Archive pour le Tag 'tabou »'

Macron-Grand débat : Travailler plus, le tabou !

Macron-Grand débat : Travailler plus, le tabou !

Il est probable que Macron va se livrer un nouveau grand numéro de cirque abordant la quasi-totalité des aspects économiques et sociaux sans pour autant nécessairement apporter des réponses très satisfaisantes et surtout très concrètes. Ce dont on est à peu près sur, r c’est qu’il évitera sans doute la question du travailler plus. Cette question constitue en effet en France un véritable tabou. Or  si l’on tient compte d’une part de la durée hebdomadaire de travail et du départ à la retraite, les Français de très loin sont ceux  qui travaillent  le moins en Europe et ailleurs. Le pire sans doute c’est que les 35 heures ont non seulement affaibli la compétitivité française mais porté un coup décisif à la valeur travail. Bien sûr, nous ne sommes plus à l’époque napoléonienne où les salariés devaient consacrer 70 % de leur vie. Aujourd’hui 10 % de ce temps est affecté à ce travail. C’est beaucoup moins que partout ailleurs. La faiblesse structurelle de la France réside précisément dans l’insuffisance du volume de travail des actifs. Il est vraisemblable que Macron n’abordera qu’à la marge cette question fondamentale par exemple en créant un nouveau jour dont le produit pourrait aller au financement des retraites ou de la dépendance. Les 35 heures ont fini de gangrené toute la société à tel point que la vie économique s’arrête pour de nombreux salariés le vendredi à 12 heures pour ne reprendre que le lundi (Ou alors avec l’attribution des fameux RTT). La situation est d’autant plus grave qu’elle affecte aussi l’encadrement lui aussi aspiré par la société des loisirs. Or on ne peut distribuer que ce qu’on produit. Certes à production égale la richesse peut connaître une affectation plus juste mais le problème fondamental en France c’est que cette richesse est structurellement insuffisante,  voir en moyenne sur longue période d’évolution du PIB par rapport aux pays voisins. Évidemment on voit mal un responsable politique faire sauter ce tabou qui viendrait compromettre les futures possibilités d’élection. C’est toute la limite d’une démocratie qui s’alimente surtout de fausses promesses puis de désillusions.

Dépense publique : ni tabou ni panacée

 Dépense publique : ni tabou ni panacée

Trois grands noms du monde de l’entreprise, Jacques Fournier, Louis Gallois et Louis Schweitzer, jugent, dans une tribune au « Monde (extraits)

« Quels objectifs raisonnables d’évolution de la dépense publique le gouvernement pourrait-il retenir à l’issue du débat national ? Nous voudrions ici, à partir de nos expériences respectives et des travaux de l’association Services publics, faire cinq remarques à ce sujet.

Premièrement, c’est une mauvaise méthode que de fixer a priori un objectif de réduction du volume global de la dépense publique. Celle-ci n’est ni bonne ni mauvaise en soi. Elle est l’instrument d’une action publique qui s’exerce à différents niveaux (Etat, collectivités territoriales) et dans différents domaines (défense, sécurité, éducation, santé, culture et autres fonctions collectives).

Elle a des impacts économiques très différents, selon que l’on considère les dépenses de production du service public, qui contribuent, dans la comptabilité nationale, à l’accroissement de la richesse nationale, et les dépenses de transfert (subventions, prestations sociales), qui redistribuent cette richesse.

Il est légitime de s’interroger sur l’utilité de ces dépenses, de chercher à en améliorer l’efficacité et de comparer la situation de la France à celle des autres pays. Mais se fixer a priori un objectif de limitation ou de réduction de leur volume global est une approche simpliste qui peut déboucher sur des décisions erronées.

Deuxièmement, s’agissant des dépenses de production du service public, la situation de la France n’a rien d’exceptionnel. Les pays scandinaves, la Belgique, les Pays-Bas, dépensent plus que nous sur ce terrain. Le Canada, l’Allemagne, le Royaume-Uni sont en dessous, mais pas très loin. L’instauration d’une limite à ces dépenses ne s’impose nullement, mais cela ne signifie pas qu’il faille renoncer à agir sur elles en jugeant de leur opportunité et en cherchant à en améliorer l’efficacité.

Les comparaisons internationales sont à utiliser avec prudence mais elles peuvent se révéler utiles pour guider des choix qui seront d’autant mieux acceptés qu’ils s’inséreront dans le cadre d’une vision concertée à long terme.

Elles nous montrent notamment que, pour les dépenses d’éducation, la France est à peu près dans la moyenne internationale, mais qu’elle dépense moins pour l’enseignement primaire : il en découle une moins bonne correction des inégalités de départ. Notre pays est en revanche au-dessus de la moyenne pour les dépenses de souveraineté – un choix politique qu’il faut à notre sens assumer – et les dépenses d’administration générale – c’est un terrain possible d’économies. »

35 : heures : Le tabou saute chez PSA

35 : heures : Le tabou saute chez PSA

 

PSA a proposé mardi au comité social et économique (CSE) – nouvelle instance de représentation du personnel – du site de Vesoul  d’augmenter le temps effectif de travail hebdomadaire de 35h à 37h45 en contrepartie d’une hausse de la rémunération de 2,8%, ont annoncé la CGT, Force ouvrière et la CFTC. Avant les ordonnances de septembre modifiant le Code du travail, les heures supplémentaires devaient être majorées au minimum de 10% si un accord d’entreprise le prévoyait ou, à défaut, de 25% pour les huit premières heures et de 50% pour les suivantes. Depuis la réforme, les entreprises peuvent aménager par accord majoritaire la durée de travail et la rémunération des salariés dans le respect des salaires minima hiérarchiques définis par les conventions de branche. Ainsi, même si elles sont toujours dans l’obligation de payer les majorations, elles ont la possibilité de diminuer le taux horaire pour limiter la hausse. Le site de Vesoul, qui compte 2.000 salariés ainsi que 1.000 intérimaires et sous-traitants, est spécialisé dans la logistique de pièces détachées automobiles. L’enjeu sera aussi la pérennité du site.

Collectivités locales : le grand gâchis tabou

Collectivités locales : le grand gâchis tabou

 

 

 

Plusieurs rapports de la cour des comptes ont souligné  les gâchis financiers des collectivités locales, un sujet presque tabou puisque les maires sont très populaires ; pourtant les projets pharaoniques, les superstructures,  les dépenses de fonctionnement, les sureffectifs plombent la gestion (et le contribuable) ; Peu de communes y échappent, même les plus petites. Pourquoi se priver il suffit pour les investissements de solliciter les aides, subventions et emprunts (payés plus tard par le contribuable) ou pour les dépenses de fonctionnement tout de suite d’augmenter la fiscalité. La  gestion des collectivités jugée trop dispendieuse à l’ère de la réduction des déficits et trop peu suivie par le parlement à la différence des autres branches des finances publiques (Etat et comptes sociaux).  Les  sages de la rue Cambon jugent assez sévèrement l’évolution des dépenses des 50 000 entités juridiques rangées sous le vocable collectivités locales en France. Elles génèrent 160 000 comptabilités différentes chaque année représentant environ 20% de la dépense publique, 1100 milliards d’euros annuels. Pour la Cour des comptes qui passera désormais chaque année au scalpel les finances des collectivités, ces 50 000 administrations locales vivent au-dessus de leurs moyens. Leurs dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire notamment de personnel, ont progressé nettement plus que leurs recettes C’est surtout le cas au niveau intercommunal, particulièrement visé. Car la généralisation de ces communautés de communes mutualisant de plus en plus de services (eau, ordures, transports en commun, etc.) n’a pas ou trop peu abouti aux économies d’échelle escomptées. La carte des dépenses de personnel des collectivités locale rapportée au nombre d’habitants de chaque département montre d’ailleurs que ceux de l’arc méditerranéen figurent généralement parmi les plus dépensiers de l’hexagone, même s’il s’agit de données globales et non détaillées et que d’autres départements comme le Rhône, la Vienne ou la Somme sont eux aussi parmi les plus dépensiers. L’inflation des dépenses de personnel est en partie imputable à des mesures prises au niveau national comme la hausse du Smic ou l’inflation des normes. Mais elles n’expliquent qu’environ 40% de la hausse de 2012. Plus de la moitié de l’accroissement de la masse salariale relève de décisions locales comme les embauches, les avancements ou l’attribution de primes. Les collectivités qui ne peuvent s’endetter que pour investir (elles réalisent près de 70% de l’investissement public) ne contribuent que pour environ 10%  à la dette publique pour un total de 173 milliards d’euros. Mais le tableau est en partie trompeur, D’abord parce que si les collectivités sont aussi peu endettées, c’est parce que l’Etat s’endette également pour leur verser une centaine de milliards de dotations par an, dont 75 en concours financiers. Ensuite parce que les collectivités ont également augmenté leurs impôts locaux de manière à pouvoir financer leurs dépenses, hors transferts de compétences de l’Etat. La Cour des comptes a demandé à plusieurs reprises aux collectivités de freiner les dépenses, les administrations sont multiples mais le contribuable unique.

 

T

Le départ d’Assad n’est plus tabou ?

Le départ d’Assad n’est plus tabou ?

 

Les russes ont admis très récemment que le départ de Bachar n’était plus tabou mais après une victoire sur l’Etat islamique. Le chef de l’agence américaine du renseignement John Brennan, lui,  s’est dit convaincu que les Russes chercheraient à terme à obtenir le départ du président Bachar el-Assad pour trouver une issue au conflit faisant rage en Syrie. « Malgré ce qu’ils disent, je crois que les Russes ne voient pas Assad dans l’avenir de la Syrie », a estimé John Brennan dans une conférence sur le renseignement à Washington. « Je pense que les Russes comprennent qu’il n’y a pas de solution militaire en Syrie et qu’il y a besoin d’un genre de processus politique ». « La question est à quel moment et comment ils vont être capables de l’amener (Assad) à sortir de la scène », a-t-il dit. « Paradoxalement, ils pensaient qu’ils devaient d’abord renforcer Assad, avant qu’il ne puisse être retiré. » Moscou voulait « acquérir plus de levier et d’influence » en Syrie, avant d’aller vers un « processus politique protégeant ses intérêts » dans le pays, a estimé le chef de la CIA. Les Russes disposent notamment en Syrie d’une importante base navale à Tartous. Sur le plan militaire, le but de Moscou était d’abord de soulager la pression des groupes rebelles sur le régime dans les régions d’Idleb (nord-ouest) et Hama (centre), a également indiqué M. Brennan. « Mais ils ont découvert qu’il était beaucoup plus difficile de progresser contre l’opposition qu’ils ne l’avaient anticipé », a-t-il dit.

« Débattre du travail ne doit pas être tabou »’Macron

« Débattre du travail ne doit pas être tabou »’Macron

Après avoir été obligé de manger un peu son chapeau Macron le ministre de l’économie se défend. Il considère à juste titre que débattre du travail ne saurait être tabou. Mais dans le même temps il affirme son opposition à l’abrogation des 35 heures ; en réalité à l’abrogation de la loi qui fixe la durée légale de travail. Du coup la position de Macron qu’il exprime dans une interview au JDD est aussi ambiguë que celle du gouvernement. D’un côté on ne souhaite pas modifier la loi concernant la durée légale mais on admet que des les assouplissements des dérogations sont possibles voir indispensables notamment dans les PME. Mais comme l’indique Macron la question la plus grave qui s’oppose aujourd’hui en France est sans doute au-delà de la durée le rapport même au travail. Car les 35 heures n’ont pas seulement considérablement affaibli la compétitivité mais sécrété aussi une culture anti économique. Emmanuel Macron n’a, aujourd’hui, qu’un seul regret, dit-il au JDD : que ses détracteurs – de bonne ou de mauvaise foi — n’aient pas lu, donc pas évoqué l’intégralité de ce qu’il avait dit, en 50 feuillets, aux dirigeants du Medef réunis en Université d’été jeudi. Selon lui, jamais il n’a plaidé pour l’abrogation des 35 heures. Comment aurait-il pu le faire, dit-il, alors qu’il s’y était publiquement opposé avant d’accéder à Bercy? Pour autant, Emmanuel Macron, qui croit à la « valeur travail » souhaite que la gauche mène à bon port un débat de fond (débarrassé des faux-procès) sur le travail : « Je récuse, dit-il, une vision malthusienne du travail. Je ne mets pas une seconde en cause la loi, mais débattre du travail ne doit pas être un tabou, surtout à gauche ». Le rapport au travail est un débat de fond, affiche le ministre de l’Économie (dont l’aura fait bien des envieux et provoque même pas mal de jalousies).

 




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol