Archive mensuelle de mai 2020

Actu, économie, social, politique, les plus lus

 

 

La nouvelle martingale: La dette publique sans limite et permanente?

La nouvelle martingale: La dette publique  sans limite ?

 

 

On a trouvé la martingale, : la dette illimitée; certains proposent de financer le fonctionnement par l’impôt et les déficits par la dette, bref le cercle vicieux qui autorise tous le dérapages et en permanence sauf a croire que la création monétaire était peut être déconnectée de la richesse produite.

Aujourd’hui on aligne les milliards comme s’il en pleuvait. D’après le ministre de l’économie, les premières mesures prises pour soutenir la crise sanitaire représenteraient autour de 500 milliards. Il faudra y ajouter les 250 milliards de recettes fiscales qui vont manquer avec la baisse du PIB qui va diminuer de l’ordre de 10 %. Parallèlement la dette va augmenter de 20 %. L’addition est encore loin d’être terminée, elle le  sera en partie lorsqu’on aura examiné secteur par secteur les différents soutiens qui vont permettre de limiter les défaillances et les plans de licenciement. En tout état de cause ,ce sont des centaines et des centaines de milliards qu’il va falloir emprunter et qui vont venir s’ajouter à la charge de la dette, en outre qu’il faudra bien rembourser un jour ou l’autre. À moins d’être partisan d’une dette perpétuelle, illimitée voire non remboursable. Une possibilité évidemment à condition de n’avoir pas besoin à emprunter de nouveau car les prêteurs intégreront les nouvelles primes de risque dans les prêts accordés. Or la France ne peut pas vivre sans emprunt non seulement pour les investissements mais aussi pour son fonctionnement.

On peut aussi imaginer qu’on sollicite encore davantage la planche à billets augmenter la masse monétaire mais une masse monétaire complètement décalée de la richesse nationale et qui un jour ou l’autre se traduit par une inflation monstre qui se traduit concrètement par une baisse du pouvoir d’achat notamment des plus modestes, c’est-à-dire de ce qui consacre l’essentiel de leurs revenus à la consommation immédiate.Aujourd’hui la demande n’est pas assez forte pour  alimenter toute suite une inflation mais mécaniquement avec un réajustement des parités monétaires les coûts auront tendance à augmenter et les prix avec entraînant une dévalorisation de fête des pouvoir d’achat

Voiture électrique « une clientèle élitiste »(Toyota)

Ecologie :Voiture électrique « une clientèle élitiste »(Toyota)

 

Le patron de Toyota France, Franck Marotte, a estimé sur Europe 1 que ces aides l’électrique concerneront principalement une « clientèle élitiste ».

« A ce stade, cela concerne une clientèle élitiste qui va bénéficier d’une prime alors que ce n’est pas celle qui en a le plus besoin. On aurait aimé que les classes moyennes soient autorisées à participer à la transition écologique », a réagi Franck Marotte, mardi soir. Le bonus écologique s’élèvera jusqu’à 7.000 euros pour l’achat de véhicules électriques par les particuliers et à 5.000 euros pour entreprises, et un bonus de 2.000 euros sera créé pour les hybrides rechargeables.

Ce plan prévoit également un renforcement du dispositif de prime à la conversion qui bénéficie aux ménages modestes pour l’achat d’un véhicule neuf contre la mise à la casse d’un vieux véhicule. Selon le chef de l’Etat, les « trois quarts des Français seront éligibles ». Mais le patron de Toyota France déplore que ces aides ne toucheront « qu’une petite partie du marché et de la clientèle. Les véhicules électriques et hybrides rechargeables ne représentent que 7 à 8% du marché français ».

« Ce qu’on aurait aimé, c’est faire porter les primes sur des véhicules meilleurs marchés et donc renforcer la reprise du secteur. On voulait donc que l’hybride auto-rechargeable soit également concernée par la prime. C’est dommage », a ajouté Franck Marotte.

Le patron de Toyota France a également expliqué que les constructeurs auront toujours besoin des Etats dans les années à venir pour les accompagner vers l’électrification.  »A ce stade, les coûts ne sont pas assez réduits pour que l’électrique soit commercialisé massivement sans aide de l’État. Il faudra que la compétitivité soit trouvé de manière à réduire cette dépendance, pour que les batteries électrique et hydrogène soient commercialisables », a-t-il constaté.

Pour autant, Franck Marotte se montre satisfait du message envoyé par le gouvernement.  »Il était important d’entendre que les pouvoirs publics ont pris conscience de l’impact de la crise sur notre secteur. C’est un plan ambitieux, mais jamais suffisamment ambitieux et complet de notre point de vue. Il a le mérite d’accompagner et renforcer la transition écologique, d’être orienté vers les clients et de mettre en place un système de primes », a jugé le patron de Toyota France.

 

Présidentielle: Macron ou Bigard ?

Présidentielle: Macron ou  Bigard ?

Il faut vraiment que le climat médiatique politique français se situe dans une conjoncture particulièrement délétère que des grands médias se posent  la question de savoir si Jean Marie Bigard  sera opposé notamment à Macron lors des prochaines élections présidentielles. On aurait alors une confrontation entre un mondain  et un saltimbanque qui ne fait pas dans la dentelle. Pas sûr que la compétition électorale y gagne en qualité et la compétition risque de tourner à la farce. Le rejet des élites est telle qu’elle pourrait favoriser une candidature insolite de nature populiste. L’opposition aux orientations officielles rencontre de plus en plus de succès, c’est l’opposition des bistrots contre les cercles très fermés qui décident de manière souvent technocratiques . Depuis peu ,on a quand même choisi de sortir les parapluies en multipliant les comités d’experts hier de médecins aujourd’hui d’économiste, demain peut-être en démocratie. Il est clair que certaines remarques, certaines critiques  à l’égard du pouvoir sont  fondée mais elles sont aussi en général schématiques voire caricaturales L’addition de critiques  même justifiées ne constitue pas pour autant une analyse pertinente des facteurs explicatifs et encore moins une orientation voire un  programme. Il est vrai que face au désarroi de l’opinion publique , cela a permis  à n’importe quel aventurier de s’approcher du pouvoir voir se l’approprier. Certains même ont même réussi l’exploit de le confisquer ou envisagent de faire. La déliquescence de la démocratie dans les pays modernes est largement responsable de cette situation quand les partis sont essentiellement devenus des sortes de clubs d’élus, se reproduisant eux-mêmes. L’exemple le plus caricatural est sans doute celui du parti en marche qui n’a jamais été capable de s’implanter sur le terrain, n’autorise aucune critique et se trouve en fait, dirigé  par une poignée de courtisans de Macron. D’où  la catastrophe monumentale aux élections municipales et une autre qui va sans doute se profiler aux élections départementales et régionales. Cela n’hypothèque pas pour autant les chances de Macron d’être réélu en 2022 tant que dés orientation crédibles n’apparaîtront pas et qu’elles ne seront pas incarnées par des personnages – un peu- responsables.

La suradministration française qui tue l’efficacité

La suradministration française qui tue l’efficacité

Une histoire bien connue qui courre dans les ministères : » mettez un bureaucrate, seul dans un bureau sans aucune affectation, ni tâche. Au bout de trois mois il va demander une secrétaire et trois mois après il demandera un adjoint etc. » Le processus même de reproduction de l’usine administrative française. Pourtant la France détient le record de prélèvements obligatoires, le record de dépenses sur le PIB  et pour des résultats souvent insuffisants y compris en matière de rémunération du personnel. La cause est connue les superstructures et services inutiles absorbent une grande partie des fonds qui seraient nécessaires à financer les investissements et le personnel utile et qualifié. Ceci vaut évidemment au plan de l’État mais se répercute à tous les échelons administratifs y compris au niveau local.

Lors de la décentralisation, la première démarche des élus a en effet été se construire des hôtels, avec une administration d’y adjoindre des services qui finissent par tourner pour eux-mêmes en oubliant l’objet social pour lequel ils ont été créés. ( denier exemple en date les agglos entre villes, départements et Etat). On objectera que tout cela crée de l’emploi mais des emplois mal rémunérés et dont l’utilité sociale et souvent douteuse. Et pour meubler leur vide existentiel certains s’évertuent à complexifier encore les procédures voire à en inventer

Même dans les plus petites communes l’une des premières mesures des élus locaux est de recruter ici un administratif, ici un cantonnier, ici un technicien. Ainsi est-on surpris dans  de très petites communes de disposer d’une véritable troupe de fonctionnaires, à plus grande échelle on peut parler d’armées.  La France ne manque pas nécessairement de moyens sauf dans des secteurs très tendus, elle, manque  surtout d’une juste affectation des moyens, d’une évaluation des performances et d’une décentralisation des responsabilités.

 

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

Le procès de l’hydroxychloroquine et autres : une affaire de gros sous

 

La question de l’efficacité des traitements du Coronavirus par différentes molécules connues depuis longtemps dont  l’ hydroxychloroquine occupe à nouveau là une des médias. Il y a de toute évidence derrière les exercices d’évaluation des différents traitements des questions scientifiques dont les résultats ne s’apprécieront  qu’avec le temps. Il y a aussi une redoutable bataille entre institutions de recherche dont beaucoup sont d’ailleurs financées par des laboratoires pharmaceutiques, aussi par des contributions publiques. Tout cela sur fond d’une redoutable guerre de l’industrie pharmaceutique qui passe parfois davantage de temps à démolir d’éventuels traitements ( voire de vaccins ), trop peu retables,  qu’à investir dans la recherche pour trouver le remède miracle.

Une nouvelle fois, les pouvoirs publics ont tiré le parapluie en s’abritant derrière l’avis du Haut conseil de santé publique consultée à la va-vite en 48 heures , une procédure d’ailleurs assez rare dans le milieu scientifique. Mais les comités scientifiques ont déjà avalé d’autres couleuvres. En fait, on se fonde surtout sur un article publié dans la revue médicale britannique  the Lancet. “Le groupe de travail a conclu de manière collégiale à l’absence d’étude clinique suffisamment robuste démontrant l’efficacité de l’hydroxychloroquine dans le COVID-19 quelle que soit la gravité de l’infection”, est-il souligné dans cet avis.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait annoncé samedi sur Twitter avoir chargé ce groupe indépendant d’experts d’analyser “une étude alertant sur l’inefficacité et les risques de certains traitements du COVID-19 dont l’hydroxychloroquine” publiée dans la revue médicale britannique à comité de lecture The Lancet.

Pour faire face à la flambée épidémique, les médecins français était autorisés depuis la fin mars et à titre dérogatoire à utiliser l’hydroxychloroquine pour traiter les patients contaminés par le coronavirus et ayant développé la maladie COVID-19, alors que cet antipaludéen de synthèse est normalement utilisé dans le traitement de maladies inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde et le lupus.

Mais au vu des conclusions de la vaste étude internationale publiée vendredi dernier dans le Lancet, qui a évalué le rapport bénéfices-risques de l’hydroxychloroquine dans la prise en charge du COVID-19, ainsi que “des effets secondaires potentiellement graves, en particulier cardiovasculaires” signalés par le réseau français de pharmacovigilance, le HCSP estime désormais que cette molécule “n’apporte pas de bénéfice et peut être dangereuse”. Une étude très complexe que sans doute peu de journalistes voire de scientifiques ont lu car cet article n’apporte pas d’éléments vraiment nouveaux. La preuve que la guerre des égos des mandarins, des instituts de recherche et des industries pharmaceutiques est loin d’être terminée tant en ce qui concerne la recherche de traitement que d’un éventuel vaccin.

Notons que la vaste enquête internationale qui devait évaluer l’efficacité de différents traitements appelé Discovery a fini en eau de boudin.

Le professeur Raoult de Marseille n’a peut-être pas totalement raison à propos de son traitement ( il faudra accepter le temps de faire cette évaluation et non de l’effectuer sous la pression de journalistes consciemment ou inconsciemment manipulés ) en tout cas il n’a pas tort  de souligner les enjeux économiques, institutionnels voire politiques qui alimentent certaines évaluations plus ou moins bidon.

Transition écologique agricole : comment en finir avec la chimie ?

Transition écologique agricole : comment en finir avec la chimie ?

 

Justine Lipuma, CEO & Cofondatrice de Mycophyto.  start-up basée à Sophia Antipolis commercialise une technique unique au monde. Associés aux tomates ou à la lavande, des champignons microscopiques permettent d’accroître la production tout en protégeant la plante. (chronique la Tribune)

 

« A l’occasion de la remise des prix du concours d’innovation i-Lab, le 4 juillet dernier, Justine Lipuma était sur un petit nuage. Non seulement Mycophyto, la start-up deeptech qu’elle a lancée en 2017 pour commercialiser le résultat de ses recherches était reconnue, mais en plus, le prix lui était remis par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. « Elle a été l’une des enseignantes qui a le plus compté dans le choix de mon parcours universitaire », confie Justine Lipuma. Et surtout, « elle a souligné dans son discours l’importance du retour de la science à la société. C’est exactement ma vision ».

Avec, pour la jeune scientifique, une passion particulière, celle de la vulgarisation. « J’ai toujours aimé rallier des partenaires sur des projets, et pour cela, il faut faire beaucoup de pédagogie », dit-elle. Que ce soit pendant son parcours de thèse, à l’occasion des recherches collectives qu’elle a ensuite menées à l’université de Turin, ou en tant que présidente de l’association des doctorants de l’université Nice-Sophia-Antipolis, et même lorsqu’elle participait, toute jeune, à des fêtes de la science, Justine Lipuma aime parler, en termes simples, de la science, des recherches qui y sont associées et de leurs implications pour le monde. Un exercice qui lui a bien servi lorsqu’il s’est agi de convaincre des investisseurs…

 

Son parcours, d’abord

 

Une fois sa thèse de doctorat en biologie sur les interactions entre les bactéries fixatrices d’azote et les légumineuses fourragères, de type luzerne, soutenue à l’INRA, en 2015, Justine Lipuma cherche, pour son travail post-doctoral, « à trouver de vraies solutions, accessibles à tous », insiste-t-elle.

En sélectionnant la meilleure association possible de plantes et de champignons microscopiques, elle découvre qu’il est possible d’augmenter la surface d’échange des plantes, ce qui maximise la production tout en protégeant les végétaux. Un concept qu’elle a validé sur la tomate, grâce à un programme de pré-maturation à l’Université Côte-d’Azur, dont elle a été lauréate, après son passage à l’université de Turin.

 

Les implications, ensuite

Il s’agit ni plus ni moins « d’en finir avec la chimie et de donner les outils aux producteurs agricoles pour effectuer la transition vers une activité durable. Nos solutions s’appuient sur la biodiversité augmentée », dit-elle. Elles sont actuellement disponibles pour les tomates et les plantes médicinales et odorantes, comme la lavande.

 

Les enjeux, enfin

« La méthode fonctionne bien en zones arides », souligne Justine Lipuma. Alors que le réchauffement climatique menace le pourtour méditerranéen, il s’agit donc, en l’appliquant, de préserver le gagne-pain des producteurs et de dynamiser l’économie territoriale. Se greffent donc sur la transition agricole des enjeux sociaux et sociétaux.

 

La création de la start-up deeptech, maintenant

Une fois le concept d’interaction plante et champignons validé, Justine Lipuma trouve en Christine Poncet, de l’Unité Inra Institut Sophia Agrobiotech, l’associée idéale. Et pour cause, « Christine est spécialiste de recherche appliquée et planchait sur la conception de systèmes agricoles plus durables », dit-elle. Le transfert de la recherche vers une structure, incubée pendant 18 mois à l’incubateur public Paca-Est, et qui commercialisera à terme la technique d’association plantes et champignons, se fait donc naturellement. Par le biais d’une bourse French Tech Emergence, Bpifrance l’épaule également. Et Mycophyto voit le jour en 2017.

Premiers contrats et première levée de fonds

Les premiers contrats sont signés dans la foulée avec des coopératives et des industriels qui utilisent les plantes comme matière première. Grâce à l’intégration de la filière, les méthodes de Mycophyto devraient progressivement se diffuser aux producteurs. Cet automne, pour poursuivre la R&D, Mycophyto a levé 1,4 million d’euros auprès de Créazur (Crédit Agricole), deux family offices, Olbia et Obsidian, ainsi que Région Sud Investissement. La jeune pousse a déjà pu embaucher quatre personnes, dont une responsable R&D, une responsable de production, une assistante technique de serre et un technicien de laboratoire. « Les femmes sont en majorité chez nous ! », rit la dirigeante de Mycophyto. Les recrutements suivants porteront sur des commerciaux. De fait, une deuxième levée de fonds servira à industrialiser la méthode et à la vendre en masse. Rompue à l’exercice qui consiste à expliquer ce qu’elle fait, et surtout, pourquoi, il est évident que Justine Lipuma saura, une fois de plus, embarquer talents et financiers avec elle, afin d’apporter sa contribution à la révolution agricole.

Crise économie française plus profonde et plus rapide que prévue

Crise économie française plus profonde et  plus rapide que prévue

Plusieurs facteurs explicatifs permettent de comprendre le rythme et l’ampleur de la crise. D’abord plus de la moitié des salariés du privé ont été couverts par le chômage partiel ce qui a complètement masqué la réalité sous-emploi. Pendant presque deux mois l’économie a tourné à moins de 60 % de ses capacités. Certes la reprise s’amorce mais il y a encore de nombreuses difficultés d’approvisionnement tant dans l’industrie que dans les commerces. Une conséquence de la crise de l’offre qui a paralysé en grande partie la production. Maintenant c’est fort logiquement que la crise du chômage s’envole car l’heure n’est pas évidemment aux embauches sauf dans quelques secteurs très tendus mais plutôt au plan d’ajustement des effectifs ne serait-ce que pour amortir des coûts fixes alors que les recettes étaient très affaiblies voire nulles. Le pire des défaillances devrait être connu au cours du dernier trimestre 2020

Pour résumer , on pourrait connaître du deuxième trimestre une récession de 20 % et au total sur d’année une baisse de près de 10 % du PIB. Pendant presque deux mois l’économie a été en grande partie paralysée tout cas fonctionnait en mode réduit. La reprise aura forcément lieu mais elle sera sans doute plus progressive qu’on ne l’espérait. Comme indiqué un certain nombre d’experts notamment des États-Unis,  il faudra attendre au-delà de 2021 pour retrouver les niveaux de 2019.

 

Lundi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, avait aussi affirmé que la période de déconfinement coûterait au moins trois points de PIB cette année.  »J’ai toujours indiqué que les 8% de chute de croissance étaient un chiffre provisoire (…) Il faut nous attendre à des chiffres de récession très dégradés pour 2020 en France », a commenté mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire sur Radio Classique.

 

« Il y a évidemment des secteurs qui sont particulièrement touchés puisque pratiquement interdit d’activité par exemple tout ce qui touche au tourisme, à l’hôtellerie, à la restauration , événementiel, voir un certains secteurs du transport. Dans les entreprises ,  stocks sont à reconstituer , encore que la production des fournisseurs reprenne. Certains achats ont pu être reportés, donc décalés dans le temps mais d’autres seront purement et simplement annulées entre parenthèses ( tourisme, restauration, événementiel) ou encore certains investissements aussi bien des entreprises que des particuliers. La crise sanitaire à évidemment provoqué une paralysie de l’offre une grande partie.

 

 La crainte c’est que maintenant excède une crise de la demande, en tout cas une réduction du fait des incertitudes qui tournent autour de l’avenir quant à la bague de défaillance d’entreprise et au licenciement qui vont l’accompagner. Les Français sont aussi inquiets de la détérioration de la situation financière globale dont il perçoit mal encore et pour cause les modalités d’amortissement mais qui pourrait d’une manière ou d’une autre se traduire par une diminution du pouvoir d’achat immédiat et où de l’épargne. D’où des records sur le livret A

( ou équivalent) de 500 milliards et autant sur les comptes courants. Les mesures d’encouragement du gouvernement à la consommation pourraient débloquer en partie la situation mais peut-être pas suffisamment créer une dynamique suffisante de la reprise. Il ne faut pas s’attendre à ce que les investissements prennent le relais.

 

. La formation brute de capitale fixe (FCBF/investissements) a plongé de 10,5% entre janvier et mars après +0,1% au dernier trimestre 2019. Les administrations publiques et les entreprises ont mis un coup d’arrêt à leurs investissements pendant cette première période de confinement, sachant que les dépenses des collectivités locales avaient déjà marqué le pas à l’approche des élections municipales.

Chez les ménages, la consommation, moteur très important de l’économie hexagonale, a également lourdement baissé (-5,3%) au cours du premier trimestre contre +0,3% au trimestre précédent. La baisse d’achats…

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Coronavirus: plus de 6 millions de cas dans le monde

Coronavirus: plus de 6 millions de cas dans le monde

 

 

Plus de 6 millions de cas de nouveau coronavirus ont été officiellement recensés dans le monde, dont les deux tiers en Europe et aux Etats-Unis.

Au moins 6.000.867 cas d’infection, parmi lesquels 366.848 décès, ont été comptabilisés, notamment en Europe, continent le plus touché avec 2.135.170 cas (177.595 morts) et aux Etats-Unis, pays avec le plus grand nombre de cas (1.760.740) et de décès (103.472).

Mais c’est désormais en Amérique latine que le virus progresse le plus rapidement, avec une hausse de plus de 45.000 cas ces dernières 24h pour un total de 944.695 cas et 49.230 décès.

Coronavirus Royaume-Uni : 200 morts supplémentaires en 24h

Coronavirus Royaume-Uni : 200 morts supplémentaires en 24h

215 nouveaux morts liés au COVID-19 en l’espace de 24 heures, ont annoncé samedi les autorités gouvrnementales.

Au total, l’épidémie a tué 38.376 personnes dans le pays, un bilan qui le situe au deuxième rang des pays les plus mortellement touchés dans le monde, derrière les Etats-Unis.

La crise sera longue ( FMI)

La crise sera longue ( FMI)

Gita Gopinath, Américano-indienne née dans le Kerala il y a 48 ans, professeur à Harvard, est la chef économiste du Fonds monétaire international (FMI) depuis 2019. Interview le Figaro

- En avril, vous estimiez à 3% la contraction du PIB mondial en 2020. Allez-vous réviser vos prévisions?

Gita GOPINATH. - D’après les dernières données recueillies, nous allons, le 24 juin, probablement revoir nos prévisions en baisse. Si l’on regarde les chiffres du premier trimestre, dans de nombreux pays, la contraction de la consommation a été très forte, davantage que prévu. Les ménages ont vraiment réduit leurs dépenses. Un autre facteur entre en compte: tant qu’il n’y a pas de solution médicale, de vaccin ou de traitement efficace, la crainte d’une éventuelle deuxième vague persistera et il n’y aura pas de garantie d’un retour à la normale.

En France, allez-vous aussi réviser vos prévisions à la baisse?

Nous avions prévu en avril -7,5% en 2020 pour la zone euro et -7,2% pour la France.

G7 à Washington: Angela Merkel, une absence très diplomatique

G7 à Washington: Angela Merkel, une absence très diplomatique

Officiellement, c’est pour des  raisons de santé surtout que Merkel ne participera pas à la réunion du G7 organisé par le président américain Mme Merkel, (le G7 réunit les États-Unis, Japon, Canada, Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie) . Une absence aussi assez diplomatique car Angela Merkel sait que le président américain est en pleine campagne électorale et qu’il n hésitera pas à utiliser cette rencontre au profit de ses électeurs. On peut notamment imaginer qu’il tentera une attaque nouvelle contre les Chinois. Or on sait que les Allemands sont partagés entre les exigences chinoises et américaines. L’Allemagne craint surtout une augmentation des droits douaniers sur ses exportations notamment ses automobiles.

 

Une absence qui sera remarquée celle de Merkel au G7 organisé par Trump aux États-Unis. Une absence sans doute liée à l’état de santé relativement fragile de la chancelière, aussi au climat encore difficile concernant la situation sanitaire mais aussi à la complexité des relations futures entre l’Europe  et les États-Unis. On sait qu’après la Chine, l’Europe  sera la prochaine cible du président américain qui voudrait rééquilibrer le commerce international en augmentant les  tarifs douaniers notamment ceux des voitures allemandes. Sans la présence de Merkel, il est clair que l’Europe  sera  affaiblie face à TRUMP et aux autres grandes puissances mêmes s’il est vraisemblable que Macron tentera de combler le vide avec sa faconde habituelle. Il pourrait même lancer une idée nouvelle à usage électoral essentiellement interne Reste à savoir quelle crédibilité les grandes puissances accorderont à ce discours. Beaucoup des participants à cet éventuel G7 sont surtout préoccupés par des problématiques internes et risque donc de tirer les orientations communes en direction de leurs intérêts nationalistes.

 

 

 

« Les algorithmes ne sont pas neutres »

« Les algorithmes  ne sont pas neutres »

Le défenseur des droits conteste la neutralité des algorithmes et même certaines de leur pertinence. l’ancien ministre de la Justice souhaiterait traiter ce sujet avant son départ de l’institution, le 17 juillet prochain. A priori les algorithmes sont scientifiquement très sexy pour autant ils ne sont pas forcément pertinents vis-à-vis des facteurs explicatifs  et des hypothèses prospectives. Se pose aussi la question fondamental de la maîtrise humaine de la technique

 

La crise du Covid a-t-elle accru le risque de discrimination lié à l’utilisation des algorithmes?
A l’occasion de la crise du Covid-19, de nombreuses questions d’accès aux droits fondamentaux – égalité, liberté, etc. – se sont posées. Or, en matière d’épidémiologie, l’utilisation de base de données et leur mise en oeuvre par des processus mathématiques paraît évidente. Mais aujourd’hui, la pression des algorithmes est de plus en plus considérable car ils sont incontestablement l’une des manières de répondre à cette faiblesse de nos sociétés qui consiste à vouloir toujours trouver une solution à tout.

 

Quels sont les biais les plus importants?
Il y a d’abord un risque en ce qui concerne les bases de données. Les algorithmes sont créés à partir des données acquises passées. A une autre époque, ils auraient pu permettre d’affirmer que la Terre était plate! Il y a aussi des biais liés à des données non représentatives avec par exemple des catégories sous-représentées de la population. Ensuite, il y a les effets discriminatoires des algorithmes apprenants, c’est-à-dire ceux capables d’évoluer. C’est par exemple l’algorithme de jugement criminel Compas aux Etats-Unis qui, après avoir analysé des dizaines de milliers de jugements, vient aider les juges à rendre leur décision. En tant qu’ancien garde des Sceaux, je trouve que c’est l’horreur.

Que préconisez-vous?
On ne pourra avancer ni sur le diagnostic ni sur les solutions si on ne mène pas un travail qui allie le point de vue des créateurs des algorithmes, des utilisateurs, les directeurs d’hôpitaux par exemple, et des ‘vigilants’, au premier rang desquels la Cnil ; mais aussi des juristes, sociologues, philosophes capables d’introduire un certain nombre de règles dans la confection et la mise en œuvre des algorithmes. La non-discrimination est un principe de notre droit en Europe, elle doit être respectée et effective en toute circonstance, y compris quand une décision passe par le recours à un algorithme.

Les algorithmes renforcent-ils les préjugés humains?
L’informatique n’explique pas tout : dans les procédures de recrutement qui comportent des oraux avec des jurys, l’un des critères implicites est que les candidats soient le plus conformes possible au modèle social des membres du jury. Mais si on ajoute les algorithmes, on introduit une formidable puissance de conformisme. En outre, l’intelligence artificielle cherche à accréditer l’idée que la décision peut être prise indépendamment de l’intervention humaine. C’est un piège.

Lire aussi - Jean-Pierre Mignard : « Les mesures prises sont conformes au droit des sociétés démocratiques »

Ressemblent-ils à ceux qui les conçoivent?
Des études montrent que les algorithmes sont faits par une grande majorité d’informaticiens qui sont des hommes blancs et donc, les algorithmes apprenants vont jusqu’au bout traîner l’idée, par exemple, de différences entre les hommes et les femmes. Tous les stéréotypes de la société contre lesquels nous luttons risquent de se traduire dans les algorithmes. C’est un mécanisme extrêmement puissant car il est en apparence autonome. On dit que les algorithmes sont neutres car les mathématiques le sont, mais en réalité ils intègrent des éléments qui ne le sont pas. Les algorithmes locaux que les universités utilisent pour les dossiers de Parcoursup sont un très bon exemple de ce que des éléments neutres peuvent aboutir à des effets discriminatoires.

Pourquoi?
Quand vous retenez dans les critères le lycée d’origine, vous intégrez tout un contexte économique et social, les caractéristiques particulières des élèves qui le fréquentent, etc. A partir d’une donnée objective, vous aboutissez à une situation dans laquelle les élèves issus de classes populaires défavorisées ont moins de chance d’être pris dans des écoles ou des universités prestigieuses. Début avril, le Conseil constitutionnel a tranché : on doit pouvoir connaître ce que contient l’algorithme local. Le critère du lycée d’origine sera désormais probablement écarté ou en tout cas, le nécessaire sera fait pour que les décisions soient transparentes et motivées.

Pourquoi serait-ce davantage problématique qu’un jury qui prendrait également en compte ce critère géographique?
Le jury de la fac se retranchera derrière la décision de l’algorithme. Vous habillez d’un caractère objectif et neutre quelque chose qui ne l’est pas. Les algorithmes ont un caractère extrêmement séduisant. Dans la crise actuelle pleine de controverses, les algorithmes vont créer du consensus par exemple dans le choix des malades à soigner. Il y a une bataille entre l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine. Or, l’intelligence artificielle présente un caractère en apparence objectif, désintéressé, consensuel et unanimiste alors que la recherche issue de l’intelligence humaine est faite constamment de ruptures. Ici se posent toutes les questions provoquées la puissance de l’informatique, des nouvelles technologies et la pression de ceux qui les fabriquent et les vendent.

Faut-il encadrer la conception de ces algorithmes?
Les créateurs de ces outils ne sont pas seulement des génies des maths, ils ont une responsabilité sociale. Il faut les former et les sensibiliser aux enjeux de discrimination. Il faut développer la recherche et inventer des algorithmes de ‘fair-learning’ qui répondent à l’objectif d’explicabilité, de transparence et d’égalité. Il faut développer les dispositions de l’article 13 du RGPD (règlement général sur la protection des données) pour aller plus loin. Enfin, des études d’impact systématiques, comme au Canada, doivent permettre d’anticiper les éventuels effets discriminatoires d’un algorithme dans le domaine public. Les professionnels doivent penser aux conséquences que leur algorithme va avoir. C’est le cas par exemple pour la médecine prédictive, avec des algorithmes qui pourraient établir des diagnostics sur la seule exploitation de l’historique des données. Il faut mettre en cause les grandes entreprises mondiales qui sont à l’origine de ces algorithmes.

Que pensez-vous des systèmes de traçage mis en place pour répondre à la crise sanitaire?
En France, comme en Grande-Bretagne, l’application de traçage repose sur une architecture centralisée. En Allemagne et en Espagne, l’architecture est décentralisée. En France, certains craignent que l’Etat ne dispose ainsi d’un fichier qui pourrait faire l’objet d’une fuite. Mais derrière une architecture décentralisée, il y a directement Google et Apple. Quelles garanties supplémentaires ces entreprises offrent-elles sur de tels dispositifs?

Doit-on faire d’autres lois pour encadrer leur utilisation?
La deuxième loi sur l’état d’urgence sanitaire comporte des dispositions protectrices que le défenseur des droits a souhaitées et que la Cnil a définies. Dans un Etat de droit, il existe tout un arsenal juridique sur les droits fondamentaux : c’est par exemple la loi de 2002 sur les droits des malades, ou celle sur la fin de vie, etc. L’Etat de droit repose sur un principe essentiel : le consentement du malade. Il faut que nous arrivions à faire entrer l’utilisation des algorithmes dans le cadre de ces lois. Ou bien il faudra créer d’autres lois, car les pouvoirs publics doivent s’assurer que leur mise en œuvre ne soit pas créatrice de discriminations.

Selon vous, ce débat sur les discriminations fait écho à la crise actuelle…
Les algorithmes sont une question de société marquée par une très forte pression de l’économie et une certaine indifférence du public. C’est un sujet central car il met en cause la combinaison fondamentale liberté-égalité, tout comme la crise sanitaire que l’on traverse.

L’homme doit-il reprendre le contrôle de la machine?
Nous devons susciter de la vigilance. Les algorithmes sont une création humaine et l’homme doit conserver sa responsabilité dans la manière dont ils sont faits et appliqués. Il n’y a pas d’un côté la technologie qui marche toute seule et de l’autre l’humanité qui tâtonne dans son coin. La technologie est issue de notre intelligence, elle relève de notre responsabilité. Individuellement et collectivement, les hommes et les femmes doivent maîtriser cette création du début à la fin.

« L’activité humaine complètement dématérialisée !!

« L’activité humaine complètement dématérialisée !!

Le télétravail, les robots , une façon générale les nouvelles technologies laissent parfois entendre que le travail pourrait être totalement dématérialisées. Dans les faits aujourd’hui en France 60 % des tâches nécessitent une intervention humaine et des contacts entre partenaires. 40 % seulement des tâches pourraient être dématérialisés notamment celle de certains cadres. Même pour des activités comme le notariat le contact humain paraît encore souhaitable.

Jean-François Humbert, président du Conseil supérieur du notariat( interview JDD)

Quel est votre bilan de ces deux mois de confinement pour le notariat?
Sur le plan économique, la crise a porté un sérieux coup d’arrêt à l’activité notariale, qui a chuté de 75 % en nombre d’actes. Heureusement que nous avons vécu ce confinement en 2020, et pas dans les années 1990! Le numérique a permis de maintenir le lien avec nos clients et d’assurer une continuité de service, au cœur de notre mission. Sur le plan social, la pandémie a exacerbé ce que nous avions touché du doigt avec les Gilets jaunes, la crise des territoires. Il existe une fracture numérique en France entre les métropoles, technologiquement équipées, et les territoires ruraux, peu et mal desservis.

Comment et avec quels outils les quelque 6.000 études se sont-elles organisées?
La quasi-totalité d’entre elles sont restées ouvertes et ont continué leur activité de conseil à distance. Les actes qui pouvaient être régularisés l’ont été grâce à des procurations et à la comparution à distance : ce chantier que nous avions engagé depuis longtemps a été accéléré, avec un décret examiné par le Conseil d’État en quinze jours. Le nombre de stations de télétravail a été multiplié par 10, et les notaires ont largement utilisé la visioconférence. Nous avons mis en place un numéro d’appel, le 3620 : en deux mois, 1.700 notaires ont recueilli 15.000 appels, d’une durée moyenne de dix minutes. Nous avons aussi maintenu un lien étroit avec l’ensemble des pouvoirs publics, notamment pour faire admettre le chômage partiel.

Quelles sont les principales urgences auxquelles les notaires ont dû faire face?
Il a fallu principalement gérer l’ensemble des délais qui ne pouvaient pas être respectés sur les compromis de vente et les successions. L’urgence a été de maintenir le contact avec les clients qui avaient besoin d’être informés et rassurés. Les notaires ont aussi été confrontés aux conséquences dramatiques de la crise sanitaire, avec, au pic de la pandémie, un nombre important d’appels annonçant le décès d’un proche.

La dématérialisation des relations était un chantier avancé pour les notaires. Qu’est-ce que la crise a accéléré dans cette optique?
L’activité est en effet fortement dématérialisée, avec près de 95 % des actes dressés sur supports numériques, mais le confinement a dopé leur usage. Quant au télétravail, nous sommes passés de 2.500 postes à 30.000 en quelques jours. Il n’en restera pas autant, mais ce mode de travail a fait ses preuves, et les études vont repenser leur manière de gérer leurs effectifs.

Comment définiriez-vous le rôle social des notaires dans cette période d’incertitude?
Il est indispensable de s’approprier les nouvelles technologies. Néanmoins, l’homme n’est ni un algorithme ni une équation. L’échange est irremplaçable, et le numérique restera ce qu’il doit être, une assistance, une aide, qui ne peut pas remplacer la réalité du terrain. Par exemple, les régimes matrimoniaux diffèrent selon les régions et les traditions, il est donc essentiel de maintenir le maillage territorial afin de rester au plus près des Français et surtout de les rencontrer. La déjudiciarisation de certaines missions voulue par l’État est possible à condition que soit mise en œuvre une politique de proximité.

Le notariat fait-il partie des métiers qui ne pourront jamais être entièrement digitalisés?
Heureusement! J’ai parfois fait l’expérience de webconférences pendant lesquelles je m’adressais à 1.000 personnes sans les voir, sans recevoir le plus petit signe d’approbation ou de dénégation, ce n’est pas la même qualité d’échange. Des sujets délicats ou des négociations compliquées ne peuvent se traiter sans lien physique. Tout ce qui a trait à l’activité humaine ne pourra jamais être complètement dématérialisé.

Chine–Hong Kong, les contradictions de l’Europe

Chine–Hong Kong, les contradictions de l’Europe

  • Philippe Le Corre chercheur à la Harvard Kennedy School, évoque les contradictions de leur vis-à-vis de la Chine : Hong Kong

 

  tribune

 « Hongkong pourrait bien devenir un sujet explosif dans les relations entre la Chine et l’Occident. A Pékin, l’Assemblée nationale populaire (ANP) vient de voter sa nouvelle loi sur la sécurité nationale à Hongkong qui permettra aux autorités –une fois la loi promulguée- d’interpeller toute personne soupçonnée de ‘sédition, sécession, collusion avec des forces étrangères ou terrorisme’.

Une appellation qui ressemble fortement au texte de l’article 23 de la mini-constitution de Hongkong, lequel n’a jamais été approuvé par le conseil législatif du territoire. Cette loi est une conséquence directe des manifestations massives prodémocratie qui se sont tenues dans le territoire depuis un an, défiant directement le pouvoir du président Xi Jinping. Le choix de cette période pour cette loi n’est pas dû au hasard : la Chine profite de la crise internationale liée au Covid-19 pour reprendre la main sur Hongkong, l’ancienne colonie britannique rétrocédée en 1997 et qui bénéficiait en principe d’un régime spécial pendant cinquante ans : ‘un pays, deux systèmes’.

 

En réalité, les libertés, garanties par ce régime, ne cessent de s’y éroder sous la férule de Pékin qui craint une contamination à d’autres régions chinoises. Une fois la loi promulguée, les autorités auront tout le loisir d’interdire des manifestations (comme celle qui commémore annuellement le massacre de Tiananmen de 1989, le 4 juin), de censurer des publications, et de porter atteinte au système judiciaire autonome. En clair, ce sera la fin de cette autonomie, vingt-trois ans après sa mise en place.

 

La loi sur la sécurité nationale est la réponse brutale d’un parti communiste chinois qui ne craint plus d’en découdre avec ses adversaires, à l’intérieur comme à l’extérieur. Dans l’opinion publique chinoise, Xi pense par ailleurs bénéficier d’une large adhésion contre le mouvement démocratique de Hongkong, qui possède encore des chances de réaliser un bon score lors des élections au conseil législatif en septembre.

 

Mais qu’en sera-t-il du retentissement international de cette mesure draconienne? La médiatisation du mouvement avait certes diminué depuis quelques mois, pandémie oblige, mais Hongkong continue à occuper une place particulière dans l’imaginaire occidental. Jusqu’à la fin des années 1990, ce territoire cosmopolite était aussi la septième puissance commerciale du monde et la deuxième place financière d’Asie. Nombre de multinationales y établirent leurs sièges régionaux – beaucoup y sont encore. Les entreprises américaines, par exemple, y emploient plus de 100.000 personnes. Aujourd’hui, la communauté d’affaire s’interroge. Comme en 1997, lors de la rétrocession, certains pensent à partir.

 

La clé se trouve dans la dimension internationale de Hongkong. Et c’est là que le bât blesse. Côté américain, Donald Trump avait sonné la charge en novembre dernier en ratifiant le Hongkong Human Rights and Democracy Act, voté unanimement par le Congrès et ayant le pouvoir de sanctionner commercialement Hongkong en cas de violations des droits de l’homme. Ce que le président américain, en campagne électorale, menace désormais de faire, alors que Nancy Pelosi, la présidente (démocrate) de la Chambre des Représentants, appelle l’Administration à une action conjointe avec le Congrès qui pourrait inclure ‘des restrictions de visa et des sanctions économiques’.

Côté européen, en revanche, c’est le double langage. Le haut représentant pour la politique extérieure Josep Borrel a eu beau rappeler vendredi les ‘graves préoccupations’ de Bruxelles, il a également déclaré que ‘les sanctions n’étaient pas la solution’. La France renvoie aux déclarations de l’UE, cependant que l’Allemagne entretient un concert d’ambiguïté afin de ne pas entraver l’organisation de la réunion ’27+1′ entre les chefs d’Etats et de gouvernement européens et chinois qui doit se tenir à Leipzig sous la présidence d’Angela Merkel en septembre. La vérité est que cette dernière tente d’arracher un accord de la Chine sur les investissements bilatéraux et espère rester l’interlocuteur privilégié de Xi Jinping. Les intérêts économiques de l’Allemagne priment, voilà tout.

Le spectacle d’une Europe divisée entre ceux qui ne veulent rien faire en ménageant l’avenir et ceux qui agissent seuls au lieu de s’allier à d’autres nations est désolant, alors que les Etats-Unis, le Canada et l’Australie, se sont associées pour défendre un traité international qui a présidé au statut actuel de Hongkong : la Déclaration conjointe sino-britannique de 1984. La seule lueur d’espoir semble venir du Royaume-Uni, l’ancienne puissance coloniale qui propose de conférer un passeport britannique à 300.000 Hongkongais détenteurs de l’étrange statut de ‘citoyens britanniques d’outremer’. C’est un nombre encore insuffisant, mais le geste honore le gouvernement de Londres.

Pour l’Europe, et pour la France, la seule démarche utile serait de rejoindre une coalition de pays démocratiques afin de préserver le statut de Hongkong. Comment comprendre un tel désengagement alors que 80.000 Européens vivent dans le territoire, et que des milliers d’entreprises y travaillent depuis des décennies?  Alors que le Covid-19 continue ses assauts, l’Europe doit préserver ses idéaux et faire respecter le droit international, y compris à la Chine, qui revendique un statut de super-puissance, les devoirs en moins. »

SONDAGE. Coronavirus : 42 % confiance

SONDAGE. Coronavirus : 42 % confiance

elon le baromètre Ifop-JDD, 42%font confiance pour le coronavirus, soit une baisse de deux points en deux semaines. La confiance pour aider les entreprises en difficulté reste stable et majoritaire, à 52%.

Selon la nouvelle vague de notre baromètre Ifopdu JDD réalisée en fin de semaine, 42% des sondés disent avoir « confiance » en lui « pour faire face efficacement au coronavirus« . Ce score est en baisse de deux points en deux semaines, après un rebond de cinq points la fois précédente. Il n’y a qu’au tout début du confinement, à la mi-mars, qu’une majorité de Français accordait cette confiance (55%).

Aucune catégorie de la population n’est aujourd’hui en majorité bienveillante, en dehors du socle macroniste (87% des sympathisants centristes font confiance au gouvernement) et les électeurs de François Fillon en 2017 (53%). Hors proximité politique, les plus défiants sont les personnes de catégorie modeste (36%), habitant les communes rurales (38%) ou la région parisienne (38%). Dans le détail, seuls 8% des sondés ont « tout à fait confiance », 34% « plutôt confiance » quand ils sont à l’inverse 26% à n’avoir « pas du tout » confiance et 32% « plutôt pas confiance ».

 

Sondage Ifop sur la confiance dans le gouvernement pour faire face à la crise.

(JDD)

Autre question posée aux Français : la confiance dans le gouvernement pour « aider les entreprises en difficulté en raison du coronavirus » reste pour sa part plus élevée, à 52% cette fois-ci comme il y a deux semaines, et moins fluctuante. Elle était de 57% au tout début de la crise et n’est jamais allée en-deçà de 45%. Cette part est particulièrement haute chez les professions libérales et cadres supérieurs (67%), mais sous le seuil des 50% chez les artisans et commerçants (47%), les employés (45%) et plus généralement les catégories les plus modestes.

* Sondage Ifop pour le JDD réalisé par questionnaire auto-administré en ligne du jeudi 28 au vendredi 29 mai 2020 auprès d’un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

 

25 milliards dans la transition écologique, pour quoi faire ?

25 milliards dans la transition écologique, pour quoi faire ?

Comme dans chaque secteur d’activité économique, social et sociétal, des responsables lancent l’idée de plan financé à coup de milliards en fait fiancé  par la dette compte tenu d’une part du déséquilibre budgétaire et de l’endettement précédent. Peut-être en mal existentiel Ancien ministre EELV du quinquennat Hollande et directeur de WWF France, avant de passer l’an dernier sous le pavillon En marche pour les élections européennes, Pascal Canfin appelle dans le JDD un plan de 25 milliards d’euros dédié la transition écologique pour relancer l’économie post-pandémie. L’eurodéputé demande un plan spécifique. Pas forcément la meilleure méthode pour obtenir des effets systémiques bénéfiques intégrant les différentes problématiques d’environnement bien sûr mais aussi la dimension sociale, la dimension économique et sociétale . Le plan présenté dans le JDD ressemble curieusement au cahier revendicatif classique  d’Europe écologie les Verts un peu coupé des réalités sociaux économiques et des transitions réalistes possibles.

 

Vous prônez une relance verte de l’économie. Comment la mettre en œuvre?
Je souhaite qu’Emmanuel Macron lance le premier plan de relance aligné avec l’accord de Paris. Les décisions du gouvernement vont dans la bonne direction. Mais il manque le paquet global : il faut que 25 milliards d’euros, dans les deux prochaines années, soient dédiés à la transition écologique. Cet argent public viendra entre autres du plan de relance européen.

 

Qu’entendez-vous par « paquet global »?
Les décisions déjà prises s’imposent par leur urgence, mais je pense que le Président gagnerait, avant l’été, à en expliquer la vision d’ensemble en disant que pour la première fois de l’histoire économique française, notre plan d’investissement s’inscrit dans la trajectoire de la neutralité carbone. Et que nous pouvons le financer, grâce aux avancées au niveau européen.

À quoi serviraient ces 25 milliards?
Par exemple, les Français ne sont pas encore tous de retour dans les transports en commun par crainte du virus. C’est le moment d’avoir un choc d’offre et de demande sur le vélo. Le gouvernement a déjà mobilisé 60 millions d’euros pour soutenir la réparation des vélos. En parallèle, il faut créer des pistes cyclables, donc aider les collectivités territoriales. Je propose que le plan de relance européen finance 25 000 kilomètres dédiés au vélo sur le continent. La demande des Français est là, et cela permettra de créer des emplois.

 

Mais la priorité française semble être le soutien au secteur automobile. Pour les associations environnementales, le gouvernement « fait fausse route »… 
Je ne suis pas d’accord. L’essentiel des aides au secteur automobile se concentrent sur la transition vers l’électrique et l’hydrogène. Le plan de relance va clairement accélérer la transition industrielle du secteur. Pour un consommateur, cela veut dire que, sur l’ensemble de sa vie, une voiture électrique est maintenant au même prix qu’une thermique. La prime à la conversion pour les voitures diesel et essence est limitée aux 200.000 premiers véhicules achetés : cela ne durera que quelques semaines. Toutefois, je suis favorable à ce qu’elle soit conditionnée à la puissance du véhicule, pour qu’elle ne puisse pas bénéficier aux acheteurs de SUV, plus polluants. Il faut aussi investir dans le train.

C’est-à-dire?
Comme pour Renault et Air France, l’État doit combler le trou financier de la SNCF, et que l’entreprise, en contrepartie, investisse dans les petites lignes ferroviaires.

 

Quels autres secteurs doit-on soutenir?
Le BTP. Mais le plan de relance va-t-il aider à construire des équipements du passé comme des autoroutes ou va-t-il soutenir un grand plan d’isolation thermique des bâtiments? On a les technologies et le savoir-faire pour lancer ces investissements, et ce sont les mêmes grandes entreprises et artisans qui en bénéficieront. Le même euro d’argent public dépensé aura le même impact économique et social dans les deux cas, mais un effet environnemental complètement différent.

Comment rendre l’agriculture française plus verte?
La Commission européenne va renforcer de 15 milliards d’euros le budget alloué à la transition agroécologique. C’est l’occasion pour la France d’utiliser sa part – près de deux milliards – pour diminuer les pesticides pour de vrai. Parce que nos objectifs ne sont pas atteints, notamment sur le glyphosate : on doit en sortir fin 2020 et, dans la plupart des cas, on n’y est pas. Pour la crédibilité de l’engagement d’Emmanuel Macron, il faut que l’État prenne en charge les alternatives au glyphosate, comme le matériel de désherbage mécanique. On doit pouvoir dire à tous les viticulteurs, par exemple, que la solution qui leur permettra de sortir du glyphosate sera financée.

 

Avez-vous eu un retour du gouvernement sur vos propositions?
J’ai donné ces éléments au Président et aux ministres de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne. Le contrat de transition écologique avec Air France est directement issu de mes discussions avec Bruno Le Maire.

Est-ce une offre de service?
Pas du tout! Je ne suis demandeur de rien, à part de faire avancer la cause, et c’est exactement ce que je fais avec mon rôle au Parlement européen. Il y aura toujours des esprits chagrins, mais la France est clairement moteur dans la mise en place du Green Deal européen…. sur le plan des textes en tout cas(NDLR)

Vers la fin de Hong Kong

Vers la fin de Hong Kong

 

 

Devant les mesures de répression relative aux libertés et à la répression décidées par le pouvoir central chinois , les États-Unis en d’ores et déjà considéré Hong Kong comme un territoire purement chinois ne bénéficiant plus d’exception en matière d’échange notamment financier. La nouvelle loi chinoise concernant la sécurité constitue évidemment un instrument pour renforcer le pouvoir central et éteindre toutes velléités de réaction protestataire. Un changement fondamental pour les défenseurs de la démocratie à Hong Kong

 

Qu’est-ce que cette nouvelle loi sur la sécurité nationale va changer pour vous?
Elle va tout simplement tuer l’avenir de la démocratie à Hongkong. Afin de la faire appliquer, Pékin va mettre en place une nouvelle police secrète qui aura le pouvoir de chapeauter le gouvernement et les forces de police de Hongkong. Ça permettra l’arrestation de tout activiste, comme en Chine lorsqu’ils ont arrêté Liu Xiaobo [Prix Nobel de la paix 2010, décédé en 2017] ou encore l’éditeur Gui Minhai. En d’autres termes, ce sera la nouvelle arme parfaite pour détruire toutes les aspirations démocratiques des Hongkongais.

Peut-on s’attendre à davantage de manifestations?
Oui. Les Hongkongais ont participé à de nombreuses et immenses manifestations depuis 2003 afin de bloquer la première tentative de cette législation sur la sécurité nationale. Aujourd’hui, la volonté de Pékin est de nous faire avaler cette loi des plus controversées. Il est normal d’envisager que les Hongkongais soient prêts à se battre afin de protéger leurs libertés confisquées. J’appelle d’ailleurs tous les habitants de Hongkong à descendre manifester dans les rues. C’est un moment très critique, le début de la fin pour tous les habitants de Hongkong.

De quelle manière la suspicion de collusion étrangère va-t‑elle affecter le soutien à votre cause venu de l’extérieur?
Cette interprétation de la loi va incontestablement conduire à une persécution politique de plus en plus arbitraire dans la mesure où elle ne sera plus à l’initiative des tribunaux locaux mais de la police. C’est exactement ce qui se passe en Chine. Le régime de Pékin est connu pour arrêter arbitrairement ceux qu’il considère comme dissidents ou même des étrangers, au nom de la cohésion nationale ou sous prétexte d’une ingérence étrangère. Cette prétendue interférence étrangère n’est qu’une excuse pour anéantir les forces démocratiques.

Selon vous, que devrait faire la communauté internationale?
Afin de maintenir l’autonomie de la ville et protéger ses libertés, j’appelle une nouvelle fois le monde entier à soutenir les habitants de Hongkong, à s’opposer à cette loi draconienne, et à rappeler à la Chine d’honorer son engagement de respecter la formule « un pays, deux systèmes ».

Comment peut-elle s’y prendre?
La nouvelle loi de sécurité contient des changements considérables pour les expatriés et les investisseurs travaillant et vivant à Hongkong. Elle va changer les standards des droits de l’homme et le cadre juridique de cette plaque tournante du business international que représente Hongkong. Ce qui ne manquera pas d’impacter le monde des affaires européen. C’est la raison pour laquelle je supplie les Américains, les Européens et les leaders asiatiques de réévaluer le statut spécial de Hongkong en matière de commerce si cette loi sur la sécurité est appliquée et nous fait passer sous le contrôle du régime autoritaire chinois.

Que peuvent faire les entreprises étrangères?
Par le passé, Hongkong a servi de rempart à l’influence politique de la Chine. Les compagnies étrangères ont ainsi pu investir. Cette nouvelle loi va profondément fragiliser ce pare-feu. En particulier quand la branche de la police secrète de Pékin sera mise en place et deviendra l’outil d’un interventionnisme encore plus fort. Afin de protéger les intérêts des entreprises établies à Hongkong, il est crucial que nous nous opposions à cette loi. Maintenir notre statut d’autonomie est la seule façon de protéger les intérêts du secteur économique et financier.

Est-ce que l’Union européenne, en tant qu’institution politique et économique, peut tenir la Chine à distance de Hongkong?
Dans la mesure où l’UE est un partenaire majeur de la Chine, j’espère qu’elle pourra utiliser ses leviers économiques.

Qu’attendez-vous en particulier du Royaume-Uni?
Ce pays étant membre signataire de l’accord de rétrocession de Hongkong à la Chine, je conjure le gouvernement britannique de se tenir fermement à nos côtés.

 

Coronavirus : un nouveau traitement français autour de l’anakinra

Coronavirus : un nouveau traitement   autour de l’anakinra

 

Peut-être un espoir de traitement avec l’utilisation d’une molécule  déjà connue. Reste à savoir si des industries pharmaceutiques internationales ne vont pas rapidement démolir la pertinence du traitement comte  tenu de son coût et donc de son prix relativement abordable. L’équipe de l’hôpital Saint-Joseph (Paris) teste depuis le 18 mars les effets sur le Covid‑19 de l’anakinra, un médicament bien connu des rhumatologues – même s’il a été surpassé dans le traitement de la polyarthrite – et des spécialistes des maladies auto-inflammatoires.

La biothérapie a été injectée pendant dix jours à des patients touchés par les formes graves de la maladie, c’est‑à-dire victimes du désormais fameux «  orage inflammatoire » ou «  orage cytokinique ». Cette réaction incontrôlée du système immunitaire survenant en général une semaine après le début des symptômes peut déboucher sur un syndrome de détresse respiratoire aiguë et/ou sur la défaillance de plusieurs autres organes vitaux. «  Très vite, vers la fin mars, le visage de la maladie a changé pour nous, indique le professeur Jean-Jacques Mourad, spécialiste de médecine interne. On s’est aperçus que de nombreux patients que l’on soignait avec peine allaient mieux. C’était incroyable, ce soulagement, après des nuits blanches à faire de la médecine de guerre. »

Si l’essai était confirmé par des travaux conduits dans plusieurs centres de recherche, l’anakinra – aujourd’hui vendu dans de rares indications sous le nom commercial de Kineret par le laboratoire pharmaceutique suédois Swedish Orphan Biovitrum – pourrait devenir l’une des armes clés en cas de deuxième vague. Un outil dont le coût serait limité à quelques centaines d’euros pour dix jours de traitement. Cela constituerait une arme précieuse pour la terrible deuxième phase inflammatoire mais pas le Graal : «  Certains antiviraux administrés en traitement préventif ou au début de la maladie seront sans doute utiles pour les formes légères, en première phase, estime Gilles Hayem. Et pour les complications comme la thrombose, qui surviennent dans un troisième temps, d’autres médicaments seront nécessaires. »

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