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Prix et Consommation courante des ménages : une inflation de près de 50 % en 20 ans

Prix et Consommation courante des ménages : une inflation de près de 50 % en 20 ans

Avec l’inflation, un caddie qui coûtait 100 euros en 2004 revient aujourd’hui à 143 euros, selon un économiste. Mais lorsque la réduction de la taille des produits est prise en compte, il devient encore plus onéreux pour les consommateurs.( info du Figaro)

Pour Quentin Demé, cofondateur du Congrès UPI et professeur d’Économie et Finance, si l’on additionne l’inflation et la réduction de la taille des produits, «c’est une double perte de pouvoir d’achat pour le consommateur»«Un caddie qui vous coûtait 100 euros en 2004, vous coûte désormais près de 143 euros en juin 2024. Premier état de fait : vous remarquez une inflation très importante sur votre caddie en 20 ans. Néanmoins, cette somme reste biaisée puisqu’elle n’intègre pas la pratique de la réduflation. Vous avez certes le même nombre de produits mais plus la même contenance. Ainsi, en intégrant cette pratique pour obtenir le même caddie qu’en 2004 (en supposant que tous les produits aient subi une perte de 14,3%), vous devriez non pas dépenser 143 euros mais près de 167 euros !», pointe le spécialiste.

Pour réaliser ce calcul, Quentin Demé a identifié une augmentation des prix de 43% sur vingt ans, uniquement pour l’inflation, soit environ 1,7% chaque année. Il s’est ensuite appuyé sur une étude menée au Canada au cours des vingt dernières années sur près de 300 produits ayant fait l’objet d’une «shrinkflation» qui démontre qu’en moyenne ceux-ci ont subi une réduction de leur taille de 14,3%. Au cours de son enquête, il a notamment découvert que des sachets de croquettes pour chien étaient passés de 10 à 7 kilogrammes en un an, tandis que leur prix avait évolué de 16,67 euros à 24,90 euros, soit une hausse de 49,7%.

 

Prix et Consommation courante des ménages : une inflation de près de 50 % en 20 ans

Prix et Consommation courante des ménages : une inflation de près de 50 % en 20 ans

Avec l’inflation, un caddie qui coûtait 100 euros en 2004 revient aujourd’hui à 143 euros, selon un économiste. Mais lorsque la réduction de la taille des produits est prise en compte, il devient encore plus onéreux pour les consommateurs.( info du Figaro)

Pour Quentin Demé, cofondateur du Congrès UPI et professeur d’Économie et Finance, si l’on additionne l’inflation et la réduction de la taille des produits, «c’est une double perte de pouvoir d’achat pour le consommateur»«Un caddie qui vous coûtait 100 euros en 2004, vous coûte désormais près de 143 euros en juin 2024. Premier état de fait : vous remarquez une inflation très importante sur votre caddie en 20 ans. Néanmoins, cette somme reste biaisée puisqu’elle n’intègre pas la pratique de la réduflation. Vous avez certes le même nombre de produits mais plus la même contenance. Ainsi, en intégrant cette pratique pour obtenir le même caddie qu’en 2004 (en supposant que tous les produits aient subi une perte de 14,3%), vous devriez non pas dépenser 143 euros mais près de 167 euros !», pointe le spécialiste.

Pour réaliser ce calcul, Quentin Demé a identifié une augmentation des prix de 43% sur vingt ans, uniquement pour l’inflation, soit environ 1,7% chaque année. Il s’est ensuite appuyé sur une étude menée au Canada au cours des vingt dernières années sur près de 300 produits ayant fait l’objet d’une «shrinkflation» qui démontre qu’en moyenne ceux-ci ont subi une réduction de leur taille de 14,3%. Au cours de son enquête, il a notamment découvert que des sachets de croquettes pour chien étaient passés de 10 à 7 kilogrammes en un an, tandis que leur prix avait évolué de 16,67 euros à 24,90 euros, soit une hausse de 49,7%.

 

Une inflation sous-estimée ?

Une inflation sous-estimée ?

Répondre aux conséquences de l’inflation qui a sévi en France à la suite du Covid et de l’invasion de l’Ukraine et à une supposée baisse du pouvoir d’achat. La question est au cœur des programmes électoraux des élections législatives, les uns imaginant y répondre par une baisse de TVA sur certains produits, d’autres par une hausse du smic et une indexation des retraites sur le niveau des prix, d’autres encore par une réforme des aides aux entreprises et de la prime d’activité. Théoriquement, l’inflation est une composante importante de la perte de pouvoir d’achat des ménages : plus l’inflation augmente, plus le pouvoir d’achat diminue, du moins tant que les salaires nominaux n’augmentent pas. Dans la réalité, les salaires sont négociés, généralement une fois par an, pour éviter le grignotage de ce pouvoir d’achat, ou pour tenter, dans le meilleur des cas d’en gagner. Ces négociations ont toujours comme point de référence décisif l’indice de l’inflation : si l’Insee a enregistré une inflation de 4,9 %, comme cela a été le cas en 2023, les organisations syndicales tentent d’obtenir des augmentations de salaires d’au moins 4,9 % pour maintenir le pouvoir d’achat des salariés. Dans les cas où les rapports de force sont en faveur des travailleurs (chez les cadres par exemple, ou dans les secteurs bien couverts par les syndicats), les augmentations pourront être supérieures.

 

par 

Professeur d’économie, membre du Centre lillois d’études et de recherches économiques et sociologiques, Université de Lille dans The Conversation. 

Cette manière de voir les choses prend cependant pour acquis le fait que la mesure de l’inflation serait conforme à l’évolution du « coût de la vie » de chaque salarié. Or, on peut dire, avec très peu de chances de se tromper, que si les méthodologies étaient restées inchangées ces trente dernières années en matière de mesure de l’inflation, celle-ci serait aujourd’hui plus élevée que le chiffre produit par l’Insee, justifiant une hausse de certaines prestations indexées sur celui-ci, à l’instar du salaire minimum. Pourquoi ce delta ? Et pour quelles conséquences ?

De manière simple on peut dire que l’inflation est mesurée par l’évolution du prix d’un panier représentatif de la consommation des ménages. C’est une des raisons pour lesquelles on l’appelle en langage statistique non pas « inflation » mais « indice des prix à la consommation » (IPC). Le panier est composé de biens (par exemple les produits alimentaires ou l’équipement en technologie) de services (par exemple les services d’assurance et de restauration), et du loyer pour les ménages locataires. Cet IPC était originellement calculé comme une moyenne arithmétique des variations de prix des biens et services de ce panier, pondérée par les coefficients budgétaires, c’est-à-dire par la part de chacun de ces biens et services dans les dépenses globales des ménages.

Pour rassurante que soit cette référence à une formule statistique, celle-ci ne rend pas compte de l’ensemble des conventions qui ont présidé et continuent de présider à la construction de l’IPC et à ses métamorphoses. Comme nous l’observons dans nos travaux, les évolutions méthodologiques sont guidées, pour l’essentiel, par deux phénomènes.

D’une part, la statistique publique est en permanence challengée par les transformations du capitalisme. Elle l’est par le capitalisme tertiarisé, dans lequel la part des services dans la consommation ne cesse de progresser ; dans le capitalisme post-fordiste, qui valorise la singularité, renouvelle en permanence les produits, leurs fonctionnalités leur packaging, recrée des espaces de monopole pour les producteurs, et fait de la flexibilité des prix un enjeu majeur de ses modèles économiques ; dans le capitalisme financiarisé où la part des produits soumis à spéculation s’accroît sans référence à une quelconque valeur substantive.

Les évolutions méthodologiques sont, d’autre part, liées aux transformations dans le régime des idées et, dans notre cas d’espèce, à l’hégémonie de la microéconomie du consommateur comme seule référence légitime. Pour éclairer ce deuxième point, il nous faut convoquer l’histoire et revenir sur le tournant qu’a représenté le rapport Boskin en 1996.

Suscitée par Alan Greenspan, alors président de la Fed, une vive controverse sur les prix aux États-Unis émerge au milieu des années 1990. L’inflation serait-elle surestimée ? Greenspan avait commandé un rapport à une équipe d’économistes triés sur le volet, pour trouver des solutions à la hausse des dépenses publiques américaines et avait suggéré explicitement à Michael Boskin, ancien conseiller en politiques fiscales de Ronald Reagan, de réduire le chiffre officiel de l’inflation, à partir de réformes méthodologiques. Il avait en tête que ces réformes permettraient, par le jeu des indexations, de réduire les dépenses en prestations sociales, en minima sociaux, et, partant la dépense publique.

Boskin s’exécute. Après un an de travaux, il produit un rapport dans lequel il énonce que l’inflation officielle américaine aurait été surestimée de l’ordre de 1,3 % par an pendant les dix années précédant le rapport. La publication fait grand bruit du fait du hiatus important entre ce que devrait être, selon Boskin, le coût de la vie, et la mesure de l’inflation. Une succession de réformes méthodologiques suivent, allant dans le sens des propositions de Boskin. Pourtant à l’époque, cette controverse n’atteint pas complètement la France. L’Insee réagit en effet rapidement par deux publications importantes.C’est d’abord Michel Glaude, alors Directeur des statistiques démographiques et sociales de l’Insee, qui rédige un article dans lequel il n’hésite pas à considérer que « le débat américain semble avoir dérapé ». Il y dénonce certaines critiques relevant « de l’opportunisme politique », et l’« excès d’habileté d’Alan Greenspan pour justifier une politique monétaire qui se contente, de fait, d’un glissement annuel des prix de détail de 2 à 3 % ».

Michel Glaude est suivi par François Lequiller, à l’époque « chef adjoint du département des prix à la consommation, des ressources et des conditions de vie de l’Insee, chargé de l’indice des prix à la consommation ». Dans un article d’Economie et Statistique qui servira de référence à la communauté française pendant une décennie, il considère que la France est plutôt à l’abri d’une telle surestimation. Il affirme en outre que Boskin aurait dû se dispenser de proposer une évaluation chiffrée du « biais » :

« Avancer un chiffre quelconque sur ce problème dans l’état actuel de nos connaissances n’est guère raisonnable. »

Il insiste même :

« Dans un cas comme celui-là, la réponse du statisticien doit être de reconnaître son ignorance et de travailler à la réduire et non à faire des estimations hasardeuses. »

Ces prises de position nuancées et étayées – et pour Glaude quelque peu inquiètes – ont cependant progressivement été renvoyées aux oubliettes : le rapport Boskin fait figure aujourd’hui, malgré l’intention politique explicite de Greenspan à l’époque, de rapport de référence.

Cette amnésie tient aux changements dans la sociodémographie des statisticiens de l’Insee : à partir des années 2000 en France, la référence dominante à toutes les transformations est d’une part celle de Boskin, et d’autre part la théorie microéconomique du consommateur, les deux se renforçant mutuellement. Depuis, toutes les réformes méthodologiques de la mesure de l’inflation prennent appui sur la théorie néoclassique pour modifier le calcul de l’indice.

Progressivement l’indice des prix à la consommation n’a ainsi plus été un indice représentatif de la consommation de l’ouvrier parisien (1913), ni même du consommateur moyen (années 1970). Aujourd’hui l’indice des prix à la consommation est un indice de référence du coût de la vie d’un consommateur théorique, véritable Homo œconomicus, consommateur aux désirs idiosyncrasiques, être souverain et sans contrainte si ce n’est la contrainte du revenu, hyper rationnel dans ses consommations, parfaitement informé, aux préférences stables dans le temps, et donc s’orientant toujours vers les consommations les moins chères toutes choses égales par ailleurs. Chaque réforme méthodologique de l’indice s’appuie sur cette représentation du consommateur théorique. Chaque réforme méthodologique de l’indice conduit aussi incidemment à décoter l’inflation.

La manière dont est traitée la notion de « qualité » est assez révélatrice des limites de cette méthode. La statistique publique raisonne sur l’idée de « prix purs », débarrassés des bruits de variation de qualité : l’augmentation de prix occasionnée par l’augmentation de sa qualité ne sera pas enregistrée dans la mesure de l’inflation. Et ce même si pour le consommateur réel, le prix à l’achat a bien augmenté. Par ailleurs, les éléments caractéristiques de la qualité telle que peut l’objectiver l’Insee sont énoncés « à dires d’experts », ou sont documentés par les producteurs eux-mêmes, ou encore sont médiés par les agences marketing, avec tous les biais que cela peut comporter.

Symétriquement, on pourrait s’attendre à ce que chaque dégradation de la qualité provoque une surcote sur l’inflation. Cela n’est pas le cas : aucun statisticien ne documente les conséquences de la surconsommation de télécommunications ou encore de réseaux sociaux, de psychotropes, de produits gras et sucrés, ou encore de transport aérien sur la santé individuelle et collective. S’ils ne le font pas, c’est que dans leur cadre théorique, si les consommateurs achètent ces caractéristiques, c’est « qu’ils en ont pour leur argent », c’est qu’ils sont souverains de leur choix et qu’ils augmentent, par ces achats choisis, leur bien-être.

Ces constats n’ont pas comme unique effet de donner à déchiffrer des controverses picrocholines chez les économistes. Ils ont aussi comme conséquence de proposer des méthodologies qui viennent sous-estimer l’inflation par rapport à ce qu’elle aurait été s’il n’y avait pas eu ces transformations méthodologiques.

Mais alors de combien ? C’est évidemment une question d’autant plus complexe à documenter que, contrairement à ses homologues américains par exemple, ou britanniques, l’Insee ne propose pas d’études contrefactuelles. Il ne l’a pas fait quand a été introduit le passage de la moyenne arithmétique à la moyenne géométrique, quand ont été adoptés des profils de consommateurs pour rendre compte des variations de prix dans les télécommunications, ou encore quand, en 2020, ont été introduites les données de caisse.

Depuis le début des années 1990, l’inflation telle qu’on la mesure a connu une progression de 73,2 %. Si l’on fait l’hypothèse que le calcul l’inflation a pu être frappée d’une marge d’erreur de 10 % de sa valeur annuelle, alors le manque à gagner serait de 9,7 points… Et si suppose que les méthodologies ont pu conduire à réduire le niveau de l’inflation de 0,3 point par an, cela signifierait un manque à gagner de 13,2 points sur cette trentaine d’années.

Lorsque certains programmes politiques réclament une hausse des salaires minima de 14 %, on serait donc bien dans une fourchette raisonnable de justice statistique.

Consommation courante des ménages : une inflation de près de 50 % en 20 ans

 Consommation courante des ménages : une inflation de près de 50 % en 20 ans

Avec l’inflation, un caddie qui coûtait 100 euros en 2004 revient aujourd’hui à 143 euros, selon un économiste. Mais lorsque la réduction de la taille des produits est prise en compte, il devient encore plus onéreux pour les consommateurs.( info du Figaro)

Pour Quentin Demé, cofondateur du Congrès UPI et professeur d’Économie et Finance, si l’on additionne l’inflation et la réduction de la taille des produits, «c’est une double perte de pouvoir d’achat pour le consommateur»«Un caddie qui vous coûtait 100 euros en 2004, vous coûte désormais près de 143 euros en juin 2024. Premier état de fait : vous remarquez une inflation très importante sur votre caddie en 20 ans. Néanmoins, cette somme reste biaisée puisqu’elle n’intègre pas la pratique de la réduflation. Vous avez certes le même nombre de produits mais plus la même contenance. Ainsi, en intégrant cette pratique pour obtenir le même caddie qu’en 2004 (en supposant que tous les produits aient subi une perte de 14,3%), vous devriez non pas dépenser 143 euros mais près de 167 euros !», pointe le spécialiste.

Pour réaliser ce calcul, Quentin Demé a identifié une augmentation des prix de 43% sur vingt ans, uniquement pour l’inflation, soit environ 1,7% chaque année. Il s’est ensuite appuyé sur une étude menée au Canada au cours des vingt dernières années sur près de 300 produits ayant fait l’objet d’une «shrinkflation» qui démontre qu’en moyenne ceux-ci ont subi une réduction de leur taille de 14,3%. Au cours de son enquête, il a notamment découvert que des sachets de croquettes pour chien étaient passés de 10 à 7 kilogrammes en un an, tandis que leur prix avait évolué de 16,67 euros à 24,90 euros, soit une hausse de 49,7%.

 

Prix et Grande consommation : inflation presque bloquée mais maintien des prix à haut niveau

Prix et  Grande consommation : inflation presque bloquée mais maintien des prix à haut niveau

 

 

Certes l’inflation des prix des produits de grande consommation en rayons est quasiment revenue à zéro sur un an, selon les dernières données analysées par le panéliste Circana et s’affiche à +0,5% entre avril 2023 et avril 2024, soit une forte diminution par rapport à mars 2024 (+2,6%). Reste que les prix globalement continue de légèrement augmenter en moyenne et surtout que ces prix demeurent à un très haut niveau.

Ce chiffre de +0,5% ne signifie pas que les prix de tous les produits ont arrêté de grimper. Circana parle d’un «équilibre» entre des produits dont les prix baissent et d’autres dont les étiquettes gonflent encore. Car on retrouve des prix encore en progression au rayon liquides (+1,7%) et épicerie (+1,1%). Dans le détail, les produits les plus inflationnistes en avril sur un an sont les fromages à la coupe (+11,9%), les purées de pommes de terre déshydratées (+9,8%), les flageolets en conserve (+9,6%), les huiles (+7,8%) et le maïs en conserves (+7,8%).

À l’inverse, le rayon entretien/hygiène (DPH) est fortement déflationniste, à -2,4% sur un an.

Invité sur BFMTV/RMC fin mars, le PDG de Système U Dominique Schelcher avait déjà rapporté une telle tendance. «Il y a un rayon où il y a des baisses significatives en ce moment, ce sont les produits d’entretien. C’est la conséquence de la nouvelle loi qui a changé la règle sur les promotions dans ce rayon, qui fait qu’il y a un peu moins de promotions sur les produits d’entretien et d’hygiène, par contre les prix des produits du quotidien dans ces rayons baissent du coup, jusqu’à 5% et même plus», a indiqué le dirigeant de l’enseigne.

Ainsi, sur un an, quatre des cinq produits les plus déflationnistes font partie de ces rayons : les colorations (-7,4%), les soins du visage (-6,2%), les après shampooings et soins (-6%) et les soins du corps (-5,5%). Et au mois le mois, si l’inflation globale continue sa phase de décroissance (-0,3% sur un mois), ce sont les produits d’hygiène et d’entretien qui tirent les prix à la baisse (-1,6%). En l’espace d’un mois, les soins du visage ont ainsi vu leurs étiquettes baisser en moyenne de plus de 9%, les colorations de près de 8% et les après shampooings et shampooings d’environ 5%.

Si la (longue) parenthèse inflationniste, qui aura duré plus de deux ans, semble se refermer, les prix ne reviendront pas à leur niveau d’avant, comme l’ont assez répété les distributeurs. Et certains produits ont vu leur prix particulièrement gonfler : «par rapport à il y a un an, nous payons l’huile d’olive 25% plus chère, le jus d’orange (100% pur jus) 11% plus cher et le chocolat à pâtisser 7% plus cher», a détaillé Emily Mayer sur LinkedIn. D’autres produits ont tout de même vu leur prix baisser depuis un an, à l’image de l’huile de tournesol (-25%), des fruits surgelés (-10%), du jambon de volaille et des soins du visage (-6%).

Grande consommation : inflation presque bloquée mais maintien des prix à haut niveau

Grande consommation : inflation presque bloquée mais maintien des prix à haut niveau

 

 

Certes l’inflation des prix des produits de grande consommation en rayons est quasiment revenue à zéro sur un an, selon les dernières données analysées par le panéliste Circana et s’affiche à +0,5% entre avril 2023 et avril 2024, soit une forte diminution par rapport à mars 2024 (+2,6%). Reste que les prix globalement continue de légèrement augmenter en moyenne et surtout que ces prix demeurent à un très haut niveau.

Ce chiffre de +0,5% ne signifie pas que les prix de tous les produits ont arrêté de grimper. Circanaparle d’un «équilibre» entre des produits dont les prix baissent et d’autres dont les étiquettes gonflent encore. Car on retrouve des prix encore en progression au rayon liquides (+1,7%) et épicerie (+1,1%). Dans le détail, les produits les plus inflationnistes en avril sur un an sont les fromages à la coupe (+11,9%), les purées de pommes de terre déshydratées (+9,8%), les flageolets en conserve (+9,6%), les huiles (+7,8%) et le maïs en conserves (+7,8%).

À l’inverse, le rayon entretien/hygiène (DPH) est fortement déflationniste, à -2,4% sur un an.

Invité sur BFMTV/RMC fin mars, le PDG de Système U Dominique Schelcher avait déjà rapporté une telle tendance. «Il y a un rayon où il y a des baisses significatives en ce moment, ce sont les produits d’entretien. C’est la conséquence de la nouvelle loi qui a changé la règle sur les promotions dans ce rayon, qui fait qu’il y a un peu moins de promotions sur les produits d’entretien et d’hygiène, par contre les prix des produits du quotidien dans ces rayons baissent du coup, jusqu’à 5% et même plus», a indiqué le dirigeant de l’enseigne.

Ainsi, sur un an, quatre des cinq produits les plus déflationnistes font partie de ces rayons : les colorations (-7,4%), les soins du visage (-6,2%), les après shampooings et soins (-6%) et les soins du corps (-5,5%). Et au mois le mois, si l’inflation globale continue sa phase de décroissance (-0,3% sur un mois), ce sont les produits d’hygiène et d’entretien qui tirent les prix à la baisse (-1,6%). En l’espace d’un mois, les soins du visage ont ainsi vu leurs étiquettes baisser en moyenne de plus de 9%, les colorations de près de 8% et les après shampooings et shampooings d’environ 5%.

Si la (longue) parenthèse inflationniste, qui aura duré plus de deux ans, semble se refermer, les prix ne reviendront pas à leur niveau d’avant, comme l’ont assez répété les distributeurs. Et certains produits ont vu leur prix particulièrement gonfler : «par rapport à il y a un an, nous payons l’huile d’olive 25% plus chère, le jus d’orange (100% pur jus) 11% plus cher et le chocolat à pâtisser 7% plus cher», a détaillé Emily Mayer sur LinkedIn. D’autres produits ont tout de même vu leur prix baisser depuis un an, à l’image de l’huile de tournesol (-25%), des fruits surgelés (-10%), du jambon de volaille et des soins du visage (-6%).

 

Social–Une inflation qui remet en cause le partage de la richesse

Social–Une inflation qui remet en cause le partage de la richesse


L’inflation constatée en France depuis deux ans aurait dû relancer le débat sur le partage de la richesse et notamment des superprofits. En effet les consommateurs sont affrontés à une augmentation générale des prix alors que leur pouvoir d’achat ne suit pas .Parallèlement les profits, les dividendes ont atteint des records. Tout cela en grande partie grâce au mécanisme de l’inflation formidable outil anti redistributif. En effet l’inflation se nourrit de la spéculation et permet en même temps une dévaluation de fait du pouvoir d’achat. Une sorte de transfert antisocial parfaitement huilé et légal. 

Jusque-là le pouvoir a freiné des quatre fers pour mettre sur la table la question de l’éventuelle taxation des supers bénéfices car l’inflation qui handicape les ménages en général profite à certaines entreprises pour des raisons essentiellement spéculatives. Discrètement, ces entreprises profitent du climat inflationniste général pour ajouter quelques points de hausse qui viennent gonfler les profits sans vraies raisons économiques. Ces entreprises joue un rôle négatif en profitant d’abord de l’inflation, en alimentant ensuite.

La question de la montée de l’inflation va forcément être très discutée d’autant que la taxation n’est pas forcément le meilleur moyen de la gérer. En effet une nouvelle fiscalité ira se noyer dans le trou du budget général de l’État.

Fondamentalement ce qui est en cause, c’est le partage de la richesse produite entre profits, investissements et rémunérations.

 

Inflation : la politique monétaire restrictive n’est pas efficace

Inflation : la politique monétaire restrictive n’est pas efficace


 par 

Patrick Artus

le Cercle des Economistes, économiste à Natixis dans » Le Monde » . 

 

Une analyse très « classique » qui passe sous silence le phénomène de spéculation qui a largement alimenté l’inflation et continue de faire les beaux jours des bourses. NDLR

 

Un choc négatif d’offre, c’est-à-dire la réduction du niveau de l’offre des biens et services, peut venir d’une hausse du prix des matières premières importées (pétrole, gaz naturel, métaux industriels), d’une hausse importante des salaires résultant d’une tension forte sur le marché du travail, ou encore d’obstacles au commerce mondial. Un recul de l’offre de biens et services par rapport à la demande engendre une augmentation de l’inflation en même temps qu’une baisse de la croissance. Aujourd’hui encore, les économies américaine et européenne subissent les effets d’un tel choc d’offre : les restrictions au commerce mondial et les difficultés de recrutement, qui font monter les salaires, sont toujours là.

Traditionnellement, la réaction de la politique économique face à un choc négatif d’offre est de passer à une politique monétaire plus restrictive : hausse des taux directeurs de la banque centrale, c’est-à-dire des taux d’intérêt à court terme ; réduction de l’offre de monnaie (quantitative tightening), c’est-à-dire baisse de la taille du bilan de la banque centrale. C’est la politique mise en place aux Etats-Unis et dans la zone euro depuis le printemps et l’été

D’abord, les délais entre la mise en place d’une politique monétaire restrictive et ses effets stabilisants sur l’inflation sont longs – au moins un an et demi –, ce qui permet à l’inflation due à un choc soudain (par exemple, une hausse des prix des matières premières) de se transformer en inflation salariale par le jeu des mécanismes d’indexation des salaires sur les prix. C’est clairement ce qui est arrivé aux Etats-Unis, et plus encore en Europe, avec la forte hausse des salaires (4,5 % sur un an aux Etats-Unis en 2023, et 5,5 % dans la zone euro), conséquence des hausses des prix du gaz naturel, du fret maritime, des semi-conducteurs et des matières premières alimentaires à partir du milieu de l’année 2021.

Inflation–Prix des assurances : hausse de 6 %

Inflation–Prix des assurances : hausse de 6 %

 

En 2023, les assurances ont dépensé 6,5 milliards pour rembourser en partie les dégâts liés aux catastrophes climatiques, contre 3,5 milliards par an dans les années 2010. Ce qui justifierait l’augmentation des tarifs de 6 %. Alors qu’officiellement l’inflation ne devrait pas dépasser 2 % d’après le gouvernement, les assurances justifient l’augmentation des tarifs de 6 % par la croissance des sinistres. Notons que l’assurance représente un coût d’environ 5 % dans le budget des ménages.

 

Face à la multiplication des sinistres, elles augmentent en revanche leurs tarifs : + 6% en moyenne cette année, par rapport à 2023. La hausse pourrait au mieux ralentir, si les événements climatiques étaient mieux anticipés. « Plus on prend de mesure de prévention, plus cette prévention est efficace et plus on pourra maîtriser l’augmentation des sinistrés, des dommages, et il y aura moins d’impact sur les tarifs », explique Florence Lustman, présidente de France Assureurs.

Selon les associations de consommateurs, l’augmentation des tarifs sert également à couvrir les coûts de fonctionnement des assurances.

Inflation : La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance

Inflation : La chute du pouvoir d’achat plombe la croissance
Comme c’était prévisible, les technocrates viennent de découvrir que la chute du pouvoir d’achat plombe la croissance en particulier des PME. Pourtant rien d’étonnant à cela dans la mesure où c’est surtout la consommation qui alimente la croissance en France. Or cette consommation est largement hypothéquée par la dérive des prix. Après une croissance de 0,9% en 2023, le rythme de l’activité tricolore devrait rester poussif au cours du premier semestre, entre 0,1% et 0,2% selon le dernier point de conjoncture de l’Insee.

 
Dans ce contexte troublé, les entreprises françaises continuent d’affronter une crise de la demande. « Le contexte macroéconomique, la conjoncture et la géopolitique n’entament pas la motivation des entrepreneurs. En revanche, l’inflation, le pouvoir d’achat et l’énergie affectent leur activité », estime Guillaume Pepy, président d’Initiative France, un réseau d’entrepreneurs implanté sur tout le territoire, qui s’exprimait lors d’un point presse ce mardi.

L’envolée des prix alimentaires et ceux de l’énergie a freiné les dépenses de consommation des Français les plus modestes en 2022 et 2024. Compte tenu du poids de ces deux postes dans leur budget, beaucoup ont dû faire des choix pour pouvoir boucler leur fin de mois. Cette poussée fièvre a particulièrement frappé les commerçants (60%).

« Pour 2024, le mot clé est l’incertitude. Les entrepreneurs ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés », insiste Guillaume Pepy. Sur le total des personnes interrogées, un quart anticipe une situation économique dégradée de leur entreprise. 40% espèrent que cette situation financière va se stabiliser. Enfin, 36% pensent que leur activité sera meilleure cette année.

En dépit de ces incertitudes, 79% déclarent qu’ils ne prévoient pas de fermer leur entreprise. 14% ne savent pas. Et 7% envisagent de baisser le rideau à court ou moyen terme. Les trois principaux facteurs cités sont : la faiblesse de l’activité (18%), de la rémunération (18%) ou du manque d’équilibre vie professionnelle/vie personnelle (17%). S’agissant des priorités, un très grand nombre cite avant tout qu’ils veulent assurer la croissance de leur entreprise. « Malgré le contexte, les entrepreneurs accompagnés veulent continuer de créer des emplois », observe Guillaume Pepy. Une gageure au moment où l’économie française marque le pas.

Méthode : enquête menée en ligne du 23 novembre au 20 décembre 2023, par questionnaire auto-administré et diffusé auprès des entrepreneurs financés et accompagnés par les associations du réseau Initiative France. 2.069 entrepreneurs et entrepreneuses ont répondu à l’enquête.

Inflation électricité : des opérateurs qui se sont gavé

Inflation électricité : des opérateurs qui se sont gavés

Un opérateur du marché de l’électricité s’est-il volontairement débarrassé de la moitié de ses clients pour spéculer sur les prix et maximiser ses profits au détriment des consommateurs ? En partenariat avec Revue21.fr, « Complément d’enquête » révèle un incroyable scénario qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête du gendarme du marché. ( article de franceinfo)

 


Si la plupart des acteurs du marché de l’électricité se battent pour recruter des clients, parfois au prix de méthodes contestables, d’autres auraient au contraire intérêt à s’en séparer pour gagner des millions… C’est en tout cas ce que décrit Adrien Barral, un ancien responsable financier de la société Ohm Energie. Dans cet extrait de « Complément d’enquête » du 7 mars 2024, réalisé en partenariat avec Revue21.fr qui publie son enquête ce même jour, il raconte pour la première fois une opération secrète à laquelle il aurait participé pour maximiser les profits du fournisseur.
« Complément d’enquête » s’est procuré des documents internes d’Ohm Energie, notamment des présentations à destination des investisseurs, et a demandé à l’ex-salarié du fournisseur alternatif de les commenter. Selon lui, en octobre 2021, alors que les investisseurs s’inquiètent de la très forte augmentation des prix de l’électricité, ces documents avaient notamment pour objectif de leur expliquer pourquoi cette augmentation, loin d’être un problème pour Ohm Energie, représentait en réalité une opportunité… de réaliser une belle plus-value.

Rien n’empêche en effet l’opérateur de revendre au prix fort sur le marché l’électricité qu’il a en stock – rien, si ce n’est les consommateurs, explique Adrien Barral…. il faut donc s’en débarrasser. Comment ? Dans l’un des documents, on peut lire cette indication, en anglais : « Augmenter les tarifs des clients (…), et revendre les positions correspondantes s’ils résilient. »

« Ohm Energie s’en est pris plein la gueule juridiquement, mais les gains sont absolument gigantesques. »

Au 1er septembre 2022, alors que les prix de l’énergie flambent, Ohm Energie augmente donc ses tarifs (en toute légalité si le préavis d’un mois pour avertir le consommateur est respecté), parfois jusqu’à les doubler. Une façon, selon Adrien Barral, de décourager un maximum de clients. Au pire, s’ils ne résilient pas leur abonnement, le fournisseur leur vendra de l’électricité très cher…
Et lorsque le directeur des relations clients rapporte au PDG d’Ohm Energie les appels d’abonnés furieux, voici sa réaction telle que l’on peut l’entendre dans un enregistrement audio jamais diffusé, datant d’août 2022 : « Si vraiment les gens leur rentrent dedans, il faut qu’ils (au service client) répondent : ‘Vous avez bénéficié d’un prix très bas jusqu’à présent, donc vous pouvez partir si vous n’êtes pas content’. »

En quatre mois, Ohm Energie se serait délesté de la moitié de ses clients. L’électricité que le fournisseur avait en stock a donc pu être revendue sur les marchés, à des prix multipliés par 5 ou 6, voire 7 ou 8… avec une marge allant jusqu’à 700%, affirme Adrien Barral.

« La seule façon pour un fournisseur d’électricité de faire de l’argent, c’est de nuire à l’intérêt général. C’est un jeu à somme nulle : 1 euro gagné par un fournisseur, c’est 1 euro perdu pour l’intérêt général, soit le consommateur, soit le contribuable. »

Depuis, l’ancien responsable financier a démissionné. Quant aux pratiques d’Ohm Energie, elles font aujourd’hui l’objet d’une enquête du gendarme du secteur, la Commission de régulation de l’énergie. Selon de premières conclusions inédites, que « Complément d’enquête » a pu consulter, elles auraient généré un bénéfice net de 44,3 millions d’euros… « au détriment des consommateurs, confrontés à des hausses brutales des prix ».

Par mail, Ohm Energie conteste ces bénéfices, et réfute toute intention de spéculer au détriment de ses clients. Elle affirme avoir augmenté ses tarifs uniquement en raison de la flambée des prix de l’énergie.

Inflation énergie : des opérateurs qui se sont gavés

Inflation énergie : des opérateurs qui se sont gavés

Un opérateur du marché de l’électricité s’est-il volontairement débarrassé de la moitié de ses clients pour spéculer sur les prix et maximiser ses profits au détriment des consommateurs ? En partenariat avec Revue21.fr, « Complément d’enquête » révèle un incroyable scénario qui fait aujourd’hui l’objet d’une enquête du gendarme du marché. ( article de franceinfo)

 


Si la plupart des acteurs du marché de l’électricité se battent pour recruter des clients, parfois au prix de méthodes contestables, d’autres auraient au contraire intérêt à s’en séparer pour gagner des millions… C’est en tout cas ce que décrit Adrien Barral, un ancien responsable financier de la société Ohm Energie. Dans cet extrait de « Complément d’enquête » du 7 mars 2024, réalisé en partenariat avec Revue21.fr qui publie son enquête ce même jour, il raconte pour la première fois une opération secrète à laquelle il aurait participé pour maximiser les profits du fournisseur.
« Complément d’enquête » s’est procuré des documents internes d’Ohm Energie, notamment des présentations à destination des investisseurs, et a demandé à l’ex-salarié du fournisseur alternatif de les commenter. Selon lui, en octobre 2021, alors que les investisseurs s’inquiètent de la très forte augmentation des prix de l’électricité, ces documents avaient notamment pour objectif de leur expliquer pourquoi cette augmentation, loin d’être un problème pour Ohm Energie, représentait en réalité une opportunité… de réaliser une belle plus-value.

Rien n’empêche en effet l’opérateur de revendre au prix fort sur le marché l’électricité qu’il a en stock – rien, si ce n’est les consommateurs, explique Adrien Barral…. il faut donc s’en débarrasser. Comment ? Dans l’un des documents, on peut lire cette indication, en anglais : « Augmenter les tarifs des clients (…), et revendre les positions correspondantes s’ils résilient. »

« Ohm Energie s’en est pris plein la gueule juridiquement, mais les gains sont absolument gigantesques. »

Au 1er septembre 2022, alors que les prix de l’énergie flambent, Ohm Energie augmente donc ses tarifs (en toute légalité si le préavis d’un mois pour avertir le consommateur est respecté), parfois jusqu’à les doubler. Une façon, selon Adrien Barral, de décourager un maximum de clients. Au pire, s’ils ne résilient pas leur abonnement, le fournisseur leur vendra de l’électricité très cher…
Et lorsque le directeur des relations clients rapporte au PDG d’Ohm Energie les appels d’abonnés furieux, voici sa réaction telle que l’on peut l’entendre dans un enregistrement audio jamais diffusé, datant d’août 2022 : « Si vraiment les gens leur rentrent dedans, il faut qu’ils (au service client) répondent : ‘Vous avez bénéficié d’un prix très bas jusqu’à présent, donc vous pouvez partir si vous n’êtes pas content’. »

En quatre mois, Ohm Energie se serait délesté de la moitié de ses clients. L’électricité que le fournisseur avait en stock a donc pu être revendue sur les marchés, à des prix multipliés par 5 ou 6, voire 7 ou 8… avec une marge allant jusqu’à 700%, affirme Adrien Barral.

« La seule façon pour un fournisseur d’électricité de faire de l’argent, c’est de nuire à l’intérêt général. C’est un jeu à somme nulle : 1 euro gagné par un fournisseur, c’est 1 euro perdu pour l’intérêt général, soit le consommateur, soit le contribuable. »

Depuis, l’ancien responsable financier a démissionné. Quant aux pratiques d’Ohm Energie, elles font aujourd’hui l’objet d’une enquête du gendarme du secteur, la Commission de régulation de l’énergie. Selon de premières conclusions inédites, que « Complément d’enquête » a pu consulter, elles auraient généré un bénéfice net de 44,3 millions d’euros… « au détriment des consommateurs, confrontés à des hausses brutales des prix ».

Par mail, Ohm Energie conteste ces bénéfices, et réfute toute intention de spéculer au détriment de ses clients. Elle affirme avoir augmenté ses tarifs uniquement en raison de la flambée des prix de l’énergie.

Inflation alimentaire : super profits de Carrefour et des autres !

Inflation alimentaire : super profits de Carrefour et des autres !

 

Les résultats de l’industrie alimentaire et des grands distributeurs montrent que l’inflation a été l’occasion de superprofits; Ainsi Carrefour va accorder une augmentation de 55% aux actionnaires via les dividendes. Bref en rajoutant des hausses illicites à l’inflation générale. Ce qu’on fait la plupart des grandes entreprises.

 

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. Cela d’autant plus que les industriels et les distributeurs rajoutent de l’inflation illicite à l’inflation

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation a certes été tenu. Mais il ne pourra pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois …. au contraire.

 

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie. La vérité c’est que les distributeurs et les industriels se gavent.

Inflation- le scandale des dividendes de Carrefour

Inflation- le scandale  des dividendes de Carrefour

 

Les résultats de l’industrie alimentaire et des grands distributeurs montrent que l’inflation a été l’occasion de superprofits; Ainsi Carrefour va accorder une augmentation de 55% aux actionnaires via les dividendes. Bref en rajoutant des hausses illicites à l’inflation générale. Ce qu’on fait la plupart des grandes entreprises.

 

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. Cela d’autant plus que les industriels et les distributeurs rajoutent de l’inflation illicite à l’inflation 

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation a certes été  tenu. Mais il ne pourra pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois …. au contraire.

 

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie. La vérité c’est que les distributeurs et les industriels se gavent.

Inflation et Baisse des taux :Ni trop tôt, ni trop tard ! d’après la Banque de France

Inflation et Baisse des taux :Ni trop tôt, ni trop tard ! d’après la Banque de France

Baisse des taux : il ne faut pas trop attendre, avertit le gouverneur de la Banque de France qui pourtant il y a encore quelques semaines annonçait des baisses de taux pour cette année. En réalité, comme d’habitude le gouverneur de la Banque de France s’aligne sur l’Allemagne qui refroidit l’enthousiasme de ceux qui voit rapidement une baisse des taux. Du coup, le gouverneur de la Banque de France ménage sa position pour l’avenir : il faut une baisse des taux mais ni trop tôt, mais ni trop tard ! Une bonne manière de pas se tromper.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a confirmé vendredi dans le quotidien belge L’Echo qu’il « paraît acquis » que les taux de la BCE baisseront cette année, et juge le risque de les baisser trop tard désormais « au moins » équivalent à celui de le faire trop tôt. Le même jour, Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne, appelait de son côté à ne pas prendre une telle décision « prématurément », craignant une inflation résiliente.

« Nous devons tracer le juste chemin entre deux risques: soit baisser trop tôt avec une inflation qui repartirait à la hausse, soit attendre trop et peser exagérément sur l’activité. Désormais, le second risque existe au moins autant que le premier », a fait savoir François Villeroy de Galhau vendredi.

« Nous devons tracer le juste chemin entre [ces] deux risques », qui sont désormais « au moins » équivalents, a-t-il en effet précisé dans un entretien au quotidien belge L’Echo.

Pour rappel, dans l’optique de juguler l’inflation qui s’affichait à deux chiffres à l’automne 2022, la BCE a augmenté ses taux directeurs de 0% début 2022 à 4% et 4,75% aujourd’hui. Mais avec une inflation désormais attendue à 2,7% en 2024, selon les estimations données par la Commission européenne jeudi, la gardienne de l’euro pourrait décider de baisser ses taux directeurs prochainement, après les avoir maintenus plusieurs mois d’affilée à leur niveau le plus haut depuis 1999.

Estimant le « taux nominal neutre » de la BCE « autour de 2% ou légèrement supérieur », il considère que, sans que cela soit « une cible obligée », il y a « une marge significative de baisse » par rapport aux 4% actuels, « sans pour autant revenir à une politique monétaire accommodante ».

La BCE appelle à temporiser par crainte d’une inflation résiliente
Cependant, « la politique monétaire (de la BCE) doit rester restrictive », et il ne faut « pas ajuster prématurément » le niveau des taux, a averti de son côté Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, dans un discours prononcé vendredi à Florence. L’économiste allemande estime en effet que la zone euro fait face à un véritable problème qui pourrait maintenir l’inflation : le manque de productivité en Europe.

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