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Plan de soutien à l’industrie américaine: La réplique de l’Union européenne pas à la hauteur

Plan de soutien à l’industrie américaine: La réplique de l’Union européenne pas à la hauteur

Pour faire face à l’inflation et surtout protéger son industrie, les États-Unis ont décidé d’un plan à 400 milliards ( IRA) qui va évidemment fausser la concurrence en particulier avec l’Europe. Pour l’instant les Européens mégotent pour répliquer par un plan à la hauteur du différentiel de concurrence. Le risque évidemment et que l’Union européenne prennent un retard considérable sur les industries américaines et chinoises.

Mais Commission européenne réplique très mollement face au plan américain en raison des divergences au sein de l’union . Les oppositions tournent surtout autour de la question des subventions en Europe.

« Comme d’habitude, l’Europe est divisée et les logiques nationales prévalent. Les pays du Nord refusent tout protectionnisme pour garder des marchés ouverts à l’export. La France, partisane d’un protectionnisme intelligent et de subventions équivalentes à l’IRA, se retrouve isolée », observe Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste du cabinet d’audit BDO France.

On repousse aussi la décision d’un emprunt commun auxquels les pays du Nord sont opposés .

A défaut, la Commission européenne compte mobiliser les fonds européens déjà disponibles dans le cadre du plan de relance et de la transition énergétique dont RepowerEU dont les 250 milliards d’euros pourraient être réaffectés au financement de projets industriels zéro-émissions.

Les sommes évoquées s’approchent des ordres de grandeur de l’IRA ou des 350 milliards d’euros que le commissaire au marché intérieur Thierry Breton croit nécessaire pour une riposte efficace.

« Pour construire un écosystème industriel sur les secteurs d’avenir, les Américains s’assurent surtout que l’argent est fléché vers le made in USA, aussi bien sous forme de subventions à la production qu’à l’achat », décrypte-t-elle. Anne-Sophie Alsif déplore que les aides européennes à la transition écologique ne soient conditionnées à rien, au risque « de financer des panneaux solaires et des voitures électriques fabriquées en Chine » mais surtout les lenteurs coupables de l’UE.

Manif d’agriculteurs mercredi à Paris

Manif d’agriculteurs mercredi à Paris

Les agriculteurs sont appelés à défiler en tracteur mercredi 8 février au matin dans Paris, pour dénoncer « la disparition » de productions agricoles françaises à cause de la diminution du nombre de pesticides à leur disposition. Les agriculteurs mobilisés comptent converger en tracteurs et autocars depuis la Porte de Versailles, dans le sud de Paris, jusqu’à l’esplanade des Invalides, à proximité de l’Assemblée nationale et du ministère de l’Agriculture.

Le premier appel à manifester a été émis par la section du Grand Bassin parisien de la FNSEA, qui couvre 12 départements céréaliers du nord de la France, et par la branche spécialisée de la Fédération dans la production de betteraves sucrières (CGB). Vendredi soir, la Fédération nationale relaie et amplifie le mouvement, en appelant « tout son réseau et l’ensemble de ses filières à se mobiliser à partir du 8 février à Paris et jusqu’au 20 février dans toute la France ».

Politique- Retraites–Élisabeth Borne à la télé : « encore une intervention pour les nuls  » ( CFDT)

Politique- Retraites–Élisabeth Borne à la télé : « encore une intervention pour les nuls  » ( CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger n’a guère été tendre quant à l’intervention de la première ministre jeudi sur France 2. Le leader de la CFDT a en effet considéré qu’il s’agissait d’une nouvelle intervention pour les nuls. « On a l’impression de revivre la conférence de presse du 10 janvier. En fait la conférence de presse qui présentait la réforme des retraites pour les nuls. Il y a rien de bougé. On a le sentiment qu’entre temps, il n’y a pas eu un mouvement social de grande ampleur qui ne s’était pas produit depuis les années 90″.

Il faut dire qu’Élisabeth Borne s’est montrée comme à son habitude, une technocrate assez pâle s’efforçant de montrer avec des chiffres la légitimité comptable de la réforme. En réalité, rien de nouveau car la première ministre n’avait rien d’autre à offrir que le texte initial du gouvernement. Certains dans la majorité considèrent que le mécontentement des Français provient d’une insuffisance de pédagogie. Or les Français ont bien compris les enjeux et les modalités. Ils ont bien compris les efforts injustes qu’on leur demandait, ils ont bien compris l’inefficacité de cette réforme. Il ne s’agit donc pas d’un problème de communication mais d’une opposition radicale à une réforme insuffisante, bâclée et non réellement discutée avec les partenaires sociaux. Pour preuve d’ailleurs l’attitude du Medef favorable des lèvres à la réforme mais surtout qui ne veut pas entendre parler d’ »index » mesurant la part des séniors dans l’entreprise.

Face à une opposition grandissante à sa réforme des retraites, Élisabeth Borne s’est expliquée jeudi soir sur France 2 sur le sens de son projet qu’elle n’a pas qualifié de « juste » comme elle le disait jusqu’ici. Et pour cause : le gouvernement a été critiqué pour avoir utilisé ce vocable au moment de la présentation du projet alors qu’il subsistera des disparités de durées de cotisations et que ceux qui ont commencé à travailler plus jeunes devront contribuer plus longtemps au système. La situation de certaines femmes a aussi été soulignée.

Elisabeth Borne a plutôt insisté sur l’« effort » demandé pour convaincre les Français. Alors que la pression de la rue est forte et qu’une majorité à l’Assemblée nationale sur le texte n’est pas acquise, la Première ministre a déclaré qu’elle « n’envisage pas l’hypothèse » d’un recours au 49.3 pour faire adopter sa réforme qui repousse notamment l’âge de départ de 62 à 64 ans.
Elisabeth Borne a redit le côté « indispensable » de la réforme « pour sauver le système de retraites », même si « ça n’est pas simple de demander aux Français de travailler progressivement plus longtemps ».
Concernant le travail de seniors, aspect crucial de la réforme, Elisabeth Borne s’est dite favorable à des « sanctions » contre les entreprises qui ont de « mauvaises pratiques » en matière d’emploi des seniors. Au sujet de l’index d’emploi des seniors que le gouvernement veut mettre en place, Elisabeth Brtne « pense qu’on peut aller plus loin (…) en disant que les entreprises dont l’index montre qu’elles n’ont pas des bonnes pratiques à l’égard des seniors, doivent mettre en oeuvre un plan d’action qui évidemment sera négocié dans l’entreprise ». « Et si elles ne le font pas, ou s’il n’y a pas d’effets pour corriger les mauvaises pratiques, alors il pourrait y avoir des sanctions », a-t-elle ajouté. Une première est bien vague à laquelle s’oppose totalement le Medef qui ne veut même pas le temps de parler d’index.

Retraites–Élisabeth Borne à la télé : « encore une intervention pour les nuls  » (CFDT)


Retraites–Élisabeth Borne à la télé : « encore une intervention pour les nuls  » ( CFDT)


Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger n’a guère été tendre quant à l’intervention de la première ministre hier sur France 2. Le leader de la CFDT a en effet considéré qu’il s’agissait d’une nouvelle intervention pour les nuls. « On a l’impression de revivre la conférence de presse du 10 janvier. En fait la conférence de presse qui présentait la réforme des retraites pour les nuls. Il y a rien de bougé. On a le sentiment qu’entre temps, il n’y a pas eu un mouvement social de grande ampleur qui ne s’était pas produit depuis les années 90″.

Il faut dire qu’Élisabeth Borne s’est montrée comme à son habitude, une technocrate assez pâle s’efforçant de montrer avec des chiffres la légitimité comptable de la réforme. En réalité, rien de nouveau car la première ministre n’avait rien d’autre à offrir que le texte initial du gouvernement. Certains dans la majorité considèrent que le mécontentement des Français provient d’une insuffisance de pédagogie. Or les Français ont bien compris les enjeux et les modalités. Ils ont bien compris les efforts injustes qu’on leur demandait, ils ont bien compris l’inefficacité de cette réforme. Il ne s’agit donc pas d’un problème de communication mais d’une opposition radicale à une réforme insuffisante, bâclée et non réellement discutée avec les partenaires sociaux. Pour preuve d’ailleurs l’attitude du Medef favorable des lèvres à la réforme mais surtout qui ne veut pas entendre parler d’ »index » mesurant la part des séniors dans l’entreprise.

Face à une opposition grandissante à sa réforme des retraites, Élisabeth Borne s’est expliquée jeudi soir sur France 2 sur le sens de son projet qu’elle n’a pas qualifié de « juste » comme elle le disait jusqu’ici. Et pour cause : le gouvernement a été critiqué pour avoir utilisé ce vocable au moment de la présentation du projet alors qu’il subsistera des disparités de durées de cotisations et que ceux qui ont commencé à travailler plus jeunes devront contribuer plus longtemps au système. La situation de certaines femmes a aussi été soulignée.

Elisabeth Borne a plutôt insisté sur l’« effort » demandé pour convaincre les Français. Alors que la pression de la rue est forte et qu’une majorité à l’Assemblée nationale sur le texte n’est pas acquise, la Première ministre a déclaré qu’elle « n’envisage pas l’hypothèse » d’un recours au 49.3 pour faire adopter sa réforme qui repousse notamment l’âge de départ de 62 à 64 ans.
Elisabeth Borne a redit le côté « indispensable » de la réforme « pour sauver le système de retraites », même si « ça n’est pas simple de demander aux Français de travailler progressivement plus longtemps ».
Concernant le travail de seniors, aspect crucial de la réforme, Elisabeth Borne s’est dite favorable à des « sanctions » contre les entreprises qui ont de « mauvaises pratiques » en matière d’emploi des seniors. Au sujet de l’index d’emploi des seniors que le gouvernement veut mettre en place, Elisabeth Brtne « pense qu’on peut aller plus loin (…) en disant que les entreprises dont l’index montre qu’elles n’ont pas des bonnes pratiques à l’égard des seniors, doivent mettre en oeuvre un plan d’action qui évidemment sera négocié dans l’entreprise ». « Et si elles ne le font pas, ou s’il n’y a pas d’effets pour corriger les mauvaises pratiques, alors il pourrait y avoir des sanctions », a-t-elle ajouté. Une première est bien vague à laquelle s’oppose totalement le Medef qui ne veut même pas le temps de parler d’index.

Vers la fin du permis de conduire à vie ?

Vers la fin du permis de conduire à vie ?

Il pourrait être envisagé un contrôle médical obligatoire tous les dix ans pour le permis de conduire, ayant pour objectif de vérifier que le conducteur est bien apte à prendre la route. Ce contrôle serait plus fréquent avec l’âge avec un contrôle à 60 ans, 65 ans puis tous les deux ans à partir de 70 ans. Un contrôle qui en cas d’inaptitude retirerait le permis.

Ce contrôle existe chez nos voisins européens mais pas en France, qui est même plutôt un contre-exemple en Europe. Au Portugal, par exemple, il faut revalider son permis à 40 ans, puis le valider à nouveau à 50, 65 et 75 ans. En Suisse, une visite médicale obligatoire est programmée à 70 ans. En Espagne, il y a un test de capacité tous les dix ans et tous les cinq ans à partir de 65 ans. En Belgique, le permis est aussi à renouveler tous les dix ans. Seulement trois pays font figure d’exception en Europe: la Pologne, l’Allemagne et donc la France. Pauline Déroulède se défend de vouloir « interdire aux vieux » de conduire:

Si on regarde les chiffres de la sécurité routière et que l’on compare les tranches d’âges, les 65 – 74 ans sont présumés responsables dans moins d’accidents mortels que les moins de 24 ans. 64 % contre 77 %. En revanche, ce pourcentage s’élève avec l’âge : les plus de 75 ans sont présumés responsables dans 82 % des cas.

L’inflation repart à la hausse à 6% sur un an

L’inflation repart à la hausse à 6% sur un an

En France, la hausse des prix à la consommation a atteint 6% sur un an en janvier, soit plus qu’en décembre où l’inflation était tombée à 5,9%, selon une première estimation publiée ce mardi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Une inflation déjà sous-estimée par l’INSEE compte tenu de l’évolution de la structure de consommation des ménages de plus en plus impactés par la hausse des dépenses contraintes.

La hausse de l’inflation serait due à l’accélération des prix de l’alimentation et de ceux de l’énergie respectivement en augmentation de 13,2% et 16,3% sur un an, indique l’Insee dans un communiqué. Les prix de l’énergie « rebondiraient du fait de la hausse des prix des produits pétroliers, en partie due à la fin des remises sur les carburants, et de celle, encadrée, des prix du gaz ».

Quant aux produits alimentaires, la hausse des prix s’est accélérée en janvier à la fois pour les produits frais (+9,8% sur un an après +9,3% en décembre 2022) et les autres produits alimentaires (+13,8% après +12,6%). L’évolution du coût des produits manufacturés est, quant à elle, restée stable (+4,6% en décembre 2022 et en janvier 2023).

Dans sa dernière note de conjoncture publiée mi-décembre, l’institut tablait sur un pic d’inflation à 7% sur un an en janvier et février 2023, avant un reflux progressif. ING s’attend, pour sa part, à une inflation maximale de 6,5% au premier trimestre 2023. « L’inflation française sera bientôt plus élevée que celle observée dans les pays voisins », conclut Charlotte de Montpellier.

Toujours est-il que ce constat de reflux d’inflation devrait être commun à de nombreux pays de la zone euro, dont l’activité économique devrait notamment être dopée par la réouverture de la Chine. Ainsi, l’Espagne affiche +5,8% en janvier contre +5,7% en décembre, soit une hausse de 0,1 point de pourcentage, à égalité avec la France.

La BCE a rappelé à plusieurs reprises son objectif de ramener l’inflation à 2%, loin du chiffre de la zone euro qui affiche 9,2% sur un an en décembre après 10,1% en novembre.
Résultat, Christine Lagarde « n’a pas d’autres choix que de réaffirmer », lors de la réunion de politique monétaire de ce jeudi 2 février, « son engagement du mois de décembre à délivrer une hausse de taux de 0,5 point de pourcentage, qui devrait se poursuivre au mois de mars », a affirmé à l’AFP Frederik Ducrozet, chef économiste chez Pictet. Cette nouvelle hausse portera le taux rémunérant les liquidités bancaires non distribuées en crédit à 2,5% et celui sur les opérations de refinancement à court terme à 3,0%, au plus haut depuis novembre 2008. Le problème c’est que la hausse des taux d’intérêt risque de peser négativement sur une croissance de 1023 dont les prévisions sont déjà très faiblardes.

S’attendre encore à des supers profits des énergéticiens

S’attendre encore à des supers profits des énergéticiens

C’est le paradoxe apparent, plus les énergies enregistrent des hauses de prixts sur les marchés est plus les entreprises d’énergie engrangent des bénéfices. On s’attend ainsi à ce que les grands de l’énergie affichent des profits records de plusieurs dizaines de milliards en 2022.

Par exemple ExxonMobil a dégagé un profit record de 55,7 milliards de dollars en 2022, profitant du bond du cours des hydrocarbures lié à la reprise de la demande et au tarissement de l’offre russe. Ces résultats seront suivis par ceux de TotalEnergies le 8 février qui s’annoncent également historiques.

ExxonMobil a annoncé ce mardi avoir réalisé un bénéfice net record de 55,7 milliards de dollars en 2022. Soit un peu plus d’un milliard de dollars de profits par semaine. Ces superprofits seraient la conséquence du bond du cours des hydrocarbures lié à la reprise de la demande et au tarissement de l’offre russe.

La vérité est plus scandaleuse, car c’est surtout grâce à la spéculation que les grands de l’énergie enregistrent des superprofits stratosphériques. Pour preuve encore alors que le cours du pétrole a tendance à baisser en tout cas à se stabiliser, les prix à la pompe atteignent des records de deux euros le litre en France par exemple.

Vendredi dernier déjà, la major pétrolière américaine Chevron avait annoncé avoir dégagé 35,5 milliards de dollars de bénéfice net en 2022, plus du double de l’année précédente. Une performance qui enfonçait de près de 10 milliards de dollars son précédent record, établi en 2011.

Les résultats de TotalEnergies seront également stratosphériques. Sur les 9 premiers mois de 2022 déjà, le résultat net du groupe français s’élevait à plus de 17 milliards de dollars, en hausse de 69% par rapport à la même période de l’an dernier. L’annonce des résultats le 8 février risque une nouvelle fois de faire polémique, dans un contexte de grogne sociale liée au projet de réforme des retraites et d’inflation. Et ce, même si la major multiplie les gestes en faveur de ses clients. Après la ristourne TotalEnergies a récemment annoncé qu’il contribuera à hauteur d’un rabais de 100 euros par mégawattheure (MWh) au dispositif prévu par Bercy pour contenir la facture d’électricité des très petites entreprises (TPE).

La Commission européenne qui s’est enfin enfin un peu réveillé avait indiqué fin septembre qu’elle voulait réclamer une « contribution temporaire de solidarité » aux producteurs et distributeurs de gaz, charbon et pétrole qui réalisent des bénéfices massifs grâce à la flambée des cours consécutive à la guerre en Ukraine. Elle doit être fixée à 33% de la part des superprofits de 2022, c’est-à-dire des bénéfices supérieurs de plus de 20% à la moyenne des années 2019-21, tout en tenant compte des mesures prises par les États taxant déjà ces bénéfices. La France l’a transposée dans son budget 2023.

Inflation-Carburants : le litre à deux euros

Inflation-Carburants : le litre à deux euros

L’inflation touche tous les biens de consommation mais plus particulièrement l’alimentation et le carburant. Des hausses qui pourraient se poursuivre tout au long de l’année. Un peu partout le litre de carburant tutoie les deux euros et même le dépasse à Paris.. Publiées ce lundi, les dernières remontées du ministère de la Transition énergétique soulignent que les prix à la pompe ont de nouveau augmenté entre le 20 et le 27 janvier.

Dans le détail, le prix du litre de gazole a augmenté de 2,7 centimes en une semaine et coûtait, en moyenne, 1,9432 euro, au plus haut depuis fin août 2022. Même constat pour l’essence, dont la facture a bondi depuis un mois. Le SP95 coûtait ainsi 1,9334 euro, le SP95-E10 1,9103 euro et le SP98 1,9952 euro. Là encore, la hausse, de 3,6 centimes sur une semaine, a mené les prix au plus haut depuis mi-juillet. Les autres carburants – le Superéthanol, dont le coût a flambé depuis octobre, et le GPLc – ont également vu leur prix augmenter, de moins d’un centime toutefois.
Depuis quelques semaines, la flambée des prix du plein est ressentie durement par les automobilistes : entre fin décembre et fin janvier, la facture du litre de gasoil a bondi de près de 18 centimes, soit sept euros sur un plein de 40 litres. Le SP95-E10 a également augmenté, de 27 centimes d’euros. Si une grande partie de ces hausses s’explique par la fin des ristournes proposées jusqu’en décembre par l’État et TotalEnergies, la remontée du cours de la matière première sur les marchés doit aussi être soulignée. Le baril de Brent est remonté, depuis début janvier, passant graduellement de 78 dollars à 86 dollars, ce vendredi.
Les tensions pourraient se maintenir, entretenant de nouvelles hausses de prix dans les semaines à venir : «La mise en œuvre des nouvelles sanctions européennes sur les produits pétroliers russes à partir du 5 février est susceptible de créer une pression nouvelle sur le marché», souligne, dans une note, l’IFPEN, ce lundi. Tant que la guerre en Ukraine durera, les prix devraient rester élevés.

La justification de la Retraites à 64 ans

La justification de la Retraites à 64 ans

Par Éric Pichet, Kedge Business School.

Un constat de la problématique des retraites mais qui n’approfondit pas le problème de l’emploi prolongé des seniors puisque même « l’index » pourtant peu contraignant semble désormais abandonné. Or l’emploi des seniors est au cœur de la réforme sinon on assistera simplement un déplacement du coût des sans-emploi ( dépenses maladies, handicaps, chômage). Notons aussi que les questions d’égalité entre le privé et le public ne sont pas traitées. NDLR

En 1960, on comptait quatre cotisants pour un retraité en 1960, deux pour un en 2004 et seulement 1,7 pour un en 2019. Sans réforme, on passerait mécaniquement à 1,5 pour un en 2040.

Dans son rapport annuel publié en septembre 2022, le Conseil d’orientation des retraites (COR) avait calculé que le déficit du système des retraites atteindrait 13,5 milliards en 2030, soit 0,5 % du PIB sur la base d’un scénario de croissance de 1,3 % conforme à nos analyses, d’un accroissement de la productivité de 1 % par an comme la dernière décennie et d’un taux de chômage très optimiste estimé par le gouvernement du fait des réformes structurelles en cours à seulement 4,5 %.

Si ce taux de chômage devait rester au niveau actuel de 7 %, le déficit s’élèverait à 20 milliards en 2030 ou 0,8 % du PIB. Cette dernière hypothèse nous semble plus réaliste car les dernières années ont montré que les crises économiques pouvaient être extrêmement violentes d’autant que l’endettement mondial et le risque climatique n’ont jamais été aussi élevés. La nécessité d’une réforme destinée à assurer l’équilibre et la soutenabilité du système des retraites ne fait donc comptablement guère de doute, même avec les hypothèses optimistes du gouvernement.
17,7 milliards de recettes en plus en 2030.

Le projet de loi présenté en conseil des ministres le 23 janvier renoue avec la tradition des réformes dites « paramétriques », qui jouent sur la durée de cotisation et l’âge légal de départ, dans la lignée des précédentes de 1993, 2003, 2010 et 2014.

Dans ce cadre, les seules solutions pérennes impliquent soit une baisse des pensions rejetée par l’opinion et écartée par le gouvernement ; soit une hausse des cotisations patronales exclue au nom de la compétitivité des entreprises, le coût du travail étant déjà parmi les plus élevés en Europe ; soit enfin une hausse des cotisations salariales refusée au nom de la sauvegarde d’un pouvoir d’achat déjà sous tension.

L’augmentation globale du temps de travail des actifs qui passe principalement par l’allongement de la durée du travail moyen apparaît donc comme la moins mauvaise des solutions paramétriques.
La réforme proposée prévoit ainsi de jouer simultanément sur les deux paramètres clés. Le premier est l’allongement de l’âge légal, de 62 ans à 64 ans en 2030 (en 1945 à la création de notre système de retraite par répartition il était de 65 ans… soit l’espérance de vie moyenne des hommes). Le second est l’accélération d’ici 2027 (au lieu de 2034) de la réforme précédente de 2014 qui portait sur le nombre de trimestres nécessaires pour une retraite à taux plein à 172 trimestres, soit 43 ans contre 167 trimestres. Cet allongement de la vie active procurerait un surcroît de recettes de 17,7 milliards en 2030, permettant de financer pour 4,8 milliards de mesures sociales prévues dans la réforme (pour la pénibilité, les carrières longues, le minimum de 1200 euros brut pour une carrière complète, etc.).

Le report de l’âge légal vise en outre à accroître le taux d’activité des seniors. Ce dernier reste en effet relativement faible en France avec seulement 56 % des 55-64 ans en emploi contre 61 % en zone euro, 72 % en Allemagne et 77 % en Suède. Avec le même taux d’emploi des seniors qu’en Suède, nous aurions 1,6 million de seniors supplémentaires en activité, soit autant de cotisants supplémentaires et une hausse de 10 points de ce taux de 56 % à 66 % suffirait à combler la totalité du déficit attendu en 2030.

Comme on l’a constaté avec les réformes de 2010 (de 60 ans à 62 ans) et de 2014, l’allongement de l’âge légal et de la durée de cotisation a un impact significatif sur le taux d’emploi des 55-64 ans, qui est passé de 40 % en 2009 à 56 % aujourd’hui. Enfin, l’instauration dès 2024 d’un « index seniors », qui obligera toutes les entreprises de plus de 300 salariés à publier leur taux d’emploi de salariés de plus de 55 ans, devrait encourager cette tendance.

L’enjeu de l’équilibre de notre système de retraites ne se limite plus au dialogue social entre syndicats et patronats : il constitue une véritable question de finances publiques car si les régimes de retraités des salariés et des indépendants sont à l’équilibre, ceux de la fonction publique, des régimes spéciaux et des exploitants agricoles n’y parviennent que grâce à une contribution de l’État d’environ 30 milliards euros par an, soit 1 % du PIB. La réduction du déficit public, l’un des plus élevés de la zone euro à 5 % du PIB, devenant une priorité absolue elle nécessitera à moyen terme de nouvelles réformes des retraites (d’autant plus que la réforme actuelle prévoit des dispositifs pour les métiers pénibles, mal définis à ce stade, qu’il faudra financer).
Comme il sera difficile de reporter à nouveau l’âge légal, une mesure contre laquelle les Français se sont mobilisés en masse le jeudi 19 janvier, la question de la contribution des retraités à l’équilibre du système pourrait bien se reposer dans les prochaines années, d’autant que leur niveau de vie est désormais supérieur à celui des actifs.

La manière la plus efficace et la moins brutale serait sans doute de limiter la valorisation des pensions, comme cela fut le cas au cours de deux dernières décennies. Le relèvement de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus de remplacement, instaurée en 1994 et qui représente aujourd’hui 2 % des ressources du système de retraite, constitue également une voie.
Si la complexité des quatre taux de CSG défie le bon sens (de l’exonération totale à un taux réduit de 3,8 % entre 11 432 et 14 944, puis un taux médian de 6,6 % entre 14 945 et 23 193 et enfin un taux de 8,3 % au-delà ce dernier seuil), rien ne peut justifier qu’un retraité gagnant 5 000 ou 10 000 euros par mois paie moins de CSG sur ses revenus qu’un smicard imposé à 9,2 %…
Les futurs gouvernements pourront également être amenés à remettre en cause certaines niches fiscales, comme l’abattement « pour frais professionnels » (sic) de 10 % sur les pensions (plafonné à 3 912 euros en 2021) qui coûte 4,2 milliards d’euros par an et qui n’a aucune légitimité. Mais ce chantier électoralement très sensible n’est bien entendu pas pour tout de suite.
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Par Éric Pichet, Professeur et directeur du Mastère Spécialisé Patrimoine et Immobilier, Kedge Business School
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Régulation de l’ électricité: face à la spéculation, renationaliser toute la filière

Régulation de l’ électricité: face à la spéculation, renationaliser toute la filière

Deux élément sont responsables de la crise de l’électricité en France; d’une part l’abandon de la filière nucléaire pour récupérer les voix de quelques écolos bobos, d’autre part le fait d’avoir substitué un marché anarchique aux tarifs règlementés; Des dizaines et des dizaines d’entreprises qui ne produisent rien, qui ne distribuent rien ont pu ainsi réaliser des surper-profits scandaleux qui ont contribué à la crise de l’électricité. Résultat , alors qu’on payait le megawh 70 euros, le particulier paye désormais environ 140 euros et les TPE 240 euros, cela en dépit du bouclier tarifaire.

« En voulant concilier ouverture à la concurrence et préservation pour les consommateurs du bénéfice de la compétitivité du parc nucléaire existant, l’organisation des marchés de l’électricité a abouti à une construction complexe et régulièrement remise en cause », Observe de manière très diplomatique la Cour des comptes dans un rapport sur l’organisation des marchés de l’électricité.

Plus grave encore, « la combinaison des principaux outils d’intervention publique ne garantit plus l’atteinte des objectifs initiaux de la loi Nome en termes de stabilité et de compétitivité des prix .

EDF est contraint de fournir ses concurrents au prix de 42 € le mégawatt heure pour un prix d’achat à l’étranger qui a pu atteindre jusqu’à 1000 € au sommet de la crise.

Cette régulation des prix a été voulue par l’Allemagne qui alors comptait sur le faible coût du pétrole russe comme ressource principale afin de concurrencer la France sur le plan énergétique . La France est prisonnière d’un système dénoncé y compris par la Cour des Comptes alors qu’elle produit l’énergie la moins chère du monde quand évidemment on ne ferme pas de centrales nucléaires. .

Les rapporteurs de la rue Cambon pointent en particulier la méthode de calcul des tarifs réglementés d’EDF établie par la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Comme l’avait déjà souligné l’UFC-Que Choisir en mai 2021, ils démontrent qu’en intégrant le coût d’approvisionnement des fournisseurs alternatifs sur les marchés de gros dès qu’ils n’ont plus d’Arenh (1), elle fait fortement augmenter le tarif réglementé, le déconnectant de plus en plus des coûts de production du parc nucléaire d’EDF.
Ainsi révisé, le tarif réglementé est trop exposé au marché, il n’est plus à même d’assurer la stabilité des prix aux consommateurs. Sans le bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement, il aurait ainsi bondi de 35 % TTC le 1er février dernier. La Cour des comptes appelle à réformer son mode de calcul pour le protéger des variations des prix de marché.

Autre outil mis en cause, celui de l’Arenh, qui impose à EDF de fournir jusqu’à 100 TWh d’électricité produite par son parc nucléaire à ses concurrents au prix de 42 € le mégawattheure. Si ce dispositif a privé EDF de 7 milliards de revenus sur la période 2011-2021, il lui a cependant permis de couvrir largement ses coûts. Mais ils vont augmenter fortement en 2022 du fait de la faible production de son parc nucléaire. La Cour souligne que les mécanismes de régulation ne fonctionnent plus, que ce soit en France ou en Europe.

Enfin, le mécanisme de capacité qui rémunère le dernier moyen de production appelé pour faire face aux pointes de consommation « est à l’origine de transferts financiers qui peuvent excéder les nécessités de la sécurité d’approvisionnement ». Coût estimé à la charge des consommateurs : de 500 millions à 1,2 milliard par an.

La Cour des comptes conclut que ces trois outils d’intervention publique ne sont pas maîtrisés et qu’ils ne garantissent plus l’atteinte des objectifs initiaux de la loi Nome. Elle recommande une nouvelle régulation pérenne qui supprimerait les effets pervers des mécanismes en place et protégerait les consommateurs de la volatilité des prix.

Fébrilité du gouvernement- : Darmanin insulte les opposants à la réforme des retraites

Fébrilité du gouvernement- : Darmanin insulte les opposants à la réforme des retraites

Le gouvernement fait preuve d’une grande fébrilité à la veille de la grande manifestation du 31 janvier dans la mobilisation devrait être exceptionnelle. Le gouvernement semble en effet partager entre la nécessité d’améliorer de manière sensible la réforme des retraites en trouvant des accommodements avec les oppositions et la tentation de traiter les opposants de feignants. Certes on ne peut contester que la valeur travail perd de son impact dans le pays mais cette question éloigne de la problématique d’une réforme injuste et inefficace.

Comme Sarkozy jadis, Macron plus récemment, Darmanin prend donc le parti d’insulter les opposants à la retraite en considérant qu’ils foutent le bordel dans le pays.
Un propos qui n’est pas tout à fait du niveau gouvernemental et qui fait tomber le débat dans le caniveau. Darmanin devrait pourtant être prudent sur le concept de travail; lui; le produit d’un institut d’études politiques qui n’a pratiquement jamais travaillé et a suivi le cursus des politiciens professionnels. Il n’a sans doute qu’une approche assez ésotérique des réalités sociales.

Alors que la réforme des retraites arrive au Parlement lundi, le ministre de l’Intérieur a donc dénoncé une gauche et derrière les opposants qui cherchent à «bordéliser le pays», dans un entretien au Parisien.

«Plus les jours passent, plus les électeurs de gauche voient que c’est une arnaque. La Nupes ne cherche qu’à bordéliser le pays.» Dans une interview accordée au Parisien publiée ce samedi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’épargne personne.
Le locataire de la place Beauvau a rappelé l’ambition du gouvernement pour cette réforme: «on doit d’abord faire passer un message aux Français : pour mettre notre système des retraites à l’équilibre, oui, il faut travailler plus.» Il se prononce en faveur d’une «société de travail et de mérite», et concède devoir parfois «faire preuve de davantage de pédagogie».

Le ministre a souligné une «majorité du Président [qui] défend le travail, les valeurs de l’effort, de mérite et d’émancipation». Contrairement aux oppositions, qui, selon lui, prônent «la négation du travail» et le «droit à la paresse».

Le ministre de l’intérieur n’a sans doute pas totalement tort mais il pourrait s’appliquer à lui-même ce qu’il préconise car il est mal qualifié pour parler de travail concret, long et pénible. D’une manière générale, la Politique conserved’ailleurs bien !

Retraites-Manifestation 31 janvier : s’attendre à une exceptionnelle mobilisation

Retraites-Manifestation 31 janvier : s’attendre à une exceptionnelle mobilisation

Il est clair que le gouvernement a largement perdu la bataille de l’opinion. D’une certaine manière au contraire plus il s’exprime et plus les opposants devienne nombreux soutenant d’ailleurs aussi la mobilisation y compris ses conséquences comme le démontre la plupart des sondages. Du coup, on peut s’attendre à une mobilisation encore supérieure à celle du 21 janvier. La participation à la protestation pourrait même être exceptionnelle non seulement à Paris mais tout autant en province y compris dans les petites villes.

Dans les deux hypothèses le gouvernement a perdu la bataille. Si par hypothèse le gouvernement devait maintenir son texte à peu près en état, il créerait alors dans l’opinion un mouvement d’hostilité sans précédent qui annulerait toute velléité de réforme jusqu’à la fin du mandat du président de la république. Inversement, s’il retire sa réforme- ce qui n’est pas totalement exclu compte tenu des reculs déjà opérés par Macon- alors il y aurait sans doute une crise politique avec un changement de gouvernement et plus certainement le recours à des élections législatives.

Comme d’habitude on peut prévoir des mouvements sociaux dans de nombreux secteurs économiques. Restera à vérifier l’implication dans le secteur privé st aussi dans la jeunesse. Le risque étant que le mouvement dérive vers des mouvements plus radicaux et incontrôlés si le gouvernement continue de s’entêter.

Des mobilisations prévisibles:

-La branche énergie : la CGT (FNME-CGT) appelle ses agents à se mettre en grève et à manifester le 31 janvier. «On construit un 31 janvier encore plus fort que le 19», a d’ores et déjà annoncé le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, Fabrice Coudour. Avant cette journée, les salariés de l’énergie se sont mobilisés jeudi dans les centrales électriques, les raffineries, les ports et les docks, pour une sorte de tour de chauffe. Des baisses de production électrique ont notamment été enregistrées, ainsi que de nombreuses actions dites «Robin des Bois», permettant à certains de bénéficier d’énergie gratuite.

- Dans les transports, la CGT Cheminots et SUD-Rail encouragent même les cheminots à «agir massivement par la grève».

- A la RATP l’intersyndicale da aussi appelé ce mercredi «tous les agents de l’entreprise à exprimer leur refus de cette contre-réforme des retraites en participant à la grève et à la manifestation du mardi 31 janvier». .

-Dans branche carburant : les salariés de TotalEnergies, qui avaient posé un préavis pour deux jours, ont finalement suspendu leur mouvement jeudi soir, afin de préparer le terrain pour la journée du 31. Après le 31 janvier, la CGT énergie a déjà prévu de nouvelles journées de grèves les 6, 7 et 8 février.

-Dans la santé,la fédération CGT Santé et Action Sociale a déposé un préavis de grève pour le 31 janvier, qui concerne notamment «les établissements sanitaires et sociaux, médico-sociaux de la fonction publique hospitalière». Un autre préavis spécifique a par ailleurs déjà été déposé pour le 2 février. Aucun autre syndicat du secteur sanitaire n’a pour l’heure fait de même.

- Dans la Poste , l’intersyndicale des postiers (CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC, UNSA, SUD) a de nouveau appelé à la grève le 31 janvier. La distribution des courriers et des colis, ainsi que l’accueil dans les bureaux de Poste, pourraient s’en retrouver perturbés.

- Les stations de ski devraient elles aussi être affectées par le mouvement de grève du 31 janvier. Les deux principaux syndicats de salariés de remontées mécaniques, Force ouvrière (FO) et la CGT, ont déposé un préavis de grève pour le 31 janvier.

- Dans le secteur aérien, l’USACcgt, un syndicat important de l’aviation civile, «a décidé de s’inscrire pleinement dans la journée unitaire de mobilisation du 31 janvier prochain», écrit-il dans un communiqué. En conséquence, il appelle l’ensemble des personnels de l’aviation civile «à se mettre massivement en grève et à participer aux manifestations».

- Dans l’Éducation nationale, les syndicats appellent également à poursuivre le 31 janvier le mouvement engagé le 19 janvier dernier. Les fédérations syndicales de l’éducation, de l’enseignement supérieur et la recherche «appellent les personnels à amplifier la grève le 31 janvier pour obtenir le retrait» de la réforme, lit-on dans un communiqué commun de l’intersyndicale. «La date du 31 janvier doit être encore plus forte que le 19 janvier», ajoute-t-elle.

Business et Société : Mettre fin à l’arnaque des influenceurs

Business et Société : Mettre fin à l’arnaque des influenceurs

Des victimes, Regroupées dans le Collectif d’Aide aux Victimes d’Influenceurs (AVI), ont porté plainte contre des influenceurs français pour escroquerie en bande organisée et abus de confiance.

Le principe est simple il s’agit d’embobiner les followers en jouant sur le look et la personnalité « modernistes » afin de recommander la vente de produits qui rémunèrent l’influenceur. Parfois cela va bien au-delà avec des recommandations de placements financiers voire la diffusion de fake-news au service d’intérêts particuliers. On a vu par exemple une vedette de la télé réalité , Nabilla , recommander des placements financiers !

Pour réguler le milieu de ces influenceurs, le député Renaissance Stéphane Vojetta et le député PS Arthur Delaporte ont déposé ce mercredi à l’Assemblée nationale une proposition de loi transpartisane. pour Arthur DELAPORTE  » L’urgence est bien là. Il est grand temps de mettre fin à des années d’arnaques commerciales et financières subies par plusieurs milliers de consommateurs français. « 

Les plaignants reprochent à ces personnalités, dont certaines viennent de la téléréalité, d’avoir profité de leur notoriété sur des réseaux sociaux comme Instagram pour inciter à miser sur des marchés à risque et en tirer d’importants bénéfices.

Mel, une victime qui a perdu un peu plus de 1 000 euros l’an dernier, décrit à franceinfo ce système bien rodé. « Marc Blata est certifié sur Instagram. Il a beaucoup de followers. Je l’ai vu dans l’émission de Cyril Hanouna. Ça donne une certaine crédibilité. Il était convaincant et rassurant sur ce produit. Il disait qu’il investissait comme nous. Je n’ai pas cédé tout de suite à sa promesse ‘copier-coller-encaisser’ (copying-trading dans le jargon) mais au bout d’un moment, le cadre et la façon dont ils opèrent met en confiance. » Mel fait partie des victimes qui portent plainte.

« En lançant ces recours, écrit le collectif AVI dans un communiqué, nous souhaitons mettre en garde le public jeune et moins jeune sur les dangers des promotions de certaines ‘stars’ sans scrupule, pointer la passivité des plateformes, souligner l’impuissance des institutions et encourager d’autres procédures identiques ». Leurs avocats promettent de transmettre à la justice un certain nombre de noms et de pièces utiles à ce dossier.

31 janvier : s’attendre à une exceptionnelle mobilisation

Manif 31 janvier : s’attendre à une exceptionnelle mobilisation

Il est clair que le gouvernement a largement perdu la bataille de l’opinion. D’une certaine manière au contraire plus il s’exprime et plus les opposants devienne nombreux soutenant d’ailleurs aussi la mobilisation y compris ses conséquences comme le démontre la plupart des sondages. Du coup, on peut s’attendre à une mobilisation encore supérieure à celle du 21 janvier. La participation à la protestation pourrait même être exceptionnelle non seulement à Paris mais tout autant en province y compris dans les petites villes.

Dans les deux hypothèses le gouvernement a perdu la bataille. Si par hypothèse le gouvernement devait maintenir son texte à peu près en état, il créerait alors dans l’opinion un mouvement d’hostilité sans précédent qui annulerait toute velléité de réforme jusqu’à la fin du mandat du président de la république. Inversement, s’il retire sa réforme- ce qui n’est pas totalement exclu compte tenu des reculs déjà opérés par Macon- alors il y aurait sans doute une crise politique avec un changement de gouvernement et plus certainement le recours à des élections législatives.

Comme d’habitude on peut prévoir des mouvements sociaux dans de nombreux secteurs économiques. Restera à vérifier l’implication dans le secteur privé st aussi dans la jeunesse. Le risque étant que le mouvement dérive vers des mouvements plus radicaux et incontrôlés si le gouvernement continue de s’entêter.

Des mobilisations prévisibles:

-La branche énergie : la CGT (FNME-CGT) appelle ses agents à se mettre en grève et à manifester le 31 janvier. «On construit un 31 janvier encore plus fort que le 19», a d’ores et déjà annoncé le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, Fabrice Coudour. Avant cette journée, les salariés de l’énergie se sont mobilisés jeudi dans les centrales électriques, les raffineries, les ports et les docks, pour une sorte de tour de chauffe. Des baisses de production électrique ont notamment été enregistrées, ainsi que de nombreuses actions dites «Robin des Bois», permettant à certains de bénéficier d’énergie gratuite.

- Dans les transports, la CGT Cheminots et SUD-Rail encouragent même les cheminots à «agir massivement par la grève».

- A la RATP l’intersyndicale da aussi appelé ce mercredi «tous les agents de l’entreprise à exprimer leur refus de cette contre-réforme des retraites en participant à la grève et à la manifestation du mardi 31 janvier». .

-Dans branche carburant : les salariés de TotalEnergies, qui avaient posé un préavis pour deux jours, ont finalement suspendu leur mouvement jeudi soir, afin de préparer le terrain pour la journée du 31. Après le 31 janvier, la CGT énergie a déjà prévu de nouvelles journées de grèves les 6, 7 et 8 février.

-Dans la santé,la fédération CGT Santé et Action Sociale a déposé un préavis de grève pour le 31 janvier, qui concerne notamment «les établissements sanitaires et sociaux, médico-sociaux de la fonction publique hospitalière». Un autre préavis spécifique a par ailleurs déjà été déposé pour le 2 février. Aucun autre syndicat du secteur sanitaire n’a pour l’heure fait de même.

- Dans la Poste , l’intersyndicale des postiers (CFDT, CFE-CGC, CGT, CFTC, UNSA, SUD) a de nouveau appelé à la grève le 31 janvier. La distribution des courriers et des colis, ainsi que l’accueil dans les bureaux de Poste, pourraient s’en retrouver perturbés.

- Les stations de ski devraient elles aussi être affectées par le mouvement de grève du 31 janvier. Les deux principaux syndicats de salariés de remontées mécaniques, Force ouvrière (FO) et la CGT, ont déposé un préavis de grève pour le 31 janvier.

- Dans le secteur aérien, l’USACcgt, un syndicat important de l’aviation civile, «a décidé de s’inscrire pleinement dans la journée unitaire de mobilisation du 31 janvier prochain», écrit-il dans un communiqué. En conséquence, il appelle l’ensemble des personnels de l’aviation civile «à se mettre massivement en grève et à participer aux manifestations».

- Dans l’Éducation nationale, les syndicats appellent également à poursuivre le 31 janvier le mouvement engagé le 19 janvier dernier. Les fédérations syndicales de l’éducation, de l’enseignement supérieur et la recherche «appellent les personnels à amplifier la grève le 31 janvier pour obtenir le retrait» de la réforme, lit-on dans un communiqué commun de l’intersyndicale. «La date du 31 janvier doit être encore plus forte que le 19 janvier», ajoute-t-elle.

Fébrilité du gouvernement : Retraites : Darmanin insulte les opposants à la retraite

Fébrilité du gouvernement : Retraites : Darmanin insulte les opposants à la retraite

Le gouvernement semble faire preuve d’une grande fébrilité à la veille de la grande manifestation du 31 janvier dans la mobilisation devrait être exceptionnelle. Le gouvernement semble en effet partager entre la nécessité d’améliorer de manière sensible la réforme des retraites en trouvant des accommodements avec les oppositions et la tentation de traiter les opposants de feig,ants. Certes on ne peut contester que la valeur travail perd de son impact dans le pays mais cette question éloigne de la problématique d’une réforme injuste et inefficace.

Comme Sarkozy jadis, Macron plus récemment, Darmanin prend donc le parti d’insulter les opposants à la retraite en considérant qu’ils foutent le bordel dans le pays.
Un propos qui n’est pas tout à fait du niveau gouvernemental et qui fait tomber le débat dans le caniveau. Darmanin devrait pourtant être prudent sur le concept de travail; lui; le produit d’un institut d’études politiques qui n’a pratiquement jamais travaillé et a suivi le cursus des politiciens professionnels. Il n’a sans doute qu’une approche assez ésotérique des réalités sociales.

Alors que la réforme des retraites arrive au Parlement lundi, le ministre de l’Intérieur a donc dénoncé une gauche et derrière les opposants qui cherchent à «bordéliser le pays», dans un entretien au Parisien.

«Plus les jours passent, plus les électeurs de gauche voient que c’est une arnaque. La Nupes ne cherche qu’à bordéliser le pays.» Dans une interview accordée au Parisien publiée ce samedi, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin n’épargne personne.
Le locataire de la place Beauvau a rappelé l’ambition du gouvernement pour cette réforme: «on doit d’abord faire passer un message aux Français : pour mettre notre système des retraites à l’équilibre, oui, il faut travailler plus.» Il se prononce en faveur d’une «société de travail et de mérite», et concède devoir parfois «faire preuve de davantage de pédagogie».

Le ministre a souligné une «majorité du Président [qui] défend le travail, les valeurs de l’effort, de mérite et d’émancipation». Contrairement aux oppositions, qui, selon lui, prônent «la négation du travail» et le «droit à la paresse».

Le ministre de l’intérieur n’a sans doute pas totalement tort mais il pourrait s’appliquer à lui-même ce qu’il préconise car il est mal qualifié pour parler de travail concret long et pénible. D’une manière générale, la Politique conservent d’ailleurs bien !

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