Archive pour la Catégorie 'social'

Fonction publique hospitalière : baisse des salaires en 2019

Fonction publique hospitalière : baisse des salaires en 2019

 

D’après l’INSEE, avant l’augmentation générale du « Ségur de la santé », les personnels hospitaliers étaient en voie d’appauvrissement. En recul de 1% en 2018, puis de 0,8% en 2019, leur salaire est retombé à 2.315 euros net en moyenne pour un temps plein, « retrouvant ainsi presque son niveau de 2013″, indiquent les deux organismes de statistique publique.

Faute de revalorisation du point d’indice, l’inflation (1,1%) a effacé la maigre hausse « en euros courants » des rémunérations (0,3%). Une conjonction qui a davantage pénalisé les fonctionnaires (-0,8%) que les contractuels et les médecins (-0,3%). Les premiers, qui représentent près de trois quarts des effectifs, ont été lésés par une diminution globale de leurs primes, défavorisant les agents plus qualifiés des catégories A (-1,1%) et B (-1%), sans épargner ceux de catégorie C (-0,8%).

Un plan pour les chômeurs longue durée (Élisabeth Borne)

Un plan pour les chômeurs longue durée (Élisabeth Borne)

La ministre du Travail, Élisabeth Borne à déclaré que le gouvernement va lancer «un plan inédit sur les chômeurs de longue durée» en finançant les entreprises qui formeront pendant plusieurs mois ces demandeurs d’emploi. Selon les dernières données officielles, la France (hors Mayotte) comptait au deuxième trimestre 3,026 millions de demandeurs d’emploi de longue durée, inscrits depuis plus d’un an (catégorie A,B,C), avec plus d’1,5 millions inscrits depuis plus de deux ans.

Les demandeurs d’emploi de longue durée représentent désormais 50,3% des inscrits, le seuil des 50% ayant été franchi en janvier.

«Nous allons financer les entreprises qui formeront pendant plusieurs mois les demandeurs d’emploi de longue durée», poursuit la ministre.

Réforme indemnités chômage : en application au premier octobre

Réforme indemnités chômage : en application au premier octobre

Les nouvelles règles controversées de calcul du montant de l’allocation-chômage, mesure phare de la réforme, devaient entrer en vigueur au 1er juillet, mais le Conseil d’État les avait suspendues en juin, arguant des «incertitudes sur la situation économique». 

Selon une évaluation de l’Unédic, jusque 1,15 million de personnes ouvrant des droits dans l’année suivant l’entrée en vigueur de la réforme toucheraient une allocation mensuelle plus faible (de 17% en moyenne), avec dans le même temps une «durée théorique d’indemnisation» allongée (14 mois en moyenne contre 11 avant la réforme).

 «Il faut s’assurer qu’il n’est jamais plus rentable de ne pas travailler que de travailler», a déclaré Emmanuel Macron.

Énergie: un chèque électoral de 100 euros

Énergie: un chèque électoral de 100 euros

 

Une « aide sociale exceptionnelle de 100 euros supplémentaires » destinée aux 5,8 millions de ménages qui ont bénéficié du chèque énergie cette année, a annoncé Matignon à la presse, mercredi. Ce soutien exceptionnel sera versé en décembre. Un chèque forcément bien accueilli par les ménages bénéficiaires compte tenu de l’envolée des prix de l’énergie mais qui dégage cependant un certain parfum électoral.

Plus de 9 millions de pauvres vivent avec moins de 1063 € par mois

Plus de 9 millions de pauvres vivent avec moins de 1063 € par mois

 

 

Un rapport du Sénat sera publié aujourd’hui mercredi 15 septembre et présentera une centaine de mesures pour s’attaquer au problème de la pauvreté en France. Le constat est en effet à prendre au sérieux puisque 9,3 millions de pauvres soit 15 % de la population vivent avec moins de 1063 € par mois (60 % médians). En moyenne les charges fixes représentent près de 50 %, il ne reste donc plus qu’environ 500 € pour faire face aux dépenses variables. La situation ne s’est guère améliorée depuis la grande crise de 2008.

Amazon: du taylorisme au « bezosisme

Amazon: du taylorisme au   »bezosisme « 

Un article de Christopher Mims Dans le Wall Street Journal

Le géant du commerce électronique invente le « bezosisme », mode de management associant surveillance des employés, utilisation d’algorithmes et exploitation des données

 

Si elle s’avère aussi prisée et durable que les systèmes d’organisation dont elle s’inspire – du fordisme jusqu’au système de production de Toyota –, la méthode de management de Jeff Bezos pourrait constituer, aux côtés du commerce électronique et des activités spatiales de l’entrepreneur, son héritage le plus important.

 

Austin Morreale avait été embauché pour ranger les marchandises dans les étagères d’un entrepôt d’Amazon. Si cette tâche éprouvante s’est révélée insupportable physiquement, M. Morreale en retient quand même des aspects positifs. Le travail était éreintant et les nuits, bien longues – M. Morreale se rendait à l’entrepôt après sa journée de travail dans un organisme à but non lucratif. Ce cumul n’était pas durable, mais M. Morreale ne comptait pas s’y plier plus d’un été de toute façon. Il avait besoin d’un revenu supplémentaire, de l’accès immédiat à une assurance maladie, et d’un changement de rythme. Finalement, il a tenu six semaines.

M. Morreale, 50 ans, travaillait au centre de traitement des commandes d’Edison, dans le New Jersey, et affirme que si bon nombre d’employés avec lesquels il était formé ne sont pas restés plus de deux semaines, « [son] expérience a été positive ». La tâche était rude, lui rappelant d’une certaine manière ses entraînements sportifs lorsqu’il était lycéen. « C’était dix heures de boulot d’un ennui mortel, à rester presque tout le temps dans la même position, raconte-t-il. Je terminais en nage, avec des douleurs comme je n’en avais pas eues depuis l’époque où je participais à des tournois de football. »

M. Morreale explique qu’il était lent, et qu’il peinait à suivre la méthode qu’on lui avait apprise pour ranger efficacement les marchandises sur les étagères robotisées. Il n’arrivait pas à tenir la cadence exigée des employés d’Amazon. Il précise toutefois que ses managers étaient bienveillants et « s’investissaient un maximum » pour aider chaque membre de son équipe à s’améliorer.

On imagine la satisfaction de Taylor, inventeur de l’organisation scientifique du travail au début du XXe siècle, ou de Ford, s’ils avaient pu savoir, à la milliseconde près, combien il fallait à chaque travailleur pour mener sa tâche à bien, chaque jour, quelle que soit l’usine où il se trouvait

A l’entrepôt, personne n’a jamais été derrière M. Morreale, à lui hurler d’aller plus vite. Cela n’était pas nécessaire. Deux fois par jour, les chefs d’équipe réunissaient les employés pour les tenir informés de leurs performances : un logiciel d’Amazon et une panoplie de capteurs disséminés dans l’entrepôt suivaient tous les faits et gestes du personnel. « Vous gardez ces chiffres en permanence à l’esprit », observe M. Morreale.

Le témoignage de M. Morreale est représentatif de l’expérience moyenne des employés de centres de traitement des commandes que j’ai interrogés. D’un côté, il y avait ceux pour qui le travail s’était avéré insupportable, et qui n’avaient pas tenu plus de deux semaines. De l’autre, il y avait des employés qui appréciaient leur tâche et toléraient bien les longues heures de travail, ainsi que l’isolement et la répétition des mêmes gestes auxquels il était associé.

Il y a plus d’un siècle, Frederick Winslow Taylor et Henry Ford ont mis au point des systèmes visant à accélérer le rythme de travail, que nous considérons aujourd’hui comme acquis. M. Morreale a fait l’expérience du taylorisme et du fordisme adaptés pour le XXIe siècle par Amazon au moyen d’algorithmes. C’est un mélange de surveillance, de mesures des performances, d’incitations psychologiques, d’objectifs, de slogans, de « l’esprit Jeff Bezos » incitant à travailler dur, et d’une série de dispositifs technologiques intelligents, toujours plus nombreux et souvent développés par le groupe lui-même. Inédit dans l’histoire du travail, ce système global peut être qualifié de « bezosisme ».

Actuellement, le bezosisme connaît une diffusion dans l’univers du travail, réécrivant le code source du fonctionnement industriel mondial. S’il s’avère aussi prisé et durable que les systèmes d’organisation dont il s’inspire – du fordisme jusqu’au système de production de Toyota –, il pourrait constituer, aux côtés du commerce électronique et des activités spatiales de l’entrepreneur, l’héritage le plus important de M. Bezos.

Selon la manière dont une entreprise applique le bezosisme, cette technique de management fondée sur l’exploitation des technologies peut se révéler bienveillante, impitoyable, ou les deux à la fois.

Prenons l’exemple de l’indicateur de performance bien connu d’Amazon – la fameuse cadence que M. Morreale n’était pas capable de tenir.

Dans les centres de traitement des commandes, la productivité humaine est mesurée à l’aide d’un taux global calculé pour chaque travailleur effectuant sur un poste robotisé la mise en stock et le prélèvement des articles dans les stocks.

On imagine la satisfaction de Taylor, inventeur de l’organisation scientifique du travail au début du XXe siècle, ou de Ford, s’ils avaient pu savoir, à la milliseconde près, combien il fallait à chaque travailleur pour mener sa tâche à bien, chaque jour, quelle que soit l’usine où il se trouvait. On imagine aussi ce que Frank et Lillian Gilbreth, pionniers du « time and motion », auraient pu faire s’ils avaient pu remplacer leurs propres caméras par les millions d’heures d’enregistrement vidéo que capturent les caméras numériques installées sur les postes de travail des centres Amazon. On imagine enfin le degré d’efficacité supplémentaire du processus juste-à-temps appliqué à la gestion des stocks, à l’affectation des capitaux et au réapprovisionnement automatisé qu’auraient obtenu Taiichi Ohno et Eiji Toyoda, les créateurs du système de production de Toyota dans le Japon de l’après-guerre, grâce à un dispositif permettant de déterminer le moment précis auquel un ouvrier prélève un article sur une étagère avant de l’envoyer à l’étape suivante.

Le fait qu’Amazon possède toutes ces données, et puisse gérer son personnel, faire évoluer ses systèmes automatisés, et créer de nouveaux robots sur cette base, est l’une des raisons pour lesquelles le groupe est le distributeur le mieux valorisé au monde.

Le rythme global auquel les employés doivent accomplir une tâche dans un entrepôt Amazon, qu’il s’agisse de ranger des articles sur les étagères, les y prélever, ou emballer les marchandises dans des cartons, est calculé à partir de la performance agrégée de chaque personne effectuant cette tâche dans un centre donné, précise une porte-parole d’Amazon. Amazon affirme que ce taux variable montre qu’aucun employé n’est poussé à tenir un rythme au-delà du raisonnable, dans la mesure où la cadence retenue est en quelque sorte une moyenne de ce chacun réalise déjà.

« Nous ne fixons pas d’objectifs de performances déraisonnables », affirmait en avril M. Bezos, désormais président du groupe, dans une lettre aux actionnaires.

Ce n’est cependant pas la façon dont nombre d’employés d’Amazon voient les choses, y compris ceux qui dépassent régulièrement le rythme de leur propre centre. Chacun peut avoir une mauvaise semaine – être malade, épuisé parce qu’il doit s’occuper d’un enfant ou d’un proche, ou souffrir de blessures dues aux gestes répétitifs, lesquelles ne sont pas rares chez des employés devant effectuer la même tâche pendant dix heures, ponctuées seulement d’une demi-heure de pause déjeuner et de deux autres pauses de quinze minutes chacune.

Mercredi dernier, les parlementaires californiens ont proposé un projet de loi visant à réglementer les entreprises qui, comme Amazon, recourent à des quotas et à d’autres pratiques fondées sur des algorithmes dans leurs entrepôts.

Savoir que vous aurez un avertissement, émis par algorithme, si vous ne tenez pas la cadence, et que si cela se produit trop souvent vous risquez de perdre votre emploi, peut constituer une incitation psychologique puissante à travailler plus dur, voire à dépasser vos limites physiques, comme M. Morreale s’en est rendu compte.

Un jour où il travaillait à l’entrepôt Amazon, il a trop poussé ses limites. En sueur et pris d’un étourdissement, il est tombé à genoux – un incident que l’algorithme d’Amazon classe comme une « période hors tâche ». Les employés ne sont pas autorisés à s’asseoir pendant qu’ils travaillent, sauf pour déjeuner et lors des pauses de quinze minutes.

« Je ne sais si c’était de l’épuisement ou autre chose, raconte M. Morreale. Mes supérieurs ne m’ont jamais mis de pression. Je l’ai fait moi-même, en me disant, « Je dois atteindre ces objectifs, je ne suis pas à la hauteur ». »

Au cours des six semaines qu’il a passées chez Amazon, M. Morreale a développé un syndrome du canal carpien, qui ne s’est atténué que lorsqu’il a quitté son poste, explique-t-il.

Il n’est pas facile de mesurer l’impact du bezosisme sur les travailleurs, même si certains s’y sont essayés. En 2019, dernière année pour laquelle des données sont disponibles, Amazon a fait état de 5,6 blessures pour 100 employés. Le taux moyen pour les entrepôts aux Etats-Unis la même année était de 4,8 %, selon les statistiques des entreprises et des autorités fédérales

Tyler Hamilton, employé d’un centre Amazon à Shakopee dans le Minnesota, et qui avait 22 ans lorsque j’ai parlé avec lui la première fois en 2019, note que le rythme cible à atteindre dans les entrepôts met les employés en concurrence les uns avec les autres.

« Si certains prennent des raccourcis, avalent des litres de café ou de boisson énergisante pour aller plus vite, cela a un impact sur le taux agrégé, souligne-t-il. Donc, si vous ne voulez pas être à la traîne, vous devez prendre des raccourcis et boire des litres de café ou de boisson énergisante à chaque pause. »

Ces comportements ne s’observent pas seulement lors du « Prime Day » ou en haute saison. Pour nombre d’employés, il s’agit de leur régime quotidien. « Vous savez, le café est gratuit au distributeur », indique M. Hamilton. L’aspirine aussi est gratuite dans les entrepôts Amazon – disponible dans des distributeurs installés aux quatre coins des centres.

Il n’est pas facile de mesurer l’impact du bezosisme sur les travailleurs, même si certains s’y sont essayés. En 2019, dernière année pour laquelle des données sont disponibles, Amazon a fait état de 5,6 blessures pour 100 employés. Le taux moyen pour les entrepôts aux Etats-Unis la même année était de 4,8 %, selon les statistiques des entreprises et des autorités fédérales.

Amazon affirme que son taux de blessures paraît élevé uniquement parce que sa culture d’entreprise en matière de sécurité le conduit à documenter les incidents plus rigoureusement que ses concurrents.

Le groupe a pris un certain nombre d’initiatives pour réduire les blessures au travail ces derniers mois. Il a ainsi mis en place un programme baptisé « Working Well » dans 1 000 des quelque 2 000 sites qu’il compte dans le monde, indique Heather MacDougall, vice-présidente responsable de la santé et de la sécurité. (Amazon compte plus de 750 000 employés à des postes impliquant un travail physique ou encadrant du personnel de ce type.) Le groupe a également ajouté à la liste de ses principes de direction le fait de « viser à être le meilleur employeur au monde » et a annoncé un partenariat avec le National Safety Council, une institution à but non lucratif, pour trouver des moyens de diminuer l’incidence des troubles musculosquelettiques, pathologie la plus fréquente dans l’entreposage et la logistique. (Elle inclut par exemple les blessures dues aux gestes répétitifs.) Amazon s’est aussi engagé à consacrer 300 millions de dollars en 2021 au renforcement de la sécurité au travail.

S’il peut sembler inévitable que les technologies utilisées par Amazon conduisent à accélérer le rythme et les exigences du travail dans ces entrepôts, d’anciens cadres du groupe ayant conçu ces systèmes m’ont assuré que leurs effets sur le personnel dépendaient entièrement des dirigeants de l’entreprise.

Kiva Systems, l’entreprise de robotique qu’Amazon a achetée en 2012 et qu’il a rebaptisée Amazon Robotics, a mis au point le mécanisme permettant le déplacement des étagères dans les centres Amazon et travaillait auparavant pour d’autres clients. Lorsque ses techniciens et managers ont commencé à déployer leurs robots dans des entrepôts d’entreprises comme Walgreens, les employés s’en sont félicités, affirme le fondateur de Kiva, Mick Mountz, qui était devenu cadre chez Amazon après le rapprochement et a quitté le groupe en 2015. De fait, les employés en question, qui étaient auparavant obligés de parcourir plus de dix kilomètres par jour pour récupérer les marchandises à livrer, n’avaient désormais quasiment plus à marcher, les produits arrivant jusqu’à eux grâce aux robots.

Chez Amazon, le rythme de travail exigé des employés est la plus pure expression des objectifs de l’entreprise. Les dirigeants et porte-parole d’Amazon se plaisent à expliquer à quel point l’automatisation simplifie la tâche des employés. Toutefois, jusqu’à très récemment, ils ne semblaient pas aptes, ou disposés, à envisager que les exigences accrues que cette automatisation fait peser sur le personnel pourraient aboutir à un épuisement physique ou psychologique des employés

Mais imaginer qu’une nouvelle technologie capable d’augmenter la productivité d’un travailleur signifie que celui-ci aura finalement moins à faire est une erreur classique. L’histoire du travail montre que chaque fois qu’une tâche est automatisée, nous tendons à utiliser davantage le produit ou le service nécessitant cette tâche, en association avec d’autres, pour accomplir autre chose, ou quelque chose de plus compliqué ou difficile.

Comme le déclare publiquement Amazon, « les centres de traitement qui utilisent des robots ont souvent des effectifs supérieurs parce que les stocks circulent plus vite, ce qui nécessite des employés en plus ».

Un travailleur utilisant le système de Kiva dans ses premières formes pouvait tripler environ son rendement, explique M. Mountz. Mais cela ne signifie pas que les entreprises recourant à ce système aient réduit des deux tiers les heures de travail de leurs employés tout en leur versant le même salaire. En fait, Staples et Walgreens, deux des premiers clients de Kiva, ont profité de la meilleure productivité de leurs employés pour accroître la capacité de production de leurs entrepôts, stocker et expédier un plus large éventail de produits, raccourcir les délais de traitement des commandes, et finalement réduire le coût de leurs services, augmenter leurs profits, voire les deux à la fois. Autant de raisons pour lesquelles Amazon, client de Kiva lui-aussi, a décidé d’acheter l’entreprise.

Chez Amazon, le rythme de travail exigé des employés est la plus pure expression des objectifs de l’entreprise. Les dirigeants et porte-parole d’Amazon se plaisent à expliquer à quel point l’automatisation simplifie la tâche des employés. Toutefois, jusqu’à très récemment, ils ne semblaient pas aptes, ou disposés, à envisager que les exigences accrues que cette automatisation fait peser sur le personnel pourraient aboutir à un épuisement physique ou psychologique des employés.

« Nous établissons ces objectifs [en termes de cadence de travail] sur une période prolongée, en nous fondant sur les performances effectives des employés, souligne Mme MacDougall, la responsable de la santé et de la sécurité chez Amazon. Nous tenons compte de très nombreux facteurs, et tout tourne autour de la sécurité et du bien-être des employés. »

J’ai demandé à M. Mountz de me parler du taux de blessures sur les sites utilisant des robots que lui-même et ses techniciens avaient mis au point chez Kiva. Dans le système conçu à l’origine, a-t-il répondu, « nous mettions toujours l’accent sur le fait que l’être humain avait le contrôle de la machine, et non pas l’inverse. Il ne s’agissait pas de rejouer l’épisode de I Love Lucy (NDLR : célèbre série américaine des années 1950) dans la chocolaterie. »

Autrement dit, dans le système d’Amazon, les employés décideraient du rythme auquel ils prélèvent, rangent ou emballent des marchandises, l’automatisation s’adaptant à leur cadence. « Qu’un client, Amazon ou Walgreens, dise qu’il faut manipuler 800 articles par heure ou 300, est fonction du type de stocks géré et de la philosophie de management », indique M. Mountz.

D’anciens et actuels cadres d’Amazon m’ont décrit cette philosophie comme exigeante et axée sur la performance, fondée sur l’idée que chacun doit être poussé jusqu’à ses limites et que la sous-performance doit conduire au renvoi des employés. Amazon veut manifestement changer cette perception. Reste à savoir si les changements auront un impact sensible sur la vie de centaines de milliers d’employés de base, dont le travail est régi par des capteurs et des algorithmes, qui effectuent les tâches physiquement pénibles dont dépend l’empire du commerce électronique d’Amazon, et pour qui la cadence et la nature du travail sont fonction des décisions prises par les dirigeants du groupe autant que des technologies utilisées.

Adapté de Arriving Today : From Factory to Front Door—Why Everything Has Changed About How and What We Buy, par Christopher Mims, éditorialiste du Wall Street Journal spécialisé dans les technologies, à paraître le 14 septembre chez HarperBusiness. Copyright © 2021 Christopher Mims.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Anne Montanaro)

Syndicats : confiance en hausse mais toujours minoritaire

Syndicats : confiance en hausse mais toujours minoritaire

 

La confiance dans les syndicats remonte mais il y a encore des progrès à faire ! Selon Le baromètre annuel sur le dialogue social réalisée en juin par le Cevipof, le laboratoire de recherche de Sciences Po, fait ressortir un léger regain de confiance inédit pour les syndicats. En effet, 4 salariés sur 10 affirment leur faire «très confiance» ou «plutôt confiance». Un niveau qui dépasse le record atteint en 2010, en pleine mobilisation contre la réforme Woerth des retraites, et les scores de la précédente décennie (28 % en 2013 et 29 % en 2017). À noter quand même qu’une majorité exprime toujours sa défiance envers les syndicats, qui demeurent en «queue de peloton» des organisations peu appréciées, ne devançant d’une courte tête que les médias, les réseaux sociaux et les partis politiques.

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Hausse SMIC: 2 %….. ou rien du tout

Au 1er octobre, il y aura peut-être une augmentation du SMIC ou rien du tout si l’indice des prix est inférieur à 2 %. Pour une hausse automatique du SMIC, ll faut  que l’indice des prix à la consommation dépasse d’au moins 2 % celui pris en compte lors du dernier établissement du salaire minimum, c’est-à-dire l’indice de novembre 2020 qui a servi lors de la dernière revalorisation annuelle du 1er janvier 2021 .Auquel cas le SMIC horaire brut mensuel augmentera d’autant, soit 31 euros de plus a minima, pour le porter à un peu moins de 1.586 euros bruts (sur la base de 35 heures) . Actuellement le SMIC est de  1231 € nets., Soit une augmentation de l’ordre de 25 € nets). Rien n’est sûr car l’augmentation des prix à la consommation est actuellement de 1,9 % ( mais sur un indice largement obsolète).

Retraites : Attal en remet une couche avec des «parties du projet»

Retraites : Attal en remet une couche avec des «parties du projet»

Attal, le porte-parole du gouvernement en remet une couche à propos de la réforme des retraites «Je ne vous confirme rien du tout», a-t-il indiqué dans le flou le plus complet.. Si le président de la République, Emmanuel Macron, a acté «que le projet, vu le temps qu’il reste d’ici la fin du quinquennat, ne pourrait pas être repris en l’état de 2019», il est cependant «possible qu’il y ait sur certaines parties du projet des mesures qui soient prises d’ici la fin du quinquennat», et ce à plusieurs «conditions», a affirmé Gabriel Attal.

«Première condition, c’est la maîtrise de l’épidémie sur le long terme, la deuxième condition, c’est la reprise de l’économie là aussi sur un temps confirmé, la troisième condition qui nous tient à cœur, c’est la question de l’unité de notre pays dans ce contexte», a-t-il expliqué. «Aujourd’hui (…) les conditions ne sont pas réunies. Je peux pas vous dire qu’elles ne le seront pas d’ici la fin du quinquennat», a-t-il conclu. «Cette réforme sera nécessaire pour sauver notre régime de retraite mais les conditions posées en juillet par le président ne sont pas réunies», a abondé Christophe Castaner, le patron des députés LREM, dans un entretien à L’Express.

 

Réforme des retraites : «quand on tombera les masques» (Macron)

Réforme des retraites : «quand on tombera les masques» (Macron)

 

 

Une expression sans doute un peu malheureuse de M acron qui en fait opère un recul sur son attention de réformer les retraites et déclare «on va faire ça quand on tombera les masques, si je puis dire».

 

Il s’agit bien entendu seulement des masques utilisés dans le cadre de l’actuelle crise sanitaire !

«Ne vous faites pas de la bile avec tout ça», a-t-il insisté, «il faut qu’on soit intelligent collectivement» pour «trouver le bon système pour sauver nos retraites.» «Si on se dit les choses en vérité, on vit de plus en plus longtemps, on étudie de plus en plus longtemps. Et qui est-ce qui finance les retraites ? C’est les gens qui travaillent. Comment on va faire pour avoir les mêmes retraites ?», a-t-il insisté. «Il faut trouver le bon système pour garder les retraites» mais «pas demander des choses impossibles aux gens qui travaillent», a-t-il conclu.

Bref, la réforme des retraites est renvoyée aux calendes électorales et cela d’autant plus qu’on s’est aperçu un peu tardivement que la suppression des régimes spéciaux ne produirait d’effet  financier bénéfique significatif que d’ici 30 40 ans.

RSA: la renationalisation en Seine-Saint-Denis.

RSA: la renationalisation en Seine-Saint-Denis.

Nouvelle expérimentation de la nationalisation du RSA en Seine  Saint Denis. Une décision qui soulève deux problèmes, d’une part la différence de traitement avec d’autres départements ( la quasi-totalité des départements demandent  la nationalisation) et la question de l’efficacité de la gestion par l’État. Notons cependant que c’est l’État qui définit les conditions générales d’accès aux RSA et l’évolution de son montant.

 

La Seine-Saint-Denis est le premier département métropolitain à voir le versement du RSA pris en charge par l’État. C’est déjà le cas depuis 2019 à Mayotte et en Guyane, et depuis début 2020 à La Réunion. Étranglé financièrement par l’afflux d’allocataires du RSA, ce département de banlieue parisienne avait régulièrement réclamé la «renationalisation» du RSA.

EMPLOI : Au-dessus du niveau de 2019

EMPLOI : Au-dessus du niveau de 2019 

 

 

 

L’emploi salarié renoue avec la situation de 2019, selon les chiffres définitifs publiés mercredi par l’Insee. Entre fin mars et fin juin 2021, l’emploi salarié (privé et public) augmente de 1,1 % (+289.400 emplois) après +0,6 % (+148.500) au trimestre précédent. Cette hausse provient essentiellement de l’emploi salarié privé qui augmente de nouveau fortement: +1,4 % (265.100 créations nettes d’emploi) après +0,8 % (+149 800 emplois).

L’Institut national des statistiques et des études économiques a ainsi revu légèrement à la hausse son estimation du 6 août qui faisait état de 239.500 créations nettes d’emploi dans le privé (+1,2%) entre fin mars et fin juin. De son côté, l’emploi public croît de 0,4 % (+24.300 emplois) après une quasi-stabilité au premier trimestre (−1.300).

Globalement, l’emploi salarié dépasse son niveau d’avant-crise (fin 2019) de 0,4 % dans le privé (+85.800 emplois) et de 1% dans le public (+59.600). Au total, l’emploi salarié se situe fin juin 2021 à 0,6 % au-dessus de son niveau de fin 2019 (+145.400). A fin juin, la France comptait en effet selon l’Insee 25,68 millions d’emplois, contre 25,54 millions au dernier trimestre 2019, le dernier pointage avant la crise du Covid.

Réforme des retraites : Jean Castex met la pédale douce

Réforme des retraites : Jean Castex met la pédale douce

 

Macron c’est peut-être un peu avancé à propos de la réforme des retraites en tout cas il s’est une nouvelle fois contredit. Le chef de l’État aurait fait savoir son intention non  pas de procéder à la grande réforme annoncée qui doit prendre en compte les aspects paramétriques mais aussi systémiques ( l’équilibre financier et la justice sociale ) mais de se limiter à la suppression de certains régimes spéciaux (certains seront sans doute maintenus comme pour les militaires ou les élus). En même temps, Macron aurait l’intention de procéder un léger relèvement du minimum de pension à 1000 €. (Ce minimum incluant sans doute la retraite complémentaire ).

Cependant cette idée de réformer partiellement les retraites rencontre des oppositions y compris dans la majorité actuelle compte tenu des risques politiques et du côté partiel de la réforme.

« Nous avons plus que jamais l’impérieux devoir de favoriser au maximum l’unité du pays », a lancé Jean Castex, reprenant à son compte les craintes de nombreux Marcheurs qui plaident pour une sortie de crise apaisée. Cette réforme, qualifiée de « nécessité absolue » par le chef du gouvernement, « ne pourra reprendre que lorsque la pandémie sera sous contrôle et que la reprise économique sera suffisamment solide ».

 

Réforme des retraites : du rafistolage (CFDT)

Réforme des retraites : du rafistolage (CFDT)

« Nous n’avons été contactés par personne sur le fait qu’il y aurait des petits rafistolages sur la question des retraites », assure Laurent Berger, rappelant que « la CFDT pense qu’un système de retraites plus juste doit être construit. »

Selon Laurent Berger, invité de l’émission Calvi 3D, le calendrier ne permet pas de faire passer une « réforme sérieuse » avant l’élection présidentielle qui se déroulera dans huit mois.

« On ne peut pas faire du rafistolage d’ici à l’élection présidentielle », affirme le secrétaire général de la CFDT, affirmant que « le sujet des retraites est trop sérieux pour en faire un enjeu électoral ».

Orange : préavis de grève pour le 21 septembre

Orange : préavis de grève pour le 21 septembre

.Tous les syndicats de l’opérateur historique (CFDT, CFTC, CGT, FO, Unsa et SUD) ont lancé un préavis de grève le 21 septembre prochain. Seule la CFE-CGC ne l’a pas signé. Celui-ci a été envoyé à Stéphane Richard, le PDG du groupe.

Ils réclament notamment  une révision salariale.

Record d’offres d’emplois en France

 

le nombre d’offres d’emploi dépasse les records en France : presque 1 million par jour. En témoigne le nombre d’offres d’emplois sur le site de Pôle emploi, qu’elles proviennent de ses propres canaux ou de ceux de la centaine de ses partenaires. Le chiffre varie chaque jour mais le sens de la pente ne fait pas de doute : près de 975.000 mercredi dernier, 916.000 jeudi, 952.000 vendredi en milieu de matinée… Le seuil du million a été dépassé plusieurs fois en juin !

Sur les quatre semaines s’étalant du 26 juillet au 22 août, le nombre de nouvelles offres déposées sur le site dépassait de près de 11 % celui de la même période de 2019, avant la crise donc (le marché du travail était alors très bien orienté). La hausse est encore plus forte pour certains métiers, comme ceux de l’hôtellerie-restauration (+12,7 %), du commerce alimentaire et des métiers de bouche (+27,7 %), du transport et de la logistique (+18,8 %), pour ne pas citer la santé (+44,4 %). 60 % de ces emplois seraient des CDI.

Concertation sur les retraites : la CFDT dit non pour l’instant

Concertation sur les retraites : la CFDT dit non pour l’instant

Pour la CFDT pour l’instant, une concertation sur les retraites « n’a pas lieu d’être », alors qu’il « n’y a pas de voie de passage pour une quelconque réforme d’ici 2022 ». Et de préciser : « Toute concertation qui s’opérerait serait un peu lunaire (…) On ne va pas se mettre à discuter avec un gouvernement pour nourrir le programme d’un candidat. Ça n’a pas de sens. »

Depuis des années, la CFDT se bat pour la création d’un système universel. Elle ne conteste donc pas la nécessité d’une réforme, à condition que le but soit de rendre le système plus juste et pas d’augmenter l’âge de départ à la retraite. Du coup la concertation proposée par le ministre semble vouée un échec.

20 % en situation de pauvreté

  • 20 % en situation de pauvreté
  • 20 % des personnes en France seraient en situation de pauvreté devant se contenter de 60 % du revenu médian, soit 1063 euros par mois pour une personne seule en 2018. L’Insee a publié ce mercredi d’autres indicateurs, prenant en compte des critères non monétaires, comme les difficultés matérielles ou les privations, pour objectiver la mesure du phénomène.
  • 13,6 % de la population est pauvre monétairement, 13,1 % l’est au sens de la privation matérielle et sociale: 21 % de la population est pauvre au sens d’au moins un de ces deux critères». Soit une personne sur cinq. Parmi les personnes en situation de privation matérielle et sociale, plus de 9 sur 10 déclarent une insuffisance de ressources, près de 4 sur 10 au moins un retard de paiement et les trois quarts une difficulté de logement.
    • 49 % des 16-29 ans et 39 % des 30-44 ans en situation de privation matérielle et sociale déclarent rencontrer des difficultés pour payer leur loyer ou leurs factures d’électricité.
    • : 68,4 % des personnes vivant dans un ménage dont la personne de référence est au chômage sont pauvres. Le type de ménage est aussi déterminant. Les familles monoparentales sont les plus touchées (41,7 %), devant les personnes en couple avec trois enfants ou plus (32,9 %) et les personnes seules (27,9 %).

Zone euro : baisse chômage

Zone euro : baisse chômage

En zone euro y compris en France , la tendance est à la baisse du chômage. Un taux moyen de 7,8 % en juin pour la zone euro 8 % pour la France .

Le taux de chômage de la zone euro a poursuivi sa baisse en juillet, touchant 7,6% de la population active, après 8% en mai et 7,8% en juin, a annoncé mercredi Eurostat. Le rebond de l’économie européenne depuis le printemps, après le choc lié à la pandémie de coronavirus, se reflète sur le marché du travail. Pour l’ensemble de l’Union européenne, le chômage a également reculé de 0,2 point sur un mois à 6,9% en juillet, selon l’office européen des statistiques

CGT-Santé : manif le 14 septembre contre l’obligation vaccinale

CGT-Santé : manif le 14 septembre contre l’obligation vaccinale

obligation vaccinale sera mise en application à partir du 15 septembre pour le personnel de santé. La CGT santé a décidé d’organiser une manifestation pour protester contre cette disposition. La manifestation se déroulera le 14 septembre.

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