en France. La mouture 2016 place Century 21, Randstad, BMW, Rolex et Unilever dans un quinté de tête. « Mais plusieurs entreprises, en tête il y a dix ans, figurent aujourd’hui en bas du classement », alerte Fabrice Lanoë, le fondateur d’HCG, qui pointe les mesures de réduction de coûts prises dans un contexte de concurrence accrue. « Depuis la crise de 2008, la qualité des services client des entreprises ne cesse de se dégrader ». À noter en bas du classement les grandes entreprises de télécoms le plus souvent injoignable par téléphone !

Classement général de la relation client (2016)

N°1 : Century 21 (17,565 sur 20), +67 rangs par rapport à 2015
N° 2 : Randstad (17,299 sur 20) +1
N° 3 : BMW (16,030 sur 20) +1
N° 4 : Rolex (15,884 sur 20) +36
N° 5 : Unilever (15,841 sur 20) +7
N° 6 : Colgate Palmolive (15,841 sur 20) -3
N° 7 : Fauchon (15,792 sur 20) +54
N° 8 : Vente-privee.com (15,545 sur 20) +18
N° 9 : Relais et châteaux (15,372 sur 20) -1
N° 10 : Total (15,202 sur 20) +17
N° 11 : Galeries Lafayette (15,059 sur 20) +60
N° 12 : Leaseplan (15,051 sur 20) +25
N° 13 : Lactalis (14,887 sur 20) +5
N° 14 : Mercedes (14,866 sur 20) +137
N° 15 : Leroy Merlin (14,857 sur 20) +14
N° 16 : L’Oréal (14,848 sur 20) +7
N° 17 : PMU (14,726 sur 20) +131
N° 18 : Leclerc (14,722 sur 20) +63
N° 19 : Intermarché (14,621 sur 20) +58
N° 20 : Sodexo (14,565 sur 20) +39
N° 21 : Yves Rocher (14,531 sur 20) +12
N° 22 : Futuroscope (14,523 sur 20) +26
N° 23 : Bayer HEALTHCARE (14,417 sur 20) +19
N° 24 : Monoprix (14,376 sur 20) +25
N° 25 : Bouygues Immobilier (14,288 sur 20) -23
N° 26 : Pierre Fabre (14,127 sur 20) +110
N° 27 : Toyota (14,077 sur 20) -13
N° 28 : Fiat (14,047 sur 20) +70
N° 29 : Axa (14,020 sur 20) +50
N° 30 : Nestle (13,828 sur 20) +8
N° 31 : Manpower (13,800 sur 20) +151
N° 32 : Orpi (13,790 sur 20) -4
N° 33 : Beghin Say – Tereos (13,641 sur 20) +111
N° 34 : Esso (13,629 sur 20) -24
N° 35 : Montblanc (13,600 sur 20) +32
N° 36 : Mutex (13,597 sur 20) -19
N° 37 : PSA Peugeot (13,572 sur 20) -18
N° 38 : Accor (13,567 sur 20) +13
N° 39 : Bristol-Myers Squibb (13,551 sur 20) +64
N° 40 : BNP Paribas (13,346 sur 20) +52
N° 41 : Schneider Electric (13,342 sur 20) +150
N° 42 : Parc Astérix (13,304 sur 20) +57
N° 43 : Pierre & Vacances (13,299 sur 20) +42
N° 44 : Castorama (13,146 sur 20) +19
N° 45 : Yves Saint Laurent (13,054 sur 20) +48
N° 46 : Bel (13,043 sur 20) +60
N° 47 : SEB (13,010 sur 20) +15
N° 48 : Foncia (12,906 sur 20) -4
N° 49 : Danone (12,887 sur 20) -18
N° 50 : Carrefour (12,865 sur 20) -39
N° 51 : Crédit Agricole (12,864 sur 20) +67
N° 52 : Clarins (12,832 sur 20) -31
N° 53 : Philips (12,790 sur 20) +85
N° 54 : Ferrero (12,748 sur 20) -19
N° 55 : Lancôme (12,675 sur 20) +69
N° 56 : Coca Cola (12,629 sur 20) +10
N° 57 : Henkel (12,601 sur 20) -25
N° 58 : McDonald’s (12,543 sur 20) -45
N° 59 : UPS (12,470 sur 20) +5
N° 60 : BUT (12,442 sur 20) -17
N° 61 : Société Générale (12,363 sur 20) -14
N° 62 : Michelin (12,356 sur 20) +18
N° 63 : Kaufman & Broad (12,350 sur 20) -10
N° 64 : Maaf Assurances (12,235 sur 20) +67
N° 65 : Pepsico (12,214 sur 20) +110
N° 66 : Louis Vuitton (12,164 sur 20) -32
N° 67 : Fortuneo (12,157 sur 20) +37
N° 68 : Bongrain/ Savencia (12,152 sur 20) +16
N° 69 : Allianz (12,149 sur 20) +32
N° 70 : Booking.com (12,147 sur 20) +3
N° 71 : Eugène Perma (12,128 sur 20) +37
N° 72 : Shell (12,081 sur 20) +47
N° 73 : KFC (12,060 sur 20) +49
N° 74 : Speedy (12,016 sur 20) -68
N° 75 : BHV (12,010 sur 20) -60
N° 76 : Legrand (12,006 sur 20) +39
N° 77 : Boulanger (11,952 sur 20) +37
N° 78 : April (11,895 sur 20) +52
N° 79 : La Poste Mobile (11,875 sur 20) +73
N° 80 : Crédit Mutuel (11,827 sur 20) +8
N° 81 : MMA (11,761 sur 20) -59
N° 82 : LCL (11,704 sur 20) -27
N° 83 : Casino (11,658 sur 20) +13
N° 84 : Printemps (11,650 sur 20) -45
N° 85 : Baccarat (11,610 sur 20) +36
N° 86 : JPG Staples Direct (11,575 sur 20) +82
N° 87 : Auchan (11,568 sur 20) +30
N° 88 : Adecco (11,551 sur 20) +44
N° 89 : Promovacances (11,548 sur 20) +74
N° 90 : Becton Dickinson (11,536 sur 20) -66
N° 91 : JM Bruneau (11,523 sur 20) -37
N° 92 : Bourjois (11,430 sur 20) -85
N° 93 : Louvre Hotels (11,424 sur 20) +12
N° 94 : Go Sport (11,368 sur 20) +85
N° 95 : Johnson & Johnson (11,368 sur 20) -90
N° 96 : Best Western (11,356 sur 20) -27
N° 97 : Renault (11,339 sur 20) +12
N° 98 : GlaxoSmithKline (11,335 sur 20) +71
N° 99 : Bosch France (11,322 sur 20) -23
N° 100 : GDF Suez (11,316 sur 20) -48
N° 101 : Beiersdorf (11,262 sur 20) -23
N° 102 : American Express (11,202 sur 20) -30
N° 103 : Christian Dior SA (11,193 sur 20) -58
N° 104 : Pernod Ricard (11,124 sur 20) -88
N° 105 : Lastminute.com (11,112 sur 20) -35
N° 106 : Corsair (11,003 sur 20) +1
N° 107 : BNP Paribas Cardif (10,975 sur 20) +26
N° 108 : Norauto (10,963 sur 20) -67
N° 109 : CNP Assurances (10,963 sur 20) +7
N° 110 : Harmonie Mutuelle (10,932 sur 20) Pas d’évolution par rapport à 2016
N° 111 : Hennessy (10,894 sur 20) -20
N° 112 : Cartier (10,882 sur 20) -62
N°113 : Conforama (10,825 sur 20) +45
N°114 : Natixis (10,810 sur 20) -31
N°115 : Truffaut (10,724 sur 20) -95
N°116 : Arval (10,66 sur 20) +37
N°117 : Air France (10,658 sur 20) +76
N°118 : Fly (10,645 sur 20) +22
N°119 : Transavia (10,584 sur 20) -8
N°120 : Kellogg’s (10,565 sur 20) +21
N°121 : Eaton (10,480 sur 20) +5
N°122 : FedEx (10,474 sur 20) -10
N°123 : Icade Immobilier (10,429 sur 20) +14
N°124 : Nexity (10,428 sur 20) -66
N°125 : Showroom privé.com (10,426 sur 20) +18
N°126 : Décathlon (10,377 sur 20) -26
N°127 : Novartis (10,274 sur 20) +1
N°128 : HSBC (10,248 sur 20) +37
N°129 : DHL Express (10,212 sur 20) +16
N°130 : Lucien Barrière (10,141 sur 20) -36
N°131 : EDF (10,083 sur 20) +3
N°132 : ING Direct (10,079 sur 20) +14
N°133 : Bricorama (10,033 sur 20) -10
N°134 : Française des Jeux (10,018 sur 20) -59
N°135 : France Quick (10,005 sur 20) -89
N°136 : IBM (10,000 sur 20) -11
N°137 : Hewlett Packard (9,995 sur 20) +27
N°138 : TNT (9,968 sur 20) +19
N°139 : TMC (9,835 sur 20) -65
N°140 : Nouvelles Frontières (9,813 sur 20) -51
N°141 : Bridgestone (9,800 sur 20) -55
N°142 : Groupama (9,789 sur 20) -82
N°143 : Midas (9,767 sur 20) -134
N°144 : Sony (9,764 sur 20) -79
N°145 : Aviva (9,741 sur 20) +4
N°146 : Darty (9,720 sur 20) -56
N°147 : La Poste (9,696 sur 20) +7
N°148 : Procter & Gamble (9,617 sur 20) +38
N°149 : Europ Assistance (9,466 sur 20) -119
N°150 : Kronenbourg (9,465 sur 20) -114
N°151 : Sanofi Aventis (9,403 sur 20) -126
N°152 : Hermès (9,322 sur 20) +9
N°153 : Volkswagen France (9,170 sur 20) +6
N°154 : Heineken (9,140 sur 20) -98
N°155 : Club Méditerranée (9,090 sur 20) -28
N°156 : Dalkia (9,037 sur 20) -1
N°157 : Dell (8,985 sur 20) +39
N°158 : France Télévisions (8,976 sur 20) -71
N°159 : Sofinco (8,955 sur 20) +25
N°160 : Cetelem (8,951 sur 20) +21
N°161 : Disney (8,847 sur 20) -66
N°162 : Voyage-privé.com (8,830 sur 20) +14
N°163 : Haribo (8,827 sur 20) -20
N°164 : Banque Postale (8,779 sur 20) +9
N°165 : TF1 (8,744 sur 20) +33
N°166 : Plastic Omnium (8,720 sur 20) -69
N°167 : Hertz (8,683 sur 20) -32
N°168 : Generali Vie (8,625 sur 20) +6
N°169 : Complétude (8,601 sur 20) -67
N°170 : Canal+ (8,597 sur 20) -4
N°171 : Pfizer (8,563 sur 20) -21
N°172 : SFR (8,548 sur 20) +13
N°173 : Audi (8,197 sur 20)
N°174 : Chronopost (8,126 sur 20) -45
N°175 : Caisse d’Epargne (8,108 sur 20) -118
N°176 : M6 (8,094 sur 20) -63
N°177 : Free (7,861 sur 20) +13
N°178 : SNCF (7,790 sur 20) -18
N°179 : Orange (7,746 sur 20) -97
N°180 : Boursorama Banque (7,456 sur 20) -13
N°181 : Fnac (7,452 sur 20) +8
N°182 : La Lyonnaise des Eaux (7,392 sur 20) +5
N°183 : Heinz (7,236 sur 20) -10
N°184 : Groupon (7,179 sur 20) -1
N°185 : Bouygues Telecom (7,118 sur 20) -23
N°186 : Acadomia (7,113 sur 20) -15
N°187 : W9 (7,073 sur 20) -48
N°188 : Whirlpool (6,669 sur 20) -10
N°189 : GMF Assurances (6,661 sur 20) -69
N°190 : Cours Legendre (6,580 sur 20) +9
N°191 : BASF (6,519 sur 20) -44
N°192 : D8 (6,242 sur 20) -4
N°193 : Goodyear (5,989 sur 20) -51
N°194 : Veolia (5,979 sur 20) -24
N°195 : Vinci Park (5,592 sur 20) -18
N°196 : Apple (5,417 sur 20) -16
N°197 : NC Numéricable (5,342 sur 20) -2
N°198 : Altarea Cogedim (4,883 sur 20)
N°199 : Barclays (4,424 sur 20) -5
N°200 : Microsoft (4,365 sur 20) -8

« Transformation numérique de la France : allons-nous perdre cinq ans de plus? »

« Transformation numérique de la France : allons-nous perdre cinq ans de plus? »

À juste titre l’association de l’économie numérique (ACSEL) s’inquiète de la faible prise en charge de l’enjeu du numérique dans la campagne électorale.- L’association de l’économie numérique qui regroupe 1.200 professionnels et près de 150 grands groupes, observe que souvent la problématique du numérique n’est souvenet  abordée que de manière défensive voir négative. Pour elle, la prise en charge de cet enjeu central et notoirement insuffisante. De fait, l’Europe n’a pas pris les moyens de rééquilibrer l’hégémonie des américains voire des Chinois tant dans le domaine du hardware (matériel) que le software  (programme). Les grandes plateformes, les moteurs de recherche, le système son tous américains ou chinois. L’ACSEL est l’interface de référence de l’écosystème numérique français qui anime l’ensemble des entreprises, organismes et pouvoirs publics engagés dans la transformation digitale. Cyril Zimmermann, président de cette association de l’économie numérique, appelle à relancer le débat sur la transformation numérique dans uen tribune au JDD. .

 

« L’analyse des projets numériques des principaux candidats à l’élection présidentielle apporte quelques surprises et déceptions. Le caractère souvent superficiel des propositions incite l’ACSEL à relancer le débat : sur la base des prémisses de la transformation de notre économie due à la révolution numérique, quelle vision avons-nous ou voulons-nous avoir de notre pays dans 20 ans?

Nous constatons en général un manque flagrant de formulation de vision à long terme de ce que sera notre société une fois transformée par la vague numérique. Ceci sans doute pour éviter d’avoir à débattre d’évolutions potentiellement radicales ou pour ne pas favoriser l‘expression de peurs et de crispations, qui occupent déjà beaucoup le terrain médiatique.  Nous pensons au contraire que c’est le moment de poser le débat et de confronter la vision pessimiste du changement à une vraie vision d’avenir positive. Mais encore faut-il que cette dernière existe ou soit exprimée chez les candidats. Le paradoxe est en effet que le seul embryon de vision économique et sociétale qui ressort des discours sur le numérique est une vision négative portée par les candidats les plus à gauche qui voient le numérique comme une menace. Pour eux, le numérique transforme la société en détruisant le modèle de protection sociale et d’organisation du travail. En réponse ils proposent un projet basé sur des mesures de régulation fiscales, juridiques et réglementaires. Benoit Hamon porte des intuitions sur les mutations en cours mais n’y répond que sous la forme de protections à mettre en place sans apporter de solutions de fond. Les champs qu’il aborde comme la transformation du travail, la robotisation de la production, l’utilisation des données, l’éducation, la formation, la création culturelle semblent devoir essentiellement être l’objet de plus de taxes et de plus de réglementations. Il ne donne pas une vision d’opportunités et de transformation globale de notre pays. Jean-Luc Mélenchon se démarque en allant le plus loin dans la description d’une vision sociétale et volontariste mais celle-ci est très dirigiste, comme l’illustre l’instauration d’une administration publique chargée d’accompagner la transition numérique de l’économie. Emmanuel Macron et François Fillon portent un projet commun mais qui se limite à saisir les opportunités purement économiques. Ils se rejoignent sur l’accompagnement numérique des PME et PMI, sur l’éducation et la formation au numérique. Ils veulent détricoter le principe de précaution, ils portent un projet européen, ils identifient les secteurs d’avenir et veulent mettre en place une fiscalité en faveur de la prise de risque et de l’investissement. Malgré toutes ces mesures, ils n’en déduisent pas publiquement une vision transformatrice du pays et leur catalogue de mesures peut parfois s’apparenter à un accompagnement du mouvement plutôt qu’à une impulsion nouvelle et inspiratrice. En revanche, de façon surprenante, François Fillon est le plus porteur d’une vision européenne des efforts à fournir. Il est celui qui insiste le plus sur un axe franco-allemand du numérique, qui identifie quelques secteurs d’avenir pour la coopération européenne. Il souhaite également que l’Europe maîtrise son espace numérique et les secteurs sensibles, souverains qui sont concernés par le numérique (tant le hardware que le software). Marine le Pen semble quant à elle totalement myope devant la révolution numérique : elle ne propose rien sur les investissements, rien sur les nouvelles formes de travail, rien sur la transformation numérique de l’action publique, rien sur les territoires et leur avenir numérique, rien sur l’éducation et, évidemment, rien sur l’Europe. L’innovation est abordée de façon générale. Seul l’impact du numérique sur la santé est abordé. La candidate entrevoit une société qui ne serait pas impactée par la transformation du travail et des liens sociaux, de la production et de la consommation. Au total, l’ACSEL regrette que les peurs et les ‘refus d’obstacles’ s’expriment mais que les visions positives et transformatrices de notre société soient tues ou inexistantes. Pourtant il semble que pour faire évoluer un pays (nécessitée partagée par tous), il faut un discours d’anticipation et de vérité sur les efforts et les sacrifices qu’il sera sans doute inévitable de réaliser. Et que c’est sur la base de ce discours de vérité que l’Etat peut décider des politiques d’accompagnement et d’aide de ceux qui sont fragilisés. Réveillons-nous! Réveillez-vous! Nous ne pouvons pas à nouveau faire l’impasse sur une vision de long terme. Le numérique fournit un prétexte à débat et une opportunité unique pour notre pays. Ne la gâchons pas. »

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

 

Un groupe international de publicitaires s’inquiète enfin des effets  contre productifs  de la pub intrusive. Excès qui ont favorisé le développement de logiciels qui bloquent la diffusion. Conclusion : trop de pub tue la pub. Certes le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. « Coalition for Better Ads » (Coalition pour de meilleures publicités) a annoncé mercredi son intention de mettre en place des normes, non contraignantes, s’appuyant sur une étude dans laquelle plus de 25.000 internautes sur les réseaux fixe et mobile ont évalué différentes formats d’annonces. Elle a identifié six formats de publicités sur le web et 12 autres pour le mobile jugés inacceptables par le consommateur et a invité les annonceurs à ne pas les utiliser. Les formats publicitaires identifiés par la coalition « ont déjà été déconseillés pendant des années par ces organismes et pourtant ils sont encore fréquents », fait toutefois remarquer Matti Littunen, analyste au cabinet d’études Enders Analysis spécialisé dans les médias numériques. La coalition est composée de grandes fédérations de l’industrie de la publicité en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, de géants de la publicité en ligne comme Google et Facebook, d’annonceurs tels que Procter & Gamble et Unilever, et groupes d’informations, dont News Corp, le Washington Post et Thomson Reuters, maison mère de Reuters News. « C’est une occasion, vu l’ampleur de notre participation, non seulement de noter ce dont le consommateur ne veut pas mais aussi d’éduquer et prendre des mesures pour en faire une réalité de l’expérience en ligne », a dit Chuck Curran, un avocat de la coalition, lors d’une conférence de presse téléphonique. « Il s’agit de repérer le moment où le consommateur n’est pas juste mécontent de l’expérience publicitaire mais où il est plus disposé à utiliser des bloqueurs de publicité (…). » Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. Matti Littunen du cabinet Enders Analysis s’interroge cependant sur la portée de ces mesures. Pour lui, certaines des raisons qui poussent à l’utilisation d’un bloqueur de publicité ne sont pas abordées. Il cite en exemple le temps trop long de chargement des pages (souvent lié à un contenu publicitaire mal optimisé ou aux requêtes excessives d’un logiciel tiers) et l’absence d’outils simples permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées et utilisées pour le ciblage publicitaire en ligne.

Qwant, le nain français face au géant Google ?

Qwant, le nain français face au géant  Google ?

 

En Europe le géant Google détient 95 % de parts de marché encore davantage qu’aux États-Unis (80 %). Du coup, le pari de Qwant moteur de recherche franco-allemand paraît particulièrement ambitieux. Toutefois ce moteur a réussi à conquérir 2 % de parts de marché. À l’inverse du géant Google le moteur de recherche français ne vend  pas les données personnelles des internautes et préserve ainsi leur vie privée.  De plus il garantit une neutralité dans l’affichage des résultats qui englobent le web, les réseaux sociaux et l’actualité Tout l’Internet européen a beau être occupé par Google, un irréductible moteur de recherche créé par des Français résiste encore et toujours à l’envahisseur. Sur un marché européen détenu en quasi-totalité par Google, Qwant cherche à conquérir 10% des internautes, en les sensibilisant au respect de leur vie privée. «Nous n’utilisons pas de cookie, pas d’historique de navigation et nos infrastructures de data-centres sont indépendantes et basées en France», se félicite son PDG, Éric Léandri. Pour soutenir le développement de la start-up franco-allemande, la Banque européenne d’investissement lui avait déjà accordé un prêt de 25 millions d’euros en 2015. Qwant, qui utilise la méthode du paiement au clic pour tirer un revenu de ses activités,  À sa création, Google avait pourtant une façon traditionnelle de générer du chiffre d’affaires au moyen d’annonces qui, quand on cliquait dessus, entraînaient une redevance. Le virage du traçage a été pris en 2009. La raison? Décupler la rentabilité et augmenter ainsi sa valorisation boursière. De son côté, Qwant estime une bonne rentabilité possible avec une «filialisation» à l’ancienne. Son succès en apporte la preuve. «Nous sommes un moteur de recherche mais aussi de découverte, qui permet à un internaute d’éviter de se retrouver prisonnier de la bulle dans laquelle les algorithmes de Google l’ont placé», explique Eric Léandri. Et du coup certains éditeurs peuvent voir leur audience écroulée du jour au lendemain en fonction du classement Google qui se fonde essentiellement sur des prévisions business.

 

 

Telecom : la fin des mutualisations

Telecom : la fin des mutualisations

 

Pour préserver la concurrence le régulateur des télécoms (Arcep) souhaite mettre  un terme aux accords de mutualisation entre les réseaux des opérateurs cela afin de contraindre les à développer leur propre réseau. Pas sûr que cette orientation soit vraiment de nature à développer réellement les investissements pour assurer une meilleure couverture. Dans beaucoup de cas en effet sur certaines zones blanches la couverture pourrait demeurer encore davantage virtuelle. Un premier accord portant sur les réseaux 2G et 3G permet actuellement aux clients de Free Mobile (groupe Iliad) d’accéder au réseau d’Orange mais avec une couverture et une qualité moindres que pour les clients de l’opérateur historique. Cet accord, qui arrive à échéance fin 2017, pourrait être renouvelé car il constitue une source non négligeable de revenus pour Orange tout en permettant à Free de compenser les insuffisances de son réseau et d’étaler ses investissements dans le temps. Le régulateur français des télécoms estime néanmoins que ce dispositif, qui était selon lui justifié début 2012 pour accompagner l’arrivée de Free comme quatrième opérateur mobile, ne l’est plus aujourd’hui, la filiale d’Iliad étant désormais solidement installée dans le paysage français des télécoms. Dans un document de travail qui sera soumis en février à consultation publique avant d’être adopté définitivement, l’Arcep souhaite donc que cet accord de mutualisation prenne fin entre fin 2018 et fin 2020 pour la 3G et entre début 2020 et fin 2022 pour la 2G, qui représente à elle seule encore 35% des cartes « SIM » en circulation en France, tous opérateurs confondus. L’Arcep se penche également sur un second accord, qui permet à SFR et Bouygues Telecom de mutualiser une partie de leurs réseaux. Le régulateur estime qu’il doit prendre fin entre fin 2016 et fin 2018 dans la 4G, afin de contraindre SFR à développer plus rapidement son propre réseau à très haut débit. En juillet dernier, Orange couvrait 76% de la population en 4G, Bouygues Telecom 72% et SFR 58%, en grande partie grâce à son accord d’itinérance avec Bouygues Telecom puisqu’il ne couvrait que 39% de la population avec son propre réseau. Free couvrait pour sa part 52% de la population en 4G.la venue de la 5G risque cependant de remettre en cause le concept de mutualisation. Ou alors on assistera à des coopérations –intégrations.

Télécoms : comment empêcher la dictature des GAFA (Arcep)

Télécoms : comment empêcher la dictature des GAFA (Arcep)

 

La question qui se pose est de savoir si la puissance mondiale des GAFA  ne va pas conduire à asservir les citoyens consommateurs et à transformer les opérateurs en simples distributeurs des services commerciaux américains. Une problématique que posait notamment Marc Dugain et Christophe Labbé dans leur ouvrage techno-critique L’homme nu, la dictature invisible du numérique, paru récemment chez Plon. Un ouvrage qui dénoncé la dictature des GAFA et qui  peut ouvrir la porte à toutes les dérives, dans tous les domaines.  Une  dictature invisible, celle du numérique. Américaine de fait. Intrusive, globale, cynique, dissimulée derrière des smileys abêtissants, des icônes infantilisantes, des prétentions louches à nous ‘simplifier la vie’. Les auteurs ne sont pas des réactionnaires ronchons et sont les premiers à reconnaître la formidable révolution qu’a été la naissance du web. Ce qui ne les empêche pas de s’interroger sur ses dérives (inscrites dès le début dans les gènes de cette invention militaire).   Actuellement, ils reprennent l’histoire du 2.0, racontent la montée irréversible des géants Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon), les nouveaux rois du monde, toujours plus gourmands de data-données (nos goûts, nos choix, nos clics, nos humeurs, nos positions physiques à tout moment). Rappellent au passage la célèbre maxime qui meut les réseaux sociaux : Un exemple parmi cent : Facebook, numéro deux mondial de la pub en ligne, Facebook et ses 1,4 milliards d’utilisateurs (20 millions en France), Facebook, ses ‘amis’, ses cœurs et ses identifications sympathiques (tout est sympa sur FB) à qui nous avons cédé l’accès à notre intimité, nos listes, nos pensées, nos photos, en signant ‘j’accepte ces conditions d’utilisation’, vient de se doter d’un outil de tracking acheté à Microsoft, encore plus efficace que les cookies mouchards. Appelé Atlas, il permet de pister chaque membre du réseau social. À la trace, la firme de Mark Zuckerberg suit donc près d’1,4 milliards d’humains n’importe où sur la toile. « Depuis 2010, l’humanité produit autant d’informations en deux jours qu’elle ne l’a fait depuis l’invention de l’écriture il y 5300 ans. 98% de ces informations sont aujourd’hui consignées sous forme numérique. Apple, Microsoft, Google ou Facebook détiennent 80% de ces informations personnelles de l’humanité. » Le secteur du data (traitement de cette masse de données intimes pour mieux cibler les consommateurs) : un véritable gisement d’une croissance de 40% l’an et dont le chiffre d’affaires atteindra 24 milliards de dollars en 2016. Car la philosophie libertarienne (chacun pour soi, abolition des états, des impôts, création d’une élite entrepreneuriale) portée par les Bill Gates, Mark Zuckerberg, le défunt Steve Jobs (qui, pas fou, conscient des dégâts sur l’attention, interdisait le numérique à ses jeunes enfants) et autres souriants grands patrons 2.0  remet en cause la souveraineté des états aimés les situations les consommateurs sous dépendance. les big data . L’objectif est de transformer les citoyens en consommateurs dociles). Comme souvent en matière de progrès technologique, ce n’est pas la technique qui est en cause mais son appropriation est sa domination par certains au service du seul intérêt commercial voire sociétal.  Dans une interview à l’Usine Digitale, l’été dernier, Sébastien Soriano, président de l’ARCEP,  s’alarmait des conséquences de leur mainmise sur Internet. « Il y a des géants qui sont de véritables gatekeepers et ont pouvoir de vie ou de mort dans cet espace », dénonçait-il. Avant d’illustrer ses propos par « les histoires de déréférencement sur Google ou dans l’appstore d’Apple [qui] sont légion ». Selon lui, cette « concentration du pouvoir entre quelques acteurs » prend « une dimension considérable ». Ainsi, « pour les acteurs économiques, les plates-formes sont un peu les nouveaux gestionnaires du domaine public qui acceptent ou refusent sa terrasse dans la rue à un commerçant. » Du coup l’ARCEPT s’interroge sur les moyens qui pourraient lui permettre de réguler les GAFA et autres géants du Net. 

« Le danger de La Siliconisation de la société par les GAFA (Éric Sadin, philosophe)

 

Le philosophe Éric Sadin,» dénonce la mainmise marchande des GAFA  sur la société et l’individu. (Interview la tribune).

 

Vous dénoncez dans votre ouvrage la « silicolonisation » du monde par les grandes entreprises numériques américaines. Que voulez-vous dire exactement ?

ÉRIC SADIN - Les grandes entreprises de la Silicon Valley, c’est-à-dire les Google, Apple, Amazon, Facebook, Netflix, Uber et consorts, ne sont pas seulement des empires tentaculaires qui engrangent des milliards de dollars de chiffre d’affaires par an. Ces entreprises sont engagées dans ce que je nomme « la conquête intégrale de la vie ». Leurs services sont utilisés quotidiennement par des milliards d’individus. Leur modèle, celui de l’économie de la donnée et des plateformes, vise à capter des données relatives à un nombre sans cesse étendu de nos gestes, entendant coller de façon toujours plus continue à nos existences. Désormais, la Silicon Valley représente l’horizon entrepreneurial et économique de notre temps. Alors, tout le monde veut se l’approprier. Les chercheurs, les cercles de réflexion, les industriels s’y convertissent. Les gouvernements l’envisagent comme la panacée à toutes les difficultés économiques et ne pensent qu’à faire éclore des « Silicon valley locales » partout, grâce aux startups et aux incubateurs. C’est la course à l’innovation, c’est le règne du startuppeur visionnaire et de l’autoentrepreneur libéré. Mais ce qu’il faut saisir, c’est qu’au-delà d’un modèle économique, un modèle civilisationnel est en train de s’instaurer, fondé sur une marchandisation à terme intégrale de la vie, et une organisation algorithmique des sociétés.

Comment ?

Grâce à l’avènement des capteurs de toutes sortes, des objets connectés et de l’intelligence artificielle. Nous vivons l’avènement des objets connectés, qui s’immiscent partout jusque dans nos maisons et nos voitures. Grâce à eux, il est désormais possible de collecter un nombre sans cesse croissant de données portant sur toutes les phases de la vie. Les plateformes qui détiennent ces informations suggèrent en retour quantité de produits en fonction du traitement de ces données. Dans le livre, je prends l’exemple du miroir intelligent de Microsoft, capable d’interpréter l’état de fatigue, les expressions du visage, pour proposer des crèmes réparatrices voire des séjours à la montagne. C’est une manière d’anticiper en permanence, de rétroagir, et d’assister en continu les individus, par la formulation des meilleurs conseils supposés mais qui in fine ne visent qu’à satisfaire de seuls intérêts privés. Nous dépassons le moment de la personnalisation de l’offre pour aller vers une « relation-client ininterrompue ». À l’aide de systèmes interprétant la plus grande variété de nos gestes et qui rétroagissent en temps réel en suggérant des services ou des produits supposés adaptés à chaque instant de notre quotidien. L’enjeu industriel consiste à s’adosser à tous les instants de la vie. Ce dans quoi s’engage particulièrement Google. C’est flagrant dans le champ de la santé. Le projet Calico de Google, c’est la volonté, grâce aux capacités de plateformisation de l’entreprise, d’entrer en relation avec tout le marché pharmaceutique. A terme, Google veut créer, grâce aux capacités exponentielles des logiciels, ses propres solutions thérapeutiques, avec autodiagnostic, en se dotant d’une compétence médicale. L’industrie du numérique opère actuellement une immixtion du régime privé dans la médecine, selon une mesure jamais vue historiquement.

Ne noircissez-vous pas quelque peu le tableau ? Les objets connectés sont loin d’être dans le quotidien de chacun. Et l’homme a toujours la possibilité de ne pas les adopter…

Vous avez raison, les objets connectés commencent seulement à se répandre, mais de façon extrêmement massive et rapide. C’est le cas de la maison connectée, par exemple, qui représente d’ores et déjà un énorme marché en émergence. Et qui fera de l’habitat une machine à témoigner de nos gestes jusqu’aux plus intimes. Il faut prendre très au sérieux la volonté de ces entreprises et des responsables de l’industrie numérique de se positionner sur le plus grand nombre de secteurs possibles. Les investissements dans les objets connectés, dans l’intelligence artificielle, dans la robotique, sont colossaux, à coups de milliards de dollars. Et ce sont toujours ces grandes entreprises de la Silicon Valley qui sont en première ligne. Ce changement civilisationnel se fait d’une manière rapide mais subtile. Regardez Google. Jusqu’à l’an dernier, son coeur de métier était la recherche en ligne, pour vendre de la publicité. Et puis en août 2015, il change de nom pour devenir Alphabet. Ce recentrage acte ses ambitions. D’un coup, le moteur de recherche Google devient un service parmi d’autres, car le vrai business de Google, c’est l’industrie de la vie. Il est dans la cartographie, dans la domotique avec le rachat de Nest, il dépense des sommes énormes dans la recherche sur la voiture autonome, il développe des plateformes éducatives, il s’implique dans la robotique, dans la santé… Et ce n’est pas fini ! C’est un mouvement émergent, mais très puissant.

Quelles autres conséquences civilisationnelles percevez-vous dans l’essor du numérique ?

La quantification par les capteurs est en train de bouleverser le travail. Des systèmes en temps réel pour mesurer la performance des machines et des employés existent déjà. Dans l’industrie, on ne cesse de rechercher une extrême optimisation des cadences de production. L’action humaine est déterminée par des systèmes « intelligents » qui calculent en permanence la « mesure de performance du personnel » et dictent ce qu’il faut faire. Le géant américain de la distribution, Walmart, utilise un logiciel développé par IBM, baptisé Retail Link. Il permet à des robots de dialoguer entre eux. En fonction de la capacité des sous-traitants et de l’état de leurs stocks, ces robots imposent les cadences aux employés. Cela bafoue autant le droit du travail que la dignité humaine.

Il n’y a donc rien à sauver dans ce nouveau monde ?

Je ne nie pas que le numérique offre quantité d’avantages, comme réserver son train en une minute, pouvoir communiquer plus facilement, avoir accès à l’information. Mais nous sommes aveuglés par les bénéfices d’usages et nous ne nous soucions pas assez des conséquences potentiellement dévastatrices, particulièrement la marchandisation à terme intégrale de la vie et le dessaisissement de la décision humaine que vont entraîner les développements sans cesse accélérés de l’intelligence artificielle. Ce sont là des enjeux majeurs de notre temps, qui à mon sens ne font pas suffisamment l’objet de débats et de controverses publiques.

Vous parlez dans le livre de « technolibéralisme ». La silicolonisation du monde, c’est l’étape ultime du capitalisme ?

Tout à fait. Jusqu’à présent, le libéralisme rencontrait de la résistance, car il était difficile de monétiser l’intime. Désormais, la technologie, grâce aux objets connectés, permet de franchir un nouveau seuil dans l’histoire du capitalisme, car il ne reste plus de séquences de vie rétives à une activité marchande. On peut mettre une puce connectée dans un lit et quantifier le sommeil. Ou dans la machine à laver pour lui faire commander automatiquement de la lessive sans que nous décidions de l’acte d’achat. Cela grâce au récent procédé Dash Button d’Amazon, par exemple. Nous allons vers un allégement ou une non-conscience de l’acte d’achat grâce au paiement sans contact ou au procédé de commande automatisée de produits. Le technolibéralisme promu dans la Silicon Valley part de l’idée que Dieu n’a pas parachevé sa création, que l’homme est éminemment faillible et lacunaire, donc que l’avènement des technologies dites « de l’exponentiel » permettra de corriger cette faille. Mais dans les faits, ce sont des startuppeurs à peine sortis de l’adolescence qui créent un biberon connecté, tel Baby Gigl, pour dire aux parents comment nourrir leur bébé. Tout est à l’avenant : corriger nos supposés défauts originels et faire en sorte que des systèmes nous dictent en toute occasion la meilleure décision à prendre. Nous entrons dans l’ère de l’assistanat algorithmique continu. Dont les visées sont quasi exclusivement commerciales.

De quand datez-vous cette volonté de la Silicon Valley de dominer le monde ? Car la baie de San Francisco incarne aussi depuis longtemps des valeurs d’ouverture, de tolérance, de liberté, de progrès social grâce aux nouvelles technologies…

C’est absolument vrai, j’en parle dans mon livre. Historiquement, la Californie porte une tradition contre-culturelle, à l’opposé de l’État fédéral. C’était le cas dans les années 1960 et 1970, mais cet esprit s’est perverti avec le temps. Il y a vingt ans, l’objectif de Google n’était pas de vouloir collecter le plus grand nombre de faits et gestes et de les monétiser. Quand Facebook s’est créé en 2004, il voulait simplement connecter les étudiants d’Harvard entre eux. Mais l’évolution des technologies, l’élargissement des possibles et la position dominante de ces entreprises les ont placées sur la voie de la conquête intégrale de la vie. La seule chose qu’il reste de l’idéologie originelle est l’idée de désintermédier la société. Mais le drame, c’est que cette aspiration légitime, ou non, de désintermédiation a vite été récupérée par l’économie des plateformes.

Cela se retrouve-t-il dans le libertarisme qui est aujourd’hui à la mode dans la Silicon Valley ?

Ce mouvement prospère sur l’idée de permettre à ces entreprises de se soustraire à toutes les règles au nom de la liberté absolue d’innover. Certains veulent même créer une île indépendante et soumise à aucune régulation au large du Pacifique. Quel paradoxe ! Les partisans du libertarisme refusent toute contrainte sur eux-mêmes, tout en créant des services destinés à régir la vie de milliards d’individus. La Silicon Valley, c’est le royaume du cynisme absolu. Le génie de cette idéologie est que, contrairement à la colonisation, la silicolonisation ne se vit pas comme une violence subie. Au contraire, elle est souhaitée par ceux qui s’y soumettent. Le bénéfice d’usage des services de Google, d’Amazon, d’Apple et consorts est si fort que les gens acceptent comme un moindre mal de donner à des entreprises leurs informations intimes et de les laisser instaurer une marchandisation toujours plus expansive de nos quotidiens. La Silicon Valley incarne une forme lumineuse du capitalisme, une mondialisation heureuse, elle se pare de vertus égalitaristes, glorifie le « startuppeur visionnaire », le « collaborateur créatif »… Son schéma économique et culturel devient l’étalon de mesure de la vitalité des pays, l’horizon indépassable de notre temps, alors qu’il vise à gérer des pans de plus en plus étendus de la société, et ce sans notre assentiment. C’est un paradoxe qui devrait nous interroger.

Mais en France et dans de nombreux pays, les dirigeants politiques ne sont pas très technophiles et peinent à penser la révolution numérique. Difficile de croire qu’ils adhéreraient à cette vision du monde…

Ils s’y soumettent sans saisir toute la portée des enjeux à l’oeuvre. En France, les fonds publics poussent au développement des startups, promeuvent la valorisation sociale du startuppeur et de l’autoentrepreneur indépendant qui, en fait, ne l’est pas tant que ça. L’idée que le numérique représente la croissance du futur s’est diffusée partout. Les politiques agissent avec le sentiment d’une urgence, ils ne veulent pas « rater le train » du numérique. Ils foncent la tête baissée sans percevoir l’ampleur des conséquences civilisationnelles. C’est une soumission coupable, à l’image de François Hollande donnant la Légion d’Honneur au président de Withings, qui s’est vendu à Nokia… Le contrat entre Microsoft et l’Éducation nationale relève d’un véritable scandale de la République. Le lobby industrialo-numérique a obtenu une place prépondérante dans un domaine régalien, l’Éducation nationale, sans avoir une quelconque légitimité. On imagine à tort, que la numérisation continue des pratiques éducatives va résoudre le marasme de l’école publique à l’oeuvre depuis une vingtaine d’années. La vérité, c’est qu’il s’agit là d’un renoncement coupable.

Dans votre livre, vous dénoncez une « criminalité en sweat-shirt ». Vraiment ?

Dans le monde merveilleux des startups et de la Silicon Valley, tout est supposé être « hypercool ». Les modèles managériaux sont dits horizontaux, il y a des canapés et des tables de ping-pong dans les entreprises, le café à volonté, tout le monde se tutoie, des sushis bio sont offerts, le PDG est en tee-shirt et baskets et certains employés bénéficient de temps pour mener leurs propres recherches. Une fois de plus, Google est l’incarnation de cette philosophie. Mais c’est une façade. La pression horaire est très forte dans les startups, qui demandent aux employés de travailler bien au-delà du raisonnable. La startup est le nouveau mythe de notre temps. Les employés vivent finalement dans des conditions précaires, et les actions qui leur sont offertes ont une valeur hypothétique, vu que neuf startups sur dix échouent au bout de quelques années.

Mais ce n’est pas illégal…

Il serait tout de même temps d’aller voir ce qu’il se passe dans les startups. Quand on dépasse le temps de travail réglementaire de manière si éhontée, on n’est pas raccord avec la loi. Il faudrait examiner les conventions collectives, mais dans le monde merveilleux de la startup où tout le monde est copain, la convention collective est un gros mot car tout le monde travaille pour l’intérêt supérieur de l’innovation ! En outre, les Gafa et consorts ont aussi des armées d’avocats, de lobbyistes et de conseils qui organisent des montages savants leur permettant de se soustraire au fisc. Oui, les patrons de cette industrie sont des criminels en col blanc. Ils méprisent le bien commun, façonnent la société selon leurs fantasmes, avec la seule volonté de s’enrichir, en se foutant totalement tous les principes qui nous constituent.

La France et l’Europe se saisissent aujourd’hui d’enjeux comme la protection des données personnelles et dénoncent les pratiques fiscales et anti-concurrentielles de certains géants du numérique. Est-ce un début de réaction ?

On suppose qu’une fois qu’on se soucie de la protection des données, notre rapport au monde numérique est maîtrisé. Que veut dire protéger les données ? C’est établir un contrat entre les entreprises et les individus, favoriser un assentiment éclairé de la part des utilisateurs, et que l’entreprise s’engage à les sécuriser. Ce qu’on ne voit pas, c’est que plus il y aura protection des données, plus il y aura développement de l’économie de la donnée et des plateformes qui en tirent profit. Plus il y aura confiance dans l’économie numérique, plus ces plateformes prendront le pouvoir sur nos vies. C’est exactement ce que promet Günther H. Oettinger, le commissaire européen pour l’économie et la société numérique. Nous sommes tous d’accord de nous soucier de notre vie privée, mais plus cela sera encadré, plus l’industrie de la vie pourra prendre son essor. Ce dont il faut se soucier, ce n’est pas tant de protection des données personnelles – même si cela renvoie à des enjeux très importants, notamment en termes de surveillance par les États -, mais c’est de savoir si nous voulons entrer, ou pas, dans cette civilisation de marchandisation intégrale de la vie et d’organisation algorithmique de la société.

Que proposez-vous, alors ?

J’appelle déjà au refus d’achat d’objets connectés. En tout cas, ceux qui violent l’intégrité humaine. Si nous ne faisons rien, alors nous verrons émerger dans les dix ans à venir une industrie du numérique qui collera sans cesse à nos vies. Voulons-nous être continuellement assistés et bénéficier d’un supposé confort continu dans tous les pans de nos quotidiens ? A contrario, nous pouvons nous mobiliser, dire « trop c’est trop ». Nous devons affirmer qu’il y a des choses que nous ne voulons pas parce que cela porte atteinte à notre dignité, parce que cela transforme l’être humain en un objet strictement marchand, et parce que cela viole certains de nos principes fondamentaux : le libre arbitre, notre autonomie de jugement et notre droit à agir selon notre conscience.

Il faut se poser la question : dans quelle société voulons-nous vivre ? Il faut en finir avec la fascination technologique, arrêter de faire la queue des nuits entières dans le froid devant l’Apple Store par exemple, comme des idiots, et entrer dans l’âge de la maturité individuelle et collective. Il est non seulement grand temps, mais cela relève, à mon sens, d’une urgence civilisationnelle.

Eric Sadin est l’auteur de La Silicolonisation du monde – L’Irrésistible expansion du libéralisme numérique. Éditions L’Échappée, 2016, 291 pages, 17 euros.

 

Qwant pour concurrencer Google ?

Qwant pour  concurrencer Google ?

Tout l’Internet européen a beau être occupé par Google, un irréductible moteur de recherche créé par des Français résiste encore et toujours à l’envahisseur. Qwant, lancé en 2013, a annoncé jeudi une levée de fonds de 18,5 millions d’euros grâce au soutien renouvelé d’Axel Springer (pour un montant de 3,5 millions d’euros) et à l’entrée au capital de la Caisse des dépôts (pour 15 millions d’euros). Sur un marché européen détenu en quasi-totalité par Google, Qwant cherche à conquérir 10% des internautes, en les sensibilisant au respect de leur vie privée. «Nous n’utilisons pas de cookie, pas d’historique de navigation et nos infrastructures de data-centers sont indépendantes et basées en France», se félicite son PDG, Éric Léandri. Pour soutenir le développement de la start-up franco-allemande, la Banque européenne d’investissement lui avait déjà accordé un prêt de 25 millions d’euros en 2015. Qwant, qui utilise la méthode du paiement au clic pour tirer un revenu de ses activités, ne communique pas sur son chiffre d’affaires passé. La société espère qu’il atteindra plusieurs millions d’euros d’ici à fin 2017 et 500 millions d’euros d’ici à 2021. «C’est réaliste, sur un marché qui atteindra les 30 milliards à la même période», estime son directeur général Alberto Chalon. En 2016, la société a franchi le cap des 2,6 milliards de requêtes et début 2017, elle s’est lancée sur le mobile. «C’est le socle de l’économie numérique», a assuré Gabrielle Gauthey, directrice des Investissements de la Caisse des dépôts.

 

Très haut débit : une facture de 35 milliards pas de 20 ! (cour des comptes)

Très haut débit : une facture de 35 milliards pas de 20 !  (cour des comptes)

Encore un projet dément poussé surtout par les lobbies des travaux publics, les opérateurs télécoms et les élus locaux en mal d’affichage. Le très haut débit constitue certes uen avancée technologique considérable mais il ne couvrira que les zones très denses où les opérateurs pourront faire du chiffre. Pour le reste du territoire, il faudra attendre. Notons que certains ne disposent pas de connexion internet et-ou  une couverture très partielle du mobile. Du coup, il conviendrait sans doute d’équiper prioritairement les zones peu denses avec des technologies performantes mais moins coûteuses par exemple à partir de la technologie 5g (mais qui suppose aussi la couverture des territoires concernés). la 5G fait suite à la 4G, à l’heure actuelle encore à ses balbutiements. Elle équivaut à la cinquième génération du standard de la téléphonie mobile au niveau mondial, et sa mise en place n’est pas prévue avant de nombreuses années. Cette nouvelle génération permettra d’atteindre l’ultra haut débit via son forfait mobile 5G : il ne s’agira donc plus de HD (haute définition) mais de UHD (ultra haute définition). Les consommateurs pourront ainsi regarder des films en streaming très haute définition sans la moindre difficulté, même en 3D. Le débit théorique de 1,056 Gbps (contre 75 Mbps pour la 4G) est évoqué. 1 Gbps équivalent à 1024 Mbps, c’est donc un réseau théoriquement 14 fois plus rapide que la 4G actuellement en cours de développement et déjà réputée très rapide   Le raccordement de tous les frais au câble haut débit paraît uen folie à la cour des comptes. La Cour des comptes considère que les évaluations faites par l’exécutif pour raccorder la totalité des Français ne sont pas du tout réalistes. Ce n’est pas 20 milliards d’euros que le plan coûtera à la nation mais 34,9 milliards, soit 75 % de plus. Le plan France Très Haut Débit, lancé en 2013 par le gouvernement de François Hollande, fixe à 2022 l’échéance pour atteindre le seuil des 100 % de foyers en très haut débit. L’essentiel (80 %) devra être couvert en fibre optique, tandis que le reste sera composé d’autres technologies (DSL sur cuivre, câble coaxial). Pourquoi une telle différence ? Le gouvernement n’aurait pas inclus dans son addition le coût du raccordement final de l’abonné. Or, estiment les magistrats de la Cour des comptes, celui-ci va coûter 4,5 milliards d’euros dans les zones d’initiatives privées, ce qui porte la note à 24,5 milliards. Et à cette somme, il faut ajouter le coût du raccordement et du déploiement dans les réseaux d’initiatives publiques. « L’absence de cofinancement privé pour la construction des réseaux d’initiative publique nécessite un concours des collectivités territoriales d’environ 6,5 milliards d’euros jusqu’en 2022, très supérieur aux prévisions. Une impasse de financement de 12 milliards d’euros des réseaux d’initiative publique est à prévoir au-delà de cette échéance », écrit la Cour dans un communiqué. Or, « au-delà de 2022, il resterait à déployer et à raccorder près de 7 millions de prises optiques » prévient la juridiction financière et le secteur privé ne risque pas d’être d’une grande aide. En conséquence, ce sont surtout les territoires et l’État qui devront mettre la main à la poche. On serait donc très loin de l’évaluation initiale de 20 milliards d’euros pour le plan France Très Haut Débit. Aux dépenses supplémentaires que la Cour des comptes prévoit, il faut aussi ajouter un retard dans la mise en place des réseaux télécoms de demain. « La France accuse un retard important dans le déploiement du très haut débit en raison de ses caractéristiques géographiques et d’une moindre réutilisation des infrastructures existantes », regrette l’institution de Didier Migaud.  Si « l’objectif intermédiaire de couverture de 50 % du territoire en très haut débit dès 2017 sera atteint », celui concernant la « couverture à 100 % des logements en très haut débit fixe à horizon 2022 et à 80 % en fibre optique paraît compromise », écrit la Cour. Seule solution, d’après elle, pour tenir les objectifs du plan : en revoir l’ambition et les contours. Les magistrats financiers « recommandent à cet égard de revoir les objectifs du Plan France très haut débit, en particulier en augmentant l’objectif de recours aux technologies alternatives à fibre optique jusqu’à l’abonné, parmi lesquelles figurent aux termes de votre rapport la montée en débit, les réseaux hertziens terrestres et satellitaires ». Bref, pour du très haut débit, il n’y a pas forcément besoin de fibre, suggèrent-ils. Enfin, si le très haut débit permet d’atteindre des débits de 30 mégabits par seconde (selon les seuils fixés par la Commission européenne), la Cour estime que tout le monde n’a en réalité pas besoin d’une telle vitesse pour profiter de la très grande majorité de ce qu’a à offrir Internet. Pour le grand public, une connexion à 10 Mbit/s est déjà plus que satisfaisante. « Seul un développement significatif d’usages grand public fortement consommateurs de bande passante justifierait un déploiement rapide et généralisé du très haut débit pour tous. En effet, l’atteinte d’un bon haut débit pour tous (de l’ordre de 10 mégabits par seconde) permet de satisfaire l’essentiel des besoins des particuliers compte tenu du manque de visibilité actuelle sur les futures applications ».

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