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Archive mensuelle de décembre 2011

2012 : les élections françaises présidentielles reportées

2012 : les élections françaises présidentielles reportées

 

2012, l’année de la grande correction financière pourrait avoir des conséquences inattendues sur la vie politique française. L’ampleur de la crise inévitable pourrait contraindre certains pays dont la France à revoir leur calendrier électoral. Il faudra faire face à la tourmente qui va tout emporter, la croissance, les déficits, le chômage. Pas sûr qu’on puisse se payer le luxe d’une élection présidentielles qi va paralyser l’action pendant des mois.

 

Personne ne peut contester l’intérêt de la démocratie pour le fonctionnement de la société, c’est évidemment la garantie d’un état de droit, la garantie des libertés individuelles et collectives ; pour autant dans une situation de crise sans précédent, comme actuellement, la proximité des élections constitue sans doute un handicap mortel pour l’économie française ; depuis des mois, les réformes sont paralysée par le climat pré-électoral, témoin le bricolage budgétaire à l’occasion des deux révisions budgétaires de 2012. Il s’agit de faire semblant de moderniser mais sans effrayer l’électorat et même en renforçant les corporatismes. Cela vaut pour toutes les grandes formations qui ont des prétentions légitimes à diriger le pays. Cette situation va durer toute l’année 2012. Jusqu’à l’été, il ne se passera strictement tien tant que les élections ne seront pas terminées. Ensuite, il y a le temps de l’installation des nouvelles équipes, le temps des nouvelles orientations notamment budgétaires et le temps de mise en œuvre. Les effets d’éventuelles réformes ne pourront donc se faire sentir avant début 2013. La France aura donc été paralysée pendant environ un an. Pourtant les oppositions des partis  républicains qui peuvent prétendre à la victoire paraissent bien dérisoires au regard des enjeux. Les programmes ne sont bien entendu pas du tout à la hauteur des enjeux de la crise. Face à une crise d’ampleur imprévisible, pas sûr qu’on puisse se permettre le luxe d’élections surréalistes déconnectées des réalités macro économiques et des situations concrètes. Il est clair que comme en Allemagne ou ailleurs, l’union nationale serait impérative pour tenter de faire face avec un peu de succès à la problématique du redressement économique.

 

 

 

Chute record de l’euro face au yen

Chute record de l’euro face au yen

 

L’euro continue sa chute vis-à-vis du dollar mais aussi du yen en passant sous la barre des 100 yens. Vers 22H00 hier  GMT (23H00 à Paris), l’euro valait 1,2939 dollar contre 1,2960 dollar jeudi à la même heure. La monnaie unique était tombée jeudi jusqu’à 1,2858 dollar, un niveau plus vu depuis septembre 2010. L’euro reculait aussi face à la devise nippone, à 99,62 yens contre 100,61 yens jeudi soir, après être tombé à 99,53 yens, un plus bas niveau depuis le 19 décembre 2000. Le dollar baissait face au yen à 76,98 yens contre 77,62 yens la veille. La correction est en cours après l’échec des emprunts italiens (taux d’intérêt à 7% !!), aggravation de la situation en Espagne et les risques sur la France.

Espagne s’enfonce: déficit public à 8%

Espagne s’enfonce: déficit public à 8%

Déficit, chômage, récession l’Espagne s’enfonce. Le déficit public en Espagne va atteindre 8% du PIB en 2011, alors que l’objectif officiel était de 6%. »Ce n’est que le début… Nous sommes confrontés à une situation exceptionnelle et inattendue, qui nous oblige à prendre des mesures exceptionnelles et inattendues », a dit la vice-Premier ministre Soraya Saenz de Santamaria. Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a déploré ce glissement et jugé qu’il était d’autant plus important que l’Espagne « reste résolue à corriger son déficit excessif d’ici 2013 comme prévu ».Il y a encore 10 jours, le Trésor affirmait que le déficit budgétaire était bien parti pour atteindre l’objectif de 4,8% du PIB, ce qui, de l’avis des analystes, porterait le déficit public à plus de 6% du PIB. »C’est un choc de taille, je ne m’attendais pas à une telle hausse du déficit. Comment atteindre l’objectif en usant de l’impôt sur le revenu et de la taxation du capital? Cela veut dire que la récession empire encore plus », commente Robert Tornabell, économiste de l’université ESADE de Barcelone.L’économie espagnole s’est contractée au quatrième trimestre et restera faible au premier trimestre 2012, a dit cette semaine le nouveau ministre de l’Economie, Luis de Guindos. L’Espagne s’enfonce et dès le début 2012, le chômage va atteindre 25%. Une situation explosive.

2012 : la fin de l’euro ?

2012 : la fin de l’euro ?

 

Personne ne peut désormais écarter hypothèse de la fin de la monnaie unique. Si notamment l’Italie suit, comme c’est probable, le chemin de la Grèce, alors l’Euro va éclater. L’Europe n’sa pas les moyens de soutenir un pays aussi importants que l’Italie. Avec des taux de 7%n la dette de l’Italie va devenir rapidement ingérable. Des taux condamnés à monter avec les dégradations annoncées de toute la zone euro. L’Allemagne qui n’est cependant pas sans responsabilité dans cette crise, a compris ; pas question d’investir dans des dettes de pays condamnés à la fuite en avant et à la faillite. L’endettement aura eu raison d’une monnaie mal conçue dès le départ. Le champ géographique de cette monnaie n’est pas assez homogène, les outils de gouvernance insuffisants. L’Allemagne paiera quand même son immobilisme et son intransigeance avec l’écroulement de la demande de l’Europe. Ses exportations vont s’écrouler, donc sa croissance remettant aussi en cause ses propres équilibres financiers. Laxisme des uns, intransigeance des autres, absence de gouvernance européenne  auront eu raison de la monnaie unique. Rien n’est encore certain mais hypothèse devient de plus en plus plausible.

2012 : l’année de l’effondrement

2012 : l’année  de l’effondrement

 

Dune manière ou d’une autre 2012 va sanctionner les déséquilibres économiques et financiers des pays développés. Avec des conséquences graves pour les émergents également. Le début de cette correction interviendra dès janvier d’abord avec la dégradation des pays de la zone euro mais pas seulement ; la Grande Bretagne par exemple sera également touchée. Par ricochet, au bout de quelques mois les Etats Unis seront également concernés et dégradés. Une correction finalement logique compte tenu de l’ampleur des endettements publics. Pour 2012, les besoins mondiaux de financements publics vont dépasser 10 000 milliards. Une folie car nombre de pays ne pourront rembourser autrement qu’avec de la monnaie de singe. Conséquence, des records d’intérêt sont à attendre. Le processus est déjà en route. Les banques centrales en particulier la FED et la BCE font tourner la planche à billets, ils inondent le marché de liquidités pour éviter l’asphyxie. L’Europe paie la première le laxisme financier. L’euro est condamné à se dévaluer et parallèlement l’inflation à grimper. Dans un première temps les Etats-Unis seront à l’abri car les capitaux retirés de l’Europe franchiront l’atlantique. Dans un second temps, la correction interviendra aussi pour les Etats Unis dont les fondamentaux sont encore plus mauvais que ceux de l’europe (échanges extérieurs, déficits budgétaires, dette, finances locales, endettements particuliers).Les Etats seront incapables de restructurer budgets et endettement pour des motifs électoraux. Dès lors c’est la dévaluation et l’inflation qui feront office d’ajustement. Une manière de faire payer tout le monde mais particulièrement antiredistributive. Deux dangers menacent particulièrement notamment en Europe, le chômage et le crédit Crunch, deux questions liées. C’est la récession qui va déclencher la récession car tous les fragiles équilibres financiers publics notamment sont remis en question. Le chômage va tuer la consommation et la croissance et inversement la récession va gonfler le chômage. Face aux risques, crédits aux entreprise et aux particulières seront très restreints Bref le contraire d’un cercle vertueux. On ne se sort pas d‘une situation aux facteurs explicatifs structurels en quelques mois, il n’y aura pas de rebond en 2012, ni en 2013. Il faudra plusieurs années pour se redresser. C’est que dit A. Merkel depuis longtemps «  il faut s’attendre à une crise de très grande ampleur pendant plusieurs années ». Les politiques n’ont plus la main car le pouvoir a été transféré aux marchés financiers, L’union européenne, le G7 ou le G20 ne peuvent être que spectateurs, il est trop tard pour intervenir. En France par exemple, il faut s’attendre à une réduction du pouvoir d’achat de l’ordre de 20% via l’inflation avec ou sans l’euro. Le maintien ou la disparition de l’euro ne change pas le caractère inéluctable de la correction. La seule différence c’est qu’avec la disparition de l’euro, les pays les plus fragiles comme la France seront corrigés encore plus sévèrement et encore davantage incapables de se réformer. Les gouvernances sont aujourd’hui dépassées et paralysées. Il suffit d’écouter les discours des grands leaders français à la veille des élections, des discours marqués du signe de l’incompétence et de l’inconsistance. Quand parfois, ces discours sont un peu pertinents, ils ne dépassent pas le niveau du café du commerce. L’exemple type, c’est le fameux slogan «  produire français », personne n’ose dire ce que cela suppose comme réforme pour restaurer la compétitivité.

 

Des analystes de l’économie aux lunettes roses !!

Des analystes de l’économie aux lunettes roses !!

 

Tout va bien , enfin presque !. C’est le verdict des analystes  ces derniers temps. Les bourses vont finir dans le vert en 2011, la croissance reprend aux Etats-Unis, les opérations obligataires récentes de l’Italie sont satisfaisantes, les pays émergents se portent bien, l’euro résiste etc. Comme Eva Joly et sans doute avec la même pertinence, les observateurs économiques voient la vie économique avec des lunettes roses  et ne veulent pas désespérer l’investisseur, le consommateur ou l’acteur économique. Il faut rassurer, rassurer encore. C’est le meilleur moyen de retrouver la confiance. La méthode Coué quoi ! Pas sûr que cette méthode soit très pertinente. Mieux vaudrait sans doute un regard lucide sur la situation pour remédier le plus tôt possible aux problèmes structurels qui se posent. La reprise de la croissance aux Etats-Unis est une illusion. Il ya certes quelques indicateurs positifs mais la consommation stagne et le chômage augmente. Les pays émergents sont également touchés, même la Chine dont l’activité industrielle est en contraction. Les derniers emprunts de l’Italie sont une catastrophe : 7%, le taux qui conduit ce pays sur le chemin de la Grèce. L’euro résiste !  La preuve il n’a jamais été aussi bas depuis longtemps. Quant à la France , elle va forcément échapper à la grande correction, les fondamentaux sont solides, la dette va atteindre les 90% du PIB, le chômage est à 10% , un record depuis 12 ans, la consommation en berne, les exportations sen deuil, la croissance dans le rouge. Peu importe, l’espoir fait vivre ou plus exactement vendre et acheter. Enfin c’est qu’on croit. Le gouvernement, les experts zélés, les observateurs suivistes continuent de répandre les bonnes nouvelles. Comme on dit en Afrique « ça va aller, c’est Dieu qu’est fort » ; il faudra sans doute que le tout puissant intervienne pour nous éviter la grande correction car cette dernière paraît inévitable. Nos analystes auront contribué à nous conduire dans le mur par incompétence ou manque de courage, sans doute les deux à la fois. Quand même les observateurs refusent de voir la vérité en face, c’est en général que la crise n’est pas seulement économique mais aussi culturelle.

Récession en Chine

Récession en Chine

 

L’indice HSBC des directeurs d’achats prouve que la Chine entre en récession. L’activité du secteur manufacturier chinois s’est de nouveau contractée en décembre, reflétant la morosité de la demande intérieure et extérieure, Il est ressorti à 48,7 en décembre après avoir touché en novembre un plus bas de 32 mois à 47,7. L’estimation flash publiée précédemment annonçait un indice à 49. Il reste sous la barre de 50 marquant la limite entre croissance et contraction d’une activité. « Si le rythme du ralentissement se stabilise un peu, la détérioration de la demande extérieure commence à peser », commente Qu Hongbin, économiste de HSBC.  Le rythme de croissance des exportations et des importations chinoises a ralenti en novembre, des données qui suggèrent une nouvelle fois que la demande bat de l’aile, aussi bien à l’international que dans le pays,  L’indice officiel PMI pour le secteur non manufacturier est ressorti à 49,7 en novembre contre 57,7 en octobre, a fait savoir samedi la Fédération chinoise d’achats et de logistique. L crise systémique atteint donc maintenant la Chine. Aux Etats Unis la consommation ne progresse plus et en Europe la récession est là. La grande correction mondiale est pour 2012.

 

Les syndicats ont décidé de tuer Air France

Les syndicats  ont décidé de tuer Air France

Trop chère, trop nombreux, trop faible qualité. Voilà ce  qui qualifie la compagnie mais les syndicats notamment ceux des les navigants ont décidé depuis longtemps de tuer leur propre compagnie. Certes sous l’ère Spinetta, ils s’étaient calmés mais avec le nouveau PDG, la guerre va reprendre ; on voit mal comment des syndicats aussi corporatistes pourraient accepter le plan d’austérité que prépare le nouveau PDG d’Air France, Alexandre de Juniac, .Le premier volet d’un plan de rigueur sera présenté aux représentants du personnel en comité central d’entreprise le 16 janvier, selon des sources proches du dossier. De l’aveu des dirigeants, l’enjeu est immédiat: « stopper l’hémorragie » de trésorerie qui pourrait faire sombrer la compagnie tricolore. Air France, menacée sur son réseau domestique par les compagnies à bas prix et malmenée sur le long-courrier par ses rivales d’Asie et du Golfe, est condamnée à faire des économies tous azimuts. Air France se refuse à divulguer l’ampleur des pertes. Mais le dernier rapport du cabinet d’audit Secafi, rendu public par le quotidien Libération, fait état d’un trou d’environ 300 millions d’euros cette année pour l’ensemble du groupe Air France-KLM, qui sera au mieux à l’équilibre en 2012. En revanche, Air France, principal foyer de pertes du groupe, restera déficitaire au moins jusqu’en 2013, selon cette même étude. L’issue est connue, on va délocaliser certaines activités, un jour toute la société sera délocalisée et la compagnie sera rachetée par des capitaux entièrement étrangers. Fin de histoire ; L’histoire des relations sociales en France, de l’incompétence économique des syndicats, du corporatisme français et d’une gestion laxiste des directions notamment de Gourgeon. C’est le même scénario que pour le transport maritime, demain pour le ferroviaire, au-delà pour nombre de secteurs économiques.

BCE : la planche à billet est en marche

BCE : la planche à billet est en marche

Le bilan de la BCE commence à inquiéter sérieusement les experts de Wall Street. La Banque centrale européenne (BCE) a indiqué hier que son bilan atteignait 2.730 milliards d’euros au 23 décembre. Il est en hausse de 239 milliards par rapport en une semaine, et de 553 milliards en trois mois. Le bilan de la BCE a notamment augmenté à cause des prêts accordés aux banques de la zone euro, qui atteignent au total 879 milliards d’euros (en hausse de 214 milliards). Cela tient à l’opération exceptionnelle de prêts à 3 ans réalisée le 21 décembre. La BCE a en effet réalisé le plus gros prêt de son histoire, attirant une demande record de 489 milliards d’euros de la part de 523 établissements. Une semaine après cette opération, le marché interbancaire montre cependant toujours des signes de dysfonctionnement. Mardi soir, les banques ont déposé 452 milliards d’euros de liquidités au jour le jour auprès de l’institut d’émission européen. Un plus haut depuis la création de l’euro. Lundi, ils avaient déjà stocké 412 milliards d’euros. Ces liquidités sont pourtant rémunérées à un taux faible de 0,25 %. La progression du bilan de la BCE indique clairement que la planche à billets est en marche. Conséquence l’euro va continuer de baisser, en clair on va vers une forte dévaluation et l’inflation, elle, va s’envoler. Une manière de prendre dans la poche de tous les consommateurs ce qu’on ne peut prendre ailleurs pour assainir les finances. Un mécanisme parfaitement connu en France à l’époque du franc.

L’Italie sur le chemin de la Grèce emprunte à 7 %

L’Italie sur le chemin de la Grèce emprunte à 7 %

 

En dépit d’une détente sur les taux d’intérêt en Europe, L’Italie est toujours contrainte d’emprunter à 7% pour placer ses obligations à 10 ans. Un taux qui ne peut être longtemps supportable et qui la conduit sur le chemin de la Grèce. Sur le marché secondaire, le rendement de la dette à 10 ans reste supérieur à 7%. Pendant que la grande presse et quelques analystes tressent encore des éloges au nouveau chef de gouvernement Italien, Mario Monti, les marchés sanctionnent à nouveau les taux d’intérêt italien. En fait si l’Italie est victime de l’enlisement de la crise de l’endettement européen, elle porte aussi sa part de responsabilité. Une responsabilité pour le passé compte tenu de l’accumulation d’un endettement qui approche les 130 % du PIB mais aussi une responsabilité pour le présent. Peu d’observateurs ont en effet relevé que Mario Monti (voir article)  considérait que certains objectifs définis avec l’Europe en matière d’assainissement ne pourraient pas être tenus. Finalement un langage qui se rapproche un peu de celui des dirigeants grecs qui signent avec réticence des feuilles de route pour les remettre en question quelques semaines après. En outre Mario Monti n’est pas le seul décideur, il faut attendre les résultats des prochaines élections pour connaître la véritable politique de l’Italie. Avec un taux de 7% l’Italie prend le chemin de la Grèce car un tel taux va  réviser sérieusement le taux d’endettement de l’Italie. En fait on se fie aux chiffres officiels de l’Italie, sans autre vérification. C’est ainsi que la crise Grecque a éclaté quand on s’est enfin aperçu que les déficits étaient complètement sous estimés. Par ailleurs l’Italie lors du lancement de ses derniers emprunts a aussi été victime de l’attentisme de l’Europe dont la réunion n’a servi à peu près à rien puisque l’Allemagne a maintenu ses positions et que la France n’a pu que s’aligner. Monti était présent à cette réunion et a pu mesurer le niveau de paralysie de la gouvernance européenne. La commission européenne découvre la lune comme d’ habitude et se limite à des constats : Comme avec Berlusconi mais avec désormais un vernis technocratique, l’Italie affirme par la voix de Mario Monti que l’équilibre budgétaire sera atteint en 2013. On voit mal comment avec le gonflement de la dette liée d’une part à la hausse des taux, d’autre part à la récession certaine pour la fin de l’année qui va affecter l’Italie.

Nouvelle chute record de l’euro

Nouvelle chute record de l’euro  

 

Vers 12H00 GMT (13H00 à Paris) jeudi 29 décembre, l’euro est tombé à 1,2866 dollar, son plus bas niveau depuis le 14 septembre 2010. A la même heure, il descendait à 100,11 yens, un niveau plus vu depuis juin 2001.  »Les inquiétudes persistantes sur la zone euro pèsent, et à l’ouverture des marchés américains, on a vu les investisseurs fuir de concert les actifs jugés risqués, dont l’euro, au profit des valeurs refuges que sont le dollar et le yen », a indiqué à l’AFP Mark Deans, responsable du courtage de la société financière MoneyCorp. Parmi les facteurs déclenchant, « la publication du bilan de la Banque européenne (BCE), qui rattrape celui de la Réserve fédérale américaine (Fed) a pu susciter quelques inquiétudes », a ajouté Kathleen Brooks, analyste de Forex.com. En fait on craint surtout que la crise de la zone euro ne  s’amplifie ; Le prêt de 500 milliards aux banques n’a pas convaincu que cela serait de nature à soutenir les marchés obligataires. On imagine aussi que la BCE pourrait manquer de fonds pour continuer ses interventions. Du fait des craintes vis-à-vis de l’endettement européen, les investisseurs semblent actuellement privilégier le marché des changes en délaissant actions et obligations européennes trop risquées.

 

Hausse du chômage aux Etats-Unis

Hausse du chômage aux Etats-Unis

 

Il faut des lunettes roses aux bourses pour considérer que les Etats-Unis connaissent une embellie économique ; après la constatation du tassement de la consommation, on observe maintenant une augmentation du chômage. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 24 décembre, à 381.000 contre 366.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 375.000 inscriptions au chômage. Les inscriptions de la semaine au 17 décembre ont été révisées en légère hausse par rapport à une estimation initiale de 364.000. semaine précédente. Le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités s’est élevé à 3,60 millions lors de la semaine au 17 décembre (dernière semaine pour laquelle ces chiffres sont disponibles) contre 3,57 millions la semaine précédente. Alors que les indicateurs avancés laissaient prévoir une embellie pour le quatrième trimestre aux Etats-Unis (voir article), les chiffres de la consommation constituent une douche froide pour la croissance. La  consommation des Américains augmente seulement  en novembre de 0,1% par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières,  comme ‘en octobre. Un  rythme de croissance de la consommation le plus faible depuis juin. La progression de 0,7% du mois de septembre, qui avait nourri des espoirs de voir les consommateurs tirer l’économie américaine au quatrième trimestre, semble loin. Jeudi, la révision à la baisse du chiffre officiel de la croissance économique du troisième trimestre à 1,8% avait suscité des doutes sur l’ampleur de l’amélioration de la croissance dont semblaient témoigner les indicateurs économiques dans leur ensemble depuis début novembre. Ce quasi stagnation de la consommation provient  de la progression médiocre des revenus des Américains. Selon le gouvernement, ceux-ci n’ont augmenté que de 0,1% en novembre, contre 0,4% en octobre, et le revenu disponible (après impôts et prélèvements sociaux) réel a stagné. Pour Chris Christopher, économiste du cabinet IHS Global Insight, les chiffres du gouvernement sur les revenus sont « alarmants ». En fait, comme partout les instituts d’études ont toujours tendance à doper les indicateurs avancés et les  prévisions économiques pour ne pas désespérer les marchés et les acteurs économiques. Les Etats Unis, comme les autres pays du monde ne peuvent rester à labri du tassement économique mondial. D’ailleurs la croissance de 2011 aux Etats Unis sera proche de celle de la zone euro autour de 1.6% et sans doute très inférieure à ce chiffre en 2012, autour de 1% (la zone euro sera elle sans doute en récession légère).

Restriction du crédit aux entreprises

Restriction  du crédit aux entreprises

La BCE indique que les prêts aux entreprises du secteur privé ont diminué d’un mois sur l’autre en novembre dans la zone euro ; les risques de credit Crunch s’amplifient  en dépit des prêts record de la BCE aux banques. Les prêts au secteur privé ont diminué bien plus que prévu, ce qui fait craindre un prochain assèchement du crédit pour la zone euro. C’est une préoccupation majeure pour la BCE dans un contexte de crise de la dette européenne et où ménages et entreprises hésitent de plus en plus à emprunter, un mauvais point pour les perspectives économiques. Le flux des crédits aux entreprises a diminué de sept milliards d’euros après avoir crû d’un montant similaire en octobre. Le flux des crédits immobiliers a augmenté de huit milliards d’euros après une baisse de 18 milliards en octobre. C’est le signe que les placements  se réorientent vers les valeurs traditionnelles par peur des produits plus risqués comme les obligations et les actions.

Wall Streets chute à cause de l’euro

Wall Streets chute à cause de l’euro

 

Dans des volumes d’échanges toujours très faibles, Wall Street décroche à cause de la situation de la zone euro. Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a lâché 139,94 points à 12.151,41 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 35,22 points à 2.589,98 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a reculé de 1,25% (15,79 points) à 1.249,64 points. « C’est la même chose depuis le mois d’août, on suit la direction de l’euro « » constate un analyste de Wall Street La monnaie unique européenne a en effet brutalement décroché au moment de l’ouverture de Wall Street, plongeant à son plus bas niveau depuis près d’un an face au dollar, sous le seuil très surveillé de 1,30 dollar. Ils s’inquiètent par ailleurs de voir que le bilan financier de la Banque centrale européenne (qui comprend la totalité de ses encours) a atteint un record, à 2.733 milliards d’euros, alors que l’institution « tente de juguler la crise de la dette », a constaté Scott Marcouiller, de Wells Fargo Advisors. La BCE ne peut intervenir massivement sur le marché obligataire du fait de l’opposition de l’Allemagne. Par contre, elle injecte des masses de liquidités en prêtant aux banques. Une politique qui malgré tout porte un peu ses fruits puisque les dernières opérations de prêt des pays endettés se sont bien passées. En fait la planche à billets a commencé à fonctionner et ce sera la solution finale pour la BCE soit directement en rachetant de la dette, soit indirectement en inondant les marchés de liquidités. La sanction sera la même, hausse de l’inflation et dévaluation de l’euro. C’est ce qui est en train de se produire.

 

Les Sages du conseil constitutionnel pour la taxe sur les boissons sucrées !!!

Les Sages du conseil constitutionnel  pour la taxe sur les boissons sucrées !!!

 

Le conseil constitutionnel valide donc  l’essentiel de deux lois de finances notamment les mesures emblématiques comme la création d’une taxe sur les sodas, dans le budget 2012, et la TVA à 7% dans le dernier budget rectificatif 2011.Le Parlement avait définitivement adopté le 21 décembre ces deux textes intégrant des mesures des plans de rigueur annoncés fin août, puis début novembre par le gouvernement. Les taxes nouvelles sur les boissons sucrées ou non sont donc validées. On se demande bien quelle peut être la compétence du conseil constitutionnel dans ce domaine ! En quoi le sucre et sa taxe sont-ils ou non constitutionnels ? On croit rêver. On sait que la plupart des sages sucrent les fraises, c’est sans doute le seul lien pertinent avec le sujet. On sait aussi qu’ils sont désignés arbitrairement par le pouvoir et n’ont pour la plupart ni compétence, ni indépendance (à la différence du conseil d’Etat ou de la Cour des comptes). On sait que parfois certains membrec comme Dumas, ancien président du dit conseil, s’est sucré dans certaines opérations douteuses comme encore dernièrement en Côte d’Ivoire en prenant la défense du dictateur GBAGBO, contre quelques rémunérations bien entendu. Quel crédit accorder à une telle institution ? Sur le fond maintenant, cette taxe est injuste et contreproductive. De toute évidence, la nouvelle taxation des boissons sucrées a quelques difficultés à trouver des justifications ; On aurait mieux compris-et sans doute en même temps contesté- un relèvement général de la TVA sur les produits de consommation. Par contre, un nouvel impôt sur le sucre dans les boissons est pour le moins surprenant. Sa justification pour lutter contre l’obésité et plus généralement pour améliorer la santé suscite de nombreuses interrogations ; le sucre est en effet partout (ou son substitut qui est encore plus dangereux) : dans les boissons bien sûr comme dans les autres aliments. Le sucre comme le sel a pour fonction de relever le goût de produit un peu fade voire parfois même pour dissimuler la platitude de la saveur. Pourquoi le sucre ? Ce sucre dans les boissons sans additif issues du pressage des fruits est tout aussi abondant sinon plus. La taxation supplémentaire des sodas n’est par ailleurs pas très cohérente avec la lutte contre l’alcoolisme. Un litre de jus d’orange est souvent plus cher qu’un litre de vin ordinaire ! Pourquoi pas le sel dont la consommation excessive est également nuisible. Ce serait le retour de la Gabelle. Cet impôt créé par les romains, a été  repris au 12 ème siécle. Le bon roi St Louis en fit une taxe temporaire en 1246, taxe qui devient permanente sous Philippe VI qui l’appliqua dans tout le royaume.  Il a fallu attendre 1945 pour qu’une loi de fiances la supprime définitivement. L’intérêt d’une nouvelle gabelle, c’est qu’il existe difficilement des substituts au sel. F . Fillon a sans doute des motifs économiques davantage que sanitaires pour accroitre la fiscalité sur les boissons au sucre ajouté. Il s’agit de lutter contre l’obésité de la dette. La fiscalisation du sucre vise à lui faire retrouver une ligne plus conforme aux critères esthétiques des agences de notation. Il sera d’autant plus aisé de faire serrer la ceinture aux français si ces derniers perdent des rondeurs dues à la consommation outrancière de sodas sucrés. Le régime minceur s’impose sans doute pour la France dont l’endettement public est à peu près équivalent à une année de richesse nationale (le PIB). Les diététiciens savent que pour retrouver durablement la ligne, les régimes  radicaux sont plus dangereux qu’efficaces. Pour la diététique, comme pour l’économie, l’effort doit être régulier. Mieux vaut par exemple parvenir progressivement à l’équilibre budgétaire plutôt que d’imposer trop hâtivement des restrictions qui sont susceptibles de tuer le consommateur et la croissance. A moins qu’il ne soit trop tard et que la disette ne puisse plus nous guérir ni de la récession, ni de l’endettement. Si la guérison est encore possible, la pathologie de la dette a davantage besoin d’un économiste que d’un diététicien, fut-il Premier ministre.

 

Pétrole : pourquoi des prix record ?

Pétrole : pourquoi des prix record ?

 

Alors  que la récession menace, le pétrole demeure à des prix record ; la demande mondiale  en 2012 sera quasi stable. On comprend mal et les explications sur l’environnement géostratégique sont un peu courtes. Le baril de Brent de la mer du Nord s’échange quant à lui à 108,33 dollars à Londres. Un prix très proche de la moyenne des cours sur l’ensemble de l’année, 111 dollars, alors même que cette moyenne s’avère la plus importante jamais enregistrée. Les menaces d’Iran sur le détroit d’Ormuz, le printemps arabe n’expliquent  pas tout. En fait, il y a une convergence d’intérêts pour maintenir le pétrole au plus haut même si effectivement les conditions d’extraction et exploitation peuvent expliquer une partie de la hausse. Les pays producteurs d’abord souhaitent tirer le maximum de leurs ressources d’autant que ces pays sont souvent engagés dans de colossaux projets de développement. Deuxième explication, la spéculation sur les matières premières ;  Déçus par les marché classique des actions, et par les obligations, les investisseurs se replient sur le marché des matières premières (y compris alimentaires) en particulier le pétrole qui demeure une valeur sure car la demande varie très peu à la baisse. Troisième raison, tous les Etats engrangent des ressources fiscales considérables en ces temps de difficultés budgétaires. Les pétroliers augmentent  quant eux d’autant plus leur profits que le pétrole est cher. D’autant que lors des mouvements à la baisse, il n’ya pas de répercutions à temps et en proportion à la pompe. Finalement tout le monde spécule sur le pétrole, les Etats producteurs, les investisseurs et les pétroliers. Certes le pétrole n’est pas éternel et il produits des émissions très polluantes indiscutables. Cependant sa cherté ne provoque malheureusement pas de transfert (notamment de transferts modaux dans le transport)  vers  des technologies plus respectueuses de l’environnement. Gérer la rareté et la pollution par le prix est une illusion d’économistes ultra-libéraux qui veulent privilégier le marché au détriment de la régulation.

 

Hausse des prix de la SNCF, après l’énergie et la distribution

Hausse des prix : après l’énergie, la distribution, c’est la SNCF

 

Les augmentations de prix s’ajoutent aux augmentations, après l’énergie notamment le carburant, les produits de la distribution, c’est le tour de la SNCF. Voyager en TGV coûtera 3,2% de plus en 2012. La SNCF accuse la hausse de TVA qui pourtant n’explique qu’une partie de ces hausses .Les prix des billets TGV vont nettement augmenter l’an prochain, une hausse en bonne partie liée au relèvement de la TVA décidé par le gouvernement, qui tombe mal pour la SNCF après ses promesses de conserver des tarifs accessibles au plus grand nombre.

 

A compter du 3 janvier 2012, les tickets pour les trains à grande vitesse mais aussi les trains interrégionaux et les trains de nuit  coûteront 3,2% plus cher, a annoncé mardi la SNCF.  Cette hausse s’explique pour près de la moitié par le relèvement du taux réduit de la TVA de 5,5% à 7%, décidé par le gouvernement dans le cadre du deuxième plan de rigueur présenté en novembre.  La répercussion de cette mesure représentera une augmentation moyenne de 60 centimes .Le reste de la hausse est imputable à la majoration tarifaire voulue par la SNCF. « L’ajustement annuel des tarifs TGV (deuxième classe plein tarif) sera de 1,7% en 2012, soit strictement le taux de l’inflation prévue pour 2012″, indique la compagnie ferroviaire dans un communiqué. Trois  éléments pèsent de manière significative sur le pouvoir d’achat des ménages en France : le prix des transports,  l’énergie et celui de l’alimentation. Pour l’alimentation (et autres produits de consommation courante) une étude de  Prixing, une start-up spécialisée dans la comparaison des prix, montre que le panier de la ménagère a augmenté de 3.71% sur un an. Cela en dépit de certaines baisses des matières premières, baisse non répercutées. « Les  prix agricoles se sont effondrés mais les prix en rayon n’ont pas suivi », déplore le chargé de mission de la CLCV. Il faut rappeler que l’inflation sera d’environ 2.5% en 2011, l’augmentation des prix de la distribution est donc largement supérieure à cette hausse générale des prix. Autre élément qui handicape le pouvoir d’achat la hausse des prix de l’énergie. Pour  les particuliers, le gaz  augmentera de 4,4% au 1er janvier 2012, a annoncé mardi le ministère de l’Energie. Le gouvernement a rapidement acté la décision du Conseil d’Etat suspendant l’application du gel des tarifs du gaz de GDF Suez pour les particuliers décidé au 1er octobre ; en fait la série d’augmentation de l’énergie continue et n’est pas prête de s’arrêter. L’électricité de son coté avait déjà augmenté entre mai 2010 et juin 2011 de 6.4%, puis de 2.9% en juillet 2011. EDF a d’ailleurs prévenu, elle compte augmenter les prix de 5 à 6% par an jusqu’en 2015. Pour le carburant, la hausse a encore été très forte en 2011, de l’ordre de 15%. Deux raisons à cela. D’abord le maintien à un très haut niveau des prix du baril, mardi 13 décembre le Brent à Londres était encore coté au dessus de 100 dollars à 109 dollars. Seconde explication, les grandes sociétés pétrolières font des profits record avec la hausse du brut et on pourra le vérifier encore lors de l’arrêté des comptes de 2011. Troisième raison, l’évolution à la baisse de l’euro qui renchérit le prix du pétrole pour l’Europe puisque le prix du pétrole est fixé en dollar. On ne peut guère compter sur le gouvernement pour diminuer les taxes qui affectent ces produits. Bien au contraire la dégradation des comptes publics encourage à les augmenter, ce qui déjà se produit mécaniquement avec la seule TVA. L’augmentation des prix de la SNCF est aussi incohérente surtout en période de crise. Dès lors, il ne faut guère espérer que le train pourra être davantage accessible au plus grand nombre. C’est une politique de gribouille, d’un coté la SNCF verse des dividendes ridicules à l’Etat pour masquer sa situation financière dramatique, de l’autre elle augmente ses prix, ce qui la rendra mois compétitive en particulier en période de réduction du pouvoir d’achat. C’est de cette manière que la France perd sa compétitivité et ses emplois.

 

 

 

Baisse de l’euro

Baisse de l’euro

 

L’euro a atteint son plus bas niveau depuis janvier. L’euro est descendu brusquement sous 1,30 dollar autour de 15H00, descendant ensuite jusqu’à 1,2941 dollar, son plus bas niveau depuis le 11 janvier.   »Les inquiétudes persistantes sur la zone euro pèsent, et à l’ouverture des marchés américains, on a vu les investisseurs fuir de concert les actifs jugés risqués, dont l’euro, au profit des valeurs refuges que sont le dollar et le yen », a indiqué à l’AFP Mark Deans, responsable du courtage de la société financière MoneyCorp. Parmi les facteurs déclenchant, « la publication du bilan de la Banque européenne (BCE), qui rattrape celui de la Réserve fédérale américaine (Fed) a pu susciter quelques inquiétudes », a ajouté Kathleen Brooks, analyste de Forex.com. En fait on craint surtout que la crise de la zone euro ne  s’amplifie ; Le prêt de 500 milliards aux banques n’a pas convaincu que cela serait de nature à soutenir les marchés obligataires. On imagine aussi que la BCE pourrait manquer de fonds pour continuer ses interventions. Du fait des craintes vis-à-vis de l’endettement européen, les investisseurs semblent actuellement privilégier le marché des changes en délaissant actions et obligations européennes trop risquées.

 

Fiscalité, concurrence, durée du travail, les trois priorités des patrons pour l’emploi

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Fiscalité, concurrence, durée du travail, les trois priorités des patrons pour l’emploi

 

 

Une étude de l’institut de développement des territoires (IDT) effectuée auprès des entreprises démontre que la priorité des patrons pour  résoudre le chômage c’est d’abord l’allégement de la fiscalité, ensuite l’assainissement de la concurrence internationale et la durée du temps de travail. Viennent ensuite la flexibilité, le système éducatif,  l’insertion des jeunes, la politique industrielle et macro économique enfin  le carcan administratif ; L’étude de l’IDT n’apporte pas de grandes surprises sur les préoccupations des patrons. Le manque de compétitivité découle de facteurs explicatifs connus. 85% pensent que c’est le poids de la fiscalité, surtout sur le coût du travail, qui plombe l’économie française. De charges qui en France sont parmi les plus élevées du monde ; (voir article). Le deuxième souci concerne les conditions de concurrence pour 83% des patrons. Une question évidemment liée à la précédente. Inégalités de concurrence avec les pays en développement mais aussi avec les pays européens notamment les nouveaux entrants des ex pays de l’EST. La troisième faiblesse tient à la réduction du temps de travail qui a considérablement affaibli la compétitivité pour 82%. Une réduction du temps de travail qui a diminué la productivité mais qui a aussi généré une culture RTT qui n’encourage pas la valeur travail. La flexibilité est en quatrième position pour 81%. Le carcan des conditions de travail (contrats, notamment) freine l’embauche et ne permet pas une adaptation assez souple des effectifs à la fluctuation de la demande. Le système éducatif vient aussi en bonne position pour 80%. Un système éducatif qui semble de plus en plus mal adapté à préparer les demandeurs d’emploi aux conditions concrètes du marché du travail pour 79%. Suit pour 77% les conditions d’insertion des jeunes, question liée à la précédente. Visiblement, les entreprises ne sont pas encouragées suffisamment à insérer progressivement les jeunes en entreprises. Une insuffisance qui traduit le décalage entre la formation théorique et la qualification exigée en situation de travail. La politique industrielle et macro économique suscitent aussi des interrogations pour 74% des patrons. On note un manque de stratégie globale pour nombre de filières ; par ailleurs la politique macro économique paraît trop incohérente, par exemple quand la fiscalité ampute le pouvoir d’achat en période ralentissement économique. Le carcan administratif constitue un autre freine pour l’embauche et la croissance pour 69%. L’allégement des procédures administratives paraît donc une nécessité dans un pays qui est un des plus grands producteurs  de réglementations au monde. Pas de surprise donc, le constat est connu et les patrons ne peuvent que le confirmer. Reste à savoir ce que le sommet emploi compétitivité fera des éléments de cette problématique. Compte tenu du contexte électoral, il fauta s’attendre à du bricolage socio économique car les transformations structurelles demandent du temps et de la détermination et remettent sans doute en cause le modèle de gouvernance à la française.

Baisse nette de l’activité au Japon

Baisse nette de l’activité au Japon

La production industrielle du Japon  s’est contractée de 2,6% en novembre, largement plus que la baisse de 0,8% anticipée, selon la prévision du marché, et effaçant de fait la hausse de 2,2% d’octobre, selon les données publiées mercredi par le gouvernement. Bon nombre de groupes japonais d’électronique et d’automobile ont des usines en Thaïlande ou dépendent de pièces détachées fabriquées dans ce pays qui a subi des inondations. La production d’équipements d’information et de communication a ainsi chuté de près d’un quart, tandis que la production de voitures et autres moyens de transport a reculé de 9,5%.Les industriels interrogés par le ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie s’attendent à un rebond de 4,8% de la production en décembre, conduisant ainsi à une stagnation sur le quatrième trimestre calendaire comparé au troisième. Les entreprises japonaises anticipent une nouvelle hausse de 3,4% en janvier, mais les économistes estiment que les industriels tendent à se montrer trop optimistes dans leurs prévisions, soulignant que l’économie nippone peinera à repartir de l’avant après un dernier trimestre 2011 aussi faible.

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