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Reconfinement: un coût de 15 à 60 milliards par mois

Reconfinement: un coût de 15 à 60 milliards par mois

 

Si l’on se fie aux conséquences du confinement du printemps le coût pour  l’économie représente environ 2 milliards par jour. Chaque mois de confinement fait baisser d’un pour cent supplémentaire la richesse nationale produite.

Du coup, avec le nouveau reconfinement, la baisse du produit intérieur brut pourrait dépasser les 10 % en 2020  (pour 9 % prévus par le gouvernement). Rien ne dit d’ailleurs que la mesure restrictive ne sera pas prolongée au-delà du mois prévu.

 Sans parler des retombées sur le moral des patrons et des ménages pour les mois suivants. La fourchette des conséquences financières sur la production intérieure brute est assez large car elle est fonction de l’ampleur, de la nature et de la durée du nouveau confinement qui va être annoncé par le président de la république.

Allemagne : Une station pour les 27 trains d’Alstom à hydrogène

Allemagne : Une station pour les 27 trains d’Alstom à hydrogène

27 trains à hydrogène vont être livrés à l’Allemagne pour remplacer des trains à tractions diesel. Pour les alimenter , l’Allemagne a construit une station spécifique pour fournir l’hydrogène. Le Land de Hesse et le gouvernement fédéral allemand ont contribué au financement de ce projet de 500 millions d’euros, dont le coût est supérieur de 40% à celui de trains diesel.

Les trains Coradia iLint seront alimentés par de l’hydrogène obtenu sous la forme d’un sous-produit du chlore fabriqué dans le parc industriel et acheminé vers les réservoirs.

La plus grande quantité d’hydrogène proviendra d’un électrolyseur de 5 mégawatts (MW) qui doit encore être construit et qui utilisera de l’électricité renouvelable.

“Nous avons démontré que nous aurons suffisamment d’hydrogène pour alimenter le parc de manière économiquement viable. Avec un réservoir plein par jour, les trains peuvent parcourir 1.000 kilomètres, à l’identique des trains diesel”, a déclaré le directeur général de RMV, Knut Ringat, lors d’une cérémonie.

« Cadrage à l’école » les gauchistes du SNES-FSU contre

« Cadrage à l’école » les gauchistes du SNES-FSU contre

 

 

Sous des prétextes pédagogiques une fois de plus le SNES  FSU trahit ses positions gauchistes. Les professeurs « attendent de voir ce que vont dire aussi les élèves. Si certains posent des questions, il faudra effectivement en parler avec eux mais pas forcément en leur assénant une leçon sur les valeurs de la République ou la laïcité, ce qui est un travail de longue haleine que l’on doit faire tout au cours de l’année dans toutes les disciplines. »

 

Et c’est aussi un travail qu’on fait désormais avec des pincettes parfois et même avec réticence ou pas du tout pour ceux qui  adhèrent à l’islamo- gauchisme

Conférence sociale à Matignon: pour abandonner la réforme de l’Unedic ?

Conférence sociale à Matignon: pour abandonner la réforme de l’Unedic ?

La conférence sociale que convoque le premier ministre à Matignon aura sans doute essentiellement pour objet de décaler encore l’application de la réforme de l’assurance-chômage.

Cette réforme prévoit en effet un durcissement de quatre à six mois de travail pour ouvrir des droits et une réforme du mode de calcul des allocations défavorables à ceux qui alternent chômage et contrats courts. Face à la crise sanitaire elle avait été décalée jusqu’au 1er janvier. Un nouveau délai d’application pour être décidé jusqu’au 1er avril 2021.

Dans un entretien au Journal du dimanche, le directeur général de Pôle emploi, Jean Bassères, a annoncé avoir enregistré 404.500 demandeurs d’emploi supplémentaires entre février et août. Des «conseillers indemnisation» devraient être mis en place d’ici mars 2022 pour que chaque demandeur d’emploi puisse interroger un spécialiste sur ses allocations-chômage.

Normalement on devrait aussi reparler du calendrier de la réforme des retraites et de la reprise des discussions fins 2020 début 2021. Mais compte tenu de la situation économique, sociale et même politique il est probable que l’examen de ce dossier sera encore repoussé. Certaines questions concernant les reconversions seront sans doute aussi abordées.

Société-Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Société-Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

« L’écologie et le social s’opposent à une croissance sans limite »

« L’écologie et le social s’opposent à une croissance sans limite »

 

 

 

Un collectif de cent enseignants et chercheurs internationaux signe, dans une tribune au « Monde », un manifeste appelant les pouvoirs publics à soutenir les acteurs de l’économie solidaire, qui assume des finalités sociales, écologiques, culturelles, contre l’augmentation des inégalités et contre le réchauffement climatique.

 

Tribune. Professeurs et chercheurs de différents continents (Afrique, Amérique, Asie, Europe) qui travaillons depuis de nombreuses années avec les acteurs de l’économie solidaire, nous voulons par ce texte interpeller les pouvoirs publics sur le soutien qu’ils peuvent apporter à cette économie émergente.

Celle-ci nous semble en effet à prendre en compte parce qu’elle assume des finalités sociales, écologiques, culturelles, contre l’augmentation des inégalités et pour la justice, contre le réchauffement climatique et pour une répartition équitable des ressources, contre l’uniformisation des comportements et pour l’expression des diversités. En bref, c’est une économie dont nous avons besoin au moment où se manifeste l’épuisement du système dominant.

Une capacité de destruction

La science économique s’est développée à partir d’un socle épistémologique qui néglige les ressources naturelles considérées comme inépuisables et qui sélectionne comme seule motivation l’intérêt matériel individuel. Cette vision a été créatrice de richesses matérielles mais a aussi fait preuve d’une capacité de destruction inédite.

 

Certes, ces effets pervers ont pu être partiellement endigués par l’Etat social dont le bien- fondé a été admis au niveau international en 1944 par la déclaration de Philadelphie. Celle-ci stipulait que le développement économique ne vaut que s’il est au service du développement social ; elle a entraîné la mise en place de formes importantes de redistribution publique. 

Mais le compromis établi entre marché et Etat a été déstabilisé par le consensus de Washington qui, en 1989, a préconisé la réduction du périmètre de l’intervention publique, la déréglementation et la dérégulation.

Depuis lors, la surexploitation de la nature et la montée des inégalités se sont tellement accentuées que la définition même de l’économie héritée du XIXsiècle est désormais en cause. Les désordres qu’elle engendre mettent en évidence son caractère obsolète, dû à l’ignorance de l’écologie et du social inhérente à un objectif de croissance sans limite.

Manifestation à GE Belfort

Manifestation à GE Belfort

 

Manifestation des salariés  contre la nouvelle purge à Général Electric Belfort. En 2019, le site GE de Belfort avait été largement affecté par un plan social touchant l’entité turbines à gaz, où 485 postes avaient été supprimés. Les effectifs du site belfortain sont descendus à environ 3.000 salariés, contre plus de 4.000 lors du rachat, en 2014.

Selon des sources syndicales, 753 postes sont menacés en France, dont plus de 80 à Belfort dans l’activité Hydro vouée à la fermeture. GE a mis en avant «des pertes financières importantes» dans ces deux activités, en difficulté depuis plusieurs années.

Menace de décapitation aussi à Lyon

Menace de décapitation aussi à Lyon 

 

Après Bron, c’est dans le huitième arrondissement de Lyon que sont apparus des appels à la décapitation.

Dans un tweet, le maire de Lyon Grégory Doucet a condamné «fermement ces tags d’une violence inqualifiable» et apporté son «soutien inconditionnel» à l’élu.

Jeudi des inscriptions menaçant d’un tel sort Jérémie Bréaud, le maire LR de Bron, une ville voisine de Lyon, avaient été découvertes en trois lieux différents, conduisant le ministre de l’Intérieur à demander la protection de l’élu.

Ces inscriptions interviennent après la décapitation de Samuel Paty. Cet enseignant de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, a été assassiné après avoir fait un cours sur la liberté d’expression, début octobre, où il a montré à ses élèves des caricatures de Mahomet.

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

Nouvelle ordonnance du docteur fou Erdogan à Macron !

 

 

Une nouvelle fois Erdogan s’en prend à la France et à Macron. Cette fois, il a conseillé à Macron de se faire soigner. Une sorte d’inversion des priorités thérapeutiques qui  témoigne que l’intéressé transfère sur autrui ses propres frustrations et son déséquilibre mental. Il ne se passe pas une semaine sans que Erdogan fassent parler de lui en jetant de l’huile  sur le feu sur tous les conflits potentiels.

 Récemment, c’était encore sur Chypre, puis sur la Grèce et la Méditerranée. Plus récemment encore sur la Libye et en plus en condamnant l’accord de paix qui vient d’être signé. Erdogan intervient notamment aussi en Syrie  et au Haut-Karabakh .

Cette agitation vise surtout à marquer l’échec total Erdogan dans son propre pays. D’abord un échec économique .

 

Le pays est entré en récession depuis 2018, avec notamment la dévaluation de la livre turque, le ralentissement de la croissance et l’augmentation du chômage. Bref une catastrophe économique. la Turquie a connu un recul de l’activité conjointement un écroulement de sa monnaie et à des déficits abyssaux le tout sur fond d’inflation qui ont grandement atteint le pouvoir d’achat et favorisé le chômage.

 

Cette gestion erratique et irresponsable a été sanctionnée politiquement par des revers électoraux qu’a connus Erdogan y compris dans la capitale.

 

Pour masquer ses échecs économiques intérieurs, Erdogan développe une politique internationale agressive afin de tenter de réveiller le sentiment nationaliste contre tout ce qui n’est pas turc ou musulman.

 

Le drame du pays c’est que désormais tous les pouvoirs sont concentrés dans les mains d’Erdogan. L’économie turque est sans doute durablement plongée dans la tourmente.

 

Sur le plan démocratique la répression est sans limite puisque 50 000 personnes ont été arrêtées et 100 000 fonctionnaires privés de leurs fonctions. Ce qui explique sans doute une partie des revers électoraux d’Erdogan.

 

Le dictateur pratique donc la fuite en avant et ses propos provocateurs et excessifs témoignent comme son visage fatigué et tourmenté  des inepties  de sa politique. À coup sûr, il aurait , lui, besoin, d’une sérieuse consultation médicale.

La laïcité faussement réduite à l’athéisme.

La laïcité faussement réduite à l’athéisme.

 

Delphine Horvilleur, rabbin et écrivaine, estime que la laïcité est faussement réduite à l’athéisme

AFP

Entretien dans le Figaro avec l’auteure de Comprendre le monde, au lendemain de l’assassinat de Samuel Paty.

- Dans une tribune publiée hier sur votre site Tenou’a, vous défendez, au nom de la liberté d’expression, l’idée de «penser contre soi». Qu’est-ce que ça veut dire ?
Delphine Horvilleur. - Ce post est né après que j’ai publié une caricature de Charlie Hebdo pour réagir à l’assassinat de Samuel Paty. Il s’agit d’une vieille couverture sur laquelle on voit les trois religions (catholique, musulmane et juive, NDLR) inscrites sur du papier toilette déroulé, et titrée «Aux chiottes toutes les religions !». J’ai volontairement choisi cette caricature où il était question d’une critique des trois religions, parce que je crois qu’on est dans un moment où les leaders religieux doivent être capables d’incarner une auto-critique. Et j’ai été très étonnée de voir que beaucoup de gens l’ont pris au premier degré. Quand certains, athées convaincus, m’ont dit «vous avez enfin compris, les religions sont toutes à jeter», d’autres ont été choqués que, en tant que rabbin, j’attaque les religions. Ce qui m’a le plus troublée, c’est de m’apercevoir que beaucoup pensent qu’on est ce que l’on poste ; c’est de voir que beaucoup ne sont pas capables de faire preuve de deuxième degré à un moment où on devrait tous publier ces caricatures, pas pour dire qu’on est d’accord avec leur message littéral, ni d’ailleurs nécessairement avec leur message caché, mais pour dire à quel point on luttera, et on luttera jusqu’au bout, pour qu’elles aient le droit d’exister sur la place publique, et pour qu’elles continuent de raconter quelque chose de notre société et de notre histoire.

Dans votre post, vous affirmez qu’«une société libre passe par la distance critique et par l’autodérision». Cette autodérision et cette prise de distance dont vous parlez, qu’en a-t-on fait ?
Le propre des moments de crise est qu’on les vit comme des citadelles assiégées, sur un mode de défiance. On devient suspicieux à l’égard de tous ceux qui expriment des critiques, jusqu’à devenir nous-mêmes incapables d’autocritique. On voit bien ce qu’il s’est passé vis-à-vis de l’humour ces dernières années. On fait partie d’une génération où l’on pouvait regarder, ados, des sketches qu’on ne pourrait plus voir aujourd’hui. Pas parce qu’on a moins d’humour mais parce qu’on a pris conscience que dans un contexte de crise et de tension identitaires, on peut continuer à rire de tout, mais plus avec tout le monde. Et cela a un impact sur notre capacité de mise à distance des événements.

Il n’y a rien qui nous fasse plus grandir que d’être contredit, que de penser contre soi

C’est-à-dire ?
Désormais, on hésite à rire, on ne sait plus de quoi on peut rire, qui va se vexer, qui va être offensé, offusqué. Caroline Fourest est très juste quand elle parle de cette génération offensée, on vit dans un monde dans lequel les gens ne tendent plus l’oreille qu’à l’offense qu’on leur impose, pas à la contradiction. Alors qu’il n’y a rien qui nous fasse plus grandir que d’être contredit, que de penser contre soi. C’est là où le symbole de l’assassinat d’un enseignant de la République est si fort et bouleversant pour tant d’entre nous. On sait au fond de nous que c’est ce que l’école nous promettait qu’elle allait nous apprendre : penser contre nous-mêmes. On arrive enfant avec un bagage, culturel, identitaire, religieux, et l’école nous aide à l’interroger.

Il faudrait donc réapprivoiser, ou réaffirmer, cet esprit critique…
Il faut surtout s’assurer de ne pas y renoncer, et ce dans tous les domaines de nos vies. C’est très difficile à enseigner. À l’école, cela passe avant tout par l’histoire, cette matière qu’enseignait justement Samuel Paty. Rien ne nous apprend mieux la théologie que l’histoire ; on ne peut tout simplement pas comprendre sa religion si on ne comprend pas par quoi et par qui elle a été influencée, et pourquoi elle est le produit des temps et des espaces qu’elle a traversés. Quand on sera capables de raconter nos histoires religieuses à travers les influences qu’elles ont subies, on aura un outil formidable pour lutter contre le fondamentalisme religieux. Parce que ce qui colle à la peau de tous les fondamentalistes quels qu’ils soient, c’est qu’ils sont tous allergiques à l’histoire. Ils sont tous chronophobes, détestent tous l’idée que leur religion a pu évoluer, qu’elle a pu être influencée par d’autres, parce que cela va à l’encontre de leur obsession pour la pureté, la pureté des corps, la pureté des femmes, la pureté des pratiques, la pureté de leur histoire. Si vous commencez à leur expliquer à quel point leur religion est emprunte d’influences extérieures et conditionnée par un contexte, alors vous avez avec vous un outil extrêmement puissant de destruction de leur discours.

 

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

Envolée du chômage à 10,5 % (Unedic)

L’envolée du chômage et l’accroissement des déficits de l’Unedic constituent un effet mécanique de la crise sanitaire avec davantage de dépenses et moins de recettes. Selon les dernières prévisions de l’Unédic rendues publiques ce mercredi 21 octobre, le taux de chômage au sens du bureau international du travail devrait grimper à 10,5% de la population active en 2020 et redescendre à 9,6% en 2021. Avec plus de 670.000 postes détruits au cours de cette année, l’économie tricolore risque encore plus de s’enfoncer dans la crise.

 

L’Unedic prévoit un déficit  18,7 milliards d’euros en 2020, ce qui porterait sa dette à 55,5 milliards d’euros cette année, contre 38,4 milliards prévus en février. Les perspectives ne sont guère réjouissantes.

l’Unédic anticipe un déficit de 9,7 milliards d’euros dans un an, faisant augmenter la dette totale à 65,2 milliards d’euros.

Changement d’heure 2020 : un rituel idiot et nuisible à la santé

Changement d’heure 2020  : un  rituel idiot et nuisible à la santé

 

Non seulement le changement d’heure ne permet pratiquement aucune économie d’énergie mais il est néfaste pour la santé. Il faut être un technocrate pour penser le contraire en matière d’énergie. Ce qui est économisé  le matin est dépensé le soir et inversement. C’est un peu comme si on décidait de raccourcir les mois d’une journée pour réduire la consommation mensuelle ! Des études récentes montrent que l’avancement de l’heure au printemps (qui retarde la sécrétion de la mélatonine – l’hormone du sommeil) peut réduire le temps de sommeil de façon transitoire, et ainsi augmenter le nombre et la gravité des accidents cardiaques pendant au moins 7 jours après le changement d’heure et augmenter la fréquence des accidents du travail et de la circulation. Selon le Dr Marc Schwob: « Changer d’heure provoque entre autres des troubles du sommeil et de l’attention. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement touchés et mettent environ une semaine pour s’adapter aux nouveaux horaires ». Au-delà de la phase transitoire d’adaptation au nouvel horaire, le coucher du soleil tardif en été peut rendre l’endormissement plus difficile.  Selon un sondage OpinionWay pour Comprendre Choisir, les Français seraient majoritairement contre cette pratique du changement d’heure (54 %), contre un peu moins d’un sur cinq favorables (19 %) et un peu plus d’un sur quatre indifférents (27 %). Ils ignorent notamment que cela leur permet des économies (59 %) et mettent en avant un impact négatif sur « le sommeil, l’alimentation ou l’humeur » (75 %). Ce dernier constat est régulièrement appuyé par des études sur l’impact du changement d’heure dont une  réalisée par la Commission européenne, qui écrit que « la santé peut être affectée par le changement de biorythme du corps, avec de possibles troubles du sommeil et de l’humeur ». En 2008, une étude suédoise publiée dans le New England Journal of Medicine, s’appuyant sur des statistiques du pays entre 1987 et 2006, constatait elle « une augmentation statistiquement significative du risque de crise cardiaque » dans la semaine suivant le changement d’heure, notamment celui d’été. La baisse de consommation d’éclairage pourrait être compensée par l’augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps. Un rapport de l’École des Mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France). La généralisation des lampes plus économes en énergie (les lampes fluocompactes et plus récemment les lampes à LED) réduit l’économie d’énergie permise par le passage à l’heure d’été. Une étude portant sur l’État de l’Indiana conclut que la faible économie d’énergie réalisée sur l’éclairage est très largement compensée par une utilisation accrue de la climatisation. Le supplément d’énergie consommée est estimé dans ce rapport d’environ 2 à 4 %.  Un rapport remis au Sénat français en 1997concluait : « Il ressort de l’ensemble de cette étude que les avantages annoncés ou attendus du changement semestriel de l’heure ne sont pas suffisamment importants pour compenser les inconvénients ressentis par les populations », en particulier en ce qui concerne la santé publique, les conditions de travail et les modes de vie, l’agriculture, la protection de l’environnement et la sécurité routière.

Quartiers : hausse de la prime pour l’emploi à 7000 €

Quartiers : hausse de la prime pour l’emploi à 7000 €

 

Les emplois dits francs vont bénéficier d’une hausse de la prime pour les quartiers difficiles. La prime qui était fixée jusqu’ici à 5.000 euros pour un recrutement en CDI sera relevée à 7.000 euros pendant un an, puis de nouveau fixée à 5.000 euros pour les deux années suivantes.

Elle s’élèvera à 5.500 euros la première année pour un CDD d’au moins six mois, puis 2.500 euros les deux années suivantes.

Le dispositif, qui devait expirer au 31 décembre, a également été prolongé d’un an.

“C’est la promesse que chacun doit pouvoir trouver sa place dans la République”, a déclaré jeudi matin la ministre du Travail Elisabeth Borne sur France 2. “Je ne peux pas accepter qu’un jeune ne trouve pas de travail parce qu’il n’a pas la bonne adresse ou qu’il n’a pas les bons codes.”

Ces “emplois francs” ont été mis en place à titre expérimental en 2018 avant d’être étendus en 2020 à l’ensemble des quartiers prioritaires.

Pour un «délit d’entrave à l’enseignement»

Pour un «délit d’entrave à l’enseignement»

Annie Genevard députée LR, vice-présidente de l’Assemblée nationale, de nombreux professeurs sont confrontés à l’autocensure  propose notamment, au nom des Républicains, «la création d’un délit d’entrave à l’enseignement»«Si des parents d’élèves veulent empêcher l’Éducation nationale d’éduquer correctement leurs enfants, la loi leur en demandera justice», a-t-elle expliqué.

 

Régionales : mission à Debré pour un report

Régionales : mission à Debré pour un report

 

Deux raisons pourraient justifier le report des élections régionales. D’abord surtout la perspective d’une nouvelle défaite cinglante pour le parti du président en difficulté non seulement vis-à-vis de la crise sanitaire mais aussi de la crise économique et sociale. La seconde raison tient à l’évolution des contaminations par le Coronavirus.

Le pouvoir voudrait éviter la bévue commise leur des élections municipales. Le message était alors très ambigu car d’un côté le gouvernement de l’époque conseillait le confinement mais invitait  parallèlement au déplacement pour cette échéance électorale.

On a assisté à un record d’abstention de leur de 60 % et nombre d’élus n’ont gagné ce scrutin qu’avec 20 % des voix. En général,  les élections régionales mobilisent encore beaucoup moins de monde que les municipales et la participation pourrait être ridiculement basse.

Du coup,  le président de la république a confié une mission à l’ancien président du conseil constitutionnel pour essayer de trouver un consensus sur le sujet qui n’est pas évident. En effet, l’opposition sent bien que le pouvoir actuel est acculé et que la sanction risque d’être encore sévère pour la majorité. Cette opposition ne souhaite donc pas le report de l’échéance.

L’ancien président du Conseil constitutionnel devra «consulter» les responsables politiques, mener une «analyse juridique et pratique de la situation», et «faire des propositions d’ici trois semaines», a détaillé le premier ministre, mercredi après-midi, en réunissant au ministère de la Santé les présidents de partis, de groupes et d’assemblées parlementaires.

À partir de ce rapport, l’exécutif espère «trouver» d’ici la fin de l’année, avec les partis, «la solution qui soit la plus raisonnable sur le plan sanitaire, démocratique et politique», a poursuivi le chef du gouvernement. Et pour cause, le président de la République s’inquiète, en privé, de la sincérité d’un scrutin dont la campagne serait rendue impossible par la situation sanitaire. Dans le cas de la mission confiée à Debré pourrait se poser la question du vote par correspondance voire du vote électronique.

 

Livret A : toujours des records

Livret A : toujours des records

A la fin de l’année de l’ordre de 500 milliards auront été placés sur les différents livrets d’épargne. À noter que la même somme à peu près dort  sur les comptes courants du fait que les placements traditionnels ne rapportent plus même avec une inflation très faible. Le signe évidemment de l’incertitude qui saisit les ménages qui peuvent épargner. La crise sanitaire est pour beaucoup dans cette envolée de l’épargne qui d’une certaine manière tue la consommation et la croissance.

Ceci étant,  l’affaiblissement de la croissance était déjà perceptible fin 2019. L’environnement économique est caractérisé par un tassement conjoncturel mais aussi structurel qui remet en cause le volume et les manières de la consommation. En particulier par exemple en matière de mobilité, on assiste à une évolution des comportements plus économes en matière de déplacements et de choix des modalités de transport. La crainte justifiée d’une vague de faillites et de licenciements entretient évidemment la prudence des épargnants.

Malgré un ralentissement observé en septembre, la collecte est restée élevée avec un montant net de 1,26 milliard d’euros, a signalé ce mercredi la Caisse des dépôts qui centralise les dépôts du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS).

C’est le mois le plus faible depuis février, avant que la pandémie de Covid-19 ne frappe la France et n’engendre plusieurs mois de confinement. C’est également moins bien que les 2,25 milliards d’euros du mois d’août mais supérieur de 26% à septembre 2019, sachant que le mois de la rentrée est traditionnellement un mois de collecte faible.

La collecte sur les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) n’a, elle, été que de 20 millions d’euros en septembre. Pour autant, depuis 2008, les Français ont l’habitude de retirer plus d’argent qu’ils n’en déposent sur le LDDS en septembre et la performance de 2020 témoigne donc d’une collecte supérieure à la moyenne.

Additionnés, le Livret A et le LDDS engrangent une collecte nette de 1,28 milliard d’euros en septembre, et de 32,74 milliards depuis le début de l’année, ce qui est également un record.

Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements. À fin septembre, 443,7 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux, soit une hausse d’environ 8% sur un an. La Caisse des dépôts (CDC) – qui centralise les dépôts du livret A et du livret de développement durable et solidaire (LDDS) - contribuera au plan de relance économique de 100 milliards d’euros du gouvernement à hauteur de 26 milliards d’euros.

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

La Grande mosquée de Paris: il faut consacrer le prêche de vendredi à Samuel Paty

Chems-Eddine Hafiz, recteur de la Grande mosquée de Paris, annonce lundi 19 octobre sur Twitter qu’il a « demandé aux imams de la fédération de la mosquée de Paris de consacrer dans nos mosquées leur prêche de vendredi prochain à la dénonciation du terrorisme islamiste« .

 

Ce jour-là, cela fera alors une semaine tout juste que Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie, aura été assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). « Un hommage sera organisé à la mémoire de Samuel Paty et nous prierons pour que la France soit préservée de tout danger », a posté le recteur de la Grande mosquée de Paris.

Un bus à hydrogène à la RATP

Un bus à hydrogène à la RATP

la RATP met en service un premier  bus à l’hydrogène. D’autres moyens de transport comme le train et les camions utilisent déjà cette énergie.

«L’hydrogène est un enjeu majeur pour les années à venir. À travers cette expérimentation, nous continuons à être à la pointe de la transition énergétique en testant de nouvelles énergies», explique Marie-Claude Dupuis, la directrice adjointe du groupe RATP en charge de la stratégie, de l’innovation et du développement.

Energie Hydrogène : vers une révolution ?

C’est l’élément le plus abondant de notre planète. Et si toutes les grandes puissances lancent des plans industriels à coups de milliards d’euros, c’est que l’hydrogène pourrait bien permettre une révolution énergétique.

La RATP et Île-de-France Mobilités, le Syndicat des transports d’Île-de-France – l’autorité organisatrice des transports d’île de France – prévoient dans le cadre du plan Bus 2025 une diminution de 50% du bilan carbone des 4700 bus exploités par la RATP. Certains véhicules roulent déjà avec des carburants écologiques : 142 fonctionnent à l’électricité, 240 roulent au gaz naturel et 1100 sont des véhicules hybrides.

Dans un article publié par le monde de l’énergie Laurent Probst, le directeur d’Île-de-France Mobilités évoquait déjà le potentiel écologique de l’hydrogène. «L’avantage du bus hydrogène c’est qu’il n’y a pas de batterie. Les batteries, ce sont des recharges très longues [jusqu'à 5 heures, ndlr] et ça pollue. Donc on veut utiliser de plus en plus ce carburant vert, l’hydrogène, qui peut être produit de façon complètement écologique, par hydrolyse de l’eau. Pour nous c’est la technologie du futur» affirmait-il alors.

Economie-Tsunami de faillites à prévoir

Economie-Tsunami de faillites à prévoir

 

L’ Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) craint une augmentation de faillites de 80 % dans les prochains mois. En cause, une baisse de l’activité et une forte détérioration des résultats des entreprises. L’OFCE souligne que l’aide aux entreprises et relativement insuffisantes par rapport aux enjeux. Pour l’instant pour l’essentiel,  ces aides surtout constituées de possibilités de prêts mais qu’il faudra bien rembourser un jour l’autre. Le plan de 100 milliards du gouvernement est donc à relativiser d’autant plus que proportionnellement il est inférieur à celui décidé dans d’autres pays.

Les décalages fiscaux voire les annulations dans certains secteurs sont loin de compenser les pertes d’exploitation. Selon ces économistes, la réponse de l’État français à la crise provoquée par l’épidémie est pour l’instant trop modeste, comparée à celle de ses voisins, et trop centrée sur les ménages. «Il reste plus de 50 milliards de pertes dans le bilan des entreprises, a ainsi commenté Xavier Timbeau, le directeur de l’OFCE, en marge de la présentation des perspectives économiques 2020-2021 de l’institut. Si ces pertes ne sont pas traitées d’une façon ou d’une autre, cela aura des conséquences persistantes sur l’économie française car les entreprises continueront à licencier, peu investir….»

Selon l’OFCE, le choc s’élève à 51 milliards pour les groupes hexagonaux, quand il est limité à 3 milliards de livres au Royaume-Uni, 19 milliards d’euros en Espagne, 32 milliards en Italie et 43 milliards en Allemagne.

Enjeux cachés des subventions à la pêche

Enjeux cachés des subventions à la pêche

Les économistes Basak Bayramoglu et Jean-François Jacques expliquent, dans une tribune au « Monde », les enjeux cachés des négociations commerciales sur les subventions à la pêche.

Tribune.

 

Les négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) portant sur une réduction des subventions nuisibles à la pêche ont été reprises au cours du mois de septembre afin d’aboutir à un accord avant la fin de l’année 2020. Ces négociations initiées en 2001 lors de la conférence ministérielle de Doha n’ont jamais réussi. Nous défendons l’idée selon laquelle des motifs commerciaux sont à l’origine de l’échec des négociations, et qu’il est donc préférable de négocier sur les quotas de pêche permettant la soutenabilité des stocks de poissons.

Le rapport de 2018 de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur l’état de la pêche et de l’aquaculture dans le monde indique qu’environ 93 % des stocks mondiaux de poissons marins en 2015 étaient, soit à la limite de leur exploitation durable, soit au-delà de cette limite. Le pourcentage des stocks pêchés à des niveaux biologiquement non durables est passé de 10 % en 1974 à 33,1 % en 2015.

L’état des stocks de poissons au niveau global se dégrade, et la situation est préoccupante en Méditerranée, en mer Noire, dans le Pacifique sud-est et le sud-ouest de l’Atlantique, ou pour certaines espèces de poissons, comme le flétan de l’Atlantique, le saumon de l’Atlantique et le turbot.

Subventions nuisibles, bénéfiques et ambiguës

Les subventions à la pêche accordées aussi bien par les pays développés que par les pays en développement ont conduit à cet état de fait. Rashid Sumaila et al. (« A Global Dataset on Subsidies to the Fisheries Sector », 2019) distinguent les subventions « nuisibles »« bénéfiques » et « ambiguës » pour leur impact sur les stocks de poissons.

Les subventions nuisibles conduisent à davantage de prises et d’investissements dans la capacité et menacent la soutenabilité des stocks de poissons. Les subventions à la construction et la modernisation de bateaux et de ports, les exonérations fiscales et les subventions aux carburants en sont les exemples les plus significatifs. Les subventions nuisibles représentent 65 % de la totalité des subventions dans le monde et leur part a augmenté entre 2009 et 2018 !

Dans leur publication, Rashid Sumaila et al. estiment que les pays, ou les blocs de pays, accordant le plus de subventions sont la Chine, l’Union européenne, les Etats-Unis, la République de Corée et le Japon, contribuant pour 58 % (20,5 milliards de dollars, environ 17,45 milliards d’euros) du total des subventions. La plupart des subventions accordées par la Chine et la Corée seraient des subventions nuisibles à la pêche, tandis que les subventions bénéfiques domineraient aux Etats-Unis, comme par exemple celles destinées aux programmes de gestion des pêches.

 

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