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Archive mensuelle de janvier 2012

recul pour la consommation en décembre, la France s’enfonce dans la récession

recul pour la consommation en décembre, la France s’enfonce dans la récession

 

La consommation des ménages français en biens a reculé de 0,7% en décembre, un recul beaucoup plus important que ce que les experts attendaient ( entre stagnation et -0.3%) les consommateurs ayant décidé de freiner leurs dépenses de produits d’alimentation et d’énergie en fin d’année, selon les statistiques publiées mardi par l’Insee. L’année 2011 se conclut par un repli de 0,5% en moyenne après une augmentation de 1,4% en 2010. En dépit des fêtes de fin d’année, la consommation en produits alimentaires a reculé de 1% après avoir été stable en novembre. Sur l’ensemble du quatrième trimestre, le poste alimentaire est quasi stable (-0,1%, après -0,8% au troisième trimestre). Sans entrer dans des détails méthodologiques, cela signifie simplement que la baisse du pouvoir d’achat d’une part, le manque de confiance dans les gouvernances d’autre part plombent la demande française. Il est utile de préciser que la particularité de la croissance française c’est de reposer essentiellement sur la consommation. En effet les investissements sont atones et notre balance des échanges commerciaux accusent un déficit de l’ordre de 75 milliards en 2011 (contre un excédent de 150 milliards pour l’Allemagne). Nous sommes donc sur une tendance en récession nette depuis la fin de l’année. Une tendance surtout grave pour l’année 2012 avec un environnement international qui se dégrade et des déséquilibres financiers publics graves qui vont contaminer davantage l’économie réelle. Le contexte électoral stérilise l’action publique et même discrédite les rares orientations qui pourraient être positives. Cette campagne électorale insipide et démagogique va sans doute coûter à la France une nouvelle dégradation avec les conséquences que cela implique en cascade.

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Pole emploi propose un poste de stripteaseuse à une éducatrice de 53 ans !

Pole emploi propose un poste de stripteaseuse à une éducatrice de 53 ans !

 

 

La réforme de l’ASSEDIC et de l’ANPE : une réussite. Il suffit d’interroger les inscrits ou les entreprises. On fait plus mal les anciennes tâches (inscriptions au chômage)  et pas du tout les nouvelles : l’emploi ; la preuve, on vient de proposer à une éducatrice de 53 ans un poste de stripteaseuse de 21h00 à 2H00 du matin pour un tarif d’un peu plus de 10 euros par heure (hors pourboires ? on ne sait pas). C’est le miracle de l’informatisation des données de pôles emploi et du savoir faire de cet organisme. Difficile de refuser pour le candidat à l’emploi car elle risque d’être rayée des listes, donc de se retrouver à poil mais sans salaire cette fois. Il faut visiter pôle emploi, cela fait partie du patrimoine historique du pays. Les employés vous parlent d’un emploi qu’ils n’ont jamais connu, celui de l’économie réelle. Un discours ésotérique ; à peu près la même compétence qu’aurait un notaire pour tenir une charcuterie ou l’inverse. Des informations à la pelle qui tombent des ordinateurs,  incompréhensibles pour les chômeurs basiques. Rien que pour son inscription sur les lites un chômeur (n’ayant jamais travaillé, donc n’ayant pas droit à l’allocation chômage) à parcouru 1000 kms  de son domicile à la permanence locale, de son domicile au pôle emploi de la ville la plus proche et de son domicile au pôle emploi du chef lieu du département°. Oui, il faut savoir que chaque structure géographique de pôle emploi n’a pas les mêmes compétences. Finalement, une formation a été trouvée, 6 mois mais à 50 km du domicile. Donc 100 jours effectifs de formation, soit 5 000 kms, à 0.40 cmes du km (coût total), soit de 2000 euros, rien que pour le déplacement. Il y aura une petite allocation, de 400 euros par mois pendant la formation. Une allocation qui va juste lui permettre de couvrir les repas de midi qu’il est contraint de prendre au restaurant. Le chômeur a bac plus deux, on lui proposé cette formation très qualifiante ‘ aide ménagère » (ADVF, agent de vie, c’est plus sexy) ; En gros, il va passer la serpillère chez les personnes âgées. Il en faut. De toute manière, il est vraisemblable qu’i ne trouvera pas d’emploi car le contingent d’heurs attribuées aux associations (ADMR) qui gèrent ces aides ménagères a diminué récemment et ce n’est pas fini. Donc par question d’embaucher. On va sûrement lui proposer après une autre formation aussi qualifiante. Celle de bedeau dans l’église du village. Le poste est vacant depuis que l’église est fermée aux offices, depuis 10 ans. Il y a donc urgence non pas à renforcer les effectifs de pôle emploi mais à supprimer on organisme complètement inutile mais dont les employés ne sont pas responsables.

Les besoin d’emprunts publics mondiaux atteindront plus de 10 000 milliards en 2012

 Les besoin d’emprunts publics mondiaux atteindront plus de 10 000 milliards en 2012

 

 

« La stabilité financière mondiale est assurée » a déclaré le président français à la télé. Pourtant en 2012, les besoins de financement publics sont estimés à 10 000 milliards à rapprocher du PIB mondial qui doit tourner autour de 60 000 milliards (chiffre une peu à la louche car nombre de pays notamment la Chine, plus proche de chez nous la Grèce « arrangent » la comptabilité nationale). Donc plus de 15% de la richesse mondiale seront destinées à boucher les trous de la gestion publique. La France, elle, aura besoin de 200 milliards en 2012 soit l’équivalent de 10% de sa richesse nationale, le PIB. Comment peut-on parler de stabilisation financière dans ces conditions ? Ces besoins de financement gigantesques font faire grossir la bulle obligataire et vraisemblablement la faire éclater. Dit autrement, il faut s’ attendre à des défauts comme ceux de la Grèce, des défauts partiels avec 50% de la réduction de la valeur des emprunts et sans doute aussi des défauts totaux. Sur la Grèce d’ailleurs le sommet européen a évité a difficulté, pas un mot dans le compromis sur le pacte de stabilité alors que précisément c’est en ce moment la Grèce qui menace le plus la stabilité financière de l’Europe. L’offre de crédit n’est pas inépuisable surtout en ces temps d’incertitude et de rigueur. La demande publique risque d’assécher le marché financier destiné à l’économie réelle. D’autant plus que les banques vont se monter très frileuse pour réduire leurs risques tant vis-à-vis des entreprises que de particuliers. De toute manière, les taux d’intérêt vont structurellement continuer de monter.La boule de neige de l’endettement va donc encore grossir. Comme l’année 2012 sera très mauvaise pour la croissance, il faudra encore emprunter davantage en 2013. On le voit le système financier est stabilisé enfin presque.

Intervention Sarkozy à la télé : effet négatif

Intervention Sarkozy à la télé : effet négatif

 

L’intervention de Sarkozy à la télé  (5 chaines) n’a pas été positive pour la majorité. Près de 17 millions de téléspectateurs, c’est énorme et démontre à nouveau l’intérêt des français pour la politique mais pas nécessairement pour les partis politiques. Un intérêt surtout sur les dimensions économiques. C’est en effet sur ce terrain que se jouera l’élection présidentielle et plus important l’avenir du pays dans tous les domaines. Sarkozy d’après les premiers songes n’a pas convaincu. Il reste nettement en seconde position et est écrasé au second tour. Marine monte et sa posture de victime du système favorise cette montée. 70 %  des français veulent que Marine se présente. Cela démontre à l’évidence la maturité démocratique du pays. Certes Marine ne recueille que de l’ordre de 20% des intentions de vote, certes seulement 10% de ses électeurs souhaitent qu’elle accède au pouvoir (les autres 10% sont des votes de protestation et non d’adhésion) mais les français ne tolèrent  pas les pressions exercées par Sarkozy pour empêcher Marine de se présenter( La France n’est pas un pays africain). Les français sur ce point ont raison. Certes les propositions de Marine sont fantaisistes,  contradictoires, (comme Fillon elle est fâchée avec les additions !), ses postions sont totalement condamnables sur le plan des valeurs humaines. Elle doit cependant être autorisée à se présenter ; Au-delà avoir des représentants au parlement ; ce qui permettra au front de se confronter un peu à la problématique de gestion au lieu de se cantonner dans une posture de «type « SUD »  mais d’extrême droite. Sarkozy n’a pas fait une bonne prestation parce que ses quelques propositions sentent la précipitation et qu’elles n’auront d’ailleurs pas d’effets avant des mois et des années. La plus grande partie du discours a été consacrée à des lieux communs, des banalités de café du commerce avec un peu de mauvaise foi. Exemple : « si on augmente la TVA, les gens vont se précipiter avant la hausse, ça va relancer la croissance » ou « de toute manière la TVA ne provoquera pas d’inflation » Il faudrait choisir entre deux mauvaises argumentations. C’est du Sarkozy pur sucre, une chose et son contraire ; ça peut passer dans les prétoires mais pas dans le champ économique.. En même temps, il discrédite une orientation incontournable.  Il sort affaibli de cette intervention télévisée par ailleurs mal servi par des journalistes endormis. Une certitude, après 5 ans de présidence 10 ans de pouvoir, Sarkozy n’a rien compris à économie réelle. Il avait pourtant une proposition révolutionnaire, la reformes des rapports sociaux ; il n’a même pas pu en faire le thème central et l’expliquer. A l’issue de l’intervention, les commentaires patentés ont trouvé Sarkozy pugnace, déterminé. Pas sûr, sur le ton comme sur la forme c’est un président résigné qui a parlé.

Encore un sommet européen pour ne pas faire face à la crise

Encore un sommet européen pour ne pas faire face à la crise

 

 

Finalement, on a trouvé un compromis sur le pacte budgétaire qui ne appliquera qu’27 (deux pays ont dit non)  mais ces 27 ne se réuniront pas ensemble, sauf si nécessité. Le déficit budgétaire primaire est limité à 0.5% du PIB.C’est le déficit qui n’intègre le poids les charges des dettes antérieures. Conclusion, ça ne va pas changer grand-chose. Exemple la France aura un déficit de 100 milliards en 2012 (au moins), environ la moitié correspond au remboursement de la dette (intérêts seulement et encore pas totalement), donc on devra limiter le déficit à un peu plus de 50 milliards. Ce qu’on ne sait pas faire. Le vrai problème est celui du remboursement de la dette et sur ce point pas de contrainte ; Le pacte européen aura un effet dans 10 ou 20 ans. En effet, comme l’endettement va augmenter, il faudra une austérité plus grande sur le budget hors dette, sur la tendance le véritable équilibre budgétaire ne pourra être atteint avant 1O, 20 ou 30 ans. D’autant qu’on ne s’est pas mis d’accord sur un plan de relance qui aurait pu abonder croissance et recettes fiscales. Dernier point, le somme a évité de traiter précisément de l’endettement le  cas grec notamment sur lequel les européen sont divisés et qui va contaminer toute la zone euro. En cause, la volonté allemande de mettre la Grèce sous tutelle. Rien évidemment sur la BCE, sur le fonds européen à renforcer ou sur les euro-obligations. Motif : l’Allemagne ne veut rien entendre. « LES allemands ont déjà assez payé «  a dit Merkel. Pas de quoi réjouir les marchés (encore moins les peuples); bref un compromis de paralysie. Avec ce type d’accord, l’Europe va couler et l’Allemagne avec. Une Allemagne qui a de grandes qualités mais dont l’entêtement est mortel pour tous.

Fillon abaisse encore la croissance à 0.5% mais se trompe dans ses additions

Fillon abaisse encore la croissance à 0.5% : comment on bouche les trous ?

François Fillon a abaissé lundi à 0,5% contre 1,0% auparavant la prévision de croissance économique du gouvernement pour 2012. . La nouvelle prévision gouvernementale est supérieure à celles des économistes et de plusieurs institutions internationales. L’impact budgétaire, d’après Fillon ,  sera de 5 milliards d’euros et il sera compensé sans demander d’efforts supplémentaires aux Français, a précisé le Premier ministre. Première erreur, l’impact du tassement de la croissance sera de l’ordre de 10 milliards. En outre, comment on comble les trous supplémentaires de l’UNEDIC, d’EDF, de la SNCF et de quelques dizaines d’autres organismes sou la tutelle de l’Etat et qui bénéficient de fait de sa signature.  Rien que pour l’Unedic, il faut s’attendre à plus de 4 milliards de déficit, soit l’équivalent de la petite « cagnotte » de Baroin. L’Unedic a précisé  jeudi que son déficit allait presque doubler en 2012 pour atteindre 4,3 milliards d’euros en répercussion de la hausse attendue des demandeurs d’emploi de 214 200 sur l’année.  Pour la sécurité sociale, c’est un trou d’environ 20 milliards. Plus de 130 milliards d’euros de dette, encore 19,9 milliards d’euros de déficits prévus pour 2012 : problème récurrent depuis plus de trente ans, le « trou de la Sécu » est encore loin d’être  bouché. Pour le rail, la dette acculée est d’environ 40 milliards, il faudra compter un minimum de 3 milliards à boucher en plus en 2012. Pour l’EDF, l’endettement est de 42 milliards, là aussi mécaniquement encore au moins 2 milliards de plus à boucher en 2012.On pourrait allonger  la liste et c’est déjà une centaine de milliards de dettes supplémentaire pour la France sans compter évidemment d’autres conséquences en cascade. La petite « réserve » du budget 2012 n’est pas tout à fait à la hauteur de la situation. On ne doit pas apprendre le calcul en sciences politiques ou à l’ENA. Témoin, Bruno Lemaire sur canal Plus, il y a quelques mois, qui ne savait pas combien faisait un hectare en M2 ; »je n’ai jamais été fort en mathématiques » s’était-il excusé. une précision : il est ministre de l’agriculture !

 

Encore un sommet européen pour rien

Encore un sommet européen pour rien

 

La politique d’austérité doit être confirmée, on parlera aussi d’un éventuel plan de relance. Problème : les européens sont en désaccord sur les sanctions en cas d’indiscipline budgétaire (la France y compris); par ailleurs on ne sait pas qui pourra participer aux futurs sommets, certains souhaitent uniquement les pays de l’euro, d’autres comme la Pologne et le Royaume uni veulent y assister. Bref on est d’accord sur rien. Il faut donc s’attendre à un communiqué très vague qui va confirmer la discipline budgétaire, avec qui, comment, on ne sait pas. Le sommet de Bruxelles doit également être surtout l’occasion d’envoyer un message fort aux investisseurs sur la détermination politique de la zone euro à se doter de règles de fonctionnement plus fortes et de mécanismes d’urgence puissants, alors que la situation en Grèce, au Portugal et à un moindre degré en Italie et en Espagne reste préoccupante. Rome et Madrid ont réclamé ces dernières semaines que les objectifs de réduction de déficits soient adoucis au sein de la zone euro et que l’accent soit mis sur la croissance afin de ne pas sacrifier l’activité économique sur l’autel de l’austérité. De nombreuses voix se sont également élevées pour souligner que les déficits publics dans certains pays n’étaient pas seulement le résultat d’une politique budgétaire et fiscale accommodante mais aussi le reflet des déséquilibres économiques plus profonds au sein de la zone euro et le résultat de l’excédent commercial et la modération salariale en Allemagne. L’Allemagne a entendu les messages mais ne changera pas de position à ce sommet  Elle a prévenu qu’elle ne changerait pas de cap à Bruxelles et qu’elle insisterait sur la nécessité de poursuivre coûte que coûte les réformes structurelles et la consolidation budgétaire. Il est vraisemblable que Merkel imposera ses vues depuis qu’elle a pris le commandement de l’Europe. Le couple Sarkozy-Merkel a explosé en vol. La France discréditée a été ignorée lors des rencontres préalables à ce sommet. Les chefs d’Etat ont préféré rendre visite à A .Merkel.

Sarkozy à la télé : Les journalistes sont-ils en RTT ou en vacances ?

Sarkozy à la télé : Les journalistes sont-ils en RTT ou en vacances ?

 

Difficile de trouver ce matin dans la presse ou les médias des papiers  un peu fouillées concernant les annonces de Srakosy.Il faudra attendre 48 heures pour qu’on se réveille ou qu’on ait le courage et la lucidité de procéder à  cette analyse. Ou alors, on attend la tendance ? L’Analyse politiquement correcte ? L’analyse dominante ? Il faut dire que les journalistes chargés d’interroger Sarkozy n’ont guère été brillants, timorés même, finalement résignés à faire le job mais sans grande conviction, sans grande pugnacité. Il y avait d’abord beaucoup à interroger à propos du déni de crise et d’endettement de Sarkozy. Beaucoup à interroger sur le fait que la plupart  de ces orientations ne prendront effet qu’après les élections présidentielles et législatives, beaucoup à interroger sur ce qui différencie l’Allemagne et la France en matière de culture du compromis et de rôle des représentants du personnel ; Il y avait enfin et surtout beaucoup à questionner sur la grande reforme des rapports sociaux, une révolution dans la gestion de l’économie. Là, Sarkozy pouvait d’ailleurs se mettre bien davantage en valeur. La seule femme présente sur le plateau a bien tenté quelques questions pertinentes mais s’est fait vite rembarrée par Sarkozy ; les autres ont été des sortes de figurants, pas forcément à l’aise d’interroger un président sur le déclin et qui doivent aussi ménager leur avenir. La presse en général doit être en RTT car on attend une réflexion un peu approfondie sur les annonces de Sarkozy ; Si la crise est financière, économique elle tout autant culturelle  si on se fonde sur l’indigence, voire l’absence de commentaires des médias.

Sarkozy : la grande réforme des rapports sociaux enfin annoncée, une révolution

Sarkozy : la grande réforme des rapports sociaux enfin annoncée, une révolution

 

Pour résumer, 5 mesurettes pour meubler l’agenda électoral et qui de toue façon n’auront pas d’impact avent des mois et des années ; Une orientation, celle-là fondamentale, la reforme des rapports sociaux. C’et une révolution en France. Schématiquement, L’Etat demande aux partenaires sociaux et cela au plan de l’entreprise de gérer ensemble les conditions sociales, durée du travail, salaires etc. Les observateurs tellement habitués aux enjeux étatistes n’ont encore pas mesuré l’ampleur et les conséquences d’une  telle évolution. Aujourd’hui, l’Etat légifère, intervient, fixe les conditions de travail parfois les salaires etc. Du coup nos syndicats ne servent à rien et nous assistons à un affrontement permanent entre le patronat et les représentants des salariés (quand ce n’est pas l’affrontement, c’est l’indifférence, ce qui est pire encore). 6% de syndiqués en France, contre 30% en Allemagne où les représentants des travailleurs négocient sur tout avec les employeurs, les syndicats sont présents dans toutes les instances de décision et avec voix dé libératrice. En Allemagne, l’Etat s’interdit d’intervenir dans les relations socio économiques qui concernent les acteurs. Du coup les syndicats sont représentatifs, responsables et respectés. De toute évidence, les efforts qu’a fournis l’Allemagne depuis 7 ou 8 ans devront être effectués en France, c’est impératif pour redresser le pays.  On ne pourra pas le faire en France avec la méthode des décrets qui évidemment raisonne de manière centralisée sans tenir compte de la situation concrète de chaque secteur, de chaque entreprise. Cette réforme de la gestion des relations entre les acteurs économiques est centrale pour moderniser le pays, le libérer en quelque sorte du carcan administratif qui tue la croissance et l’emploi. L’Allemagne n’est pas un modèle sur tout, loin sen faut mais en économie, oui. Sa politique natale notamment  la conduira un jour dans le mur. Une réforme qui va rencontrer de nombreuses résistances et du temps. Il faudra que patrons et syndicats apprennent la culture du compromis. Que l’Etat abandonne sa tutelle sur les conditions sociales, de quoi économiser des dizaines de milliers de fonctionnaires ; de quoi surtout libérer l’économie du carcan administratif et responsabiliser les acteurs. C’est la grande reforme économique et sociale. Pas sûr que beaucoup aient bien mesuré son enjeu.

Sarkozy : un déni de crise et d’endettement

Sarkozy : un déni de crise et d’endettement

 

Sarkozy n’est évidemment plus en situation de réformer le pays. On ne fait pas en deux mois ce qu’on a été incapable de faire en 5 ou 10 ans. Il y a d’abord une erreur de diagnostic ; Sarkozy a affirmé que la crise financière était désormais stabilisée, en France, en Europe et dans le monde ; Il se fonde évidemment sur la seule tendance des marchés de ces derniers jours à l’égard des emprunts obligataires. Il confond une évolution conjoncturelle et une tendance structurelle.  Sur le fond, rein ‘et réglé à savoir l’endettement européen et son incapacité à y faire face.  La France en particulier ne cesse d’accroître son endettement. Certes on fera un déficit de 5.3 ou 5.4% du PIB en 2011. Mais pour 2012, le budget est à revoir et les perspectives  budgétaires ne tiennent plus avec une croissance de 0.5% voire une récession. La dette va continuer de grossir et les mesurettes ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Si la France est dans un tel état  financier, c’est sans doute du fait de l’omnipotence étatique qui plombe ses finances. Du fait d’investissements inutiles ou trop couteux, du fait d’un fonctionnement ruineux. La redéfinition du champ, des missions, des moyens d’intervention de la puissance publique est une voie de passage obligée pour restructurer durablement nos finances ; cela vaut aussi pour les collectivités locales qui à l’instar de l’Etat interviennent sur tout ; L’Etat est en charge des missions régaliennes n et pour ce qui concerne l’économie de sa régulation, de la définition des règles. L’Etat n’a pas à intervenir en permanence dans l’économie, il déresponsabilise les acteurs et les décourage. Pour la régulation, les règles doivent être simples, applicables, appliquées ; autant dire qu’il faut en diviser le volume par dix, au moins. Cette réduction drastique du champ et de la nature de l’Etat n’est pas contradictoire avec l’efficacité,  la planification et un certain volontarisme dans des domaines stratégiques (exemples : recherche, outils de financement pour les PME, formation, santé, environnement, transport, énergie etc.) ° ; mais conduire une politique ne signifie pas pour autant intervenir directement ou à la place des acteurs. En France la confusion  sémantique est totale autour du service public. Le service public est confondu avec l’entreprise publique voire avec la fonction publique ou assimilée. On ne peut pas exemple assurer un excellent service public dans le transport urbain avec des entreprises privées, ce qui est  le plus souvent le cas. On pourrait multiplier les exemples. Réduite la taille de l’appareil étatique, la nature de son invention, en diminuer le coût est LA réforme à entreprendre notamment pour réduire la fiscalité qui plombe la compétitivité. Non la crise financière n’est pas stabilisée et au demeurant, peu d’experts sont capables de mesurer l’impact en cascade de la dégradation de la note de l’Etat. Une situation s’installe en France, le credit Crunch, déjà de nombreuse PME voient leurs condition d’accès au crédit se réduire. C’est le pire danger, l’asphyxie de l’économie par la situation de crédit Crunch. Comment affirmer que la crise financière est stabilisée alors qu’en Europe même, on est en accord à peu près sur rien concernant le pacte budgétaire. Déni de réalité, déni d’endettement, déni de crise. On ne peut affronter la crise à partir d’uen analyse erronée.

Sarkozy à la télé : des mesurettes ( ou presque), sans effet immédiat à usage électoral

Sarkozy à la télé : des mesurettes ( ou presque), sans effet immédiat à usage électoral

 

Pas de grandes surprises dans les annonces de Sarkosy. Pour l’essentiel, des mesurettes à effet différé quand vraisemblablement la majorité actuelle ne sera plus au pouvoir. Une confirmation, la TVA qui augmente de 1.6% mais avec application au premier octobre. « Aucun risque d’augmentation des prix » a dit le président, il serait étonnant que l’EDF, la SNCF, les pétroliers et bien d’autres n’augmentent pas leur prix d’autant. Pour le logement, l’autorisation d’augmenter de 30% les constructions à surface identique. Là ,c’est évidemment à effet beaucoup plus tardif quand on connait le temps nécessaire entre l’élaboration du projet, de son financement et les procédures administratives. Sans parler des banques qui ne prêtent plus. Création aussi d’une banque de l’industrie dotée de 1 milliard dès février. D’abord c’est peu, même avec effet de levier, ensuite cela concerne l’innovation, le développement donc des projets à long terme ; l’impact d’une mesure utile voire nécessaire ne se fera pas sentir avant des années (il faudrait par ailleurs que cette nouvelle banque soit un peu plus dynamique qu’OSEO). La vraie priorité aurait été de créer un instrument pour accorder (ou faire accorder) des facilités de crédit pour la gestion des trésoreries et ainsi  faire face à la situation de crédit Crunch qui s’installe. Mesure également pour apprentissage (5% des effectifs en apprentissage ou alternance) dans les entreprises de plus de 250 salariés. Le président a affirmé que les résultats se feraient sentir  tout de suite !! La mesure la plus intéressante, la plus significative concerne le droit de négocier dans l’entreprise des accords de compétitivité portant sur les salaires et le temps de travail. Une très bonne orientation mais qui va mettre aussi des mois et va rencontre de nombreuses résistances. En jeu, les dispositions nationales et de branches. On voit mal comment cette orientation pourrait être votée avant les présidentielles. Enfin une taxe sur les transactions financière applicable mais en aout, là aussi après les présidentielles et qui n’a aucune chance d’être mise en œuvre sans l’accord de l’Europe (c’est la position de Merkel).  Pourquoi tout cela si tard ?  Réponse évasive «  on a déjà tellement réformé ». Et la cohérence fiscale ? Un jour, on baisse la TVA sur la restauration, un jour on l’augmente, en octobre augmente partout. Pas de réponse ; pas de réponse non plus sur la nécessaire allégement des prélèvement s obligatoires ( la France détient le record du monde avec 56.7%) ; des meurettes donc pas à la hauteur des enjeux et qui surtout ne dépendent pas de l’autorité du président actuel mais du futur président et de sa majorité ; Des mesurettes ( sauf sur la négociation en entreprise qui, elle, est fondamentale)  prises évidemment dans la précipitation et à usage essentiel de la campagne électorale ; Un  président qui a donné le sentiment de n’être pas trop sûr de se représenter.

Merkel va faire campagne en France avec Sarkozy

Merkel va faire campagne en France avec Sarkozy

 

Merkel a annoncé qu’elle allait participer à plusieurs meetings de soutien de Sarkozy en France. Enfin une bonne nouvelle. Ça va nous changer des propos démago de nos candidats à la présidentielle. Normal, c’est le moins qu’elle puisse faire. Pour remercier Sarkozy de s’être couché devant l’Allemagne. La France voulait un gouvernement économique mais pas celui de la commission européenne, elle voulait des euro-obligations, elle voulait l’intervention de la BCE, elle voulait une relance de la croissance. Réponse de Merkel : pas question ! Pour faire semblant d’être d’accord Sarkozy a tout concédé. Il fallait sauver la face. Merkel va donc parler aux français aux cotés de Sarkozy, une solidarité de famille politique, logique ! Elle ne croît pas une seconde à la crédibilité des engagements de la France, des engagements de type grec ou italien ! C’est assez nouveau dans la politique française, un chef d’Etat étranger qui vient participer à des meetings ; ce pourrait être intéressant. Elle pourrait peut-être donner un peu de clarté et de hauteur à une campagne qui tutoie la médiocrité. Pourquoi pas un débat Merkel-Hollande ? et même un affrontement électoral entre les deux. Finalement,  c’est l’Allemagne qui déteinte les clés de la boutique européenne. C’est elle qui décidera- en fonction de ses intérêts légitimes (mais un peu égoïstes car elle a grandement profité de l’Europe)  si la BCE doit au nom sauver l’euro et la France ne même temps. Merkel ne sera pas candidate en France mais en Allemagne évidemment. Si elle pouvait l’être dans notre beau pays, pas de doute, elle emporterait l’élection. Merkel ne fait pas dans le folklore politique traditionnel français. Pour tout dire, ce n’est pas une marrante. Elle n’a sans doute pas de directeur de « com. » ; On se demande parfois si elle n’a pas racheté à petit prix la garde robe de Martine Aubry ou alors, elle fait ses vêtements elle même. Même sobriété dans le propos. Elle n’a jamais dit qu’elle sauvait l’Allemagne, l’Europe et même le monde tous les 15 jours. Elle gère tout simplement à l’Allemande : efficace mais triste Le mercato politique n’existe pas à l’échelle internationale, comme au foot. Dommage car ça vaudrait le coup de recruter Merkel comme chef d’Etat et de l’échanger contre Sarkozy. Ce ne sera pas assez comme prix du transfert ; on pourrait ajouter 5 ou 6 candidats potentiellement transférables. Pas assez encore. Pourquoi ne pas demander au Quart de financer l’opération. Le Qatar rachète la France et se dote d’une recrue à la hauteur. Le Qatar a déjà racheté le PSG, il est sérieusement question qu’il rachète le stade de France, pourquoi pas ce qui va autour.

Sarkozy : j’arrête la politique. Oui, c’est une certitude

Sarkozy : j’arrête la politique. Oui, c’est une certitude

 

 

Dans un article de jeudi nous reprenions les propos de Sarkozy concernant son avenir. « En cas d’échec, j’arrête la politique. Oui, c’est une certitude, De toute façon, je suis au bout». D’une certaine façon ces propos témoignent d’une certaine lucidité sur sa situation. Sauf événement extraordinaire toujours possible lié en particulier à l’environnement géopolitique mondial, Sarkozy a peu de chances d’être élu. Il le sait « De toute façon, je suis au bout. Dans tous les cas, pour la première fois de ma vie, je suis confronté à la fin de ma carrière ». Sarkozy n’a guère de chances d’être réélu pire il risque d’être humilié par un électorat qui ne le supporte plus. Non seulement, il n’a aucune chance au second tour (actuellement les sondages donnent (60% à Hollande  et 40% à Sarkozy) mais il pas même certain d’être au premier tour. 50% des français ne se sont pas encore déterminés, 3O% le feront dans les deniers jours. Cette indécision (pour les non initiés) ne remet pas en cause les sondages dont les échantillons tiennent compte de cette situation. Dans la majorité beaucoup considèrent déjà que la défaite est inévitable. Le Parisien rapporte mardi les propos inquiets d’un ministre : « On a quinze jours pour se refaire, sinon, c’est cuit! ». On le savait le pire ennemi de Sarkozy, ce n’est pas la gauche mais lui-même. Il s’est sabordé lui-même. La gauche aurait tort de croire qu’on va voter en sa faveur pour ses vertus. Le principal moteur en faveur de la gauche c’est le rejet de Sarkozy. 70% des français ne croient pas que cette campagne électorale apporte la moindre solution à la crise et à leur situation concrète. Ce sera un vote de dépit et non un vote adhésion. Un vote de dépit car beaucoup de français avaient  précisément cru à la dynamique de renouveau de Sarkozy, à son courage, à sa volonté de réforme. Petit à petit Sarkozy a été victime d’abord de lui-même, de son exhibitionnisme scabreux, de ses contradictions et surtout, il est tombé, comme les autres, dans le piège de appareils étatiques et des corporatismes, comme Giscard, Mitterrand, Chirac ; Finalement, il a parlé, trop parlé mais peu agi, de manière désordonnée et il a été étouffé par la caste administrative et politique qui gouverne le pays ; et qui ne veut surtout pas réformes structurelles fondamentales qui leur feraient perdre leur raison de vivre et de se reproduire (Même Marine le PEN a été contrainte de prendre à ses cotés un énarque pour se crédibiliser !). Les français sont déçus de Sarkozy mais des déçus de la politique. Pourtant, Ils n’ont jamais été autant à suivre les débats politiques. Contradiction ? Non, déçus de la classe politique mais pas de la politique. Mais on ne  croit plus aux bonimenteurs qui annoncent des lendemains qui chantent. Or tous les candidats annoncent le maintien des avantages acquis et pire des augmentations de salaires et de prestations. Alors qu’en fait, les français sont conscients que c’est utopique. Pour Sarkozy, les carottes sont cuites. Il risque même d’entre devancé par Marine Lepen. Une humiliation pour un ancien président qui voudrait bien laisser quelque chose dans histoire. Dans ce cas de figure possible, Hollande sera élu avec 80% des voix ; la moitié des électeurs de Marine veulent seulement manifester leur mécontentement à l’égard de la classe politique mais ne souhaitent pas son élection. Ce soir Sarkozy va faire semblant encore d’y croire, refaire le coup de la fausse lucidité (je vous l’avis bien dit), de la fausse sincérité (je vous ai toujours dit la vérité), du faux courage (ce ne sont pas les difficultés qui vont me faire reculer). Bref, un numéro usé. Mais qui ne devrait pas réjouir Hollande. Il faut se souvenir que Mitterrand n’a pas été élu sur son programme (celui de Chevènement enterré avant élection, les 110 propositions enterrées par la politique de rigueur) mais sur le rejet du brillant mais dillettant Giscard. Avec Hollande, l’état de grâce risque d’être très court. S’il ne s’engage pas dans les reformes structurelles qui sont pour l’instant ignorées dans son programme, il ne teindra pas les 5 ans. Aujourd’hui le cœur de la problématique est économique : dette, croissance, emploi.

Sarkosy va annoncer une hausse de la TVA de 19.6 à 21.2% : une mesurette

Sarkosy va annoncer une hausse de la TVA de 19.6 à 21.2% : une mesurette

 

Rien n’est encore confirmé mais plusieurs sources indiquent que Sarkozy devrait annoncer une hausse de la TVA de 1.6 points. Et passer de 19.6% à 21.2%.A moins de trois mois du scrutin présidentiel, Nicolas Sarkozy, qui tarde encore à déclarer sa candidature, devrait annoncer dimanche soir lors de son intervention télévisée plusieurs mesures qui risquent de faire grincer des dents. Une hausse qui finalement risque de ne satisfaire personne. Pas les consommateurs dont le pouvoir d’achat baisse  et dont déjà la demande est en recul. Pas la MEDEF qui demandait 6 points. Pas les experts qui vont considérer cette décision comme une mesurette. La plupart de ces experts estiment que cette TVA aurait dû être augmentée  l’ordre de 5%. Un chiffre qui correspond à un transfert significatif des charges salariales sur le consommateur et qui permet de boucher un peu les trous du budget et des comptes sociaux. Les cotisations des employeurs et des salariés à la branche maladie de la sécurité sociale représentent 70 milliards d’euros. Pour transférer ces dernières sur la TVA, il faudrait donc la relever de 8,75 points, ce qui entraînerait une hausse des prix sans doute excessive et qui finirait par tuer la consommation. Le Medef avait  fait l’hypothèse  que le taux de TVA serait relevé de 6 points. En fait, la TVA dite sociale va sans doute servir plusieurs objectifs, permettre le transfert d’une partie des charges sociales, boucher les déficits du budget et des comptes sociaux. Il aurait fallu trouver 50 milliards cette année ( et 50 autres milliards en 2013), avec ce relèvement on va théoriquement augmenter la ressource fiscale d’une quinzaine de milliards. Sur le fond ,ce transfert est souhaitable mais dans une période de récession pour la consommation, donc pour la croissance, donc finalement pour les rentrées fiscales, c’est assez peu opportun. On sait qu’il ne s’agit pas d’une mesure économique mais dune mesure d’affichage ; D’où comme souvent en France des demi-mesures qui ne vont guère influer ni sur la dette, ni sur la compétitivité.

La croissance américaine se tasse

La croissance américaine se tasse

 

 

Le produit intérieur brut du pays a progressé de 2,8% en rythme annualisé d’octobre à décembre, a indiqué le département du Commerce.  Cela marque une nette amélioration par rapport au troisième trimestre, où la croissance avait atteint 1,8%, selon les données officielles, mais le chiffre du ministère est inférieur à l’estimation médiane des analystes, qui donnait le PIB en hausse de 3,2% au quatrième trimestre.  L’accélération de la croissance du PIB sur les six derniers mois de l’année n’a pas totalement compensé les effets du coup de mou du premier semestre: sur l’ensemble de l’année 2011, le taux de croissance officiel du pays n’atteint que 1,7%, alors qu’il avait été de 3,0% en 2010. Pour résumer, les Etats-Unis font à peine mieux que l’Europe et les perspectives sont aussi moroses. Les nouvelles inscriptions au chômage ont nettement progressé et les ventes au détail ont connu un ralentissement pendant la fin de l’année, censée être une période de forte consommation. Pourtant depuis des semaines, les « experts »ne cessent  de proclamer la reprise aux Etats Unis. Mais quelle peut-être l’ampleur de cette reprise quand la consommation baisse (principal moteur de la croissance américaine), que le pouvoir d’achat diminue et que le chômage augmente (en dépit du nettoyage drastique des listes de chômeurs qui pourtant sont loin d’avoir les avantages sociaux de l’Europe et de la France en particulier). L’économie américaine est touchée comme les autres par la crise systémique. Au point qu’un représentant de la FED prévoir même une crise comme en 1929.

Débat Juppé-Hollande ou les limites d’une démocratie usée

Débat Juppé-Hollande ou les limites d’une démocratie usée

 

Un débat particulièrement suivi (record d’audience dans la catégorie), deux invités d’une grande intelligence, un contenu de très bon niveau et pourtant, on est passé à coté de l’essentiel. Pourquoi, parce sans doute on a atteint les limites de la démocratie actuelle. Rien sur la réforme de l’Etat, rien de sérieux sur la gestion de la dette, rien d’efficace sur la relance de la croissance, rien sur la modernisation des rapports sociaux, rien sur le rôle prioritaire des acteurs économiques, rien sur le maquis administratif français, rien sur la médiocrité de l’école (sinon des postes en plus)  etc. Pourquoi ? Simplement parce qu’il faut plaire aux corporatismes, parce que les deux interlocuteurs ne savent rien de l’économie réelle, parce nos élites persistent dans le déni de réalité économique et sociale et le déni d’endettement. Dans la médiocrité ambiante de l’environnement électoral, ce débat était cependant  de bonne tenue. La plupart proposent d’augmenter les salaires, les prestations, les avantages quand on il faut éviter de trop reculer, comme en Grèce. Facile d’être bon quand les autres sont nuls, inconséquents, contradictoires. C’est le contenu de notre démocratie qui est en cause. Hollande ne peut rien dire de la réforme de l’Etat dont le coût, via la fiscalité, plombe la compétitivité. Il perdrait ses électeurs de gauche. Juppé ne peut rien dire de la modernisation des rapports sociaux parce que cela impliquerait la revalorisation du rôle des syndicats, ils perdraient ses électeurs de droite. Plus grave, nos deux brillants débateurs n’ont évidemment aucune expérience personnelle de la vie économique concrète. Ils savent ce qu’ils ont appris de l’ENA. Pour schématiser : apprendre à ne pas répondre à des questions fondamentales et répondre même avec brio. La démocratie actuelle ne fonctionne plus, elle n’est plus adaptée aux enjeux complexes, ni même au niveau culturel des citoyens. Et le rôle d’une présidente de la république ? Un bonimenteur, un monarque ou mieux peut-être un animateur, un manager ? Les candidats sont plutôt dans la posture du monarque républicain. Ils oublient une chose : une fois élu ils seront paralysés par les centaines, les milliers, les dizaines de milliers de technocrates qui feront tout pour perpétuer leurs missions, leurs avancements, leurs castes. Rares sont les présidents qui ont échappé  à ce piège redoutable surtout dans un pays aussi centralisé que le notre.  Giscard, Mitterrand, Chirac et même Sarkozy dont on ne peut pas dire qu’il manquait au départ de volonté de réforme. Tous se sont englués dans le marais étatique. Dernier point, quelle est la représentativité de nos élites politiques ? Tous ou presque issus du même milieu. La société civile ignorée, les chefs d’entreprise écartés, les syndicats méprisés, les associatifs oubliés, les femmes et les jeunes marginalisés. En France la politique n’est pas un service mais considéré comme un métier. A la différence de nombreux pays où les catégories  sociales sont plus équitablement représentées. Il y aura un président de la république mais la logique corporatiste de l’appareil d’Etat l’emportera. Rien n’est perdu car la démocratie, certes brouillonne, contradictoire souvent, peut se refonder notamment dans le cadre des réseaux sociaux mais pas seulement. Il y a une urgence financière, une urgence économique mais surtout une urgence de démocratie rénovée dans notre beau pays.

Pacte budgétaire européen bloqué par son incohérence

Pacte budgétaire européen bloqué par son incohérence

 

 

L’accord européen est actuellement bloqué, pour résumer on est à peu près en désaccord sur tout. Pour autant pour des questions d’affichage, on finira sans doute par s’accorder sur un texte d’ici quelques jours, quelques semaines, ce qui n’aura aucun impact sur la résolution de la crise. Première désaccord : des pays qui ne font pas partie de la zone euro veulent participer aux sommets de la zone euro.  C’est la position e la Pologne mai aussi finalement aussi celle du Royaume Uni et d’autres. Comment peut-on admettre que des pays qui ne sont pas contraint par l’appartenance à une monnaie unique puissent vouloir peser autant que ceux qui y sont soumis. .   »Il n’y a pas eu d’accord sur le format des sommets de la zone euro », sujet qui oppose principalement la Pologne à la France, a indiqué la source diplomatique, alors que Varsovie a menacé de ne pas signer le traité s’il n’obtenait pas gain de cause.   »Le dossier est symboliquement sensible » mais un compromis pourra sans doute être trouvé au final pour permettre à Varsovie d’être invité dès que des sujets pouvant concerner la Pologne seront abordés, sans pour autant qu’elle ait un siège garanti à tous les sommets de l’Union monétaire, selon cette source. Pourquoi la Pologne et pas les autres ?Deuxième point de désaccord, la nature et l’étendue des sanctions que pourrait prendre Bruxelles à l’égard des pays laxistes. Là aussi pas forcément d’accord de pays qui veulent peser dans les sommets de l’euro, sans y appartenir, mais n’acceptent pas les sanctions européennes.  .  La France tient à ce que les pays de la zone euro puissent se retrouver séparément entre eux. La France qui par ailleurs, elle refuse les sanctions automatiques de l’Europe (que veut l’Allemagne). Cet accord européen obtenu aux forceps, sou l’impulsion de Sarkozy mais sur les positions allemandes est complètement incohérent. Un accord à la hussarde, auquel a bien voulu souscrire A. Merkel mais en refusant toute perspectives de nouveaux soutiens financiers.  Encore une fois, il y aura bien un accord final, mais un accord incohérent et surtout complètement inadapté aux enjeux de l’endettement d’une part et surtout de la relance de la croissance.

Le Portugal suit le chemin de la Grèce

Le Portugal suit le chemin de la Grèce

 

 

Classé désormais en catégorie spéculative par Standard and Poor’s le Portugal est engagé sur le chemin de la Grèce. Autant dire que l’accès au marchés financiers lui est désormais interdit ou à des conditions qui mènent à la ruine. Ce qui inquiète les investisseurs, c’est que les dettes à deux et cinq ans du Portugal donnent un rendement supérieur à ceux des échéances plus longues, de 16,7% et 20% respectivement. C’était la même situation pour la Grèce avant qu’elle ne sollicite un second programme d’aide en 2011. Logiquement les taux d’intérêt à court terme doivent être inférieurs à ceux de plus long terme ; on ne croit même plus à la crédibilité de la signature portugaise pour les quelques années à venir. Le Portugal ne peut désormais plus s’en sortir, comme la Grèce, sans un second plan d’aide. Un plan d’aide qui devra également être assorti, comme en Grèce, le l’abandon de créances par le privé. On parle de la nécessité d’une décote d’environ 40% actuellement mais on pourrait rapidement parvenir à uen décote du niveau de celle de la Grèce (Grèce qui par ailleurs souhaiterait bien davantage !). Certes le Portugal en valeur absolu pèse économiquement dans l’ensemble européen. Cependant après la Grèce, c’est la preuve que l’Europe n’est pas armée pour opérer le sauvetage financier d’une toute petite entité et par voie de conséquence qu’elle complètement incapable de porter secours à des poids lourds de l’Europe comme l’Italie ou l’Espagne. Le véritable enjeu, c’est maintenant l’Italie. Si l’Allemagne refuse toujours de soutenir ce pays, la zone euro est condamnée à éclater.

Fitch dégrade la note 5 pays européens

Fitch dégrade la note  5 pays européens

 

La série de dégradation continue, 5 pays dégradés par Fitch : Italie, Espagne, Belgique, Chypre, Slovénie avec perspectives négatives  (donc il faut s’attendre à de nouvelles dégradations). En cause l’insuffisance de croissance, l’évolution des dettes et des interrogations sur le rôle de la BCE.L’agence de notation Fitch a annoncé vendredi l’abaissement des notes de la Belgique, de Chypre, de l’Italie, de l’Espagne et de la Slovénie, et a précisé que de nouvelles dégradations étaient envisageables au cours des deux prochaines années. Dans son communiqué, l’agence explique que ces pays sont vulnérables à court terme aux chocs monétaires et financiers. La note de l’Italie est abaissée à A- contre A+, celle de la Belgique est abaissée à AA contre AA+ et celle de l’Espagne est abaissée à A contre AA-.Fitch a également abaissé la note de Chypre à BBB-, soit un cran au-dessus de la catégorie spéculative, contre BBB, et la note de la Slovénie à A contre AA-.La note de l’Irlande est en revanche maintenue à BBB+.Toutes ces décisions ont été assorties de perspectives négatives. D’autre part. Standard & Poor’s avait abaissé la note de la moitié des pays de la zone euro et privé précieux triple A à la France, s’interrogeant sur la stratégie des dirigeants politiques des pays de l’euro face à la crise, tout en maintenant le AAA de l’Allemagne. Le processus de dégradation a d’abord été justifié par les situations excessives d’endettement désormais les agences de notation intègrent deux autres paramètres, l’évolution d’une croissance atone voire en récession qui remet mécaniquement en cause les équilibres budgétaires, d’autre part l’immobilisme de la BCE. Certes la BCE a fourni des liquidités aux banques pour débloquer le marché interbancaire mais  on considère en général que l’Europe n’est pas encore décidée à affronter solidairement la crise et que la puissance de feu de son fonds européen est très insuffisante.

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