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Archive mensuelle de janvier 2020

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

Déménagement de la gare de l’Est à Paris: le maire n’a aucune compétence !

 

 

 

 

 

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Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

« Réforme des retraites : un massacre »

 « Réforme des retraites : un  massacre »

 

Un régime de moins en moins démocratique, un massacre pour les grévistes  mais aussi pour le gouvernement  estime, dans une tribune au « Monde », un collectif de personnalités, dont Miguel Benasayag, Belinda Cannone, Dominique Méda et Bernard Stiegler. (Tribune du monde)

 

Tribune.

 

«  L’avenir s’obscurcit. Après plus de cinquante jours de grève, la réforme des retraites ressemble encore à un immense jeu de massacre : d’un côté, des grévistes exténués qui n’obtiennent toujours rien. De l’autre, un gouvernement qui s’apprête à adopter de force une réforme alors qu’elle est refusée, peu ou prou, par les deux tiers des Français, et que plusieurs de ses aspects essentiels, sur le fond comme sur la forme, sont critiqués par le Conseil d’Etat.

Au milieu de ce champ de bataille, un cadavre : notre croyance individuelle et collective en un avenir qui pourrait être meilleur que notre présent – lequel n’est plus, tant s’en faut, « le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui », chanté jadis par Mallarmé. On devrait se résigner à travailler plus longtemps, pour des pensions dont il faudrait compenser l’effondrement, en recourant de plus en plus à la retraite par capitalisation… A rabattre ainsi l’inquiétude de l’avenir sur le présent, nous construisons une prison pour nos projets d’aujourd’hui.

 

On comprend alors que la politique n’est plus l’invention d’un avenir commun, elle se réduit, dans les deux camps, à un combat de chiffres : en réaction à un gouvernement qui calcule le futur endettement du système de retraites, les syndicats se voient contraints de calculer les baisses de pension, ce qui a pour effet délétère de faire passer à la trappe, dans les négociations, leurs propositions de progrès social, écologique et féministe, ainsi que leurs alertes sur la souffrance au travail. Il faut dire que le système de retraites à points, de même que les retraites par capitalisation contraindront tout le monde à calculer tout le temps, et à se sentir comptable de chaque baisse de revenus, de chaque accident de la vie et de chaque échec – et d’en subir les conséquences jusqu’à la fin de ses jours.Le système de retraites actuel a au moins l’avantage de garantir une pension d’un montant clairement déterminé. Il est une « assurance » qui permet de laisser libre de s’inventer une autre vie, la retraite venue. Comment l’avenir pourrait-il être désormais autre chose qu’une spéculation inquiète ? Dans notre « aujourd’hui » désabusé, las et laid, les lendemains ne chantent plus. En fait d’avenir et de devenir, on ne peut qu’imaginer un inéluctable réchauffement climatique, la montée des eaux et des inégalités sociales, une probable nouvelle crise financière. Surtout, nous serions condamnés à être spectateurs d’une crise politique majeure qui nous empêche d’envisager toute alternative. »

 

 

Brexit « tout commence »

Brexit  « tout commence »

Le brexit nets pas une fin mais plutôt le début d’une confrontation entre la Grande-Bretagne et l’UE  pour la définition de nouvelles conditions d’échange. C’est l’avis de Dominic Raab, Ministre des affaires étrangères  britanniques des affaires étrangères. (tribune du Monde)

 
Tribune. 

Il aura fallu trois ans et demi et une profonde crise politique britannique pour parvenir à formaliser la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Mais le 31 janvier ne marque que la sortie politique du Royaume-Uni : désormais il ne participe plus aux décisions des Européens. Reste à opérer la sortie juridique, qui ne sera pleinement effective qu’après le détricotage des quelque 750 accords qui unissent le pays au bloc européen. L’accord de retrait ne garantit que les droits des citoyens, la paix en Irlande et le règlement des engagements financiers.

Pour le reste, de même qu’on n’arrête pas les avions en plein vol, on ne peut se contenter d’un vide juridique. Au-delà de l’enjeu d’un coût économique maximum avec un retour des contrôles aux frontières et des droits de douanes négociés à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), c’est la vie quotidienne des Britanniques et de nombreux Européens qui serait bouleversée par l’incertitude d’une page blanche dans de multiples domaines (transferts de données, énergie, transports, sécurité, pêche…).La tâche des négociateurs est colossale et infaisable dans le délai de onze mois de transition auquel Boris Johnson entend se tenir d’ici fin 2020. La question d’une extension de la transition ne tardera pas à revenir sur la table. En attendant, les négociateurs européens échafaudent des stratégies de hiérarchisation des priorités et de séquençage, tout en gardant un lien entre les différents chapitres. Mais pour l’heure, il faut d’abord cerner l’enjeu le plus déterminant de cette négociation : le besoin de garantir des conditions de concurrence égale entre le Royaume-Uni et l’Union européenne (le fameux level playing field, condition essentielle d’un maintien d’échanges commerciaux ouverts).

Certes, les Européens entendent garder une relation bilatérale la plus étroite possible, y compris pour maintenir une forte coopération en matière de sécurité et de défense. Mais il y a un enjeu bien plus existentiel pour les Vingt-Sept : préserver l’intégrité de l’« écosystème réglementaire » sur lequel repose le marché unique. Pendant les négociations de retrait, les Européens sont parvenus à « constitutionnaliser » l’indivisibilité des quatre libertés de circulation (personnes, biens, services et capitaux). A présent, il s’agit de faire valoir que ni les règles en matière sociale et environnementale ni celles qui concernent la limitation des aides d’Etat ne peuvent être dissociées et considérées comme optionnelles sans créer un dumping réglementaire et une distorsion de concurrence. »

 

 

2020, année de l’économie circulaire ?

2020, année de l’économie circulaire ?

Le parlement a définitivement adopté la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire ; un texte cependant relativement réducteur du  concept de l’économie circulaire. On y traite en effet surtout des questions de recyclage et de tri des déchets mais finalement peu de la question fondamentale de l’obsolescence de nombreux produits et du gaspillage considérable d’énergie, de matière de transport et de logistique. Pour changer vraiment et s’orienter réellement vers une économie circulaire il faudra autre chose que cette loi minimale, convaincre les acteurs économiques y compris les consommateurs.

Selon un rapport de l’Obsoco, à peine plus d’un Français sur 10 la pratique. . Il y a vraiment des progrès à faire pour lutter contre l’obsolescence programmée et recourir davantage à l’économie circulaire. Selon un rapport de l’Obsoco (Observatoire société et consommation). En cause, le fait que nombre de produit ne sont pas mutualisés, surtout qu’ils ne sont pas réparables ou qu’il n’existe pas de métiers de réparateurs. Les pratiques plus économes en ressources (location, économie de l’usage, réparation…) restent donc confidentielles. Hormis pour l’achat d’occasion, la mode de l’économie collaborative a semble-t-il fait long feu.

Alors que les sondés se disent de plus en plus détachés du concept de propriété en général, pour les vêtements, les smartphones, l’électroménager, la hi-fi, le matériel informatique… la donne est différente et les Français rechignent en majorité à partager. Conséquence: la location reste confidentielle, seulement 16% des Français ayant loué un objet sur l’année écoulée, en très grande majorité des voitures.

Les consommateurs français restent aussi peu bricoleurs, et peu enclins à réparer un objet en panne. La plus grande proportion à réparer se trouve pour les ordinateurs (49% des Français ont tenté), et les vélos (53%). Pour un meuble, le petit électroménager ou du matériel audio vidéo, moins d’un sur trois a essayé. Principalement car ils craignent un coût prohibitif.

Enfin, les Français se disent encore en majorité mal informés sur la présence de matériaux recyclés ou recyclables dans les produits qu’ils achètent, et un tiers sur la façon de bien trier leurs déchets. «Tout cela malgré les multiples campagnes de communication, explique Séverine Lebre-Badre chez Citeo. On le voit donc dans le tri, la pédagogie, c’est la répétition. En revanche, pour le côté recyclable des produits qu’ils achètent, les consommateurs ne veulent pas devenir des experts, mais demandent des informations faciles et fiables leur permettant de se décider très vite quand ils font leurs courses. Sur ce point le maître mot, c’est la clarté».

Au final, seuls 12% des sondés se révèlent être les meilleurs élèves de l’économie circulaire, adoptant dans leur quotidien la plus grande palette de gestes économes en ressources. Pour les moins rigoureux, des pistes d’incitations existent. «On peut insister sur les bénéfices environnementaux de ces pratiques de l’économie circulaire, surtout pour la location, avance Philippe Moati. Pour ceux qui restent peu sensibles à ces arguments, insistons sur des bénéfices plus consuméristes: rentabilité et côté «bonne affaire» de l’achat d’occasion, carotte financière pour ceux qui se montrent les plus vertueux….». Mais il y a à progresser pour encourager des modes de production et de consommation plus vertueux. A commencer par une régulation moins laxiste concernant l’obsolescence programmée.

 

Le concept, fondé sur la nécessité de limiter la consommation des ressources naturelles, a été défini dès 2015 par la loi de transition énergétique, qui avait déjà reconnu l’économie circulaire comme un objectif national. Depuis, ce pilier du développement durable peine toutefois à se frayer une place dans l’opinion publique, à côté de la prise de conscience de la crise climatique et bien au-delà de l’urgence du tri et du recyclage à laquelle il est souvent réduit.

 

 

Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

Economie circulaire: Le grand gaspillage des ressources continue

La majorité (52,6 milliards de tonnes) des matériaux consommés annuellement au monde sont en effet utilisés pour des produits (énergie ou biens de consommation) qui atteignent leur fin de vie en une année, note le rapport. 42% sont ensuite dispersées dans la nature, 28% sont rejetées sous forme de gaz à effet de serre et 30% deviennent des déchets. 48 milliards de tonnes de matériaux sont en outre stockées sous la forme de bâtiments, infrastructures et biens d’équipement: de plus en plus chaque année, en raison de l’augmentation de la population mondiale.

 

 Globalement, « ce rapport montre qu’aucun pays ne répond aux besoins fondamentaux de ses citoyens tout en opérant dans les limites physiques de notre planète », résume son auteur principal, Marc de Wit. 100 milliards de tonnes de matériaux sont consommées chaque année par l’humanité. Un record pour l’économie mondiale et une mauvaise nouvelle pour la planète. Car l’organisation révèle dans un nouveau rapport publié le 21 janvier que la proportion de matériaux réutilisés, du sable au pétrole en passant par les métaux, s’est réduite, passant de 9,1 % il y a deux ans à 8,6 % aujourd’hui.

« La tendance négative globale s’explique par trois tendances sous-jacentes : des taux d’extraction élevés, une reconstitution des stocks et de faibles niveaux de traitement et de recyclage en fin de vie », expliquent les auteurs de l’étude. « Ces tendances sont profondément ancrées dans la tradition d’une production de déchets s’inscrivant dans une économie linéaire », estiment-ils.

« Nous risquons une catastrophe mondiale si nous continuons à traiter les ressources mondiales comme si elles étaient illimitées », a déclaré au Guardian Harald Friedl, directeur général de Circle Economy.  »Les gouvernements doivent adopter de toute urgence des solutions d’économie circulaire si nous voulons atteindre une qualité de vie élevée pour près de 10 milliards de personnes d’ici le milieu du siècle sans déstabiliser les processus planétaires critiques. »

 

Télécoms : la fin des zones blanches ?

Télécoms : la fin des zones blanches ?

L’Arcep, l’autorité de régulation des télécoms, déclare qu’elle va améliorer ses cartes de couverture mobile. Des cartes assez critiquées dans des zones peu denses; en fait, théoriquement on peut y disposer des technologies en 2G, en 3G et en 4G  mais concrètement  cela en fonction notamment des conditions météo. Pourtant partout on annonce déjà  la couverture par la technologie 5G pour les mobiles et par le câble. Le problème c’est que ces technologies ne sont pas prêtes d’atteindre des territoires isolés, le câble jamais sans doute compte tenu des coûts que cela représente et la 5G dans des années et des années

Dans un rapport récent sur la couverture numérique du territoire, les députés Laure de la Raudière (Agir) et Eric Bothorel (LREM), s’en sont fait l’écho. Il existe, déplorent les parlementaires, « un décalage préoccupant entre les cartes de couverture et la réalité perçue sur le terrain ».

 « En dépit des progrès réalisés, il existe aujourd’hui un décalage notable entre la couverture mobile mesurée par l’Arcep et la couverture ressentie par les citoyens, détaillent Laure de la Raudière et Eric Bothorel. Cet écart explique d’ailleurs le recours croissant, de la part des collectivités, à des outils leur permettant de réaliser leurs propres cartes de couverture. »

 

Des critiques dont l’Arcep a pris bonne note. « Vous nous dites que nos cartes sont fausses => nous les changeons ! (Ou : quand c’est compliqué, il faut savoir avancer en mode essai/erreur, sinon on ne bouge jamais) », a affirmé Sébastien Soriano, le président du régulateur des télécoms, ce mercredi sur Twitter.  Le problème c’est qu’on va éventuellement améliorer la performance des cartes mais sans pour autant améliorer la qualité et la densité du réseau. Il faudra autre chose comme incitation pour permettre une couverture numérique équilibrée du territoire.

Un fonds public pour protéger les fleurons français

Un fonds public pour protéger les fleurons français

La banque publique d’investissement  (BPI) a levé un fonds  qui devrait  atteindre une dizaine de milliards d’euros, pour protéger les fleurons économiques français .

Ce nouvel outil doit renforcer l’arsenal de la France pour protéger ses pépites, face à l’appétit de fonds internationaux aux moyens financiers colossaux et à la montée en puissance des fonds activistes qui ciblent désormais les groupes français, jusque-là relativement épargnés.

Si la loi Pacte a récemment allongé la liste des entreprises soumises au contrôle des investissements étrangers, le dispositif a montré ses limites alors que plusieurs pépites sont passées sous pavillon étranger, faute, parfois, d’avoir trouvé un investisseur localement. « Il n’y a pas de fonds de pension en France donc on fait le job », a expliqué le directeur général de la banque publique qui a succédé à l’ancien Fonds stratégique d’investissement.

 Cette manne va accroître la puissance de feu financière de la BPI qui dispose déjà d’un portefeuille de 15 milliards d’euros investis dans une vingtaine d’entreprises cotées parmi lesquelles PSA, STMicrolectronics, Orange et plus récemment Valeo. Le « Lac d’Argent » permettra de réaliser une quinzaine d’investissements supplémentaires.

Bruno Le Maire avait chargé la banque publique l’an dernier de concevoir un produit « patriotique » investi dans les entreprises françaises. « Nous allons vendre aux Français le portefeuille de Bpifrance. On va permettre aux Français de faire du ‘private equity’ », a expliqué Nicolas Dufourcq.

Adossé à une partie du fonds de fonds de la BPI et englobant 2.500 entreprises, cet instrument, qui sera distribué par les banques, les assureurs et en ligne, ne sera pas accessible à toutes les bourses, avec une valeur minimale de la part de quelques « milliers d’euros ». Instrument inédit, il sera lancé au printemps.

 

Anniversaire des 35 heures: la grosse bavure de la gauche

Anniversaire des 35 heures: la grosse bavure de la gauche

Surprise par sa victoire aux élections législatives, le gouvernement socialiste s’est précipité pour trouver un totem pouvant caractériser sa politique sociale. La vérité force à dire que les socialistes ne s’attendaient absolument pas être élus. De toute façon chaque fois qu’ils ont eu le temps d’élaborer  un programme ils ne l’ont guère appliqué longtemps. Rappelons-nous qu’en 80 le programme piloté par Chevènement a été vite enterré pour être remplacé par les 101 propositions du candidat Mitterrand  et en 1983 les propositions essentielles de Mitterrand ont alors été remises en cause.

Le même phénomène s’est produit en 97. Il fallait forcément faire « à gauche » alors on s’est inspiré d’une proposition de réduction du temps de travail de la CFDT qui proposait les 35 heures mais avec une différence de taille : sans compensation financière. C’est-à-dire une mesure qui permettait de ne pas augmenter le coût salarial. Le parti socialiste toujours aussi approximatif sur les questions socio-économiques n’a repris qu’une partie de la proposition et à imposé les 35 heures. Soit immédiatement une perte de compétitivité de l’ordre de 10 % que la France paye encore. Une conséquence toujours négative quantitativement même si ici ou là on a compensé par des gains de productivité en tout cas en partie. Le pire c’est que ces 35 heures ont installé dans le pays la culture du R,TT. Une culture qui remet en cause la valeur travail et qui explique pour une grande partie le déclin économique du pays. La loi sur la réduction du temps de travail, entrée en vigueur le 1er février 2000, a sapé la compétitivité de l’économie française. Plusieurs gouvernements se sont efforcés de l’amender, sans oser la supprimer.

C’est un anniversaire dont les entreprises françaises se passeront bien. Ce samedi, les 35 heures vont fêter leurs vingt ans, la réduction de la durée légale du travail décidée par le gouvernement Jospin étant devenue effective le 1er février 2000 dans les entreprises de plus de 20 salariés. Deux décennies durant lesquelles la simple évocation de l’expression «35 h» a suffi à alimenter les polémiques et les débats de quatre campagnes présidentielles. Deux décennies de joutes législatives aussi puisque la réduction du temps de travail imposée par les lois Aubry de 1998 et 2000 a depuis été déjà assouplie plus d’une demi-douzaine de fois…

À tel point qu’il est rare de rencontrer des salariés qui travaillent 35 heures par semaine. «La moyenne, c’est plutôt 37 heures», estime Anna Milleret-Godet, avocate chez Cohen & Gresser. Beaucoup de cadres travaillent entre 45 et 50 heures hebdomadaires selon la CFE-CGC, leur syndicat représentatif. Le problème c’est que certains cadres ont aussi adhéré à cette culture RTT.

 

François Fillon: défend son honneur ou son portefeuille ?

François Fillon: défend son honneur ou son portefeuille ?

 

On se demande pourquoi Fillon a cru bon de s’exprimer publiquement à propos de l’affaire qui va l’emmener devant le tribunal correctionnel pour avoir confondu les fonds publics avec son portefeuille. Il est clair que Fillon a été victime de son train de vie de châtelain qui nécessitait des rentrées de fonds assez illégaux. Victime aussi comme nombre de politiques du parfum de richesse qui règne dans les milieux proches du pouvoir. Des milieux qui évidemment se servent de ce pouvoir dans leur propre intérêt.

On objectera sans doute que Fillon n’est pas davantage coupable que d’autres qui cultivent cette ambiguïté entre l’intérêt général et l’intérêt particulier. Mais certains sont  plus habiles que d’autres dans ce domaine. À cet égard il serait intéressant de faire le bilan de la fortune de nombreux de politiques au cours de 20 ou 30 ans de carrière. Il y aurait des surprises et même à gauche. 

François Fillon s’est un peu plus enfoncé dans ses justifications très vaseuses en affirmant notamment que la rémunération de son épouse en tant qu’assistante parlementaire été justifiée . Cette dernière a sans doute servi quelquefois des petits gâteaux dans des cocktails tenus par Fillon mais de toute évidence elle n’a jamais assisté tellement Fillon et sans doute même n’était-elle  même pas courant de la rémunération justifiée par  François Fillon à ce titre.

L’affaire des costumes est aussi significative des mœurs de la politique entretien des liens que avec le monde des affaires. On se demande vraiment pourquoi Fillon avait besoin d’autant de costumes luxueux et en plus gratuits. On aura tout appris une confirmation à savoir que Fillon a été dézingué par Sarkozy et que le parquet national financier exerce un rôle particulièrement ambigu selon les cas pour exonérer de responsabilité certains dirigeants politiques au contraire  pour les enfoncer et cela dans des délais particulièrement suspects quand pour d’autres affaires politiques ou financières la justice met des mois voire des dizaines d’années avant de traiter des dossiers autrement plus importants.

L’ancien candidat souligne la célérité du Parquet national financier: «À la minute où cette affaire a été engagée, il avait été décidé par le Parquet national financier de m’empêcher de gagner cette élection présidentielle, voilà!», martèle-t-il, expliquant que c’est ce traitement «d’exception» qui l’a décidé à ne pas se retirer de la campagne malgré sa mise en examen. «J’ai été traité d’une manière injuste qui n’est pas normale. De l’avis même de mes détracteurs, j’ai été l’objet d’une justice entièrement à charge. Jamais on a vu un juge nommé et, quatre jours après, me convoquer pour une mise en examen sans même avoir ouvert le dossier ou les pièces qui pouvaient m’innocenter.» 

S’il rejette en bloc les accusations quant à l’emploi de sa femme, François Fillon adopte une autre position quant aux coûteux costumes – deux pour une valeur de 13 000 euros – offerts pas son ancien ami Robert Bourgi. «J’ai fait une double erreur. En donnant ma confiance à quelqu’un qui ne la méritait pas. Et en ne voyant pas, dans un contexte difficile mais qui n’excuse rien, que l’acceptation de ce cadeau aurait un effet désastreux, regrette-t-il. Ce qui a été peut-être le plus important dans le regard de ces Français, c’est sans doute cette affaire.» L’homme a en revanche rejeté en bloc l’achat de montre de luxe dont il était suspecté, «c’est absurde». Tout en démentant être «un homme d’argent»«C’est une fable.» Avant de reconnaître une série d’erreurs. «J’ai fait l’erreur de provoquer Nicolas Sarkozy avec cette phrase, (qui imagine le général de Gaulle mis en examen, NDLR), j’ai fait l’erreur d’accepter des costumes que je n’aurais jamais dû accepter. J’ai sûrement fait des erreurs dans la conduite de ma défense durant la campagne. Mais sûrement pas dans cette affaire d’assistant parlementaire.»

Pause

Municipales: Edouard Philippe au Havre…… et changement de gouvernement

Municipales: Edouard Philippe au Havre…… et changement de gouvernement

 

 

Il est de plus en plus clair que le gouvernement ne parvient pas à se sortir du bourbier des retraites dans lequel il s’est enfoncé lui-même. Il faut quand même faire semblant de tenir la promesse de Macron et  la détermination sans faille du premier ministre. Un Premier ministre qui s’est caractérisé par une complexification du dossier avec notamment son affaire d’âge  pivot à 64 ans. Édouard Philippe aurait voulu faire échouer la réforme qu’il ne s’y serait pas pris autrement. On a d’ailleurs noté de notables nuances d’orientation entre le président et le Premier ministre.

 

Pour sortir de l’impasse politique et surmonter les contradictions internes du pouvoir, il est fort probable que Macron procédera un changement du gouvernement. Une modification de l’équipe gouvernementale permettra de remplacer Édouard Philippe par un responsable un peu plus conciliant en espérant un compromis qui sauvera la face du gouvernement mais aussi des syndicats réformistes alors que les radicaux de s’enferment  dans une stratégie suicidaire qui sert peut-être les intérêts de la gauche politique mais pas ceux  des salariés. Le réveil sera sans doute d’ailleurs douloureux quand on fera le bilan de l’irresponsabilité qu’ont témoignée  les syndicats radicaux en matière de gestion de l’action.

Officiellement donc Edouard Philippe est candidat tête de liste aux élections municipales dans sa ville du Havre. Le Premier ministre doit en faire l’annonce ce vendredi matin sur les ondes de France Bleu Normandie dans son intervention prévue à 08 heures 10 précises, annonce France Bleu sur son site Internet. L’article précise que l’annonce est faite en parallèle dans les colonnes du journal Paris-Normandie de ce matin.

Edouard Philippe a été maire du Havre de 2010 à 2017, avant d’être nommé à Matignon par Emmanuel Macron. Il est actuellement l’un des 41 conseillers municipaux du Havre. Cette candidature constitue une sortie honorable pour l’intéressé qui pourra toujours le moment venu tenter de valoriser sa détermination un peu borné auprès des électeurs de droite soit en 2027 soi-même peut-être en 2022 si l’écroulement de la popularité de Macon se confirme et s’amplifie.

Croissance Japon : grosse chute de la production industrielle

Croissance Japon : grosse chute de la production industrielle

Il est vraisemblable que la croissance du Japon sera dans le rouge au quatrième trimestre si l’on en juge notamment par la forte baisse de la production industrielle. En cause, le ralentissement mondial et notamment celui de la Chine l’un des pays d’échanges majeurs pour le Japon. Cette perspective de croissance dans le rouge est aussi validée par la baisse de la consommation à intérieure.

 

La production industrielle au Japon a décliné à un rythme record sur la période octobre-décembre sous l’effet du ralentissement de la demande, intérieure comme extérieure, renforçant l’hypothèse que l’économie japonaise s’est contractée au quatrième trimestre 2019. D’autres données officielles communiquées séparément vendredi montrent que les ventes au détail ont chuté en décembre pour un troisième mois consécutif, alimentant les inquiétudes sur la consommation depuis la hausse de la TVA en octobre dernier.

La propagation de l’épidémie du coronavirus apparu en Chine menace d’accentuer la pression sur la troisième puissance économique mondiale, dépendante des exportations et notamment de celles à destination de la Chine. La production industrielle a chuté de 4,0% au quatrième trimestre, son déclin le plus rapide depuis que les données en la matière ont commencé à être répertoriées en 2019, montrent les statistiques du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie.

Signe encourageant toutefois, elle a progressé le mois dernier de 1,3% en rythme annuel, battant le consensus qui ressortait à +0,7% après des déclins consécutifs en octobre (-4,5%) et novembre (-1,0%). Les industriels interrogés par le ministère ont dit s’attendre à une hausse de la production de 3,5% en janvier, suivie d’une progression de 4,1% en février.

Indicateur important de la consommation privée, les ventes au détail ont reculé en décembre de 2,6% en rythme annuel, soit un troisième mois consécutif de déclin. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient un recul moins important, de 1,8%.

Croissance Chine-Le PMI manufacturier en baisse

Croissance Chine-Le PMI manufacturier en baisse

Conséquence du virus mais surtout du ralentissement de l’économie mondiale, l’indice PMI manufacturier officiel de la Chine a reculé à 50,0 contre 50,2 en décembre, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS).

Il est conforme à la prévision médiane des économistes, à hauteur du seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité. Si l’enquête montre une résistance dans certains domaines du secteur, les analystes doutent qu’elle offre une lecture adéquate de l’économie alors que s’est aggravée la crise liée au coronavirus et que la pause du Nouvel an lunaire peut traditionnellement fausser les données.

Le dernier bilan de l’épidémie du coronavirus annoncé par les autorités sanitaires chinoises faisait état vendredi de 213 morts et plus de 9.000 cas de contamination dans le pays. Des mesures de confinement ont été prises et des villes placées en isolement, ce qui pèse notamment sur les secteurs de détail.

Des analystes s’attendent à ce que l’épidémie, dont la propagation s’est accélérée, nuise à la croissance de l’économie chinoise au premier trimestre.

“Je ne tiendrais pas compte des données publiées aujourd’hui”, a conseillé Raymond Yeung, économiste en chef à ANZ. “Les statistiques surestiment certainement les prévisions économiques alors qu’elles ne reflètent pas l’interruption liée à l’épidémie”, a-t-il déclaré.

La croissance de l’économie chinoise a ralenti en 2019 à un plus bas de près de trente ans, sur fond de guerre commerciale avec les Etats-Unis.

Selon les données publiées vendredi, les nouvelles commandes à l’exportation ont connu en janvier une nouvelle contraction alors qu’elles avaient progressé le mois précédent pour la première fois en plus d’un an.

La production, qui avait atteint en décembre un plus haut de plusieurs mois, a ralenti mais est restée en territoire expansionniste.

Les observateurs de l’économie chinoise font généralement montre de prudence à la lecture des données du début d’année car la semaine de vacances attribuée pour le Nouvel an lunaire entraîne habituellement un ralentissement de l’activité.

De nombreuses entreprises réduisent leurs opérations ou ferment leurs portes pour de longues périodes autour des fêtes, qui ont débuté le 24 janvier et que le gouvernement a prolongées afin de limiter la propagation du coronavirus.

“Les fermetures prolongées pourraient se répercuter sur les chaînes d’approvisionnement à travers la Chine et au-delà”, a déclaré cette semaine Capital Economics dans une note adressée à ses clients.

Contrairement au secteur manufacturier, l’activité dans le secteur chinois des services s’est accélérée. L’indice PMI officiel du secteur s’est établi à 54,1 en janvier contre 53,5 le mois précédent.

Le BNS a toutefois prévenu que l’impact de l’épidémie du coronavirus n’était pas pleinement pris en compte et qu’une observation prolongée était nécessaire.

L’épidémie a déjà affecté le secteur des services, les transports et les lieux de divertissement ayant été désertés par crainte de contracter le virus.

OMS-coronavirus: une urgence internationale bien lente et bien tardive

OMS-coronavirus:  une urgence internationale bien lente et bien tardive

 

L’OMS a évidemment tardé à déclarer une urgence internationale en raison des pressions économiques notamment de la Chine mais aussi des États-Unis dont les économies sont très imbriquées. De plus cette déclaration  n’est pas forcément très contraignant , il incite  surtout à la coopération entre les Etats pour lutter contre l’épidémie. Pour  l’OMS il  ne s’agit pas d’interdire ou de contraindre  les échanges de biens et de personnes. Alors que c’est sans doute la seule mesure très efficace qui pourrait permettre de confiner la maladie où elle se développe essentiellement et de manière incontrôlable à savoir la Chine. Le problème évidemment c’est que l’économie mondiale connaît déjà une croissance très faiblarde et celle de la Chine en particulier qui doit  en plus affronter à une énorme crise de financement. Pour le dire plus clairement, l’OMS comme d’autres organisations internationales subit les pressions du monde du business. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a donc  annoncé cette décision à l’issue d’une réunion à Genève du comité d’urgence de l’organisation.

Avec désormais plus de 8.100 personnes contaminées et 170 morts, l’épidémie de coronavirus née à Wuhan ne faiblit pas et se répand hors de Chine. Des cas de transmission entre humains sont même apparus en dehors de Chine, y compris aux Etats-Unis. Tedros a déclaré au cours d’une conférence de presse qu’une épidémie sans précédent s’était développée ces dernières semaines et qu’elle avait suscité une réaction elle aussi sans précédent. “Laissez moi le dire clairement, cette déclaration n’est pas un vote de défiance envers la Chine”, a-t-il dit.

“Notre principale inquiétude est la possibilité que le virus se répande dans des pays disposant de systèmes de santé plus faibles”, a poursuivi le directeur général de l’OMS.

Témoin de la mollesse de l’OMS cette précision à propos de la mobilité : La déclaration d’urgence internationale s’accompagne de recommandations à tous les pays destinées à empêcher ou limiter la propagation transfrontalière d’une maladie, tout en évitant les perturbations inutiles pour les déplacements et les échanges commerciaux.

Traduction:  ne pas trop perturber le monde des affaires !

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L’épidémie de coronavirus montre les blocages d’un régime qui néanmoins ne peut plus totalement contrôler l’information, relève Marie Holzman, spécialiste du monde chinois dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

Décidément la Chine est placée sous le signe des catastrophes sanitaires à répétition. En 2003, ce fut l’épidémie du SRAS [syndrome respiratoire aigu sévère] qui se répandit à travers le monde et fit plus de huit cents morts. Durant l’année du cochon, qui vient de se terminer ce 24 janvier, ce sont plus de trois cents millions de porcs qui ont dû être abattus dans le pays, et maintenant que l’année du rat débute, on se demande si ce n’est pas la mauvaise habitude des gourmets chinois de rechercher des aliments « exotiques » comme le rat des bambous ou la chauve-souris qui ont provoqué l’irruption d’un nouveau virus mortel à Wuhan.

Déjà en 2003, l’épidémie du SRAS avait été provoquée dans la province du Guangdong par la consommation de civettes qui avaient été infectées par les chauves-souris qui pullulent dans la province voisine du Yunnan.

Quelles que soient les causes de l’épidémie, ce qui frappe le plus les observateurs, c’est la façon dont les autorités chinoises ne parviennent pas à se défaire d’un vieux réflexe bureaucratique issu de la tradition communiste : cacher les problèmes aussi longtemps que possible, afin d’éviter de porter la responsabilité du drame. La catastrophe de Tchernobyl est évoquée sur les réseaux chinois par les internautes qui discutent fiévreusement de l’évolution de ce qui ressemble de plus en plus à une pandémie.

Si le gouvernement avait pris les mesures requises à temps, en serions-nous là aujourd’hui, se demandent-ils. L’épidémie du SRAS avait commencé à la fin de l’année 2002, mais il a fallu attendre que des victimes soient reconnues à Hongkong avant que Pékin ne décide de prendre des mesures à l’échelle nationale en février 2003.

Depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping en 2012, la liberté d’expression a été mise à rude épreuve. Aujourd’hui le seul média qui s’autorise encore à communiquer quelques informations est le journal en ligne Caixin. D’après ce média, le premier cas avéré de malade atteint par le coronavirus a été découvert à Wuhan le 8 décembre 2019. Les autorités locales ont choisi de ne pas transmettre l’information à la direction du Parti.

A la fin du mois de décembre 2019, les autorités centrales commencent à s’inquiéter. Une information interne circule à Pékin, et des fuites parviennent à informer quelques Chinois actifs sur les réseaux. Le pot aux roses est dévoilé et c’est le 31 décembre seulement que les autorités de Wuhan envoient le virus pour le faire analyser à Pékin. Le 2 janvier, le virus est identifié et les annonces commencent : il y a bien une épidémie à Wuhan, mais « tout est sous contrôle ». Réaction locale ? Huit internautes sont accusés de « transmettre des rumeurs » et sont arrêtés à Wuhan. » !

 

Brexit : « Les Britanniques ne sont pas européens » (Kevin O’Rourke)

Brexit : « Les Britanniques ne sont pas européens » (Kevin O’Rourke)

 

C’est la conviction dans une tribune au « Monde »de  Kevin O’Rourke, historien et économiste anglo-irlandais, qui  constate que la réalisation du Brexit, le 31 janvier, est la seule certitude. Pour lui, les britanniques ne sont pas européens et pas davantage américains; Ailleurs sans doute !

Tribune.

 

Même si cela ne fait pas l’unanimité, les Britanniques ont décidé ce qu’ils ne sont pas : ils ne sont pas européens. Maintenant, ils doivent décider ce qu’ils sont, ce qui risque d’être encore plus compliqué.

Aujourd’hui, il y a au moins une certitude : le Royaume-Uni quittera l’Union européenne (UE) le 31 janvier. La sortie se fera de façon ordonnée, conformément à l’accord de retrait. Moment de joie pour certains outre-manche et d’immense tristesse pour d’autres. La période de transition garantit que sur le terrain, rien ne changera avant la fin de l’année.

Mais après, tout est flou. Il y a même une légère incertitude concernant la mise en œuvre de l’accord de retrait : les Britanniques honoreront-ils leurs engagements vis-à-vis de l’Irlande du Nord ? Le premier ministre Boris Johnson affirme qu’il n’y aura pas de contrôle entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, ce qui va à l’encontre de ses obligations légales. Soyons optimiste : Johnson est un menteur né et il ne faut jamais prendre trop au sérieux ses affirmations. Mais la vigilance doit demeurer.

Y aura-t-il un accord de libre-échange entre le Royaume-Uni et l’UE, qui remplacera l’appartenance au marché unique et à l’union douanière fin 2020 ? Rien n’est moins sûr. Le Conseil européen n’a pas encore décidé quel mandat devra poursuivre Michel Barnier, le négociateur en chef de la Commission, dans les négociations à venir, mais il semble probable qu’il retiendra la formule « zéro tarif, zéro quota, zéro dumping ». L’insistance sur la nécessité de règles de jeu équitables est trop profondément ancrée dans l’ADN politique de l’UE, et le Royaume-Uni est à la fois trop grand et trop proche, pour qu’il en soit autrement.

Mais de leurs côtés, les Britanniques sont peu enclins à accepter des contraintes européennes qui les empêcheraient de légiférer dans le sens de leur intérêt, car, ne l’oublions pas, ils ont tranché et déclaré qu’ils ne sont pas européens. C’est toute la logique politique du Brexit qui est en jeu. Les négociations promettent d’être rudes.

Mais si les Britanniques ne sont pas européens, il est encore moins sur qu’ils soient américains. L’euroscepticisme des élites politiques conservatrices a, depuis une vingtaine d’années, été alimenté par le sentiment que le Royaume-Uni était avant tout un pays anglophone, et que sa famille politique naturelle était « l’Anglosphère » : l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, et bien sûr les Etats-Unis. Un accord de libre-échange avec Donald Trump a donc une importance symbolique et politique majeure pour le gouvernement britannique qui dépasse son éventuel intérêt économique. »

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Japon: une justice archaïque (Kana Sasakura)

Japon: une justice archaïque (Kana Sasakura)

Kana Sasakura, Professeure de droit à l’université Konan, à Kobé, au Japon estime que la justice est archaïque.

 

Tribune. 

Après sa rocambolesque évasion, Carlos Ghosn n’a cessé de critiquer le système judiciaire japonais. Il n’est pas le premier à le faire. Cela fait plusieurs décennies que, tant au Japon qu’à l’étranger, des personnes inculpées, des avocats, des médias et des organisations de défense des droits de l’homme contestent ce système.

Une des caractéristiques du système judiciaire japonais est la longue période de détention préventive, durant laquelle policiers et/ou procureurs procèdent à l’interrogatoire du suspect. Les juges délivrent de manière routinière, sur demande des procureurs, des mandats d’arrêt et de détention préventive. La majorité des suspects sont ainsi détenus jusqu’à vingt-trois jours avant d’être inculpés. Les autorités interprètent le code de procédure criminelle afin de contraindre les détenus à être interrogés durant toute cette période. Les aveux sont considérés comme une preuve importante lors des procès. On estime que celui qui avoue exprime ainsi ses remords. Aussi les interrogatoires sont-ils prolongés afin d’obtenir des aveux. L’invocation du droit à garder le silence ne met pas un terme à l’interrogatoire. Les enquêteurs continuent de faire pression sur le suspect afin qu’il réponde aux questions et avoue le crime qu’on lui impute. En règle générale, les avocats ne sont pas autorisés à assister aux interrogatoires.

Le lieu de détention est aussi problématique. La plupart des suspects sont enfermés dans des cellules situées au sein des commissariats de police. Les tribunaux peuvent également prononcer une interdiction de communication qui autorise les détenus à ne communiquer qu’avec leurs avocats. Lorsqu’ils sont soumis à une telle interdiction, les suspects ne peuvent rencontrer, téléphoner ni même écrire à personne d’autre, y compris les membres de leur famille. Pendant la durée de leur détention préventive, ils n’ont pas le droit de demander une libération sous caution. Ceux qui sont inculpés peuvent en faire la demande, mais ceux qui n’ont pas avoué ou qui ont gardé le silence ont souvent du mal à persuader un juge d’approuver leur demande de libération sous caution. Ce qui prolonge encore la détention.

L’ensemble de cette procédure d’enquête est dénoncé depuis longtemps comme une « justice de l’otage » et, ainsi que le montrent de nombreux cas de disculpation, donne lieu à de faux aveux et à des condamnations injustifiées.

Depuis le début du XXIe siècle, le Japon a procédé à deux réformes majeures de son système pénal. La première, en 2004, n’a pas modifié les modalités de la procédure d’enquête. Mais, en 2010, un scandale sans précédent éclata, lorsque Atsuko Muraki – ancienne responsable du bureau du ministère de la santé pour l’emploi, l’enfant et la famille – fut acquittée de l’accusation de fraude postale. Dans cette affaire, il fut prouvé que l’un des procureurs du district d’Osaka avait manipulé les preuves pour obtenir sa condamnation. L’écho rencontré par l’affaire Muraki fut à l’origine de la réforme de 2016. Ses résultats sont mitigés. Même si des modifications visent à une plus grande transparence dans la procédure des enquêtes criminelles, d’autres renforcent le pouvoir du ministère public. »

5G: le loup Huawei entre dans la bergerie européenne

5G: le loup Huawei entre dans la bergerie européenne

 

Il est clair que les libéraux qui dominent la pensée économique de l’union européenne n’ont pas pu s’opposer aux énormes pressions des opérateurs qui souhaitent utiliser la technologie chinoise Huawei. Si les gouvernements étaient plutôt réticents, par contre les sociétés de télécommunications ont mené de puissantes actions de lobbying pour que Huawei soit autorisé en Europe. Cela au motif que l’interdiction de la technologie chinoise leur ferait perdre de nombreux avantages technologiques. On sait que la plupart de ces opérateurs intervienne aussi dans l’espace mondial. Si Huawei avait été interdits en Europe on aurait pu difficilement justifier d’un quelconque retard technologique. Par contre compte-tenu des velléités de déploiement internationaux, les mêmes compagnies ( orange par exemple mais bien d’autres)  sont prêtes à sacrifier des intérêts stratégiques européens pour satisfaire leur développement à l’international. L’union européenne s’est prononcée bien tardivement sur le sujet et finalement a été très sensible aux arguments très libéraux des opérateurs. En cause , cependant la sécurité de secteurs stratégiques et la confidentialité des données ; c’est finalement l’entrée du loup dans la bergerie. Les verrous mis par l’union européenne sauteront rapidement compte tenu de l’interconnexion interne de tous les systèmes. En outre, l’union européenne n’a pas voulu s’aliéner les marchés chinois et de ce point de vue les Allemands ont également pesé en faveur l’autorisation de Huawei afin de pouvoir continuer d’exporter des automobiles sans sanction douanière supplémentaire. Cette décision est un peu un succès de l’Allemagne qui comme d’habitude privilégie ses intérêts stratégiques propres.

Washington  fait pression sur ses alliés pour exclure Huawei, qu’elle soupçonne d’espionnage pour le compte de Pékin : l’Australie et le Japon l’ont écoutée, mais l’UE résiste, même si elle est toujours sous la menace d’une guerre commerciale avec les États-Unis. «Nous en Europe, on accepte tout le monde mais on a des règles, ces règles sont claires, exigeantes», a déclaré le Commissaire européen à l’Industrie Thierry Breton, lors de la présentation d’un guide de mesures à prendre dans l’UE pour assurer la sécurité des réseaux 5G.

Huawei a immédiatement salué dans un communiqué la décision des Européens, les félicitant pour leur approche «objective et basée sur les faits» concernant la sécurité de la 5G.

Cette «boîte à outils», élaborée par tous les États membres de l’Union en collaboration avec la Commission européenne, contient des recommandations sur ce qu’il convient de faire pour éliminer les risques spécifiques au déploiement des infrastructures de la nouvelle technologie mobile 5G. Ces préconisations, que les États membres de l’UE ont promis de suivre, ne sont pas cependant pas contraignantes.

La FED maintient ses taux

La FED  maintient ses taux

Finalement comme la plupart des banques centrales, la Fed a décidé de ne rien changer pour l’année en cours au motif qu’il n’y a pas de signe suffisant d’affaiblissement de l’économie même si la centrale américaine reconnaît un tassement notamment de la consommation des ménages. Comme dans la plupart des autres régions, l’industrie manufacturière est aussi à la peine. Cependant il n’y a pas d’urgence car l’inflation est contenue aux États-Unis autour de 1,5 % un objectif de 2 %.

Le taux directeur reste donc inscrit dans une fourchette comprise entre 1,5 et 1,75%. Des taux que le président américain juge excessif pour redonner du souffle à la croissance américaine. La décision a cependant été unanime au sein des membres du comité monétaire de la Fed, qui estime que cette politique monétaire doit notamment permettre à l’inflation de revenir à son taux cible de 2%, alors qu’elle est actuellement inférieure. L’inflation annuelle aux Etats-Unis était de 1,5% en novembre, selon l’indice PCE, le plus suivi par la Fed pour mesurer l’évolution des prix. Seul le secteur manufacturier est en récession, victime de la guerre commerciale avec la Chine. Sur ce front toutefois, la trêve consécutive à l’accord signé le 15 janvier par les deux puissances économiques apporte un vent d’optimisme sur les marchés. Mais alors que le Fonds monétaire international (FMI) prévoyait une reprise de la croissance mondiale cette année, les perspectives mondiales sont désormais assombries par l’épidémie du nouveau coronavirus, qui a fait plus de 130 morts en Chine. «Le coronavirus introduit une nouvelle forme d’incertitude. (…) Les ruptures dans la chaîne d’approvisionnement mondiale peuvent être importantes», a ainsi indiqué à l’AFP Diane Swonk, économiste en chef pour Grant Thornton. «Il est encore trop pour agir mais la Fed doit montrer qu’elle regarde cela de près», a-t-elle ajouté. Pour l’économiste Joel Naroff, le coronavirus influencera les décisions de la Fed «si cela affecte durablement les marchés et s’il y a des signes clairs de ralentissement de l’économie».

Des locaux de la CFDT agressés par les staliniens des syndicats radicaux

Des locaux de la CFDT agressés  par les staliniens des syndicats radicaux

 

Plusieurs locaux CFDT ont encore été agressés , signe que le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communistes et/ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève, rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne restent  alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud ( solidaires), c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

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