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Un retour de Bayrou ? (Castaner)

Un retour de Bayrou ? (Castaner)

 

Sans doute pour adoucir la sanction qui a visé le MoDem et en particulier son leader, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le retour de Bayrou était envisageable au sein de l’équipe gouvernementale.  Une perspective peu probable pas seulement en raison de l’affaire des emplois fictifs d’assistants parlementaires mais en raison de la personnalité même de Bayrou : une personnalité relativement ingérable.  Le recasage de François Bayrou pourrait par ailleurs être effectué dans une autre institution comme le  constitutionnel. « Je sais qu’il a une place dans la vie politique française et que, si effectivement il est libéré de cette pression du moment, il a toute sa place dans la vie politique française. Il peut l’avoir dans le gouvernement », a-t-il dit sur LCI. Éphémère ministre de la Justice, le maire de Pau a démissionné mercredi à cause de l’enquête ouverte début juin sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires de députés européens du MoDem. D’après Christophe Castaner, une fois qu’il sera réhabilité, François Bayrou aurait « toute sa place » non seulement au gouvernement mais aussi comme président d’une institution, ou au Conseil Constitutionnel. François Bayrou a rejeté les accusations touchant le mouvement politique qu’il a créé en 2007 et qu’il préside depuis. « L’emploi au MoDem a été normal, régulier et légal », s’est-il une nouvelle fois défendu vendredi dans Sud Ouest. « Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là », a avancé l’ancien ministre.

 

Flamanville : accord prochain de mise route ?

Flamanville : accord prochain de mise route ?

 

Il est probable que l’autorité  de sûreté nucléaire sera amenée à donner rapidement un avis  favorable au lancement de la centrale de Flamanville. Une centrale qui pourrait démarrer dès l’année prochaine-et qui ne devrait pas faire l’objet d’objections de la part du ministre de l’écologie Nicolas Hulot. Un rapport attendu de longue date de l’IRSN, service technique de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), estime que la cuve du réacteur nucléaire qu’EDF construit à Flamanville (Manche) est apte à être utilisé, ont déclaré à Reuters deux sources ayant connaissance du rapport. Malgré la présence de concentrations excessives de carbone – pouvant affaiblir l’acier dans le couvercle de la cuve du réacteur – celui-ci peut être exploité en toute sécurité, même s’il devra être surveillé pendant toute sa durée de vie, ajoute le rapport. Un groupe d’experts indépendants, qui ont reçu le document la semaine dernière, en débattront lundi et mardi pour formuler une opinion, puis l’ASN décidera après l’été si Flamanville peut démarrer en 2018. Un avis négatif de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) aurait été catastrophique pour EDF, parce qu’il aurait entraîné des milliards d’euros de surcoûts et des années de retard. Il aurait en effet fallu retirer la cuve du réacteur dont le dôme a été posé en 2013 et recouvert depuis par plusieurs milliers de tonnes de béton. Une décision favorable de l’ASN est également une condition sine qua non pour un feu vert de la Commission européenne à son projet de rachat de l’activité de réacteurs d’Areva, qui a conçu l’EPR.

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Remaniement : coup de balai vis-à-vis des vieux politicards

Au-delà des équilibres voulus par le président de la république, le dernier remaniement remet sérieusement à leur place les ministres afin de leur signifier qu’ils sont là pour mettre en œuvre les orientations d’Emmanuel Macon. Certes le président de la république a conservé quelques rares politiques mais pour l’essentiel la plupart des ministres sont à peu près des inconnus en tout cas pas des personnalités dont les egos et les ambitions ne peuvent pour l’ instant se mettre en travers des orientations présidentielles. Macron a surtout choisi des professionnels et des techniciens, en général des ministres très pointus dans leur domaine respectif mais dans le poids politique est très faible. Bien entendu on a respecté les dosages et les équilibres à savoir le nombre de femmes par rapport au nombre d’hommes, les sensibilités politiques entre personnalités de droite de gauche et du centre, les soutiens « d’en marche » de la première heure et les autres. Mais le plus important n’est pas là. L’éviction de gros calibres surtout de Bayrou signifie que les ministres doivent rester à leur place, se concentrer uniquement sur la mise en œuvre efficace des orientations du président de la république et surtout se montrer humbles, très discrets et solidaires. Une exigence de Macron tout autant que du Premier ministre. C’est aussi sans doute un avertissement à Hulot (auquel on a collé un secrétaire d’Etat), personnalité atypique et relativement incontrôlable qui forcément se trouvera en contradiction avec les orientations  réelles de la transition énergétique qui sont en totale opposition avec ce qu’a décidé sur le papier Ségolène Royal. La nouvelle composition du gouvernement confirme que le vrai patron est le président de la république et que ce dernier attend des résultats du travail de ses ministres et non des effets de manches médiatiques. En choisissant surtout des techniciens et les personnalités presque inconnues Macron s’assurent par avance de leur fidélité et réunit les conditions pour éviter des dérapages politiques.

Affaires politico financières : la fin de la tolérance (Daniel Boy, professeur de sciences politiques)

Affaires politico financières : la fin de la tolérance (Daniel Boy, professeur de sciences politiques)

 

L’affaire Fillon, maintenant les affaires Ferrand et du Modem semblent marquer  la fin de la tolérance de l’opinion publique à l’égard des affaires politico- financières. Le professeur de sciences politiques Daniel Boy explique pourquoi. Ceci étant, ce n’est pas forcément la fin de la tolérance de la justice car on peut s’étonner du nombre considérable d’affaires encore non jugées ou simplement enterrées.

 

« L’affaire Fillon et bien d’autres analogues dans le passé récent – Urba Gracco en 1990, affaire Elf en 1994, emplois fictifs de la mairie de Paris en 2011, affaire Cahuzac en 2012, etc. – posent une question intrigante : pourquoi des responsables politiques ou des « puissants » (chefs d’entreprise, dirigeants syndicalistes, sportifs ou artistes renommés), que l’on doit supposer raisonnablement lucides, se laissent-ils prendre à enfreindre grossièrement des règles d’éthique qui, au jour de l’affaire, paraissent au public fondamentales? Bien souvent on a le sentiment que les responsables mis en cause pour des manquements graves à l’éthique plaident implicitement une sorte de bonne foi qui leur fait dire, ou au moins suggérer : pourquoi me condamner, moi, aujourd’hui, puisqu’ »on a toujours fait comme ça »? À quoi tient cette confusion entre le permis et l’interdit parmi des responsables que l’on pourrait imaginer attentifs aux exigences de la société? A deux raisons, sans doute complémentaires. La première tient à l’opacité des systèmes de pouvoir qui, jusqu’ici, garantissait une probable impunité à ceux qui en bénéficiaient. Rappelons ici que la notion de « transparence » trouve ses origines dans les mouvements d’idée du Siècle des Lumières (voir à ce sujet Sandrine Baume, « La transparence dans la conduite des affaires publiques. Origines et sens d’une exigence« ) et s’affirme comme une exigence de visibilité du pouvoir destinée à combattre l’arbitraire. Dans les sphères du pouvoir (quelle que soit sa nature), il est sans doute bien difficile d’échapper au sentiment d’être hors d’atteinte des regards du public. Pourtant, le développement d’une presse libre a, depuis longtemps, donné naissance à des investigations aboutissant souvent à des mises en cause convaincantes. Mais au-delà des vertus du Canard enchaîné ou, plus récemment, du succès de telle émission télévisée consacrée au dévoilement de « scandales » (Cash Investigation sur France 2), il apparaît que la technologie de la recherche d’informations a gagné une nouvelle puissance avec la naissance des Wikileaks et d’autres techniques utilisant de façon sophistiquée la quête d’information au sein des big data. Aujourd’hui, aussi puissant soit-il, nul ne devrait se croire à l’abri d’une investigation peut-être dommageable. La seconde raison qui explique la relative surdité des puissants quant aux exigences de l’éthique tient probablement à un décalage de plus en plus patent entre ce que les responsables estiment devoir à la société et ce que la société exige réellement d’eux. Sous l’effet de transformations structurelles, au premier chef, l’augmentation des niveaux d’éducation, la demande d’éthique de la société a considérablement changé au cours des vingt dernières années. Au-delà de ces transformations structurelles la répétition, ad nauseam, des mêmes affaires (prises d’intérêt illégales, conflits d’intérêts méconnus) lasse le public et le rend désormais hypersensible à toute annonce d’une nouvelle crise d’éthique. Il n’est pas sûr que les puissants aient pris la mesure de ces évolutions majeures. Puisqu’ »on a toujours fait comme ça » et que, en fin de compte, le public dans le passé s’est montré assez indulgent, pourquoi ne pas continuer comme nos prédécesseurs ? On l’affirme ici : parce que le degré de tolérance de la société a profondément changé. Les conséquences directes de ce hiatus entre conceptions de l’éthique se lisent dans l’image terriblement dégradée du monde politique dont témoigne, par exemple, le Baromètre de la Confiance politique du Cevipof. Comment remédier à cette situation ? Sans doute peut-on espérer que les puissants, d’eux-mêmes, prennent conscience des nouvelles exigences d’éthique de la société et, si nécessaire, modifient en conséquence leurs comportements. L’autre solution, sans doute plus lourde, mais infiniment plus sûre, consiste à modifier inlassablement les règles légales de la transparence. Elle passe par des procédures souvent jugées inquisitoriales par les puissants : transparence des revenus et du patrimoine, déclaration des intérêts, faisant l’objet, si nécessaire, de vérifications réelles, etc. Le remède est amer. Mais le mal est grave parce qu’il contribue au développement d’un populisme qui mine les fondements du système démocratique. »

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

Compétitivité : temps de travail trop faible en France

 

Au moins l’équivalent d’un mois de congés en plus pour la France par rapport à ses principaux concurrents. Avec 4 jours de congés en plus, les Français devraient encore améliorer leur record de faible temps de travail. Il y a  en effet en 2017 six week-ends de trois jours.  La Fête du travail (1er mai), le 8 mai, la Fête nationale (14 juillet), et le jour de Noël tombent, en effet, soit un lundi, soit un vendredi. Au total, avec le lundi de Pâques (17 avril), celui de Pentecôte (5 juin) et le jeudi de l’Ascension (25 mai), on dénombre ainsi six week-ends de trois jours, et, éventuellement, deux week-ends de quatre jours avec l’Assomption qui tombe un mardi. La France va donc demeurer le pays où l’on travaille le moins en Europe.  Un sujet presque tabou : la durée réelle de travail des français, la plus faible d’Europe. Ce qui explique notamment l’insuffisance de compétitivité, la faiblesse de la croissance, le taux de chômage et le haut niveau des dépenses de protection sociale même si d’autres facteurs explicatifs sont à prendre en compte comme le poids et le coût de l’administration Les salariés français à temps complet ont en moyenne travaillé en 2015 moins que leurs collègues européens selon une étude de l’institut Coe-Rexecode publiée mercredi 15 juin. La durée effective annuelle moyenne de travail des salariés à temps complet en France (déduction faites des congés, RTT, arrêts maladie indemnisés…) était en 2015 de 1.646 heures, en recul de 14 heures par rapport en 2013, écrit la société de recherches économiques proche du patronat, en effectuant son propre calcul sur la base de données fournies par l’office européen de statistiques Eurostat. Cette moyenne est « la plus faible des 28 pays de l’Union européenne », la France passant en 2015 derrière la Finlande. Le pays où les salariés à temps complet travaillent le plus est la Roumanie (2.080 heures). L’écart est de 199 heures avec l’Allemagne et de 228 heures avec le Royaume-Uni. Avec nos voisins latins, Italie et Espagne, il est respectivement de 130 et 165 heures. Avec l’Allemagne, le fossé s’est creusé de 13 heures en deux ans, essentiellement en raison d’absences pour congés annuels et RTT plus élevées, alors qu’il s’était resserré entre 2010 et 2013, explique Coe-Rexecode. A l’échelle de la France, les durées annuelles effectives de travail varient selon les secteurs: industrie (1.649 heures), construction (1.665), services marchands (1.718 heures). Dans les services non marchands (administration publique notamment, santé humaine et action sociale), elle est sensiblement plus faible (1.569 heures). Du coup les informations données par le ministère du travail relatives à la seule durée hebdomadaire sont à relativiser. Les salariés à temps complet travaillaient en moyenne 39,1 heures par semaine en 2015, selon les données du ministère du Travail. Ils dépassaient donc la durée légale hebdomadaire, fixée depuis 2002 à 35 heures, pour retrouver le niveau des années 2005-2006, en reflux par rapport aux 39,5 heures atteintes en 2011 à l’apogée du dispositif de défiscalisation des heures sup.

 

Qui est riche ? Quel seuil de revenus

Qui est riche ? Quel seuil de revenus

Selon un sondage YouGov. 58% considèrent qu’une personne est « riche » lorsqu’elle gagne entre 5000 et 6999 euros net par mois. Il est également intéressant de regarder le score par tranche de revenus. Ainsi, près d’un Français sur 10 (9%) considère qu’on est riche quand on gagne entre 1500 et 2999 euros. À l’opposé, un Français sur quatre fixe le seuil à 10.000 euros. Et 6% des Français n’arrivent tout simplement pas à répondre à la question.  » Niveau de richesse » est à mettre en perspective avec le salaire moyen en France. Un salaire net moyen de 1722 €. Et 2125 € comme salaire net moyen mensuel en équivalent à plein temps. Le Salaire moyen est à distinguer du salaire médian lequel divise la population en deux. Les cadres gagnent en moyenne trois fois plus que les ouvriers : 41.200 euros pour les premiers contre 13.800 euros pour les ouvriers et employés. Si ce montant annuel est inférieur au Smic sur un an, c’est que le poids des CDD est très sensible dans cette catégorie de salariés. Il s’agit comme toujours dans ces comparaisons de moyennes. Elles masquent des disparités parfois importantes entre les activités, les statuts professionnels, les âges et les sexes. L’écart de salaire en être les hommes et les femmes restent toujours aussi fort. On en parle beaucoup. Mais sur le terrain, les choses bougent moins vite que la fermeté des déclarations de nos patrons et de nos responsables le laissent penser. Tous statuts confondus, les femmes gagnent de 19 à 22% de moins que leurs homologues. Le revenu salarial des diplômés de niveau Bac+3 ou plus est le double de celui des salariés de niveau inférieur au Bac.  Le revenu salarial varie davantage parmi les salariés les moins diplômés que parmi les plus diplômés, en particulier dans la moitié basse de l’échelle salariale. En revanche, comme pour les cadres, la dispersion dans la moitié haute de l’échelle est plus élevée chez les salariés les plus diplômés.

Moscovici : attention aux 3% de déficit !

Moscovici : attention aux 3% de déficit !

 

Un rappel finalement savoureux de la part du commissaire européen Moscovici. Ce commissaire qui a été un bien transparent ministre de l’économie de la France rappelle à Macron  l’impérative nécessité de ne pas dépasser 3 % de déficit par rapport au PIB. Notons que la France n’a jamais été capable de passer sous cette barre fatidique de 3 % quand Moscovici occupait les fonctions de gestion de finances françaises.  rappelons pour mémoire que ce sont des Français qui ont inventé ce concept de 3 %, un concept dont ils ont rarement tenu compte. Pourquoi 3 % personne n’en sait rien, ce qui est sûr c’est que dans toute gestion l’équilibre au moins à terme doit être atteint. Peut-être Moscovici veut-elle veut-il faire oublier à la commission qu’il est français et qu’il a même été un mauvais ministre de l’économie. D’où les recommandations un peu surréaliste de la part d’un ancien mauvais élève de l’Europe « Ce qu’on attend de la France, c’est qu’elle fasse les réformes pour être plus compétitive, qu’elle soit solide sur ses finances publiques et ait une force de proposition dans les institutions européennes. » La Commission européenne a en effet souhaité insister sur la nécessité, pour la France de maintenir son déficit public en dessous de la barre des 3%. Dans des prévisions semestrielles publiées le 9 juin, la Banque de France anticipe un déficit public à 3,1% du PIB cette année après 3,4% en 2016, alors que la France s’est engagée à le ramener sous la barre des 3% en 2017. « Dès lors qu’on est proche des 3%, il faut les faire, c’est jouable, il existe les techniques budgétaires pour les faire. [...] C’est dans l’intérêt du pays, de sa crédibilité économique et de sa crédibilité politique d’être conforme à ses engagements. » Et d’ajouter: « c’est en 2018 qu’on constatera si la France est ou pas sortie de la procédure des déficits excessifs. » Pour parvenir à ces objectifs, le commissaire européen s’est montré plus encourageant qu’avec le précédent quinquennat, notant que la France n’aurait pas besoin pour autant d’alourdir la pression fiscale, comme ce fut le cas au début du précédent quinquennat. « On n’a pas besoin, me semble-t-il, (…) de faire un coup de pression fiscale comme nous avons été obligés de faire en 2012 pour être dans les clous. C’est aussi ce qu’a annoncé le Premier ministre, qu’il n’y aurait pas de loi de finance rectificative. Je pense que c’est sans doute sage. »

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

De nouveaux ministres Républicains pour fracturer la droite

 

Macron entend faire exploser le système politique et les partis politiques qui le composent. Il a évidemment réussi avec le parti socialiste non seulement réduit à pas grand-chose mais maintenant condamné à disparaître. Certes la Refondation socialiste est toujours possible mais pour Hamon et les frondeurs l’espace des gauchistes est déjà occupé par les insoumis. Du coup certains anciens socialistes de la gauche radicale pourraient rejoindre Mélenchon. D’autres pourraient essayer de sauver la vieille maison socialiste autour de Hamon, Aubry ou encore Hidalgo, Philippetti et Belkacem. Mais cette vieille maison ne représentera pas grand-chose en termes d’audience. C’est un peu la même problématique pour les sociaux libéraux socialistes. Le terrain qu’ils entendent occuper est déjà largement pris par Macron et son mouvement en marche.  ce qui est certain c’est que ces deux tendances sont devenues complètement incompatibles. Deux groupes parlementaires d’origine socialiste pourraient coexister dans la nouvelle assemblée. Il pourrait en être de même du côté des républicains surtout si Macon réussit une nouvelle manœuvre pour débaucher de nouveaux  responsables de la droite  et en faire des ministres et secrétaires d’État. Il suffirait qu’il recrute  encore trois ou quatre députés des républicains pour encourager la aussi la scission et la création de deux groupes parlementaires non seulement à l’Assemblée nationale mais aussi au Sénat. Chez les républicains aussi les deux grandes tendances deviennent de plus en plus difficilement conciliables. La réalité c’est que certains sont proches de Macron et d’autres proches du Front National. Il y a d’un côté les souverainistes étatistes et de l’autre les libéraux européens.  Il y a les « constructifs », ceux qui veulent accorder la confiance à Edouard Philippe et soutenir la politique d’Emmanuel Macron. On retrouve là des personnalités comme les députés Thierry Solère, Franck Riester, Pierre-Yves Bournazel et le sénateur Jean-Pierre Raffarin. Ce camp « macroncompatible » veut donner sa chance à la nouvelle majorité et soutenir certains de ses projets, telle la réforme du Code du travail. Il y a les tenants d’une ligne « dure » qui ne veulent pas se voir « dilués » dans la majorité présidentielle et qui souhaitent s’opposer au gouvernement et ne voteront pas la confiance à Edouard Philippe, lui-même issu des rangs LR. = – le remaniement attendu du gouvernement pourrait être une bonne occasion pour Emmanuel Macron de « séduire » de nouvelles personnalités LR -, et de faire éclater la droite.

 

Davantage de Britanniques veulent la nationalité française

Davantage de  Britanniques veulent la nationalité française

 

Nombre d’expatriés britanniques s’inquiètent  de leur situation d’après brexit, parmi eux certains demandent même la nationalité du pays où ils travaillent et/ou résident. Par exemple  nombre de Britanniques demandent la nationalité française a bondi de 254% en 2016, l’année du vote sur le Brexit, par rapport à 2015, rapporte lundi le journal Le Monde qui cite des chiffres du ministère de l’intérieur. L’année dernière, 1.363 ressortissants britanniques ont déposé un dossier de naturalisation, contre 385 l’année précédente, toujours selon le quotidien. « Une tendance qui reste encore marginale rapportée aux 150.000 à 400.000 Britanniques vivant sur le sol français, selon les estimations, mais qui montre une véritable crainte de cette population face au flou entourant le Brexit », écrit Le Monde sur son site internet. Compte tenu des délais de procédure, le nombre de naturalisations effectives a faiblement progressé entre 2015 et 2016, de 320 à 439. L’Allemagne a observé en 2016 un phénomène similaire : le nombre de Britanniques ayant acquis la nationalité allemande a fait un bon de 361%, selon l’Office fédéral des statistiques.

NKM : pas de violence physique ?

NKM : pas de  violence physique ?

 

L’agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui va être présenté à la justice, « a reconnu avoir insulté » la candidate LR vaincue dimanche aux législatives à Paris, mais il a contesté toute violence physique à son encontre. Entendu en garde à vue depuis samedi matin, Vincent Debraize, 55 ans, a été déféré dimanche soir au palais de justice de Paris où il va passer la nuit en attendant d’être fixé sur son sort, a indiqué une source judiciaire. Les suites procédurales le concernant devraient être connues lundi à la mi-journée. Les enquêteurs ont entendu le récit de Nathalie Kosciusko-Morizet et du suspect lors d’une confrontation samedi. A ce stade, leurs versions s’opposent: « Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé » la candidate LR comme cette dernière l’affirme, a rapporté une source proche de l’enquête. « A ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure », a relaté Geoffroy Van der Hasselt, un photographe de l’AFP. Vincent Debraize avait parrainé la candidature à la présidentielle d’Henri Guaino, l’ex- »plume » de Nicolas Sarkozy qui se présentait aux législatives face à NKM, considérée comme « Macron-compatible ».

Code du Travail : le risque de chienlit» (CFDT)

Code du Travail : le risque de chienlit» (CFDT)

« Concentrer le pouvoir  ne serait pas sans risques et sans difficultés tant les fractures sociales et territoriales sont réelles», décaler Laurent Berger le secrétaire de la CFDT. Tout en ajoutant: «les risques de manifestations et de violences sont importants tant la société vit sous tension». Laurent Berger fait évidemment allusion aux menaces de constitution d’un front social soutenu par les syndicats gauchistes et corporatistes. De ce point de vue le risque est réel non pas une mobilisation massive mais de l’installation d’une sorte de chienlit qui pourrait pourrir le climat de confiance qui semble émerger chez les acteurs économiques. Les syndicats craignent surtout l’inversion des normes et le référendum d’entreprise qui pourraient marginaliser leur rôle. Si la démocratie d’entreprise devait prendre le pas sur la démocratie syndicale ce pourrait être effectivement la mort ou en tout cas le très grand affaiblissement des organisations classiques. Il y a aussi le risque que des patrons en profitent pour installer des syndicats maison surtout dans les entreprises moyennes. . Le chef de l’État, ainsi que son premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail ont déjà rencontré tour à tour tous les représentants syndicaux et patronaux. De nombreuses réunions sont encore prévues tout au long de l’été avant une réforme par ordonnances. «Jusqu’à fin septembre nous avons six rendez-vous avec le ministère du Travail» précise Laurent Berger, qui assure que le calendrier n’est «pas un facteur de blocage». Toujours est-il qu’une large victoire de la République en Marche à l’Assemblée permettrait au chef de l’État d’appliquer clairement sa politique, à commencer par les ordonnances controversées sur la réforme du Code du travail. Le numéro un de la CFDT a d’ailleurs répété les principales lignes jaunes, qui selon lui, ne doivent pas être franchies sur la réforme du Code du Travail. À savoir: le «référendum d’entreprise à l’usage de l’employeur en cas d’absence d’accord avec les organisations syndicales» ou encore le «plafonnement des dommages et intérêts versés aux prud’hommes». Sur ce second point, les syndicats considèrent que cela équivaut à une autorisation de licencier sans motif. «Attention aux fausses solutions!» avertit Laurent Berger. «Contrairement à ce que disent certains, ce n’est pas plié», veut croire le leader syndical. «Ne sifflons pas la fin du match avant qu’il ne soit joué!».

Valls réélu….De justesse

Valls réélu….De justesse  

 

De justesse mais réélu quand même. De quoi redonner du baume au cœur à celui qui va sans doute tenter de refonder la gauche socialiste sur une base réformiste. Il faudra en effet un leader aux progressistes pour tout reconstruire. Mais cela implique de nettoyer l’ancien PS de ses frondeurs et crypto marxistes y compris les ambigües Aubry et Hidalgo.  L’ancien Premier ministre Manuel Valls a donc été réélu dimanche dans la première circonscription de l’Essonne, mais ses opposants de La France insoumise ont immédiatement annoncé qu’ils allaient déposer un recours à la préfecture. « Pour nous, il est difficile de constater la victoire de l’ex-Premier ministre. Donc nous, on la revendique aussi et on fait un recours très rapidement », a annoncé Farida Amrani, la candidate du mouvement de Jean-Luc Mélenchon. La candidate a dit avoir constaté des « irrégularités sur certains bureaux, notamment un en particulier », précisant qu’elle déposerait son recours « dès demain à la première heure ». Quelques minutes plus tôt, Manuel Valls avait revendiqué sa victoire. « Les résultats ont été donnés commune par commune et, avec la prudence qui s’impose, ce soir je suis élu avec 50,30% des voix, et pour être précis avec 139 voix d’avance », avait annoncé Manuel Valls à la mairie d’Evry. L’ancien Premier ministre était opposé à une candidate de La France insoumise, Farida Amrani. La République en marche n’avait pas présenté de candidat face à lui. Lors du discours de l’ancien maire d’Evry, plusieurs opposants criaient « annulez! », dans une ambiance de confusion. Sur Twitter, la directrice de la communication du leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chirikou, a écrit : « Cet homme est un tricheur ! Recompter dans sa mairie et passer à 100 voix ! »

Nouvelle bande de fréquences pour la G4

Nouvelle bande de fréquences pour la G4

Nouvelle bande de fréquences, la 2,1 GigaHertz (GHz) afin d’ »améliorer les débits » de l’internet mobile haut débit (4G). Cette autorisation vient en réponse à une demande déposée par SFR et Bouygues Telecom pour l’usage de cette fréquence, initialement attribuée, en 2001, pour le déploiement de la 3G en France. L’Arcep précise dans un communiqué que les deux autres opérateurs, Orange et Free, peuvent lui faire parvenir une demande d’autorisation pour ce même usage. La possibilité donnée aux opérateurs d’utiliser une fréquence supplémentaire pour la 4G leur permet d’augmenter le débit offert à leurs clients, grâce à l’agrégation de fréquences, c’est-à-dire l’usage simultané de plusieurs fréquences radio afin de faire passer le signal téléphonique. Jusqu’ici, les opérateurs avaient la possibilité d’utiliser 3 bandes de fréquences pour proposer de l’internet mobile haut débit: les 800 MHz et les 2,6 GHz, qui ont été spécifiquement allouées à la 4G, et la bande des 1.800 MHz, initialement prévue pour la 2G mais que les opérateurs peuvent employer pour la 4G, après une autorisation de l’Arcep obtenue par Bouygues Telecom, déjà, en mars 2013.

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avaient  dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système. Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricature  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec Macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisait  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du Front national concernant la position à prendre  à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les divisions internes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du Front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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Macron devra se séparer et des élus douteux et des vieux crocodiles de la politique

Macron devra se séparer et des élus douteux et des vieux crocodiles de la politique

Après l’affaire Ferrand, et la nouvelle affaire concernant le MoDem de François Bayrou il sera sans doute nécessaire que Macron fasse rapidement le ménage chez les vieux crocodiles de la politique qui lui ont apporté son soutien. On comprend qu’il ne puisse le faire immédiatement car nous sommes en pleine campagne électorale. Cependant,  il devra le faire prochainement afin d’éviter que la gangrène politique garde ne gagne le mouvement « en marche ». Macon s’il veut être crédible doit se débarrasser des vieilles combines des anciens partis,  des vieux politicards et des élus douteux. Il ne manque sans doute pas de nouveaux élus de talent honnêtes pour les remplacer Pour l’instant ces affaires n’affectent pas l’audience de Macron et de ses candidats toutefois les difficiles réalités du pouvoir vont contraindre le nouveau président à mettre en œuvre concrètement les principes théoriques qu’il défend. En attendant le  parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d’emplois fictifs du MoDem au Parlement européen, potentiellement nocifs pour le gouvernement à deux jours du premier tour des législatives. Cette enquête pour abus de confiance et recel a été lancée à la suite, notamment, du signalement mercredi d’un ex-salarié du parti centriste, qui dit avoir été en partie payé en 2010-2011 par des fonds normalement alloués au travail parlementaire, précise le parquet dans un communiqué. Ces soupçons visent une formation alliée au chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et représentée au gouvernement par François Bayrou (Justice) et Marielle de Sarnez (Affaires européennes). Un troisième ministre, Sylvie Goulard (Défense), avait été élu au Parlement européen sous la bannière du MoDem en 2009 et réélue sous l’étiquette UDI-MoDem en 2014. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a estimé sur Europe 1 que la position de François Bayrou, qui s’est érigé en avocat de la moralisation de la vie politique et prépare une loi en ce sens, n’était pas « fragilisée ». Le MoDem s’est pour sa part défendu en affirmant dans un communiqué publié jeudi avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ». Son porte-parole, Yann Wehrling, qui accuse un membre de l’équipe municipale de Paris d’être l’auteur du signalement de mercredi au Parquet de Paris, y voit pour sa part une manoeuvre « cousue de fil blanc », au moment où des candidats du MoDem aux législatives « menacent des députés sortants socialistes ». L’affaire a démarré par une dénonciation, en mars, de Sophie Montel, eurodéputée du Front national, parti lui-même soupçonné d’avoir mis sur pied un système de rémunération frauduleuse de ses salariés avec de l’argent du Parlement européen.

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

L’usure de l’effet Le Pen et Mélenchon

Indéniablement,  on constate un effet d’usure de la part de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Ce qui avait fait leur principal succès devient en quelque sorte le principal handicap de leur mouvement respectif. L’un comme l’autre avait dénoncé avec force les dérives et les inégalités du système . Dans une posture de position voire de démolition systématique, ils avaient pu recueillir aux présidentielles des scores très satisfaisants. Par contre l’irréalisme de la proposition, leur radicalité tout autant que leurs tendances à tout caricatureront  ont clairement affaibli leur audience depuis les présidentielles Le 11 juin, au premier tour du scrutin destiné à renouveler les bancs de l’Assemblée nationale, le Front national (FN), que préside Marine Le Pen, n’a obtenu que 13,20% des suffrages et La France insoumise (FI) de Jean-Luc Mélenchon en a récolté 11,02%. Une baisse importante par rapport à leur montée en puissance constatée lors du scrutin présidentiel, même si le rapport de force entre les deux partis n’est pas inversé et que le FN tient toujours la dragée haute à la France insoumise. Marine Le Pen a montré toutes ses limites leur du crucial débat avec macron. Elle a montré qu’elle ne connaissait pas ses dossiers et que l’agressivité caractérisaient  aussi son positionnement. Ont suivi la confusion au sein même du front national relativement opposition à prendre vis-à-vis de l’euro – généralement de l’Europe- et les division intrenes. Mélenchon, lui, a surtout déçu par sa position ambiguë vis-à-vis du front national. Son discours agressif et populiste finit aussi par lasser. Pour le Front National comme pour les insoumis les deux leaders pourraient bien désormais constituer le principal boulet pour le développement des mouvements respectifs. En outre, ces deux leaders sont des professionnels de la politique, ils n’ont jamais pratiquement travaillé et éprouvent un peu de mal à convaincre de la nécessité d’un renouveau qui passerait par eux.

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Sondage législative : trop de députés pour en marche !

Sondage législative : trop de députés pour en marche !

Les Français sont-ils versatiles ? Sans doute avant le premier tour des législatives, ils souhaitaient  une majorité pour Macron mais depuis ils craignent que la marée d’En Marche soit excessive. Une manière sans doute de signifier que les Français sont pour des réformes mais pas trop. Bref la France éternelle. Selon le sondage Elabe  52% des Français se déclarent mécontents du résultat de la première phase de scrutin. Au sein de cette majorité du panel, 22% des personnes interrogées affirment même être « très mécontents ». Pour se faire une idée plus précise et concrète de ces insatisfaits, il faut signaler qu’on en retrouve une bonne part chez les personnes âgées (56% des 65 ans et plus témoignent de leur mécontentement) et les catégories populaires (57%). Parmi les 47% de sondés faisant part de leur satisfaction, dont 14% confiant être « très satisfaits », on trouve un nombre non négligeable de cadres (61% approuvent la tournure des événements) et les jeunes dont l’âge est compris entre 18 et 24 ans, avec 59% de satisfaits.  Les avis des Français sur cette question divergent aussi en fonction des sympathies politiques. Une large majorité des partisans de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle (76%), de Jean-Luc Mélenchon (67%), et de Benoît Hamon (71%) s’inscrivent parmi les mécontents, tandis que les électeurs d’Emmanuel Macron trouvent leur compte dans les derniers résultats (91%). Les anciens soutiens de François Fillon sont plus mitigés (55% d’entre eux sont tout de même mécontents). Au sein du conséquent peloton d’abstentionnistes de dimanche dernier, le rapport de forces est plus ténu encore: 49% d’entre eux se disent mécontents et 47% satisfaits.

Echantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 13 et 14 juin 2017.

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

Travailleurs détachés : la France contre les pays de l’Est

 

la France va batailler dur pour remettre en cause la directive européenne concernant Encadré par une directive européenne datant de 1996, le détachement permet à une entreprise de l’UE d’envoyer temporairement en mission dans d’autres pays de l’Union ses salariés, en payant les cotisations sociales dans le pays d’origine. Or, ce système a conduit à des abus, notamment dans le transport routier. Il est accusé d’encourager le « dumping social » entre entreprises. En mars 2016, la Commission européenne avait par conséquent proposé de réformer les règles, jugées d’autant plus obsolètes qu’elles avaient été formulées huit ans avant l’élargissement à l’Est de l’UE de 2004. Cette proposition de révision a dès le départ rencontré une forte résistance de dix pays est-européens (Bulgarie, Hongrie, Croatie, République tchèque, Pologne, Estonie, Roumanie, Lituanie, Lettonie et Slovaquie). Projet de l’exécutif européen prévoit d’aligner les rémunérations des travailleurs détachés — souvent employés dans le bâtiment, les abattoirs et les travaux agricoles — sur ceux de la main-d’oeuvre locale. Alors que la directive de 1996 obligeait simplement les employeurs à leurs verser le salaire minimum du pays où ils exercent, le texte de 2016 stipule qu’ils doivent toucher les mêmes avantages que leurs collègues du pays d’accueil, tels que le treizième mois, les primes de Noël, d’ancienneté, la majoration des heures supplémentaires, etc. La Commission prévoit aussi de limiter à deux ans leurs missions.

 

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en AG

Rémunération de Ghosn (Renault) Ça va chauffer en  AG

Carlos Ghosn faiat sans doute une  énorme bêtise en créant les conditions d’un affrontement avec l’assemblée générale des actionnaires de Renault à propos de sa rémunération.  54% des détenteurs de titres. À l’AG avaient  refusé sa rémunération en 2016. Le conseil d’administration était passé outre, suscitant des critiques du patronat et du ministre de l’Economie de l’époque, Emmanuel Macron. Le gouvernement avait alors renforcé l’arsenal législatif sur la gouvernance des sociétés. Le gouvernement précédent et en particulier Emmanuel Macron s’était aussi  opposé à l’augmentation de rémunération du patron de Renault Nissan. Un nouveau conflit encore plus important pourrait naitre  avec le montage financier qui va permettre de faire croire encore davantage les bonus des dirigeants du groupe Renault. Cela d’autant plus qu’il s’agit d’un montage financier très sulfureux créé aux Pays-Bas les précisément pour contourner la législation actuelle. D’une certaine manière, Carlos Ghosn, certes très brillant dirigeant mais un peu entêté, joue avec le feu. À ce petit jeu le gouvernement pourrait rechercher des moyens de le pousser vers la sortie. D’ores et déjà on envisage de lui coller un adjoint en vue de préparer un éventuel départ.  Les banquiers de l’alliance Renault-Nissan ont en effet élaboré un projet permettant de verser des millions d’euros de bonus annuels supplémentaires au PDG Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société de service créée spécialement pour l’occasion, selon des documents vus par Reuters.  Bercy a confirmé que les représentants de l’Etat voteraient, cette année encore, contre la rémunération de Carlos Ghosn, jugée excessive. Le premier actionnaire de Renault est en effet l’Etat (19,74%), suivi de Nissan (15%), qui ne dispose pas de droits de vote. Daimler contrôle 3,1% des actions de Renault et les salariés de l’entreprise 2,09%, le reste étant surtout aux mains d’investisseurs institutionnels. Certains des autres actionnaires pourraient être hérissés par des informations publiées cette semaine selon lesquelles l’alliance Renault-Nissan réfléchirait à un système de bonus supplémentaires pour ses dirigeants, dont Carlos Ghosn, à travers une société dédiée aux Pays-Bas. Renault-Nissan a assuré que cette révélation n’était « pas fondée sur des informations fournies par l’alliance ou ses entreprises membres, et (qu’)aucune décision de ce genre n’a été prise ». La rémunération totale de Carlos Ghosn en 2016 a atteint 15,4 millions d’euros une fois pris en compte son salaire de PDG chez Nissan, ce qui fait de lui le patron le mieux payé du CAC 40, selon le cabinet de conseil Proxinvest. L’actuel mandat chez Renault de Carlos Ghosn, 63 ans, expire à l’assemblée générale 2018.

 

« Allez voter, bande de fainéants » Collard, (FN) le soudard !

« Allez voter,  bande de fainéants »  Collard, (FN) le soudard !

 

 

On peut se demander si Collard ne tutoie pas par excès les comptoirs de bistrots tellement ses  propos sont provocateurs et vulgaires. Une tonalité reprise par Marion maréchal le Pen venue soutenir Collard en difficulté.  « Je crois qu’il est indispensable qu’il y ait un Gilbert Collard à l’Assemblée. Parce qu’il est indispensable qu’il y ait un peu d’insolence à l’Assemblée pour bousculer cette tiédeur, ce politiquement correct…qui malheureusement risque de terriblement s’accentuer avec Emmanuel Macron et avec des candidats inexpérimentés, inconnus et parfois même, disons le, médiocres quand ce n’est pas carrément lâches puisqu’ils refusent même de débattre », martèle Marion Maréchal-Le Pen.  »L’heure est grave…nous allons vers une hégémonie macroniste », à l’Assemblée, souligne-t-elle. Mme Maréchal-Le Pen assure que « plus d’un électeur sur deux du Front national n’est pas allé voter dimanche dernier », les appelant au second tour à se déplacer en particulier dans le sud gardois pour ne pas « abandonner la France aux mains de ceux qui veulent sa mort ». « Sacrée Marion ! », enchaîne M. Collard sous les applaudissements. « Je suis venu te dire “reviens” », commence-t-il, la salle scandant « reviens ! » en choeur en direction de la benjamine des Le Pen. Si certains « regrettent le départ de Marion, c’est pas une raison pour me laisser tomber », ironise-t-il avant « d’engueuler » les électeurs du parti d’extrême droite qui ne sont pas allés voter. « Je veux au moins pouvoir l’emmerder » à l’Assemblée nationale, dit-il à propos du président Emmanuel Macron. « Allez voter bande de fainéants ! », lance-t-il à la salle. « Si tous les électeurs du Front avaient voté je passais au premier tour », assure le député sortant. Avec des si, Marine Le Pen serait aussi présidente de la république.

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