Archive pour le Tag 'inutile'

Grande distribution et industriels : appel dans le désert d’une ministre inutile

Grande distribution st industriels : appel dans le désert d’une ministre inutile

Une fois de plus la ministre chargée de la consommation prouve son inutilité totale. Elle n’a pas plus d’influence qu’une simple association en souhaitant simplement que distributeurs et industriels s’entendent enfin sur la renégociation. Elle affirme avec la même naïveté que les prix vont diminuer au motif que les matières premières seraient en baisse.

Première observation, la baisse de l’inflation ne signifie nullement la baisse des prix. L’inflation se cumule avec l’inflation. Le ralentissement de l’inflation ne signifie nullement une baisse des prix. Les prix vont se maintenir à un très haut niveau pour des motifs conjoncturels mais aussi structurels. En moyenne dans l’alimentaire depuis deux ans les prix ont augmenté de plus de 20 %. Parfois certains produits subissent une augmentation de 50 %. Il faut vraiment ne jamais faire ses courses dans les grandes surfaces pour ne pas s’apercevoir de l’incroyable hausse des prix.

De toute manière distributeurs et industriels ont déjà convenu qu’il n’y aurait pas de baisse générale de prix. Les uns et les autres se gavent aussi grâce à l’inflation. Les prévisions de la ministre sont aussi fiables en matière de prix que celle de Madame Soleil.

Question à la ministre: Distributeurs et industriels s’accordent à dire qu’il n’y aura pas de baisse générale des prix. Qu’en pensez-vous ?

Il y aura des baisses de prix, même si tous les prix ne baisseront pas. Les raisons qui ont poussé, l’an passé, industriels comme distributeurs à renégocier, c’était l’augmentation du cours de certaines matières premières agricoles. Or les prix de ces mêmes matières, qui entrent dans la composition de nombreux produits alimentaires, sont en baisse.

Social-Un Haut conseil des rémunérations : encore un machin inutile !

Social-Un « Haut conseil des rémunérations » : encore un machin inutile !

Presque à chaque problème qui survient et faute de lucidité, de courage et de cohérence, le gouvernement repousse la poussière sous le tapis en créant un nouveau machin type « conseil national ». Cette fois sur les rémunérations.

Chacun sait bien que ce ne sont pas dans ce type d’organisme que se prennent les décisions. Il s’agit en fait de d’un ersatz de démocratie qui au passage permet de s’asseoir sur les institutions et organisations existantes. En effet bien entendu cela permet au pouvoir de sélectionner les participants avec une majorité favorable au gouvernement.

Et il ne manque pas d’experts patentés pour cautionner cette manipulation. Au mieux ce nouveau haut conseil fera des recommandations. Le gouvernement a seulement un pouvoir de décision concernant le SMIC. Pas sur les autres rémunérations qui doivent se discuter dans les branches et bien sûr dans les entreprises en fonction des réalités économiques et sociales.

On notera que sous Macron on aura créé un nombre incalculable d’institutions nouvelles qui n’ont d’autre but que d’écraser les institutions existantes et même le Parlement. Exemple le Conseil national de la Refondation qui n’a aucune existence réelle, aucune légitimité. Un truc complètement bidon dont d’ailleurs les médias parlent à peine.

Élisabeth Borne confirme donc la mise en place prochaine d’un «Haut conseil des rémunérations»
À l’issue de la conférence sociale en présence des partenaires sociaux, la première ministre a confirmé lundi 16 octobre la mise en place prochaine d’un «Haut conseil des rémunérations».

Service national universel: gadget Inutile

Service national universel: gadget inutile

Dans sa nature, dans son ampleur et dans ses modalités, le service national dit universel est toujours aussi ridicule. C’est un mensonge, il ne concerne qu’une partie infime de la population ensuite la généralisation supposée paraît complètement illusoire notamment faute de moyens. Pourtant la secrétaire d’État à la jeunesse remet à l’ordre du jour le projet de généralisation.

Dans une interview au média Brut, la secrétaire d’État chargée de la jeunesse et du SNU Prisca Thévenot a reconfirmé cette volonté de généralisation.

La généralisation et l’obligation tiennent cependant du serpent de mer. Dès 2020, le gouvernement annonçait la généralisation de son programme pour l’horizon 2024.

Le service national dit universel n’aura impliqué selon les années que 10 000 à 20 000 jeunes alors qu’il y a 800 000 jeunes concernés chaque année. Soit aussi un coût de 2 milliards par an. Et surtout un contenu qui relève davantage de la colonie de vacances ou du scoutisme que du service militaire.

Pourtant il y a bien une urgence de rétablissement du service militaire d’abord pour des questions de stratégie de défense. En effet la guerre en Ukraine nous rappelle la place essentielle des hommes dans un conflit et la nécessité y faire face avec des soldats formés.

Sinon, c’est accepter au dernier moment de faire appel à la jeunesse qu’on jette dans une véritable boucherie. Enfin, le rétablissement du service militaire est clairement nécessaire pour le brassage républicain et le rappel des valeurs .

Le projet avait finalement été enterré par le gouvernement durant le mouvement contre la réforme des retraites, celui-ci souhaitant « rajouter un ingrédient dans un cocktail explosif » en plein mouvement social, comme l’expliquait un conseiller ministériel à BFMTV.com.

Pourtant la secrétaire d’État confirme l’objectif de la généralisation du dispositif mais ajoute-t-elle avec prudence: « Il n’y aurait rien de pire que de forcer un jeune à aller faire le SNU, ce serait contre-productif », assurait-elle le 4 août dernier.

Bref, le service ne sera donc pas obligatoire, ni national, ni universel et ni militaire !

Charges de la dette: La dépense la plus inutile

Charges de la dette: La dépense la plus inutile (Cour des Comptes)

La -dette-publique-francaise-depasse-3-000-milliards-d-euros-au-premier-trimestre-à-112-5-du-pib-, faisant de l’Hexagone l’un des pays les plus endettés de la zone euro et que la charge de la dette devrait atteindre 75 milliards d’euros d’ici 2027, devenant le premier poste de dépenses de l’État, il est urgent de désendetter la France. Or la charge de la dette «est la dépense publique la plus stupide, la plus improductive et la plus injuste» d’après la Cour des Comptes qui remet aussi en cause l’existence de nombreuses niches fiscales.

Les 465 niches fiscales existantes ont totalisé 94,2 milliards d’euros en 2022, contre 72,1 milliards en 2013, avec un pic en 2018-2019, en raison du poids du crédit d’impôts compétitivité emploi (transformé par la suite en allègements de cotisations sociales).

En revanche, le poids des niches fiscales par rapport au PIB n’a guère varié (3,6 % l’an dernier contre 3,4 % il y a dix ans). Elles sont par ailleurs très concentrées : il s’agit à 90 % (en montant) de niches sur l’impôt sur le revenu, l’impôt sur les sociétés et la TVA. « Ces dépenses, qui traduisent, en creux, le niveau très élevé d’imposition en France, viennent miter le rendement des impôts », a souligné Pierre Moscovici, le premier président de la Cour des comptes, jeudi. « C’est une voie de facilité », selon lui.

Et ce, alors même qu’il s’agit de dépenses dites « de guichet », donc non maîtrisables : rien ne fixe d’enveloppe ou de plafond dans les projets de loi de finances, au crédit d’impôt recherche (CIR, 7,4 milliards d’euros en 2022), au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (6,4 milliards) ou au crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile (4,8 milliards), pour ne citer que les trois plus importantes niches fiscales tricolores. Sur les 465 dispositifs existants, 24 coûtent plus d’un milliard d’euros à l’Etat.

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

La réunion de Borne avec les syndicats relève de la pure communication. En effet la première ministre n’avait strictement rien à dire de nouveau à propos de la réforme des retraites. Elle a fait comme d’habitude une longue introduction sur l’intérêt du dialogue social. Le problème c’est qu’elle refuse de négocier sur les retraites. Ce qui a justifié le départ des syndicats.Il ne pouvait évidemment rien sortir de positif de la rencontre avec une Première ministre en sursis et par ailleurs prisonnière de l’ entêtement de Macron qui ne veut rien entendre de la colère concernant la réforme des retraites.

Élisabeth Borne a tenté sans doute un dernier geste envers les syndicats pour sauver sa place. Ainsi elle invite l’intersyndicale a participé à un débat sans vrai mandat du président la république et sans ordre du jour. On connaît évidemment déjà le résultat. Les syndicats ont évidemment parlé de retraite et de leur refus de 64 ans et la première ministre de son côté a rappelé que la réforme suit son chemin démocratique jusqu’au conseil constitutionnel. Et l’on va vaguement évoquer d’éventuelles chantiers sociaux dont la plus grande responsabilité n’incombe d’ailleurs pas à l’État . Bref un vrai dialogue de sourds. Borne va vouloir parler d’avenir qu’elle n’a plus ! Et les syndicats vont souhaiter parler du présent que veut ignorer Borne.

Un nouvel échec première ministre qui s’est pourtant pourtant félicitée de la réunion ! Bref une manipulation médiatique.

Conclusion, la première ministre veut encore montrer qu’elle existe. Et les syndicats qui ont participé à la réunion ont montré de leur côté qu’elle ne sert à rien

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

Borne et les syndicats: encore une rencontre inutile et une manipulation médiatique

La réunion de Borne avec les syndicats relève de la pure communication. En effet la première ministre n’avait strictement rien à dire de nouveau à propos de la réforme des retraites. Elle a fait comme d’habitude une longue introduction sur l’intérêt du dialogue social. Le problème c’est qu’elle refuse de négocier sur les retraites. Ce qui a justifié le départ des syndicats.Il ne pouvait évidemment rien sortir de positif de la rencontre avec une Première ministre en sursis et par ailleurs prisonnière de l’ entêtement de Macron qui ne veut rien entendre de la colère concernant la réforme des retraites.

Élisabeth Borne a tenté sans doute un dernier geste envers les syndicats pour sauver sa place. Ainsi elle invite l’intersyndicale a participé à un débat sans vrai mandat du président la république et sans ordre du jour. On connaît évidemment déjà le résultat. Les syndicats ont évidemment parlé de retraite et de leur refus de 64 ans et la première ministre de son côté a rappelé que la réforme suit son chemin démocratique jusqu’au conseil constitutionnel. Et l’on va vaguement évoquer d’éventuelles chantiers sociaux dont la plus grande responsabilité n’incombe d’ailleurs pas à l’État . Bref un vrai dialogue de sourds. Borne va vouloir parler d’avenir qu’elle n’a plus ! Et les syndicats vont souhaiter parler du présent que veut ignorer Borne.

Un nouvel échec première ministre qui s’est pourtant pourtant félicitée de la réunion ! Bref une manipulation médiatique.

L’intersyndicale est donc invitée aujourd’hui à Matignon. Le gouvernement veut reprendre le dialogue rompu après le retour au 49.3 pour passer la réforme des retraites et l’embrasement social qui a suivi. L’exécutif ne semble pourtant pas ouvert à la discussion sur la réforme des retraites. Le Conseil constitutionnel a de son côté annoncé qu’il rendrait ses décisions sur le texte en principe le 14 avril.

Reste à savoir sur quel sujet les discussions porteront. Si Matignon a confirmé l’invitation, l’ordre du jour n’est pas connu. Cela constitue une pratique assez inhabituelle. Mais pour le pouvoir l’important est de faire semblant de montrer sa bonne volonté en invitant les syndicats à parler même de n’importe quoi. Une sorte de piège dans les syndicats ne pourront se sortir que s’il dénonce l’absence total de pouvoir de la première ministre et la manipulation médiatique de la rencontre.

Les syndicats ne pouvaient pas ne pas répondre à cette invitation puisqu’à plusieurs reprises ils avaient demandé à être reçus.

Mais l’exécutif maintient que le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans s’appliquera. Par la voix d’Olivier Véran son porte-parole, le gouvernement a encore écarté à l’issue du Conseil des ministres mardi, l’hypothèse d’une pause dans l’application de la réforme.

Conclusion, la première ministre veut encore montrer qu’elle existe. Et les syndicats qui ont participé à la réunion ont montré de leur côté qu’elle ne sert à rien

Rencontre de Borne avec les syndicats: une rencontre inutile

Rencontre de Borne avec les syndicats: une rencontre inutile et une manipulation médiatique

Il ne peut évidemment rien sortir de positif de la rencontre avec une Première ministre en sursis et par ailleurs prisonnière de l’entêtement de Macron qui ne veut rien entendre de la colère concernant la réforme des retraites.

Élisabeth Borne tente sans doute un dernier geste envers les syndicats pour sauver sa place. Ainsi elle invite l’intersyndicale a participé à un débat sans vrai mandat du président la république et sans ordre du jour. On connaît évidemment déjà le résultat. Les syndicats vont évidemment parler de retraite et de leur refus de 64 ans et la première ministre de son côté va rappeler que la réforme suit son chemin démocratique jusqu’au conseil constitutionnel. Et l’on va vaguement évoquer d’éventuelles chantiers sociaux dont la plus grande responsabilité n’incombe d’ailleurs pas à l’État . Bref un vrai dialogue de sourds. Borne va vouloir parler d’avenir qu’elle n’a plus ! Et les syndicats vont souhaiter parler du présent que veut ignorer Borne

L’intersyndicale est donc invitée aujourd’hui à Matignon. Le gouvernement veut reprendre le dialogue rompu après le retour au 49.3 pour passer la réforme des retraites et l’embrasement social qui a suivi. L’exécutif ne semble pourtant pas ouvert à la discussion sur la réforme des retraites. Le Conseil constitutionnel a de son côté annoncé qu’il rendrait ses décisions sur le texte en principe le 14 avril.

Reste à savoir sur quel sujet les discussions porteront. Si Matignon a confirmé l’invitation, l’ordre du jour n’est pas connu. Cela constitue une pratique assez inhabituelle. Mais pour le pouvoir l’important est de faire semblant de montrer sa bonne volonté en invitant les syndicats à parler même de n’importe quoi. Une sorte de piège dans les syndicats ne pourront se sortir que s’il dénonce l’absence total de pouvoir de la première ministre et la manipulation médiatique de la rencontre.

Les syndicats ne pouvaient pas ne pas répondre à cette invitation puisqu’à plusieurs reprises ils avaient demandé à être reçus.

Mais l’exécutif maintient que le report de l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans s’appliquera. Par la voix d’Olivier Véran son porte-parole, le gouvernement a encore écarté à l’issue du Conseil des ministresmardi, l’hypothèse d’une pause dans l’application de la réforme.

Conclusion, la première ministre veut encore montrer qu’elle existe. Et les syndicats qui participeront à la réunion veulent montrer de leur côté qu’elle ne sert à rien

SNCF : Une concurrence inutile pour les intercités

SNCF : Une concurrence inutile pour les intercités

Encore une initiative incongrue du gouvernement vis-à-vis du ferroviaire avec la relance de la concurrence pour les trains intercités.

Ces trains appelés aussi trains d’équilibre du territoire (TET) présentent la particularité malheureusement d’une fréquentation insuffisante- en même temps qu’une qualité médiocre -qui ne peut garantir un taux de rentabilité suffisant et qui relève donc de l’aménagement du territoire.
Autant pour le TGV, des concurrents émergent sur les lignes très fréquentées, autant sur les lignes à la clientèle moins dense les candidatures de nouveaux exploitants se font rares. Le risque évidemment c’est qu’après transfert au privé et échec économique on ferme définitivement ces relations ( Même avec une subvention). Une curieuse manière de relancer le ferroviaire dont on dit faire la priorité !

L’État a donc  relancé vendredi la mise en concurrence des trains Intercités Nantes-Lyon et Nantes-Bordeaux, qu’il avait interrompue fin 2020 alors que la SNCF était la seule candidate, a indiqué le ministère des Transports.

« Le démarrage de l’exploitation par le nouveau titulaire du contrat est prévu en 2027 », une fois désigné le vainqueur de l’appel d’offres qui concernera éventuellement aussi une nouvelle ligne Nantes-Lille, a précisé le ministère.

Pour justifier l’abandon du projet à l’époque, le gouvernement avait alors évoqué les « difficultés économiques rencontrées par les acteurs ferroviaires suite à la crise sanitaire » et « l’absence de perspective fiable de reprise des trafic », deux facteurs empêchant selon lui « une concurrence juste et équitable », susceptible de « garantir le meilleur service à l’usager au meilleur prix. » Un temps intéressés, les opérateurs Arriva (groupe Deutsche Bahn), EuroRail et Transdev avaient décidé de ne pas présenter d’offres, laissant la SNCF seule en course. La nouvelle mouture de l’appel d’offres prévoit désormais « que les candidats proposent en option une offre pour le développement d’une liaison entre Nantes et Lille » qui passerait par Angers, Le Mans, Caen, Rouen et Amiens, a précisé le ministère vendredi qui confond sans doute trains touristique et train express !

 

Poutine–Macron : encore une conversation inutile !

Poutine–Macron : encore une conversation inutile !

 

 

Macron qui veut toujours se faire plus gros que le bœuf pour gérer les crises internationales a une nouvelle fois pris l’initiative de téléphoner longuement à Poutine notamment à propos des frappes sur la plus grande centrale nucléaire d’Ukraine

Située dans le sud de l’Ukraine et contrôlée par les forces russes, cette centrale, la plus grande d’Europe, a été plusieurs fois bombardée ces dernières semaines, Moscou et Kiev s’accusant mutuellement de ces frappes. Cette situation a fait resurgir le spectre d’une catastrophe majeure, similaire à celle de Tchernobyl en 1986.

Évidemment,  il n’est rien sorti de cette discussion Poutine dégageant toute responsabilité sur cette question alors  que c’est lui qui occupe cette centrale pour y installer   des forces militaires y compris d’artillerie.

Ces bavardages entre Macron et Poutine sont complètement inutiles voir dangereux. En effet Macron qui ne comprend pas grand-chose aux problématiques internationales ( voir aussi l’échec de la force par Barkhane en Afrique) n’a pas compris que Poutine est capable de tout dire et le contraire, le mensonge et la terreur constituant l’idéologie centrale du dictateur.

Faut-il se souvenir que Macron la veille du déclenchement du conflit Russo ukrainien avait eu encorelà  longuement Poutine au téléphone; Et ce dernier lui a affirmé que jamais la Russie d’envisager la moindre intervention en Ukraine!

La nouvelle discussion de Macron avec Poutine intervenaient au lendemain de la publication d’un rapport de l’AIEA faisant état d’une situation sécuritaire « intenable ». Ce rapport de l’agence onusienne appelait notamment à la création d’une « zone de sécurité » sur le site. La vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a pour sa part demandé la mise en place d’ « un couloir humanitaire pour l’évacuation de la population civile du territoire temporairement occupé (par les Russes) et adjacent à la centrale nucléaire ».

L’entretien entre Vladimir Poutine et Emmanuel Macron a eu lieu à l’initiative du président français, selon le Kremlin. Lors de la conversation téléphonique, Vladimir Poutine a une nouvelle fois dénoncé les livraisons d’armes occidentales au régime de Kiev, utilisées selon lui pour « des bombardements massifs des infrastructures civiles des villes du Donbass », bassin minier dans l’Est de l’Ukraine.

Les deux dirigeants se sont déjà entretenus au téléphone le 19 août au sujet de la centrale nucléaire de Zaporijjia.  Et on ne peut pas dire que cet entretienait  apporté quelque chose de positif.

Inflation et BCE : Une politique des taux inutile

Inflation et BCE : Une politique des taux inutile

 

Grégory Claeys, co-auteur d’une note du think tank Bruegel  explique dans la Tribune que la politique des taux de la BCE est inutile car les causes de l’inflation sont essentiellement exogènes.

 

Grégory Claeys est chercheur au sein du think tank bruxellois Bruegel et professeur associé au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).

La semaine dernière, la BCE a tenu en urgence une réunion, justifiée par une forte hausse des taux la veille, notamment italiens et espagnols. Selon vous, a-t-elle cédé à la panique?

GRÉGORY CLAEYS - Non, cette réunion était nécessaire car les taux italiens s’écartaient des taux allemands à des niveaux inédits depuis 2018, augmentant le risque de fragmentation. Mais à l’époque, la situation était différente. Il y avait de fortes tensions entre le gouvernement formé par la Ligue du Nord et le Mouvement 5 étoiles et les autres États-membres européens. Les marchés financiers voyaient un risque de sortie de l’Italie de la zone euro. Cela n’a rien à voir avec le gouvernement pro-européen de Mario Draghi.

Mais la réunion a plutôt été maladroite en termes de communication,  pour deux raisons. Tout d’abord, les membres du Conseil de la BCE auraient dû discuter de ce sujet lors de leur dernière réunion qui s’était tenue la semaine précédente. Ils savaient que les marchés s’inquiétaient d’un risque de fragmentation après l’annonce de la fin du programme de rachats d’obligations et du cycle de hausse des taux. Ensuite, ils ont indiqué, à la suite de leur réunion d’urgence, qu’ils n’avaient pas encore pris de décision et qu’ils chargeaient les comités de l’Eurosystème d’une réflexion sur une solution pratique, en ajoutant qu’à court terme, la BCE pourrait réinvestir l’argent des titres d’obligations qui arrivaient à échéance dans les prochains mois dans l’achat des dettes des pays qui subissaient une trop forte hausse des taux.

Dimanche, le président Emmanuel Macron a perdu sa majorité au parlement. Est-ce de nature à exercer une tension sur les taux français?

Visiblement, non. L’écart entre les taux allemand et français a à peine bougé. Sur le plan politique, cela redonne un véritable rôle au Parlement par rapport à celui du président, ce qui s’inscrit pour les marchés internationaux dans la norme. En Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, il n’y a pas de majorité absolue au parlement ! Cela ne paraît exceptionnel qu’en France, en raison de la Constitution de la Ve République.

Quel outil anti-fragmentation pourrait choisir la BCE ? Les mécanismes actuels ne suffisent-ils pas?

La BCE dispose déjà d’outils anti-fragmentation, avec en premier lieu l’OMT (Outright Monetary Transactions). Il a été créé en 2012 par Mario Draghi lorsqu’il avait annoncé, au plus fort de la crise de la zone euro, qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver la zone euro. Concrètement, la BCE était prête à acheter de façon illimitée les obligations d’un pays, à condition que celui-ci se soumette à un programme défini par le Mécanisme européen de stabilité (MES), ce qui impliquait des changements de politique économique. Autrement dit, cela revenait à une mise sous tutelle partielle du pays par les institutions européennes. Or, on a pu constater que, durant la crise du Covid-19, aucun pays n’a demandé un prêt auprès du MES.

Ce n’est d’ailleurs pas aujourd’hui le meilleur outil car nous ne sommes pas confrontés à une crise de la dette, mais à une réaction des marchés qui s’inquiètent de l’impact d’une hausse des taux sur le coût de la dette, qui en Italie est supérieure à 150% de son PIB. Or, la valeur de cette dette va mécaniquement baisser ces prochaines années en raison de l’inflation. Donc, la BCE doit créer un nouvel instrument anti-fragmentation qui ne soit plus conditionné à l’octroi d’un prêt du MES et à l’imposition d’un programme d’ajustement économique. Pour cela, il faut décider que telle ou telle dette est soutenable, ce qui est une décision politique qui sort du champ des compétences de la BCE.

Dans notre note de travail, nous proposons que la Commission et le Conseil européens définissent un tel critère qui soit validé par les États-membres. À ce moment-là, la BCE pourra décider d’acheter des dettes sans avoir l’air d’être politisée, pour éviter ce qui s’est passée en 2015 avec la Grèce. À l’époque, elle avait refusé que la dette grecque soit utilisée comme garantie dans les opérations de la BCE en raison de la politique menée par le gouvernement de Syriza, ce qui avait conduit à l’explosion du taux grec. La BCE était apparue comme prenant fait et cause contre le gouvernement. Une telle situation n’est pas souhaitable. Aujourd’hui, la BCE devrait pouvoir acheter la dette publique d’un pays lorsque les taux ne sont pas compatibles avec la réalité des fondamentaux de son économie.

Je pense que, face à la hausse des taux aujourd’hui de l’Italie, de l’Espagne et de la Grèce, une intervention de la BCE est souhaitable mais, je le répète, cette décision ne relève pas d’elle seule. C’est une décision politique, et ce n’est pas aux technocrates non élus qui composent le Conseil des gouverneurs de l’institution monétaire de prendre ces décisions, mais à des institutions légitimes comme la Commission européenne et le Conseil européen. Il faut donc rapidement créer un outil qui ne dépend pas d’un prêt du MES ni de la mise en place d’un programme d’ajustement du type de ceux qui sont mis en place par le FMI depuis 70 ans.

L’emploi de la notion de « fragmentation » utilisée par la BCE est plutôt récente. Quelle est sa signification? N’acte-t-elle pas le fait que les politiques de convergence n’ont pas eu le résultat escompté?

Le terme était déjà utilisé par la BCE, au moins depuis la mise en place d’un premier programme en 2010, le SMP (Securities Markets Program), puis de celui de l’OMT en 2012. L’objectif est le même : comment éviter que la politique monétaire commune transmise à tous les pays produise des écarts divergents de taux. En 2012, lorsque la BCE a baissé ses taux de 25 points de base, les taux longs allemands ont aussi baissé, ce qui a rendu plus attractives les conditions d’emprunt pour les entreprises et les ménages en Allemagne. En revanche, en Italie, les taux longs italiens ne baissant pas, les ménages, les entreprises et l’Etat ne voyaient pas les conditions de crédit changer. La politique monétaire accommodante de la BCE s’était transmise en Allemagne mais pas en Italie. C’est en ce sens qu’il y avait une fragmentation. C’est aussi le cas aujourd’hui. Quand la BCE va monter ses taux de 25 points de base au mois de juillet, cela va se traduire pour les entreprises et les ménages par une hausse des taux allemands proportionnelle à celle de la BCE, alors que la hausse sera bien plus forte en Italie, ce qui peut avoir un effet récessif. Or, cela ne se justifie pas par rapport à la situation économique du pays. Une même politique monétaire n’a pas les mêmes effets partout, et il est nécessaire de les corriger.

La solution est-elle de remettre un « quantitative easing«  ad hoc pour certains pays?

Exactement. La politique d’assouplissement monétaire du QE, avec ses achats d’actifs en proportion du poids de chaque pays qui ont été menés entre 2015 et 2022, visait à avoir le même effet dans tous les pays. A l’époque, le but était de lutter contre les conséquences négatives de la déflation. La BCE achetait donc plus d’obligations allemandes que d’obligations italiennes et espagnoles, plus que d’obligations portugaises, etc. C’était censé avoir un effet symétrique dans tous les pays.

Or, aujourd’hui, face à l’inflation, il faut faire l’inverse. Car le but n’est pas de faire baisser les taux à 5 ans ou à 10 ans de tous les pays mais de faire monter les taux courts pour que les taux longs augmentent un peu. Mais on constate que les taux longs augmentent trop rapidement dans certains pays, notamment en Italie. L’idée serait de pouvoir ramener les taux des pays pénalisés par cette hausse à un niveau compatible avec leurs fondamentaux économiques et leur éviter de subir les effets d’une panique des marchés.

Au-delà de la solution de l’outil anti-fragmentation, vous préconisez à plus long terme un budget européen intégré?

Oui, mais il s’agit là d’une solution à long terme car elle implique une réforme des traités européens et changerait fondamentalement la façon dont serait gouvernée la zone euro. C’est le système à l’œuvre dans les fédérations, aux États-Unis ou en Suisse. Dans ces pays fédéraux qui ont différents cantons ou différents États, il y a une seule politique monétaire, une banque centrale unique et un Trésor unique pour l’ensemble du pays. Or la zone euro a une banque centrale pour 19 pays, bientôt 20, mais on a 19 gouvernements avec 19 Trésors, qui émettent chacun leurs dettes. Un système fédéral permettrait à la banque centrale d’acquérir de la dette sans se demander si elle est soutenable et comment les autres pays vont réagir. Dans ce cas, ce serait de la dette de la zone euro qui serait achetée.

Un autre débat européen est en cours portant sur les fameuses règles budgétaires qui ont été suspendues en raison de la pandémie. Que faudrait-il changer?

Je fais partie de ceux qui considèrent que les règles qui avaient été mises en place, notamment en 2011 pendant la crise, n’étaient pas bonnes en pratique. En théorie, elles semblaient flexibles et semblaient reposer sur des indicateurs mieux définis, etc. On s’est rendu compte dès 2016 qu’elles n’étaient pas satisfaisantes car elles avaient mené la Commission européenne à prendre de mauvaises décisions. Il faut donc les changer. Leur suspension depuis 2020 donne l’occasion de les revoir. Mais j’ai l’impression que le dossier n’avance pas. Il est vrai qu’il y a eu des sujets plus urgents à traiter comme le Covid-19 et aujourd’hui la guerre en Ukraine.

Au plan académique, dans les think tank ou même au sein de la Commission, il y a quand même un consensus sur une proposition qui préconisait de mettre une limite maximale à l’augmentation de la dépense publique d’un pays durant les booms économiques.

Car les pays ont souvent tendance à augmenter leur dépenses imprudemment lors des booms, comme le montre l’exemple de l’Espagne qui, durant les années 2000 avec le boom immobilier, a dépensé un grande partie de ses excédents budgétaires au lieu de les mettre de côté, ce qui lui aurait permis de mieux gérer les conséquences de l’éclatement de la bulle immobilière.

En outre, déterminer une hausse maximale des dépenses est plus facile à évaluer que des règles qui dépendent par exemple du déficit structurel qui n’est pas observable. Par exemple, si le taux de croissance potentielle de la France est de 2% et l’inflation de 2%, le niveau de dépenses publiques ne devrait pas dépasser 4%. Si la croissance potentielle était plus forte, 3% par exemple, et l’économie plus dynamique, elle pourrait augmenter ses dépenses publiques de 5%.

L’idée est d’avoir un mécanisme simple. Aujourd’hui, lorsque les parlementaires votent la loi de Finances, ils ne comprennent pas toujours les recommandations de la Commission européenne sur le déficit structurel, dont les règles de calcul sont complexes. C’est problématique. Mais, pour l’instant, s’il existe un consensus parmi les experts, il n’y a pas encore de consensus entre pays sur les changements à adopter concernant ces règles budgétaires. Néanmoins, il leur reste encore plus d’un an pour y réfléchir et s’accorder.

Pour relancer l’économie, avec la sortie de la pandémie, la Commission européenne et les Etats ont adopté un plan ambitieux de plus de 800 milliards d’euros, intitulé NextGenerationEU. Bruxelles veut impulser un nouveau développement industriel à travers la transition énergétique et numérique. La guerre en Ukraine la pousse à proposer une politique commune d’achat d’hydrocarbures et une augmentation de dépenses militaires pour renforcer son indépendance. Mais, mener une telle politique économique inflationniste avec un nouveau cycle de hausse des taux, n’est-ce pas contradictoire?

En fait, l’origine de l’inflation durant la pandémie ne se trouve pas dans un excès de demande. Les exportations en provenance de Chine ont énormément ralenti et cela a été accentué par la politique zéro Covid du gouvernement chinois qui entraîne une fermeture des entreprises et la désorganisation de toutes les chaînes de production mises en place depuis les années 1990.

Si la BCE augmente ses taux, cela ne changera rien, car c’est une cause exogène. Son action ne fera pas baisser le prix du pétrole ni ne fera rouvrir les usines en Chine, ni arrêter la guerre en Ukraine.

En revanche, une politique budgétaire expansionniste fait sens parce qu’elle limite finalement les effets de l’inflation pour les consommateurs. Si l’on compare les différences entre les politiques italienne, belge et française menées par rapport à l’inflation, on constate que le bouclier sur l’énergie mis en place en France lui a permis d’avoir un taux d’inflation deux fois moins important qu’en Belgique et en Italie, et quatre fois moins important qu’en Estonie.

En France, on se plaint que le niveau des prix a augmenté de 5% mais en Estonie c’est 20%. Et c’est le résultat de la mise en place des mesures pour aider les ménages les moins favorisés. Évidemment, cela a un coût.

Quand, par exemple, le gouvernement impose à EDF de vendre à ses concurrents à prix fixe et non à ceux du marché, cela fait moins de revenus pour EDF, et donc pour l’Etat, actionnaire majoritaire de l’électricien. Mais cette politique budgétaire qui vise à diminuer l’inflation est selon moi une bonne réponse.

En effet, lorsque la BCE va augmenter ses taux, c’est d’abord pour rester crédible aux yeux des décideurs économiques et des marchés, car elle ne peut pas rester sans rien faire lorsque les taux d’inflation montent à 10% voire 20%. Mais son action est avant tout psychologique. Elle agit graduellement pour s’assurer qu’il n’y ait pas un dérapage dans ce qu’on appelle les « anticipations d’inflation », pour éviter que les entreprises n’augmentent leurs prix de façon répétée et que les employés ne demandent des hausses de salaire trop importantes parce que tous sont persuadés que l’inflation va augmenter de 10% chaque année. Utiliser la politique budgétaire peut sembler coûter cher mais, en réalité, elle a du sens d’autant plus que si le stock des dettes est aujourd’hui très important, son coût est très faible.

En 1995, le taux d’intérêt payé sur la dette était en France de 7% environ, il est aujourd’hui inférieur à 2%. Étant donné la faiblesse des taux, les pays en ont profité pour augmenter la maturité de leurs dettes à 10, 20 voire 30 ans. Aussi, la hausse du coût moyen de cette dette sera beaucoup plus graduelle que celle des taux de la BCE.

 

___

(1) « A new European tool to deal with unjustified rising spreads« , par Grégory Claes et Maria Demertzis (Bruegel). Il s’agit d’une version abrégée d’un rapport préparé à la demande de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen : « Fragmentation risk in the euro area: no easy way out for the European Central Bank »

Social-Une réforme des retraites inutile financièrement ?

Social-Une réforme des retraites inutile financièrement ?

Une hausse de dix points du taux d’emploi des 55-64 ans permettrait « d’équilibrer les comptes » du système de retraites d’ici 2032, sans toucher à l’âge légal ni à la durée de cotisation, selon une étude d’économistes publiée jeudi. Pour le gouvernement, la réforme des retraites va au-delà du seul équilibre comptable mais vise à financer d’autres chantiers sociaux. Elle est « indispensable » et « nous la ferons parce qu’il nous faut financer de grandes priorités », « notamment la question de l’autonomie, de la dépendance », a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire. ( article de la Tribune)

« C’est une réforme que nous faisons pour dégager des marges de manoeuvre pour financer le progrès social dans notre pays et un meilleur accompagnement de nos concitoyens », a insisté Olivia Grégoire.

« L’objectif de la réforme des retraites dépasse le seul sujet des retraites , il y a derrière la volonté de ce gouvernement de financer les réformes à venir du prochain quinquennat (…), parmi lesquels la réforme de la dépendance, mais plus largement la réforme de la santé, et d’autres à venir », a poursuivi la porte-parole.  « Nous refusons de (les) financer par une augmentation d’impôts et nous refusons de (les) financer en laissant la dette aux générations à venir », a-t-elle ajouté.

« Ces choix se traduiront dans la réforme des retraites avec le double objectif, qui est fixé par le président de la République au gouvernement, à la fois la poursuite de l’objectif du plein emploi et en même temps la nécessité pour nous tous de travailler un petit peu plus longtemps de façon progressive », a précisé la porte-parole.

Augmenter le taux d’emploi des séniors

Ce rappel de l’objectif de la réforme intervient alors que de nombreuses études estiment que la réforme n’est pas nécessaire pour le seul financement du système des retraites. Pas plus tard que mercredi, une étude de l’économiste Jean-Hervé Lorenzi et de sa chaire « Transition démographiques, transition économique », rattachée à Sciences Po, assure que l’ équilibre les comptes » du système de retraites d’ici à 2032, sans toucher à l’âge légal ni à la durée de cotisation, serait possible avec une hausse de dix points du taux d’emploi des 55-64 ans.

65 ans avec Macron ou 60 ans avec Mélenchon? Ce débat « n’a pas lieu d’être », affirment-ils.

D’après leurs calculs, « l’équilibre pourrait être atteint » en conservant « les mesures d’âge actuelles » – âge légal de départ à 62 ans et durée de cotisation portée à 43 ans d’ici 2035. Pour combler un déficit estimé à 5 milliards d’euros en 2032, mais aussi et surtout les 30 milliards payés par l’Etat pour les régimes spéciaux et les retraites des fonctionnaires, il suffirait d’augmenter le taux d’emploi des seniors « de dix points », de 56% à 66%.

Augmenter les dépenses de formation professionnelle

Ce qui supposerait d’une part de réduire de moitié le chômage des 55-64 ans, soit 325.000 emplois supplémentaires, notamment en « doublant les dépenses de formation professionnelle » pour cette tranche d’âge.

Il faudrait d’autre part en inciter 500.000 autres à reporter leur départ en retraite, là aussi en doublant la surcote existante (de 1,25% à 2,5% par trimestre au-delà d’une carrière complète), « tout en maintenant le système de décote actuel » (1,25% par trimestre manquant). Le gain financier serait même suffisant pour « rétablir les critères de pénibilité supprimés en 2017″ et offrir un départ anticipé à 60 ans aux salariés ayant porté des charges lourdes, subi des postures pénibles, des vibrations mécaniques ou exposés à des produits chimiques.

Il resterait même assez de marge pour « augmenter la pension minimale à 1.100 euros pour une carrière complète ».

Social: Une réforme des retraites inutile financièrement

Une réforme des retraites inutile financièrement

Une hausse de dix points du taux d’emploi des 55-64 ans permettrait « d’équilibrer les comptes » du système de retraites d’ici 2032, sans toucher à l’âge légal ni à la durée de cotisation, selon une étude d’économistes publiée jeudi. Pour le gouvernement, la réforme des retraites va au-delà du seul équilibre comptable mais vise à financer d’autres chantiers sociaux. Elle est « indispensable » et « nous la ferons parce qu’il nous faut financer de grandes priorités », « notamment la question de l’autonomie, de la dépendance », a affirmé mercredi la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire. ( article de la Tribune)

« C’est une réforme que nous faisons pour dégager des marges de manoeuvre pour financer le progrès social dans notre pays et un meilleur accompagnement de nos concitoyens », a insisté Olivia Grégoire.

« L’objectif de la réforme des retraites dépasse le seul sujet des retraites , il y a derrière la volonté de ce gouvernement de financer les réformes à venir du prochain quinquennat (…), parmi lesquels la réforme de la dépendance, mais plus largement la réforme de la santé, et d’autres à venir », a poursuivi la porte-parole.  « Nous refusons de (les) financer par une augmentation d’impôts et nous refusons de (les) financer en laissant la dette aux générations à venir », a-t-elle ajouté.

« Ces choix se traduiront dans la réforme des retraites avec le double objectif, qui est fixé par le président de la République au gouvernement, à la fois la poursuite de l’objectif du plein emploi et en même temps la nécessité pour nous tous de travailler un petit peu plus longtemps de façon progressive », a précisé la porte-parole.

Augmenter le taux d’emploi des séniors

Ce rappel de l’objectif de la réforme intervient alors que de nombreuses études estiment que la réforme n’est pas nécessaire pour le seul financement du système des retraites. Pas plus tard que mercredi, une étude de l’économiste Jean-Hervé Lorenzi et de sa chaire « Transition démographiques, transition économique », rattachée à Sciences Po, assure que l’ équilibre les comptes » du système de retraites d’ici à 2032, sans toucher à l’âge légal ni à la durée de cotisation, serait possible avec une hausse de dix points du taux d’emploi des 55-64 ans.

65 ans avec Macron ou 60 ans avec Mélenchon? Ce débat « n’a pas lieu d’être », affirment-ils.

D’après leurs calculs, « l’équilibre pourrait être atteint » en conservant « les mesures d’âge actuelles » – âge légal de départ à 62 ans et durée de cotisation portée à 43 ans d’ici 2035. Pour combler un déficit estimé à 5 milliards d’euros en 2032, mais aussi et surtout les 30 milliards payés par l’Etat pour les régimes spéciaux et les retraites des fonctionnaires, il suffirait d’augmenter le taux d’emploi des seniors « de dix points », de 56% à 66%.

Augmenter les dépenses de formation professionnelle

Ce qui supposerait d’une part de réduire de moitié le chômage des 55-64 ans, soit 325.000 emplois supplémentaires, notamment en « doublant les dépenses de formation professionnelle » pour cette tranche d’âge.

Il faudrait d’autre part en inciter 500.000 autres à reporter leur départ en retraite, là aussi en doublant la surcote existante (de 1,25% à 2,5% par trimestre au-delà d’une carrière complète), « tout en maintenant le système de décote actuel » (1,25% par trimestre manquant). Le gain financier serait même suffisant pour « rétablir les critères de pénibilité supprimés en 2017″ et offrir un départ anticipé à 60 ans aux salariés ayant porté des charges lourdes, subi des postures pénibles, des vibrations mécaniques ou exposés à des produits chimiques.

Il resterait même assez de marge pour « augmenter la pension minimale à 1.100 euros pour une carrière complète ».

Retraites : un réforme politique inutile

Retraites : un réforme politique inutile 

 A peine Emmanuel Macron réélu, les ministres de la majorité insistent sur la nécessité d’une réforme des retraites. Par Bernard Laurent, EM Lyon.

 

Dès le lendemain de la réélection d’Emmanuel Macron à l’Élysée, des ministres de la majorité comme Bruno Le Maire et Élisabeth Borne ont insisté sur la nécessité de la réforme des retraites. Pendant sa campagne, le président candidat avait fait du recul de l’âge légal de départ à 65 ans une mesure phare de son programme économique, même s’il a affirmé pendant l’entre-deux-tours que cette option ne constituait « pas un dogme » et que l’organisation d’un référendum était envisageable.

Lundi 25 avril, la ministre du Travail, tout en assurant que la réforme était « nécessaire », a précisé sur RTL qu’il y avait de la «place pour la concertation ». Sur France Info, le ministre de l’Économie abondait dans le même sens, estimant que la réforme devait « faire l’objet, le plus possible, de discussion et de dialogue, avec l’espoir de parvenir à un compromis ».

Les contours de ce compromis reste à définir et ne seront pas faciles à trouver : l’ensemble des centrales syndicales s’opposent aujourd’hui à la réforme proposée par Emmanuel Macron, tout comme les oppositions politiques qui ont fait du blocage du projet l’un des sujets de la campagne des législatives. Cependant, la majorité semble bien déterminée à aller au bout, lors du second quinquennat Macron, d’une réforme abandonnée au printemps 2020.

La réforme des retraites fut en effet l’un des grands points de discussion de cet entre-deux tours de l’élection présidentielle 2022. Nous pourrions le résumé en une affaire de plagiat généralisé : Macron 2022 plagiait Pécresse, comme la candidate des Républicains le dénonça durant la campagne, tandis que Le Pen plagiait, en partie, Macron 2017.

Le candidat de l’époque annonçait, à raison, le dossier des retraites réglés à la suite de la réforme Fillon si bien qu’il promettait d’engager un vaste chantier d’unification de l’ensemble des 42 régimes d’une part et l’adoption pour le régime général d’un système à point sur le modèle des retraites complémentaires. Les spécialistes qualifièrent de systémiques ces chantiers à engager.

Jean-Paul Delevoye fut nommé, en 2017, haut-commissaire à la réforme des retraites. Il ne ménagea pas sa peine pour consulter les partenaires sociaux et menaça de démissionner lorsque certains députés LREM évoquèrent la nécessité de repousser l’âge légal au-delà de 62 ans. En outre, il n’hésita pas à parler, comme le fit avant lui Alain Juppé, de la nécessité de recourir à l’immigration pour régler cette question de l’équilibre des régimes de retraite, tout en prenant soin de placer ce débat migratoire sur le plan européen. Pour autant, il fut confirmé dans son poste.

Un problème d’ores et déjà réglé

Des problèmes d’atteinte à la déontologie l’ont conduit à démissionner fin 2019. Le départ d’une figure emblématique du dialogue social, puis la crise du Covid, eurent raison de la réforme systémique voulue par le président Macron. En 2020, le gouvernement d’Édouard Philippe avait proposé une réforme qui conduisit à plusieurs semaines de grèves et de manifestations.

Le texte maintenait l’idée de la généralisation d’une retraite par points et l’unification des régimes, mais il s’avéra confus en imaginant un report progressif de l’âge légal à 64 ans tout en maintenant l’idée d’un départ possible dès 62 ans, sans annoncer précisément les décotes liées à un départ précoce ni la liste précise des exceptions au départ à 64 ans pour les métiers difficiles.

En 2022, le candidat Macron a repris ce dernier projet en abandonnant toutefois son idée initiale de système par points pour s’en tenir au report de l’âge légal cette fois-ci à 65 ans, plagiant ainsi les réformes proposées par les politiques les plus libéraux, Valérie Pécresse en l’occurrence dans la campagne de premier tour.

Cependant, un examen sérieux du dossier nous permet d’affirmer que la question de l’équilibre des régimes de retraite, qu’il s’agisse du régime général ou celui des retraites complémentaires, est d’ores et déjà réglée.

En effet, les effets de la réforme Fillon-Woerth (2010) complétée par la réforme Touraine (2014) avec le recul de l’âge légal à 62 ans et l’allongement de la durée de cotisation à 42 ans (génération née en 1961,62,63) puis à 43 ans (personnes nées à partir de 1973), pour pouvoir prétendre toucher la retraite du régime général à taux plein, ainsi que la réforme des retraites complémentaires négociée entre les partenaires sociaux (2015) qui augmente la durée du travail d’une année pour éviter l’application d’une décote de 10 % pendant 3 ans sur le montant des retraites complémentaires, ont conduit à une augmentation spectaculaire ces 5 dernières années du taux d’emploi des 55-64 ans (40 % en 2010, 46 % en 2012 et 56,2 % en 2020).

Si nous ne regardons que les 60-64 ans, il passe de 20 % en 2010 à 33 % en 2020. Tout naturellement l’âge moyen de départ à la retraite (femme-homme) ne cesse d’augmenter (60,5 en 2010 à 61,4 et à 62,2 en 2019).

Ces données montrent que la question de l’âge légal n’est pas pertinente pour aborder la question des retraites. C’est bien la durée de cotisation qui est la mesure la plus appropriée. À cet égard, la France dispose de l’un des régimes de répartition les plus durs. La comparaison des systèmes nationaux se fait de façon trop superficielle pour livrer des enseignements intéressants. Ainsi lorsque les commentateurs avancent la durée de cotisation fixée à 45 ans en Allemagne pour stigmatiser les mesures françaises qui seraient insuffisantes, ils se gardent de préciser que les années d’apprentissage entrent dans le calcul des années cotisées dans un pays où la moitié d’une classe d’âge suit ce type de formation.

De même les prévisions de déficit annoncées par le Conseil d’orientation des retraites (COR) pour les années à venir reposent-elles sur d’insupportables hypothèses malthusiennes s’agissant de la quantification de la population active. Certes, la démographie l’explique mais le Conseil élude la réponse migratoire possible.

Dans son dernier rapport de 2021, il retient pour l’avenir les tendances migratoires de la dernière décennie, marquée par des politiques restrictives, nettement inférieures aux évolutions des années antérieures à 2010. Aux 80 000 entrées retenues, il suffirait de compter sur l’apport de 50 000 personnes supplémentaires. Nous voilà bien loin des prévisions migratoires apocalyptiques.

Nous pouvons ainsi suspecter le président candidat, rallié aux thèses les plus libérales sur ce dossier alors que sa position de 2017 le classait au centre gauche, de vouloir financer la dépendance à l’aide des cotisations retraites.

La jeune génération appréciera d’être à nouveau l’otage des « boomers » dont la grande majorité est loin du besoin. Bénéficiaires patrimonialement de la hausse ahurissante des prix de l’immobilier, empêchant les jeunes de se loger décemment dans les grands centres urbains, les voilà demandant aux actifs de les aider pour leurs vieux jours. En plagiant le programme libéral, le président candidat semble avant tout chercher à capter l’électorat fillonniste de 2017.

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Par Bernard Laurent, Professeur, EM Lyon.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Ukraine: Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

Ukraine: Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

 

Le moins que l’on peut dire c’est que les relations entre Poutine et Macro sont largement instrumentalisées en particulier dans le cadre  de la campagne électorale. Et à chaque fois en effet Macron s’étale sur des détails surprenants et sans intérêt. Il interprète d’ailleurs la pensée de Poutine et se trouve désavoué le lendemain par la situation sur le terrain ou même par l’entourage de Poutine. Certes les relations diplomatiques sont utiles mais c’est au moins la 10e fois que Macron se livre à cet exercice hypocrite qui fait croire que la France ou l’union économique européenne peut influencer la paix en Ukraine. Pour preuve de cette hypocrisie le faiteque l’union européenne n’est même pas capable de couper les ponts avec le gaz russe et continue donc de finançer indirectement le massacre des ukrainiens par Poutine.

Au cours d’un nouvel échange téléphonique entre Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine, ce samedi, pendant une heure et demie, le président français et le chancelier allemand ont exigé “la fin du siège de Marioupol, où la situation est humainement insoutenable”, indique la présidence française.

A l’issue de cet appel, “Vladimir Poutine n’a pas montré de volonté de stopper la guerre », selon la France. Conséquence, “nous allons donc prendre de nouvelles mesures de sanctions, dans les prochaines heures”, annonce l’Elysée.

Le palais présidentiel précise: “L’objectif est de mettre Vladimir Poutine au pied du mur » avant d’ajouter: “Nous mettons sur Vladimir Poutine une pression maximale pour qu’il cesse la guerre, et nous ne le lâcherons pas” !

Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

 

Le moins que l’on peut dire c’est que les relations entre Poutine et Macro sont largement instrumentalisées en particulier dans le cadre  de la campagne électorale. Et à chaque fois en effet Macron s’étale sur des détails surprenants et sans intérêt. Il interprète d’ailleurs la pensée de Poutine et se trouve désavoué le lendemain par la situation sur le terrain ou même par l’entourage de Poutine. Certes les relations diplomatiques sont utiles mais c’est au moins la 10e fois que Macron se livre à cet exercice hypocrite qui fait croire que la France ou l’union économique européenne peut influencer la paix en Ukraine. Pour preuve de cette hypocrisie le faiteque l’union européenne n’est même pas capable de couper les ponts avec le gaz russe et continue donc de finançer indirectement le massacre des ukrainiens par Poutine.

Au cours d’un nouvel échange téléphonique entre Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine, ce samedi, pendant une heure et demie, le président français et le chancelier allemand ont exigé “la fin du siège de Marioupol, où la situation est humainement insoutenable”, indique la présidence française.

A l’issue de cet appel, “Vladimir Poutine n’a pas montré de volonté de stopper la guerre », selon la France. Conséquence, “nous allons donc prendre de nouvelles mesures de sanctions, dans les prochaines heures”, annonce l’Elysée.

Le palais présidentiel précise: “L’objectif est de mettre Vladimir Poutine au pied du mur » avant d’ajouter: “Nous mettons sur Vladimir Poutine une pression maximale pour qu’il cesse la guerre, et nous ne le lâcherons pas” !

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