Archive pour la Catégorie 'nouvelles technologies'

IA- GPT 5: une application générative de niveau doctorat

IA- GPT 5: une application générative de niveau doctorat

Sortie, jeudi 7 août, GPT-5 est présenté comme son modèle d’IA le « plus intelligent », le « plus rapide » et le « plus utile » à ce jour d’après Franceinfo

« GPT-5, c’est comme de parler à un expert de niveau doctorat sur n’importe quel sujet », a assuré Sam Altman, patron et cofondateur d’OpenAI, lors d’un briefing pour la presse. Il a comparé GPT-3, à l’oeuvre dans la première version de ChatGPT, à un lycéen qui « parfois donne la bonne réponse, et parfois répond n’importe quoi », et GPT-4 à un étudiant à l’université.La quasi-totalité des grands groupes numériques œuvrent de leur côté pour un développement de l’IA générative.. et payante.

L’accès à GPT 5 est gratuit avec un quota limité. Une fois cette limite atteinte, l’utilisateur bascule automatiquement sur GPT-5 mini, une version allégée du modèle. Cette offre permet néanmoins une première expérience avec un modèle capable de raisonnement.
Plus : limites d’usage nettement supérieures à la version gratuite pour un usage plus fluide.
Pro : accès illimité à GPT-5 ainsi qu’à GPT-5 Pro, la version la plus complète.
Team / Enterprise / EDU : GPT-5 devient le modèle par défaut pour les usages professionnels et éducatifs, avec un déploiement prévu la semaine suivante.

IA : menace ou opportunité écologique ?

IA : menace ou opportunité écologique ?

Menace ou opportunité, telle est la question concernant l’impact de l’intelligence artificielle sur l’environnement. Si cette technologie est terriblement énergivore, elle offre aussi des outils pour mieux utiliser et optimiser la consommation des ressources naturelles. Laquelle de ces deux forces l’emportera ? La stratégie adoptée par les grands ensembles continentaux (États-Unis, Chine et Union européenne) dépend en partie de la réponse apportée à la question. Qui a fait le bon choix ?

par Patrice Geoffron
Professeur d’Economie, Université Paris Dauphine – PSL dans The Conversation.

Cet article est publié dans le cadre du partenariat les Rencontres économiques d’Aix–The Conversation. L’édition 2025 de cet événement a pour thème « Affronter le choc des réalités ».

L’intelligence artificielle pousse encore d’un cran le dilemme classique des technologies de l’information : alors que s’annonce une explosion de la demande électrique liée à cette famille de technologies, l’IA s’affirme dans le même temps comme une « boîte à outils » pour la lutte contre le changement climatique. La voie est étroite entre la tentation de vouer l’IA aux gémonies (au regard de son empreinte en énergie, eau, matières premières, espaces…) et l’espérance d’un technosolutionnisme en considérant la multiplicité de ses usages climatiques. Tentons d’esquisser un chemin entre ces deux écueils.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande d’électricité des centres de données devrait plus que doubler d’ici à 2030 pour tendre vers les 1000 térawattheures (TWh), l’équivalent de la consommation totale du Japon. Le FMI présente des projections encore plus alarmistes, considérant que les besoins en électricité induits par les usages de l’IA pourraient pousser ces consommations jusqu’à 1500 TWh, surpassant toutes autres sources de demande émergentes (véhicules électriques compris) et avoisinant la demande électrique de l’Inde.

Plus de charbon : un retour vers le futur énérgétique
Cette poussée pourrait ajouter 1,7 Gt aux émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) entre 2025 et 2030. Anticipant cette pression, le président des États-Unis,Donald Trump a signé en avril 2025 une série de quatre décrets destinés à doper les usages du charbon, justifiant cette décision par la nécessité de répondre à l’essor de l’IA (dans le contexte d’un « état d’urgence énergétique », déclaré dès janvier). Alors que les États-Unis avaient franchi pour la première fois en mars 2025 le seuil symbolique de moins de 50 % d’électricité fossile, l’IA risque d’inverser cette tendance.

En outre, si l’adaptation des moyens de production (notamment renouvelables) et des infrastructures de transport et de distribution devait ne pas suivre au bon rythme, une hausse des prix de l’électricité en résulterait mécaniquement, frappant ménages et entreprises. Aux États-Unis, cette hausse pourrait atteindre 10 % en 2030.

Certes, l’émergence de modèles d’IA plus sobres, tels que DeepSeek, fait planer un voile d’incertitude sur ces scénarios prospectifs, car les améliorations algorithmiques tendent à réduire les besoins en calcul et la demande en électricité. Mais, cette incertitude risque aussi de retarder des investissements cruciaux en électricité décarbonée, et de concourir à exploiter les centrales thermiques et à pousser les prix à la hausse.

Une profusion d’expérimentations orientées vers l’action climatique

En contrepoint, un rapide inventaire permet de dévoiler un foisonnement d’applications susceptibles de contribuer à l’action climatique ou de mieux anticiper les dérèglements à venir.

L’IA améliore tout d’abord les prévisions météorologiques et climatiques. Le Centre européen de prévision estime que la précision de ses modèles IA dépasse celle des modèles classiques de 20 %. Météo-France a développé un modèle à échelle régionale, utile également pour simuler les climats futurs. GraphCast de Google DeepMind surpasse les systèmes officiels de 20 à 25 % pour la prévision de trajectoires cycloniques, tandis qu’Aurora, soutenu par Microsoft, améliore le suivi des phénomènes extrêmes.

Dans le secteur de l’énergie, l’IA transforme la gestion des systèmes complexes. L’optimisation des réseaux électriques permet une prévision de la demande et de l’offre énergétiques plus précise, réduit les pertes et détecte les pannes. En Allemagne, des projets pilotes ont démontré que l’IA pouvait diminuer les congestions réseau de 40 %, évitant des investissements en infrastructure. Ce potentiel vaut aussi pour les systèmes de transport, avec une optimisation de la circulation en se basant sur les données issues de capteurs, caméras et systèmes GPS. Les Advanced Traffic Management Systems (ATMS) régulent ainsi les feux de signalisation pour fluidifier le trafic tout en diminuant les émissions de CO2 associées aux arrêts et redémarrages fréquents.

Stratégies de fertilisation adaptées

L’IA en agriculture de précision améliore l’utilisation des ressources en analysant les données de sol, météorologiques et de culture pour recommander des stratégies de fertilisation ciblées. L’analyse des niveaux d’humidité et de la disponibilité des nutriments permet de recommander des stratégies de fertilisation adaptées. Des prévisions météorologiques affinées guident les programmes d’irrigation et de plantation, surveillant également la santé des cultures via l’imagerie satellitaire et des capteurs pour prévenir les maladies ou carences nutritionnelles.

Dans la gestion de l’eau, les algorithmes d’IA analysent les données historiques, intègrent les informations météorologiques en temps réel et les conditions opérationnelles pour optimiser les performances des pompes, vannes et autres équipements critiques. En ajustant dynamiquement les débits, dosages chimiques et cycles de filtration, l’IA minimise la consommation d’énergie, tout en respectant les normes de qualité.

Action en faveur de la biodiversité

L’IA joue aussi un rôle croissant dans la conservation de la biodiversité. Les modèles d’apprentissage automatique entraînés sur l’imagerie satellite et l’ADN environnemental peuvent répertorier la répartition des espèces avec une précision inégalée. Le projet Allen Coral Atlas cartographie ainsi les récifs coralliens et détecte leur blanchissement, augmentant l’efficacité des mesures de conservation. En foresterie, OCELL développe des jumeaux numériques pour améliorer la gestion forestière. Dans la conservation marine, l’IA a permis de réduire significativement le risque de collisions entre navires et baleines, une cause majeure de mortalité des cétacés.

Pour éviter un effet catalogue, on mentionnera simplement les perspectives en économie circulaire, à la fois pour améliorer le tri des déchets et pour développer des produits plus faciles à réparer, recycler et réutiliser.

IA frugale : des perspectives au-delà de l’oxymore ?

Face à cette dualité, des efforts sont déployés pour esquisser le contour d’une IA frugale, soit une approche systémique combinant efficacité matérielle, optimisation algorithmique et questionnement des usages. Les trois principes de l’IA frugale (démontrer la nécessité du recours à l’IA, adopter de bonnes pratiques environnementales et questionner les usages dans les limites planétaires) constituent un cadre pour guider l’action.

La stratégie nationale française, dans sa troisième phase lancée en 2025, érige l’IA frugale en boussole. Cette approche vise à minimiser les besoins en ressources matérielles et énergétiques tout en garantissant la performance des systèmes d’IA. Le référentiel général pour l’IA frugale (AFNOR Spec 2314), élaboré par Ecolab avec plus d’une centaine d’experts, propose des méthodologies concrètes pour mesurer et réduire l’impact environnemental des projets.

Souverain et durable

L’Union européenne déploie un plan d’action pour devenir “le continent de l’IA”. Cette approche européenne privilégie une régulation fondée sur les risques, classant les systèmes d’IA selon leur niveau de dangerosité. Les futures giga-usines d’IA visent à développer une [infrastructure souveraine],tout en intégrant des critères de durabilité.

De son côté, la Chine coordonne le développement des centres de données avec ses infrastructures d’énergies renouvelables. Le plan d’action publié en juin 2025 par l’Administration nationale de l’énergie prévoit d’implanter les centres de données dans des régions riches en ressources renouvelables comme le Qinghai, le Xinjiang et le Heilongjiang. Cette stratégie s’appuie sur la capacité chinoise à déployer rapidement de nouvelles capacités électriques : en 2024, la Chine a ajouté 429 GW de nouvelles capacités de production, soit plus de 15 fois celles des États-Unis sur la période.

Une déréglementation totale
Ce qui, à l’évidence, ne constitue pas une préoccupation pour les États-Unis qui ont adopté une approche résolument pro-innovation débridée sous l’administration Trump II. Cette dernière a d’ores et déjà abrogé le décret de Joe Biden sur la sécurité de l’IA, qui imposait aux entreprises de communiquer leurs données lorsque leurs programmes présentaient des “risques sérieux”.

Cette décision s’inscrit dans une logique de déréglementation totale et « un développement de l’IA fondé sur la liberté d’expression et l’épanouissement humain ». Aux antipodes, dans ce domaine également, de l’approche de l’UE avec son IA Act.

L’IA , nouveau média ?

L’IA , nouveau média ?

Après la radio, la télévision et Internet, l’intelligence artificielle s’impose comme un nouveau média. Cette révolution transforme radicalement notre rapport à l’information et redéfinit les règles du jeu économique pour les créateurs de contenu. Par Primavera de Filippi, Directrice de la Recherche chez Alien Intelligence (*)
dans La Tribune

L’évolution des médias suit une logique implacable : donner toujours plus d’autonomie aux consommateurs. La radiodiffusion imposait une communication descendante ridige (one to many), où chaînes de télévision et stations de radio dictaient le tempo. Internet a démocratisé les échanges avec les réseaux sociaux et blogs, permettant une communication horizontale décentralisée (many to many). Aujourd’hui, l’intelligence artificielle franchit une nouvelle étape : la personnalisation de masse, où chaque utilisateur reçoit un contenu sur-mesure.

L’innovation majeure de l’IA réside dans sa capacité à découpler le fond de la forme. Un même traité philosophique peut être reformulé en un article académique, un guide illustré, un dialogue interactif ou un podcast — chaque version préservant l’essence du contenu original tout en s’adaptant aux préférences du public. Cette flexibilité permet de combler les fossés culturels et générationnels : la littérature classique peut atteindre les jeunes audiences via des formats interactifs, et la recherche scientifique devient accessible au grand public via des podcasts, infographies ou dialogues animés.

Les créateurs peuvent désormais se concentrer sur leur valeur ajoutée — l’innovation conceptuelle, le jugement éthique, l’expression émotionnelle — en déléguant à l’IA l’adaptation formelle. Cette division du travail créatif libère les talents des contraintes techniques d’exécution et de diffusion. L’audience interpelle désormais directement l’IA pour obtenir des contenus personnalisés en temps réel. Ces contenus ne sont ni issus exclusivement de la créativité humaine, ni de la simple automatisation technologique : ils représentent une nouvelle forme hybride de production culturelle.

Le défi du modèle économique

Mais cette révolution soulève des questions cruciales qui rappellent les premiers temps du piratage numérique. L’entraînement actuel des IA, basé sur l’extraction de contenus sans autorisation ni compensation, menace l’écosystème créatif fondé sur un système de droits d’auteur qui a du mal à s’adapter à ce nouveau paradigme. Dans une ère où les contenus peuvent être indéfiniment agrégés et désagrégés, reformulés et réutilisés, comment attribuer une œuvre générée à partir des contributions de millions d’auteurs ? Comment garantir la provenance et l’authenticité des données quand les mêmes idées peuvent se manifester sous d’innombrables formes ? Enfin, en ce qui concerne la rémunération : comment garantir que les créateurs soient justement récompensés quand leurs travaux sont ingérés, transformés et réutilisés à une échelle sans précédent ? Sans mécanismes de redistribution équitable, les créateurs risquent de perdre leur incitation à produire les contenus nécessaires au fonctionnement même de ces systèmes.

L’enjeu n’est pas de résister à cette transformation, mais de la guider vers un modèle viable. L’histoire d’Internet nous éclaire sur la solution. Face au piratage musical, l’industrie n’a pas trouvé son salut dans la répression, mais dans l’innovation commerciale avec l’arrivée des plateformes de streaming. En transformant la propriété en accès et les achats en abonnements, Spotify et Netflix ont créé une nouvelle source de revenus passifs pour les créateurs avec une offre plus attractive que le piratage.

Un modèle similaire émerge dans le domaine de l’IA générative. Plutôt que de vendre leurs bases de données pour l’entraînement, les créateurs peuvent proposer leurs œuvres sous forme de flux continus, rémunérés à l’usage, qui vont enrichir les capacités de l’IA en temps réel. Les partenariats d’OpenAI avec des éditeurs comme Associated Press ou Le Monde, ou encore ceux de Mistral avec l’Agence France-Presse, préfigurent cette évolution vers une compensation directement liée à l’utilisation effective des contenus.

Construire l’écosystème de demain
Cette mutation exige de développer rapidement des infrastructures permettant un partage sécurisé des données, une attribution transparente et une compensation équitable. L’enjeu dépasse la simple innovation technologique : il s’agit de construire l’écosystème culturel de demain, où la valeur est redistribuée à ceux qui créent des contenus de qualité plutôt qu’à ceux qui se contentent de les agréger.

L’IA comme média n’est plus une perspective d’avenir, mais une réalité présente. Le défi consiste maintenant à transformer cette disruption en opportunité durable pour l’ensemble de la chaîne créative. L’avenir de la culture numérique se joue aujourd’hui dans notre capacité à inventer ces nouveaux modèles économiques.

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(*) Primavera de Filippi est directrice de recherche au CNRS à Paris, associée à la faculté du Berkman-Klein Center for Internet & Society à Harvard, et directrice de la recherche chez Alien, une entreprise française qui développe une infrastructure de streaming des données (« data streaming ») pour enrichir les systèmes d’IA générative, de façon juridique et éthique. Ses recherches portent sur les défis et les opportunités juridiques de la technologie blockchain et de l’intelligence artificielle. Elle est co-auteure du livre « Blockchain and the Law », publié en 2018 par Harvard University Press, et de « Blockchain Governance », publié en 2024 par MIT Press. Membre fondateur du Global Future Council on Blockchain Technologies du Forum économique mondial, elle est la fondatrice et la coordinatrice de l’Internet Governance Forum’s dynamic coalitions on Blockchain Technology de l’ONU (COALA).

Les nouvelles révolutions technologiques à venir

Les nouvelles révolutions technologiques à venir

Nous n’avons encore rien vu… Tout va s’accélérer. Que d’opportunités ! Par Xavier Dalloz, Président de XD Consulting (*)
Xavier Dalloz dans La Tribune

Les nouvelles zones de disruption technologique bousculent aujourd’hui les modèles établis et ouvrent la voie à une transformation profonde de notre économie et de notre quotidien. De l’intelligence artificielle à l’exploration spatiale, voici un panorama des leviers majeurs à surveiller et à maîtriser pour rester à la pointe de l’innovation.

En concentrant ses efforts sur ces domaines, la France pourra non seulement anticiper les ruptures à venir, mais aussi inventer de nouveaux services et industries, plaçant l’innovation au cœur de notre compétitivité et de notre qualité de vie.

Voici quelques exemples d’innovations majeures :

Agents intelligents
Un agent intelligent est un programme autonome capable de percevoir son environnement, d’interpréter l’intention de l’utilisateur et d’agir via IA et apprentissage automatique. Il adapte ses réponses au contexte (profil, historique, localisation) et automatise tâches pour guider l’utilisateur.

Internet des objets couplés à la 5G et à l’IA

Le déploiement massif de l’IoT, couplé à la connectivité 5G, permet de relier et de piloter des milliards d’objets en temps réel. Des capteurs de nouvelle génération et des dispositifs intelligents collectent et échangent des données en continu, ouvrant la porte à des applications allant des villes « smart » à la maintenance prédictive dans l’industrie.

Blockchain et registres distribués

Au-delà du Bitcoin, la blockchain et les technologies de registre distribué renforcent la sécurité et la transparence des transactions. Elles donnent naissance à des applications décentralisées (d’apps) pour la traçabilité des chaînes logistiques, la gestion de l’identité numérique ou encore la tokenisation d’actifs physiques.

Réalité virtuelle, réalité augmentée, métavers

La VR et l’AR se perfectionnent pour offrir des immersions hyperréalistes, utilisées en formation, en divertissement et en commerce. Parallèlement, le Web 3.0 et le métavers annoncent un internet plus immersif et décentralisé, où l’on crée de nouvelles communautés et économies digitales basées sur la propriété numérique.

Hyperpersonnalisation et big data

Grâce à l’analyse en temps réel de gigantesques volumes de données, couplée à l’IA, les services deviennent ultra-personnalisés. Les recommandations de contenus, produits ou parcours utilisateur s’ajustent en continu, tandis que le marketing cible ses audiences avec une précision inédite.

Robotique et automatisation avancée

Les robots collaboratifs (cobots) se font plus intelligents et sûrs pour travailler aux côtés de l’homme. Ils automatisent les tâches répétitives et parfois dangereuses dans la logistique, la santé ou la production, et redéfinissent les compétences nécessaires sur le marché du travail.

Bioinformatique et biotechnologies

Les avancées en séquençage génomique, en thérapies ciblées et en biologie synthétique donnent naissance à une médecine personnalisée, à de nouveaux diagnostics et à des traitements innovants. Les biotechnologies deviennent un levier majeur pour la santé de demain.

Énergies propres et durabilité

Le solaire et les batteries progressent rapidement : les coûts chutent, les rendements s’améliorent, et de nouveaux matériaux (silicium, pérovskites, films minces) émergent. L’objectif est de déployer à grande échelle une économie énergétique décarbonée et résiliente face aux changements climatiques.

Exploration spatiale et technologie quantique

Le spatial se démocratise, porté par de nouveaux acteurs et des technologies quantiques qui amélioreront la communication, la navigation et le calcul. De la mise en orbite de satellites à la recherche fondamentale, ces domaines repoussent les frontières du possible.

Lumière et nouveaux matériaux

Les applications innovantes de la lumière — lasers, biophotonique, imagerie térahertz — s’ajoutent aux matériaux révolutionnaires (graphène, nanotubes, métamatériaux, alliages à mémoire de forme) pour créer des dispositifs plus performants, plus légers et plus durables, de l’électronique à la construction.

Ère post-smartphone et intégration corporelle

La prochaine génération de terminaux se portera, s’intégrera au vêtement ou même au corps. On passe d’un monde centré sur le « pocket computing » à une ère où les interfaces naturelles (voix, gestes, haptique) et la réalité augmentée seront présentes en permanence.

Tokenisation et finance décentralisée

La blockchain permet de fractionner et d’échanger des actifs physiques (immobilier, œuvres d’art) grâce à des tokens. Cette « tokenisation » ouvre l’accès à de nouveaux investisseurs et crée des modèles de propriété partagée, tout en offrant des usages tels que les NFT utilitaires pour l’identité ou les titres d’accès inviolables.

Les nouvelles batteries

Les batteries au sodium, comme la Naxtra de CATL, offrent une alternative prometteuse aux batteries lithium-ion. Moins coûteuses et plus sûres, elles affichent une densité énergétique de 175 Wh/kg et conservent 90 % de leur capacité même à -40 °C. Idéales pour les véhicules électriques urbains, elles devraient être produites en série dès fin 2025.

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(*) Xavier Dalloz dirige depuis plus de 30 ans le cabinet Xavier Dalloz Consulting (XDC), spécialisé dans le conseil stratégique sur l’intégration des nouvelles technologies dans les entreprises. Il enseigne également à l’ICN Business School, partageant son expertise avec les futurs leaders du numérique. Parmi ses engagements récents, il a co-organisé le World Electronics Forum (WEF) à Angers en 2017, Grenoble en 2022 et Rabat en 2024. Il a également introduit et animé le WEF lors du CES 2023 à Las Vegas, à la demande de la CTA.

Dépendance technologique aux services américains : 265 milliards d’euros

Dépendance technologique aux services américains : 265 milliards d’euros

D’après une étude inédite sur la dépendance technologique de l’Europe, commandée par le Cigref pour nourrir la réflexion de la deuxième édition des Rencontres Numérique de Strasbourg, Le coût de la dépendance numérique serait de l’art de 265 milliards.

À l’occasion de ces rencontres, l’économiste Nicolas Bouzou, directeur du cabinet Asterès a dévoilé et commenté les résultats de l’étude. Celle-ci propose une première estimation de l’impact économique des achats de logiciels et services cloud américains par les entreprises européennes. Cette analyse novatrice met en lumière d’une part le manque de transparence des données concernant les flux commerciaux internationaux et appelle d’autre part à une mobilisation renforcée pour réduire cette dépendance.

3 constats principaux sont à retenir de l’étude :

80% du total des dépenses liées aux logiciels et services cloud à usage professionnel en Europe est passé auprès d’entreprises américaines, ce qui représente un volume de 265 milliards d’euros.

Ces dépenses concernant exclusivement le périmètre des logiciels et services cloud à usage professionnel représentent aux USA environ 2 millions d’emplois directs, indirects et induits.

L’étude se projette également sur des scénarios d’avenir. Si, en 2035, 15% de ces dépenses étaient retenues au sein de l’économie européenne, elles entraîneraient la création d’environ 500 000 emplois directs, indirects et induits au profit de celle-ci.

L’Europe face aux géants de la tech

L’Europe face aux géants de la tech

En infligeant des sanctions financières contre Apple et Meta, accusés d’avoir enfreint le règlement sur les marchés numériques, la Commission européenne rappelle la nécessité d’encadrer les acteurs majeurs de l’Internet afin de limiter leur puissance, de plus en plus problématique.( papier du Monde)

Négociations sur les droits de douane ou pas, la législation européenne sur les géants du numérique continue de s’appliquer. Le message que vient d’adresser la Commission européenne à Donald Trump est clair. L’exécutif bruxellois a annoncé, mercredi 23 avril, des sanctions financières contre Apple et Meta (Facebook, Instagram). Les deux groupes sont accusés d’avoir enfreint le nouveau règlement sur les marchés numériques, le Digital Market Act (DMA), adopté en 2022. Celui-ci vise notamment à faciliter la concurrence des petites entreprises face aux grands groupes de technologie.

La Commission européenne reproche à Apple d’empêcher les développeurs d’applications d’informer les utilisateurs sur des moyens alternatifs et moins coûteux d’acheter des produits numériques en dehors de l’App Store, le magasin d’applications du fabricant de l’iPhone. Meta, lui, est sanctionné pour avoir mis en place un système litigieux de consentement au partage de données personnelles à des fins de profilage publicitaire. La Commission européenne inflige ainsi ses premières amendes dans le cadre du DMA, d’un montant de 500 millions d’euros pour Apple et de 200 millions d’euros pour Meta.

Cette décision prend un relief particulier en pleines négociations sur les droits de douane que les Etats-Unis menacent d’appliquer sur les exportations européennes. Donald Trump les conçoit comme des mesures de rétorsion aux barrières tarifaires européennes, mais aussi à tous les dispositifs qui renchérissent le coût des exportations américaines, comme la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), les normes, mais aussi les législations sur le numérique, qualifiées par M. Trump d’« extorsion ».

Le rapport de force transatlantique ne fait que débuter. Il est évidemment hors de question pour l’Union européenne (UE) de se ranger aux arguments de l’administration américaine en se laissant dicter sa législation en fonction des intérêts commerciaux des Etats-Unis. Le DMA et le règlement sur les services numériques (DSA), qui vise à lutter contre les dérives (haine, désinformation, contrefaçons) des contenus en ligne diffusés par les géants de l’Internet, ne sont pas des outils de protectionnisme commercial, mais des instruments de régulation.

Ils visent à protéger les droits et les libertés des citoyens européens et à faire respecter la libre concurrence. Celle-ci est constamment bafouée, dans un secteur où une poignée d’acteurs sont en situation de quasi-monopole, et profitent de chaque avancée technologique pour étendre leur pouvoir de marché.

La meilleure preuve qu’il est indispensable de réguler l’activité des géants de l’Internet est qu’ils sont également poursuivis aux Etats-Unis par la justice antitrust. Deux procès sont en cours concernant Meta et Google, accusés d’avoir développé des stratégies anticoncurrentielles. Encadrer les géants de l’Internet n’est donc en rien une lubie des Européens pour protéger un marché qui leur échappe, mais une nécessité afin de limiter une puissance de plus en plus problématique.

L’UE doit rester ferme dans sa volonté en dépit des menaces commerciales brandies par Donald Trump. En infligeant des amendes modérées compte tenu des sanctions encourues, la Commission a choisi une approche proportionnée, tout en montrant qu’elle a les moyens d’imposer ses règles sur un marché dont ces entreprises peuvent difficilement se passer. Face à l’imprévisibilité de Donald Trump et à ses changements de pied intempestifs, la cohérence reste la meilleure réponse.

Google : menace de démantèlement

Google : menace de démantèlement

L’administration américaine souhaite toujours que Google soit démantelée notamment en se séparant de son navigateur chrome, cela pour faciliter la concurrence et l’innovation. Jugé coupable d’abus de position dominante, le groupe californien était au tribunal lundi pour déterminer s’il devait se séparer de son navigateur Chrome, alors que la course à l’IA menace de chambouler la recherche en ligne.

Pour Gail Slater, responsable du département antitrust du ministère américain de la Justice: «C’est l’avenir de l’internet qui est en jeu»,«Allons-nous donner des choix aux Américains et permettre à l’innovation et à la concurrence de prospérer en ligne ? Ou allons-nous maintenir le statu quo qui favorise les monopoles des grandes entreprises technologiques ?»

Les autorités antitrust américaines veulent que Google se sépare de Chrome, le navigateur internet le plus utilisé au monde, parce qu’il constitue un point d’accès majeur au moteur de recherche, sapant ainsi les chances de potentiels concurrents.

Elles demandent également au juge d’interdire à la firme de signer des accords avec Apple, Samsung et d’autres fabricants de smartphones pour installer par défaut Google sur leurs appareils. Des exigences que l’entreprise a qualifiées de «radicales» en novembre dernier.

«Mais rien ne fera progresser l’intelligence artificielle plus rapidement qu’un marché ouvert et concurrentiel, exempt de gardiens et de monopoles».

Semi-conducteurs, smartphones, ordinateurs: des droits de douane « dans un mois ou deux » ?

Semi-conducteurs, smartphones, ordinateurs: des droits de douane « dans un mois ou deux » ?

Alerté par les géants de l’attaque, le président américain a dû sérieusement reculer à propos de la supère taxation des importations de Chine concernant le secteur.

Et pour cause la plupart de tout ou partie de l’industrie Tech est fabriquée en Asie et subirait de plein fouet les droits de douane américain. Désormais c’est la certitude qui règne quant à la décision finale des nouvelles taxes douanières. Pour tenter de rassurer, le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a déclaré ce dimanche 13 avril que les smartphones et les ordinateurs qui ont été exemptés des droits de douane imposés par les États-Unis à la Chine feraient, finalement, l’objet de droits de douane distincts qui seront mis en place dans environ un mois.
Des droits de douane seront appliqués dans « un mois ou deux » sur les semi-conducteurs, un secteur pour l’instant épargné par la surtaxe de 10% contre la plupart des partenaires commerciaux des États-Unis, a déclaré le secrétaire au Commerce américain ce dimanche 13 avril. Les smartphones et les ordinateurs seront également compris dans ces nouvelles mesures commerciales agressives. Mais il n’y a aucune certitude dans ce domaine tout dépendra de l’évolution de la balance commerciale des États-Unis vis-à-vis de l’Asie

Intelligence artificielle : pour des synergies européennes à la hauteur de l’enjeu

Intelligence artificielle : pour des synergies européennes à la hauteur de l’enjeu


L’Europe, malgré son excellence scientifique dans le domaine de l’intelligence artificielle, peine à transformer ses avancées en un impact mondial. Bien que ses centres de recherche soient parmi les meilleurs au monde, les géants de l’IA se forment souvent en dehors du continent. Un tournant stratégique est crucial pour que l’IA européenne atteigne son plein potentiel industriel et sociétal. Par Amir Banifatemi, Directeur exécutif chargé de l’IA responsable chez Cognizant (*) dans La Tribune

L’Europe regorge de talents en intelligence artificielle. Ses centres de recherche produisent certaines des avancées les plus pointues dans le domaine et la France en particulier peut se targuer d’un vivier exceptionnel de chercheurs et d’ingénieurs spécialisés. Son réseau d’écoles d’ingénieurs et de laboratoires, comme l’INRIA ou le CNRS, fait partie des meilleurs au monde. Pourtant, malgré cette excellence scientifique, les géants de l’IA ne naissent souvent ni Paris ni à Berlin, mais à San Francisco ou à Pékin.

Ce paradoxe évoque le syndrome du Concorde : une prouesse technologique européenne avant-gardiste qui, malgré son excellence, n’a pas réussi à s’imposer durablement à l’échelle mondiale. Aujourd’hui, l’Europe produit d’excellents modèles d’IA, souvent rachetés ou exploités par des entreprises américaines ou chinoises. Sans un sursaut stratégique, l’IA européenne risque de ne pas atteindre son plein potentiel industriel et sociétal ni d’imposer ses valeurs dans le monde numérique de demain.

Si les États-Unis et la Chine dominent le marché de l’IA, c’est parce qu’ils ont su développer un écosystème où laboratoires de recherche, startups et investisseurs collaborent étroitement. Des initiatives comme le programme américain SBIR et l’accès à un capital-risque abondant financent massivement les startups deeptech dès leurs balbutiements. En Chine, l’État injecte des milliards dans des pôles technologiques comme Zhongguancun à Pékin, où chercheurs et entrepreneurs cohabitent pour accélérer le passage de la recherche à l’industrie.

En Europe, la dynamique est plus contrastée. Faute d’incitations, certains chercheurs restent cloisonnés dans le monde académique, mais des initiatives comme EDIH ou l’IPCEI en IA tentent de renforcer les liens entre recherche et industrie. Toutefois, ces programmes, encore sous-financés et fragmentés, peinent à créer un écosystème aussi dynamique que ceux de la Silicon Valley ou de Shenzhen.
Une régulation agile et une stratégie industrielle forte

L’IA est bien plus qu’un sujet technologique : c’est une bataille économique, stratégique et sociétale.

L’Europe a choisi de jouer un rôle de pionnier dans la régulation de l’IA avec l’AI Act. Mais pour éviter que la régulation ne devienne un frein à la compétitivité, il faut parallèlement investir massivement dans des dispositifs de soutien à l’innovation, comme le font les États-Unis et la Chine.

Plutôt qu’une contrainte, l’AI Act peut faire de l’Europe un pionnier d’une IA fiable et de qualité. En fixant des standards élevés en éthique et sécurité, un label IA européen pourrait devenir un gage d’excellence à l’international. Cette alliance entre innovation et éthique ouvrirait aussi de nouveaux marchés, notamment en santé, éducation et environnement, où la confiance est essentielle à l’adoption des technologies.

Construire sur les forces européennes

L’Europe dispose d’atouts uniques pour bâtir sa stratégie en IA. Son excellence scientifique est reconnue à l’international, avec une production significative de publications en IA. Son expertise dans l’industrie 4.0, la santé et les transports constitue un levier majeur. Elle peut aussi se démarquer par une IA frugale et durable, optimisant les ressources et limitant l’impact environnemental. Sa diversité linguistique et culturelle favorise des applications adaptées à divers contextes, tandis que son engagement en innovation sociale permettrait d’orienter l’IA vers les grands défis contemporains.

Multiplier les partenariats entre universités et entreprises et les soutenir financièrement est un levier clé pour dynamiser le passage de la recherche à l’industrie. Les collaborations existent, mais restent limitées face aux besoins existants. Il faut aller plus loin en intégrant dès la phase de recherche des objectifs de valorisation industrielle et d’utilité collective.

L’Europe n’a pas le luxe du temps. Si elle n’agit pas maintenant, elle continuera à voir ses talents et ses innovations captés par les géants américains et chinois. Il ne s’agit pas seulement d’un choix technologique ou économique, mais aussi d’un choix de société. En perdant sa souveraineté dans le domaine de l’IA, l’Europe risque de voir des technologies façonnées selon des valeurs et des priorités qui ne sont pas les siennes s’imposer dans tous les aspects de la vie quotidienne de ses citoyens.

L’enjeu est de transformer les découvertes scientifiques en véritables innovations industrielles et d’adopter une approche coordonnée à l’échelle du continent. Il est temps d’intensifier les mécanismes de financement, de favoriser des alliances stratégiques entre startups et grands groupes, et de faire de la régulation un levier de compétitivité plutôt qu’un frein. L’Europe a tous les atouts pour jouer un rôle majeur dans l’IA mondiale, à condition de se donner les moyens de ses ambitions.

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(*) Amir Banifatemi est Directeur exécutif chargé de l’IA responsable chez Cognizant et défenseur de longue date de l’IA responsable. Fort d’une carrière internationale et d’un rôle clé chez Cognizant, il est reconnu pour sa vision unique de l’IA comme levier de transformation durable pour les entreprises. Il est également actif sur la scène mondiale, comme en témoigne sa récente intervention à Davos, où il a partagé sa conviction que les pratiques d’IA responsable ne sont pas des contraintes, mais des catalyseurs de valeur pour les entreprises.

Amir Banifatemi

Sortir de la dépendance de technologies contrôlées par des géants étrangers

Sortir de la dépendance de technologies contrôlées par des géants étrangers


Les soupçons de corruption d’eurodéputés par le géant chinois de la tech Huawei rappelle que l’économie numérique n’est pas un secteur comme les autres, avertit l’élu écologiste dans une tribune au « Monde ». Son contrôle, même partiel, par des puissances étrangères constitue une attaque directe contre la sécurité des Européens.

La souveraineté numérique européenne est-elle à vendre ? Le 13 mars, un nouveau scandale a éclaté : Huawei, multinationale chinoise de la tech, est accusée de corruption au Parlement européen. Cette affaire n’est pas un cas isolé et soulève une question cruciale : quel est le prix de la souveraineté européenne ?

Ce « Huaweigate » est le symptôme d’un mal profond et systémique. A l’instar du « Qatargate », il nous confronte à une vérité inquiétante : les institutions européennes sont infiltrées, non seulement par des intérêts économiques liés à des lobbys aux pratiques bien connues, mais aussi par des puissances étrangères qui menacent directement notre souveraineté.

Si ces accusations se confirment, il faudra sanctionner durement cette entreprise, c’est-à-dire lui interdire l’accès au marché européen pour une durée indéterminée. Mais il faudra aussi remettre en question un système où l’influence extérieure n’est plus un accident conjoncturel, mais une stratégie systémique qui fragilise nos libertés, notre autonomie et, en fin de compte, nos valeurs fondamentales.

Haute trahison

Car la menace n’est pas seulement économique : elle est géopolitique et démocratique. Huawei, avec ses infrastructures 5G que la Commission européenne a voulu déployer à marche forcée, est désormais au cœur de notre économie numérique et donc de notre sécurité. Par ces réseaux transitent nos données et nos informations, dont nous ne pouvons plus garantir l’intégrité.

L’Europe a choisi de dépendre de ces technologies, et cette dépendance nous rend vulnérables. Que vaut notre autonomie si les infrastructures, les data centers et les moyens de traitement de nos données sont contrôlés par des géants étrangers, mus par leurs propres intérêts et non par ceux des citoyens européens ? Et qu’advient-il si les intérêts économiques de ces acteurs sont incompatibles avec le maintien de nos démocraties dans l’Union européenne (UE) ?

Le fait que certains groupes politiques – et certains partis – se mettent au service des multinationales étrangères, notamment du numérique, ne relève pas seulement de la corruption économique, mais bien de la haute trahison. Ce scandale éclate alors que l’UE traverse déjà une crise de légitimité après le « Qatargate ».

Attaque massive contre le réseau X

Attaque massive contre le réseau X

Le réseau social X, propriété d’Elon Musk, a été victime de plusieurs pannes mondiales ce lundi 10 mars qui a établi un lien entre les manifestations contre «Doge» (la commission à l’efficacité gouvernementale que dirige le milliardaire), les magasins Tesla «attaqués» et la panne sur X, sans apporter de preuves.

«Nous sommes attaqués tous les jours mais celle-ci a été organisée avec beaucoup de ressources. Un grand groupe coordonné est impliqué ou alors un pays !

Elon Musk a répété lundi après-midi que le service avait subi une «cyberattaque massive», ajoutant que ses équipes «soupçonnent» qu’elle a été menée «depuis la zone ukrainienne».

Les experts en cybersécurité sont divisés sur les affirmations du milliardaire. «Difficile de se prononcer avec des informations incomplètes, et à un stade précoce de la situation», a souligné Casey Ellis, fondateur de l’entreprise californienne de cybersécurité Bugcrowd. «Mais entre la longueur de la panne et le fait que Dark Storm Team s’en soit attribué le mérite sur Telegram, il semble bien qu’il s’agisse d’une cyberattaque légitime contre X», a-t-il ajouté.

Pour Chad Cragle, directeur de la sécurité de l’information chez Deepwatch, il s’agit bien d’un exemple de «cyberguerre». «X fait l’objet de cyberattaques incessantes, à toute heure et tous les jours», affirme-t-il. «Avec Musk sous les projecteurs et les tensions politiques actuelles, ces attaques présentent tous les indicateurs d’une agression de la part d’un État-nation. Ils font tout leur possible pour perturber le service, et, si possible, exposer des données personnelles».

Le réseau social a connu de nombreuses pannes depuis son rachat par Elon Musk fin 2022. En février et en décembre 2023, notamment, des dizaines de milliers d’utilisateurs mondiaux avaient signalé des problèmes d’utilisation. Les différents entretiens entre l’homme le plus riche au monde et des personnalités politiques de droite, sur les salons audio de la plateforme, ont aussi été marqués par des problèmes techniques, de la qualité du son à l’accès à la conversation.

Quel avenir de l’Europe dans l’espace ?

 Quel avenir de l’Europe dans l’espace ?

La directrice générale d’Eutelsat, Eva Beneke, qui opère la constellation OneWeb (650 satellites), appelle les pays européens à un sursaut existentiel en matière de connectivité spatiale face aux géants américains que sont Starlink et Kuiper et à des projets chinois de grande ampleur. En attendant la mise en service de la constellation IRIS², elle préconise de se servir solutions déjà disponibles. Il en va de l’autonomie stratégique de l’Europe dans l’espace. Par Eva Berneke, directrice générale d’Eutelsat dans la Tribune

 

L’industrie spatiale mondiale évolue à un rythme sans précédent. Des constellations de satellites non européennes, telles que celles de Starlink, Kuiper et des initiatives chinoises, étendent rapidement leur influence, mêlant ambitions commerciales, innovations technologiques et stratégies géopolitiques. Une constellation en orbite basse européenne existe et s’impose comme la principale force de l’Europe en offrant une alternative compétitive et souveraine en matière de connectivité spatiale, capable de rivaliser avec les grands acteurs mondiaux. L’Europe se trouve néanmoins face à un tournant décisif : prendra-t-elle le leadership de l’ère du « New Space » ou se contentera-t-elle d’un rôle de spectateur ?La connectivité n’est plus un luxe, mais un pilier essentiel sur le plan stratégique pour nos démocraties. Les satellites en orbite basse (LEO) offrent une latence réduite, une couverture étendue et des capacités de résilience accrues, autant d’atouts indispensables pour les infrastructures critiques, les opérations militaires et les applications commerciales. Pourtant, l’Europe reste aujourd’hui fortement dépendante de solutions non européennes, mettant ainsi en péril sa souveraineté.

Face à cette réalité, l’Europe doit adopter une approche multi-orbites, combinant satellites géostationnaires (GEO) déjà existants et (LEO) complémentaires. Cette hybridation est essentielle pour garantir une autonomie totale, tout en préparant l’avenir avec IRIS², le projet phare de l’UE pour la connectivité spatiale.

Certains pays européens se tournent vers des fournisseurs non-européens pour accélérer le déploiement de leurs programmes, mais cet usage doit impérativement être équilibré par des alternatives européennes afin de préserver le contrôle stratégique. L’histoire nous enseigne que l’interopérabilité et la coordination des systèmes au sein des coalitions transnationales renforce les capacités communes. L’Europe doit appliquer cette leçon à l’espace.

L’attente de la mise en service complète d’IRIS² ne doit pas ralentir nos ambitions. Des solutions complémentaires, compatibles à long terme avec IRIS², sont déjà disponibles et doivent être exploitées dès maintenant pour tracer la voie et garantir un avenir autonome. Les systèmes hybrides, alliant LEO et GEO, permettent d’ores et de renforcer sans attendre les infrastructures spatiales européennes, de garantir leur résilience et leur pérennité et d’accélérer la transition vers un réseau de connectivité 100 % européen.

Le projet IRIS² incarne une vision ambitieuse de l’Europe, celle d’une industrie spatiale souveraine et compétitive. Plus qu’un simple programme d’infrastructures, IRIS² représente une affirmation politique de la volonté européenne de se positionner comme un acteur de premier plan dans les technologies stratégiques les plus critiques. Clé de voûte des capacités de l’Europe dans les domaines du numérique et de la défense, IRIS² sera le garant de la d’une innovation européenne compétitive sur la scène mondiale, tout en sauvegardant les intérêts stratégiques du continent.

En attendant le déploiement intégral de ce programme, l’Europe doit agir dès maintenant pour combler l’écart et ne pas se laisser distancer. L’intégration immédiate de solutions hybrides combinant satellites LEO et GEO offre un levier unique et pragmatique aux impératifs de résilience flexibilité permettant à l’Europe de se préparer aux défis futurs.

IRIS² doit devenir, comme une figure de proue, le socle d’une connectivité sécurisée, répondant aux besoins des citoyens, des gouvernements et des forces armées européennes. Mais pour en maximiser le potentiel dès le premier jour, nous devons anticiper dès aujourd’hui : former les utilisateurs aux constellations LEO, développer des terminaux adaptés à tous les environnements (terrestres, aériens et maritimes) et renforcer les infrastructures au sol pour assurer une continuité de service optimale.

L’Europe possède déjà les capacités technologiques et industrielles pour exceller dans l’espace. Mais être leader exige vision et investissements durables. Soutenir des acteurs européens comme Eutelsat, fondé il y a plus de 40 ans pour garantir à l’Europe un accès indépendant aux télécommunications par satellite, est un choix stratégique pour affirmer sa souveraineté dans l’espace.

En tant qu’unique opérateur européen disposant d’une constellation LEO, Eutelsat est au cœur des objectifs stratégiques de l’Union européenne, en militant pour des solutions hybrides et en favorisant la coopération industrielle européenne. Eutelsat représente le parfait exemple de la manière dont les partenariats publics-privés peuvent être moteurs de l’innovation et garants de l’autonomie stratégique européenne.

Contrairement à certaines initiatives privées, dictées par des intérêts économiques ou étrangers, Eutelsat s’appuie sur une gouvernance régulée, soucieuse de garantir un service sécurisé et indépendant aux gouvernements et aux industries. Notre engagement dans IRIS² reflète notre foi en la capacité de l’Europe à construire son propre avenir spatial.

Si l’Europe veut conserver et renforcer son leadership mondial dans le secteur spatial, elle doit faire preuve d’ambition et continuer d’investir pour améliorer la compétitivité du secteur, notamment en réaction aux investissements considérables consentis par les concurrents américains et chinois. Pour tirer le meilleur parti du potentiel d’IRIS² dès le premier jour, nous devons prendre les devants dès aujourd’hui : en formant les équipes opérationnelles à l’utilisation des constellations LEO et en mettant au point des terminaux adaptés aux différents besoins des utilisateurs, que ce soit sur terre, dans les airs ou en mer. Il est également impératif que le segment sol soit robuste et le cadre réglementaire respecté si l’on veut fournir des services irréprochables.

À la différence des initiatives privées portées par des intérêts étrangers, économiques ou individuels, Eutelsat est solidement ancré en Europe et soumis à l’autorité d’organismes de régulation afin de proposer aux gouvernements et aux entreprises des services sécurisés et totalement indépendants. Notre attachement au programme IRIS² témoigne de notre foi en la capacité de l’Europe à forger son propre avenir dans l’espace. Le modèle européen, fondé sur la transparence, la gouvernance et les principes de développement durable, représente une alternative crédible et compétitive face aux modèles qui privilégient une expansion rapide au détriment du contrôle stratégique.

Pendant que Starlink, Kuiper et la Chine avancent au pas de charge et transforment le paysage spatial mondial à coups d’investissements massifs et des évolutions stratégiques, l’Europe se doit de réagir sans attendre. L’espace n’est pas un simple actif, c’est une ressource stratégique vitale. L’Europe ne peut pas se permettre de laisser passer sa chance. Sa souveraineté ne se résume pas à posséder ou construire des infrastructures, elle repose sur sa capacité à les exploiter en toute autonomie, à façonner son propre destin et à sceller des alliances solides au sein de l’UE et avec le reste du monde. L’heure des tergiversations est révolue.

Si l’Europe veut atteindre une véritable autonomie stratégique, elle doit agir maintenant. Cela signifie accélérer les investissements, renforcer l’interopérabilité entre États membres et favoriser une gouvernance commune, fondée sur l’intérêt collectif. Nous ne pouvons pas compter sur d’autres pour préserver nos intérêts dans l’espace. Sans une mobilisation décisive, l’Europe risque de devenir simple spectatrice dans une arène où d’autres puissances mondiales imposent leurs règles. Il est essentiel de miser sur la résilience, l’interopérabilité et la diversité des solutions pour en faire les piliers de notre indépendance future.

Les choix que nous faisons aujourd’hui détermineront si l’Europe reprend sa place de leader spatial mondial ou si elle sombre dans l’insignifiance. En misant sur la collaboration, l’innovation et l’ambition à long terme, nous pouvons assurer non seulement notre souveraineté, mais aussi un héritage durable de progrès pour les générations futures.

Le moment est venu ! L’Europe doit relever ce défi, non pas demain, ni plus tard, mais maintenant. Les décisions que nous prenons aujourd’hui façonneront notre place dans l’économie spatiale mondiale pour les décennies à venir. En faisant preuve de détermination, en osant investir massivement avec audace et en travaillant ensemble, nous pouvons garantir que l’Europe ne se contente pas d’être présente dans l’espace, mais qu’elle y joue un rôle de premier plan.

IA: Moins c’est compris plus c’est apprécié !

IA: Moins c’est compris plus c’est apprécié !

Les personnes les moins familiarisées avec les concepts derrière les systèmes d’IA considèrent souvent cette technologie comme « magique »… et fascinante. L’intelligence artificielle se répand, mais nombre de gens se demandent : qui est le plus susceptible d’adopter l’IA dans sa vie quotidienne ? Nombreux sont ceux qui pensent que ce sont les férus de technologies — qui comprennent le fonctionnement de l’intelligence artificielle — qui sont les plus désireux de l’adopter. Étonnamment, notre nouvelle étude, publiée dans le Journal of Marketing, révèle le contraire. Les personnes avec moins de connaissances sur l’IA sont en fait plus ouvertes à l’utilisation de cette technologie. Nous appelons cette différence d’appétence à adopter cette nouvelle technologie « faible niveau de littératie — forte réceptivité ».

 

par

Chiara Longoni
Associate Professor, Marketing and Social Science, Bocconi University

Gil Appel
Assistant Professor of Marketing, School of Business, George Washington University

Stephanie Tully
Associate Professor of Marketing, USC Marshall School of Business, University of Southern California

Ce lien se retrouve dans différents groupes, contextes et pays. Par exemple, les données de la société Ipsos, couvrant 27 pays, révèlent que les habitants des pays où le niveau moyen de connaissances en matière d’IA est plus faible sont plus réceptifs à l’adoption de l’IA, que ceux des pays où le niveau de connaissances est plus élevé.

De même, notre enquête auprès d’étudiants américains de premier cycle révèle que ceux qui ont une compréhension moindre de l’IA sont plus susceptibles d’indiquer qu’ils l’utiliseraient pour des tâches telles que des devoirs universitaires.

Nous pensons que ce lien contrintuitif entre niveau de littératie et appétence vient de la façon dont l’IA accomplit désormais des tâches que l’on pensait autrefois réservées aux humains : lorsque l’IA crée une œuvre d’art, écrit une réponse sincère ou joue d’un instrument de musique, cela peut sembler presque magique, comme si elle pénétrait en territoire humain.

Bien sûr, l’IA ne possède pas réellement ces qualités humaines. Un chatbot peut générer une réponse empathique, mais il ne ressent pas d’empathie. Les personnes ayant des connaissances plus techniques sur l’IA le comprennent.

Ils savent comment fonctionnent les algorithmes (ensembles de règles mathématiques utilisées par les ordinateurs pour effectuer des tâches particulières), les données d’apprentissage (utilisées pour améliorer le fonctionnement d’un système d’IA) et les modèles de calcul. Pour eux, la technologie est moins mystérieuse.

Pour ceux en revanche qui comprennent moins bien le fonctionnement des systèmes d’IA, elle peut apparaître comme quelque chose de magique et d’impressionnant. Nous pensons que c’est ce sentiment de magie qui rend ces utilisateurs plus ouverts à l’utilisation des outils d’IA.

De plus, nos études montrent que le lien entre faible niveau de connaissances et forte appétence est plus fort pour l’utilisation d’outils d’IA dans des domaines que les gens associent à des traits humains, comme le soutien émotionnel ou le conseil.

Au contraire, lorsqu’il s’agit de tâches qui n’évoquent pas ces qualités humaines – par exemple, analyser les résultats de tests – le schéma s’inverse : les personnes ayant un niveau de connaissances plus élevé en matière d’IA sont plus réceptives à ces utilisations car elles se concentrent sur l’efficacité de l’IA plutôt que sur ses qualités « magiques ».

Les chercheurs ont mené des enquêtes auprès de différents groupes, y compris des étudiants de premier cycle.
Notre rapport à l’IA n’est pas une question de capacité, de peur ou d’éthique
Il est intéressant de noter que, bien que les personnes ayant un faible niveau de littératie en IA soient plus susceptibles de considérer l’IA comme moins performante, moins éthique et même un peu effrayante, ce lien entre un faible niveau de littératie numérique et une plus grande réceptivité persiste. Leur appétence pour l’IA semble découler de leur émerveillement face à ces capacités, alors qu’ils en perçoivent bien les inconvénients.

Cette découverte offre de nouvelles perspectives sur les raisons pour lesquelles les gens réagissent si différemment aux technologies émergentes. En effet, certaines études suggèrent que certains consommateurs sont favorables aux nouvelles technologies, un phénomène appelé « appréciation des algorithmes », tandis que d’autres font état d’un scepticisme, ou « aversion pour les algorithmes ». Nos recherches indiquent que la perception de la « magie » de l’IA est un facteur clé qui façonne ces réactions.

Ces conclusions posent un défi aux décideurs politiques et aux éducateurs. Les efforts visant à améliorer la compréhension de l’IA pourraient – involontairement — freiner l’enthousiasme des gens à utiliser l’IA en la rendant moins magique. Cela crée un équilibre délicat entre aider les gens à comprendre l’IA et les garder ouverts à son adoption.

Pour tirer parti du potentiel de l’IA, les entreprises, les éducateurs et les décideurs politiques doivent trouver cet équilibre. En comprenant comment la perception de l’IA comme une technologie « magique » façonne l’appétence du grand public pour l’IA, nous pouvons contribuer à développer et déployer des nouveaux produits et services qui tiennent compte de la façon dont les gens perçoivent l’IA — et les aider à comprendre les avantages et les risques de l’IA.

Et idéalement, cela se fera sans entraîner une perte de l’émerveillement qui incite de nombreuses personnes à adopter cette nouvelle technologie.

IA : DeepSeek suspendue en Corée-du-Sud

IA :  DeepSeek suspendue en Corée-du-Sud

Comme d’autres pays, la Corée du Sud se méfie de l’IA chinoise DeepSeek.Fin janvier, le régulateur sud-coréen avait déjà annoncé avoir demandé des explications à DeepSeek concernant son traitement des informations fournies par les utilisateurs. Depuis, la société chinoise «a reconnu certains manquements» concernant le respect de la vie privée, a précisé la commission lundi.

Cette dernière a souligné qu’il faudrait «inévitablement un certain temps» pour rectifier la situation, d’où la décision de la Corée-du-Sudde retirer l’application des boutiques d’applications. Le robot conversationnel n’est donc plus disponible au téléchargement depuis samedi soir mais continue de fonctionner pour les utilisateurs qui l’ont déjà.

 

« Pour une IA populaire », par Arthur Mensch, cofondateur de Mistral AI

 « Pour une IA populaire », par Arthur Mensch,  cofondateur de Mistral AI

Passé par le laboratoire DeepMind de Google, Arthur Mensch est l’une des personnalités les plus observées de la tech tricolore. Le polytechnicien et normalien nous livre son plaidoyer pour une innovation ouverte à tous.( dans « La Tribune »)

 

« L’IA est-elle dangereuse ? », « L’IA est-elle intelligente ? », « L’IA va-t-elle remplacer mon travail ? » : ces quelques suggestions de recherche Google sur l’IA donnent à voir les questionnements profonds du grand public face à cette technologie à la fois connue, attendue et, dans le même temps, crainte.

Comme toutes les inventions pivots avant elle, l’intelligence artificielle n’échappe pas à la règle. Elle est vilipendée par certains, considérée comme dangereuse par d’autres. Le train, la radio ou encore l’avion ont, eux aussi, suscité des craintes, tant rationnelles qu’irrationnelles. Ces mêmes questions se sont posées lors de l’arrivée d’Internet. Et pourtant, comment imaginer nos vies sans ces innovations qui occupent désormais notre quotidien ?

Il faut le reconnaître : un dialogue de sourds s’est installé entre la population et l’intelligence artificielle générative. On observe une convergence entre les instituts de sondage : environ 2 Français sur 10 utilisent l’IA générative au quotidien, alors qu’ils sont 8 sur 10 à en avoir déjà entendu parler. Clairement, la méfiance est là. Plutôt que de s’en désoler, il nous faut agir dès maintenant pour la dissiper.

À l’approche du sommet pour l’action sur l’intelligence artificielle à Paris, des questions essentielles seront abordées : les enjeux de souveraineté nationale et européenne, l’émergence d’une dynamique industrielle, et bien plus encore. Ce sont des sujets cruciaux, certes, mais il manque un ingrédient essentiel : les gens.
Les citoyens, les étudiants, les travailleurs sont les grands oubliés de cette révolution qui va bouleverser nos vies. Ce sont eux qui peuvent transformer l’IA générative en un outil véritablement utile, accessible et universel. Une IA populaire, en somme.

Ce sujet ne peut plus être seulement réservé aux experts et initiés. C’est notre conviction chez Mistral AI. Notre rôle n’est pas seulement de fournir un outil à l’humain, mais de créer du lien entre l’homme et la machine. Nous devons réconcilier le grand public avec ce que l’IA générative a de mieux à offrir à la société, pour déjouer les peurs de toutes celles et tous ceux dont la vie et le travail peuvent être grandement facilités par cette technologie au potentiel immense.

Une technologie qui s’insère harmonieusement dans le quotidien, simplifie les tâches fastidieuses et libère des contraintes pour offrir un gain de temps précieux. Une IA capable de fluidifier les déplacements, d’anticiper les besoins, et de s’adapter aux réalités locales. Une IA qui devient un allié dans l’apprentissage, la création et l’accès au savoir. Une IA ouverte sur le monde et pleinement ancrée dans les attentes et les dynamiques sociétales, qu’il s’agisse des entreprises, de l’industrie, des médias, des institutions ou du monde académique.

Le sommet qui s’ouvre doit marquer un tournant décisif pour l’adoption massive de l’IA, un véritable sursaut collectif. Cela commence par un changement de récit. Changer le récit, c’est changer les imaginaires. Raconter l’IA de façon ouverte, en partant des usages du quotidien, c’est déjà permettre que l’engouement soit massif et donc que cette révolution devienne tangible et populaire.

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