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Archive mensuelle de novembre 2016

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Présidentielle 2017 : l’écologie passe sous la table (Hulot)

Présidentielle 2017 : l’écologie passe sous la table (Hulot)

C’est en substance ce que dit Nicolas Hulot à propos des débats politiques qui se déroulent dans la perspective de 2017. De fait  lors de la primaire de la droite cette problématique a été la grande absente (avec la question européenne) sauf par NKM  mais bien timidement. Fillon, lui,  n’en parle pratiquement pas. Quant au parti socialiste il est sans doute bien gêné par le plan de programmation énergétique qui ne met à peu près rien en cause même pas Fessenheim dans la fermeture n’est annoncé qu’en 2019 et qui sera annulée  par la droite revenue au pouvoir. Les verts, eux,  sont devenus tellement insignifiants sur le plan politique que leur voix est inaudible. On comprend évidemment que les questions du chômage et de la sécurité viennent  au premier rang des préoccupations. Reste une majorité des Français sensibilisés à l’environnement et à la santé. « Il est temps de redresser la barre. J’espère que la classe politique va se ressaisir. Je leur accorde une sincérité sur le fait qu’ils ont à cœur le bien-être des Français. Mais il passe par la préoccupation de ces sujets », explique Nicolas Hulot en évoquant un sondage pour Fonds mondial pour la nature (WWF) montrant que plus de deux-tiers des Français s’intéressent à la protection de l’environnement. Le primaire de la droite n’a pas non plus fait une grande place à l’écologie. Nicolas Hulot confie d’ailleurs qu’il n’est pas allé voter dans ce scrutin qui a conduit à la victoire écrasante de François Fillon. Sur cette thématique, le nouveau leader de la droite affiche des idées pro-nucléaires et souhaite remettre en cause le principe de précaution, que Jacques Chirac avait fait entrer dans la Constitution sous l’impulsion de Nicolas Hulot. « C’est symptomatique et ça me désole parce que, et je le dis sans aucune flagornerie, tout le monde s’accorde pour dire que cet homme est intelligent », regrette l’ancien présentateur TV. Sur le principe de précaution, Nicolas Hulot considère que « ce serait une régression que de revenir en arrière« . Quant au nucléaire : « C’est un mode de production énergétique qui nous emmène dans des dérives financières absolument terrifiantes. Je pense que la démonstration des coûts induits des conséquences de Fukushima au Japon devrait nous amener à beaucoup plus de mesure ». Nicolas Hulot tient par ailleurs à rappeler que le nucléaire « ne nous met pas dans une situation d’indépendance énergétique » car « il faut bien aller chercher quelque part » les matériaux fossiles.

Assurance-maladie : Fillon dans le potage

Assurance-maladie : Fillon dans le potage

 

Avec ses propositions à l’emporte-pièce concernant l’assurance maladie Fillon suscite de nombreuses réactions critiques. Sa proposition qui vise à ne couvrir par la sécurité sociale que les pathologies lourdes -le reste incombant aux mutuelles et assurances- suscité de nombreuses protestations. Du coup le candidat de la droite  a d’abord adouci son orientation en indiquant que les plus défavorisés seraient entièrement couverts par la sécurité sociale. Désormais il ajoute aussi les personnes âgées. On conviendra aisément que les risques pour les personnes âgées sont évidemment plus importants que pour les personnes plus jeunes. Cependant cette proposition n’a aucun sens sur le plan social car certaines personnes âgées ont les moyens de payer eux-mêmes leurs soins mais pas d’autres. On sent bien que la proposition de Fillon pour assainir les comptes de l’assurance maladie est assez approximative. Certes il ne s’agit pas de nier l’ampleur des questions financières à gérer. La dette totale de la sécu se monte à 162,4 milliards d’euros, fin 2015. Selon le gouvernement, elle a baissé de 900 millions en 2015. La tendance devrait se poursuivre en 2016. Non pas que les déficits qui alimentent la dette sociale ont disparu. Mais ils sont devenus inférieurs, l’année dernière et cette année, aux recettes affectées au remboursement de ladite dette et générées par les prélèvements sociaux (principalement la CSG et la CRDS, contribution au remboursement de la dette sociale). Une dette toutefois qui  ne représente qu’à peine un dixième de cet ensemble, qui s’élève au total à 2.103 milliards d’euros tout compris (État, collectivités locales et sécurité sociale). Le déficit annuel n’est pas négligeable bien qu’en réduction il sera au tour de 4 milliards pour l’ensemble de la sécu  (dont 400 millions pour l’assurance-maladie), des chiffres importants mais à relativiser et à mettre en rapport avec un budget total de leurs deux 500 milliards. Des économies sont cependant indispensables mais elles doivent être opérées de manière fine et pertinente notamment pour éliminer des dépenses vraiment superflues (deux  exemples : le nombre de cures thermales dont certaines relèvent du tourisme ou certaines chirurgies esthétiques).

Hausse des tarifs de l’assurance en 2017

Hausse des tarifs de l’assurance en 2017

 

Il est clair que tous les motifs sont bons pour permettre aux assurances d’augmenter leur tarif. Pour l’assurance habitation le motif invoqué concerne le coût des les inondations comme si ces risques épisodiques mais inévitables n’étaient pas provisionnés depuis longtemps. Notons aussi que ces inondations ont été relativement localisées. Pour l’assurance automobile, il s’agirait d’une augmentation liée à la croissance du coût des dommages. Observons que sur longue période les accidents ont tendance, et c’est heureux, à nettement diminuer. L’évolution des tarifs d’assurance tient aussi compte de l’inflation or cette  inflation a été très faible en 2015 (0,2 %) et sera également peu importante en 2016 (environ 0,4 %). Pourtant les grands groupes d’assurance ont terminé l’exercice 2015 sur des résultats globalement positifs au regard du contexte économique et financier.  Dans l’ensemble, les grandes compagnies d’assurance ont clôturé l’exercice 2015 sur des indicateurs en hausse.  La plupart des acteurs ont amélioré leurs résultats opérationnels, augmenté leurs profits et renforcé ou du moins confirmé leur solvabilité au regard du nouveau cadre prudentiel. C’est le cas pour les deux premiers assureurs européens : l’allemand Allianz et le français Axa. Cependant  Les tarifs des contrats d’assurance habitation et automobile vont augmenter l’an prochain en France en raison du coût des inondations du printemps dernier et de la hausse du coût des réparations automobiles, indiquent Les Echos dans leur édition à paraître mercredi. Selon le quotidien, les tarifs vont augmenter de 0,5% à 2,5% en moyenne pour l’assurance automobile et de 1% à 4% pour l’assurance habitation. Des augmentations qui ne sont pas négligeables puisque les assurances représentent environ 5 % du budget des ménages soit environ 2500 € par an pour le revenu médian. L’augmentation pourrait coûter environ  75 €. Du total du budget. Les tarifs vont aussi subir l’impact du relèvement de la « taxe terrorisme » qui est prélevée chaque année sur les contrats d’assurance dommages pour financer le fonds d’aide aux victimes. Le mois dernier, le gouvernement a décidé de relever cette contribution de 1,60 euro à compter du 1er janvier 2017, pour passer à 5,90 euros.

 

Syndicalisme : encore une progression d’un syndicat réformiste chez les étudiants

Syndicalisme : encore une progression d’un syndicat réformiste chez les étudiants

 

Chez les salariés comme chez les étudiants il semble bien que le syndicalisme révolutionnaire ou corpo tende à reculer au profit d’un syndicalisme plus moderniste. La sage qui avait pris des positions plus modérées que l’UNEF à l’occasion de la loi par exemple semble engager engranger les fruits de sa démarche réformiste  La Fédération des associations générales étudiantes remporte 76 élus à l’élection des représentants dans les Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires, contre 66 pour sa rivale l’UNEF. La Fage confirme donc sa position de première organisation étudiante de France. Ce mardi, les résultats des élections des représentants étudiants aux conseils d’administration des CROUS (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) placent la fédération d’associations loin devant le syndicat étudiant historique, l’UNEF. Déjà en passe de devenir majoritaire dans les universités, la Fage confirme sa domination récente dans les élections étudiantes, en remportant 76 sièges contre 66 pour l’UNEF selon les décomptes officiels. «C’est notre première grande victoire au niveau national, se réjouit Jimmy Losfeld, président de la Fage. Notre démarche et notre engagement sont légitimés par les étudiants». Le président de la Fage revendique même une victoire encore plus large, arguant que certaines listes soutenues par la Fage ont été comptabilisées comme listes indépendantes. Aux dernières élections, en 2012, l’UNEF était encore en tête avec 7 élus supplémentaires, malgré la forte progression de la Fage.

 

Pour la première fois, la Fage devance largement l’UNEF.

Croissance – consommation : hausse en octobre

Croissance – consommation : hausse en octobre

Enfin une bonne nouvelle pour la croissance avec cette augmentation de la consommation en octobre de 0.9%. , En effet la consommation des ménages représente environ 55 % du PIB. Cette hausse cependant est à  relativiser  car elle fait p suite à un recul. En outre la hausse de la consommation a été limitée à 0,2 % au troisième trimestre.  Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont rebondi de 0,9% en octobre après avoir reculé de 0,4% en septembre, a annoncé mardi l’Insee dans un communiqué. Cette hausse s’explique en particulier par la reprise des dépenses en énergie, ainsi que des achats en équipement du logement et en habillement, explique l’institut statistique. L’Insee a par ailleurs révisé l’évolution des dépenses de consommation pour le mois de septembre, à -0,4% contre -0,2% annoncés auparavant. En octobre, la consommation d’énergie a nettement rebondi, de 3,6% après avoir baissé de 1,8% le mois précédent, du fait « de températures relativement fraîches pour un mois d’octobre, après un climat doux pour la saison en septembre ».Les achats en biens fabriqués se sont de leur côté repris, enregistrant une hausse de 0,7% après -0,3% en septembre. Parmi eux, ceux d’équipement du logement ont rebondi de 2,5% « après trois mois consécutifs de baisse ».  Les dépenses en habillement ont aussi enregistré une hausse, de 2,1% après -1,8% en septembre. Les achats d’automobiles ont en revanche reculé de 1%, après avoir connu une progression de 0,3% le mois précédent. La consommation de produits alimentaires est pour sa part restée quasi stable (-0,1% après +0,2%).

Présidentielle : un nouveau collectif de bobos pour sauver la gauche

Présidentielle : un nouveau collectif de bobos pour sauver la gauche

Un nouveau collectif de la « société civile », concept approximatif pour exclure sans doute politiques et militaires lance un appel pour sauver la gauche et Hollande. Les membres viendraient du milieu associatif, artistique, sportif, politique ou syndical, certaines de ces personnalités ont récemment signé une tribune dans le JDD contre le « Hollande-bashing ».  L’objectif est de mettre en avant « la société civile » : voilà ce que répètent les membres de ce collectif. « L’AG, c’est une association qui a pour objectif de mobiliser la société civile dans la perspective de 2017. Le but, c’est de créer un pont entre le monde de la société civile et le monde politique avec une orientation à gauche », explique à franceinfo l’un des responsables du projet, l’entrepreneur et président du Forum d’Action Modernités, Philippe Lemoine.

Concrètement, le collectif espère « accoucher de propositions de fond et de façons de faire », mais aussi se pencher sur la situation de François Hollande.  Ce comité dit de la société civile s’ouvre donc à d’autres qu’aux seuls bobos du showbiz. Reste que la grande majorité de ces personnalités sont quand même des bobos ; en clair comme le PS,  ils ne sont pas représentatifs de la sociologie des citoyens  (par exemple les 9 millions de personnes qui doivent vivre  avec moins de 1000 € par mois ou les 8 à 9 millions de chômeurs) que devrait pourtant représenter la gauche et le parti socialiste en particulier. Les bobos du showbiz et quelques autres avaient  signé une pétition pour dénoncer le Hollande bashing, considérant que le président  était attaqué de manière injuste. Et de citer en vrac une sorte d’inventaire à la Prévert qui rend bien compte de l’indigence du bilan de l’actuel président de la république. Notamment sur la question essentielle de l’emploi puisque ce bilan dans ce domaine sera comparable à celui de Sarkozy avec environ 600 000 chômeurs en plus en 5 ans. Un chômage qui nourrit la croissance indécente de la pauvreté. Ce type de pétition par des personnages au demeurant sympathiques mais  hors sol alimente le populisme qu’ils  entendent  dénoncer tellement le bilan qu’ils font est déphasé par rapport à la réalité. Et cette réalité c’est 7 ou 8 millions de chômeurs et une augmentation des inégalités et de la pauvreté. ; Une défense bien désuète et certainement contreproductive de l’action de François Hollande et de la gauche. Pétition :

« Dès le départ, François Hollande a fait face à un incroyable procès en illégitimité. Ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd’hui malgré la stature d’homme d’État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées. C’est comme si, en quatre ans, on n’avait jamais entendu parler ni retenu tout ce qui a été accompli, systématiquement effacé par ce Hollande-bashing : les créations de postes dans l’Éducation nationale, l’alignement du traitement des instituteurs sur celui des professeurs, l’augmentation du nombre de policiers et de magistrats, les emplois d’avenir, la garantie jeunes, le soutien à l’apprentissage, le compte personnel de formation, le compte pénibilité, la complémentaire santé pour tous, la généralisation du tiers payant, la prime d’activité, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, la refondation de l’école, les droits rechargeables à l’assurance-chômage, le mariage pour tous, la sanctuarisation du budget de la culture, le renforcement de l’égalité professionnelle hommes-femmes, l’extension de la parité dans les conseils départementaux, le remboursement complet de l’IVG et de la contraception, une meilleure protection des femmes contre le harcèlement sexuel, la mise en œuvre concrète de la transition énergétique, le non-cumul des mandats, etc., etc. Ajoutons un déficit public passé de 5,1% en 2011 à 3,5% en 2015, plus de compétitivité, et plus de marges pour les entreprises pour favoriser les embauches, plus de pouvoir d’achat pour les ménages, moins d’impôts et enfin la diminution amorcée du chômage. Tout cela est ignoré, tout cela est déformé, gommé, remplacé par un procès quotidien, instruit à charge par des injures et des mensonges ignobles. Nous, artistes, sportifs et créateurs, penseurs, chercheurs, entrepreneurs et citoyens indépendants, dénonçons cet acharnement indigne qui entraîne le débat politique dans une dérive dangereuse pour la démocratie. François Hollande a droit au respect comme tout citoyen, et comme président de notre ­République. »

PREMIERS SIGNATAIRES : Agnès B., Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Juliette Binoche, Denis Podalydès, Irène Jacob, Sylvie Testud,  Laure Adler, Patrick Chesnais, Gérard Darmon, François Marthouret, Dominique Besnehard, Jean-Michel Ribes, Mazarine Pingeot, Claudine Nougaret et Raymond Depardon, Andrée Zana Murat et Bernard Murat, Michel Rotman, Patrick Pelloux, Laurent Davenas, Gilles Achache, Gabriel Gautier, Marie d’Ouince, Bruno Masure, Dany Dan – Melopheelo – Zoxea, Layla Metssitane, Touria Benzari, Emilie Chesnais Laurent Hébert, Bertrand Van Effenterre, Anna Medvecsky, Gaëlle Bayssière, Fethi Benslama, Pierre Douglas, Rachid Benzine, David Kodsi, Florence Muracciole, Stephane Distinguin,  Jean Minondo, Yohann Diniz, Jean-Philippe Derosier, Sakina M’sa, Éric Dussart, Évelyne Schapira, Philippe Lemoine, Nicole Baldet, Anne Baveray, Rachel Khan, Michel Cantal-Dupart, Anne-Carole Denès, Yves Denès, Gerard Cicurel, Gisela Blanc, Mathieu Sapin, Françoise Huguier, Édouard Brézin, Julie Saavedra,  Alex Menu, Pierre-Emmanuel Guigo, Jean-Philippe Derosier, Leïla Grison, Alexandre Leroy, C215, Dominique Miller, Christian Zerbib, Christiane Hessel…

 

Connaissances mathématiques des élèves : la France en dernière position

Connaissances mathématiques des élèves : la France en dernière position

 

Les Français derniers en maths et en sciences, Un classement qui confirme le recul régulier du niveau scolaire des Français lors d’évaluation au plan mondial (PISA). (Classement jeunes de 15ans). En cause notamment,  la dictature du pédagogisme  qui privilégie la méthode par rapport a l’apprentissage des savoirs fondamentaux et aussi la manque de formation (sans doute aussi de qualification et de rémunération) des enseignants.

Dernier classement en date, publié en 2013, à partir des données recueillies en 2012. La France est arrivée à la 25e place sur 65 :

Rang Pays Score
1 Shanghaï-Chine 613
2 Singapour 574
3 Hong-Kong-Chine 561
4 Taipei chinois 560
5 Corée 554
6 Macao-Chine 538
7 Japon 536
8 Liechstentein 535
9 Suisse 531
10 Pays-Bas 523
11 Estonie 521
12 Finlande 519
13 Pologne 518
13 ex. Canada 518
15 Belgique 515
16 Allemagne 514
17 Viêt-nam 511
18 Autriche 506
19 Australie 504
20 Irlande 502
21 Slovénie 501
22 Nouvelle-Zélande 500
22 ex. Danemark 500
24 République tchèque 499
25 France 495
26 Royaume-Uni 494

 

 

L’enquête internationale Timss, elle,  porte  sur les résultats d’élèves en mathématiques et en sciences. « Timss », pour « Trends in mathematics and science study » (étude sur les tendances en mathématiques et en science), scrute tous les quatre ans la performance du système scolaire de pays du monde entier, et ce depuis 20 ans. Moins connus en France que l’enquête Pisa, ses tests de niveau reconnus à l’échelle internationale ont décelé de sérieuses difficultés chez les CM1, et des Terminales S en régression. Une association internationale de chercheurs, l’IEA, organise ces tests. Les 4 870 élèves testés au sein de l’échantillon français ont obtenu le score moyen de 488 points pour les maths et 487 points pour les sciences. Soit un résultat inférieur aux moyennes internationale (500) et européenne (525).  »Les résultats sont mauvais ; les élèves français sont en grand nombre peu performants », reconnaît-on au cabinet de Najat Vallaud-Belkacem. Et pour cause : même les score des écoliers français les plus doués figurent bas dans le classement. L’enquête a été réalisée au printemps 2015 auprès de dizaines de milliers d’enfants en quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 en France), dont quelque 5.000 en France.  Pour la seule Union européenne, la France est tout en bas, juste après la Slovaquie. L’Irlande du Nord, l’Irlande et l’Angleterre sont sur le podium.  En sciences, les cinq pays d’Asie cités plus haut sont également en tête, suivis par la Russie. La Finlande, premier pays de l’UE, est au 7e rang. Pour la seule UE, la France est avant-dernière, juste avant Chypre.

 

Perturbateurs endocriniens : bataille entre les lobbies et scientifiques

Perturbateurs endocriniens : bataille entre les lobbies et scientifiques

L’impact des innombrables produits chimiques dans le secteur agro alimentaire est contesté par les industriels. Des industriels qui exercent une énorme pression sur Bruxelles pour obtenir une réglementation à minima de ces perturbateurs endocriniens susceptibles de dérégler le système hormonal et à l’origine de nombreuses pathologies. Du coup près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé, mardi 29 novembre, les « intérêts industriels » qui « déforment délibérément des preuves scientifiques » pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d’une réglementation visant à limiter l’utilisation des perturbateurs endocriniens. « Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique », estiment les signataires d’une tribune publiée par Le Monde. Des scientifiques qui accusent les lobbys de déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent « de puissants intérêts industriels », soulignent les scientifiques.  Les précédents de l’industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont « retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l’environnement », avertissent-ils. Selon eux, « la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal », appelés perturbateurs endocriniens. Alors que la « seule solution » pour enrayer ces effets est de « prévenir l’exposition aux produits chimiques à l’aide d’une réglementation plus efficace », les signataires se disent « préoccupés par les options réglementaires que propose Bruxelles ».

La publication de cette tribune intervient alors que l’Union européenne peine à se mettre d’accord sur une définition des perturbateurs endocriniens, qui doit permettre d’encadrer leur utilisation. Avec plus de deux ans de retard, la Commission a proposé, en juin, une définition qui qualifie de « perturbateur endocrinien » toute substance ayant des effets indésirables sur la santé et sur le système hormonal, et dont le lien entre les deux est prouvé. Cette proposition « requiert un niveau de preuve bien plus élevé que pour d’autres substances dangereuses, comme celles cancérigènes. Dans la pratique, il sera très difficile de reconnaître une substance dangereuse comme perturbateur endocrinien », avertit la tribune. Ses signataires appellent à la constitution d’un groupe d’experts placés sous les auspices de l’ONU, à l’instar du Giec créé pour l’étude du climat, pour « mettre la science à l’abri de l’influence des intérêts privés ».

Sondage 2017 : Fillon-Le Pen, Valls en tête, Macron- Mélenchon outsiders, le PS dernier

 

 

 

Un sondage qui n’est qu’une photo à un moment donné qui met en tête Fillon et le pen avec deux outsiders macron ET MELENCHON. Loin derrière le candidat du parti socialiste EN CINQUIEME POSITION. Un sondage toutefois à relativiser parce que la campagne entre les principaux candidats n’a pas encore vraiment commence et parce qu’il faut tenir compte de la marge d’erreur pour une fois affichée par les sondeurs (+ OU -3 %).  

Fillon arriverait en tête au 1er tour de la présidentielle, avec près de 30% des voix, et l’emporterait nettement au second face à Marine Le Pen, selon un sondage Kantar-Sofres-Onepoint diffusé mardi. Lundi, deux autres enquêtes réalisées par Harris Interactive et Odoxa étaient arrivées à des résultats similaires. Manuel Valls et Emmanuel Macron apparaissent quant à eux comme les «meilleurs candidats» pour représenter la gauche en 2017, loin devant François Hollande. Avec 29% d’intentions de vote, François Fillon devancerait dans l’ordre Marine Le Pen (23%), Emmanuel Macron (15%), Jean-Luc Mélenchon (12%), François Hollande (7,5%) et François Bayrou (6%) au 1er tour, selon cette enquête pour LCI, RTL et Le Figaro. Sans candidatures Bayrou ni Macron, le vainqueur de la primaire de la droite grimpe à 34%, Marine Le Pen monte à 26% et François Hollande double pratiquement son score à 14%. La présidente du Front national se qualifierait pour le second tour dans tous les cas de figure. Dans l’hypothèse d’une candidature de Manuel Valls à la place de François Hollande, François Fillon est crédité de 28%, Marine Le Pen de 24%, Emmanuel Macron de 13%, Jean-Luc Mélenchon de 12% et l’actuel Premier ministre de 9,5%. Sans candidature Bayrou, Manuel Valls grimpe à 11%. Arnaud Montebourg, candidat socialiste, recueille 6% à 7% d’intentions de vote. (27% à 31% des personnes interrogées ne sont pas certaines de voter où n’ont pas exprimé de choix au 1er tour.) Au second tour, François Fillon l’emporterait avec 66% des voix, contre 34% à Marine Le Pen. Interrogés sur «le meilleur candidat» pour représenter la gauche, les Français interrogés dans leur ensemble désignent Emmanuel Macron (61% à 62% selon les hypothèses) devant Manuel Valls (46% à 50%), loin devant François Hollande crédité de 13% (deux réponses possibles). Les seuls sympathisants de gauche placent quant à eux Manuel Valls (58% à 63%) devant Jean-Luc Mélenchon (48% à 50%) et Emmanuel Macron (44% à 52%). François Hollande et Arnaud Montebourg recueillent chacun 31% d’avis favorables.

 

* Enquête réalisée en ligne le 28 novembre auprès de 1.011 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur de + ou – 3,1%.

 

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L’OCDE pour la relance budgétaire

L’OCDE pour la relance  budgétaire

Comme le fonds monétaire international l’OCDE confirme que la croissance risque d’être relativement molle en 2017 au plan mondial (autour de 3 %) et préconise la relance budgétaire du fait des limites maintenant atteintes par la politique monétaire. La progression du produit intérieur brut (PIB) mondial est estimée à 3,3 % en 2017 (contre 3,2 % dans les projections de septembre). Pour 2018, ce « club » de trente-cinq pays riches mise sur un léger rebond, à 3,6 %.Une « initiative budgétaire importante et efficace », lancée par la nouvelle administration américaine, stimulerait la consommation domestique et l’investissement aux Etats-Unis, estiment les experts du château de la Muette, à Paris, le siège de l’institution. La croissance y est attendue à 2,3 % en 2017 (+ 0,2 point de pourcentage par rapport à septembre) et 3 % en 2018. Finalement, grâce à des retombées bénéfiques pour le reste de la planète« la croissance mondiale pourrait retrouver un peu de vigueur », est-il écrit. Comme  le Fonds monétaire international, l’OCDE lance un appel à une relance budgétaire mondiale coordonnée. Et juge que la zone euro, notamment l’Allemagne, pourrait faire davantage. D’abord, car la politique monétaire a atteint ses limites. Ensuite, parce que les taux d’intérêt extrêmement bas sont vecteurs d’opportunités. Enfin, les efforts de consolidation budgétaire de ces dernières années ont permis de réduire les ratios de dette sur PIB dans bien des pays et offrent une plus grande marge de manœuvre.  L’OCDE préconise des investissements qui favorisent la croissance comme la recherche et développement, la formation des salariés ou les infrastructures « vertes ». Un léger espoir est permis, mais le tableau général reste peu engageant. Dans la zone euro, la croissance est revue légèrement en hausse, à 1,7 % en 2017 (+ 0,2 point par rapport à septembre). Mais, selon l’institution, ses perspectives restent grevées par un chômage élevé, les fragilités du secteur bancaire et les « incertitudes sur l’intégration européenne », aggravées depuis le Brexit, en juin. En France, le PIB ne devrait progresser que de 1,3 % en 2017.

 

Fillon : des électeurs plutôt âgés et aisés

Fillon : des électeurs plutôt âgés et aisés

 

Dune manière générale ce sont davantage les électeurs assez aisés et âgés qui se sont déplacés pour la primaire de la droite, un électorat assez conservateur qui s’est très  majoritairement prononcé pour Fillon. Les électeurs de François Fillon sont majoritairement des hommes (56%), selon Harris Interactive. Les 65 ans et plus – essentiellement les retraités -, se sont majoritairement prononcés pour François Fillon (41%).  Alain Juppé a rassemblé pour sa part un électorat plus jeune, le niveau d’éducation s’équilibrant entre les deux électorats. Enfin, les trois quarts des électeurs du second tour se disant proches de la gauche (environ 15% du total) ont voté Juppé, contre un quart Fillon, qui a fait le plein chez les sympathisants des Républicains (57% contre 28% pour Juppé).  Par ailleurs, l’écrasante majorité des votants (70% et plus, Harris et Opinionway) a fait son choix dès l’annonce des résultats du 1er tour, voire avant qu’ils ne soient connus. Les électeurs ont clairement opté pour celui qui leur semblait le mieux placé pour l’emporter en 2017, sans attendre la campagne et le débat d’entre-deux-tours.   Pour Elabe, le vote Fillon a été un vote d’ »adhésion » (79%), contrairement au vote Juppé qui s’est partagé entre « adhésion » (49%) et vote d’« opposition à l’autre candidat » (50%).

2017 : des jeunes UDI avec Macron

2017 : des jeunes  UDI avec  Macron

Plus de 130 dirigeants, élus et militants de l’UDI Jeunes ont décidé de  soutenir la candidature d’Emmanuel Macon « Alors que la primaire de la droite vient de livrer son verdict. Alors que nous constatons qu’aucun candidat issu de notre formation politique ne souhaite présenter sa candidature au suffrage de tous les Français, nous restons fidèles aux valeurs et aux idées qui ont motivé notre engagement à l’UDI« , peut-on lire dans un communiqué. Une fidélité synonyme de soutien avéré à Emmanuel Macron : « C’est pourquoi nous, dirigeants, cadres, élus, militants de l’UDI Jeunes, apportons notre soutien à la dynamique ‘En Marche !’ et à Emmanuel Macron dans sa volonté de devenir le prochain président de la République ». Une annonce qui contraste avec celle du président du parti, Jean-Christophe Lagarde. « Je proposerai, dès mardi, aux instances de l’UDI d’engager avec François Fillon une discussion pour élaborer un projet législatif commun, notamment sur l’Europe, l’Éducation, l’emploi, la Sécurité sociale et l’environnement », a dit le député-maire de Drancy dimanche 27 novembre. « Je l’avais dit avant le premier tour, avec Nicolas Sarkozy nous avions des incompatibilités, avec François Fillon nous n’avons que des différences« , a-t-il expliqué alors que le vainqueur de la primaire a assuré vouloir « rassembler aussi le centre derrière sa candidature ». Le président de l’UDI Jeunes, Aurélien Sebton, s’est toutefois désolidarisé de l’appel au soutien des jeunes UDI à Emmanuel Macron « Je respecte les engagements de chacun mais l’UDI Jeunes ne soutient pas la candidature d’Emmanuel Macron. Ni officiellement, ni majoritairement« , a-t-il posté sur Twitter.

Primaire gauche : « Bartolone tu nous emmerdes » (Aubry)

Primaire gauche : « Bartolone tu nous emmerdes » (Aubry)

Pour parler vulgairement mais clair Bartolone a foutu un beau bordel dans la réunion organisée par Martine Aubry. Une réunion qui justement ne voulait surtout pas traiter des questions de personnes et de la primaire de la gauche mais des convergences possibles et des propositions des différents courants de gauche interne au PS et aux écolos.  Or Bartolone a profité de l’éclairage médiatique de cette rencontre pour demander un affrontement direct entre le Premier ministre et le président de la république. Pas vraiment une affaire politique mais plutôt d’ego car le président de l’assemblée nationale a été très vexé d’apprendre dans les confidences de François Hollande qu’on le considérait comme un homme sans beaucoup d’envergure et de charisme (ce qui ne constitue pourtant pas une grande découverte). Pour dégager du carton du cartel des gauches la maire de Lille, Martine Aubry avait organisé samedi un Carrefour des gauches et de l’Ecologie à Bondy. L’occasion de tenter de rassembler une gauche divisée avant la présidentielle. Mais c’était sans compter sur la petite phrase de Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale a lancé à plusieurs reprises, devant la presse, qu’il souhaitait que Manuel Valls et François Hollande se présentent à la primaire de la gauche l’un contre l’autre. Une sortie que n’a pas manqué de commenter Martine Aubry: «Il a le droit de dire ce qu’il veut, chacun à son opinion, les petites phrases c’est ce que je déteste. [...] Si vous ne retenez que ça, il ne faut pas s’étonner ensuite que la France devienne ce qu’elle est », a-t-elle répondu aux journalistes de Quotidien qui l’attendaient.  Un peu plus tard – surement enregistrée à son insu - assise à côté du président de l’Assemblée, elle le réprimande  pour lui parler « de [sa] phrase à la con ». Derrière eux, l’ancienne ministre Marylise Lebranchu confirme « ah oui ta phrase à la con là »… La maire de Lille reprend: « C’est pas l’objet d’aujourd’hui. Tu nous emmerdes Bartolone! »

Mort du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar

Mort du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar

Le jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar aurait été tué par une frappe aérienne française en Libye, a annoncé dimanche 27 novembre le Wall Street Journal, citant des sources militaires américaines. Une information confirmée lundi 28 novembre par un responsable américain auprès de l’AFP. C’est au moins la troisième fois que ce chef terroriste, membre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), est annoncé mort, rappelle le JDD. Selon le quotidien new-yorkais, il aurait été tué au cours d’une opération au mois de novembre 2016. Pour l’heure, ni les Etats-Unis et la France n’ont officiellement confirmé cette information.  Une frappe aérienne française en Libye serait une première depuis 2011, rapporte sur Twitter le journaliste et spécialiste des questions jihadistes David Thomson. La France était alors engagée dans une coalition avec les Etats-Unis contre le régime de Mouammar Kadhafi.

Pétrole : toujours des divisions à l’OPEP

Pétrole : toujours des divisions à  l’OPEP

 

Comme déjà indiqué précédemment un accord de réduction de la production du pétrole paraît assez hypothétique il y a d’abord les oppositions entre l’OPEP et d’autres pays comme la Russie par exemple. La Russie qui verbalement déclare vouloir sa production mais concrètement ne la réduit pas. Il faut aussi compter avec les oppositions internes à l’OPEP notamment entre l’Arabie, l’Iran et l’Irak. Enfin il y a divergence sur l’objectif, certains voulant se limiter au gel de la production actuelle, d’autres la diminuer de près de 5 %. Au final un accord paraît actuellement assez hypothétique et s’il faut prévoir quand même une légère remontée des cours, elle sera cependant limitée du fait du tassement économique mondial en 2017 qui va peser sur la demande. Les experts de l’OPEP réunis à Vienne en vue d’un projet d’accord sur la réduction de la production pétrolière avant la réunion ministérielle de mercredi n’ont pas réussi à aplanir leurs divergences concernant les niveaux de production de l’Iran et de l’Irak, a déclaré lundi une source au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Les ministres du cartel doivent se réunir mercredi dans la capitale autrichienne pour débattre de l’encadrement de la production afin de soutenir les cours du brut. L’OPEP, qui représente un tiers de la production mondiale, était parvenue en septembre à un accord de principe pour ramener sa production dans une fourchette comprise entre 32,5 et 33 millions de barils par jour (bpj), contre 33,64 millions bpj actuellement. L’annonce de cet accord de principe avait donné un coup de fouet aux cours mais les investisseurs commencent à se demander s’il sera effectivement finalisé. L’Irak et l’Iran, respectivement deuxième et troisième producteurs de l’OPEP, ont exprimé des réserves sur leur contribution à ces baisses et Ryad s’est dit sceptique sur la volonté de Moscou de diminuer sa production. L’Arabie saoudite a contribué à semer le doute en disant dimanche que le marché se rééquilibrerait de lui-même l’an prochain même sans intervention des pays producteurs.

Londres : le beurre, l’argent du beurre et la zizanie entre la vache et la fermière

Londres : le beurre, l’argent du beurre et la zizanie entre la vache et la fermière

Il apparaît de plus en plus clairement que la Grande-Bretagne n’a pas de plan B pour gérer le brexit y comprit la première ministre Theresa May ;  la position de la grande Bretagne paraît en effet schizophrénique. Pour respecter le chois des  électeurs,  le gouvernement britannique confirme qu’il veut une rupture avec l’union européenne mais en conservant les  avantages de membre. Pour cela la Grande-Bretagne tente de faire durer le plus possible les négociations qui normalement ne devraient pas dépasser deux ans. Mais il est vrai que la complexité du dossier pourrait encourager les Britanniques à donner encore du temps au temps en espérant notamment que l’Allemagne s’efforcera de limiter les inconvénients d’un départ de l’union économique.  Dans le même temps la Grande-Bretagne veut négocier directement avec les acteurs économiques comme Renault par exemple pour accorder des droits de douane réduits spécifiques. Récemment Theresa May a aussi engagé des négociations avec la Pologne, pays relativement eurosceptique en matière d’échanges économiques. En clair la Grande-Bretagne cherche à diviser les partenaires européens pour adoucir les conséquences du brexit. Pas forcément une attitude qui sera très appréciée en Europe. La Première ministre britannique Theresa May a ainsi discuté lundi avec son homologue polonais du renforcement de la coopération entre Londres et Varsovie dans les secteurs de la défense, de la sécurité et du commerce, cherchant à trouver un terrain d’entente après la décision des Britanniques de sortir de l’Union européenne. Ce sommet, auquel participaient de nombreux ministres, était essentiellement consacré aux relations entre les deux pays dans le contexte de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. « La Grande-Bretagne et la Pologne étaient de proches alliés au sein de l’Union européenne et nous prévoyons de nous rapprocher davantage une fois que le Royaume-Uni sera parti », a déclaré Theresa May lors d’une conférence de presse organisée après la rencontre.

Hollande –Valls – Bartolone : scène de ménage pathétique

Hollande –Valls - Bartolone : scène de ménage pathétique

 

Depuis plusieurs semaines et surtout ces derniers jours les conflits au sommet de l’État témoignent à l’évidence du manque d’étoffe et de responsabilité des intéressés. Jamais sans doute sous la Ve République on a connu de telles oppositions entre le président de la république, le Premier ministre et le président de l’assemblée nationale. Une situation qui découle évidemment de la gestion catastrophique de la gauche aussi de sa désinvolture. Celle de Hollande en particulier qui a livré des confidences condamnables à des journalistes auxquels il a accordé plus de 50 entretiens. Celle aussi du Premier ministre qui a mis en doute la légitimité de François Hollande comme candidat en 2017 voire  même comme président de la république. Celle aussi de Bartolone vexé d’avoir était qualifié par Hollande de personnage  sans envergure et sans charisme et qui se venge en voulant que le premier ministre et le président de la république s’oppose publiquement. Bartolone un président de l’assemblée nationale, troisième personnage de l’État qui refuse de prendre au téléphone le président de la république. Une situation évidemment surréaliste à laquelle Hollande a bien été contraint de mettre fin  pour ne pas ajouter du ridicule à l’inconsistance. Du coup Valls a été obligé de manger son chapeau et sans gloire puisque le dimanche il affirme dans une interview au JDD qu’il va annoncer sa candidature contre Hollande et que le lundi il déclare qu’une opposition entre un premier ministre et un président de la république est inenvisageable François Hollande et Manuel Valls ont bien été contraints de faire baisser la tension née la veille des propos du Premier ministre évoquant sa candidature à l’élection présidentielle. Pour Manuel Valls, cité par son entourage, « il ne peut pas y avoir de crise institutionnelle » dans un pays où règne la menace terroriste. « Il a expliqué qu’il ne pouvait pas y avoir, dans ce moment très précis pour la France, de confrontation politique entre un président de la République et un Premier ministre », a-t-on ajouté. « Et ce, encore moins entre deux personnalités dont les rapports sont basés sur la confiance. » Aux dires d’un membre de l’entourage de François Hollande, l’ »explication claire et franche » réclamée en début de journée par le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, s’est transformée en discussion « cordiale et studieuse » ! Qualificatif cordial assez surréaliste entre un président et un Premier ministre en exercice.

Fillon : une politique sociale à coups de serpe

Fillon : une politique sociale à coups de serpe

 

La purge que propose François Fillon dans le domaine social sera vraisemblablement au cœur de la campagne électorale. Le caractère radical de ces propositions rend en effet le programme de Fillon très clivant. On dit pourtant que François Fillon a minutieusement préparé ses propositions depuis des années pourtant force est de constater que certaines manquent cruellement de pertinence et surtout de réalisme Certes des évolutions sont indispensables pour pérenniser un modèle social dont le financement n’est pas assuré mais les réformes dans ce domaine doivent être menées de manière pertinente et progressive pour ne pas faire porter tout le poids du changement aux couches moyennes et au plus défavorisés. Un seul exemple celui de la réforme de la sécurité sociale qui ne couvrirait que les pathologies graves, les autres risques devant être couverts par des assurances. Une perspective qui aboutirait à un quasi-doublement des cotisations sociales des salariés, soit en moyenne 300 à 400 € par mois. Une folie évidemment et  complètement irresponsable même si Fillon tente de l’adoucir en indiquant que les plus défavorisés seraient couverts en totalité par la sécurité sociale pour tous les risques. Comme l’indiquait Fillon les riches peuvent payer mais qu’en est-il des couches moyennes et ou peu aisées. Un projet par ailleurs juridiquement et constitutionnellement impossible car il y aurait une inégalité de traitement. On ne peut demander à la fois les ressources des couches moyennes pour boucher le trou de la sécu et en même temps priver la plus grande partie des cotisants de la couverture de la sécu. Même approximation concernant la réduction du nombre de fonctionnaires. Le chiffre de 500 000 et inatteignables et n’a aucun sens tant que n’a pas été défini le nouveau champ d’intervention de l’État. Or c’est la question centrale. Certes le nombre de fonctionnaires doit être revu sérieusement en baisse mais il faut surtout supprimer de nombreuses interventions étatiques qui n’ont rien à voir avec les missions  régaliennes de l’État et qui entretiennent la bureaucratie principale responsable du manque de compétitivité de l’économie française. Il faudrait donc d’abord définir les champs qui justifient l’intervention de la puissance publique et les métiers qui imposent un statut de fonctionnaire. Une politique autrement pertinente que celle  qui consiste à passer un coup de rabot sur tout. D’autres mesures par contre sont plus efficaces comme celle de l’allégement des charges des entreprises mais qui fait porter tout le poids des réformes fiscales sur les ménages ; réformes  socialement et politiquement non seulement injustes mais économiquement dommageables pour la croissance. Bref un programme davantage taillé pour le cœur de l’électorat  qu’un programme pour la France.  Selon l’institut Harris Interactive, son électorat de la primaire est âgé à 55% d’au moins 50 ans (34% de 65 ans et plus). Il est composé à 45% d’inactifs et à 34% de personnes issus des catégories socioprofessionnelles supérieures. Pour Stéphane Rozès, président de la société de conseil Cap, le résultat de dimanche relève donc d’une « illusion d’optique » et François Fillon aurait tort de penser que « l’électorat de la primaire est l’électorat de la France ». « François Fillon dit vouloir changer le logiciel du modèle social français », ajoute-t-il. « Mais très majoritairement, les classes actives et populaires ne veulent pas tant un changement de logiciel qu’une consolidation du modèle social. »

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