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Fipronil France : le scandale s’est arrêté à la frontière !

Fipronil France : le scandale s’est  arrêté  à la frontière !

 

Comme pour le nuage de Tchernobyl, il semblerait que le scandale du Profenil se soit arrêté aux frontières de la France. Pour preuve,  le ministère de l’agriculture a publié une liste de produits contaminés mais tous fabriqués aux Pays-Bas. Pourtant Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits ont reçu ces oeufs ont été identifiés. Les chiffres annoncés sont autrement plus importants même s’ils sont aussi contestés.  «L’ampleur du scandale est bien plus grande que ce qu’affirme le ministre fédéral (de l’Agriculture Christian Schmidt) […] D’après les informations disponibles au 14 août 2017, dans la seule région de Basse-Saxe ont été livrés 35,3 millions d’œufs soupçonnés de contamination au fipronil», a déclaré, selon son service de presse, le ministre de l’Agriculture de Basse-Saxe, Christian Meyer. «L’État fédéral minimise le problème», a martelé ce responsable. De son côté, le ministère fédéral de l’Agriculture a défendu son estimation de 10,7 millions d’œufs suspects dans toute l’Allemagne. «L’agrégation purement mathématique des données du Système d’alerte pour la sécurité alimentaire de l’Union européenne sur les livraisons en provenance des Pays-Bas à l’Allemagne conduit à une surestimation massive du nombre des œufs potentiellement contaminés qui sont entrés dans le commerce», a affirmé devant la presse la porte-parole du ministère Christina Wendt. En France, on parle de 500 000 œufs dont la moitié aurait été transformée en nouveaux produits. La vérité c’est qu’on en sait strictement rien car les informations fournies par le ministère de l’agriculture ne résultent pas d’une enquête effectuée en France mais découle d’informations en provenance des Pays-Bas. Il est clair qu’en France comme en Allemagne, les ministères concernés tentent de protéger l’industrie agro alimentaire en minimisant l’ampleur et les conséquences du scandale. Un scandale qui n’est que la partie émergée de l’iceberg mode de production industrielle. Un mode de production caractérisé par le dopage des poules au cocktail de produits chimiques, alimentaires et antibiotiques. Pour la France, la liste des produits contaminés édite évolutive par le ministère de l’agriculture. Notons par parenthèse que sur cette question c’est surtout le ministère de l’agriculture qui s’exprime et non le ministère de la santé.   Pour l’instant, cette liste évolutive concerne seulement dix-sept produits, exclusivement des gaufres de marques distributeurs et d’origine néerlandaise. Les différents lots ont été mis sur le marché entre le 28 juin et le 1er août. Le ministère précise que ces produits ne présentent pas de risque pour la santé, bien que contenant du fipronil à une concentration supérieure à la limite réglementaire. Une seconde liste, pour l’instant vide, est aussi disponible sur le site du ministère. Elle concerne les produits dont le taux de fipronil dépasse le seuil d’exposition aiguë. Près de 250.000 oeufs contaminés par le fipronil auraient pu avoir été consommés par les Français dans les derniers jours ou pourraient encore se trouver dans leur réfrigérateur, avait déclaré vendredi dernier le ministre de l’Agriculture, précisant toutefois qu’il n’y a aucun risque pour la santé. Au moins 16 établissements français de transformation d’oeufs ou d’ovoproduits qui ont reçu ces oeufs ont été identifiés.

Hulot a fait une fortune avec l’écologie

Hulot a fait une fortune   avec l’écologie

 

 

Le journal Businessman ou écologiste ? Surtout journaliste businessman, Hulot est le journaliste le mieux payé au monde. . Le journal  américain People With Money estime que Hulot  a accumulé  près de 215 millions d’euros.  Récemment épinglé par le Canard enchainé à propos du sulfureux financement de sa, Nicolas Hulot, ministre de l’écologie est mis en cause pour les profits personnels qu’il tire de son action en matière d’environnement. Il aurait retiré des centaines de millions d’euros en salaires et dividendes par an de sa société Éole qui s’appuie sur la promotion des produits Ushuaia. Nicolas Hulot aurait entretenu un long partenariat avec EDF, producteur et fournisseur d’électricité. « Jusqu’en 2012, EDF a versé 460.000 euros par an à la Fondation.  Mêmes liens avec Veolia, géant de l’eau et du traitement des déchets. « De 2012 à 2017, Veolia a casqué 200.000 euros par an à la Fondation, et ce généreux mécène siège même à son conseil d’administration », assure Le Canard enchaîné. Vinci, désigné pour construire l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et qui n’envisage « pas du tout » de ne pas le faire, a financé la Fondation à hauteur de 30.000 euros en 2014 et 2015. Le journal d’investigation cite également TF1, Bouygues Télécom, la SNCF et L’Oréal, pour des versements entre 30.000 et 250.000 euros chacun. Par ailleurs,  jusqu’à son arrivée aux affaires, Nicolas Hulot présidait encore « Eole », une société alimentée par les royalties des ventes des produits estampillés « Ushuaïa » (gels douches, shampoings…). La marque détenue par TF1 a cédé sa licence à des grandes entreprises comme les opticiens Atoll ou L’Oréal. Avec à la clé des contrats juteux pour la chaîne de télévision et son ancien animateur vedette. De 113.000 en 1992, « Eole » a vu ses gains grimper à plusieurs centaines de milliers d’euros dans les années 2000. Une véritable machine à cash pour le principal bénéficiaire de l’entreprise: Nicolas Hulot qui en est le seul salarié et en possède 99.9% des parts. Au total, c’est près de 3 millions d’euros que la société aurait accumulé en fonds propres. Un pactole auquel il faut encore ajouter le salaire que se verse Nicolas Hulot -290.000 euros en 2013- et les dividendes qu’il perçoit (66.000 euros).  Pourtant, les produits « Ushuaïa », qui font la fortune du ministre de la Transition écologique, ne sont pas particulièrement recommandables pour la planète. Au contraire. Comme le rappelle Le Canard Enchaîné, Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être… un perturbateur endocrinien.

Plan Agriculture Macron : quantité, qualité, prix, Macron présentera des mesures à la mi-octobre

Plan Agriculture Macron : quantité, qualité, prix,  Macron présentera des mesures à la mi-octobre

 

Trois éléments de la problématique : quantité, qualité et prix au cœur de la problématique du plan Macron. En d’autres termes comment permettre  aux agriculteurs  de produire avec une meilleure qualité et d’obtenir une rémunération décente en particulier par un relèvement des prix. Une problématique pleine de contradictions qui inclue la dimension mondiale des marchés, la régulation européenne et française, la répartition de la chaine des valeurs, une orientation progressive vers des produits de meilleure qualité et mieux rémunérés,  bien d’autres éléments encore. . Emmanuel Macron présentera donc  mi-octobre les conclusions de la première phase des états généraux de l’alimentation sur la création et la répartition de la valeur, censée répondre aux difficultés financières rencontrées par certains agriculteurs. Le chef de l’Etat, qui a promis de « permettre aux agriculteurs de vivre de leur métier« , a ainsi signalé à des syndicats d’agriculteurs lundi qu’il s’impliquerait personnellement dans ces travaux. Emmanuel Macron avait annulé sa participation au lancement des états généraux, qui doivent se conclure fin novembre, avec un compte rendu final attendu vers la mi-décembre, suscitant des inquiétudes sur son intérêt pour ce dossier. « On a senti quelqu’un qui maîtrisait son sujet, qui était plutôt à l’écoute », a dit le porte-parole de la Confédération paysanne, Laurent Pinatel, à l’issue de la rencontre à l’Elysée.« On refera le point en novembre pour savoir si c’était une opération de com’ ou si c’était vraiment quelque chose qui était destiné à redonner un renouveau aux paysans », a-t-il ajouté sur BFM TV. Selon Bernard Lannes, président de la Coordination Rurale, Emmanuel Macron « n’a pas le choix, s’il laisse l’agriculture telle qu’elle est, il aura le feu dans les campagnes ». « Il faut redonner de la confiance et redonner une vision à cinq ans. » Parmi les promesses du nouveau président figurent cinq milliards d’euros d’investissements sur cinq ans pour l’agriculture. Les états généraux doivent permettre d’avancer sur le fléchage de ces investissements. Interrogé sur la grogne parmi les agriculteurs après l’annonce d’un transfert de certains crédits de la Politique agricole commune (PAC) pour financer des promesses du précédent gouvernement, l’Elysée a expliqué que « le président souhaite se concentrer sur la prochaine PAC, un dossier prioritaire sur lequel la France sera force de proposition ».

 

Dopage tennis : À cause des pâtes !!

Dopage tennis. : À cause des pâtes !!

Les contrôles antidopage positifs sont rares dans le tennis. Il ne faut pas voir là un excès de vertu des joueurs ou joueuses par rapport à leurs collègues d’autres sports, mais plutôt un manque de zèle de la part de la Fédération internationale dans la chasse aux tricheurs. Alors quand on apprend qu’une joueuse, en l’occurrence l’Italienne Sara Errani, ex n°5 mondiale, finaliste à Roland Garros en 2012, a été rattrapée par la patrouille, on se dit que la FIT s’est enfin décidée à agir. Sauf qu’Errani, qui risquait entre 2 et 4 ans de suspension, n’a pris que deux mois.  Une indulgence expliquée dans les attendus de la décision : Errani aurait avalé à l’insu de son plein gré un médicament contre le cancer du sein (considéré comme un stéroïde) que prenait sa mère, laquelle l’aurait fait tomber par inadvertance dans le bouillon des tortellini (on n’invente pas). On ignore les suites qui seront données à cette affaire (appel des autorités compétentes ou pas) mais on est déjà sûr que cette explication peut entrer dans le top des excuses les plus bidons avancées par des sportifs positifs.

Samu social : de plus en plus d’appel au secours

Samu social : de plus en plus d’appel au secours

 

La très grande pauvreté est sans doute loin d’être éradiquée en France si l’on en juge par la croissance des appels au SAMU social. . Le ministère de la Cohésion du territoire a débloqué jeudi une enveloppe de 200 millions d’euros d’aide. « La situation nécessitait une réaction et on est content de cette réaction même si une partie de ce budget, c’est du rattrapage », a réagi Eric Pliez, président du Samu social, dimanche 6 août sur franceinfo. 

200 millions d’euros, c’est un geste qui va dans le bon sens ?

Eric Pliez : Plus 9% d’appels en Ile-de-France au mois de juin, 600 personnes en moyenne par jour que nous ne pouvons pas prendre en charge pendant cette période, la moitié sont en famille… Oui, la situation nécessitait une réaction et on est content de cette réaction même si une partie de ce budget c’est du rattrapage par rapport à un réajustement budgétaire, on va dire, mais il y a un vrai effort qu’il faut saluer.  Nous avons aujourd’hui à la rue des personnes qui ont des profils très divers. Nous avons des travailleurs pauvres qui ont besoin d’un logement, nous avons des femmes battues qui ont besoin d’un soutien psychologique, nous avons des clochards qui ont besoin d’un long accompagnement et de soins et d’une remise au travail quand ils seront soignés. Il faut un plan ambitieux qui permette d’avancer et de sortir de cette logique de la création de places dans l’urgence qui sont utiles, indispensables mais qui ne vont pas résoudre le fond.

 

 

 

Emmanuel Macron a-t-il pris conscience selon vous de l’immensité du travail à accomplir ?

J’espère. J’ai entendu des propos rassurants. Vous savez, les publics que l’on reçoit au 115 viennent de partout : on y trouve des exilés, de futurs demandeurs d’asile, d’autres qui ne le seront pas. Les gens de toute façon, seront toujours mieux avec un toit sur la tête, avec un repas dans le ventre et un accompagnement qu’en restant à la rue, exposés à toutes les maladies, à tous les risques. Il me semble que le président de la République l’a dit. Il vient de faire un geste fort avec ces 200 millions donc nous attendons impatiemment la suite.

Comment expliquez-vous l’augmentation du nombre d’appels ?

Je pense que le 115 c’est le dernier filet quand les gens tombent. Et comme je le disais, des publics divers, des situations d’expulsions à la fin de l’hiver, des fermetures de places à la fin de l’hiver alors que la fédération des acteurs de la solidarité le répète régulièrement, c’est toute l’année que le besoin est là.

Un statut à l’américaine pour l’épouse du président de la république ?

Un statut à l’américaine pour l’épouse du président de la république ?

On peut légitimement se demander su Macron n’est pas trop influencé par les Etats unis dans certains domaines comme ce statut de l’épouse du président. Alors candidat, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il voulait « clarifier » le statut de l’épouse du chef de l’Etat en lui donnant un rôle officiel, sans toutefois lui accorder de rémunération. Le but : « sortir d’une hypocrisie française », avait-il expliqué. En effet, la situation actuelle est plus que floue. Ni la Constitution, ni le protocole ne prévoient de statut pour la compagne du président de la République, qui peut donc occuper sa fonction comme elle l’entend. Les moyens mis à sa disposition, qui comprennent un bureau, un cabinet et un service de protection, sont prélevés directement sur le budget de l’Elysée. Ces moyens mis à la disposition de la Première dame représentent un coût estimé par la Cour des comptes en 2014 à 450 000 euros par an.  Créer un statut officiel au conjoint du chef de l’Etat permettrait de séparer ce budget de celui de la présidence. « Je souhaite qu’un cadre soit défini et je demanderai qu’un travail soit conduit en la matière », avait ainsi déclaré le candidat Emmanuel Macron, pour qui « il faut que la personne qui vive avec vous puisse avoir un rôle, qu’elle soit reconnue dans ce rôle ». La discussion en cours à l’assemblée relative au projet de loi de confiance dans l’action publique inclut de fait  la question du statut de l’épouse du président. L’interdiction d’employer des membres de sa famille pour les députés a donné l’occasion de soulever ce problème d’autant Emmanuel Macon avait souhaité que ce statut soit précisé. Curieux cette importance accordée par certains  à la place d’une Première damne qui en fait n’a jamais existé institutionnellement (aucun texte n’y fait référence). Pourtant  l’ancienne dame, Cécilia ex Sarkozy, éphémère elle aussi, défendait la place, comme Trierweiller avec Hollande. Pour Cécilia Attias, ex-première dame du temps où elle était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy ou pour Trierweilller,  on ne pouvait  pas nier l’existence de la première dame. « A partir du moment, où on élit un homme ou une femme, il y a un conjoint à coté et on ne peut pas le gommer littéralement, en lui demandant de ne rien faire de ne pas sortir et de s’occuper de placer les fleurs sur le buffet. Je trouve que ça a un côté ridicule », expliquait Cecilia Sarkozy.  Elle « Et on ne peut pas du jour au lendemain décider qu’il n’y aura plus de conjoint ou alors il faut élire uniquement des présidents célibataires ».  Il faut encadrer la fonction tout en laissant « le libre choix à la première dame ». « Si elle veut s’investir dans la fonction tant mieux, mais si elle préfère continuer son travail, ou s’occuper plus de ses enfants, qu’elle en ait la possibilité », indiquait-t-elle. Bref,  des banalités qui ne renforcent nullement la nécessité de passer du temps sur cette affaire de statut ou de statue. Car il s’agit bien de jouer le rôle de statue ; A noter qu’en Allemagne par exemple le mari de la chancelière ne joue strictement aucun rôle et n’apparait jamais, sans doute encore une particularité de la rigueur allemande qui nous agace tellement. Il est vrai que l’Allemagne ne connait pas les délices (souvent couteux)  de la monarchie républicaine. Au Royaume-Uni, on ne reconnaît non plus de rôle pour le conjoint premier Ministre. (Le roi ou la reine y supplée). . Aux Etats unis le rôle de la première dame est juridiquement reconnu. Pas sûr que les Français apprécient vraiment l’alignement dans ce domaine. Pour Hollnde par exemple, il aurait fallu choisir quelle dame ?

Kerviel : non-lieu contre la Société Générale !

Kerviel : non-lieu contre la Société Générale !

Le bouc émissaire kerviel ne pèse pas lourd vis-à-vis de son ancien employeur : la Société Générale. Notons d’ailleurs qu’en France aucun dirigeant de banque n’a été inquiété après les dérives spéculatives qui ont amené la crise de 2008. Circulez, il n’y a rien à voir ! Les juges d’instruction ont enterré la plainte de Kerviel. Jérôme Kerviel assurait aussi que la banque avait omis de transmettre certaines informations essentielles à la justice. Surtout, il l’accusait de lui avoir imputé des pertes relevant d’autres opérateurs de marché et d’avoir été au courant des risques qu’il prenait. Sur le fond de l’affaire Kerviel, la Cour d’appel de Versailles a rendu son arrêt huit ans après les faits, en septembre 2016,condamnant Jérôme Kerviel un million d’euros de dommages et intérêts à son ancien employeur, le jugeant « partiellement responsable » du préjudice causé à la banque. Un montant bien loin des 4,9 milliards d’euros de sa première condamnation en 2010. Un arrêt en forme de Jugement de Salomon que ni Jérôme Kerviel ni la banque n’avait contesté en cassation. La Société Générale a fait saisir par un huissier les comptes bancaires de son ex-trader en avril dernier afin de recouvrer cette amende. Quant aux 2,2 milliards d’euros de crédit d’impôt perçus par la Société Générale au titre de la perte imputée à l’ex-trader et dont Bercy avait décidé de demander le remboursement, total ou partiel, le sujet reste en suspens. La banque, qui se réfugie derrière le secret fiscal, reconnaît néanmoins dans son document de référence déposé le 8 mars qu’« un litige reste possible sur ce sujet devant les juridictions compétentes. »

 

François de Rugy présente son plan pour la réforme de l’Assemblée

François de Rugy présente son plan pour la réforme  de l’Assemblée

Retraites, avantages démocratie, le président  François de Rugy veut réformer l’assemblée nationale :

« Que les députés soient contrôlés par le déontologue. Traçabilité des dépenses, certification : voilà qui prêtera beaucoup moins le flanc au soupçon. »

- « Envisager un contrôle du budget de l’Assemblée par la Cour des comptes, comme pour le budget de l’Elysée. »

- « Que soit supprimée la gratuité sur le réseau SNCF dont bénéficient les anciens députés ayant fait plus de trois mandats. »

- « Rationaliser les navettes parlementaires » : « Une fois qu’on a examiné un texte à l’Assemblée et au Sénat, qu’on a regardé si un compromis était possible entre les deux chambres, il faut trancher et décider. »

- « Trouver un accord pour que certains textes soient examinés uniquement en commission. »

 

 

Dans une intreview au JDD, le président de l’assemblée nationale précise les réformes qu’il veut engager.

 

Vous présenterez mercredi des pistes de réforme de l’Assemblée nationale, que vous présidez. Lesquelles?
J’ai été élu pour présider l’Assemblée nationale, mais aussi pour la réformer. Mercredi, je proposerai au bureau de l’Assemblée de lancer ce chantier avec la création de sept groupes de travail. Ils traiteront de sujets aussi variés que la réforme de la procédure législative, les moyens de contrôle et d’enquête des députés, la question du statut des collaborateurs, la mise en œuvre du développement durable à l’Assemblée ou la démocratie numérique. Chaque sensibilité politique animera un de ces groupes, composés de dix députés de toutes tendances, afin d’associer tout le monde. L’objectif est de bâtir une Assemblée nouvelle, en complément de la réforme institutionnelle lancée par le président de la République.

Quel est votre calendrier?
Je souhaite que ces groupes commencent à travailler dès la fin septembre, pour être en mesure de faire des premières propositions avant la fin de l’année. La conduite des réformes s’articulera ensuite autour de périodes de six mois, jusqu’à la fin de la législature, en 2022.

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Vous souhaitez accélérer la procédure parlementaire…
C’est la crédibilité du Parlement qui est en jeu. Aujourd’hui, la procédure parlementaire donne une prime à l’obstruction. On fait comme si les députés étaient utiles lorsqu’ils retardent l’adoption d’un projet de loi, et non pas lorsqu’ils l’enrichissent. La plupart des textes de loi mettent ensuite deux ans à être fabriqués, débattus et appliqués. Que des engagements de campagne mettent autant de temps à devenir réalité, cela pose un vrai problème démocratique.

Comment faire?
Il faut rationaliser les navettes parlementaires, qui sont aujourd’hui des processus de répétition, et pas d’enrichissement. Je suis très respectueux du Sénat et de l’existence des deux chambres, qui permet d’enrichir les textes de nos expériences respectives. Mais une fois qu’on a examiné un texte à l’Assemblée et au Sénat, qu’on a regardé si un compromis était possible entre les deux chambres, il faut trancher et décider.

Faut-il simplifier aussi le travail au sein de l’Assemblée?
L’Assemblée nationale doit être plus efficace. J’ai la conviction que nous pouvons trouver un accord pour que certains textes soient examinés uniquement en commission. On le fait déjà pour les budgets.

Vous plaidez aussi pour plus de transparence, notamment sur les frais de mandat des députés…
J’ai toujours dit à mes collègues : ne croyez pas que le secret vous protège. Au contraire, l’opacité nourrit l’antiparlementarisme et les fantasmes. Des citoyens ne comprennent pas pourquoi les députés refusent de justifier l’utilisation des fonds publics qui leur sont alloués. La loi sur la confiance dans la vie publique tire les leçons des dérives qui ont pu exister. Une fois la loi votée et promulguée, le bureau de l’Assemblée mettra en œuvre des moyens concrets. Il faut notamment que les députés soient contrôlés par le déontologue. Traçabilité des dépenses, certification : voilà qui prêtera beaucoup moins le flanc au soupçon. Il y a encore des députés qui résistent, sur la suppression des emplois familiaux ou le contrôle de l’indemnité représentative de frais de mandat. Il est dommage que certains ne tirent pas les leçons de ce mauvais climat.

Avez-vous aussi des pistes d’économies?
Je proposerai dès mercredi que soit supprimée la gratuité sur le réseau SNCF dont bénéficient les anciens députés ayant fait plus de trois mandats. Rien ne justifie un tel avantage. Reconduire cela coûterait 800.000 euros par an à l’Assemblée! L’application des principes du développement durable va aussi nous permettre des économies. Mais je tiens à souligner que le budget de l’Assemblée nationale est stable depuis des années. Je connais peu d’administrations dans ce cas. Mais là aussi, on peut sans doute progresser. Un contrôle par la Cour des comptes, comme pour le budget de l’Elysée, peut être envisagé.

Vous voulez également modifier le système de retraite des députés…
Je vais, dès mercredi, proposer au bureau de l’Assemblée d’aligner le mode de calcul des retraites de députés sur le mode de calcul du régime général. De même pour l’allocation chômage. Avec des règles simples et claires, celles du droit commun, on parlera enfin des députés non plus pour des soupçons mais pour le travail qu’ils font : la fabrique de la loi, du budget, mais aussi le travail d’évaluation et de contrôle.

Il y a eu ces derniers jours beaucoup de cafouillages dans l’hémicycle…
Cela fait à peine un mois que l’Assemblée siège. Forcément, quand 72% des députés sont des nouveaux députés, il y a une période de rodage. Mais l’Assemblée est au travail. Et avec des résultats : les débats, même parfois houleux, permettent de prendre des décisions et de faire adopter des réformes sur lesquelles nous nous étions engagés, avec le président. Aucune mesure ne sera jamais prise dans la joie et la concorde nationale. Il y aura toujours des oppositions, c’est normal : cela fait partie de la démocratie.

Les députés LREM, et certains vice-présidents ou présidents de commission en particulier, font-ils preuve d’amateurisme, comme l’affirme l’opposition?
Je regrette que certains collègues, notamment des anciens, se soient laissés aller à des formes de bizutage des nouveaux vice-présidents. Mais je constate que les séances se déroulent normalement. Attention à ne pas anecdotiser la vie politique! Il y a parfois un peu de surenchère entre les groupes de l’opposition. L’Assemblée actuelle a la particularité d’en compter cinq… C’est du jamais-vu.

Vous êtes vous-même mis en cause par certains députés…
Il y a un président, et six vice-présidents pour le seconder, parce que le rôle du président de l’Assemblée ne se limite pas à diriger les débats en séance publique : j’ai présidé près de la moitié du temps de séance depuis le début du mandat, soit près de quarante-huit heures. Mon rôle est avant tout de rappeler et d’appliquer les règles. Je l’ai fait chaque fois que nécessaire. Lors des débats, ces règles ont été respectées et appliquées. Mon rôle est aussi de rappeler des principes, dont le respect du travail, de la neutralité et de la loyauté des fonctionnaires de l’Assemblée. Je ne peux accepter la mise en cause des services de l’Assemblée, comme cela a été fait à quelques reprises cette semaine.

François Ruffin, député de la France insoumise, a été critiqué pour sa tenue, jugée débraillée. Voulez-vous remettre de l’ordre sur la tenue des députés?
Le bureau de l’Assemblée a pris acte qu’il n’y avait pas de tenue obligatoire. Il y a donc une liberté vestimentaire, à la condition qu’elle ne porte pas atteinte à la sérénité des débats et à l’image de l’Assemblée. A cet effet, nous mettrons des garde-fous pour interdire les signes religieux et politiques, ou les uniformes. Après, chaque député assume devant ses électeurs l’apparence qu’il donne.

Serez-vous président de l’Assemblée jusqu’en 2019, comme vous l’aviez dit, ou jusqu’en 2022?
Je n’ai pas varié : nous avons dit au sein du groupe LREM que nous aurions une discussion sur l’exercice et la répartition des responsabilités à mi-mandat. Je ne préjuge pas du résultat de cette discussion, que je respecterai, sachant que le président de l’Assemblée nationale est élu pour la durée de la législature.

L’ancien trader avait déposé deux plaintes contre la banque : l’une pour « subornation de témoin », la seconde pour « escroquerie au jugement » et « faux et usage de faux ». La justice avait décidé d’attendre le dénouement de l’enquête pour « escroquerie au jugement » avant de se prononcer sur un éventuel nouveau procès pénal.

La SNCF invitée à revoir ses procédures en cas de panne : du bla-bla

La SNCF invitée à revoir ses procédures en cas de panne : du bla-bla

 

 

Comme souvent après des incidents, le gouvernement fait de la communication. En gros, il gronde les dirigeants des entreprises responsables de dysfonctionnements. Cette fois, c’est la ministre des transports, Élisabeth Borne, qui fait les gros yeux à l’entreprise. Il y a bien sûr toujours des améliorations à effectuer pour réduire les incidents tant du point de vue technique que du point de vue de l’information des clients. Reste que la cause essentielle des dysfonctionnements techniques découle assez directement de la politique d’entretien des installations. Une politique revue de manière drastique depuis plusieurs années concernant les infrastructures. Moins de tournée de vérification, moins de contrôle, moins d’agents affectés à ces tâches. D’une façon générale, le réseau SNCF est vieillissant. Un plan de remise à niveau est prévu mais il faudra du temps et de l’argent pour en attendre des effets bénéfiques. Bref, la com.  du gouvernement et  de la direction de la SNCF relève du bla-bla car la situation est connue concernant l’état des infrastructures et autres installations techniques qui les gèrent. Pour preuve les innombrables ralentissements imposés par l’état techniques des infrastructures.  La ministre des Transports Elisabeth Borne a cependant appelé jeudi la SNCF à revoir « immédiatement » ses procédures de gestion des incidents sur l’ensemble de la chaîne, de la prévention des pannes à l’amélioration de l’information, quelques jours après une panne géante à la gare Montparnasse, à Paris. Le rapport de l’entreprise ferroviaire sur l’incident technique qui a perturbé le trafic de cette gare parisienne de dimanche à mardi, remis à la ministre, « formule une série de neuf recommandations, visant à mieux prévenir et gérer les pannes ; à renforcer les plans de continuité en cas d’incident ; et à améliorer l’information des voyageurs », est-il précisé dans un communiqué diffusé par le ministère. « Elisabeth Borne demande à la SNCF de mettre en œuvre immédiatement l’ensemble de ces recommandations », en particulier pour limiter l’impact des incidents et améliorer l’information des voyageurs, peut-on également lire dans ce document. Entre autres recommandations, le rapport préconise de mieux planifier les travaux en Ile-de-France pour « limiter les effets de pointe » !!!. La panne à l’origine des perturbations, survenue en plein week-end de chassé-croisé estival, a en effet été provoquée par un défaut d’isolation dans l’alimentation électrique d’un poste de commande de signalisation à Vanves (Hauts-de-Seine) lié à des travaux réalisés trois semaines auparavant dans le cadre de la mise en service de la LGV Paris-Bordeaux. Il est également suggéré d’améliorer la détection des pannes dans les postes d’aiguillage dans le cadre du programme de télésurveillance de SNCF Réseau, le gestionnaire du réseau ferré français. SNCF réseau qui voudrait bien mais qui manque cruellement de moyens avec une situation financière catastrophique Concernant la gestion des épisodes de crise, les procédures doivent être revues pour accorder une plus large place à la gare d’Austerlitz, vers laquelle ont été détournés une partie des trains qui auraient dû circuler à Montparnasse entre dimanche et mardi. Observant qu’un « programme d’amélioration de la qualité de l’information en situation perturbée » est engagé depuis 2014 à la SNCF, les auteurs du rapport recommandent de lancer « sans délai une expertise contradictoire sur la progression de ce programme et l’évaluation de ses résultats » pour « proposer sans délai les accélérations possibles ».

L’agresseur d’une députée En Marche condamné à un mois ferme

 L’agresseur d’une députée En Marche condamné à un mois ferme

 

 

 

Après une NKM,  c’est une députée d’en Marche qui a été agressée. Le résultat peut être du radicalisme des propos à l’extrême gauche qui impacte certains esprits fragiles.  »Cette dame (Laurianne Rossi, Ndlr) m’a pris pour un demeuré. Je lui ai dit que Macron était un produit marketing de Hollande, Sarko et du Medef, qui avait les médias dans sa botte. Elle s’est mise à rigoler en me prenant pour un idiot », a expliqué le prévenu,  sexagénaire, régleur sur machine retraité, autrefois délégué CGT et ancien militant PCF qui  a admis avoir giflé la parlementaire du parti du président Emmanuel Macron, en reconnaissant « une bêtise ». « Le geste a été plus vif que ma pensée. Je me suis tout de suite excusé », a-t-il fait valoir. « C’est pour ça que vous avez pris la fuite? », a ironisé la présidente, en citant plusieurs témoins. L’agresseur avait finalement été arrêté par plusieurs militants avant l’arrivée des forces de l’ordre. Pendant la campagne des législatives en juin, la candidate LR Nathalie Kosciusko-Morizet avait été agressée sur un marché. Une peine de quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d’amende a été requise contre le maire d’une petite commune de l’Eure, poursuivi dans cette affaire pour outrages et violences. Le jugement sera rendu le 7 septembre. L’agresseur de la députée de la République en marche Laurianne Rossi, qui avait giflé la parlementaire hier sur un marché des Hauts-de-Seine, a été condamné à six mois d’emprisonnement dont cinq avec sursis, aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Nanterre.

 

Immobilier : 10 000 € le mètre carré à Paris, 600 € dans les zones désertifiées !

Immobilier : 10 000 € le mètre carré à Paris, 600 € dans les zones désertifiées !

10 000 € le mètre carré à Paris, 1500 à 2000 € dans de grandes villes de province et 6 à 700 euros dans certaines zones rurales éloignées des grands centres urbains par exemples dans le Grand Ouest. C’est  là résultats de l’hyper concentration urbaine et à l’inverse du processus de désertification dans certaines régions. En moyenne, 9000 euros le mètre carré dans l’ancien a été franchi à Paris. C’est ce qui ressort d’une étude de LPI-SeLoger publiée mercredi. Entre avril et juin, le prix moyen dans la capitale s’est élevé précisément à 9126 euros/m², soit une hausse de 2,3% par rapport aux trois mois précédents (+6,6% sur un an). Ils dépassent même les 10.000 euros/m² dans six arrondissements (IVe, Ve, VIe, VIIe, VIIIe et XVIe) et plus aucun arrondissement n’est en dessous des 7000 euros du m2. La hausse sur douze mois oscille même entre 5% et 10% dans quatorze arrondissements. Évidemment une aberration économique, sociale et humaine qui conduit les ménages à investir de manière excessive dans du capital  mort dans les zones tendues (capital qui seraiat plus utile dans le secteur productif)  alors qu’à l’inverse les prix de vente dans les zones désertifiées ne couvrent ni les coûts de construction, ni le prix d’achat initial. Toutes les contradictions de l’aménagement du territoire !

Hanouna : amende de 3 millions d’euros à C8, la télé des beaufs

Hanouna : amende de 3 millions d’euros à C8, la télé des beaufs

 

La chaîne de télé phare de Bolloré vient de prendre un sérieux coup sur le bec avec cette amende de 3 millions infligée à C8 dont l’animateur vedette est Hanouna. Un animateur qui fait surtout dans la vulgarité et la provocation qui plaît tellement aux beaufs.   « L’animateur a, tout au long de cette séquence, eu recours à de nombreux clichés et attitudes stéréotypées sur les personnes homosexuelles. Le CSA a estimé qu’en diffusant cette séquence, la société C8 a gravement méconnu le principe de respect de la vie privée ainsi que son obligation de lutter contre les discriminations », a justifié le régulateur dans un communiqué.  Dans cette séquence diffusée dans « TPMP » le 18 mai, l’animateur répondait  »en direct à des personnes ayant répondu à une fausse petite annonce qu’il avait publiée sur un site de rencontres », rappelle le CSA. « Ces personnes, principalement des hommes homosexuels, n’étaient pas informées de l’identité de leur interlocuteur et, croyant être dans le cadre d’une conversation privée, ont pour certaines d’entre elles dévoilé publiquement des informations relevant de leur vie intime et sexuelle », souligne le régulateur du PAF. Le CSA précise qu’il a reçu à ce jour  »près de 47.000 plaintes concernant ce programme », pour cette séquence et d’autres épisodes qui avaient déclenché de vives réactions. Le CSA avait déjà prononcé en juin une double sanction inédite contre C8 et TPMP en privant l’émission de Cyril Hanouna de publicité durant 3 semaines, à la suite de la diffusion de deux séquences fin 2016, épinglées respectivement pour atteinte au respect de la personne humaine et pour sexisme.

Harlem Désir : un petit job à 122.195 euros par an

Harlem Désir : un petit job à  122.195 euros par an

Un bon petit job de reclassement pour Harlem Désir qui n’a jamais cassé quatre pattes à un canard ni quand il était responsable du parti socialiste, ni quand il était secrétaire d’État. Un job par ailleurs relativement ésotérique est sans doute assez virtuel. Harlem Désir secrétaire d’État chargé des Affaires européennes de 2014 à 2017 devient  représentant pour la liberté des médias au sein de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Selon une information de L’Opinion, sa « rémunération annuelle est de 192.236 dollars brut ou 142.476 dollars net. Soit l’équivalent de 122.195 euros au cours de ce jour« .  Le quotidien ajoute : « Spécifiant que l’emploi de représentant pour la liberté des médias est un ‘plein-temps’, l’Organisation précise que son système de rémunération est basé sur celui des Nations Unies (ONU) pour les membres de ses équipes. Les dirigeants des trois Institutions de l’OSCE ont ainsi un rang et un salaire comparables à celui de sous-secrétaire général des Nations Unies ».

 

Livrets A : chute du nombre

Livrets A : chute du nombre

 

 

Le nombre de livrets A a  connu une baisse spectaculaire en 2016. En cause,  un grand nombre de clôtures de comptes inactifs découlant de l’application de la loi Eckert pour les comptes inactifs. Une baisse qui n’est pas compensée par des ouvertures du fait du peu d’intérêt que représente la rémunération. Le nombre de Livrets A détenus par des particuliers a chuté de 5,3 millions l’an passé en France. A fin 2016, il y avait 55,8 millions de ces livrets détenus par des personnes physiques, selon le rapport annuel de l’Observatoire de l’épargne réglementée, publié mercredi par la Banque de France.  La baisse vient des réseaux « historiques », à savoir la Poste et les Caisses d’épargne, qui avaient le monopole jusqu’au 1er janvier 2009 (et le Crédit mutuel pour le livret « bleu »), « sous l’effet de l’apurement des livrets inactifs » (solde net négatif de 5,6 millions de comptes) fait valoir le rapport annuel de l’observatoire. Même tendance en termes de collecte, laquelle est en légère baisse chez les réseaux historiques, mais positive chez les « nouveaux réseaux » (+4,4 milliards d’euros). La part de marché de la Poste et des Caisses d’épargne dans les encours diminue progressivement, à 64,6% fin 2016 contre 67,8% il y a trois ans, au profit des autres banques. L’encours total des Livrets A détenus par les particuliers est en léger repli, à 244,1 milliards d’euros (- 400 millions), sur un total de 259,4 milliards (y compris les personnes morales, telles que les associations, les syndicats de copropriétaires et les organismes de HLM), en légère augmentation (+3,6 milliards). Le niveau moyen de l’encours d’un Livret A détenu par un particulier a augmenté à 4.375 euros contre 4.003 euros en 2015. Moins de 10% des livrets ont un solde proche du plafond légal de 22.950 euros mais ils pèsent 45% des encours, tandis que les petits comptes (moins de 150 euros) représentent 41% des livrets (et 0,3% des encours). Le Livret A ne représente que 5,2% de l’ensemble du patrimoine financier des ménages résidents, estimé à 4.764 milliards d’euros, dominé par l’assurance-vie et les placements en actions.

APL : réforme «à l’automne»

APL : réforme «à l’automne»

Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard a promis aujourd’hui une « réforme globale des aides personnelles au logement » à l’automne, jugeant nécessaires des « réformes structurelles » pour mettre fin à un « système pervers » responsable d’une inflation des loyers.

« Il faudra bien sortir de ce système qui est pervers », a déclaré le ministre sur RTL, défendant par ailleurs la baisse très critiquée, à partir d’octobre, de 5 euros mensuels des aides personnelles au logement, comme annoncé par le gouvernement.

 

La baisse des APL : la faute à Hollande

La baisse des APL : la faute à Hollande

 

 

 

Le nouveau gouvernement impute à Hollande la baisse prochaine des APL. Ce que réfute l’ancien ministre du budget mais une lettre de cadrage envoyée le 25 juillet 2016 par Manuel Valls, alors premier ministre, à Emmanuelle Cosse, ministre du Logement de l’époque, montre que la baisse de l’aide personnalisée au logement a bien été décidée sous la présidence de François Hollande.  Dans  le JDD,  Christian Eckert, l’ancien ministre du Budget : « nous ne l’avons jamais envisagée. Jamais. Je suis formel. Elle ne nous semblait pas juste ». Le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a pour sa part déclaré au Parisien que « c’est une mesure qui découle du fait que le projet de loi de finances (PLF) 2017 avait été sous-doté car le précédent gouvernement avait prévu, sans l’annoncer, une baisse du montant de ces aides de 140 millions d’euros dans le budget ». « Sauf qu’ils nous ont laissés la faire », a poursuivi Jacques Mézard, en ajoutant que le gouvernement n’avait « pas d’autre solution que de la mettre en oeuvre pour combler ce trou ». Selon Christian Eckert, « à chaque changement de ministre, il se passe le même scénario : la direction du Budget présente une liste de mesures que l’on appelle « le musée des horreurs », des mesures généralement refusées par les prédécesseurs et qu’elle essaye de replacer ». Il a par ailleurs estimé qu’il était trop tôt pour parler de « trou budgétaire ». « L’année n’est pas terminée. Comment peuvent-ils savoir en juin qu’il va manquer 140 millions à la fin de l’année sur un budget de 18 milliards d’euros », s’est-il interrogé. De son côté, l’ancienne ministre du logement Emmanuelle Cosse a accusé le gouvernement « de dire n’importe quoi ». Mais selon le document signé par Manuel Valls, on peut lire que le précédent gouvernement souhaitait baisser de 156 millions d’euros l’APL « sans remise en cause des conditions d’attribution ».

Le Livret A : collecte en hausse

Le Livret A : collecte en hausse

En dépit d’une rémunération insignifiante au regard de l’inflation réelle le livret a enregistre encore une progression de la collecte de l’épargne. À la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. Une bonne nouvelle car cela montre une hausse du taux d’épargne découlant notamment du niveau de l’euro, niveau qui mécaniquement redonne du pouvoir d’achat. Une nouvelle moins réjouissante cependant car elle démontre que les ménages hésitent  à investir face aux incertitudes économiques et sociales.  Le livret A a donc  enregistré en juin une nouvelle collecte nette positive, la septième d’affilée, même si le rythme s’est ralenti par rapport aux mois précédents, selon des données publiées vendredi par la Caisse des dépôts. Le mois dernier, la collecte nette a atteint 840 millions d’euros, contre 1,3 milliard en mai et près de 1,4 milliard en avril.  Malgré un niveau de rémunération historiquement bas (0,75%), la tendance favorable observée depuis le début de l’année se poursuit néanmoins pour le Livret A, qui sert notamment à financer le logement social et qui bénéficie d’un contexte de baisse généralisée des taux et d’un effritement du rendement d’autres placements, comme l’assurance-vie. Au total, l’encours des placements réalisés atteignait 372,2 milliards d’euros fin juin, après 371,1 milliards en mai.

Brexit : 1.000 emplois bancaires pour Paris par les banques françaises

Brexit : 1.000 emplois bancaires pour  Paris par les banques françaises

 

Pour l’instant content de tenu des incertitudes relatives aux négociations du brexit, les banques étrangères hésitent encore à transférer leurs activités de Londres à Paris. À défaut des banques étrangères, ce sera donc les banques françaises qui rapatrieront des emplois de Londres vers Paris. Au lendemain de l’annonce officielle du choix de Francfort par Citigroup, après celui de Morgan Stanley, la Fédération bancaire française (FBF), présidée par le directeur général de Crédit Agricole SA, vient d’annoncer une bonne nouvelle pour la place de Paris. Encore à transférer leurs activités de Londres à Paris « Les grands groupes bancaires français [...] ont confirmé au ministre [de l'Economie, Bruno Le Maire] qu’ils choisiront naturellement Paris dans ce cadre [le Brexit, Ndlr]. Ce sont près d’un millier d’emplois qui pourraient être concernés, dont l’effet d’entrainement est d’au moins trois emplois indirects pour un emploi direct », indique la FBF dans un communiqué. Soit un potentiel de 3.000 emplois indirects en plus. Cependant, le lobby bancaire déclare que  « le dimensionnement des équipes qui s’installeront à Paris dépendra aussi des décisions réglementaires sur les conditions d’exercice des activités financières dans l’Union européenne, de la réglementation des activités de marché et de la localisation des infrastructures de marché [notamment les chambres de compensation, Ndlr] qui sont des enjeux majeurs. » Et cette organisation membre du Medef ajoute à l’attention du ministre de l’Économie : « La France doit aussi rassurer en matière de prévisibilité et de stabilité de sa politique fiscale. La trajectoire qui figurera dans les lois budgétaires de la rentrée sera donc essentielle, sur l’impôt sur les sociétés comme sur l’ensemble des prélèvements obligatoires. ». Cette déclaration intervient à la suite d’une rencontre ce vendredi à Bercy entre Bruno Le Maire et le comité exécutif de la FBF qui réunit la fine fleur du secteur bancaire français  « Les activités  de banque de financement et d’investissement (BFI) sont déjà massivement implantées à Paris et dans la région Ile-de-France, avec près de 41.000 salariés, comme leurs filiales de gestion d’actifs qui emploient plus de 16.000 salariés », plaide le lobby bancaire.

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

Accès à l’emploi après formation en baisse (Pole emploi)

On se souvient que le dernier gouvernement avait largement encouragé la mise en formation de chômeurs dans le but sans doute de faciliter leur réinsertion sociale mais tout autant de peser sur les chiffres du chômage. Pour preuve seulement un peu plus de la moitié des chômeurs formés retrouve un emploi. En cause évidemment une croissance trop faiblarde pour peser de manière significative sur les offres d’emploi  mais aussi parfois des formations relativement peu qualifiantes et pas forcément adaptées aux réalités du marché. Pôle emploi a en effet constaté une baisse sensible des taux d’accès à l’emploi après une formation, selon des chiffres consultés jeudi par l’AFP, une tendance qui coïncide avec la mise en place du plan de 500.000 formations supplémentaires pour les demandeurs d’emploi. Entre janvier et mai 2017, six mois après une formation financée ou rémunérée par Pôle emploi, 54,9% des bénéficiaires ont accédé à un emploi, 28,3% à un emploi durable (CDI ou contrat de plus de six mois), selon un tableau de bord présenté mercredi au conseil d’administration de l’opérateur. Ces taux sont respectivement en baisse de 3,5 et 2,1 points sur un an.

Un fonds vert à Paris !!!

Un fonds vert à Paris !!!
La France ne cesse de faire des innovations en matière d’ingénierie financière et notamment d’emprunt. Après les emprunts verts lancés par le gouvernement précédent c’est maintenant un fonds lui aussi dit vert qui va contribuer à la transition énergétique. Reste qu’un emprunt vert ou non demeure un emprunt qu’il faudra un jour rembourser et la France a depuis longtemps dépassé ses capacités de remboursement comme en témoigne d’ailleurs l’importance de la dette et son coût de l’ordre de 40 milliards par an. Le nouveau fonds vert créé à Paris bénéficiera du soutien de la caisse de dépôts bref d’un organisme qui gère les fonds publics, c’est-à-dire d’un organisme d’État. Au lieu de multiplier les sources de financement, il serait-il plus utile et plus rationnel d’exiger que les investissements déjà décidés et financés intègrent une préoccupation environnementale. Anne Hidalgo est cependant catégorique: « Paris doit garder le leadership (!!!) sur le climat ». Pour cela, la capitale a besoin, selon la maire de Paris, « d’une finance utile tournée vers la transition verte » afin « d’accélérer la venue des investissements et des entreprises » sur la question du climat. En lien avec la Caisse des Dépôts, la Ville de Paris vient de signer un partenariat amorçant la création d’un « fonds vert », c’est-à-dire d’un fonds d’investissement dédié à la transition énergétique. Indépendant de la Ville de Paris, ce fonds vert rassemblera les investissements privés et les « injectera dans les entreprises innovantes contribuant à la transition écologique » dans les secteurs des déchets, de l’air ou des énergies renouvelables notamment, indique la municipalité.

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