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Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Grand débat de Macron : un bel enfumage de maires complaisants

Après 7 heures de discussion, Macron aurait réussi à convaincre la plupart des élus qui lui  ont d’ailleurs fait une standing ovation. Pas vraiment étonnant quand on connaît le niveau de compétence générale de ces maires  tellement appréciés par la population. Faut-il rappeler que ces maires de petites communes, comme d’ailleurs ceux des plus grandes, se caractérisent surtout par leur capacité à jeter l’argent par les fenêtres pour des investissements inutiles le plus souvent et dans un fonctionnement de moins en moins contrôlé ( voir par exemple les effectifs administratifs, de cantonniers et de jardiniers !). Pas difficile dans ces conditions de convaincre ces élus, la plupart incompétents, pour évaluer de la pertinence de la politique du pouvoir. Soyons clairs dans la plupart des communes les maires constituent une caste de petits barons qui à leur échelle reproduisent l’organisation monarchique du pouvoir central. Avec aussi des groupes de pressions qui profitent de la manne financière, avec aussi des ségrégations entre les centres et les zones périphériques avec aussi des rémunérations et autres accessoires de revenus dans les innombrables organismes et syndicats intercommunaux qui sont loin d’être en adéquation avec un travail réel. Il n’y a guère que dans les toutes petites communes que le maire se comporte comme un vrai militant, un humaniste puisque parfois pour toute structure logistique il dispose d’un seul secrétaire de mairie voire d’un quart ou d’un tiers. Sitôt que les communes atteignent une certaine dimension les superstructures grossissent et se substituent aux élus pour les décisions essentielles. Compte tenu du niveau de compétence des élus, il n’est pas étonnant que l’évangéliste Macron ait  réussi à les convaincre avec du bla-bla : « La période que nous sommes en train de venir pose beaucoup de défi à notre pays »« Mais plus profondément, je pense que nous pouvons faire du moment que traverse la France une chance », a lancé le président en introduction de sa rencontre avec les maires, évoquant une quadruple « fracture » dans le pays, « sociale », « territoriale », économique » et « démocratique ».« Toutes ces fractures, on les a devant nous et d’un seul coup les choses s’effritent, a-t-il poursuivi. Je pense qu’il ne faut pas en avoir peur. Il faut refuser la violence car rien ne sort de la violence. Il faut refuser la démagogie, car l’addition des colères n’a jamais fait une solution. Mais il nous faut construire des solutions pour le pays. » Penser qu’en rétablissant l’impôt de solidarité sur la fortune, « la situation d’un seul ’gilet jaune’ s’améliorera, c’est de la pipe ». Devant les maires, Emmanuel Macron a encore une fois défendu sa réforme de la fiscalité« Beaucoup de gens disent : il faut remettre l’ISF, comme ça on serait justes, a-t-il dit. D’abord, je leur demande : est-ce qu’on vivait mieux avant ? Ben non. Beaucoup de problèmes dont ils nous parlent, pardon de le dire, y compris quand il y avait un ISF très important, n’étaient pas réglés. » Une espèce d’argumentaire à la Prévert où on mélange tout pour enterrer en même temps toute perspective de justice fiscale. Et les maires d’avaler la couleuvre d’un amalgame très douteux car le niveau de vie des gilets jaunes et autres français n’a rien à voir avec l’ISF qui n’est qu’un symbole d’une fiscalité injuste. L’ISF est hors sujet !

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

Claude Guéant, ancien ministre de l’intérieur condamné à un an de prison qu’il ne fera pas

 

 On se souvient que Claude Guéant avait mis directement dans sa poche dés s du ministère de l’intérieur. Ce qui avait amené une enquête et conduit à une procédure judiciaire. À l’issue de celle-ci, Claude Guéant reconnue, coupable a été condamné à un an de prison. Il faut d’abord noter que cette affaire judiciaire a traîné pendant des années grâce aux recours de la procédure. À comparer évidemment avec les comparutions immédiates de certains petits délinquants qui écopent de mesures d’emprisonnement à exécuter. La sanction restera cependant symbolique pour Claude Guéant par ailleurs impliqué dans d’autres affaires sulfureuses. Mais comme l’affaire a traîné l’intéressé a pris de l’âge, il a atteint le seuil fatidique des plus de 70 ans (il en a 74) et pourra donc bénéficier d’un aménagement de sa peine qui lui évitera de mettre un pied en prison. Finalement un peu comme dans la plupart des affaires politiques ou financières, le traitement judiciaire traîne tellement qu’au bout du compte on enterre le dossier (comme pour Chirac) ou bien on le fait traîner jusqu’à ce que la procédure soit éteinte (ce qui risque de se passer pour les affaires Sarkozy ou Tapie).

Renault: le remplacement de Ghosn lancé

Renault: le remplacement de Ghosn lancé

 

Pour Bruno Lemaire il y avait deux stratégies possibles pour le gouvernement français soit cogner fort sur la table pour imposer le respect du droit au Japon, soit contourner l’obstacle en utilisant le fait que Renault en tout état de cause reste majoritaire chez Nissan et que les dirigeants un moment ou un autre seront confirmées ou écartés. En fait, on a bien compris que l’affaire est politique. En effet le Japon veut reprendre la main sur Nissan et n’accepte pas la mainmise de Renault qui est l’actionnaire de référence. Il y aura donc un nouveau PDG pour Renault aussi pour l’Alliance mais également pour Nissan. Mais pour le ministre de l’économie française il n’est pas question de remettre en cause la répartition du capital au sein de Renault bien sûr mais aussi de Nissan et de Mitsubishi. En clair le bras de fer va continuer entre la France et le Japon. Le droit des affaires milite en faveur de Renault mais avec un État voyou comme le Japon il faut s’attendre à d’autres péripéties. Alors que Carlos Ghosn cumulait jusqu’ici la présidence du constructeur au losange et celle de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, “ce sera au conseil d’administration de définir exactement le contour (des) fonctions” de son successeur dans le cadre de la future gouvernance, a précisé le ministre. Alors que le nom du président de Michelin, Jean-Dominique Senard, est régulièrement cité pour la succession de Carlos Ghosn, Bruno Le Maire a souligné que “c’est le conseil d’administration qui aura à se prononcer sur (les différents) candidats et l’Etat se prononcera sur les candidats qui lui seront soumis comme actionnaire de référence». Il a cependant décrit Jean-Dominique Senard comme “un grand industriel (…) un homme qui a une conception sociale de l’entreprise (…) et qui est un spécialiste du secteur automobile puisqu’il a dirigé Michelin avec beaucoup de talent et d’excellents résultats”.L’arrestation du PDG de Renault et désormais ex-président de Nissan Carlos Ghosn le 19 novembre, puis son inculpation – pour ne pas avoir déclaré l’intégralité de sa rémunération versée par Nissan entre 2010 et 2015 – a fragilisé l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, le DG de Nissan Hiroto Saikawa appelant de ses vœux des mesures pour réduire le poids de Renault. Renault détient 43,4% de Nissan qui, de son côté, a 15% de du constructeur français mais aucun droit de vote. Nissan contrôle à son tour Mitsubishi via une part de 34%.

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

« Traverser la rue pour trouver du travail »: le slogan de Macron qui revient en boomerang

Interpellé lors du lancement du Grand débat Macron a pourtant confirmé sa phrase idiote «  traverser la rue trouver du travail. » Mais d’une certaine manière il s’enfonce encore un peu plus dans la caricature et le mépris. « Moi, là où j’habite, en traversant la rue, je peux vous dire on en trouve », du travail, a-t-il rétorqué sans se démonter, en allusion au quartier huppé autour de l’Elysée. « Parfois on fait des caricatures, en pensant que ce qu’on dit un moment à quelqu’un, de bonne foi, ce serait un message vers tous les Français, a-t-il regretté. « On est au temps du numérique, de l’info en continu, je suis comme ça je ne changerai pas », a-t-il tranché. Une dernière phrase Qui traduit bien la posture monarchique de Macron qui n’a pas l’intention de changer même quand il tutoie l’insulte alors qu’il demande aux pauvres d’évoluer. En fait de la part du chef de l’État toujours la même ignorance, la même condescendance. Surtout si on y ajoute cette nouvelle agression verbale contre la pauvreté des gens « qui déconnent » ! En effet, e chef de l’Etat a donc déclenché une nouvelle salve de critiques des oppositions mardi après avoir déclaré, peu avant le lancement du grand débat: « Les gens en situation de difficulté, on va davantage les responsabiliser car il y en a qui font bien et il y en a qui déconnent ».

« Gilets jaunes » et l’ISF « c’est de la pipe », (assure Macron)

 

 

 

L’évangéliste Macron est un champion de la rhétorique manipulatrice. Pour preuve, il utilise le montant de l’impôt sur la fortune pour prouver que ce moyen est inadapté à l’amélioration de la situation même d’un seul gilet jaune. Là il devra quand même refaire son addition puisque le produit de l’ISF été de l’ordre de près de 4 milliards ; ’il n’y a de quoi satisfaire faire la totalité des gilets jaunes mais quand même de quelques-uns. Le procédé qu’utilise Macron est déplorable. C’est la méthode de l’amalgame entre deux sujets qui ont peu à  avoir entre eux. La situation sociale dégradée que dénoncent les gilets jaunes met en jeux des sommes plus  importants que l’ISF mais ce n’est pas le sujet. Pour l’ISF, ce qui est en cause c’est le symbole d’une politique fiscale qui est au service des plus défavorisés. Évidemment il n’y a pas que l’ISF à mettre en sujet mais la totalité de la politique fiscale. Par ailleurs il y a bien d’autres sujets que dénoncent les gilets jaunes : la politique économique, l’aménagement du territoire, la justice sociale, la démocratie autant de thèmes qui n’ont pas grand-chose à voir avec l’ISF même si ce sujet est important puisqu’il introduit la problématique de la justice fiscale.  Penser qu’en rétablissant pleinement l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), « la situation d’un seul ‘gilet jaune‘ s’améliorera, c’est de la pipe », a pourtant déclaré Emmanuel Macron mardi lors de l’ouverture du « grand débat national » devant des élus de l’Eure. « Il ne faut pas raconter des craques : ce n’est pas parce qu’on remettra l’ISF comme il était il y a un an et demi que la situation d’un seul ‘gilet jaune’ s’améliorera. Ça, c’est de la pipe », a déclaré le chef de l’Etat. « Ce que je sais, c’est que si je le faisais demain, les quelques-uns qui étaient en train de revenir et de créer de l’emploi diraient : ‘on a compris, celui-là il est comme les autres, dès qu’il y a un coup de grisou, lui, il remballe ses idées et il est reparti. Non ! Non ! », s’est exclamé Emmanuel Macron. 

Lettre de Macron : texte très réducteur de la problématique

 

Lettre de Macron : texte  très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des auteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Notons la quasi absence de la politique industrielle, de l’Europe ou du pouvoir d’achat !) Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Cahiers de doléances : la justice sociale et fiscale en tête (AMRF)

Cahiers de doléances : la justice sociale et fiscale en tête (AMRF)

 

 

Au moins 5.000 communes, principalement de moins de 3.500 habitants, ont participé au projet, dit de l’Association des maires ruraux de France (AMRF). Le besoin de plus de justice sociale est le thème le plus récurrent avec 17,2% des contributions. Viennent ensuite les doléances traduisant un sentiment d’”inégalité” devant l’impôt, pour 14,3% des contributions, avec l’idée que la lutte contre la fraude fiscale est “inefficace”, qu’il faut “remettre à plat la progressivité de l’impôt” et rétablir l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).Près de 14% des contributions ont trait à une réorganisation politique et territoriale. Les participants montrent une défiance vis-à-vis des privilèges des élus, dénoncent “le nombre d’élus payés à ne rien faire”, critiquent l’organisation territoriale sous l’égide des “hauts fonctionnaires” et appellent à redonner “le pouvoir à la commune». Le transport et les mobilités concernent 9,4% des témoignages et se concentrent sur l’abandon de la hausse de la taxe carbone sur les carburants et la fin de la limitation à 80km/heure, une “décision prise par des bureaucrates parisiens qui ne sortent pas du périphérique”. Les participants appellent également au développement des transports publics et des lignes ferroviaires secondaires. La vie démocratique – 8,7% des contributions – est le cinquième thème abordé, avec l’idée que “les élus doivent respecter le peuple”, “les décisions viennent d’en haut, sans concertation”. Les citoyens demandent à être davantage consultés, notamment par référendum, souhaitent une réforme du système électoral, avec la prise en compte des votes blancs. Figurent ensuite les sujets liés à la transition écologique – conscience sur l’urgence d’agir mais fort sentiment d’injustice quant à l’effort menés; et des demandes pour une valorisation du travail, avec l’idée “d’avoir intérêt à travailler plutôt que de recevoir des aides”.L’immigration, avec l’idée qu’une “trop grande place est donnée aux ‘étrangers’”, ne figure qu’en huitième position, parmi les sujets internationaux (5,4% des contributions).

De nouvelles élections législatives incontournables

De nouvelles élections législatives incontournables

Il est clair que le grand débat n’est pas le moyen pour sortir de la crise mais une manière de gagner du temps. Cela d’autant plus qu’il n’y a aucune perspective claire de prise en compte de ce qui pourrait ressortir de cette consultation nationale dont près de 70 % des Français pensent qu’elle est inadaptée à la problématique politique. Aujourd’hui évidemment les grands médias se polarisent sur ce grand débat, tout en sachant que cet exercice n’est pas adapté à la situation. Pas étonnant la plupart de ces grands médias appartiennent aux milieux financiers et industriels qui souhaitent que la consultation nationale finisse par étouffer la colère qui s’est exprimée à l’occasion du mouvement des gilets jaunes. On note d’ailleurs dans la presse une sorte de consensus pour ne pas revenir sur les mesures fiscales et notamment sur l’ISF qui frappe la quasi-totalité des propriétaires des grands médias. Le président de la république va sans doute utiliser tous les subterfuges pour  éviter un retour aux urnes permettant d’infirmer ou de confirmer la légitimité du pouvoir en place. Il pourrait être tenté de changer le gouvernement mais on voit mal avec quelle force significative le pouvoir pourrait s’allier. Il pourrait au mieux débaucher ici ou là quelques responsables de gauche et quelques responsables de droite voir s’appuyer un peu davantage sur le MoDem de Bayrou. La seconde possibilité qui peut d’ailleurs se combiner avec la première pourrait consister à mettre en place un ersatz de référendum sur des questions qui ne sont pas complètement accessoires comme la limitation du nombre d’élus nationaux, la limitation du nombre de mandats ou la prise en compte du vote blanc ; mais des questions qui ne sont pas au cœur de la préoccupation des Français qui, elles,  tournent autour de la justice sociale et fiscale. Une sorte de faux référendum sur des questions appelant des réponses affirmatives. Une sorte de référendum plébiscite mais qui pourrait se retourner contre Macron car les électeurs ne sont pas dupes ce type de manœuvre. Ne reste en réalité que le retour aux urnes pour obtenir une légitimité à l’assemblée nationale. En effet on sait que Macon a été élu par défaut grâce à de basses manœuvres de Macron évidemment mais aussi de Vals pour  éliminer François Hollande. On sait aussi qu’Alain Juppé, lui, a vu sa candidature torpillée par les sarkozystes, on a vu aussi comment Fillon a explosé en vol. Du coup face à Marine Le Pen à peu près n’importe quel candidat aurait été élu. Macron ne peut donc se prévaloir de la légitimité de son programme car la majorité de ceux qui l’ont élu n’adhéraient pas à ses ’orientations mais ont voté contre Marine Le Pen. On peut imaginer que Macron ne va pas se résoudre rapidement à convoquer des élections législatives. Comme depuis la crise des gilets jaunes il va tergiverser, agir à contretemps, se contredire aussi sans parler des bévues dont il ne peut se passer. De ce fait, la situation politique risque d’être encore plus complexe et plus grave car la  situation socio économique du pays va s’inscrire sans doute dans une conjoncture de récession en 2019 voir en 2020

 

Organisation de l’Etat : la grande confusion entre régulation et organisation

Organisation de l’Etat : la grande confusion entre régulation et organisation

 

On a vu dans un article précédent concernant la fiscalité et les services publics que Macron -comme beaucoup dans le pays- continue d’entretenir une grande confusion entre le concept de service public, les moyens de l’organiser et les statuts des personnels. Cette confusion se confirme dans la deuxième question relative à l’organisation des services publics qu’on ne semble pas pouvoir être pris en charge autrement que par des administrations !  Or la plupart sinon la totalité des services publics gérés directement par les administrations sont déficitaires ce qui n’est pas le cas lorsque la gestion est assurée par le privé par délégation de service public.

 

L’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Le texte officiel de Macron sur ce thème :

 

 

« Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques.

 Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux: école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens? À quels niveaux et pour quels services?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous? »

 

Conclusion une partie de texte  très floue et mal problématisée.

 

Fiscalité : pas de réflexion globale sur le champ régalien et les moyens d’exécution

Fiscalité : pas de réflexion globale sur le champ régalien et les moyens d’exécution

 

Sur ce sujet, Macron pose un préalable qui limite évidemment la portée du débat. Il affirme clairement qu’il n’est pas question de revenir sur les décisions fiscales déjà prises. En clair qu’il ne reviendra pas notamment sur la question très controversée de l’impôt sur la fortune. Ensuite ce thème comme les autres est présenté de manière un peu simpliste. On pose notamment la question de savoir comment rendre la fiscalité plus juste plus efficace et comment la faire diminuer. Or deux questions centrales ne sont pas posées à savoir l’étendue du champ régalien et les manières de l’exercer. En clair qu’elles doivent être les missions de l’État et plus généralement des collectivités. Deuxièmement qui et comment assumer ses responsabilités. Comme souvent Macron tombe dans le piège et mélange tout : la nature du service public, les organismes qui l’assument et le statut des personnels comme si les fonctionnaires œuvraient tous au service public. En quoi par exemple ceux qui plantent des pâquerettes dans les massifs (de l’Etat ou des collectivités locales surtout), les services logistiques administratifs des hôpitaux ou d’autres administrations relèvent-ils vraiment du service public ? Macron oublie que nombre de services publics sont assurés par le privé (santé, transport, entretien voire gestion des infrastructures par exemple). Bref, une approche un peu simpliste, un peu confuse et qui évite d’aborder aussi les excès de la financiarisation qui échappent à l’impôt. Sur le social et ses dépenses c’est plus que sommaire. Extrait de la lettre officielle de Macron :

 

 

« Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer?

 

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

 

Comment mieux organiser notre pacte social? « 

Brexit: de plus en plus de confusion

Brexit: de plus en plus de confusion

 

La Grande-Bretagne s’enfonce dans la confusion la plus totale vis-à-vis du Brexit. En fait,  on ne sait pas si les intéressés font durer le plaisir pour reporter la date de départ voir même pour certains pour rester dans l’union. Ce qui paraît certain pour l’instant c’est que le projet d’accord conclu entre l’union économique et la première ministre britannique ne parviendra pas à recueillir le soutien d’une majorité au Parlement. Du coup,  ou bien il faudrait recommencer complètement la négociation, ou envisager une sortie brutale. Sans parler de ceux qui souhaitent une nouvelle négociation. Finalement,  en l’état des oppositions aussi bien des pros Brexit  que des anti Brexit au projet d’accord entre l’union et Theresa May tout cela pourrait se terminer par de nouvelles élections. De nouvelles élections qui donneraient du temps aux uns  et aux autres pour affiner leurs arguments. A un mois et demi de la date prévue du Brexit, les modalités du retrait britannique sont en effet  plus incertaines que jamais et l’hypothèse d’une sortie sans accord, voire celle d’un maintien dans le Bloc, prennent de l’épaisseur. “Il y a certaines personnes à Westminster qui aimeraient retarder ou même arrêter le Brexit et qui utiliseront toutes les ressources disponibles pour y parvenir”, dira-t-elle dans un discours, selon des extraits diffusés dimanche soir. Le projet d’accord négocié avec Bruxelles, qui prévoit un maintien des liens commerciaux avec le continent, est contesté tant par l’opposition qui refuse de faire le moindre cadeau à la dirigeante que dans les rangs du Parti conservateur au sein duquel les plus farouches adversaires de l’Union européenne déplorent que le texte ne prévoie pas de rupture nette. Le projet est aussi contesté par les partisans d’un maintien dans l’Union, qu’ils soient conservateurs, travaillistes ou libéraux-démocrates et qui réclament la fin de la procédure de sortie. Les libéraux-démocrates ont d’ailleurs réclamé dimanche la révocation pure et simple de l’article 50 qui encadre la sortie d’un Etat membre de l’Union. Compte de tenu de cette situation de fête la date de rupture avec l’union européenne pourrait être reportée.

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois, surtout très réducteur de la problématique

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois,  surtout très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des hauteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Lettre de Macron : une lettre nulle pour les nuls

Lettre de Macron : une lettre nulle   pour les nuls

 

Il faudra sans doute plusieurs jours « aux experts »  des grands médias pour analyser un texte complètement réducteur qui par ailleurs rend bien compte du niveau de formation des énarques. La problématique aussi bien socio-économique que démocratique est des plus simplistes voire même caricaturale. Bref une sorte de lettre nulle  pour les nuls. Ne parlons pas évidemment des conditions d’organisation de ce débat qui sont scandaleuses puisqu’aucun cadre sérieux n’est prévu. Chacun pouvant prendre l’initiative d’organiser la discussion. On se demande sur quelle problématique, sur quelle introduction et avec quelle capacité de synthèse. Bref on renvoie la responsabilité surtout aux maires de base qui pour la plupart ne sont pas formées à ce type d’exercice et plus compétents pour décider du curage des fossés, de l’édification d’équipements inutiles et de  l’embauche de fonctionnaires dans des structures de plus en plus incontrôlable. Pourtant les maires sont les élus qui seraient les plus appréciés mais dans une marée de telle incompétence politique générale la performance n’a guère de signification. Évidemment on aurait souhaité une lettre déjà beaucoup plus courte se limitant aux attentes. Une lettre qui aurait pu être complétée dans des annexes avec une problématisation un peu pertinente sur chaque thème. Au lieu d’un -bla-bla général qu’on peut entendre dans tous les bistrots et autres grands médias. Cette lettre démontre à l’évidence le niveau politique général du pays y compris au niveau le plus élevé. Bref on reste dans le verbiage approximatif non quantifié et qualitativement très médiocre. De quoi peut-être satisfaire les fidèles de bistrot après trois tournées d’apéritif mais sûrement pas des citoyens plus sobres et plus lucides du XXIe siècle.

 

«Gilets jaunes»: rebond de la participation

 «Gilets jaunes»: rebond de la participation

 

Indéniablement, l’acte neuf des gilets jaunes à enregistré un rebond de participation avec près de 100 000 manifestants pour toute la France soit à peu près le double que le week-end dernier. (Chiffres officiels forcément sous estimés). À signaler surtout que les violences ont été nettement moins nombreuses. À Paris on a compté autour de 10 000 participants. À Bourges de l’ordre de 7000 personnes ont répondu à l’appel d’une mouvance des gilets jaunes. Ceci étant, si la mobilisation est réelle, elle  est quand même très intérieure à celle des manifestations de syndicats. En effet en général on considère lorsque le total des manifestants appelés par les syndicats sont moins de 200 000 que la mobilisation n’est pas réussie. Mais pour les gilets jaunes, ce qui compte c’est moins le nombre de personnes dans la rue que le soutien populaire. Au début, l’action des gilets jaunes recevait le soutien de 70 % de l’opinion. Progressivement ce soutien s’effrite pour tomber à environ 52 % d’après le dernier sondage. C’est sans doute la bataille de l’opinion qui décidera de l’avenir d’un mouvement. Il est clair que le gouvernement a une sérieuse épine dans le pied avec cette protestation, inversement le mouvement des gilets jaunes n’est pas assuré de son avenir compte tenu des ambiguïtés qu’il porte. La principale ambiguïté réside dans le fait que certains veulent transformer les gilets  jaunes en mouvement de citoyens essentiellement sur le terrain social alors que d’autres sont  visiblement plus politisés et veulent y compris présenter des candidats aux élections. Cette perspective risque de tuer à terme les gilets jaunes. D’une part parce qu’il y a plusieurs tendances, des tendances anarcho- gauchiste et des tendances d’extrême droite auxquelles s’ajoutent des querelles d’ego entre les responsables. Le référendum citoyen semble constituer un masque qui cache ces divergences. Le référendum d’initiative citoyenne est davantage par ailleurs une réponse politique que sociale. Une réponse par ailleurs très partielle car on ne dirige pas un pays à coups de référendums d’autant qu’en général en France cette méthode de consultation est souvent détournée de son objet. Bref la France vit sans doute une crise sociale mais aussi politique car ni côté pouvoirs, ni du côté des gilets jaunes ne se dessinent des pistes de sortie crédibles.

 

 

« La paresse des Français » encore une bévue de Macron !

« La paresse des Français » encore une bévue de Macron !

 

 

Décidément Macron a du mal à entrer dans un costume de président sans doute un peu trop grand pour lui. Quand Macron affirme que trop de français ne font pas d’efforts il se trompe. D’abord parce que le propos est abrupt, inexact et politiquement encore désastreux. « Notre jeunesse a besoin qu’on lui enseigne un métier, un savoir et le sens de cet engagement qui fait qu’on n’a rien dans la vie si on n’a pas cet effort. Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté. Parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République – et notre République n’a rien à envier à beaucoup d’autres – il y a des devoirs. Et s’il n’y a pas cet engagement et ce sens de l’effort, le fait que chaque citoyen apporte sa pierre à l’édifice par son engagement au travail, notre pays ne pourra jamais pleinement recouvrer sa force, sa cohésion, ce qui fait son histoire, son présent et son avenir. » De quoi parle en effet r d’un assistanat qu’il juge excessif ou de la productivité. La problématique n’est pas la même. Les Français ne sont pas directement responsables du fait économique et social des 35 heures décidées par la gauche et qui d’un coup a assommé la compétitivité de l’économie. Personne à gauche comme à droite n’a d’ailleurs osé s’attaquer à ce tabou qui non seulement pénalise la productivité (la vraie productivité c’est-à-dire le rapport de la production au nombre d’actifs et pas seulement qu’à ceux qui travaillent). Un tabou qui favorise grandement la détérioration de la valeur travail. En outre dans les zones périphériques on réclame justement davantage de travail pour être davantage rémunéré contrairement à certaines zones urbaines. Enfin faut noter que les zones périphériques en général, on sollicite  moins la solidarité nationale que dans des zones urbaines où le taux de chômage de certains quartiers atteint 30 à 40 %.

 

 

Un changement de gouvernement ?

Un changement de gouvernement ?

 

 

Il est clair que Macron comptait gagner du temps avec le débat national en espérant que pendant le temps de la discussion la mobilisation faiblirait. Or la participation ne diminue pas,  même s’il faut la relativiser au regard du nombre de participants habituels lors des mouvements sociaux. Du coup la lettre Français que va adresser aujourd’hui le chef de l’État ne suffira pas à apaiser le mécontentement. Il lui faudra un acte politique plus significatif. Il pense maintenant à un changement de gouvernement, une autre manière de gagner du temps. En effet il n’est pas certain qu’après quelques semaines ou quelques mois le mécontentement ne reprendra pas. En effet la question fondamentale est celle de la légitimité d’un pouvoir qui dispose d’une majorité écrasante à l Assemblée nationale mais ne représente en réalité que de l’ordre de 15 % des inscrits. On voit mal le président de la république décider pour le moment de la dissolution de l’Assemblée nationale car du coup le mouvement en marche sans doute réduit  à une trentaine de députés. C’est justement la problématique qui nourrit la crise politique en France. Ceci étant,  il n’est pas impossible qu’un éventuel changement de gouvernement produise un petit effet tellement l’équipe en place fait preuve de maladresse et d’amateurisme. Macron pourrait se décider de rappeler quelques politiques  un peu armés pour trouver une sortie de crise. Le problème, c’est que ce n’est pas certain d’être à la hauteur de l’enjeu.

«Gilets jaunes»: rebond de la participation

 «Gilets jaunes»: rebond de la participation

 

Indéniablement, l’acte neuf des gilets jaunes à enregistré un rebond de participation avec près de 100 000 manifestants pour toute la France soit à peu près le double que le week-end dernier. (Chiffres officiels forcément sous estimés). À signaler surtout que les violences ont été nettement moins nombreuses. À Paris on a compté autour de 10 000 participants. À Bourges de l’ordre de 7000 personnes ont répondu à l’appel d’une mouvance des gilets jaunes. Ceci étant, si la mobilisation est réelle, elle  est quand même très intérieure à celle des manifestations de syndicats. En effet en général on considère lorsque le total des manifestants appelés par les syndicats sont moins de 200 000 que la mobilisation n’est pas réussie. Mais pour les gilets jaunes, ce qui compte c’est moins le nombre de personnes dans la rue que le soutien populaire. Au début, l’action des gilets jaunes recevait le soutien de 70 % de l’opinion. Progressivement ce soutien s’effrite pour tomber à environ 52 % d’après le dernier sondage. C’est sans doute la bataille de l’opinion qui décidera de l’avenir d’un mouvement. Il est clair que le gouvernement a une sérieuse épine dans le pied avec cette protestation, inversement le mouvement des gilets jaunes n’est pas assuré de son avenir compte tenu des ambiguïtés qu’il porte. La principale ambiguïté réside dans le fait que certains veulent transformer les gilets  jaunes en mouvement de citoyens essentiellement sur le terrain social alors que d’autres sont  visiblement plus politisés et veulent y compris présenter des candidats aux élections. Cette perspective risque de tuer à terme les gilets jaunes. D’une part parce qu’il y a plusieurs tendances, des tendances anarcho- gauchiste et des tendances d’extrême droite auxquelles s’ajoutent des querelles d’ego entre les responsables. Le référendum citoyen semble constituer un masque qui cache ces divergences. Le référendum d’initiative citoyenne est davantage par ailleurs une réponse politique que sociale. Une réponse par ailleurs très partielle car on ne dirige pas un pays à coups de référendums d’autant qu’en général en France cette méthode de consultation est souvent détournée de son objet. Bref la France vit sans doute une crise sociale mais aussi politique car ni côté pouvoirs, ni du côté des gilets jaunes ne se dessinent des pistes de sortie crédibles.

 

Le manque de diversité à la télévision d’après le CSA

Le manque de diversité à la télévision d’après le CSA

Une analyse du conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) confirme les raisons d’une certaine désaffection des médias classiques. Globalement ce qu’on constate, c’est la présence dans les programmes d’une vingtaine de chaînes étudiées des catégories aisées et qui véhiculent à peu près tous la même culture et le même mode de vie. Les autres catégories notamment les plus défavorisés sont très mal traitées et apparaissent peu sur le petit écran donnant ainsi une image relativement déformée de la société et de ce qu’elle pense Comme chaque année depuis 2009, le CSA a décortiqué les programmes (tous genres confondus) d’une vingtaine de chaînes (celles de la TNT gratuite et Canal+) durant deux semaines. Et sur les 1 450 heures étudiées, il s’est intéressé aux 37 100 personnes qui apparaissaient à l’écran. Franceinfo vous résume ses conclusions. Parmi les principales conclusions, le CSA note un « effort » des chaînes en ce qui concerne la représentation de la diversité des origines. La part des personnes « perçues comme non blanches » a ainsi progressé à 17%, contre 16% en 2016 et 14% en 2012.Mais cette progression est tirée par la fiction, une catégorie de programmes où le taux de personnes « non blanches » grimpe à 20%. Et cet effet est lié aux séries et films américains : le taux tombe à 14% dans les fictions françaises, et même à 10% si on exclut la chaîne ultramarine France Ô. En outre, dans les émissions de télévision, ces personnes sont surreprésentées dès qu’il est question d’activités  »marginales » ou illégales (43%) ou de personnes précaires (42%), observe le CSA.

Pour une boycott de l’Etat voyou du Japon

Pour une boycott de l’Etat voyou du Japon

 

Le Japon vit actuellement un repli nationaliste inquiétant avec y compris une réinterprétation du passé et des rêves de puissance perdue. Pour preuve le scandale de l’affaire Carlos Ghosn. . Encore une fois Carlos Ghosn comme beaucoup de patrons a sans doute confondu par excès son portefeuille avec la trésorerie de l’entreprise ; il a sans doute aussi sollicité le plus qu’il pouvait l’optimisation fiscale. Pour autant son maintien en détention au Japon et cette accumulation d’accusations qui le justifient constitue un scandale sur le plan du droit. Certains tentent de justifier cette situation par l’État de droit et la rigueur du Japon en cette manière. Malheureusement le Japon set comme beaucoup d’autres nations, il sait utiliser à son profit ce droit. À cet égard on ne peut que s’étonner qu’aucune sanction ne soit été prise à l’égard des responsables de la catastrophe de Fukushima. En clair le Japon s’assoit sur les règles du droit international. Même chose concernant le carnage des baleines. Le Japon vient de dénoncer l’accord international qui protège cette espèce. Dans la réalité le Japon n’avait jamais cessé les tueries en les justifiant par des motifs de recherche ! Dernier scandale en date celui qui a permis au Japon obtenir les JO de 2020 grâces à des pots-de-vin… Le président du comité olympique japonais, Tsunekazu Takeda, a en effet été mis en examen en décembre à Paris pour «corruption active» dans l’enquête française sur l’attribution des JO de Tokyo-2020, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information du quotidien Le Monde. M. Takeda, 71 ans, a été mis en examen le 10 décembre par les juges d’instruction parisiens qui tentent depuis trois ans de faire la lumière sur le versement suspect de près de deux millions d’euros réalisé en 2013 pendant la campagne de candidature japonaise victorieuse, au détriment de Madrid et Istanbul. Pour bien comprendre l’affaire Nissan, il faut intégrer le fait que le maintien en prison de Carlos Ghosn prive le conseil d’administration de l’entreprise d’un administrateur et renforce ainsi le pouvoir de la mouvance qui veut japoniser l’entreprise. Renault de son côté demande la réunion d’une assemblée générale qui seule a la capacité de désigner le conseil d’administration et donc aussi les responsables. Nissan refuse aujourd’hui de convoquer cette assemblée générale. L’enjeu est clair, il s’agit pour le Japon de modifier le rapport de force chez Nissan qui regroupe notamment Nissan, Renault, et Mitsubishi. Bref il s’agit davantage d’une question politique que d’une question économique. Ceci étant, la prolongation de cette situation conflictuelle portera inévitablement atteinte à l’alliance et à Renault surtout dans une période où le marché se tasse et où s’opèrent des mutations technologiques importantes. Cette situation n’est donc plus tolérable et le non-respect du droit par le Japon justifie un boycott.

« Cahiers de doléances » : justice sociale et abandon des territoires

« Cahiers de doléances » : justice sociale et abandon des territoires

D’après les cahiers de doléances des maires ruraux de France, les revendications les plus souvent exprimées concernent la justice fiscale et sociale. La rémunération des élus et des hauts-fonctionnaires, ainsi que leurs privilèges, sont pointés du doigt. Les réclament le retour de l’ISF, la renationalisation des autoroutes ou encore la taxation des transactions financières. Un « ras-le-bol fiscal » apparaît clairement : la taxe carbone, la TVA sur les produits de première nécessité, les niveaux du Smic comme des pensions de retraite sont très critiqués. . Ces « cahiers de doléances » font également remonter un besoin de davantage de démocratie participative et de transparence, alors que le système actuel est jugé injuste et incompréhensible. Des contributeurs pointent le manque de lisibilité de l’organisation territoriale et de représentativité des élus. Ils réclament la mise en place de scrutin à la proportionnelle, la suppression du Sénat et l’instauration du vote blanc. Revient aussi l’une des revendications phares des « gilets jaunes » : la mise en place d’un référendum d’initiative citoyenne. Les participants regrettent que la France rurale soit « sacrifiée », pointant la disparition progressive de certains services publics, la désertification médicale et la réduction de la vitesse sur les routes secondaires à 80km/h. La baisse du pouvoir d’achat, l’absence d’ascenseur social sont également mentionnés. Certains dénoncent aussi l’immigration incontrôlée qui, selon eux, engendrerait une « perte d’identité » et des « dépenses sociales supplémentaires ».

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