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Suppression de droits de douane chinois pour des produits américains

Suppression de droits de douane chinois pour des produits américains

“Il y a un consensus en faveur de la mise en œuvre de mesures efficaces pour réduire substantiellement le déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine”, peut-on lire dans un communiqué Sino- américain.  “Pour répondre aux besoins de consommation croissants des Chinois et à la nécessité d’un développement économique de qualité, la Chine augmentera considérablement ses achats de biens et de services aux Etats-Unis, ce qui contribuera à soutenir la croissance et l’emploi aux Etats-Unis”, poursuivent les auteurs. Pékin, ajoutent-ils, “procèdera à des modifications pertinentes de ses lois et règlements”, notamment sur la propriété intellectuelle, pour permettre une augmentation des importations américaines. La déclaration a été rédigée à l’issue de négociations menées jeudi et vendredi à Washington en présence du vice-Premier ministre chinois Liu He. Donald Trump, qui a fait de la réduction du déficit commercial avec la Chine l’un des thèmes-phares de sa campagne électorale, a donc fixé l’objectif à 200 milliards de dollars, faute de quoi il menace d’appliquer de nouveaux droits de douane à certaines catégories de produits chinois.

Son conseiller économique Larry Kudlow a annoncé vendredi que ses interlocuteurs chinois s’étaient engagés à faire le nécessaire pour y parvenir. L’information, annoncée un peu plus tôt de sources américaines, a toutefois été démentie par Pékin concernant l’objectif chiffré. .

Aides sociales : le grand élagage de Bercy ?

Aides sociales : le grand élagage de Bercy ?

 

 

Bercy veut élaguer les dépenses publiques qui représentent 26% des dépenses publiques. Plusieurs pistes sont envisagées notamment le coup de rabot général avec le figeage des niveaux des prestations ou une modification des conditions d’attribution ; Des mesures générales pénalisent tous le bénéficiaires sans distinction, les modifications d’attribution, elles, manquent souvent d’un manque d’harmonisation selon les cas. Laxisme dans certains cas et rigueur excessive dans d’autres. Pas sûr que l’administration soit vraiment capable d’individualiser concrètement l’examen de caque dossier de bénéficiaire. Par les mesures étudiées : Désindexation (totale ou partielle) par rapport à l’inflation, révision des règles d’éligibilité, amélioration de la prise en compte du patrimoine des bénéficiaires dans le calcul de l’allocation ou encore conditionnement de l’attribution de certains minima sociaux “à des démarches actives” de recherche d’emploi figurent parmi les pistes évoquées, est-il expliqué dans l’article. Les évolutions proposées par la direction du Budget visent également à remédier aux défauts de certains dispositifs, qu’il s’agisse des “disparités fortes” sur l’allocation adulte handicapé (AAH) d’un département à l’autre ou de la nature “trop diluée et insuffisamment redistribuiez” de l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA). Le rapport cité égratigne également les aides personnelles au logement (APL), qui “favorisent (…) les personnes inactives” à niveau égal de ressources et souligne que les “APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d’effet redistributif”.

Fonctionnaires : troisième jour de manif unitaire

Fonctionnaires : troisième jour de manif unitaire

 

Troisième journée de mobilisation unitaire pour les fonctionnaires. Les syndicats dénoncent la réforme du gouvernement qui prévoit la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, un recours accru aux contractuels, la fusion de certaines instances de représentation du personnel, la mise en place d’une rémunération au mérite ou encore l’introduction d’un plan de départs volontaires. Ils réclament également le dégel de la valeur du point d’indice, l’abrogation de la journée de carence, ainsi qu’une compensation “pérenne” pour la hausse de la CSG. Près de 320.000 personnes avaient défilé le 22 mars, dernière journée de mobilisation à laquelle s’étaient joints les cheminots. Et Les divergences entre les neuf syndicats de la fonction publique refont toutefois surface dès que surgit la question d’une mobilisation interprofessionnelle, objet de profonds désaccords entre les centrales contestataires et réformistes.  Les secrétaires généraux de la CFDT, Laurent Berger, de la CGT, Philippe Martinez, et de Force ouvrière, Pascal Pavageau, marcheront notamment dans le carré de tête de la manifestation des fonctionnaires de Paris, selon les neuf organisations syndicales à l’initiative de la journée de mobilisation. Par contre CFDT et FO  refusent de participer à la manifestation du 26 mais organisé par les Insoumis avec le CGT en raison de son caractère politique

Nicolas Hulot pour la biodiversité et …l’huile de palme

Nicolas Hulot pour la  biodiversité et …l’huile de palme

 

Gonflé Hulot d’annoncer un plan sur la biodiversité alors qu’il vient hier d’autoriser Totale à développer l’utilisation de l’huile de palme qui déforeste des régions entières dans le monde. On peut douter de sa profession de foi à usage essentiellement médiatique quant il affirme : « il faut “redonner sa place à la nature y compris en ville”, à stopper la réduction des espaces naturels notamment par une “sanctuarisation” des terres agricoles ou encore à parvenir à zéro artificialisation nette des sols. » Ou encore quand il  dit vouloir intensifier les mesures de protection des espaces naturels et des espèces animales, créer de nouveaux parcs nationaux – dont un premier parc marin dans les eaux internationales – ou agrandir le plus possible avant 2021 les réserves naturelles existantes.  Pourtant Hulot vient d’autoriser Total à développer l’utilisation d’huile de palme car ’huile de palme nettement plus rentable que les autres huiles végétales.  Total a obtenu de Hulot que son usine de la Mède intègre de l’huile de palme et de  traiter aussi bien des huiles végétales de toutes sortes, que des huiles résiduelles usagées.  Parmi les huiles végétales, l’huile de palme dont les  rendements très nettement supérieurs à ceux du colza ou du soja et qui est  infiniment plus rentable. Les ONG avaient révélé en avril dernier (sur la base d’un document de la préfecture des Bouches-du-Rhône) que le site consommait 550.000 tonnes d’huile de palme par an, faisant ainsi bondir de 64% les importations françaises d’une huile dont la production se fait en Malaisie et en Indonésie. Au-delà des ONG, ce sont les députés européens qui en janvier dernier se sont majoritairement déclarés pour « l’élimination progressive » de cet usage sur le territoire de l’Union d’ici à 2021. Ce vote se heurte jusqu’à présent au refus des Etats membres, notamment de la France ! Dans l’édition 2017 de son rapport, l’Observatoire national de la biodiversité note une “évolution inquiétante des espèces et un état mitigé des milieux naturels”, tout en confirmant la “richesse exceptionnelle” du patrimoine français avec 16.773 espèces endémiques. Il souligne aussi la régression d’environ un quart des populations d’oiseaux communs entre 1989 et 2015 et la disparition de près de la moitié des populations de chauves-souris entre 2006 et 2014.

La France et l’Union internationale pour la conservation de la nature ont officialisé vendredi la tenue à Marseille, en juin 2020, du Congrès mondial de la nature.

L’huile de palme : Hulot autorise son développement

L’huile de palme : Hulot autorise son développement  

 

L’huile de palme nettement plus rentable que les autres huiles végétales, Total a obtenu de Hulot que son usine de la Mède intègre de l’huile de palme et de  traiter aussi bien des huiles végétales de toutes sortes, que des huiles résiduelles usagées.  Parmi les huiles végétales, l’huile de palme dont les  rendements très nettement supérieurs à ceux du colza ou du soja et qui est  infiniment plus rentable. Total avait d’ailleurs annoncé lors d’une conférence de presse en juin dernier qu’elle pourrait représenter l’intégralité des volumes d’huiles végétales transformés à La Mède, à moins de mesures venant rétablir la compétitivité du colza produit en France.  L’huile de palme est la bête noire des ONG en raison des ravages qu’elle provoque en termes de déforestation. C’est pour cette raison que le projet de la bio raffinerie avait été critiqué par les Amis de la Terre lors de l’enquête publique menée en 2017. Aux côtés de Greenpeace, ils avaient révélé en avril dernier (sur la base d’un document de la préfecture des Bouches-du-Rhône) que le site consommait 550.000 tonnes d’huile de palme par an, faisant ainsi bondir de 64% les importations françaises d’une huile dont la production se fait en Malaisie et en Indonésie. Au-delà des ONG, ce sont les députés européens qui en janvier dernier se sont majoritairement déclarés pour « l’élimination progressive » de cet usage sur le territoire de l’Union d’ici à 2021. Ce vote se heurte jusqu’à présent au refus des Etats membres, notamment de la France !

 

Immobilier : nouvelles hausse des frais de notaire

Immobilier : nouvelles hausse des frais de notaire

 

Pas vraiment les frais de notaires mais les droits de mutation (taxes) qui financent les collectivités. Comme c’était prévisible le gouvernement commence à faciliter la hausse de la fiscalité locale après la décision de supprimer la taxe habitation. Nul doute qu’il faudra aussi s’attendre à une hausse sensible de l’impôt foncier ! Les départements devraient pouvoir à nouveau augmenter les droits de mutation, plus communément appelés «frais de notaire», réglés par l’acheteur lors d’une transaction immobilière. C’est ce qu’a indiqué l’Assemblée des départements de France (ADF) jeudi dans un communiqué: «Les départements ont accueilli avec intérêt l’offre d’un déplafonnement des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) qui permettrait de dégager de nouvelles recettes et d’abonder les ressources des départements les plus démunis.» Le premier ministre, Édouard Philippe, a proposé que le taux départemental des DMTO, plafonné à 4,5 % depuis la précédente hausse en 2014, puisse être augmenté jusqu’à 4,7 % en 2019 par les départements qui le décident, précise-t-on à l’ADF. Matignon confirme ces informations et précise que cela représente une manne potentielle de 500 millions d’euros pour les départements. Si elle était confirmée, il s’agirait d’une mauvaise nouvelle pour les Français. À la suite de la hausse du plafond en 2014, la quasi-totalité des conseils départementaux ont relevé les DMTO.

Europe : l’erreur de l’élargissement (Macron)

 Europe : l’erreur de l’élargissement (Macron)

Sans doute déçu du manque d’enthousiasme de l’Allemagne  pour réformer l’Europe et en particulier la zone euro, Macron a vivement attaqué le declin du projet européen depuis 15 ans. Justement la date à laquelle a été réalisée un élargissement significatif aux pays de l’EST. Or ses pays de l’Est ont tendance aujourd’hui à se replier sur eux même voire à s’opposer à toute vision européenne commune. Cet élargissement a surtout été encouragé par l’Allemagne qui aujourd’hui renâcle pour faire évoluer l’Europe vers davantage intégration. Macron a clairement situé le point tournant au printemps 2004, quand l’ouverture à l’Est a porté l’UE de 15 à 25 membres, Hongrie comprise: «Les quinze dernières années ont montré un chemin qui a affaibli l’Europe en pensant l’élargir», a dit Emmanuel Macron. Les réticences de l’Allemagne en matière d’intégration européenne s’ajoutent à la ferme opposition des pays de l’Est mais aussi aux doutes des pays du nord. à Au début de l’année,  huit Etats du nord de l’Europe advient déclaré  que les réformes de la zone euro doivent porter avant tout sur l’achèvement de l’union bancaire, l’amélioration du respect des règles budgétaires et la mise en place d’un Fonds monétaire européen, et qu’il faut remettre à plus tard des plans plus ambitieux de Macron. Ces pays, l’Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Finlande, l’Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suède, ces deux derniers pays ne faisant pas partie de la zone euro, font référence aux propositions de la France visant à renforcer l’intégration de la zone euro. La France propose notamment un budget commun à la zone euro et un ministère commun des Finances. Il faut se concentrer sur les domaines où les Etats membres sont proches d’un compromis, comme par exemple l’achèvement de l’union bancaire, estimaient les signataires. » Il y a des réformes plaisantes, comme un ministère des Finances commun, mais elles ne résolvent pas les véritables problèmes.  La vérité c’est qu’aujourd’hui Macron est très isolé sur ses positions qu’il s’agisse des reformes d’ intégration de la zone euro ou même des réactions à avoir suite à la dénonciation par Trump de l’accord nucléaire ou des négociations commerciales avec les Etats-Unis. A Sofia les chefs d’Etats on affiché une unité de façade qui cache mal les divergences dans de nombreux domaine y compris entre la France et l’Allemagne.

Fiscalité : Wauquiez entend les voix de Trump

Fiscalité : Wauquiez entend les voix de Trump

Retour au religieux pour Wauquiez sur France 2 qui entend les voix de Trump pour définir sa politique en matière fiscalité.  Vauquiez sollicite aussi Dieu pour témoigner cependant de sa différence avec Trump.  “Dieu sait si parfois ses excès et ses outrances ne me plaisent pas”, a-t-il expliqué. Mais “ce qui est intéressant pour moi c’est cette baisse de la fiscalité ; ça, je trouve que cela mérite qu’on y réfléchisse.” Au delà de la fiscalité,  Trump le nouveau saint inspirateur de Vauquiez le guide aussi concernant Air France ou les infrastructures. Il a laissé entendre, notamment à propos de la crise actuelle à Air France, que la politique de Donald Trump en matière de défense des intérêts des entreprises américaines l’inspirait également. Il a jugé “important” que la France garde un “œil” sur ses ports, ses aéroports et ses grandes infrastructures. “Les Etats-Unis le font, des pays extrêmement offensifs sur le plan du capital et de la compétition économique le font”, a-t-il expliqué.

Pollution de l’air : la France assignée en justice

Pollution de l’air : la France assignée en justice avec six autres  pays

En dépit des discours et des dénégations de Hulot, la France est bien assignée en justice pour excès de pollution de l’air. Selon l’Agence européenne de l’environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400.000 décès prématurés par an, dont 66.000 en Allemagne, 60.000 en Italie et 35.000 en France. Pour le NO2, les morts prématurées sont estimées à 75.000 par an en Europe, dont 14.000 au Royaume-Uni, 12.800 en Allemagne et 9.300 en France. La Commission européenne a décidé jeudi de renvoyer six Etats membres, dont la France et l’Allemagne, devant la Cour de justice de l’UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l’air. Bruxelles sanctionne ainsi les manquements répétés de la France, de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour « dépassement des valeurs limites de qualité de l’air fixées et manquement à l’obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement ».

Deux morts dans la salle d’attente des urgences de Tours

Deux morts dans la salle d’attente des urgences de Tours

Nouveau drame dans une salle d’attente à Tours qui témoigne évidemment de la crise plus générale des hôpitaux. . Le décès de deux femmes de 90 ans, respectivement dans la nuit du 11 au 12 avril dernier et le 3 mai. Les deux personnes âgées, atteintes de pathologies graves et en fin de vie, sont mortes dans la salle d’attente des urgences de Tours. On peut évidemment attribuer ces drames à des circonstances particulières) mais ce qui est en jeu c’est la situation globale d’un système de santé au bord de l’explosion. Il y a encore quelque années, ni le SAMU, ni les urgences n’étaient en pointe pour assurer les premiers soins mais le problème c’est qu’on a supprimé volontairement la médecine de ville (et encore davantage la médecine rurale). On ne trouve plus de médecins libéraux parce qu’on a réduit le numerus clausus mais aussi parce que la sécu interdit à ceux qui restent d’être de permanence quand ce serait nécessaire. Au nom d’économies stupides et criminelles. Du coup les urgences sont le réceptacle non seulement de toutes les pathologies mais aussi de toutes les misères. Le SAMU et les urgences devraient être réservés aux cas effectivement graves et urgents. Du coup on ne sait plus faire assez la distinction entre ce qui est grave et ce qui ne lest pas, entre ce qui est urgent et ce qui ne lest pas. Cela d’autant plus que les effectifs de ces urgences sont largement sous dimensionnés. Il y aura d’autres drames, il y en a même régulièrement qui ne font pas l’objet de l’attention de médias. A Tours le personnel dénonce cette situation :  « On a alerté à maintes et maintes reprises la direction sur le fait que cette salle d’attente n’était pas la solution. On a dénoncé les conditions d’accueil des patients qui se dégradaient. C’est la saturation dans les urgences tous les jours ». Le personnel s’était déjà mobilisé ces derniers mois dans les différents hôpitaux de France afin de dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens.

Notre-Dame-des-Landes : le double jeu de la carotte et du bâton

Notre-Dame-des-Landes : le double jeu de la carotte et du bâton

On venait à peine apprendre que la préfecture avait accepté à peu la moitié des projets d’exploitation agricole par des zadistes que dès le lendemain le ministère annonçait une seconde vague d’expulsions ; De fait le gouvernement ne cesse d’e souffler le chaud et le froid sur ce dossier. Il alterne en effet les postures dures pour montrer ses muscles et les actes de bonnes volontés pour calmer la tension. Une sorte de double jeu qui brouille évidemment le message vis à vi des zadistes mais aussi vis-à-vis de l’opinion publique.  “Quinze projets ont été jugés éligibles à la signature de conventions d’occupation précaire”, avait  déclaré Stéphane Travert à Nantes au terme d’une réunion du comité de pilotage du dossier. “Ces COP seront signées dans les prochains jours.” “L’examen des [14] autres projets agricoles (…) méritent d’être approfondis pour voir dans quelle mesure ils pourraient être combinés avec d’autres projets plus aboutis”, a-t-il dit. La prochaine réunion du comité de pilotage est prévue en octobre, a précisé de son côté Nicole Klein, la préfète de la Loire-Atlantique. Sur les trente-neuf projets présentés au total aux services de l’État, dix sont “à caractère socioculturel” et seront “examinés à part”. Les autorisations nécessaires aux projets “artisanaux” ou “commerciaux” relèveront quant à eux des collectivités locales, avait rappelé le ministre de l’Agriculture, dans le cadre de l’élaboration de leur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Mais d’après Ouest France, l’État souhaiterait démanteler une vingtaine de squats sur la soixantaine qui parsèment la zone. Un chiffre plus ou moins égal à ce qui avait été fait lors de la première vague d’expulsions. Les gendarmes pourraient se concentrer jeudi sur un corps de ferme devenu la «base logistique» des zadistes évacués lors de la première vague d’expulsions, le 9 avril., L’exécutif, qui joue sur deux tableaux, entendait que les quinze zadistes dont les projets d’installation ont été validés lundi par le ministère de l’Agriculture signent ce mercredi les conventions d’occupation précaire. Un espoir rapidement balayé par les intéressés. «On veut signer au plus vite, mais pas aujourd’hui», a indiqué l’un des membres sur Twitter, qui précise qu’il ne s’agit pas pour autant d’un «refus de signer». «Nous n’avons reçu les conventions d’occupation précaires que mardi. Les zadistes dénoncent cette posture contradictoire : «Le double jeu de l’État, qui alterne négociation et intervention policière musclée, se manifeste (…) par un criant paradoxe: prétendre vouloir accompagner des projets agricoles, tout en entravant les travaux de mise en culture par une occupation policière prolongée», est-il dénoncé. «Nous ne pouvons avoir aucune confiance dans les propos du gouvernement sur l’ampleur et la nature de cette opération, qui risque de faire encore de nombreux blessés», ajoute le communiqué, alors que la première vague d’expulsions a fait plus de 300 blessés dans les rangs des zadistes.

Mayotte : un plan de 1.3 milliards

 Mayotte : un plan de 1.3 milliards

Un plan pour sortir Mayotte de la crise notamment de l’insécurité qui règne dans ce département particulièrement pauvre. Reste à savoir si ce plan sera aussi capable de réguler la vague d’immigration en provenance des Comores ; ce plan fait suite aux blocages et grèves qui ont paralysé l’île pendant plusieurs semaines. Ce département – le plus pauvre de France – a connu en février et en mars un mouvement social d’ampleur né d’un sentiment d’insécurité notamment aux abords des établissements scolaires et d’une crise sociale dans la santé, le logement, les transports et l’éducation. A cela s’ajoute une immigration illégale massive comorienne “qui ne fait qu’amplifier les effets, au point de les rendre insupportables”, a précisé Annick Girardin. Cette dernière a donc annoncé un plan de “53 engagements, regroupant près de 125 actions” pour un montant global de 1,3 milliards d’euros sur le quinquennat. En termes de sécurité, le gouvernement prévoit la mise en place d’une police de sécurité du quotidien ainsi qu’une augmentation des effectifs de police et de gendarmerie. La présence des forces de l’ordre sera ainsi renforcée aux abords des établissements scolaires et dans les transports. Une agence de santé sera créée afin de renforcer l’autonomie de gestion et de décision du territoire. Les moyens dédiés à la prévention seront portés à hauteur de 15 millions d’euros à partir de 2019 et 200 millions d’euros seront consacrés à la modernisation de l’hôpital. Des mesures permettront également de faciliter l’accès aux soins. Près de 500 millions d’euros seront engagés pour l’éducation, tandis que le programme d’investissements dans les transports sera porté à 110 millions d’euros dans les quinze prochaines années, dont 40 millions sur le quinquennat afin de fluidifier la circulation. Reste en suspend la question du retour des clandestin en provenance des Comores que le gouvernement comorien refuse de recevoir.

L’avenir du bitcoin et de la Blockchain (Eric Larchevêque)

L’avenir du bitcoin et  de la Blockchain (Eric Larchevêque)

Eric Larchevêque, directeur général de Ledger, s’exprime sur l’avenir du bitcoin et  de la Blockchain, dans une interview à  LA TRIBUNE –

 

 Quand avez-vous découvert le Bitcoin et qu’est-ce qui vous a séduit dans cette « monnaie virtuelle » ?

ERIC LARCHEVÊQUE - J’étais à la recherche d’une nouvelle aventure professionnelle en 2013 après avoir vendu à High Co le comparateur de prix sur mobile que j’avais créé en 2010 (Prixing). Je me suis alors plongé dans l’univers du Bitcoin, j’ai beaucoup lu et j’ai été frappé par l’éclair quand j’ai fini par comprendre les implications de cette technologie, cette notion de confiance décentralisée : c’est la quatrième révolution industrielle ! Quand j’ai créé ma première startup (France Cyber Media), en 1996, à l’époque où l’Internet supplantait le Minitel, j’ai vu à quel point la transformation technologique pouvait avoir un impact sur la société. Je me suis dit qu’il allait se passer la même chose avec la technologie Blockchain qui rebat les cartes de la finance et de la confiance.

En revanche, je n’avais pas d’idée de business modèle. Avec mon associé Thomas France, co-fondateur de Ledger, nous avons eu envie d’ouvrir un lieu physique, très horizontal, où échanger et expliquer ce qu’était le Bitcoin. Nous avons choisi un nom un peu désuet pour rassurer, La Maison du Bitcoin, qui a ouvert dans le 2e arrondissement de Paris au printemps 2014. C’était juste après la chute de la plateforme Mt. Gox, tout le monde disait que le Bitcoin était officiellement mort. Nous voulions expliquer que derrière ces « monnaies virtuelles » —  on parle plutôt de « crypto-actifs » maintenant — il y avait cette technologie Blockchain. Nous avons mené ce projet sur nos fonds propres. Notre modèle économique c’était de faire le pari qu’il allait se passer quelque chose !

L’intérêt de ce lieu a été de concentrer tous les acteurs de l’écosystème, en y organisant des hackathons, des meet-ups, etc. Nous avons ainsi croisé la route de deux startups, BTChip de Nicolas Bacca, qui venait de l’univers de la carte à puce (Oberthur) et avait développé la première version d’un coffre digital hardware (électronique), produit techniquement très performant, mais sans interface, d’un usage trop complexe, et Chronocoin, de Joel Pobeda, qui vendait des bitcoins envoyés par UPS, sous contre-signature pour vérifier l’identité et éviter la fraude : il lui fallait un moyen de sécuriser l’envoi des clés privées. Nous avons décidé de fusionner en septembre 2014. Mon associé et moi apportions la vision entrepreneuriale et la mise en musique du projet pour attirer des investisseurs. La première version du produit, Ledger Nano, sans écran, a été lancée en octobre 2014, et tout est allé assez vite.


Quel est le principe de ce « coffre » à la fois digital et physique ?

Notre ambition était de dépoussiérer la technologie de sécurité des cartes à puce dans le but de créer un coffre digital pour cryptomonnaies. Si vous perdez la clé privée d’accès à votre compte en cryptomonnaies ou qu’on vous la vole, vous ne pouvez plus y accéder, tout est perdu. Sous sa forme de clé USB, le Nano S est un véritable ordinateur embarqué, avec un système d’exploitation que nous avons développé. Dans ce petit boîtier, l’important c’est la carte à puce qui permet de sécuriser la clé privée d’un portefeuille de crypto-actifs. Grâce à ce format de clé USB, nous pouvons intégrer un écran où l’on peut vérifier ce que l’on signe et non pas envoyer un ordre à l’aveugle.

 
Votre produit est « made in Vierzon ». Pourquoi ce choix ?

J’ai passé toute mon enfance à Vierzon, où ma famille a un passé industriel : mon grand-père avait créé une fabrique de porcelaine, Larchevêque, qui a fini par péricliter dans les années 1980. Mais c’est en fait le fruit d’une coïncidence incroyable : Joel Pobeda avait installé Chronocoin à Vierzon. C’est une fierté d’avoir une unité de production dans cette ville, un peu sinistrée : nous sommes l’entreprise qui a créé le plus d’emplois l’an dernier. Nous sommes 80 à Paris et une cinquantaine à Vierzon, dans la production, la logistique, l’ingénierie et l’assistance client. Nous y construisons le « Ledger plex » et nous allons créer une centaine d’emplois dans les années à venir. Nous sponsorisons aussi les équipes de foot, de rugby etc, et participons à l’émergence d’un « Silicon Berry ». C’est un projet personnel et émotionnel de pouvoir réindustrialiser la région et poursuivre ainsi l’histoire familiale.

Vous avez vendu plus de 1,2 million de ces « coffres digitaux ». Qui sont les acheteurs ?

Nous avons connu une croissance extraordinaire ces derniers mois. C’est un motif de fierté pour tous dans l’entreprise, d’autant qu’il est difficile de percer avec un produit d’électronique grand public et conçu en France. Nous avons vendu ces 1,2 million de coffres pour cryptomonnaies dans 165 pays, environ un tiers en Europe, un tiers aux États-Unis et un tiers en Asie. Les ventes sont complètement corrélées au marché des cryptomonnaies qui est passé d’une capitalisation de quelques dizaines de milliards de dollars à 850 milliards en décembre et oscille aujourd’hui entre 300 et 400 milliards de dollars. Quand le cours du Bitcoin monte, cela crée un tel cirque médiatique que de nouveaux acheteurs arrivent et ont besoin de s’équiper pour protéger leurs portefeuilles. Les ventes sont moins importantes en cas de baisse des cours.

L’an dernier, nous ne pouvions plus suivre la demande, nous avons été en rupture de stock pendant l’été et les deux premiers mois de 2018. Nous avions prévu de vendre 60.000 unités en 2017 et nous en avons écoulé près d’un million !Nous avons dû revoir entièrement nos outils de production, ce qui ne se fait pas du jour au lendemain. Nous avons vu nos produits sur eBay à des prix absurdes, plusieurs centaines de dollars (contre un prix public de 95 euros).

Cela démontre aussi la véritable utilité de notre produit : je rencontre beaucoup de gens qui me disent merci, ce coffre digital leur permet de passer de meilleures nuits. On peut le porter sur soi, comme un portefeuille, ou le laisser au coffre à la banque s’il s’agit de sommes conséquentes. Il n’y a pas de limite de stockage, puisque c’est la clé privée d’accès aux comptes qui est sauvegardée : ce sont comme des « bons au porteur » digitaux.

Selon une enquête récente de Deloitte, 75% des Français connaissent les cryptomonnaies et 7%, soit 3 millions de personnes, seraient utilisateurs de cryptomonnaies. Ces chiffres vous semblent-ils crédibles ?

Même Jean-Pierre Pernaut en a parlé dans son journal télévisé, le taux de notoriété n’est pas étonnant ! Cependant, il n’y a probablement pas 3 millions de Français qui possèdent des crypto-actifs, ce chiffre paraît très optimiste ! Certes, c’était un peu l’émeute en décembre à la Maison du Bitcoin et l’intérêt semble transcender toutes les classes d’âge et sociales. D’après ma perception du marché, il y a quelques centaines de milliers d’utilisateurs de crypto-actifs en France, on s’approche peut-être du million.

A-t-il été difficile de lever des fonds, du fait de la défiance de certains investisseurs ?

Nous avons réalisé une première levée de fonds de 1,3 million d’euros en février 2015 auprès du fonds français Xange et de business angels, comme Fred Potter, le fondateur de Netatmo, et Pascal Gauthier, de Criteo. Thomas, mon associé, est parti ouvrir une filiale à San Francisco, où se fait tout le développement « crypto » et Blockchain : si on n’est pas dans la Silicon Valley, on n’existe pas ! Il était important d’être là-bas pour présenter nos produits et « évangéliser » les produits de sécurité. Nous avons procédé à plusieurs itérations du produit et lancé le Nano S avec un écran, en juin 2016. Le marché était encore tout petit, nous étions moins d’une vingtaine chez Ledger et à peine à l’équilibre. Nous avons réalisé un deuxième tour de table de 7 millions d’euros en mars 2017, auprès de la Maif notamment. Quand le marché a vraiment accéléré en 2017, notre marque, qui a bénéficié du bouche-à-oreille, était déjà un peu connue dans l’écosystème et l’enjeu de la sécurité était bien compris.

La croissance de Ledger a été verticale. Pascal Gauthier (ex-directeur opérationnel de Criteo) nous a rejoint pour son expertise opérationnelle de structuration de l’entreprise, afin de mettre en place les fonctions supports (finance, RH, juridique) et nous permettre d’accélérer. Nous avons réalisé un tour de table de 60 millions d’euros pour dérouler notre feuille de route à cinq ans. Notre ambition est de créer un géant technologique européen des applications de la Blockchain, en particulier des cryptomonnaies. La première étape, c’est l’électronique grand public avec ce coffre digital, la deuxième étape, ce sont les entreprises et les services, nous avons lancé des solutions pour les institutions financières, la troisième étape, à plus long terme, ce sera l’Internet des objets et toute l’industrie.

La technologie Blockchain ne coûte-t-elle pas cher pour le seul stockage ? Des experts relèvent que ce n’est pas l’alpha et l’oméga pour tous les secteurs…

La Blockchain n’est pas la solution à tous les problèmes, ce ne sera pas la seule technologie utilisée. Cependant, elle a beaucoup de sens dans des cas d’usage qui peuvent représenter des marchés importants.
Premier exemple : tout ce qui touche à l’énergie, aux smart grids, à la voiture autonome ou électrique. Si on se projette dans le futur, le véhicule connecté dans la smart city va avoir besoin de se recharger par induction au feu rouge, payer un parking, un péage, etc : son trajet va être ponctué de 50 opérations où se produira un échange de flux physiques et financiers entre plusieurs acteurs qui peuvent être réalisés sous la forme de « smart contracts » [contrats « intelligents » déclenchés automatiquement selon des paramètres prédéfinis]. Utiliser un protocole pair-à-pair distribué comme la Blockchain a plus de sens et apportera plus de flexibilité qu’un système centralisé.

Deuxième exemple l’industrie 4.0 et la « supply-chain »(chaîne d’approvisionnement), où doit s’opérer le lien entre matières premières et flux financiers. Avec la Blockchain, on va pouvoir interconnecter tous les acteurs et permettre à une usine de se reconfigurer en fonction de la demande.

Le troisième exemple est un peu au fondement de tout cela : créer des cryptomonnaies d’État. C’est une manière de répondre aux questions de régulation que se posent les pouvoirs publics. Il s’agirait tout simplement de publier un décret qui autorise les banques à émettre, de façon centralisée, des tokens (jetons numériques) d’une valeur d’un euro. L’intérêt de la Blockchain c’est le « smart contract », la possibilité d’ajouter des fonctions programmables dans l’argent et de pouvoir ainsi permettre à un véhicule d’avoir un portefeuille pour se recharger à un réseau électrique intelligent. Je sais bien qu’on ne pourra jamais payer en bitcoins à la pompe ! D’ici quelques années, avec des vitesses d’adoption différentes entre les États-Unis, l’Europe et certaines micro-nations, on verra l’arrivée de cryptomonnaies d’État, que l’on peut aussi qualifier de « stable coins », des « crypto » ayant une valeur d’un pour un avec une monnaie ayant cours légal.

Ces « stable coins » permettront de débloquer des tas de « smart contracts », comme ceux que l’on voit apparaître dans l’assurance pour un retard d’avion : ça n’a pas de sens de rembourser les assurés en ethers alors qu’il y a un coût de couverture des fluctuations du cours, il faut le faire en euros. Or l’un des grands frottements financiers dans les métiers de l’assurance réside dans la gestion pour compte de tiers, avec tous les coûts de conformité, d’audit, de connaissance client (KYC). Si on met les fonds dans un « smart contract », qui est l’équivalent d’un séquestre automatisé, connecté à ce que l’on appelle des « oracles » qui prédisent le retard des avions, le débouclement du contrat d’assurance se fait de manière totalement automatisée, sans intervention humaine. In fine, la prime est plus faible, le produit est plus performant et le client a plus de chances de le choisir. C’est ce qu’apporte la « révolution Blockchain » : pouvoir qualifier des événements financiers en même temps que des événements physiques et déboucler tout cela de manière automatisée.

 

Pour Ledger, cela peut représenter des contrats d’équipements. Par exemple, des micro-Etats tels que la Barbade, qui ont perdu une partie de leur business off-shore avec le durcissement des lois internationales, cherchent une nouvelle source de revenus et ont la chance d’avoir une monnaie arrimée au dollar, plutôt stable : ils travaillent à un projet d’émettre des crypto-dollars dotés de toutes les qualités des « smart contracts ». D’autres pays, comme la Chine, la Russie et l’Iran, se posent la question d’émettre leurs propres cryptomonnaies qui pourraient répondre à des problématiques de sanctions internationales et d’embargo. Je pense que, plutôt qu’essayer de réguler les cryptomonnaies, les États vont prendre le problème à l’envers et créer leurs propres cryptomonnaies.
La tendance n’est-elle pas plutôt à la régulation ? Le sujet a été débattu au G20, deux missions d’information au Parlement en sont chargées et la loi Pacte doit l’aborder aussi.

C’est vrai, nous participons d’ailleurs à ces missions d’information parlementaires et nous avons recruté des personnes telles que Nathalie de Gaulle, comme directrice des affaires gouvernementales et banques centrales [ex-directrice de campagne de Bruno Le Maire, ex-Société Générale CIB et Engie, Ndlr] pour y apporter notre vision. Dans le futur, dans trois ou cinq ans, il est probable que les États s’emparent de la problématique en émettant leurs propres cryptomonnaies. C’est un futur possible et sûrement le plus souhaitable pour la croissance des usages grand public des « smart contracts », et qui n’empêche en rien le développement parallèle des blockchains décentralisées.

La Banque de France prône un encadrement clair des crypto-actifs et la création d’un statut de prestataire de service en crypto-actifs. Faut-il un cadre réglementaire ?

Aujourd’hui, il y a une zone grise. Par exemple, la Maison du Bitcoin, qui fait plutôt un métier de broker (courtier) en achat et vente de crypto, opère dans un vide juridique. Il est évidemment souhaitable de créer un cadre pour permettre à ces entreprises d’exercer de façon contrôlée, ce qui est clé pour avoir accès au système bancaire. C’est le plus grand problème rencontré aujourd’hui par les sociétés de l’univers des crypto. Il a été compliqué de pouvoir simplement ouvrir un compte en banque pour la Maison du Bitcoin, nous avons finalement trouvé auprès de Fidor [néobanque allemande rachetée par le groupe BPCE], et même pour Ledger alors que l’on vend de l’électronique, on n’intervient pas sur les cryptomonnaies et on est bien capitalisé. Certaines banques ne souhaitent pas travailler avec nous par crainte d’un risque de réputation. J’ai encadré les lettres de refus à côté de mon bureau ! Nous avons trouvé depuis plusieurs banques. Malgré les discours sur l’innovation et les startups, le banquier reste frileux par rapport à cet univers des crypto-actifs.

S’il est nécessaire d’avoir un cadre juridique dès que l’on rentre dans un univers où l’on gère de l’argent fiduciaire, comme dans le système bancaire classique, certaines propositions sont inapplicables et impossibles, comme celle d’exiger de faire du « KYC », de la connaissance client sur tout portefeuille de cryptomonnaies [qui figure dans le projet de directive européenne anti-blanchiment]. C’est comme si on l’exigeait des vendeurs de coffre-fort, ça n’aurait aucun sens. Le marché est mondial et cela viendrait limiter l’usage des coffres à crypto dans une zone géographique précise. Le plus grand danger serait de tuer la compétitivité européenne : on se retrouverait avec des GAFA Blockchain dans cinq ans. J’espère que le gouvernement l’a compris et que nous arriverons, tout en protégeant le consommateur contre le risque spéculatif, à avoir un cadre juridique qui ne tue pas l’innovation ou la déplace à l’étranger. Nous sommes heureux et fiers d’être Français, d’avoir un héritage de 40 ans de savoir-faire dans la carte à puce, domaine que ne maîtrisent pas les Américains.

La traçabilité est pourtant possible avec la Blockchain, on peut identifier des bitcoins d’origine douteuse, non ?

Tout à fait. Un bitcoin n’est pas totalement fongible et il existe des outils de traçabilité et d’analyse statistique pour identifier l’origine de bitcoins « teintés » (« tainted » c’est-à-dire ternis, corrompus). Ce n’est pas une preuve absolue, mais une analyse statistique, un scoring de bitcoins présentant une forte probabilité d’être issus d’un piratage, d’un vol sur une place de marché. Dans l’enquête sur Silk Road [marché noir du « darknet » fermé par le FBI en 2013, Ndlr], le procureur a dit avoir pu la résoudre grâce à la traçabilité du bitcoin. Ce dernier n’est pas anonyme, mais pseudo-anonyme : même si on ne pourra jamais, d’un point de vue pratique, avoir un KYC sur les clés privées, on aura toujours des outils permettant à la police de faire son travail. La Maison du Bitcoin a par exemple collaboré à de nombreuses enquêtes sur des affaires diverses. Le Bitcoin n’est pas une zone de non-droit. Par ailleurs, unerécente étude de l’entreprise britannique Elliptic [éditeur de logiciels de cybersécurité crypto] a estimé à moins de 1% la part des bitcoins utilisés pour des usages illégaux, sur l’ensemble des transactions sur la Blockchain. Interpol n’a pas non plus identifié de connexion entre le Bitcoin et le financement du terrorisme.

Il faut replacer le débat dans un cadre plus posé et factuel. Cela fait partie du rôle de Ledger, qui n’a pas besoin d’un statut particulier pour opérer, de porter ce débat et d’éviter la mise en place de réglementations absurdes. Aujourd’hui on ne peut plus ignorer les crypto-actifs et les pouvoirs publics ont compris que ceux-ci étaient là pour durer. Il y a en outre une réelle volonté de la part de ce gouvernement de créer des champions français et la crainte de rater un nouveau virage, après celui de l’Internet. Je suis donc assez optimiste et je crois assez peu à une régulation absurde : les acteurs technologiques bénéficient d’une certaine bienveillance. Le pragmatisme devrait l’emporter sur le manque de courage.


Quid de la fiscalité ?

Aujourd’hui, la fiscalité sur les crypto-actifs est confiscatoire : on peut se retrouver à payer 70% d’impôt sur la plus-value [il faut la déclarer en tant que bénéfice non commercial (BNC) si l’activité d’achat-revente en euros est occasionnelle, et comme bénéfice industriel et commercial (BIC) s’il s’agit d’une activité régulière]. Tout le monde voit bien que c’est une recette pour un désastre et que cela dissuade de déclarer. J’ai l’impression que l’on se dirige vers une sorte de « flat-tax » de l’ordre d’un tiers.Ce serait clair, simple et acceptable, et une véritable libération pour certaines entreprises du secteur qui envisageraient l’avenir de façon plus posée.
Le Bitcoin est né après la crise financière de 2008 et d’une défiance à l’égard du système. Cet aspect-là vous a-t-il séduit ? Et quid de l’attrait spéculatif pour l’ex-joueur de poker professionnel que vous êtes ?

En plus des aspects technologiques, la résistance à la censure de la Blockchain et du Bitcoin et la capacité de créer une réserve de valeur alternative m’ont complètement séduit. D’un point de vue économique et philosophique, je me suis toujours inquiété de la course à la dette, de la solution dangereuse pour les générations futures de la planche à billets. Il y a un délitement de la confiance dans les États et les institutions et j’ai vu le Bitcoin comme une réponse à cela. Le citoyen a besoin d’alternatives, ce n’est pas forcément un acte révolutionnaire ou anarchiste. Je ne suis pas libertarien ni révolutionnaire, je crois en l’Etat et dans les banques, qui remplissent des fonctions essentielles. Paradoxalement, les cryptomonnaies répondent au besoin très profond de possession, c’est une de leurs fonctions qui m’a séduit, dans un environnement de plus en plus « cashless », ce qui revient pour moi un peu à une privation de liberté, car tout y est contrôlé, vérifié. Le Bitcoin c’est fondamentalement du cash, ou de l’or, une réserve de valeur.

Je suis un défenseur des espèces. Le cash, c’est agréable et difficilement remplaçable. On ne peut pas vous le prendre, vous en faites ce que vous voulez, le Bitcoin c’est la même chose, c’est une alternative au cash. En France, on aura du mal à faire disparaître le cash. Mais je pense qu’on a besoin d’une monnaie plus efficace et la solution pourrait être de l’émettre sous forme de cryptomonnaie légale.

Pourquoi avoir levé des fonds classiquement auprès de sociétés de capital-risque et non par Initial Coin Offering, l’émission de jetons numériques, mode de financement très prisé des startups de la Blockchain ?

Quand on fait une ICO, cette opération est censée être la dernière levée de fonds, la sortie. Et d’un point de vue technique, émettre un « token d’utilité » [jeton servant ensuite à payer un service sur la plateforme qui l’émet] n’aurait pas de sens et serait complètement artificiel pour Ledger. Surtout, notre vision est de construire un géant technologique, dans la durée : cette feuille de route va s’écrire en passant par des levées de fonds normales, avec des investisseurs qualifiés qui vont aider à notre développement dans certaines régions, comme Korelya et Cathay Capital en Asie, et des investisseurs à l’esprit entrepreneur comme Draper.

Si un jour nous devions procéder à une Initial Coin Offering, ce serait plutôt ce que l’on appelle une « IPCO », en « tokenisant » les actions de l’entreprise : ce serait une belle histoire, puisque nous pourrions stocker les actions sur nos propres produits ! Mais le cadre juridique n’est pas encore là.

 

Comment voyez-vous évoluer le marché des cryptomonnaies ?

Personne ne peut faire de prédictions et il est difficile de dire si cette période de consolidation plutôt calme va durer six ou dix-huit mois, mais elle n’a rien à voir avec celle qui a suivi la chute de Mt.Gox : de nombreux acteurs technologiques du secteur dans le monde entier, qui ont des réserves confortables de cash, recrutent, innovent. Tout cet écosystème travaille sur des cas d’usages, des produits, des solutions qui verront le jour petit à petit et donneront une dimension d’utilité plus importante aux cryptomonnaies, qui étaient en grande partie de la spéculation jusqu’ici, pour revenir dans un cycle plus positif, moins violent avec de meilleurs fondamentaux à long terme.

Cahuzac : pas de prison

Cahuzac : pas de prison

 

Bien que condamné à deux ans de prison ferme Cahuzac ne sera pas incarcéré. Il va bénéficier d’aménagements de peine.  La loi permet pour toute peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement, et en l’absence de récidive, la possibilité d’un aménagement immédiat. Une demande qui pourra être acceptée ou rejetée par le juge d’application des peines. Jérôme Cahuzac, 65 ans, est resté impassible à l’énoncé de la peine, et très calme en sortant de la salle, encadré de gendarmes et d’une nuée de caméras. La décision de la Cour d’appel a été globalement bien accueillie dans le monde politique. François Hollande a évoqué une peine « exemplaire » pour sanctionner un « acte grave », un « mensonge à (son) égard, mensonge à l’égard de la représentation nationale ». Le tribunal  fustigé un ministre « menant la lutte contre la fraude fiscale » au nom de l’Etat « alors même qu’il conservait à son insu des avoirs à Singapour », où il avait transféré en 2009 quelque 600.000 euros de son compte suisse pour mieux les dissimuler au fisc.

Croissance encore ralentie 0,3% au second trimestre (Banque de France)

Croissance encore ralentie 0,3% au second trimestre (Banque de France)

Comme c’était un peu prévu, la croissance pourrait ralentir aussi au second trimestre. Seulement 0.3% comme au premier trimestre. Il faudra donc que l’activité s’emballe un peu aux deux derniers trimestres pour atteindre les 2%. Le pronostic de la Banque de France est encore incertain pour le second trimestre car il faudra intégrer l’effet des grèves de la SNCF, aussi l’impact de la remontée du pétrole sur la consommation.  Selon les chefs d’entreprise interrogés par la Banque de France, la production industrielle a en effet « un peu » accéléré en avril, à la faveur d’une dynamique bien orientée dans les secteurs de la chimie, de l’aéronautique et des équipements électriques. Mais d’après les chefs d’entreprise interrogés, l’activité devrait se stabiliser en mai. L’activité des services, dans laquelle les effectifs ont continué d’augmenter « assez rapidement », a quant à elle progressé « à nouveau vivement« , notamment dans le conseil, l’ingénierie et la publicité. Mais les entrepreneurs s’attendent à une croissance moins soutenue en mai. Le bâtiment, enfin, a connu une évolution « dynamique », dans le gros oeuvre particulièrement. Mais là encore, les chefs d’entreprise tablent sur une progression de l’activité « de moindre ampleur en mai« , souligne l’institution monétaire. « Ce rythme un peu plus lent pourrait être influencé par le calendrier des vacances exceptionnelles en mai », a souligné le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence consacrée à la politique monétaire. « À ce stade, les nouvelles commandes restent bien orientées et ne signalent pas de changement de tendance », a ajouté le gouverneur. Sur l’ensemble de 2018, l’institution monétaire table pour l’heure sur une hausse du PIB de 1,9%, en raison des bons résultats enregistrés l’an dernier (2% de croissance), qui se répercutent mécaniquement sur ceux de l’année en cours. Dans ses dernières prévisions mi-avril, le gouvernement disait parier sur une croissance de 2% cette année. Un chiffre légèrement supérieur à celui de la Banque de France (1,9%) mais inférieur à ceux de l’OCDE (2,2%) et du FMI (2,1%).

 

Macron : comme la Ste Vierge de Lourdes… en boule de neige !

Macron : comme la Ste Vierge de Lourdes… en boule de neige !

Comme les Ste vierge qu’on vend à Lourdes, Macron est lui aussi enfermé dais une boule de neige qui se vend comme des petits pains au Touquet où li possède uen résidence secondaire. C’est finalement une sorte de déification du président jupitérien. Un phénomène assez symbolique d’un président plus proche de l’olympe que des préoccupations concrètes de nombre de Français. Le pire c’est que l’objet se vend, ce qui témoigne évidemment du bon goût des acheteurs. D’autres gadgets sont aussi à l’effigie du président ; le commerçant qui diffuse ces produits présidentiels estime cependant qu’il ne veut pas manquer de respect au président et que par exemple il ne vendra jamais de slip Macron ! Comme il indique à Franceinfo.

Malgré les propositions  »parfois farfelues » de ses fournisseurs, Jean-Marc Monteuuis connaît les limites à ne pas dépasser. « Ce n’est pas demain que je proposerai un slip Macron. J’ai même refusé de vendre une tirelire Macron, j’avais peur que ce soit mal interprété.»

Concept de la Voiture autonome : l’utopie

Concept de la Voiture autonome : l’utopie

 

Après l’accident mortel aux Etats- Unis (piéton percuté sur un passage clouté), on peut se demander si le concept n’est pas une utopie car il pose d’énormes problèmes de sécurité et de responsabilité. Fortement bousculé par l’affaire des émissions polluantes,  le secteur automobile tente de réagir en soulignant le caractère de modernité de l’automobile future. L’objectif est évidemment de peser pour que l’automobile ne soit pas exclue un jour de la ville. On affirme ainsi que l’automobile sera autonome, électrique et connectée. Le patron de Valeo dans une interview au JDD affirmait que cette voiture autonome et même déjà là. Il est évident que la voiture électrique va se substituer au moteur à combustion et que d’ici une dizaine d’années 80 % des véhicules neufs seront électriques. Reste la question de l’autonomie et du partage. Contrairement à ce qu’affirme le patron de Valeo l’autonomie totale n’est pas pour demain. Pour des raisons de sécurité elle nécessite notamment des les infrastructures spécifiques finalement un peu comme le métro ou le train. Pour l’instant les navettes mobiles qui existent fonctionnent sur le mode ferroviaire. Les autres qui circulent sur les voies normales présentent un énorme risque.  Reste aussi la question fondamentale de l’automobile partagée qui constitue aussi un enjeu central pour l’industrie automobile. Sachant qu’un véhicule classique passe plus de 95 % de son temps à l’arrêt, il est évident que des formules de mutualisation sous différentes formes seront mises en place. Mais cette mutualisation aura un impact considérable sur le nombre de véhicules fabriqués. Ceci étant  l’interview de Jacques Aschenbroich, président de Valeo  au JDD  mérite d’être lue.

 

À quand la première voiture autonome commercialisée?
La première voiture autonome est déjà là. Nous avons pris une participation de 5% dans une start-up qui s’appelle Navya, dont les véhicules électriques et autonomes, des navettes, circulent à Sion en Suisse, à Confluence à Lyon, à La Défense, dans le Michigan ou à Singapour. En revanche, il faudra attendre encore un peu de temps pour que vous et moi puissions acheter une voiture totalement autonome.

 

Ce sera dans cinq, dix ou vingt ans?
Des voitures partiellement autonomes, ce sera dans quelques années. Vous pourrez déléguer leur conduite à certains moments et dans certaines conditions. Une voiture dans laquelle vous n’aurez ni volant ni pédales, cela va prendre plus de temps. Entre cinq et dix ans sans doute.

 

Laisser un véhicule se garer tout seul dans un parking, est-ce déjà possible?
Il y a déjà un modèle de la classe E de Daimler que vous pouvez envoyer se garer tout seul avec votre smartphone. Nous avons développé ce système avec le constructeur allemand. Valeo et Cisco ont développé une technologie qui permet aux voitures de se garer seules dans un parking. Beaucoup de parkings dans le monde sont intéressés par cette nouvelle technologie, mais cela prendra encore quelque temps avant que l’on passe à la phase commerciale.

 

L’automobile autonome sera-t-elle aussi partagée?
Le sujet de la propriété de la voiture versus la voiture considérée comme un service est un changement sociologique profond. Quand vous ou moi possédons un véhicule, il est utilisé 4 à 5% de son temps. Sinon, il dort dans un garage. Partager l’usage de la voiture, c’est ce que l’on fait avec un taxi ou avec les nouveaux services qui sont apparus comme Uber ou Blablacar. La plus grande innovation d’Uber est que le prix dépend du nombre de personnes ou de la demande. Une innovation absolument fabuleuse qui est rendue possible par des systèmes digitaux.

 

 Est-ce qu’un jour, dans les grandes villes, vous cesserez d’avoir votre automobile comme vous avez cessé d’avoir votre vélo pour utiliser un Vélib’?

Personne ne connaît la réponse à cette question. Le frein est que l’on part tous au travail ou en vacances en même temps.

 

La technologie de l’automobile autonome doit-elle encore progresser?
Les bases sont là mais les logiciels qu’il faut embarquer dans la voiture sont d’une très grande complexité. Il faut encore beaucoup travailler. Nous sommes numéro un mondial pour les caméras, les capteurs ultrason, les radars ou les lidars avec tous les logiciels qui permettent d’interpréter les données. Mais il faut encore redoubler d’efforts pour qu’une voiture soit autonome en toutes circonstances. Un exemple de problème à régler : ces capteurs doivent être utilisables tout le temps. Pour que l’automobile ne soit jamais aveugle, il faut les nettoyer, et cela coûte cher.

 

La voiture autonome a fait entrer les Gafa sur le marché de l’automobile. Vont-ils le changer comme Amazon bouscule la distribution?
L’histoire n’est pas écrite. Pour l’instant, les constructeurs et les géants du digital travaillent souvent ensemble. Mais l’important sera de savoir où se trouvera la valeur. Concevoir et construire une voiture, ce n’est pas si facile que ça. Ces deux mondes se développent en essayant d’entrer dans la mobilité digitale avec leurs armes respectives : le combat est ouvert.

Si les véhicules deviennent propres, tout ira bien?
Oui, la voiture électrique sera un des éléments essentiels de la mobilité urbaine en complément des transports en commun.

 

Comment jugez-vous les politiques lorsqu’ils rendent la circulation plus difficile à Paris?
Joker! Ce n’est pas en fossilisant l’espace urbain que vous assurez son développement économique.

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Macron : après l’échec vis-à-vis de Trump, celui vis-à-vis de Merkel

Pas sûr que Merkel ait beaucoup apprécié le discours très volontariste de Macron concernant la réforme de la zone euro et encore mois les critiques non voilées vis-à-vis de l’Allemagne. Merkel ne goûte guère les effets de manche, les effusions comme la polémique. Et ce n’est pas un discours public qui fera changer d’avis Merkel et son gouvernement. Un gouvernemenet qu’on dit divisé mais qui partage l’idée essentielle à savoir ne pas mettre le doigt dans une forme de solidarité financière européenne car c’est surtout l’Allemagne qui en paierait la facture.   De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux projets : une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir mentionnée dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de la fin juin. « Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence », a déclaré Emmanuel Macron. « C’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction ». Macron a reçu la distinction Charlemagne mais pas l’accord de Merkel sur ses propositions de réforme européenne. Merkel salue d’autant plus l’action de Macron pour l’Europe qu’elle ne soutient pas grand-chose de ses propositions; une attitude très diplomatique pour flatter l’égo de Macron tout en s’opposant à la solidarité financière voulue par la France. Pas question d’accepter un budget européen, un vrai fonds monétaire européen (on va simplement transformer le MES), un ministre européen, un grand plan d’investissement et encore moins une solidarité financière. Les positions allemandes et françaises sont aussi très différentes vis-à-vis des Etats Unis. Malgré les mots chaleureux de la chancelière, Emmanuel Macron a reçu un soutien très tiède en Allemagne concernant ses propositions de réforme de la zone euro. Sur les questions commerciales, les ministres européens doivent encore surmonter leurs désaccords avant de confier à la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, un mandat clair pour les négociations avec les Etats-Unis avant la nouvelle date butoir du 1er juin fixée par Donald Trump pour imposer à l’UE ses droits de douane. Signe que Berlin maintient sa ligne face à la France, le ministre allemand de l’Economie, Peter Altmaier, appelle de ses voeux un accord commercial entre l’UE et les Etats-Unis, qui porterait essentiellement sur le secteur industriel et déboucherait sur une baisse générale des droits de douane. Le ministre déclare à l’édition dominicale du FAZ (Frankfurter Allgemeine Zeitung) que le TTIP (Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement) s’est “révélé irréalisable”, mais ajoute : “Nous devons envisager de faire quelque chose de neuf, comme une entente sur un choix de produits industriels”, dit-il. “Je mets vivement en garde contre le risque d’être aspiré dans une spirale d’isolement”, dit Altmeier en se déclarant “fortement favorable à un accord avec les Etats-Unis”.

Air France: création d’un collectif indépendant de salariés

Air France: création d’un collectif indépendant de salariés

 

Baptisé « Tous Air France », ce collectif cherche une issue à l’impasse actuelle dans laquelle se trouve la compagnie. Il se revendique indépendant des syndicats existants et de la direction. Leur volonté ? Stopper l’affrontement entre les syndicats et la direction et réconcilier les deux parties :

 

 

 

 

 

« Nous, salariés #AirFrance, créons ce collectif pour sauver notre compagnie. Nous avons besoin de vous pour devenir force de proposition et faire entendre notre voix.
Pour comprendre notre démarche et participer, notre manifeste:

La grève qui secoue la compagnie Air France en ce printemps 2018 aura des effets négatifs sur le moyen et long terme que nous ne citons plus, mais elle aura aussi au moins une vertu : celle de mobiliser des salariés et amoureux de notre compagnie tricolore pour proposer un renouveau autour d’un projet commun, pour ses collaborateurs et de facto pour ses clients car ce sont eux qu’il nous faut également reconquérir », écrivent les salariés dans un communiqué publié sur le compte Twitter du Collectif Tous Air France.

Fédérer les salariés. Ce collectif, composé à l’origine d’une trentaine de personnes, regroupe des pilotes, des hôtesses, des stewards, des fonctions support et des techniciens d’Air France. Il veut fédérer les salariés français mais aussi ceux des Pays-Bas chez KLM. Et d’ajouter : « Puisque nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus être en phase avec le discours ambiant, nous décidons de prendre notre destin en main afin de proposer une attitude plus volontaire, plus consciente des enjeux et plus en phase avec son environnement ».

Les salariés précisent vouloir reprendre le dialogue social et proposer des idées novatrices. Actuellement, les 15 jours de grève depuis fin février ont déjà coûté près de 400 millions d’euros à la compagnie aérienne française. « Nous désirons proposer une nouvelle alternative basée sur l’Intelligence Collective afin de changer ce paradigme. Nous souhaitons reprendre et inventer un nouveau dialogue social nourri d’une confiance renouvelée et d’une forte ambition, qui reflètera plus fidèlement la voix des salariés, dans un esprit de co-construction des projets sociaux et stratégiques, projets nécessaires à la croissance de notre belle entreprise », avancent les salariés qui mettent en avant une ambition fédératrice. Un nouveau collectif ouvert à ceux qui ont « envie de quitter le mode conflit et refonder Air France sur un mode projet ». Et d’inviter ensuite les salariés de la compagnie aérienne « conscients de l’image destructrice que ces conflits trop fréquents engendrent chez nos clients » a rejoindre le mouvement pour faire émerger une « voix, unie et solidaire . »

Allemagne : hausse des salaires de 6% dans le BTP allemand du BTP

Allemagne : hausse des salaires de 6% dans le BTP allemand du BTP

Un accord salarial prévoyant une augmentation de près de 6% de la rémunération des quelque 800.000 00 000 salariés concernés par les résultats de la négociation  entre syndicats et patrons qui prévoit uen hausse de 6% des salaires.  D’après le syndicat IG Bau, il prévoit une hausse des salaires de 5,7% dans les Länder de l’Ouest allemand et un coup de pouce supplémentaire, à 6,6%, dans les Länder de l’ex-Allemagne de l’Ouest. Le texte signé samedi accorde aussi trois primes exceptionnelles pour les ouvriers du BTP à l’Ouest (250 euros en novembre 2018, 600 euros en juin 2019 et 250 euros en novembre 2019). Pour les employés du secteur à l’Est, une prime unique de 250 euros est prévue pour novembre 2019. “C’est l’accord salarial le plus élevé conclu cette année dans notre pays”, s’est réjoui le président d’IG Bau, Robert Feiger, se félicitant que les travailleurs allemands bénéficient d’une part équitable du rebond de la première économie européenne. L’Allemagne, dont le PIB a gagné 2,2% l’an dernier, en est à sa neuvième année consécutive de croissance économique.

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