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« Les émissions carbone continuent d’augmenter » ( Bertrand Piccard)

 « Les émissions carbone continuent d’ augmenter » ( Bertrand Piccard)

Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

L’emballage plastique à usage unique : supprimé dans 20 ans… peut -être !

L’emballage plastique à usage unique : supprimé dans 20 ans… peut -être !

Encore une promesse de coiffeur avec cette décision de l’Assemblée nationale d’envisager la fin plastique à usage unique pour les emballages d’ ici 2040. Les objectifs seront réévalués tous les cinq ans et on pourra mettre en place une taxe sur les emballages plastiques. Le problème c’est que les taxes risquent de perdurer alors que la décision d’interdire purement et simplement les plastiques d’emballage n’aura pas été prise d’ici 20 ans. D’ici là il faudra de plus en plus de plastique ( en particulier pour le lucratif commerce de l’eau).

Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement –, des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastiques à usage unique seraient fixés tous les cinq ans, jusqu’à mettre fin à leur mise sur le marché en 2040. La secrétaire d’État Brune Poirson y voit un « signal puissant » envoyé à l’industrie et un message adressé aux « partenaires européens » de la France. « L’avenir à long terme du plastique ne peut pas être celui de l’usage unique », a-t-elle insisté.

À droite, Annie Genevard (LR) y a surtout entendu de « l’incantation » et a demandé au gouvernement pourquoi soutenir, dans ces conditions, un dispositif de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique s’il souhaite supprimer ce type d’emballages dans 20 ans. Le député Libertés et Territoires François-Michel Lambert, tout en votant l’amendement, a lui aussi demandé de la « cohérence » au gouvernement sur la lutte contre le plastique à court terme. En septembre, le Sénat s’était prononcé en faveur de l’interdiction du plastique à usage unique en 2040, avant de revenir sur son vote lors d’une seconde délibération.

Edouard Philippe a piégé la CFDT… et lui-même

Edouard Philippe  a piégé la CFDT… et lui-même

Il est clair qu’il faut un certain courage et une certaine clairvoyance aux syndicats réformistes pour approuver le régime universel qui forcément provoque des remous chez ceux qui bénéficient d’avantages spécifiques et dont certains seront remis en cause. La CFDT mais aussi l’UNSA et la CFTC ont ainsi montré leur sens des. Le problème est que Édouard Philippe en mélangeant la réforme systémique avec des mesures budgétaires a poignardé dans le dos ces organisations syndicales. Il a recentré  l’objet de la réforme sur les mesures d’ajustement financier c’est-à-dire sur les aspects punitifs. Une orientation et une présentation qui ne peuvent  être acceptées par les syndicats réformistes. Édouard Philippe  piégé  les syndicats réformistes et en particulier la CFDT mais il s’est aussi piégé lui-même. Avec son âge pivot, il a discrédité le reste de la réforme. L’opinion publique retient seulement que l’âge de la  retraite sera reporté et que de fortes incertitudes pèsent sur le montant des futures pensions. Comme Juppé, comme nombre de technocrates passés directement de l’école à la carrière politique, certains membres du gouvernement se comportent comme des incompétents et des irresponsables simplement parce qu’ils ignorent tout des réalités socio-économiques. Ils ont appris la politique à l’école, dans les couloirs des partis et dans les cabinets ministériels. En outre, ils se croient investis d’un pouvoir suprême qui leur permet de passer par-dessus tous les corps intermédiaires y compris le Parlement. Bref pas vraiment des responsables politiques plutôt des serviteurs zélés d’un régime théocratique. S’il veut réparer sa bévue Édouard Philippe devra abandonner nombre de ces propositions au point qu’au final la nouvelle réforme pourrait se montrer plus coûteuse que le système actuel. Édouard Philippe a commis une grave bavure politique, il devra en payer le prix ou partir. D’ores et déjà l’enjeu est de savoir pourra se maintenir comme Premier ministre. Pour preuve macro a bien pris le soin de ne pas trop se mouiller dans cette affaire pour, le moment venu, trancher en fonction de l’évolution du rapport de force.

Le syndicat de Laurent Berger, favorable au principe d’un régime par points porté par l’exécutif, estime logiquement qu’une “ligne rouge” a été franchie avec l’instauration progressive d’un “âge pivot” à partir de 2022 pour atteindre 64 ans en 2027 afin d’équilibrer financièrement le système.

Partagé par l’Unsa et la CFTC, son désaccord complique la donne pour l’exécutif, confronté à un mouvement de grèves qui paralyse les transports depuis huit jours et menace de se poursuivre pendant les fêtes de fin d’année. Le scénario de 1995, avec plus de trois semaines de grèves contre le plan Juppé, s’insinue dans les esprits.

“Je l’ai dit hier : ma porte est ouverte et ma main est tendue”, a écrit piteusement jeudi Edouard Philippe sur son compte Twitter. “J’appellerai dès cet après-midi les leaders syndicaux et les représentants des employeurs pour voir avec eux comment reprendre rapidement le dialogue.”

Le Premier ministre a présenté mercredi un projet de réforme avec des concessions à Laurent Berger, comme la prise en compte de la pénibilité, l’introduction d’une pension minimale de 1.000 euros nets par mois …mais la mesure paramétrique sur l’âge d’équilibre a mis à bas l’édifice.

L’économiste Antoine Bozio, qui a inspiré Emmanuel Macron pour le système par points, regrette dans Le Monde un “formidable gâchis”.”Le gouvernement a réussi à obscurcir toutes les avancées sociales possibles d’un tel système, pour mettre en avant une mesure budgétaire”, écrit-il dans une tribune.

Dans une déclaration commune publiée jeudi, la CFDT, la CFTC, l’Unsa et la FAGE, organisation étudiante, demandent que le gouvernement apporte de nouvelles réponses à des “sujets cruciaux pour les travailleurs” : pénibilité, retraite progressive, minimum de pension, mesures pour les fonctions publiques et les régimes spéciaux.

Edouard Philippe a réussi l’exploit de faire l’unité des syndicats contre lui

Edouard Philippe a réussi l’exploit   de faire l’unité des syndicats  contre lui  

 

 

On peut considérer que le gouvernement a réussi un exploit assez extraordinaire. En effet pendant environ 18 mois des négociations approfondies et ont été menées avec le haut commissaire  des retraites, Jean-Paul Delevoye . Finalement, il semblait dégager une sorte de consensus sur les grands axes de la réforme. Jusqu’au jour où d’une part Macron et Édouard Philippe ont mis leurs gros sabots dans le plat d’une réforme dont ils ignorent tout. On se souvient que Macron pourtant dans sa campagne électorale avait indiqué qu’il ne toucherait surtout pas à l’âge de la retraite ni au niveau des pensions. Pourtant à peine le rapport Delevoye  élaboré, Macon a procédé un peu comme avec le rapport Borloo en le considérant avec distance voire avec mépris. C’est ainsi qu’il a déclaré que ce rapport n’était qu’un départ et non un aboutissement mettant ainsi en cause bon nombre d’accords après  la longue négociation qui les avait permis. Édouard Philippe a parachevé le travail de démolition en ajoutant la question des dimensions paramétriques à une réforme qui devait dans un premier temps se concentrer essentiellement sur le système même. En rajoutant des éléments paramétriques aux aspects systémiques, Édouard Philippe a créé une grande pagaille dans le débat. Comme d’habitude Macron  a commis la maladresse de s’asseoir sur les principales dispositions difficilement négociées avec Jean-Paul Delevoye. Bilan de toute cette opération: alors que l’hypothèse d’une réforme potentiellement acceptable par les partenaires sociaux se dessinait aujourd’hui le pouvoir a favorisé l’émergence d’un front syndical totalement uni pour contester les orientations du gouvernement , organisant  en même temps la chienlit dans le  pays. Comme mode de gouvernance on fait mieux !  D’ores et déjà les jours d’Édouard Philippe sont certainement comptés. On pourra retenir de son passage qu’après déjà le lamentable épisode des gilets jaunes , il aura participé à créé un mouvement des gilets rouges- Les organisations réformistes CFDT, UNSA et CFTC ont en effet rejoint mercredi le front syndical contre le projet gouvernemental sur l’avenir des retraites, signant l’échec d’Edouard Philippe à déminer la contestation en dépit des concessions annoncées dans la journée par le Premier ministre sur le fond de la réforme.

Un projet d’Hydrogène de France à Bordeaux Métropole en 2022, quel avenir ?

Un projet d’Hydrogène de France à Bordeaux Métropole en 2022, quel  avenir ?

Un  site industriel, d’une capacité de 50 MW de production annuelle à terme, devrait être installé à Bordeaux Métropole ou à proximité immédiate. Pour  HDF, les travaux pourraient démarrer début 2021 pour une mise en service potentiellement en 2022. Le site nécessite 8.000 m2 dont la moitié pour la production et l’autre pour le stockage. L’investissement s’élève à 15 M€ ce qui est considérable pour l’entreprise HDF , créée en 2012 à Lormont, qui emploie 18 salariés et affiche 2,5 M€ de chiffre d’affaires. « Nous disposons de 2M€ de fonds propres, l’entreprise est rentable et nous visons 7,5 M€ de chiffre d’affaires en 2020. Nous avons aussi six projets sécurisés de centrale qui nous permettent de voir l’avenir sereinement », fait valoir Damien Havard, le président et fondateur de HDF.

L’hydrogène est déjà utilisé dans des trains, des autocars, des automobiles ou même des scooters. L’hydrogène peut être utilisé dans le transport mais aussi comme moyen de chauffage. Ila question de la sécurité est de mieux en mieux prise en charge ;  se pose surcout le problème de sa compétitivité car produire de l’hydrogène coute cher. .Une voiture a hydrogène coute le double d’uen voiture purement électrique.  Il s’agit de questions techniques mais aussi d’économie d’échelle car l’hydrogène est utilisé aujourd’hui de manière très marginale.   La question est de savoir si cette filière peut prendre une dimension de masse voir éventuellement se substituer à la voiture purement électrique utilisant des batteries ( sources Natura sciences et  le Figaro).

 

L’hydrogène est l’élément chimique le plus abondant de l’univers. Il s’agit d’un corps simple, gazeux, qui entre notamment dans la composition de l’eau. «Chaque molécule d’eau est le fruit de la combinaison entre 1 atome d’oxygène et 2 atomes d’hydrogène. On trouve aussi de l’hydrogène dans les hydrocarbures (pétrole et gaz) qui sont issus de la combinaison d’atomes de carbone et d’hydrogène», explique l’IFP énergie nouvelle (IFPEN), sur son site. L’hydrogène n’est pas une source d’énergie directe mais plutôt un vecteur énergétique. Dans les transports il est par exemple utilisé dans une pile à combustible pour générer de l’énergie.

 

L’hydrogène n’existe pas à l’état pur. Pour le produire, il faut utiliser des procédés chimiques pour séparer l’hydrogène des éléments auxquels il est associé. Il faut pour cela une source d’hydrogène et une source d’énergie. L’hydrogène peut ainsi être fabriqué par «vaporeformage de gaz naturel, électrolyse de l’eau, gazéification et pyrolyse de la biomasse, décomposition thermochimique ou photochimique de l’eau, production biologique à partir d’algues ou de bactéries», énumère l’Ademe,

Avant d’utiliser l’hydrogène, il faut le produire. Et c’est là que le bât blesse ! Il est aujourd’hui synthétisé à hauteur de 95 % à partir d’énergies fossiles. Pour ce faire, il faut beaucoup d’énergie et les émissions de CO2 sont importantes. Les techniques les plus utilisées sont le reformage, le vaporeformage et la gazéification. Une transition est donc à effectuer vers des modes de productions plus « propres ».

Replacer le pétrole et le gaz par l’hydrogène ne présente un intérêt que lorsqu’on peut le produire de façon décarbonée. Air Liquide a mis en place l’initiative Blue Hydrogen afin que 50 % de ses applications d’hydrogène énergie soient couvertes par des moyens bas carbone ou zéro carbone d’ici 2020. « On essaye de trouver le juste compromis entre faible teneur carbone et les contraintes économiques acceptables pour l’ensemble des applications », affirme Jean-Baptiste Mossa.

De nombreux travaux sont menés pour produire de l’hydrogène plus « propre » à partir de méthane, de biomasse et de déchets. En effet, il est possible de faire fermenter des bioressources. Les gaz de fermentations sont récupérables et filtrables pour concentrer le méthane qui servira à produire l’hydrogène. Couplé à un mode de capture du CO2, les émissions seraient nulles. Des travaux sont menés en France sur cette technique.L’hydrogène peut également être produit par électrolyse de l’eau. En utilisant de l’électricité d’origine renouvelable, il est possible de produire de l’hydrogène décarbonée. Des démonstrateurs sont en cours. D’autres solutions de stockage sont à l’étude. Au Canada, par exemple, un barrage hydraulique alimente un électrolyseur pour produire de l’hydrogène. L’hydrogène est aussi produit dans des process industriels : il s’agit de l’l’hydrogène « fatal » produit, par exemple, lors de la fabrication du chlore ou de l’ammoniac. Faute de valorisation, cette hydrogène est aujourd’hui brûlé et donc perdu. « Rien qu’en Europe, il y a moyen de faire rouler 2 millions de véhicules de piles à hydrogène avec de l’hydrogène fatal ; en France, 330 000 véhicules ! », affirme Bertrand Chauvet, Responsable du marketing de SymbioFCell. Pourquoi ne pas le récupérer ?Mais finalement, la révolution de l’hydrogène proviendra peut-être de la croûte terrestre. Alors que l’on pensait que l’hydrogène n’existait pas pur à l’état naturel, à part dans des sources inexploitables découvertes en mer, IFP Energies nouvelles a mis en évidence des émanations naturelles continues d’hydrogène sur terre.

Comme le précise l’IFPEN, «la molécule d’hydrogène, composée de deux atomes d’hydrogène, est particulièrement énergétique: 1 kg d’hydrogène libère environ trois fois plus d’énergie qu’1 kg d’essence». De plus, l’hydrogène, lorsqu’il est produit à partir de ressources renouvelables, est considéré comme non polluant. «Les rejets d’un véhicule à hydrogène sont composés uniquement d’eau. Il n’y a aucune émission de particule nocive ou de Co²», affirme Erwin Penfornis, directeur du marché hydrogène chez Air Liquide. Autre avantage selon le spécialiste: «Avec l’hydrogène, il y a plus d’autonomie et c’est plus rapide à recharger. Il faut compter un temps de recharge d’environ 3 minutes dans une station de remplissage».

 

L’hydrogène est aussi considéré comme un moyen durable de stocker de l’énergie. «On peut stocker les surplus d’énergies renouvelables pour pouvoir les réutiliser plus tard, ce qui n’est pas possible avec l’électricité. C’est un enjeu énorme permettant d’intégrer plus de renouvelable dans la consommation énergétique», assure Erwin Penfornis. «Des pays comme le Japon ont compris qu’ils allaient avoir besoin de ce vecteur énergétique qui peut être produit ailleurs, stocké et transporté par navire, camion ou par pipeline. C’est pour cela que le Japon est le pays le plus avancé dans ce secteur de l’hydrogène», explique-t-on chez Air Liquide. Le groupe a d’ailleurs annoncé l’an dernier la création d’une société commune avec 10 entreprises japonaises pour accélérer le développement du réseau de stations de recharge d’hydrogène dans l’archipel. Objectif: construire un réseau de 320 stations d’ici 2025, et 900 d’ici 2030.

 

Pour le moment, la consommation mondiale d’hydrogène reste encore faible: environ 56 millions de tonnes, soit moins de 2% de la consommation mondiale d’énergie. Mais d’après une étude réalisée par le Hydrogen Council avec McKinsey, l’hydrogène pourrait représenter près d’un cinquième de l’énergie totale consommée à l’horizon 2050. «Cela permettrait de contribuer à hauteur de 20% à la diminution requise pour limiter le réchauffement climatique à 2°C», explique l’Hydrogen Council, qui considère que l’hydrogène pourrait alimenter 10 à 15 millions de voitures et 500.000 camions d’ici à 2030. Selon cette étude, la demande annuelle d’hydrogène pourrait globalement être multipliée par dix d’ici à 2050 et représenter 18% de la demande énergétique finale totale dans le scénario des 2°C. À cet horizon, l’hydrogène pourrait générer un chiffre d’affaires de 2500 milliards de dollars et créer plus de 30 millions d’emplois.

«Cette molécule est utilisée depuis longtemps dans l’industrie comme matière première. Air Liquide par exemple en fournit depuis 50 ans à des secteurs comme le raffinage, la chimie ou le domaine spatial. L’hydrogène est notamment le carburant de lancement de la fusée Ariane depuis des décennies», explique Erwin Penfornis. Mais son utilisation est très large. «L’hydrogène a la capacité d’alimenter tous les usages énergétiques comme le transport ou le chauffage», ajoute le spécialiste.

 

L’emballage plastique à usage unique : on verra ça dans 20 ans… peut-être !

L’emballage plastique à usage unique : on verra ça dans 20 ans… peut -être !

Encore une promesse de coiffeur avec cette décision de l’Assemblée nationale d’envisager la fin plastique à usage unique pour les emballages d’ ici 2040. Les objectifs seront réévalués tous les cinq ans et on pourra mettre en place une taxe sur les emballages plastiques. Le problème c’est que les taxes risquent de perdurer alors que la décision d’interdire purement et simplement les plastiques d’emballage n’aura pas été prise d’ici 20 ans.

Avec ce dispositif – s’il est définitivement adopté par le Parlement –, des objectifs successifs de réduction, de réutilisation ou de recyclage des emballages plastiques à usage unique seraient fixés tous les cinq ans, jusqu’à mettre fin à leur mise sur le marché en 2040. La secrétaire d’État Brune Poirson y voit un « signal puissant » envoyé à l’industrie et un message adressé aux « partenaires européens » de la France. « L’avenir à long terme du plastique ne peut pas être celui de l’usage unique », a-t-elle insisté.

À droite, Annie Genevard (LR) y a surtout entendu de « l’incantation » et a demandé au gouvernement pourquoi soutenir, dans ces conditions, un dispositif de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique s’il souhaite supprimer ce type d’emballages dans 20 ans. Le député Libertés et Territoires François-Michel Lambert, tout en votant l’amendement, a lui aussi demandé de la « cohérence » au gouvernement sur la lutte contre le plastique à court terme. En septembre, le Sénat s’était prononcé en faveur de l’interdiction du plastique à usage unique en 2040, avant de revenir sur son vote lors d’une seconde délibération.

Municipales Paris: Hidalgo à 22,5 % , Griveaux à 17% comme Dati

Municipales Paris: Hidalgo à 22,5 % , Griveaux  à 17% comme Dati

 

Pour l’instant Hidalgo profite  largement profit des rivalités entre Villani et Griveaux. Griveaux  ne parvient pas en effet à retrouver les 20 % qu’avait fait le parti de Macron aux européennes. Il doit contenter de 17 %, comme Rachida Dati. Le scrutin risque donc d’être très indécis et tout dépendra des éventuelles alliances après le premier tour. Il se pourrait bien qu’Hidalgo reçoive le secours des écologistes dans le score n’est pas négligeable environ 12,5 % mais pas suffisant pour revendiquer le leadership à Paris. Pas encore officiellement candidate, Anne Hidalgo et toujours nettement en tête.. Créditée de 22.5% des voix (+0.5) dans un nouveau sondage Ifop commandé par Cédric Villani et publié mardi par Le Point, la maire sortante de Paris devance les macronistes divisés.

Benjamin Griveaux, le candidat désigné par la République en marche est sondé à 17% (+1) mais il fait toujours face à la concurrence du député LREM Cédric Villani, entré en dissidence. Celui-ci est crédité de 14% des suffrages, soit deux points de plus qu’un précédent sondage Ifop réalisé début novembre.

La rivalité entre les deux hommes permet à Rachida Dati, la candidate des Républicains, de tirer son épingle du jeu. Avec 17% (+1), l’ex-ministre de Nicolas Sarkozy pourrait devancer Benjamin Griveaux dans plusieurs arrondissements. «On voit se dessiner une légère dynamique en faveur de Rachida Dati, qui passe en quelques semaines de 14 (sondage Ifop publié en septembre dernier, NDLR) à 17 points d’intention de vote, preuve que la droite existe toujours à Paris. Elle capte d’ailleurs une bonne part de l’électorat Fillon 2017, qui penchait jusqu’alors plutôt en faveur de Benjamin Griveaux», observe Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop cité par Le Point.

L’enquête fait également état du début de campagne difficile du candidat écologiste, David Belliard. Avec 12.5%, il perd trois points par rapport à la précédente vague. Il est très éloigné du score réalisé par EELV aux européennes du printemps dernier (19.89% à Paris). Il est toutefois en mesure de se qualifier dans plusieurs arrondissements (il faut obtenir 10% des suffrages exprimés).

«Si ces niveaux se maintenaient, on peut tout à fait imaginer une inflation de triangulaires, quadrangulaires, voire de pentagulaires, parmi les dix-sept élections qui font l’élection du maire de Paris», souligne Frédéric Dabi. Dès lors, difficile d’imaginer le nom du prochain maire de Paris.

Hôpital: grève illimitée à partir de mardi pour les internes

Hôpital: grève  illimitée à partir de mardi pour les internes

Près de neuf mois après le début d’une grève inédite dans les services d’urgences, les médecins en formation seront fortement mobilisés mardi, d’après  le président de l’Intersyndicale nationale des internes, Justin Breysse. 

« On estime le taux de participation à 60%, soit 16.000 internes sur 27.000″, a expliqué cet interne en rhumatologie, se réjouissant du ralliement des internes de biologie médicale et pharmacie (FNSIP-BM) et du soutien des syndicats de praticiens hospitaliers et de jeunes médecins.

Les services hospitaliers « vont être en tension », a prédit Justin Breysse, les internes grévistes ne pouvant être assignés qu’après l’ensemble des médecins séniors. Des manifestations sont en outre prévues à « Marseille et Lyon » ainsi que des rassemblements « dans les halls des hôpitaux entre midi et 14H00″, a-t-il ajouté.

A l’origine du mouvement, le dépérissement de l’hôpital public, « lieu privilégié de formation » des internes.

Comme les collectifs (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) et syndicats mobilisés ces dernières semaines pour « sauver l’hôpital », l’Isni n’est pas satisfait du plan présenté fin novembre par le gouvernement, qui prévoit notamment une rallonge budgétaire de 1,5 milliard d’euros sur trois ans.

Doublement du budget alloué à la santé, reprise intégrale de la dette des hôpitaux ou encore meilleures conditions de travail pour les professionnels de santé font ainsi partie de ses revendications. Mais l’Isni exige aussi des mesures propres au « statut de praticien en formation » des internes, qui travaillent « en moyenne 56 heures hebdomadaires », selon Justin Breysse, loin des 48 heures réglementaires.

Parmi ces mesures : un « décompte horaire » et non en demi-journées du temps de travail permettant « un paiement des heures supplémentaires », « une revalorisation des indemnités de garde » ou encore un « investissement de fonds publics » dans la formation.

De son côté, le syndicat d’internes en médecine générale (Isnar-IMG) a annoncé lundi vouloir déposer un « préavis de grève pour le 17 décembre », date choisie par les collectifs et syndicats hospitaliers pour une nouvelle journée d’action nationale.

Leur précédente mobilisation, le 14 novembre, avait rassemblé plusieurs milliers de médecins et soignants à travers la France.

Glyphosate interdit à la vente… sauf exception

Glyphosate interdit à la vente…  sauf exception

 

 

Bien difficile de savoir exactement quelle est la nature de l’interdiction annoncée lundi par  l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Pour résumer à partir de la fin 2020 les produits contenant du glyphosate seront interdits à la vente sauf exception au moins jusqu’en 2022 conformément aux orientations européennes !

Ces produits représentaient en 2018 près des trois quarts des tonnages de produits à base de glyphosate vendus en France pour des usages agricoles et non agricoles, précise l’agence sanitaire dans un communiqué !

“Ils ne pourront plus être utilisés à compter de fin 2020, en raison de l’insuffisance ou de l’absence de données scientifiques permettant d’écarter tout risque génotoxique”, ajoute l’Anses.

L’agence a parallèlement refusé d’autoriser quatre nouveaux produits.

L’Anses a engagé un réexamen de la totalité des autorisations de mise sur le marché des produits à base de glyphosate commercialisés en France à la suite de la réapprobation pour cinq ans de la substance herbicide par l’Union européenne en 2017. Le processus doit s’achever fin 2020.

“Seuls les produits à base de glyphosate répondant aux critères d’efficacité et de sécurité définis au niveau européen pour les usages revendiqués, et ne pouvant pas être substitués de façon satisfaisante, bénéficieront in fine de l’accès au marché français”, ajoute l’Anses !

Le glyphosate a été conçu par l’américain Monsanto – racheté en 2018 par le groupe allemand Bayer – sous l’appellation Roundup, qui figure sur la liste des produits interdits. Il est également commercialisé par d’autres géants de la chimie tels que Dow Agrosciences et BASF.

L’Union européenne a autorisé son utilisation jusqu’en décembre 2022. L’Autriche, qui souhaite devenir le premier pays européen à en interdire tous les usages, a fait savoir lundi que la loi sur son interdiction ne pourrait entrer en vigueur le 1er janvier comme prévu parce que la Commission européenne n’a pas été correctement informée.

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

Climat- COP 25 : « Les émissions carbone continuent à augmenter » ( Bertrand Piccard)

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Bertrand Piccard, aéronaute et psychiatre suisse constate que les émissions de carbone augmentent  en dépit des déclarations , il propos un concept de   »croissance qualitative » à la place à la fois de la croissance quantitative et de la décroissance. (interview Europe 1)

« La décroissance est une aberration et la croissance comme aujourd’hui l’est également. Ce qu’il faut, c’est une troisième voie : celle de la croissance qualitative », martèle Bertrand Piccard qui est aussi président de la fondation Solar Impulse. Ce qui consiste selon lui à créer « des emplois en remplaçant ce qui pollue avec ce qui protège l’environnement. C’est le chantier industriel du siècle [...] Isoler les bâtiments, changer les chauffages, les éclairages, les climatisations, mettre des systèmes de stockage des énergies renouvelables… C’est un marché industriel fantastique ». 

Mais lors de la COP 25, sommet auquel il participe jusqu’à la semaine prochaine, il semble avoir été déçu. « Ce qui me rend très pessimiste, c’est de voir que dans ces COP ce sont des négociations sur des détails, sur des stratégies. Ce ne sont pas des pays qui osent s’engager de manière très claire – à part la communauté européenne, qui est très ambitieuse », constate-t-il. « Il y a un certain nombre de pays qui ont envie d’avancer, mais il y en a beaucoup qui s’en fichent complètement. C’est vis-à-vis de ceux-là qu’il faut avoir une réglementation ».

« les émissions carbone continuent à augmenter malgré les solutions qui existent » déjà. Mieux d’après lui, on pourrait « diviser par deux les émissions carbone aujourd’hui sans innovation technologique additionnelle. Mais il faut les utiliser, ces solutions ! », poursuit l’aéronaute qui donne quelques exemples.

Côté transports, « l’hydrogène est une très bonne solution pour les longs trajets et les véhicules lourds : les grosses voitures, les trains, les péniches, peut-être les avions. C’est une manière de stocker de l’énergie dans un liquide qui ensuite restitue de l’énergie et de l’eau », précise Bertrand Piccard.  »Aujourd’hui les énergies renouvelables commencent à coûter moins cher que le pétrole, moins cher que le charbon et le gaz et c’est nouveau ». 

En résumé selon lui, pour faire changer le monde : « Il faut que des solutions soient reconnues comme rentables. Il faut des accords internationaux ambitieux mais c’est difficile à obtenir. Donc quand les jeunes descendent dans la rue, c’est positif : il faut que la population exige des dirigeants un leadership environnemental. »

À Hongkong: à nouveau 800 000 manifestants contre la dictature de Pékin

À Hongkong: à nouveau  800 000 manifestants contre la dictature de Pékin  

 

 

 

A nouveau 800.000 participants à la manifestation du 8 décembre  pour protester contre le régime  dictature de Pékin. Notons cependant que c’est la première manifestation autorisée par la Chine. On a beaucoup parlé de ce  conflit qui oppose Hong Kong à Pékin mais on parle moins des opérations de nettoyage ethnique sur lesquels le parti communiste chinois met une chape de plomb. Comme sous Mao, le processus de sinisation vise à tuer tout particularisme culturel, démocratique ou religieux. Non seulement la dictature s’amplifie en Chine mais ce pays durcit sa diplomatie pour nier toute entrave à la démocratie n’hésitant pas à comparer le problème des gilets jaunes  en France avec les 2 millions de Ouighours emprisonnés dans des camps ! Les occidentaux s’offusquent mais mollement car des intérêts commerciaux sont en jeu. Pour vendre des Airbus ou des centrales nucléaires, on peut passer sur les libertés individuelles et collectives et même sur la répression et  les tortures . Rien ne fera changer le régime chinois sinon des menaces économiques car la chine veut aussi exporter son régime politique !

Par contre, la Chine sera nécessairement sensible  à des représailles économiques puisqu’elle inonde la monde de son industrie manufacturière polluante.  La dictature communiste chinoise se rapproche de plus en plus du modèle maoïste  avec d’une part son système d’évaluation civique de chaque citoyen,  d’autre part la répression de tous les opposants. sans parler de son président élu maintenant à vie . Par exemple ,  d’après des organisations de défense des droits de l’homme, plus de deux  millions de musulmans sont détenus au Xinjiang dans des camps de rééducation politique.

La même démarche que le maoïsme qui a fait près de 70 millions de morts en temps de paix . Tel est le stupéfiant record détenu par Mao (1893-1976), « le suprême despote totalitaire », selon Simon Leys. Cependant, le portrait du « grandiose pilote, grandiose chef, grandiose général en chef, grandiose maître à penser, suprêmement bienaimé président Mao » orne toujours les murs de la Cité interdite et les foules continuent de défiler dans l’affreux mausolée coffre-fort qui abrite sa momie. Un cas unique parmi les dictateurs du XXe siècle. L’Histoire a jugé Hitler et Staline ; « pour Mao, le verdict est encore en suspens », selon Federico Rampini, auteur de « l’ombre de Mao » (éd. Robert Laffont).

Pékin récuse ce chiffre des Ouigours emprisonnés aujourd’hui  dans les camps et évoque des « centres de formation professionnelle » destinés à lutter contre la radicalisation islamiste, en réaction à une série d’attentats sanglants attribués ces dernières années à des militants ouïghours.

La France a appelé ce mercredi la Chine à cesser ses « détentions arbitraires de masse » au Xinjiang (nord-ouest), où plus d’un million de musulmans, principalement d’ethnie ouïghoure, seraient détenus dans ce que Pékin présente comme des « centres de formation professionnelle ». « Nous appelons les autorités chinoises à mettre un terme aux détentions arbitraires de masse dans des camps », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères au point de presse électronique quotidien du Quai d’Orsay.

« Nous invitons la Chine, outre la fermeture des camps d’internement, à inviter la Haut-commissaire aux Droits de l’Homme (de l’ONU, Michelle Bachelet) et les experts des procédures spéciales dans les meilleurs délais afin de rendre compte de manière impartiale de la situation », a ajouté le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Une nouvelle fuite de documents officiels chinois a jeté une lumière crue sur les « centres de formation professionnelle » où seraient détenus près de  2  million de musulmans. Ces documents, obtenus par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et publiés dimanche par 17 organes de presse à travers le monde, détaillent les règlements draconiens régissant les sites de détention installés au Xinjiang, vaste région du nord-ouest de la Chine à majorité musulmane.

 

L’hommage scandaleux du patron de LVMH à Macron !

L’hommage scandaleux du patron de LVMH à Macron !

 

L’hommage à Macron de Bernard Arnault président de  LVMH , deuxième fortune du monde, est particulièrement indécent. En effet le patron de LVMH possède une fortune évaluée à environ 100 milliards de dollars et pourtant ils ne payent que 2 millions d’impôts, une goutte d’eau et une prouesse de l’ingénierie fiscale autorisée par Macron. En l’espace d’un an, la fortune de Bernard Arnault a progressé de 39 milliards de dollars. C’est le plus fort gain constaté au sein des 500 milliardaires dont le patrimoine est estimé par l’agence Bloomberg. Par comparaison notons que la fortune moyenne (le patrimoine) des Français et de l’ ordre  de 230 000 € et qu’ils payent  en moyenne 2300 € d’impôts soit 1 %. Bernard Arnault lui proportionnellement devrait payer 1 milliard.  il réussit l’exploit de n’avoir que 2 millions à régler grâce à son ingénierie fiscale ( comprendre évitement fiscal) et aux nombreux cadeaux faits par Macron aux plus fortunés. Pas étonnant que ces derniers aient largement financé la campagne de Macron et le remercient encore.

L’un des principaux soutiens à Macron relativise aussi  les mouvements sociaux en France. « La France reste un pays qui fait rêver, c’est toujours le pays qui attire le plus de touristes au monde », a insisté le PDG de LVMH, qui a adressé un message de félicitations à Emmanuel Macron. « Depuis l’arrivée du président Macron à la présidence de la République, l’image de la France s’est quand même sensiblement améliorée sur notre activité, s’est beaucoup améliorée notamment pour les investissements étrangers. Et ça compte beaucoup », a-t-il assuré.

Pourtant, le président de la République est hautement contesté depuis un an, avec notamment le mouvement des « gilets jaunes » et les manifestations parfois violentes qui l’ont accompagné. Les images des incidents sur les Champs-Elysées, sous l’Arc de triomphe notamment, ont ainsi fait le tour du monde. « On a tendance à grossir un peu l’impact de tout ça « , a tempéré Bernard Arnault. « En France, à la télévision, on fait beaucoup d’émissions sur la politique et sur tous ces événements. Il y en a quand même beaucoup moins à l’étranger et notamment aux Etats-Unis, ou encore moins en Chine. » ……Et pour cause la démocratie n’y est pas tolérée !

Réforme des retraites : Edouard Philippe prêt à décaler de 2025 à 2035

Réforme des retraites : Edouard Philippe prêt à décaler de 2025 à 2035

curieusement et tout aussi soudainement,  le Premier ministre s’est dit prêt à envisager de décaler d’une vingtaine d’années la réforme des retraites. À l’origine, cette retraite devait concerner ceux nés  1963 et après à partir donc de 2025. Le report d’une génération décalerait et donc la réforme à 2035. De quoi évidemment rassurer les plus proches de la retraite mais de créer  une incertitude pour la totalité des retraités compte tenu des ambiguïtés qui demeurent en particulier concernant le niveau de la retraite et ses modalités précises. Cette soudaine déclaration témoigne à l’évidence de l’affolement du pouvoir sans doute prêts à lâcher  morceau par morceau le principe même de l’universalité de la réforme. Ce que vient de faire le ministre de l’intérieur qui hier a adressé une lettre à tous les policiers en leur indiquant il n’y aurait aucune modification concernant leurs futurs régimes de retraite.

Ce qui domine d’abord dans la problématique de la réforme des retraites, c’est l’incompétence du gouvernement. Un gouvernement qui n’a pas été capable de mesurer les conséquences de la réforme des  retraits qui va profondément redistribuer les cartes avec par exemple de grands perdants comme les enseignants, les avocats, les infirmiers et les femmes à  carrière courte. Sous couvert d’universalité, il s’agit bien entendu compte tenu du déséquilibre démographique de diminuer le montant moyen des pensions. Un montant moyen pourrait baisser de 25 % d’ici 2070. Comme d’habitude Macron s’est assis sur les corps intermédiaires et ce n’est que dans les jours récents qu’  une pseudo négociation a été entamée. De toute façon chacun sait bien que seul Macron décide et qu’il  manifeste un profond mépris pour tous les corps intermédiaires y compris le Parlement.

Évidemment Macron décidera en fonction du rapport de force; pour l’instant , aucun responsable du gouvernement n’est en capacité d’indiquer de façon claire quels sont les objectifs de la réforme, sa philosophie et ses modalités de mise en œuvre. À telle enseigne que les orientations varient entre une application de la réforme à  partir de 2025 ou de 2070 ( avec le droit du grand-père). Cette réforme dite universelle va s’appliquer de manière idiote à le monde s’en vraiment tenir compte de la spécificité et de la pénibilité des métiers alors qu’il y a une différence d’ espérance de vie d’environ 10 ans  entre des cadres et des ouvriers.  Enfin cette réforme se trompe  d’objectif car la vraie faiblesse de la France ne réside pas dans la de la retraite mais dans le manque de compétitivité qui résulte d’une durée annuelle de travail la plus faible de l’Europe. Une faiblesse mortifère s’ajoute à la faiblesse du nombre d’actifs par rapport au inactif non retraité 7 à 8  millions de personnes. Coupé du monde, coupé des réalités économiques sociaux économiques Macron applique sa méthode théocratique suicidaire pour lui comme pour le pays.

 

5 décembre Retraites : la CFDT-Cheminots appelle à la grève

5 décembre Retraites : la CFDT-Cheminots appelle à la grève

Il est clair que la CFDT-cheminots était dans une position intenable coincée entre l’orientation de la confédération qui approuve une réforme systémique ( mais pas paramétrique) et le gouvernement qui n’a pas fait la moindre ouverture. Rappelons que l’année dernière une important réforme est intervenue à la SNCF se traduisant en particulier par la suppression du statut pour les nouveaux embauchés. Mais un statut qui ne serait pas remis en cause pour les salariés actuels de l’entreprise. En fait, avec la réforme des retraites, cet engagement du gouvernement est totalement contradictoire. À tout le moins on aurait pu s’attendre à une négociation qui permette de concilier l’engagement précédent du gouvernement vis-à-vis des cheminots et son orientation générale à l’égard des retraites.

 

Il est possible que le gouvernement veuille mesurer le rapport de force avant de faire actuelle concession. Le problème, c’est qu’il risque d’amplifier le mécontentement et la mobilisation en fermant la porte à tout compromis. L’engagement de la CFDT-cheminots dans la grève pourrait bien constituer un point de basculement dans la lutte qui oppose maintenant les syndicats gouvernement. Rappelons par ailleurs que la CFDT au plan confédéral est le premier syndicat de France.

 

La CFDT-Cheminots, qui avait déposé un préavis de grève pour obtenir « des engagements clairs » du gouvernement, a donc appelé lundi 2 décembre « tous les cheminots à se mettre en grève reconductible » le 5 décembre, faute d’avoir obtenu des réponses de l’exécutif, a-t-elle annoncé ce lundi. Le syndicat appelle les salariés de la SNCF à « montrer au gouvernement leur détermination à défendre les spécificités de [leurs] métiers ».

La CFDT-Cheminots estime que le gouvernement « veut jauger le niveau de mobilisation des cheminots pour mesurer le rapport de force au lieu de mettre ses propositions sur la table ». « Montrons-lui notre détermination » en partant en  »grève reconductible« , ajoute le syndicat à l’adresse des salariés de la SNCF.

« Avant de se poser la question de faire la grève ou pas, il faut d’abord voir ce qu’on a sur la table. La @cfdtcheminots ne demande pas le maintient d’un privilège mais au moins d’avoir une proposition sur la table pour que la discussion démarre »@fredericseve #LeTelSonne

— CFDT (@CFDT) December 2, 2019

Représentant plus de 18% des conducteurs de train, la CFDT-Cheminots demande notamment au gouvernement de respecter « l’engagement pris en 2018″ lors du vote de la réforme ferroviaire, où « la contrepartie » à l’arrêt des embauches au statut de cheminot (à partir du 1er janvier 2020) « était le maintien des droits » du régime spécial de retraite des cheminots.

 

Favorable à une réforme  »systémique » des retraites, la fédération CFDT des cheminots rappelle qu’elle soutient les revendications de sa confédération : « un système basé sur la solidarité et le maintien de l’âge de départ à la retraite » à 62 ans.

Les trois autres syndicats représentatifs de la SNCF – CGT-Cheminots, Unsa ferroviaire et SUD-Rail – ont déposé ensemble un préavis de grève reconductible pour jeudi, journée de grève nationale interprofessionnelle contre la réforme des retraites à l’appel de la CGT, FO, Solidaires et la FSU

Sarkozy financement Libye: son ancien collaborateur a touché 400 000 euros

Sarkozy financement Libye:  son ancien collaborateur a touché 400 000 euros

le JDD va sans doute lancer une nouvelle grande enquête pour à nouveau défendre Sarkozy après les révélations de Mediapart qui montrent  qu’un ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy aurait touché en 2006 un virement de 440.000 euros provenant du régime libyen de Kadhafi et ayant transité par un compte appartenant à l’intermédiaire Ziad Takieddine, d’après  Mediapart. Selon le média en ligne, Thierry Gaubert aurait reçu cette somme le 8 février 2006 sur un compte ouvert aux Bahamas par un virement de la société Rossfield, qui serait la propriété de Ziad Takieddine. L’argent aurait ensuite été transféré le lendemain sur un compte non identifié.

Or Rossfield n’aurait été « alimentée que par de l’argent du régime de Khadafi », selon le journal, à hauteur de six millions d’euros en 2006: trois millions en janvier, soit quelques jours avant le virement évoqué dimanche, un autre en mai et deux derniers en novembre. Contactés ce dimanche par l’AFP, Thierry Gaubert et Ziad Takieddine n’ont pas souhaité réagir. Cité par Mediapart, Thierry Gaubert a affirmé que « Rossfield n’est pas du tout M. Takieddine » et qu’il ne s’agit « pas du tout d’argent libyen ».

Après six ans de travail des juges d’instruction, une somme d’indices troublants a donné corps à la thèse d’un financement de la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 par le régime de Khadafi. En novembre 2016, Ziad Takieddine, mis en examen, avait affirmé avoir remis entre fin 2006 et début 2007 cinq millions d’euros à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et à son directeur de cabinet Claude Guéant. Mais aucune preuve matérielle n’a été retrouvée, même si des mouvements de fonds suspects ont conduit à huit mises en examen à ce jour.  

L’ancien chef de l’Etat est ainsi mis en examen depuis le 21 mars 2018 pour « corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournement de fonds publics libyens ». Avec plusieurs proches, il conteste la validité de cette enquête judiciaire. L’examen de leurs requêtes en nullité doit avoir lieu le 19 mars devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.
    
Thierry Gaubert, qui a notamment travaillé auprès de Nicolas Sarkozy à Bercy, doit par ailleurs comparaître à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Paris pour « fraude fiscale » et « blanchiment de fraude fiscale ». Il est, entre autres, soupçonné d’avoir placé des avoirs sur des comptes à l’étranger sans les déclarer au fisc français.

 

Bernard Arnault, président de LVMH: hommage indécent à Macron !

 

L’hommage à Macron de Bernard Arnault président de  LVMH , deuxième fortune du monde est particulièrement indécent. En effet le patron de LVMH possède une fortune évaluée à environ 100 milliards de dollars et pourtant ils ne payent que 2 millions d’impôts, une goutte d’eau et une prouesse de l’ingénierie fiscale autorisée par Macron. En l’espace d’un an, la fortune de Bernard Arnault a progressé de 39 milliards de dollars. C’est le plus fort gain constaté au sein des 500 milliardaires dont le patrimoine est estimé par l’agence Bloomberg. Par comparaison notons que la fortune moyenne (le patrimoine) des Français et de l’ ordre  de 230 000 € et qu’ils payent e en moyenne 2300 € d’impôts soit 1 %. Bernard Arnault lui proportionnellement devrait payer 1 milliards.  il réussit l’exploit de n’avoir que 2 millions à régler grâce à son ingénierie fiscale ( comprendre évitement fiscal) et aux nombreux cadeaux faits par Macron aux plus fortunés. Pas étonnant que ces derniers aient largement financé la campagne de Macron et le remercient encore.

L’un des principaux soutiens à Macron relativise aussi  les mouvements sociaux en France. « La France reste un pays qui fait rêver, c’est toujours le pays qui attire le plus de touristes au monde », a insisté le PDG de LVMH, qui a adressé un message de félicitations à Emmanuel Macron. « Depuis l’arrivée du président Macron à la présidence de la République, l’image de la France s’est quand même sensiblement améliorée sur notre activité, s’est beaucoup améliorée notamment pour les investissements étrangers. Et ça compte beaucoup », a-t-il assuré.

Pourtant, le président de la République est hautement contesté depuis un an, avec notamment le mouvement des « gilets jaunes » et les manifestations parfois violentes qui l’ont accompagné. Les images des incidents sur les Champs-Elysées, sous l’Arc de triomphe notamment, ont ainsi fait le tour du monde. « On a tendance à grossir un peu l’impact de tout ça « , a tempéré Bernard Arnault. « En France, à la télévision, on fait beaucoup d’émissions sur la politique et sur tous ces événements. Il y en a quand même beaucoup moins à l’étranger et notamment aux Etats-Unis, ou encore moins en Chine. » ……Et pour cause la démocratie n’y est pas tolérée !

La politique française de défense à remettre en cause ?

La politique   française de   défense  à remettre en cause  ?

 

Il est légitime de s’interroger sur la nature de la politique de défense, ses objectifs et ses modalités. Une interrogation qui doit d’ailleurs être permanente  car la nature des dangers et des risques évolue. En général, la problématique militaire reste du  domaine réservé des spécialistes , surtout depuis la professionnalisation de l’armée. Elle est aussi surtout orientée par les industries de la défense qui représentent  en France un poids économique non négligeable. La France fait partie, certes loin derrière les États-Unis et la Russie, des plus grands exportateurs au monde d’armements. L’industrie de l’armement représente donc un poids incontestable dans l’économie française.  En 2017, l’industrie de l’armement réalise 6,9 milliards d’euros de vente à l’international et emploie 200 000 personnes. La dissuasion nucléaire représente l’axe central de la politique de défense mais elle est forcément complétée par des forces opérationnelles qui interviennent  dans les territoires extérieurs ou en France.  L’effort de la France en matière de défense est assez considérable même s’il est en recul régulier par rapport au PIB. La question qui se pose est de savoir si cette stratégie militaire est bien adaptée aux enjeux  du moment. Ce qui caractérise les conflits en cours, c’est en quelque sorte leur délocalisation dans les pays en développement d’où l’importance donnée aux opérations extérieures comme au Sahel ou Levant. Avec la professionnalisation, les armes et la logistique se sont considérablement sophistiqués  utilisant notamment toutes les technologies de pointe; le  problème c’est que la plupart des opérations extérieures se caractérisent  le plus souvent par des luttes contre le terrorisme. Et la suprématie technologique devient illusoire. En fait, il s’agit de lutter contre un ennemi difficilement identifiable qui se mêle à la population locale. On a bien vu en Syrie que les satellites, drones, chasseurs et autres moyens d’artillerie étaient loin d’être suffisants pour anéantir Daesh. Ceux  qui se sont montrés les plus efficaces par exemple en Syrie, ce sont  les kurdes qui maison par maison ont nettoyé le terrain de la présence islamiste. Par parenthèse, ce qui n’a pas empêché les occidentaux de les abandonner ensuite! Au Sahel  la situation est encore plus complexe car les territoires en cause  sont immenses. Dès lors  se pose la question de savoir si les effectifs de l’armée, environ 200 000 militaires d’active, sont bien adaptés aux missions qu’  on leur demande aujourd’hui. Par exemple, on peut sérieusement s’interroger sur la mobilisation militaire  qui peut atteindre 10 000 hommes dans l’opération Vigipirate Sentinelle en France dans la mesure il s’agit essentiellement d’une mission de police. D’une certaine façon, les forces de dissuasion des grandes puissances se neutralisent et les grands pays conduisent leurs conflits par procuration dans des pays pauvres vulnérables à la propagande terroriste et où des différents groupes armés. On peut se demander  quelle peut être l’efficacité par exemple de l’opération Barkhane qui repose sur l’intervention d’environ 3000 hommes pour contrôler un territoire cinq à sept  fois grand comme la France qui va de la Mauritanie au Tchad. C’est un peu comme si sur un territoire comme la France,  on ne disposait que de cinq  hommes par département ! On objectera que cette opération Barkhane  va maintenant être soutenue par certains pays européens toutefois les effectifs risquent d’être encore très insuffisants par rapport à l’enjeu. Si la France voulait vraiment faire face avec efficacité à ses engagements, il faudrait au moins cinq à dix  fois plus de militaires et la question du service militaire obligatoire se poserait. Pour l’avenir les prochains conflits se caractériseront  surtout par des opérations de surveillance, de maintien de l’ordre et d’affrontement sporadique avec des troupes terrestres et des groupes ou individus terroristes.  La suprématie technologique ne suffira pas !

 

Les OPEX

se déroulent dans le cadre  :

  • de l’ONU : Liban (opération Daman menée dans le cadre de la Finul), Côte d’Ivoire (Onuci), Sahara occidental (Minurso), Liberia (Minufil), République démocratique du Congo (Monusco) ;
  • de l’Union européenne : mandat de la Mission de sécurité européenne pour l’assistance à réforme de la sécurité en République démocratique du Congo (EUSEC) achevé en juin 2016 ; opération Atalanta (2008) de lutte contre la piraterie maritime au large de la Corne de l’Afrique ;
  • de forces multinationales, comme la Force multinationale d’observation (FMO) dans le Sinaï ;
  • et dans un cadre national (équipes de protection embarquées sur des bateaux thoniers-seniers de sociétés d’armateurs privés français).

La décision d’engagement des armées est prise par le président de la République en Conseil de défense sur le fondement des prérogatives qu’il tient de l’article 15 de la Constitution du 4 octobre 1958 et de l’article 5, alinéa 2, qui fait de lui le “garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités”.

Les ordres d’opération et la directive administrative et logistique sont produits par l’état-major des armées. La directive précise le périmètre géographique du théâtre d’opérations et ses modalités de soutien, dont le soutien financier (affectation des dépenses aux budgets opérationnels de programmes OPEX et versement de l’indemnité de sujétion pour service à l’étranger, notamment).

Le contrôle parlementaire des OPEX

Avec la modification des dispositions de l’article 35 de la Constitution, la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008 a renforcé le contrôle parlementaire.

Si le gouvernement décide d’engager une intervention armée, il doit informer le Parlement dans les trois jours. Un débat parlementaire sans vote peut être organisé, comme ce fut le cas le 24 septembre 2014 lors de l’intervention de la France en Irak avec l’opération Chammal ou le 25 septembre 2015 lors de l’engagement des forces aériennes en Syrie. Si l’intervention extérieure se prolonge au-delà de quatre mois, le gouvernement soumet cette prolongation à l’autorisation du Parlement. Il peut demander à l’Assemblée nationale de décider en dernier ressort.

Depuis l’entrée en vigueur de cette disposition, le gouvernement a demandé à sept reprises la prolongation d’une intervention extérieure :

  • le 22 septembre 2008 demande de prolongation de l’intervention en Afghanistan ;
  • le 28 janvier 2009 demande de prolongation de cinq interventions (Côte d’Ivoire, Tchad, Liban, Kosovo, République Centrafricaine) ;
  • le 12 juillet 2011 demande de prolongation de l’intervention en Libye ;
  • le 22 avril 2013, demande de prolongation de l’opération Serval au Mali ;
  • le 25 février 2014 demande de prolongation de l’opération Sangaris en République Centrafricaine ;
  • le 13 janvier 2015, demande de prolongation de l’opération Chammal en Irak ;
  • le 25 novembre 2015, demande de prolongation de l’engagement des forces aériennes au-dessus du territoire syrien.

 

800 kms parcourus par un automobile véhicule à hydrogène

800 kms  parcourus par un véhicule automobile à hydrogène

Bertrand Piccard, pilote suisse  a établi , mardi, le record du monde de la plus longue distance parcourue par un véhicule à hydrogène : de 700 kilomètres. La voiture n’a été chargée qu’une seule fois, au départ lundi de Sarreguemines, en Moselle. Elle a terminé son périple 24 heures plus tard au Bourget.

« L’hydrogène, ce n’est pas le futur, c’est le présent. Cela m’amusait de faire un record avec une voiture de série, sur une route normale », explique le pilote. « Ce n’est pas un record que je fais pour moi. C’est un record que je fais pour la société. Toutes ces nouvelles technologies, c’est un nouveau cycle qui commence. Chacun peut y participer. »

En 24 heures, dans son SUV Hyundai, le Nexo, Bertrand Piccard a accueilli le président de la région Grand Est, Philippe Richert, le Grand-duc Henri du Luxembourg et les ministres Bruno Le Maire et Elisabeth Borne. A tous, il a fait passer ce message : il faut investir. « Il faut absolument, maintenant, développer beaucoup plus l’infrastructure. Et il faut une fabrication locale d’hydrogène. »

Il est arrivé au Bourget avec le Prince Albert de Monaco. Et toujours avec l’esprit de compétition. « Je ne sais pas si je vais réussir à vider ce réservoir », plaisante Bertrand Piccard. Le record a été homologué par huissier : 778 kilomètres parcourus avec encore 49 kms en réserve.

Huawei: Berlin a insulté les USA

Huawei: Berlin a insulté les USA

L’Allemagne joue un jeu dangereux en essayant de louvoyer autour de la question de la technologie 5G du chinois Huawei . L’Allemagne n’a pas encore exclu de ces appels de d’offres le chinois et temporise à cinq en même temps de ne pas contrarier les Américains qui menacent par ailleurs de taxer l’automobile allemande. Du coup le ton monte entre les États-Unis et Berlin. En fait l’Allemagne veut à la fois protéger son business avec les Chinois et avec les Américains quittes à s’asseoir un peu sur les terres moraux et sociétaux. L’ambassadeur américain en Allemagne a qualifié lundi d’«insulte» le parallèle dressé la veille par un ministre allemand entre l’espionnage des Etats-Unis et de la Chine, dans le débat autour de la participation de Huawei à l’infrastructure 5G.

L’Allemagne n’a pas exclu pour l’instant le groupe chinois des appels d’offres, malgré les pressions répétées des Etats-Unis, qui ont banni le numéro deux mondial des smartphones et l’accusent d’espionnage pour le compte de Pékin. «Nous n’avons pas non plus demandé de boycott après l’affaire de la NSA», quand l’espionnage massif de la part des services de renseignement américains avait été rendu public à partir de 2013, a affirmé le ministre de l’Economie Peter Altmaier dimanche soir lors d’un débat télévisé. «Les Etats-Unis demandent également à leurs entreprises de transmettre certaines informations, qui sont nécessaires à la lutte contre le terrorisme», a poursuivi le ministre.

Ces déclarations «sont une insulte envers les milliers de membres des forces armées américaines qui oeuvrent pour la sécurité de l’Allemagne et les millions d’Américains attachés à une forte alliance des pays de l’Ouest», a déclaré lundi l’ambassadeur Richard Grenell, un proche de Donald Trump, dans un communiqué. «Il n’y a pas d’équivalence morale entre les Etats-Unis et la Chine», a insisté Richard Grenell. «Ceux qui suggèrent cela ignorent l’Histoire.» Le conflit autour de Huawei, considéré comme le leader de la technologie 5G, s’inscrit dans la rivalité technologique et commerciale plus large entre Pékin et Washington.

En Allemagne, le parti CDU de la chancelière Angela Merkel a voté samedi une résolution autorisant l’accès à l’infrastructure 5G à des entreprises «qui respectent de manière vérifiable un catalogue de sécurité clair», n’excluant ainsi pas d’office Huawei. Peter Altmaier a défendu lundi sa position, affirmant au quotidien Bild qu’il n’a «jamais mis sur un pied d’égalité les systèmes politiques chinois et américain». «Il est clair que nous avons besoin des plus hauts standards de sécurité pour des données sensibles», a déclaré le ministre.

À lire aussi : Comment la 5G va changer notre quotidien

L’Union européenne s’est également inquiétée début octobre des «menaces posées par des Etats ou des acteurs qu’ils soutiennent» sur la sécurité des futurs réseaux de communication 5G, sans pour autant nommer Huawei. La technologie 5G, qui doit proposer un débit 100 fois plus rapide que celui des réseaux 4G existants, est présentée comme un bouleversement en matière de télécoms dans le monde avec de nouvelles applications: objets connectés, voitures sans conducteur, automatisation accrue, télémédecine, etc.

Modem, RN et Insoumis : des procès qui tombent à pic pour Macron !

Modem, RN et Insoumis : des procès qui tombent à pic pour Macron  !

 

 

Curieusement, trois affaires juridico-politiques remontent à la surface à proximité des élections municipales. On accuse le Modem, le rassemblement national et Ies Insoumis d’avoir utilisé pour le fonctionnement du parti des permanents qui auraient dû se consacrer aux tâches parlementaires puisque leur financement dépend de la puissance publique. Une sorte de procès en sorcellerie en quelque sorte ou plus exactement une sollicitude suspecte de la justice pour discréditer des partis. Il est clair qu’aujourd’hui encore plus qu’hier, il est bien difficile de distinguer les tâches concernant le champ national, le champ européen et le fonctionnement du parti. D’une certaine façon, Macron tient en laisse le Modem qui ne montre pas assez de bonne volonté pour  les élections municipales. Cette affaire vise aussi à discréditer les insoumis et le rassemblement national. Ces trois organisations politiques n’ont pas grand-chose en commun, de toute évidence, elles ne se sont pas concertées;  le fait de  viser des permanents financés par des fonds publics  ne constitue pas un crime et même un délit. Dans les organisations syndicales, des centaines de permanents sont utilisées à des tâches autres que celles initialement prévues. Ainsi des permanents payés sur des entreprise ou l’Etat  permettent-t-il aux organisations confédérales de fonctionner surtout dans une période de relative désaffection syndicale. Le parti socialiste a longtemps fonctionné avec l’aide partielle ou  totale de permanents syndicaux ou de permanents simplement dégagés par l’administration. L’action juridique en cours est à la fois idiote et injuste. On peut s’étonner que la justice ne manifeste pas davantage de dynamisme pour enquêter sur certaines affaires politico-judiciaires de la république en marche. Par exemple sur l’affaire Ferrand actuellement président de l’Assemblée nationale et qui a permis à sa compagne d’encaisser un petit boni de l’ordre de 800 000 € quand il était directeur des mutuelles de Bretagne ou encore le financement de la campagne de Macron.  Dans ce cas précis de Ferrand, le délit est autrement plus important car il s’agit d’un enrichissement personnel. Cette histoire d’utilisation frauduleuse de permanents n’a aucun sens.  En effet, s’occuper du fonctionnement d’un parti, c’est évidemment aussi s’occuper directement ou indirectement des sujets nationaux et européens. On pourrait tout aussi bien intenter les mêmes procès à la plupart des parlementaires et à leur secrétariat qui passent davantage de temps dans leur circonscription que pour l’étude  des questions de l’assemblée du Sénat, Pour autant il y a interaction entre actions locales, action nationale et européenne. Si l’on voulait faire le même procès aux députés, on se rendrait compte que sur 577 élus à peine 50 animent réellement les travaux et que les autres font de la figuration. Ce procès de nature politique est détestable même s’il concerne des organisations dont on peut contester les orientations.

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