Archive pour la Catégorie 'social'

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Conflits sociaux : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

Conflits sociaux : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

 

 

Ce jeudi ce n’était  la première tentative ni sans doute la dernière pour faire converger les luttes sociales ; Pas sûr d’ailleurs que cette stratégie de convergence se réalise plus tard. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps. La CGT, qui a organisé jeudi sa première journée de “convergence des luttes”, affirme cependant  qu’elle parviendra à inscrire dans la durée la contestation des réformes d’Emmanuel Macron, même si cette idée suscite peu d’adhésion dans le milieu syndical. Certaines sont organisées par plusieurs syndicats comme la FSU, Solidaires, ou encore les organisations étudiantes UNEF et UNL. Sur le plan confédéral, cependant, seul Solidaires et l’UNEF ont appelé à rejoindre le mouvement. Les syndicats représentatifs de la RATP (CGT, FO, SUD RATP et UNSA) ont pour l’occasion déposé un préavis de grève – pour certains reconductible – entraînant davantage de perturbations sur le trafic à Paris et en Ile-de-France. La journée a coïncidé par ailleurs avec une nouvelle journée de grève à la SNCF. Cet appel à la mobilisation a trouvé toutefois peu d’écho auprès des autres syndicats représentatifs du secteur privé (FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC), qui ont tous décliné l’invitation, estimant que les conditions n’étaient pas réunies. S’exprimant lors d’un débat sur l’avenir des syndicats réformistes lundi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré au sujet de la convergence des luttes: “les travailleurs ne suivent pas forcément et ça ne marche pas”. Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, n’en est pas si sûr. Il estime que beaucoup de Français s’interrogent sur l’impact de la reprise économique sur leur pouvoir d’achat. “L’emploi, on ne voit pas l’effet. Le pouvoir d’achat, on ne voit pas l’effet. Ça commence à peser ce genre de chose”, a-t-il dit mardi sur BFM Business.

 

Non à l’écrasement des conflits (L.Berger, CFDT)

Non à l’écrasement des conflits  (L.Berger, CFDT)

 

 

Laurent Berger ne se caractérise pas par une radicalité irresponsable ;  le patron du syndicat réformiste (majoritaire désormais dans le privé) met cependant en garde le gouvernement sur sa volonté d’écraser les conflits et les organisations syndicales avec. De quoi précisément nourrir à l’avenir la détérioration du climat social et la radicalité. Le secrétaire général de la CFDT a accusé vendredi le gouvernement de pousser les syndicats à la radicalisation pour obtenir une “victoire à la Pyrrhus”, ce qui serait “très mauvais pour le climat social”. “On a l’impression que le gouvernement veut du bloc contre bloc”, a déclaré Laurent Berger sur France 2. “On peut se demander si ça ne l’intéresse pas, finalement, d’avoir de la radicalité en face de lui, comme ça, il y aura un gagnant à la fin”. Les syndicats représentatifs de la SNCF ont annoncé jeudi qu’ils suspendaient d’un commun accord les concertations avec la ministre des Transports et ont demandé à être reçus à Matignon, après une série d’annonces récentes pour lesquelles ils n’auraient pas été prévenus.“Il y a à la fois un peu d’ouverture à certains moments et, hop, on referme, comme s’il fallait mettre à terre (…) C’est de l’irrespect des interlocuteurs”, a ajouté Laurent Berger, qui avait salué la semaine dernière des “avancées” au sujet de la concurrence. “Les victoires à la Pyrrhus de ce type-là, c’est très mauvais pour le climat social dans les mois et les années à venir (…) Je ne suis pas pour la convergence des luttes, mais je ne suis pas non plus pour l’écrasement des conflits.”“Je suis pour qu’enfin ce gouvernement comprenne qu’il y a de la démocratie sociale à faire vivre dans ce pays et qu’il s’engage vraiment à écouter les organisations syndicales”.

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Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Grève à la SNCF : jusqu’à quand ?

Dans le Figaro,  on indique que le mouvement SNCF s’essouffle en se fondant sur la baisse de participation qui affecte cependant encore 66% des conducteurs (dans les faits plus de 80% avec ceux qui sont en repos). . Les autres cheminots comme c’est la tradition laissent les roulants conduire le mouvement. Ce qu’explique deux spécialistes des mouvements sociaux : Bernard Vivier (directeur de l’Institut supérieur du travail)  et Christian Chevandier – professeur d’histoire contemporaine à l’université du Havre dans une  interview au quotidien.

 

 

D’après les chiffres de la SNCF, la mobilisation des cheminots diminue tendanciellement depuis le début du mouvement. Pourquoi?

Bernard Vivier - Il y a deux explications. Tout d’abord, l’opinion publique n’est pas massivement derrière les grévistes, à l’inverse de la grève de 1995. L’opinion publique approuve plutôt la nécessité de cette réforme, ce qui joue sur la mobilisation des cheminots. Deuxièmement, la mobilisation a été décidée par la CGT et à part le syndicat SUD, personne ne s’y est joint. Il n’y a pas de vraie coordination syndicale.

Christian Chevandier - Si on se place d’un point de vue historique, la participation à un mouvement social régresse toujours au bout d’un moment. Le premier point, c’est que chaque jour de grève coûte de l’argent aux cheminots et qu’il leur reste moins pour la part de leur budget qui n’est pas incompressible. Cependant, depuis la fin du 19ème siècle, on nous explique à chaque mouvement social: ‘Il est impopulaire et il est sur le point de s’arrêter’. Mais cela ne se vérifie pas toujours. Il y a aussi la bataille de l’opinion publique à gagner, le gouvernement y est très attaché, comme c’était le cas sous Sarkozy ou Hollande.

«Il y a une forte solidarité entre les cheminots, c’est une profession qui se sent attaquée»

Christian Chevandier (historien, spécialiste des mouvements sociaux)

Le mouvement peut-il vraiment tenir sur la durée, notamment si la grogne de l’opinion publique monte?

Bernard Vivier - La stratégie de la CGT, c’est de faire le maximum de perturbation avec peu de moyens. L’enjeu, c’est d’installer le mouvement dans la durée. À cet égard, la bataille de l’opinion publique est primordiale. Jusque-là, les Français ont fait le dos rond et ont trouvé des solutions, comme le covoiturage ou le télétravail, qu’il n’y avait pas il y a dix ans mais cela n’a pas réglé tous les problèmes. Les voyageurs sont fatigués et voient que cette grève leur cause des soucis pour aller au travail. On ne sait pas comment l’opinion peut évoluer mais à un moment donné elle pourrait être tentée de dire au gouvernement: ‘Dépêchez-vous de réformer, nous, on veut voyager’».

Christian Chevandier - Il est difficile de dire dans quelle mesure le mouvement va se poursuivre. Il faut en tout cas avoir en tête qu’il y a une très forte solidarité entre les cheminots car c’est une profession qui se sent attaquée. Tous les groupes sociaux réagissent de cette manière mais il y a une spécificité les concernant. Le métier de cheminot est dangereux et il peut y avoir des accidents: cela nécessite de l’entraide et de la solidarité. Il est intéressant de noter que les cheminots qui manifestent actuellement ne sont pas concernés par la fin du statut (NLDR: la SNCF n’embauchera plus au statut de cheminot à partir du 1er janvier 2020), ce qui montre que la solidarité fait partie de leur identité professionnelle. Si une grande majorité du pays devient hostile au mouvement, cela risquerait d’être fatal aux cheminots à terme mais pourrait aussi entraîner un durcissement de la mobilisation. Ce qui sera aussi essentiel à mon avis, c’est ce qui va se passer au niveau de la région parisienne, notamment avec le RER. Une grève qui durerait longtemps pourrait faire jouer le rapport de force en faveur d’une négociation accélérée et d’un règlement rapide du conflit. La situation est très complexe et on ne sait pas sur quoi elle peut déboucher.

Air France : grèves encore en mai

Air France : grèves encore en  mai

Rejet par l’intersyndicale de  l’”accord final” soumis par la direction, nouvelles grèves les 23 et 24 avril mais aussi en mai. Le groupe de dix syndicats précise dans un communiqué qu’il se réunira jeudi prochain pour annoncer à l’ensemble des salariés d’Air France ces nouveaux jours de grève. “La direction d’Air France déplore l’appel de l’intersyndicale à la poursuite du mouvement, alors même qu’une proposition d’accord pluriannuel permettant une revalorisation des salaires de 7% sur quatre ans est toujours ouverte à la signature jusqu’à demain 12h”, fait savoir la compagnie dans une déclaration envoyée à Reuters. “Chaque jour de grève supplémentaire dégrade encore la situation économique d’Air France, met à mal la confiance de ses clients et accentue la pression sur ses personnels majoritairement non grévistes.” Les réservations pour les ponts de mai et les vacances estivales restent “soutenues” pour l’instant dans un marché favorable mais l’enchaînement des grèves va peser lourdement sur les résultats trimestriels de la compagnie, a dit Franck Terner, directeur général d’Air France, dans un entretien publié mercredi par latribune.fr.

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Nouvelle journée pour les « vieux » : 74% des Français contre

Nouvelle journée pour les « vieux » : 74% des Français contre

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Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi, 74% des Français sont  opposés à une telle mesure Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié mercredi,  alors que le président Emmanuel Macron l’a récemment qualifiée de « piste intéressante« . Les sympatisants LREM  sont 61% à être en désaccord sur ce point. En cause, le fait que le financement va encore peser sur les seuls salariés et pas sur les autres revenus. Une mauvaise idée car souvent les entreprises payent quand même les salariés pour la première journée Raffarin, une sorte de double peine. En fait on ne peut pas financer un risque universel  avec ce type de bricolage fiscal pas adapté aux enjeux. Cette mesure est rejetée par la CFDT, qui la qualifie d’«injuste et loin d’être à la hauteur des enjeux». La centrale considère que ce risque «universel» doit être financé par des impôts reposant sur «tous les revenus». Comprendre: son financement ne doit pas reposer uniquement sur le salariat. «Est-ce que c’est normal que seulement les salariés paient pour l’ensemble de la population? J’ai un petit souci aussi avec ce sujet-là, même si je pense que ça peut faire partie d’une palette de solutions», a également déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, mardi.  .   »Arrêtons de charger la barque, le président de la République se fiche du monde », a ainsi pesté Christian Jacob (LR), tandis que le PS a dénoncé du « bricolage ». « C’est la cerise sur le gâteau du président des riches », a quant à lui dénoncé le PCF.

 

 

Grèves Jeudi : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

Grèves Jeudi : pas une convergence mais une chienlit qui s’installe

 

 

Ce jeudi ce ne sera pas la première tentative ni sans doute la dernière pour faire converger les luttes sociales ; Pas sûr d’ailleurs que cette stratégie de convergence se réalise jeudi ou plus tard. Il est plus vraisemblable qu’on va assister à une multiplication de conflits sociaux jusqu’au moins au début de l’été. Une sorte de chienlit pire qu’une grève globale plus limitée dans le temps. La CGT, qui organisera jeudi sa première journée de “convergence des luttes”, affirme cependant  qu’elle parviendra à inscrire dans la durée la contestation des réformes d’Emmanuel Macron, même si cette idée suscite peu d’adhésion dans le milieu syndical. Certaines sont organisées par plusieurs syndicats comme la FSU, Solidaires, ou encore les organisations étudiantes UNEF et UNL. Sur le plan confédéral, cependant, seul Solidaires et l’UNEF ont appelé à rejoindre le mouvement. Les syndicats représentatifs de la RATP (CGT, FO, SUD RATP et UNSA) ont pour l’occasion déposé un préavis de grève – pour certains reconductible – entraînant davantage de perturbations sur le trafic à Paris et en Ile-de-France. La journée coïncide par ailleurs avec une nouvelle journée de grève à la SNCF. Cet appel à la mobilisation trouve toutefois peu d’écho auprès des autres syndicats représentatifs du secteur privé (FO, CFDT, CFE-CGC et CFTC), qui ont tous décliné l’invitation, estimant que les conditions n’étaient pas réunies. S’exprimant lors d’un débat sur l’avenir des syndicats réformistes lundi, le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a déclaré au sujet de la convergence des luttes: “les travailleurs ne suivent pas forcément et ça ne marche pas”. Le numéro un de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, n’en est pas si sûr. Il estime que beaucoup de Français s’interrogent sur l’impact de la reprise économique sur leur pouvoir d’achat. “L’emploi, on ne voit pas l’effet. Le pouvoir d’achat, on ne voit pas l’effet. Ça commence à peser ce genre de chose”, a-t-il dit mardi sur BFM Business.

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RATP : grève jeudi et vendredi

RATP : grève jeudi et vendredi

.La CGT RATP a déposé un préavis de grève de deux jours de mercredi 22 heures à samedi 7 heures, annonce le syndicat dans un communiqué publié lundi 16 avril. Il appelle aussi à un rassemblement le jeudi 19 avril au siège de la RATP à partir de 10h30 afin de participer à la manifestation régionale des cheminots qui sera organisée à partir de 14 heures devant la gare Montparnasse à Paris. La CGT incite « à la mobilisation des agents sur la double question de la défense du service public et des conditions de sa réalisation (Statut, rémunération, dispositions sociales, effectifs…). » Par ailleurs, l’UNSA indique avoir aussi déposé un préavis pour jeudi, sans appeler formellement à la grève, mais simplement pour permettre aux agents qui le souhaitent de participer à la manifestation de jeudi, rapporte Le Parisien.

Deuxième journée pour les vieux : un impôt nouveau injuste

Deuxième journée pour les vieux : un impôt nouveau injuste

 

Très mauvais accueil des partenaires sociaux vis-à-vis de cette idée reprise par Macron d’une deuxième journée pour les vieux. En cause, le fait que le financement va encore peser sur les seuls salariés et pas sur les autres revenus. Une mauvaise idée car souvent les entreprises payent quand même les salariés pour la première journée Raffarin, une sorte de double peine. En fait on ne peut pas financer un risque universel  avec ce type de bricolage fiscal pas adapté aux enjeux. Cette mesure est rejetée par la CFDT, qui la qualifie d’«injuste et loin d’être à la hauteur des enjeux». La centrale considère que ce risque «universel» doit être financé par des impôts reposant sur «tous les revenus». Comprendre: son financement ne doit pas reposer uniquement sur le salariat. «Est-ce que c’est normal que seulement les salariés paient pour l’ensemble de la population? J’ai un petit souci aussi avec ce sujet-là, même si je pense que ça peut faire partie d’une palette de solutions», a également déclaré le président du Medef, Pierre Gattaz, mardi. Quant à la CPME, l’organisation dédiée aux PME, elle a souligné que «l’effort demandé devra être le même que l’on travaille dans une grande ou une petite entreprise». Ce qui n’est pas le cas avec la journée actuelle, les salariés de grandes sociétés étant parfois payés. Surtout, ce système de jour de solidarité n’est pas sans contrainte pour les entreprises, puisqu’il va de pair avec une contribution de 0,3 % sur la masse salariale que le jour de travail en plus non payé est censé compenser. «Le président nous annonce “pas d’impôt nouveau”, mais les Français travailleront pour financer la prise en charge de la dépendance» (Christian Jacob, président du groupe Les Républicains)

 

Emplois francs banlieue : début très timides

Emplois francs banlieue : début très timides

 

 

 

 

Un début plus que timide des emplois francs pour les résidents de quartiers en difficultés. Seulement 300 contrat signés (ou en cours de signature !)  . Il s’agit de relancer l’expérience qui vise à encourager l’embauche par les entreprises de jeunes de quartiers en difficultés. En fait une expérience qui risque encore d’échouer car la vraie question est celle de la formation des intéressés. « Cette proposition n’est que la répétition d’une mesure qui a été déjà mise en place et expérimentée, et qui a échoué. » « Nous nous sommes vite aperçus que ce dispositif ne concernait que les jeunes qui n’avaient aucun mal à trouver un emploi par leurs propres moyens, explique François Lamy, ministre délégué à la ville entre 2012 et 2014. Sur le fond, il ne résolvait rien du vrai problème des jeunes des quartiers : le manque de formation et l’absence de réseau. »  Le nouveau système de prime pour les entreprises embauchant les habitants des quartiers prioritaires, « n’a rien à voir » avec celui qui a échoué, assure le député LREM Matthieu Orphelin, qui milite depuis l’été dernier pour l’introduction de cette mesure, votée à l’automne lors de l’examen du budget. Mais son lancement intervient à un moment où les banlieues et quartiers populaires donnent de la voix, se sentant délaissés au profit des villes ou du monde rural. Ainsi, Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) qui avait soutenu Emmanuel Macron en 2017, vient de démissionner de son mandat avec fracas, déplorant la « vision lointaine » et le « mépris » des gouvernants envers des territoires touchés par la pauvreté et le chômage.  Ces nouveaux « emplois francs » vont contribuer à « réduire le chômage de masse dans les quartiers » veut croire Matthieu Orphelin, en insistant sur les critères retenus, bien différents des précédents. Dans l’ancien dispositif,, seuls 250 contrats avaient été signés entre 2013 et 2014 sur un objectif initialement prévu de 10.000 sur trois ans, contraignant le gouvernement à arrêter les frais.  L’expérimentation actuelle  a débuté le 1er avril dans sept territoires (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne, Val d’Oise, Essonne, à Lille, Marseille et Angers) et doit se poursuivre jusqu’à la fin 2019, avant une généralisation prévue en 2020. « Selon les premières remontées, depuis 1er avril dernier, 280 contrats ont déjà été signés ou sont en cours de signature, dont une centaine en Ile-de-France », peut-on lire dans un communiqué conjoint des deux ministères. Le dispositif prévoit une prime à l’embauche de 5.000 euros par an sur trois ans pour toute entreprise ou association qui engagerait en CDI un habitant d’un quartier prioritaire. Les primes seront de 2.500 euros par an sur deux ans pour les entreprises ou associations qui recruteraient un habitant en CDD de plus de six mois.

 

 

CGT énergies : coupures d’électricité

CGT énergies : coupures d’électricité

 

 

La fédération Mines-énergies de la CGT a annoncé mardi des coupures d’électricité ciblées à la fois pour soutenir les secteurs en grève mais aussi pour  “l’organisation d’un nouveau service public de l’électricité et du gaz”, avec en point d’orgue la mobilisation interprofessionnelle de jeudi. “Dans les jours qui viennent, des coupures ciblées viseront des entreprises qui licencient ou criminalisent les actions syndicales”, a déclaré le secrétaire général de la CGT Mines-énergies, Sébastien Menesplier, dans une interview au Parisien. Prié de donner des précisions, il a cité la grande distribution et particulièrement Carrefour qui, selon lui, “malmène ses salariés” et “pourrait avoir quelques mauvaises surprises”. Son syndicat prévoit également “des baisses de charges (…) dans les centrales de production d’électricité”, “des basculements d’heures pleines en heures creuses dans les principales grandes villes” ou “le rétablissement du gaz ou de l’électricité des familles victimes de coupures pour impayés”, a encore dit Sébastien Menesplier au Parisien. La CGT Mines-énergies réfléchit aussi à la possibilité d’affecter le trafic des trains, “pas forcément pour que (les) TGV ne roulent pas, mais au moins pour leur faire prendre du retard”, toujours selon son secrétaire général.

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Grève unitaire des fonctionnaires: avec tous les syndicats le 22 mai

Grève unitaire des fonctionnaires: avec tous les syndicats le 22 mai

L’appel  lancé par l’intersyndicale FO, CGT, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP est maintenant soutenu par la CFDT et l’UNSA.   Après la journée du 22 mars, à laquelle la CFDT et l’Unsa ne s’étaient pas jointes, ce sera la troisième journée de mobilisation dans la fonction publique depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.  Les organisations syndicales de la Fonction dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et appellent à défendre leur pouvoir d’achat. Le gouvernement prévoit la suppression de 120.000 fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat dans le cadre de son projet de réforme plan Action publique 2022. Il entend aussi “dynamiser” le dialogue social en touchant aux instances représentatives du personnel, favoriser le recours aux contractuels, introduire une rémunération au mérite et faciliter la mobilité des fonctionnaires – en mettant notamment en place un plan de départs volontaires. Le gouvernement a ouvert le bal des concertations en abordant le chantier du dialogue social. L’ensemble des organisations syndicales ont dénoncé une absence de dialogue. Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a assuré qu’il n’y avait pas de “logique purement budgétaire”. Ces discussions doivent s’étaler sur un an, selon lui.  Les prochaines séances de négociation promettent ainsi d’être particulièrement tendues. Trois groupes de travail en multilatérale et une réunion de conclusion sont programmés en mai et juin. Des «bilatérales» auront également lieu avec chaque organisation, précise-t-on à Bercy. Les trois autres chantiers seront abordés respectivement à partir de la fin avril, fin mai puis juin: recours accru aux contractuels, rémunération plus individualisée et accompagnement renforcé des évolutions de carrière. « Nous avons écouté avec attention le président de la République et nous avons noté son silence sur la fonction publique », a indiqué Luc Ferré, le secrétaire général de l’Unsa. « Ce dernier n’aborde les services publics, que sous « l’angle budgétaire », a-t-il critiqué. « Nous considérons aujourd’hui qu’il est important d’agir avec l’ensemble des agents, comme nous l’avions estimé le 10 octobre, pour peser sur le gouvernement, alors que des discussions s’ouvrent », a ajouté Luc Ferré, en faisant référence à la concertation ouverte fin mars entre les syndicats de la fonction publique, les représentants d’employeurs et le gouvernement. Ces discussions « n’ont pas pour l’instant montré une réelle ouverture du gouvernement », a-t-il déploré.  Les relations entre les syndicats de la fonction publique et le gouvernement sont tendues depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et les annonces successives de la suppression de 120.000 postes au cours du quinquennat, du report d’un an du plan de revalorisation des carrières des fonctionnaires (PPCR) conclu sous le gouvernement précédent, du gel du point d’indice servant au calcul de la rémunération des agents publics et de la réinstauration du jour de carence (paiement du salaire à partir du deuxième jour d’arrêt maladie).

Air France : une proposition « finale » de la direction

Air France : une proposition « finale » de la direction

Alors que L’intersyndicale a confirmé son appel à la grève pour les journées des 18, 19, 23 et 24 avril, la direction propose un accord  de négociation  « final ». En clair c’est à prendre ou à laisser. La grève aurait déjà couté autour de 200 millions d’ après Ar France qui veut y mettre fin avec cette nouvelle proposition d’augmentation de salaires. Celle-ci porte sur une hausse salariale de 1% supplémentaire en 2018 qui s’ajoute au 1% déjà proposé et sur une augmentation générale de 1,65% par an pour les années 2019, 2020 et 2021 (soit + 5% en moyenne) qui entraînerait pour les salariés, selon la direction, une hausse de salaire de 12,5% en moyenne entre 2018 et 2021, en tenant compte des augmentations individuelles et du GVT (glissement vieillesse technicité). Pour les pilotes, la hausse sera supérieure. La compagnie est prête à se mettre autour de la table pour discuter de leurs revendications spécifiques. En plus de la hausse générale, ils demandent 4,7% supplémentaires. Par ailleurs, pour les plus bas salaires, les hausses salariales de 1% en 2018 et de 1,65% par an entre 2019 et 2021 s’accompagnent d’un plancher de 25 euros par mois en 2018 et de 40 euros par mois pour les trois années suivantes. La direction intègre une clause de revoyure en cas de baisse des résultats financiers. Elle sera déclenchée si le résultat d’exploitation passe en dessous de 200 millions d’euros. Pour rappel, ils ont atteint en 2017 588 millions d’euros. “Poursuivre le conflit et refuser cette proposition d’accord particulièrement favorable pour les salariés d’Air France serait prendre une lourde responsabilité vis-à-vis de toute l’entreprise et de ses clients.” Air France précise que le projet d’accord final qu’elle a présenté lundi à l’intersyndicale est soumis à signature jusqu’à vendredi 20 avril à 12h00.

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