Archive mensuelle de juin 2014

Actu, économie, politique, société: articles les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Affaires Sarkozy : le juge Azibert interpellé et en garde à vue

Affaires Sarkozy : le juge Azibert interpellé et en garde à vue

 

L’avocat général près la Cour de Cassation Gilbert Azibert a été interpellé ce matin à son domicile bordelais dans le cadre d’une affaire de trafic d’influence présumée impliquant aussi l’avocat de Nicolas Sarkozy, a appris Reuters de source policière. « Il est en cours de transfert vers Paris », a dit cette source, confirmant des informations d’Europe 1, qui ajoute que Gilbert Azibert a été mis en examen. Selon une autre source policière, l’avocat de l’ancien chef de l’Etat, Thierry Herzog, est lui-même entendu dans le cadre de la même enquête par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. Une information judiciaire a été ouverte le 26 février pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction, sur la base d’écoutes téléphoniques ciblant Nicolas Sarkozy. La justice a placé deux téléphones utilisés par l’ex-chef de l’Etat sur écoute les 3 et 19 septembre 2013 dans le cadre d’une enquête sur des accusations de financement libyen de sa campagne électorale en 2007. Me Herzog a été écouté de manière incidente lors de conversations avec lui. Ces interceptions auraient révélé que les deux hommes étaient bien renseignés sur la procédure alors en cours à la Cour de cassation sur l’affaire des soupçons d’abus de faiblesse aux dépens de la milliardaire Liliane Bettencourt. Les juges soupçonnent Nicolas Sarkozy d’avoir cherché à faciliter la promotion à Monaco de Gilbert Azibert en échange de renseignements sur cette affaire.

 

Sarkozy : son avocat devant la police

Sarkozy : son avocat devant la police

Il n’est pas sorti d’affaires Sarko, d’autant que Hollande fera tout pour invalider son éventuelle candidature en 2017, par ailleurs de nombreux  responsables de l’UMP (Juppé, Fillon, les quadras, bien d’autres) se chargeront auusi de l’enfoncer ; les affaires sont multiples, la dernière étant celle de Pygmalion. ; Son avocat est convoqué par la PJ à propos des écoutes téléphoniques.  Me Thierry Herzog est entendu ce lundi matin à la direction centrale de la police judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l’affaire dite «des écoutes de Nicolas Sarkozy». Le conseil de l’ancien président est convoqué dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 26 février dernier pour trafic d’influence et violation du secret de l’instruction.  L’avocat pourrait être placé en garde vue, la chambre de l’instruction ayant validé les écoutes de ses conversations avec Nicolas Sarkozy, selon I-télé. Ce dernier avait été placé sur écoute sur décision de juges financiers qui enquêtent sur des accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle victorieuse de 2007. Ces échanges entre les deux hommes ont conduit la justice à soupçonner qu’ils tentaient d’obtenir auprès de Gilbert Azibert, avocat général auprès de la Cour de cassation, des informations confidentielles sur l’ancien chef de l’Etat dans la procédure Bettencourt en échange d’une promesse d’intervention pour un poste de prestige à Monaco. Les enquêteurs soupçonnent également Nicolas Sarkozy d’avoir été informé qu’il était sur écoute dans l’enquête sur le financement libyen. L’ex-président étant avocat, le conseil de l’ordre avait été nécessairement informé de cette mesure décidée par les juges en septembre 2013. Plusieurs de ses proches ont aussi été placés sur écoute, comme Claude Guéant, Brice Hortefeux ou encore l’ancien préfet de police et patron de la police nationale Michel Gaudin, désormais directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy. Outre Thierry Herzog, d’autres auditions sont prévues à Nanterre dans le cadre de l’affaire. Dans ses échanges téléphoniques, Michel Gaudin tente en vain d’obtenir des renseignements sur l’enquête sur le financement libyen auprès du patron du renseignement intérieur, Patrick Calvar. Les policiers de l’office anticorruption de la DCPJ ont mené début mars des perquisitions, notamment au domicile et au cabinet de Me Herzog, y saisissant son téléphone et du matériel informatique.

 

Immobilier : marché toujours en panne à cause de prix trop élevés

Immobilier : marché toujours en panne à cause de prix trop élevés

 

 

 

Dans l’ancien (comme dans le neuf d’ailleurs), ça ne repart pas car la baisse n’est pas assez important pour resolvabiliser les acquéreurs potentiels. . L’effondrement des prix n’a toujours pas lieu. Un effondrement qui viendra nécessairement surtout sui la bulle explose come c’est possible.  Au premier semestre 2014, selon le réseau d’agences Century 21, les prix ont fait du quasi surplace avec un recul limité à 0,4 %. Soit 2545 € le m2 en moyenne en France. Certes, cela vient s’ajouter aux légères baisses intervenues en 2012 (-2 %) et en 2013 (-1,8 %). Mais, au total, depuis 2000, les prix de l’immobilier ont encore augmenté de 75 %. «Les prix ne chutent pas car les taux d’intérêt des crédits immobiliers sont très bas, affirme Laurent Vimont, PDG de Century 21. Mécaniquement, cela resolvabilise un certain nombre de ménages et fait augmenter la demande par rapport à l’offre. Du coup, nous maintenons qu’en 2014, la baisse des prix de l’immobilier sera de 3 % maximum» . Reste que cette évolution globale se décline différemment suivant les territoires. À Paris, par exemple, les prix qui, pour la première fois depuis une quinzaine d’année, avaient connu une vraie baisse en 2013 (- 3,9 %) enregistrent une très timide augmentation (+0,3 %) depuis le début de l’année. Le record historique pour le m2 dans la capitale (+ de 8.400 €) n’est pas encore atteint. Mais le m2 dépasse les 8.200 € (8.229 €). Globalement, sur une vingtaine de régions suivies par Century 21, quatorze voient le prix de l’immobilier baisser. Le recul le plus spectaculaire concerne le Poitou-Charentes (-6,8 %) devant Rhône-Alpes (-5,2 %) et Languedoc-Roussillon (-4,7 %). Léger recul également dans les grandes métropoles: – 1,8 % à Lyon où le m2 moyen s’établit 2.477 €, – 2,2 % à Marseille où le m2 moyen vaut 2.545 €. A contrario, plusieurs régions où les prix de l’immobilier avaient baissé l’année dernière enregistrent des augmentations. Parmi elles, la Bretagne (+6,7 %), l’Aquitaine (3,4 %) ou la Haute-Normandie (+ 5,3 %). A noter que dans ce marché où les prix ne décrochent pas franchement, le nombre de transactions est plutôt en recul (-2,8 %).  «Cette baisse a deux raisons principales, estime Laurent Vimont. D’abord, la loi Alur a multiplié les documents nécessaires pour finaliser la vente d’un bien immobilier, ce qui au final retarde les transactions. Enfin, avec toutes ces annonces défavorables aux propriétaires depuis deux ans, le gouvernement a fait fuir les particuliers investisseurs».  Selon Century 21, depuis deux ans 110.000 particuliers investisseurs ont disparu pour ces raisons. Au premier trimestre, la part des investisseurs parmi les acheteurs de biens immobiliers a reculé de 8,4 %. Dans cette conjoncture difficile avec un chômage qui n’en finit pas de grimper, le marché des résidences secondaires continue aussi à se replier. Il ne représente plus que 6,8 % des transactions. Du coup, le délai de vente d’un bien immobilier en moyenne augmente. Il atteint 93 jours au premier semestre, très proche du plus haut niveau atteint en 2009 (96 jours). Depuis 2012, il a augmenté de 15 jours. La preuve que, pour l’instant, le marché est bloqué.

 

 

Simplification administrative : un nouveau machin mis en place

Simplification administrative : un nouveau machin mis en place

 

Pour simplifier, il faut d’abord compliquer, c’est sans doute ce que pense le secrétariat d’Etat à la simplification (un autre machin qui ne sert à rien). Le secrétaire d’Etat chargé de la simplification a annoncé jeudi la prochaine création d’un nouveau machin  indépendant composé de représentants d’entreprises et chargée d’une contre-expertise sur l’impact des nouveaux textes de loi et de décret. Une idée « remarquable » en ce sens qu’elle associe un regard plus pragmatique à celui du législateur, mais peut-être pas la meilleure méthode, selon le professeur de droit public Olivier En faiat il ne s’agit que des nouveaux textes, ce qui signifie d’abord qu’on a bien l’intention de continuer dans la folie législative ( plus de 10 000 lois, 120 000 décrets, plus les circulaires et autres arrêtés). Jeudi, sur BFM Business, Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de la Simplification, a promis la création d’une nouvelle autorité indépendante composée de représentants d’entreprises. La mesure ferait partie des quatorze envisagées par le nouveau projet de loi sur la simplification de la vie des entreprises présenté mercredi en Conseil des ministres. Opérationnelle dès le 1er janvier 2015, voire dès le mois d’octobre prochain pour une marche à blanc sur le projet de loi sur la transition énergétique, elle rendrait des avis publics et contraignants pour le gouvernement sur les études d’impact relatives aux projets de loi comme de décret. En surveillant un aspect particulier: la simplification de la vie économique. Olivier Renaudie, professeur de droit public à l’Université de Lorraine, décrypte la portée d’une telle réforme. Pour moi, elle représente une surprise. Non seulement je n’avais jamais entendu parler d’une telle idée, mais elle est aussi très surprenante d’un point de vue institutionnel.

Baisse de l’IR « dès qu’il y aura des marges de manoeuvre » : donc à la St Glinglin

Finalement les fameuses réductions d’impôts sur le revenus ne sont peut être pas pour demain, ni pour 2015, peut-être juste avant les élections de 2017 pour attirer les gogos. Il faudrait pour cela des marges de manouvre reconnait-on à l’Elysée ;  or ces marges de manœuvre n’existent pas car le rentrées fiscales sont mauvaises, la croissance pas au rendez vous et les fumeuses  économies budgétaires encore à réaliser. Du coup les couches moyennes risquent de trinquer encore un moment.  Manuel Valls a dit qu’il ferait des annonces concernant l’impôt sur le revenu dans les prochaines semaines. Mais pas sûr qu’il baisse dès l’année prochaine, car il faut des marges de manœuvres pour financer un telle mesure. Toucher à l’impôt sur le revenu ? Bien sûr ! dès qu’on aura des marges de manœuvres, nous dit-on dans l’entourage de François Hollande.  La nuance est de taille. Car si la volonté politique est là, Manuel Valls a dit qu’il ferait des annonces concernant l’impôt sur le revenu dans les prochaines semaines, on a bien conscience aussi qu’il faut financer une telle mesure. Mais avec quel argent ? Sur les économies sur les dépenses, on ne peut guère aller plus loin. Quant à la croissance, les dernières prévisions de l’Insee ne sont guère réjouissantes.  Dans ce contexte, le gouvernement ne peut pas s’appuyer sur l’activité pour financer un coup de pouce supplémentaire aux ménages. Le dernier en date, ciblé sur les ménages les plus modestes, a été financé grâce au milliard d’euro en plus récupéré sur la régularisation des évadés fiscaux. Alors, une baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes en 2015 ? Le coup d’après, c’est pour eux ! nous promet un proche du chef de l’Etat. Mais avant il faut trouver de nouvelles recettes, aujourd’hui inexistantes.

Club Med: bientôt italien ?

Club Med: bientôt italien ?

 

Encore une entreprise qui risque de passer dans des mais étrangères, peut-être italiennes. Andrea Bonomi va-t-il racheter le Club Med? Ce lundi 30 juin, la date limite fixée par l’Autorité des marchés  financiers (AMF) au financier italien pour déposer une offre publique d’achat sur le groupe français expire à 18 heures, heure française. Selon le Figaro de ce lundi, l’homme d’affaires transalpin aurait bel et bien l’intention de déposer une offre, qui viendrait alors se confronter à celle lancée conjointement par le fonds d’investissement Ardian et le conglomérat chinois Fosun, il y a un peu plus d’un an. Leur offre venait  initialement à expiration le 23 mai dernier mais, par deux fois, l’AMF l’a prolongée afin notamment de connaître les intentions réelles d’Andrea Bonomi. Le 6 juin dernier, le gendarme des marchés avait ainsi fixé un ultimatum à Investindustrial, société liée à Andrea Bonomi. Cette dernière ne pourra plus, que ce soit seule ou de concert avec une autre entreprise, lancer d’offre sur le Club Med, si’ elle ne le fait pas avant ce lundi.  Investindustrial avait auparavant indiqué à l’AMF, le 26 mai dernier, examiner « l’éventuel lancement d’une offre publique sur le Club Méditerranée ». Elle pourrait ainsi s’allier avec Strategic Holdings, autre entreprise dirigée par Andrea Bonomi et qui possède 10% de Club Med, pour réaliser l’OPA. Investindustrial a, par ailleurs, déposé deux recours pour obtenir un sursis à l’exécution des décisions de l’AMF, recours qui seront examinés en référé le 3 juillet prochain.  De leur côté, Fosun et Ardian mettent la pression. Dans les Echos du Jeudi 27 juin, Guo Guangchang, le président de Fosun, affirmait que si Andrea Bonomi ne respecte pas le délai fixé par l’AMF, « il faudrait en tirer la conclusion que monsieur Bonomi n’a pas de projet alternatif pour la société ». Il regrettait d’avoir perdu « beaucoup de temps » en raison des manœuvres du financier italien. L’offre de Fosun et Ardian, qui valorise Club Med à hauteur de 559 millions d’euros, s’est d’abord heurtée à deux recours déposés par les actionnaires minoritaires de l’entreprise. Une fois que l’AMF a débouté ces deux recours, fin avril dernier, l’OPA des deux entreprises a été compromise par la montée au capital progressive de Strategic Holdings et d’Andrea Bonomi dans le Clubd Med. Fosun et Ardian ont toutefois à leur actif le soutien du management du groupe français et de son PDG Henri Giscard d’Estaing.

 

Des procédures anxiogènes pour l’économie (Gattaz)

Des procédures anxiogènes pour l’économie (Gattaz)

Il   a raison Gattaz, le plus pénalisant pour la compétitivité ce sont sans doute ces procédures, cathédrales administratives, paperasses inutiles et contrôles tatillons de l’administration. En fait ces procédures (qui devaient disparaitre et qui n’ont été supprimées  qu’à la marge) ne sont là que pour occuper des centaines de milliers de fonctionnaires et l’oligarchie de l’ENA qui en vit. De quoi tuer n’importe quelle économie. L’ingénierie administrative française est sans limite (et désormais s’ajoute à celle de Bruxelles). C’est pourquoi avec sept autres organisations patronales, une semaine avant la conférence sociale, le Medef a lancé ce matin un « cri d’alarme » à François Hollande. Il appelle à appliquer au plus vite le pacte de responsabilité. Il demande aussi la remise à plat des dispositions sur la pénibilité et le temps de travail. « Nous avons applaudi au pacte de responsabilité annoncé par le président de la République, mais six mois après, nous n’avons encore rien vu« . Le ton est donné dès le début : invité ce dimanche de France Info, le patron du Medef, Pierre Gattaz, s’en prend à la trajectoire des réformes promises par François Hollande. Il demande que dès cette semaine, c’est à dire avant même que s’ouvre la conférence sociale avec les syndicats, que la baisse du coût du travail et celle de la fiscalité soient inscrites dans la loi « avec une visibilité à trois ans« . Tout comme les sept autres organisations patronales avec lesquelles le Medef a lancé ce matin un appel à l’exécutif, il estime que la politique menée par le gouvernement manque de clarté : « il faut arrêter de faire des zigs et des zags, nous avons toujours des dispositifs extrêmement anxiogènes imposés aux entreprises « . Et d’évoquer les dispositifs sur la pénibilité du travail et le temps, partiel. Pour lui, le gouvernement s’est dédit en annonçant que les mesures sur la pénibilité seraient effectives au 1er janvier 2015, alors que des négociations avaient abouti sur un report. Pierre Gattaz s’insurge par ailleurs à propos de l’augmentation possible de la taxe de séjour dans les hôtels : « C’est totalement intolérable. On va esquinter, on va tuer un secteur du tourisme, qui est un secteur d’avenir, en augmentant ces taxes de séjour en passant de 1,50 euros par personne et par nuitée à cinq à huit euros, ce qui est énorme. Et ce qui fait que les sociétés, qui n’étaient déjà pas en grande forme, on va continuer à les tuer et on va créer du chômage. »

 

Mondial foot affaire Suarez : la Fifa « bande de vieux fils de putes »( José Mujica)

Mondial foot affaire  Suarez : la Fifa « bande de vieux fils de putes »( José Mujica)

 

Il ne fait pas dans la dentelle ( ni dans l’objectivité)   le président de l’Uruguay après la suspension du cannibale Suarez qui a de nouveau mordu un joueur. L’ancien guérillero Tupamaro, aujourd’hui présidente de l’Uruguay  a  traité dimanche la Fifa de « bande de vieux fils de putes ». Réputé pour son langage fleuri et direct, le président uruguayen José Mujica a traité dimanche 29 juin 2014 la Fifa de « bande de vieux fils de putes » sur la chaîne de télévision nationale, après la sanction qu’elle a infligée au joueur Luis Suarez, exclu du Mondial pour avoir mordu un adversaire italien.  La commission de discipline de la Fifa a infligé à Suarez une suspension de neuf matches et quatre mois d’interdiction de toutes activités liées au football après avoir mordu le joueur italien Giorgio Chiellini en match de la Coupe du monde de football au Brésil. L’absence de Suarez avait été invoquée comme une des raisons de la défaite de son équipe contre la Colombie et son élimination de la Coupe avant les huitièmes de finale. C’est la troisième fois déjà qu’il mord un adversaire après 2010 aux Pays-Bas (sept matches de suspension) et 2013 en Angleterre.

 

Montebourg : une loi pour la croissance !!

Montebourg : une loi pour la croissance !!

 

 

Montebourg en perte de vitesse dans les sondages veut sortir de sa poche une loi sur la croissance (et le pouvoir d’achat). Une loi pour quoi faire ? Il n’en sait sans doute rien mais comme Hollande l’important c’est la sémantique, ensuite on examine le fond, ou on l’oublie, voire on le renie. Comme si l’économie se dirigeait à coup de lois. Il serait plus simple immédiatement de baisser la fiscalité, de supprimer les formalités administratives inutiles, de supprimer un million de fonctionnaires, de soutenir l’investissement ; Avec la croissance, l’emploi suivra, puis le pouvoir d’achat. Avec Montebourg c’est la flou artistique «. Nous pouvons imaginer aujourd’hui de nouveaux rapports économiques dans tout un tas de secteurs ». On ne peut être plus vasouillard ! « Cela va être l’objet d’une grande loi sur la croissance et le pouvoir d’achat que nous préparons pour la rentrée ».  Sans vouloir donner plus de détails ( tu m’étonnes !)  il a expliqué vouloir  »réformer les mécanismes profonds de l’économie. Nous avons des phénomènes de rentes, de monopoles. Il n’y a pas trop de débat sur le sujet ». Cette loi « fait partie du programme national de réformes que nous allons présenter à nos amis européens », a ajouté le ministre Le cabinet du ministre a indiqué qu’Arnaud Montebourg dévoilera quelques éléments sur cette loi le 10 juillet prochain, dans un discours de politique générale économique.  »Le ministre est resté à l’écart pendant deux à trois mois, le temps de travailler ses axes d’attaques, notamment sur ce que pouvait être une politique de croissance », a expliqué le cabinet.

 

« Cri d’alarme » du patronat : Montebourg ne comprend toujours pas !

« Cri d’alarme » du patronat : Montebourg ne comprend  toujours pas !

 

Décidément Montebourg a du mal à comprendre l’économie, il l’avoue : il ne comprend pas l’appel au secours des patrons !  Il ne comprend sans doute pas que la fiscalité, les procédures, les politiques et les fonctionnaires étouffent complètement initiative, croissance et emploi. Il ne comprendra sans doute jamais le fantasque Ministre de la parole (et de l’économie). Pas étonnant que DSK ait déclaré que ce gouvernement était un gouvernement de brèles. Patronat et gouvernement semblaient donc être engagés dimanche dans un dialogue de sourds à une semaine de la conférence sociale des 7 et 8 juillet qui fait figure de test pour le dialogue avec les partenaires sociaux prôné par François Hollande.  Huit organisations patronales appellent le chef de l’Etat et le Premier ministre Manuel Valls à conforter les mesures en faveur des entreprises pour permettre à la France de renouer avec la croissance économique, un « cri d’alarme » qui a suscité l’incompréhension d’Arnaud Montebourg.   »Nous sommes en train de voter, et au prix de difficultés politiques, des baisses de prélèvement sur les entreprises et c’est à ce moment là que les entrepreneurs disent : ‘ce n’est pas assez’(.) Je ne comprends pas », a déclaré le ministre de l’Économie sur BFM TV.  La conférence sociale, qui réunira patronat, syndicats et membres du gouvernement les 7 et 8 juillet prochains, est perçue comme un test à l’heure où le gouvernement mise sur le dialogue social pour engager de nouvelles réformes et sortir la France de la crise. Alors que certaines organisations patronales laissent planer le doute depuis plusieurs jours sur leur participation, les dirigeants du Medef, de la CGPME, de l’UPA, de la FNSEA, de l’UNAPL, de l’Afep, de Croissance Plus et de l’Asmep-ETI poussent « un cri d’alarme de citoyens français inquiets pour l’avenir de leur pays ».  Dans un appel publié dans le Journal du Dimanche, ils demandent au gouvernement d’inscrire dans la loi la trajectoire de baisse du coût du travail et de la fiscalité sur trois ans, de modifier les décrets sur la pénibilité et les règles limitant le travail à temps partiel, ainsi qu’un moratoire sur toute nouvelle mesure législative contraignante et une baisse « rapide et durable » des dépenses publiques. « Il nous faut désormais assumer, dans l’action, une politique en faveur de la croissance et de l’emploi, donc des entreprises et de leurs salariés », écrivent-ils. « Il faut accepter de regarder enfin les blocages structurels, de toucher à des tabous ou des dogmes, de moderniser, de capitaliser sur les fonctionnaires et leur envie de faire. »

 

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Alain Juppé : candidat en 2017

Alain Juppé : candidat en 2017

 

Panique chez les Sarkosyste car Juppé vient de déclarer qu’il sera candidat en 2017. Du coup les pro-Sarkozy pressent leur mentor de se déclarer le plus vite possible. Problème : les casseroles que trainent Sarko le contraignent à réfléchit au calendrier. Il faudrait trouver une fenêtre où on parle moins des affaires.  En confirmant ses intentions au micro de RMC, Alain Juppé a fait un premier vrai pas dans la course à l’Élysée, ce mercredi 25 juin. Le maire de Bordeaux le sait, il n’a d’autre rival que Nicolas Sarkozy. Pour le moment, du moins. Longtemps superstar des sondages, l’ancien président de la République faiblit, diminué notamment par l’affaire Bygmalion. Un sondage BVA publié le 24 juin place Alain Juppé en tête auprès des Français (54%) et des sympathisants de droite (72%). Pendant ce temps, l’ex-chef de l’État se place 22 points derrière lui au classement général et à 11 points chez les sympathisants de droite. Une très mauvaise nouvelle pour celui qui espère revenir sans avoir à passer par les primaires de son parti.  Car le profil d’Alain Juppé, moins droitier et moins clivant, séduit à droite, évidemment, mais aussi à gauche et au centre. Les Français louent son expérience et sa compétence tout en le sentant capable de rassembler davantage que Nicolas Sarkozy, dont la base électorale semble de plus en plus se « réduire » à la droite, rendant une victoire en 2017 plus compliquée. S’il a gagné la présidentielle de 2007 par la droite, il se dit que Nicolas Sarkozy serait plus enclin à revenir par le centre. Or, cet électorat, qui tient farouchement à son indépendance vis-à-vis de l’UMP, lorgnerait plus sur le profil d’Alain Juppé par un souci de cohérence évident.  La droitisation de la campagne de 2012 n’a pas été du goût de tous du côté du centre-droit et de l’UMP et il est difficile d’imaginer l’ancien chef de l’État revenir avec une idéologie différente de celle qui a toujours été la sienne. Alain Juppé a l’avantage d’incarner une droite plus modérée. Si tous les sondages ont leur limite, une enquête BVA pour Le Parisien publiée en janvier venait ajouter à cette impression de personnalité apte à séduire au-delà des frontières de son parti. Les sympathisants de gauche étaient 73% à penser qu’il aurait été meilleur président de la République que Nicolas Sarkozy. L’ensemble des Français approuvaient également cette position à 50%. Au final, 60% des sondés considéraient qu’il aurait été un meilleur chef de l’État que François Hollande. Les sympathisants de gauche étaient même 20% à le penser. Un score peu élevé dans l’absolu mais sa course à l’Élysée serait grandement facilitée si deux socialistes sur dix se détournaient du Président à son profit.  Reste à convertir les « si » en bulletins dans les urnes et à ne pas enterrer ses adversaires trop vite. Histoire de ne pas entrer au panthéon de ces favoris qui n’ont jamais vu la ligne d’arrivée.

 

DSK : un gouvernement de brèles !

DSK : un gouvernement de brèles !

 

DSK résume bien la situation politique du pays.: nous avons un gouvernement de brèles. Pour DSK, «le gouvernement de Hollande aurait été parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent…». Et même s’il est assez clément avec le Premier ministre Manuel Valls qui «veut faire», «peut faire», il «n’est pas tout seul. Avec Hollande, ils sont deux dans la même cuisine gouvernementale, l’un tient le sel, l’autre le poivre. Hollande s’implique trop dans le quotidien, Manuel Valls n’a pas d’espace. Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande dont la moitié est des brêles. Il n’a pas fait le gouvernement qu’il voulait.» Et DSK n’est pas tendre du tout non plus avec les frondeurs de la majorité qui s’opposent notamment au pacte de responsabilité sous prétexte de cadeaux fait aux entreprises. «Je ne connais pas un pays en Europe où une force politique lourde, qui va des communistes à l’aile gauche du PS, soit dans cette crispation, ce refus d’une économie intégrée dans la mondialisation. Le résultat est dramatique à terme», estime un DSK, «heureux et débordé», «rarement à Paris» et «libre».

 

Hollande chômage : de l’« inversion» à l’« obligation»

Hollande chômage : de l’«  inversion» à l’« obligation»

La sémantique hollandaise est intarissable, après la fameuse inversion (vite abandonnée compte tenu des résultats)  c’est maintenant « une obligation » de lutter contre le chômage. «  C’est une exigence majeure… le gouvernement prendra les mesures appropriés ». Nous voilà rassurés. La vérité ?  Pépère est paumé ! On ne peut plus perdre de temps «  a-t-il déclaré, une sorte d’aveu sur le temps perdu jusqu’ici. Alors que le nombre de demandeurs d’emploi a encore augmenté en mai, le chef de l’Etat a insisté sur la mise en œuvre du pacte de responsabilité, ce vendredi 27 juin, en marge du sommet européen. En marge du sommet européen, qui s’est achevé vendredi 27 juin, François Hollande n’a pas pu éviter les questions sur les très mauvais chiffres du chômage au mois de mai.  « La lutte contre le chômage, c’est la priorité, la seule qui puisse être entendue et comprise comme l’exigence majeure pour une grande nation comme la France », a ainsi déclaré le chef de l’Etat, interrogé lors d’une conférence de presse sur les 24.800 nouveaux chômeurs ce qui porte à 3,388 millions le nombre de demandeurs.   Evoquant « une augmentation continue du chômage depuis six ans », il a souligné que la lutte contre le chômage n’était « pas un problème de choix » mais « une obligation de parvenir à endiguer sa montée puis à le réduire ». « Plus que jamais », a-t-il insisté, « le pacte de responsabilité et de solidarité doit être non seulement voté mais mis en œuvre ». « Tout doit être fait pour que la conférence sociale » des 7 et 8 juillet « puisse ouvrir une étape nouvelle de négociations entre les partenaires sociaux sur tous les blocages qui empêchent la création d’emploi », a-t-il encore affirmé. Il a évoqué la « visibilité » qu’il entend donner à la politique fiscale du gouvernement, à l’égard des ménages comme des entreprises. »Comme nous avons en plus un problème dans le bâtiment et les travaux publics, le Premier ministre et le gouvernement prendront toutes les mesures nécessaires pour la relance de cette activité », a-t-il ajouté. Le président français a également dit que les mesures fiscales de la loi sur la transition énergétique seraient « applicables dès le 1er septembre 2014″. « Nous devons montrer que cette bataille est celle de tous », a-t-il ajouté. « Il n’y a plus de temps à perdre ».

 

Russie : la croissance s’écroule

Russie : la croissance s’écroule

La croissance pourrait s’écrouler de moitié du fait du conflit avec l’Ukraine et des sanctions des pays occidentaux. Poutine veut toujours montrer se muscles mais il a quand même lâché du leste sur l’Ukraine averti par son propre ministre de l’économie  de la mauvaise situation économique du pays. De nouvelles sanctions occidentales contre Moscou à propos de la crise en Ukraine pourraient avoir des conséquences « graves » sur la croissance de la Russie, a déclaré samedi le ministre russe de l’Economie, Alexeï Oulioukaev. La Russie a préparé trois scénarios dans le cas d’un durcissement des sanctions. Dans le pire, « la croissance économique pourrait passer gravement en territoire négatif », a-t-il dit à la télévision Rossiya, cité par les agences de presse. « Les taux d’investissement iront en territoire encore plus négatifs, les revenus baisseront, l’inflation augmentera et les réserves de l’Etat diminueront ».  Selon le Fonds monétaire international, la Russie est actuellement en récession et devrait terminer l’année sur une croissance anémique de 0,2%. Vendredi, l’agence de notation Moody’s avait abaissé de « stable » à « négative » la perspective de la dette de la Russie en raison de l’impact économique de la crise en Ukraine.  Moody’s laisse ainsi entendre qu’elle pourrait dans les prochains mois abaisser la note de solvabilité russe, actuellement de « Baa1″, au vu des « risques accrus » liés à l’insurrection dans l’est de l’Ukraine. Selon Moody’s, la Russie n’est pas à l’abri de nouvelles sanctions des grandes puissances du G7 qui pourraient cette fois cibler « des secteurs spécifiques de son économie » et dégrader encore davantage la conjoncture dans le pays en accélérant la fuite des capitaux. Moody’s se dit également inquiet des perspectives de croissance à moyen terme en Russie, liées à une population active vieillissante et au « manque de réformes structurelles ». Selon l’agence, le potentiel de croissance pour la période d’ici à 2018 a ainsi décliné de 3% en moyenne à 1,7%. Fin avril, l’agence de notation concurrente Standard and Poor’s avait abaissé la note de la solvabilité russe de « BBB » à « BBB- », invoquant elle aussi l’impact de la crise ukrainienne.

 

« La France ne parvient pas à se réformer »(Attali)

« La France ne parvient pas à se réformer »(Attali)

Il a raison Attali, la France est impossible à reformer du fait des corporatismes, des rentiers mais aussi (il oublie, normal il en faiat partie) du fait de l’oligarchie en place. Visiteur du soir de Nicolas Sarkozy et François Hollande, Jacques Attali a multiplié les rapports pour libérer la France de ses blocages. Interrogé par le JDD, alors que huit organisations patronales adressent un appel au gouvernement, l’économiste dénonce l’attitude des entreprises : « Nos entreprises sont aussi conservatrices que l’État, les syndicats, les régions et les autres détenteurs de rente. Trop d’entre eux s’accrochent encore à leurs rentes. Depuis trente ans, ce repli a énormément abîmé la marque de la France. » Jacques Attali est aussi sévère envers la classe politique : « La France ne parvient pas à se réformer parce que notre pays est une juxtaposition de corporatismes et de rentiers. C’est dans son ADN : elle a choisi la terre et le foncier. » « Parce que la réforme territoriale va supprimer certaines instances locales porteuses de mandats, les sénateurs, gauche et droite confondues, vont tout faire pour la torpiller », commente-t-il à propos du report, au Sénat, de la réforme territoriale.

 

Appel au secours des chefs d’entreprises à Hollande

Appel au secours des chefs d’entreprises à Hollande

Un véritable appel au secours des chefs d’entreprises à Hollande qui n’en peuvent plus de la fiscalité et des procédures qui tue compétitivité et initiative. Une dénonciation aussi des discours du gouvernement  qui n’avance pas sur les reformes de structures et qui ne cessent de monter des cathédrales administratives là où il faudrait agir vite et simplement.  Donc Un appel inédit à François Hollande et Manuel Valls. Dans une lettre ouverte que publie le JDD en exclusivité, huit organisations patronales (Medef, Afep, CGPME, UPA, Unapl, FNSEA, Asmep-Eti, Croissance+) implorent le gouvernement d’appliquer les réformes promises : baisses des impôts et des charges, simplification des normes, réduction des dépenses publiques. Les chefs d’entreprises déplorent les « blocages » corporatistes et les « postures » politiciennes qui entravent la mise en œuvre du pacte de responsabilité. Tout en souhaitant une union nationale pour mettre fin au « lent déclin » du pays, ils encouragent l’exécutif à rester ferme sur ses engagements. Un message qui s’adresse aussi, implicitement, aux « frondeurs » de la majorité et aux sénateurs qui ont repoussé l’examen de la réforme territoriale. Les patrons se sont décidés à monter au créneau après la publication des mauvais chiffres de la croissance et du chômage cette semaine. Ils déplorent dans le même temps la façon dont le compte pénibilité est diligenté par le gouvernement.

 

Sondage grève intermittents : les français contre

Sondage grève intermittents :  les français contre

 

Autant lavis des français était net vis-à-vis de la grève de la SNCF (80% contre) autant là c’est beaucoup plus confus même si 55% des français se déclarent contre. En fait beaucoup ignorent tout de ce régime ; il y a certes des abus notamment de vedettes surpayées aussi d’entreprises qui trichent (notamment les boites de production qui travaillent pour la télé. Mais on ne devient pas riche avec ce statut, tout juste de quoi survivre. Surtout cela permet de soutenir une culture qui en bien besoin (et qui mériterait mieux que les pathos nombrilistes ou mélodramatiques) ; Plus de la moitié (55%) des Français se déclarent opposés au mouvement des intermittents, selon un sondage Harris Interactive réalisé pour Le Parisien/Aujourd’hui en France de samedi. Ce sont surtout les hommes de plus de 65 ans aux revenus élevés qui se montrent les plus hostiles au mouvement des intermittents, note Le Parisien. A l’inverse, parmi les jeunes, les femmes et les plus modestes, ils sont 50% à afficher leur soutien au combat des professionnels du spectacle.  « Les Français n’ont pas le sentiment d’être face à des nantis. Ils perçoivent la précarité » des intermittents, note Jean-Daniel Lévy d’Harris Interactive.   Pour autant, à peine 33% des sondés connaissent les revendications exprimées par les intermittents. Ce qui n’empêche pas 56% des personnes interrogées, en particulier chez les plus âgés et les plus aisés, de penser que leur régime doit être supprimé. La mission d’information de l’Assemblée nationale a rendu son rapport sur les intermittents du spectacle. Cet épais rapport de 300 pages, fruit de sept mois de travail, permet de dresser un portrait type de l’intermittent, et notamment de décortiquer ses revenus.  Selon le rapport, un intermittent gagne en moyenne 2.322 euros par mois (2.590 euros pour un technicien et 2.020 euros pour un artiste).  Cette somme inclut à la fois le salaire et l’indemnité versée par l’assurance chômage au titre de l’intermittence. Cette allocation représente en moyenne 1.805 euros par mois, contre 1.123 pour un chômeur lambda. « Le montant et la durée de versement semblent plus avantageux que le droit commun », pointe le rapport.  Toutefois, l’allocation versée à un intermittent est encadrée: elle est au minimum de 31 euros par jour (soit 954 euros par mois si tout le mois est travaillé), et au maximum de 4.188 euros par mois.  Certains intermittents sont donc riches, mais ils sont peu nombreux: ainsi, 5.900 intermittents gagnent plus de 4.188 euros par mois, et même 1.900 gagnent plus de 5.400 euros par mois.   Le rapport montre que le nombre d’intermittents a explosé. Il cite notamment une étude du ministère de la culture, qui indique que leur nombre a triplé entre 1987 et 2006, passant de 40.000 à 123.000. « Parmi les artistes, la progression des effectifs a été la plus forte pour les musiciens dont le nombre est passé de 5.500 à 26.000 en vingt ans« , indique l’étude. Cette explosion est notamment due à l’extension du régime de l’intermittence à un nombre croisant de professions, comme l’avait relevé la Cour des comptes. Notamment, depuis 1999, peuvent en bénéficier machinistes, costumiers, éclairagistes, ainsi que les salariés travaillant dans l’édition musicale, la gestion de salles de spectacle, la production et la promotion de spectacles. Le rapport dresse aussi un portrait type de l’intermittent: c’est un homme (à 61%), qui habite l’Ile-de-France (à 44%), qui a un niveau d’études bac +3 (à 27%), et qui a une origine sociale favorisée, avec un père cadre moyen ou supérieur (à 49%).  L’explosion de l’intermittence (qui est en pratique un CDD) s’est traduite par une explosion de la précarité dans l’audiovisuel et du spectacle. Depuis 1998, la part des CDI est passée de 59% à 36%. L’analyse sur une longue période montre que le nombre de contrats d’intermittents a décuplé entre 1989 et 2007, passant de 220.778 à 2,1 million. « Cette progression est largement imputable au secteur audiovisuel« , indique le rapport.  Surtout, cette progression a été bien plus rapide que le nombre d’intermittents. Résultat: un intermittent effectue en moyenne 16 contrats par an, contre 5 il y a vingt ans.   Autre phénomène: le nombre d’intermittents a cru plus vite que le volume de travail (+77% entre 1989 et 2007). Autrement dit: le nombre de convives a cru plus vite que la taille du gâteau… Conclusion: chaque intermittent travaille de moins en moins: 67 jours par an, contre 103 auparavant.

 

Une sucette pour Moscovici : commissaire européen

Une sucette pour Moscovici : commissaire européen

 

Encore un qui a tout loupé et qui pourtant réclame sa sucette : commissaire européen. En le virant Hollande lui aurait promis la place ; c’est la tradition, on se revoit l’ascenseur entre oligarques. , Moscovici s’est montré bien mollasson en France et ce serait pire à la commission compte tenu de l’entourage de vieux politiques reclassés.  Mais Moscovici ne doute de rien « il faut que la France ait un grand portefeuille parce qu’elle est un grand pays », a-t-il plaidé. Il appelle de ses vœux un champ d’action dans le domaine économique. Que ce soit « la microéconomie -l’industrie, la concurrence, le marché intérieur- ou la macroéconomie, comme la gestion des déficits, la France a sa place ». Pour le moment, l’actualité européenne, c’est la nomination du nouveau président de la Commission européenne. « Ce sera sans doute Jean-Claude Juncker », a affirmé Pierre Moscovici. Une candidature qui suscite pourtant la discorde entre les chefs d’Etat européens. En cause notamment, une nouveauté dans la désignation du président de la Commission européenne introduite par le traité de Lisbonne: les dirigeants des Etats européens doivent désormais proposer au Parlement européen un candidat, « en tenant compte des élections européennes ». Les eurodéputés devront voter à la majorité (376 députés sur 751) pour qu’il soit officiellement investi.  Mais d’abord, les chefs d’Etat et de gouvernement doivent se mettre d’accord. C’est l’objet du sommet européen des 26 et 27 juin 2014. Il y aura « peut-être », comme le souhaite le Premier ministre britannique, « un vote à la majorité qualifiée. Mais il y a une majorité » pour Juncker, a assuré l’ex-patron de Bercy. David Cameron reproche au luxembourgeois d’être un « fédéraliste du passé », et s’oppose « par principe » à ce que le Conseil « subisse l’influence du Parlement » pour la nomination du président de la Commission, a indiqué Pierre Moscovici. Cependant, sa nomination est légitime dans la mesure où « son parti, le parti conservateur, est arrivé en tête des élections européennes », rappelle-t-il. Mais il y a des conditions: « que l’Europe soit réellement réorientée vers la croissance et l’emploi ». Ce n’est pas celui qu’a défendu l’ex-ministre en tant que socialiste, mais « Jean-Claude Juncker est un homme qui sait faire des compromis. Demain, il devra être l’homme de l’intérêt général européen, donc lutter contre le secret bancaire, l’évasion fiscale et la fraude fiscale ».

 

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