Archive mensuelle de juin 2013

économie, politique , société: pages les plus regardées 28 juin 2013

 

 

Cour des comptes : des économies à faire pour les fonctionnaires, retraites et prestations sociales

Cour des comptes : des  économies à faire  pour les fonctionnaires, retraites et prestations sociales

Didier Migaud, président de la Cour des comptes, a suggéré de faire porter l’effort sur la réduction des dépenses: « Si le gouvernement veut avoir une gestion dynamique, c’est-à-dire, ne pas être contraint de bloquer l’indice du point de la fonction publique pendant des années, il faut mettre sur la table des sujets comme la réduction des effectifs, voire même la durée du travail.«   Avant tout engagement sur la voie de la réforme sociale, le gouvernement préfère attendre. C’est ce qu’à déclaré Alain Vidalies, ministre des Relations avec le parlement au micro de Radio Classique: « Attendons de voir si le second semestre sera aussi faible en terme de croissance« . Sur la piste des coupes dans les prestations sociales envisagée par la Cour des comptes, Nicole Brick, ministre du Commerce extérieur a répondu : « Il faut faire des économies, c’est ce que nous faisons depuis trois budgets. Dans la période, ce n’est pas une bonne solution. Il faut faire attention« .

Immobilier : stagnation des prix en Ile de France

Immobilier : stagnation des prix en Ile de France

Les notaires constatent une stagnation et restent très prudents sur l’avenir du marché.   »Lorsque l’on compare avril 2013 à janvier 2013 avec un très léger fléchissement de 0,2% tous logements confondus, de 0,3% pour les appartements anciens et un prix unitaire stable à 301.600 euros pour les maisons anciennes ».  A Paris, le prix au mètre carré ressort à 8.280 euros. D’après les indicateurs avancés des notaires sur les prix issus des avant-contrats de vente à Paris, les prix se maintiendraient cet été aux alentours de 8.250 euros le mètre-carré

 

Taxe sur les smartphones et les tablettes

Taxe sur les smartphones et les tablettes

Contrairement à sa collègue Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture, qui annonçat  sur BFMTV l’autre jour la mise en place d’une taxe sur les appareils connectés comme les tablettes et les smartphones, Fleur Pellerin a affirmé qu’en la matière « rien n’est encore arbitré ». Plusieurs options sont sur la table, selon elle, tant que le projet de budget n’a pas encore été arrêté.  Certes, cette taxe est en théorie censée s’appliquer aux constructeurs, comme Apple ou Samsung. Mais en pratique, ce sont souvent les opérateurs télécoms comme Orange ou SFR qui revendent ces produits, et donc risqueraient in fine de payer la taxe. Fleur Pellerin a donc a rappelé que le président de la République ne souhaitait pas augmenter les prélèvements sur les opérateurs télécoms en raison de la nécessité de ne pas pénaliser un secteur en plein développement.  En revanche, elle s’est déclarée favorable à « une stratégie globale en matière de financement de l’audiovisuel.  » Il faut regarder l’ensemble des prélèvements et avoir un système plus cohérent et plus lisible ». A propos de la polémique actuelle sur l’utilisation des données personnelles par les grands réseaux sociaux, Fleur Pellerin a visiblement voulu dépassionner le débat. « La Commision de Bruxelles a demandé un certain nombre d’informations au gouvernement américain », a-t-elle arppelé. »L’important est de faire prendre coinscience aux utilisateurs » des risques. « Mais le paradoxe, c’est que 80% des Français utilisent les réseaux sociaux et 70% disent qu’ils s’en méfient ! » Selon elle,  » il n’y a pas besoin d’une loi » pour réglementer cette utilisation de données. « Il faut travailler sur des normes de bonnes pratiques ».  » D’ailleurs, cn travaille avec les réseaux sociaux sur la manière de rendre plus transparente l’utilisation de ces données », a-telle conclu.

 

Déficit: « c’est la faute à la croissance » (Ayrault), un an pour découvrir la lune !

Déficit: « c’est la faute à la croissance » (Ayrault), un an pour découvrir la lune !

Ayrault a mis un an pour découvrir la lune ; « le déficit c’est la faute à la croissance »   et la croissance la faute à qui ? Au matraquage fiscal qui tue la consommation et nourrit l’attentisme. Il lu faudra sans doute encore un an pour découvrir cette évidence ; Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a déclaré jeudi que, « malheureusement, du fait de l’absence de croissance », la Cour des comptes avait raison de craindre un dérapage du déficit public en 2013 par rapport aux prévisions.  Interrogé sur la mise en garde de la Cour des comptes, qui juge que le déficit public de la France pourrait dépasser les 3,7% du produit intérieur brut prévus dans le Programme de stabilité européen, le chef du gouvernement, en déplacement à Fort-de-France, a déclaré: « Je pense que, pour 2013, malheureusement, du fait de l’absence de croissance, ce que dit la Cour des comptes est vrai. Mais, à la fin de l’année, nous verrons. »   »La Cour des comptes est indépendante. Elle fait ses observations, elle donne son diagnostic, mais ce n’est pas elle qui fait la politique du gouvernement », a toutefois ajouté M. Ayrault. « C’est au gouvernement, avec le Parlement, de trouver les bonnes solutions. »  Tout en avertissant le gouvernement d’un risque de dérapage en 2013 par rapport aux prévisions, la Cour des comptes a exclu la nécessité d’un collectif budgétaire à mi-année, dans un rapport publié jeudi.  Si la croissance française était plus basse que le taux de +0,1% prévu par le gouvernement pour 2013, comme l’annoncent la Commission européenne, le FMI mais aussi désormais l’Insee, « le déficit public effectif pourrait se situer entre 3,8 et 4,1% du PIB », affirme la Cour des comptes dans ce rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques.  La Cour des comptes a également mis en garde contre le poids du déficit des retraites dans les comptes sociaux, demandant des « mesures à effet immédiat ».

 

Prix à la production de l’industrie : baisse de 1,2% en mai

Prix à la production de l’industrie : baisse de 1,2% en mai

Les prix à la production de l’industrie sur le marché français ont accusé une baisse de 1,2% en mai après une baisse révisée à -1,2% également en avril, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Sur un an, ils sont en baisse de 0,1%. Sept économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne une baisse de 0,3% en mai, leurs estimations allant de -0,5% à 0,0%. Le recul d’avril avait auparavant été annoncé à -0,9%. Dans un communiqué, l’Insee explique cette nouvelle baisse par un net recul des prix de l’électricité, du gaz, de la vapeur et de l’air conditionné (!) pour le deuxième mois consécutif (-5,3% après -4,5%) et une baisse moins marquée des prix des produits du raffinage (-1,5% après -5,2%). Les prix des « autres produits industriels » baissent de 0,5% après trois mois de quasi stabilité. Les prix des denrées alimentaires augmentent de 0,1% après -0,2% en avril. Les prix des produits industriels destinés aux marchés extérieurs ont de nouveau baissé de 0,6% et les prix à l’importation des produits industriels ont reculé de 0,2% après -1,2% en avril. Sur un an, les premiers baissent de 0,7% et les seconds se sont repliés de 1,9%.

 

Dette : augmentation à 91.7% du PIB

Dette : augmentation à 91.7% du PIB

 

Après la croissance, les déficits,  c’est maintenant la dette qui dérape  La dette publique de la France a augmenté de 36,5 milliards d’euros au premier trimestre pour atteindre 1.870,3 milliards fin mars, soit 91,7% du PIB, selon les statistiques publiées vendredi par l’Insee. Le ratio de dette sur PIB a ainsi augmenté de 1,5 point par rapport à fin 2012. La dette de l’Etat a augmenté de 37,3 milliards d’euros sur le trimestre pour s’élever à 1.477,2 milliards, précise l’Insee dans un communiqué. Outre la dette de l’Etat, la dette publique au sens de Maastricht inclut celles des administrations de sécurité sociale (212,7 milliards fin mars), des administrations publiques locales (170,5 milliards) et des organismes divers d’administration centrale (9,9 milliards). La dette nette des administrations publiques s’élevait à 1.697,1 milliards d’euros fin mars, soit 83,3% du PIB, contre 82,4% fin 2012, en progression de 21,9 milliards sur trois mois, ajoute l’Insee.

 

Peugeot racheté par GM ?

Peugeot par  racheté  GM ?

La famille Peugeot est prête à céder le contrôle de PSA Peugeot Citroën si elle parvient à convaincre General Motors de renforcer l’alliance entre les deux groupes et d’injecter de nouveaux fonds, a-t-on appris de plusieurs sources proches du dossier. PSA et la famille fondatrice du groupe automobile français, qui en contrôle toujours le capital, se sont à nouveau tournés vers GM, deuxième actionnaire à hauteur de 7%, après avoir examiné en vain d’autres partenariats possibles, notamment avec le constructeur chinois Dongfeng, allié de PSA via une coentreprise en Chine, ont ajouté les sources. Selon elles, les discussions exploratoires ont porté sur une vente de 30% du groupe à un consortium conduit par le groupe chinois, mais n’ont pas abouti. « GM est confronté au même problème de surcapacité avec (sa filiale européenne) Opel, et c’est pour cette raison que PSA essaie de le convaincre de fusionner les deux », a indiqué une des sources, sous couvert d’anonymat. « La famille Peugeot a maintenant accepté qu’elle devra céder le contrôle, donc ce n’est plus un obstacle. » Les Peugeot détiennent actuellement 25,44% du capital de PSA et 38,07% des droits de vote. La famille a déjà laissé diluer sa participation lors de l’augmentation de capital d’un milliard d’euros organisée en mars 2012 dans le cadre de l’alliance avec General Motors, puisqu’elle détenait avant cette opération 30,96% du capital et 48,3% des droits de vote. La famille est désormais prête à tomber sous la barre des 33% des droits de vote. « Les moyens de la famille Peugeot ne sont pas illimités et il y a le principe de réalité », a ajouté une autre source. GM, PSA et la famille Peugeot ont refusé de faire un commentaire. « Nous ne commentons pas les spéculations ou les rumeurs », a répondu un porte-parole du groupe français.

Consommation des ménages : +0.5% en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

Consommation des ménages : +0.5%  en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

 

La consommation des ménages français en biens a augmenté de 0,5% en mai par rapport au mois précédent du fait d’un rebond des achats alimentaires, selon les données publiées vendredi par l’Insee.  La baisse du mois d’avril a été révisée à -0,5% contre -0,3% annoncé auparavant. Seize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre en baisse de 0,1% en mai, leurs prévisions s’échelonnant entre -1,0% et +0,2%. Dans un communiqué, l’Insee fait état d’une hausse de 0,4% des dépenses en bien durables le mois dernier, après +1,3% en avril, due notamment à l’automobile (+0,9% après +2,0%). Les achats en équipement du logement ont en revanche baissé légèrement (-0,1% après +0,4%). Les achats de textile cuir ont quant à eux baissé de 1,5%, après un rebond de +1,5% en avril. Après une forte hausse en mars (+2,6%) et une chute en avril (-3,4%), la consommation en produits alimentaires a rebondi de 1,4% en mai. Les dépenses de consommation des ménages en énergie se sont légèrement contractées (-0,3%) après quatre mois consécutifs de hausse liée aux températures plus basses que d’habitude.

Sommet européen: Hollande se couche devant Barroso

Sommet européen: Hollande se couche devant Barroso

Volonté d’apaisement devant Barroso ou tout simplement soumission ? La vérité c’est que la France ne peut pas se payer cette polémique depuis qu’on a appris il  y a deux jours que le déficit dérapait (4% au lieu de 3% du PIB). Or la France s’était engagée à rétablir ses comptes (avec un délai supplémentaire de deux ans).  Hollande n’est pas en position de force puisqu’en fait il soutient le pacte budgétaire européen. Hollande a aussi obtenu un mini plan pour le chômage des jeunes (en fait une meurette comme son fameux plan de croissance). Le président français François Hollande a affiché jeudi lors d’un sommet européen à Bruxelles sa volonté d’enterrer la hache de guerre avec la Commission européenne et son président José Manuel Barroso, mais les violentes passes d’armes de ces dernières semaines pourraient laisser des traces. La veille encore, la porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, prenait le parti du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui avait accusé José Manuel Barroso d’être « le carburant du Front national », le parti d’extrême droite français qui multiplie les succès électoraux. Le gouvernement partage « sur le fond » ces propos, avait-elle assuré.  Jeudi, l’entourage du président français a fait savoir qu’il était animé d’une volonté d’ »apaisement », ce qu’il a confirmé dès son arrivée à Bruxelles. « Les questions de personnes sont secondaires », a assuré M. Hollande, « c’est sur les politiques européennes que nous nous déterminons ».  La tension était fortement montée ces derniers jours, notamment sur la question de l’exclusion de l’audiovisuel des négociations commerciales avec les Etats-Unis imposée par la France. M. Barroso avait ensuite qualifié de « réactionnaires » ceux qui refusent la mondialisation.   »Je ne veux pas croire que le président de la Commission européenne ait pu tenir des propos sur la France qui seraient ainsi formulés », avait répliqué François Hollande, qui s’en était expliqué avec l’intéressé en marge du G8.  Jeudi, José Manuel Barroso a jugé « ce conflit complètement artificiel », assurant que ses déclarations avaient été « délibérément déformées ».  Mais cette polémique est intervenue sur fond d’irritation entre Paris et Bruxelles, sur la réduction des déficits ou les réformes structurelles à mener. La France s’est élevée contre les prescriptions de Bruxelles en matière de retraites, M. Hollande répliquant que la Commission n’avait « pas à dicter » à la France ce qu’elle avait « à faire ».  L’exécutif européen a été prié de biffer la demande de relèvement de l’âge légal de départ à la retraite -un tabou à gauche que François Hollande n’entend pas briser- et de mentionner explicitement le rôle des partenaires sociaux dans l’élaboration de la réforme des retraites.  Le chef de l’Etat français s’est félicité à l’issue de la première journée du sommet que celui-ci ait posé deux « principes » que « la France souhaitait voir adoptés »: qu’ »une fois définis les objectifs », les « moyens pour les atteindre devaient être laissés aux Etats » et que « les réformes devaient se faire dans le dialogue social ».  Selon une source française, la Commission mentionne « un âge effectif de cessation d’activité » plutôt qu’un âge légal, formulation moins « prescriptive » qui laisserait « plus de marge de man?uvre à la France ».  Désireux de tourner la page, François Hollande a « salué » le travail de la Commission et de son président pour trouver un accord avec le Parlement européen sur le budget 2014-2020 de l’Union européenne, juste avant l’ouverture du sommet.   »L’Europe doit montrer ce qu’elle peut faire, mais je ne dirais pas que l’Europe peut tout », a-t-il noté, reconnaissant que ce serait « trop simple » pour la France de « s’exonérer » de ses propres responsabilités et même « coupable par rapport à l’enjeu de lutte contre le populisme ou l’extrémisme ».  Une réponse implicite au malaise ressenti à Bruxelles où les attaques de l’exécutif français, relayées par nombre de responsables socialistes, ont été très mal vécues. Jugées à la fois injustes et disproportionnées, les milieux européens estimaient qu’elles pouvaient alimenter la vague populiste en France, à un an d’élections européennes susceptibles de voir le Front national marquer encore des points.   »Lorsque le Front national s’est retrouvé au deuxième tour de la présidentielle française en 2002, était-ce la faute de la Commission que je ne présidais pas encore? », a lancé jeudi le président de la Commission, appelant les « forces politiques françaises, notamment le PS et l’UMP », à avoir « le courage de défendre l’Europe et à ne pas utiliser la Commission européenne comme un bouc émissaire ».

 

Tapie : fin de garde à vue et mise en examen ?

Tapie : fin  de garde à vue et mise en examen ?

On voit mal comment Tapie pourrait échapper à la mise en examen dès lors que certains protagonistes l’ont été au motif d’escroquerie en bande organisée ; or il est le principal bénéficiaire de cette opération. Ou alors la justice va se ridiculiser une fois de plus. Les enquêteurs l’interrogent sur l’arbitrage rendu en 2008 dans son conflit avec le Crédit Lyonnais. La garde à vue de l’homme d’affaires, qui a démarré lundi matin, a été prolongée mercredi de 48 heures.  Depuis lundi, Bernard Tapie, 70 ans, dort à l’hôpital parisien de l’Hôtel-Dieu, à deux pas du palais de justice, qui dispose d’une salle spécialisée, la salle Cusco, pouvant accueillir des gardés à vue nécessitant une surveillance médicale.  Quatre jours de garde à vue sont possibles lorsque l’enquête porte sur des soupçons de « bande organisée », comme dans l’affaire de l’arbitrage.  Outre M. Tapie, les enquêteurs avaient placé en garde à vue mardi son avocat, Me Maurice Lantourne, et lundi Jean Bruneau, ancien président de l’association des petits porteurs BTF (Bernard Tapie Finances).Ce dernier, âgé de 73 ans, a cependant été libéré jeudi soir sans poursuites. « Ce n’est que justice, ses déclarations n’ont révélé aucun élément permettant de le mettre en cause », a commenté à l’AFP son avocat Me Jean Tamalet.  A la fin de leur garde à vue, MM. Tapie et Lantourne seront soit déférés et présentés aux juges d’instruction en vue d’une mise en examen, soit convoqués à une date ultérieure, soit remis en liberté.  Dans cette affaire, les juges d’instruction soupçonnent l’arbitrage – au terme duquel M. Tapie s’était vu accorder 403 millions d’euros en 2008 – d’avoir été biaisé à son profit.  Les enquêteurs cherchent notamment à comprendre comment M. Tapie a plaidé sa cause à l’Élysée et à Bercy, et quels pouvaient être ses éventuels liens avec les arbitres.  Ils soupçonnent Me Lantourne d’avoir eu des relations professionnelles avec l’un des arbitres, Pierre Estoup, et de ne pas en avoir fait état au moment de l’arbitrage, comme l’exige la loi.  M. Estoup a été le premier mis en examen dans le dossier, pour « escroquerie en bande organisée », suivi de Stéphane Richard, PDG d’Orange et ex-directeur de cabinet de l’ancienne ministre de l’Économie et actuelle patronne du FMI Christine Lagarde, et Jean-François Rocchi, ancien patron du CDR (Consortium de réalisation, chargé du passif du Crédit Lyonnais).  Et les enquêteurs devraient prochainement entendre l’ancien secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, dont le rôle dans l’orchestration de l’arbitrage a , selon les témoignages, été central.  Avant sa convocation, Bernard Tapie s’était dit « serein », déclarant même à Europe 1 avec sa gouaille et son franc parler habituels « n’avoir rien à foutre » de ce rendez-vous.  Bloqué dans sa chambre-prison, l’ancien chanteur devenu ministre puis comédien, qui a déjà connu les barreaux des prisons de la Santé et de Luynes (Bouche-du-Rhône), a manqué la sortie de son livre, « un scandale d’État, oui! », paru jeudi (Ed. Plon), qui exonère Nicolas Sarkozy de toute responsabilité dans l’arbitrage en sa faveur.  L’ancien président « n’a pas cherché à m’aider. Il n’a pas provoqué l’arbitrage », « Il n’a pas donné d’instructions en ma faveur à quiconque. Mais il ne s’est pas opposé à la procédure permettant de sortir d’un litige qui datait de 1995″, écrit l’homme d’affaires.  Et de raconter: « A la fin de l’été 2012 (…), tout va bien. Et puis, le jeudi 24 janvier, c’est le coup de tonnerre: mon domicile est perquisitionné (…). C’est reparti pour un tour ». Débutée en 2011, l’enquête sur l’arbitrage controversé s’était soudain accélérée.   »Une fois de plus je vais me battre. Comme d’habitude », prévient M. Tapie dans son livre, affirmant « non, je n’ai pas volé l’argent qui m’a été finalement attribué. (…) Non, je n’ai pas coûté un sou au contribuable à qui j’ai, au contraire rapporté beaucoup ». Et pour lui, pas de doute, derrière cette affaire, c’est Nicolas Sarkozy que les juges cherchent à atteindre, avait-il confié à l’AFP.

 

UE : l’inutile Barnier attaque l’inutile Montebourg

UE : l’inutile Barnier attaque l’inutile Montebourg

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L’inutile Barnier dont la seule action d’éclat  aura été de proposer à plusieurs reprises la création d’une agence de notation européenne (aussi de ne plus noter les Etats !), proposition balayée à chaque fois s’en prend au tout aussi inutile Montebourg (qui cependant n’avait pas tort de déclarer que Barroso était le carburant du FN). . les déclarations d’Arnaud Montebourg qui accusait José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, d’être « le carburant du Front national », n’en finissent pas de faire parler d’elles. Une attaque « absurde et injuste » selon Michel Barnier.  »Il y a une différence claire entre la ligne du chef de l’Etat, qui est claire, la même que celle de François Mitterrand ou Jaques Delors, et celle d’un ministre », ajoute le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL, ce vendredi 28 juin. « Il y a un problème, il y a une crise, il y a des crises, il y a de grandes menaces et nous avons à les affronter en même temps », énumère l’ancien ministre de l’Agriculture. « La question est de savoir si on les affronte ensemble ou chacun chez soi« , précise-t-il.  L’Europe n’est donc pas responsable des maux de la France. « Tous ceux qui disent que c’est la faute de Bruxelles affaiblissent la France parce que la France reste le premier actionnaire de l’Europe », assure Michel Barnier, avant de lancer : « Attaquer l’Europe, c’est attaquer la France ». « La France et l’Europe vont ensemble depuis 60 ans. Ce n’est pas une option d’être européen et en même temps qu’être patriote », assure l’ancien ministre. Et le commissaire européen de recommander « à certain ministres d’avoir comme livres de chevet le rapport Migaud et le rapport Gallois : tout y est ». Pour lui, la France doit s’engager dans des réformes nécessaires. « La France a obtenu deux années supplémentaires (pour ramener son déficit public à 3%). Ce ne sont pas deux années de répit mais deux années de réformes », jure Michel Barnier. « Le gouvernement doit avoir le courage politique de faire ces réformes et l’opposition doit avoir le courage de les soutenir », conclut-il.

 

Lagarde a « zéro » ambition politique en France ; encore heureux !

Lagarde a « zéro » ambition politique en France ; encore heureux !

Grande nouvelle :  Christine Lagarde n’a aucune ambition politique en France. Celle qui a été  l’instrument docile de Sarkozy (« utilise-moi » lui a-t-elle notamment écrit dans une lettre pathétique) tant pout l’affaire Tapie que la gestion des finances est satisfaite là où elle est. Elle peut car en fait elle n’a aucune compétences (ou formation en économie) et comme disait Alain Minc sa principale qualité c’était de bien lire les communiqués du Trésor (maintenant ceux du FMI grâce à son excellent accent anglais). La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a dit jeudi à l’AFP avoir « zéro » ambition politique en France, affirmant se sentir « très, très bien » à la tête du Fonds qu’elle dirige depuis juillet 2011. « Je suis très, très bien où je suis », a déclaré la patronne du Fonds qui a par ailleurs refusé de faire le moindre commentaire sur l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais dans laquelle elle est témoin assisté. « Je suis complètement ancrée dans ma mission, dans ce que je dois faire à la tête du FMI », a-t-elle simplement noté.

 

France Inter c’est « Radio bolcho »( Marine Le Pen)

France Inter c’est « Radio bolcho »(Le pen)

« Radio bolcho » : c’est ainsi que Marine Le Pen surnomme France Inter. La patronne du FN était invitée de la radio mercredi matin et s’est emportée. La raison? Nelson Mandela, dont elle ne pense que du bien : « L’Apartheid était un système profondément condamnable et injuste », a-t-elle expliqué, avant de confier que « Mandela voulait rencontrer Jean-Marie Le Pen, mais Jacques Chirac est intervenu pour faire capoter ce voyage ». Le piège tendu par le journaliste Patrick Cohen a été facilement évité jusqu’à ce que ce dernier lui rappelle que la mairie de Vitrolles (Bouches-du-Rhône), quand elle était dirigée par le Front national Bruno Mégret, avait décidé de débaptiser la place « Nelson Mandela ». « Vous savez que le maire de Vitrolles n’était pas particulièrement un ami de Marine Le Pen, c’est le moins qu’on puisse dire … », s’est-elle d’abord défendue. Puis le ton est monté : « C’est la preuve qu’au FN, il y a des sensibilités différentes, pas comme à France Inter », réplique Le Pen. Quelle sensibilité?, a demandé Patrick Cohen.  »Oh, un vieux relent de bolchévisme. Vous savez qu’à l’extérieur, on vous appelle Radio Bolcho?. Oui, on est toujours les plus mal informés sur soi-même ». Sans trop de cohérence, elle est allée, quelques minutes plus tard, taxer les journalistes de France Inter d’ »atlantistes », ce qui n’est pas compatible avec le bolchévisme. Oubliée la « dédiabolisation » du parti, la fille de Jean-Marie Le Pen reprend les accents de son père le temps de ces quelques secondes. Et revoit un peu l’histoire au sujet du cofondateur du Front national. En 1990, dans l’émission L’Heure de vérité sur Antenne 2, il qualifiait Nelson Mandela de « terroriste » :

 

Outre-mer : défiscalisation maintenue par Ayrault

Outre-mer : défiscalisation maintenue par Ayrault

 

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé jeudi lors d’un déplacement en Martinique que le dispositif de défiscalisation dont bénéficient les territoires d’outre-mer serait « conservé ». Le Premier ministre, dont le discours était très attendu par les acteurs économiques locaux, a également annoncé l’expérimentation d’un crédit d’impôt pour les grandes entreprises et les bailleurs sociaux. « Pour les petites et moyennes entreprises, les plus fragiles, qui ont des difficultés d’accès aux crédits, le dispositif de la défiscalisation est favorable », a déclaré Jean-Marc Ayrault. « Il s’agit donc de (le) conserver », a-t-il ajouté. Il a proposé de définir avec les acteurs locaux le seuil en-dessous duquel ce dispositif continuera d’être appliqué, en chiffre d’affaires ou nombre d’employés. Pour les entreprises d’une taille plus importante, le Premier ministre a indiqué qu’il souhaitait « innover avec une formule nouvelle de crédit d’impôt ». L’objectif est de se passer des « intermédiaires qui montent les dossiers » et de décourager les « contribuables cherchant à réduire leurs impôts », a-t-il dit. Jean-Marc Ayrault a également annoncé la création, à titre expérimental, d’un nouveau crédit d’impôt pour le logement social, sous la forme d’une aide directe au bailleur, « d’une intensité au moins égale à celle du régime actuel de défiscalisation ». Malgré des réserves, ces propositions ont été accueillies avec un certain soulagement par les représentants du monde des entreprises. « Il reste trop de questions en suspens pour l’instant », a regretté Philippe Jock, président du Medef Martinique. Mais Manuel Beaudoin, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Martinique, s’est réjoui du maintien du dispositif de défiscalisation dans son principe.

 

UE : chômage jeunes et PME, encore des mesurettes

UE : chômage jeunes et PME, encore des mesurettes

 

 

 

Un problème, une réunion, des mesurettes. Méthode classique de l’union européenne incapable de prendre la question centrale de la croissance à bras le corps. Cette fois pour les jeunes , quelques milliards pour les envoyer en formation et des mesurettes aussi pour les PME Les dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles sur les modalités d’un plan de lutte contre le chômage des jeunes et de mesures pour faciliter le financement des PME. Ce Conseil européen a également validé l’accord conclu dans la matinée entre ses négociateurs et le Parlement européen sur le cadre budgétaire de l’Union européenne pour 2014-2020, malgré un ultime débat sur le « rabais » britannique. La France s’est pour sa part félicitée d’avoir obtenu une réécriture de la recommandation de la Commission européenne sur les réformes structurelles à entreprendre, en particulier pour assurer l’équilibre du système de retraites. Les Vingt-Sept ont accepté de concentrer sur 2014 et 2015 six milliards d’euros de crédits budgétaires européens initialement prévus pour sept ans, afin de financer un mécanisme garantissant à de jeunes chômeurs européens de retrouver un emploi, un stage, une formation ou un apprentissage. Selon la Commission européenne, le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 23,5% en Europe -six millions de personnes. Experts et économistes jugent l’enveloppe de six milliards d’euros très insuffisante. Pour répondre à cette objection, les dirigeants de l’UE ont décidé qu’elle pourrait être complétée, au-delà de 2015 par des crédits dégagés grâce à la flexibilité introduite dans la gestion des lignes budgétaires de l’Union. « La flexibilité signifie qu’il y aura substantiellement plus d’argent disponible que les six milliards », a dit à la presse le président du Conseil, Herman Van Rompuy, qui a évalué la totalité des sommes ainsi disponibles à huit milliards d’euros. Le président français a pour sa part déclaré que les Vingt-Sept avaient décidé de consacrer en priorité à l’emploi des jeunes « toutes les marges de manœuvre supplémentaires qui pourront être dégagées à partir de 2015-2016″. « Ce qui veut dire qu’en réalité nous aurons non seulement les six milliards mais sans doute deux à trois fois plus de crédits européens pour lutter contre le chômage des jeunes » sur l’ensemble de la période 2014-2020, a ajouté François Hollande. La Banque européenne d’investissement (BEI) financera pour sa part des infrastructures d’apprentissage et d’enseignement supérieur, la formation des jeunes et des prêts étudiants, a également dit le président français. Ce programme sera concentré sur les régions de l’UE où le taux de chômage des jeunes est supérieur à 25%. Pour la France, a souligné François Hollande, cela représentera 600 millions d’euros en 2014-2015, pour 300.000 jeunes. La BEI, dont le capital a été augmenté de 10 milliards d’euros dans le cadre du pacte de croissance conclu il y a un an par les Etats membres de l’UE, sera aussi mise à contribution dans un plan d’investissement et de financement des PME. Il s’agit de dégager 50 à 100 milliards d’euros de prêts aux PME par des mécanismes alliant effet de levier et garantie de ces crédits par les fonds structurels européens. Trois scénarios plus ou moins complexes sont proposés. Le choix sera fait en octobre. « A mes yeux, le meilleur est celui qui est mis en oeuvre le plus vite possible », a estimé François Hollande. « Il vaut mieux faire simple et tout de suite. »

 

Election UMP : après le suicide, le ridicule

Election UMP : après le suicide, le ridicule

 

Après la guerre suicidaire entre Copé et Fillon, on va demander aux adhérents qu’ils votent pour ne pas revoter ; une curieuse conception de la démocratie qui ajoute le ridicule au discrédit de l’UMP.  Les adhérents de l’UMP devraient donc enterrer le scénario d’une nouvelle élection à la présidence du parti, sept mois après le pugilat Copé-Fillon, un épilogue ironique pour une guerre qui a laissé des traces malgré les efforts de réconciliation. Un congrès extraordinaire « dématérialisé » est organisé de vendredi, 08h00, à dimanche, 18h00. Les adhérents à jour de cotisation au 31 décembre 2012 sont appelés à se prononcer par vote électronique sur les nouveaux statuts de l’UMP et sur l’opportunité de revoter en septembre après le congrès désastreux du 18 novembre dernier qui a vu Jean-François Copé prendre la direction du parti d’opposition au terme d’un scrutin entaché de fraude. L’armistice conclu le 7 décembre entre le député-maire de Meaux et son adversaire, l’ancien Premier ministre François Fillon qui revendique la victoire, prévoyait une nouvelle élection en septembre. Depuis, les esprits ont évolué et les ambitions se sont précisées. François Fillon, qui a entretenu un temps l’incertitude sur ses intentions, a finalement exclu de se représenter, se fixant pour seul objectif la primaire ouverte de 2016 à droite pour l’élection présidentielle de 2017.  De toute manière, les militants ne veulent pas d’une nouvelle élection. Que ce soit dans les fédérations ‘fillonistes » ou ‘copéistes’, ils ne voient pas de raison d’en organiser une autre », relève un cadre du parti. Pour nombre de responsables de l’UMP, renouer avec les tensions de l’automne dernier, dans un climat plombé par la querelle idéologique entre « droitiers » et modérés, serait suicidaire pour le mouvement qui est confronté à la concurrence du Front national pour les élections municipales de 2014. Le parti s’est entouré de toutes les précautions pour éviter la moindre contestation et un nouveau psychodrame. Le scrutin est informatisé, les procurations sont interdites, et « de nombreux dispositifs anti-fraude sont prévus », a précisé l’instance chargée de veiller au bon déroulement du vote. « L’Autorité de supervision du congrès » est composée d’une spécialiste du droit constitutionnel, Anne Levade, du député Etienne Blanc et du sénateur Hugues Portelli. « Ce vote est très important pour l’UMP. Il doit tourner la page de querelles dépassées et préparer l’avenir en dotant notre mouvement d’institutions solides et démocratique », souligne Jean-François Copé dans une lettre aux adhérents. Anne Levade a aidé à la rédaction des questions arrêtées de concert par Jean-François Copé et François Fillon, une manière de faire qui a irrité au sein du parti où l’on dénonce un verrouillage et un arrangement de circonstance entre ex-ennemis. « Tout ça pour ça… », soupire un élu « filloniste » qui a bataillé aux côtés de son champion. La première question porte sur les nouveaux statuts de l’UMP, qui dataient de la création du parti en 2002 et dont l’obsolescence avait été mise en cause lors du grand désordre de l’automne 2012. Ce nouveau règlement définit notamment les règles de la primaire d’investiture de 2016, une première à droite. La première question est ainsi libellée: « Approuvez-vous les projets de statuts, de règlement intérieur et de charte de la primaire issus des travaux de la Commission ad hoc de révision des statuts? » La seconde question porte sur l’approbation d’un dispositif transitoire qui s’appliquera si le « oui » l’emporte à la première question. Si le « oui » est majoritaire, il n’y aura pas de nouvelle élection à la présidence en septembre 2013 et l’élection des instances locales de l’UMP sera reportée au lendemain des élections sénatoriales de 2014, notamment. La prochaine élection du président se déroulerait en conséquence au terme du mandat de Jean-François Copé, en novembre 2015. Si c’est le « non » qui l’emporte, une nouvelle élection à la présidence sera organisée en septembre prochain. Le dépouillement du scrutin aura lieu dès la clôture du vote, dimanche à 18h00. L’Autorité de supervision proclamera les résultats après l’examen d’éventuelles réclamations. Les adhérents peuvent voter de chez eux par internet ou se rendre dans les bureaux de vote installés dans chaque département.

 

Déficit ; Hollande va tenir les comptes, encore une promesse bidon

Déficit ; Hollande va tenir les comptes, encore une promesse bidon

 

Cette promesse de tenir les comptes révèle à nouveau les contradictions de Hollande ; car cette promesse est une promesse d’austérité qui va à l’encontre de la croissance ; par ailleurs dans les faits, il laissera filer le déficit autour de 4% mais il aura alors renforce encore les doutes sur la clarté de sa politique. Pas étonnant que le moral des ménages ait attient depuis hier son plus bas historique.  François Hollande a promis vendredi de « tenir » la dépense de l’Etat en France pour empêcher un dérapage des déficits publics, après la publication par la Cour des comptes d’un rapport mettant en garde le gouvernement contre tout relâchement. Selon la Cour, l’atonie de la croissance économique risque en effet de placer le déficit public français aux alentours de 4,0% fin 2013 au lieu des 3,7% prévus par le gouvernement. Lors d’une conférence de presse tardive, en marge du Conseil européen à Bruxelles, le président français a admis que si la croissance économique restait aussi faible qu’elle l’est en ce moment, l’objectif de 3,7% serait difficile à atteindre. « Il est à craindre que nous ayons moins de recettes que prévu » et donc « un peu plus de déficit » à la fin de l’année, a-t-il expliqué. « Qu’est-ce que nous avons à faire compte tenu de cette perspective? » a poursuivi François Hollande. « D’abord tout faire pour qu’il y ait plus de croissance au second semestre. » « Mais ce que doit faire la France dans l’année 2013, c’est tenir la dépense publique », a-t-il ajouté. « La dépense 2013 doit être strictement égale pour l’Etat à la dépense 2012. » Il a rappelé que les lettres-plafond adressées aux ministres dans le cadre de la préparation du budget 2014 prévoyaient 1,5 milliard d’euros de dépenses en moins qu’en 2013 l’an prochain. Il a cependant assuré qu’il n’y aurait pas de prélèvements supplémentaires pour 2013. « Si les recettes rentraient moins bien faute de croissance au second semestre, les gels de dépenses qui ont déjà été décidés se traduiraient en annulations de crédits », a-t-il en revanche précisé. Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait estimé jeudi que « pour 2013, malheureusement, du fait de l’absence de croissance, ce que dit la Cour des comptes est vrai ». Le gouvernement, qui refuse d’actualiser son budget 2013, semble ainsi assumer le risque d’un léger dérapage budgétaire anticipé par de nombreux économistes, qui ne redoutent pas de réaction violente des marchés financiers. François Hollande a ironisé sur les dirigeants de l’opposition qui le pressent de faire des économies. « Ceux qui nous demandent de faire des économies (…) sont toujours ceux qui ont laissé filer la dépense, comme peut-être un remords », a-t-il dit. « Ils s’en veulent tellement d’avoir laissé déraper les comptes publics qu’ils nous demandent, qu’ils nous supplient de faire des économies à leur place. »

 

Assemblée nationale : création d’un registre national des crédits aux particuliers

Assemblée nationale : création d’un registre national des crédits aux particuliers

 

-Les députés français ont donné jeudi soir leur feu vert à la création d’un registre national des crédits aux particuliers, dont le but est de responsabiliser les prêteurs et de mieux lutter contre le surendettement. Les députés, qui poursuivaient l’examen du projet de loi sur la consommation, ont entériné un amendement en ce sens présenté par le gouvernement et adopté en commission. Ce « fichier positif » sera une base de données recensant les Français bénéficiant d’un crédit à la consommation. Il sera placé sous la responsabilité de la Banque de France. Celle-ci dispose déjà des principales compétences au sein du service public de lutte contre le surendettement, notamment via la gestion du fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) et le réseau des commissions de surendettement. Tous les groupes ont voté ce dispositif à l’exception des radicaux de gauche, opposé par principe à la création de fichier, et de l’UMP qui juge qu’un tel fichier « est une fausse bonne idée ». Les députés devraient achever dans la nuit de jeudi à vendredi l’examen du projet de loi sur la consommation. L’Assemblée se prononcera mercredi prochain par un vote solennel sur l’ensemble de ce texte, et le Sénat l’étudiera en septembre.

 

Sondage UMP : Juppé, préféré des sympathisants

Sondage UMP : Juppé, préféré des sympathisants

Alain Juppé arrive en tête devant François Fillon et Jean-François Copé dans le coeur des sympathisants UMP qui à 54% considèrent qu’il « ferait un bon président de la République », selon un sondage BVA pour i>TELE et Le Parisien publié vendredi. Dans cette enquête, il arrive en tête sur cinq des sept traits d’images testés. Il est considéré comme « sympathique » par 42% des sympathisants UMP devant François Fillon (35%) et Jean-François Copé (15%), « proche des gens » par 40% devant Fillon (32%) et Copé (19%), « rassembleur » par 49% ( Fillon, 30%; Copé, 15%) et « rassurant » pour 50% d’entre-eux (Fillon, 40%; Copé, 3%). Il fait jeu égal avec François Fillon pour le « courage » (36% chacun) quand Jean-François Copé est choisi pour ce trait d’image par 22% des sondés. En revanche, le président de l’UMP arrive très largement en tête pour le dynamisme avec 54%, devant Juppé (25%) et Fillon (14%). Pour 54% des sympathisants UMP sondés, Alain Juppé « ferait un très bon président » (Fillon, 31%; Copé, 8%). 7% ne se prononcent pas.

 

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