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Défense France : une armée échantillonnaire ridicule face à la Russie

Défense France : une armée échantillonnaire ridicule face à la Russie

Macron et les plus hauts responsables des armés évoquent actuellement le risque de conflit entre la France et la Russie. Et de faire étalage de nos capacités mais aussi de nos extrême faiblesses. La vérité c’est que l’état des forces de la France est ridicule face à ce que possède la Russie.

Un seul exemple en termes de mobilisation, la Russie peut compter sur au moins 2 millions d’hommes pour théoriquement 200 000 en France. Le résultat évidemment de la suppression du service militaire obligatoire lâchement abandonné par Chira pour des motifs électoraux. Un abandon également soutenu par une grande partie de la hiérarchie militaire bien contente de répartir entre ses membres les moyens financiers de la défense.

Le problème c’est qu’il faut des années pour reconstituer une armée de soldats, de sous-officiers et d’officiers et leur équipement. La guerre technologique n’est pas un outil substituable aux hommes en dernier ressort, on le voit en particulier avec la guerre en Palestine mais aussi et surtout en Ukraine. Les technologies sont utiles et même indispensables mais insuffisantes pour tenir toutes les postes de la ligne de front et terminer le travail sur le terrain.

Le plus ridicule sans doute c’est la question du porte-avions dont la France ne dispose qu’un exemplaire et la moitié du temps indisponible pour révision.
Certes il y a le la défense nucléaire mais on sait que son utilisation est surtout à vocation de dissuasion. En cas d’utilisation il y aurait de quoi faire sauter 100 fois la terre dans le cadre d’une guerre mondiale.

Les politiques et les plus hauts responsables militaires ont fait une faute grave en décidant de déshabiller l’armée liquidant au passage les équipements techniques et fonciers souvent pour des sommes dérisoires en tout cas en dessous des prix du marché.

Se préparer au risque d’affrontements avec la Russie, c’est prioritairement reconstruire une véritable armée avec les armes, les technologies et les hommes qui doivent la constituer. Or la France est ridicule voir même absente par exemple concernant les drones. La France est minuscule pour les autres équipements et les combattants.

Reconstituer une véritable force de combat complète constitue le meilleur garant contre un éventuel conflit avec la Russie. Ce ne sont pas les discours creux et bavards de Macron qui peuvent combler nos lacunes. Par parenthèse, un chef de l’État qui a profité des circonstances pour s’éviter le service militaire en raison de ses études ! Un curieux chef des armées !

En dehors des questions de défense ,il faut aussi prendre en compte l’intérêt sociétal du service militaire obligatoire qui permettait un grand brassage sociologique mais aussi l’apprentissage de la discipline collective et du respect des valeurs, en tout cas qui pouvait largement y contribuer d’autant que l’école a aussi abandonné ce terrain.


l’Etat des forces

Pays Chars blindés Sous-marins Avions de combat
Russie 12 400 30 100 70 772
USA 6 600 45 200 70 1 960
Chine 5 300 35 000 80 1 200
Ukraine 2 600 12 000 0 69
France 400 6 500 10 250
UK 230 5 000 10 120
Canada 78 1 500 4 63

L’extrême faiblesse de la défense française a été démontrée dans le cadre de la force barkhane supposée s’opposer aux islamistes en Afrique et qui finalement a dû battre en retraite face aux mercenaires russes et aux dictateurs du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Après cet échec cuisant, la France est d’ailleurs en train de se retirer d’à-peu-près toute l’Afrique laissant ainsi la place aux Russes et aux Chinois notamment tant sur le plan économique que militaire.

Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure : un rituel idiot et nuisible à la santé

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle !

Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile. 54 % Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %. Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine

Réagir face à la menace mafieuse et criminelle de Poutine

Il est clair que l’opinion publique appréhende assez mal les enjeux géopolitiques et encore moins les risques de conflits larvés et même de guerre. En cause, le fait que les esprits sont surtout mobilisés par des questions sociales, démocratiques ou sociétales internes. Pourtant ces aspects sont parfois liés.

Ce n’est pas par hasard si l’union économique peine actuellement à faire entendre sa voix car plusieurs puissances dominantes, la Russie bien sûr mais aussi les États-Unis, la Chine souhaitent son démantèlement. Il y a des aspects économiques évidents imputables au États-Unis qui refusent de s’engager de manière plus délibérée dans la défense de l’Ukraine voire de l’Europe tout entière. C’est précisément compte tenu du relatif immobilisme des États-Unis dans le conflit ukrainien que Poutine poursuit sa politique de conquête dans l’est de l’Europe. L’ambition de Poutine est de reconstituer le vaste empire soviétique mais dans son seul intérêt et celui de l’oligarchie qui l’entoure.
La guerre est en effet en Russie désormais le seul moteur politique et économique. Poutine et sa mafia en profitent pour piller un peu plus un pays dont les conditions de développement sont particulièrement inégalitaires avec d’un côté des milliardaires et de l’autre une majorité de la population en situation de pauvreté scandaleuse. Poutine veut empêcher l’illusion d’une société démocratique de progrès qui empêcherait de mettre fin au pillage du pays.
Malheureusement Poutine a aussi des alliés objectifs en Occident, aux États-Unis bien sûr mais aussi en Europe. Des idiots utiles et des complices ( à gauche bien sûr mais aussi à droite) qui au prétexte de la paix manifestent une tolérance condamnable vis-à-vis des crimes de Poutine tant à l’intérieur de la Russie qu’à l’extérieur.
Certes l’Europe n’est pas complètement paralysée pour affronter les velléités guerrières de Poutine mais elle reste cependant encore trop divisée et surtout les moyens qui seraient nécessaires pour assurer sa défense et son indépendance sont encore très loin d’être à la hauteur des enjeux.
Pourtant il faut répondre à Poutine qui ne connaît que la stratégie du KGB avec les crimes et les guerres comme moyens d’action. En outre de plus en plus, la Russie ( mais les Chinois aussi) s’aventure sur le terrain de l’opinion publique occidentale heureusement avec des actions suffisamment grossières (intoxications notamment) pour leur enlever toute crédibilité. Les messages de la Russie sont en général assez facile à décrypter. La Russie dit en principe le contraire de ce qu’elle pense ou fait.
Poutine et sa clique constituent une mafia criminelle qui suce le sang de son propre pays et veut étendre son influence à un monde qu’il estime trop démocratique, trop libre et trop développé. L’Occident- et l’Europe- en particulier – doit donc se montrer plus ferme plus déterminée vis-à-vis du dictateur mafieux et de ses affidés. Il ne s’agit surtout pas de provoquer car les risques sont considérables mais de répondre économiquement, politiquement à toute nouvelle dérive des Russes vis-à-vis des pays démocratiques notamment de l’Europe. Dans le même temps on doit dénoncer avec force le quasi esclavage social et démocratique qui règne en Russie. Se taire ou rester neutre équivaut à une complicité.

France et travail: Les salariés à temps complet travaillent moins que les autres européens

France et travail : Les salariés à temps complet travaillent moins que les autres européens

L’actualité va évidemment se focaliser pendant des semaines autour de la question de l’éventuelle suppression de deux jours fériés qui affecterait gravement les conditions de travail en France d’après certains. Pour juger de manière pertinente de cette question, il faudrait cependant prendre en compte certes le nombre de jours fériés dans chaque pays mais aussi la durée de travail hebdomadaire mais surtout annuelle. Et de ce point de vue les salariés français à plein temps travail moins que leurs collègues européens. Ce que confirme une récente étude de Rexocode.

Les salariés à temps complet en France travaillent 1 673 heures par an, soit moins que dans tous les autres pays européens exceptés la Finlande et, depuis cette année, la Suède. L’écart est d’environ trois semaines
de travail avec l’Allemagne (1 790 heures), qui est à la moyenne européenne.

Pour établir une comparaison, il faut donc prendre en compte la durée réelle annuelle de travail. Mais il faut aussi intégrer le fait que la France compte proportionnellement moins d’actifs que les autres pays européens en situation d’emploi. ( Moins de jeunes notamment et moins de séniors). Le tout cumulé permet de mieux comprendre pourquoi la France produit moins de richesses que les autres pays environ 15 % de moins; ce qui explique finalement nos difficultés financières qui sans ce handicap seraient à peu près résolues. Pour résumer trop peu de travail pour trop peu de populations est donc trop peu de richesses mais des déficits abyssaux content tenu des dépenses publiques complètement incontrôlées.

Mali : un général président à vie !

Mali : un général président à vie

Les militaires ont réussi leur coup en rejetant la France afin de s’approprier le pouvoir au Mali. Ainsi le général Assimi Goïta sera reconduit par période de cinq ans autant de fois qu’il le faudra ! Bref une dictature de l’armée et un pays qui va s’enfoncer de plus en plus dans la misère et la répression.

Au Mali, le général Assimi Goïta promulgue une loi lui accordant un mandat illimité de président
Le chef de la junte au pouvoir au Mali a promulgué une loi, le 10 juillet, le maintenant au pouvoir jusqu’à 2030 au moins. Cette mesure s’inscrit dans une série de restrictions sévères aux libertés prises par les militaires pour consolider leur régime dans le pays sahélien. Exemple : la suppression des partis politiques.

« Il remplit les fonctions de chef de l’Etat (…) jusqu’à la pacification du pays, à compter de la promulgation de la présente charte », selon la loi. Arrivés au pouvoir au Mali à la suite de deux coups d’Etat en 2020 et 2021, les militaires s’étaient engagés à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024 !

L’armée malienne et ses alliés – les mercenaires russes d’Africa Corps – chargés de traquer les djihadistes, sont régulièrement accusés de commettre des exactions contre des civils. Le Mali et ses voisins du Niger et du Burkina Faso se sont réunis au sein d’une confédération, l’Alliance des Etats du Sahel.

Le roi Macron à Westminster !

Le roi Macron à Westminster !


Une visite d’État du président français chez nos voisins britanniques. Une visite qui ne sert pas grand chose puisque ni Charles III ni Macron n’ont le moindre pouvoir. Et Macron qui se verrait bien lui aussi couronné puisqu’il envisage de se représenter en 2032 et en 2039. Il rêve sans doute d’un sacre à Chartres qui lui éviterait les contingences pénibles d’une démocratie.

Faute de de vrais enjeux concernant cette rencontre coûteuses , Macon se réfugient dans les banalités : C’est « un moment important pour nos nations » et « c’est aussi un moment important pour notre Europe », a dit le président français en posant le pied sur le sol anglais. En estimant qu’il fallait « ouvrir de nouvelles voies de coopération respectueuses de nos intérêts réciproques ».

Guerre Iran: Le double objectif de Nétanyahou difficile à atteindre

Guerre Iran: Le double objectif de Nétanyahou difficile à atteindre

Israël intensifie ses frappes contre les installations nucléaires iraniennes, dans une offensive qui pourrait s’inscrire dans la durée. Les objectifs sont clairs : démanteler le programme nucléaire et affaiblir, voire faire chuter, le pouvoir en place à Téhéran. Cette escalade compromet les espoirs suscités par les récentes avancées diplomatiques, et son issue demeure incertaine.

par Ian Parmeter
Research Scholar, Middle East Studies, Australian National University dans The Conversation

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a déclaré que l’attaque d’Israël contre les installations nucléaires iraniennes pourrait durer au moins deux semaines.

Le timing de cette opération militaire ne doit rien au hasard. De toute évidence, l’armée et les agences de renseignement d’Israël ont élaboré une campagne méthodique, dont chaque étape a été méticuleusement pensée.

Les forces israéliennes se sont d’abord concentrées sur l’élimination de plusieurs hauts responsables militaires et scientifiques iraniens et, élément tout aussi important, sur la destruction de la quasi-totalité des défenses aériennes de l’Iran.

Désormais, les avions israéliens peuvent non seulement opérer librement dans l’espace aérien iranien, mais aussi se ravitailler en vol et déposer davantage de forces spéciales sur des sites clés afin de réaliser des bombardements ciblés et des attaques contre des installations nucléaires dissimulées ou fortement protégées.

Dans les déclarations publiques qu’il a faites depuis le début de la campagne, Nétanyahou a mis en avant deux objectifs clés : détruire le programme nucléaire iranien, et encourager le peuple iranien à renverser le régime. Ces deux objectifs en tête sont-ils réalisables ? Passage en revue des scénarios possibles.

Des centrifugeuses alignées dans l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz, qui a été endommagée par les frappes israéliennes. Islamic Republic Iran Broadcasting, IRIB/AP
Un retour aux négociations semble aujourd’hui difficile
L’envoyé spécial de Donald Trump pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, devait participer dimanche, avec ses homologues iraniens, à une sixième série de pourparlers, destinés à conclure un accord qui remplacerait le JCPOA, texte signé sous l’administration Obama en 2015 et dont Trump s’était retiré durant son premier mandat en 2018, alors même que l’Iran semblait jusqu’alors se conformer à ses termes.

Opposé à l’accord de 2015, Nétanyahou n’a cessé de répéter qu’il ne croyait pas que l’Iran souhaitait sincèrement parvenir à un nouvel accord.

Dès lors, accepter que la campagne actuelle de bombardements israéliens débouche sur un accord sur le nucléaire iranien, quels qu’en soient les termes, constituerait pour Nétanyahou un recul majeur. Ce qu’il veut, c’est neutraliser totalement l’Iran et, ce faisant, redorer son image de leader capable d’assurer la sécurité d’Israël, une image profondément écornée par le massacre commis par le Hamas le 7 octobre 2023.

Même si Trump continue de presser l’Iran de conclure un accord sur son programme nucléaire, la réalité est que les négociations sont aujourd’hui au point mort. Et rien n’indique que Trump soit capable de convaincre Nétanyahou à mettre fin à ses bombardements pour laisser une chance aux pourparlers.

La destruction du programme nucléaire iranien impliquerait la destruction de tous les sites connus, y compris l’installation d’enrichissement d’uranium de Fordo, située à environ 100 kilomètres au sud de Téhéran.

Selon Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cette installation se trouve à environ 800 mètres sous terre, au-dessous d’une montagne. Elle est probablement hors de portée même des « bombes anti-bunker » dont disposent les États-Unis.

Certes, les entrées et les conduits de ventilation de l’installation pourraient être obstrués en provoquant des glissements de terrain. Mais ce ne serait qu’une solution temporaire.

Détruire complètement Fordo nécessiterait une intervention au son des forces spéciales israéliennes. C’est certainement possible, au vu des succès enregistrés par Israël en matière d’infiltration d’agents en Iran. Toutefois, il est loin d’être certain que l’ampleur des dégâts causés à l’installation soit suffisante à la rendre définitivement inopérante et impossible à reconstruire.

La destruction des centrifugeuses nucléaires iraniennes, indispensables à l’enrichissement de l’uranium pour la fabrication d’une bombe, ne constituerait qu’une étape dans le démantèlement du programme nucléaire du pays. Israël devrait également éliminer les réserves d’uranium de l’Iran déjà enrichies à 60 %. Téhéran pourrait fabriquer jusqu’à dix bombes nucléaires s’il portait l’enrichissement à 90 %.

Mais les services de renseignement israéliens savent-ils où se trouvent ces réserves ?

L’effondrement du régime iranien est certainement possible, d’autant plus qu’Israël a éliminé plusieurs des plus hauts responsables militaires iraniens depuis le début de ses attaques vendredi, y compris les chefs des Gardiens de la révolution islamique et des forces armées iraniennes.

Les manifestations anti-régime qui se sont succédé au fil des années, plus récemment celles issues du mouvement « Femmes, Vie, Liberté » après la mort en garde à vue d’une jeune Iranienne, Mahsa Amini, en 2022, ont montré à quel point le régime est impopulaire.

Pour autant, le régime a survécu à de nombreux défis depuis son accession au pouvoir en 1979, notamment la guerre contre l’Irak dans les années 1980 et les sanctions massives qui lui ont été imposées par les pays occidentaux au cours de ces dernières décennies. Il a notamment développé des systèmes de sécurité remarquablement efficaces qui lui ont permis de rester en place.

Une autre incertitude à ce stade est de savoir si les attaques israéliennes contre des cibles civiles pourraient provoquer un effet de rassemblement patriotique (« ralliement autour du drapeau ») parmi les Iraniens.

Nétanyahou a déclaré ces derniers jours qu’Israël disposait d’indications selon lesquelles les derniers hauts responsables du régime étaient en train de « faire leurs valises » en vue de fuir le pays. Mais il n’a fourni aucune preuve à cet égard.

Des flammes et de la fumée s’élèvent d’un entrepôt de pétrole à Téhéran après une frappe israélienne. Abedin Taherkenareh/EPA
Les États-Unis, un acteur central du conflit
Les États-Unis pourraient-ils s’impliquer dans les combats ?

Cela ne peut être exclu. L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU a directement accusé Washington de complicité dans les frappes israéliennes.

Cela est presque certainement vrai, compte tenu du partage étroit de renseignements qui existe entre les États-Unis et Israël. De plus, des républicains influents, comme le sénateur Lindsey Graham, ont exhorté Trump à ordonner aux forces américaines d’aider Israël à « terminer le travail ».

Trump serait probablement réticent à le faire, surtout compte tenu de ses critiques envers les « guerres sans fin » des administrations états-uniennes précédentes. Mais si l’Iran ou des forces pro-iraniennes devaient attaquer une base ou un site militaire américain dans la région, la pression sur Trump pour qu’il riposte s’intensifierait.

Un autre facteur est que Trump souhaite probablement que la guerre se termine le plus rapidement possible. Son administration sait que plus un conflit s’éternise, plus il devient probable que des éléments imprévus apparaissent.

La Russie pourrait-elle s’impliquer aux côtés de l’Iran ? À ce stade, c’est peu probable. La Russie n’est pas intervenue en Syrie à la fin de l’année dernière pour tenter de sauver le régime d’Assad en déliquescence. Par ailleurs, elle est déjà très occupée par la guerre en Ukraine.

Moscou a critiqué l’attaque israélienne au moment de son lancement, mais semble ne pas avoir pris de mesures pour aider l’Iran à se défendre.

Quant aux puissances régionales que sont l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, elles n’ont aucun intérêt à plonger dans ce conflit, bien qu’elles disposent d’un important arsenal d’équipements militaires américains. Ces dernières années, les monarchies arabes du Golfe ont engagé un rapprochement avec l’Iran, après des décennies d’hostilité ouverte. Personne ne voudrait mettre ce réchauffement en danger.

Incertitudes majeures
Nous ne connaissons pas l’étendue de l’arsenal de missiles et de roquettes dont dispose Téhéran. Dans sa riposte initiale aux frappes israéliennes, l’Iran a réussi à submerger partiellement le système de défense aérienne Dôme de fer, causant des pertes civiles.

Si cela continue et que le nombre de victimes civiles augmente rapidement, les Israéliens, déjà mécontents de Nétanyahou à cause de la guerre à Gaza, pourraient commencer à se demander s’il a eu raison de déclencher un nouveau conflit.

Mais nous n’en sommes pas encore là. Bien qu’il soit trop tôt pour disposer de sondages d’opinion fiables, la majorité des Israéliens applaudissent presque certainement l’action de Nétanyahou pour affaiblir le programme nucléaire iranien. De plus, ce dernier a menacé de « brûler » Téhéran si l’Iran cible délibérément des civils israéliens.

Nous pouvons être certains que l’Iran ne réserve aucune surprise. Israël a sérieusement affaibli ses alliés, le Hezbollah et le Hamas. Ils sont clairement dans l’incapacité d’aider l’Iran par des attaques de diversion.

La grande question est de savoir ce qui se passera après la guerre. L’Iran retirera presque certainement sa signature du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et interdira toute nouvelle inspection de ses installations par l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Israël pourra probablement détruire les installations nucléaires iraniennes existantes, mais la question n’est pas de savoir si l’Iran les reconstituera, mais quand cela se produira.

La probabilité que l’Iran tente d’obtenir une bombe nucléaire pour dissuader de futures attaques israéliennes sera beaucoup plus élevée. Et la région restera dans une situation précaire.

Couvre-feu à Los Angeles

Couvre-feu à Los Angeles

La maire de Los Angeles Karen Bass a décrété mardi 10 juin au soir un couvre-feu pour la nuit dans le centre-ville de la deuxième ville des États-Unis, après plusieurs nuits de troubles et de vandalisme.

Donald Trump de son coté a décidé d’envoyer environ 5000 militaires dans la ville est accusé de jouer la surenchère dans la deuxième ville américaine en alimentant le processus provocation, manifestation, répression. Trump en profite Pour discréditer la maire de Los Angeles et le gouverneur….démocrates !

Près de 5000 militaires envoyés par Trump à Los Angeles

Près de 5000 militaires envoyés par Trump à Los Angeles

Trump Poursuit ses provocations en envoyant près de 5000 militaires à Los Angeles pour mettre en difficulté le maire de la ville et le gouverneur de l’État tous les deux démocrates. Une sorte d’opération de diversion jugée illégale par le gouverneur démocrate qui dénonce la folie d’une action par ailleurs illégale.

Donald Trump «a tendance à utiliser les grands mots et à exagérer assez souvent», note William Banks, professeur de droit à l’université de Syracuse. Les Marines déployés lundi le sont «pour assurer la protection des fonctionnaires et bâtiments fédéraux», selon le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord, et non pas expressément pour assurer une mission de maintien de l’ordre. Pour cela, Donald Trump devrait invoquer formellement la «Loi sur l’insurrection» ou «Insurrection Act», ce qui n’a été fait qu’une trentaine de fois depuis la création des États-Unis. Ce paraît évidemment démesuré concernant en réalité une opération de communication qui sert aussi à Trump pour dissimuler ses échecs dans d’autres domaines

États-Unis-Surenchère de taxes douanières sur l’acier : de 25 à 50 % de droits

États-Unis-Surenchère de taxes douanières sur l’acier : de 25 à 50 % de droits

Trump avec sa pluie de décrets sur les droits de douane continue de semer la pagaille économique mondiale. Le FMI a d’ailleurs annoncé un ralentissement de la croissance mondiale : « L’économie entre dans une nouvelle ère », selon son chef économiste. Le Fonds monétaire international révise à la baisse ses prévisions de croissance mondiale, à 2,8 % en 2025 et à 3 % en 2026

L e président américain Donald Trump a doublé la mise mercredi sur les importations d’acier et d’aluminium, en portant les droits de douane sectoriels à 50%, alors que les négociations avec plusieurs partenaires commerciaux sont en cours.

Trump a justifié cette hausse par la volonté de «s’assurer que [les importations] ne mettront pas en péril la sécurité nationale».

L’acier et l’aluminium ont été le premier secteur concerné par les droits de douane voulus par Donald Trump, avec l’entrée en vigueur d’une surtaxe de 25% le 12 mars, dans la volonté affichée d’inciter aux investissements dans le pays.

Et ces droits de douane sectoriels, appliqués également à l’automobile avant de s’étendre prochainement aux produits pharmaceutiques et aux semi-conducteurs, sont les seuls à ne pas avoir été bloqués par une récente décision de justice, qui a visé les droits de douane appliqués sans distinction.

Société-Emeutes et PSG: des sanctions pas à la hauteur

Société-Emeutes et PSG: des sanctions pas à la hauteur


Globalement les sanctions sont loin d’être à la hauteur des violences d’abrutis qui ont utilisé la victoire du PSG en coupe d’Europe pour laisser libre cours à leur sauvagerie. De toute évidence les sanctions ne sont pas la hauteur. Elles témoignent encore de l’inefficacité et du manque d’autorité dans un pays qui se délite

Au total, 21 personnes étaient jugées en comparution immédiate mardi «en lien avec les incidents au cours de la célébration de la finale de la Ligue des champions», a indiqué le parquet de Paris. Dans la nuit de samedi à dimanche, il y a eu 563 interpellations dont 491 à Paris, qui ont conduit à 307 gardes à vue. Le parquet de Paris a indiqué en avoir traité 254, dont 15 concernant des mineurs: 93 «ont donné lieu à un classement sans suite, la procédure ne permettant pas de caractériser les infractions soupçonnées». Après ces violences, le gouvernement a défendu mardi l’instauration dans la loi de «peines minimales» pour répondre à «l’exaspération» des Français devant ces scènes. Au lendemain des premières condamnations en comparution immédiate, tombées lundi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a estimé qu’«une partie» d’entre elles n’étaient «plus à la hauteur».

Automobile–En 15 ans, le prix d’une Clio a augmenté de 40 %

Automobile–En 15 ans, le prix d’une Clio a augmenté de 40 %

Trop lourdes, trop gourmandes, trop rapides et surtout trop onéreuse comme la Clio par exemple qui a augmenté de 40 % en 15 ans.Mois après mois, le marché automobile français confirme son état de crise profonde. Sur cinq mois, à fin mai 2025, il ne s’y est vendu que 820.764 véhicules légers (voitures particulières et petits utilitaires), soit 28,12 % de moins qu’en 2019, avant le Covid.

Les voitures neuves sont-elles devenues trop chères ? La baisse globale des ventes tend à montrer que le marché n’est plus accessible pour les acheteurs les plus modestes. La structure du marché confirme que les clients achètent de plus en plus de véhicules d’entrée de gamme (57 % des ventes selon les données de la Plateforme automobile), avec la Renault Clio, la Peugeot 208 et la Dacia Sandero sur le podium. Mais l’entrée de gamme s’est déplacée vers le segment B (citadines polyvalentes). Le segment A (mini-citadines) n’existe quasiment plus, sauf en version électrique.

Société Emeutes et PSG: des sanctions pas à la hauteur

Emeutes et PSG: des sanctions pas à la hauteur


Globalement les sanctions sont loin d’être à la hauteur des violences d’abrutis qui ont utilisé la victoire du PSG en coupe d’Europe pour laisser libre cours à leur sauvagerie. De toute évidence les sanctions ne sont pas la hauteur. Elles témoignent encore de l’inefficacité et du manque d’autorité dans un pays qui se délite

Au total, 21 personnes étaient jugées en comparution immédiate mardi «en lien avec les incidents au cours de la célébration de la finale de la Ligue des champions», a indiqué le parquet de Paris. Dans la nuit de samedi à dimanche, il y a eu 563 interpellations dont 491 à Paris, qui ont conduit à 307 gardes à vue. Le parquet de Paris a indiqué en avoir traité 254, dont 15 concernant des mineurs: 93 «ont donné lieu à un classement sans suite, la procédure ne permettant pas de caractériser les infractions soupçonnées». Après ces violences, le gouvernement a défendu mardi l’instauration dans la loi de «peines minimales» pour répondre à «l’exaspération» des Français devant ces scènes. Au lendemain des premières condamnations en comparution immédiate, tombées lundi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a estimé qu’«une partie» d’entre elles n’étaient «plus à la hauteur».

Les étrangers interdits à Harvard par Trump

Les étrangers interdits à Harvard par Trump

Donald Trump a annoncé mercredi 4 juin qu’il interdisait les visas des étudiants étrangers devant intégrer Harvard, une escalade supplémentaire dans son conflit contre les institutions universitaires américaines qu’il accuse notamment de promouvoir les idées de gauche trop progressistes. «Je suis arrivé à la conclusion qu’il est nécessaire de restreindre l’entrée aux ressortissants étrangers qui cherchent à venir aux États-Unis pour participer, exclusivement ou en grande partie, à un programme d’études de l’université Harvard (…)», a indiqué le président américain dans un communiqué.

Harvard a aussitôt dénoncé ce qu’elle qualifie de «représailles». «Il s’agit d’une nouvelle mesure de représailles illégale prise par l’administration en violation des droits au Premier amendement (de la Constitution américaine, qui protège la liberté d’expression) de Harvard.

Politique : une primaire à gauche ?

Politique : une primaire à gauche ?

Pour Rémi Lefebvre, politiste dans Le Monde  : « A gauche, une primaire ouverte est non seulement possible mais indispensable ». Pourtant rien n’est sûr en l’état des divergences et même des fractures idéologiques sans parler des personnalités politiques que tout oppose

Pour Rémi Lefebvre, ce processus de sélection obligerait à bâtir une base programmatique partagée et à produire un candidat sans humilier les perdants, explique le professeur de science politique dans une tribune au « Monde ».

La gauche est inaudible dans un débat public droitisé ; elle est faible politiquement, avec d’étroites bases militantes et un potentiel électoral plafonnant à 30 %. Le seul message qu’elle semble émettre est celle de ses divisions qui désespèrent le peuple de gauche. Peut-elle se permettre d’aborder aussi fracturée la prochaine échéance présidentielle, alors que la menace d’une victoire de l’extrême droite n’a jamais été aussi crédible en 2027 ?

Si aucune initiative de rassemblement n’est rapidement lancée, c’est une primaire sauvage par les sondages qui s’imposera. La logique des gauches irréconciliables s’exacerbera. Dans l’anticipation d’une défaite, chaque parti jouera la carte mortifère de l’affirmation identitaire.

Une candidature unique de la gauche apparaît à ce stade improbable – les prétendants Raphaël Glucksmann ou Jean-Luc Mélenchon cultivant leur espace resserré, social-démocratie chez l’un, gauche de rupture chez l’autre. Elle est pourtant la condition d’une victoire au second tour. Dans l’état de ses forces, la gauche est condamnée à se rassembler pour gagner. Mieux vaut qu’elle le fasse le plus tôt possible pour faire naître un espoir, enclencher une dynamique de mobilisation dans la société, renouer avec l’esprit du Nouveau Front populaire et faire arbitrer par les électeurs les différends que les dirigeants n’arrivent pas à trancher.

Pour produire cette candidature dans un cadre procédural réglé, une primaire de coalition ouverte est non seulement possible mais indispensable. Certes, d’autres options existent (conclave, convention citoyenne…), mais il est peu probable que les partis s’y rallient et elles ne produiraient pas la légitimité populaire pour propulser un candidat.

La primaire a des défauts. Elle dévalue l’engagement militant, enrôle plutôt des citoyens politisés et diplômés et produit donc des effets censitaires, accroît la centralité dommageable de l’élection présidentielle. Elle peut abîmer le camp qui y a recours en encourageant la négativité des échanges. Elle n’est pas une garantie de victoire et on lui impute parfois des défaites (François Fillon).

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