Archive mensuelle de avril 2013

Economie, politique, société: pages les plus regardées 30 avril 2013

 

 

chansons-poèmes de  g.bessay:

 

Hausse consommation en mars ; en cause, les prix alimentaires et le froid

Hausse consommation en mars ;  en cause, les prix alimentaires et le froid

La consommation des ménages français en biens a progressé de 1,3% en mars, tirée par les dépenses alimentaires et en énergie, selon les donnés publiées aujourd’hui par l’Insee. Cette hausse mensuelle, la plus forte depuis février 2012, est toutefois insuffisante pour compenser les baisses de février et de janvier (confirmées à -0,2% et -0,9%), avec pour conséquence que la consommation des ménages recule de 0,4% sur l’ensemble du premier trimestre après avoir déjà accusé un repli de 0,1% au quatrième trimestre 2012.  Il s’agit d’une vraie surprise. Quinze économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre en hausse de 0,1% en mars, leurs prévisions s’échelonnant entre -0,7% et +0,7%. Dans un communiqué, l’Insee fait état d’un rebond de 2,6% des dépenses en produits alimentaires le mois dernier après leur recul de février (-0,3%) et d’une accélération de la hausse des dépenses en énergie (+2,8% après +1,4% en janvier et +1,2% en février) en raison de températures inférieures aux normales saisonnières. La consommation en biens durables est restée quasiment stable (-0,1%) mais a reculé de 3,9% sur l’ensemble du premier trimestre. Les dépenses en automobiles ont notamment reculé de 0,9% sur le mois de mars mais ont chuté de 6,8% sur le trimestre compte tenu d’un mois de janvier en baisse de 11,0%.  Les achats de textile-cuir ont accusé de leur côté leur deuxième mois consécutif de baisse (-2,9% après -4,8%) après leur progression de 3,5% en janvier à la faveur des soldes d’hiver.

La fiscalité plombe les entreprises (De Castries, patrons d’AXA -interview les Echos)

La fiscalité plombe les entreprises (De Castries, patrons d’AXA -interview les Echos)

 

Vous n’avez jamais caché vos doutes sur la politique suivie par le gouvernement. Comment jugez-vous l’état actuel de la France ?

Inquiétant. Les conditions d’un retour de la croissance, préalable indispensable au recul du chômage, sont loin d’être réunies. En particulier, la ponction fiscale pratiquée sur les créateurs de richesse a atteint le niveau d’asphyxie. Les prélèvements sur les entreprises sont une fois et demie plus élevés que la moyenne européenne, l’imposition des plus-values l’est deux à deux fois et demie ! Quand on est dans une économie ouverte, cette approche ne peut créer que des catastrophes. A l’automne dernier, nous avions dit que l’on prenait le risque de casser l’investissement productif en France. On ne peut que constater que, mois après mois, trimestre après trimestre, nos craintes se sont malheureusement avérées fondées.

 

Mais il faut bien réduire le déficit public…

Absolument. Mais dans un pays déjà champion des prélèvements obligatoires, la solution ne peut pas être d’augmenter encore les impôts ! C’est comme une prise de sang : si elle est raisonnable, elle peut sauver une vie ; sinon, elle provoque l’anémie. Les prélèvements excessifs sont la source principale de notre perte de compétitivité. Tant que les dépenses publiques ne baisseront pas, l’avalanche de prélèvements continuera. Je crains que le sérieux budgétaire du gouvernement ne soit qu’une illusion. Regardez le budget 2012 : le dérapage vient principalement des dépenses. Comme nous serons en récession cette année, et qu’elle pourrait même être plus sévère qu’imaginé, la France va avoir beaucoup de mal à tenir les objectifs affichés. Je ne m’en réjouis pas. Mais il n’y a pas de fatalité, nous devons tous nous battre pour la réussite du pays.

 

Que préconisez-vous ?

Nous devons sortir du déni de réalité ! La croissance anémique engendre un chômage de masse qui touche durement les plus jeunes, les plus défavorisés. L’endettement public n’est rien d’autre que le transfert du financement de notre confort immédiat aux générations futures. Notre système de protection sociale fait peser une charge insoutenable sur les entreprises et les actifs parce qu’il continue de fonctionner selon des principes vieux de 70 ans alors que nous avons depuis traversé une véritable révolution démographique et de longévité. Seule la réduction significative des dépenses de fonctionnement de l’Etat, la libération de l’investissement privé par la baisse des prélèvements obligatoires et la mise en œuvre d’un programme de réformes structurelles peuvent encore éviter qu’on ne laisse un pays exsangue à nos enfants. Je pense sincèrement que ma génération porte à cet égard une responsabilité unique devant l’Histoire. J’ai le sentiment d’un immense gâchis et d’opportunités perdues alors que ce pays a des atouts considérables, des entreprises qui ont bien réussi leur mondialisation, une démographie plutôt dynamique et une population bien formée, une importante épargne…

 

Estimez-vous comme certains que la réduction drastique des déficits menace la croissance et qu’il est nécessaire d’en modifier le rythme ?

C’est le niveau des dépenses publiques plus que celui des déficits qui pose problème. Dès lors, la question du rythme mérite d’être débattue pour les pays comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande ou le Royaume-Uni qui ont engagé des réformes structurelles très profondes et ont un niveau de dépenses publiques inférieur au nôtre. Mais évitons les faux débats : la question ne se pose absolument pas en France où les efforts nécessaires en matière de réduction des dépenses n’ont pas encore vraiment commencé ! Les dépenses publiques représenteront en France 56% du PIB en 2013, contre 42% en moyenne dans l’OCDE ou 45% en Allemagne. C’est plus de 200 milliards d’euros d’écart avec notre voisin chaque année ! Si vous cumulez l’effet négatif d’une telle divergence sur 20 ans, vous avez l’explication de notre perte de compétitivité. Les chefs d’entreprise se demandent avec inquiétude comment sera financé le budget 2014 alors que l’objectif du budget 2013 d’un déficit à 3,7 % semble difficilement atteignable. Si le gouvernement continue d’accroître les prélèvements sur les entreprises, dont les marges sont déjà les plus faibles d’Europe, cela va ralentir la reprise, aggraver le dérapage budgétaire et menacer la cohésion européenne.

 

Comment la politique fiscale actuelle se traduit-elle pour un groupe comme AXA ?

Nous sommes fiers de nos racines françaises, prêts à faire des efforts mais préoccupés par la perte de compétitivité que les charges créées depuis 2 ans font peser sur les activités de services financiers comme les nôtres. Prenez le crédit impôt compétitivité. Non seulement il ne nous rapporte rien, mais en plus il nous coûte une trentaine de millions d’euros par an du fait de l’augmentation de la TVA que nous ne récupérons pas. L’augmentation de la taxe sur les salaires, taxe qui n’a aucun équivalent en Europe, va représenter un effort de plusieurs dizaines de millions d’euros par an. En impôts et taxes, nous avons versé l’an dernier plus de 2 milliards d’euros pour un résultat net de nos activités françaises d’environ 1 milliard. Cette charge s’est alourdie de 170 millions sous l’effet des nouvelles mesures. Dans les 57 pays où nous sommes présents, la France est celui où l’on paie le plus de charges sociales et fiscales. C’est donc une situation tout à fait spécifique, et ces prélèvements sont autant d’argent que nous ne pouvons pas consacrer au financement de l’économie française et au développement de l’emploi.

 

AXA achète-t-il encore de la dette d’Etat française ?

Nous sommes toujours parmi les premiers détenteurs de dette publique française, mais nous tirons aussi les conséquences logiques de notre analyse…

 

Comment jugez-vous la taxe sur les transactions financières ?

Si vous évoquez le projet conjoint à 11 pays, c’est une idée démagogique, donc dangereuse. Je suis très surpris et déçu que la France soutienne une telle initiative alors que son secteur financier est l’un des atouts pour sa compétitivité. Les banques et les assureurs français ont mieux traversé la crise que les institutions financières de l’ensemble des autres pays européens. Nous nous tirons une balle dans le pied, car la réalité, c’est que nous allons fragiliser l’un de nos fleurons et favoriser les places financières situées hors des pays volontaires.

 

Que pensez-vous des recommandations du rapport Berger-Lefebvre sur l’épargne longue ?

Nous partageons largement le constat fait par ce rapport, à savoir qu’il est essentiel de favoriser l’épargne longue pour retrouver la croissance. Les préconisations sont raisonnables et vont dans le sens des recommandations que nous faisons déjà à nos clients. Si l’on veut espérer un meilleur rendement, il faut accepter de prendre plus de risques et d’avoir moins de liquidité.

 

AXA a beaucoup cédé d’actifs ces derniers temps. Pourquoi ?

Nous avons également beaucoup investi. C’est un groupe qui vit, évolue et se transforme. C’est dans son ADN depuis son origine. Depuis 2000, nous essayons d’améliorer notre efficacité opérationnelle en nous positionnant sur des pays, des lignes de métier, des produits qui allient croissance et marges. Nous avons aujourd’hui trois grands métiers – l’assurance dommages (l’assurance de biens), la santé et la prévoyance (l’assurance de personnes), et l’épargne et la gestion d’actifs – qui sont tous en expansion. On ne le dit peut-être pas assez, mais c’est l’assurance dommages qui a progressé le plus vite, avec un chiffre d’affaires qui a presque doublé en 12 ans. En santé et prévoyance, les besoins augmentent partout, du fait d’un meilleur niveau de vie de la population mondiale, du désengagement de l’Etat dans un certain nombre de pays et de la prise de conscience, par les particuliers, de la nécessité de se protéger. Aujourd’hui, la prévoyance, la santé et les dommages représentent 75 % des résultats du groupe.

 

Vous allez désormais concentrer votre développement dans les pays émergents ?

Depuis le début de la crise de 2007, nous avons cédé pour environ 8 milliards d’euros d’activités dans les pays matures pour en réinvestir plus de 6 dans les émergents. Nous avons pu acquérir les activités d’ING au Mexique, racheter nos minoritaires en Asie du Sud-Est, monter une co-entreprise en Chine en assurance vie avec ICBC, nous développer en Indonésie, acheter certaines activités d’assurance dommages d’HSBC. Cela commence à être extrêmement visible dans les chiffres. En 2007, les pays émergents représentaient 7 % du chiffre d’affaires. En 2012, ils contribuent à hauteur de 14 % en dommages et de 17 % en vie ! Si l’on se compare à d’autres grands assureurs traditionnels, il est vrai que nous sommes partis avec un peu de retard parce que le groupe était encore très jeune, mais l’évolution s’est faite plus rapidement.

 

Allez-vous poursuivre ce mouvement de rééquilibrage ?

C’est un exercice qui n’est jamais terminé, cela fait partie de l’entretien naturel du jardin. Preuve en est, nous venons d’annoncer une nouvelle co-entreprise avec Tian Ping, l’un des leaders de la distribution d’assurance dommages par Internet en Chine. Cette opération va faire d’AXA le premier assureur non-domestique en dommages dans ce marché très prometteur.

 

 

Immobilier neuf : chute de 18% sur un an

Immobilier : chute de 18% sur un an

Les mises en chantier de logements neufs en France ont poursuivi leur dégringolade au premier trimestre, chutant de 11,2% à 83.929 unités comparé à la même période de 2012, selon les statistiques du ministère du Logement publiées mardi.  Le nombre de permis de construire accordés pour des logements neufs a en revanche augmenté de 5,5% au cours de la même période, à 129.499 unités.  Sur douze mois (avril 2012 à mars 2013), la baisse des mises en chantier est plus marquée, de -18,0% à 335.900 unités. Durant la même période, les permis de construire pour des logements neufs ressortent pour cette fois en baisse de 6,2% à 502.300 unités.  Le recul marqué des mises en chantiers entre janvier et mars affecte tous les secteurs du logement, que ce soit l’individuel (-14,5%) ou le collectif (-5,6%).

 

Italie : changement de cap sur l’austérité

Italie : changement de cap sur l’austérité

 

Le message qu’a voulu faire passer Enrico Letta, le fraîchement nommé président du Conseil italien, est clair. Les politiques de relance de la croissance ne peuvent plus attendre dans la péninsule qui « se meurt » à cause des politiques d’austérité, selon lui. « L’Italie se meurt par la faute de la seule austérité. Les politiques en faveur de la relance ne peuvent plus attendre« , a-t-il déclaré, lundi 29 avril, dans un discours très attendu devant la Chambre des députés. « Au niveau des institutions européennes, nous individualiserons les stratégies pour arriver à la croissance sans compromettre l’assainissement des finances publiques« , a-t-il poursuivi. Avant de se vouloir rassurant: « la réduction de la pression fiscale sans endettement sera un objectif permanent de ce gouvernement dans tous les domaines« , a-t-il dit.  Puis il a adressé un message à l’adresse de l’Europe qui, selon lui, « est en crise de légitimité et au moment où les citoyens en ont le plus besoin elle doit redevenir un moteur de croissance durable« . Afin de démontrer que son gouvernement est « européen et « européiste«  », c’est-à-dire partisan du fédéralisme européen, Enrico Letta a déclaré que ses premiers déplacements seraient à « Bruxelles, Berlin et Paris« . Puis il a assuré  que l’Italie « respecterait les engagements » pris envers l’UE, mais qu’elle espère grâce à ce respect « avoir une marge de manoeuvre » supérieure dans ses négociations avec la Commission européenne pour pouvoir financer des politiques de relance économique.  Il a ensuite annoncé la suspension du paiement de la quote-part, prévue en juin pour le très impopulaire impôt foncier sur la résidence principale, instauré par le gouvernement de son précésseur Mario Monti. Le nouveau dirigeant a également promis « une réforme complète » du système des impôts. Autre annonce forte, même si elle relève du symbole: la suppression des salaires des ministres, qui sont également députés. Enfin, le président du Conseil s’est donné 18 mois pour réussir. Dans le cas contraire, ce dernier « en tirera les conséquences« . « La seule issue possible est le succès« , a-t-il conclu.

 

Mesures entreprises : les patrons convaincus ?

Mesures entreprises : les patrons convaincus ?

 

François Hollande a visiblement réussi son opération de reconquête auprès des entrepreneurs. Le président a annoncé toute une batterie de mesures en faveur de la création d’entreprises, ce lundi 29 avril, avec notamment une fiscalité sur les plus-values simplifiée et allégée. Son discours a largement fait la part belle aux mérites des entrepreneurs. « Il ne peut y avoir d’entreprise sans chef d’entreprise », a-t-il notamment déclaré. Les chefs d’entreprise, justement, ont défilé sur BFM Business dans les émissions Le Grand Journal et Les décodeurs de l’éco. Et ils ont été globalement très convaincus par les déclarations du président de la République.

Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de Priceminister

Pour le fondateur de Priceminister « forcément quand on est chef d »entreprise et que l’on attend [ce type de discours] depuis longtemps, on est content ». « On a l’impression qu’enfin le chef de l’Etat, mais aussi le gouvernement, prennent conscience que les créateurs d’entreprise sont utilies à la société », a ajouté Pierre Kosciusko-Morizet.  Il a noté que le gouvernement « a rectifié le tir » sur la fiscalité. « Il a reconnu ces erreurs, ce qui est très positif ». « Cela mérite d’être souligné », a-t-il ajouté.

Philippe Hayat, fondateur de l’association 100.000 entrepreneurs

« Je suis globalement satisfait. Le président de la République a fait de l’entrepreneuriat un des axes majeurs de sa politique et a défini des mesures concrètes dont je me réjouis ». Philippe Hayat a également loué les régimes fiscaux présentés par François Hollande, qui sont « incitatifs et favorisent ceux qui prennent  des risques. C’est une grande avancée, au même titre que la sensibilisation des jeunes sur l’entrepreneuriat« .

Benjamin Bejbaum, fondateur de Dailymotion

Le fondateur de Dailymotion n’y va pas par quatre chemins. Il a ainsi estimé qu« on sort du cauchemar » et que « François Hollande s’est réveillé ». Reprenant les déclarations du début du discours de François Hollande, Benjamin Bejbaum s’est réjoui que le président reconnaisse les entrepreneurs comme vecteurs d’emploi.   »Le seul moyen,pour relancer l’emploi, est de créer des entreprises », a-t-il estimé, ajoutant que, pour lui, « il n’y a plus de divorce entre l’Etat et les chefs d’entreprise, au moins dans le discours ».

Gilles Babinet, chargé des enjeux numériques auprès de la Commission européenne

« On ne va pas bouder notre plaisir », a d’emblée lancé, l’ancien président du Conseil National du Numérique. « Cela va dans le bons sens ».  Il a sutout plébiscité les mesures portant sur la fiscalité des plus-values de cessions d’entreprise. « On rentre dans une nouvelle ère où ce qui fait l’emploi et la croissance ce sont les sociétés innovantes » qui ont « pour pétrole, le capital ». De plus,il a souligné la volonté du gouvernement de faire « quelque chose de simple, ce qui est essentiel. Les chefs d’entreprises ne peuvent devenir des experts juridiques », qualifiant, au passage l’ancien système sur la taxation du capital de « complexe » et « qui faisait bien rire tout le monde ».

Plan restructuration PSA : voté par les syndicats

Plan restructuration PSA : voté par les syndicats

La restructuration de PSA Peugeot Citroën a été approuvée lundi à une très large majorité par les syndicats du constructeur automobile, a déclaré à Reuters un représentant de la CFTC. Confirmant leur vote favorable de mars, les organisations syndicales réunies en comité central d’entreprise ont donné leur aval, par 18 voix sur 20, aux mesures d’accompagnement concernant les salariés des usines d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Rennes (Ille-et-Vilaine). Cinq syndicats ont voté pour, la CGT a voté contre, a précisé Franck Don. Neuf mois après son annonce, PSA peut désormais enclencher le plan social qui prévoit la fermeture du site d’Aulnay en 2014 et une forte réduction d’effectif à Rennes, la justice ayant rejeté vendredi deux recours des syndicats contre le plan. Dans un communiqué, le groupe a annoncé que des comités d’établissement allaient être organisés « dans les jours qui viennent sur l’ensemble des sites concernés » et que les mobilités internes ou externes pourraient commencer à l’issue de ces comités. Une majorité d’organisations syndicales a également voté le plan de départs volontaires qui concerne cette fois les effectifs de structure (R&D, services commerciaux et administratifs) sur l’ensemble des sites français du groupe. Selon la CFTC, il a été approuvé par 15 voix, la CGT ayant voté contre tandis que la CFDT s’est abstenue. Au total, PSA entend supprimer 8.000 emplois en 2013 et 2014 en France, dont environ 3.000 à Aulnay, 1.400 à Rennes et 3.600 à travers les structures du groupe, afin d’endiguer ses pertes financières et ajuster ses capacités de production à un marché européen en berne.

Electricité : 6 millions de personnes ont des difficultés pour payer

Electricité  : 6 millions de personnes ont des difficultés pour payer

 

L’étude réalisée par Wattgo permet de dessiner un « portrait-type » du ménage en situation de précarité électrique: sans surprise, le taux est plus élevé (18%) chez les locataires que les propriétaires (6%), d’autant plus s’il est locataire d’un logement social (24%) que dans le privé (15%), selon cette étude.  Logique également, le cas est plus fréquent pour les foyers dont le logement n’a pas fait l’objet de travaux d’isolation: 18% de ces ménages ont du mal à payer leurs factures, contre 8% de ceux qui habitent les logements « partiellement ou totalement isolés ». En revanche, de façon plus surprenante, les difficultés à honorer sa facture d’électricité concernent presque autant ceux qui se chauffent à l’électricité (13%) que ceux qui se chauffent « par un autre moyen » (11%), c’est-à-dire au gaz, fioul, bois… Or ceux-ci ont en toute logique une facture d’électricité bien moindre. « Ce phénomène pourrait notamment s’expliquer par le fait que les foyers anciens et mal isolés, plus sujets à la précarité énergétique, sont traditionnellement moins chauffés à l’électrique », explique Mathilde Voegtlé, chargée d’études pour Wattgo.  La société souligne aussi « la spirale » de la précarité en matière de chauffage: les foyers « précaires » sont en effet beaucoup plus équipés (33%) de chauffages d’appoint très gloutons en énergie que les autres foyers (24%). Les membres du panel devaient répondre à la question suivante: « Est-ce que vous avez déjà eu des difficultés pour régler des factures d’électricité pour votre logement actuel? » L’Insee définit elle-même la précarité énergétique comme le fait de consacrer plus de 10% de ses revenus à sa facture d’énergie, ce qui concerne d’après ses données 3,8 millions de foyers.  La principale réponse à cette nouvelle forme de pauvreté -qui se traduit par des foyers qui renoncent à se chauffer convenablement ou qui sont victimes de coupures pour impayés- a été le développement des tarifs réduits dits « sociaux » de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes.

 

Pesticides : la France championne du monde

Pesticides : la France championne du monde

Pour la première fois l’INVS a mesuré la concentration de pesticides dans notre organisme. En se basant sur un échantillon de 400 personnes, les résultats des études de concentrations urinaires révèlent des niveaux de pesticides particulièrement élevés, plus élevés que ceux des allemands, des américains et des canadiens . L’INVS estime qu’une « attention particulière doit être portée aux pesticides organophosphorés et pyréthrinoïdes pour lesquels les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables« . « La consommation de certains aliments et l’utilisation domestique de pesticides (traitements antipuces ou dans un potager) influençaient de façon notable les concentrations« , ajoute l’INVS. Enfin, si la concentration moyenne de PCB a été divisée par trois en 20 ans (1986-2007) dans les analyses de sang, il y a encore 13% des femmes en âge de procréer (18-45 ans) et moins de 1% des adultes, qui avaient en 2007 des niveaux supérieurs à ceux recommandés par les autorités sanitaires. Plus de 90% des pesticides sont utilisés dans l’agriculture, le reste par des jardiniers amateurs et pour usages collectifs, comme les voies ferrées. Ces derniers mois plusieurs études ont révélé les risques de l’exposition aux pesticides, en particulier chez les agriculteurs et les viticulteurs. Mi-mars 85 médecins limousins signaient un appel contre les pesticides : trop de « signaux de danger sont au rouge : cancers, maldie de Parkinson, troubles de la fertilité… » 

 

Loi Florange reprise des sites rentables : du cinéma !

Loi Florange  reprise des sites rentables : du cinéma !

 

La proposition de loi dite Florange doit être déposée ce mardi devant l’Assemblée Nationale mais cette loi Florange ne s’appliquera pas à cette usine ! C’est en fait la promesse faite par François Hollande à Florange le 24 février 2012 sur la camionnette de l’intersyndicale d’ArcelorMittal. Le candidat socialiste assurait que s’il était élu, il ferait voter une loi qui obligerait un industriel souhaitant se séparer d’un site rentable à le céder à un repreneur.
Le paradoxe c’est que cette loi, qui doit être votée avant les vacances d’été, ne s’appliquera jamais aux hauts-fourneaux de Florange. Ce mardi, la proposition de loi sur la reprise des sites rentables devrait donc être déposée à l’Assemblée nationale. L’esprit de cette loi : c’est d’obliger le propriétaire d’un site rentable qui veut fermer à revendre à un repreneur, s’il y en a un. Une loi qui pourrait être adoptée d’ici cet été. Mia qui ne sera pratiquement pas appliquée car un site dit rentable devient vite non rentable après une période de tergiversations et d’incertitudes, en effet la demande baisse, comme le chiffres d’affaires et les résultats financiers et le site devient alors non rentable. Cas typique de Spanghero que le gouvernement a coulé ; un site qui était rentable mais que les incertitudes ont fait plonger.

Sondage présidentielles ; Hollande comme Jospin éliminé au premier tour

Sondage présidentielles ; Hollande comme Jospin éliminé au premier tour

Si le premier tour de la présidentielle avait lieu dimanche, Nicolas Sarkozy arriverait nettement en tête avec 34% des suffrages exprimés. Il serait suivi de Marine Le Pen (23%), François Hollande (19%), Jean-Luc Mélenchon (12%), tous les autres candidats obtenant un score inférieur à 10%.  Au premier tour de la présidentielle, le 22 avril 2012, le candidat Hollande avait obtenu 28,63% des suffrages exprimés, Nicolas Sarkozy 27,18%, Marine Le Pen 17,90% et Jean-Luc Mélenchon 11,10%.  Seules 59% des personnes ayant voté pour François Hollande au premier tour de la présidentielle en 2012 voteraient à nouveau pour lui, 41% optant pour un autre candidat, l’abstention ou le vote blanc ou nul. A l’inverse, 88% des électeurs au premier tour de Nicolas Sarkozy et 83% de ceux de Marine Le Pen renouvelleraient aujourd’hui leur choix.  Au second tour, 61% des Français déclarent qu’ils voteraient pour Nicolas Sarkozy et 39% pour François Hollande (contre respectivement 48,4% et 51,6% le 6 mai 2012).  Un an après l’élection, 51% des personnes interrogées « ne se prononcent pas » sur le domaine où le bilan de François Hollande est « le plus satisfaisant ».  En revanche, ils sont 62% à trouver son bilan « le moins satisfaisant » dans la lutte contre le chômage, suivi à 49% par la défense du pouvoir d’achat.  Enfin, les Français sont 54% à considérer qu’il faudrait que François Hollande change de Premier ministre (contre 17%).  Parmi les personnalités préférées comme nouveau Premier ministre par l’ensemble des Français, Manuel Valls arrive en tête avec 28% suivi par Jean-Luc Mélenchon (17%), Martine Aubry (16%).

Pour l’écolo Jean-Vincent Placé le gouvernement « va dans le mur »

Pour l’écolo Jean-Vincent Placé le gouvernement  « va dans le mur »

Le chef de file des sénateurs écologistes, Jean-Vincent Placé, franchit un palier supplémentaire dans la critique de l’exécutif. « Je souhaite la réussite de François Hollande, la réussite du gouvernement mais, malheureusement, j’ai l’impression qu’ils vont dans le mur », a-t-il déclaré hier sur France Bleu 107.1 avant de souhaiter que François Hollande « revienne dans les souliers du Bourget », en allusion au discours bien ancré à gauche du candidat socialiste à la présidentielle. Et d’expliciter : « Le gouvernement a pris un virage social-libéral vaguement consensuel avec l’Allemagne mais dont on voit les limites absolues aujourd’hui en termes de croissance. » Copé, UMP pense aussi que le gouvernement va dans le mur mais va plus loin sur l’incompétence de Hollande  Jean-François Copé, président du principal parti de l’opposition française, affirme que « la question se pose aujourd’hui de savoir si François Hollande est vraiment capable de diriger la France », dans une interview à paraître jeudi. Le gouvernement de François Hollande « n’a pas de méthode, pas de cap », affirme Jean-François Copé, président de l’UMP, dans cette interview à Valeurs Actuelles, également publiée à partir de jeudi sur le site de cet hebdomadaire. « Son gouvernement se noie dans ses contradictions. Dans l’esprit des Français, le doute s’est installé, sur les deux qualités qui, de mon point de vue, définissent l’aptitude au commandement: la compétence et l’autorité », ajoute-t-il. Jean-François Copé affirme également que l’équipe gouvernementale « s’apparente plus à un bateau ivre qu’à un gouvernement capable de conduire les destinées de la cinquième puissance du monde ».

 

Le gaspillage des 32 milliards annuels de la formation permanente

Le gaspillage des 32 milliards annuels de la formation permanente

 

La manne de la formation professionnelle (32 milliards d’euros par an) représente 1,6% du PIB, ce qui est énorme. L’argent vient de l’Etat, des régions et des entreprises.  D’après un rapport public thématique sorti en janvier 2013, plusieurs choses ne vont pas.  D’abord, les salariés qui bénéficient le plus de la formation professionnelle sont ceux qui sont déjà … les mieux formés ! Un cadre, ou un ingénieur, a deux fois plus de chances qu’un ouvrier d’avoir une formation au cours d’une année. Par ailleurs, c’est dans les grandes entreprises qu’on accède le plus à la formation. Dans les entreprises de moins de 20 salariés, 15% des personnes seulement accèdent à une formation. 51% dans les sociétés de 500 salariés et plus.  Quant aux chômeurs, seuls 10 % d’entre eux suivent aujourd’hui une formation.     La solution serait-elle d’affecter les 32 milliards d’euros de la formation uniquement aux chômeurs, comme le suggère Jacques Attali ? Pas forcément. Bernard Vivier, directeur de l’Institut supérieur du travail, explique que « la formation professionnelle est en soit un puissant outil de lutte contre le chômage en amont, en anticipation. Une personne qui, dans une évolution très rapide des connaissances, peut grâce à la formation professionnelle renouveler ses compétences ses capacités professionnelles est beaucoup plus à l’abri du chômage que quelqu’un qui pendant 20 ans, 30 ans 40 ans, travaille au même poste sur le même métier et sans renouveler sa connaissance ».  Reste qu’il y a d’autres problèmes dans la formation professionnelle. Celui du contrôle insuffisant des OPCA, ces organismes qui collectent l’argent. Les frais de fonctionnement y sont souvent élevés. Il peut aussi y avoir des dérives dans les centres de formation avec des stages fantômes. Quand au patronat et aux syndicats, ils sont effectivement fréquemment accusés de se servir de l’argent de la formation pour se financer, comme le dit Jacques Attali. Les partenaires sociaux ne gèrent toutefois pas l’intégralité des 32 milliards de la formation professionnelle, mais environ huit milliards.

 

Versement lybien de 500.000 euros : Claude Guéant dément

Versement lybien de 500.000 euros : Claude Guéant dément

Joint par France Info, Claude Guéant a confirmé que des documents relatifs à un versement de plus de 500.000 euros sur un de ses comptes « ont été saisis » lors d’une perquisition menée en février dernier. Selon le Canard enchaîné – qui révèle l’information dans son édition à paraître mardi – les enquêteurs auraient également découvert des traces d’importants paiements de factures en liquide. Pour Claude Guéant, ce demi-million d’euros versés sur son compte correspond à la vente « d’un bien dont j’avais fait l’acquisition il y a 20 ans ». Il s’agirait de peintures du XVIIe siècle d’un peintre hollandais. Et l’ancien ministre et directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy d’expliquer: « J’ai tous les justificatifs et ils sont à la disposition de la justice. » Cette perquisition est intervenue à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire dans un éventuel financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy de 2007. L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takiedine avait affirmé détenir les preuves d’un tel financement. Selon Claude Guéant, « il n’y a aucune espèce de financement libyen dans cette affaire. À aucun moment, je n’ai vu de l’argent libyen ni entendu parler d’argent libyen. Je suis définitif et catégorique sur ce point ». Concernant les paiements en liquide, Claude Guéant explique que « jusqu’en 2006, les cadres du ministère de l’Intérieur avaient des indemnités payées en espèces et étant bénéficiaire j’ai payé en espèces« . Indemnités dont Guéant a reconnu qu’elles n’avaient pas été déclarées.  Pour lui, il s’agit de « petites sommes d’argent ».Depuis le 19 avril, la justice a ouvert une information judiciaire. Claude Guéant s’attend « à être entendu par les juges et je souhaite être entendu pour mettre un terme à ces informations qui circulent ».

Economie, politique, société: pages les plus regardées 29 avril 2013

 chansons-poèmes de  g.bessay:

 

 

1500 milliards de créances douteuses dans les banques plombent le crédit

1500 milliards de créances douteuses dans les banques plombent  le crédit

 

. Les responsables monétaires européens sont de plus en plus agacés par les réticences des autorités nationales, des régulateurs et des banques elles-mêmes à engager un nécessaire nettoyage des bilans après des années d’atermoiements. Selon KPMG, les créances douteuses des banques européennes atteindraient près de 1.500 milliards d’euros, dont 600 milliards pour les seuls établissements britanniques, espagnols et irlandais. Dans une récente étude sur le sujet, le cabinet de consultants souligne que « toute une série d’opérations de réduction de bilan ne s’est pas encore matérialisée », les banques préférant proroger des prêts plutôt que de céder des portefeuilles et de constater des pertes. Une initiative de la BCE qui permettrait de relancer le crédit en particulier pour les entreprises petites et moyennes est largement anticipée, même si ses implications budgétaires pourraient la renvoyer après le Conseil européen de la fin juin plutôt qu’à l’occasion de la prochaine réunion du conseil des gouverneurs, jeudi à Bratislava. Pour autant, certains facteurs expliquant le rationnement présumé du crédit sont en dehors du champ d’intervention directe de la BCE. « La BCE n’a pas de baguette magique », a récemment déclaré Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE. « La banque centrale ne peut pas compenser le manque ou la mauvaise allocation des fonds propres. C’est une question qui doit être traitée, d’une manière ou d’une autre, par d’autres parties prenantes », a-t-il souligné. Les entreprises non-financières ont été les premières touchées par la chute du crédit, les banques européennes ayant réduit de 365 milliards d’euros leurs facilités de crédits au cours des quatre dernières années, soit un recul de 7,5%. Les banques espagnoles ont diminué d’un tiers leurs prêts aux entreprises tandis que leurs homologues irlandaises prêtent aujourd’hui moitié moins, selon les données de la BCE. Le crédit aux ménages n’est pas en reste avec des prêts bancaires en baisse de 8,6% par rapport au dernier plus haut.

 

Europe : révolte contre l’austérité

Europe :  révolte contre l’austérité

 

Après l’OCDE, un certain nombre de gouvernants européens parmi lesquels François Hollande, et de plus en plus d’économistes, c’est au tour du président du Parlement européen, le social-démocrate allemand Martin Schulz de remettre en cause l’austérité actuellement en vigueur en Europe. Dans une interview publiée samedi par le quotidien belge L’Echo, il estime les gouvernements des pays de l’Union européenne (UE) vont « beaucoup trop loin ». « Concernant le niveau national, nous sommes engagés beaucoup trop loin dans la politique d’austérité. L’argument qui consiste à dire qu’avec la réduction des budgets publics, la confiance des investisseurs revient, est manifestement faux. Aucune économie nationale ne se redresse sans une relance économique avec des investissements stratégiques », explique-t-il. De son côté, dans une interview accordée  au quotidien La Libre Belgique, le Premier ministre belge Elio Di Rupo ne dit pas autre chose, jugeant que « l’austérité nuit à la santé » et que « dans les mois qui viennent, nous devons travailler au sein de l’Union européenne pour modifier le tir ».  »Les choses évoluent. Ecoutez le FMI, l’OCDE… Que disent-ils? Qu’il faut arrêter les politiques d’austérité, la zone euro étant la plus mal lotie dans le monde en termes de reprise. Ce n’est pas parce qu’on a une crise aujourd’hui qu’on va balayer tout ce qui a été acquis depuis la Seconde guerre mondiale. », estime Elio Di Rupo. . A propos de la position de la chancelière allemande, qui défend l’orthodoxie budgétaire et dont les socialistes français ont, dans un texte publié vendredi, fustigé « l’intransigeance égoïste », Martin Schulz estime qu’ »on ne peut pas accuser Angela Merkel de décider seule, alors qu’il y a 26 autres dirigeants autour de la table » au Conseil européen et que l’Allemagne « n’a qu’une voix ». « Le seul qui a contredit cette approche, c’est François Hollande, qui a demandé un paquet croissance. Mais où sont restées ces mesures ? Je vais le répéter, le 22 mai, à nouveau aux dirigeants européens » lors du prochain sommet, promet-il.  Concernant le projet européen dans son ensemble à l’approche des élections européennes de 2014, il dit « comprendre les gens qui sont déçus » et juge que « l’Union européenne est dans un état lamentable ».  »Il faut aller chercher les citoyens là où ils se trouvent. Et ils se trouvent actuellement dans une situation de scepticisme compréhensible: il y a l’inefficacité de l’Union européenne, le manque de transparence dans les décisions, une troïka qui impose certaines mesures aux pays… (…) La Banque centrale européenne, quelle est sa responsabilité démocratique? Le FMI, quelle est sa responsabilité démocratique? Il faut qu’on admette que les gens ne comprennent plus le fonctionnement de l’UE », avance Martin Schulz.

 

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

Austérité européenne : la mauvaise stratégie

 

“La politique d’austérité a atteint ses limites”, assure José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. C’est la première fois que Bruxelles remet en cause cette politique. Il était temps de s’apercevoir qu’une seule voie pour des pays si différents ne fonctionne pas, commente la Süddeutsche Zeitung.    Les responsables politiques se gargarisent régulièrement de la diversité européenne. Ils se réfèrent dans ces cas-là aux traditions culturelles – pour la plupart jugées intéressantes et enrichissantes – qui se sont développées au-delà de leurs frontières nationales. Ils se réjouissent de ces différences et ne demandent qu’à les préserver. Il est toutefois intéressant de noter que toute forme de ravissement, et même de tolérance, disparaît de leur esprit dès lors qu’il s’agit de diversité économique. En matière de politique budgétaire, les responsables européens sont pour l’unité monolithique. Tous les pays membres, et notamment ceux de la zone euro, doivent remplir exactement les mêmes conditions, et les performances économiques de chaque pays doivent être mesurées selon les mêmes critères. Et qu’importe si les traditions économiques européennes sont très différentes entre pays. Dans le contexte de crise actuelle, l’idée selon laquelle il faudrait tous fonctionner selon le même modèle est arrivée à ses limites. Le Portugal, l’Espagne, la Grèce et l’Irlande ont adopté de vastes programmes d’économies et de réformes afin d’assainir leurs finances et de satisfaire aux critères européens imposés à tous. Mais ils n’arrivent pas à atteindre ces objectifs. Et les dettes s’accumulent. D’un point de vue purement économique, il est parfaitement censé de vouloir d’abord réduire son endettement et de lancer des réformes pour renouer avec une croissance solide. Le problème est que, dans les faits, cette stratégie ne marche pas. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, n’a pas tort quand il admet qu’une idée politique ne doit pas seulement être valable mais que les citoyens doivent l’accepter, sans quoi elle restera inapplicable. Les sociaux-démocrates européens ont immédiatement réagi en félicitant Barroso d’être enfin sorti de son coma de cinq ans. Cela paraît peut-être démagogue mais ça n’en est pas moins vrai. Cela fait déjà longtemps que l’on sait que les pays les plus aux prises avec la crise ne voient pas leur situation s’arranger: ils réduisent leurs dépenses et votent des réformes pendant que les faillites d’entreprises se multiplient et que le chômage augmente. L’appareil d’Etat est à l’arrêt, les décisions des tribunaux ne sont plus notifiées parce que les photocopieuses sont en panne, les employés doivent apporter leurs propres stylos et rouleaux de papier toilette au travail, les hôpitaux n’ont plus de réserve de médicaments. En Espagne, un habitant sur huit vit dans la pauvreté aujourd’hui. On parle ici de situations que les habitants d’autres pays peuvent à peine imaginer. De ce constat, on peut tirer deux conclusions. Il est évident que les pays de la zone euro ne peuvent pas faire une croix sur leurs programmes d’économies et de réformes du jour au lendemain. Cela ébranlerait trop la confiance dans la monnaie européenne. Certains aménagements sont toutefois nécessaires: la commission européenne peut assouplir les règles du pacte de croissance et de stabilité pour donner beaucoup plus de temps aux pays en crise pour atteindre leurs objectifs. A terme, il faudra également s’interroger sur la pertinence de ce pacte (hier porté aux nues) et de ses règles strictes et indifférenciées. La crise le montre bien: malgré la monnaie unique, c’est la diversité économique qui domine en Europe.

 

2 millions de jeunes de 15-29 ans sans emploi et sans formation

2 millions de jeunes de 15-29 ans  sans emploi et sans formation

 

Selon le Conseil d’analyse économique (CAE), 17 % des jeunes de cette classe d’âge échappent au système scolaire ou professionnel. Plus grave encore: 900.000 jeunes ont quitté le cursus scolaire sans diplôme, donc sans aucun viatique pour l’emploi. Ce chiffre, plus élevé qu’ailleurs, est source d’inquiétude. «Si la crise a affecté l’ensemble des pays développés, nombre de pays européens connaissent des taux d’emplois des jeunes supérieurs au nôtre», soulignent les auteurs de cette analyse, Pierre Cahuc, Stéphane Carcillo et Klaus Zimmermann. Pour tenter d’inverser la tendance, le CAE prône la mise en place de deux types de mesures: celles qui amèneront le jeune vers l’emploi, puis celles qui inciteront les entreprises à l’accueillir. Ces deux axes d’un même engrenage vertueux sont forgés autour de deux idées maîtresses. Dans un premier temps, le CAE prône le développement de l’enseignement professionnel via l’alternance emploi-étude. En Allemagne, c’est une réussite: 50 % des jeunes utilisent cette possibilité, contre 25 % en France. «En outre, la hausse récente de l’apprentissage est le fait des diplômés alors que l’effort devrait être concentré sur les jeunes sans diplôme», note cette instance qui dépend directement du premier ministre. Ce constat engendre une proposition simple: réorienter les fonds alloués aux emplois d’avenir vers la formation des jeunes sans diplôme, en subventionnant 120.000 emplois avec une formation en alternance (secteur marchand) et 750.000 formations à plein temps dans les programmes de «la deuxième chance». Dans un second temps, du côté des entreprises, le CAE suggère de supprimer l’obstacle du salaire minimum pour les jeunes peu qualifiés: des allégements de charges ciblés seraient réservés aux contrats de génération pour les rémunérations inférieures à 1,6 fois le smic. «Les sommes dégagées seraient réallouées à l’accompagnement des jeunes», poursuivent ces experts qui proposent, en outre, la simplification de la rupture du contrat de travail pour motif économique. Une réelle alternative entre des CDI trop stables et des CDD qui le sont trop peu. En ouvrant le RSA aux jeunes et en triplant les moyens de l’État pour l’accompagnement, le CAE voudrait ainsi inverser les courants de cette inquiétante

 

Réforme hôpital : on verra plus tard !

Réforme hôpital : on verra plus tard !

 

 La ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est contentée de dégager des « orientations », ce lundi, après avoir reçu un rapport sur le « pacte de confiance à l’hôpital » des mains du conseiller à la Cour des comptes, Edouard Couty, auquel elle avait confié une mission en septembre. Il s’agit avant tout de « redonner de la force, de l’élan, de la fierté à l’hôpital », a-t-elle expliqué. Et au passage de « tacler » la droite et la loi hôpital, patients, santé et territoires (HPST), préparée par Roselyne Bachelot et votée en 2009. « Je veux tourner la page », a poursuivi la ministre. Concrètement, Marisol Touraine s’est engagée à « réintroduire le service public hospitalier dans la loi ». Mais cette notion très symbolique ne sera pas « définie avec précision » avant la loi de santé publique promise pour 2014. Les mesures les plus controversées de la loi HPST seront en partie annulées. Elles concernent la gouvernance des établissements. Nicolas Sarkozy voulait « un seul patron » à l’hôpital, le directeur. Marisol Touraine s’engage à redonner un peu de pouvoir aux médecins, via la commission médicale d’établissement qui les représente au sein des hôpitaux. Un décret en ce sens sera signé « avant l’été ». Et les patients seront mieux représentés au travers de « comités techniques des usagers » dans les grands établissements. Marisol Touraine a aussi réaffirmé son intention de réformer la façon dont les hôpitaux sont financés, mais sans annoncer de mesures précises pour l’instant. Les deux tiers de leurs ressources proviennent aujourd’hui de la tarification à l’activité (T2A). A chaque acte correspond un prix facturé par les établissements à l’assurance-maladie. Il n’est pas question de supprimer la T2A. Le rapport Couty souligne que tous les acteurs du monde de l’hôpital auditionnés pendant la mission « ont refusé le retour en arrière ». Mais le système actuel a « trouvé ses limites », et il est « inflationniste », a jugé la ministre, car il incite les hôpitaux à multiplier les actes pour accroître leurs ressources. Le système n’est pas adapté, en particulier, aux pathologies chroniques comme le diabète, estime Marisol Touraine. Au lieu « d’additionner une série de tarifications », il faudrait tenir compte d’une « prise en charge dans la durée, à l’hôpital mais aussi en médecine ambulatoire ». Le gouvernement s’engage à prendre des premières mesures pour faire évoluer la tarification dans la prochaine loi de financement de la Sécurité sociale, à l’automne. Ces orientations très générales ont été immédiatement critiquées à droite. Philippe Juvin, spécialiste des questions de santé à l’UMP, a dénoncé des « incantations » et « un enfumage », alors que, « en même temps, le gouvernement coupe les vivres à l’hôpital public ». Le ministère a annoncé la semaine dernière une baisse des tarifs que les établissements facturent à l’assurance-maladie en 2013. « On ne peut qu’être d’accord avec le discours de la ministre, qui est plein de bonnes intentions. Mais la réalité des décisions qui ont été prises la semaine dernière pénalisent l’hôpital », réagit Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, qui représente les 1.200 établissements publics. « Les arbitrages budgétaires ne correspondent pas du tout à une inflexion des politiques antérieures, mais restent construits sur les mêmes logiques d’accroissement indéfini des séjours et de baisse des tarifs », a critiqué la CFDT. « Les propositions ne sont pas à la hauteur de la crise que traverse l’hôpital public », a aussi estimé la CGT.

 

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