Archive pour le Tag 'inflation'

Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

Inflation : du transitoire qui va durer d’après Bruno Le Maire

 

 

 

Enfin un responsable politique qui rompt avec la langue de bois en matière d’inflation et reconnaît que la hausse des prix va durer y compris au-delà de 2022. La plupart des responsables d’institutions parle eux d’inflation provisoire. Une infraction qui serait due exclusivement à des phénomènes conjoncturels notamment à la reprise économique.

 

Or bien d’autres éléments structurels sont à prendre en compte comme la restructuration de l’appareil de production au plan mondiale, les contraintes environnementales, la crise générale de l’énergie qui elle aussi va durer. Ce discours officiel des institutionnels vise évidemment à contenir les revendications salariales qui montent et les revendications des petits épargnants dans le capital mal rémunéré est rodé par l’inflation.

 

«On n’arrête pas de dire que l’augmentation des prix est transitoire. Tout dépend de ce qu’on entend par transitoire», a expliqué le ministre, ajoutant qu’il ne voyait «pas d’amélioration avant la fin de l’année 2022, au mieux, parce que la reprise est très forte». La hausse des prix est notamment due aux pénuries de bois, d’acier, d’aluminium, de pétrole et de gaz, a détaillé Bruno Le Maire. Face à la hausse du prix des carburants, il a répété qu’il était plus favorable à des aides ciblées pour aider les ménages en difficulté qu’à une baisse généralisée des taxes, dont le coût les finances publiques est selon lui trop élevé.

 

Le ministre des finances en a profité pour régler leur compte aux bobos écologistes qui militent pour sanctionner davantage l’usage du transport.

 

«L’aide doit aller à ceux qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture pour chercher une activité ou exercer une activité», a-t-il déclaré, soulignant que «la responsabilité de l’État, c’est de protéger». Cette aide pourrait aller aux indépendants, aux salariés, aux fonctionnaires et à ceux qui cherchent du travail, a précisé Bruno Le Maire, .

Le chèque énergie, destiné à atténuer la flambée du prix du gaz et qui donnera lieu à un versement exceptionnel de 100 euros en décembre pour les ménages modestes qui y sont éligibles, est lui versé en fonction des revenus déclarés au fisc. Mais le gouvernement ne dispose pas d’une base de données pour ceux qui utilisent leur voiture à des fins professionnelles.

Inflation-Hausse des prix de la consommation courante : autour de 5 % ?

Inflation-Hausse des prix de la consommation courante : autour de 5 % ?

Nielsen ,  groupe qui épluche les tickets en sortie de caisse, a ainsi chiffré la hausse théorique du panier moyen des Français, si la flambée actuelle des matières premières (huile, sucre, blé, acier, carton, transports…) était intégralement répercutée sur les prix des produits en contenant. Et ce pour un panier de 11 produits de base: 500g de spaghetti, 1 litre d’huile d’olive, 500g de café, 12 rouleaux de papier hygiénique….

une moyenne de près de 5 %

La hausse théorique atteindrait 4,7% en moyenne, soit 1,80 euro sur un panier d’environ 50 euros. En ne choisissant que des grandes marques, le client limiterait l’inflation à 3,2%. Mais en optant pour des références en marques de distributeurs (MDD), la facture atteindrait 7,2%. Et 11% pour les MDD premiers prix.

«Alors que la part des matières premières dans le prix de vente consommateur varie selon le type de marque, et que les matières premières ne subissent pas toutes la même hausse, les inflations théoriques atteindraient 2% à 23% selon les catégories. Le café et le papier hygiénique étant parmi les catégories les plus inflationnistes», précise Nielsen.

Inflation : une stabilisation…. peut-être d’ici la fin 2022 ? ( FMI

Inflation : une stabilisation…. peut-être d’ici la fin 2022 ? ( FMI)

 

Le FMI aussi reprend la chanson du nouveau concept d’inflation temporairecon  sidérant que la hausse des prix aujourd’hui provient surtout des conséquences de la crise sanitaire, des difficultés logistiques et de hausses passagères de matières premières. « Il y a toujours un consensus sur le fait que dans les économies avancées, l’inflation est temporaire », a ainsi précisé Kristalina Georgieva, la directrice maintenant contestée du fonds monétaire international ( affaire du bidouillage d’un rapport lorsqu’elle était à la Banque mondiale).

 

Pourtant cette inflation n’est pas marginale à supposer qu’elle soit passagère. Elle atteint un effet autour de 3 % en Europe, un peu plus de 2 % en France et autour de 5 % aux États-Unis. Certains aspects sont certes conjoncturels du fait de la brutalité d’une reprise économique qui contraste avec l’écroulement suite au Covid. Les approvisionnements sont largement bousculés par les dysfonctionnements logistiques. Reste cependant de nombreuses raisons qui ne sont pas conjoncturelles mais structurelles comme la hausse de certaines matières premières, la pression de plus en plus forte des exigences environnementales et la restructuration de l’appareil de production.

Le même refrain est entamé par toutes les institutions, les banques centrales, les banques, les gouvernements et les groupes de pressions qui ne souhaitent pas traiter la question salariale qui se pose après la hausse des prix,  pas davantage que la rémunération de l’épargne.

Les banques centrales pourront tenir ce discours tant qu’elles maintiendront leurs politiques accommodantes qui consistent à délivrer massivement des liquidités presque gratuites aux banques et à maintenir des taux d’intérêt voisin de zéro. Un discours qui pourra aussi être tenu encore tant que l’endettement sera encore largement toléré.

Viendra toutefois le moment où la hausse des prix ce transmettant de façon durable dans la consommation, il faudra réajuster les équilibres à moins de s’engager dans un processus de quasi dévaluation des monnaies.

Économie–Inflation : changement de paradigme

 

Économie–Inflation : changement de paradigme

 

Si les économistes peinaient à expliquer la faiblesse de l’inflation avant le Covid-19, ils ont aujourd’hui du mal à appréhender l’ensemble des mécanismes à l’œuvre dans l’actuelle hausse des prix, observe Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

. La plupart des individus imaginent porter des jugements raisonnables sur les choses parce qu’ils sont convaincus d’être en prise avec la réalité – mais bien souvent, ils ne le sont pas vraiment. Tel est l’un des constats dressés dans Noise : pourquoi nous faisons des erreurs de jugement et comment les éviter (Odile Jacob, 464 p., 27,90 €), le nouvel essai publié par Daniel Kahneman, Olivier Sibony et Cass R. Sunstein, trois spécialistes des sciences comportementales.

Cette observation peut s’appliquer, dans une certaine mesure, à la macroéconomie et notamment au débat du moment sur l’inflation. Sommes-nous sur le point de connaître une douloureuse flambée généralisée des prix, comme le redoutent certains analystes ? La hausse des tarifs de l’énergie et de certaines matières premières est-elle temporaire, comme l’affirment d’autres ? Surtout : disposons-nous vraiment des bons outils – la prise avec la réalité – pour le mesurer ?

 

« Nous ignorons si nous vivons le début d’une nouvelle ère d’inflation, résume Adam Tooze, professeur d’histoire économique à l’université Columbia, dans un récent article. Ce qui est sûr, c’est que nous assistons à un grand débat sur l’inflation. » Observer les observateurs : voilà un habile pas de côté opéré par Adam Tooze, riche d’enseignements. « L’incertitude alimente une réelle anxiété chez les décideurs et au sein du public, ajoute-t-il. Cela conduit-il à une crise d’autorité de l’économie ? »

Sans aller jusque-là, la peur du spectre inflationniste, rappelant le scénario des deux chocs pétroliers des années 1970, fait son grand retour médiatique. Elle a ranimé la question du pouvoir d’achat sur la scène politique, qui pourrait être l’un des enjeux de la présidentielle française. Elle contraint les banquiers centraux à répéter en chœur, pour tempérer les inquiétudes, que le phénomène est transitoire. Tout en admettant que « plusieurs sources d’incertitudes pourraient entraîner des pressions inflationnistes plus persistantes », selon les propos tenus par Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), le 8 octobre.

« Nihilisme intellectuel »

Pourquoi un tel brouillard autour des prix ? Parce que le baromètre permettant de mesurer leur évolution a des ratés. Avant la pandémie, déjà, les économistes s’interrogeaient sur la nature de la faible inflation observée depuis une décennie. Les débats, vite techniques, portaient sur la « courbe de Phillips », établissant qu’il existe une relation inverse entre inflation et chômage : lorsque le nombre de demandeurs d’emploi est faible, les entreprises peinent à recruter et augmentent donc les salaires pour attirer les candidats, ce qui fait augmenter, par ricochet, les prix. Mais cette relation s’est affaiblie avec l’essor de la mondialisation et le déclin du taux de syndicalisation dans les économies industrialisées.

Inflation-Hausse du prix du Carburant : Une aubaine pour l’État

Inflation-Hausse du prix du Carburant : Une aubaine pour l’État

D’un côté l’État semble s’inquiéter de la hausse des prix de l’énergie et prévoit même la distribution de chèques pour certains. De l’autre, ce même Etat profite de la hausse des cours pour empocher davantage de fiscalité. Il est clair que l’évolution du cours du pétrole influence le prix du carburant. Une hausse toutefois à relativiser dans la mesure où en France par exemple les taxes représentent 60 %. En clair, la hausse des prix du carburant constitue une opportunité budgétaire. En 2021 on attend ainsi une recette sociale de plus de 17 milliards. Sur un prix au litre qui atteint aujourd’hui 1,54 euro, la part de TVA compte pour environ 25 centimes, et celle de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) pour près de 61 centimes, selon les données de l’Union française des industries pétrolières.

La France est le pays qui taxe le plus l’automobile en Europe ( Taxe carburant et autres) .Les 83,9 milliards d’euros de taxes sur l’automobile en France représentaient en 2019 pas moins de 36% des recettes fiscales nettes. Elles ont atteint 233,3 milliards selon le rapport de la Cour des comptes

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Inflation : changement de paradigme

Inflation : changement de paradigme

 

Si les économistes peinaient à expliquer la faiblesse de l’inflation avant le Covid-19, ils ont aujourd’hui du mal à appréhender l’ensemble des mécanismes à l’œuvre dans l’actuelle hausse des prix, observe Marie Charrel, journaliste au « Monde », dans sa chronique.

 

. La plupart des individus imaginent porter des jugements raisonnables sur les choses parce qu’ils sont convaincus d’être en prise avec la réalité – mais bien souvent, ils ne le sont pas vraiment. Tel est l’un des constats dressés dans Noise : pourquoi nous faisons des erreurs de jugement et comment les éviter (Odile Jacob, 464 p., 27,90 €), le nouvel essai publié par Daniel Kahneman, Olivier Sibony et Cass R. Sunstein, trois spécialistes des sciences comportementales.

Cette observation peut s’appliquer, dans une certaine mesure, à la macroéconomie et notamment au débat du moment sur l’inflation. Sommes-nous sur le point de connaître une douloureuse flambée généralisée des prix, comme le redoutent certains analystes ? La hausse des tarifs de l’énergie et de certaines matières premières est-elle temporaire, comme l’affirment d’autres ? Surtout : disposons-nous vraiment des bons outils – la prise avec la réalité – pour le mesurer ?

 

« Nous ignorons si nous vivons le début d’une nouvelle ère d’inflation, résume Adam Tooze, professeur d’histoire économique à l’université Columbia, dans un récent article. Ce qui est sûr, c’est que nous assistons à un grand débat sur l’inflation. » Observer les observateurs : voilà un habile pas de côté opéré par Adam Tooze, riche d’enseignements. « L’incertitude alimente une réelle anxiété chez les décideurs et au sein du public, ajoute-t-il. Cela conduit-il à une crise d’autorité de l’économie ? »

Sans aller jusque-là, la peur du spectre inflationniste, rappelant le scénario des deux chocs pétroliers des années 1970, fait son grand retour médiatique. Elle a ranimé la question du pouvoir d’achat sur la scène politique, qui pourrait être l’un des enjeux de la présidentielle française. Elle contraint les banquiers centraux à répéter en chœur, pour tempérer les inquiétudes, que le phénomène est transitoire. Tout en admettant que « plusieurs sources d’incertitudes pourraient entraîner des pressions inflationnistes plus persistantes », selon les propos tenus par Isabel Schnabel, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), le 8 octobre.

« Nihilisme intellectuel »

Pourquoi un tel brouillard autour des prix ? Parce que le baromètre permettant de mesurer leur évolution a des ratés. Avant la pandémie, déjà, les économistes s’interrogeaient sur la nature de la faible inflation observée depuis une décennie. Les débats, vite techniques, portaient sur la « courbe de Phillips », établissant qu’il existe une relation inverse entre inflation et chômage : lorsque le nombre de demandeurs d’emploi est faible, les entreprises peinent à recruter et augmentent donc les salaires pour attirer les candidats, ce qui fait augmenter, par ricochet, les prix. Mais cette relation s’est affaiblie avec l’essor de la mondialisation et le déclin du taux de syndicalisation dans les économies industrialisées.

Inflation: le risque

Inflation: le risque

 

Un envol des prix incontournable qui affecte l’énergie notamment le gaz, l’ électricité, les matières premières y compris alimentaires , les métaux. Une inflation qui a d’abord atteint le système de production et qui commence à se transmettre à la consommation. La hausse du gaz, celle prévisible de l’électricité, de nombreux services et de produits alimentaires de consommation.Le FMI et les experts se veulent rassurants en indiquant que cette inflation va diminuer vers la fin de 2022,, ce qui n’est absolument pas certain.

Officiellement l’inflation en France est inférieure à celle de l’union européenne. L’INSEE ne constate qu’une inflation de l’ordre de 2 % sur un an. En Europe l’inflation est supérieure à 3 %. En cause, évidemment le faite que l’indice de mesure de l’évolution des prix de l’INSEE est faussé du fait de la modification structurelle des dépenses des consommateurs depuis la crise sanitaire. En gros, les dépenses contraintes ont notoirement augmenté et les dépenses ajustables ont vu leur part diminuer

Les énergies sont surtout concernées , le gaz bien sûr, également l’électricité. Si les particuliers restent encore relativement protégés du fait des tarifs réglementés, la mise en place prochaine d’une « tarification dynamique » pourrait changer la donne. Et pour les industriels électro-intensifs, comme la sidérurgie, la chimie, l’agroalimentaire, et l’industrie du papier, tout juste sortis de la crise du covid 19, c’est également une très mauvaise nouvelle, d’autant que pour ne rien arranger, certains font déjà face à une hausse des cours mondiaux des matières premières.

 

Exemples , le prix de gros de l’électricité est passé de 15 euros à 152 euros pour une livraison en 2022 , le gaz a pris 60 %. Un grand pays industriel comme l’Italie a d’ailleurs décidé de mettre en urgence 5 milliards d’euros sur la table pour aider ses industries à faire face à ces augmentations fulgurantes.

Une inflation temporaire…. qui va durer ! (Banque de France)

Une inflation temporaire…. qui va durer ! (Banque de France)

La Banque de France continue d’affirmer que la hausse des prix sera temporaire. Toutefois, elle nuance sa prévision en indiquant que le temporaire pourrait durer plus longtemps que prévu. De même l’ampleur de l’inflation pourrait dépasser aussi les prévisions. La banque centrale rappelle que la France serait moins touchée que les pays voisins. Fin septembre, l’Insee indiquait que les prix à la consommation avaient augmenté de 2,1 % sur un an dans l’Hexagone, selon ses données provisoires. On voit mal pourquoi la France serait moins touchée d’autant plus que pour l’essentiel les biens de consommation sont très largement importés. Il est vrai que l’indice des prix et la consommation n’intègre pas la modification de la structure de consommation des ménages. On a constaté en effet depuis la crise sanitaire que la nature et le volume des consommations s’étaient modifiés. Ainsi les dépenses contraintes prennent de plus en plus de place dans le budget.

Selon les économistes de la Banque de France, l’inflation devrait d redescendre, une fois dissipés les facteurs temporaires de hausse. L’an prochain, elle repasserait en deçà de 2 % avant de remonter à horizon 2023, soutenue par une « accélération graduelle du niveau général des prix et des salaires », liée à la bonne tenue du marché de l’emploi. Selon la Banque centrale, l’inflation IPCH se situerait à 1,3 % en 2023. La « grande erreur serait de surréagir à des variations temporaires », insiste François Villeroy de Galhau. Avec un risque si c’était le cas : « casser la forte reprise en cours ». En clair la Banque de France incite notamment à la modération inflationniste notamment salariale.

Inflation :Un envol des prix incontournable

 

 

Un envol des prix incontournables qui affecte l’énergie notamment le gaz électricité, les matières premières y compris alimentaires , les métaux. Une inflation qui a d’abord atteint le système de production et qui commence à se transmettre à la consommation. La hausse du gaz, celle prévisible de l’électricité, de nombreux services et de produits alimentaires de consommation.

Officiellement l’inflation en France est inférieure à celle de l’union européenne. L’INSEE ne constate qu’une inflation de l’ordre de 2 % sur un an. En Europe l’inflation est supérieure à 3 %. En cause, évidemment le faite que l’indice de mesure de l’évolution des prix de l’INSEE est faussé du fait de la modification structurelle des dépenses des consommateurs depuis la crise sanitaire. En gros, les dépenses contraintes ont notoirement augmenté et les dépenses ajustables ont vu leur part diminuer

Les énergies sont surtout concernées , le gaz bien sûr, également l’électricité. Si les particuliers restent encore relativement protégés du fait des tarifs réglementés, la mise en place prochaine d’une « tarification dynamique » pourrait changer la donne. Et pour les industriels électro-intensifs, comme la sidérurgie, la chimie, l’agroalimentaire, et l’industrie du papier, tout juste sortis de la crise du covid 19, c’est également une très mauvaise nouvelle, d’autant que pour ne rien arranger, certains font déjà face à une hausse des cours mondiaux des matières premières).

 

Exemples , le prix de gros de l’électricité est passé de 15 euros à 152 euros pour une livraison en 2022 , le gaz a pris 60 %. Un grand pays industriel comme l’Italie a d’ailleurs décidé de mettre en urgence 5 milliards d’euros sur la table pour aider ses industries à faire face à ces augmentations fulgurantes.

Économie–Une inflation qui est ni normale, ni temporaire

Économie–Une inflation qui est ni normale, ni temporaire

 

 

Après avoir longtemps nié le caractère durable de l’inflation, nombreux experts proches du gouvernement conviennent maintenant que cette inflation est normale. Ils n’abandonnent  pas pour autant l’idée du caractère temporaire de la hausse des prix.

Première observation cette inflation n’est pas normale. D’abord elle résulte de phénomènes de spéculation sur l’énergie et les matières premières. Les difficultés logistiques ont également influencé la hausse des prix. Enfin la reprise constitue un bon motif pour donner des raisons d’exister à l’inflation.

En outre, on notera que l’inflation mesurée en France et particulièrement plus faible que celle par exemple de l’Allemagne qui enregistre une hausse sur 12 mois de 3,9 % sans parler évidemment des 5,3 % des États-Unis. Pourquoi une telle faiblesse de l’inflation en France alors que le prix des services notamment (ou le prix des légumes et des fruits) ont augmenté dans des proportions importantes. Tout simplement parce que l’indicateur INSEE est encore davantage plus faussé que précédemment. Il ne tient pas compte des déformations de la structure de la consommation. Une consommation qui a beaucoup évolué depuis la crise covid et qui ignore aussi les dépenses de logement qui flambe en ce moment. Le niveau de l’inflation France n’est donc pas normal. Un niveau de seulement 1,9 % à évidemment un objectif : bloquer la hausse des salaires et autres revenus.

Une inflation qui est ni normale, ni temporaire

Une inflation qui est ni normale, ni temporaire

 

 

Après avoir longtemps nié le caractère durable de l’inflation, nombreux experts proches du gouvernement conviennent maintenant que cette inflation est normale. Ils n’abandonnent  pas pour autant l’idée du caractère temporaire de la hausse des prix.

Première observation cette inflation n’est pas normale. D’abord elle résulte de phénomènes de spéculation sur l’énergie et les matières premières. Les difficultés logistiques ont également influencé la hausse des prix. Enfin la reprise constitue un bon motif pour donner des raisons d’exister à l’inflation.

En outre, on notera que l’inflation mesurée en France et particulièrement plus faible que celle par exemple de l’Allemagne qui enregistre une hausse sur 12 mois de 3,9 % sans parler évidemment des 5,3 % des États-Unis. Pourquoi une telle faiblesse de l’inflation en France alors que le prix des services notamment (ou le prix des légumes et des fruits) ont augmenté dans des proportions importantes. Tout simplement parce que l’indicateur INSEE est encore davantage plus faussé que précédemment. Il ne tient pas compte des déformations de la structure de la consommation. Une consommation qui a beaucoup évolué depuis la crise covid et qui ignore aussi les dépenses de logement qui flambe en ce moment. Le niveau de l’inflation France n’est donc pas normal. Un niveau de seulement 1,9 % à évidemment un objectif : bloquer la hausse des salaires et autres revenus.

Une inflation nécessaire à l’économie ?

Une inflation nécessaire à l’économie ?

 

« Une inflation plus élevée peut faciliter l’ajustement de salaires », selon les quatre chercheurs appartenant à de prestigieuses universités américaines. (Article des Échos, extrait))

 

Un peu d’inflation, c’est mieux. Surtout à la sortie d’une crise comme celle du Covid et à l’orée d’une transformation gigantesque de l’économie comme celle qui nous attend avec la lutte contre le réchauffement climatique . C’est la conclusion d’une étude de quatre chercheurs qui appartiennent aux universités américaines les plus prestigieuses : Chicago Booth, Northwestern, Harvard et le MIT. Veronica Guerrieri, Guido Lorenzoni, Ludwig Straub et Iván Werning montrent qu’une politique monétaire expansionniste, et donc une hausse temporaire de l’inflation, facilite les transformations structurelles de l’économie.

Démonstration. La pandémie a touché différemment les entreprises en fonction de leur secteur d’activité. Et cela va continuer. La structure de la demande va changer dans le monde d’après-Covid et avec les politiques de développement durable. Les voyages d’affaires seront durablement affectés, ce qui posera problème à des compagnies aériennes et des hôteliers. Les relations auront lieu par écrans interposés, ce qui aura des conséquences positives pour les fabricants de PC et tous ceux qui conçoivent les outils numériques. De la même façon, les fabricants de moteurs thermiques vont souffrir alors que les constructeurs de batteries verront leur activité exploser.

Conséquence : des emplois vont être détruits dans les secteurs en déclin qui souffrent d’une demande insuffisante et d’autres seront créés dans les secteurs en croissance où la demande est en expansion. En clair, les travailleurs vont passer d’un secteur à un autre et les capitaux aussi puisque, pour reprendre l’exemple initial, les compagnies aériennes et les hôteliers investiront moins tandis que les entreprises de high-tech seront poussées à augmenter leurs investissements.

Ce qui compte dans cet ajustement, c’est le différentiel d’évolution des salaires. Pour que les gens aient envie de travailler dans les secteurs d’avenir, il faut que les salaires proposés augmentent, et qu’ils baissent dans ceux qui souffrent. Or, il est concrètement quasi-impossible de baisser les salaires.

« Une inflation plus élevée peut faciliter l’ajustement de salaires », selon les quatre auteurs. Si les prix et les salaires augmentent globalement dans l’économie, certains secteurs peuvent modérer les salaires sans les baisser. Les autres augmenteront les rémunérations pour attirer les travailleurs. « Un surcroît temporaire d’inflation permet d’aider à gérer la transition sur le plan social », résume Philippe Waechter, chef économiste d’Ostrum Asset Management.

Dans un point de vue publié sur le site Project syndicate, l’économiste Dani Rodrik , professeur à Harvard, met toutefois en garde. « L’inflation temporaire n’est une solution acceptable que dans des conditions particulières : l’ajustement sectoriel est entraîné par des changements dans la demande des consommateurs, les salaires ne peuvent pas baisser et la relance monétaire ne doit pas empêcher le changement structurel en augmentant trop la rentabilité dans les secteurs qui doivent se contracter ». Les banques centrales sont prévenues.

Inflation Chine: des prix qui s’envolent

Inflation Chine:  des prix qui s’envolent 

Du fait de la hausse exceptionnelle des matières premières, les prix à la production des biens augmentent d’environ 10 % en Chine

L’indice PPI, qui mesure le coût des marchandises sorties d’usine, a connu une augmentation de 9% sur un an le mois dernier, d’après le Bureau national des statistiques (BNS). Il s’agit de sa plus forte hausse depuis septembre 2008. Ce résultat, supérieur à celui de juin (8,8%), dépasse la prévision moyenne d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg (8,6%).

Le coût des matières premières sur les marchés mondiaux (pétrole, métaux) combiné aux fortes chaleurs qui tirent la consommation d’électricité et les prix du charbon vers le haut, expliquent en partie ce niveau, souligne Dong Lijuan, un statisticien du BNS. Les prix de l’extraction de pétrole et de gaz naturel ont ainsi augmenté sur un an de 48%, selon le BNS.

Depuis quelques mois, les autorités de Pékin prennent des mesures pour maîtriser la hausse des prix des matières premières, notamment pour restreindre les exportations d’acier ou pour réduire la spéculation.

 

Economie- Venezuela : une inflation 3000 à 400 000 % en un an !

Economie- Venezuela : une inflation  3000 à 400 000 % en un an ! 

 

Preuve de l’écroulement total de l’économie, la monnaie qui n’a plus de valeur et entraîne une hyperinflation. .L’hyper-inflation a atteint 400 000% en 2018, près de 10 000% en 2019 et 3 000% en 2020. Jadis riche pays pétrolier, le Venezuela a vu son PIB chuter de 80% depuis 2013 et 65% des ménages vivent dans la pauvreté.

En 13 ans, le bolivar aura perdu 14 zéros, signe des dévaluations successives imposées au gouvernement. L’ancien président Hugo Chavez (1999-2013) avait supprimé trois zéros en 2008. Son successeur et actuel président, Nicolas Maduro, avait fait de même en août 2018 en supprimant cinq zéros.

Economie -hausse Inflation: de 4 % dans l’OCDE

Economie -hausse Inflation:  de 4 % dans l’OCDE

Une hausse jamais vu depuis 1997. L’inflation avait atteint à cette époque 4,5 %. Or  en 2021 l’inflation affiche déjà 4,1 % dans les pays de l’OCDE. Il y a des facteurs explicatifs objectifs qui peuvent expliquer cette hausse ( problèmes logistiques et hausse des matières premières notamment) mais comment cependant à poindre la perte de confiance dans la valeur des monnaies largement dévalorisées par la masse de liquidités déversées par les banques centrales et qui se trouvent en décalage avec la richesse réelle produite.

En France, l’inflation s’est élevée officiellement à à 1,5 % Mais il y a longtemps que l’indicateur de l’INSEE est obsolète. En  Allemagne , le taux s’est établi à 2,3 %, malgré une légère baisse par rapport au mois de mai. La Banque centrale européenne (BCE) avait fixé un objectif à moyen terme de 2 %, mais elle a assuré qu’elle était prête à accepter un dépassement « temporaire » de ce seuil, précise Le Figaro. Autrement, la hausse des prix dans les pays de l’OCDE au mois de juin a surtout été tirée par les Etats-Unis, où l’inflation a atteint 5,4 %. Globalement, la BCE et plusieurs experts estiment que cette inflation constatée dans les pays de l’OCDE est temporaire, et liée à la reprise de l’économie.

Le seul problème c’est que cet aspect temporaire pourrait durer longtemps et qu’il n’est pas seulement lié à la reprise de l’économie.

Hausse Inflation: de 4 % dans l’OCDE

hausse Inflation:  de 4 % dans l’OCDE

Une hausse jamais vu depuis 1997. L’inflation avait atteint à cette époque 4,5 %. Or  en 2021 l’inflation affiche déjà 4,1 % dans les pays de l’OCDE. Il y a des facteurs explicatifs objectifs qui peuvent expliquer cette hausse ( problèmes logistiques et hausse des matières premières notamment) mais comment cependant à poindre la perte de confiance dans la valeur des monnaies largement dévalorisées par la masse de liquidités déversées par les banques centrales et qui se trouvent en décalage avec la richesse réelle produite.

En France, l’inflation s’est élevée officiellement à à 1,5 % Mais il y a longtemps que l’indicateur de l’INSEE est obsolète. En  Allemagne , le taux s’est établi à 2,3 %, malgré une légère baisse par rapport au mois de mai. La Banque centrale européenne (BCE) avait fixé un objectif à moyen terme de 2 %, mais elle a assuré qu’elle était prête à accepter un dépassement « temporaire » de ce seuil, précise Le Figaro. Autrement, la hausse des prix dans les pays de l’OCDE au mois de juin a surtout été tirée par les Etats-Unis, où l’inflation a atteint 5,4 %. Globalement, la BCE et plusieurs experts estiment que cette inflation constatée dans les pays de l’OCDE est temporaire, et liée à la reprise de l’économie.

Le seul problème c’est que cet aspect temporaire pourrait durer longtemps et qu’il n’est pas seulement lié à la reprise de l’économie.

Venezuela : une inflation de 400 000 à 3000 % en un an !

Venezuela : une inflation de 400 000 à 3000 % en un an ! 

 

Preuve de l’écroulement total de l’économie, la monnaie qui n’a plus de valeur et entraîne une hyperinflation. .L’hyper-inflation a atteint 400 000% en 2018, près de 10 000% en 2019 et 3 000% en 2020. Jadis riche pays pétrolier, le Venezuela a vu son PIB chuter de 80% depuis 2013 et 65% des ménages vivent dans la pauvreté.

En 13 ans, le bolivar aura perdu 14 zéros, signe des dévaluations successives imposées au gouvernement. L’ancien président Hugo Chavez (1999-2013) avait supprimé trois zéros en 2008. Son successeur et actuel président, Nicolas Maduro, avait fait de même en août 2018 en supprimant cinq zéros.

Inflation Record: hausse de plus de 4 % dans l’OCDE

Inflation Record:  hausse de plus de 4 % dans l’OCDE

Une hausse jamais vu depuis 1997. L’inflation avait atteint à cette époque 4,5 %. Or  en 2021 l’inflation affiche déjà 4,1 % dans les pays de l’OCDE. Il y a des facteurs explicatifs objectifs qui peuvent expliquer cette hausse ( problèmes logistiques et hausse des matières premières notamment) mais comment cependant à poindre la perte de confiance dans la valeur des monnaies largement dévalorisées par la masse de liquidités déversées par les banques centrales et qui se trouvent en décalage avec la richesse réelle produite.

En France, l’inflation s’est élevée officiellement à à 1,5 % Mais il y a longtemps que l’indicateur de l’INSEE est obsolète. En  Allemagne , le taux s’est établi à 2,3 %, malgré une légère baisse par rapport au mois de mai. La Banque centrale européenne (BCE) avait fixé un objectif à moyen terme de 2 %, mais elle a assuré qu’elle était prête à accepter un dépassement « temporaire » de ce seuil, précise Le Figaro. Autrement, la hausse des prix dans les pays de l’OCDE au mois de juin a surtout été tirée par les Etats-Unis, où l’inflation a atteint 5,4 %. Globalement, la BCE et plusieurs experts estiment que cette inflation constatée dans les pays de l’OCDE est temporaire, et liée à la reprise de l’économie.

Le seul problème c’est que cet aspect temporaire pourrait durer longtemps et qu’il n’est pas seulement lié à la reprise de l’économie.

Économie- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

Économie- États-Unis : une inflation plus persistante et plus élevée que prévue

 

Alors que la plupart des experts dépendants directement ou indirectement des Etats ne cessent d’affirmer que l’inflation résultant de la crise sanitaire présente un caractère très transitoire, la Fed vient de déclarer le contraire en prévoyant une inflation plus persistante et plus importante que prévu.

 

Le concept d’inflation transitoire vient de prendre un sérieux coup dans l’aile. En effet, on a rarement vu une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. Surtout avec le décalage croissant entre l’énorme masse monétaire (due à la planche à billets) et l’endettement général.

Lors d’une conférence de presse peu après la publication du communiqué, Jerome Powell a indiqué que l’inflation pourrait être «plus élevée et plus persistante» que prévu, un changement de ton alors qu’il martèle que cette hausse des prix ne devrait être que temporaire. «Alors que la réouverture se poursuit, d’autres contraintes pourraient continuer à limiter la rapidité avec laquelle l’offre peut s’ajuster», augmentant «la possibilité que l’inflation s’avère plus élevée et plus persistante que ce que nous attendons», a-t-il déclaré.

«J’ai confiance dans le fait qu’à moyen terme l’inflation va redescendre», a-t-il toutefois nuancé, reconnaissant qu’«il est difficile de dire quand».  Il aurait pu préciser quand la croissance ralentira de façon significative. Ce qui ne sera pas le cas ni en 2021 ni en 2022 pour les États-Unis. En attendant La Fed maintient ses taux

Le FMI estime lui aussi que l’inflation sera temporaire, mais a pointé du doigt le risque qu’elle persiste, tablant pour les États-Unis sur 4% d’inflation en 2021, puis 2,5% d’ici la fin de l’année prochaine.

Economie-Une inflation provisoire… qui risque de durer !

Economie-Une inflation provisoire… qui risque de durer !

 

Les économistes volontaristes en matière de croissance ont inventé un nouveau concept l’inflation temporaire. Le problème c’est évidemment que cette inflation temporaire pourrait durer car on voit mal dans l’histoire économique  une inflation disparaître presque aussitôt après son émergence. L’inflation aujourd’hui est largement alimentée par la très forte hausse de toutes les matières premières, matières pour l’industrie ou pour les matières agricoles. La seconde raison est liée au dysfonctionnement de la chaîne logistique largement perturbée par la crise sanitaire et qui accroît les coûts de transport sans parler des ruptures de chaînes de production et de distribution.

Naturellement l’inflation de la production se transmet un moment ou un autre à la consommation sauf déflation. Or la demande est suffisante pour justifier une augmentation générale des prix dans nombre de domaines y comprit d’ailleurs les services. Le fonds monétaire international n’échappe pas à cette contradiction qui consiste à constater une élévation générale des prix considérant que cette inflation disparaîtrait comme par miracle en 2022. Cette contradiction est surtout alimentée par le désir des économistes concernés de nourrir l’optimisme des acteurs économiques . Des économistes qui par parenthèse font l’impasse sur  le décalage de plus en plus immense entre la masse monétaire et la richesse réellement produite (phénomène de la planche à billets).

En outre concernant l’inflation, le FMI appelle les Banques centrales à maintenir leur soutien aux économies et ne pas resserrer leurs politiques dans l’immédiat, estimant que « l’inflation devrait retourner à ses niveaux pré-pandémiques dans la plupart des pays en 2022″, malgré « le risque que des pressions transitoires puissent devenir plus persistantes ».

Le FMI table désormais, pour les économies développées, sur 2,4% d’inflation en 2021 (+0,8 point), et 5,4% (+0,5 point) dans les pays en développement.

Néanmoins, l’organisation a prévenu que la persistance d’une inflation élevée pourrait conduire à une « réévaluation » des perspectives de politique monétaire par la Réserve fédérale et les banques centrales des pays avancés. Une action préventive de la part de ces institutions monétaires provoquerait un « double choc » sur les marchés émergents, ajoutant des sorties de capitaux et un durcissement des conditions financières aux difficultés de croissance. Bref le FMI prévoit quand même tout mais  aussi son contraire.

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