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Transition énergétique : des discours mais pas de progrès

Transition énergétique : des discours mais pas de  progrès

Le forum économique mondial constate une stagnation  en matière d’émissions polluantes pour l’énergie au plan mondial. Pour l’énergie, c’est sur le plan environnemental que les choses ont le moins progressé. Ces piètres performances, associées à des niveaux de prix de moins en moins abordables, nuisent à la note globale de performance du système énergétique qui, en progrès constant depuis 2014, a stagné l’année dernière, en dépit des progrès réalisés en matière d’accès à l’énergie. Pour l’avenir, à l’exception du Royaume-Uni, seul pays du G7 à obtenir l’un des meilleurs scores en termes de préparation, ce sont les petits pays qui sont le mieux notés. Résultat : les 10 meilleures performances ne représentent que 2,6% des émissions mondiales, ce qui constitue un défi de taille pour la communauté internationale et une preuve de la nécessité de changer de braquet. Singapour est le seul de ce groupe situé en dehors de l’Europe de l’Ouest. Sur l’indice de transition énergétique global, la France se classe au 8e rang mondial sur l’indice de transition, affichant une 4e place en matière de « performance du système ». Grâce à son système énergétique décarboné (beaucoup de nucléaire, très peu de charbon et un peu de renouvelables), la France se situe bien au-dessus de la moyenne des économies avancées sur le plan de la « durabilité environnementale ». Elle offre aux industriels des prix compétitifs et dispose d’un cadre réglementaire et institutionnel solide. Les résultats contrastés affichés par certains grands pays peuvent aussi donner quelques raisons d’espérer. Ainsi, les deux pays les plus peuplés au monde, à savoir l’Inde et la Chine, affichent de piètres résultats pour ce qui concerne la performance de leur système actuel, mais bien meilleur en matière de préparation à la transition. Autrement dit, si leurs systèmes existants ne sont pas adaptés à la transition, l’environnement favorable dont ils bénéficient devrait leur permettre d’évoluer rapidement. Ainsi, la Chine (classée au 97e rang pour ce qui est de la performance de son système actuel) progresse au 45e rang, et même au 7e si l’on s’en tient à la réglementation et à la volonté politique.

Macron, professeur de sagesse à une septuagénaire blessée !!!

Macron, professeur de sagesse à une septuagénaire blessée !!!

Une nouvelle fois Emmanuel Macron n’a pu s’empêcher de commenter l’actualité à travers un fait divers malheureux qui s’est traduit par une grave blessure d’une manifestante de 73 ans à Nice. La victime souffre notamment de plusieurs fractures du crâne. Les propos du chef de l’État ont été jugés indécents par nombre d’observateurs. Macron s’érige  encore en professeur de morale alors pour le moins il n’a guère faire preuve d’éthique dans l’affaire Ben Bella. « Pour avoir la quiétude, il faut avoir un comportement responsable. Je pense que quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci », a assuré Emmanuel Macron au quotidien. « Je lui souhaite un prompt rétablissement, et peut-être une forme de sagesse », a ajouté le président. On se demande sur quels critères peut s’appuyer macro pour se transformer en maître de sagesse. Peut-être s’appuie-t-il sur une collaboration non prouvée avec le philosophe Paul Ricoeur mais pas sur sa formation, ni sur sa pratique. Macro se comporte plutôt comme un sale gosse mal élevé condescendant et méprisant vis-à-vis des petites gens. Bref maquereau confond sans doute démocratie et monarchie. Arié Alimi, avocat de la militante de l’association Attac, a répondu aux déclarations du président ce lundi matin sur BFMTV:  »Je me demande qui est responsable: est-ce que c’est un président de la République qui commence à critiquer une personne qui est sur son lit d’hôpital? Une personne qui considère que nos aînés, que les personnes âgées ne peuvent pas exprimer leurs convictions dans la rue ? Ces propos, au delà du débat juridique, me semble particulièrement grossiers et  indélicats ».

 

E-commerce : Amazon refuse la chartre de bonne conduite

E-commerce : Amazon refuse la chartre de bonne conduite

Le refus d’Amazon (et d’Ali Baba) de signer la charte de bonne conduite de ce document de sa substance dans la mesure où Amazon domine et de loin le e-commerce avec plus de 20 %. L’objectif était de clarifier les relations entre les grandes plates-formes de vente et les producteurs qui aujourd’hui sont sous la domination des plates-formes et dans les débouchés commerciaux dépendent de l’humeur d’Amazon et autres. Il faudra attendre que l’Europe élabore des directives dans ce domaine or ce n’est pas prévu avant 2020 au moins. Actuellement.  Plus de 10.000 PME et TPE françaises utilisent Amazon pour vendre leurs produits, afin de toucher une nouvelle clientèle et augmenter leur chiffre d’affaires. Pour une partie d’entre elles, être sur Amazon et consorts est une question de vie ou de mort, puisque les plateformes sont la porte d’entrée vers les consommateurs à l’heure du e-commerce. Cette situation créait donc un rapport de forces déséquilibré, les TPE/PME étant de fait dépendantes du bon vouloir des plateformes. Les principaux motifs de mécontentements révèlent des pratiques drastiques : rupture unilatérale des relations sans aucune explication, déréférencement brutal et arbitraire, baisses contraintes des prix… Sans compter la présence de nombreuses contrefaçons de produits importés, notamment de Chine, créant une concurrence déloyale pour les acteurs français. L’arbitraire des prix pratiqués est également un problème : lors du renouvellement de leur contrat, certains vendeurs tiers doivent payer des frais multipliés par deux ou par trois, pour atteindre parfois 35 % de leur chiffre d’affaires, sans pouvoir les négocier. Le plus grave sans doute ce que du jour au lendemain des grandes plates-formes comme Amazon peuvent des référencés un producteur sans autre explication. En faite de la même manière que Google peut déréférence un site ou le rendre moins accessibles.

Rencontre de Macron et des intellectuels : une caricature de débat ?

Rencontre de Macron et  des intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Mitterrand et Giscard ne se sont jamais consolés de n’être pas des écrivains, Sarkosy de n’être pas un milliardaire.  Macron, lui, se rêve en intellectuel, ce pourquoi il les sollicite peu. La rencontre à l’Elysée de Macron avec les intellectuels a donné lieu à peu d’échos tout simplement parce qu’elle n’a pas apporté grand chose. Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait d’ailleurs Macron puisque la plupart des participants sont  partis avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron. Rencontre de Macron et  des intellectuels : une caricature de débat ?

 

Grand débat: «opération de communication politique» (Chantal Jouanno)

Grand débat: «opération de communication politique» (Chantal Jouanno)

La  présidente de la commission nationale du débat public dénonce les conditions d’organisation du Grand débat dans Challenges. «Ils ont confondu débat public et campagne électorale. Écouter, cela n’est pas convaincre. Ni faire de la pédagogie» juge l’ex-ministre des Sports de Nicolas Sarkozy. ll est clair que Macron ne se situe pas dans une démarche de grand débat mais dans une démarche de campagne électorale avec les artifices habituels qui consistent notamment à enfumer son auditoire. Première observation son public  est savamment choisi. On veut donner l’impression qu’il s’agit de gens ordinaires en réalité les participants ont été sélectionnés en tolérant seulement une petite dose de contradicteurs. Pas étonnant la réunion d la Drôme  était organisée par un ministre ! Trois exemples de la rhétorique sulfureuse de Macron. Quand un  intervenant lui parle de la disparité fiscale faisant allusion aux paradis fiscaux à l’intérieur même de l’UE,  Macron glisse doucement sur le terrain social pour regretter les disparités qui faussent la concurrence. Des disparités qui existent évidemment mais qui n’ont rien à voir avec la question posée. Autre exemple la question de la dévalorisation du patrimoine dans les territoires économiquement très défavorisés. Macon prend l’exemple du TGV pour souligner au contraire les plus-values que provoque l’arrivée du TGV. Il évoque la taxation possible de cette plus-value. Ensuite il parle d’une vague mutualisation entre les plus-values et les moins values. On se demande bien par quel mécanisme et dans quelle ampleur quand on sait que dans les zones défavorisées le prix de l’immobilier a perdu 50 % en 10 ans. Que vient faire le TGV dans cette affaire ? Autre exemple encore celui de la défense de l’administration. Quand un intervenant pose la question du coût de cette administration, des sureffectifs et de cette énorme technocratie qui en faite gouverne le pays, Macron se lance dans l’éloge  de quelques hauts fonctionnaires exemplaires qui pourraient gagner beaucoup plus dans le privé. Encore une manière de dévier fondamentale du poids de la cathédrale administrative qui étouffe la compétitivité et la liberté. Bref c’est la manipulation permanente classique dans les campagnes électorales où l’essentiel est d’enfumer les participants. Notons aussi les conditions du débat On  permet aux participants de poser une question pendant une minute seulement alors que le président va s’octroyer le temps de 10 à 15 minutes pour disserter sur la réponse. Au passage glissant discrètement d’un sujet à un autre et finissant toujours sur un propos qui fait l’unanimité ou presque mais qui peut n’avoir pas grand-chose à voir avec le thème initial abordé. A noter que  parmi les réserves de Jouanno, il y en a une qui semble justifier à elle seule les raisons pour lesquelles la CNDP n’aurait pas pu assumer cette mission. Soumise à des règles très strictes en matière d’organisation d’une telle consultation, la CNDP n’aurait pas pu accepter celles fixées par le gouvernement. «L’exécutif voulait pouvoir relire et corriger le rapport final!», explique la présidente.

«Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 «Les critères de la respectabilité médiatique mis à nu» (Mathieu Bock-Côté)

 

Le sociologue Mathieu Bock-Côté est un observateur avisé des États-Unis comme de l’Europe, et tout particulièrement de la France, pays cher à son cœur. Chroniqueur au Figaro, auteur de plusieurs essais remarqués, en particulier Le Multiculturalisme comme religion politique (Éditions du Cerf, 2016), Mathieu Bock-Côté bâtit une œuvre consacrée, notamment, à réhabiliter l’idée nationale et le conservatisme. Dans son nouveau livre, en librairie jeudi, L’Empire du politiquement correct (Éditions du Cerf), l’auteur affronte une question capitale: qui s’est arrogé le droit d’affirmer qu’une opinion est acceptable dans l’espace médiatique? Par quels procédés sont exercés la surveillance et le contrôle de la parole dans le débat public? Le Figaro publie, en exclusivité, de larges extraits de cet ouvrage, vaillante défense de la liberté de l’esprit. L’auteur avait déjà dénoncé dans son blog l’hégémonie de la pensée multiculturalisme :

 

« Il y a là un terrible aveu sur le rapport au peuple de l’intelligentsia multiculturaliste. Ses membres sont tellement persuadés que le peuple est traversé par des préjugés xénophobes qu’ils s’imaginent que quelques intellectuels et chroniqueurs ne répétant par le catéchisme officiel suffiront pour déchaîner une tempête xénophobe, pour peu qu’on les entende. On les accuse alors d’avoir «libéré la parole», ce qui consiste à avouer indirectement qu’elle était cadenassée – ils auraient en fait déplacé les frontières du dicible. L’intelligentsia multiculturaliste semble persuadée que quelques individus, avec un pouvoir de persuasion relevant presque de l’hypnose, pourraient conduire le peuple à l’hystérie nationaliste. On devine la suite: il faudrait faire taire ces intellectuels et chroniqueurs. Même s’ils sont peu nombreux, ils sont encore de trop. On cherchera à leur coller des étiquettes infamantes, pour les priver de toute légitimité dans les milieux médiatiques qui définissent les termes de la respectabilité publique. On se désolera de leur présence dans les médias et lorsqu’on parlera d’eux, ce sera à la manière d’exclus qu’il faudrait bien un jour bannir, sauf s’ils en viennent à se repentir d’avoir eu des idées coupables. Ces intellectuels et chroniqueurs ne devraient pas faire entendre publiquement un point de vue suspect du point de vue de l’idéal diversitaire, car ils viendraient troubler la mission pédagogique à l’endroit du commun des mortels que se donne l’intelligentsia, et qui devrait parler d’une seule voix.

D’ailleurs, chaque fois que ces intellectuels et chroniqueurs transgresseront un peu trop ouvertement l’orthodoxie diversitaire, on fera sonner les sirènes de l’intolérance et on dénoncera leur présence dans l’espace public, les médias sociaux facilitant ces lynchages médiatiques. Contre eux, les propos haineux seront permis et encouragés. On dira qu’il y a une grande perméabilité entre leur propos et celui de mouvances radicales qui s’y alimenteraient. On les présentera comme le visage socialement respectable et pour cela encore plus détestable de sentiments effrayants qu’une société devrait normalement refouler pour se civiliser.

Retour au point de départ: si le point de gravité idéologique autour de la question des accommodements raisonnables s’est déplacé vers une perspective diversitaire depuis dix ans, au point où on prend désormais au sérieux une thèse aussi grossière que celle du racisme systémique, c’est que le système médiatique, dans son ensemble, est favorable au multiculturalisme et qu’il parle son langage sans même s’en rendre compte. En fait, ce qui est étrange, c’est que depuis dix ans, une opposition intellectuelle au multiculturalisme a pu se faire entendre médiatiquement : ce n’était pas prévu dans la logique diversitaire, qui est réfractaire à la diversité des points de vue. C’était l’héritage de la crise des accommodements raisonnables: elle avait obligé le parti multiculturaliste à endurer quelques contradicteurs médiatiques. Maintenant, on travaille fort à chasser cette opposition de l’espace public. ». Dans son nouvel ouvrage l’auteur dénonce hégémonie de la pensée unique.

 

Sondage report de l’âge légal de la retraite : 61 % contre

Sondage report de l’âge légal de la retraite : 61 % contre

 

Selon un sondage Harris Interactive publié ce dimanche pour Le Figaro, RTL et TF1-LCI, les Français sont 61% à s’opposer à un report de l’âge légal de la retraite pour financer des dispositifs liés au grand âge. Ils sont encore plus nombreux (62%) à ne pas vouloir cotiser d’avantage de trimestres.

 

Dans le détail, les personnes âgées de plus de 65 ans sont logiquement moins réticentes à revoir les règles de départ à la retraite. Elles sont même 55% à soutenir un report de l’âge légal de départ, et 57% à envisager un allongement de la durée de cotisation. Les Français qui se revendiquent proches de LREM se montrent quant à eux très majoritairement favorables à de telles mesures (67% d’opinion positive) tout comme les sympathisants des Républicains (58%). Des chiffres qui tombent à 31% pour les proches de la gauche et à 22% pour ceux du Rassemblement National. Dans l’idéal, les Français se verraient partir à la retraite à 60 ans. Ils sont 68% à l’indiquer, et 21% d’entre eux souhaiteraient même quitter la vie active avant. Réalistes, ils sont pourtant 81% à penser qu’ils partiront à la retraite après 61 ans, 45% imaginent même qu’ils auront plus de 65 ans.

 

 

(Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 mars 2019 sur un échantillon de 1200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus)

 

Deux filiales de GE ex-Alstom interdites d’appels d’offres ou les suites de l’affaire KRON

Deux filiales de GE ex-Alstom interdites d’appels d’offres ou les suites de l’affaire KRON

 

Deux filiales de GE anciennes sociétés d’Alstom interdites d’appel d’offre par la Banque africaine de développement (BAD).Un accord conclu entre la BAD et le conglomérat américain interdit à GE Power en Egypte et en Allemagne de se porter candidat à un marché sur une période pouvant atteindre 76 mois, a précisé la BAD. En quelque sorte la suite du feuilleton Kron qui a liquidé Alstom. Kron encore qualifié hier de traitre sur uen chaine d’info continue par Montebourg. Rappel de l’affaire sur Wikipédia :

Le quotidien Le Monde décrit le PDG (KRON)  en tant que « fossoyeur » …et lui attribue « une partie du manque de perspectives actuelles du groupe ». Loïk Le Floch-Prigent, ancien dirigeant d’Elf Aquitaine, est beaucoup plus sévère. Il voit dans la décision de vendre un acte « irresponsable » et « un mépris total à l’égard du personnel, des clients, du peuple et de ses représentants » En décembre 2014, les actionnaires d’Alstom votent à 99,2 % des voix la cession du pôle énergie du groupe à General Electric pour 12,35 milliards d’euros et décident d’allouer une prime « conditionnelle exceptionnelle » de 4,1 millions d’euros à Patrick Kron. Cette dernière est critiquée par la CGT, qui y voit une prime « pour casser l’outil industriel » donnée « avec la bénédiction de l’État ». De son côté, Patrick Kron, affirme que cette rémunération est « conforme aux bonnes pratiques » et qu’elle a fait l’objet d’une décision unanime du Conseil d’administration après avoir recueilli l’avis du Haut conseil de la gouvernance. Au début de 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de vente de l’entreprise Alstom au groupe General Electric (GE) soulignant que contrairement aux promesses d’Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d’accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l’assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l’avenir de l’ensemble de notre filière nucléaire… ». Il met en garde également sur le fait que cette vente « donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l’ensemble de notre flotte de guerre ». Il évoque également la vente d’une filiale d’Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite, dont les produits équipent l’armée française ainsi que des entreprises du secteur de la défense et de l’espace qui tombe dans le giron de General Electric. Il évoque « la cupidité et l’incompétence de certains dirigeants d’entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité ».

Certains analystes et Montebourg lui-même  voient un lien direct entre la cession du pôle énergie du groupe à General Electric et l’enquête américaine pour des faits de corruption ayant débouché sur une amende de 720 millions d’euros et présentant des risques judiciaires pour plusieurs cadres d’Alstom dont Patrick Kron. Lors des polémiques qui accompagnent la vente d’Alstom, Patrick Kron se dit « fier » d’avoir conclu cette vente qui « donne un avenir » aux salariés des usines d’Alstom. C’est la raison pour laquelle il n’entend pas renoncer à sa prime qu’il considère « légitime »

 Mais cette affaire n’est pas terminée puisque deux filiales en cause seront interdites d’appel d’offre par la BAD pendant 76 mois. . “Cette pratique a eu lieu bien avant que GE ait acquis les activités d’énergie d’Alstom et nous avons pleinement coopéré à l’enquête”, déclare GE dans un communiqué. “Le comportement éthique et la conformité sont les fondements de la capacité de GE à opérer avec succès sur plus de 180 marchés dans le monde.”Les deux filiales de GE sont Alstom Egypt for Power Projects, basée au Caire, et GE Power Systems, implantée à Mannheim, en Allemagne, a précisé la BAD.

Croissance menacée par le risque de récession ?

Croissance menacée par le risque de récession ?

 

 

Sur les marchés mondiaux, les bourses font du yo-yo partagées entre l’espérance d’une reprise des échanges internationaux notamment entre les États-Unis et la Chine et la crainte d’une récession du fait d’indicateurs très maussades. Les craintes pour la croissance mondiale ont été alimentées par des indices d’activité peu reluisants aux Etats-Unis mais aussi en Europe. L’activité des entreprises de la zone euro a ainsi été bien plus mauvaise qu’attendu en mars avec une contraction de celle du secteur manufacturier sans précédent depuis près de six ans, conséquence d’une forte baisse de la demande. En Allemagne, le secteur manufacturier s’est encore contracté en mars, alimentant les craintes d’un net ralentissement de la première économie européenne. Ce vif regain de l’aversion pour le risque résulte de l’annonce d’une nouvelle contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France; l’indice PMI “flash” manufacturier pour la zone euro, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013.“Les risques baissiers sont principalement extérieurs: les tensions commerciales et le ralentissement mondial impulsé par la Chine par exemple”, ont commenté dans une note les économistes de Barclays, qui ajoutent que les difficultés de l’Italie et du Brexit demeurent non négligeables. La publication, peu après l’ouverture de Wall Street, d’un indice d’activité PMI Markit inférieur aux attentes aux Etats-Unis n’a fait qu’accentuer cette tendance baissière. “Aux Etats-Unis, le PMI a été inférieur aux attentes, ce qui a renforcé un momentum déjà baissier sur les taux avec les annonces très accommodantes de la Fed. Simultanément, il n’y aucun risque d’inflation”, a déclaré à Reuters Florence Barjou, responsable adjointe des investissements de Lyxor AM.L’enquête auprès des directeurs d’achat a fait ressortir une estimation flash du PMI à 54,8 dans les services, contre une prévision à 56,0, et à 52,5 dans le secteur manufacturier, contre 53,6 attendu. Les craintes sur la croissance mondiale pénalisent les cours du brut

Le Brent tourne autour de 67 dollars. Et les taux s’affaiblissent nettement.

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

L’Italie ouvre de « nouvelles routes de la soie » de la Chine

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Une trentaine d’accords ont été passée entre la Chine et l’Italie, portant selon le gouvernement italien sur « 2,5 milliards d’euros et un potentiel total de 20 milliards ». L’Italie bat ainsi servir d’une des têtes de pont pour la route de la soie. L’Italie en difficulté économique semble donc se laisser séduire, comme d’autres y compris en France, par la venue de capitaux chinois qui s’investissent dans le transport. Ainsi la Chine pourrait participer au redressement de la compagnie aérienne Alitalia en difficulté depuis de très nombreuses années après avoir apporté une contribution majeure aux travaux du port de gênes La Chine pourrait jouer un rôle dans le sauvetage de la compagnie aérienne en difficulté Alitalia, a déclaré jeudi Michele Geraci, secrétaire d’Etat italien à l’Industrie.“Je n’exclus pas que la Chine puisse être impliquée”, a-t-il dit dans un entretien à la chaîne Sky Italia, qui l’interrogeait sur un possible soutien chinois à moins de deux semaines de la date butoir pour la recapitalisation d’Alitalia. Ses propos coïncident avec l’arrivée à Rome du président chinois Xi Jinping pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit signer un accord qui fera de l’Italie un partenaire de son projet de “nouvelles routes de la soie”.L’autre projet de la Chine c’est de s’installer progressivement dans le port de gênes et de participer à la modernisation des infrastructures. Allonger les digues et construire d’ici la fin de l’année un nouveau terminal pour les cargos. C’est l’un des projets pour le port de Gênes (Italie), en pleine reconstruction. Il sera financé par la Chine à 49%. « Ce sera le premier terminal pour cargos entièrement automatisé au nord de la Méditerranée. Et ça va donner aux Chinois une porte d’accès centrale à l’Europe », se félicite Gian Enzo Ducci, président des agents maritimes de Gênes. L’Italie, cheval de Troie de la Chine ? L’Italie deviendrait le pays d’arrivée du projet terrestre et maritime de la Chine dit « Nouvelle route de la soie ». Avec deux portes : Gênes à l’ouest, bien reliée à la France et à l’Espagne, et Trieste de l’autre côté, en communication avec l’Europe centrale. Deux ports italiens, qui ont besoin de modernisation urgente. L’Italie, cheval de Troie de la Chine en Europe, beaucoup s’en inquiètent, mais Luigi Di Maio réfute l’argument. Pour lui, l’Italie veut surtout rééquilibrer une balance commerciale très déficitaire : 50 milliards d’importations l’an dernier contre seulement 13 milliards d’exportations.

 

Fin de la naïveté envers la Chine ! (Macron)

Fin  de la naïveté envers la Chine ! (Macron)

 

Il est assez curieux que Macron ait  décidée de monter le ton vis-à-vis de la Chine en déclarant lors du conseil européen que le temps de la naïveté envers la Chine était terminé. Sans doute une conséquence aussi de la proximité des sélections européennes. Des élections qui contraignent le pouvoir en place à revoir ses positions dans le cadre des relations commerciales internationales. Autre exemple, celui des États-Unis. Macron vient aussi d’affirmer que le projet d’accord commercial avec les États-Unis et l’union économique était obsolète, le fameux TIPP et qu’il convenait de reprendre totalement la discussion et surtout d’exclure l’agriculture. Pour la Chine, ce qui est actuellement en cause c’est la facilité avec laquelle ce pays pénètre aussi bien le marché des biens européen, les infrastructures ou encore les technologies. Mais il y a une certaine contradiction de la France a exigé par exemple une ouverture des marchés publics en Chine ou encore un accès aux infrastructures. Deux domaines fermés aux investissements étrangers, comme aux États-Unis d’ailleurs ! Car dans le même temps, la France laisse des capitaux chinois pénétrer  des secteurs stratégiques comme par exemple l’aéroport de Toulouse voire demain peut-être aéroports de Paris. Le durcissement de Macron vise sans doute aussi à peser sur la chancelière Angela Merkel qui serait prête à accepter la technologie de téléphonie 5G Huawei pour rendre encore plus compétitive son industrie et notamment son secteur automobile. Et de plusieurs grosses entreprises allemandes ont déjà passé des accords avec la puissante société chinoise. En fait l’Europe elle-même se laisserait bien tenter par la Chine comme vient de le faire l’Italie qui laisse pénétrer les capitaux chinois dans le secteur des infrastructures de transport. La position est cependant ambiguë car jusqu’alors ni le Royaume-Uni, ni l’Allemagne ni la France ne se sont opposés clairement à la technologie 5G de Huawei comme l’ont fait les États-Unis qui craignent non seulement une domination technologique mais aussi des risques d’espionnage. Devant les hésitations de l’union européenne le chef de l’État américain a d’ailleurs mis en demeure l’Allemagne de s’opposer aux constructeurs chinois de téléphonie en menaçant de décider des taxes sur les importations d’automobiles allemandes.

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Plus de 40.500 manifestants pour le ministère de l’intérieur et plus du double pour les gilets jaunes. Le samedi précédent, 32.000 «gilets jaunes», dont 10.000 à Paris, avaient été recensés selon les autorités. Une participation en hausse avec encore quelques tensions mais nettement moins importantes que lors de la 18ème semaine.  À noter aussi des manifestations dans de nombreuses grandes villes de province avec aussi parfois des les affrontements. Ce qu’on peut retenir c’est que pour la 19e édition la mobilisation se maintient mais que les forces de l’ordre ont réussi à neutraliser les plus violents. À Paris la police a procédé à des contrôles préalables à 9000 personnes par ailleurs des contrôles  l’ont déjà ont également eu lieu dans les gares. Cette nouvelle édition des gilets jaunes peut éventuellement être comparée à la récente manifestation de la CGT, de FO et des syndicats corpo gauchistes qui a connu une participation dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. Soit beaucoup plus que les gilets jaunes ce samedi 23 mars. Ceci étant on ne peut évaluer l’impact du mouvement gilets jaune uniquement à travers la participation des manifestants. Il faut en effet tenir compte du soutien de l’opinion publique qui certes  a baissé mais tourne encore autour de 45 %. Le problème pour le pouvoir, c’est que tout ce qu’il peut dire ou faire tout au long de la semaine à propos de la crise sociale se trouve en quelque sorte gommer le samedi par la médiatisation des gilets jaunes. C’est cet impact médiatique que craint particulièrement le pouvoir car cela témoigne de l’enlisement social. Cela d’autant plus que le grand débat national n’a encore débouché sur rien et qu’il faudra attendre autour du 15 avril pour commencer seulement avoir quelques effets ou constater quelques annonces. Une date encore lointaine et de toute façon les Français eux-mêmes ne s’attendent pas à des miracles. Ils sont entre 60 et 70 pour cent à penser que le débat national ne permettra pas de résoudre la crise sociale. D’une certaine manière, la France s’installe dans une sorte de crise larvée plus ou moins permanente avec un président qui ne bénéficie que d’un soutien très minoritaire autour de 30 %. Une crise sociale bien sûr mais de plus en plus tout autant politique.

Croissance mondiale : Retour du risque de récession ?

Croissance mondiale : Retour du risque de récession ?

 

 

Sur les marchés mondiaux, les bourses font du yo-yo partagées entre l’espérance d’une reprise des échanges internationaux notamment entre les États-Unis et la Chine et la crainte d’une récession du fait d’indicateurs très maussades . Les craintes pour la croissance mondiale ont été alimentées par des indices d’activité peu reluisants aux Etats-Unis mais aussi en Europe. L’activité des entreprises de la zone euro a ainsi été bien plus mauvaise qu’attendu en mars avec une contraction de celle du secteur manufacturier sans précédent depuis près de six ans, conséquence d’une forte baisse de la demande.

En Allemagne, le secteur manufacturier s’est encore contracté en mars, alimentant les craintes d’un net ralentissement de la première économie européenne. Ce vif regain de l’aversion pour le risque résulte de l’annonce d’une nouvelle contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France; l’indice PMI “flash” manufacturier pour la zone euro, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013.“Les risques baissiers sont principalement extérieurs: les tensions commerciales et le ralentissement mondial impulsé par la Chine par exemple”, ont commenté dans une note les économistes de Barclays, qui ajoutent que les difficultés de l’Italie et du Brexit demeurent non négligeables. La publication, peu après l’ouverture de Wall Street, d’un indice d’activité PMI Markit inférieur aux attentes aux Etats-Unis n’a fait qu’accentuer cette tendance baissière. “Aux Etats-Unis, le PMI a été inférieur aux attentes, ce qui a renforcé un momentum déjà baissier sur les taux avec les annonces très accommodantes de la Fed. Simultanément, il n’y aucun risque d’inflation”, a déclaré à Reuters Florence Barjou, responsable adjointe des investissements de Lyxor AM.L’enquête auprès des directeurs d’achat a fait ressortir une estimation flash du PMI à 54,8 dans les services, contre une prévision à 56,0, et à 52,5 dans le secteur manufacturier, contre 53,6 attendu. Les craintes sur la croissance mondiale pénalisent les cours du brut qui s’éloignent de leurs plus hauts de l’année touchés la veille. Le Brent perd 1,97% sous 67 dollars le baril, contre un pic à 68,69 dollars jeudi et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) chute de 2,32% pour tomber sous 59 dollars après un plus haut à 60,39 dollars jeudi.

Pétition anti-Brexit : plus de trois millions de signatures en deux jours

Pétition anti-Brexit : plus de  trois millions de signatures en deux jours

La pétition en ligne anti Brexit a déjà recueilli plus de 3 millions de signatures en deux jours. Un succès exceptionnel qui ne va sans doute pas faciliter la tâche de la première ministre. Déjà pris dans ses contradictions, le Parlement risque de s’y enfoncer encore davantage. Rappelons que ce parlement ne veut pas d’un Brexit  dur (sans accord) pas plus que d’un Brexit doux avec l’accord conclu entre Theresa May et l’union européenne)$. Enfin qu’il se refuse à lancer un nouveau référendum. Tout semble donc réuni pour que se concrétise une crise politique encore plus grave au Royaume uni avec sans doute la mise minorité de la première ministre Theresa May et la perspective de nouvelles élections. Du coup l’union économique européenne serait bien contrainte d’accepter un nouveau délai pour une éventuelle mise en application du break site. Un délai minimum d’un an voir davantage.  Rappelons que le Brexit a été décidé par 52% des voix en juin 2016. Prévu initialement le 29 mars, il a été reporté à la demande du gouvernement, à avril voire fin mai, en fonction du résultat du prochain vote du Parlement sur l’accord de retrait. Mais tous les sondages démontrent qu’un nouveau référendum condamnerait cette fois toute idée de break site. La situation est tellement bloquée que seule une perspective de nouvelles élections permettrait peut-être au Royaume-Uni de sortir du bourbier dans lequel il s’est placé.

La fumisterie de la fibre pour tous !

La fumisterie de la fibre pour tous !

 

 

Le mythe de la fibre pour tous est en train de s’effondrer. C’était pourtant la promesse tant des élus nationaux que des élus locaux. Mais une promesse qui aurait constitué un véritable gouffre financier et sur lequel est revenu le Premier ministre qui a précisé que nombre de hameaux a fortiori de maisons isolées ne seront pas reliés au câble. Ils seront desservis par Internet via d’autres solutions notamment par satellite, par boucle locale radio ou encore la technique 5G. Ces ruraux devront en fait se débrouiller par eux-mêmes. On leur accordera un chèque de 150 € par foyer. Officiellement il s’agit de 6 % des Français qui ne pourront pas être accordés au haut débit par la fibre. Dans les faits ce pourrait être davantage autour de 10 % à 15% des Français. Pas question de promettre à toutes les communes la fibre (soit un débit de 30 mégabits/seconde) mais plutôt d’y déployer un débit d’environ 8 mégabits/seconde via des solutions alternatives. Deux solutions technologiques sont proposées. La première consiste à installer une antenne pour raccorder une boucle locale radio (THD radio, Wi-Fi, Wimax). Cette alternative est proposée par des sociétés comme la PME toulousaine Alsatis. L’autre solution nécessite le déploiement d’une parabole sur le toit du particulier pour capter Internet par satellite. Ce service est distribué par Europasat et Nordnet (une filiale d’Orange). Édouard Philippe a rappelé lors de son discours qu’Eutelsat va lancer en 2019 et 2020 deux satellites supplémentaires pour renforcer la couverture sur le territoire. Notons aussi que pour les mobiles il existe encore un certain nom de zone blanche, certaines régions, elles, ne sont desservis que par 2G, d’autres la 3G.

Macron et les intellectuels : une caricature de débat ?

Macron et  les intellectuels : une caricature de débat ?

 

 

 

Faute d’appréciation qualitative, on se rabat sur une évaluation quantitative : le débat à duré plus de 8 Heures, un record. Mais un record à la mode de Castro qui finissait pour user son auditoire. Ce qu’a fait fait d’ailleurs Macron puisque la majorité des participants est partie avant la fin. Pas étonnant, en dépit de la pertinence des questions,  ce débat n’a rien appris de nouveau ; bref n’a servi à rien sauf à donner un vernis de théoricien à Macron.  Le problème avec Macron c’est qu’il se considère lui –même comme un intellectuel et délivre même des brevets de compétence ! Une soixantaine d’intellectuels pourtant avaient bien voulu répondre à l’invitation de Macron pour débattre des différentes dimensions de la crise actuelle. On avait ainsi autour de la table des psychologues, des climatologues, des sociologues, des philosophes et quelques représentants de sciences dures. Certes le niveau était sans doute un peu plus élevé que lors des réunions organisées dans le cadre du grand débat. Pourtant on a surtout relevé que ces intellectuels s’écartaient très peu du champ de leurs spécialités et avait bien du mal à procéder à une analyse globale et cohérente des facteurs explicatifs de la crise est encore davantage des perspectives d’avenir. Sans doute la conséquence du choix de ces intellectuels dont beaucoup sont assez conformistes et légitimistes. Notons que certains experts ont refusé de participer à l’exercice qui n’était pas un véritable débat d’intellectuels mais plutôt une sorte de questionnements et de réponses sur la politique actuelle du pouvoir. Un exercice dans lequel Macron excelle  puisqu’il peut en rester à des généralités voire des banalités sur fond de dialectique sorte de cocktail pseudo littéraire et de latin de messe  d’énarque. Il ne pouvait en être autrement car Macron  à une approche très réductrice du concept de démocratie et en particulier de l’idée de débat. Pour lui le débat s’inscrit dans une pédagogie de maître d’école  primaire. De toute manière, on ne débat pas avec 60 personnes, en juxtapose au mieux des questionnements de manière forcément sommaire. On ne se soumet pas à la synthèse et à la conclusion d’un seul homme fut-il  président de la république. Disons le clairement ces intellectuels qui ont bien du mal à être reconnus comme tels ont été instrumentalisés par Macron.

Electricité: hausse de 6 %

Electricité: hausse de 6  %

le gouvernement ( De Rugy sur CNews ) appliquera une augmentation tarifaire «sans doute à la moitié de l’année». La hausse va concerner tous les consommateurs résidentiels abonnés au tarif bleu d’EDF, soit 25,6 millions de foyers, ainsi que des petits professionnels (3,2 millions).L’augmentation des tarifs réglementés de l’électricité intervient chaque année. En effet, la loi oblige à répercuter intégralement sur les consommateurs les coûts d’approvisionnement d’EDF, qui comptent pour 36% dans la composition des prix. Or, les prix de marché s’envolent. L’objectif du gel décidé en décembre dernier était de limiter l’impact de cette hausse inévitable sur le pouvoir d’achat des Français. Mais le gouvernement n’a désormais plus le choix. Il devra appliquer la recommandation de la CRE car s’il l’ignore, il s’expose à des recours devant le Conseil d’État qui aura été saisi par les fournisseurs d’électricité concurrents. Comme à chaque fois, ces derniers mettront en avant une distorsion de concurrence induite par le maintien artificiel de prix bas pour EDF. Ces dernières années, le Conseil d’État est systématiquement allé dans leur sens, obligeant le gouvernement à annoncer un rattrapage parfois douloureux sur les factures.

Reste une option pour adoucir la note: baisser les taxes sur l’électricité (TVA et contribution au service public de l’électricité). Le gouvernement ferait alors le choix, lui aussi polémique, de réduire les recettes fiscales dédiées entre autres au financement des énergies renouvelables. Ce matin, le ministre de l’Écologie ne s’est pas prononcé sur ce point. Il a toutefois tenu à rappeler que le prix de l’électricité français «reste l’un des plus bas de l’Europe».

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

TechnipFMC : 2 milliards de déficits mais un bonus de 15 millions pour le patron

 

On voudrait encourager l’incompétence qu’on ne s’y prendrait pas autrement en effet la société TechnipFMC (qui opère dans le pétrole) a accordé plus de 15 millions de bonus pour le départ de son patron au même moment où l’entreprise enregistrait  un déficit de près de 2 milliards (). Il s’agit évidemment aussi d’une provocation vis-à-vis de la justice sociale. Le problème n’est pas nouveau dans la mesure où la plupart des patrons sont passés du statut de dirigeant salarié à celui de dirigeant actionnaire. D’un certain point de vue,  ces dirigeants sont plus proches des actionnaires que de l’intérêt des entreprises et des salariés. Souvent poussé par les fonds de pension et autres les entreprises privilégient les résultats de court terme et leur propre intérêt jusqu’à ce que cela mette en péril l’existence même de l’entreprise. Les salaires sont déjà indécents mais les bonus scandaleux d’autant que la plupart du temps les patrons n’ont pas mis un sou dans l’entreprise mais qu’ils ont hérité de stock-options. On objectera que le phénomène est mondial que bien souvent d’ailleurs dans les pays étrangers les dirigeants ont des revenus encore plus importants. Encore une fois l’objectif de cette dérive vise à rendre les patrons de plus en plus solidaires avec les actionnaires. Bien entendu on conviendra qu’il n’est pas anormal que les dirigeants compétents soient bien rémunérés mais cela dans des conditions décentes par rapport au concept de justice sociale et même d’efficacité économique. Il conviendrait sans doute d’envisager un système plus équilibré de répartition des richesses de l’entreprise de sorte que le les bénéfices soient affectés de manière équitable entre les actionnaires, les investissements et les salariés. On fera observer que dans les grandes entreprises qui accordent de telles rémunérations les salariés ne sont pas forcément mal payés. Mais le problème c’est que ces entreprises ont sous-traité une grande partie de leurs activités à des PME ou  les employés sont plutôt nettement moins bien traités.

L’âge de la retraite en Europe

L’âge de la retraite en Europe

La récente polémique sur la modification de l’âge de la retraite en France donne l’occasion de faire des comparaisons avec d’autres pays. En France l’âge de légal à la retraite est pour l’instant fixé à 62 ans mais dans les faits le départ se situe  vers 63 ans. D’une façon générale en Europe dans la plupart des pays l’âge de la retraite est fixé à 65 ans. (Notons que c’était la en France avant que Mitterrand ne décide de revenir de 65 à 60 ans). D’une façon générale dans la plupart des pays les salariés sont incités à partir tard qu’à la date légale. Deux raisons à cela l’évolution démographique caractérisée par un vieillissement moyen de la population aussi l’allongement de la durée de vie qui fragilise les systèmes de retraite. A l’échelle mondiale, l’Europe est loin d’être le continent où l’ont part le plus tard en retraite.les pays où les hommes travaillent le plus longtemps dans le monde:

  1. Corée du Sud: 72,9 ans
  2. Colombie: 72,5 ans
  3. Mexique: 71,8 ans
  4. Japon: 70,6 ans
  5. Chili: 70,4 ans

Bien que minoritaires dans la population actives, les femmes coréennes travaillent encore plus que les hommes: elles prennent en moyenne leur retraite à 73,1 ans, bien plus tard que les Japonaises (69,3 ans) et les Roumaines (67,4 ans).

La popularité de Macron : en baisse ?

La popularité de Macron : en baisse ?

À la baisse comme à la hausse, il faut prendre les sondages avec des pincettes en raison d’une part d’une période électorale où il ne faut pas exclure certaines manipulations, d’autre part parce que les évolutions s’effectuent souvent dans les marges d’erreur. D’après le dernier sondage la popularité de macro s’effriterait encore. En effet selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, RTL et Orange, la proportion de Français ayant une opinion favorable d’Emmanuel Macron se situe à 29% contre 30% en février et 31% en janvier. À l’inverse, la part des répondants ayant un jugement défavorable s’élève  à 70% contre 69% en février et en janvier. Après avoir connu une érosion pendant six mois entre juin et décembre 2018, la popularité du chef de l’État se dégrade à nouveau après s’être stabilisée en début d’année.

La popularité d’Emmanuel Macron souffre particulièrement chez les populations de retraités et les cadres. Dans ces deux catégories, la cote de confiance diminue respectivement de deux points (35% d’opinions favorables) et quatre points (46%) en un mois. Les récents débats sur la réforme de l’assurance-chômage, qui concerne en bonne partie les conditions d’indemnisation des cadres lors des périodes de chômage, ont pu contribuer à alimenter un sentiment de mécontentement chez le personnel encadrant. Ce qui pourrait expliquer cette baisse notable en peu de temps. Pour le chef du gouvernement, la situation se stabilise. Edouard Philippe recueille 36% d’opinions favorables ce mois-ci, des résultats semblables à ceux de janvier et février.  Christopher Castaner voit sa cote de popularité baisser de trois points pour s’établir à 15% seulement, soit son plus bas niveau depuis septembre 2017. Au niveau des partis politiques, Europe-Ecologie-les-Verts tire son épingle du jeu avec 50% (5 points) de bonnes opinions contre 33% pour le MoDem et 32% pour la République en marche (32%). Le Rassemblement national (RN) tourne autour de 27% d’opinions favorables. Outre l’écart avec les autres organisations politiques, le parti des Verts a réalisé un bond spectaculaire au fil des enquêtes passant de 32% de bons résultats en décembre contre 46% en janvier et

(*) Méthode : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 mars 2019. Échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. ‘La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

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