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Economie, social, société : les plus lus

Economie française : prévoir une guérison plus structurelle

Economie française : prévoir une guérison plus structurelle

Matthieu Courtecuisse et Olivier Marchal dans l’Opinion évoque la problématique de remise sur pied structurel de l’économie française.

Matthieu Courtecuisse est président de Syntec Conseil et PDG de Sia Partner. Olivier Marchal est administrateur de Syntec Conseil et président de Bain & Company en France.

La crise du coronavirus a montré l’importance d’avoir en France des entreprises fortes et productives. Si la France veut redevenir durablement une terre de production, et pas seulement d’importation, il faut établir dès maintenant le bon diagnostic, puis envisager le bon remède. Après avoir interrogé 300 dirigeants ou décideurs d’entreprise avec l’Ifop, nous proposons quelques pistes.

Le diagnostic d’abord. La crise a frappé la France en février dernier alors que la situation s’améliorait enfin avec 10 000 emplois industriels créés en 2019 après deux décennies de désindustrialisation, le recul du déficit commercial et du chômage, grâce notamment à des réformes de compétitivité : trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés, allégement du Code du travail, transformation du CICE [crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi] en baisse de charges, réforme de l’apprentissage.

Les premiers résultats étaient bien là, et, s’ils n’étaient pas aussi importants qu’espérés, c’est parce que la France revient de trop loin. Rappelons qu’en dépit des réformes fiscales, le pays reste classé 141e sur 141 par la Banque Mondiale pour le poids de la fiscalité. Les entreprises françaises sont toujours privées chaque année de 61 % de leur résultat commercial par diverses taxes et cotisations, contre 40 % en moyenne pour leurs rivales européennes. Autant d’argent en moins pour investir, innover et créer des emplois en temps normal. En temps de crise, autant de réserves en moins pour résister et se relancer.

La crise liée à la Covid-19 n’invalidera pas les règles élémentaires de l’économie, au contraire : au-delà de la gestion de l’épidémie, on constate aujourd’hui que les pays qui redémarrent le plus vite et qui retrouveront rapidement leur richesse d’avant crise sont ceux qui affichent la meilleure compétitivité

Freins à la compétitivité. Le mal profond est donc clairement identifié, et la Covid ne l’a pas changé. Les dirigeants d’entreprise interrogés ce mois-ci par l’Ifop pour Syntec Conseil sont unanimes : ils placent toujours le coût de la main-d’œuvre et la fiscalité sur les entreprises en tête des freins à leur compétitivité, devant les contraintes réglementaires.

Le remède ensuite. A court terme, avec une récession de plus de 9 % en 2020 et une activité à l’arrêt dans certains secteurs, des mesures conjoncturelles de soutien sont indispensables pour ranimer l’économie. A cet égard, le plan de relance présenté par le gouvernement va globalement dans le bon sens et est bien perçu par les dirigeants en entreprise : une grande majorité d’entre eux le trouve satisfaisant.

Mais pour un rebond durable, il sera nécessaire de faire émerger une compétitivité nouvelle, et pour cela de continuer à traiter les faiblesses structurelles de notre économie.

La crise liée à la Covid-19 n’invalidera pas les règles élémentaires de l’économie, au contraire : au-delà de la gestion de l’épidémie, on constate aujourd’hui que les pays qui redémarrent le plus vite et qui retrouveront rapidement leur richesse d’avant crise sont ceux qui affichent la meilleure compétitivité. La récession cette année en Allemagne a été deux fois moins grave qu’en France, et nos voisins tablent sur un retour à l’équilibre budgétaire et à un taux de chômage à 5,5 % en 2022, sans compter les excédents commerciaux records.

A défaut de réforme en faveur de la compétitivité, le décrochage avec nos voisins risque de s’accentuer et de durer. Sans réforme, les discours sur les relocalisations resteront des incantations : ils ne seront pas suivis d’effets. Réciproquement, les délocalisations continueront, en particulier celles des emplois d’encadrement et de conception, en raison de charges sociales prohibitives pour ces salariés et des nouveaux horizons ouverts par le télétravail.

Dépenses publiques. Les sceptiques répondront que le gouvernement a les mains liées par un déficit abyssal, qu’un rétablissement de la compétitivité française est impossible. Ce serait oublier un grand enseignement de cette crise : chaque Français a pu constater qu’à dépenses publiques et niveaux d’impositions inférieurs, de nombreux pays bénéficiaient de meilleurs services publics et d’une organisation administrative plus efficace.

Dans les hôpitaux par exemple, le pourcentage de personnel administratif est de 34 % en France, contre 26 % en Allemagne, ce qui représente des milliards d’euros en moins pour s’équiper en matériel ou mieux payer les soignants, et des milliards de plus en taxes…

Pour quelle raison ? Certainement pas faute de dévouement et de professionnalisme des agents : soignants de l’hôpital public, policiers et autres font un travail exemplaire et sont applaudis des Français. Le problème est organisationnel : trop d’argent se perd dans le millefeuille administratif et social, trop peu arrive in fine sur le terrain. Dans les hôpitaux par exemple, le pourcentage de personnel administratif est de 34 % en France, contre 26 % en Allemagne, ce qui représente des milliards d’euros en moins pour s’équiper en matériel ou mieux payer les soignants, et des milliards de plus en taxes…

Idem dans l’éducation, où les personnels administratifs sont deux fois plus nombreux que chez nos voisins, pour des enseignants moins bien payés et des résultats moins bons. Les exemples de complexité administrative, de doublons de compétence, de gâchis, d’établissements publics et de dispositifs sociaux multipliés au gré des circonstances sont légion.

Les réformes structurelles sont donc possibles, à condition de revoir en profondeur les dépenses publiques. Les dirigeants en entreprise, en proie avec ces enjeux de « bonne gestion » au quotidien, ne s’y trompent pas : ils sont 85 % à se dire favorables à une revue des dépenses publiques une fois la crise de la Covid-19 terminée, et même 40 % à souhaiter une baisse drastique !

Pour produire de nouveau, se réindustrialiser, notre économie doit guérir : de la crise liée à la Covid-19, mais aussi et surtout du déficit structurel de compétitivité que le gouvernement avait commencé à traiter avec succès. Ce renouveau productif ne pourra advenir véritablement que si la sphère publique se réorganise et apprend à faire plus avec moins. C’est la condition nécessaire du rétablissement durable de la compétitivité. La bonne nouvelle est que tout le monde sait désormais cet objectif à notre portée !

Matthieu Courtecuisse est président de Syntec Conseil et PDG de Sia Partner. Olivier Marchal est administrateur de Syntec Conseil et président de Bain & Company en France.

 

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Afrique, des élections qui n’ont plus de sens

Afrique, des élections qui n’ont plus de sens

 

Il est clair d’une façon générale les élections dans nombre de pays ne sont plus de nature à satisfaire les attentes démocratiques des peuples. Ceci vaut pour le monde entier  mais particulièrement en Afrique.

 

Nathalie Delapalme est directrice exécutive de la Fondation Mo Ibrahim — du nom de son créateur, un milliardaire anglo-soudanais et entrepreneur dans le domaine des télécommunications —, qui a pour mission d’aider l’Afrique à se débarrasser de ses dictateurs corrompus et publie l’indice Ibrahim de la gouvernance, qui établit un classement des performances réalisées par les 54 pays du continent. (Interview dans l’opinion)

Quels enseignements tirez-vous du dernier indice Ibrahim ?

Six Africains sur dix vivent dans un pays dont la gouvernance est meilleure qu’en 2010. Mais, pour la première fois depuis 2010, le niveau de gouvernance globale en Afrique baisse (- 0,2 point) en 2019. C’est un signal à prendre en compte. En fait, la progression ralentissait depuis plusieurs années au point d’aboutir à ce résultat qui traduit une évolution divergente des dimensions de la gouvernance. Des progrès ont été réalisés en matière de développement économique et humain. Toutefois, ils s’essoufflent et ne sont plus en mesure de compenser la dégradation du système démocratique, de l’état de droit, de la participation de tous à la vie politique et économique, des libertés et droits fondamentaux. Tout miser sur le développement économique et humain n’est pas soutenable à long terme et représente un pari fragile dans notre monde globalisé. Aucun gouvernement ne peut se prémunir contre l’impact, inattendu et dévastateur, d’un choc exogène comme la Covid.

Quels sont les bons et les mauvais élèves ?

Pour une vision complète, il faut considérer à la fois le point d’arrivée et les tendances. En 2019, sont en tête de peloton Maurice, le Cap Vert, les Seychelles, la Tunisie, le Botswana et l’Afrique du Sud. Mais la trajectoire de Maurice et de l’Afrique du Sud se dégrade depuis quelques années. Sur la décennie, les pays qui progressent le plus sont la Gambie, la Côte d’Ivoire, la Tunisie, les Seychelles, le Zimbabwe, l’Ethiopie, la Somalie, l’Angola, le Tchad et la Namibie. Les détériorations les plus fortes sont relevées en République démocratique du Congo, aux Comores, au Mali, au Nigeria, au Malawi, en Afrique du Sud, en Erythrée, en Zambie, au Cameroun et au Lesotho.

La tendance va-t-elle s’inverser en Ethiopie (en guerre civile) et en Côte d’Ivoire (en crise post-électorale)

La Côte d’Ivoire et l’Ethiopie figurent tous deux parmi les dix pays qui ont le plus progressé sur la décennie écoulée (respectivement 18e et 31e). Mais les progrès marquent le pas depuis quelques années, avec des points d’alerte. En Côte d’Ivoire, les indicateurs relatifs aux procédures de passation des marchés publics, à l’égalité en matière de représentation politique, à l’espace accordé à la société civile, ou à l’accès au logement, se dégradent. En Ethiopie, la tendance est préoccupante pour dix des 79 indicateurs, notamment ceux relatifs aux déplacements forcés de population, aux droits de propriété, au réseau de transport, aux relations du travail, a l’impartialité du système judiciaire.

Le Ghana est souvent érigé en modèle de démocratie. La situation ne s’est-elle pas détériorée sous la présidence de Nana Akufo-Addo ?

En 2019, le Ghana se classe encore dans le top ten (8e). Mais la tendance générale n’est pas bonne. On constate depuis 2010 une détérioration de deux des quatre dimensions principales de la gouvernance : Sécurité et règle de droit ; Participation, droits et inclusion. Des progrès incontestables ont certes été obtenus en termes de développement économique et humain, notamment pour l’accès au digital et aux services financiers, le contrôle des maladies transmissibles, l’état civil et le système statistique, l’égalité d’accès aux services publics, le cadre des échanges commerciaux. Mais d’autres indicateurs régressent : impartialité du système judiciaire, procédures de passation des marchés publics, droits de propriété, corruption dans le secteur privé, liberté des médias, droits digitaux, capacité fiscale.

« Pour la première fois en 25 ans, l’Afrique va rentrer en récession. La chute drastique de la demande extérieure, la mise à l’arrêt du tourisme, les mesures de confinement souvent sévères ont réduit presque à néant les perspectives d’activité, d’emploi, voire de survie pour les plus fragiles »

Comment se porte l’Afrique du Sud ?

L’Afrique du sud, deuxième PNB du continent, se situe encore au 6e rang en termes de gouvernance globale et les composantes relatives à la participation et à l’état de droit se sont améliorées. Mais, sur dix ans, sa performance a perdu presque un point, donc elle est très en deçà de l’évolution moyenne du continent. Sont en recul des composantes essentielles du développement humain (protection sociale, accès au logement, réduction de la pauvreté, libertés individuelles) tandis que la criminalité et la corruption progressent. Les opportunités économiques sont toujours importantes mais leur croissance enregistre un déclin régulier.

Et l’Algérie post-Bouteflika ?

Le niveau de gouvernance est meilleur qu’en 2010. Il est tiré par un progrès notable en termes de développement humain et économique, particulièrement en matière d’environnement réglementaire des affaires et de la concurrence (en partant d’un niveau assez bas), de réseau de transport, de téléphonie mobile, d’accès au logement, d’inscription à l’école, d’application de la loi, de procédures judiciaires, de pluralisme politique, et de corruption. Restent des points noirs : respect de la loi, droits de propriété, procédures de passation des marchés publics, espace de la société civile, liberté des médias, liberté d’expression et de croyance, accès à l’information, élections démocratiques, accès aux soins de santé.

L’irruption du coronavirus ne va-t-il pas amplifier le mouvement de détérioration ?

Il risque de peser sur l’ensemble des progrès économiques et sociaux d’autant que la pandémie continue à s’étendre (au 15 décembre, on dénombrait 2 401 953 cas répertoriés, plus 22 % en un mois) malgré la forte réactivité de gouvernements instruits par l’expérience Ebola. L’Afrique du Sud, le Maroc, l’Egypte, la Tunisie et l’Algérie sont les pays les plus atteints. Cette crise pèse sur des structures sanitaires déjà fragiles, et réduit l’attention accordée à d’autres pathologies, au moins aussi graves. Elle a provoqué la déscolarisation de nombreux élèves, une limitation excessive de libertésla hausse des violences à l’encontre des femmes, des restrictions démocratiques injustifiées. Son impact est dévastateur sur les plans économiques et sociaux. Pour la première fois en 25 ans, l’Afrique va rentrer en récession. La chute drastique de la demande extérieure, notamment de matières premières, la mise à l’arrêt du tourisme, les mesures de confinement souvent sévères ont réduit presque à néant les perspectives d’activité, d’emploi, voire de survie pour les plus fragiles. Si l’on y ajoute aux effets du changement climatique, cette crise sanitaire doit être l’occasion de définir un modèle de croissance plus vert, plus créateur d’emplois locaux, plus autonome, plus équitable, plus inclusif.

« La perte de confiance, voire la défiance, envers leurs Etats s’accroît fortement. C’est en réalité un mouvement mondial. Les Etats apparaissent impuissants à régler les défis du monde contemporain et à répondre aux attentes élémentaires  »

De plus en plus d’élections sont contestées. La démocratisation en cours est-elle en danger ?

Le modèle démocratique apparaît fragile et franchement contesté, notamment par la jeunesse africaine. Dans un monde ou l’information et l’expression des sentiments sont devenues permanentes et réactives, il apparaît difficile de continuer à fonder le système démocratique sur la seule tenue, tous les cinq ans au mieux, d’élections présidentielles estampillées « libres et transparentes » par des observateurs extérieurs. Cette qualification même a été fortement dévalorisée, voire dévoyée, notamment en RD Congo. Les Africains ont perçu le choix d’une communauté internationale qui a fermé les yeux sur la vérité des urnes pour permettre l’avènement d’une alternance de façade. Dans trop de cas, l’élection n’inspire plus ni confiance, ni même respect. Il faut « remettre l’église au milieu du village » et revenir à la signification même du principe démocratique.

Les populations semblent aussi de plus en défiantes envers leurs Etats…

La perte de confiance, voire la défiance, envers leurs Etats s’accroît fortement. C’est en réalité un mouvement mondial. Les Etats apparaissent impuissants à régler les défis du monde contemporain (pandémies, terrorisme, changement climatique, insécurité digitale) et à répondre à leurs attentes élémentaires (accès à l’emploi, qualité des transports, sécurité du voisinage, gestion des déchets). Les deux plus grandes villes africaines, Le Caire et Lagos, gèrent des populations équivalentes à celles de la Côte d’Ivoire ou de l’Angola, les 14e et 15e pays les plus peuplées du continent… Sans aller jusqu’à considérer qu’on a atteint les limites du système westphalien, la gouvernance locale est appelée à jouer un rôle croissant, y compris dans la gestion des risques globaux.

Les JO de Tokyo de plus en plus hypothétiques

 

Les JO de Tokyo de plus en plus hypothétiques

 

Alors que les responsables japonais affirment tenir au maintien des JO de Tokyo, la population elle est beaucoup plus dubitative et ne souhaite pas l’organisation d’une telle manifestation. Du côté des comités olympiques ont cinq terreurs de plus en plus sur la probabilité des jeux de Tokyo en 2021.. Keith Mills, président adjoint du comité organisateur des JO de Londres, qui ont eu lieu en 2012, estime en conséquence que les organisateurs japonais devraient songer à les annuler. Pourtant officiellement , le Comité olympique international (CIO) et le comité olympique japonais restent toutefois déterminés à organiser en juillet-août ces Jeux, prévus en 2020 et déjà reportés en 2021, en dépit de l’épidémie toujours présente.

L’état d’urgence a été déclaré à Tokyo et dans d’autres régions du Japon face à une résurgence du nombre de contaminations, et le soutien de l’opinion publique à l’organisation des JO de Tokyo a plongé, selon les sondages. Mais pour le président de World Athletics, la fédération internationale d’athlétisme, Sebastian Coe, ces Jeux doivent avoir lieu. «Je ne pense pas qu’ils doivent être annulés», a-t-il dit sur Sky News. «Je pense que les Jeux auront lieu mais qu’ils seront différents», a-t-il ajouté.

Janet Yellen, futur secrétaire d’État au Trésor veut une politique encore plus accommodante

Janet Yellen, futur secrétaire d’État au Trésor veut une politique encore plus accommodante

 

Janet Yellen, la candidate au trésor américain, veut encore i davantage de liquidités pour les États-Unis non seulement pour lutter contre la pandémie mais aussi pour soutenir l’économie et la transition écologique. Elle a aussi évoqué la lutte contre la concurrence déloyale de la Chine. Janet Yellen a donc exhorté les législateurs mardi à «agir gros» sur les dépenses de secours contre les coronavirus, arguant que les avantages économiques l’emportent de loin sur les risques d’un endettement plus lourd.

Les impôts sur les entreprises et les riches devront éventuellement augmenter pour aider à financer les plans ambitieux de Biden d’investissement dans les infrastructures, la recherche et le développement et pour la formation des travailleurs afin d’améliorer la compétitivité de l’économie américaine, a-t-elle déclaré aux membres du Comité sénatorial des finances.

Mais cela ne viendrait qu’après avoir freiné la pandémie de coronavirus, qui a tué plus de 400000 personnes aux États-Unis, et la dévastation économique qu’elle a provoquée.

Yellen, qui a parlé par liaison vidéo, a déclaré que sa tâche en tant que chef du Trésor sera d’aider les Américains à endurer les derniers mois de la pandémie alors que la population est vaccinée, et de reconstruire l’économie pour la rendre plus compétitive et créer plus de prospérité et plus d’emplois.

«Sans autre action, nous risquons une récession plus longue et plus douloureuse maintenant et des cicatrices à long terme de l’économie plus tard», a-t-elle déclaré.

Yellen a déclaré que l’allégement de la pandémie aurait la priorité sur les augmentations d’impôts, mais les entreprises et les riches, qui ont tous deux bénéficié des réductions d’impôts républicaines de 2017, «doivent payer leur juste part».

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Hausse des prix Electricité : plus 1,6 % pour les particuliers

Hausse des prix Electricité : plus 1,6 % pour les particuliers

 

 

Cette hausse de 1,6 % proposés par la commission de régulation de l’énergie gouvernement serait justifiée par l’environnement. Notons que les professionnels eux subiraient une hausse de 2,6 %.

 

On se demande quelle est la pertinence de cette référence à l’environnement. Il s’agit sans doute des tensions entre l’offre et la demande qui contraint la France désormais à importer de l’électricité en particulier depuis la fermeture de Fessenheim.

 

Notons que cette électricité est souvent importée d’Allemagne et le produit de centrales à charbon ! La commission de régulation s’appuie aussi sur le retard pris par EDF pour l’entretien des centrales qui vise notamment à les mettre aux normes suite à l’accident de Fukushima. En réalité, le retard pris par EDF est bien antérieur à l’arrivée du virus. Observons aussi que le retard pris par l’EPR de Flamanville n’a rien à voir avec la pandémie. Certains pourront considérer que la hausse est faible. Il faut cependant relativiser car l’inflation actuellement est à peu près inexistante voire négative et une hausse de 1,6 à 26 % est loin d’être négligeable.

Dette : la France en tête avec plus de 300 milliards dans l’union européenne en 2020

Dette : la France en tête avec plus de 300 milliards dans l’union européenne en 2020

 

 

Il est évident que la faiblesse des taux favorise les emprunts d’État. Reste qu’il faudra bien les rembourser d’une manière ou d’une autre. Apparemment la France a fait une bonne affaire en empruntant plus de 300 milliards en 2020 un taux moyens de 0,30 %.

 

Fin 2019 l’endettement français représentait 100 % du PIB environ, au cours de l’année 2021 on devrait rapidement atteindre les 120 %. Face à cette embolie, certains experts inconséquents ont proposé que cette dette soit permanente et illimitée (quand d’autres encore plus irresponsables proposent de ne plus la rembourser !).  Une manière ainsi d’assurer une rente permanente au système bancaire, en tout cas pendant 50 ans voire un  siècle. Pour l’instant ,la question du remboursement de la dette est plutôt mise entre parenthèses mais la problématique reviendra forcément au premier retour de la croissance avec la hausse de l’inflation et des taux d’intérêt.

 

En zone euro, les émissions nettes de dette ont atteint 1 116 milliards d’euros en six mois entre mars et août dernier, «soit le montant des émissions nettes réalisées en un an et demi après la crise financière, entre septembre 2008 et février 2010», note l’économiste Olivier Sirello, dans un billet du blog de la Banque de France.

Dans cet environnement sous haute tension, la France s’est une nouvelle fois distinguée par son goût pour la dette. «Si l’on rapporte au PIB les émissions nettes au cours de cette période, la France occupe la première place dans la zone euro (13,0 %), suivie par les Pays-Bas (12,9%)», avance ainsi l’expert.

Vaccination des plus de 75 ans : un fiasco total

Vaccination des plus de 75 ans : un fiasco total

 

 

Toute la semaine dernière, le gouvernement et les élus locaux n’ont cessé de déclarer la multiplication des vaccinodromes. Au départ on en prévoyait une centaine et samedi dernier il en était annoncé 600 ou 700. De fait,  le nombre de lieux de vaccination a progressé. Le seul problème c’est que dès le premier jour de vaccination la quasi-totalité des centres ont cruellement manqué de doses vaccinales. Pire, on ne sait même pas quand les intéressés inscrits pourront obtenir un rendez-vous pour une vaccination effective.

Il s’agit d’un véritable fiasco de la part de la politique centralisée du pouvoir. Un pouvoir complètement incompétent non seulement en matière d’approvisionnement des vaccins mais tout autant en matière de gestion logistique. La plupart des centres de vaccination n’ont reçu que de leur de 25 % des doses espérées. Ce nouvel échec retentissant ressemble à s’y méprendre à celui concernant les masques.

Il faut en effet se souvenir que par incurie récurrente l’administration avait été incapable de fournir les masques attendus. Du coup, les pouvoirs public et les experts ont alors prétendu que le masque était inutile voire même dangereux. Les mêmes qui d’ailleurs s’expriment aujourd’hui sur la pandémie avec toujours les mêmes contradictions par exemple sur des vaccins bien sûr mais aussi sur le confinement.

On avait largement critiqué l’ancienne ministre de la santé pour ses hésitations mais les mêmes reproches peuvent être faits à Olivier Véran qui en outre avec une certaine arrogance refuse la moindre critique notamment celle des élus locaux. Ce ministre aussi impuissant que celle qui l’a précédé est  un bavard impénitent qui additionne et même collectionne les contradictions les plus évidentes. Les annonces successives qu’il fait ne sont jamais suivies  sur le terrain ;  la première journée de vaccination-et les suivantes puisqu’on va manquer pendant plusieurs semaines de doses vaccinales- constitue un fiasco total .

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