Archive pour la Catégorie 'social'

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Des contreparties aux aides sociales ?

Des contreparties aux aides sociales ?

 

Édouard Philippe le premier ministre a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Le problème c’est que Édouard Philippe n’a pas forcément la légitimité pour évoquer cette question puisque comme Macron, il est plutôt représentant des plus défavorisés.“Est-ce qu’on demande des choses en contrepartie des mécanismes de solidarité?”, a demandé Le premier ministre lors d’un échange avec des élus locaux et des dirigeants de PME dans le Finistère organisé dans le cadre du “grand débat national”. “C’est un débat totalement explosif.”“Moi, ma conviction, qui est une conviction personnelle, c’est que compte tenu de l’importance de nos mécanismes de solidarité, compte tenu de nos finances publiques, compte tenu de la situation d’un pays qui est en croissance mais qui reste avec un niveau de chômage élevé, il faut qu’on s’interroge sur ces contreparties”, a-t-il ajouté. “Il faut qu’on regarde ce qu’on peut réfléchir avec nos concitoyens comme contrepartie au versement obligatoire”, a-t-il poursuivi. “C’est indispensable d’avoir des mécanismes de solidarité pour ceux qui sont dans la difficulté, on est un pays où la solidarité ça compte, il ne s’agit pas de revenir en arrière, il s’agit de s’interroger sur ‘est-ce que cette solidarité, elle peut s’accompagner de contreparties, d’activités, d’activités d’intérêt général’?”

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Chômage mondial en baisse mais précarité et pauvreté en hausse

Chômage mondial en baisse  mais précarité et pauvreté en hausse

Les gouvernements ont trouvé la martingale pour faire baisser le chômage, installer la précarité qui met les salariés en concurrence et exerce une pression à la baisse sur les conditions sociales. Du coup le nombre de ménages en difficultés financières progressent, la pauvreté aussi. Globalement, on constate dans le monde une baisse du chômage au cours des 10 dernières années (autour de 5 %). Ceci étant,  cette réduction a surtout été permise par le développement de statuts beaucoup plus précaires que précédemment. On observe en effet des emplois de moins en moins rémunérés et non garantis dans la durée et pour la majorité d’entre eux, sans protection sociale. Le consumérisme d’une part et la course à la compétitivité ont comprimé les conditions sociales de ces dernières années. Pour résumer l’économie repose sur le principe du toujours plus mais toujours moins cher sans trop se préoccuper des conditions sociales ou encore environnementales. Ce sont les contradictions du productivisme et du consumérisme. Il faudrait ajouter à cela la recherche permanente de profit financier et la financiarisation de l’économie qui exerce une pression de plus en plus forte sur la production et les salariés. D’une certaine façon, c’est le mode de production internationalisée et le mode de consommation qui sont en cause non seulement parce qu’il dégrade les conditions sociales mais aussi parce qu’il porte atteinte à l’environnement. D’après l’organisation internationale du travail,  la majorité des 3,3 milliards de personnes qui occupaient un emploi en 2018 déplorent l’absence de sécurité économique, de bien-être matériel et d’égalité des chances. En outre 700 millions de personnes vivent dans une situation d’extrême pauvreté ou de pauvreté modérée, bien qu’elles aient un emploi. Ceci concerne essentiellement les pays en voie de développement mais aussi de plus en plus des pays développés ou la réduction du chômage a été compensée par le développement d’emplois précaires mal rémunérés comme en Grande-Bretagne ou en Allemagne par exemple.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Nouvelle grève nationale le 19 mars

Nouvelle  grève nationale le 19 mars

 

 

 

Le rituel des grèves nationales reprend. En fait surtout une manifestation car il est probable que le niveau des grévistes sera encore très marginal comme lors de l’appel de la CGT pour la journée du 5 février où le taux de participation aux grèves n’a même pas atteint 5 %. Pas sûr que ce mouvement soit encore très suivi car il va surtout se caractériser par une grande manif. Or les français commencent à être saturés en matière de manifestations. Cette fois il s’agirait d’une réponse au grand débat national avec un cahier revendicatif fourre  tout pour tenter d’attirer le maximum de participants. En fait, cela risque de provoquer le phénomène inverse et ressemble de beaucoup aux rituels des grèves et manifs sur une journée de la CGT et des organisations gauchistes. On voit mal pourquoi les organisateurs de cette manifestation du 19 mars se réfugient dans la contestation du grand débat pour donner une légitimité à leur initiative Le ‘Grand débat national’ ne peut ni se substituer, ni contourner, encore moins être opposé aux revendications sociales et syndicales », écrivent-elles dans un communiqué commun. Le grand débat n’est certainement pas la panacée, il n’est même il n’est même pas certain que le gouvernement en tienne compte mais la discussion n’est jamais inutile. Même si le grand débat est aussi une manœuvre de Macron pour étouffer le mouvement des gilets jaunes. La discussion n’est pas à mettre en opposition avec une action de nature revendicative. Mais le flou de cette action risque de peser sur le niveau d’engagement des salariés témoins sa justification : «Il s’agit de gagner l’augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux, l’égalité femmes-hommes et un véritable droit à l’éducation et à la formation. Il s’agit aussi de renforcer notre protection sociale et notre système solidaire de retraite par répartition »,  Il s’agit d’une nouvelle tentative de la part des organisations syndicales contestataires de canaliser la colère des Français sur des terrains propres au milieu syndical. La CGT avait appelé à une convergence des luttes le 5 février dernier avec une journée de mobilisation, qui a trouvé un très faible écho chez les « Gilets jaunes ».

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

La TVA augmente les inégalités : une découverte de l’INSEE !

La TVA augmente les inégalités : une découverte de l’INSEE !

 

Les  économistes de l’Insee viennent de faire une grande découverte : l’augmentation de la TVA augmenterait les inégalités. On espère qu’ils n’ont pas trop mobilisé d’énergie publique -payée par l’État-  pour découvrir une telle évidence. On sait en effet depuis longtemps que dans les catégories à bas revenus, on utilise la totalité des salaires et autres allocations qui du coup sont à peu près entièrement soumis à la TVA, donc immédiatement imposés à hauteur de 20 % (sauf pour quelques produits et autres prestations). À l’inverse comme les revenus ne sont que partiellement utilisés par les ménages plus aisés, seule la partie consommée subit la TVA. Du coup proportionnellement les moins favorisés sont proportionnellement davantage taxés par la TVA que les autres. Notons que cette découverte méthodologique vaut aussi pour l’indice des prix de la consommation. Un indice forcément obsolète et pour les mêmes raisons. En effet la structure de consommation entre les ménages défavorisés et les ménages aisés et très différentes et une hausse moyenne des prix n’a pas la même influence selon qu’on gagne par exemple SMIC ou 10 000 € par mois. En outre la structure de consommation ne cesse de se déformer. En août. Les dépenses contraintes ne cessent d’augmenter et prennent une part de plus en plus importante chez les plus défavorisés tandis que les dépenses ajustables, elles,  diminuent (voir la confirmation dans le faible dynamisme constaté dans la grande distribution). L’INSEE a mesuré, à moyen terme, l’effet sur les inégalités d’une hausse de trois points de la TVA, prélèvement fiscal payé par l’ensemble de la population. L’étude des économistes de l’INSEE ne constitue donc pas une grande découverte scientifique mais une simple confirmation.

 L’INSEE constate en effet que, l’ensemble des contribuables s’acquitte de la TVA, qui représente 16% de l’ensemble des prélèvements obligatoires, contre 7% pour l’impôt sur le revenu, acquitté par 45 % des foyers fiscaux. Une hausse de la TVA, touchant la majorité des produits, a donc pour effet direct à court terme d’augmenter les inégalités, le poids de la TVA étant proportionnellement à leur revenu disponible beaucoup plus lourd pour. Les plus défavorisés que pour les ménages aisés.

 

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus

Actu, infos, économie, social, politique : articles les plus lus