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Hongkong : un enjeu de paix, de démocratie et de liberté

Hongkong : un enjeu de paix, de démocratie et de liberté

Avec la loi relative à la sécurité nationale, imposée le 30 juin par Pékin à Hongkong, , c’est  la mort du modèle unique développé par cette île et le risque  d’« une nouvelle guerre froide » entre la Chine et les Etats-Unis, analyse, dans une tribune au « Monde », l’universitaire Lun Zhang.

 

 » Hongkong est morte ! Cette phrase, je ne cesse de la répéter depuis un certain temps, surtout depuis l’an dernier. C’est à présent confirmé : l’application de la loi relative à la sécurité nationale fait de Hongkong une ville semblable aux autres villes chinoises du point de vue politique. « Un pays, deux systèmes » devient une expression désuète.

Il est vrai que la Bourse de Hongkong peut encore afficher une image relativement sérieuse. Grâce d’une part aux fonds mobilisés par Pékin pour la soutenir et, d’autre part, aux capitaux des entreprises chinoises se retirant du marché américain à la suite du contrôle de plus en plus sévère de l’administration américaine. Le secteur des services hongkongais pourra garder une prospérité relative si la pandémie reste sous contrôle et si les dépenses et l’investissement des continentaux s’y maintiennent. Ces derniers tentent, en effet, d’échapper à une situation économique et politique qui ne cesse de se dégrader en Chine continentale.

Néanmoins, la situation de Hongkong ne pourra pas se stabiliser comme le souhaitent Pékin et certains hommes d’affaires hongkongais ou étrangers, et ce malgré une loi extrêmement dure en termes de répression. Cette loi demeure volontairement floue sur la définition de certains crimes, laissant à Pékin une très grande latitude pour condamner à son gré. La perle d’Orient s’éteint ; une page historique est décidément tournée.

Pour le comprendre, il faut se rappeler que Hongkong est d’abord un produit « mixte » issu de deux cultures, orientale et occidentale, mélange de tradition et de modernité, à la périphérie de la Chine, mais représentant l’Occident en Orient. Son charme et son dynamisme proviennent de ce mélange qui est lié à une période historique aujourd’hui révolue, à l’origine de ses forces mais aussi de ses faiblesses.

Les institutions britanniques, qui garantissaient les libertés individuelles, tout comme la fuite des cerveaux, de la main-d’œuvre et des capitaux de la Chine continentale, après la prise du pouvoir par les communistes, lui ont permis un décollage économique significatif. Ces facteurs ont posé les bases de son rayonnement international.

A cela s’ajoute une conjoncture internationale favorable. Si le succès d’hier de Hongkong est en partie le résultat de la guerre froide, son destin tragique d’aujourd’hui est aussi lié à un nouveau rapport de force, à une nouvelle guerre froide qui s’amorce.

La situation actuelle constitue, en effet, la première bataille de cette nouvelle guerre froide qu’on peut qualifier de warm war (« guerre tiède »), en raison du niveau et de la nature du conflit entre la Chine et les Etats-Unis. La température peut varier y compris jusqu’à la rupture des liens commerciaux ou même un conflit armé. Cette « troisième guerre mondiale » provoque l’ébranlement des organisations internationales. L’ordre mondial est en passe d’être modifié profondément. »

 

Coronavirus : risque de transmission dans l’air

Coronavirus : risque de transmission dans l’air

Depuis le début de la pandémie de coronavirusla question de sa transmission par voie aérienne interroge. Lundi 6 juillet, un groupe de 239 scientifiques internationaux a appelé dans une lettre adressée aux autorités de santé, à commencer par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à reconnaître la capacité du virus à se propager dans l’air bien au-delà de deux mètres. Ils souhaitent que ces dernières recommandent une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs, afin d’enrayer l’épidémie, responsable de la mort de plus de 500 000 personnes dans le monde en six mois.

 

« Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19″, écrivent dans la revue Clinical Infectious Diseases (lien en anglais) d’Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l’université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l’université du Maryland, dans un article signé par 237 autres experts.  »Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques [microgouttelettes] à des distances courtes et moyennes [jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce], et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne », poursuivent-ils.

« La transmission par l’air de SARS-CoV-2 n’est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu’il existe bien assez d’éléments probants pour appliquer le principe de précaution », plaident ces scientifiques.

Covid-19 : le remdesivir de Gilead vaut-il vraiment à 2000 euros ?

 Covid-19 : le remdesivir de Gilead vaut-il vraiment à 2000 euros  ?

 
Le  remdesivir de Gilead  est le premier à obtenir une homologation officielle. En mai, la Food and Drug Administration (FDA) américaine lui a délivré une approbation Le 25 juin, l’agence européenne du médicament a recommandé son autorisation, en attendant l’accord final de la Commission européenne. Il ne faut pas pour autant crier victoire. Au vu des résultats de ses essais cliniques, ce médicament semble accélérer la guérison des patients gravement atteints. Selon une étude internationale financée par l’Institut national américain des maladies infectieuses (NIAID) et publiée dans le New England Journal of Medicine, le remdesivir permet aux malades hospitalisés de se rétablir en 11 jours, contre 15 jours dans le groupe placebo. Mais il présente une faible réduction du taux de mortalité (avec 3%) et reste loin d’une solution fiable contre la maladie.

Ce que confirme Wikipédia » « Dès janvier 2020, cet antiviral est identifié comme option médicamenteuse à évaluer contre le COVID-192, sur la base de données sur son activité in vitro et in vivo sur les coronavirus MERS-CoV et SARS-CoV5,10.

Il a notamment fait l’objet de recherches contre le SARS-CoV-2, à la suite d’un résultat prometteur sur un patient11. Avec la chloroquine et le lopinavir/ritonavir, il faisait partie début mars 2020 des trois médicaments jugés les plus prometteurs contre le SARS-CoV-2, suite notamment à une étude chinoise publiée le 4 février 2020 dans laquelle il était associé à la chloroquine avec des résultats significatifs, mais in vitro12.

Début mars aux États-Unis, faute de données d’études cliniques randomisées en double aveugle, Zhang Zuofeng, professeur d’épidémiologie et doyen associé à la recherche à l’Ecole de santé publique de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA) juge que les effets du médicament ne sont pas scientifiquement convaincants in vivo13.

En France, le 11 mars 2020 le Haut Conseil de la santé publique le recommande « à titre compassionnel » pour les cas graves de Covid-1914, rappelant dans un avis complémentaire (du 23 mars) qu’à ce jour « les données de sécurité disponibles pour ce médicament sont principalement issues à ce stade des données publiées sur son développement clinique dans la prise en charge des patients infectés par le virus Ebola »15. En mars 2020 le remdésivir fait en France l’objet de plusieurs essais cliniques randomisés chez des patients infectés par le virus SARS-CoV-2, notamment dans les cas graves2.

Ces patients sont mis sous surveillance clinique étroite, compte tenu des effets possibles de l’injection (hypotension artérielle notamment), de même pour leur fonctions rénale et hépatique, « en lien avec son profil de risque. En effet, le rein a été identifié comme organe cible de la toxicité dans les études non cliniques et dans les études cliniques des augmentations transitoires des ALAT et/ou des ASAT ont été rapportées »2. « À ce stade, la posologie évaluée dans la majorité des essais cliniques pour le traitement de l’infection sévère par le virus SARS-CoV-2 est similaire à celle utilisée dans la prise en charge de l’infection à virus Ebola, à savoir chez les sujets ≥ 40 kg : 200 mg à J1, puis 100 mg/j de J2 à J10 »2.

Le 29 avril 2020, The Lancet publie les résultats complets d’un premier essai16 multicentrique randomisé fait en Chine sur 237 adultes volontaires, de plus de 18 ans, en double aveugle et contrôlé par placebo duquel il n’est pas possible de conclure à des effets bénéfiques du remdésivir17. L’étude était prévue sur un plus grand nombre de cas, mais ce nombre n’a pas été atteint en raison de l’arrêt de l’épidémie dans cette région17. D’autres études, sur un plus grand nombre de patients sont nécessaires pour confirmer ou infirmer ces résultats 17.

Le laboratoire Gilead, qui est propriétaire des brevets du remdésivir, a indiqué dans un communiqué avoir réussi à ramener le cycle de production de la molécule d’un an à six mois. Néanmoins, pour augmenter la disponibilité, le laboratoire est en discussion pour accorder une licence gratuite aux entreprises prêtes à se lancer dans cette production. Actuellement, Gilead dispose d’un stock d’un million et demi de doses, elles seront fournies gratuitement pour soigner les patients présentant des symptômes graves du Covid-1918.

Le 22 mai, les résultats préliminaires d’un essai randomisé contrôlé sur 1 063 malades, publiés dans le The New England Journal of Medicine, montrent que les malades qui ont reçu le traitement ont cliniquement guéri en moyenne en 11 jours contre 15 jours pour le groupe « placebo ». En revanche, la différence de mortalité entre les deux groupes est trop faible pour écarter le facteur du hasard dans l’analyse des résultats (7,1 % dans le groupe traité contre 11,9 % dans le groupe placebo)19. Les résultats du médicament sont meilleurs chez les patients les moins sévèrement atteints 20. L’étude a été stoppée prématurément, ce qui a suscité des critiques car cela empêche de savoir si le médicament a un effet fiable sur la mortalité20. Sur la base de ces résultats préliminaires la FDA a accordé une autorisation d’utilisation, permettant aux hôpitaux américains de prescrire le remdésivir aux malades en réanimation21.

Le 25 juin, l’Agence européenne des médicaments (EMA) a recommandé l’autorisation d’une mise sur le marché conditionnelle22 de l’antiviral remdesivir au sein de l’Union européenne pour les patients atteints du Covid-19, ce qui en fait le premier médicament contre le Covid-19 à être recommandé pour autorisation dans l’UE.2« 

 

Hongkong: les États-Unis dénoncent un acte de dictature

Hongkong: les États-Unis dénoncent un acte de dictature

Un véritable acte de dictature culturelle – (de type maoïste ) dénoncent  les États-Unis avec la décision du pouvoir central chinois de supprimer tous les livres disponibles à Hong Kong qui critiquent le parti.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a dénoncé lundi un acte «orwellien» de «censure» de la part de la Chine, après que le gouvernement de Hongkong a ordonné aux écoles de retirer les livres qui pourraient violer la loi sur la sécurité nationale imposée la semaine dernière par Pékin.

 «Alors que l’encre est encore fraîche sur la répressive loi nationale sur la sécurité, les autorités locales -dans un acte orwellien- ont (…) commencé à enlever les livres critiques du PCC (Parti communiste chinois, ndlr) des étagères des bibliothèques, bannir les slogans politiques, et demandent maintenant aux écoles d’imposer la censure», a déclaré le secrétaire d’Etat américain dans un communiqué. «La destruction par le Parti communiste chinois d’un Hongkong libre continue.»

MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE: BARBARA POMPILI, l’alibi Écolo

MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE: BARBARA POMPILI, l’alibi  Écolo

Une écologiste de cœur indique le biographe qui a dû fournir des éléments à une agence de presse pour décrire l’intéressé. La vérité est peut-être un peu différente. Comme beaucoup ces produits de Sciences-po , elle connaît les filières pour avancer dans le milieu politique. D’ailleurs elle a commencé comme attaché parlementaire des verts pour ensuite naviguer entre les courants complexes et contradictoires des écologistes. Pour simplifier, ce n’est pas une personnalité de premier rang mais plutôt un deuxième couteau comme il en existe à gauche ou à droite et dont l’objectif finalement est de parvenir un jour à devenir ministre. Tous les partis ont dans leurs rangs ce type responsable dont  l’intérêt de carrière politique prend largement le pas sur l’intérêt général.

On  peut classer Barbara Pompili parmi les deuxièmes ou troisièmes couteaux. Elle est là redonner  un coup de peinture verte sur les aspects trop gris de la politique gouvernementale. Elle n’a pas vraiment marqué son passage  comme ancienne secrétaire d’État chargée de la Biodiversité dans les gouvernements de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve mais elle fut l’une des premières personnalités de gauche à apporter son soutien à Emmanuel Macron avant la dernière course à l’Elysée.

Ancienne militante des Verts dont elle s’est éloignée, Barbara Pompili doit théoriquement incarner le tournant écologique pris par Emmanuel Macron au lendemain du second tour des élections municipales qui a vu des villes comme Lyon, Strasbourg et Bordeaux tomber entre les mains de défenseurs de l’environnement.

Il est clair que Barbara n’a pas le charisme ou l’épaisseur politique d’un grand leader écolo. Elle va jouer les utilités et sinon recruter pour Macron au moins essayer de limiter les dégâts. On notera d’ailleurs que le nouveau chef de gouvernement a fait à peu près l’impasse sur la question environnementale depuis son arrivée !

MINISTRE DE LA CULTURE: ROSELYNE BACHELOT: des grosses têtes au ministère de la culture

MINISTRE DE LA CULTURE: ROSELYNE BACHELOT: des grosses têtes au ministère de la culture

Ose demande bien sur quel critère culturel a été choisie Roselyne Bachelot pour prendre la tête du ministère de la culture. Certes e ne manque pas de personnalité ni même d’humour. Sa participation aux  différentes émissions télévisées y comprit les grosses têtes de RTL en témoigne. Avec la tonalité de grande bourgeoise provinciale , elle sait manier le verbe, l’ humour surtout  et même piquer très fort. Bref il est à prévoir qu’elle va nous réserver quelques surprises d’autant que sa connaissance du milieu culturel n’est pas forcément sa tasse de thé première. Ces  biographes font observer qu’elle aime l’Opéra. Un peu court comme expérience pour protéger une culture française largement bousculée par les productions anglo-saxonnes et les grands du numérique. Au moins avec Roselyne Bachelot, aux antipodes de l’austérité de son prédécesseur Franck Riester, on risque de ne pas trop s’ennuyer. Mais les bavures inévitables sont à prévoir car l’intéressée ne pourra s’empêcher de temps en temps de sortir quelque énormités, drôles peut-être, mais à côté de ses pompes ( exemple récent le reproche fait aux médecins libéraux de n’avoir pas fait les réserves suffisantes de masques dont la responsabilité incombait à l’Etat).

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

Dupond-Moretti à la justice : le gros coup de com et conflit en perspective

 

Il  n’y a pas vraiment de changement extraordinaire dans ce ;  on reprend surtout les anciens avec quelques nouveautés pour donner l’impression que ça bouge. La nomination de Gérald Darmanin à l’intérieur n’est pas vraiment une surprise car l’intéressé lui-même visait  depuis longtemps ce poste stratégique dans une carrière politique t. La surprise vient surtout de la nomination au gouvernement d’Eric Dupond-Moretti, avocat pénaliste spécialiste des causes difficiles, dont les Français connaissent le visage et la voix via les médias et des prises de position parfois détonantes.

D’une certaine manière, il y a même une provocation d’avoir choisi un avocat populiste et radical,  spécialiste des critiques de l’appareil judiciaire. Encore dernièrement, il venait de prendre l’initiative de déposer une plainte dans le cas de l’affaire du paquet  national financier pour avoir sans doute été écouté. Dupond Moretti n’a pas manifesté un grand état d’âme en retirant sa plainte si tôt sa nomination comme ministre de la justice.

Des convictions fortes mais qui évoluent selon les circonstances et les causes. La défense de la veuve ou du truand chaque fois que cela peut servir la réputation médiatique même si c’est complètement contradictoire. Il faudra prévoir des heurts avec l’appareil judiciaire qui voit venir en quelque sorte un étranger qui avance plutôt avec des gros sabots qu’avec des chaussons de danse classique.  On sera en particulier très attentif à la manière dont le parquet pourra plus ou moins enterrer  tel ou tel dossier politiquement sensible et il n’en manque pas.

Coronavirus : cri d’alarme de l’OMS

Coronavirus : cri d’alarme de l’OMS

La  pandémie de Covid-19 ne faiblit pas, bien au contraire. Et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sonne l’alarme.

 

« Il est vraiment temps que les pays regardent les chiffres. S’il vous plaît, n’ignorez pas ce que vous disent les chiffres », a déclaré le responsable des urgences sanitaires à l’OMS, Michael Ryan, vendredi 3 juillet lors d’une conférence de presse. « Les gens doivent se réveiller. Les chiffres ne mentent pas et la situation sur le terrain ne ment pas, a-t-il poursuivi. Il n’est jamais trop tard, dans une épidémie, pour prendre le contrôle. »

Dans une précédente conférence de presse, mercredi 1er juillet, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dressé un constat alarmant. Parmi les plus de 10 millions de cas de coronavirus détectés dans le monde jusqu’à présent, 60% ont été signalés au cours du seul mois de juin.

Alors que le nombre de nouveaux cas quotidiens est resté plus ou moins stable au cours du dernier mois en Europe et au Moyen-Orient, il n’a cessé de grimper en Asie du Sud-Est, en Afrique, mais surtout sur le continent américain.

Sur le continent américain, plusieurs pays suscitent l’inquiétude. C’est bien sûr le cas des Etats-Unis, pays le plus touché au monde avec 2,8 millions de cas recensés et près de 130 000 morts, selon les chiffres de l’université Johns-Hopkins.

Une ferme hors sol à Paris : l’avenir de l’agriculture ?

Une ferme hors sol à Paris : l’avenir de l’agriculture ?

Un peu plus d’un hectare d’une terrasse du parc des expositions de la porte de Versailles à Paris va être transformé en ferme urbaine. Une ferme du futur paraît-il ! En fait,  une ferme où  les légumes seront cultivés comme les fruits, hors-sol et gavés de produits chimiques, d’engrais et d’eau. L’avenir de l’agriculture écologique urbaine d’après certains médias. Pour gagner du temps, on pourrait conseiller à ceux qui initient cet agriculture chimique de se passer de la phase de plantation et de croissance des plantes. On pourrait directement passer à la phase de fabrication des produits de synthèse comme  les tomates, les fraises, ces fruits et légumes sans saveur, déjà sans valeur nutritive. Il y a sans doute des, progrès à faire encore en matière de réflexion sur les conditions de développement de l’agriculture surtout biologique et sur le caractère ésotérique d’une agriculture urbaine non seulement illusoire mais en plus dangereuse. Gérée par l’entreprise d’agriculture urbaine Agripolis, via sa filiale ad hoc Nature urbaine, la ferme, qui aujourd’hui occupe 4.000 mètres carrés, est destinée à couvrir quasiment toute la terrasse et ainsi à devenir l’une des plus grandes d’Europe. Tomates, fraises, blettes, sauge, menthe, coriandre… une quinzaine de fruits et légumes vont y pousser hors sol. Nature urbaine espère atteindre une production, en période de pointe, de quelques centaines de kilos par jour. Pour sa taille, le projet a donc une importante valeur de démonstrateur, explique Pascal Hardy, fondateur d’Agripolis.

«Philippe – Macron : un transfert de popularité et d’impopularité ?

 «Philippe – Macron : un transfert de popularité et d’impopularité ?

 

 

 

Nombre d’observateurs notent qu’il y a une confusion concernant la popularité dont a bénéficié l’ancien Premier ministre;  en effet pendant longtemps, l’ancien Premier ministre était aussi à la traîne dans les sondages. C’est progressivement que s’est opéré une certes une sorte de transfert à la fois de popularité et d’impopularité. Car à la vérité en soutenant davantage Philippe, l’opinion publique veut surtout marquer son désaccord total avec Macron. C’est davantage un désaveu adressé à Macron qu’un soutien à Édouard Philippe qui cependant en simplifiant sa politique de communication s’est rendu beaucoup moins ésotérique qu’un Macron qui confond sans doute la fonction royale et la fonction démocratique d’un président de la république.  On aura l’occasion rapidement de voir comment évolue la popularité du nouveau Premier ministre. Il se pourrait bien qu’on assiste au même phénomène surtout si Macron confirme son idée de mettre la main sur Matignon pour assurer encore davantage de présence médiatique partout et surtout les sujets.

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

Un nouveau gouvernement de Pieds Nickelés ?

 

En dépit des déclarations du nouveau Premier ministre, il sera difficile de mettre en place un nouveau gouvernement à la fois compétent et d’un certain poids politique.

On voit mal pourquoi Macron aurait choisi un troisième couteau comme premier ministre mais qu’il accepterait par contre des ministres ayant de fortes personnalités politiques. On peut d’ores et déjà prévoir une dizaine tout au plus de ministres sur les 40 actuels qui vont demeurer dans le nouveau gouvernement. La plupart devront donc partir. Ils seront remplacés surtout par des personnalités au profil plutôt neutre pour ne pas gêner la communication de Macron qui veut remettre la main sur Matignon.

Certes,  il y aura quelques surprises comme d’habitude mais davantage pour l’affichage qu’un changement réel de ligne. Parmi les surprises, certaines personnalités de gauche ( et de droite)  qui rêvent d’être ministre ou de le redevenir. Une sorte de débauchage à la mode de Sarkozy. Parmi les candidates , Royal affirme ,contrairement à l’Élysée, qu’elle a été sollicitée. Cependant l’Élysée dément. Cela d’autant plus que Macron ne veut sans doute pas s’entourer de responsables disposant d’une certaine épaisseur politique et qui pourraient lui faire de l’ombre. On pourrait en fait se retrouver avec une sorte de gouvernement assez disparate sorte de cocktail des différentes sensibilités, compétences, combines au goût global difficilement reconnaissable. Bref, le gouvernements type Macron sans grande saveur, sans grande personnalité et auquel on demandera  en outre de se taire le plus souvent pour laisser la parole au chef de l’État. Pour preuve, Macron a déjà imposé le directeur de cabinet et le chef de cabinet du nouveau premier ministre

Deux proches d’Emmanuel Macron viennent de le rejoindre : Nicolas Revel, en tant que directeur de cabinet, et Mathias Ott, nommé chef de cabinet, venu de l’Élysée où il officiait au sein du pôle territoire. Il n’en fallait pas plus pour que certains y voient le signe d’une mainmise du « Château » sur Matignon et d’une volonté de réduire le premier ministre à un rôle d’exécutant. « Quand vous aurez appris à me connaître, vous verrez que ma personnalité n’est pas soluble dans le terme de “collaborateur” », a réfuté Castex, dans Le JDD.

« Ce n’est pas un souple, il ne faut pas se laisser avoir par ses rondeurs méridionales, confirme un membre du gouvernement. Le choix des conseillers thématiques aura beaucoup plus de signification. » Le premier ministre avait annoncé le jour de sa nomination qu’il prononcerait son discours de politique générale devant le Parlement dès le « milieu de la semaine ». Ce qui est certain quand on connaît Macon c’est que la composition du nouveau gouvernement donnera lieu à des commentaires nombreux, sans doute aussi controversés.

 

Castex: changement de méthode …. ou de projet ?

Castex: changement de méthode ….  ou de projet ?

 

 

Le nouveau Premier ministre,  Jean Castex insiste beaucoup sur le changement de méthode ainsi; il a affirmé qu’il allait s’appuyer sur un dialogue accru avec les collectivités, les élus locaux et les partenaires sociaux pour faire face à la crise économique engendrée par l’épidémie de coronavirus.

 

Évidemment la question de méthode n’est pas indifférente, mieux vaut sans doute entendre les représentants des différents secteurs économiques et sociaux plutôt que de décider de manière technocratique des mesures pas forcément adaptées voire même contre productives. Mais le problème n’est pas seulement une question de démarche ou de chemin comme dit Macron. La question centrale est celle d’une vision, c’est-à-dire d’un projet.

Or  les élections ont démontré un certain nombre de choses qu’il convient de prendre en compte. D’abord un phénomène d’abstention particulièrement inquiétant qui montre la distance de plus en plus grande entre les appareils, les institutions, les politiques et les électeurs. Quant à la minorité qui a voté (une minorité idéologiquement par ailleurs très disparate , souvent même contradictoire,) elle a témoigné que la politique de Macron ne bénéficiait pas d’ancrage dans le pays et même que son parti demeurait virtuel. Pour la république en marche n’est pas seulement un échec, c’est pire, c’est la disparition d’un parti avant même son existence concrète. Macron est condamné à se rabattre sur les forces du parti républicain, en le divisant, en le dépouillant et en se transformant en leader naturel.

Ce qui est en cause dans le macronisme , c’est bien sûr la manière mais aussi le fond. La vérité c’est que Macron navigue à vue entre les obstacles qu’il n’a pas de projet ou de stratégie claire ni pour l’Europe, ni pour la France. À chaque réforme, il a échoué et même provoqué des conflits très coûteux pour le pays.

Les propos du Premier ministre sont sympathiques lorsqu’il affirme son désir d’ouvrir le dialogue ( à la différence sans doute d’un Édouard Philippe un peu trop droit dans ses bottes et dont le mimétisme avec Juppé a conduit aux mêmes résultats)

On ne peut qu’approuver le discours du Premier ministre à propos de la relocalisation industrielle mais cela restera vide de sens sans approfondissement dans chaque secteur et sans la participation des acteurs économiques intéressés.

Coronavirus : L’efficacité du Remdesivir contre le virus ou la féroce bataille de fric des labos

Coronavirus : L’efficacité du Remdesivir contre le virus ou la féroce bataille de fric  des labos

 

Indéniablement les chercheurs sont lancés dans une guerre de recherche à la fois pour traiter le Coronavirus et au-delà trouver un vaccin. Parallèlement,  une guerre est engagée  entre les industries pharmaceutiques qui souhaitent imposer que coûte leur remède y compris en faisant fi des études épidémiologiques et des procédures de validation. Ainsi en est-il du remdesivir produit de l’industrie américaine (Gilead) . Mais ce remède miracle revendiqué par l’industrie américaine ne semble pas plus efficace qu’un placebo.

Pour l’instant, pour les résultats positifs, il faut s’en remettre à un communiqué de Gilead. Les Instituts de santé américains ont indiqué à l’AFP qu’une « annonce » serait faite dans la journée de mercredi, peut-être lors d’un briefing sur le nouveau coronavirus à la Maison Blanche.

« Gilead Sciences a connaissance de données positives émanant de l’étude conduite par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses sur son médicament antiviral remdesivir pour le traitement du Covid-19″, a indiqué la société.

« Positif » signifie que les malades traités se sont rétablis plus vite, selon les objectifs déclarés de l’étude, mais on ignore encore les chiffres.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, s’est montré prudemment optimiste mercredi. Ce n’est pas une victoire par K.-O., a-t-il dit dans le Bureau ovale à côté du président Donald Trump, mais c’est une « importante preuve de concept ».

La mortalité du groupe témoin serait de 11%, contre 8% dans le groupe remdesivir, selon Anthony Fauci.

« C’est très positif », a résumé Donald Trump.

Cet essai clinique américain avait commencé le 21 février et devait inclure 800 malades du Covid-19 aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée par intraveineuse était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux Etats-Unis pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Le remdesivir est l’une des thérapies testées, aux côtés d’autres antiviraux ou encore de l’hydroxychloroquine.

Pour l’instant, seule l’étude chinoise, menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan, a été dûment évaluée et publiée. Ses résultats avaient fuité le 23 avril brièvement sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

237 malades avaient participé, dont deux tiers traités par le remdesivir. Les médecins voulaient plus de 450 participants, mais la pandémie s’est arrêtée à Wuhan avant d’avoir pu atteindre ce nombre.

« Le traitement par remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo », selon un résumé de l’étude, publiée par The Lancet.

« Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n’a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo », a commenté l’auteur principal de l’étude, le professeur Bin Cao, cité dans un communiqué du Lancet.

Pour trouver une thérapie efficace, il faut aussi s’intéresser au dosage.

Gilead a à ce sujet rendu publics mercredi des résultats d’un essai clinique appelé SIMPLE, qui visait à comparer deux différentes doses de remdesivir.

Coronavirus : le remdesivir, premier traitement anti-Covid autorisé en Europe

 

Pour mieux comprendre la concurrence que se livre le traitement remdesivir de l’industriel pharmaceutique américain Gilead, il faut intégrer le prix. Le fameux   remdesivir  qui n’a pas fait davantage la preuve de son efficacité que la chloroquine a un prix d’environ 2200 $ alors que la chloroquine ( vieille molécule)  ne coûte que quelques dollars à peine . Après les autorités américaines, et un travail intensif lieu de lobbying de l’Américain Gilead( et des experts proches de Gilead,)    c’était au tour de la Commission européenne d’autoriser « la mise sur le marché conditionnelle » du remdesivir (nom commercial Veklury) pour traiter les patients de plus de 12 ans atteints de coronavirus nécessitant le recours à l’oxygène.

Le feu vert de la Commission intervient moins d’un mois après le dépôt de la demande et une semaine après la recommandation du CHMP (Comité évaluant les médicaments) et l’aval des Etats membres, contre 67 jours normalement. Le remdesivir est ainsi le « premier médicament autorisé dans l’Union européenne contre le Covid-19 », précise l’exécutif européen.

La mise sur le marché conditionnelle est un mécanisme réglementaire européen permettant la commercialisation accélérée de médicaments sur la base de données moins complètes, si les bénéfices l’emportent sur les risques dans un contexte de menace pour la santé publique, et lorsqu’il n’y a pas d’alternative. Le laboratoire n’est pas pour autant dispensé d’études complémentaires.

Le remdesivir devrait ainsi théoriquement être disponible dès samedi mais, dans la plupart des pays, un délai supplémentaire est nécessaire pour fixer le prix. Gilead a annoncé en début de semaine qu’il le mettait à disposition de tous les pays développés au même prix de 2.340 dollars, soit 2.081 euros.

En France, le remdesivir va être soumis à la procédure habituelle, qui comporte une évaluation du médicament par la Haute Autorité de Santé, puis une négociation avec le Comité Economique des Produits de Santé pour tenter d’obtenir un prix inférieur à celui affiché par Gilead.

 

Cette procédure, souvent longue (parfois plus d’un an) retarde l’arrivée sur le marché des médicaments dans l’Hexagone. Toutefois, compte tenu de la nature du besoin et de l’absence d’alternative, le processus pourrait être accéléré pour le remdesivir. Jusqu’à présent, les patients qui avaient pu être traités avec ce médicament l’ont été dans le cadre d’essai cliniques ou de protocole compassionnels (avant validation par un essai clinique, en cas d’urgence).

De son côté, Gilead veut exploiter tout le potentiel de sa molécule. Il vient d’obtenir le feu vert des autorités américaines pour commencer un essai clinique avec une version inhalée du médicament, jusque-là injectable. Si cette formulation se montrait efficace, cela permettrait une utilisation hors de l’hôpital et à des stades plus précoces de la maladie. Gilead prévoit ainsi de commencer en août un essai incluant 50 enfants et adolescents présentant des formes modérées à sévère de la maladie, dans plus de trente lieux aux Etats-Unis et en Europe.

Si les cas graves de la maladie chez les moins de 21 ans sont rares, ils peuvent entraîner chez 2 pour 100.000 d’entre eux, une maladie inflammatoire appelée « syndrome multi-inflammatoire chez les enfants » ou « Kawasaki like ». D’où l’intérêt de prévenir les formes graves. Enfin, Gilead prévoit également de tester le remdesivir en combinaison avec des médicaments anti inflammatoires tels que l’Olumiant de Lilly ou l’Actemra de Roche, mais aussi la dexamethasone.

 

Crise économique: Christine Lagarde lit dans le marc de café

Crise économique: Christine Lagarde lit dans le marc de café

 

Christine Lagarde s’est sans doute livré l’exercice de lecture de l’avenir dans le marc de café en affirmant notamment une probabilité de robotisation de 70 à 75 % dans l’industrie. Aussi une réduction des chaînes d’approvisionnement ( des flux ?) D’environ 35 %. On peut légitimement se demander où Christine Lagarde va chercher ces chiffres la. Et en plus d’affirmer que l’Europe  est particulièrement bien placé dans cette évolution des processus de production et de distribution. Une espèce de discours ésotérique fondé sur des chiffres tout à fait fantaisistes et colorés évidemment parce que c’est la mode de problématique écologique et de développement de la numérisation. Elle reprend des thèmes à la mode ( y compris si certains sont structurels) comme si ces évolutions pouvaient sortir l’Europe  de la crise conjoncturelle qu’elle subit. Pour l’avenir , des évolutions des modes de production et de distribution interviendront mais le problème c’est  comment, dans quelle proportion et dans quel calendrier . la venir décrit par Christine Lagarde relève de prédictions type Madame Soleil. La crise économique engendrée par la pandémie de Covid-19 va «changer profondément» l’économie mondiale, vers plus d’écologie, de numérisation et dans les modes de travail, et l’Europe est en «excellente position», a estimé samedi la présidente de la BCE.

Cette crise «va être une accélération de transformations qui étaient déjà latentes dans nos économies», a prédit la présidente de la Banque centrale européenne, présente en visioconférence aux rencontres économiques d’Aix-en-Seine à Paris.

«En fabrication, en travail, en commerce, ce que nous venons de vivre va accélérer les transformations et va entraîner probablement une évolution vers un mode vie plus soutenable et plus écologique», a-t-elle ajouté. Elle a notamment évoqué le télétravail, qui va «transformer les modes de fonctionnement de l’ensemble des salariés», au moins des pays développés, et «l’accélération de la numérisation, dans les services ou l’automatisation dans les industries». «On estime en ce moment que la crise devrait entraîner une contraction des chaînes d’approvisionnement de l’ordre de 35% et une augmentation de la robotisation dans les industries de l’ordre de 70 à 75%», a indiqué Mme Lagarde. Par ailleurs, du fait du confinement qui a concerné au même moment la majorité des habitants de la planète, le commerce en ligne s’est fortement développé. Cette évolution devrait encore s’accélérer à l’avenir «au détriment du commerce plus traditionnel», a-t-elle ajouté.

Face à ces transformations, «l’Europe est en excellente position pour prendre cette transition en marche», a-t-elle jugé. Le continent «héberge déjà le plus vaste secteur d’économie circulaire et d’innovation écologique au monde», a noté Mme Lagarde, ajoutant que l’euro était la première monnaie utilisée pour l’émission d’obligations vertes. Elle a toutefois estimé que cela ne serait «pas suffisant» et qu’il faudrait mettre en place «un cadre de politique économique qui permette de mobiliser les financements» nécessaires. Un discours qui se veut euphorisant qui mélange tous les thèmes à la mode sans indiquer évidemment un seul exemple d’un secteur qui pourrait évoluer dans les sens  très divers qu’  évoquent la patronne de la BCE

Municipales Strasbourg : encore une écolo à la tête de la mairie

  • Municipales Strasbourg : encore une écolo à la tête de la mairie
  • Phénomène relativement nouveau en France: encore une femme et une écolo qui prend la tête d’une grande ville. Jeanne Barseghian est devenue samedi officiellement la première maire écologiste de Strasbourg, déclarant «l’état d’urgence climatique» pour la ville alsacienne dont elle veut faire «la capitale européenne de la transition écologique, sociale et démocratique».
  •  «Je porterai de manière indissociable la réponse aux trois grands défis qui sont devant nous: le défi écologique, le défi social et le défi démocratique», a déclaré la nouvelle maire, après avoir obtenu 53 votes favorables. Onze conseillers se sont abstenus. «Notre environnement nous envoie des signaux de plus en plus forts et de plus en plus fréquents et il n’est plus question de détourner le regard. C’est le moment de regarder le monde tel qu’il est et de poser des actes forts, ambitieux et collectifs», a affirmé la juriste de 39 ans.
  • Jeanne Barseghian a présenté, dès ce premier conseil municipal, une déclaration d’«état d’urgence climatique» pour Strasbourg, comme l’ont déjà fait certaines villes comme Paris ou Barcelone. «Cette déclaration marque mon ambition en matière de transition écologique du territoire», a-t-elle expliqué. Émue aux larmes en fin de discours en s’adressant à sa famille présente dans l’hémicycle du conseil municipal, la nouvelle maire de Strasbourg a reçu l’ovation debout de l’ensemble des conseillers municipaux, y compris d’opposition.

Première visite de Jean Castex : pour quoi faire

Première visite de Jean Castex : pour quoi faire

On peut légitimement se demander quelle est la signification politique de la première visite du nouveau Premier ministre a une usine de semi-conducteurs. On sait évidemment que ce secteur présent une grande sensibilité stratégique mais une visite n’a vraiment d’intérêt que si elle s’accompagne d’un sur les perspectives de développement et plus globalement la politique dans laquelle elle va s’insérer. Finalement le premier ministre a surtout fait comme d’autres ou comme Macron il s’est limité à des banalités

Jean Castex a expliqué qu’il voulait, pour sa première visite, «une entreprise, de l’innovation, de l’industrie, avec de la difficulté à la fois conjoncturelle» en raison du Covid et de la crise, «et structurelle» en raison de la concurrence internationale. «C’est un bon exemple de ce qui est devant nous», a ajouté le Premier ministre, qui prépare le plan de relance voulu par Emmanuel Macron. X-Fab se présente comme un des leaders mondiaux des semi-conducteurs, spécialisée « dans les technologies des semi-conducteurs à signaux analogiques/mixtes ». Le site est situé sur trois communes: Corbeil-Essonnes, Le Coudray-Monceaux et Ormoy. Ses clients relèvent du secteur automobile, de l’industrie, de la médecine et de la communication mobile. Elle avait racheté fin 2016 le fabricant français de semi-conducteurs en difficulté Altis Semiconductor.

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Coronavirus Catalogne : reconfinement de 200 000 personnes

Coronavirus Catalogne : reconfinement de 200 000 personnes

La Catalogne a annoncé samedi le reconfinement géographiquement localisé de plus de 200.000 personnes après la détection de nouveaux foyers de contamination au coronavirus.

La mesure concerne les habitants du secteur administratif de Segria, autour de la ville de Lleida, un secteur que ses habitants n’ont plus le droit de quitter depuis midi.

Cette région de Lleida a enregistré 3.551 nouveaux cas dans la journée de jeudi puis 3.706 cas supplémentaires vendredi.

Avec 205.545 cas confirmés de contamination au coronavirus depuis le début de l’épidémie, dont 28.385 mortels, l’Espagne est l’un des pays les plus touchés par la pandémie.

« Vers des démocraties de l’abstention »

« Vers des démocraties de l’abstention »

La chute du taux de participation enregistrée les 15 mars et 28 juin s’explique autant par la peur du virus que par l’absence de campagne électorale « de forte intensité », analyse la politiste Céline Braconnier dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. Alors que la pratique électorale intermittente est devenue la norme, les élections municipales se sont longtemps distinguées par leur capacité à faire venir aux urnes une partie des citoyens qui ont basculé dans l’abstention aux régionales, aux européennes et aux législatives. L’attachement à la figure du maire, la perception de certains enjeux touchant le quotidien étant au nombre des facteurs explicatifs de cette exceptionnalité municipale jusque-là préservée.

La chute subite du taux de participation enregistrée les 15 mars et 28 juin, d’une ampleur spectaculaire – de l’ordre de 20 points –, semble donc marquer un nouveau cap dans le basculement de la France du côté des démocraties de l’abstention. Car, cette fois-ci, seuls quatre inscrits sur dix ont fait entendre leur voix, avec pour effet, notamment dans les grandes villes en situation de triangulaire, de consacrer des élus locaux soutenus par une infime proportion d’inscrits : 10 à 15 %, rarement plus. Si l’on tient compte des 11 % de non-inscrits, on mesure toute la distance creusée année après année entre les citoyens et l’institution électorale.

Le contexte sanitaire a bien évidemment joué sur l’ampleur de cette abstention. Il en a aussi modifié la sociologie, puisque les populations les plus exposées au risque de la contamination (les plus de 60 ans), dont la participation atteignait 75 % en 2014, n’ont été cette fois-ci que 43 % à se déplacer. Cependant, il n’a pas neutralisé les inégalités structurelles de participation électorale.

Lors du second tour, comme habituellement, on a beaucoup plus voté dans les petites communes de Lozère ou des Pyrénées-Orientales que dans les grandes villes. Et l’on a moins voté en Seine-Saint-Denis qu’ailleurs en France. 13 à 15 points de participation séparent les 4e et 8e arrondissements de Lyon comme les 5e et 19e arrondissements de Paris, à la sociologie beaucoup plus populaire.

A l’instar des scrutins de 2008 et 2014, ce sont aussi et surtout les jeunes qui se sont le moins rendus aux urnes (72 % d’abstention chez les 18-34 ans), dans des proportions inquiétantes identiques à celles enregistrées lors des scrutins qui se sont succédé depuis les législatives de 2017.

Les concernant, c’est moins la peur liée au virus qui explique une participation inhabituellement basse pour une municipale que l’absence de campagne électorale de forte intensité, utile pour neutraliser, quelques jours avant un scrutin, l’éloignement du monde institutionnel et aider à faire le lien entre vécu, programmes et politiques publiques. Du fait d’une campagne tronquée, nombre de jeunes rencontrés dimanche aux abords des bureaux de vote ne savaient pas qu’un scrutin se tenait ou étaient tellement peu informés des programmes et des enjeux qu’ils ne souhaitaient pas se rendre aux urnes. »

Ségur de la Santé repoussé

Ségur de la Santé repoussé

La question de est de savoir si la négociation appelée « Ségur de la santé » dont  les conclusions devaient être données vendredi est encore repoussée du fait de la nomination d’un nouveau premier ministre ou du fait de divergences notamment sur les questions de financement. Nicole Notat devait rédiger une recommandation au gouvernement, une sorte de synthèse des travaux du Ségur qui ne sera pas rendue publique. Cette poursuite des discussions ne modifierait cependant pas le calendrier final. Emmanuel Macron devrait dévoiler mi-juillet ses décisions. Le montant de l’enveloppe est au coeur des discussions avec les représentants des soignants. Au total, le ministre de la Santé Olivier Véran, qui a participé aux échanges dans cette dernière ligne droite, a mis sur la table au moins 6 milliards d’euros pour améliorer la rémunération des personnels hospitaliers paramédicaux et non médicaux. Sera-ce suffisant? « Le compte n’y est pas, déplore Christophe Prud’homme. On a tous dit qu’en-dessous de 250 euros nets de plus par mois, on ne signerait rien. Ils sont bien capables de trouver 15 milliards d’euros pour sauver l’aéronautique ! » La CGT réclame ainsi un plan près de dix fois plus ambitieux à 57 milliards d’euros. Les internes prévoient une nouvelle journée d’action le 9 juillet.

 

 

 

Philippe viré pour excès de popularité

Philippe viré pour excès de popularité

 

 

Comme d’habitude, pendant plusieurs jours les grands médias vont faire l’économie des analyses politiques pour ne pas contredire le pouvoir.

On voit mal en effet apparaître les explications qui justifient la décision de Macron . Soyons clairs,  Édouard Philippe ne souhaitait nullement partir, il a été clairement viré par Macron  essentiellement en raison du péché mortel qui consiste à afficher une cote de popularité très supérieure au président de la république. Notons que cette popularité est sans doute due  au style moins jupitérien d’Édouard Philippe par rapport à Macron. Certes, il a entrepris de nombreuses réformes mais il a aussi beaucoup échoué. La maîtrise de la crise sanitaire n’est pas non plus un succès exceptionnel.. En fait, Philippe doit sa popularité à une espèce de phénomène de vase communiquant. Les Français se prononcent  plutôt en faveur de Philippe pour manifester leur mécontentement vis-à-vis d’un Macon dont l’attitude est l’avantage celle d’un roi de France que d’un chef d’État dans un pays démocratique.

 

On aura sans doute l’occasion de vérifier si le phénomène continue avec le nouveau Premier ministre. La vraie question, c’est le phénomène de rejet de Macron. Pas sûr que le président de la république réussisse son opération de séduction d’un électorat qui le lâche petit à petit. Il a choisi en fait un troisième couteau , technocrate compétent sans doute mais qui n’est pas porteur d’une grande vision politique. Bref Macon a choisi un collaborateur pour reprendre en main Matignon et si possible récupérer  l’audience d’Édouard Philippe.

Le pari est dangereux car du coup Édouard Philippe se met dans une position d’attente très confortable et il est même vraisemblable que sa cote de popularité va encore monter avec ce départ précipité. Cela pourrait un jour faire douter de la fiabilité de la candidature de Macron en 2022. Le candidat tout désigné de la droite et de la république en marche serait  alors Édouard Philippe.

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