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Chômage : réformes structurelles surreprésentées en France ?

Chômage : réformes structurelles surreprésentées en France ?

 Les rigidités structurelles françaises qui incarnent l’offre sont-elles la principale cause de notre taux de chômage s’interroge le financier Nicolas Goetzmann, Responsable de la recherche et de la stratégie macroéconomique à la Financière de la Cité,  dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune. 

 

« Le 15 février 2019, Edouard Philippe ouvrait en une phrase le débat économique fondamental de ces dernières années : « Je ne crois pas qu’on puisse durablement vivre dans un monde très compétitif avec 3 millions de chômeurs d’un côté et des entreprises qui n’arrivent pas à recruter » de l’autre. Résumé autrement : la France souffre-t-elle d’un problème d’offre ou de demande ? Les rigidités structurelles françaises qui incarnent l’offre sont-elles la principale cause de notre taux de chômage – comme le suggère ici le premier ministre – ou s’agit-il plutôt du résultat d’une trop faible demande dont la responsabilité échouerait alors à la politique macroéconomique dont la Banque centrale européenne est le juge de paix ?

Edouard Philippe poursuit : « C’est un vrai scandale français d’une certaine façon, une spécificité dont on se passerait bien et il faut qu’on la règle ».

Pourtant, il n’existe pas d’exception française relative à la question des difficultés de recrutement des entreprises. Le cas des Etats-Unis est exemplaire à ce titre.

Alors que le taux de chômage américain avait atteint son point culminant à la charnière des années 2009 et 2010, le Wall Street Journal publiait, dès le 8 août 2010 un article intitulé « Certaines entreprises ont du mal à embaucher malgré un taux de chômage élevé ». Les causes de cette anomalie commencent à être formulées : inadaptation des compétences, trop grande générosité des allocations, faible mobilité des salariés, entre autres.

Au cours de ces derniers mois, près de 75 % des nouveaux entrants sur le marché de l’emploi américain n’étaient pas intégrés dans les statistiques du chômage. Les difficultés de recrutement n’étaient pas un frein, mais un symptôme de l’amélioration de la situation

Ce discours va perdurer au fil des années, malgré la décrue du nombre de chômeurs américains. De 10 % au mois d’octobre 2009, le taux de chômage passe sous la barre des 8 % dans le courant de l’année 2013, sous l’impulsion des politiques menées par la Réserve fédérale des Etats-Unis. Le débat se focalise alors sur les sombres prédictions de l’économiste Robert Gordon. Selon ses recherches datant de 2013, et en conséquence des modifications de « l’offre », le taux de chômage minimal – le plein-emploi – aurait évolué négativement ; passant de 4,8 % en 1997, à 6,5 %. D’autres économistes évaluent ce plancher à 7 %. »

 

 

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Politique sociale: le fiasco de Macron

Politique sociale: le fiasco  de Macron

une analyse de  Xerfi Canal diffusée notamment dans la Tribune.

 

« Comment est-on parvenu à un climat social aussi dégradé en France ? Il s’agit d’une colère perlée : les étudiants, le personnel hospitalier, les enseignants, les avocats, les salariés de la RATP ou de la SNCF, les pompiers, la police, les éboueurs, les dockers… Sans compter la longue traine des «gilets jaunes». Tout se passe comme s’il n’y avait plus personne de satisfait en France.

Mais tout se passe aussi comme si chacun poursuivait sa cause catégorielle, sans véritable convergence des luttes, faisant écho au diagnostic d’une atomisation du corps social. Le gouvernement se trouve ainsi confronté à une guérilla sociale, contre laquelle il s’use. Comment en est-on arrivé-là ? Qu’est-ce que Macron a loupé dans sa politique sociale ?

Partons de l’esprit qui guidait sa politique en 2017. Sur le papier, c’était :

  • Une orthodoxie budgétaire douce. Une réduction mesurée de l’emploi public, de la dépense et de la dette publique en % du PIB. Rien qui puisse s’apparenter à une stratégie violente visant à affamer la bête selon l’expression des néoconservateurs américains.
  • Un attachement réaffirmé à l’économie sociale de marché, avec deux gages symboliques forts : la conservation du système de répartition et le maintien de l’âge légal à 62 ans pour les retraites. Les principes semblaient clairs…
  • Plus de flexisecurité : étendre la protection des chômeurs, faciliter l’accès à la formation ou à l’apprentissage, revaloriser les minimas en contrepartie d’un assouplissement du droit du travail, négociable au niveau des branches et de l’entreprise.
  • Un objectif d’universalité fortement affirmé aussi, au nom de l’équité, visant à regrouper, simplifier uniformiser les régimes : assurance chômage universelle étendue aux indépendants et démissionnaires, retraite universelle, regroupement des minima, système de formation mieux coordonné et fléché vers les moins qualifiés, etc.
  • En matière d’équité fiscale et de redistribution, enfin, c’était un donnant donnant. Moins d’impôts sur le patrimoine et le revenu du capital, pour les premiers de cordée….

Et le marqueur fort de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, avec la classe moyenne en cœur de cible. Un allègement des prélèvements de ceux qui travaillent (cotisations) et son report sur les baby-boomers retraités, rentiers des trente-glorieuses.

Sur le papier, donc un dosage équilibré. Et une confiance dans le fait que le Gaulois réfractaire, enfant gâté de la protection sociale, avait enfin ouvert les yeux sur le fait que certains ajustements étaient nécessaires en phase avec le reste du monde. La politique Macron pariait sur un corps social mou.

Venons-en maintenant à la réalisation. Premier constat : la vitrine des grands principes universalistes a dissimulé un tour de vis budgétaire. Du système universel de chômage ne reste que le nom et surtout des économies sur le dos des chômeurs. Après réforme, le système demeure à plusieurs vitesses, limitant drastiquement la création de droits pour les démissionnaires et les indépendants et réduisant ceux des salariés instables. Idem pour les APL, réforme reportée, mais qui derrière l’affichage technique, permet d’économiser 1,2 Md€ en année pleine. Et idem encore pour la réforme des retraites, dont les intentions financières cachées ont mis le feu au poudre.

Second constat : la terrible opacité qu’a engendrée la volonté de simplification, avec des règles minées de dérogations et avec des résultats très difficiles à mesurer au plan individuel. L’ancien système des retraites était balkanisé. Mais il limitait l’incertitude sur l’ampleur du décrochage entre le dernier salaire touché et la première pension versée. C’est ce qui compte le plus. Une retraite à point, indexée sur toute la vie, crée de nouveaux risques de décrochages violents, qui varient au cas par cas. Idem pour les minima, certes revalorisés, mais avec l’idée que certains oisifs doivent en être exclus. En fait, la machine sociale de Macron, qui se revendique universelle, par répartition, est une énorme machine à individualiser les droits. Comme une assurance privée, sans en porter le nom. Son opacité, ses économies mal assumées, créant une véritable paranoïa sur le fait que le seul véritable motif de la réforme est de récupérer « l’argent de dingue ». Ajoutons à cela la politique fiscale. Là encore, derrière l’équilibre affiché, perle une multitude de petits ajustements essaimés qui reprennent d’une main ce qui a été concédé de l’autre aux classes moyennes. Même illisibilité et même soupçon de distorsion cachée en faveur des plus riches.

Tout cela participe à la défiance perlée dont je parlais en entrée. Mais la grosse erreur de Macron, c’est sa perception du corps social assagi, qui passe totalement à côté du rejet des excès de la financiarisation des économies après 2008. Manque de moyens, dégradation des conditions de travail, la crise a laissé une longue traine qui va bien au-delà de la question salariale. Et tout effort est perçu aujourd’hui comme la facture exigée aux citoyens pour sauvegarder coute que coute la rente financière phénoménale au profit d’une minorité. Macron, décalé de la réalité, a misé sur un corps social docile, alors que le rejet du système n’a jamais été aussi violent.

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