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Développement – L’argent de l’Afrique: l’exemple de l’Angola ?

Développement – L’argent de l’Afrique: l’exemple de l’Angola ?

 

Où va l’argent de l’Afrique ? Question souvent posée tellement le décalage est grand entre la richesse de ce continent et la situation socio-économique moyenne. La réponse est connue, une partie va dans les multinationales des pays développés grâce à la bienveillance d’une classe politique locale qui s’enrichit. Ainsi la totalité de l’endettement de l’Afrique correspond à peu près au patrimoine de dirigeants et anciens dirigeants africains, un patrimoine  placé à l’étranger. Le problème c’est que cette culture de la corruption a largement contaminé une bonne partie du tissu socio-économique local et que cela constitue l’un des freins au développement en Afrique. L’exemple de l’Angola est significatif. La femme la plus riche d’Afrique, la milliardaire Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais est accusée d’avoir « siphonné les caisses du pays » dans une enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) publiée dimanche. Elle aurait détourné plus d’un milliard de dollars de l’Angola sans parler des montages fiscaux illicites. L’intéressée est considérée cependant comme une femme d’affaires efficaces mais aussi une femme de » bonnes affaires ».  La milliardaire avait ainsi protégé son patrimoine grâce à 400 sociétés plus ou moins fictives dans 40 pays en plus avec l’aide de banques d’affaires et d’avocats.

Les 36 médias internationaux membres du consortium, parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715.000 documents et révéler « comment une armée de sociétés financières occidentales, d’avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé » cette femme de 46 ans « à cacher des avoirs aux autorités fiscales ».

Les « Luanda Leaks », du nom de la capitale de l’Angola, ont pu voir le jour grâce à une fuite de données orchestrée par un ou des anonymes depuis la société de gestion financière d’Isabel dos Santos basée au Portugal, « probablement issues d’un piratage informatique », selon Le Monde.

Celle qu’on surnomme la « princesse de Luanda » était déjà dans le radar de la justice de nombreux pays. L’enquête du ICIJ l’accable en révélant des détails inédits sur les montages financiers utilisés, ainsi que le nom des sociétés qui l’y ont aidée et les montants en jeu.

La fille de José Eduardo dos Santos, qui dirigea l’Angola d’une main de fer pendant 38 ans (1979-2017), avait vu en décembre ses comptes bancaires et ses actifs dans des entreprises angolaises gelés.

La justice angolaise la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux danois d’origine congolaise Sindika Dokolo, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamant) pour nourrir ses propres affaires.

Isabel dos Santos avait été nommée en 2016 par son père à la tête de la société Sonangol.

Grâce à ce que Le Monde décrit comme une « nébuleuse composée de 400 sociétés identifiés dans 41 pays », Isabel dos Santos avait mis en place un véritable « schéma d’accaparement des richesses publiques ».

L’enquête de l’ICIJ révèle entre autres que des sociétés de conseil occidentales, telles que PwC et Boston Consulting Group, ont « apparemment ignoré les signaux d’alarme », en aidant la « Princesse de Luanda » à cacher des biens publics. L’investigation s’appuie sur des lettres censurées qui montrent comment de grands noms chez les consultants, tels que Boston Consulting ou KPMG, ont cherché à lui ouvrir des comptes bancaires non transparents.

Début janvier, la justice portugaise a elle aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur la femme d’affaires, qui détient des intérêts dans de nombreuses entreprises du pays, pour blanchiment d’argent public. « Monaco a fait de même récemment pour les mêmes motifs », selon Le Monde.

Sondage Macron- sa popularité victime de la réforme des retraites

Sondage Macron- sa popularité victime de la réforme des retraites

 

Selon un sondage Elabe , 62% des Français se déclarent déçus, 14% jugent son action satisfaisante et 24% lui accordent le bénéfice du doute en estimant qu’il est prématuré de se prononcer sur ce point-là. Un chiffre en hausse, qui « s’observe auprès de l’ensemble des catégories de populations, hormis chez les cadres et les retraités ». 61% des personnes interrogées estiment par ailleurs que le président de la République devrait prendre en compte la contestation de la réforme des retraites et retirer le projet.

Ce n’est pas une nouveauté, mais la cote de popularité d’Emmanuel Macron n’est pas au beau fixe, indique notre dernier sondage réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV et publié ce mercredi.

Ainsi, selon cette étude, 61% des personnes interrogées estiment que la contestation actuelle de la réforme des retraites devrait être davantage prise en compte par le chef de l’État et qu’il devrait retirer ce projet, alors qu’il doit être présenté en conseil des ministres vendredi.

« À l’inverse, 39% estiment qu’il a raison de faire cette réforme et qu’elle était dans son programme. C’est notamment le cas des retraités et des cadres », développe Elabe.

Au sujet de cette réforme, Emmanuel Macron est soutenu par 74% de ses électeurs du premier tour de la présidentielle de 2017 interrogés et 62% de ceux de François Fillon.

Blockchain à la place de la monnaie ?

 Blockchain à la place de la monnaie ?

Un article intéressant  sur les potentialités du rôle de la technologie Blockchain  et derrière des cryptomonnaies . Le problème, c’est que cet article chronique paru dans la Tribune émane d’une responsable d’un fonds  d’investissement  luxembourgeois dont l’activité est d’investir dans les cryptomonnaies. Il y a d’abord une confusion en tout cas une réduction du rôle de la technologie Blockchain à la cryptomonnaie . En effet la dite technologie Blockchain pourra servir à bien d’autres applications qu’à la monnaie pour sécuriser les données. Ensuite c’était un plaidoyer pro domo pour faire sauter la souveraineté des Etats en matière de monnaie et soumettre ces derniers au marché des crypto monnaies.

 Sadry Bouhejba, CIO de Archery Blockchain. (*) veut démontrer que  L’émergence de nombreuses cryptomonnaies ces dernières années remet en cause la vision de la monnaie conventionnelle, souveraine et centralisée. Dans ce contexte, la technologie Blockchain, transparente, sécurisée et sans organe de contrôle, apparaîttrait  être un moyen de repenser le système financier traditionnel.

« Pendant longtemps, nous échangions à l’aide d’une monnaie fiduciaire (pièces
et billets de banque). Mais alors, un devoir s’est vite imposé : comment pallier les risques de fraudes et ses falsifications en tous genres ? Aujourd’hui, une monnaie scripturale est apparue via un simple jeu d’écriture et une inscription sur les comptes bancaires. Cette monnaie domine largement les échanges de valeur. Son évolution a d’ailleurs explosé notamment avec l’arrivée de la carte bancaire et du smartphone.

Aujourd’hui, la monnaie est grandement dématérialisée et les nombreuses innovations technologiques relatives à la sécurité révolutionnent le paiement de nos achats quotidiens : reconnaissance vocale et faciale, empreinte digitale, etc. Bien que ces évolutions technologiques aient fortement sécurisé les moyens de paiement, il n’en demeure pas moins qu’une quantité relativement importante d’argent sort du circuit classique pour être utilisée à des fins illégales.

Et si dans un futur proche, les monnaies nationales traditionnelles reposaient sur une Blockchain nationale, qui enregistrerait les transactions ?

Le principal avantage d’un système monétaire reposant sur une Blockchain s’inscrit dans la suppression d’intermédiaires lors de transactions financières. Par exemple, lorsque des sommes importantes sont transférées d’un compte à un autre, il est
obligatoire d’en prouver la provenance ainsi que de respecter des protocoles stricts imposés par les banques et leurs régulateurs.

Si cet argent reposait sur un système gouverné par la Blockchain, il serait beaucoup plus simple de retracer l’origine de l’argent transféré et de contrôler l’identité du donneur d’ordre. Outil redoutable de lutte contre les fraudes, le registre de la Blockchain enregistre chaque entrée d’argent, les attribue de manière unique à un intervenant rendant impossible toute modification ultérieure. L’historique de toutes les transactions apparaît ainsi sur une base de données décentralisée sans intermédiaires permettant à chaque membre du réseau de constater la validité des transactions.

Il est difficile d’imaginer que les monnaies fiat puissent être complètement remplacées par des cryptomonnaies. En effet, le système monétaire traditionnel offre aux utilisateurs la liberté de pouvoir disposer d’argent sans être obligé de se connecter à un réseau. Imprimée, portative et échangeable, cette monnaie simplifie les échanges. À l’heure actuelle, aucun État ne peut pousser la technologie à un tel niveau que cela ait pour conséquence de marginaliser les personnes n’ayant pas accès à Internet.

Cependant, le système monétaire actuel pourrait évoluer vers un modèle hybride. Concrètement, des comptes en banque disposeraient à la fois d’une monnaie classique et d’un solde en monnaie digitale. Certaines transactions majeures ne pourraient être réalisées qu’avec la monnaie digitale, charge donc aux banques de faire la conversion de l’euro classique vers la Blockchain sans même que l’utilisateur final s’en aperçoive. Une future administration ou un service auprès des banques serait ainsi en mesure de valider la chaîne de transfert en fournissant un rapport Blockchain attestant de la traçabilité de l’argent. Ce système aurait l’avantage d’être non seulement sécurisé, mais permettrait également de réduire les coûts de stockage, la Blockchain n’ayant pas besoin de banque de dépôt et de manutention des billets ou pièces. Ces dernières années, la cryptomonnaie, et plus largement la Blockchain, ont fait couler beaucoup d’encre, mettant en avant de nombreux scandales et blanchiments d’argent. Cette technologie apparue il y a plus de dix ans a fait l’objet de vives critiques et de nombreux détracteurs ont tenté de la faire échouer. Pourtant, elle a prouvé son efficacité au gré du temps et se démocratise de plus en plus. À tel point que de nombreux États étudient de façon approfondie le potentiel d’un système monétaire qui reposerait sur une Blockchain nationale. La BCE a récemment ouvert un groupe de réflexion sur la possibilité de créer un euro digital basé sur une Blockchain. ……i représente une véritable innovation dans la manière d’échanger et de transférer de façon traçable de la valeur. C’est finalement la blockchain - longtemps décriée et accusée d’évasion fiscale ou de blanchiment – qui parviendra à mettre fin à ces détournements d’argent. »

(*) Archery Blockchain est un fonds d’investissement luxembourgeois dont l’activité est d’investir dans les crypto-monnaies.

Energie-Fermeture 14 réacteurs nucléaires : une promesse de coiffeur

Energie-Fermeture 14 réacteurs nucléaires : une promesse de coiffeur

 

 

Certains médias reprennent bêtement les propos d’agences qui affirment que la France va fermer 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035. Sans doute n’ont-ils pas lu la dernière version de la  PPE ( programmation de l’énergie). Un texte d’un grand flou quant à cette perspective. En réalité, on ne prévoit ici d’ici  2028 ( après le départ de Macron…sil est réélu en 2022)  que la fermeture de Fessenheim. Les autres fermetures ne pourront être envisagées qu’entre 2029 et 2035 et encore avec des conditions tellement restrictives que pas grand-chose ne changera. En outre, il ne faut pas oublier que le gouvernement et EDF ont lancé un programme de 6  nouveau nouveaux  EPR. Bref, l’objectif de ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 % en 2035 paraît bien utopique , techniquement et économiquement. Pour faire illusion, on parle assez longuement des énergies renouvelables. En particulier des fameuses éoliennes, moulin-à-vent pour  gogo écolo afin de cacher la stratégie nucléaire. En vérité, une programmation stratégique de l’énergie concernant les éoliennes qui acte  le net ralentissement terrestre  en raison des nombreuses protestations des populations ; cela au profit des éoliennes maritimes mais qui elles aussi commencent à être de plus en plus contestées. Officiellement , le gouvernement propose de fermer 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, dont ceux de la centrale de Fessenheim dès le premier semestre 2020, pour ramener à 50% la production d’électricité d’origine nucléaire dans le mix énergétique.

“Le principe général sera l’arrêt des réacteurs, hors Fessenheim, à l’échéance de leur cinquième visite décennale, soit des arrêts entre 2029 et 2035”, peut-on lire dans la première mouture de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie).

“Le gouvernement a fait le choix d’afficher une programmation claire de l’évolution des capacités nucléaires, y compris au-delà de l’horizon de la PPE (2028), pour ne pas renvoyer à nos successeurs les modalités de mise en œuvre de cette diversification”, précise le texte, qui sera soumis jusqu’au 19 février à la consultation publique.

“L’affichage d’une trajectoire lisible et anticipée permettra aux territoires et aux salariés de mieux se préparer, d’engager leur reconversion bien en amont et de structurer la filière de démantèlement. Elle apportera également de la visibilité à l’ensemble des acteurs du système électrique pour leurs investissements”, ajoute le gouvernement.

La PPE établit les priorités d’action du gouvernement en matière d’énergie pour la métropole continentale, dans les six années à venir.

“Le gouvernement a demandé à EDF de lui transmettre une liste de sites sur lesquels ces fermetures pourraient intervenir, définie de manière à minimiser l’impact économique et social. Sur la base de ces critères, EDF a proposé au gouvernement d’étudier la mise à l’arrêt de paires de réacteurs sur les sites de Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin.”

 

Le Gouvernement définit une programmation crédible et réaliste de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité pour atteindre l’objectif de 50 % en 2035.

 

Le 30 septembre 2019, EDF a adressé à la Ministre de la transition écologique et solidaire et à l’Autorité de Sûreté Nucléaire la demande d’abrogation d’exploiter ainsi que la déclaration de mise à l’arrêt définitif des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, prévoyant un arrêt du réacteur n° 1 le 22 février 2020 et du réacteur n° 2 le 30 juin de la même année. Au-delà de cette première étape, le Gouvernement poursuit l’objectif d’une diversification du mix électrique pour atteindre 50 % de production d’électricité d’origine nucléaire. Cette politique de diversification répond à différents enjeux :  Un système électrique plus diversifié, s’il réussit à gérer l’intégration d’un volume accru d’énergies· renouvelables variables, peut être un système électrique plus résilient à un choc externe comme par exemple une baisse de la capacité de production des réacteurs suite à un incident ou un défaut générique, qui conduirait à l’indisponibilité de plusieurs réacteurs ;  La très grande majorité du parc électronucléaire a été construite sur une courte période, environ 15· ans. Il est donc souhaitable d’anticiper l’arrêt de certains réacteurs du parc existant pour éviter un effet « falaise » qui ne serait pas soutenable, ni en termes d’impacts sociaux, ni pour le système électrique. Cette anticipation est également nécessaire pour étaler les investissements dans de nouvelles capacités de production électrique ;  Plusieurs filières de production d’électricité d’origine renouvelable ont démontré leur compétitivité et· constitueront une part significative du mix électrique de long terme, au moins jusqu’au niveau où un besoin de stockage massif d’électricité apparaîtra ;  Une diversification de cette ampleur vers les énergies renouvelables doit être lissée au cours du temps,· car les nouvelles capacités renouvelables sont installées de manière diffuse et décentralisée par le biais de petits projets, et de filières nécessitant une montée en puissance progressive. L’objectif de 50 % d’électricité d’origine nucléaire dans la production d’électricité en 2025 apparaît impossible à atteindre, sauf à risquer des ruptures dans l’approvisionnement électrique de la France ou à relancer la construction de centrales thermiques à flamme qui serait contraire à nos objectifs de lutte contre le changement climatique. Le Gouvernement fixe donc comme objectif l’atteinte de 50 % d’électricité d’origine nucléaire dans le mix en 2035. Une telle évolution est cohérente avec nos engagements climatiques : elle sera réalisée sans nouveau projet de centrales thermiques à combustibles fossiles, elle ne conduira pas à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre de notre production électrique et est compatible avec la fermeture de l’ensemble de nos centrales à charbon d’ici à 2022. Elle est également cohérente avec les enjeux de maintien du cycle fermé du combustible et la pérennité des installations du cycle et permettra aux territoires et aux salariés de mieux se préparer, d’engager leur reconversion bien en amont et de structurer la filière de démantèlement. Le Gouvernement a fait le choix d’afficher une programmation claire de l’évolution des capacités nucléaires, y compris au-delà de l’horizon de la PPE (2028), pour ne pas renvoyer à nos successeurs les modalités de mise en œuvre de cette diversification. Pour atteindre cet objectif de 50 % de la production d’électricité en 2035, le Gouvernement fixe donc les orientations suivantes :  14 réacteurs nucléaires seront arrêtés d’ici 2035, dont ceux de la centrale de Fessenheim ;·  EDF a proposé au Gouvernement d’étudier la mise à l’arrêt de paires de réacteurs sur les sites de· Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin. Sont privilégiés des arrêts de réacteurs ne conduisant à l’arrêt d’aucun site ;  Le principe général sera l’arrêt des 12 réacteurs (hors Fessenheim) au plus tard à l’échéance de· leur 5e visite décennale. L’arrêt à la 5e visite décennale permet en effet d’avoir un scénario cohérent au plan industriel, avantageux au plan économique tant que des débouchés existent et qu’il n’y a pas 30 de surcapacité conduisant à des baisses de prix de marché importantes, et qui permet de faire bénéficier le mix électrique français et européen d’une production d’électricité en base décarbonée. Dans la mesure où EDF amortit comptablement les réacteurs de 900 MW sur une durée de 50 ans, le Gouvernement considère que ces arrêts ne donneront pas lieu à indemnisation ;

 

 Toutefois, afin de lisser l’arrêt des réacteurs pour en faciliter la mise en œuvre sur le plan social,· technique et politique, 2 réacteurs seront fermés par anticipation des 5e visites décennales en 2027 et 2028, sauf en cas de non-respect des critères de sécurité d’approvisionnement ou d’arrêt à date d’autres réacteurs pour raisons de sûreté ;  2 réacteurs pourraient également être arrêtés dans le prochain quinquennat, en 2025-2026, sous· les conditions cumulatives suivantes : si le critère de sécurité d’approvisionnement est respecté et si nos voisins européens accélèrent leur transition énergétique, réduisent leurs capacités de production à partir du charbon et développent massivement les énergies renouvelables, et que cela devait conduire à des prix bas de l’électricité sur les marchés européens, susceptibles de dégrader la rentabilité de la prolongation des réacteurs existants. Ces conditions supposent une coordination avec nos voisins sur l’évolution des systèmes électriques européens. L’analyse de ces conditions fera l’objet d’un rapport remis par la Commission de régulation de l’énergie au Gouvernement avant le 1er décembre 2022 et s’appuyant sur l’expertise de RTE.

 

Les fermetures anticipées seront confirmées 3 ans avant leur mise en œuvre sur la base des données disponibles à ce moment permettant de s’assurer que les critères susmentionnés seront respectés. Elles seront engagées après l’arrêt des centrales à charbon, la décarbonation de la production électrique devant être engagée en priorité. Ces fermetures seront systématiquement accompagnées par l’État, notamment via l’établissement de contrats de transition écologique afin de permettre aux territoires de s’inscrire dans de nouvelles dynamiques de développement. Par ailleurs, la stratégie de traitement-recyclage du combustible nucléaire sera préservée sur la période de la PPE et au-delà, jusqu’à l’horizon des années 2040, où une grande partie des installations et des ateliers de l’usine de la Hague arrivera en fin de vie.

 

A cette fin, et pour compenser sur la période les fermetures de réacteurs 900 MW moxés, le moxage d’un nombre suffisant de réacteurs 1300 MW sera entrepris afin de pérenniser la gestion du cycle français. Au-delà de cet horizon, le Gouvernement, en lien avec la filière, devra évaluer les orientations stratégiques qu’il souhaite donner à sa politique du cycle du combustible, sur la base des efforts de R&D qui seront poursuivis sur la PPE dans le domaine de la fermeture du cycle du combustible. Principales mesures :  Le Gouvernement se fixe l’objectif d’atteindre une part du nucléaire au sein du mix électrique de 50 %· à l’horizon 2035. L’objectif inscrit dans le Code de l’énergie sera modifié en conséquence ;  L’atteinte de cet objectif impliquera la fermeture de 14 réacteurs nucléaires de 900 MW, dont les deux· réacteurs de Fessenheim ;  Le calendrier de fermeture des centrales respectera les échéances de 5e visite décennale des réacteurs· concernés, à l’exception de 2 réacteurs qui fermeront dans la deuxième période de la PPE en 2027 et en 2028, sous réserve du respect du critère de sécurité d’approvisionnement ;  Si certaines conditions relatives au prix de l’électricité et à l’évolution du marché de l’électricité à· l’échelle européenne sont remplies, la fermeture de deux réacteurs additionnels pourra intervenir à l’horizon 2025-2026, sur la base d’une décision à prendre en 2023 ;  Le Gouvernement identifiera les sites faisant prioritairement l’objet de fermetures, sur la base de la· programmation transmise par EDF.

 

Sauf exceptions, la décroissance du parc nucléaire ne devra conduire à l’arrêt complet d’aucun site nucléaire ; Des décisions structurantes sur le mix électrique de long terme devront être préparées au cours de la première période de la PPE. L’atteinte de la neutralité carbone à l’horizon 2050 est une priorité de la France pour répondre à l’enjeu climatique. Elle suppose que le mix électrique soit sur le long-terme totalement décarboné. De nouvelles capacités nucléaires n’apparaissent pas nécessaires pour le système électrique avant l’horizon 2035 environ. Au-delà se pose la question des nouveaux moyens de production d’électricité décarbonée à construire pour assurer l’équilibre offre-demande à mesure du déclassement du parc existant. En l’état actuel des technologies, il n’est pas possible de déterminer avec certitude la technologie de production d’électricité qui sera la plus compétitive pour remplacer le parc nucléaire existant au-delà de 2035, entre le nucléaire et les énergies renouvelables couplées au stockage et à d’autres solutions de flexibilité. Après 2030, et pour l’horizon 2050, ces paramètres devront être combinés pour dessiner le nouveau paysage énergétique de la France et la part respective du nucléaire et des énergies renouvelables. Plusieurs scénarios seront expertisés, allant d’un scénario 100 % renouvelable à un scénario où le nucléaire reste durablement une source de production d’électricité intégrée dans le mix pour des raisons de pilotage de la production et de compétitivité. En raison de cette incertitude, il est nécessaire de préserver une capacité de construction de nouveaux réacteurs nucléaires appuyés sur une technologie et des capacités industrielles nationales. Afin de permettre une prise de décision sur le lancement éventuel d’un programme de construction de nouveaux réacteurs, le Gouvernement conduira avec la filière d’ici mi-2021, un programme de travail complet qui portera notamment sur les points suivants :  la démonstration avec la filière française de sa capacité à maîtriser un programme industriel de· nouveaux réacteurs, sur la base d’une hypothèse de travail de 3 paires d’EPR, par la formalisation d’un retour d’expérience économique et de sécurité consolidé de la mise en service des premiers EPR, notamment Flamanville 3, et de la phase d’ingénierie et mobilisation industrielle d’Hinkley Point C, et par un programme de dérisquage du nouveau modèle de réacteur EPR2 proposé par EDF ;  l’expertise des coûts anticipés du nouveau modèle de réacteur EPR2 proposé par EDF et la· comparaison technico-économique du nucléaire avec les autres modes de production d’électricité bascarbone, prenant en compte l’ensemble des coûts directs et indirects (développement du réseau, coût complet du stockage, gestion des déchets nucléaires, etc.) ;  l’analyse des options envisageables pour le portage et le financement d’un programme de nouveaux· réacteurs pour le système électrique français, dont la question du modèle de régulation économique de ces nouveaux réacteurs ;  les actions nécessaires en vue de la validation par la Commission européenne du dispositif de· financement et de portage qui aura été retenu ;  les études permettant de choisir les sites d’implantation de nouveaux réacteurs ;·  les actions à engager en termes de concertation du public ;·  les adaptations du cadre législatif et réglementaire national qui seraient nécessaires à l’engagement· d’un tel programme. Il apparaît également nécessaire d’expertiser, d’ici la prochaine PPE et de manière régulière, les options alternatives pour assurer un mix électrique décarboné et présentant les garanties de sécurité d’approvisionnement nécessaires. S’agissant des options alternatives, l’Etat investira dans la recherche sur les batteries, le stockage hydrogène (dans le cadre du Plan hydrogène), le power-to-gas et le pilotage de la  stratégie de traitement-recyclage du combustible nucléaire sera préservée sur la période de la PPE et· au-delà, jusqu’à l’horizon des années 2040. A cette fin, le moxage d’un certain nombre de réacteurs 1300 MW sera entrepris et des études seront menées en vue du déploiement du multirecyclage des combustibles dans les réacteurs du parc actuel.

 

Classement de la corruption dans le monde : la France en baisse et seulement 23e

Classement de la corruption dans le monde : la France en baisse et seulement 23e

 

Dans le classement de la corruption de l’ONG Transparency International La France est à la 23e place et perd 2 places . Marc-André Feffer, président de Transparency France explique pourquoi dans France Info:

 

La France a perdu deux places dans votre classement depuis l’année dernière. Comment expliquez-vous cela ?

Marc-André Feffer : Depuis plusieurs années, un certain nombre de lois sont venues pour lutter contre la corruption, comme la loi de 2013, la loi dite Schiappa, la loi sur la transparence de la vie publique. Ce que l’on constate, c’est que la perception que les milieux économiques ont de la corruption s’est à nouveau un peu dégradée. On sent que la France peut mieux faire et doit mieux faire.

 

Nous avons maintenant les moyens juridiques, nous devons avoir les moyens financiers pour le Parquet national financier, pour la justice, pour l’agence française anti-corruption. Nous militons pour que, dans les grandes collectivités locales, soit mis en place un plan de lutte contre la corruption. Nous souhaitons aussi que le lobbying soit plus transparent. Nous militons aussi pour que les agendas des ministres, des membres des cabinets ministériels et des parlementaires, lorsqu’ils reçoivent des lobbyistes, soient rendus publics. Nous militons également pour que le financement de la vie politique soit revu et que notamment dans le financement des campagnes électorales, un rôle plus important soit donné à la commission de contrôle pour éviter les problèmes, voire les scandales, qui ont eu lieu lors des différentes élections présidentielles. Voilà un bouquet de mesures qui sont à portées de main, mais pour lequel il nous semble que la volonté politique fasse un peu défaut.

Dans votre rapport, vous déplorez qu’un grand nombre de pays montrent peu ou pas de signes d’amélioration dans la lutte contre la corruption. Comment expliquez-vous cela ?

Je crois qu’on a progressé, notamment au niveau de la grande corruption internationale, avec l’adoption de la convention de l’OCDE il y a 20 ans. Maintenant il faut mettre tout cela en œuvre. Au-delà des bonnes paroles et des documents qui ont été signés, il y a une question d’implication. On voit qu’un certain nombre de pays sont impliqués, mais globalement le chemin est long. La population a un rôle à jouer, les journalistes qui dénoncent beaucoup de faits d’opacité et de scandales, et un certain nombre d’organisations non gouvernementales, comme la nôtre, aussi. L’interpellation publique et le travail de fond sont essentiels parce que lorsque ce travail est connu, les électeurs et les populations font pression sur les gouvernements.

Quels pays se sont améliorés ou ont régressé selon votre rapport ?

Certains pays s’améliorent, comme la Grèce, d’autres au contraire régressent un peu, comme le Canada. Ce qu’on peut y voir aussi, comme c’est un indice de perception, c’est que, lorsque dans un pays, il y a un scandale important ou une forte médiatisation liée à des faits de corruption ou d’absence de transparence, il régresse. Ceux qui progressent sont à la fois ceux qui font un travail de fond, et les pays dans lesquels il n’y a pas, au moment où le sondage est fait, une grosse affaire qui vient renforcer l’inquiétude de la population.

 

Si on prend le cas de la France, ça a été le cas en 2013 avec la grande loi qui a fait suite au scandale Cahuzac. On voit bien que de grosses affaires de corruption permettent de faire progresser les choses. Si vous regardez l’affaire qui s’est déroulée à Malte, elle a fini par avoir des conséquences politiques importantes, alors qu’il s’agissait de l’assassinat d’une journaliste qui travaillait sur des faits de corruption.

SCORE COUNTRY/TERRITORY RANK ( note, pays rang)

88 Denmark 1 87 New Zealand 2 85 Finland 3 85 Singapore 3 85 Sweden 3 85 Switzerland 3 84 Norway 7 82 Netherlands 8 81 Canada 9 81 Luxembourg 9 80 Germany 11 80 United Kingdom 11 77 Australia 13 76 Austria 14 76 Hong Kong 14 76 Iceland 14 75 Belgium 17 73 Estonia 18 73 Ireland 18 73 Japan 18 72 France 21 71 United States 22 70 United Arab Emirates 23 70 Uruguay 23 68 Barbados 25 68 Bhutan 25

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

Réforme des retraites : 56% des Français pour la fin de la grève,

D’ ‘après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting réalisé pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 23 janvier , 56% des Français demandent la fin de la grève contre la réforme des retraites, ce chiffre est stable depuis le début du mois de janvier. La fin de la grève est notamment demandée par les Franciliens (à 59%) qui sont particulièrement touchés par les perturbations des transports en commun.

 

Tous les acteurs de ce conflit pâtissent d’une mauvaise opinion, souligne ce sondage, en particulier la CGT et l’exécutif rejetés par près de deux Français sur trois. Le président de la République recueille 65% de mauvaises opinions, le Premier ministre 63%.

La CGT, en tête de la lutte, recueille 36% de bonnes opinions contre 62% de mauvaises opinions. Parmi les syndicats, c’est la CFDT qui s’en sort relativement le moins mal avec 40% de bonnes opinions. Mais sa popularité baisse de 3 points en une semaine et de 5 points en deux semaines. Il ne ressort pas vraiment « gagnant » de ce conflit, avec 58% de mauvaises opinions.

La CGT est en revanche devenue le syndicat préféré par l’ensemble des sympathisants de gauche (66% de bonnes opinions auprès des sympathisants Insoumis et 60% auprès de ceux du PS), largement préférée à la CFDT.

A noter, enfin que les salariés de la SNCF et de la RATP recueillent des mauvaises opinions de plus de six Français sur dix (62%).

Cette enquête a été réalisée auprès d’un échantillon 1002 Français représentatifs de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogés par internet les 22 et 23 janvier 2020.

Virus chinois: l’irresponsabilité de l’OMS !

Virus chinois: l’irresponsabilité de l’OMS !

Il est clair que ce qui s’oppose aujourd’hui une véritable prévention à l’égard du virus chinois  c’est la préoccupation du business. L’OMS estime   qu’il n’y a pas encore lieu de déclarer l’état d’urgence vis-à-vis de l’épidémie. Une épidémie qui déjà avait officiellement d’après les autorités chinoises une trentaine de morts et près d’un millier de malades. Des chiffres évidemment totalement fantaisistes comme la plupart de ceux qui émanent du régime communiste. Il y aurait en effet des milliers de victimes d’ores et déjà et le virus ne cesserait de ce développer ailleurs qu’à Wuhan, épicentre de l’épidémie.

Cet épisode est typique du rôle stratégique du business dans la régulation économique bien sûr mais d’une façon plus générale dans la régulation d’autres sujets y compris sociétaux. Voir à cet égard comment certains responsables français défendent par exemple la technologie chinoise 5G qui met pourtant en cause la souveraineté des Etats et les libertés. Il en va de même en matière de santé. Les liens économiques avec la Chine sont devenus tellement importants qu’ils dépassent toute considération sanitaire ou sociétale; pas question  de s’opposer à la mobilité notamment des personnes en provenance ou à destination de Chine. Du coup,  on va attendre qu’il y ait des milliers de morts dans le monde entier avant de considérer la situation en état d’urgence. Pour l’instant les mesures prises notamment par les Chinois sont dérisoires il s’agit de mesurer la température des candidats au voyage aérien. Or l’incubation du virus demande huit à 15 jours. Autant dire que la mesure de température est assez illusoire en tout cas ne repère pas la totalité de ceux  qui peuvent être atteints. Preuve des cas ont déjà révélé au Japon et aux États-Unis.

La ville de Wuhan, foyer dans le centre de la Chine de l’épidémie de coronavirus, est en train de bâtir promptement un nouvel hôpital disposant d’un millier de lits pour traiter les patients du virus, a rapporté vendredi la presse officielle chinoise. Le nouveau centre hospitalier, dont les autorités veulent pouvoir disposer en début de semaine prochaine, est en construction près d’un complexe de villégiature initialement destiné aux travailleurs locaux, dans des jardins situés près d’un lac en périphérie de Wuhan, selon le Changjiang Daily. Les bâtiments en préfabriqué disposeront d’un millier de lits, a ajouté le journal. Plus d’une trentaine de pelleteuses et une dizaine de bulldozers sont arrivés jeudi soir sur le site, a-t-il précisé.

Wuhan a été placée à l’isolement. Cette démarche s’inspire de celle engagée en 2003 par les autorités chinoises, lorsqu’une épidémie du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) s’était déclarée à Pékin – épidémie qui avait fait 774 morts dans le monde après s’être propagée à près d’une trentaine de pays. A l’époque, un hôpital avait été bâti dans le nord de la capitale en à peine une semaine, par plusieurs milliers d’ouvriers. Près de 700 patients y avaient été soignés.

L’épidémie de coronavirus qui s’est déclarée le mois dernier à Wuhan, ville du centre de la Chine, a fait 25 morts dans le pays selon le dernier bilan effectué jeudi soir, rapporte vendredi la presse officielle chinoise, qui fait par ailleurs état désormais de 830 cas confirmés. Des chiffres qui peuvent évidemment être multipliés par 10.

Les autorités chinoises ont placé jeudi une deuxième ville, après Wuhan, en quasi-quarantaine, confinant au total près de 20 millions de personnes pour tenter d’endiguer la propagation de la maladie.

Un deuxième cas a été confirmé au Japon. Dans un communiqué publié vendredi, le ministère japonais de la Santé indique qu’il s’agit d’un homme âgé d’une quarantaine d’années qui réside à Wuhan et est arrivé dimanche au Japon.

Par ailleurs, la BBC a rapporté jeudi que cinq personnes étaient examinées en Ecosse pour déterminer si elles avaient contracté le coronavirus. Il s’agirait, le cas échéant, des premiers patients connus en Europe.

BCE : remise à plat de son rôle ?

BCE : remise à plat de son rôle ?

 

Il y a évidemment longtemps que les banques centrales notamment la banque centrale européenne débordent de leur rôle initial. Aujourd’hui, elles sont surtout devenues des planches  à billet pour tenter de sauver un système financier en pleine folie et une économie durablement installée dans la croissance molle. Officiellement pour la banque centrale européenne l’objectif majeur est de gérer l’inflation pour la maintenir autour de 2 %..

Un objectif qui n’est pas atteint et qui ne constitue pas la légitimité des actions de la banque centrale. Faites la banque centrale tente de soutenir la croissance et de maintenir sous perfusion financière le système. La BCE est  condamnée  à le faire à moins d’un éclatement de plusieurs bulles voire du système tout entier mais ce qui alimente encore un peu plus la dérive de l’endettement. la révision de la stratégie proposée par Christine Lagarde vise surtout à satisfaire les faucons notamment d’Allemagne qui  souhaitent e une politique monétaire beaucoup moins accommodante. Cela en s’appuyant sur des perspectives d’inflation moins contraignante que l’objectif de 2%. Reste que pour encore longtemps, la banque centrale européenne sera condamnée à s’aligner sur ce que font la plupart des banque centrales internationales à savoir faire tourner la planche à billets pour sauver le système devenu fou et tenter de sauver une croissance en grande difficulté

Lors d’une conférence de presse, Christine Lagarde a donc laissé entendre que l’exercice pourrait prendre un an environ, sans exclure qu’il se prolonge en 2021. “Ce sera fini quand ce sera fini”, a-t-elle dit.

Elle a refusé de préciser quels changements elle souhaitait apporter à l’objectif d’inflation, se contentant de dire que “la manière dont nous mesurons l’inflation fait clairement partie des sujets que nous devons étudier”.

L’examen de la stratégie de la banque centrale concernera aussi la manière dont elle intègre l’impact économique du changement climatique dans ses modèles et ses prévisions. En attendant la conclusion de cet exercice, la BCE s’en tiendra à sa stratégie actuelle, a précisé Christine Lagarde.

“Certains s’attendaient peut-être à ce qu’elle soit plus optimiste sur la situation économique”, a expliqué Antoine Bouvet, stratège obligataire senior chez ING, notant que la présidente de la BCE avait refusé à plusieurs reprises de prendre ses distances vis-à-vis des taux d’intérêt négatifs.

Le taux de refinancement de la BCE reste fixé à zéro, le taux de la facilité de prêt marginal à 0,25% et surtout, le taux de la facilité de dépôt reste à -0,5%, ce qui revient à faire payer les banques sur une partie de leurs dépôts auprès de la banque centrale.

L’institution poursuit parallèlement ses achats d’actifs au rythme de 20 milliards d’euros par mois, augmentant ainsi un portefeuille de titres qui représente quelque 2.600 milliards d’euros.

Le Conseil prévoit que les taux resteront “à leurs niveaux actuels ou à des niveaux plus bas” jusqu’à ce que les perspectives d’inflation convergent “durablement vers un niveau suffisamment proche de, mais inférieur à 2%”.

L’inflation dans la zone euro est actuellement de 1,3% seulement sur un an.

Lors de la conférence de presse, Christine Lagarde a déclaré que les risques entourant les perspectives de croissance dans la zone euro restaient orientés à la baisse mais qu’ils étaient moins prononcés qu’auparavant, l’incertitude liée aux tensions commerciales internationales ayant diminué.

Une éventuelle redéfinition de la stabilité des prix à l’issue de la réflexion sur la stratégie de la BCE pourrait conduire celle-ci à relever son objectif en le portant à 2% tout en promettant de réagir aussi énergiquement à un éventuel dépassement de ce seuil qu’à une incapacité à l’atteindre.

“Notre objectif d’inflation doit être symétrique. Si notre cible centrale est perçue comme un plafond, nous avons moins de chance de l’atteindre”, a déclaré le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d’un récent discours à Paris.

Certains “faucons” du Conseil des gouverneurs, qui plaident depuis longtemps pour une politique monétaire moins accommodante, sont favorables à ce que la BCE tolère des variations du taux d’inflation dans certaines limites au-dessus ou en dessous de 2%, ce qui réduirait l’incitation à multiplier les mesures de soutien.

D’autres préfèreraient conserver l’objectif d’inflation actuel ou le réduire.

L’examen de la stratégie devrait aussi porter sur les avantages et les inconvénients d’instruments tels que les taux d’intérêt négatifs et les achats massifs d’actifs, qui ont selon la plupart des observateurs contribué à écarter la menace d’une déflation dans la zone euro mais ont aussi favorisé la hausse des prix de l’immobilier comme des obligations.

La BCE a récemment estimé que sans ces instruments, la zone euro aurait perdu 2,7 points de croissance ces dernières années.

Fermeture 14 réacteurs nucléaires : une promesse de coiffeur

Fermeture 14 réacteurs nucléaires : une promesse de coiffeur

 

 

Certains médias reprennent bêtement les propos d’agences qui affirment que la France va fermer 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035. Sans doute n’ont-ils pas lu la dernière version de la  PPE ( programmation de l’énergie). Un texte d’un grand flou quant à cette perspective. En réalité, on ne prévoit ici d’ici  2028 ( après le départ de Macron…sil est réélu en 2022)  que la fermeture de Fessenheim. Les autres fermetures ne pourront être envisagées qu’entre 2029 et 2035 et encore avec des conditions tellement restrictives que pas grand-chose ne changera. En outre, il ne faut pas oublier que le gouvernement et EDF ont lancé un programme de 6  nouveau nouveaux  EPR. Bref, l’objectif de ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50 % en 2035 paraît bien utopique , techniquement et économiquement. Pour faire illusion, on parle assez longuement des énergies renouvelables. En particulier des fameuses éoliennes, moulin-à-vent pour  gogo écolo afin de cacher la stratégie nucléaire. En vérité, une programmation stratégique de l’énergie concernant les éoliennes qui acte  le net ralentissement terrestre  en raison des nombreuses protestations des populations ; cela au profit des éoliennes maritimes mais qui elles aussi commencent à être de plus en plus contestées. Officiellement , le gouvernement propose de fermer 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035, dont ceux de la centrale de Fessenheim dès le premier semestre 2020, pour ramener à 50% la production d’électricité d’origine nucléaire dans le mix énergétique.

“Le principe général sera l’arrêt des réacteurs, hors Fessenheim, à l’échéance de leur cinquième visite décennale, soit des arrêts entre 2029 et 2035”, peut-on lire dans la première mouture de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie).

“Le gouvernement a fait le choix d’afficher une programmation claire de l’évolution des capacités nucléaires, y compris au-delà de l’horizon de la PPE (2028), pour ne pas renvoyer à nos successeurs les modalités de mise en œuvre de cette diversification”, précise le texte, qui sera soumis jusqu’au 19 février à la consultation publique.

“L’affichage d’une trajectoire lisible et anticipée permettra aux territoires et aux salariés de mieux se préparer, d’engager leur reconversion bien en amont et de structurer la filière de démantèlement. Elle apportera également de la visibilité à l’ensemble des acteurs du système électrique pour leurs investissements”, ajoute le gouvernement.

La PPE établit les priorités d’action du gouvernement en matière d’énergie pour la métropole continentale, dans les six années à venir.

“Le gouvernement a demandé à EDF de lui transmettre une liste de sites sur lesquels ces fermetures pourraient intervenir, définie de manière à minimiser l’impact économique et social. Sur la base de ces critères, EDF a proposé au gouvernement d’étudier la mise à l’arrêt de paires de réacteurs sur les sites de Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin.”

 

Le Gouvernement définit une programmation crédible et réaliste de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité pour atteindre l’objectif de 50 % en 2035.

 

Le 30 septembre 2019, EDF a adressé à la Ministre de la transition écologique et solidaire et à l’Autorité de Sûreté Nucléaire la demande d’abrogation d’exploiter ainsi que la déclaration de mise à l’arrêt définitif des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim, prévoyant un arrêt du réacteur n° 1 le 22 février 2020 et du réacteur n° 2 le 30 juin de la même année. Au-delà de cette première étape, le Gouvernement poursuit l’objectif d’une diversification du mix électrique pour atteindre 50 % de production d’électricité d’origine nucléaire. Cette politique de diversification répond à différents enjeux :  Un système électrique plus diversifié, s’il réussit à gérer l’intégration d’un volume accru d’énergies· renouvelables variables, peut être un système électrique plus résilient à un choc externe comme par exemple une baisse de la capacité de production des réacteurs suite à un incident ou un défaut générique, qui conduirait à l’indisponibilité de plusieurs réacteurs ;  La très grande majorité du parc électronucléaire a été construite sur une courte période, environ 15· ans. Il est donc souhaitable d’anticiper l’arrêt de certains réacteurs du parc existant pour éviter un effet « falaise » qui ne serait pas soutenable, ni en termes d’impacts sociaux, ni pour le système électrique. Cette anticipation est également nécessaire pour étaler les investissements dans de nouvelles capacités de production électrique ;  Plusieurs filières de production d’électricité d’origine renouvelable ont démontré leur compétitivité et· constitueront une part significative du mix électrique de long terme, au moins jusqu’au niveau où un besoin de stockage massif d’électricité apparaîtra ;  Une diversification de cette ampleur vers les énergies renouvelables doit être lissée au cours du temps,· car les nouvelles capacités renouvelables sont installées de manière diffuse et décentralisée par le biais de petits projets, et de filières nécessitant une montée en puissance progressive. L’objectif de 50 % d’électricité d’origine nucléaire dans la production d’électricité en 2025 apparaît impossible à atteindre, sauf à risquer des ruptures dans l’approvisionnement électrique de la France ou à relancer la construction de centrales thermiques à flamme qui serait contraire à nos objectifs de lutte contre le changement climatique. Le Gouvernement fixe donc comme objectif l’atteinte de 50 % d’électricité d’origine nucléaire dans le mix en 2035. Une telle évolution est cohérente avec nos engagements climatiques : elle sera réalisée sans nouveau projet de centrales thermiques à combustibles fossiles, elle ne conduira pas à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre de notre production électrique et est compatible avec la fermeture de l’ensemble de nos centrales à charbon d’ici à 2022. Elle est également cohérente avec les enjeux de maintien du cycle fermé du combustible et la pérennité des installations du cycle et permettra aux territoires et aux salariés de mieux se préparer, d’engager leur reconversion bien en amont et de structurer la filière de démantèlement. Le Gouvernement a fait le choix d’afficher une programmation claire de l’évolution des capacités nucléaires, y compris au-delà de l’horizon de la PPE (2028), pour ne pas renvoyer à nos successeurs les modalités de mise en œuvre de cette diversification. Pour atteindre cet objectif de 50 % de la production d’électricité en 2035, le Gouvernement fixe donc les orientations suivantes :  14 réacteurs nucléaires seront arrêtés d’ici 2035, dont ceux de la centrale de Fessenheim ;·  EDF a proposé au Gouvernement d’étudier la mise à l’arrêt de paires de réacteurs sur les sites de· Blayais, Bugey, Chinon, Cruas, Dampierre, Gravelines et Tricastin. Sont privilégiés des arrêts de réacteurs ne conduisant à l’arrêt d’aucun site ;  Le principe général sera l’arrêt des 12 réacteurs (hors Fessenheim) au plus tard à l’échéance de· leur 5e visite décennale. L’arrêt à la 5e visite décennale permet en effet d’avoir un scénario cohérent au plan industriel, avantageux au plan économique tant que des débouchés existent et qu’il n’y a pas 30 de surcapacité conduisant à des baisses de prix de marché importantes, et qui permet de faire bénéficier le mix électrique français et européen d’une production d’électricité en base décarbonée. Dans la mesure où EDF amortit comptablement les réacteurs de 900 MW sur une durée de 50 ans, le Gouvernement considère que ces arrêts ne donneront pas lieu à indemnisation ;

 

 Toutefois, afin de lisser l’arrêt des réacteurs pour en faciliter la mise en œuvre sur le plan social,· technique et politique, 2 réacteurs seront fermés par anticipation des 5e visites décennales en 2027 et 2028, sauf en cas de non-respect des critères de sécurité d’approvisionnement ou d’arrêt à date d’autres réacteurs pour raisons de sûreté ;  2 réacteurs pourraient également être arrêtés dans le prochain quinquennat, en 2025-2026, sous· les conditions cumulatives suivantes : si le critère de sécurité d’approvisionnement est respecté et si nos voisins européens accélèrent leur transition énergétique, réduisent leurs capacités de production à partir du charbon et développent massivement les énergies renouvelables, et que cela devait conduire à des prix bas de l’électricité sur les marchés européens, susceptibles de dégrader la rentabilité de la prolongation des réacteurs existants. Ces conditions supposent une coordination avec nos voisins sur l’évolution des systèmes électriques européens. L’analyse de ces conditions fera l’objet d’un rapport remis par la Commission de régulation de l’énergie au Gouvernement avant le 1er décembre 2022 et s’appuyant sur l’expertise de RTE.

 

Les fermetures anticipées seront confirmées 3 ans avant leur mise en œuvre sur la base des données disponibles à ce moment permettant de s’assurer que les critères susmentionnés seront respectés. Elles seront engagées après l’arrêt des centrales à charbon, la décarbonation de la production électrique devant être engagée en priorité. Ces fermetures seront systématiquement accompagnées par l’État, notamment via l’établissement de contrats de transition écologique afin de permettre aux territoires de s’inscrire dans de nouvelles dynamiques de développement. Par ailleurs, la stratégie de traitement-recyclage du combustible nucléaire sera préservée sur la période de la PPE et au-delà, jusqu’à l’horizon des années 2040, où une grande partie des installations et des ateliers de l’usine de la Hague arrivera en fin de vie.

 

A cette fin, et pour compenser sur la période les fermetures de réacteurs 900 MW moxés, le moxage d’un nombre suffisant de réacteurs 1300 MW sera entrepris afin de pérenniser la gestion du cycle français. Au-delà de cet horizon, le Gouvernement, en lien avec la filière, devra évaluer les orientations stratégiques qu’il souhaite donner à sa politique du cycle du combustible, sur la base des efforts de R&D qui seront poursuivis sur la PPE dans le domaine de la fermeture du cycle du combustible. Principales mesures :  Le Gouvernement se fixe l’objectif d’atteindre une part du nucléaire au sein du mix électrique de 50 %· à l’horizon 2035. L’objectif inscrit dans le Code de l’énergie sera modifié en conséquence ;  L’atteinte de cet objectif impliquera la fermeture de 14 réacteurs nucléaires de 900 MW, dont les deux· réacteurs de Fessenheim ;  Le calendrier de fermeture des centrales respectera les échéances de 5e visite décennale des réacteurs· concernés, à l’exception de 2 réacteurs qui fermeront dans la deuxième période de la PPE en 2027 et en 2028, sous réserve du respect du critère de sécurité d’approvisionnement ;  Si certaines conditions relatives au prix de l’électricité et à l’évolution du marché de l’électricité à· l’échelle européenne sont remplies, la fermeture de deux réacteurs additionnels pourra intervenir à l’horizon 2025-2026, sur la base d’une décision à prendre en 2023 ;  Le Gouvernement identifiera les sites faisant prioritairement l’objet de fermetures, sur la base de la· programmation transmise par EDF.

 

Sauf exceptions, la décroissance du parc nucléaire ne devra conduire à l’arrêt complet d’aucun site nucléaire ; Des décisions structurantes sur le mix électrique de long terme devront être préparées au cours de la première période de la PPE. L’atteinte de la neutralité carbone à l’horizon 2050 est une priorité de la France pour répondre à l’enjeu climatique. Elle suppose que le mix électrique soit sur le long-terme totalement décarboné. De nouvelles capacités nucléaires n’apparaissent pas nécessaires pour le système électrique avant l’horizon 2035 environ. Au-delà se pose la question des nouveaux moyens de production d’électricité décarbonée à construire pour assurer l’équilibre offre-demande à mesure du déclassement du parc existant. En l’état actuel des technologies, il n’est pas possible de déterminer avec certitude la technologie de production d’électricité qui sera la plus compétitive pour remplacer le parc nucléaire existant au-delà de 2035, entre le nucléaire et les énergies renouvelables couplées au stockage et à d’autres solutions de flexibilité. Après 2030, et pour l’horizon 2050, ces paramètres devront être combinés pour dessiner le nouveau paysage énergétique de la France et la part respective du nucléaire et des énergies renouvelables. Plusieurs scénarios seront expertisés, allant d’un scénario 100 % renouvelable à un scénario où le nucléaire reste durablement une source de production d’électricité intégrée dans le mix pour des raisons de pilotage de la production et de compétitivité. En raison de cette incertitude, il est nécessaire de préserver une capacité de construction de nouveaux réacteurs nucléaires appuyés sur une technologie et des capacités industrielles nationales. Afin de permettre une prise de décision sur le lancement éventuel d’un programme de construction de nouveaux réacteurs, le Gouvernement conduira avec la filière d’ici mi-2021, un programme de travail complet qui portera notamment sur les points suivants :  la démonstration avec la filière française de sa capacité à maîtriser un programme industriel de· nouveaux réacteurs, sur la base d’une hypothèse de travail de 3 paires d’EPR, par la formalisation d’un retour d’expérience économique et de sécurité consolidé de la mise en service des premiers EPR, notamment Flamanville 3, et de la phase d’ingénierie et mobilisation industrielle d’Hinkley Point C, et par un programme de dérisquage du nouveau modèle de réacteur EPR2 proposé par EDF ;  l’expertise des coûts anticipés du nouveau modèle de réacteur EPR2 proposé par EDF et la· comparaison technico-économique du nucléaire avec les autres modes de production d’électricité bascarbone, prenant en compte l’ensemble des coûts directs et indirects (développement du réseau, coût complet du stockage, gestion des déchets nucléaires, etc.) ;  l’analyse des options envisageables pour le portage et le financement d’un programme de nouveaux· réacteurs pour le système électrique français, dont la question du modèle de régulation économique de ces nouveaux réacteurs ;  les actions nécessaires en vue de la validation par la Commission européenne du dispositif de· financement et de portage qui aura été retenu ;  les études permettant de choisir les sites d’implantation de nouveaux réacteurs ;·  les actions à engager en termes de concertation du public ;·  les adaptations du cadre législatif et réglementaire national qui seraient nécessaires à l’engagement· d’un tel programme. Il apparaît également nécessaire d’expertiser, d’ici la prochaine PPE et de manière régulière, les options alternatives pour assurer un mix électrique décarboné et présentant les garanties de sécurité d’approvisionnement nécessaires. S’agissant des options alternatives, l’Etat investira dans la recherche sur les batteries, le stockage hydrogène (dans le cadre du Plan hydrogène), le power-to-gas et le pilotage de la  stratégie de traitement-recyclage du combustible nucléaire sera préservée sur la période de la PPE et· au-delà, jusqu’à l’horizon des années 2040. A cette fin, le moxage d’un certain nombre de réacteurs 1300 MW sera entrepris et des études seront menées en vue du déploiement du multirecyclage des combustibles dans les réacteurs du parc actuel.

 

 

Théâtre: Macron imite Chirac à Jérusalem aves l’accent anglais de la Corrèze

Théâtre: Macron imite Chirac à Jérusalem aves l’accent  anglais de la  Corrèze

«I dont like what you did in front of me» a crié M. Macron  avec un accent anglais de Correze ou d’un n de Chirac ou d’Arafat. Bref un  anglais que comprennent le français et les palestiniens. Un sorte de coup de com’ pour imiter Chirac. Curieux que le président de la république qui parle un anglais pratiquement sans accent se mette brusquement à mâchouiller la langue de Shakespeare comme on la parle en Corrèze ou à Romorantin. À un policier israélien, lui demandant de quitter l’église française située dans la vieille ville de Jérusalem. Le résultat est assez discutable. En effet Macon était venu rassurer les israéliens mais cet incident visait surtout à plaire aux palestiniens. Par ailleurs ses saillies contre l’Iran, cette fois pour plaire à Israël ne sont pas forcément bienvenus dans la même temps où la France voudrait jouer un rôle d’arbitre dans le conflit qui oppose l’Iran et les États-Unis. Au total des expressions diplomatiques très confuses et contradictoires. De toute manière la France ne joue pratiquement plus aucun rôle au Moyen-Orient. « Je n’aime pas ce que vous avez fait devant moi », a donc crié mercredi le président français Emmanuel Macron à un policier israélien à Jérusalem, alors que les autorités israéliennes s’écharpaient avec les équipes de sécurité françaises à l’entrée de la basilique Saint-Anne, enclave française située dans le centre de Jérusalem.

La scène rappelle indéniablement une querelle semblable avec Jacques Chirac, près d’un quart de siècle plus tôt dans les mêmes lieux. L’ancien président français s’était lui aussi emporté en 1996 contre des soldats israéliens qui l’encadraient de trop près, en lançant son désormais célèbre « Do you want me to go back to my plane? » (Voulez-vous que je remonte à bord de mon avion?).

Alors cette altercation, survenue à l’occasion du premier déplacement en Israël d’Emmanuel Macron, était-elle préméditée? Le président français souhaitait-il marquer les esprits à la manière de son prédécesseur, ou encore lui faire un clin d’oeil, quatre mois après sa mort?

L’Élysée, contactée par BFMTV, dément formellement toute volonté de faire un coup de communication. Le palais de l’Élysée indique que « si cela peut faire penser à Jacques Chirac, c’est tout simplement que les conditions de sécurité à Jérusalem peuvent créer des situations semblables ».

Pourtant, quelques minutes avant cette fameuse séquence, le président avait fait référence à la visite de Jacques Chirac devant nos caméras.  »On a tous en souvenir des scènes très vivantes de notre imaginaire français. Et je pense que revenir ici, c’est aussi montrer qu’il y a une histoire qui continue. Il y avait aussi des malentendus qui avaient été liés à cette visite, j’espère qu’ils seront levés, (que cette nouvelle visite) permettra de les dissiper », avait-il déclaré.

« On a l’impression, en voyant ces images, qu’Emmanuel Macron pense avoir réussi un bon coup de com’ », estime l’éditorialiste Bruno Jeudy, sur BFM, doutant de la sincérité de la séquence. « Je ne sais pas ce qu’il a cherché à faire, mais ça fait un peu imitation de Chirac. Ça fait un peu surjoué. »

Le bla-bla psycho- marketing de Facebook

Le  bla-bla psycho- marketing de Facebook

 

il faut lire la tribune de la  la directrice commerciale du réseau social Facebook en France pour se rendre compte combien ce réseau pue le business et la réflexion psycho économique de bistrot. Un charabia pour justifier le rôle commercial ( et la pub de Facebook ) et pas un mot sur la fonction sociale et ou sociétale. Ou le vide absolu de la pensée y compris en marketing , voir notamment le premier paragraphe ( tribune -ou pub?- )  dans l’Opinion.

 

Florence Trouche, directrice commerciale de Facebook France.

« 2019 vient clôturer une décennie de changements macroéconomiques. Face à ces derniers, les attentes du public concernant l’expérience que les marques et entreprises leur réservent évoluent à grande vitesse. Depuis quelques années, nous avons pu constater que les consommateurs se saisissent des nouvelles technologies bien avant les entreprises, et cela joue sur la façon dont ils découvrent, cherchent des produits et, au bout du compte, prennent leurs décisions d’achat.

Sur Facebook, nous proposons aux marques un espace où elles peuvent identifier leurs communautés, s’en inspirer, et participer à leur vie. Début 2019, nous avions levé le voile sur trois tendances de société très en vogue sur nos plateformes : le partage éphémère de contenus, la vidéo et le recours aux outils de messagerie instantanée. Près d’un an plus tard, force est de constater que ces phénomènes se sont encore intensifiés. Par exemple, l’Asie assiste à une hausse de la consommation de vidéos, à telle enseigne que plus de 54 % des personnes ayant consulté des vidéos sur le web en 2019 provenaient d’Asie-Pacifique.

Nous pouvons distinguer deux catégories d’expériences vidéo : le visionnage « sur le vif », c’est-à-dire en déplacement, pour tuer le temps, etc., et celui relevant d’une démarche plus intentionnelle, plus planifiée. Le public est attiré par les marques qu’il peut découvrir et utiliser facilement, que ce soit grâce à leur forte présence dans les communautés en ligne ou la qualité des contenus mobiles qu’elles proposent.

Le partage éphémère fait de plus en plus d’adeptes, comme le prouve le succès de nos fonctionnalités Stories sur Messenger, Instagram et WhatsApp. Séduisant un public toujours plus large, nous avons fait en sorte que les marketeurs puissent adapter leurs contenus plus facilement à ce format et ainsi toucher leurs cibles là où elles passent leur temps.

40 millions d’entreprises. Il en va de même pour la messagerie instantanée. Début 2018, plus de 8 milliards de messages s’échangeaient tous les mois entre les utilisateurs et les entreprises présentes sur nos plateformes. Ce chiffre a plus que doublé pour franchir cette année la barre des 20 milliards – signe que les utilisateurs souhaitent pouvoir communiquer avec les entreprises comme ils le font avec leurs proches. Nous comptons d’ailleurs plus de 40 millions d’entreprises actives chaque mois sur Messenger.

Le recours à ces outils pour acheter et vendre des services et produits croît également. Une étude réalisée par le Boston consulting group en partenariat avec Facebook dans neuf pays a établi que les États d’Asie du Sud-est devançaient les autres pays interrogés tant en matière de connaissance du commerce conversationnel que d’adoption.

Les marques devront s’atteler à créer des liens avec leurs cibles – et cela passe tout d’abord par la conception de sites optimisés pour mobile, des applications, des stratégies de marketing et de communication en temps réel qui éliminent les sources de frustration, et la proposition d’expériences inégalées à leurs clients. Il leur faudra ensuite faciliter la coopération des équipes en interne afin qu’elles soient placées dans les conditions idéales pour fournir leurs services aux clients sur toute la chaîne de valeur. »

Florence Trouche est directrice commerciale de Facebook France.

 

Un rapport des gauchistes Solidaires ( sud) dénonce les conditions de travail des agents des finances publiques ! De quoi rire !

Un rapport des gauchistes  Solidaires ( sud) dénonce les conditions de travail des agents des finances publiques ! De quoi rire !

 

 

Il y a sans doute matière à rire mais aussi à pleurer avec ce rapport des gauchistes de Solidaires, premier syndicat à la Direction générale des finances publiques (DGFiP). Un rapport repris par l’AFP sans doute en mal d’information et rediffusé dans les médias. Certes des agents des finances publiques travaillent comme dans d’autres secteurs, ceux  en contact avec le public peuvent être affrontés à des conflits. Mais de là à parler de souffrance ,de dégradation de la santé, il y a un pas qui permet d’atteindre le ridicule. Le plus burlesque c’est évidemment la présence de ce syndicat – en même temps  révolutionnaire- chez les fonctionnaires chargés de la gestion fiscale. Un peu le monde à l’envers.

On ne fera croire à personne que la misère des conditions sociales des agents des impôts ressemble à celle des mineurs d’ il y a 40 ou 50 ans. Finalement l’organisation gauchiste aux fondements trotskistes qui prônent la révolution s’est surtout implanté dans les secteurs très protégés de l’administration et des entreprises publiques. Et la stratégie révolutionnaire sert surtout à dissimuler le caractère corporatiste tout autant parfois que la paresse et l’incompétence.

Extrait du rapport

 

« Le syndicat gauchiste Tire la sonnette d’alarme. Hausse de 25% des situations de souffrance au travail entre 2011 et 2018, de 20% de la perte de confiance dans l’administration depuis 2017: les conditions de travail ne cesseraient de se dégrader dans les finances publiques. Le rapport assure que les réorganisations successives devant adapter les structures aux suppressions d’emplois se sont traduites par « un stress permanent », « une perte de confiance » des agents qui « restent très attachés à rendre un service public de qualité ».

« Depuis 2011 le nombre d’agents qui ont exprimé une situation de souffrance au travail est passé de 2.578 à 3.212, soit une hausse de 25%. Ceux ayant témoigné de violence au travail sont passés de 315 à 412, soit une hausse de 31% », précise l’enquête, qui synthétise plusieurs données dont un baromètre annuel interne à la DGFiP et des témoignages d’agents et de médecins. Par ailleurs, 76% des agents se disent « pessimistes » concernant leur propre avenir au sein de la DGFiP contre 55% en 2016.

Un rapport de la médecine de prévention en 2018 cité par le syndicat évoque « une charge de travail trop importante », « des injonctions paradoxales », un « manque de soutien technique et hiérarchique » notamment. Il recense une hausse de 20% des congés non-pris depuis 2015 équivalant à « 7.000 emplois équivalents temps plein (ETP) » et estime à « 260 ETP » le nombres d’heures supplémentaires non récupérées en 2018.

Une « crise sans précédent de confiance » selon l’un des auteurs, Vincent Drezet, qui déplore des « réformes brutales se succédant sans bilan, au sein d’une population vieillissante (50 ans de moyenne d’âge) qui pose la question du renouvellement des cadres ». Principale administration du ministère de l’Economie et des Finances, la DGFiP emploie environ 110.000 agents et a perdu 40.000 postes depuis 2002, 25.000 depuis 2008. Le ministère des Comptes publics a prévu la suppression de 5.800 postes supplémentaires entre 2020 et 2022 à Bercy, dont 4.800 sur son périmètre.

Le gouvernement prévoit de multiplier des « points de contact » dans les territoires ruraux et périurbains (maisons de service public, agents itinérants voire bus…) qui prendraient le relais des centres des finances publiques actuels. Ce nouveau réseau territorial est qualifié de « leurre » par les syndicats, qui dénoncent aussi la privatisation ou le transfert de certaines missions de la DGFiP, comme le recouvrement de l’impôt par les buralistes. »

La stratégie suicidaire de la CGT

La stratégie suicidaire de la CGT

 

La confédération syndicale voudrait devenir complètement marginale qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Finalement,  le même processus de désagrégation et de quasi extinction que  le parti communiste. La CGT renoue en effet avec les pratiques gauchistes staliniennes qui  l’ont discrédité auprès d’une opinion notoirement plus éduquée qu’ au début du XXe siècle. Une majorité de Français sait faire la différence entre la protestation stérile et l’action syndicale responsable. Visiblement c qui échappe  à certains syndicats et à certains dirigeants  staliniens de la CGT . Ce qui leur échappe , c’est l’évolution de la société dans ses différentes dimensions sociales , sociétales,  économiques.  il fallait entendre hier le secrétaire général de la fédération énergie de la CGT ( en réalité de l’EDF) justifier des coupures de courant. Outre le caractère primaire des explications, réapparaissait dans ses propos la stratégie stalinienne des années 50. Ces dérives et ces dérapages qui s’inscrivent d’ailleurs dans la durée la CGT pour  devenir une organisation relativement secondaire y compris si elle conserve cependant un pouvoir de représentation dans la rue. Faut-il rappeler qu’au début du XXe siècle la CGT était quasi hégémonique. Elle rassemblait 70 à 80 % des voix des salariés. En 1948, elle regroupée autour de 5 millions d’adhérents pour maintenant moins de 600 000 aujourd’hui. La CGT a été constamment en régression non seulement dans le secteur privé mais aussi dans le secteur public. L’organisation historique est aujourd’hui minoritaire face aux  syndicats réformistes. En effet, les syndicats réformistes sont aujourd’hui dominants et la CFDT en particulier est devenue le premier syndicat français. L’invasion du siège de la CFDT par des syndicats EDF est un peu surréaliste et témoigne de la politique de terre brûlée de la CGT qui a perdu tout sens stratégique et même toute  référence démocratique et républicaine;  Des pratiques de de groupes extrêmistes. En plus venant d’EDF qui n’est pas réellement un modèle de productivité ni de gestion précisément du fait de la chape de plomb qu’impose encore la CGT pour empêcher toute évolution de l’entreprise. Certes, des évolutions sont en cours, d’autres syndicats progressent mais EDF affiche une lamentable productivité; ce qui   conduit l’entreprise progressivement à sous-traiter nombre de ses activités. Pour l’avenir EDF pourrait être cantonné à la simple production d’énergie nucléaire et le reste privatisé pour achhaper  à la chape de plomb de la CGT qui tue l’entreprise. De ce point de vue, la CGT sera largement responsable de l’éclatement d’EDF  et probablement un jour de sa disparition ( le même phénomène sans doute que dans l’autre bastion qu’à la SNCF dont la privatisation est beaucoup plus avancée et pour les mêmes motifs ) . La CGT va payer très cher auprès de l’opinion publique et lors des élections professionnelles sa politique suicidaire.

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

L’Airbus des batteries: Oui de PSA

 

-Le conseil de surveillance de PSA a donné lundi son feu vert à l’étude d’une coentreprise de batteries avec Total et sa filiale Saft devant permettre à l’Europe de rattraper son retard sur l’Asie en matière de stockage d’électricité pour les véhicules.

La Commission européenne a lancé fin 2017 une initiative connue sous le nom “d’Airbus des batteries”. L’écrasante majorité des batteries lithium-ion pour les voitures vient actuellement de Corée et de Chine, alors que ce composant est appelé à jouer un rôle stratégique sur un marché des véhicules de plus en plus électrifié.

L’Union européenne autorise une aide publique de 3,2 milliards d’euros que pourront accorder 7 États-membres dont l’Allemagne et la France pour développer une filière industrielle de batteries pour les véhicules électriques, via un consortium de 17 entreprises. L’enjeu: moins dépendre des batteries d’origine asiatique.

L’Europe veut accélérer pour mettre en place une filière européenne des batteries pour les véhicules électriques. La Commission européenne a autorisé ce lundi sept Etats membres, dont l’Allemagne et la France, à apporter une aide publique de 3,2 milliards d’euros pour développer dans l’UE le secteur des batteries électriques, via un consortium de 17 entreprises (cf illustration ci-dessous) dont les firmes allemandes BASF et BWM et le chimiste belge Solvay.

L’Allemagne est autorisée par la Commission à investir jusqu’à 1,25 milliard d’euros. Viennent ensuite la France (960 millions), l’Italie (570 millions), la Pologne (240 millions), la Belgique (80 millions), la Suède (50 millions) et la Finlande (30 millions).

 

Ces développements concerneront les batteries Li-ion (à électrolyte liquide et à semi-conducteurs), qui ont une plus longue durée de vie et se rechargent plus vite que les batteries actuellement sur le marché.

Les 17 participants directs associés au projet, principalement des acteurs industriels, dont des petites et moyennes entreprises (PME), collaboreront les uns avec les autres et avec plus de 70 partenaires externes, comme des PME et des organismes publics de recherche de toute l’Europe.

L’investissement des sept États concernés  « devrait permettre de mobiliser 5 milliards d’euros supplémentaires en investissements privés », précise Bruxelles, qui considère ces subventions compatibles avec sa réglementation en matière d’aides d’État. L’ensemble du projet devrait prendre fin en 2031.

Les domaines privilégiés par « l’Airbus des batteries »

Les participants (industriels) au projet et leurs partenaires (centre de recherche, PME) devront privilégier quatre domaines technologiques liés aux batteries, précise la Commission européenne:

  • les matières premières et les matériaux avancés: le projet européen entend développer des processus innovants durables qui permettent l’extraction, la concentration, le raffinage et la purification des minerais afin de générer des matières premières de grande pureté. En ce qui concerne les matériaux avancés (comme les cathodes, les anodes et les électrolytes), il vise à améliorer les matériaux existants ou à en créer de nouveaux, qui seront utilisés dans des cellules de batteries innovantes
  • les cellules et les modules: le projet entend développer des cellules et des modules innovants conçus pour répondre aux critères de sécurité et de performance exigés pour les applications automobiles et non automobiles (stockage fixe de l’énergie, machines-outils, etc.);
  • les systèmes de batteries: le projet entend développer des systèmes de batteries innovants incluant des logiciels et des algorithmes de gestion des batteries ainsi que des méthodes de vérification innovantes;
  • la réaffectation, le recyclage et le raffinage: le projet entend élaborer des processus sûrs et innovants pour la collecte, le démantèlement, la réaffectation, le recyclage et le raffinage des matériaux recyclés.

 

Les corpos staliniens CGT d’EDF manifestent au siège de la CFDT

Les corpos staliniens CGT  d’EDF  manifestent au siège de la CFDT

 

Il n’y a sans doute plus corpos que certains militant CGT d’EDF dont les attitudes staliniennes actuelles rappellent de mauvais souvenirs. Il y a une cinquantaine d’années la CGT jouissait d’un quasi-monopole de représentation dans plusieurs entreprises publiques en particulier à EDF et à la SNCF sans parler des ports ou de la fédération du livre. Il ne faisait pas bon d’être candidat dans ces entreprises pour une autre organisation syndicale. Nombre de responsables syndicaux de la CFDT ont été éjectés dans l’eau des ports par exemple par la fédération des ports CGT. Lors  des grandes grèves de 68 par exemple, la CGT qui occupait  certaines entreprises interdisait aux représentants d’autres organisations syndicales d’y entrer. Depuis, la situation syndicale a bien évolué puisque globalement la CGT a perdu son monopole, que les syndicats réformistes  sont devenus majoritaires et que la CFDT est devenue le premier syndicat de France. Une situation mal admise dans un des derniers bastions de la CGT à savoir l’EDF. Une entreprise où les réflexes corpo rétro ont largement contribué à créer un gouffre financier qui à terme pourrait tuer EDF. Un peu la même situation à la SNCF, victime elle aussi des stratégies gauchistes et des responsables des syndicats radicaux dont les grèves répétées vont également tuer l’entreprise. Il est clair que l’orientation de la CFDT visant à davantage de justice sociale pour tous s’oppose en tous points à des lignes syndicales corporatistes  qui en fait protègent des avantages injustifiés autant que la paresse de certains. Un seul exemple il faut voir la différence de productivité des entreprises de sous-traitance et celle des agents d’EDF. Ainsi en ce moment se déroule une opération d’installation des compteurs Lincky. Chaque agent des entreprises de sous-traitance en installe 10 à 12 par jour là où sans doute les agents d’EDF (il en faudrait sûrement 2) n’en installeraient pas la moitié. Il y a quelque chose de surréaliste de voir des corpo rétro CGT de l’EDF envahir un syndicat comme la CFDT. De même qu’il y a quelque chose de surréaliste de voir  ici ou là le courant coupé  y compris à des équipements publics. Si le droit de grève est intouchable puisqu’il fait parti intégrante des libertés individuelles et collectives par contre le blocage de la production voir le sabotage relève de l’irresponsabilité. Les comportements évoqués participent évidemment de la dégradation des entreprises concernées mais aussi du syndicalisme y compris de la CGT qui ne cesse de reculer dans ses derniers bastions .

Le siège parisien de la CFDT a de nouveau été la cible lundi matin d’une action des opposants à la réforme des retraites, qui ont coupé l’électricité dans les locaux, annonce le syndicat. Après l’intrusion vendredi de militants, “une quinzaine d’individus cagoulés se sont introduits dans le bâtiment dans le but de couper l’électricité générale”, précise la commission exécutive de la CFDT dans un communiqué.

“Cette nouvelle attaque (…) est inacceptable”, ajoute-t-elle. L’opération a été revendiquée par la CGT. “(Laurent) Berger négocie les couleurs et les formes de nos futures chaînes et celles de nos enfants, sans jamais avoir participé à la grève reconductible contre la retraite à points”, peut-on lire dans un communiqué.“Ce matin (…) le siège confédéral de la CFDT à Paris a perdu l’électricité et c’est la collaboration de classe qui a été plongée dans l’obscurité”, ajoute le syndicat qui sans doute manifeste la un retard culturel d’un siècle au moins !

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a annoncé lundi matin sur BFM TV et RMC le dépôt d’une plainte après l’action de vendredi.

Financement de la campagne de Macron: enquête classée, circulez , il n’y a rien à voir !

Financement de la campagne de Macron: enquête classée, circulez , il n’y a rien à voir !

 

 

 

On sait que la justice nationale est loin d’être exemplaire notamment concernant  toutes les affaires politico-financières dont certaines durent des années voir des dizaines d’années. On attend même souvent le décès des impliqués pour fermer le dossier ! Il y a plusieurs enquête concernant Macron, celle concernant les conditions générales de financement de sa campagne électorale mais qui semble s’enliser dans les sables judiciaires. À l’inverse on a réactivé les dossiers pour utilisation frauduleuse d’assistants parlementaires pour le MoDem ( du coup Bayrou se fait très discret!)).

Sont aussi visés le Front National et la France soumise. Il ne s’agit nullement d’un enrichissement personnel mais d’assistants auxquels on reproche de ne pas s’être consacrés  totalement aux tâches européennes comme si on pouvait distinguer dans le travail des collaborateurs de députés ce qui relève de la politique locale, de la politique nationale et de la politique européenne.

Bref, une sorte de procès en sorcellerie quand il y a matière à dénoncer et à juger de vraies affaires de détournement de fonds. Le parquet de Lyon a décidé de classer sans suite une affaire locale l’enquête ouverte sur le financement de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron à Lyon, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Cette enquête faisait suite à une plainte déposée le 15 juin 2018 pour “détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, délits électoraux, recel et blanchiment” par un conseiller municipal d’opposition, Stéphane Guilland, élu Les Républicains (LR).

“Aucun détournement de fonds publics n’a été caractérisé”, a considéré le parquet de Lyon.

Dans sa plainte, Stéphane Guilland dénonçait la mise à disposition d’un certain nombre de moyens humains, matériels et financiers de la mairie de Lyon, mais également de la Métropole de Lyon, au profit d’Emmanuel Macron, dont Gérard Collomb soutenait activement la candidature.

L’argent de l’Afrique: l’exemple de l’Angola?

L’argent de l’Afrique: l’exemple de l’Angola?

Où va l’argent de l’Afrique ? Question souvent posée tellement le décalage est grand entre la richesse de ce continent et la situation socio-économique moyenne. La réponse est connue, une partie va dans les multinationales des pays développés grâce à la bienveillance d’une classe politique locale qui s’enrichit. Ainsi la totalité de l’endettement de l’Afrique correspond à peu près au patrimoine de dirigeants et anciens dirigeants africains, un patrimoine  placé à l’étranger. Le problème c’est que cette culture de la corruption a largement contaminé une bonne partie du tissu socio-économique local et que cela constitue l’un des freins au développement en Afrique. L’exemple de l’Angola est significatif. La femme la plus riche d’Afrique, la milliardaire Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais est accusée d’avoir « siphonné les caisses du pays » dans une enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) publiée dimanche. Elle aurait détourné plus d’un milliard de dollars de l’Angola sans parler des montages fiscaux illicites. L’intéressée est considérée cependant comme une femme d’affaires efficaces mais aussi une femme de » bonnes affaires ».  La milliardaire avait ainsi protégé son patrimoine grâce à 400 sociétés plus ou moins fictives dans 40 pays en plus avec l’aide de banques d’affaires et d’avocats.

Les 36 médias internationaux membres du consortium, parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715.000 documents et révéler « comment une armée de sociétés financières occidentales, d’avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé » cette femme de 46 ans « à cacher des avoirs aux autorités fiscales ».

Les « Luanda Leaks », du nom de la capitale de l’Angola, ont pu voir le jour grâce à une fuite de données orchestrée par un ou des anonymes depuis la société de gestion financière d’Isabel dos Santos basée au Portugal, « probablement issues d’un piratage informatique », selon Le Monde.

Celle qu’on surnomme la « princesse de Luanda » était déjà dans le radar de la justice de nombreux pays. L’enquête du ICIJ l’accable en révélant des détails inédits sur les montages financiers utilisés, ainsi que le nom des sociétés qui l’y ont aidée et les montants en jeu.

La fille de José Eduardo dos Santos, qui dirigea l’Angola d’une main de fer pendant 38 ans (1979-2017), avait vu en décembre ses comptes bancaires et ses actifs dans des entreprises angolaises gelés.

La justice angolaise la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux danois d’origine congolaise Sindika Dokolo, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamant) pour nourrir ses propres affaires.

Isabel dos Santos avait été nommée en 2016 par son père à la tête de la société Sonangol.

Grâce à ce que Le Monde décrit comme une « nébuleuse composée de 400 sociétés identifiés dans 41 pays », Isabel dos Santos avait mis en place un véritable « schéma d’accaparement des richesses publiques ».

L’enquête de l’ICIJ révèle entre autres que des sociétés de conseil occidentales, telles que PwC et Boston Consulting Group, ont « apparemment ignoré les signaux d’alarme », en aidant la « Princesse de Luanda » à cacher des biens publics. L’investigation s’appuie sur des lettres censurées qui montrent comment de grands noms chez les consultants, tels que Boston Consulting ou KPMG, ont cherché à lui ouvrir des comptes bancaires non transparents.

Début janvier, la justice portugaise a elle aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur la femme d’affaires, qui détient des intérêts dans de nombreuses entreprises du pays, pour blanchiment d’argent public. « Monaco a fait de même récemment pour les mêmes motifs », selon Le Monde.

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

 

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que des organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le syndicalisme. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

La montée du gauchisme stalinien de syndicalistes radicaux

La montée du  gauchisme stalinien  de syndicalistes  radicaux  

 

Le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communiste et -ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève, rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne restent  alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud ( solidaires), c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

 

Convention climat: la programmation de l’énergie (PPE) oubliée !

Convention climat: la programmation de l’énergie  (PPE) oubliée !

 

Il est pour le moins curieux que le gouvernement vienne  de sortir la dernière version de programmation de l’énergie (PPE) alors que  la convention climat qui doit définir justement les orientations dans ce domaine n’a même pas rendu ses conclusions et n’a pas été consultée sur ce document de programmation de l’énergie ( voir article de ce site). En fait, cette  convention ne sert qu’à donner un coup de peinture verte sur la politique de Macron. Une convention très formelle et dont  les travaux sont d’une grande nullité si l’on en juge par ce qui figure sur son site officiel qui ne parle en réalité que de méthode et de calendrier. Rien sur le fond ! Pas étonnant sur France Info l’ un des participants interrogé a eu bien du mal à dégager une seule idée, un seul axe qui pourrait ressortir de cette commission bidon. Finalement l’intéressé  a déclaré : » écoutez personnellement je n’ai plus participé aux travaux depuis novembre et je ne peux pas vous en dire plus mais il y a des experts dans cette convention.! ». Autres réactions de participants sceptiques rapportées par Franceinfo:

.  »Il y a des jours où je repars en me disant : ‘On n’y arrivera jamais’ », témoigne Agnès, 42 ans. Cette gestionnaire de paie de L’Haÿ-les-roses (Val-de-Marne) évoque des « montagnes russes », entre pics d’optimisme et gouffres d’inquiétude face à l’ampleur de la tâche. Depuis son village du Limousin, Guy, un retraité de 60 ans, regrette pour l’instant l’absence de débats entre les 150 et la relation avec les personnes rencontrées. « On a dit qu’on auditionnait, c’est un terme que je trouve un peu fort. Des experts sont venus nous exposer leur travail, mais nous ne sommes pas suffisamment qualifiés sur le sujet pour leur poser des questions techniques et précises », estime-t-il.

 

Marie-Josée, qui confiait à L’Obs au début des travaux sa crainte d’être « téléguidée » par le gouvernement, n’est pas complètement débarrassée de cette inquiétude. « C’est peut-être un peu méchant de dire ‘téléguider’, mais cette Convention est quand même proposée par le gouvernement, avec les pistes et les données du gouvernement », rappelle-t-elle. Elève dans une école d’aide-soignante, Angela, 46 ans, ne veut pas que l’exécutif se serve des travaux de la Convention pour remettre au goût du jour la taxe carbone, qui avait déclenché le mouvement des « gilets jaunes ».  »On en entend beaucoup parler, par des intervenants ou des animateurs. Il est hors de question qu’on remette un impôt aux citoyens », s’emporte cette habitante de Moissy-Cramayel (Seine-et-Marne).

 

A Toulouse, Muriel, intermittente du spectacle de 47 ans, regrette que sa demande d’auditionner l’astrophysicien Aurélien Barrau – « quelqu’un qui secoue les gens » et devrait être « au journal de 20 heures » – n’ait pas été retenue. Elle s’agace également des groupes de travail, qu’elle juge trop vastes et qui « ciblent les citoyens et pas les industriels »« ‘Se loger’, ce devrait être ‘Comment construire’ », estime-t-elle.

Cette  convention citoyenne composée de 150 citoyens tirés au sort est bien « encadrée »  par des experts et surtout des politiques. On voit mal ce qui pourrait sortir d’une réunion aussi composite ou évidemment on pourra facilement manipuler les participants. Cette espèce de démocratie directe est évidemment illusoire car les problèmes étudiés sont généralement complexes exigent à la fois connaissance et expérience. Or la convention citoyenne va ressembler à la discussion d’un super bistrot. Cette démarche s’inscrit dans la volonté d’écarter les corps intermédiaires et les organisations compétents sur le sujet. Le dialogue direct voulu par Macron relève tout simplement d’une méthode théocratique.

Composée de 150 citoyens tirés au sort, cette convention sera chargée de “redessiner toutes les mesures concrètes d’aides aux citoyens sur la transition climatique dans le domaine des transports, de la rénovation des logements”. Le chef de l’Etat s’est engagé à ce que ses conclusions soient soumises “sans filtre”, au vote du Parlement, soit à référendum, soit à une application réglementaire directe. Soit même à rien du tout car l’environnement n’est pas la priorité de Macron qui n’a rien dit à ce propos dans sa campagne électorale. Quant au ministère de l’environnement, il est pratiquement condamné au silence depuis que la techno Élisabeth Borne à récupéré le ministère en plus des transports.

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