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Archive mensuelle de décembre 2015

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

Actu, infos, économie, social, politique: articles les plus lus

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Corse : « Ne pas attendre de nous d’être garants de l’unité de la république » (Talamoni)… tu m’étonnes !

Alors que la Corse est comme sur le continent en prise avec des conflits identitaires, Talamoni ne peut s’empêcher d’en rajouter une couche comme s’il était déjà investi de la mission de négocier l’indépendance de la Corse.  Faut-il d’abord rappeler qu’il n’a aucune compétence pour traiter des questions régaliennes aussi que la » très grande majorité » des corses  indépendantistes est à laquelle il se réfère ne représente que 5 % des électeurs.  De ce point de vue l’amalgame pernicieux qu’il opère  entre indépendantistes et autonomistes vise  sans doute à cacher sa très faible représentativité.  À l’occasion de la visite du ministre de l’intérieur, il aurait mieux fait une nouvelle fois de se taire, lui, le Mandela d’opérette du peuple corse, pourtant élu de la république et  qui veut rendre officielle une langue comprise par moins de 10 % de la population !  .Bernard Cazeneuve s’est donc rendu à Ajaccio mercredi dans le quartier sensible où des pompiers avaient été agressés la nuit de Noël, ce qui avait provoqué plusieurs jours de manifestations et de débordements racistes. Le ministre de l’Intérieur a affiché la fermeté du gouvernement et rencontré les responsables locaux. « Un échange apaisé », selon le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.  Bernard Cazeneuve a condamné dans un discours ce midi à Ajaccio les agressions de deux pompiers et d’un policier le 24 décembre dans un quartier sensible de la ville et les « violences gratuites » qui ternissent l’image de la Corse. Le ministre de l’Intérieur a aussi martelé combien le respect et la fraternité sont d’importantes valeurs. Il a satisfait l’Assemblée en annonçant un plan d’action pour le quartier des Jardins de l’Empereur, avec à la fois plus de sécurité dans la copropriété, et plus de moyens pour les associations du quartier. Pour le président de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, « le ministre de l’Intérieur est venu prendre acte de l’apaisement qui était opéré depuis plusieurs heures et auquel nous (les élus locaux) avons largement contribué et c’est très bien« , a-t-il réagi mercredi soir sur France info. « Cela nous a donné l’occasion d’avoir un échange avec lui à la préfecture. Un échange apaisé au cours duquel nous avons réaffirmé que nous étions disponibles pour le dialogue, que nous avons été mandatés par les Corses pour défendre un certain nombre d’idées et que, bien entendu, c’est sur la base de ce mandat que nous voulons discuter avec Paris dans les semaines à venir« , indique-t-il. « Mais encore une fois, nous pensons qu’il faut aujourd’hui construire de façon apaisée un dialogue qui permette de mettre en place les bases d’une solution politique de manière générale« , poursuit Jean-Guy Talamoni. « L’Etat doit incarner et faire respecter l’unité de la République tout en prenant en compte la riche singularité de votre île« , a également insisté le ministre de l’Intérieur, tout en prenant soin de féliciter les élus nationalistes pour leur victoire aux régionales et de leur adresser ses vœux de succès.  »Je crois que personne n’attend de nous que nous soyons garants de l’unité de la République française« , répond  Jean-Guy Talamoni.

Ouverture le dimanche : un accord avec la CFDT

Ouverture le dimanche : un accord avec la CFDT

Zara va pouvoir ouvrir tous les dimanches et tous les soirs en zone touristique. Syndicats et direction d’Inditex (Zara, Bershka, Massimo Dutti, Oysho, Pull & Bear et Stradivarius) ont signé mardi un accord en ce sens. Majoritaire, la CFDT, suivie par la CFE-CGC, a eu raison des réticences de FO et la CGT qui ont refusé, par principe, de signer. Il existait déjà un accord chez Inditex, mais la loi Macron a créé 15 zones touristiques internationales où les magasins peuvent ouvrir le dimanche, incitant à un nouvel accord. 87 magasins sur les 290 du groupe en France peuvent désormais ouvrir le dimanche, contre une trentaine auparavant. L’accord prévoit une majoration salariale de 110 % les dimanches et de 100 % en soirée, une prise en charge des frais de garde des enfants – via des chèques-emplois Cesu – et le retour en taxi des salariés ne pouvant bénéficier de transports en commun en soirée. Un sondage auprès des salariés a montré qu’ils étaient favorables à 87 % au travail le dimanche, à 72 % au travail en soirée, souligne Imed Ben Ahmed, délégué syndical central CFDT. «Maintenant qu’ils ont pris connaissance en détail des contreparties, nous allons organiser une seconde consultation qui ralliera encore plus d’avis positifs», explique-t-il. Le volontariat est encadré par l’accord. Les salariés seront consultés régulièrement sur leur envie de travailler ou non les dimanches. Faute de volontaires, un magasin pourra ne pas ouvrir. «Ce cas de figure reste théorique, précise Imed Ben Ahmed. Les salariés, très jeunes, sont tellement motivés par le travail le dimanche, qu’une clause invite les managers à l’équité dans le choix des équipes, histoire qu’il n’y ait pas de jaloux.»

L’été aussi dans l’Arctique

L’été aussi  dans l’Arctique

Au pôle Nord aussi le décalage entre la température habituelle et la température actuelle avoisine les 20°. Un réchauffement qui provoque ailleurs des vents violents et des intempéries inhabituelles Le Pôle Nord était anormalement doux mercredi avec des températures comprises entre 0 et 2 degrés Celsius, supérieures d’au moins 20 degrés aux normales saisonnières, en raison d’une « puissante et violente » dépression qui affecte l’Atlantique Nord, selon les services météorologiques canadiens. Après avoir fait connaître à l’Est du Canada un Noël exceptionnellement chaud (15,9 degrés Celsius le 24 décembre à Montréal alors que les températures sont souvent proches de -10 degrés à cette période), cette dépression a gagné l’océan Atlantique nord. Elle est actuellement centrée sur l’Islande, y faisant chuter la pression de l’air à 928 hectopascals, et entraînant des vents de 140 km/h et des vagues de 15 mètres de haut. « C’est une dépression extrêmement violente et extrêmement puissante, ce n’est donc pas surprenant que les températures chaudes soient poussées si au nord et que des vents violents touchent l’Angleterre » où l’armée a été mobilisée face aux intempéries, a déclaré à l’AFP Natalie Hasell, météorologue au ministère canadien de l’Environnement.

Hollande : les vœux d’un curé de campagne

Hollande : les vœux d’un curé de campagne

 

Hollande s’apprêtait pour ses vœux à surfer encore sur la vague de l’émotion nationale  suscitée par les attentats de novembre. Une large place sera donc faite aux préoccupations relatives à la lutte contre le terrorisme tant en France que sur les théâtres de guerre. Sur cette problématique Hollande sait  qu’il est suivi largement par l’opinion et il saura  jouer de cette contradiction entre l’avis  des Français et la posture protestataire des indignés professionnels y compris du parti socialiste.  un second volet devrait être inévitablement abordé à savoir la situation économique et sociale. De ce point de vue l’exercice sera beaucoup plus périlleux car la France est toujours engluée dans la croissance molle, plus maolle encore que celle de la zone euro et l’inversion  du chômage relève de la chimère. Pire les dernières prévisions du FMI laissent entendre que l’année 2016 risque d’être décevante sur le plan économique, du coup même la prévision de 1, 4 % de croissance n’est pas certaine pour la France en 2016. Dès leur une heure lui restera plus que la recette de la formation des chômeurs pour influencer les statistiques officielles du pôle emploi. Un sondage vient de démontrer que la question de l’emploi apparaît comme la préoccupation prioritaire des Français est la seule proposition de formation des chômeurs n’apparaîtra sans doute pas suffisante pour assurer l’opinion dans ce domaine. Hollande risque donc sur cette question essentielle de faire preuve de sobriété contrainte sans doute là aussi comme pour le terrorisme en sollicitant davantage d’union de la part des différents acteurs politiques économiques et sociaux.  Bien entends il aura aussi à cœur de souligner  a ses yeux une victoire internationale : celle obtenue dans le cadre COP  21 sur le climat. Une thématique qui vient malheureusement en dernière position dans les préoccupations des Français. Hollande va donc choisir une tonalité œcuménique mais une tonalité de curé de campagne très éloignée sur le fond comme sur la forme de l’envolée gaullienne. François Hollande devrait tenter de rester dans l’esprit du discours prononcé à Versailles après les attentats. La déchéance de nationalité, qui consterne jusqu’à ses plus proches amis, il l’évoquera bien sûr. Mais attention, il s’adresse aux Français, pas aux parlementaires. L’opinion publique contre les élus, c’est le hiatus qu’on se plaît à souligner à l’Elysée, sondages à l’appui. Et ces mêmes sondages voient le regain de popularité présidentiel s’essouffler. Les députés PS espèrent que François Hollande va trouver les mots pour couper court à la polémique sur la déchéance de nationalité  Sur le plan économique, François Hollande va préciser le plan chômage annoncé après les régionales : apprentissage, formation des chômeurs, il pourrait fixer un chiffre de 200.000 à 300.000 demandeurs d’emploi concernés en 2016. Mais pas question d’ouvrir la boîte à outils, ça, ce sera le travail du gouvernement. Les annonces concrètes viendront plus tard, lors des vœux présidentiels aux acteurs économiques mi-janvier. Bref pas vraiment de quoi s’envoler à travers des vœux qu’on peut prévoir assez convenus et ennuyeux.

L’Arabie saoudite a besoin de vendre son pétrole

L’Arabie saoudite a besoin de vendre son pétrole

L’Arabie Saoudite condamnée à de sérieuses coupes budgétaires se voit contrainte de continuer à saturer l’offre de pétrole pour compenser la baisse des cours. Des cours qui ont perdu 60 à 70 % de leur valeur depuis 2014. Du coup les équilibres financiers de l’Arabie Saoudite sont fortement menacés au point que les agences de notation envisagent une dégradation de la note financière. D’une certaine manière l’Arabie Saoudite est victime de la guerre des prix qu’elle a lancée notamment pour tuer la rentabilité du pétrole et du gaz de schiste américain. Elle escomptait un vieillissement voire un abandon des investissements dans ces nouvelles productions. Un pari qui pourrait être gagné à moyen et surtout long terme mais qui en attendant  diminue  de manière drastique ses ressources. D’autant que chaque pays producteurs essaie de compenser par le volume la baisse des cours,  ce qui ne fait qu’accroître le décalage entre l’offre et la demande.  prise à son propre piège l’Arabie Saoudite n’entend pas reculer et diminuer sa production. Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al Naimi, a déclaré que son pays, premier exportateur mondial de pétrole brut, n’entendait pas limiter sa production et qu’il pouvait répondre à une augmentation de la demande, a rapporté mercredi la chaîne de télévision d’Etat Al Ekhbaria.   »L’augmentation de la production dépend (…) de la demande des clients. Nous répondons à la demande de nos clients, il n’y a plus de limite à la production, tant qu’il y a de la demande, nous avons les moyens de répondre à la demande », a-t-il dit. Le Wall Street Journal a rapporté les mêmes déclarations qu’Al Ekhbaria et cite aussi des propos d’Ali al Naimi selon lesquels la politique pétrolière saoudienne est « fiable » et ne changera pas.  Le ministre avait fait dans le passé des déclarations similaires concernant ses intentions en matière d’augmentation de la production de brut.  Lundi, le gouvernement saoudien, dont les recettes sont grevées par la chute du prix du baril, a annoncé son intention de réduire le déficit budgétaire en coupant dans les dépenses, notamment les subventions à l’énergie, tout en augmentant certaines taxes et en favorisant les privatisations. Ces projets sous-entendent que Ryad se prépare à une période prolongée de prix pétroliers bas. Le cours du baril a touché ce mois-ci son plus bas niveau depuis 2004 après avoir baissé de plus de 65% depuis la mi-2014.  « Nous prévoyons, à partir de maintenant, une augmentation de l’efficacité de la consommation d’énergie, ce qui signifie que la consommation d’énergie va se réduire », a dit Ali al Naimi en référence aux réformes annoncées des subventions à l’énergie.

Croissance 2016 : décevante pour le FMI

Croissance 2016 : décevante pour le FMI

Changement de discours très net de la part du FMI qui passe de l’optimisme béat à l’inquiétude pour 2016. Contrairement aux prévisions de la plupart des experts, le FMI estime en effet que l’économie mondiale est encore loin d’être sortie de la crise et que 2016 pourraient se traduire par une détérioration de la croissance mondiale. En cause peut-être d’abord la réduction depuis des mois du commerce international chinois et la diminution concomitante de la rentabilité de son industrie, un phénomène qui gagne aussi le Japon et d’autres régions en Asie.  second motif d’inquiétude l’éventuel effet de contagion de la hausse des taux d’intérêt aux États-Unis. Certes pour l’instant une hausse des taux limités à 0. 25 % mais qui pourrait handicaper la compétitivité du pays notamment avec la remontée du dollar. D’une manière générale tous les pays exportateurs voient leurs commandes se tasser. En effet la demande internationale s’affaiblit notamment de la part des pays en développement et des pays  producteurs de matières premières. Matières premières dont les cours ne cessent de diminuer. Le FMI attire donc l’attention sur la nécessité de gérer avec la plus grande prudence les politiques monétaires dont le caractère accommodant est encore indispensable dans nombre de régions La croissance mondiale sera « décevante » l’an prochain, déclare donc Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), dans une tribune publiée mercredi par le quotidien économique allemand Handelsblatt. Elle souligne que la perspective d’une poursuite de la remontée des taux aux Etats-Unis et le ralentissement de l’économie chinoise alimentent l’incertitude et augmentent le risque de vulnérabilité économique à l’échelle mondiale.  La directrice générale de l’institution internationale relève en outre le net ralentissement du commerce international, les difficultés de certaines économies émergentes pénalisées par la chute des cours des matières premières et les faiblesses du secteur financier dans de nombreux pays.  « Tout cela fait que la croissance mondiale sera décevante et inégale en 2016″, résume Christine Lagarde, en évoquant les freins supplémentaires que constituent la faible productivité, le vieillissement des populations et les répercussions de la crise financière mondiale.  La patronne du FMI salue le début de normalisation de la politique monétaire américaine et la transition de la Chine vers une économie davantage portée par la consommation comme des évolutions « nécessaires et saines », tout en appelant à mettre en œuvre ces changements de manière efficace et harmonieuse.  La Réserve fédérale américaine a relevé le 16 décembre ses taux d’intérêt pour la première fois depuis près de 10 ans, en soulignant qu’il s’agissait de la première étape d’un resserrement « progressif » de sa politique monétaire. Dans sa tribune, Christine Lagarde cite les « effets indirects potentiels » de cette hausse des taux, dont la perspective a déjà fait augmenter les coûts de financement pour certains emprunteurs, notamment dans les marchés émergents et en développement.  Même si les pays sont mieux préparés que dans le passé à faire face à une augmentation des taux d’intérêt, la directrice générale du FMI s’inquiète tout de même de leur capacité à absorber les chocs.  La hausse des taux d’intérêt américains et le renchérissement du dollar pourraient entraîner un risque de défaut pour certaines entreprises, ce qui pourrait affecter des banques voire des Etats par contagion.  « La plupart des économies développées à l’exception des Etats-Unis et peut-être de la Grande-Bretagne vont continuer à avoir besoin d’une politique monétaire accommodante mais l’ensemble des pays dans cette catégorie devraient prendre en compte de façon exhaustive les effets indirects dans leur processus de prise de décision », écrit-elle.

Sondage popularité : Hollande et Valls replongent

Sondage popularité : Hollande et Valls replongent

 

 

L’effet de l’unité nationale s’affaiblissant,  Hollande et Valls voient leur popularité replonger. Un phénomène également lié au fait  que la situation économique et sociale ne s’améliore pas. Aussi la conséquence de la débâcle de la gauche aux élections régionales. Valls qui s’est engagé dans la campagne laisse davantage de plumes que Hollande qui lui a pris la précaution d’ignorer l’événement. La cote de confiance de François Hollande baisse de quatre points par rapport à novembre, à 27%, et celle de Manuel Valls de six points, à 35%, selon un sondage Harris Interactive pour Délits d’opinion publié mercredi. Après un mois de novembre marqué par les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, la cote de confiance du président de la République chute en décembre auprès des catégories populaires, passant de 34% à 22%. « Si François Hollande avait retrouvé une partie de la confiance accordée par les catégories populaires suite aux attentats de novembre dernier, il perd 12 points auprès de cette catégorie de population, retrouvant son niveau de septembre 2015″, souligne Harris Interactive. François Hollande recule de trois points auprès des sympathisants du Parti socialiste, à 84%, ce qui apparemment constitue un score encore honorable mais cependant auprès de sympathisants qui ne cessent de se réduire. En cause surtout l’immobilisme du gouvernement vis-à-vis des réformes structurelles qu’il conviendrait d’engager pour redresser de manière significative la croissance et l’emploi. Il faut rappeler que la France devra se contenter pour 2015 d’une augmentation du PIB de 1%  quand la zone euro connaîtra  1,5 %, c’est-à-dire le seuil à partir duquel on peut recréer un solde positif d’emploi. Globalement c’est donc la politique économique et sociale qui est condamnée par l’opinion une fois passée la légitime émotion à propos des attentats

Contre le projet de déchéance de nationalité : le chœur des pleureuses de la vieille gauche

Contre le projet de déchéance de nationalité : le chœur des  pleureuses de la vieille gauche

 

Comme au plus beau temps des années préhistoriques de 1970, le cœur des pleureuses de la vieille gauche se reconstitue, non pas pour proposer mais,  comme d’habitude  pour protester contre Hollande (il est vrai qu’il y a des raisons !). ,  avec les motifs les plus contradictoires à propos du projet de déchéance de nationalité. Cette vieille gauche obsolète dont les Français ne veulent plus ;  vieille gauche par ailleurs sans doute responsable -mais malheureusement pas consciente- de la montée du Front National car le radicalisme de gauche présente une certaine porosité avec le radicalisme de droite. Ce n’est sans doute pas par hasard si Florian Philippot ancien Chevènementiste  est devenu numéro deux du Front National, pas par hasard aussi si des électeurs communistes ou socialistes  votent  aujourd’hui Front National. Les arguments utilisés en vrac : la déchéance de nationalité est inefficace, cette disposition existe déjà dans le Code civil,  pourquoi faire une révision constitutionnelle, la mesure va diviser les Français, la démocratie est menacée par l’état d’urgence, la déchéance est une proposition de droite etc.  Plus de 70 organisations non gouvernementales, dont plusieurs syndicats, ont lancé une pétition contre le projet du gouvernement d’inscrire dans la Constitution française la déchéance de nationalité pour faits de terrorisme. Effectivement la mesure est prévue dans l’article 23 7du Code civil, pourquoi s’en offusquer uniquement aujourd’hui ? Sans doute parce que son caractère constitutionnel va en renforcer la portée symbolique mais aussi opérationnelle. Contrairement à ce qui est affirmé cette mesure ne divise pas les Français puisque près de 90 % l’approuvent. D’une certaine manière la reconstitution du chœur des pleureuses de gauche ne peut que renforcer la pertinence de l’orientation tellement la posture gauchiste des protestataires a déçu ; posture qui  d’une certaine manière a contribué  discréditer des valeurs de gauche complètement abstraites et déconnectées  du contexte économique social et sociétal. Cette vieille gauche d’indignés permanents,  de protestataires systématiques, de bobos, c’est  la gauche ringarde qui entend se prévaloir d’une légitimité populaire qu’elle ne représente plus. D’une certaine manière le radicalisme extrémiste de cette gauche là est grandement responsable de la mort prochaine de la gauche politique et de son hypocrisie. En vrac les indignés permanents :   La CGT, le Syndicat de la magistrature et le Syndicat national des journalistes, la Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) et le Planning familial La liste comprend des organismes de défense des migrants comme la Cimade et le Gisti et des collectifs et associations représentant des communautés issues de l’immigration ou luttant contre le racisme et l’islamophobie. « Pour nous, c’est définitivement non », écrivent ces organisations dans un communiqué commun publié mercredi. « Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat (…) Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur. «Même l’ancien énarque, Joxe, ancien  proche des milieux de gauche de l’OCI (D’où vient l’autre énarque Jospin) salue quant à lui l’appel aux parlementaires du Mouvement des jeunes socialistes contre ce projet.

Sondage chômage : première préoccupation des Français

Sondage chômage : première préoccupation des Français

Alors que Hollande s’apprête à centrer ses vœux pour 2016 sur la question de l’unité nationale face au terrorisme, un sondage Odoxa pour France Info et le Parisien fait de la lutte contre le chômage la première occupation. De quoi sans doute modifier la thématique centrale qu’entendait  développer Hollande ; lequel  pensait n’évoquer que de manière allusive la question économique et sociale. À moins qu’il n’en profite pour saisir au bond la proposition de certains à droite qui proposent, comme Raffarin,  une alliance nationale sur le sujet. Encore faudrait-il aller au-delà de l’incantation, et des pistes concrètes à la fois pour relancer la croissance et la création d’emplois. « Faire baisser le chômage », c’est le premier vœu des Français pour 2016, mais après les attentats, il ne devance que d’une courte tête la lutte contre « le terrorisme, l’insécurité et la délinquance », selon un sondage publié jeudi. Invités à choisir parmi une dizaine de souhaits pour 2016, 56% des personnes interrogées répondent « Faire baisser le chômage », contre 59% l’année dernière, selon l’enquête menée par Odoxa pour Le Parisien, France Info et l’entreprise MCI (événementiel). En deuxième position, 50% des sondés choisissent « lutter efficacement contre le terrorisme, l’insécurité et la délinquance ». Il s’agit d’une percée, puisque ce n’était que le quatrième souhait des Français il y a un an. Entre temps, la France a été touchée en 2015 par deux séries d’attentats sanglants, en janvier et en novembre. Deux tiers des Français (65%) pensent que 2015 a été une année de « difficultés économiques » et un tiers (32%) qu’elle a été « semblable à l’année 2014″.  »Le record des chiffres du chômage en octobre » est l’événement économique le plus marquant de 2015 pour 63% des Français.  Pour 2016, les Français souhaitent aussi « faire diminuer la pauvreté et la précarité » (35%), « baisser le niveau des impôts et des taxes » (31%), « augmenter le pouvoir d’achat » (30%) ou encore « lutter plus efficacement contre l’immigration clandestine » (29%). En revanche, « améliorer la protection de l’environnement » (16%) et « réaliser une grande avancée en santé » (16%) sont les souhaits qui recueillent le moins de suffrages. Ce sondage réalisé en ligne les 23 et 24 décembre auprès d’un échantillon de 1.042 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas.

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Animateurs télé : la chasse aux vieux est ouverte

Animateurs  télé : la chasse aux vieux est ouverte

 

Il est clair que dans un paysage audiovisuel de plus en plus concurrencé, les chaînes de télévision tentent d’innover par tous les moyens pour essayer de fidéliser des téléspectateurs considérés comme trop souvent nomades. Parmi les recettes figurent le rajeunissement des présentateurs, des rajeunissements qu’on peut comprendre lorsque la cible vise des jeunes ou des ados prolongés ( et un peu attardé quand même) type téléspectateurs d’Hanouna sur D8 mais un renouvellement plus discutable lorsqu’il s’agit par exemple d’un divertissement culturel comme question pour un champion ou d’autres émissions dont la caractéristique n’est pas fondée sur l’apparence. Dernière victime de cette chasse aux vieux Joël Collado, 66 ans, viré par Radio France et par Radio France et qui  présentait la météo ! Les directeurs de programmes devraient peut-être davantage s’interroger sur le contenu de leurs émissions que sur leur apparence des présentateurs ou le décorum des studios. Pour preuve le succès de « c à vous »  sur la cinq , à l’inverse le plongeon du Grand journal sur Canal+.

Parc national des Calanques : rejet des boues rouges autorisées

Parc national des Calanques : rejet  des boues rouges autorisées

D’après France info, l’usine d’alumine Altéo a reçu mardi l’autorisation du préfet de Provence-Alpes-Côte d’Azur de poursuivre son activité pendant six ans à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône et donc de rejeter des boues rouges polluantes dans la mer Méditerranée. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal désapprouve cette décision.  La ministre de l’Ecologie ne change pas d’avis sur le dossier des boues rouges dans le parc national des Calanques. Ségolène Royal a désapprouvé mardi le droit de polluer accordé à l’usine Altéo, producteur d’alumine, un composant indispensable à la fabrication de l’aluminium. Selon elle, « l’ordre est venu du Premier ministre au préfet, direct. Il s’agit d’une mauvaise décision qui est essentiellement suscitée par le chantage à l’emploi ».  Altéo embauche 400 salariés à Gardanne, près d’Aix-en-Provence, et fait travailler 250 sous-traitants. Dans son arrêté publié mardi, le préfet de Paca a autorisé la poursuite de l’activité d’Altéo jusqu’à fin 2021. Une décision fondée sur l’avis d’une commission indépendante et non sur intervention du Premier ministre a-t-il précisé après la prise de position de la ministre. L’usine d’alumine pourra donc continuer à rejeter en mer « des effluents aqueux dépassant les limites réglementaires »  selon le communiqué de la préfecture. Il s’agit des fameuses boues rouges, chargées de produits polluants comme l’alumine, l’arsenic ou le mercure. Depuis des mois, des associations de défense de l’environnement et des riverains se battent pour éviter qu’il y a ait une prolongation de ce droit à polluer.

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

Climat-COP 21 : pas d’effet avant dix ans (Christian de Perthuis)

  • Christian de Perthuis, professeur associé à Paris Dauphine, fondateur de la chaire économie climat souligne les limites de l’accord de la cote 21. En l’état actuel des plans de chaque pays, la température ne pourra être réduite que de 3°. En outre l’application de COP 21 ne débutera vraiment qu’à partir de 2025. (Interview RTL)

 

  • L’accord issu de la réunion de la COP21 a été qualifié « d’historique ». Mérite-t-il ce qualificatif?

 

  •  Christian de Perthuis- Il peut le devenir, mais rien n’est joué. Le principal apport de cet accord, c’est la fin du système de Kyoto, qui rangeait d’un côté les anciens pays industriels, à l’origine de la pollution atmosphère, et d’un autre côté les pays en développement, considérés comme non responsables. Une approche de moins en moins conforme à la réalité: depuis 25 ans, la totalité de l’accroissement des gaz à effet de serre, vient des pays émergents, dont bien sûr la Chine, au premier chef. Aujourd’hui, la Chine émet autant de Co2 que l’Europe et les Etats-Unis réunis!
  • En intégrant tous les pays du monde dans la lutte contre le réchauffement climatique, on sort de cette dichotomie pays riches/pays pauvres, on change réellement de paradigme. C’est un apport fondamental de cette COP21. Elle ouvre donc des possibilités importantes.
  • Mais qu’en est-il de l’objectif mis fréquemment en avant, à savoir la limitation à moins de 2 degrés de la hausse des températures?
  •  De ce point de vue, on est loin du compte, effectivement. D’après les calculs du GIEC, si tous les pays tenaient leurs promesses de réduction d’émissions -ce qui est loin d’être acquis-, la hausse des températures serait de l’ordre de 3 degrés.
  • Pour se limiter à 2 degrés d’augmentation des températures, il faudrait réduire de 40% à 70% nos émissions d’ici 2050, et rien ne dit que cet effort est acquis. C’est simple, les scientifiques considèrent que nous avons un stock d’émissions possibles équivalent à 3 gigatonnes de carbone, si nous voulons nous limiter à +2 degrés. A ce jour, nous avons déjà émis 2 gigatonnes. Et,  au rythme actuel, la dernière gigatonne « disponible » aura été épuisée dans 25 ans. Bref, il faudrait aller vite, dans la réduction des émissions.
  • On est loin de cette trajectoire, actuellement…
  •  De fait, le dispositif prévu, qui ne repose que sur la bonne volonté des pays, commencera à être opérationnel vers 2025. Pour rendre l’accord véritablement « historique », il faudrait aller bien plus vite,  en utilisant les dispositions très générales de son article 6 sur la collaboration entre parties. Cela permettrait de faire des pas décisifs en matière de tarification du carbone.

 

  •  Que prévoit cet article 6?
  • Il permet à des groupes de pays d’avancer plus vite s’agissant de la tarification, sans que cela remette en cause l’équilibre international. Il est évidemment essentiel, tous les économistes le soulignent, de donner un prix au carbone. Tendre vers un réchauffement de moins de 2°C (a fortiori de 1,5°C) implique de basculer vers des sources d’énergie non carbonées en renonçant à l’extraction d’une grande partie du charbon, du pétrole et, dans une moindre mesure, du gaz naturel. Mission impossible dans un monde où l’usage de l’atmosphère est gratuit et où abondent les subventions aux fossiles. Si des groupes de pays mettaient en place des marchés de droits à polluer interconnectés, on mettrait fin à cette gratuité, l’incitation à économiser le carbone serait enfin réelle.

Prix du pétrole : il restera bas (Francis Perrin)

Prix du pétrole : il  restera bas (Francis Perrin)

Le prix du pétrole restera encore base explique Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques et directeur de la rédaction de Pétrole et Gaz arabe. En  cause une demande atone liée au net ralentissement de la croissance internationale et à une fuite en avant des pays producteurs qui tentent de compenser la baisse des cours par une surproduction qui tire les prix à la baisse. Une remontée des prix du pétrole n’est pas à exclure mais tendanciellement les cours vont sans doute demeurer à un faible niveau pendant encore des mois. (Interview RTL)

 
L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) continue à produire au-delà des limites qu’elle s’est elle-même fixée. « La production du pétrole au niveau mondial n’est pas coordonnée par une autorité. Chaque pays, chaque producteur, chaque compagnie pétrolière produit ce qu’il peut, ce qu’il veut produire en fonction de ses réserves, des champs qu’il contrôle, du niveau des prix et de la rentabilité des opérations. Il n’y a pas de régulation de la production pétrolière mondiale. »  Trop de pétrole a été produit notamment avec les pétroles non conventionnels aux États-Unis et au Canada. « L’OPEP a décidé d’engager un bras de fer et de ne pas plier en réduisant sa production. Elle dit que « s’il y a une réduction de la production, elle doit être partagée entre les pays membres de l’OPEP et les pays non OPEP. Si ce n’est pas le cas, les prix baisseront pour tout le monde et on verra qui tiendra le plus longtemps. »

S’agit-il d’une bonne nouvelle pour l’économie ? « Les pays exportateurs, les compagnies pétrolières et groupes terroristes comme l’État islamique sont défavorisés. Les prix ont chuté d’environ 70% depuis juin 2014. Tous ceux qui achètent du pétrole, comme la France et les pays européens, bénéficient de la chute des prix du pétrole. »

Daesh, un acteur puissant sur le marché

Ce pétrole pas cher n’a-t-il pas le goût du sang ? Daesh étant un acteur puissant sur le marché.  »Daesh contrôle certains champs de pétrole, 60% en Syrie, certains champs de pétrole en Irak et elle essaie de faire de même en Libye. Daesh reste un petit producteur de pétrole. Donc ce n’est pas lié. On estime que Daesh contrôle une capacité de production de l’ordre de 40.000 barils par jour de pétrole. Total, c’est 2,3 millions de barils par jour de pétrole. Daesh essaie de vendre à des négociants peu scrupuleux dans la région du Moyen-Orient où des réseaux de contrebande et de trafic existent depuis longtemps. Il y a eu un embargo contre le pétrole irakien, il y a toujours un contrôle du pétrole iranien. Daesh profite de ces circuits illégaux ».

La baisse du coût du pétrole va se poursuivre ? « Personne ne le sait, on ne sait pas jusqu’où ça peut baisser. On est à un niveau très bas. On était à 115 dollars par baril en juin 2014, on est aujourd’hui à 36-37. Peut être que les prix vont encore baisser mais sans doute pour pas très longtemps. Mais les prix du pétrole ne devraient pas remonter parce qu’il y a trop de pétrole sur le marché. »

Des prix du pétrole au plus bas, ce n’est pas bon pour la transition énergétique. « Les acteurs économiques peuvent se dire : le pétrole est très bas, le prix du gaz est très bas, le prix du charbon est très bas. Pourquoi se casser la tête et investir des sommes considérables dans la transition énergétique, NDLR). Mais ces combustibles fossiles ont quelques défauts comme celui de générer des émissions de gaz à effet de serre. »

Opposition à la déchéance de la nationalité : une discussion de sophistes

 

Sortie  de son contexte la mesure de déchéance de nationalité pour les terroristes binationaux nés  français peut facilement être récusée autant par les bobos gauchistes que par les plus éminents juristes. Le principal argument des bobos consiste à affirmer que la mesure sera inefficace. Il est clair qu’aucune mesure prise isolément ne saurait  constituer le remède miracle pour lutter contre le terrorisme et contre l’État islamique. De ce point de vue, toutes les autres mesures analysées isolément peuvent justifier de la même critique quant à leur manque d’efficacité. L’enjeu réclame donc une stratégie globale mais cela ne discrédite pas pour autant les dispositions partielles constitutives de cette stratégie. L’autre type de critique concerne les juristes qui pensent que la révision constitutionnelle n’était pas nécessaire. Alors cette révision a déjà eu lieu 24 fois depuis 1958. Les juristes considèrent que certaines modifications n’obéissent qu’à des motifs politiques. Ce qui est une évidence car la constitution n’est que la synthèse juridique d’une orientation politique concernant le fonctionnement démocratique du pays. Pouvait-on se passer de cette modification constitutionnelle ? Sans doute mais elle n’aurait sans doute pas obtenu la même force dans le cadre d’une loi ordinaire. Mais la grande faiblesse tant des bobos que des juristes, c’est d’ignorer le contexte de crise exceptionnelle dans laquelle s’inscrit la  mesure de révision constitutionnelle (état d’urgence et déchéance de nationalité). C’est en cela surtout que les objections tant  des bobos que des juristes relèvent de la dialectique sophiste. Il résonne dans l’abstraction, ignore les vérités des réalités sociales et sociétales. Il sous-estiment  voir ignornt e la formidable demande régalienne pour le rétablissement de l’État de droit et en premier lieu  de la sécurité. De ce point de vue la modification constitutionnelle revêt un caractère symbolique très fort mais dont les conséquences seront opérationnelles vis-à-vis des droits comme des devoirs de tous les  citoyens. Bref c’est évidemment un premier tournant dans le rétablissement de l’État de droit et du rôle régalien de l’État. De ce point de vue les critiques des juristes apparaissent assez déconnectes  de cette demande régalienne. Si la classe politique se divise sur le sujet, il fait aussi  débat parmi les juristes, sceptiques sur le caractère indispensable de cette révision constitutionnelle.  Entre autres, l’avocat William Bourdon parle dans L’Express d’une « décision absurde »; la juriste Anne-Marie Le Pourhiet dénonce « une révision parfaitement inutile » dans Marianne; même l’avocat Jean-Pierre Mignard, « l’ami » de François Hollande, se demande sur Europe 1 : « Y a-t-il besoin de mettre cela dans notre Constitution? Rien n’est moins sûr. » En guise d’argumentaire, ils citent deux avis du Conseil constitutionnel et du Conseil d’Etat, lesquels incitent le législateur à agir sans nécessairement passer par un Congrès. Interrogé par le JDD, Bertrand Mathieu, président de l’Association française de droit constitutionnel et professeur à l’université Paris I, connaît bien les arcanes du Congrès. Il été membre de la Commission de réflexion sur le statut pénal du chef de l’Etat en 2002 (révisé dans la Constitution en 2007) avant de participer à la réforme constitutionnelle de 2008. Il partage le constat de ses confrères : « On pourrait arriver au même résultat sans passer par une révision constitutionnelle. » « François Hollande se contente d’un ajustement ponctuel. Il va mettre dans la Constitution quelque chose qui ne devrait pas y figurer », argue le juriste. Depuis 1958, la Constitution a été révisée 24 fois à l’occasion de 19 congrès et d’un référendum (en 2000, pour le quinquennat). Depuis le début des années 2000, les gouvernements recourent davantage à cet outil avec 14 révisions constitutionnelles dont trois d’importance (l’instauration du quinquennat en 2000, la décentralisation en 2003 et la révision institutionnelle de 2008).  A travers leur position unanime, les spécialistes du droit constitutionnel s’alarment que le texte fondateur de la République soit modifié sous le « coup de l’émotion ». Une curieuse expression en vérité pour qualifier l’état de guerre dans lequel nous nous trouvons !

Comment lutter contre la mafia de l’État islamiste (Franco Roberti)

Comment lutter contre la mafia de l’État islamiste (Franco Roberti)

Franco Roberti, procureur national de la Direction antimafia et antiterrorisme à Rome répond aux questions du JDD.

La Direction antimafia s’occupe depuis cette année d’antiterrorisme. L’État islamique est-il mafieux?
Oui. L’organisation terroriste État islamique a un profil mafieux élevé : pensons ­seulement au ­racket que ses hommes ­exercent dans les territoires qu’ils contrôlent. Sans parler de la contrebande et du trafic de drogue. Le ­terrorisme est un phénomène de criminalité transnationale qui a beaucoup d’affinités avec la criminalité mafieuse. Avant même l’État islamique, on savait qu’une bonne partie du financement du terrorisme dérivait du pétrole, du trafic de drogue, d’armes et de migrants, de la contrebande de marchandises ou de la traite d’êtres humains. Le blanchiment d’argent alimente également leurs caisses. Une fois cette nouvelle compétence en ­matière de lutte contre le terrorisme confiée par le législateur, nous avons constitué une section antiterrorisme, en vue d’une coopération internationale et d’échange d’informations, ­essentiels sur le sujet.

En parlant d’échange d’informations, justement, Salah Abdeslam, principal suspect des attentats de Paris en novembre, est passé par Bari cet été…
Nous avons en effet pu établir ce passage grâce à des informations financières. Il a utilisé des cartes de crédit qui ont été enregistrées entre juillet et août, bien avant les attentats de Paris. Je ne sais pas s’il a été contrôlé en Italie. Il l’a été en France, mais il n’y avait aucune charge contre lui. Il n’était pas connu pour être un islamiste radical. L’Italie a toujours été un pays de transit. Nous sommes habitués à lutter contre des individus qui offrent un support logistique aux entreprises terroristes. C’était déjà le cas lorsque nous avions affaire aux groupes salafistes ou au GIA algérien. Aujourd’hui, la situation a changé avec Internet. Nous devons enquêter sur le Web pour vérifier les traces du financement du terrorisme. Tout cela n’exclut pas que nous devons aussi prévenir des attentats dans notre pays. Pour l’instant, nous y sommes parvenus, grâce aux expulsions ou aux mesures préventives.

La Direction antimafia est impliquée dans la lutte contre le trafic de migrants. Ce trafic serait-il une ressource possible pour l’État islamique?
Nous n’avons pas de preuves formelles que l’État islamique se finance également avec le trafic de migrants. Mais la logique nous conduit à le penser. Le groupe contrôle des pans de territoires de deux pays de provenance des ­migrants, l’Irak et la Syrie, ainsi que des régions d’un pays de transit et d’embarquement comme la Libye. Il est impensable qu’une organisation de type terroristo-mafieux qui contrôle ces territoires et les activités qui s’y déroulent ne tire pas profit de ces activités. En imposant par exemple des pots-de-vin ou des pourcentages sur les ­profits illicites.

Allemagne : 200 000 nouveaux emplois dans les PME en 2016

Allemagne : 200 000 nouveaux emplois dans les PME en 2016

 

Contrairement à la France, l’Allemagne possède  un très solide tissu de PME souvent orientées vers l’exportation et qui fournissent essentiel de l’emploi.   »Nous attendons 200.000 créations d’emplois l’année prochaine » dans le « Mittelstand », du nom de ce tissu de PME souvent industrielles, familiales et très orientées à l’export, a affirmé mardi en conférence de presse Mario Ohoven, président de la fédération nationale des entreprises de taille moyenne (BVMW). La BVMW compte 270.000 entreprises membres. Ainsi, 39% des petites et moyennes entreprises ayant répondu à un sondage du BVMW envisagent d’embaucher de nouveaux salariés en 2016, contre seulement 8% qui prévoient de licencier, tandis que les 53% restants n’entrevoient pas d’évolution de leurs effectifs.  « Malgré une conjoncture économique mondiale peu favorable, les chefs d’entreprise allemands abordent majoritairement l’année à venir avec optimisme », s’est réjoui M. Ohoven. Quelque 99% des entreprises allemandes font partie du « Mittelstand », et il fournit plus de deux tiers des emplois dans le pays. Mais selon le même sondage, 87% des entreprises indiquent éprouver des difficultés à trouver la main d’oeuvre adaptée à leurs besoins.

États-Unis : hausse de la confiance

États-Unis : hausse de la confiance

La confiance du consommateur américain s’est nettement améliorée en décembre, alors qu’elle était tombée le mois précédent au plus bas depuis plus d’un an. L’indice de l’organisation patronale Conference Board la mesurant est ressorti à 96,5 sur ce mois-ci contre 92,6 en novembre et 93,8 attendu par les économistes interrogés par Reuters. L’indice de novembre était ressorti à 90,4 en première estimation, ce qui correspondait à son niveau le plus bas depuis septembre 2014. Les sous-indices du sentiment du consommateur sur la situation présente et sur celle à venir progressent eux aussi, à 115,3 et 83,9 respectivement contre 110,9 (révisé de 108,1) et 80,4 (révisé de 78,6).

CSG: Ayrault censuré par le Conseil constitutionnel

Ayrault censuré par le Conseil constitutionnel

 

Pas de chance encore pour ce pauvre Ayrault renvoyé dans ses baskets par le conseil constitutionnel à propos de la progressivité de la CSG. L’ancien premier ministre qui ne s’est  pas singularisé par une grande compétence leur son passage à Matignon vient encore d’être contredit cette fois par le conseil constitutionnel. Le Conseil constitutionnel a annoncé mardi avoir censuré la progressivité de la contribution sociale généralisée (CSG) inscrite dans la loi de finances pour 2016 par la voie d’un amendement de l’ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault. L’article 77 substituait une baisse automatique et dégressive de la CSG à une partie de la future prime d’activité. Cette disposition avait été votée contre l’avis du gouvernement. « Le Conseil constitutionnel a censuré cet article comme contraire au principe d’égalité au motif qu’il excluait du bénéfice de la mesure les travailleurs modestes non salariés, sans que cette différence de traitement soit en rapport avec l’objet de la loi », lit-on dans un communiqué.

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