Archive pour la Catégorie 'social'

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

Voir aussi théâtre

Macron dit Jean Edouard 1er

Comédie

Une satyre à peine théâtralisée de la gouvernance macronienne

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Retraites : le gouvernement chouchoute les policiers….. comme dans les dictatures

Retraites :  le gouvernement chouchoute  les policiers….. comme dans  les dictatures

 

Il y a évidemment quelque chose de paradoxal dans la méthode de négociation du gouvernement. D’un côté le gouvernement annonce les  grands principes qui devront se traduire par des orientations législatives forcément définitives du Parlement, d’un autre il décide d’autres  mesures définitives  pour  certaines catégories avant même que le texte ne soit examiné par le Parlement. Ainsi par exemple, le pouvoir a cédé devant les revendications des policiers sur le  maintien de leur régime qu’il permet notamment de partir plus tôt s’ils le souhaitent  en cotisant 37 ans et non 42 ans pour  obtenir une retraite à taux plein. On comprend évidemment que les policiers de terrain, c’est-à-dire ceux qui opèrent sur la voie publique puissent ne pas être contraints comme tous les autres salariés d’atteindre 64 ans pour faire valoir leurs droits à la retraite. Par contre, il est assez surprenant qu’on accorde les mêmes droits aux policiers exclusivement employés dans les bureaux. C’est toute la contradiction de la réforme des retraites qui raisonne par secteur, par entreprise. Une approche globale particulièrement injuste et qui finira d’ailleurs par coûter très cher quand on additionnera  les exceptions au régime général. Cette bienveillance de Christophe Castaner   à l’égard des policiers ressemble fort à celle des dirigeants de pays en voie de développement qui pour protéger leur pouvoir accordent  des avantages significatifs à la police et à l’armée. Encore une fois, il est logique de tenir compte des risques particuliers des policiers de terrain mais le reste constitue du corporatisme et du clientélisme. Les mêmes observations peuvent être faites pour l’ensemble des exceptions globalisantes qui  vont être faites pour telle ou telle  catégorie ( certains cheminots ,  les infirmières , les pompiers, les gardiens de prison qui pourtant mériteraient les  mêmes égard que les policiers de bureau.  Les organisations – Alliance, Unsa Police et Unité SGP Police – ont donc  obtenu le maintien des avantages permettant un départ à la retraite précoce pour l’ensemble du personnel actif, soit les policiers dans les bureaux et sur la voie publique, et non pas seulement les policiers sur la voie publique comme initialement prévu.

Les policiers bénéficient actuellement d’une annuité tous les cinq ans, dans la limite de cinq annuités, ce qui leur permet de ne cotiser que 37 ans et non 42 pour obtenir une retraite à taux plein. Ces bonifications seraient remplacées par une surcotisation patronale.

Le syndicat Alternative Police précise toutefois qu’il attend encore des garanties sur la pénibilité et le travail de nuit, et veut s’assurer que l’âge pivot qui décale le taux plein de deux ans ne s’appliquera pas aux policiers. Cela les obligerait à partir à 59 ans et non 57 pour éviter la décote.

 

Retraites : un premier simulateur bidon dès mercredi !

Retraites : un premier simulateur bidon dès mercredi  !

Cette annonce de simulateur en place dès mercredi semble relever du gag. En effet, comment pourrait-on procéder à des évaluations des futures retraites sans connaître au préalable les principes et  les paramètres du nouveau système. Évidemment, on va se contenter pendant longtemps de cas type complètement théoriques qui  ne correspondent  à aucune réalité. De ce point de vue, sémantiquement le dispositif envisagé mérite bien le nom de simulateur. Observons que le projet dit universel doit être adressé à l’assemblée nationale qui décidera en dernier ressort et que la discussion va durer six mois voire davantage. Personne n’est en capacité de fournir les données nécessaires de cadrage pour permettre à chaque retraité d’avoir une idée de la future pension. Dès lors ,  cette annonce de premier simulateur dès mercredi constitue  évidemment une arnaque méthodologique et  un outil de propagande idéologique. Un premier simulateur officiel, intitulé « Suis-je concerné par la réforme ? », serait donc  mis en ligne dès mercredi 18 décembre, a appris franceinfo auprès de Matignon, confirmant une information du Journal du dimanche.

Cet outil sera, dans sa version initiale, un comparateur plutôt qu’un véritable simulateur. Il « permettra de vérifier si on est ou non concerné par la réforme« , précise Matignon à franceinfo. On pourra aussi  »voir des exemples des montants de retraite qui peuvent être attendus pour les générations qui feront toute leur carrière dans le système universel, et voir la répartition entre la retraite calculée selon les règles actuelles et la retraite du système universel pour tous ceux qui auront une partie de carrière dans les deux systèmes« .

Ce « prototype de simulateur » sera enrichi à partir du 22 janvier 2020, jour de l’examen du projet par le Conseil des ministres,  »avec environ 150 situations individuelles«  et « sera rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles« , ajoute Matignon. Un  »simulateur individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible dans les six mois qui suivront l’adoption de la loi par le Parlement ».

Dans un entretien au Parisien, dimanche, Edouard Philippe affirme que ce simulateur est « en train d’être construit ». « Ce n’est pas facile« , car « il faut que toutes les hypothèses, toutes les données soient stabilisées« , précise le Premier ministre. Dès lors, on se demande pourquoi devant tant d’incertitudes,  on affiche la prétention de calculer ce qui est pour le moment incalculable.

Inégalités: toujours autant de riches malgré la fiscalité

Inégalités:  toujours autant de riches malgré la fiscalité

 

C’est le résultat de l’étude  annuelle du Crédit Suisse diffusée par Xerfi canal : avec plus de 2 millions de Français millionnaires en dollars, la France est peut-être loin du trio de tête composé des Etats-Unis, du Japon et de la Chine, mais elle est bien installée dans le top 10, aux coudes à coudes avec l’Allemagne. En cause évidemment, une fiscalité qualifiée de confiscatoire mais compensée par l’ingénierie fiscale d’évitement.

 

« En rapportant le contingent de millionnaires à la population pour gommer les effets de taille, la Suisse arrive en tête devant les Etats-Unis et les Pays-Bas. En Europe, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne sont éjectés de ce nouveau classement. Quant à la France avec 3,2% de millionnaires elle glisse simplement du 6e au 9e rang. Et encore la méthodologie n’est pas favorable aux Français car si le patrimoine pris en compte reprend bien les actifs immobiliers et financiers net des dettes, il n’intègre pas les créances de retraites latentes alors que les actifs des fonds de pensions sont inclus. C’est surprenant, mais voici 5 éléments pour comprendre comment un pays qui a, soit disant, un problème avec les riches arrive à en produire autant et à un tel niveau de richesse. Le premier renvoie aux inégalités des revenus primaires. La France est une formidable machine à redistribuer, mais il ne faut pas perdre de vue que c’est sur fond de très grandes inégalités à la base. Si l’on se réfère à l’outil standard de mesure des inégalités, que constitue l’indice de Gini, les inégalités primaires de revenu avant impôt et transfert sont plus élevées en France que dans les pays nordiques comme la Suède ou le Danemark mais aussi que dans les pays anglo-saxons, Allemagne, Royaume-Uni et Etats-Unis. Bien entendu, l’Etat providence réduit ces inégalités mais il ne peut totalement les gommer au plus haut de la pyramide. Deuxième élément à intégrer : l’évolution des prix de l’immobilier.

Partout dans le monde, le taux de propriétaires augmente avec le niveau de richesse et l’immobilier constitue une part importante du patrimoine. Sa valorisation est donc un facteur déterminant pour entrer dans le club des millionnaires. En France, plus qu’ailleurs, les hauts revenus se concentrent sur une petite partie du territoire, dans les meilleurs quartiers des grandes métropoles et les régions stars (Haute-Savoie, Côte d’Azur, Lubéron..). La moyenne nationale des prix de l’immobilier n’a donc pas de sens et c’est Paris qui donne le LA : entre 2005 et le 2ème trimestre 2019, les prix se sont envolés de près de 100% dans la capitale. Il n’y a guère que Londres qui a suivi le rythme. En Belgique, en Allemagne (où le marché national est moins éclaté), la progression a été de 50% environ. Un cran en dessous les Pays-Bas et plus bas encore l’Espagne quasiment à zéro. Troisième élément, l’élitisme social des filières d’excellence qui renforce in fine la concentration des revenus et des patrimoines sur une petite partie de la population. Il y a près de cinquante fois plus d’enfants de cadres supérieurs que d’enfants d’ouvriers à Polytechniques, 20 fois plus dans les Ecoles normales supérieures, près de 16 à l’ENA et jusqu’à 8 environ dans les classes prépas alors qu’ils sont finalement moins nombreux que les fils et filles d’ouvriers.

Or non seulement ces formations sont gratuites (ou presque) mais les élèves sont en plus rémunérés. C’est le jackpot, le capital des parents qui sera transmis plus tard aux enfants n’est pas entamé et les étudiants entreront dans la vie active sans dette et accéderont aux postes les plus rémunérateurs du privé et du public avec de véritables rentes de situation. Et plus généralement, l’éducation gratuite, la santé gratuite, sont deux éléments qui protègent les fortunes contre les grands coûts ou accidents de la vie, contrairement à d’autres pays, et qui préservent par la suite les revenus de la propriété des riches et de leurs descendants. Avant dernier élément une fiscalité peu progressive : sur un total de 1 000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires chaque année (y cotisations sociales donc), près de 75% sont payés par tous aux même taux, qu’ils soient riches ou pauvres (si l’on néglige toutefois, les éléments de progressivité des prélèvements sociaux au voisinage du SMIC ou de la CSG). A peine 90 milliards sont finalement issus de prélèvements réellement progressifs : l’impôt sur le revenus, les droits de succession et l’IFI. 5ème et dernier élément, si l’on ajoute à la faible progressivité, l’évitement fiscal, le taux d’imposition s’avère in fine décroissant pour le haut de la distribution des revenus. Cette baisse du taux global d’imposition chez les plus riches est due non seulement au poids décroissant des cotisations sociales et de l’impôt sur le revenu, mais aussi à l’utilisation de nombreuses niches et techniques d’optimisation fiscale. »

 

 

>> Plus de vidéos sur le site Xerfi Canal, le médiateur du monde économique

 

 

Grève des salariés routiers lundi

Grève des salariés routiers lundi

En provoquant des syndicats sur les retraites, le gouvernement a en même temps ouvert la boîte de pandore des revendications. L’ampleur des augmentations de salaires dans l’enseignement en témoigne puisque le coût serait de l’ordre  de milliards par an. D’autres catégories profitent du mécontentement concernant les retraites pour conforter leur statut ou donner une plus grande force à leurs revendications y compris salariales. Ce sera le cas lundi des salariés routiers qui organisent lundi une journée de grève et de protestation pour réclamer un treizième mois. Mais les routiers sont aussi inquiets sur le devenir de leur système de retraite qui permet à un chauffeur de partir à 57 ans avec 75 % de la salaire brut. Un système qui devrait être revu en 2020 et qui pourrait même éclater avec la réforme du système dit universel. De leur côté,  les patrons routiers sont aussi mécontents de la suppression de l’allégement fiscal sur le carburant qui vient empiéter sur une compétitivité très menacée par les entreprises de transport étrangères qui , elles, achètent le  carburant ailleurs qu’en France mais qui interviennent pourtant sur le marché français. Finalement un double mécontentement et un double problème pour le gouvernement.

 

Les salariés  de la route vont plutôt bloquer des zones logistiques où les entreprises de transport chargent ou livrent des marchandises. Ils barreront aussi l’accès de quelques dépôts pétroliers. «Mais comme notre grève ne dure qu’une journée, cela n’aura pas d’impact sur l’approvisionnement des stations-service», précise Christian Cottaz. Et, tôt le matin, ils viendront manifester devant le siège de la FNTR (Fédération nationale des transports routiers) à Paris.

 

C’est que ce mouvement social n’a rien à voir avec la contestation de la réforme des retraites. Fixé depuis plus de deux mois au 16 décembre, c’est un hasard s’il tombe au beau milieu de la contestation XXL du projet présenté par le premier ministre. Aujourd’hui, les routiers font grève uniquement pour défendre des intérêts catégoriels. Leur objectif est surtout de mettre la pression sur leurs employeurs.

«Nous réclamons notamment la mise en place d’un treizième mois qui n’existe pas pour les routiers, illustre Patrice Clos, secrétaire général de FO transport et logistique. Et nous voulons être sûrs que le congé de fin d’activité perdure.» Une vraie question car ce dispositif qui permet aux routiers d’arrêter de travailler à 57 ans en touchant 75% de leur salaire brut jusqu’à la retraite à 62 ans arrive à échéance fin 2020. Le patronat qui finance une partie de cette formule se fait tirer l’oreille pour la proroger car elle oblige à compenser tout départ par un recrutement. Or il y a une pénurie de chauffeurs routiers.

Retraites: la suppression de l’âge pivot ne suffira pas

Retraites: la suppression de l’âge pivot ne suffira pas

 

De même que la réforme a été mal engagée, le compromis semble aussi mal parti essentiellement parce qu’il procède de décisions unilatérales d’un gouvernement qui a mal apprécié les conséquences économiques et sociales du futur système. Un système qui reposait surtout sur des slogans comme le caractère universel, l’égalité et la pérennité mais qui se trouve contredit par les exceptions et les réalités. Un seul exemple le coût exorbitant de la réforme dans l’enseignement;  il faudrait augmenter les salaires d’au moins 25 % pour empêcher une dévalorisation mécanique de 30 % des retraites. Soit un coût annuel de l’ordre  de 10 milliards, l’équivalent du déficit du nouveau système en 2025. Il faudrait évidemment intégrer le coût de toutes les autres exceptions déjà décidées et qui vont intervenir. Du coup, la proposition de certains membres du gouvernement de fixer l’âge pivot à 63 ans au lieu de 64 ans relève de l’arnaque méthodologique. Encore une fois, il convient de distinguer la réforme systémique qui change tous les principes des dimensions paramétriques.. Les ajustements budgétaires doivent  se faire ultérieurement en fonction des conjonctures et en confiant la gouvernance aux partenaires sociaux et non à l’Etat. Un État qui n’a pas fait jusque-là la preuve de son efficacité pour tout ce qu’il gère. C’est le principe de l’âge  pivot qu’il convient de retirer. D’abord supprimer cette arnaque qui consiste à faire croire que la e départ à la retraite est toujours fixé à 62 ans alors que pour une retraite pleine nécessairement il faudra dépasser cet âge devenu complètement théorique. L’âge pivot relève de mesures paramétriques, c’est-à-dire de mesures qui s’adaptent à la conjoncture qui comporte tellement d’incertitudes qu’on ne peut savoir ce qui peut se passer d’ici 30 ou 40 ans encore moins d’ici 2025. Ce qui est certain c’est que le système actuel doit être ré apprécié, ce qui dans la pratique se fait à peu près tous les cinq ans et se fera sans doute au même rythme eu égard aux aléas de l’environnement social et économique. En conclusion, pour sortir de l’ornière le gouvernement doit abandonner bien plus que l’âge pivot.

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

Voir aussi théâtre

Macron dit Jean Edouard 1er

Comédie

Une satyre à peine théâtralisée de la gouvernance macronienne

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

Voir aussi théâtre

Macron dit Jean Edouard 1er

Comédie

Une satyre à peine théâtralisée de la gouvernance macronienne

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus

 

Voir aussi théâtre

Macron dit Jean Edouard 1er

Comédie

Une satyre à peine théâtralisée de la gouvernance macronienne

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelles technologies (5G, internet, console etc.): le risque d’un contrôle social généralisé

Neutralité carbone 2050 : il manque 20 milliards chaque année

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Taxes Trump contre l’Europe : l’OMC se couche devant Washington

L’intelligence artificielle : comment prendre en compte l’intelligence humaine

Vote pour les partis radicaux : 75% des français tentés

Croissance France : maintien à un bas niveau

Croissance mondiale en panne

Enjeu du climat : Macron-Thunberg, le camelot et la prophétesse

Immigration: les quotas, réponse trop partielle

Économie circulaire: encore très insuffisante

Sondage attentat Préfecture de Paris: Castaner disqualifié

Incendies en Amazonie : une catastrophe écologique mondiale

Islamisme : Macron sous –estime la situation (Xavier Bertrand) »

Alstom- Le conseiller de Macron soupçonné de prise illégale d’intérêt

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Etats-Unis – Chine : accord ou seulement fin de la guerre ?

Rejet de Sylvie Goulard: « l’échec de l’arrogance de Macron » (Raphaël Glucksmann )

Croissance en berne

Terrorisme France, Allemagne, Grande Bretagne : le retour des fous de Dieu

Convention citoyenne pour le climat : une belle manipulation

Commission européenne: Macron ridiculisé

Encore un député LREM ,Thierry Solère, mis en examen pour fraude fiscale

Usine Michelin : nouvelle fermeture à La Roche-sur-Yon

La collapsologie: le nouveau concept pour discréditer les écologistes

Brexit: l’enfumage de Johnson se précise

Crise de la santé publique : très grosse manif le 14 novembre

CICE : profitable surtout aux grandes entreprises mais pas forcément à l’emploi

Choisir entre les Immigrés et les Kurdes : l’odieux chantage d’Erdogan

Retraites: une réforme incompréhensible (Philippe Askenazy, professeur d’économie)

Retraites: une réforme incompréhensible (Philippe Askenazy, professeur d’économie)

Dans une tribune au monde Philippe Askenazy, professeur d’économie à l’ENS-Ecole d’économie de Paris l’ENS, dénonce les incohérences de la réforme. ( extraits)

«  Peu spectaculaire sur la forme, la très longue intervention du premier ministre, mercredi 11 décembre, l’était sur le fond. Pour la première fois, dans une démocratie libérale, un paramètre essentiel d’une politique qui touche tous les citoyens – ici la génération concernée par le système par points – a été déterminé en référence à… l’âge du capitaine. Certains y verront une dérive supplémentaire de la VRépublique centrée sur la personnalité du président, ou l’attribueront à l’égocentrisme d’un homme de pouvoir.

La défaite des « experts » est également lourde. Tout système de retraite présente des failles et des avantages. Ceux qui prônaient des ajustements nécessaires du système actuel ont été ignorés. Ceux qui défendaient un système par points plaidaient naturellement pour l’application de ce « meilleur système » le plus tôt possible. Ils n’ont pas été écoutés non plus. Pire encore, l’introduction d’un âge pivot tue le principe même d’une valeur unique du point. Avec cette mesure, rigoureuse pour ceux qui sont usés par le travail, l’humiliation est terrible également pour la CFDT, qui en avait fait sa ligne rouge.

La suite de la page d’histoire que nous vivons n’est, elle, pas encore écrite.

Le mouvement social est né de la capacité d’une large majorité des Français de calculer grosso modo leur retraite malgré l’antienne sur l’illisibilité du système actuel, et de la comparer aux propositions Delevoye. L’intervention du premier ministre et, plus encore, le dossier de presse qui l’a accompagnée ont enfin donné quelques précisions sur la réforme. Mais de multiples paramètres restent en suspens, entretenant les inquiétudes.

Les enseignants voient le maintien de leur pension tributaire d’une évolution de leur mode de rémunération renvoyée à des discussions ultérieures. Le sort des agents RATP et SNCF est lié à des négociations d’entreprise, en apparente violation du principe d’universalité pourtant énoncé par Edouard Philippe.

Le dossier de presse indique cependant que la formule utilisée – « à moins de dix-sept ans de la retraite » – signifie que la réforme ne débutera qu’à partir de la génération 1980, voire 1985 pour les bénéficiaires des régimes spéciaux et certaines catégories de fonctionnaires dites « actives » (égoutiers, surveillants pénitentiaires… policiers ?) dont le départ à la retraite est possible aujourd’hui dès 57 ans. »

Sondage grève Retraites : 55% des Français approuvent

Sondage grève Retraites : 55% des Français approuvent

 

Selon le dernier baromètre BVA réalisé pour La Tribune, Orange et RTL, 55% des Français interrogés approuvent le mouvement de grève et de mobilisation contre la réforme des retraites entamé depuis le 5 décembre dernier. C’est 4 points de moins que la semaine dernière.  À l’inverse, 44% des personnes désapprouvent ces manifestations. Après l’allocution du Premier ministre Edouard Philippe au conseil économique, social et environnemental (CESE) ce mercredi 11 décembre, le leader de la CFDT, Laurent Berger, avait exprimé son mécontentement contre l’âge d’équilibre à 64 ans.

,80% des interrogés pensent que le mouvement pourrait s’inscrire dans la durée alors que plusieurs syndicats ont montré leur détermination. C’est deux points de moins que lors de la précédente enquête menée le 4 décembre dernier. A l’opposé, 20% des répondants estiment que le mouvement ne va pas continuer. Ils étaient 18% le 4 décembre à exprimer cet avis.

« Le mouvement est ainsi toujours aussi populaire auprès des employés et ouvriers (71%; -1), des salariés du secteur public (76%; -5 néanmoins) et des jeunes (73%; +9) chez qui il progresse fortement. Il est en revanche de plus en plus décrié par les 65 ans et plus (66% le désapprouvent; +12) » expliquent les auteurs de l’enquête.

Au niveau des forces politiques, les clivages sont toujours aussi marqués par rapport aux résultats de la semaine précédente. « Si le mouvement social est toujours approuvé par une large majorité des sympathisants de la gauche (75%; -4) et du Rassemblement national (72%; -3), on observe une opposition bien plus forte chez les sympathisants LREM et LR qu’il y a quelques jours où, sans approuver réellement le mouvement, certains le comprenaient. Aujourd’hui, la quasi-totalité des sympathisants LREM le rejettent (90%, la petite minorité l’approuvant passant de 20% à 10%) tout comme une très large majorité de sympathisants LR (73%, la minorité le soutenant passant de 45% à 27%) » ajoute l’organisme de sondages.

 

Méthode : Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 11 au 12 décembre 2019. L’enquête s’appuie sur un échantillon de 968 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Réforme des retraites : hold-up des vieux sur la retraites des jeunes ?

Réforme des retraites : hold-up des vieux sur la retraites des jeunes ?  

Dans le JDD, Arnaud Chéron, directeur de EDHEC Economics, le pôle de recherche en économie de l’EDHEC Business School, s’interroge sur « l’inéquité intergénérationnelle » que provoquerait le système de retraites voulu par le gouvernement. ( l’intéressé oublie cependant de prendre en compte la durée effective de travail sur la totalité de la carrière,  réduction de la durée  de 50%  en 70 ans environ NDLR)

 

« Le couperet est tombé : le projet de réforme du système de retraite présenté par le gouvernement combine deux objectifs, au travers d’une réforme systémique, par points. Le premier de ces objectifs est présenté comme celui de la justice sociale au travers de l’universalité du régime : il s’agit de faire converger, au sein d’un seul régime, l’actuel régime général et les 42 régimes spéciaux existants, avec le principe d’une accumulation de points (droits à la retraite) dont la valeur sera la même, quel que soit le métier exercé ; des bonus sur cette accumulation pourraient toutefois être octroyés selon la pénibilité du travail réalisé.

La bascule des régimes spéciaux dans ce nouveau système est par ailleurs envisagée de manière retardée par rapport aux cotisants du régime général : alors qu’il s’appliquera aux travailleurs du privé à partir de la génération 1975, la première génération concernée sera celle de 1985 pour, par exemple, les conducteurs de la SNCF. La convergence vers l’uniformisation se fera donc progressivement, de sorte à ne pas « sur-pénaliser » des individus ayant fait des choix de carrière en lien avec la spécificité du régime de retraite associé. De même, un certain nombre de spécificités seront maintenues pour quelques professions à risques (pompiers, militaires ou policiers).

Le second objectif est celui de l’équilibre financier, le système restant actuellement structurellement déficitaire avec des dépenses en pensions à hauteur de 14% du PIB pour des recettes égales à 13%.

Les prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR) indiquent qu’à l’horizon 2025 ce déficit équivaudrait entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros selon le scénario économique retenu. Dans le projet gouvernemental, l’objectif d’équilibre financier est principalement incarné par la mise en place d’un âge pivot à 64 ans, supérieur de deux ans à l’âge minimum légal de départ en retraite.

 

La confusion actuelle comme les risques de voir confluer des contestations sociales de nature différente proviennent certainement de cette volonté du gouvernement de poursuivre simultanément ces deux objectifs ambitieux, ajoutant à la réforme systémique une réforme paramétrique.

La logique financière semble pour sa part implacable face au défi posé par la démographie : le ratio des 20-59 ans sur celui des 60 ans et plus diminue continuellement, et poursuivra sa chute : d’environ 1,8 actuellement il passera à 1,3 à l’horizon 2070 (alors qu’il équivalait 2,76 en 1990).

Iniquité intergénérationnelle

Le retour à l’équilibre financier passe donc au moins pour partie par des mesures d’âge. Mais la problématique actuellement posée par la contestation sociale (et notamment la CFDT) est plutôt celle de la synchronisation de mesures financières avec une réforme systémique destinée à rendre plus équitable notre système de retraite par répartition.

Sur l’équité, il semble pourtant qu’il y ait un grand oublié dans la réforme : les actuels retraités. Il est en effet envisagé de faire peser sur les seuls actifs le poids de la réforme, alors qu’aujourd’hui on est déjà confronté à une très grande iniquité intergénérationnelle, à deux niveaux.

D’une part, les papy-boomers (génération du baby-boom qui vient de partir en retraite) ont relativement moins contribué, via leurs cotisations, au système de répartition pour financer les pensions de leurs aînés (moins nombreux), que ne cotisent actuellement les actifs. D’autre part, ils ont bénéficié d’un âge de départ en retraite substantiellement plus faible que celui que connaîtront leurs descendants.

Le choix fait par le gouvernement est celui de la réduction des inégalités entre les actifs, futurs retraités, sans mettre à contribution les actuels, au moins les plus aisés d’entre eux. C’est probablement pour éviter que ne s’ouvre une fronde sociale supplémentaire, mais cela n’en reste pas moins très contestable.

La mise à contribution des retraités les plus aisés pourrait faciliter cette transition : l’allongement des carrières doit pouvoir se faire dans des conditions propices à l’emploi et, qui plus est, pas sur des emplois au rabais.

Depuis le début des années 2000, on a observé une augmentation de l’emploi des seniors, consécutive au relèvement de l’âge minimum légal de départ en retraite, du nombre d’annuités de cotisations, ainsi qu’à la suppression des cessations anticipées d’activité et des dispenses de recherche d’emploi. L’allongement de l’horizon des travailleurs sur le marché du travail a en effet profité à leur employabilité, bien avant 60 ans : le taux moyen d’emploi entre 50 et 59 ans a ainsi progressé d’environ 10 points sur cette période, malgré une conjoncture peu porteuse.

 

Pour autant, se pose la question de la nature, ou de la « qualité » des emplois occupés. La problématique de la polarisation est aujourd’hui un phénomène économique particulièrement étudié, caractérisant la disparition d’emplois dits routiniers (en référence typiquement aux tâches réalisées par les employés et ouvriers), au profit, d’une part de postes dits complexes, bien rémunérés, renvoyant à l’exécution de fonctions managériales et à fortes dominantes cognitives, et d’autre part (dans une moindre mesure) de postes manuels à faibles salaires (typiquement en lien avec les services aux particuliers).

Et c’est là que le bât blesse : alors que pour les 30-49 ans la part des emplois complexes dans l’emploi non agricole a progressé de 8 points depuis le début des années 2000 pour atteindre près de 32%, contrepartie de la diminution observée de la part des emplois routiniers, on n’a pas observé cette même « montée en gamme » chez les 50-59 ans : la part des postes complexes, tout comme celle des emplois routiniers et manuels, est restée stable les concernant.

La formation professionnelle doit donc être au cœur des mesures d’accompagnement de la réforme du système des retraites, avec un véritable soutien financier offert aux entreprises qui proposent de former leurs salariés en deuxième partie de carrière.

Comment financer cette politique? Précisément via une mise à contribution fiscale des retraités les plus aisés, juste retour des choses, de nature à restaurer une certaine équité intergénérationnelle. Évidemment, cela nécessitera un peu (beaucoup) de pédagogie auprès des personnes concernées pour faire entendre la légitimité d’une telle mesure. »

 

 

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

 

 

Retraites enseignants: une promesse de 10 milliards par an !

Retraites enseignants: une promesse  de 10 milliards par an !

 

La promesse de maintenir les pensions des enseignants à leur niveau actuel va générer une dépense de l’ordre de 10 milliards environ par an. Un chiffre confirmé par Macron lui-même lors de son déplacement le 3 octobre à Rodez :: « Quand on parle Education nationale, on parle d’un million de fonctionnaires. Si je voulais revaloriser comme c’est [actuellement], c’est 10 milliards. C’est vos impôts hein ! C’est le déficit ou la dette pour vos enfants. ». Il y a environ effectivement 1 million de fonctionnaires dans l’éducation nationale dont 900 000 enseignants. Des enseignants qui avec la réforme vont perdre de leur de 25 à 30 % sur leur pension actuelle. Pour rassurer le personnel , le gouvernement annonce qu’il va par compensation augmenter les salaires. En moyenne, il faudrait augmenter ce salaire d’au moins 25 % soit une charge financière de l’ordre de presque 10 milliards par an ( pour une augmentation de 5 à 600 euros nets mensuels  par enseignant  en moyenne). Le ministre du budget évoque seulement le chiffre d’une compensation de 500 millions par an; autant dire que le rattrapage par les rémunérations serait alors étalé sur 20 ans. Cela démontre à l’évidence que les conséquences de la réforme des retraites ont été particulièrement mal évaluées. En effet d’autres professions vont nécessiter des compensations qui viendront s’ajouter à ce chiffre de 10 milliards, au total la réforme dite universelle pourrait bien coûter 15 à 20 milliards de plus que le système actuel !

 

Actuellement, les retraites des enseignants sont calculées sur les six derniers mois de carrière, hors primes. Ce système garantit un niveau de pension qui s’élevait en 2017 à 2 600 euros brut en moyenne pour les nouveaux retraités partis en 2017, selon le dernier bilan (PDF) social du ministère de l’Education nationale. Cette moyenne cache toutefois des disparités, allant de 1 800 à 3 600 euros brut en fonction de la catégorie et du degré d’enseignement.

Les rémunérations des professeurs sont très différentes : elles dépendent notamment du degré d’enseignement et de l’ancienneté. Par exemple, un professeur des écoles perçoit en moyenne un traitement mensuel de 2 694 euros brut, tandis qu’un professeur certifié touche 2 798 euros. Un professeur stagiaire, qui vient d’avoir son concours, gagne 1 795 euros brut par mois dans le primaire et le secondaire. Les professeurs agrégés débutent eux à 2 076 euros brut.

Ces salaires des enseignants restent faibles, comparé à ceux de leurs homologues de l’OCDE. En France, un enseignant débutant gagne en moyenne 9% de moins que la moyenne de l’OCDE, 20% après dix ou quinze ans d’ancienneté, relève . Avec le nouveau système il faudrait augmenter considérablement les primes et les intégrés dans la rémunération qui sert au calcul de la retraite à point. En effet , dans un système à points, la totalité des salaires perçus pendant la carrière est prise en compte, y compris les premières années où les salaires sont les plus bas, ce qui aboutirait donc à des pensions plus minces

Le Snes-FSU a fait ses calculs.  »Pour un collègue qui démarrerait en 2025 [date prévue de l'entrée en vigueur de la réforme], la baisse de pension équivaudrait à 900 euros par mois », par rapport aux montants actuels, assure Régis Metzger, co-secrétaire général du Snuipp, premier syndicat du primaire. Pour des professeurs des écoles aujourd’hui en fonction, les pertes seraient comprises entre 300 et 600 euros, selon ses simulations.

Le coût global de ce rattrapage des salaires avoisinerait bien les 10 milliards par an. Un coup insupportable pour Macron lui-même en dépit des déclarations  de Blanquer et de Darmanin.

 

Actu économie, social, société: les plus lus

Actu économie, social, société: les plus lus